Journal des campagnes, 22 novembre 1883, jeudi 22 novembre 1883
[" i - a : k « i es C2 ote I + \u2018 CA 4 AU Tab, a , 4 Le EU A ) mh pf ae A VE ESSOR 505 Mile BEM CC TRE SU \u201clike.Yep ES +R #1 æ R ST 0m A YW Ut ae 2 ep ag Us ~~ 4 N to UNBIL eT A Wg A ER lo anh wet OEE Ee TRO LL py ed 2eme ANNEE RE AE LPRQURNAL\" 7 Tee oo DES CAMPAGNES ÉDITION: HEBDOHADAIRE.Pardissi httdus les JEUDIS et contend rétit - les nouvelles de la semaine, Prix de l'abonnement :-UNE PIASTEE POUR LA FRANCE :10 FRANC8S \\- HAVE SMS 4 AAR a a PU passe ER Fe a SOE CC ~~ Impiimé et publié par LEGER BROUSSHAU, ÉDITRUR-PROPRIÉTAIRE No 9, Rué Buade, H.V., Québec.Le cardinai Manning a Rome Le cardinal Manning est parti-de Londres pour Rome.Avant son départ, I'éminent prélat a été l'objet d\u2019ane manifestation sympathique de la part du clergé de son diocése.Plus de deux cents prêtres se sont rendus à l'archevêché de Westminster pour lui sonhaiter un heureux voyage et demander sa bénédiction.Le vénérable archevêque, qui a maintenant plus de \u201870 ans, s'est montré très touché des sentiments affectueux et de l'amour vraiment filial que lui témoigne son clergé.Au moment de le quitter et de lui confier la garde de son troupeau, Son Eminence a prononcé une éloquente allocution dans laquelle elle l\u2019a félicité de son union, de son attachement à l'Eglise, et des efforts qu'il a faits pour donner une éducation chrétienne aux enfants catholiques de Londres.Le Standard croit connaître le but du voyage du cardinal Manning à Rome.Voici en quels termes il en parle aujourd\u2019hui dans un de ses leading articles, que nous reproduisons sous toutes réserves : \u2018 Rien de plus gracieux et de plus sympathique que la réponse faite par le cardinal Manning aux adresses qui lui ont été présentées hier par son clergé, à la veille de son départ pour Rome.Le cardinal se rend au Vatican sur l\u2019ordre du Pape.Parmi les questions qui réclameront probablement son attention, il y a celle de l\u2019ensvi- + Bo NFR vr ; 3 : EYP goa iQ Tod orcs ba JEUDI, bo qu PTE As keen supérieur pour la jeunesse éathôliqué d'Angleterre.Cette ques-, tion a été, récemment discutée par les autorités de Ja Curie romaine.Il y à quelque'raisoggde croire que le cardinal s'occuy@;plus particulièrement de cettequestion en ce moment et qu'il existe uné grande divergence d'opinion entre lui et les autorités du Vatigan.On viengde mouveau de [ploficker.do finde siuédiiège \u2018pour es étudiants catholiques à A Oxford.Cette proposition a-été favorablement accueillie par un grand nombre de cardinaux italiene, et 'méme, à ce qu\u2019il parait, par le Saint-Père.D'\u2019autre part, le cardinal archevêque de Westminster est hostile au projet, et il essaie maintenant de prouver a ses supérieurs qu'il est impraticable | ou inutile.Ce n\u2019est pas'la première fois que ce projet est mis en avant et qu'il est désapprouvé par le cardinal Manning.Depuis près d\u2019un demi- siècle l'enseignement moyen pour les catholiques anglais a été l'objet de vives discussions entre ceux qui se croyaient responsables de leur bien- être spirituel.Au commencement de sor.pontificat, Pie IX voulait résoudre la question dans un esprit vraiment libéral.\u201cUn peu plus tard on s\u2019occupa activement d'un projet consistant à établir et à annexer un collège catholique à l'Université de Dublin.\u201c Dans la suite, le cardinal Newman proposa d\u2019établir et de diriger un collège catholique à Oxford.\u2018Les deux projets furent abandonnés et bien qu\u2019il ait été souvent\u2019 question de les mettre à exécution, ils n\u2019ont jamais été accowplis.Le Vatican, apres réflexion, s\u2019était, parait-il, opposé à leur exécution.L'enseignement donné à Oxford pénétrait trop dans l'esprit des étudiants pour laisser aux parents la liberté d'envoyer leurs enfants dans une atmosphère aussi pernicieuse.L'établissement, il y a une trentaine d\u2019années, des écoles de philosophie et d'histoire fut considéré comme une attaqne directe contre la religion.Le cardinal Manning prétendit que-les jeunes gens qui y recevaient leurs degrés ne pouvaient conserver intacte une orthodoxie théologique.Le Vatican déclara qu'il ne pouvait tolérer ancon compromis réa POS A = 22 tu TPE base\u2019 GG.4 4 1 a aveo;jl'athéisme académique, et la sépargfion complète.de l'enseignement donné à la jeunesse de 1'Anleterre et de l\u2019Eglise de Rome fut écidée.\u201c Le Dr Newman s\u2019inclina devant cette:décision,et il se consacra entièrement a sa mission d\u2019oratorien a Bir- \u2018min jam.Le projet n\u2019a pas été aban- j do &çomplètement, et on commence à sè Cotivaincre que le catholicisme se met inutilement lui-même dans une situation * désavantageuse en refusant de reconnaître Oxford pour un établissement .d\u2019enseignement libéral.Il était certain qu\u2019un jour ou l\u2019autre la réaction se produirait et ce jour semble être arrivé.\u201d \u2014\u2014\u2014_.POLOGNE \u2014 Une dépêche de l\u2019Agence Havas nous annonçait, il y a pev de jours, l'arrestation de Mlle Jentys, directrice de l'Institut Maria, et de huit de ses pensionnaires, pour participations aux menées nihilietes.| L'Indépendance a reçu à ce sujet les informations suivantes : - Il paraît que Mlle Jentys, soupçonnée depuis quelque temps, a été arrêtée au bureau central des postes de Varsovie, au moment où on lui remettait un paquet de lettres venant de Suisse, et contenant des écrits révolutionnaires.Pendant que la police s'assurait de la personne de Mlle Jentys, des troupes cernaient le pensionnat, envahissaient les salles de classe et les dortoirs, et, aprés avoir mis la main sua une foule de papiers des plus compromettants, mettaient en arre- tation les huit élèves dont il est question plus haut.En même temps, la police appréhendait au corps, sur divers points de la ville, neuf étudiants, collaborateurs d\u2019un journal socialiste ayant pour titre: le Prolélariat.Cet événement a produit une vive sensation à Varsovic.L'Institui Maria, placé sous le patronage de l\u2019impératrice de Russie, avait été on dé par le duc de Leuchtenberg.Les plus grandes familles russes y envoyaient leurs filles ; et le gouver- ment -de Saint-Pétersbourg voyait a BBL de SE LE.TTY se des nations.dans cet établissement pédagogique \u2018un moyen de russifier l'aristocratie polonaise.Attrapé, le gouvernement russe ! Tl ne l\u2019a pas volé, du moins.esse ail A rs En Afrique Lu mission du Zambèse en Afrique vient d'être douloureusement éprouvée par la mort d'un de ses membres les plus zélés, le Frère Louis de Vylder.©.\u2019 Cet excellent religieux, après avoir servi avec distinction dans l\u2019armée pontificale en qualité de zouave, entra dans la Compagnie de Jésus ; il avait pris rang depuis plusieurs années parmi les missionnaires de- Zambèse, et le R.P.Depelchin trouvait en lui un auxiliaire précieux.Le F.de Vylder fit, en 1881, un périlleux voyage au pays des Barotsés, en compagnie du P.Depelchin et du P.Berghegge.Cette expédition accidentée fat couronnée de succès.et les missionnaires reçurent le meilleur accueil à la cour du roi Lebushi, qui leur concéda un emplacement à leur choix sur les collines qui bordent au sud-est la vallée des Barotsès, avec permission d\u2019y bâtir une résidence.Le Frère De Vylder est un enfant de la catholique Belgique.Il a péri en sauvant la vie à un malheureux Cafre que le Zambèse allait engloutir.Sa perte sera vivement ressentie par les missionnaires de l\u2019Afrique, et en particulier par le R.P.Depelchin.Le Frère De Vylder joignait à la piété et au zèle apostolique bon religieux beaucoup de petits talents extrêmement utiles à ses confrères.Son habileté cynégétique les tira souvent d\u2019embarras.Dans les moments de disette et pendant les longues \u2018et dangereuses pérégrinations des Pères missionnaires à travers le continent central, c'était Ini qui pourvoyait à l'alimentation ; armé d'un rifle et suivi d'an chien fidèle, il se irausformait en trappeur et allait à la recherche du gibier ; outardes, antilopes, pintades, ete, tombaient sous ses coups et fournis- daa GE.+, EI . j ani or ety wi Xd tt JOURNAL DES CAMPAGNES .- \u2019 '.saient aux voyageurs une provende réparat: ice.Le Frère De Vylder est le onzième religieux rnort dans la mission du Zambèse ; dans ce nombre figurent huit Pères et trois Frères de la Compagnie de Tésus.CP EP mene Le mouvement catholique Londres vient de voir \u2018\u2018 ressusciter \u201d à Fower-Hill, dans l\u2019église dite \u201c L'église des martyrs anglais \u201d, Ie culte de Notre-Dame de Grâce, qu\u2019un \u2018des rois catholiques de l'Angleterre, Edouard IIT, y avait institué en -accomplissement d\u2019un vœu fait pendant un naufrage.L\u2019inauguration de la chapelle et la bénédiction de la statue de la sainte Vierge ont été faites par le cardinal- archevêque de Westminster, Mgr Manning, en présence d\u2019une nombreuse assistance, dans laquelle on remarquait un certain nombre d protestants et d\u2019israélites.' M.Stuart-Knill, présenta au nom des diverses confréries catholiques attachées à cette église une adresse à l'éminent prélat, dont nous détachons quelques passages saillants : .\u201c\u201c Nous saluonsen Votre Eminence le représentant du Vicaire de Jésus- Christ, le chef de la hiérarchie de ce royaume, le successeur de saint Augustin, le défenseur zélé du grand dogme de l\u2019infaillibilité papale, l\u2019avocat infatigable de l'éducation catholique, le défenseur énergique de la cause catholique.\u201c Votre Eminence vient rétablir au milieu de nous la dévotion à l'Immaculée Reine des Cieux, qui, il y a cinq sièclès, a sanctifié le sol sur lequel nous nous trouvons en ce moment\u2014un lieu de pèlerinage vers lequel les hommes se rendaient de lorient et de l\u2019occident, du sud et du nord, pour venir demander à - Notre- Dame des Grâces les faveurs dont ils avaient besoin et la remercier de celles qu\u2019ils en avaient reçues.\u2018* Cet autel, fondé par un pieux roi, et qu\u2019un roi impie a renversé, a été à notre grande joie rétabli par un enfant de Marie, qui maintenant porte une couronne éternelle.Il ne lui faut plus que la bénédiction de la main de Votre Eminence pour ètre, comme nous l\u2019espérons, pour notre diocèse et pour le peuple de - cette ile, une source éternelle de hénédictions.\u201c\u2018 La résurrection d\u2019une dévotion antique ne saurait manquer d'aider à la résurrection, dans ce pays, de cette foi vénérable, en témoignage de laquelle tant de martyrs ont versé leur sang sur ce sol que nous foulons, et de développer dans plus d\u2019un cœur catholique les sentiments de la plus profonde piété.\u201d À cette adresse, le cardinal-arche- vêque répondit par un éloquent discours que nous regrettons de ne pouvoir reproduire en entier.\u201c Nous sommes ici, s'est écrié l\u2019éminent prélat, dans un lieu vraiment saint, un lieu qni a bu le sang des martyrs, à l\u2019époque de cette lutte terrible, quand on chercha a arracher la terre au Vicaire de Jésus- / Christ.C'est ici notamment que sont morts le saint évêque Fisher et le grand chancelier Thomas More.\u201c Près de ce-lien se trouvent les sanctuaires historiques dits Notre- Dame des Grâces et Notre-Dame du Bon-Secours.On est en ce moment occupé à les restaurer et à les faire revivre.\u201c Il y a 12 siècles déjà que saint Augustin, représentant le Vicaire de Jésus-Christ, apporta la véritable doctrine catholique dans ce pays.Cette doctrine est encore enseignée de nos jours comme elle était enseignée alors ; le peuple anglais n'a ja mais rejeté la Foi, mais des courtisans scandaleux et des prétres simoniaques lui ont volé la foi de ses pères, et l'ont corrompue.\u201c Prions pour nos frères égarés comme pour nous-mêmes.Il ya quelques jours à peine, j'ai mis sur mes épaules le \u201c pallium \u201d d\u2019un de mes prédécesseurs, le cardinal Pole, qui vivait à nne époque où l\u2019Angleterre était appelée la \u201c Dot de Marie \u201d, car le peuple anglais a toujours eu pour la sainte Vierge une dévotion spéciale.\u2018* Mon prédécesseur a.occupé son siège pendant quinze ans; et moi j'occupe le mien depuis dix-huit ans ; mes jours se raccourcissent, et je me rends aux pieds du Souverain-Pon- tife pour demander sa bénédiction pour le troupeau confié à ma charge, et pour la chapelle dédiée à Notre- Dame des Grâces.\u201d Pellet, Les catholiques de l\u2019ile Maurice \u2014 3 On trouve dans le Catholic Universel de Cleveland (Ohio) un article consacré aux catholiques de Maurice, \u2018que nos lecteurs nous sauront gré de reproduire : Nous avons déjà parlé de l\u2019excellente organisation des catholiques de Maurice, qui fait briller au milieu de communions dissidentes et de peuples paiens la civilisation vivifiante du catholicisme.A la différence de ce qui existe à Cleveland, nousæmarquons chez nos confrères de l\u2019ancienne île de France un grand esprit de solidarité, et une activité intellectuelle qui ne connait pas de frontières.Par le numéro de mai des Annales, organe de l'Union catholique de Maurice, nous apprenons que là aussi la communauté catholique a souffert des empiètements de l'irréligion d\u2019Etat, qui, au mépris des droits naturels et constitués, voudrait enlever l\u2019enfant à ses parents et à l'Eglise.En cette occasion, l\u2019instrument du \u201c gécularisme \u201d de l'Etat a été le lieutenant-gouverneur, N.F.Napier Broome, qui depuis a quitté Maurice pour le gouvernement de l\u2019Australie occidentale.Pendant tout le cours de son administration, M.Broome'a joué un double jeu à l'égard de la communauté catholique.\"Tandis qu\u2019il prodiguait les paroles ffatteu- se etles promesses encourageantes, il cherchait, par ses actes officiels, à miner sourdement la cause catholique.Aussi l\u2019Union s\u2019est-elle abstenue à juste titre de présenter une adresse à M.Broome lors de son départ.Nous apprenons avec satisfaction que le nouveau gouverneur de Manurice,sir J.Pope Hennessy, devait arriver à la capitale Port-Louis, le 1er juiv.C'est un fait significatif qu\u2019un Irlandais catholique ait été appelé à remplacer M.Broome.Sir John est le premier gouverneur catholique nommé depuis que l\u2019île de France est devenue une colonie britannique.Ses coreligionaires nelui demandent que la justice dans le droit commun, et peuvent être assurés qu'il l\u2019obtiendront.Nous devons ajouter que le lieute- nant-gouveraeur qui est parti n\u2019a pas eu le champ bre par l\u2019accomplissement de ses mauvais desseins.L\u2019évêque du Port-Louis ayant présenté au gouvernement de la métropole des observations bien motivées, M.Broome a dû faire un minimum de concessions.L'activité dont ont fait preuve les Mauriciens catholiques dans cette circonstance e* au sujet de diverses mesures où les intérêts de la religion étaient impli- uésf peut servir d'exemple aux catholiques militants du monde entier.L'influence d\u2019un climat délicieux n\u2019a pas énervé nos frères de Maurice.Nous regrettons que le temps nous manque pour emprunter aux Annales d\u2019autres détails sur la fermeté de leur attitude.Les exigences des affaires publiques ne nous permettent d\u2019échanger nos pensées que par les colonnes des Annales et celles \u2018de I\u2019 Univers, mais une foi commune établit entre nous une intime correspondance, et, que nous soyons au milieu de l\u2019océan Indien ou sur les rivages d\u2019un lac du nord, catholiques, nous sommes un dans la fraternité du Christ, un dans notre fidélité inébranlable au siège de Pierre.- Il convient également d\u2019extraire les passages suivants du trés remarquable rapport dont il a -été donné lecture à la dernière réunion de l\u2019assemblée générale de \u201c l\u2019Union catholique.\u201d On sera frappé du zèle intelligent et fécond que déploient ces champions infatigables de la bonne cause : e Les services que les Annales nous rendent ne se bornènt pas non plus a notre ile.C'est pae cet organe que l\u2019Union se fait connaître à l\u2019extérieur, en unissant sa faible voix au concert des voix catholiques.A Rome comme à Londres, en Europe comme en Amérique, nos Annales ont reçu le meilleur accueil.Son Eminence le cardinal Simeoni, préfet de la Propagande, à daigné nous} témoigner sa satisfaction des progrès faits par l\u2019Union, et de l'impulsion donnée par elle a la diffusion des bons livres et des publications religieuses.Les Sociétés avec lesquelles nous sommes en relations ut nos membres correspondants se félicitent de pouvoir nous suivre de loin.Nous avons aussi établi, par ce moyen, avec la ptesse des divers pays, un constant échange de bons rapports.Les organes les plus autorisés de l'opinion catholique ont parlé de notre publication avec bienveillance, et nous font de temps à autre des emprunts.20 .Nous'répondons de notre mieux a ces procédés confraternels en nous efforçant de faire connaître et de propager ici les revues et les journanx catholiques des deux mondes.Nous aimons donc à penser què ceux des membres et des amis de l'Union qui ont permis à notre organe de se fonder et de vivre, ne regretteront pas l\u2019appui qu\u2019ils lui on donné et le lui continueront.Le nombre devrait seulement en être plus grand, et nous espérons que les personnes sympathiques à notre œuvre, mais qui ne lui ont pas'encore donné cette marque d'intérêt, ne diffèreront pas davantage de le faire.Nous n\u2019attendons que cela pour étendre, sansen augmenter le prix, la périodicité du recueil, car la livraison mensuelle est depuis longtemps débordée par l'abondance des matières.\u2018 Le second des vœux adoptés par vous l\u2019année dernière, la fondation d\u2019un cercle catholique, a provoqué une initiative que votre conseil a secondée de son mieux, en cédant à l'institution naissante la salle dont nous avions fait notre bibliothèque.Vous nous approuverez sans doute d\u2019avoir laissé au cercle une entière autonomie.Il n\u2019existe entre nos associations d\u2019autres liens que ceux de la confraternité catholique et les conventions qui règlent la jouissance du local.Nous avons applaudi aux brillants débuts dela jeune société, et nous ne pouvons que lui souhaiter un accroissement rapide, que nous sommes prêts à seconder dans la mesure de nos forcesy Les intérêts de l'éducation occupent toujours une large place dans notre sollicitude.L'Union continue à subventionner des écoles qui, autrement, ne pourraient pas se soutenir, et auxquelles le voisinage d'écoles du gouvernement, sous l\u2019empire des règlement actuels, ne permet pas d'espérer une assistance de l'Etat- Cependant, en présence des obligations dont notre budget se trouve chargé, nous nous demandons si nous pourrions continuer cette assistance.La Providence, espérons-le, nous épargnera la pénible nécessité de la retirer, .Vous avez eu connaissance de dé marches faites par le comité diocésain auprès du gouvernement de la métropole.Sur certains points, concernant quelques.modifications à apporter aux règlements des écoles subventionnées, le ministre a reconnu le bienfondé des observations du comité, et la crise qui menaçait l\u2019existence même de nos écoles catholiques a pu être momentanément conjurée.Sur d'autres points, nous n\u2019avons pas eu lieu d\u2019être satisfaits.Mais nous sommes aujourd\u2019hui pleinement rassurés pour l'avenir : l'esprit de justice et de bienveillance marquée dont l'influence salutaire se fait au- jourd'hui sentir dans l'administration de notre cher pays, nous laisse une pleine confiance que la question si longtemps débattue de l'éducation populaire va recevoir enfin une solu tion conforme aux vœux et aux be soins réels de notre population (4p plaudissement].Ee ae Le cardinal de Bonnechose Le eardinal de Bonnechose, arche- véque de Rouen, est mort dans son palais archiépiscopal, le 27 octobre, entre minuit et une heure du matin.Il y a une dizaine de jours, a son départ de Paris, il avait fait une chute en montant les escaliers qui conduisent aux salles d\u2019attente de la gare Saint-Lazare.Les médecins ne constatèrent aucune lésion, et re- commandérent simplement le plus grand repos.Mais l'âge du vénérable cardinal et les fatigues du voyage firent de ce léger accident une maladie mortelle.A son arrivée à Rouen, le cardinal se mit au lit, et toute .1a semaine der- | nière il fut en proie à la fièvre.Son état devint si inquiétant, que ses vicaires généraux adressèrent au clergé du diocèse la circulaire suivante : : \" - Rouen, 27 octobre 1888.\u2019 Monsieur le doyen, L\u2019état de santé de Son Eminence nous inquiète ; Monseigneur lhi- même réclame les prières des fidèles.En conséquence, vous commencerez dès demain les prières des Qua- rante-Heures en la forme ordinaire.Les prêtres ajouterout à la messe l\u2019oraison Pro infirmo.Vous voudrez bien communiquer ces instructions aux prêtres de votre doyenné.ER Quelques heures après, une congestion se déclarait, et le cardinal rendait le dernier soupir, presque.sans souffrance.Il avait perdu connaissance depuis la chute du jour.Toute la population de Rouen s\u2019est portée vers le palais archiépiscopal ; mais, le cardinal n\u2019étant pas encore sur son lit de parade, le public n\u2019a pu être admis à vénérer sa dépouille.Mgr Henri-Marie-Gaston de Bonnechose était né a Paris le 30 mai 1800, d\u2019une noble famille.- Avant d'entrer dans l\u2019Eglise, Mgr de Bonnechose a appartenu à la magistrature.Substitut du procureur u roi aux Andelys ; l'année suivante, à Rouen ; procureur du roi à Neufchâtel(Seine-Inférieure) en 1826 ; en 1827, substitat du procurear général près la cour de Bourges ; la même année avocat général à Riom ; en 1829, avocat général à Besançon, il avait devant lui un brillant avenir. a JOURNAL DES CAMPAGNES 3 I II ERR.A la révolution de Juillet, il donna sa démission, et alla faire ses études ecclésiastiques à Strasbourg.Mgr de Trévern lui conféra le sous-diaconat, et, peu après, bien qu'il ne fût que diacre, le cardinal de Rohan, l\u2019appela à Besançon, et lui confia la chaire d'éloquence sacrée.Mgr de Rohan étant mort prématurément, l\u2019abbé de Bonnechose retourna à Strasbourg.Il s\u2019y lia avec .l\u2019abbé Bautain et l'abbé Gratry.Il y professa, au petit séminaire, la rhétorique et l'histoire.Puis il fut ordonné prêtre en\u2018 1834, et continua, jusqu\u2019en 1840, de professer au col- ih e libre de la Toussaint.De là il alla à Juilly, qu'il dirigea pendant six mois.En 1843, il précha l\u2019Avent à Saint- Louis-des-Français, à Rome, il fut honoré de l'estime de Grégoire XVI, et placé à la tête de cette église et des pieux Etablissements français, dont il régla l'administration, avec l'approbation du Pape et du roi Louis-Phi- lippe.Ce règlement est encors au- jourd\u2019hui à peu près en vigueur.Nommé en 1847, évêque de Carcassonne, il fut préconisé à Rome le 17 janvier 1848,et sacré dans l'église Saint-Louis des Français.En 1854, Napoléon III le nomma à l\u2019évêché d\u2019Evreux.Il accepta, sur l\u2019ordre de Pie IX.Quatre ans après, Mgr de Bonnechose était promu à l\u2019archevêché de Rouen, et, le 21 décembre 1863, créé cardinal, du titre de Saint- Clément.tn a OA Ameen.La question ouvrière On prépare en Autriche une loi pour réglementer le travail des enfants, afin dit le Vaterland, d\u2019empêcher la grande industrie de ravaler le caractère physique, intellectuel et moral du peuple.\u201cVoici, en résumé, les bases de ce projet : 1.Tout travail industriel est interdit pendant le dimanche et les jours de fête, aux membres appartenant aux différentes confessions religieuses.Exception est faite pour les travaux désignés par la loi.2.Les heures de travail pendant la semaine ne peuvent dépasser le chiffre de 60.On ne peut faire travailler les enfants et les femmes durant les heures de nuit (8 heures du soir à 6 heures du matin).Les enfants au-dessous de l'âge de 14 ans ne peuvent être employés dañs des travaux industriels réguliers.Jusqu\u2019à l\u2019âge de 16 ans, ils ne peuvent être assujettis dans les andes fabriques, qu\u2019à.un travail \u2019ane durée ne dépassant pas six - heures par jour.Les garçons de 16 à 18 ans, les filles de 16 à 20 ans, ne peuvent être employés que pendant 10 heures par jour, et cela avec des heures de repos intermédiaire, à des travaux ne pouvant nuire à leur développement \u201c corporel.Le gouvernement doit indiquer les occupations industrielles considérées comme nuisibles et danrereuses, auxquelles il est défendu de soumettre les jeunes garçons et les filles.Les femmes enceintes ne peuvent être employées régulièrement que 6 semaines après leur délivrance.\u2014\u2014\u2014\u2014l- 0 Aree PROGRÈS DANS LE MAI, Paris, 29 octobre 1888.La sécularisation de l'Etat suit son cours ; on ne veut plus du Christ roi des Francs; on ne tolère plus que son culte fasse partie intégrante des institutions nationales.L'éloignement pour la reconnaissance officielle de la religion chrétienne va si loin, qu'on interprète le Concordat avec une extrême rigueur, et dans un esprit bien différent de !] celui qui animait le gouvernement français quand cet acte fut conclu et pour la première fois appliqué.Les simples marques de politesse envers les membres du clergé sont supprimées, les pratiques religieuses, les hommages publics rendus par certains ordres de fonctionnaires ou de magistrats disparaissent peu à peu.Quand ils ne sont pas absolument interdits, ils fournissent la matière à des instructions ministérielles qui les déconseillent ; les faibles liens qui unissent encore l\u2019Eglise à l'Etat se rompent tous les jours, et l\u2019on travaille visiblement à une séparation complète.Le jour où la rupture aura lien, nous ne croyons pas que la République ait lieu de s\u2019en féliciter.1] paraît que le nouveau ministre de la guerre, dont on avait vanté la fermeté, plie, lui aussi, devant les radicaux et devant les libres-penseurs.Le voilà qui presse l'organisation des bataillons scolaires, et l\u2019on assure qu\u2019il a donné des ordres pour que, dorénavant, les honneurs militaires ne soient plus rendus aux archevêques et aux évêques, à leur entrée dans leur ville épiscopale.Si la défense de la patrie était intéressée à ce que l\u2019on mît des fusils dans les mains des bambins, nous serions des premiers à conseiller cette mesure ; mais il nous semble qu\u2019il y a quelque chose de plus pressé à faire pour la réorganisation de l\u2019armée.Que l\u2019on apprenne le maniement des armes aux élèves de nos lycées et de nos collèges, soit ! il y a là un apprentissage qui peut devenir utile, mais nous n\u2019apercevons nul avantage à les faire parader en corps sur nos places publiques, à les faire figurer dans les cérémonies et dans les fêtes dites nationales, sous les yeux d\u2019une foule facile à émouvoir.On l\u2019a déjà dit, c'est une \u201c garde nationale \u2019\u2019 en herbe, c\u2019est pis que cela, on peut voir dans ces jeunes miliciens sans cervelle les émeutiers de l'avenir.| .\u201cM.le général Campenon nous parait donc avoir été bien, mal inspiré en favorisant une création d\u2019origine révolutionnaire.Quant aux honneurs militaires rendus aux prélats à l\u2019époque de leur installation, plusieurs d'entre eux les ont déjà spontanément refusés, jugeant avec sagesse qu'un Etat qui persécute sournoisement le clergé est mal venu à lui rendre des hommages publics, et que la dignité du sacerdoce s'accommode mal des simagrées de l'hypocrisie.\u2018 \u201c Cette réserve prudente se fût sans doute généralisée ; le gouvernement pouvait donc, sans aucune espèce d'inconvénient, attendre.En prenant, comme on assure qu\u2019il l\u2019a fait, les devants avec un empressement calculé, le ministre a fait une faute de goût, et a péché contre la politesse.Plût à Dieu que nous n\u2019eussions que des peccadilles de ce genre à relever ! Un sujet de grief plus sérieux à nos yeux nous est fourni par cet avocat prétencieux revêtu aujour- d\u2019hui, par la grâce de la République, de la simarre du garde des sceaux.M.Martin-Feuillée ne voit pas sans déplaisir la plupart des cours et des tribunaux assister en corps, à l'ouverture de l\u2019année judiciaire, à la cérémonie religieuse par excellence du culte catholique, et implorer pour leurs travaux les lumière de l\u2019Esprit- Saint.Ce sentiment résulte de la circulaire que M.le ministre vient d'adresser aux procureurs généraux.Il n'ose pas abolir absolument cette coutume là où elle existe, mais il prend soin de rappeler qu'elle n'est nullement obligatoire ; ce qui signi- fie, pour qui sait lire entre les l'avancement si l\u2019on cherche à s\u2019y soustraire.M.Martin-Feuillée, dont l\u2019éducation a été chrétienne, n\u2019a point puisé dans les souvenirs de son enfance ou de sa jeunesse cette horreur du prêtre.Evidemment il obéit à une pression merale ; comme il n'est, après tout, qu\u2019un nouveau venu dans les rangs des républicains et des anti-cléricaux, il a voulu déployer I'ardeur d'un prosélyte, et montrer que les scrupules ne le gênent pas plus quand il s\u2019agit de rabaisser l'Eglise que lorsqu'on lui demande de dégrader des magistrats.Nous ne savons si le ministre pourvoit à ses propres intérêts en prenant cette attitude, car enfin la République ne sera pas éternelle, et Jo règne de la libre-pensée anra une n.: : Quand un régime réparateur soulagera les consciences; nous craignons que M.Martin-Feuillée ne se repente inutilement de ses éclats d\u2019un jour, car il aura fort à faire pour recouvrer grâce auprès de ses anciens amis les conservateurs.LÉONCE DE LA RALLAYE.\u2014\u2014 eee - WO A meee Les protestants Le synode protestant de Darmstadt s\u2019est réuni le 12 octobre dernier, a l'effet de discuter la proposition faite par un de ses membres, M.Dieffenbach, d\u2019adresser au gouvernement une pétition tandant à ce qu'il rétablisse, dans les écoles publiques, l\u2019enseignement religieux sur l\u2019ancien pied, et à ce qu\u2019il lui consacre 6 heures au lieu de 4, auxquelles il avait été réduit dans les derniers temps.Un des orateurs a fait observer qu\u2019un enseignement de 4 heures par semaiñëest absolument insuffisant au point de vue pédagogique, et il a attiré l'attention sur le chiffre énorme de jeunes criminels qui sont annuellement en Prusse livrés aux tribunaux.Un des membres de la gauche, M.Schlich, s\u2019est montré favorable à cette proposition, et il a insisté sur l'étroite connexité qui existe entre la moralité publique et la diffasion de l'enseignement religieux.Quelques uns des membres ont observé que l'enseignement tout seul ne suffisait pes, que le \u201ccœur du maître \u201d devait être chrétien pour enseigner le'christianisme avec fruit, et que par conséquent il fallait tâcher d'établir un concours harmonieux entre l\u2019église et l\u2019école.La proposition de M.Dieffenbach a'été adoptée à l'unanimité, moins deux voix.Trois jours plus tard, le 15 octobre, le même synode protestant a porté la discussion sur la loi ecclésiastique.La droite avait proposé de défendre le mariage ecclésiastique \u201c à un adultère épousant son complice, \u201d mais la gauche a fait admettre (par charité évangélique ?)'ce principe de tolérance morale.Par contre, le synode a prononcé l'excommunication religieuse contre \u201c ceux des parents qui.contractant un mariage mixte, se seraient engagés à élever leurs enfants dans une autre religion que la religion protestante.\u2019\u2019 La droite avait proposé d'appliquer une excommunication analogue \u201c à ceux qui, étant protestants, contracteraient un mariage avec des non- chrétiens.\u201d La gauche a fait échouer cette proposition, confirmant de la sorte une fois de plus l\u2019ancien adage cher aux disciples du moine apostat Luther: \u201c \u2014-> \u2018 Incendie de 8 maisons à Daluth ; ignes, qu'on sera bien noté pour : une victime ; 50 000 dallars de perte.utôt Turcs que Papistes!\u201d | Un hommage La Revue d'Edimbourg publie dans son dernier numéro un compte rendu des tomes V et VI de l'Histoire de la guerre civile en Amérique, par Mle comte de Paris.Nous en détachons la première page, qui rend un juste hommage au caractère de l'auteur.\u2018* L'illustre auteur de l'Histoire de la guerre civile en Amérique, précédemment aide de comp du général Mac-Clellan, est maintemant le chef de la famille royale de France, et le représentant incontesté du principe monarchique en ce pays.La maison d'Orléans est devenue la branche ainée de la famille de Bourbon.\u201c Les dissentiments qui ont éclaté sous différentes formes dans les deux derniers siècles, non sans grand préjudice pour la nation et pour le trône, sont unis.Les qualifications d\u2019orléanistes et de légitimistes ont perdu toute signification et les amis de la monarchie constitutionnelle reconnaissent tous que, si jamais cette forme de gouvernement doit être rétablie en France, le trône ne peut être occupé que par le prince qui représente par sa naissance la tradition de la couronne, et par son éducation et ses principes les couleurs nationales et les libertés de la France.\u201c En présence de la République, il n\u2019y a plus qu\u2019une alternative.Bien que nous soyons assurés que la République n\u2019a à redouter aucune agression ni publique ni latente de la part de l\u2019institution rivale, si elle périt,ce sera par l\u2019'énormité de ses fautes et de ses folies, par la corruption de tous ceux qui la servent ou la dirigent.Son sort est entre ses mains.\u201cJusqu'a présent la conduite du rince et des partisans de la royauté été prudente, modérée et d\u2019un parfait accord.Aucune démonstration politiquie n\u2019a suivi l'événement de la mort du comte de Chambord, si ce n\u2019est que les comités légitmistes se sont spontanément dissous, et les journaux exclusivement- légitimistes ont cessé de paraître.\u201c Le comte de Paris est retourné à son château d\u2019Eu, où il mène la vie d\u2019un gentilhomme campagnard, plus occupé de littérature que de politique.: \u201c Si jamais il est condamné à monter sur la scène de la vie publique, ce ne sera pas pour fomenter la réaction, la révolution, et provoquer les orages, mais pour panser les plaies, pour mettre fin aux luttes des factions, pour concilier les partis, pour restaurer la concorde et la paix.\u2018* Nous trouvons dans les volumes qui viennent de paraître une preuve cencluante que, pendant ces dix dernières années, il aemployé son temps à autre chose qu\u2019à nouer les fils d'une intrigue politique.Ils font partie d\u2019une œuvre.tellement considérable, tellement précise dans ses détails, que l\u2019on peut affirmer qu\u2019elle n\u2019a pas été composée dans les moments de loisir que d\u2019autres préoccupations laissaient,à l\u2019auteur.et, bien quele comte de Paris n\u2019ait pas pu acquérir une longue expérience de la guerre sur le terrain, ce vaste travail montre une connaissance\u2019 de l\u2019art de la guerre moderne, qui lui assure une place au premier rang - parmi les historiens militaires.\u201d \u2014\u2014>e{fpremememnnnnn°s L'Union Typographique à New- York, a engagé les associés à demander une Augmentation de paye sur le tarif-par 1000 mn ; de 40 cents, ce tarif est porté à 46 cents.\u2014t>-4--4-eeutesamenenennnns On signale aussi des incendies considérables à Chicago [225 000 dollars), et à Rusk [Texas], où les pertes doivent atteindre 200 000 dol- ars. Statistiques sur les Etats-Unis I.IMMIGRATION Depuis la déclaration de l'indépendance Américaine jusqu'en 1820 exclusivement, on ne trouve dans les archives de la République aucune statistique concernant l\u2019immigration étrangère.Ce ne fut que par un acte adopté au Congrès le 2 mars 1819, que les collecteurs de douanes se virent obligés de tenir des régistres spéciaux et de faire au Trésor un rapport triannuel du nombre de passagers arrivant des ports étrangers Ces rapports tombèrent plus tard dans le domaine de la publicité, et constituèrent des sources d\u2019information précieuses sur les progrès de l\u2019immigration.On estime que le nombre total d'étrangers qui ont émigré de leur pays pour devenir citoyens américains, n\u2019a pas dépassé, de 1789 à 1820, le chiffre de 250 000.De 1820 à 1883 exclusivement, on compte 11 597 181 personnes débarquées sur le territoire de la République, et dont le plus grand nombre y ont élu un domicile permanent.De 1847 à 18/74, l\u2019aflux des.immigrants a toujours été croissant, près de 400 000 par année.Il y a eu une légère diminution de 1874 à 1880.En 1882, leur nombre a atteint le chiffre énorme de \"788 982.L\u2019Irlande a fourni pendant les soixante deux dernières années un contingent de 3 065 761 individus.Elle vient en tête de la liste.L\u2019Allemagne suit : 3 002 027 durant le même laps de temps.L'Angleterre a fourni 894 444 individus ; la France, 313 716 ; la Suède et la Norvège 306 092 ; l\u2019Ecosse, 159 547 ; les colonies anglaises, 560 358.De 1855 à 1882, l'immigration chinoise s\u2019est faite d'une façon assez active, surtout durant les deux dernières années.Sur les 266 071 qui ont quitté le céleste empire pendant les 27 dernières années, 1881 et 1882 on ont fourni 48 492.Résumons-nous.1789 a 1820.:.\u2026\u2026\u2026.250 000 1820 à 1883 \u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u202614L 597 181 Chinois .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.266 071 Total.\u2026\u2026.\u2026.14 118 652 Comment s'étonner maintenant que la population des Etats-Unis ait pu atteindre en moins d\u2019un siècle le chiffre imposant de cinquante millions ?Le dernier recensement nous a apporté ce résultat fort contesté par des hommes qui crient à l'exagération.Nous voyons d\u2019après le recensement de 1880, que l'immigration canadienne, jusqu\u2019à cette année-là, a êté de 712 295 âmes, classifiées comme suit suivant les lieux de naissance : Ontario et Québec.610 017 Nouveau-Brunswick .41 788 Nouvelle-Ecosse.\u2026.\u2026\u2026.51 160 .Ile du Prince-Edonard .7 587 Antres lieux .verrersrenanens 1798 Total.\u2026\u2026\u2026eccs 712 295 De Terre-Neuve il n'est émigré aux Etats-Unis que 4 789 personnes.Si on retranche des 610 017 immi- grants, le contingent de 210 000 |.qu'ont dù apporté les nations anglai- se, irlandaise et écossaise des deux provinces, nous arrivons à la conclu- | sion probable que 400 000 de nos compatriotes ont pris la route des Etats-Unis.De sorte que ceux qui sont d'opinion qu\u2019il y a pas moins d'un demi million des nôtres disséminés sur le territoire voisin, sont bien près de la vérité.Si d\u2019ailleurs, on tient en ligne de compte la \u2018croissance extraordinaire des Canadiens français, ne devrait pas être taxé d\u2019exagération celui qui serait en faveur d\u2019un chiffre encore plus élevé, disons 600 000.Le Dr J.C.Taché,statisticien éminent, ne croit pas que nos compatriotes soient aussi nombreux aux Etats-Unis qu\u2019on le dit généralement.Ses calculs, basés sur lo mouvement ordinaire de la population française en Canada, ne vont pas même jusqu'au demi million.II.AGRICULTURE Les Etats-Unis produisent une quantité énorme de blé, !blé d'Inde, orge, seigle, avoine, sarrazin.Le sol y est généralement d\u2019une grande fertilité.Certains Etats jouissent sous ce rapport le privilège de pouvoir rivaliser avec n'importe quel pays de l\u2019univers entier.Ainsi l'Illinois, l\u2019'Indiana, l\u2019'Iowa, le Minnesota, le Kansas, la Californie, le Wisconsin, le Michigan, l'Ohio, la Pennsylvanie, fournissent du blé et d\u2019autres céréales aux marchés européens, C'est l'Illinois qui produit le plus de blé, de blé d'Inde et d'avoine.La Californie fournit près du tiers de la récolte annuelle de l\u2019orge qui en 1882 a été de 44113495 de boisseaux.La Pennsylvanie et l'Illinois monopolisent presque la culture du seigle.Les Etats de New-York et de la Pennsylvanie comptaient l\u2019année dernière huit millions de boisseaux de sar- razin, lorsque la récolte entière était de onze millions.La production du coton est un des grands facteurs de la richesse des Etats du Sud.Le Mississipi, la Georgie, le Texas, l\u2019Alabama, l\u2019Arkansas, :la Caroline du Sud, la Louisiane et sept autres états consacrent quatorze millions et demi d'acres de terre à la culture du coton, et produisaient en 1879, 5 787 267 balles de coton.Sur les 16 808 664 individus qui peuplent ces quatorze Etats, il y a 5784 541 mille nègres.' Le nombre total d'acres de terre mis en culture dans tous les Etats- Unis est de 589,809,179, estimés valoir $10,197,196,776.Le Texas cultive 36,308,454 acres et l'Illinois 82,402,848.Mais c'est 1'Ohio et New- York qui représentent la plus grande richesse territoriale.Viennent ensuite l'Illinois, la Pennsylvanie, l'Indiana, l\u2019Iowa, le Michigan.L'Europe entière, dont la superficie totale est de 2,184,000,000 d\u2019acres de terre, n\u2019en cultive que 200,000,000 c\u2019est-à-dire moins de la moitié qu'aux Etats-Unis.C'est la France qui produit la plus grande quantité de blé ; la Russie, de seigle, d'orge et d'avoine, et la Prusse, de pommes de terre.Le tabac est une autre culture très florissante aux Etats-Unis.Le Ken- tuky, la Virginie, le Tennessee, la Pennsylvanie, l'Ohio, la Caroline du Nord et le Maryland sont les plus productifs de cette plante si en vogue de nos jours.Le premier de ces Etats a récolté en 1879, 171,120,784 livres de tabac, équivalant à 11,089,- 782 dollars.Le chiffre total de la production pour la même année, a été de 469,816,208 livres, d\u2019une valeur de $36,624,357.III.MANUFACTURES Le capital investi dans les manufactures de tous genres quicouvrent, pour ainsi dire, le sol américain, atteignait, suivant le recensement de 1880, la somme énorme de $2,790,- 223,505.Les Etats les mieux représentés dans ce chiffre, sont New- York, Pennsylvanie, Massachusetts, Ohio, Illinois, Connecticut et New- Jersey qui, à eux seuls donnent 1,840,000,000 de dollars.Il y a 258,840 fabriques en activité, donnant de l'ouvrage à 2,738,980 mains, qui retirent en salaires 947,919,674 dollars.Les produits tirés de ces manufactures ont une valeur annuelle de $5,3869,667,706.L'Etat de New-York possède 42- 739 fabriques, la Pennsylvanie 81,225, et l'Ohio 20,699.Ce sont les états les plus prospères sous le rapport du nombre et de la valeur des produits fabriqués.IV.MINES DE CHARBON On trouve une \u2018immense quantité de charbon aux Etats-Unis ; beaucoup de houille bitumineuse et d'anthracite.Ce dernier est particulier \u2018à la Pennsylvanie qui en 1880, livra au commerce et à l\u2019industrie plus de 28 millions de tonne de ce charbon.Le même Etat a fourni la mème année 18} millions de houille bitumineuse.L'Illinois vient an second rang et a donné 6 millions dans cette même année.L'Ohio récèle aussi d\u2019énormes gisements houilliers.Les autres Etats, à part le Maryland, ]' Iowa, l\u2019Indiana et la Virginie occidentale, n\u2019ont qu\u2019un importance relative dans ce rappott.Le rendement \u2018total pour\u2019 1880 a été de 71, 067,576 tonnes, et en 1881 il s\u2019est élevé à 76,221 984 tonnes.Cet accroissement de cinq millions provient d\u2019exploitation considérable faites dans le Missouri, l'Utah, l'Ohio et la Géorgie.: V.CHEMINS DE FER Il'i'est ancun pays au monde qui soit plus sillonnés de chemin de fer que les Etats-Unis.Le nombre s\u2019en accroît tous les jours avec une rapidité qui tient du prodige.La longueur totale des voies ferrées était en 1881 de 104,825 milles et en 1888 de 117,717 milles.C'est autant que I'Europe et 1'Asie réunis, qui en possèdent le premier 105,895 et l'autre 14,131.L'Afrique n\u2019a que 3,068 milles de chemins de fer en opération : l\u2019Australasie compte 5,592 milles et le Canada, 7894 ; l\u2019Amérique du sud et les iles du golfe du Mexique sont sillonnées par 8,410 milles.Voici un tableau complet des chemins de fer qui circulent dans le monde entier avec le nombre de milles qu\u2019ils parcourent : Pays Milles Etats-Unis.117 717 \"Amérique du Nord.{ canada .7 894 Méxique .7.2219 Total \u2026\u2026.\u2026\u2026 127 830 Amérique du SUd\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eversssress ++ 7 816 Amérique Centrale.8.10101.sonses soo00e- 1 094 ( Grande Bretagne ot Irlande.18 168 Allemagne .21 865 Franca.ccoieececens 17027 Europe «coves vu À RUSSIO oireeees one 14 067 Autriche Hongrio coe.0.11 738 Italie .eereeeen 5 410 { Autres pays .19920 \" Total.105 895 f Indes snglaises.9872 Asie Javas (danois).3 498 messes ces 000 arquie df Aslo.250 { Autres pays.Stl Total .14 131 AlITH[BO sere corereren tovsorros vooves seraen svaars 3 068 AuUst AJUSIA ou vocosses vocossre sonsasaca 015 5 392 Grand total.\u2026 veuves vu0e 264 826 Sur les 117,717 milles de chemins de fer américains, l'Illinois en possède 10,684, l\u2019Ohio, 7,890,la Pennsylvanie, 6,748, New-York, 5,981.L'Etat d\u2019Ohio seul possède autant de chemins de fer que le Canada, et sa ' superficie totale n\u2019est que de 41,060 mille carrés.Ses chemins de fer ont aussi été les plus coûteux de toute Union américaine.Les Etats de l\u2019Onest l'emportent sur les autres et lu longueur de leurs voies ferrées, et par le capital investi, par le coût des travaux de construction.Ils possèdent plus de la moitié de lignes en opération, et la moitié des sommes qui y ont été consacrées.Par chaque cent milles de chemins de fer américain, on croit qu\u2019il y'en a 25 milles en double voie, pôssè- .dant dix-neuf locomotives, 13 chars à passagers, 4 sont consacrés aux bagages, aux malles et aux trains rapides, et 621 chars de fret de tous genres.Ohaque 100.milles de chemins a coûté $5,846,762, environ $53,467 par mille.Les recettes brutes par mille s'élévent a $6,952.55 et les frais d\u2019exploitation se montent à $4,309.27, laissant un profit net de $2,651.85.Durant l'année 1882, on a construit aux Etats-Unis 10,904 milles de nouveaux chemins de fer, distribués comme suit : Nouvelle-Angle- terre, 60 milles ; Etats du Centre, 1,281 ; Etats du Sud, 2,281 ; Etats de l'Ouest, 6,302 ; Etats du Pacifique et Territoires, 1, 020.VI.JOURNAUX Le nombre des journaux chez nos voisins est tout simplement prodigieux.Onze mille quatre cent trois publications en 1880 ; de ce nombre 980 quotidiens, 8,718 hebdomédaires, 1,167 mensuels, et 538 autres.La circulation des \u2018feuilles quotidiennes est de 3,687,424.Les hebdomadaires comptent 19,459;107 lecteurs.Les mensuels sont 8,081,393 abonnés, et les autres 81,177'924.Comme on voit, la lecture des journaux s\u2019y fait sur une large échelle.Le seul Etat de New-York donne le jour à 1,412 journaux et revues périodiques ; l'Illinois en produit 1082.Vient en troisième rang l\u2019Etat de Pennsylvanie, 985 ; puis l'Ohio, \"77, l\u2019Iowa, 579, le Missouri, 581, I'Indiana, 478, le Michigan, 469, etc.On y compte 262 journaux et revues ->~ \u201c .Le eu * 0% Te 1 JOURNAL DES CAMPAGNES .04 ; ; agricoles, et 778, publiés dans une autre langue que la langue anglaise.En 1850, il ne se publiait que 2526 journaux ayant une circulation de cinq millions d'exemplaires par année., VIL.ÉDUCATION Le nombre des enfants qui fréquentaient les écoles élémentaires à l\u2019époque du recensement (1850) s\u2019élevait à neuf millions et demi, recevant l\u2019enseignement de près de 272,686 instituteurs et institutrices.À part ce nombre assez élevé, qui représente presque le cinquième de la population totale des Etats-Unis, il y avait encore à la même date cinq millions et demi d'enfants en âge de fréquenter les écoles.Il y a chez nos voisins 148 Sémimaires où 612 professeurs enseignent la théologie à 4,782 étudiants.Sur LE COMMISSAIRE APOSTOLIQUE chez les Religieuses du Couvent du Bon Pasteur Samedi le 17 du courant Son Excellence Dom H.Smeulders, Commissaire Apostolique, au Canada, honorait de sa présence la Communauté des Religieuses de l'Asile du Bon Pasteur.Son Excellence a célébré la Sainte Messe à \"1 heures, assistée du Révérend Père G.De Bie et de Monsieur l'Abbé A.A.Blais, D.D.C Chapelain de la Communauté.À son entrée au sanctuaire, on fit entendre à l'orgue le chant : Benedictus qui venit in nomine Domini, de L.Feltz.Pendant la Sainte Messe : Gloria, Sanctus, de De Monti; Ave Maria de G.MeNeil, et pendant l\u2019Action de Grâces, Laudate de Lambillotte.Après le déjeuner, Son Excellence se rendit à la salle de Communauté, décorée pour la circonstance.Les Religicuses et les élèves externes, au nombre de quatre cents, y étaient réunies.Ces dernières jetèrent des fleurs sous les pas de l'auguste visiteur qui fut acclamé par ce chant : (Musique de Rossini.) De Rome, de la Ville Sainte, Il vient l'Envoyé du Seigneur ! Ses pieds franchissant notre enceinte, Oh ! quelle joie et quel honneur ! Sous sa main notre front s\u2019incline, Notre cœur chante dans sa foi ; Il est plein d'une ardeur aivine ; Elu du Saigneur, gloire à toi ! Oh ! pour acclamer ta venue, Nos chants montent vers l'Infini ! Et notre prière ingènue Demande que tu sois béni.Mademoiselle Georgianna Langlois lut ensuite une magnifique adresse à Son Excellence.CANTATE.{Musique de Louis Vaquette).Jamais chants plus joyeux ! Bravant les flots, glissant sur l\u2019onde, nc barque a touché nos bords.Etendard, flottant sur le monde! Je te salue avec transport ! N'es-tu pas la Barque de Pierre ?\u2018Con nom n'est-il pas Lumière ?Tu vas vers toute région.Oh ! Sainte jubilation ! ! ! Du bonheur apportant le gage, Tu vins vers nous, vers notre plage, Vase de bénédiction.Et Mademoiselle Hirsilie Gilbert s'avanca, et offrit à Son Excellence un bouquet de fleurs naturelles.Trois couronnes furent ensuite déposées aux pieds du vénéré Repré-sentant de Sa Sainteté, tandis que de toutes jeunes enfants \u2018entourèrent le trône de fleurs.Et le chœur faisait enteadre le chant suivant : \u2019 O Vigne du Seigneur En ce jour qui te chante, Ta feuille verdoyante Embellit chaque flsur \u201cTombant de notre cœur.\\ Le couronnement de cette séance fut la Bénédiction-de Son Excellence, qui parla en termes parternels.Elle fit remarquèr que, l\u2019Institution du Bon Pusteur réunissait deux œu- vres, qui avaient toujours eu la prédilection particulière de Jésus : Le retour à Dieu des âmes égarées et le soin de l\u2019énfance.Son Excellence de plus s\u2019est montrée très sensible aux démonstrations d'amour, d\u2019attachement de vénération témoignés au Souverain Pontife et Elle dit recevoir en son nom les fleurs déposées à ses pieds.Elle encouragea les Directrices de l'œuvre du Bon Pasteur à persévérer dans leurs actes, de dévouement et de charité, comme Elle engagea les jeunes âmes confiées à leurs soins, à croître en sagesse sous le regard vigilant des Religieuses.entendre.(Musique de Gouriod), Vive Léon XIII! - Cord Notre Père Souverain !* Vive Léon XIII! Notre Pasteur Souverain ! Accompagnée de Monsieur le Grand Vicaire Legaré du \u2018Rév.Père G.De Bie, de Monsieur le Chapelain, du Rév.Père Bournigal, \u2018Supérieur des Oblats à Québec de Monsieur l\u2019Abbé P.Roussel, D.D.Secrétaire de 1'Université Laval, du Rév.Pére Bouchard dés Missions de l'Afrique Centrale de MM.les Curés A.Beaudry, de Charlesbourg, J.Sasseville, de Ste Foye, À.Pel etier de St-Jean et W.Blais, de St-Laurent, Ile d'Orléan s A.Gingras de St-Gervais, M.Bernard, ancien curé de MM.les Abbés H.R.Casgrain, H.Têtu, aumônier de l'Archevêché Jos.Feuiltault D.D.Odu Séminaire de Québec, Chs Richard directeur du Collège de Ste-Anne de Lapocatière, A.O.Godin, F.H.Bélanger et F.X.Faguy, Vicaires de l'Eglise St-Téan-Baptiste, Son Excellence se rendit à la salle des pénitentes où encore elle donna des paroles pleines de charité et de bienveillance.Son Excellence les félicita de\u2019 se trouver dans cet\u2019 Asile du Bon Pasteur, à l'abri des dangers du monde et leur souhaite la persévé- rance dans la pratique des vertus Un dernier cri du cœur se fit chrétiennes, qui serait pour elles la source du vrai bonheur.De là Son Excellence fut conduite à l\u2019Hospice St-Charles, (Maison de Réforme.) Un groupe des plus petites avança et, s\u2019agenounillant aux piedslde Son Excellence, lui demandèrent wun congé afin de chanter leur bonheur.Son Excellence émue de leur confiante naiveté accorda leur demande de grand cœur.Elle les encouragea à se rendre dignes toujours, de la protection qui leur était donnée dans cet Hospice, et à être des enfants dociles et sages.Le RUMEURS Les rumeurs vont leur train.Le Canadien annonce qu\u2019elles n\u2019ont aucun fondement.C'est possible, mais nous croyons savoir qu'une forte pression est exercée auprès de l'honorable M.Mousseau pour obtenir sa résignation comme\u2019 chef du cabinet de la provinee de Québe¢.On parle d'un ministére nouveau avec I'\u2019honorable M.Ross comme premier ministre.D\u2019autres mentionnent \u2018le nom de M.Joseph Tassé, directéur \u2018de la Minerve, et député fédéral.L'un ou l\u2019autre acceptant la position, le cabinet serait constitué presque à neuf.Les noms des honorables MM.Taillon, Robertson, Lynch, Flynn, Blanchet.et Beaubien sont cités \u2018comme faturs ministres.Nous n\u2019ajoutons aucune foi à la rumeur que M.Mousseau tenterait de former une coalition avec un groupe de libéraux, et que le Canadien donnerait son appui à un ministère de cette composition.Il est probable,si M.Moussean persiste à rester à son poste, que rien ne sera changé dans le ministère actuel, ati moins avant la session prochaine.Cultivateurs gare à vous.Le Manitoba met les Canadiens- | français établis en cette province, en garde contre un danger qui existe partout.Dans la Province de Québec, on s'y expose fréquemment ; c'est pourquoi il est bon de reproduire ici les remarques de notre confrère : : \u2018¢ A chaque automne, bon nombre de cultivateurs font des transactions avec des compagnies auxquelles ils se confient et qui les trompent: \u201cIls signent des contrats dont ils ne comprennent point souvent la nature et les conséquences, et s\u2019en rapportent sur la bonne foi des représentations verbales qui leur sont faites.Il arrive que quelques mois après, ils s'aperçoivent qu\u2019ils ont été la dupe de leur trop grande confiance, et que la transaction écrite diffère grandement de celle convenue verbalement.\u201c Bien entendu que la différence ne se trouve jamais a leur avantage.Pourquoi ne pas prendre l\u2019avis de personnes compétentes avant de signer un marché important.On évitera par là bien des réceptions amères et des frais payés aux avocats.\u201d \u2014\u2014 Al Pr A Norway (Michigan,) grande parade d\u2019un millier de mineurs en » grève.lr Arter rete Tie re SUBD: eee\u201d AGP eve A re TS æ-\" Sr ee tp YP wm ge AE 1 + +20 JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014e\u2014\u2014\u2014\u2014P\u2014 EEE EEE EEE 7 Une Jettre de M.Cimon, M.I, M.S.X.Cimon, M.P., écrit à l\u2019Electeur une lettre dans laquelle il montre de la mauvaise humeur contre l'honorable M.Mousseau qui ne s'occupe pas, dit-il, de sa réclamation de $76 000.Il voudrait un premier ministre plus selon son cœur.M.Cimon a peut être raison de réclamer des indemnités, mais il a tort, grandement tort de s\u2019en prendre à M.Mousseau, si les règlements retardent.Qu'il s\u2019adresse au tribunal compétent.lequel jugera entre lui et le gouvernement ! Quand bien même | M.Mousseau serait remplacé par le chef fort dont parle M.Cimon,.comment pourrait-il espérer obtenir plus vite et plus facilement la somme qu\u2019il réclame ?Surplus et déficits Sir John Rose, ministre des finances, prononçait dans un discours remarquable, le 7 mai 1869, les paroles suivantes : Nous savons tous quels désastreux effets ont eu les déficits qui se produisirent dans les finances de la ci- devant province du Canada, quelques années avant la Confédération.En y faisant allusion, je suis loin de jeter du blame sur ceux qui occupaient à cette époque la position que je remplis maintenant.Je sais toutes les difficultés qu\u2019ont rencontrées mes prédécesseurs au ministère des finan- y ces.Ni l'honorable M.Holton, ni l'honorable M.Galt n\u2019étaient suffisamment appuyés par-la Chambre ou le pays, pour faire passer les lois fiscales nécessaires en pareilles circonstances.Les partis étaient si également divisés qu'il eût été bien difficile de faire adopter les mesures nécessaires pour équilibrer les revenus et les dépenses.Néanmoins l'administration actuelle manquerait à son devoir, si, forte de la majorité de la chambre, forte je crois, de.la confiance du pays, elle donnait à croire à l'étranger que, durant une année quelconque, nous pouvions laisser les déficits s\u2019accumuler sans être prêts à soumettre à la chambre, durant la même année, des lois imposant des taxes exceptionnelles et spéciales si besoin en est, pour combler les déficits.Cette déclaration de Sir John Rose \u2018est parfaitement juste.Pour que l\u2019Etatgoit prospère, et jouisse d\u2019un grand crédit à l\u2019étranger, il faut qu\u2019il prenne les mesures nécessaires pour combler les déficits passés, et qu'il se crée des sources de-revenu suffisant pour empêcher les déficits futurs.Le gouvernement McKenzie n'a jamais voulu comprendre l'importance de cette politique sage et éclairée que les conservateurs en arrivant au pouvoir eurent la sagesse d'adopter.pe -\u2014-\u2014\u2014
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