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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 10 avril 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1884-04-10, Collections de BAnQ.

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[" dh AE 5 2 x dan bis, al Tf! EE fee LL TON di = Le OMNsON I BT TE QO Assemblée Législative L'industrie agricole doit toujours être la base de la richesse des nations.deme Année Jeudi 10 Avril 1884 CONDITIONS DU JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant touts les nouvelles de la semaine.Prix de l'abonnement :\u2014-UNE PIASTRE.POUR LA FRANCE :\u201410 FRANC3 Strictement payable d'avance.Imprimé et publié par Léger Brousseau, EDITEUR-PROPRIETAIRE Rue Buade, No 9.Le roi doit-il gouverner ?Un des collaborateurs du Moniteur de Rome adressait naguères à ce journal l\u2019expression de ses idées sur \u201c l\u2019action monarchie \u201d en France.À ce propos, il passait en revue l'attitu- tude des divers journaux conservateurs et, selon son habitude, il traitait assez mal l'Univers.Mais ce que pense de nous le Moniieur de Rome nous important fort peu, surtout lorsque, pour nous mieux attaquer à son gré, il nous travestit,nous laissons volontiers de cûté ce qui, dans cette correspondance, nous est, personnel.Aussi bien l\u2019occasion s\u2019est offerte depuis à propos d\u2019autres atta- ues, de définir nettement une fois e plus quel rôle nous entendons garder, en tant que catholiques, dans e mouvement dont il s'agit.Mais, au point de vue des principes, une déclaration de la correspondance de Rome mérite d'être relevée, comme indico des sentiments dont se nourrissent, hélas! un trop grand nombre des partisans d\u2019une restauration de la monarchie.À première vue, quand on parle de la convenance, de la nécessité d\u2019une restauration monarchique, il semble que ce projet doive être principalement soutenu dans le but de mettre à la tête du gouvernement de la France un prince qui.comprenant ses devoirs et s'inspirant de nobles exemples, ait à cœur d\u2019exercer son autorité pour la défense et la garantie de tout droit.Le Moniteur de Ro me ue l\u2019entend pas ainsi.\u2018\u201c Qu'im \u201c portent dans l\u2019état actuel de la Fran\u2019 \u201cce, dit-il, les idées personnelles d'un \u201c roi?Füt-il sur le trône, M.le comte \u201c de Paris ne serail pas « méme de \u201c* faire prévaloir sa propre politique.\u201d Lu fameuse maxime : \u2018\u2018 le roi règne et ne gouverne pas \u201d pa jamais eu d\u2019adhésion plus catégofi- que.Qu'en faut-il penser ?C\u2019est l\u2019Osservatore eutlolico qui répond : Ce principe est détestable.Qu'\u2019est- ce donc un roi, pour les défenseurs du comte de Paris ?Ainsi vous dépouillez le roi de toute initiative personnelle ; vous reconnaissez le parlementarisme dans toute la plénitude du concept révolutionnaire, c\u2019est-à- dire l'autorité sociale venant du peuple au lieu de descendre d\u2019en haut.Et vous qui soutenez cela, c\u2019est vous qui avez repoussé le comte de Chambord pour ses idées personnelles ! Vous êtes donc l'absurde et la contradiction vivante ! Ah! le grand roi avait bien raison de refuser la couronne qu\u2019on lui offrait, puisque vous étiez parmi ceux qui la lui offraient, Vous qui auriez amoindri son autorité en la réduisant à un fantôme parlementaire, pour le seul seul avantage de la révolution ! C\u2019est là Un principe éminemment révolutionnaire et condamné par l'Eglise, que celui que soutient ainsi à la suite de la Défense et du Figaro le correspondant du Moniteur de Rome, à savoir que les idées personnelles du roi ne doivent influer en rien sur le gouvernement.C'est le parlementarisme qu'ils veulent, le parlementarisme qu\u2019ils ont substitué au catholicisme et au système de gouvernement enseigné par la nature des choses ! L'Osservatore cuttolico demande ensuite pourquoi, si les idées personnelles d\u2019un chef de gouvernement ne doivent influer en rien sur la direction du gouvernement, l'on s\u2019en prend soit à M.Grévy, soit à M.Ferry, et pourquoi l'on a la république en détestation ?Il est certaih que la conséquence est rigoureuse, et qu'il pa- Jaitrait fort superflu de changer le sys-ème gouvernemental si ce chan- qement ne devait être qu\u2019une muta- tion de nom.Aussi, en considérant que l'expérience du passé n\u2019a pas fait plus de lumière dans l\u2019esprit de ceux qu'elle devait surtout instruire, l\u2019Osservalore caltolico a-t-il raison de s'écrier : S'il en est ainsi, allons, messieurs les correspondants parisiens,en avant.Vous et les vôtres, entrez au Parlement, faites le siège du président du conseil et du président de la République ; circonvenez-les et infusez à ces hommes vos théories qui sauveront la nation francaise.Pauvres pygmées, pauvres illogiques, pauvres impuissants ! Mais vous n\u2019avaz su conseruer ni le gouvernement quand il était dans vos mains,; ni le Parlement quand il était catholique vous avez maculé une belle page de l\u2019histoire de France, vous \u2018avez cédé la patrie à la révolution, Tous avez désarmé les forts, condamné à l'exil un grand roi, qui a mieux aimé y mourir, gardant intacte la couronne de saint Louis plutôt que de la livrer souillée à son successeur.Ah ! non, ce n\u2019est pas de vous que la France attend le salut.Elle l'attend de ceux que vous rappelez indifférents et impossibles, parce qu\u2019ils professent les principes et suivent les règles sages et salutaires qui jaillissent de l\u2019Église catholique.L'Osservatore Cuttolico, après avoir averti le correspondant du Moniteur de Rone qu'il \u2018ne comprendra jamais la politique de l'Univers s\u2019il ne connaît exactement ce qu\u2019est la noli- ue chrétienne \u2019\u2019, ajoute que ce qu'on emande i I\u2019 Duivers au nom des singulières maximes de gouvernement que professe le correspondant du Moniteur de Rome, il est impossible de l'obtenir, par la raison que l'Univers ne le pourrait faire qu\u2019en abandonnant les principes sans lesquels un gouvernement qui aspire à sauver la société n'est vraiment pas digne de ce nom.Nous ne pouvons que remercier l'Osservato Cattolico d\u2019avoir si bien compris et si bien soutenu contre les parlementaires, correspondants de journaux ou autres, la raison de notre attidude.-_-\u2014\u2014 +.Le Bon Père C\u2019est le nom que la familiarité respectueuse de ses fils et de ses ouvriers donnait durant sa vie, à l'homme de bien, au patriarche, au saint qui vient de mourir, en sa maison du Val-des Bois, dans sa 89e année.Qui ne connait, dans le monde de l\u2019industrie et dans le monde catholique, la famille Harmel ?C\u2019est son chef, Jacques-Joseph, qui, lundi dernier, à sept heures du soir, rendait le dernier soupir au milieu de ses fils du sang et de ses fils d'adoption, agenouillés en larmes près du lit funèbre pour recueillir ses derniers enseignements.Ces enseignements, une phrase de son testament les résume : \u201c Aimez, \u201c dit-il à ses fils, aimez nos chers ou- \u201c vriers : ils étaient mes enfants ; \u201c vous reprendrez ma paternité : \u201c vous continuerez à les porter vers \u201c Dieu et à leur faire du bien.\u201d En ces quelques mots, celui qui les laisse aux siens comme un programme dont ils ne doivent pas s'écarter, caractérise admirablement le genre d'apostolat qu\u2019il put voir continué sous ses yeux par ses enfants, surtout par celui qu\u2019on a si justement nommé \u201c l\u2019Apôtre de l'usine \u2019, et dont il a pu aussi, avant de mourir, constater, en bénissant Dieu, les nombreux et féconds résultats.C'est bien, en effet, une paternité que Jacques-Joseph Harmel voulut exercer à l'endroit de la famille industrielle dont il était chef.Un jour, quand on fera l'histoire de, cette lon- que, laborieuse et sainte existence, on racontera par le détail au prix de quels labeurs, de quels sacrifices et quelles prières surnaturalisant et fécondant tout cela, le Bon-Père conquit auprès des ouvriers, qu\u2019il avait trouvés dans une ignorance et un éloignement complets des devoirs roligieux, cette affection reconnaissante qui devait peu à peu rendre possible, puis facile la création au Val-des-Bois et le développement des confréries, institutions économi- ues, cercles, etc, multipliés aujour- \u2018hui en cette oasis industrielle, où l'on ressent dans la paix et la joie, comme un avant goût de l'actif repos du ciel. 2 JOURN DES CAMPAGNES EE Aujourd'hui \u2018nous ne pouvons qu'\u2019indiquer en traits rapides la physionomie générale de cet homme, si simple et si vraiment grand, dont l\u2019abord étonnait d\u2019abord les visiteurs, qui cherchaient en lui les dehors de l'homme d'action et d'organisation qu\u2019il était, et qui n\u2019y trouvaient que le sourire paternel de l'homme voué à l'existence la plus calme du foyer.Ce contraste même portait à la réflexion et il fallait ensuite bien peu de paroles et bien peu de men pour reconnaître tout ce qu\u2019avait de puissant, en sa simplicité, même le cœur de ce père qui.sans grand efforts et par sa bonté même, avait pour ce qui le concernait, résolu la question sociale en décidant que chez lui ses ouvriers seraient en famille comme y étaient ses propres enfants.Dans la pratique, cette idée si simple et si lumineuse rencontre souvent des difficultés de plus d\u2019une sorte.Le Bon-Père les avait connues, et avec la grâce de Dieu, sans se rebuter jamais, avait toujours fini par en triompher.Quelle joie intime et profonde ce fut pour lui le jour où, comme signe de ce triomphe, il put, à la tête de sa double famille, celle du sang et celle de l\u2019industrie, voir s'élever, au centre de ses établissements industriels, la maison spirituelle, cette vaste chapelle par où commencèrent dès lors toutes les fêtes de la famille et de l'atelier ! Lorsqu\u2019il nous fut donné de le voir il y adeux aus, c'était précisément au sortir de cette chapelle, où il venait d'entendre une messe matinale.Salué, au sortir et embrassé par ses fils, dont la vénération et la tendresse ajoutaient tant d'émotion à ce spectacle attendrissant, il nous représentait vraiment la figure du patriarche Jacob, mais un patriarche dont les fils étaient autant de Josephs entourés eux-mêmes de toute l\u2019affection que l'ancien patriarche accordait à son Benjamin.Et quel spectacle encore quand, au sortir de la table de communion, on assistait, a la table de famille, aux agapes de ces cinquante enfants et petits-enfants formant de leurs âges échelonnés une couronne d\u2019une variété admirable à la verte vieillesse du Bon- Père ?Puis, quand on se prenait à visiter les bâtiments de l\u2019usine,quelle merveille encore et quelle édification de sentir comme circuler'à travers tous les rouages de l\u2019industrie multiple, ce souffle unique de la paternité duchef, animant tout, et son sourire se retrouvant par reflet sur tous les visages qu\u2019il éclairait d\u2019un indicible rayonnement.C'était le rayonnement de la conscience pure, et les douleurs des derniers moments n\u2019ont pu l\u2019altérer un seul instant.Depuis quinze jours, il se sentait gravement atteint, mais son.esprit, toujours en éveil, veillait et présidait à tout.En cet état, il voulut non-seulement bénir et embrasser ses nombreux enfants et petits-enfants, mais bénir aussi et embrasser ses anciene ouvriers.Dimanche, [veille de sa mort, il recevait autour de son lit les membres du conseil intérieur, voulant, comme il le disait, bénir uue fois encore tous les ouvriers en leur personne, et, à tous ceux qui l\u2019approchaient, il apparaissait ainsi dans un cadre de majesté qui semblait grandir encore, aux approches de la mort.Dans son aspiration de voir Dieu, on l\u2019entendait s\u2019écrier avec de vrais élans de foi ct d'amour : Mon Dieu ! que j-* sois tout à vous, et à vous pour toujours ! \u201d Puis :il revenait à la pensée qui fut l'inspiration de toute sa vie : \u2018\u2018 La France et les on- vriers.\u201d Pour ces deux causes, qui n\u2019en faisaient qu\u2019une à ses yeux, il offrait ses souffrances et ves prières.Dans la paix où il est entré pour toujours, qui doute que ce vœu dernier | d'une vie tout entière employée à faire régner et goûter la paix, ne ré- çoive de Dieu, par son intercession, son heureux accomplissement ! AUGUSTE ROUSSEL.a Le pére Didon, LES ALLEMANDS.(1) On connait les origines de l\u2019ouvrage du Père Didon.Foudroyé, comme nous, par nos épouvantaBles désastres, y trouvant l\u2019irrécusable preuve de la supériorité, non seulement de l'armée, mais de la nation allemande, l\u2019éminent Dominicain a voulu se rendre compte de cette supériorité à laquelle nous n\u2019avons daigné croire que lorsqu\u2019il n\u2019était plus temps de nous en méfier.Il eut donc le courage de vaintre ses répulsions patriotiques, ses rancunes de vaincu, et il se fit étudiant allemand.J'avais eu d\u2019abord quelque peine à me figurer un religieux e 40 ans passés aventuré au milieu de ces bandes tapageuses dont j'ai vu à Heidelberg, en 1865, d'assez singuliers échantillons.Le P.Didon nous rassure.Il rétablit sous son vrai jour ce type d\u2019étudiant d'Outre-Rhin que nous nous représentions échevelé, bruyant, noyé dans des flots de bière, perdu dans la fumée de sa pipe et ne sortant de ses rêves d\u2019utopiste que pour bousculer le bourgeois et le Pphilistin.L'éminent écrivain fait justice de cette erreur quasi-séculaire.Il nous montre tous ces Wilhelm, tous ces Hermann, tous ces Max et tous ces Fritz disciplinés ; studieux, paisibles, imprégnés de l'esprit de famille et de l'esprit de respect, fidèles aux traditions, dociles aux tradions, dociles aux hiérarchies, dignes à la fois d'un prix de science et d\u2019un prix de sagesse.Allons, tant mieux ! dirai-je, comme disait M.Villemain, lorsqu\u2019Alfred de Musset, pour expliquer une absence, lui contait qulil vivait dans l\u2019eau depuis trente-six heures.Mais ici on se trouve en face d\u2019un objection d'un autre genre.Si les étudiants allemands différent a ce point de nos habitués de lu Closerie des lilas et de la Grande-Chau- mière,viveurs, gouailleurs, braillards, toujours à l'affût d'une émeute, piliers d\u2019estaminet, gibiers de barricades, ennemis de toute tradition, de tout respect, de toute hiérarchie et de toute .discipline, comment ne pas attribuer ce contraste an contraste des qualités originelles ?Et dès lors, comment trouver une base quelconque pour un plan d'amélioration, de régénération nationale par l\u2019extension des études, la diffusion de sciences, la réorganisation des écoles ! On a le droit de s\u2019étonner\u2014de s'affliger peut-être, \u2014qu\u2019an prêtre, un religieux, un prédicateur inspiré de la parole de Dieu, ne se soit pas préoccupé avant tout de ce qui devrait dominer pour lui les questions de nationalités, d'écoles, de philosophies, de sciences, d'instruction primaire ou secondaire,-de ce qui exaspère, consterne, indigne le plus humible des catholiques français : qu'il n\u2019ait pas écrit un chapitre spécial, un chapitre, préliminaire, pour déclarer que, à ses yeux, comme aux nôtres, la France de MM.Jules Fer- 0 Paul Bert, Tirard, Cazot, Martineuillée, n'est plus la France, que tant qu\u2019elle acceptera ce joug ignoble, fait d'impiété, de bassesse, d'athéisme, d\u2019égoïsme, de lâcheté, d\u2019arbitraire et de honte, elle déjonera tous les paralléles, paralysera toutes les leçons, n\u2019eutralisera tous les con- (1) C\u2019est à ce livre, très discuté et malhenreusemeut trop discutable, que M.de Poutmartin, l'éminent critique de la Gazet e de France, consacre sa dernière seine litteraire.Nous reproduisons le- principaux passages de celte étude, dont lanteur n'est certes pas suspect de Hurts, Courrier de Bruxelles) seils, et restera, parmi les nation rivales, un objet de mépris.Est-ce tout ?Pas encore ; fidèle à sa mission et à l'esprit de l\u2019Eglise, le religieux dont je parle aurait été amené à ajouter que, de deux maux, on doit choisir le moindre : que l'ignorance et la routine sont Certainement très fâcheuses, mais qua les chrétiens, les catholiques et surtout les hommes chargés du soin de nos consciences et de nos\u2019 Ames, doivent encore préférer la routine, l'ignorance, la foi du charbonnier, à cette fausse science, qui dépeuple le ciel, pervertit l\u2019enfant, matérialise l'homme, s\u2019accommode i toutes les convoitises, s\u2019ajuste à tous les vices, prêche la jouissance immédiate, supprime la vie future pour mieux exacerber la vie présente, organise les enfouissements civils, et jette sur le pavé, affamés d\u2019argent, de pouvoir et de plaisir, des milliers de demi- savants, trop instruits pour se reposer dans ce qu\u2019ils ignorent, trop ignorants pour se méfier de ce qu\u2019il savent.Les libres-penseurs auraient crié, raillé, sifflé, renouvelé les vieilles plaisanteries de l'ornière, de la taupe, de l\u2019écrevisse et de l'éteignoir.Mais pour un prêtre, pour un religieux, pour un Frère prêcheur,\u2014et peut- être le Père Didon n\u2019a-t-il pas assez médité cette vérité, \u2014 il y a des injures préférables à toutes les louanges ; il y a des éloges pires que tous les sarcasmes.Cette précaution aurait été inutile, si la France, à laquelle s'adresse le Père Didon, pouvait être considérée solément, en dehors de ses maitres actuels, si, gémissant sous les lois iniques d\u2019un Pisistrate, elle appelait de tous ses vœux un Harmodius ou un Tharasybule.Mais, hélas ! là encore l'illusion est impossible.Si MM.Grévy, Ferry, Paul Bert et consorts nous gouvernent, c\u2019est qu\u2019ils st soutenus par les députés et le Sénat.Si l'immense majorité du Parlement, des Conseils généraux et des Conseils municipaux est en parfait accord avec les détenteurs du pouvoir, c\u2019est, j'imagine, qu\u2019elle n\u2019est pas reniée par le suffrage universel qui l'a élue.Donc à la faveur de ce beau régime où une bande de voyous, de chenapans,d\u2019ivrognes ou de coupe- jarrets peut constammment accabler sous l\u2019omnipotence du chiffre des unités telles que le duc de Broglie, M.Edouard Bocher, M.Buffet, Mde Mun ou le maréchal Canrobert, la France est absolument responsable.de l\u2019odieuse politique qui lui donne pour ministres de th guerre les généraux Farre, Thibaudin et Campenon, pour souverains les doublures et les triplures du citoyen Gambetta, et pour directeurs de consciences les ennemis mortels de l'Eglise, les persécuteurs des couvents, les fondateurs de l\u2019école laïque, les propagateurs des catéchismes athées, les vivisecteurs si orgueilleux, si superbes, si contents d'eux-mêmes, si fiers de leurs origines,qu\u2019ils aiment mieux descendre d'un singe qu'être créés par un Dieu.Voilà ce qu\u2019un fidèle et illustre enfant de saint Dominique aurait dù, selon moi, considérer avant de boucler sa valise et d'échanger son bréviaire contre les élucubrations de Schopenhauer, de Schleirmacher, de Biggenbarch, de Kuhn, de Hartmann etc, ou la statistique der Deutschen universitaten.On connait ma désastreuse manie.contre le plus déplorable des concettég.Le père Didon me fait penser à la reine de Carthage et la reine da Carthage aux Troyens, de Berlioz.Ausortir de la répétition générale, un de compositeur,immortel depuis qu'il est: mort me dit tout bas : \u201c C\u2019est très beau, mais cela ne me donne pas la sensation virgilienne.\u201d\u2014De même, je dirai de l'ouvrage du Père Didon - \u201c C\u2019est beau, mais cela ne me donne pas la sensation catholique, ou du moins monastique.\u201d J'ajouterais que ce livre est un peu trop laïque, si ce mot jadis innocent, n'était désormais affreusement compromis par l\u2019abus qu'en ont fait nos législateurs.Disons trop séculier, pour rendre plus poliment notre idée.Entendons-nous pourtant.Je suis sûr que, dans ces 420 pages,il n'ya pas une syllabe qui puisse effaroucher l\u2019orthodoxie la plus ombrageuse.Je me plaindrais plutôt de ce que je n\u2019y trouve pas que de ce que j'y trouve.Bornonsnous à un exemple.-\u2014\u2014\u201c Un seul fait, nous dit l'éminent écrivain, donnera une idée de l\u2019activité théologique extraordinaire des facultés allemandes.Depuis un siècle, le problème (?) de la Vie de Jésus a suscité plus dè soixante ouvrages iraportants, soit parmi les protestants, soit parmi les catholiques.\u201d Et il cite sans commentaires une trentaine de ces ouvrages.Il est évident que, dans ce nombre, il y en a, comme celui du docteur Strauss, le plus célèbre de tous, qui nient radicalement non seulement la divinité, mais l\u2019existence de Jésus- Christ.D'autres, sans doute, se contentent des dissolvants dont M.Renan leur a emprunté ou prêté la recette.D'autres enfin, j'aime à le croire, se sont attachés à réfuter ces démolisseurs de nos Evangiles.Eh bien, j'aurais voulu que le Père Didon eût pitié de notre ignorance et signalat, parmi ces livres, ceux qui peuvent affermir la foi des chrétiens et ceux qui essaient de la battre en brêche.Je ne connais le livre du docteur Strauss que par l'analyse passionnée qu'Edgard Quinet en donna dans la la Revue des deux Mondes du 1er ge- tobre 1838.Je me souviens encore, après quarante-six ans, du tressaillement de stupeur que j'éprouvai à cette lecture, et de l\u2019effroi qu\u2019en ressentirent les personnes pieuses.Porter la robe de saint Dominique, pré- cher la parole divine, dire la messe tous le matins, réciter chaque jour l'Evangile, vivre en communion perpétuelle avec ceJésus qu\u2019un critique corrosive s'efforce d'hæmaniser à l\u2019aide d'explications mille fois plus invraisemblables queses miracles, et écrire simplement ces mots ; \u201c Dr Fr.Strauss.\u2014 La vie de Jésus Tiibingen 1885, \"\u2014sans y ajouter une ligne offensive, défensive ou préserva- tive, une phrase qui rappelle le trepi- dusque repente refugit, du poète latin, \u2014ce n'est pas raide, mais c\u2019est maigre.Ecrire à la suite de cette alarmante nomenclature : \u201c Quelle accumulation ! Quel riche entassement de clartés ! \u201d C\u2019est faire beau jeu aux mauvais plaisants, d\u2019abord parce que les clartés allemandes sont moins claires que les obscurités françaises.Le Père Didon est une belle âme, e:\u2014qui oserait en douter ?\u2014 une âme profondément chrétienne.Mais il a manqué de discernement.Il a mal calculé le lieu, le temps et la date ; il n\u2019a compris où voulu comprendre que l'optimisme, en certains cas, pouvait n\u2019être que la fausse monnaie du patrisme.Le Père Didon réclame, en guise de remède à tons nos maux, la création d'un Collège universel de France, où l\u2019on grouperait en cinq facultés toutes les sciences composant l\u2019enseignement supérieur ; 1 Faculté des scien- ulté de droit ; 3e Falculté de méde- Cine ; 4e Falculté de philosophie, embrassant la littérature et les sciences naturelles et mathématiques ; 5 e En écrivant cet article, je me ri religieuses ou théologie ; 2e Fal- mes amis, admirateur passionné du Faculté économique et politique, comprenant toutes les sciences appli- quées au développement des intérêts matériels et sociaux\u2014Et il ajoute en note : \u201c Nous sommes heureux de constater, etc.\u201d Ah'mon Révérend Père \u2019 vous êtes bien heureux d\u2019avoir quelque chose d\u2019heureux à constater sous les ministres Ferry et Fallières ! Nous, profanes, nous, gueux de laïques, nous avons le malheur dene pouvoir rien constater que de malheureux.Etant donné le caractère français, perverti depuis douze ans par tous les procédés de démoralisation, ce Collège universel de France ne tarderait pas 4 devenir une Tour de Babel.Les théologiens, c'est-à-dire, je pense, les aspirants au sacerdoce, y seraient insultés par les étudiants en médecine.Le ministre, le préfet de police et les sergents de ville donneraient raison aux carabins contre les séminaristes et Mgr l'archevêque de Paris, dans sa sagesse, suspendrait le cours de théologie.\u2014\u201c De la lumière ! De la lumière ! Et encore plus de lumière ! \u201d murmurait, à son lit de mort, Geethe, le grand sceptique, qui aurait bien dû, de son vivant, en mettre un peu plus dans le second Faust, et même dans le premier.Le Père Didon dirait volontiers comme lui.En thèse général il a raison ; mais à quoi bon éclairer une maison qui s\u2019écroule ?Autant vaudrait poser un lampion sur ses ruines.Lumière, liberté, science, ce n\u2019est pas là le plus urgent.L'essentiel serait de rétablir un ordre social sans lequel la liberté n\u2019est qu\u2019un leurre, la lumière un feu- follet, la science un mensonge.Le Père Didon est un grand orateur chrétien.Eh ! bien, je vais, en finissant, lui présenter une Aypothèse.Je suppose qu'il soit appelé à prêcher un carême dans une de nos grandes villes, et que, par extraordinaire, le préfet, le maire, les magistrats, s\u2019inspirant de M.Jules Simon, disent au prédicateur : \u201c Une fois dans l\u2019église, dans votre chaire, vous êtes chez vous.Parlez librement ! Ne dissimulez rien de ce qu\u2019un prêtre, un religieux doit avoir sur le cœur ! Grondez ! Tonnez ! N'épargnez pas les foudres et les anathèmes contre ceux qui veulent tuer les âmes et supprimer votre Dieu ! Ne soyez pas muet, nous y perdrions trop! Nous serons sourds, vous y gagnerez ! \u201d Assurément le vaillant et éloquent Dominicain ne se le ferait pas dire deux fois, et il profiterait de cette occasion unique, imprévue, pour interpréter dans son beau langage les douleurs de l\u2019Eglise de France l\u2019indignation des .catholiques et des honnêtes gens.Ur, pourquoi cherchons-nous en vain dans son livre, qui s\u2019adresse à la France sceptique, à l'Allemagne protestante, ce qu\u2019il dirait à un auditoire de fidèles, pefsuadé d\u2019avance et converti ?ARMAND DE PONTMARTIN.ler mars 1884.ll >> lp mee Unc orgie d\u2019implèté Un des fous furieux d\u2019impiété du conseil municipal de Paris, le sieur Edgard Monteil, émule de Léon Taxil, a fait un Manuel d'instruction lai- que.Le livre est tel que M.Fracisque Sarcey, du XIXe Siècle autre fanatique à froid d\u2019irréligion, et qui appelle Edgard Monteil son ami, en disait dernièrement : .Ce manuel n\u2019est point du tout destiné aux enfants, car aucune commission scolaire ne leit accepté, tant il est net, précis et vif sur un certain nombre de questions où il faut apporter, quand on écrit un livre de classe,plus de tempéraments.Malgré M.Sarcey, tous les jour- nan républicains annoncent ce qui suit : La commission de l'enseignement JOURNAL DES CAMPAGNES : du conseil municipal vient d'ordonner le placement dans les bibliothèques scolaires et municipales et la istribution aux instituteurs et institutrices du Manne! d'instruction lai- que, de M.Edgard Monteil.Ce que M.Sarcey lui-même croyait impossible a donc été fait.Il s'est trouvé une commission scolaire, celle du conseil municipal de Paris, pour approuver et imposer le livre du sieur Monteil.L'appréciation du rédacteur du XIXe Siècle ne donne, d\u2019ailleurs, qu\u2019une idée fort atténuée du Manuel d'instruction laïque patronné par le conseil municipal de Paris.L\u2019ouvrage que M.Sarcey dit être trop net, trop précis et trop vif sur des questions où il aurait fallu plus de réserve pour un livre de classe, est ouvertement impie et blasphématoire.Voici ce qu'on y trouve : DIEU D.Qu'est-ce que Dieu ?R.Nous n\u2019en savons rien.\u2014Vous niez Dieu ?\u2014Nous ne le nions ni ne l\u2019affirmons, nous ne savons ce que c'est.\u2014Dien est celui qui a tout créé.\u2014Qu'\u2019en savez-vous ?\u2014On l\u2019a dit.\u2014Ceux qui le disent l\u2019ont-ils vu et entendu ?-Non, ils ne l\u2019ont ni vu ni entendu.\u2014Donc ils ne le connaissent pas, et nous n\u2019en savons pas plus qu\u2019eux.\u2014Vous ne reconnaissez pas un être supérieur et dirigeant ?\u2014Pourquoi faire ?Démontrez sa nécessité.\u2014On ne peut démontrer qu\u2019il est nécessaire et il est invisible.\u2014Alors, inutile d\u2019en parler.\u2014Tout existe par lui.\u2014Prouvez-le.\u2014Nous ne le pouvons.\u2014Pourquoi donc nous occuper de ce que vous ne pouvez ni montreï, ni prouver ?Ce mot Diex ne signifie rien.Nous n'avons à nous occuper dans la vie ni de la cause première ni de la destinée finale.Ce sont toutes choses dont nous ne possédons que des fictions.\u2014Il ne faut donc pas croire en Dieu ?\u2014Il n'y a pas à sen occuper autrement.Tout ce dialogue revient à dire que Dieu n\u2019existe pas.Les enfants n\u2019y comprendront que cela, ils ne retiendront pas autre chose.Cette manière de nier Dieu en disant qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de s\u2019occuper de lui, est même la plus injurieuse, la plus inconvenante pour la divine Majesté.C'est la pire forme de l\u2019athéisme, la forme de l\u2019indifférence, plus sacrilège encore que celle de la négation.Di c'est ainsi que le Mannel d'instruction laïque du sieur Monteil parle de Dieu, on devine de quelle façon ce professeur d'athéisme traite Jésus- Christ et l'Eglise.Nous hésitons à reproduire les blasphèmes de ce catéchisme impie mis entre les mains des enfants pour remplacer les hautes et belles vérités du catéchisme chrétien.11 faut cependant que les pères et les mères sachent où en est l'enseignement laïque.Ce sera encore glorifier Notre-Seigneur Jésus- Ohrist et servir l\u2019Eglise que de montrer le moustrueux enseignement dont les familles chrétiennes doivent se préserver.comme d\u2019une peste.Voici donc la suite de ces blasphèmes : JESUS-CHRIST \u2018 D.Sur quoi a-t-on fondé la religion chrétienne ?R.Sur Jésus, dit le Christ\u2014 Qu'est-ce que Jésus-Christ ?\u2014Un homme.\u2014Quel était sa famille ?\u2014Son père était un artisan pau- vre et chargé de famille ; la mère de Jésus, que les livres orientaux, qui seuls en parlent, représentent comme une femme de mœurs légères, ayant en six enfants.\u2014Jésus a parlé par paraboles.Pourquoi ?\u2014Parce que cette maniére de s'exprimer, habituelle anx Hébreux, lui permif.d\u2019abuser plus aisément du peuple.\u2014Abusa-t-il sciemment le peuple ?\u2014Peut-être.M.Renan lui-même n\u2019a pas dit cela.L'impiété de Celse et d\u2019Arius est dépassée.Le cynisme de Voltaire n\u2019égale pas cette grossièreté.C\u2019est la boue jetée à la face du divin Sauveur et de sa sainte Mère par un suppôt d'enfer.Le livre continue : L'ÉGLISE D.La religion chrétienne est-elle la source de toute morale ?R.Non.Elle ne contient aucune donnée morale qui lui soit propre.\u2014Ce qui lui appartient en propre n\u2019est-il donc pas moral ?\u2014Géneralément, non.\u2014Comment l'Église considère-t- elle la femme ?\u2014L'Eglise hait, exècre, abomine la femme.\u2014Quel est le premier résultat de cette haine pour la femme ?\u2014C\u2019est de favoriser le concubinage.\u2014L'Eglise ne prohibe-t-elle pas le concubinage ?\u2014Non.\u2014L'Eglise admet-elle le mariage ?\u2014Elle l\u2019admet, mais elle le déteste.\u2014L\u2019Eglise n\u2019a-t-elle pas béni des mariages incestueux ?\u2014Si.\u2014La religion inspire-t-elle à l'enfant le respect et l'amour de ses parents ?\u2014Non.\u2014L'Eglise avilissant l'homme, la femme, détestant le mariage, est évidemment contraire à l'esprit de famille ?\u2014Oui.\u2014 L'Eglise peut-elle être acquise à la cause du progrès et de la civiti- sation ?\u2014Non.Le christianisme a apporté la barbarie sur la terre.Encore cet extrait : À l'Eglise, les hommes ont d\u2019abord été séparés des femmes ; ils se sont réunis et se sont livrés, sous les yeux du clergé, à toutes sortes de corruptions.À Carthage, des jeunes gens, sollicités par des prêtres, s'en vont revêtus d'habits de femmes, provoquer dans les églises à d\u2019immondes voluptés.Tel est le livre abominable, infame, œuvre d\u2019un sectaire aussi fanatique qu\u2019ignorant, que le conseil municipal de Paris a adopté pour les bibliothèques scolaires et municipales, et dont l\u2019achat est fait aux frais des contribuables.Voilà le manuel d\u2019instruction laique qui va être introduit dans les écoles, distribué aux instituteurs et institutrices, propagé dans le public des lecteurs des bibliothèques municipales ! Est-ce là l'enseignement laïque ?Est-ce là la neutralité scolaire promise par la loi ?Le gouvernement approuvera-t-il la décision du conseil municipal de Paris ?Le livre est abominable pour la foi, condamnable pour la loi : c\u2019est un double titre en sa faveur auprès de cette assemblée parisienne perpétuellement en démence et en insurrection.Mais la conscience publique,la loi, la religion outragée de la majorité des citoyens, la dignité du nom français, l\u2019honneur même de la civilisation et la vérité de l'histoire protestant contre cette immonde publication, digne.d'aller rejoindre dans la hotte aux ordures les ignobles affiches du sieur Léo Taxil arrachées ces jours-ci par la main de la police.ARTHUR LoTH.3 FRANCE Paris, 14 mars.Je vous disais bien que M.Paul Bert ne se considérait pas comme définitivement battu par le vote de la Chambre qui, l\u2019autre jour, donnait raison contre lui au ministère.Le premier amendement du projet de budget pour 1885 a été déposé ; il est signé de M.Paul Bert et de quatre de ses collègues de la commission de l\u2019enseignement primaire, lesquels sollicitent de la libéralité de la Chambre un crédit de 15 millions pour augmenter le traitement des instituteurs et des institutrices laïques.1l est permis de croire que, la majorité ayant repoussé récemment les réclamations de M.Paul Bert en faveur de sa clientèle laïque.ne se déjugera point à si bref délai, et qu'elle enterrera sans cérémonie cette nouvelle demande de crédits.Mais il faut considérer, d\u2019autre part.que M.Paul Bert est un homme avisé, lequel ne fait rien pour rien ; s\u2019il engage aussi résolument la lutte contre le cabinet, c'est qu'il a un but à atteindre, et ce but est évidemment d'accentuer sa rupture avec la majorité ministérielle et de s\u2019imposer comme le successeur de M.Fallières.Si la situation financière n\u2019était pas absolument compromise, la tactique de M.Paul Bert réussirait mieux qu\u2019elle ne réussira devant la Chambre.La haine n'empêche pas toujours d\u2019étre clairvoyant.\u2018A côté de M.Paul Bert, que sa monomanie anticléricale pousse à toutes les mesures extrêmes, le parti républicain compte des anticléricaux prudents qui voudraient retenir la République sur la pente de ses injustices et de ses violences contre la religion.Tel est M de Pressensé, le pasteur devenu sénateur.qui, hier, a fait adopter au Luxembourg un amendement tendant à obliger les communes à venir au secours des fabriques et autres administrations du culte, quand les déficits seront justifiés.Pour soutenir son amendement, M.de Pressensé a parlé un peu de tout, du Concordat, des sentiments libéraux et éclairés de feu M.Gambetta, de l\u2019Encyclique du Pape, et il a déclaré que la République commettrait une grande faute en poursuivant sa guerre contre I'Eglise.Le rapporteur, M.Demole, a combattu M.de Pressensé et son amendement qui, soutenu de rechef par M.Bardoux, a finalement été adopté.Puisque nous sommes au Sénat, constatons que, dans la séance d'hier, nos honorables Pères Conscrits ont encore montré à quel point ils portent le respect de leurs adversaires.M.de Gavardie, ayant demandé à interpeler le gouvernement sur les affaires d\u2019Egypte, a été renvoyé sur le désir de M.Jules Ferry aux calendes d'après Pâques.Quant à la Chambre, elle nous a donné hier uve séance de peu d\u2019importance.Divers orateurs ont discouru sur la loi relative aux syndicats professionnels, qui a été adoptée telle qu\u2019elle était revenue du Sénat, sur le rendement des impôts, sujet où M.Tirard s\u2019est montré lamentable comme toujours, et sur la loi de l\u2019enseignement primaire, dont on a adopté encore quelques articles.Puis on s\u2019est ajourné à samedi.vécéné.\u2014Le 2 avril, est décédé, à sa résidence, M.L.P.Gauvreau, N.P., Maire de Rimouski.M.Gauvreau était aussi perceptenr de douane et coroner du distriv-.Le défunt, qui e:t décédé après quelques mois «1 maladie.était frère du Rév.M.Ant.Gauvreau, uré de N.Dde Lévis. 4 Législature provinciale CONSEIL LÉGISLATIF Québec, 1er avril 1884.M.Boucher de la Bruère est au fauteuil.Après les affaires de routine, L'honorable M.Masson est présenté au président par les honorables MM.Ross et Dionne.L'honorable M.HEARN propose l'adresse en réponse au discours du Trône.Il approuve la conduite du gouvernement sur la question des licences et fait des observations très- pertinentes sur les différents paragraphes du discours du Trône.L'honorable M.METHOT, nouveau conseiller, seconde l'adresse.Il apprécie hautement l'honneur qu\u2019on lui a fait en I'appelant au Conseil.Ilexamine les différentes parties du programme de la session.L'honorable M.Ross félicite les honorables préopinants.Il expose la politique du gouvernement.Il insiste particulièrement sur la question des réclamations provinciales.Il est juste que la province soit indemnisée des sacrifices qu\u2019elle a faits.Les négociations avec le gouvernement d'Ottawa sont en très bonne voie, et il ne peut y avoir aucun doute qu\u2019elles seront couronnées de succès.Les honorables MM.GÉRIN-LAJOIE et ARCHAMBAULT demandent des explications ministérielles plus amples que celles qui ont été données à l\u2019Assemblée.L'honorable M.Ross se borne aux explications données à l\u2019autre chambre par M.Taillon- L\u2019honorable M.ARCHAMBAULT reproche au gouvernement d'être allé chercher à Ottawa de nouveaux conseillers.L'honorable M.Masson réplique en termes très éloquents, et d\u2019une manière très habile.L'honorable M.ARCIAMBAULT déclare qu'on l'a mal compris.: L'hon.M.Ross défend énergiquement les nominations qu'il a faites.L'honorable M.RÉMILLARD prend part au débat et croit qu\u2019on a mal interprété les paroles de 1\u2019honorable M.Archambault.L'adresse est adoptée à l'unanimités.Le conseil s\u2019ajourne au lendemain.ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE ler avril 1884.L'orateur prend le fauteuil à 8 heures.M.Turcotte, député de Trois-Ri- vières,est présenté par les honorables MM.Irvine et Blanchet.M.Beauchamp, député des Deux- Montagnes, est présenté par les honorables MM.Beaubien et Duhamel.L'honorable M.TAILLON propose, secondé par l\u2019honorable M.MERCIER, qu'un message soit envoyé au Conseil, l\u2019informant que cette Chambre concoure dans l'adresse de condo- léance à Sa Majesté.L'honorable M.BLANCHET reprend les débats sur l\u2019adresse.Il parle du résultat des élections.Ce résultat n\u2019a pas été défavorable au ministère comme le prétendent les honorables membres de l'opposition.Les administrations conservatrices qui ont eu la direction de la province depuis 1867 n\u2019ont pas démérité du peuple.Elles ont entrepris et mené à bon | terme de grands travaux qui font honneur à la province et sont à l\u2019avantage de tous.,La propriété a augmenté de valeur de près de cent millions de piastres depuis la Confédération.Dans la province, les municipalités sont libres de dettes.Elle n\u2019ont pas à contribuer à l'administration de la justice.Prenant en considération les charges considérables que le gouver- : JOURNAL DES CAMPAGNES SEE nement de la province de Québec supporte seul, et la part considérable de revenus que la province apporte à la Puissance, le cabinet actuel est allé à Ottawa, pour demander non pas l\u2019aumône, mais une augmentation de subside, auquel il a droit.Nous avons aussi demandé une indemnité pour la construction du chemin de fer du Nord.Nous étions en droit de demander cela au gouvernement de la Puissance, qui avait déjà accordé des subsides de ce genre, à des chemins de fer dans Ontario.Le gouvernement fédéral ne nous a pas reeu en mendiants.Il a accueilli notre représentation et a reconnu que nous devions être mis sur le même pied que les autres provinces.M.Blake est contre les better terms aux provinces.L\u2019honorable secrétaire provincial cite l\u2019opinion de M.Blake, en 1869, sur la question de l\u2019octroi des better terms à la Nouvelle- Ecosse.L\u2019honorable M.IRVINE prétend que, le gouvernement n\u2019a pas à se féliciter des élections qui viennent d\u2019avoir lieu.Il parle de l\u2019autonomie des provinces et de la taxe directe.Il émet l'opinion que dans l\u2019état actuel des choses, la province de Québec n\u2019aura un bon gouvernement qu'avec la taxe directe.Lorsque le peuple devra payer une taxe directe, et contrôlera plus sévèrement les ministères et les législatures, il veillera à ce que son argent, l\u2019argent que chaque habitant sortira de sa poche, soit bien employé.Une opinion publique se formera, tandis qu\u2019à présent il n\u2019y en a pas.Tant que les gouvernements pourront faire face aux exigences des services publics et des administrations avec des sources des revenus qui ne viendront pas directement des électeurs, sources de revenus tels que le subside fédéral, par exemple, ces gouvernements ne seront guère contrôlés par le peuple.Il parle ensuite d\u2019amendements au code de procédure civile.L\u2019honorable M.ROBERTSON répond aux accusations portées contre sa conduite par l'opposition, et donne des explications sur les circonstances qui ont accompagné son entrée dans le gouvernement Ross.L\u2019honorable Trésorier explique ensuite sa position sur la question des be\u201cter terins.Il ne s\u2019est pas apposé en principe à la demande de better terms l\u2019année dernière.Il a dit seulement que si l\u2019on devait marcher dans la voie de l'extravagance et du gaspillage, il croyait inutile de demander des betters terms.M.MERCIER dit que la citation qu\u2019il afaite du discours de M.Robertson est exacte, et que l'honorable Trésorier a bien dit qu'il considérait la demande de subside comme ridicule et insoutenable.M.ROBERTSON admet qu'il a dit cela, mais il ajoute qu\u2019il a expliqué pourquoi il parlait ainsi.Il dit quelques mots de l\u2019état des finances et promet de donner à la chambre toutes les informations et tous les éclaircissements qu'elle pourra désirer, et qu\u2019il pourra lui donner.__.M.STEPHENS fait un discours plein de gaieté.Il cite de volumineux extraits des journaux au sujet de l\u2019hnorableM.Ross, de l\u2019honorable M.Chapleau et de l'honorable M Mousseau.APRÈS SIXIHEURES Le député de Montréal-Centre con tinue son discours et parle de l'état des finances.Il attaque notamment le gouvernement et le parti conservateur, au sujet des extravagances qu\u2019il dénonce.* M.LYNCH relève vertement la manière dont le député de Montréal- Centre est entré dans le débat.Ce n'est pas en assaillant personnellement les hommes publics qu\u2019on élè- vera le ton de la discussion dans la Chambre.L'honorable membre pour Lotbinière a dit que les gouvernements changent souvent dans notre province.Le commissaire des Terres de la Couronne passe en revne les diffé- vents premiers-ministres qui se sont succédé depuis la confédération, et les circonstances qui ont déterminé leur retraite.Il fait l'éloge de MM.Chauveau, Ouimet, DeBoucherville, Joly, Chapleau, Mousseau.Il se demande ce qu\u2019on peut reprocher à l'honorable M.Ross.Il défend vigoureusement la politique du gouvernement.Il dit qu\u2019en allant à Ottawa, le ministère n\u2019a pas humilié la Province de Québec, mais a revendiqué un droit.D\u2019autres provinces ont fait la même démarche, et on ne les a pas traitées de mendjantes.Pourquoi la Province de Québec seule ne pour- rait-elle pas réclamer ce qui lui est dû ! Il déclare que, quant à lui, ila trop confiance dans la sagesse et l\u2019esprit de justice des gouvernants à Ottawa, pour craindre qu\u2019ils veuillent jamais empiéter sur les droits et les privilèges des provinces.M.MCSHANE attaque la politique ministérielle avec beaucoup de véhémence.M.GAUTHIER déclare qu\u2019il a regretté la disparition successive de deux gouvernements.Il a déploré le départ de M.Mousseau.Il avait aussi déploré le départ de M.Chapleau, qu\u2019il aurait aimé à voir rester ici pour défendre la politique qu\u2019il avait fait adopter par la Chambre.Ce n\u2019est pas le parti qui a manqué de confiance en ses chefs.ce sont les chefs qui ont manqué de confiance dans le parti.On a attaqué la politique des chemins de fer inaugurée en 1875.Cette politique a fait un bien immense au pays, et si elle était à recommencer, M.Gauthier n\u2019hésiterait pas un instant à l'appuyer de nouveau.Il a été fait allusion à certaines démarches faites auprès du juge Angers pour le ramener sur la scène politique.Le député de Charlevoix croit être l'interpréte de tous les conservateurs de la Chambre en disant qu\u2019ils auraient été henreux de pouvoir jouir de nouveau des talents, des connaissances et de l\u2019expérience politique d'un homme aussi distingué que l'honorable juge Angers.M.GAGNON propose l'ajournement du débat.La Chambre s'ajourne à dix heures et quart.2 avril 1884.L'orateur prend le fauteuii à trois heures.M.Boyer, de Jacques-Cartier est présenté à la Chambre par MM.Mercier et Joly.Après les affaires de routine, Avant la reprise des débats sur l'adresse, l\u2019honorable M.Robertson demande à donner une explication personnelle, au sujet du subside au Québec Central.Il dit qu\u2019il faut établir une différence entre le Lévis et Kennébec et le Québec Central.M.TAILLON propose une motion pour régulariser admission de M.Boyer, député de Jacques-Cartier, qui à pris son siège avant que l\u2019officier- rapporteur ait envoyé son rapport au Greffier de la Couronne en Chancellerie.Cette motion n\u2019a pour but que d\u2019empêcher un précédent de s'établir.On passe aux ordres du jour.M.GAGNON reprend les débats sur l'adresse et dit que les ministres seuls ont pris part au débat en faveur dela politique ministérielle.Aucun de leurs partisans n\u2019est venu à leur rescousse.Le discours du Trône brille plutôt par ce qu'il ne renferme pas que parce qu\u2019il renferme.Quant aux | explications ministérielles, elles ont brillé par leur obscurité.Ce qu\u2019on nous a dit, nous le savions déjà.Mais nous aurions aimé à savoir quelles ont été les négociations auprès de l\u2019honorable Juge Angers.Nous aurions aimé à savoir si les offres qu\u2019on a faites à l'honorable Juge ont été de nature à être acceptées.Pour sa part, le député de Kamouraska aurait été surpris qu'un homme de la valeur de M.Angers efit accepté un réle de second ou de troisième violon.L'honorable secrétaire provincial est satisfait du résultat des élections.I1 n'est pas difficile.Les élections n\u2019ont même pas fourni au gouvernement deux nouveaux membres pour proposer et seconder l\u2019adresse.Le député de Kamouraska critique l\u2019ensemble et les détails du discours du Trône.Il dit que le gouvernement demande maintenant un subside d'Ottawa, quoiqu'en 1875 il y ait eu une motion à cet effet de la part de l'honorable M.Joly, et que cette motion ait été rejetée avec des paroles violentes par l'honorable M.Angers et la majorité conservatrice.N'est-ce pas là une inconséquence ?L\u2019honorable M.TAILLON explique l\u2019incident auquel le député de Kamouraska a fait allusion.Les paroles de l'honorable M.Angers n\u2019étaient qu\u2019une réponse aux paroles insultantes avec lesquelles les libéraux d'Ottawa avaient accueilli une adresse de la Législature de Québec durant la session précédente.M.Holton avait qualifié la Législature de Québec de Légistature déshonorée et moribonde.M.M.MERCIER, JoLY et IRVINE prennent la parole sur cet incident.M.GAGNON poursuit son discours et attaque le programme d'économie du gouvernement.Les gouvernements conservateurs qui ont précédé celui-ci ont tous mis ce mot dans leur programme.Et le résultat a toujours été nul.Mais la grande lacune du discours du Trône, c\u2019est l'absence de renseignements sur ce que le gouvernement se propose de faire au sujet de la vente du chemin de fer du Nord.L'on aura probablement occasion de revenir sur ce sujet durant la session.M.GAGNON termine par quelques mots d'éloge et de regret à la mémoire de M.Laberge, ancien député de Châteauguay, décédé depuis la dernière session.M.POULIN parle de l\u2019encouragement que le gouvernement doit donner à l\u2019agriculture.M.PICARD se plaint de ce que le gouvernement n\u2019ait pas jugé à propos de donner aux Canadiens-Français des Cantons de l'Est un représentant au Conseil Législatif.M.l\u2019Orateur met devant la Chambre les divers paragraphes du discours du Trône.Au troisième paragraphe, M.Gagnon propose en amen- ement : que cette Chambre regrette que le gouvernement n\u2019ait pas jugé à propos d'annoncer qu\u2019il favorisera une enquête sévère sur les comptes de l'administration du chemin de fer du Nord.M.CAMERON seconde la motion, et prononce quelques mots à l'appui.APRÈS SIX HEURES M.DUHAMEL, député du comté d'Ottawa, s'oppose à la motion.Il veut bien que la lumière se fasse, mais il pense que cette motion est maladroite et n\u2019est pas sérieuse.M.BEAUBIEN dit qu\u2019il n\u2019y a pas un homme en Chambre qui désire plus que lui l\u2019enquête sur la vente du chemin de fer.Mais cette enquête, il n'entend pas qu\u2019on en fasse une arme contre le gouvernement actuel.Cette motion, en amendement à l'adresse, est une motion-de non- confiance dans le gouvernement.Et a rater.ms RS > 0 .CTR RENE AE COM AT ARR ri JÔORNAt DES! CAMPAGNES comme il ne veut pas se séparer de ses.amis, de ceux qui \u2018ont déja combattu avec.lui, de \u2019honorable premier ministre qui a été son chef dans la lutie contre la vente du chemin, il votera contre la motion.Il veut être être loyal envers so vieux chef, jusqu\u2019à ce que son vieux chef cesse d\u2019être loyal envers la province.M.PICARD parle contre la motion de M.Gagnon._.M.TAILLON combat la motion et parle des procédés qui ont eu lien devant le comité des comptes publics.Il cite une partie d'un rapport du comité.L'auditeur provincial a travaillé depuis la dernière session à l\u2019audition des comptes.\u2018Son travail est avancé.1] sera soumis à la Chambre en temps opportun.Sous ces circonstances, est-il raisonnable de venir avec une motion de non-con- fiance, sans attendre les documents qui seront fournis ?M.MERCIER appuie la motion.Il dit que l\u2019an dernier, devant le comité des comptes publics, le gouvernement a empêché l\u2019enquête et a tout fait reférer à l'auditeur provincial.M.AssELIN se déclare opposé à l\u2019amendement qu\u2019il croit inutile.Il fait un discours très humoristique et très spirituel, discours interrompu presqu'à chaque phrase par les applaudissements de la Chambre.Avant de reprendre son siège, il donne lec- tare à la Chambre d'un télégramme qui annonce la victoire de M.Flynn dans Gaspé par 1000 voix de majorité.M.DESJARDINS se prononce contre l'amendement.Il revendique la position qu'il a prise et la position que la majorité a prise sur la ques- on de la vente du chemin de fer du Nord.Cette position est vengée par l'attitude du gouvernement sur la motion de M.Gagnon.M.GAUTHIER se déclare contre l\u2019amendement.M.GARNEAU dit qu'il a voté pour a vente du chemin de fer du nord, mais que s\u2019il avait prévu alors ce qui est arrivé depuis, il n\u2019aurait pas voté comme il l\u2019a fait.S'il avait prévu que les conditions du contrat ne seraient pas exécutées, s\u2019il avait préva que le chemin changerait de mains six mois après la vente, s'il avait prévu tout cela,il aurait probablement agi autrement.Il se réserve le droit de voter plus tard comme il l\u2019entendra sur toute miotion qui pourrait être amenée devant la chambre à ce sujet.- M.DESCHÈNES se prononce contre la motion du député de Kamouraska.MM.Trudel, Beaubien et Richard parlent contre la motion.M.TURCOTTE explique le vote qu\u2019il va donner.Il va voter contre la metion en amendement parqu\u2019il a promis de donner fair play au gouvernement.M.MCSHANE parle à l\u2019appui de I'amendement.M.Robidoux, député de \u2018Châtesuguay, est présenté à l\u2019orateur par MM.Mercier ct Stephens.L'orateur met l'amendement de- la Chambre, qui se divise comme | suit : rour\u2014 M M.Bernard, Bernatchez, Boyer, Cameron, Demers, Gagnon , Ir vine, Joly, Lemieux, Marchand, McShane, Mereiér, 'Rinfret, Stephens, Shehyn, Watts.\u201417.CoNTRE\u2014MM.Archambault, Audet Asselin, Beaubien, Beauchamp, Berge\u2019 vin, Blaachet, Brousseau, Charlebois, Caron, Casavant, Desaulnigrs, Dorais, Deschènes, Desjardins, Duckett, Duhamel, Faucher de'Et-Maurice, Frégeau, ury, Garneau, \u2018Gauthier, Lynch, Lavallée, Leduc, Marcotte, Marion, Martel, Martin, Nantel, Paradis, Picard, Poulin, -Poupore.Richard, Robertson, Robillard, Sawyer, Spencer, St-Hilaïre, | thornton, Tradgl, at Turcotte.|.Majorité pour te gonvérnewment \u201827 VOIX, : Robidoux, Le quatriéme paragraphe de l\u2019adresse est soumis à la Chambre.M.Mercier propose un amendernent au sujet de la question des licences.Il prononce un très fort discours à l\u2019ap- qu de sa proposition.TAILLON répond avec énergie au chef de l'opposition.Il défend Sir John des accusations de centralisation qu\u2019on porte contre lui.Vu l'heure avancée, et la longueur des débats antérieurs, nous ne pou- rons rendre compte de la passe d\u2019armes si intéressante qui a eu lieu entre l'honorable leader de la Chambre et l'honorable chef de l\u2019opposition.L'honorable M.JoLy appuie la motion de l'honorable chef de l'opposition.MM.Boyer, Taillon, Stephens, Nantel, prennent part au débat.L'orateur ayant mis la question aux voix, l\u2019amendement de M.Mercier est rejeté par 42 voix contre 17.Les paragraphes 5ème, 6ème et Tème sont adoptés sans discussion.L'honorable M.Jory propose un amendement pour exprimer le regret que le gouvernement n\u2019ait pas jugé à propos de mentionner dans le discours du Trône une enquête sur la vente même du chemin de fer du Nord.MM.TAILLON ét (GAGNON disent quelques mots sur cette motion qui est mise aux voix et rejeté par 42 voix contre 17.Le huitiéme paragraphe est adopté sur division.L'adresse en bloc est votée sur division.La Chambre s'ajourne, à une heure et quart.Québec 4 avril 1884.L'orateur prend le fauteuil à trois heures.M.GAGNON demande si le gouver- ment est disposé à faire imprimer, avant la vacance de Pâques, son projet de loi pour amender le code de procédure civile.M.TAILLON dit qu\u2019il n\u2019est pas en état de promettre cela.M.FAUCHER DE ST-MAURICE soumet un projet de loi au sujet de la commission des chemins à barrières.On passe aux interpellations.M.MARTEL.\u2014 Le montant de 87000 voté durant la session de 1882, pour toute autre manufacture de sucre de betterave que celle de Farnham, a-t- il été payé par le gouvernement ?Si oui, à qui et quand a-t-il été payé ?Le TRÉSORIER donne un état de comptes, correspondant à ces $7000.STEPHENS.\u2014Est-il vrai que $2,000 de dépenses légales ont été payées à D.Girouard, écuyer, M.P.: et pour quel service ce montant a-t-il été payé ?M.ROBERTSON répond que les services légaux de M.Girouard ont été requis par le gouvernement.M.FAUCHER DE SAINT- MAURICE.\u2014 Est-ce l'intention du gouvernement de faire une refonte et une réimpression du Code Municipal ?M.TAILLON.\u2014Pas pour le moment.M.FAUCHER DE SAINT-MAURICE.\u2014 Est-ce l'intention du gouvernement de faire aux juges de paix une distribution du \u201c Livre des Magistrats \u201d par.M.Lanctot ?M, TAILLON.\u2014Les livres-.ne.sont \u2018pas ençore arrivés.» = L'honorable .: M.GARNEAU.\u2014Le | gouvernement a-t-il pris des mesures \u2018pour aito AA les, difficultés qui paraissent existef et \u2018qui empé- chent de disposer du terrain \u2018connmu sous le nom de l\u2019emplacement des Casernes des Jésuites, dans la.:aité de Québec?._ 2 M.TAILLON.\u2014Pas ençore.L'honorable M.MzRCIER fait mo- tiou pour l'adoption d'une adresse demandant \u2018copie des ordres en Conseil.ete, au sujet dn fonds des écoles élémentaires.On \u2018avaitdit l\u2019année dernière qu\u2019un règlement final aurait lieu à ce sujet entre le gouvernement de la province de Québec et celui d'Ontario, règlement qu\u2019on représentait comme devant donner à la province une somme de $50 000.L'autorisation qu\u2019on a donnée au gouvernement l'année dernière ne doit pas durer éternellement.L'honorable M.TAILLON dit qu'il y à une correspondance qui sera produite.L'hon.M.MERCIER fait motion pour l'adoption d\u2019une adresse demandant copie de l\u2019ordre en Conseil No 150, ordonnant remise des #30,000 qui apparaissent un, crédit de la pro- vinca dans les comptes du trésorier.C'est au sujet de l\u2019emprunt des $8,000,000 qui a été autorisé par la chambre en 1882.Cet emprunt devait étre fait en grande partie dans le pays.Un syndicat fat formé pour acheter la moitié ou le tout de cet emprunt.M.Sénécal faisait partie dé ce syndicat.Le trésorier avait exigé avec raison un dépôt de #30, 000'du syndicat comme garantie de | l'exécution du contrat.Le dépôt fat fait et il figure au crédit de la province.Ces $30,000 devaient être con- figquées au profit de la province si le contrat n\u2019était pas exécuté.Il appert qu\u2019il y a eu un ordre en conseil ordonnant la remise des $30 000 en question.Pourquoi cette remise?11 y a en résolution du contrat.Jusqu'à quel point l'emprunt a-t-il été négocié par le syndicat ?Pourquoi le contrat a-t-il êté résilié ?M.Mousseau a dit qu\u2019on avait remis cette somme parce que l'intérêt du gouvernement était de briser le contrat, et de faire un contrat plus avantageux.Quel a été ce contrat plus avantageux ?M.LYNci dit que le syndicat n\u2019ayant pas fait de progrès considérable dans l'exécution de leur contrat, alors la banque de Montréal s'offrit à prendre le contrat.Le gouvernement résilia alors le contrat avec le syndicat connu sous le nom de syndicat Forget et lui remit son dépôt comme il le devait.M.BEAUBIEN proteste contre la remise des $30 000 M.ARCHAMBAULT dit qu'il est l\u2019aviseur légal du syndicat Forget et il explique comment la chose s\u2019est passée.M.IVINE dit quelques mots sur ce sujet.M.CARON.\u2014Production des différents rapports de M.Obaleki, ingénieur des mines, concernant les dégagements de gaz que l'on a constatés sur différents points des comtés de Maskinonge, Berthier, l\u2019Assomption, Champlain et St-Maurice ; et la possibilité ou la probabilité de la découverte de sources de pétrole dans toute cette région.\u2014 Adopté.Une discussion s'engage pour décider quand devra commencer le débat les résolutions de M.Mercier concernant l'autonomie provinciale.On finit par décider que cette discussion sera le premier item \u2018de l\u2019ordre du jour, lundi, et que le vote devra être pris sur les résolutions avant la vacance de Pâques.A:six heures,la chambre s'ajourne à lundi.Québec 7 Avril 1884.MAP EC he se A l'ouverture de la séance, le président de la Chambre, présente un message \u2018gn lieutenant-gouverneur.remerciant la Chambre de sa réponse au discours du trône.Un certain nombre d'adresses et de Ye + |'propositions de projets de \u2018loi sont | adoptées.Des projets de loi, comme celui de | la Grande Loterie Nationale, subissent leur deuxième lecture, et l\u2019on abordv ensuite la question de l'autonomie.provinciale sur la proposition dé l\u2019honorable M.Mercier.L'hon.M.MERCIER\u2014Adresse à Son Honneur le lientenant-gouver- Jeur, le priant de vouloir bien transmettre les résolutions suivantes à Son Excellence le gouverneur général : : 1.Que l'acte de I' Amérique Britannique du Nord 1867, devait, dans l'opinion de ses auteurs, consacrer l'autonomie des provinces de la Confédération, et que cet acte a réglé d\u2019une manière absolue les pouvoirs relatifs du Parlement fédéral et des législatures provinciales : 2, Que les empiètements fréquents du Parlement fédéral, sur les prérogatives des provinces sont une menace permanente pour celles-ci ; et que cette Chambre, justement alarmée de ces empiètements, croit qu\u2019il est de son devoir d\u2019exprimer énergiquement sa détermination de défendre tous les droits provinciaux et de proclamer hautement l'autonomie qu'elle possède, tels que consacrés par l'acte fédéral.Le chef de l'opposition dit qu\u2019il ne veut pas récriminer mais seulement discuter les faits accomplis sans esprit de parti.Nous sommes menacés d\u2019un danger réel, au point de vue de l\u2019autonomie provinciale.Il est regrettable que ce soit au moment où nous sommes obligés d'aller à Ottawa demander des subsides, .que Nous ayons à protester contre les empiétements du pouvoir central.Les observations du chef de l\u2019oppo- tition seront divisés en deux parties : ler Quelle est la nature de notre autonomie provinciale.2.Quels sont les dangers qu\u2019elle court.I examine la position qu'occupait l\u2019ancienne province du Canada quant aux droits constitutionnels.Il étudie ensuite la position nouvelle que l'acte de la Confédération a faite aux provinces.Il traite la question du désaveu des lois provinciales, et établit ue le gouverneur-général ne peut ésavouer les lois provinciales, sans l\u2019avis de ses ministres responsables, les membres du cabinet fédéral.Voilà la base fondamentale de notre autonomie.Depuis 1868, au delà de 250 actes provinciaux ont rencontré des objections de la part du ministre de la justice à Ottawa.Il y a en haut lieu vn esprit centralisateur.Tous ces actes n\u2019ont pas été désavouée, mais on a fait des objections à tous.On à vu ensuite Sir John Macdonald désavouer deux mesures, dont l'une était pour règlémenter les cours d'eau à Ontario, etsl'autre pour empêcher la construction de chemins de fer à Manitoba.Malgré toutes les protestations, ces actes ont été désavoués, et le désaveu a été maintenu.Le gouvernement central a aussi voulu s\u2019emparer de la nomination des conseils de la Reine.La Cour Supréme a manifesté ses tendances centralisatrices.L'orateur s'élève contre I'esprit centralisateur de cette Cour qui est née pour protéger le pouvoir central.L'honorable chef de l'opposition fait plusieurs citations du travail du jage Loranger sur la constitution fédérale, et plusieurs autres citations.| de Sir Etienne Taché, de Sir Hector Langevin, de M.Todd, etc.Il poursuit en montrant les dangers qui menacent notre autonomie.Il parle de la loi des licences, de l'acte des chemins de fer de 1883, de l'esprit centralisateur de la cour Suprème; et termine en faisant appel au patriotisme de la Chambre.M.WATTs se lève et propose la question préalable.secondé par M.Lemieux.M.TAILLON proteste contre la tuc- tique d« l'opposition.Le chef de l'opposition fait appel au patriotisme, à l'oubli de l'esprit de parti.et aussi- 6 | JOURNAL DES CAMPAGNES tôt qu\u2019il s'assied, un de ses amis se lève pour fermer la porte à\u2019 toute discussion, et veut qu\u2019on vote la proposition de l'honorable chef de l\u2019opposition telle qu\u2019il l\u2019a faite, sans en changer un mot.Eh bien ! puisqu\u2019on a voulu jouer ce jeu, nous allons le\u201d jouer, et répondre à cette tactique comme elle le mérite.M.PicaRrD s'élève contre le procédé de M.Watts, et déclare qu\u2019il va voter carrément contre les propositions du chef de l\u2019opposition.M.IRVINE dit que les empiète- ments ne sont pas venus seulement du côté du pouvoir fédéral, mais sont partis quelquefois du pouvoir local.Il combat plusieurs des assertions et des principes de l'honorable chef de l\u2019opposition.Il déclare qu\u2019il n\u2019est pas un homme de parti, qu\u2019il est indépendant des partis et n\u2019appartient a aucun.L'honorable M.LyNcH cite May qui qualifie le recours a la question préalable de \u201c moyen ingénieux d\u2019éluder le vote.\u201d La question préalable à été proposée par l\u2019opposition, pour empêcher la majorité de la Chambre de proposer un amendement qui aurait contenu l'expression de son opinion.Nos représentants à Ottawa sont des hommes d\u2019Etat qui aiment leur province ; nous devons avoir confiance en eux, et ne pas leur faire l\u2019injure de croire qu\u2019ils voudraient permettre volontaire des empiète- ments contre les droits des proyin- ces.L\u2019honorable M.Marcuanp dit que la position des ministres est embarrassante.M.NANTEL compare la conduite de Sir John Macdonald et celle de M.Blake.Sir John quand il a été ministre de la justice n\u2019a désavoué que deux ou trois bills, tandis que M.Blake en a désavoué une quinzaine.M.JoLY appuie les résolutions.M.LEMIEUX propose l'ajournement du débat.* La Chambre s'ajourne à minuit et demi.~~ © Po .\u2014 es Correspoudancs de Ia Capitale Ottawa, 4 avril 1884.Voilà la danse sénécaliste qui recommence.Les joueurs de violon Dansereau, Tarte, Provancher, ont accordé leurs instruments ; ils sont au poste, et l\u2019on voit briller au-dessus de leur tête la pointe argentée de la baguette du chef d'orchesire Sénécal.Allons ! bien ensemble.Donc nous avons à Ottawa une nouvelle invasion de la clique, et, comme j'ai promis de vous mettre au courant de tous ses mouvements, je vais vous dire ce qu'elle vient y faire.Revenons un peu sur le passé.Lors du vote sur les résolutions du Pacifique, les députés de la Province avaient exigé, vous vous le rappelez, le règlement de toutes les questions incidentes au Pacifique, à savoir : la continuation de cette ligne jusqu\u2019à Québec, et le subside de $12.000.00 par mille.Le gouvernement, sur ce principe que la Province avait le droit d'être remboursée jusqu\u2019à concurrence de $12 000.00 par mille, des dépenses qu\u2019elle avait encourues par la construction d\u2019une ligne servant comme continuation du Pacifique, s\u2019était engagé 1o à payer à la Province le subside en entier entre Ottawa et Montréal, cette ligne étant virtuellement la continuation du Pacifique.20 à réserver le même subside soit pour la Province, si la ligne entre Montréal et Québec devenait partie du Pacifique, soit, dans le cas contraire, pour la construction d'une ligne indépendante devant prolonger jusqu\u2019à Québec la ligne du Pacifique.Il prenait en outre l'engagement d'assurer le terminus du Pacifique à Québec.D'une manière ou d'une autre, par conséquent, Québec devait avoir le prolongement, jusque dans ses murs, de la ligne du Pacifique, soit par la construction d\u2019une nouvelle ligne, à l'aide du subside de $12 000, réservé pour cet objet, soit par l\u2019achat, par le Pacifique, duchemin de fer du Nord, et alors le subside allait en entier a la Province, sur le méme principe que la ligne construite par elle servait de prolongement au Pacifique.C'était là la véritable position prise par le gouvernement, et acceptée par la députation.Voici maintenant comment il paraît que le gouvernement dégagerait sa parole.Il donnera à la Province le subside de $12.000.00 en entier sur la ligne d'Ottawa à Montréal, et $6.000.00 sur la ligne de Montréal à Québec qu'il fera construire avec la balance du \u2018 _ JOURNAL DES CAMPAGNES subside, savoir, les six autres mille piastres.En outre, et pour aide addi- ionnelle, il convertit en une balance en notre faveur ce qui, dans le règlement de nos comptes avec le gouvernement fédéral, apparaissait comme une balance contre nous.Je nt puis vous donner ls chiffre exact, ni les détails précis de la mesure, qui n\u2019est pas encore devant la Chambre, mais je puis vous assurer que le subside additionnel qui sera payé à la Province, en vertu de ces nouveaux arrangements, dépassera joliment la somme de $200 000 00, c'est-à-dire qu\u2019elle dépassera de beaucoup ce à quoi la Province aurait eu droit, si le gouvernement fédéral lui eût tenu compte de $12 000.00 par mille sur toute la ligne d'Ottawa à Québec.Comme vous le voyez, le gouvernement fédéral se trouve à donner à la Province beaucoup plus qu'elle n'a jamais compté avoir, et je puis vous dire, sans crainte d\u2019étre démenti, plus même que l'honorable M.Robertson n'a déclaré, à Ottawa, être nécessaire pour rencontrer les besoins de la Province et la relever de ses difficultés financières.Mais vous me demandez : où est maintenant le nœud de la difficulté ?pourquoi tout le monde n'est-il pas content ?Voici.Il faut aller chercher cela un peu loin, mais n\u2019importe.Vous vous rappelez qu\u2019au printemps de 1882, M.Sénécal acheta de la Province, pour la somme de $4 000 000.00, la partie du chemin du Nord comprise entre Montréal et Québec, et qu'il la revendit, quelques mois aprés, au Grand Tronc pour la somme de $5,225,000.Mais le Grand Tronc ne paya pas cette somme comptant a M.Sénécal.Voici comment se fit la transaction.Le Grand Tronc s'obligeait à garantir à M.Sénécal le paiement des bons qu\u2019il pouvait émettre sur le chemin jusqu\u2019à concurrence de $25,000.00 par mille sur 209 milles ; ce qui faisait les $5225 000.00.Or il s\u2019agit maintenant de réaliser sur ces bons, et le bénéfice à faire per M.Sénécal dépendra du prix auquel il les vendra.S'il peut en disposer au pair, c'est un profit net de $1 225 000.00.Tout ce qui lni échappe au-dessous du pair entame ses profits.Vous comprenez de suite que si lo Pacifique bâtit une ligne parallèle à celle du Grand Tronc, entre Montréal et Québec, cette dernière perdra considérablement de sa valeur, que la garantie de M.Sénécal sera diminuée d'autant, et qu\u2019au lieu de réaliser un bénéfice, il court peut-être le risque de faire une perte sur sa vente au Grand Tronc.Ilya donc au jeu pour lui un et peut-être deux millions.Avec cela, on graisse bien des archets et l'on fait sonner bien des violons.Avec un semblable appât on fait sortir de sous les roches, on fait monter des noirs abîmes, bien des poissons affamés.Laissez-les se balancer à la surface, dans l'attente inquiète de cet appétissant morceau, et suivez-moi.Le gouvernement a deux alternatives pour dégager sa parole vis-à-vis de la députation de Québec : faire acheter par le Pacifique le chemin de ! fer du Nord,ou lui faire construire une ligne indépendante,avec le subside de $6 000.00 par mille, réservé pour cet objet.Or le Pacifique est prêt à accepter la seconde, qui lui coûtera à peu près la moitié du prix de la première.Car je n'ai pas besoin de vous dire que le Grand Tronc, ayant payé $5 225 000.00, ne peut pas vendre à perte.Il s\u2019agit donc pour M.Sénécal de forcer le gouvernement à donner à la Province les #6 000.00 réservées pour la construction d\u2019une ligne jusqu'à Québec, afin d\u2019empéd- cher la construction de cette ligne, et de garder pour son chemin au moins sa valeur actuelle.Comprenez - vous maintenant pourquoi ses journaux, le Monde, le Cunadien, sans compter les petites annexes, pourquoi les séné- caleux, grands et petits, sont épris d'un si grand amour pour les intérêts de la Province.Comprenez-vous pourquoi ils veulent à tout prix que les $12 000.00 soient versées intégralement dans le trésor provincial.Et il se trouve dans Québec même, paraît-il, des gens assez bornés pour ne pas comprendre ce jeu.Et l\u2019on parle de convoquer des assemblées publiques pour contrecarrer les efforts patriotiques de ceux qui travaillent à déjouer cet infime complot ! Et l\u2019on crie à la trahison contre ceûx qui \u2018tendent à Québec son unique et dernière planche de salut ! Et ceux sur qui vos députés cruient pouvoir compter pour les supporter dans la revendication de leurs droits, se détournent pour aller \u2018entendre M.Tarte ! ! ! ! ! Je n'ai que le temps de vous signaler la dépêche du Canadien arrivée ici ce matin.C\u2019est une odieuse fabrication de l\u2019officine Sénécaliste.Ceux que M.Tarte accuse de vouloir favoriser la spoliation seront prêts à le rencontrer devant le public, s\u2019il n\u2019a pas peur de se trouver face à face avec un adversaire.X-_\u2014 \u2014 men.La langue francaise dans Ontario Monsieur le Rédacteur, Une personne charitable vient d\u2019attirer mon attenlion sur uné correspondance datée de Sandwich, le 11 février, et publiée dans votre numéro du 12, sous ce titre : \u2018* La langue française dans Ontario.\u201d Je trouve dans cet article des.idées fausses et des accusations outrageantes que je me sens \u2018obligé en honneur de réfuter, si vous vôulez bien donner place dans vos colonnes aux remarques suivantes : | Votre correspondant soulève plüsieurs questions sérieuses ; et la facilité avec laquelle il prétend les résoudre, seule ment après trois ou quatre ans de résidence dans ce pays, paraîtrait étonnante, s'il n\u2019était pas déjà parvenu, dans ce même espace \u2018le temps, à se Créer des ancétres parmi les anciens héros canadiens, Sa thèse est celle- ci:\u2014 que l\u2019abandon de la langue française par les Canadiens d'Ontario est un crime contre la Patrie et la Religioft, ¢h plutét la cause naturelle et nécessaire de là perte de la foi et des mœurs ; \u2014 que les autorités locales de Belle-Rivière et d\u2019Amhertsburg sont responsables pour un tel abandon ;\u2014et que ces autorités doivent s'attendre conséquemment, dans un avenir plus ou moins rapproché, à fermer leurs églises et à les transformer en prisons.Or, le soussigné qui conwvait ces autorités si gravement inculpées, prend la liberté de réfuter l\u2019argament, et de nier tout d\u2019abord le second point, afin de mettre immédiatenmient les faits dans leur jour véritable.Je n\u2019ai pasä m'occuper d'Amherstburg, ou les autorités locales sont, je suppose, capables de se défendre ; et dont les écoles catholiques séparées, étaht complètement en dehors de la juridie- tion de Mr.l'Inspecteur primaire de North Essex ne peuvent tirer profit direct de son \u201c* zèle ardent\u201d.Mais je ferai observer à Mr.le Correspondant : 10.que Belle-Rivière est un petit village d'origine très-récente, composé d\u2019un certain nombre de familles canadiennes-francaises, de plusieurs familles soit irlandaises, soit de nationalités mixtes, quoique catholiques, de plusieurs citoyens protestants à qui des charges publiques ou des propriétés foncières donnent une influence considérable,\u2014enfin de quelques gentilshommes de couleur africaine.Il n\u2019ya qu\u2019une seule école dans la section.Celle-ci s'étend un peu au-delà des limites de la municipalité ; mais Belle- Rivière n'a jamais été et ne sera jamais un \u2018* Centre,\u201d à moins que les poissons du lac Ste-Clair ne soient compris dans le'cercle environnant.20.Que notre école n'a jamais été confiée qu\u2019à des maîtres ou maîtresses catholiques et mème de nationalité canadienne ou française, si l\u2019ôn exce la véhérable demoiselle irlandaise qui occupe en ce moment le rang de Ire maîtresse.Quoique cette personne soit une catholique\u2019 pratique, nous avons fait des efforts considérables, cet hiver, pour lui substituer unc autre maîtresse capable d\u2019enseigner les deux langues ; mais toutes les démarches des autorités locales, l\u2019offre de $450, et le \u201c\u201c Zèle ardent\u201d de Mr.l'inspecteur ont été inutiles.Le faitest que, de l\u2019aveu de ce Monsieur, les instituteurs et les institutrices sont très-rares dans Essex ; de sorte qu\u2019il serait à désirer que des sujets du Bas-Canada, sachant bien les deux lungues nécessaires dans nos écoles, fussent franthement invités à venir concourir avec nos candidats locaux pour les diplômes et les salaires.30.Que ces vieillards à cheveux blancs, de nationalité canadienue, sans doute, et si correctement instruits en francais dans leûr jeunesse, doivent appartenir à quelque autre partie de ce comté, par exemple à la ville si catholique et si canadienne de Windsor, où, malgré la grande convention de juin dernier et l\u2019avantage d'une école.tout à la fois commune et séparée, la.langue française ne parait pas être enseignée ni plus complètement ni Bip sérieusement qu\u2019à Belle-Rivière.si Y a ici de tels vieillards,\u2014ce dont j je serais aussi flatté que surpris,\u2014 ils gagneraient plus à se plaindre aux autorités de notre village qu\u2019à Mr.le Correspondantlis pourraient aussi être \u2018 témoins \u201d de la facilité et des encouragements\u2014(sou- | ventinutiles, il est vrai)\u2014que nous donnons à la jeunesse, pour apprendre WAL\" ry ae VE re at.rdniein PGES.- JOURNAL DES CAMPAGNES 9 ppm mate arr à parler, à lire et à écrire correctement le français.Enfin ils ne seraient ni les causes, ni les, victimes, ni les\u2018\u201c témoins\u201d de ce cauchemar religieux et patriotique de Mr.le correspondant.Quant à la conservation de la langue française parmi les Canadiens d\u2019Ontario, je conviens qu\u2019elle est pour eux d\u2019une très haute importance sous le rapport de l\u2019honneur national et de leurs intérêts politiques, sociaux, ou même matériels, pourvu que l'étude de cette langue n\u2019exclue point celle de l\u2019anglais.L'abandon de notre belle langue est dû quelquefois à des circonstances inévitables, et souvent aussi, malheureusement, à des préjugés populaires qu\u2019il est du devoir de tout homme éclairé de combattre.\u2014Mais faire dépendre la Religion de la langue au point de conclure que la perte de l\u2019une soit une conséquence naturelle de l\u2019abandon de l\u2019autre, c'est une opinion quine me paraît pas confirmée par l\u2019histoire et que je rejelte tout d\u2019abord autant pour l\u2019honneur de la Foi elle- même que pour celui du nom canadien ! Est-ce que la langue française est plus nécessaire à la Religion que celle des autres nationalités parmi les populations protestantes d'Ontario ou des Etats-Unis ?Est-ce que les Canadiens- Français sont plus faibles que les autres enfants d\u2019Adam ?plus lâches et plus disposés à l'apostasie que les autres peuples ?Il me faudrait des preuves bien évidentes pour le croire, Mais ce que je crois c\u2019est que les Cana- diens-Franeais ne sont pas généralement assez bien armés ni assez bien aguerris pour le combat ; c\u2019est qu\u2019ils ne sont pas habitués, comme par exemple les lrlandais et les Allemands, aux arguments, aux subterfuges, aux préjugés et à la malice de leurs nouveaux adversaires ;\u2014c\u2019est, je pourrais dire, que satisfaits du petit catéchisme de Québec qu\u2019ils ont appris dans leur enfance, ils négligent de lire quelque bon, court mais solide catéchisme de persévérance en Anglais.Viennent des attaques inattendues et les appâts du dehors, du dedans, le doute et les passions : une chute s\u2019en suit, qu\u2019il est souvent, impossible de réparer.Mais que M.le Correspondant soulage son \u2018\u201c cœur navré \u201d ; qu\u2019il méprise cette ** jalousie \u201d anglaise vis-à-vis de la supériorité canadienne ; qu\u2019il secoue ce \u2018** cauchemar \u201d et qu\u2019il ne redoute cet ** effondrement social,\"puisque les sociétés de St-Jean-Bte doivent nous en préserver.C'est entendu que les autorités locales ne fermeront pas leur église et qu\u2019elles bâtiront une prison seulement pour suivre la mode.Par exemple, à la Pointe-aux-Roches, village exclusivement canadien-français et paroisse modèle, on s\u2019est donné le luxe depuis longtemps d'uné société de 3t-J.-Bte ; quelques années plus tard, celui d\u2019une prison ; et l\u2019année dernière ou deux ans passés, celui de la cour de justice dont les citoyens de ce village privilégié avaient peut-être beaucoup plus besoin que ceux de Belle-Rivière.Et dire que l\u2019on ne peut pas accuser de Loutes ces extravagances soit les défaillances d\u2019un \u201c Charles VII,\u201d soit, l'impiété arbitraire d\u2019un \u201c Jules Ferry !* \u2014 Evidemment votre correspondant aime les phrases à effet.Je ne le blâme pas : il a le droit d'offrir au public ses connaissances littéraires-aussi bien que le produit de ses vignes.Chacun est libre d\u2019ailleurs de se faire assommer par son encensoir ou de se laisser écraser par sa massue.Mais le soussigné n\u2019est pas d'humeur à se laisser \u201c* exécuter \u201d de la sorte, soit pour des fautes imaginaires, soit mème pour des mérites dont il se croirait franchement innocent.UN ANT.Note de la rédaction\u2014C'est par un provincial.malentendu que cet-article n\u2019a.pas élé publié avant aujourd\u2019hui.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014e>\u2014 La publication dvi Hansard Tout le monde n'est pas satisfait a Ottawa de la décision du comité des débats, par rapport au salaire des sténographes officiels.Nous extrayons, a titre de renseignement, le passage suivant d'une lettre qui nous est écrite de la capitale : \u201cTl se fait en ce moment une véritable course sur le trésor par les sténographes de la Chambre des Communes et du Sénat, et par les traducteurs des Débats.Ces messieurs ne sont plus satisfaits de recevoir $1000 de salaire, pour environ trois mois ou trois mois et demi de travail, et ils demandent au moins $2000.Le comité des débats a poussé la complaisance jusqu\u2019à accorder cette somme à MM.les sténographes.Pour être conséquent avec lui même, il aurait dû accorder le même salaire aux traducteurs, car leur travail est tout aussi difficile demande une aussi longue pratique, et beaucoup plus d\u2019érudition.C\u2019est donc une injustice que le comité des débats a consommée là.\u201cL'adoption du rapport du comité à cet effet a soulevé, à la séance d'hier, une discussion assez animée, surtout au sujet de cette partie du rapport recommandant la nomination comme traducteur de M.E.À.Poirier, ancien adversaire de l'honorable M.Chapleau dansle comté de \"erre- bonne.M.Augé, député de Shefford, a proposé l'abolition du Hansard, sans accompagner sa motion d'aucun discours.Cette motion a été rejetée par une majorité de 40 voix.La Chambre n\u2019était pas alors au complet, et plusieurs députés absents lors du vote, ont exprimé après coup leur intention d\u2019abolir le Hansard, quelques-uns mêmes, après avoir réfléchi, parmi ceux qui venaient de voter pour son maintien ; car ce bureau va coûter l\u2019année prochaine, pour les sténographes et la traduction la somme de $27 800.Il y a ensuite à ajouter les frais d\u2019impression, de reliure,de distribution,etc.,une dépense de $40 000 environ par année.Il faut calculer, outre cela, que la publication des débats a pour effet de faire prolonger beaucoup les sessions, \u2014 une dépense d'environ $10 000 par jour\u2014par la faute de certains députés qui tiennent à y faire publier leurs longs discours.L'abolition du Hansard n'empêcherait pas d\u2019ailleurs la publication de certains discours, tels que l\u2019exposé financier, l\u2019exposé sur les chemins de fer et autres discours de grande importance.La publication s\u2019en fait d\u2019ailleurs tous les ans, en petites brochures, indépendamment du Hansard, et on les distribue dans le pays.Cette publication supplémentaire coûte quelquefois assez cher au gouvernement.Quant aux sténographes du Sénat, ils demandent sout simplement @viron le double de ce qu\u2019ils recevaient, soit $3'000 par session, un salaire de ministre Parce qu\u2019il y a actuellement des surplus dans le trésor ce n\u2019est pas une raison de ne pas économiser pour les mauvais jours.\u201d .[Pour le Courrier du Canoda] LETTRE DE ROME Oui, mon cher ami, je suis encore une fois dans la Ville-Eternelle.Je l\u2019ai revue avec une joie d'enfant, et, lorsque des hauteurs d'Albano j'ai aperçu la coupole de Saint-Pierre, j'ai tressailli d\u2019allégresse comme lorsque je revoyais le clocher le mon village après dix mois passés au collège.Mais on ne demeure pas longtemps dans Rome sans y trouver de grands sujets de tristesse.Quand les Barbares, assoiffés de sang et de pillage, passaient et repassaient.sur la grande ville comme des fléaux vengeurs, ils laissaient au moins derrière eux d\u2019imposantes ruines, que des confins du monde on vient ,encore contempler avec émotion.lls brisaient et renversaient les monuments ; mais ils ne bouleversaient pas le sol lui-mème, et les grands débris de l'antiquité y restaient étendus, mêlés aux touchantes reliques du christianisme.Hélas ! la civilisation moderne agit bien autrement, et, depuis plus de dix ans, elle travaille à faire de Rome une ville à son image, c\u2019est-à-dire moderne.Elle en remue le solet le sous-sol, elle y perce partout de larges boulevards, elle y bâtit de spacieux hôtels, de vastes boutiques ; et certains quartiers sont tellement changés, que les Romains eux-mêmes ne s\u2019y reconnaissent plus.Tout ce qui est vieux et chrétien surtout lui fait horreur, et elle se complaît dans l\u2019admiration de la ligne droite du badigeon nouvellement peint en blanc, eñ jaune ou en rose, et de grandes rues où peuvent circuler les omnibus et les tramways.Le gouvernement et le Conseil-de-ville se donnent la main dans cette œuvre de restauration qui réjouit les utilitaires, et les ruines disparaissent les unes après les autres, avec leurs merveilleux souvenirs.Je cherchais l\u2019autre jour un vieux cloître de Chartreux ; mais il était entouré de maisons neuves, et j'avais beau questionner les gens du quartier, personne he s\u2019en souvenait.Un soldat put seul me renseigner, parce qu\u2019il y est maintenant caserné.Hélas ! la belle colonnade de marbre dessinée par Michel-Ange, que j'avais admirée en 1875, est maintenant noyée dans un crépit gris qui a transformé en corridor le promenoir à arcades du monastère.Tous les couvents étant métamorphosés en casernes, de pareils traits de vandalisme ne sont pas rares.Je n'ai retrouvé qu\u2019un seul cloître qui ait échappé jusqu'à présent à la confiscation, c'est celui de saint Paul-des-troisfontaines.Mais c'est parce que les Trappistes, après avoir assaini ce lieu que désolait autrefois la malaria se sont fait incorporer comme société civile agricole.Je plains ceux qui n\u2019ont pas encore visité Rome.Ilsn\u2019y trouveront plus bientôt la ville des grands souvenirs.Une autre cause de tristesse, à Rome, c\u2019est la position de plus en plus précaire du Souverain-Pontife.Le Vatican n\u2019a pas cessé d'être une prison ; et c\u2019est en vain que du haut de ses terrasses, Léon XIII regarde à l\u2019horizon : il ne voit venir aucun secours.Et cependant que n\u2019a-t-il pas fait pour se concilier les gouvernements de l\u2019Europe ?Certes, les Papes n'ont jamais varié, et ne peuvent varier sur les questions de dogme et de morale.Mais leur rôle politique n'a pas et ne doit pas avoir la mème immutabilité.Il est.et doit être approprié aux circonstances de temps, de lieux et de peuples.Léon (XII[ à compris cela, et c\u2019est pourquoi, dès le commencement de son règne, il est allé loyalement au-devant des Pouvoirs européens.Il leur a généreusement tendu la main ; il les à aidés et défendus contre les anarchistes de toutes dénominalions.Maïs aujourd'hui qu'il a besoin d\u2019eux, et que ses protestations contre de nouvelles spoliations appellent leur protection, tous ferment l'oreille à sa voix.Quand le successeurdu Christ dit à leurs peuples : \u2018\u201c Rendez à César ce qui appartient à César,\u201d tous applaudissent, mais aucun d\u2019eux n\u2019ose dire à ses sujets: \u2018+ Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.\u201d Au cun d'eux ne veut dire au roi d\u2019Italie : ** Rendez à l\u2019Eglise ce qui est à l'Eglise.\u201d l1y a quelques jours arrivait à Rome le fils d\u2019un roi catholique, le prince Léopold de Bavière, qui a épousé la fille de l'Empereur d'Autriche.Au lieu d'aller avec empressement présenter ses hommages au Souverain-Pontife, le prince s\u2019est attardé dans les salons du Quirinal.On lui a donné des fêtes, et quand il a été las des amusements de la cour du roid\u2019ltalie, il est allé se présenter au Vatican, croyant qu\u2019on sempresserait de lui en ouvrir les portes.Mais l'audience qu\u2019il sollicitait lui a été refusée.Léon XIII n\u2019a pas voulu sacrifier à son désir de conciliation le soin de sa dignité et le respect qui lui est dû.Le prince est revenu au Quirinal très mécontent, dit-on, et son beau-père ne sera pas flatté, non plus, j'imagine.Mais, quelles que puissent être les conséquences, il est bon que les princes sachent que le Souverain qui commande à plus de deux cents millions de sujets, a droità leur respect et à leurs hommages.La faute du prince Léopold de Bavière est d'autant plus grave, qu\u2019il est arrivé à Rome le jour même où l\u2019on y célébrait le sixième anniversaire du couronnement de Léon XIII.J'ai eu le bonheur d'assister à l\u2019imposante cérémonie qui a eu lieu ce jour- là dans la chapelle Sixtine.C'était la première fois que je voyais le Souverain- Pontife avec la tiare, et porté sur la Sedia gestatoria par douze de ses gardes.C\u2019est un spectacle émouvant et majestueux dont le souvenir se grave profondément dans le cœur.Hélas ! je trouvai alors le Saint-i\u2019ère bien vieux, et fléchissant sous le poids de la tiare ; mais quelques jours après je l'ai revu en audience, et sa santé m\u2019a paru excellente.Il est petit, très maigre et délicat ; mais sa figure est animée, pleine d\u2019intelligence, d\u2019énergie, et ses yeux lancent des éclairs qui vous transpercent.Quelle position que celle des Papes aujourd\u2019hui ! Le jour qu\u2019ils sont élus, lls se constituent prisonniers, et ils peuvent vraisemblablement se dire Je ne sortirai que mort de ce palais !\u201d Combien de temps cet état de closes durera-t-il ?Quand finira cette épreuve dont les conséquences sont si pénibles ?\u2014C\u2019est le secret de Dieu.En attendant, le printemps succède à l\u2019hiver, et tout se renouvelle dans la nature.Depuis quinze jours, pas un nuage n\u2019a terni l\u2019azur virginal du ciel.Les blés sont sortis de terre, les jardins s\u2019épanouissent et les prairies épaississent leur tapis d\u2019émeraude.Les marchés sont encombrés de légumes nouveaux, et j'ai vu l\u2019autre jour, des paniers remplis de fraises succulentes.Mais, au milieu de toutes ces séductions, je ne l\u2019oublie pas, à mon pays, et dans quelques jours je m\u2019envolerai vers toi.A.B.R.Rome, IG mars 1884. 10 COHHESPONDARLE L'ONTARIO Sandwich, le 7 avril 1884.Nous avons été témoins, le 26 mars dernier, d\u2019une belle et touchante-céré- monie qui a eu lieu dans la chapelle du couvent de Windsor.Voici à quelle occasion.Dans le cours du mois de novembre dernier, Mgr Walsh, évêque de London, voulant donner un témoignage de sa haute estime au Dr C.Ü.Casgrain, qui depuis plus de trente ans a rendu de nombreux et importants services a I'Eglise dans son diocèse, est venu, accompagné du Père Wagner, curé de Windsor, le prier d\u2019accepter le titre de chevalier du Saint-Sépulcre,qu'il se proposait de demander pour lui.Le Dr Casgrain, qui était loin de s'attendre à cette dis- tinetion, voulut, tout en témoignant sa gratitude à Monseigneur, récuser cette dignité, parce que disait-il, il y avait dans ce diocèse beaucoup d\u2019autres personnes plus dignes que lui de porter ce titre ; mais Sa Grandeur, secondé par le Père Wagner, réitéra ces instances d\u2019une manière si pressante que le Docteur crut devoir céder devant leurs sollicitations.Les diplômes de Chevalier du Saint-Sépuicre ont été remis cette semaine au Père Wagner, avec les pouvoirs de conférer les titres de l'ordre au nouveau dignitaire.La cérémonie de l'investiture a eu lieu comme nous l'avons dit, dans la chapelle da Pensionnat de Windsor, en présence d\u2019un bon nombre d'amis, des Religieuses et des élèves de la Communauté.Le Sanctuuire avait revétu pour la circonstance sa plus riche parure.L\u2019autel brillamment illuminé, était décoré avec ce goût parfait qu\u2019on ne voit guère que dans les communau- tésreligieuses.Le Père Wagner a expliqué en quelques mots le motif de cette réunion, et a fait avec un tact et une délicatesse dont il a le secret l'éloge du nouveau récipiendaire.Il a pris pour texte ces paroles de l\u2019apôtre Saint-Paul.Rendez donc à chacun ce qui lui est dû : Honneur à qui l'honneur est dû, Rom.XIII V.7.Après avoir commenté ce texte de l'apôtre, le prédicateur a fait voir quelle admirable hiérarchie Dieu a établi parmi tous les êtres de la création ; quel respect l'Eglise commande pour tous ceux qui dans le monde sont constitués en dignité et comment l\u2019Eglise elle-même est le modèle le plus parfait de la hiérarchie sociale.Puis il a ajouté : nous sommes assemblés aujourd'hui dans le but de rendre honneur à quelqu'un qui vraiment mérite d\u2019être honoré, et l\u2019honnebr qui va loi être conféré n\u2019est rien moins que la dignité de Chevalier de l'ordre du Saint-Sépul- cre.Ily a quelques mois notre Excellent Evêque a reçu une lettre du Représentant en Canada du d-maître de cet ordre, ancien et illustre, le Patriarche de Jérusalem, lui demandant de désigner dans son diocèse une personne digne, au-dessus de tout autre, de cette haute distinction.Sa Grandeur, après un sérieux examen, est venue à la conclusion que cette personne était le Docteur T.E.Casgrain, de Windsor.Dès qu\u2019il se fut décidé, Sa Grandeur a pris la peine de faire \u2018le trajet de London à Windsor, et d'avoir une entrevue personnelle avec le Docteur.J'étais présent à cette entrevue, et si déjà auparavant, j'avais une haute opinion des mérites du Docteur comme bon chrétien, cette entrevue a dix fois redoublé mon estime pour lui; car j'ai pu constater alors que son humilité est plus grande toutes ses autres vertus.JOURNAL DES CAMPAGNES 0 AA SRA SES rable Monsieur me permettra de vous dire, ce que je puis répéter à tout le monde, que ce n'a été qu\u2019à- pros les plus pressantes sollicitations de Sa Grandeur, jointes aux miennes, qu\u2019il a consenti à accepter la haute distinction qui lui était offerte.Parmi les divers ordres de Chevalerie de l'Eglise catholique, l\u2019ordre du St-Sépulere est l'un des plus anciens ; de fait il est tellement ancien, que son origine se perd dans la nuit des temps ; son principal objet, dans les âges passés, était la défense des saints lieux et particulièrement du Saint- Sépulcre.Il n\u2019y avait que les personnes du caractère moral le mieux éprouvé, doué des vertus les plus solides et de la plus haute position sociale, qui fussent jugées dignes de cette honorable distinction.Les conditions exigées dans ces derniers temps par les statuts Pontificaux pour l'investiture des titres et de la croix de l'ordre de Saint-Sépulcre sont : 10 Professions et pratique de la religion catholique, jointe à une conduite honorable et irrépréhensible.Je suis convaineu que personne ne dira que la loi du récipiendaire, ici présent devant vous, ne répond pas à cette condition.20 Noblesse de naissance, ou au moins position sociale telle qu\u2019on puisse vivre, More Nobilium.Quant à la première partie de cette condition, il est bien connu de nous tous que le récipiendaire descend des plus anciennes et des plus pures familles, de ces nobles et vaillants héros qui les premiers ont arboré le drapeau de la foi sur les bords de notre majestueux St-Laurent.En ce qui regarde la position sociale du Dr Casgrain, il est certain qu\u2019aucun autre lui est supérieure en ce comté, et que, s\u2019il l\u2019eût voulu, il aurait pu y joindre les honneurs civiques et politiques.3o Importance de mérites personnels, par des services rendus à la religion.Quant aux mérites personnels du Docteur, ils sont au-dessus de tout éloge.Pour ne mentionner que la manière si chrétienne avec laquelle il a élevé ses enfants, il suffit de dire qu'an de ses fils est un des pro- esseurs distingués de la plus grande Université catholique de ce pays, qu\u2019un autre est un excellent médecin catholique, qui marche sur les traces de son père ; qu\u2019un troisième est un jeune avocat plein d'avenir et que tous ses enfants sont des catholiques exemplaires.Quant aux services rendus à la religion, on peut dire que dans toutes nos œuvres catholiques ou de charité, le nom du Docteur brille toujours au premier rang.En sa qualité de membre du bureau d'éducation, il a rendu depuis plusieurs années d\u2019incalculables services.Comme médecin catholique, combien de petits enfants seraient morts sans baptême, s'ils ne leur avaient ouvert les portes du ciel, en leur administrant ce sacrement, dans le cas de nécessité.Qui peut dire l'influenee cachée, mais puissante, qu\u2019a exercé sur ses concitoyens la vie exemplaire d'un homme de la position sociale de l\u2019éminent médecin.Toute chose ainsi pesée et considérée, Mgr notre évêque n'\u2019a-t-il pas été juste dans le choix qu'il a fait du Dr Casgrain pour la haute distinction qui va lui être conférée.A la suite de ce discours, le Père Wagner a ln une traduction du diplôme rédigé en lutin et l\u2019a remis au récipiendaire en lui adressant des paroles de félicitations.Permettezmoi maintenant, M.le Chevalier, \u2018Chs.Eusèbe Casgrain, de vous présenter, au nom du Patriarche de Jérusalem, ce diplôme qui vous conque : fère l\u2019ordre illustre de chevalier du Cet hono-! St-Sépulcre.Je vous félicite sincère- ment et j'espère que vous vivrez eneo- re longtemps pour porter cette décoration si bien miérifée.La cérémonie \u2018s\u2019est terminée par un salut du Saint- Sacrement, chanté en musique par les élèves.L'assistance s\u2019est rendue ensuite dans la salle de réception du Pensionnat, où une scéance avait été préparée en l'honneur du Dr Casgrain, qui a toujours été le médecin de la maison depuis son établissement.Plusieurs morceaux de musique ont été joués avec une grande perfection par les élèves qui, grâce à l\u2019habile direction qu'elles reçoivent, comptent parmi les meilleures musisiennes de nos maisons d'éducation.Après quelques morceaux de chant fort bien exécutés, une toute petite élève, Mlle Anne Williams est venue faire un charmant petit discours en français de félicitations au nouveau Chevalier, en lui présentant une magnifique corbeille de fleurs naturelles.Le Docteur y a répondu par quelques paroles émues et a témoigné sa Vive reconnaissance à Mer l\u2019Evêque de London et au Curé Wagner, qui avaient daigné jeter les yeux sur lui pour la distinction exceptionnelle dont il était l\u2019objet.Il a remercié ensuite la Communauté qui avait eu la pensée de lui faire cette réception et il a terminé en disant que si les bonnes religieuses comptalent un grand nombre d'amis dans cette partie du pays, il \u2018croyait pouvoir affirmer qu\u2019elles n\u2019en avaient pas de plus dévoués que lui et les siens, et qui prenaient plus d\u2019intérêt aux élèves qu\u2019elles dirigent.Le maire de Windsor, M.Cleary, a ensuite pris la parole, et, dans une chaleureuse allocution, il a félicité le nouveau Chevalier au nom de la ville, et l\u2019a assuré que tous les citoyens, quelles que soient l\u2019origine et la croyance auxquelles ils appartiennent, se réjouissaient avec lui de l'honneur si bien mérité qu\u2019il venait de recevoir.Plusieurs parents et amis, au nombre desquelsse trouvait votre humble serviteur, ont été invités à prendre part à un excellent diner qui avait été préparé pour l\u2019occasion à la résidence du Docteur Casgrain.Nous ne terminerons pas cette correspondance sans faire une observation, que nous avons entendu exprimer par plusieurs personnes c\u2019est que la distinction que vient de recevoir le Dr Casgrain n\u2019a pas seulement la portée d\u2019un honneur personnel, mais qu'elle rejaillit sur tous les Canadiens-français de nos endroits, et qu\u2019elle contribue, en attirant sur eux l'attention, à augmenter l\u2019influence qui leur est nécessaire pour faire valoir leurs droits.HTE GIRARDOT.\u2014 > - L\u2019expulsion des princes Nous lisons dans le Pays : Tout est en feu dans le gouvernement.La royauté apparait menagante et le spectre blanc s\u2019agite tout à coup.Le gouvernement est désolé ! Il voulait bien avoir l\u2019air de savoir ce qui se passe, mais il ne s'attendait pas à semer une pareille épouvante.A l'heure qu\u2019il est, il voudrait prendre la direction de l'opinion, pour la calmer et la contenir.Mais la chose est difficile.L'opinion est comme affolée, et il sera bien malaisé au gouvernement d'éviter telle ou telle proposition violente qui sera déposée sur le bureau de la Chambre des députés.Car nous croyons, nous, .à l\u2019expulsion prochaine des princes, quels qu\u2019ils soient.La République en a peur, et a raison d\u2019en avoir peur.Elle sent très bien qu'elle est en sûreté que tant que personne ne se lèvera contre elle, et qu\u2019elle est per- due aussitôt qu\u2019an prétendant, fort de ses droits et surtout.de ses devoirs, saura, par une ferme attitude, grouper autour de lui tous les\u2018 écœu- rements, toutes les désillusions, toutes les vengeances.Sans que perspnne y touche, ce jour-là, la République tombera d\u2019elle- même comme un château de cartes.On n\u2019y croit plus, à la République.Ses meilleurs amis doutent d\u2019elle.Et l\u2019heure de la revanche conservatrice va sonner enfin ! Ces bruits d'expulsion des princes sonnent agréablement à notre oreille.Tant qu\u2019on les garde, confondus dans la foule, mêlés aux inconnus qui passent, aux étrangers qui circulent, c\u2019est qu'ils ne font rien de bon, rien d\u2019utile, c\u2019est qu\u2019ils ne font pas leur devoir envers la France qui les implore.Mais, du moment que la République tressaille, les regarde de travers et les menace, c\u2019est que ça va bien, ou plutôt que ça commence à bien aller.Allons, tant mieux ' Et il était temps qu\u2019à ce point de vue il y eût du nouveau.Paur DE CASSAGNAC.Résumé des dépêches EUROPE FRANCE Denain, 5 avril 1884.Il y aeu une grève sérieuse des mineurs de charbon.La troupe à dû intervenir.Il y a plusieurs blessés.Paris, 6 avril 1884.La République Française insiste pour qu\u2019on exige de la Chine une indemnité de guerre.l\u2019as de paix possible sans cela, dit ce journal.Les troupes sont en marche pour Hunghoa.On dit qu\u2019il y a 3000 Pavillons-Noirs et 1200 Chinois à Sontay.La résistance sera rude.Paris 7 avril I884.Le marquis de Caux nie qu\u2019il y ait eu réconciliation entre lui et Patti.ANGLETERRE Londres 2 avril 1884.La fraction Parnell de la ligue irlandaise a adopté une résolution de censure contre Davit.parce qu\u2019il a demandé à Henry George de donner une conférence à Dublin.M.Yates, le gérant du World, a été condamné à quatre mois de prison pour libelle.Le corps du duc d\u2019Albany, a son arrivée à Cherbourg a été mis à bord du yacht royal l'Osborne.Londres, 4 mars 1884.Les dépouilles mortelles du duc d\u2019Albany ont été descendus à terre à Portsmouth et reçues avec une ande pompe.Le prince de Galles, fo duc de Cambridge, le prince Waldeck, le prinée impérial d\u2019 Allemagne, et le marquis de Lorne ont escorté le corps jusqu\u2019à Windsor, ou la reine et les princesses Christiane et Béatrice l\u2019attendaient.Londres, 4 avril 1884.A Windsor, le doyen de la résidence royale a reçu le cortège funèbre du prince Léopold à l'entrée de la chapelle.L'impératrice Eugénie a envoyé une couronne de fleurs.Londres, 5 avril 1884.Les funérailles du duc d\u2019Albany ont en lieu à la chapelle St-George, ce matin.La reine, ls prince, et la princesse de Galles,le prince Frédéric, Gruillaume, les princesses Christiane, Louise et Béatrice, et.d\u2019autres personnages royaux, \u2018assistaient au service funèbre.Le prince de Galles conduisait le deuil. JOURNAL DES \u2018CAMPAGNES TEE EEE EE EEE 11 Londres 7 avril 1884.M.Gladstque a fait un très fort discours en faveur du bill de franchise.Les régates ont eu lieu entre les champions d'Oxford et ceux de Cambridge.Les Cambridges l\u2019ont emporté par deux longueurs.Le bill de franchise a subi sa seconde lecture par 390 voix contre 210.Londres, 8 avril 1884.Le Daily News dit que Gordon n\u2019a pas reçu du gouvernement l\u2019ordre d\u2019évacuer Kartoum.Les Communes sont ajournées pour les fêtes de Pâques.ITALIE Rome 4 mars 1884.M.Mancini nie qu\u2019aucune représentation ait été par les puissances au gouvernement italien, au sujet de la spoliation de la Propagande.ALLEMAGNE.Berlin 2 avril 1884.L'empereur est retenu chez lui par la maladie.Berlin, 7 avril 1884.La Gazette de I' Allemagne du Nord dit que Bismarck cesse d'être premier ministre de la Prusse, mais conserve son poste à la tête des affaires de tout l'empire allemand.Personne ne peut avoir son prestige et son influence auprès des Puissances.Berlin, 8 avril 1884.Bismarck a déclaré que, malgré son grand âge et l'ébranlement de ses nerfs, il n\u2019a pas le temps de prendre le repos.AFRIQUE GUERRE DU SOUDAN Souakim, 2 avril 1884.Usman Digna se prépare avec une grande activité à recommencer la lutte.On s'attend à une bataille.On annonce que les tribus se révoltent contre El Madhi.Le Caire 6 avril 1884.Le premier-ministre égyptien Nu- bar-Pacha, a donné sa démission à cause d\u2019un défaut d'entente avec les fonctionnaires anglais, et des tergi versations de la politique anglaise.Les rebelles occupent les routes au delà de Berber.Osman-Digna est près de Tamanich avec 1 000 hommes.\u2018Ses soldats veulent une bataille.Le Caire, 7 avril 1884.Nubar-Pascha a suspendu sa démission, jusqu\u2019à ce que fl'Angleterre ait lait connaître sa décision au sujet des rapports qui doivent, exister entres les autorités anglaises et.les autorités égyptiennes.Le Khédive soutient ses prétentions.+ AMERIQUE ETATS-UNIS Cincinnati, 2 avril 1884 Une furieux cyclone a dévasté hier une partie des états Indiana et Ohio.Des édifices ont été détruits, et il y a eu plusieurs pertes de vie.+ JOURNALISME.\u2014Les vitle de Québec va, nous dit-on, être pourvu de deux nouveaux journaux que le printemps fait éclore.On annonce que M.S.Marcotte, ancien propriétaire de l\u2019Evénement, doit fonder un nouveau journal à la haute- ville.M.J.A.Paré ex-employé civil, publie de son côté ua journal \u2018à St-Sau- veur : La Voir populaire.Quel pays de Cocagne que Québec ! \u2014-\u2014\u2014\u2014e ds ee Aux citoyens Do Comté de Portneuf.Immense avantage ! \u2014\u2014 UN VOLUME DE 50 CENTS GRATIS.HISTOIRE DK LA PAROISSE DU CAP SANTÉ Toute presonno du comté de Portneufdésirant s'abonner au Journal des Campagnes et qui payera deux années d'abonnement d'avance, $2.00 SEULEMENT, recevra commo cadeau un magnifique volume de 376 pages, valant 50 CENTS, et intitulé : Histoire de la Paroisse du Cap Santé, par feu M.l'abbé GArIEN, autrefois curé de cette paroisse.Les citoyens des paroisses avoisinantes, qui ont eux aussi intérêt à parcourir cet ouvrage, recevront les mêmes avantages.S\u2019adresser à Elzéar Bédard, Agent du Journal des Compazg nes, No 9, Rue Buade, H.-V., Quebec: Petites nouvelles ACCIDENT EX CHENIN BE FER.-\u2014Deux hom mes lués ; plusieurs blessés.Une dépêche de Montréal en date du 4 courant, nous apprend que, hier matin, la locomotive et sept wagons du train Express de nuit allant de Toronto à Montréal, ont roulé au bas de la voie, à environ deux milles de Wales.C'est le lender qui dérailla le premier L'ingénieur M.Donohue fut tué raide.Le chauffeur Charles King fut trouvé sous un wagon.ll est très dangereusement blessé.Plusieurs personnes ont été blessées.On zomptait au nombre des passagers blessés MM.F.Nicoll et Ernest Collin, de \"Québec, tous deux légèrement at teints.M.Empeg, conducteur, attribue l\u2019accident à quelque chose! qui se serait brisé dans la locomotive.Les rails, sur une distence considérable, sont brisés.Le corps de Donohue était brûlé et noirci de manière à être méconnaissable.Le malheureux King appelait du secours à grand cris.Les passagers non blessés accoururent à lui, mais on fut quelques instants avant de trouver une pelle pour le secourir.Il est mort hier après midi.On tient une enquête sur cet accident.INCENDIE D'UN NAVIRE\u201420 personnes manquant à l\u2019appel-HÉROISME D'UN PILOTE.\u2014Une dépêche venue de Eufaula, territoire d'Alabama, E.U., en date du 3 avril, parle de l\u2019incendiv du Rebecca Everingham arrivé sur la rivière Chattahoochee, Sur trente à quarante personnes qui étaient à bord, il en manque à peu près la moitié.On croit que le feu a été communiqué par les charbons incandescents d\u2019une lumière électrique qui se trouvait au milieu de balles de cotou.En un instant, Je vaisseau était tout en feu.Plusieurs passagers pour échapper aux flammes se sont lancés dans les flots où ils ont trouvé la mort.V'armi ces derniers, on a vu trois femmes se jeter à la mer en pressant leur jeunes enfants sur leur poitrine.Malgré les flammes qui l\u2019environnaient de toutes parts le pilote, fidèle à Son poste, a conduit le vaisseau sur la balture.La moins de 30 minutes le vaisseau et ceux qui se sont sauvés étaient à terre.COFFRES-FOKTS PHOTOGRAPHES.\u2014 Les coffres-forts ave: sonnerie, dont nous avons eu quelquefois l\u2019occasion de nous occuper, sont dépassés aujourd\u2019hui.Un mécanicien allemand vient d\u2019inventer une espèce de safe qui non-seule- ment produit nne sonnerie dès qu\u2019on y touche, mais encore projette un jet de lumière électrique, à l'aide duquel un appareil photographique prend instantanément les traits du voleur.Iln\u2019y a pas raison pour qu\u2019on s'en tienne là.Bientôt les voleurs serout pris dans des trappes tout comme des bèves fan ves.A LA PRATIQUE DE LA MEDECINE~ lies messieurs dont les noms suivent, ont passé avec grand succès leurs examens finals, vendredi et samedi dernier : MM.Alfred Morin, de St-Sauveur, À.Milette, de Yamachiche, M.Moreau, de l\u2019Islet, J.Sinclair, de St-Henri, et Pierre DeBlois, de St-Laurent, I.O.UNE INVENTION UTILE.\u2014M.Bernard Jemay, de Coaticook, P.Q.vient d\u2019obtenir un brevet d'invention pour un nouveau et utile réservoir alimentateur \u2018 de poële, brûlant le bran de scie ou \u2018 autres combustibles semblables, \u201d qui est appelé à faire une véritable révolution dans le chauffage des maisons.Son invention consiste en un tuyau en tôle ou en fer blanc, qui s\u2019ajuste à toutes fournaises à charbon pourvues d'un Sel/-Feeder ou tout autre poêle semblable, de quelque dimension qu\u2019il soit.Au moyen de ce tuyau adapté aux fournaises ou poêles ordinaires, l'on se sert de bran de scie, et trois ou quatre minots, coûtant de un à deux centins, réchauffent pendant vingt-quatre heures, trois ou quatre appartements dans les maisons ordinaires durant les plus grands froids de l\u2019hiver, et ce, sans interruption par un bon feu plus ou moins intense, selon qu'il est dirigé par les portes qui en augmentent ou en diminuent l'intensité.Un des avantages de cette invention est que l'on peut charger son poële de combustible pour vingt-quatre heures sans s\u2019en occuper d\u2019avantage.On peut aussise servir de tan tourbe, et de tous les déchets de combustibles, ainsi que du charbon.Ce tuyau est muni d\u2019une alarme qui sonne dès qu\u2019il achève de se vider.Grâce à cel appareil M.Lemay n\u2019a dépensé que pour $2 de combustible dans son hiver.Est-ce assez ingénieux.LA CHASSE AUX OUTARDES.\u2014On écrit de l'Ile Verte à la date du 5 avril : \u201c J'ai lu dans le Canadien, ces jours derniers, qu'un monsieur Pelletier, de Kamouraska, avait tué, le premier avril la première outarde de la saison.\u201c Deux chasseurs de l'Ile Verte, messieurs Antoine Dion et Edmond Lemboise, ont tué quatre outardes, le 19 mars, et aujourd\u2019hui il y en a une cinquantaine d\u2019immolées.« Monsieur David Dumas, pilote, de Lévis, qui est ici depuis quelques jours seulement eu a déjà abattu neuf.TRISTE ACCIDENT\u2014Mardi vers 11 heures a m, Emile Roy, jeune enfant de 33 ans, fils de M.Joseph Roy, employé au bureau du Greffier en loi, a \u2018été la victime d'un bien triste accident.La servante de la maison avait laissé sur la galerie une chaudière remplie d\u2019eau bouillante poury mettre du linge.quand le jeune enfant s\u2019approchant à reculons da la chaudière fatale tomba dedans.Les blessures étaient horribles.Tout le bas du corps et les jambes ne sont qu\u2019une plaie sanguino!lente.Le pauvre petit souffraient horriblement.On fit mander le Dr Watters qui vint en toute hâte donner les premiers soins à la malheureuse victime qui, on espère, en réchappera.OUVERTURE DE LA NAVIGATION \u2014Le capitaine Lemaistre est parti lundi matin, parle convoi de l'Intercolonisl pour aller prendre charge du steamer Beaver qui està Pictou ; il emmenait avec lui à peu près le mème équipage qu\u2019il avait sous ses Ordres l\u2019été dernier.Le Beaver transportera durant la prochaine saison encore, les malles entre Pictou, Nouvelle-Ecosse, les îles de la Magdelein: et Gaspé, faisant escale à Georgeville et Souris, ile du Prince- Edouard.La prochaine malle va ètre expédiée sous peu.Ceux qui sont en correspondance avec les habitants des iles de la Magdeleine doivent donc se häter.SUICILE\u2014 Vendredi dernier, un jeune homme du nom de J.Ethier, à Chicago, s\u2019est suicidé en prenant de la morphine.Ce jeune homme était de Montréal, et s\u2019était rendu à Chicago pour y trouver de l'ouvrage.N'ayant pu s\u2019en procurer, il s\u2019est donné la mort.Il était âgé de 23 ans.ONGUENT ET PILULE HOLLOWAY.\u2014Princi- pes Incontestables\u2014Tous les ulcères demandent, pour leur guérison, une large provision de sang pur et de la force dans les nerfs et les vaisseaux, afin de reconstituer une nonvelle chair.Que les remèdes Holloway puissent eftec- tuer ces deux conditions, c\u2019est un fait qui ne peut plus actuellement être contesté puis qu'il a été prouvé d\u2019une manière irrécusable, dans le mondeentier, par des malades des deux sexes.Quand une plaie se présente sur quelque partie du corps, excepté sur la jambe, il est utile que les Pilules et l\u2019Onguent soient pris en mème temps ; mais quand l\u2019ulcération est sur la jambe, c\u2019est ordinairement un simple mal local, que l\u2019Onguent, bien frotté et bien appliqué, peut guérir tout seul.EE OO NN Décès TUS RINE ES IrCC A Ottawa, le samedi 5 avril 1884, chez son noveu M.Félix Béland, menuisier, est décédée Madame Scholastique Bédard, veuve de Charles Lapointe, ci-devant de Québez.Elle était âgée de 84 ans et 3 mois.A Ste Foye, le 4 du courant, i l'üge de50 ane, M.Désiré Bédard, A Notre Dame de Lévis, le 3 du courant, François-Xavier de la Salle dit Sanschagrin, âgée de 27 ans.A Montréal.le ler avril, a l'ige de 22 ans, 11 mois et 24 jours, dame Cordélia Girard, épouss de Geo.Alphonse Armand dit Chartrand.A Cuébec, le 4 du courant, Marie-Ernestine- Juliette, enfant du Dr N.-E, Dionne, à l'âge de 6 ans et 4 mois.A St-Patrice de Tingwing, le 2 du courant.M.Etienne Cantin, cultivateur de cette paroisse, A Montréal, le 2 avril, à l\u2019âge de 64 uns, F.X.Picard.A Québec, faubourg Montplaisant, le 7 du courant, à l\u2019âge de 71 ans, Madame Joseph Gilbert.A l'Islet, le 7 du courant, à maladie, Dr Gustave-Adolphe 28 ans.A St Léon de Standon, (Dorchester), le 8 du courant, M.George Nicholson, à l'âge de 27 ans et 7 mois.A Holyoke, E, U.le 14 mars, Madame D.St- Onge, épouse de Napoléon Meunier.à l'âge de 27 ans.s une lo grain, âgé de A Worcester, BE.V.le $ avril, à l'âge de 37 | ans, Madame H.L.Pry l'âge de 37 ans. 12 \u2014 NSM - » = RS \u2014 \u2018 C MNS WC Notre Nouveau Feuilletor pt, Aux nouveaux abonnés Nous faisons un tirage extraordinaire des numéros qui contiennent le commencement de ce feuilleton.Les personnes qui s'abonneront prochainvment, recevront ccs premiers numéros gratis.Ne manquez pas de vous abonner au JOURNAL DES CAMPAGNES qui sc public tous les JEUDIS contenant 16 pages de matières à lire.En outre, nous donnons comme prime aux nouveaux abonnés TROIS MAGNIFIQUES VOLUMES consistant en : Le Petit Mois da Sacré-Cœur, Le Recueil des Recettes et le M6.decin à In Maison, Le traité sur le cheval et xes mn.Iadies.Sur réceptiond\u2019 UNE PIASTRE sculement, vous recevrez le JOURNAL pendant un an, utre trois cadeaux d\u2019une grande utilité.S'ADRESSER A Elzéar Bédard, Agent du Journal des Campagnes.9, RUE BUADE, QUEBEC.is-Seul autorisé à donner les Cadeaure aux nouveaux abonnés.Petites nouvelles UN CANON A AIR\u2014On achève ce moment dans les Delamater Iron Works un canon pneumatique inventé par M Moffe rd, destiné à lancer des projectiles chargés de dynamite.Cet engin, qui sera monté au fort Hamilton dans une dizaine de jours, est en airain, mesure 40 pieds de long et pèsera une tonne environ.Il sera installé sur un trépied et relié par un tuyau à une flasque d'air comprimé.Pour tirer, on fera passer l\u2019air comprimé de la flasque dans le canon en ouvrant une soupape.L'iventeur dit qu\u2019avec une pression de 8000 livres d'air par pouce carré, son ergin lancera avec précision, à trois milles de distance, un projectile de 24 livres plein de dynamite dont l\u2019explosion causera des effets destructeurs égaux à ceux d\u2019une tonne de poudre à canon.Le canon Mofford est i Ame lisse.Les expériences ont déjà été faites avec un modèle plus petit.UNION ST-JOSEPH, A ST-SAUVEUR DE QUE- sec.\u2014 Après les remerciements d'usage votés aux officiers sortant de charge, les messieurs dont les noms suivent ont été élus officiers pour l\u2019année 1884-, 85 : Président :\u2014Jonas Gosselin, élu ; ler vice président:\u2014I.S.Langlois, élu ; Zième vice-président.:\u2014Cyrille Gingras, élu; Secrétaire-archiviste :\u2014J.Be Lapointe, réélu ; Assistant-secrétaire-archiviste :\u2014 I.Verret, réélu.Secrétaire-correspondant :\u2014L.C.Marcoux, réélu ; Trésorier :\u2014Chs.'.Lacroix, réélu ; Assistant-trésorier :\u2014Fidele Blouin, élu ; Collecteurs :\u2014Siméon Gosselin, Octave Jacques, Cléophas Blais, B.Arthur Jouineau ; Commissaire-ordonnateur :\u2014Jean Giroux, réélu ; Assistant-commissaire-ordonnateur\u2014 Frs Savard.élu ; - JOURNAL \u2018DES CAMPAGNES Membres adjoints au comité de régie :\u2014Pierre Giroux, Gme Bouchard, Jos.Jobin, Marcelle Rochette, Chs.Maranda, Ivénée St-Pierre ; Auditeurs :\u2014Ls Laperrière, Rondeau.Iéon COLLISION SUN L'INTERGOLONIAL.\u2014 Un homme lué et un autre blessé\u2014Le ler avril sera, à présent, une date rappelant de tristes souvenirs dans la paroisse de Ste-l'lavie, où un terrible accident est arrivé sur le chemin de fer Intercolonial, mardi dernier.Deux trains de marchandises, l\u2019un expédié de Campbleton et l\u2019autre de Lévis, sont venus en collision, alors qu\u2019ils couraient tous deux à une grande vitesse.Les deux locomotives ont été com- plétement démolies ainsi que les fourgons et quelques chars.Le chauffeur du train venant de Campbelton a été tué instantanément et le mécamicien, nommé Ryan, ébouillanté d\u2019une manière horrible.Le conducteur Kane, jeune homme d\u2019une paroisse en arrière de la Rivière- du-Loup, a échappé presque miraculeusement à la mort, les employés de l'autre train aperçurent le danger et s\u2019élancèrent hors des chars.Cette collision donne lieu à bien des commentaires.Un enquête est ouverte et nous saurons bientôt, à quoi nous en tenir sur cette question.Les pertes matérielle représentent une somme de plusieurs mille piastres.MEURTRE A MONTREAL.\u2014Deux lampistes Miron et Tessier se sont querellés.Miron a frappé Tessier, son beau frère.Ce dernier est tombé la tête sur les marches d\u2019une porte, rue St-André, s\u2019est brisé le crâne et est mort quelques minutes après.Cette scène se passait le 2?avril cou rant.Le meurtre a eu lieu vers 7 lenres.À 5.30 Miron, qui était en fête entra chez Tessier qu\u2019il assaillit brutalement.La police le ramena chez lui.TI jura alors qu\u2019il tuerait Tessier et l\u2019homme de police.A 6.30 heures, Tessier est parti pour son ouvrage ; il emmena son petit garçon pour allumer les lampes du prisonnier afin qu\u2019il ne perdit pas sa place.Il croyait que le prisonnier ne pouvait faire son ouvrage lui-même.C\u2019est alors qu\u2019eût lieu le meurtre.Le défunt a été administré.Quand on a dità Miron que Tessier était mort il a dit en riant : ¢ Les coups que je lui ai donnés étaient de bons coups.\u201d \u2014La vitalité, pulsée par excès de travail ou par la maladie, est siirement restaurée par la Salsepareille d\u2019Ayer.NOUVELLES RELIGIEUSES.\u2014Nous apprenons que le Révd M.Gouin, curé de la Baie, se remet rapidement de la grave maladie qui l'a fappé ces jours derniers.D'un autre côté, des nouvelles de St-Stanislas annoncent que le Révd M, Guillemette est dangereusement malade.Sa Grandeur Mgr des 'Frois-Rivières est allé visiter ces deux prêtres à leur domicile.Journal des Trois-Rivières.TUE PAR UN ARBRE\u2014M.Frédéric Picard, de St-Roch des Aulnais a été tué, il y a quelques jours, par la chute d\u2019un arbre.La mort a été instant anée.\"Il n'y avait que son fils, âgé de douze ans sur le théâtre de cet accident.INTENPÉRANCE\u2014IÎL se poursuit actuellement une enquête sur une triste affaire dont la victime est une jeune enfant de-quaire mois.Voici les fails en deux mots : mercredi, madame Dénis, rue de la Reine St-Roch, invita madame Langlais, rue Falardeau, sur le terrain Bédard, St- Sauveur, à venir chez elle.Co Madame Langlais s\u2019y rendit de fait, emmenant avec elle une petite fille de quatre mois.Les deux femmes se livrèrent à une ignoble orgie.La femme Langlais, qui était ivre, fut couchée avec son jeune enfant sur un même lit.Jeudi matin, arriver chez la femme Langlais un pelit garçon qui portait un pelil cadavre, l\u2019alarme fut donnée.La femme [anglais fut immédiatement arrêtée.Il est probable que la petite fille à été étouffée.L'enquête se terminera probablement aujourd\u2019hui.C\u2019est encore un fait à ajouter aux annales néfastes des effets de l\u2019inlem- pérance.L VERDICT DE CULPABILITÉ \u2014 Voici le verdict rendu par les jurés dans l'affaire de la femme Langlais, dont nous avons parlé.\u201c Que l\u2019enfant est morte d\u2019une enté- ropéritonite ou inflammatien d\u2019intestins, aggravée par les mauvais traitements de la part de Delina Audet épouse de Antoine Langlais, et que la dite Delina Audet a félonieusement tué la dite Marie-Delphine-Délina Langlais.\u201d La coupable n'a pas été émue en entendant ce verdict.Elle à été incarcérée et subira son procès au prochaines assises criminelles.L'autopsie de la victime à été faite par M.le Dr Fiset.C\u2019est le manque de soir qui a occasionné la mort de la malheureuse petite fille.Elle n\u2019avait aucune lésion inlerne ou externe.\u2014Au lieu de ce sentiment de faiblesse ct de lassitude, la Salsepareille d\u2019Ayer vous donnera la force et l'énergie.TERRIBLE CATASTROPHE.\u2014 131 pertes de vie.\u2014Une dépdche venue cette nuit d\u2019Halifax, a apporté l\u2019horrible nouvelle d\u2019une catastrophe que nous avons encôre à enregister.Le steamer Daniel Steinmann, parti d\u2019Anvers pour Halifax, a sombré vis-à- vis l\u2019ile de Sambro, à environ 20 milles d\u2019Halifax.Neuf personne sur cent quarante ont échappé à la mort.Les renseignements sont très nombreux.On ne communique avec cette île que par des signaux en temps de tempête.On dit que le capitaine et cinq ho:umes d\u2019équipage sont sauvés.Une dépêche plus récent: ajoute à ce nombre, trois personnes parmi les passagers.Il y avait 90 passagers.On suppose que le navire s\u2019est brisé sur les \u2018\u201c Sœurs \u201d de Sambro.Le steamer était un vaisseau d'acier de 1785 tonneaux.Il avait été construit en 1875, à Anvers, et appartenait à MM, Sceinmann et Ludwig de cette ville.La plupart des passagers étaient\u2019 des allémands.Des reporters sont partis par\u2019 terre pour Sambro, qui est à une petite distance de la terre ferme.On croit que le navire a peut-être peu sombré sur la Batture du Cheval Blanc.Le capitaine n\u2019avait été que trois à ce port.Quand il apercut le danger il était trop tard- les voisins ayant vu L'Erpérience à Reverend PERE WILDS.Lo Rév.Père Z, P.Wilds, missionnire très connu de la ville de New York, et frère de feu l'éminent Juge Wilds, cle 1x Suprême Cour du Massachusetts, écrit ce qui suit : \u2018+78 £, 5ALh St, New York, 16 Mai, 1554, Messns.J.C.AvEn & Co : Je fus, l'hiver dernier, eu proie à Une humeur qui torturait mes membres de démau- geuisons iutolérables ; In nuit surtout wes souffrances étaient terribles, outre les déman - gealsons, un feu intenso me consumeait, il n'était finpossible de supporter lu plus légère couverture.de soutfrais en mène temps d'un violent catarrho, et d'unu toux catarrheuse ; j'avais perdu l'appétit, et mon système était au plus Las.Counaissant la valeur do là SALSEPANEILLE D'AYER, soit par observation daus plusieurs cas de inaladie.soit par l'usage que j'ennvnit fait moi-méinte- quelques aunées auparavant, je commençai à m'en servir, pour tnettre, s'Hl \u201cinit possible, Un termo{ mes horrilites souffrances, Moa appétit commença à reveulr presque à lx pre.mire dose, Après un t'inps trè-court le flèvre et les démangeaisons se cutimbrent, et tout signe d'irritatior de Li peau disparait.Mon catatrhe Ct ma tonx disparurent nues, et nina sante stanviiiorant griduellemert est devenus excellente.Je nie gens cent pons cent plus fort, et ce resultant je le dois à la SALSEPARCILIE, que je reconnnande en toute confiance» convre le meilleure médecite pour purifier le suuz.en prennis trois petites doses par jour, eu avant que la deuxième flacon fût fini, mmn santé était complètement rétablie.Je mels ces faits à votre disposition, vous devriez les publier dans l'intérêt de uos semblables.À vous, #vec respect, Z.Po Winns.\u201d Le cas cité ci-dresus ost un entre mille.Nous recevons jotrneliement des nttestations de cures mcrveilleuses, toutes prouvent la faculté de la SALSEPAREILLE D'AYER pou guérir toutes les inaladies provenant de i'i:n- pureté et de ia pauvreté ou saug et due vitalité affaiblie, La Salsepareille d'Ayer purifie, enrichit, «t fortifie le saux, stim: Faction de estou et des intestine, ef CONSÉQUENL MIEL Te sUstorrs a mcme de resis AVC Steers JN atiaques de Toutes Tes Moe ladies Serofalenves, Üruptions de a Peau, Rlcrsatiomes, Catarrhes, Débi- MUté Générer cle, of tans 1es désordres résuitaus d'un sanz pauvre 1 COYTIMPU @ Cut Svstêmie faible et detinie, PREPARET PAR ELU Dr.J.C.Aver& Co., Lowell, Mass.En vonte dure roares es Pliannacies : prix Sod penny pegs $5, QUELQUES GONSEILS POUR L'USAGE OES PILULES D'AYER.
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