Journal des campagnes, 6 novembre 1884, jeudi 6 novembre 1884
[" a * 5] a = 2 bey i ve ques 5 3 it KY 5 FA.hv] Ras A ; 744 1: la ë 3 Le 7 Te = REBT ur AY, industrie ag oy TS RE) urs oY x = ECE és eh Pre fos SE See 2 EE ricole doit toujours être la base de des seme Année JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissa nt tous les JEUDIS et contenant tout les nouvelles dé Ja semaine.Prix de l\u2019abonnement \u2014UNX PEASTIX POUR LA FRANCE : LO FHRAN CH Strictement payable Lavan Imprimé et publié por LEGER BHOUNSE LI, ÉDITEUR-PROPHIÉTA TRE No 9, Rue Buade, H.V., Québec.WE DCRR CRUE DRASS A OCDE SHE FRANCE \u2014 Paris, 7 octobre.Tous les journaux sont pleins au- jourd\u2019hui des récits, des commentaires et des pénibles réflexions qu'\u2019inspirent les scènes odieuses dont l'Eglise Saint-Nicolas-des-Champs a été hier le théâtre, et que je vous ai déjà rapidement racontées.Les journaux républicains s'efforcent d'atténuer le caractère révoltant de cette manifestation communarde, où même d\u2019en rejeter la responsabilité sur les catholiques.Ceux-ci ont le tort d'avoir des sacristies qui dérangent l\u2019alignement des rues municipales, et de protester quand l'administration de la ville vient démolir une sacristie génante.Telle est la thèse de la Paix, organe honnête de la dynastie Grévy.Mais la Paix oublie de dire qu\u2019ily a sur la question une législation formelle.Les autorités de Ja ville ont \u2018bien le droit de faire rentrer une sacristie dans l\u2019alignement de la rue; cependant, avant d\u2019exercer ce droit, elle a le devoir d\u2019indemniser Ja fabrique et les fidèles qui sont les vrais propriétaires du monument, par la construction d\u2019une nouvelle sacristie ou tout autre dédommagement acceptable et \u201caccepté.Or, le préfet Pou- belle a eu si peu l'intention .de res- \u201c pecter sur ce point la lettre et l'esprit de la loi, qu'il n'a même pas voulu, comme je vous le disais, attendre le résultat de l'instance engagée contre lui au conseil d'Etat.Voilà donc un administrateur qui craint de laisser à l& jüstice administrative elle-même EY) à le temps de procéder à l\u2019examen de ses faits et gestes.Et c\u2019est l\u2019organe de l'Elysée qui admire ces belles façons d'agir.D\u2019autres journaux, qui ont dans le parti républicain plus d\u2019influence que la Paie, sont choqués de ces manifestations dangereuses et violentes, provoquées par une administration trop sectaire.La Liberté, le Temps, te Journal des Débals commentent avec ennui oun indignation les scènes \u2019hier.Quant à la presse conservatrice, c\u2019est à l'unanimité qu\u2019elle proteste contre les inqualifiables agissements de l'administration.Elle signale l\u2019absence de tout service d\u2019ordre, de toute police, alors que les excitations de la presse radicale et les procédés de administration avaient surexcité contre les catholiques en général et le clergé de SL-Nicolas-des-Champs en particulier la canaille du quartier et des faubourgs.À l\u2019archevêché, je sais qu'on est.douloureusement impressionné de la tournure odieuse que les agents du gouvernement ont donnée à toute cette affaire.Il est très sérieusement question de suspendre les exercices du culte dans la paroisse Saint-Nicolas, attendu que les profanations les plus grossières ont été commises par cette foule de voyous et de filles publiques, ces admirateurs ordinaires de notre gouvernement anticlérical.Comment tout cela finira-t-il?J'e n\u2019en sais rien.Aujourd\u2019hui encore, il jégne aux environs de l\u2019église une grande agitatation.La population, ameutée la sur quelque ordre des Loges, n\u2019a pas lâché pied.À tout instant des groupes de voyous interrompent la circulation et se livrent aux manifestations les plus grossières.Fort heureusement, l'église est fermée jusqu\u2019à nouvel ordre, et les exercices du culte sont forcément suspendus.Et voilà ce qui se passe à Paris sous le consulat de MM.J.Ferry et J.Grévy.Le citoyen Marchi, si brillamment expulsé de Bruxelles pour ses excès de zèle républicain, n\u2019a pas perdu de temps pour venir mettre sa plume au service des frères et amis de France.Tl est présentement enrôlé dans 1'Intrunsigeant du citoyen Rochefort, et son premier article paru hier a été une folle et violente diatribe contre Jeudi 6 Novembre 1884 les \u2018\u2018 réactionnaires Belges \u201d et contre le roi Léopold.Les communards ont fait là une précieuse recrue.Nous voici à la veille de la reprise de la session du Parlement.La com- raission des 44, qui n'a pas jusqu\u2019à présent trouvé grand\u2019chose pour remédier à la crise ouvrière s\u2019est réunie hier, au Palais-Bourbon sous la présidence de M.Spuller.On a décidé l\u2019envoi d\u2019une délégation à Saiut-Etienne et à Lyon,où le chômage et la détresse des électeurs ouvriers augmentent dans des proportions alarmantes.Bt c'est un pareil moment que choisit M.Fallières pour célébrer devant un auditoire de province les bienfaits de la République et les réformes qu\u2019elle doit encore réaliser.M.Fallières et ses collègues feraient bien d'inventer une réforme qui puisse empêcher la ruine de la France.Mais serait-on ministre de la République si on ne contribuait à endor- miret à tromper la nation pour la conduire doucement à l'abime e be Lettre @\u2019Angleterre Une nouvelle phase du mouvement na ional irlandais\u2014CÇCu qu'en pensent les évèques\u2014 L'émigration frlandaiss jugée par un correspondant du Times\u2014Ce qu'il fau: répondre eux mensonges de c= journal.Londres, 4 octobre.Depuis plusieurs années déjà, le haut clergé d'Irlande se tenait systématiquement éloigné des \u2018manifestations politiques et nationalistes dirigées par Parnnell ; quelquefois même, il's\u2019est vu obligé de les approuver publiquement.Le bas clergé, au contraire, n\u2019a pas cessé, quoi- ue respectant toujours les conseils © ses supérieurs, de prendre part aussi activement qu\u2019il le lui était permis à toutes les revendications nationales.De telle sorte que la scission fatale qui menace de séparer profondément, en Irlande, la cause religieuse de la cause politique, ne s'est pas encore opérée aux yeux de la nation.Si des évêqués ont dû jeter le blame, \u2014 et un blâuxe énergique \u2014 sur des mesures trop entachées d'esprit rêvolutionnaire, ils n'ont pas cessé pour cela d\u2019encourager et de.soutenir vigoureusement, comme citoyens et patriotes, les mouvements d'opinion et les actes politiques qui leur paraissaient désirables ct légitimes au double point de vie catholique ct irlandais.Mais cette conduite forcément réservée des évêques avait fait craindre à la nation que le Pape ne fit plus ou moins circonvenu par le gouvernement anglais et prévenu.par conséquent, contre l'Irlande.Nous avons dit,il y a plusieurs mois, vos lecteurs se le rappellent certainement, avec quelle joie vive et profonde a été reçue en Irlande la noble et affectueuse parole de Léon XIII, rapportée de Rome par un membre de l\u2019épiscopat irlandais qui lui avait exposé fraternellement les doutes envahissant de plus en plus l'esprit du peuple : \u201c Allez, a-t-il dit, et assurez à vos compatriotes que j'aime l'Irlande, que je souhaite de tout mon cœur lui voie rendre juttice, et la voir rétablir dans ses droits.\u201d À ces mots, l'Irlandais a compris que ce qu'il appelle les machinations du vieux serpent (l'Angleterre), -n\u2019avait pas abusé le Chef de la catholicité sur l\u2019état réel de l'Irlande, et que ses évêques, par conséquent, ne pouvaient recevoir aucune instruction soupconnée d'inspiration anglaise.Voici que cette semaine vient de \u2018se cimenter en quelque sorte dans une réunion épiscopale un rapprochement heureux entre les chefs politiques'et les chets religieux de la nation.Le leader parlementaire du parti irlandais, M.Parnell, a été approuvé dans plusieurs points essentiels yde sa ligne politique par les évêques, de même qu'il avait été puissamment patronné par eux dans sa campagne contre l\u2019émigration.ll va retirer incontestablement de cet appui une force nouvelle et énorme, car, il faul le dire, un grand nombre d'Irlandeis qui avaient abandonné le champ de bataille politique, troublés et mêmes découragés par les dissentiments subsistant entre leurs directeurs catholiques et leur chef civil, vont revenir au combat avec entrain.Comme il serait désirable que Cet accord pût durer, s'affermir et s\u2019é- 2 JOURNAL DES / CAMPAGNES + 4 EEE EEE EEE D EEE EE EE EE EE tendre pour ne laisser place à aucune division.Si M.Parnell en a l\u2019intelligence et la force, c\u2019est vers ce but u\u2019il doit conduire ses partisans, en dépit de toutes les sociétés secrètes.Quant au clergé, il ne peut faire preuve de plus d\u2019abnégation et de patriotisme éclairé.xFz Le Times nous a ramenés cette semaine à la question de l\u2019émigration irlandaise.Un de ses reporters se promène dans l'îÎle-sœur et envoie de là une série de correspondances que nous ne trouvons pas précisément sans reproche.Il réédite une vieille assertion qui n\u2019est pas fille d'un grand effort de génie et qui est absolument fausse d\u2019ailleurs comme on l\u2019a.démontré cent fois.D\u2019après lui, l'Irlande est trop peuplée, de là vient sa misère.Il ne peut ignorer cependant que la population de cette malheureuse île a diminué d'au moins trois millions depuis quatre-vingts ans.Quelle influence en est-il résulté sur la misère de la population qui reste ?\u201c Les désordres agraires, continue le Times, ne cessent de troubler le pays ; donc\u2014et c\u2019est ici le résumé de sa politique\u2014il faut continuer d\u2019encourager l\u2019émigration d'une part et faire sentir de plus en plus forte- mant, d'autre part, à ce peuple indompté, la pesanteur du bras de la ol.\u201d Nous ne devons pas nous attendre à: voir les Anglais s\u2019accuser eux- mêmes, tandis qu'il est si facile de donner cette exlication de la détresse de l'Irlande.Ils ne diront jamais qu'elle est pauvre et misérable, parce qu'ils lui extorquent son argent, tranchons le mot, parce qu\u2019ils la volent et l'oppriment depuis des siècles.Nous nous promettons bien, si les circonstances nous le permettent, de montrer un jour à vos lecteurs l'Ir- LANDE VOLÉE PAR L'ANGLERRE.Nous soulignons le mot parce qu\u2019il a été écrit par quelqu\u2019un qui savait ce qu\u2019il disait.Tout l'or irlandais traverse le canal Saint-George et va enrichir l\u2019Angleterre par la double voie des impôts et des banques, c\u2019est- à-dire par la force et par la ruse.Quant aux capitaux anglais, pas un \u201c farthing \u201d ou, si vous voulez, un \u201c liard \u201d ne s\u2019en va soutenir la moindre entreprise en Irlande.Ilest inutile de mâcher les expressions pour rendre cette vérité moins dure et moins terrible.L'histoire la portera écrite aux yeux du monde en caractères sanglants, et elle sera l\u2019éternel opprobe de l'Angleterre\u2014\u2014 i \u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019Avenir du canal de Panama L'empressement avec lequel le public souscrit-anx obligations avantageuses que M.Ferdinand de Lesseps émet jusqu\u2019au 25 septembre, s'explique d\u2019abord par les avantages mêmes de l'émission, et ensuite par le magnifique avenir de l\u2019entreprise.Les avantages de l\u2019émission, nous les avons déjà signalés plusieurs fois : un revenu de plus de 6 pour cent par an, une prime de remboursement de 177 francs par chaque obligation souscrite et une plus-value du titre, qui se développera, qui augmentera, au far et à mesure que la date de l'achèvement du canal, fixée à 1888, dans quatre ans, s\u2019apportera.C\u2019est là, d'ailleurs, exactement, ce qui s\u2019est passé pour le canal de Suez.En 1867, M.de Lesseps donnait au public des obligations émises à 800 francs, qui ne rapportaient que 5 070 par an, et ces obligations valent aujourd\u2019hui àgla Bourse 580 fr.a plus-value réalisée, le bénéfice est donc de 280\"francs par titre ; en d\u2019autres termes, l'argent apporté à M.de Lesseps a presque doublé du valeur.\u2018 Tl en sera certainement de même suivant son habitude, a largement -| et dès lots n\u2019inspire ni aux Français des obligations de Panama, que Mde Lesseps offre aujourd'hui au public presque dans les mêmes conditions que celles de 1867.Quant à l\u2019avenir du canal de Panama, au trafic énorme qu\u2019il doit satisfaire, aux recettes qu'il procurera en conséquence de ce trafic, il y a longtemps que le public français l'apprécie, avec cette promptitude de jugement et cette clarté de vue qui caracterise notre nation.Maintenant, ce sont les Américains et les Anglais qui voient ce que sera pour le commerce universel l'ouverture du canal de Panama en 1888.Voici ce que dit le grand journal anglais de Londres, le Times, dans son numéro du 18 septembre : \u201c M.de Lesseps émet en ce mo- \u201c ment une nouvelle série d\u2019obliga- \u201c tions du canal de Panama.Quoique \u201c cette émission ne doive avoir lieu \u201c que le 25 septembre, on sait déjà \u201c que les demandes seront considé- \u201c rables et que le succès est assuré.\u201cIl n'y a rien de surprenant.\u201c Ce qui est intéressant pour les \u201c Anglais, c\u2019est qu\u2019en ce moment, la \u201c conviction prédomine que le Canal \u201c sera prêt à la date stipulée, c'est-a- \u2018 dire en 1888.Or, les Américeins \u201c se préparent activement pour cet \u201c événement.Ils ont envoyé une \u201c commission spéciale pour faire un \u201c rapport sur l\u2019état des travaux et la \u201c date probable de l'achèvement du \u201c canal, et comme cette commission \u201c a conclu qu\u2019il serait prêt en 1888, \u201c les Américains ne sont non seule- * ment pressés de mettre leur marine \u201c marchande en état de profiter de \u2018* suite du canal, mais ils créent aussi \u201cune suite de Zollverein en con- \u201c cluant des traités avec les Etats \u201c qui bordent le Pacifique.Et le journal de Londres conseille aux Anglais de ne pas se laisser devancer par les Américains, de se préparer pour se servir du canal dès le premier jour.En fixant à 20 francs seulement par titre souscrit le premier versement et en échelonnant les autres versements, M.Ferdinand de Lesseps, favorisé la petite épargne française, et nous l\u2019en félicitons.C\u2019est la grande masse des capitalistes français qui a fait le canal de Suez et qui ena bénéficié.Il est bon que les mêmes capitalietes bénéficient des grands résultats que promet, comme son aîné de Suez, le grand canal de Panama.Po Lettre de Tunisie Mgr Bouhagiar\u2014Rapatriement de 5,500 soldats français\u2014L'incendie de l\u2019église des Capucins.Tunis, 16 septembre.C'est désormais répéter une banalité que de faire ressortir la hauteur de vues qui préside aux diverses résolutions que prend l\u2019Em.Lavigerie pour assurer la reconstitution de I'Eglise d'Afrique.Vous n\u2019ignorez pas de quel tact il faut user pour donner un peu de concorde à cette population tunissienne dont les éléments sont si hétérogènes.Français, Arabes, Italiens, Maltais, catholiques, mahométans et juifs, voilà autant de catégories disparates, entre lesquelles ç\u2019a été la grande mission de Mgr Lavigerie de chercher à faire la paix.Ce sera son éternel honneur d\u2019y avoir réussi; et le choix du P.Bouhagiar, qui vient d'être sacré évêque auxiliaire'de Carthage, est une étape dans cette voie.Mgr Bouhagiar est Maltais d\u2019origine, ni aux Italiens les défiances qu\u2019éprouvent ceux ci pour ceux-là.et ceux-là pour ceux-ci.D\u2019amtre part il appartient à cet ordre de Capucins dont les services sont tant appréciés son passage que marques de respect et que bénédictions.Enfin, curé de Sfax depuis plusieurs années, Mgr Bouhagiar connaît toutes les langues qu\u2019on parle ici et ne manquera pas de mériter avant qu\u2019il soit longtemps les sympathies universelles.Vous avez déjà publié des , détails sur la cérémonie du sacre, qui a été splendide de tous points.Le ministre résident et les consuls y ont pris part, donnant partout des preuves de cette courtoisie que l'Etat ne témoigne guère à l\u2019Eglise dans la mère- patrie, et que M.Paul Cambon lui-même n\u2019avait pas l\u2019habitude de témoigner dans le Nord, quand il était préfet de ce département.Dans le cortège qui a reconduit processionnellement les évêques jusqu\u2019au collège Saint-Charles, on admirait la multitude des étendards frau- çais mariés aux drapeaux anglais, le tout formant un splendide coup d'œil.Le soir, l'avenue de la Marine était brillamment illuminée ; une foule énorme la parcourait dans les deux sens, et se plaisait à s'associer aux joies d\u2019une fête qu\u2019il faut considérer comme le signal d'une ère plus féconde pue jamais pour les intérêts catholiques et français dans la Tunisie.x F4 Notre corps d'occupation va-t-il.être réduit comme on l\u2019annonce au- jourd'hui même de Marseille ?La Compagnie Transatlantique aurait reçu l\u2019ordre d'aménager le matériel nécessaire pour le rapatriement, par fraction de 5,500 soldats français, dont un premier millier partirait incessamment par l'Abd-el-Kader, qui mouille à la Goulette.Il est bien vrai que la France a besoin de soldats en Chine, et d\u2019autre part qu\u2019elle ne saurait mobiliser à l\u2019excès ses garnisons de l\u2019intérieur ; mais n'est- ce pas un chiffre exagéré que celui de 5,500 hommes dont on dégarnirait le territoire de Tunis ?Après cela, qui ne sait désormais que l'influence française doit ses progrès bien moins au ministre résident et aux troupes sur lesquelles il s\u2019appuie, qu'à Mgr Lavigerie et à ses dignes auxiliaires qui mettent au service des causes les plus élevées l\u2019habileté la plus admirable, et dont l\u2019action vaut, comme on l\u2019a bien dit, tout autant qu'une amée ?xFx Une dépêche vous a fait connaître le désastre qui a frappé notre ville il y a huit jours.Vers midi, le feu s'est déclaré, rue Sidi-Murgiani, à l\u2019église des religieux capucins qui desservent la mission de Tunis, depuis deux cents ans.Je ne sais si cet incendie doit être attribuée à la malveillance.donné de nouvelles preuves de leur courage et de leur dévouement.Grâce à eux, on a pu se rendre maître en quelques heures du feu, qui était très violent et qui menaçait la ville d\u2019un grand désastre.L'église incendiée se trouve, en effet, dans cette partie du quartier européen où la'population est la plus dense ; elle est, en outre, enclavée au milieu des maisons, C\u2019est le quatrième régiment de zouaves qui mérite surtout des félicitations ; le quartier européen lui doit assurément d\u2019avoir survéeu au désastre.Officiers et soldats ont rivalisé d\u2019activité intelligente.Atrois-heutes, tout-dati£er était conjuré.A.A - er tr eer Kt iret Madrid, 29.La nouvelle circale quele révolutionnaire Zorilla est caché sur ta frontière française et qu\u2019il cherche a corrompre les troupes espagnolrs dus pro- vincos du nord.On preud des \u2018mesures ici, et dont la robe ne rencontre sûr + pois paraly-er ses-tentativrs.oe - 1 dee.A cette occasion, nos soldats ont.Lettre pastorale de Mgr l\u2019évêque d'Ottawa sur Ia franc- .maçonnerie Joseph Thomas Dnhamel, par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint- Siège Apostolique, Evêque d'Ottawa, Assistant au Trône Pontifical, etc.Au clergé, aux communautés religieuses et aux fidèles du diocèse d'Ottawa, salut et bénédiction on Notre-Seigneur, Nos Très Chers Frères, Dans son Encyclique Humanum Genus, Léon XIII dit aux évêques : \u201c arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et fuites- la voir telle quelle est.; par des lettres pastorales spécialement cousa- crées à cette question, instruisez vos peuples.\u201d + Nos devons soumission entière au Pape, lorsqu'il nous donne un ordre ou qu\u2019il nous indique un devoir.N\u2019oublions jamais cette vérité, Nos Très Chers Frères, car le Pape commande au nom de Dieu ; il dirige les âmes au nom de Jésus-Christ, avec une assistance particulière de l\u2019Esprit-Saint.; Pour témoigner de notre obéissance au chef des âmes sur la terre, nous venons, en ce jour, vous entretenir de la franc-maçonnerie, des malheurs qui accompagnent son développement et du but qu'elle poursuit.I Dans les persécutions actuellement exercées contre l'Eglise, un fait domine tous les autres : la captivité du Pape qui dure depuis plus de quatorze ans.Cette captivité est un malheur pour l\u2019Eglise et une honte pour les catholiques.La chef de plus de deux cents millions de catholiques ne peut sortir de sa demeure sans s\u2019exposer aux insultes et aux attagmes de ses ennemis.Tournez vos regards du côté de Rome, Nos Très Chers Frères, et vous verrez deux palais royaux en face l\u2019un de l\u2019autre : la Vatican et le Quirinal.Au Vatican habite le Roi légitime, Léon XIII.La Révolution a volé le Quérinal pour y installer le Roi qui y obéit.Celui-ci sert de géo- lier à Notre Saint-Père.Et, la prison du Pape est bien gar- En décembre 1878, en janvier 1879, et depuis en 1882, pendant quatre mois, devant la porte de bronze du Vatican, Nous avons vu les agents de la police italienne et et Nous n\u2019avons pu, une seule fois, nous rendre à l\u2019audience du Souve- rain-Pontife sans rencontrer, à la même porte, un soldat italien en faction, le fusil en bandoulière.Quelques soldats pontificaux, il est vrai, montent la garde à l\u2019intérieur, mais peuvent-ils suffire pour empêcher l\u2019Italie de franchir l\u2019enceinte sacrée ?Léon XIII a déclaré à maintes reprises que sa situation devenait chaque jour plus intolérable.11 Mais qui donc a dépouillé lesVicai- re de Jésus-Christ de ses Etats, de ses biens ?Qui donc entrave de plus en prus sa liberté ?Les hommes de la Révolution.Ces hommes se sont organisés en sociétés secrètes.Comptant sur leur- nombre et sur la puissance qu\u2019on lear a laissé acquérir, ils poursuivent sans relâche leur but.Tantôt ils provoquent, tantôt ils favorisent les agitations sociales, politi- \u2018| ques, religieuses ; ils trouvent mille moyens d\u2019endormir ou d\u2019effrayer plusieurs de ceux qui, dans leur position, .pourraient réclamer, avec chance de succes, les droits imprescriptibles de la Religion ; ils réussissent souvent «à paralyser l\u2019action des fidèles enfants de l\u2019Eglise.Pour augmenter le-mom- bre de leurs instruments et de legxs _ \u201c JOURNAL DES CAMPAGNES dupes, ils reçoivent dans leur camp et ceux qui ne croient pas en Dieu ou n\u2019admetient aucune révélation, et ceux qui vivent séparés de l'Eglise et ceux qui pensent rester catholiques tout en s\u2019affiliant à des sociétés dont les doctrines sont hérétiques, irpies, athées.Ceux qui aiment sincérement I'Eglise et veulent son triomphe, même au prix de tous les sacrifices, deviennent les sujets de railleries les plus grossiéres de la part de ces hommes pervers et de ceux qui se laissent imbécilement tromper par eux ; ils sont taxés de fanatisme et d\u2019ignorance parcequ\u2019ils ont en horreur les doctri- trines que les Papes, entre autres Pie IX et Léon XIII, ont notées comme mauvaises, erronées, dangereuses, etc, Les affiliés les plus rusés, et souvent les plus cachés des sociétés secrètes, travaillent aussi avec grand soin à inspirer à certains catholiques dont l'influence, les écrits, et un généreux concours seraient si utiles à la cause religieuse, cette prudence qui pourtant n\u2019a jamais été chrétienne et qui les porte a ne rien entreprendre pour la vérité, et même à blâmer ces vrais disciples du divin Maître qui veulent, avant tout, l\u2019ex- | tension du règne de Dieu.Dans les mêmes desseins, ces hommes tournent en ridicule les choses saintes, et les pratiques, la morale et le dogme enseignés par la Religion ; ils applaudissent à toute injustice commise contre l\u2019Eglise ; et, s\u2019ils affichent, quelque fois, à l'égard de cette divine société, une affectation de respect, c'est pour mieux réussir à livrer au mépris ses dignitaires les plus dévoués et les plus courageux dans la lutte contre le mal; enfin, ils s\u2019attaquent directement à tout ce qui est chrétien.111 Entre toutes les sociétés secrètes la franc-maçonnerie tient le premier rang.Elle est devenue comme la mère de toutes les autres.C\u2019est elle surtout qui a inspiré ces spoliations sacrilèges contre lesquelles, à chaque occasion, il importe de protester ; c\u2019est elle qui a fait du Vatican, pour Timmortel Pie IX et l'intrépide Léon XIII, une dure prison.Il ne faut pas juger de la franc- maçonnerie par quelques programmes avoués ou encore par certains personnages qui font ou ont fait partie,de la secte maçonnique.Ajoutons qu\u2019il est nécessaire de ne pas se laisser tromper par les affirmations ou les négations intéressées des francs- maçons eux-mêmes.Beaucoup parmi eux nient que la franc-maçonnerie soit une société mauvaise et prétendent qu\u2019elle est una association de secours mutuel, dont les membres ne s'occupent que de tôlérance et de fraternité, dont le but est d\u2019assurer à leurs semblables vne plus grande somme de liberté, dont les principaux moyens d'action sont la diffusion de l'enseignement et la vulgarisation de la science.D'autres cependant, ainsi que le dit Léon XIII, \u2018\u201cne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions, et ils rivalisent d\u2019audace entre eux contre l'auguste majesté de Dieu.C\u2019est publiquement qu\u2019ils entreprennent de ruiner la sainte Eglise, afin \u2018\u2018@\u2018arriver, si faire se\u2019pouvait, à dépouiller complètement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont redevables à Jésus-Christ Sauveur \u201d : Vous le voyez, Nos Très Ohers Frères, la franc-maçonnerie est ha- , bile.Faut-il'cacher son jeu ?Elle lé cache sans l\u2019abandonner.Croit- .\"elle le moment arrivé quelque.part de travailler à découvert à son œuvre de destruction, elle a mille audaces.Elie sait prendre toutes les formes.Polir lesrois, les fils des rois et les - grands duifionde elle est aristocrats ; pour les gens du peuple, elle se fait populaire.Elle flatte toutes les ambitions, celles du riche et celles du pauvre, célles du savant et celles de \u2018ignorant, IV La franc-maconnerie envie la place que l\u2019Eglise occupe dans le monde.Aussi veut-elle, cherche-t-elle à s\u2019en emparer.Qui, après la publication de l'Encyclique Humauum genus, pourrait dire qu\u2019elle dissimule même sa prétentien de devenir la contre- Eglise ?Elle a des loges pour temples ; elle a son culte ; elle fait ses cérémonies avec ou sans la permission des autorités quand les circonstances lui sont favorables ; elle a sa hiéarchie ; elle adore son Dieu à elle, cet esprit qui a voulu se faire l'égal du Très- Haut, Pour remplacer les enseignements de l\u2019Eglise, la secte maçonnique a ses doctrines positives, naturalistes.Au lieu de la morale chrétienne, elle prêche sa morale libre et indépendante qui prépare le triomphe des passions dans les cœurs et le règne du désordre dans la société.Croyant pouvoir détruire ce que l\u2019Eglis a édifié et renverser ce qu\u2019elle soutient, la franc-maçonnerie a déclaré une guerre d'extermination à la saint Epouse du Christ, Pour être plus lente dans certains pays, cette guerre n\u2019en est pas moins perfide.La franc-maçonnerie ne se propose rien moins que la destruction du Christianisme et de Dieu même, s'il était possible.En vain des francs- maçons voudraient nierce but.Un de leurs chefs n\u2019a-t-il pas dit que la secte maçonnique \u201c travaille à rouler le cadavre du catholicisme dans la fosse ?\u201d Il ne faut pas se faire illusion, la maçonnerie est une conspiration habile et puissante et non pas seulement, comme queiques-uns se l\u2019imaginent, une secte idéale, ou une association de bienfaisance.Depuis un siècle et demi, ce sont les paroles de Léon XIII que nous allons citer, \u201c la secte de francs-maçons a fait d\u2019incroyables progrès.Employant à la fois l\u2019audace et la ruse, elle a envahi tous les rangs de la hiérarchie sociale et commencé à prendre au sein des Etats modernes une puissance qui équivaut presque à la souveraineté.De cette rapide et formidable extension, sont précisément résulées, pour l\u2019Eglise et pour l\u2019autorité des princes, pour le salut public, les menaces que nos Prédécesseurs (les Papes) avaient depuis longtemps prévues.\u201d : Deux sociétés organisées sont donc en présence: 'Eglise et la franc- haçonnerie.Le sort!de la chrétienté et le salut du monde sont en jeu dans la lutte irrévocablement engagée entre elles.L'Eglise a été constituée par Jésus- Christ.Elle n\u2019est pas une œuvre humaine, Il faut lui obéir ou la persécuter, croire en elle ou lui faire la guerre.Inutile de lui demander de jeter ses armes et de mendier la paix.Gardienne des principes sociaux, de la morale éternelle et de la vérité, elle enseigne et agit au grand jour.\u2018 La franc-maçonnerie.au contraire est une seëte occulte qui propage des principes naturalistes, anti-so- ciaux ; elle fait l\u2019œuvre de l\u2019ennemi de Dieu et de l'homme.! Nos Très Chers Frères, Nous sommes les enfants de Dieu et les serviteurs du Christ, il ne peut y avoir de contact entre nous et ceux qüi se font fles enfants de Satan ét les esclaves de chefs la plupart du temps inconnus ; nous sommes les fils'de la lumière, il doit exister entre.nous et les fils des ténèbres une antipathie profonde et reconnue.Sera la présente Lettre Pasturale lue au prône dans toutes les églises et chapelles paroissiales et en cha- \u2018toute atteinte qui serait portée à la \u2018par tous les moyens, pitre dans les Communautés Religieuses, {le premier dimanche après sa réception.Donné à Ottawa sous Notre seing, le sceau du diocèse et le contre-seing de Notre Secrétaire, ce cinquième jour d'octobre mil huit-cent quatre- vingt-quatre, fête de Notre-Dame du Rosaire.{ J.THomas, Ev.d'Ottawa, Pe me + ee Lettre d\u2019Allemagne Berlin, 8 octobre.Je me reprocherais de ne pas vous signaler l\u2019impression qu'a faite, dans toute I\u2019 Allemagne honnête, la magnifique lettre du Pape au cardinal Jacobini, Pendant qu\u2019en Italie la presse officieuse a cherché à amoindrir ou à dénaturer l\u2019acte de Léon XIII établissant aux portes de ses apparlements un hôpital pour les cholériques, notre presse conservatrice, catholique et protestante, a exalté à l'envi la générosité du Pontife.Les ripostes de la presse allemande à la presse italienne ont été particulièrement vives quand cette dernière s'est imaginée de dénier au Pape le droit d'avoir chez lui uy.hôpital pour les cholériques.Pourquoi le Pape, même prisonnier, mais toujours roi, ne pourrait-il pas agir en roi dans l\u2019étroit espace qu'on lui a laissé, au- tent qu\u2019Humbert à Turin, à Naples et même dans cette Rome violée contre tous les droits ?La Gazette de la Croiz et le Reichsbote, en particulier, s'élévent violemment contre les prétentions des feuilles italianissi- mes et protestent d'avance contre souveraineté pontificale.Comme de juste, la presse juive n\u2019entre pas dans ce mouvement d'enthousiasme.Vous n\u2019ignorez pas les - relations, intimes à plusieurs titres, qui unissent cette presse à la presse italianissime.En maintes circonstances, lu même bourse qui fait vivre la Gazelle de Voss, par exemple, et d\u2019autres feuilles allemandes, est celle qui verse dans les veines des feuilles italianissimes le song doré qui les fait vivre.Aussi ne faut-il pas s'étonner qu\u2019obéissant- à un même mot d'ordre les journaux ejusdem farinae des deux pays se soient entendus pour trouver à redire à l'acte souverain créant l\u2019hôpital du Vatican.Mais ces efforts combinés n\u2019ont eu qu\u2019un résultat : attirer une plus grande attention \u2018sur la grandeur d'âme ct sur la magnanimité de Léon XIII et provoquer dans toutes les âmes un inexprimable sentiment d'enthousiasme.Fy Le jour se fait enfin d'une manière à peu près complète sur la visite de l'empereur à Munster.Il est certain que notre vieux souverain n\u2019a pas consenti à recevoir l'adresse des nobles westphaliens, et ce refus.n\u2019a soulevé aucune récrimination, \u2018étant connu les sentiments auxquels l\u2019empereur a obéi.Ce sont ceux que je vous signalais en temps opportun.Quant à toutes les autres histoires qui ônt été mises en cours, elles l\u2019ont été par la presse libérale et par la presse juive, qui ont joué dans toute cette affaire un rôle honteux.Malheureusement, quelques rares journaux conservateurs protestants ont donné aussi dans le jeu.Ce jeu était d\u2019abord de dénaturer frauduleusement, cyniquement les intentions des catholiques de Munster, de leur aliéner même d'avance l\u2019esprit du souverain ; de semer partout avec une habileté diabolique la suspicion et la froideur ; de combattre, enfin, l\u2019heureuse itapression que devaient produire sur l\u2019ompereur les manifestations annoncées de dévouement et d'affection.Cette machinationn\u2019ayant pas réussi, | Aussi on s\u2019est ingénié à tromper le pub.lu par une falsification honteuse des faits., La vérité est que l\u2019empereur a été reçu à Munster avec les témoignages les plus grands et les moins équivoques d\u2019affection et de dévouement.Les catholiques en particulier, le cleré et la presse en tête, se sont fait remarquer par la noblesse et la haute (correction de leur attitude.empereur a-t-il été vivement ému.Je vous ait dit que Mgr l\u2019évêque de Munster avait été, de la part de Sa Majesté, l\u2019objet d\u2019une invitation particulièrement flatteuse au banquet impérial.L'empereur et toute la famille impériale se sont montrés infiniment aimables pour Sa Grandeur.Telle est la vérité, N'ayant pas pu brouiller les catholiques avec leur souverain, les feuilles juives essaient maintenant de faire croire à la nation que la réception de Munster a été tout autre.Mais les fables ne trouvent plus que des incréduies et excitent une indignation générale.# Fx L'époque des élections est désormais fixée, comme vous l'avez certainement annoncé, au 28 novembre.Aussi, chacun est à son poste de combat.De notre côté, la campagne sera menée vivement, mais à la façon dont nous entendons les luttes politiques.Les libéraux de tout acabit ont d\u2019éjà adopté une manière différente et, chose curieuse, avant de tomber sur notre dos ils commencent par se dévorer entre eux.\u2018Je vous fais grâce des scènes qui se passent chaque jour dans les réunions de ce qui s\u2019imprime dans leurs journaux.Jamais manants n\u2019ont poussé plus loin la liberté de l\u2019invective et de l'injure.Que sera-t-ce quand, après avoir épuisé entre eux \u2018leurs colères, ils se réuniront pour nous accabler ?Ces faits portent avec eux leur enseignement, et je puis vous dire qu\u2019ils contribueront à fortifier le parti du Centre.Puisque je parle du Centre, jajou- terai qu\u2019un de ses membres les plus intrépides et les plus généralement estimés, M.le docteur Auguste Reichensperger, qui a \"76 ans, est, de tous ceux qui ont été mêlés à la vie politique de ces dernières années, celui peut-être qui s\u2019est le plus fait remarquer par son exactitude à remplir ses devoirs parlementaires.Il n\u2019a jamais manqué à ses amis, même dans les circonstances d'une importance relative.Son activité était proverbiale, et la solidité de ses principes ne s\u2019est jamais démentie.Aussi emporte-t-il dans sa retraite l\u2019estime de tous.Ses ennemis même rendent hommage à son noble caractère.x F4 L\u2019émotion produite dansla province de Posen par le discours attribué à M.le docteur Franz, l\u2019ami de Mgr le prince-évêque de Breslau, n\u2019est pas près de prendre fin.Ce qu\u2019il faut surtout redouter à cette heure, c'est une scission du parti catholique de la province, qui comprend à la fois les Allemands et des Polonais.Cette scission deviendrait inévitable, ai après avoir donné à un discours de M, le chanoine Franz une portée qu'il n\u2019avait pas, la presse polonaise ne consentait pas à mettre un peu d\u2019ean dans son vin.Les catholiques allemands du pays, et qui ont donñé à la partie polonaise de .nombreuses preuves de fraternité, qui n\u2019ont en particulier jamais approuvé le système vexatoire employé \u2018par les représentants du\u2019 gouvernement pour supprimer brutalement la langue polonaise, ces catholiques sont froissés des procédés par trop vifs de la presse.Dans les questions politiques, autant que partout et peut-être plus que partout, il faut beaucoup de sang-froid.Pnissent-les Polonaisne pas l\u2019oüblier.Ap: Mégantt e Aux dernières nouvelles, le candidat libéral, M.White, aurait 12 voix de maiorité.C\u2019est une victoire matérielle pour l'opposition.Ce n\u2019est ni un gain ni un succès.M.White ne fait que prendre la place de M Irvine, et il est évident que le parti libéral perd du terrain dans Mégantic, Autrefois, nos adversaires y remportaient des majorités de 600 voix.Aujourd\u2019hui ils sont réduits à 37 ou à 12.Que nos amis de Mégantic ne se découragent pas.La victoire leur vient lentement, mais sûrement.tic est un comté que nous sommes en train de conquérir.Pas plus que les royaumes ou les provinces, les comtés ne se gagnent du premier coup.Nous n'avons pas encore réussi cette fois à battre l'ennemi.Mais il s\u2019affaiblit.Encore une campagne, et nous le vaincrons.La prochaine lutte se fera contre M.Langelier dont l'élection est contestée.Que nos amis commencent dès aujourd'hui à s\u2019organiser, et qu\u2019ils attendent en se préparant l'heure de la revanche.\u2014- ile \u2014\u2014\u2014 A veu d\u2019impuissance Le Monde, de Montréal, ayant demandé à la Patrie quels sont les chefs et le programme du parti libéral, le journal rouge a répondu comme suit : Nos chefs il les connait assez, et quant à notre programme, il se réduit à un seul et unique article : Délivrer le pays le plus tôt possible des intriguants politiques qui l'exnloi- tent.Quand cet article de notre programme sera exécuté, nous sanrons bien ce qui nous restera à faire.Voilà une réponse typique.La Patrie n\u2019ose pas déclarer formellement que M.Mercier est son chef.Elle craint de s\u2019exposer à la réédition de ses anciennes philippiques à l\u2019adresse du député de Saint-Hya- cinthe.Quant au programme libéral, la Patrie ne le déguise pas.Le voici en une phrase : Ofe-toi de là que je m'y melle.En réplique à cette incroyable déclaration, le Monde s'écrie avec raison : C\u2019est l\u2019aveu le plus complet d\u2019impuissance que jamais journal ait formulé a1 nom d'un parti.Comment, l\u2019on vous demande de déclarer, non pas tant à nous qui savons ce que comportent ces évolutions d\u2019un parti qui se débat sous l\u2019étreinte du mépris public, mais aux électeurs, mais à ceux dont vous sollicitez le suffrage et l'appui qui ont par conséquent tout intérêt comme tout droit à le savoir, l\u2019on vous demande de déclarer au nom de qui vous parlez, qu\u2019els sont les hommes dont vous faites valoir la cause, quelle politique ils entendent adopter, quels titres ils ont à cette-éonfiance qu\u2019ils réclament, et vous n\u2019osez, vous n'avez rien à répandre.Vos chefs, nous les connaissons, dites- vous.Nous les connaissons que trop, hélas ! Nous savons que leurs noms sont associés à toutes les œuvres qui ont amené sur le pays ou un desastre ou une honte.Kit c'est bien parce: qué le nous le savons, et c\u2019est bren parceque le pays le sait comme nous que vous recu- ez devant la tâche de les faire connaître comme devant un fardeau trop lourd\u2019| pour les destinées de votre parti.Quant au programme, nous te saurions guère vous blâmer de n'en pas| énoncer.Vous en avez en tant et de si différents, qu\u2019il est difficile de vous retrouver daus le chaos qu\u2019ils représentent.Il n\u2019en est guère qu\u2019un auquel vous Mégan- |- êtes restés fidèles par la force mème des choses, sous peine de disparaitre tout à fait comme organisation distincte, et c'est celui que vous indiquez avec une naïveté capable de rendre des points à celle de M.de la Palisse : supplanter vos adversaires pour vous installer à leur place.,Ç ; Ah ! si l'ambition pouvait constituer un programme à elle seule, nous savons bien que le vôtre serait complet.Par malheur, il arrive assez snuvent qu\u2019elle Ne dépasse pas les bornes du rêve.Ce n'est pas à vous qu\u2019il faut l\u2019apprendre.C\u2019est égal, voilà les électeurs joliment avancés et si, après la déclaration que vous venez de leur servir, ils se plaignent de manquer d'informations, c'est qu'ils sont difficiles, n'est-ce pas ?Que la Patrie ne croie pas qu'elle va se tirer d\u2019affaire à si bon marché.C\u2019est cela.Le patriotisme du parti libéral c\u2019est l\u2019appétit du pouvoir.Hors de là ne lui demandez rien.> Evêché de Rimouski, 28 octobre 1884.A M.le Rédacteur en Chef du Courrier du Canada.Monsieur le Rédacteur, Je suis chargé par Monseigneur l\u2019'Evêque de St-Germain de Rimouski de vous demander l\u2019insertion dans votre journal de l\u2019extrait suivant d\u2019une circulaire \u2018adressée au clergé du diocèse.Sa Grandeur profite de l\u2019occasion pour remercier bien sincèrement tous ceux qui ont déjà contribué, où qui contribueront au soulagement d'une si grande infortune, particulièrement le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial, les honorables Messieurs Fortin et Flynn, députés du comté de Gaspé, et les propriétaires et rédacteurs de journaux qui ont bien voula ouvrir une liste de souscription à cette intention, et ceux qui voudront bien se joindre à eux, ou répondre à cet appel.J\u2019ai l'honneur d\u2019être, Monsieur le Rédacteur, Votre obéissant serviteur, EDMOND LANGEVIN, Vic.-Génl.GRAND INCENDIE A LA POINTE-A-LA-FRÉGATE Un télégramme du Rév.M.Pouliot, missionnaire du Cloridorme, m'annonce une bien triste nouvelle d\u2019un de ses postes, celui de la Pointe-à-la-Frégate.\u201c A huit heures lundi soir, un fort vent de Nord-Ouest s\u2019est élevé.Le feu, allumé depuis plusieurs jours, a détruit le poste de la Pointe-à-la-Frégate et le voisinage, à l'exception de cinq maisons habitées.En moins de deux heures, granges, hangards, provisions, tout est devenu la proie des flammes.Trentecinq familles sans pain, sans abri, sans vêtements.Berges el autres agres de péche en grande partie détruits.Lesdeux familles manquant sont retrouvées Les incendiés se sont échappés avec de grandes difficultés.Secours de l'étranger nécessaires.\u201d C\u2019est une grande épreuve pour ces infortunées familles, vous le comprenez bien, Messieurs, surtout en cette saison déjà rigoureuse.J'ai aussitôt demandé de l\u2019aide au gouvernement provincial, et j'espère n'être pas refusé ; mais il nous faut faire aussi notre part pour soulager une si pressante détresse.Chaque curé va donc annoncer une quête dans sa paroisse en argent ou en effets, et m'en transmettre aussitôt le montant.En pareille occurrence, la célérité double la valeur des secours.Que Dieu récompense chacun de sa charité envers ces familles si affligées ! TT eet Nouvelles du Manitoba efda Nord-Ouest .(Du Hanitoba du23) Memorandum préparé par M.Louis Riel, tel que soumis à l\u2019Assemblée du 5 septembre 1884, à Saint-Laurent, District de la Saskatchewan.: Les avantages dont le Nopd-Ouest me JOURNAL DES i M ER AU AG arait avoir le plus esoin, sont : I.L'inanguration du gouvernement indispensable.2.Les mêmes garanties aux auciens colours des Territoirue que celles accor- \u2018dévs un 1370 aux ancieus colons de Mauitoha.3.Que les étendues dè terres dont les Métis sont actuellement en possessiou, lent suiént laissées en propre, et que, sur &pptication, on leur en uxpédis les patentes.4, Que les Métis du Nord-Ouest reçoivent chacun lus 240 acres de terre qu\u2019ont reçus les Métis de Manitobad.Que deux millions d\u2019acres soient mis à part par le gouvernement pour ie bénéfice des Métis protestants et catholiques.Que le gouvernement vende ces terres ; qu\u2019il en dépose l'argent à la Banque, et que l\u2019intérêt de cet argent serve au soutien des écoles, à la construction d'orphelinats et d\u2019hôpitaux, à l\u2019entretien des maisons de ce geure déjà construites, et pour precurer \u2018aux Métis pauvres, des charrues au moins, et tous les printemps, de quoi ensemencer la terre.6.Qu\u2019une centaine de Townships, pris dnus les lerres marécageuses et qui ne paraissent pas pouvoir être habitées de sitôt, soient mis à part par le gouvernement, et qu'une distribution de ces terres ait lieu tous les dix-huit ans, entre les enfants Métis de la génération nouvelle, et cela durant cent vingt ans.7.La Province de Manitoba a été agrandie depuis 1870 ; le titre Métis aux terres dont elle à été augmentée n\u2019a pas encore ête elcint.Que ve titre soit éteint en faveur des enfants Melis nés dans la Province depuis le transfert, et eu faveur des enfants qui y usitront pendant quatre génératins.- 8.Que les travaux et les contrats du gouveruement pour le Nord Ouest soient donnés, autant que p ssible, aux habitants des \u2018Territoires.aûn de les encourager comme ils le imeritent, et pour accroilre la circulation des argeuts au milieu d\u2019eux.9.Que le gouvernement canadieu nourrisse les sauvages Qu'on ne donue pas à la Chrétienté le spectacle navrant de les faire mourir de faim.Si 1a civi- lisalion de noire siècle le permettail, \u2018el si la Puissance le veut, que le gouvernement fasse travailler les Indiens, autant que Pharaon a fait travailler les Juifs; mais à tout prix qu\u2019il ne les laisse pas en proie aux hallucinations et aux immédiatement les gens parlent pour les Sauvages, mais les Sauvages accablent les établissements Métis.Les Métis el autres colons dépensent plus pour les Sauvages que le gouvernement.Et on veut défendre au peuple de mentionner cet état de choses.Ce n'est pas ainsi que le gouvernement fédéral devrait administrer les affaires indiennes.: 100 Que la somme de mille piastres soit donnée par le gouvernement pour l'érection ou le soutien d\u2019un couvent, partout où il y aura un peuple suffisant de Métis pour justifier pareille dépense: Îlo L'érection des Districts du Nord- Ouest en autant de Provinces, aussitôt qu\u2019ils auront atteint le même chiffre de population qu'avait le Manitoba lors de son entrée en Confédération, mais que cette érection des Districts en Provinces soit accompagnée de tous les avantages du gouvernement responsable, et par conséquent de l\u2019administration des terres de la Couronae.\u2014Frank Rigney, épicier et marchand de liqueurs, de Winniueg, a passé la frontière, la semaine dernière, après avoir forgé pour plus de $10,000 de billets qu\u2019il a escomptés à la Banque des Marchands.On prétend qu\u2019il est allé au Mexique, où le traité d\u2019extradition avec le Canada n\u2019existe pas.\u2014La première gelée de la saison est arrivée le 6 courant et la première neige le 21.L'an dernier.nous edmes la première gelée le 7 septembre, la première neige le 10 octobre, et la Rivière-Rouge se couvrit de glace le 9 novembre.\u2014Trois Sœufs de Charité sont parties \"mardi matin pour aller prendre charge de l'Ecole Industrielle à Qu\u2019Appelle.\u2014Un journal hebdomadaire est maintenant publié à Qu\u2019Appelle Vidette, ot paraît tous les jeudis.\u2014Les patates se vendent, de 50 à 75 centins le minot, au fort Qu'App3lle.Le grain n'a pas de prix déterminés ; il sera à bon marché, f EPL EE Saint-Jean-Baptiste.18 octobre \u2014 Jeudi soir, François Marchand, métis-français, s\u2019est noyô dansla Rivière-au-Marais, à buit milles au nord- ouest d\u2019Emerson.Il demeurait aux Deux Petites Pointes, était âgé de 33 ans, marié et père de deux enfants.Il revenait d\u2019Emersoa et l'on suppose qu\u2019il s'endorrmit le long, de la route.Rendu à la Puvière-au-Marais, ses chevaux, au liou de prendre le pont, se lancèrent dans la rivière; la voiture fut renversée \u2018et le panvre Marchand se noya dans à peu.près 2 pieds d'eau.Son service a eu lien Inudi à Saint-Pie.Ln commision d'enquête AFFAIRE MERCIER M.Ii.Taeng,sous-commissaire des terres de la couronne, connaît M.Trudel depuis 1862.Ce dernier agissait comme agent de la succession Taché et a parfaitement rendu compte.Le témoin croirait M.Trudel sous serment.Æ la séance de l\u2019après-midi plusieurs autres témoins ont été entendus et tous ont déclaré qu\u2019ils croiraient M.Trudel sous serment, ce sont MM.Lemieux, Miller et Fry, marchands de cette ville, McGee, courtier, Foley, tailleur, Mulholand, marchand plombier, Bois, ancien comptable chez M.Trudel, Féchevin Gunn, les conseillers municipaux Kane et McLaughlin.M.P.ANGERS, de Québec, connait bien M.Trudel et le croirait sous serment.Le témoin n\u2019a pasentendn parler en mal de M.Trudel, excepté par l'Electeur depuis quelque temps seulement.M.JurEs LARUE, avocat de Québec, connaît intimement M.Trudel et le croirait sous serment.M.Trudel est regardé comme un homme actif, intelligent et méritant la confiance de ses amis politiques, des libéraux.D'après les rapports professionnels que le témoin a eus avec lui, celui-ci paraissait passablement scrupuleux à l'égard du serment.MM.AUGER et LECLERC, notaires, n\u2019ont jamais entenda parler en mal délires de la faim.Oa ne veut pas que\u2019 de M.Trudel et le croiraient sous serment.M.CHAMBERS, du Chronicle, n'a aucune raison pour ne pas croire M.Trudel sous serment.M.RicHARD M.P.P., raconte la conversation qui a eu lieu entre lui et le docteur Martel, en présence de M.Stebenne, an sujet de l'accusation portée contre M.Mercier.; Cette conversation a été tenue la veille ou.le jour où la déclaration du docteur Martel a été faite en Chambre.Le député de Chambly \u2018n\u2019a jamais dit que cette affaire était une blague, mais au contraire que l'accusation était sérieuse et des plus graves pour - M.Mercier et qu\u2019il n\u2019agissait pas ainsi pour détourner l\u2019opinion publique de l'affaire Mousseau-Charlebois.M.Martel n\u2019a jamais dit au témoin que l'enquête relative aux $5 000 était une affaire futile.M.BoucHARD, rédacteur du Journal de Québec, considérant les rela- | tions intimes de M.Trudel avec les - sommités de la société, du parti libéral, avec des hommes tels que les honorables MM.Mereier, Langelier et MM.Ohs.Langelier, Pacaud, etc., le chef de la police riveraine doit jouir d\u2019une bonne réputation, et il n'a aucune raison de ne pas le croire sous serment.La commission a entendu hier à la séance de l\u2019avant midi, plusieurs témoins qui ont tous déclaré qu\u2019ils ne .connaissaient rien pouvant les empê-.ad cher de croire M.Benjamin Trudel sous serment.Ce sont MM.le Dr Marsden, Blanchet, comptable am département de la marine, Vincelette, de l'asile de Beauport, McOCorkell, maitre boulanger, Webster, marchand de charbon, Charleson, con- seller de ville, Rhéaume, - échevifi, JOURNAL DES CAMPAGNES te Plamondon, conseiller de ville, Capi: taine Marman, J.Giblin, Battle, Stephens et Mullin.Nous donnons un.résumé: des plus longs témoignages, c\u2019est à dire celui de M.le chevalier Vincelette et celui de M.Plamondon.M.C.VINCELETTE.\u2014Je connais M.B.Trudel depuis 20.ans.Je le croirais sous serment.J'ai eu des transactions avec lui.J'ai endossé des billets pour lui.Jen\u2019ai pas acheté de lui des chaudières, c\u2019est M.P.Landry qui a fait cette achat.Je ne me suis jamais assez occupé de ses affaires pour savoir s\u2019il était insolvable quand il a fait cete vente.Je l\u2019ai toujours cru très honorable en affaires.J'ai entendu dire qu\u2019il avait été en faillite, mais je ne le sais pas personnellement.Je ne me rappelle pas très-bien quand la chaudière a été transportée chez moi, mais je crois que c\u2019est pendant le jour, j\u2019en suis presque certain.Jamais M.Trudel m\u2019a dit qu'il était exposé à aller au pénitencier, Je lui ai endossé plusieurs billets et pendant plusieurs années.Ily a Quatre ou cinq ans que je.ne lui en ai pas endossé.J'ai entendu dire quelque chose contre lui par des personnes qui d\u2019après moi voulaient le ruiner.Je ne connais rien contre M.Trudel, seulement j'ai craint pour sa réputation lorsqu'il commença à s'occuper de politique, surtout lorsqu\u2019il se trouva entouré par certains hommes qui pouvaient le compromettre.M.PLAMONDON.\u2014Je connais M.Trudel.Je le croirais sous serment.M.Trudel jouit d\u2019une assez bonne réputation à St-Roch.Ce qui fait qu\u2019il a été calomnié c'est qu\u2019il s\u2019est occupé de politique, je le connais depuis l'élection de M.Pelletier.J'ai entendu dire du bien et du mal de lui comme on pourrait en dire de moi.Je n\u2019ai pas entendu parler de la fréquence de ses incendies.A l'audience de l'après-midi les témoins suivants : MM.Gingras, ancien échevin, J.B.Resther, de Montréal, J.F.Peachy, architecte et Adolphe Hamel, marchand, déclarèrent que M.Trudel est croyable sous serment.M.Drouin, avocat, d'après, une affaire professionnelle qu'il a eu à régler avec M.Trudel, considère ce dernier comme parfaitement honorable et le témoin ne croit pas que M.Trudel sesoit moqué du serment comme on l'a prétendu, car il est bien certain que ses honorables amis, les \u201c libéraux, qui ont eu des rapports si intimes avec lui, auraient fui toute relation avec un homme qui se moque cyniquement du serment.Mrouin n\u2019a aucune raison de ne pas croire M.Trudel sous serment.M.Chambers, du Chronicle, donne ensuite toutes les raisons qui avaient engagé le journal qu'il représente à s\u2019opposer à la nomination de:M.Ben: jamin Trudel comme chef de la police riveraine.LS La commission s'ajourne.ensuite a ce matin.La commission s\u2019est réunie de.nouveau hier à onze heures avatt-iidi.M.Adam, avocat d\u2019Ottawa comparaît pour la\u2019 défense.Il fait la déposition suivante : .11 a en connaissance d'une.conyer- sation entre le Dr Martel et M.Stebenne au sujet de l'accusation que le député de Chambly devait porter en\u2019 Chambre contre I'hon.M.Mercier.Ayant compris, par un mot ambig du Dr Martel, que l'accusation n\u2019était _\u2026 Pas sérieuse, le témoin, dans une \u201cconversation subséquente avec le Dr Martel, a prié ce dernier de lui dire \u2018si réellement l'accusation qu\u2019il se proposait de - porter n\u2019était qu\u2019une fatilité.Le député de Chambly répondit que l'affaire en elle-même était .rééllement sérieuse et, qu'il lui serait fâcile de pronver son accusation au wo, moyen des documents qu\u2019il possédait déjà.Cette dernière conversation n'avait lieu qu\u2019entre MM.Martel et Adam.\u2019 M.W.Fitzbac, dela brigade du feu, connaît M.B.Trudel depuis plusieurs années et a été son employé pendant 18 à 14 ans.La conduite de M.Trudel a toujours été honorable et ce dernier est croyable sous serment.Le témoin aeu connaîssance de la faillite du chef dela police riveraine, mais il ne sait pas qu'il ait caché des ressorts au détriment de ses créanciers.Si la chose fut arrivée, il en aurait certaînement eu connaissance.Le témoin ignore la cause des incendies dont M.Trudelle a été la victime.Après l'audition de ce témoignage, la commission décide unanimement qu'il serait inutile, superflu et trop dispendieux pour la province de faire entendre d\u2019autres témoins pour prouver la crédibilité de M.Trudel, le nombre étant déjà tout à fait suffisant.Alors, sur proposition de M.Amyot la commission s\u2019ajourne a ce matin.La situation commerciale Sous ce titre, la Gazette de Montréal vient de püblier un excellent article dont nous reproduisons les principaux passages.Notre confrère ne fait qu\u2019exprimer les opinions d'un grand nombre de négociants et d\u2019industriels.Les approvisionnements sont modérés, les importations ont été proportionnées à la demande, les remises se font d'une manière satisfaisante, le volume des affaires égale celui de l'automne dernier, bien que le montant soit ndoindre de quinze pour cent environ par suite de la diminution dans la valeur, les mauvaises dettes ne sont pas considérables ni nombreuses, et l\u2019avenir promet beaucoup.On peut se convaincre facilement que les importations ont été proportionnées à la demande en consultant les rapports officiels du premier trimestre de l'exercice en\u2018 cours, que nous comparons avec.ceux de la période correspondante de 1883 : Valeur des marchandises importées.merce du paysa passé l\u2019époque la plus critique et qu\u2019il ne peut que s'améliorer avec les abondants produits agricoles de l\u2019automne.Voici le tableau des exportations comparées à celles de la période correspondante de l\u2019année dernière : Valeur des exportations.1833 _ 1884 Juillet.cern, $ 9,459,450 | $ 9,387,836 AOÛ cover vores conn 8 348,199 7.965.085 Saptembre .\u2026 8,603,533 7,955,468 Total, evn corre $26,411,182 $25,308,389 La diminution que nous constatons dans nos exportatious se trouve entièrementdans les produits agricoles.Or nous connaissons tous quels ont été les résultats des récoltes depuis deux ou trois ans.La diminution que nous signalons ne doit donc pas nous surprendre ; nous devons au contraire être étonnés de voir qu\u2019elle ne soit pas plys considérable.En résumé, on peut dire que l\u2019avenir ne s'annonce pas sous des couleurs aussi sombres qu\u2019on le prétend dans certains quartiers Le commerce n\u2019est pas très actif, mais il s'appuie sur des bases solides et n'aura pas à subir une crise aussi sérieuse que celle que nous constatons aujourd\u2019hui aux Etats-Unis et dans un grand nombre de pays de l\u2019Europe.Avec de la prudence, le monde commercial saura faire face a toutes les difficultés et arriver sûrement au port.A In mémoire du grand Corneille Le centenaire de Corneille a donné lieu à de grandes fêtes littéraires et religieuses.Nos lecteurs ont vu sur notre première page, il y a quelques jours, les nobles paroles que M.l'abbé Millault a prononcées à cette occasion dans l'église de Saint-Roch, à Paris.Aujourd\u2019hui, nous voulons leur faire lire deux pièces de vers qui ont été lues à Rouen, durant les solennités organisées par cette ville à la mémoire d\u2019un de ses plus glorieux enfants.1883 1884 ière de ces Did Juillet + \u2026.\u2026- \u2026$l0,055,781 | $ 9,404,008 | _ L@ Première de ces pièces est de M.AOÛt .\u2026.\u2026u0cesoussocces 10,407,310 9,509,843 | Sully-Prud'homme, l\u2019auteur du Fase Septembro 2.: 10,388,889 | 9,870,950 | prisé et de la Révolée des fleurs.Totat\u2026\u2026 \u2026.$30,796,490 | $28,785,792 La diminution dans la valeur des marchandises importées au Oanada, pendant le premier trimestre de cette année, est donc de $2,010,000 bien que l'abondante récolte que nous avons pût tenter les négociants à faire des achats considérables dans l'attente d\u2019une demande plus active pendant l\u2019hiver, et que les prix excessivement bas des marchandises légitimât l'accumulation du stock.Ce fait parle éloquemment en faveur:de l'extrême prudence des importateurs et des fabricants en général.Le petit nombre de faillites depuis quelques mois prouve la sagesse d\u2019une semblable conduite.Après avoir parlé du commerce du sucre, du fer, du coton, des laines, etc, et après avoir dit que-ces différents produits ont atteint les prix les plus bas, notre confrère passe aux exportations.Les rapports des exportations pendant le premier trimestre de l\u2019exercice en coûrs indiquent que le corp: STANCES A PIERRE CORNEILLE Doux siècles ont passé, deux siècles, à Corneille ! Depuis que ton génie altier s'esi endormi En recevant {trop tard pour sa dernière veille L'aumône de ton roi par Ja main d\u2019un ami.Comme un chêne géant décourunné par l\u2019âge, Déserté des oiseaux qu\u2019il attirait hier Et qu'éloigne le deuil de son bois sans feuillage, Tu finis seul, debout, dans un silence fler.Ta renommée avait, par son aubo éclatant, Alarmê le Mécène ombrageux de ton art, Un monarque a laissé, par sa grâce inconstante, Le laurier du poète inutile au vieillard.Mais après deux cents ans, voici que ta patrie, Qui dispense olle-même aujourd'hui sa faveur, Dans son grand fils, plus cher à sa gloire meur- De l'idéal invoque et fête le sauveur.(trie, Car si-déja tes vers, par leur saine puissance, Rendirent la noblesse aux lévres comme au .[cœur, Aux rires de Thalie enseignant la décence, Aux cris de Malponiène une austère vigueur, Leur mâle accent encore aujourd\u2019hui nous ré- Ce qui dort d\u2019éne: gie en notre volonté, [vdle Et sait y faire encor palpiter la grande aile De l'héroïsme ancien, vaincu mais indompté., De Chimène'et du Gid In tragique aventuro Nous exhausse le cœur pour nous mieux émou- .[voir, En nous montrant l\u2019amour qu\u2019un jéâne ardent {torture Et qui lutie, enchainé par té sang au dovoir.Quand, fouillant le passé, ton génie en ramène D:s traits d'honneur fameux que tes beaux vers | .{font tiens, Tu seis communigner ta vicille ème romains \u2018Par lu vois d'un'Horace à tes concitoyens ! + Tu nous rends généreux par l'exemple d'Au- [guste, Quand du ressentiment le sublime abandon Ose trahir en lui la sévérité juste Pour nous faire admirer la beauté du pardon Polyeucte, en un chant magaifique et suave, Nous promet un royaume où la paix pout fleurir Et témoigne en tombant, devant les dieux qu'il [brave, Que le Dieu qu'il révèle enseigne à bien niourir O tragédie ! appel profond de l'âme à l'üme Par les plus grands soupirs arraéhés aux héros, Qui rend des passions la louange et le blame Vivants au fond de nous par de poignants échos, Art sobre de parure, à la fois économe Du lieu, du temps où gronde et frémit l'action, Plus jaloux d'évoquer l'éternel fond de l\u2019homme Que de flattor des yeux la frèle illusion ! Corneille, dans tes vers résonne impérieuse La formidable voix que cel art prête aux morts, Bt la frivolité d\u2019une ace rieuse Y sent comme un reproche éveillant un remords.Ses jeux lui semblent vains sous ta parole grave, Ses querelles, hélas ! méprisables aussi ; À ses communs élans que la discorde entrave Tu rouvres l'Idéal comme un ciel éclairci ! Quand de tes vers vibrants la salle entière [tremble, Les hommes ennemis, pareillement émus, Frères par le frisson du beau qui les rassemble, Pleurant les mèmes pleurs ne se haïssent plus ! Non ! car l\u2019enthousiasme a le saint privilège De rendre au vol des cœurs sa pure liberté, Lomme l'essor croissant des nacelles s\u2019allège De tout le sable vil qu\u2019elles ont emporié.EL sous un mème vent d'espérance et d'audace, Ils sont tous entrainés vers les mèmes hauteurs, D'où l'immense horizon que l\u2019œil sans voile ; [embrasse Nivelle et noie en bas l\u2019arène et les lutieurs.C'est ainsi qu'au-dessus des passions vulgaires, Aux vertus qui s\u2019en vont nous forcant d\u2019ap- [plaudir, \u2018Tu nous fais oublier nos misérables guerres Dans un monde où tout homme aspire à se (grandir.Ah ! du moins pour un jour au pied de ta statue, Imposant 'acalmie au forum agité, La France, de sa gloire ancienne revètue, Peut jouir, grâce à toi, de l\u2019unanim:té ! Et devant toi l\u2019espoir ose en elle renaître, Car après deux cents ans, ces maux n\u2019ont point [tari Le sang vivace et pur qui l'avait donné l\u2019ètre, Lt non point épuisé le sol qui t'a nour:i.Au nid d'où sortit l\u2019aigle un aiglon peut éclore Dont l'œil porte à son tour des défits au soleil, Et dont l'aile, après lui, tente le ciel encore D'un vol imitateur mù par un sang pareil ! Chez tes fils d'aujourd'hui, retrempés par l'é- [preuve, Que ton œuvre virile engendre des rivaux, Que ton solide verbe offre à ton âme neuve Un moule rajeuni pour des pensers nouveaux ! L'air que tu respirais gonfle aussi leurs poitrines.L'accent qui \u2018\u2019animait passera dans leurs voix, Ta langue peut s\u2019user, mais ses nobles ruines Lègueront à ieurs vers le soulle d'autrefois ! Salut | maitre, salut! Si la mort n'est qu'un [somme, Réveille-toi, respire, entends, vainqueur serein, Le retentissement sur la terre et dans l\u2019horame, Des poèmes sortis de ta bouche d\u2019airain ! Vois la pompe qu\u2019un peuple en ton honfeur \u201c [étale Pour rendre, à son appel, ton réveil triomphant ! Ressuscite el reçois, dans ta ville natale, L'hommage de la France à son sublime enfant ! La seconde pièce est} du chantre de la Fille de Roland, M.Henri de Bornier.TROIS STATUES I Ce malin, aux lueurs des tremblantes étoiles, De la nuit sur mon front sentant les derniers [voiles, Je parcourais, pensif, l'œil sur l\u2019ombre fixé, La ville de Corneille, où revit le nassé ; J'aperçus tout à coup, sur une place vieille, Une haute statue, et je dis : C\u2019est Corneille ! Mais non ; je reconnus, noir gous le ciel serein, Napoléon premier sur son cheval d\u2019airain ; Mes yeux.dans la pénombre où plane !e mystère, S'attachèrent troublés au géant solitaire, Et bientôt.dans mon rêve obssur,il me semblait Que c'était l\u2019empereur de bronze qui parlait.II Ces drapeaux, disait-il, ces flours, ces oriflammes, Ces cris de joie ardenis qui vont jaillir des dmes, C'était pour moi naguère encore, il m'en souvient Mais ce n\u2019est plus pour moi que cette foule vient ! Comme Louis quatorze et d'autres, il faut croire Que mon nom doit subir cette éclipse de gloire Brouzo où marbre, de nous les hommes sem- {blent las, Et c'est déjà beaucoup qu'ils ne nous brisent pas! La triste humanité me rend guerre pour guerre.tre Quand il nous fait, de ses idoles fatigué, Payer trop cher l\u2019encens qu'il a trop prodigus ! \u2014Puis quelqu'un, l'invisible et le suprd ne juge Aux vrais grands hommes ouvre un éternel ; ' [refuge ! Si je suis de ceux-là, Dieu le sait\u2026 Aujourd'hui Je ne suis qu\u2019un vaincu plein de doute et d'ennui Mais, du moins, js sais vuir edns tristesse ou .[colère Vers d'autr.s se tour ser la faveur populaire.\u2018C\u2019est 1a loi'de ce monde ét je ne m'en plains 77 i © mail.Teper 6 Et mème j'applaudis lorsque son bon plaisir Consulte sa raison afin de mieux choisir ! Dôñé, ov-e une joie à la vôtre pareille Napoléou le grand l«- cède au grand Corneille! C'est justice.À Saint-Cloud, et co mot plait ; plait.J'ai dit un jour : Messieurs, si Corneille vivait, Je le nommerais prince.\u2014 Il l\u2019était ! son génie Etait de sang royal, de pourpre non tornie, Et je reconnaissais d\u2019un œil fleret ravi .Les héros qu'il créa dans ceux qui m'ont servi ! \u2014Quel est donc ce pouvoir de la pensée hu- [maine, Qui donna, qui donna cette hauteur romaine A l\u2019obscur avocat, à l\u2019humble praticien, Qui se penchait le soir sur quelque lives ancien, Et soulain dans un vers vibrant comme une [épée, Mettait le cœur du Cid et l'âme de Pompée ?Qu'ils sont heureux, ceux-là, ces hommes des [vieux temps.Que fonl revivre ainsi des chefs-d'œuvre éclatants ! Qu'il est heureux César, heureux le vieil Horace, Que le poète fait d\u2019une immortelle race Et qu'il place à jamais, en plein ciel radieux ! Dans une apothéose à côté de leurs dieux ! Ah! js ne craindrais pas du temps la rude [offense ; Si j'avais un Corneille un jour pour ma defense ; Si, me jugeant sans trouble ainsi que sans effroi, Ce qu\u2019il fit pour Auguste on le faissit pour moi, Bt si dans l'avenir brillait cette merveille : ie soleil d'Austerlitz dans un vers de Corneille ! Mais non, c'est Jeanne d\u2019Arc qu'il me préfère- rait, Et mon dernier orgueil est mon dernier oy ! Elle est là, Jeanne d'Arc, et la noble héroïne Vers le noble poète en souriant s'incline.C'est elle qui vous dit de son blanc piédestal : Fortifiez vos cœurs en ce deuil triomphal ; Revenez l'esprit plein des ces mâles pensées Par qui sont pour toujours les âmes rehaussées ; Celébrer un tel homme, admirer, applaudir La grandeur c\u2019est déjà soi-mème se grandir, Bt quand, dans ce devoir, puisant une espérance, On aime mieux Corneille \u2014on aime mieux la \u2019 {France ! La Guerre Une dépêche de Paris dit que l\u2019amiral Courbet a fait à l'amiral Peyron ministre de la guerre, un tableau très sombre de ia condition sanitaire des troupes ; et il exprime même la crainte d'être obligé de renoncer au projet d'occuper Tamsui.Dans ce cas l\u2019amiral laissera deux navires pour bloquer le port.Le général Brière de l\u2019Isle a adressé de Hanoï au gouvernement français une dépêche dans laquelle il annonce que la garnison de Tuyen-Quang a | T repoussé plusieurs attaques des Chinois les14 et 19 du mois courant, Les Français n\u2019ont essuyé ancune perte.L'ennemi s'est enfin retiré complètement découragé.Les colonnes françaises explorent le pays près de Yen.Le général Brière de l'Isle fait tous ses efforts pour supprimer la piraterie.Les Chinois travaillent au barrage de la rivière Woo-Sung et massent des troupes dans les environs de Changai et de Pékin.Malgré le blocus de l'île Formose deux steamers ont débarqué des troupes chinoises et des munitions 3 Taï-Wan sur la côte sud-ouest de cette îlé.La flotte chinoise qui est à l'ancre dans la rivière Yang-Tsé a reçu ordre de se rendre à Formose pour secourir le commandant chinois Lin.Le navire de- guerre français la Triomphante est parti de Saigon pour rejoindre l\u2019escadre de l\u2019amiral Courbet devant Kelung.La Propagande a regu, dit une dépêche de Rome, des nouvelles de Canton annonçant que plusieurs chapelles catholiques avaient saccagées et détruites; que deux cents maisons appartenant à\u2019 des Chrétiens ont été pillées et incendiées, ct que des hommes et des femmes ont été torturés pour avoir été: + ; i = 5° 6 JOURNAL DES CAMPAGNES refusé de prendre part aux cérémonies religieuses des Chinois.Deux Évêques,-trente missionnaires et sept fugitifs catholiques sont arrivés à Hong-Kong.Deux croiseurs et cinq frégates ont reçu l\u2019ordre de se préparer à partir immédiatement de Toulon pour les eaux chinoises.~~ ¢ L\u2019oiscau noir-corneille » {Crow Blackbird.) Un ami m\u2019a passé le Courrier du Canada, du 23 août dernier, où j'ai lu les commentaires de M.Eugêne Renault, de Montmagny, provoqués par mon esquisse dans le Morning Chronicle, du mainate pourpre\u2014Crow Blackbird\u2014que M.Renault nomme l\u2019oiseau-noir-corneille.Les détails qu\u2019il nous donne sur les allures du monde ailé de Montmagny, à son arrivée en cette paroisse, en 1873 et depuis ; son allusion au manoir seigneurial de mon vieil ami, feu William Patton, adssi bien que la mention qu\u2019il fait \u201c des peupliers de Normandie de sa propre demeure, où nichaient les merles en 1874 (et je puis lui assurer qu\u2019ils y nichaient quarante ans avaut cela) n\u2019ont pas seulement le mérite de réveiller chez moi, d'intimes et doux souvenirs de jeunesse : ils vont me fournir aussi l'occasion de corroborer et d'éclaircir ce qu\u2019il dit quant aux tentatives de M.Patton, d\u2019acclimater au Canada des oiseaux européens.Depuis sa prise de possession, en 1835, de l'antique manoir des Couillard et des Oliva, M.Patton fit preuve de connaissances spéciales et d\u2019un intérêt constant dans la gente ailée, tant celle répandue autour, que celle qu\u2019il nourrissait dans l\u2019intérieur, de sa demeure.La pittoresque paroisse de Saint-Thomas était riche non-seulement en gibiers de grèves, mais encore, en spécimens ornithologiques fort variés.Grande affluence surtout d'oiseaux, au printemps dans les verts bocages de M.Patton.Il y avait d\u2019abord la bruyante colonie de mainates pourpres, \u2018 oiseaux-noir corneille, \u201d établie dans les grands arbres à l\u2019est du manoir et que j'ai décrite à la page 251, de l\u2019Ornithologie du Canada : il y avait en sus, au second étage de la résidence du seigneur, dans sa jolie volière ayant vue surle bassin de Sainthomas, un choix d\u2019oiseaux indigènes au Canada assez varié, qu\u2019il affectionnait fort, et sur les habitudes et les migrations desquels, il me fit plus tard, souvent l'honneur de me consulter, lorsque j'étais son hôte, après que ma famille eut quitté la paroisse ; on y voyait oiseaux rouges ou linottes canadiennes\u2014char- donnerets, rossignols ou pinsons chanteurs, pinsons à couronne blanche\u2014pin- sons à poitrine blanche\u2014pinsons fauves, \u2014rossignols de guêrets\u2014niverolles de Wilson \u2014ortolans, quelques grives canadiennes, etc.Tout ce gai monde, hébergé sous le même toit, y vivait en excellents rapports.- Il va sans dfre que les merles, à raison de leur caractère aggressif, eussent été de trop dans la volière.Mon jovial et intelligent ami ne tenta pas de garder en domesticité, aucun de ces Mainat:s acariâtres, grincheux qui nichaient à sa porte.Voilà pour les espèces indigènes : quant aux oiseaux étrangers, M.Patton en avait une nombreuse collection : des Skylark, alouette Européenne, qui chantaient à ravir, tapis au sein de la petite touffe de gazon frais, qu'il leur ménageait chaque matin, dans leur étroite prison.Jamais il ne put cependant les décider à couver : bien que M.Knighten son vivant, marchand de drap, Rue du Palais, Québec, ait réussi à diverses reprises, à élever en cage de jeunes Skylark, 6clos chez lui: ce fait, tout étrange quil puisse senibler, je puis en garantir l\u2019autenticité pour avoir vu les jeunes oiseaux.( M.Patton fit plusieurs tentatives, pour élever des métis (Mules) entre des serins et des Goldfinch anglais, ou\u2019 bien\u2019 en- Core, entre des serins et des linottes anglaise ;, il réussit de ces alliances morganatiques à avoir des musiciens fort accomplis\u2014mais auxquels la nature refusait la facu té de la reproduction.M.Patton chaque printemps faisait venir d\u2019Angleterre dans quelques uns de ses navires, des grives irlandaises Irish thrushes, -qui \u201c jasaient \u201d \u2018udmire- a \\ blement,\u2014des merles Anglais\u2014English \u2019 Blackbirds, noirs comme la nuit\u2014qui sifflaient à vavir trois ou quatre mois durant.Je me rappelle l\u2019émoi qu\u2019il causa un printemps parmi plusieurs amateurs d'oiseaux, qu\u2019il convia chez lui, pour contempler l\u2019étrauge spectacle d\u2019une couvée de Blackbirds, dans un chausson de laine mis à la disposition de ses favoris, dans le coin d'une chambre : je n\u2019ai jamais.oui-dire que d\u2019autres au Canada aient réussi dans de semblables expériences avec des merles d'Angleterre, oiseaux farouches et habitués 2 voiler leurs pudigues amours, dans les épais fourrés de leur- pays natal.Il est fort vraisemblable que M.Pat-| ton à St-Thomas à l\u2019instar de mon voisin le Col.Rhodes, à Sillery, ait tenté d'acclimater ici le fruit de ces unions: mais, je ne me rappelle pas l\u2019année où il fit cette expérience.Je sais que des Blackbirds anglais mis en liberté ici le printemps, ont continué d\u2019habiter les environs de Québec, (l\u2019expérience se répète au moment où j'écris,) mais ils disparaissaient pour ne plus revenir, à l\u2019approche des frimas : l\u2019expérience tentée aux Etats-Unis n\u2019y a pas réussi davantage.La manière agréable dont M.Renault traite son sujet, ses connaissances pratiques en ornithologie, ses succès comme chasseur, m\u2019enhardissent à lui demander de vouloir bien continuer de nous favoriser de ses intéressantes notes.J'aimerais à voir M.Renault, prendre dans le Courrier du Canada, la direction d\u2019üfie colonne hebdomadaire spécialement affectée à la zu0logie dans toutes ses branches.Des notions familières, dégagées de tout grimoir scientifique (la délico- des classificateurs) sur nos oiseaux, nos animaux, nos poissons, etc.seraient fort goutées où je me trompe fort, non seulement de notre jeunesse studieuse, mais encore par uno nombreuse classe de lecteurs, qui n\u2019ont d'autre moyen de se renseigner sur des objets qu\u2019ils rencontreut chaque jour.C\u2019est cetle pensée qui, \u2018en mars 1883, me porta à demander au Morning Chronicle, chaque semaine, dne colonne entière de ce journal, la colonne du samedi, ayant pour titre * Fur-F1IN AND FEATHER.\u201d On a pu y trouver des noms bien connus de tous ceux qui s'occupent des sciences naturelles tels que MM.John Neilson, Rhodes, J.U.Gregory, Duncan \u2018Anderson, Henry Vennor, C.E.Dionne, et des spécialistes éminents : MM.Couës EKnubley, Camberlain, Chadbourne, Cooper, McIwraith, Burroughs, Baird.| J.M.LEMoINE.\u2014\u2014 lime.Cette lettre Nousavons fait sortir le chat du sac.Le \u201c certain ayocat politicien de Québec qui a écrit un bijou de lettre à notre ami M.William de Léry \u201d c'est M.Chs.Langelier, il I'admet lui-même dans I\u2019 Electeur.L'ex-député de Montmorency est furieux contre M.de Léry, qu'il ac- ouse d'avoir violé le secret d\u2019une lettre privée.Voilà qui est trop f ort Comment M.Langelier ose écrire à un chef conservateur comme M.de Léry, la veille du combat suprême, une lettre où il lui propose de trahir son parti, sans faire semblant de rien, et il est surpris que M.de Léry dénonce avec indignation l\u2019insulte qu'il a reçue d\u2019un homme qui s\u2019intitule son ami ! M.de Léry était au plus fort de la lutte.Le parti conservateur avait confié à sa loyauté et à son- énergie une position stratégique des plus importantes.Que fait M.Langelier ?Lui qui sait l'honneur de M.de Léry engagé dans la bataille, il s\u2019en va lui demander de trahir lâchement ses amis, de livrer ceux qui se fient.à sa parole.Et parce qu'il a écrit au coin d\u2019ane feuille de papier le mot privée, il croit que M: \u2018de Léry, un & gentilhomme, va dévorer silencieusement la mortelle injure qui lui est faite ! C'est le comble de l'audace ! Non, M.Langelier, quand on se fait provocateur de trahisons, on n\u2019a pas droit au silence qui protége les correspondances ordinaires.Apprenez-le une fois pour toutes.Maintenant, M.Langelier a le front de nous demander de publier sa lettre.Nous brûlons du désir de le faire.Mais cette lettre n'est pas a nous, ni en notre possession.Que M.Langelier autorise donc M.de Léry à nous la remettre pour publication, et nous lui ouvrirons nos colonnes avec délices, et.commentaires.Un bijou de lettre qui mérite de figurer au livre d'or de la littérature canadienne ! Ah ! S'il nous est permis de la publier, comme nos lecteurs vont jouir ! > Election contestée de Mégantic Les objections préliminaires produite par l'honorable F.Langelier ont été plaidées, hier à Arthabaska,'et son Honneur le juge Plamondon a fixé le 18 courant, pour rendre son jugement.\u2014 L\u2019élection présidentielle Il est difficile de débrouiller l'amas de dépêches qui ont été expédiées la nuit dernière sur les élections des délégués chargés d'\u2019élire ensuite le Président des Etats - Unis.Nous croyons cependant que ce sont les partisans de M.Cleveland qui l'ont emporté, c\u2019est-à-dire le parti démocrate.Voici un court résumé des dépêches : Le Sun de New-York annonce que Cleveland a une majorité de 80 à 40,000 dans le comté de New-York.Le Herald porte cette majorité à 60,- 000.Seize divisions électorales de l'Ohio donnent \u2018un gain aux républicains de 268 voix sur le vote de 1880 et aux démocrates de 14.Le Connecticut est probablement tombé au pouvoir des démocrates, et d\u2019après le Herald leur majorité serait de 3,500 voix.Les partisans de Cleveland ont aussi triomphé dans la Floride.Quarante villages de l\u2019état du Maine donnent 17 114 votes à Blaine ; 12 884 à Cleveland et 982 à Butler.La majorité de Cleveland dans la Caroline du nord est de 40 000.Les .démocrates l\u2019ont emporté par une grande majorité dans la Caroline-du Sud.Les deux -partis\u2019 réclament la victoire dens le New-Hampshire.La majorité de Cleveland dans le Maryland est de 10,000.\u201c La victoire dans le New-Jersey est ençore indécise.i Les démocrates ont triomphé sur toute la ligne dans l\u2019état de la Louisiane.\u2019 +.Blaine a une majorité d'environ \u201825,000 dans le Vermont.L'état de Vitginie est probablement au pouvoir de Blaine.La presse de Buffalo annonce que Cleveland a triomphé dans les états .suivants : Alabama, Arkansas.-Geor- | O JOURNAL DES CAMPAGNES gie, Kentucky, Louisiane, Maryland.Mississipi, Missouri, Caroline du nord, Caroline du Sud, Tenessee, Texas, New-Jersy, Virginie Ouest et Delaware, ainsi que dans la Floride, La majorité de Blaine dans le Rhode Island est de 5.858.L\u2019état de Pennsylvanie -et celui de l\u2019Orégon ont donné une majorité à Blaine.| Les dernières dépêches nous donnent le résultat suivant : Etats gagnés par les démocrates : \u2014 Alabama, 10 votes ; Arkansas, 7; Connecticut, 5; Delaware, 3; Floride, 4 ; Georgie, 12 ; Kentucky, 13 ; Louisiane, 8 ; Maryland, 8; Mississippi, 9 ; Missouri, 10 ; New-Jersey, 9 ; New-York, 36 ; Caroline du Nord, 11 ; Caroline du Sud, 9 ; Tennessee, 12 ; Texas, 13 ; Virginie-Ouest, 6.\u2014 Total 193.Etats gagnés par les républicains ; \u2014Californio 8 votes ; Illinois, 22 ; Towa, 13 ; Kansas, 9; Maine, 9; Massachusetts, 14 ; Michigan, 13 ; Minnesota, 7 ; Nebraska, 5 ; Ohio, 23 ; Oregon, 3 ; Pennsylvanie, 30 ; Rhode Island, 4 ; Vermont, 4.\u2014To- tal, 161.On donne comme douteux les Etats suivants : Colorado 3, Indiana 15, Nevada 3, New-Hampshire 4, Virginie 12, Wisconsin 11.\u2014Total 48.Le Colorado, le New-Hampshire et le Wisconsin appartiennent probablement aux républicains.Ils resterait encore les états de l\u2019Indiana, de Nebraska et de Virginie dont le résultat n\u2019est pas connu d\u2019une manière certaine.Il n\u2019y a pas de doute que les partisans de Cleveland ont remporté la victoire dans presque tous les états.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014< 0b-\u2014_ \\ Nos asiles d\u2019Aliénés I.A.M ISRAEL TARTE JOURNALISTE, Monsieur, \u2019 Nous avons été amis, ensemble, pendant plusieurs années, nous avons combattu l'ennemi commun, dans la presse, devant le peuple, en chambre, partout.Votre drapeau était le mien, mes chefs étaient les vôtres et sur beaucoup d\u2019hommes et sur une foule de choses \u201c nos idées étaient les mêmes.U!tramontain, je ne l\u2019ai jamais été plus que vous.Castor, vous le fûtes avant moi.Les temps sont bien changés ! J'arrive de la Beauce .où le parti conservateur vient d\u2019emporter une victoire chaudement contestée et j'ai failli vous rencontrer dans les premiers rangs des bataillons ennemis.Je suis revenu avec M.Alphonse Demers l\u2019un des propriétaires des gazettes dans Jesquelles vous écrivez maintenant pour le profit du parti libéral.M.Demers a tenu une assemblée en faveur de M.Poirier! M.Demers a représenté M.Poirier au poll No 3 de St-François ! M.Demers avait outre cela une petite mission à remplir dans cebte paroisse St-François, mais il n\u2019a- pu, réussir ! ! ! .J Vous voyez, mousieur Tarte,.que je: suis passablement renseigné.Donc les temps sont bien changës.Vous avez été bon pour moi dans le passé, vous m'avez défendu, vous m\u2019avez toujours ouvert les colonnes de votre journal et même\u2014j'en garde encore le souvenir\u2014dansyune circonstanco mémorable, vous vous 8tes exposé, pour moi, à être condamné pour mépris de cour.C\u2019est lorsque vous avez publié ma\u2019 défense.au lendemain de l\u2019inique \u2018jugement qui me privait de mes droits poli- Aiques.L'amitié garde.bon souvenir de ces Jours qui.ne sont plus et volontiers je vous pardonne, & vous un ancien ami, ° ?, ~ toutes ces piqûres d'épingle que depuis siX mois vous vous évertuez à me por- «ter dans vos gazettes.Je n\u2019en parlerais même pas.el soyez.sûr que je ne prendrais nullement le souci de vous répondre, si, dans ces derniers temps, vous n\u2019aviez porté la guerre sur un autre terrain en attaquant une grande institution que vous vez pourtant toujours admirée.Je veux parler de vos perfides écrits contre l\u2019asile d\u2019aliénés de Beauport.Deux motifs me déterminent à rompre le silence et à croiser ie fer avec vous : l\u2019intérêt public tout d\u2019abord, et ensuite l\u2019impérieuse nécessité.pour moi de défendre ceux que vous\u2019 attaquez dans ma personne.Car je ne suis pas seul, vous le savez, ai des co-associés qui partagent avec moi la responsabilité de l'administration de l\u2019asile de Beauport.J'ai aussi à défendre les inspecteurs des asiles et des prisons, les médecins visiteurs de l\u2019asile de Beauport, le gouvernement luimême, que vous enveloppez dans un même blâme.Car, il n'y a pas a se dissimuler et vous l\u2019avez d\u2019ailleurs écrit en toutes lettres, si vous reprochez aux propriétaires de l\u2019Asile de Beauport de mal administrer cette grande institution, vous reprochez également à tous ceux que je viens de nommer de ne pas faire leur devoir en n\u2019exigeant pas de nous I'entier accomplissement des clauses d\u2019un contrat qui lie également et les uns et les autres.A ce point de vue nous sommes tous coupables au même degré.Voulez-vous maintenant connaître l\u2019intérêt public qui m'engage à vous répondre ?I est admirablement mis en relief dans les quelques lignes suivantes que j'emprunte à l\u2019un des rapports des inspecteurs des prisons et asiles.Lisez, c\u2019est la condamnation de votre attitude vis-à-vis de nos asiles d\u2019aliénés : ** L\u2019asile de Beauport est un magnifique et riche établissement qui fait honneur à ses propriétaires.Il\u2019 est divisé en deux parties : une pour les hommes et l\u2019autre pour les femmes* Ce sont deux maisons dans lesquelles la propreté rivalise avec le confort, et où les soins Jes plus attentifs, les plus constants, en rendent le séjour plaisant sinon agréable.\u2018 Le sort des sept cents malheureux qui habitent ces maisons, s\u2019ils avaient l'entière jonissance de leurs facultés mentales, serait envié par la plupart de nos habitants de nos campagnes et par tous les pauvres de nos villes.\u201c* C\u2019est assez dire, il nous semble,pour tant de gens contre ces asiles ; préjugê déplorables par leurs funestes conséquences, car c\u2019est d\u2019eux que vient la répugnance qu\u2019éprouvent tant de personnes lorsqu\u2019il leur faut y envoyer quelqu'un de leurs parents.Cette répugnance est la cause de longs délais, et ces délais très souvent font qu\u2019un aliéné fort susceptible de guérison d'abord, devient incurable.Si le public connaissait bien le bonheur relatif qu\u2019y goûtent les aliénés, il ne tarderait pas à les y transférer, afin de leur donner toutes les\u2018chances possibles de guérison et chaque fois qu'il y en aurait de guéri, d'éprouver le bonheur d\u2019avoir conservé la raison à des êtres humains, sauvé de cuisants chagrins à des parents désolés et des dépenses considérables à la province.\u2019 \u2018 Les propriétaires de l'asile de Beauort ont fait et font encore, pour tenir enr vaste établissement au niveau de ce wil y a de mieux daus les autres pays es sacrifices qui ne sont surpassés que par le zèle, le dévoûment qu\u2019ils mani- lestent à leurs patients, en leur donnant les soins de tous genres que requiert d\u2019aux cette classe de malades.\u201d omme vous pouvez maintenant le voir et comme vous auriez dù le voir plus tôt, l\u2019intérêt public bien entendu exige que les asiles d\u2019aliénés apparaissent à nos populations sous le jour le plus favorable et possèdent sañs restric- Lion la confiance la plus entière.C'est ce que \u2018vous n\u2019avez pas compris.- Sans doute vous avez le droit\u2014et personne ne vous le nie\u2014de porter plainte contre l'administration de n\u2019importe quel asile, mais encore faut-il que cette plainte snit portée devant le tribunal compétent.: Les propriétaires de l\u2019asile de Beauport ont un contrat avec le gouvernemént de la Province dé Québec.Si les proprié- détruire les préjugés qu\u2019entretiennent.taires ne remplissent!pas les stipulations de leur contrat, plaignez vous au gouvernement.Luiseul peut apporter le remède nécessaire.C\u2019est ce que vous n\u2019avez pas fait.Vous vous êtes adressé au tribunal de l\u2019opinion publique, tribunal incompétent, et pour satisfaire des animosités personnelles vous avez frappé en aveugle.Que voulez vous donc ?Vous intéressez-vous réellement au sort des malheureux confiés à nos soins Que ne frappez vous alors à la bonne porte ?Pourquoi saisir le public d\u2019une question que le public ne peut régler ?Tenez, avouez-le : soyez franc! Ce n\u2019est pas le sort des aliénés qui vous occupe.Votre plus grand souci c\u2019est de frapper sur moi, c'est de me perdre dans l'opinion publique, c\u2019est de nuire à votre ami des anciens jours.Je vous félicite, vous y mettez tout le zèle d\u2019un converti.Mais, laissez-moi vous dire que pour m\u2019atteindre vous faites la plus détestable des actions, Vous soulevez les préjugés.Vous jetez dans le sein de nos populations le germe d\u2019une défiance qui ne raisonne pas ; vous créez, sans profit pour vous et au grand détriment d'une classe déjà assez éprouvée pourtant, une situation tout à fait fausse.Bref, vous faites un mal incalculable.Que dans toute la province de Québec dix familles seulement ayant chacune un aliéné chez elle\u2014ajoutent foi à vos accusations contre l\u2019asile de Beauport ; que ces familles refusent en conséquence de nous confier leurs malades ; que ces malades, par défaut d\u2019un traitement médical, perdent toute chance de guérison et deviennent incurables,voilà votre œuvre ! Avez-vous songé à la responsabilité que vous assumiez en dirigeant contre l\u2019asile de Beauport des coups destinés àsmoi seul ?Soyez donc juste.L'intérêt public\u2014 vous le comprenez maintenant\u2014exgige que je réponde à vos attaques.Je le ferai sans animosité et je profiterai jde la circonstance pour réfuter complètement le rapport du Dr Tuke.Il y a unan, votre amitié m'aurait offert d\u2019elle-même l\u2019hospitalité de' votre journal pour démantibuler l\u2019échafaudage duscientiste anglais ; aujourd\u2019hui, je ne m'adresse pas à votre amitié, mais je réclame de votre loyauté les moyens de me défendre dans le Canadien et dans l'Evénement, là,même où je suis attaqué.Nous avons été amis.Serez-vous advorsaire loyal ?Villa Mastai 4 novembre 1884.P.LAanorx.\u2014_\u2014\u2014 Aree CORRESPONDANCE d\u2019ONTARXO Sandwich le 3 Nov 1884.ARBORICULTURE plus généreux, plus Plusieurs de nos abonnés nous ont demandé à diverses reprises, si nous connaissions quelque moyen ou procédé pratique de connaitre les fruits des arbres, ou, pour mieux dire de rendre fertiles certains arbres fruitiers qui semblent .se tenir improductifs pendant un troplong espace de temps.Nous avons entendu préconiser plusieurs procédés qui tous sont plus ou moins pratiques et efficaces mais ceux qui nous ont paru les plus conformes au bon sens sont les suivants.- 1.Suppression d\u2019une racine-mère.Ce procédé, le plus énergique, s'appuie sur ce que l\u2019absorption des racines est plus active que l\u2019évaporation des feuilles.Au lieude rétablir patiemment l'équilibre, on brusque le mouvement de la sève en retranchant une racine dont la grosseur peut varier suivant l'âge etla vigueur de l\u2019arbre.Si la coupe se pratique sur une racine dont l\u2019existence n\u2019est pas essentiellement indispensable à la vie de l\u2019arbre la fructification ne se fait pas attendre.L'amputation se fait de préférence au printemps, et avec un instrument assez tranchant pour ne point faire de mutilation trop grave.a : ° 2 Le moyen qui vient \u2018ensuite, comme moins énergique est l'inci- sion annulaire de la peau de l\u2019arure à la base des branches-mères.Cette incision se fait plus prudemment en laissant quelques ligaments de là afin de ménager un passage à la sève qui doit faire communiquer les parties séparées par l'incision.Ces ligaments sont recommandés pour empêcher la mort de la branche qui à subi l\u2019opération.Il est essentiel de veiller à ce que la plaie ne tarde pas trop à se cicatriser.3.Nous avons vu employer aussi un moyen assez pratique pour obtenir le même résultat ; c\u2019est l\u2019arcure des branches par'divers procédés tantôt en les forçant à se tenir courbées en les attachant à des pieux plantés sous l\u2019arbre, tantôt par des poids suspendus à ces branches.L'arcure ainsi obtenue affaiblit la vigueur de la sève qui alors ne peut plus qu'alimenter les boutons a fruits au lieu de se lancer dans la pousse des jeunes tiges.NOUVELLES La convention des maîtres et des maîtresses à Sandwich les 23 et 24 octobre 1884.(Suite) A cette convention, comme d'habitude force compliments, force discours.On doit avouer qu'à ces sortes de réunions il ne manque pas de gens de bonne volonté, de gens donnant, préconisant d\u2019excellentes idées, - mais par contre combien peu des réformes à désirer restent en mémoire pour être efficacement poursuivies, combien de plans conçus tombent comme la semence de l\u2019Evangile,dans les ronces et les épines.Pour être impartial et sérieux, nous voulons cependant mentionner, parmi les discours entendus, celui de M.Sinclair, directeur de la High- School de Windsor, lequel mériterait d\u2019être admis comme une pièce de base pour une réforme dans notre système scolaire.Si modeste que soit notre opinion, nous pensons que ce maître a mis le doigt sur la plaie, qu\u2019il a traité son sujet avec Jun taet qui fait honneur à l'expérience ac- .quise dans sa longue carrière de l'enseignement.On nous a fait espérer que cette pièce élaborée par ce fonctionnaire compétent sera publiée dans tous les journaux du pays qui s'occupent de l'éducation primaire.Nous le souhaitons, et surtout nous désirons vivement que les idées de réforme suscitées par M.Sinclair arrivent aux oreilles de nos législateurs qui qui pourraient s\u2019en inspirer pour nous donner un système scolaire plus en rapport avec les besoins actuels de nos populations.Nous serions heureux d'avoir la traduction en français du discours de M.Sinclair, nous nous ferons un plaisir de le mettre textuellement sous les yeux de nos lecteurs, mais s\u2019il ne nous est pas possible de l\u2019ob- nir nous essaierons toutefois d\u2019en commenter les principales idées, celles qui ont paru frapper davantage les-vrais amis de l'éducation.- (À suivre.) Nous continuons à jouir de journées d'automne des plus favorables aux derniers travaux des champs.Pas encore de pluie pour détremper les chemins, ninon plus pour alimenter les sources.Les affaires semblent quelque peu reprendre par suite du bien-être qui nous viendra de l\u2019abondance des récoltes.À ceux qui nous demandent des plants de vigne nous rappelons qu\u2019il faut planter en automne de prêfé- rence, quand le terrain est naturellement sec.Que ceux qui ont aussi fait leur commande de vin pour l\u2019hiver, s'attendent à recevoir l\u2019expédition avant les froids.En s'adressant ° directement à nous on reçoit par retour du courrier tous les renseignements désirés sur les vignes et le vin.He Giransor \u2018JOURNAL DES CAMPAGNES D SSSR Victoire du parti conservateur a In Beauce 315 VOIX DE MAJORITÉ Le candidat conservateur est élu à la Beauce par au-delà de 800 voix de majorité.C'est un triomphe Ééclatant.Tout ce que le parti libéral a d\u2019agents électoraux, tout ce qu'il a de politiciens déterminés étaient rendu dansce comté.L'honorable M.Langelier, l\u2019honorable M.Pelletier, M.Gagnon de Kamouraska, M.P.B.Casgrain, M.Saint-Georges, M Chs.Langelier, M.F.X.Lemieux, en un mot tout l'état-major 'du parti libéral à Québec s\u2019était jeté à corps perdu dans la lutte.devant aucun moyen pour assurer le succès de M.Poirier.L'exploitation des préjugés s'est donné libre carrière.On a tenté de soulever le peuple contre une famille et contre un nom.On a fait appel aux passions, et fait valoir contre M.Taschereau des questions locales qui n\u2019avaient rien à faire sur le terrain politique.Enfin on a pratiqué en grand les manœuvres frauduleuses.Un seul exemple édifiera nos amis.Deux ou trois jours avant la votation, les gens de M.Poirier ont acheté d'un seul coup chez un mar chand de St-Joseph pour 8500 00 de hwiskey.La preuve peut en être fournie quand on voudra.Dans une petite paroisse du haut du comté, durant le poll, il y avait trois maisons où l\u2019on donnait à boire aux partisans de M- Poirier.Eh bien ! malgré tout cela, nous avons triomphé par plusieurs cen taines de voix de majorité.Ni la boisson, ni les préjugés, ni l\u2019exploitation des passions, ni les manœuvres frauduleuses, ni les lettres contenant des promesses et des menaces à l\u2019adresse de chefs conservateurs, n\u2019ont pu prévaloir contre l'opinion honnête des électeurs de Beauce.Et M Taschereau est élu.Nos adversaires vont peut-être s\u2019écrier qu\u2019ils ont remporté une victoire morale, que la majorité conservatrice a diminué et que c\u2019est un signe de réaction.J Nous ne leur laisserons même pas cette fiche de consolation.Non, il n\u2019y à pas eu réaction contre la politique conservatrice dans le comté de Beauce, En quelques endroits, à Sainte-Marie entre autres, des difficultés, des misères locales nous ont nui.Dans cette paroisse, la dernière fois, nous avions 150 voix de majorité.Cette \u2018année nous en avons eu 84 de minorité : soit un déplacement de 284 voix.Mais ce changement est dû tout entier à une question parfaite ment étrangère à la politique.Voilà là réaction libérale.Si l\u2019on veut parler de victoire morale qu\u2019on parle de celle que notre parti a remporté à Mégantic, comté On n'a reculé libéral où notre candidat n\u2019est défait que par 15 voix.Mais à la Beauce, le parti libéral est bel et bien battu, battu en bataille rangée, battu en dépit des plus coupables manœuvres., Honneur à nos amis de Beauce.Le pays avait les yeux fixés sur eux.Ils ont noblement répondu à l'attente de l\u2019immense majorité des citoyens de cette province.Ils ont maintenu haut bt ferme le drapeau conservateur.Nous félicitons l'honorable M.Bolduc de la victoire nouvelle qui vient de signaler sa carrière.Le sénateur de Lauzon vient de recevoir le baptême du feu, et peut entrer le front levé à la chambre haute.De son côté l'honorable M.Blanchet ne s'est pas ménagé.Il a payé de sa personne comme un simple soldat, et est resté sur le champ de bataille jusqu\u2019à ce que la victoire fût assurée.Nous offrons aussi à M.Taschereau nos félicitations chaleureuses.Il a mérité son succès par l'énergie qu\u2019il a déployée dans la lutte.Orateur et légiste, il fera honneur à la députation canadienne.Enfin nous croyons devoir remercier, au nom du parti conservateur, tous les amis qui ont si vaillamment combattu pour la cause conservatrice Nommons en première ligne, dans le comté de Beauce, MM.William de Léry, À.Pacaud, Duchesnay, Morency, Cloutier, Lessard etc.Nous aurons probablement plus d'un nom à ajouter à cette liste de braves.Quant à nos amis d\u2019ailleurs qui se sont distingués dans la lutte, nos ecteurs ont déjà lu plus d\u2019une fois leurs noms dans nos colonnes.Merci à ces intrépides joûteurs, MM.Landry, Faucher, Marcotte, Lesage, Casgrain, J.E.Roy, Desjardins, Bouffard, Charlebois, -Chassé, Turcotte, Taché, Angers, Stafford, dont le dévouement et l'éloquence ont si largement contribué à la victoire.Nous oublions probablement plusieurs noms importants ; il nous est impossible de nous les rappeler tous ence moment.Nos amis -ont tous fait leur devoir.Nous avons hâte de voir les journaux libéraux.Où est la réaction qu\u2019ils nous ont tant prônée ?Cert eres ctl Atl lee, Les commentaires dun\u2018 Canadien\u2019 Le Canadien d\u2019hier nous annonçait solennellement des commentaires sur l'élection de Beauce.Le Canadien de ce matin nous les apporte.Voyons un peu ce que c\u2019est, et commentons les commentaires de M.Tarte.Le parti conservateur vient de triompher dans une bataille rangée contre le parti libéral.Les deux armées se sont prises corps à Corps, et nous sommes sortis victorieux de la lutte.Tous les journaux conservateurs applaudissent av.résultat et chantent victoire, le Journal de Québec comme le Nouvelliste, le Quotidien comme le Courrier du Canada.Seul le Canadien jette sa note discordante, et parle de leçon, de protêt signifié au gouvernement par les électeurs de Beauce.Il prépare ainsi de la copie a la Patrie et à I'Electeur.Nous n\u2019en sommes pas surpris.Nous savions que M.Tarte etle Canadien étaient contre nous dans la lutte qui vient de se terminer.Et lorsque l\u2019an:des plus j jeunes enfants a, de la tribu d\u2019Israél a fait son apparition dans le poll No 8 de Saint-Fran- çois, tenant à la main un blanc-seing de M.Joseph Poirier, nous n\u2019avons vu dans ce fait qu\u2019une manifestation nouvelle de ce qui nous était déjà connu.Le Canadien est bien prêt de prétendre, tout comme un journal rouge, que les ennemis du gouvernement fédéral ont remporté une victoire morale, Et il attribue la diminution de la majorité conservatrice à des causes politiques.Nous affirmons sur notre honneur que M.Tarte dit une chose fausse lorsqu'il parle de la sorte.Au point de vue politique, le comté de Beauce était admirablement préparé à une élection dans les inté- réts conservateurs.Les électeurs de cette division sont satisfaits de la protection ; ils sont contents de l\u2019état de leurs affaires et n\u2019ont aucun désir de retourner aux jours néfastes de M.Mackenzie.De plus le subside de $211 000 que le gouvernement a accordé au Qué- bec-Central pour faire des travaux dont le comté de Beauce bénéficie presque exclusivement, achevait d\u2019assurer au ministère la faveur populaire dans cette division.Le Canadien trompe donc ses lecteurs lorsqu\u2019il veut leur faire croire que la politique du gouvernement est pour quelque chose dans la décroissance de la majorité.Cette diminution, nous le répétons, est dire tout entière à des questions locales, à des rancunes de plaideurs malheureux, à des incidents professionnels habilement exploités contre le candidat, à des préjugés ameutés contre un nom.Si l\u2019on voulait faire une espèce d'enquête électorale sur la lutte qui vient de se terminer, nous n\u2019hésitons pas à dire qu\u2019on arriverait facilement à établir que la différence de majorité signalée par M.Tarte est due entièrement aux causes que nous venons de mentionner.M.Tarte dit : En élisant M.Taschereau, mais en lui refusant la majorité nabituelle aux candidats conservateurs, il a agi avec cette discrétion significative dont le corps électoral est souvent le spectacle.Il n\u2019a pas voulu se séparer encore du gouvernement, mais il lui a donné l\u2019un de ces avertissements dont les hommes publics clairvoyants doivent savoir tenir compte.Délicieux, en vérité.Les électeurs de Beauce se disent en leur cœur : Nous sommes conservateurs ; mais le Canadien n'aime pas le gouvernement fédéral, il nous faut donner une leçon à ce gouvernement.Jouons donc serré ?Tant de minorité pour Taschereau à Sainte-Marie, tant à Saint-Elzéar, tant au Sacré-Cœur, tant à Saint-Séverin.Bien, cela constitue un appoint respectable en \u2018faveur de Poirier Maintenant, vous, les gens de Tring, de Lambton et d\u2019Aylmer, restez avec Bolduc, ça fera une majorité de 300 voix pour Taschereau.C'est suffisant pour gagner, et ce n\u2019est pas assez pour que le gouvernement se vanté de 10 mous \u201cavoir a sa disorétion.Et le peuple.de Beauce est arrivé au poll ce calen] en poche, et le résultat de 1'élection, c\u2019est ine le gon \u2018pour le gouvernement.Voila les ralsonnements tortieux , \u2026 et la rouerie machiavélique que M.Tarte veut prêter aux électeurs de Beauce.Franchement c'est trop fin, et la seule réponse que mérite de pareilles cascades est un éclat de rire.Parlons sérieux.Le Canadien s\u2019écrie que le mécontentement contre les chefs du parti conservateur grandit comme une marée montante.Voici la vérité.M.Tarte forme à lui tout seul la marée dont il nous signale les grondements sinistres.Il est à la fois le flux et le reflux, c'est pourquoi il n\u2019y a pas lieu de trembler.Quand Auguste avait bu, la Pologne était ivre.M.Tarte voudrait jouer l\u2019Auguste, et parce qu\u2019il est mécontent il essaie de se persuader que tout monde l'est comme lui.Veut-il savoir de quoi et de qui le parti conservateur est mécontent ?C'est du Canadien et de son rédacteur.Nous avons eu occasion -de parler de l'un et de l\u2019autre avec bien des gens à la campagne.Partout, dans les presbytères, auprès des vieux lutteurs blanchis dans les luttes du parti conservateur comme auprès des jeunes soldats qui font leurs premières campagnes, chez le simple cultivateur comme l'homme des professions libérales, nous avons entendu crier contre le anadien \u2014 Evénement \u2014 Cultivateur \u2014 Liberté et leur unique directeur, M.Tarte.Autant le Canadien et son rédacteur ont été populaires autrefois, autant ils sont réprouvés et répudiés aujourd'hui.Voilà la marée montante, et voilà la vérité.C\u2019est assez commenter les commentaires du Canadien, pour aujourd\u2019hui.S'il faut y revenir, nous y reviendrons., La théologie de 1l\u2019\u201c\u201c Electour \u201d\u201d L'Electeur a fait emplette d'un théologien.Mais c'est évidemment un théologien de pacotille, qui n\u2019aura \u201c| jamais le bonnet.M.Vincelette s\u2019est, paraît-il, exprimé comme suit, devant la commission d\u2019enquête : \u2018\u201c Si j'avais été mis confidentiellement en possession d\u2019un fait, je n'hésiteraïs pas à déclarer sous serment que j'ignors ce fait.\u201d Là-dessus, les casuistes de 1'Electeur frémissent d\u2019une sainte horreur.C'est le parjure érigé en théorie, s\u2019écrient ces timorés en se voilant la face, c\u2019est une doctrine monstrueuse, c'est un crime contre les lois divines et humaines.Dans leur zèle ardent, ils-dénon- cent le président du Cercle catholique aux pouvoirs religieux et civil.Ecoutez nos plumitifs libéraux.Ils vont bien quand ils s\u2019y mettent : Ce.fait est grave, c'est toute une révélation qui explique bien des choses dont nous avons été lés témoins étonnés depuis quelques temps.Aux autorités religiedses et civiles appartient la tache d'étoufler de suite les principes immoroux et subversifs de M.Vincelette, président du Cercle catholique de Québec.Ignorance ! ignorance ! ! ignorance ! | que de bévues se commettent sous ton égide.Il est fort probable ques\u201d l\u2019Electeur cite imparfaitement les \u2018paroles de M.Vinceleite.Mais telles que ñous les offre l'organe libéral, nous les trouvons absolument \u201cjustifiables.Les doctes écrivains de I'E- lecteur ont-ils, d\u2019aveñtare, entendu \u2018 .Co.# 4 \" J » chez + \u2019 JOURNAL DES 4 CAMPAGNES 9 osent A EE CEE parler d'un auteur nommé Gousset, archevêque de Reims, cardinal de l'Eglise romaine, et l'une des lumières de la théologie au dix-neuvième siècle ?Voici ce que dit cet illustre théologien, du secret confidentiel : \u201c Qui que nous soyons, nous sommes obligés de garder pour nous- mêmes ce qui nous est confié sous la loi du secret, sous le sceau de la confession, ce que l\u2019on nous dit comme à un père, comme à un frère, comme à un amni, Quiconque consent à ce qu\u2019on lui confie un secret, s\u2019oblige par là-même à en garder le dépél.Lorsque, le secret n\u2019étant que naturel ou promis, on est juridiquement interrogé par le juge, on doit répondre conformément à la vérité, et dire tout ce qu\u2019on sait, quand même on aurait promis par serment de garder un silence absolu ; mais il en serail aulre- ment du secret confié.Nous ajoutons que celui qui sait une chose sous le sceau du secret peut dire qu'il l'ignore ; comme J ésus-Christ dit, au sujet du jugement dernier \u201cPersonne n\u2019en connaît le jour ni \u201c l'heure, pas même le Fils de l'hom- \u201cme\u201d Par ces paroles, dit Bergier, le Sauveur voulait réprimer la curiosité indiscrète de ses disciples, en leur faisant entendre qu\u2019il n\u2019était pas à propos qu'il leur révélat ce secret.(Grousset, Phéologie morale, tome ler pages 531, 558, 559).Ainsi,on peut dire qu'on ignore une chose qu'on connaît sous le sceau du secret.C\u2019est là ce que le cardinal Gousset enseigne après saint Liguori, et c\u2019est là tout ce que M.Vincelette a prétendu.S'il n\u2019y a pas mensonge dans cette dénégation pure et simple, il ne peut y avoir mépris de la parole .jurée dans cette dénégation faite sous serment.Le principe est le même dans les deux cas, et ce principe c'est que le secret confié n\u2019appartient pas à celui qui l\u2019a reçu.Il n\u2019y aurait exception que s'il s'agissait d\u2019un crime de lèse-majesté ou de tout autre crime contre la sûreté de l\u2019Etat.Le casuiste de l\u2019Electeur enseigne une doctrine différente de celle du cardinal Gousset et des docteurs catholiques.Il parle évidemment de choses dont il n\u2019entend pas le premier mot.Que lui importent la vraie doctrine, la justice et le bon sens.Il faut diffamer le président du Cercle Catholique.Allons-y hardiment, et fabriquons une théologie nouvelle pour, noircir cet adversaire importun.* La réputation de M.Vincelette est au dessus de ces viles atteintes.Mais le journaliste qui s\u2019est rendu coupable de cette diffamation est tenu en honneur aussi bien qu\u2019en conscience à-une réparation.Qu\u2019il plaide ignorance s'il le veut, mais qu\u2019il se Tétracte.Et à l\u2019avenir, qu\u2019il feuillétte, de temps à autre, les bons auteurs théologiques.Cela peut servir dans le journalisme, et empêcher bien- des sottises de voir le jour.22 re prete Le remplaçant du comte Sesmaisons à Québec, comme consul de France, ne sera point M.Crampon comme on l\u2019avait dit, car ce monsieur a opté pour Calcutta, mais ce sera le vicomte d\u2019Absac, consul général a la Noüvelle-Orléans.Comté de Beance Le résultat de-la votation a été comme suit : : Poirier.Taschereau.Ste-Mari6.\u2026.\u2026.\u2026.0 2610.84 \u2014 St_ElZRAY \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.00e 0000000 43 \u2014 St_losaph.\u2026.ere eee 6 6 -\u2014 St.Fréderic .14 \u2014 St-Séverin.\u2026 35 \u2014 BroOugliton \u2026\u2026.\u2026.\u2026.2.060020 \u2014 2 Ditchfield.veees convrseperess = 29 Sacré-CŒUT «ss vosrocoes ve 53 _\u2014 SLS-ANGES cvs sever vrecocer \u2014 37 St-Victor de Tring et St- FEphCOM +.s00scevse0 oo \u2014 204 » St François 0.0 70 S1-GEOrge weve enereee sors \u2014 13 St-Come de Kennahec.\u2014 13 Lambton et Aylmer.\u2014 143 Shanley.ciier cevieneer == 114 FOrsylh.\u2026.eos vosssess \u2014 43 St-MArliN \u2026.\u2026.css | ll \u2014 Total co.vocssosoouss 246 568 245 Majorité pour Taschereau.422 -\u2014 on \u2014 Nouvelles des Etats-Unis C\u2019est aujourd\u2019hui, 4 novembre, que sont choisis les électeurs qui doivent élife ensuite le président des Etats- Unis.Nous croyons qu\u2019il nè sera pas sans intérêt de faire connaître la manière dont on fait cette élection.Le président est choisi par un collège électoral composé de délégués élus par chaque état de l\u2019Union.Chaque état choisit, par le vote populaire, autant d'électeurs qu\u2019il a de sénateurs et de membres du congrès.Par cette constitution, on a eu pour objet de choisir les meilleurs hommes du pays dans les différents districts électoraux, et ces hommes ainsi choisis doivent représenter ou exprimer les vues de la population bien mieux qu\u2019an vote populaire général.Voici le nombre d\u2019électeurs que fournit chaque état pour l\u2019élection du président : Alabama.sosseuseusss 10 Arkansas.7 Californie.Cevrreserenenens 8 Colorado.senc 8 COonnecticut.prenee neue .6 Delaware.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026 8B Floride.ssssocs.4 Georgie.12 Illinois.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.v\u2026.28 Indiana.15 TOWA.\u2026.\u2026.\u2026.a.voervennc 00006 18 Kansas.\u2026sssossssssonse 9 Kentucky.\u2026.\u2026.aus 13 Louisiane.c.ecevveveenee 8 Maine.ccouueuenee.ceeveensee 6 Maryland.avossouss serene 8 Massachusetts.14 Michigan \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0\u2026sessecconmes 18 Minnesota.Ceererseensnens T7 Mississipi.\u2026\u2026.emescess 9 Missouri.6 soccssrecose00000 16 Nebraska.verre -rensieries OD Nevada.conescssen se avoue 8 New-Hampshire.\u2026 8 New-Jersey.\u2026.\u2026.\u2026.9 New-York.Cerrecren sensor 86 Qaroline dn Nord.11 Ohio.essusocases essences.2B OYEGON co .ssosu cesse ss e conne 00000 8 Pensylvanie,.30 Rhode Island.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026 4 Caroline du Sud.9 TeEnnesseG&.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u20260000.ow 12 Texas .\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.vresssocsnoue \u2026 18 Vermont rears sacsoceu save cce 00006 4 Virginie.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.0 12 } Virginie-Ouest.80 80000000 6 Wisconsin.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.11 401 L'élection se.fait tous les quatre ans le mardi qui suit le premier lundi de novembre.Le premier mercredi \u2018de décembre suivant les électeurs choisis dans chaque état s'assemblent au capitole de leurs états respeotifs et votent pour le président et le vice- président.Le résultat de la votation est enregistré sur une liste préparée par chaque collège électoral.Les dif- | fêrentes listes sont envoyées aussitôt au\u201csiège du gouvernement, adressées ~ 01 au président, qui les ouvre le second mercredi du mois de février et compte les votes en présence des représentants du sénat et de la Chambre.Les personnes qui ont obtenu le plus grand nombre de votes pour les deux charges sont alors déclarées élues.Si pas un candidat n\u2019a obtenu la majorité voulue \u2014-201\u2014la Chambre des représentants \u2018choisit alors le Président parmi les trois candidats qui ont le plus de votes.Dans ce cas, c\u2019est le Sénat qui choisit le Vice-Président.Le Président doit être américain, c'est-à-dire né aux Etats-Unis; il faut qu\u2019il soit âgé au moins de 25 ans.Il entre en fonctions le 4 mars.Les élections qui auront lieu aujour- d\u2019hui détermineront pratiquement le caractère politique du vote pour le nouveau Président.D'importants changements ont en lieu cette semaine dans les sphères officielles de Washington.Le Président a accepté la démission du juge Drummond, du \"7e Circuit fédéral, et a nommé en son lieu et place l\u2019ex- ministre des Postes et des Finances, le général Gresham, qui est ainsi rendu pour toujours à la vie judiciaire, les juges de Circuit étant inamovibles.M.Hugh McCalloch, qui fut déjà secrétaire du Trésor sous le président Johnson, prend la place du regretté secrétaire Folger, mort récemment, et M.Frank Hutton, premier assis- tant-secrétaire des Postes, devient \u201c* Postmaster Général.\u201d Le cabinet actuel de M.Arthur est donc composé ainsi qu'il suit : Secrétaire d\u2019Etat : M.Frelinghuysen ; de l\u2019Intérieur, M.Teller ; de la Marine, M.Chandler ; de la Guerre, M.Lincoln ; du Trésor, M.McCul- loch ; de la Justice, M.Brewster ; des Postes, M.Frank Hutton.On mande de Titusville, Pennsylvanie, qu\u2019un puits creusé par un nommé Christie est arrivé lundi à 46 pieds de profondeur et à rencontré, à ce qu\u2019il semble, un véritable océan d'huile.Le précieux liquide s'est mis à jaillir avec une impétuosité extraordinaire.On en a recueilli 187 barils en un peu moins d\u2019une heure de temps, de 4 heures 20 minutes à 5 heures 20 minutes du soir, et pendant la demi-heure suivante 104 barils.Cinq tuyaux de 2 pouces ont été installés, mais la pression est encore beaucoup trop forte pour eux.Les nouvelles de Washington disent quecette ville est depuis longtemps le paradis des mendiants de profession et que les \u201c Associated Charities \u201d du district de Columbia ont entrepris la tâche difficile de purger la capitale des vagabonds qui font métier de demander l\u2019aamône dans les rues ou de porte en porte.Cette association s\u2019efforce de faire pénétrer dans l\u2019esprit public la conviction que faire la charité aux quémandeurs à tort et à travers est en réalité encourager la paresse et le paupéris- risme.Elle s'organise activement pour l'hiver prochain, et elle se propose d'établir, indépendamment des distributions de secours, une école pour la formation des ménagères, Une classe de cuisine, un \u201c Kindergatem \u201d ou une asile école pour petits enfants, une école industrielle pour enfants plus grands, une classe de couture pour filles indigentes, enfin une cour ou l\u2019on obligera les mendiants à fendre et à\u2019 soier.du bois en échange de la nourriture et- du-logement.RUSSIE | Le St-Pétersbourg 3.La police a arrêté à Kharkoff quatre étudiants ayant en.leur possession-des manifestes révolutionnaires.\u2019 RESUME DES DEPECHESN EUROPE FRANCE Paris 29.On se réjouit beaucoup dans certains cercles du résultat des élections allemandes dans les villes de Strasbourg et de Melhouse, dans l\u2019Alsace-Lorraine.Plusieurs candidats français ont été élus membres du Reichstag.Il est certain que des compatriotes seront aussi élus dans d\u2019autres districts.Paris, 30.On u enregistré aujourd\u2019hui deux décès cholériques à Nantes, et deux décès à Yvetôt.Le Temps affirme que l'Angleterre se prépare à annexer tout le littoral de lu Mer Rouge à l\u2019Egypte.La République Française dit que les prochaines élections pour le sénat et la chambre donneront lieu à une lutte très sérieuse, car les adversaires ont pour le présent, l'avantage de leur côté.vu les faibles ressources de l\u2019agriculture, l\u2019insuccès de la guerre en Chine et le déficit du budget.Elle ajoute: \u2018Il fauil espérer que le pays repoussera encore les royalistes qui, s'ils sont de nouveau vaincus, devront pour toujours disparaitre comme parti politique.Paris, 1.Il règne une grande agitation au sujet du prix du pain.Les boulangers refusent de diminuer le prix.M.De-Lesseps partira pour Panama an commencement de février.On a envegistré 95 décès à Nantes pendant la semaine.On attribue l\u2019augmentation de la mortalité à l'épidémie cholérique.La quarantaine imposée par l\u2019Italie à tous les navires arrivés de la Spezia et de Gènes a été levée.Les navires français ne sont plus soumis en Italie qu\u2019à arrêt de cinq jours.Cinq personnes sont mortes du cho léra à Nantes depuis 24 heures.On signale 3 décès à Oran depuis dimanche matin.Cinq mille trois cents hommes de troupes pe-tiront le 15 du courant pour renforcer l\u2019armée du Tonkin.Un second renfort partira quinze jours plus tard.On rapporte que M.Ferry a décidé de dissoudre la Chambre des Députés au mois de février.I] y a eu des pour parlers entre l\u2019Union et les chefs républicains du Sénat, et l\u2019on a consenti à la dissolution.M.Grevy a aussi donné son consentement.ANGLETERRE Londres 29.Une grande anxiété a régné ici dernièrement, à propos de la Commission de la frontière afghane, quia quitté Simla dans la dernière quinzaine du mois:d\u2019août,escortée par un escadron de cavalerie de 350 hommes pour procéder à la délimitation du territoire de l\u2019Emir.Une dépêche du 27 dit que l\u2019expédition a atteint la vallée Zhol, à alu jué 500 Kharpathes fortement retranchés, et les a défaits, leur tuant 56 hommes.L\u2019expédition est encore considérée comme en péril, et l'on attend impatiemment, au Bureau dela Guerre, l'annonce de retour heureux des régions peu connues qui avoisinent Sarak.Le duc de Connaught doit revenir des Indes au mois de mars par la route de\u2019 San Francisco.Granville a reçu de Pékin l\u2019information que le gouvernement chinois Chine et la France.Le bruit court que le choléra fait des ravages sérieux parmi les troupes françaises au Tonkin.Londres 30 M.Gladstone a déclaré aujourd\u2019hui la chambre des Communes gue la marche des troupes anglaises sur Khartoum* aurait eu lieu plustét si la chose elt été possible.Londres, 31.La conférence du Congo se réunira à Berlin le 12 novembre.Northbrrook est arrivé de l\u2019Egypte.Londres, 1er.-=Il-y à eu-une panique ce soir au thé.= === tre Star à Glasgow, causée par un homme ivre qui a crié: Au feu ! Dix personnes ont été tuées et une autre blessée dangereusement Londres 3.Les compagnies des steamers transatlantiques parlent d\u2019augmenter leur taux de passage entre l\u2019Europe et l'A- mérique.Granville a dit cette après-midi à la + + s\u2019oppose à toute médiation entre la 10 Chambre des lords que le gouvernement - N'avait.reçu aucune nouvelle officielle de la prise de Khartoum et de la capture du.général Gordon.Le correspondant du Times à Alexandrie confirme la prise de Khartoum et annonce méme la mort de Gordon,mais il donne ces nouveaux renseignements sous toute réserve : Un marchand français qui a été autrefois consul à Khartoum, à appris de messagers arrivés récemment de cette ville, que Gordon ayant besoin de pro- Visions avait tenté une sortie.Il atteignit Berber et le colonel Stewart seul put pousser plusau nord.Gordon voulut revenir à Khartoum, et rendu à Sbendy, il apprit que la ville avait été livrée aux rebelles.Il se trouva alors, ajouterent-ils dans l\u2019impossibilité d\u2019avancer ou de retraiter et il aurait êté Lué en cet endroit.Londres 4.Les inquiétudes d'il y a quelques semaines se sont changées en dégotl lorsqu\u2019on a appris que le grand et coù- teux cuirassé à deux liélices, Agamemnon, qui est armé de canons d'un calibre enorme, ne peut gouverner que lorsque les hélices sont au repos.On .sera donc obligé d\u2019enlever une des hélices et cette modification coûtera 500,000.Cette découverte a redoublé les fureurs contre l\u2019incapacité de l\u2019amirauté.: Le ministère (Gladstone semble s\u2019en aller en lambeaux.Personne ne peut donner la raison exacte de cette conviction générale, mais tout le monde déclare que la chose est dans l'air.Il est certain que tout va mal.Les bruits vagues de désastres imminenten Egypte ont passé des boutiques du Caire aux cluds de Londres et quoique Khartoum n\u2019ait peut-être pas encore été pris personne ne croit que le général Wolseley arrivera à temps pour sauver la ville.La chute de Khartoum serait aussi celle Gladstone.Les révélations de l'Afrique méridionale ont déconcerté même les plus chauds partisans du ministêre.La Pall Mall Gazette attaque avec amertume la politique hésitante du gouvernement et le prévient que la patience du public est presque à bout.ALLEMAGNE Berlin, 24.On connait le résultat de l'élection des membres du Reichstag dans 74 districts.Dans 29, on n\u2019a pas encore fait le choix des candidats et dans 13 districts sur ces 29, il y aura contestation.Les candidats heureux comprennent 13 du parti du centre, 7 socialistes, 6 libéraux, 6 nationaux-libéraux, 5 impé- rielistes, 4 conservateurs, 2 progressistes, 1 guelphe, 1 Alsacien.~ Les dernières nouvelles des élections annoncent que 7 conservateurs, 20 membres du centre, 7 libéraux, 18 nationaux libéraux, 7 socialistes démocrates et les impérialistes ont été élus en sus de ceux dont nons avons déjà donné la liste.Berlin 30 On connaît le \u2018résultat des élections dans 201 divisions Les conservateurs ont triomphé dans 25 divisions, le centre dans 44, les nationnaux dans 29, les libéraux dans 44, les alsaciens dans 5, les socialistes démocrates dans 8 et les guelphes dans 3.Berlin 3.On a transféré de la prison d\u2019Elbarfeld & Leipsic huit'anarchistes, accnsés d\u2019avoir abattu le monument de Neiderwall.On a découvert un complot ayant pour but de forcer l'entrée de'la prison et de délivrer les coupables.EGYPTE Le Caire 30 La petite vérole exerce de grands ravages parmi les indigènes de Merowi.* Les troupes anglaisës se mettront\u2019 en marche la semaine prochaine.Alexandrie 30 Le bruit circule encore que Khartourn est tombé au pouvoir du Mahdi et que Gordon est prisonnier.Wady Halfa 30 Le général Wolsely est rendu à Dahl avec son\u2018détachement.Le BELGIQUE Bruxelles 3.Le Patriote annonue que le roi a été atteint samedi d\u2019une maladie nervèuse, causée sans doute par les agitations politiques qui troublent aujourd\u2019hui-le pays.JOURNAL DES ITALIE Rome, 30.Les changements dans le ministère belge n\u2019affecteront en rien I'intente entre la Belgique et le Vatican, et les relations diplomatiques seront reprises au mois de novembre.; L'Osservatore Romano contredit la déclaration de l\u2019évêque O'Farrell de Trenton, N.J., an sujet des paroles pro noncées par le Pape à l\u2019égard de l\u2019Irande.EGYPTE | Le Caire 31.Le Mahdi avant été informé, au commencement de septembre, de l\u2019approche de l\u2019armée anglai-e, a fait un effort su- prème pour s'emparer de Khartoum qui, vers la fin da même.mois,, était cerné par cinquante mille rebelles.| Les munitions manquant, la garnison commença à murmurer, et une dépula- tion d'officiers se présenta auprès de Gordon pour lui reprocher d'avoir aidé à les tromper en leur promettant l\u2019assistance des ungiais.A La députation « demandé la retraite a Dongola, à défant de quoi elle le menaçait de rejoindre les troupes du Mahdi.Là dessus Gordon a consenti.Sur les entrefaites il se produisit une panique et 8,000 personnes tant militaires que civiles ont déserté en corps.2,000 sont restées fidèles et se sont embarquées avec Gordon.Ç Les rebelles l'urent informés de ce qui était arrivé et se mirent à harasser los retraitants jusqu\u2019à Shendy ; là des troupes nombreuses de rebelles pourvues d'artillerie dispersèrent la flottille.Il n\u2019y a que le vaisseau du colonel Stewart qui réussit 4 passer Berber et pen de temps après, il faisait navfrage.Le reste de la flottille fut obligé de se diriger vers le sud, : arrivant à Shendy, toute la troupe fut Où est-il ?chez une voisine ?Il fallait le dire tout de suite.Je t'avais cependant bien recommandé.de pays._ \u2014Ce n\u2019est pas, une personne du pays qui est venu le prendre.\u2014Mais parle ! tu me fais mourir ! Où est mon enfant?Qu\u2019estil arrivé 2.ne laiseer pénétrer ici personne \u2018du .Let 14 JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014Oui, je parlerai, dit Raimbaud, et tn m\u2019écouteras.Ce qui est fait est fait, et pour le moment il faut que cela reste ainsi.Germaine commençait à entrevoir quelques choses d\u2019effrayant.Elle tomba sur une chaise, les yeux fixés sur son mari.Elle lat dans ses regards le trouble de l'ivresse et l'irritation qui rend possible tous les crimes et elle attendit les mains crois- sées sur les genoux qu\u2019il lui révélat toute la vérité.-Pendant la matinée, dit-il, je suis resté à la maison, travaillant, menuisant, ne bouge.nt pas d'ici.Au moment ou je ne songeais le moins i elle, une femme est entrée.\u2014Joubarbe ! demanda Germaine.-\u2014\u2014Madame de Croissy.Un soupir s\u2019échappa des lévres de Germaine, mais elle ne devinait pas encore la vérité.\u2014Madame de Croissy avait appris par les journaux l'incendie de Reuil, prise de crainte, elle arrivait pour voir son enfant, pour l\u2019empo.ter\u2026 Lui montrer Julien blessé, le front entouré de bandages, je n\u2019y pouvais songer\u2026 Les enfants se ressemblent à cet age.Julien et Pierre ont également les yeux bleus et les cheveux blonds.1l faillait répondre et mettre son enfant dans ses bras.Pierre était couvert de vêtement appartenant à son frère de lait.\u2014Et tu lui as donné mon enfant ! \u2014Je ne veux pas aller au bagne, dit Pierre, et j'y serais allé pour avoir blessé Julien.Elle ne s\u2019est doutée de rien ; elle a pris notre fils et l\u2019a emporté ! \u2014Tu as fait cela ! Tu as livré ta chair et ton sang parce que tu avais peur ! -I] fallait sauver la situation dans un moment dangereux.\u2014Oh ! s\u2019écria Germaine, il arrivera ce qu\u2019il plaira à Dieu, mais madame de Croissy connaîtra la vérité demain.\u2014Tu ne feras pas cela, Germaine, tu ne le feras point d\u2019abord parce que je ne le veux pas, ensuite \"parce que ce serait inutile.\u2014-Inutile ! Elle va croire que Pierre est à elle.\u2014DPendant quelques jours.Ou est le mal ?Il s\u2019agit de laisser à Julien le temps de se guérir, voilà tout, Alors tu partiras pour Paris, tu redemandera ton nourrisson, tu le ramèneras et tout s'arrangera.Madame de Croissy a repris 'enfant pour ne point le laisser dans une maison incendiée ouverte à tous vents, elle te le rendra quand elle verra une demeure coquette et plus jolie qu\u2019auparavant.Il n\u2019y aura nulle difficulté à opérer cette substitution nouvelle Une fois l\u2019enfant guéri,que pourrait- on me faire ?Je répondrais : l\u2019enfant est tombé, il s'est blessé.Bien malin serait le docteur capable d\u2019expliquer que j'ai envoyé une bouteille à la tête du petit.Germaine secoua la tête.\u2014-Je refuse de participer à cette fraude, dit-elle, C'est à mes yeux un crime plus grand que la vivacité qui te fit blesser cet innocent.Mieux vaut la vérité quelle que soit.\u2014Tu veux me perdre! s\u2019ecria Raimbatd.| \u2014Tu veux bien m'\u2019avilir, répondit Germaine.\u2014N'insiste pas, ne réplique pas, fit l\u2019homme qui la tenait pantelante sous son regard.Je suis dans une voie mauvaise.\u2018J'ai bn de l\u2019eau-de- vie pour me donner du courage.Je \u2018ne voulais pas faiblir devant toi.Aussi, ce qui est dit, est dit ! Ce qui est consommé est consommé ! Et quand Pierre resterait quelques semaines, quelques mois chez madame de Croissy, où serait le malheur ?Ne te souviens-tu pas des paroles de la Joubarbe : Pierre est chétif; pour - qu\u2019il vive, il lui fandrait l\u2019existence \u2018un enfant riche, les giteries du 1° 9 luxe.Toute cela, il 'aura tant que madame de Crossy le croira son enfant\u2026ÔTu vas soigner Julien, le guérir vite, et dès que les cheveux couvriront la cicatrice, situ n\u2019as pas auparavant trouvé le moyen de faire un nouvel échange, tu avoueras toute la vérité.\u2014Et l'on me croira ta complice.\u2014Non, je me chargerai de tout.\u2014Jamais ! fit Germaine, moi aussi, j'ai une volonté, et je dis : non ! Raimbaud se versa un nouveau verre d\u2019eau-de-vie.\u2014Ne me tente pas ! dit-il, ne me tente pas ! cède à mon vouloir pour cette fois seulement\u2026Je vois rouge a cette heure.Si tu dois me dénoncer comme ayant blessé Julien, et que je doive être condamné pour cela, je ne le serai guère davantage pour m'être vengé de toi\u2026Tu m'as fait souffrir, avec tes plaintes et tes crieries\u2026J'\u2019ai assez de tout cele ! Promets-moi d\u2019obéir, ou je frappe\u2026 Il prit un couteau sur la table et le brandit sur Germaine\u2014 Non ! fit-elle, non ! Mais Raimbaud la saisit d'une main par le cou, la renversa sur la table, et leva l'arme au-dessus de sa poitrine.\u2014Cèderas-tu ?fit-il encore.\u2014S'il me tue, pensa la mère, je ne reverrai plus mon fils.\u2014CQCéderas-tu ?répéta-t-il.Cette fois la lame du couteau fendit le mouchoir et la robe de Germaine.Mais l'effort avait été trop grand, elle roula à terre évanouie.La lampe s'était renversée, puis éteinte.Raimbaud enjaniha le corps de sa femme et s\u2019enfuit.Quand Germaine revint à elle, la tête vide, le corps bistré, l\u2019engoulevent criait au-dessus de la maison d\u2019une façon sinistre, et minuit sonnait au clocher.VIII SOUFFRE-DOULEUR À partir deceite heure une vie infernale commença pour Germaine.Domptée un moment par la terreur, elle résolut d'attendre la guérison de Julien de Croissy, et d'aller ensuite révéler la vérité, En dépit de ses soins, la blessure de l\u2019enfant se cicatrisa lentement.Il avait fallu couper les cheveux du pauvre petit, et ces cheveux ne repoussaient pas vite.On aurait vu tout de suite l'horrible plaie, et Raimbaud eût subi un jugement.Ca jugement eût été le déshonneur pour la famille, et la condamnation du père fût retombée sur l\u2019enfant innocent.Mille projets furent successivement élaborés puis abandonnés.De quelque côté que se tournât l\u2019infortunée, elle se trouvait prise dans le filet dont elle n\u2019avait point eu le courage de rompre la première maille.C\u2019est sur cela que Raimbaud avait compté.Ne gardant plus la force de révéler la vérité à madame de Croissy, Germaine songea à voler son enfant.Elle le reprendrait de force, elle le rapporterait chez elle.S'il le fallait, elle garderait les deux frères de lait.Ce qu'elle voulait, c'était son Pierre.Lorsque Julien guéri commençait à marcher sur ses jambes vaillantes des larmes lui venaient dans les yeux.Elle ne l\u2019aimait pas, elle ne pouvait l'aimer ! On eut dit que Julien possédait déjà l'intuition de cette antipathie, ses yeux se levaient craintivement sur la jeune femme.Il paraissait la redouter, et cependant elle ne le frappait jamais.Raimbaud ' achevait de dépenser ses mille francs remis par madame de Oroissy.Germaine ne songeait plus à faire réparer la maison, tant elle laissait au fond d\u2019un coffret les 500 francs de Véronique.Elle travaillait pour manger, se jetait à tont, sans choisir l'ouvrage.Tantôt elle lavait du linge à la Marne, tantôt elle piochait la terre, binait les gros qu\u2019elle se sentirait remplie d'angoisse | 1 légumes ou ramassait derrière les faucheurs.A mesuré que le temps s'écoulait elle sentait qu'il lui serait moins facile d\u2019agir.A la pensée des efforts nécessaires pour aboutir peut- être à devenir suspecte ou à faire retomber sur son mari une accusation de \u201c suppression d\u2019état \u201d elle se sentit faiblir.Ce fut lalecture d\u2019un ancien procès qui lui apprit le sérieux danger couru par son mari.L'acte de violence dont il s'était coupable n°était plus maintenant son seul crime ; en laissant madame de Croissy emportez Pierre à la place de Julien il s'était rendu passible d\u2019une peine grave.Germaine en revint donc à sa première idée, tenter de reprendre son enfant par ruse, et de l\u2019emporter loin, bien loin.Elle ouvrit un matin la boîte dans de sa marraine, prit un des billet et partit pour Paris.Elle se rendit chez madame Croissy.La jeune femme qui se trouvait dans sa chambre donna ordre de la faire entrer.Assise sur un siége bas, enveloppé dans une robe de chambre de cachemire blanc, bordée d'une soyeuse fourrure de castor des Indes, la jeune femme tenant un enfant sur ses genoux s\u2019efforçait avec des rires de chausser le mignon d\u2019une bottine de satin blanc piquée.Il agitait ses jambes fines et ses pieds roses.Il se renversait avec des gonflements de cou semblables à des tourterelles ; la joie pétillait dans ses yeux, ses mains trouées de faussettes jouaient avec les cheveux dénoués de sa mère.Jamais tableau ne fut à la fois si poignant et si adorable.Agenouillée sur le tapis, une - frai- che paysanne \u2019portant le bonnet bourguignon enguirlandé de coques de ruban et laissant traîner deux flots sur son dos chauffait l\u2019habilement de l'indiscipliné.\u2014 Madame! dit la femme de chambre, c\u2019est la nourrice.\u2014 Venez, venez, Germaine, voyez comme Julien est bien portant.La jeune femme baissa la tête et colla ses lèvres sur les pieds de l'enfant.\u2014Mon petit?mon cher petit! murmura-t-elle.Marguerite vit briller une _ larme dans ses yeux.\u2014Vous l\u2019aimiez bien, lui dit-elle, je le sais.Fante de vos soins peut-être n\u2019aurait-il pas pu vivre.J\u2019en serais morte, voyez-vous.Si vous saviez combien je l'adore.On me reproche de le gâter\u20260C'est naturel, n\u2019est-ce pas ?Je n\u2019ai que lui, et il sera riche.Monsieur de Croissy augmente tous les jours sa fortune afin de le rendre un jour plus heureux\u2026 Et puis, quoi- qu'il se porte.bien, il reste délicat.Si vous saviez combien le docteur Benardieu exige un régime compliqué ll faut des farines spéciales à ce petit homme, du vin.parfamé à la caca, des jus de viande.Il mourrait sans cela.\u2014I1 mourrait ! répéta Germaine comme un écho.\u2014On ne vit que pour lui ici.Nous sommes tous à ses ordres, à commencer par moi.\u2014Ainsi, Madame, demanda _Germaine, sans oser lever les yeux sur madame de Oroissy, si ce cher ange, au lieu d\u2019être dans un milien comme celui-ci habitait chez de pauvres gens.\u2014Il serait perdu, répondit Marguerite.: Germaine poussa un profond sou- pr.\u2014Oh ! fit-elle, il se fortifiera avec Tage.Ne me le\"donnerez-vous \u2018jà- mais à la campagne, pendant l'été ?Vous savez combien l\u2019air est bon à Reuil.Ils\u2019enest bien trouvé le cher mignon.Je serais si heureuse, Madame, si heureuse ! Tenez j'ai des tristesses plein lo cœur, en songeant Ô laquelle se trouvaient les 500 ee a lui.Il faut me promettre de le renvoyer.\u2014Dans les beaux jours, répondit en souriant madame de Croissy.Lorsque les bords de la Marne seront couverts de grandes absinthes sauvages et de saponaires aux fleurs roses Est-elle réparée votre maison ?\u2019 \u2014Oui, madame ! répondit Germaine.\u2014J\u2019espére que votre demeure est une des plus coquettes maintenant.Si les mille francs n\u2019ont pas suffi, dites-le nous sans crainte.\u2014Mon Dieu ! pensa Germaine, il n\u2019a pas seulement livré mon fils, il l\u2019a vendu.Ce fut le dernier coup.Elle n\u2019osa parler ni de son logis ni du village.Oserait-elle y rentrer, si elle parvenait à reprendre Pierre.Du reste un travail terrible s'opérait dans son esprit : le mal dont les conseils de son mari avait mis le germe en elle commençait à grandir.Une pensée terrible lui vint, pensée qui la rendait complice du misérable.Ce \u2018qu\u2019il avait fait par terreur, elle sentit qu\u2019elle le pourrait faire par dévouement.Tout le monde s\u2019accordait pour proférer lamême menace : la Joubarbe et le docteur Bénardieu : si son fils demeurait privé des gAteries dont on pouvait l\u2019entourer dans.une maison riche, il mourrait.Maintenant, il dépendait d'elle qu\u2019il vécût.Son mari avait proféré le premier mensonge, il s'était rendu coupable de la première supercherie.Il ne lui restait qu\u2019à ne pointle démentir.Quand tout danger aurait cessé pour l\u2019enfant, elle avouerait tout, quitte à subir la moitié de la peine, mais au moins son Pierre serait sauvé ?Quand il comprendrait, quand il pourrait l\u2019entendre etlui répondre, elle lui raconterait cette histoire.Et l\u2019enfant se jetterait dans ses bras en lui criant : \u201c Emméne-moi.\u201d S\u2019il doutait, elle avait des témoins.Jobin Renard qui avait vu fracasser le crâne de Julien ; la Joubarbe qui l\u2019avait pansé ! .Elle se tairait : il fallait avant tout que l'enfant véciit.Vers le soir elle prit congé de madame de Croissy, couvrit son fils de baisers et reprit la route de Reuil.Un grand changement s\u2019accomplit en elle.Jusqu\u2019alors elle s'était considérée contre la victime de son mari, souffrant par lui dans sa chair comme dans son cœur.Oette fois elle se regarda comme sa complice, et se sentait déchue, Le sentiment auquel Germaine obéissait en se taisant, ne suffirait point pour l\u2019absoudre.Les chagrins quelle prétendait s'éviter, elle ler infligeait au cœur d\u2019une autre femmes Vainement elle tenta de compenset par une grande tendresse le tor; qu'elle causait à Julien de Croissy quand elle l\u2019appelait pour lui adres\u201d ser une bonne parole ou lui donner un baiser, tout se révoltait en elle.Le pauvre petit le devinait.Il devenait triste et craintif.Son cœur naturellement bon et tendre se repliait sur lui-même empli d\u2019amertumes au-dessus de son âge.Raimbaud se montrait brutal, et Germaine tron- blé.Il en résulta que Julien s'éleva seul, comme un grand nombre d\u2019autres fils d'ouvriers ane les divers travaux des parents laïssent isolés toute la journée.C\u2019était un bel enfant, à taille haute pour son âge.Ses traitssdistingués et fins étaient empreints d\u2019une extrême douceur.Ses cheveux blonds bouclañt naturellement sur son front couvraient l\u2019ancienne cicatrice laissant - au-haut de la tempe fine croix plus âle encore que sa péau- délicate et âne.Quand une violente émotion l\u2019agitait, le sang affluait à cette partie du crâne, et lb cicatrice devenait coti- leur de sang.Raimbaud travaillait pour manger JOURNAL DES CAMPAGNES 15 et pour boire: (Germaine gagnait son pain et celui de l'enfant.Il lui arrivait souvent, tandis qu\u2019assise près d\u2019un triste feu de fagots ramassés par elle dans les bois environnants, de songer à son fils à elle, çe chauffant devant une cheminée haute et claire.Elle fermait les yeux pouf le voir rayonnant de santé, le rire \u201caux lèvres.Alors, elle se répétait : \u2014Le bien-être dont il jouit, il me le doit.Que je dise un mot, et il redevient le fils de cet ivrogne qui dort vautré sur la paille.Cela ne se peut pas, je ne le veux plus.A moins qu\u2019il le veille lui-même.Je lui demanderai un jour et suivant sa réponse j'agirai.La voie du sang est-elle un mensonge ?Ne sentira-t- il rien se remuer en lui quand je le prendrai dans mes bras ?Elle commençait un interminabl conte semblableà ceux des nourrices ; elle entendaitla voix de son fils, elle le voyait rentrant dans sa maison qu'il déclarait préférer à l\u2019hôtel de Marguerite de Croissy.Si le pauvre petit, qui vivait près d\u2019elle, seuffre-douleur de cette créature qui, après avoir été victime finissait à son tour par devenir bour- rean, s'approchait demandant un mot affectueux, une caresse, elle murmurait : - Ce n'est pas ta fante ! Mais le son de la voix restait sans chaleur, et la caresse ne rassassiait pas souvent.Le soir il y avait souvent des scènes entre Germaine et Raimbaud.Au milieu de leurs violences ils proféraient de sourdes menaces.Chacun d\u2019eux jetait à la tête de l\u2019autre un reproche mystérieux.Le mari cessait de redouter les délations de la femme.Si elle se taisait, c'est qu\u2019elle l'approuvait.Ils s\u2019unissaient sur un seul point : éloigner le plus possible l'enfant de la maison.Celui-là, devant tous, il fallait bien le nommer Pierre! aufond de leur conscience ils savaient seuls que ce pauvre être était Julien de roissy., Cefut un soulagement pour eux quand il fut temps: de l'envoyer à l\u2019école.0° À partir de ce.moment, du reste, le petit Paria cessa de s\u2019ennuyer.Il se lia avec quelques camarades de classe, et il aspira le savoir comme le font souvent les déshérités.Il trouvent une consolation inatten- ue.Par bonheur il eut pour maître d'école un homme de valeur, honnête et travailleur ; père de famille, aimant les enfants, et sachant d\u2019autant mieux les prendre, les instruire et les intéresser qu\u2019il essayait d\u2019abord chez lui les méthodes nouvelles.La mémoire de Pierre n\u2019avait d'égale que son intelligence.Il saisissait et retenait.Ce fut en jouant qu\u2019il apprit à lire, et il écrivait au bout de quelques leçons.Dès qu\u2019il sut lire, il n\u2019eut d'autre désir que de se procurer des livres.Il en empruntait timidement, les traitait avec an respect de bibliophile, les rendait avec exacti- tüde, et parcourait tout ce qui lui tombait sous la main.Quand il trouva le Spectacle de la nature de l'abbé Pluche, un voile se déchira devant ses yeux.Tout s\u2019anima autour de lui d\u2019anefaçon merveilleuse.Il s\u2019inté- \" Tessa A la structure des plantes, il étudia les mœurs des insectes, Durant de longs soirs, pendant les nuits elaires; couché dans l'herbe, les regards levés vers les étoilbs il regarda Jes astres s\u2019allumer au-dessus de sa tête.Une carte du ciel qui-lui.tomba sous la main lui, servit à retrouver la forme et le nom des constellations.Le crayon qu\u2019on lui plaça dans les doigts pour lui apprendre le dissin .linéaire lui apprit à copier d\u2019instinet ce qui s'offrait à sa vue.Il crayonna les maisons, les vaches passant le.ong des chemins.Il reproduisit l\u2019al- lure du facteur, et l'étrange figure du sonneur de cloches.Bientôt Pierre Raimbaud devint le meilleur élève de sa classe, et le maître d'école ex- \u2018prima plus d\u2019une fois le regret de ne point savoir le latin.\u2014IIL y mordrait ! disait-il, et quand on mord au latin, on arrive à tont.Le pauvre petit excitait d'autant plus d'intérêt que ses parents semblaient moins s\u2019en occuper.Germaine prenait Une humeur difficile, presque.farouche.Son mari allait d'un chantier à l\u2019autre, travaillant deux jours par semaine, et trainant le reste du temps sur les chemins et dans les cabarets.Ils ne se voyaient guère.La haine de Germaine pour lui avait grandi.Elle lui en voulait de sa propre déchéance, de ses remords, des terreurs qui la prenaient la nuit, quand elle rêvait que son enfant, son véritable enfant était mort dens les bras de Marguerite de Croissy.La date qu\u2019elle s'était fixée pour un nouveau voyage à Paris était arrivée ; Germaine prévint le petit qu\u2019elle ne rentrerait pas de la journée, et quitta Reuil.La malheureuse s'était efforcée de se faire présentable.Elle portait ses habits les meilleurs, mais elle ne pouvait plus effacer de son visage le stigmate terrible d'une douleur méritée, d\u2019un remords persistant.Dans un panier elle avait réuni tout ce pouvait plaire à un enfant : des fleurs, des gaufres faites par elle avec grand soin.Elle arriva de bonne heure à Paris presque au moment où Marguerite allait se mettre à table pour déjeuner.Elle entra timidement, sur un ordre de la jeune femme.Une exclamation de joie et d\u2019orgueil s'échappait de ses lèvres à la vue de l'enfant.Qu\u2019il était beau et fier, celui qu\u2019elle avait porté dans son sein et bercé dans ses bras.Vêtue de velours et de dentelles, le regard clair, la bouche dédaigneuse, joueur tirbulent, if ne jeta pas même un coup d\u2019œil sur la pauvre femme prosternée sur le tapis, et tendant vers lui les bras.\u2014Embrasse ta nourrice ! guerite d\u2019une voix douce.Il s\u2019approcha lentement, d'un air boudeur, et avança la joue.Germaine ne voulut pas voir sa répugnance.Elle le saisit dans ses bras avec une tendresse avide, affolée, et le couvrit de baisers ardents.Il s\u2019échappa tout effaré.\u2014N'ayez pas peur, lui dit Germaine, en étouffant ses larmes ; vous ne vous en souvenez point, mais ce n\u2019est pas la première fois que je vous couvre de baisers\u2026 L'amour que j'ai pour vous, jamais vous ne le saurez.A la pensée de venir aujourd\u2019hui, je suis restée deux nuits sans dormir\u2026Tenez, voici des fleurs que j'ai cueillies pour vous.\u2014Ah ! fit le petit garçon avec dédain,maman en a de bien plus belles dans la serre.\u2014Oui, dit Germaine d\u2019un accent brisé, et pour les cueillir, pour en embellir sa maison, il lui suffit de donner ordre, mais moi, j'ai couru à travers champs et bois pour ramasser cette pauvre herbe.Il n\u2019y a pas que rien de la rosée, dessus il y a es larmes.La jeune femme fouilla dans son panier, \u2014Oh ! j'ai des fruits aussi ! fit-elle Regardez ces pommes rouges, ces belles poires couleur d\u2019or, ) \u2014J aime mieux les ananas, répondit l'enfant.Lo.Germaine tremblait tellement qu\u2019elle laissa rouler quelques fruits à terre.Ce fat madame de Oroisey qui les ramassa.\u2014Penut-être aurai-je été mieux inspirée en faisant ces gaufres, dit-elle.Elle tira des gaufres appétissantes d'une serviette, ct les plaga devant l'enfant.dit Mari = I] secoua la tête avec dédain.\u2014Ah! fit Germaine, il ne pourrait jamais vivre à la campagne, n'est-ce pas, Madame.ses gouts sont si différents de ceux des enfants du pays.\u2014La campagne ! fit le petit volontaire, j'y mourrais de chagrin.Est-ce qu\u2019on m\u2019y donnerait des joujoux comme ceux-ci ?\u2014Non, sans doute, reprit Germaine je suis trop pauvre pour cela, mais je vous donnerais un joli mouton vivant, blanc comme la neige, vous lui mettriez une sonnette au cou, et il vous suivrait comme un chien.Vous vous amuseriez dans les men- les aux foins nouveaux.Et puis la campagne est remplie d'oiseaux, de fleurs.\u2014Ça m'est bien égal ! les fleurs et les oiseaux.J'ai un rossignol mécanique.Il chante quand je veux.À la campagne les hommes jurent tou- jous, et les femmes ont de vilains habits.Voyez comme maman est belle ! Et puis tout est joli ! Papa m'a promis un petit cheval corse, et une voiture pour moi seul, c\u2019est plus beau qu\u2019un mouton avec une sonnette au cou.\u2014C'\u2019est vrai ! c\u2019est vrai! balbutia l\u2019infortunée.\u2014Vous ne partez pas ?demanda Marguerite.\u2014Je vous demande pardon, Madame, je m\u2019en vais.Vous voir, embrasser l'enfant, c\u2019est tout ce que je souhaitais.\u2014Ecoutez, dit Marguerite, vous ne refaserez point ce que je vais vous offrir.Les mères sont toutes coquettes de leurs enfants.Acceptez quelques-uns des vêtements de mon fils pour le vôtre ; tous deux sont du même age et de tailles égales.Je veux aussi que vous emportiez pour lui des jouets et des livres.\u2014Oh ! des livres surtout, Madame \u2014II est donc studieux ?- \u2014Pas un ne l'égale dans le village Madame.Il émerveille le maître d'école.Il sera bien heureux de pouvoir apprendre.: \u2014Vous êtes heureuse qu\u2019il ait ces aptitudes réfléchies, dit Marguerite, Julien joue toute la journée, et met en pièces les livres qu\u2019on lui achète.\u2014Je serai bien assez riche ! fit l\u2019indiscipliné ; papa dit que j'aurai 100 000 de rente.On en sait toujours assez avec cela.Germaine prit les petites mains de l\u2019enfant et dit : \u2014Non, dit-elle, vous vous trompez, jamais en n\u2019en sait assez, les fortunes s'écroulent, le bonheur fuit comme l'ean-dans les mains.Etudiez, apprenez, cela vous servira plus tard.Ne rendez pas stériles les sacrifices de votre mére.Si vous saviez combien vous la faites souffrir.Promettez-moi que désormais vous serez sage, promettez-le moi je vous en supplie.; \u2014Ah ! fit I'enfant, tu pleures toujours c\u2019est ennuyeux ! \u2014Ennuyeux ! répéta la mère avec un sanglot, ennuyeux ! Souviens-toi que tu m\u2019as dit ce mot quand j'avais le cœur rempli de tendresse et les yeux humides de ldrmes.Si petit que tu sois, rappelle-toi que tu as va à tes pieds la femme, qui t'aime le plus au monde, et que tu lui a refusé un baiser.Plus tard! oh! plus tard ! .Elle se leva et e\u2019adressant & Marguerite:- \u2014Adieu, Madame ! vous êtes bonne, vous êtes un ange.\u2014Embrassez Pierre pour moi, répondit madame de Croissy, et \u201cpuis, ne craignez point de me demander pour lui des livres, celà portera bonheur à ce méchant enfant-là.Germaine prit le paquet et s\u2019en- fait.\u2014La Voie du sang! murmura-t- elle.Il n\u2019y a pas de voie du sang ! Un-moment elle fat tentée de remonter, de pénétrer de.nouveat dans | 3 A cet appartement luxeux, d'en arracher l'ingrat pour lequel elle devenait criminelle, de lui crier : \u2014 C\u2019est moi, ta mère ! Tu me suivras, j'ai le droit de t'emporter ! \u2014Eh bien! après uand elle ferait cela, l\u2019en aimerait-il avantage ! Le crime dévoilé, le scandale, lui donneraient-ils la tendresse de cet être qui s'annnonçait si égoiste et si dur.\u2014ÎI ressemble à son père ! mur- mura-t-elle, son père qui l\u2019a livré et vendu pour mille francs ! Quand elle rentra chez elle, le petit garçon s\u2019y trouvait seul.D'un élan il se jeta dans les bras de Germaine.Son cœur ¢lait si gros qu\u2019elle n\u2019eut pas le courage de le repousser.En fermant les yeux elle tenta de se faire illusion, et de croire que c\u2019était son enfant, son enfant a elle.Des larmes roulèrent sur ses joues, et l'enfant les but dans ses baisers.Tu m\u2019aimes donc! demanda-t-elle, tu m\u2019aimes donc ?\u2014Oui, oui, je t'aime, et mon grand chagrin est de croire que tu ne te soucies guère de moi, Je ferais tout ce que tu voudrais cependant, si tu demandais de moi quelque chose.J'aimerais t'entendre dire :\u2014 \u201c Pierre va ici, Pierre ! fais cela.\u201d\u2014J\u2019obéirais, content d'être utile à quelque chose, et de te prouver ma grande tendresse.Je puis bien te dire cela, maintenant que tu m\u2019embrasses et quetume gardes sur tes genoux, j'ai souvent pleuré seul, dans les bois à la pensée que je t'étais une charge et un ennui.\u2014Ce n\u2019est pas! ca n\u2019est pas! fit Germaine avec une vivacité nerveuse.Ce serait en vérité trop d\u2019injustice\u2026 Tiens, j'ai pensé à toi, au contraire.Elle défit le paquet et en tira des livres.\u2014Vois, fit-elle, il ya dans ces pages-là beaucoup de science expliquée par les images.Et ce n'est pas tout : voici des jeux qui t'apprendront des choses que tu ignores.la mécanique, l'architecture.Tout cela est pour toi ! \u2014Mon Dieu ! mon Dieu ! fit l\u2019enfant en extase.Oh comme je vais apprendre vite ! que tu es bonne de me faire ces magnifiques cadeaux.Germaine commença à déshabiller l'enfant avec une douceur caressante, elle lava son joli visage, peigna ses cheveux blonds, en roula les anneaux sur ses doigts, puis posa ses lèvres sur la cicatrice pâle, comme on fait sur les plaies d'un martyr.Au bout d\u2019un moment Pierre semblait méta morphosé.Les vêtements élégants de celui qui usurpait sa place, lui seyaient admirablement.Il avait l\u2019élégance mutine, et la grâce, Epris, sans le savoir, de tout ce qui était beau, soyeux, agréable au regard et reposant, l\u2019enfant aimait une propreté raffinée et un costume décent.Celui dont on le revêtait dépassai* sans doute le milieu dans lequel il devait vivre,mais il n\u2019y songea point, et se borna à se réjouir d'être habilé avec un lux inattendu.\u2014Soigne tes vêtements, lui dit Germaine.Il faut les faire durer.Je ne veux plus que tu sois habillé comme un pauvre.L'enfant lui promit et tint parole, (A suivre.) re i Pe Le Caire 29.Le général Wolseley est arrivé à Ambigol.Les Canadiens ont fait passer la deuxième cataracte du Nil à cent vingt canots.Cinquante Bachibouzouks, envoyés de Mässouah à la poursuite des marau- dèvrs se sont joints 4 une bande de brigands abyssiniens.Deux \u2018européens sont détenus en Ôôtagene ef Gt Areas ree 2 16 \u2014 SO ST Agriculture NOURRITURE DES POULETTES POUR LA PONTE D'HIVER Quelques lecteurs trouveront peut être qu\u2019il est encore de bonne heure pour penser à la ponte des poulettes, pour s'occuper des rares œufs frais de l'hiver ; mais si nous en parlons d , maintenant, c'est que, en ce moment on peut faire provision des balles de blé et : d'avoine : puis les feuilles vont tomber bientôt et au lieu de les laisser en tas dans les allées ou dans un coin exposées à la pluie, si on les ramasse par un beau temps et si on les emmagasine dans un endroit couvert ; si même, aù besoin, on les protège avec de vieux paillassons, loin d\u2019être perducs celles seront au contraire améliorées par le séjour des poules et deviendront très bonnes pour les couches.Quelquefois on nous a reproché de traiter ces questions d'économie domestique et d'hygiène en ne pensant qu\u2019aux propriétaires de grandes basses-cours, en ne voyant que les possesseurs de prés, de bois ; c\u2019est une erreur de croire que nous avons commis pareil oubli.Tous les conseils que nous avons donnés peuvent s'appliquer aussi bien au grand propriétaire qu\u2019au plus petit locataire et, notamment pour le sujet qui nous occupe aujourd\u2019hui, nous dirons que quelques sacs de balles d'avoine ou de blé se trouvent chez tous les cultivateurs, que les feuilles mortes peuvent être récoltées sur les routes.Mais, nous voilà bien loin de notre sujet, \u201c la manière d'obtenir des œufs frais.\u201d Nous avons parlé de l\u2019installation, des dispositions nécessaires ue l'on doit prendre ; maintenant, il faut ajouter que les poulettes, tout en étant naturellement disposées pour une ponte précoce, ont besoin d\u2019une nourriture spéciale, extrêmement variée.En conséquence, le soir, on leur donnera tantôt un repas de pommes de terre cuites, écrasées et pétries avec du son de première classe, tantôt un repas de marc de raisin, qui reste dans la cuve après qu\u2019on en a coulé le vin, et mêlé avec du son ; tantôt une soupe faite avec les eaux de lavure de la vaisselle, les croûtes et les miettes qui restent sur les tables ; ou bien on fera une soupe avec les débris des herbes et des légumes qu\u2019on emploie dans la cuisine, on y mêlera les os et les déchets de viande.Toutes ces pâtées seront données tièdes.Le matin on distribuera des gains de blé, d\u2019avoine, de sarrasin et quelquefois, mais rarement, on pourra ajouter en très petite quantité du chènevis.L'orge, l\u2019avoine, bouillies, à demi-cuites, seront aussi des aliments excitants.Et précisément parce que toute cette nourriture est échauffante, si l\u2019on tient à conserver les poules plusieurs années, il ne faudra pas abuser de ce mode d\u2019alimentation, à laquelle comme complément, et pour que les œufs aient bon goût \u2014qualité tout à fait indispensable-sera adjointe une boisson très propre.Enfin les deux dernières recommandations que nous ferons sont lès suivantes : il est indispensable que le foin des pondoirs soit renouvelé avec beaucoup de soin ; puis, comme les œufs d'hiver ont la coquille très mince on n\u2019oubliera pas de les récolter très soigneusement en évitant de les heurter et puis de les briser.Grâce à toutes ces précautions, faciles à prendre,\u2014et qui ne sont que des adjuvants de la nature, \u2014les éleveurs peurront approvisionner les marchés d'œufs absolument /rais, vendus très cher, et au lieu de conserves, toujours quelque peu inférieures, les amateurs auront à leur disposition un aliment Ui est aussi goûté et recherché qu\u2019une véritable \u201c primeur \u201d JOURNAL I Une Mervaiteuse Hisioirs RACONTÉ: Eu DLUX LETTRES.BU FILS: sug Coder CLL Wes York, .IN Un tuant, IN) 8 Messiciecs Men père cae ave.Glover, Vt, Mu veancatip south cites = costlee, CL Un lettre ét-juinite verte anus ne cui séeux ef foty produlis pee a : TA VERS do cvuls pie sue beg, Intectd depuis Cis nus se ae vue ailes rique extécisitr (ut po Cole tied RU poignet, i} : \u2026 1 avenues ul CÈreS vou ne .+4 p CU À perse Mais Là ; \u2026.Sat ears cade.vn do vite, MICN- FLORES, us | coon ov ddgue a bee Core bade cite, Lhe ey n,n 00 ETC Ur ren Lo : eure rant Le quite\"; des (tes Vous» pe sh £ ti nu Ge vor : on nanve : > par Visite £ a x > sa br.ad Pleas ceeonpent any re .Copel Peru ait alex denne sv El eh us fan dr Laon init, > nove Cleon A lus .ary?oo .Un ' ge rers $ Loe C1 ve ius ; wv five a nie PT + aden © puéri Cate lade 6 TA \u201cat ns + Âfre REI «le tee.Hoge.Cite : a 12 à tout \u2018 .Br.\u201c788, Vendio : anis Pilules &\u2019 Ayer.La plupart des maladies qui afiligent l\u2019humanité provionueut du dérangement do l\u2019estomac, des intestins et du foie.Les PILULES CATHARTIQUES D'AYER agissent directement sur cesorganes, ot sontspécislement destinées à la guérison des maladies causées par ces désordres, telles quo Constipation, Dyspepsio, Maux do Tète, Dyssonterie, ct une foule d\u2019autres indispositions, pour lesquelles elles sont un remède sûr, prompt, infailliblo, ctagréable.L'usago général de ces PILULES par un grand nombre de médecins distingués do nos universités, démontre clairement en quelle estime elles sont tenues par la profession médicale.Ces PILULES sont purement et,simplement préparées avec des substances végétales, absolument pures de calomel et autres ingrédients pernicieux, Une Victime du Mal de Tête nous écrit: \u201c Les PILULES D'AYER sont pour moi un trésor inestimable.d'en ai toujours une bonne provision.Sujet depuis longtemps à de violents maux de tête, vos pilules soules me procurent du soulagement.Une doso agit sur mes intestins ot mon mal de tôte disparaît.Comme médecino je n\u2019al jamaisorien trouvé d\u2019aussi efficaco.C\u2019est dono avec un grand [lalate que j'en fais l'éloge, toutes les fois que \u2018occasion se présente.W.L.PAGE, of W.L.PAGE & Bro.\u201d Franklin St, Richmond, Va., 3 Juin, 1882.Jamais elles n\u2019ont manqué.¢ Je me sers depuis longtemps des PILULES D'AYER, mais res n\u2019ont manqué de produire l\u2019effot désiré.chez nous une provision, les considérant comme uno médecine de famille, sûre, infaillible, et agréablo à prendre.Pour la DYSPEPSIE elles sont inappréciables.J.T.HAYES,\u201d Mexia, Texas, 17 Juin, 1882.La Constipation guérie.Le REV.FRANCIS B.HARLOWB écrivant d'Atlagta, Ga., dit: * Pendant quelques années ¥ été sujet À la constipation, et malgré l'emploi de quantités de médecines de téute sorte, mes souffrances n\u2019ont fait qu'aug- monter.Je commeonçai, 11 ya quelques mois, à prendre les PILULES D'AYER, mes souffrances se sont peu à peu calmées, mes intestins ont pris leur fonctionnement régulier, ot ma santé est devenue excellente.\u201d - Les PILULFS CATHARTIQUES D'AVER Cora: :.rigont les irrégularités des intestins, stimu- , lent l'appétit of In digestion, et par leur action prompte et complète donnent du ton et de la vigueur à tout 16 corps.PRÉPARÉES.PAR LE Dr.J.C.Ayer & Co, Lowell, Mass.Vendues par tous les Droguistesqu + N dS CAMPAGNES Nous en avons toujours - > Repos ot comfort POUR OEUX QUI SOUFFRENT ! LA PANACEE DE BROWN POUR LES FANILLES n\u2019a pas d'égale pour soulager la douleur, intérieure ou oxtérieure ; elle guérit les doulours au côté, le dos ou dans les ine- testins, le mal dé gorgo, lo rhumatisme, le mal de dents, et toutes sortes de maux.Elle agite lesang avec la plus grande sûreté car son pouvoir agiseant est étonnant.La panacée de Brown pour les familles étant reconnue comme le grand remède pour soulager la doulour ot doubler force de tout élixir ou linimont dans le monde, devrait se trouver dans toutes les familles afin d\u2019en faire usage au besoin, parce quo c'est le meilleur remède qui oxiste dans le monde pour les douleurs dans l'estomac appelées crampes, ot lous les genres de douleurs.Il est en vente chez tous los droguistes à 25 cents la bou- toille : \u2014memee-2{tit _{>4> Ep \u2014\u2014\u2014\u2014_u Avis aux Mères ! .Etes-vous troublées la nuit ot tonuos éveillées par les souffrances et les gémis- soments d'un onfant qui fait ses dents ?S'il en est ainsi, allez chercher tout de suite une bouteille du SIROP CALMANT DE Mme WinsLow.Il soulagera immédiate- mont.Vous pouvez compter sur ce romèdo mères, il ne peut vous tromper.Il guérit la dyssenterio et la diarrhée, régularise l'estomac et les intestins, guérit de coliques produites par les vents, réduit l'inflammation et donne du ton et de l'énergie à \u201ctout lo système.Lo Sirop ADOUCISSANT DE MADAME WINSLOW POUR LES ENFANTS A L'USAGE DE LA DENTITION est agréable au goût et c\u2019est la prescription d\u2019une des nourrices les plus anciennes et les plus habiles et médecins en même temps des Etats-Unis.Il est en vente chez tous les droguistes dans lo monde entier.Prix : 25 cents la bouteille.Québec, 14 janvier 1884\u2014! an.y \u2014-\u20140 +.MARCHES DE QUERY.farine et Grains Québec, 6 novembre 1884.Watiset,\u2014Sup, extra, baril, 1986.54.75 a 5,93 \u2019 0225 DU, 4,40 à 460 Forte pour boulanger.5.00 à 5.75 fixtra d°1 printemce.4.30 ¢ 4,39 Supartine Na.ZLessossese 3.70 3.99 a Fins .\u2026\u2026.\u2026\u2026 845 7 3.55 © umes en poches, de 100 ves.2.00 a 2.25 .He scigle on quart.\u2026 0 On 000 Maïs ou blé d'Inav nioue, par 200 livres.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.380 a 380 Mais ou blé d'Inde jauns, par 200 livres.3.40 à 3.50 Drains \u2014Bie de semence ivours) par 60 livres.\u2026.0,0% + 0.00 Pois « # Lun.0,85 & 0.99 Fèves le miinot .\u2026\u2026.\u2026 1.75 a 1.K0 Avoins 32 livres \u2026.\u2026 0.36 a 0.37 Foin par 100 hottos.6.00 a 7.00 Paille por 100 bottes.3.00 a 4.50 Orge par minot., 0.60 a 0.80 Lards, Jambons, Ete., Etc.Québec, 6 novembre 1884.Lord frais par 100 livres.$ 9,00-a 9.50 \u201c frais par liVrO.\u2026.\u2026.cc.0,11 a 0.14 « salé « savossorseesenss 0.13 & 0.13 Jambons frais par livre.0.10 a 0.11 \u201cumes cavocssamce 0.13% à 0.14 Lard Mess, 200 livres.2100 a 21.50 a\u201c Mince, 0416 19,00 à 1950 \u201c Prime Mess, \u201c .19.00 a 20 00 \u201c Engl.P.Mess, \u201c \u201c \u2026 18.00 a 19.00 6 Extra Prime, ¢ \u201c \u2026 17.00 a 18.00 Saindoux en sceau .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.2.20 @ 230 Poissons.Québec, 6 novembre 1884, Poissons\u2014S3éché le quintal.$4.50 a 5.00 Morueverte le baril \u2026\u2026 5.50 a 5.75 Saumon No.1, baril de 200 iivres.14.00 a 15.00 Saumon N.1i,la livre.0.10 ¢ 00.10 Hareng du Lubrador.4.50 a 5.75 - Son par 100 hivres.0.80 a 0.85 \" Gruau par 200 livros.5.00 ¢ 5.25 - ARS PROVINCE DE QUÉBEC, Dans la District de Québec COUR SUPERIEURE No 2199.Dame MARIE HELOISE RIVET, de la.cité.de Québec, duement autorisée d ester en justice, contre GEORGES HEBERT, du môme lieu, Demanderesse, ik .~ US \u201cLe dit GEORGES HÉBER', Défendeur.Ts action en séparation de biens a été contre son époux, le défendeur sus-nommé.\u2018Québec, 27 octobre 1884, JOS.G.BOSSÉ, | : Procureur de la Demanderesse.Québec, 30 octobre 884\u20141m.76 ! , \"# intentée par la demanderesse sus-nommée LA PLUS GRANDE HERVRICLE DU > TEMPS MODERNF Les Pilules et Onguent Holloway ! ES PILULES \u2018puritient lo sang, et guériseent {4 tous les dérangements du foie, de l'estomac, des reins et des intestins.Elles donnsnt is force al la santé aux constii 1t\u2018ons débiles, of sout d\u2019un secours inapprécioble dans les indb.positions des personnes il: soxe de tout Âge Jour les enfants et las vieillards, elles sont d'c\u201d prix inestimable, 9 T te, 3 L'ONGU NE est un remède infaillible pour los douleurs dan es jambes, la poitrine, pour los vivilles bies.ures, plaies et ulcères.Il est excellent pour la goutte et le rhums- tisme, Pour ivs maux de gorge, uronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, 1l-est sans rival.Manufacturé seuloment\u2019à l'établissement du rofesseur HOLLOWAY, 553, RUE OXFOKD, ONDRES, ot vendu a raison de is.13d, Ze.3d:, ils.2Ls., et 358, chaque boîte et pot,el au Canada à 36 cents, 90 conts et $1.50, ot les plus grandes dimeusions sa proportion.AVERTISSEMEN Ty.\u2014Je n'ai pasd'a, gents aux Etais-Unis, et aes remddes ne sont pus vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l'étiguatte sur les pols ei les boîtes.Si l\u2019adrossu n\u2019est prs 533, OXFORD STREET, LONDRES, il y à \u2018alsification.Les marques de commerce de mes rewmdils sont enregistrées à Ottawn 6! à Washington.Signé : THOMAS HOLLOWAY, 233, Oxford Streoi, London need, % apvembrs 18511 an.DS ELAUDE Pour vendre Tunison's New & Superior Canada Maps & Charts PONNANT autant de profit qu'aucune autre agence daus l'univers, Pour détails, gratis, s'adresser à ® H.C.TUNISON, - MAP PUBLISHER, 388, RICHMOND 8T., LONDON, ONTARIO.Québec, 2t mui 1884\u201415K 1044 American Agriculturist 100 Colonnes et 100 Gravures par numero 43ème année.81.50 par année.EXO des estampiles de 2 cente pour une copie échantillon (Anglaise ou Allemande) du plus ANOIEN ET DU MEILLEUR JOURNAL D\u2019AGRICULTURE DU MONDE.Orange Judd Co., David W.Judd, Prés.751, Broapway NEw-YoRK.Québec, 5 juin 1884, 1050 CONDITIONS.# DU JOURNAL DES- CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute les nouvelles de la semaine.Prix de \u2019abonnement :\u2014 UNE PIASTRE.POUR LA FRANCE :\u201410 FRANC8S Strictement payable d'avance.Imprimé et publié par Léger- Brousseau, EDITEUR-PROPRIÉTAIRE Rue Buade, No 9.Québec Imprimé et publié par Léger Brousseau,.EDITEUR-PROPRIÉT AIRE No 9.rue Buade, Québec."]
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