Journal des campagnes, 11 juin 1885, jeudi 11 juin 1885
[" n.:90.4 5 54 1 Maeva ry hor OL or 10106 à $ 20 {Linus lie, agricole; PDT el Crp oi fr fw hi « Tad 0 LATE MS Eu ON ps AN: 0 LA Nha if doit toujours êtr \u2026.*, Jen@i\"11 Juin 1885 Re CE TERT 5d Re cy Reach a e lar base de la \u201cRTT Os to vd 211 J TTI) A Te Cal 2 + : *, «14 JiJ 97: HE 4; richesse.des: n AU 75 TEA FL | No 19 Pr ie 1 More 14 0 Ma MN LL AN AS Lal 50 URN AL u vb | mpéme que la Chambre ferait un pro- | perth évidemment qu'il impottePen liste fervent; : Il serivait.toui oll aA a A pdfs | c88.ei elle faisait.calni \u2018du ministre | à son infliénce et à don resiige que LC SOvall, tomjonts DES \u201cCAMP A les manditing\u2019 pérfides- ét 'pillairds, EDITION HEBDOMADAIRE; ii \u2026.Paraissa nt tous-les: JEUDIS/et contenant)toùf :s'.j5 les nouvelles de la semaine: °°! Prix\u2018tte-l'abonnement :-UNE : PLASTRE POUR LA FRANCE 10 FRANOS,.\u2026: J.Stréctement payable d'avance.: 1° Imprêmé et publié par U LEGER BROUSSEAU, £DITEUR-PROPRIBTAIRE -.Rue Buade, H.V., Québec, , No 9, \u201cte FRANCE .i i Paris, 8 mai.La commission d\u2019initiative chargéé d\u2019examiner la demande de mise en accusation du ministére Ferry, ne donnait aucun signe de vie depuis longtemps.Aujourd\u2019hui on sait qu\u2019elle existe, parce qu\u2019elle a entendu hier le citoyen Laisant, dont tous les journaux radicaux commentent avec enthousiasme la longue et haineuse déposition.M.Laisant est à cheval sur la Constitution ; il est jaloux de l'honneur de la République.Il dit que la Coustitution a\u2018 été .indignement violée par M.Jnles Ferry, et que la République serait:déshonarée: si M.Jules Ferry:\u2018et ses complices n'étaient pas jugés et.condamnés.M.Laisant ne parle pas dé la première des raisons qui le poussent à agir : c'\u2019ést qu\u2019il a besoin de réclame électorale et que c\u2019est pour lui double pro- | fitd\u2019en organiser une tout en satisfaisant sa haine contre l\u2019ancien cabi- : net, car l\u2019ancien cabinet a méconnu les talents de M.Laisant et ne luiSa offert aucune part du gâteau du pouvoir.Notez que M.Laisatxt est de l\u2019école, des ublicains .vialents, ét que si par impossible il devenait quelque chose dans: l\u2019Etat; il se moquerait avec une: désinvolture par- îte de la Constitution comme.des droits de ses concitoyèns.\u2014.Je n'ai pas besoin de vous dire qu'étant donnée la composition de la hambre actuelle, M.Laisant ne se fait aucune sorte d\u2019illusion .sur- le dénouement de cette demande de mise en accusation.C'est à elle- °|'Votes gf, Ade ses, app qu'elle ai longtemps goutenn de ses, Jadissements.;Mais M.Laisant déclare, qu'il veut [prendre date, ef que la prochaine Chambre rouvrira ce procès, aujour- ld\u2019hui inopportun.M.Laisant ne (croit pas un mot, évidemment, de ce a sa réclame.4.01.; La Chambre \u2018a procédé \u2018hier à?la nomination du successeur de M.Cavaignac comme secrétaire de la Chambre.;C\u2019est ME Compayré qui a été élu contre M.Brousse, candidat de l\u2019extrême gauche.\u201cM.Compayré est un ferryste ardent, et son élection est une nouvelle victoire de l'ancienne majorité contre la coalition anti- opportuniste.Puis on a passé à la discussion du traité de Hué, non pas celui qui avait été négocié avec M.Tricou, mais celui qui a été remanié par M.Patenôtre et qui restitue à \u2019Annam trois provinces.Mgr Freppel a cru devoir présenter, quelques observations sur le nouveau \u2018traité, sans vouloir cependant.en.retarder le vote.Il y aurait d\u2019ailleurs perdu la peine ; car la majorité, qui ne comprend pas grand'chose à la.question Suite.du rapporteur M.Tenot, pour adopter avec empresgement ce legs du cabinet Ferry.Par contre, nombre de radicanx et de ministériels N\u2019ont.pas voulu.gêner le cabinet, nouveau pour se venger de l\u2019ancien, et ont'voté le traité que M.de Freycinet a fort mollement sontenu, soit, qu\u2019il n'en soit pas enthousiaste, soit qu\u2019il saçhe.qu'il.peut en.pareille matière faire fonds sur la docilité de la Chambre.bo .je doui Pres Pour moù compte; je doute fort l'excallance de ce fameux traité, I= \u2018précédente convention avec la cour de Hué-gvait été ouvertement violée par les mandarins les plus inflnents de l\u2019Annam.Aucnn d'eux n\u2019a été puni.La Françe a en eux les ennemis Yes.plus déterminés.A la prochaine occasion favorable, ils recommenceront leurs intrigueset organiseront encore des soulèvements et des massacres do chrétiens.Pourquoi se gêneraient-ils, puisque la chose, après tout, leur -réussit assez bien ! Les hommes d\u2019Etat de la République lqu\u2019il dit là.Maisencore une fois, il | lo de l\u2019Indo-Chine, s\u2019est précipitée à la | i pérséétitéht et\u201d externtitént\u2019;les eu rater chrétiehnes, \u2018soient châtiés d\u2019uhe façon exemplarre.C'est là une'idée \u2018dé politicietis- anticléris canx, Hod\"d'Homimes dé 'gopvertes ment, gent de démôntrèr l'insanité de\u2018tetté politique.* \"14 7 it Dugg Après les journaux cohserVatéurs, le Journal des Débals s'amtxe'An' gro tesque rapport de M.Mesuréur, ''¥ild lustre municipal, en faveur! de * ld laïcisation des rues de Paris\u201d.Le fait qu\u2019il y a de qtioi rire 'dèns ce volumineux rapport \u2018dà,\u2018en prodigtant les plaisanteries du \u2018plus mauvais goût contre les noms des saints, M.Mesureur étale ane bêtise considérable et une rare ignorance de l\u2019histoire.\u2018Après le calendrier, c'est la nomenclature des victoires et des généraux du premier empire qui a particulièrement 18 don d\u2019exaspérer le citoyen - Mesuréeuret de lui inspirer les phrases les plus biZatvres.- 5 : PE NE OPP ES VICTOR HUGO NOTES ET SOUVENIRS En 1820, Victor Hugo n'était pas romantique.\u2018\u2018\u201c Nous n'avons jamais compris, disait-il, cette distinction entre le genre classique et le genre ramantique.\u201d Rendant compte, dans le Conservateur littéraire, d\u2019un poème sur la mort du duc d'Enghien, il écrivait :'* La manière de l'auteur n\u2019ap- -\u2014 | partient a aucune école, ses vers ne -sont pas d\u2019un versificateur ; an versificateur - aurait évité ces fréquents \u2018enjambements qui détruisent souvent toute l\u2019harmonie d\u2019une période, d'ailleurs poétique.\u201d Cela n\u2019a pas empêché l'enjambement systématique de devenir plus tard comme l'estampille obligée des poésies romantiques.Nous avons déjà dit, que Victor Hugo était, à cette époque, un roya- \u2018ét'on pèut\u201d craindre \u201cod'avant Pontoë'1e8 Agérdusites Hiétbécoheto | dad le Conservateur littérgère : \u201c Nous ne nous lassons pas: de mentionner dans ce recueil les ouvrages.sur la idaïssäncé de Henri V : ce glorieux lenfant inspirera longtemps nos poès tes\u2019; et In Muse francaise pourrait lui afiyéher'£gs paroles du psaume ; In te semper exit cantatio mea.\u201d Dans une satire pen connue, sur l\u2019Enrôleur politique, le poète disait encore : Moi-même, lui gardant et mon bras et ma foi, Dans l'exil, s'il le faut j'irai.suivre mon roi.Non seulement\u2019 Victor Hugo était royaliste, mais il était ultra-royaliste.Il marchait avec Châteanbriand, de Villèle, dé Bonald etc.Il faisait la guerre au ministère*Decazes, comme n'étaut pas assez pur.Le premier recueil de Victor Hugo parut en 1822.Il-était intitulé Odes él poésies diverses.La même année pararent les Poémies d\u2019Alfred de Vigny.En 1819, avaient été publiées les Poésies d\u2019André Chénier,et en 1820 les Méditations de Lamartine.Le succès de ces dernières avait été immense et soudain: \u201c Ce fut le plus \u2018éclatant du siècle depuis.le Génie du Christianisme \u201d, dit Sainte-Beuve.Les Odes de Victor Hugo réussirent moins, tout en\u2018étant très bien accueillies par le public.Stendhal écrivait, en 1822: :\u2018\u201c* L\u2019'Edimburg Review s\u2019est complètement trompée en faisant de Lamartine le poète du parti ultra.Ce parti, si habilement dirigé par MM.Frayssinous et de Vitrolles, cherche à adopter toutes les gloires.Il a-proouré à M, de Lamartine neuf éditions de ses paésies'; mais le véritable poète du parti, c'est M.Hugo.Ce M.Hugo a un täleiit dans le .genre \u2018dé celui de Young, l'auteur des Night Thoughis,il est toujours exagéré à froid ; son parti lui procure un fort grand succès.L'on ne pout nier, au surplus, qu'il ne sache bien faire les vers français ; malheureusement il est somnifère.\u201d Le mot : \u201c à est toujours exagéré à froid \u201d est très juste.Les Odes et poésies diverses, débordant du sentiment royaliste, plurent à Louis XVIII, prince lettré ; il accorda à Victor Hugo une pension de 1000 francs sur sa cassette partiou- lière.Plus tard, le poète reçut du même monarque une nouvelle pension de 2000 francs.La royauté avait du bon ! Victor Hugo se maria en 1822 avec mademoiselle Adèle Foucher, qu'il aimait depuis longtemps.Tous deux étaient mineurs.Alfred de Vigny, Emile Deschamps et Alexandre Soumet signèrent l\u2019acte de mariage.Lamennais écrivit au poète à cette occasion : À la Chénaie, le 6 octobre 1822.Un évènement qui fixe votre destinée, mon cher Victor, ne peut que m\u2019intéresser bien vivement.Vous allez épouser une personne que vous avez aimée dès l'enfance et qui est digne de vous comme vous êtes digne d\u2019elle.Dieu, je l'espère de tout mon cœur, bénira cette heureuse union.Mais en goûtant le bonheur d\u2019être lié pour toujours à celle que votre cœur avait choisie, et qui vous a gardé, dans le secret du sien, une foi si constante, sanctifiez ce bonheur même par des réflexions sérieuses sur les devoirs qui vous sont imposés.Vous êtes époux, vous serez père ; songez, songez souvent à tout ce que ces deux titres exigent de vous.Vous ne l\u2019oublierez jamais, si vous vous souvenez que vous éles chrétien, si vous cherchez dans la religion la règle nécessaire de votre vie, la force de supporter les peines dont nul n\u2019est exempt, et celle même d\u2019être heureux.La joie que vous ressentez est légitime ; -elle est dans l\u2019ordre de Dieu si vous la lui rapportez, et je me plais à en trouver dans votre lettre l'expression naïve et touchante.Mais entendez que c\u2019est une joie du temps, et fugitive comme lui.Ily a une autre autre joie dans - Péternité, et c\u2019est celle-là qui doit être l\u2019objet de tous les désirs de votre âme.Que le ciel cependant, cher ami, répande sur vous et sur celle dont le sort ne sera plus désormais séparé du vôtre tout ce qu\u2019il y a dc plus doux dans les grâces qu\u2019il accorde aux jeunes époux.Qu'il daigne écarter de votre route à travers le monde tout ce qui pourrait affliger votre vie et en troubler l\u2019aimable paix.Voilà les vœux que forme pour vous le plus sincère et le plus tendre de vos amis.F.M.Cette lettre est vraiment belle.Lamennais dit à Victor Hugo de se souvenir toujours qu\u2019il est chrétien, et de chercher dans la religion la règle de sa vie.Quelques années plus tard, lui-même abjurait la foi chrétienne et descendait jusqu\u2019au niveau du panthéisme.Quant au poète, non seulement il n\u2019a pas accepté la religion comme la règle de sa vie, mais il n\u2019a pas voulu qu\u2019elle devint la consolation de sa mort.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 etl rer Sept ans de pontificat (Du Journal de Rome) Le Journal de Rome a été saisi ce matin pour avoir rappelé ce que tout le monde sait, c\u2019est-à-dire le manque de vitalité de l\u2019Italie révolutionnaire.Sortie d'un coup de main, l'Italie n\u2019a rien créé de durable, et, dès le premier jour de son existence, elle n\u2019a fait que développer dans son sein les germes d\u2019anémie qui la vouent à une dislocation prochaine.\u2018 En présence de ce fait, brutal comme une constatation mathématique, il nous semble opportun de rappeler comment l'Eglise, enchaînée dans la personne de son Chef auguste, entravée de mille manières, en butte à toutes sortes d'attaques et de vexa- 72 os * .* JOURNAL DES CAMPAGNES \u201c tions, acçuse au contraire la vigueur immortelle de sa constitution et reste, même au milieu des fers, l'étoile lumineuse qui guide l'humanité.De cette autre constatation il résultera la démonstration de ce qu\u2019Elle pourrait pour le monde.si Elle jouissait de sa pleine indépendance.Un espace de quinze ans est long dans la vie d'un homme, a dit Tacite; per quindecim annos, grande mortalis aevi spatium ! Et \u201c les années d\u2019un : Pape comptent double, \u201d suivant le mot d\u2019un célèbre publiciste.Or, voilà gept ans et plus du Pontificat de Léon XII qui se sont écoulés, c\u2019est-à-dire un long espace dans l'existence du Pontife ! Jetons aujourd\u2019hui un rapide coup d'œil sur les faits accomplis par le Saint-Siège durant cette période septénaire.; Au milieu de difficultés inouïés, Léon XIII, par sa haute sagesse et par une admirable fermeté\u2014 jointe à une condescendance touchante\u2014a su maintenir la Papauté à une hauteur sublime, qui semble commander aux hommes et aux événements.Qué de questions éclaircies et de conflits apaisées ! Que de doutes dissipés et d\u2019irritations adoucies ! Que de périls conjurés et d\u2019heureux événements survenus, soit dans l'ordre religieux, soit dans l'ordre social, soit dans l\u2019ordre politique ! \u2018 Qui n\u2019admirerait ces Encycliques multipliées \u2014 vrais monuments de science profonde et de piété ardente, expression élevée, saisissante, de la foi divine et de la sagesse humaine ?\u2014Qui ne voit, sous l'inspiration et l'impulsion énergique de Léon XIII, le niveau des études s\u2019élever, l\u2019horizon des intelligences s'étendre, la puissance de l\u2019esprit grandir par le retour des maitres et des disciples aux saines traditions et à la forte doctrine de l\u2019Ange de l'Ecole ?\u2014Qui, pour la direction des âmes vers leur destinée éternelle ne comprend quelle ressource pour le bien, quel remède souverain contre le mal, Pasteurs et fidèles trouveront, dans le Tiers-Ordre du Séraphique d'Assise, tant recommandé par le pieux Pontife etspar lui rendu facile à tous les âges, à toutes les conditions ?Au point de vue social, l'ad mirable Encyclique Humanum genus ne peut manquer d'amener une révolution heureuse dans l'avenir des individus et des nations, N\u2019a-t-elle pas mis le doigt sur la plaie vive, saignante, effroyable, qui ronge le corps social dans les nouveaux continents comm dans l\u2019ancien monde ?: Bien des Papes, et notamment Pie IX, avaient flétri, comdamné, anathématisé les sociétés secrètes.Il était réservé à Léon XIII de leur porter un coup décisif, en mettant à nu, avec sa grande autorité, sa haute rafson et sa perspicacité pénétrant, la nature, les moyens et le but infernal de la secte maçonnique ; en prévenant les enfants et les familles contre de nouveaux enrôlements ; en facilitant aux raalheureux initiés leur sortie de ces antres sataniques.Si nous exminons le point de vue politique, nous serons vite frappés des précieux résultats obtenus par la diplomatie vaticane, grâce à cet esprit de sage longanimité et de charité large qui anime le Souverain- Pontife, même à l'égard dos nations les plus ingratesset les plus oublieuses de leurs devoirs sacrés.Ne lui devons-nous pas ce réveil merveileux dont -l'Orient est le théâtre, \u2014 ce mouvement catholique qui s\u2019accentue dans les Balkans,\u2014 les lois religieuses consenties par la Prusse, \u2014 la convention avec la Russie, \u2014 les relations renouées avec la Belgique, \u2014les rapports intimes avec l'Espagne et bienveillants avec l\u2019Angleterre, \u2014 cette entente établie avec les divers .a ~ \u2018 + \u201d cantons de la Suisse,\u2014la fin de\u2019l\u2019exil de Mgr Mermillod, \u2014 la situation reconnue de Lachat, etc.Nous dira-t-on que la politique pontificale ne semble pas avoir con- | quis un grand terrain en France ?orce nous est d\u2019avouer que la Fille aînée de l'Eglise se montre particulièrement coupable enversle Père qui, pourtant avec une prédilection marquée, aimait naguère encore à l'appeler : Nobilissima Gallorum gens.Sourd aux conseils élevés et aux avances généreuses du Souverain- Pontife, le gouvernement de la république française, dont un ministre in partibus se trouve en ce momet à Rome, s\u2019est laissé trôp dominer par l'esprit de secte.Mais qui n\u2019a été frappé de voir, malgré ses dispositions malveillantes, ses tendances oppressives, ses mesures persécutrices, cemême gouvernement s\u2019incliner maintes fois devant la volonté ferme de Léon XIII, et rendre hommage'à cette suprême autorité qui domine le monde ?Qui pourrait dire les mesures violentes et radicales arrêtées par la conciliante sagesse du Pape ?En vérité, n\u2019est-il pas admirable que le Vatican ait pu conjurer tant de maux à force de condescendance, sans toutefois jamais compromettre un principe, sans jamais porter la moindre atteinte à sa dignité ?Il nous est doux d\u2019enregistrer ici ces résultats nombreux et consolants obtenus durant ce fécond septennat.Les prémisses sont posées ; d\u2019autres conséquences heureuses suivront.C'est ainsi qu\u2019en nos jours si troublés le Pape, même prisonnier, continue à être pour le monde catholique une force, une consolation sur la terre, et une phare lumineux au ciel : Lumen in cælo ! : \u2018A DE VALDOR re rt apt Le miracle de Saint Janvier Le 2 mai, fête de la translation des reliques de saint Janvier, Naples était en fête.Le miracle de la liquéfaction, qui s\u2019y opère depuis quinze siècles, s\u2019est encore opéré ce jour-là.Ce n\u2019est qu\u2019à la seconde procession, celle du soir,que le miracle a eu lien.Le cortège, formé à la cathédrale saint Janvier, n\u2019a pas suivi le parcours traditionnel,ce qui n\u2019est arrivé qu\u2019une seule fois, croyons-nous, en 1769, lors de la réoccupation de Naples par le cardinal Ruffo.La tradition veut que le cortège aille de la cathédrale à la basilique de Sainte-Claire ; mais il s\u2019est dirigé cette année-ci comme en 1799, de Saint-Janvier à l\u2019insigne basilique de la Sainte-Trinité Ma- Jeure.En téte du cortége marchait le patriciat napolitain avec'le gonfalonier marquis\u2019 Impériali, prince de Francavilla, qui portéit le gonfalon de la noblesse napolitaine ; puis venaient de nombreux ecolésiastiques, portant les statues d\u2019argent de 80 copatrons de la ville et'du royaume, les membres du clergé paroissial et régulier, les membres de: l'insigne collégiale de Saint-Jean Majeur, le séminaire, les chanoines par quartier, le chapitre, les choristes, et finalement sous un riche dais S.Em.le cardinal Sanfelice, archevêque de Naples, tenant dans ses mains les Saintes-Ampoules.Son Eminence était suivie par une foule de /personnes de toute condition.: Ce n\u2019est qu'à 7 heures du soir que l'immense procession arrivait à la basilique de la Sainte-Trinité Majeure.Les prières recommencèrent aussitôt ; cinquante-deux minutes plus tard, 7,000 voix s'élevaient dans la basilique pour acclamer le saint et chanter le Te Deum en actions, de grâces pour le miracle de la liquéfac- | tion opéré aux yeux de\u201ctous.La procession se remit aussitôt en marche au son duiçanon et de toutes - les cloches de la ville, et regagn cathédrale de Saint-J.envier.gna la Sur le parcours, étaient placés des corps de musique qui jouaient deg airs Joyeux, et, lors de la rentrée à la cathédrale, en dedans et au dehors la foule immense acclamait de nouveau le saint.Le miracle a été encore une fois complet et a rassuré la population go avait émue la récente éruption du ésuve.\u2014\u2014\u2014\u2014 Gt tier.César Canta et le rosminianisme A propos des agissements de la secte rosminienne, un correspondant du Fanfulla s\u2019est avisé de dire que César Cantù avait jadis assez mal parlé des thèses de Rosmini.Làdessus, M.César Oantù se croit obligé d'écrire au Secolo pour protester, déclarant qu\u2019au contraire il est des premiers à avoir étudié, exposé, admiré, défendu la\u2019 philosophie de Rosmini, qu\u2019il la propage de son mieux, et qu'il ne croit pas avoir jamais laissé échapper une parole qui ne soit à l\u2019honneur du \u201c grand et saint révivificateur des sciences philosophiques \u201d ; c\u2019est ainsi qu\u2019il appelle Rosmini- -M.-César Cantù ayant souvent.fait preuve dans gon histoire d'un esprit faux et libéral, cette déclaration ne doit causer aucune surprise.L'Osservajore catiolico, néanmoins, s\u2019est chargé de donner un petit coup d\u2019épingle dans les boursoufflures de la lettre du fécond, mais peu profond\u2019 historien : N Véritablement, \u2018dit-il sur le ton ironique, nous n'avions pas cru que M.Canta fut un philosophe capable de juger des systèmes de philosophie.On dit que l'exposition du système Rosmini, telle qu\u2019elle a paru dans l'Histoire universelle de M.Cantu, a été écrite par Rosmini même.Maintenant, que M.Cantù ait admiré Rosmini, c\u2019est très vrai ; mais cela n\u2019enlève rien à l\u2019assertion de Fanfulla.Que n\u2019a pas admiré et vilipendé Cantu ?Il a tout loué et tout blâmé : le Pape et la Révolution, l'Eglise et la maçonnerie, le Christ et Bélial.Finalement, il reste sur le marché.Oh ! le grand philosophe ! Voilà de dures verités que M.Cantu s'il eit été sage, elit évité de ge faire dire, (4 \u2019 oF ules Ferry & Rome On écrit de Rome au Journal des Débats : ® M.Ferry n\u2019a point va le Pape pour une raison bien simple : le Pape ne reçoit pas les personnages qui sont allés au Quirinal ; et M.erry a voulu d\u2019abord voir le roi.Je crois cependant que Léon XIII se fat entre tenu volontiers avec l'homme d'État français, qui lui-même n\u2019eût êté fâché de voir un.:Souverain-Pontife, lequel, en dehors de sa dignité, n\u2019est point un homme ordinaire.Le.Vatican h des règles inflexibles, qui le gênent souvent lui-même, mais desquelles il ne peut s\u2019écarter.: .Le correspondant du Journal des Débats fait trop d\u2019honneur à M.Jules Ferry en supposant que le Souverain- Pontife aurait volontièrs reçu lex: ministre, et qu\u2019en cette circonstance Léon XIII aurait été gêné par les \u201crègles inflexibles \u201d dont on ne peut s'écarter au Vatican.A Rome, on n'ignore pas ce qu'est M.Jules Ferry, dont les actes, en ce qui concerne l'Église, n'ont cessé d\u2019é- tre en opposition avec les déclara- | tions plus ou moins conciliantes qu'il a pu faire par la voie diplomatique, en vue de ménager sa situation.Au surplus le correspondant du Journal des Débats donne lui-même la mesure de ce que vaut, en ce qui JHURNAL DES CAMPAGNES concerne le sentiment des convenances, l'ancien président du conseil, et même en ce qui concerne son habileté.M.Jules Ferry, en effet, ne pouvait ignorer les \u2018\u201c règles inflexibles \u201d dont parle le Journal des Débats , et à supposer, comme on le dit, qu\u2019il ait été désireux de voir le Souverain- Pontife, comment a-t-il pris tont d'abord le seul moyen de n'être pas admis, en faisant sa visite au Quiri- ?C'était-là, au regard du Saint-Père, une impertinence calculée qui ne nous étonne pas de la part de l\u2019ex-mi- nistre franc-maçon, mais qu\u2019il est bon de noter, parce qu\u2019elle achève de le faire connaître en le signalant ainsi une fois de plus à la juste réprobation des catholiques.222 > CORRESPONDANCE d\u2019ONTARIO L'ALIMENTATION DU CHEVAL Sandwich, le 31 mai 1885.Le travail qu\u2019on exige des animaux tend 3 user les tissus du corps ; ceux-ci demandent à être réparés et reconstituées ; cette opération s\u2019accomplit au moyen de la nourriture.La manière de nourrir un cheval est donc d'une grande importance, et doit varier selon le genre de travail auquel l\u2019animal est soumis.Mais en règle générale nous parlons ici pour tous chevaux, et quel que soit leur genre de travail, il faut, afin de posséder les élements nécessaires à la reconstruction des tissus usés, que la nourriture assimilée contienne une certaine proportion d\u2019albumine, de matières grasses, différents sels et de l'eau.L'économie animale réclame une certaine proportion de différents sels, non seulement pour en fabriquer des tissus, mais encore pour aider le travail d\u2019assimilation à opérer dans tout le corps.Le cheval trouve dans le grain qu\u2019il consomme toute l\u2019albumine, l\u2019amidon et les matières grasses dont son système a besoin ; mais il lui faut en outre une certaine proportion de foin, afin d'obtenir en quantité suffisante les différents sels terreux qui lui sont indispensables, sans compter le sel ordinaire, qu\u2019on doit aussi lui donner en plus.Le foin de prairie contierit quatre fois autant de potasse et de soude, et presque huit fois autant de chaux que le même poids d'avoine.L'effet rafraîchissant de la jeune herbe sur les animaux est dû apparemment à la grande quantité de sels de potasse qu'elle contient ; quant au son, c'est une nourriture qu\u2019il ne faut pas non plus négliger ; outre son action mécanique sur les intestins, la grande ° quantité de phosphore qu'il renferme le rend très précieux dans l\u2019alimentation : il en contient cinq fois plus ue l'avoine, et sept fois plus que le oin ; il est pourtant moins riche que l'avoine en amidon et en matièses grasses, tout en contenant une plus grande quantité de matières\u2019 albuminoïdes, qui cependant ne paraît pas entièrement soluble.L'appétit du cheval se mesure plutôt à la quantité qu\u2019an poids, et plus l'avoine est lourde, plus elle contient de farine et moins d'enveloppe ou balle.C\u2019est pour cette raison que les propriétaires de chevaux de prix désirent se procurer les avoines les plus lourdes, même en les payant plus cher en proportion du poids.Nous croirions - volontiers de la différence de poids n\u2019est point en rapport avec Ja différence dy prix; car quoique l\u2019avoine lourde soit plus riche en albumine, en amidon et en matières grasses, d'un autre côté, elle l'est moins en matières minérales qui se trouvent principalement dans la balle, laquelle brûlée, donne une cendre identique à celle du foin, mais contenant une plus grande proportion de silice.Le sel ordinaire dont on se sert en cuisine parait être le seul élément indispensable du développement, de la vigueur musculaire qui ne se trouve pas dans le fourrage en quantité suffisante.L'ardeur avec laquelle les animaux sauvages herbivores recherchent le sel, faisant souvent de longues courses pour trouver des dépots salins, prouve bien qu\u2019il leur est indispensable.Du reste, toutes les expériences scientifiques viennent à l\u2019appui de ce fait.On a remarqué que le ferment salivaire travaille mieux dans une solution de se], et tous les mashes qu'on donne aux chevaux doivent en contenir, afin d\u2019exciter les glandes salivaires à secrêter ahondamment de quoi aider la digestion ; car, n'ayant pas à les mâcher, comme le grain ou le foin, l'animal l'avale gloutonnement et presque sans mélange de salive.Dans certains pays beaucoup de fermiers laissent volontiers dansla mangeoire un morceau de sel-gomme que le cheval lèche à volonté, jusqu'à disparition complète.Outre l\u2019aide que le sel fournit à la digestion, on a remarqué qu\u2019il palliait beaucoup le défaut, s'il ne guérissait entièrement, les chevaux tiqueurs invétérés.Le grain doit être donné au cheval aussi sec que possible, car plus il est sec, plus il produit de salive, et s\u2019il contient beaucoup de salive, il en est plus vite digéré par l\u2019estomac, que s\u2019il est accompagné d'ean ou autres liquides.La physiologie comparative démontre clairement, par la grandeur démesurée des glandes parotides, qui sont les organes salivaires du cheval, qu\u2019il est appelé à mâcher sa nourriture à fond.(A suivre) %Fx Nous jouissons dans Essex d\u2019une température des plus favorables a toute végétation.Les blés d'automne, les semailles de printemps, les prairies, la floraisons des arbres fruitiers offrent à la vue tout ce qui est capable de donner le comble aux espérances du fermier.La vigne n\u2019a jamais montré tant de reisins qu\u2019on en remarque cette année.Toujours pas de gelée nuisible.Tout porte à croire qu\u2019on y échappera probablement.HTE GIRARDOT.Une belle fête Québec, 5 juin 1885.La paroisse de Suint-Sauveur a pris part hier à une fête qu\u2019elle n\u2019oubliera jamais.Il s'agissait de la translation solonnelle des restes de Saint Redemptus de l\u2019église à la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes.Une foule immense assistait à la procession ; les fidèles formaient une haie presque continuelle sur tout le parcours.Les rues avaient été ornées d\u2019arbres de chaque côté ; des drapeaux flottaient sur toutes les maisons.Les décorations les plus riches et les plus variées ornaient les déux temples sacrés.En un mot rien n'avait été épargné par les paroissiens et par les RR.PP.Oblats pour rehausser 1'éclat de cette féte et pour honorer le grand Saint qui allait être exposé à la vénération des serviteurs de Dieu.La procession se mit en marche à deux heures, chaque société était précédée d\u2019une riche bannière ; le cortège s'est formé sous la direction des RR.PP.Bournigal, supérieur, Grenier et Boissonnault, et défila dans l'ordre suivant : : 1.Elèves des Frères ; 2 Elèves du couvent ; 8.Enfants de Marie; 4.Dames de la Ste-Famille ; 5.L'Union St-Joseph ; 6.Congréganistes ; 7.Le chœur ; - 8.Le clergé; 9.Le Saint porté par quatre prêtres en dalmatique ; 10.Les sapeurs en uniformes ; 11.Le peuple.Parmi les membres du clergé qui formaient partie da cortège, nous avons remarqué outre les Pères de St-Sauveur, le R.P.Désy, S.J.et Ml\u2019abbé Patient, de l'hospice du Sacré- Cœur.MM.les abbés G.Lemieux, Jos Feuilletault, Jos Genest, A.Bernier, H.Bouffard, À.Pâquet, A.Maguire et À.Lemieux portaient alternativement le riche brancard sur lequel reposait le Saint.En quittant l\u2019église paroissiale, le cortège passa par les rues Boisseau, St Germain, St Augustin, Franklin, Sauvageau, Arago, Signaï et Hermine.Lorsque la tête de la procession est arrivée à la chapelle de Notre-Dame -de Lourdes, les rangs se sont ouverts pour livrer passage à la sainte relique quia été déposée prèskdu balustre d'ici qu\u2019elle soit placée définitivement dans le tombeau du maître- autel.La fête s\u2019est terminée par un salut solennel.\u2014\u2014\u2014 Fête du supérieur du collège de Nainte-Anne : M.le Rédacteur, Vous serez heureux, Je n\u2019en doute pas, de publier, dans les colonnes de votre journal, le compte-rendu d\u2019une fête de famille célébrée au Collège de Sainte- Anne, le vingt-sept mai dernier.J'ai eu le plaisir d'assister encore une fois à la fête du supérieur de mon Alma Mater, et vous comprenez quelles douces émotions j'ai éprouvées en cette circonstance.Selon la coutume, à quatre heures et demie, les élèvesj allaient Charles Trudolle l'expression des sentiments de reconnaissance que ne peuvent manquer de faire naître dans leurs cœurs les soins assidus qu\u2019il leur prodigue.Monsieur le Supérieur répondit, avec bonheur, à cette adresse, et invita tous les assistants à se rendre à la cour des élèves, où devait avoir lieu la béné- tion d'une belle statue de la sainte Vierge, destinée à remplacer la Madone qui depuis vingt-cinq ans présidait aux jeux des élèves du collège.Plusieurs des anciens élèves se rappelaient encore que Monseigneur l'archevêque actuel de Toronto avait bien voulu se rendre à Sainte-Anne pour bénir cette statue.Malheureusement, l\u2019intempérie des saisons l'avait entièrement brisée.Une autre statue, don généreux d'un ami fidèle de Sainte-Anne, allait prendre sa place.Monsieur le grand-vicaire Poiré, l\u2019insigne bienfaiteur du collège, fit lui- même la bénédiction de la nouvelle madone.Puis, au chant de l'Ave Maris Stella, la communauté la porta solennellement au piédestal destiné à la recevoir.M.A.Gauvreau,curé de Notre-Dame de Lévis, quoique invité à la dernière heure, sut tirer un merveilleux parti de ces paroles de nos Saints Livres : * Posueruni me custodem in vineis.Ils m\u2019ont établie gardienne dans ces vignes.\u201d Sa voix émue, etsi chère surtout aux élèves actuels du collège.leur rappela que la Providence les avait placés dans une partie privilégiée de la grande vigne du Seigneur, et que, grâce à la protection de la bonne Madque, ou pouvait espérer que plus tard, ils seraient des fruits mûrs et bienfaisants dans la société.Je regrette de ne pouvoir vous transmettre toute cette belle allocution ; mais je suis persuadé que le cœur des élèves en gardera un souvenir ineffa- présenter au Très Révérend Monsieur, 3 çable.On entonna alors le Mugnificat.Des pleurs émus vinrent pendant cette cérémonie mouiller bien des paupières, et tous s\u2019éloignèrent le cœur pénétré des plus doux sentiments.A T} heures commençait une séance littéraire, dramatique et musicale.Les anciens élèves ont remarqué, avec plaisir, que loin de dégénérer, leurs jeunes frères savent surpasser leurs ainés.En effet, il est bien difficile d\u2019égaler la perfection avec laquelle les différentes parties du programme ont été remplies, nous ne parlerons pas de la partie musicale, car tout le monde répète que le collège de Sainte-Anne a toujours excel- lé-dans l'étude de la musique.La partie dramatique ne laissaitrien à désirer, pour des jeunes gens.Nous avons remarqué le naturel et la gracieuse aisance avec laquelle chacun des acteurs a rempli son rôle, dans l\u2019exécution de l touchante tragédie intitulée \u201c Thomas Morris.\u201d On peut dire que si le théâtre produit d'ordinaire de funestes effets, la réprésentation d\u2019une tragédie aussi morale que celle de \u2018 Thomas Morris, \u201d ne saurait manquer de raviver dans le cœur des jeunes gens, des sentiments d'une foi vive et courageuse en face des ennemis de notre sainte religion.Cette séance de trois heures parut bien courte à tous les assistants.Après un bicnfaisant repos, goûté sous le toit béni de notre Alma Mater, nous nous réunissions encore pour assister à la messe célébrée par Monsieur le Supérieur.Les élèves y exécutèrent, avec le succès ordinaire, une partie de la XIIme Messe de Mozart avec l'Agnus Dei de la célèbre messe d\u2019Haydn.Nous apprimes avec bonheur que la souscription, ouverte il y a quelques ,semaines dans le but d\u2019acheter un nouvel orgue pour la chapelle du collège, avait jusque là reçu un accueil assez favorable de la part des anciens élèves, et que l\u2019on fondait de bonnes espérances pour la réussite de ce louable pro jet.Il nous a été donné de voir de nos yeux les joyeux ébats des élèves pendant leur grand congé.Nous sentions la jeunesse revivre en nous et nous nous reportions aux beaux jours de notre enfance écoulée sous les verdoyants ombrages de ce lieu enchanteur.Enfin il nous fallut à regret quitter nos aimables hôtes, nous promettant de revenir goûter encore les charmes de ces fètes qui savent si bien pfrler au cœur, et y laisser de si agréables souvenirs.Voici la liste des prêtres présents à la fête de Monsieur le Supérieur : C.E.Poiré, v.g.; N.T.Hébert, v.g ; A.Beaudry ; E.Dufour ; C.Roy; N.Gingras ; E.V.Dion ; Jos.Lagueux; C.Cloutier ; J.B.Blouin ; A.Gauvreau; N.Beaubien ; Ed.Démers ; L.G.Four nier ; G.Bacon ; G.Potvin ; G.Beaulieu ; C.Galarneau ; C.Brochu ; Jos.Desjardins ; H.Desjardins ; E.Hudon ;.A.Girard ; F.Garneau ; A.Belleau .N.Déchénes ; Alf.Paquet ; Geo.Pelletier ; A.Vaillancourt ; J.B.Thiboutot; F.Bégin ; Alf.Dionne ; J.Coulombe UN ANCIEN ÉLÈVE.= Cholera en Espagne \u201cMadrid, 8.\u2014La commission nommée par le gouvernement a déclaré le choléra asiatique être à l\u2019état d'épidémie dans la province de Valence.Madfid, 4.\u2014Le choléra continue à s'étendre, surtout dans la province de Valence.Les gens riches sont déjà en fuite.Le fléau du choléra augmente à Valence.Il meurt 45 pour cent des personnes qui en sont atteintes. \u201c JOUÉNAL DES CAMPAGNES L'œuvre de Victor Hugo Le Paris révolutionnaire et la \u2018France anti - chrétienne | viennent d\u2019enterrer Victor Hugo au milieu d\u2019une éblouissante apothéose.- Trois cent mille hommes dans le cortège » la métropole immense tout entière debout pour saluer lé char funèbre ; des monceaux de fleurs et de couronnes ; des députations accourues de toutes les points de l'horizon; l\u2019armée, la magistrature, l\u2019Académie, le Parlement, le chef de l'Etat inclinés sur un cadavre ; tout le majestueux courant de la vie nationale, se détournant un instant de son lit profond, pour aller s'engouffrer sous les voûtes historiques de l\u2019Are colossal et soulever triomphalement Je cercueil d\u2019un citoyen sur ses flots innombrables ; | enfin, planant au dessus de cette pompe inouïe, la grande voix\u2019 du canon dont les sourdes volées tenaient lieu du glas suprême : tel a été le spectacle qui a été donné hier à la {france et, l\u2019on peut: dire, à l'Europe contemporaines ! Victor Hugo ! C\u2019est à celui qui s'est appelé et qui a été Victor Hugo que la noble France a décerné ces obsèques prodigieuses ; c\u2019est au char triomphal de ce fastueux ennemi du Vrai que la fille aînée de l\u2019Eglise s\u2019est attelée sans honte ; c'est pour introniser au Panthéon cet impie blasphémateur du Christ que Paris a chassé de son temple l'héroïne catholique et française, Sainte-Geneviève, dont le regard intrépide éloigna jadis.de Lutèce les hordes d\u2019Attila! Pauvre France ! pauvre Paris! pauvre peuple! Sans doute de généreuses protestations se sont fait entendre.Le vaillant Albert de Mun à la tribune, des feuilles courageuses dans la presse, des centaines de catholiques dans toute la France, se sont élevés contre \u2018le scandale qui est maintenant consommé.Mais ils n'ont pu, et n\u2019ont pas d\u2019ailleurs espéré prévaloir contre le vertige universel.Victor Hugo a eu les honneurs du triomphe ; d\u2019un triomphe peut-être plus éclatant que ceux des héros de Rome, Scipion, Paul-Emile ou César.Hélas ! cette idole que l\u2019on vient de hisser au Panthéon usurpé, a été pourtant l\u2019un des plus grands malfaiteurs intellectuels de notre siècle.Lorsqu\u2019on parcoure son œuvre parla pensée, et qu\u2019on n\u2019appartient pas à la tourbe servile des thuriféraires hugolâtriques, on se sent terrifié de l\u2019écrasante responsabilité dont cet hommé a chargé son âme.Ah! l'œuvre du poète, du romancier, du pamphlétaire, quel'épouvantable répertoire d\u2019erreurs, de mensonges, de calomnies et de blasphëmes ! A part les Odes et Ballades peut-être, il n\u2019y a pas un seul de ses livres qui soit absolument pur, absolument irréprochable, absolument dégagé de scories et de souillures.Dans presque tous+ ses ouvrages, même les plus beaux, les plus applaudis, les plus incontestés, il y a des pages mortelles et des strophes empoisonnées.Ouvrez les Feuilles d'automne, où se trouvent tant de hautes inspirations et de Vers étincelants ; lisez Ce qu\u2019on entend sur la montagne ; la pièce se termine par uncri de doute.Les Chants du crépuscule, les Voix intérieures, les Rayons et les Ombres, à côté de beautés irréprochables, con- peintures sensuelles, des rêveries dangereuses.Avec les Contempations se manifestent, en pleine évidence, le naufrage de la foi et l'égarement du génie.\u2018Mettez de côté quelques strophes inspirées au poète Par la mort de sa fille, et vous avez un livre à lu fois ridicule et odieux.D'effroyables blasphêmes'èn souillent les pages.Le poète y place Belial \u2018a côté de Jésus : ü Tous deux scront si beau que Dieu dont l'œil (flambore, Ne pourra distinguer, père éblour de joie, Bélal de Jésus ! Il déchire les feuillets de l\u2019Evangile pour y suhstituer ses divagations sacrilèges.: Les Chdtiments sont une œuvre de haine et d\u2019ayengle passion.L'Eglise, le grand Pie IX, les évêques, le clergé, la religion catholique et ses, dogmes, y sont odieusement traînés sur la même claie que les ennemis politique du- poète en démence.La Légende des ssécles contient des pièces nombreuses écrites dans le genre des Contemplations: .L'homme qui a chanté les vieilles'cathédrales, grandioses conceptions du génie inspiré par la foi, écrit des vers comme ceux-ci : \u201cLa cathédrale, avec sa double tour aiguë Debout devant le jour qui fuit Ignore, et, sans savoir, firme, absout.con : dumns Dieu voit avec pitié ces deux oreilles ms Se dresser daus la vaste nuit.Les Chansons des Rues et des Bois lisme.le plus effréné, I'immoralité la plus révoltante s\u2019y étalent à chaque page.C'est un recueil de chants lubriques et de grivoiseries dégoii- tantes.Une odeur fétide s\u2019en dégage.Lorsqu'il publia ce livre, l\u2019auteur avait soixante-quatre ans et des cheveux blancs au front.On pourrait inscrire, comme épigraphe, au-dessous du titre : Turpe senilis amor.Que dire de l'Année Terrible, de la Pitié Supréme, de Religion et religions, des Quatre Vents de l\u2019Esprit, etc ?L'impiété y est aussi complète que la décadence.L'Eglise, ses pontifes, son Credo, y sont insultés, calomniés, couverts de boue.La rage de Victor Hugo contre le catholicisme tourne à l\u2019épilepsie.Certaines pages sont empreintes d'une inspiration vraiment satanique.À côté de l'œuvre.purement poétique de Hugo, se dresse son &uvre dramatique : Cromwell, Marion Delorme, Hernani, le Roi s'amuse, Lucrice Borgia, Marie Tudor, Ruy Blas, Angelo, les Burgraves.Le théâtre de Victor Hugo est animé d\u2019un souffle dangereux.Presque toutes ses pièces sont consacrées à démolir les supériorités sociales, à rabaisser la majesté, à embellir le vice, à grandir le crime.Enfin ses romans, surtout Notre- Dame de Paris, les Misérables et Quatre-vingt-treize, sont des œuvres pernicieuses et fausses, dont les fleurs du style recouvrent des abi- mes.Livres pervers, où les difformités physiques et morales sont offertes comme des types du Beau, où le prêtre est bafoué, où le forçat est transfiguré, où le sanglant terroriste est glorifié, où la Révolution est tiennent des pièces troublantes, des | sont un livre honteux ; le sensua- |!!!s avaient semé là, ceux-ci leu * vig imm »n-de, chantée comme la libératrice du genre humain.\u201c., Ln Voila l'œuvre de celui à qui la France de 1885 vient de''faire des funérailles impériales\u201d Œuvre, dans son \u2018ensemble, néfaste et meurtrière, qui a porté \u2018le ravage au fond de milliers-d\u2019âmes, qui a fait mourir à la vérité des multitndes d\u2019intelligences, qui a corrompu bien des cours.| Et on lui décerne le triomphe, à cet artisan de sophismes, à ce contemp- va .teur de l'Eglise, à cet apologiste de = la Commune, à ce violateur de la morale, à ce destructeur des principes sociaux, à cet insulteur de toutes les gloires catholiques ! OH ! misère et aberration ! > Mais il eut du génie, dit la foule des simples que grisent les acclamations, le bruit et le succès -du jour.Il eut du génie ; c\u2019est vrai ; mais ce fut un génie extravagant et dévoyé.Admirable et éblouissant par certains côtés, doué d'une prodigieuse intelligence, il n'en a pas moins écrit des œuvres absolument ridicules et qui seront sifflées par la postérité.Dans \u2018une de ses plus belles inspirations poétiques, l'auteur des Chants du\u2019 crépuscule parle d\u2019une cloche, \u201c vaste et puissante, au\u2019 batlant monstrueux,\u201d qu'il a vue, un jour, dans la tour solitaire d'un temple.Mais des mains profanes avaient laissé leurs \u2018sounillures sur ses flanés d\u2019airain. : * no + ! + CAMSAGNES \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EE EP SEE EE Ig cadavre de Louis le colporteur était devant elle.; Le sang répandu à terre formait une flaque brune, dans laquelle glissèrent les sabots de la pauvresse.\u2014Je reconnais le mort\u2026, oui, je le reconnais, murmura Musaraigne ; c\u2019est Louis le porte-balle\u2026 Pauvre honnête homme ! Quel trépas il est venu chercher ici !.\u2026.Je savais bien que je ne dormirais pas dans mon lit.Au jour, je préviendrai Maclou le garde-champêtre\u2026 Jusque-là je prierai pour le défunt, qui, plus, d\u2019une fois, m'\u2019a fait l\u2019aumône\u2026.Qui pouvait hair Louis?.Sa balle n\u2019est point ouverte.C\u2019est une vengeance.Musaraigne s'accroupit sur le sol et cacha son front dans ses mains.Elle chercha dans sa tête fatiguée le secret de l'énigme épouvantable qui lui était proposée.Mais elle ne trouva rien, et prit dans sa grande poche de toile le rosaire de bois qu\u2019elle récitait en marchant le long des grandes routes; la justice chercherait le lendemain qui pouvait être le meurtrier ; Musaraigne savait qu\u2019une pauvre âme venait de paraître devant Dieu, et que cette âme, si honnête qu\u2019elle fût, avait besoin de prières.Pendant ce temps, Claude rentrait chez lui.Le feu brillait joyeusement dans la cheminée.Le sabotier s\u2019assit, posa ses pieds sur la haute pierre de l'âtre et attendit Marcel.Quand le jeune homme rentra,son front rayonnait.\u2014Mon père ! s'écria-t-il, je vous dois le bonheur de ma vie, Geneviéve sera ma femme.les noces se feront après la moisson.II Le soleil se levait radieux; les herbes frissonnaient sous la rosée, les branches exhalaient une fraîcheur résineuse.Les oiseaux volaient hors du nid ; les insectes couraient à la maraude ; parfois un lièvre bondissait dans la forêt, et dans le lointain les longs mugissements des bœufs saluaient la journée nouvelle.Le mouvement se répandait dans la campagne ; le coq sonnait ses éclatantes fanfares, les chiens de bergers couraient, et la cloche de la petite église tintait.Sur la route poudreuse, Musaraigne priait, agenouillée près du cadavre du porte-balle.Elle prit enfin un parti, se leva, et courut aussi vite que le lui permettait ses vieilles jambes, jusqu\u2019à la maison du garde champêtre.Celui-ci n\u2019aimait guère la pauvresse ; volontiers il l\u2019eût chassée, si les premiers mots qu'elle lui dit n\u2019avaient fixé son attention.Quand elle nomma Louis le colporteur, il frappa sur la table un coup violent.\u2014On le croyait riche, dit-il, on l'aura volé.\u2014Je ne pense pas répondit Musaraigne, la balle ne paraît pas en désordre.\u2014On dirait que vous flairez les cadavres.Enfin, il faut prévenir la gendarmerie ; on avertira eneuite les magistrats.Où allez-vous maintenant ?\u2014Au Chêne à l'Image, pour éloigner les corbeaux, à qui vous trouvez que je ressemble.Le garde champêtre courut chez le maire ; un exprès partit pour Vitré ; en moins d\u2019une heure, cent personnes se trouvèrent sur la route.L'indignation était grande.On aimait Louis et on l\u2019estimait.Après une longue attente, on aperçut des chevaux et une voiture dans le lointain ; les magistrats et les gendarmes arrivaient.Le juge d'instruction, le procureur impérial et le commissaire de police descendirent ; les gendarmes éloignèrent les curieux, et un procès-verbal fut dressé.Le médecin déclara que la mort avait été instantanée.Rien n'attestait la lutte, si ce n\u2019est le lambeau d\u2019étoffe que la victime tenait encore dans sa main crispée.Les magistrats regardèrent avec surprise l'arme qui avait servi à la perpétration du crime, et se demandèrent à quel usage habituel elle pouvait servir.\u2014Tiens, dit le cabaretier, on dirait un paroir à polir les sabots.Le corps de Louis fut transporté à la mairie.L'enquête commença.Le garde champêtre, interrogé le premier, raconta qu\u2019il avait appris le meurtre de la bouche de Musaraigne celui-ci mandée à son tour, s\u2019approcha du magistrat avec une inquiétude visible.On la questionna sur l'emploi de sa journée, elle répondit qu'elle avait couru, de oi de là, cherchant sa pauvre vie, et qu'elle rentrait chez elle quand elle se heurta contre le cadavre.\u2014N\u2019avez-vous rencontré personne sur la route ?demanda le juge d\u2019instruction.| \u2014Si, répondit-elle ; lasse, enfiévrée épeurée de mes propres visions, je m'étais assise sur un fossé, quand un bruit de pas me fit tourner la tête.Claude Trézek, passait ; je l\u2019appelai, il me donna de l\u2019argent et m'offrit de me reposer chez lui.Je refusai et je partis seule un moment après.\u2014De quel côté venait Claude ?\u2014II descendait la route de Vitré et regagnait sa demeure.\u2014Quel homme est co Trézek ?demanda le juge d'instruction.\u2014Un honnête sabotier, estimé de tout le village.Le magistrat jeta um regard sur l\u2019outil placé sur la table, et dit quelques mots au procureur impérial.\u2014Ne vites-vous personne autre! demanda le juge d'\u2019instruction en s'adressant à Musaraigne.\u2014Personne ! Onze heures sonnaient quand un ivrogne quitta le cabaret e Basile.Il chantait une chanson à boire, tandis que je récitais le chapelet près du défunt.Le cabaretier fut mandé.Il salua les magistrats et les gendarmes avec obséquiosité.\u2014 Vous gardez votre maison ou- Verte assez tard, maître Basile ?Cette femme déclare qu'un homme en est sorti vers onze heures.\u2014Je prierai monsieur le magistrat d'observer que le gros des buveurs était sorti ; un seul avait dû rester pour régler son compte.\u2014N'avez-vous reçu aucun individu suspect ?\u2014Je n\u2019ai vu que des métayers de l'endroit ou des charretiers connus.A la nuitée, je suis sorti un peu, histoire de prendre l\u2019air ; je suivais le bois et j'ai distingué sur la route deux promeneurs : Claude Trézek et un homme portant un paquet sur le os.\u2014Pensez-vous que ce fût Louis ?\u2014Je n\u2019ai pu distinguer sa figure, car un grand chapeau la cachait en partie, et le poids de sa charge le forçait à courber l\u2019échine ; Claude et son compagnon se sont arrêtés proche du Chêne ; j'ai rebroussé chemin et suis rentré dans mon cabaret, où m'\u2019attendait le client qui est parti vers onze heures.\u2014Où demeure Trézek ?demanda le procureur impérial au garde champêtre.\u2014A dix minutes d'ici.\u2014II est étrange que, seul peut-être de tout le village, cet homme n'ait pas eu la curiosité de s'enquérir de ce qui se passe.\u2014La maison des Trézek est un peu distante de la route ; si personne n\u2019est allé le prévenir, il ne doit rien savoir encore.Il aimait grandemant Louis et sera bien marri de sa mort, fit observer Maclou.Les magistrats se consultèrent un moment, puis tous trois quittèrent la mairie et ordonnèrent au garde champêtre de les conduire chez le sabotier.Les gendarmes devaient suivre de loin, et empêcher la foule de cerner la maison des Trézek.Le sabotier travaillait en chantant quand sa porte, brusquement ouverte livra passage au magistrat.Marcel et Claude se levèrent.\u2014Nous) voulons vous.parler.à vous seul Claude; dit le juge d'instruction.CL ne \u2014Soit, messieurs ; Marcel.Le jeune homme allait sortir, quand il aperçut les gen darmes.17 Qu'est-il donc arrivé ?s'écria- t-i \u2014Un malheur, répondit le procn- reur impérial ; un malheur qui causera ici une vive peine.i \u2014 Parlez, monsieur, je vous en conjure, dit Claude., Marcel sortit, sur un signe du Juge.: \u2014N'étiez-vous point l'ami de Louis le porte-balle ?demanda le magistrat au sabotier.\u2014Si Je le suis ?Louis et moi nous nous cormaissons depuis l\u2019enfance.Ses voyages l\u2019éloignent souvent et longtemps du pays, mais rien n\u2019altère notre affection, et chacun de nous ferait pour l'autre\u2019 les plus \u2018grands sacrifices.a, \u2014Quand I'avez-vous va pour la dernière fois ?5 : \u2014Hier au soir: Il passa ici une heure environ, puis je l\u2019accompagnai jusqu\u2019au Chêne à l'Image.\u2014C'est bien cela, dit Se juge d\u2019instruction.Louis avait-il dès.ennemis ?PONT TU Je ne le crois pas.ve \u2014Portait-il des valeurs 'dans sa balle ?fo \u2014Je suis sûr qu\u2019hier il n'avait pas d'argent.TU Comment le savez-vous ?\u2014Messieurs, dit Claude d\u2019une voix troublée, quel est le but de toutes vos questions 2.Vous avez parlé de malheur à Marcel.Veuillez m'expliquer.\u2014Louis, le porte-balle, a été assassiné hier soir, en face du Grand- Chêne ! \u2014Assassiné ! Louis !.Le Chéne a l'Image !\u2026 Mais on l'a donc frappé au moment où je le quittais.presque sous mes yeux ?.et je n'ai rien vu ! rien entendu ! La douleur qui bouleversait le visage de Claude était si profonde que le procureur impérial en fut presque ému: ' \u2014Racontez, dit-il, comment Louis est arrivé chez vous; rappelez-vous les moindres détails de cette soirée.\u2014Marcel et moi nous finissions la journée ; nous causâmes\u2019 longtemps mon fils et moi.Puis Marcel parti, pour la ferme des Aubiers ; peu aprés Louis frappait à ma porte.Quand il me quitta, il me dit qu\u2019il suivrait pendant la nuit la route qui nous sépare de Vitré.: \u2014Et voilà tout ce que vous pouvez révéler à la justice ?\u2014Tout messieurs.\u2014Olaude Trézek, mous allons opérer une perquisition dans votre domicile.\u2014Une perquisition ?Dans quelle vue ?\u2014Nous souhaitons vous trouver innocent ; mais des charges s'élèvent contre vous.Remettez-nous la clef de ces meubles.Claude\u201cfut saisi d\u2019un tremblement violent.Il venait de se souvenir des sept mille francs que lui avait confiés Louis.\u2014Messieurs, dit-il, je vois que je vais être forcé de vous initier aux choses les plus intimes de ma famille.Je ne le croyais pas nécessaire d\u2019abord, et je vous les taisais.A cette heure, certains détails pourraient m'\u2019excuser.Je vous ai dit que mon fils était sorti pour se rendre aux Aubiers\u2026]l allait y demander la main laisse-nous, \u201cyd de Geneviève Chérau.Quand Louis arriva chez moi, il me trouva tont songeur et voulut en savoir la raison Je lui confiai que Marcel aimait une fille trop riche pour notre situation - u'afin de ne point le pousser ay ésespoir, j'allais réclamer à M.de Puymonroi le prix d\u2019un ancien service; mais que cela me répugnait fort.Cependant, placé entre mon orgueil et l'amour paternel, ma tendresse pour Marcel l\u2019emportait \u2014 \u201c N\u2019est-ce que cela?me dit Louis alors j'ai trouvé le placement de meg économies.Voila sept mille francs, \\ marie ton fils, et pensez à moi dans - votre bonheur.\u201d \u2014Ët vous acceptâtes cette somme?\u2014Oui, monsieur.\u2014Ainsi, cet argent ?.\u2014Est encore dans ce tiroir, messieurs.\u2014 Avez-vous donné un regn à Louis ?\u2014Non, monsieur.\u2014Cela n\u2019est guère croyable ; sept mille francs forment une grosse somme pour un colporteur.\u2014Nous nous estimions autant que nous nous aimions, monsieur le magistrat.\u2018Le juge d\u2019instruction remarqua sur l\u2019établi,.au milieu d'outils de formes variées, un paroïr semblable à celui qui avait servi à assassiner le porte-balle\u2026 Il prit l'arme; encore ensanglantée, et la compara à l'outil dont Claude venait de: faire usage.\u2014Ceci est à vous ?demanda-t-il au sabotier.\u2014Oui, monsieur\u2026 rouille.ces taches.\u2014Ces taches sont de sang, le sang de Louis, tué hier avec un outil qui vous appartient.\u2026 \u2014Louis; \u2018 assassiné\u2026 avec mon paroir\u2026 Oh*! cela n\u2019est pas possible ! \u2014Cela est, reprit le juge d\u2019instruction.Ecoutez, Claude, quand, a propos e Louis, on a prononcé votre nom, iln'yaeu qu'une voix sur votre compte pour \u2018louer l'honnêteté de votre caractére.Nous venions ici plutôt pour prendre des renseignements que pour chercher un coupable.Mais, à mesure que nous vous interrogeons, les faitsse groupent d'une façon sinistre pour vous accuser.Louis vient chez vous, le soir; il porte avec lui une petite fortune, et vous affirmez qu\u2019il vous l'a confié, sans reçu, comme on prête un écu à son ami.Et cet homme a une fille qu'il dépossède de la sorte à votre profit.Vous avez parlé de l'amour de votre fils pour Geneviève Chéraud\u2019une dette de reconnaissance qu\u2019au- raitcontractée envers vous le comte de Puymonrui, expliquez-vous à ce sujet.Claude prit-dans le bahut l'argent de Lonis et le cachet de M.de Puymonroi avec quelques lettres jaunies.\u2014J'ai sauvé jadis le comte de Puymonroi d\u2019une mort certaine ; je pouvais réclamer de lui le salut à mon tour; i montrer ce cachet et les lettres qu'il voulut bien m'écrire jadis.Le juge d'instruction parcourut les lettres du regard, et les passa au procureur impérial.quoique cette \u2014Elles prouvent simplement que M.de \u2018Puymonroi vous estimait.Quand au cachet, vous lui attribuez une valeur de \u201c Césame, ouvre-toi, \u201d qui n\u2019existe sans doute que dans votre imagination.Ce qui est certain, c'est que, privé de toute fortune vous envoyez Marcel aux Aubiers, après lui avoir affirmer qu\u2019il aurait 6,000 francs au moins avant quinze jours.\u2014Il les aurait eus, monsieur.\u2014Du comte de Puymonroi ?\u2014Sans aucun doute.=Louis est arrivé et Louis vous a remis la somme ?\u2014Oui, monsieur.il me suffisait de lui- \u201ca er mr \u2014Olaude, dit le magistrat, pesez bien la gravité de votre.position, et comprenez que la franchise seule peut vous venir en aide\u2026Méfléchissez, vous faites erreur sur la façon dont les choses se sont passées.Je vais vous raconter, moi, la scéne d'hier telle qu\u2019elle se présente à mon esprit.Après quelques moments d'entretien, Louis vous a parlé de la somme dont il était porteur\u2026.ll devait voyager la nuit, et peut-étre il avait quelque crainte.Il vous a proposé de prendre en dépôt ces sept mille francs et de les .garder jusqu\u2019à son retour.Vous avez accepté, vous avaz serré l'argent et donné à Louis an regu en bonne forme.Je vois justement sur l\u2019établi du papier et de l'encre.Vous êtes sortis ensemble.La solitude était complète autour de vous.Une mauvaise pensée traversa votre esprit.Elle vous conseillait de vous approprier la fortune de Louis.Un outil de votre métier se trouvait dans votre poche, et vous avez frappé rapidement, aveuglément pour reprendre le reçu constatant le dé ôt.J 5.\" F5 e fais un rêve horrible ! babu- tia Claude.: Caer \u2014Au retour vous rencontrez Musaraigne ; elle vous trouve une figure fatale.Elle raconte qu'elle ressentit une grande crainte et eut l\u2019appréhension d\u2019un malheur\u2026 \u2014Monsieur le juge d'instruction, demanda Claude, devenu pâle comme un mort, vous m'accusez de l'assassinat de Louis.\u2014Ponvez-vous justifier session des \"7,000 francs ?\u2014J'ai dit la vérité à ce sujet.\u2014Pouvez-vous expliquer comment l'arme dont s\u2019est servi.le meurtrier est un outil qui vous appartient ! \u2014Je ne le puis pas, monsieur\u2026 Il règne dans tout ceci un épouvantable mystère.\u2014Vous persistez à nier ?Si je nie ?Mais par la tombe : de ma mère et mon éternel salut, je jure que je suis innocent ! \u2014Les questions que nous vous avons adressées et les réponses que vous y avez faites sont consignées dans ce procés-verbal.Signez au bas de cette page.Nous allons procéder a l\u2019interrogatoire de votre fils.On emmena Claude, et Marcel fut introduit.Le jeune homme était fort troublé ; la mort de Louis, cet appareil de justice, tout cela l\u2019intimidait, l\u2019oppressait, l\u2019irritait.Il savait peu de chose.Ce qu'il raconta sur l'emploi de sa soirée corroborait les paroles de son père.Il ignorait le prêt généreux du porte;balle.\u2014Il y a évidemment complicité, dit le juge d'instruction ; on va con- _fronter les prévenus avec le cadavre, i vous le voulez bien, mon cher col- égue.: Un-ordre fut donné au commis- aire de-police, Il.fit*un signe dux gendarmes, ceux-ci tirèrent des me- 20ttes de leur poche et s\u2019approchèrent de Marcel._ \u2014Ne me touchez pas ! s\u2019écria le eune homme, ou sinon\u2026 En ce moment Claude reparut et \u2018endit à son fils ses mains enchai- nées.Marcel s'inclina devant le vieillard avec un tel respect qu'un mur- raure de pitié circula dans \u2018la foule.Le lugubre cortége prit le chemin.de la mairie.\u2018Le cadavre roide Louis était étendu sur une longue table ; des taches violacées et quelques ecchymoses se remarquaient au con.On avait a eine retiré de la main du mort le mbeau d'étoffe rougeâtre qu\u2019il tenait et qu'il avait arraché au vête ment du meurtrier dans une crispation d'agonie.Cette étoffe n\u2019savait aucun rapport avec la- veste de Clau- ; de la pos- - .JOURNAL DES CAMPAGNES ee __] de et celle de Marcel.Claude, en approchant du cadavre de Louis, sentit les larmes monter à ses yeux, et d\u2019une voix rauque de sanglots : \u2014Hier, dit-il, tu me sacrifiais sans regret toute ta fortune , ne peux-tu, à cette heure, défendre ton ami ?On dit que jadis la plaie de la victime saignait devant l\u2019assassin.Louis, si je fus coupable, que ton sang me marque au visage.Je suis innocent, proclame cette innocence.(A suivre) COUP DE FEU ARRESTATION DE QUATRE BANDITS Montréal 5.Entre 1 et 2 heures, ce matin, le constable McNulty, de faction, montait la rue St-Urbain, quand en arrivant prés de la rue orchester il entendit un coup de feu à quelque distance de lui.Il regarda immédiatement vers l\u2019endroit où la détonation avait semblé partir et aperçut deux.hommes qui stationnaient sur le trottoir.Il courut à eux, mais en le.voyant venir les deux hommes prirent la fuite.Cependant McNulty réussit à en arrêter un qu\u2019il fouilla, là, sur la place, pour voir s'il n\u2019avait pas de révolver.Il n\u2019en trouva pas, mais le prisonnier avait dans sa poche de pantalon, en arrière, un couteau de boucher que le constable luni enleva.\u201c Que fais-tu de ce couteau demanda MeNalty, \u2018\u2018 j'en m'en sers comme ta te sers de ton bâton \u201d, répondit le bandit qui se nomme Joseph Corriveau, et est bien connu de la police.Au poste, le constable le trouva aussi en possession d\u2019un collet portant le nom A.Roy et d'autres papiers évidemment la propriété du capitaine Alexandre Roy, du 65e bataillon, puisque ces papiers portaient son nom en toutes lettres et se rapportaient à ses affaires ou à sa famille.: \u2018 Let tot Accompagné des constables Campeau et McLaughlin, le constable McNnlty retourna au même endroit droit de la rue St-Urbain, dans l\u2019espérance de rencontrer l\u2019autre bandit et de faire la visite des alentours.Nos trois hommes arrivent,.entrent dans une cour, la visitent en tous sens sans rien trouver.Ils découvrent un grenier à foin, y montent et aperçoivent là trois hommes couchés sur le foin et ayant autour d'eux plusieurs articles, tels que couvre-pieds, pantalons, habits, vestes, 2 paires de pantoufles, du savon, des bretelles, etc., etc.Ils dormaient tous trois profondément.On profita de leur som: meil pour leur passer les menottes puis à l\u2019aide de la lanterne on reconnut en eux trois bandits de la pire espèce, à peu près de la même trempe que le malheureux Fauteux ; ces hommes sont Cochu, Lstendresse et Moreau.Ils se rendirent au poste sans résistance et Cochu qui a déjà passé la moitié de sa vie au pénitencier, ne voulant pas se voir dans la perspective de faire encore un terme de plusieurs années, a fait à la police des révélations que nous ne pouvons pas encore publier.Co Ce matin, le constable McNult est allé au No 1128 rue Ste Catherine, la demeure du Capitaine Roy.Depuis le départ du Capitaine, la maison est restée inhabitée, la famille étant allée demeurer avec le beau-pè- \u2018re, les voleurs en ont profité.On a constaté qu\u2019en effet la maison avait êté visitée par les voleurs.L'instruction du procès commen- cers immédiatement.Villages détruits par les piavil.lons noirs Paris, 5\u2014Une lettre du Tonkin dit que les Pavillons Noirs pillent les provinces de Sontay, Hong Hoa et TuyenQuan, bien que cependant ces frontières soient occupées par les troupes françaises.Les habitants se sont sauvés dans les postes français.Trente villages catholiques ont été détruits.Chronique religieuse e i M.l\u2019abbé C.N.Leduc, qui était a Rome depuis, quatre ans, pour y vaquer aux études de philosophie et de droit canon, est arrivé la semaine dernière.Ce monsieur doit enseigner au Séminaire de Saint-Hyacinthe, et s\u2019y agréger plus tard.Mgr l'Evêque de St Hyacinthe a fait, samedi dernier, dans l\u2019église du Séminaire de Saint Hyacinthe, l\u2019ordination des personnes dont les noms suivent : Prêtre : M.J.G.Roy.Diacres : MM.J.A.Archambault et L.Lynch, ce dernier de la congréa- tian de Ste Croix.Sous-diacres : M.J.W.Alexandre.Minorés : MM.L.E.Guertin et E.Legault, tous deux de la congrégra- tion de Ste Croix.A la suite de l\u2019ordination Monseigneur a administré le sacrement de Confirmation à deux élèves de l\u2019Ins titut.Le jeudi 28 mai dernier, Mgr l\u2019Evêque de St-Hyacinthe, assisté de Mle chanoine Leclaire, et de M.l\u2019abbé Théberge, curé de Varennes, recevait la profession, dans l'Institut du Précieux sang, de la Révde Sœur Mathilde Massue, dite Sœur du Divin Cœur de Jésus, de Varennes ; et im- | d posait le voile blanca Dame Vve Arthur McConville, née de Lanau-dière, dite Sœur Marie de la Croix, de Joliette ; à Demoiselle Elmina Boudrias, diteSœur Marie St-Léon, de Montréal ; et Marie de Vallerot, dite Sœur Ste-Gertrude, des Etats- Unis.Le sermon de circonstance a été donné par le Très Revd M.Maréchal, V G de Montréal.Sa Grandeur Mgr Duhamel, évêque d'Ottawa, a fait plusieurs ordinations, samedi matin,à l\u2019église Saint Joseph.La cérémonie a duré plus de trois heures et a été très imposante.Voici la liste de ceux qui ont été ordonnés à la prêtrise et aux divers autres ordres : Prétriso\u2014=FF.Valiquette, O.M.I.Dontenville, 0.M.I; Paquette, O.Diacre :\u2014M.Constantineau.Sous-diacres : \u2014 MM.Cousinean, Mazoran, O.M.I.; Jacob, O.M.I; Chaumont, O.M.I.; Perrault, O.M.L Minorés :\u2014MM.Boisseau, Pilon, Dumet, O.M.I.; Emard, O.M.I.; Legault O.M.1.; Burns, O.M.I.; Pelletier, O.M.I.Tonsurés : \u2014 MM.Guillaume, Bédard, Proulx, Lemoine, O.M.I.; Cloutier, O.M.I.; F.Bedard.Tempête à Chicago PLUSIEURS MONTS A DÉPLORER Chicago, 2\u2014Un furieux orage, accom- gué de tonnerre, d\u2019éclairs, de vent et de pluie, a passé sur la ville, cette après- midi, et a duré au moins une heure.Grand nombre de bâtisses, dans les Y | faubourgs, ont été frappées de la foudre et détruites.John Montague, gardien de la fabrique de moissonneuses de McCormick, qui se tenait près d\u2019une boîte d'alarme, a été foudroyé à mort.Plusieurs autres personnes ont été blessées, Mais pas mortellement.La fouère est tombée sur le mur en brique qui entoure les nouveaux terrains du base-ball, de dix pieds de hauteur, en démolissant 300 pieds etendommageant considérablement le reste.; L'orage a sévi surtout dans la ville du Lac (Town Lake), où un homme a eu lecrâne brisé au bas d\u2019une cheminée.Un enfant a été écrasé dans un chantier que le tonnerre a presque complètement.détruit Le mât du ** Trausit House \u201d à été atteint et fend en ajguil- = 15 lettes.Grand nombre de personnes, dans le voisinage, ont été paralysées par le choc pendant quelques instants.Ce soir, les éclairs nous aveuglent et la piuic tombe A torrents.On craint beaucoup pour les navires qui ge trouvent sur le lac.1 hr.a.m.\u2014Depuis une h.ure et demie quatre personnes ont été tuées sur le champ par la foudre.On ne connait pas les noms des viclimes.La partie sud-ouest de la ville a éprouvé dus dommages considérables.La teinpête seinble vouloir se calmer.\u2014\u2014\u2014 Tentative de suicide FEMME ET PISTODET Montréal 5 Hier aprés-midi, vers 1.30 heures, le sergent de police Hughes trouva une femme gisant dans un champ sur la rue Ste Catherine, elle paraissait insensible.En la recueillant il constata a son grand étonnement qu\u2019elle avait une blessure à la tempe.Il l\u2019a transporta immédiatement chez le Dr Godfrey.À force de soins le docteur la ramena peu à peu à la vie, et elle dit qu\u2019elle pensionnait au New-York House.Le sergent la transporta là.Les médecins appelés constatèrent ue la blessure avait été infligée par une balle, et procédèrent à l\u2019extraction.Ils trouvèrent la balle qui était tout aplatie.Elle dit d\u2019abord qu\u2019elle avait été blessée par un homme, mais au détective Gladu elle confessa avoir elle-même essayé de s\u2019ôter la vie.Elle lui dit où il trouverait son pistolet, qui était sous un meuble daus sa chambre, M.Gladu ne voulut pas l\u2019arrête: sans voir le chef de police.Il se- rendit donc à J'Hôtel-de-Ville, se procura le pouvoir nécessaire et revint ; mais pendant son absence la jeune femme avait diné, refait sa toi- ette et était sortie.Gladu craignit qu\u2019elle ne pût faire une seconde tentative et se mit à sa recherche.M.Meivin, propriétaire du \u201c New- York House \u201d dit que cette femme est celle d\u2019un nommé Wright qui tient le \u201c Cottage Restaurant \u201d au coin des rues St-Urbain et Lagauchetière.Elle n\u2019était au New-York House que depuis lundi et M.Melvin n'avait remarqué chez elle rien d\u2019extraordinaire.Le détective la chercha toute l'après-midi sans pouvoir la trouver.À 9 heures, elle revint à l'hôtel.M.Melvin téléphona immédiatement au bureau central et quelques instants après le sergent St-Pierre arrivait avec un autre constable ; en les apercevant elle voulut prendre la fuite, mais les deux officiers s\u2019en emparèrent et la conduisirent au poste.Elle dit qu'elle veut mourir et u\u2019elle mourra parce qu'aujourd\u2019hui elle est sans argent et sans amis.tr rte Cachemire Tremblement de terre-8\"7 personnes tuées \u2014100 blessés\u2014 Villes entières détrui- les.On ne connait pas encore toute l'étendue du désastre.Sirinagor, 5.\u201487 personnes ont été tuées et 100 blessées pendant les tremblements de terre de dimanche et de lundi.Tous les rapports officiels ne sont pas encore préparés et on ne connait pas encore l'étendue du désastre.Londres, 5\u2014Les rapports privés sont très alarmants et semblent indiquer que la désastre est beaucoup plus grand qu'on ne l'avait cru d\u2019abord.On dit que des villes entières ont été détruites.La démolition des lignes télégraphiques expliquent l'absence de nouvelles plus précises. 16 \u201cXa.; tod .dun LS.De , Che JOURNAL DES CAMPAGNES Avantages Extraordinaires Au Bon Marche, Coin des rues St-Jean et Collins, HAUTE -VILLE.\u2014:01\u2014 ; IA crise commerciale que nous subissons maintenant, étant la cause d'une grande dépression dans le prix des marchandises, je désire informer les acheteurs, que les effets ci-dessous mentionnés vendus à un BON MARCHÉ exceptionne Indiennes de toutes sortes, depuis .\u2026\u2026\u2026\u2026.osreers ont été achotés à un escompto considérable, pour de l'argent comptant ; et seront 8c.Etoffes à Robes de toutes Sortes, .cciee seers secenrers 10c.et plus Cachemire français, tout laine \u2026.\u2026.\u2026 verse seesenae 47c.\u2018 Soie Gros-Grain (JOD.) seccousse cons saoos sossonoon oovossonses 1.00 valant 1.30 « Ottoman, broché.ur vocsarous sossooves s0 0000 160 « 3.25 \u2018 UTEB.cure seerersnecorors srrensssn serene snsses 150 « 2.00 \u2018 ENlOUCAS \u2026.\u2026orcsronsrss soso ono0c 00000 vas PARASOLS, UNE GRANDE VARIETE.25c, ot plus Franges et ornements en chenille, broileries, depuis 3c.jusqu\u2019à 2,50.Gants en kid, en soie, en fil, en coton, etc, etc.Corsets de tous genres, depuis 50 cts.Tweeds tout laine, 50c.valant 70c.« importé, 90c.« 1,20 ¢ Serges, 75, ¢ pour pantaion, un choix considérable, 95, 1,30, 1.50, 1.85, 2.40, 3.00, valant 30 OZ) da plus.Habilllements en Tweed tout laine, faits sur commandes, 7,50.Un lot considérable de 3as, pour Dames et Enfants.Chausseltes, Bretelles, Cols, Chemises, Poignets, Cravates, le plus beau choix ; Caleçons Camisoles en coton et merino, & moitié prix.\u2019 Enfin, un assortiment varié des marchandises les plus nouvelles vendus à des prix sans précédent.Venez voir, et vous assurer vous-mêmes que c\u2019est une occasion unique de faire vos achats pour la saison, à meilleur marché que partout ailleurs.Uu seul prix, et les marchandises marquées en chiffres.Au Bon Québec, 2 mat 1885\u20141 an.Marché, Hante-Ville, f .+.N.Garne au.\u201c194 MARCHES DE QUEBEC.Farine et Grains.1 Québec, 11 juin\u2019 1885.« Farime.\u2014Sup.extra, baril, 196.$5:30 a 5,50 \u2019 \u2019 X48 coerce 908000808 C00 000000 .0 a 5.30 : Forte pour boulanger.5.40 a 5.90\" : Extra du printemnsa.5.0 5,10 y Superfine No.D essoccccuer 4.4,80 : Fi 4,60 |
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