Journal des campagnes, 25 juin 1885, jeudi 25 juin 1885
[" % CA ; \u2018 == ALN Nip Pr Lin us trie Te tgricole doit \u2014 4 dème Année f.être: to.Yéudi 25 Juin 1885 + \u2014 Législative vo ap No 21 Coma DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, ~~.Paraissa nt tous les JEUDIS et contenent tout les nouvelles de la semairib: \u2018iv Prix de l'abonnement :-UNE PIASTHE POUR LA FBANCE : 10 FRANON Strictement payable: d'avance.; Imprimé et publié par.LEGER BROUSSEAU, op SUX ARORA TAB ere\u201d No.9, Rue Buade, H.V., Qué bec, be ii pare , FRANCE -\u2014 CoRR pre Ly = Y \u2018Paris, 27 mai.L'interpellation de I'extréme gan- che, an sujet des troubles du Pere- Lachaise, a fait long fou.MM.Sigismond Lacroix et Tony Révillon .ont vainement prodigué les périodes ronflantes et lessommations altières ;, un bout de discours de M.Allain Targé a snffi pour les, mettre en déroute.L'ordre dia jonr de conffance, Proposé par les amis du\u201c cabiñèt a\u2019 réuni 373 voix contre 5.On s\u2019attendait à la victoire du gouvernement, mais on ne pensait pas que la minorité de l'extrème gauche dût être si ridicule.: C'est qu\u2019hier on enterrait le citoyen Amouroux, une des gloires du groupe.et que la plupart des membres du parti intransigeant avaient tenu, à faire acte présence au Père-Lachai- se.Au milieu doë- drapeaux rouges, en tête du cortège, on distinguait M M.Clovis Hugues,\u2018 Clémenceau, Lockroy, Laisant et autre personnages de moindre importance.Comme oñ ne pouvait manifester en même temps au Fère-Lachaise et au Palais Bourbon, M.Allain-Targé6 a remporté un triomphe facile.ASE Cependant, son modeste effort avait suffi pour l\u2019épuiser.On a dû emporter M.Allain-Targé défaillant et à moitié évanoui de la Chambre.Est-ce la chaleur qui a causé cette crise ?Est ce la surexcitation que lui donnent depuis quelques jours les manifestations anarchistes ?On ne salt.Les intransigeahts qui, depuis lent Allain-Targp.s* Yalcoolique 7, ne Manqueront pas de dire qu\u2019il se rise aussi bien \u2018pour parler \u2018a la hambre que pour :rordonner à la police de massacrer les communards., Divers journaux annoncent d'ailleurs que la démission de M.Allain- Targé n'est plus qu'une question de | jours\u2018 Je crois que la.nouvelle sort .| d'une fabrique intransigeante, où cette démission est aussi désirée que \u2018œlle-de M.Grognon, le préfet de police._ Mais : Je \u2018ministère Brisson \u2018h\u2019abèñüdonnera probablement pas M.Allain\u201cTargé, parce que son existen- \u2018ce depend.de sa cohésion.Il est né \u2018d\u2019un \u2018paète de coalition, il doit y rester fidèle.Avant le vote final, la séance a été égayée par l'apparition à la tribune de M.Lelièvre qui, au der au gouvernement \u2018 des explications sur la résurrection du parti de l'anarchie.M.Lelièvre estime que la faiblesse et les hésitations du cabinet sont les premières causes des désordres du Pèré Lachaise, et il prétend que \u2018cette politique compromet sérieusement en province l'avenir -du parti républicain: - Je Vous résunte tapidement le discours de M.-Lelièvre, mais je renonce à vous peindre la confusion et le tapage qui ont accueilli ses efforts d\u2019éloquence.Les interpellations, les exclamations, les injures pleuvajent d'un bout de la Chambre à l\u2019autre à l'adresse de M.Lelièvre.O\u2019est qu\u2019on avait très bien compris le plan du personnage qui tentait, peut-être par ordre, une diversion en: faveur des \u201c ferrystes \u201d, groupe de l\u2019Union républicaine, du grand .Ù ; il a ét6 sous secrétaire d\u2019Etat dans le grand ministère Gambetta ; il a été un des champions les plus dévoués du cabinet Ferry.On, en bonne logique, les opportunistes sont pour le moins au même degré qué les ministres aétuels responsables de ce qui se.passe.M.Jules Ferry a parfaitement toléré la promenade da\u2019 drapeau rouge dans Paris aux funérailles de Jules Vallés.C'est le parti opportuniste qui,\\avrnt le cabinet actuel, avait inauguré vis-àvis des anarchis-, tes une méthode dé tolérance, sinon de complicité.C\u2019est le parti opportuniste qui avait sinon inventé, du.l'échauffourée de-diman e, l'appel- moins exploité la question de \u2018l'am- nom, des opportunistes, veut deman- nistie.Cela devait être-.la fin.des discoxdes du parti républicain.On le voit bien aujourd'hui, et M.Lelièvre, à titre d'opportuniste influent,: peut-moins que personne protester contre une crise qu\u2019il a travaillé de son mieux à préparer.Je vous ai annoncé hierla capitulation du gouvernement pour la question du Panthéon.\u2018Mais les ministres ont,an peur, apparemment, de Soglever une discussion au- Parlement, O'est sons \u2018la forme d'un ** décret \u201d publié ce matin à l'Oficiel que les ministres désaffectent le Panthéon pour en faire un tombeau digne de M.Hugo.more RS eh Le procédé est .commode autant qu'illégal.Le gouvernement n\u2019a.pas le droit de, changer, par un.simple décret, 1a destination d'un uigniimént public qui a été voué par une loi à un nsage déterminé.Les ministres parlent du décret du prince Napoléon qui agissait alors cèmme dictateur ; mais ils oublient que cé décret a été ratifié parles Chambres et a pris par conséquent, force de loi.\u2018En outre, le-décret de ce matin vise le vote rendu par la Chambre il y a trois jours pour accorder à feu Victor Hugo des funérailles nationales.C'est donner à ce vote après coup une signification qu\u2019il ne pouvait avoir.Evidemment un certain nombre \u2018de députés qui ont voté les \u201c obsèques nationales \u201d ne l\u2019auraient pas fait s'ils s'étaient doutés du projet final de la famille et du gouvernement .contre le Panthéon.Mais les catholiques ne laisseront point passer sans protestation une pareille monstruosité politique.Hier soir,\u2018au Congrès catholique qui s\u2019est réuni poursa session annuelle, M.Chesnelong au milieu d'applaudissements énergiques, a flétri ce nouvel attentat de la Révolution.Demain, M.de Mun doit interpeller le gouvernement sur le décret de spoliation.Puissent ces protestations donner lieu à nne action énergique du parti conservateur dont la devise jusqu'ici pourrait être * Laissons faire, laissons passer.N.La papnuté et la franc- maçonnerie \\ La franc-maçonnerie, cettu Eglise du mensonge, n\u2019a \u2018rien trouvé de mieux pour calomnier la mémoire de Pie IX, que de le revendiquer comme ayant appartenu lui-même à la secte.Récemment encore, dé hardis impos- \u2018teurs ont tenté de prouver, textes à l'appui, que Pie [X fut franc-maçon.- Ce canard posthume a été vingt fois galvanisé et lanéé \u2018par les Loges ; mais le canard ne'vole pas et retombe à plat ventre sur le nez des lanceurs.Pauvres Loges et panvre canard ! Car enfin, si le canard volait de par le monde et faisait des dupes, est-ce que les affaires de la Loge seraient beaucoup plus florissantes, et l'Eglise de Satan s\u2019en porterait elle mieux ?Si l'on parvenait à accréditer cette légende d'après laquelle Jean-Mastaï Ferretti aurait été reçu franc-maçon en 1839, qu'est-ce que \u2018cela ferait a l'encontre de Ja Papauté, qu'est-ce que rela prouverait contre le Saint- Siège, où Pie IX ne s'est assis qu\u2019en 1846 ?Absolument rien.Supposons même \u2014 supposition absurde \u2014- que Pie IX déjà couronnnné de la tiare, ait participé aux momeries maçonniques, qu'est-ce que cela prouverait contre l\u2019infaillibité du Pape et contre la divinité de l\u2019Eglise ?Certes, oui, les badauds de la truelle pourraient alors argamenter contre l'impeccabilité du Pape, se battant ainsi en vrais chevaliers de la Manche contre des moulins à vent, puisqu'il n\u2019est jamais venu à la tête d'un catholique de défendre l\u2019impeccabilité du Pape.Donc, que les francs- maçons, si cela leur fait plaisir, se persuadent que Pio IX était des leurs avant de porter la tiare, et que, pour se satisfaire jusqu\u2019au bout, ils absorbent le second canard, plus indigeste encore, à savoir que Pie IX a été à la fois Pane et maçon ! La Loge ne s\u2019en portera pas mieux, ni l'Eglise plus mal.Au contraire ! quelle preuve ne serait-ce pus contre la perversité des Loges et en faver do de l'infaillibité du Saiet-Siège, si un franc-maçon condamnait, en sa qualité de docteur de l\u2019Eglise \u2014 ce que Pie IX a fait plus d'une fuis \u2014 et les Loges et leurs doctrines sataniques ?Le diable eut'beau pousser le Ohrist à changer les pierres en pain : il ne receuilllit de ses manœuvres que la confusion de voir la table du Christ servie par les anges.La franc-maçonnerie aussi à beau vouloir transformer un Pape en -maçon :' elle n\u2019aboutit qu\u2019à se voir anathématisée par ce prétendu maçon.Il faut avouer que le désespoir et la rage poussent ces sectairss à d\u2019étranges folies ! Les efforts furibonds tentés en ces derniers jours par les loges nous autorisent à croire que le coup de massue appliqué aux francs-maçons par l'\u2019Encyclique Humanum genus leur a troublé le cerveau.Voyez, en effet, dans quelles gigantesques folies ils se lancent ! Pour relever le prestige de la truelle et du tablier, ils vont tenir un grand convent 4 Rome mé- me, dans la Rome des Papes : ils lanceront des planches sur le monde du lieu même d'où est parti l\u2019Humanum genus ! Oui, c\u2019est dans la ville où siège le Docteur infaillible de la Vérité que le Père du mensonge va une fois encore réunir les assises de l\u2019impiété cosmopolite.Les différents pays enverront au couvent de Rome leurs dignitaires \u2018 maçonniques.\u201c Quare fremuerunt gentes et mopuli meditati sunt inania.\u2026 Principes con- venerunt in unum adversus Dominuim et adversus Christum ejus.\u201d Ils comploteront au seuil du Vatican la mort de la Papauté que le Christ a faite immortelle, et ils réveront de faire du centre de la vérité le centre de l\u2019erreur.\u201c Dominus subsannabit eos.\u201d Leurs desseins .tourneront à leur confusion.Ils parviendraient à tuer le Pape qu\u2019ils n'auront rien obtenu contre la Papauté.L'épreuve sans doute peut être terrible ; mais la victoire n\u2019est pas douteuse.Avec la Papauté est le Christ invincible ; avec là Papauté est l\u2019Eglise impérissable ; avec la Papauté est la Vierge Immaculée redoutable à l\u2019enfer même.Si Pierre est en prison, l'Eglise est en prière et la prière fera tomber les chaînes de Pierre et les portes de sa prison.Le Rosaire, qui se déroule dans l\u2019Eglise, comme l\u2019arc-en- ciel se déroule sur les nuées du ciel aux jours de la tempête, nous est un sûr garant que les eaux du déluge ne submergeront pas la barque de Pierre.Tandis que les impies se concertent, se rassemblent pour présider aux funérailles de la Papauté, la Vierge Immaculée, invoquée par l'univers catholique, prépare déjà le triomphe.À Lépante, l'Eglise triompha par le Rosaire.Armons-nous du Rosaire et Rome sera un nouveau Lépante pour les Loges et pour le concile satanique que la maçonnerie Va réunir dans le lieu où Simon le Magicien se fracasss la tête en voulant soutenir le défi qu'il avait porté à Simon-Pierre L'Eglise et Victor Hugo Victor Hugo mort, la haine des ennemis de la religion s'attaque à la démarche du vénérable archevêque de Paris près du mourant.Pouvait-elle la comprendre ?Elle ose parler de captation devant cette lettre si touchante qui révélait la sollicitude du pasteur, la charité du prêtre.Elle prétend qe le clergé n\u2019a vu dans ce moribond célèbre qu\u2019une proie insigne à conqué- rir-La haine antireligieuse étouffe donc tout seutiment au cœur des libres-penseurs ?Co 11 y avait de particulidrement toun- chant dans la démarche du vénéré ntife qu'il venait de traverser es épreuves de la même maladie qui allait emporter M.Victor Hugo.Du même âge que le poète, mais d'une constitution plus faible, épuisé d\u2019ailleurs par une longue vie d\u2019austérité, il avait triomphé du mal, grâce aux prières des fidèles, et ce sont ces DT gp ne Ù A Co JOURN 4 mêmes prières dont il vetiait lui offrir le secours, avec-les consolations de la foi.Peut-être le podte-des Odes el ballades et de, la Légende des siècles en eut-il été touché ; mais on faisait la garde autour de lui.Ce n\u2019est pas cette surveillance des amis que les libres-penseurs trouvent : odieuse, c\u2019est la tentation du saint prélat ! L'Eglise, dit-on ne pouvait se résigner à manquer une pareille proie ; l'archevêque de Paris a' essayé de donner l'assaut en personne à ce moribond, pour arracher à la libre- pensé son plus glorieux adepte et triompher au nom du catholicisme d'une si éclatante victoire.Quelle idée se font-ils donc, ceux-là de l\u2019Eglise et de notre religion ?L'Eglise n\u2019à pas besoin de M.Victor Hugo.Elle a vécu sans son.amitié, elle ne mourra pas de son apostasie.Que lui importe un homme né sur un coin de terre, qui a vécu quelques dizaines d'années et qu\u2019on oñbliera comme tant d\u2019autres, que lui importe à elle, qui est de tous les temps | et de tous les pays et qui englobe l'humanité dans son sein ?Elle a les siècles, les peuples : que lui faut-il de plus ?Elle a aussi ses génies.Qu'est-ce que le talent poétique de M.Victor Hugo auprès du génie substantiel des Augustin et.des Thomas d\u2019Aquin, ces grands éducateurs des temps chrétiens ?La gloire de l'Eglise, comme sa force est dans ses saints.Peuton comparer l\u2019influence et l\u2019action de M.Hugo à celles d\u2019un \u2018saint Benoît, \u201c le père de l\u2019Europe \u201d ; d\u2019un saint Martin, le vrai fondateur de la France ; d\u2019un saint Bernard.d'un saint Francois d\u2019 Assise, d'un saint Ignace, d'un saint Vincent de Paul, dont les œuvres remplissent l\u2019histoire et le monde ! .En ce moment, toutes les voix de la renommée exaltent avec fracas le poète du siècle.C\u2019est une clameur qui tombera.L'Eglise y est indifférente.Les libres-penseurs se trompent bien, s'ils croient que le .vénérable archevéque de Paris a été séduit par le prestige de M.Victor Hugo et que cette capture d'élite l\u2019a tenté.La gloire humaine n'a pas pour l'Eglise de ces éblouissements.Si Victor Hugo est le génie transcendant que l\u2019on dit, l\u2019être incomparable, plus grand qu\u2019Homère et que Sophocle, le poète par excellence e l'humanité, elle l\u2019ignore, ne considérant pas ce qui se passe et ce qui est livré aux discussions des hommes.Elle voyait en lui une âme ointe du baptême, imprégnée du sang de la rédemption, une âme immortelle, et cela lui suffit.Si l'archevêque de | Paris a.tenté de venir lui-même auprès de l'illustre malade, ce n\u2019est pas que l'âme de M.Victor Hugo valût à ses yeux plus qu\u2019une autre ; mais il a.pensé que l\u2019orgueil du moribond et de.son entourage.était pour son salut un obstacle que lui, pasteur du dio- cése, lui, prince de l\u2019Église, surmonterait peut-être moins difficilement qu\u2019un autre.On l\u2019a écarté.Le pasteur s\u2019est affligé de ce refus, comme de la perte dè tant d'âÂmes qui échappent tous les jours à la grâce, au salut.: Ici, il est vrai, ily a en plus le scandale des funérailles magnifiques qu'on va faire à ce mort qui a refusé orgueilleusement \u201cles oraisons de toutes les Eglises.\u201d Paris va assister à la plus pompeuse glorification de la libre-pensée qui ait eu lieu depuis Voltaire.La foi des faibles en Tecevra un contrecoup malheureux.Mais pour les vrais croyants, si humbles, si inconnus qu\u2019ils soient auprès de M.Victor Hugo, quel argument de leur foi, quelle \u2018preuve de la supériorité de l'excellence de la rêli- gion, de voir que ces fastueuses funérailles, organisées avec une pompe toute paienne, blessent encore plus le bon sens que la foi, tellement que \u2014 4 0 \u201c 0 aw ar ae .we SOS Ive, spe) ' PE Fe 2 .AL DES CAMPAGNES Je premier effet de cette exaltation & ila libre-penshe eat d\u2019humilier Th rai\u2019 son! co Pt Ces louanges hyperboliques données au défunt, cette frénésie dans l\u2019expression de la douleur et de l\u2019adulation, cette mise en \u2018scèné théâtrale de la mort, éette exération du langage, des sentiments, de tout, \u2018cette idolatrie du talent, cette divinisation de l'homme, tont cela dénote encore plus de folie \u2018que d\u2019impiété chez tous les vains adorateurs du poète.On voulait affranchir la France de la religion par: cette apothéose du génie laïcisé, les libre-pen- seurs nous ramènent aux folies du paganisme.Ils croient écraser \u2018la religion, et ils ne font que démontrer que le monde, en rejetant le catholicisme, perdrait tous les bienfaits de la civilisation chrétienne.Il I a bien des années déjà que M.Thiers a prédit que la république finirait dans le sang ou dans l'imbécillité, De temps a autre, lés deux termes apparaissent à la fois, - si bien que l\u2019on se demandes si notre république révolutionnaire et laïque ne trouvera pas sa fin dans tous les deux en même temps.Par une coincidence où les catholiques peüvent Voir une première srevancho de\u2019 la Providence contre les excès de l\u2019orgueil et de l\u2019impiété, en même temps que la mort de Victor Hugo mettait à découvert toute l\u2019imbécilité de l\u2019époque, l'anniversaire de la Commune - ramenait - le sang dans nos rues.Les deux extrémités de la république se montrent, et peut-être y touchons-nous déjà.Les scènes- sanglantes du cimetière du- Père- Lachaise sont le pendant de la manifestation insensée de l'arc de triomphe de l\u2019Etoile.Est-ce l\u2019annonce de lafin?- \" ARTHUE LoTH \u2014 0» Le duc de FRoatlfes, M.le duc de Noailles, de l\u2019Académie française, est mort le 31 mai, en son domicile, boulevard Latour Maubourg, 60.Né en 1802, M.le duc Paul de Noailles descendait d\u2019une illustre famille du Limousin.La branche.ainée s\u2019étant éteinteen 1823, il hérita des titres et de la pairie de son grand-oncle.Noailles se renferma dans les études littéraires.I! fut élu en 1849 membre de l\u2019Académie française, en remplacement de Chateaubriand.: M.de Noailles était chevalier de Ja Toison d\u2019Or.Ses principaux titres litté- raires-étaient, outre -es discours, un Essai sur Saint Cyr et son Histoire de Hime de Maintenon, œuvre très remarqua- e.> Depuis la mort de Victor Hugo, c'était le doyen de l\u2019Académie.Le doyen maintenant est M.Nisard, élu en 1850.3 L\u2019œuvre des fanatiques Le Manitoba nous révèle des faits d'une gravité excaptionnelle, au sujet des troubles du Nord-Ouest.Il paraitrait que les instigatéurs de la rébellion ne sont pas précisément cetix qu'on pense.Nous cédons la parole à notre confrèie de Saint- Boniface : TEL \u201c Depuis que des journaux ont parlé de faire une enquête sur la conduite plus que louche, de certains loyaux anglais de Prince-Albert, les fanatiqueg d\u2019Ontario ont monté leur diapason afin de détourner l'attention publique de ces hypocrites coupables.Le voleur qui va quérir la police court une chance d'échapper aux soupçons et à la justice.Ce procédé est vieux, mais les cris finiront et la vérité paraîtra.Déjà nous en apprenons de belles sur ces loyaux modèles, et ce serait vraiment édifiant si le\u2019peuple-en était instruit ; nous ; | Rendu en 1848 à la vie privée, M.de |- | fous \u201d M.-de Pène rapproche ce qui fe \"i.rok Permetirons, sans .attendre | Wenjynele, do faira -connaître à nos lecteurs la conduite honnête tenue par un citoyen anglais de' Prince.\u2018 Albert quelque temps avant les troy.bles.Afin de prouver que ce n'est pas une histoire inventée à plaisir | que nous racontons, fous citerong des noms connus.\u201c Au mois de mai, un colon anglais se rendait à Edmonton dans le byt de travailler à soulever les Métis et les engager à prendre les armes avec Riel.Il s'adresse à un nommé Cunningham, Métis catholique \u2018très- influent de cette place, et après l\u2019avoir pressé de toute manière de se joindre à Riel, il alla jusqu\u2019à lui offrir de l\u2019argent.Cunningham refusa l'argent et répondit qu\u2019il n\u2019en- trerait-pas dans les plans qu'on lui proposait.Le lendemain, Cunningham rencontra un missionnaire et lui raconta ce.qu'un anglais lui avait proposé là veille, \u2018n\u2019oubliant pas de dire qu'on avait été jusqu\u2019à le presser d'accepter de l'argent.Soyez bien sur - vos gardes, luidit le missionnaire, car hier même, un.anglais est allé au fort dela Compagnie de la Baie .d'Hudson, vous accuser auprès di Bourgeois d'avoir tramé des complots avec les Métis pour les porter à un soulèvement.\u2014 Voulez-vous me dire le nom de mon accusateur, reprit Cunningham, \u2014c'est peut-être le même qui\u2019est venu m'offrir de l\u2019argent 2\u2014C\u2019est un tel qui demeure à tel endroit.Eh bien ! dit Cunningham, je m'en doutais.Voyant qu'il ne gagnaitrien.auprès de moi, il a voulu m\u2019accuser afin de détourner de lui les soupçons.\u201c Voilà la conduite édifiante d\u2019un loyal hypocrite.Ceux qui voudront | faire une enquête là-dessus trouveront le Bourgeois dé la Compagnie à :\u2018 Edmonton et M.Cunningham quiles | renseigneront.\u201c Nous pourrions citer d\u2019autres faits, mais pour le moment celui-là suffit.\u201d , Lamartine et Victor Hugo M.Henri de Pène, dans le Gaulois, s'indigne de l\u2019odieuse mascarade des funérailles de Victor Hugo.Il appelle cela une \u201c fête des fous.\u201d .De cette scandaleuse \u201c fête des -8e passa pour Lamartine : Il y a seize ans que Lamartine dort oublié dans le cimetière de Saint-Point.Mais, comme cette \u2018mort de Victor Hugo, affublée d\u2019insanités, drapée d\u2019oripeaux, dont les plis dégagent une contagion plns mortelle que la peste et le choléra est venue tout à coup le ressuciter depuis huit jours ! J'ai vu Lamartine étendu sur sa couche dernière, dans cette petite \u2018maison de Passy, ermitage offert à sa vicillesse délabrée comme celle de Job, parla ville de Paris, qu'il avait préservée, un jour, des fureurs- du drapeau rouge.VII lenait, entre ses doigts glacés, une petite croix \u2018de bois noir.Depuis quelques années, cette croix ne le quittait plus.Il l\u2019avait toujours dans sa poche, et c'était elle qui lui donnait le courage de gravir jusqu\u2019au bout son Calvaire.Il s\u2019était confessé à l'abbé Deguerry, Celui-là même que fusillèrent, entre autres martyrs, des assassins dont quelques-uns seront peut-être en belle pace derrière le cercueil de -Victor ugo.Le contraste est éloquent, dit l'Univers.Etil fant avôuer que la tite croix de bois noir gardera\u2019 mieux la gloire de Lamartine que le celle de M.Hugo, devenu, Voltaire- Hugo\u2014 eceoe\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019opinion de M.Guizot On sait que l\u2019église érigée par Louis XV à la patronne de Paris sainte Genevièvre, a été une première fois désaffectée, disons mieux - détournée, par la Révolution jacobine en 1791, et uneseconde fois par Louis-Philippe.À propos de cette seconde confiscation décrétée en 1880 sous la pression des passions irréligieuses, il est piquant de lire le jugement qu\u2019en a porlé, dans ses Mémoires, M.Guizot, un des auteurs de la mesure : : Parmi les monuments dont on reprit alors (1880) les travaux, un seul, le Panthéon, fat pour moi l\u2019occasion d'une faute et faillit amener d'assez graves embarras.Qu'une nation honore.avec éclat les grands hommes qui l\u2019ont honorée, c\u2019est un acte juste et un sentiment religieux ; mais on n\u2019honore pas dignement les morts si la religion n\u2019est pas là pour accueillir et consacrer les hommages qu'on lear.rend ; c'est à elle qu'il appartient de perpétuer les souvenirs et de prendre sous sa garde les tombeaux.Les morts les plus illustres ont besoin de reposer dans les \u2018 temples où 'immortalité est tous.les jours @ proclamée, et leur culte est bien froid et bieñ précaire quand on le sépare du culte de Dien.Ce fut, en 1791, une fausse et malheureuse idée d\u2019enlever l\u2019église de Ste-(teneviève aux chrétiens pour la dédier aux grands hommes, et le nom 'paien de Panthéon, auquel vint bientôt s\u2019accoler le nom odieux de Marat, fit éclater le caractère de cette transformation.Elle était abolie en 1880 ; le grand esprit de l'empereur Napoléon en avait compris le vice, et en laissant les grands\u2019 hommes dans l\u2019église.de Sainte-Geneviève, il avait décidé u\u2019elle serait rendue au culte chré- @, tien.Le roi Louis XVIII avait poursuivi cette pensée de réparation intelligente et morale.En fait, l\u2019œu- vre n\u2019était qu'imparfaitement accomplie, mais en principe .elle était décrétée.Nous rentrâmes dans la \u2018 mauvaise voie.Le Panthéon fut rendu aux seuls grands hommes.Ce fut, au milieu de notre résistance générale aux prétentions révolutionnaires, un acte de complaisance pour une fantaisie élevée, mais déclamatoire, et qui méconnaissait la coridi- toin du but auquel elle aspirait.Ceci se passait en 1830.On sait comment en 1848 les Tuileries furent à leur tour désaffectées au profit dé la République, La justice de Dieu ne perd jamais ses droits.ermetore de .Sainte-Geneviève Nous lisons dans la Gazette de France d\u2019hier soir : La spoliation est accomplie ! .A quatre heures, le délégué de Etat s'est présenté devant M.I'abbé Bonnefoy, doyen de Sainte-Geneviève et a exigé la remise des clefs.\u2014Prenez, lui a-t-il été -réporidu, puisque vous êtes la force.- mations de la meute démocratique qui a coutume de suivre les exécuteurs du gouvernement.\u2018 Dès ce moment, tandis que les fidèles, massés autour de la châsse de sainte Geneviève, ajoutaient'à chaque instant de nouveaux cierges a ceux qui \u2018brûlaient déjà, la bande: .Tépublicaine hurlant, vociférant, fai: Sant cercle autour de femmes perdues Insultait a la sainteté du temple encore consacré.Le Panthéon athée est dignement inauguré par ces saturnales: place leïcisstion du Panthéon ne gardera | ' Et les clefs ont été prises aux accla- as est faite aux grands Hommes de- la République.: 5h.80.Les saintes Espèces, les reliques de Sainte-Geneviève et les objets consacrés viennent d\u2019être déposés | 1 dans la salle des évêques.La populace est expulsée ; les fidèles quittent l\u2019église ; MM.Bonnefoy et Bernard, doyen et.vice-doyen, sortent la mort dans\u2018l\u2019âme'; Sainte- Geneviève est fermée.\u2019 6 h.4o.De nombreux groupes restent formes atitoür du Panthéon.- La huegolatrie Un vent de folie a secoué les cervelles républicaines.Il y a entre les hugomanes comme une émulation de bétise.- Peu d\u2019esprits sont assez forts pour échapper à la contagian.Je lis, ce matin \u201cencore, dans, fine feuille opportuniste, sous, la signature d\u2019un homme qui passe pour être spirituel, ces lignes prodigieuses : * Personne verra-t-il ce portrait ?** (le portrait de Victor Hugo par [13 Bonnat).,Ç .* Ce:serait injuste pour la France.\u201cPour moi, c\u2019est à un hasard \u201c dent-je serai éternellement reconnatis- \u2018\u2018\u2019sanñt à la Providènce, qu\u2019il m\u2019a été \u201cdonné de l\u2019admirer samedi dernier, \u201c à dix heures du matin, au moment \u2018\u201c où l'artiste le rapportait rue Bas- \u201c sano, pour ne l\u2019y garder, je crois, \u201c que deux ou trois jours, etc.\u201d \u2018Heureux hasard ! Malheareuse France ! L'homme est un animal généreux, a-t-on dit.Cet animal a besoin, en effet, d'une religion.Après avoir chassé Dieu de ses temples,.il le remplace par le cœur de Marat ; et sur l'autel du Christ renié, apparaît le cadavre embaumé de Victor Hugo.Mais, plus l\u2019homme renie le Christ, moins il devient religieux et plus il devient animal.Sa religion tourne à la folie ; il étonne le monde par l'étendue de ses divagations et la dimension de ses ridicules.Plaignons ce pauvre Victor Hugo d'avoir fourni cette démonstration Wil n\u2019est pas nécessaire d'être chrétien pour être livré aux bêtes.(Gazette de France).D \\ x L\u2019envers de Victor Hugo -Un prétre belge, missionnaire en Angleterre, envoie au Bien public, au sujet de Victor Hugo, la.lettre suivante, qu'on lira, nous n\u2019en\u2018 .doutons pas avec intérêt : \u201c East Greenwich, 28 mai 1885.Maintenant que lés \u2018famées de l\u2019encens sacrilège, brûlé autour du corps de V.Hugo, commencent à se dissiper un peu, il sera peut-être consolant pour les admirateurs chrétiens du poète, d\u2019avoir l'opinion d\u2019un prêtre, quiaeu avec lui les plus ongs et les plus fréquents rapports.Oui, je crois fermement-et malgré ses testaments, que Victor Hugo, laissé à lui-même, eût demandé le secours d'un prêtre, ou du moins ne l\u2019eût pas refusé ; et voici sur quoi je fonde cette conviction: O'était au commencement de mon mistère comme curé des Français à Guernesey, en 1864.Je rendis visite à Victor Hugo comme à tout le monde.Nous causâmes littérature et au cours de Ja conversation, comme je rappelais à Victor Hugo ses poésies si chrétiennes d'avant 1880, il me répondit : \u201c Ah ! monsieur l'abbé : oui, dans ce temps-là, j'écrivais ainsi ; et.j'étais heureux ! \u201d\u2014\u2018\u2018 Mais, monsieur, lui répondis-je, ne l'êtes- a.ta: * Lee Fou \u20ac = > DES CAMPAGNES vous donc plus?\u201d\u2014\u201c Oela dépend de la signification qu'on attache à ce mot ; mais alors je croyais ; \u201d et ces mots étaient accompagnés d'un soupir bien significatif.\u2014 Je tâchai de ui prouver qu\u2019il croyait.encore, mais que les actes ne répondaient point à cette croyance ; et il me répondit par un triste : \u201c C'est trop tard ! \u201d Depuis lors, et jusqu\u2019à sa rentrée en France, en 1870, j'eus de conti- | Ruels rapports avec lui; et il me secourut dans plus d\u2019une circonstance, mais toujours avec la réserve qu\u2019on ne devait pas le savoir.Il était bien de son siècle ; et le : qu\u2019en di- ra-t-on ?le faisait trembler comme une foule d'autres.Oui pourrais croire que ce respect ou cette sympathie ou cette amitié \u2014 comme on voudra nommer la chose \u2014qu'\u2019il me montrait, m'était personnel ; mais il agissait ainsi non seulement envers moi, mais envers tous les prêtres qui ont habité Guernesey pendant la période de son exil.Il \u2018avait même plusdè considération encore pour mon prédécesseur, l'abbé Guidez ; et :l en parlait toujours et à tont le monde avec vénération.\u2018Le Rév.Bère de Coma, de la Compagnie de Jésus, s\u2019il vit encore, pourra attester que, visitant fréquemment Victor Hugo pendant.une mission que le R.Père donnait dans ma paroisse, il fat toujours reçu par lui avec les plus grands égards.Je pourrais citer une foule de faits qui prouveraient que si V.Hugo, comme beaucoup de parlementaires de nos jours, savait parler et \u2018écrire contre la \u201c gent cléricale \u201d pour plaire à un certain public, il savait aussi comme ces orateurs de tribune, en privé ou en cachette si vous voulez, estimer ce clergé qu\u2019on bafoue parce que l'on n'a pas le courage ou l'humilité nécessaire pour pratiquer la morale qu\u2019il prêche.En vous envoyant ces quelques lignes,-je crois, M.le rédacteur, montrer plus de sympathie pour V.Hugo, que les soi-disant amis qui, pour soutenir un arc de triomphe tremblant, ont tremblé eux-mêmes devant la soutane d\u2019un pauvre archevêque.À.M.BoonE.Missionnaire-apostolique.\u201d Le doigt de Dicu Nous lisons dans la Semaine de Perpigoan : \u2018\u201c Un ami dévoué de la Semaine catholique nous communique le fait qu\u2019on va lire et dont il nous garantit l'authenticité.D'ailleurs, pour qu\u2019il soit facile.d\u2019en -constater l\u2019exactitude, donuons le nom du lieu où il s\u2019est assé et ceux de trois de ses huit mal- eureux acteurs : \u201c C'était à Pia, gros village à à ou 10 kilomètres de Perpignan ; huit jeunes gens de vingt- à vingtquatre ans se rendirent ensemble au café, situé sur la place.C'étaient de vigoureux et robus- des paysans, de ceux qui ont pour spécialité de travailler les vignes.\u201c Le café re reat de monde.Vous \u201c voyez, leur dit la maîtresse de l'éta- \u201c blissement, il n\u2019y a pas une place ¢ libre ; mais comme vous êtes de nos \u201c amis, montez dans ma chambre et je \u201c vous y servirai.\u201d - **Les huit amis s'attablèrent devant un bol de vin chaud ; ils devisaiènt des affaires du jour, lorsque l\u2019un d'eux, nommé Estyrach, aperçut un crucifix de grande dimension au chevet du lit.\u201cIl faut, dit-il avec un blasphéme.ue nous \u201c lui fassions boire un coup.\u201d t, décrochaunt l\u2019image du Sauveur, il en plonge la lête dans le bol, au milieu des éclats de rire de ses compagnons.\u201c Voyons ce qu\u2019il-a dans la poitrine,\u201d dit à son tour le nommé Marc ; et, brisant la poitrine du crucifix, il parodia, avec ses amis, une autopsie.¢ Ce n'est pas assez, ajoule Aymard : il faut l'amputer, pour voir s'il a-du sang dans les membres.\u201d Il coupa la ° cuisse droite de la sainte image.\u201cOr, voici quelle a été la suite de ce sacrilege : ; \u201c\u201c Estyrach qui avait fait boire le crucifix, étant allé se baigner quelques jours après, se noya.6 Marc, qui avait brisé la poitrine, est mort d'une phthisie-galopante ; cing autres de ses compagnons ont succombe successivement au même mal, sans recevoir les derniers sacrements._ Un seul des huit profanateurs survit comme pour perpétuer le souvenir de l'attentat et de sa punition : Aymard colui qui avait coupé la cuisse du crucifix.\u2018 Pris subitement d\u2019un mal affreux à la cuisse droite, l\u2019amputation de ce membre fut jugée impérieuse par les médecins, et celui qui la pratiqua, Mle dôcteur de Lamer demeura terrifié, en voyaut que ce membre n\u2019avait pas une goutte de sang.\u201c Depuis son amputation, Aymard repentant et terrifié, fait penitence et s'cfforce d\u2019obtenir le pardoa du divin Crucifié.\u2018\u201c Allez a Pia, tout le monde vous conflrmera la vériié de ces événements; vous en entendrez le récit de la bouche d\u2019Aymard, le dernier survivant de cet horrible drame.\u201d Le Gatling La mitrailleuse Gatling, ainsi \u2018nommé du nom de son inventeurs, a crépité pour la première fois dans les derniers jours de la guerre de Sécession.C'est pendant l'horreur d\u2019tine guerre civile qu\u2019elle a reçu aux Etats-Unis, le baptéme du feu et du sang ; de même au Canada.Richard Jordan Gatling était agri- caltear et fabricant d'instruments aratoires ; c\u2019est de lui que nous vient le semoir mécanique, inventé en 1844.La mitrailleuse Gatling se compose de six canons de fusil de fort calibre disposés, dans le sens de la longueur, autour d\u2019un axe qu\u2019une manivelle fait tourner, à l\u2019aide d\u2019une roue dentelée.De loin, elle ressemble à un canon de campagne montée qu'elle est,sur un affût.Cette pièce se charge par la culasse mécaniquement.À cet effet, une cartouchière est placée à l\u2019endroit qu'occupe la lumière dans les canons ordinaires.La rotation de l\u2019arme a pour effet de passer, à tour de rôle, le bout de six tubes de la mitrailleuse, dans le dépot de munitions.Aussitôt qu'il s\u2019en présente un, une cartouche y est enfoncée mécaniquement com- | me cela se pratique à la main pour les pistolets revolvers.La même opération se répète consécutivement dans les mêmes conditions, .pour chacun des autres tubes ou canons de fusil.A tour de rôle, également, les coups partent lorsque les canons dans leur mouvement rotatoire passent sous le percuteur, à un point -particulier qui est d'habitude sur le côté au'lieu d'être sur lé dessus de l\u2019arme comme pour les pistolets.Les cartouches vides sont retirées, mécaniquement toujours, remplacées par des cartouches nouvelles au moment où les canons de fusil, ayant fait un tour complet \u2018de l'axe central, repassant de nouveaux sous le dépôt de munitions.On voit d\u2019ici l'œuvre du Gatling, Pendant qu'un artilleur tourne la manivelle qui détermine la rotation, un autre, à l'aide de deux vis, le pointeur celui-là, dirige le feu de la pièce soit à droite soit à gauche en haut ou en bas.- Le Gatling tire deux cents coup à laminute, soit plus de troiscoups par seconde.Ce n'est plus une série de projectiles lancés sur l'ennemi mais un jet continu de plomb fondu, lancé comme une seringue.\u2014\u2014\u2014\u2014 es AP © ee rere © fa 4 ) \u2018 re : \u2019 a a Se \"© JOURNAL DES CAMPAGNES Ch a So \u2014 LA REVOLTE AU NORD-OULST ARRIVEE DE LA BRIGADE DU COL.| OTTER AU LAC A LA TORTUE UNE RENCONTRE AVEC UNE BANDE, DE SAUVAGES QUI PRENNENT- LA FUITE \u2018 : -\u2014.LP ES ARRESTATION DE TROIS CHEFS PUISSANTS | } SUCORS DE L'AMBASSADE DES.PÈRES LEGOFF ET PROVOST DEUX CENTS CHIPPEWAS SE RENDENT ET- DÉPOSENT LES ARMES UN ÉCLAIREUR DE GROS-OURS PÉNÈTRE DANS LE CAMP DU 65ÈME LES CHIPPEWAS PRÉTENDENT À VOIR ÉTÉ FORCÉS PAR GROS-OURS A LE SUIVRE DÉCOUVERTE D'UN DOCUMENT COMPROMETTANT POUR RIEL Battleford, 15\u2014La brigade du, col.Otter est arrivée samedi matin; au Lac à la Tortue.Les éclaireurs: d'Otter, qui avaient une avance de! treize milles, sur le côté ouest du lac, rencontrèrent une bande de Sauvages et se sont emparés de leurs ponies et d'une bonne quantité de farine et de jambon,mais les Sauvages s'enfuirent dans les bois.Un détachement de la brigade du col.Otter les poursuivit hier Les hommes de la brigade ont une excellente santé.Tous les blessés à la bataille de la Montagne du Coup de Couteau sont maintenant convalescents.Qu'Appelle Station, 15\u2014Le 91me bataillon, sous le commandement du col.Scott, s'est mis en marche hier pour aller attaquer la bande de la Montagne de la Lime et l\u2019on fit prisonnier les chefs L'Etoile, La Couverte et Pakakis, qui étaient sortis de leurs réserves.Trois compagnies du 91me furent laissées sur la réserve.Les prisonniers arrivèrent ici aujour- d\u2019hüi sous la conduite de là police à cheval, en route pour Regina.- Pie à Pot et Pasquah sont au fort |- et sont déterminés à avoir une danse du Soleil.Les Sauvages sont très turbulents dans toute cette région.Fort Pit, 14 juin, via Straubenzie \u2014Deux cents Chippewas se sont rendus au général Strange hier, cd qui nécessite de nouvelles rations, c'est pourquoi le vapeur Marquis se\u2019 rendra à Battleford demain pour en rapporter des provisions.Rivière au Castor, 18, viû Stran- benzie\u2014Un sauvage, que l\u2019on pense être l\u2019un des éclaireurs de Gros-Ours, : pénétra dans le camp du 65ème, et: la sentinelle fit feu sur lui, mais il\u2019 s\u2019enfuit dans la direction du sud.Les Chippewas arrivèrent avec le: Père Provost tard dans la soirée de jeudi, après avoir fait leur soumission.Il en arriva d\u2019abord vingt-trois, puis huit autres avec des femmes et des enfants arrivèrent hier soir, Ils prétendent avoir été forcés de suivre Gros-Ours qui les menaçaient de les \u2018annihiler s'ils refusaient.Après avoir acheté leur liberté, au moyen de bestiaux, Gros-Ours refusa de les laisser partir.Les Oris des plaines, qui se faisaient craindre partout, n'ont pas fait acte de bravoure après tout, car la.plupart désertèrent le -lendemain de l'engagement à la Butie au Français, et ils se réfugièrent sur leurs réserves.Les Cris des Plaines voulaient tuer McLean, mais les Cris des Bois s\u2019y opposèrent.Finalement les premiers craignant que les derniers ne se laissassent influencer par McLean, amenèrent les prisonniers dans leur camp.Ils disent que Gros-Ours n\u2019a sous ses ordres que trente -guerriers de sa tribu, mais avec ses alliés, sés guer- Des se trouvent au nombre de 150 à : 00.: | ! \u2019 :|à:45 milles d'ici, mais sw-delà dan .inexploré.: s.>.- Bathe | ce matin pour s'enquérir dela con-| | duite des Chippewas ; ce conseil a '| apprendre de ce qui s\u2019y est passé.\u2018| avoua avoir reçu été laissée par lui dans sa tente, près | police, amenant \u2018avec lui le bean.1 Les Chippewas rapportent aussi que Gros-Ours pourrait bien aussi\u2019 traverser sur la rive nord de la, rivière au Castor-et marcher vers le | Lac des Iles, que : l\u2019on suppose.situé: \u201c- Un bureau d'etiquéête \u2018 s\u2019est : réuni: -siége à huis-clos, et l\u2019on ne peut rien; - Battleford, 15\u2014Dans l'enquête qui.s\u2019est faite \u2018ici sur le meurtre de.Bernard Fremont, le colon suisse qui à été assassiné dès le commencement de l'insurrection, deux Sauvages ont juré qu\u2019ils agissaient sous les instructions de Riel, lorsque le meurtre a été.commis.Samedi, Poundmaker uatre lettres de Riel, l'une desquelles, dit-il, avait de sa réserve.Un détachement de frère de Poundmaker, le rénégat! blanc Jefferson, reçut immmédiate- ment l\u2019ordre d'aller la rechercher.Ils! revinrent aujourd\u2019hui avec la lettre| \u2018qu\u2019ils avaient trouvée à l'endroit | qu'avait indiqué Poundinaker.Ce sera là sans'doute un document très important au procès de Riel ;| elle est datée de l'Anse an Poisson, le lendemain de la bataille avec le; général Middleton, et il y est dit que Riel avait tué 800 hommes de la| police à cheval.Riel donne ensuite instruction à Poundmaker, si Battleford n\u2019a pas.déja été pris, de s\u2019en emparer immé-! diatement et de tuer tous les blancs qu'il .y trouverait.Puig*Riel dit au chef sauvage que lorsque Battleford aura été pris, il attaquera et détraira les.volontaires et ira rejoindre Poundmaker à Baitleford.La lettre est signée par Riel lui- même.: td RAPPORT DU CHEF DES CHIPPEWAS NOUVELLES RECRUES POUR LA POLICE A CHEVAL RIEL DANS SA PRISON ARRIVÉE DES BLESSÉS A WINNIPEG UNE'PANIQUE Æ LA TRAVERSE DE CLARKE SOUFFRANCES DES SOLDATS .-LA CHASSE AU GROS-OURS 2 Winnipeg, 16.\u2014Une dépêche -du col.Strange, à la rivière au Castor, en date.\u2018du 13, vid Straubenzie, le 15, mande ce qui suit : PL | Le chef des Chippewas a fait un récit fidèle de-ce qui s'était, passé et' n\u2019a pas nié qu'il eut pris part à la campagne de Gros-Ours.Il à avoué avoir assisté ainsi que d'autres Chippewas à l\u2019enga gement de -la Butte au Français.H était dans une tranchée avec un Cris.Il a quitté le champ de bataille lorsque les Sauvages ont cru que notre cavalerie avait réussi à tourner leur position.Si nos troupes avaiantopéré ce mouvement, l\u2019ennemi n\u2019aurait pu retraiter el toute.la bande aurait été forcée de se rendre.Lorsqu'il a quitté le champ de bataille, les Cris abandonnaient les tranchées et à la fin du combat il en restait à peine une trentaine dans les tranchées.Le feu cessa peu de temps après, et les combattants.se retirèrent chacun de leur côté.\" 0 Le chef des Chippewas n'a pas vu Gros-Ours ce jour-là, et il croit qu\u2019il n\u2019a pas pris part à la bataille: C\u2019étaïent son neveu le \u201c Petit Pruplier \u201d et \u201c l'Esprit Errant \u201d qui commandaient.Les Cris des Plaines ue se sout pas moutrés braves du\u2019 tout.Ils n\u2019ont pas osé maltraiter les prisonniers parce qu'ils craignaient d\u2019être attaqués par ies blancs el aussi parce que les Cris des Bois prolégeaient les prisonaiers.** Les Chippewas n'ayant plus peur + ~ des Cris des Plaines, s'en séparèrent.Les Cris les suivirent et demandèrerit leurs armes et leurs bestiuux.\u2019.Les Chippewas se contentèrent \u2018de leur répondre ;.** Venez vous\u2019 eu emparer, si Lois ser: ère fo Les Chippewas détestent Gros Ours et\" 'disdnt\u201d Quits sé ie ralhiés\u2019 à lui parce qu'il.avait.entre ses mains\u2019 tnges qui'\u2018étaient a sa'merciMt\" -.-.Le genéral Middleton est parti du Jac.aux Grenonilles ce matin,» pour rejgludre Je Be Ronin er fu.© ne dépêche de Régina annonce que les Batteries No 3 of de l'artillerie de garnison de Montréal partiront pour le Luc Long demain avec \u2018le général Laurie.Elles.ajront à parcourir une distance de 32 milles er seront absentes une semaine.Trois cent cinquante-neuf recrues pour la police à cheval font l\u2019exercice tous les jours.Riel est toujours gardé de près.il selève à six heures, et depuis quelque temps il semble plein de courage.Il nesort jamais de sa cellule si ce n\u2019est lorsqu\u2019il prend de l\u2019exercice en plein air le matin et dans l'après-midi.| ne songe qu\u2019à sa nouvelle religion, et lorsqu'il n\u2019est pas occupé à sax corres- po ance, i) s\u2019oécupe de dévotion.es autorités municipales de cette villé ont décidé de présenter une adresse au général Middleton à son retour, et \u2018Bii un comité a été chargé de la préparer.+, Les noms des blessés qui sont arrivés de.l\u2019Ouest sont :-le capitaine Lazier, du Midland ; sergent Hurrell, 90me.; sergent Aikens, Midland ; capitaine 90me ; :spldat Kemp, 90me ; soldats Quigley, Gray, Freely\u2019 et Marshal, |.10me ; soldat Hislop, 90me ; \u2018soldats Powell et McLean, Middland ; Lowell, |.\u201890me ; soldat Barron; 90me ; soldat A.C.Mauhews, 90me ; soldat \u201cPerrin, éclaireurs de Boulton ; soldat Mousseau et conductèur Wilson, batterié A.Le Caporal Adams, le Ser ent Young et le Sergt Kaiser, de la Batterie.de Halifax, sont en route: pour retourñer dans leurs foyers.: Traverse de Clarke, IL.N.O., 1t\u2014Une certaine excitation s\u2019est produite à onze heures hier soir alors que M.Qlarke et sa femme, colons d'ici, se précipitèrent] dans le camp, .nous criant qu\u2019au-delà d'une centaine d'hommes inarchaient | contre nous.Les Fusilliers furent en un clin\u2018 d'œil rangés en ligne de bataille, et des éclaïreurs furent envoyés de l\u2019avant; après une heure environ ils revinrent et rapportérent qu'un petit troupeau de nies avait été la cause de la panique.es troupes se remirent au lit.Les compagnies No 4 et 5, des Fusil liers partent demain matin, pour la| \u2018coulée du Télégraphe, pour y remplacer, deux compagnies \u2018du bataillon Midland qui a\u2018reçu l\u2019ordre.de marcher de l'avant.Battleford, 16 juin\u2014Le lieutenant Brock avec l'éclaireur Bird est revenu .| du camp du colonel Otter à dix heures ce soir, avec des dépêches pour le général Middleton.La marche sur le lac au Brocheta été très difficile.La chaleur.et les moustiques sont quelque chose de terrible.Quelques soldats .se sant évanouis, tandis que d\u2019autres étaient frappés d'insolation ; il n\u2019y à cependant pas de cas dangereux, À deux journées de marche \u2018d'ici, les chemins et la chaleur devinrent tout simplement horribles, les canons s\u2019embourbèrest plusieurs fois, ce qui retarda considérablement la marche de la colonne.; Arrivés à une distance de dix milles du\u2019Lac à la Tortue, les soldats se.virent foreés de rotourner sur leurs pas \u2018et d'aller chercher de l'eau à trois milles plus loin- Vendredi ils constatérent qu\u2019il était impossible de traîner \u2018lès canons et les wagons et ils prirent \u2018 la direction de l\u2019ouest, mais le pays devenait de plus en .plus A VASE chaque mille.Les soldats appelaient leur marche \u201c battre les bois.\u201d LIs campp- rent cette nuit là tout près du camp de la nuit précédente.Les éclaireurs färent envoyés au Lac à la Tortue.La colonne arriva à la rivière à la Tortue le 13, et campa sur la rive sud.Le 14, les Gardes d'Ottawa et les Queens Own se rendirent au lac.Toute cette contrée est impraticable pour les canons ou les wagons.L'intention étaitde ce rendre te lendemaiu au lac Rocheux, dix milles plus à l'ouest.L'éclaireur Bird dit que dimanche le col.Otter découvrit un camp d'où Gros Ours n\u2019était parti que depuis deux jours; il y trouva une broche à cheveux avec le nom McLean\u201d grave desshs.It vense que l'ennemi marche vers le lac\u2018 Vert et il espèré qu\u2019Irvine-pourra lui couper ja | retraite.Le général.Middleton se voit ainsi forcé de faire la chasse à l\u2019outar- ns : .Lou) LES PRISONNIERS REBELLES EN an ROUTE POUR REGINA Lem ah tif ar FE wl ; : \u2018JACKSON SIMULE LA.FOLIE Speen os! oe Tied oo GART.GPNNINGHAM, S'EMPARE D'UN ui ,BATEAY], TRAVERSIER A SASKATCHEWAN LANDING re [Kd Le TT.7 + INCENDIE DU UNION, HOTEL ET Dy , BUREAU D'ENREGISTREMENT E A GLADSTONE TROIS ENFANTS PÉRISSERT DANS LES FLAMMES ARRESTATION DE DEUX CHEFS SAUVAGES A LA MONTAGNE DE LA LIME fort Qu\u2019Appelle, 17.\u2014Hier soir, une escorte composée :de 50 hommes de la police montée, de 25 constables spétiaux et de 6 hommes des gardes du corps du Gouverneur-Général, sous le commandement-de l\u2019inspec- : teur Fraser,.qui conduisait les re: | Belles prisonniers, a campé à.envi- on 4 milles au \u2018nord d'ici.On i Kemp, 20; 3 avait pris.toutes les précautions nécessaires pour prévenir, l'évasion de Jackson, le secrétaire de Riel.Il contintie à simuler la folie ; mais - plusieurs personnes croient que c\u2019est väne feinte.Gamon prétend énergi- * quement qu\u2019on l\u2019a forcé à -suivre la Égñe de conduite qu\u2019il a adoptée.Ils gemblent tous.prendre assez bien le sort qu'on leur fait, disant que sans l\u2019assurançe que leur donnaient les ° prêtres qu\u2019il ne\u2018leur seraît fait aucun mal, jamais.ôn se serait emparé d'eux: | .La cavalerie de \u2018Winnipeg les - ayant rencontrés à 25 milles de la Montagne du Fondre, les a accompagnés à quelques milles plus.an sud.: J.R.Ross est arrivé ici, ce soir, avec sa famille et s\u2019est immédiate- - ment rendu chez le col.Scott, du 91me, auquel il a rapporté que les sauvages Sioux ont, fait hier soir, autour de sa maison; des démostra- tions menaçantes.La cavalerie de Québec se rendra probablement sur les lieux, qui se trouvent à environ 20 milles au nord d'ici.Fort Pitt, 16 juin viâ Straubenzie, le 17 juin\u2014Le col.Osborne, avec 250 hommes du 92me, est sur la rive nord de la rivière an Castor ; le col.Otter au lac à la Tortue et le col.Irvine, en route pour le lac Vert, fait la patrouille sur la route de Carlton.| Il semble que Gros-Ours soit maintenant cerné, et tout le mond ici espère que nous touchons à la fin de la campagne.: | Winnipeg, 18&\u2014Une dépêche de Fort Qu'Appelle annonce l\u2019arrivée en cet endroit, hier soir, avec sa famille, d\u2019an nommé J.R.Ross, qui a donné au col.Scott, du 91me Bataillon, les détails suivants : Le 16 courant,-une bande de 25 à 80 Sioux entourèrent la maison de M.Ross, située à 20 milles de Fort Qu'Appelle, et demandèrent à manger.Mme Ross leur fit cuire du lard Juils ne trouvèrent pas bon et qu'on dat mettre de nouveau au feu ; puis ils demandèrent du pain \u2018et.autres aliments.Comme on ne pouvait les satisfaire complètement, les sauvages menacèrent d'incendier la maison et de massacrer wes occupants, mais ilsh\u2019en firent rien ce soir-là.Ils passèrent la nuit autour de la maison et, le matin, ils renouvelèrent leur demande, en disant que d'autres Sauvages allaient.arriver, et c\u2019est alors que Ross et sa famille s\u2019enfairent au Fort.Le col.Scott.va faire distribuer des vivrés aux Sauvages.: Des prisonniers rebelles, dont 2 > + JOURNAL DES CAMPAGNES eo EE DCE 5 a.\u2018blancs, 88 métis et quelques sau- Des, \u2018sont arrivés à Fort Qu\u2019Appelle hier soir, en route pour Regina.Ils étaient escortés d'un détachement, de la police à cheval, de gardes du corps et de constables, venus d\u2019Humboldt, sous le commandement de l\u2019inspecteur Fraser.Deux hommes de la .cavalerie du Col, Denison ont continué leur chemin et seront de retour à leurs quârtiers généraux, à Humboldt, dans deux jours.Les prisonniers disent qu'ils n'éprouvent aucune crainte, parce qu\u2019on leur a promis pour les engager à se rendre, qu\u2019on ne leur ferait aucun mal ; quelques uns disent qu\u2019ils ont été poussés à la révolte, mais tous semblent fort préoccupés du sort qui leur est réserve.Jackson, secrétaire de Riel, continue de simuler la folie, mais ceux «qui ont eu de fréquents rapports avec lui disent qu\u2019il ne faut pas s\u2019y fier.Le capitaine Cunningham et un détachement de la batterie de Halifax ont pris possession d\u2019un bateau traversier, à Saskatchewan Landing, plus has que Courant Rapide, le propriétaire ne pouvant pas l\u2019équiper -convenablement.: qu'an incendie y a détruit, hier le nion Hôtel et le bureau .d\u2019enregistrement, propriétés de M.Cameron et de M.Masson.Deux enfants de M.Cameron et un de M.J.Logie ont péri victimes du feu.Quand on\u2019 a -découvert le feu, il était déjà trop tard pour sauver les enfants.Deux cadavres seulement ont été retrouvés jusqu\u2019à présent.On suppose que les trois enfants, dont le plus vieux n\u2019avait que trois ans, ont mis le feu -en jouant avec des allumettes.On mande de Regina que Riel a écrit à quelques amis, à Québec, leur demandant de s'intéresser pour qu\u2019il ait son procès à Québec, au lieu de le subir à Régina, parce qu\u2019il croit qu'il y aura plus de chance d\u2019être jugé impartialement.Deux chefs sauvages de la Montagne de la Lime cherchant à pousser les indiens de cet endroit à se soulever, ont été orrêtés et sont détenus à Regina, en attendant leur procès.ê DEPART DE L'INFANTERIE LEGERE DE WINNIPEG POUR LE LAC LONG ARRIVEE DU GENERAL MIDDLETON AU LAC FROID LE GROS OURS AU LAC VERT LE GENERAL STRANGE PRESIDE A UNE COUR MARTIALE IL TROUVE HUIT CHIPPEWAS COUPABLES DE TRAHISON ARRIVÉE DE QUARANTE AUTRES PRISONNIERS MÉTIS ET SAUVAGES A REGINA LE R, P.LEDUC- Rivière au Castor, 15\u2014Hier soir le capt.Constantine, de l'infanterie lègère de Winnipeg traversa sur la rive sud de la rivière afin de pousser une reconnaissance dans la direction du Lac Long, où se trouvait Gros Ours aux dernières nouvelles.Ce matin le colonel Smith, avec trois compagnies, portant des rations pour six jours, traversa la rivière pour se des Iles.Le général Middleton est arrivé Avec deux cents cavaliers et \u2018deux mitrailleuses.Il s'est mis à l\u2019œuvre Pour réorganiser ses forces, Gros Ours est au Lac Vert.II n\u2019y à pas de doute qu\u2019il ignore l'arrivée du général Middleton, ainsi que les Mouvements d'Otter et d\u2019Irvine.Iln\u2019y a que peu d'espoir d\u2019une fin Une dépêche de Gladstone annon-| rendre au Lac Froid, et de là au Lac | prochaine de la campagne.Le général Middleton fera de la mission ici la base de ses opérations.Toute la colonne de poursuite se compose de trois cents cavaliers, ainsi que de l'infanterie et de l'artillerie, deux pièces de campagne et deux mitrailleuses._ Les prisonniers Chippewas ont été amenés devant le général Middleton, dès son arrivée.Le général Strange a présidé à un conseil de guerre et a trouvé huit sauvages coupables de rébellion.Battleford, 18 \u2014 Le lieutenant Brock a traversé la rivière à midi au- jourd'hui pour retourner auprès du colonel Otter.Un bac contenant dix tonneaux de provisions destinées au colonel Otter, s'est échoué aujourd'ui sur un banc de sable, et il n\u2019est pas encore remis à flot.Un bateau à vapeur vient justement d'arriver au Fort Pitt.Il n\u2019y a rien de neuf.La chaleur force les Queen's Own à ôter leurs tuniques et à marcher en bras de chemise.Les moustiques sont terribles.Regina, 18\u2014De.bonne heure ce matin, l\u2019avant-garde de la police à cheval arriva.Une heure plus tard, les quarante prisonniers métis et sauvages arrivèrent des Montagnes du Tondre, sous la conduite de l\u2019inspecteur Fraser, de la police à cheval.La garde se composait de la police à cheval, de la cavalerie du colonel Denison et d\u2019éclaireurs.Les prisonniers étaient dans des voitures et étaient fortement gardés de chaque côté par des hommes armés jusqu\u2019aux dents.J'ai reconnu au nombre des prisonniers plusieurs figures à moi familières, car la plupart des Métis prisonniers étaient venus ici avant que Maxime Lépine et Albert Monkman, deux des bras droits de Riel, se trouvaient de leur nombre.Monkman avait un sourire plein de confiance et saluait les connaissances comme la cavalcade passait à travers les rues.Les prisonniers furent logés aux casernes de la police à cheval.Co ; Le gouvernement a préparé des appartements pour les avocats de la Couronne et ceux de Riel, qui occuperont dans la cause.Le temps est splendide.Voici la traduction de la lettre du R.P.Leduc, O.M.I., dont nous avons déjà parlé.Ce document restera dans nos archives nationales, à l'éternelle honte de ceux qui ont osé accuser nos missionnairees catholiques, d\u2019avoir fomenté l'insurrection au Nord- Ouest.! AU DIRECTEUR DU \u201c Marr \u201d Monsieur le directeur, \u201c Je ne puis rendre l'indignation que | m'a fait éprouvé la lecture de certains discours, sermons et correspondances publiés par des journaux, d'Ontario, au sujet des événements récents du Nord-Ouest et attribués à des fanatiques,dont quelques-uns, je le dis avec peine, seraient des ministres de l'Evangile.Sans la moindre hésitation, ces messieurs accusent notre archevêque, Mgr Taché, notre évêque Mgr Grandin et leurs missionnaires d\u2019avoir été les instigateurs de la révolte des métis, ou en tout cas, d\u2019y avoir mis la main,.Comme mission- nairè de vingt ans d'apostolat dans les territoires du Nord-Ouest, comme l'an des vicaires-yenéraux de St Albert et procureurs des missions du diocèse, je me lève aujourd'hui, pour donner avec toute la force de mes convictions et de ma conscience un démenti formel à l\u2019odieuse calomnie proférée contre nous.Bien'loin d'avoir été les instiga- teurs de la révolte ou d\u2019avoir sympathisé avec elle, ou encore d\u2019y avoir contribué par des actes et des paroles, nous avons fait tout ce que des mortels dans notre position pouvaient faire, pour la détourner.Deux de nos missionnaires, les Pères Fafard et Marchand, ont été horriblement mutilés et mis à mort, pendant qu\u2019ils s\u2019efforçaient de sauver la vie aux colons et aux femmes, au lac à la Grenouille.Le Père Legoff a été de la part des Safivages sous une menace dé mort pendant des semaines, au lac Froid.Il leur a conseillé et prescrit de ne pas prendre les armes, il les en a suppliés ; finalement ils l'ont amené prisonnier.Le Père Paquette, au lac Muskeg, à 15 milles au nord de Carlton, dut s'enfuir pour sauver sa vie, tant les insurgés étaient montés contre lui, parce qu'il avait essayé de déjouer leurs desseins, au commencement des troubles.Nous ne savons même ce qui est advenu de lui et craignons fort qu\u2019il n\u2019ait perdu la vie, à cause |.de sa conduite.Le Père André, supérieur du district comprenant Batoche, le lac au Canard et Prince-Albert, s\u2019est attiré l\u2019inimitié de Riel et de ses partisans pour avoir fait tout en son pouvoir afin d\u2019apaiser l\u2019insurrectien, alors qu'elle était dans sa première phase.Le Père Moulin, à Batoche, a regu des insurgés un coup de feu à la jambe et a ensuite été retenu prisonnier dans leur camp avec les PP.Fourmond, Vegreville et Touze, parce qu\u2019ils avaient fait tout en leur pouvoir pour empêcher l\u2019insurrection.Les révérendes Sœurs de la Société des Fidèles Compagnes de Jésus, tant à Batoche qu'à Prince Albert, ont souffert toute espèce de souffrances physiques et mentales depuis la fin de mars.{tA Calgary, le Pére Lacombe a consacré toute son influence, qui n\u2019est pas minime, à maintenir la tranquillité parmi les six mille Pieds Noirs qu\u2019il y a en cette région.Je n'hésite pas à dire que s\u2019il n\u2019avait pas ainsi donné spontanément ses services d\u2019un prix incalculable, cette tribu puissante se serait engagé dans le sentier de la guerre, ce qui aurait été le signal d\u2019un soulèvement général parmi les Sauvages du Nord-Ouest.C'en aurait été fait du pays.Le Père Scollen, aux Montagnes de la Paix et à la Montagne de l\u2019Ours entre Edmonton et Calgary, a couru journellement pendant dix semaines le danger d\u2019être tué, pendant qu\u2019il s\u2019efforçait de retenir les Sauvages de ce district.L'autre jour il a sauvé la vie, au péril de la sienne propre, à un courrier du gouvernement.Mgr Grandin et le Père Lestang, à St-Albert, d'\u2019Edmonton, n\u2019ont pas cessé depuis le commencement des troubles, de prêcher la paix et de s'efforcer de maintenir la tranquillité parmi les, Métis en cette région.rice 3 leurs efforts, il a été organisé un corps de Métis qui a rendu de grands services au gouvernement.Quant à moi, personnellement, | ai encouru pour longtemps l\u2019hosti- ité des amis et suppôts de Riel pour n'avoir négligé aucune occasion de dénoncer la révolte et de représenter Riel sous son vrai jour, à ceux qui sympathisaient avec lui.Le Père Cochin, de Battleford, a été pendant plusieurs semaines prisonnier dans le camp de Poundmaker, et cesta lui que les blancs retenus en captivité doivent en grande partie, de n'avoir pas été mis à mort.Les Sœurs de la Miséricorde, au lac la Biche, ont été obligées de chercher un refage pour plusieurs semaines sur une des îles du lac, simplement parce que, de concert avec les missionnaires, elles se sont opposées ?dès le début, à toutes les menées inconstitutionnelles.Subséquemment, quand le sang eût été répandu, elles ne négligèrent aucun moyen pour empêcher les Métis et les Sauvages de se joindre à l'insurrection.Finalement, sept de nos églises et établissements ont été détruits.Ainsi donc, nous avons souffert des dommages matériels ; nous avons encouru personnellement des dangers de toute sorte, la mort même, pour avoir fait tout en notre pouvoir, | comme serviteurs de Dieu et citoyens du Canada, pour détourner les hor- reursdecetteinsurrection désastreuse.Dans ces circonstance, je proteste qu\u2019il est non seulement cruel, mais bas, au delà de toute expression, pour les individus qui sont hostiles à notre Eglise, d'essayer de nous imprimer le stigmate de la trahison.Votre etc., ; H.LEpuc, O.M.1.Vicaire-général de Saint-Albert.PALAIS EPISCOPAI | Saint-Boniface, 8 juin 1836.§ é ., NOUVEAUX DÉTAILS SUR LA RÉVOLTE DES SAUVAGES A LA MONTAGNE DE LA LIME DEUX ANGLAIS A LA TÊTE DE LA RÉBELLION Winnipeg, 19.\u2014On a reçu de nouveaux détails sur la mutinerie des Indiens à la Montagne de la Lime.C'est samedi dernier, dans la matinée, qu\u2019ils ont quitté le Fort Qu\u2019Appelle pour se joindre aux bandes de Pie à Pot et se livrer tous ensemble à la danse du Soleil.Le colonel McDonald ayant été informé que les chefs se refusaient à rentrer sur leurs réserves, un détachement de police à cheval fut envoyé à leur poursuite avec ordre de les avertir qu\u2019en cas de résistance, les troupes ne les épargneraient pas.Samedi, à minuit, le commandant apprenait que les Indiens refusaient d'obéir et à 3 heures du matin, le 9e bataillon se mettait en marche dans la direction de la Montagne de la Lime.Vers 10 heures du matin, les troupes atteignirent le camp qu\u2019elles cernèrent en se déployant en tirailleurs.Les Indiens, saisis de frayeur, levèrent aussitôt le camp et se dirigèrent en toute hâte vers leurs réserves.Peu de temps'après, le colonel fit arrêter le chef \u201c Star Blanket.\u201d, M.B Osler, avocat, et le député- ministre de la justice, partiront de Toronto, \u2018mardi prochain, pour se rendre à Regina.: James Isbester, métis anglais, établi à Prince Albert, est un des délégués qui se sont rendus au Montana, l\u2019année dernière, pour engager Riel à soutenir leurs réclamations contre le gouvernement.Ce Métis a adressé au Sur une lettre contenant ce qui suit : \u201c Comme tous les colons, Métis et blancs établis au Nord-Ouest, j'étais très mécontent de la façon dont le gouvernement nous traitait.En ma qualité de Métis, je réclamais les mêmes droits que les Métis du Manitoba et comme sujet anglais, je demandais le droit de vote, l'habeas corpus et la responsabilité des tfonc- tionnaires vis-à-vis du peuple.\u2019 Isbester reconnait avois été au Montana en compagnie de Dumont, Ouellette et Dumais, pour former une organisation légale en faveur des droits des Métis.L'hon Lawrence Clark, agent de la compagnie de la Baie d'Hudson déclare, an rès avoir été consulté qu\u2019il approuvait le mouvement et il alla 6 f 3 \u2018 * JOURNAL DES CAMPAGNES .même jusqu\u2019à suggérer l\u2019insurrection.Le correspondant du Sun ajoute que le gouvernement parairsait .disposé à faire un compromis, car une députation, composée de trente membres envoyés par Riel, reeut du gouvernement la promesse de divers emplois accordés probablement aux Métis par l\u2019entremise de l\u2019hon.M Clarke, : C'est ainsi que Michel Dumais et Isberter lui-même furent nommés instructeurs sur une ferme indienne Gabriel Dumont reçut une licence de batelier.Nolin eut un contrat, et Louis Schmidt fut nommé sous-agent des terres, à Prince-Albert.Ces deux derniers étaient à la tête de l'agitation.Le correspondant est d\u2019avis que l'insurrection a été précipitée par les menaces de l\u2019hon.M.Clarke et l'attaque imprudente de la police au lac au Canard.Il a été arrêté par la police, et incarcéré dans le donjon de Prince Albert\u2014\u2014\u2014 44 mnne Les explications de In \u2018\u201c\u201c Patrie \u201d La Patrie a brutalement attaqué Son Eminence le cardinal Pitra.Elle a accusé ce prince de l'Eglise de \u201c se poser carrément en opposition directe avec les autorités romaines,\u201d et elle l'a représenté \u201c donnant le soufflet au Pape.\u2019 Nous avons trouvé odieux un tel langage venant d\u2019un journal qui se prétend catholique, et nous avons protesté énergiquement contre ce scandale.Comment la Patrie nous répond-t-elle ?En réitérant ses insultes et ses calomnies.Rien n\u2019égale la mauvaise foi de l'organe rouge.Avec une perfidie et une déloyauté insignes, il essaie de faire croire que la lettre de Son Eminence le cardinal Pitra est dirigée contre le Pape.Le Journal de Rome a été blamé dans une note de l'Osservatore Romano inspirée par \u2026 autorité pontificale ; maintenant le cardinal Pitra parle des persécutions auxquelles le Journal est en butte ; donc le cardinal attaque le Saint- Siège.Nous avons déjà fait justice de ce malhonnête et piètre raisonnement.\u2018 La lettre de Son Eminence ne contient pas un mot concernant la note de l\u2019Osservaiore romano.Des journaux catholiques, la Germania et le Tijd en Allemagne, la Défense et le Français en France, etc, accusaient sans relâche le Journal de Romeet son directeur de toutessortes d\u2019infamies.Cette vaillante feuille était vendue à la Prusse, elle avait des intelligences avec le Quirinal ; ce journaliste intrépide et dévoué était un hypocrite, un poseur au martyre, un ambitieux.Emu de ce soncert d'accusations, an ancien ami du cardinal Pitra, le chanoine Brouwers, rédacteur de l'Amstelbode, lui écrivit pour savoir ce qu'il fallait penser de tout cela.Son Eminence lui répondit par 'admirable lettre que nos lecteurs connaissent.La Palrie en reproduisait l\u2019autre jour, le passago suivant : Vous vous étonnez des calomnies qui oursuivent notre Journal de Romeasx z-moi vous demander si c\u2019est un spéculateur celui qui joue avec le carcero duro, avec un fisc impitoyable, avec sept procès en trois mois, avec l'exil et l'expulsion pendante ; si c\u2019est un hypocrite celui qui a le tort d\u2019une franchise implacable ; si c\u2019est un faux frère celui qui démasque les sectaires, déjoue les complots et saisit les faux apôtres avec le denier de Judas dans la main ?Mais il est accablé d\u2019outrages.N'est-ce pas la noble part de tous nos plus vaillants champions ?Est-ce assez clair?Le cardinal Pitra dénonce les calomnies qu\u2019on a fait circuler contre le Journal de Rome.Ce n\u2019est pas le Saint-Siége qui: est l\u2019auteur de ces calomnies ; ce n\u2019est pas le Pape qui a traité M.des Houx de spéculateur, d\u2019hypocrite, de faux- frère.C'est la presse libérale ; et c\u2019est à elle que s'adresse la sévère admô- nition de l'éminent cardinal.La citation que nous venons de faire est explicite ; mais celle qui suit enlève toute apparence d'excuse aux catho- ques qui dénaturent le sens de cette lettre : Si les feuilles frivoles, impies, hostiles de parti pris, poursuivaient nos défenseurs, ce serait leur rôle ; mais qu\u2019au sortir dela prison, à la veille de sept procès, un champion de la bonne cause soit vilipendé jusque dans les graves journaux de la Hollande et de l'Allemagne, peut étre dans le Tijd, et certainement dans la Germania, qui hélas ! n\u2019a plus son abbé Majuncke, cela vraiment est le signe d\u2019un temps de confusion.Voilà mise;en plein jour laypensée du cardinal.Et nous disons\u2019que c\u2019est un intolérable scandale que de voir la Patrie s'acharner à la dénaturer, pour en venir à outrager indignement un moine illustre, revêtu de la pourpre romaine.La Patrie s'étonne que nous ayions qualifié d\u2019odieuse sa conduite.Mais quelle autre expression pourrions- nous employer ?Oui ou non, est-ce insulter un cardinal que de l\u2019accuser de \u201c se poser carrément en opposition directe avec les autorités romaines\u201d et de \u201c donner le soufflet au Pape\u2019 ?Et n\u2019est-ce pas un acte odieux, pour un catholique, que d'outrager ainsi \u2018et de calomnier un prince de l'Eglise ?Le cardinal Pitra est une des lumières du Sacré-Collége, un des conseillers intimes du Vatican, un des bras droits de Léon XIII.Et c\u2019est un tel homme que la Patrie dénonce comme un révolté ! Où en sommes- nous donc rendus, et que devient le respect dû aux princes de la sainte Eglise ?Si jamais un cardinal s'élève contre la chaire de Pierre, est-ce la Patrie, de Montréal, qui recevra mission de l'apprendre au monde catholique ?Oui nous voyons dans l'inconcevable attaque de la Patrie un scandaleux mépris de la hiérarchie, et nous sommes convaincu que la conscience catholique, en cette province, réprouve de tels écarts.Il n\u2019y a pas quatre ans,le regrettable M.Frédéric Hopde, s'étant donné le tort de critiquer vivement dars la presse Son.Eminence le cardinal Simeoni, vit s\u2019élever contre lui une réprobation universelle, et fut même censuré par son Ordinaire.Sa faute était d\u2019avoir oublié le respect que tout catholique doit aux pasteurs de l'Eglise.La Patrie, avec le sens exquis des convenances qui la caractérise,représente le Xardinal Pitra comme un \u201c des protégés de la phalange ultra- montée \u201d canadienne.Son Eminence n'est pas l\u2019un des protégés de ce que /a Patrie appelle la phalange ultramontée, ni même l\u2019un de ses protecteurs.Il est prince de l\u2019Rglise et, comme tel, il a droit, non pas à la protection, mais au respect des catholiques.L'orgaue de M.Beaugrand affirme que le Journal de Rome a été condamné par le Saint-Siége.Nous maintenons que c'est \u2018une expression -malhonnête.La note de l\u2019Osservatore visait simplement une faute de conduite commise, à un moment donné, par M.des Houx.Quelques jours après, une second note, émanée de.la même source,prodiguait de chaleureux éloges au même Journal, dont l\u2019œuvre n'a pas cessée d'être .bénie par le Saint-Père.Le rédacteur de la Patrie termine comme suit son article : Citons un dernier mot du Courrier du Canada : \u201cVraiment,dit-il,nous méconnaissions \u201cla Patrie.11 est bien toujours le méme, \u201c le journal de M.Beaugrand ! Jl ne \u2018 s\u2019est pas transformé.Son chroniqueur, \u201c Gyprien, insultait naguère l'Eglise catholique \u201d Quand notre chroniqueur Cyprieu a-til insulté l'Église catholique ?M.Thomas Chapais serait bien aimable de nous le dire\u2014et ce serait une bonne occasion de servir sa cause.Nous allons donner à la Patrie prompte satisfaction.Lorque nous affirmons une chose,\u201dc\u2019est que nous avons nos preuves.Oyprien a insulté l\u2019Eglise, lorsque, dans sa petite histoire de France, il a essayé \u2018de faire planer un doute injurieux sur l\u2019origine du pouvoir temporel des Papes.Il avait dit'd\u2019abord, parlant de Pépin le Bref : \u201cIl s\u2019empara de plusieurs provinces d'Italie qu'il donna au Pape Zacharie.\u2019\u2019 On lui reproche d'insinuer par cette phrase que le pape aurait accepté le fruit d\u2019une injuste conquête, aurait partagé les rapines du chef franc.À cette grave observation de ses contradicteurs, voici ce que répondit Cyprien : \u201c Prétendrontils que Pépin le Bref n\u2019a pas donné ces provinces au pape Zacharie ?Allégueront-ils que Pépin le Bref avait acheté ces provinces à beaux deniers comptants ?Prouveront-ils qu\u2019on lui en avait fait cadeau pour ses jolis yeux ?Mystère !\u201d C'est avec cette légèreté frondeuse que Cyprien traitait l'importante question des origines du pouvoir temporel.N\u2019était-ce pas là insulter l'Eglise ?N\u2019était-ce pas encore insulter notre mère commune que de la mettre, comme l\u2019a fait Cyprien, le 8 juillet 1882, sur le même pied que la République de Jules Ferry, à propos de l\u2019expulsion des religieux ?Oui, Cyprien a insulté l'Eglise, et la Patrie en a fait autant.C'est ce journal qui,l\u2019an dernier, par la plume de M.Buies, se moquait des revendications du Saint-Père en faveur de ce même pouvoir temporel, C\u2019est la Patrie qui, à maintes reprises, a commis les écarts religieux les plus graves.C'est elle qui a prêché l'instruction laique et obligatoire, qui a fait I'éloge de Gambetta, de Jules, Ferry, de toutce qu'il y a de révolutionnaire dans le personnel avarié de la République française.Nous croyons avoir démontré que les insultes de la Patrie à l\u2019adresse du cardinal Pitra rentrent absoln- ment dans la ligne de cette feuille.Tl-importait de les- flétrir, afin qu'il ne füt pas dit que, dans la province de Québec, un journal se prétendant catholique peut traîner dans la boue un prince de l'Eglise, sans soulever au sein de la presse aucune protestation.Le tombeau de Louis Veuillot .L'Univers nous apporte des détails très intéressants sur un incident qui s'est passé à Paris au moment des funérailles de Victor Hugo.Deux prêtres canadiens, MM.les abbés Labelle et Proulx, comme pour protester contre le scandale des obsèques païennes auxquelles tout\u2019 Paris accourait, sont allés au cimetière Montparnasse prier sur la tombe de Louis Veuillot, et ils y ont déposé une couronne.Voici ce que dit l'Univers à ce propos : Nous signalions naguère et nons aimions à saluer l\u2019arrivée en France de M.le curé Labelle, un prêtre canadien, français d'origine, dontl\u2019action féconde, au Canada, s'est merveilleusement exercée pour la colonisation des provinces du nord de son pays d'adoption.M.le curé Labelle vient, chargé d\u2019une mission officielle du gouvernement canadien, pour multiplier encore, par de nouvelles .recrues, soigneusement faites en France, les heureux fruits de son apostolat.Ç .Il est superflu de dire quels sentiments M.le curé Labelle et tous ceux qu\u2019il associe à son œuvre portent à la France; il l\u2019est non moins dire que c\u2019est la France chrétienne qui garde l\u2019amour de nos frères canadiens, chez lesquels on retrouve si vives les traditions de l\u2019ancienne mère-patrie ; mais il est bon d\u2019en publier le témoignage, et l'Univers est particulièrement heureux de signaler celui que manifestait la colonie canadienne, inspirée par M.Labelle, au jour des funérailles impies de Victor Hugo.Ayant à cœur de protester contre cette indigne mascarade, aussi outrageante pour les vrais amis de la vraie France que pour les consciences catho liques, les délégués canadiens se sont rendus au cimetière Montparnasse ; ils ont prié sur la tombede Louis Veuillot, el, comme souvenir dé leur pieuse visite au tombeau de celui qui aimait tant à célébrer les mâles vertus du Canada catholique, ils ont fixé au monument funéraire une très belle cou- \u2018ronne, dont l'encadrement renferme un crucifix, avec cetto devise : AU VAILLANT DEFENSEUR DE L'ÉGLISE LE CANADA FRANÇAIS ET CATHOLIQUE Au spectacle de ce simple et grand hommage, nous n\u2019avons pu rétenir nos larmes.Que nos frères catholiques du Canada, que nos compatriotes de l'ancienne colonie française en soient vivement remerciés ! > Il y a en circulation des billets de $2 du Dominion fort bien imités.La date en est du 1er juin 1878, lettre de contrôle O., No.104,707, Toronto.Le portrait de lord Dufferin semble éraillé et les yeux sont mal faits.h > LES ORAGES Un orage épouvantable, on pourrait presque dire un cyclone vient de dévaster Verdun en France,et ses environs.La grêle et des morceaux de glace tombaient avec une telle force, que des glaces de magasin de sept milimètres furent brisées en quelque.instants, et des branches d'arbre d\u2019une certaine gros seur tranchées-comme avec une hache.Un grélon, pesant cent vingt-six grammes, a brisé une glace à la devanture -de M.Drouchon, mécanicien, et est tombé dans le magasin, après avoir fait un trou conime à l\u2019emporte,pièce, sans que la glace ut étoilée.Les nouvelles casernes de la Béranseont subi pour 6,000 fr.de dégâts, rien qu\u2019en cayreaux brisés.~ \u2018L'orage a tout saccagé sur son passage, de Dombasle-en-Argonne jusqu\u2019à Etain.A Minéville et au Moulin-Brûlé il ne reste même plus de trace de récoltes.: : Une couche: de gréle et do neige de 40 centimètres recouvrait encore les charnps le lendemain de cet ouragan. Tes us 202 TE pet 2 , \u2019 o } .7 Ten > Le\u201d apy?JOURNAL DES CAMPAGNES 7 A SST GLADSTONE C'est une grande carrière politique que celle de William Ewart Gladstone.Le célèbre rival de Beaconsfield est entré dans la vie publique à vingt-trois ans.C'était en 1882.Il ya donc 55 ane qu\u2019il \u2018occupe un siège en Parlement.Il fut élu pour la première fois par le bourg de Newark, et il fut élu comme tory avec le patronage du duc de Newcastle.Singularité des événements ! Gladstone, quija été un homme d\u2019Etat libéral dans toute la force du mot, qui, dans les derniers temps, a si souvent penché vers l'élément radical, Gladstone a fait ses premières armes sous la bannière de lord Wellington et de Sir Robert Peel.Il était, aussi, protectionniste à cette époque, lui qui devait être, plus tard, un si zélé libre-échangiste.En 1846, lorsque Sir Robert Peel fit adopter les lois sur les céréales, qui opérèrent une si, profonde scission dans les rangs conservateurs, et'valurent au ministre les sarcasmes sanglants de Disrasli, Gladstone accepta sans restriction la politique de son chef, et figura \u2018au premier rang du groupe tory qui porta le nom de peelite.Ce groupe devait bientôt se joindre au parti libéral, tandis que Disraëli devenait le chef réel du nouveau parti conservateur.Gladstone est \u2018entré successivement, comme chancelier de l\u2019Echiquier, dans les administrations de lord Aberdeen, de lord Palmerston et de lord John Russell.En 1868, il devint premier ministre.Il garda le pouvoir jusqu\u2019en 1874, où il fut battu sur le bill de l'Université d\u2019Irlande.| Il s\u2019ensuivit une crise célèbre dans l'histoire parlementaire anglaise.M.Gladstone remit son portefeuille à Sa Majesté, qui appela M.Disraëli, chef de l'opposition, à former un cabinet.Celui-ci refusa le - pouvoir.Gladstone n'avait été battu que par trois voix.M.Disraëli pensa qu\u2019il ne pouvait contrôler suffisamment la Chambre des Communes, et il ne voulut pas d'une dissolution hâtive qui l'aurait forcé d'aller aux élections sous le coup de défaites répétées devant le Parlement.Ce fut vraiment un beau spectacle que celui de ces deux hommes d'Etat, Gladstone et Disraëli, se renvoyant le pouvoir comme un objet de nulle valeur,s\u2019il ne pouvait être exercé sans dignité.Disraëli persistant dans son refus, Gladstone fut obligé de rester à la tête de l'administration jusqu'aux élections qui eurent lieu un mois plus tard.L'événement justifia la tactique de Disraëli.Le verdict populaire fat hostile aux libéraux et plaça les conservateurs au pouvoir avec une écrasante majorité.M.Gladstone manifesta alors l'intention d\u2019abdiquer la direction du parti libéral.Il écrivit à Lord Granville, en mars 1874 : Pour plusieurs \u201c raisons personnelles, je ne saurais \u201caccepter la perspective d'aucune \u201c extension illimitée de service poli- \u201c* tique actif.Je désire qu\u2019il soit bien \u201c compris par mes amis et mes col- \u201c lègues, qu\u2019à mon Âge je dois me \u201c réserver l'entière liberté de déposer \u201ctoutes les responsabilités de la \u201c direction, à une date peu éloignée.\u201d Au mois de janvier 1875, il écrivit ençore à Lord Granville : \u201c Je ne \u201c vois aucun avantage public à ce \u201c que Je demeure à la tête du parti \u201c libéral.À l\u2019âge de 65 ans, après 42 \u201c ans d\u2019une carrière politique labo- \u201c rieuse, je crois avoir droit de me \u201c retirer en ce moment.Cette retraite \u201c\u2018m\u2019est inspirée par mes vues per- \u201c sorfhelles quant à la meilleure ma- \u201cmnière d\u2019employer les dernières \u2018années de ma vie.\u201d Nous empruntons ces citations à I\u2019 Histoire du - Parlement anglais, de Jennings.M.Gladstone abandonna la direction du parti libéral, et le marquis de Hartington fut élu chef de l'opposition.Mais aux élections de 1880, le vieux lutteur, incapable d'assister impassible à la bataille, se jeta dans l'arène avec une\u2018impétuosité irrésistible.Sa fameuse campagne de Midlothian est restée dans toutes les mémoires.Les conservateurs furent battus.Lord Beaconsfield se retira du pouvoir, la Reine fit mander lord Hartington.Mais l'opinion - désignait impérieusement Gladstone comme le seul chef possible du nouveau cabinet, et il redevint premier- ministre.\u201c.Maintenant que lui réserve l\u2019avenir ?Sa carrière d\u2019homme d'Etat estelle terminée ?Salisbury va-t-il réussir à s'installer et à demeurer au pouvoir ?Gladstone va-t-il mourir chef de l'opposition, ou simple bûcheron d\u2019Hawarden, ou encore une fois ministre puissant ?Si les motifs que faisait valoir M.Gladstone pour se retirer, en 1874 et 1875 étaient réels, ils doivent exercer sur lui une bien plus grande influence en 1885.ee a Une généreuse protestation \u2014 Si des voix fanatiques s\u2019élèvent au sein de la province d'Ontario pour jeter l\u2019injure à notre race, nous sommes heureux de constater que d\u2019autres voix plus autorisées, des voix anglaises elles aussi, protestent contre ces infamies, et ne craignent pas de les dénoncer, en rendant hautement justice à la nationalité franco-cana- dienne.Dernièrement, dans une assemblée publique, à Londres.Sir Oharles Tupper a prononcé les paroles suivantes : Je crois devoir profiter de cette oocasion pour dissiper le malaise créé en Angleterre par certains individus, ui prétendent que la population catholique et canadienne française du Canada constitue un danger non seulement pour les institutions anglaises en Amérique, mais même pour la prospérité du Canada.Je suis heureux de pouvoir déclarer\u2014et personne ne le sait mieux que le noble marquis de Lorne,\u2014que les institutions anglaises n\u2019ont pas de plus loyaux partisans au Canada que les catholiques.Plusieurs membres du Parlement, Canadiens-français et catholiques, occupent des positions élevées dans les milices qui sont actuellement au feu ; ils sont prêts à appuyer et à maintenir les institutions anglais dans tont le pays.Il n\u2019est rien qui soit plus de nature nuire à l'émigration que la fausse impression qu\u2019on aurait pu créer à ce sujet.La population canadienne, d\u2019un bout du pays à l\u2019autre, est prête à défendre les intérêts de la couronne, à maintenir l\u2019ordre et à donner à tout émigrant cette protection que porte toujours avec lui le drapeau anglais.Nous remercions Sir Charles Tapper de ces nobles paroles.Elles auront de l\u2019écho dans tout le Canada français, et nous vengent complètement des ignobles diatribes de Sheppard et Cie.Le chemin de fer du,Nord La\u201dnouvelle que lo chemin de fer du Nord est acquis par le gouvernement fédéral paraît être bien fondée.Des renseignements venus d'Ottawa nous font croire que ce tratisfert de propriété est chose accomplie.Le gouvernement ayant obtenu le contrôle de la ligne, la louerait au Pacifique qui se rendrait ainsi à Québec et ferait de notre ville son terminus d'été.Nous croyons que cette nouvelle sera accueillie favorablement par la majorité de ceux qui ont pris part au mouvement québecquois depuis six mois, et qui ont demandé que le chemin du Nord soit mis sous le contrôle absolu du Pacifique.Les détails de l\u2019arrangement font encore défaut.Il est à espérer que le gouvernement n'a pas acquis le chemin du Nord à des conditions trop onéreuses, qui auraient eu pour objet de donner une prime à la spéculation.Si ces conditions sont vraiment raisonnables du côté du Grand Tronc, nous croyons que la nouvelle transaction est de nature à recevoir l'approbation de tous les citoyens de Québec.Que le Pacifique se rende à notre port, c'est ce que nous demandions tous, et cette demande était juste.Québec avait droit à cela, et il ne pouvait se faire,en équité, que le capitale de notre province fut laissée isolée du reste de la confédération.Les résolutions concernant les demandes du Pacifique ont été adoptées hier soir à une forte majorité.On peut espérer maintenant que, d\u2019icià six mois, toute la ligne transcontinentale sera ouverte au trafic et aux voyageurs.Lorsque cette œuvre gigantesque sera terminée, Québec se trouvera relié directement aux ports du Pacifique.Nous pouvons ajouter sans crainte d\u2019être démenti que ce grand résultat aura été obtenu grâce au parti conservateur, tandis que le parti libéral n\u2019a su que tâtonner, ébaucher des plans impossibles, et, en définitive, dépenser des millions pour ne rien faire.On se souvient de l'écluse du fort Françis et de toutes les autres bévues qui ont signalé 1'administration de M.Mackenzie.D'ici à la fin de la semaine prochaine, noûs aurons des nouvelles plus précises, et, nous espérons, tout à fait satisfaisantes.\u2014\u2014\u2014 rs eres Où est In diffamation ?Le Canadien de ce matin dit : Par une citation du Courrier du Canada nous voyons que le Journal de Rome continue à l\u2019égard du Canadien et de la Minerve l'œuvre de diffamation à la laquelle il s\u2019est livré contre notre province.Le Canadien est bien \u2018chatouilleux Nous avons l'honneur de l\u2019informer qu\u2019il dit une fausseté lorsqu\u2019il prétend que le Journal de Rome le diffame ainsi que la Minerve, dans l'extrait que nous avons publié hier.Il n\u2019ya qu\u2019à relire ce morceau pour être fixé sur la véracité du Canadien.Notre confrère romain se borne à remercier les journaux qui l'ont défendu \u2018\u2018 contre le Canadien de M.Savary, la Minerve, et la Patrie de Montréal, organe du franc-maçon Beaugrand.\u201d Voilà les diffamations du Journal de Rome.Il constate avec gratitude que ses amis d'ici ont pris en main sa cause contre ses adversaires.Estce vrai, oui ou non ?Est-il vrai que la Minerve a écrit un article très hostile au Journal à l'occasion de la première note de l'Osservatore romano, et que l\u2019Etendard a répondu à cet article ?Est-il vrai que le Canadien durant des semaines, a ouveit ses colonnes aux plus injustes insinuations contre M.des Houx et son œuvre, et que notre confrère de la Vérité, de concert avec nous, a flétri ces odieuses calomnies ?Là est toute la question.Le Journal de Rome a constaté ces faits, rien de plus.Il s\u2019est montré d'une grande réserve Vis-à-vis ses accusateurs., Ah ! nous savons bien ce qui pique Te Canadien, ce qui l\u2019irrite, et ce qui le fait crier.Le Journal de Rome l\u2019a appelé : Le Canadien DE M.SAVARY.Voilà pourquoi il se prétend diffamé Mais c\u2019est lui qui l'a voulu.Oui, il reste marqué de ce stigmate indélébile.Il reste flétri de l\u2019accolade du repris de justice à qui il a permis de nier, dans ses colonnes, le gouvernement temporel de la Providence.Le Journal de Rome n'entre -pas dans ces détails ; il dit simplement en passant : le \u201c Canadien \u201d de M, Savary, et ce titre bien mérité fait bondir de rage la feuille ainsi désignée Nous.comprenons que cette expression n\u2019est guère flatteuse.Mais le Canadien n\u2019a qu'a dire son med culpd.Il a reçu Savary dans son sein, qu\u2019il en subisse la peine.Et qu'il ne se dise pas diffamé lorsqu\u2019on lui rappelle que le héros de la rue des Martyre a été l'un de ses rédacteurs.Quant aux insultes du Canadien à l'adresse du Journal de Rome, elles font piteuse figure à côté des éloges et de la chaleureuse sympathie que le Cardinal Pitra, Mgr Freppel, et le Saint-Siège lui-même ont prodigués au vaillant champion des droits de l'Egliserer are ES 1 Gordon vit encore Rome, 22\u2014Le gouvernement italien vient d\u2019être informé, par le canal des autorités militaires italiennes sur la Mer Rouge, que Nussedagaliabey, ancien gouverneur de la Haute-Egypte, a écrit au commandant italien de l'expédition une lettre dans laquelle il dit qu\u2019il a vu récemment un tyrien qui a fait un séjour de trois mois à la résidence du Mahdi après la chute de Khartoum.Il dit que le Mahdi tient Gordon en secrète captivité.Il aurait trouvé Gordon atteint d\u2019une blessure grave, mais non mortelle et Gordon se serait rétabli.La lettre est datée de Massouah et forme l\u2019objet d\u2019une dépêche officielle.EGouverneur d'Alsace-Lorraine Berlin, 22 \u2014On dit que le prince William, petit-fils de l\u2019empereur, a été nommé gouverneur de I'Alsace- Lorraine, remplaçant, Von Manteuffel. sg * N° JOURNAL DES CAM oo PAGNES 5m TES Los NTs .Sh - a.VS te.: SE : __ mc \u2014 AE \u2014 LA CRISE MINISTÉRIELLE EN ANGLETERRE CONFÉRENCE ENTRE LORD SALISBURY ET LORD CHURCHILL Londres, 16\u2014Lord Churchill a eu une longue conférence aujourd\u2019hui avec le marquis de Salisbury.Les conjectures vont leur train sur le résultat de cette conférence, mais on ne sait passi les deux chefs ont pu se mettre d'accord au sujet de la législation relative à l\u2019Iflande, qui est, dit-on, la principale question sur laguelle ils sont divisés.Londres, 16 \u2014 Le Times dit que usqu'a ce que le marquis de Salisbury ait fait cesser la rivalité qui existe dans son propre parti, il lui sera inutile de s'adresser aux libéraux Four en obtenir la promesse qu\u2019ils n\u2019embarrasserent pas son gouvernement.Il est douteux qu\u2019une telle promesse soit faite.Le résultat de la crise pourrait bien amener le retour au pouvoir des libéraux.Le News, un organe libéral, parlant des incidents d\u2019hier aux Communes, se réjouit de la nouvelle preuve que viennent de donner les conservateurs de la rivalité qui existent dans leur camp.La déclaration publiée dans le Bulletin de la Cour n'implique pas que le lord Salisbury ait de fait été nommé premier ministre.Lord Salisbury a définitivement accepté la charge de premier ministre.Un ministère conservateur est en voie de formation.ARRIVÉE DE LA REINE A WINDSOR COMPOSITION DU MINISTÈRE Londres, 17.\u2014La reine est arrivée ce matin à Windsor.\u2019 Les conservateurs ont eu une autre conférence aujourd\u2019hui à la résidence du marquis de Salisbury.L\u2019objetde cette conférence était d'arrêter le choix des personnes qui devront remplir diverses charges afin de pouvoir annoncer en parlement vendredi la composition complète du cabinet.Lord Randolph Churchill assistait à cette conférence.La composition du nouveau cabi- neta été partiellement accomplie comme suit : Le maiquis de Salisbury, premier ministre et secrétaire d\u2019état pour l\u2019extérieur ; Sir Michael E.Hicks Beach, chancelier de l\u2019échiquier ; Lord Randolph Churchill, secrétaire d\u2019état pour les Indes ; £ir Richard Asheton Cross, secrétaire d\u2019état pour l\u2019intérieur.Le très hon.Edward Gibson, lord chancelier d'Irlande ; Le très bon.William Henry Smith, sera probablement secrétaire et ministre de la guerre.Le colonel Frederickstri, secrétaire des colonies ; Le comte de Canarvon ou le vicomte Cramberoch, lord lieutenant d'Irlande et Sir Stafford Northcote, lord président du conseil.Lord Salisbury a eu une entrevue de deux heures avec la reine et est retourné immédiatement à Londres.On dit maintenant que les conservateurs ont accepté le pouvoir sans s'inquiéter du soin d\u2019obtenir I'appui des libéraux.On regrette généralement que Sir Stafford Northcote ait accepté la paierie, car il laisse la direction du parti conservateur à la chambre des communes beaucoup trop sous l\u2019inflaen- ce de lord Randolph Chrurchill.Le titre de Sir Stafford sera lord Iddesleigh.LE CABINET FORMÉ Londres, 18.\u2014 Le marquis de Salisbury ira aujourd\u2019hui! à Windsor et informera la \\Reine qu\u2019il est prêt à accepter la responsabilité de la conduite des affaires.Sir Harding Gifford sera lord .Haut- Chancelier.' Le mouvement des conservateurs d\u2019Ulster en faveur d\u2019un renouvellement des mesures de coercition a été un fiasco complet.Il n\u2019a reçu qu\u2019un faible appui.Le Standard est informé que Parnell et plusieurs de ses partisans visiteront les Etats-Unis à l'automne afin de recueillir des fonds pour servir à la campagne électorale.Cologne, 18.\u2014Le Kolmische Zeitung dit : \u201c Dans les cercles politiques ici, on salue l\u2019avènement du nouveau cabinet anglais avec cordialité et confiance.Le marquis de Salisbury a toujours été l'ami de l\u2019Allemagne et le partisan d\u2019une étroite union avec l\u2019Allemagne et l'Autriche.On peut compter pour admis que les questions en litige entre l\u2019Angleterre et l\u2019Allemagne seront réglées à l\u2019amiable.| PAS ENCORE DE CABINET Londres, 15.\u2014La Reine a envoyé a sir Stafford Northcote une lettre autographe le remerciant de ses grands services et lui offrant le titre de comte.Il prendra le titre de vicomte Saint-Cyres.GE Le Standard ne peut croire que M.Gladstone persiste à refuser de supporter le projet de Salisbury, de lever un emprunt et de renvoyer les débats financiers au prochain parlement.On rapporte qu\u2019à une assemblée de chefs libéraux, il a été décidé de donner aux conservateurs l\u2019assurance d'un support partiel.Cela ne suffit pas pour satisfaire Salisbury, et il n\u2019est pas probable qu\u2019il annonce la formation du cabinet \u2019 aujourd\u2019hui ; dans ce cas, le parlement s\u2019ajournera jusqu\u2019à lundi.: Les conservateurs croient que la difficulté de reconstituer le cabinet forcera les libéraux à donner des garanties.Dublin, 19\u2014Le Freeman's Journal approuve la nomination de Lord Carnavon comme lord lieutenant d\u2019Irlande.Le Journal ajoute que lord Carnavon sera un vice-roi neutre.Londres 19.\u2014Il y cu une nouvelle réunion des conservateurs aujour- d'hui à la résidence du marquis de\u2019 Salisbury ; tous les membres ont promis de n\u2019en pas déclarer le but.Le marquis dans une lettre déclare ouvertement qu\u2019il ne désire pas la guerre avec la Russie.Les négociations entre les libéraux et les conservateurs se poursuivent par l\u2019entremise de la reine.Le marquis de Salisbury soutient que si le bill de rédistribution des sièges parlementaires est finalement adopté les conservateurs se verront privés du moyen constitutionnel de recourir au peuple dans le cas où les libéraux obstrueraient injustement la conduite des affaires publiques.Voilà pourquoi, sans qu'on s\u2019y attende, le marquis de Salisbury, aprés avoir pris conseil des meilleurs légistes sur ce sujet, a décidé de ne pas permettre que ce bill devienne loi avant qu\u2019on l'ait pris de nouveau en considération.Le Standard dit que Gladstone ne prendra pas le neuvoir si Salisbury échoue dans la formation d\u2019un cabinet.Dans ce cas le comte Spencer et le-marquis de Hartington n'entreraient pas dans le nouveau ministère libéral.Le Choléra Madrid, 16\u2014La commission du choléra a été nommée par le gouvernement, plusieurs docteurs espagnols et étrangers déclarent que le choléra du sud de l'Espagne est asiatique et d\u2019une nature violente et très vive, et dangereuse pour toutes les classes de la société.Il y a eu hier en cette ville 5 nouveaux cas et un décès.Dans la ville de Valence, on rapporte deux nouveaux cas ; dans la province du même nom, 48 cas et 27 décès.- a ! Les rapports de la ville.de Murcie signalent 64 nouveaux cas et 89 décès ; dans les autres parties de la province du méme nom, 12 cas et 4 déces.be Dans la province de Castelar de Plana, il y a éu hier 80 cas dg, choléra et 60 décès.Trois mille personnes ont quitté Murcie.La Gazette Officielle confirme la nouvelle que le choléra fait des ravages dans les provinces de Valence, de Castelar de Plana et de Murcie et dans la cité de Madrid.Quelques journaux soutiennent que le choléra ne sévit pas à Madrid.Madrid 16\u2014Le choléra se propage vers l\u2019onest le long de la Méditerranée.Il y a eu plusieurs cas de choléra à Teruel, Alicante et Carthagène.Douze mille personnes ont quitté Madrid la semaine dernière et l\u2019exode augmente chaque jour.oo À Castellan, il y.a.eu hier 86 décès et 114 nouveaux cas, et à Cartagène, 60 décès et 214 nouveaux cas.Marseille 16 \u2014Depuis le mois dernier on n\u2019a constaté que trois cas de choléra à Marseille et aux environs.Le premier est celui d\u2019une pauvre femme ayant seize enfants.Elle vivait à Saint-Barnahbé, village près de Marseille.C'est après avoir mangé des haricots, il y a trois semaines, que cette malheureuse fut prise d'une diarrhée \u2018qui eut bientôt tous les symptômes du choléra asiatique.Elle fat transportée à l\u2019hôpi*al de la Conception où elle mourut quelques jours après.Cet hôpital qui est confié aux soins des sœurs de la charité est tenu avec une propreté remarquable.Une semaine après, le Dr Metaxas, président du comité sanitaire, constata un second cas de choléra au même hôpital.La victime était un septuagénaire qui, quoique possédant des terres valant 60.000 francs, cirait des bottines dans la rue et couchait dans un galetas de sept pieds carrés qui n\u2019est éclairé par aucune croisée.Quoique ce cas présentât \u2018tous les symytômes du choléra asiatique, le vieillard s\u2019est rétabli.Une autre personne, habitant a Saint Manant, à été atteinte, jeudi dernier, par le choléra.Elle est encore sous traitement.Ces trois cas ne sont dûs qu'à la misère et à des causes locales, Aucun cas de choléra importé n\u2019a été constaté.Le Dr Metaxas pense que la quarantaine est complètement inutile.Ses collègues, les Drs Trastour et Durranty, approuvent au contraire la quarantaine, mais aucun d\u2019eux ne veut exprimer son opinon quand à la valeur des expériences du Dr Ferran.Ils disent cependant qu\u2019ils ne s\u2019aventureraient pas à appliquer le système d\u2019inoculation, même si le choléra se déclarait aujourd\u2019hui à Marseille.Madrid, 17.\u2014On a découvert, hier après-midi, 4 nouveaux cas de choléra et deux personnes atteintes de cette maladie, sont mortes.Depuis le 20 mai au 15 juin, il y a eu 75 cas de choléra ét 45 décès.A Valence, durant les douze dernières heures, il J à eu 4 nouveaux cas et 8 décès.L'honorable ministre de l'Intérieur a déclaré hier aux Cortès que plu- sleurs cas de maladie suspecte se sont déclarés dans la capitale Espagnole, et qu\u2019il n\u2019y avait plus de doute, que c'était l'épidémie du choléra asiatique.Madrid, 18.\u2014Les rapports officiel- sur les progrès du choléraen Espa gne sont pour la journée d'hier comme suit : Valence, ville, 15 nouveaux cas et 6 décès : Valence, province, 169 nouveaux caset 75 décès ; Maurcie, ville, 94.nouveaux cag, et 20 décès ; dans les villages voisins de la ville.de Murcie,.124 nouveaux cas et 56 décès ; dans les autres parties de la province de Murcie 64 nouveaux caset 28 décès; Castellan de- la Plana, province, 103 nouveaux cas et 45 décès.Les habitants des quartiers populeux-de Madrid s\u2019opposent énergiquement à toutes les mesures prises par les autorités municipales pour désinfecter leurs demeures.La résistance du peuple est devenue si passionnée et persistante que les.autorités ont été finalement contraintes d\u2019abandonner la tâche de mettre en force tous les règlements sanitaires qui avaient élé adoptés pour prévenir l'introduction du choléra dans la ville, on pour en limiter les ravages si cette affreuse maladie s\u2019y introduisait.Madrid 19\u2014Les rapports ofliciels sur les progrès du choléra durant la journée d\u2019hier se lisent comme suit : Madrid 4 nouveaux cas ; Valence, ville, 36 nouveaux cas et 12 décès ; Valence, province, 251 nouveaux cas, et 108 décès ; Murcie, ville, 96 nouveaux cas, 25 décès ; Murcie province, 226 nouveaux cas, 65 décès ; Castillan de la Plana, province, 85 nouveaux cas.Le roi Alphonse a informé anjour- d'hui le premier ministre qu'il avait.l'intention de visiter les provinces ravagées par le choléra.Le premier ministre a essayé d\u2019en dissuader le roi, mais ses observations n\u2019ont eu aucun succès.i Leroi se fera accompagner dans cette visite par le premier ministre et le ministre de l'intérieur.On dit que la reine veut aussi y aller.DÉMISSION ET RÉINSTALLATION DU MINISTÈRE .1.«Une émeute Madrid'21.Les rapports de samedi se résument comme suit.3 nouveaux cas et 4 décès ; Valence,- ville, 22 nouveaux cas et 10 décès ; Valence, province,24 nouveaux cas et 11 décès ; Castellon de la Plana, ville, 6 nou- Veaux cas, 4 décès ; province, 108 nouveaux cas, 37 décès ; Murcie, ville, 98 nouveaux cas, 29 décès : villes voisines 142 nouveaux cas, 52 décès ; reste de la province, 85 nouveaux cas, 40 décès ; Les rapports pour les 12 heures finissant à minuit annoncent 9 nouveaux cas, 5 décès à Valence,ville, et.5 nouveaux cas et 3 décès dans la province du même nom.Le ministère a donné sa démission parce que le roi avait décidé de visiter les districts.ravagés par le choléra.Sa majesté ayant abandonné son projet, le ministère a repris ses fonctions.Il ya eu aujourd\u2019hui une émente causée par l\u2019opposition de la populace à çe que les règlements sanitaires soient exécutés.Sept pékins ont été tués.On dit que plusieurs soldats ont été blessés par des pierres.Les rues sont actuellement oëcupées par les militaires.\u2018 , La guerre du Soudan Dongola, 15.\u2014Le Madhi a écrit une lettre refusant\u2019 de délivrer les prisonniers chrétiens qui ont embrassé l'Islamismie.Il dit qu'il ne veulent pas le quitter.Le Mahdi exhorte les anglais à se faire musulmans, sinon; il les anéantira.Une lettre est parvenue à Dorigola, signée par 96 prisonniers du Madhi, Grecs, Cophtes et Cyriens, déclarent qu\u2019ils ne veulent pas se séparer du Mahdi et qu'ils ne sont pas chrétiens ; Lupton Bey et Slatah-Bey sont parmi les signataires.\u2018 is te Mort du Baron Von Mantenfel Carlsbad, 17 \u2014 Le- Baron Von Manteufel, maréchal de camp, commandant allemand distingué et gouverneur de l\u2019Alsace-Lorraine, est tn % Ea TOUTE 2 , my - v \" JURNAL DES CAMPAGNES » mort subitement ce matin d\u2019une congestion pulmonaire.Il est né en 1809.Berlin, 17\u2014L\u2019empereur Guillaume a été frappé de stupeur en apprenant la mort du Baron Von Manteufel et a dit avec tristesse : \u2018\u201c Tous mes amis s'en vont \u201d Crise politique en 'Italie DÉMISSION \u2018DU GOUVERNEMENT.Rome, 18.\u2014Le vote sur l\u2019estimé du budget, concernant les affaires étrangères, n'ayant été adopté que par une très faible majorité par la Chambre des députés, Signor Mancini, ministre de ce département, a déclaré qu\u2019il avait l'intention de remettre sa démission entre les mains du Roi.Les autres ministres, ne voulant pas laisser démissionner l'honorable ministre seul,ont cru devoir offrir leur démission en bloc.Explosion dans une mine 7 VICTIMES UNE CENTAINE DE MINEURS ENFER- \u2018MES DANS UNE MINE.PEU D'ESPOIR DE\\LES SAUVER Londres, 18.\u20140Une.terrible explosion a eu lieu aujourd\u2019hui dans la mine de houille Pendelburg, près de Manchester.60 personnes ont été sauvées.On a retiré 7 cadavres des débris.Une centaine de mineurs sont encore dans la mine et on a peu d\u2019espoir de les sauver.| Plus récent\u2014La cage dans laquelle les sauveteurs descendaient au fond du puits s\u2019est trouvée prise dans l'ascenseur et il a fallu deux hommes pour la dégager et permettre aux sauveteurs d'explorer la mine à la recherche des victimes.Ceux qui ont été sauvés disent que lorsque l\u2019explosion s\u2019es produite, ils se sont réfugiés au fond de l'ascenseur et qu'ils ignorent le sort de leurs camarades.Tremblement de terre Londres, 18.\u2014Il y a eu ce matin un tremblement de terre à York.Les secousses ont duré plasieurs secondes et causé une grande frayeur à la population.En perte du \u2018 Renard UN DÉSASTRE\u2014127 VICTIMES Paris, 18\u2014Le ministre de la marine a reçu des dépêches officielles confirmant la nouvelle de la perte du vapeur français le Renard.Le Renard a sombré dans le terrible cyclone qui a sévi derhièrement dans le golfe d\u2019Aden.\u2018[ Les 127 personnes qui se trouvaient à bord ont péri.L\u2019explosion Londres 18.\u2014De nouveaux détails ont été reçus concernant l'explosion.C'est dans la mine connue sous le nom de Clifton que l'accident\u201d a eu lieu.Il y avait 850 hommes dans lamine.On a pu en faire sortir 120, par conséquent il en reste encore 230 d\u2019emprisonnés et\u2018 on croit que tous périront.LA crise ministérielle en Italie Rome, 19.\u2014L\u2019opposition à Signor ancini est due à son refus d'accepter l\u2019offre d'alliance faite par l'Angleterre en 1882 et a sa politique Técente au sujet de Massouah se couvrant d'un prétexte de coopération avec l'Angleterre.Les Italiens Sont très désappointés de la dissolution de l'alliance entre l\u2019Angleterre et l\u2019Egypte.\u2018| L'explosion de Manchester Londres, 19.\u2014 Cent quarante per Sonnes ont péri dans l\u2019explosion qui a eu lieu hier dans la mine près de Manchester.Jusqu\u2019à présent on n\u2019a pu découvrir que 45 cadavres, Œuvre de Gocthe Berlin, 19.\u2014Le grand duc de Wiémar a donné 20,000 marcs pour la formation d\u2019un musée de Goëthe et promis encore 12,000 marcs pour publier les œuvres posthumes de Goëthe.: » L\u2019amiral Courbet Paris, 19.\u2014Les restes de l'amiral Courbet ont été embaumés et seront transportés en France sur la frégate Bayard.On prétend que la famille de l'amiral se propose de publier certaines lettres qu\u2019il a écrites et qui sont une critique très sévère de la politique française en Chine.Ua brigand New-York, 19 \u2014Bernard Carney a tué son frère âgé de 5 ans et a été condamné pour ce fait à 34 ans de prison.Depuis qu\u2019il est sorti de prison, il a cherché à engager sa femme Margaret à revenir vivre avec lui.Elle a constamment refusé.Hier soir, le couple se rencontra et Carney\u2019 renouvela ses instances.Elle refusa et l\u2019ex-détenu la frappa de cinq coups | de couteau dans la poitrine, le cou et les mains.Oarney a été arrêté.Sa femme est mortellement blessée.Une lettre du Pape Paris 19\u2014Le Pape a écrit à l\u2019archevêque Guilbert une lettre vigoureuse dans laquelle il le blâme sévèrement pour avoir critiqué les actes du jeardinal Pitra.Le Saint-Père déplore l\u2019habitude que certains mem- | ?bres du clergé ont de condamner leurs supérieurs ecclésiastiques et dit que c\u2019estle devoir des catholiques d'obéir.Il proteste en même temps contre la profanation du Panthéon.La crise italienne Rome, 20.\u2014Une des raisons qui a amené la chute du ministère Depretis est l\u2019attitude prise par le ministre.des affaires étrangères, M.Mancini.Sa politique n\u2019était pas approuvée par la majorité de son parti.Quand la chute de Gladstone, qui I'avait \u2018inspirée fut annoncée elle a entraîné la chute du ministère italien.Le foit que l'Angleterre se retire du Soudan a placé le gouvernement italien dans une position impossible, vu que le ministère Salisbury ne recherchera plus l'alliance de l'Allemagne et de l\u2019Autriche ainsi que celle de l'Italie.PETIT CONTE (Du Gaulois.) Ayant besoin d\u2019une jaquelte,.Monsieur Grévy fit venir son tail'eur Et lui dit : \u201c Je la veux élégante, coquette Et d'un prix très inférieur.\u201d Le tailleur répondit : \u2018\u201c La faveur est immense.- Et vous revêtir me serait doux, Mais je dois refuser à Votre Présidence.Mes confrères, figurez-vous, M'ont fourré sur la grande 1'ste Et je tuis forcement gréviste.Mes compliments, vous me voyez ravi, Reprcad le président avec un fin sourire.Car gréviste, à coup sûr, veut dire : Partisan de Monsieur Grévy, Et j'en vois pou dans les temps où nous sommes.\u201d Il se trompait, lo roi dos hommes ! Gréviste signilie, et chacua le sait bien : Qui mourt de faim pour no vouloir rien faire.Grévy signifie, au contraire, Qui s'enrichit tout en ne faisant rien.ESCOPETTE, Le Révd M.À Talbot est nommé vicaire à St-Joseph de Lévis.Le \u2018 Journal de Rome \u201d Le Journal de Rome dw ler juin \u2018| contient quelques courtes appréciations sur les polémiques qui se font ici autour de son nom et de son œu- .vre.Notre confrère romain fait preuve d\u2019une modération vraiment digne d\u2019éloges, et \u2018garde une réserve que nous comprenons, mais que ses dénonciateurs canadiens sont loin de -mériter.Notre confrère peut être sûr que les attaques déloyales dont il a ici été l\u2019objet n\u2019ont fait qu\u2019agrandir le cercle de ses amis, et lui donner des sympathies plus ardentes.Quant à ses accusateurs masqués et non masqués, ils se sont retirés du champ de bataille écloppés et fourbus, écrasés surtout par la mémorable lettre du cardinal Pitra.Voici les observations du Journal de Rome : Les derniers courriers du Canada nous ont apporté les journaux de ce pays tout remplis de controverses de l'occasion du Journal de Rome et à idées qu\u2019il défend ici, au prix de tant d'épreuves.En elles-mêmes, nous sommes les premiers à déplorer ces controverses.L'objet de notre publication n\u2019est pas de diviser, mais de réunir.Notre journal est fait pour rappeler aux catholiques de tout pays les urgentes nécessités de la-question romaine.Nous ne voulons donc, autant que possible, sauf quand il s'agit de garantir l'honneur de notre œuvre, prendre aucune part aux jolémiques accessoires que de sauvages inimitiés peuvent soulever contre elle.Ce serait cependant pousser la réserve jusqu\u2019à l\u2019ingratitude que de ne pas exprimer fervents amis qui nous défendent par de la l'Océan, parmi les héroïques Canadiens-français.Donc, nous exprimons notre profonde gratitude à l\u2019Etendard, de Montréal, qui a fait spontanément appel à tous ses lecteurs pour les exhorter à recevoir le Journal de Rome, à la Vérité et au Courrier du Canada de Québec, au Journal des Trois Rivières et aux autres, qui ont fait une si brillante campagne pour nous contre le Canadien de M.Savary, la Minerve et la Patrie de Montréal, organe du franc-maçon M.Beaugrand.Il nous paraît que le seul dénombrement de nos amis et de nos ennemis, en Amérique comme en Europe, est bien fait pour réconforter ceux qui ont foi dans la justice de notre cause.\u2014_\u2014\u2014-\u2014 Nous recommandons a nos lecteurs l\u2019œuvre très utile de la Sociélé de Propagande par la Presse et par l'Image.Nous avons parcouru avec une réelle satisfaction l\u2019intéressant catalogue qui vient de paraître ; les nombreux articles qu\u2019il renferme sont tout à fait da circonstances et les prix nous paraissent très avantageux.On y trouve notamment de belles images très fines sur dentelles a 4 f le cent, des cachets de communion noirs et en couleurs, huit chemins de la croix en oléographie, des tableaux des grands 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d'avoir à déguerpir, cette sommation aurait déterminé ces derniers à prendre les armes pour défendre leurs foyers.Tel est le nouveau cheval de bataille de la presse rouge.Malheureusemeut il appert que tout cela est controuvé.La compagnie de Prince-Albert, paraît-il, a obtenu une concession de terres qui ont été arpentées en 1882 et 1883.À la date de la concession il n\u2019y avait que quatre colons bond fide sur les terres.Ils n'ont pas été dérangés.La concession de terres ne comprenait pas un seul établissement Métis.Le bloc obtenu par la Compagnie est a six milles de Batoche, et il y a une réserve de Sauvages entre les terres de la compagnie et l\u2019établissement Métis.Voilà ce qu'il y a au fond de cette nouvelle accusation.Le correspondant parlementaire du Mail, qui s\u2019est renseigné aux sources officielles, ne craint pas d'écrire au grand organe conservateur : \u201c L'\u2019affirmation que le gouvernement a concédé à la compagnie des terres comprises dans les établissements métis de Batoche et Saint-Laurent est entièrement fausse.\u201d + Le ministre de Ia milice Pendant que notre presse rouge fait entendre ses glapiseements autour de l'honorable M.Caron, les témoignages les plus flatteurs, les appréciations les plus justes sont publiés dans la presse étrangère, à l'adresse de notre Ministre de la Milice.Nous aimons à citer ces expressions d'opinions venant de quartiers non suspects.Voici ce que disait dernièrement le Spectator de Londres, au sujet de l'expédition du Nord-Ouest : La Puissance du Canada est satisfaite de la campagne, qui a permis à l\u2019honorable À.P.Caron, ministre de la Milice, de manifester son énergie et ses aptitudes d\u2019organisateur.Les qualités dont il a fait preuve lui font honneur.Comme les premiers officiers des colonies américaines, il s\u2019est flé aux volontaires, et n\u2019a eu qu\u2019à se louer de leur courage et de leur intrépidité, Quant à leur science militaire, elle était suffisante contre des hommes non exercés.Nous espérons qu\u2019on se montrera clément envers les rebelles, qui, malgré leurs torts, ont certains droits.Voilà encore un journal étranger, \u2018un journal anglais, qui sait rendre justice à un Ministre franco-cana- dien.Et pendant ce temps, des feuilles canadiennes, comme l\u2019Elecleur et la Patrie, n\u2019ont pas assez d\u2019injures a jeter à la face de ce compatriote qui fait honneur à sa nationalité. 10 SCROFULES.Les Scrofules ct toutes les maladies scro- fulouses, telles quo Ulcères, Plales, Eryslpèles, Eczéma, Pustules, Impétigo, Tumeurs, Charbon, Furoncles, Clous, ct Éruptions do la Peau, sont lo résultat direct do l'impureté du sang.Depuls plus de quaranto\u2018ans, la SALSEPAREILLE D'AYER \u20acst reconnue comumo l'agent le plus puissaut pour lo purifier.Elle délivre le systènie do touto humeur malsaine, enrichit et fortifie 1e sang, expulso touto traco do traitoment mercuriel, so montro en un mot l\u2019ennomi redoutable et irrésistible de toutes les maladies scrofuleuses.Une Guérison Récente d'Ulcères Scrofuleux.\u201cIl v 9 quolques mois, j'étais affligé d\u2019ulcères J rofuloux aux jambes.Elles étafent entiées ot onflamdes, ot les [lacs déchar- aient des quantités do matières putrides.\u2019employai sans succès une grando variété de Fomèdes.En dernier ressort j'ous recours à la SALSEPAREILLE D'AYER \u20act lo résultat obtenu fut des plus satisfaisants, mes ulcères ont disparu, et ma santé s\u2019est grandement amélioréo.Jo vous suis très reconnaissant pour le bien que votre médecine m'a fait, Jo suis, avec respect, Mus.ANN O'BRIAN.\" 148 Sullivan St., New York, 24 Juin, 1882.&F\" Toutes lea personnes intéressées sont invitées à sb rendre chez Madame O'Brian.L'écrivain bien connu du Boston Herald, Mr.B.W.BALL, de Rochester, N.H., écrit en date du 7 Juin, 1882: .\u201c Souffrant cruellement do l'Eczéma pendant des années, et ne pouvant trouver de soulagement dans nucun remède, jo me servis de la SALSEPAREILLE D\u2019AYER, et au bout de trois mois j'obtins une guérison complète.Je la considère commo un remèdo très pi cieux pour toutes les maladies du sung.\u201d La Salsepareille d\u2019Ayer stimnle et règle l\u2019action des organes digestifs et assimulatifs, renouvelle et fortifie les forces vitales, ct guérit promptement les Rhumatismes, 1a Névralgle, In Goutte * Rhumatismaïe, les Catarrhos, la Débilité Générale, ct toutes les maladies produites par un sang appauvri et Corrampn, ct par une vitalité aifaiblic, Ello est incontestablemont le remède lo plus économique, tant par la force concentrée que par l'énergie puissante qu\u2019ello exerce sur 1a maladie, PREPAREE PAR LE Dr.J.C.Ayer&Co., Lowell, Mass.En vento dans toutesles Pharmacies ; prix 81, six flacons pour 85.Québec, 22 Juin 1885 12m 224 \u2014\u2014\u2014>e>e > Faits curieux relatifs aux médecines pntentées.Il n\u2019y a qu'un petit nombre de personnes qui puissent se faire une idée exacte de la statistique des Médecines Patentées en général ; mais l\u2019historique de l'une d'elles; c'est à dire son origine, ses progrès, etses résultals actuels, \u2014 nous voulons parler des l\u2019ilules et de l\u2019'Onguent Holloway,\u2014peut être considéré comme une étude des plus intéressantes.ll est vrai qu\u2019une médecine patentée n\u2019est que le résultat d\u2019une prescription écrite sur un carré de papier : \u2014Mais, alors.elle droit prouver par elle même qu\u2019elle est digne de la confiance du public dont le verdict déperd de son efficacité ; en un mot, son succès se trouve dans la guérison de la maladie.Heureusement l'extension des célèbres Médecines Holloway était comme l\u2019idée Napoléonienne\u2014 un plan que rien ne put arrêter dans su marche vers la conquête universelle.Quand le Professeur Holloway, il y a quelgne trente aus, parla à un des principaux associés d\u2019une grande maison, d\u2019introduire une Médecine Patentée, le, vieux monsieur secoua la tête et demanda au Professeur s\u2019il avait de l\u2019argent.\u2018* Oui, \u201d répondit il.Alors vous feriez mieux de le garder fut-il réparti.Malgré cet avis décourageant Holloway sentant l'importance de sa grande découverte, et sachant bien que ce n\u2019était pas simplement un carré de papier, sur lequel se trouvait une prescription, mais quelque chose de destiné pour l\u2019avonir, persévéra contre toute opposition «et découvrit bientôt que non seulement toute la nation anglaise, mais le monde entier était disposé à l\u2019appuyer dans son grand projet de faire la guerre aux maladies de chaque espèce et avec les meilleures armes, bien que sous la forme simple de Pilules et Onguent.Les succès de ses Médecines ne furent pas lents.Au contraire, ils furent proportionnés à l'importance de leur objet, à leur souveraine efficacité, et en ce qui regarde le débit actuel des \u201c Pilules et de l\u2019Onguent Holloway, nous pouvons déclarer d\u2019après les statistiques qu\u2019il est étonnaut, Il suffit sur ce point de faire ren:arquer que le vomure des JOURNAL DES CAMPAGNES harmaciens et droguistes, du Royaume \u201cni avec lesquels le Professeur Holloway est en relations, dépasse quatorze mille, et que pas un d\u2019eux ne resterait une heure sans un assortiment de ses Médecines ; tant la demande en est fréquente parmi toutes les classes de la société.Tel a été le succès de ces Médecines spéciales, à la réussite des quelles un connaisseur comme Mr.Barclay n\u2019avait pas foi ; mais qui, heureusement est encore vivant pour attester le fait et féliciter l\u2019auteur.Nous ne pouvons nous empêcher de remarquer que c\u2019est là un double succès de la part d\u2019Hollowaynon seulement pour lui-même \u2014qui en est amplement récompensé, mais aussi pour la société et tout le genre humain ui a retire les plus grands avantages de ses Méd:cines\u2014The Philosophica! Advocate.+2 LA FIN DE LA CRISE EN ANGLETERRE MINISTÈRE CONSERVATEUR NOMS DES MINISTRES Londres, 22\u2014Grâce aux sollicitations de la reine, le marquis de Salisbury a résolu d'accepter la promesse que lui a faite Gladstone, d\u2019user de son influence auprès des libéraux -pour empêcher une opposition de faction.L'on s'attend alors que Salisbury annoncera aujourd'hui la formation de son ministère avec M.Burke probablement comme secrétaire d'Irlande.Dans ce cas les writs seront émanés pour la réélection des membres du cabinet.M.Gladstone a promis au marquis de Salisbury de donner au nouveau gouvernement autant de temps que possible durant le reste de la session La correspondance échangée entre les chefs du parti sera probablement présentée au parlement aujourd\u2019hui.Le parlement se réunira demain ou mercredi pour obtenir l'\u2019assentiment royal et s\u2019ajourner alors pour les nouvelles élections.Voici une liste authentique des nouveaux membres du cabinet : Premier ministre et secrétaire du ministère des affaires étrangères : le marquis de Salisbury.Premier lord du trésor : ford .Northcote.Chancelier de l\u2019Echiquier : Michael E.Hicks Beach.Premier lord en chancellerie : Sir Sir Staf- Sir \u2018Harding Gifford.Lord du sceau, le comte Horrowby.Secrétaire de l\u2019intérieur, Sir Richard Assheton Cross.Secrétaire des colonies, Col.Fred K.Stanley.Secrétaire de la guerre, Wm.Henry Smith.| Secrétaire d'état pour les Indes, lord Randolph Churchill.Premier lord de l\u2019amirauté, lord George Hamilton.\u2018 Président du cemité du gouvernement local, Sir Arthur J.Balfour.Président de la chambre de commerce, le duc de Richmond et Gordon.Vice-président du conseil, Hon.Ed.Stanhope.Lord lieutenant d'Irlande, le comte de Carnarvon.,( Lord chancelier d'Irlande, Hon.Ed.Gibson.Le Choléra Madrid, 32.\u2014Les rapports officiels disent que durant la journée d\u2019hier, dimanche, il y a en 29 nouveaux cas de choléra dans la ville de Valence et 20 morts.Dans la Province de Valence, nouveaux cas 380, morts, 172.Ville de Murcie, nouveaux cas 68, morts 31.Dans les villes près de la ville de Mucie, nouveaux cas 156, morts 52.Dans les autres parties de la province de Murcie, nouveaux cas 60, morts 27.A Carthagène il y a eu 22 nouveaux cas mais il n\u2019y a pas eu de morts.Dans la province de Catelogne il y a eu 66 cas et 47 morts.- = \u201ca Echos & nouvelles LEs DRAMES DE LA MER La Méditerranée nous apprend que l'une des madragues de Brucs, mise à l\u2019eau depuis quelques jours, a capturé l\u2019un des plus beaux specimens de la famille des squales, dit le Charcarias verus.Ce monstre marin, aperçu dans l\u2019en ceinte des filets, a pu être ramené jus qu\u2019au \u201c corpou \u201d (chambre de mort des madragues), sans incident et sans causer aucune avarie.Sa longueur est de 7 mètres, sa.circonférence est de 4 mètres et son poids d'environ 1 600 kil.Sa tête seule pèse 300 kil.et la mâchoire est munie, tant en haut qu\u2019en bas, de six rangées de | dents mobiles, triangulaires, et mesurant : les supérieurs, 6 centimètres de hauteur, et les inférieures, 5 centimètres de largeur.Ses yeux avaient un brillant extraordinaire et semblaient encore menaçants une heure après la sortie de l\u2019eau.\u2018 Par un étrange défi de la nature, ce redoutable ennemi des pêcheurs et des poissons portait \u201cappeudues sur, ses flancs et sous son'ventre plusieurs sang- sùes de mer profondément adhérentes et dont quelques uns ne mesuraient pas moins de 50 centimètres de longueur.Ou le récit de la Méditerranée devient tout à fait surprenant, c\u2019est lorsqu\u2019il nous dit que les capteurs.ayant eu la curiosité de fouiller dans les entrailles du monstre, pour reconnaître les espè ces de poissons dont il faisaitsa nourriture habituelle, ont trouvé avec plusieurs gros quartiers de thon, un mouton presque entier dont la chair était toute fraiche et la laine presque intacte ! LA VARIOLE A MONTREAL.Pas de nouveaux cas à signaler.Plusieurs personnes ayaut écrit au Dr Bessy pour l'informer que M.A.R Archambault, épicier, rue St-Laurent, No 4694, cachait un cas de variole qui s'était déclaré chez lui ; une enquête a été faite à ce sujet.Il a été prouvé que ces accusasions sont entièrement fausses et que la maison de M.Archambault est l\u2019une \u2018des plus saines de la localité.LA PIÉTÉ DE LA REINE VICTORIA Nous lisons dans la Semaine Religieuse : \u2018 Pendant le séjour que sa Majesté la reine Victoria et sa fille ont fait à Aixles Bains, Savoie, elles ont été par leur piété l\u2019édification de toute la popula tion.\u201c Quoiqu'il yait à Aix un temple anglican, c\u2019est l\u2019église catholique qui est témoin de la piété de nos augustes visiteuses.Elles s\u2019y rendent souvent incognito et y restent longtemps agenouillées.On a été édifié de leur attitude à l'office du vendredi saint, et si les policemen et les agents de la sûreté qui suivent partout leurs Majestés n\u2019ävaient été remarqués à la porte de l\u2019église, personne n\u2019aurait pu distinguer la Reine des plus ferventes femmes catholiques de la Grande Bretagne.\u201d MORT PRÉMATURÉE Un jeune homme d\u2019une trentaine d'années, M.Joseph Auld, fils de feu M.Auld, qui tenait autrefois un magasin de sellerie sur la rue de la Fabrique, est mort prématurément hier matin.Il avait eu jeudi soir uneattaque d\u2019apoplexie à la suite de laquelle ses amis le transportèrent à sa pension chez Mme veuve Turgeon, rue du Jardin.Hier matin il empira tout à coup, et malgré lessoins du médecin il expira anssitôt.Ce malheureux vivait avec une rente annuelle de 3800.Le cadavre a \u2018été transporté chezMme Jackson, sœur du défunt, près des Sœurs de la Charité.Une enquête sera tenue au- jourd'hui par le coroner Belleau.* ; NOYADE Une dépêche d'Ottawa nous apprend que M.Wilfred Hache, employé dans le bureau de poste des communes, s\u2019est noyé jeudi soir en se baignant dans la Rivière Outaouais.Il était en compagnie de M.Sévère Gelinas, traducteur des débats, lequel a fait sans succès tous ses efforts pour le sauver.M.Hache était âgè de 25 ans et étudiait le droit au Nouveau-Brunswick.II réside en dehors des sessions à Grande-Digue, comté de Kent, et avait fait ses études au college de Memramcook.AFFREUSES BRULURES Jeudi, un jeune garçon de 13 ans, Laurent Dumais, dont la mère qui est veuve, demeure rue Hermine, à St- Sauveur, s\u2019est brûlé la figure et les mains avec de la poudre.L'imprudent avait chargé une tube à gaz dont il avait-bouché un des extrémités et y avait mis le feu.Naturellement, le tube a éclaté.Les blessures ne sont heureusement pas dangereuses.RECETTE Guérison des insolations ou \u201c coups de soleil.\u201d Le moyen de guérir les insolations ou \u201ccoups de soleil\u201d consiste tout bonnement (le patient étant sur son séant), à renverser et maintenir sur son crâne ou sommet de la tête un verre à table plein d\u2019eau en ayant soin de retourner les verre par un mouvement assez prompt, pour que l\u2019eau qui y est contenue s'en échappe le moins possible.On a pour cela le soin d'étendre préalablement sur la tête du malade un linge fin (mousseline double ou calicot) pour, au moyen d\u2019un bourrelet qu\u2019on forme avec ce linge-autour du verre une fois renversé, empêcher l'eau qui y est restée de couler trop facilement.On voit peu après des globules monter à la surface de l\u2019eau comme si elle entrait en ébullition ; les atroces douleurs de tête diminuent dès ce moment et finissent par disparaître tout à fait.On est ainsi guéri comme par miracle ! 11 faut avoir le soin de ne pas trop tarder à appliquer ce remède.Météorisation des bestiaux Voici un moyen de guérir les bes- taux enflés par le changement de la Nourriture sèche à la.nourritureverte ou d'autres causes : \u2018 Ajoutez à une bouteille d'eau froide d\u2019une pinte, une cuillerée d\u2019essence de corne de cerf ; abreuvez-en l\u2019animal et s\u2019Il n\u2019est point soulagé dans deux heurer, jrépôtez la dose.Ce remède a toujours réussi.ACCIDENT La prudence, dit un proverbe, est la mère de la sûreté,mais il y a cependant des personnesqui ne paraissent pas y croire, preuve : l\u2019accident qui a eu lieu vendredi chez M.U.Germain, rue Arago.4 Un employé du nom de Jean Thériault ault était occupé à monter du tan sur une fournaise au moyen d'une grosse chaine passant dans ute dalle, lorsque tout-à-coup cette longuechaine dont chaque chainon a deux bouts recourbés, accrocha les pantalons de Thériault et l\u2019entraîna dans sa marche.Thériault a eu les jambes lacérées et même broyées, mais ses blessures n\u2019offrent aucun danger, nous assure-t-on.Thériault est marié et père de famille.UNE DÉCOUVERTE On a découvert depuis un an ou deux,, dit le Bu/'alo Express que l\u2019éturgeon de, i.# Son JOURNAL DES CAMPAGNES 11 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 rire ri AD, SE SS lacs fait le meilleur halibut fumé connu du commerce, cette découverte utile fait comprendre l'abondance ot le bon marché de cet excellent article de con sommation.AMIANTE La réunion générale annuelle de la Compagnie d\u2019Amiante a eu lieu samedi en cette ville.Etaient présents, entre autres actionnaires, l'hon.M.Jean Blanchet, président, le colonel Hutchins, de Boston, MM.Andrew Thompson, L.W.Carrier, Barry, Stocking.James King, Carrel, etc.Le rapport des directeurs a été alopié et les mêmes officiers ont été réélus.LA FUMÉE DU TABAO Le docteur Zulinski publie dans un journal médical de Varsovie le résultat d\u2019une longue série d'expériences instituées par Jui, tant sur l\u2019homme que sur les animaux ; pour vérifier les effets physiologiques de la fumée du tabac.Il a constaté d\u2019abord que cette fumée est un poison énergique, même à faibles doses.Pour l\u2019homme, ce poison est peu délétère quand il n\u2019est pasinh«lé en très grande abondance, mais le deviendrait vite si le fumeur prenait l\u2019habitude d\u2019avaler la fumée, comme on dit vuigairement.Le docteur Zulinski s\u2019est assuré que ce caractère toxique n\u2019est pas exclusivement dû à la nicotine.La fumée du tabac, débarrassée de la nicotine qu'elle contient, n\u2019en reste pas moins un poison, quoiqu\u2019à un degré moindre.Elle renferme en effet un second principe toxique, la | colidine (un racaloïde), et en outre de.l'oxyde de carbone et de l\u2019acide hydro- cynique.Les effets produits par l\u2019abus du tabac dépendent d\u2019ailleurs dans une large mesure de la nature de ce tabac et de la manière de le brûler.* Le fumeur de cigares absorbe plus de poison que le fumeur de cigarrettes, celui-ci plus que le fumeur de pipes ; enfin, le- fumeur qui a soin de se servir d\u2019un narghileh, ou de tout autre appareil faisant passer la fumée à travers une couche d\u2019eau, réduit les effets délétères au minimun.En général, les tabacs les moins colorés sont les moins forts, comme les fumeurs le savent bien.Mais ce caraè- tère est souvent trompeur, parce qu\u2019un grand nombre de tabacs sont artificiellement blancbis pour satisfaire le goût de la majorité des fumeurs et blanchis à l'aide d\u2019agents chimiques qui ne sont pas toujours sans danger.Plusieurs tabacs d\u2019aspect pâle et peu redoutable présentent le grave inconvénient de donner une fumée brûlante, à raison de la forte proportion de fibres ligneuses qu\u2019ils renferment \u2014ce que les fumeurs appellent des büches.Le caporal de la régie française et à plus forte raison son tabac d'exportation appartiennent à cette clase.Il en est de même du tabac le plus populaire en Angleterre, le bird's eye (œil d'ôisean), qui.doit ce Nom aux petits ronds de bois taillés dans la côte de la feuille dont il est parsemé.Les tabacs de ce genre causent fréquemment des inflammations legères de la langue par la température élevée et la nature irritante de leur fumée.lls doivent donc être spécialement évités par les fumeurs d'âge mûr, qui sont les plus exposés au cancer de la langue ou des lèvres.Les tabacs noirs sont, eux aussi, souvent adul- lérés ; mais, somme toute, ce sont encore les moins dangereux.ACCIDENT Mercredi, M.Bruno Girard et son fils, Menuisiers, de la Poiite-aux-Trembles, travaillaient à la construction d\u2019une écurie, lorsque l'échafaudage sur lequel Îls étaient montés s'est écroulé.Tous deux ont été préripités d'une assez grande hauteur sur le sol, et dans la chute M.Girard père s\u2019est enfoncé trois côtes.Il n\u2019est cependant pas en danger.TROUVÉ NOYÉ Le cadavre du malheureux matelot qui est tombé du quai Archer et qui s\u2019est noyé,il y a une semaine, a été repêché près du quai du Grand-Trone, samedi après-midi.Le corps a été transporté à la Morgue où le coroner Belleau tiendra une enquête aujourd\u2019hui.PÊCHE DU SAUMON La saison de la pêche du saumon est maintenant ouverte à la riviève Matane.Un citoyen de l\u2019endroit, M.L.H.Chouinard, en a pris deux, jeudi dernier, qui pesaient respectivement 25 et 30 livres ACCIDENT FATAL On écrit de Bay Mills, dans le Michigan, qu\u2019un nommé Fred.Dufresne, autrefois de Québec, a été victime d\u2019un terrible accident, la semaine dernière en cet endroit.Il était conducteur d'une scie ronde aux moulins Hall, et comme le mécanisme ne fonctionnait pas parfaitement, il se mit, croit-on, en devoir de l\u2019examiner.Il fut alors saisi par une des larges courroies avec laquelle il fit plusieurs révolutions avant de retomber sur le plancher.Lundi dernier, il n\u2019était pas encore mort mais il souffrait horriblement et les médecins en désespéraient.TERRIBLE TRAGÉDIE Un terrible accident a eu lieu le 10 juin à New-Bandon, Comté de Gloucester.Après diner un ancien habitant, William Eddy, s\u2019en fut à son ouvrage dans son champ ; n'étant pas de retour à l'heure du souper, on se mit à faire des recherches, lorsqu\u2019on trouva près de la maison gon cadavre tout meurtri et ensanglanté.On conjecture qu\u2019il a été attaqué et tué par un taureau, appartenant à la société d'agriculture, qu\u2019il avait sous ses soins depuis quelque temps.Quand on apportale cadavre inanimé dans la maison, une des filles de la victime, malade depuis quelque temps, tomba dans les convulsions et expira peu après.Une autre fillo, affectée par cette double tragédie, a pris le lit et est morte le lendemain de chagrin.\u2014Le meurtre du vieillard Callaghan gardien du Cimetière de Charlottetown reste toujours enveloppé dansle plus profond mystère.LE CHAMPAGNE Le gouvernement français a fait faire une enquête sur la production du vin de champagne dans le département où 1 se récolte uniquement : En voici le résultat : Le département de la Marne contient 15,183 hectares, de vigne produisant : (Moyenne prise sur dix années) 450,580 hectolitres de vin.Or, pendant l\u2019année 1884-1885 mars à mars, le champagne expédié à l'étranger a été 18,189,256 bouteilles de vin, représentant 151,158 hectolitres, et 2,822,601 bouteilles en France, représentant 23,532 hectolitres Ce qui fait un total de vins expédiés de 184,680 hectolitres, sur une production moyenne de 450,585 hectos.On voit qu'il reste une jolie marge pour les vins rouges qu\u2019on fait en Champagne et les vins de suites qui ne sont pas utili- sès pour les vins mousseux.De plus, si nous consultons les documents de la Régie, nous trouvons qu\u2019au 31 mars 1888, il existait chez les négociants de Champagne 62 268 945 bouteilles.plus toute la récolte de 1884 qui n\u2019est pas encore en bouteilles, Les consommateurs de Champagne peuvent douc se rassurer, car il existe dans les caves pour plus de quatre anuées de vin.C\u2019est, du reste, la proportion habituelle.LA PEINE DU FOUET Les autorités du pénitencier de Saint- Vincent de Paul\u2019 se voient dans la pénible nécessisté de rétablir la peine du fouet, depuis plusieurs années mise de côté.Le mauvais esprit qui existait depuis quelque temps dans cette institution était tel qu'un bon nombre de personnes étaient devenues intraitables.Le nègre Smith et Mulo Gauthier, les deux forçats qui ont battu le garde Boyer et frappé M.Ouimet, le député préfet, après avoirété condamnés à cinq douzaines de coups de fouet, à peau nue, n\u2019en ontreçu que deux douzaines chacun, Jes autorités se réservant le privilère de leur infliger les trois autres douzaines au cas de reci- dive.DEMANDÉ.\u2014Un agent résidant dans chaque village, ville et cité du Dominion, aussi des ægents voyageurs pour vendre nos nouveaux gazomètres à air à 50 pour cent meilleur marché que le gaz à charbon, et également bon.On a besoin d'aucun feu ou de for motrice.De toutes grandeurs, de 15 Burners à 1,000, pour maisons privées, magasins, hôtels, fabriques, moulins, rues, mines, etc.THB CANADIAN AIR Gas MAOHINE MANUFAG- TURING Co., 116, rue St-Erançois-Xauier, Montréal NOUVEAU MÉDECIN Le Dr Chas.Prevost qui vient d\u2019être reçu médecin, part ce soir pour les cantons de l'Est ; il va s'établir à St Pierre de La Patrie où demeure son frère, depuis déjà neuf ans.Nous souhaitons au docteur Prevost beaucoup de succès.ST-PIERRE DE BROUGHTON Le feu s\u2019est de nouveau déclaré cnez M.Louis Rouleau, ferblantier, le 16 courant.On a pu heureusement réprimer'le progrès des flammes en coupant une partie du plancher de bas.On suppose que l'incendie s\u2019est allumé par des étincelles sortie de la petite porte du poèle.Le foin ainsi que les grains et légumes ont une faible apparence.À moins de grands changements, la récolte sera médiocre.NOMINATIONS Il a plu à Son Honneur le lieutenant- gouverneur en conseil, d\u2019adjoindre, à la date du 17 juin courant, les messieurs dont les noms suivent à la commission de la paix : District de Saguenay : \u2014 Samuel Robinson, de Saint-Joseph de la .Tabatière, dans\u2019 le Labrador, comté de Saguenay.; District de Gaspé :\u2014Jean Cyr, fils de François, cultivateur, et Jean Guite, fils de François, marchayd, tous deux du township de Maria dans le comté de Bonaventure.\u2014Ceux qui veulent conserver un air de jeunesse, entretiennent et fortifient leur chevelure avec la Vigueur des Cheveux d\u2019Ayer.A ST-SAUVEUR Nous sommes heureux de constater | qu'il se fait des progrès dans cette municipalité depuis quelque temps.Nous ne pouvons trop féliciter les citoyens du zèle qu'il déploient à entretenir leurs cours dans un état de propreté qui ne laisse rien à désirer, L\u2019heureuse idée de blanchir les pro- priélés, suggérée par le conseil, est mise en pratique dans toute la !ocalité.Aussi les personnes nommées pour surveiller Ces améliorations, surtout iadispensa- ble dans un temps où lès épidémies de toutes sortes sont à appréhender, s'acquittent fort bien de leurs devoirs.Le pavage d\u2019une partie des terraius Smith sera, croyons-nons, terminé pour samedi prochain.Lus cu!tivaleurs pourront alors - aller s\u2019yinstaller pour y vendre leurs denrées, fruits, légumes, ete.Les citoyens de la rue Boisseau ont droit à dés félicitations pour l'amélioration d\u2019une partie de celte rue.Cette dernière a été macadamisée.Le contracteur et fournisseur de pierres, M.Parant, s\u2019est très bien acquitté de sa tâche, ONGUENT ET PILULES HOLLOWAY\u2014 Douleurs Hhumatismates et Tic-Douloureux.\u2014 Ces maladies dominent beaucoup dans ce pays et elles sont fréquemment des plus Jesoluntes ; elles ont, quelque fois, depuis des années, défié la science médicale de soulager leurs victimes Dans aucun vas, les Médecines Holloway n'ont manqué d\u2019obtenir la guérison.L'Onguent exerce une influence particulière et salutaire sur les nerfs et les muscles ; relâche les spasmes et réduit la douleur.Les attaques deviennent bientôt plus modérées et les intervalles de paroxysme, plus longs, jusqu'à ce qu\u2019ils cessent tout a fait.Les Pilules restaureni le corps à la force et À la santé, de faible et débile qu\u2019il était.Des personnes alitées depuis des mois, par suite de douleurs rhumatismales, ou d\u2019enflures, après avoir employé cet Onguent, out été guéris dans un espace de temps incroyab'ement court.LO.Aux Nouveaux Abonnés ! CONDITION : $1.00\u2014 Pour une \u2014$1.00 vous recevrez le Journal pendant un an, ainsi que les trois volumes mentionnés plus bas qui sont d\u2019une grande utilité.Ne munquez pas de vous abonner au Journal des Campagnes qui se publie tous les JEUDIS, contenant 16 pages de matière à lire.En outre, nous donnons comme prime aux nouveaux abonnés TROIS MA NIFIQUES VOLUMES consistant en : Le Petit Mois du Sacré-Cœur, Le Recueil des Recettes et le Medecin a Ia Maison, Le trnité sur lo cheval et ses mas Indies.S'ADRESSER A ELZEAR BEDARD, Agent du Journal des Campagnes.9, RUE BUADE, QUEBEC.\\ 0@=Seul autorisé a donner les Cadeauz aux nouveaux abonnés.ARTS SES SAES a Décès SEE IRE A St-Hugues, le 21 juin, dame Amala Phaneuf épouse de M.Isidore Charbonneau, à l\u2019âge de 20 ans.A St-Valérien de Milton le 20 juin, M.Régis Messier, cultivateur, à l\u2019âge de 59 ans.A l\u2019Hôtel-Dieu, St-Hyacinthe, le 25 juin, Joséphine Cabana, veuve de J.Martin bault, âgé de 87 ans.A St-Hyacinthe, le 21 juin, Joseph Berge-ron, sellier, âge de 27 ans, époux de Adélaide Lawior.A Montréal, le 16 du courant, à l\u2019âge de 53 ans, Dame veuve Adélaide Lecuyer.À Plattsburg, N.-Ÿ.Louis Pratie, marchand de 52 ans et 4 mois, A Ste Madsleine, le 16 juin à l'âge de 14 ans 10 mois, Philias Bernard, fils de M.J.B.Bernard, fils, cultivateur.A St Hyacinthe, le 9 juin, J.B.Gaboury, bourgeois, âgé de 88 ans.A St Hyacinthe, le 8 juin, Aug.Pichet, à l'âge de 88 ans.A St Hyacinthe, le 10 Juin, Eugénie, âgée de 17 ans, fille de feu J.B.Allard.A St Hyacinthe, le 10 juin, Albina, âgée de 11 ans, fille de feu Joseph Thôtreault.À St Pie, le 21 juin, Zéphérine Desjardins, âgée de 29 ans, épouse de François Côté, cordonnier.le 25 courant, Mzordonnier, à l'age A Montréal, le 21 courant, à l'âge de 22 .ans, Dame Marie Philomène Hermine Elmina Foisy, épouse bien aimée de G.MarsoïBis, marchand. 12- : JOURNAL DES CAMPAGNES ae EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Echos et nouvelles TORPILLES ET TORPILLEURS Une prande et importante découverte préoccupe en ce moment les ministères de la guerre et de la marine de France.Il nes'agit de rien moins que d\u2019une révolution dans l'art militaire naval.Le colonel Sebett, après de longues et patientes recherches, vient de créer un type de torpilles et de torpilleurs qui doit compléter d'une façon formidable l\u2019armement des flottes françaises.Les \u201c torpilles Sebett, dont la puissance laisse en arrière tout ce que l'imagination peut rêver, sont d\u2019une dimension relativement très petite.Elles sont excessivement légères et par conséquent très maniables, même par un seul homme.Pourvues aux deux extrémités d\u2019une enveloppe métalique à secret, elles peuvent être maniées, transportées et emmagasinées sans offrir plus de danger qu\u2019une balle de coton.Un seul deces engins suffit à faire sauter le plus grand cuirassé de n\u2019im porte quelle grandeur, avecla même facilité qu'une jonque.Ajoutons que la France est déjà outillée pour pouvoir développer le système du colonel Sebert, et en fournir en peu de temps toutes ses stations navales.Dans quelques jours, un certain nonbre de nouvelles torpilles et de nouveaux torpilleurs Sebert, vont être prêts à prendre la mer.UN SAVON PRÉCIEUX Le Moniteur de la Teinture décrit comme suit un savon pour enlever les taches en usage dans les ateliers de blanchiment et \u2019impressions sur étoffes et de teinturerie : Prenez 22 livres du meilleur savon, reduisez le en petits morceaux minces, placez le savon dans un chaudron avec 8% d'eau et 134 livres de fiel de bœuf.Couvrez et laissez le tout en repos toute la nuit.Le matin, chauffez doucement et réglez votre feu de façon à ce que le savon se dissolve sans être remué.Lorsque la masse est homogène et coule avec fluidité et qu\u2019une partie de l\u2019eau est évaporée, ajoutez É5, d\u2019une livre d\u2019esprit de térébenthine et fs d\u2019une livre de benzine et mélangez bien.Pendant que la masse est encore dans un état de fusion, colorez-la avec du vert ultramarin et de l\u2019ammoniaque et coulez dans des moules où la matière doit rester plusieurs jours avant d\u2019être employée.Ce savon agira d\u2019un façon parfaite.LA PÊCHE La pêche du hareng a été abondante sur nos côtes.On en a pris tant qu'on a voulu en prendre.Rlusieurs jours, ila été impossible de vider les seines.Nos bons habitants sont tout réjouis et nos fabricants de boîtes de homard ont dû se faire une abondante provision.Nous voyons qu'à Yarmôuth on commencé la pêche du maquereau qu\u2019il s\u2019y en fait fort de belles pêches depuis quelques jours.Le maquereau est gros et gras.On en exporte d\u2019énormes quantités aux Eats-Unis.On pêche aussi le homard qu\u2019on expédie vivant à Boston et à New-York où il se vend comme du beurre.La goêëlette Maria, de Pubnico, N.E., estrevenue des bancs de pêches de l\u2019ouest avec 170,000 livres de morue et 80 gallons d'huile.GRAND INCENDIE a 200.000 de dommages.\u2014Destruction de la \u201c* Fearman's Hamilton Port factory.\u201d Hamilton 16\u2014Les pompiers venaient- justement d\u2019éteindre le feu dans une vieille bâtisse sur la rue King, samedi dernier quand l'alarme se répandit que CT le toit de l'établissement de Fearman était en flammes.Le feu avait pris dans la charpente de la partie Est de l'édifice La chaleur était si intense qu\u2019il était impossible d'approcher, excepté dans les endroits abrités.À ce moment, tout le district se trouvait menacé : le feu se communiquait aux toits de plusieurs maisons, entr'autres de la fabrique d\u2019horloges et quelques autres bAtisses situées vers le nord-est.On a pu sauver, en partie, quelques portions de l\u2019établissement, celles situées à l\u2019ouest.L\u2019incendie se déchaîna avec fureur pendant quatre heures.La bâtisse peut être considérée comme entièrement détruite, et l\u2019o:1 en doit dire autant du contenu.L'assurance de l\u2019earman est de $103,000, dans les compagnies suivantes, en divers montants variant de $2,000 à $1,400 chacun : \u201c Citizens, Phœnix, Guardian, Royal Canadian, Lancashire, Queens, City of Loudon, Hartford, London & Lancashire, Glasgow & London, Imperial, Economical, National, Caledonia, Royal.Norwich, Union Fire Insurance Association.\u201d Les pertes ne sont pas encore siire- ment constatées, mais on croit qu\u2019elles dépasseront de $100,000 la valeur Ces assurances.ECROULEMENT DE DEUX MURS 12 Victimes Pittsfield, Mass, 16\u2014Deux murs d\u2019un pâté de maison en brique qu\u2019était à ériger ici Abraham Burbank se sont écroulés hier après midi, entraînant dans leur chute les plauchers des deuxième et troisième étages et ensevelissant sous les décombres une douzaine de charpentiers et de maçons.Anthony Murphy, poseur de briques, a été horriblement tailladé et écrasé et il est mort de ses blessures.Joseph Sugme a reçu une blessure dans le dos et des lésions internes.Geo, McAllistera eu un pied écrasé.Geo Milddlebrook a eu le crâne ouvert.Abraham Burbank a reçu une grave blessure au cuir chevelu.Il est probable que les inspecteurs vont condamner l\u2019édifice et ordonner sa démolition.Plusieurs parents des blessés vont instituer des poursuites en dommages.ACCIDENT Lundi soir, un des enfants de M.John Brady, arrimeur, s\u2019est coupé un doigt avec un couteau à trancher le pain.Le bout du doigt, c'est à dire toute la.première phalange, est resté sur la table.TENT ATIVE DE SUICIDE Vers 7 heures, mardi soir, au moment où le vapeur \u201c Québec\u201d s\u2019apprêtait à partir de Montréal et qu\u2019une foule considérable se pressait sur les quais,la nouvelle qu\u2019une femme venait de se jeter à l\u2019eau, au quai de la traverse de l'Ile Ste Hélène, a donné lieu à une panique.On se porta en masse vers le quai de la traverse, on vit une femme se débattant dans l\u2019eau et à la\u201c veille d\u2019être engloutie.M.Emond, employé à bord du vapeur \u201c Cultivateur, \u201d lui lança ver), mais elle la refusa.Mais heureusement l'affaire n\u2019avait pas échappé à l'œil vigilant de Joe Vincent, qui envoya de suite une chaloupe au secours de l\u2019infortunée et l\u2019aracha à une mort inévitable.On la conduisit à la station de police du port où elle fut logée pour la nuit.A la station de police, elle avoua se nommer Flora McDonald, âgée de 22 ans.Elle est arrivée depuis peu de Collingwood, Ontario.Depuis son arrivée à Montréal, elle habitait une maison de la rue Saint- une ceinture de sauvetage (life preser- Justin, lorsqu'hier après-midi, à la suite de copieuses libations, la guerre s'éleva et on la mit à la porte.C'est alors que poussée par la colère, après s'être fait une affreuse blessure à la main droite en frappant dans une fenêtre, elle s'achemina vers le fleuve avec la détermination de mettre fin a ses jours.La fille McDonald est d\u2019un physique très agréable et très bien mise.Elle a comparu devant le magistrat de police qui l\u2019a condamné à six mois de prison.LES APPARENCES TROMPEUSES Une employée d\u2019un des grands magasins de nouveautés du quartier du l'a- \u2018| 1ais-Royal, à Paris, Mlle Emilie Toteint, avait su si bien capter par ses manières insinuantes la confiance de ses patrons qu\u2019elle avait eu dans la maison un avancement rapide et au bout de quatre ans se trouvait une des plus impor tantes vendeuses du rayon des confections.Cependant, depuis quelque temps, des vols nombreux se commettant dans ce rayon, 'administration en informa la police.Deux agents de la sûreté furent chargés d'y exercer uns surveillance spéciale.Ils firent bientôt une découverte stupéfiante.L\u2019auteur des vols n\u2019était autre que l\u2019employée modèle, Emilie Toteint.La malhe ureuse, arrêtée, commença par nier énergiquement, avec des attitudes de victime d\u2019une caloznnie.Malheureusement.la fouille pratiquée sur elle amena la découverte d\u2019un sac de cuir placé sous ses jupes, et contenant deux Coupons de dentelle d'une grande valeur.Le magistrat chargé de l'enquête opéra au domicile de la prévenue, rue des Bons-Enfants, deux perquisitions, et l\u2019on trouva pour la première fois pour 8,312 francs, la seconde fois pour 9,000 francs de marchandises volées au magasin de la vendeuse.La dernière de ces perquisitions, à laquelle assistait la coupable, donna lieu à un incident dramatique.Passant dans un couloir, elle souleva une tapisserie qui cachait une porte.Avant que les agents aient pu l\u2019en empêcher, elle ouvre la porte, entre, et la referme à clef sur elle, laissant ses gardiens stupéfaits.\u201c Enfoncez la porte !\u201d crie -le commissaire.Un inspecteur se précipite, fait sauterun pannean d'un coup d'épaule, pénètre dans la chambre et rattrappe par ses jupons la vendeuse qui allait se précipiter par une fenêtre ouverte.Elle a été dirigée sur le Dépôt.LOUP-MARIN On nous écrit du Cap-Santé que M Pierre Doré, fils, mesureur de bois aux chantiers Sewëll, a tué ces jours derniers un magnifique loup-nfarin sur le bord du fleuve, en face des scieries Jacques-Cartier.GRAND INCENDIE Plusieurs maisons de la rue Mignonne complètement détruites par les flammes \u2014 815,000 de dommages \u2014 Mort de l'enfant de M.Ludger Mirault, dgé de cinq ans.Mardi après-midi vers 4 heures, une alarme a été donnée à la boîte 84, pour éteindre un incendie qui s'était déclaré dans une cour à bois, la propriété de M.Ludger {Mirault, demeurant au No.240 rue Mignonne, Montréal.Quelques instants après, les pompiers étaient sur le théâtre de l'incendie, mais en dépit de tout le courage qu\u2019ils déployèrent, les flammes se communiquèrent à plusieurs autres bâtiments qui se trouvaient près de l'endroit.Puis les flammes commencèrent à s'attaquer aux maisons portant les Nos.232, 234, 246, 238, 246, 244, 246, 248, 250, et 2504 rue: Mignonne.La fumée qui provenait de cet immense brasier était tellement intense que les pompiers ne pouvaient que difficilement continuer leurs opérations, Après de nombreux efforts on réussit à sauver plusieurs maisons, et les principales victimes de l'incendie sont MM.Hercule Dupré, C, H.A.Guimond et Ludger Mirault.La maison et les hangars de M.Hercule Dupré sont devenus complètement la proie des flammes, et ce dernier évalue ses dommages de $500.00 à $600.00.Il était assuré A la Mutual Assurance Company.M.Guimond déclare qu\u2019il a subi $700.00 à $800.00 de dommages, par la destruction de sa propriété.M.Mirault a perdu trois chevaux évalués à plusieurs centaines de piastres et ses écuries contenant divers articles, s\u2019élevant à un montant assez considérable, ont été aussi complètement détruites par les flammes.M.Ludger Mirault a eu aussi la douleur de perère son \u2018fils âgé de cinq ans, qui est demeuré enseveli sous les décombres, et qui a été reliré quelques instants aprés par les pompiers Renaud, Richard et St-Pierre.Au moment où s\u2019est, déclaré l'incendie, Mad Mirault était-allée en pèlerinage A Saint-Anne\u2018de Beaupré, et n'a appris que le matin suivant la triste et douloureuse nouvelle.Les dommages sont évalués à $15,- 000.On croit que le feu a été mis par le jeune Mirault., LA CONSOMPTION auÉrIE\u2014Un ancien médecin, qui ne pratique plus maintenant, a eu en sa possession, grâce à un missionnaire des Indes Orientales, la formule d\u2019un remè< de végétal fort simple pour la guérison prompte et permanente de la consomption, des bronchites, de la catarrhe, de l'asthme et des maux de gorge et des poumons et aussi pour la cure positive et radicale de la élibité nerveuse et de toute les douleurs nerveuses.Après avoir essayé les pouvoirs élonnants de guérison de ce remède dans des millers de cas, il crut de son devoir de le faire connaître à ses compatriotes malades, Poussé par ce motif et par le désir de soulager l\u2019humanité souffrante, j'adresserai franc du port, à tous ceux qui le désirent, cette Jodonnance en allemand, en français etl en anglais,avec la direction voulue pour prépas rer ce remède et en faire usage.Envoyer parlamalle avec un timbre, à l'adresse suivante : W.4.Noyes, 149, Power's Block ochester, N.F.Québec, 16 octobre 1884\u20141 an.INCENDIE On écrit de St-Georges, Beauce, que mardi après midi, vers une heure, le feu s\u2019est déclaré dans la scierie de M.Louis Gendreau, laquelle a été complètement consumée ainsi que la manufacture de bobines de MM.Wright et Thorrop, la chatssée, plusieurs maisons construites pour les ouvriers, et la maison et la grange de M.B.Haggan.Les flammes activées par une forte brise du sud-ouest, ont consumé en un instant toutes ces bâtisses et la plus grande partie de leur contenu.C\u2019est avec une grande peine qu\u2019on a pu préserver les\u2019 résidences de M.Gendreau et de M.Michael Cahill.Les pertes se chiffrent par plusieurs mille piastres.Ily avait dans ces moulins doux - engins à vapeur.\u2018 EXPÉDITION DE CANONS Deux des canons se chargeant per la culasse, récemmet reçus d'Angleterre à la citadelle, ont été expédiés de Québec au nord'OQuest.70 \u2014Des cures merveilleuses ont été opérées, dans tout le pays, par la Salsepareille d'Ayer.Les attestations sont à la disposition du public. RNAI DES CA am - .+ = A ; .ri a .io.ee 5 % Be, \u2019 Wt .*.\\ : Lai \\ > \\ wr 0h MPAGNES cre estate es - Feuilleton dn Journal des Canipagnes Québeo, 25 Juin 1885.\u2014No 4 pe THON DU ELT (Suite) \u2014Mais, messieurs, poürsuivit-il, si quelquefois le crime se fronve entouré de circonstantes préparées à souhait pour le romancier et le dramaturge, il n\u2019en est que plus obligatoire pour la justice de le dépouiller de tout intérêt étranger et de le montrer dans sa nudité hideuse.Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019un forfait ordinaire, d'un homme assassinant un autre homme sur une grande route pour-le voler.Le meurtriér est l'ami de la victime, il est\u2019son obligé.C'est pour se soustraire à l'obligation de restituer plus tard une somme générense- ment prêtée, que l'accusé immola lachement Louis le porte-balle.Et quel homme était-ce \u2018que cette victime ?Les débats vous l\u2019ort appris.Louis était la \u2018probité, l'honneur même.Il vendait sans apreté, économisait sans avarice.Tout à l\u2019heure, messieurs, et j'en snis profandé- ment ému, sa fille est venue lever les derniers voiles du cœur de son père et dusien.Le colporteux rêvait d'mnir Douce a Marcel.= ~~ | Il arrive aux Ormes, trouve.son ami soucieux, le questionne, apprend que son fils veut épotser \u2018une riche | & héritière, bt, sans réfléchir, sachant que sa généreuse fille l'approuverait, il reniet à Claude la dot de Douce afin que Marcel soit heureux.Mais à peine Claude a-t-il palpé cette somme que le démon\u2019 de l'argent s'empare de lui, comme il s'était jadis saisi de Judas.Il rêve \u201cde s'approprier complétement les sept mille francs t'on lui - confie.Louis le quitte, laude offre de le réconduire ; sur l\u2019établi se trouvaient ses outils de sabotier, il en prend un au hasard et sort.Pendant le trajet, les deux hom mes parlent sars dètite amicalement, ils vont se séparer; Claude terre dans sa main l'instrament mortel.Louis tombe, Louis expire, étendant les bras vers la Vierge au Chêne.L'avocat général établit ensuite la complicité de Marcel.Bien qu'on ne pût prouver qu'il eût aidé à per- pêtrer le crime, on devait croire que sa visite aux Aubiers servait à lui ménager un alibi.Il termina son réquisitoire d'une façon violente : \u2014Soyons sans pitié pour ces deux misérables, dit-il comme ils ont été sans pitié pour le porte-balle ! Montrez-vous justes jusqu'à la sévérité.N'oubliez pas, messieurs, que les adversaires de la peine de mort sont en quelque.sorte -responsables des crimes des récidivistes! = © .En ce moment, on emporta Madeleine évanonie.LL L\u2019audience se tronva un moment suspendue.: te Les conversations s\u2019engagèrent.En général, on.jugeait le \u2018réquisi- | général, ] gear equi -voix lente.toire admirable.- ; Lorsque Antonin\"Leguével.prit la parole, sa profondé émotion le servit mieux qu\u2019un talent consommé.Il enleva son auditoire, sans chercher à le séduire.Le point sur lequel il s'appuya d'avantage dans sa défense fat un détail négligé par l'instruction et qui, selon lui, devait renformner tout le secret de cette cause.On n\u2019a \u201cpas oublié qu\u2019an lambèau-d'étoffe rongeatre avait été trouvé dans la main crispée du porte-balle.Oe lambeau arraché an vêtement de l'assassin indiquait assez que la justice s\u2019égarait dans son accusation.| Le meurtrier avait disparu.Il avait assassiné le colporteur pour le voler.Déçu dans gon attente puisque Louis venait-de se dépouiller en taveur de \u201c Claude, ne trouvant rien dans les: poches ni dans la ceinture de sa victime, il avait disparu sans laisser trace de sôûn passage dans le pays -Le paroir qui avait servi à commettr le-meurire avait été volé aux Trézek ou fortuitement trouvé.Enfin Antonin lutta pied à pied contre l\u2019aéeu- sation, tenta de l'anéantir, en appela à la-justice divine, comme à la pitié \u2018des hommes, et,.au nom de toute la vie honorable.des Trézek, demanda leur double acquittement.__ Quand il eut.fini Claude lui prit, les mains : .\u2014Vous avez bravement parlé, monsieur, lui dit-il.\u2014Espérez, répondit l'avocat.\u2014Oui, monsieur, j'espérerais si les jurés prononçaient maintenant leur verdict ; mais le président va parler et refroidira l\u2019émotion que vous avez fait naître.Antonin soupira.Il sentait que Claude raisonnait juste.En effet, la parole calme et méthodique du président tomba comme une pluie glacée ; le résumé des débats renouvela le réquisitoire.Antonin jeta sur Claude un regard navré.Il le vit aussi tranquille qu\u2019à l'ouverture de la séance.: 10 Marcel, gagné par cette résignation ou écrasé par la fatigue, avait la.même attitude._ Le jury se retira pour délibérer.On emmena Claude et Marcel.Encore une fois l'angoisse s'empara dela foule, une angoisse terrible, cruelle.La- délibération se prolon- eait.' * Aprés une heure et demie, le jury rentra.Le président paraissait vivement impressionné, et ce fut d\u2019une voix étouffée qu\u2019il lut une déclaration par laquelle Claude et Marcel Trézek étaient reconnus coupables, avec admission decirconstances atténuantes.\u201cLes accusés entendirent prononcer contre eux la peine des travaux forcés à perpétuité.On leur demanda s\u2019ils objectaient uelque chose contre l'application e la peine.Ils répondirent : \u201c Non \u201d d\u2019une voix accablée.Madeleine fendit la foule et se jeta dans les bras de son père.Douce s\u2019avança lentement jusqu\u2019à la table sur laquelle se trouvaient l'instrument du meurtre et les autres pièces à con- wiction.Messieurs, dit-elle, cet outil sanglant et ce lambeau d\u2019étoffe font partie de l'héritage de' l\u2019orpheline, me les refuserez-vous ?: \u2014Non, mon enfant, répondit le président ; mais à quoi vous servi- ront-ils ?' - \u2014Peut-être à découvrir le véritable meurtrier, répondit Douce.\u2026 Et, du même pas rigide, la jeune fille descendit et regagna sa place.Mais quand elle vit les gendarmes saisir les Trézek pour les emmener; sa force faiblit, et, s\u2019agenouillant devant Claude : | \u2014Bénissez-moi, dit-elle.\u2014Va, ma fille, en paix avec Dieu et avec ta conscience ! ; \u2014Adieu ! Douce ! dit Marcel d\u2019une Antonin rejoignit les Trézek à la prison.\u2014Mes amis, dit-il, l'épreuve est horrible ; gardez bon courage, je ne vous abandonnerai pas.Puis-je par quelque chose alléger votre chagrin?\u2014 Monsieur, répondit Claude, nous sommes innocents, obtenez qu\u2019on ne nous envoie pas à Cayenne, cet exil- là serait la mort, et la vérité se fera un jour pour nous.Vv + Douce suivit Musaraigne au village des Urmes.Qn nomma un tuteur à l\u2019orpheline, et l'avocat des Trézek accepta cette charge paternelle.Les membres du jury, le soir même de la condamnation des Trézek, signèrent une pétition demandant le séjour de Brest pour ces malheureux.Cette prière fut exaucée.Antonin s\u2019occupa de la fortune de Douce.Cette fortune était modeste : la maison \u2018de Closay, les sept mille francs remis à Claude et quelques marchandises.| A peine Yorpheline se fut\u2018elle ink- tallée dans la chaumière de \u2018 Musaraigne, qu\u2019elle commença \u2018\u2019à exécuter un plan discuté avec M.Leguével.La maisonnette de la vieille femme, cachée dans uri pli de terrain, s\u2019apercevait à peine de la grande route.Le toit de paille se confondait avec les genêts, et les branches de deux vieux noyers dissimulaient les murailles.s Entre cette demeure peu solide, mal close, qui abritait la pauvresse depuis tant d'années, et le Chéne à l'Image, on ne comptait guère plus de deux kilomètres.Ce voisinage parut convenir à la jeune fille.Le chêne des Ormes est un de ces géants végétaux qui ont leur place au milieu des arbres types.Le l\u2019Etna, les platanes de Smyrne et de Cos, l\u2019if de la Motte-Feuilly, l\u2019orme de Brignolles, l\u2019érable de Trons sont connus des voyageurs.Le chêne des Ormes méritait \u2018une égale célébrité.Quelle date assigner à sa naissance ?Les vieillards assuraient | que, du temps de leur grand-père, le chêne était déjà le sujet de mainte légende.Les siècles avaient passé sur son front sans lui ôter sa couronne renaissante ; le tronc s\u2019écroulait comme un monument miné par sa ba- ches et le feuillage.Lé propriétaire de l'arbro entretenait une sorte de charpente dans l\u2019intérieur, afin de conserver longtemps encore cette merveille du pays.Depuis deux cents ans, au moins, la piété changeait l'arbre séculaire en chapelle.Une niche énorme abritait une statue de la Vierge.Cette statue naïvement sculptée respirait une grâce :incomparable.Le lendemain de son installation dans la chaumière de Musaraigne, Douce dit à son hôtesse : s \u2014Je voudrais acheter'le Chêne à l'Image.> \u2014Xt pour quelle raison, ma fille ?\u2014Je souhaite posséder le coin de terre où mon père fut frappé à mort.\u2014Cela est impossible, pauvre Douce ; le propriétaire de cet arbre est riche et vaniteux.C\u2019est Rabot le meunier, il nele céderaità aucun prix.\u2014J'irai lui parler.\u2014Garde-t'en bien! Si tu veux réussir, il faut attendre d\u2019oécasion.\u2014Attendre ! dit Douce, attendre quand mes amis comptent les heures es minutes pour obtenir justice et consolation.\u2014Si les hommes agissent lentement répondit gravement Musaraigne, Dieu ne saurait les abandonner car tous deux sont d'honnêtes gens et de bons chrétiens.e.\u2014Est-ce que la douleur ne conduit pas au désespoir, Musaraigne ?.\u2014Jamais quand on regarde la croix, ma fille! ~ -Yous parlez de patience, d\u2019occasion.Si Rabot tient au chéne a I'Image, sur quel incident comptez- | vous pour le dénider à le vendre ?\u2014Rabot est souvent malade \u2026 \u2014Eh bien ?, \u2014Quand la fièvre le mine, que de cruelles douleurs l\u2019\u2019assaillent, il m'a plus d'une fois envoyé chercher inntilement.: \u2014Rt à l'avenir ?demanda Douceraigne.Comme le vieille femme achevait ces paroles, elle aperçut un enfant courant à toutes jambes.\u2014Tiens, dit-elle, voilà Ori-cri, c\u2019est Dieu qui l\u2019envoie.châtaignier de Nencelles, celui de se.L'écorce seule soutenait les bran- \u2014J'irai, ma fille, répondit Musa-| L'enfant essoufllé s\u2019arrêta devant la pauvresse, la saluant avec un respect superstitieux, et regardant Douce pour se donner du courage : \u2014C'est pour \u2018vous dire en vous, disant, commença-t-il, que Rabot ne \u2018bouge pas plus \u2018que \u2018 l\u2019aile de son moulin quand ilne fait point de vent.Si c'était un effet de votre bonté de le venir voir.\u2014Le moulin n'est pas à ma porte répondit Musaraigne, et je n\u2019ai plus mes jambes de quinze ans.: \u2014Bricolle est dans le pré, objecta Cri-Cri.- \u2014C'\u2019est égal, mon garçon dis à Rabot qu\u2019il est assez riche pour mander un médecin ; je garde la clientèle des besoigneux.-Rabot me battra, en m\u2019accusant d'avoir mal fait sa commission.-\u2014Allons, viens, garçonnet ! dit Musaraigne ; je ne veux pas qu\u2019on te tourmente à cause de moi.La vieille femme s'éloigna avec Cri-Cri.Une demi-heure aprés, Musaraigne arrivait au moulin.Rabot, étendu sur sen lit, poussait des cris inarticulés, mêlés de blasphèmes.\u2014Elle ne viendra pas ! murmurait- il ; cette cousine du diable me lais- sera-mourir de douleur et de rage.Ah! le feu de l\u2019enfer ne doit pas consumer les damnés d\u2019une façon plus terrible que ces souffrances me dévorent.Cl Le bruit des sabots de Cri-Cri résonna dans la cour.Musaraigne parut, s\u2019approcha du lit, et considéra le malade avec une commisération railleuse.\u2014Je souffre ! oh ! je souffre ! répéta le meunier.\u2014Je'le vois, Rabot,la flamme coule dans vos veines, les nerfs se crispent, la tête brûle.\u2014Oui, c\u2019est cela, Musaraigne ; guérissez-moi, et je vous compte cent écus.\u2014Il ne me faut pas d'argent; j'exige seulement que vous me vendiez le pré de la Mare.Y songez-vous ?Dans le préde la Mare se trouve le Chêne à l\u2019Image ; à aucun prix je ne le céderai.Le curé, l'abbé Rameau, a déjà voulu me l\u2019acheter, afin d\u2019en faire un lieu de pèlerinage, et j'ai refusé.-\u2014\u2014N\u2019en parlons plus ! dit Musaraigne, en s\u2019éloignant du\u2019litdu malade.Adieu! Meilleure santé je vous souhaite.\u2014Vous me quittez ! s'écria le meunier ; vous me quittez sans me donner de soulagement ?\u2014 Puisque nous ne pouvons nous entendre.\u2014-Musaraigne, vous pouvez me guérir, car Martin se trouvait dans un état plus grave que le mien, et il est tiré d'affaire.Musaraigne secoua la tête.| \u2014Voyez-vous, dit-elle, il y a mal et mal, remède et remède.Quand j'approchai du lit de Martin, je sentis en moi que je pouvais le guérir ; il avait confiance et mioi bonne volonté Je voulus vaincre sa maladie, et j'en vins à bout.Martin est un homme doux et bon, amitieux pour moi.Vous, Rabot, vous me détestez, je le sens, au fond de votre âme, et ne venez à moi que par nécessité ; or, si le malade n\u2019a ni confiance ni amitié pour le médecin, la cure est mau- Vaise\u2014 Je vous offre cent écus, répéta Rabot.\u2014J'accepte mieux un service qu\u2019un salaire.\u2019 Musaraigne leva le loquet de la porte.Rabot poussa un gémissement.La pauvresse sortit avec lenteur et traversa la cour.Le meunier se tordait sur son lit, la sueur coulait de son front, ses os craquaient aux jointures.Rien à espérer, dit Rabot ; elle 14 .; [ , _ \u2019 : Cee .zt .~ me laisserait mourir comme un chien; | mais vendre le chêne ! \u2018Une crise terrible luifit pousser un hurlement de douleur, et, vaineu par la souffrance, il dit à Cri-Cri : \u2014Oours après Musaraigne, et ramè- ne-la.L'enfant rejoignit la pauvresse.1 \u2014 Rabot vous prie de revenir, dit- il., Quand Musaraigne \u2018se trouva près du meunier, elle Tai demanda s'il pouvait écrire, \u2014Je ne crois pas ! répondit le malade.\u2014Alors, pourquoi me rappelez- vous ?\u2014Afin de vous engager ma parole.\u2014Vère ! le serment d\u2019un agonisant est une méchante monnaie quand il a repris vie.Ori-Cri, cherche dupa- pier et de l'\u2019encre\u2026 Redressez-vous, Rabot ; dans un instant vous serez mieux ; les affaires bien faites tranquillisent tout le monde.Avec des efforts inouiïs, le meunier écrivit une obligation de vente provisoire consentie a Douce.Quand Musaraigne tint le - papier, elle tira de sa poche un petit pot d\u2019onguent et dit au meunier : \u2014Frottez les membres malades pendant un quart d'heure et vous vous trouverez soulagé.Je reviendrai demain.= 4, Musaraigne courut chez le notaire fit dresser l'acte de vente et revint chez Rabot.Elle le trouva debout et guéri.La bonne santé dont il jouissait lui eût fait aisément oublier es tortures de la veille, et inspiré le souhait malhonnête de retirer sa parole, s'il n\u2019eût pensé que la vieille femme avait aussi bien le pouvoir de lui rendre les douleurs que celui de les lui ôter.Il n\u2019osa donc point refuser sa signature, et, à partir de cette heure, Douce devint légalement propriétaire du Chêne à l\u2019Image.Le soir, la jeune fille écrivit à M.Leguévela réponse de l\u2019avocat se terminait par ces lignes : \u201c À la fin de la semaine, mon ami \u2018Auguste Landier se rendra au village des Ormes et fera ce que vous désirez.\u201d En effet, un samedi la -voiture faisant le service des voyageurs s'arrêta devant l'auberge de Basile ; il en descendit un jeune homme de vingt- cinq ans qui, après avoir déjeuné, prit un album sous son bras et s\u2019informa de la demeure de Musaraigne.\u2014J\u2019y vas, monsieur ! dit une voix d\u2019enfant, si vous voulez, marcher quant et moi.Co Chemin faisant, le peintre .et son guide entamèrent l\u2019entretien.- *.Wate demeures-tu ?; demanda l\u2019artiste LE TS \u2014Ohez Bäbof Te méuñier.\u201d \u2014Tu te nommes ?.| \u2014Ori-Cri, pour.vous.Servir ; c\u2019est pas trop un nom {dé \u2018chrétien ; mais dans les sillons gn troûvé une petite bête qui s\u2019appélle\u2019 comme cela.Elle ne fait de mal à personne et n\u2019exige pas grand'chose pour vivre.On me ramassa .un matin dans les champs entre des épis et des bluets, et on m\u2019appela Cri-Cri\u2026 \u2018une pauvre femme du village m\u2019apporta dans son tablier et m'éleva au milieu de ses cinq enfants.Dès que j'ai pu travailler, je me suis mis au service de Rabot.Ilne fait pas trop bon chez lui, mais je gagne du pain et des sabots.\u2014Tu connais Musaraigne ?\u2014-Oui, répondit l\u2019enfant d\u2019un voix craintive.\u2018 \u2014Elle est bonne pour toi ?\u2014Pour moi et pour d\u2019aucuns ; n'empêche qu'on ne l\u2019aucuse d\u2019avoir des accointances avec l'Esprit malin, et que je ne m\u2019épeure quand jentre à là masure, dans la crainte de voir un crapaud habillé de vert sur la table, et proche de la cheminée le balai qui lui sert pour se rendre au sabbat.| « Ty ps 5 \u2018 # { a te on i\" 3 Lu ~~ oR 2702 \u201d > re ES Cer a 8e Cae UFR 4 | pL NTE JLo .Cy - - net Cg JOURNAL DES CAMPAGNES :*; Te Auguste Landier ne put s'empêcher de rire.fille du porte-balle.tronc d\u2019arbre où, plusieurs mois auparavant, avaient pris place les jéame étranger, elle devina qu\u2019il était \u2018ami de M.Leguével.\u2014Je me rends à vos ordres, lui dit l'artiste.: \u2014Merci, monsieur/répondit Douce Voicice que je souhaite de vous.Regardez cet arbre là-bas.\u2026.On l\u2019appelle le Chêne à l'Image.Jadis de pieux pèlerins s'asseyaient sous son ombre ; les curieux y viennent au- jourd\u2019hui.Sur la route.en face.la dit la jeune fille en traversant le chemin, mon père est tombé sous l'arme d'un meurtrier\u2026ll tomba la face \u2018tournée vers le ciel, le bras gauche étendu du côté du Chêne à l\u2019image.Je souhaite, monsieur, que vous reproduisiez ce paysage, et que vous y ajoutiez le cadavr: de mon père, dans la position que je viens de vous décrire\u2026 mais ne, craignez-vous pas que ce dessin vous rappelle trop souvent.un irréparable malhéür ?À \u2014 Peut-être m\u2019aïdera-t-il à en-pré- venir un autre, monsieur.Auguste Landier s\u2019assit, ouvrit son album et commença son dessin ; au bout de trois heures il' était terminé.: L'artiste le tendit à Douce.\u2014Cela est fort bien, dit-elle ; maintenant je souhaite que ce dessin -Que comptez-vous .donc faire ?demanda Auguste Landier.\u2014Les vendre, répondit Douce avec calme.\u2014\u2014Les vendre vous ?\u2014Moi dans les foires, dans les marchés.La fille de Louis le porte- balle offrira aux chalands l\u2019image du chêne au pied duquel on assassina son père.Laudier regarda Douce avec .une triste surprise, et répondit froidement : \u2014Vous aurez prochainement des épreuves.La\u2019 journée s'avançait, l'artiste allait prendre congé dela fille du porte-balle, quand Musaraigne parut.Elle salua le jeune.homme et lui offrit de se reposer dans sa maison.M.Landier accepta.Tous trois'se dirigèrent vers la cabane.Lesapprêts pu repas ne furent pas longs.Mnsaraigne saisit une poule noire et la saigna sans pitié.Pendant que Douce riait le musure.Elle renfermait deux courtil ; la seconde donnait \u2018sûr un petit potager.Le lit de Musaraigne occupait un des angles de la salle ; au pied du lit était un coffre ; en face, in dressoir chargé de vaisselle à fleurs.Sur la haute cheminée, un crucifix étendait les bras.Ce qui donnait à cette pièce un aspect bizarre, c\u2019étaient les paquets d\u2019herbes sèches pendus au plafond ; les peaux de coieuvres et de crapauds clouées le long des murs ; les chouettes empaillées se balançant aux solives ; les couronnes de verveine, les bouquets de gui accrochés dans les coins.Le jeune peintre ne put résister au désir de reproduire cette- intérieur étrange, et.achevait son croquis, quand Musaraigne rentra, tenant à la main une salade qu\u2019elle venait de cueillir.Deux coups de crayon donnèrent au jeune homme la silhouette de la pauvresse et la forme svelte de Douce apparut vaguement dans l'ombre du lit clos.Le repas fut simple et court, l\u2019adieu cordial ; le soir même Auguste rentra chez Basile.Il essaya de faire causer le cabaretier sur le drame de l'Image \u2014Voilà Douce, reprit l'enfant, la La jeune fille était assise sur le assassins de Louis En voyant le.\u2014Je vous obéirai, mademoiselle ; \u2018 \u2018soit tiré à des milliers d'exemplaires.| fl dressait le couvert, l\u2019artiste invento- pièces ; la première s\u2019ouvrait sur le.et sur Musaraigne, mais le cabaretier par.monosyllabes.- \u2014Une fière tête de coquin !.mur- l\u2019aubergiste.lithographier le dessin, du chêne et le portrait du-malheureux Louis.Ce fat Madeleine qui porta aux Ormes le paquet des sinistres images.Aux questions que lui adressa son amie, Douce se conténta de répondre : \u2014Je n'ai point de plan tracé, à l\u2019avance, et j'attendrai l'inspiration de chaque heure.Ton père et ton frère sont au bagne.Mon père est mort assassiné ! Il faut que je découvre le meurtrier de mon père et que je réhabilite Claude et Marcel.Le soir, Musaraigne demandait à Douce : \u2019 \u2014Quand pars-tu ?\u2014Demain, répondit la jeune fille.\u2014Et nous nous reverrons\u2026 ?\u2014Le 183 de chaque mois.Musaraigne pressa la jeûne fille sur sa poitrine.| \" \u201c \u2014Je crois qu\u2019il vous fallait.une enfant dit Douce, et l'\u2019orpheline trouve en vous une seconde mère !.+ t= \u2026 M VI LÀ La journée s'avançait, .\u2018journée torride pendant laquellé la nature entière paraissait languir.L'arbre demandait la pluie la terre la frai- cheur ; les animaux épars dans la campagne, accroupis et le mufle à terre, appelaient vainement un souf- e.Les travailleurs suant sous le labeur s\u2019arrêtaient pour essuyer leur visage.Les robustes filles, le front caché sous un chapeau da paille, la taille serrée par un mouchoir'à carreaux comme par une ceinture, haletaient, courbées vers lesillon.L\u2019excessive chaleur faisait redouter un orage ; fermiers, valets et métayers se hâtaient de terminer la besogne.Tout à coup, une jeune fille poussa un cri de terreur en voyant accourir un chien la langue pendante, le poil hérissé, quêtant, demandant, tout en peine, et qui paraissait aussi furieux qu\u2019affamé.À cette époque de l'année, la terreur des chiens enragés est grande.Celui-là, bien qu\u2019il ne présentât aucun des signes distinctifs de I'hydrophobie, inspira cependant une crainte si grande ala moissonneuse qu\u2019elle courut se jeter dans-les bras de son frère en's\u2019écriant: \u2014Un chien enragé ! un chien enragé 1 ; .A En un instant l'alarme fut donnée.Les travailleurs s\u2019arment de fourches, de faucilles : le chien effaré se jette au;milieu du groupe.et s'enferre dans les branches aiguës d\u2019une fourche.Il pousse un hurlement de douleur auquel semble de loin\u2018répondre un gri d'angoisse.Les hommes s\u2019acharnent après leur victime ; elle tente vainement d\u2019échapper à ses bourreaux ; blessée et saignante, elle fuit, laissant après elle un sillon rouge sur la paille fraichement con- pee.Mais le chien que l'on redoute cesse de se défendre ; ses regards mourants se tournent du côté de la route et s'arrêtent sur un vieillard: chancelant qui, d\u2019une voix plaintive, appelle : \u2014Fido ! mon bon Fido ! Mais Fido, qui tenté de se soulever pour répondre à cet accent connu reçoit à la fois un coup de faucille qui lui coupe profondément une patte de derrière, et un coup de bâton qui lui brise à moitié le crâne.1 retombe sur le sol et ne bouge plus.\u2014Fido ! Fido! répète le vieillard.\u2014 C'est drôle tout de même, dit un paysan, un chien dont le maître est = |du Chêne, sur le fille du porte-balle | ivrogne; mourir de la rage ! Mais une des moissonneuses, s'apse tint sur la défensive et répondit mura Auguste Landier, enobservant: Le lendemain, il s\u2019ocenpait de faire: oit être abattu.On le rejoint}il| l\u2019eau et lava les blessures N prochant de la lisiere du champ répond au jeune valet : \u2019 \u2014Vous.dèvriez rougir, Noël, de suspecter les gens sans les connaître, ce pauvre homme est aveugle.\u2014Arvengle ?mais alors, c\u2019est un chien que l'on vient de martyriser\u2026 \u2014Claudine, s\u2019écria la \u2018première moissonneuse, allez vers le vieillard, amenez-le ici.[ La jeune femme courut vers le vieillard.: : \u2014Venez, lui dit-elle vous avez besoin de repos, et vous partagerez notre diner.10° \u2014Avez-vous.va mon chien ?demanda l\u2019aveugle.à La moisonneuse évita de répon- re.\u2014 Quelle chaleur ! dit-elle, et combien vous devez avoir de peine à trouver du pain le long de la route.\u2014Oui, bonne gens | Et cependant en reçois assez pour moi et pour ido.La corde qui le tenait s'est cassée, il avait soif et il est parti en\u201d avant.Je l'appelle.depuis une heure\u2026 C'est que Fido, voyez-vous n\u2019est pas une bête ordinaire, mais.nne créature dont l'instinct ressemble à l'intelligence du cœur.Fido! Fido ! répéta le vieillard.; ; Guidé par Claudine, il entra dans lechamp.\u2018 .Les hommes et les femmes, tout à l'heure furieux et altérés du sang de la malheureuse bête, demeurajent attristés et contraints.2 Claudine fit asseoir l\u2019aveugle, lui apporta du cidre, lui tailla yn'chanteau de pain, sur lequel etle étendit ane tranche de lard, puis elle l\u2019iny\u2018ita à diner.\u2014 ; - LS Le vieillard-coupa la moitié de son pain et le mit de côté.\u2014OC'est pour Fido, dit-il donce- ment.Ce En ce moment la\u2019 misérable bête, saignante et blessée, mais qui respirait encore, poussa un gémissement si plaintif que l\u2019aveugle se leva tont droit, comme mûü par un ressort : \u2014Fido ! s'écria-t-il, Fido ! Ses mains tramblantes frappèrent ses genoux par un geste d'appel affectueux ; un gémissement plus douloureux lui répondit : Le visage de l\u2019aveugle exprima une horrible douleur, puis éclatant : qu a blessé mon chien ?deman- da-t-il.oo , La plus jeune des moissonneuses - prit l\u2019animal expirant dans \u2018son tablier, et l\u2019apporta au-vieillard.-Pardonnez-nous ! dit-elle, par- donnez-leur à tous, ils ont vu un chien sans maître, un chien errant, et.; \u2014Ah ! fit Je.malheureux homme, on a traité- Fido\u2019 en chien enragé.Bonne bête ! fidèle et bonne béte.Si vous saviez comme Fido m\u2019aimait.l'avoir assommé, lui ! qui mè léchäit les mains, il y a une heure à peiné\u2026.SI j'avais des yeux, je laverais, je banderais ses plaies.\u2026, on le sauverait peut-être.Vous me paraissez \u2018devoir être compatissante, jeune fille Gar vous avez la voix douce.Voulezvous m'aider à soigner Fido ?- La moissonneuse alla \u2018quérir de u chien ; elle-les banda ensuite avec des mouchoirs.Mais elle agissait plus pour consoler l'aveugle que dans l'espoir de sauver la pauvre\u2018 bête.Du reste, chacun lui venait en aide.On regrettait la précipitation avec laquelle on avait agi.Le vieillard se lamentait et se demandait ce qu\u2019il allait devenir.Le chien gémissait sur ses genouf.Claudine et la jeune moissonneuse restaient assises près de lui.\u2019 \u2018.Ecoutez, dit celle-ci, si vous n'avez pas de but dans vos voyages, je vous conduirai chez une femme qui guérira Fido.: \u2014Mon chemin n\u2019a pas de but.Je cherche mon pain de thaque jour et l'abri de chaque nuit.Je ferais » - » - in er vingt lieues à pieds, afin de chercher un soulagement pour Fido.\u2014Vous recevrez l'hospitalité .dans la ferme voisine, ob j'ai été emplogée pour le temps, deyJa mgjsgon;,on ren- ire les gerbes demain, je serai libre, ° La jeune fille n'acheya pas, elle considérait.d'uh foil effaté le, vêtement de l'ayeugle.; \u2018 ; C'était une sorte de houppelande d'un brun rougeâge, sur laquelle tranchait crûment une pièce de drap noir de forme irrégulière.,La moissonneuse porta la main à uñ cordon entourant son cou, tira un cachet de sa poitrine, l\u2019ouvrit, en sortit un morceau d\u2019étoffe de même nuance que le vêtement de l\u2019aveugle ei oussa un Cri mèlé de surprise et d\u2019effroi.Puis brusquement, à l'aide de son couteau, ellese mit à découdre le morceau de drap noir ; quand il fut enlevé, elle constata qu'il manquait un lambeau & la houppelande, et en rapprochant celui qu'elle tenait d\u2019ordinaire enfermé dans son sachet, elle.vit qu\u2019elle possédait, bien réellement le morceau déchiré au vêtement.de l'aveugle.\" Le Quand elle renferma- dans le sas chet la triste relique qu\u2019elle y gardait, elle tremblait convulsivement.\u2014Mon ami, dit-elle au vieillard, defaçon à n'être entendue .que de lui, non-seulement je vous promets de vous conduire prés de la, femme qui sauvera Fido, majs encore, je vous secourrai autant que jé le puis dans votre misère, si j'apprends d'où viènt l\u2019habit que vous portez.= i \u2014On me l'a \u2018donné, répondit le.vieillard avec douceur.M y ades bonnes gens dans le monde, de bien bonnes gens.Je me tronvais dans un petit village.1 +0 \u2014Qui s\u2019appelle ?demanda la moissonneuse.ji _ LL \u2014Attendez\u2026 Fonillenbois ; oni, Fouillenbois\u2026 La nuit venait, j\u2019avait faim, mon chien paraissait las.Je traversais la rune du village ; tout à coup une petite fille s\u2019écrie : \u201c\u2014Oh! père un aveugle et Tn.caniche.] Veux-tu me permettie de faire - com-, me du temps de maman, et de donner mon dîner au pauvre ?\u201d J'entendis un baiser résonner sur la joue de l\u2019enfant, puis une vôix amicale me dit : \u2018\u201c \u2014Partagez notre repas, et dormez chez nous.\u201d L'enfant saisit ma main et j'entrai.\u2014* Asseyez-vous me dit mon hôte, ls Blondine s\u2019occupe du souper.Ellé n'a que dix ans et déjà elle travaille comme une vraie ménagère ; elle a préparé toute seule la soupe au lard.C\u2019est une vraie bénédiction que ma Blondine.\u201d Je ne voyais pas la petite fille, mais je l'écoutais aller et venir doucement.Quand le souper fat prêt, elle porta la soupière sur la e, puis remplissant une écuelle, elle la tendit à Fido.\u2014 * Mange, dit-elle, tu es une bonne bête, et les hommes.doivent t'aimer.\u201d Je passai la soirée avec le tailleur et sa tille ; je dormis dans la chambre de sa femme qu\u2019il avait perdue, et dont il parlait avec religion ; je me levai au \u2018jour, mais pas assez vite pour devaucer Blondine.On était à la fin desseptergbre, les nuits devenaient fraîches ; l\u2019enfant, voyant que je tremblais an peu sous ma blouse de toile, jeta un fagot dans la cheminée, puis s'adressant à son père qui tirait déjà l'aiguille :\u2014 * Père; dit-elle, le pauvre a -froidl'hiver approche, si tu lui donnais la houppelande rouge, tu *sais\u2026 Blondine fut encoré payée de son conseil Par un baiser.Quand je me levai Pour partir, le tailleur me tendit ce vêtement.Je bénis mille fois.le brave homme, \u2018j'embrassai Blondine et je duittai Fouillenbois ; il y a uit mois de cela.\".\u2014Huit mois ! répéta la \u2018moisson- neusse.Voulez-vous revenir avec mois à Fouillenbois ?\u2018 0.4e =.we \" app US AF + \u2014Volontiers, mais.\" \u2014Vous tenez peut-être/le secret d toute ma vie.Co .Lia\u2018moissonneuse se.leva, parla bas 3 Olaudine, puisrelle revint vers l\u2019aveugle, dont elle prit la main, placa Fido dans son tablier, et suivit le char plein de gerbes qui portait dans lagrange les trésors del\u2019année.- iA la.campagne, mais surtout a l'époque de la moisson, l\u2019hospitalité des fermes est ample et cordiale.-Mathurin, maître de la métairie, fit donc bon accueil à l\u2019aveugle.Après le repas, il prit dans l'armoire un sac d'écus.\u2014Mes enfants, dit-il, les blés sont rentrés ; ils sont beaux et pleins ; je vais vous payer tous, vous remer- ciunt de vos bons services, et vous retenant pour le battage si vous le pouvez, même pour la fenaison prochaine.Chaque journalier s\u2019approcha pour recevoir sôn salaire.| Quand les comptes furent réglés, Mathurin fit apporter deux cruches de cidre, exigeant qu\u2019un les vidat a sa santé.Une seule personne ne ten- | dit point son verre, ce fat la moissonneuse qui, la première, était allée au secours de l\u2019aveugle.\u2014Âvant de nous séparer, mes amis dit-elle aux journaliers, permettez- moi de vous adresser une prière.Achetez une image à la pauvre fille.Elle dénoua un petit paquet et étala sur la table des images sinistres, en répétant : ' \u2014Achetez le dessin fidèle du Ohéne et le véridique portrait de Louis | le porte-balle.Il ge fit dans la sallo-un silence de mort.a La jeune fillp.promena autour \u2018d\u2019elle un regard perçant, et parut scruter toutes les physionomies, mais elle ne vit que d\u2019honnètes et paisibles figures.: +.Mathurin s\u2019avança-le premier, prit une gravuré et laissa quarante sous sur la table.Chaque travailleur en acheta une, la payant plus ou moins; .pùis on adressa à la jeune fille quelques paroles de commisération et de sympathie.: : Douce partages le lit de Claudine, ét dut lui apprendre dans ses moindres détails Ja mort de Louis, la condamnation des Trézek.Le lendemain, l'aveugle et l\u2019orpheline quittèrent la ferme.\u2014Kevenez-vous ! fut le dernier mbt de Mathurin.\u2014Je reviendrai, répondit Douce.Deux jours après, l'aveugle et la jeune fille s'asseyaient sous le Chêne à l'Image, et bientôt une vieille femme parut.\u2014Musaraigne ! dit Douce les bras tendus.ll ne fallut pas longtemps à la pauvresse pour voir quels soins demandait Fido ; elle ôta les premiers bandages, lia des éclisses aux pattes blessées, frotta les blessures avec son onguent, et promit de le sauver.Le vieillard se'\u2018coucha dans le fenil, et les deux femmes restèrent seules.La jeune fille raconta \u2018 l'épisode de l\u2019habit, et annonça son intention d partir pour Fouillen bois.\u2014I] y a du nouveau ici, dit Musaraigne, Chérau court à sa ruine.Le cabaret de Basile est remis à neuf on a fait venir des meubles de Vitré.Il se passera ici avant peu, quelque chose dont s'étonneront bien des gens.Pars pour Fouillenbois, quête, cherche la piste, je travaille ici à la même œuvre, et pour l'accomplir, ce n\u2019est pas trop de notre zèle à toutes deux.(à continuer) \u2018Le baron Von Mantenfel Vienne, 19.\u2014Les restes du Baron | Von Manteuffel seront transportés aujourd'hui à Berlin et de là au caveau de la famille au château Topper.- FRE 7 6 1 « .| Une lettre du general de Charette Notre ami, M.Charles Trudelle, ancien président général de l\u2019Union Allet'etfdéputéwégistraieur de cette ville, a reçu la lettre suivante que tous les zonaves liront avec intérêt.On verra que'le général n'oublie pas le Canada.Il est à espérer que Québec se\u2019 fera représenter au moins par un zouave à ces noces d'argent et qu'on trouvera moyen de se rendre à la gracieuse invitation du héros de Patay.LA Basse-Morre, CHATEAU-NEUP, (Ille et-Vilaine.Mon cher ami, Le régiment a été fondé en 1860\u2014 nous voici en 1835\u2014il a 25 ans\u2014et nous ne pouvous laisser passer sans les célébrer nos noces d'argent.Je vous convie donc à la Basse-Motte, pour le 28 juillet, et je suis heureux de vous annoncer qu\u2019un illustre personnage veut bien nous faire le grand honneur de présider cette fête de famille.Je fais appel à tous nos amis Français, Belges, Hollandais, Italiens, Canadiens.Veuez, je compte sur vous.Oui,mon cher ami, je compte sur vous, car la fète serait manquée si vous ne veniez pas ! Je sais que c'est uu long et dispendieux voyage, mais n'y aurait-il pas parmi vous uu camarade, que \u2018ses affaires appelleraient en France ! Mais si le cas ne se présentait pas\u2026.Eh bien.un chef, car comme président de l'Union Allet vous avez tous les soucis du commandement des Zouaves Canadiens.Il faut donc que nous puissions parler à ceur ouvert.Notre cœur de zouave est grand mais notre bourse\u2026\u2026l\u2019est moins.\u2014Or je tiens tellement à ee que les Canadiens soient représentés à cette fête de famille qu\u2019au besoin, je me chargerai de trouver les subsides de la guerre ! |; Mettez-vous donc en campagne, -et|- envoyez-moi un Zouave ! J'ai écrit à l\u2019abbé Moreau, Laroque, | Drolet, Renaud, et je vous envoie quelques circulaires pour que vous puissiez les distribuer !.vassscvese vonsssuse essounse Je ne vous dis pas adieu mais bien au \u2018revoir, et je vous embrasse bien fort.CHARETTE.Une experience par plusieurs Ayant supporté tant de souffrances suite d'indigestion, que je fus sur le point de perdre la vie ! es douleurs se faisaient toujours sentir après avoir pris de la nourriture, cependant légère et digestive ; : Pendant deux ou trois heures j'éprouvais des souffrances quelquefois insupportables Et le seul moyen de me procurer Du sou'agement ! \u2018Etait de réjeter tout-ce que mon estomac contenait ! ! Personne ne peut concevoir les douleurs que j'avais à endurer jusqu'au dernier moment.La maladie fut telle que pendant t ois semaines je fus obligé de gar der le lit, et je ne pouvais rien manger | ! Mes souffrances devinrent tellement atroces que je fis appeler deux médecins pour me donner quelque chose qui put arrêter mes douleurs.Leurs soins ne me firent aucun bien.Enfin, j'avais beaucoup entendu parlér de vos Amers de houblons ! et je pris la détermination d\u2019en fairé 1\u2019essai.Je m'en procurai une bouteille, dans quatre heures, j'en absorbé le contenu ! Le jour suivant, je sortis du lit, et je n\u2019ai jamais été, une seule heure depuis, malade de cette maladie.° Je l\u2019ai recommandé à des centaines d'au tres, Vous n'ayezpas de meilleur avocat que moi, Gzo.KuspazL, ALLsTON, Boston.À bas la cruauté.- Mass.Vous souffrez et vous laissez souffrir votre famille quand vous pouvez empêcher la maladie et la guérir si facilement avec les Amers de houblon ! ! 1 s@r\"Les véritables Amers de Houblon portent une grappe de Houblon vert sur l\u2019étiquette blanche.Ne faites usage d'aucune de ces drogues malsaines dont le nom contient les mots .# Houblon * ou ¢ Houblons.\"\u201d Le clergé francais Paris, 10.\u2014La Chambre des Députés a refusé, par un vote de 196 contre 120, d'exempter les prêtres du service dans les réserves \u201cde l\u2019armée.AE + SCROFULES.Les Scrofales gf, toutes les maladies scrofuleuses, tellgh que Ulckros, Plaies, Eryal- ; Pèles, Eczéma)\u201cPustules, Impétigo, Tu- \u2026 meurs, Charbon, Furoncles, Clous, et Éruptions de 1a Peau, sont le résultat direct do l\u2019inpureté du sang.Depuis plus de quarante ans, la SALSEPA- | REILLE D'AYER est reconnue comme l'agent le plus puissant pour le purifier.Elle délivre lo système de toute humeur malsaine, enrichit et fortifie le sang, expulse toute trace de traitement mercuriel, se montre en un mot l'ennemi redoutable et irrésistible de toutes les maladies scrofuleuses.Uno Guérison Récente d'Ulctres Scrofuleux.\u201c1 y a quelques mois, j'étais affligé d\u2019al- cères scrofuleux aux jambes.Elles étaient entlées et entlumées, et les plaies déchar- ualent des quantités de imatières putrides.dJd'employal sans succès une grande variété de remèdes.En deriuer ressort j'eus recours à In SALSEPARKILLE D'AVER et le résultat obtenu fut des plus satisfaisants, mes ulcères ont disparu, et tua santé s'est grandement améliorée.Je vous suis très reconnaissant pour le bien que votre médecine m'a fait, Je suis, avec respect, Mis, ANN O'BRIAN,\u201d 148 Sullivan St., New York, 24 Juin, 1882, XF\" Toutes les personnes intéressées sont invitées à se rendre chez Madame O'Brian.\u2019 L'écrivain bien connu du Boston Herald, Mn.B.W.BALL, de Rochester, N.H., écrit en date du 7 Juin, 1862: *\u201c Souffrant cruellement de l'Eczéma pendant des années, et ne pouvant trouver de soulagement dans aucun remède, je me servis de la SALSEPAREILLE D'AYER, et au bout de trois mois j'obtins une guérison complète.Je In considère conune un remède très précieux pour toutes les maladies du sang.\u201d La Salsepareille d\u2019Ayer .stimule et règle l'action des organes digestifs et -assimulatifs, renouvelle et fortifie les forces vitales, et guérit promptement les Rhumatismes, la Névralgie, la Goutte Rhumatismale, les Catarrhes, In Dé- Dbilité Générale, et toutes les maladies produites par un sang appauvri et cor- rumpu, et par une vitalité affaiblie.Elle est incontestablement le remède le plus économique, tant par la force concentrée que par l\u2019énergie puissante qu\u2019elle exerce sur la maladie.PRÉPARÉE PAR LE , Dr.J.C.Ayer&Co.,Lowell, Mass.En vente dans toutes les Pharmacies ; prix $1, six flacons pour 85, T LA COMPAGNIE DE MACHINES A TRICOTER DE TORONTO.FABRICANTS DE MACHINES A TRICOTER \u201cECLIPSE,\u201d 116, RUE BAY.5 © 9 5 = > g 5 & = = g Q a © > : > $ 5 2 2 8 > 2 5 5 2 ® © - 5 =) 5 = UN machine à tricoter ECLIPSE paiera dans toùte famille.Après avoir pourvu aux.besoins de la famille, on peut tricoter pour les voisins ou pour.le commerce.On ne peut faire un meilleure usage ee heures de loisir.Un jeune homme ou une eut gpner de $1.50 à $2 00 pe jour avec V'ÉCLIÉS .Les MARCHANDS peuvent fabriquer toute la bonneterie, foulards, mitaines, tuques, etc, dont ils ont besoin dans leur commerce pendant toute la saison, et +e la sorte tenir leurs commis constamment emploves.Les FERMIERS peuvent cunvertir leur laine en différentes sortes de marcha-dises et réaliser 400 pour cent de plus sur la laine qu'ils produisent.La seule machine à tricoter parfaile en est une qui possède un mécanisme (ribber) simple et sûr pour faire les côtes.L'appareil de ce ribber diffère des autres presque tous tous les rapports, et les juges Competents l'ont proclamé comme parfait.L'ÉCLIPS est la seule machine propre à l'usage ds la famille.a .Quebec, 8 avril 1885\u2014tantfps.CE JOURNAL a de pure l\u2019\u2019onounçe de journaux de GEO, P.RUWELL & CIE.110, rue Spruce) od l\u2019on peut passir les \u2018ntrais d'ennonces pour ce fournal à New-York.Oudh «WW @ ~~ \"384, +97 Avantages\u2018 Extraordinaires Au Bon Marche, Coin des rues St-Jean et Collins, \u2019 HAUTE-VILLE.~ + \u2014.0:;\u2014 .LA crise commerciale que nous subissons maintenant, étant la cause d\u2019ons grande dépression dans le prix des marchandises, je désire informer les acheteurs, que les effuis ci-dessous meationnds ont été achetés à Un escom vendue à un BON MARCHÉ exceptionne Indiennes de toutes sortes, depuis \u2026 Rtoflus à Robes de toutes sortes, .Cachemire français, tout laine \u2026 Soie Gros-Grain (Job).« Ottoman, broché unie,.\u2018 * Entoucas PARASOLS, UNE G pte \u2018considérable, pour de l'argent comptant ; 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