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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 16 juillet 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1885-07-16, Collections de BAnQ.

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[" zen NS deme Année JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissa nt tous les JEUDIS et contenant tout les nouvelles de la semaine.\u2019 Prix de l'abonnement :-UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANCS Strictement payable d'avance.Imprimé et publié par LEGER BROUSSEAU, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE No 9, Rue Buade, H.V., Qué bec.EY aq Sv re A propos de bétes Ce n'est pas seulement un -scandale, c'est une sorte d\u2019épouvante que donne le récit des fétes mondaines comme celle par laquelle a voulu se signaler l\u2019autre jour une noble dame, ui offrait à ses invités un si étrange ivertissement.Que dans les circonstances présentes, dans le deuil de l\u2019Eglise et l\u2019abaissement de la France, au lendemain-même des saturnales impies dont l'église Sainte-Genevière ravie au culte avait été le théâtre, on n'ait pas eu honte de se ruer au plaisir et de paraître à la fête en costume de bêtes, c\u2019est une telle aberration du sens moral que l\u2019épouvante, encore une fois, se mêle ici fort justement à l'indignation.Comment pourrait-il en être autrement, quand nous notons les commentaires inspirés par ces tristes fêtes à ceux qui se réjouissent de voir disparaître, en ces exploits \u2018de la folie, ce qui Testait de l\u2019ancienue France ?Nous avons, dit la Bataille, applaudi les nobles qui se font clowns ; Nous applaudissons ceux qui se font girafes.C\u2019est une nouvelle façon de se monter le cou ; celle-là, du moins, Ne cause pas d'illusions.Allons ! la mondrchi® n'est plus à craindre.Ses derniers défenseurs se rangent sous la bannière de M.de Buffon.Ceux qui ont commencé comme des héros finissent comme des bê- tes.Dans vingt ans,on lira cet avis dans le Figaro redevenu républicain, mais toujours polisson : \u201c Hier, on a enterré le dernier des nobles : quand il le voulait, c'était un chameau très dis- tingu 9 LE JOHNSON GIE L'industrie agricole doit toujours être Jeudi 16 Juillet 1885 Le Voltaire dit de son côté : Le Figaro dit aussi que les fêtes de la princesse de Sagan font revivre Versailles et Trianon.Je me représente un La Rochefoucauld de la cour de Louis XIV disant à une grande dame : \u201c Oh ! c'te \u2018dinde ! \u201d ou un Mortemart de Tria- Mon saluant ainsi Marie-Antoinette : \u2018\u2018D\u2019es rien chouette.! Le monde marche ! .Et la Petite République, raillant nos tristesses a ce sujet, se croit fondée à dire : Quoi, disent-ils, c\u2019est au lendemain du jour où on chassait Dieu du Panthéon que l\u2019on dansait chez la princesse !.Hélas ! oui, ce monde dansait, et ce monde danserait encore sur les ruines du Panthéon, sur les ruines mêmes de l'Eglise catholique ; car ce monde, qui ne parle que de respect, ne respecte rien et ne croit à rien.Car ce monde est convaincu qu\u2019il y a deux religions : celle des gens comme il faut, qui permet tout, et celle de la canaille, qui défend tout.Il nous serait facile de multiplier ces citations douloureusement instructives.Nous n\u2019en \u2018ferons rien, parce que nous n\u2019y avons pas le cœur, et d\u2019ailleurs celles qui précèdent suffisent au dessein que nous poursuivons et qui serait de faire réfléchir, s\u2019ils en sont capables encore, tous ceux dont l'attitude prête matière à de telles remarques.Hélas ! combien ne sont-ils pas nombreux ! Nous voudrions, en effet, pouvoir dire que c'est une exception dans ce qu\u2019on nomme ordinairement le grand monde que l\u2019empressement à s'enrégimenter parmi les \u201c bêtes \u201d que f- guraient à la fête de la princesse.Force nous est, au contraire, de constater, d\u2019après les journaux ad hoc, que ceux-là qui s\u2019y sont refusés forment une très minime exception.Nos lecteurs auraient, à coup sûr, de singulières surprises, si nous citions quelques-uns de ces noms qui s'étalent au long depuis plusieurs jours dans le \u201c Figaro, le Gaulois, le Gil Blas ou l\u2019Evénement, \u201d sans amener une seule protestation.On n\u2019a pas manqué de nous faire savoir que, sur deux milles invitations lancées, l'on n'avait pas compté trois cents lettres d\u2019excuses, et que celles-ci ve- \u2018Assemblée Le =\" Législative A mm 1 3 7 = ) PN Ze a + naient pour la plupart de personnes en deuil à qui, dans l\u2019oubli de leur chagrin on n\u2019avait pas craint d'eu- voyer une l'invitation.Or, veut-on savoir comment était libeilée ladite invitation ?Très originales, ces invitations, remarque le Figaro.Un joli dessin représente une théorir de volatiles et d'animaux variés se dirigeant, chacun avec sa chacune, vers un bal champêtre.Sur la porte du- bal on lit : \u201c Un animal, 1 fr.; un animal et sa dame, 2 fr.\u201d Et tout au bas, ces deux lignes à la main : \u201c Le 2 juin, on est prié de choisi< dans Buffon un costume ou bien une téte.\u201d Grand honneur, en vérité, que celui auquel pn conviait ainsi les personnes pour ce grand divertissement \u201c à la bête.\u201d Aussi les invités ont-ils eu à cœur de s'en rendre dignes.Trois et quatre colannes, dans chacun des journaux boulevardiers, sont occupées \u2018à décrire cette buffonerie d'un nouveau genre, depuis la mairesse de maison \u201c audacieusement déguisée en paon \u201d, dit un journal qui l'admire beaucoup en ce costume, jusqu'aux gentilshommes déguisés en ânes, en lions ou en tigres, en bourdons pourchassant des abeilles, en chiens formant une meute sous la direction d'un maître que l\u2019on nomme et qui les mène et ramène à là voix du gibier humain auquel ils s'attaquent.Voici, du reste, comme échantillon, ce que dit le Gaulois de deux groupes principaux : .Voici le ballet qui commence : Au fond de la galerie des fêtes, une énorme ruche se dresse ; qui dit ruche dit : abeilles, à moins que la ruche ne soit déserte, et, heureusement ce n'est point ici le cas.Elle est habitée et déliciensement.Un essaim d\u2019abeilles : corselets de satin marron rayé jaune, jupes de tulle lamé or, tabliers marron pailletés d'or, ailes en gaze d\u2019or, casque en or avec entennes, qui répondent aux noms de Mmes.Suit l\u2019énumération des dames,dont nous voulons taire les noms.Elles vont,, viennent, butinent, trottinent.Elles sont trop charmantes pour qu\u2019on les laisse s'envoler, et messieurs les bourdons sont là pour s\u2019y opposer.Ce sont MM.Suit également I'énumération des noms, que nous taisons également.Leur uniforme est fort galant : culottes de satin marron, pourpoint en satin marron à deux tons, formant les anneaux.MM.les bourdons, qui viennent de s'éveiller avec l\u2019aube, font le tour de ia ruche, sur laquelle ils jettent des regards de connaisseurs en arrêt des chefs-d\u2019œuvres.Les abeilles, que l'aurore aux doigts de rose a fait sortir de la ruche, s'approchent des bourdons galants et, après une poursuite, abeilles et bourdons se mêé- lent.La reine des abeilles (comtesse de.), choisit un roi: c\u2019est au comte Jean de., qu'échoit cette fave.chorégraphique, ct le couple s\u2019envole en tourbillonnant au milieu des groupes de danseurs et de danseuses.C'en est assez, croyons-nous, pour donner une idée du reste de la fête, où des animaux moins gracieux ont fait les frais de la curiosité des manifestants.Citons pourtant encore ces quelques portraits : Une girafe qui survient excite un grand tumulte de gaieté.Le devant de la bête est formé par le comte François de.et l'arrière-train par son frère.M.le Vicomte de.est le cornac de la béte au long cou.Deux singes grimaçants n\u2019ont pas moins de succès.On reconnaît sous ce déguisement MM.et de.Des éclats de risée s'élèvent quand appa- rait toute une meute, une foule d\u2019'habits rouges à museaux de chien.Cette chasse au renard est conduite par M.de.Arrêtons-nous.Le journal qui se plaît à ces descriptions dit que le spectacle de cette foule, \u201c étagée sur les montées et accoudée aux balustrades, rappelle les grandes architectures où Paul Véronèse groupe des patriciens de Venise.\u201d Hélas ! nous sommes loin des patriciens de Venise, bien qu'ils n'aient pas été toujours des modèles à reproduire.On songe plutôt aux Romains de la décadence, peints par Couture et abimant dans l'orgie les derniers restes de ce que fut Rome.Mais plutôt comment échapper au souvenir de ce texte de 2 l\u2019Ecriture : \u201c Homo cum in honore esset mon intellexit : comparalus est jumentis inspientibus et similis factus est illis : L\u2019homme, étant placé dans une condition d'honneur, ne l'a pas voulu comprendre.Il a été mis en parallèle avec les bêtes et leur est devenu semblable.\u201d.En vérité, n\u2019est ce pas ce que nous voyons ?Et ne doit on pas frémir à la pensée de ce que, dans l\u2019avenir, nous réserve \u2018ce que nous voyons ?g AUGUSTE ROUSSEL.EE at i \u2014\u2014\u2014 M.Goblet Nous n\u2019avons jamais douté que M.Goblet, ministre de la justice et des cultes, ne fût homme de petite conscience comme de petit talent ; nous savons en plus, aujourd\u2019hui, que le sentiment des convenances lui manque autant que la notion de la justice et du devoir.Sa lettre au très éminent et très vénérable archevêque de Paris le classe sous ce rapport au premier rang, même parmi les siens.M.Paul Bert en personne eût hésité à parler comme vient de le faire ce paltoquet rageur.Cettre lettre reçoit dans la presse révolutionnaire l'accueil qui lui était di.Fond et forme plaisent également à tous ceux qui voient dans le catholicisme l'ennemi.C\u2019est un applaudissement général et très justifié.En effet, le ministre des cultes ne se borne pas à faire acte d'insolence envers un prince de l\u2019Eglise, il signifie en même temps à l\u2019épiscopat, à toute la France chrétienne, que le ministère Brisson-Freycinet n'entend pas pas permettre aux évêques de réclamer contre un acte du gouvernement.Quand le pouvoir civil a parlé, tout est fini.Un décret que rédige M.Goblet et que signe M.Grévy supprime tout droit, même celui de se plaindre.En parlant de la sorte, nous ne forçons pas le monitoire ministériel.Son texte est des plus clairs comme des plus précis : les devoirs des é&vé- ques envers le gouvernement, dit en style d'ukase M.Goblet, leur défendant de discuter ses actes ; ils n\u2019ont à .aucun dégré le droit de présenter des observations ou protestations ressemblant à des blâmes.S.Em.le cardinal Guilbert est donc absolument sorti de ses functions en protestant contre le décret illégal et sacrilège qui a désaffecté l\u2019église Sainte-Gene- viève.Et lorsque l\u2019éminent prélat atteste ses devoirs envers Dieu et envers ses diocésains, lorsqu'il parle de la conscience chrétienne, il commet une faute de plus : il n\u2019y a pas de devoirs contre le droit de l'Etat, lui répond le ministre des cultes, et la conscience chrétienne doit se faire devant un décret.Et puis la conscience, qu\u2019est-ce que c'est ?Pourquoi M.Goblet compterait-il avec cette inconnue ?Ainsi raisonne ce ministre que l\u2019on nous donnait pour un homme de droiture et de liberté., Le ministère ne se contente pas de signifier aux évêques qu\u2019ils devront désormais se faire devant tout acte du gouvernement contre l'Eglise ; il joint à cette injurs une menace.N'oubliez pas, dit-il, que l'Etat peut vous nuire encore plus qu\u2019il ne l'a fait jusqu\u2019ici, et soyez convaincu que vos protestations, loin de l\u2019arrêter, le pousseront à.frapper plus fort.Ce langage n\u2019est pas nouveau.Toujours les persécuteurs l\u2019ont tenu ; toujours ils ont rêvé d'arrêter les protestations des évêques en les menaçant d\u2019un plus grand mal.\u2014 Soyez sages, leur disent-ils, c\u2019est-à- dire soyez des chiens muets, et nous laisserons à l\u2019église quelques-uns de ses biens et de ses droits ; sinon, vous perdrez tout, et vos personnes elles-mêmes ne seront pas à l'abri.Ces menaces ne sont pas seulement odieuses et lâches ; elles sont bêtes.7 JOURNAL DES CAMPAGNES Les évêques n\u2019ignorent pas que le parti dont M.Got Elum misérables instruments poursuit la ruine absolue de I'Eglise, et que pour atteindre pleinement son but il voudrait, en même temps qu'il la dépouille, la déshonorer.+Voilà \u2018pourquoi il demande \u2018le silence.Ce caloul ne réussira- pas plus à MM.Goblet, Brisson et Freycinet qu'il n\u2019a réussi à d'autres.Si la leçon que vient de leur' donner le cardinal Guibert ne suffit pas à les éclairer, ils le seront par le fruit de leurs insolences et de leurs menaces.L'autorité déjà si grande de l\u2019éminent archevêque va grandir encore, et nous verrons tout catholique digne de ce nom redoubler d\u2019ardeur pour le combat.: ' EUGÈNE VEUILLOT.L'amiral Courbet - \u2014 8 On lit dans l'Univers : ï Une nouvelle soudaine nous arrive ui jettera la consternation dans la France entière.L'amiral Courbet est mort.! Aucun détail n'accompagnait cette lugubre nouvelle dans la dépêche qui l'annonce au gouvernement.Mais est- il téméraire de penser que, si des fatigues sans trêve ont usé avant l'heure son corps de fer, l\u2019amiral a surtout succombé aux profondes agertumes qui n\u2019ont pas épargné son âme chrétienne et française ?Esclave du devoir, il a tout souffert en silence ; mais combien il a dû dévorer d'angoisses dans la situation douloureuse ou il était mis avec ses troupes par un gouvernement qui n'a même pas su bien conduire les expéditions qui pouvaient tourner à son honneur et au profit de la France.Maintenant qu'il n\u2019est plus, il est permis de révéler que la correspondance privée de l'amiral si réservée qu\u2019elle voulait être surtout ce qui se rattachait aux affaires de service, exprimait avec une sobre éloquence tout ce qu'il souffrait, surtout quand il envisageait l'avenir.Aussi son âme chrétienne fixait- elle son espérance en Dieu.On a souvenir de l\u2019offrande que, au nom de ses troupes comme au sien, il faisait naguère parvenir au Sacré-Cœur, il avait également une grande dévotion à la Sainte Vierge, cette Etoile de -la mer si chère aux marins.Pour la France, le.noble soldat restait une espérance.Dieu n\u2019a pas voulu nous la laisser.Il faut comme disait Bussuet, que l\u2019œuvre de salut, si nous devons être sauvés, apparaisse comme étant tout entière de sa main.Unc odieuse profanation Une odieuse profanation a été commise à Vannes, France.Voici en quels termes le Morbihannats raconte ce sacrilège : A midi, pendant le repas des rel i- gieuses des malfaiteurs se sont introduits dans la chapelle du bureau de charité, et ont dérobé les saintes hosties qui se.trouvaient dans le tabernacle.Ils ont laissé le ciboire et n'ont touché à aucun tronc.La cupidité est donc étrangère à ce \u2018 forfait.Les misérables n\u2019ont pas d'excuse et nous ne saurions trop stigmatiser ce crime, qui s'attaque directe: ment à nos croyances et à notre foi.Oe qui est étrange, c\u2019est \u2018que la police, dont le-poste central se trouve en face, n\u2019aitrien vu, rien soupçonné.Où donc sera-t-on désormais en sécurité ?Mgr l'évêque de Vannes, avec une émotion poignante, a annoncé ce sacrilège du haut de la chaire et fait immédiatement une amende honora- ble au Saint-Sacrement.\u2014\u2014 .- oblet est l\u2019un des- .- Tt] Un seul pasteur Le Journal de Rome publie, sur la lettre de Sa Sainteté à S.Em.le cardinal Guibert un article, que nous nous empressons de.reproduire en lui-donnant toute.\u2026notre :adhésion.Les principes que rappellent - notrè | confrère ont toujours été les nôtres, la ligne de conduite qu'il trace, nous l'avons toujours suivie.Quant aux- points qui le touchent;particulièrement, nous le félicitqns.d\u2019en parler, en si bons termes : ay UNUS PASTOR, UNUS OVILE Le Pape ' vient de parler, et tous les fronts catholiques s\u2019inclinent.Il a rappelé à tous ses fils leurs devoirs d'obéissance et de soumission, il a placé devant leurs yeux les degrés de la hiérarchie chrétienne, providentiellement instituée pour conserver l'unité de l'Eglise, Cette voix auguste sera écoutée de tous.Au milieu de la tempête, celui que le Christ a placé a la barre dau gou- verpail, a invité tout l'équipage à la stricte discipline, Il n\u2019y aura pas de rebelles, et ce devoir d'obéissance absolue ne- saurait être difficile à ceux qui l\u2019ont toujours prêché, à ceux qui ont été en tout temps les défenseurs les plus résolus de la suprématie ponti- |- cale, aux plus fermes adhérents du Syllabus, a ceux qui croient à l'assistance perpétuelle du Saint-Esprit dans le gouvernement de l\u2019Eglise, et n\u2019ont jamais hasardé de subtiles distinctions entre l\u2019infaillibilité doctrinale du Pontife et l'autorité univer-\u201d selle du Chef de l\u2019Eglise.Léon XIII ne veut pas que, dans sa famille, personne puisse être soupçonné même injustement.Sa vigilance sévère et tendre ne se sera pas exercée en vain.Pour nous, qui nous sommes appuyé, sans cesse et sans relâche, sur les enseignements du Souverain- Pontife, qui avons toujours cherché en ses discours, en ses actes publics, la règle de notre conduite, nous ne pouvons être que réconfortés par les conseils renouvelés à la presse catholique dans la lettre que nous publions aujourd'hui.Ces renseignements, nous les avons toujours eus gravés au fond du cœur, et, toute part laissée à la faiblesse humaine, dans le rude combat que nous livrons chaque jour, nous ne croyons pas nous en être gravement Écartés.Quand on nous a repris, nous nous sommes soumis et avons tâché de ne pas faillir.Notre soumission et notre obéissance, nous croyons les avoir témoignées autrement que par des paroles, et, toutes les fois que nous l\u2019avons pu, nous avons supporté, sans mot dire, les plus sanglants outrages et les plus criminelles calomnies, heureux d'offrir notre abnégation à Jésus- Christ et à son Vicaire.Oette soumission et cette obéissance, Dieu nous a donné la force de les proclamer en face méme des juges de la Révolutien italienne, et.de les attester jusque dans une prison, au \u2018prix des plus ruineuses amendes, et, nous pouvons l'avouer, au risque de notre -pain quotidien.À combien plus forte raison\u2019 la proclamons- nous.hardiment, sans réserve, en face de celui à qui nous 'la devons, de celui pour qui\u2018 nous\u2019 avons été heureux de souffrir ! ous avons pleine et entière confiance dans la sagesse de notre chef, dans la lumière dont l\u2019éclaire le Saint- Esprit ; nous serons autour de notre pasteur légitime au milieu des épreuves ; nous adhérons de cœur et de volonté à ses paroles et à ses écrits: \u2014Henri des Houx.: + \u2014\u2014\u2014\u2014 allemand.- du Vatican.AN > | .Allemagne L'EXPULSION DES POLONAIS Loin de se ralentir, l'exécution dy décret qui a prosorit les Polonais est désormais étendue à tout l'empire En Westphalie et dans les provinces rhénanes, où abondent les mines de charbon et de fer, on a ligencié tous les ouvriers polonais, \u2018malgré les nombreuses commandes -et le manque de bras.Notre correspondant de Berlin, nous signale des mesures analogues .dans la Silésie, la Saxe, etc.La presse catholique proteste sans relâche, mais on passe outre à ses représentations, et l'on continue contre les catholiques ceîte politique sauvage que goûte surtout le ministre russe, M.Katkow, qui se prépare à expulser des \u2018frontières de l\u2019empire moscovite tous les ouvriers allemands et étrangers, \u2019 L\u2019esprit figariste Le Canadien est devenu -l\u2019écho du Figaro de Paris.L'autre jour, il arlait\u2018dans le même sens que la feuille boulevardière des relations de l'Eglise avec la société moderne.Plus récemment il a reproduitavec complaisance, du même journal, une correspondance de Rome vraiment scandaleuse.Nous allons nous borner à citer cette triste production pour faire voir quels sont les goûts et le tact du Canadien.Le correspondant \u201c figariste commence naturellement par esquisser la silhouette \u201c des modérés et des intransigeants.\u201d Très attachés à la cause du Pape, dit-il, les modérés, \u2014tout en restant fidèles à leurs principes catholiques, \u2014 acceptent dans une cerlaine mesure les idées modernes ; ils sont tolérants, libéraux, CONciliants.\u2026.\u2026.\u2026.0.vrascussonces \u2014\u2026concent acc ts00tann00en0u sevscevetecnedaan00 0 SAGACOLS Dans l\u2019autre camp, les intransigeants pour qui les temps n\u2019ont pas marché, et dont l'idéal politique est l'attitude de Pie 1X pendant les dernières années de son Pontificat.Ils voudraient voir le-Pape lancer excommunication sur excommunication, au risque de brouiller le Saint- Siège avec tous les gouvernements.L'écrivain du Figaro aborde, après ce préambule, l'incident Pitra, et fait connaître ses vues et ses lumières sur les motifs quiont poussé Son Eminence le cardinal-évêque de Porto a écrire sa lettre.Ainsi qu\u2019on pouvait s\u2019y attendre, le correspondant représente ces motifs comme absolument méprisables.: .Il faut avoir le courage de direys\u2019écrie- t-il, que le cardinal, français malgré la désinence de son nom, a été poussé pr des ressentiments personnels contre Léon XIII à se mettre en opposition ouverte.avec le Saint Siège.Re Bibliothécaire de la sainte Eglise romaine, le cardinal Pitra a gardé rancune au Pape de n\u2019avoir pas tenu assez de compte de ses lumières et de ses conseils, dansla récente réorgantsa- tion de la Bibliothèque et des Archives .A .Même lorsqu\u2019an cardinal se trouve dans le cas d'être désapprouvé par le Saint-Pèré, est-il juste, est-il charitable, est-il selon -les préceptes de la religion modérée, de prêter à ce prince de la Sainte-Eglise des vues \u2018et des passions aussi basses ?.Nous posons simplement la question.Le monsieur du Figaro poursuit le cours de ses cancans.- 2 L'autre jour, une Eminence (que \u2018ja pourrais nommer) rappelait a Léon XIII = qu\u2019en pareil cas Sixte-Quint avait fait mettre en prison deux cardinaux ; mais le Pape fit comprendre que les temps ne sont plus les mêmes.D'ailleurs, wn.acte trop violent contre le cardinal Pitra ris- uerait d'envenimer les choses ET DE DÉTERMINER UNE CRISE QU'il faut éviter à tout prix, surtout en ce moment, .:- Manière d\u2019insinuer.que le cardinal Pitra est du bois dont .on - fait -: les révoltés et les apostats: : Que devien* nent Ja modération et l'es rit'de con\u2019 corde, avec de telles suppositions ?Mais le correspondant du Figaroreproduit par le Canadien, \u2014fait un paside plus.Il nous apprend que la question d'intérêt joue un grand rôle dans le Sacré Collège.Nous le laissons encore parler : Etce n\u2019est pas seulement cetle attitude réservée de Léon XIII qui lui a aliéné les sympathies de quelques cardinaux ; il y a aussi la coalition des vieux intéréts que le Pape a déplacés, par son penchant à favoriser les prêtres dont il avait pu apprécier les mérites avant son élévation au trône pontificat.Inutile de faire remarquer combien tous ces propos sont inconvenants et irrespectueux.\u2018Est-ce ainsi qu\u2019un écrivain catholique doit parler des choses ecclésiastiques ?Une aussi grande\u2019 légèreté, pour- ne pas dire plus, n\u2019est-elle pas'très grave en: pareille matière ?: YL we Hâtons nous d'arriver au' point | culminant de cette déplorablé \u2018production.Cette fois, c\u2019est la personne même du-Saint-Père que l\u2019on riet en scène de la façon la plus irrévérente.Nous/citons encore notre figariste : Telie est la véritable origine de cette longue guerre de médisance qui a commencé dans\u2019 les anti-chambres ez les sacristies.N'est-on pas allé jusqu\u2019à dire Léon XIII oublieux des intérêts de l'Eglise, qu\u2019il mettait au service des gouvernements hérétiques, abandonnant les catholiques d'Allemagne pour servir Merlin et ceux d'Irlande pour complaire à Londres ! Et, tandis que le pärti des mécontents accusait le Pape de népotisme, d'a: varice et d'orgueil, les intransigeant me- nacaient de ne plus envoyer d'argent pour le denier de Saint-Pierre.Toutes ces.médisances arrivèrent jusqu'aux oreilles de Léon XIII, qui en fut profondément affligé et finit par avoir da main forcée.C\u2019ést alors qu\u2019il accentua la note contre le gouvernement italien et parut s'éloigner des modérés.Les intransigeants applaudirent; organisèrent de grands pèlerinages et redoublèrent d'efforts pour s'emparer tout à fait- de l'esprit du Pape.Les modérés croyaient qu\u2019ils allaient y arriver, quand la bombe a éclaté ! ; C'est le chef de l'Eglise, c\u2019est l\u2019auguste Léon XIII que l'on représente ainsi tiraillé en sens inverse, \u2018penchant tantôt du côté des modérés, tantôt du côté des intransigeants, incertain de qu\u2019il doit faire, se laissant forcer la main,sensible à l'intimidation etc.Dans le passage que nous venons de citer, le mot médisance est Tépété deux fois.|.Le figarotier dit que les intransigeants accusent le Saint-Père de népotisme, d'avarice et d'orgueil, et il qualifie cela de médisance.A-t-il appris son catéchisme, ou bien s\u2019est- il propesé d'insulter le Pape ?Wi l'Univers parlait aussi lestement du Souverain-Pontife, quel concert de récriminations on entendrait s\u2019élever \u2018dans une certaine presse.- Il y a bien d\u2019autres énormités dan l'écrit auquel le Canadien a donné l'hospitalité.Mais nous en avons cité suffisamment pour faire voir la nature et le ton de cette productio ng JOURNAL DES CAMPAGNES SES SEVEN FRANCE Paris, 21 juin.Une quinzaine de lettres de l\u2019amiral Courbet publiées par un journal de la Loire sont tombées comme une bombe sur le parti opportuniste.Ces lettres, évidemment écrites à un ami très intime, sont d'une franchise et d\u2019ane vigueur dont rien n\u2019approche.\u2018L\u2019amiral \u2018ne s'égare point en belles {phrases sur le compte du gouvernement et du régime que la France subit.Il dit .nettement ce qu'il pense de l'incapacité de M.Jules Ferry, de ses calculs criminels, de ses ruses grossières, de l'écœurante servilité du Parlement, bref, de toutes les manigances de l'opportunisme ui, au lieu de songer aux intérêts e l\u2019armée et de la France, ne songeait qu\u2019à préparer de bonnes élections.Les lettres de l'amiral Courbet jettent certains organes de l'intransi- eance dans la jubilation.Le citoyen Rochefort déclare que si l'amiral Courbet n\u2019était pas mort, il voudrait l\u2019avoir pour collaborateur, parce que | jamais l'Intransigeant n\u2019a traité M.Ferry et ses complices avec plus de dureté que l'amiral.Et il déclare que, malgré la rage des opportunistes, il faut faire au glorieux marin des funérailles nationales et immoler M.Jules Ferry sur sa tambe.Mais l'amiral aura-t-il des obsèques nationales ?J'en doute beaucoup.Les feuilles opportunistes ne sont pas seules à se montrer très irritées de la publication des lettres du vainqueur de Fou-Tchéou.La plupart es organes républicains sentent que le parti tout entier est gravement compromis par les révélations de I\u2019amirale Courbet.C'est en somme le régime lui-même qui est en cause, puisqu'il a non seulement permis, mais favorisé les cyniques manœu- vres de M.Jules Ferry et de sa majo- Tité.Aussi voit-on, par exemple, la \u2018Paix, organe de la famille Grévy, faire chorus avec les feuilles opportunistes pour tomber sur les confidents indiscrets de l'amiral et sur l\u2019amiral lui-même.to Quant aux journaux conservateurs, vous imaginez leur triomphe! Ils tiennent désormais contre la République, contre ses hommes d'Etat, c\u2019est-à-dire contre les tripoteurs qui exploient la France sous le regard encourageant de M.Grévy, le plus formidable des actes d\u2019accusation.Quelques pessimistes objectent, à la Vérité, que la publication des lettres de l'amiral est regrettable, parce qu'elle empéchera les représentants u pays de rendre des hommages solennels au héros qui était la gloire et l'honneur du parti catholique.Mais l\u2019objection ne vaut pas qu'on s\u2019y arrête.Ce ne sont pas des hommages plus on moins publics rendus par une bande de Douville-Maille- feu, de Germain Casse, de Truelle et de Spuller qui peuvent ajouter quelque chose à la gloire de l'amiral: ette gloire resplendit d\u2019autant plus que, d\u2019après la correspondance dont les révélations terrifient les républi- -cains, l'amiral, en soldat qui ne con- | naissait que son devoir, a obéi à une politique dont il signalait les tristes conséquences.Et il restait à son poste, parce qu\u2019il savait bien que per- lui, ne se battrait avec.plus de courage, ne mourrait s\u2019il le fallait avec plus de joie popr la France.Du reste, ce serait le gouvernement, ce serait le parti républicain qui perdrait le plus à renier l'amiral Courbet ct sa gloire.Leur abstention serait pour le pays un spectacle d\u2019une éloquence sans pareille, et qui com- plèterait d'un coup l'éducation des - | masses électorales.La Chambre a enfin voté la famen- sonne, à sa place, ne ferait mieux que: se loi du recrutement de l\u2019armée, loi si chère au citoyen-général Campenon et dont j'ai eu plusieurs fois occasion de vous parler.\u201c Plus de séminaires, tout le monde à la caserne \u201d, c\u2019est la devise de M.Campenon, le militaire jadis si cher à M.Gambetta.Il ne s\u2019est trouvé au Palais Bourbon que 89 voix pour protester, contre cette loi qui, pour être une bonne loi républicaine, n'oublie pas d\u2019avoir sa part de persécution.M, Jules Ferry a fait hier un apparition au milieu de ses anciens collègues, pour juger çans doute de ce qui lui reste de prestige.Hélas! l'expérience a été desastreuse; l\u2019acueil a été glacial et, après avoir serré la main à deux ou trois fidèles obstinés, l\u2019ex-président du conseil s'est esquivé.Si les lettres indignées du vaillant amiral Courbet n\u2019achèvent pas ce loréador politique, c\u2019est que le gaillard à la vie dure.N\u2014\u2014\u2014\u2014 Les idées de\u2019) ¢ Elccteur » Des sphères supérieures où il plane, l'Electeur a laissé tomber un regard sur une \u201c certaine presse\u201d de Québec.Et une grande pitié s'est emparé de lui.Hélas ! dans quel état est cette presse, et combien peu elle répond à l'idéal que l'Electeur s\u2019est fait du journalisme intelligent et conscien- tieux.Songez donc qu'il se rencon- | tre 3 Québec des journaux qui s'occupent des questions religieuses, qui suivent avec intérét le mouvement des idées en Europe, qui prennent part à tout ce qui émeut l'Eglise ! Peut-on méconnaître à ce point le rôle et la mission de la presse ?Ah ! l\u2019Electeur ne donne pas dans ce travers, lui.Il offre à son public une nourriture plus saine, il se fait I interpréte d'idées plus élevées, il s'occupe de plus nobles intéréts, il traite des sujets d\u2019une plus haute portée.Ce n\u2019est pas lui qu'on prendra jamais à étudier une question religieuse.L'indépendance et la liberté de l\u2019Eglise, les grands problème qui troublent la société chrétienne au XIX ème siècle, les faits qui se produisent dans le monde moral, que lui importe tout cela ?Est-ce pour s'amuser à de pareilles futilités qu'on est journaliste ?Non, ce qui convient à des écrivains dignes de leurs mission, c\u2019est de se décerner à soi-même des lauriers, c\u2019est de ramasser les cancans et de colporter les calomnies, c'est de cultiver les préjugés et d'amuser les badauds, c\u2019est de populariser les mauvais livres et de prôner les mauvais théâtres.Voilà le Véritable rôle de la presse, surtout de la presse catholique.Il n\u2019est pas surprenant que les écrivains de l\u2019Electeur soient navrés de l'état déplorable où se trouvent quelques uns de leurs confrères.Songez donc au douloureux spectacle qu\u2019ils doivent subir, plusieurs fois la semaine.a Il y a.s\u2019écrient-ils, trois ou quatre journaux que nous ne pouvons ouvrir chaque jour sans y trouver de longs et violents articles de polémique sur le pouvoir tewporel du Pape, sur les relations de l'Eglise et de l'Etat, sur toutes les difficultés religieuses qui peuvent surgir en Europe.N'est-ce pas déplorable ?Heureusement que /'Electeurest là pour servir d\u2019antidote, et rétablir le renom de la presse québecquoise.Les rédacteurs du journal libéral ont rendu un vrai service à notre 3 public en lui fournissant un infaillible criterium pour juger de la valeur des journaux.\u2014 Voici .tel numéro de telle feuille.Qu'y trouve- t-on d'intéressant et d'important 2\u2014 Oh ! rien qui vaille : un article sur la question du pouvoir temporel, un autre sur les rapports de l\u2019Eglise et de l'Etat.Bagatelles! Mais prenez ce journal.Vous y trouverez votre profit.\u2014Oui ; que dit-il donc ?\u2014 Il apprend au public que MM.Charles Langelier et Ernest Pacaud sont des foudres de guerre, il donne le nombre de télégrammes envoyés par nos ministres pendant douze mois, et constate, à peu de chose près, le nombre de serviettes salies dans les bureaux publics durant la dernière année fiscale.\u2014 À la bonne heure, voilà un journal sérieux, et\u2026 bien renseigné.Soyons juste ; l\u2019Ælecteur entrevoit une circonstance atténuante à la faute commise par les écrivains qui s'occupent des questions religieuses.Ça les paië ! ce sont des industriels qui gagnent gros d'argent en suivant ce système.L'Electeur le déclare sans détour ; Nous devrions peut être dire plutôt que c\u2019est une industrie qu\u2019ils exercent, et ce n\u2019est pas la moins payante.La moins payante ?question douteuse.Maisnon la plus payante, très certainement.Il est beaucoup plus lucratif de brocanter des contrats avec M.Sénécal, \u2014cet homme qui \u201csuinte la corruption par tous les pores, \u201d\u2014que d'écrire des articles sur le pouvoir temporel, ou contre les réclames de l'Electeur.L'organe de M.Langelier est très curieux.Il pose une série de questions des plus importantes avec une volubilité sans égale.Est-il possible, en effet, s'écrie-L-il, de trouver nulle part ailleurs, sur la surface du globe, une société religieuse plus fidèle, plus soumise que la nôtre ?Eston capable de signaler chez la population catholique de notre district un seul acte de révolte contre l\u2019enseignement des autorités religieuses, I'expression d\u2019une seule doctrine fausse, d\u2019une seule idée subversive émanant de Juelque quartier que ce soit, de la classe instruite comme de la classe illettrée ?C\u2019est toute une enquête que demande l'Ælecteur.Toutefois sans avoir fait d'investigation spéciale, nous connaissons pour notre part, un journal québecquois qui a prôné une troupe de comédiens, plusieurs jours après que celle-ci a été solennellement dénoncée par l\u2019Ordinaire ; qui a publié des réclames scandaleuses, en faveur de livres abominables ; qui à prêté ses colonnes aux annonces d'une association maçonnique ; qui a traité avec une injustice et un manque de respect absolus d\u2019éminents dignitaires ecclésiastiques, etc, etc.L'Electeur connaît bien ce journal.C'est, probablement, parce qu\u2019il le connait trop hien, qu\u2019il écrit de si belles choses contre la certaine presse qui, très souvent, se place à un point de vue religieux pour publier des critiques importunes.Nous comprenons le zèle de l\u2019Electeur, nous ne sommes pas surpris de l'entendre nous dire : faites comme moi, laissez de côté les principes.Mais son éloquence ne nous con- vaine pas, et son exemple ne nous séduit pas. JOURNA i, - \u201cLEmpire qui ne voit jamais se coucher 1e soleil Tel est l'orgueil de la Grande Bretagne, qu\u2019il surpasse infiniment celui de tous les empires qui ont existé jusqu'à présent, môme celui de la colossale Babylone, aux jours de sa plus grande gloire ; celui de la Perse, sous Xercès de la Macédoine, sous l'ambitieux Alex andre et, enfin, celui de la * Rome Eternelle \u201d dite la maîtresse du monde.L\u2019autorité britannique est matérielle et morale ; c\u2019est à dire qu\u2019elle s'appuie sur le pouvoir et l'influence.Mais il y à une sorle d'influence que les Anglais exer cent d\u2019une manière frappante\u2014nous voulons parler de la capacité médicale que semble avoir gagnée l\u2019un deux, avec le titre indien de l\u2019homme Médical de l'Univers.Nous faisons allusion au Professeur Holloway sur la sphère desquels remèdes le soleil ne se couche jamais ; en effet, n'importe où se trouve fa maladie, ces remèdes y \u201c pénètreront.De même que Londres est le pole physique et commercial du monde, de même aussi le simple et modeste établissement du f\u2019rofesseur Holloway, près de Temple Bar, à Londres, est le quasi- pole Médical de l'Univers.Les chercheurs d\u2019or de l\u2019Australie trouvent dans ses Pilules certaines guérisons pour toutes leurs maladies internes et dans son onguent, le remède infaillible pour toutes les maladies externes.Dans les vastes et populeuses régions de I'Inde, les remédes Holloway sont une véritable panacée pour toutes les formidables maladies qui affligent spécialement ce brûlant climat.L'habitant de la Nouvelle Zélande, dans sa région primitive, les estime comme de vrais amis; les Indigénes comme les colons européens, dans les régions fiévreuses de l\u2019Afrique, les regardent comme un sauveur au moment du besoin.Ces Médicaments sont l'ancre de salut pour l'habitant des Autiles, quand il est eu danger de périr par la dyssenterie, prélude de la gangrène et de la terrible fièvre jaune\u2014cet épouvantail de la nuit, ce démon du jour, dans ces colonies.Si ces Remèdes n\u2019ont pas encore supplanté tous les autres en Europe, ce n\u2019est que par la forfanterie ou l'ignorance, si communes parmi les hommes qui \u201c ne savent pas ce qui est bon pour eux.\u201d Les habitants du Canada ont été les premiers à faire connaître les louanges accordées aux préparations Holloway.Elles paraissent avoir, rapidité merveilleuse, remplacé les vieilles prescriptions.Les préparations stéréotypées de la Pharmacopée pour les flèvres et les accès, la dyspepsie, les scrofules &c.ne peuvent lutter avcc ces médicaments.La presse a dû conséquemment annoncer les guérisons obtenues par eux comme le commencement d\u2019une ère nouvelle, dans l\u2019histoire sanitaire de l'Amérique anglaise.On ne doit cependant pas supposer que la vogue des remèdes Holloway dans les colonies, soit le simple écho de leur réputation en Angleterre.Ces Médecines qui ont prouvé qu'elles étaient des spécifiques pour les principales maladies de ces climats, ont été acceptées avec bonheur, et jamais jusqu\u2019à ce jour aucun remède n\u2019a obtenu autant de vogue, que ceux du Professeur Holloway.\u2014Maulmain Eagle\u2014 lt \u2014\u2014 rr LA REVOLTE AU NORD-OUEST MORT DU SERGENT VALIQUETTE DU 65ME GROS OURS SUBIRA SON PROCÈS avec une LES-MEURTRIERS DU LAC À LA GRENOUILLE S'ENFUIENT AUX ETATS-UNIS COMPARUTION DE RIEL DEVANT LE MAGIRTRAT STIPELDIAIRE- LECLURE DE L'ACTE D'ACCUSATION LE PROOÈS DÉFINITIVEMENT FIXÉ AU 20 JUILLET .Toronto, 6\u2014Une dépéche de Battleford annonce la mort du sergent Valiquette, de la 4ème compagnie du 65me bataillon.Il est mort quelques instants après le Col.Williams: Winnipeg, 6 \u2014 Gros-Ours et les antres prisonniers pris avec lui au des transports.\u2018blement jeudi.ae sha \"th halo cad TAIT : Fort Carlton, ont été conduits à Prince-Albert pour y subir un procès préliminaire devant le colonel Irvine, qui est attendu demain du Lac Vert avec ses troupes et les antres prisonniers.Ils seront probablement envoyés à Regina pour y'subir leur procès avec les aûtres \u2018chefs de la rébellion.Le Petit Péuplier, 1'Es- prit-Errant et les autres meurtriers du massacre du Lac aux Grenouille, se sont enfuis; dit-on sur le territoire américain.L'on fait tous les efforts possibles pour les arrêter.Le Petit Peuplier a épousé une Squaw de la tribu Gros Ventre dans la réserve du Corbeau, dans le Montana, et il est possible qu'il se réfugie dans cette réserve.La triste nouvelle de la mort du colonel Williams a jeté le deuil en cette ville.Les drapeaux flottent à mi-mât sur tous les édifices publics et plusienrs résidences privées.Humboldt, T.N.O., 6\u2014Les Gardes du Corps du Gouverneur-Géné- ral, ainsi que le 12me et le 35me bataillons, qui sont stationnés ici, ont reçu l\u2019ordre de rentrer dans leurs foyers; et ils attendent maintenant Ils partiront proba- 4 Les Rangers des Montagnes Rocheuses du major Stewart reviennent de la frontière américaine, où ils ont fait le service depuis le mois d\u2019avril.Ils retournent au Fort McLeod pour y attendre les ordres du général Middleton.7.Mad.Delaney et Mad.Gowanlock sont arrivées de l'Ouest ce soir.Toutes deux semblent épuisées et ont hâte de retourner dans leurs familles dans l\u2019est.Elles partiront via Port Arthur demain ou après-demain.Regina, 6&\u2014Louis Riel a été formellement livré à cinq heures cette après-midi par les autorités militaires aux autorités civiles.M.Richardson, magistrat stipendiaire, lut à Riell'acte d'accusation qui se compose de six chefs.Riel a été renvoyé en prison jusqu\u2019au 20 juillet courant, date à laquelle est fixé son procès.Personne autre que son escorte, les officiers de la prison et les avocats de la couronne n\u2019était présent.Riel a l\u2019air plein de santé et conserve tout son sangfroid.LE COLONEL OTTER RESTZ A BATTLE- FORD POUR Y COMMANDER LA GARNISON LES SAUVAGES DE GROS-OURS CONTINUENT DE SE RENDRE LE 65ÈME ATTENDU A MONTRÉAL, MERCREDI OU JEUDI MONUMENT ÉLEVÉ PAR LE 65ÈME A LA MÉMOIRE DES PÈRES FAFARD ET MARCHAND TEXTE DE L'ACTE D'ACCUSATION CONTRE RIEL Winnipeg, 7.\u2014Des avis de l'ouest mandent que les vapeurs ayant à bord le régiment des Queen's Own, sont arrivés à Prince Albert au commencement de cette semaine.Le colonel Otter gardera probablement lé commandement de la batterie A et d'une partie de la compagnie Ode I'Ecole d\u2019Infanterie.La Batterie B est partie pour Prince Albert par terre.La fronpe de cavalerie de Winnipeg, sous le commandement du capt.Knight, est arrivée ici de bonne heure ce matin des Montagnes du Tondre, où elle a été stationnée depuis le commencement des troubles.Les soldats de ce détachement sont campés en attendant l'arrivée des autres troupes lundi.Tous seront alors déchargés du service actif.On rapporte que les troupes de Battleford sont arrivées ce soir.Elles se ren- DEs.C AMPAGNES uv dront maintenant-aux Grands Rapi des, où elles prendront les vapeurs qui font la traversée du lac Winnipeg.Elles sont attendues à Selkirk dimanche.Les Grenadiers Royaux, les Queen's Own, le.bataillon Mid- \u2018land et:le Gôme prendront le train pour Port Arthur, d'où.ils.se rensi dront directement.à Toronto et à \u2018Montréal.Le-90e-entrera à Winnipeg lundi.Ce jour là sera jour de fète civique.à Winnipeg.Le 90e'sera reçu avec de grandes démonstrations.GROS OURS FAIT PRISONNIER PAR UN CANADIEN-FRANÇAIS Gros Ours a été\u201d fait prisonnier par un petit détachement de la police à cheval, sous le commandement du surintendant Gaguon, à la \u2018Rivière du Sud, entre Battleford et Carlton.Il se sauvait de, l'auire côté de la frontière américaine, après s'être séparé de ses guerriers.L'Homme Misérable et un grand nombre d\u2019autres Sauvages,\u201d qui ont pris part au massacre du Ladëd à\u2019 la Grenouille, se sont rendus ai, colonel\u2019 Otter, ui est de rëtour du.Nord.Des |- étachements de la police font la chasse au reste de la bande, et leur capture n'est plus qu'une question de temps, vu qu'ils sont à demi morts de faim et complètement démoralisés.Sept cabanes de :la bande du Pétit Peuplier sont arrivées après avoir rencontré un agent sauvage qui leur conseilla de se rendre.Les prisonniers ont été logés en prison et les femmes sont campées.On attend un plus grand nombre de Sauvages.Le IN MEMORIAM Près de la Traverse du Lac à la Grenouille est une grande croix blanche élevée à la mémoire des victimes du massacre du Lac à la Grenouille par les sauvages.Cette croix se voit à plusieurs milles de distance, car elle a été érigée sur une colline de trente pieds au-dessus du niveau de la prairie.Elle a été élevée par le 65ème bataillon.Les soldats du bataillon Midland ont aussi élevé une splendide croix magnifiquement bien gravée, dans le cimetière du Lac à la Grenouille, à la mémoire de Gilchrist et de Williscroft, victimes du même massacre.L'ACTE D'ACCUSATION CONTRE RIEL A Regina, hier, Riel fut conduit devant le colonel Richardson qui lui donna lecture de l\u2019acte d'accusation contre lui ; cet acte est assermenté | di par Charles Stewart, de Hamilton.Le procès est fixé au 20 juillet courant.Riel est accusé dans cet acte de : Etant sujet de Notre Souveraine | Dame la Reine, mettant de côté.son devoir d'allégéance, n\u2019ayant pas \u2018la crainte de Dieu dans son cœur, mais étant poussé et séduit par l\u2019instiga- tion-du diable comme faux traître | contre la dite Souveraine Dame la Reine, et foulant entièrement aux pieds l\u2019allégéance, la fidélité et l'obéissance que tout sujet vrai et fidéle de notre dite souveraine Dame la Reine doit à notre dite Souveraine Dame la Reine, a le 27me jour de mars, dans l\u2019armée susdite, avec diverses autres personnes, faux trai- tres, inconnus au dit Stewart, armés et équipés en guerre, c\u2019est-à-dire avec des canons, des carabines, des pistolets, des baïonnettes et autres armes, étant alors illégalement, malicieusement et traitreusement assemblés et réunis ensemble contre notre souveraine Dame la Reine, ont\u2018 de la manière la plus malicieuse, la plus traitreuse pris les armes et fait la guerre contre notre dite souveraine Dame la Reine, dans une localité connue sous le nom de Lac au Canard, dans les dits territoires du Nord-Ouest du Canada, et dans les limites de ce royaume, et ont alors malicieusement et traîtreusement mms tenté par la force dès armes, de renverser et détruire la constitution et le gouvernement de ce royame, te] qu\u2019établis pat la loi, et priver et déposer notre dite souveraine Dame la Reine du titre, de l'honneur, et du nom royal de.la Couronne Impériale \u2018de ce royaume, au mépris de: notre: dit souveraine Dame la Reine et dg ses lois, au mauvais exemple de tons autres :se:rendant-coupables de la même offense,'contrairement au droit: d\u2019allégeance qui lui était: dd par le dit Louis Riel, contre la forme du statut en pareil cas fait et pourvu, et contre la paix de notre souveraine Dame la Reine, sa couronne et sa dignité.Un semblable acte d\u2019accusation a êté dressé au sujet des deux batailles de l\u2019Anse au Poisson et de Batoche, LE STEAMER .'* BARONESS \u201d\u2019 ÉCHOUÉ AU COUDE, AYANT A BORD LE 65ÈME BATAILLON ON N'ATTEND PAS 'L\u2019ARRIVEE DES TROUPES A WINNIPEG AVANT LE 12 JUILLET .Winnipeg, 8\u2014Une dépéche regue .de Prince Albert annonce l'arrivée ce matin, des vapeurs Northwest et.Marquis avec le'bätaillon Midland, le 10ième, les Queen's Own, les Gardes du Corps et le 90ième bataillon.On dit ge le vapeur Baroness est échoué au Ooude à mi-chemin entre Battleford et Prince Albert ayant à bord le 65iéme bataillon.La Batterie B .arrivera- demain de Battleford par terre.La batterie: de campagne \u2018de Winnipeg est en route de Prince Albert via Humboldt et Qu\u2019Appelle.Vu la baisse des eaux les vapeurs sont forcés d'aller très lentement.\u2018 Le temps est très froid.On ne partira pas de Prince Albert avant samedi matin et il faudra trois jours pour se rendre aux Grands Rapides.On pense que les troupes débarqueront aux chutes et feront neuf milles par terre à cause de la baisse des eaux de la rivière, On n\u2019attend pas maintenant l\u2019arrivée des troupes à Winnipeg avant le 12 juillet.Toutes les compagnies du 9e de Québec, qui étaient \u2018dispersées, se sont réunies aux quartiers généraux, à Calgary, sous le commendement du colonel Amyot.Ce corps est parti par un convoi de chemin de fer pour visiter les Montagnes Rocheuses et se mettra en route pour Winnipeg, jeu- Les provisions et les chevaux ont êté vendus à la Mâchoire de 1'Orignal et de bons prix ont été réalisés.Le 66e bataillon de Halifax partira de la Mâchoire à l\u2019Orignal \u2018pour Winnipeg, jeudi.On dit que toutes les troupes qui ont fait la campagne au Nord Ouest seront passées en revue par le général Middleton.Une dépéche de Battleford, annonce que six officiers et\"cinquante-et un volontaires du 92 bataillon de l'infanterie légère de Winnipeg, se rendront à Winnipeg en même temys que les autres troupes, en passant- par le lac Winnipeg._ Le reste des troupes demeureront en garnison au-Fort Pitti \u2018 Lettre du Rév: Père André au \u2018Directeur du Mail\u201d wo Monsieur le Directeur, f I ya quelques jours, je suis allé visiter la rive Est de la Saskatchewan du Sud, qui a été dernièrement le théâtre de deux\u2019 rencontres sanglantes.C'est de ce côté qu\u2019a éclaté l'insurrection et la population qui y est établie, a eu à subir les suites de la terrible revanche nécessitée par la résistance désespérée opposée par les Métis à la\u2019 marche \u2018du général Middleton jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin 1ls furent obligés de se rendre, lorsque ;\u2018 Batoche, leur château fort, eut été emporté d'aggaut.\u2019 .Le calmly e&: maintenant rétabli en celte régifn et 1: silence qui y régoe fait un conffast: des plus saisissants - 0 2 Dd OO DH oP or or b= OD « © \u20ac at EEE WW KT AW OM WW Tes WEN § \u2014 De \u2019 aw \u201c~~ bo JOURNAL DES CAMPAGNES.\u2026 \u2026 : CAS TMS Ge SR cmt ats cs Lab MAIS UE.NC UT .\u2026.= rn See mee RY seen 1 ame seregmn ce \u201c10000 aad so avec le bruit et l\u2019agitation qui y préva- \u2018Jaient il y à à peine un-mois.Qui que sit eut maintenant voyager sur ee rive de.la Saskatchewan, \u2018sans a préhender aucun danger, soit de la part des Sauvages ou des Métis, Tous ces hommes Sgarés sont redevenus eux- mêmes ; quand vous les rencontrez sûr Ja route ils se montrent des plus polis.plus courtois.La: défaite qu\u2019ils.prouvée Re semblé pas ds Thess tres, de-voir, lépragrection Ânie: Le nom, EY Le t Loe psy: giscrédit parmi-eux, maintenant.qit'ils voient clairement les mauvais desseins.de celui qui fut leur chef.Ils ne peu: vent comprendre comment ils ont pu, être assez aveugles pour:le\u2019suivre él devenir ainsi les instruments de leur propre ruine.La leçou a été sévère our eux et vraisemblablement, ils n'oublieront jamais le terrible prix que Jeur a coûté l'allégeance qu'ils ont donnée à Riel,qui,en provoquant l\u2019insurrection, a Fovoqué le plus terrible féau qui pût frapper les\u2018 Métisiet leur GE BL 81 SIN A .w \u2019été dernier, à cetfe même saison, il m\u2019est arrivé de.yisiter le viens de mentionner.\u2018\u2019Gomfne ; heureux db voirrla Doaulé des champs en culture, tout le long de la .route, et les espérancés qu\u2019entretenait la\u2019population établie\u2018sur là-rive'Est de la'fivière.A chaque maison;0% j'étais aecueilki, Jbodt qu\u2019ils avaient déployés dans la lure du sol.'Je-né potuvais i] d'admirer le pontraste qui frappaik.mes jeux, en me rappelant que cette vallée arrosée par \u2018la \u2018Saskatchéwan n\u2019était rien autre chose; ily a quelques années, qu'un pays sauvage, complètement devedue un.magnifique établissement parsemé de, balles résidences, et de riants jardins ; une Magnifique prairip où a jets nt hes ee isid'érables, +11 Ta Ma es TS À chaîne 'mififon oi\" jp.in'arrêtais.j'étais os au\u201ccônfort qu ÿ régnait, a population semblait\u201d Hedreuse et présence bouleversa tout cet \"quel désolent spectacle.a frappé uel désolant spectacle a frappé mes yeux, l\u2019autre jôür, Gad e visitai cette même paroisse \u2018 de eureux, l\u2019an passé, étaient presque foutes-brûlées restées debout n\u2019étafent qu'une masse de ruines.avaient été laissés à l'abandon ; chevaux et bestiaux étaient, partis, les seuls qui fussent restés étaient ceux qui ne valaient päs'la peine d\u2019être emmenés.Partout où je suis allé, j'ai été frappé par le spectacle de la misère et de la pauvreté.Ga été une dure épreuve pour moi.RAE Nombre de maisons 6taient sans occupants, leurs propriétaires étaient morts ou absents.A la vue de toutes tes ruines, je ne pus retenir mes larmes lant mon âme était remplie de\u2018 douleur.Qui aurait pu rester insensible-à la vue de ces pauŸres infortunées mères de familles qui venaient, entourées de leurs enfants, me serrér la main.Ellessemblaient \u2018la personnification de là désolation.NS Les petis enfants ne présentaient pas une apparence moins-attendrissante.Je ës vois encore devant moi, pleurant à chaudes larmes en me racontant les malheurs qui leur étaient arrivés, Ils avaient perdu tout leur linge; au sac de Batoche,et à Jeur retour, \u2018ils trouvèrent tous les meubles mis en Pièces et les murs de leurs maisons Complètement dénudés.C'est dans cet lat que je les\u2019ai trouvés, exposés à Mourir de fâïm,;'à moins de sécours Immédiats, | =: © Ajoutez à cela que la plupart de ées Muvres femmes portatent-le deuil qui d'un flls, qui d'un époux, ou de l\u2019un et de l'autre \u2018enfermés dans la prison de égina, en attendant leur procès, et vous Concevrez combien cette population Mfortunée est digne de compassion, | 8 vous supplie, monsieur, de plaider eur cause aupras du public et du gou- Yernement.Oh ! faites comprendre aux autorités la nécessité qu\u2019i ya de les 6 Riel est en grand |- pays que jet étais] félicitais les gens,de l'énergie at: du | inbabité, tandis que depuis elle était P pleine d'espérance dans l'avenir.Hélas! |.que j'étais loin de songer au.terrible { sort qui l'attendait !- Mais Riel parut] comme un nuage.dans le ciel pur ; sa-j.dint-Antoine.Les |: résidences que j'avais tagt admirées | jusque ras le spl ; celles''qui' étaient | Les champs et les jardins\u2019! O et à coup sûr le Canada, ce pays chrétien, ne les laissera pas\u2019Mourir.Votre etc, Su, ALEXIS ANDRÉ, Ô.MI, ,Bupérieur des missions du district - Arr mt ; de Carlton.= ; |PiincotAlbért 24 jun 1885; © +, M 2526 Lu.LEI 247 041 ie BIRÉIDANSISA PRISONS 2\" ey \u2014 : = Nol Dé PRINOIRATT EMO ; ufr bey on?Eh mune in - Bôégina, T.N.059.\u2014L'emprisonne- -ment de.Riel lui va évidemment 4 mer- -veille, car il engraissé tous les jours ; il ne semble cependant pas aussi sûr quant au résultat du son - procès qu\u2019il l'était il y a quelque.temps, :I1 est toujours prêt à converser avec les gardes et il s\u2019informé continuellément de \u2018l\u2019opinion publique sur son compte, - \u2018Depuis quelques jours il ne fait qu\u2019écrire.Il a adressé un Yong docu- Tdent.à: l\u2019inspecteur'Deanc de-la police a cheval.Co document a rapport à la rébolliag.LÀ ses jetions depuis que les.cold l'ont appel au pays.Trente vept\"lémoins \u2018s#rout assignés ar\u2019la couronne, _Les'priñtipaux sekont.e général Middleton, J.C.Astley, arpenteur en 2: ei Le Tet i \u2019 as FF ie ressentiment dans leurs-iAmes.Tis Bone ASSIGNÉS CONTRE \u2018LUY semblent contents, comme tous \u2018les aww.PJ TT : ; lé\u201ccoldtiel Irvine,, l'assistant comrnissaire Oroziër, Harold Rss: Johti\" Kerr, 8.Kerr,.J.A.Jackson, .de:Princé albert M, Slewart, chef, de police de Ham itp, 3 I.Jarvis, le:capt.Young, \u2018de la batterie de cdthpayne.de Winnipeg; 8t M.Lash, agent des sauvages.\u2026r 4 («es Batros prisonnier comparatiront iprobäblement dafis'une journ 0 deux, pour que lecture leur soit faite dd I'acte\" d\u2019accupation.i rT ufr badly Poundmaker et les.autres prisonniers sont, attendus ici de Battlefort demain.\u2018* Otlawa, 1£0\u2014L'on dit que les avocats\u2018 de Riel assigneront comme témoins.sir John Mcdonald, sir David McPherson, «et l\u2019hon.A, R.Caron.La défense\u201d con- \u2018Yestera la cobstitutionalité: de lä\u2018 cour criminelle dans le Nord Ouest, et si \u2018le verdict'\u2018est contre \u2018Riel\u2019 il y apra \u2018Appel äù tonseil'privé.LC TT : * 0 migE Ep pm Grok LES SAUVAGES FUGITIFE L28 JURÉS DU PROCÈS DE RÉEL - UN MAGISTRART OANADIEN-FRANÇAIS \u2018 SIÈGERA AVEO LE MAGISTRAT | RICHARDSON .- .tr \u2018; Winnipeg, 10\u2014Le R.P.André, O.M.1, supérieur des missions catholiques de Carlton, adresse de Prince-Albert au Free Press de Manitoba, en date du 22 juin, une longue lettre dans laquelle il dit que les prêtres ont\u2018combatta les projets de Riel dès le commencement et pendant tout le temps qu\u2019il s\u2019efforçait de provoquer un soulèvement.\u201c Lorsque l'insurrection a éclaté, \u2018dit le R.P.André, 1a main de \u2018Riel \u2018s'est appesantie sur nous pour nous punir d\u2019avoir contrarié ses vues.Il ne fut pas aussitôt investi du pouvoir qu'il commença à nous molester de toute façon et, comme il redou- \u2018tait l'influence des prêtres parmi ses gens, il envoya quelques-uns de ses partisans aux différentes missions pour amener de force les prêtres à toche, où il les retint prisonniers dans la chapelle, afin de les garder près do lui et pour.les soumettre à -son pouvoir arbitraire.L \u201c M.Louis David Riel était un an.tocrate daris toute l\u2019acception du mot, qui prétendait avoir le droit de gouverner et l'Eglise et l\u2019État : lui nier l'une ou l\u2019autre deces attributions était une offense grave et quiconque \u2018aurait osé le faire était exposé à un danger sérieux.Vu que les prêtres refusèrent de se soumettre à Riel, mais, au contraire, lui nièrent le droit qu'il s'arrogeait, ils encoururent sa haine et furent exposés à mille désagréments ; on les empêcha d\u2019exercer leur ministère ct ils ne purent communiquer librement avecles gens du ehors.= tecourir.Ce sont des êtres humains et \u201c À trois reprises, au moins, les mis- \u201cXr que nous 1\u2019étions pas\u201d loyitx et que \u2018des ne ., \u2018 Pourquoi, _ peut-être, ces prêtres drposés à un sionnaires furent forcés de compa- raitre devant Riel, dans la salle du conseil, et une fois, entre autres, en \u2018furent forcés d\u2019entendre pendant trois heures les blasphêmes, les obscénités et les injures les\u2018plus grossières qu\u2019il sort.que les deux missionnaires du lac aux Grenouilles et il est probable.qu'on châtiment.terrible leur était réservé, si le général Middleton he: fût arrivé à temps pout leur sauver la vie en s\u2019'emparant de.Batoche.\u201c Nous remercionsde[tout cœur ces braves soldats qui sont venus de l'avant pour réprimer la révolte et, tant que nous vivrons, nous prieons Dieu de les bénir pendant-le reste de leurs jours et surtout a l'heure de la mort.oT - % Comment, M.le Rédacteur, ne | Phs-se sentir indigné.an: entendant,\u201d \u2018après tont ce qui s\u2019est passé, les fans: -ses accusations, portées contre nons : nous étiens les \u2018instigatouts \u2018troubles.Il y-a des hommes qui Tougissent pas dè lancer de \u2018télles accusations et çes hommes\u2019 se vantent d'être de bons chrétiens, et des ministres de l'Evangile.leu \u2018sera leur juge ainsi que \u2018e\u2018\u2018nôtre\u201c et ti des jour ils auront à\u2019rendre compte \u2018faux témoignages contre leurs frères, si grand danger, n\u2019ont-ils :pas quitté leurs missions à temps pour su mettre en sûreté ?À: ceci, M.le .Rédacteur, je répondrai que nous, humbles missionnaires _catholiques, avous pour coutäme de ne jaïmais ahandon- ner notre troupead, quel'que soit le danger auquel nous nous exposons.1 \u201c| Nous sommes des soldats du Christ qui nous.tenons toujours au poste ui nous a été assigné ; ni la mala.ie, soit 1a picotte om le choléra, ni la guerte, ni une révolte the peuvent nous faire abandonner notre poste ; nous y restons en dépit de tout, considérant comme une gloire de mou- rirau champ d'honneur.Ce sentiment du\u2019 devoir, si profondément gravé au fond de nds cœürs, explique pourquoi les prêtres sont restés aux missions\u201d qui leur avaient été assignées par leur évêque, jusqu\u2019à ce ue Riel les eût amenés de force à Batoche, où ils sont restés jusqu\u2019au jour où le général Middleton les a delivrés.\u201d - TT, Washington, 10\u2014Une dépêche du général Terry au département de la -est ainsi congue : .\u201cLe district de Montana dans lequel commande Colbrooks a reçu nes que 25 cabanes de Sauvages de l'insurrection du Nord-Ouest, se dirigent vers la frontière pour se rendre au Montana, sous la conduite du fils de Gros-Ours.: *\u201c Il paraît jue ces Kauvages se proposent d\u2019aller sur la réserve des Corbeaux.Ces indiens ne peuvent être qu\u2019une source de troubles s'ils prrviennent à se réunir aux autres.\u201d Les autorités de Washington s'aperçoivent de là gravité db la situation.Le général Shéridan a quitté ce soir la réserve indienne \u2018du fort René pour se rendre sur le\u201cthéâtrè de la guerre.Un télégramme de Washington à l'officier commandant les troupes, lui ordonne de tout faire pour supprimer la révolte, et même anéantir complètement la tribu des Cheyennes, si c\u2019est le seul moyen d'en fiuir d'un seul coup.i .Battleford, 10\u2014La police de Carlton a suivi les sauvages qui ont traversé sur la rive sud de la rivière la semaine derniére ; plusieurs squaws ont été envoyées ici aujourd'hui des présence des membres du conseil, ils | Gr |.plut à Riel de vomir contre leur reli- | ion et ses saints mystères.\u201cIls s'attendaient à subir le même |.qu\u2019ils ont portés information des autorités canadien- | montagnes-de l\u2019Aigle.Les \u2018prison- nlers restent sous la garde de la\u2019police qui est à la recherche, du fils de os Ours, Soixante sauyagesses et enfants appartenant à la première bande qte-l'on a faite.prisonnières .sont campées sur les réserves près , Yio .LE E : Ja police part demain pbur le Fort.Pitt et le ldc a Ta Grenouille pour en rapporter des vivres.; Regina, 10- preurremssenqanenterann ! Vienne, 18\u2014Une dépêche de Saint- - & l'acte - a ac- « ges Vis Vu eo Bee \u20ac JOURNAL DES ; CAMPAGNES \u2014 8 QUELQUES CONSEILS #:i POUR L'USAGE OES PILULES D'AYER.- sg DOSES \u2014 Pour agir doucè- .JERS ment sur les intesting, de = A LS L'expérience seule\u2019 peut décider de la dose dans .chaque ras, Bl la pi iy i n'y a pas de re- : Mède plus efficace que les PILULES D'AYEB.Elleg assurent les fonptions journalières.des, intestins ot les remettent à Tepr état normal.Pour Indigestion, ou Dyspepsie, les\u2019 PILULES D'AYER sont guérison assurée.Gastraigie, Perte d'Appétit, Estomago Ohargé, Flatulences, Vertiges, Maux de Tate, Nausées, tous sont soulagés et guéris par les PILULES D'AYER.Dans les Maladies du Foie, les-Dé- sordres Bllieux, et ln Jaunisse, les PILULES D'AYER doivent être données en doses assez fortes pour stimuler le foie et les intestins, ot déloger 1a constipation, Comme médecine du printemps pour purifier lo sang, - ces PILULES sont saus égales.Les Vers, engendrés par l'état morbide des intestins, sont expulsées par ces PILULES.Éruptions, Maladies de Ja Peau, Hémorroïdes, résultaut de l'Indigestion ou de la Constipation, sont guéries par l'usage des PILULRS D'AYER.Pour les Rhumes et Refroldissements, prenez les PILULES D'AYER pour ony tir les pores, et calmer la fièvre.: Pour la Diarrhée et la Dyssenterle, .2 à & pilules; énergique ment, de 4 à 6 pilules, causées par un froid subit, upe nourriture | indigeste, oto., etc., les PILULES D'AYER sont 1e vrai remède.Les Rhumatiames, ls Goutte, la Névral-: ti gle, ct la Sciatique, souvent résultant de désordres digestifs, ou de rofroidisséments, Sisparaissont aussitôt 1a cause enlevéé par: l'usage des PILULES D'AYER.: Les Tumeurs, l'Hydropisie, les Douleurs des Reins, et autres désordres causés soit par débilité, Bolt par obstruction, sont guéris par les PILULES D'AYER.La Suppression, et l'Écoulement Pénible des Menstrues, trouvent un remède sûr et toujours prêt dans les Pilülés d\u2019Ayer.\u2018 On trouvers sur chaque boite des directions complètes et détaillées, en plusieurs langues.PBÉPABÉES PAR LE Dr.J.C.Ayer &Co., Lowell,Mass, En vente ches tous les Pharmaciens, \u2019 Echos & nouvelles} NOUVELLE EGLISE » La construction d\u2019une nouvelle église à Tadousac a été décidée.Mais pour répondre au désir du public catholique du* Canada et même des touristes étrangers, qui aiment les antiquités et les monuments religieux et séculaires, M.le curé et les paroissiens de Tadoussac ont décidé de garder intact leur vénéré sanctuaire, qui a été fondé en 1615 par les Pères Recollets.LA FOUDRE La tempête de jeudi a causé des ravages épouvantables.La foudre est tombée en plusieurs endroits.À l\u2019asile - de Beauport, la fluide électrique a brisé \u201c le mai quisurmonte la salle des femmes.Le choc a été tellement terrible que plusieurs personnes croyaient que c\u2019en était fini d\u2019elles.- Un citoyen de lotbiniére est venu hier après-midi à notre.bureau et nous a dit qu'il n'a jamais va une pareille tempête en cette Idcalité.\u201cL'ouragan a laissé des traces \u2018bieri \u2018tristes de son passage.Un jeune homme de 19 ans, fils de M.Maximin Boisvert,cultivateur, | a été trouvé mort dans ua-champ ; il a Été tué par la foudre.M.Augustin Langlois, de la même paroisse, vient d'être, aussi, erusllement éprouvé.Le tonnerre est tombé sur sa grange qui a pris \u2018feu et a été entièrement consumée.=ix milles bottes de foin pressé et-deux chevaux ont été consumés.C'est une pèrte énorme pour ce cultivateur, ajoutée à celle qu\u2019il a subie il y a environ deux ans : sa maison a été détruite par un incendie à cette époque.NOUVELLES SOCIÉTÉS E.J.Tweddell, Québec : Edmond Tweddell et John Tweddell associés.Filteau et frère, libraires, Québec -|-du Rév.M.Layerdière, l'historien.0.Filteau et-E.A.Filteau, associés.| J Godin et Lacroix, entrepreneurs, etc, Québec, F.X.Godin et Jos.Lacroix, associés, MORT SUBITE M.Pierre Cauchon dit:.laverdière, 4gé de 56 ans et cultivateur du Chateau- Richer, a été trouvé mort dans son :lit jeudi matin.Le défunt était paralysé depuis plusieurs années et\u2019 était frère \\ NOYADE ho Samedi dernier le 27 j juin,\u2018 un jeude homme d'Amqui.flls d\u2019'Amable Paradis, était 3 darder de la carpe dans la rivière Métapédiac à Amqui dans: une petite embarcation.Deux de ses frères l\u2019accompagnaient, un coup mal porté fit perdre l'équilibre au petit malheureux qui tomba hors de son vaisseau.Le contre coup fit aussi tomber un de ses compagnons.Celui qui était resté dans la chaloupe peut sauver son plus jeune frère, l\u2019autre âgé de 1ù ans s\u2019est noyé.UN BALLON À LA MER Le paquebot Brighton, revenant \u2018de New-Haven, rentrait à Dieppe.la semaine dernière, ayant à son bord un \u2018| aéronante qu'il avait reçueilli en mer, 1 \u2018| ainsi que son ballon, à 35 milles nord nord-ouest du port.< Voici la périlleuse odyssée,( de l\u2019audacieux qui, après 352 ascensions plus ou moins accidentées, eût terminé dans l'eau sa carrière aérienne, sans le secours du Brighton, commandé par N le capitaine Clark : M.Jean Baptiste Gloricis, aéronante à Roubaix, faisait donc su 363e ascension, à l\u2019occasion des fêtes de Lille.Il quittait cette ville à dix heurés cinquante du soir, montant son ballon le Jupiter, de 500-mètres de jauge, qui supportait un plateau chargé de pièces d'artifice.Après ses exercices de pyrotechnie, M.Glorieux, que le vont N.-O.poussait vers Paris, s\u2019étant élevé, rencontra un courant plus fort.qui l'entratna rapidement vers l\u2019est ; le mouvement s\u2019accentuant, de plus en plus, il marcha avec une vitesse vertigineuse voyant sous son ballon courir les nuages, füir forêts villes et fleuves.Bientôt, au bruit qui montait, il comprit qu\u2019il planait sui la mer.Les nuages masquaient, il ne distinguait rien.Cependant l'horizon blan- thissait la lueur s'accentuait, .c'était bien l'aube.IL était alors une Heure |- quinze ; mais le baromètre indiquait une altitude de 1.500 mètrés.Enfin, les nuages s\u2019empourprèrent, -le soleil parut, les vapeurs se dissipèrent : M.Glorieux planait bieh sur l'Océan.Vers cinq heures, il aperçut un bateau dont la direction semblait le rapprocher ; > il ouvrit la soupape, mais si rapide que fût sa descente, il était encore haut -quand le bateau s\u2019éloigna.Pour remonter, l\u2019aéronaute ( qui n\u2019avait plus de lest, coupa la corde retenant le plateau ; ; débarrassé de ce poids, le ballon repiqua dans l'air et atteignit vi(e la hauteur de 3, 000 mètres.Vers six heures, À, une trentaine de |: milles de Dieppe.M.J.Vine, maître ae |\u2019 quipage du Brighton, apergutuné masse \u2018| se précipitant à une longue distance dans la mer, il prévint lé capitaine, * M.Clark, qui fit aussitôt gouverner vers le point signalé.C'était Ie Jupiter ; son aéronante, de la grande hauteur od il était, avait vu le paquebot ; aussitôt il avait ouvert passage.au gaz et, avait opéré sa descente ; mais avant qu'il eût atteint la mer, soit que le vent \u2018elit poussé l\u2019aérostat, soit qu\u2019il eût mal calculé sa chute, il tomba à près de deux kilomètres du bateau.Aussitôt qu'il eut touçhé l\u2019eau, le ballon se redressa ; retenu par sa nacelle submergée et poussé par la brise, bondit et rebondit, entraînant M.Glo- Ai rieux, dont les jambes s'étaient embarrassées dans les cordages et qui, à chaque ressaut, sortait et replongeait; Durant plus d\u2019une demi-heure, le Brighton dut poursuivre le ballon dans sa coûrse sacçadée, enfin il put le joindre et-un canot\u2019 _rectetlit d\u2019aéro: naute et son \u2018ballob.ve RECETTES ds + on UBière a citron\" | , : \u2018On éaïl'écmnbien est dangeredy \"5g por 16s gets \"qi \u201citivailich \u2018aûx champs, Pusan de lead\u201d pure; \u2018pour 1 Peu qu\u2019elle | soit froide et qu iI aient aüd.n plusieurs endtqjts on cherche a préye- nir ce danger par quelque autre bréuvage.Voici une recette qui permet d'avoir a sa disposition une bière économique et d\u2019un bon goût.Par chaque gallon d\u2019eau froide que: vous mettez dans un baril, ajoutez un CI heal « Vi «at i gingembre moulu, one pinte'de sirop et une demi pinte\u2019 \u2018de levain (yeast).Apiès 24 heures de \u2018repos, \u201ccette bière\u2019 séra Yobne 4 boite/8i vous lainettéz\u201d \u2018en\u2019 bouteille! ayez le \u2018soin d\u2019attacher lès bouthons aü-môyen d\u2019un fil de fer.Lesbouchons doivent étre de bdnne qualité.Cette bière.est, exéèlles à - du: goût, et très rafratchissantd.\\ LA OONSOMPTION ove.Un ancien i: cin, qui ne pratiqué'plüs maintenant; a eu en sa possession, grâce à\u201d un' missionriaire des Indes Orientales, la formule d'un\u2018rema~ de végétal: fort simple pour 1k'!puérisoh' | prompte et permanente de la consomption, \u2018 des bronchites, de la catarrhe, de l'asthme et des maux de gorge et des \u2018poumons - et aussi pour la cure positive et \u2018radicale de la élibité nerveuse et de toute les douleurs nerveuses.Après avoir essay& les pouvoirs étonnants de guérison de çe remède dans des millers de cas, il crut de son devoir dele faire connaître à ses compatriotes malades, Pouss6 par ce môtif et par le désir de soulager l'humanité souffrante, j'adresserai franco du port, à tous ceux qui le désirent, cette -xodonnance en allemand, en français et! en anglais aves la dipeotion voulue pour prépas rer ce remède et en faire usage.Envoyer par la malle avec un timbre, à l'adresse suivante : W.4.Noyes, 1 149 Power's Block ochester, N.¥, op Québec, 16 octobre 18R4\u20141 oy 0 C\u2019EsT PRESQUE INCROYABLE bâtisses et de, masses de briques et de pierre, mais aucune n\u2019a-été aussi extraordinaire que le transport de Ja chemi née de briques d'une usine à Salem (Mass.), il y a quelques semaines.La cheminée était d\u2019un hauteur de 90 pieds et de seulement six pieds et demi à labase.A l\u2019aide de six ouvriers, cette construction dangereuse fut soulevée, transportée à urie digtance de 100 pieds et placée sur une 1Buvelle fondation.Une inclinaison de trois pouces seule ment eut été suffisante pour faire crouler toute la masse en une multitude de briques.Le poids était de 120\u2019 tôn- neaux.LE SAUMON \u2018 Lapôche au saumon est des plus abondantes dans le golfe Saint Laurent, A Dalhousie une prise de 70 à 100 de ces poissons par jour n' \u2018est pas extraordinaire.Dans leg rivières Métapédia et Restigouche, il paraît-que ls grosseur du poisson dépasse de beaucoupta moyenne ordinaire, et!es pêcheurs 4 la motche en ont pris en si grande quantité que le plaisir est presque devenu une tâche et l'agrément a perdu du charme ordintire qu\u2019éprouvent les pêcheurs.Geux qui font commerce de saumon.le paient huit cents la livre.' La pêche aux homards commence à faire défaut dans ces parages.On croit ! que la législature ferait bien de mettre - 2 homard'saisi!* \u201d: + citron tranché, un cueillère de tué \u2018de .Les années dernières ont vu des tours .de-forces en matière de transport dé| \u2018Beauce, dimanche dernier, (a eu lieu la le holà à læ destruction déraisonnable qui se fait d\u2019une des délicatesses que la mer nous fournit et examiner, commg les Etats-Unis, toutes les fabriques pour -saisir les homards qui ont moins de neuf pouces de long, à part de l\u2019imposition\u2019 d\u2019une amende \"d\u2019une piastre par DEMANDS, e\u2014Un agent résidantdans chaqu \u2018| village, ville et-ité du Dominion, aussi des vgents voyageurs pour, vendre nos nouveaux - gazomdtres à air à 50 pour cent meilleur marché que le gas à charbon, et également bon.On a besoin d'aucun feu ou de for motrice.Dé foutes géand&urs, de 15 Bur« ners à 1,000, pour maisons privées, magasins, hôtels, fabriques, moulins, rues, mines, eto, Tes CANADLUN Am Gas Maoums MANUFAc, \u2018 SURING CO, 116, rue St-Erauçois-Xauier, Montréal 224 UN SERRE-FREIN TvÉ A ST HENRI Un malheureux atcident est arrivé vendredi.matin sur la-voie- du Grard- Troncentre St Henriet la Pointe St Charles, près Montréal,, Gomme le train de .maychandises de l\u2019Ouest passait sur le pont de fer du canal Lachine, le serre- frein Henry Toale qui se tenait sur la \u2018dernière voiture, regardait en\u2019 bas pour voir si letout était-bf@n: Ilse tenait | d\u2019uné\u2018main\u2019 À un \u2018appüi en fer, lorsque soudalif l\u2019apput ééda et ppécifita le malheureux serre-frein 1a lête la- -première entre les deux voitures en mouvement: passèrent sûr les jambes.M.Joseph Brazier qui'était à ce mo- mentsur le.font où gisait le blessé envoya - aussitôt quérir les Drs\u2019, Lachapelle et Wood et la police de St Henri.Les médetins suggérèreut de le tranñsporier à l'Hôpital Général mais le blessé, malgré ses horribles blessures, conservait sa connaissance et demanda à être transporté chez lui 97 rue Madeleine, Pointe St Charles, où il est mort un peu après-midi, vendredi.Le\u2018défunt était venu de Liverpool, Ang, ilya trois ans,\u2019std l'emploi du Gdepuis son arrivée à Montréal.À Venquête du cproner, à 4.heures de l'après-midi, le jury a rendu un verdict de ** Mort accidentelle \u201d, n'imputant de blâme à personne.BENEDIOTION A \u2018StEvariste de Farsyth, comté de bénédiction d\u2019un -magnifique calvaire sur la terre de M.Ursurien Beaudoin, riche cultivatewr de l\u2019endroit.Plus de 300 personnes \u2018de la localité et des environs y assistaient.Le sermon de circonstance fut prononcé parle rév.M.N.Proulx.: MOYEN DE- DONNER .UN BON - GOUT AU PAIN On fait bouillir dañs une chaudière avec de l'eau lo grüau tiré du son, en remuant continuellement avec une pelle de bois.Après un quart d\u2019heure environ d\u2019ébullition, on coule le son | et cette eau à travers une grosse toile \u201cneuve ; où: l\u2019exprime bien.Cette eau est employ ée A Détrir la farine dont on veut faire le pain.Le son bouilli dépoze dans l'eau la farine qu\u2019il contient encore, un principe muqueux qui lui est particulier, et un autre principe aromatiquekqui donne au pain un meilleur goût., Cette opération a encore l'avantage d'augmenter le poids du pain d\u2019enviros uh huitième.,Ç ' PONTS EMPORTÉS Le pont sur la rivière Bande, ® sur le parcours du chemin maritime, sur la côte nord,et au moins huit autres ponts \u2018de moindres dimensions, ont été emportés par la crue subite des eaux de * la rivière.C\u2019est un dommage de ,plusieurs centa ines de piastres.> a o Les, roues dela.dernidre voiture lui \u201c\u201d remit a Ae ol ! JOURNAL, DES CAMPAGN ES ma Teese AMAR.ol LN WRT I there.am AW UN SUICIDE Un jeune homme du nom de Joshua R.Mead, étudiant de Cincinnati, Ohio, s\u2019est jeté dans lé \u2018fleuve gnfriedi matin en descendant de Montréal par le vapeur Québec.Ge -dernier.était alors vis-à-vis de St-Nicolaset allait à toute vitesse.On rerivèrsa aüesitôt la machi- ge et on mit une\u201dclisloupe a lead.Mais lorsqu'on arriva près dù_malheu\u2019 reux jeune homme, il venait de dispa- raitre au milieu des flots, pour ne plus revenir à la surface de l\u2019onde.Le défunt était âgé de 18 ans ; accompagné d'un parent, il» se proposait de passer quelques jours à Québec et d'aller ensuite aux Montagnes Blanches.[1 voyageait pour rétablir sa santé.(RECETTE Moyen de rendre l\u2019eau de puits potable et propre aux usages domestiques.On sait que l\u2019eau des puits.n\u2019est pas potable, que les légumes y cuisent mal.ou n'y cuisent pas du tout, ce qui est, dû à la présence d\u2019un sel calcaire appelé sulfate de chaux.Pour détruire cette .propriété malfaisante de l\u2019eaù de puits, il suffit d\u2019ajouter quarante-huit grains de pôtasse par seau d\u2019eau.Après.cette.addition, qui a pour but de décomposer.le sel calcaire, les légumes .çuisent.pars faitement dans cette eau, qui, peut aussi: servir au blanchissement du linge.Cette potasse, ajoutée à l\u2019eau de puits, l'est pas malfaisan te ; elle rend l\u2019eau.plus légère et plus facile à digérer- DEUX NOUVELLES NOYADES ae 4e ue ! ace dr AU 2 Samedi soir, ün matelot qui retour, nait à bord de la baïque' Oéfabia, amarre aux estacades Hall, \u2018enlevait son gilet tout en marchant, lorsqu'il a trébuché sur un'obstacle qu'il\u2019 ne.voyais pas, et a Eté précipé à l'eau.Comme ses bras étaient encore engagés-dans.les manches du vêterient, ses mouvéments ont été paralysés et il n\u2019a pas reparu.Hier matin, on a trouvé sur la grève près du\u2019 bassin de carénage, à St-Joseph de Lévis, le cadavre, d'un enfant de onze ans nommé Joseph Myrand.On\u201d nesait comment ce petit malheureux s\u2019est noyé.VT UN VOL AUDACIEUX - Samedi soir, à 6 heures, une femme de Saint-Ambroise, nommée Garneau, après avoir vendu quelques produits sur le nfarché Jacques-Cartier, s'était arrêtée devant un magasin d'épiceries, pour payer quelques effets qu\u2019elle y avait achetés.Elle avait laissé sa voiture contenant des effets d'épiceries, un paquet de marchandises, le tout évalué à 87 ou $8 ; une blouse et une écharpe Quand elle revint à sa voiture, quelques instant après, tout avait disparu.On peut juger du désespoir de celte pauvre fêmme qui avait ainsi perdu tout le bénéfice de sa journée et peut-être de sa semaine.la police a retrouvé plus tard sur la voie ferrée, uth panier vide et dans lequel Mme Garneah avait mis ses effets d\u2019épiceries.\u201d C'est a peu.pres, tout ce qu\u2019elle enaura.1.MORT SUBITE - \"aq M.Hubert Bourassa, cultivateur- de laprairie, ent décédé subitement le 12 du courant.\u2018 M.Bourassa était trèsbien le matin\u2019 et Madame Bourassa devait partir en voiture pour aller chez son père, quand il se sentit iudisposé vers anze heures: Un médecin fut aussitôt appelé et les amis du malade voyant que son état devenait alarmant, envoyèrent prévenir sa femme qui arriva pôur assister aux derniers moments de son mari.M.Bourassa n\u2019était âgé que de trente- deus ans ; il laisse trois enfants en bas dge.Le défunt était atteint d'âne maladie de cœur.\u2019 te = a QUATRE HOMMES NOYÉS Mattawa, 13\u2014Six hommes qui avaient travaillé pour M.A.Lumsden sur le SS.\u201c Argo, \u201d sur le |ac Témiscamingue, descendaient, et en franchissant les rapides du Veau, à 4 milles \u2018d'ici, leur,embarcation lut entraînée \u2018dans le remous et chavira.TS \u2019 a a la chaloupe, les deux qutres nagèrent vers le rivage.Les quatre se mainjin- reyt en cette pogilion jusqu\u2019à yn demi.mille de là, et, figalement ils .échappèrent la chaloupe.êt se noybrent.Leurs nomssont: 1.0° Geo.Hodd, Wm.Christin, Phi).Martin et Geo.Langelier.Ils se sont noyés hier soir et on n'a pu encore retrouver les cadavres.LA FOUDRE, \\, Un pére es ses deus enfants tuds par le-lonnerre 0a nous rapporte.qu'un, très.grave accident, est \u2018arrivé à, Ste-Elizabeth, comté de Berthier, jeudi dernier, pen-; dant np, orage.que vous avons.eu, ce nqus nous sommes precurées ; Pendant un de,ces.orages, le tonnerre Bélanger.Il y avait alors dans la demeure, M.Bélanger.et deux de ses enfants, uije jeune fille et un bébé.La foudre en tombant mit le feu à la minutes fut réduite en cendre.Les trois personnes qui se trouvaient dans la maison furent entièrement consumées, sans qu\u2019on put leur porter secours.On nous informe qu\u2019un M.Lachapelle de la concession de la Base de Roc, paroisse de St-Charles Borromée, a été frappé de la foudre pendant l\u2019orage de jeudi dernier\u2019; il a en une joue et le nez brdlés jusqu'aux os.On.craint beaucoup que le résultat de l\u2019accident \u2018soit fatal pour là vie de la victime.TOMBÉ MORT \u2018à l\u2019église Notre-Dame de Montréal, est tombé mort, frappé d\u2019apoplexie, passant hier après-midi au coin des rues Notre Dame et St-Frs-Xavier.C\u2019est un homme d\u2019une soixantaine d'années.ll a été trans- \u2018porté à l\u2019hôpital Notre Dame où J\u2019en- quéte aurd lieu.\u2014Pour le teint.il n\u2019y a rien de mieux que la Salsepareille d'Ayer.Elle donne le coloris de la santé \u2018au.visage pâle et blôme.CÉRÉMONIE IMPORTANTE | Hier matin, à l\u2019Hôpital Général, a eu lieu une prise d\u2019habit présidée par M.le grand-vicaire Légarg.Les nouvelles religieuses sont : Mile Jobin, de l\u2019Ancienne Lorette, en religion Mère St-Jean de la Croix ; Mile Brière, de Sherhrodke, en religion Mère Saint-François-Xavier ; Mlle Jobin, de St.-Roch; en religion Mère Saint-Roch.La chapelle du monastère était des plus imposantes.- Co \u201cLa semaine dernière, il y avait à la méme communauté, une .fdte très \u2018intéressante.Les Révérendes mères 8.Ambroise et StJoachim célébraient le 65ème anniversaire de leur profession religieuse.Les deux vénérables sœurs jouissent encore-d\u2019une santé excellente.UN BEAU CARILLON La paroisse de St-Henri de Lauzon * vient de faire l'acquisition d\u2019un carillon: de trois magnifiques cloches représentant un poids total de 4,853 livres.La: plus grosse pèse 2,097 livres ; la deuxième, 1,563 et la troisième 1,188 livres.Ces cloches ont été importées de Londres de la maison.Mears el Stainbenk, par Quatre.d'enyre, eux sp cramponndren; | jour-là.Voici, les i)fopmations que | tomba sur la maison.d\u2019un pomms.mäjson, qui dans l\u2019espace de quelques | Un nommé Tanguay, ancien chantre remplie de monde, et la cérémonie fut: M.N: S.Hardy, libraire, basse-viile.La bénédiction aura lieu vers la fin du.présent mois.! \u2014Le Renovatéur des Cheveux de Hall est le plus facile à appliquer, il est piifisi le plus'propre \u2018parmi\u2018les prépara- wong riviles.oo \u20181.LA VARIOLE A \u2018MONTRÉAL \u2018 L'épidémie augmente toujours, dit la Presse.\u2018 , Hier, on a transporté cinq nouveaux malades à l'hôpital.! Un cas vient de la rue Sanguinet, deux rue Beaudry, un rue Sherbrooke, et un rue Saint-Charles-Berrromée.Un décès a eu lieu, hier soir, à l\u2019hôpital : Mme\u2019 Ann Lary, épouse d\u2019Alphonse Moussette.: \u201c Outre ces malades, on en constate cinqiautres qui sont soignés dans leurs familles : .Un, rue Courville ;-deux, rue Bérard, et deux rue Allard.: : On voit que la situation devient de plus en plus grave.- Il y a actuellement patients à l'hôpital.Depuis quelque temps on a constaté que des personnes\u2019 pénétraient \u2018dans l'hospice des varioles en sautant par dessus les clôtures, et s'introduisaient dans les salles, afin de voir des parents ou des amis.Ces faits étant de nature à propager .Ja maladie, le Dr Laberge a fait assermenter cette après-midi l\u2019infirmier de l\u2019hôpital, Lucien Botson, comme comstable spécial et il a reçu l\u2019ordre d'arrêter aussi toute personne qui .pénètrerait dans l\u2019Éôpital sans permis sion.Il est nécessaire en effet de veiller \"à \u2018l\u2019isolation parfaite des malades et ce\u2018lPest qu\u2019à cette condition qu\u2019on arrivera à enrayer le mal.Hier après-midi, le Ur Laberge a reçu de Laprairie une dépêche l\u2019informant que plusieurs personnes \u2018atteintes de la variole se préparaient à prendre le ba teau pour Laprairie.: Le médecin de la ville se rendit aussitôt à bord et y trouva une jeune fille accompagnée de deux enfants malades, mais les symptômes n'étaient pas assez certains pout connaître la nature de la maladie dont ils sont atteints.Néanmoins, par prudence, ces deux enfants ont été remis À terre et renvoyés» chez eux.| La jeune fille a été autorisée à partir.Le rapport publié par un de nos confrères, hier soir, disant qu\u2019il y avait eu trois décès, rue Lusignan, est complètement faux.vingt-et-an - oe .OnGUENT ET PiLuLes HOLLOWAY.\u2014 Maladies des Femmes.\u2014La science médi- soulager les nombreuses maladies auxquelles les femmes sont sujettes, mais le Professeur Holloway, par une active étude, une attentive observation, a été amené à penser que la nature avait fourni un remède pources maladies spéciales: IL a donc, après de vastes recherches, réussi à composer ses célè- \u2018bres Pilules et Onguent qui comprennent les principes naturels désignés pour le soulagement et la guérison des ésordres particuliers aux femmes de tout âge et de toute constitution, quelles résident dans des climats chauds ou froids.Elles ont souvent corrigé les \u2018fonctions dérangées qui avaient résisté \u2018aux drogues ordinaires, prescrites par les hommes de l\u2019art et, ce qu'il y a de lus satisfaisant, c\u2019est que la guérison evient complète et parmanento.\\ Tremblement de terre Calcutta, 14\u2014 Une violente secousse de tremblement de terre qui a duré plusieurs minutes a été ressentie ici ce matin.cale s\u2019est attachée dans tous les âges, à | Nouvenyua :Abôfnés ! whi de LN Bh 4 CONDITION : $1.00\u2014Pour une\u2014$1.00 vous recevrez le Journal pendant \u2018un an, ainsi que les trois volumes mentionnés plus\u2019 bas qui sont d'une grande utilité, Aux Journal des Campagnes qui se publie tous les JEUDIS, contenant (6 pages de matière à lire, En'Outre, nous donnons comme rime aux\u2019 nouveaux abonnés TROIS MA s[FIQUES VOLUMES consistant en : Le Petit Mois du Sacré-Cœur, Le Mecucit des IReceottes et le Mé- .decin & In Maison, Le.traité sur le cheval et ses ma- Indies.S'ADRESSER A ov ELZEAR BEDARD, Agent du Journal des Campagnes.No 9, RUE BUADE, QUEBEC 7 MARIAGES = A St Charles de Bellechasse, le 7 juillet 1885 M.Damase Girard, cultivateur, fils de .L, Girard, conduisait à l'autel M.Eugénie Gonthier; fille de Joseph Ganthier, cultive teur et juge dé paix.le bénediction nuptiale a été donné par le Révérend C.Cloutier, ?LR pa 312 8 A l\u2019église\u2018St-Tean-Paptidtétt&\"Qu'ébec, le 13 juillet 1885, M.Edouard Aristide Pepin dit Lachance, conduisait à l'autel Mdile Elisabeth Emma Lefebvre.La bénédiction nuptiale à été donnée par le Révérend M.F.X.Plamondon.to EE \u2018 DECES \"°° Au Cap Santé, le 13.du courant, & Tk heures du matin, Demoiselle Marie Joséphine Garneau, âgée de 14 sns et onze mois, fille de Sieur Albert Garnesu, aprds 15 jours de maladie, of \u201cmunia de tous les-sevours de la religion.ca = \" A Saint-Roch de Québec, le 13 juillet Marie Joséphine Bernadette, âgée de dix mois et demi, enfant du Dr J.A.Garneau.Au faubourg St Jean, Québec, \u2018le 12 juillet, Marie Joseph Charles Julien, à l\u2019âge de 3 mois et 19 jours, enfant de M.Félix Gaboury, du Bureau de Poste.Décédé à Montmagny, le neuf de juillet courant, à l'âge de 7l ans, Demoiselle Marie Elisabeth Bernier.LA COMPAGNIE DE MACHINES A TRICOTER DE TORONTO.FABRICANTS DE MACHINES A TRICOTER \u201cECLIPSE,\u201d 116, RUE BAY.Ohaque machine est garantie.*IOUUSIOUCIPIIRF B[ 1d JUWFUO TA OX machine à tricoter ECLIPSE paiera dans toute famille.Après avoir pourvu aux besoins de la famille, on peut tricoter pour les voisins ou pour le commerce.On ne peut faire un meilleure usage de ses hôures de loisir.Un jeune homme ou une fille peut er de $1.50 à $2.00 jour avec l\u2019'ÉCLIPSE.Les MARCHANDS peuvent fabriquer toute la bonneterie, foulards, mitaines, tuques, etc, dont ils ont [ besoin dans leur commerce pendant toute la saison, et de la sorte tenir leurs commis constamment emplovés.Les FERMIERS pouvent cunvertir leur laine en différentes sortes de marchandises et réaliser 400 pour cent de plus | sur la laine qu\u2019ils produisent.La seule machine à tricoter parfaile en est une qui possède un mécanisme (ribber) simple et sir pour fair® les côtes.L'appareil de ce ribber diffère des autres presque tous tous les rapports, et les on es compétents l'ont proclamé comme parfait, CLIPSE est la seule machins propre à l'usage de la famille.91 Quebec, § avril 1895 \u2014ianifps, Ne munques pas de vous abonner au © .° CE SCROFULES.Les Bcrofules ot toutes les maladies asro- fulouses, telles que Ulcères, Plaies, Éryaipèles, Eczéma, Pustules, Impétigo, Tumeurs, Charbon, : Furoncles,.Clous, ét Eruptions de 1a Peau, sont lo résultat : direct dé l'impurèté du sang.Wo .Depuis plos'de quarante\u2019ans, Ia Saragpà- REILLE D\u2019AYER est reconnue comme l'agent \"4 le plus puissant pour Ie purifier.Elle dé.- - livre lo système de toute humour malsaîne, enrichit et fortifie le sang, expulse toute trac - de traitement mercuriel, sa-montre.en un: mot I'ennemi redontable et irrésistible.de- +.| toutes les maladies scrofojeuses., Une, Guérison Bécento d'Gioères pty pre faileux.' al ya piques mols, 4 bres orof nleux aux jam Elles Staent end enflamées, et les plates d échar- aient deu Fred de matières putrides.cemploya) sans succès Une grande variété de + En dernier ressort j'eus rocours à Is SALSEPAREILLE D'AYER ot le résultat obtenu fut des plus satisfaisants, mes ulcères ont disparu, et ma santé s'est \u2018grandement améliorée.Je vous suis très reconnaissant pour le bien que vo médecine m'a fait.suis, avec res de \u2018Mrs, PE O\"BRIAN.\u201d 148 Sullivan St.\u2026, NOW York, A Juin, 1882.| int \u2018 fr ER L'écrivain bien connu du Boston Herald, = Mr.B.W.RATE de Rochesigr, Na, éorit, on Tr date du 7 Juin, 1882; oo »-\u2018 Bonffrant oruellement de I'Eczéms © dkny des Ant grmiella ne : SALSEPAREILLE es ao bout .eee trois mois j'obtins une rien comp! Li si: considère La Salsepareille het stimble'et règle l\u2019aëtion'Ads orgades igeatite et .assimulatify, forces vitales,.et guérit promptament lag: le, 1a Goutte: ii bllits Générale, ot touted Jes produites par un sang utes leg ANI nk sac fr rampu, et par une vitalité affaiblie.2 Ello est incontestablement Ie remède le | Plas éçonomique, tant par la foros concentrée: qué pèr l\u2019énorgie buissante qu'elle Sxtton ur 1a maladie, Dr.3.C.Ayer &Co., Lowell; Mase; Le irr orton \u2019 xampp Echos & rouvelles REORTTES \u2018 Maniére de guérir les biisures.des \u201cbestiawx.Si la blessure eit dune piure.considérable, il faut la fermer 1« quelques points un peu élvignés les vus des autres, et l\u2019entourer d'au bandage lâche en toile, mais non pouzl'attacher, mais pour la tenir dans uu-erat d'humidité constante, c& qui s=\"; tatique +u tenant -la toile sans cesse mun Nite par \"application d'une eau.claire el fraicbe jus qu\u2019à ce que la blessure soit gudrie.Ce \u2018traitementest également éfficace pour les fractures ; dans cé dernier cas il\u2019 faut en attacher los parties ensemble avec des éclisses.mais non trop serrées ; il ne faut pas laisser remurr la bête, et sil se montrait de la chair baveuse pendant que la blessu'e Done | | souvenir.du :pèlerinage ; ls.lutéont | \u2014Admirable bête !- Sans doute; a ) M.-A.\u2018Dessaint est l\u2019avocat-des prison.\" niers Bérubé et Côté, M.Louis Taché défépdra- Elmina Dionne.: MORT SUBITE, Mme L.Lemieux; de la rue Garuoni est morte subilement mercralt a dha rébulbièf A Silay ; dés ti o 14 noyade de six hommes de radeauy\u2019 | de bois qui se sont noyés sur la rivière: \u2018St-1gnace, comme l\u2019aniénçait une dépâ, che il y a quelques j jours.j Le 20 juin\u2019 dernjer, Jean \u2018 Baptiste ; Morin, Godfroi Morin,, Thomas Thibault, Joseph Foubert, Napoléon Labelle et Louis Latour, employés par MM.Gilmour et Cie, travaillaient au : flottage du bois sur la rivière St-Ignace.Ils étaient dans une chalouWpe fortement chargée de chaines d\u2019estacades et d\u2019un ; -quart de lard.Près du village de Manuwaki se trouve un, petit rapide.\u2018Comîne \u2018cas\u2019 hominés se\u201d: jortaient très i bien avant\"d'arrivér À d endroit on suppose; \u20180 gue 14\u2019 \u2018thaloWiog Bac \u20ac faviré | \u2018en: \"éntéighailt le: apie; a gu ita sombre de sûité.On a retrouvé Jes \u201cdires de six * hommes le 28\u2019 juin\u201d dernier.Deux ont - été inhumés au \u201cpetit village de Manu-waki, et les quatre autres ont été in.\u201chufnés près'dé \u2018Pendroit où oft.Teg a\u201d \u201ctrouvés: Te, TR end ee Latour: était: narié: ST \"latsse une \u2018épouseret dept: fants = el BALYSIE 3 ut .RAR AL Ap 4 es 00 I YA Quelques temps.Mme VveiSam- \u2018son.\u2018était frappée d'une attaque de para- lysie-däns \u2019 l'église.de Lévis, pendant Qu'elle était assisé éCoutantlé sermon.TO) \u2018la transporta aussitôt chez M.Boujger; près de Tél, fais noû sans caltés vu qu\u2019elle Avait le corps et les jambes plié: 214° thon fat mandé \u2018 et lui dona tous\u2019 les soins qu\u2019exigeait son état, mais.malgré tout,Ja.maladie.ne pit dtre vaincue et la pauvre malade -expirait avant hier soir.Elle fût-immé- dintement transportée, à sa, «Tésidenice, \u2018 \u2018canton Labadie, ° Ce UN HERITIER M.Pierre Leroyer, le quasi-sauvage qui deimeure, à.Ghz npay, comté de Mégantic, et agtuellement à la Pêche - l\u2019avec le Baron Pycke, de Peteghem, en- arrière de St-Alexis des.Monts, comté de.+ i .| Maskinongé, vient d'hériter d\u2019un parent.de France de la somme.de trois cent \u2018Iville francs.C\u2019est ce même heureux gajllard qui se, donne de temps à autres à autre le luxe de se promener dans les - rues de Sherbrooke sur un traineau tiré par un.orignal dompté et apprivoisé.La fortune arrive souvent à qui ne wen, occupe guère et se refuse obstinément ; à sourire à ceux qui, la: \u2018désirent le: plus.GATEAU DE NOCE .Ji .Voici la description: du gâtehu de: pôce\u201d : qu \u2018offrent les dames de Kent 214 prin-, esse Béatrice, qui va prochainement épouser le prince de Battenberg.\u2019 ; Sur un.plateau représentant.une guirlande de lilas blancs entrelacés de} lierre, sont superposés trois grands gâ-i teaux en forme de pyramide.Le gû-, \u201c| teau supérieur porte à ses quatre côtés .les écussons avec les armes des jeunes?mariés.Ces \u2018écussons sont ornés »déf passiflores.Le deuxième.gâteau\u2018 \u201cest\u201d entouré d\u2019une:bordure de jasmin, et le\u2018 troisième d'une tresse de lierre, de; passiflores et de roses.Deux petits amours qui forment : le \u2018haut de la pyramide tiennent un vase avec un immense bouquet composé de .fleurs emblématiques.Toutes les fleurs son en sucre.; Ce gal eau monstre sera placé sur un support error; spicialement command Elmina Dion aussi pour larcin.- À {a cet effet. .oJ PLDECAROL nrOHY.Am o mat 2X NIC Sn ae Le RENE CTP ESS ; pe Feuilleton du Journal des Campagnes Québec, 16 Juillet 1886.\u2014Np°7 UéTRE .; (Suite) Coo tind 41 \u2014Il faut phatir! répéta Basile épouvanté, partir cette nuit ; tu ne saurais manquer d\u2019être reconnu demain.; \u2014Oh ! pour\u2019 cela, je défierais tes propres yeux.Tout ce que je puis faire est d'attendre aux Ormes l'arrivée de mes anciens compagnons les bohémiens et les étameurs, de me mêler à leur troupe, et de m'en aller avec eux.I \u2014O'est reculer pour mieux sauter.Tu devrais partir poür l'Amérique, \u2014C'est une idée, cela ! Je ne demanderais pas mieux que de la mettre à exécution.Le difficile est, de payer la traversée.\u2014Si tu avais assez cela.1?\u2014Je m'expatrierais.\" \u2014Je ne possède que vingt écus ! murmura Basile.a \u2014Renongons donc a cette pensée.D'ailleurs, au fond, j'aime.autant rester dans ma patrie\u2014 On, est Français avant tout.\u2014Oh ! la patrie pour toi.\u2014Eh bien ! c\u2019est ce-qui te trompe, on est mendiant, filou; assassin, mais patriote ! a \u2014Combien te faudrait-il.?.demanda le cabaretier.: - \u2014Pour aller en Amérique ?: Mille francs.: : \u2014Mille francs, plus cher que.\u2014Je ne travaille plus au même prix.- \u2014Ah ! si Geneviève les avait, ces t \u2018 PT Le \u2014\u2014 Mn TEMOIN DU-M 1 d\u2019argént pour mille francs ! \u2018 \u2014Elle les agra ! \u2014Et si tu me promettais\u2026 \u2014Je te le jure ! parole d'ami.i \u2014Finissons de diner, dit Basile, | J nous verrons après.Tous deux mangèrent en silence.Aucun de ces hommes n\u2019était dupe del'autre.Mais Basile ne vonuloit pas avoir l'air de trembler, et il répugnait à Rufin d\u2019employer tout de suite l'intimidation.De temps en temps ils.se jetaient des regards défiants, haineux.Mais si le vagabond surprenait Basile pendant que celui-ci le dévorait des yeux, le cab- Tetier s\u2019efforgait de grimacer un sourire.: Quand les deux complices eurent achevé leurs trois bouteillés de vin, Basile dit à son complice : \u2014Attends-moi, je vais parler à ma femme.Il sortit.Mais, au lieu de se rendre dans la salle où les consommateurs se tenaient et où trônait Geneviève, il £agna un appentis sombre, monta au sommet d\u2019un échelle, fouilla dans Une poutre creusée, en tira un coffret, puissa dans la-boîte cinquante louis, la remit à sa-placeet s\u2019assit 'sur un fagot de bruyère.er .Lui donner tant d'or ! 'murniura-t- » Wille francs ! et ne pas savoir.I1 est revenu une fois, qui m'assure an il ne reviendra pas une seconde ?1je le dénongais.Au premier mot il Parlerait,.O'est égal; je &onseillerai ux gendarmes de faire bonne garde Pendant la foire.Le \u2018misérable ! \u201comme il abuse de xia sitnation.Par cxemple, qu'il ne revienhe jamais ! ans cela.Il se leva et rejoignit Rhfn.\u2014Voilà, dit Basile ; et maintenant adieu pour la vie! .Rufin secoua la miain du\u2019 cabaretier, en enfouit l'or dans sa poche, Puis, précédé de son complice, il roues 8 traversa la grand'salle.En passant devant Geneviève, il salua et -sourit.Peu après les buveurs disparurent.: L\u2019anbergiste et sa femme demeurèrent seuls.ne\" .Basile s'appracha de.la table, -et but uh grand.verre :d'eau-de-vie., \u2018Géneviève pässà dans- la, chambre commune.#17 TT \u201cElle regarda don-mari aveè une\u2019 sorte d\u2019anxiété.Le mialleurèux venait de tomber sûr.un fauteuil ; écrasé par la;lutte subie et par la violence qu'il avait dû s'imposer, il éprouvait le besoin de dégonfler son âme.Cet homme, de bone eût voulu pleurer.ll comprenait, \u2018 pour la première fois, que sa femme, cette Geneviève qui enlevait en ce moment les épingles d'or retenant sa coiffe de dentelle, était sa campagne, et point son amie ; qu'\u2019associée a sa vie, elle ne la partageait pas; ue, s'il eût crié.pardon et merci, elle n\u2019eût pas trousé un mot pour le sontenir et le consoler.Et cependant à.cette heure, sous le, coup d\u2019une éppnvante, trop justifiée, il éprouvait l'impérieux besoin: de , ¢rier :\u2014* J'ai peur \u201d\u2014et de montrer du doigt le fantôme qui l\u2019effrayait.\u2014Qu'\u2019avez-vous ?lui.demanda Geneviève.Est-ce le regret de quitter votre ami qui vous agite à ce point ?Singulière connaissance que celle-là! Sous le porche de l\u2019église on ferait l'aumône à ce vagabond ; mais le soir dans un chemin creux, on le redouterait comme un voleur.\u2014Geneviève, ne raillez pas ! dit Basile ; je souffre ! ; .\u2014 Faut-il que Marcotte prévienne lé médecin.14 6 _ =Je n\u2019ai que faire de ses ordonnances.\u2026ll me semble que mon cœur se gonfle dans ma poitrine.Si je mou- .rdis 1a, devant .vous, à cette heure, | me regretteriez-vous plus que la linotte sée !.\u2014 Que trouvez-vous à rependre dans\u2018ma conduite ?demanda Geneviève.Je gouverne avec ordre votre maison, et jamais la médisance ne m'a mordue.Je fuis les assemblées et je passe ma vie dans cette auberge.qui s\u2019envola la semaine pas- e ne remplis que mon devoir, je le sais, mais je le remplis complètement \u2026Lorsque vous m'avez 6&poussée, vous êtes-vous enquis des dispositions de mon fcœur 2.Chérau avait besoin d\u2019argent, vous me souhaitiez pour femme\u2026 En vous acceptant pour mari, je sauvais mon père de la ruine.Qu\u2019ai-je promis que je n\u2019aie tenu ?Ce soir poussé par je ne sais quelle folie, vous me demandez si je vous regretterais en cas de mort, si je vous aime.Il n'a gudre été question d'amour dans mon contrat.Depuis notre union, vous me gardez comme un avare garde un trésor.Je ne me plains méme pas de votre jalousie.Un accès de sensibilité \u2018vous prend à la suite d\u2019un souper\u2026 Vous voulez que je vous plaigne, que je compatisse à vos souffrances\u2026 pour cela il faudrait m\u2019apprendre\u2026 \u2014On pent toujours.plaindre celui que dÉvore un chagrin.\u2014Quelle est 11 cause de ce chagrin?-., \u2014La cause ?\u2018Vous ! toujours vous.!.Je vous ai aimée, je vous aime toujours avec folie, comme je peux aimer.Je vous ai voulu pour femme, à tout prix.\u2014Vingt mille francs tdit lement Genevière.or dae \u2014Oui, ta comptes cette somme seulement\u2026là dette de Rabot ; mais ce sacrifice n\u2019est rien auprès de l'autre\u2026ÔO'est ma santé, ma vie que j'ai données ; c\u2019est ma conscience que je t'ai vendue.Et tu ne saurais m'\u2019aimer comme je t'aime !.Si ma fortune croulait,si mon nom se trouvait compromis, si tout d\u2019un coup je roulais dans l\u2019abîme, tu me fuirais comme un homme atteint de la peste.; tranquil- REY Geneviève ! Geneviève ! dis-moi que \u2018| sait, si la justice\u2026éar enfin JOIRNAL.DES CAMPAGNES jamais tu ne te sépareras de moi.On ne suit pas, vois-tu\u2026la vie est faite de jours mauvais qu'il faut subir.J\u2019ai gagné trop d'argent, j'ai en tro de chance, je pajerai tout cela !;Quelquefois les hommes sont.injustes.| suffit d'un méchänt' propos poux ruiner une réputation.Si on m'accu- n la justice sc trompe qu:lquefois.Geneviève frisonna ; le souvenir de Marcel Ini revint.°° Basile continua : \u2026 \u2014Si la loi me demandait raison d'une chose inouie, d\u2019un fait horrible, que ferais-tu, Geneviève ?Dis, que ferais-tu ?: Sans qu\u2019il fût possible à la jeune femme de se rendre compte pourquoi, la menace de Musaraigne retentit à son oreille ; elle se rappela ces paroles : \u201c La scabieuse pour le veuvage, le cyprès pour le suicide\u2026 \u201d Elle répondit sans regarder son.mari : NU \u2014Pour épargner à mon père et.à moi-la honte de déchôir dans l\u2019esti- medes gens du pays, j'ai consenti à devenir votre femme: pour éviter d\u2019être \u2018déshonorée par votre châtiment, juste ou injuste, je'me tuerais.\u2014Personne autour de moi, personne ! dit le cabaretier.11 cacha son front dans ses mains, et poussa une sorte de rile sourd.Le lendemain matin, Basile paraissait vieilli de dix ans.Ses yeux inquiets surveillaient curieusement tout le monde.Il trembait comme un fièvreux.Geneviève dut seule veiller à l\u2019approvisionnement de la maison.L\u2019a- \u2018méprisait pour sa faiblesse de la veille.Depuis l'aube les servantes étaient debout.C'était jour de foire aux Ormes.Les tables cirées brillaient an soleil, la vaisselle peinte réjouissait l'œil, les plats d'étain donnaient appétit.: la convoitise.La mousse du cidre riait dans les pots.Autour de l'auberge on menait grand bruit.À chaque anneau de fer scellé à la muraille s'attachaient les brides des chevaux et des Anes.Les charettes encombraient la cour.La salle se remplissait.On se disait bonjour avec de gros rires.Les paysans se frappaient dans la main, On ébauchait des trafics ; on discutait le prix des bestiaux et la cote du blé.Les marchands déballaient leurs fichus de toile et de soie, leurs éventaires de mercerie, les bateleurs éommençaient la parade ; les faiseurs de tours préludaient à leurs exercices.Un charlatan faisait moudre l'air le plus nouveau à son orgue de Barbarie, tandis qu\u2019il préparait ses fioles et ses opiats.Dans une barraque, derrière le rideau un saltimbanque battait deux enfants volés, pour les forcer à entrer dans la peau d'un ours.Les cornets à pistons, les appels : *\u201c Suivez l\u2019mon- chanteurs de complaintes se confondaient dans un horrible vacarme.Quiconque aurait - attentivement examiné le charlatan habillé en Mongrois, lui eût trouvé une ressemblan- \u2018ce au moins lizarre avec le mendiant ui, la veille, recevait mille francs de Basile pour pusser' en .Amérique.:Mais le cabaretier était trop absorbé dans ses pensées, et en même temps forcé de répondre à trop de gens à la fois, pour garder le temps de parcourir la longue file formée par fos bar- raques.Co .Le boniment du Hongrois, appuyé des certificats des principales cours de l'Europe, attira autour de la voiture un grand nombre de curieux.Pendant que l'empirique comptait les têtes couronnées qui l\u2019honoraient de leur confiance, Musaraigne parut, tonie de Basile l'écœurait.Elle le | Le bœuf entouré de persil, le lard |.rôti, les poulets dorés au feu excitaient, de ! \u201d les boniments des paillasses, | les cris des estropiés, la mélopée des | H appuyée sur le bras de Douce.La jeune fille - tenait a la main un rouleau d'images, et répétait : \u2014Qui vent, pour un sou, la représentation véritable da Chêne à l\u2019Image, et le portrait de Louis le porte- balle assassiné ?IT Le Hongtois reprenait = \u2014Le rémède que je, vons offre guérit de la névralgie, de la goutte, de la dyspepsie, de l\u2019anémie, des asthmes et de la morsure des vipéres.Il remplace avantageusement le douce Revalescière Du Barry et la pâte de Regnanult.Bt tandis que les pharmaciens de la capitale ruinent leurs nobles malades avec des remèdes de mie de pain et avec des dilutions insaisissables, moi, \u2018bienfaiteur de l'humanité, je livre mon spécifique pour la somme modique de dix centimes, deux sous en pilules ! et quinze centimes en fioles !.| \u201c Vingt bras se tendaient vers le charlatan._- re \u2014Le portrait de Louis'le porte- balle, assassiné en présence de la Vierge ! répétait Douce en élevant ses images.Le Hongrois jeta un regard effaré autour de lui.Ses yeux tombèrent sur la jeune fille et croisèrent son regard, fixe et froid comme une lame d'épée.Douce appuya sa main sur le bras de Musaraigne, et la força à regarder dans la même direction.\u2014C'est lui ! dit Douce, j'en - suis sûre ! 12 dal 7 nt LT Elle sg fraya rapidement \u2018un passage à travers la foule, 104 Le charlatan, harcelé de demandes; quitta sa place et rentra dans la partie ermée de la voiture, sous prétexte d'y prendre les pilules et les bouteilles demandées.Un homme assis dans la chambre étroite se leva à son aspect.\u2014Du nouveau ?demanda-t-il.\u2014Vite! ditle charlatan, endosse ma défroque et finisls vente.Le pays est malsain.Pendant que l\u2019homme revétait la redingote à brandebourgs, le charlatan jetait une limousine sur ses épaules, enfongait un chapeau sur ses yeux, descendait de la voiture, la tournait, faisait une trouée au milieu des curieux, et agitait la main au- dessus des têtes, au moment même où le faux Hongrois apparaissait : \u2014Quatre bouteilles pour moi ! dit- il, on est malade a la maison.\u2014Quatre bouteilles ! répliqua le charlatan en clignant de l\u2019œil, je n\u2019en vends qu'une à la fois ; pour les commandes venez ce soir me trouver au Bouchon de i Houx.\u2014OC'est bon ! répondit l\u2019homme à la limousine, qui disparut.Le charlatan épuisa ses fioles.L'orgue rcprenait l\u2019air de Marco, quand Douce revint.Deux gendarmes la suivaient.\u2014Et bien ! demanda l\u2019un d\u2019eux à Douce, êtes-vous sûre de le reconnaître ?La jeune fille leva les yeux sur le ongrois\u2026, tout à coup, elle pâlit affreusement.\u2014Ce n\u2019est plus le même ! dit-elle attérée.* \u2014Pauvre enfant !- murmura le brigadier à l'oreille de son camarade.Elle a trop souffert, la tête n\u2019y est plus.+ \u2014Je lai vu ! je le jure ! dit Donce à Musaraigne.Puis, se' sentant faiblir ¢ \u2014Emmenez-moi ! \u2018dit-elle, je me meurs.La vieille femme retrouva sa vigueur d'autrefois, enleva Douce dans ses bras, et, gravissant les marches du cabaret de Basile, la déposa sur un banc.\u2014De l\u2019eau et du vinaigre ! dit-elle d'une voix tremblante.Geneviève se leva, prit une carafe, et s'approcha de la jeune fille éva- 14 nouie.Quand elle.la reconnut, elle poussa un cri : \u2014Qus venez-vous faire ici ?de- manda-t-elle à Musaraigne.Emmenez cette jeune fille, je ne veux pas qu'elle reste un instant chez moi.Une clameur général s'éleva dans le cabaret, et tous les buveurs s\u2019écrièrent\u2026 \u2014C'\u2019est une inhumanité.\u2026On ne peut pas la laisser momir! Nous paierons sa dépense ! \u2014Pardieu ! dit un jeune garçon, elle vend des images, achetons-en ! Allons! la main à la poche ! Eh ! vous autres, les sous dans les gobelets.Nous sommes quinze, voilà trois francs\u2026 Et nous en donnons une à la cabaretière.Le garçon prit une épingle et fixa l'image à la muraille.| Pendant ce temps, Doucs revenait à elle.\u2014Allez-vous mieux, jeune fille ?demanda un roulier.\u2014Oui, merci, répondit Douce ; -la chaleur, la fatigue.Je suis guérie maintenant.Venez, Musaraigne, venez.Merci à vous tous, bonnes gens ! et que Dieu vous le rende.\u2014Heé ! pre Basile, dit un jeune komme à l'aubergiste, venez voir çuel beau cadeau je viens de vous faire.- Mais à peine le cabaretier eût-il jeté un regard sur l'image, qu'il bondit, I'arracha, la déchira en mille pièces, et fixant des yeux hagards autour de lui : \u2014Qui a voulu me provoquer ?demanda-t-il, qui peut dire 2.\u2014On peut dire que vous n\u2019aimez pas les images, toujours ! répliqua le roulier, et ajouter que la maîtresse n'est guère pitoyable apx malheureux.Voici notre compte et celui de l'enfant, pére Basile; vous êtes bien heureux que votre auberge soit la seule du pays.Le cabaretier ne répondit rien.Il s'enfuit dans la salle, et courut s\u2019enfermer dans la chambre où, la veille, le mendiant soupait avec lui.Musaraigne ramena Douce dans la chaumière.La pauvre enfant faisait pitié.Tant de courses, de fati- ques, de souffrances morales, de démarches usaient ses forces.Elle se demanda dans le fond de son âme si elle n\u2019entreprenait point une tâche inutile.Comment une enfant pou- vait-elle lutter contre la justice ?Dieu d'aillenrs.ne voulait peut-être pas bénir son œuvre, parce qu\u2019elle était entachée d\u2019égoisme.Douce pou- vait-elle jurer qu'elle n\u2019était guidée par aucun intérêt personnel ?Avaitelle fait abnégation complète de son bonheur ?Quand elle prononçait le nom de Marcel, ne songeait-elle point vaguement qu\u2019en apprenant à qui, plus tard, il serait redevable de la liberté, il offrirait cette liberté à sa libératrice ?Geneviève mariée était à jamais perdue pour lui.Son cœur, privé de joie et d'affection, se tournerait avidemment vers ceux qui l'auraient soutenu pendant sa lutte cruelle contre la destinée.Ne gardait- elle point un auxiliaire puissant dans Trézek! Ne croirait-il point obéir au dernier vœu du porte-balle en conseillantà Marcel d'\u2019épouser Douce ?La pauvre fille, brûlée de fièvre, hallucinée, voyait passer devant elle, dans son .délire, tantôt le dormeur de la forêt, tantôt l'homme à la houppelande rouge, tantôt le charlatan habillé en Hongrois.Elle appelait tour à tour et repoussait Marcel Trézek.Elle renongait à son œuvre ou jurait de la poursuivre avec enthousiasme.Elle implorait Musaraigne, demandait grâce à Geneviève, puis, quand elle retrouvait sa lucidité, elle s'accusait de manquer de courage.La vieille femme se multipliait au chevet de la malade.Elle l\u2019entourait de soins maternels.Madeleine, appelée par l'abbé Rameau, vint passer quelques LA , - JOURNAL DES CAMPAGNES jours chez la pauvesse.D'abord Douce ne la.réconnut pas; mais quand elle fut certaine d'avoir sa meilleure amie près delle, elle lui jeta ses bras caressants autour du cou.\u2014Ma sœur ! dit-ellé ma sœur ! \u2014Et ta sœur ne té quittera point avant une entière guérison.\u2014Vrai ! dit Douce ; ce n'est pas le courage qui me manque, mais la force.Deux fois j'ai cru toucher le but\u2026 Il y a huit jours, je te le jure, j'ai vu le meurtrier de mon pére.je l'ai va.Gildat connaît sa voix et moi sun visage.Eh bien! a I'henre ou je criais : Venez! arrétez- le! il m\u2019échappait.Je mourrai avant d\u2019avoir accompli ma tâche.\u2014Non, ma sœur ! tu atteindras le but de tes nobles efforts.\u2014Tu vivras ! répéta Musaraigne, qui rentrait.Je viens de voir Geneviève, ajouta-t-elle, je viens de la voir pleurant.Pour qu'elle verse des larmes, cette luuve, il faut que quelque chose de grave se passe dans la maison.Basile chantoune et se frotte les mains.Je ne sais pas, mais je crois qu'il faudra préparer un berceau dans l'auberge.Je crains qu\u2019un pauvre être ne soit voué au malheu sans l'avoir mérité.Geneviève mèrer Basile avoir un enfant ! celam\u2019épouvante quand je me souviens des choses \u2018terribles indiquées par la main de l'orgueilleuse jeune femme, ste IX La présence de Madzsleine exerça sur la malade une saluiaire influence.La jeune fille reprit peu à- peu ses forces ; ces joues retruuvèrent leurs délicates couleurs.Elle se promenait.dans les champs fleuris avec la sœur de Marcel.Souvent elles passèrent de longues journées dans la cavité du grand chêne, parlant des absents et pleurant sur eux.Douce eut une touchante idée.Elle songea que la maison du sabotier devait menacer ruine, et qu\u2019il fallait la conserver en bon état, comme si chaque jour elle devait attendre le retour de ses maîtres.Madeleine embrassa Douce pour la remercier : elle réunit ses économies à celles de l'orpheline, manda les maçons, fit réparer;la toiture, blanchir les murailles, renouveler la pierre de: l\u2019âtre.On donna plus de jour à la salle, et cette humble demeure, pavée de briques rouges, égayée et pleine de lumière,changeajsubitement d'aspect.Dans le jardin, envahi par les herbes folles, le jardinier dessina des carrés et des allées, planta des légumes, tailla les haies, ébrancha les-arbres, écussonna les rosiers, fit des bordures de thym, de sarriette, et sema des fleurs en plantes-bandes autour de la maison.\u2014Jls peuvent revenir, maintenant dit Donce, quand cette transformation fut terminée.Le lendemain les jeunes filles allèrent an cimetière.La tombe du porte-balle ressem- \u2018blait à une corbeille.: Comme elles rentraient.Claudette la lingère leur cria : y aura bientôt un baptême aux Ormes.\u2014 Celui de l\u2019enfant de Geneviève ?demanda Douce.© \u2014Oui, répondit Claudette.\u2014Pauvre créaturé ! murmurs l'orpheline eu i \u2014Ne le Plaignes point, cet enfant.sera le plus riche du village.\u2014UL'\u2019argent ne suffit pas au bonheur, Claudette ; peut-être un jour \u2018vous apitoierez-vous sur lui autant que moi.Madeleine et Douce rentrérent chez Musaraigne, et Claudette prit lefche- min du cabaret de Basile.La lingère travaillait dans une petite pièce voisine de la grande salle, cette pièce dans laquelle l\u2019au- \u2018bergiste et Rufin avaient soupé ensemble.Claudette était une \u2018 femme de trente ans, fraîche, accorte et bonne, qui portait son .aiguille tantôt dans une maison, tantôt dans une autre.Veuve et pauvre, jamais elle ne se plaignait; son gain uffisait à ses modestes dépenses.La maison qu'elle -habitait lui appartenait.Dans les fermes, on la nourrissait, et on lui donnait\u2018 dix ' sous par jour, Avec cela elle s\u2019habillait et faisait cultiver son jardin.Elle réalisait même des économies pour les mauvais jours.La femme de Basile, sentant que Clavdette ne lui était pas hostile comme la plupart de ses voisines, causait volontiers avec elle, si elle n\u2019en faisait point sa confidente, elle ne se posait pas du moins en femme heureuse, et ne souriait pas malgré elle, comme elle était obligée de le faire devant les étrangers.La fille de Chérau avait voulu échapper à sa ruine, et elle y avait pleinement réussi.Le cabaret prospérait.La fortune de Basile s'augmentait chaque jour, grâce à son trafic de bestiaux et à des prêts plus ou moins usuraires.: Mais Geneviève, sauvée du désastre qui l\u2019effrayait tant jadis, n\u2019en était plus à se demander si elle ne préférerait pas être servante chez les autres, que de commander dans sa maison.Elle compreneit enfin que la question d\u2019argent n\u2019est pas la seule qu'il faille débattre, quand il s\u2019agit d'une union ; et que la fille pauvre acceptant pour mari un homme pauvre comme elle a plus de chance de bonheur que cellé qui.épouse un fiancé gonflé d\u2019écus.: D'abord, elle s'était \u2018dit qu'il lui serait facile de vivre auprès de Basile sans trop souffrir.de sa présence.Elle n'avait jamais sondé la passion insensée de ce malheureux pour elle.Dans ce vieillard infirme et avare, elle ne dévina point l'époux ombrageux, le mari exigeant, le maître plein de défiance.La seule concession que Basile fit à sa femme fut de la laisser libre de dépenser pour sa toilette autant d'argent\u2019 qu\u2019elle le souhaiterait.Mais Geneviève, déjà lasse de l'existence qui lui était faite, songeait moins à sa parure.La coquetterie disparaissait, étouffée par une sorte d'atonie.Une peine sourde grandissait au fond de l\u2019âme de la jeune femme.Depuis son mariage, elle s'effor¢ait de trouver le dernier mot du caractère de Basile, et ce mot lui échappait.Chaque jour, soit en réglant un compte, soit en copiant son livre, elle s'apercevait que'son mari multipliait les fraudes, les injustices.Dans chaque homme qui lui proposait un marché, elle flairait un ennemi.Le mépris pour Basile lui vint progressivement ; ses soupçons s\u2019aggravèrent le soir où l'homme à l'emplâtre s'installa chez elle et parut y commander.Lattitude de Basile paraissait si gênée, si peu naturelle, il semblait redouter si fort cet hôte inattendu, que la jeune femme ne put s\u2019empêcher de frémir en songent au mystère de complicité qui devait les unir.La scène qui se passa le jour de la foire doubla ses secrètes alarmes.Elle avait peur de son mari, et à tout prix elle eût souhaité conniître le secret de sa vie ; elle était sûre qu\u2019il en cachait un terrible.Quand elle s'aperout qu\u2019elle allait devenir mère, elle se trouvait dans cette disposition d'esprit.Cette nouvelle la stupéfia au lieu de la réjouir.Elle ne sentit rien de cette émotion sainte, de cette joie bénie qui font tressaillir les jeunes épouses.Elle se résigna à cet événement comme à un nouveau -malheur.Quand elle songeait a son enfant, elle tremblait de tous ses membres.Le jour oii elle se crut certaine de ES SES EEE EEE EEE EEE, cette maternité, elle rencontra Musa.Taigne.La vieille femme ricana en passant près d'elle.\u2014 Allons! dit-elle, prépare la layette et le berceau, et le même jour mets un morceau d\u2019étoffe noire sur les ruches.\u2014Qui donc sera en \u2018denil, ce jour- là ?ne put s'empêcher de demander là jeune femme.\u2014Les cloches carillonnent, reprit Musaraigne, répondant à sa pensée ; c'est pour un baptême; les cloches tintent.c'est un glas.La scabieuse pour le veuvage, le cyprés pour le suicide.Heureusement l'enfant mourra, heureusement.Geneviève se sentit tellement effayée, qu'elle saisit la main de la pauvresse, et lui dit avec l\u2019accent de la prière : \u2014Musaraigne, ne me tenez pas dans de semblables terreurs.Chaque fois que vous avez passé dans ma maison, vous m'avez prédit un malheur.Chaque fois \u2018que vous me rencontrez, vous-m'\u2019annoncez un désastre.Je ne vous ai rien fait jamais !.\u2026.Pourquoi poursuivre.de votre haine, non-seulement moi, mais l\u2019innocent que je porte dans mon sein ?\u2014Je ne vous menace pas, Geneviève ; je:-voas.montre le danger - sans avoir la puissance de le prévenir\u2026 Le malheur est sur vous depuis le jour de la trahison.Je vous crie de prendre garde, comme le Seigneur Jésus criait : \u201c Malheur ! sur les murailles de la ville.Vous ne vous êtes point repentie, et votre âme demeure dans son endurcissement.\u2014Si/ vous me: .pardonniez\u2026 dit Geneviève frissonnante.\u2014Vous pardonner ! Et que vous pardonnerais-je?Est-ce moi que voug avez reniée ?Est-ce de moi que Toys avez détourné votre visage ?Ne\u2018m\u2019implorez point, je n\u2019ai pas de haine ; je ne puis ni vous sauver ni vous plaindre.L'attitude de Musaraigne, l'accent auafère de sa voix, convainquirent la femme de Basile de I'inutilité de ses tentatives.Elle s\u2019éloigna, - emportant au fond d'elle-même, comme une blessure, cette parole de Musaraigne : \u2014L'enfant mourra ! Rentrée chez elle, elle s'enferma dans sa chambre et refusa de.parai- tre au souper.Elle ne pouvait se résoudre à révéler à Basile une nouvelle qui devait le combler de joie.Elle le fit plus tard, sans expansion, sans enthousiasme.La félicité du cabaretier n\u2019en fat pas moins fort vive.Dès le lendemain, il courut à Vitré, y acheta des étoffes de toutes sortes qu\u2019il apporta à sa femme.On demanda des couturières, on doubla le personnel de la maison.Basile apprit son bonheur à tout le monde.A mesure que le temps marchait Geneviève devenait plus sombre.Elle ne sortait plus, et passait de longues heures assise dans son jardin regardant machinalement les ruthes qu'elle devrait mettre en deuil le jour de la naissance de son enfant.Un soir à l'heure où Basile faisait sa caisse, un coup violent fut frappé à la porte de l'auberge.Le cabaretier regarda l'horloge ; et voyant l'heure avancée, il n'alla pas ouvrir.A Celui qui heurtait mit de l\u2019entêtement, et causa bientôt un tel vatarme que Geneviève descendit.\u2014I] faut que cela finisse, dit-elle : sachez ce que demande ce visiteur obstiné.Basile se résigna et ouvrit le battant supérieur de la porte.\u2014Morbleu! dit une voix rude, vous y mettez le temps, l'ami ! \u2014\u2014Que voulez-vous à cette heure ?\u2014Une chambre un souper, vite. ES OÙ .Et le voyageur ajouta plus bas : \u2014 Les servantes .dorment.,ouvre, s'est moi.}, \u2014Et comme Basile ne se pressait as d'ouvrir, le voyageur enjamba la artie basse de la porte, et se trouva Ja salle.EL 42 0 \u201c2 Genevieve ! crie Basile, ;rva.te cher! 20 _ .ne cabaretier fut obligé de répéter cet ordre ; la jepne femme, les yeux fixés sur le voyageur, dans lequel, malgré son déguisement nouveau, elle reconnaissait l'homme à] empla- tre, semblait vouloir assister a la scène qui allait se passer., Basile lui serra rudement le bras : Geneviève poussa un cri de douleur et le cabaretier, se souvenant qu'elle avait besoin de grands ménagements répéta plus doucement : | \u2014Je suffirai à la besogne ; retire- © Genevisve quitta la salle en murmurant : ; ; \u2014Oh ! cette fois, je saurai ! ; Quand elle eut disparu, Basile tira le verrou, et, venant se-placeren face oyageur : 2 M ver toi, Rufin ! dit-il, après ce que j'ai fait, après ce que tu m'as promis.\u2014Ne commence pas par les reproches, aime les explications, elles arrangent toujours tout., J'ai voulu tenir ma parole, je suis parti pour le Havre.Mon intention était de m\u2019embarquer, de faire peau neuve en Amérique, d'y gagner.honnêtement ma vie, d\u2019épouser .comme toi une belle femme, etide \u2018ne .jamais revenir en France.\u2014Qui t'a retenu ?\u2014Ah! voilà ! quande©je combinai mes plans, je ne connaissais \u201cpas la mer.Je te raconterai mieux cele tout à l'heure ; j'ai faim.Tu\u2019 as bien uelque poulet froid, du vin et du fromage, que diable ! °, Basile comprit qu\u2019il ne gagnerait rien à refuser, et il plaça, de mauvaise grâce sur la table, un pain noir et du lard.\u2014Je continue.reprit Rufin en remplissant son verre.Je connais, tu le sais, le bois, la bande et la plaine.lamer m\u2019épouvante.Je me dis qu\u2019à peine le vaisseau serait-il au large, une tempête surviendrait\u2026et que cen serait fait de moi.Or, je veux bien mourir dans un fossé, mais je ne Veux pas servir de pâture aux poissons\u2026 Le prix du passage était, en outre, fort élevé, une fois rendu en Amérique, je me serais trouvé sans argent.Qu'y serais-je devenu ?.Cela valait bien la peine de réfléchir\u2026d'\u2019autant plus que ta générosité sonnait dans ma poche, représentée par mon bon nombre de louis et de pièces de cent sous\u2026 \u2014Destinés à ton passage.\u2014Je le sais bien ; j'éprouvais un vague remords.et puis je me \u2018rassurais en me disant : Ce bon Basile ne m'abandonnera jamais.je lui ai rendu un de ces services qu'on n\u2019oublie pas.De temps en temps, qui sait s'il ne sera pas bien aise de re- Yoir son.vieux cama ?.y mets de la discrétion, , d'allepu\u2026 Que d'autrés, d'ma place I.Mais tu sau- Ias tout reconnaître.J'ai tenté au Havre d'établir un petit commerce, il n\u2019a pas réussi ; j'ai loué une bara- Que et quelques ahjrpaux féroves, mes betes sa sont dévorées ; enfin je n'ai pas de chance, quoi ! \u2014Cela signifie quertun'as plus d'argent ?gr A que to P - \u2014J'ai honte de l'avouer.oo \u2014Et tu viens m\u2019en demander ?07 qui veux-iu que je m\u2019adres- ut .\u2014À qui ?à tout le monde ! au diable ! peu m'importe ! si tu me disses la paix.Crois-tu que ma for- \u2018Une suffise à l'entretien d'an garne- CPO Urmes.- Bent qui mange mille france daus Quatre mois.Je serais ruiné à la fin de l'année.Nous avions fait notre prix je suis quitte.\u2014C'est vrai, répondit Rufin, mais on réfléchit, on compare.Je trouve le marché mauvais pour moi, je reviens sur les conditions.~ =\u2014De sorte que tu\u2018peux empoison- .nef tout ma vie ?\"7 * \u2014Il vaut mieux, en effet, que tu embellisses la mienne.\u2014Misérable ! -\u2014Pas trop de gros mots, de l\u2019argent, et je pars.\u2014Tu m'as dit cela il y & quatre mois, et te voilà ! \u2014Aprés tout, j'use de mon droit.Tuas plus à perdre que moi dans cette affaire.Il me faut quinze cents francs.\u2014Quinze cents francs! répéta Basile, j'aimerais mieux être pendu ! \u2014Tu sais bien qu'on guillotine, a présent.- .\u2014Pais ce que tu voudras, je refuse.\u2014Je suis sane pain et sans asile.je me ferai nourrir par le gouvernement.Et comme ta société m\u2019est \u2018agréable je tâcherai que tu viennes me rejoindre.Les yeux de Basile étincetèrent d'une façon féroce.Il saisit wn couteau sur la table, et le leva.\u201d \u2014OCes joujoux-là ne te connaissent pas ! dit Rufin en le lui arrachant des mains.Encore une fois, donne- moi ce que je te demande, et je serai parti dans une heure.Je mets des formes dans ma façon d\u2019agir\u2026 J\u2019arrive le soir, je disparais avant le réveil des servantes ; ta femme elle- même ne saurait concevoir de soupçon ; mets autant dé bonne volonté ue moi.J\u2019hi hâté de quitter les Rufin s'attendait a ce que Basile tentat de lui faire diminuer le chiffre de son emprunt, mais le cabaretier parut avoir pris son parti, il alluma une lanterne et descendit a la cave.Un quart d\u2019heure aprés, il remontait avec un sac d'écus dans les bras.\u2014Compte ! dit-il.Rufin vida le sac\u2019sur la table.\u2014 Ce sera lourd à emporter, dit-il, j'aurais mieux aimé de l'or.\u2014Bah ! si ta première étape n\u2019est pas éloignée.\u2014Ma première étape sera Vitré.\u2014De quel côté te diriges-tu ensuite ?\u2014Je l'ignore; mais je comprends que le séjour de la Bretagne me serait mauvais pour quelque temps, et j'ai bien envie de descendre vers le Midi.On assure que la contrebande est un métier très-lucratif.\u2014Je te souhaite bonne chance, dit le cabaratier en se levant.Rufin divisa ses écus en deux parts et les mit dans chacune de ses poches.Basile le regardait faire, le sourcil froncé, la main crispée sur la table.Quand il vit son complice prêt à partir, il se dirigea vers Une armoire, en tira une bouteille d\u2019eau-de-vie et remplit deux verres.\u2014Trinquons ! dit-il, c\u2019est de la bonne.-~Rufin avala une petite gorgée, et fit claquer sa langue en connaisseur.-\u2014Excellente ! dit-il, vreiment excellente ! elle me réchauffe le cour.Bt puis le procédé est\u2019 d'un ami.J'ai cru un moment que mes visites te déplaisaient.an besoin, je l'aurais compris.Il est peut-être ennuyeux qu\u2019un autre, même un camarade, vienne vous dire de temps en temps : Partageons ce que tu as ! Remplis mon verre, Basile, et que l\u2019existence te soit douce! Je vois tout couleur de rose, maintenant.Ton cognac est le meilleur que j'ai bu de ma vie\u2026 Adieu, Basile, adieu mon ami.Rufin se leva ; sa langue s'épaississait et ses jambes tremblaient légèrement Le cabaretier se mit à rire.(4 suivre) JOURNAL.DES CAMPA pm of mtn = em err ee REE GNES Le couvent de Saint-Augustin (PORTNEUF) (Suite et fin) Il y aurait beaucoup de considérations à offrir, bien des commentaires à faire au sujet de la distribution solennelle des prix du couvent de Saint-Augustin, et dont j'ai entrepris de vous donner un aperçu ; mais ceci demanderait un espace que vous ne pouvez certainement pas accorder, malgré votre désir bien reconnu, Mle rédacteur, de rendre publie tout le bien qui se fait dans notre pdys.Contentons-nous donc des faits seulement, et continuons.La deuxième partie de la fête fut la féte méme.pour les élèves.Il s'agissait de couronner le mérite au moyen de prix généreusement offerts par M.le Surintendant de l\u2019Instruction publique.Dans ce groupe nombreux des élèves placées de chaque côté de la salle, vous pouvez connaître avant l\u2019appel de leurs noms, celles qui ont mérité une marque d'honneur.On le leur a dit quelques jours auparavant, et leurs figures animées, joyeuses, trahissent l\u2019émotion et le contentement qu\u2019elles éprouvent.Noble émulation bien différente de l\u2019ambition jalouse.x.Cette vue nous rajeunit et nous ramène à cette époque, la plus belle dans notre vie, où, assis sur le théâtre de circonstance et sous l\u2019œil de nos chers parents, au collège bien- aimé de Sainte-Anne, nous attendions l'instant où le préfet des études M.l'abbé Thomas-Benjamin Pelletier prononcerait notre nom et le mot sacramentel : Accedat ! Que nous étions fier, heureux, alors, comme nous ne l'avons jamais été depuis ! Notre père, qui se sacrifiait pour nous, qui travaillait jour et nuit 9, pour nous; faire instruire, ce bon père, il souriait de bonheur.Et notre mère donc, notre mère bien-aimée, qui nous aimait avec toutes les fibres les plus sensibles de son grand cœur, elle ne pouvait exprimer sa joie autrement que par ses larmes, en attendant qu\u2019elle pit de nouveau nous serrer dans ses bras ! Dans ce moment de l'orgueil maternel, elle oubliait toutes nos espiègleries, nos désobéissances, nos diableries d\u2019enfant : elle ne voyait plus qu\u2019un fils couronné et chargé de prix.- , Beaux jours de collège, vous êtes vraiment disparus trop tôt.Alors, la poésie avec les beaux rêves du jeune âge ; aujourd\u2019hui, la vie d'homme mir avec ses désanchantements et sa triste réalité.Jours enchantés de Sainte-Anne, reviendrez-vous jamais ?Tels étaient les souvenirs qui pas- .saient par la téte, ou plutôt par le cœur de votre correspondant, M.le rédacteur, en voyant toutes les figures épanouies des élèves du couvent de Saint-Augustin.Puis je me faisais cette question: \u2018\u201c Ces jeunes filles oublieront-elles plus tard, dans le monde, tout ce qu'elles doivent aux saintes femmes qui les forment avec tant de soin et tant d\u2019amour ?\u201d\u2014Je ne le crois pas.Du moins, les oublieuses ne formeront qu'un bien petit nombre, car le cœur, de la femme, mieux fait que le nôtre pour aimer, sait mieux aussi se ressouvenir.La distribution des prix fat suivie de la présentation de deux médailles, l'une d\u2019or et l\u2019autre d'argent, données toutes deux par M.le Surintendant.La première de ces médailles (celle d'or) représente l\u2019'Immaculée Conception ; elle a été remportée par Mile Olorinthe Dufour, de Rimouski.L'autre a été donnée à Mlle Marie Julien, de Saint-Augustin.Après avoir fait tant d'heureuses au moyen des médailles et des prix, les élèves ont chanté en chœur le Retour des vacances.Il est inutile d'ajouter, je crois, que ce morceau a êté rendu avec entrain, avec âme et avec bonheur : il faudrait ne s\u2019être jamais assis sur les bancs d'un collège ou d\u2019un couvent pour ne pas le deviner.Après ce chant, Mlle Eva Constantin a lu une adresse à Messieurs Pilote, Blanchet et Thiboutot.et aux parents.Pour Ja finale, la maitresse de musique et une éléve ont executé un morceau à quatre mains : un galop - de Gertie.J'ai déjà eu l'occasion de dire aux lecteurs du Courrier, l\u2019année dernière, que l\u2019enseignement donné au couvent de Saint-Augustin n\u2019est pas de nature à déclasser les filles de nos cultivateurs.On y enseigne, il est vrai, les arts d'agrément ; mais, à côté du piano, du dessin, ete.il y a la machine à coudre, le tricot et la cuisine.De cette manière, on entretient le goût pour l\u2019utile et l\u2019agréable dans l'esprit des jeunes filles de la campagne, et l\u2019on a mille fois raison, car autrement, on leur fait perdre le goût des travaux auxquels elles seront appelées plus tard.L\u2019enseignement de l\u2019économie domestique, voilà ce qui a manqué autrefois, dans nos maisons d'éducation, où l\u2019on faisait des pianoteuses sans s\u2019occuper de former des femmes de ménage, ou de bonnes ménagères.Un auteur a dit avec raison ; \u201c L'économie domestique renferme les principes qui sont les plus propres à procurer un genre de vie en harmonie avec la condition, et une somme de bonheur telle que l\u2019homme raisonnable, qui sait se contenter de ce qu\u2019il à, se trouve satisfait.\u201d Les Dames religieuses de Saint- Augustin attachent une telle importance à cette partie de leur enseignement que les élèves qui ont remporté les médailles (MIles Dufour et Julien) ne les auraient pas eues, si elles ne se fussent pas montrées supérieures à leurs concurrentes dans les travaux domestiques, quoiqu\u2019elles aient remporté des succès sur les autres matières.: On peut considérer que l\u2019enseignement donné par les maîtresses de cette institution est apprécié dignement, vu que la moyenne des élèves, l\u2019année dernière, a été d\u2019une soixantaine d\u2019élèves, et qu\u2019elle s\u2019est élevée, cette année, à 70.On a commencé, dernièrement, des travaux importants d'améliorations devenues indispensables par l\u2019accroissement soutenu dans le nombre des élèves.A.BécHarp.\u2014_\u2014 Pleas RECETTES Taches de graisse Pour enlever les taches de graisse sur les étoffes qui ne déteignent pas, on se sertde savon noir qu\u2019on étend sur la partie tachée et on lave ensuite à l\u2019eau tiède.L\u2019éthers l\u2019essence de térébenthine ou de citron, l'essence de pétrole et mieux encore la benzine en- \u2018lèvent très bien les taches de graisse ou de résine.: .Les dégraisseurs se servent de terre glaise pour nettoyer les vêtements de drap dont la couleur est altérée par les taches de graisse.Pour cela, ils font détremper de la terre glaise dans un peu d\u2019eau pendant un quart d\u2019heure ; il en faut envigon deux kilogrammes, aux quels on ajoute un litre d'eau, -pour nettoyer un vêtement complet en drap ; ilsrépandent ensuite cette espèce de boue sur les vêlements à dégraisser qu\u2019ils out placés dans un baquet, ils ajoutent peu à peu de l\u2019eau à mesure que lo drap l\u2019absorbe ; puis, quand le tout est bien imprégné, \u2018 on pétrit et on foule l'étoffe avec les \u2018mains, comme s'il s'agissait d\u2019un savonnage.Enfin on rince à grande eau et le drap est nettoyé. 16 Ce be JOURNAL DES CAMPAGNES \u201c Avantages Extraordinaires Au Bon Marche, Coin des rues St-Jean et Collins, HAUTE-VILLE.\u2014;0:i\u2014 _\u2014 A crise commerciale que nous subissons maintenant, étant la cause d\u2019une grande dépression L dans le prix des marchandises, je désire informer les achetaurs, que les effeis ci-dessous.mentionnés ont été achetés à Un eagomplo considérable, pour de l'argent comptant ; et seront vendus à un BON MARCHÉ exceptionne Indiennes de toutes sortes, depuis .ereesen arises 8c.Btofles & Robes de toutes Sores, .c.ce cesses sesrveree 10c, et plus Cachemice françeis, tout laine .on seenesase sersnsen 47c.« Soie Gros-Grain (JON) os seuronser sossosors + soosossers .1.00 valant 1.30 « Ottoman, DYOChB.\u2026.\u2026.\u2026 0.00 vossoraus soccuvu0e vu.1.60 « 3.95 ¢ \u2018 UNIE.200000.vo000 a susssouee senses secs .1.50 « 200 Entoucas.arenas seraesens teres 0 erseceacs sescorase vascunse : We.et plus.PARASOLS, UNE GRANDE VARIETE.Franges et ornements en chenille, broderies, depuis 3c.jusqu'à \u20182,50.Gants en kid, en soie, en fil, en coton, »:c., etc.Corsets de tous genres, depuis 50 cts Tweeds tout laine, 50c, valant 70c.\u2018 importé, 90c.« 1,20 \u20ac Serges, 75, « pour pantalon, un choix considérable.95, 1,30, 1.50, 1.95, 2.4, 3.00, valant 80 Olg de plus.Habilllements en Tweed tout laine, fuits sur commandes, 7,50.Un lot considérable de 3as, pour Dames et Enfants.\u2018 ; 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LE PILULES ;purifient le sang, et guérissent tous les dérangements du foie, de l'estomac, des reins et des intestins.Elles donnent la force et le santé aux constit itions débiles, ef sont d'un secours inappréciable dans les indispositions des personnes du.sexe de tout âge our les enfants et les vieillards, elles sont d'u\u201d prix inestimable, : L\u2019ONGUENT est un remède infaillible pour les douleurs dans les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères, st est excellent pour la goutte et le rhumatisme, Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à l\u2019établissement du rofesseur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD, NDRES, et vendu 2 raison de 1s.1}d., 2s, 9d., 1s, 22s., el 33s.chaque bolts et pot, el au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50, et les plus grandes dimensions en proportion, AVERTISSEMENTS.\u2014Je n'ai pas d\u2019 gents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne so pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l'étiquette sur les Foss et les boîtes.Si l\u2019adresse n\u2019est pas 533, OXFORD STREET, LONDRES, il y a falsification.Les es de commerce de mes remède sont enregistrées à Oitawa et à Washington, Signé : THOMAS HOLLOWAY, ; 838, Oxford Street, London.Québec, 2 novembre 1881\u20141 an, a P.T.LEGARE ENTREPOT d\u2019 Instruments Aratoires 461, Rue St-Valier, ST-SAUVEUR, QUEBEC.Québec, 30 avril 1885\u20144m.190 3} .Mante-Ville, N.Garneau.194 5000 de récompense JL Nous paierons la récompense ci-dessus pour chaque cas de maladie du foie, dyspepsie, mal de tête, indigestion, constipation que nous.ne pourrons pas guérir avec les pilules végétales pour le foie du Dr West, lorsque l'on aura soivi- exactement les prescriptions.Ces pilules sont- purement végétales et donnent toujours satis- action.Elles sont recouvertes avec du sucre et en grandes boîtes contenant 30 pilules ; prix 25 CENTS.À vendre chez tous les pharmaciens.Déflez-vous des contre-façons et des imitations, Les véritables sont faites seulement par JOHN C.WEST & CIE, fabricants de pilules, 81 et 83, rue King Est, Toronto, Ont.\u2018Un paquet d'essai sera envoyé gratis par la malle sur réception d'un timbre de 3 cents.En vente par J.J.Veldon, 120, rue St-Joseph, Québec.LA SANTE EST LA RICHESSE Le traitement du docteur J.0, WEST pour les nerfs el le cerveau est un spécifique sûr contre l\u2019hystérie, les étourdissements, les convulsions, les accès, les névralgies nerveuses, les maux de tête, l\u2019affaiblissement des nerfs causés par l'usage de l'alcool, ou du tabac, affaiblissement du corps, de l'esprit, ramollissement du cerveau, conduisant à la folie, à la décrépitude et à la mort, vieillesse prématurée, stérilité, et toutes maladies causées par un excès de travail de l'esprit, ainsi que tout excès de tout autre genre.aque boîte contient des remèdes pour un mois, Un dollar par boîte, ou six boites pour cinq dollars ; envoyées par la malle, sur réception du prix.Nous garantissons qne six boîtes guériront tous les cas.Avec chaque commande que nous recevrons pour six boîtes, accomp gnées de cinq dollars, nous expédions à l'acheteur la garantie écrite que nous lui remettrons son argent, si le traitement n'opère pas una guérison.Les garanties seront données par J.J.VELDON, Pharmacien, 120,-rue St Joseph, Québec, seul agent autorisé pour la vente de ces remèdes.Québéc, 6 dècembre 1884\u2014ian.100 ; Lt MAROBES DE QUEBEC.Farine et Grains.C \u201cQuébec, 16 juillet 1885.Farine.\u2014Sup.extra, baril,196.54.50 a 4:78-| sp0e0 cousacdos veseccses 4,35 a 4.50 Forte pour boulanger.5,00 a 5.25 Extra du printemps.4.25 a 4.50 Buperfine No, 2.400 a 4.10 Fine os B - Ë e = Eo) E: = $ 6, B Bu.wr = 9 #8 6 4 Ag \"AE «J = SEE = e 58318 83 À ® Slag Eg 8 ol § oH mon REE & Hh © a da = B = #5 = 23 on: R= EB & = = | I: ~~ .= 2 j e VE: \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 inf): ï a .+ Eu 7 y = on = oo a > 5g BE y 2 58 SE ES 8 2 3 | & Hq $ os 1 BH Z 3 8 & = 2 Re 7\u201c La 54 845 Ke.gs Es H © tout 3 A = ~ : 2 \u2014ee \u2014o ve, * ae +s © + a) 5 298 = 545 55.8 S Ex EL REDE WE E83 S SELEY In 320 C'EST B | az ol HEg 9498s + u E A 8 Re g By = © = - OO «2 20 æ œ B23 \u2014 He BE Has TR BT 2 5 Sop BEA = @ æ HEA 8 8 a s 56 * = wm £ Et au-dela de 5O premiers prix! 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