Journal des campagnes, 29 juillet 1886, jeudi 29 juillet 1886
[" rd © Lindustr 5ème Année ES co ie agri XE = fr 7 ME ; XE L.JOHNSON UGS Js ET Bak A Ao SP cape cole doit toujours Jeudi 29 - on By phd pu a richesse des n 3 Juillet, 1886 | Ae No 26 CO URNAL DES- CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, | Paraissant tous les JEUDIS et contenant toutes les nouvelles de-la semaine.l'abonnement :-UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANOS Strictement payable d'avanre., .Imprimé et publié par.\u201d LEGER BROUSSEAU, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE No 9, Rue Buade, H.V., Québeccam CES \\ FRANCE Paris, 24 juin.Voici enfin la République débarrassée du cauchemar des princes.Le prince Jérôme et le prince Victor ont uitté Paris hier, le premier pour rangins, et le second pour la Belgique.Le prince Jérôme a été traité par M.de Freycinet avec des égards relatifs.Au nom du gouvernement, M.Lozé, secrétaire général de la préfecture de la Seine, est ällé le trouver pour lui offrir un délai s'il le désirait ; le prince Jérôme, qui voulait bien, qui demandait même exilât les princes d'Orléans, ne tensit pas du tout à partir ; néanmoins, il a magnanimement refusé les faveurs de M.de Freycinet.Son départ s\u2019est effectué sans tambour ni trompette.A peine quelques fidèles l\u2019ont accompagné à la gare.Toute la France, sans applaudir à la vilenie et à la maladresse de la République, crie à l\u2019Altesse Rouge : \u201c Bon voyage ! César déclassé, glorieux membre de l\u2019ex-majorité des 868 ! \u201d Le départ du prince Victor a eu plus de solennité.Autour de lui se pressaient en nombre des amis ardents et dévoués.Avant son départ, le jeune prince avait reçu les délégués de divers comités impérialistes et leur avait adressé une petite allocution gai, à part le petit refrain \u201c de rigueurs sur lia souveraineté nationale, n'est pas vraiment trop mal tournée.C'est d\u2019ailleurs contre le prince Victor et non contre son Père que la police de la, République ' qu'on avait pris ses précautions pour em- pécher toute manifestation dommageable au régime établi.Les gardiens de la paix en nombre respectable et placés sous le commandement de l'officier de paix Honorat, déjà connu par ses brutalités et ses insolences lors de l'expulsion des religieux, étaient chargés d'assurer l\u2019or- | À dre à la gare du Nord.Messieurs les victoriens ont été un peu molestés.Plusieurs d\u2019entre eux ont même êté arrêtés, pour être d'ailleurs relà- chés aussitôt.[ Ce matin je lis dans les journaux républicains que la démonstration de la gare du Nord a été hostile au prince Victor et favorable à la Répu- .| blique ; c\u2019est un mensonge.Si quel- ues énergumènes, sous la protection de la police, ont pu crier à leur aise : \u2018\u201c Vive la République ! Vive la Commune ;! l'immense majorité de la foule manifestait plus ou moins bruyamment en l'honneur du prince proscrit.M.Honorat et ses policiers n'auraient point été de mauvaise humeur si on avait manifesté contre le prince.À propos de eette expulsion des princes Bonaparte, un journal du soir joue un assez bon tour à M.de Freycinet.Il publie une lettre adressée par le président du conseil a l'impératrice Eugénie, lettre dans laquelle M.de Freycinet alléguant qu\u2019il s\u2019est rallié à la République et qu'il est obligé de procéder aujourd\u2019hui à l\u2019expulsion des princes de la famille impériale, déclare qu\u2019il se croit tenu de renvoyer à son ancienne souveraine la décoration de la Légion d'honneur qu\u2019elle lui fit conférer en 1870.La lettre a eu du succès dans les cercles politiques et diplomatiques et je sais de bonne source qu\u2019on en était hier fort mortifiés à l'hôtel des affaires étrangères.Mais je n'ai pas besoin de dire que la lettre me paraît une mystification heureusement imaginée, mais une mystifica- cation.On peut être sûr que ce soir l'officieuse Agence Havas publiera une note autorisée pour déclarer que l\u2019histoire de cette lettre n'a aucun fondement.Cependant ce n'est point de Paris que M.de Freycinet se préoccupe aujourd\u2019hui.Le doux libéral, devenu l\u2019exécuteur de M.Clémenceau, pour rester ministre cafés i ! .\u2018 regatde jaujourd'hui du côté d> la Normandie.L'émotion politique n'est point à Paris { \u2018elle était ce matin dans la petite \u2018ville normande d\u2019Eu et à l\u2019heure\u2018\u2019où je vous écris dans la petite ville du Tréport ; où celui ue la proscription de la République, \u2018désigne comme le roi de Frante,a vu aujourd\u2019hui l\u2019élite de la France saluer son départ d'une véritahle explosion de sympathies et d\u2019ardents vœux de retour.Il me serait difficile de vous citer les noms de tous les Français de distinction, sénateurs, députés, artistes, leitrés, savants, qui ont depuis.hier fait le voyage d'Eu et du Tréport.La République aurait voulu organiser à Mle comte de Paris un cortège triomphal qu\u2019elle n\u2019aurait pas mieux réussi.Bien des défiances et bien des inimitiés ont fait silence autour du prince que la République sacre auiourd\u2019hu: c la couronne de l'exil.La situation a déjà d\u2019ailleurs produit sur le comte de Paris d\u2019heureux effets.En trois jours elle l\u2019a grandi.Je vous cite un de ses mots d'hier : \u2018* La résignation fait les saints, elle ne fait pas les rois.\u2019 Je souhaite «qu» ce mot devienne la devise du cuinte de Paris et què ni l'exil ni 1 révolution ne le trouve désormais résigné.Il paraît que du bateau, faisant ses adieux à la foule immense qui était venue lui apporter les adieux de la France, le prince a crié d'une voix ferme et vibrante : Au revoir ! Cet au revoir, en criant Vive le roi ! avait vraiment un accent royal, si jen crois les impressions d'un temoin oculaire et auriculaire.Les amis ent été comme consolés et réconfortés.Je suppose que les quarante gendarmes de la République et le citoyen Isaïie Levaillant, directeur de la Sûreté générale, et envoyé là pour surveiller,ont dû se sentir médiocrement iiers de leur consigne.Le citoyen Levaillant s'est pourtant montré très bien Il a été poli et à même offert un sursis au comte de Paris s\u2019il voulait ajourner son départ à cause de l\u2019état de la mer.Le comte de Paris a naturellement refusé et c'est évidemment avec une vague apprébension des retours de la destinée quele policier républicain a pu voir s\u2019éloigner sous le drapeau français, le steamer anglais qui emportait le roi de France et sa fortune.N.L.es émeutes de Be fast Londres, 16.\u2014 Belfast ressemble presqu\u2019autant à un camp militaire qu\u2019à une ville industrielle.Partout on ne Yoit que soldatget gendarmes.Les émeutés d\u2019'avant Mer ont été des plus gérieuses.Des troupes continuent à arriver.La police a eu beaucoup à souffrir des pierres lancées par les émeutiers.Le correspondant du News dit que ces émeutes étaient plutôt entre les orangistes et la police, qu\u2019entre les orangistes et les catholiques.Belfast, 16.\u2014 Le nouveau jury nommé pour tenir une enquête à propos de la mort de l\u2019homme de police Gardner a rendu un verdict de meurtre volontaire contre le nommé Walker.Le même jury a décidé, à propos de Waterson, qu\u2019il avait trouvé la mort par l'acte d'an homme de police dont le nom est encore inconnu.Nouvean nonce Londres, 16\u2014Mgr Agliardi a été nommé nonce du Pape à Pékin\u2014 yA eee Funtrailles du cardinal Gai re Paris, 16\u2014Les funérailles du cardinal Gnibert, archevêque de Paris, qui ont eu lieu à la cathédrale Notre Dame aujourd'hui, ont été des plus 1mposantes.Une foule immense, se composant de délégations des diverses sociétés et institutions catholiques, se rendit à la cathédrale où le clergé en corps était réuni.Concours de Wimbledon Londres, 16.\u2014Malgré le vent défavorable, le tir aujourd\u2019hui a été meilleur que celui dé l\u2019année dernière.Le prix St-George, pour tir à 500 verges, 7 coups, a été gagné par le soldat Marr du régiment de Cheshire qui a obtenu 35 points.Le cana- jen Barnhill qui avait gagné 35 points, n\u2019en a eu que 34. MM.Renan et Jules Simon Ce n'est pas nous qui associons ces noms.Ceux qui les portent viennent de se produire côte à côte dans un festin dont le Temps a rendu compte et dont l\u2019amphytrion était un M.Léon Séché, directeur d'une Revue illustrée de Bretagneet d'Anjou.Le but du banquet que présidait M.Jules Simon, assisté de M.Renan, \u2018était de célébrer la Bretagne et les Bretons.Or, voici comment s\u2019y est pris tout d\u2019abord [M.Renan : Mes vieux amis, mes chers confrères, Je m'associe de tout cœur aux paroles qui viennent d\u2019être dites.Certainement il y a dans ces provinces de l'Ouest des forces qui ne demandent qu\u2019à être mise en lumières, à Nantes, à Rennes, dans l\u2019Anjou également.Vous avez bien raison d\u2019associer ces villes entre elles.Je réclamerai aussi une place dans cette association pour notre vieille basse Bretagne, si arriérée, si encroûtée dans sa vieille langue, mais qui peut malgré cela \u201cnous rendre encore quelques services.Combien je suis heureux, cher et éminent confrère, \u2014 permettez-moi, messieurs, d\u2019ouvrir cette parenthèse, \u2014de me trouver en face de vous qui présidez ce banquet.J\u2019ai le cœur plein des déclarations que je voulais vous faire, et c\u2019est aujourd\u2019hui qu\u2019elles m'\u2019échappent.Oui je vous aime, Vous êtes une des gloires de vos provinces, et voila longtemps que je vous connais.Nous nous connaissons depuis 1848.Nous faisions, ou plutét je faisais, car vous m\u2019avez précédé, je faisais mes pre miéres armes dans la Liberté de penser.Vous rappelez-vous ce que c'était que la Liberté de penser, eu 1848 ?- M.Jules Simon \u2014Oh | oui, J'en ai souvent de vieux souvenirs cuisants.\u2014Mais je vous connaissais déjà avant cette époque.À propos, savez- vous quand je vous ai entendu pour la première fuis! C'était en 1845.Vous suppléiez M.Cousin à la Sorbonne.J'étais alors au séminare ?de Saint-Sulpice.Ces messieurs étaient si libéraux ! J\u2019étudiais alors l\u2019hébreu, le syriaque, le sanscrit ¢ ils eurent la bonté de m'envoyer au Collège de France suivre les cours de M.Quatremère.Je les suivais assidûment, je vous le garantis : je n\u2019ai pas manqué une seule leçon.Il y avait encore, il y a quelques années, au Collège de France, un huissier qui y était entré longtemps avant que vous ne m\u2019ayez nommé (car c'est vous qui m'avez nommé, et d'une façon durable, stable, c\u2019est vous le coupable), il y avait, dis-je, un huissier qui disait souvent : \u201c Je ne suis pas d'hier dans l'établissement, car j'ai vu M.Renan suivre le cours de M.Quatremère.\u201d Ceci pour dire que je suivais ses cours très exactement ; mais je faisais quelquefois l\u2019école buissonnière ; j'allais aussi à la Sorbonne ; c\u2019est là que je vous entendis pour la première fois, et je ne saurais dire .quel effet vous me produisites.Vous y parliez un langage extrêment élevé et vous donniez des preuves vraiment si fortes de toutes les choses fondamentales de la philosophie que cela m'est toujours resté à l'esprit : je me suis rappellé vos preuvres, elles me soutiennent encore, et toujours je me les rappelerai.Voilà donc comment j'ai commen- cë à vous connaître.Je vous assure que c\u2019est un grand plaisir pour moi e me rappeler tous ces souvenirs, et comme nous disions tout à l'heure, en décembre 1870, j'enjambe bien sur le temps, c\u2019est vous qui m\u2019avez nommé au Collège de France dans les circonstances que vous savez.Ce pauvre empire libéral n\u2019a pas duré bien longtemps.Il voulait me nommer cependant, c\u2019est la république qui l'a fait! Je me souviens de la re TO politique profondé que vous avez déployée pour obtenir la signature de cet excellent général Trochu.Il ne savait pas ce qu\u2019il faisait ! Enfin vous l\u2019avez obtenue\u2026 M.Jules Simon.\u2014 Vous le voyez, messieurs, j'ai fait quelque chose de bon dans ma longue existence ! | Applaudissements prolongés.] \u2014Voilà pourquoi vous êtes placé dans la meilleure partie de mon cœur, et je ne vous ÿ sépare jamais des souvenirs de notre Bretagne.Ce petit discours, on le voit, est tristement instructif.On y apprend que M.Renan, dès Saint-Sulpice, faisait l'école buissonnière et qu\u2019il s\u2019égarait en des cours où, malgré leur bienveillance poussée à l'extrême, ses maîtres ne lui permettaient pas de se porter, peut-être parce qu'ils Ju geaient que son esprit avait plus beroin de disciplineque d\u2019échappées Par le fait, nous apprenons que le cours de M.Jules Simon lui fit grand effet, et- non pas sans doutes des meilleurs, car en ce .temps-là, M.Jules Simon professait l\u2019inutilité de la prière, la liberté del\u2019outrage à la\u2019 religion, et nous nous imaginons que les preuves si fortes qu\u2019il donnait \u2018\u2018 de toutes les choses fondamentales de la phisolophie \u201d, contrebalançaient faiblement le travail de destruction auquel il se livrait d\u2019autre part.M.Jules Simon, au surplus, ne saurait ici plaider l'excellence d\u2019intention, car lorsque, rappelant la scandaleuse nomination de M.Renan au Collège de France, dont il reste responsable, il se vante d\u2019avoir fait quelque chose de bon dans ga longue existence, il ne peut ignorer que c'est peut-être ce qu'il a fait de moins excusable.La preuve en est qu'il peint lui-même comme il suit les sentiments de juste indignation que devrait soulever, dans la Bretagne fidèle à ses croyances, l'œuvre impie de Renan : Et pourtant, a continué M.Jules Simon, je regrette la vieille Bretage primitive.Je viens de faire un voyage en Bretagne.J'y ai trouvé, après trente ans d\u2019absence, de trés belles choses que je ne connaissais pas ; mais l\u2019ancienne Bretagne, où est-elle?D'abord, on y parle français, on n\u2019y parle plus breton.À parler breton il n\u2019y a plus que Renan.On s\u2019y habille comme vous et moi, c\u2019est révoltant.Je suppose qu\u2019on y a même des soins de propreté.C'est votre Loire, Léon Séché, qui a apporté tout cela.Quand on pense que Renan sen va en Bretagne, chaque année, aux vacances, qu\u2019il se montre eu public, qu\u2019il y parle, et que tout le monde accourt et l\u2019applaudit !\u2026 Il y a quarante ans, avec vos opinions, je ne sais pas ce qui vous serait arrivé, mon cher \u2018ami\u2026Les menhirs se seraient levés pour vous donner la chasse ! M.Tules Simon ne s\u2019en est pas tenu là.Il a terminé par une anecdote où il met en scène la vieille femme qui le conduisait naguère à Tréguier, dans la chambre où est né M.Renan : \u2014Est-ce qu\u2019il ne vient jamais d\u2019étrangers voirla chambre de M.Renan ?\u2014Si, monsieur.\u2014Vient-il des Anglais quelquefois ?\u2014Oui, monsieur.\u2014Eh bien, la première fois qu'il en viendra, plume avec laquelle il a écrit la Vie de Jésus ; ça vous fera de beaux |] revenus ! Alors cette femme, très Bretonne, me dit : \u201c Mon Dieu, monsieur, je ne l'ai pas !\u201d\u201d Eh bien, mon cher Renan, c\u2019est la vieille Bretagne qui à parlé par la bouche de cette bonne femme.La Bretagne que nous allons faire aurait dit : \u201c Je vaisen ache- PME 1 \u20ac JOURNAL DES CAMPAGN Es : vendez-leur donc la|b x NL ter deux cents demain matin.\u201d Le dernier trait est sanglant, et rien de plus accablant pour MM.Renan et Jules Simon ne pouvait être dit que ce mot échappé à l'un d\u2019eux.Oui, la Bretagne que vont faire les philosophes et les blasphémateurs de la divinité de Jésus- Christ, c'est une Bretagne d'où l'honnêteté s\u2019en irait parce que la foi aurait commencé par disparaître.N'est-ce pas là ce qui juge l'œuvre détestable dont osent se complimenter ces deux hommes, comme s\u2019ils n\u2019avaient pas jeté dans l'âme du/ peuple des germes néfastes ?Ah ! combien meilleure et plus honnête, parce qu'elle était plus \u2018religieuse, était cette Bretagne d'il \u2018y a quarante ans, qui se serait dressée tout entière avec horreur pour repousser le renégat qui aurait tenté do souiller par sa présence cette terre hostile aux mécréants ! En le proclamant, M.Jules Simon s\u2019est réfuté et accusé lui-même non môins que son complice.«Il faut retenir cet hommage indirect à la vieille Bretagne, par opposition à la Bretagne apostate que voudraient nous faire ceux de ses fils qu'elle renie aujourd\u2019hui parce qu\u2019ils l\u2019ont reniée dans ce qui lui tient le plus à cœur: son indomptable foi.AUGUSTE ROUSSEL, = Discours prononcé à Toulouse PAR S.EM, LE CARDINAL DESPREZ Le lundi 21 Juin 1886 Dans la première Séance générale du Congrès eucharistique Messieurs, Lajprudence me conseille de) ne rien dire, surtout après des fatigues que les préoccupations affligeantes d'hier sont venues augmenter, mais il m'en coûte de me taire devant cette assemblée d'élite et devant ces prélats vénérés, auxquels je dois un double merci puisque le bonheur de les voir nous fait un peu oublier les absents ; il m'en coûte de dissimuler l'admiration et la reconnaissance qui se partagent mon âme, quand je pense aux fêtes incomparables que Toulouse célèbre en ce moment, et qui me rendent si filer d\u2019être le pasteur d\u2019une cité où le Dieu de l'autel triomphe par la parole de tant de bouches éloquentes, par la prière et par l'amour de tant de cœurs généreux.Aussi je me propose de cone cilier toutes les exigences en me bornant à payer à votre zèle le tribut de nos félicitations et de nos encouragements.Un jeune publiciste, qui devait être la gloire du journalisme contemporain, écrivait en 1838 cette parole où vous reconnaîtrez son génie et sa charité : \u201c Je cherche un grand trésor, cher ami ; si je le trouve, je t\u2019en offrirai ta part bien vite, car on s\u2019enrichit & partager ces choses-là.\u201d Plus heureux que ce jeune écrivain, nous n\u2019avons pas à chercher le trésor ; il est sous notre regard, nous l'adorons, nous l\u2019acclamons, nous le portons dans notre âme devenue son temple, et il n\u2019est au pouvoir d'aucune tyrannie de nous le ravir.Oe trésor qui remplace tont et que rien ne remplace ; ce trésor où le christianisme puise le secret d\u2019arracher les peuples aux \u2018ténèbres de la arberie pour les conduire dans la lumière des plus bienfaisantes civi- isations ; ce trésor au moyen duquel l'Eglise de Dieu perpétue sur la terre toutes les grandeurs de l'ordre moral, la foi des confesseurs,f le zèle des apôtres, la pureté des vierges et surtout l'enthousiasme des martyrs, désarmant à force de constance dans les supplices le bras fatigué des persécuteurs ; ce trésor d'où l'âme chré- tienne retire des richesses\u201d qui lui, valent le ciel, ou plutôt qni sont Jeciel même, vous l'avez nommé, c'est le Roides anges et des hommes, c'est le maître des individus et des peuples, caché sous les apparences d'un pain qui n'est plus : c'est l\u2019adorable, c'est la divine Eucharistie.Et dire que la parole de saint Jean ne cesse de se réaliser ! Encore de nos jours, le Dieu fait homme est ve.NU chez les siens, chez ceux dont il est le maître comme créateur et com- ne sauveur, par droit de puissance et par droit de conquête, et les siens n'out pas voulu le recevoir ; ils l\u2019ont chassé des institutions publiques, pour- le parquerdans la conscience individuelle, où ils n'ont pas tardé à le poursuivre dans le dessein, mainte: nant avoué, de ruiner son empire et do ne laisser sur ses épaules qu\u2019un lambeau de pourpre dérisoire et entre ses mains qu'un sceptre de roseau.Mais, au milieu des apostasies et et des injustices de notre temps, à l\u2019encontre des hommes pervers qui font la guerre à son Christ, le Seigneur a suscité unè race d\u2019élite qui a juré de ne jamais fléchir le genou devant Baal, et de soutenir, coûte que coûte, les droits souverains et imprescriptibles de Celui qui règne dans les cieux et qu\u2019une liberté de conscience mal entendue a fait mettre à la porte de la plupart des nations.Et ces hommes de foi et de cœur, qui se sont imposé la mission difficile mais gloriéuse de ramener le Christ de l\u2019exil pour lui remettre le gouvernail des sociétés humaines, le Belgique lesa vus un jour chez elle et Liège pourrait nous dire qu\u2019ils ont passé dans ses murs en faisant le bien ; ils sont venus s\u2019asseoir non loin du lac de Genève, et Fribourg a secondé leur zèle en organisant des fêtes qui resteront l'honneur des habitants et des magistrats de cette cité ; le nord et le midi de la France les connaissent ; Lille et Avignon leur gardent un souvenir impérissable, car ils y provoquèrent de magnifiques triomphes .en l'honneur de la divine eucharistie.Mais il ne fallait pas s\u2019arrêter en si beau chemin, et c'est notre ville métropolitaine que vous avez choisie cette année pour théâtre de votre apostolat.Aussi Toulouse, qui vous attendait avec impatience et qui vous reçoit avec allégresse ; Toulonse qui est fière de ses académies, mais qui montre avec plus d\u2019orgueil encore ses illustrations chrétiennes ; Toulouse, qui craignait d\u2019en avoir fini avec ses enthousiasmes religieux et qui regrette aujourd'hui de ne pouvoir dilater ses temples pour contenir les foules qui accourent de toutes parts à ses solennités ; Toulouse, qui redouble de ferveur en ces jours bénis et qui se sent plus digne d\u2019être la patrie de Germaine, et de servir de reliquaire à la dépouille mortelle de l'immortel docteur Thomas d\u2019Aquin ; Toulouse la Sainte, dont j'aime à contempler la physionomie vraie, sur les chrétiens généreux qui ont bâti ce rendez-vous des puvres catholiques et qui trouvent eur premiére récompense dans le bonheur d\u2019en faire aujourd'hui une dédicace solennelle, non sujette à désaffectation, pardonnez-moi ce mot que je voudrais effacer de notre langue et de notre histoire ; Toulouse, qui s\u2019y connaît un peu quand il s\u2019agit d\u2019apprécier les hommes de foi et de cœur, vous remercie avec enthousiasme, et, dût-elle blesser votre modestie, il faut qu\u2019elle emprunte une parole biblique pour acquitter sa dette à votre égard ; il faut qu\u2019elle s'écrie avec le prophète : \u201c Comme ils sont beaux, les pieds de ces hommes qui, d\u2019une extrémité de la France à l\u2019autre, portent haut et filer le drapeur des principes chrétiens ! Aux utopistes, qui cherchent à détrôner le Christ, dont le .n'aura point de fin, ils oe osent cette fière et invariable devise qui résume tout le programme de.la croisade eucharistique : O hommes pervers, malgré les .défaites apparentes que vous lui infligez le Christ triomphe Christus vin- .cit ; malgré les négations et les sophismes que vous accumulez dans l'esprit de la génération actuelle le Christ est roi, roi des hommes et roi -des peuples, Christus regnat ; malgré les ambitions que vous cherchez à satisfaire au prix de tant d\u2019efforts, le Christ est le monarque de l'univers qui possède encore le plus vaste empire, Christus imperat ; et tandis que les princes de ce monde ne comptent à leur service que de vils mercenaires, .Jésus-Roi peut montrer avec orgueil des millions de sujets qui l'adorent, et qui pour sontenir les droits de leur maître savent au besoin se faire égorger.M\u2019est-il permis de terminer en exprimant un regret, ou plutôt un désir ?Les travaux que vous allez entreprendre sous notre regard et que nous sommes venu bénir sont de tres courte durée.Restez avec nous encore, il se fait tard, on dirait que le monde est sur son déclin.En voyant l'anti-christianisme qui ne cesse de battre en bréche nos croyances religieuses, bien des âmes sont inquiètes ; elles ont besoin: de déployer un courage quelquefois héroïque, et plus d'une se retremperait auprès de vous dans la générosité des grands sentiments.Mais une Mère vous attend la- bas près de l\u2019églantier qui tapisse le rocher de Massabielle ; elle vous réserve des bénédictions de choix, surtout après les efforts que vous allez déployer pour la gloire de son Fils ; et il vous tarde de rencontrer son sourire dans l\u2019entonnement de la grotte ; il vous tarde de connai- tre ses faveurs et de goiiter ses caresses.On a besoin quelquefois d\u2019oublier la terre, et à Lourdes on se croirait à mi-chemin du Paradis.Puissiez-vous trouver anprés de Marie, avec toutes les joies de l'amour filial, toutes les énergies qne peut ambitionner encore votre zèle si apostolique.C\u2019est le vœu que je forme et que partagent tous les cœurs chrétiens et trançais.En travaillant à rétablir le règne social de Jésus-Christ, vous faites une œuvre à la fois religieuse et patriotique.Pour obtenir.les biens qui rendent les peuples heureux et que l'Evangile appelle un surcroît, parce qu\u2019ils n\u2019ont dans l\u2019ordre du salut êternel qu'une importance secondaire, il faut chercher premisre- ment le règne de Dieu et sa justice.A l\u2019œuvre donc, messieurs, à l\u2019œu- vre pour Dieu et'pour la patrie.Le Christ aime encore la France, mais il ne peut se montrer pèrè tant qu'elle refuse de l'avoir pour maître : le jour où vous aurez obtenu qu'elle se conduise selon les principes de l'Evangile, vous verrez vos intérêts refleurir avec ses vertus.vous la verrez elle-même conquérir des respects sur tous les rivages du monde et poursuivre dans l\u2019abondance, dans la paix et daus l\u2019honneur, le cours de ses destinées immortelles.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 > or Le départ Un de nos amis, qui habite la province et se tient en dehors des divers groupes conservateurs nous adresse les observations suivantes sur le départ des princes : \u201c Le coup est fait.Du reste, il n\u2019était pas d\u2019une extrême difficulté : les victimes se sont présentées d'assez bonne grâce.Ici, le wagon-salon était retenu d'avance.- Là,\u2019 le bâtiment qui devait transporter M.le 17 200800 Tey: TR Fr ; dag IR Noo 2 eA oe JUURNAL DÉS CAMPAGNES comte de Paris se balançait dans la rade du Tréport.Nos idéés provinciales et arriérées auraient aisément accepté une autre attitude.J'en connais qui n\u2019auraient pas été \u2018fâchés qu\u2019un alguazil mit la main sur l\u2019épaule du comte de Paris pour l\u2019expulser de son domicile privé et le jeter en dehors des frontières que ses ancé- tres ont faites à la France, et dont le diamètre était plus étendu avant que l'empire et la république ne l'aient rétréci.La foi du petit-fils de saint Louis n\u2019aurait pas répugné, je pense, à être traité comme un simple capucin.\u201c Pendant qu'on faisait les préparatifs de ce triste départ, mon imagination était hantée par le spectacle de ces moines, qui ne sont pourtant pas des foudres de guerre ni des contempteurs de la loi,\u2014de la loi, en- tendons-nous, qui a le\u2019 caractère de loi, c'est-à-dire qui est conforme au droit ; de ces moines qui, avee le concours de fermes catholiques et de graves jurisconsultes, ont, sans broncher, attendu les serruriers et les maçons qui frayaient le chemin aux malheureux gendarmes, chargés de jeter dans la rue des citoyens coupables uniquement de la conspi- \u2018ration très ostensible de la prière.Il ?n\u2019y a pas jusqu\u2019au souvenir, qui n\u2019est pas tout à fait éteint, de Fisher quine se présente à cette heure.Mais le provincial est un peu fruste, et il se fait sans doute du droit et de la manière de le défendre une idée point du tout parisienne.\u201c Quoi qu'il en soit, on a peut-être tout de même bien fait d\u2019agir autrement, et ces adieux peut-être un peu bourgeois ne manquent pas d'une certaine grandeur mélancolique.- \u201c Il ne faut pas nier non plus que, dans cette société accourue en Normandie pour témoigner sa sympathie au proscrit et affirmer sa foi monarchique, et cela sous le regard haineux de la république, il n'y ait eu un certain courage, de ce quelque chose qui fait battre le cœur, et surtout le cœur français.\u201c Je n\u2019ai vu ce spectacle que dans les colonnes de I' Univers ; mais, en parcourant la liste des hommes qui ont bravé la haine et peut-être la vengeance de la république, je me demandais si, pour un certain nombre du moins, ce qui allait se passer n\u2019était pas nn peu leur œuvre : si vraiment fous ceux qui, la veille, avaient voté contre les lois de proscription ou les condamnaient, avaient le droit de tendre la main et de dire: \u201c Je jure que je suis inocent de l'iniquité qui va se commettre.\u201d \u201c Je me demandais s\u2019ils avaient | sérieusement préparé la monarchie, ces hommes qui n\u2019étaient assoiffés que de jouissances et de plaisirs.Quand; ne sachant que faire de leur temps et de leur or, ils jetaient l\u2019un et l'autre dans les cir ques, dans les fêtes de fleurs aussi bruyantes que scandaleuses, et dans des bals de même sorte, où ils s\u2019efforçaient de se changer en \u2018bêtes, que faisaient-ils ?Par cette posture indigne et ravalante, ils donnaient à la république, qui certes n\u2019est pas bégueule, la hardiesse de tout entreprendre.Ne peut-on pas en effet tout tenter dans une société qui ne veut que s'amuser ?Ah -! si à tous ces gens de joie l'exil du prince pon- vait inspirer des résolutions, il faudrait bénir la loi Freycinet, la frey- cinelte.Elle serait le point de départ d'une vigourense campagne contre la \u2018république, et-le voyage du comte :de Paris se seraït pas de longue durée.\u201cEn tout cas, si ces amuseurs étranges sont vraiment royalistes, le recueillement pour eux s'impose.Comprendrait-on que des hommes ui, les larmes aux yeux, ont crié : u revoir !au prince jeté en exil, comprendrait-on que, sortant de la rade du Tréport, ils reviennent à leurs amusements, j'allais dire à leurs vomissements ?\u201c D'autres, des politiciens ceux-là, devraient faire des réflexions sérieuses.Ce n\u2019est un mystère pour personne qu'en 1873, la monarchie échona, non pas grâce aux républi- calns, mails grâce à des monarchistes qui, dans ce moment, détenant la république, espéraient diriger cahin- caha son ménage, de manière à en faire sortir une demi-monarchie.Pour tout dire, ils n'étaient pas fâchés de faire par eux-mêmes l'essai loyal, et ils éconduisaient le roi frappant à la porte de la France.Ah ! il me semble que ces hommes-là devaient verser à Eu des larmes bien amères, et se frapper vigoureusement la poitrine.Si, au lieu d'imposer au roi des conditions misérables et déshonorantes, ils l\u2019avaient acclamé avec la même ardeur que de vieux chouans apportaient plus tard à acclamer le Comte de Paris, à Goritz, ce dernier en serait-il là aujourd'hui ?\u201c Le roi peut-être ne serait pas mort, et en tous cas le dauphin lui aurait succédé de plain pied.La France compterait treize années de postérité, treize années de prospérité qui ont été sacrifiées à des préjugés révolutionnaires et aux mesquines ambitions des politiciena Et au lieu de cela, la France aux abois ! Quel douloureux mea culpa devaient faire | 4 ces hommes en escortant sur le seuil de la demeure, le prince prenant le chemin de l'exil ! \u2018 Si tous les Français qui ont du cœur, et ceux qui sont allés à Eu l\u2019ont prouvé, et si tous ceux que révolte l\u2019iniquité se levaient dans leur indignation pour travailler désormais à l'établissement, non pas d'une monarchie quelconque, mais de la royauté, la loi d'exil, votée par des valets, serait un bienfait, parce qu\u2019elle serait le signe du réveil de la vraie France.\u201cLe Comte de Paris est parti, proscrit par les trembleurs de la République.Mais en partant il s'est senti roi, et il a fait acte de roi au bord du Victoria, quand, de cette planche qui le séparait de la patrie, il a adressé a la France une proclamation vraiment rojale.\u201c Le principe de la royauté traditionnelle y est nettement affirmé.Au fond, il prime tout le reste, le prince se proclame roi.\u201c Seule, cette monarchie nationale, dont je suis /e représentant, peut réduire à l'impuissance les hommes de désordre qui menacent le repos du pays, assurer- la liberté politique et religieuse, relever l\u2019autorité, refaire la fortune publique.\u201d Dieu est appelé au secours et il ne fera pas défaut.\u201c Si tous les royalistes, si tous les députés de la République n'avaient d'autre objectif que le salut de la patrie, le manifeste du Comte de Paris pourrait-être un drapeau, autour duquel se rallierait toute l'armée.Et ce ne sont pas les royalistes qui seront les moins disposés a faire les sacrifices, peut-être nécessaires.La loi de bannissement serait bientôt déchirée, et la France se releve- rait.\u201d Le 29 juin Cette date du 29 jain ramène pour les catholiques un anniversaire qu'ils ne sauraient mettre en-oubli.Il y a six ans, à pareille jour, les RR.PP.jésuites, expulsés de leurs collèges et résidences, étaient jetés brutalement dans la rue par ordre d\u2019un pouvoir qui ouvrait ainsi l\u2019ère de la persécution.C'était la politique dite des décrets qui s'affirmait contre le droit et qui, s'attaquant aux religieux, faisait à la justice une brèche par laquelle passerait bientôt la série des autres attentats.L'émotion fut grande alors et, si 3 oublieux qu'on soit en France, on u\u2019a pu en perdre le souvenir.Quelques mois plus tard, d\u2019ailleurs, toutes les autres congrégations religieuses subissaient à leur tour les mêmes violences et l'indignation se renouvelait par toute la France contre l'infamie des exécuteurs qui préludaient ainsi à d'autres vilaines besognes : la suppression des traitements du clergé, la laïcisation des écoles, des hôpitaux, des cimetières, et la soi- disant épuration de la magistrature, de l\u2019armée, de l'administration tout entière.Une fois de plus, on avait ainsi la preuve que la religion garde toute justice et qu\u2019une société est bien malade qui permet, sans révolte, le tranquille accomplissement de pareilles iniquités.Si quelques-uns voulaient en douter alors, qui pourra nier aujourd\u2019hui que la lumière soit faite, et qu'elle le soit compléte- ment ?: Cependant on est en droit de se demander si tous ceux qui ont mission spéciale de donner l\u2019exemple, en raison de leur situation sociale, ont bien compris les devoirs qui, à partir du jour des expulsions, s\u2019imposaient à eux.Oui, pendant quelques mois, ils ont paru se rendre compte de ce qu\u2019ils devaient à l'Eglise persécutée dans les religieux ui sont la sève de la perfection chrétienne et dans toute sa sainte hiérarchie.Mais depuis ! Combien y a-t- il non pas de mois, mais d\u2019années déjà, que nous entendons l'écho de fêtes bruyantes dont le caractère ultra-mondain, pour ne pas dire indécent et immoral, est une insulte aux tristesses et à la douleur des catholiques ?Quoi qu'il en soit, et laissant à ceux qui se sentent le cœur assez à l'aise pour s'amuser de la sorte, lo responsabilité d'une attitude qui, pour beaucoup, est un scandale, nous devons d'autant plus, dans la mesure de nos forces, grandir nos efforts pour mettre la réparation au niveau de 'outrage.Ces religieux qu'on jettait, il y a six ans, hors de leurs cellules et hors de France, les catholiques opprimés avaient tout spécialement le devoir de les soutenir, de les faire vivre et surtout de les aider à travailler au loin, pour le pays qui les rejetait, en recevant des chrétiens de France les cecours nécessaires pour ouvrir sur toute la surface du globe, des champs nouveaux à l\u2019action de leur apostolat.L'Univers, en prenant alors l'initiative de l\u2019œuvre du Denier des Expulsés, avait conscience de répondre aux sentiments des catholiques.On sait comment il aétérépondu à cet appel.Grâce à l\u2019incomparable générosité des catholiques de France, le comité qui s'était formé pour centraliser et distribuer les aumônes de la charité chrétienne à l'adresse des religieux expulsés a eu la consolation de fournir, depuis six ans, à ces victimes de la persécution, des secours qui atteignent aujourd'hui la somme de 853 000 francs.C'est un budget qui a sa valeur et l\u2019on sait, par les rapports envoyés au Zélé secrétaire du comité, M.le comte G de Beaurepaire, quels résultats mer veilleux ont été opérés ainsi dans toutes les parties du monde.AUGUSTE ROUSSEL.La pêche au maquereau On mande que les pêcheurs américains sont dans la désolation.ll paraît ue le maquereau fyjt cette année et ne fréquente que les eaux canadiennes,d\u2019où les Américains sont chassés par les navires gardes pêche du gouvernement Presque toutes les guêrettes yankees ont perdu complètemieut leur temps.Les Bméricaius ne diront plis maintenant qu'its sont pas besoiu du poisson canadien. 4 * JOURNAL DES CAMPA GN ES A0 AJ hh yy, ; DISCOURS DE L\u2019hon.Juge Routhier prononcé le 20 juillet au Rond à Patiner Eminence, Excellence, Messeigneurs, Mesdames, Messieurs, Parmi les voix multiples et sonores qui s'élèvent de la création au Créateur.il en est une qui est l'interprète de toutes les autres, et qui traduit leurs chants et leurs acclamations dans une langue que le ciel comprend : c\u2019est la voix de l'homme.Le merveilleux et perpétuel con- | cert que tous les êtres crées s\u2019en vont répétant sur toutes les zones de la ephère terrestre, et dans lequel des millions d\u2019artistes depuis le brin d'herbe jusqu\u2019au chêne, depuis le rossignol jusqu\u2019au lion, mêlent leurs accords; ne devent un hymne d\u2019adoration et d\u2019amour pour Dien que par l\u2019intermédiaire de la parole humaine De même, mesdames et messieurs, les organisateurs de cette fête incomparable ont voulu que ma parole traduise en quelque sorte en langue vulgaire l'hymne d\u2019allégresse et de filial amour que des artistes d'élite font entendre ce soir en l\u2019honneur de Son Eminenence le Cardinal-Arche- vêque de Québec.Ils ont voulu que le Canada si brillamment représenté dans cet immense auditoire prit une voix, et mêlât ses accents aux flots d'harmonie qui débordent de cette salle.Pour l'honneur de mon pays, je voudrais qu'il eût en ce moment pour exprimer ce qu\u2019il ressent une autre voix que la mienne, et je regrette de ne pouvoir être qu'un faible écho des sentiments et des acclamations de tout un peuple.Mais il est une chose qui suppléera à l'impuissance de ma parole, et qui témoignera mieux de notre respect, de notre aflection et de notre dévouement ; c\u2019est le spectacle ma- magnifique qui se déroule en ce moment sous mes regards : Toutes les classes de la société se pressant sous les arcades de cette vaste enceinte pour acclamer leur frère devenu l\u2019un des princes du sang royal de l\u2019Eglise de Rome\u2014Les plus hauts fonctionnaires de l\u2019Etat assis côte à côte avec les plus hauts dignitaires de l'Eglise et formant la représentation visible d\u2019un idéal qu\u2019on ne rencontre plus assez dans ce monde : l\u2019union harmonieuse des deux souverainetés, la souveraineté religieuse et la souveraineté politique \u2014Enfin, l\u2019éminent et vénéré prélat délégué vers nous par Sa Sainteté, comme un messager de la bonne nouvelle, et rehaussant encore l\u2019éclat de cette démonstration en y associant la plus antique, la plus glorieuse, et la seule immortelle de toutes les royautés ! | Ah ! Messieurs, en contemplant cette imposante assemblée, il me semble voir l\u2019illustre Pontife qui gouverne aujourd\u2019hui l'Eglise, et qui fait tant d'efforts pour la pacification générale des peuples et la conciliation des deux puissances, il me semble le voir dominant cette enceinte, em brassant dans un resard sympathique les représentants des deux pouvoirs, unis en une seule famille dont il est le père souverain,et enveloppant dans une même bénédiction la mître et la couronne, l'Eminence, l\u2019Excellence, les Archevêques, les Evêques et les prêtres, les gouvernants; et les gouvernés, leg aieux, les pères et les enfants! Ce tableau grandiose en évoque un autre, qui en est pour ainsi dire l\u2019arrière-plan, et qui représente le progrès et le développement constant des sociétés chrétiennement organisées et des institutions religieuses.C'est l\u2019idée dominante que je veux esquisser à grands traits dans les quelques minutes qui me sont données.\u2026 .Mesdamés et Messieurs, Quand le soleil se lève sur les vieilles terres orientales qui furent le berceau du genre humain, les premiers fronts qu\u2019il éclaire sont les sommets des pyramides.Mais sous les ardents rayons du grand astre qui réchauffe et vivifie toutes choses, les fastueux tombeaux des Pharaons restent froids, lugubres et inféconds dans l\u2019impassibilité de Ja.mort.C\u2019est l'image saisissante de la stagnante immobilité des peuples orientaux qui n\u2019ont pas voulu se soumettre à la loi du Christ.Mais il n\u2019en est pas ainsi des peuples de l'Occident.Deux traits caractéristiques les distinguent ; c'est le mouvement et la vie.Ilsu sout par assis à l'ombre de \u2018la mort ; 1i- sont debout, et ils xnarchent à lu lumière de ce nouveau soleil yuo le Christ est venu allumer sur la t-rre et auquel il a donné sou nom : le Christianisme.À mesure que: cet astre radieux poursuit sa carrière vers l'extrême Occident que nous habitons, les profondeurs des solitudes s'illuminent, et l'on voit perpétuellement naître et se développer -sous ses rayons bienfaisants des germinations nouvelles.\u2018 : Il n\u2019y a guère plus de deux siècles que Mgr de Laval est venu jeter en terre sur les rives du St-Laurent la précieuse semence d\u2019une église nouvelle, et Dieu sait par quelles tempêtes fut assailli à certaines époques l'arbre mystique qu\u2019il arrosa de ses sueurs.Mais les germinations que les eaux du baptême ont une fois baignées ne se flétrissent jamais com plètement.Ellos pâlissent, elles s\u2019étiolent quelquefois ; mais elles garde dans leurs racines un reste de Sève qui peut encore monter, ramener la vie sous l'écorce du tronc, et faire épanouir dans les \u2018rameaux de nouvelles floraisons.C'est ce qui fait la supériorité de la germination religieuse sur la germination civile et politique, et dans aucune histoire peut-être le contraste entre les deux n\u2019est plus frappant que dans la nôtre.Voyez plutôt ce que sont devenues les œuvres des deux puissances créatrices auxquelles notre pays doit son origine.Le roi de France était puissant, et il était représenté ici par des gouverneurs et des soldats ; le Pontife de Rome était faible, et il envoya sur nos rivages l'évêque de Pétrée et quelques pauvres religieux., Or, un siècle plus tard, la germination politique dépérissait misérablement pendant que la germination religieuse continuait de croître ; bien tôt l'œuvre du roi de France tombait en ruine, nous pleurerions aujour- d\u2019huisur son tombeau si l\u2019œuvre du Pontife ne l'avait pas sauvée.Oui, c\u2019est un fait indéniable,que les impies eux-mêmes ne peuvent pas contester: l\u2019œuvre du Pontife, en subsistant, à sauvé dans notre pays l\u2019œuvre du Roi.L'immortalité de l'Eglise a couvert l'Etat de son manteau, et si les vaincus d\u2019hier deviennent les vainqueurs de demain, si l'avenir voit jamais refleurir sur nos bords une France nouvelle, c\u2019est l'Eglise qui l\u2019aura faite.Poursuivez encore le contraste et voyez combien de temps subsistent les institutions politiques dans notre pays, sl remarquable pourtant.par sa stabilité.Qu\u2019est devenue notre cons- titation de 1791 ?Que reste-t-il du régime qu\u2019on nous a imposé en 1841 ?Combien d'années encore subsistera la constitution que nous nous som mes librement donnée en 1867 ?En est-il un parmi vous qui puisse m\u2019assurer qu'elle durera seulement vingt ans ?Ah ! messieurs, lus institutions | ébranlé par un grand vent, et dans civiles et politiques appartiennent a l\u2019ordre des choses qui passent tandis que les institutions religieuses sont intimement liées à l\u2019ordre des choses permanentes.Le temps n'appartient pas à César, mais à Dieu Voilà pourquoi l\u2019Eglise et l'Etat doivent rester unis atin que l\u2019immutalité de l\u2019une corrige l'extrême variabilité du l\u2019autre.: Voilà pourquoi la fonda'ion de Mgr de Laval a traversé plus de deux siècles d\u2019orages et de luites sans rien changer à sa constitution, à sa forme, ni à sa doctrine, 1nais en se développant toujours et en grau- dissant merveilleusement.Quand Louis XIV, à l\u2019apogée de sa gloire, présentait au Souverain- Pontife pour être envoyé au Canada l'abbé de Montmorency-Laval, il ne soupçonnait pas, sans doute, ou du moins il ne prévoyait pas que l\u2019humble rnissionnaire allait fonder en Ausérique une dynastie qui durerait plus longtemps que la sienne.Et cependent, aujourd\u2019hui, quand la race du Roi Soleil est éteinte, quand son dernier représentant vient d'être proscrit de France et mange le pain de l'exil, on voit ici tout un peuple acclamer le quinzième successeur de Mgr de Laval, créé Cardinal ! Comme on voit la plante, dans le mystériéux travail de sa fécondation, sortir de terre, s'élever, s'épanouir en feuillage et se couronner d'une fleur, comme on voit le palais et le temple, solidement assis dans les entrailles \u2018du sol, superposer leurs étages, leurs voûtes, leurs colonnades et leurs décurs, et se couronner enfin d\u2019un dôme, ainsi l\u2019on a vu l\u2019Eglise du Canada s\u2019édifier lentement, grandir, et se couronner enfin de la haute dignité cardinalice ! O Laval ! O Plessis ! Dormez en paix dans les reflets d'une gloire que vous n\u2019avez pas cherchée ! Votre œuvre a grandi avec l'apothéose que la postérité vous prépare.L'édifice dont vous avez été les plus illustres architectes, le temple dont vous avez jeté dans notre sol les fondations puissantes, a reçu aujourd\u2019hui son couronnement ! II.Et vous tous, leurs successeurs, qui recueillez les fruits des semences qu'ils ont déposées en terre, Cardinal, / rchevêques et Evêques, qui formez la véritable conronne de l'Eglise du Canada, vous n\u2019oublierez pas que vos obligations et votre responsabilité grandissent avec les honneurs qui nous incombent.Placés au-dessus de nous; soyez, comme dit Saint Bernard, la Providence'de ceux qui sont en bas.Soy ez leurs conseils, leurs secours, leurs serviteurs.Gouvernez pour servir.Ce n\u2019est pas moi qui parle, c\u2019est saint-Bernard.Faites de nous une nation d\u2019élite à la hauteur de la mission qui l'attend; car la noble mission du Canada n\u2019est pas une chimère.Le 19ème siècle est un siècle de transition où la lutte du bien et du mal est indécise ; mais le 20ème siècle verra le triomphe du bien.Quand les peuples auront fait l\u2019expérience de toutes les théories scientifiques du jour, quand ils auront cotoyé tous les abimes et subi tous les désastres, ils se retourneront vers la vérité chrétienne et l\u2019acclameront.Or dans cet avenir glorieux qui se prépare, l'Amérique, et plus particulièrement notre patrie, devront jouer un grand rôle.Préparez-vous pour cette grande migsion de la France d'Amérique dans l\u2019avenir du monde.N'oubliez pas d\u2019ailleurs que le principal caractère de l'Eglise dont vous êtes les chefs est l\u2019universalité.Non seulement elle prétend remplir toute la durée des temps, mais elle veut envahir tout l\u2019espace et conquérir toutes les nations.Votre apostolat universel s\u2019est manifesté dès le Cénacle qui fut lequel des langues de feu descendirent sur la tête des hommes choisis dont vous êtes les continuateurs.\u2019 \u201c Or, le grand vent, c\u2019est le messager qui porte an loin sur ses aîles Ja parole évangélique ; c\u2019est la force .qui-conduit les navires à travers les océans, et qui va répandre sur les terres lointaines les germes des plan.{es et les semences de la vérité.Les langues symbolisent la parole de Dieu, et elles sont de feu parce qu'elles portent avec elles la lumière et l\u2019amour ! \u2018 Eh bien ! Messeigneurs, il est à l'Ouest et au Nord du continent américain des tribus encore infidèles et d-s terres encore sauvages.De vastes champs sont encore ouverts à votre zèle apostolique et dans un avenir plus ou moins rapproché l\u2019Eglite du Canada étendra vers le Septentrion et vers l\u2019Occident des ramifications nouvelles.De nouveaux diocéses seront créés, de nouveaux évêques seront choisis, et bientôt de l'Atlantique au Pacifique leurs voix généreuses et fidèles s'appelleront et se répondront.Comme des sentinelles rangées de distance en distance elles rèpèteront aux heures des ténèbres la parole lamineuse, le mot d\u2019ordre, qui leur viendra du général en chef, l'Evêque de Rome.Car Rome est la patrie universelle, C'est le home de l\u2019Américain comme de l\u2019Européen, du Canadien comme de l'Italien, des enfants d\u2019Albion comme des fils de Saint- Patrice, C\u2019est de là que vient le vraie home rule sous l'empire duquel les nations vivent, et survivent quand on croit les avoir tués ! Rome n'appartient pas à un parti, ni même à une nation.Elle appartient à toutes les races, elle est la mère de toutes les nations.Elle ne refuse à aucune ses lumières, et elle ne proscrit aucun progrès véritable, ni aucune liberté légitime.Ceux qui croient voir un antagonisme entre son autorité et la liberté la méconnaissent, ou n'ont pas la vraie notion du progrès social.Car les deux principaux éléments de ce progrès sont l'autorité et la liberté\u2014 l'autorité qui assure l\u2019ordre, et la liberté qui produit le mouvement.Certes, l\u2019amour de la liberté est un sentiment naturel de l\u2019homme, et il est profondément gravé dans son cœur.On aime la liberté comme on aime la nature, comme on aime sa patrie.Mais il ne faut pas s'imaginer qu'il failie n'avoir aucan supérieur pour êtro libre.Comme dit Bossuet, \u201couil n'y a pas de maître tout le monde est maitre, et ou tout le monde est maître, tout le monde est es: clave.Le mot latin liber ne veut pas dire seulement libre mais enfant.La liberté, c\u2019est donc la condition de fils opposée a celle d\u2019esclave.Etre libre, c\u2019est avoir un père pour maître.Ce W\u2019est pas être afffanchi d\u2019obéissance et de subordination, c\u2019est être soumis à l'autorité d\u2019un père, au lien d\u2019être courbé sous le joug d\u2019un tyran.Sous l'empire du droit antique, les esclaves étaient des choses, et on en disposait de la même manière.Etre libre, c'est être une personne, ayant un nom dans la famille, ayant une place au foyer.C\u2019est pouvoir appeler son chef son père, et les au- .tres sujets ses frères.C\u2019est avoir droit d\u2019être traité comme un fils ! Eh bien ! Messieurs cet idéal de la liberté dans ses rapports avec l\u2019autorité il est réalisé dans la constitution de l'Eglise chrétienne.Quand son chef véritable, le Ohrist, nous a enseigné à prieren disant : *\u201c Notre père qui êtes aux cieux.\u201d il nous a affranchis de l'esclavage : il a proclamé la vraie fraternité, la vraie égalité, et la vraie liberté ! Aussi l\u2019Ecriture, en racontant son - = _JOURNAL DÉS WHEY.WAY TR Ce CAMPAGN ES ps psn tere A sion a ciël profion de-t-élle cette sara oh sql rs gt f ascendEisin altum taptivam duit \u201ceaptivitaten, et\u2019 remontant: rail ciel il a entraîné, la captivité captive.Quelle image pit.éloge du grand liberateur.du génré humain! \u2018 Lorsitle les conquérants dont This toire exalte les hauts-fdits revenaient | de leurs : lointaines expéditions, ils trainaient derrière leur cher def triomple des rois gnchainés et des populations captives.Mais \u2018ce n \u2018est | pas ainsi due 1 le Christ a \u2018oslébré \u2018son\u2019 triomphe: ; Plus fort qu\u2019eux 'tous; et, sans-| armées, il a su conquérir .univers; 3 mais ce ne fut pas pour-réduire l\u2019hu- |.manité \u2018e esclavage, - -ce fat pour l'affranchir ; 3 jamiaid) 8 \u201cil n'traîné deïriète don char en-femontant au ciel la captivité captive.Ah ! chant: Zz.sa soir millions, d'esclay 8 qn i à faits libres | Tom; bez à se enous, \u2018femmes chrét tien- © enseignements\u201d \u201cont\u2019 16+\" lit \u2018Dressez-lui dés autéls nes habi que ati] tyrans sil\u2019 ER nvisible Voil: comment, Ty Chet J de I'Eglige a compris Jl rté, comment 3! \"la Yéssu jottéé à PT un elle- étaitmorte 2?Vila \u2018comment iil a su être Père, «tout en proclamanb}: représente sur cette yisiblement.plus ardent défenseur de la libetté ! Que dis-je ?IL en est sujourd'huï\u201d le martyr.q ws 0 Th \" Montrons-nons dont toujours ses, enfants, et nous continuerons d\u2019être.libres et de grandir \u2018sous l'autorité de ceux qu\u2019il a chargés de nous gon\u201d.verner et qui nous transmettent\u2019 Ses ate L'Eglise a été notre salut dans\u2019 le-passé.: Elle sera-notre gloire, notre grandeur, et notre prospérité dans l'avenir.II.Et.maintenant, au nom de mon pays, permettez-moi de vous confier un message, ô vous que l'im- morte] Léon XIII a envoyé vers nous.Lorsque vous retournerez vers lui pour lui rendre .compte de votre honorable mission, assurez-le de notre amour filial pour sa personne, de notre admiration pour ses œuvres, et de notre soumission entiére a son autorité.Exprimez lui notre reconnaissance.- Car nous comprenons qu'il a voulu non seulement récompenser le mérite personnel de notre nouveau dignitaire, mais aussi reconnaître la foi et la fidélité de toute une race, et la rapprocher davantage.de son cœur paternel.Dites lui que vor: avez trouvé iëi un petit peuple qüi grandit a l'ôm- bre de l'Église de Rome, et - qui sait unir la jouissance de toutes les libertés légitimes aux vieilles traditions d'honneur, d'ordre social et de foi.Dites-lui enfin que vous avez vu refleurir sur la terre Américaine la France des anciens jours, une petite fille de la fille aînée de l\u2019Eglise, toute.brillante encore des promesses et des espérances du jeune\u2019 âge, et s'\u2019acheminant sous l\u2019égide d\u2019Albion, par le 4 511 maturité et Pémantipätion.° à oil , DEUX PORTRAITS Leon XI etse son Eminence oD Nous avons vu ce matin a la Salle du Trône du palais cardinalice deux magnifiques portraits peints par notre compatriote, M.Rho : celui de sa Sainteté Léon XIII et celui de son Eminen - cele cardinal Taschereau.Le premier est placè à droite du trône, le second toresque, et .saisigsante dans cet |, et afin \"qu'elle fat libre | penples: qu'il a-délivrés.du j joug des |.terre, est ga etnent un pare, et lo\u2019 libre développement de, ses forces, |.sans secousse ni violence, vers, la|.-neur à son anténir et tainement le \u2018plis Ja Salle du trône.Ces tableaux : ne - sont - pas cepen-\u2018|' ni forment, cer- \u2018Ta 8 hire Que Ki ns.aa ou ix mois.Il ÿ a eu là, au début, une scène de ; Sa Sain on peinte | corifu d de giandeut na ilo Tutt si 0 sion dont'le public a \u2018souffert.soutane créme, ayec - rochet, .camail et étole, donnant.sa bénédiction et appuyant la\u2019 main gaviche sur une table; sur lagaélle on voit déu¥ \u201cmd: goifiques volumes des .œuvrés' dé\u2019 t-Thomas d'Aquin, une statue: det.\u2018saint.Pierre et.un crucifix.\u2018à gauche.lè dôme de Saint-Pierre.Le Sté est én bois doré; \u2018 dessin dé'| M.Rho.Jious lisons l'inscription, gnivante ;, frère nat if WPRESENTE = |.s.vioq 4A Sa TO: PAR BH ia TL DY Les citoyens de Fraserville\u201ds:: :Le tabléau repose sur une base: em js [ere portrait de:Son Eminence est, parts ai einênt \u2018 Téussi.Le nouveau.price de l'Eglise, \u2018qui\u2019mésure ici \u20185 ur re \u2018est représenté en :rocliet et: sar la barrette cardinalice qui.repose.sur une table en marbe, sur laquelle | ,, on a plécé l\u2019encrier \u2019eh or présenté à Soh Eminence\u2019 par quelques-uns de ses anciens élèves.\u201cAn haut du tableau, à à droite, nous \"Voyons les armes de Son Eminence.| .L'écu est écartelé : les 1er et de d\u2019or, aux rosiers flexiris de gueule ; les 2e et 3e d'azur, deux épées: d'argent en\u2019 sautoir accompagnées\u201d de quatre croi- settes du même.L'écusson est surmonté: \u2018d'une croix à double croisillons et couronné du chapeau rouge ; quinze \u2018houppes pendent de chaque côté de: lé- cusson.Au bas de celui-ci nous lisons la devise suivante : \u2018* In fide, spe et charitate certandum.\u2019\u2019 Le cadre est en bois doré et -sur-| monté, au centre, de deux épées d'argent en sautoir, accompagnées de la rose gueule.~ Au bas, nous rencontrons Vinsoription suivante : : : 68 PRÉSENTÉ PAR La paroisse de St-Thomas de Montmagny \u201d Le-fond du tableau représente, à | gauche, l\u2019Université-Laval.Le peintre s\u2019est placé dans la salle du trône.et la vue s\u2019est portée naturellement sur l'institution si chère à Son Emi- Hence: Voila en quelques mots la description bien imparfaite \u2018 des.deux portraits qui ornent aujourd\u2019hui la salle \u2018du trône da palais cardinalice.Noûs félicitons M.Rho du succès qui a couronné ses efforts et nous sommes convaincu que ces deux.tableaux feront I'admiration de tous les étrangers.: : - I Les appointements \u2018des ministres en Angleterre sont les suivaits': Le lord lieutenant d'Irlande, $100,000 ; le secrétaire des affaires étrangères et le lord du trésor, #50,000-; le lord grand chancelier, #50 000 ; le chancelier de l\u2019Echiquier, $25, 000; le secrétaire des Colonies, $25,000; le secrétaire de l'Intérieur, $25,000 ; le secrétaire de la guerre, $25,000 ; le secrétaire de l'Inde, $25,000 : le premier lord de l'Amirauté, $22.000 ; lord Chancelier de 'Irlande, $22,000 ; le président du conseil Privé, $20, 000; à gauche.La ressemblance est parfaite et le fini de la peinture ne laisse le président du bureau de Commerce $10,000.rien\u2018 désirer\" Me\" mieux\" V8\" sont: deux chefs d'œuvre qui font hon- bol ornement de |, gt dant encore.texminés ; il reste a: ap- Ppliquer le vernis, frayail qui ne ponr- pouces plus grand'que!d\u2019après\"! ratu 7: | re ; Elle est représentés-habillée en | \u2018Au sommet du -cadre, au | çentte©.ou admire les clefs: de St-s- Pierre, avec la.fleur de lys.An.bas; qu'il était- le/Maître,! Or celui qui lg|poucés'de plus que sa- grändéur na-{ ppaimagna, la main droite appuyée | ne i - 33 Lés.\u2018Fêtes Cardinal ices Le, Festival { ° La vastë ericeinte \u2018du Patillon des Patineurs était assiégée, mardi (soir, par plusieurs milliers de, personnes.a | EN ca J =u.fr, Mais enfin, une fois réfdus dans Ia salle et installés a Jers \u2018sièges, \u2018les spectatenrs ont eudes .jouissances qui-les ont dédommagés de leurs efforts pour y parvenir.Nous donnons, pour l'informia- tion de nos leéteurs éloignés, le pro- PROGR AMME \u2014 yertyre-Rienzi, \u20140 Les Combs i \u201ciu.- 2,\u2014Musica prohibita.toivesien bee Gastold toldon.Mademoiselle ALTA, PEASE.3 \u2014Grande fantaisie.1.0.Signor LIBERATI, : y \u2014 Air des bijoux (Faust) on \u2026 Wagner.AE .\u2026\u2026.Hartman [I Essonne Core 55 Depxi¢me concerto., Vien .: E.JÉHIN-PRONIE or [5 gen des - enclumes , demande spécialémient) _: st.sf, » avec enclumes et canons.) - af À Discours de circonstance, par Fhonordble = VERT jugé Routhiet- 7-7 Habagen- -VAÏSE.0205 0 04e 0te 040 si : Vezina.Les Corps \u2018de musique.8.\u2014Alin stella contidente (avec Violon oblige.)*- n .Rabaudi, .«ay i 5 Mademoiselle ALTA PEASE.\u2019 9 Polka de Concert.censss + Liberati.Signor LIBERATI, 10.- \u2014Chant du Mysoli (Paie du Brésil} F.Dav id.Mademoiselle E, TESSIER.', .ELA, CaAVAtine.coe aoe vnanes ness perenne Raff, , \u201cbu Badinage.eucoet'e À SFérréri; F, JÉHIN- PRUME, ( Le © 12.\u2014Chant National.BA Dieu sauve la Reine, \u201cera a Les Sociétés chorales et les Corps_de musique RL (avec canons, ) œ- A Prame et Liberati ! Ces deux artis- \u2018tes sont de ceux qui exercent un magnétisme sur la feule.On connaît les merveilles que Prume sait réaliser avec son violon.Il a été égal à lui-même, mardi soir.Quand à Liberati, il accomplit des prodiges, sur le cornet.Nous n\u2019avons jamais rien entendu de comparable comme sonorité et comme verve.\u2018Ml a été applaudià outrance, et rappelé avec une persistance irrésistible, quoiqu'il eut été convenu d'avance qu'il n\u2019y aurait pas de rappels.La parole du juge Routhier a été couverte d\u2019applaudissements.Et Son Excellence l'ablégat lui a rendu, le lendemain, vn éclatant tribut d'éloges.Nous publions aujourd\u2019hui cette belle page oratoire.Que dirons-nous de Mademoiselle Tessier, la jeunè cantatrice aveugle ?Elle a une voix riche, souple et pleine de promesses.Mieux que cela, elle a le feu sacré.Sa diction est parfaite.Si on n\u2019était ravi de l'entendre chanter, on serait encore étnerveillé de son élocution si pure et si pleine de distinction.Mademoiselle Tessier fait honneur à la maison de Nazareth ou elle a passé dix ans.Nous reconnaissons dans la jeune et sympathique artiste la touche délicate de sœur Pelletier: Tous ceux qui ont eu l'avantage-de visiter Nazareth, nous comprendront.Mademoiselle Tessier a dit avec goût, l'air des bijoux, de Faust, Mais elle n\u2019était pas là dans son élément.Cette musique très belle, mais aussi très lègère, ne s\u2019harmonisait pas avec le caractère et J'âme de l'artiste.Le triomphe de mademoiselle Tessier a été l\u2019Ave Maria du lendemain, à la Basilique.pated .gramme de cette magnifique soirée.: Dans; le fond du tableau, se dresse : | a =} ès ; Sociétés chorales et les Corps'de di musique 4! +422 EY Le Chœur des enclumes à produit un grand effet: Cette musique entrais nante et originale a provoqué de vifs applandissements.\u2026 Comme tout le monde Nous dirons | AV SIT Laque l\u2019acoustique de la salle est défectueuse.Hy'aväfun' auditoire immense, 4,000 personnes, croyons-nous.Cette grande solennité musicale et litté- Taire a été, en \u2018résumé, un véritable succès, digne\u2019 des\u201d autres \u2018parties de nos s grandes fêtes dérdinalices.- Léilluiination Une foule d\u2019omissions se sont forcément glissées dais notre compte- :| rendu d'hier, ' \u2019 .Les dames de l\u2019Hôtel-Dieu* avait A brillamment illuminé la facade de leurs édifices.Dans- la rue St-Louis, M.J.D.Broûsseäu avait une illumination particulièrement remärquable.C'était des \u2018Tainpiôns artistement disposés en dessins élégants.doit ce ar Lilluinination faîtes\u201c par les pompiers\u2018était des'plus- briHaites.Ona | surtout beaucotip\u2019 adrâiré la magni- dique échelle\u201d \u201cde Mr Langevin et Thibault; récemmient perfectionnée, \u2018qui; drésséé à 70 pieds\u2018dans les airs, sans-appui, était toute parsemée de lanternes et de décors lumineux.L'effet était magique.1 Erratum \u201c Une trarisposition nous a fait mettre hier à la droite de Son Eminence, au banquet, Son Excellence Mgr O'Brien, archevéque d'Halifax au lieu de \u201c Son Excellence Mgr O'Brien, Ablégat du Saint-Père.\u201d Honor cui honor Nous devons féliciter M.l\u2019abbé Marois, secrétaire de Son Eminence, de l\u2019activité et du zèle qu\u2019il a déployés en cette circonstance mémorable.Il s\u2019est multiplié.Aussi, MM.| les abbés Têtu et Gagnon qui n\u2019ont rien négligé pour que tout fut digne de la circonstance, dans l'organisation.; ; Les commissaires-ordonnateurs, MM.Crawford Lindsay et Evanturel, ont vu leurs efforts cowronnés d\u2019un succès complet.Feu d'artifice Le feu d'artifice : à Saint-Roch, hier soir, a très bien réussi.Il y avait une foule immense sur la place Jac- ques-Cartier ; une bande de musique a fait entendre ses accords durant la soirée.Les différentes pièces d'artifice était très belles.A Saint-Romuald A Saint-Romuald, hier soir, il y a eu démonstration magnifique, en I'honneur de Son Eminence.Vers huit heures, les cloches ont fait entendre leurs joyeuses sonneries, l'artillerie a tonné, et un feu d'artifice très bien réussi a réuni sur la.place de l\u2019Egliss une foule immense,;toute la paroisse,protestants comme catholiques.Les édifices religieux étaient brillamment illuminés.Une des fené- tres du couvent attirait surtout les regards : on y voyait un magnifique portrait de Son Eminence, qui se détachait en lignes lumineuses.Cette belle démonstration fait honneur à St-Romuald. ENCORE LA \u201c VERITE \u201d Je trouve dans le numéro de la Vérité d'hier la réponse à ma let- tre-paru dans le Courrier du Canada ; réponse que lon nous promettait depuis trois semaines.Après trois semaines de travail la Vérité a accouché.d'un apologue dans lequel M.Tardivel se transforme en balle de caoutchouc bien durcie,sur laquelle tout le monde serait appelé à cogner.Nous ne contredirons pas M.Tardivel là dessus ; cette pauvre balle a fait tant de bonds et reçu tant de taloches sous lesquelles elle a tout de fois rebondi que naturellement elle doit s'attendre à rebondir sous d\u2019autres mains que Ja mienne.Nous n\u2019avons jamais prétendu en tamer une discussion avec ce journal.Il nous était impossible de laisser passer sans protestation les idées de son rédacteur sur la colonisation du Nord-Ouest ; nous avons donc protesté et notre protestation a été, quoi- qu\u2019en dise M.Tardivel, une réfutation complète de ses prétendus arguments :c\u2019est tout ce que nous voulions.Nous avions le droit de faire entendre cette protestation et c'était fotre de- Voir ;nous nous en tiendrons là.D'autres pourront ramasser la balle et lui administrer de nouvelles raclées ;nous n'avons aucune objection à cela, et comme c'est dans les attributions d'une balle de rebondir et de rebondir encore, elle rebondira jusqu\u2019a ce qu\u2019elle finisse par aller se\u2019 perdre dans quelque coin.Quant à la question de la colonisation, la voici, pour nous, débarassée de tout le fatras dont on a voulu l\u2019entourer : Les Canadiens émigrent malgré toutce qu'on a pu faire au- jourd\u2019hui pour les garderdans la province de Québec, malgré M.le rédacteur de la Vérité et malgré la grande panacée qu\u2019il offre comme remède infaillible au mal : les cercles agricoles.Les Cercles agricoles ne pourront donner fout seuls aux familles canadiennes pauvres les moyens d\u2019établir, dans la province de Québec, les jeunes gens qui cherchent a se faire un avenir et des avantages dont ils puissent jouir de leur vivant.Le Manitoba et le Nord-Ouest leur offrent des avantages que tout le monde connait aujour- d\u2019hui, et les canadiens continueront d\u2019aller chaque année prendre leur part de ces avantages : ils iront s'emparer de ces terres fertiles de la Rivière Rouge et de la Saskatchewanne,ils formeront là-bas des groupes prospères qui auront leur large part d\u2019influence dans les affaires du pays, et grâce à la force d'expansion de la race canadienne ils viendront un jour à avoir la prépondérence là bas et Manitoba dans un avenir relativement peu éloigné sera devenue une province canadienne - françäise M.Tardivel n\u2019empéchera pa& cela nous en sommes persuadé : il éônti- nuera à remplir les colonnes de sa feuille de ses idées, qui ne seront acceptées que parun bien petit nombre qui ne le connaissent pas.Ces n\u2019est pas avec des miettes, dit- 1}, que l'on fera des merveilles an Nord-Ouest.Les miettes de cette sorte font des merveilles partout ; il ow ~ JOURNAL DES CETL a Ghee ae DE nous parle de dizaines de familles par année qui vont au Nord-Ouest.Je sont des centaines et des centaines de familles qui chaque année quittent la province, et une partie seulement de ces familles fera marcher rapidement l\u2019œuvre de la colonisation chez nous sion nous les adresse, comme nous sommes convaineu que le feront les amis de notre race.Les miettes dont parle avec dédain M.Tardivel ont formé déjà une vingtaines de paroisses à Manitoba, et cela en dix ans.Nous ne demandons pas de miettes plus précieuses, nous les recueillerons avec avidité et nous les conserverons avec bonheur.Il revient encore sur l\u2019argument qu\u2019il prétend tirer de l'écrit de Mgr Taché la \u201cSituation \u201d: la pudeur devrait empêcher M.Tardivel .d\u2019ixvoquer le témoignage denos évêques : à bon entendeur cela doit suffire.Quand je lui dis qu\u2019à Manitoba et à Saint-Albert nous avons une organisation religieuse qui ne le cède en rien à celle de la province de Québec, je parle avec connaissance de cause, ef je n'affirme que la pure vérité.Et si Monseigneur Grandin, le Père Lacombe et moi, sollicitons des secours dans la province de Québec pour relever les ruines qui se sont accumulées pendant les évé- nements douloureux de l\u2019an dernier, si les évêques.de la.province ordonnent chaque année des quêtes pour les écoles sauvages du Nord- Ouest.Oela ne prouve pas que nos établissements canadiens souffrent sous le rapport religieux.Oui, nous avons besoin de secours pour relever les missions sauvages ruinées pendant les troubles ; nous avons besoin d'aide pour les écoles.sauvages.Cela n\u2019empêche pas nos canadiens-français de trouver là-bas un clergé dévoué, et tous les secours religieux dont ils ont besoin.M.Tardivel n\u2019a pas charge d\u2019âmes, ce n\u2019est pas à lui que la mission de paître les agneaux a été donné ; qu\u2019il se repose de ce soin sur les évêques, ils savent remplir cette mission mieux que lui.« Qu'il soit sans inquiétude là-dessus, Dans un entrefilet sur \u201c la grande loge du Canada \u201d M.le rédacteur de la Vérité dit, en parlant des francs- maçons canadiens : \u201cIl y a d\u2019autres canadiens de la même trempe : Si quelqu\u2019un veut les prendre pour coloniser le Nord'Ouest, qu'il les prenne.\u201d Nous ne voulons pas de ces gens-là, mais des gens à idées fixes comme M.le rédacteur de la Vérité: tout en voulant le bien, nous ferait du mal comme ceux qu\u2019il veut nous envoyer.Le rédacteur de la Véräé s\u2019est fourré dans une mauvaise passe en traitant cette question de la colonisation du Nord-Onest comme il l\u2019a fait ; tant pis pour lui.J.M.A.JoLys, ptre.a ipo Pour la cote du Pacifique Sir George et lady Stephen, M.W.C.VanHorne, vice-président et surintendant général du chemin de fer Canadien du Pacifique ; M.Olds, surintendant da trafic, le comte de Durham, d'Angleterre ; M.J.W.Stirling et M.Pearsall, de New-York som partis de Montréal samedi pour la Côte du Pacifique.Ils font le voyage a bord des chars privés Métapédia et Saskatchewan Ww .nt yO CAMPAGNES ATTAQUES INJUSTIFIABLES La Justice d\u2019hier se rue avec rage sur M.A.R.Macdonald, surintendant du chemin de fer Intercolonial, de Lévis à Sainte-Flavie.Nous n\u2019avons pas à intervenir dans la discussion entre M.Macdonald et M.L.P.Pelletier.Mais lorsque nous voyons la Justice attaquer la conduite du premier comme surintendant, nous devons protester.M.Macdonald accomplit ses devoirs avec une vigilance et une activité dont le public lui sait gré.Il fait tout en son pouvoir pour donner satisfaction à chacun.C'est une injustice flagrante que de l\u2019accuser de faire du favoritieme politique.Libéraux comme \u2014 conservateurs ont eu également à se louer de ses procédés, et il n'y a pas longtemps encore, l'Electeur lui rendait à ce sujet un témoignage public.Au point de vue de notre nationalité, ce qui se fait de favorable aux nôtres sur l\u2019'Intercolonial, se fait surtout grâce aux efforts de M.Macdonald.Dans cette discussion, c\u2019est lui qui a été attaqué par la Justice.I n\u2019a fait que se défendre contre les inventions calomnieuses de la feuille nationale.La Justice du .18 juillet déclarait que \u201c Sir Hector Langevin avait donné des ordres spéciaux à M.Macdonald, son beau-frère, et que tous les amis communs des deux gouver: nements avaient pa ainsi se rendre confortablement et gratuitement à l\u2019assemblée.\u201d Ainsi mis en cause, le surintendant a démenti ces faussetés, et rectifié les représentations de la Justice, qui lui a répondu par une poignée d\u2019injures.Pour ce qui est de ce train spécial avec lequel on a voulu faire tant, de tapage, l'affaire est bien simple et parfaitement régulière Nous en avons eu] personnellement connaissance : M.Asselin s\u2019est adressé à M.Macdonald pour obtenir qu\u2019on mit sur la voie un train spécial, afin de faciliter le transport des électeurs à l'assemblée.M.Macdonald a répondu qu'il fallait avoir l'autorisation de ses supérieurs hiérarchiques.On s'est adressé à ces supérieurs, et le lendemain, en descendant à Rimouski, avant d'avoir pu voir Sir Hector Langevin et sans avoir communiqué avec lui, M.Macdonald recevait, à bord du train, du surintendant-géné- ral, instruction de mettre sur la ligne un train spécial, tel que demandé par M.Asselin.Sur ce train, libéraux comme conservaleurs ont pris passage, et conservateurs comme libéraux ont payé leurs billets.Voilà l\u2019exacte vérité.Après cela, la Justice était totale ment injustifiable d'attaquer M.Macdonald comme elle l\u2019a fait, et elle n\u2019a qu\u2019à s\u2019en prendre à elle de la dure réplique qui la fait trépigner aujourd\u2019hui.) LES VENDUS M.Mercier, M.Préfontaine et leurs amis sont d\u2019opinion que M.Benoit s'est vendu en acceptant une place du gouvernement.Si compétents qu\u2019ils soient en pareille matière, examinons ce que peut valoir cette prétention.S'ils sont sincères, dit la Minerve, comment M.Mercier vil pu.chan.dement féliciter M.Wart ele d\u2019avoir revétu I'\u2019hermine ?M.Wurtele \u2018est un conservateur et ne pense pas tion Riel.Est-ce que les avocats seuls peuvent accepter décemment des emplois publics, tandis qu\u2019on devra honnir les cultiwateurs ins- \u2018truits qui sont appelés à servir lear pays de la même façon.qu\u2019il a accepté une place d\u2019un parti qu\u2019il a servi fidèlement pendant vingt ans et au prix des plus grands sacrifices, il doit y avoir à ce compte beaucoup de vendus, et même des mieux huppés, dans les rangs du parti libéral, : .Sir Antoine Aimé Dorion s'est-il vendu lorsqu\u2019il a été nommé par un gouvernement dont il formait partie, juge en chef de la cour d\u2019Appel ?- Feu l'honorable M.Letellier.de Saint-Just s'est-il vendu lorsqu'il a été nommé par un gouvernement dont il formait partie, lieutenant-gouver- neur de la province de Québec ?Feu l'honorable M.Cauchon s'est-il gouvernement Mackenzie dont il formait partie, lieutenant-gonverneur de Manitoba ?L'honorable M.Fournier s'est-il vendu lorsqu\u2019il a été nommé par le gouvernement Mackenzie dont il formait partie, juge de la Cour Supréme ?SiM.Benoit s\u2019est vendu, tons ces gros personnages se sont aussi verdus.Il ne saurait y avoir une règle pour les avocats et une règle pour lés cultivateurs.: AMNISTIE GENERALE Voici en ÿquel termes le Manttoba accueille la nouvelle de l'amnistie générale, accordée par le gouvernement fédéral à tous ceux qui ont pris part à l'insurrection du Nord- Ouest : La Gazette du Canada, du 17 courant, contient une proclamation accordant une amnistie générale à tous ceux qui ont pris part à l'insurrection du Nord- Ouest, à l\u2019exception des personnes qui se sont rendues coupables de meurtre, et tous les biens qui leur ont été confisqués leur seront remis.Cette amnistie s'applique aussi, arait-il, à Gabriel Dumont et Michel umas qui sont libres de revoir sans retard leurs foyers.Leurs terres leur seront remises.Cette nouvelle ne peut \u2018qu'être très agréable à tous et à la population de l\u2019Ouest en particulier.Nous savons gré aux autorités des efforts qu\u2019elles font pour ramener la paix et la sécurité là où il n\u2019y a pas encore longtemps règnaient toutes les horreurs que l\u2019on sait.: Nous sommes heureux de voir que là-bas on sait être juste.Ici tout ce que le gouvernement peut faire dans le sens de la pacification est accueilli par un redoublement d'insultes.La justice nationale ne peut admettre que le gouvernement fasse quelque chose de bien.* Noces d\u2019or le 19 du courant, a Deschambault, M.Hypolits Marcotte et sa digne épouse Mme Angélique Savard, ont célébré le SUe anniversai:e de !eur mariege Neuf enfants et 43 petits enfants ont assisté À la fête qui à elé des plus joyeuses.autrément quë M.Benoit sur la ques- Si M.Benoit s'est vendu parce vendu lorsqu\u2019il a été nommé parle . Nd , me LN HEIL a CTAB DE | TSIM ONE rt BEN : Nw se ve UN COUP MANQUE \u2018Nos lecteurs savent que notre excellent confrère du Journal des Trois- Rivières est l'an des plus.fermes et des plus intelligents appuis, dans la presse, du gouvernement de l\u2019honorable M.Ross.L'Electeur fatigué des coups qu\u2019il a plus d\u2019une fois reçus de ce vigoureux jouteur, a voulu désarmer son bras, et s'est imaginé y réussir en exhumant de la poussière certains écrits du journal trifluvien, publiés contre le docteur Ross, il y a une quinzaine d'années.Mal lui ena pris.Le Journal des Trois-Rivières a fait une victorieuse réponse à laquelle les circonstances seules nous ontempêché de rendre plus tôt justice.; ; Voici comment notre confrère fait ace à la tactique de l\u2019organe libéral : \u2018 L\u2019 Electeur s'est mis en devoir de blanchir son chef M.Mercier, en rappelant par des citations, les démêlés que le Journal a eus il y à près d'une quinzaine d'années avec l\u2019hon.J.J.Ross.C'est nn truc vieilli par l'usage qu\u2019en a fait la défante Concorde, le défunt Eclaireur, feu le Journal d\u2019Arthabaska et quelques autres petites feuilles libérales qui ont depuis longtemps passé l'arme à gau- \u2018che.L'Klecieur n\u2019a pas le mérite d'avoir fait une découverte ; c'est simplement du réchauffé qu\u2019il sert à la gente libérale, un ancien cliché exhumé du vieux bibelot de feuilles trépassées.\u201c Les faits que l\u2019Ælecteur rapporte, les démêlés que la Rédaction du Journal a eus avec l\u2019ancien député de Champlain quand elle croyait de bonne foi que cet homme politique passait à l\u2019ennemi, sont du domaine de l\u2019histoire qui les jugera à la lumière d\u2019une foule de renseignements inconnus alors, et qui mettront au jour les efforts incroyables et efficaces tentés àfcette époque pour diviser les catholiques et les mettre en guerre les uns contre les autres au profit du libéralisme.\u201c Mais l\u2019Ælecteur, par suite de ses instincts ordinaires, s'est bien gardé de rappeler à ses lecteurs les faits subséquents qui sont également du domaine public et également nécessaires pour la juste appréciation des hommes politiques, laquelle doit embrasser l\u2019ensemble de leur conduite et non un fait particulier.\u201c Après les luttes du \u2018 Programme catholique \u201d en 1871 et les faits particuliers qui en ont été la conséquence, le Libéralisme à cause des divisions semées dans les rangs catholiques, a cru le temps opportun de se démasquer complètement et de battre en brèche le dernier rempart qui lui faisait obstacle : l\u2019inflaence du clergé ou plutôt \u2018\u2018 l\u2019action sociale des curés.\u201d C'était la continuation du mouvement de 1871, mais dégagé du voile dont on l'avait soigneusement enveloppé jusqu\u2019alors, et avec un certain effet, pour tromper ceux qui ne soupçonnaient pas la présence du piége.\u201c Qui était alors à la tête da mouvement ?,[ \u201c La clique libérale dont l'Ælecteur est aujourd\u2019hui l'organe.\u201c De quel côté s'est rangé.l\u2019hon.M.Ross dans cette circonstance décisive où les intérêts religieux apparaissent, dégagés de toutes les questions particulières au moyen desquels on était parvenu à les envelopper ?\u201c L'Electeur aura-t-il l'audace de prétendre qué M.Ross a marché dans son camp avec MM.Langelier, Mercier, Tremblay, Beaugrand et les porte-drapeaux du libéralisme ?Non, 8 serait trop fort ; il ne l'osera pas.\u2018* Une foule d\u2019événements de la plus haute importance se rattachant à la lutte que nous venons d'indiquer se sont-ensuite succédés presque sans interruption.L'Electeur voudrait-il bien nous dire s\u2019il a trouvé l'hon.M.Ross dans Te camp de ses patrons ?Notre confrère rappelle ici.le rôle énergique et -prépondérant joué par l'honorable Ross dans la \u2018crise du coup d'Etat, où il ä travaillé avec tant de fermeté et de pérsévérance à sauvegarder l'intégrité de notre constitution, et à faire châtier l'acte d'injuste violence accompli le 2 mars 1878.Le Journal rappelle ensuite le grand exemple de conviction, et de désintéressement patriotique donné en 1882, par l\u2019henorable Premier-Minis- tre, lors de la vente du chemin de fer du Nord.\u201c Ici, poursuit notre confrère, nous pouvons en appelerau témoignage désintéressé de l\u2019Electeur lui-même.Nous ne prendrons pas, nous, la peine de reproduire les ébouriffants éloges que la feuille libérale a fait alors de l'hon.M.Ross, mais si les contradictions les plus grotesques, si les sanglants démentis qu'elle s'est donnés sans justification, à maintes reprises successives,.parce qu'elle n'avait d'autre guide que les mesquins et sordides intérêts du moment, peuvent faire son bonheur, qu'elle fouille dans ses files et compare ce qu'elle a dit a cette date récente de l\u2019hon.J.J.Ross et ce qu\u2019elle en dit depuis qu'il est devenu chef de l'administration.\u201c C'est undevoir de justice pour la direction du Jornal de rappeler ici que, malgré tous les faits auxquels nous venons de faire allusion, ce n\u2019est qu\u2019à cette époque que le Journal a pris complètement fait et cause pour l'hon M.Ross et qu\u2019il l'a supporté depuis.\u201c L\u2019Electeur ne prétendra pas que ce sont les intérêts personnels ui ont pu nous influencer alors.C'était précisément à l'heure où l\u2019hon.M.Ross sortait d\u2019une administration qui commandait les trois-quarts de la chambre, abandonnait son portefeuille pour devenir simple soldat et subissait les injustes reproches d'une partie de ses anciens amis, en même temps que les fausses et hypocrites manœuvres de ses anciens adversaires, qui, comme les loyaux de I'Electeur, se disaiènt derrière le ri- dean : \u201c en voilà toujours un de cou- \u20ac!\u201d \u2026\u2026 annessarsonnses ass nsstnsaprses \u2018 Malgré les liens de sympathie, malgré même les liens plus étroits de parenté qui nous liaient à l\u2019un dés collègues de l'hon.M.Rose, le Journal n\u2019a pas hésité un instant à supporter, presque seul parmi les journaux conservateurs, la position droite et juste prise par le ministre .démissionnaire, en face des spéculateurs en veine de succès.\u201c Et c'est après tous ces faits et une foule d\u2019autres que l\u2019Ælecteur connait, qu'il a signalé dans ses colonnes à maintes reprises, suivant les intérêts du moment, qu'il exhume les clichés usés de la défante \u2018\u201c Concorde \u201d pour faire diversion aux coups qui démolissent son chef M.Mercier ! Ça n\u2019est pas fort, assurément.\u201c Sous prétexte que le Journal a eu des démêlés avec l\u2019hon.M.Ross, il y a 12 ou 15 ans, l\u2019Electeur voudrait nous faire accepter son homme que nous avons toujours combattu, dont les doctrines nous répugnént souverainement, que nous avons toujours rencontré à la tête des mauvaises causes, systématiquement, de sang froid ! .\u2018* Mais c'est encore moins fort, ça devient même absolument ridicule.Notre confrère se demande ensuite , itr ey QT on EN res | .JOURNAL DES CAMPAGNES, 1 .7 % ~~ + pourquoi les véritables conservateurs iraient combattre M.Ross, au bénéfice d\u2019un homme comme M.Mercier.Nous citons encore ce passage qui est frappé an coin de la plus grande justesse : \u201c Quelle raison y aurait-il pour les véritables conservateurs, de se montrer hostiles au Premier Ministre actuel, après les états de service que nous venons de mentionner, au moment critique d\u2019une lutte où sa dé-| faite donnerait le pouvoir à M.Mercier et à ses amis qui sont à la tête de l'attaque ?Pourquoi useraient-il de ménagements pour ce même M.Mercier avec ses fautes passées, les scandales politiques qu\u2019on lui repra- che, et son mauvais programme pour l'avenir et en comparaison des quels tout ce qu'on reproche à l\u2019administration actuelle n\u2019est que vétille ?Puisqu\u2019enfin, il y a une immense différence entre les fantes accidentelles dont les meilleurs hommes d\u2019Etat ne sont pas exempts et la direction systématiquement mauvaise et anti sociale de la politique libérale ?- \u201c Le simple entrechat patriotique que M.Mercier et les siens exécutent depuis six mois ne saurait jamais justifier une pareille conduite de la part des conservateurs sérieux.\u2026\u2026\u2026 \u2018\u201c Pour notre part nous reconnaissons parfaitement qu\u2019il y a dans notre législature des réformes importantes à faire, sur la question d\u2019éducation par exemple, sur la question des immunités ecclésiastiques, de la propriété, sur la loi des asiles, etc, Et quand n\u2019y en aura-t-il pas, avec la division d'idées qui existe aujour- d\u2019hui sur l'application des saines doctrines ?Mais nous pouvons au moins espérer obtenir graduellement ces réformes d\u2019une administration conservatrice, tandis qu\u2019une administration présidée par un libéral ne les concèdera jamais, parce que c'est contre le Credo du libéralisme.\u201d \u201c Tout cela est la jastesse même, et nous faisons écho de toutes nos forces à la voix de notre confrère.Se peut-il que des conservateurs sincères et convaincus ne comprennent pas une situation aussi claire, aussi\u2019 peu compliquée ?Entre M.Ross et M.Mercier, il n\u2019y a pas à hésiter un seul instant, pour un homme de principes et de convictions.Les fêtes du \u201c Pallium \u201d à Montréal De bonne heure hier matin, la foule se pressait sur le ponton du Richelieu et dans les rues adjacentes pour assisté à l\u2019arrivée de Son Eminence le Cardinal Taschereau.Bien que le \u201c Montréal \u201d fut arrivé vers 7.00, Son Eminence et sa suite ne débar- quérent qu\u2019à 9 heures.L'Archevêque de Montréal, plusieurs évêques, un clergé nombreux, et les principaux citoyens de la ville s'étaient rendus au-devant de Son Eminence et l'accompagnèrent jusqu\u2019au kiosque érigé sur le quai où des adresses lui furent présentées.Son Eminence, était accompagnée de l'ablégat, Mer O'Bryen, NN.SS.Lynch de Toronto, Taché, de St.Boniface, Lery d\u2019Orégon, Duhamel, d'Ottawa, Laclan, de Brooklyn, de Goesbriand, de Burlington, Rogers, de Chatham, Conroy, de New-York, Walsh, de London, O'Hara, de Trenton, Ryan, de Buffalo, Woodham, d'Ogdensburg, Racine, de Shrbrooke, Moreau, de St.Hyacinthe, Wigger, de Newark, Langevin, de Rimouski, Gravel, de Nicolet, Cleary, de Kingston, Carbery, de Hamilton, O\u2019Mahoney,de Toronto, Maes, de Livington, McMahon, d'Albany et Mclntyre, de l'Ile du Prince Edouard, l'honorable M.J.À.Chapleau, et les professeurs de 1'Université-Laval.M.le pro-maire Grenier, -lut l'adresse du conseil de ville, adresse qui exprime les sentiments de joie qui animent la population de Montréal, vu l'élévation de Son Eminence à la dignité de cardinal.Son Eminence répondit en français.Elle remercia Montréal des félicitations et des bonnes paroles contenues dans l\u2019adresse.- Le révd.M.Dowd,curé de l\u2019église St.Patrice, lut, au nom des différentes congrégations irlandaises, une adresse de félicitations.À la première adresse Son Eminence a répondu en français, et en anglais à la seconde, a procession se mit ensuite en route traversant d'abord le carré Jacques-Cartier et défila ensuite par larue Notre-Dame jusqu\u2019à l\u2019église.À la porte de l\u2019église Notre-Dame les prêtres du diocèse ont présent?une adresse à Son Eminence, qui était pocompagnée de 22 archevêques et évêques.Il y avaitau delà de 300 prêtres.Le cardinal Taschereau a officié à la grand\u2019messe et le sermon fut donné par Mgr Maes, qui a fait allusion à l\u2019histoire de l\u2019Eglise du Bas-Canada.Il a remercié les membres de l'Eglise catholique dans cette province de leur grande foi et il a exprimé l\u2019espoir que le protestantisme sera bientôt complètement disparu de la province de Québec.Il termina en récitant une prière pour Mgr l\u2019archevêque Fabre.Son Eminence, qui se trouvait au pied du grand autel, plaça l'anneau au doigt du nouveau titulaire et lui fit la remise du pallinm.Mgr I'archevêque Fabre donna ensuite sa première bénédiction et on entonna le Te Deum.Le chœur se composait de 300 voix, et l'on considère que 17,000 personnes ont assisté aux cérémonies.ll y aeu banquet dans la salle du Séminaire immédiatement après .les cérémonies qui se sont terminées à 1 heures.Au delà de 500 prélats et ecclésiastiques ont pris place à table.A 4 heures il y a eu réception à l'Hôtel de Ville, et le soir illumination générale.On a présenté dans l'après-midi à Mgr O'Bryen, l\u2019ablégat du Pape, une adresse eignée par les présidents: des Irish National Literary Temperance et Benefit Society.Sa Grandeur a répondu en peu de - mots à l\u2019adresseet s\u2019est déclaré un ferme avocat du home rule pour lIr- lande.Le banquet qui a eu lieu dans l'après-midi au Séminaire a duré une heure et demie.Son Eminence le Cardinal Taechereau, l'archevêque Fabre, Mgr O'Bryen, l\u2019éblégat du Pape et près de 300 prélats et membres du clergé étaient présents.Il n\u2019a pas été proposé de santés.Après le banquet Son Eminence et sa suite se sont rendus à l'Hôtel de Ville.Il ya eu lever à quatre heures.Une adrcsse a été présentée au Cardinal de la partde la succursale Laval.> Un correspondant, qui signe \u201c Un électeur de Gaspé \u2019\u2019, publie, dans le Chronicle d'hier matin, une lettre des plus élogieuses à l'adresse de l\u2019honorable M.Flynn, député de Gaspé.Ce correspondant constate que M.Flynn a été élu presque par acclamation dans Gaspé, à chaque élection, depuis 1878, et que la popularité de cet honorable monsieur, qui n'a fait que s\u2019accroître.défie tonte nouvelle tentative d opposition.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014el OA Amp. a.a \u2018as > SoS dag Q ou 0 2 ct I .tt = eu LCA Lie \u2018ce, = br $c - JOURNAL, DES, CAMPAGNES ge, TEE Le to\u201d EE TONS ir u de temps alloué.pour cet objet ; | que, de Nos Seigneurs les évêques, | taine, apand il \u2018agit ,Àe, dollars et A res OH | \u201c4 Qu'on sour-comité de cing Poe dont 1e\" golvérmèiiéht\" n'a\u201d fait qe; cents! hi Ou AT RATS ILE TT 9 Cet oit, no pour Qbudler CELLO | rreiiliisadd Jc gifs 20051 =p GIL 62 Fe .eb TT SO ; I.he ques igh of Biro Tampon T1 \u2019 réunion! \u2018éeve apiähion ral men ss | \u2026 Bltrce bien là.l'homme_.que, les Qpelqy is feuilles, Rt 2 QUE avec | qui doit avoir A oo.mal Lei Lie ne a eu DENTS pi one doivent spréférer:à un franc wr cs cabinet Ross, | pouvgir: de.pregdre.les MOYERS |v,\" li nus: eh nan glen iid et.honnête.conservateur -tel.que M une evans xiolence le cabingt Rasp, | pec pouvoir: de prepde.os movers: BRTPTEGR | 2 epnéte.copservateur : tel.que Mà propos-de:la loi relative an.fonds acesaires pour maitre Vopipion dés) M, FRETONTAINE COBEVETEUR de retraite\u2018et-de' sécours \u2018en.\u2018faveur des fonctionnafrey \u2018de Yensdighenent sods Ou [oq Gore Gt LOC ! primiaye.1 lgdriuoM fa séuigs à Ua TL nus semble, que, jusqu'ici, (on n\u2019a pas placé l\u2019action -du-gouverne-ment & de sujet dans sod vrai jour.\u201c Ceux qui dt sttagné la 16i, l'ont eo Thy M\u201d = > Fo TS su fait avec\u201d vidleneh Un\u2019) écrit = A re fy.node; pad Quand au fonds; \u201c1a foi aotuellement propo-ee est aussi mauvaisd.i que celle: de 1880, puisque l\u2019une et-déutresont pour fin d\u2019eoregimenter les instituteurs et les, institutrices, gemme, fonctionnaires, de l'Etat, sous le spéçieux prétexte, de les protéger; -.Faire dès instituteurs et des institutricés, représentants dé \u2018l'Eglise et de là famillé, dé\u2018simplesfonétionnaires, de l'Etat, \u201cc'est dne-idée maconnique:-qui nous vient en droite ligne de la Révolution française, en passant par, noire Département de I'Instruction \"oblique, \u2018 Sa AVE LE Se Le même journal ajoutait que cette mesure était \u201c radicalemènt \u2018many vaise.\u201d Plus récemment, il écrivait encore : - CU ood Lu M.Mercier et les libéraux n\u2019auraient pu faire passer une loi pire.que la loi fled ensions en faveur des fomctipnnaire de l\u2019enseignemenit:primaire que le Ca binet Ross a fait passer sournoisement et furtiveméüt à là fin dela - der: nière session ; loi injuste au suprêthe degré, -loi qui viole les principes les plus certains en matiére scolaire.i na | Voilà qui est bien tranché; ef bin catégorique.La \u2018loi des pensions pour les instituteurs est radicalement mauvaise et:repose : sur.une: idée maçonnique.* | Nous n'avons pas étudié : à fonds cette question, et ne voulons pas entreprendre de discuter le mérite de la législation ainsi dénoncée.Mais ce que mous croyons devoir affirmer, en justice pour le gouvernement Ross, c\u2019est que cette loi injuste et contraire aux vrais principes, a été recommandée et soumise au gouvernement pour qu'elle obtint la sanction législative, par lé Conseil catholique de l'Instruction Publique, c\u2019est-à-dire par Nos Seigneurs les Evêques.Une première loi avait été passée en 1880.Elle devait être mise en vigueur seulement au ler juillet 1885, soit un délai de 5 ans.Mais certaines difficultés venant de la part des instituteurs protestants, et certaines représentations adverses,induisirent le gouvernement à manifester au Conseil de I'Instruction publique son désir de révoquer cette\u2019loi, si le Conseil était du méme avis.Le comité catholique se réunit le 2 février 1888, et après avoir pris connaissance de la lettre ministérielle, et d\u2019une requête de cent-cinquante instituteurs demandant que la loi ne fut pas abrogée, mais amendée, on en arriva au résultat suivant.Mgr l'archevêque de Québec secondé par Sir Narcisse Belleau proposa cette résolution, qui fat adoptée ; |.Que le cnmité catholique du conseil de l\u2019Instruction Publique est, en principe, favorable à l\u2019existence d\u2019un fonds de retraite et de secours en faveur des fonctionnaires de l\u2019enseignement primaire ; Co ; 2.Que 1e dit comité croit que la loi 43-44 Victoria, chap.22, a besoin de quelques modifications, imais qu\u2019il n\u2019est pas prêt à en prO, Oser actuellement, vn [fat le rapport suivant #- - maire, tels que défiuis par la section du dit acte ; Le © 4 Que lg dit'sous-comité soit composé, de M.le Sariniendüh t,-{de Mgr\u2019 de Rimouski;ide l\u2019honorable M.Chauveau, du moteur.et du secoadeur.\u201d (Rapport -du surintendant de l\u2019Instruction publique, 1882-83, page 376), + 11.of.dent simplement qu'on Ini fasee subir quelques modifications.En même: temps :le-surintendant recevait.du comité\u201d catholique -instraction « ade\u2019 - 4 question.\u2018 Le résultat de ce\u2019 travai \u2018Votre sous-çomité\u2019 a examiné avec soin'le projet d'amendement à la loi du fonds de pension des instituteurs, 42 et 43 Vict.chap.22;-tel què -reeommandé pecteurs, et il l'a rapprouvé, à ques modifications.; 4-1 25.\u2018À la \u2018réunion \u2019spéciale : du : comité \u20181884, Ja résolution suivante fat adop itée 3.l'unanimite : ; \" - Le coinfté ayant éxaminé 1.dite \u2018loi des pensions de retraite et .16s :amendements qui y ont été faits, tant lors de la conférence des instituteurs, que par le sous-comité, et y ayant fait aussi certains-amendements, la dite loi telle qu\u2019amendée, et le rapport -du dit sous- comité sont adoptés, pour étre soumis à la Législature à sa prochaine session, et une copie de cette loi devra rester de record dans les archives de ce comité.Cependant malgré cette recommandation du comité catholique, le gouvernement différa encore la pré: sentation de la loi.Tout ce qu'il fit, durant la session de 18835; ce fut de prolonger d'un an, le délai énoncé.dans la loi de 1880.Le 25 septembre dernier, le comité catholique du Conseil de l'Instruction publique s'émut de ce retard, et adopta la résolution suivante : Mgr l\u2019évêque de Rimouski, secondé par Mgr de Nicolet, propose et il est résolu à l\u2019unanimité.Que ce comité exprime au gouvernement son désir que la loi des pensions de retraite soil maintenue, et que les amendements qu\u2019il a adoptés soient également maintenus.Enfin au mois de mai dernier, le comité catholique pressait encore le gouvernement de présenter le bill.C'est alors que le cabinet se décida à agir, sous l'impulsion du conseil de l\u2019Instruction Publique.Il présenta sa loi qui en réalité, est laloi du comité catholique et de N.N.S.8.les évêques.Comme on le voit, nous ne discutons pas le mérite de la loi.Nous nous contentons de dire : Si la loi est \u201c radicalement mauvaise\u2019 et repose sur une \u201c idée maçonnique, \u201d qu\u2019on ne s'en prenne donc pas d\u2019abord au gouvernement, mais qu\u2019on remonte à la première responsabilité, à celle du comité catholi- vec (quel.ce fat 6 4 ! if Up par'les conférences dés instituteurs, et |: \u2018approuvé par.le.éorps général.des ins- [ que M.\u2018Préfonttine-hé's'éb£\u2018pas diétin-' \u2018Qué séulement\u2018dahisTé écandale! des \u201cTodoiti:\u2018 Opez ti: Pal tite, IA, Hi PUISSANCE, 1874.2.11\".-Districtiélectoral de Chambiy I -Puissauge du Canada, Province de Québec.© \u2019Disttétde Mb a treaf; ooo vo 3\".LC ae oo Et d'Etat et od Cour Sifiérienie Siegéant exif véviioh.prbndie l'opinion des itétituteurs et |.Ved esi; le 5 novembid\u20191875.i TT Pugsests: 0e -.Lerésultat fat, paraît-il, que, 80:00\" L'houorable M.le juge Jounson, de prononcèrent en faveur du, main-p7 1 1 A Macay, tien'dela lotic ot de.nu pt SRI WE No.3 IA - 'ORRANGE.'y Yop * _ ; 2 = co Cite 20 pion .Sur:ce rap P ort favoxäble, le ébus-, » \u2014PIERRE-BasiLE BENOIT, et al, =\u201d comité se mit à l'œuvre et, péndant| A © Petitionnaives: | lAèmx, séances - conséeniives, :étndia!|.ET Le toutes les .objections, et toute la |\u201d +! FANABLE Jopoix; fils, 0 > 7 + Défendeur.La Cour certifie\u201c ÿat le -présent; sa \u2018décision à l\u2019honorable Ofateur de la Chambre des.Communes de jugements ci-annexées.ve Ët la.Cour.rapporte.qu'à l\u2019audition devant l'honorable M.le juge Beaudry il a été prouvé que des actes de corruption avaient été commis, à l\u2019élection et du- \u2018rant l\u2019élection susdite dont i tion dans le jugement rend 1875, par Amable: Jodoin, fils, lle 'éandi- dat, et plus tard, le défeadeur:: an \u2018cette cause.1 ; La nature de, \u20186taït : Jo le do Come ob de co ces actes fe corruption p par Jui fait à un élec- \u2018teur, Isidore Brodéur, dé\u2018doude pitistres en \u2018mars 1874, lorsque Ie litige sb\u201d pour de jänvier:1874\u2018du.dit \u2018Amable Jodoln, fils, pour le mémé \u2018district électoral \u201cdé Chambly (laquelle élection a été aunu- lée sur la dile contestation par un jugement rendu en septembre 1874); 2o le paiement à un hôtellier, E.'S.Gibeau, de trois cent soixante et deux piastres et \u2018trente cehtins\u2014(Gibeau- à tenu \u2018une maison duvérte à la demande \u2018de l\u2019agènt de Jodoin pour les amis de -celui-ci, et ta trailé tous ceuxiqui se sônt présentés e qui se donnaient comme les orateurs :et- les amis de Jodoin durant l'élection de décem- ce comple en janvier 1875 par l'agent \u2018de Jodoin, PREFONTAINE, du tonsentément de Jodoin lui-même qui, à son tour, a payé le dit montant à Préféntaine'duquel montant ($362.30) le dit Gibeau, le it PREFONTAINE, et le dit Jodoin n'ont donné de détails et ONT REFUSÉ D'EN DONNER, et duquel montant l\u2019agent PREFONTAINE n'a point donné de détails rd l'officier-rapporteur tel que requis par la où .Il a été prouvé que les personnes suivan- les sc sont rendues coupables de corruption savoir : RAYMOND: PREFONTAINE, Luc Champagne, Louis Cadieux, Auguste Beaudry, Moise Marcel, McClanaghan, Nepoléon Patenaude, Auguste Pierre Jodoin, Nazaire Charron, Octave Deslauriers et Isaie Lespérance.La corruption a été exercée d\u2019une manière considérable à l'élection en question.La Cour certifie qu'une copie des témoignages pris en cette cause a déjà été transmise par M.le juge Deaudry.F.G.Jounsox.Juge.Le dit Préfontaine n'a pas donné de détails et a refusé d'en donner ! Il s'agit d'une dépense illégale et corruptrice de $862.80, Ainsi parle le tribunal décrétant M.Raymond Préfontaine coupable de corruption électorale.On voit que si M.Préfontaine refuse aujourd\u2019hui des éclaircissements sur le scandale des $1,- 500, c\u2019est pour lui une vieille habitude.Pas communicatif, M.Préfon- $1,500} dit la Minérve! Ba 18755 il, a été convaineuïde corruption \u201célec- | \u2018tofale Faÿ'le ttibtinal'qui fut ssisï de ; \u2018| Te ¢ontestation: de- Féléétion\" \u2018de \u201cfon it ~-Ainbi .cette loi \u201cmauvaide ide 8 1880; Nos Seigneurs \u2018les Evéques ne.| eñleht pds qu'o l\u2019abrogé Hs demafi- ; 9 wp \u20182 ras 26° BUNIE Ar \u2019 | ALPE is BLBUTIONS\" cONTRSTIN HE la! par les copies | lest\u2019 ques | e3 1 août | \u2018suivait su» là>contestation\u2019de Péléction bre 1874, et le dit Gibeau a été payé pour | |sFoddip ?Nous laissons en.tonte confiance la réponse aux électegrs.Lv 14 EE Abas BV e 44 \u2018 li sp 1\u20ac -DISCQURS - IOV.Tse gs not DK - i at, i #1 = \"S0N'Enlinénéé le cardinal ss\u201c Maschereau, :.ait.VU BSNQUETI DE- MERCREDI sarlre } La ro.\u2019, .RUE [To ESO FEET IY ls Je suis\u2019 \u2018profondement touché.de \u2018Ja çordialité-avec 1 \u2018| accueillie la santé \u2018| l\u2019Archevêque de Torontoaguelle ons avez \u2018proposée par Mer + - Ce Vénérable Prélat semblé \u2018avoir eu pour mission spéciale dene {rans- mettre .les faveurs du St-Siège.En 1870, je recevais de sa main la mitre épiscopale, et en ce jour le S.Père se sert encdbre dé\u2019 soi ministèré pour \u201cmd\u2019imposer la \u2019barètte cardinalice.\"' Vous\u2019 ne vous étonnez donc pas, que son ceeur paternel, lui ait\u2018inepiré des éloges et'des compliments contre lesquels la \u201cpiété filiale et la/tecon- naistance m'empêchent-de: \u2018protester.; Pour en détourner votre attention laissez-moi \u2018vous résumer quelques \u2018pages de'notrë histoire religieuse.© Au deld dé\u2019 deux siècles'sé' sont l écottlés, \u201c@epuis'que l¢ preinidr éve- \u2018que du\u201cCanada; l'illastre ét saint Monseigneur dé\u2018Montmorenëy-Laval, remontait le St-Laurent.Pendant un mois\" entier \u201cque\u201d duts 68 voyage il eut le loisir'de contémpler lés \u2018deux rives \u2018de ce \u2018fletve majestueux dont la sublime grandeur lui faisait dévi- \u2018ner l'immensité\u2018du pays qu'\u2019il-dévait Févangéliser.Son œil d\u2019apôtrs se fixait \u2018ardemment et\u2018ayec- anxiété sur'ces \u2018vastes forêts, abritaiit d'innombrables peuplades dssisés à l'ombre de la mort, \u2018ét plongées- dans 164 :'t6ndbres de l'ighoranée et delh baibirie, - Plus d\u2019une fois, peut-êtré/uri tiua- \u2018ge de découragement\u2018'et dé frayeur \u2018fit passer une \u2018ombre sur cette grande de que le \u2018 zèle, la foi et la\u2019\u2018charité la plus ardente he poùvaiënt soustraire à l\u2019infirmité humaine.Permettez-moi de vbus dire une histoire, dont je ne garantis point l\u2019authenticité mais pour laquelle je réclame cependant une foi.absolue.Un jour donc'que Mgr de Laval, avait longtemps prié pour attirer les bénédiétions célestés sur lui- même, sur ses missionnaires \u2018et sur cette innombrable multitade d\u2019âmes au salut désquêlles il.s'était généreusement dévoué, un sommeil profond vint le surprendre.: : .Tout-à-coup lui apparaît un homme portant un vêtement fait de poils de chameau et une ceinture de cuir, tel que l'Evangile nous dépeint le précurseur du Messie.(St.Matt.III, 4.) Co Ne crains point, dit-il a l\u2019apôtre du Canada ; je suis Jean-Baptiste, le patron des canadiens ; je suis en- Voyé vers toi pour te montrer ce que deviendra le pays.Ouvre les yeux et porte les regards sur les rives de ce grand fleuve.Vois-tu ces champs fertiles qui ont remplacé les forêts dont le sombre - aspect l'effrayait tout-à- l'heure.- Les maisons échelonnées sur les rives, abritent des familles nombreuses et contentes de leur sort.Regarde ces villages rapprochés les uns des autres, entourant le temple où le Sauveur du monde reçoit les hommages des fidèles et verse sur eux les trésors de sa miséricorde et de son amour.Entre dans cette église de campagne et admire le sentiment profond de piêté de ces hommes dont la générosité n\u2019a pas de bornes quand il s\u2019agit de contribuer à la magnificence de la mai- 2AQURN AI DES CAMBAGNES > t ne +20 a tern son de Dieu.Dans vquelquies!vinistantéi pata ira cette-Ville-maigstitite \u2018où lé\" icaito | do JesusiClittst a bldcé le: pet épiscope uatu -dois\u2018dochper est'Ià |\u2018 dendenthun: \u2018denbi sièelé d'épis | pat] tu-travailleraé!à' ladyi ne \u201cda | Seigneurs rbars \"LL eU HP Compte, si! tt petix2i1è& tovitices et les diosdses qtii sur ¢b\u2019' Vastd don.| tinent:regarderont \u20181\u2019 \u2018églide de! \u2018Qué- : beo comme Jeur mère, 27111 \u201812e.\u2018Regarde\u2019ces Yochers: jr ane = elle\u2019 inébrafldble ; ve 5p Al que séra dans deux sideles atlas \u2018cité où doiverit'fepoëet \u2018tès Fur ; Ces nombreux asilés de Ta'y Bot de da science.ois- \u201cces miennes! constructions :'de-sônt ton Séminair re \u201cet l'Université quit ge to Slorifiera do de\u2019 ter ton! nom.les gouts Lace 1a joie: Sniverdelle' ï\u2019 ddnë \u201cd siècles\u2019 Tetentivont'\u2018\u2019déhié Mont le le Canada, parceque\u201d! on\u2019 \u2018\u2019qulinzièrne |' sudcesseyr aia\u201d été\" revein \u2018de \"la pourpi®?Prends part \u2018avec moi a «cette « réjbaissance: Vois-tu assis \u2018autour dé ldi\u2018dans \u201cnid Banquet, \u2018les représentants' de\u2018 'autorits \u2018civilà de nombreux : prélais; ane \u2018ârmée- \u2018de ministres\u2018Au Seigneur, des: \u2018conyives de totites watiohalités et \u2018de\u2019 toutes croyances; lévänt les\" yeux et\u2019 les mains aû ciel pout lé \u2018remercier d\u2019 un honneur * \u201cqui \" \u201crejaillit \u201csur\u2019 tout\u201d le Canada: : ny ult a ; \u201cLe Canada, A) petit \u2018aujourd'hui et qui compte à; peine.cauelques cén- taines de Français, le.Canada s'éten- \u2018dra alors d'un \u2018océan il autre, et ces océaris seront \u2018réliés ar un chez de fer sur léquel r rouleront des ee emportés Par le \u2018feu et.l'eau./ Sans = être hé natioll indépendante, il én | vio aura tous les \u2018privileges,\u2019 et l\u2019imml or.tel Pontife col occ jera lord > Siège de * Pietre/ mber sûr ge nation an\u2019 tés a i; \u201clümière \u2018cé Sr e et la recoriniftra commertelle en app e- lant un de'ses \u2018enfants à part er avec lui l# sells \u2018do WE écla- églises.\u201cÀ celts Jécasion il\u2019 rerà \u2018solernelféiment \u2018 qu'il aly récompenser la f Jor de \u2018cétté oe nation destinée à de grandes choses et son - attäbheïnent \u2018 au Saint-Siège.Tels sérout alors les: \u2018fraits de cette vigne que tü Vas planter et cultiver.Tes sueurs n\u2019auront donc.Pas.êté stériles.\u201d \u201cAla vérité, tes.ghiccesseurs, ¢ comme.toi-même, auront des fatigues à endürér, des combats à livrer, des jours d'angoisse, des tentations de déconragemènt ; : res, des luttes intestines, tontes les misères de cette.vallée c de larmes.Mais Dor, d'épronye \u2018et se purifie par le feu, et les pensées de Dieu qui permet ces éprèuves.Soa trop profondes pour étre | tonjoürs AL par I'intelligen¢e humaine.\u201d | \u201c Un siècle après ton arrivée, il'y aura une guerre terrible entre les deux plus grandes puissances du | temps.Voisines sur ce continent nouveau comme sur l'ancien, elles y transporteront leurs querelles Européennes, et le Canada, après une résistance héroïque, passera sous la domination de l'Angleterre.Il y aura grande désolation dans toute Ja famille Canadienne-française.Pour tout cœur bien né, c\u2019est une agonie ue d'être séparé d'une mère chérie.onsole-toi, pauvre famille orpheline la Providence veille sur toi et ce sera précisément cette douloureuse séparation qui fera ton salut et ton bonheur.La France sera -bouleversée de fond en comble, elle sera comme une ville bâtie sur un volcan toujours prêt à l\u2019anéantir.Pendant ce temps la famille Canadienne aura sans doute ses jours d\u2019épreuves \u201cet de luttes, mais à la tempête succédera le calme, elle grandira avec une rapidité étonnante ; elle envahira pacifiquement ses immenses forêts, puis | se rép onde pou pen à peu pôr- | il y aura des guer- onsen angie an Si ai \u2018ré able voie £4 la pie ds bou Tegidb'aé À Ja A Jetorré, elle jbuira dé ps ala RAL i a \u2018et\u2018politiqui pal est DOB- i \u2018dé aésiter lew lo Viva pr onde [à \u2018avec Tès a ant fämililes Je di ses * OHgi edi grentes pta- 54s \u2018oyahces e net ot ofd Le de Tnion d std a uisent i Failliblé ent Co 0; Sera ju ato I¢ moméit 4s e I'h Pon oh : gbtivernd 1\u201d lish, \u201cchi a.gonvet ue\u201d ard 8\" Bo Smite] e son affection et acquitter une dette de reconnaissance pour les courageux défenseurs que cette nation lui-aura envoyés dans les jours de péril.» n ce'temps-là l\u2019Empire Brîtannique:sur lequel le soleil ne: sè couchera point, sèra gouverné\" par \u2018ue Souveraine \u2018dont les \u2018vertus \u2018feront l\u2019admiration ét l\u2019édification He\u201d gs innombrables sujets, en-même temps que sa justice et-sa bonté la lear| rendront chère commè- dine \u2018mère \u2018à ses enfants.\u201d 00 YE = * Que Dien la conserve longtem ps à leur affection 1\u201d; torse : À peine -Saint - - Jean-Baptiste, le plus canadien des.canadiène, avait- il prononcé ces paroles dé loyauté vraiment , canadiennes, - \u2018qu'un coup \u2018de canon -annonce \u2018l\u2019entrée äù port.Mgr de Laval se réveille tout consolé et émerveillé de cetté Vision et se prépare à prendre possessiôitde \u2018cette terre qui est devenue sa Patrie.: -+J\u2019al fini mon histoire.: SR + A vous dè la juger.hols 2° A moi de vous remercier \u2018de la |: bienveillance .avec laquelle - vous |.l'avez écoutée, : itv 1 1 Hosen: vu\u2019 :.Je ne.fois pas: rooted de Emi: gner aussi ma vive,.profondè éfsin- © |cère reconnaissanee envers tous: cè qui, sans distinction d\u2019origine \u2018ét-de croyance ont contribué - à; rehausser l'éclat de.cette belle fête nationale, i | pir leur présence, par levis généreu.: | ses.souscriptions \u2018surtout\u2019 par leurs sentiments de religieux respect: L'union:et la concorde font la force d\u2019une nation et oñ peut sjou- ter aussi qu\u2019elles font son bonhoär.Plusienrs fois dans le cours de: cet | entretien \u2018j'ai parlé du Souverain Pontife.Nous avons ici \u2018son -digne représentant, un fils de- la- fidèle Irlande.Vous serez sans doute héu- reux de l\u2019entendre vous dire combien Léon XIII aime le Canada et je suis persuadé que de retour à- Rome Son Excellence Mgr O\u2019Bryen pourra nous rendre le témoignage que nous tenons à ne point nous laisser surpasser en amour filial euvers \u2018le Nicaire de Jésus-Christ.J'ai l'honneur \u2018 d\u2019être chargé.par Son Eminence le Cardinal-Archevé- que de Québec de présenter ses plus sincères remerciements à'tous ceux qui ont bien voulu contribuer de quelque manière an succès des solennités qui ont inauguré son élévation au Cardinalat.Son Eminence est heureuse de pouvoir dire, en toute vérité, que dans cette grande démonstration la note dominante a été le respect, l'attachement et la reconnaissance envers le Souverain- Pontife.Elle a été également touchée de la part que nos frères séparés ont tenu à \u2018| prendre dans cette fête, en illuminant leurs demeures, en venant lui fairs visite et dans les articles de leurs journaux.Quelle joie plus sensible pour le cœurs de Son Eminence que de voir ce concours universel de volontés, qui afait des solennités du 21 de juillet un témoignage non équivoque de respectueuse affection, de dévone- ti - { Québec; 26 à juillet 1886.rofond, de \u2018confiance à | non pr £ans 88 personne sacxéeir «i wlio on ir: \u2018Son: Eminencerie samrait passer .\u2018dons silence les- fosrques- tiüiéhantés dd T'atthehéniant \u2018profond He Taf oy a \u20ac | donne.son olerge, êt les compaünä soligienses, ea cefte, pirvonstanee 1solennellé et:Elle désire.faixe ! men- |tiox' spéciale de lkcoxeblation q Bille en a éprouvé.ri ; Son Eminence n'oublibra a\u2019 jifnaie se,gne les antorités.civiles, sédépales, sprovincisles et.minicipales; \u2018et ce queles Ppartioûliers/de toute origine; _ : \u2018de tétités dénominations religieusés; et de toutes les-parties du, pays \u2018ont fait -pour solennisgr :.fe |g orieux événement.de notre histoire: I Li Que tous veuillent bien- agréer ici l'expression réitérée des sentimefits de \u2018reconhaissance'-et de: profénde \u2018gratitude qu'éprouré Son Bui rigfice envers le: \u2018pays tout entier et en \u2018particulier : envers la province et la.ville de Québec où, ecclésiastiques et Taiques, ont rivalisé de-zsle pour donner aux fêtes- catdinalices un éclat \"qui fait certainement honneûr ° à notre pays.Par ordre de Son Eminence © 7° C.A.MaRors, ptre, .Secrétaire.5 = LE PARTY Du DÉSORDRE \u2019 3: | \u201cLe granite assetiblée politiqui io 5 4119 | Féñguenil a, été signalée par des| honteuses.Le parti natiqnal- scène ibéral avait une organisation.-de \u2018fiers-à-bras et de\u2018braillards, qui-ont tout fait pour gagner honorablement leur salaire, Hurlements, jvrements, beiglements, injures ordurières, vio- \u2018couvrir la voix des- -orateurs.:conser- .vatéurs.\u2019 eo, a Terr BL vr de l\u2019assemblée; or a\"même Yu appa: raitre deux mannequins \u2018 représentant Louis Riel, le supplicié de Régina.Ah! messieurs, respectez au moins les mânes de votre apôtre, de votre héros, de votre martyr.Ne traînez pas son image dans vos saturnales démagogiques, et ne lui infligez pas le contact d'une bande de voyous avinés, :.Voilà les mœürs politiques du parti nationsl-libéral.Lui qui est si fort, qui a le cœur du peuple, que n'est-il calme et digne ?Que ne laisse- t-il arriver au - peuple la parole de ses adversaires ?Non ; il a peur, il craint que ses mensonges et ses calomnies ne s'évanouissent, et il fait appel à la violence pour remporter la victoire.Peine inutile.Si.le parti du désordre veut continuer le système adopté depuis le 16 novembre, le système des beuglements, des mannequins, des brûlades, de la Marseillaise, le système démagogique, nos amis s\u2019organiseront à leur tour pour se proté- \u2018ger.Et les assemblées publiques ne seront plus des réunions où se donnera carrière la libre discussion des affaires politiques, mais des arènes meurtrières où le pugilat, la boxe et le bâton, joueront le rôle prépondérant.Est-ce à ce résultat que désire arri- ! er le parti du désordre ?\u2014\u2014\u2014 2 mr remem ©1| borne et de, Sincere \u2018aitachement ponr |.5 lence, ./on:.n'a rien, : épargné pour A un certain mortent, au nmilien- © ROME ERE ppNADA \" Leg tétégréja ee ie ici a on nous communique a l'instant sont \u2018assez Bloguents pour\u201d gue hops: les publions sans commentaires., .;, - \u201c Québec 21: juillet 1896, \u2018AU CARDINAL JACOBINW/\u201d 7.r-Rome, lalie; ; fu si OU 2319 vl Fête religiabée uœénthousipste\u2014Dé monstration par catholiques et.pia tants.\u2014~Reconnaisgance a Léon\u2018 X¥IL.\u2014 érci.- - nits tron CARDINAL TA silat.\u201c RKomë\"22 juill-t 1886.\"65 CARDINAL TASCHEREAU .Archevèque Québec, Lanada.Telégramme de Voteo- hoy 2 peace -lu avec: bonheur, paeS ob fife qui Temergiant.b Be om oy 7 igite.x sn gtd CARDINAL 1 conni.J set wap Qu, | it Yessocr oe A VOpFBIIAL ACORN, ee 3 Roux ITALIE, aloe, Ablégat, Mission rem lie \u2014 enthousiasme indescriptible \u2014 E tats -'Onis et Canada entier représentés \u2014 Illumination, feu d'artifice-Discours, par Cardi- \u2018nal, Ablégat et:Gouverneur, Cardinal et peuple reconnajssants, Lébn XII acclamé.O'Bryev, Ablégat, Rome, 22 juillet 1886.\u2018MoNsIGNOR- O'Bryey, Ablégat Aposto- \u2026 A Saint Père, très - satisfait, de votre Welegramme, vous bénit,, \u2026 ; Sd\", CARDINAL.JACOBIN1.\u201ctte o .9 .+ .& $e s 1 \u201c Québec, 2i Juillet 1886._ | CARDINAL JACOBINI, Rome.; Archevêque de Toronto- \u201cremercie le Saint Père de l'honneur insigne d\u2019avoir \u2018été nommé Délégué du Saint-Siège.pour imposer la Barrette au Cardinal Taschereau.-Gerémonie imposante, concours de 22 étégues, \u2018 enthousiasme général, reconnaissance profonde et universelle a Léon XIIL A ARCHEVÊQUE DE Toronto.MONSEIGNEUR LYNCHy \u2018ie Archevéque de Toronto, a Québec, \u201cCanada\u2014 Rome, 22 juillet 1886.Le Souverain Pontife a éprouvé une grande consolation en apprenant la solennité des fètes célébrées avec un enthousiasme général en présence de vingt-deux évêques.Un évènement de cette sorte, resserrera les liens qui unissent le Saint-Siège et les fidèles de votre pays.Sa Hainteté \u2018donne très aftectueusement la bénédiction apostolique à Votre Grandeur, au nouveau Cardinal, aux membres du clergé et aux laïques qui étaient présents à cette cérémonie.L.CARD.JACORINI.La censure Paris, 24.\u2014La commission du budget s\u2019est prononcé en \u2018faveur de l'abolition de la censure.Si les deux chambres adoptent le rapport, le gouvernement ne pourra plus interdire la représentation au théâtre d'une pièce quelconque.Les cafés concerts jouiront aussi de la même liberté.L'initiative de cette mesure est due à M.Emile Zola qui, après interdiction de Germinal, décida ses amis du parti radical à proposer à la chambre des députés l'abolition de la censure.Etant donné le courant général que toutes les affaires suivent actuellement en France, il ne serait pas étonnant que les théâtres et tous les cafés-concerts obtiennent la liberté la plus complète.\u201cip Concours de Wimbledon Londres, 24.\u2014 Le concours s'est terminé aujourd\u2019hui.Le prince et la princesse de Galles ont distribué les prix aux artilleurs heureux et ont fait des éloges à nos tireurs canadiens.à \"Le choléra Rome, 24.\u2014Voici les bulletins da choléra pour aujourd\u2019hui: Bologne.5 nouveaux cas, 2 décès Brindisi, .1 \u201c8 « Latiano.8 \u201c \u201c Fontana.6 \u201coo Ailleurs.12 \u2014 \u201c Rome, 25\u2014Voici les bulletins du choléra pour aujourd\u2019hui : ce « [13 © Hp \u201c\" Brindisi.9 nouveaux cas 2 décès.Fontana.4 \u201c \u201c80° San Vito.9 \u201c \u201c 9 Pologne.8 \u201cow 9 wu \u2014 A= tl lester L\u2019épave de * l\u2019Oregon\u201d New-York, 24\u2014Le capitaine Haggerty, plongeur en chef de la Merritt Wrecking Company, occupé actuellement au sauvetage de la cargaison de l\u2019Orégon, de la ligne Cunard, qui a sombré le 14 mars dernier au large de Fire Island, a donné quelques renseignements intéressants à un reporter sur cette difficile et périlleuse opération.| Nous avons maintenant, a dit le capitaine Haggerty, six plongeurs constamment occupés au sauvetage.On se.sert de pompes,à vapeur peur leur envoyer l\u2019air nécessaire dans leurs scaphandres.La plus grande partie de la cargaison a déjà été retirée du navire coulé.Elle consiste en étoffes de coton, et les plongeurs, armés de longs cross, comme ceux des débardeurs, retirent les balles d'étoffes du navire et les accrochent aux câbles des poulies à vapeur qui les élèvent jusqu\u2019au bateau de sauvetage.On a retiré ainsi vingt balles par jour de travail, en moyenne, et, dans quelques semaines la cargaison tout entière sera sauvée.\u2019 Résumé télégraphique Londres, 26.\u2014 Le gouvernement refuse d\u2019ouvrir une enquête à propos des émeutes relatives aux élections de Londonderry.L'ordre de la police de remettre les armes et les munitions en la possession de la population avant le départ du vice roi a été désobéi.Londres 26.\u2014Il est rameur de dissensions à propos de la formation du nouveau cabinet.Cela serait dû aux prétentions inconciliables de deux des principaux ministres de l\u2019ex- gouvernement conservateur.Le Standard fait des commentaires relativement à la convention pour étendre les dispositions du traité d'extradition de 1842 entre I'Angleterre et les Etats-Unis.Ce journal dit que le fait que les Etats- Unis peuvent rendre lettre morte toute disposition relative à l\u2019extradition des criminelsest une raison pour laquelle ils ne doivent pas refuser cette marque de sympathie, (le traité) a Angleterre.La France nie ouvertement aucune intention d'annexer les Nouvelles Hébrides, et exprime son intention de négocier avec.l'Angleterre pour le maintien de l'ordre dans ces iles.Lord Roseberry, ministre des affaires étrangères, a informé M.Waddington, ambassadeur français, que l'Australie était opposée à l\u2019arrangement proposé par la France relativement au gouvernement des Nouvelles Hébrides par l'Angleterre et la France conjointement, et qu\u2019en conséquence l\u2019Angleterre ne consentirait pas à ce qu'on change l\u2019état de choses actuellement existant, ce qui forcera la France à respecter l'indépendance des Nouvelles Hébrides.Paris, 26 - La vente des biens du duc d\u2019Aumale à Chantilly, a réalisé 62 500 francs ($12 500.) Il y a eu en cette ville aujourd'hui une réunion de médecins opposés à M.Pasteur.Plusieurs médecins ont attaqué le syctème Pasteur d'inoculation du virus à la rage.Une violente attaque anonyme a été faite contre l\u2019entreprise du canal de Panama.C'est un- pamphlet très bien écrit de 70 pages ayant pour titre Letlres des ingénieurs sur le canal de Panama.L'ouvrage est dédié aux victimes de l'engoûment du canal de Panama.On y dit que sur 21 sections du canal & seulement sont dans un état assez avancé de construction.Lo ; Waterford, 26.\u2014Plusieurs milles parnellistes avec bandes et bannières ge sont réunis à la gare du chemin de fer de cette ville pour souhaiter la bienvenue à M.Killen, arrivant de New-York.; Constantinople, 25.\u2014Signor Ratelli, le délégué da pape, a conclu avec la Ports des traités importants assurant de grands succès à l\u2019église en Orient.° Berlin, 26 \u2014La charge de bourgmestre de Strasbourg qui était vacante depuis 1873, vient d\u2019être remplie par la nomination de Herr Buch, président du district de la Basse Alsace.Rome, 26.\u2014 Voici les bulletins du choléra pour aujourd'hui : Brindisi, à nouveau cas, 2 décès et La question des pêcheries Halifax, N.E, 23 \u2014 L'avocat des Etats-Unis a produit la défense dans la cause du Doughty aujourd'hui.C'est un très long document, et le trait principal est allégué que le Doughty a été entraiué dans le port par les glaces et n\u2019y est pas entré pour acheter de l'appât, de plus comme Sainte - Anne n'est pas un port de douane, le Doughty, étant un navire dûment licencié et ayant un permis de faire le commerce et de toucher aux ports, d'après les statuts des Etats-Unis, avait parfaitement le droit d\u2019acheter de l\u2019appât pour rem- lacer celui apporté de Portland et gâté pendeut qu\u2019il était bloqué dans le port par les glaces afin de poursuivre son voyage de pêche dans la haute mer.Correspondance d\u2019Ontario NOUVELLES DU COMTE D'ESSEX.Sandwich, le 23 juillet 1886.Une sécheresse de plusieurs mois tient le comté d'Essex dans une situation atmosphérique tout à fait exceptionnelle.Notre région est rarement pluvieuse, mais rarement nous passons un aussi long espace de temps sans voir notre sol rafraîchi par quelques ondées.La chaleur est cependant supportable; nous n\u2019avons pas méme va encore le thermomètre plus de deux journées au dégré qu'il atteint souvent chaque été, heureusement car nous souffririons davantage du défaut de pluie.Malgré cette sécheresse, la végétation cependant n'a pas été trop compromise, jusqu'à ce moment.Nos récoltes sont même très bonnes, prises en général.Les blés, coupés dès la lere huitaine du courant, ont donné un rendement qu'on peut classer parmi les excellents, en ge on compte sur une moyenne d'au moins trente minots à l\u2019arpent ; cette qualité sera par conséquent supérieure de cinq minots à celle qui est admise comme moyenne des années \u2018ordinaires.La semence se sera donc multipliée au moins uinze fois.Cette proportion n\u2019estelle pas un chiffre assez positif, en faveur de notre riche production en céréales ?Les avoines qui se couperont d'ici a quelques jours, ont souffert plus que le blé ; la paille est courte, mais l\u2019épi est bon, et nous CAB, AO PL rR ARI UM ROLE.ET UML ve.\u201cCIRE LÉ 28 nouveaux cas et 12 décès ailleurs.qualité comme en qualité.Au batta- | h pouvons encore attendre un rende- | tés sortants, , ment moyen pour cette céréale.Le maïs est d\u2019une splendide végétation : la récolte sera des meilleures qu\u2019on puisse voir dans le pays.Les M égu- mes souffrent sérieusement.La vigne promettait une récolte fabuleuse mais une grêle locale, arrivée Je 18 de cè mois, a causé de graves dommages à Sandwich même.La perte.varie d'un vigneron à l\u2019autre ; elle peut s'estimer à un tiers de la récolte attendue.Il y a trente-quatre ans que notre localité n'avait été visitée par ce fléau atmosphérique.why Les affaires sont prospéres dans toutes les branches dn commerce, comme de l'industrie.Le travail ne fait défaut qu\u2019au paresseux om a celui qui ne peut se fixer nulle part.Il est vrai qu\u2019il y 3 dans le public, quelques plainte du défaut d\u2019argent, de la difficulté de le recouvrer.C'est un malaise relatif, qu\u2019on ne peut nier sans doute ; c\u2019est l'effet du déplacement des producteurs dans la société.Le mouvement \u2018progressif des populations des compagnes vers les ateliers, les manufactures des villes, est un mouvement à déplorer : il ne nous amènera que de regrettables secousses dans les affaires, dont les rouages sont par le fait bouleversés.Co mal se constate facilement, et ne se guérira pas de sitôt ; les économistes sociaux sont débordés par la fougue des gens à révolution.On ne se relevera pas en chemin, mais seulement qu\u2019arrivé au terme de la débâcle.Pour notre compte nous ne sommes pas encore du nombre des plus compromis sous ce rapport dans notre comté d\u2019Essex, la vie de fermier offre autant que jamais toutes les jouissances auxquelles peut aspirer la famille laborieuse.Nos terres sont riches ; elles sont étendues ; elles sont productives.Toutes nos productions, quelle qu\u2019en soit la nature, trouvent un écoulement facile, et surtout rémunérateur.Le nouveau monde n\u2019a pas de région plus favorisée pour la vente des produits du sol.Pour s'assurer de ce que nous avançons ici il suffit de voir sur les journaux du Canada et des Etats de l'Amérique toute entière, la comparaison des prix des différents marchés agricoles.De bonne foi, on sera forcé à admettre que le comté d\u2019Essex estau premier rang des pays florissants à tous les points de vue.Le sol est entre les mains d\u2019honnêtes, de laborieuses familles, nous avons de l'industrie du commerce suffisamment pour les besoins du pays.Loin de nous plaindre de ne pas voir naître à tout propos.et à tous pas, ces manufactures, ces usines qui n\u2019ont pas toujours raison de s'installer, nous nous félicitons d\u2019en avoir | 4 assez pour le bien-être de nos populations, et pas trop pour les entraîner à quitter leurs formes où elles trouvent certainement la plus grande somme de contentement, de tranquillité désirables.xx La politique,dans le comté d\u2019Essex, devient quelque peu fiévreuse.Les ommes au pouvoir ont achevé leur mandat au parlement fédéral, et au parlement local.C\u2019est une belle occasion pour les ambitieux de s'entasser tréteaux sur tréteaux, afin d\u2019escalader tout ce qui est dans leur chemin.Nous n'allons pas essayer ici de faire de la politique, plaidant pour les uns, et rejetant les autres.A d\u2019autres qu\u2019à nous cette préoccupation.Cependant nous voulons: bien rassurer quelque peu nos populations, sur ce qu\u2019il est permis de prévoir du résultat des élections prochaines dans Essex.Les deux dépu- M.Paterson et White, FL A ASIA TRES FETES a plus du jour.TT) CAAT CAI avs wy ont rempli consciencieusement log, mandat, et selon les vues et les vœux du grand parti qu\u2019ils.ont représenté à plusieurs reprises.Ils ont fait leur devoir, le pays le reconnaît et apprécie les \u2018services Publics qu'ils ot rendus.Seront-ils,- pour cela, investis de nouveau pour la continuation de leurs mandats respectifs ?C'est là une question qui s'agite naturellement, qui préoccupe leurs électeurs.Sans \u2018donner une réponse affirmative nous sommes autorisé à croire que ces Messieurs obtiendraient, comme par le passé, tous les suffrages des conservateurs, et que leur majorité électorale ne serait pas moins éclatante : le parti qui les s voulus ne se divise pas: our cela le triomphe leur est acquis.| -Mals autre temps, autres inspirations, Des rumeurs courent, circulent dans les réunions privées.Il s'agirait peut-être de déplacer les pouvoirs publics, pour donner quelque satisfaction à ceux qui, jusqu\u2019à présent, ont fait le plus de sacrifices pour la concorde entre les nationalités du pays.Nousde doutons pas que M.Paterson et M.White sauront montrer la délicatesse, la générosité- que réclame le ménagement dû à.leurs commettants et que si l'intérêt da parti veut qu\u2019un choix nouveau, se porte sur de nouveaux députés, rien ne leur coûtera pour user de leur influence à taire triompher ceux qui devraient le remplacer.Quant à répondre à ceux Qui crai.nent un affaiblissement da parti conservateur, la chose est des plus faciles.Si quelques - uns de nos rageurs libéraux pensent que ceux qui doivent le combattre restent ans une inaction apparante, redoutant un échec, nous sommes de l'avis contraire : les conservateurs sont | comptés depuis longtemps ; les quelques désertions du parti ont été triplement compensées par les désertions du parti opposé ; de sorte que somme toute, en jetant un coup d'œil sur les esprits, en se rendant compte impartialement de ce qui se passe dans nos assemblées publiques, on peat conclure que les conservateurs auront, aux prochaines élections, de cent à cent cinquante voix.de plus qu'aux dernières.Il est vrai que les libéraux calculent sur une prétendue division chez les conservateurs pour le choix des prétendants, parce que ceux-ci ne sont point encore désignés.Nous approuvons cette non précipitation, cette mûre reflexion apportée par les conservateurs pour la nomination de leurs candidats.Une chose précipitée est une chose manquée, ratée.Rien ne montre mieux la faiblesse de nos libéraux, le manque de confiance qu\u2019ils ont en eux mêmes, que l'idée u\u2019ils ont eu de signaler les leurs à l\u2019attention publique.Il y aurait à ce sujet de joyeuses réflexions à leur apporter ; mais laissons ces adversaires dans leurs petites illusions, ° c'est toute la satisfaction a laquelle ils peuvent prétendre dans la lutte électorale ; après tout il ne faut pas être trop cruel pour un parti qui ne peut faire de mal que dans l\u2019imagination, qu'en rêve, enun mot.Nous entendons parfois des rengaines, des chantages qui ne sont Certains pessimistes nous croient, nous autres canadiens- français, écrasés, étouffés par les anglais, pouvant nous .attendre à reculer, à disparaître devant eux, de notre beau comté d\u2019Essex.Ces craintes sont dérisoires ; elles manquent de fondement Il y a entre nos dif férentes nationalités, une rivalité toute naturelle, une sorte d\u2019amour propre qui ne peut provoquer que l'émulation.Loin de condamner ces sentiments, nous les approuvons de tout cœur.La crainte est un signe de faiblesse : te FN Ce teh dn awe Te TR Toe Cte JOURNAL DES, CAMPAGNES Es - mr rae us + =n Ç n\u2019e£t point là le caractère de oo nationalité, nous ne redoutons aucun de nos rivaux, nous pouvons accepter la lutte en tout, faudrait-il même se.battre au sabre, ce qui ne peut avoir raison d'être, les lois étant Jes mêmes pour tous indistinctement nos droits sont reconnus ; nous faisons ce que nous voulons, comme nous le voulons ; à nous \u2018de tenir notre rang ; rien de plus simple.Du reste, disons le en passant, comme témoignage à la vérité : aujourd'hui, les anglais, en général, ne nous sout point hostiles ; ils sont pour cas particuliers, il ne faut pas en tirer une conclusion universelle.Pour notre compte et pour celui d\u2019un grand nombre de nos connaissance, nous n\u2019avons pas encore eu à regretter nos relations avec les anglais nos voisins.Aussi, pas d'inquiétude à cet égard, sous ce rapport.nous ne courons aucun danger.Le plus grand danger pour nous, est la division que nous pourrions voir progresser dans nos rangs ; nos ennemis vrais sont parmi nous ; c\u2019est ceux là que nous devons regarder et traiter comme tels.Nous comptons sur l'union de plus en plus forte des conservateurs d\u2019Essex ; leur passé est une garantie de l\u2019avenir.Nous ne doutons nulle- _ ment de leur bon sens pour le choix des hommes les plus capables, les plus populaires, quels que soient lenrs noms, leurs titres.Les petites rancunes, les petites susceptibilités seront sacrifiées au triomphe des candidats qui feront le plus-honneur au parti, à la nationalité.Chez les conservateurs, Dieu metci, nous avons nos hommes, dix pour un ; nous n'avons qu\u2019à choisir.Nos adversaires se sont avonés bien pauvres ne pouvant enfélever un des leurs à la hauteur voulue, pour être visé dans un vaste.Heureusement qu\u2019il n\u2019y aura pas de douane à payer sur l'objet de leur convoitise,:les frais seraient inutiles assurément.#4 Notre fête de Jean-Baptiste s\u2019est célébrée cette année à Walkerville avec plus de solennité, plus d\u2019enthousiasme que jamais ; grâce à la nouvelle) organisation qui a remis toutes nos sociétés en une sorte de Confédération.Les Canadiens-Fran- çais ont répondu chaleursusement à l'appel qui leur a été fait par le comité central.C'est dans de telles circonstances qu\u2019il nous est parmis de nous applaudir, de nous flatter de notre expansion, de notre développement dans le pays.C\u2019est là qu\u2019auraient du se rendre, pour se rassurer ceux qui nous croient menacés d'être anéantis.La multitude des Canadiens-Fran- .eais qui a couvert la phase de Walkerville, le 24 juin, l\u2019entrain de la fête, le témoignage rendu à notre nationalité par la foulo des étrangers, tout a dit au pays que nous progres sons dans une proportions bien capable de nous rassurer.Si les bénéfices de la fête n\u2019ont pas été aussi élevés qu'on pouvait le désirer, nous ne voyons pas qu'il y ait là une raison deconclure à un but manqué.Nos fêtes nationales sont des manifestations et non des exploitations.Ainsi tout a été succès à Makerville.HTE.GIRARDOT.Rumeurs Nous empruntons la traduction suivante au Journal des Trois-Riviè- res : Le Star toujours renseigné avant tous les autres journaux cencernant les rio:- velles du Rome.annonces que M.le Dr Desjaroins n\u2019a ça-\u2018réussi dans sou der- ser voyage à Rome au sujet des diffi- nous de bons voisins.Pour quelques | SW cultés de l\u2019Ecole de médecine et rurgie.PE ; La feuille anglaise annonce égalt- ment d\u2019après des renseignements venait aux Frères des.Egoles Chrétiennes de continuer l'écoletdolytechnique en voie de construction à Montréal sur le terrain Delisle, rue Sherbrooke, qui a été récemment achetéau prix de $75,000 par les Frèreshaut dignitaire ecclésiastique qui était irécemment à Rome, que le Cardinal Jacobini lui.a déclaré que les RR.PP.Jésuites n\u2019ont aucan droit aux biens v'ils possédaient dans la Province de vébec et qui ont été confisqués lors de la suppression de leur Ordre ; que ces biens sont la propriété de l'Eglise et que le Pape seul a droit d\u2019en demander la restitution.Quant à cette restitution elle ne pourrait s\u2019opérer que par l\u2019entremise du gouveruement impérial et non par celui de Québec.Aucune autorisation n\u2019a encore été donnée par Rome pour demander celte restitution que du reste la Congrégation de la Propagande ne regarde pas d\u2019un œil \u2018favorable pour le moment.Ces faits, à ajouté le Cardinal Jacobini, ont été communiqués au gouvernement de Québec.(Extrait du Star du 23 juillet sous réserve que de droit.|] M.L\u2019ABBÉ BOUCHY Nous recevons à l'instant cette lettre de taire-part : Les familles Boucxy, CHERAY et Au- BERT, ONt l\u2019honneur de vous faire part de la perte douloureuse qu\u2019elles viennent d\u2019éprouver en la personne de L\u2019ABBÉ PIERRE-HENRI BOUCHY leur parent, décédé le samedi, 3 juillet 1886, à l\u2019âge de 68 ans, muni des Sacrements de l\u2019Eglise.PRIEZ POUR LUI nous apprenons cette nouvelle.Ml'abbé Bouchy était bien connu au Canada, où il avait laissé lo plus sympathique souvenir.\u2019 M.l\u2019abbé Bouchy était né le 8 novembre 1818 à Metz, de\u2018 Dominique Bouchy et Elizabeth Fourquin.Il fit de brillantes étude en cette ville.Son cours terminé, il prit la soutane à Paris, où il connut intimement Lacordaire et l'abbé, depuis le père Gratry.M.Léon Gingras, du séminaire de Québec, durant un voyage d'Europe, s\u2019étant adressé au collège Stanislas, ou au séminaire St-Nicolas pour avoir un professeur d\u2019élite, il fut d\u2019abord question de l'abbé Gratry, puis ce fut sur M.Bouchy que tomba le choix de M.Gingras.Il arriva à Québec en 1842 et evint professeur \u2018au séminaire de Québec.Il n\u2019était alors que minoré.Il enseigna la rhétorique et eut pour élèves entre autres : M.l\u2019abbé Méthot, recteur de l\u2019Université - Laval, Sir Hector Langevin, M.L.J.C.Fiset, M.N.Lacasse etc.Il demeura assez peu de temps au séminaire.Feu M.l'abbé Tremblay alors directeur du collège de Sainte- Anne, lui fit accepter de devenir professeur dans cette maison, où il devint aussi professeur de rhétorique.M.l'abbé Raymond Casgrain fut 1a un de ses élèves, En 1850 il fat nommé Préfet des études à Sainte-Anne.Il fut ordonné prêtre à Québec cette même année, le 4 août.En 1854 il vint à l\u2019archevêché de Québec pour surveiller l'édition des livres de chant de la province ecclésiastique.Il repassa en Europe la : même année.Depuis cette époque, | il vivait à Metz dans la retraite et de chi-| de haute source que le Pape a défendu Le Stär est encore informé par un\u2019 \"C'est avec une vive douleur que EAE Te à To TA ee Coa.ox étude.Nous avons va, il y aquel- ques mois une lettre de lui, écrite à un ministre fédéral, ou il -parlait avet effusion dn Canada et des Canadiens.Le COURRIER DU CANADA avait l'honneur de compter M.Bouchy parmi ses plus anciens et ses plus fidèles abonnés.| - M.Bouchy était un esprit d'élite, un talent brillant.Littérateur, orateur, musicien, critique distingué, il a laissé une trace lumineuse dans l'enseignement canadien.Enthousiaste de Lacordaire, son admiration se traduisait visiblement dans son cours de rhétorique, et l\u2019on y sentait passer quelque chose du souffle romantique du grand dominicain.M.Bouchy comptait au Canada beaucoup d'amis et d'anciens élèves qui garderont longtemps sa mémoire.Résumé télégraphique .Londres, 27.\u2014 Des négociations sont pendantes parce que les troupes françaises se retirent des Nouvelles Hébrides.Londres, 27.\u2014Le marquis de Salisbury, lord Randolph Churchill et Sir Michael Hicks Beach, ont eu ensemble une longue entrevue cette après midi.On rapporte que le marquis de Salisbury éprouve certaines difficultés à trouver l'homme pour remplir la charge de secrétaire en chef d\u2019Irlande.Il n\u2019y a personne en état de remplir ce poste qui le désire.Il a été question de lord Hartington pour remplir cette charge avant la conférence d'aujourd'hui.Cependant cette question n\u2019est pas encore réglée.Lord Salisbury a annoncé qu'il avait accepté la charge de premier ministre.Ila dit de plus qu\u2019au nom du parti conservateur il avait offert la charge de premier à lord Hartington: Cependant Hartington a cru devoir refuser ce poste d'honneur mais il a promis pour moi et ses collégues qu\u2019il donnerait son appui au gouvernement.Lord Hartington a assuré que les unionistes libéraux donneraient leur appui aux conservateurs sur la question de maintenir l'unité et l\u2019intégrité de l'empire.A propos de la politique que le gouvernement entendait suivre vis-a-vis de I'Irlande, lord Hartington a promis que les unionistes libéraux douneraient leur plus sérieuse considération a toute mesure proposée par le gouvernement pour réparer les griefs de l\u2019Irlande contre l'Angleterre.Lord Iddlesleigh, le très honora- \u2018ble Raikes, député pour Cambridge, Sir Henry Thurston, Holland et d\u2019autres suivent la politique de Salisbury.Ils ont fait des discours véhéments en faveur du gouvernement Salisbury.Echos & nouvelles Grave accident Hier après-midi comme on faisait l\u2019essai de l'échelle de sauvetage Langevin- Thibault, au poste central des pompiers, rue Ste Ursule, par une fausse manœuvre de ceux qui faisaient mou- voirle treuil placé à l'arrière de la voiture l'échelle bascula et le pompier.Frs.Trudel s'est trouvé pris entre un essieu en for et l'échelle.On est accouru à son secours et on l\u2019a dégagé puis transporté chez lui sur une civière.Le médecin qui a été appelé dit quil n\u2019y a pas danger immédiat.Trudel est le même qui a failli être asphyxié lors de l'incendie de la pharmacie MacKay, mercredi dernier.Douane Le montant perçu à la douane le 26 juirler est de 81,737.49.,Ç Terrible accident Il y a quelque temps, un nommé Jacques Grégoire s\u2019en-allait travailler aux mines, dans le canton dn:Lac Noir, comté de l'Ilet, afin de gagner la subsistance de sa nombreuse famille.S\u2019apercevant un jour qu\u2019un de ses compagnons de travail était menacé d'un accident, il alla l'avertir.Au même instant se produisait un éboulis, et une pierre énorme le broya lui-méme.Son compa- non ne fut blessé que légèrement.Il a allu une paire de bœufs pour dégager le cadavre affreusement mutilé du malheureux Grégoire, qui a ensuite été transporté à St.Elzéar, comté de Beauce, où demeure sa famille qui se compose de la mère et de sept enfants.Le défunt était âgé de 37 ans et très estimé, car c\u2019était un parfait honnête homme et un bon père de famil \u2026 Toute la paroisse, vivement émue, à a-sisté à ses funérailles.11 était fils de M.[Lubert Grégoire ancien marguillier et chantre, de St Elzéar, et frère de M.Marcelin Grégoire de la même paroisse.Chapitre d\u2019accidents à Montréal Hier matin pendant la réception du cardinal Taschereau, un jeune Isidore Robidoux, âgé de 14 ans, obtint une cartouche et se mit à frapper dessus avec une hache.La cartouche fit explosion et renversa à'terre Robidoux sans connaissance.On le.transperta à - l'hôpital Notre- Dame ou il fut jugé nécessaire.de lui couper la main droite.D'autres personnes qui étaient près de lui ont russi été blessées.\u2014L'arc qui avait été construit sur le carré Jacques Cartier, en l'honneur du cardinal Taschereau, s\u2019est écroulé tard Ce soir, tuant une vielle femme nommé Vanasse, âgée de 64 ans, et blessai.gravement sa bru.\u2014Au feu d'artifice au carré Dominion hier soir, une femme du nom de Callaghan a eu les deux jambes presque racturées par une voiture.Une autre femme, dont le nom n\u2019est pas encore connu, s\u2019est aussi fait blesser dans la même circonstance.Un homme a été gravement blessé par une ruade de cheval.Onguent Holloway Pour les maux de jambes, les ulcères, les plaies scrofuleuses et les gonflements glandulaires, l\u2019Onguent opère très agréal sement, mais très sûrement et evec ue rapidité qui ressemble à de la magie.ll faudra s\u2019en frictionner les parties affectées, après les avoir fomentées avec de l\u2019eau tiède.Les purifiantes et curatives praprigtés de ce merveilleux Onguent n\u2019ont jamais été contestées par quiconque en a essayé.Il ne contieut pas la moindre parcelle de subtance nuisible, et l'ont ne peut citer aucun cas où il ait occasionné le plus léger mal ; tandis qu\u2019il existe des rapports authentiques d'innombrables guérisons effectuées par cette Onguent dans tous les pays, même après que tout autre remède avait été vainement essayé.Il estaussi doux dans son action, que puissant et efficace dans ses effets.Aux nouveaux\u2019 Abonnés ! CONDITION : $1.00\u2014 Pour une\u2014$1.0 vous recevrez le Journal t un ainsi que les trois volumes mentionnés bas qui sont d\u2019une grande utilité.Ne manquez pas de vous abonner au Journal des Campagnes qui se publie tous les JEUDIS, contenant 16 pages de matière à lire En outre, nous donnons comme rime aux nouveaux Abonnés TROIS MA WIFIQUES VOLUMES consistant en : - Le Petit Mois du Sacré-Oœur, Le Recueil des Rccettes et Ie M4.decin à la Maison, Le traité sur le cheval et ses maladies.S'ADRESSER A ELZEAR BEDARD Agent du Journal des Campagnes.No.9, RUE BUADE, QUEBEC b@ Seul autorisé à donner les cadeaux, plus + 12 sv NE Pa Le TT 5° - JOU RT ARR ou fr 44 Rl \u201cà Coa Ty - ; \u2018 \u2019 a .+ ro ; Et.RNAL DES C AGNES am mr : YY os CRRA ANDRE Set Ie TL TUE a Lan - rable did Sadie B30 L er se AUS zy RIL d ay yr, Tu sgpivos DTT LIL Echos & nouvelles La TIM TERRE 1 2 C8 \u2018vTLaiCôte du Pacifique +» =, ul Lg, Lisiit-Col, O'Brien, ingénieur royäl,, et trois autres officiers, anglais, venus d'Angleterre, Sont passés à Montréal, èn, route pour dont ils doivent, explorer les cb yirgns de.Victoria, : poug, tout\u2019 aux er rope le, Vi y construire des forts.Ces forts seront.des stations a pour:les vaisseaux défi l'Océan Pacifique les, anglais èt:, des pots, militaires.pour, les troupes de l'Empire, qui désormais, se rendront en Asie par le; chemin, de, for du Pacifique et l'Océan, Pacifique, M.O'Brien et les trois affigiers ci-dessus: q nommés soût \u2018simplement chargés de faire - des arpentages et\u201c des.observay; tions.Le goûvérnement.impérial propose de fortifier \u201cles.côtes.Pacifique.le-mieux qu\u2019elles, -peuyent| porté à l\u2019hôpital à marine, mais.il.| MM.G.A.A.Drplet, A.Lara¢que, C: A.Vêtre, ., 5 ME a relles PSI yen céllagiord iL h / he 5 1 Vallée, H.A.Pl onda.E orget, E.| WL RE gp | sheets Berger ibaa WI A Désormeau, N.Rena ud, 2.Tassé, A.> Mort subite : D ie.ey ene 2gulogi à pi BAAD que u | Langevin,et Jos.GOLS, |.
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