Journal des campagnes, 12 mai 1887, jeudi 12 mai 1887
[" JP 6ème - Année .JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et contenant toutes les nouvelles de la semaine.Prix de l'abonnement :-UNE PKIASTRE POUR LA # RANCE : 10 FRANON Strictement payable - d\u2019avanee.Imprimé et publié par.LEGER BROUSSEAU, RDITEUR-PROPRIÊTAIRE No 9, Rue Buade, H.V., Québec.FRANCE oo Paris, 12 avril.Le succès populaire des belles cérémonies de l'Eglise pour la Semaine- Sainte et les fêtes de Pâques empêche nos anticléricaux de dormir.Le Vu/- laire se fait adresser par le \u201c savant \u201d conservateur du musée Guimet une communication qui a pour but d'établir que les fêtes de Pâques sont un reste de la vieille influencé du paganisme, que rien ne peut déraciner de l'imagination du peuple.Le musée Guimet est la création d\u2019un libre-penseur excentrique de Lyon, qui avait imaginé de collectionner pêle-mêle toutes sortes de documents, de symboles, d\u2019images et de statues intéressant l\u2019histoire de toutes les religions du globe.On trouait dans ses collections depuis l\u2019image des idoles du payanieme antique Jusqu\u2019aux grossières ébauches da pier- Te et de bois que révèrent les sauvages de l\u2019Amérique et du l'Océanie.11 est bien entendu que, pour notre libre pensear lyonnais, Ja religion catholique était seulement une * variété \u201d perfectionnée des aberrations religieuses du genre humain.Et au _ milieu de ses idoles se rencontraient aussitôt des échantillons de notre admirable art catholique qui, depuis le moyen âge jusqu\u2019à la Re- Naissance et aux temps actuels, a inspiré de si grands artistes et fourni de tels chefs d'œuvre.Non que M Guimet eût les chefs-d'œuvre ; mais il en avait des représentations plus ou Moins exacte».Il étuit d\u2019ailleurs plus friand des statues ou images ayant Un Caractère original et naif que des es es 2 ESN = ok: VOMASON 1 CD Rg Ny) L'industrie agricole doit toujours être CTR roses care Jeudi 12 Mai i887 chefs-d\u2019œuvre, car il pouvait alors, avec plus de vraisemblance, rappto- cher les figurines naïves de nos artistes da moyen âge des grotesques inventions de l\u2019art sauvage.M.Guimet n\u2019avait point entrepris sa collection ponr satisfaire ses goûts d'art.Il enteudait faire acte de libre penseur.Quand il jugea sa coll-ction suffisamment complète pour interes- ser les savants anticléricaux il en fit don au conseil municial | ll pensait que grâce à l\u2019anticléricalisme bien connu du conseil municipal de Paris cette collection servirait de machine de guerre contre la vraie religion, et que de la Vills-Lumière les merveilles de son \u2018musée éclaireraient le monde Naturellement, nos municipaux parisiens accueillirent avec enthousiasme le cadeau de l\u2019anticlérical lyonnais.Le musée Guimet est aujourd\u2019hui logé dans une salle superbe ; il a Un conservateur en titre, M.de Pilloué, le \u2018\u201c avant \u201d qui écrit au Voltaire que les fétes de Pâques sont une continuation des traditions païennes.M.de Pilloue fait de la science à peu de frais.Il a vraiment beau jeu de dire que jadis les païens avaient des fêtes pour célébrer le printemps.Jamais personne n\u2019a dit le contraire.Seulement les païens fêtaient le printemps, la résurrection du soleil, et non la fête de Pâques, gui tombe généralement en avril, alors que depuis longtemps la fête du printemps est commencée.Je laisse de «ôté, bien entendu, le fond même de la question, c'est-à-dire la s'gnifi- Cation et le but de cette époque du carême qui est chaque année, pour le chrétien comme un renouvellement de la passion du Sauveur.en même temps qu'une préparation solennelle aux devoirs et aux obligations de la vie chrétienne.Mais M.de Pilloué tient absolu- | ment à ce que les chrétiens soient des païens sans le savoir.Et la preu- Ve, d\u2019après lui, c'est que les Chinois, eux aussi ont leur carnaval, l-ur jeûne de trois jours et leur résurrection du soleil.M.de Pilioué n\u2019a jamais saus doute entendu parler du \u2018traditionalisme et de la corruption des vérités religieuses, à travers le monde.Nous ne le chicanerons donc pas sur ses préteudues découvertes.Mais constatons qu'il est digne d'être Chi- nois, s\u2019il ne comprend pas le rôle que le christanisme a en dans l'histoire et s\u2019il peut de bonne foi comparer les grossières manifestations du paganisme, lettré ou non, aux belles solennités qui depuis la venue du Christ ont rappelé aux peuples chrétiens et les beautés morales de l'Evangile et les nobles destinées des fils d'Adam.Q'il s\u2019en aille dans l'Empire du Milieu.Il est né pour être boudhiste, pour célébrer la dent dé Boudha ou pour être Pavillon-Noir.'Le mort éprouve cruellement en ce moment la haute société française.L'autre jour, elle enlevait M.le duc de la Rochefoucauld Doudeauville, le chef de cette illustre et nombreuse maison dont l'immense fortune va, dit-on, au fils du duc de la Rochefoucauld Bisaccia, entré dans une de vos grandes familles belges par son mariage avec la fille du prince de Ligne.| Aujourd\u2019hui c\u2019est M.le comte Sérurier qu'on enterre à Saint Philippe du Roule.C\u2019est là une grande perte pour la société chrétienne, dont Mle comte Sérurier faisait l\u2019ornement par ses vertus, par sa générosité infa- 1igable, par con dévouement à toutes les œuvres du relèvement social.On annonce aussi la mort de M, Dalloz, le rédacteur en chef du Monileur universel, le fondateur et le directenr de la Société des Publications périodiques.M.Dalloz employait cet immense outillsge de publicité au service de la cause conservatrice.Peut-être, dans sa longue carrière, avait-il pensé plus à ses princes qu\u2019à son Dieu.Mais ses amis chrétiens ont eù la jois de le voir couronner par un fin chrétienne, une vie de probité et de travail.Paris, 18 avril.Sous prétexte d\u2019inaugurer un che- -min de fer et un lycée de filles, notre ministre des travaux publics et notre ministre de l'instraction publique, accompagnés tous deux d'une forte délégation parlementaire s'offrent dans le moment, aux frais des contribuables, ane agréable excursion en Algérie.Je ne crois pas que notre grande colonie africaine tire beaucoup de profit de cette visite.Nos ministres écouteront toutes les demandes \u2014car x wa vs \u2019 Ce I vat No 16 ils ne tiendront pas a contrarier les députés et les sénateurs de l\u2019Algerie.Ils donneront même des bonnes paroles tant qu\u2019on voudra.Mais les budgétivores algériens n'auront pas da- vange.Le Trésor de la République est à sec, grâces aux folies des financiers du régime actuel.Les années grasses sont finies.Il faut essayer de faire des économies et en attendant créér de nouveaux impôts pour faire face aux charges de l\u2019État.Ce n\u2019est donc pas le moment de promettre monts et merveilles aux Algériens.Pour mieux dire on peut tout leur promettre, mais on ne peut rien leur offrir de sérieux.La promenade de nos ministres en Algérie donne lieu d'ailleurs à d'autres réflexions.Le triomphateur en la circonstance est M.Berthelot, le chimiste sectaire qui, depuis qu'il régente l'instruction publique,se montre en toute occasion l'adversaire enragé de l\u2019enseignement chrétien.À.Alger, M.Berthelot,pouvait manquer de célébrer les bienfaits de l'enseignement laïque.Il a même chanté un hosannah en l'honneur de la Ligue de l'enseignement dont tout le monde connaît aujourd\u2019hui le programme maçonnique et antichrétien.Et il y a des journaux français pour louer à Paris le tact politique et républicain de M.Berthalot.Mais c\u2019est de la démence ! Si la France peut os- pérer pour l'avenir l'assimilation des races algériennes, elle ne peut l\u2019espérer que par le travail de nos missionnaires et de nos écoles chrétiennes.L'anticléricalisme n'est point un article\u201c d\u2019exportation ;\" tous nos libres- penseurs, même ceux qui en France ont montré le plus d'achafnement contre la religion, sont decet avis.Ils prouvent ainsi qu\u2019il leur reste quelque bon sens Seulement, il parait que M.Berthelot n\u2019a pas de bon sens.Chez lui, le besoin de déblatérer contre l'Eglise et le dogme chrétien a toute la force d'un manie sénile.Ce savant manieur de cornues, ce membre de l\u2019Institut, juge sage d'appliquer à des races sauvages une édu- calion qui conduirait à l'impiété et à la barbarie une nation civilisée.Et notez que ce féroce anticlérical qui, chaque fois qu'il opère en public, déploie cette rago de sectaire, est dans son particulier le plus timide et la plus craintif des hommes.Le jour out ses belles doctrines triompheraient entiérement, ce serait un homme bien malheureurenx et bien inquiet.Je tiens de gens qui le connaissent que la pensée des agitations démagogiques suffit à le troubler parfois.Il paraît notamment que sous la Commune, il a eu une peur bleue, et que les communards lui inspirent autant d'horreur que de terreur.Son portefeuille l'empêche sans doute d\u2019apercevoir qu\u2019il travaille pour les gens de la Commune et lui fait oublier que la Commune n\u2019a point d'\u2019é- gerds particuliers pour les savants, quand elle n\u2019a plus besoin d\u2019eux.M.Berthelot, si mal choisi qu\u2019il soit{pour représenter l\u2019avenir de la colonisation française en Algérie, est cependant moins mal chosi encore que son collègue Milland des travaux publics.En effet le ministre Millaud est juif, et les juifs sont le fléau et la vermine de l'Algérie.Ceux de vos lecteurs qui ont lu le remarquable ouvrage de M.Drumont savent le rôle que les juifs d'Algérie ont joué dans les affaires de ce pays.Quant à M.Crémieux,qui était plus juif que Français, mais qui n\u2019en faisait pas moins partie du gouvernement de la Défense nationale, imagina de relever par un décret fameux tous les juifs d'Algérie et de leur incapacité civile, il alluma une guerre civile qui, au lendemain de nos désastres, pouvait nous faire perdre I Algérie.Aujourd\u2019hui les juifs - d\u2019Algérie n\u2019ont plus rien à réclamer,puis- qu\u2019ils sont la caste la plus puissante dela colonie, où les républicains n\u2019ont point d\u2019agents électoraux plus dévoués.Mais qui sait si l\u2019arrivée de ce coréligionnaire, qui est ministre, ne tournera pas la tête aux juiss algériens, et s\u2019ils ne recommenceront pas contre les chrétiens et les Français, avec l'assurance de l'impunité une nouvelle série d\u2019exploits politico- | 4 financiers ?Les Français et les chrétiens, habitués à être tondus par les juifs, ne diront peut-être rien.Mais es indigènes identifieront de plus en plus la domination française à la domination juive, et la France n'y gagnera rien.Il est mort ce matin à la paroisse Saint - Thomas d\u2019Aquin un pieux et savant prêtre, l\u2019abbé Raillard, que dernièrement le Congrès de liturgie d'Arrezzo saluait avec enthousiasme comme un des maîtres de la science des chants sacrés, que l\u2019Académie des sciences a honoré des mentions les plus flatteuses, qui a pris une part éclatante aux travaux scientifiques de l\u2019illustre abbé Moigno, et qui s\u2019est éteint, dans l\u2019obscur- rité, fatigué de jours et de travaux, | ] comme le plus humble des vicaires de Paris.Je l\u2019ai connu clerc des Sacrements et remplissant encore, malgré son grand âge,les fatigantes fonctions de ce délicat ministère.Il est mort sur la brèche comme il avait vécu, au milieu de ses livres, de ses travaux,des labeurs du saint ministère, en savant et en saint.N \u2014\u2014\u2014\u2014 tlre ees Lettre de Constantinople Péra de Contantinople, 25 mars.Le dernier des délégués bulgares resté à Constantinople, M.Stoïloff, a été rappelé à Sofia par la régence et est parti lundi dernier.La Turquie d'hier à publié la lettre que M: Zankoff avait écrite au grand-vizir, le 10 mars, pour lui annoncer sa résolution de ne plus assister aux conférences bulgares qui se tenaient à la Porte.Cette lettre motivée déclare que la continuation des pourparlers est non seulement inutile, mais encore dangoreuse, car elle enhardissait a régence à persévérer dans la voie mans SN ey Le de l'anarchie.M.Zankoff termine sa: lettre en disant qu\u2019il est urgent d\u2019aviser aux moyens et aux mesures énergiques nécessaires pour prévenir tous autres et plus tristes événements qui pourraient ensanglanter la Bulgarie.C\u2019est à Sofia que pourra s\u2019élaborer désormais le prétendn arrangement bulgare ; maîs cet arrangement devient de plus en plus hyputhéti- ue.1 L\u2019armée russe pendant la guerre ei le corps.d'occupation russe après la paix de San Stefano jusqu\u2019à l\u2019arrivée du prince Alexandre ont dépensé en Bulgarie énormément d\u2019argent russe; ils avaient fait la fortune du pays.Cet argent était resté dans la princ: pautéet était devenu la\u2019 monnaie courante du commerce local.La régence s'est ingéniée à le démonétiser et & en prohiber la circulation.L\u2019argent russe s\u2019est caché et le commerce s\u2019est trouvé entravé et paralysé.Lt régents, pour le faire sortir de ses cachettes, viennent d\u2019ordonner qu'i: devra être versé dau les caisses de l'Etat pour le payement des impôts et des droits de douane, mais avec une dépréciation de 25 p 100.Le rouble russe argent est - accepté dans tout l'Orient comme monnaie commerciale au taux de 4 francs.Les régents ne l'acceptent que pour 8 francs.C'est une imp+rtinence nouvelle à l'égard des Russes, mais c\u2019est aussi une exaction scandaleuse commise sur le peuple bulgare.Il y a deux sortes de roubles argent, celui frappé avant 1866 et celui frappé depuis.Le premier, au titre de 868 millièmes, vaut au pair 3 fr.99 et au tarif 3 fr.97.Le second, au titre de 900 millièmes, vaut au pair 4 francs.et au tarif 8fr.97.Ces données mo sont fournies par l'annuaire du bureau des longitudes de cette année.On croirait vraiment que les régents s'appliquent à se moquer des Russes et à iesirriter, avec cette aggravation ue, dans cette circonstance particulière, la mesure cause le plus grand détriment à la population, à laquelle elle enlève le quart de-sa fortune.Le gouvernement & *.ol bulgare imite toutes les mauvaises coutumes du gouvernement ottoman.En Bulgarie comme en Turquie, on fait l\u2019agio sur les monnaies.On les déprécie \u2018arbitrairement par des - ukazes pour le seul avantage de ouelques privilè- giés.Les anglais ne sont pas contents, ils perdent chaque jour leurs illusions ; ils deviennent de plus en plus haiesables, et sont par suite de plus en plus hais.Il faut convenir, qu\u2019ils sont aussi bien maladroits.Sir Drummond Wolf s\u2019est rendu assez fréquemment à la Porte pour continuer es négociations égyptiennes, mais on n\u2019a pu rien faire parce que Moakhtar pacha n\u2019avait pas encore envoyé du Caire le rapport complet sur la situation que le gouvernement ottoman lui avait demandé, rapport devant servir de base aux propositions turques.La Turquie a annoncé hier ue le rapport de Moukhtar était en- n arrivé à Constantinople.Le Tarik dit que les conférences anglo-turques pourront recommencer demain au grand-vizirat.Le retard dans l\u2019envoi du rapport a été motivé parla démission d\u2019Abdel-Kader pacha, ministre de la guerre.Sir Baring, Nunbar et le khédive voulaient le contraindre à réduire de 6,000 hommes l\u2019effectif de l\u2019armée égyptienne.Abdel- Kader, qui n\u2019était soatenu que par Moukhtar, a refusé de faire la réduction et a donné sa démission.Le Phare d'Alexandrie prétend que la Porte a été saisie de la question et que l\u2019incident accroîtra singulièrement les difficultés que sir Drammond Wolf rencontre dans ses négociations à Constantinople.La presse de Constantinople conti- La de JOURNAL DES CAMPAGNES contre les Anglais.Un journal s\u2019est particulièrement distingué par.la fermeté et la logique de ses critiques ; le Moniteur oriental, organe franco- anglais et officleux du palais.Les deux ambassadeurs anglais su sont plaints à la Porte de ce journal et ont obtenu du grand-vizirat sa su- pension indéfinie.Le directeur du journal, qui semble écrire sous une très haute inspiration,a fait agir ses patrons au palais, et sur le champ le sultan a rendu un iradé ordonnant la levée de cette suspension.L\u2019iradé immédiatement transmis au yizirat s'est égaré pendant trois jours dans les bureaux et n\u2019a pu recevoir son exécution que le cinquième jour de la suspension.Depuis, le journal a repris sa publication et continue sa polémique acerbe, que l'on dit tou- joursêtre inspirée en très haut lieu, Les Anglais, n\u2019osant plus agir directement contre le journal; se sont imaginés qu'ils pourraient l'intimider en menaçant de lui couper les vivres.Le Moniteur oriental, comme tous les autres journaux de Constantinople, reçoit de la Banque Ottomane une allocation de 25 livres turques à titre d'abonnement pour les insertions des avis financiers et bilans de la Banque.M.Forster, un Anglais, directeur général dela Banque, a mandé le dirocteur du journal et lui a déclaré sans ambage que, puisqu\u2019il Ppersistait à attaquer les Anglais en Egypte, il lui supprimerait son allocation de 25 livres turques.Le directeur lai répondu : La Banque Ottomane est une banque turque, une administration financière de l\u2019empire ottoman, elle n\u2019est point une banque anglaise ; en défendant les droits du sultan en Egypte, je remplis mon devoir de fidèle sujet turc, et je n\u2019ai pas ,me faire le serviteur salarié des intérêts anglais, qui sont contraires au droit du padischah.D'ailleurs les les intérêts de la Banque à l\u2019étranger sont connexes à des intérêts financiers français très prépondérants ; ma politique égyptienne ne lèse en rien ces intérêts français.Je ne modifierai donc en rien ma ligne de de conduite, et j'espère bien que la suppression d'allocation dont vous Mme menacez ne sera pas exécutée.A ce langage très ferme; M.Forster n\u2019a su rien opposer, et jusqu\u2019à ce jour la tentative d\u2019intimidation a été inutile.À la fin du mois dernier, le journal de l'ambassade anglaise, le Levant-Herald, avait proféré des menaces irritées contre les journaux de Constantinople hostiles aux agissements anglais en Egypte.On s'était moqué de ces menaces et la Turquie avait prétendu que c\u2019était une menace de carnaval.Les Anglais en Orient suivent une logique très ser- ée, mais cette logique pèche par la base et elle emploie des moyens plus que maladroits, passablement téméraires et absolument antichrétiens.Les lycées de filles M.Sarcly écrit dans le Petit Nalional : Lisez-vous la Revue de l'nseigne- ment secondaire des jeunes filles, une revue qui paraît tour les mois ?Elle par M.Camille Sée.Prenez connaissance, par, curiosité des sujets de composition française ue doivent traiter ces pauvres en- ants à tous les dégrés depuis le simple diplôme de fin d'études secondaires jusqu\u2019à l\u2019agrégation des lettres, vous serez effrayé.Vous vous croirez revenu à l\u2019époque où nous autres hommes, imprégnés durant treize ou quatorzé ans d\u2019étude classiques, nous subissions les épreuves de la licence et de l'aggrégation.Tenez ! Voici des sujets de compo- nue toujours sa polémique sévère sition proposés à des jeunes filles qui .{ \u2019 a été fondée et elle est dirigée encore.\u201cwo y > TR \u20ac v concoursient pour obtenir le di 16 de fin d\u2019études secondaires : Pome Celle-ci vient du lycée de Rouen : Montrer par les analyses de cars.tère empruntés soit à la comédie soit à la tragédie, le fruit que la PSychologie peat tirer du théâtre franca; au XVIIe siècle.aise \u201c Oette autre a été donnée à Nantes : Développer et apprécier cette pensée de Pascal : Tonte notre dignité nous vient de la pensée : c\u2019est de là qu'il faut nous relever,non de l\u2019espace ni de la durée.Travaillons done bien a penser.Voila le principe de] morale.CT Diantre ! ce ne sont point des pry.nes que cela ! Voyez-vous une jeune fillette de quinze ans forcée de trouver quelque.chose sur cette pensée qu\u2019il faut nous relever par la pensée et non de l'espace et du temps.Je sais bien que la jeunesse ne doute de rien ; elle va à travers les questions comme une corneille qui abat des noix.C\u2019est égal.Il y a un peu d\u2019ex- cés, Pour être admise à l\u2019école normale de Sèvres, voilà qu'il faut savoir du latin.On l'ôte de l'éducation des jeunes gens, on le remet dans celle des jeunes filles.Questions posées aux candidats de l\u2019année dernière : Quel est le comparatif de facilis ; Son superlatif ?Quel est le comparatif de magnus Ÿ Comment dit-on petit pluspetit, très petit?Déclinez corpus ?Comment dit-vous en latin les corps très saints des martyrs ?Comment dites voüs au vocatif : 6 Dieu très bon ?Comment traduiriez-vous en latin : J'ai apporté à ce pauvre des vêtements très utiles.Dame ! tout ça, je sais bien que ce n'est pas encore la mer à boire.Mais patience ! Le principe est posé ! Dans dix aus, il faudra que nos filles savent le latin, comme on leur apprend déja Palgébre, la géométrie, la chimie, l\u2019histoire naturelle, etc, etc.On en fait des encyclopédies vivantes, qui ne vivront pas.Leur cerveau éclatera un jour; déjà l\u2019anémie, la fâcheuse anémie, fille du surménage, fait des progrés redoutables.Voilà pour l\u2019enseignement intellectuel ; mais que ne pourrait-on pas | ajouter à ces remarques de M.Sarcey si l\u2019on examinait la singulière éduca- cation morale que reçoivent la plupart des jeunes filles dans leurs lycées universitaires.\u2014\u2014\u2014r tl A etre \u2014 La noyade de St-Etienne de Lauzon Voici les détails complets de la noyade arrivée à St-Etienne de Lauzon, sur la rivière Beaurivage, le 30 avril dernier, et dont nous avons dit un mot ces jours derniers.Vers 2 heures de l\u2019après-midi,- le 30 avril, Octave Huot et Joseph Désrochers étaient occupés à passer un estacade sur cette rivière afla d'arrêter au passage le bois qui descend des estacades de M.Ross, lorsque la tension de la corde fit emphr d\u2019eau leur petite embarcation,et alors, perdant leur sang froid, les pau- vresmalheureux se sont jetés à l\u2019eau pour ne plus reparaître.Il y.avait à peine un quart.d\u2019heure qu\u2019ils avaient pris leur dîner.Ce qu\u2019il y à de plus navrant c\u2019est que l\u2019épouse du malheureux Huot, a vunoyer son mari, de sa maison.Elle a perdu .connaissance, à ce spectacle, et le rév.M.Roy, curé du lieu, appelé dans ce moment aux malades à trois milles de l\u2019église, a été mandé en toute hâte auprès de l'épouse infortunée.Huot était un pauvre père de cing enfants, qui gagnait sa vie au jour le jour.Joseph Desrochers était un jeune homme de 16 ans.Le soir de l\u2019accident à 7 heures leurs cadavres n\u2019avaient pas encore été retrouvés.- - \\ + - Les Chevaliers du Travail M.de Molihari publie dans le Journal des Débats un article consacré princip alement à l'exposé de l'organisation et.des doctrines de la socié- cé des chevaliers du travail, dont il rappelle également les origines.C'est en 1869, par un ouvrier mécanicien du nom d\u2019Uriah Stephens, ancien ins- \u2018tituteür, associé à six autres ouvriers, upeurs de vêtements, que l\u2019associa- don fat fondée sous le nom l\u2019Ordre noble et suint des chevaliers du travail.Me fondateur était franc-maçon, et l'organisation, avec l'obligation du secret, le serment sur la Bible et une hiérarchie, tat établie sur le modèle de la franc-maçonnerie.Le rituel spécifiait les conditions d\u2019admission et constitdait la hiérarchie.Il ne fermait l\u2019entrée de l\u2019ordre u\u2019aux médecins, \u2014 encore y furent- ils admis plus tard, \u2026 aux avocats, aux politiciens, aux débitants de boissons alcooliques, aux banquiers et courtiers.On repoussait les médecins parce qu'on craignait que leur confraternité professionnelle les em- péchât de garder le secret de l\u2019ordre ; les politiciens, parce que leur niveau moral était trop bas pour l\u2019œuvre sacrée des chevaliers du travail ; les avocats, parce que leur profession consiste à gagner l'argent des uns aux dépens des autres ; les débitants de boissons, parce que leur commerce est une source de dégradation et d\u2019immoralité pour les travailleurs.La hiérarchie était modelée sur celle de la franc-maçonnerie.L'état-major d'une assemblée locale comprenait un vénérable sage, un maitre ouvrier, un digne étranger, Un digne inspec- leur et un chevalier inconnu, auxquels on adjoignit ensuite nn statisticien.Le maître ouvrier avait ladirection supérieure de l'assemblée.Lorsque l\u2019association vint à s'étendre et à multiplier ses branches, elle élut un grand maître ouvrier, qui prit finalement le titre de maître général ouvrier.Ce personnel devait être soumis à la réélection tous les six mois.Cependant cette première organisation n\u2019eut pas grand succès.Elle fat remplacée par une autre dans des conditions que M.Molinari raconte comme il suit : Les six compagnons qu\u2019Uriah Ste- 5 phens avait réunis dans Coral street adoptèrent le programme et le rituel du nouvel ordre ; ils recrutérent quelques adhérents, en tout vingt- huit membres, et formèrent l\u2019assemblée locale dite no 1.Mais, dans les premières années, les progrès de l\u2019association furent très lents ; on était encore en plein développement industriel, les sulaires étaient élevés, la classe ouvrière se trouvait dans une situation prospère, et d\u2019ailleurs le secret rigoureux dont s\u2019entouraient les chevaliers du travail rendait la propagande difficile.Il fallut créer un comité du bien de l\u2019ordre, ; chargé de communiquer verbalement le rituel et de provoquer la création de nouvelles assemblées locales, à Philadelphie.et au dehors.À mesure que ces assemblées se multiplièrent, le comité du bien de l\u2019ordre acquit plus d'importance et il se transforma en une assemblée de district, fonctionnant comme une sorte de tribnnal d\u2019appel des décisions des assemblées locales et constituant un degré supérieur de la hiérarchie de l'association.En 1878, le noble et saint ordre des chevaliers du travail possédait 52 assemblées locales à Philadelphie, 200 dans le reste de l'union, avec 16 ; assemblées de district.Mais le nom- \u2018bre de leurs membres ne dépassait pas quelques miliers, et la plupart n'existaient que d\u2019une manière nominale ; en 18, l'association était en pleine*crise et sur le point de se dis- \u201c JOURNAL DES CAMPAGN®S EEE er EEE 3 soudre : sur les 52 arsemblées locales de Philadelphie, 8 seulement demev- raient en activité.Les fondateurs de l\u2019ordre comprirent alors la nécessité de complèter leur organisation et de modifier leurs pratiques, surtout en ce qui concernait le secret et le serment sur la Bible.Une assemblée générale des délégués des districts se réunit à Reading, le ler janvier 1878, sous la présidence de Stephens.Cette assemblée adopta une déclaration de principe en quinZe articles, portés à vingt - deux par les assemblées suivantes, et une constitution déterminant les attributions et les pouvoirs de chacune des assemblées de l\u2019ordre.Comme le remarque la Revue tré- mestrielle d'écooomie politique de Boston, à laquelle nous empruntons ces détaile, l'ordre se trouva ainsi constitué de manière à former un véritable gouvernement : l'assemblée locale représentant la commune,l'assemblée de district la province, et l\u2019assemblée générale l'Etat.En même temps, une lutte s\u2019engageait sur la question du secret.Le fondateur Uriah Stephens, voulait conserver les vieux errements; mais son influence dut céder à celle d'un nouveau venu, Terrence Powderly.Simple ouvrier mécanicien, à peine âgé de trente ans, Terrence Powderly était devenu maire de Scranton,et il joignait aux connaissances d\u2019un vieux légiste l\u2019habilité d\u2019un politicien de profession.Ardent catholique, il repoussait le serment sur la Bible, ét.son bon sems répugnait aux pratiques suspectes et surannées des sociétés secrètes.Son opinion sur ces deux points essentiels finit par l'emporter.Uriah Stephens se \u2018émit de ses fonctions de grand maître ouvrier ; Terrence le remplaça et, depuis cette époque, il a été réélu chaque année.Uriah Stephens mourut en 1882, et l'assemblée générale de l\u2019ordre, en témoignage de reeconnais- sance pour sa mémoire vénérée, alloua à sa famille une somme de 10,- 000 dollars.Sous l\u2019habile direction de Terrence Powderly, l'ordre, favorisé d'ailleurs par la crise qui apparaissait maintenant comme le revers de la médaille de la protection, et débarras- së des impedimenta du serment et du secret, l\u2019ordre, disons-nous, fit des progrès rapides.En 1883, il ne comptait encore que 50,000 membres environ ; en juiu 1885, il en avait 111,- 000 ; mais c'est surtout à dater de ce moment qu'il a prisun développement extraordinaire et presque inoui.Lors de la dernière assemblée générale, tenue à Richmond en octobre dernier, il possédait 160 assemblées de district, 9,000 assemblées locales et 780,000 membres.D\u2019après la Revue trimestrielle de Boston, le mouvement d\u2019affiliation n\u2019a pas cessé de croi- tre, et le noble et saint ordre des chevaliers du travail ne compterait pas aujourd'hui moins d'un million de\u2018membres.C'est assurément l'association la plus colossale qui existe.Ajoutons que l'esprit pratique des Américains se reconnaît dans sa con- titution et sa mise en œuvre.Le personnel qui la gouverne est largement rétribué.Les appointements du maître général ouvrier, par exemple, ont été portés dernièrement de 1,600 dollars à 5,000 (45,000 fr ) Quel but poursuit l'aristocratie ouvrière qui donne l'impulsion à cette énorme machine ?Ce but, demeu- Té passablement vague et nuageux dans les instructions verbales du fondateur, a été nettement défini et précisé par les assemblées générales de l\u2019ordre.Leur déclarations de princi- cipes renferme dans son préambule un résumé dogmatique des doctrines des chevaliers du travail, et dans ses vingt-deux articles l'éÉnamé- ration détaillée des institutions qu'ils veulent fonder et des réformes dont ils poursuivent l\u2019accomplissement.Ils veulent avant tout opposer un frein à la puissance agressive des grands capitalistes, et ils se sont proposé d'organiser et de diriger dans ce sens la puissance des masses industrielles : leur intention n\u2019est pas de constituer un parti politique, mais ils n\u2019accorderont leur appui qu'aux candidats qui s'engageront à réaliser leur programme, Ce programme ne considère pas la richesse, mais la valeur morale et industrielle, comme l\u2019étalon de la grandeur des individus et des nations ; il a pour objet d'assurer aux travailleurs leur part équitable dans les avantages d'une civilisation avancée, et le moyen de développer leurs facultés intellectuelles, morales ou sociales.Il implique la création de bureaux de statistique du travail, qui permettent de constater exactement l\u2019état matériel et moral des classes ouvrières ; la conservation des terres publiques, héritage du peuple, et la défense d\u2019en livrer désormais un seul acre aux spéculateurs, I'abrogation des lois qui établissent des inégalités entre le capital et le travail; 1\u2019adoption de mesures qui pourvoient à la salubrité des ateliers et à la sûreté des ouvriers dans les usines ; la reconnaissance légale des Trade\u2019s Unions, l'établissement d\u2019un arbitrage légal entre les chefs d'industrie et les ouvriers ; l'interdiction du travail des enfants de moins de quinze ans ; l'émission d\u2019un papier monnaie national remplaçant les billets de banque ; la défense faite au gouvernement de créer des titres et obligations portant intérêt, sauf à l\u2019autoriser, en cas de nécessité, à émettre un supplément de papier-monnaie ; la reprise des chemins de fer, des télégraphes et des téléphones par le gouvernement; la réduction de la durée du travail à huit heures ; la suppression de toute différence de salaire entre les deux sexes à égalité de travail ; la prohibition du travail étranger importé au moyen de contrats d'engagements, etc.Sans blâmer les pratiques des Trade's Unions, l\u2019ordre se montre peu favorable aux grèves, et il engage les ouvriers à recourir de préférence à l'arbitrage.Enfin tout en recommandant la clémence en faveur des anarchistes de Chicago, la dernière assemblée générale de Richmond a déclaré qu\u2019elle n'avait aucune sympathie pour leurs actes, et qu\u2019elle réprouvait de même toute atteinte violente portée à la loi, estimant que les méthodes pacifiques sont les moyens les plus sûrs d\u2019obtenir les réformes nécessaires.Nous avons cité ce qui précède à titre d'information.Quant au jugement à porter sur le caractère de l'association, qui a été condamnée par l\u2019Eglise au Canada, on sait que le Saint-Siège est saisi par le cardinal Gibbons d'une instance en vue de cette condamnation.Il ne reste, par suite, qu\u2019à attendre la décision finale de Rome à ce sujet.atid Le P.Passaglia sa rélractation et ses derniers moments Les journaux catholiques de Turin ont reçu de la chancellerie archiépis- copalede cette ville la communication suivante : \u201c Pour faire acte de devoir envers l'Eglise et envers los fidèles comme pour se conformer à la volonté explicite du prêtre professeur Charles Passaglia, il importe de rendre publics les sentiments qu\u2019il a manifestés danssa dernière maladie et qu\u2019il a maintenus jusqu'au moment de sa mort.\u201cLe curé de Saint-Charles, le R.P.François Faccio, des servites de Marie, ayant rempli ce que son ministère lui prescrivait avant d\u2019administrer au malade les saints sacre- ments, trouva promptement une pleine correspondance à ses sentiments chez le prêtre Passaglia.En outre, celui-ci, lui déclara que, depuis le mois d'octobre 1882, il avait fait déposer par un de ses anciens confrères, dans les augustes mains du Souverain-Pontife, une rétractation , explicite de l\u2019adresse qui avait fait scandale et amené la défection d'un grand nombre, ainsi de tout ce qu'il avait fait ou écrit d\u2019offensant pour le Sovverain-Pontife et pour l'Eglise, Il ajouta que la formule de cette rétractation lui avait été proposée par le Saint-Siège et qu\u2019il savait qu\u2019elle avait été acceptée.Mais, comme le malade reconnaissait qu\u2019il n\u2019avait pas fait suivre cette rétractation de l'accomplissement des prescriptions qui lui étaient venues de Reme, il croyait de son devoir de confirmer, comme par le fait il confirmait purement et simplement la rétraction et les déclarations de 1882.En outre, il dicta au P.Faccio et signa la déclaration suivante : \u2018¢ Moi, Charles Passaglia, prétre, avant de recevoir les saints sacrements pour me bien disposer à la mort, je déclare réprouvé sincèrement tout ee que l'Eglise a réprouver en moi.\u201c Turin, le 8 mars 1887.\u201c La nouvelle de la maladie et celle de ces faits consolants parvinrent en même temps à l\u2019Eminentissime cardinal archevêque qui, \u2014 sans tarder un seul instant, \u2014 se rendit auprès du malade.Celui-ci s\u2019en montra consolé et très reconnaissant, et non seulement il entra sans hésiter, sur l'invitation de son pasteur, dans les sentiments de piété et de résignation qu\u2019il lui suggérait ; mais avec l'ardeur d'un profond sentiment de conviction et de ferveur, il demanda pardon au Saint-Père, à l\u2019Eglise, à tous, et confirmant à nouveau les rétractations qu\u2019il avait faites,il protesta à haute voix qu\u2019il \u2018 voulait mourir dans la religion où il était né, dans l'unité de l\u2019Eglise catholique, dans l'obéissance aux supérieurs ecclésiastiques, dans les sentiments d'un pré- tres catholique et d'un vrai pénitent.\u201c Le Saint-Père ayant été informé de ces belles dispositions, en fat consolé et dans sa tendre affection, il s\u2019empressa de donner à l\u2019illustre malade le pardon qu\u2019il désirait.\u201c Torin, de la caria archiépiscopale, le 21 mars 1887.¢¢ Le chanoine RAPHAEL FORCHERI, secrétaire archiépiscopal.\u201d Dans une lettre du curé de Saint- Charles que publie l'Unità Cattolica et qui fait en détail le récit des derniers moments du malade, nous trouvons le trait émouvant que voici : \u201c\u2026ÔAu moment de la sainte communion, je me trouvai au lit du malade, ayant décidé que le saint viatique lui serait apporté par un des vicaires, D.Pasquale Matteo, afin de ne pas m\u2019éloigner du malade en cet acte si solennel.Quand le prêtre eut dit le Misereatur, je présentai à l'abbé Passaglia la sainte étole atin qu'il se la passât au cou pour recevoir le saint sacrement ; la vu de cette insi gne, auquel il n\u2019avait sans doute pas pensé, l'émut encore davantage, et, le prenant de ses mains tremblantes avec des yeux pleins de larmes : \u201c Suis-je encore digne, me dit-il, suis- je encore digne de revêtir pour la dernière fois cette étole ?\u201c Mon cœur se serra et il me fat impossible, en ce moment, de lui direc uneseule parole.Il répéta a haute voix avec le prêtre le Domine, non sum dignus et reçur la sainte hostie avec un grand air de dévotion et de componction.Après la communion, je restai seul dans la chambre, à l'exception de la sœur qui l\u2019assistait, et je remarquai qu'il.se tint longtemps recueilli, les mains jointes, invoquant de temps à autre, d'une voix intelligible, la divine miséricorde et la protection de la très sainte Vierge.Il resta ainsi une «banne-heure en.prières, .ne -lZinter- rompant que pour prendre les potions que la sœur lui présentait.\u201d Le curé de Saint-Charles termine en disant qu'au moment suprême de la mort, le malade ayant reconnu sa voix, fit signe de la tête qu\u2019il accédait à l'invitation dn curé, lui disant de renouveler la douleur de ses péchés et d'accepter avec résignation la mort pour les expier.et WP QUI DISAIT VRAI ?* L'Electeur publie ce qui suit : Voici le détail du premier vote d parti donné l\u2019autre soir : : Min.Opp.Ontario.au.48 31 QUEDEC eee coca 00 0000 00000 vonues 29 28 Nouvelle-Ecosse.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.+.I4 7 Nouveau-Brunswick.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.7 5 Ile du Prince-Edouad.,.n.5 Colombie Anglaise.\u2026.\u2026.\u2026.5 ManitobA.00000 svorssoes 4 1 Territoires du N.-O.000 s00000000s 3 109 77 37 C'est avec un sensible plaisir que nous avons lu ces lignes dans l\u2019Electeur.Enfin voilà donc la vérité ! Vérité tardive, si l'on veut, vérité incomplète et imposée par l'évidence brutale du fait accompli, mais vérité tout de même ; et ce doit, être un grand régal pour les abonnés de l\u2019Electeur.peu habitaés à pareil festin.Par cette analyse du vote, l\u2019organe rouge est forcé d'admettre que 1\u20ac gouvernement a la majorité dans toutes les provinces, moins l\u2019Ile du Prince-Edouard ; et que la majorité ministérielle est entre 30 et 40 voix.Or c\u2019est ce que nous avons soutenu contre le mème journal, durant des semaines.Nous voulons faire toucher du doigt la malhonnêteté de l\u2019Electeur, qui a essayé de tromper son public, durant deax mois, avec une audace incroyable.Dans son naméro du 11 mars, l\u2019Electeur disait : 77 Majorité.0.Nous nous entendons sur le chiffre des majorités dans les autres proviuces.Ontario donne au gouvefuoment une .majorité de 13,exception faite d'Algoma, encore inconau ; les provinces miariti mes donnent en comptant l\u2019élection volée de Queen's, N.B., une majorité nette de 3 ; Manitoba 3; la Colombie jusqu\u2019ici, 3 : soit un total de 22.Reste la province de Québec, qui donne a M.Blake une majorité de 10, pouvant aller à 18,si les indépendaats sout logiques avec eux-mêmes.L'élection de Gaspé viendra dans quelques jours porter ceile majorité à 19.Cu qui laisserait au gou- vernemeut une pluralité de 3 voix seulement, à part les quelques electious res- - tant À faire.Voilà la situation aussi exacte que possible.- ,Ç ; Le procédé par lequel le Courrier arrive à manufacturer avec cela une majorité de 30 est tout simplement absurde.ll consiste a classifier tous les conservateurs nationaux, du premier au deruier, parmi les partisans du ministère.Trois voix de majorité seulement ! O'était là ce qu\u2019il accordait au gouvernement.Æt il donnait à M.Blake jusqu\u2019à 19 voix de majorité dans la province de Québec ! ! ! ! oo .Etait-il possible de mentir plus effrontément.A cette impudente nous répondions, dans du Canada du 12 mars : En premier lieu nous ne nous enten dous pas parfaitemeut avec l'Elecseur pour les autres provinces.Aiusi nous réclamons 14 de majorité dans Outario, y incius Algoma (maintenant, c\u2019est 16, prétention, le Courrier JOURNAL de majorité dans la Nouvellr-Ecosse et 4 dans le Nouveau-Brunewick, ce qui nous fait une majorité nelte de 5 ans les provinces maritimes; enfin nous avons jusqu'ici 4 dans la Colombie.Le tout ensemble nous donue, cn dehors de Quebec, 26 voix de majorite, au lieu de 22 que nous concède l\u2019Electeur.Arrivous à Québre.1>Klecteur a l\u2019audace d\u2019y réclamer 10 vuix de majorite solide pour M.Blake, et peut-être 18.C'est de la folie.Puis nous passions en revue toute la députation de Québec.Nous arri- Tions à 82 députés conservateurs.Et nous ajoutions : Gaspé fera 33, n\u2019en déplaise à 1'Elec teur,, el 33 c'est 1 voix de majorité pour nous dans la province de Québec.Comme on le voit nous ne réclamons ni M.Cimon, ni MM.Amyot, Bergeron, Gigault, Godbout, Duchesnay, Couture, dont bien des votes seront pourtant donnes en faveur du gouvernement.Nous ne craiguous pas d'affirmer que le gouvernement aura une majorité or- divaire de 4 dans la proviuvce de Québec.Vingl-six et quatre, cela {ail TRENTE.Ti y aencore 7 elections à faire, et toutes les apparences sont que nous les gaguerons.La mojorité du ministère sera do «de 30 à 40 voix.Voilà qui est clair et net.Nous donnons les noms et les chiffres, et nous Savons Ce que nous disons lorsque nous offrous ces renseignements à nos lecteurs, Mairtenant que l\u2019Elecieur calcule tant qu'il voudra.C\u2019est as:ez épiloguer sur un résultat que la session prochaine manifestera d\u2019une fucon sans réplique.Eh bien ! la session est arrivée.Le premier vote de parti a été pris.Et le résultat nous donne raison sur toute la ligne.Nous réclamions au moins une voix de mujorité pour le cabinet dans la province de Québec.Le gouvernement a cette voix.Nous fixions la majorité ministérielle de 30 à 40.Elle a été pour la première fois, et sur un vote difficile, de 82 -oix.Co Qui a dit la vérité ?Qui avait les mvilleurs renseignements ?L'Erecteur ou le COURRIER DU OANADA ?Dorénavant lorsque nous dirons que l\u2019Ælecteur trompe son public, une preuve écrasante s\u2019élàvera contre cette feuille sans vergogue.LA QUESTION DESAULNIERS Le Conseil Législatif a réglé.hier le litige soulevé par la nomination illégale de M.Alexis Desaulniers, le traître battu de Maskinongé.Il a affirmé son droit de nomination et de contrôle sur ses employés.On a prouvé que, depuis 1867, le Conseil a toujours été dispensateur des emplois qui relèvent de cette chambre.C'est le Conseil, ou le Président autorisé par le Conseil, qui nomme ses employés.C'est lui qui les paie sar ses contingents.C\u2019est lui seul qui peut les destituer.D'après ces principes, M.France Desaulniers, est douc légalement assistant greffier \u2018du Conseil Législatif.Et M.Alexis reste sans place et sans mandat, sans siège et sans bureau.2.Les amis de M.L.H.Fréchette, l'auteur des Fleurs Boréales, lui ont donné un banquet, hier soir à Nicolet.M.Fréchette part pour l\u2019Europe, où il va surveiller l'impression d\u2019un volume de vers intitulé : Epopés naltonales.s DES CAMPAGNES par suite du décompte dans Haldimand) SEN LL ae ; \u201c + * \u20ac KOHOS PARLEMENTAIRES La motion de M.Desjardins avait pour bat de fuire toucher du doigt les contradictions du parti libéral.M.Mercier disait autrefois que le Conseil Légi-latif était l'ennemi.Il fallait tout sacrifier pour obtenir l'abolition da Consvil Législatif.Et maintenant, pour obéir à des exigences politiques, on abandonne ce qu'on disuit être une nécessité impérieuse.Notre compte-rendu parlementaire de samedi ne renduit pas justice au discours de l\u2019honorable M.Taillon, chef de l'opposition.D'après ce résamé des débats, M Taillon aurait laissé entendre qu'il savait que Mgr des Trois-Rivières avait complètement changé ses vues sur la question des asiles.Or le chef de l'opposition n\u2019a rien dit de tel, et notre compte-rendu n'a pas, sur co point, rendu fidèlement ses paroles.M.Au cours de la discussion \u2018Gagnon a encore une fuis fait parad - de ses idées et de ses prédilections libérales.10° Il est évident qu\u2019il y a deux courants contraires dans le gouvernement.Et ces deux courants se heurtent souvent.M.Taillon a fait un éloquent discours en réponse au secrétaire- provincial.Il a dénoncé les misérables expédients da parti libéral et de ses chefs, qui ont fait des plaiitudes pour les conservateurs nationaux.| Ainsi M.B-llerose était pour Je Conseil Législatif.Eh bien ! quand M.Bellerose était présent aux assemblées publiques, on n\u2019osait pas attaquer le Conseil Législatif.Mais lorsque M.Bellerose n'y était pas, oh! alors on se donnait carriére contre la chambre hante.L'honorable chef de l'opposition a parlé avec une force, une énergie, une éloquence, qui lui ont valu les applandissements enthousiastes de la députation conservatrice.M.Bazinet, de Joliette, a interrompu M.Taillon pour s\u2019écrier : J'ai êté élu dans le comté que j'ai l'honneur de représenter.Cette vérité éblouissante d\u2019évidence a remporté un succès de fou-rire dans les rangs de l'opposition.M.Taillon a en.un mouvement | f entrainaut, quand il a crié au gou- veraement : Vous vous vantez de vos victoires, vous vous réjouissez d'être entrés dans la place, mais vos victoires ont été bien peu glorieuses, puisque vous \u2018n'êtes entré dans la place qu\u2019en abandonnant votre drapeau.M.Turcotte, ministre, sans portefeuille, a prétendu répondre à.M.| Taillon.Hélas;! il a failli perdre- les votes-de deux:députés de la gauche, MM.Beauchamp et Lapointe, qui ne croyaient pas devoir voter en faveur de la motion Desjardinsléncore trois phrases de M.Turcotte et le gouvernement n'avait que six voix de majorité.M.Tarcotte devrait bien parler p-us souvent.| , M.Beauchamps très bien expliqué son vote; Je n\u2019ai pas constaté, a-t-il dit, que dans les élections, il ait été : question de l\u2019abolition du Conseil Législatif.Par conséquent je ne puis accuser les ministres d\u2019avoir escamoté le pouvoir sous de faux prétextes, au moins sur ce point particulier, SINISTRE MARITIME Amhersburgh, Ontario, 3.\u2014On croit ici que la goëlette Louis 0'Neil, chargée : de charbon, a sombré daus le lac Erié, et que tout son équipage, composé de * huit personnes, ait peri dans les flots, Elle partit de Buffalo mercredi dervier, Elle élait à la remorque du vapeur Swam, \u201d ainsi que les goêlettes BH.W, Sage, Thomas W.Parker, Riverside et D.S.Austin.Elle éprouvèrent beaucoup de difficultés à passer à travers les glaces, et jeudi xoir, alors qu'elles étaient au large du Port Stanley, elles furent assaillies par une furieuse tempête, Le vent etait accompagné d'orages de pluie et de grêle, le veut souillait avec tant de violeuce que pendant plusieurs heures les gosleties ne purent avancer, Au moment où la tempête sévissait avec le plus de furie, le câble de la remorque se brisa, les deux goelettes ** Parker\u201d et \u201cSO Nsil\u201d vinrent su frapper l\u2019une contre l'autre avec violence.L'*O'Neil \u201d fut démâtée.Le capt.du \u201c Parker \u201d dit avoir : entendu pousser des cris de terreur par les matelots de 1 \u201c O'Neil,\u201d et celle.ci disparut subitement dans les ténèbres.Il pense qu'elle a sombré.Si tel est le cas, pas un matslot de son équipage n\u2019a pu se sauver, Au matin 1 \u201c O'Neil \u201d n\u2019était plus en vue et malgré toutes les recherches du reuorqueur, il à été impossible d'en retrouver la moindre tra- ; ce.Lu tempête avait sévi toute la nuit.Le tenant pour perdue, le** Swam \u201d prit à sa remorque le ** Parker \u201d et le \u201c sage,\u201d et arriva ici hier matin, \u201cmeme Chambre des Communes Oltawa, 3 mai 1887.La correspondance relätive aux pêche- : ries a élé soumise anjourd\u2019hui à la chambre par I'hon M.Foster.Elle forme ur volume de 260 pages.Cette cor- respond-nce renferme la proposition de M.Bayard au mois de\u2018\u2018novembre der- | vier aux nom des Etats-Unis pour le rè- | glement des difficultés.La plus graude partie de la séance de l\u2019apréès-mMud1 à eté \u201consacrée à la discus- ; 8100 eu comile général de la mesuresur .: * Bautf National Park\u201d On a fait rapport que le suir.Alors on à continué la 1a discussion sur la politique générale commence veudredi dernier.Il s'agis- : salt de la Mesure relative Ala représentation du Nord Ouestdans le Sénat.i Il s'est elevé une discussion sur la conduite géveral des partis aux derni-.| ères élections.j M Jones (Halifax) a fait\u2018une sortie vio- - { lente contre la conduite de ses adversai- 1 res à Halifax.Lo M.Kenny a répliqué et a montrd les : efforts de M.Joues et de ses amis pour convaincre le public que le gouverne- went allait bieotôt disps raître.Il a fait allusion aux visites que MJones a faites - aux employés du gouvernement à Hali- ; .ax.| M.Jones a insinué qu\u2019on avait eu recours à l\u2019intimidation à Halifax et.à Pictou pour remporter la victoire.M.TuPrer (Pictou) reproche à M.Jones d\u2019être ou faveur du rappel dans la Nou- ; velle-Ecosse et en faveur de l'Uuion en cette Chambre.M.Jones prend encore la parole et dit | que la proviuce de la Nouvelle - Ecosse ; est encore en faveur du rappel et qu'il n\u2019a aucune envie do dégager sa respon- sabililé sous ce rapport.M.Mis (Bothwell) donne avis de ; motion qu\u2019il proposera vendredi pro- i chain une résolution pour \u2018changer la | représeutation du Séuat.â près quelgues remarques de M.Welsh, \u2018 M.Davinpropose l'ajournemeñt du débat, et pendant toute celte discussion, il n\u2019a pas été question ni du Senat ui du Nord- .: uest.Inondation \u2018 a La voie du Québec Central est inondée { à la Beauce et les convois ne circulent \u2018 W\u2019entre Lévis et la Jonction Scott vid ; zhaudière.: | : an CRT Tes tien = ee = Législature Provinciale Séance du 3 mai.La chambre s'étant formé en comité des subsides, M.DESJARDINs se lève et rappelle que le parti actuellement au pouvoir n\u2019a pas tenu sa parole au sujet du Conseil Législatif.Dès 1880, l\u2019hon.M.Joly pro- sait une adresse dont le but était de pourvoir à son abolition.Il rappelle que quelques parties du discours que pro- ponga alorsle chef du parti libéral.Ii rappelle la lettre du Sénateur Thidaudeau dans laquelle il était dit que \u201ccette abolition était désirable.\u201d Le sénateur disait aussi que si le Conseil n\u2019était pas aboli, le parti libéral perdrait toujours le pouvoir.Donc, dans l'intérêt du pays et du parti libéral, il fallait l\u2019abolition.On regarda même la coalition comme un moyen de faire disparaître ie Conseil.Il traite d\u2019inconstitutionnel le raisonnement du premier- ministre qui veut renier aprés les élections le programme qui lui a servi à les faire.Il cite des précédents canadiens et anglais.Il rappelle que Sir Geo.E, Cartier fut plus tenace à vouloir deux chambres pour la province de Québec.Il est pour cela lui-même.Il conclut en proposant, secondé par M.Casgrain : \u201c Que cette Chambre est prête à voter les subsides à Sa Majesté, mais ello désire constater que le narti libéral s\u2019est foujours déclaré contre le maintien du Conseil législati£ ; .\u201c Que le cabinet actuel gui représente ce parti répudie maintenant cet article de son programme ; \u201c Qu'une semblable répudiation de principes sur un sujet aussi important, dans le but de se maintenir au\u2019 pouvoir, est contraire aux saines traditions de parti et à l\u2019esprit de la constitution.\u201d L\u2019hon.M.Msncrsr commente en détail les résolutions.Il dit qu\u2019il a demandé l\u2019abolition quand il croyait que c\u2019était la volouté du peuple.Aujourd\u2019hui, il est convaincu du coutraire.L\u2019hon.M.BLANCHET.\u2014Il rappelle les contradictions fl igrautes du parti ministériel au sujet du Conseil.Ii cite l\u2019opinion de l\u2019honorabie M.Cauchon et explique les diverses raisons d'être d\u2019un Conseil legislatif.M.Lencanc.La tradition du parti liberal à toujours été de combattre-le Conseil Législatif comme une branche inutile de notre l-gislature, LI cite à ce sujet une proposition de MM.Marchand et D A.Ross demandant l\u2019abotition du Conseil Législatif faite à cetts chambre en':1830.U.1 an plu.tard, M.Mercier, chef du gouvernement actuel, s-coudé par M.Joly, fait une motion dans le mame sens.Ou en faisait une question de principe.L'honorable M.GaGNon dit qu\u2019il est faux que le programme libéral des dernières élections coutieane l'abolition du Conseil.D'ailleurs, ce n\u2019est plus le parti libéral, mais le parti national qui existe aujourd'hui.of.TaicLoN.Le parti libéral dit que ehéque de banque accfté.payable à l\u2019ordre de Pre LL ponnemen NE RAT RE.i honorable Ministre des Travaux Publics, égale à ; : : \u201c cing pour cent du montant de la soumission, laquelle Strictement payable d'avance.sera cancellée si ke soumissionnaire refuse de passer Imprimé et publié par e contrat quand il en sera requis, ou s\u2019il manque : de terminer Tousraze conformément au Sonat.Si Léger Brousseau, : la soumission n\u2019est pas acceptée, le chèque sera * retourné.\u2019 EDITEUR-PROPRIETAIRE Le Département ne s'engage pas A accepter la Rue Buade, No 9.Québec plus basse ou aucune des sous op .Imprimé et publié par .?a A.GORE.| .Léger Brousseau, - ; Département des Travaux Publics, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIBE \u2018 Ottawa, 25 avril 1887.Québec, 4 mai 1887\u20143£ No 9.vue Buade, Québo 582 "]
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