Journal des campagnes, 25 avril 1889, jeudi 25 avril 1889
[" Se A ORR AN ris Re BY 9 = 5) 3 .a qu ré = RES Rr NS ee PRET JO oR NAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et contenant tent les nouvelles de la semaine.Prix de l'abonnement :\u2014UNE PIASTR r POUR LA vBANCE : 10 FRANOS - Strictement payable d'avance.Imprimé et publié par LEGER BROUSS EAU, ÉDITRUR-PROPRIÉTAIRE No 9, Rue Buade, H.V., Québec.ERT MS TUN ITT eT ea L\u2019ordre du Saint-Sepulcre On nous transmet de Jérusalem ce décret de 8.8.Léon XIII, dit l\u2019 Uni vers : LEON XIII Pour la mémoire fature de la chose.Notre vénérable frère Vincent, patriarche latin.de Jérusalem, Nous à exposé que son prédécesseur avait depuis plusieurs années, par l'autorité et consentement du Pape Pie IX, d\u2019heureuse mémoire, conféré à des femmes distinguées par leur piété, leur libéralité et leur amour pour la religion catholique, la dignité et les insignes de l\u2019ordre équestre du Saint Sépulcre, jusqu\u2019à la réservé aux hommes.Cette innovation ayant produit des fruits abondants de vertus, le même vénérable frère Nous supplie de ratifier et confirmer de Notre autorité cette collation des insignes du Saint Sépulcre au sexe féminin, déjà pratiqué sous les yeux et l'approbation de Notre Prédécesseur.C\u2019est pourduoi, voulant accueillir ces prières avec bienveillance et donner un témoignage de Notre sympathie à tous ceux pour qui sont écrites, Nous les absolvons, dans ce ut seulement, de toute excommunication, interdit et autre sentence ecclésiastique, \u2018censure et peines qu'ils pourraient dvoir encourues de quelque manière et pour quelque Talson que ce soit ; et les regardant comme absous par Notre autorité apostolique, en vertu des présentes, Nous accordons à perpétuité aux = Sp To ee Zon 5 ons Rr ate.S : i Lo OHIVION if ig er An 7 \u2014\u2014\u2014 rie agricole doit toujours être la femmes bien méritantes de 1a religion la faculté de recevoir les insignes de l'ordre du Saint-Sépulere.Nous ordonnons que les femmes décorées de Ce tître honorifique s'appellent Dames du Saint-Sépulcre, et que pour l\u2019élection de ces Dames dans ls trois Classes de cet ordre on observe les lois \u2018et statuts contenus dans les lettres apostoliques en forme de bref du 24 janvier 1868.Nous voulons néanmoins que les Dames du St.-Sépulcre, à quelque classe qu\u2019elles appartiennent, ne puissent porter la décoration autrement que sur le côté gauche de lafpoitrine.Voilà ce que Nous voulons et décrétons, nonobstant toutes constitutions et ordonnances aposto- -liques, et autant que de besoin Notre règle et celle de la chancellerie apostolique de Jure quæsito, non tollendo, non plus que les statuts et coutumes de l\u2019ordre lui-même et quelque autre chose que ce soit, quand même tout cela serait appuyé par serment, confirmation apostolique ou toute autre chose qui pvisse lui donner quelque valeur.Donné à Rome, à Saint-Pierre, sous l\u2019anneau du Pêcheur, le 8 août 1888, l'an 11e de Notre Pontificat.M.l'abbé Codère, secrétaire de Mgr le patriarche de Jérusalem, nous écrit à propos de ce décret : Le décret qu\u2019on vient de lire, prouve une fois de plus que l\u2019ordre du Saint-Sépulcre est vraiment un ordre pontifical, aussi bien que ceux de saint Sylvestre et de Saint Grégoire ; que si l'administration des candidats et la signature des diplômes sont confiées au Patriarche de Jérusalem, c\u2019est surtout pour conserver à cet ordre le cachet qui lui est propre.Sans parler des autres raisons d'ordre secondaire, il n'y a pas ds doute que le Souverain Pontife en accordant ce privilège au patriarche de Jérusalem, ne lui donne un témoignage non équivoque de sa singulière confiance, mais outre que ce prélat s\u2019en est toujours montré digne, l\u2019administration de l\u2019ordre ne peut péricliter entre ses mains, parce que le Saint Siège en conserve la haute direction.Il on a lui-même tracé les règles, et deux fois par an il en sanctionne la bonne application.Quant à la signature des diplomes 89 par le patriarche de Jérusalem, elle peut paraitre au premier abord faire de l\u2019ordre du Saint-Sépulere un ordre patriarcal ; mais ceux qui possèdent pareil diplôme peuvent voir que cette signature n\u2019est donnée que par délégation et au nom du Pape régnant.Qui d\u2019ailleurs ignore que le Souve- rain-Pontife ne signe aucun diplôme?Comme celui du Saint-Sépulcre est signé par le patriarche, celui de St- Sylvestre et de St-Grégoire, etc, est signé par le cardinal secrétaire des brefs.On sait que le patriarche appartient à la famille pontificale au même titre que le cardinal.Nulle dif- iérence donc entre ces divers ordres, si ce n'est que les uns partent de Rome et l\u2019autre de Palestine.A.CoDERE, \u2018chanoine secrétaire.ye =o all UN HOMME ?Depuis l\u2019accident de M.Grévy, les républicains parlementaires cherchent un homme.M.Carnot n\u2019est qu\u2019un président.Le malheureux qui sombre s\u2019accrochant à n'importe quoi, on les a vus s\u2019accrocher au pompeux M.Floquet.Ca été, pour tout le parti, une marche ¢n avant dans l'impuissance et le grotesque, Un nouveau cabinet s\u2019est formé, et l'on a cru y fourrer un hommé.non pas en lui donnant pour chef M.Tirard, mais en y appelent, comme ministre de l'intérieur, M.Constans.Hélas ! un chèque de 10,000 fr.,recu bien vite et rendu bien tard, a mis ce ministre à poigne en une \u201c posture \u201d trop difficile pour qu'il puisse beaucoup servir.Où donc trouver l\u2019homme ?Le voilà ! C\u2019est M.Antoine.Il est manifeste, en effet, que radicaux et opportunistes, c\u2019est-à-dire tous les tenants du régime actuel, comptent sur M.Antoine pour les sauver.Ils lui font des ovations, Ini prétent des mots et lui donnent des banquets où il prononce, au bruit des applaudissements, les discours dont on Pa muni Il y parle en mandataire de l'Alsace et de la Lorraine et nous dit que celles-ci commencent à redouler qu'on ne les oublie.M.Antoine n'a pas reçu ce mandat et n\u2019a pas le ra dd Nat ES AN TRE AE 2 vias a pe A ASAP Ey SA) .TA = 4 % = AA DÉS DE Nog \u2014 TRL stef RE TN dase de wi richesse des nations, Jeudi 25.Avril 15 droit de nous manifester de telles craintes.Mais qu'a donc fait M.Antoine pour que la république parlementaire lui donne un semblable rôle et pour qu\u2019il se juge, lui, de taille à le remplir ?Il a fait son devoir comme Français peudant la dernière guerre, et ensuite comme député de Metz à Berlin.Parce qu\u2019on le gonfle outre mesure, nous n\u2019irons pas le diminuer; mais nous devons dire que rien dans .s0n passé ne l\u2019a mis hors rang.Avant l\u2019invasion allemande il était vétérinaire, et il l\u2019est redevenu après.Le soldat avait fait convenablement son service ; le vétérinaire a pratiqué honnêtement sa profession ; et si l\u2019on savait à Metz qu'il était, comme tout vrai Messin, du parti français, ou ne le mettait pas au premier rang de ceux qui, par leur mérite, leur situation, leurs principes, pouvaient représenter le mieux à Berlin la patrie.Aussi ne figura-t-il pas tout de suite parmi les élus de la Lorraine, et plus tard il eut quelque peine à se faire accepter.On lui reprochait, non sans raison, de trop mêler l\u2019idée révolutionnaire à l\u2019idée francaise.C\u2019est par là, uniquement par là, qu\u2019ensuite il se distingua des autres députés alsaciens-lorrains, dits de la protestation.Ce n'est pas, en effet, l\u2019élu de Metz quia été mis dans l\u2019impossibilité de remplir son mandat : c\u2019est le révolutionnaire.S'il est juste de voir un Fatriote dans M.Anfoine, bien qu'il appartienne essentiellement à la Révolution, c\u2019est une faute, une indignité d'oublier que, depuis dix-huit ans, 1'Alsace-Lor- raine est représentée par des hommes qui sur le terrain du patriotisme le valent tout au moins, et qui sur d'autres lui sont supérieurs.Du reste, c\u2019est bien le révolutionnaire que l\u2019on encense aujourd\u2019hui, Républicains, radicaux et républicains opportunistes, voyant que le pays les méprise de plus en plus, espérant que ce nouveau venu, mis en avant par un coup de théâtre, pourra tout de suite gêner les progrès du boulangisme, puis leur ramener l'opinion.Si les seuls intérêts do la république parlementaire et de la politique césarienne étaient en cause 2 \u2014\" dans cette lutte, nous pourrions y assister avec une certaine indifférence.Mais tel n\u2019est pas le cas.Cette nouvelle manœuvre des républicains est une odieuse exploitation du patriotisme et pourrait devenir un danger pour le pays.M.Antoine étant sans valeur personnelle et sans titres particuliers, on ne peut lui attribuer qu\u2019un mérite: celui d\u2019être plus que tout autre l'homme de la revanche, l'homme de la guerre.Voilà bien, en effet, le caractère des hommages qu\u2019on lui rend.Et c\u2019est la presse ministérielle, c\u2019est le parti du gouvernement qui, pour garder le pouvoir et ses profits, poussent dans une telle voie! Qu\u2019il est donc urgent d\u2019en finir avec ces gens-là.EUGÈNE VEUILLOT.oma a eee \u2014\u20142e-e\u2014\u2014>- Ep\" M.ANTOINE.On trouvera plus loin le discours prononcé, hier soir, au Grand-Hôtel, par M.Antoine.C\u2019est une petite harangue patriotique et républicaine, sans grande portée, qui n\u2019améliorera certainement pas notre situation intérieure et n\u2019aggravera probablement pas notre situation extérieure.Seulement, pour que cette manifestation reste inoffensive à ce dernier point de vue, il serait sage de ne pas la recommencer trop souvent.Est-il vrai que, dans l\u2019après-midi, le gouvernement avait fait demander à l\u2019ancien représentant de Metz au Reichstag, d'être fort réservé?Si oui, le gouvernement n\u2019a peut-être pas précisément obtenu de M.Antoine ce qu\u2019il désirait en obtenir.L'ex-député d\u2019Alsace-Lorraine a montré une certaine réserve, sans doute, mais c\u2019est vis-a-vis du boulangisme.Ce n\u2019est évidemment point a cette réserve-la qu\u2019avait pensé le gouvernement.Tl est toutefois manifeste que M.Antoine condamne le boulangisme.\u201c Restez en possession de vous-mêmes ! \u201d dit-il, et, un peu plus loin, il ajoute que le drapeau de la réconciliation national doit être tenu \u201c par tout un peuple \u201d C\u2019est évidemment une allusion contre *\u2018 l\u2019homme \u201d qui prétend réunir l'unanimité des Français eur le terrain, encore inconnu d'ailleurs, de la République ouverte,de cette République nouvelle, acceptable, qui sera respectueuse des droits comme des croyances de tous.L'aspirant-dictateur est donc visé ; mais M.Antoine procède avec bien des formes, et M.Lissagaray, de la Bataille, qui ornait la réunion de sa présence, devait s'attendre mieux, Il est positif que son journal -secoue M.Boulanger d\u2019une autre manière.Ce n'est pas lui qui use de ménagements, et se montre réservé !.Quoiqu\u2019il en soit, il est de plus en plus certain que M.Antoine, qu\u2019il y mette ou nom des formes d\u2019abord, est venu de Lorraine pour combattre le boulangisme, et qu\u2019il le combattra.Ses déclarations au Soleil, au XIXe Siecle,\u201d au Figaro ne laissent aucun doute là-dessus.Lutter contre l\u2019as\u2014 pirant-César et prêcher la concentration républicaine, voilà sa double mission.Il le prend au sérieux, il a tort.Rien jusqu'ici n\u2019a pu empêcher le boulangisme de grandir ; rien jusqu'ici n\u2019a pu faire de la concentration républicaine une réalité.L'\u2019as- pirant-Cromwall monte et nos mai- tres actuels descendent.Cela va continuer ainsi, M.Antoine ne changera nullement la: marche des choses.Même avec beaucoup de prestige et une importance de premier ordre, il n\u2019y parviendrait sans doute pas.Or, bien que son nom soit sympathique à tons ceux des Français qui le connaissent, M.Antoine n\u2019a pas tant de prestige ni d'importance.Les journaux, ce matin, ne s\u2019occupent guère encore de la petite + .[OO : JOURNAL DES CAMPAGNES _ CNE IR x harangue du Grand-Hôtel.Il y aura peut-être lieu, si demain ils en parlent davantage, de dire quelques mots de leurs appréciations.PIERRE VEUILLOT.CONFERENCE \"DE NOTRE-DAME DE PARIS TROISIEME CONFERENCE Le P.Monsabré a consacré sa troisième conférence à terminer son exposé sur le dogme de l'Enfer.Après avoir traité de l\u2019éternité des peines, il s\u2019occnape de la nature de ces peines.Il nous a promis, dès le début de ce sujet, de nous dépeindre un enfer raisonnable, et il a pu s\u2019écrier en terminant qu'il avait tenu Sa parole.Laissant de côté toutes les \u2018descriptions qu\u2019on trouve dans les vieux sermons et dans les morceaux choisis de littérature que nous avons appris au collège et où l'imagination évoque des tableaux plus on moins fantaisistes et chimériques, il déduit la nature des peines de l'enfer de la fatalité logique du péché, et il arrive à la plus redoutable des conclusions, qui établit d\u2019une façon certaine pour tout penseur sérieux : le dam, peine radicale sur laquelle se greffent toutes les autres, la douleur, le désespoir et le remords souverains.La vie jhumaine est remplie de douleurs, dont les plus grandes n'ont pas le triste honneur d\u2019être une lointaine image de la douleur du réprouvé.Au lieu de se reposer dans l\u2019harmonieuse plénitude de son être : la perfection, la malédiction qui répond au dernier cri d\u2019impénitence du pécheur I'étreint et le précipite dans les abimes éternels, loin de la lumière, loin de l\u2019amour infini qui doit remplir nos cœurs, loin de la patrie où doit se reposer à jamais l'humanité régénérée, loin de l'époux divin des âmes qui veut consommer les largesses de sa grâce par l\u2019éternel embrassement de sa gloire.Il s\u2019en va loin dusouverain bien, le cœur rempli de désirs inassouvis et d\u2019inénarrables tristesses.La foi qu'il emporte avec lui aux- rivages de la douleur, la foi qu\u2019il ne peut plus étouffer dans le tourbillon de ses plaisirs ou le sommeil de ses nuits criminelles, fait éclore au fond de son être bouleversé les plus déchirantes contradictions.Dieu,faisant acte de souveraine justice et d'équitable vengeauce, le chasse sans pitié et lui ferme les portes de son être et de ses adorables perfections, il n\u2019y peut plus entrer.Il est maudit, il est damné.La privation de Dieu est une peine aussi grande que Dieu lui- même est grand.En perdant Dieu, le pécheur perd tous les biens dont il est la source ; par conséquent aucun des sens, aucune des passions dont les jouissances lui ont fait oublier l'unique bien qu\u2019il devait aimer ne peuvent point le satisfaire.La n'est pas toute la peine du damné.A la négation du souverain bien, l\u2019homme pécheur ajoute une injuste préférence pour les créatures, auxquelles il demande de coupables jouissances.Dieu doit avoir ses reprises par des peines positives contre ce vol outrageant, afin qu\u2019il ne soit pas dit que le pécheur garde éternellement le bénéfice des plaisirs qu\u2019il s\u2019est illégitimement procurés.Le feu deviendra le principal ministre de la vengeance des créatures innocentes, que l\u2019homme a détournées du but pour lequel Dieu les avait faites, et qu\u2019il a exposées aux mépris de sa majesté outragée et aux coups de sa justice.C'est la justice sommaire des créatures panissant les criminelles préférences du pécheur ; sans le feu, lv châtiment ne serait pas complet.- En ohéissant aux créatures, l\u2019homme prévaricateur se révolte contre le maître absolu de son sort ; il meé- prise la plus haute et le plus sainte de toutes les autorités, pour conquérir son indépendance.Malgré cette rébellion, Dieu reste son maître.Pour punir cet être révolté et réprimer l\u2019orgueilleux soulèvement-de sa volonté, il lai envoie un tyran impitoyable : c\u2019est le démon ; le jour de la malédiction divine est le jour de Satan.À toutes ces peines s'ajoutent l'isolement, la douleur sans le miséricordieux partage de l'affection, la solitude.le désespoir et le remords, avec la notion parfaite que la perte de tout bien est éternelle et volontaire.L'éternité malheureuse s'ouvre devant le pécheur, il voit l'interminable route que doit parcourir sa vie désolée, il n'a besoin de faire aucun calcul pour mesurer l\u2019infinie perspective qui se déroule à ses yeux.La doulevr transperce son cœur et lui fait une blessure incurable dont les élancements retentissent dans toutes les plaies de sa nature tourmentée et empêchent qu\u2019elles ne se cicatrisent: c\u2019est la blessure du désespoir.Derniére convulsion d'une âme qui appelle le bonheur et à qui rien répond, pas même ses propres illusions, le désespoir pèse d\u2019un poids horrible sur une vie humaine ; il engendre un inexprimable dégoût, qui donne aux plus laches l'atroce courage d'en finir avec l'existence, pour se soustraire aux infortunes qu\u2019ils n\u2019ont pas la vaillance de supporter.Et après le désespoir, c\u2019est le remords.Au fond de la conscience du réprouvé, il pousse de cris terribles pour l\u2019empécher d\u2019oublier ou de faire oublier la cause de son malheur ; il l\u2019abreuve d'ihdignation et de mépris, sans lui laisser le droit de se plaindre, et renouvelle sans cesse les tortures de ses fautes et de ses crimes.Le remords lui retrace le chemin qu\u2019il a suivi pas à pas vers la pérdition, lui montrant toutes les turpitudes de son existence.Il était libre pourtant.S'il n\u2019a pas su résister à la fougue deses passions, ni aux convoitises de la chair, ni aux séductions et aux scandales du monde à qui doit il s\u2019en prendre, si ce n\u2019est à lui même ?La liberté sainte que Dieu lui avait laissée, il en a profité pour la mettre au service deses passions, tandis que les saints jouissent de la récompense promise aux mérites de leurs vertus, Ils chantent le triompe de la liberté dont ils se sont servis pour la gloire de Dieu et l\u2019écho mourant de leur cantique descend jusqu'aux portes de l\u2019enfer, pour rappeler à ceux qui l\u2019habitent que le malheur éternel est à qui l\u2019a voulu.Ce qui augmente encore le remords du pécheur, c\u2019est le souvenir des bienfaits de Dieu et de ses propres ingratitudes ; c\u2019est le souvenir de la bonté, de la miséricorde, de l'amour de Dieu et de son propre mépris pour toutes les grâces qui lui a offertes et qu\u2019il a repoussées.Aussi constant dans son amour que le pécheur dans son impénitence Dieu n\u2019a pas cessé un seul instant de pleurer et de gémir sur le sort malheureux de sa créature égarée ; rien ne l'a arrêtée dans sa chute ; aujourd\u2019hui Dieu ne pleure plus, l\u2019enfer retentit des cris de sa colère.Ah! c\u2019est en vain que le damné veut s'échapper, en vain qu\u2019il demande d'être mis à couvert des regards de celui qui siège sur le trône, d'être dérobé aux fureurs de l\u2019agneau.Il faut qu\u2019il l\u2019entende, et que sa plainte éternel soit pour lui l'inépuisable source du plus cruel des remords.Co Enfin le malheur du pécheur est consommé ;ille comprend, et son y |tomber dans l'abîme de » emma ee sr \u2014\u2014.} cœur est rempli d\u2019une inexprimable colère.Il grince des dents et sèche d'épouvante sur les ruines de seg désixs frsppés à mort.Personne ne Peut venir à son aide ; entre les damnés et les élus un abîme homens est à jamais ouvert, et si len aflermi qu\u2019il ne peut être comblé ni franchi.P a Voilà l\u2019enfer ! \"pas de tableaux pour en déterminer les peines, et none devons avouer, après avoir entenda le P.Monsabré, que la raison est Plus cruelle et plus impitoyable que l'imagination pour tracer les souffrances des damnés dans la cité dolente.\u2018 .La tradition raconte que la sœur de saint Thomas d\u2019Aquin,lui demandant ce qu'il fallait faire pour gagner le ciel, reçut: cette réponse : \u2018 Le vouloir ! \u201d c\u2019est la même pensée que celle de St Augustin : \u201c Dieu qui t'a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi, \u201d À qui demanderait : ** Que faut il faire pour mériter l'enfer ?\u201d nous pouvons répondre : \u2018* Le vouloir ! \u201d, avec saint Thomas, et ajouter avec saint Augustin : \u201c Dieu qui t'a créé sans toi, ne te damnera pas sans toi.\u201d Tout dépend, comme le démontre avec éloquence le P.Monsabré, de notre liberté pour monter au séjour de l\u2019éternelle joie ou pour l\u2019éternelle douleur.\u2018 Quant aux peines de l'enfer, il est évident qu\u2019elles se font diversement sentir, selon la natura des responsa- \u2018bilités.Tous les hommes n\u2019ont pas la même perception ni k même connaissance du souverain bien ; tous n\u2019ont pas le même secours pour l\u2019atteindre, tous n\u2019apportent pas la même dose de lâcheté et de mauvais vouloir dans l\u2019abus qu\u2019ils font des dons de Dieu ; mais quoi qu'il en soit des accidents qui peuvent varier les peines du réprouvé, l\u2019oracle de l'Ecriture demeure toujours vrai : \u201c Il est horrible pour le pécheur de tomber, après sa mort, entre les mains du Dieu vivant.\u201d À notre époque de négation, de doute, de nuance, d\u2019à peu près, de peut être, il était utile de donner dans Ja chuire de Notre Dame un enseignement précis, formel et affirmatif sur nos fins derniéres.C'est ce que fait le P.Monsabré, en s'appuyant sur la Cité de Dieu de saint Augustin et sur la Somme théologique de saint Thomas.En ce qui concerne l\u2019éternité des peines, tous les Pères de l\u2019Eglise regardent ce point de doctrine comme tellement certain et tellement important qu\u2019ils déclarent que le nier ou en douter est une dangereuse inspiration du démon.Quant à la doctrine des peines de l'enfer, si quelques doec- teurs n\u2019admettent en elles qu\u2019une douleur de l'âme et d\u2019autres que des souffrances corporelles, le plus grand nombre soutiennent qu\u2019il s\u2019agit, dans l\u2019Ecriture, de douleurs qui atteignent la substance de l\u2019homme.Selon eux, le feu se rapporte à la peine du corps, et le ver rongeur qui ne meurt pas à la peine de l\u2019âme.Ils montrent du reste qu\u2019on ne peut nier la possibilité même d'un feu même matériel sur les âmes.Le savant dominicain n\u2019a rieu oublié de ce qu\u2019il est nécessaire de savoir sur le dogme de l\u2019enfer.Mais comme l\u2019Ecriture \u2018n\u2019a\u2019point désigné le lieu où se trouve l'enfer.le P.Monsabré a laissé de \"| côté cette question oiseuse pour insister sur celle dont nous devons connaître la solution position positive, afin de vivre \u2018de manière à ne pas être au nombretde ceux auxquels le Juge des vivants et des morts adressera cette foudroyante parole : Allez, maudits, au feu éternel.L.-D.pE CoNDE.\u2014\u2014 {ie + > - prom LE SEPULCRE PARTICULIER ET ta chapelle de M.de Champlain Mon intention en abordant ce sujet, n\u2019est pas de rouvrir une discussion épuisée depuis longtemps déjà, et que personne n'aurait dû ressusciter,à moins d\u2019être armé de documents nouveaux.\u2014 La raison qui m\u2019a engagé à la ramener sur le tapis est très naturelle.Ayant été attaqué un peu lestement dans une conférence publique, par un professeur bien connu d\u2019une iustitution de cette ville, je n'avais d\u2019autre parti à prendre que de répondre publiquement.J'ai été invité du reste à prendre cette attitude - vis-à-vis M.la Dr Harper,\u2014c\u2019est le nom du conférencier\u2014par des hommes bien posés dans le pelit groupe des antiquaires.J'aurais décliné l'invitation, si le travail du savant professeur au High School n'eût pas été livré au public.Malheureusement pour mo1, son public n\u2019est pas le mien,et la plupart de ceux qui ont entendu le docteur dans les salles de la Société Littéraire et Historique, ne pourront pas être juges entre lui et moi.N'importe, je suis bien positif que M.Harper et les aimables abonnés du Courrier du Canada me liront et me comprendront.Fx Le travail du conférencier -esc assez considérable : trente pages d\u2019une bro chure, in-huit, dont vingt sont cousa- erées à l'historique de Ja question, et dix seulement à la question mème.La première partie n\u2019est pas trop mal traitée, la deuxième est la répétition, les erreurs historiques eo plus, des idées d\u2019un autre.Voici en deux mots Les phases de la question.Il y eut d'abord ee qu\u2019on a appellé la quereile des antiquaires : MM.les abbes Laverdière et Casgrain d\u2019un côté, et M.S.Drapeau de l\u2019autre.Jusqu\u2019en 1866, nous étions sous l'impression que la Chapelle de Champlain était atténante à l'église de Notre.Dame de Recouvrance.Ferland le dit dans son Cours d\u2019Histnire du Croitavolume premier, page 293.Cette opinion fort respectable deja, parce qu\u2019elle éma- ait d\u2019une autorité aussi considérable, pouvait être plus facilement acceptée après la lecture attentive de laRelation de 1636 ou le Pére Lajeune nous rapporte ce qui se passa lors de la cérémonie des funérailles de Chamglain : \u201c On lui fit, dit il, un convoi fort honorable, tant de la part du peuple que des soldats, des capitaines ct des gens d'église.Le P.Lalemant y officia, et l\u2019on me chargea de l\u2019oraison funèbre,où je ne manquai point de sujet, \u201c Au sortir de ces devoirs funèbres, Monsieur de Chateaufort prit sa charge, selon le pouvoir que lui en donnaient Messieurs de la Gompagnie.par les dettres qui furent ouvertes el lues à \u2018l'heure même en présence du peuple assemblé en l\u2019Eglise : ces Messieurs m\u2019en avaient fait ie dépositaire pour les produire en temps et lieu comme je fis,\u201d Ainsi parle le Père Lejeune.S1 on s\u2019en tenait rigoureusement au texte de la Relation, on pourrait conclure que le sépulcre de Champlain avait été érigé, sinon dans les caveaux de Notre-Dame de Recouvrance, du moins dans une chapelle latérale, comme semble le croire I'abbé Ferland.Suivons bien l\u2019ordre des funérailles.Ohamplain mourut dans une des chambres du Fort Saint-Louis, après une maladie de deux mois et demi.Quelques semaines auparavant il avait fait son testament.[l ne renfermait aucune disposition pour qu\u2019il fût enterré dans un ieu plutôt que dans un autre, bien que M.le Dr Harper aime à croire que Champlain, avec son humilité bien connue, avait pu manifester le désir d\u2019une sépulture dans un modeste cimetière Le savant professeur cite le cas de M.de Mésy qui avait demandé d'être enterré dans le cimetière des pauvres.C'est un fait isolé, car tous les gouverneurs qui décédèrent à Québec après lui furent déposés dans les voutes de l\u2019église des Récollets : Frontenac, de Callières, Vaudreuil et Longueil étaient _ de ce nombre.Aux funérailles qui eurent lieu vers la-fin de décembre, \u2014Uhamplain ayant rendu le dernier soupir le jour de Noël -\u2014il y eul un convoi fort honorable, composé des ciloyens, des soldats, des capitaines et du clergé.Toute la colonie était évidemment à Québec pour la cérémonie.Le Père Lalement célébra l\u2019of- fice funèbre,et le Père Lejeune fit l\u2019éloge du défunt.Puis, au sortir de ces devoirs funèbres, le Père Lejeune donna lecture des lettres constituant Bras de , fer administrateur, en présence du peuple assemblé en l'église, Si après le service, il avait fallu reconstituer le cortège pour transporter la dépouille de Champlain, ne füt-ce qu\u2019à une distance de deux arpeots, il semble que le Père Lejeune n\u2019aurait pas manqué de mentionner ce détail Tcomme complément de son récit.\"Mais il ne dit rien de plus, et il ajoute aussitôt, qu\u2019il lut devant le peuple réuni dans d'église, les documents officiels dont il était le dépositaire.Il découle donc du texte même de la Relation, ou que l\u2019inhumation se fit dans l\u2019église même, ou dans son voisinage immédiat.lorsque Ferland disait qu\u2019elle avait eu lieu dans vue chapelle attenante à Notre Dame de Recouvrance, il n\u2019était donc pas éloigné da'la verité.J'ai écrit dans ma brochure de 1880, que le corps de Champlain à pu être mis temporairement dans les caveaux de l\u2019église paroissiale.Getts opinion,contre laquelle M.le Dr Harper s'inscrit en faux, saus donner aucune preuve à l\u2019encontre, est pourlant soutenable, après l'explication que je viens de donner.L'église était airs situés à l\u2019endroit où est le jardin du presbytère actuel de la haute-ville.Le portaii faisait face au chemin qui condnisait de la côte de la Montague au fort.Un autre longeait l\u2019eglise daus une direction à peu près parallèle à la rue d- la Fabrique.\u2014Si NOUS p.açous le lieu de la sépulture près du chemin du For, comme je lai toujours pretendu, nous trouvous que la distance ost insignifiante, à peine.cent pieds.Nous sommes à l\u2019aise maintenant pour expliquer comment il se fait que le Père Lejeune donne à entendre que la foule n\u2019a pas laissé l\u2019église après les obsèques.Qu\u2019avait elle besoin en effet de se dépla- cor ?Le lieu de la sépulture est pour ainsi dire à la ports de l\u2019église.Le clergé, les Militaires, les capitaines forment le coitege.Un certaiu nombre de citoyens les accompagaent.Mais le gros des as- sistauts reste à l\u2019eglise, attendant la fin du la cérémoniv, pour écouter la lecture des lettres dont ils savent que le Père Lejeune est porteur.Le piêtre a béni le sépulcre où le cercueil de Champlain vient d\u2019être dépos-, et le clergé, les so.dats et les chefs sauvages viennent reprendre tranquillement leur plac: à l\u2019eglise.Mais supposons que la sépulture dût se faire à une certaine distance de l'eglise paroissiale, disons à deux arpents, est-ce que le peuple tout entier ne se serait pas mis en procession pour former un convoi à son gouverneur ?rétendre le contraire serait peu raisonnable.Comment se fait-il donc que le Père Lejeune aurait négligé de relater cette dernière phase de la cérémonie, toule aussi imposante que la première, si réellement elle-eût emprunté un caractère aussi éclatant ?Il M.le Dr Harper ne peut pas croire que Champlain a pu être inhumé dans l\u2019église de N-D.de Recouvrance, car, dit-il : \u201c Ce n\u2019était pas la coutume, à cette époque, d'inhumer les laïques, même les plus* marquants, daus les églises.\u201d Il est assez curieux qu\u2019on vienne nous parler de coutume à l\u2019ar- acle des enterrements, dans une colonie aussi jeune, dans un pays de mission, où il n\u2019y avait pas après le premier quart de siècle de sou existence, vingt- cinq colons établis.Si M.le Dr Harper à voulu parler de la coutume en France, à la bonne heure ! Je puis lui affirmer cependant qu\u2019au X VÎTe siècle dans la vieille comme dans la Nouvelle France,on enterrait très souvent les laïques dans les églises.Je n\u2019ai qu\u2019un exemple à la mémoire et je le citerai.Le commandeur de Chates, gouverneur de Dieppe, dont le travail pour l\u2019établissement d'une colonis au Canada fut soudainement interrompu par la mort en 1604, reçut les honneurs de la sépulture dans l\u2019église de Saint-Rémi, à Dieppe.Quant au Canada, si la coutume n'avait pis pu être élablie avant Champlain, atte le fut après.Pour cela j'ai pris la peine de feire ie rulevé des sépultures des laïques dans les églises et chapelles durant la dernière moitié du siècle qui vit mourir le plus illustre de nos gou- .JOURNAL DES CAMPAGNÉS q 7e verneurs, et voici quel a été le résultat de mes recherches.CHAPELLE DE CHAMPLAIN 1635.décembre\u2014Samuel de Champlain.1641, 20 mai\u2014Frangois de Ré¢, dit Mr Gand.EGLISE PAROISSIALE DE QUEBEC 1654.II septembre\u2014Jacqueline Potel femme de Jean Bourdon 1657.7 juillet\u2014Catherine de Tilly ¢ 26 ¢ \u2014Guillaume Gauthier de La Chesnaye 9 décembre \u2014Charles Sevestre 1659.17 avril\u2014Pierre Nolin dit La Fougére ¢ II mai\u2014Antoine Martin ¢ 5 octobre\u2014Nicolas Macart 1660, 31 aofil,\u2014Marguerite Meillet, femme de Pierre Brincosté 1661.15 janvier\u2014Marie Langlois, femme de M.de Maure ¢¢ 28 mars\u2014Jean Côté.* 4 mai\u2014Marie Pichon, veuve de Charles Sevestre 30 \u2018* \u2014François Pinguet, femme de Vincent Poirier ** 24 juin\u2014Jean de Lauzon, sénéchal te «# + Nicolas Couillard ¢¢ \u2014Ignace Sevestre 1663.26 novembre\u2014Jean François Bissot, fils ot \u201c 1664.19 # \u2014Cath-Gertrude Couillard, femme de Charles Aubert de La , Chesnaye 1665.15 octobre\u2014Jean Gloria a .27 * \u2014Henri Bourdon 1667.14 février\u2014Marie Macart, femme de C.Le Gardeur 1668.12 janvier\u2014Jean Bourdon 1670.25 *¢ \u2014Catherine Sevestre, femme de Louis Rouer, Sieur de Villeray 1675.17 juin \u2014Jacques de Cailbaut, sieur de la Tesserie 1675.30 septembre\u2014 Marie Favery 1677.17 décembre\u2014Charles Bazire CHAPELLE DE L\u2019HôTEL-DIEU .1656.31 octobre\u2014M.-Louise Giffard, femme de Lauzon-Cham 1663.4 mars\u2014Guillaume Couillard 1683.20 octobre\u2014Guillemette Hébert, femme de G.Couillard Trente inhumations dans les égiises en un demi-siècle, c\u2019est un chiffre assez respectable pour établir uue coutume.M.le Dr Harper comprendra facilement en lisant ce tableau, qu\u2019à l\u2019époque de Champlain ou enterrait les laïques dans les églises.Il suffisait de demander cette faveur pour l\u2019obtenir.* yg Dans les premiers temps de la colonie depuis la foudation de Québec, en 1608, jusqu\u2019à l\u2019année où mourut Champlain, (1635) il n\u2019y eut que peu de mortalités à Québec, et le seul laïque digne de mention qui y ait terminé ses jours, fut Louis Hébert.On l\u2019enterra, d\u2019après uu désir exprimé de vive voix, au pied de la croix du cimetière des Récollets, situé, comme on sait, près du couvent de Notre Dame des Anges.Si on en \u2018croit le Père Le Clercq, ses restes furent transportés en 1678 dans la cave de la chapelle de l\u2019église du nouveau couvent des Récollets, à la haute-ville.Un seul homme eut l\u2019honneur de la sépulture dans la chapelle de Québec durant toute celie période ; ce fut le Frère Pacifique DuPlessis, récollet.Les autres furent inhumés dans le cimetière de la hasse-ville et dans celui des Récollets.J'ai pris la peine de dresser un catalogue uortuaire depuis 1608 jusqu\u2019à 1629.Il pe s\u2019y trouve aucun laïc marquant, à part Louis Hébert.Des autres colons vraiment fixés au sol* on ne pourrait citer qu\u2019Etienne Jonquest et peut-être Michel Collin Mais tous deux, comme on pourra s\u2019en convaincre par le tableau ci-dessous, furent emportés par la maladie avec leurs femmes, sans laisser de postérité.i Voici cett« liste dont je ne garantis pas l'exactitude absolue : 1608\u2014Jean Duval, pendu ss \u2014Antoine Natel « \u2014Un matelot 1609\u2014Bonnerme, chirurgien « \u2014Io Français morts de scorbut 0 \u2014 \u2018 ¢¢ de dyssenterie 1611 \u2014Louis, au service de M, de Monts, noyé au Sault St-Louis 1616\u2014Charles Pillet et un autre Français tués par les sauvages ¢¢ \u2014Michel Collin et Marguerite Vienne, aux \u2018Trois-Rivières 1618\u2014Un Huguenot Ecossais .1619\u2014Anne Hébert, Etienne Jonquest, son mari, et leur enfant 1620\u2014Un homme tué 1621\u2014Eustache Martin, jeune enfant de maître Abraham 1623\u2014Jean LeCoq, tué accidentellement 1624\u2014Un Français .1625\u2014Le P.N.Viel, Récollet, noyé dans le Sault au Récollet *¢ \u2014Un jeune Frangais 2, 1626\u2014Un vieil ouvrier des Jésuites, mort de jaunisse 1627-\u2014Louis Hébert «« \u2014Pierre Magnan, tué par les Sauvages ¢¢ \u2014Damoulin et Henri, domestique de la veuve Hébert, tués par Mahican-atic-ouche 1629\u2014Jacques Michel, à Tadoussac.DA Er LER Après la restitution du pays à la France, en 1632, jusqu\u2019au 25 décembre 1635, il devient plus difficile de recons- lituer Ja liste des décès.L'incendie de l\u2019église de la paroisse en 1640 ayant détruit les registres, les Pères Jésuites laissèrent de côté tout travail dans ce sens, et ne s\u2019occupèrent que des naissances etdes mariagos.Cette lacune ° est extrêmement difficile à combler ; mais ce qu\u2019il y a de certain c\u2019est que pendant ces trois années, le chiffre des mortalités est insignifiant.Je ne crois pas même qu'il soit mort à Québec une seule grande personne de race française.Le scorbut fit quelques ravages dans la petite colonie des Trois-Rivières et les sauvages mirent à mort deux Français dans le voisinage de cette dernière habitation.Cette statistique mortuaire pourra paraîlre intempestive, mais j'en avais besoin pour établir que l\u2019argument tirê de la coutume, mis en relief par M.Harper, manque de sérieux.Le cas isole de Louis Hébert ne saurait être invoqué comme une coutume, tandis que les trente autres s1 rapprochés du temps de Champlain confirment sura\u2014 boudamment la thèse que j'ai voulu prouver.N.E.DIONNE.(4 suivre.) - \u2014-e-.- ACTOR Es Fett TON HL AN ci a * 2 JOURNAL SE DES CAMPAGNES fr so apt \u2014\u2014\u2014 Notre Feuilleton AUX ABONNÉS ! v Nous commençons avec le présent numéro un mouveau feuilleton intitulée : : FLIBLSTIER BANDITS Pun des feuilletons les plus dramatiques, les plus empoignants et les plus palpitants d'intérêt qui ait jamais paru dans le JOURNAL DES CAMPAGNES.Les FribusTIERS ET BANDITS va donner des émotions à nos lecteurs.A cette occasion, nous ferons un tirage considérable de notre Jour: NAL DES CAMPAGNES, pour répondre aux nombreuses demandes qui nous sont déjà parvenues.Pour donner une idée de cette œuvre littéraire des plus émouvantes, nous en publions la table des matières : I.\u2014Le cabinet du capitaine d\u2019Artagan.II.\u2014De l'auberge de la Salamandr e à I'll de la Tortue.HI, \u2014Le Grand-Boucan, IV.\u2014Une prisonnitre, V,-\u2014Vendu anx enchères.VI.\u2014La giande savanne.VII.\u2014 Les suites d\u2019une victoire, VIII,\u2014La charte-partie.IX.\u2014A trompeur, trompeur et demi.X.\u2014Bn mer.XI.\u2014L\u2019enlèvement.XII,\u2014Aigle-Noir et Vautour-Blanc.XILL\u2014A chacun selon ses mérites, Nous invitons les personnes qui ne sont pas encore abonnées à notre JoURNAL DES CAMPAGNES d'y sous- erire au plus tôt, afin d'avoir l'avantage de lire une œuvre littéraire du plus haut intérêt, et avoir droit aux cadeaux que nous donnons à tout abonné payant une année d\u2019avance.RENDEZ COMPTE L'Electeur ne veut pas qu\u2019on dise à ses maîtres: Rendez compte.On va leur chanter ce refrain plus d\u2019une fois,\u2019 cependant, jusqu'à la grande reddition de compte des élections générales.Rendez compte de votre emprunt des $3,500,000! Rendez compte de votre augmentation de dépenses ds $500,600 par année! Rendez compte de vos déficits annuels de $200,000 en moyenne ! Rendez compte du scandale Lockwood ! .( Rendez compte du Table-Rock ! Rendez compte de tous vos tripotages et tous vos gaspillages.LES ORDRES RELIGIEUX ET NOTRE EPISCOPAT Un siècle après l\u2019illustre évêque de Pétrée, Mgr Briand, que Mgr Plessis proclamait le plus éminent des successeurs de Mgr de Laval, témoignait lui aussi, d'une manière éclatante, son estime et son affection pour la compagnie de Jésus.La grande épreuve de 1773 venait de fondre sur elle.Le pieux évêque de Québec avait reçu le bref Dominus ac Redempior.Avec quels sentiments ?L\u2019extrait suivant d\u2019une lettre du prélat à mesdames de Pontbriand, parentes de son prédécesseur, nous les fait connaître : \u201c* Vous avez su longteimps ävant moi la triste catastrophe des Jésuites, elle m'a affligé et mis ma foi à l\u2019épreuve.Qu\u2019il m\u2019en a coûté pour dire à ces bous Pères que j'avais le Bref du Saint Père et l\u2019ordre de le sugiifier ! Leur prompie sou1nission, leur entière docilité ne m\u2019a pas soulagé dans ma peine ; an contraire, «lle l\u2019a rendue plus sensible.Le soulagement est venu du côté d\u2019où je ne l\u2019espérais pas, du gouvernement lui- méme,tont protestant qu\u2019il est.Ainsi nos Jésuites ont encore l\u2019habit de Jésuite, ont encore la réputation de Jésuites, font les fonctious de Jésuites, et il n'y a que le gouverneur, moi et mon secrétaire qui sachent qu\u2019ils ne sont plus Jésuites, eux exceplés.\u201c Je rends compte au Souverain Porrtife de toute ma conduite et j'ai la hardiesse de lui demander toutes les indulgences qui se gagnaient dans leurs \u2018maisons, cependant sous mes ordres et ma direction, lui mandant que j'ai établi les mémes Supérieur et Procureur, afin de répondre à ses ordres, et je les ai laissées dans le:même extérieur your entrer dans les vues du gouverneur.\u201d Mgr Briand avait encore fait mieux que cela.Il avait écrit, auparavant, au Souverain-Pontife, pour le conjurer de ne pas abolir la compagnie de Jésus.Lui-même le dit, dans sa lettre à Mesdames de Pontbriand : J'avais écrit à Notre Saint Père.con- formementà l'avis que vous m'aviez suggeié ; ma l-itre, restée à Londres peudaut plus d\u2019un an, ne lui est parvenue qu'après la destruction exécutée : hélas ! un pauvre et chétif évêque comme moi n\u2019eût rien retardé, \u201d Voilà donc un évêque qui veut conserver à tout prix dans son dio cèse, à ses côtés, l\u2019ordre religieux le plus attaqué, le plus calomnié qu\u2019il y ait jamais eu dans l'univers catholique.Les ordres religieux, par suite du malheur des temps, disparurent du Canada en 1800.Seul, la congrégation de St-Sulpice demeura à Montréal.Mais lorsque de meilleurs jours luirent pour nous, on vit nos évéques rappeler dans leurs diocéses les congrégations religieuses, ces milices d'élite de l'Eglise catholique.Les portes du Canada s\u2019ouvrirent d\u2019abord pour les Oblats en 1841, et après quelques années sortit de leurs rangs un des plus grands évêques de ce pays, Mgr Taché, archevêque de St-Boniface,qu\u2019on trouvera sans doute assez patriote et assez bon canadien.Mgr Bourget appela ensuite à seconder son zèle les RR.PP.Jésuites qui vinrent renouer la chaîne des vieilles traditions, en 1842.C'est sous l\u2019égide do ce vénérable évêque que les Jéguites fondèrent leur maison de Montréal, leur collège et leur noviciat.En 1878, Mgr l'évêque de St-Hyacinthe introduisit chez lui le Dominicains, que Mgr l\u2019évêque d\u2019Ottawa appela dans son diocèse en 1884 À Québec, Mgr Taschereau \u2018 confia la paroisse Saint-Patrice aux RR.PP.Rédemptoristes, en.1874, «t remit entre les mains du: méiue Ordre la paroisse et l\u2019œuvre pèlerinages de Ste-Anne, en 1879 a tendu la main aux ordres religieux, et qui leur a donné les pouvuirs dont ils jouissent.Et c\u2019est contre les ordres religieux que le Canadien veut défendre l'Episcopat.Allons douce! La présence et la mission des congrégations religieuses en ce pays est l\u2019œuvre des Evêques.Lorsque nos premiers pasteurs jugeront que leurs prérogatives sont menacées par les manœuvres et les usurpations du clergé Régulier, ils ne laisseront pas le soin de nous l\u2019appreudre à un journal sans autorité pour une aussi grave mission.Nous croyons avoir suffisamment prouvé que, loin de redouter les ordres religieux, notre Episcopat les favorise et les bénit.Que veut donc le Canadien ?De quoi se plaint-il ?Après une foule de digressions, de hors-d\u2019wuvre, de chassé-croisé, il nous le dit enfin dans son article d\u2019hier matin.Ce qu\u2019il vise c\u2019est \u201c l'école de l\u2019Etendard, qui vou- \u201c drait faire de nous des étrangers en \u201c ce pays, une secte à part, un groupe \u201c fermé au progrès intellectuel, littéraire, \u201c mutériel.\u201d Evidemment notre confrère voit noir.Nous avons eu nous- même de vives controverses avec le journal dirigé par M.le sénatenr Trudel ; mais nous ne l\u2019avons jamais cru animé d'aussi scélérates intentions.Cependant, plaçons-nous sur le terrain choisi par le directeur dm Canadien.Il en tient contre \u201c l\u2019école de l'Etendard \u201d.Et àl a parlé des ordres religieux, sur le ton que nos lecteurs connaissent, parce qu: * des membres imprudunts de certaius de ces ordres ont appuyé, défendu \u201d cette école.Voilà le sens de l'article pablié hier matin par le Canadien.Eh bien, ce journal ue pouvait mieux faire éclater son injustice.Que fait-il depuis quinze jours ?Il met en opposition les ordres.religieux et le clergé national.Celui-ci est notre ami, notre guide naturel, il est avec nous én communauté d'idées, d'intérêts et \u2018de sentiments.Les premiers an contraire, tout en ayant des qualités, ont quelque chose d'étranger, ils sont cosmopolites, ils n\u2019ont pas l\u2019esprit, l'instinct de notre nationalité etc.Voilà ce que le Cunadien nous a chanté, avec des variations, durant la dernière quinzaine.Et aujourd\u2019hui il vient nous dire que ce qu'il a voulu désigner, c\u2019est \u201c l\u2019école de l\u2019Ætendard \u201d ! Mais le Canadien a affirmé cent fois, depuis trois ou quatre ans, que l\u2019Etendard est appuyé et sustenté par un groupe considérable de curés, qui appartiennent tous au clergé national ! L'Etendard est en partie l'œuvre d\u2019une fraction importante du clergé national ! Bienplus, des curés, mem- \u2018bres du clergé national, n'out pas craint de signer de leur nom des lettres, des communications, des encouragements et des approbations à l\u2019Btendard ! Et, dans le même temps, le supérieur-général des Jéh suites, le R.P.Hamel, publiait une d-s | Partout c\u2019est notre épiscopa: qui.oa + \u2014\u2014c2m tees arme ct.lettre où il déclinait, au nom de son Ordre, la solidarité qu\u2019on prétendait exister entre ce journal et la Compavie de Jésus.} Voilà des luits patents, indépiubles, Hit C\u2019est uprès tout celu que le Canadien a eutrepris cette campagne en faveur du clergé national, mis en opposition au clergé régulier, sous prétexte de combattre l\u2019école de I'E.endard.Nous demandens où est la logique.Si le Canadien s'est senti inspiré de débiter des homélies aux ordres religieux, parce que \u201c desmembres imprudents de certains de ces ordres ont appuyé \u201d l'école de I\u2019 Etendard, comment se fait-il que l'inspiration lui ait fait défaut pour admonester le clegé national dont plusieurs membres distingués, M.le curé de' Ste.Scholastique, M.le curé de St.Constant, M.le curé de St.Timothée, ete, ont écrit publiquement dans 1'Etendard ?Si l'appui, non prouvé, de \u201c quelques membres imprudents de certains ordres religieux,\u201d suffit pour - qu\u2019un journaliste fasse la leçon au clergé régulier, comment l'adhésion éclatante, publique, avouée, de plusieurs prêtres séculiers, n\u2019engage-t- elle pas ca même journaliste à mori- gêner le clergé national ?Il n\u2019est pas un esprit sérieux qui ne comprenne que cet accident fatal ruine du coup toute lu théorie, tout le système du -Canadzen, et réduit à néant sa fameuse antithèse entre le clergé national et les ordres religieux.Que notre confrère guerroie contre l\u2019Ætendard,contre l\u2019école de l\u2019Elendard, s\u2019il en a le goût et l'humeur ; mais qu\u2019il laisse donc tranquille et le clergé séculier et le clergé régulier.Chez l'un comme chez l'autre, tout comme chez les laïques, dans les questions libres, il y a diversité l\u2019opinions.Défions-nous des thèses et des antithèses : des thèees.qui défigarent l'histoire, des antithèses font \u2018les miroitements font dérailler Jes *discussions ! JEAN D'ERBREE .Dans un article intitulé Récapitutation, publié par le Canadien de ce matin, et dans lequel sont résumés les écrits de ce journal sur la question des biens des Jésuites, des ordres religieux etc.nous trouvons le lignes suivantes : Par exemple, nous avons \u201cparlé de la brochure de Jean d\u2019Erbrée.En supposant qu'elle contienne des exagérations, faut-il couclure que l\u2019ordre auquel l\u2019auteur appartient et l\u2019auteur lui-même soient dignes de réprobation ?Au reste, cet anonyme a été traité trop sévèrement par nous tous, et lecture refaite aujourd'hui de ses pages oblige à ne pas le placer dans la catégorie des coupables de diffamation volontaire et systématique sur lesquels on s\u2019est surtout appuyé à l\u2019etranger, à Rome, pour nous croire livrés sans retour à la Franc-maçonnerie.Ce n\u2019est pas ici le moment de recommencer la discussion sur la question de la franc-maçonnerie au Canada.Mais nous enregistrons la déclaration de notre confrère que le livre de Jean d\u2019Erbrée n\u2019est pas un livre diffamatoire.La famine Londres.19\u2014.la famine sévit à Bloree, Waag et Bistriz, Hongrie.Des centaines de personnes manquent de et sont monrantes de faim. 4 iti oo eft Ibe, JOURNAL DÉS CAMPAGNES OU SONT LES COTERIES ?L'Electeur:de ce matin triomphe du succès de M.Dr Morin.Qu'il se réjouisse tant qu\u2019il voudra de ce succès frauduleux, gagné par les moyens les plus inavouables, par la corruption, la supposition de personnes, le parjure, et le faux.Mais qu'il n\u2019essaie pas d\u2019insulter les amis de M.Bussières, ou nous l\u2019avertissons qu\u2019il lui encuira.\u201cIl parle de petite coterie.Les organes de M: Morin devraient être les derniers à prononcer ce mot.Les eoteries municipales et autres, ne sont pas du côté auquel nous avons donné notre appui indépendant.On sait où elles sont, qui les compose, qui les dirige, qui les inspire, et quels espoirs nourrissent ces petits family compact multicolores.L'Electeur attaque MM.Chassé et Langevin.MM.Chassé et Langevin ont le droit de s'occuper des élections municipales au même titre que MM.Chs Langelier, Ernest Pacaud, que les employés du gouvernement local, et que toute la clique qui considére le Conseil-de-Ville comme sa chose, comme son domaine particulier.Quant à sir Hector il a d'autres chats à fouetter que M.le Dr Morin.Les amis de ce dernier veulent introduire à tout prix la politique dans l'affaire.C\u2019est de la canaillerie.Croit-on que si la candidature de M Bussières, eût eu une couleur politique, elle eût été appuyée par des libéraux comme M.Alphonse Pouliot, M: le Dr Bolduc, M.Trudel, par des nationaux comme M.David Ouellet etc.cn no .Si l\u2019on veut insulter nos amis, si l\u2019on veut commencer la guerre, Le Courrier du Canada est prêt à faire une campagne municipale dont on nous dira des nouvelles dans certains quartiers.\u2019 ENCORE LES $3,000 ! Encore les $3,000, va-t-on s'écrier ! Oui, encore les $3,000 de M.Langelier, les $3,000 payées à l'illustre avocat qui est allé se taire à la Cour Suprême, au nom de la province de Québec.Sait-on pourquoi nous revenons à Ce sujet qui a causé tant de déplaisir à M.Mercier ?C'est parce que nous avons appris une chose impayable, et qui jette une lumière nouvelle sur le compte immortel de M.Langelier.Dans le débat qui s\u2019est élevé, en chambre sur cette question, on a entendu les ministres s\u2019écrier : Pourquoi la province de Québec ne paie- rait-elle pas convenablement ses avocats ?Croît-on que MM.Blake et Robinson, avocats du Pacifique, que MM.Mowat et McCarthy, avocats de Manitoba, n\u2019ont reçu que $8,000 pour leurs services.Ils ont dûs être payés royalement.Voilà ce qu'on disait.Eh bien, mous savons ce que les avocats ont reçu.Et nous allong le dire.+ M.Mowat a regu du Manitoba $1,000, et M.McCarthy $700, parce qu'il avait moins travaillé la cause.M.Blake à reçu du Pacifique $1000, et M.Robinson $1000.\u2018oe | tement Ces honoraires comprenaient tont, frais de voyage, vacation, plaidoierie, tout.Et'ces avocats ont travaillé, ont plaidé, ont préparé la cause de leurs clients., - Et leurs clients étaient concernés directement dans le débat.M.Langelier, lui, n\u2019s pas travaillé, n\u2019a pas plaidé, n\u2019a pas préparé la cause.Sa cliente, la province de Québec, n\u2019était pas concernée dans l'affaire.Et il a regu $3,000 dont $300 pour frais d\u2019un voyage de quatre jours à Ottawa.| Les quatre autres ont eu $3,700 a eux quatre.M.Langeliera ea presque autant, à lui tout seul.Les commentaires sont inutiles.Nous tenons nos renseignements de source absolument certaine.tm © iD Am = eee.LES LETTRES DE CREDIT > \u2014 Notre confrère de la Presse fait une charge à fond contre M.Mercier à propos des lettres de crédit, dont le\u2019 premier-ministre a presque nié l\u2019existence : - Nous avons publié, dit-il, la liste officielle des lettres de crédit du Dépardes Travaux Public ; il en existe d\u2019autres au Secrétaire Provincial.Nous connaissons celle devenue fameuse, échne en don gratuit à M.Perfect Lockwood En 1887, l\u2019honorable M.Gagnon remit une de ces précieuses attestations à M.Deschamps, dont nous nous occuptrons.Enfin nous affirmons que le Dép:1tement des Terres de la Couronne a mis dans la circulation des lettres de crédit pour plus de $40,000.Comment, en face de ces faits, le Premier Ministre a-t-il pu dire au reporter du Star: \u201c Nous n\u2019avons donné aucune lettres de crédit, à proprement parler, \u201d etc, etc.\u2026 etc.Des lettres de crédit ! Mais le gouvernement en a émis degoute nature, pour tous les genres d\u2019affaires, pour achat de livres, pour la réclamation Lockwood, en octobre 1888, quatre mois avant l'ouverture des Chambres, pour John P.Whelan, au montant de près de $20,000, avant que les subsides de 1889-90 aient été voté ; il en a émis pour C.F.Langlois, en paiement des dépenses journalières du bureau de l\u2019imprimeur : il en à émis, en 1887, en 1888, en 1889, pour 1889 et pour 1890.Et c\u2019est le Trésorier de la province qui déclarait, devant le comité des Comptes Publics, \u2018que l'émission de lettres de crédit n\u2019était pas érigée en système ! Et c\u2019est le Premier Ministre lui même qui dit au reporter du Star : \u2018\u201c Nous n\u2019avons donné aucune lettres de * crédit,à proprement parler, EXCEPTÉ \u2018* quand; des réclamations sont recon- \u201cnues contre le gouvernement ou \u201c lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019éteindre les dettes de | \u201c l'ancien gouvernement.Le départe- \u201c ment dans lequel une réclamation est \u201créglée donne une lettre officielle, \u2018- établissant que le montant dû sera \u2018* payé après le 1er juillet prochain, sur é fos montants votés pour l\u2019année 1889- ** 90, quand le gouvernement n\u2019a aucun \u2018 argent à sa disposition pour rencontrer \u201c* de tels engagements imprévus dans \u201cles subsides ordinaires.\u201d Admirez donc ce Premier-Ministre affirmant qu\u2019il n\u2019a pas donné de lettres de crédit à proprement parler, excepté\u2014 cet excepté est grand comme le monde, -excepté toutes les fois qu\u2019il en a donné! Est-il possible d'ètre plus LaPalisse ?Notre confrère a parfaitement raison.Il est de notoriété publique à Québec que les lettres de crédit sont comme une marée montante.Les départements en sont débordés.Et l\u2019on n\u2019est pas renda au bont.Effrayé par les vigoureuses dénon- ciations de nos amis, anxieux de terminer brusquement la session,le gouvernement n\u2019a pas soumis de budget supplémentaire.Il eu eu peur d\u2019une crise.Eh bien, nous affirmons que, dans la plupart des départements, les estimations sont complètement insuffisantes.L'administration des affaires, telle que dirigée par ces économes, requérait un budget beaucoup plus élevé que celui soumis par le Trésorier.Comment faire ?Largent n'est pas voté! Ou bien l'on va laisser certains services en souffrance, ou bien l\u2019on va jouer en grand des lettres de crédit, en attendant qu\u2019on se rabatte sur les mandats spéciaux.Par les lettres de crédit on se jette en pleine illégalité.Par les mandats spéciaux on se plonge tête baissée dans une politique qu\u2019on a dénoncée vingt tois.La situation n\u2019est pas riante, et le premier-ministre file par le temps qui court un fort mauvais coton.a ml CE COMBLE L'Electeur n'est pas content de ce que nous avons dit du juge Dugas.Il ne nous en chaut guère ! C\u2019est dans l'Electeur lui-même que nous sommes allé prendre les détails sur lesquels nous nous sommes appuyé pour condamner la conduite de ce magistrat.C\u2019est là que nous avons lu que l\u2019entrevue entre le meurtrier et le juge « été très courtoise que M.Dugas et M.Morrisson se sont donné une poignée de mains, au commencement et à la fin de l\u2019entrevue! Si cette entrevue n\u2019est pas fictive, nous maintenons absolument ce que nous avons dit.\u2018 La citation de la Presse que fait l\u2019Electeur ne s'applique pas à la conférence du juge avec le meurtrier.Et c'est de cette conférence que nous avons parlé.Nous ne sommes pas seul de notre avis.Notre article nous a valu les félicitations d\u2019une foule de citoyens éminents, de membres du barreau, de dignitaires importants, qui apprécient commé nous le spectacle inouï donné par M.Dugas, si les renseignements de 1\u2019 Electeur sont sûrs.C'est un véritable comble que cette entrevue sentimentale.Le Canada en glose fort agréablement : Voila un juge, dit-il, dont on ne sait pas bien s\u2019il agit comme juge ou comme lieutenant-colonel, qui monte à cheval, qui parcourt tout un pays, qui le soumet à l\u2019application de la loi martiale, sans qu\u2019elle y ait été régulièrement pro- clamee, et qui-aboutit, 3 quoi.?& une eûtrevue nocturne avec le meurtrier.Cette entrevue du juge et du criminel pour deviser ensemble, la nuit, au fond du bois, et pour s\u2019en aller ensuite chacun de son côté, rappelle, à la solennité près, la rencontre de Max et du diable dans le Freycshutz, au carrefour de la fontaine.Seulement, on ne dit pas qu\u2019il y ait été fabriqué de balles enchantées.Avec de semblables frasques, on fait rire de la justice ! Notre héritage chrétien, tel est le titre d\u2019un grand ouvrage que le cardinal Gibbons vient de mettre au jour.\u2014 EY STEAMERS RAPIDES - On annonce d'Ottawa que lg contrat des malles est renouvelé pour une année avec la compagnie Allan, A la séance de jeudi le ministre des finances a donné certain rensseigne- ments, au sujet de la ligne de steamers rapides sur l'Atlantique.Le gouvernement a eu trois sonmissions pour le service de l'Atlantique.La première venait d'une compagnie non organisée qui demandait une subvention de $416,000 por établir une ligne de steamers de 15 nœuds à l'heure.La seconde venait de la compagnie Allan, -et demandait £104,000 pour une vitesse de 17 nœuds à l'heure.La troisième venait de la compagnie Anderson et demandait la somme de £104,000 pour 20 neuds a Pheure, ce qui réduirait à 148 heures le temps entre Rimouski et la Grande-Bretagne.Le gouvernement est entré en négociations avec les deux dernières compagnies,les Allan et les Anderson.Ces négociations n\u2019ont pas encore pristerme.Mais cependant le résultat probable de ces pourparlers est tel que le gouvernement croit devoir demander un vote de $500,000 pour cette fin.D'après cette déclaration ministérielle, il paraît assez certain que d'ici à un an nous aurons peut-être un service rapide entre le.Canada, l'Angleterre et la France, car cette ligne devra se relier au Hâvre ou à\u201c un autre port français de la Manche.Nous croyons que c\u2019est là une bonne nouvelle pour tout le monde.UN LARDON Sous ce titre : Diners des arpenteurs, L'Union Libérale décoche le lardon suivant à M.L.P.Pelletier : Les arpenteurs provinciaux ont donné .un grand dîner au Commissaire des terres de la couronne jeudi dernier au St-Louis.Messieurs les arpenteurs ont bien fait les choses.Le champagne a coulé à flots et les discours ont été éloquents.À ce diver étaient iuvités les membres du triumvirat québecquois, M.L.Stein à titre d\u2019arpenteur pratiquant, M.L.P.Pelletier substitut du procureur général amicus curiæ, (ami-de la curée), et M.Frank Pennée, fournisseur de grains de semence.C\u2019est nous qui avons souligné le mot curée.\u2019 C\u2019est une traduction très libre, pour ne pas dire très libérale.| RACONTARS ABSURDES L'Electeur de ce matin contient, entre\u2019autres dépêches absurdes, celle- ci : M.L.G.Desjardins, député de Montmorency, a passé plusieurs jours à Ottawa.Il intrigue pour être nommé percepteur des douanes en remplacement de l\u2019hon.M.Blanchet, dont la santé est chancelante.M.L.G.Desjardins n\u2019est pas allé à Ottawa pour intriguer, mais pour protéger les intérêts des pilotes dont un grand nombre appartiennent au comté de Montmorency. Be Nee Sable Ur VL i ren * wm eA Te coopera TM te Te ER Yo cent La ey fan he Tea VL Trees .+ : à : JOURNAL DES CAMPAGNES ilules d\u2019Aye: Rilules d\u2019Ayer.La plupart des maladies qui affligont l'bu- Mauité proviennent du dérangement-de l\u2019estomac, des intestins et du foin, Les PILULES CATIIANTIQUES D'AYER agissent directement sur cesorganes, et sont spécialement destinées à la guérison des maladies causées par ces désordres, telles que Constipation, Dyspepsie, Maux de Tête, Dyssentorie, et une foule d\u2019autres indispositions, pour lesquelles clles sont un remèdo sûr, prompt, infaillible, et agréable.L'usage général de ces PILULES par un grand nombre de médecins distingués de nos universités, démontre clairement en quello ostime olles sont tenues par la profession médicale.0° Ces PILULES sont purement et simplement préparées avec des substances végétales, ab- sojument pures de calomel et autres ingrédients pernicieux.Une Victime du Mal de Tête nous écrit: \u2018Les PILULES D'AYER sont pour moi un - trésor inestimable.J'en ai toujours une bonne provision.Sujet dopuls longtemps à de violonts maux de tête, vos pilules soules Die procurent du soulagement.Une dose agit sur mes intestins et mon mal do tôte disparaît.Comme médecine de n\u2019ai jumais rien trouvé d'aussi efficace.C\u2019est donc avec un grand plaisir que j'en fais l'éloge, toutes les fois que l\u2019occasion se présente.W.L.PAGE, of W.L.PAGE & Bro,\u201d Franklin St., Richmond, Va., 3 Juin, 1882.Jamais elles n\u2019ont manqué.# Je mo sers depuis longtemps des PILULES D\u2019AYER, jamais elles n\u2019ont manqué de produire l'effet désiré.Nous en avons toujours chez nous une provision, les considérant comme une médecine de famille, sûre, infaillible, et agréable à prendre.Pour ls DYSPEPSIE elles sont inappreciables.T, HAYES\u201d?Mexia, Texas, 17 Juin, 1882, La Constipation guérle, Le REV.FRANCIS B.HARLOWE écrivant d'Atlanta, Ga., dit: * Pendant quelques années j'ai été sujet à la constipation, et malgré Pemploi de quantités de médecines de toute sorte, mies souffrances n\u2019ont fait qu'augmenter.Jecctnmençai, il y à quelques mois, A prendre los PILULES D'AYER, mes souffrances so sont peu à peu calméos, mes intestins ont pris leur fonctionnement régulier, et ma santé est dovenue excellente.\u2018 Les PILULES CATHARTIQUES D'AYER Core vigent les irrégularités des intostins, stimulent appétit ot la digestion, et par leur action prompte ot complète donnent da ton et de la vigueur à tout le corps.PRÉPARÉES PAR LU Dr.J.C.Ayer&Co.,Lowell, Mass.Vendues par tous les Droguistes.MEN 12° SO AEA RES SINISTRE A SARMOA 150 pertes de vie San Francisco, 10.\u2014Une lettre reçue d\u2019Apia, Samoä, à la date du 30 mars.deruier, dit : Co En cherchant à effectuer une solution des difficultés samoennes, survenues et à protéger leurs intérêts respectils dans ces iles, les Etats-Unis et l\u2019Allemagne, ont perdu près de 150 hommes et 3,- 000,000 de piastres de propriété.Le plus violent et le plus désastreux ouragan qu\u2019on ait jamais vu dans l'océan Pacifique Sud s\u2019est abattu eur ces 1les, le 16 et le 17 mars et comme résultat : 6 vaisseaux de guerre et 10 autres navires ont été mis en pièces sur les récifs dans le hâvre ou jetés sur la grève en face de la pelite ville d\u2019Apia et 142 officiers et hommes d'équipages des flottes américains et allemandes ont trouvé la mort à des milliers de milles de leur terre natale.; L'amiral Kimberley dit: \u2018 Durant toute mon expérience de la mer, je n\u2019ai jamais vu pareille tempête, et il m'est impossible de dire pour le moment quelle sera l\u2019étendue des pertes.L\u2019excitation dans Apia, quelques jours après la tempête s\u2019est enfin calmée.La ville est encore sur la garde des marins.Il n'y aucun gouvernement local à Apia depuis des mois et par conséquent l\u2019état \u2018sanitaire de la ville laisse à désirer.Il y a danger que la fièvre s\u2019y déclare.Bien que 146 hommes aient péri dans cette terupête, il n\u2019y a encore que 40 cadavres qui aient été recouvrés.On commença d'abord par inhumer les Américains dans le cimitière contigue de celui de la mission anglaise et les Allemands dans le cimitière français catholique.Ensuite comme il devenait impossible d'identifier les cadavres et qu\u2019il faisait uuegraude chaleur, on inhuma les cadavres où on les trouvait.Nouveaux Cardinaux Paris, 17.\u2014- Les archevèques de Paris, Lyonset Bordeauxeet l'archevêque de Mechlin, en Belgique, seront prochainement créés cardinaux.En route pour l\u2019Amerique Liverpool, 17.\u2014 Six mille émigrants se sont embarqués sur sept steamers aujourd\u2019hui.La majorité d\u2019entre eux vont en destination dés Etats Unis.Peu se rendront à la République Argentine.Congres catholique Berlin, 20.\u2014 Le congrès catholique à Vienne se réunira le 29 courant.On s'attend que le congrès va proclamer la nécessité du rétablissement du pouvoir temporel du Pape déclarer le droit de l'Eglise de diriger les écoles sans l\u2019in tervention de l\u2019Etat, Madrid, 21.\u2014Un congrès catholique sera tenu en cette ville, mercredi prochain.Le cardinal Benavides le prési- ders.1600 membres du clergé et laïques y assisteront.Le but de ce congrès est de su prononcer en faveur de la restauration du pouvoir temporel du Pape et de l\u2019extension de l'influence de l\u2019Eglise dans les écoles.Le gouvernement a demandé aux prélats d\u2019empêcher qu\u2019il y ait une démonstration carliste à l\u2019occasion de ce congrès.INCENDIE DESASTREUX À NEW-YORK On evalue les pertes a pres de quatre millions Le plus grand incendie que jamais New \u2018York ait eu a ravagé toutes les bâtisses de la 59e à la 65e rue.Ce feu a consommé plus d\u2019un milion et demi de piasties de propriétés appartenant au | New-York Central et environ un demi milion de piastres eu magasin de saindoux, fleur et autre du même genre\u2019 appartenant à d'autres personues et notamment, à M.K.Fairbank, le grand commerçant de saindoux de Chicago.L\u2019incendie a consommé les deux élévateurs \u201c A\u201d et\u201c B\u201d de Vanderbilt, une grande bâtisse en brique allant de la 59e à la 60e rue occupée conjointement par la raffinerie de saindoux de Fairbank et les magasins Runiter.Tl a aussi réduit en cendres\u2019 le docks du New York Central, allant de la 59e à la 68e rue.La police raconte qu\u2019un certain nombre de personnes ont été tuées ou b.es- sees en sautant des fenêtres des bÂtisses en flammes et entre autres Edward.H.Jobin, pompier, que la chaleur de l\u2019incendie fit tomber au pied de la 59e rue.Au moins un quart millien de personnes se rendirent sur le théâtre de l\u2019incéndie.Les 1éserves de la police furet mandées pour maintenir l\u2019ordre.\" La police évalue les pertes à 83,500, 000, À la dernière heure on disait que 4 homuies auraient, été ensevelis dans les ruines de ia raffinerie Fairbank.DETAILS SUR PIERRE LEROYER Sherbrooke, 22\u2014Le nommé Pierre Leroyer qui était avec le coostable Mc Mahon lors de l\u2019arrestation de Morrison et qui donna l\u2019alarme est un guide et un chasseur métis.C\u2019est l\u2019un des guides du club de chasse et de pêche de Mégantic.Il connait probablement mieux que qui que «6 soit les alentours du lac Mégantic.C\u2019est un chasseur expérimenté et qui possède une justesse très remarquable.L'été, Leroyer vit an moyen d\u2019une ménagerie ambulante.Ce chasseur a une apparence qui frappe de prime abord.D'une stature de six pieds de hauteur, il n\u2019est pas gras mais très musculeux.Îl est d\u2019une nature très pacifique quand il n'a pas pris de boisson, mais sa nature de sauvage se révèle une fois qu\u2019il a goûté à \u201c l\u2019eau de feu \u201d.Malheur alors si les choses ne vont pas à sa guise.Il sait se faire entendre et écouter.D'un autre côté, voici les renseignements que donne la Presse : Pierre Leroyer est d'origine française.ILest venu dans le pays à bord de la [régate française La Minerve, avant la guerre franco-prussienue.Il s\u2019est séparé de l\u2019équipage et est demeuré au Canada.Plus tard, il était au service de la com pagnie de la Baie d'Hudson, où il a acquis une petite fortune, puis est venu s'établir daus les Cantons de l\u2019Est.Il a épousé une sauvagesse.Les chasseurs américains le comblent de présents dans la saison d\u2019été et en cela ils veulent reconnaître les servicas qu\u2019il leur rend par son habileté comme guide.Il était doncimpossible d\u2019avoir un homme\u2019 plus expérimenté que lui pour l\u2019arrestation de Morrisson.Aussi les résultats l\u2019ont bien prouvé.Le constable McMahon qui a opéré l\u2019arrestation de Morrison, est un des plus habiles limiers de la police dé ontréal.Il n\u2019est pas marié et fut choisi comine constable, en 1886.Depuis, par- sa courtoisie et son assiduité à rémplir ses devoirs, il s'est signalé.Il parle aussi bien le français que l\u2019anglais.C'est lui qui, en compagnie des détectives Gullen et Carpenter, découvrit le meurtrier McGrath à Lachine :et en opéra l\u2019arrestation.MeMahon est d\u2019une stature de 6 pieds et d\u2019un caractère aussi doux qu\u2019il est haut de taille.Il est autant aimé de ses confrères ue respecté de ses supérieurs.Une ois qu\u2019il a entrepris une affaire, il la mène jusqu\u2019au bout.LE BOULANGISME La presse ct Boulanger.\u2014Son expulsion de Paris.Paris, 23.\u2014La presse boulangiste dit que le général Boulanger n'est pas expulsé de Bruxeiles.La Presse déclare que le général ne quitte la Belgique que temporairement et qu\u2019il a l\u2019intention d\u2019y retourner.Le Gaulois prétend que le général se rend en Angleterre pour son plaisir et qne son absence de Bruxelles a été eulièrement spontanée.Si les assertions de l\u2019Indépendance belge et les explications données au?XIXe Siecle, par le comte Dillon, sont exactes, le genéral Boulanger ne se serait décidé à quitter Bruxelles, qu\u2019après avoir été informé par le ministre de la justice que le cabinet belge désirait le voir partir.Ce n'est pas une expulsion dans le sens strict du mot, mais un avis officiel prévenant le général que le gouverne- nement ne pouvait pas lui permettre de comploter contre le gouvernement français sur le territoire belge.Il est amusant de voir que.l\u2019adversaire déclaré du parlementarisme est réduit à se réfugier sur la terre classique du parlementarisme.Il se peut que, lorsqu'il aura vu ce système du gouvernement sage et paisi- biement pratiqué, il se réconcilie avec les institutions parlementaires.Cette conversion n\u2019est cependant pas proba- e.Le général Boulanger ne se trouvera pas en Angleterre dans des conditions aussi favorables qu\u2019à Bruxelles.La nécessité de traverser la Manche refroidira le zèle des cons&@lers du général.Quoiqu'il en soit, il n\u2019est pas probable que ces obstacles matériels modifieut sensiblement la situation du parti boulangiste qui coutinue à avoir ses journaux, ses comités et ses agences électorales.: : Echos d\u2019 Europe Stockholm, 23,\u2014.La princesse Eugénie, sœur du roi, est morts.Berlin, 23.\u2014L'empereur et l\u2019impératrice sont allés à Dresde pour rendre visite au roi de Saxe.Berlin, 23.\u2014L\u2019impératrice d\u2019Autriche est arrivée à Bade, où elle subira un traitement convenable à la nature de sa maladie.Paris, 23.\u2014 A l'élection municipale qui a eu lieu à Charenton, Eberlin, républicain, a reçu 39,000 votes et Boulanger 3,898.: FEUX DE FORETS Pertes enormes au Massachusetts et au Vermont North Adams, Mass, 23.\u2014Des feux \u2018{ considérables ont ravage la forêt et les alentours d\u2019ici depuis quelques jours.Une grande quantité de bois de construction et plusieurs cordes de bois de chauffage ont été cbnsumées.Springfield, Mass., 23.\u2014Un feu dans la forêt à South Hadley, avant-hier,aide par un vent violent, s'est propagé rapidement sur des centaines d\u2019acres de terre et ya causé des pertes énormes, Un autre feu à East Ha.pton est devenu si alarmant pour Cette ville qu\u2019on a dû appeler le secours des pompiers.Beliow\u2019s Falls, Vt., 23\u2014Des feux ravagent les bois daos le voisinage d\u2019ici.Dix milles carrés de terre à bois ont déjà été consumés, L'AUGMENTATION DES DEPENSES L'Electeur et ses pareils ont beau se débattre et protester contre l'iniquité de la presse conservatrice qui crie à l'augmentation des dépenses, cette augmentation est indéniable, évidente, impossible à expliquer.Nous avons déjà signalé bien des items du budget où cette progression ascendante dans la déperse prend des proportions alarmantes.Voici, par exemple un chapitre des Comptes-Publics où l\u2019extravagance libérale s\u2019accuse avec un éclat tout particulier.C'est celui des dépenses \u2018 d'entretien du nouveau Palais du Parlement, sous le titre de Loyers, Assurances, Réparations etc.des édifices publics.Comme toujours, nous allons citer nos autorités, les documents officiels.Qu\u2019on ouvre les Comptes-Publics pour l\u2019année expirée le 30 juin 1886, la dernière année contrôlée entièrement par les conservateurs, aux pages 75 et 76.On y verra que les dépenses d\u2019entretien du nouveau Palais Législatif n\u2019ont été que de $28,112.60.Maintenant qu\u2019on ouvre également les Comptes-Publics pour l\u2019année expirée le 30 juin 1888, première année entièrement contrôlée par les libéraux, aux pages 83 et 84, et l\u2019on constatera que les dépenses sous le même chef se sont élevées à $56,566 40.Soit une augmentation de $28,- 453.80, dans une branche du service public absolunient contrélable.Notre ami M.Beauchamp, député des Deux-Montagnes, a attiré l\u2019attention de la chambre sur cette aug- mention inexcusable, 48 la derniére session.\u201cNous citons les Procés- Verbaux de l'Assemblée Législative, pour 1889, page 446 : C L'honorable M.Shehyn propose que la Chambre se forme ae nouveau en comité des subsides.| M.Beauchamp propose en amendement, ** que tous les mots après \u201c que \u201d soient retranches et remplacés par les suivants : R «* Cette Chambre est prète à voter les subsides à Sa Majesté pour les besoins du service public dans cette province, mais elle regrette de constater, que pendant l'exercice de 1837-88, le gouvernement actuel a dépensé ja somme de $56,566.40 pour le nouveau Palais du Parlement \u201d, entrée sousce titre dans le chapitre des comptes public de 1887-88, intitulé : * Loyers, ;assurances, réparations, etc., des édifices publics,\u201d lorsque l\u2019ancien gouvernement n\u2019a dépensé que $28,112.60 pour la même fin pendant l\u2019exercice de 1885-86.Cette Chambre croit de son devoir de blâmer le gouvernement pour cette augmentation des dépenses de la Province.\u201d Le vote s\u2019est pris, avec le résultat suivant : Pour l'amendement :\u2014MM.Baldwin, Beauchamp, Blanchet, Casgrain, Des.Jardins, Duplessis, Faucher de Sainte laurice, Flynn, Lapointe, LeBlanc, artin, (de Bonaventure), Mcintosh, Picard, Poupore, Spencer, Taillon et Tourigny.\u201417.Contre
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