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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 9 mai 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Références

Journal des campagnes, 1889-05-09, Collections de BAnQ.

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[" \u2018industrie agricole \u2014\u2014\u2014 = HSE E ES ; vi EE oR Gan Ta Lo fa\u2019 3 NCIS ER GR > & sn L QE CAE : gs = Sème Année Jeudi 9 Maj 1889 No I4 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Pareissant tous les JEUDIS et contenant we les nouvelles de la semaine.Prix de l'abonnement :-\u2014UNX.121 AMY 16.3: POUR LA FRANCE : 16 FRANCE Strictement payable d'avansc.Lingpramé et jrablié par 3.0 dn 0 HS BRERA Me) La RVIVRURPROPRIBTAILS No 3.Rue Buade, H.V.Québec.MOST ES Ma TT) ast TN nem me Sede ee Le boulangisme surnage Il ya définitivement lieu de croire que sa fuits en Belgique ne puira pas au général Boulanger.Le jour où le public a su qu\u2019il s\u2019était mis en sûreté à Bruxelles, plusiéurs de ses partisans l\u2019ont renié, beaucoup ont été ébranlés, les autres n'étaient pas fiers.Quant à ses alliés, leur consternation était grande, et il s\u2019y mélait de l\u2019humiliation.Aussi radicaux et opportunistes ont-ils pu crier avec une joie insolente et folle ; Il est coulé ! Il n\u2019était pas coulé.Dès le lendemain, les amis les plus indignés se montraient gênés de leur indignation, les ébranlés se raffermissaient, les alliés se rapprochaient et les nentres disaient : Peut être va-t-il se tirer de l'à ?Le fait est qu'il s'en tire.Le gros public s'amuse de la déconvenue du gouvernement, et le public politique reconnaît que M.Boulan- @er.sera plus fort, libre à la frontière qu\u2019au secret en prison.Bref, il reste populaire et, par conséquent, mena- cant.Les ennemis du Général continuent, d\u2019ailleurs, de le servir à souhait.L\u2019attitude des ministres et de leurs principaux agents ou conseillers, les fureurs de la presse républicaine ; tout ce qui se fait, tout ce qui se dit dans les régions officielles accusent un tel désarroi et desi violentes passions que l'opinion, se tournant de plus en plus contre ces forcenés ahuris, aspire à voir leur chuteet ne peut douter qu\u2019elle soit prochaine.Or, du moment où l\u2019on est convaincu qu'ils vont disparaître, comment la foule et la plupart des neu- \u2018tres n\u2019iraient ils pas à l'homme qui a pris position contre -ux, et dans lequel depuis un an où s\u2019'habitus à voir leur vaingneur ?Si les impéria: listes et la plupart \u2018tes royalistes ont vraiment cru qu\u2019après avoir beaucoup crié : Vive Boulanger! le peuple français crierait tout à coup : Viva vent s\u2019avouer que ce jour n'est pas encore venu et ne parai: pas près de venir.Quelques uns affirment\u2014 peut- être sincèrement\u2014 que la France, si chevaleresque, si exigeunte en matière de courage, de dignité, d'honneur ne peut rester entichée d\u2019un shef de patti, d'un général qui, au moment du danger, quand ses lieutenants sunt devant P'ennemi, se dérobe.D'abord la France est elle encore si cheleveresque, si susceptible que cela ?Les principes de 89 ont depuis un siècle agi sur les caractères comme sur les iustitutions.Nous avous subi la révolution sous toutes ses formes : philosophisme, terreur, orgie césarisme, bourgeoisisme, parlementarisme, opportunisme, radicalisme ; et l\u2019abaissement est partout.Certes, nous ne sommes plus le peuple généreux, fier et un peu fantasque d'autrefois.Si nous faisons encore des folies, ce sont des vilaines et stupides folies.Après les effrayants scélérats de 93, prompts à tuer et à se faire tuer, les temps étaient mûrs pour Bonaparte.Après les drôles et les pleutres du présent régime, ce doit être le temps de Boulanger.Oui,\" c\u2019est Boulanger qu'il nous fait! ** Les proportions seront gardées.Et puis, le Général, eu gagnant la libre Belgique, a-t-il vraiment fait un acte qu\u2019on puisse lui r: procher, au non du courage, dela dignité, de l'honneur ?Au premier moment, on à pu le trouver d\u2019une prudence qui ne sied guère à qui portele plumot et l'épée.Mais crier à la lâcheté était même alors, une sottise.Aujourd'hui assez de lumière est faite pour qu\u2019on ne puisse ignorer que, pour nos gouvernants il s'agissait d\u2019en finir avec lui, etnon de le juger.Nous ne croyons nullement qu\u2019il y eût parti- pris, comme l\u2019assurent les feuilles bonlangistes, de Ini casser tout de l'empereur ! ou : Vive le roi !ils doi- suite la tête d'un ceup de gistolet ou de l'empoisanner.On ne se représente pas M Carnot présidant à de tels exploits.En revanche, il est hors de doute qu\u2019on voulait, à l'aide d\u2019une juridiction exceptionnelle, le faire toadamner en quelques heures pour attentatcet complot.Conclusion :.la peine de mort, .et, par clémence, la 4uô5etation immédiate en Calédonie.Il serait déja en route.C'était tout autre chose, il faut l'avouer, qu\u2019un pauvre procès correctionnel se dénouant par cent franes d'amende et pouvant, tout au plus, aboutir à quelques semaines de prison, avec perte momentanée des droits civiques.Aussi ceux qui reprochent à M.Boulanger d\u2019avoir été moins brave que MM.Naquet, Laguerre et Déroulède, nous paraissent ils manquer de sérieux comme de justice.Sachons reconnaître que, si la situation n'imposait pas la fuite, elle la justifiait De tous les cranes qui reprochent au Général d\u2019avoir décampé, combien à sa place seraient restés ?Voudrait-onu en garantir dix?Voudrait-on en garantir un ?Le boulangisme et donc toujours en ligne.L'opinion, un instant déroutée, lui est revenue, et l\u2019on peut croire quesa forcé électorale n\u2019est pas entamée.Cependant cette crise ne sera pas sans action sur lui ; elle va manifestement le pousser plus avant dans les voies de lalrépublique démocratique et sociale, ce qui n\u2019exclut pas du tout le césarisme.Quelle singulière chose tout de même que le concours donné par les deux partis monarchistes, avec permission de l\u2019auturité au général Boulanger, restaurateur de la république! Que notre ami Blanc de St Bonnet avait donc raison de dire : Nous sommes un peuple déraciné ! EUGÈNE VEUILLOT.Le nouveau gouverneur de l'Etat du Dakota, M.Melletté, a nommé M.J.Lamoure, de Pembina, membre de l'importante commission des chemins de fer pour le Dakota.CONFERENCE DE NOTRE-DAME DE PARIS QUATRIEME CONFERENCE D'après .les enseignements de la foi, il est horrible pour le pécheur de tomber, au moment de sa mort, entre les mains du Dieu vivant et de franchir la porte sur laquelle le Dante a écrit cette parole terrible : Laissez ici toute espérance, vous qui entrez.Notre nature déchue voudrait n\u2019être pas contenue par la perspective de l\u2019éternel malheur et de ses tourments ; elle rêve pour cela un enfer édulcoré.Le P.Monsabré nous a démontré que cet enfer n\u2019existe pas et ne peut pas exister.Nous sommes libres, et il nous faut choisir, ou l\u2019effroyable et éternel supplice {dont Dien menace le prévaricateur de sa loi, ou la royale et éternelle récompense qu'il promet à ses justes.Que ferons nous ?Où irons nous ?Après avoir réveillé dans notre âme la foi qui s'endort facilement aux conseils pervers du tentateur, l'éloquent dominicain nous invite aujourd\u2019hui, dans sa quatrième conférence, à visiter avec lui la glorieuse station de l'autre monde habitée par les élus et qu'on appelle le ciel.L'œil de la foi ne peut qu\u2019en entrevoir les divines splendeurs, mais c'est assez pour donner à nos espérances un élan surnaturel qui les détache des choses périssables au milieu desquelles s\u2019accomplit notre épreuve.Quel sujet ! Le ciel, où l\u2019Âme sera affranchie de toute souffrance et possédera l'abondance de tous les biens.Le ciel, qui est dans son ensemble la suprême beauté de l\u2019ordre, comme l'enfer est, dans son ensemble, le désordre en toute sa laideur.Prêtons une oreille attentive au dévélop- pement de ces deux pensées, Notre nature tend à connaître sa destinée, ei il est de la dernière évidence que l\u2019homme cherche et attend le bonheur complet et immuable dans sa plénitude et dans sa durée.Les biens de ce monde ne peuvent le satisfaire, il a soif de la félicité et de la béatitude.Ce qu'il rêve, ce n\u2019est pas un agrandissement, une amplification des petits bon- coo cha ee . CON al CMS eT go dy TTT JOURNAL DES CAMPAGN ES » heurs de cette vie,ce n'est pas le paradis amusant des anciens avec son printemps éternel et ses vertes prairies, comme le décrit Platon, ou bien encore le paradis sensuel de Mahometpavé d\u2019or et pierreries ; non, ce n\u2019est rien de tout cela.Le divin, voilà ce que l\u2019homme cherche et poursuit dans le bonheur.S'il fallait s\u2019en rapporter à la nature, ce bonheur ne serait que le perfectionnement des connaissances terrestres que l\u2019homme a pu acquérir par le moyen de ses facultés naturelles.Lame, dégagée des ombres de la chair, verrait alors le rayonnement de l\u2019éternelle beauté.et l\u2019homme assuré de l'immortalité se laisserait bercer éternellement dans la douce contemplation des créatures qui lui font connaître et aimer son créateur, sans que le doute ou l\u2019indifférence puissent jamais effleurer son cœur.Non, ce n\u2019est pas le bonheur que Dieu a promis à l'homme juste.Dans l\u2019Ecriture, Dieu nous dit clairement: \u201c Je serai moi mêmeta récompense, plus grande que tous les bonheurs, plus grande même que ledésir et le pouvoir d\u2019être heureux.L'homme, semblable aux anges contemplateurs de l'éternelle beauté qui se montre sans voile à leur intelligence ravie, verra Dieu face à face, tel qu\u2019il est.La disproportion qui existe entre- lêtre infini et notre être fini est tele qu'au prime abord la vision de l\u2019un par l\u2019autre parait une cChimère.Et cependant nous devons croire qu\u2019il peut nous rendre capables d\u2019un si grand acte, puisqu'il nous l\u2019a promis en nous appelant à la vision de son essence.Sans doute, pour cela, l\u2019homme a besoin d\u2019une transformation.C\u2019est la âce qui opère cette transformation ans notre esgence et dans nos puissances, car ellé est une pénétration de Dieu, une ' communication de sa vie, une sorme divine qui nous fait divinement.L'âme juste qui entre dans l\u2019autre monde ou qui sort des abîmes où elle a achevé sa purification, est saisie et transformée pour iamais dans une lnmière qui l\u2019entoure, la pénètre, lui donne une sublime ressemblance avec Dieu et lui fait pousser ce cri de ravissement : Dieu,voici Dieu ! Beauté suprême dont les plus parfaites beautés de cette terre et de tout l'univers ne sont que des ombres lointaines.Si déjà ces ombres ont l\u2019étrange pouvoir de nous séduire, que sera-ee lorsque nous verrons P'éternel principe de tout ce qui est vrai, de tout ce qui est bon, de tout ce qui est beau, faire vivre sous nos yenx sa féconde unité.Ce ne sera plus la froide abstraction que conçoit notre raison appliquée à la connaissance de Dieu, mais un être vivant dont la fertile nature ne peut ni se ; passer, ni se lasser de produire : un Père sans naissance, faisant passer toute sa force génératrice en un Fils dont la ressemblance est si expressive et si parfaite, qu'on ne peut pas concevoir qu\u2019il en ait jamais un autre : un Fils, lumière de lumière ressemblant à son glorieux Père comme la lumière ressemble au soleil qui la projette, mais sans qu\u2019on puisse le détacher du soleil de justice où il subsiste éternellement : un Esprit Saint, qui épuise en lui la fécondité de la vie divine, sans en tarir toutes les admirables sources.La même et inséparable nature, appartient au Père, au Fils et à l'Esprit Saint.Egalité sans confa- sion, hiérarchie sans infériorité, le plus bel ordre qui se puisse cohce- voir dans une société, la plus belle société qui se puisse concevoir dans l'unité, car les processions immanentes de Dieu se pénètrent.Ils demeurent dans la même nature, sans être confondus, ni mélés, ni rapprochés, ni contenus ; ils y sont distincts sans l'indifférence ; ils la possèdent parfaitement sans la partager ; enfin ils sont trois.et ces trois ne sont qu\u2019un.Il est déjà glorieux pour notre intelligence que Dieu ait bien voulu nous donner une faible idée de son infinité ; que sera-ce donc lorsqu'il se montrera sans voile à notre intelligence ravie, quand nous le verrons s\u2019épanchant en flots lumineux du Père au Fils, du Père et du Fils à l\u2019Esprit-Saint, circulant en ce ternaire sacré sans sortir de sa source, sans se diviser, sans défaillir.Nous contemplerons dans la trine unité la sublime harmonie de toutes les perfections: Nous verrons l\u2019immutabilité, avec l\u2019activité féconde ; la force sans limite, avec la bonté sans rivages ; la justice infiniment jalouse de ses droits, avec la miséricorde prête à tous les pardons ; ces mystérieux contrastes qui ontsi souvent étonné notre raison, nous les verrons se fondre, sans que rien soit altéré, en une simple et unique beauté dans laquelle nous admirerons la perfection suprême, le souverain bien.C'est l'essence même de Dieu que nous verrons, et, dans cetle essence, toutes les beautés capables de nous charmer et de nous ravir.Dieu nous montrera, et les mystères de sa vie et l'harmonie de ses perfections, les profonds et vastes secrets de sa science ; l'immense royaume du vrai, l'économie de son gouvernement, la sagesse de ses desseins, la droiture de ses droits et la perfection de ses actes.L'âme sera rassasiée à l'apparition de sa gloire ; Dieu, en se faisant voir, n'arrête pas l'élan de notre cœur, il ne se montre que pour lui dire : Viens me prendre.Aussitôt l\u2019amour céleste jaillit saus le coup de Ja vision, plus avide, plus violent et plus triomphant que tous les amours.Dieu est à l'âme, l'âme est a Ini, ret I'enivrement de cette profonde: et intime union la comble d'une joie éternelle, car la plénitude du bonheur céleste dépend de sa durée, et cette durée c'est l'éternité.Mais ce bonheur privé ne nous donne pas l\u2019idée complète du lieu béni que Jésus Christ a appelé son royaume.Bien que Dieu suffise à chacun des élus, il ne les sépare pas dans la gloire ; tous ensemble, ils forment une immense et radieuse assemblée.La suprême justice de Dieu veut que chacun d'eux reçoive en quelque sorte une récoun pense proportionnelle à ses vertus et à ses mérites.C'est pourquoi de la place qui nous sera assignée, nous verrons tous le même Dieu et vivrons de la même vie,mais nous entrerons plus ou moins profondément dans le mystère de l'être divin, selon le degré plus ou moins élevé de perfection que nous aurons atteint pendant l'épreuve de notre Vie terrestre.La foi des martyrs, l'amour des apôtres, la scienca des docteurs, la pureté des vierges seront récompensés en proportion des efforts qu\u2019ils auront faits pour grandir en ce monde et recevront avec le Dieu qui les couronne, l\u2019hommage d\u2019une universelle admiration., Ici, à l\u2019appui de sa thèse,l\u2019orateur, d'une voix émue, nous cite le touchant dialogue de Dante et de l'âme céleste qu\u2019il interroge.Puis, sur le ton de l'ironie, il nous montre le piège maladroit tendu à l'enseignement catholique par certains philosophes à courtes vnes qui accusent cet enseignement de nous préparer au ciel un bonheur souve- Tainement ennuyeux dans une mortelle uniformité.L'oratear n\u2019a pas de peine à nous prouver que le ciel théologique est un ciel qui fait peur à ces amateurs de la science pure et du progrès.Il puise, dans leur affirmation que l\u2019éternelle contemplation d\u2019une même perfection est un arrêt -de la vie dont la loi est le mouvement, la fausseté de leur doctrine.Le P.Monsabré, en effet, leur fait observer que l\u2019homme a une fin, et que, s'ils préfèrent à la contemplation le progrès indéfini de nos connaissances, ils oublient que cet être se meut et ne marche en avant que pour arriver quelque part, et qu'il est absurde de poser en principe que la fin de l'homme est de n'avoir pas de fin.L'âme ravie marche de clarté en clarté, de transport en transport,d\u2019enivrement en enivrement et contemple les perfections, la science et l\u2019inépuisable fécondité de Dieu, sans jamais assouvrir la soif de son amour.Et quand bien même Dieu montrerait d\u2019un seul coup, à ses élus, tout ce qu\u2019ils doivent voir éternellement, ils ne se lasseraient pas plus de contempler l'harmonie de ses perfections, les profonds et vastes secrets de sa science, que l\u2019homme ne se lasse d\u2019admirer un spectacle oi la nature a réuni ses magnificences et ses grâces, une œuvre où le génie semble avoir fixé l'idéal.L'une des inquiétudes les plus vives des cœurs blessés sur cette terre par des séparations cruelles, est de savoir si l\u2019on se reconnaitra dans les cieux.Les saints docteurs les consolent en leur représentant ceux qu\u2019ils ont aimés, attendant dans Ja gloire le moment qui les réunira.Et quand ils n'auraient rien dit, n\u2019est- ce pas assez que le Christ nous ait promis \u201c d'être fondus et consommés dans l'unité.\u201d Nous nous reconnai- trons dans le ciel puisque tout le\u2019 monde se conuaitra.Baignés dans la même lumière de gloire, tous les habitants du céleste royaume depuis l\u2019origine des siècles se verront et se pénétreront.Rien ne viendra troubler l\u2019inaltérable paix, la douce et pacifique intimité des élus ; ni le regret des éternels absents, ni la compassion de notre amour, dont ils se sont rendus indignes en outrageant le Dieu qui a fait de nos pensées et de nos sentiments les pieux esclaves de ses sages desseins et de ses justes volontés.Le ciel retentira{d\u2019une harmonieuse et unanime louange, d\u2019un cantique éternel d\u2019adoration, d'amour et de reconnaissance, dont les notes, partant des plus lointains rivages de la mer vivante, où chaque flot est une harmonie, s\u2019enrichiront de nouveaux accords en traversant les rangs des saintes hiérarchies et monteront toujours plus sonores et plus expressives jusqu\u2019au trône de Dieu.Ce sujet d'une profonde théologie et dont les développements étaient par là même très délicats pour un auditoire peu habitué à entendre un enseignement si sérieux en pareille matière, nous a paru dans la bouche da P.Monsabré revêtir une expression nouvelle.Eloquente, persuasive et convaincue, sa parole captivante et sobre tout à la fois dans ses pittoresques descriptions, nous a montré une fois de plus que le disciple de saint Thomas, sans s\u2019écarter des principes austères de son maître, sait faire accorder la théologie avec l\u2019éloquence et la poésie.L.-D.DE CONDE.+.LE CATHOLICISME| EN ANGLETERRE Le retour de l'Angleterre aux traditions catholiques s'accentue de plus en plus.Non seulement le mouvement des conversions augmente, mais les Eglises protestantes tendent chaque jour à se rapprocher par les pratiques extérieures du culte de l\u2019Eglise catholique romaine.Il y a deux ans, on plaçait un crucifix et des chandeliers, selon l\u2019asage catholique, sur l'autel \\de l\u2019église Saint-Paul, à Londres.Une innovation bien plus considérable encore vient d\u2019avoir lien dans la même basilque, ainsi que nous l'apprend la note suivaute de la Semaine religieuse de Rouen du 80 mars.Plusieurs feuilles catholiques annonçaient an commencement du mois que la statue de la Madone avec l\u2019auréole devait être officiellement installée dans la grande basilique de Saint-Paul, à Londres, où se font les fonctions des épiscopaliens.En nous faisant l'écho de cette nouvelle importante nous ajoutions que, s\u2019il en était ainsi, on pouvait présager le triomphe de l'Eglise contre l\u2019hérésie ; mais cette nouvelle 1néritait confirmation.Nous sommes aujourd\u2019hui complètement fixés sur ce point.Nous avons reçu, en effet, d\u2019un abonné de Londres l'affirmation que cet événement s\u2019est réalisé.Notre correspondant nous décrit le magnifique monument de marbre de couleur foncée et blanc \u2018qui figure à Saint-Paul.\u201c Dans tout le haut, dit-il, il y a Notre-Dame avec l'Enfant Jésus dans ses bras.Puis une croix en marbre blanc avec Notre-Seigneur : d\u2019un côté la sainte Vierge, de l\u2019autre sainte Madeleine.L\u2019effet produit par ces trois statues de marbre blanc sur fond sombre est vraiment saisissant.Notre abonné nous signale un autre fait non moins surprenant : \u201c On a restauré dernièrement une des portes de Westminster-Abbey, et audessus de cette porte on a placé Notre-Dame avec l\u2019Enfant Jésus : tout cela paraît incroyable, cependant c'est un fait.\u201d Du culte de la sainte Vierge au.culte des saints il n\u2019y a qu\u2019un pas, et Ce pas franchi, la conformité s\u2019établira plus facilement entre le rite protestant et le rite catholique.Il ne restera plus qu'à revenir à Rome.Comme renseignement sur les progrès du catholicisme en Angleterre, donnons aussi la statistique suivante publiée à Londres : S.Em.le cardinal Manning, dans l\u2019espace de quarante ans, a bâti 1,200- églises et chapelles, fondé 40 monas- téres, 322 couvents, 9 séminaires pour la prêtrise, 10 collèges, 2,000 écoles paroissiales, 30 unions commerciales et environ 10 institutions de charité.Il semble qu\u2019on ne soit plus très loin de cette fin de siècle annoncée par Joseph de Maistre, où l\u2019on doit direla messe à Saint-Paul de Londres.M.JULES FERRY M.Jules Ferry est bien content.Nommé président de l\u2019Association nationale républicaine (Comptoir électoral opportuniste), en remplacement de M.Rouvier, redevenu ministre des finances, il a pris possession publique de son fauteuil, dans une assemblée générale, tenue hier soir.Tous les adhérents assistaient à la séance.Il y avait, dit la \u201c République française,\u201d cinq cents personnes.M.Jules Ferry a prononcé un vaste discours (on en trouvera de larges extraits plus loin,) rempli d\u2019espérance et même d\u2019allégresse\u2026 Positivement ! Que M: Jules Ferry longtemps tenu à l'écart, même par les siens, qui, tout en lui restant à peu près fidèles, n\u2019osaient pas le produire, éprouve, éh se voyant de nouveau proclamé chef, une assez vive safsfaction perso nelle, on le conçoit.Il remonte, il remonte, il remonte, et cette nomination, unanime, à la présidence d'une grande société opportuniste, en est la preuve.De fait les radicaux eux- mêmes, à présent, sauf des exceptions très rares et qui restent isolées, s\u2019abstiennent avec soin d'attaquer M.\u2018Jules Ferry.L'autre jour à la Chambre, le jeune Pichon, élève de M.Clémenceau, Pichon, qui, naguère, ne trouvait point\u2019 de paroles assez vives, assez fortes, pour exprimer son cruel dédain du grand homme des opportunistes et la répulsion qu\u2019il éprouvait lui Pichon, à sa vue, Pichon prenait presque la défense de l\u2019ancien président du conseil.Mieux encore : toute cette politique de lutte contre le boulangisme, c\u2019est M.Ferry ui l'inspire.Le ministére,la Chambre, le Sénat, l\u2019écoutent, et obéissent.Il est vrai qu\u2019il peut donner seulement des conseils : d'autres exécutent.Entre nous, c\u2019est tant mieux pour le général et ses partisans.Il est vrai aussi, qu\u2019au point de vue de l'action gouvernementale, on le laisse encore dans la coulisse.Les membres de l\u2019association républicaine lui con- forent bien leur présidence ; mais au ministère, à la Chambre, au Sénat, on le prie, tout en lui laissant prendre la direction, de ne pas trop ouvertement se montrer.Il y a là, sans doute, quelque chose d'assez humiliant.Qu'importe à M.Jules Ferry ?Est-ce qu\u2019il n\u2019en a pas vu, depuis quatre ans, bien d'autres ?Il avait perdu presque toute action.Il a maintenant une action réelle, et même prépondérante, quoique dissimulée, inavouée encore.ll espère avoir une action souveraine, avant peu.Et il est content.Quoi de plus naturel ?; Mais M.Jules Ferry ne s\u2019en tient pas la.Cette vive satisfaction, qu'il éprouve et qu\u2019il manifeste, n\u2019est point seulement une satisfaction personnelle ; c\u2019est aussi, c\u2019est surtout une satisfaction politique.M.Ferry est politiquement satisfait.M.Ferry trouve, du moins il le déclare, que les choses vont fort bien pour le régime actuel, pour le régime de la république parlementaire.Et depuis quand donc l'homme d\u2019Etat de la république parlementaire, si prompt, il y a peu de semaines encore, à pousser des cris d\u2019alarme, est-il content, à ce point, de la situation ?Est-ce depuis qu\u2019il voit tous les partisans du régime actuel revenir à lui, se grouper derrière lui ?D'autres estimeraient que c\u2019est bien mauvais signe, au contraire.Mais, ch:z M.Jules Ferry, une appréciation différente se comprend.Du reste, si ce retour est la raison principale de son espérance et de son allégresse, il a ie bon goût de ne pas le dire.Il donne d\u2019autres motifs.Quels autres motifs ?Est-ce le rayonnement, l\u2019action décisive sur toute la France de l'Association nationale républicaine, qui le met ainsi en liesse ?Ce n\u2019est point cela, non plus.L'Association ne rayonne pas encore beaucoup.Son président doit le reconnaître iui-même : \u201c Les cadres sont excellents, dit-il, mais ils sont un peu vides.\u201d Depuis quand donc, alors, et pourquoi donc M.Jules Ferry est-il si joyeux ?M.Jules Ferry est content depuis l'élection du 27 janvier,\u2014il l\u2019affirme, \u2014et parce que \u201cle gouvernement est enfin sorti de la politique contemplative.\u201d L'élection du 27 janvier fat un \u201c désastre \u201d, soit ! Seulement, de ce désastre, de ce béni désastre, il est résulté \u2018\u2018 deux choses heureuses\u201d, foi de Ferry : \u2018\u2018 le réveil du gouvernement et le réveil des modérés \" ! Si bien, qu\u2019 \u201c en ce moment, il y a une Tenaissance véritable du parti républicain\u201d.Et là-dessus, l'ancien pre- Mmier ministre.se répand, l\u2019espace de quatre colonnes, en phrases qui veulent être enthousiastes, où il célèbre.cette renaissance, où il salue ce réveil.Il en note les symptômes, les signes, les progrès : il félicite les radicaux qui, eux-mêmes,\u2014lé croi- Tait-on ?\u2014deviennent sages.(Comme ce compliment doit plaire aux radicaux !) Bref, le pays va se reprendre, abandonner les \u201c malfaiteurs\u201d, les \u2018\u201c charlatans \u201d (ces charlatans, ces malfaiteurs, ne vous y trompez point, ce ne sont pas, dans la pensée de M.Jules Ferry, les tenants du régime actuel)! Dénouement assuré : Aux prochaines élections, écrasement du boulangisme, apothéose de l\u2019opportunisme, ou, mieux, ferrysme ! Et comme le pays veut \u201c autre chose \u201d que ce qu'on lui a servi durant ces dernières années, car M.Jules Ferry, qui ne regrette rien de ce qu\u2019il a fait, d'ailleurs, reconnaît lui-même que le pays est devenu \u201c autre chosiste\u201d, eh bien, on lui donnera autre chose, voilà tout ! Oui, monsieur Ferry, seulement vous oubliez la maxime: A une politique nouvelle, il faut des hommes nouveaux ! Et le pays semble justement faire de ceite maxime sa règle de conduite.PIERRE VEUILLOT, LE CENTENAIRE Æt les cahiers de 1889 On nous a demandé de résumer en quelques phrases l\u2019idée et le mouvement du centenaire.Nous avons essayé de le faire dans les lignes suivantes, qui pourront servir à nos amis pour répondre aux questions qui leur seraient posées.DE QUOI S'AGIT-IL ?Il s\u2019agit, en dehors de toute préoccupation de partis et d\u2019ambition personnelle, de consülter le pays sur ses aspirations et ses besoins.Le moment est opportun.Le régime inauguré en 1789 a accompli une période de cent années.Comme il y a cent ans, le sentiment d\u2019un malaise général se manifeste et réclame des réformes.La France, conviée en ses comices, Va être appelée à renouveler sa représentation nationale, Il s'agirait donc d\u2019abord de constater l\u2019état moral actuel par une enquête sérieuse et approfondie, faisant appel à tons les intérêts.Il s'agirait ensuite de recueillir les vœux de la population loyalement consultée et mise en état de se prononcer librement.Telle devrait être la préoccupation des pouvoirs publics.Telle paraît être au centenaire leur plus vive appréhension.Ce qu\u2019ils ne font pas, c\u2019est à l'initiative privée de l\u2019entreprendre.COMMENT S\u2019Y PRENDRE ?Faire appel à tous les dévouements, pénétrer aussi avant que possible dans les milieux populaires, grouper les hommes de même profession, consulter les compétences, produire un commencement de représentation des inréls, ranimer l\u2019esprit provincial que les fictions de l\u2019organisation administrative n\u2019ont pu éteindre, provoquer dans les vieilles capitales des assemblées représentatives de la contrée tout entière, formuler des vœux répondant au sentiment général, et nommer des délégués pour constituer une importante représentation des provinces au cœur même de la France : tel est le premier acte de l\u2019entreprise déjà commencée dans le Dauphine, le Languedoc et le Poitou, et qui va se poursuivre du sud au nord, de l\u2019est à l\u2019ouest.Puis viendra le mois de juin, le même mois qui vit la transformation des Etats généraux en Assemblée nationale.Pendant plusieurs jours, les délégués des'assemblées provinciales délibéreront publiquement en face du pays, et livreront à la publicité la plus grande le résultat de leurs travaux.Alors sans doute l'opinion publique, indifférente au début, fini- awd 22 Tà par s\u2019émouvoir, et par'\u2018comprendre que l'intérêt du pays tout entier est engagé dans l'entreprise.QU'EN RÉSULTERA-T-IL ?Assurément il serait téméraire de supposer que ce mouvement aura des conséquences immédiates et décisives, au milieu des évènements si divers que l'année du centenaire semble annoncer.Mais ces uélibérations, prises dans des assemblées composées d\u2019hommes honorables, de personnalités éminentes ne pourront manquer d'exercer une influence sérieuse sur les esprits sincères ; et quand la France, lasse enfin des abaissements et des mensonges du régime parlementaire, vou dra renouer la chaîne des traditions qui ont fait sa force et sa grandeur, elle trouvera, un programme tout fait de reconstitution sociale et des hommes prêts à l'appliquer.On peut donc affirmer que nulle entreprise sociale et politique n\u2019est plus digne que celle-là de rallier les suffrages et de susciter les dévouements.LES GRANDS MOYENS Et maintenant, que des prières continuelles, ardentes, s'élèvent vers Dieu pour le succès de cette œuvre de salut ! Le plus grand nombre des assemblées se tiendra pendant le cours du mois de Marie.La divine Mère du Sauveur ne peut abandonner sa belle France, la nation qui a inauguré pour Elle le culte gracieux et symbolique du mois des fleurs.L'assemblée générale se réunira pendant le mois consacré au Sacré- Cœur de Jésus.Il y a deux cents ans, Notre-Seigneur, apparaissant à la Bienheureuse Marguerite-Marie, demandait par son entremise que la France fit acte de consécration officielle à son Sacré-Cœur.La France officielle est aujourd\u2019hui la proie des ennemis de Dieu.Nous ne pouvons parler en son nom, et nous sommes réduits à ne faire que des actes personnels et des consécrations privées.Mais l\u2019heure de Dieu sonnera, le Te Deum de la victoire sera chanté au sanctuaire national.Heureux alors coux qui n'auront pas douté des destinées de la patrie.V.p£ MAROLLES.ee < agriculture LE BOI8 VIF DANS LA TAILLE DES ARBRES Lorsqu'on supprime à un arbre une branche vive, ayant atteint une grosseur de plusieurs pouces, il est très important, surtout si c\u2019est un arbre à fruit, de préserver la section coupée du contact direct de l\u2019air : dépourvu d'un enveloppe protectrice, l'exposition au soleil, les alternatives d'humidité et de sécheresse le fon feudiler et en préparant la décomposition.Une foule d'insectes, attirés par la sève, viennent s'y fixer et en hâtent la putréfaction.En outre, la sève descendante, rencontrant une issue, s\u2019accumule autour de la branche coupée et finit par former un bourrelet \u2018circulaire peu agréable à l'œil.La cire a greffer des jardiniers pare très bien à cet inconvénient ; mais outre qu'on l\u2019a pas toujours sous la main, il faut encore le faire fondre et savoir l'appliquer.M.L.de Vaugelas indique un préservatif beaucoup plus facile et donnant d\u2019excellents résultats.Il consiste tout simplement dans l\u2019emploi de cendre commune de bois qu\u2019on humecte d'eau, de manière à en faire une bouillie épaisse.On en frotte avec une brosse ou un tampon d\u2019herbe la partie encore fraîchement coupée.Cette cendre pénètre si bien entre tous les interstices des fibres ligneuses, que la plaie même, eu glissant sur le bois qui en est frotté, n\u2019en enlève que la partie superfi- 3 cielle et en laisse toujours une couche suffisante.Ce simple enduit protecteur empêche le bois de se fendiller, | et sa nature alcaline éloigne les in- | sectes: UNE SOURCE D'ENGRAIS FORT NÉGLIGÉ IL existe sur toutes les fermes une source d\u2019engrais fort précieuse et émi nemmerit utile, mais dont très peu de cultivateurs savent profiter : ce sont ces mille et un débris qu\u2019on rencontre à chaque pas dans la basse-cour, les jardins, les vergers, le long des routes et des clôtures, les curages des fossés, les amas de terreau provenant de matières végétales, gazons, feuilles, racines, etc.: Dans les moments de loisir, on pourrait ramasser ces débris, les réunir en un grand tas et y metire la feu, en \u2018ayant soin d\u2019empêcher une combustion trop rapide; on obtiendrait ainsi une quantité considérable de cendres et de débris calcinés.On formerait avec les cendres un tas qu\u2019on aura soin de couvrir de chaume pour le conserver sec et le printemps suivant on aurait à sa disposition un engrais des plus féconds pour les récoltes de racines.MANIÈRE DE PRÉPARER DES COUCHES CHAUDES DESTINÉES AU TABAC CANADIEN Endroit bien sec et exposé au _soleil.Couche chaude tournée du côté du Sud et bien à l'abri des vents du Nord et de l\u2019Ouest- Mettre environ un pied d\u2019épaisseur de fumier de cheval, vert, non dans une fosse, mais sur le sol, entouré d\u2019un cadre en planche et ren- chaussez pour empêcher les courants d'air froid de pénétrer en dessous ; secouer et éÉmietter le fumier à la fourche, le fouler légèrement, puis le recouvrir d\u2019ane couche de bonne terre de jardin de 4 à 5 pouces mélangée avec du terroir, le tout convenablement préparé.Mettre les chassis sur la ceuche et laisser 2 à 3 jours suivant la température qu\u2019il fait.Arroser ensuite à l\u2019eau bouillante 2 à 3 heures avant de semer la graine.Une demi cuillerée à soupe de graine de tabac bien mélangée avec une Cchopine de plâtre ou de cendre semée à la volée, sur une couche chaude de trois pieds par douze, donner assez de plants pour une plantation de deux arpents de terre.Lorsque la graine a été ainsi semée à la volée, jetez dessus une ligne ou deux d'épaisseur de terroir passé au sas.Presser légèrement la surface avec quelque chose de plat, puis tenir les châssis fermés jusqu\u2019à ce que la graine soit levée.Arroser faiblement lorsque la terre de la couche chaude le demande absolument.Le grand défaut est d\u2019arroser trop \u2018souvent et eu trop grande abondance.En agissant ainsi on ne donne pas au plant la chance de développer ses racines qui s'étendent au fur et à mesure qu'elle s'éloignent à la recherche de l'humilité.Le plant ne peut pas faire de racines si on lui fournit cette humidité en l\u2019arrosant aussi souvent qu'on le pratique généralement.Une fois le plant levé et par des journées chaudes, soulevez vos chassis de 10 heures a.m.à 8hrs p.m, non-sealement pour donner de lair, mais en ce faisant, on évite ces coups de soleil si souvent et presque toujours fatals qui brûleront votre plante dans l'espace de quelques minutes.Huit à dix jours avant de commencer la plantation, vous pouvez arroser tous les jours si vous le voulez, Votre plant qui aura alors de fortes racines, surtout si vous l'avez peu on pas arrosé pendant sa croissance, grandira à vue d'œil et sera après ce temps ce qu'il fant pour une bonne et vigourouse plantation, Le meilleur temps, sous notre haute latitude pour la préparation des couches chaudes, varie entre le 8 au 20 avril. L'ARBITRAIRE MINISTERIEL La Patrie et l'Eleeteur, publient à l'envie un entrefilet du Canada ou se lisent les lignes suivantes : \u201c* Plusieurs de nos confrères de Québec, dit l\u2019organe de sir Hector, de sir Adolphe et de M.Chapleau, ont cru devoir à la bienséance de verser quelques larmes de crocodile sur la récente révocation de M.de LaBruère ; ils nous permettront de ne pas nous associer à leurs critiques, et cela, pour la meilleure de toutes- les raisons : c\u2019est que nous ne nous sentons aucun godt pour la politique qui consiste à assembler dés verges pour se faire fouetter; et que nous espérous bien que le jour où les conservateurs reviendront au pouvoir, s'ils trouvent à la présidence du Conseil législatif un adversaire déclaré, leur remier soin sera de faire comme Mercier ot de ne pas l\u2019y laisser.Il a été entendu de tout temps, et dans tous les pays où il exisle es chambres hautes à la nomination du pouvoir exécutif, que la présidence de ces assemblées est un poste essentiellement politique et toujours à la disposition du cabinet.La loi de 1882, qui avait changé cet état de chose à Québec, avait été le résultat d\u2019une erreur, dont ses auteurs n\u2019avaient pas prévu la conséquence.En décidant que le président du Conseil législatif serait nommé pour toute une législature avant l'ouverture de la première session, cette loi remettait au mi- mistère qui vient parfois d\u2019être battu devant le corps électoral, et qui est destiné à être renversé dès la reunion des chambres, le droit d\u2019imposer pour cing ans à ses successeurs un président du Conseil législatif hostile.Une conséquence si exorbitante, ne pouvait manquer d\u2019éveiller les scrupules d\u2019un esprit honnête et modéré comme M.Taillon ; et lorsque le devoir de sa charge l\u2019a appelé, en 1887, à revom- mer le président du Conseil législatif, il avait essayé de tourner la difficulté sans y parvenir.I! a fallu changer Ja loi pour rentrer dans l\u2019état de chose normal, ct ce changement qui impliquait le départ de M.de LaBruère, est avantageux pour tout le monde, puisqu\u2019il rendra désormais aux ministères CONseTr- valeurs aussi bien que libéraux, une liberté d\u2019action qui leur est indispensable.\u201d Il est évident que notre confrère d'Ottawa n\u2019est pas exactement au courant de la situation, et n\u2019a pas saisi le véritable sens de notre artièle.Nous allons citer neuf lignes de notre premier-Québec.de vendredi, où notre pensée est nettement exprimée : La destitution de M.de la IJruère est un acte .de violence inique.Il tenait une commission de la Couroune pour cing ans.Le gouvernement pouvait changer par une loi le mode de nomination du président du conseil.Mais il ne pouvait pas, il ne devait pas donner à ce changement un effet rétroactif, et porter atteinte au droit acquis.Voilà le terrain sur lequel nous nous sommes placé.Ce n\u2019est pas la loi en elle-même que nous attaqnons.Le gouvernement Mercier avait le droit de changer par une législation nouvelle le mode de nomination du président du Conseil.Mais nous soutenons qu\u2019il n\u2019avait pas\u2019 le droit, en vertu de la loi nouvelle, de destituer brutalement l\u2019ancien président qui tenait de la couronne sa commission pour tout un parlement, sous l\u2019autorité de l'ancienne loi.Que le gouvernement au pouvoir ait la faculté de nommer le président de la chambre haute, on peut discu- cuter cette question ; mais nous disons, transeat.C'était l\u2019ancien régime, adopté par les cabinets conservateurs avant la loi de 1882.Mais M.de la Bruère avait été nommé pour toute la duré du parlement, en vertu de la loi de 1882.La loi nou- Bone ES sas YUE 0 A Lu EEE velle, adoptée à la session de 1889, devait certainement avoir pour effet de mettre la nominatiou du président à la discrétion du gouvernement, pour l'avenir.Mais nous avons dit dès le principe, et nous soutenons, n\u2019en déplaise à notre confrère d'Ottawa, qu'on ne devait pas lui donner un effet rétroactit.En destituant M.de la Bruère, le gouvernement Mercier a commis un acte de violence et d\u2019arbitraire.Sans compter l'immoralité de nommer le vieux transfuge Starnes, a sa place! CA mga re se eens a JOLIE SITUATION ! Notre confrère de la Presse fait une vigoureuse bataille contre le gouvernement Mercier.Il a publié ces jours-ci une série d\u2019articles sur le scandale du Table- Rock, dont nous avons déjà causé avec nos lecteurs, et dont nous allons parler de nouveau dans un prochain numéro de notre journal.Voici maintenant une rumeur que nous empruntons à notre confrère, et.qui nous paraît avoir beaucoup de plausibilité : Quelques journaux ont annoncé le départ de M.Mercier pour Londres \u2018et Rome.L'Electeur même avuonce qu\u2019il trouvera à Londres un marché favorable et des capitalistes bien disposés en sa faveur.Signe des temps, M.Mercier partira certainement dans quelques semaines, s\u2019il peut arranger ses affaires pour que la petite famille s'accorde un tantinet en son absence.On annonce que M.curé Labelle l'accompagnerait.Nous donncus cette nouvelle sous toute réserve.de conversion.Cela rendrait quelque teinie à l'argent de la province de Québec, dont personne ne peut plus voir la couteur, maintenant qu'a travers le prise des lettres de crédits.M.Mercier s'éviterait de la sorte un emprunt qu\u2019il sera obligé de demander autrement à la prochaiue session, car M.Mercier ne convertirait pas pour le wou- tant exacte dé la dette ; 1l émettrait pour $25,000,000 a $36,000,000 de débetures nouvelles, et, après avoir mis de côté le montant suffisant pour racheter à échéance notre dette consolidée d'au- jourd\u2019hui, les retailles tomberaient dans la casserole nationale ou 10s écus sauteraient avec un entrain bien conuu.De cette façon, la delie aura subi une drôle de conversion : elle aura élé convertie en dette fondée plus considérable de plusieurs millions, et ep dette qui pèsera sur nous soixante-cinq ans de temps, au lieu de vingt-cinq comme au- jourd\u2019hui.Si Baptiste trouve que le jeu en vaut la chandelle, c\u2019est l\u2019affaire de Baptiste ; mais il est toujours bon de dire à M.Mercier que ce sac enfariné ne dit rien de bon à la Province.Ah ! elle est jolie la situation financière et administrative de la province de Québec ! ip © Sp + cé MAUVAIS PAPIER ! ! Le régime des letures de crédit se continue.Pas d'argent dans le trésor, mais du papier en masse ! Seulement le papier de M.Mercier commence à perdre sa yaleur.On s\u2019en défie ! On commence à lui faire les gros yeux ! Etdes caissiers, courtiers, brokers, lont la grimace aux effets extra-commerciaux du gouvernement avarié qui nous administre.Nons tenons de source certaine .JOURNAL DES CAMPAGNES L'objet du voyage serait de convertir notre dette qui a plus besoin que jamais, que, ces jours-ci, une lettre de crédit pour un montant relativement peu considérable a été refasée dans pla- sieurs banques de cette ville.Les gens de finance ont du fair.Et ils refusent leur estime an papier du gouvernement-Mercier.C\u2019est bien malheureux, mais c\u2019est ainsi Ils sont défiants les gens de finance ! Et les lettres de crédits vont leur train.- Bientôt on les foulera aux pieds daus les banques et les bureaux de courtiers.i Mauvais papier ! mauvais papier ! aR gi ge LEURS GASPILLAGES On n\u2019en finirait pas si l'on voulait relever tous les gaspillages des gens économes gui administrent les affaires de la province.En voici encore un bien conditionnés, par exemple,que nous offrons à nos lecteurs.Durant la dernière session, M.Beauchamp, député des Deux-Mon- tagnes, a fait l\u2019interpellation suivante : Par M.Bzauchamp : 1.À quoi ont servi les dépenses encourues pour les annonces de la vente de la propriété de l\u2019ancienne Ecole Normale Jacques Cartier, 3 Montréal ?2.Dans quels journaux ces annonces ont-elles été faites, et combien a-t-il été payé à chacun ?3.A quoi ont servi los dépenses encourues pour les plans faits en rapport avec la vente projetée de cette propriété ?4.Combien M.Parent reclame-t-il en cette affaire ?Qu'on lise attentivement la réponse du secrétaire provincial.Elle est intéressante : Répouse par l'honorable M.Gagnon : 1.A renseiguer fe public sur la vente projeté-.2 + Le Herald \u201d.\u2026\u2026.$ 121 40 L'Erendard'.\u2026.\u2026.\u2026.107 10 \u201c LEvéosement \".103 85 + Le Cultivatear 7.33 50 * L'Electeur\u201d.\u2026.cevveensn 90 42 \u201c* La Justice \"0e 90 42 *\u201c Lo Free Press .87 75 La Patrie \u201d.\u2026.La.75 50 \u2018> Le Daily Telegraph \".68 25 - + Le Courrier Fédèral \u201d.64 75 * Lu Vallée de l'Ottawa \u201d 64 75 \u2018\u201c* Le Progrès de l\u2019Est \u201d.\u2026.23 32 * Le Prix Courant ?.\u2026.\u2026.45 00 *t Le Bedford Times \".24 25 * Le Trait d'Union \u201d.\u2026.\u2026.27 60 * La Paix\u201d.cu ees 41 60 \u201c L'Interprète \u201d.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2014 24 00 \u201cLe Post\u201d.\u2026.\u2026\u2026,uoes eee 61 10 * Le Franco-Canadien \u201d.12 24 L'Union \u201d.\u2026.\u2026.\u2026\u2026ueresee 22 43 \u201c Le Pontiac Advance \u201d.15 00 % L'Impartial \u201d.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.16 80 \u201c Le Richelieu Times \u201d.27 30 \u201c Le Sud \u201d.000coseces 49 84 \u201c Le Gladiator \".31 20 $1329 38 d.À procurer au gouvernement des pièces et \u2018des renseignements dont il avait besoin et qui pourront être plus tard d\u2019une grande utilité.4.$3,116.45 que le gouvernement a positivement refusé de payet.Voilà $1329.3S dépensées en pure perte, jetées inutilement en pâture à la presse ministérielle.On a publié à grands frais des annonces dans vingt-cinq journaux, et ces annonces n\u2019ont servi a rien.La vente des terrains en question n\u2019a pas eu lieu.On a eu le spectacle de la plus ridicule confusion.Le même jour il est paru une annonce \u2018de M.l\u2019arent, encanteur, proclamant | que la vente aurait lieu tel jour, et \"ane annonce de M.McShane, le mi- nistre des Travaux Publics, proclamait que la même vente aurait lien tel auire jour.Joli gâchis ! \u2019 Et en définitive la vente \u2018n\u2019a pas eu lieu du tont.Mais le gouvernement a payé $1,300 à sa presee.Paie, mon cher Baptiste ! Le fait est que dans toute cette affeire le ministère s'est montré d\u2019une complète ineptie, et d\u2019une incurie désolante.La province est riche, allez, pour payer des $1,300 en pure perte, a la presse ministérielle ! Cait AIP ems LEURS VOTES Nous avons parlé bien des fois des $3,000 de M.Langelier.Pour couronner le tout, il importe de donner le vote par lequel la majorité ministérielle a sanctionné ce gaspillage.À la séance du 15 mars, M.Beauchamp a proposé la motion suivante : M.Beauchamp propose en amende .ment: Quo tous les mots après \u201c que \u201d dans la motion soient retranchés et remplacées par les suivants : Cette Chambre est prête à voter les subsides à Sa Majesté, mais elle regrette - que le gouvernement ait payé à M.Frs Langelier, C.R., le compte qui suit, savoir: (Suit le compte, que nous avons déjà publiée.) ; D'autant plus que notre province n\u2019avait aucun intérêt dans l\u2019affaire en question, et vu que ce compte est exorbitant, les documents mis devant cette Chambre constatant : 1.\u2014Que M.Langelier n\u2019a eu à s\u2019occuper de cette cause que du 2 novembre an 25 du méme mois.2.Qu\u2019il n\u2019a eu A s\u2019absenter de son bureau pour cette cause que du 19 au 25 du même mois.3.Qu'il à reçu le case tout hon.M.Mowat.4.Qu\u2019il a joué le rôle d'un personnage muet devant la Cour Suprême, quoique cette Cour lui ait offort de l'entendre, à laquelle demande il a répondu en déclarant qu\u2019il n\u2019avait rien à dire.5.Qu\u2019à part quelques études qu\u2019il peut avoir faites sur la question, tout son travail a consisté à écrire quelques lettres à l'honorable premier Ministre de cette province, des lettres-où il s\u2019applique surtout à apprécier le travail des autres.6.Cette Chambre est d'opinion qu\u2019au lieu de se faire représenter par M.Frs.Langelier devant la Cour suprème dans une cause entre la province de Manitoba et la Compagnie du chemin de fer du Pacifique, le gouvernement aurait préparé par mieux fait d'employer pour la colonisation et l\u2019agriculture la somme de $3,000 payée à M.Langelier pour de prétendus services professionnels d'aucune utilité pour la province.Le vote s\u2019est pris comme suit : Pour :\u2014MM.Baldwin, Beauchamp, Blanchet, Bourbonnais, Casgrain, Des jardins, Duplessis, Faucher de Saintaurice, Flynn, Hall, Lapointe, LeBlanc, Legris, Lynch, Martin (Bonaventure), Mclatosh, Nantel, Owens, Picard, Spencer, Taillon et Tourigny.\u201422.CoNTRE :\u2014 MM.Bazinet, Bernatchez» Bisson, Boyer, Cardin, Champagne, David, Déchène, (l\u2019Islet), De Grosbois, Dumais Gagnon, Gladu, Goyette, Lafontaine, Laliberté, Lareau, Lemieux, Lussier, McShane, Morin, Murphy, Pelletier, Pilon, Rinfret, Robidoux, Rocheleau, Rochon, Shehyn, Sylvestre, Tessier, Trudel et Turcotte\u201488.On remarquera que deux députés ministériels, MM.Bourbonnais et Legris, n'ont pas osé avaler cette extravagance et ont voté avec l'opposition.Que les électeurs retiennent bien ce vote ! mate = de \u2014 a2> mT ae RA ns 7 hed 5 4 y - Lad oo.vedas ET NS EN PL 580 , URNAL DES CAMPAGNES PO ee III, LES MISSIONS DU NORD-OUEST Nous publions, pour l'édification de nos lecteurs, une nouvelle lettre d\u2019un sauvage chrétien à Monseigneur Olut: ~ ( DE L\u2019ILE ORIGNAL, 28 janvier 1889.ffon vieux Père, : \u2018Depuis que tu es parti en barque, pour aller au-delà du Grand Lac (la mer), je n'ai vu aucune de tes lettres.Ce n\u2019est que lorsque le 14e jour de ce mois est arrivé que j'ai enfin vu ta lettre.Elle m\u2019a fait grand plaisir.Pendant que je lis ta lettre, mon épouse l'écoute, et l\u2019un et l'autre nous sommes très contents.Voilà donc que tu m'as envoyé de bonnes paroles ! Aussi je l'en remercie beaucoup.\u2018on propre corps je ne le revois pas, cependant c\u2019est comme si je te revoyais toi-même par ta lettre qui m'a causé un si grand bonheur.; Voilà que ce que tu nous avais demandé, des souliers fins, nous len envoyons 2 paires : ils sont ornés de peaux d\u2019hermines.C'est ma femme qui les a faits.Je vais maintenant te raconter un peu comment nous sommes.Nous sommes tous en bonne santé ; cependant, mon beau frère Honoré, que tu as vu malade, maintenant davantage il est devenu malade.Je pense que sa mort atrivera, Cet hiver même.Son gosier est déjà attaqué par le chancre qui lui dévorait le visage, tu t\u2019en souviens ! De plusses jambes, je veux dire ses mollets, commencent à tomber en pourriture.Aussi 11 commence à ne plus pouvoir marcher.Sauf cetie exception, nous nous portons bien.Voilà que, ce par quoi l'on vit (des provisions) la viande il n\u2019y en a point du tout,vu qu\u2019il n\u2019y a point de caribous.Quant à nos compatriotes qui habitent dans les forêts, eux aussi font pitié par rapport à ce l\u2019on (mange (là nourriture.) Pour nous qui demeurous au Fort, nous ne vivous que «dé poissons.Je n'as pas d\u2019autres nouvelles à Le ru- conter.Cepeudäant quaud le printemps arrivera, en me réjouissant du bonheur de te voir, je l\u2019attendrai (j\u2019augure que tu arriveras.) Jusqu'à ce que cela arrive je prierai pour toi et toi aussi prie pour moi, afiu que le Créateur, nous prevant en pitié, 10us puissions uous revoir en bonne santé.Puissé-je entendre de vou- veau tes bonnes paroles ! Mon vieux Père, le Grand Priant, Isidore Clut, ¢\u2019est pour lui ceci.Je vais te toucher la main, Mou épouse elle auss: te dit !a même chose.Ton enfant qui t\u2019aimait de lout son cœur, tu t'en souviens, D\u2019est Ge pas ?Mice.ManDEVILLE, C\u2019est sa lettre celle ci.LES JESUITES vs LE MAIL \u201d Le plaidoyer preliminaire du defendeur + Le Mail a produit son exception a la forme dont nous avons déjà donné un aperçu aux poursuites des Jésuites.Ce plaidoyer préliminaire attaque la constitutionnalité de l\u2019Acte de Québec, incorporant la Compagnie de Jésus.À cette fin, le Maël allègue que les membres de la Société deman- deresse faisant vœu d'obéissance à leur Supérieur Général, ne peuvent exercer aucun droit civil dans cette province ; que d\u2019après les règlements de la Société, aucun membre n\u2019a le droit de posséder des biens, contrairement aux dispositions mentionnées - dans l\u2019Acte d'incorporation ; que cet acte fépugne aux Statuts impériaux par le fait que les Jésuites prêtent serment d\u2019allégeance d'abord au St- Père et à leur Général ; que la législature provinciale n\u2019a le droit d\u2019incorporer que les compagnies d\u2019intérêts provinciaux et que l\u2019objet de la dite société ne tombe pas dans ce cas.Cette société est étrangère et par suite ses intérêts sont étrangers, de plus par ses règlements,elle établit unè solidarité parfaite parmi ses membres dans tout le monde et tous les biens qu\u2019elle possède sont à la disposition d'un général, d'un étranger qui ne peut être sujet anglais, ne pouvant pas, par ses règlements, se- conformer aux lois britanniques.On ajoute que la constitution et l\u2019objet de la société de Jésus sont incompatibles à la constitution de la province et du Royaume-Uni ; de plus, le but des Jésuites est de proclamer et de propager les doctrines suivantes qui sont en contradiction directe avec la constitution anglaise ; supériorité de l\u2019Eglise de Rome à laquelle la législature de Québec doit se soumettre sur certaines questions ; droit du Pape de déposer les souverains ou de relever les sujets de leur serment d'allégeance ; suggestion de la législature de Québec à l\u2019Eglise dans les lois du mariage, d\u2019instruction et en général dans toutes lois qui touchent de près-comme de\u2019loin à l\u2019Eglise, et alors, s\u2019il y a conflit, l\u2019Etat doit se soumettre à l'Eglise et c\u2019est au Pape à règler le différend, et à employer la force extérieure s\u2019il le faut.Les exhibits suivants ont été produits avec le plaidoyer : \u201c La morale des Jésuites,\u201d \u201c Compendium Theolo- \u201c giæ moralis\u201det Casus Conscientiæ.\u201d Le gouvernement doit être une des parties au procès.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014i AD re LE DESORDRE DANS LE DEFICIT Le Courrier du Canada et le Canadien jettent le cri d'alarme sur l\u2019état des finances de la province de Québec.Il résulte de l'aveu même du trésorier, que le budget prochain, tant |.ordinaire qu\u2019extraordinaire, se soldera par un déficit de $925,352 ; outre cela, M.Mercier devra payer les $480.000 du règlement de l'affaire des Jésuites, et $2\" 3,000 pour l'intérêt des débentures dues compagnies sans compter son déficit ordinaire d\u2019environ $200,000.Le Courrier du Canada croit que le gouvernement a décidé de parer au déficit en se servant des dépôts de garantie des compagnies de chemins de fer.Mais ces fonds, qui lui sont remis en /idei-commis, pour pourvoir aux intérêts des obligations émises sur les marchés européens, devront être restitués ; et le gouvernement aura emprunté ainsi subrepticement, d\u2019ici à un an, plus d\u2019un million et demi : de sorte que, dans deux ans au plus tard, il sera obligé de venir demander à la chambre un nouvel emprunt de deux ou trois millions.Quand on pense que M.Mercier avait promis presqu\u2019en première ligne dans son programme politique, la promesse de \u2018\u2018 restaurer l\u2019ordre dans les finances ! \u201d Ce n\u2019est pas l\u2019ordre dans les finances; c'est le désordre dans le déficit.\"+ La session qui vient de se clore, à Ottawa, a mis 110 actes nouveaux dans notre recueil de législation.Sur ce nombre, 45 sont des mesures du gouvernement.Le nombre d'ordres et d'adresses votés par la Chambre, s\u2019est élevé à 96.VA-T-ON ECONOMISER $10,000 9 Nous lisons dans la Presse : Le gouvernement d\u2019Ottawa vient d\u2019autoriser la nomination d\u2019un nouveau juge de la Cour Supérieure à Montréal.Maintenant que Montréal a le] nombre de juges qu\u2019il lui faut, espérons que le gouvernement Mercier fera disparaître sa cour des magistrats et prendra, pour les cours de juridiction criminelle, tout le château de Ramesay.C'est là une superbe affaire qui débarrassera d\u2019abord la justice du! pays d\u2019un renégat politique, et sauvera plus de $10,000.00 par année au Trésor.Saus compter qu'il ne sera pas nécessaire de mettre $200,000 sur deux nouveaux étages projetés du Palais de Justice actuel.SOCIETE ST-JEAN-BAPTISTE Le comité de régie de la Société St.Jean-Baptiste,a eu une importante réunion, avant hier au soir, dans la salle du conseil de ville.Les sous-comités formés pour les fins de l\u2019organisation de la fête ont fait leurs rapports, et le travail général d\u2019organisation se complète de plus en plus.Le 24 juin au soir, il y aura banquet patriotique à la salle Jacques- Cartier.Les occupants de la salle, Messieurs Robitaille, Bernier et Bernier, ont adressé au comité du Banquet une lettre disant au\u2019ils livreront certainement la salle Jacques-Cartier à la Société St-Jean-Baptiste le 21 juin.Un sous-comité spécialement chargé de l\u2019organisation de la messe au Fort Jacques-Cartier, a été nommé et Va se mettre incessamment à l\u2019œuvre.Il y a eu aussi un sous-comité nommé pour mettre à exécution cette partie du rapport que nous avons publié et qui recommandait l'organisation de jeux pour la journée du 25 juin.Tous ces différents sous-comités ont le pouvoir de s\u2019adjoindre des membres et le comité de Régie comptant sur le concours de tous les Canadiens-français, espère que les personnes qui seront invitées à se joindre aux sous-comités, se feront un devoir d\u2019aider à l'organisation de la fête.Afin que la procession nationale du 24 juin ait un caractère imposant et qu\u2019il n\u2019y entre aucun char ou personnage allégorique qui ne soit digne d\u2019y figurer, M.Philéas Gagnon, secondé par M.J.B.Drouyn, à proposé et il a été résolu : qu\u2019il soit donné avis que tous ceux qui voudront faire figurer des chars allégoriques dansla procession le jour de la fête St-Tean- Baptiste, devront s'adresser au com- missaire-ordonnateur, M.J.H.E.Plamondon, 883 rue Fleurie, qui fera parvenir ces demandes au comité d'organisation générale.Il est bien entendu que tout char tendant à servir d'annonce commerciale ne pourra figurer dans la procession.Il a été décidé que le président de la Société, s\u2019adresserait avec l\u2019aide des membres de chaque section, à nos principaux concitoyens, pour obtenir par souscription, les fonds nécessaires au succès de la fête.M.le Président a donné communication de la lettre suivante : St-Hippolite du Fort, le 16 avril 1889.Mon cher compatriote, Veuillez accepter ma modeste souscription poûr la patriotique entreprise que vous préconisez.Quoi qu'éloigné du pays, je ressens par là même une douce émotion quand on 0 \u2018 .me parle des grands hommes d Oanada.Vous faites là une bonne action pour laquelle je vous remercie de tout cœur.Acceptez donc les vœux d\u2019un lointain compatriote pour le succès de votre entreprise Bien cordialement à vous J.D.CHARTRAND.Cette lettre de M.Chartrand, lieutenant instructeur à l\u2019Ecole militaire d'Infanterie à St-Hippolyte du Fort, France,a été accueillie par des applaudissements réitérées.Elle est d'un bon augure pour la souscription projetée, et si un Canadien français aujourd\u2019hui si loin de nous, aeu cette généreuse idée, nul doute, que les canadiens-français de Québec répondront généreusement à l\u2019appel qui va leur être fait.Cem AK.== PETITE GAZETTE Il est grandement question à Rome d'établir une fête annuelle de Jésus- Ouvrier.Le jour choisi serait le troisième dimanche après l\u2019Epiphanie.Les cercles catholiques d\u2019ouvriers parisiens sont en instance à cet effet auprès du Souverain Pontife, qui se montre très favorable.L\u2019illustre et regretté cardinal Pitra avait composé un office spécial pour cette fête.Les classes ouvrières n\u2019oublient pas ce qu\u2019elles doivent à la véritable religion, fondée par le fils de l'artisan Joseph, et elles savent aussi ce que leur a valu le libéralisme, fils de la Révolution.M.R.H.Pope, candidat conservateur dans Compton, est âgé de 32 ans.Il possède des talents oratoires peu ordinaires.Sans avoir suivi un cours classique complet, il a fait des études sérieuses qni lui permettront de figurer avantageusement dans le monde politique.Destiné par son père à la vie agricole dès son bau âge, il est aujour- d'hui l\u2019un des cultivateurs les mieux posés de notre région.Sa ferme de Cookshire est administrée avec intelligence et le plus grand succès.Il n'y a rien qui rappelle le luxe dans cette Vaste et belle exploitation, tout est marqué au coin de l\u2019utile et du sens pratique.\u2014\u2014 \u2014 \u2014 Sir Charles Tupper partira d'Ottawa pour l'Angleterre, le 16 de mai.Son Eminence le cardinal Taschereau a visité le couvent de Sillery, hier matin.- Après la cérémonie de Peterboro, Mgr Duhamel et sa suite se sont rendus à Hamilton pour l\u2019installation de Mgr Dowling.Un cablegramme à la Gazette dit que les débentures du gouvernement fédéral ont haussé de 1: à 2 par cent, la semaine dernière ; les obligations de la Colombie Anglaise et de la province de Québec sont à 1 et 14, et les emprunts des villes de Toronto, Québec, Winnipeg et Ottawa, ont également monté.Le Pacifique a touché une bonne veine; les trausactions se font à 544.Le département du secrétaire d\u2019Etat était en liesse mercredi matin, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'entrée *- M.Grant Powell,sous- secrétaire d'Etat, dans le service civil.En effet c\u2019est dans le mois de mai 1889, que M.Grant Powell entra dans le bureau du secrétaire civil pour le Haut-Canada, à Toronto, et il n\u2019a cessé depuis de faire partie de ce département.Une adresse richement enluminée lui a été présentée hier par M.Catellier, assistant-régis- traire général du Canada, en présence de tout le département.Un scandale d\u2019un genre nouveau est à la veille d'éclore.licences données par le gouvernement de Québec, pour les pêcheries dans les rivières de la côte Nord.De hauts personnages sont impliqués dans ce nouveau scandale du gouvernement Mercier.On commence maintenant à s'expliquer les amours de certains fonctionnaires pour les régions de la côte Nord,et pour New- York.On connaîtra le tout prochainement.Les libéraux du coraté de Compton ont choisi pour leur candidat à la prochaine élection M.T.B.Munroe, de Bury.=.a Le banquet offert par les conservateurs de Montréal, à l\u2019honorable M.Taillon, aura lieu, probablement, dans la dernière semaine de mai.Sir John Macdonald a déclaré, à la chambre des Communes, que la prochaine session aurait lieu, au commencement de janvier.Les députés ont accueilli -cetto nouvelle avec enthousiasme.Le général Boulanger a prié ses \u201cpartisans, d'aller tenir conseil à Londres, le 15 mai.Mercredi prochain, M.L.G.Desjardins et M.T.Chase Casgrain, députés à l\u2019assemblée législative, doivent porter la parole au Club conser- .vateur de Montréal.M.l\u2019abbé Collin, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice, est de retour d'Europe._ La Législature de Terreneuve est encore en session.Le gouvernement de cette colonie doit soumettre à l\u2019Assemblée Législative, dans quelques jours, le projet de construire, aux frais de l'Etat, un chemin de fer à travers l\u2019Ile.Des soumissions ont été demandées à cette eff t, et il y a plusieurs offres.Ce chemin aurait 250 milles de longueur.La fièvre d\u2019Oklahoma est calmée, et est remplacée, non seulement par un calme parfait, mais par un dégoût général.Un grand nombre de boomers reviennent sans presque le sou et se mordent rudement les doigts.Dans ce \u201c Paradis \u201d tant prôné, l'eau manque, la terre est rouge, et la petite vérole a commencé à apparaître.La terre d\u2019or n\u2019a même pas tourné en terre de fumier, mais en terre de misères.Pauvres fous, qui se laissent toujours prendre au miroir comme les alouettes ! Les gogos seront de tout temps.4 me AP GD A meee Il s\u2019agit de | = Pectoral-Cerise d'Ayer, Il n'y a pas de maladies aussi perfides dans leurs attaques que celles qui offectent la serge ct les poumouss; et aucune qui ue soit uss négligéo par la majorité des malades.Cependant une toux ou au rhume ordinaire uégligé n'est souvent que le commencemens d'une maladie mortelle.Le PECTORAL- CELISE 2 prouvé son efficacité par uuo lutte triemphante «le quarante années contre les maladies de 13 gorge et des poumons Finpurtiaut est de s'en servir à temps.Toux persistante guérie.+ 10 1857 So pris ua gros rhume de poitrine, Une violente Loux s'on suivit et jo passal de longues nuits sauxsommell, Je (us condamne par des mnéloeius.En dernier ressort, j'es- \u201caysi du VECTORAL-CERISE D'AVES, Et Dienthi apres, mes poumons sed Me, le sonnel), si nécessaire à ln reparation de forces, me revint.Daf Un Ustse continu du LECroixE j'ai ontenu une guérison cornplote et radicale.J'ai à présent G2 sus, Je ors robust ot vigoureux, et c'est a votre Pec.TORAL-GERISY: QUE je le dois : je puis dive en toile sincérité qeilon'a sunvé lu vire BorAct: CArkanorame\u201d Moclhghaum, Vt, 15 Juillet, tye, Croup \u2014 Écoutez une Mère, \u201cPendant Qi séjour & ln camprigie, l'hiver dernier, mon petit gaseon, âgé de (rois aus ag ateint Jdu croup; ra respiration devin vi pénible qu'il semblait près ce mourir, il etrau- tait.Quelqu'un deus Le familln suendre Femploi du PECTORAL-CHAISE 1° LYCR:, Clés il y avait toujours un (lacon dinz let mudrots, Nous essryaines à faibles doses, souvent vepée tees, eb i notre grand jole,en moins d'une iemmi-beure, le petit malade respirait Hbretnt.Le docteur nous assurs que le Pree.TORMACERISE avait seve Ia vio de nen # cheri Jugez de mu gratitude?A vous sincèrement, : + Nrs.Este .- par livre .cesessnses 010 a 010 St-Urbain, \u201c & T 8 | Salé, par livre.Lu tcrimnmens 0 100 0 11 ot Hilarion.\u201c Ss 0 10 | par baril.Luvvces moeneenes 17 00 @ 18 00 Suresnes \u2018\u201c = 13 1 *smbons frais, par livre.0 9a 010 Malbaie, a 1 15, 16 fumés par livre eusoces 012: 013 St-Fidèle, 1 26, 17, 18 St Siméon, \u201c 18, 19, 202 Bœufs, Moutons, Etc- 2ghctour à Tadoussac pour 1eprendre le bateau 26.Journalisme Un nouveau journal vient de paraître à Hull : Le Specsateur, soi-disant indépendant, mais de nuance libérale assez prononcée.La pêche au loup-marin La pêche au loup-marin a été excellente ce printemps.Mercredi de l\u2019avant- dernière semaine, dans le golfe Saint Laurent, aux îles d\u2019Anticosti et de la Madeleine, eL sur les côtes de Terreneuve, la glace en était littéralement couverte.La neige cessa vers midi, et la glace se resserra.Alors, tout le monde, hommes, femmes et enfants, jeunes et Vieux, cultivateurs, etc, s'arma de bâtons et de hachettes, et s'en fut livrer combat au loup-marin., D'un coup sur la tête on en tuait un, et ce jour-là, il en fut porté des coups.Ce fut une Manne précieuse pour les habitants des côtes qui firent assez pour s\u2019entretenir au moins un an.: L'huile de ce loup-marin est très précieuse et la peau est très recherchée pour la fabrication des chaussures et es valises.Ils valent trois piastres par tête ; l\u2019huile se vend $5 le cent livres.Les pêcheurs, de Saint-Jean de Terreneuve ont pris dü loup-marin pour un million do piastres ce printemps.Accident sur les chars Vendredi dernier, dit le Waterloo Advertiser,quatre jeunes gens arrivèrent Québec, 9 mai 1889, étœuf-1ère qualité, par 100 1iv.$10 00 a 10 00 2ème \u201c \u2018 7T25a 850 Bœuf sème \u201c c uf par IIVIO.secs 001000 .Veau par livre.ceres 10000 0 Mouton par livre ses | Ô « du printemps, chaque.4 Volailles Québec, 9 mai 1889.Volailles, par couple \u2026.\u2026.\u2026.\u2026 0 600% 1 00 Poulets, 0 Lecososaccesenm 0 TH a 125 Ores, do censeoos seotubeu 0 00 a 5 ou Dindes, dom.2008 500 Canards dO Luvese.s0 0000 0 70 0 1 00 Provisions, Etc, Etc.Québec, 9 mai 1889, Beurre frais par livre.\u2026\u2026\u2026$ 0 22 a 0 25 Beurre salé par livro.\u2026.\u2026.\u2026.» 0207026 Patates par minot\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.O0 40 à 0 60 OBufs par douzaine., 06 cc 0 14 a 0 16 Sucre d'érable par livre.0 08 a 0 09 Fromage par livre.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.¥ 12 a 0 124 Oignons par barileicecs sessocsessesns 2 25 a 2 Bu Pommes par baril.1 75 a 3 VO Oranges par caisse.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.5 50 a 6 00 Citrons par 0ai880.cceccemescssssecers 3 50 & 4 00 Tabeo canadien en feuille paribs 0 15 a 0 18 y Poissons.Québec, 9 mai 1889, Peilssons\u2014séché ie quintal.$ 4 00 a 4 50 Morue verte le baril.5 2 a 5 50 Saumon No 1, baril de 200 livres.17 00 a 17 00 Saumon No i,lalivre.0 10a 0 1t Hareng du Labrador par baril ALL RTE TI TE 6 00 a 6 2 1N Mariage A Springfield, Massachusetts, le 27 avril dernier, a eu lieu le mariage de M George T.Roberts, à Mlle Emma Louisa, fille cadette de notre concitoyen G.T, Cary, écr, 3 \" Sra Aire SSE CREED ARN SROs MO OCR AUX MAECHANDS DE LA CAMPER ESSIEURS TOUSSAINT & LACROIX, propriétaires de l'établissement d\u2019incubation artificielle de Sainte-Anne de- Beaupré, offrent en vente des œufs de canard de la fameu:e race Pékin pour les fins de reproduction.Lorsqu'ils ont fondé leur établissement il y a quelques années, ils ont importé 1000 œufs de canards Pékin au coût de $300 et les œufs qu\u2019ils offrent en vente aujourd\u2019hui ont été pondus par les produits de l'incubation artificielle des mille œufs sinsi imponés, Le canard Pekin est blauc ; il a la taille d'une oie ordinaire, ne vole pas, ne s'éloigne pas de l\u2019endroit où il a été élevé et n\u2019a pas b:soin d'eau pour se baigner.A l\u2019âge de neuf ou dix semaines il pèse de 474 à six livres.Sa chair est exquise ; il est le seul qui sous ce rapport rivalise avec le fameux canard Canvas Back Il pond de 120ù 150 œufs par année, et, comme cette race a été élevé artificiellement de génération cn génération depuis de longues années, son tempérament se prête à merveille à ce genre d'élevage.= Aux Etats-Unis, la supériorité des produits de Yincubation anificielle est si bien reconnue que la chair des canards couvés artificiellement rapporte sur le marché 5 cents de plus par Ib que les produits de l\u2019incubation naturelle.Notez que le minimum du prix payé pour le canard Pékin, produit de l\u2019incubation artificielle, est de 16 cents et le maximum 45 cents ln 1b sur le marché de Bo:ton, MM.Toussaint & Lacroix, vendent leurs œufs aux prix suivants i $3 pour 13, $s do 2 $7 do 39, \u2018 $15 do 100, Une commission libérale sera accordée aux marchands de la campagne qui leur procureront des commandes.MM.Toussaint & Lacroix fabriquent aussi des incubateurs qu\u2019ils offrent en vente aux prix de $100 pour un incubateur pouvant contenir 300 ceufs, et $125 pour un incubateur de 600 œufs.Ils ont entrepris d'introduire ici cette nouvelle industrie agricole dont les rendements sont très considérables dans les Etats de la Nouveile-Angleterre, et qui fournirait à nos cullivateurs un moyen sûr et facile de faire de l\u2019argent.S\u2019adresser à leur école d\u2019incubation artificielle, à Sainte-Anne de Bcaupré, ou chez A.Toussaint & Cie, marchands de vins en gros, 35, rue St-Pierre, Quebec.Plusieurs personnes nous demandent si ces œufs peuvent être couvés par des poules, Oui certainement, car les Cannes sont généralement mauvaises couveuses.Les poules sont préférables.Autant que possible, faites vos nids sur laterre, surtout dans les grandes chaleurs, T.& L.Québec, 23avril 1480, 974 lA A vendre.UIT BEAUX EMPLACEMENTS dans la plus belle partie du village de Saint-Jean De:chaillons, dont deux mesurent un demi-arpest de front sur quatre-vingt pieds de profandeur, et les autres cinquante pieds sur un demi-arpent.Les deux premiers se trouvent bornes par le chemin royal et font le coin de la rue, Ce serait un endroit superbe pour y bâtir un grand magasin.L'église est À proximité, Ces emplacements seront vendus ou concédés en tout temps d'ici au premier de juin prochain.Le prix variera, suivant les conditions du marché depuis deux cent cinquante A trois cent piastres.La paroisse de St-Jean Deschaillons donne beaucoup d'argent, vû qu\u2019il y a des briqueteries et qu\u2019il £y fait un grand commerce de bois et et d'écorce, S\u2019adresser à F, X, DESROSIER, St-Jean Deschaillons.Québec, L2 avril 1888.767 Æ vendre.: N BEAU MOULIN MU par ¥en a U la vapeur dans la plus belle 1 partie du village de St-Simon, PI\" comté de Rimouski, en face de l\u2019église, contenant un moulin à scier les billots, un moulin à bardeaux, contenant cinq scies rondes,une moulange à avoine et une moulange À crible, vu moulin à carde, foulon et presse, avec un arpent de terre de front sur 20 de profondeur.La bâtisse est de 55 pieds de long à quatre étages avec une aille de 22 pieds, une étable et un engrais, .Ce moulin sera vendu en tout temps, le prix variera suivant les conditions du marché, S\u2019adresser à REVOCAT BELANGER, St-Simon, Rimouski, Québec, 30 avril 1889\u20143s 981 AGENTS DEMANDES PARTOUT Cetta inontre se vend d'ordi ei oo 1 nl nairc $15.00, Pour Go jours DN .A Dnous la vendrons à $4.08, avec LI la chance vous d'en avoir œ une pour rien.Coupez ceciet Mr envoyez nousle avec soc en tim- Ba) bres comme grirantiè que vous a, ; 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CONDITION : $1.00-pourune-51.00 PIASTRE VOUS RECEVREZ LE - Journal des Campagnes PENDANT DOUZE MOIS Aiusi que Trors VOLUMES ment\u2019 tionnés plus bas qui sont d'uae très grande utilité.Ne manques pas de vous abonner au Journal des Campagnes qui ge publie tous les JEUDIS, contenant 16 pages de matière à lire Ep outre, nous donnons comme rime aux nouveaux abonnés TROIS MA ixIFIQUES VOLUMES consistant en : LE P24IT MOIS DU SACRÉ-OŒUR, LE REOURIL DES REORTTES ET LE MÉDEOIN A LAS MAISON, LE TRAITÉ SUR LE OHEVAL ET SES MALADIRS S'ADRESSER A ELZEAR BEDARD AGENT du Journal des Campagnes, No 9, RUE BUADE, QUEBEC BEE Seul autorisé à donner les cade tus, ,\u201d JOURNAL DES CAMPAGNES ME VÉRINS SERA ESS ASS an 49 DosEs - Pour ugir douce- RS ment aur les intestins, de vy 2 à 4 pilules; énergiquement, do 4 à 6 pilules, pILLS décider de la dose dans ~~ chaque cas.Pour la Constipation, il n\u2019y a pas de re- Elles assurent les fonctions journalières des Intestins ot les romettent à leur état normal, Pour Indigestion, ou Dyspepsio, les Gastralgie, Perte d\u2019Appétit, Estomac Chargé, Flatulences, Vertiges, Maux de Tête, Nausées, tous sont soulagés et guéris Dans les Maladies du Folie, les Désordres Bilieux, ot la Jaunisse, les PILULES D'AVER doivent être données en doses tins, ot déloger la constipation.Comme médecine du printomps pour purifier le sang, ces PILULES sont sans égales.intestins, sont expulsées par ces PILULES.Éraptions, Maladies de 1a Peau, Hémorroides, résultant de l\u2019Indigestion ou de PILULES D'AYER.Pour les Rhumes ct Refroidissements, prenez les PILULES D'AYER pour ouvrir les Pour la Diarrhée et la Dyssenterie, causées par un froid subit, Uue nourriture indigeste, otc., etc., les PILULES D'AYER Sont OUR L'USAGE OES PILULES D'AYER.L'expérience seule peut mêde plus efficace que les PILULES D'AYER.PILULES D'AYER sont guérison assurée.Par les PILULES D'AYER.assez fortes pour stimuler le foie et les Intes- Les Vers, ongendrés par l'état morbide des la Constipation, sont guérles par l'usage des pores, ct calmer fa fièrre.\u20ac le vrai remède, Les Rhumatiemes, la Goutte, la Névralgle, et In Sciatique, souvent résultant de désordres digestifs, ou de refroidissements, disparaissent aussitôt la cause enlevée par l'usage des PILULES D'AYER.Les Tumeurs, l\u2019Hydropisie, les Doulours dcs Reins, ot autres désordres causés soit par débilité, soit par obstruction, sont guéris par les PILULES D'AYER.La Suppression, et l'Écoulement Pénible dus Menstrues, trouvent un remède aûr et toujours prêt dans les Pilules d\u2019Ayer.Ou tr ren sve clans Eads divections Comyily - 01 dd rabies wa pla ee langues, RARES evn .AN Ayes 15 AT.Dr d.2.Aver & Lo.Lowi Macs, Eu vente «hez tous Les l'inreauchens.Des Echos & Nouvelles Mines de fer de St-Urbain On fait actuellement des démarches our organiser une compagnie en vue exploiter les mines de fer de St Urbain On dit que M.Fortin, notaire de la Baie St Paul, et Tremblay, notaire des Eboulemeuts, non seulement ont acheté des actions de la nouvelle compagnie mais contribuent de tous leurs efforts au succès de l\u2019entreprise: Saint Urbain, ce petit village dont l\u2019avenir s'offre aujourd'hui sous les meilleurs auspices, est situé à trois milles de la Baie St Paul ; il a été créé, pour ainsi dire, par la découverte des gisements de fer.L'exploitation de ces mines sera une source de;richesses considérable pour les aroisses avoisinantes comme pour St rbain.Echos des provinces maritimes Trois missionneires Rédemptoristes de Ste Anne de Beaupré\u2014 les RR.PP.Poulet, Museley, et St Pierre\u2014 sont arrivés à Menramcook samedi matin our commencer une retraite.À la fin de la semaine ils viendront à Scoudouc, etdelà à Grande Digue, pour y prê- Cher aussi des retraites.On dit même u\u2019ils doivent passer quelques jours à Sackville avant de retourner au Canada.\u2014Sa Grandeur Mgr Sweeny a fait à Memramcook mercredi, l'ordination à la prétrise L.de G.Leblanc, fils de M.O J Leblanc, député du comté de Kent.MM.Martineau et Savage en même temps les ordres mineurs.Les trois ordinants appartiennent au diocèse de St Jean.Meurtre supposé Nous avons annoncé récemment, que le cadavre d\u2019un jeune homme du nom de Nelson Bernier, commerçant du Cap de Saint Ignace, avait été trouvé dans un bois, à quelque distance de sa demeure.Les circonstances qui entourent cette mort, sont assez mystérieuses.Le défunt avait assisté, paraît-il, à une noce du troisième rang de la paroisse, et il va sans dire qu\u2019il noça comme beaucoup d\u2019autres.Après la veillée, craignant de s'en revenir seul, et n'ayant pu trouver de voiture pour le ramener chez lui, il se réfugia dans une grange où il est mort.Mais la rumeur va plus loin.Il parai- trait que Bernier portaitsur lui ce jour- là une grosse somme d'argent, et que des voleurs l\u2019auraient assassiné, et puis l\u2019auraient caché dans une grange ; et que ces jours derniers les criminels auraieut transporté le cadavre dans le bois, afin de le soustraire aux recherches.Une enquête s\u2019instruit actuellement sur cette mort mysiérieuse, Colonie belge Une députation, composé de Belges, a eu une entrevue, hier, avec le premier ministre, au sujet de l\u2019établissement d\u2019une colonie de cette nation dans la province.Comme la plupart des immigrants ont manifesté le désir de se livrer à l\u2019industrie de la pêche, on leur a proposé de s'établir sur les côtes de la Gaspésie.Le capital de la colonie future est d\u2019environ $600,000.Mouvement de la population à Québec 85,000 Nous devons à l\u2019obligeance de M.Cherrier, l\u2019auteur bien connu de l\u2019Annuaire Cherrier, des statistiques très-inté- ressantes sur le mouvement de la population à Québec : 13,961 adresses ont été compilées dans + \u2018la ville seulement, à l'exclusion de St- Sauveur.1.939 déménagements ; 2,400 nouvelles adresses y ont été ajoutées ; 368 noms ont été éliminés, généralement pour cause de décès ; 195 maisons ou logements sont inoccupés à l\u2019heure actuelle ; après M.Cherrier, la population actuelle de la ville, non compris Saint- Sauveur, est de 69,800 âmes.Si on ajoute à ce chiffre les 15,000 âmes qui représentent la population de St.-Sauveur, nous arrivons à un total de 85,000.La fête des Neiges Il y a eu, Je 29 avril, une graod\u2019messe à l\u2019église de Saint-Joseph, à Shédiac, pour les biens de la terre, à l\u2019occasion de Ia \u201c Fête des petits oiseaux.\u201d Cette \u201c Fête des petits oiseaux \u201d a été instituée du temps des vieux Acadiens avant l'expulsion, dans le but de chasser une nuéo d'oiseaux qui ravageaient les grains dans les champs.Pendant longtemps chaque paroisse se fit un honneur d\u2019observer religieusement cette fête qui n\u2019est aujourd\u2019hui fêtée, croyons-nous, que dans le comté de Westmoreland.Elle tombe chaque aunée le lundi de la Quasimodo.Du temps qu'un des Messieurs Gauvreau était missionnaire à Memramcook le printemps étant cette année là fort en retard et comme il n'y avait aucune ap- parance de la fonte des neiges, M.l\u2019abbé Gauvreau fixa un jour de prières publiques et de jeûne pour demander au Tout Puissant de faire disparaître la neige.Les prières furent exaucées, et on nomma ce jour \u201c la fète des neiges \u201d qui fut institué comme solennelle.Aujourd\u2019hui \u2018 la fête des petits oiseaux \u201d et \u201c la fête des neiges \u201d sont amalgamées en une seule fête.TL y eutdeux missionnaires canadiens du nom de (rauvreau à Memramcook.Le premier, M.l\u2019abbé Célestin Gauvreau, desservit cette paroisse de décembre 1824 à juillet 1829, et l\u2019autre, le Rév M.Ferdinand Gauvreau fut curé de Memramcook de juillet 1829 à juillet 1832.11 revint ensuite en octobre 1836 et y demeura jusqu\u2019à l\u2019arrivée de- Ml'abbé Lafrance, en janvier 1852.\u2014Le Moniteur Acadien.Travaux Les travaux à la chapelle du Séminaire avancent rapidement sous la surveillance de M.Pampalon.Déjà les fondations sont assez avancées pour laisser deviner la forme extérieure qu'aura cette chapelle.Au moins quarante hommes sont employés là.Emigrants Voici le nombre d\u2019émigrants arrivés, à Québec, depuis l\u2019onverture de la navigation : 88.Circassian, 800; SS.Orégon, 614 ; SS.Norwegian, 282 ; total 1,696.Il ea est monté directement à Montréal 879, par les vapeurs Lake Nepigon et Lake Superior.Vêture Imposante cérémonie religieuse, mercredi, au couvent de Jésus-Marie, Sillery, présidée par M.le chanoine Vé- | zina, de Trois-Pistoles.Etaient présents: MM.les abbés Belleau, Fecteau, Gauvreau, Belleau, Audet, le R.P.Walsh, et les parents et amis des nouvelles religieuses.Ont prononcé leurs derniers vœux : Mille Belleau,de St-Michel, en religion, Marie St Philippe de Néri ; Mlle Sutton, de St-Colomban, en religion, Marie St- Jean de Dieu ; Mile Patoine, de St-Ger- vais, sœur Ste Perpétue.Ont pris le voile : Mlle Blanche Blumhart, de S-Roch de Québec, en religion, Marie Ste Eudoxie ; Mlie M.Poirier, de Québec, en religion, Marie St Lucien Mlle A.Vezina, des Trois-Pistoles, en religion, Marie St Maxime; Mlle N.Cameron, de St-Colomban, en religion, Marie St Alexandre ; Mlle E.Fecteau, de Québec, en religion, Marie Ste Fébronie ; Mlie G.Hanley, de Boston, en religion, Marie du Perpétuel Secours; Mlle A.Lafontaine, sur St Vital; Mlle E.Lévèque, sœur Ste Darie.Les travaux du havre Les travaux du havre, qui s\u2019exécutent à l'embouchure de la rivière St-Charles, seront probablement terminés cet été.Le mur transversal entre le bassin de marée et la cale sèche sera achevé dans quelques semaines probablement.Tout le travail sous l\u2019eau est terminé et les portes sont mises en place.Le pont qui traverse l\u2019entrée de la cale sèchèé est construit par la compagnie Dominion ; il coûtera $13,000 et sera mis en place, dans quelques jours.Le seul ouvrage qui restera à faire sera le mur au\u2019 sud de la rue St-André, qui sera achevé avant le mois de novem- re., Pèlerinage Le pèlerinage du Tiers-Ordre à Sainte Aune de Beaupré, aura lieu, le dimanche, 26 mai, à \u2018bord du Brothers.Ce sera probablement le premier pèlerinage de la saison.Ce trésor {| paraît maintenant que le fameux trésor de François Gutelin a éte trouvé en 1845 par un nommé Augustin @ro- teau devenu du coup uu des plus riches cultivateurs de Lorette.Quoiqu\u2019il en soit, les fouilles n\u2019ont encore abouti à aucun résultat.Dividendes La Banque Nationale a commencé depuis vendredi à payer à ses actionnaires un dividende semi-annuel de trois pour cent.Les directeurs de la Société de cous- tructions permanente de Québec out décidé de payer un dividende au taux de 6 070 par an.Au collège de Ste-Anne \u2014La fête du supérieur du collège de Ste-Anne, Mgr C.E.Poiré, sera célébrée solennellement les 22 et 23 du courant.Le mercredi, 22, il y aura au collège une grande soirée littéraire et musicale et le lendemain sera jour de congé pour les élèves.\u2014-La distribution des prix au collège de Sainte-Anne se fera le samedi, 22 juin, dans la matinée, et la sortie des élèves aura lieu immédiatement après.Instruction publique Le comité du conseil de l\u2019instruction publique, section catholique, se réunira le quatorze de ce mois au Palais législatif.Le conseil siégera le lendemain.Les Américains au Canada Plusieurs capitalistes de New York et Boston ont témoigné le désir d'acheter des terrains sur le bords de nos lacs et rivières pour y construire des villas, Cadeau On lit dans la Semaine Religieuse de Québec : .* Les citoyens de Saint-Romuald ont présenté à leur digne curé, Ie jour de Âques, une montre en or et un service en argent.Nos félicicitations à M.l\u2019abbé A.Godbout que ses paroisgiens -savent évidemment apprécier.\u201d Agent des Terres de la Couronne M.Télesphore Madore, a été nommé agent général pour les terres en bois de Québec, district d'Ottawa, en remplate- ment de M.Jean Poupore.M.Madore établira son bureau à Hull, et sera prêt \u2014 ~N à.transiger les affaires à la fin de cette semaine.Manufacture de pulpe La manufacture de pulpe de Arthur, comté de Bellechasse, acheté par M.Ford, de Forineuf, est en pleine opération depuis quelques jours.Elections du Barreau - Le Barreau du district d\u2019Arthabaska a fait, mercredi dernier, l'élection de ses officiers comme suit : Bâtonnier\u2014L'hon.W.Laurier.Syndic\u2014L\u2019hon.E.L.Pacaud.Trésorier\u2014L.J.Cannon, écr., réélu.Membres du Conseil\u2014MM.W.H, Felton, B.Théroux et J.E.Méthot.Morrison Le prisonnier Morrison n\u2019est pas trop bien en ce moment.| Sa blessure le fait encore beaucoup souffrir, mais le médecin est d\u2019opinion que l\u2019état de son malade ne présente plus d\u2019aussi grand danger.Morrison est trés désireux d\u2019avoir son procésd Québec, mais ses amis sont d\u2019avis qu\u2019il est préférable que son procès s\u2019instruise à Sherbrooke, et c\u2019est probablement là qu\u2019il aura lieu.On dit que les souscriptions des amis de Morrison au fonds de défense, s\u2019élèvent maintenant à $2,600 et il s\u2019élèvera: sans doute avant peu au chiffre de $3,000.Echos à Warwick \u2014La statue de St-François d\u2019Assise, ui devait être bénite dimanche dernier, à St-Médard de Warwick, ne le sera u\u2019à la fin de mai, à cause de la maladie du Rév.Père Frédéric qui doit la bénir lui-même.\u2014Le village de Warwick sera bientôt doté d\u2019un aquedue.\u2014M.Félix Baril, de Warwick, a fait récemment l\u2019acquisition d\u2019une machine du coût de $1500 pour préparer le bois.M.Félix Baril est le premier qui introduit cette industrie dans le pays et il mérite nos félicitations pout son esprit d\u2019entreprise., Il a déjà reçu des commandes considérables des Etats-Unis.Nouvelles: du Saguenay Un de nos amis qui arrive d\u2019un voyage au Saguenay, fait une bien triste peinture du pays qu\u2019il a traversé.Partout des inondations ont eu lieu.De Chicoutimi a St-Alphonse, pour revenir par le Portage des Roches, tous les ponts ont été enlevés.Les chemins sont dans un état épouvantable.Le grain de semence est rare, et la pauvreté a-été grande cet hiver, mais elle l\u2019aurait été bien davantage sans le travail des chantiers.Une inondation a aussi eu lieu sur le chemin de fer Québec et lac St-Jean, et sur une distance d\u2019un demi-mille entre McQuick et la station Beaudet, il y a eu jusqu\u2019à quatre pieds d\u2019eau, ce qui a vcca- sionné le déraillement d\u2019un train de bois, lundi.Filature auxchütes Il est question d\u2019établir aux chutes Montmorençy une grande filature de coton.On affirme que l\u2019édifice sera construit immédiatement et que les travaux commenceront dèsle mois de septembre.Importation de chevaux L\u2019honorable M.Beaubien dit que 25 chevaux de race sont rendus au Havre et seront embarqués dans quelques jours à bord d\u2019un des vapeurs de la ligne ossière, à destination de Montréal.Cette importation consistera en chevaux arabes, en juments percheronnes, chevaux normands.Tous ont des certificats our permission de service signés par e gouvernement français.Belle collection M.Claudio, Jannet a offert à l\u2019Université Laval, une collection numismatique qui se compose de pas moins de.trois mille pièces.Cette collection arrivera, à Québec, sous peu.M.Beemer On annonce que M.Beemer est en route pour le Canada.M.Beemer était en Angleterre, depuis près d\u2019un an.\u201c Première communion Cette touchante cérémonie, aura lieu, le dimanche, 19 courant, au Pensionnat de Bellevue.\u2014Au couvent de Sillery, la même cérémonie aura lieu le 20 mai.3 - \u2018 \u2014 JOURNAL DES CAMPAGNES mans et 70, FEUILLETON DU \u2018* JOURNAL DES CAMPAGNES \u201d 9 Mai 1889 -No 3 FLIBUSTIERS \u2014 ET \u2014 Me AN TN OS EE \"ES 95 [Suite] \u2014Ce noviciat est, je crois, même une condition essentielle pour devenir frère de la côte ?\u2014À bsolument nécessaire.\u2014Alors je ne m'étais pas trompé etxvous je serai obligé de vouloir bien recevoir mon engagement.\u2014 Votre engagement ! s\u2019écria l\u2019employé stupéfait, monsieur plaisante ?> parle très sérieusement, monsieur, je suis résolu à devenir frère de la côte.Vous savez, sans doute, quelsjisont les engagements que vous prenez ?-À peu près, je crois.: \u2014En pareille matière, à peu près ne suffit pas, prenez un siège.monsieur, et permettez-moi de vous lire dans le texte de la commission octroyée par le cardinal Richelieu au chevalier d\u2019Esnambuce, fondateur de la compagnie française des Iles, l'article relatif aux engagés.\u2014Je vous écoute, monsieur.\u2014L\u2019employé lut à haute voix et en accentuant chaque ligne, presque chaque mot : \u201c-Nal travailleur de la compagnie ne sera admis à s\u2019embarquer, s\u2019il ne s'engage à rester trois ans au service de la dite compagnie, qui aura le droit de l\u2019employer pendant ces trois années à tous les travaux sans qu'il puisse se plaindre ou rompre le traité passé par lui.\u201d .\u2014Je connaissais \u2018cet article.\u2014Je dois ajouter que ce n\u2019est pas la compagnie elle-même qui impose les travaux, mais bien les Coloris, agriculteurs, chass£urs ou corsaires auxquels sont vendus, aux enchères, les engagés à leur arrivée.Et vous savez, monsieur, s'ils se trouve de bons maîtres, il en est aussi de\u2026 \u2014Très mauvais.Merci, monsieur, car je Vois que vous tenez à ce que.je sois bien informé.\u2014Quant à la prime, je ne dois pas non plus vous laisser ignorer que, pour une personne de votre qualité, elle est absolument illusoire.\u2018Trente écus, monsieur, trente écus, pas davantage.\u2014Et le voyage payé ?, \u2014Oh ! sans doute\u2026 cinquante six livres.vous ne serez pas très confortablement.\u2014Cesera un premier apprentissage.\u2014Alors vous persistez.\u2014Absolument.L'employé poussa un soupir, ouvrit un gros cahier dans lequel le jour même avaient été inscrits soixante- douze engagements, toussa pour se donner de l'importance, prit sa plume et, se tournant vers le postulant, lui demanda son nom.\u2014Raonul, répondit le jeune homme.\u2014Ceci est votre prénom ; le nom de famille, s\u2019il vous plaît.\u2014Raoul le blond.\u2014Un nom de circonstance,fit l\u2019employé.\u2014Q'est possible.\u2014 Votre âge ?\u2014Vingt ans.\u2014Vos qualités ?\u2014Marin.Maal ?\u2014dJ\u2019al dit marin.\u2014Trék bien.employé acheva de remplir la feuille lmprimée, puis après avoir \\ fait à Raoul le blond, âgé de vingt ans, lecture de l\u2019acte par lequel il se s.Yendait comme engagé pour la somme © trente-six livres et pour la durée de trois ans à la Compagnie des Iles il lui présenta la plume en disant : \u2014Veuillez signer cette feuille de votre nouveau nom, monsieur le vicomte du Terme-Rouge, sous-lieutenant démissionnaire de la maison du roi.Le vicomte rougit, mais, prenant la plume sans faire - d'observations, il signa d\u2019une main ferme: Raoul le Blond\u2014 Veuillez \u2018également signer ce reçu de trente six livres que le caissier Va vous compter.Raoul signa une seconde fois, \u2014Vous nous étiez annoncé et recommandé par M.de Louvois, reprit l'employé, permettez-moi de vous souhaiter la réussite de tous vos projets, monsieur, et veuillez être assuré que je suis votre plus humble serviteur.Adieu, monsieur, et que Dieu vous conduise.\u2014Je vous remercie, monsieur.\u2014Un conseil encore qui pourra vous être utile : défiez-vous du boucanier Belle-Tête.\u2014Mon Dieu ! monsieur, comment pouvez-vous être si bien informé ?\u2014 L'avis ne vient pas de moi, mais d'un de vos nouveaux amis, d\u2019un homme qui est digne de l'être, du fameux flibustier Montbars, \u2018un gentilhomme comme vous et dont j'ai eu l'honneur comme pour vous de rédiger engagement.Si-maintenant il vous plaît de passer à la caisse, vous allez être immédiatement soldé.Raoul remercia de nouveau, salua et passant dans un bureau voisin, recut son argent contre quittance.Le prix de trois années de sa vie tenait dans sa main, il lai semblait que cet argent le brûlait.En quittant le comptoir de la Compagnie, il se diragea vers l\u2019antique chapelle Notre-Dame-Grâce, entra dans la nef en ce moment à peu près déserte, s\u2019agenouilla sur les dalles au pied de l'autel de la, Vierge et pria longtemps, après quoi s'approchant d'un trone sur lequel était écrit : tronc pour les messes à l'intention du donataire, il y versa la moitié de la somme qu'il avait reçue et la seconde moitié .dans le tronc pour les pauvres.Une heure plus tard, il \u2018rentrait dans l'auberge de la .Salamandre où le tapage continuait avec l\u2019orgie, mais où, en l'absence de son père qui lui avait recommandé particulièrement le gentilhomme comme intime atai de l\u2019illustre Montbars, la belle Suzette, grande admiratrice du flibustier, le conduisit aussitôt à une chambre retirée donnant sur le port et où il était déjà préparé pour Raoul un de ces grands lits à colonnes supportant un dais de serge verte que l'on appelle aujourd'hui un lit à la Louis XIV.\u2014OC'est notre plus belle chambre, lui dit elle, et vous y serez à l\u2019abri du bruit que font en bas tous ces ivrognes d\u2019engagés dont,Dieu merci ! le St-Jean nous débarrassera demain matin à cinq heures au moment de la haute marée.M.Montbars a couché ici lors de son arrivée des Iles et y auvait couché encore s\u2019il n\u2019était parti avec son compagnon pour Dunkerque où ils vont s'embarquer.Voici une table sur laquelle on vous serVira à diner dès que vous le désirerez et où Vous trouverez tout ce qu'il faut pour écrire.Si vous désirez quelque chose, tirez ce.cordon et mon père ou moi monterons aussitôt.\u2014Pour le moment je n\u2019ai besoin de rien, mademoiselle, d'ailleurs vous êtes tellement occupée que.Oh ! mon gentithomme, ne craignez pas de me déranger, M.Montbars vous a recommaudé à mon pére en partant, et, pour lui, il n\u2019est rien que nous ne soyons heureux de faire.Raoul n\u2019était pas d'humeur .à plaisanter ; cette déclaration de Su- 18 zette le fit sourir cependant, à la pensée que si son aventure avec Belle- Tête lui avait suscité un ennemi acharng, elle lui avait procuré en retour un protecteur dont l\u2019heureuse influence commençait déjà à se faire sentir partout où il se présentait.Alors n'ayant plus rien à faire du reste de sa journée, il profita de ses loisirs pour écrire à M.d\u2019Artagnan, capitaine de la compagnie des mousquetaires rouges de Sa Majesté, une lettre de remerciement dans laquelle, il lui parlait de la rencontre qu\u2019il avait faite au Havre-de-Grâce du capitaine Monthars.Confiant comme l\u2019est tn jeune, homme, il fondait pour la réussite de ses projets de sincères espérances sur l'intérêt que semblait lui porter déjà l\u2019ennemi le plus redoutable et le plus redouté des Espagnols habitant les grandes et les petites Antilles, théâtre du rapt de sa fiancée, et où probablement sa chère Léonore était retenue par ses ravisseurs.Ces occupations suivies d\u2019un frugal dîner auquel assista l\u2019hôtelier le conduisirent à la nuit, de telle sorte qu'après une longue conversation avec Yves le borgne, qui persistait à le regarder comme un grand \u2018personnage se cachant sous le plus strict incognito, il n\u2019eut plus qu\u2019à ss coucher dans le lit moelleux préparé pour Ini par les soins de Suzette.Toutefois, si bien couché qu\u2019il fût, Raoul dormit peü, et quant à la pointe du jour, l\u2019hôtelier entra sur la pointe des pieds pour l\u2019éveiller ainsi qu\u2019il en avait reçu l\u2019ordre,celui- ci fut tout étonné de le trouver déjà debout.La manière généreuse dont le chevalier paya la note exagérée que lui présenta Yves, acheva de persuader l\u2019aubergiste que si Raoul tenait à assister au départ des engagés,c'était pur caprice de la part de ce seigneur dont l'embarquement auquel il assista ne siffit pas pour le détromper.\u2014Sois sûr qu\u2019il n\u2019ira pas loin, dit- il à sa fille ; quelques lieues en mer, tout au plus, après quoi il reviendra par un autre navire ; ces gens puissants ont des idées comme cela, c\u2019est un caprice, pas autre chose qu\u2019un caprice.Le moment était cependant mal choisi pour faire une promenade de plaisir dans ces parages ; des croiseurs anglais, car depuis quelques mois la France était en guerre avec l'Angleterre, couraient sus aux navires de notre marine marchande dont il était nécessaire de - faire convoyer les transports par des vaisseaux de guerre.Ce ne fut donc pas le Saint-Jean seul qui, le 22 juin, appareilla pour les Antilles-mais une pareille flotte composée de vingt-deux vaisseaux, les uns appartenant aux Hollandais, alors nos alliés, les autres à la compagnie en destination du Sénégal, des Antilles, ou de Terre-Neuve, et que le chevalier de Sourdis, commandant l\u2019Hermione, de trente-six canons,avait ordre d\u2019escorter jusqu\u2019au sortir de la Manche où quelques jours auparavant avait été signalée la présence de quatre frégates anglaises.Les autres vaisseaux, quoique moins redoutables que l\u2019Hermione, étaient pourvus d'artillerie et commandés par des marins capables d\u2019opposer à l'ennemi une forte résistance.A ucun navire ennemi ne fut du reste aperou dans le détroit, sauf une corvette qui, après avoir couru quelques bordées à trois ou quatre portées de canon, vira de bord et disparut à l'horizon.Si bien que le convoi n'ayant à lutter que contre les écueils et les courants parce qu\u2019il serrait de près la côte française, parvint au raz de Fonteneau, qu\u2019il franchit sans accident.Peu après, la flotte se divisa en plusieurs groupes dont chacun suit sa direction ; l\u2019Hermione reprit la route de France, pendant que le Saint-Jean avec six autres vaisseaux de la compagnie continuait sa route vers les Antilles.i Quelques jours aprés le navire de la compagnie arrivait à la pointe du cap Finistère en Portugal ; une tempête l\u2019y assaillit.Quarante-huit heures durant le vent soufflant avec une effroyable furie causa non-seulement de graves ava- ies à la flotte, mais la dispersa si bien que le navire monté par Raoul demeura seul,avec un mât cassé par la tempête et de tells avaries dans son gréement qu\u2019il aurait infailliblement péri si, dans ce danger extrême, le nouvel engagé, prenant la place du capitaine Vincent blessé à la tête par la chute d\u2019une vergue, ne l\u2019eût sauvé à force d'énergie et de talent.Cette action d\u2019éclat mit tellement en relief le courage et la capacité du jeune homme, demeuré jusque-là confondu avec la foule des passagers parmi lesquels se trouvaient plusieurs boucaniers, que le capitaine étant venu à mourir les matelots, d'accord avec leur lieutenant, le forcèrent à prendre le commandement pour le reste du trajet.Bien que le mauvais état du Sain(- Jean rendit cette position beaucoup plus périlleuse encore qu\u2019honorable le nouveau commandant ne dût pas moins en débarquant redevenir simple engagé et être vendu comme tel, Raoul se vit contraint d\u2019accepter; mais il ne le fit qu\u2019à la condition que l'équipage lui obéirait quoi qu\u2019il commandât et que personne n'aurait le droit de discuter ses ordres, quitte à le faire passer devant les tribunaux aux Antilles et condamner sévèrement s\u2019il avait abusé de son pouvoir.Matelots et passagers jurèrent tout ce qu'il voulut.: A partirde ce moment il devint un autre homme.La plus sévère discipline succéda à un relâchement qui aurait pa avoir des conséquences fatales.Quelques boucaniers qui auparavant parlaient en maîtres se virent obligés de plier comme les autres.Quelques mécontents se permirent de murmurer et l\u2019un d\u2019eux, Bras de Fer se chargea même de présenter leur ultimatun au nouveau commandant.Raoul le regarda froidement s'avancer, croisa ses bras sur sa poitrine et l'écouta.\u2014Est-ce tout ?demanda.-t-il quand le chef des mutins eut terminé.\u2014Tout, répondit fièrement l\u2019orateur qui pensait lui faire peur, démissionne où obéis.\u2014Qu\u2019on mette cet homme aux fers, fit le vicomte en se tournant vers ses matelots qui hésitaient.\u2014Viens donc me les mettre, toi, ricana le révolté en lui montrant le poing.Le capitaine répéta : \u2014Qu'\u2019on mette cet homme aux fers.Cette fois Jean I\u2019 Assommeur éclata de rire en vociférant : -À l\u2019eau le beau musqué, à l\u2019eau le.Il n\u2019acheva pas sa phrase; d\u2019un coup de pistolet à bout portant Raoul lui avait brisé le crâne, puis se tournant, toujours aussi froidement, Vers d'autres matelots qui accouraient peut-être, pour se mêler à la rébellion et que la mort de leur chef avait arrêtés net : Co \u2014Oes troi hommes, leur dit-il en montrant ceux auxquels il avait ordonné d\u2019enchaîner le rebelle, ont hésité à m\u2019obéir, qu\u2019on les attache chacun à un mât ; et vous, lieutenant, faites appliquer cinquante coups de corde à chacun.J Puis, pendant que les terribles lanières retombaient en sifflant sur le torse nu des trois condamnés qu\u2019elles zébraient de raies sanglantes, 414 il reprit sa promenade sur le pont, ne s'arrêtant que pour examiner l'horizon avec sa lunette.\u2014Oe sera un rude frère de la côte, se disaient les boucaniers, il sait son métier.Il devait en donner bientôt une autre preuve.Un matin, le Samé Jean se trouvant à cent lieues environ des Antilles, deux navires anglais lui donnèrent la chasse et manœuvrèrent pour le prendre entre leurs feux.L\u2019un était une frégate de quarante quatre canons, l'autre un brik de quatorze.A ces deux vaisseaux de guerre, Raoul n\u2019avait & opposer qu\u2019un transport à demi démâté, à cés cinquante-huit bouches à feu que six canons.\u2014DMessieurs, dit il a ses matelots, je suppose qu'aucun de vous ne pense à se rendre ; fuir est impossible, il faut nous ouvrir un passage.Exécutez ponctuellement mes ordres, et je vous promets de vous en trouver un.Cette assurance souleva un tonnerre d\u2019applaudissement ; les boucaniers demandèrent à être acceptés comme combattants, plusieurs engagés se - présentèrent qu\u2019on arma de fusils.Les autres passagers furent entassés dans la cale pour rendre libres le pont et le faux pont.Les canons, chargés jusqu\u2019à la gueule de boulets ramés et de mitrailles, furent mis en position.Les meilleurs tireurs de l'équipage se couchèrent sur les vergues, les boucaniers se postèrent à l\u2019abri des bastingages, défense tut donnée sous peino de mort de tirer un coup de feu avant le signal.Les instructions données, et tout ce qu\u2019il y a de toile mis dehors, le Saint-Jean, virant subitement de bord, fondit sur le brick sans répondre à son feu qui n'eut d'autre effet que de hacher quelques cordages ; puis, au commandement : Feu partout ! lui lacha l\u2019une après l'autre à portée de pistolet ses deux bordées, qui couvrirent le pont de cadavres, pendant que par l'ouverture des sabords ou du haut des verges, boucaniers et matelots tuaient les artilleurs sur leurs pièces, et que d\u2019une voix de stentor, dominant tout ce fracas, Raoul faisait lancer les premiers grapins en criant : \u2014Camarades, à l\u2019abordage ! Vive la France ! vive le roi ! Les Anglais ne s\u2019attendaient pas à être chargés avec une pareille furie ; abandonnant le pont, la plupart d\u2019entre eux se précipitant par les écoutilles dans l'intérieur de leur vaisseau, s\u2019y barricadèrent, espérant pouvoir résister jusqu'à l\u2019arrivée de la frégate qui forçait de voiles.Sans cesser de faire tirer sur ceux qui se montraient, le capitaine travaillait en ce moment à faire transborder dix ou douze barils d'eau-de- vie ou de poudre préparés à l'avance, et qui, par une brèche faite au pont, furent les uns vidés, les autres lancés dans le faux pont, où, pendant que tous les assaillants regagnaient à la hate le Saint-Jean, dont ils avaient coupé les amarres; qualre ou cinq .matelots déterminés, défongant leur dernier baril d'eau-de-vie, y mettaient le feu, et en versaient le contenu en cascade enflammée, dans l\u2019intérieur du navire déjà inondé de liquides combustibles.Quelques minutes plus tard, des cris de fareur et d\u2019effroi, partant des batteries d'où, par les sabords et les brèches, s\u2019échappaient des torrents de famée noire zébrée de langues de feu, le fracas des détonations de barils de poudre ouvrant les cloisons intérieures, tuant ou blessant les Anglais qui s\u2019efforçaient d\u2019éteindre l\u2019incendie, montraient à tous combien avait Téussi l\u2019entreprise de leur capitaine.Quelques-uns, enthousiasmés par ce succès, auraient voulu courir sus à la frégate.Raoul s\u2019y refusa, satisfait TE CA VS AVE 1 ts Thee Te GV AA TS 2024: .pre JOURNAL DES CAMPAGNES ESS SES EEE Ane CH Ay d'avoir ouvert, comme il l\u2019avait promis, le passage à son navire sans avoir à craiudre ni la poursuite du brick destiné à devenir bientôt la proie des flammes, ni celle de la frégate obligée de mettre sous cap pour porter secours à l'équipage de sa conserve.Cette rencontre qui, sans la coura- perse en même temps que prudente abileté du nouveau capitaine, aurait probablement mis fin à ses aventures, ainsi qu\u2019à celle de ses compagnons, fut heureasement la dernière de ce genre jusqu\u2019à leur arrivée à Sainte- Lucie, la première île.des Antilles, à laquelle le gros terps les empécha d'aborder.Si bien que ce fut avec leur mâture tenant à peine debout que, faute de vivres pour atteindre la rade, ils durent continuer leur route jusqu\u2019à Saint-Domingue.Le mauvais état de la mer rendit cette dernière partie de la traversée d'autant plus pénible, que l\u2019eau commençait à manquer, et que, depuis la veille, il avait fallu réduire les rations, lorsque le troisième jour, vers cinq heures du matin, le jeune commandant qui venait à peine de s\u2019endormir, fut éveillé par un matelot qui frappait à la porte de sa cabine.\u2014 Qu'est-ce ?demanda Raoul.\u2014Santo-Domingo, commandant.Il sauta à bas de son hamac et monta sur le pont.Etait-ce parce que cette île, la plus grande des Antilles après Cuba, puisque sa superficie, sans y comprendre celle des îlots qui lui forment couronne, mesure cinq mille deux cents lieues carrées, servait de prison a sa fiancée, qu\u2019après l\u2019avoir habités pourtant quelques années auparavant, il se la représentait comme un lieu d'horreur et de désespoir ?Etaitce parce qu'elle appartenait en gran- departie aux Espagnols, devenus ses mortels ennemis qu'il s\u2019en faisait l\u2019idée d\u2019une terre horrible à voir ?Le fait est que l\u2019étonnement qu\u2019il eut en l'apercevant si peu semblable à l'image gravée dans\u2019son imagination, produisait en lui une véritable stupéfaction.Flottant à l\u2019entrée du golfe du Mexique sur le flots bleus de l'Atlantique, dans lesquels, comme dans une glace de Venise, se réflétaient ses mornes verdoyants, couverte de cannes à sucre, de caféiers en fleurs et d\u2019orangers, et découpant ses collines arrondies dans les roses clartés ; de l\u2019aurore naissante, Saint Domingue, vue de la haute mer, a tout le charmo d\u2019un vaporeux décor de féerie.Christophe Colomb, qui, lors de sa découverte en 1492, trouva entre ses côtes festonnées d\u2019anses arrondies et celles de l'Espagne une-telle similitude qu\u2019il la baptiss du nom d\u2019Hispaniola es una maravilla.Hispaniola est une merveille.D\u2019autres l\u2019ont comparée à une immense corbeille de verdure, à un paradis terrestre, au jardin des Hespérides, à la perle des îles.-Sans doute, il peut y avoir de l'exagération dans ces comparaisons, mais certainement il y beaucoup de Vrai.Raoal était le premier à se l'avouer à mesure qu\u2019il approchait de cette terre aussi pitoresque que fertile, mais occupée en ce moment-par deux peuples ennemis et toujours en guerre dans ces parages lointains, quoique leurs souverains respectifs eussent signé en Europe une paix ou plutôt une trève momentanée entre la France à laquelle appartenait Raoul et l\u2019Espagne, patrie du ravisseur de sa fiancée.Mais à plusieurs milliers de lieues de la mère-patrie, boucaniers ou flibustiers d\u2019un côté, cinquanteniers et matadores de l\u2019autre, n\u2019avaient pas ratifié cette paix.Entre eux existait toujours aussi violente cette haine mortelle, contre laquelle ne pouvait rien l'autorité royale, tant elle était affaiblie par la distance et plusencore peut-être par l'esprit d'indépendance d\u2019aventuriers ne reconnaissant pour ls plupart d\u2019autres lois que celles de leurs passions, d'autres droits que celui de la lance ou du fusil.Dans sa soif de vengeance, l\u2019ex- officier de la maison da roi n'avait renoncé à sa brillante carrière, à la fortune, à la gloire, que pour s\u2019affranchir, lui aussi, d\u2019un joug qui l'aurait enchaîné.Nominalement, Saint Domingue, ou plutôt Hisponiola, dont Santo- Domingo n\u2019était quela capitale, appartenait aux Espagnols.En fait, une ligne flottante, partageant l\u2019île en deux parties à peu près égales, la divisait en deux territoires, dont l\u2019un était sinon possédé, au moins occupé par les aventuriers français.S'ils étaient les moins nombreux, ceux-ci étaient cependant les plus redoutables, leur audace allait jusqu\u2019à la folie, leur courage jusqu\u2019à la férocité.Les Espagnols qui d\u2019abord, par pure jalousie, lesavaient chassés de l\u2019ilot voisin, appelé la Tortue, n\u2019avaient réussi qu\u2019à les attirer chez eux, et depuis, soit sar terre, soit sur mer, les rencontraient partout.À chaque rencontre, le sang coulait à flots.L'histoire de ces désespérés, qui, un contre vingt, luttèrent avec une incroyable énergie contre les conquérants du Nouveau-Monde pendant un siècle, dépasse les bornes du croyable, du possible presque, et touche à la légende fabuleuse des héros demi-dieux de l'antiquité.La plupart appartenaient à la classe des déshérités de la fortune, assoiffés de jouissances, jouant sans sourciller, leur vie, pour se procurer de l'or, qu'ils dissipaient dans de folles orgies, ivres de liberté, d'indépendance, et, cependant, vendant leur liberté jusqu\u2019à se faire temporairement esclaves ; leur indépendance, plus tard, quand ils étaient affiliés à cette société terrible, qu\u2019on appelait Frères de la Côte en la soumettant, toujours pour un temps, à cette atroce discipline qui, dans son code sanglant, punissait par la peine de mort là moindre infraction aux ordres du chef.Parmi eux, se trouvaient des déclassés, des aventuriers par instinct, des scélérats de la pire espèce, comme ce Belle-Tête le Dieppois, tortureur \u2018de ses engagés, mais on y rencontrait aussi de nobles cœurs, des fous d\u2019héroïsme, des gentilhommes par la race comme par les sentiments,cachant un nom illustre sous une appellation devenue plus tard plus illustre encore : un Léopard, descendant du célèbre Captal du Buch, un Montbars l'exterminateur, Nau l'Olonnais, Pierre de Dieppe qui, avec un canot monté par vingt hommes, prit à l'abordage le vaisseau amiral de la flotte espagnole, Michel le Basque, qui, avec non moins de témérité, enleva un navire de guerre, portant un million de piastres, et tant d\u2019autres, dont les exploits frappèrent les Espagnols d'une terreur facile à comprendre, et portèrent si haut, sur ces plages lointaines, l'honneur du nom français.L'esprit tout occupé des faits d\u2019armes héroïques des aventuriers habitant le couchant de Saint-Domingue, le vicomte du Terme Rouge d'une main tenait une drisse, de l\u2019autre fouillait avec sa lorgnette cette terre qui, depuis le rivage, va se relevant jusqu\u2019au centre formé par la superposition des montagnes boisées dessinant la chaîne dite de Cibao, reliée aux deux autres par une foule de chaînons rendant à cette époque les communications très difficiles et dominée par un pic volcanique.\u2014OCapitaine, fit tout 4 coup ume voix à l'oreille du rêveur, est-ce ici que nous devons jeter l\u2019ancre ?« \u2014Îci ?répondit le jeune homme, soudainement éveillé, ici, pourquoi ?la destination du Saint-Jean n\u2019est-elle pas Port-Margo ?\u2014Parfaitement, capitaine.\u2014Eh bien ! ceci n\u2019est pas la Tortue.\u2014C'est le Cap, je le sais, capitaine.\u2014Alors pourquoi cette question 2?\u2014Nous n\u2019avons plus à bord que très peu d'eau, il a fallu, vous ne l'ignorez pas, réduire la ration.\u2014N'importe,le temps n\u2019est pas sûr, ces nuages annoncent une saute de vent, notre devoir est de profiter de la brise tant qu'elle nous est favorable.\u2014Mon devoir est d\u2019obéir à vos ordres, monsieur, répliqua le lieutenant d\u2019un ton piqué, vous avez comme capitaine l\u2019antorité ainsi que la responsabilité, cependant comme j'ai navigué assez souvent dans ces parages, J'si cru de mon devoir.Un sourire triste se dessina sur les les lévres de Raoul, qui, regardant son subordonné avec plus de tristesse que de sévérité, se contenta de lui répondre : \u2014Lieutenant, si je suis pour le moment votre supérieur, la faute n\u2019en est pas à moi, j'ai dû céder ; dans les circonstances qui vous sont connues, aux prières impératives des passagers, de l\u2019équipage et même aux vôtres, monsieur.Aujourd'hui que nous sommes près d'arriver peut être, regrettez-vous une position à laquelle vous avez, je n\u2019en doute pas, plus de droits que moi 2.-Pardon, monsieur, interrompit le lieutenant, mais il me semble que dans mes paroles.\u2014Je ne vous le reproche pas, monsieur, elles sont correctes, mais assez transparentes pour que j'en aperçoive facilement les senñs; un autre plus ambitieux pourrait s'en irriter, sinon s\u2019en offenser, je ne fais ni l\u2019un ni l\u2019autre, et en suis si éloi- .né que mon parti est pris, irrévoca- Blement pris de résigner mes fonctions dès que nous seronsen vue de l'île de la Tortue.\u2014Capitaine, je vous supplie de le croire, j'en serais particulièrement désolé et pour ma part, après les preuves si brillantes que vous nous avez données de votre habileté de même que de votre courage, je ne consentirai jamais à vous voir remettre entre les mains d\u2019un autre un commandement dont vous êtes si digne.\u2014Je vous remercie de la haute opinion que vous avez de moi, lieutenant, mais il ne me convient pas, pour des raisons particuliéres, de faire mon entrée avec un rang quelconque à la Tortue, répondit Raoul.Puis changeant tout à coup de conversation : Voyez donc, monsieur, ajouta-t-il comme le temps se gâte, le ciel, si puril n'y a qu\u2019une heure, a prisune teinte d\u2019un gris plombé qui nedit rien de bon et ces brouillards d\u2019un blanc sale qui escaladent lentement les mornes leur donnent - l'apparence de fantômes revêtus de leurs suaires.Malgré ces pressentiments funestes, la journée s'acheva sans pluie ni sans orage en sorte que le St Jean, favorisé par la brise, put heureusement continuer sa route à Howa, éviter les écueils que sème le cap Haitien, la baie profonde dans laquelle flotte comme un énorme cétacé endormi l\u2019île aux Rats, découverte par Christophe Colomb, qui la nomma Puerto San Tomas, mais que nous appelons aujourd\u2019hui baie de l\u2019Acal, et côtoyer assez longtemps encore un rivage tantôt rocheux, tantôt boisé sur lequel le lieutenant, devenu charmant depuis qu\u2019il avait reçu l'assurance de débarquer avec le grade de capitaine, donnait au vi- } } i tit: \u201c© RES mm.Tees mel NT Te LL Teer TARY TRE : WL a JOURNAL DES CAMPAGNES 15 = .- A SA remem comte les détails les plus intéressants.; .Vers trois heures après midi, l'obligeant cicérone indiquait du doigt à son provisoire un point de la côte où, sur une colline, s'élevait une élégante habitation ombragée par de superbes palmiers, et appartenant à M.le marquis d\u2019Ageron, gouverneur pour le roi de France de l\u2019île de la Tortue, lorsque débouchant d\u2019une crique profonde au fond de laquelle se cachaient les huttes ou ajoupas de l\u2019important village de Port Margo, plusieurs barques portant pavillon français se dirigèrent à force de rames \"Et voiles vers le Saint Jean.Les hommes qui montaient ces barques avaient un aspect si sauvage que le jeune capitaine loin de s'arrêter our les attendre, ainsi qu\u2019ils le demandaient de la voix et du geste, aurait sans doute fait pointer sur eux ses canons s\u2019il ne se fut souvenu que Port Margo appartenait aux boucaniers.Le fait est que l'aspect de ces étranges visiteurs n\u2019avaient rien de rassurant dans des mers sans cesse sillonnées par des pirates.Vêtus d\u2019une chemise de laine et d\u2019un caleçon de toile très grossière tellement taché de graisse et de sang qu\u2019il eût été difficile d\u2019en distinguer la couleur ils n'avaient pour toute chaussures que de lourdes sandales taillées dans des peaux\" séchées au soleil, et pour coiffure que de longs cheveux serrés autour du crâne par une visière de cuir, ombrageant un visage barbu, tanné par Je soleil et l'embrun.À la fois énergique et farouche, leur physionomie répondait à leur costume, et, comme s'ils eussent craint qu\u2019il ne manquât quelque chose à l\u2019effroi très explicable que devait inspirer leur visite, ils arrivaient munis de tout un attirail de guerre qui faisait ressembler chacun d'eux à un arsenal vivant.La ceinture de cuir qui ceignait leurs reins soutenait on eutre un étui de peau de crocodile d'où sortaient les manches de quatre longs couteaux de bouchers accompagnés d\u2019une bayonnette triangulaire, une pipe, une blague à tabac, un sac de cuir rempli de balles et enfin une gourde bouchée à la cire dans laquelle ils renfermaient leur poudre.De plus, assis ou debout, ils ne se séparaient pas un seul instant d\u2019un lourd fusil de quatre pieds et demi à forme étrange appelé fusil de bou- ctanier et même dans leur barque se faisaient accompagner de trois ou quatre chiens de combats hargneux et féroces, Aux saluts amicaux et bruyants que leur adressaient leurs compagnons de Saint-Jean et auxquels ils répondaient avec non moins de fracas, Raoul n\u2019eut pas à demander quels étaient ces visiteurs si bruyamment démonstratifs et si sordidement accoutrés.\u2014On dirait des bêtes sauvages, se dit-il, des brutes, mes futurs maîtres cependant\u2026 Oui, et cependant aussi avec ces brutes de cœur, ces sauvages farouches mais héroïques, je délivrerai Léonore de l'abominable prison dans laquelle la détiennent des hommes fiers de leur noblesse, orgueilleux de leurs titres, mais rapaces, égoïstes, fourbes et aussi méprisables sous leurs costumes brodés d'or et constéllés de décorations, que ces autres hommes, cachant à peine leur nudité sous des haillons maculés de sang et de boue, sont dignes par leur loyauté, l\u2019indépendance de leur caractère, leur fierté chevaleresque, de l'admiration * du monde entier, Voilà du moins ce que se disait le - fiancé de Léonore pour se donner du courage et regarder de près sans pâlir la situation qu\u2019il s\u2019était faite Irrévocablement, mais il était plus facile de chercher à se tro mper que de se persuader en réalité.Peutêtre s'était-il figuré dans un lointain souvenir, les boucaniers\u2019 tels qu'ils étaient, mais le lointain estompe et adoucit bien des chuses qui vues de près produisent un tout autre effet Après avoir vu de ses yeux les héros de l'indépendance, les modèles du courage indomptable, les rois de la mer comme les appelaient les poètes, tels qu\u2019ils étaient sous leur hideux autant que malpropre costume, les avoir entendus discuter avec âpreté le prix de la viande de porcs ou de vaches qu\u2019ils portaient sanglante sur leurs épaules, il ne put s'empêcher de sentir la tristesse l\u2019envahir en voyant arriver le moment où, sur la place publique, il allait être vendu comme goujat à l'un de ces boucaniers.Un autre eût pu succomber.Raoul était d\u2019une nature trop généreuse pour commettre même en pensée une lâcheté.Après le premier moment d\u2019an douloureux affaissement, d\u2019une sorte d\u2019agonie morale, Ja réaction s\u2019opéra en lui et, passant sa main sur son front pour en essuyer à la fois la sueur et l'hésitation, il se redressa soudain comme le cheval de l' sang au son du clairon, et s'adressant à deux ou trois boucaniers qui, de retour en France, descendaient dans la barque de l\u2019un de leurs rudes visiteurs afin de regagner avec eux la station de Saint-Margo : \u2014Âdieu, messieurs, leur fit-il, en leur tendant la main, et au revoir.\u2014ÂAu revoir, brave capitaine, lui répondit l\u2019un d\u2019eux et quand vous aurez besoin de nous pour faire la chasse aux Anglais ou aux gavachos (1) nons serons là pour vous donner un coup de main.\u2014Ce sera bientôt, j'espère, monsieur Fierabras, car si je viens ici c\u2019est pour être des vôtres.\u2014Frère de la côte ?fit le boucanier en riant.\u2014PFrère de la côte.\u2014 Malheureusement il fant un stage.Sur ce point nos statuts sont inflexibles.\u2014Je suis déjà engagé de la compagnie.\u2014 Vous, engagé, mon gentilhomme vous voulez plaisanter, s\u2019exclamèrent deux ou trois vendeurs de chair de porc.Allons donc, soit dit sans vous offenser, vous êtes plutôt fait pour commander que pour obéir, et puis, vous n\u2019avez pas les épaules qu\u2019il faut pour porter une charge à travers les bois, \u2014On s\u2019habitue a tout, fitle capitaine en riant, même auxcoups de baton.\u2014Excepté à ceuxde Belle Tête, ricana Fierabras.Au revoir capitaine, et bon voyage.Quel jour vous met- on en vente ?\u2014Le même jour que les autres engagés du convoi.\u2014O'est bon, je serai ce jour là à la Tortue, j'irai vous voir vendre.\u2014Et moi je viendrai vous acheter, fit l\u2019Écorcheur ; justement une vache sauvage m'a tué, il y a deux jours, Jambes-de-Lièvre, un engagé que j'avais payé trente-six livres, mais qui les valait bien.\u2014C'est cela, je tâcherai de le remplacer.\u2014Nous verrons bien, fit l\u2019Ecorcheur en sifflant ses chiens et en poussant rudement devant lui son second engagé l'Eveillé.Cinq minutes plus tard les barques des aventuriers disparaissaient derrière un rideau de mancenilliers faisant bordure à la baie, tandis que le Saint Jean poursuivait sa route.Quelques heures plus tard, après avoir contourné un amas de rochers connus des navigateurs sous le nom de Borgne et traversé la petite baie dite de Saint Louis, le transport de la société s\u2019engagea dans le canal (1) Appellation injurieuse donnée par les flibustiers aux Espagnols, d\u2019environ huit kilomètres de Jlargeur qui sépare Saint-Domingue de l'île où en dépit des Espaguols, s'étaient établis les flibustiers.Presque au même moment la vigie signala la Tortue.Fidèle à sa promesse, le jeune capitaine fit aussitôt appeler tout le monde sur le pont.Lorsque l'équipage et les passagers furent réunis, il s\u2019avança suivi de son lieutenant et fit former le cercle.\u2014 Messieurs, dit-il alors, vous m'avez fait l'honneur de m\u2019élire pour votre capitaine en remplacement de l'homme éminent qui nous a été enlevé.Je vous remercie de votre confiance et j'ai fait tout ce qu\u2019il m'a été possible pour m\u2019en montrer digne.Nous touchons en ce moment au terme de notre voyage, je ne saurais \u2018garder plus longtemps une autorité qne je n\u2019ai jamais ambitionnée et avec laquelle il ne me convient pas de débarquer sur une terre où je n\u2019arrive que comme simple engagé de la compagnie.Je remets donc mes pouvoirs entre les mains de Mle lieutenant en vous priant de le reconnaître comme capitaine à ma place.Personne à bord ne soupçonnait la vraie position de Raoul, le capitaine Vincent n\u2019ayant pas jugé à propos de la faire connaître et aucun passager si distingué de tournure et de manières y avait faites à plusieurs reprises Beaucoup d\u2019incrédules réclamèrent d\u2019autres, ceux qui s\u2019étaient montrés le plus empresses près de lui, se hâtèrent de lui tourner le dos pour se rapprocher du lieutenant.Celui-ci, vulgaire ambitieux, ingrat comme tous ses pareils, ne daigna pas même remercier.Peut être même s\u2019estima-t-il très généreux de lui pardonner une usurpation qui, pendant la moitié de la traversée, l\u2019avait privé du plaisir de faire parade do son omnipotence, et sans plus s'occuper de lui, s\u2019empressa de donner des ordres parfaitement inutiles, de faire arborer le pavillon de la compagnie et charger les canons pour saluer le fort par le salut réglementaire de sept coups.CHAPITRE III LE GRAND-BOUCAN Dans les fastes héroiques de la flibusterie, I'lle de la Tortue a joué le premier rôle.Longue de trente-six kilomètres, large de deux seniement, fortement bombée au centre elle doit son nom à sa forme singulière, celle d\u2019une énorme tortue qui émergeant du fond des eaux, tourne vers l'Orient sa tte\" bec de perroquet.Les vagues qui la baignent n'ont pa ouvrir, dans sa carapace plus dure que le marbre, qu\u2019une seule échancrure profonde, tapissée de sable fin et protégée contre les vents du large par une ceinture de rochers volcaniques qui purtent encore aujourd\u2019hui le mom de Côtes de Fer.En 1666, au fond de cet unique port défendu par la nature, un fort, œuvre de l\u2019ingénieur français Blondel, une tour et des batteries rasantes, on ne voysit qu'un misérable village composé d\u2019une vingtaine de maisons sans architecture, sans style, sans alignement, les unes servant de dépôts de cuirs ou de viandes boucanées, les autres, d\u2019auberges ou de cabarets, quelques-unes, les plus misérables, d'habitation aux pêcheurs du canal du Nord spécialement fréquenté par les tortues, les crabes et les homards.; Derrière ce village, appelé la Basse-Terre, assis dans une plaine étroite, mais d'une merveilleuse fertilité, s\u2019élevaient en amphithéâtre de verdoyantes collines aux flancs arrondis sur lesquels s\u2019étageaient de pittoresques constructions, les unes en pierre, les autres en bois, mais toutes entourées de bosquets de citronniers, d\u2019orangers, de palmiers et de caféiers.Presque toutes appartrnaient ou aux autorités de l\u2019île ou à de riches négociants ; quelques-unes perchées comme des aires d'aigles au sommet des mornes volcaniques étaient la propriété de flibustiers célèbres auxquels, soit avant, soit après leurs courses, elles servaient de forteresse pour garder leur butin ou d\u2019observatoire d\u2019où ils guettaient leur proie et ne s'élançaient que pour fondre sur elle, En arrivant à terre Raoul espérait rencontrer M.d\u2019Ogeron, gentil- omme angevin, ancien boucanier, gouverneur pour le roi et pour Messieurs de la compagnie occidentale, de l\u2019île de la Tortue, pour lequel le comte d\u2019Artagnan lui avait donné une lettre de recommandation ; malheureusement le chevalier, contre son habitude, ne se trouva pas à l'arrivée du convoi des engagés et son lieutenant, qui, en son lieu et place, présidait au débarquement, annonça au capitaine du Saint-Jean que le gouverneur, appelé - par des affaires importantes à Saint-Domingue, n\u2019en reviendrait que deux jours plus tard.Dans la position où il se trouvait, cette nouvelle ne pouvait que contrarier vivement le nouvel engagé qui comptait sur un nouveau protecteur pour entrer au service d\u2019un flibustier et commencer sous les ordres d\u2019un chef aussi entreprenant qu'habile cette guerre sans merci aux Espagnols devenue le but unique de sa vie.Mal informé en France où le régime de la colonie était à peu près ignoré par ceux même qui auraient dû le mieux connaître, il avait cru pouvoir se faire recevoir comme engagé par les intrépides pirates des Antillés ou tout au moins par les boucaniers,eux aussi, sans cesse en guerre avec les govachos ; mais sur le Saint-Jean il avait appris que les choses ne se passaient ainsi et qu'au lieu de devenir corsaire ou soldat, il risquait fort de passer trois années en qualité de domestique d\u2019un planteur de tabac ou de cannes a sucre.C\u2019est qu\u2019en effet trois, on pourrait même dire quatre classes bien distinctes d'habitants jouissaient à la Tortue du droit d\u2019acheter des engagés : les habitants ou colons proprement dits, concessionnaires de terrains et agriculteurs ; les boucaniers ou tueurs de taureaux, les chasseurs de sangliers, et enfin les flibustiers.Selon l'invariable coutume, deux jours entiers, non compris celui de l\u2019arrivée, avaient été accordés aux nouveaux débarquées avec permission d\u2019en user à leur gré à la seule condition de ne pas sortir de l\u2019île et de se trouver gle troisième jour à la salle de vente pour y répondre à l'appel de leur nom.La plupart de ces malheureux en profitaient pour dépenser en orgie grossière l'argent de la prime reçue au départ- Bien que les engagés fussent libres de choisir entre les dix ou douze auberges de la Basse Terre, c'était d'ordinaire à celle du Grand-Boucan qu\u2019ils se réunissaient presque tous.C'était l'établissement à la mode.Il ne faudrait pas croire pour cela qu'il fât plus confortable ou plus élégant.Une case à la Tortue se construisait avec moins de luxe mais beaucoup plus de rapidité qu\u2019une maison à Paris.: (A suivre) tsar irr sl Gel rrr ertr\u2014\u2014 wf meetin ihn msec ATS aside ben ees SO ioe > Re a ; a As 5 y FAUCHEUSES D\u2019ACIER A 1 CHEVAL ET 2 UCHEV {Ux Rateaux court 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