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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 15 août 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Références

Journal des campagnes, 1889-08-15, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014\u2014 er neat L'industrie agricole doit toujours être fa base de 1a richesse des nations.Ces Séme Année Jeudi 15 Aout 1889 No 28 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOUMADAIRE, Paraigsa ut tous les JEUDIS =L contenant ste les nouvelles (de (a semaine Prix de 'abonnement .(\u2014 UNE PLAST RL POUR LA FRANCE : 310 FRANCN Striciement \u2018payable d'avance.Imprimé et publié par LEGER BROUSSE LY, ÉDITRUB-PROPRIÉTAIEK No 9, Rue Buade, H.V., Québec.L\u2019ART RELIGIEUX AU TROCADERO UNE EXPOSITION INTERESSANTE.\u2014LES RICHESSES DES EGLISES.M.Proust, commissaire géenéral des Beaux-Arts à l\u2019Exposition, vient d\u2019inaugurer pour les membres de la Commission des monuments historiques et pour la Presse l\u2019exposition d'art rétrospectif\u2019 et les trésors d'église que I'on vient d\u2019installer dans la galerie de Passy au Trocadéro.| L\u2019inauguration officielle a eu lieu au retour à Paris de M.le Président de la République qui avait exprimé le désir de faire lui-même l\u2019ouserture définitive au public.Le clergé de France, nons l\u2019avons dit, s'est joint de bonne grâce à l'Etat et aux collectionneurs pour exposer les merveilleuses productions de l\u2019art français.L'installation des objets a commencé par le placement des tapisseries qui recouvrent 300 mètres carrés de murailles, ce qui n\u2019est pas un petit labeur.Les collections de l'église de Beaune de la cathédrale du Mans y figurent ainsi que les superbes tapisseries de Reims, de Chalais et les pièces appartenant à des particuliers.\u2018 Parmi les pièces d\u2019orfèvrerie qu'il est impossible de tout citer, nous Moterons les suivantes : La cathédrale de Sens a prêté tout son trésor, dont les morceaux les plus importants sont : une très belle châsse, l'anneau en or et le peigne en ivoire sculpté ayant appartenu à - Se saint Loup, ainsi qu\u2019un ciboire en argent doré.De la cathédrale d'Auxerre on a reçu son trésor, qui se compose de douze pièces.Soissuns a confié une très curieuse réduction en cuivre doré de la ville.Vannes a prêté aussi plusieurs objets.Le très beau trésor du diocèse d'Arras, le reliquaire des À ugustines d'Arras, celui en cuivre de Saint- Nicolas, portant au cette une dent, | avec cette inscription : \u2018\u201c Dens sanctus Nicholai \u201d, et enfin le trésor de Troyes composé de : une grande châsse du reliquaire de Jaucourt, de la châsse de Villemort, du calice de Troyes, de croisés en émail champlevé de Limoges, etc, etc, forment une des plus 1mportantes parties du catalogue.Le Mans, outre ses tapisseries, a envoyé sa châsae.On a revu aussi le merveilleux évangéliaire de Gannat, si curieux avec ses beaux ivoires carlovingiens, la châsse de Meaux, l'évangéliaire de Saulieu, dont les ivoires représentent le Christ et la Vierge.Nancy a envoyé le calice et l'évangéliaire de Gozlin, ainsi que des bagues et des plaques d'ivoire sculptées.Nancy a envoyé un curieux vaisseau fait avec une conque marine ornée de lames d'argent doré ouvragé.Châlons-sur- Marne a prêté un curieux soulier du treizième siècle, dont le cuir est doré en certaines de ses parties.La chasuble de Saint Yves est venue de la commune de Louannec ; la châsse et le chapelet de saint Benoit ont aussi quitté Saint-Benoit-sur-Loire pour figurer à l\u2019Exposition.Il en est de même de la croix processionnelle de Perpignan, dont le diocèse a envoyé de nombreux objets.\u2018Figurent également à cette belle exposition : le chef de Saint-Adrien, treizième siècle, les @calices et le ciboire de la cathédrale de Tours, le chef reliquaire de saint Fortunat, le buste reliquaire de sainte Dumine, une fort belle monstrance de Maubeuge, le reliquaire de Chancelade, puis un lutrin du quinzième siècle de l\u2019église de Sainte-Catherine de nfleur.Le dio'\u2018èse de Lyon a envoyé de nombreux objets, notamment : un très curieux griffon en bronze argenté, des crosses, des calices, un ciboire en émail champlevé de Limoges, enfin une croix processionnelle du seizième siècle.Le diocèse de Limoges sera représenté par un reliquaire en cristal de roche du treizième siècle, provenant de l'église de Mirhaguet, par un beau calice, par un second reliquaire en cristal de roche du treizième siècle, mais de forme ronde celui-là, et par deux croix reliquaires.Enfin, Chartres 3 prèté un\u201dsplendide triplique™ én\u2019 cuivre champlevé du treizième siècle, dont les figures en reliefs représentent la \u201c Crucifixion \u201d et les \u201c\u2018 douze Apôtres \u201d, ainsi qu\u2019une pièce premier ordre, une nef en coquille moulée en argent doré avec sa cuillère à encens.Sur le pied de cette nef est gravé le nom du donateur.Le fameux trésor de Conques, déjà tant admiré à l'Exposition de 1878, ainsi que le trésor de Reims qui comprend un reliquaire paraissant avoir été fait pour contenir les reliques de saint Sixte et de saint Sisine, archevêques de Reims, ont été également envoyés.\u2018Les musées de : Amiens, Toulouse, Nevers, Chartres, Saint-Omer, Cler- mont-Ferrand, Poitiers, Guéret, Compiègne, Le Puy, Aix, Angers, Saint-Lô, Blois, Dijon, Reims,Le Mans, Châteauroux, Auxerre et d'autres encore ont prêté leurs collections.Enfin, les collections particulières n'ont pas fait défaut aux organisateurs et l\u2019on peut admirer au Trocadéro tout ce que l'art français a produit de beau dans l'orfévrerie, la joaillerie et la tapisserie depuis le douzième siècle jusqu\u2019à la fin du siècle dernier.CANAILLES ET VOLEURS Les dernieres convulsions Canailles ! Voleurs ! Voilà lesdeux mots qui ont caractérisé cette semaine toute notre politique.Tous ceux qui nous gouvernent sont des canaîlles : le ministre de l'Intérieur et surtout.celui de la Justice, qui représente chez nous l\u2019intégrité et l\u2019honneur, est un ignoble voleur, complice \u2018de toute la juiverie des Meyer.On dit cela tout couramment !\u2019 C\u2019est convenu.Et le peuple entend cela, et hausse les épaules.Et l\u2019étranger entend cela, et hausse les épaules.Et l'Allemagne, et l'Italie, et l\u2019Autriche déjà roulent leurs canons.C'est déplorable ! Cette pauvre majorité fait vraiment de la peine.Ses pires ennemis lié pouvaient Mi soûhaitér'vñé fin plus lamentable que celle à laquelle nous assistons.Elle semble s'attacher, dans chacune de ses séances, à justifier, nous ne dirons pas le discrédit, mais l\u2019indignation du pays, qui, depuis plus d\u2019un an, ne cesse de lui signifier son congé.a Chaque séance enous a offert un spectacle bien fait pour augmenter le dégoût que le régime parlementaire inspire à la masse électorale.Nous avons vu la majorité, affolée par le besoin de réhabilitation, s\u2019enfoncer encore davantage dans la boue où elle est appelée à périr.En présence d\u2019une pareille situation, qui est tout à la fois humiliante et dangereuse pour la France, nous voudrions qu'aux prochaines élections le mot d\u2019ordre général fût celui- ci: À la porte tous les républicains,conservateurs ou non, qui ont fait partie de la Chambre! Ils sont tous également coupables: coupables de folie ou coupables de lacheté.Qu\u2019ils s\u2019en aillent ! Et qu'on mette à leur place des hommes nouveaux, capables de nous rendre la dignité, la sécurité et l\u2019honneur.Qu\u2019on nous donne, si on le veut, des Cassagnac de monarchie ou de république, mais pour l\u2019amour de Dien et de la France, qu'on nons débarrasse donc une bonne fois de toutes ces vieilles femmes qui, depuis vingt ans, trainent leurs jupons sur les bancs de la Chambre et déshonorent la nation.Ce ne sont pas de vieilles femmes qu'il nous faut pour nous gouverner aujourd'hui ; ce sont des hommes qui aient du sang dans les veines, et, dans le cœur, du patriotisme et de l'honneur.ERNEST MENUSIER.- - = \u2014- des Magistrats.\u2018l\u2019est le gouvernement provincial, dont M.Mercier est le chef, qui détermine le tarif des frais de cour.ll n\u2019a qu\u2019à le vouloir pour que les frais soient réduits.Que ne le fait-il pas ?-Ce serait constitutionnel, cela, et le public en profiterait.Au lieu de modifier le tarif des frais de cour, le gouvernement s\u2019est appliqué à créer une nouvelle cour, dont l'ilié- galité met des milliers de personnes dans l'embarras.Comme on le voit, il n\u2019y a pas une bonne raison en faveur du maintien de la Cour des Magistrats à Montréal.Et il y a une excellente raison pour la laisser à bas.C\u2019est qu\u2019elle coûte au delà de $10,000 a la province et qu'avant peu elle aurait coûté de $15,000 à 20,000.Cela vaut la peine qu'on y regarde.- or cman ter wlll \u2014 \u2014\u2014 > \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Un nouveau monstre : Il nous vient d\u2019Atlantic City (New- Jersey), une histoire de monstre marin qui rappelle beaucoup celle du serpent de mer, de glorieuse mémoire.Le capitaine Gale du yacht Nepiune, et les vingt-cing passagers que portait ce yacht, racontent qu\u2019en faisant ane promenade en mer, au large d\u2019Atlantique Cité, ils ont aperçu soudain un monstro marin ayant une énorme tête brune avec deux gros yeux en saillie ; son dos était très large et il pouvait avoir six pieds de long.Avec une précision toute américaine, le capitaine Gale affirme qu\u2019il devait peser dans les 1,500 livres.Le monstre prenait ses ébats à la surface de l\u2019eau et ne paraissait nullement troublé par l\u2019approche du yacht.Deux fois le Neptune a frappé le monstre, deux fois le choc a fait trembler le petit navire dans toute sa membrure, à la grande frayeur des passagers.On a essayé de harponuer le monstre, mais la pointe de fer semblait ne pas pouvoir pénétrer dans ses chairs, et il plongeait aussitôt pour reparaître quelques brasses plus loin.Ce n\u2019est qu\u2019en se rapprochant de la terre qu\u2019on a perdu de vue ce mystérieux animal, dont le capitaine Gale affirme n\u2019avoir jamais rencontré le pareil depuis quinze ans qu'il commande le Neptune.Coups de foudre On nous écrit de Montmagny : Samedi dernier, à trois heures du matin, pendant un orage qui est passé sur la nouvelle paroisse de Notre-Dame du Rosaire, la foudre est tombée deux fois de suite, à trois minutes à peine d'intervalle, sur la maison de M.Louis de Curzon, causant des dégits considérables dans une annexe occupée par le fermier de M.de Curzon et sa famille.Réveillé en sursaut par ces deux détos nations successives et exceptionnellement fortes, M.de Curzon, après s\u2019être assuré que sa résidence propremené dite n\u2019avait pas été frappée, se hâta de se rendre dans l\u2019annexe.En ouvrant la porte de communication, il s\u2019aperçut de suite, à l\u2019acre odeur de souffre qui remplissait la pièce servant de dortoir à toute la famille du fermier, que le fluide électrique avait pénétré là.Le fermier et sa femme étaient sur pied, Un de leur jeunes enfants, une petite fille de deux ans, avait été légèrement atteinte et gisait, partiellement paralysée, sur son lit, tandis que les cing autres enfants étaient en proie à la plus vive terreur.La foudre avait circulé dans tous le coins et recoins de la pièce et avait laissé partout des marques de son passage.La porte d\u2019entrée était défoncée ; le plancher, le plafond et les boiseries des châssis étaient déchiquetées sur plusieurs points ; un pied d\u2019un lit des enfants était fendillé ; les vitres des croisées étaient cassées ; le poële était avarié.Ge qu\u2019il y a de remarquablement étonnant, c\u2019est que des huit personnes occupant la pièce, une seule, l'enfant dont nous venons de parler, ait été frappée, et, encore pas sérieusement, Dans ses allées et venues, le fluide électrique a mis, dans une autre pièce de l\u2019annexe, le feu à un lit inoccupé.Il s\u2019est aussi donné le malin plaisir de décrocher une montre d\u2019un clou fixé à la cloison et de la jeter, sans la briser, sur la table à manger, Les dommages causés se montent à une quarantaine de piastres.La pêche Les rivières suivantes ont été choisies pour la propagation naturelle et artificielle du poisson : larivière du Nord, dans les comtes d\u2019Argenteuil, des Deux- Montagnes et Terrebonne, et la rivière Salmon, dans le comté d'Huntingdon, les limites devant s'étendre à un demi mille de chaque côté de l'embouchure de chacune ; les rivières Magog et Massawippi, dans les comtée de Stanstead et Sherbrooke ; la rivière du Sud, dans la paroisse de Saint George d\u2019Henryville dans le comté d\u2019Iberville les limites s\u2019étendant à un demi mille de chaque côtéde l'embouchure de la dite rivière ; la rivière Escoumains et ses tributaires dans le comté de Saguenay, et le lac Brome, Brome ; ces eaux ont été choisies pour la propagation naturelle et artificielle du poisson à dater du premier mars au premier juin de chaque année et on ne permettra que la pêche à la ligne ou à la traine pendant la saison de pêche.Morrison en cour Jeudi dernier, Morrisson a comparu devant M, le coroner Woodward, au palais de justice, à Sherbrooke.Tous les témoins entendus lors des deux enquêtes tenues à Mégantie, touchant le feu chez Duquette et la mort de Warren, avaient été assignés à nouveau.On a lu aux témoins leurs dépositions et appelé le prisonnier à les contre interroger, ce qu\u2019il a fait par le ministère de son zélé et habile défenseur, M.John Leonard.Les procédures se continueent aujour- d\u2019hui.Le prisonnier a aussi comparu devant le magistrat de district, sur une nouvelle accusation : coups de feu sur Duquette et son épouse, dans leur mai- sou, le 17 mai 1888.; Le prisonnier prenait l\u2019air, pour la première fois, depuis son arrestation, le jour de Pâques dernier.Il est fort changé et abattu ; 1 marche péniblement appuyé sur une canue.On voit que la blessure qu'il a reçue a été très grave.\u2014-\u2014 JOURNAL DES CAMPAGNES - - \u2018 _ a Mele TOR ITA ES Soe TE \u201c \u2019 ' ; \u201c =» LE-GOUVERNENT FEDERAL et la question des Jesuites L\u2019Electeur de ces jours derniers, citait avec éloge un article de la Gazette de Berthier, sux la question des Jésuites.L'auteur de cet article vonlait prouver que le parti libéral anglais est en masse favorable à nos vues sur cette question, tandis que le parti conservateur nous est hostile.Pour appuyer cette thèse il citait des fragments \u2018de discours de Sir Richard Oartwright, de l\u2019hon.M.Jones, d\u2019autres hommes publics libéraux, et il terminait en s\u2019écriant : « Voilà comment parlent et agissent les libéraux anglais alliés de l\u2019honorable M.Laurier.Rapprochez \u2018ce langage des furieuses diatribes des McCarthy, des Davidson, des appels à la guerre civile et à l\u2019extermination du Mail, inspirés par sir John A.Macdonald et dites nous ou se trou- ven: les véritables amis, les alliés natu rels de la province de Québec ?Pendant que las libéraux luttent ainsi pour notre cause, où sont les orateurs cohservateurs, ou sont les meneurs tories ?Ils tirent sur nous à boulets rouges ou se cachent prudemment der- Tière le rideau pour mieux diriger le eu.Même dans la province de Québec, le parti tory n\u2019ose pas élever la voix de crainte de déranger la manœuvre de sir John et de faire échouer son projet de livrer les Français et les catholiques d\u2019Ontario à la fureur de M.Meredith et de ses féroces orangistes.Tel est le spectacle que nous offre la politique du jour.Le peuple comprenara-til qu\u2019il n\u2019est qu\u2019un jouet entre les mains de sir John et se relèvera-t-il une bonne fois dans sa dignité pour briser les chaines de Yesprit de parti et reprendre le cours paisible de ses destinées ?Eh bien, il nous serait facile d\u2019écrire absolument la contre-partie de cet article.Nous pourrions citer les paroles généreuses et éloquentes de sir John Macdonald, de sir John Thompson, de MM.Colby, Rykert, etc, et les faire contraster avec les diatribes faribondes de M.Charlton, avec les menaces de MM.Martin et, Smart.Mais à quoi bon ce jeu puéril ?M.Dalton McCarthy, député con- .servateur d'Ontario est un fanatique que nous répudions, et qui a perdu son avenir politique dans nos rangs, par ses excès ; M.Charlton, député libéral d'Ontario, est un autre fanatique, qui, nous l\u2019espérons, a, lui atssi perdu son avenir politique dans les rangs de nos adversaires.La fortune future de ces deux hommes dans la vie publique dira lequel des deux partis a été le plus sincère dans les circonstances actuelles.Qu\u2019importent les diatribes de tel ou tel individu, de telle ou telle feuille ?Pourquoi nous renvoyer perpétuellement à la tête les déclamations d\u2019un Charlton, et les sorties haineuses d\u2019un McCarthy ?Ne nous rabaissons donc pas à ces rengaines misérables.Soyons plus larges, plus justes que cela, et envisageons les faits tels qu\u2019ils sont.| A nos yeux, aux yeux de tout homme sage et impartial, voici la question importante pour le peuple de la Puissance, et en particulier pour le peuple de cette province : Oui ou non, le gouvernement fédéral @-t-il fait son devoir dans l'affaire des Jésuites ?T1 n\u2019estpas un homme juste qui ne soit forcé de répondre oui.D'abord, le gouvernement a refusé de désavôuer la loi.Malgré les prophéties intéressées de l'Ælécteur et autres feuilles de même acabit, le ministère fédéral a laissé libre cours à l\u2019acte dénoncé par les fanatiques.Une tempête formidable s\u2019est élevée dans Ontario.Le clergé protestant a lancé l'anathème du haut de la chaire, les journaux ont soufflé sur le feu, les passions sectaires se sont exaltées jusqu\u2019à la fureur.Au milieu de ce déchaînement de rage, le cabinet fédéral est demeuré ferme et inébranlable.Il à fait face à l\u2019ou- ragen qui pouvait le briser.Sir John Macdonald a risqué sa popularité, en faisant l\u2019éloge des Jésuites en pleine chambre des Communes.Sir John Thompson a défendu le mérite même de la loi attaquée, dans un discours qui restera l\u2019ün des chefs-d'œuvre de notre éloquence parlementaire.Tout le parti conservateur a suivi ses chefs moins une demie-douzaine de têtes chaudes.La chambre des Communes a donné le magnifique spectacle d\u2019une quasi-unanimité, en appuyant par une majorité de 175 voix la position du gouvernement.Les fanatiques ont fait un troisième effort.Ils ont demandé au gouvernement de soumettre le cas au Conseil Privé ou à la Cour Suprême.Fort de sa conviction, le gouvernement de sir John a repoussé cette demande.Enfin les fanatiques ont risqué une tentative désespérée.Ils se sont adressés au gouverneur-général pour | 4 obtenir, malgré tout, le désaveu dela loi, huit jours avant l\u2019expiration du délai constitutionnel.Le gouverneur- général, avec la sanciion de ses minis-\u2018 tres, leur a répondu par la fin de non- recevoir si digne, si- pleine d'élévation, que nos lecteurs ont admirée comme nous.oo Voilà l\u2019attitude du gouvernement fédéral dans la question des biens- des Jésuites.Nous le demandons aux gens que n\u2019aveugle pas l'esprit de parti, cette attitude n'est-elle pas digne d\u2019éloges 3 Pourquoi ne pas \u2018le \u2018reconhaître franchement ?Non, on n\u2019est\u2019 pas capable de cette justice dans la presse libérale.Malgré .9° .si CL oy.{£a JE [I at ; ce qu'il a fait por nous dans cette | ot \u2018un mensonge.Sir\u2019 John n'a affaire, on continue a dénôñicer \u2018Sir John comme un esclave du\u2019 fdia- tisme et comme le complice \u2018du | mouvement anti-jésuite.M.Colby, | qui a si noblement parlé de l'Eglise: catholique dans la chambre des Communes, va probablement être appelé dans le cabinet.On n\u2019en criera pas moins à l\u2019orangisme.C'est un parti pris, on n'en démordra pas.Laissons ces écrivains iniques se repaitre de calomnuies, mais rétablissons les faits en jtoute circonstance.Dénoncons du méme coup le conservateur McCarthy et le grit Charlton.Mais, cela fait, proclamons bien haut que le cabinet de Sir John Macdonald a rendu un éminent service à la cause catholique et à la province de Québec, dans cette affaire des Jésuites.Il n\u2019a fait que son devoir, sans doute.Mais, de nos jours, il y a du mérite; à faire son devoir, surtout quand on s'expose a ne recsvoir en retour, d\u2019un côté que la haine, et de l'autre que l\u2019ingratitude.es a LE CABINET FEDERAL et lord Stanley L\u2019 Electeur d\u2019hier matin, dans un article intitulé : Quelle est la véritable doctrine, insinuait que le gouvernement fédéral veut se soustraire a la responsabilité du discours de Lord Stanley aux délégués anti-jésuites.Nous citons l\u2019organe : La doctrine constitutionnelle enseigne que le roi règne, mais ne gouverne pas, et que ses aviseurs portent la responsabilité de tous ses actes.; Il paraît cependant que la règle doit être suspendue dans le cas actuel.En effet, il n\u2019y a qu\u2019une voix dans toute la presse tory anglaise du Canada pour exonérer sir John Macdonald et ses collègues de toute responsabilité de la réponse catégorique faite par lord Stanley de Preston aux délégués orangistes.La Gazette de Montréal, qui est dans cette province l\u2019organe;attitré du cabinet fédéral, l\u2019a déclaré en toutes lettre ces jours-ci.L'Empire, l'organe officiel de sir John Macdonald, affirmait la même interprétation dans son premier Toronto de mercredi.\u201c Le gouverneur-général, dit-il, a parfaitement compris qu\u2019il était invité à énoncer ses opinions propres, et il a accepté cette invitation.Après avoir fail remarquer combien la démarche était insolite, et combien il est désirable qu\u2019on n\u2019y revienne pas trop souvent, il ajouta : Avec la sanction de mes aviseurs, je \u2018 suis prêt à faire savoir à la députalion \u201c sous quel jour il faut, d\u2019après moi, \u201c envisager la situation.\u201d Lord Stanley a ainsi fait voir qu\u2019il comprenait parfaitement ses devoirs constitutionnels.Vu l'importance.de la uestion, il consentait à faire savoir à la délégation quelles étaient ses opinions personnelles ; seulement, avant d\u2019expria iner ses vues propres, il avait obtenu | sanction de ses aviseurs responsables.\u201d Nous avouons qu\u2019il y a une certaine force dans cette distinction, toute subtile qu'elle puisse paraître.D\u2019après l\u2019Empire, la responsabilité ministériel!e n\u2019irait pas au deià de la permission de parler accordée au gouvernenr-général; quand aux opinions contenues daus l\u2019allocution de lord Stanley de Preston, qui ne sont autres que la ratification pleine et entière du plaidoyer de l\u2019hou.M.Mercier lui-même, il est tout à fait invraisemblable d\u2019y voir les sentiments de sirJohn, qui a déclaré assez clairement que, s\u2019il refusait de désavouer la loi de M.Mercier, c'était simplement de crainteide perdre le vote compact des soixante-cinq comtés de la province: de Québec.La dernière assertion de l\u2019Electeur jamais rien: dit de tel.Sir, John a dit formellement qu\u2019il n\u2019y avait aucune raigon; pour désavouer la loi 1 attaquée.Il's'est écrié : Dans ces circonstances, je.dis que le désaveu de ce bill eut été'dé notre part unagte de \u2018présomption, dont pas un gouvernement cañadien, pas un gouvernement sense, dans un pays \u2018quelconque, n'aurait voulu se rendre coupable.Nous n\u2019avions pas de raisons de désavouer cette loi, qui avait pour elle la sanction de Ja Légisiature du Canada-Uni, Et plus loin .Je ne puis que répéter que le gouvernement se serait rendu coupable d\u2019un acte de tyrannie s\u2019il avait désavoué l\u2019acte.Sir John ne s\u2019est pas borné à cela.If n'a pas craint de défendre les Jésuites dénoncés par le fanatisme.Citons encore une fois ses paroles : Voyons, un peu de sens commun.Quel mal les jésuites ont-ils faits depuis trente ans uvec les principes immoraux qu'on leur immpute.Si leur morale est aussi relâchée et leur ambition aussi grande qu\u2019on le dit, ils en auraient fourni des preuves pendant ce temps- Is n\u2019ont fait cependant qu\u2019aller leur chemin bien tranquillement, bien humblement- Quant à leurs doctrines, je ferai sim- + plement observer que quelles qu\u2019elles soieut, elles ont reçu l'approbation du chef de l'Eglise catholique, sans quoi elles auraient été condamnéës avec toute l\u2019autorité dont jouit le pape sur les corporations catholiques.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.Le peuple anglais s\u2019effraie-til pour cela des préteudues tentatives des Jesuites pour renverser la suprématie de la couronne anglaise ?Craint il de voir la couronne tomber de la tête de la reine ?L'une des plus grandes maisons T\u2019éducation dans le monde est celle de Stoneyhurst ; elle est sous la direction dés jésuites.Eh bien, tous les catholiques anglais, depuis le duc de Norfolk en descendant, y ont puisé leur instruction ; au surplus, tous ceux qui connaissent la constitution des parlis'en Angleterre savent que s'il y a un groupe d'hommes loyaux dans toute l\u2019étendue des domaines de Sa Majesté, c\u2019est celui des câtho- liques anglais conduit \u2018par son illfistre chef, le duc de:Norfolk.Si le peuple anglais n\u2019éprouve pas de: craintes au sujet des Jésuites, pourquoi én éproilde- rions-nous au Canada 7° LU Voilà quelle a \u2018été lb véritable attitude de Sir John Macdonald sur cette question, et l\u2019Electeur devrait avoir la décence de ne pas la dénaturer.Quant au discours de Son Excellence le gouverneur-général, il n\u2019y a aucun doute que les ministres fédéraux en sont responsables, et les organes conservateurs ne le nient pas.L'Empire dit qu\u2019on a demandé à Lord Stanley son opinion personnelle, et qu\u2019il l\u2019a donnée.Cela est parfaitement vrai.Lord Stanley a fait connéître son opinion personnelle, mais il I'a fait avec la sanction de ses ministres, et les ministres oùt donné cette sanction parce que les vues de Son Excellence étaient -conformes a celles dv cabinet.Nous défions l\u2019Electeur de nous citer un seul organe conservateur qui nie l\u2019application de la responsabilité ministérielle à cette circonstance.Voici spécialement ce que dit l\u2019Empire -dans son numéro du.7 août: L'un des artifices grits employés pour pallier le flasco .de l\u2019appel au Gouvër- neur-Général persounrllement est la prétention que la presse conservatrice essaie de rejeter sur Son Excelleuce toute la responsabilité dans la questioñ de :la loi des Jésuites.Les conservateurs: n\u2019es- Stanley lui-même l'a dit assez clairement à la députation-de Québec, il s\u2019est considéré tenu d\u2019accepier la politique de ses aviseurs responsables, surtout comme ils avaient le concours exprès du parle- medt.Môme en atceptant d\u2019exprimér sa \u201cpropre opiuion; lord Stanley.a pris soin d'informer les délégués.qu'il avast la sançlion de ses uviseurs \u2018pour consetitir à leu demande:.:tLLés ministres responsa- \"bles et les\u2018représentants:du peuple: ont parlé, et l'appel fait au représentant personnel du Souverain a seulement vàlu'dux \u2018journaux \u2018grits\u2019 une nouvelle déclaration autorisée contre leur ligne de conduite.- \u2019 Donc, que l\u2019Electeur se rassure.La responsabilité ministérielle n\u2019est pas en péril, et lord Stanley a auprès .de lui des aviseurs qui répondent de chacune de ses paroles pronongées to avec leur assentiment.D'aillenrs il faut être.naif pour en douter.Lord Stanley n\u2019a certainement pas été plus loin que Sir John Thompson, le ministre de la Justice, lors du méino- rable débat dont on n\u2019a pas encore perdu le souvenir.C\u2019est tellement vrai que les fanatiques désappoirités crient aujourd'hui que c'est sir John Thompson qui a parlé par la bouche du gouverneur-général.Qu\u2019on se le tienne pour dit.Les vues de l'avisé et des aviseurs sont ahsolument identiques, et le discours de Son Excellence où il exprime son a te on M JOURNAL DES CAMPAGNES \u2018 9 A opinion personnelle avec la sanction de son cabinet, est un fidéle reflet de de la politique et des opinions ministérielles.: L\u2019ENQUETE DU CORONER Dans Vaffaire Fielding A neuf heures, hier matin, M.le coroner Belleaua tenu une enquête au sujet de la mort d\u2019Albert Fielding, arrivée, mercredi soir, dans les circonstances que nous savons.Un {jury est assermenté, et il se compose comme suit : MM.Léon Leclerc, président, Auguste Poulin, Louis Proulx, Edmond Bouchard, Alphonse Poulin, François Pâquet, Théoph.Brousseau, Onésime Bilodeau, François Simard, Paul Martineau, Jacques Martineau, William Dion, J.B.Martel, Wm Henderson, Alphonse Fiset et Léonidas Tremblay.M.John Bell est le premier témoin entendu.Il dépose comme suit: Je suis surintendant des travaux au bassin Louise.Le corps qui est devant moi dans le moment, est celui d\u2019Albert Fielding, âgé d'à peu près 40 ans.Il était à l\u2019emploi de la compagnie du bassin Louise, et était capitaine du dragueur Sir Hector.Il venait d\u2019Ontario et était père d\u2019une petite fille de 11 ans.11 a travaillé toute la journée de mercredi à bord du Sir Hector.Vers six heures ou 6% heures, il retourna à sa maison de pension où il prit son souper.Peu après, il partit pour la ville avec Michael Kelly, Jos.Roy et Hughes.Le défuut était en voiture et parfaitement sobre bien qu\u2019il eut pris quelques verres A minuit et vingt minutes, hier matin, le nommé Joseph Roy est venu frapper à ma porte, m\u2019informant que Fielding avait été tué.Je me rendis à l\u2019endroit où l\u2019accident avait eu lien.Il y avait là cinq ou six personnes réunies.Le'corps a été laissé là jusqu\u2019à l\u2019arrivée de M.G.Lépine, vers deux heures et demie.Personne \u2018n\u2019a touché au cadavre avant M.Lépine.Il y avait plusieurs chars sur le rail, et l\u2019un d\u2019éux; lè \u2018dernier, âvait déraillé ; le corps de Fielding était étendu, la face contre terre, la tête tournée du côté de la rivière, les deux jambes en dedans de la voie, et la main droite coupée.Le témoin ne sait pas comment l\u2019accident est arrivé.Il y à des lumièrés à cet endroit mais elles sont insuftisantes, car il y fait.très noir.| Le témoin ajoute qu\u2019il y a une courbe sux le chemin de fer qui est trés dangereuse le soir.1L y a 19 lampes sur la jetée Louise, et elles étaient toutes allumées ce soir là.Le défunt-faisait un usage immodéré -de liqueurs alcooliques, et lorsqu'il était ivre, il était querelleur et.batailleur.Le soir du 25 juin dernier, vers 11 heures, le témoin a été averti que le défunt était ivre et qu\u2019il faisait du lapage dans la ville.Il est allé le chercher pour le.conduire a sa.pension, sur la jetée Louise.Il:a voulu à plusfeurs reprises alors, se coucher sur la vaia, disant qu\u2019il ne\u2019 s\u2019occupait guère d\u2019être.tué.Il'se vantait.de.ne professer aucune religion, et de ne pas croire.même en l'existence de Dieu.Il a répété la mème chose plusieurs fois, lorsqu\u2019il était sobre, et a ajouté qu\u2019il\u2019 finirait par se Jeter sur la voie pour s\u2019y faire tuer.L\u2019accusé Jos.Roy, pensioiinait avec Fielding.- Ils étaient bons amis.M.Alphonse Leblond, de St.Joseph de Lévis, est ensuite assermenté et dépose comme suit: Mercredi soir dernier, je revenais de mon our\"age, lorsque j'en tendis des personues-qui-se chicanaient.Ils étaient prêts de l\u2019usine à gaz.Je connais l\u2019accusé Jos.Roy ; je ne connais pas las deux autres.J'ai reconnu la voix de Jos.Roy qui disait\u2018 go to the diable.\u201d Je me suis avancé, et j'ai demandé à Roy de venir avec nous.Nous sommes allés rendre un verre de bière à l'hôtel Sotcy ; il était alors minuit moins cing minutes.Avant d\u2019aller chez Soucy, j'ai vu le défunt près de l\u2019usine à gaz : il était en compagnie de deux personnes.Un des deux hommes disait qu\u2019il était aussi ivre que pouvait l\u2019être le défunt.Roy était alors avec moi.C\u2019est après Minuit que le défunt a été tué par les chars.Arthur Levesque, journalier, corrobore en tous, poinis la déposition du + * témoin précédent.Les nemmés Jos.Roy, Levesque et Leblond ne se sont pas laissés, depuis le moment où ils sont allés prendre un verre chez Soucy, jusque chez lui, où le cadavre a été trouvé.Les témoins George Gauthier,\u2019 et McKeowo ne disent rien d\u2019essentiel.M.Joseph Martel, aiguilleur à l\u2019emploi du chemin de fer du Pacifique Canadien, dit ce qui suit : Il était présent lors du déraillement du char.Vers minuit et cinq mercredi soir dernier, il était sur le convoi composé de huit chars chargés qui recu- Jaient vers le bassin Louise.Tout-à-coup un choc a été ressenti, et quelques minutes après on s\u2019est aperçu qu\u2019un char avait déraillé, et -qu\u2019un homme avait été tué.On a vu sous un | des chars, No.138, un homme mort, ayant la main droite coupée et une épaule écrasée.Le témoin n\u2019a vu aucune autre personne en cet endroit.Il n\u2019y a qu\u2019un char qui a passs sur le corps.Il faisait très noir &t on ne pouvait voir qu\u2019à quelques pas de la lumière qui se trouvait pres de 13.Il ne peut dire si c\u2019est le corps qui a causé le déraill: ment.Le témoin dit que le train a déraillé sur une courbe, et qu\u2019il est peut-être possible qu\u2019à cause de l\u2019endroit, le déraillement ait pu être causé par le corps du défunt.Les chars appartiennent à la compagnie du chemin du Lac St-Jean.M.Ls Joncas, conducteur du train, corrobore le témoignage précédent.Il Ne sait pas la cause du déraillement.Il ne croit pas que le Corps ait pu causer le déraillement.Il a vu l\u2019accusé Roy et deux autres individus près du lieu dé l\u2019accident.Le Dr C.E.Lemieux, est assermenté et dit ce qui suit : .( J'ai examiné le cadavre d\u2019Albert Fielding.Les mutilations que j'ai consta- tees sont si nombreuses et portent sur des organes si importants à la vie,que je D\u2019ai pas le moindre doute que la mort a d\u2019une force considérable et toutce que j'ai constäté me*porte à croire que le passage d\u2019une locomotive seule, ou un char seul, aurait pu causer pareil accident.J'ai examiné le cadavre attentivement, pour.voi: si je n\u2019y trouverais mutilations étaient considérables.défunt, la somme de $1.57 que je produis maintenant ainsi qu\u2019une montre en argent.Après avoir entendu le témoignage du Dr Lemieux, le jury a unanimement rendu le verdict suivant : \u201c Tué par les chars.\u201d nommés Roy, Lesbiens et Savard qui avaient été arrêtés pour les fins de ta ENCORE UNE INCARTADE On lit dans le Canada : \u2026 Sir.John est traité.&ultramontain par homme d\u2019état a pu commettre bien des fautes dans le cours de sa longue carrière, mais ducune ne lui méritait tet affront.la feuille outaouaise ! Aux yeux d\u2019un catholique le titre d\u2019altramontain doit être un titre d'honneur, parce qu\u2019il signifie union intime et absolue avec le siège de Rome.Il n\u2019est pas un bon catholique qui ne doive être ultramontain.Oette épithète n\u2019est donc pas une injure mais un éloge.Le Canada va-t-il bientôt mettre un terme à ses incartades ?Ld LE CHEVALIER FALARDEAU La mort tragique de M.le chevalier Antoine Falardeau a causé une pénible impression à Québec, où le défunt comptait beaucoup d\u2019amis.été causée par un corps contoudant pas quelques contusiuns moins considé-, rables ; mais il n\u2019y'avait pas autre chose: que les ecchymoses et les blessures qui se trouvaient dans les endroits où les.Jai trouvé dans les poches des habits du.Par ordre du coroner Belleau, \u2018les.| justice, ont été élargis immédiatement.une loge orangiste de Montréal.Le vieil.Encore une insolence au crédit.de.C'était pour ainsi dire un enfant del Quéhec, qui, à force de talents et do | persévérance, à travers mille difficultés avait su parvenir à la fortüne et à la! renommée.Antoine Falardeau naquit au Cap- Santé en 1832 et viat à Québus aussitôt qu'il fut en état de gagner sa vie.Son premier emploi fut chez un M.Vézina, négociant, brûlé vif lors de l\u2019incendie du théâtre de Québec en 1845.Se sentant du goût pour la peinture, il abandonna bientôt le commerce pour entrer dans l'atelier de M.Fassio.miniaturiste, il étudia ensuite sous Plamondon et Hamel et cédant aux conseils de ses amis, il se rendit en Italie, où ses talents lui conquirent bientôt la place à laquelle il avait droit.Sn réputation faite, M.Falardeau s\u2019établit à Florence où il acheta un château et se maria à uneriche et noble italienne.Il revint deux fois en Canada, en 1862 et en 1879.Il y a quelques années, sa santé le contraignant de quitter la ville, il s'établit dans une jolie maison de campagne sur les hauteurs de Fiezole, qui dominent florence.C\u2019est là que se sont écoulées ses dernières années.Sa santé commençait à se rétablir, lorsque, .par suite du bris d\u2019un pont, il fut noyé Le chevalier Falardeau laisse deux filles qui héritent, dit-on, du talent paternel.Nous déplorons en lui la perte d\u2019un artiste distingué et d\u2019un compatriote qui faisait honneur au Canada.Plusieurs des tableaux de Falardeau se trouvent à l\u2019Université-Laval, plusieurs de ses meilleures toiles se trouvent dans la collection de l\u2019hon.J.B Renaud, Ila été fait chevalier par le grand duc de Parme à qui il avait présenté un tableau de prix que don Carlos d\u2019Espagne avait essayé inutilement d\u2019obtenir.\u2018LES ORANGISTES SE SOULEVENT contre le gouvernement federal Le Free Press d'Ottawa, grand organe \u2018libéral, contient le compte- rendu détaillé d\u2019une assemblée de la loge orangiste L.O.L.No 227, tenue le 6 août courant, dans la capitale.Des discours violents ont été prononcés contre sir John et son gouvernement, et les résolutions suivantes ont été adoptées à l'unanimité : Attendu que les membresdu cabinet de Sir John Macdonald ont refusé d\u2019écouter les pétitions de milliers d\u2019électeurs qui sont opposés à l\u2019acle des biens des jésuites, commé on le leur a signifié dans la réponse du gouverneur géneral aux délégués des droits égaux, vendredi dernier ; Attendu qu\u2019en conséquence de la grande pression de l\u2019influence papale et jésuitique sur le gouvernement, celui.ci a positivement refusé de désavouer l\u2019acte qui rend l\u2019autorité du Pape supérieure à celle de la Reine Victoria, et a même refusé de soumettre cet insultant bill des Jésuites à la Cour Suprême afin que sa constitutionnalité soit éprouvée, et qu\u2019il a aussi refusé de dissoudre le parlement pour permettre aux électeurs, du Canada de se prononcer sur une législation dangereuse et déloyale ; l est résolu que nous les membres de la loyale loge orangiste, No 227 sommes fortement d'opinion que Sir John Macdonald et son gouvernement ont, dans cette grave crise joué un rôle traître et lâche, et que non seulement ils méritent censure, mais que le bien du Canada exige qu\u2019ils soient ignominieusement expulsés du pouvoir comme indignes de la confiance et de l\u2019appui d\u2019un peuple grand et libre.Comme nous l\u2019avons dit, cette résolution a été adoptée à l\u2019unanimité.Nous conseillons à l\u2019Electeur de dire que c\u2019est Sir John Macdonald qui a inspiré cette virulente résolution contre lui-même et son cabinet.Il est si roué ! Plus les événements se déroulent, plus il est clair que le cabinet fédéral est l'instrument des loges oraæ gistes ! ! ! .M.MERCIER EN COLERE CONTRE LE Courrier du Canada.Le Daily Telegraph de samedi contenait l\u2019entrefilets suivant : Notre reporter a eu ce matin une entrevue avec l\u2019honorable M.Mercier relativement à un télégramme adressé de Montrèal à l\u2019Empire, lequel télégramme annonçaitque ie gouvernement de !a province est sur le point de négocier un emprunt de $3,500,000 pour faire face aux dépenses courantes du gouvernement.\u201c Ceci répondit M.Mercier, vient du CounrIER DU CANADA, et vous pouvez affirmer que non seulement c\u2019est faux, mais que c\u2019est un tissu de mensonges.\u201d Il alla presque jusqu\u2019à dire que celui qui avait écrit cela savait que c'était faux quand il l\u2019avait écrit.Tiens, mais ils est très vexé le pre- mier-ministre, et nous croyons remarquer qu'il ne se consume point d\u2019amour pour le Courrier du Canada.L\u2019ingrat ! nous qui ressentons pour lui une si vive inclination ! Imposons toutefois silence à nos sentiments blessés, et examinons le propos du premier-ministre.Le Courrier du Canada, dit-il, est responsable de la nouvelle que le gouvernement est aur le point de contracter un emprunt de $3,500,000.Nous en demandons bien pardon à ce cher M.Mercier, mais cela n\u2019est pas vrai.Le Courrier du Canada a dit que l'administration financière de M.Mercier nous conduit à l\u2019emprunt.Et c'est indéniable.Il n\u2019a pas dit que le gouvernement se prépare à lancer incessamment cet emprunt.Nous savons parfaitement que M.Mercier retardera tant qu\u2019il pourra cette périllense démarche.Nous savons qu\u2019il lui faudra au préalable obtenir le consentement de la Législature.Mais nous affirmons que, bon gré malgré, il devra recourir soit à la taxe, soit à un second emprunt, pour se tirer du pétrin où il s\u2019est fourré.Le premier-ministre ne nous en imposera pas, comme il croit en \u2018imposer à son pillé, avec ses grands airs et ses grandes phrases.Nous avons étudié la situation financière avec un soin scrupuleux, nous la connaissons exactement ; nous sui- Vons pas à pas la marche du gouvernement, et nous maintenons qu\u2019il nous conduit à l'emprunt, à la taxe ou à la banqueroute.Il n'y a pas d\u2019autre issue.Tenez, M.le premier - ministre jouons cartes sur table.Votre trésorier nous a annoncé officiellement un déficit de $935,- 852 pour l'exercice actuel.Vous pouvez vous en convaincre en jetant un coup d'œil sur le tableau suivant réédité à votre intention spéciale : RECETTES DÉPENSES estime les recettes de | Passons maintenant au cetexercice à $3,463,- | chapitre'de la dépense : 672, dont $58,000 | J'évalue à $4,889,« pour les recettes à comp- | OB4, le total des paie- te du capital, et $3,405,- | ments.de cet exercice, 072 pour le revenu ordi- | (Piscours | budgétaire, naire.(Discours budgé- | 1889, p.43).taire, 1889, p.40).; Calculez un peu, M.le premier- ministre : \u201d Dépenses totales.$4,889,024 Recettes totales.8,468,672 Cela fait bien un découvert de.$ 925,852 9 4 n\u2019est-ce pas,? - \u2018 \u2018 \u2018io r \\ 4 JOURNAL \u2018DES CAMPAGNES q C'est votre \u2018trésorier qui nous a donné cette riante nouvelle, dans \u201c son discours budgétaire.Maintenant, vous ne ferez aucune difficulté à admettre?sans doute, que, vous devez, en outre, une somme de $400,000 aux RR.PP.Jésuites, à l\u2019Université-Laval et aux Evêques, en vertu du règlement de la question des biens des Jésuites, et une autre somme de #60,000 au comité protestant du conseil de l'Instruction publique.Cela fait déjà, ajouté aux $925,000 de découvert, $1,385,000 a payer au compte du capital.Mais ce n'est pas encore tout, Mle premier ministre.En vertu d'un arbitrage, tout a fait remarquable et dont nous reparlerons, que vous avez gracieusement accordé à M.Whelan, l'entrepreneur du Palais de Justice, vous êtes obligé de payer $237,000 d'extra environ a ce gentleman.C'est un fort joli denier qui ne figurait point dans les prévisions du trésorier, et qui additionné avec les sommes plus haut mentionnées» donne le chiffre respectable de $1,622,000.C\u2019est donc $1,622,000 en dehors des dépenses ordinaires de la province, que votre gouvernement doit actuellement.Eh bien, M.le premier-ministre, nous vous posons maintenant une \u2018simple question, et nous vous offrons nos colonnes toutes grandes pour la Téponse.Avec quoi, par quel moyen, à l\u2019aide de quelles ressources, allez- vous payer ce MILLION SIX CENT CINQUANTE MILLE piastres ?Votre emprunt de 1887, #3,500,- 000, est tout dépensé jusqu\u2019au dernier sou.Vos recettes ordinaires ne cont même pas suffisantes pour solder vos dépenses ordinaires.Vous n\u2019avez pas un centin en caisse au compte du capital.Et vous voilà avec $1,600,000 à payer au compte du capital.Encore une fois, avec quoi allez- vous payer cela, M.le premier- ministre.Allez-vous faire des miracles ?Les millions vont-ils vous tomber du ciel ?Comptez-vous sur quelque recette fantastique et inouïe ?Ayez la bonté de nous expliquer ce mystère.Ah ! nous savons bien que vous allez rester coi.Vous êtes dans une impasse, et vous écumez précisément parce que le Courrier du Canada vous montre acculé dans cette impasse.Ecumez tant qu\u2019il vous plaira, Mle premier - ministre, nous allons continuer notre tache, et nous \u2018vous Ppromettons encore des émotions.Le métis Michel Duamais qui s\u2019était enrôlé dans la troupe de Buffalo Bill \u201cest de retour de Paris à Winnipeg.Il paraît que le climat européen a considérablement affecté sa santé.Dumais prétend que Grabriel Dumont n\u2019a pas encore visité Paris et qu\u2019il est retenu par la maladie dans _ le Montana.i chos & Nouvelles Nouveau chancelier M, l'abbé Gmard vient d'être promu à la charge de chaucelier de 'archevéché de Montréal.On s\u2019y attendait et tout le monde s'accorde à reconnaître l\u2019excellence de ce choix.Obituaire Nous regrettons d\u2019apprendie la mort de M.John O'Connell, conseiller municipal du quartier Champlain, décédé jeudi, à l\u2019âge de 66 ans.Le Grand-Tronc Les recette du Grand-Tronc pour la semaine finissant le 3 août, sont de $400,075 contre $360,411 pour la semai- na correspondante de l\u2019an dernier, soit une gaismentation de $39,664 en faveur de .En Europe Il y a actuellemeut 3 Londres bon nombre de Canadiens, entr\u2019autres l\u2019hon.M.Irvine, M.Foote du Cronicle,et sa famille, M.Ernest Pacaud, J.I.Tarte et Charles Langelièr.M.McGibbon, avocat Montréal, M.Amyot, député deBellécha- se, M.et Mme Lavery.M.Weldon, député de St Jean, N.B.l\u2019hon- John Hearn et M.Lafrauce de Québec.MM.Beaugrand et Fortier sout à Paris.( Accident Mardi, un ouvrier du Cap Blanc, nommé Edouard Lachance s\u2019est fait blesser griévement dans les circonstances suivantes : Le ren:wd en fer servant à charger les pièces de bois à bord d\u2019un navire ayant manqué, le malheureux a été frappé par un plançon et laucé dans la cale.Il est sous les soins du Dr Marois.Les exportations dans les provinces maritimes Il a été expédié de Kingston, N.E., durant le mois de join, 1,208 boîtes de fraises ou environ 45,280 pintes.Durant le mois de juillet il a été expédié, 1,114 boîtes ou 41,040 pintes de fraises, framboises, etc, formant un total de 83,320 pintes, ou 61% tonnes, ou plus de six pleins chars.Les expéditeurs\u201dde\u201d framboises pensent que ce fruit sera encore sur le marché jusqu\u2019à la fin d\u2019août.\u2014Depuis le commencement de la navigation il a été expédié du port de Summerside, L.,P.\u2019 E., des produits et du bétail pour la valeur de $240,077.Sur ce montant les exportations faites aux Etats-Unis se montent à $82,972, tandis que celles dans les provinces de terre ferme se chiffrent \u2018à $124,200, et la balance a été envoyée aux Indes occidentales et en Angleterre.Il n'y a presque seulement que des chévaux et des œufs qu\u2019on a expédié aux Etatsnis.Un dominicain canadien Le Rév.P.Bellemare, dominicain, est a St-Hyacinthe depuls quelques jours.Il arrive de France après une absence de plusieurs années.Le Père Bellemare est né i Yamachiche et a fait ses études à \u2018Trois- Rivières.Sir Somers Vine au bureau de ) commerce Sir Somers Vine, chargé d\u2019une mission officieuse par le prince de Galles, est allé, hier après-midi, entretenir le bureau de commerce de l\u2019Institut Impérial destiné à réunir dans un vaste édifice, à Londres, une espèce de musée commercial, où toutes les colonies britanniques auront leurs appartements séparés, remplis d\u2019échantillons de leurs produits indigènes, de leurs fabriques, de leurs industries, où l\u2019on trouvera des cartes et des descriptions détaillées sux leurs ressourcos, leurs climats, etc.Ce sera en quelque sorte une exposit\u2019on permanente des ressources de l\u2019empire.Il est-bien entendu, a déclaré Sir Somers Vine, que ce projet n\u2019a rien de commun avec la fédération impériale.C\u2019est M.Turner, président, qui a présenté Sire Somers Vine au bureau de commerce.Après la-réunion on fit à l\u2019envoyé anglais les honneurs d\u2019une excursion au bassin Louise, au Sault Montmorency, à bord du Véga.Nouveau curé M.l\u2019abbé Boutin succède, comme curé de St-Martin de la Beauce, au rév, M.Parent, décédé l\u2019automne dernier.L \u2018Maer, M.D.,, L.R.G.P., etc, de comme une des meilleures S = Le salaire des pompiers A Montréal le chef Benoit a obtenu du département des finances que les ornpiers soient,désormais, payés toutes es semaines au lieu de tous les mois.Vendredi matin a été faite, pour la première fois, la paie hebdomadaire.Nouvelle histoire du Canada Le révérend M.Bryce fera publier à l'automue une Petite Histoire du Canada, d'à peu près 150 pages.La troisième partie, consacrée à Manitoba, aux Territoires du Nord-Ouest et à la Colombie Britannique sera beaucoup pins détaillée que les autres.M.Alexandre Norquay Le gouvernement fédéral vient de nommer M.Alexandre Norquay, fils du défunt premier ministre, à une charge dans le bureau des terres.On sait que l'honorable M,Norquay est mort pauvre, \"et cette nomination fait honneur à la générosité de Sir John Macdonald.Un sauvetage Le 23 juillet un monsieur de Deschambault, du nom de Philippe Doré se trouvait de passage à Saint Pierre les Becquets.En se promenant au bord du fleuve avec deux de ses amis, Emile Lelaidier etl.Barilil entendit crier tout à coup : au secour: ! au secours !\u201d Cet apyel etait fait par deux jeunes filles d'une quinzaine d\u2019années, qui se trouvaient dansla plus dangereuse situation, car elles se retenaient à une embarcation chavirée qui s'en allaitau gré du courant.Comme ils n\u2019avaient pas d\u2019embarcation dont ils pussent se servir, deux des jeunes gens sé jetérent a la nage au secours des naufragées.Aidés du troisième qui était resté sur la rive et qui se jeta à son tour dans le fleuve pour aider ses généreux compagnons, ils parvinrent après des efforts inouïs et non sans avoir exposé leur vie, à sauver les deux jeunes filles.Toux et rhumes chroniques Et toutes les maiadies de la gorge et des Poumons peuvent être guë:ies par l'usage de l\u2019Emulsion Scott qui contient les vertus curatives de l\u2019Huile de Foie de Morue et des Hypophosphites dans toute leur force.Voyez re que W.S.Truro, N.E., dit : \u201c Après trois aus d\u2019expérience je considère l'Emuisiun Scott sur le marché.Elle est excellente dans les affections de la gorge.\u201d Vendue par tous les Droguistes, à 50 cts.et $1.00.Un requin MM.Royal et Houghton ont fait la capture dans le port de Kentville, N.E., d'un requin de 10 pieds de long et du poids de 1500 livres.Un nouveau prétre acadien M.l\u2019abbé Vital Leblanc, enfant de Memramcook, et ancien élève du collège St Joseph, a été ordonné -prêtre à St- Jean, mardi dernier, par: Mgr Sweeny.Les chantiers Un des principaux marchands de bois est d'opinion que l\u2019ouvrage sera très rare l\u2019hiver prochain pour les équarrisseurs.Les gages pour les marqueurs seront de $306 a $38 par mois; les ouvreurs de chemin $40 a $42, les équarrisseurs de $50 à $60, pour l'ouvrage général $20.Plusieurs chevaux seront envoyés sous peu dans les chantiers.A vendre .La fabrique de St-Rôch de Québec offre à vendre la maison en pierre qui se trouve dans le cimetière St-Charles.Jette maison avec tous ses matériaux devra être enlevée du dit cimetière au temps qui sera indiqué dans le contrat.Les soumissions cachetées devront être adressées à M.le curé de St-Rôch, d\u2019ici au 26 août courant.La fabrique ne s\u2019engage à accepter ni la plus hauté soumission, ni la plus basse, ni aucune d'elles.Jos.Rosa, Marguiller en charge.Blé \u2019 Certains marchands de grain de Manitoba ont encore en leur possession 800,000 minots de blé de l\u2019an dernier, dont 60,000 sont dans les \u2018élévateurs de Port Arthur ; ce blé leur coûte avec le transport et l\u2019emmagasinage $1.25 le minot, tandis que le prix actuel dans les élévateurs est de $1.03.Les mar- chands comptent pour se refaire sur une élévation des prix.Le nouveau blé de cette année se vendra de 723 78 cts le minot, pour commencer.Lo - Joute de crosse- La\u2019 joute de crosse, qui a eu lieu samedi à Ottawa, entre le Capital de cette dernière ville, et le Sarsfield de .Québec, pour le championnat intermédiaire, a été chaudement contesté, le Capital gagnant trois parties, et le Sarsfield deux.Mer Bégin Daus une excursion sur le fleuve à bord du yatch de M.L.-N Catellier, Sa Grandeur Mgr Bégin accompagnée de plusieurs prêtre & failli périr, dit le Progrès du Saguenay.Une violente bourrasque s\u2019est élevée tout-à-coup et on n\u2019a pu rentrer à Tadoussac qu\u2019avec beaucoup de peine.Sir John Macdonald On lit dans le Progrès du Saguenay de jeudi : Le vieux chef du parti conservateur était à bord du vapeur \u2018\u201c* Union \u201d ce matin et a fait le tour de notre petite ville.En revenant il s\u2019est rendu à l\u2019hôpital.de Marine est allé saluer Sa Grandeur Mgr Bégin au Palais Episcoal.?Sir John semble jouir d\u2019une excelleu- te santé ; rempli de vigeur et doué de la plus vive intelligence, il peut espérer de rester encore longtemps à la tête du Dominion dont il conduit si bien les affaires depuis de longues années.Le chemin de fer du Sud Les travaux sur le chemin de fer de la rive Sud progressent avec rapidité.Toute la pierre qui doit servir à la construction du pont de la rivière Nicolet est rendue sur les terrains et on a commencé à poser les fondations d\u2019une des coulées.On espère voir une locomotive entre Sainte Angèle et Nicolet dans un mois.ll y a progrès sur la section entre Nicolet et Pierreville où un grand nombre d'ouvriers travaillent aux terrassements.i.e pont de fer de Nicolet colitera lorsqu\u2019il sera fini $150,000 Saïnte-Anné au Madawaskas NB.Le 26 de juillet, au-delà de 700 personnes venues des différentes.paroisses du comté et du Maine, ont célébré la fête de Sainte-Anne dans la belle église qui a pour patronne cette grande sainte.Aussi il fallait voir les préparatifs dûs au zéle du digne curé de cette paroisse, le Révd.M.Louis Dumont.En 1875, alors que le Révd.A.Lauuière, curé de dt-Léonard, desservait cette mission, commencèrent]ces pèlerinages continués par ses successeurs; mais c\u2019est surtout depuis que la paroisse de Sainte-Anne ale bonheur d\u2019avoir le digne curé actuel que le cuite à sainte-Anne est connu, apprécié, aimé et progresse d\u2019une année à l\u2019autre.Sainte-Anne est une des belles paroisses du Madawasks, possédant une belle église, un charmant presbytère ét dépendances magnifiques qui feraient envie à plusieurs paroisses des autres provinces.Les abitants on ne peut plus dociles, hospitaliers, sont bien établis le long de la rivière Saintean.Si l\u2019on s\u2019en rapporte aux prédictions, la paroisse de Ste-Anne sera avant peu la plus belle paroisse du Madawaska, va ses péleri- nages.Empoisonnement mystérieux Le neveu et la sœur soupçonnés d'être les coupables Toronto, 9\u2014M.J.W.Hicks de la société Hicks & White, est mort empoisonné à Toronto, dans des circonstances mystérieuses.Mardi matin, .en allant à son ouvrage, il entra chez un nommé Gole, un de ses ouvriers, à qui il demanda de lui apporter son dîner à la maison où il travaillait sur la rue Sumach.Peu de temps aprés avoir pris son repas, Hicks, pris.de douleurs terribles, s'écria tout 2 coup : \u2018 Mon Dieu, je me meurs ! \u201d et tomba sur le plancher.Ce furent ses dernières paroles.Il est mort hier matin.Son neveu, qui travaillait avec Jui, ayant goûté le thé qu\u2019il avait bu, dit qu\u2019il lui trouva un goût acide très prononcé : il trouva aussi dans le fond de la tasse une substance blanchâtre, L\u2019autopsie a été faite et les médecins ont trouvé une grande quantité d\u2019arse- \u2018 \u2019 Le : 1 emo few Ses Las.Ne oe + 15 ver JOURNAL DES CAMPAGNES = - EE EEE nic dans les viscères de l\u2019infortuné Hicks.On a aussi trouvé un paquet de * mort aux rats\u201d dans les habits de son neveu, Arthur Hicks ; et il paraît que ce poison a été fourni a celui-ci par la sœur du défunt.Cole et Hicks ont été arrêtés.La sœur de James Hicks est marié à son associé White, et jouit d\u2019une répu- iat 5m douteuse.Samedi dernier un détective l\u2019a filée jusqu\u2019à une maison malfamée.Elle supposa, dit-on que cet agent avait été engagé par son frère pour l\u2019espionner.De là les soupçons d\u2019empoisosnement contre elle.Elle a été arrêtée aujourd\u2019hui.\u2014 ll n\u2019y a pas d\u2019infection scrofuleuse qui puisse résister au pouvoir purifiant de la Salsepareille d\u2019Ayer.Vendue pat tous les droguistes.Bénédiction de cloches Hier, bénédiction de cloches, à Saint- Laurent, Ile d'Orléans.La cérémonie a été très belie et très imposante.L'église était encombrée.Outre les paroissiens de St-Laurent et les touristes qui passent l\u2019été dans cette jolie paroisse, un grand nombre d\u2019excursionnistes étaient présents.: C\u2019est Mgr Légaré qui a présidé la cérémonie.; La fanfare de l\u2019Union Musicale, M * Gustave Hébert et M.A.Lavigne, mademoiselle Dufresne de Montmagny.ma- demoise.le Gabrielle Legendre ont fait avec succès les frais de la partie musicale.M.Léon Dessane tenait l\u2019orgue et dirigeait les chœurs avec son habie leté bien connue.Voici les noms des parrains et marraines : L\u2019hon.M.Mercier et Mme Vve Vézina, M.Prudent Blais, maire de Ste-Pêtro- nille, procureur de M.Chs.Langelier, M.P., et Mme Langelier, M.L.G.Desjardins, Son Honneur le Recorder Déry et Mme Déry, M.et Mme P.L'eCazes, M.Mme P.Valin, M.et Mme Théophile Ledroit, M.et Mme Alphonse Pouliot, avocat, M.Bruno Pelletier et Mme Vve David Cinq Mars, M.et Mme Dr E.Lachance, M, et Mme Jos.Provost, M.Menri Delagrave et Dlle Legendre, M.et Mme Cyprien Labrecque, M.et Mme J.A.Langlais, M.et Mme David Bouffard, M.et Mme O.Coutore, M.et Mme Ferdinand Delisle, M.Mme P.Coulombe, M.\u2018T.Gosselin et Mme Jonas Gosselin, M.et Mme Léon Labrecque.M.l\u2019abbé Eugène Roy, du Séminaire de Québec, a prononcé le sermon de circonslance.Le jrune et éloquent prédicateur s\u2019est acquitté de sa tâche avec son talent ordinaire.Après la messe il y a eu goûter au couvent, et dans l'après-midi salut solennel.ci Cette fête religieuse a ététun succès sous tous les rapports.Demande d\u2019incorporation Le Sud, compagnie de publication de Sorel, demande à être reconnue légalement avez un capital - actions de $50,000.Les requérants pour l\u2019incorporation sont l\u2019hon.J.B.Guevremont, Journaliste; Fosbrook, D.Morgan, avocat, tous de Sorel ; Gervais de Contrecœur, entrepreneur, et Ls J.Pelletier, de Montréal, journaliste.\u2014Leg maux de Tête, la Constipation, les Hemorroïdes, sont radicalement guéris par l\u2019emploi judicieux des Pilules d\u2019Ayer.Mort subite Une dépêche reçue en ville annonce la mort subite de M.Horace Sewell, frère du Dr C, Sewell, arrivée aux Sept Iles, golfe St-Laurent.Ie défunt était parti de Québec la semaine dernière pour inspecter des mines dans cette région.} Frégates anglaises Les frégates Bellerophon, Tourmaline et Pylades ont quitté Halifax hier, en route pour Charlottetown, Québec et Montréal.Sir John Ross, le capitaine Jenkins, et l\u2019évêque Courtney se rendent à Charlottetown sur le Bellerophon.Les trois vaisseaux partiront de.cette dernière ville pour Québec vers le 15.Le 20, l'amiral Watson se rendra à Montréal avec le Pylades et la Tourmaline.Les trois frégates reviendront à Halifax vers le 10 septembre.La maison de Cavelier de la Salle L'antique résidence du célèbre découvreur que l\u2019on voit encore sur le chemin du bas de la Lachine, près Montréal, ne sera bientôt qu\u2019un amas de ruines.Les murs sont tout lézardés et menacent de s\u2019écrouler.On a été obligé d\u2019étançonner les pans de la maison, car sans cela ils seraient dejà renversées, Il est malheureux de voir ainsi dis- paraitre chaque année des monuments ane nous devrions conserver avec soin.Moyens pour obtenir de gros œufs Un fermier de la Limagno nourrit ses poules de manière qu\u2019elles lui font des œufs d\u2019un poids énorme, quelquefois avec deux ou trois jaunes, et en hiver comme en été.Voici sa méthode: Il prend une mesure de gousse de lin sans graines, qu\u2019il met dans un four médiocrement chaud pour les sécher; il les fait battre eosuite comme des grains, et les met dans l\u2019eau bouillante : il y mèle une mesure de son de froment et autant de farine de gland ; il en fait une pâte avec une quantité d\u2019eau proportionnée et en nourrit ses poules, qui lui payent richement sa peine.\u2014Revue d'économie rurale.Aux sourds Une personne guérie-de surdité et de biuits dans la tête après 23 années, enverra une description de \u2018sa maladie GRATIS À toute personne qui en fera l\u2019application: à Nicholson, 177 rue McDougal, New-York.Québec, 16 février 1889.893 Pèlorinage Il y avait environ trois mille pèlerins, dimanche, à Ste Anne de Beaupré.Sept bateaux se sont trouvés en même temps accostés au quai.Les pèlerins venaient du faubourg St-Jean Baptiste, de Lotbinière, St Romuald et St J oseph de Lévis.Un grand nombre de personnes ont aussi assisté à la fête de Ste-Philomène, au Bout de l'Ile.Une inscription commémorative Les officiers de la Citadelle font'actuellement préparer une inscription commé morative de feu le major Short, qui sera gravée sur cuivre et placée dans la cathédrale anglicane, de cette ville.Une ascension aérostatique Hier après-midi, une foule considérable s'était réunie au parc Sohmer, à Montréal,pour être témoin de l\u2019ascension en ballon du professeur Salagnard.ia curiosité de la foule était éveillée au plus haut degré ; aussi c\u2019est au milieu des applaudissements de la foule que le fameux aéronaute français a fait son apparition avec son ballon orné des couleurs françaises.A 5 h.59 précises, le ballon prenait son essor Vers les sphères aériennes et s'élevait avec une rapidité vertigineuse.À 6 h.'35 il atterrissait à Ste-Marie de Monnoir dans le comte de Rouville, une distance de 30 milles parcourant ainsi une distance ce un mille à la minute.Le ballon s\u2019est élevé parfois à une hauteur de 2,300 pieds dans les airs.Le professeur est aevenu immédiatement à Montréal et déclare que c\u2019est une des ascensions les plus favorables qu\u2019il ait faites.Le buffle de la citadelle Le buffle de Ja citadelle est à vendre.Cet animal était bien gentil lorsqu\u2019il était encore jeune, mais aujourd\u2019hui il est devenu un embarras.C'est cet intéressant quadrupède qui a encorné le lieutenant Pelletier l\u2019année dernière.M.Salone Parmi les passagers de 1'Oregon, qui sont débarqués à Québec, hier, nous remarquons le nom de M.Salone, élève distingué de l\u2019Ecole de Chartes de Paris.M.Saloue, en suivant les cours de cette institution qui a pour but de favoriser l\u2019étude des origines et des documents historiques de la France, et de préparer des maîtres d\u2019élite pour l\u2019enseignement supérieur, a été particulièrement intéressé par notre histoire et il s\u2019est mis à Pétudier avec passion.De là lui est venu un grand désir de voir les lieux où se sont déroulés tant d\u2019aventures et de luttes palpitantes, et de voir ce peuple frère dont l\u2019avenir le touche aujourd\u2019hui autant que dans le passé.Pilules d\u2019Holloway Estomac Jaible Les plus sages ne sauraient compter le quart des symptômes qui accompagnent la digestion imparfaite ou troublée, qui tous peuvent être soulagés par ces admirables Pilules.Elles enlèvent ce goût de chancre de la bouche, les vents et la constipatiou.Les Pilules d\u2019Holloway - réveillent l\u2019estomac, la foir, et tout autre organe, donnent à la digestion ce ton de santé qui le rend capable de convertir Lout ce que nous mangeons et et buvons en nourriture pour nos curps.De là ces Pilüles s>ot les plus sûres et les plus saines restaurateurs dans l\u2019énervement, et la débilité chronique.Les Pilules d'Holloway sont des remèdes infaillibles contre les appétits capricieux, les éructations, et une multitude d\u2019autres symptômes désagréables qui rendent misérable la vie de milliers de personnes.Ces Pilules ont reçu l\u2019appro bation de toutes les classes.- Avis aux mères Le \u201c syrop calmant de Mme Winslow devrait toujours être employé pour la dentition des enfants.Il calme l'enfant, adoucit les (gencives, apaise toutes les douleurs, guérit la colique, et est le meilleur remède pour la diarrhée.Vingt cing cents .la bouteille.Québec, 9 mai 1889.266 0 recevra à ce bureau jusqu\u2019au VENDREDI, le 16 AOÛT des soumissions cachetées, adressées au soussigné avec la suscription \u2018\u2018 soumission pour les travaux à Meaford, comté de Grey, Ontario, d\u2019après les plans et spécifications qui pourront être examinés sur demande faite à M.Hugh Chisholm, Meaford, et au Département des Travaux Publics, à Ottawa, [où on pourra se procurer des formules de soumission, L'on ne prendra en considération que les soumissions faites sur les formules imprimées que l\u2019on fournira, et qui seront signées de la main des soumissionnaires, Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque de banque accepté, payable à l\u2019ordre de l'honorable ministre des Travaux Publics égal à cinq pour cent du montant de la soumission.Ce chèque sera confisqué si la partie refuse la contrat, ou manque de compléter les travaux sous contrat, et il sera remis au cas où la soumission ne serait pas acceptée.Le département ne s'engage pas à accepter la plus basse 00 aucune des soumissions.Par ordre, A.GOBEIL, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 6 août 1889 Quéhec, 6 août 1889 \u20146f 1026 1 DE BRISTOL SONT POLE UN REMEDE INFAILLIBLE contre les MALADIES DU FOIE et les Affections des REINS ou de l\u2019ESTOMAG, SEATS N recevra à ce bureau jusqu\u2019à VENDREDI, le 23ème jour d\u2019AOUT, inclusivement, des snumissions cachetées, adressées au soussigné avec la suscription \u2018\u2018 Soumission pour les travaux de Rimouski\u201d pour la construction de travaux à Rimouski, comté de Rimouski, Québec, suivant le plan et le devis que l\u2019on pourra voir, sur demar de, chez M, Samuel Côté, maître de poste à Rimouski, ainsi qu\u2019au département des travaux publics, Ottawa.On ne prendra en considération que les soumissions faites sur les formules imprimées que l\u2019on fournira et signées de la main des soumissionnaires.Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque de banque accepté payable à l\u2019ordre de l\u2019Honorable Ministre des Travaux Publics, égal à cinq pour cent du montant de la soumission.Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire refuse de signer le contrat après notification, ou s'il ne le remplit pas intégralement ; il sera remis si la soumission n\u2019est pas acceptée.Le Ministère ne s\u2019engage pas à accepter la plus basse, ou aucune des soumissions.Par ordre, A.GOBEIL, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 26 juillet 1889, Quétec, 6 août, 1889.\u20146 fs 1035 A vendre A FABRIQUE de St-Roch de Québec offre à vendre la maison en pierre qui se trouve dans le cimetière St-Charles.Cette imaison avec tous ses matériaux devra être enlevée du dit cime- titre au temps « ui sera indiqué dar:s le contrat.Les sormassions cachetées devront être adressées à M.le curé de St Roch, d'ici au 26 août courant.La l'abrique ne s'engage à accepter ni la plus haute soumission, ni la plus basse, ni aucune d'elles.JOS.ROSA, marguillier en charge, Québec, 13 août 1889\u20142s 1030 AUX MARCTAWOS DE LA CAMPAGE MESSIEURS TOUSSAINT & LACROIX, propriétaires de l'établissement d\u2019incubation artificielle de Sainte-Anne de Beaupré, offrent en vente des œufs de canard de la fameuse race Pékin pour les fins de reproduction.Lorsqu'ils ont fondé leur établissement il y a quelques années, ils ont importé 1000 œufs de canards Pékin au coût de $300 et les œufs qu\u2019ils offrent en vente aujourd\u2019hui ont été pondus par les produits de l'incubation artificielle des mille œufs ainsi importés, Le canard Pékin est blanc ; il a la taille d\u2019une oie ordinaire, ne vole pas, ne s'éloigne pas de l\u2019endroit où il a été élevé et n\u2019a pas b2soïn d\u2019eau pour se baigner.A l\u2019âge de neuf ou dix semaines il pèse de 47£ à six livres.Sa chair est exquise ; il est le seul qui sous ce rapport rivalise avec le fameux canatd Canvas: Back.Il pond de 120 à I50 œufs par année, et, commie cette race a été élevé artificiellement de- génération en génération depuis de longues années, son tempérament se prête à merveille à ce genre d\u2019élevage.Aux Etats-Unis, la supériorité des produits de l\u2019incubation artificielle est si bien reconnue que la chair des canards couvés artificiellement rapporte surle marché 5 cents de plus par Ib que les produits de l'incubation naturelle.Notez que le minimum du prix payé pour le canard Pékin, produit de l\u2019incubation artificielle, est de 16 cents et le maximum 45 cents la Ib sur le marché de Boston.MM.Toussaint & Lacroix, vendent leurs œufs aux prix suivants : $3 pour 13, 5 do 26, 7 do 39 $15 do 199, Une commission libérale sera accordée aux marchands de la campagne qui leur procureront des commandes.MM.Toussaint & Lacroix fabriquent aussi des incubateurs qu\u2019ils offrent en vente aux prix de $100 pour un incubateur pouvant contenir 300 œufs, et $125 pour un incubateur de 600 œufs, Ils ont entrepris d'introduire ici cette nouvelle industrie agricole dont les rendements sont très considérables dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre, et qui fournirait à nos cultivateurs un moyen sûr et facile de faire de l'argent.S\u2019adresser à leur école d\u2019incubation artificielle, à Sainte-Anne de Beaupré, ou chez A.Toussaint & Cie., marchands de vins en gros, 35, rue St-Pierre, Québec, P'usic'trs personnes nous demandent si ces œufs pet veut être couvés par des poules, Oui certaine- m.nt, car les cannes sont généralement mauvaises couveuses, Les poules sont préférables, Autant que possible, faites vos nids sur la terre, surtout dans les grandes chaleurs.T&L Québec, 25avril 1889.974 Aux nouveaux Abonnés ! CONDITION : $1.00-pourune-§1 ()() PIASTRE VOUS RECEVREZ LE Journal des Campagnes PENDANT DOUZE MOIS Aiusi que TROIS VOLUMES ment\u2019on- nés plus bas qui sont d\u2019une très grande utilité.Ne manquez pas de vous abomner au Journal des Jampagnes ou 8e publie tous les JEUDIS, contenant 16 pages de matière à lire En outre, nous donnons rime aux nouveaux abonnés TROIS MA NIFIQUES VOLUMES consistant en : LE PNVIT MOIS DU SAORÉ-OŒUR, LE REOUEIL DES RECETTES ET LE MÉDEOIN A LA MAISON, LE TRAITÉ SUB LE CHEVAL ET SES MALADIBS S'ADRESSER À ELZEAR BEDARD AGENT du Journal des Campagnes, No 9, RUE BUADE, QUEBEC BEE Seul autorisé à donner les cadeaux. \u2014_\u2014 , - j / SUROFULIR BUAWUEU +145, Des Sevotules ot tontes ies waladies sera.fod nues is aus que Uleisses, ais, Érystor 4, 0, Pustules, Linpétigo, Tumets Charbon, Furoncies, Clona, \u20ac Érujusens de La Peru, sont lo résulte dive td Vimpureté dn sang.vey.plus de guarante ang, ia SALSEE RELLLE YA VER est reconnue comme l\u2019age le pins puissant pour le purifier.Elle livres iv système de teuté humeur malsr - curlehit et fortifie le sang, expulse toute t::.de tnitament mercuciel, se montre eu : mot l'eumersi redoutable et irrésistible « toutes les malidies scrofuleuses.Une Guérison Récents d'Ulcdres Scvofuleux.\u201cIv a quelques mis, j'étais affiigé d\u2019ul- ceres serofulenx aux jrwbes, Elles étajent onffres et enilum£es, et iez plaies déchar- gaient dez quantiiés de 1mllèver\u2019 nutrides.eden lor ai wn une grade variété de tenu des.Ep dernier ressort jeux 2ecOurs à Ju SALSEPAYERLLE D'AVER el lu régultat obrenu fut ded plus sotisfaicants, mes uledres cal disparu, et ain sante s'est.grandement fin Tiorée, Je vous suis tres reconnaissant sony bs Died Glee votre médecine m'a fait, Ji suis, vee respect, Mes, ANN O'BRIAN,\" Tis Sn fam Stl, New York, 44 Juin, 1882, EF\" Toutes ica personnes intéressées sant invltéts à se rontre chez Madame O'Brian.2'étrirain bion conn du Boston Herald, Mei BALL, de Jockester, NF, écrit en Qate du 7 Join, 1862: \u201cRogan cant cruellement de lRezéma per Auet deu Années, ét ne pouvant trouver de sutstiestceut dans auetu remide, je me servia du le SAISEPARPILLE PAYER, et au bout de (vois mois j'odtins une quérison complète.de la considère comme un remède très pré- vieux pour toutes les maladies du Sang.\u201d Le Salsepareiile d'Ayer ztitnute et rèale l'action des organes digestifs et nsalmulatifs, renouvelle et fortiflo les fearees vitales, et guérit prom-tement les Ranwatismes, In Névralgie, 1n° Goutte Mhumatisinale, les Catuvrhes, la Dé hiliis Générale, ct toutes les .aaladies produites par un sang arpauvri et cor rumpu, et par une vitalité aifaiblie.File est incontestablement le romido le { 1s donee fgna, tant pas Ia force concentrée repart regie mnissante snt'élie.oxerce Sur Laine serie.LI ÂAPARÉE VAI: LE Dr.J.0.Ayer&Co., Lowell, Mass.En veuto dans toutes les Pharmacies ; prix $1, six flacons pour 85.Echos & Nouvelles I \u2014 M, Bergeron Onjannonce que M.J.C.H.Bergeron, député de Beauharnois aux Communes, loin de songer à entrer bientôt dans la compagnie de Jésus, est au contraire sur le point,.d\u2019épouser une demoiselle de Montréal.Chapelle du Séminaire M, Pampalon entrepreneur des travaux de la nouvelle chapelle du Séminaire,emploie actuellement 60 hommes.Il espère que dans 5 ou 6 semaines, les ouvriers pourront poser le toit du nou- vean temple.Rumeur On dit quele révérend M.Gauthier, de Brockville, sera choisi comme évêque pour le nouveau diocèse de Cornwall.Le prix du bois de corde au Palais etau quai Renaud Le bois de chauffage se vend actuellement : Erable, 3 pieds, $4.50 ; Merisier, 3 pieds, $3.50 ; Bouleau, 3 pieds, $2.50 ; Cyprès, $2.25.Retraites ecclésiastiques C\u2019est le R.P.Augier, O.M.|.qui prêche la retraite ecclésiastique du diocèse d\u2019Ottawa.\u2014Le R.P.Gauthier, supérieur de la maison des Dominicains à Uttawä, prêchera la retraite ecclésiastique de St- Hyacinthe.Aux ouvriers Dans l'intérêt des ouvriers qui travaillent à la construction des bâtisses et qui, par malheur, (pour un certain nombre) ne prennent pas assez de précaution pour la construction de leur échafaudage ce qui est la cause d'un grand nombre d'accidents.A cette occasion, je crois qu\u2019il serait très utile d\u2019annoncer dans votre journal le triste accident qui est arrivé à Manchester N.H., le 30 juillet dernier.Edouard Brousseau, fils de J.B.Brousseau, de la Patrie était à travailler avec son compagnon Pierre Labonne, de La Patrie, sur un échafaud à la hauteur de 50 pieds, lorsque tout à coup l\u2019échafaud -céda et 1ls furent précipités tous deux sur le sol.Pierre Labonne a eu une jambe cassée et.Edouard Brousseau eu un ;bras cassé pres de l'épaule et\\beaucoup d\u2019autres blessures, ils sont dans un état bien critique.Notre sculpteur M.Philippe Hébert, artiste sculpteur canadien.a obtenu une médaille à l\u2019Exposition de Paris pour un groupe représentant une famille abenakise dans la forêt.On dit qu\u2019à Paris M.Hébert est considéré comme un sculpteur de premier ordre.Upton Pendant l'orage de samedi, la foudre est tombée sur l\u2019église catholique de ce village, et y a causé des dommages assez considérables.Plusieurs bancs et une partie de la balustrade ont été plus ou moins endommagés par le * fluide électrique.Les décès à Montréal Les décès à Montréal, pendant la semaine qui vient de s'écouler ont été chez les catholiques, 120; et chez les protestants 12 ; total, 132.Les.maladies sont réparties comme suit : Diphtérie, 3; croup, 1; flèvres typhoïdes, | ; coqueluche, 5 ; dyssenterie, 28; choléra in- fantum, 15; consomption, 1 ; autres maladies, 73.Saisie importante Les officiers de l\u2019accise, sous la direction de M.George LaRue, percepteur du revenu, viennent d\u2019exécüter la nuit dernière, dans la paroisse de St-Nicholas, une des plus importantes saisies dé spiritueux illicites.Ces liqueurs, fabriquées aux Etats- Unis, ont été, parait-il, importées frauduleusement des Iles St-Pierre et afi- quelon.Le rév.P.Vincent Charland.Le Rév.P.Vincent Charland dominicain, frère du Révd.P.Charland, aussi dominicain, aprés un séjour de six ans en Europe, doit s\u2019embarquer cette semaine à Liverpool, Angleterre, pour revenir au Canada.A VHôpital-Général A l\u2019Hôpital-Général, hier matin, ma- denioiselle Ozélina Desroches, de la Pointe-aux-Trembles,comté de Portneuf, faisait sa profession religieuse et prononçait ses derniers vœux.Son nom da religion est : St-Antoine de Padoue.Mgr Legaré, V.G., présidait à la cérémonie, et c'est lui qui a prononcé le sermon de circonstance.Le père de la nouvelle servante de Dieu dans le monastère de l\u2019Hôpital- Général est M.Théophile Desroches, de la Pointe-aux-Trembies.Mariage Mardi matin, à St-Pierre Rivière du Sud, M.l\u2019abbé Bacon, curé de l'Islet, donnait la bénédiction nuptiale à l\u2019une de ses nièces, mademoiselle Clara \u2018Talbot, qui épousait Monsieur Cloutier, marchand domicilié à Winnipeg, fils de sieur Gabriel Cloutier, de St-Pierre, et frère de M.l\u2019abbéG.Cloutier, de l'archevêché de St-Boniface._ Nos souhaits de bonheur aux jeunes époux.M.l\u2019abbé Casault M.l\u2019abbé P.E.Casault, curé de St- Alban, .comté de Portneuf, P.Q., est arrivé à Shédiac, lundi, eta été l\u2019hôte de M.le curé Ouellet.Il s\u2019est embarqué le lendemain pour lile du Prince- Edouard, où il doit passer quelques jours.Il doit se rendre au Cap Breton.C'est la première fois que M: Casaült visite les provinces maritimes, et nous espérons que soñ voyage lui sera très agréable, ditle Moniteur Acadien du 2 courant, Une fière chance Deux journaliers des usines Carrier Lainé & Cie, ont eu une fière chance hier après midi.te lls étaient à faire rougir du cuivre sur un brasier dans la cour de l\u2019usine.Différents morceaux avaient été mis sur le feu parmi lesquels étaient un plongeur, \u2014pièce d\u2019engin ;\u2014on se préparait à en mettre un second quand le premier fit explosion, lançant des tisons enflammés et des morceaux de cuivre à une grande distance.Les deux hommes se trouvaient près du brasier lorsque l\u2019explosion a eu lieu et ils ne peuvent comprendre comment ils n\u2019ont pas été JOURNAL DES CAMPAGYES = PT DRE) ~ tués du coup par les projectiles lancés de toute part et avec force.L'explosion a été causée, dit-on, par de l\u2019eau qui était restée dans le plongeur et qui a formé une espèce de lessive.Cette matière chauffée de la sorte et n'ayant aucune issue pour s\u2019écouler a produit cette explosion qui eut pu avoir des résultats funestes.Morte de la rage Une dépéche de Randolph (Massachusetts) annonce qu\u2019une jeune fillette de 12 ans, Mary Rooney, vient de mourir de la rage dans cette ville.Le 10 juin dernier Mary a été mordue à la main par un boule-dogue.La blessure a été cautérisée avec le plus grand soin, moins da quinze minutes après ; mais le 1er courant la pauvre enfant, se trouvait dans la rue, a été attaquée de nouveau par un autre gros chien.Celui-ci cependant ne l\u2019a pas mordue; mais la fillette effrayée est rentrée chez elle en courant, aboyant elle même comme un chien, et en proie comme à la plus vive surexcitation.Deux jours plus tard, Mary a été prise de convulsions épou- vaptables, écumant de la bouche et cherchant à mordre toutes les personnes qui l\u2019approchaient, et finalement \u2018elle est morte après quarante heures de souffrances affrenses.Un autre enfant, nommé Hilton aéte mordu également par le même boule-dogue et l'on craint qu\u2019il ne soit pris de la rage, à son tour.Quinze autre chiens qui avaient été mordus aussi par le boule-dogue enragé avant qu\u2019on ait pu le tuer, ont été abattus par ordre de la police.Le monument Cartier Un artiste de M.Reid est actuellement occupée, au cimetière de la Côte des Neiges, à terminer la sculpture du cadre et à poser les ornements du monument érigé à la mémoire de sir George Cartier.fJur la façade du monument en granit poli qui a neuf pieds de hauteur, I\u2019artiste burine les inscriptions suivantes : Sur l\u2019entablement du monumeut au- dessous du buste en bronze de sir George Etienne Cartier: A MON PÈRE - Au-dessous : GEORGE ÉTIENNE CARTIER 1814-1873 Au centre le médaillon en bronze repoussé avec le portrait de feue Mlle Cartier : .A MA SOEUR © JOSEPHINE CARTIER 1847-1886 Ce monument a été érigé par Mile Hortense Cartier.Les sculptures seront finies dans quelques jours.: M.Desève Le virtuose canadien M.Alfred Desève, dont le superbe talent honore le nom canadien à l'étranger depuis nombre d'années, vient d'accepter la position de Soliste dans l\u2019organisation musicale.\u2018The Boston Symphony Orchestral Club.\u201d \u2018C\u2019est en cette qualité que M.Desève se fera entendre cet automne dans les principales villes du contineut américain.Nous lui souhaitons succès.Blessé par une faulx Un cultivateur du village d\u2019Harlaka s\u2019est infligé une profonde blessure à une main, samedi dernier, en aiguisant sa faulx.Il était seul au champ et assez éloigné de sa demeure: Ne pouvant panser sa blessure immédiatement, il a été affaibli à tel point par la perte de son sang \u2018qui coulait en abondance, qu\u2019il a perdu connaissance.Il a repris ses sens peu d\u2019instants après et a pu, en chancelant, se rendre à son logis où un médecin a été appelé.Meunier arrêté Gomme nous l\u2019annoncions, hier, Octave Meunier, arrêté à Albany, est arrivé à Québec, C'est le détective Gross, du service secret, qui l\u2019a arrêté à la demande de la Compagnie d\u2019Assnrance \u201c La Citoyenne,\u201d de Montréal, qui l\u2019accuse de faux et détournement de fonds.Il était depuis deux ans, gérant de la succursale de la compagnie ici.Sa conduite des affaires avait toujours donné la plus grandefsatisfaction.Vers le mois de mai dernier, Meunier leyait le pied sans laisser son adresse.Le gérant du bureau principal, M.Hart, a d\u2019abord confié la cause à une agence privée qui ne put réussir à mettre la { 1 main sur le fugitif, Dans l'intérvalle, un examen de ses livres constatait un déficit de $2,400.Avant d\u2019être nommé à cette position l\u2019accusé avait fourni des cautionnements signés par cinq personnes reconnues comme solvables qui répondaient de lui pour un montant de 34,000.La compagnie pour se garantir,s\u2019adressa à ses cautions qui déclarèrent unanimement que leurs noms avaient été forgés, C'est alors qu'ils décidèrent de le faire arrêter.L\u2019on décida alors de confier l\u2019affaire au détective Gross, samedi dernier.: En justice pour les agents Fleury et Walsh, nous devons dire que la'sémaine derniére, Gross est venu 2 Québec et \u2018que ce sont eux qui lui ont donné l\u2019adresse à l\u2019aide de laquelle il est allé arrêter Meunier les yeux fermés.Meunier, cependant, se\u2019 décida à ace compagner le détective jusqu\u2019à Montréal sans résistance.11 a comparu hier matin devant le magistrat Desnoyers et a plaidé non coupable, ajoutant qu\u2019il désirait subir son procès à Québec, ce qui lui a été accordé.Meunier a dit à Montréal qu\u2019il n\u2019était pas coupable de ce dont on l\u2019accusait et qu\u2019il n\u2019avait pas le moindre doute de ouvoir prouver son innocence.Il nie \u2018formellement avoir détourné la somme de $2,400 au préjudice de la Compagnie, Quant à l\u2019accusation de faux, il ajoute que les personnes qui se sont portées cautions pour lui, ont apposé leurs signatures volontairement et selon lui les ont n\u2019ées parce qu\u2019elles croyaient se défaire de leur responsabilité, pensant qu\u2019il ne reviendrait jamais.\u2018\u2018 Mainte nant que je suis ici, \u201d dit-il, * les choses vont changer et il faudra bien que ces gens-là avouent que ces signatures sont véritables.\u201d Au moment de son arrestation, on à trouvé une somme de trente piastres sur le prisonnier.Meunier dit qu\u2019il a-pris la fuite parce que que ses affaires personnelles étaient eubarrassées.: Un cadavre sur la jetée Louise \u2018Up homme a été trouvé mort hier matin sur la voie ferrée qui passe sur \u2018la jeté Louise.2! ; oici comment\u2018 le \u2018cadavre a été trouvé.Quelques minutes après minuit, un convoi du chemin de fer du lac St-Jean portant des madriers, reculait sur la jetée, quand tout à-coup il a déraillé sans cause apparente au moment où il arrivait sur un amas de bois déposé.là la veille par des ouvriers.Les employés du convoi se munirent alors de lanternes ponr essayer de découvrir la cause de l'accident, mais qu\u2019on juge de leur étonnement en trouvant sur les rails le corps d\u2019un homme dont les roues des chars avaient partiellement détaché la tête du tronc et coupé uiie main.D'autres personnes étant survenues, le cadavre fut reconnu pour celui de' Albert Fielding, capitaine du dragueur Sir Hector Langevin, qui appartient à MM.Larkin, Connolly &'Cie, entrepreneurs du bassin Louise.Dans l'intérét de la justice, M.le coroner Belleau a fait arrêter hier matin, un plongeur nommé Joseph Roy, qui reconnaît s'être battu mercredi avec Fielding, et les nommés Napoléon Desbiens et Thomas Savard qui sont les dernières personnes qui ont: été vues avec le défunt.lls sont détenus au poste central en attendant l\u2019enquête.Dans tous les cas, ce qui est certain, c\u2019est que l\u2019an dernier, Fielding étant en état d'ivresse a dit à quelqu\u2019un qu\u2019il finirait par se coucher sur les rails pour se faile tuer.Cov \u2018On alla.quérir M.Germain Lépine, qui transporta le cadavre.à la Morgue et en avisa M.le coroner Belleau, qui a chargé le.Dr.Lemieux, \u2018père, de faire l\u2019autopsie et qui a tenu une enquête, ce r main, à neuf heures.Le défunt était âgé d\u2019environ 35 ans, veuf et père d\u2019une petite fille qui demeure dans Ontario.Mercredi, il a travaillé jusqu\u2019à 6 ;heures et il est allé souper, après quoi il est parti dans la direction de Ia ville.Il était sobre.Vers dix heures.on l\u2019a vu qui se battait avec un autre homme près de l\u2019usine à gaz, puis vers 114 heures il a été vu au même endroit en compagnie de deux hommes, et tous trois étaient plus ou moins ivres.On ne l\u2019a pas revu vivant.: EE mr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 he étre F [A \u2018 JOUBNAL DES CAMPAGNES IS \u2014_ FEUILLETON \u20ac ¢¢ JOURNAL DES CAMPAGNES \u201d 15 Août 1889 -No 28 \u2014 FLIBUSTIERS [Suite] Le lendemain, vers cinq heures du matin, il montait donc dans une barque de pêche, se faisait déposer, avec le traître Belle-Tête et\u2019 la jeune fille plongée daus une somnolence profonde par une infusion de feuilles de manceniller, sur un îlot désert situé à quelques lieues de l\u2019entrée du port et se trouvant à peu près sur la route du Zuydersée, dont le capitaine Van-Piter avait été averti d'avance.Quelques heures plus tard, un canot du bâtiment hollandais, averti par les signaux convenus, abordait à Iilot et, embarquant les trois passagers, les transbordait sur le Zuydersée qui aussitôt reprenait sa route, au moment même où une balancelle espagnole, \u2018venant d\u2019Hispaniola, piquait droit à pleine voiles sur le port de la Havane.\u2014Ou je me trompe braucoup, ou vous avez eu de la chance de suivre mon conseil fit le boucanier, en poussant du coude son prétendu maître le faux don Carlos de Figuera, nom sous lequel Pence s\u2019était fait inscrire avec dona Théresa sa fille.\u2014Pourquoi me dis-tu cela?demanda don Carlos.\u2019 \u2014Parce que cette balancelle porte la marque du port de Saint-Domin- gue, et que je suppose que les gens qu\u2019ils montent ne vont pas chanter votre éloge.: \u2014Ceux-ci, je ne les crains pas; mais cette chère Théresa m'inquiète ; sais-tu que si elle parlait 2.\u2014Vaya! s'exclama _le fiux domestique en faisant claquer sa langue, de trois jours il n'y a rien a craindre, je lui ai donné sa potion et ce n\u2019est pas moi qui me tromperai sur la dose.En faisant part au marquis de ses appréhensions au sujet de la balancelle, Belle-Tête, devenu le valençois Estevau, ne se trompait pas; c'était bien en effet une embarcation, partie de le baie de Samana pour annoncer au Vice-Roi les événements passés à Saint-Domingue, la surprise de la ville par les aventuriers, la délivrance du Vautour-Blanc, le ravage de toute la côte par la flottile de Montbars, la prise de la frégate et de la corvette, l'expédition à Porto-Rico, le sort de cette ville et la disparition de don Ponce de Valdemar, cause première, par sa désobéissance, de tous ses malheurs.Ces nouvelles désastrenses, anssitôt répandues à la Havane, causèrent une consternation générale suivie d'une explosion de colère contre le misérable si audacieusement échappé de l'île quelques heures auparavaut.Des barques envoyées en toute hâte à l\u2019îlot où l'on avait encore l'espoir de reprendre les fugitifs, avec l\u2019ordre de les ramener morts ou vifs à la ville, revinrent le Soir, n'ayant Tien trouvé que la proclamation lacé- Tée du Vice-Roi, et l'annonce que, vers onze lieures du matin, des pê- cheurs occupés à lever leurs filets, avaient failli être surpris pas un ougre, qui monté par des flibustiers, leur avait donné la chassé dans.les environs de Ililot, mais qui, les Voyant fuir vers la terre, avait viré de bord et mis le cap sur Hispaniola.Ce récit laissait peu de doute sur la trahison du marquis et sur sa te ; ce fut une raison .de plus de MY presser l\u2019armement des navires les moins maltraités, avec lesquels don Pedro de Najera reprit la mer pour rentrer précipitamment à St-Domin- Que, maintenant qu\u2019il savait que l\u2019expédition condaîte par Montbars s'était éloignée.Les ravages commis par les aventuriers étaient sans doute considérables, plusieurs bourgs sur la côte avaient été réduits en cendres, Porto- Rico à demi détruit, San Yago, la ville la plus riche d\u2019Hispaniola mise à sac, nombre de notables et de dames appartenant aux premières familles, emmenés prisonniers ; mais tout cela n\u2019était encore rien en comparaison de la douleur, de l\u2019indignation causées par la découverte indéniable d\u2019an vaste complot,habilement mené, avec la connivence dun certain nombre de traitres, dans le but d'éloigner des lieux menacés les forces espagnoles, et lorsque Saint Domingue avait été choisi comme but de l'expédition, de forcer, pour ainsi dire, le Vice-Roi à en retirer goldats et navires, pour les réunir à plusieurs centaines de lieues de là.Sans doute aussi, une attaque générale de toute l\u2019escadre espagnole contre la Tortue avait quelque chance de réussir, surtout au moment où les aventuriers gorgés d'or, ne tongeaient qu\u2019à se livrer à la débauche et se plonger dans de dégoûtantes orgies, soit à la Basse-Terre, soit à Port-Margo ; mais une considération de haute importance arrétait cette expédition vengeresse, des centaines de prisonniers appartenant, par leur rang, par leurs charges, leur naissance ou leur fortune, à l\u2019élite de la société, seraient certainement égorgés sans pitié au premier coup de canon, et avant que d\u2019engager les hostilités, il s\u2019agissait de les retirer des mains des brigands.D'accord avec le Vice-Roi, don Pedro se résigna donc à entrer en négociations avec l\u2019Exterminateur.CHAPITRE XII AIGLE-NOIR ET VAUTOUR-BLANC.Près de trois mois s'étaienc écoulés depuis l'expéditiin de Montbars, sans que les négociations, entamées entre le gouverneur de St-Domingue et le marquis d'Ogeron, gouverneur puur le roi de l\u2019île dela Tortue, en même temps que représentant des frères de la côte, eussent abouti.Une sorte de fatalité indépendante des passions ardentes des parties belligérantes, loin d'avancer les affaires, semblait se complaire à les envenimer.Les flibustiers ne poussaient cependant pas à l\u2019extrême leurs prétentions au sujet de la rançon de leurs prisonniers on de leurs prisonnières, et de leur côté les Espagnols se montraient disposés à payer les sommes demandées.Mais, et c\u2019était en cela que consistait le nœud de la difficulté, les Français s\u2019obstinaient à ne pas remettre en liberté un seul de leurs captifs jusqu'à ce que les Espagnols leur eussent préalablement remis Belle-Tête ; tandis que ceux-ci déclaraient de leur côté qu\u2019ils ne paieraient pas un maravédi tant que Ponce de Valdemar, ou comme l'appelait le peuple, I'infime, ne serait pas livré à leur vengeance.Or ces deux conditions paraissaient également inexécutables,les Français soutenaient que non seulement le marquis n\u2019était pas entre leurs mains, mais, au contraire, , s\u2019était réfugié-à la Havane,sous la protection du vice-roi qui n\u2019élevait la prétention de se le faire rendre que pour écarter les soupçons pesant sur sa complicité dans l'affaire de Saint Domingue.Les Espagnols de leur côté affirmaient également que Belle- Tête était certainement retoarné à la Tortae et que son extradition, dont M.d'Ogeron faisait une condition .sina qua non, n\u2019était qu\u2019un prétexte pour prolonger l'état de choses actuel.De part et d'autre, et non saos apparence de raison, on s\u2019accusait donc hautement de mensonge.Oemment aurait-il pu être autrement ?La déposition faite par les pêcheurs après l'évasion du marquis, de son complice et de Léonora, ne permet- ptait pas de douter .qu\u2019ils n\u2019eussent été transportés, soit à Port Margo, soit à la Basse Terre, pendant que celle de Trébutor et de Jambe-Torte établissait de la manière la plus formelle qu'une corvette espagnole, prenant à son bord Mlle de la Morélie avec les deux scélérats associés pour ce rapt odieux, les avait conduits à la Havane.Entre ces dénégations et ces affirmations il ne pouvait y avoir aucune concession possible ; les hostilités suspendues depuis quelque temps, devenaient de jour en jour plus imminentes ; une dernière, mais très insolente sommation du duc de Fernand Nunez, dont la flotte avait eu non seulement le temps de réparer ses avaries, mais d\u2019angmenter considérablement son effectif, fit éclaterla guerre, Ce fut a 'auberge du Grand-Bou- can que Je Vautour-Blanc en porta la premiére nouvelle, I était d\u2019habitude qu\u2019après le partage des prises par la voie du sort, chaque chef d\u2019expédition invitât à un grand banquet les maîtres qui avaient pris part sous ses ordres à l\u2019expédition, pour les remercier de leurs concours, après leur avoir rendu ses comptes.Quoique le sac de Porto-Rico, où, contrairement à ce qui s\u2019était passé à Saint-Domingue, aucun prisonnier n'avait été fait, eut fourni des parts de gain plus que suffisantes pour contenter les aventuriers les plus avides, l\u2019Exterminateur avait cru devoir remettre à plus tard la reddition de ses comptes.Les Espagnols amenés de Saint-Domingue n\u2019avaient en effet pas encore été vendus, et par conséquent l'argent des rançons pas distribué.Dans ces circonstances, voulant dégager sa responsabilité, Montbars s'était décidé à donner le repas d'usage, afin de s'entendre avec ses compagnons sur ce qu\u2019ils avaient à faire.Jamais, de mémoire de flibustier, semblable fête n\u2019avait eu lieu à la Tortue.Aucune des salles, pas même celle des engagés, n\u2019étant assez grande pour faire asseoiràla même teble près de cent cinquante convives, force avait été d'ajouter bout à bout des madriers, qui, supportés par des chevalets on larges tréteaux en charpente, faisaient le tour de la grande cour clôturée de murs, dans laquelle les engagés gardaient habituellement les meutes, où l\u2019on attachait les chevaux,on entassait le bois de chauffage et l\u2019on réunissait les charrettes, parfois même les bateaux en réparation.Pour convertir cette cour en salle à manger, 1'Exterminateur n\u2019avait donné que trois jours a Poignetd\u2019Acier, le menacant, pour peu qu'il trouvat le délai trop court, de s\u2019adresser au propriétaire du Lamantin- Couronné.À cette menace, l\u2019invalide se redressant de toute sa hauteur, avaitrépondu d\u2019un air de dédain : \u2014Trois jours ! allons donc, c\u2019est quarante-huit heures de trop.Avec Georgette et de l'argent, en trois jours je reconstrnirais la Basse-Terre.Et de fait, dès la veille au soir, la cour n\u2019était plus reconnaissable ; non seulement les tables étaient dressées, couvertes de toiles blanches d\u2019une exquise propreté et garnies de bancs, mais les murs disparaissaient sous une immense ceinture de draps festonnés d\u2019une massive guirlande de fleurs ct de verdure, où le laurier jouait le principal rôle, ainsi qu\u2019il était convenable.De distance en distance, entre deux drapeaux espaguols renversés, flottait au sommet du mur d\u2019enceinte un drapeau blanc à fleurs de lis d\u2019or dont la hampe semblait sortir d\u2019une touffe de lis entremêlés de lauriers ; mais ce qu\u2019il y avait de plus remarquable et qui fut le plus applaudi, c'était au-dessus de la table du fond, destinée aux principaux chefs, d\u2019abord l\u2019écusson couronné aux armes de France soutenu par deux frères, uu flibustier et un boncanier, l\u2019un appuyé sur son fusil, l\u2019autre sur une hache d\u2019abordage ; œuvre à grand effet, peinture magistrale due au pinceau d'un simple engagé, pauvre diable, que la faim avait obligé de se vendre pour trois années, et qui, acheté parle curé de la Basse- Terre, cumulait avec les fonctions de sacristain de jardinier, de frotteur,de cuisinier et de palefrenier, l\u2019emploi de barbouilleur des effrayants ex- voto, offerts par les chasseurs ou les écumeurs de mer échappés par miracle aux cornes d\u2019un taureau ou à la fareur des vagues.Sa composition ne s\u2019arrêtait pas là, car voulant avec une louable économie utiliser les restes de sa palette, il avait flanqué l\u2019écusson royal de deux autres écussons beaucoup plus petits, surmontés chacun d\u2019une simple branche de laurier et représentant le premier un vautour blanc sur champ de sable, le second un aigle noir sur champ d'argent, le vautour ressemblant à une chouette, l'aigle à une poule fortement endommagée.Quoique ces armoiries ne fussent pas celles de l\u2019Exterminateur, Poignet-d\u2019Acier se trouva tellement satisfait de l\u2019ingénieuse idée d\u2019accou pler l'aigle au vautour qu\u2019il n\u2019exig + aucun changement, que les flibus tiers applaudirent et que l\u2019Exterminateur lui-même déclara que puisque ce changement semblait.être du goût de tous les frères, il ne demandait pas mieux d\u2019adopter cette bannière pour la prochaine expédition dont il comptait bien partager la gloire avec le Vautour-Blanc, devenu à la fois capitaine et propriétaire de la frégate Notre-Dame-de-la-Vic- toire.Quant au repas servi sur ces tables, il n\u2019y a pas à en parler.Il sortait des mains de Georgette, c\u2019était tout dire; d\u2019ailleurs les convives regardaient plus à la quantité qu\u2019à la qualité des mets, viandes bouillies, rôties ou grillées, entassées dans d\u2019énormes plats d'étain dont Goutte-de-Lait et ses camarades chargés de les apporter ne connaissaient que trop le poids.Pour la finesse, les vins laissaient quelque peu à désirer, mais ils étaient âpres, presque moirs à force d'être rouges, et si copieusement \u2019 alcoolisés, qu\u2019ils n'avaient plus du vin que le nom et la couleur sans le goût.Tels quels, ils furent trouvés excellents, à en juger du moins par les éloges que les convives \u201c fort allumés, \u201d suivant l\u2019expression du vétéran, prodiguèrent à l\u2019aubergiste, et le nombre de brocs qui furent vidés.Echauffées par la boisson, le bruit des conversations, la répétition des toasts portés à l\u2019association des frères de la côte, à Sa Majesté le roi Louis, à M, d'Ogeron son représentant, à Montbars, l\u2019Exterminateur, au Vau- tour-Blanc, à Balle-dans-l'Œil et à l'Eveillé, acclamés la veille maîtres et assis au festin l\u2019un près de l\u2019autre, tout fiers de leur nouvelle position sociale, et revêtus de ia chemise blanche encore immaculée, les têtes commerçaient à s'exalter, et la plupart des convives se trouvaient sur 14 la limite extrême qui sépare l\u2019enthousiasme de l'ivresse, lorsque soudain le vicomte Raoul du Terme- Rouge se leva et se découvrit.\u2014Du vin! du vin! criérent les aventuriers en tendant leurs gobe- belets aux engagés dans la persuasion qu'il s'agissait encore d'un toast.\u2014 Messieurs et frères, dit Raoul d\u2019une voix vibrante comme un timbre de métal, veuillez écouter, avec - attention, la lecture de ce papier dont notre très honoré et très aimé gouverneur a bien voulu me charger de vous faire connaître le contenu.J'espère que les nouvelle que j'ai à vous apprendre vous causeront un vif sentiment de plaisir, car elles nous rendent toute notre liberté d'action, vis- a-vis des gens que trop longtemps nous avons ménagés.Un silence profond, dans lequel l\u2019étonnement se mélait à la curiosité, fit aussitôt place au tumulte des conversations.Les gobelets furent posés pleins sur les tables, tous les yeux se tournèrent vers le Vautour-Blanc, toutes les oreilles se tendirent.Entièrement vêtu de velours noir dont le sombre éclat faisait ressortir la blancheur mate de son teint, maigri par la souffrance morale qui avait imprimé son cachet sur le front pâle du nouveau flibustier, le regard ardent, la lèvre dédaigneuse, Raoul dépliait lentement la missive officielle au bord de laquelle, comme une goutte de sang, pendait ie large cachet de cire rouge aux armes d\u2019Espagne.- La lettre du vice-roi était hautaine, impérieuse, provocante même ; mais ce que lu jeune homme y ajouta d\u2019insolence par le ton avec lequel il la lut en faisant un défi porté dans les termes les plus injurieux, dont chaque phrase provoquait des exclamations de rage, aussitôt comprimées par la curiosité fiévreuse dés auditeurs.* Jamais les flibustiers ne s'étaient entendus parler de la sorte.Leur colère tournait à la stupéfaction ; la lecture finie, ils demeurèrent silencieux, les yeux injectés de sang, les poings crispés, se pelotonnant pour ainsi dire sur eux-mêmes, comme le tigre qui, avant de s\u2019élancer avec son rauquement terrible, se ramasse sur lui-même, fait onduler sa queue et passe sur ses lèvres contractées sa langue sanglante.\u2014Frères, continua Raoul, en repliant lentement la lettre, j'ignore, encore quelle réponse vous comptez faire au fou qui ose nous insulter en ces termes, mais quant à moi Raoul, vicomte du Terme-Rouge, frère de la côte, sous le nom glorieux de Vau- tour-Blanc, que je vous dois, et capitaine de la frégate de Notre-Dame-de- la- Victoire, seul ou avec plusieurs, ou avec tous, je leur déclare la guerre, une guerre d\u2019extermination, une guerre sans pitié.Un rugissement de fauves, un tumulte indescriptible, accueillit ces fières paroles.\u201c Guerre ! guerre ! à mort les govachos \u201d hurlaient flibustiers et boucaniers, qui faute d\u2019autres armes, brandissaient leurs couteaux d\u2019une façon terrible, s\u2019étreignaient dans de féroces embrassements, lançaient en l\u2019air feutres et bonnets.Ordinairement si froid, si maître de lui, Montbars, emporté par l\u2019enthousiasme, avait bondi sur son banc, et se précipitant vers Raoul-il le serrait sur sa poitrine en vociférant : \u2014Bravo Vautour Blanc ! bravo frère ! l\u2019Aigle-Noir prendra son vol avec toi, il y aura des cadavres aux vergues, les vagues seront rougies de sang, les requins, les corbeaux et les loups trouveront à se repaître là où nous aurons passé.Assoiffés tous les deux de vengeance, et se tenant par le bras, ils formaient un groupe terrible à voir.Dans un pareil moment, le Léo- Sd oes CR JOURNAL DES CAMPAGNES pard ne pouvait pas se laisser oublier, un coup de bâton de fer sur la table dont il fit tinter verres et brocs, appela l'attention sur lui.Debout sur ce piédestal improvisé, têta nue, sa chevelure d\u2019un noir tirant sur le fauve \u2018flottant comme une crinière autaur de son mufle de lion, et tenant à la main un pichet rempli jusqu\u2019au bord, il s\u2019écria : \u2014Frères de la côte, flibustiers,boucaniers et chasseurs, faites moi raison ; je bois au succès de nos armes, a la postérité de la Tortue, à l\u2019extermination des govachcs ! Un tonnerre d\u2019applaudissements salua ce toast furibond.Il continua : \u2014A lui seul le Vautour-Blanc a déclaré la guerre aux Espagnols, il s\u2019est fait amiral ; moi le Léopard, je me tais juge, et comme tel je condamne Ponce de Valdemar, marquis de Cinco-Fuentès, parjure, traître, assassin, à être pendu au-dessus d\u2019un feu ardent, et son complice l\u2019infâme Belle-Tête, espion, traître, apostat, coupable de la mort de plusieurs de nos frères, a être tendu sur un boucan, et grillé vivant comme un porc.\u2014Âprès avoir été traîné par toute la ville, lié par les pieds à la queue d'une vache, ajouta Jambe-Torte qui ne pouvait lui pardonner sa course le long du rivage de la Grande-Terre.Les motions les plus étranges se succédèrent, chacun vouiut inventer un supplice particulier, absurde même, car chaque proposition étant arrosée d'une nouvelle libation, l\u2019ivresse arrivait à grands pas.Il fallut qu\u2019en qualiité de président, M.d'Ogeron mit uñ terme à ce débordement d\u2019éloquence en déclarant que l\u2019assemblée générale avait seule le droit de juger et condamner Belle-Tête et que pour le moment la première détermination à prendre était de se préparer sérieusement à une guerre qui nécessiterait le concours actif en même temps que l'entente de tous les maîtres.Cette déclaration ayant amené un calme relatif, et le repas terminé les principaux chefs se retirèrent pour délibérer, laissant les plus intrépides buveurs continuer à absorber du vin, ou de l\u2019eau-de-vie, et crouler les uns après les autres sous les tables, d\u2019où sur le soir, Poignet d\u2019Acier les fit transporter par ses engagés sur un brancard dans la grande salle où on les aligna sur les lits rangés le long des murs.Trois jours plus tard une dizaine de barques, agissant chacune pour le compte de son capitaine, quittaient le port \u2018de la Basse-Terre et comme une volée d'oiseaux de proie, se dispersaient dans tontes les directions, en quête de pillage, mais tous ayant promis de se signaler les uns aux autres la flotte espagnole lorsqu\u2019ils la rencontreraient.Cette flotille d'avant-garde, destinée seulement à harceler les gros navires espagnols contre lesquels elle ne pouvait pas lutter, et les forcer à se séparer pour se porter au secours des points menacés, ne tarda point à découvrir l'ennemi, avançant dans le plus bel ordre vers le canal du Nord, séparant la Tortue de la Grande-Terre.Au moment où la felouque commandée par le Bel Alexandre annonçait cette nouvelle à la Basse-Terre, une autre barque arrivant à toute voiles de l'extrémité opposée du canal, signalait l\u2019approche de ce côté, d'une frégate escortée de deux corvettes.Montbars se trouvait à bord de la Victoire, où il déjeunait en compagnie de M.d\u2019Ogerpn et du vieux Vent-en-Panne, qui, ayant renoncé au commandement d'un navire, apportait à ses amis plus jeunes le concours de sa longue expérience.ea rues 7 + 4 \u2014Eh bien frère, lui dit l\u2019Exterminateur, que penses-tu de cette ma- nœuvre ?\u2014Que le Vice-Roi compte vous enfermer dans ls canal comme dans une souricière, vous y prendre entre deux escadres, et anéantir d\u2019un seul coup la flotte des flibustiers.\u2014Chacun a le droit d'avoir ces idées dans ce monde, répondit Montbars ; les unes sont bonnes, les autres sont mauvaises, voilà tout.\u2014Celle-ci ne me paraît pas excellente, sourit M.d'Ogeron.\u2014Oh pardon ! ells ne pouvait être meilleure, s\u2019écria Raoul dot:t la physionomie rayonnait de joie.\u2014Vraiment ?\u2014Par la vierge del Pilar ! fit Montbars, tu en parles à ton aise, mon cher Vautour ; vingt vaisseaux contre six ou huit ne sont cependant pas une perspective bien rassurante.\u2014Comme tu le disais, chacun a son idée, répartit vivement le jeune homme ; la mienne est que jamais meilleure occasion ne s\u2019est présentée pour nous d'augmenter notre flotte d\u2019un ou deux vaisseaux, et que puisque le gouverneur de St-Domingue, non content de m\u2019avoir fait présent de la Victoire,veut bien m\u2019en envoyer une seconde, ce serait une impolitesse de ma part, de ne pas aller au devant d\u2019elle pour lui faire l'accueil qu\u2019elle mérite.\u2014Puisqu\u2019il en est ainsi, repartit l'Exterminateur sans s'étonner, dé- pêche-toi, car la flotte de Cuba approche, et comme je me réserve pour ma part le vaisseau amiral, hâte-toi de me ramener la frégate, ou tout au moins une corvette dont j'aurai besoin pour aller m\u2019en emparer.\u2014Je ferai tout mon possible pour contenter, répondit le vicomte qui donna aussitôt l'ordre à son lieutenant Paul le Nantais de faire snnner l\u2019am- barquement des boucaniers engagés sous les ordres du Léopard, pendant quelui-même préparait l\u2019appareillage.Quelques instants plus tard, Montbars prenait congé de son jeune ami, afin lui auesi de surveiller l\u2019embarquement de ses hommes, et Md'Ogeron quittait le navire, pressé | qu\u2019il était d'inspecter les batteries ainsi que les forts, et de les mettre en état de répondre vigoureusement au feu de l\u2019escadre espagnole et, comme cela était probable, l'amiral ennemi Se proposait de canonner la Basse- Terre.Une heure ne s\u2019était pas écoulée, que la Victoire battant le pavillon du Vautour-Blanc, quittait le port, et s\u2019engageait dans le canal pour se porter au devant des trois vaisseaux, commandés par le brave don Pédro de Najéra.A la hanteur de Port-Margo, ils furent accostés par une méchante caravelle à peine capable de tenir sur l\u2019eau tant elle était en mauvais état et faisant la même route qu\u2019eux.Assise à l\u2019arrièree une femme coiffée d\u2019un énorme bonnet à fleurs, dont les rubans flottaient sur ses larges épaules, commandait la ma- neuvie d'une voix de stentor, tog en jouant pendant les intervalles des airs variés sur un biniou breton.\u2014Ohé ! frère, lui cria Raoul qui avait bien reconnu le vaillant autant qu'original Pierre le Grand, où Vastu donc si précipitamment ?\u2014Au bal, mon capitaine, jai la fièvre dans les jambes.\u2014Tu sais que les govachos ont trois gros vaisseaux au bout du canal.\u2014Parbleu ! c\u2019est bien parce que je suis sûr de rencontrer des danseurs que je me dépêche, et puis, vois-tu, j'ai aussi grand besoin d'échanger ce sabot contre un bon navire; si tu arrives le premier, laisse m'en un.\u2014Oui, je te le promets, répondit Raoul en se servant cette fois de son porte-voix, car la pauvre caravelle perdait rapidement du terrain.DO SEE A EL ES \u2014Pour être un origina, c\u2019est bien le plus grand que la terre ou'la mer ait porté, s\u2019écria Trébutor.\u2014Et aussi un fameux compagnon, répondit le Léopard sans cesser de regarder l\u2019horizon ; il faudra lui en laisser un pour sa part.\u2014Le fait est quil en a bien besoin, remarqua Raoul aussi calme que s'il se flit agi d\u2019une simple promenade, \u2014Les Espagnols ne paraissaient pas encore, cependant la sortie du canal approchait, enfin la vigie signala Un, puis deux, puis trois navires de guerre.Avec la légèreté d\u2019un chat, le commandant grimpa l\u2019échelle conduisant à la hune, pour examiner avec sa lunette de Galilée leur force et leur position.Postées à l\u2019entrée du canal d\u2019où la plus petite barque n\u2019aurait pas pu sortir sans passer sous leur feu, les corvettes formaient avec la frégate un triangle dont celle-ci occupait en arrière le sommet, de manière à pouvoir être secourue par ses deux conserves si l'ennemi l\u2019attaquait la: première, et à pouvoir prendre celui- ci en flanc, si au contraire la Victoire se portait soit à droite, soit à gauche.Trop près de terre pour qu'un navire d\u2019un fort tirant d\u2019eau pit passer entre elles et la côte, et armées de douze canons, les deux corveites remplissaient donc le rôle de forts détachés, contraignant, par la position qu\u2019elles occupaient, les assaillants à passer entre deux feux.Du premier coup d\u2019œil le Vautour Blanc: avait jugé la situation ; son plan était fait.\u2014Camarades, dit-il en descendant aux matelots et aux fusiliers qui l\u2019entouraient, la frégate est à nous, .le nombre de nos canons est le même ; nous allons courir droit sur elle, le vent nous favorise.Sans doute nous aurons à essuyer une bordée de la corvette de tribord la plus rapprochée : nous lui répondrons par la nôtre et ne nous en occupons plus.Mais comme il est inutile de s\u2019exposer pour rien, J'ordonne que sauf les pointeurs de tribord, tout le monde soit couché sur le pont.Ne craignez rien, je ne vous y laisserai pas vous engourdir.Maintenant les hamacs sur les bordages, les armes et les canons chargés, les munitions en place, les haches et les sabres d'abordage à portée de la main ; faites votre devoir, je ferai le mien.\u2014Vive lecommandant! vivent les frères de la côte ! vociféra l'équipage enthousiasmé.\u2014Voilà qui est bien parlé, fit Trébutor en serrant la main de son t vieux camarade.\u2014Cornes du diable, est-ce que cela t\u2019étonne ?répondit le Léopard.Le silence s'était rétabli.Un coup de sifflet remplaça seul le branlebas ordinaire.En quelques minutes tout fut près chaque homme à son poste.À un nouveau signal, la frégate se couvrit de toile, et s\u2019élanga de\u2019 toute sa vitesse, Le Vautour-Blanc prenait son vol.Seul assis -sur son banc, Raoul surveillait tout, voyait tout \u201c La distance qui séparait les combattants diminuait rapidement.\u2014Canonniers, à vos pièces à tribord, tous les autres ventre à terre, commanda le jeune éapitaine.Presque au même instant un large ne Lette pre tan EEE éclair illumina les flancs d\u2019une cor \u2018 vette, six boulets passèrent en sifflant dans les cordages, en hachèrent quelques-uns et trouèrent les voiles.\u2014Maladroits, trop haut! fit Raoul, et se levant, il salua ironiquement en criant : Pointez juste, mes enfants, feu ! Bravo ! rechargez.En effet, un mât de la corvetto ennemie atteint en plein bois, venait de s'abattre si malheureusement, entraînant vergues et voiles, que ttm + = A \u201c les batteries espagnoles étaient masquées.Avant que les matelots eusseht en le temps de couper les cordages, une \u2018seconde volée leur arriva,- trouant au raz de l\u2019eau la coque comme un crible.De ce côté, il n\u2019y avait plus rien à craindre, mais la frégate demeurait intacte, immobile, silencieuse, tandis que la seconde corvette se rapprochait pour prendre part.au combat.Bientôt une violente canonnade s'engagea, Une grêle de boulets se croisant dans leur vol s\u2019abattaient sur les deux frégates dont l'une tâchait de,s\u2019éloigner pour ne pas gêner le tir de son auxiliaire, tandis que la Victoire s\u2019efforçait de gagner du terrain, pour s\u2019abriter derrière le vaisseau espegnol.Enfin les deux adversaires se joignirent.Ils se touchalent quand une der- niére décharge a mitraille balaya de bout en bout la Perle des Antilles qu'une fausse manœuvre mettait dans l'impossibilité de riposter et couvrit le pont de morts et de blessés, au moment où d\u2019un coup de gouvernail, Raoul, évitant le choc de l\u2019étrave de son adversaire, faisait | lancer les grappins de fer en longeant, et se ruait à l\u2019abordage à la tête de tous ses hommes.Alors commença un de ces combats épiques auxquels les flibustiers ont dû leur immortelle renommée de bravoure furieuse.Certes les Espagnols étaient braves ; plus nombreux encore malgré leurs pertes que les assaillants, ils ne craignaient pas plus qu\u2019eux la mort ; mais ce qui leur manquait c\u2019était la furie, l\u2019agilité de tigre de ces hommes à demi sauvages, bondissant, se courbant, s\u2019élançant, frappant des deux mains, de la hache avec la droite, du poignard ävec la gauche, aussi insaisissables qu\u2019inévitables.: Au milieu de cette effroyable mêlée où Trébutor fauchait comme un moissonneur avec une énorme barre de fer dont il brisait les bras et les Jambes, où le Léopard frappait avec la crosse de son fusil sur les crânes comme un forgeron sur une enclume, le.Vautour-Blanc, ivre de fureur, se faisait remarquer entre tous par son incroyable adresse à éviter les coups et à en porter de terribles ; l'œil ardent, la parole brève et vibrante, doué d\u2019une étonnante vigueur, il se ruaitan plus fort du combat, s'ouvrant à coups de hache une sanglante trouée, cherchant partout don Pedro de Najera, celui qui lorsque les frères de la côte réclamaient l\u2019extradition de Belle-Tête, avait osé le traiter de menteur.Don Pedro n\u2019était pas de ceux qui se cachent ; lui aussi cherchait le Vautour, cause première de la surprise de Saint-Domingue, mais une sorte de fatalité les séparait.Une fois cependant ils s\u2019aperçurent ; l\u2019Espagnol en profita pour tirer sur son ennemi un coup de pistolet dont la balle codpa une méche de ses cheveux, et lui effleura la tempe.Raoul poussa un rugissement et bondit ; l'amiral était perdu, un officier le couvrit héroïquement de son corps et tomba le crâne fendu à Ses pieds ; la force du coup avait entrainé Raoul ; quand il se releva don Pedro n\u2019y était plus, un marin espagnol, sorte de géant pour sauver son chef que sa position empêchait de reculer, l'avait enlevé dans ses bras et lancé à la mer.Le rang coulait à ruisseaux, presque tous les officiers étaient tombés mortellement frappés, leur chef avait disparu, les Espagnols demandèrent quartier.Peut-être espéraient-ils encore que la corvette qui accourait à leur se- Cours arriverait à temps pour les \u20aclivrer, mais quand ceux qui la ~ JOURNAL DES CAMPAGNES montaient virent le pavillon espagnol remplacé par celui du Vautour- Blanc, et leur conserve toujours immobile à son poste de combat, 1ls s\u2019éloignèrent traînant après eux à la remorque, un canot mis à la mer par des fuyards de la Perle au milieu desquels se trouvait le vice-amiral lui-même, don Pedro, recueilli \u2018sur une épave à laquelle il s\u2019était attaché en revenant à la surface de l\u2019eau.Le terrible Vautour-Blane.ne les poursuivit pas.Les deux navires étaient trop fortement retenus l\u2019un à l\u2019autre par les grappins pour pouvoir se séparer aisément.Plus d\u2019une demi heure s\u2019écoula avant qu\u2019il fut possible de 1s dégager l'un de l'autre ; mais alors outre qu\u2019il n\u2019était plus temps de poursuivre la corvette fugitive, il fallait se hâter de s'emparer de la seconde corvette qui, par un hasard inexplicable, était demeurée immobile, au point qu\u2019elle occupait précédemment, n\u2019ayant pas l'air de se douter qu\u2019elle n'avait plus maintenant d\u2019autre alternative ou de se rendre sans apparence de résistance, ou de se faire couler sous le feu de l'artillerie des deux frégates tombées au pouvoir des flibustiers.Repassant aussitôt sur la Victoire avec une partie seulement de son tquipage, dont il laissait le reste sous les ordres de Paul le Nantais pour réparer les avaries causées par la Perle par l'artillerie, nettoyer le pont, le débarrasser des morts, ramasser les blessés et veiller sur les prisonniers, le jeune et ardent capitaine fit charger les canons, et mettre le cap sur la corvette que les uns croyaient défoncée, les autres engagés entre des rochers.Il fallut cependant bien revenir de cette opinion, en la voyant virer de bord, appareiller avec lenteur, orienter ce qui restait de voiles à ses vergues et paisiblement entrer dans le canal.Jamais pareille chose n\u2019avait été vue, c'était à n\u2019y rien comprendre.Déjà le vicomte impatienté de cette insouciance de la part d\u2019ennemis incapables de résister, venait d\u2019ordonner de leur envoyer un boulet en guise de première sommation, lorsque le Léopard s\u2019écria tout à coup : \u2014N'\u2019en fais rien, cornes du diable, la corvette est prise.\u2014Prise par qui ?\u2014 Par Pierre le Grand en personne \u2018naturelle ; pendant que nous nous battions, il faisait sa petite affaire.\u2014Mais qu'y a-t-il qui te ls prou- ve-?s'écria-t-il un peu désappointé.\u2014Le pavillon espagnol a été amené.\u2014Cela n\u2019est une preuve, puisqu'il n\u2019est pas remplacé.\u20141l l\u2019est au contraire ; regarde avec ta 1anette.-Où cela ?\u2014Au haut du mât.\u2014Je ne vois qu\u2019un paquet enrubanné.\u2014Eh !'eh ! Justement, s\u2019exclama Tributor, Pierre après leur avoir joué du biniou pour les faire danser et s\u2019être échauffé au bal, aura eu trop chaud, et c\u2019est pour cela qu'il a planté là haut son bonnet.\u2014Ma foi, reprit le capitaine en fermant sa lunette, tu as raison et moi tort ; après tout, tant mieux, ce pauvre Pierre avait grand besoin d\u2019un bateau neuf, et s\u2019il le possède, ce n\u2019est pas sans l\u2019avoir mérité.N'y pensons plus, ajonta-t-il ; aussi bien, il est temps de ramener la Perle à Montbars, qui m\u2019a prié dela lui prêter.L'Exterminateur l'attendait en effet, mais sans inquiétude, car le premier combat s\u2019étant livré et ne pouvant être livré qu\u2019à trois lieues au plus de la Basse-Terre, M.d'Orgeon avait fait partir deux courriers pour lui faire connaître aussitôt le résultat du combat, afin que, si la for- tane paraissait se déclarer pour les Espagnols, il eut le temps d'expédier un navire de la compagnie au secours du vicomte de Terme- Rouge.Depuis plus de deux heures, les deux envoyés étaient revenus, annonçant la double victoire remportée par le Vautour-Blane sur la corvette d\u2019abord, que, d'une seule volée, il avait désemparée, «t sur la trégate ensuite, enlevée à l'abordage après un sanglant combat.Une sorte d\u2019intermède avait même été joué entre les deux actes de la scène principale par Pierre-le-Grand qui, profitant avec autant d\u2019habilité que de courage de \u2018l\u2019apparence peu | menaçante de sa barque, sans être remarqué de l'équipage de la corvette, occupé à réparer ses avaries pour porter secours au Vaisseau de don Pedro, s\u2019était glissé entre la côte et la corvette, s\u2019en était rapproché comme par hasard,et au moment où tous les yeux étaient fixés sur les deux frégates, avait grimpé avec tous ses hommes a l\u2019abordage, ne laissant derrière lui que le médecin chargé d\u2019ouvrir, dans la barque, une voie d\u2019eau, afin de la faire couler immédiatement, pour ne laisser aux assaillants d\u2019autre] alternative que de vaincre ou de mourir.Ce coup de main audacieux ayaut eu lieu à une partée de mousquet à peine de l\u2019endroit où les deux courriers s\u2019étaient mis en observation, ils avaient, pour ainsi dire, assisté à tous les détails de la lutte, vu Pierre-le- Grand, vêtu en femme, escalader les bordages, sauter, sur le pont, été témoins de la stupeur de l\u2019équipage à la vue des ladrones se précipitant sur eux, pendant que, dominant les hurlements farouches des aventuriers, le son aigre du biniou jetait aux échos du rivage les mesures stridentes de l\u2019air de danse, qui glaçait d\u2019épouvante les comparses involontaires de ce bal sanglant.Quelques minutes avaient suffi pour le massacre ; seuls le capitaine et deux officiers résistaient vaillamment ; mais, accablés par le nombre, ils avaient été saisis, désarmés, garottés ; puis, la bataille ou plutôt la tuerie terminée, le féroce artiste avait fait former une sorte de farandole effrénée, dans les robustes danseurs, saisissant brutalement les prisonniers par le bras, les avaient entraînés avec eux dans leur ronde infernale, se relayant pour les forcer à tourner sans trève ni repos, les frappant à coups de poings, de pieds ou de garcette, lorsque leurs jambes faiblissaient, au besoin, les stimulant avec la pointe de leurs poignards, jusqu\u2019à ce que, pantelants, couverts de sang et de sueur, ils fussent tombés l\u2019un après l'autre, saisis aussitôt, un pied passé dans un nœud coulant et, hissés à force de bras à l\u2019extrémité des vergues.C\u2019était horrible ; aussi l\u2019Exterminateur, qui ne connaissait pas la compassion, applaudit-il à cet épouvantable récit, qui lui suggérait un nouveau genre de supplice, plus cruel qu'aucun de ceux qu\u2019il eut inventés jusque-là.\u2018 Audacieusement impatient d'en venir aux mains avec un ennemi incomparablement plus fort que lui, Montbars, afin de ne pas perdre une minute, avait fait conduire au milieu du canal une lourde barque, aux mâts courts et trapus, dont les vergues, à demi brisées et pendantes, soutenaient des restes de voiles déchiquetées par la mitraille.Au pr:mier coup d'œil, nun inexprimable désordre régnait sur son pont couvert de débris, de taches de sang, de cadavres portant le costume de flibustiers, la vareuse bleue ou noire, le béret de laine, ou la chemise grossière et les bottes informes des boucaniers.Cette épave, à première vue, parais- 15 sait devoir être une barque prise à l'abordage et dont l'équipage avait été massacré ; mais, en y regardant de plus près, on aurait découvert certaines choses de nature suspecte au bout des vergues, des paquets de toile dissimulant imparfuitement des engine, de fortes chaînes descendant sur le pont, des sabords aveuglés et cloués à la ceinture de la barque, le pont lui même fortement maintenu par des poutres,les écoutilles soigneusement bouchées, et ça et là,des trous ronds percés au bord des bastingages, et laissant sortir des bouts de cables noirs imbibés d'essence et communiquant avec l\u2019intérieur.À l\u2019avant, une longue corde tressée en fibres de palmier ; à l'arrière un léger canot armé de ses avirons.Cinq ou six navires d\u2019un faible tonnage, mais solides et portant un nombreux équipage, se tenaient prêts à larguer leurs voiles au premier signal.Dès que la frégate nouvellement capturée fut en vue, l'Exterminateur quittant son propre navire, sauta dans une sorte de pirogue indienne faite d\u2019une simple écorce, et qui, montée par quatre vigoureux rameurs bondit vers la Perle des Antilles, dont Raoul avait repris le commandement.Les deux capitaines se serrèrent la main cordialement ; mais trop hâté de causer seul avec le vicomte pour s'arrêter longtemps à le féliciter, I'Exterminateur lentraina rapidement dans la cabine de l'arrière et en ferma la porte sur eux.Dix minutes à peine s\u2019étaient écoulées qu'il en ressortit, se dirigeant rapidement vers la coupée, d\u2019où il redescendit dans sa pirogue en disant : \u2014C'est bien compris, camarade ?\u2014Parfaitement, répondit Raoul, qui, se retournant vers le capitaine d'armes lui ordonna de faire déshabiller à l'instant même les prisonniers, de les enfermer dans la cale et de faire revêtir à l\u2019équipage les costumes des vaincus.Trop habitués à user de semblables déguisements pour tromper l\u2019ennemi,les matelots pas plus que les soldats, n\u2019hésitèrent pas à obéir à une mesure à laquelle se soumettait le Vautour-Blanc lui-même, qui, bientôt après, reparaissait sur le pont en costume de lieutenant de vaisseau de la marine espagnole.\u2014Nous allons donc en découdre encore, lui dit Trébutor, dont les yeux pétillaient de joie à l\u2019idée de prendre pour cible les gavachos ses mortels ennemis.\u2014Je l\u2019espère, fit Raoul en le regardant avec un sourire ; mais je t\u2019engage à te mettre à genoux, si tu ne veux pas être reconnu ; carta culotte laisse entre elle et les chausses un espace vide, qu\u2019il te sera difficile de dissimuler autrement ; regarde ton matelot ; celui-là, du moins, ne s\u2019est pas ménagé l\u2019étoffe.\u2014Cornes du diable, ricana le boucanier, si le Léopard ne s\u2019est pas ménagé le, c\u2019est que le sort lui a ménagé la taille, et il me serait plus facile de me procurer ce qui me manque, qu\u2019à lui de.\u2014A moi, il ne me manque rien, riposta le parent du capitaine, simes jambes sont moins longues, mon fusil vaut bien le tien, et les gava.chos n\u2019ont pas une aussi large cible quand ils tirent sur moi.Deux heures plus tard, les deux frégates arrivaient en vue de la Basse-Terre, où Montbars avait déjà regagné son Vaisseau.: \u2014Par bâbord, une embarcation à l'avant, cria la vigie.(A suivre.) \\ : .: : yo 1 16 SOURNAL DES CAMPAGNE : = © N 9 .Le Baume d'Allen ppur les Pou- { MONS n été présenté au public après que sa 8 ÿ valeur pour la guérison certaino de cos mala- .\u2019 ) dies eut, été pleinement véritiée.Il stimule \u2018 l\u2019expectokation et force les poumons i so dé- BB © C Ge ss symm barrasseridu phlegme ou mucus ; il change les s sécrétions ct purifie le sang ; guérit les parties irritées ; donne de la force aux organes digestifs: A 1 CHE VAL ET 2 CHEV vi X fait fonctionner lo foie d'une manière normale et donne de la vigueur à tout le système.Son action est si prompte et si efficace Qu'on garantit qu'il arre- mm tera en quelques heures l& toux la plus opiniatre, pourvu qu'elle R at eau t t a t ux lon s .© ne dure pas depuis drop longtemps.I ne contient pas d\u2019o ium, gous aucune forme, st ° \u2019 on garantit qu il est parfaitement inoffensif, même pour Penfant le plus cat.X COUrt et ratea 5 9 u'y'a pus Jou d'avoir tant de mortalités par ia Consomption, quand le Baume d'Allen 3 3 3 ur les Poumons peut la prévenir, si on n seulement soin de l'employer mps.Moissonncuses simple et double, Lieuse, ete our la Consomption et toutes les maladies qui y conduisent, telles que \u2018Toux, Rhumes 9 9 négligés, Broncliites, Asthme, et toutes les maladies des poumons, le BAUME D'ALLEN POULt LES POUMONS est le Grand Remède Moderne.Pour le Croup et ln Cuqueluche c'est presque un spécifique.C'est un vieux .3 9 remède éprouvé et qui se ven partout à 50cet $1.00 la bouteille.On en à préparé des bou- ¢ 2 nN S teilles de 25 cents pour répondre à la demande continuello d'un bon REMÈDE POUR LA Toux à un bas prix.Si vous n'uvez pas encore fait | usage du Baume, cssayez une bouteille de 25c, 8 Pour \u2018 Crampes, Frissons, Colique, Diarrhee, Dyssenterie, Cholera - Morbus et toutes maladies des intestins, AUCUN REMÈDE N'ÉGALE LE {A Re pn gla TFL == MM asc ERULOUT, CES = É 1 Swann wontAL a J i Buggies, Wagons de famille et toute espèce de voiture de promenade et de travail.| P.T.LEGARE, a =r 49 années d\u2019experience prouvent que lo PAIN-KILLER de $ .NT- No 177, RUE SAINT PAUL, PERRY DAVIS est le meilleur Remède de Famille pour Ancien poste de feu Cus Sanson, Marchand de Fer.: _ .Québec, 25 avril 1889\u20144m 973 Brulures, Meurtrissures, Entorses, Rhumatisme, Nevralgie, et Mal de dents.SANTE POUR TOUS | Pilules et Unguent Holloway LES PILULES Vendu Partout a 25c.et 50c.la Bouteille.\u2019 .Purifient le Sang, corrigent tous les Dérangements du FOIE, de PESTO $.4¢ | E7 Prenez garde aux contrefacons et aux viles Imitations.3 et des INTESTINS., z Eiles fortitient et restituent la sante à des Constitutions délabravs, eiles sant nusai est vr soe OTE TP yrs rrr) ETC i dans toutes les Maladies particulières au sexe Femiuin Aevate ge Hane les A = É = aE 2 DR: gs : Enfants ainsi que pour les flersonnns âgzées sont 1nvaluahl=s - z ; 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