Journal des campagnes, 21 novembre 1889, jeudi 21 novembre 1889
[" wv 7 oS ENE BE i | | 8ème Année _ DES CAMPAGNES \u201c ÆDITION HEBDOMADAIRE, Paruissa nt tous los SEUDIS et contedant toute les nouvelles de la ssmaine.>.7.Prix-de l'abonnement \\\u2014 UNE SP IASTRE POUR LA RANCE : 10 FRANCN.- - Strictement payable oI avenge.Imprimé et publié par kRÉGER BROUSSEAU, RDITEUR-PROPRIÉTAIRE Wo 9, Rue Buade, H.V., Québec.EE A SRS EET.GUILLAUME XX Guillaume II est un souverain sérieux.Il faut lui rendre cette justice, elle lui est.due: s\u2019il a beaucoup désiré être empereur, ce n\u2019était point pour le plaisir ni pour la vanité.C'était, bien évidemment, parce que, ge jugeant apte à jouer un grand rôle, il était impatient de paraître sur la scène.Et depuis qu\u2019il ¥ est, ce ne sont pas les honneurs ni les avantages \u201c .@ sont les devoi-s de sa.charge qui occupent, avant tout, l\u2019empereur allemand.Aussi ce monarque appliqué, consciencieux, qui réfrène sa nature prompte aux coups de tête et maîtrise son caractère ami des coups d'éclat, qui recherche et suit docilement les eonseils:du vieux prince de Bismarck; ce:jeune souverain qui sait attendre | les, évènements et s'efforce de les \u2018préparer, nous semble beaucoup plus angereux que le kronprinz d'il y.a seulement dix-huit moie, aux allures eassantes, intempérantes et provocatrices; et dont il était permis de craindre que, dès sa première année de règne, il ne bou eversat tout et jetät l\u2019Europe dans une guerre terrible.- Cependant, une chose nous rassure.Quelque conscience qu'il apporte à remplir les devoirs, de son état, même, ceux qui paraissent le moins compatibles avec son humeur, il ne réussit Pas toujours comme il le voudrait et eomme il le faudrait.;Il.y a des ehoses pour lesquelles il est nécessaire Jeudi.21-Novembre 1889 : pastrès bien doué sous le rapport da tact.ment.Mais le tact s\u2019acquiert-il ?serait point comporfé vis-à-vis\u2019 du csar comme il vient de le faire, ll \u2018aurait.su être \u2018ausei aimable, ot obtrnir peut-être même des résultats moins.négatifs, sans paraître constamment et jeter à la tête de quel- qu'an qui ne voulait pas le recevoir dans ses bras.Posture, comme dirait M Jules Ferry, posture fâcheuse pour un empereur d'Allemagne?.C\u2019est lorsqu'il a prononcé son toast en allemand à l\u2019armée russe, qne Guillaume II a, nous semble t-il.été \u2018particulièrement mal inspiré.Cette affectation à ne rappeler dans ce toast, sauf Plewna, que les batailles où les Russes et les Français se sont rencontrés en adversaires, ne pouvait produire qu\u2019un mauvais effet sur le tzar.Le but.en était trop visible.D'ailleurs, cetto petite manœuvre oratoire, même conduite plus adroitement, n'avait aucune chance d'aboutir.Les Russes et les Français, quand ils se sont mesarés- ensemble, se sont teujours tirés d\u2019affaire, sinon avec succes, du moins avec honneur,\u2018on peut dire avec gloire.L\u2019estime, qui est la plus solide base \u2018hde l\u2019amitié, ils l\u2019ont acquise les uns pour les autres sur les champs de bataille, les souvenirs de nos anciennes rencontres, n'ayant rien d\u2019humiliant, \u2014 ou contraise ! \u2014 \u2018n\u2019ont rien de désagréable.Si, véritablement, Guillaume II a cru qu\u2019en rappelant ces souvenirs avec tant d'insistance, il diminuerait les sympathies du tzar pour notre pays, et, réciproquement ; s\u2019il a cru qu'en célébrant la victoire remportée sur nous par les Russes à Brienne, et en déplorant la prise de Sébastopol par les Franeais, il ferait oublier aux deux peuples toutes les raisons pressantes qu'ils ont de vivre en bonne intelligence, Guillaume IL s\u2019est montré bien peu clairvoyant.S'il ne l'a pas cra, alors il a donc voulu simplement taquiner le tzar ! Dans ce cas\u2018 il s\u2019est montré bien peu habile.La taquinerie n\u2019est guère de mise entre pareils personnages, et dans une telle situation.Et ce n\u2019est | d'avoir le don.Guillaume IL n\u2019est- Si cela peut s\u2019acquérir, il | : arrivera, car il y travaille certaini\u201c| point avec la taquinie:ic qu'on ramène les gens.ho rR PIERRE VEUILLOT.)- = \u20140ee\u2014\u2014 i Al a : La mort du roi du Portugal Avec du tact, Guillaume II ne se : = - SU + \u2018La maison de Cobourg Bragance, 4noutée sur.le trone dn\u2019 Portugal et \u2018des Algarves à la suite de l\u2019intervention anglo-française, vient de perdre son chef, dom Louis de Saxe Cobourg-Gotha-Bragance et Bourbon.Fils de Marie da Gloria, de Bragance et du duc Ferdinand de Saxe- Cobourg, de la Branche Ernestine de Saxe, il était né le 31 octobre 1838.Connu d\u2019abord sous le nom de duc d\u2019Oporto, il devait bientôt succeder à son frère, dom Pedro, à l\u2019âge de 23 ans, le 11 novembre 1861, comme le rappelle M.Hervé, dans le Soleil : \u201c La famille impériale semblait à la veille de s\u2019éteindre sous le coup d\u2019un mal mystérieux.Le palais de las Necessidades, au milieu de ses jardins tant embaumés de fleurs tropicales, était passé à l\u2019état d'hôpital princier.Leroi Pedro V, en pleine jeunesse, venait de succomber.Un de ses frères l'avait précédé dans la tombe, un autre allait l\u2019y suivre.Des bruits d\u2019empoisonnement couraient dans le peuple.\u2019 Une légende s\u2019est formée autour de cette mort prématurée, légende qui subsiste encore.Les débuts du règne furent entourés de difficultés.L'opinion publique était en effervescence.Des troubles éclatèrent à Lisbonne le Jour de Noël et se prolongèrent pendant quarante-huit heures.S'il n\u2019a pas trempé dans les indignités contre l'Eglise et la religion commises par ses prédécesseurs révolutionnaires couronnés, 11 a néanmoins signé I'inique décret d\u2019octobre 1869, ordonnant la vente des biens du clergé.Oette vente n\u2019a pourtant en rien amélioré l'état désastreux des finances.Le Portugal lui doit plusieurs actes très importants, qui ont singulièrement relevé son prestige politique et national.Ainsi par le traité de Tien Tsin la Chine céda au Portugal la presqu\u2019île de Macao.En 1865 eut lieu, sur l'initiative de dom Luis, une Exposition internationale à Oporto ; en 1867 il introduisit lésys- tème métrique et la décentralisation administrative ; l'année suivante un dêcret royal abolit l\u2019esclavage dans\u201d les posséssious portugaises.Co La vente des biens des clergé\u2019 occasionna la.démission du général Saldhana, sénbassédeur du Portugal à Rome, \u2018une révolte.s'enéuivit et lé ministère spoliateur fut renversé.\u201d Mgr Vizeu prit la direction des affaires, mais ne put se maintenir longtemps au pouvoir.Il nous serait ; impossible de suivre ces perpétuelles transmissions de portefeuille.Au point de vue extérieur le Portugal est resté sous la dépendance \u2018anglaise ; dom Luis lui même était du reste un grand anglomane, il a entrepris la publication d\u2019une traduction portugaise des Œuvres de.Shakespeare.En octobre 1862, il a épousé la fille de Victor Emmanuel de Sardai et de lareine Marie Adélaïde, archi- dachesse d\u2019Autriche.De ce mariage sont issus deux enfants, deux fils ; le roi dom Carlos, qui succède à dom Luis, et dom Alphonse, le duc d'Oporto.Dom Carlos, qui, jusqu\u2019à présent, portait le titre de duc de Bragance ef .qui, avant son mariage, s\u2019est fait, sous ce nom, une singulière réputation à la cour d'Angleterre, a épousé - la fille aînée de Monsieur le comté de Paris, mariage dontest déjà issu un héritier du trône.0 H.G.FROMM.LETTRES D\u2019ESPAGNE ~*~ Madrid, 17 octobre 1889.Le catholique de \u2018\u2018 la Epoca.\u201d \u2014 Leéveque de Plasencia.\u2014 Menaces ministérielles.-Le libéra- 1sme est un péché.\u2014Le parti catholique.\u2014Ce qu\u2019on prête à don Carlos.\u2014Le deuxième congrès catholique.-Les sénateurs à vie \u2014L'émigration à Cuba.\u2014-Une fausse joic.La Epoca est, en Espagne, nn journal qui tient a la fois du Journal des Débats et du Figaro de France.Comme celui-ci, il prétend à la fois être boulevardier et soucieux des intérêts de la religion ;comme celui-là,il tient | pour le libéralisme en politique, bien, : qu'il se dise aussi bien\u2019 pour les cons servateurs libéraux, dont M.Canovas del Castillo est le chef.En cette qualité, il s'occupe aussi peu que possi- 2 >» NS ; x \u201cÀ + Sen J Nso JOURNAL DES CAMPAGNES + = ble des questions religieuses, dont il préférorait évidemment qu'on ne parlât pas du tout.Cependant, quand il juge la chose nécessaire, le journal canoniste donne de hant, à l\u2019Eglise et aux catholiques, des conseils et même des avis qui sont naturellement, d\u2019après son jugement, le dicta- men de la sagesse même.C\u2019est ce qui nous vaut deux lettres adressées à la Epoca par un illustre anouyme qui signe modestement : \u201c Un catholique.\u201d Ce catholique est navré.Depuis qu\u2019il a vu mettre deux prêtres en prison pour avoir prêché contre le libéralisme, depuis qu\u2019il a vu la multitude des prêtres prendre publiquement parti pour ces pieuses victimes du la liberté de la chaire apostolique, le catholique de la Æpoca est entré dans une suite de réflexions mélancoliques.L\u2019épiscopat, dans son ensemble, lui paraît suffisamment conciliant et sage ; mais il n\u2019en est pas de même, d\u2019après lui, de la quasi-totalité, ou tout au moins de la très grande majorité du clergé, qui lui apparaît engagé à fond, avec vne ardeur sans frein, dans une lutte acharnée contre les institutions libérales de l'Espagne.Et savez-vous quel est l\u2019un des arguments sur lesquels il s\u2019appuie pour justifier son dire ?C'est que les colonnes du Siglo Futuro sont remplies, depuis des mois, par les signatures de mi liers de prêtres qui protestent énergiquement contre l\u2019érection, à Rome, du monument de Giordano Brano Or, l\u2019épiscopat espagnol a envoyé en corps, à Da Sainteté, la plus belle protestation contre le même attentat, ce qui implique qu\u2019iln\u2019y a pas, en - cala du moins, entre l\u2019épiscopat et le clergé, l'opposition que dénonce le catholique de la Epoce.Manque-t-il de mémoire ou ne veut-il pas se souvenir ?Quoi qu\u2019il en soit, le catholique de la Æpoca se lamente sur une situation au bout de laquelle il n\u2019entrevoit rien moins que lu schisme.Il juge qu'il est grand temps d'y apporter un remède et, pour ce faire, il réclame de l\u2019autorité religieuse compétente une décision concrète qui donne raison, soit au cariisme, soit à l\u2019intégrisme, soit au libéralisme.Les encycliques Cum multa, Immortale Dei, Libertas, ne suffisent pasa cet homme difficile.Ce qu\u2019il exige (c\u2019est, je cite textuellement) : lo Une déclaration doctrinale qui à juridiction sur les * consciences, afin que d\u2019une manière expresse et et claire, qui ne laisse aucune place à l'interprétation, on définisse les devoirs et les droits des fidèles sur le oint concret de leurs relations avec es partis autres que le leur ; Zo Une déclaration, fuite une fois pourtoutes, qui renseigne sur le point de savoir si la seule dénomination de libéral, qualification parement politique adoptée en Espagne par opposition à la tyrannie, nombre d'années avant la condamnation du libéralisme, est un motif suffisant pour qu\u2019on taxe de cette erreur quiconque, malgré cette dénomination, veut vivre uni à la doctrine et à la communion de l'Eglise ; 8o Faire comprendre aux fidèles leur devoir d\u2019obéir aux enseignements de l\u2019Eszlise expliqués par les évêques, et non par des journaux de combat.Or, presque en même temps que le catholique de la Epoca parlait de la sorte, les journaux annonçaient qu\u2019un évêque, celui de Plasencia, venait une fois de plus de condamner le libéralisme, affirmant le droit du clergé de le combattre du haut de la chaire, à l\u2019encontre du mauvais vouloir des pouvoirs de tout ordre.Làdessus, les libéraux protestent de plus belle.Mais, comme le fait observer la Fe, l\u2019évêque de Plasencia n\u2019a rien dit que n'aient dit et ne disent encore tous les prélats espagnols et ceux du monde entier, et la persécution dont on les menace à cesujet -n\u2019obtiendra pas le silence de l'Eglise.Devant ces manifestations, le gouvernement est visiblement embarrassé.Il paraît que M.Sagasta aurait dit l\u2019autre jour : \u201c Nous avons toujours eu pour règle de respecter les manifestations religieuses, et non seulement de les respecter, mais de les protéger, comme doit le faire le gouvernement dans un pays catholique : mais de là à tolérer de constantes attaques aux idées libérales que nous représentons, et à sanctionner par l'impunité une guerre sans trève faite du haut de la chaire, il y a une différence.Là-dessus, le gouvernement se propose d\u2019être implacable, lé cercle pénal ne fait pas de catégories entre les délinquants.Donc, où il y aura faute, on appliquera la peine.Déjà il y a deux prêtres en prison pour n\u2019avoir pas rempli leur devoir: Il en sera de même pour ceux qui imiteront leur conduite ; nous verrons qui se lassera le premier.\u201d Si ces paroles sont vraies, et elles n\u2019ont pas été démenties, elles donnent la mesure des dispoeitions d\u2019un gouvernement en faveur duquel on voudrait obtenir de l'autorité religieuse des déclarations favorables.\u2018Au surplus, chaque jour fournit une nouvelle preuve de la confiance qu'il faut avoir aux déclarations d\u2019un ministre disant qu\u2019il est tout disposé à protéger les manifestations religieuses.A Tortosa, l\u2019alcade vient d'interdire sans motifs la procession du Saint-Rosaire, dont il avait pourtant été avisé.Or, en Espagne, la liberté des processions, garantie a titre d\u2019exercice du culte par la Constitution, n\u2019est pas subordonnée à une demande d'autorisation provisoire, Il suffit d\u2019avertir l'autorité pour qu\u2019elle soit en mesure de protéger les catholiques, au cas où on voudra s\u2018opposer a leur pieuse manifestation, .Voilà les actes que devra empêcher le ministre de grâce et justice, au lieu de dire, comme il l\u2019a fait au dernier conseil, d'après Æ/ Libéral, qu\u2019il s\u2019adressera une dernière fois aux évêques pour leur enjoindre de ne pas convertir la chaire en tribune politique, en les menaçant d\u2019appliquer la loi dans toute sa rigueur s'ils ne faisaient pas droit à \u2018cette injonction.C\u2019est le moment que choisissent les catholiques gouvernementaux de la Univn pour qualifier de * mauvais livre *\u2019 le célebre opuscule de dom Sard Salvany : Le libéralisme est péché, et cela au mépris de la Sacrée- Congrégation romaine qui a dit, au contraire, que l'auteur mériterait de grands éloges pour avoir, sans offense de personne, exposé clairement et mé.hodiquement la saine doctrine en une matière si difficile.Paisque le catholique de la Epoca veut savoir ce qu\u2019il faut penser du libéralisme, que ne le demande-t-il à cu livre, qui se présente muni d\u2019une telle autorité ?Rendons d\u2019ailleurs justice à la Epoca.Sur un autre point, elle se montre plus sensée en constatant que le parti catholique fondé naguère par le Siglo Futuro prend de \u2019extension, est très vivace, et que ses adversaires ne s\u2019occuperaient pas tant de le combattre si, comme ils le prétendent, il était destiné à périr aussitôt que né.A ce propos, il convient de signaler brièvement un incident de la lutte qui se poursuit entre carlistes et intégristes, comme on nomme les anciens carlistes séparés qui ont suivi M.Ramon Nocedal.Le Siglo Futuro assure qu\u2019en 1867 don Carlos aurait eu, en Angleterre avec Cabrera une entrevue dont on donne les détails, et qui avait pour but une entente politique avec les révolutionnaires, réserve faite cepandant du principe de lalégitimité.Par contre le Fe, citant une correspon- - -~ dance vénitienne du Correo Espanal, organe du prince, rapporte qu\u2019en 1868 le DP.'Sanchez, dont j'ai parlé dans ma dernière lettre, et qui vient de mourir, aurait .été chargé par le gouvernement de Madrid d\u2019alors d'une mission auprès de don Carlos en vue d'un accord que le jeune prince aurait repoussé avec indignation, menaçant même de mettre à la porte le négociateur s\u2019il insistait.Enfin, voici que, dans certains journaux, comme la Patric et la Union catolica, l'on parle à nouveau de projet de fusion dynastique, basé sur le fait que le comt« de Caserte et ses fils ont reconnu la régente et qu'à l\u2019occasion de mariage de sa fille aînée avec un achiduc d\u2019Autrche don Carlos aurait promis à l\u2019empereur d'Autriche de ne rien faire qui fût désagréable à la régente.Bien entendu, je rapporte ces bruits à titre de nouvelles.Ils méritent confirmation.Quand fut tenu naguères à Madrid le premier congrès catholique espagnol, il fut résolu que le second aurait lieu à Saragosse.En vue de sa préparation, Mgr l'évêque de Madrid-Alcala, président de la commission permanente, vient d\u2019adresser à tous ses collègues dans l\u2019épiscopat une lettre les invitant à organiser des commissions auxiliaires dans leurs diocèses respectifs, les dites commissions devant comme il est naturel, s\u2019entendre avec la commission centrale pour préparer les travaux du congrès, dont la date sera fixée ultérieurement.À l\u2019approche de la réouverture des Cortès, les partis politiques ont repris toute leur animation.Car en nul pays peut-êtres les intrigues de couloir et les compétitions de personnes ne tiennent plus de place dans les combinaisons gouvernementales Pour le moment, la question que l'on discute le plus vivement est \u2018celle des places vacantes au Sénat parmi les sénateurs à vie on qui y figurent par droit propre.Oes sénateurs sont au nombre de cent quatre vingt.Al l\u2019heure qu\u2019il est, ils se divisent en 78 libéraux, 65 conservateurs, 18 indépendants, 1 carliste, le marquis de Cerralbo, 5 archevêques, ceux de Saragosse, de Val-nce, de Tolède, de Santiago et de Grenade.Les manquants sont donc au nombre de 18, et l\u2019on conçoit l'importance que peut avoir telle ou telle nomination.Le bruit court que de grands propriétaires de l\u2019île de Cuba et des capitalistes de Madrid songeraient à former une compagnie pour diriger vers la grande Antille le mouvement d\u2019émigration qui se dirige maintenant du côté de l'Amérique da Sud.Dans ce but, on aecorderait le passage gratuit à tous les ouvriers qui voudraient faire le voyage, et on leur garantirait du travail a des conditions convenables, supérieures Aux avantages qu'ils peuvent trouver dans l'Amérique du Sud.Ce serait un bienfait pour Cubs, et, en méme temps, disent les organisateurs, un allègement à la crise agricole dont souffrent diverses provinces de la péninsule.On affirme que le ministre d\u2019outre-mer est tout prêt à aider l\u2019exécution de ce projet.Les journaux de Madrid viennent d'être victimes d\u2019une assez curieuse mystification.L'aütre jour, le bruit se répandit tout à coup dans les cercles financiers que le gouverne ment avait reou d\u2019une grosse maison industrielle, la maison Palmers Rival, une offre de 150 millions pour i\u2019ex ploitation d\u2019une mine de fer et de charbon dont il est propriétaire en Catalogne, je crois.Là-des-us devinez les commentaires, car ces 150 millions seraient bien utiles pour rempiir les vides du Trésor.Au bout de quelques jours il a falld en rabattre.Le gouvernement n\u2019avait reçu d'offre d'aucun genre et s'il venait à faire marché de sa mine, c'est tout au plus s\u2019il pourrait en tirer cinq millions.Il a fallu relire l\u2019histoire de -Perrette et \u2018de son pot au lait.CONSTRUCTION DES SILOS (Du Journal de l'Agriculture) REVEREND M.BERUBÉ, Prêtre, Cascapédiac, Oher monsieur, \u2014Je serai toujours heureux de répondre aux questions agricoles que vous désireriez me poser.Quant aux silos, j'ai donné à plusieurs reprises .dans le journal les renseignements nécessaires pour les construire en sûreté.M.Chapais donne de nouveaux renseignements dans le numéro de septembre.Cependant comme vous êtes pressé, voici en deux mots : Placez dans un coin de votre grange des madriers ou autres pièces de bois du haut en bas, de manière à clouer solidement l\u2019entoursge en planches de deux pieds en deux pieds à l\u2019extérieur comme à l\u2019intérieur.Vous aurez ainsi un vide entre les planches.Il soffit que ce vide ait 3 ou 4 pouces, mais il est préférable de lai en donner jusqu'à 9, Le vide en question doit être rempli parfaitement avec une matière isolante : de la terre conviendra bien, pourvu que vous ajoutiez un peu de chaux vive aux endroits ou ls vermine peut y faire ses nids.Je mets un minot de chaux vive pour environ vingt minots de terre, et les seuls endroits exposés sont ceux immédiatement au-dessus de la terre.Un pied d'épaisseur de cette terre mélangée de chaux suffira pour éloigner la vermine.Vous pouvez également remplir cet espace vide, soit de bran de scie, de tan ou de toute autre matière isolante.Rechaussez parfaitement le bas de cette boîte qu'on appelle silo, pour que l\u2019air n'entre pas en dessous et votre silo est fait.Quant aux dimensions, je vone suggère un silo de dix pieds carrés à l'intérieur.Vous trouverez que le silo est le meilleur endroit pour la conservation du trèfle ou de toute autre matière verte, telle que avoines gelées, etc.Pour remplir votre silo (je suppose que vous n\u2019avez pas de hache paille) vous ferez tasser votre ble d\u2019inde par brassées bien faites, couchées régulièrement par rangs dans le silo.Vous tasserez à.mesure et du mieux pus- sible.Il est essentiel de laisser le moins d\u2019espace possible à l'air.Je vous conseille de mettre toutes les rangées de blé d\u2019inde dans la même direction, afin que par le tassement les interstices se remplissent le mieux possible.- Foulez partout, mais surtout dans les coins et le long les parois du silo.Quand toute votre recolte aura été entrée, vous applanirez de votre mieux 1e dessus du silo, et vous cou- Vrirez d'une raugée de planches communes, d'environ un pouce de plus court que le silo, afin de permettre a ces planches de baisser a mesure que l\u2019ensilage foulera par la fermentation.Vous = recouvrirez Cette première rangée de planches d'une seconde, laquelle devra couper les joints de la première, et par conséquent être placée dans la même direction.Par dessus les planches, vous mettez de 5 à 8 pouces de terre qui servira à empêcher l\u2019air d'entrer dans votre silo par dessus, et chassera également, par la pression, l'air qui tendrait à rester duns l\u2019ensilage.Voilà votre silo complet et, fini, .JOURNAL DES bn \"A CAMPAGNES 3 mais rappelez \u2014- vous qu'il s'agit d'empêcher.l'air d\u2019entrer, et par conséquent, voyez à \u2018ce que les interstices, dont je vous, ai parlé plus haut, soient tellement remplis et foulés, que l'air ne puisse pas trouver d'entrée dans votre silo par les côtés.Je suppose que le fond de votre grange est sec.Tout ce que vous vous aurez à faire dans Ce Cas, sera de relever un peu de terre du fond du silo, avant de remplir, évidemment, et d'en rechausser l'intérieur du silo, de manière à couper l'air à l\u2019intérieur, aussi bien qu\u2019à l'extérieur.Si vous ne trouvez pas ces explications tout à fait complètes, je vous prie de m'écrire immédiatement.Je suis convainou cependant qu\u2019en suivant ces instructions à la lettre, le succès est assuré.Je préfèrerais de beaucoup faire couper votre blé-d\u2019Inde au hache- paille avant de l\u2019ensiler.Quant aux autres fourrages vertes tels que trèfle, avoine.sarrasin, lentilles, vesces, etc, tous ces fourrages peuvent être parfaitement ensilés sans passer au hache-paille.Bien a vous, Ep.A.BERNARD.Sec.Cons.d\u2019Agr.ete.NOTES SUR LE BOULANGISME Voici des extraits des notes que publie F.garo et qui montrent le général Boulanger toujours opposé à un coup de force.Deux hommes, MM.Déroulède et Thiébaud, étaient au contraire partisans déterminés d\u2019une action dans la rue, et il s\u2019efforçaient d\u2019y entraîner le général en provoquant les événe- ments.La scène qui s\u2019est passée le\u201d 27 janvier au soir, lorsque le général était élu avec une énorme majorité, est racontée ainsi : Déroulède remit à tous les fidèles uu petit carré de papier vert portant les trois lettres L.D.P.et sa signature.Le carton devait, à l\u2019heure du dîner, leur donner une entrée dans les salons réservés de Durand, au premier.; En cas d\u2019agression, les ligueurs auraient défenda le général ; en cas de succès, il étaient là sous la main de Déroulède, prêts à tout et bien certains que leur chef marcherait en tête si on devait marcher.Dans l\u2019une des salles se trouvaient réunis les membres du comité Lenlé parmi lesquels d'anciens sous- officiers très résolus.Ble général parvint chez Darand sans incident.On se mit à table.Six heures venaient de sonner.Heure solennelle ! Partout, le dépouillement commençait.Avec quelle anxiété on attendait les premiers résultats ! Bientôt parvinrent ceux de la section de la rue Dronot.Le général y obtenait une majorité inespérée.Le service de renseignements avait été admirablement organisé par la Ligue.Les porteurs de résultats se succédaient.L'élection, le triomphe étaient assurés Déjà montaient du dehors les cris joyeux et les acclamations de la foule qui avait envahi les boulevards et ui peu à peu s\u2019était portée aux abords de chez Durand.Aucun gardien de la paix ne se montrait encore.L\u2019enthousiasme \u2018était à son comble.Dans les salons se pressaient d'innombrables courtisans du succès, qu\u2019on aurait certainement rencontrés chez M.Floquet si le général avait été battu.Les ligueurs occupaient deux salons et continuaient à discuter.Parmi eux, le plus décidé, le plus résolu, était Georges Thiébaud, très entnuré et très applaudi.\u2014La Ligue, disait-il, n\u2019a accompli que la première partie de sa tâche.Il faut maintenant qu\u2019elle donne le coup de pouce ! Le coup de pouce, cela voulait dire, et Thiébaud ne dissimulait pas: sa façon de penser, que le général devait dès le lendemain sommer la Chambre de se dissoudre et pour cela se rendre au Palais-Bourbon avec toute la Ligue et tous les boulangistes d\u2019action qui répondraient a I'appel.Thiébaud n\u2019était pas pour les demi- mesures, et nous devons ajouter que beaucoup de ligueurs pensaient qu\u2019il n'avait pas tort.\u2014Paris et la France disaient la plupart d\u2019entre eux, seraient bien étonnés si demain nous ne faisions rien, si nous ne profitions pas de notre victoire.On n'attend que cela.Pendant ce temps, le général continuait à recevoir des éloges.Il avait voulu, sans souci des craintes d'amis timorés et sans tenir compte des menaces anonymes, se rendre chez Durand, dût sa présence y provoquer quelque bagarre ; mais il ne pensait pas le moins du monde à faire une révolution.Il savonrait son triomphe ! Quant aux amis, aux plus écoutés comme Naquet, comme Rochefort, ils avaient si peu l\u2019idée de cette révolution qu\u2019à leur avis, ce soir là, les cris de: Vive Boulanger! ne pouvaient être poussés que par des provocateurs.Nous n\u2019exagérons pas.On suppliait le général de ne pas s\u2019attarder place de la Madeleine et de rentrer aussitôt rue Dumont-d\u2019Urville.Jamais M.Floquet n\u2019aurait certainement cru devoir inspire semblable terreur.Comme la foule s\u2019amoncelait de plus en plus bruyante, on fit fermer toutes les fenêtres.Tandis que les manifestants .s\u2019époumonnaient et acclamaient le général ; c\u2019était à qui l\u2019empêcherait de se montrer.Il\u2019 ne parut du reste pas à la fenêtre.Déroulède et les ligueurs n\u2019approuvaient guère cette façon d'agir, ou plutôt de ne pas agir.Le chef de la Ligue des patriotes déclarait qu'il avait \u2014 lui \u2014 confiance dans le peuple, que les manifestants étaient non des agents provocateurs, mais des amis, et il avait raison.Déronlède, en effet, étant descendu jusqu\u2019à l'entrée du restaurant,malgré les avis des trembleurs quille traitaient de fou, il fat presque porté en triomphe et hissé sur les épaules de M.Feuillant, il harangua la foule, qui re mit alors à chanter les refrains boulangistes.: À l\u2019intérieur,la comédie continnait.On suppliait le général de se retirer.On lui proposa même de gortir par les caves, de façon à échapper au \u201c guet-apens.\u201d\u2019 Mais le soldat reparut.Si peu disposé qu'il fût à prendre la tête des manifestants, lé général déclara qu\u2019il sortirait par la grande porte.Ajoutons qu'aucun des conseillers de malheur ne le suivit et qu\u2019il fat escorté jusqu\u2019à la voiture par des ligueurs.Ajoutons que ceux-ci, de plus en plus emballés, auraient volontiers entraîné le général et la foule.Et qui sait ?\u2018 La police, ce soir-là, nous voulons parler des braves gardiens de la paix, qui presque tous \u2018 avaient voté pour Boulanger \u201d, aurait si volontiers laisssé faire ! La cantine du général, la fameuse cantine, celle qui contenait les cartes et lettres adressées - rue Dumontd'Urville après le 27 janvier, aurait été féconde en révélations, si Monsieur de Freycinet et M.Constans n'avaient jugé habile de taire les noms les plus importants compromis dans le boulangisme.Beaucoup de généraux, d'officiers supérieurs, de fonctionnaires, et des plus hauts, avaient déjà salué le soleil levant.Toujours est-il qu\u2019une tentative contre le Palais-Bourbon, le 28 jan- i vier, aurait fort bien pu réussir.Il suffiséit que l\u2019arrivée du général à la Chambre fût annoncée par les journaux et l'henre indiquée.\u2019 Plus de cent mille curieux, en majorité sympathique, auraient envah?la place de la Concorde.En tête, quelques centaine de ligueurs déterminés auraient ensuite entraîné la foule et auraient pénétré dans le Palais- Bourbon.Très vraisembablement,les députés ne se seraient pas fait tuer sur leur chaise curule.Nous le répétons, le général a toujours refusé, à tort ou à raison, d'écouter les conseils de violence.Il fat donc décidé, dans la nuit \u2018du 27 au ,28 janvier, que l'élu de Paris n'était même pas le lendemain au Palais-Bourbon.LE DISCOURS DU ST-PERE Le discours du Saint-Père aux ouvriers français sera certainement l'an des actes les plus considérables d\u2019an pontificat déjà si fécond en grands enseiguements.Ce discours, qui dès le premier jours, et sar une simple analyse telegraphique, a si vivement attiré l'attention, va faireŸ son chemin dans les esprits et donner une impulsion vigoureuse et féconde aux étudés sociales.Les catholiques français profiteront particulièrement des instructions auxquelles l'Œuvre des Cercles catholiques d'ouvriers et les travaux de quelques économistes chrétiens les ont heureusement préparés.Quelques journaux affectent de ne voir, dans le magnifiqueet vigoureux discours de Léon XIL[, qu\u2019une pieuse et remarquable homélie, pressant les ouvriers de chercher dans l\u2019accomplissement des devoirs religieux la dignité et la sécurité de leur vie.Assurément cet enseignement s\u2019y trouve, et jamais il n\u2019a été mieux donné.Mais le Pape ne s\u2019en tient pas à rappeler cette vérité, à répéter ces conseils ; il indique, en outre, d\u2019une façon à la fois générale et suffisamment précise, quelle voie il faut suivre pour atteindre le but.Nous demandons,dit-il, qu\u2019on fasse \u201c revivre, au moins quant à la subs- * tance, dans leur vertu bienfaisante \u2018* et multiple, et sous telle forme que \u201c peuvent permettre les nouvelles \u201c conditions des temps, ces corpora- \u201ctions d'\u2019arts et métiers qui jedis, \u201c informées de la pensée chrétienne \u201cet s'inspirant de la maternelle \u201c sollicitude de l'Eglise, pourvoy- \u201caient aux besoins =\u2014 matériels \u201cet religieux des ouvriers, leur \u201c facilitaient le travail, prenaient \u201c* soin de leurs épargnes et de leurs \u201c économies, défendaient leurs droits \u201cet appuyaient dans la Mesure \u201c voulue leurs légitimes revendications, \u201d Ces lignes, pour n\u2019avoir pas la précision d'un texte du code, pour n'être pas un ordre, dans lequel il faut strictement se renfermer, n\u2019en contiennent pas moins des instructions pratiques.Elles nous marquent le terrain ou il convient de s'établir si l'on veut travailler fructueusement.Sur ce terrain, le monde verra renaître et se consolider l\u2019harmonie et l'union entre la capital et le travail, entre patrons et ouvriers.Et n'\u2019est-pas de cette harmonie, et de cette union que dépendent à la fois \u201cle bien-être privé, la paix et la \u201c tranquillité publique ?\u201d Ni les classes dites dirigeantes, souvent oublieuses de leur mandat social, ni les détenteurs du pouvoir ne doivent négliger de concourir à ce grand travail.ll appartient aux premières de donner l\u2019exemple, en mettant un frein au désir insatiable \u201c des richesses,da luxe et des plaisirs \u201ccesse de se propager de plus en plus \u201d.Le riche ne doit pas oublier \u201cqu'il a été créé pour être le tréso- \u201crier de Dieu sur la terre\u201d, office qui ne consiste pas précisément a danser dans des lieux publics, ou même dans de brillants salons, au profit des \u201c sinistrés \u201d.Et de même que les riches, qui vivent de leurs revenus, sont tenus de secourir largement les pauvres, les industriels se départiraient \u201c des règles.de \u201c l'équité et de la justice en visant \u201c à des profits et à des gains rapides \u201c et disproportionnés, \u201d Quant aux détenteurs du pouvoir, il ne doivent ni prétendre à tout régler, ni croire qu'on puisse conjurer les périls de la société par la seule force des juges et des soldats ; mais il leur appartient d'user de l'autorité dont ils disposent pour seconder la libre action de l'Eglise, \u2018\u201c moyennant des règlements et des \u201c mesures sages et équitables, qui \u201c garantissent les intérêts des clas- \u201c ses laborieuses, protègent le jeune \u201c âge, la faiblesse et la-mission toute \u201c domestique de la femme, le droit et \u201c le devoir du repos du dimanche.\u201d Voilà, certes, des enseignements pratiques et entrant dans le vif des questions agitées aujourd'hui.Aussi, tandis que les uns ne veulent voir dans le discours du Pape que de bons conseils d'un caractère général, d\u2019autres y dénoncent du \u201c socialisme chrétien \u201d.Parce que le mot socialisme est devenu l'expression d'idées subversives, il ne faut pas croire qu\u2019on fera recaler la vérité en le lui appliquant.Non, le Pape ne fait pas de socialisme ; il rappelle à tous, en nobles termes et avec sa suprême autorité, le devoir social, qui est le devoir - chrétien.EUGÈNE VEUILLOT, LE NOUVEL AGE DE FER Le fer employé et mis en œuvre dans l'exposition universelle de Paris (palais des beaux-arts libéraux, des machines et des expositions diverses) pèse au total de vingt-sept millions de kilogrammes, En ajoutant à cela les galeries d\u2019agriculture qui sont construites sur le quai d'Orsay, depuis l'avenue de La Bourdonnais jusqu\u2019à l\u2019esplanade des Invalides, les palais des colonies ceux de la République Argentine, du Brésil, les palais de la Tunisie, du Mexique, de la Bolivie, de l'Algérie, les pañoramas, etc, etc., le fer employé et mis en œuvre ne représente pas moins de 40 millions de kilogrammes.Ce qui, ajouté aux 6,792,073 kilogrammes de la tour Eiffel, fait prés de 47 millions de kilogrammes.On voit que nous sommes véritablement dans l'âge de fer.On lit dansle Gaulois : Les Fmançais\u2014et ils sont nombreux parmi nos lecteurs\u2014qui s'intéressent aux héroïques souvenirs de Castelfidardo, apprendront avec plaisir que le domaine voisin de la petite ville de Lorette où fat versé le sang des nôtres pour la défense des droits du Saint-Siège, et sur lequel ont péri tant de braves,notammant le général marquis de Pimodan vient n'être acheté par les deux fils de ce preux, que le Souverain Pontife a faits, l'un et l\u2019autre, ducs de Castelfidardo.Le marquis actual de Pimodan et son frère ont ainsi assuré contre les profanations du temps le lieu où mourut leur père et qui fut témoin de si héroïques sacrifices pour le \u201c qui, en bas comme en haut, ne \u201c droit et la justice. > M.MERCIER ET L'ANNEXION Voici la dépêche adressée a 1'Electeur dont nous parlions hier, dans notre dernière édition : Baltimore, 11\"novembre.\u2014 J'ai eu au- \u201c jourd'hui une : entrevue avec votre premier - mimstre.Je comprends sa popularité, jamais je n\u2019ai reucontré de persongalité plus franchement sympa.âbique.£l est enchanté de son voyage à Baltimore, de tout ce qu\u2019il voit, des hommes qu'il reucontie ; il suit avec attention tout ce qui s= fait, et nul doute qu\u2019il ne prenue la parole avant Ja fin du congrès.M.Mercier aime son pays,cela se voit.Il en parle volontiers.Je lui ai demaudé si le sentiment au Canada était favorable à l\u2019annexion, aux Etats Unis ?Il m'a ré pondu : \u2018* Cela en a bien l'air il parait y avoir beaucoup de gens favorables à l'an- nextion suriout parmi les Canadiens-fran- çais\u2014L\u2019idée prévaut aussi jusqu'à un certain point parmi les Canadiens-anplais, mais pas autant.\u201d M.Mercier a aussi avoué que l\u2019idée gagnait constamment du terrain.Parlant de de la loi des biens des Jésuites, M.Mercier a dit que la question n\u2019est pas bien comprise aux Etats-Unis; chose singulière,les Jésuites eux-mêmes.ne paraissent pas bien saisir certains points.Mais le sentiment d\u2019amère op- positiou qui a jusqu\u2019à préseut prévalu se dissipe giaduellem- nt.\u2014Naturellement, 9.s'y ust beaucoup oppo-é dans Quebe : ?\u2014Toule l'opposition et l'agitation vient d\u2019Ou'srio.Au debut les autres provinces n\u2019y ont pris ancnu» part, Ceux qui s\u2019y opposent dans Québec ne sout pas nombreux, mais is appaiteennent à une classe élevée ci influente.Dans la province d\u2019Ontario les adversaires sont à la fois nombreux et inflnents.\u2014Si les gens d'Ontario avaient pu réussir dans leur agitation, que se rait il arrivé ?La loi était dejà p.:ssee.M.Mercier a souri et a dit qu\u2019une réponse à cette question l\u2019entraiuera:t trop avant dans le sujet.\u2014Est-ce vrai que l'on dit que les Canadiens-français rêvent d\u2019établir un gou vernement français sur les bords du St- Laurent ?\u2014Non, fit M.Mercier, eu secouant la tête ; cela est absurde.Personne ue veut ni ne songe, à se placer sous un gouvernement français.\u2014dJe m'explique mal; je voudrais savoir si les Canadiens-français désirent établir uu Etat indépendant pour eux, fondé par eux-mêmos, gouverné par eux-mêmes.\u2014Non, répoudit de nouveau la premier ministre, les Canadiens-français n\u2019entretieunent aucune telle idée.Ils ne tongent pas à établir une nation dis tincte.Un grand nombre désirent conti nuer comme ils sout actuellom=nt.\u2014AJjors; en ce moment,-.un grand nombre de vos gens désirent \u2019anuexion aux Etats Unis Ou y sont favorables, et un grand nombre d'autres sont satisfäits du statu quo ?\u2014Ce n\u2019est pas exactement cela, Un grand nombre de citoveus influents désirent un changeois nt, \u2014A.t-on une idée arrè-és =ur.le chau- gement quê l\u2019on désire, ou veut-oo changer simplewent dans l\u2019espoir que quelque chuse de mieux se présentera ?\u2014On entrevoit l'Indépendance, répondit le premier ministre.Nous accusons M.Mercier d\u2019avoir représenté fanssement l\u2019état de l'opinion dans notre province, en disant que l\u2019idée annexionniste gagne constamment du terrain.Nous affirmons au contraire que depuis 1888 et 1849, l\u2019idée annexionniste a toujours été s'affaiblissant parmi nous.Notre clergé en masse y est opposé, notre épiscupat a toujours montré nu grand éloignement pour ce projet.On se rappelle encore la lettre énergique de Mgr Laflèche en réponse à l\u2019assertion qu\u2019il était favorable-à l'annexion.L'an dernier, l\u2019Electeur a fait toute Une campagne dont le but mal dissimulé était de familiariser son public avec cette idée.Aujourd\u2019hui, voici M.Mercier qui,au lieu de parler x JOURNAL DES CAMPAGNES > DOTE er : franc et net, comme premier-ministre de la province, contre l\u2019annexion, \u2018nous inclinons de plus en plus vers cette abdication nationale .Nous dénonçons cette politique à l'opinion de notre province.Il est bon que l\u2019on connaisse le fond des cœurs.Si la politique aventureuse et ruineuse de M.Mercier doit nous conduire à l'annexion, qu\u2019ou le sache dès à présent.Le peuple de la province de Québec n\u2019est pas annexionniste et: le fera savoir à qui de droit dès qu\u2019on lui en fournira l\u2019occasion.© am ow WP ar etme man LE TESTAMENT DE J.G.ROSS Le millionnaire quebecquots On sait que l'honorable J.G.Ross, sénateur.le grand capitaliste, le millionnaire québecquois, mort il y a environ dix-huit mois, semblait être décédé intestat.On n\u2019avait pas trouvé de testament du défunt.Après des mois, voici qu'on a dé- Couvert un testament olographe, parfaitement régalier.Il a été vérifié lundi en Cour Supérieure sur la demande de M.David Ross, avocat de M.Frank Ross, le frère du défunt.: New-York, 8 février 1865.Je donve et lègue par lo préeent tous mes bieus ét propriétés de quelque na ture qu\u2019:ls soient à mou fière Frank qui en partagera la moitié entre des instituions de charité publique, ; rotestante, à Québec et Carluke, disons le Protestant Hospital Home, French Ganadien Mission ; «t entre des parents pauvre\u2019, suivaol son meillenr jugewent.L'astre moitié ira à lui-même, pour-sou propre usage, excepté £2000 qu\u2019il cayeres à Mile Mary Frame, Overton Farm.La (Sigué) .Jams J.Ross, Vérifié le 11 novembre 1889.On nous informe que \u2018M.Frank Ross a exécuté les conditions du testament.Il.a donné $500,000 à M.John Théodore Rose, et $100,000 a chacune des demoiselles Ross, sœurs de celui-ci, ete.Ler i: ttn treat sn nett ere etter OU EN SONT-ILS RENDUS ?Reponse a M.Mercier: M.Mercier s'est \u2018écrié dans son discours de Montréal : Ua mot tpaiutenant de la première accusation : \u201c Nous n\u2019avuns pas un sou en Caisse el ne V1ivons que d'emprunts \u201d.Je ugempresse de vous dire, tout d\u2019abord, que nous n'avons pas emprnnté uncentin depuis 1888, c\u2019est-à dire depuis les trois millions et demi du Crédit Lyonnais.Pas même un centin d\u2019eme prunt temporaire, remarquez bien ! Et cependant nous avons payé, hier, dans celle ville méme $400 000 sur Pindemnué des biens des Jésuites | Et nous n'avons pas demandé à qui que ce soit de nous préter un centin ! Franchement,n\u2019est-ce pas désolant pour vos adversaires Ÿ Dire que nous n\u2019em- pruutons pas afin de leur faire plaisir ct de: donner raison à leurs fausses et injustes accusations ! On ne saurait être plus charlatan, ni plus impudent.M.Mercier nous prend-il pour des aveugles ou des idiots.Il prétend qu\u2019il a payé les $400,000 des biens des Jésuites sans emprunter un sou à qui que ce soit ! Donc il a payé cette somme à même les revenus de la province.Or le trésorier, dans son exposé budgétaire de la dernière session a CR Lou Sd ay tds pra Sa nat re part OS ASS A A TE ho BRIS : .US von laisse croire aux Américains que] M Co .Co IE 4 ; ç > cu RS ts \u20ac - .exposé nettement son estimation des recettes et des dépenses pour l\u2019exer- \u2018cice actuel.Il disait, le 15 février 1889 : J'æstime les recettes de cet exercie- 3 $3.463,672:80, dunt.$50,000 pour les recettes à comtipte Ju capital et $3,405,672,- 80 pour le revenu ardivaire.(Discours budgetaire, 1889, p 40) Puis arrivant à l'estimation aes dépenses il ajoutait : Passons maintenant au chapitre de la dépense.J\u2019évalue à $4.339.024.44 le total des paiements de cet exercice ainsi qu\u2019il suit, Le Dépenses ordinaires Service de la dette publi- UC Lrcseose eccossse ea rnrerme $1,186,715 50 Service administratif.2,166,455.01 83,353,170.51 Dépenses imputables au capital Construction d'édifices publics, ele.$270,853,93 Subsides aux compagnies Ce chieunus de fer.765,000,00 ' $,035,853.93 3,353,170 59 Tota! ee ceeeenrreeennenr.$4,389,024.44 Paisons une simple soustraction : Déprnse totale.$1,389,024 R-cette totale.3,463,672 Découvert.$ 925,852 M.Shehyn annonçait donc un découvert de près d\u2019UN MILLION dans ler opérations de l'année courante.Et les $460.000 d\u2019indemnité pour les biens des Jésuites n'étaient pas compris dans ton calcul.- Les dépenses au compte du capital indiquées par lui n\u2019étaient que pour la construction d'édifices publics et pour les subsides aax compagnies de chemins de fer.* Lu Ces deux items formaient une somme de $1,085, 838 impurable au capital.: Êt lorsque M.Shehyn inscrivait.daus son budget ve chiffre énorme, il N\u2019avait pas en caisse un seul sou, et n\u2019indiquait aucune recette au compte da capital pour y faire face.Comme \u2018atténuation le »trésorier annonçait (p.52, Discours sur le Budg:t) un modeste surplus de $52,502 des recettes erdinaires sur les dépenses ordinaires pour cet exercice.IRE - Mais depuis le ler juillet \u2018dernier, commencement de l\u2019année fiscale, il y a eu deux mandats spéciaux, l\u2019un de $36,000, l\u2019aatre de $34,919, C'est l'Electeur lui-même -qui ;nous l'annonçait officiellement dans un de ses numéros de la fin d\u2019août dernier.Ces deux mandats spéciaux formaient un total de $70,919, qui, du coup faisait disparaître: l'hamble surplus de $52,000 rêvé par M.Shehyn, et laissait le trésorier en déficit de $18,000, dans les opérations ordinaires de l\u2019exercice.Déficit de $1-,000 dans les opérations ordinaires de l\u2019année courante.Découvert.de $925,000 dans les opérations totales.Telle est la perspective financière de l'exercice en cours d'après les déclarations officielles de M.Shehyn lui-même.Or, étant donnée cette situation déplorabie et désastreuse, voici que, quatre mois après le commencement de cet exercice, le gouvernement est obligé de payer au compte du capital $440,000 de surcroit, $460,000 non compris dans les calculs de M.\u201c \u2019 i \u201cvam Ce YT : eT SO CT 0 > : budget de 1889-90.Sheyn, $460,000 en sus des $1,085,- 858 imputables au capital daus'le C'est évidemment $460,000 de plus ajoutés au découvert.Et M.Mercier prétend.qu'il les a \u2018payés sans demander Un sou à qui que ce soit.\u201c Nous disons qu'il trompe le public.L'emprunt de 1887 est dépensé jusqu\u2019au dernier sou, M.Mercier lui- même l\u2019admet en ces termes : L'emprunt à été fait à des conditions très avantageuses et a produit $3,378,- 332.50.P BATE Qu'avons nous fait de ce montant ?C'est horrible vraiment | et j'ai peur de vous l\u2019avouer.No Nous avons payé pour autant de dette flottante, mentionnée dans le status! N'\u2019es -ce pas quelque chuse d\u2019abominae ble ?C 1 = Donc ce n\u2019est pas à même oet emprunt que les: $460,000 ont été payés : lo parce qu'il n\u2019en reste plus rien en caisse, et 20 parce que, lors même qu\u2019il en resterait quelque chose, la loi qui l\u2019a autorisé ne permettrait pas de l'appliquer à ce paiement.- Pas un sou de balance en caisse de l'emprunt contracté\u2019 en 1887 ; un découvert officiellement annoncé de $925,000 dans les opérations finan- cières-de l'exercice en cours: voilà l'état du trésor tel que nous \u2018le montrent les documents les plus irréfutables, les chiffres et les dis cours ministériels eux-mêmes.Nous avons cité ces documents, ces chiffres, ces discours, avec l\u2019exactitude la plus minutieuse, LE Eh bien, c'est après tout cela que: M.Mercier s\u2019en vient 'nous dire : Nous \u2018avons payé les $160,000 et nous n'avons pas demandé à qui que: ce soit.de nous prêter un centin.Mais avec quoi donc avez-vous: payé, puisque le vide est dans\u2018votra: trésor et le déficit dans votre budget ?Lo Nous allons le dire pour vous, puisque vons n'avez pas la loyauté de l'avouer, puisque vous voulès tromper la province.Vous n\u2019avez rieñ demandé à personne, sans doute.Mais vous avez pris sans demander - Vous avez pris l'argent des dépôts faits par les compagnies de chemins\u2018 de fer, (Discours sur le budget, 1889;' p.21), l'argent des dépôts placés.entre vos mains par les compagnies- afin que vous garantissiez en Angleterre l'intérêt de leurs débentures.Vous avez pris cet argent qui est un fidéi-commis, qui n\u2019est pas votre propriété, et vous vous en êtes-servi pour payer vos dettes ! Voilà ce que vous avez fait.Voilà ce \u2018que vous faites depnis six mois.LT Vous payez vos dettes, vos subsides.aux compagnies de chemins de fer, vos travaux publics, vos folies et \u2018vos extravagances avec l'argent\u2018 des: compagnies.\u2018 Elles ont mis en dépôt, en fiducie, sous votre garde $2,229,670, (p.27 exposé budgétaire).Vous vivez sur cet argent depuis plusieurs mois, et vos-dépenses im- patables au compte du capital, c\u2019est le capital des compagnies qui les paie.Nous vous défions de nier Nou cela, M.Meréier.- j aff CE, JOURNAL DES CAMPAGNES 5 Nous défions l'Electewr, la Justice, l\u2019Etendard, la Patrie,tous vos organes, sous les défions de \u2018nier cela, et de .prouver que nous disons faux.Nous avons donné nos preuves, essayez tous ensemble de les attaquer.Vous ne l'oserez pas.Car vous savez qu\u2019à la prochaine session nous aurons en chambre quelqu\u2019an de nos amis qui vous forcera de publier au grand jour le document officiel, I'aveu officiel, par lesquels motre accusation paraîtra évidente même aux yeux les plus prévenus.Electeurs de la province de Québec, Toilà où nous en sommes rendus, après trois ans de règne libéral.Nos adversaires sont acculés dans whe effrayante impasse.Ils ont augmenté les dépenses sur une échelle hors de toute proportion avec nos revenus.Ils ont entassé extravagances sur extravagances, folies sur folies, gaspillages sur gaspillages.Les voilà à bout de ressource, à bout d'argent.Et ils n\u2019osent pas emprunter ouvertement ; ils ont trop peur de vous qui allez les juger bientôt.Deux emprunts en trois ans, c\u2019est mauvais pour la santé des gouvernements.Alors que font-ils ?.Tls empruntent en cachette.Ils détournent les dépôts des compagnies.Ils font main basse sur l\u2019argent des autres.À la fin de cette année, les $2,229,- 000 des dépôts serent engloutis dans le gouffre Nous le démontrerons dans un prochain article.A cette époque, il faudra bien que M.Mercier emprunte ou recoure à lataxe.Mais auparavant il fera des élec- tidÀs générales.S'il tombe, après lui le déluge ! S'il parvient encore à faire de vous ses dupes, électeurs de la province, retenez bien ceci.Vous aurez de nouveaux emprunts, de rouvelles taxes, de nouveaux fardeaux.Vous assisterez à une orgie d\u2019extravagances, de gaspillages, de tripotages, à côté desquels pâliront tous ceux du premier terme de M.Mercier.Eralté par ses succès, grisé par sa fortune heureuse, plug que jamais infatué de lui-même, et plus que jamais entouré par sa clique néfaste, il conduira la province d'aventure en aventure jusqu\u2019àJa ruine de nos institutions, de notre crédit et d notre honneur.R LE CENTENAIBE Parlant du centenaire de Baltimore, le New-York Herald dit: En arrière des chants de triomphe qui 8e sont élevés, hier, des lèvres des fidèles, s\u2019étend tout un siècle de patriotisme.Dans les anciens jours, le fondateur de la hiérarchie améri- caîne, le vaillant archevêque Carroll, fat un des amis les plus dévoués de colonies.Les services rendus.par l'archevêque Hughes à la cause de l\u2019Union dans les sombres jours où Lincoln s\u2019alarmait de l'attitude hostile de la France et de l'Angleterre, l'éeloquent appel du prélat patriote à Louis Napoléon ne sauraient être oubliés.Et où trouverons-nous un Américain plus sincère et plus viril que le cardinal Gibbons, le chef de l\u2019Eglise aux Etats-Unis ?Nous devons nous féliciter des progrès de ce corps religieux si merveille use- ment organisé.Les chrétiens de toutes dénominations sont de plus en plus disposés à excrcer les uns à l'égard des autres une généreuse tolérance, et dans ces dernières années la grande Eglise dont l'hymne de victoire résonne encore à Baltimore, s\u2019est montrée à la hauteur de sa tâche de conduire les hommes au bien et à la vertu.La célébration actuelle fournira aux prélats assemblés une rare occasion de dissiper une foule de préjugés regrettables.DEUX POIDS ET DEUX MESURES Nous lisons dans la Vérité : Sous ce litre, M.Chapais dénonce, avec raison, le peu de cas que le gouvernement Mercier semble faire de la logique dans certaines de ses nominations.Ainsi, il a destitué M.Languedoc, qui occupait le poste de traducteur à la Cour du Banc de la Reine, parce qu\u2019il se mêlait de politique, et l\u2019a remplacé par M.Achille Carrier qui se méle de politique eucore plus que M.Languedoc M.Chapais aurait dà compléter son article en montrant que cette conduite illogique s'explique par le fait que M.Carrier est membre très actif de la clique Pacaud, Langelier at Cié qui s\u2019est donné la mission de ruiner le cabinet Mercier et de faire revenir les bleus au pouvoir.0 + \u2014 fees ; Il vient d\u2019être condamné en cour de police à Montréal plusieurs individus pour avoir passé à pied sur- des voies ferrées.Ces arrestations ont été faites par l\u2019un des détectives du Grand-Tronc.On semble vraiment ignorer en énéral qu'il existe une nouvelle loi défendant absolument à qui que ce soit de marcher sur la voie des che- mins de fer., violence à sa conscience et à ses croyan- que les protestants eux-mêmes sont . CR 8 L\u2019ELECTION DE BROME Nous empruntons au Monde le compte-rendu suivant de la convention où M.England a été choisi comme candidat conservateur dans le comté de Brome : Hier matin, à dix heures, les délégués conservateurs des 24 localités du comté de Brome se sont réunis à Koowlton, dans l\u2019hôtel \u2018 Lake View\u201d.Chaque localité avait envoyé trois délégués.La convention se composait donc de 72 personnes.M.Martin Pickle, président de l\u2019association conservatrice du comlé, fut élu président de la conventioo.Une délégation de la couvention des associations de tempérance, tenue à Sufton, mardi dernier, demanda alors d\u2019être introduite, ce qui lui fut accordé sur le champ.Cette délégation, composée de cinq personnes, exposa que la convention des associations de tempérance n\u2019avait pas trouve en M.Duffy un candidat acceptable, et qu\u2019elle attendait le choix du candidat conservateur.Après quelques moments de délibération, les délégués conservateurs ont ajourné la convention à une heure p.m.À une heure la convention s\u2019est assemblée de nouveau et un peu avant deux heures elle a choisi à l\u2019unanimité M.Rufus England, marchand général et propriétaire de tanneries 4 Knowlton.M.Evgland déclara d\u2019abord qu\u2019il n\u2019a= vait jamais song» a devenir depulé de son comté et qu\u2019il désirait peu les honneurs poliliques ; mais les délégués firent des instances et bientôt il declara qu\u2019il acceptait la candidature pour ne pas manquer à ses concitoyens et à son parti.C\u2019est alors que les délégués des asso- .Ciations de temipérance se présentèrent de nouveau.Ils s\u2019avancèreut tous les cinq, trois conservateurs et deux libéraux, tendirent la main à M England et lui déciarèrent qu\u2019ils l\u2019acceptaient comme leur candidat.Cette scén comme la précédente, fut le signal des applaudissements les plus enthousiastes.M.Rufus England, le candidat monta alors à la tribune et adressa la parole aux délégués, qu\u2019il remercia d\u2019abord en termes émus.Je suis, a-t-il dit, franchement conservateur et adversaire déclaré du gouvernement deM.Mercier.D\u2019autres discours ont élé prononcés par MM.R.S White, M.P., G.G.Foster et A.Mosher.H.White conseilla aux conservateurs de.se tenir à l'écart des fauteurs du mouvement dit des Droits Egaux, qui, du reste, ne rencontre guère de sympathie dans Brome.Les protestants de la province de Québec ont toujours été traités avec la plus grande libéralité par la mujorité catholique contre laquelle ils n\u2019ont certes, pas intérét à se liguer.Peudant de lougues et de longues années sous le régime conservateur,la paix, l\u2019amitié n'ont cessé de régner entre les deux races.Ce n\u2019est que depuis l\u2019avènement de M.Mercier que l\u2019on s'agite et que Pont sent fermenter le malaise et l\u2019inquiétude.M.Foster et M.Mosher, correspondants montréalais de l\u2019Empire, ont aussi fait deux remarquables discours, M.Mostier a fèlicité les délégués de leur choix et les a exhortés à continuer les nobles traditions du comté de Brome,qui à élu tant de fois des hommes éminents comme les Dunkin et les Lynch, en confiant de nouveau leur mandat à un membre du grand parti qui entreprit de compléter l\u2019œuvre nationale à laquelle ces hommes remarquables ont apporté tout leur patriotisme et tout leur dé vouement.: La convention s\u2019est terminée au m!ticu de l\u2019enthousiasme général.M.England est encore un jeuune homme, car il n\u2019a que 30 ane.II jourt _ d\u2019une grande estime à Kuowltou.Dans le canton de Brome, y compris Knowlton, il prendra, assure-t-on, un vote considérable.Nous avons souligné le passage du discours de M.White, de la Gazette, où il invite les conservateurs à ne Pas se laisser guider par les fauteurs du mouvement des Droits Egaux.Nous applaudissons à ces paroles de notre confrère, le député de Cardwell.Elles sont sages, et elles montrent que le parti conservateur n\u2019entend pas faire une lutte de préjugés pour emporter le comté de Brome.Tas UY Tall Su T ge Lu em 0 BF te ., x .JOURNAL DES CAMPAGNES CE SEE JACQUES CARTIER Le travail du Docteur N.E.Dionne sur Jacques Cartier vient de paraître, et forme une jolie brochure de 350 pages, in-12.Cet ouvrage, comme nos lecteurs le savent, a été conrenné par le Comité Littéraire et Historique du Cercle catholique de Québec.Ce témoignage devrait suffire pour le recommander au public et, comme le dit un des juges préposés a ce concours, c'est une œuvre patriotique ; c\u2019est à ce point de vue que noas nous plaçons pour demander à nos amis l\u2019encouragement qu\u2019ils ont l'habitude de donner aux œuvres nationales.L'on pourra se procurer cet ouvrage en adressant à l'auteur, au Courrier du Canada, la somme d\u2019une piastre.20 verrines mmmem des me RAPPORT DU TRESORIER DE LA CITE Le rapport suivant a été mis, vendredi, devant le conseil-de-ville : A Monsieur le Président et Hessieurs les membres du comité des Finances.Messieurs, Un journal de cette ville, dans un long article à sensation, a représenté la position wunicipale comme désespérée, et, après une peinture des plus sombres et des plus inguiétantes, m\u2019a accusé d\u2019être l\u2019auteur et le seul responsable de cette situation navrante.Ces accusations malicieuses auxquelles je suis parfaitement accoutumé depuis quelque temps, m\u2019occupent médioureinent, et n\u2019auraient pas mérité de réponse.Mais comme elles sont de nature à causer un tort considérable à la ville, et à créer un malaise général dans l\u2019esprit du conseil et des coutris Duables, je dois les relever, et, en rétablissant la vérité, faire connaître la position exacte de la Corporation au sujet de mou rapport et des arrérages.Mon Rarrorr L'on dit qu\u2019il \u201c vient d\u2019être révélé à la * stupéfaction du Conseil et du public, \u201cunêtat de choses qui ressemble au \u2018 chaos dans les affaires \u2018lu ressort du \u2018 trésorier de la Cité, et que le rapport \u201c\u201c annuel, au bout de six mois, n\u2019est pas \u201c encore piêt.\u201d Est-ce bien une révélation qui vient d\u2019avoir lieu ?N'est-il pas, au contraire, notoire, que souvent,très-souvent,depuis aes années, je Me suis plaint à vous, au maire, et au Conseil, du retard apporté à la publication de mon rapport qui, n\u2019étant que la reproduction de nos livres, ne peut êvre publié que lorsque les livres sont complétés.Dois=je être tenu responsable de ces irrégularités, de ces retards, quand Son Honneur le Maire lui-même avoue qu\u2019il a été impuissant à faire teuir les livres au jour le jour, ét qu\u2019il à bataillé en vain depuis des an- uées pour obtenir ce resultat ?Pouvais- Je faire plus que le maire et le conseil ?ARRÉRAGES Cette question des arrérages a été soulevée, il y aenviron deux ans, à la Chambre, devant le comité des bills privés, et Son Honneur le maire a démontré, à la satisfaction du comité et de ceux mêmes qui faisaient opposition au bill de la corporation, l\u2019impossibilité pour Cette dernière de coliecter l\u2019année courante, et même l\u2019année précédente.Pour faire payer ces taxes de suite, il faudrait saisiret envoyer ces propriétés au shérif, et jamais la corporation n\u2019a fait vendre pour les deux dernières anuées de taxes.Mais, dès le mois de janvier de chaque année fiscale, l\u2019on commence à prendre des jugements contre tous ceux qui n\u2019ont pas payé l\u2019année alors due, et à la fin de cette aunée fiscale,au 30 avril, ou peu de temps après, la corporation à un jugement bou pour 30 ans, contre tous les contribuables qui doivent pour cette année ; et cela sans oxCeption, sans favoritisme.Comme on le voit, le cri qu\u2019il y a des $50,000 de taxes de prescrites, c\u2019est-à- dire de perdues, est entièrement erroné.Il n\u2019y a rien de prescrit.Examinons maintenant la position v réelle de nos affaires, et nous reportant au 30 avril 1888, prenons la situation telle qu\u2019elle était alors.La dette apparents était de $290,000, mais elle n\u2019était récllament que de $259,000, et voici pourquoi : à cette date, le département des huissiers avaitsur ses collections de l\u2019année, une balance- du 331,000 qu\u2019ils avaient passée au comptoir, versée dans la caisse municipale et créditée daus ses livres.Mais ce montaut qui provenait d\u2019une foule de payements, faits à compte sûr des jugements, n\u2019etait pas créditée dans les livres de cotisations parce que ces livres ne sout crédilés que lorsque le montant total d\u2019un jugement est payé.C\u2019est ce qui fait parsître plus considérable le montant dû, car le teneur de livres de la.Corporation prend les livres de coti- satioas tels qu\u2019ils sout.C\u2019est ia même chose du reste à la fin de chaque année.À celte époque, la dotte n\u2019etait donc réellement que de $259,000.Maintenant vous devrez admettre que sur cette dette, dont certains montants trainent daus nos livres depuis des années, il doit y'avoir un certain percentage completement perdu.De fait, tous les ans la Corporation perd quelque chose, soit par les ventes au shérif, soit par les faillites, soit par des personnes qui ceeseut les affaires et s\u2019en vont à l\u2019étranger.L'on perd encore sur des proprietés que l\u2019on évite de vendre parce que le produit de la vente ne payerait pas les frais, comme, par exemple, bon nombre de propriétés situées au Cap- Blanc.L\u2019on perd encore dans une foule de laxes personnelles et autres, parce que le retour des huissiers constate des nullä bond, c\u2019est-à-dire, rieu À saisir.En supposant que l\u2019on perde 20j0 sur uu capital, disous de $400,000, Cuia fait une perte annuelle de $3,000, et l\u2019on avouera que c\u2019est prendre un bien faible percentage, et que nos institutions monétaires et du nos maisons de commerce, qui ont, elles, le choix de leurs clients, perdent au moins autant que nous.Pour cing ans seulement, cela ferait $40,000.Eh bieu, c\u2019est ie montant que je considère comme rèellement perdu pour toutes les années comprises dans Ces arrérages et que l\u2019on devrais rayer de-nos livres.Celu réduirait le montant exact dû à $219,000.En cousultaut lez tableau C de mon rapport pour 1887-88, ou se trouve le chiffre de $240,000 pour arrérages, ou Coustatera qu\u2019au 30 avril 1888, il était dû, pour l\u2019année mème, finissant à cette date, $113,000, soit plus de la moitié de Ja dette exacte de $219,000.Sur l'année précédente, 1886«87, qui était aussi une années \u2018privilégiée, il était dd $73,000.De sorte que pour ces deux années privilégiées, pour lesquelles on ne pou vait raisonnablement faire exécuter nos- jugements, il était dû $186,000,qui, déduites des $219,000, laissent une balance de $33,000, non privilégiée, mais pour laquelle nous;avons des jugements, et sur laquelle nous chargeons un intérêt de 6 070, le même intérêt que nous payons à la banque.Voilà la position exacte des $300,000 de créances mortes, dont on a fait tant de bruit dans le seul but de me nuire.Aujourd'hui, le seul montant réellement dû et recouvrable, déduction faite des années privilégiées, est de trente et quelques mille piastres.Pour faire rentrer ce montant non privilégié il y a deux moyens à prendre : saisir et faire vendre au shérif toutes ces propriétés ; ou continuer à faire payer peu à peu ces arrérages sans brusquer leschoses.Depuis que je suis à la corporation, je me suis toujours efforcé de faire payer les vieilles dettes, et de ramener les arrérages,\u2014 qui étaient autrefois bien plus considérables et comprenaient un grand nombre d\u2019années, \u2014aux années privilégiées.Je suis persuadé que, sans vendre les propriétés des contribuables, sans jeter personne sur le pave, en acceptant des payemenrts mensuels, en donnant enfin toutes les facilités possibles à ceux qui luttent pour sortir de leurs embarras, \u2018dans deux ou trois ans, nous aurons obtenu le but désiré, de n\u2019avoir pour ainsi dire rien de dû au-delà des années privilégiées.Et cela,en perdant iufiniment moins que l\u2019ou perdrait en envoyant brusquement au shérif des proprietés grevées d'hypothèques.\u201cREMISES, DÉLAIS, RICHES SUCCESSIONS DEVANT $ 13,000 Je n'ai pas le droit de faire des remises de taxes et je n\u2019en fais jamais.Quand + - Il y a des demandes de ce genre, ce qui est tres rare\u2019 maintenant, je vous les soumets, vous le savez, et vous les refusez presque invariablement.Quant aux délais, j'en accorde sans favoritisme pour personne.Lorsqu\u2019une personne doit trois ou quatre ans de taxes, et qu\u2019elle désire preudre des arrangements pour éviter une vente par le shérif, je lui fais payer un certain montant par mois, de manière à ce qu\u2019elle donne un an et demi ou deux ans dans une année.Tousceux qui doiveñt ces arrérages non privilégiés sont des gens relativement pauvres, et je défie que l\u2019on trouve un seul riche sur cinquante ou même ceut coutribua- bles arrierés.Les livres sont là, ouverts à tous les inembres du Conseil et même au public, rien n\u2019est soigneusement caché, chacun peut venir se convaincre, et je serai toujours heureux de donner toutes les informations possibles.Aucune succession ne doit $13,000.La succession à laquelle on fait allusion est la succession David Young, etl elle ne doit que 85029, en comptant $850 pour l\u2019année courante, c\u2019est loin de $13,000.Voici l\u2019explication de ce montant.La Corporation doit à cette succession $4,000 pour un terrain acheté, il y a une dizaine d\u2019années, pour l\u2019élargissement de la rue St-André.Cette somme n\u2019est pas encore payée, parce que nos avocats ne peuvent obtenir les signatures de tous les héritiers dispersées partout, et elle reste pour la Corporation comme une garantie e la somme due pour taxes ; de fait, la succession D.Young ne doit guère plus que l\u2019année courante.MES INSTANCES POUR AVOIR LE CONTRÔLE DE LA PERCEPTION DES TAXES, SEUL COUPABLE DE TOUS CES ARRERAGES L'ou comprend qu\u2019il y aurait folie de ma part à demander avec instance d'être seul chargé de la responsabilité d\u2019accorder des délais, quand j'aurais Spu laisser toute celte responsabilité au comité des finances.La vérité est que le comité, fatigué de s\u2019occuper pendant de longues soirées à examiner une foule de demaudes pour remises de taxes ou pour délais, passa, te 15 novembre 1883, une résolution ma chargeant seul du soin d'accorder des délais, et de refuser toute remise ; et c\u2019est ce que j'ai fait depuis.° Quant à l\u2019accusation honteuse, que c\u2019est depuis qua je suis chargé seul de la perception des taxes que $300,000- d\u2019arrérages se sont accumulées daus mes livres, que la ville n\u2019a jamais plus perdu d'argent que depuis cette époque, et qu\u2019il n\u2019y avait alors que $10,000 de créances perdues sur les 829,000, voici le tableau depuis 1880-81 : 1880-81.assecronnes vonces sauces $520,213.57 1881 82.Loue 281,882.88 1882-83.cresreverenne eeeeennes 303,725 53 1883-Bh.uu.vorscessens v\u2026\u2026 \u2026 325,535.61 1884-85.350,351.22 1885-86.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.269,484.45 1886-87.\u2026.\u2026.\u2026esse v\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.285,862.83 1887-88.or seeennns \u2026\u2026.290,361.67 Voilà, messieurs, en quelques pages l\u2019état exact des \u2018arrérages dus à la corporation Et, je le repète encore, à Fârt- les années privilègiées, il n\u2019y a réellement de dù, c\u2019est-à-dire de collee- table, que trente et quelques mille pastres.Humblement soumis, G.J.L.LAFRANCE, \u2018Trésorier de la Cité Québec, 4 novembre 1889, \u201cLa correspondant romain du Catholic Review dit que le Pape, après deux années de travail, a terminé une lettre encyclique sur la question sociale.Elle est divisée en deux parties, la première philosophique.et exposant la doctrine, la seconde d'application pratique.La première partie sera tout à fait nouvelle et la deuxième partie résume l\u2019enseignement catholique en la matière.Le Pape a consulté les plus hautes au- rorités sur la question sociale,et en particulier le cardinal Manning, au sujet de l\u2019arbitrage comme moyen de régler les différends entre patrons et employés.Le cor:espondant ajoute qu'il est probable que l'encyclique sera publiée vers la fin du mois de novembre. À EN à MEL \"fes, ToL JOURNAL DES CAMPAGNES 9 pr rer m\u2014\u2014 - PETITE GAZETTE Notre vaillant confrère du Trifluvien vient d'entrer dans sa deuxième année d'existence.Nos félicitations et nos souhaits de succès.La Rvd Mess.J.B.Grenier, curé de Ste-Thècle, vient d'être nommé à la cure de Ste-Tite, etle Rvd Mess.Janelle lui succède comme curé de Ste-Thècle.Le Colorado, jusqu'ici réputé pour la douceur de son climat, vient d\u2019avoir une tempête de neige tellement forte que pendant trois jours les communications ont été interrompues par chemius de fer et lignes télégraphiques.En apprenant de tels faits les Canadiens doivent se dire que leur pays a encore du bon.\" Avant de quitter la capitale, Sir W.F.Hayes Smith, gouverneur des îles Sous-le-Vent, a eu avec Sir John une longue entrevue relative à l\u2019opportunité d\u2019étendre les relations commerciales des îles Sous-le-Vent et d\u2019autres pays.Les principaux articles d'importation de ces îles sont le blé et autres céréales et leg bois.Leur législature a nommé récemment des comités chargés de nouer de plus étroites relations commerciales avec le Canada.Ces îles sont fortement intéressées dans l'établissement de la nouvelle ligne de steamers.Saint- Kitts, le port le plus vaste, est à six jours de New-York et le premier poste d\u2019arrét.La ligne qui sera subventionnée et qui ira de Halifax ou Saint-Jean à Demerars, fera escale aux îles Sous-le-Vent.On y fait une grande consommation de bois que l\u2019on importe des Etats-Unis, mais que l\u2019on importerait du Canada si des communications faciles sont établies.Notre marché à bois ne pourra donc manquer de profiter dans une large mesure des nouvelles négociations.Sir John a assuré au gouverneur Smith que les steamers subventionnés du gouvernement furaient escale aux îles Sous-le-Vent.Une dépêche de Bordantown, N.J .annonce que la mère de M.Parnell qui est âgée de 74 ans, termine ses jours dans la plus extrème misère.Celui qui combat avec tant d\u2019ardeur et de dévouement pour l'Irlande aurait-il oublié sa pauvre mère.Le Rvd.John Quinan, de Main-à- Dieu et récemment transféré à Sydney, C.B., est probablement le plus -vieux prêtre de l\u2019Amérique, ayant êté ordonné il y a 56 ans.Il a exercé le ministère dans la paroiese de Main-à-Dieu pour près de 27 ans.Il y a dix ans ce vénérable prêtre a été victime d\u2019uu sérieux accident sur le chemin de Louisbourg en se rendant à un malade.Il fut lancé hors de la voiture et les blessures reçues dans sa chute furent d\u2019une nature si grave qu\u2019il fat obligé d'abandonner leministère actif.Un savant norvégien, le Dr Nausen, é dispose à faire au pôle Nord une nouvelle expédition conçue d\u2019une façon toute différente de ce qui s'est | fait jusqu'ici.L\u2019explorateur s'embarquera sar un petit navire qui le portera aussi loin que possible ; 13, il le quittera pour s\u2019avancer, avec ceux qui l'accompa gneront, soit dans les embarcations, soit en traîneaux On ne fera ni dépôts d\u2019approvisionnements, ni arrangements destinés à assurer la retraite, On se tournera vers le Nord et on se dirigera tout droit jusqu'à ce qu\u2019on soit arrivé au pôle.On ne connaît pas encore le résultat définitif des élections qui ont eu lieu mercredi à Terreneuve pour la législature de l\u2019île, mais les dernières nou- nouvelles sont que le gouvernement a été battu.Deux ministres, l\u2019hon.M.Fenelon, secrétaire de la colonie, et l\u2019hon.M.Penny, inspecteur général sont restés sur le carreau : la déroute semble avoir été générale.Si le cabinet de Sir Robert Thorburn est vraiment défait, il est plus que probable que l\u2019acte de la boëte sera rappelé parce qu\u2019il constituait la principale question sur laquelle les électeurs avaient à se prononcer ; le gouvernement demandait le maintien et la mise en vigueur de la loi, tandis que le chef de l\u2019opposition, Sir W.Whiteway, voulait qu'elle fut modifiée de manière à permettre aux pêcheurs français de prendre tout ce dont ils ont besoin dans les divers ports de l\u2019Ile.C\u2019est la première fois que les élections se font à Terrreneuve par le suffrage universel et au scrutin secret.On annonce de Toronto que M.Patrick MceQuald, journaliste, demeurant autrefois dans l'Ile da Prince-Edonard, est mort des fièvres typhoides.Il était âgé de 27 ans.Il a une sœur à Montréal dans un couvent.On connaît le projet d'un orgue monstrueux qui sera construit dans l'église Saint-Pierre de Rome et dont le projet-réduction figurait à l\u2019Exposition universelle.| + Cet instrument considérable ne sera pas achevée peut-être avant assez longtemps et déjà se prépare sa grandiose inauguration.M.Charles Gounod compose en ce moment la musique d\u2019une messe solennelle destinée à cette cérémonie.D'après le projet colossal qui s\u2019élabore, une messe de 4,000, choristes, groupés sur des gradins qui descendraient du nouvel orgue de Saint- Pierre jusqu\u2019au sol de la nef, feraient entendre la nouvelle œuvre musicale du maître français, qu\u2019accompagneraient les harmonies du gigantesque instrument.Il y a là une idée qui séduit par sa grandeur et que pourra conduire à son plein effet la haute et religieuse inspiration de M.Charles Gounod.\\ On écrit de Londres que l\u2019illustre \u2018Barnum a renouvelé la proposition qu'il avait déjà faite sans succès en 1850,à la ville de Strafford-sur-Avon, de lui acheter la maison où est né Shakespeare.L'idée fixe de Barnum est d\u2019acquérir cette maison, qu\u2019il démolirait pierre par pierre pour le faire rebâtir ensuite en Amérique.Il est probable que la municipalité de Strafford-sur- Avon, qui s'était déjà montrée rebelle il y a trente-neuf ans, ne se laissera pas tenter davantage aujourd\u2019hui par les ordres du célèbre puffiste.Au département de l\u2019agriculture on a commencé les préparatifs pour le recensement qui doit se faire en 1891.C\u2019est un travail considérabie.Les reliques de la vraie Croix devenant fort rares, le saint Père vient de recommander aux évêques de laisser à leurs successeurs, celles qu'ils portent au cou, comme une prérogative de leur dignité.Sa Sainteté a fait publier, par le cardinal vicaire, vn important avis à ce snjet.Les mines d'argent et d'or du voisinage du Port Arthur sont en pleine activité.Celle de Badger, très riche en minerai d'argent, occupe plus de cent hommes.Les mines \u2018 Elgin \u201d \u201cPin Seul \u201d, \u2018\u2018Beaver \u201d, \u201c Black Fox \u201d, * North Bluff \u201d, \u201c Mink Mountain \u201d, \u2018\u2018 Silver Glance \u201d, et \u201c Huronian \u201d sont également le sidge d\u2019opérations actives.Le rendement est considérable, et il ne manque que des capitaux et des chemune de fer pour que cette partie du pays devienne l\u2019une des plus importantes.D'un autre côté, la Gazette de Mac- Leod, au Nord-Ouest, se réjouit de la découverte de riches mines d'argent dans la région des lacs de Kooteday et dans la Passe du Nid de Corbeau; aux Montagnes Rocheuses où l\u2019accès est facile.Le printemps prochain dit ce journal, les mineurs accoureront en foule dans ces parages.Sa Grandeur Monseigneur Satolli, légat apostolique du centenaire catholique de Baltimore, est un homme de cinquante ans, quoiqu\u2019il paraisse beaucoup plus jeune.Il estné à Mareciono, ville située dans un diocèse dont Léon XIII fut évêque pendant trente un ans avant son accession au trône de St Pierre.Monseigneur Pecci avait toujours eu beaucoup d'estime pour l'abbé Satolli qui s\u2019é tait fait une telle répntation au séminaire, qu'il fat appelé à présider l'académie des ecclésiastiques nobles où les diplomates pontificaux se préparent aux missions qui leur seront plus tard confiées auprès des gouvernements des différents pays.On assure que Monseigneur Satolli passera quelques semaines au Canada avant de s'embarquer pour l'Italie.Le projet du tunel sous la Manche étant virtuellement abandonné, voilà que l'on parle d\u2019un pont gen acier de 24 milles qui relierait l\u2019Angleterre la F rance.What next ?Le Herald de Halifax étudie dans ses derniers numéros la position financière de la Nonvelle-Ecosse et en comparant le régime du gouvernement actuel au régime de son prédécesseur arrive à la conclusion que l'administration conservatrice était bien supérieure à l\u2019administra- tion-Fielding.Ainsi dans les quatre années 1879 à 1882, inclusivement, le revenu du gouvernement Holmes-Thompson provenant du subside fédéral des mines et des terres de la couronne \u2014 s'élevait en moyenne au chiffre de $441,796 par année.Et avec ce revenu le susdit gouvernement dépensait une moyenne de $888,701 par année pour l\u2019agriculture, l\u2019éducation, les chemins et les ponts.Depuis son avènement au pouvoir, c\u2019est-à-dire depuis 1888 le gouvernement libéral de M.Fielding a eu un revenu annuel de $563,326, soit $121- 430 de plus que son prédécesseur, mais il n\u2019a dépensé pour l\u2019agriculture, l'éducation et l'entretien des chemins et ponts, que $388,222 par année, c\u2019est-à-dire quelque chose comme $4,500 de plus que le gouvernement Holmes-Thompson avec un revenu de $121,430 plus élevé.Le Herald conclut que la balance soit tout prés de $117,000, a été gaspillée chaque année par l\u2019administration Fielding, soit $850,000 en six ans, tandis qu\u2019on plongeait la province dans les dettes tous les ans pour batir des ponts.Cette année méme on a emprunté $800,000 pour ce service.== 2 tl @ Arr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LA QUESTION UNIVERSITAIRE Entrevue avec M.le vice-recteur \u2014 Nous lisons dans la Presse : Nous avons rencontré M.le vice.recteur et nous lui avons demandé : Q\u2014Avez-vous vu le mémoire de M.Lamothe qui a paru ce matin ?R\u2014Oui.Q\u2014Qu'\u2019en pensez-vous ?R\u2014 Beaucoup de choses.Q\u2014Pouvez-vous en faire connaître quelques-unes ?R\u2014 Pour aujourd\u2019hui, non ; excepté l\u2019impression que ce mémoire a produite chez moi.Q\u2014Laquelle ?: R\u2014Que je dois être le plus fieffé coquin à pen près du Canada et les signataires de l\u2019union chez Victoria, sont des imbéciles, Q\u2014Et que dites-vous des accusations qui tendent à dire que vous avez agi ulira vires ?R\u2014On accuse, mais on ne prouve pas.On oublie une chose : c\u2019est que les signataires ont gardé deux ans de marge pour régulariser ce qui pourrait paraître irrégulier même aux plus scrupuleux.On s\u2019échauffe comme si l'union était la fusion définitive, et si après deux ans tous devaient se trouver victimes fatalement de la ruse et de la mauvaise foi.Q\u2014A llez-vous répondre ?R\u2014Certainement, j'ai une réponse toute prête.Q\u2014 Quand la donnerez-vous ?R\u2014 Quand et comment, excusez la liberté que je prends c\u2019est mon secret.Dans tous les cas, j'ai la conscience d\u2019avoir travaillé honnêtement pour la paix, la concorde, l\u2019anion du district de Montréal, tout en voulant sauvegarder les droits acquis et la justice .Si nous sommes voués irrévocablement à la dispute et à la division, que la responsabilité en retombe sur la téte de ceux qui en sont la cause, ostensible oun secrète.cr \u2014\u2014\u2014\u2014rl >= rte s 10 oe ve [ { (r JOURNAL OES CAMPAGNES 7 ey Echos & Nouvelles Curieuse lettre Copie de la salutation qui termine une lettre par laquelle Emile Augier répondait à une invitation à dtner : 000 remerciements, 1,000 regrets, 1,000 amitiés Bt 1,000 Augier.Aux prises avec un ours Un nommé Goulet s\u2019est trouvé mardi dernier, dans un chantier de Pembroke aux prises avec un ours de grande taille.Le malheureux n\u2019avait rien pour se défendre et il n\u2019a été sauvé que par le secours de quelques bücherons attirés par ses cris de dêtresse.Oo craint qu\u2019il ne succombe aux blessures que lui a faites le terrible animal.Une affaire ridicule M, le juge Dugas vient de juger à Montréal, une affaire des plus insignifiantes, on apparence, mais des plus graves au fond.Un jour du mois de juillet, les journaux annoncèrent que M.L.H.Painchaud, qui est à la tête de la maison de gros L.H.Painchaud et Cie, 1886, rue Notre-Dame, venait d'être arrèté sous l\u2019accusation d\u2019avoir volé un capot.Cette nouvelle tomba dans le cèrcle siombreux des connaissauces de l\u2019accusé, comme un coup de foudre éclate.par une belle journée d'été.Painchaud voleur ! et voleur d\u2019un capot ?Allons donc ! M.Painchaud fouruit caution et fut mis en liberté.L'affaire est venne ces jours derniers devant M.le juge Dugas et voici les faits sur lesquels l'accusation était fondée : M.Painchaud, accompagné d\u2019un de ses cCommus-voyageurs, était à l'établissement D.Bell et lui avait fait une commaude d\u2019un cent de capots à $4.55 chacun.M.Bell avait-permis au commis de À.Painchaud d'emporter un de ces capots à titre d\u2019échantillon, pour aller dans les magasins faire le placement de cet article.Deux ou trois jours plus tard, M.Bell, dont les motifs restent secret, fit redemander sen capot par voie d'avocat.M.Painchaud loi fit répondre que son commis n'avait pas encore reparu, qu\u2019il ne savait -où le retrouver, mais daus lous les cas, il envoyait à l\u2019avocat de M.Ball le prix du capot.M.Bell voulait\u2018 de l\u2019esclandre\u2019 sans doute, car, le leridemain, il faisait arrêter M.Painchaud sous l\u2019accusation que nous venons de citer: co Plus tard l\u2019accusateur eut à livrer la commande des cent capots et fut payé aux conditions stipulées, mais l\u2019accusation restait toujours et M.le juge Dugae vient de la vider en acquittant l\u2019accusé Changements .On a reculé jusqu\u2019à la rue Commer= ciale,cette partie des hangars du fret de la station de l\u2019Intercolonial, à Lévis, ce qui va permelire d\u2019agrandir considérablement la-cour et de donner plus de facilité à la circulation des trains ; on est à faire actuellement aussi des améliorations considérabies dans l\u2019intérieur de la station.Nouvelles religieuses \u2014Le Rév.P.F.- X.Caisse, S.J., vient d\u2019être attaché à la résidence des Jésuites de Québec.\u2014L'\u2019œuvre des Tabernacles fondée à Québec en 1886, est venue au secours de 50 paroisses ou missions, pendant l\u2019année courante, et à fabriqué des ornements pour une valeur de $885.00.Lasouscription des membres est de 50 cents par année.Quant aux fabriques elles sont invitées à donner $1.00.Mort subite | Un épileptique nommé Cyprien Nadeau et âgé de 48 ans, qui était interné depuis environ une année à l\u2019Hôpital du Sacré Cœur, a été trouvé mort -près de son lit,hier matin.IL venait de la paroisse du Sacré Cœur, dans la Beauce.Anniversaire Lundi, 11 courant, était le 17e anniversaire du prolongement ininterrompu : du chemin de fer Intercolonial jusqu\u2019à Halifax.La dernière section à construire avait été celle des montagnes entre Amherst et Truro.En cette année là (1872), il n\u2019y avait, à Moncton, qu\u2019une seule voie d'évitement pour le fret, et chaque convoi faisait son propre garage (shanting).Aujourd\u2019hui il y a 18 milles & à été la victime d\u2019un pénible ascident.de voie ferrée dans la cour, et quatre locomotives de garage suffisent à peine au trafic.Actuellement, à Moncton, se trouvent 230 hommes employes aux convois, 180 hommes employés aux locomotives, 80 hommes employés sur la voie, et environ 600 hommes employés dans les usines.N'est-ce pas là un accroissement merveilleux ?Brules vifs Voici de nouveaux détails sur le terrible incendie quia eu lieu mardi der nier, à St-Eleuthère, comté de Kemouraska.Madame David Sirois était partie de chez elle pour aller chez une voisine par affaire laissant ses quatre enfants dont l'aîné a 5 ans, seuls à la maison.Le plus jeune des enfants est au berceau.Pendant son absence, une étincelle s\u2019é.! chappa du poële, et mit le feu à des copeaux sur le plancher ; le feu se communiqua rapidement à la maison qui fut complètement incendiée avec lesen- fants qui l\u2019habitaient.Trois des malheureuses victimes étaient couchées dans un lit entassées les unes par dessus les autres, et à demi consumées.Un fait d\u2019admirable dévouement a dû se passer pendant l'incendie, car on a trouvé le chien de la maison sur le corps des victimes, comme si, dansson admirable instinct, il avait voulu les protéger contre le feu.L'enfant qui était dans le berceau a été presque entièrement brûlé.Le révérend M.Bégin, curé de la paroisse, a refusé de faire l\u2019inhumation des victimes, avant qu\u2019une enquête soit faite sur les causes de cet horrible accident.Incendie à Stanfold Mercredi dernier le moulin Boisclair situé à Stanfold, sur la rivière Nicolet, au pont de fer, est devenu la proie des flammes.Le feu s\u2019est déclaré dans l\u2019étage supérieur vers sept heures du soir, el quand ON eu a eu counaissance il était trop tard pour en arrêter les ravages.) Moulin à scie, moulia à carder, moulin à fouler, tout a été réduit en cendres, ainsi qu\u2019une \u2018grande quantité de bois| scié, de bardeaux et d\u2019étoffe.On.a pu sauver qu\u2019une \u201c strap.\u201d une scie ronde el quelques pieces d'étoffe, On inare comment le feu à pris naissance, +> Les pertes de M.Boisclair sont.éya- luées à plus de $3,000,00 et il n\u2019avait que $300.00 d\u2019assurance.Les lueurs.de l\u2019incendie ont éclairé village pendant plusiears heures, d\u2019une distance de près de six milles.pen Nouvelles de Chicoutimi , \u2014Le fer novembre, M.Ursin Gobeil Comme il retournait chez\u2019 lui le soir en voiture, il a rencontré deux individus conduisant leurs chevaux à toute vitesse.M.Gobeil a été renversé et gravement blessé à une jambe.\u2014La semaine dernière la goëlette de M.Joseph Desgagné, de l\u2019Anse St-Jean, a été renversée par une forte bôurrasque au moment où elleallait entrer dans ce port.M.Desgagné a perdu toute sa cargaison et en outre $150 d\u2019argent.\u2014Stimulez les facultés, activez.la circulation, purifiez le sang, par l\u2019emploi de la Salsepareille d\u2019Ayer.Barge incendiée Hier matin une barge chargée d\u2019écorce a pris en feu près des battures de Beauport.Pour quelque temps, la vie des gens du bord a paru en danger,mais un remorqueur s'est porté au secours de ces pauvres gens et a tenté, mais en vain, de ramener au bassin Louise le vaisseau incemdié qui faisait de loin l\u2019effet d\u2019un brasier flottant.Le mât finit par tomber, et le vaisseau fut consumé jusqu\u2019à sa ligne de flottaison.Le remorqueur dut abandonner cette épave que la marée montante amenaitdevant la ville.Oontrebande M.C.A.Cornelier, avocat, commissaire du gouvernement fédéral, doit prendre incessamment des procédures contre plusieurs marchands épiciers en gros de celte ville pour infraction aux lois de douane.Il s\u2019agit de l\u2019importation du whisky en contrebande, qui se pratique sur une échelle considérable.e nos plus importantes maisons de gros y sont concernées pour des centaines de Accident Jeudi soir, M.T.H.Dunn a été blessé assez grièvement à la tête dans les circonstances suivantes : Pensionnaire à l\u2019hôtel St Louis, il a voulu fixer le ventilateur qui se trouve au dessus de la porte de :a chambre qu\u2019il occupe.Cette espèce de ventilateur s\u2019est défait de ses attaches et esttombs sur la tète de M.Dunn lui infligeant une blessure.Le sang coulait abondamment.M.le Dr Parke fut mandé et il constata que la blessure n\u2019était pas grave.Service civil Les examens du'service civil sont terminés à Québec.Lix-sept candidats, dont uue jeune fille, se sont présentés aux examens : 8 pour les examens préliminaires et 9 pour lesexamens d\u2019aptitude.Les examens ont été conduits par M H.Chassé avocat, en l\u2019absence de M.Ë.Rouillard, retenu chez lui par une assez grave indisposition.tDiplômes d\u2019écoles Le bureau des examinateurs de Ste Hyacinthe pour l\u2019obtention de diplômes pour les écoles à tenu sa séance trimestrielle mardi dernier.Etaient présents, le G.V.Gravel, et les abbés T.Boivin, et P.Larochelle et MM.J.Nault, Dr St-Germain et N.Gervais: Ecoles modèles \u2014 Diplôme de 1ère classe: Delles Jane Leclerc et Llévina Marcotte, de St-Guillaume d'Upton, Alméda Gautier, de Si-Liboire.Elémentaires \u2014 Diplômes de 1ère classes : Delles Gasidé \"Blanchard, Drummondviile ; Elzire Tessier, de St.Bonaventure d'Uptou ; Délia Louise Plante, St.Germaia de Grantham ; Marie-Louise Rainville, de St-Hyacin- the ; Albina Noiseux, de St=Michel de Rougemont.Incendie aux Eboulements Ou mande des Ebouiements qu\u2019à deux heures hier matin, le fen s\u2019est declaré dans le magasin de M.J.Eloi DesGagné.Les flammes poussées par un fort vent de nord, prirent bientôt ae grandes proportions et quelques minutes après la maison n\u2019était plus qu\u2019un \u2018Monceau de cendres.Quand on s'est aperçu du feu, deja les chambres \u2018a .coucher .avaisul éle envahies par les flammes, et ce n\u2019est qu\u2019avec beaucoup de peine qu\u2019on parvint à sauver les membres de la famille Gagné.Pendant quelque temps on a craint que le village seraitincendie, mais le vent soufllait du nord et les flammes se dirigèrent d\u2019un autre côté, ce qui enraya le danger dout était menacé le village.Les.pertes sont d\u2019une quarantaine de mille piastres et les assurances sont à peu près de $9,000, Nouvelles diverses On mande de St-Eleuthère, comté de Kamouraska, que quatre enfants ont été biûlés à mort mardi dernier.\u2014M.J.T.Ross dit que les chiffres qui ont été publiés au sujet des mountauts qu'il a versés aux parents de feu .l\u2019hon.John Ross, ne sont pas tout à fait exacts.Bien n\u2019a encore été fait quant aux legs aux institutions de charité.\u2014 De grandes scieries\u2019 vont\u2019 être construites à St.- Raymoui.Cette paroisse est très florissante.Elle possède un aqueduc, plusieurs manufactures, le téléphone, dé grandes briqueteries, et bientôt elle aura la lumière électrique.La Société Ecclésiastique Saint- Joseph La Semaine Religieuse dit que d\u2019après le rapport de son secrétaire-trésorier, la société ecclésiastique Sant-Joseph compte 300 membres, dont 27 touchent une pension qui représente un montant collectif de $3,720.00.Le maximum de chaque pension accordée, est de $200.00; et le minimun, de $80.00.Les recettes, pendant l\u2019année terminée au ler octobre 1889, ont été de $8,409.89, et les dépenses de $8,399.89.Le capital de la Société est actuellement de $12,994.00, représenté par des placements qui s'élèvent à pius de$15,000.00.La Société n\u2019a pas de dettes passives.Comme ce rapport en fait foi, le capie tal de la société augmente tous les ans, et tout fait ospérer qu\u2019il sera, avant, longtemps,assez élevé pour voter à tous les-pensionnaires une somme suffisante milliers de piastres.Des enquêtes seront faites à ce sujet.: pour leur permettre de mener un genre de'vie conforme à leur position.Concours d\u2019Artillerie Voici le résultat officiel du concours de tir des batteries de campagne de la Puissance qui a eu lieu cet été à Kingston : _ Québec.cosresereerasnensas, 220 Otlawa.socsevsocionsacsas 217 GANANOQUE.ccvvervennnrens 179 Guelph No.1.c.ce.217 Guelph No.2 .\u2026.\u2026.\u2026.185 LoOndOB .\u2026.200 Kingston.\u2026.\u2026.\u2026.190 Durham .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.165 TOFONLO.ccvoscocoiecs soc sa senc 00 171 Montréal.171 Newecastle.vesevese serene 131 Winnipeg .\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.a.145 Canal Welland.189 = Richmond.134 Shefford.vaosssusesessenc00e 180 Hamilton .\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.ee 218 Des tours ! Des tours La construction de la tonr Eiffel, 3 Paris, a excité et même surmené ,le cers veau des inventeurs, ingénieurs des Etats-Unis, qui veulent, pour l\u2019Exposition de 1892 faire quelque chose de prodigieux qui dépassera la tour de Paris.Une plus grande hauteur est le seul point visé, avec un nouvel arrangement dans la construction.Un génie de Chicago propose nne arche immense partant de North Side, passant au dessus de la ville et aboutissant sur le terrain de l\u2019Exposition.Sur cette arche seraient des chemins pourgles voitures, les piétons, des rails pour des chars électriques.La construction serait peinte en couleurs reproduisant l\u2019arc en ciel et serait ainsi agréable à l\u2019œil.\u201c Un autre projet est de construire une tour de 650 pieds plus haut que celle d'Eiffel, et assez solide pour permettre l\u2019établissement dans l\u2019intérieur de routes pour les voitures et piétons.Certes le projet est gigautesque, mais supposons que ce chemin sinueux dans la tour qui devra êcre parfait, être libre a lous les vents, soit balayé par un de -ces cyclones, qui ne sont pas rares dans ce pays, que deviendront les brillants équipages et leurs occupants, la fleur des pois.de l'aristocratie de Chicago, que deviendra le modeste piéton ?Rien que d'y penser, l\u2019on frissonite à l\u2019idée d\u2019une aussi terrible catistrophe.Un projet plus sage est celui qui-vise à élever une tour de quatre étages, dont chacun représenterait respectivement un \u2026 les quatre siècles qui se sont écoulés depuis la découverte de l\u2019Amérique par Christophe Colomb.L'idée est de Mme L Roosevelt Tucker, de Chicago, mère de l\u2019éminente vocaliste et auteur, la comtesse Blanche Tucker Machetta d'Algérie.La pêche au maquereau \u201c Lespêcheurs de la Nouvellè-Ecosse étaient fort réjouis.vendredi, par l\u2019ap= parition d\u2019un grand banc de maquereaux le long de la core & Halifax.Dans cette journée, il en a été pris 1500 barils à l\u2019entrée du hâvre de Halifax, et 500 barils à Arichat.Il était temps que la pêche fût bonne, car on rapporte que certains pêcheurs de la côte de Halifax ont été jusqu\u2019à passer plusieurs jours sans manger, tant la misère était devenue grande.Nouvelle industrie Un contrat a été signé, cette semaine, pour la construction prochaine d\u2019un grand moulin à farive, à St-Raymond.Cette paroisse progresse rapidement, elle a maintenant plusieurs manufactures, un excellent pouvoir d\u2019eau, le téléphone et bienlôt elle sera éclairée à la lumière électrique.En avant le progrès.Nouvelle voie ferrée Le chemin de fur entre Drummond et Nicolet sera livré à la circulation dans quelques semaines.Il passe sur une longueur de 14 milles daus de riches forêts.Il a trois ponts en fer et en acier, et celui de St-Léonard a 800 pieds de long sur 80 de large.Distinction honorifique Nous sommes heureux d\u2019apprendre que M.Ovide Fréchette, consul du Chili, et vice-consul d\u2019Espagne, vient d\u2019être mommé chevalier de l\u2019ordre distingué d\u2019Isabelle la catholique.C\u2019est un honneur insigne que M.Fréchette a très bien mérité par les services nombreux qu\u2019il a rendus au gouvernement d\u2019Espagne depuis qu\u2019il est entré au consulat.Nous le félicitons chaleureusement de cette haute distinction. Incendie à Ste-Marguerite Dans la nuit de dimanche à lundi dernier, le feù a détruit la grange d\u2019un cultivateur de Ste-Marguerite.Cette grange était louée et son locataire y avait 12 à 15 voyages de fown et une couple de voyages de grain.Ou ne connaît pas l'origine de ce feu étrange ; mais les commentaires vont leur train, alleudu que cette grange était isolée.Vente du chemin de fer des Laurentides D) est rumeur que le chemin de fer des Basses Laurentides : été vendu au Northern Pacifique pour la somme de $70,000 plus les frais encourus l'été dernier, ce qui fait plus que $100,000.Convulsions Toute convulsion est arrêtée gratui- temeut par le Grand Restaurateur des |- nerfs du Docteur Kdine.Aucune convulsion après le premier jour d\u2019usage, \u2018Cures merveilleuses.Le traitement et une bouteille de $2:$0 pour essais, seront envoyés gratuitement aux personnes souffrant de consulsion.Adressez au Dr Kline, 931, rue Arch, Phila.Pa, Mgr Labelle \u2018Par son titre de protonotaire apostolique ad instar participentium, Mar\u2019 Labelle se trouve agrégé à la famille pontificale.Les prélats participants qui composent, à Rome même, le collège des protonotaires ne sont-qu\u2019au nombre de sept, et ils ont rang, avec les autres protonotaires ad instar, aussitôt après les évêques assistants au trône pontifical.' Bonne paie Nous attirons l\u2019attention de nos lecteurs sur annonce de M.W.H.Robertson, qu\u2019on trouvera dans ce numéro.Ceux qui cherchent un emploi honorable devront la lire eux-mêmes.Naufrage désastreux La goélette Marie Ste-Groix, capt Pel-; letier, es naufragée hier à Islet.L'é .quipage et la cargaison, valant $2,000, -ont été perdus.La cargaison appartenait aux cultivateurs et marchands de Saint-Roch.: Changement d\u2019heures Les changements sur le chemin de fer Intercolonial ont pris effet hier, et à l'avenir, les trains partiront de Lévis et y arriveront comme suit =\u2018 Le convoi de vitesse direct : depart, 230- hrs.p.m., arrivée, 1,10 p.m.; le convoi local de Lévis à Rivière du Loup, dé- art, 8.brs a.m.arrivée 2,15 hrs p.m.; e convoi du marché, départ 6, hrs, p.m.: arrivé, 5,00 hrs a.m.; le convoi du fret, (way freight) départ, 9.30 hrs a.m, arni- ; vée, 6:38 hrs.p.m.à Les heures de l\u2019arrivée et du départ des trains du Grand Tronc restent les\u2018 mêmes.Le seul changement qu\u2019il y a, c\u2019est que l\u2019express de Montréal qui part le luudi midi, partira dorénavant le dimanche midi, à l\u2019arrivée du convoi de vitesse direct.Service des signaux Le lieutenant Gordon, de la marine royale, commandant du service de pro= tection des pêcheries, a reçu instruction de se rendre 3 Washington pour donner son témoignage sur le service des si goaux dont les navires de pêche ont Desoin en mer, devant le comité chargé |- par la conférence maritime internationale d\u2019étudier cette question.Hier, le vice-amiral Sir George Nares, délégué anglais à la conférence et président de ce comité, a télégraphié à l\u2019hon.M.Tupper pour lui demander d\u2019envoyer un officièr.Le ministre a aussi donné ins- .truction à l\u2019agent de son ministère de transmettre immédiatementà Washington des spécimens des instruments employés comme signaux par les navires de pêche canadi2ns.Aux sourds Une personne guérie de surdité et de bruits daus la tête après 23 années, enverra une description de sa maladie .GRATIS à toute personne qui en fera l\u2019application à Nicholson, 177 rue McDougal, New York.Québec, 16 février 1889.893 Nouvelles de Fraserville \u2014Nos principaux citoyens se sont prononcés contre le règlement adopté par le conseil de ville pourvoyant à une A ae JOURNAL DES CAMPAGNES feu, qui a en conséquence, été retiré.\u2014Les travaux sont repris comme de plus belle sur l\u2019embranchement St-Fran- çois du chemin de fer Témiscouata ; 100 hommes sort actuellement employés à le niveler.\u2014L\u2019été dernier, on a renouvelé les lisses du chemin de fer Intercolonial, sur une longueur de 40 milles dans la vallée de la Métapédia, et sur une longueur de 2 milles, entre Saint-Valier et Saint- François\u2014\u201d79 milles de la voie du Témiscouata ont été ballestés l\u2019été dernier, et elle est assez solide maintenant, pour qu\u2019un convoi puisse y faire le trajet de 81 milles, en 2.30 hrs.\u2014Trois milles pieds d'abris contre la neige ont aussi été élevés sur la même voie ferrée et il en reste encore 700 pds.à construire.\u2014Mardi, le 12 du courant, dans la salle d\u2019audience du Palais de Justice de cette ville, les demoiselles, dont les noms suivent, ont subi avec succès, leur examen pour obtenir leur diplôme élémentaire : Melle Florida Langlais et M rie Moreau de Cacouna ; Marie Béru- Dubé de l\u2019Isle bé de St Pascal, et Azilda Vertequi le contrat a été accordé pour la \u2018construction du pont en acier à la station, a commencé les travaux.M.Millar emploi un nouveau système pour la construction de ce pont.11 faÿt venir tout son fer ou acier, ici, ce qui lui exempte de payer 1£c de droit, et le prépare ensuite, ici, avec des outils Spéciauxfes travaux sont commencés depuis \u2018une quinzaine de jours.Ce pont aura 350 pds de long ; trois \u2018arches, et coutera de $26,000 à $30,000.Avis'à nos lecteurs est l\u2019almanach édité par notre -confrère du Rosier de Harie, ce petit bijou a 200 pages de texte et de nombreuses illustrations du meilleur goût indépendamment de tous les renseignements les pus com | plets du calendrier, il donne \u2018des études agricoles, scéentifiques et littéraires, des notions sur l\u2019'administratéon des postes.\u2018et des télégraphes, la caisse d'Epargne, etc., le Gouvernement de l\u2019Eglise uni- verseile, l\u2019Etat du Clergé français, Chapitre de Saint-Denis, etc .des histoires, biographies, nouvelles récréatives.Pour recevoir franco cet almanach, il suffit d\u2019envoyer 0.fr.50 en timbres-| postes au directeur du Rosier de Marie, rue de l\u2019Abbé-Grégoire, 37, Paris.Une importante remise est faite à MM.les libraires.Curieux phénomène Un phénomène assez curieux et fort rare, paraît-il, a été observé récemment à l\u2019Hôtel Dieu de Paris.C\u2019est une femme qui jouit de la faculté singulière, de voir différemment de chacun de ses yeux.Pendant que l\u2019un regarde un objet dans une direction, le second peut en voir un autre d\u2019un autre côté.L\u2019un des deux peut également rester fixe pendant que l'autre continue à être mobile.\u2014Le Rénovateur des Cheveux de Hall est recommandé officiellement et sans réserve, par l\u2019essayeur de l\u2019état de Massachusetts.En diffamation M.Treflé Berthiaume, propriétaire de la Minerve et de la Presse, à intenté une action pour $16,000 de dommages contre l\u2019Electeur de Québec.Trouvaille at cimetière Saint- Charles Oa démolit en ce moment l\u2019ancienne résidence de la famille Panet, qui se trou ve dans le cimetière Saint Charles.M.Pierre Dignard, qui est chargé des travaux, a trouvé lundi dans une pierre de l\u2019édifice creusée à cette fin, une plaque de plomb sur un côté de laquelle est grayé le psaume 126.11 yest dit aussi que cette maison a été bénite le 12 octobre 1830, par le révérend Charles F.Casault, prétre, et que cette pierre à été posée par Mme Luce Casgrain, épouse de Philippe Panet, le propriétaire.Sur l\u2019autre côté, l\u2019on voit que cette maison a nouvelle organisation de la brigade du été bâtie par François Fortier et Michel Patry.\u2019 IT \u2014M.Millar, ingénieur de Montréal, à : Le plus joli, le plus utile des aima- | nachs pour l\u2019année 1890, celui que nous.engageons nos lecteurs à se pourvoir, .1.Québec, 9 mai 1889, Imposteur Il y a actuellement 3 New Haven un individu qui se dit Français et délégué de Son Eminence le cardinal Taschereau dans le but de donner des conférences au profit des victimes du dernier désastre de Québec.Il est, en outre, parait-il, habile dans l\u2019art da guérir, et il ne s'attaque qu'aux affections chroniques.Trouvaille artistique Un vieux tableau enfumé, percé et échancré, représentant Saint David, archevêque de Bourges, a été porté chez M.Beullac pour être restauré.Cette toile a été exposée depuis un temps immémorial au-dessus du maître- autel de l\u2019église de Saint David d\u2019Yamaska.Les artistes de la maison Beullac ont décenvert que le tableau était un original de Philippe de Champagne et qu\u2019il avait été donné à l\u2019église par la duchesse d'Orléans, mère du Régent.Inutile de dire que la valeur artistique est des plus considérables.Pilules d\u2019Holloway Quand la température incléments entrave l\u2019action de la peau, un altérant moyen .d'autres canaux.\u2018 Les Pilules d\u2019Holloway peuvnt être confidentiellement recommandées comme les moyens les plus faciles, les plus sûrs, d\u2019atteindre \u2018cette fin désirable sans affaiblir les plus délicats, ni incommoder les plus faibles.Quand après avoir eu des frissons ou après avoir respiré l\u2019air impur, le sang devient impur et les sécrétions viciées, ces Pilules présentent des moyens prompts et efficaces de guérison.Par ce procédé salutaire la maladie s'arrête à son début, les douleurs et les ennuis sont détournés, et les structures nerveuses sont.à l\u2019abri de tous les effets déprimants de la maladie.Avis aux mères Le \u201c syrop calmant de Mme Wiunslow devrait toujours Stre employé pour la dentition des enfauts.Il calme l'enfant, adoucit les gencives, apaise tou'ss les doûleurs, guérit la Colique, el est le meilleur reméde pour la diarrhée.Vingt £iny vents la bouteille , .266 tes Ob RECEVRA à ce bureau jusqu\u2019à LUNDI le 9 DECEMBRE, des soumissions cachetées, adressées au soussigre avec la suscription \u2018* Soumi-sion pour le bureau de poste, etc, de Fraserville, P.Q.,\u2019 pour la construction d\u2019un bureau de poste, etc, à Fraserville, Québec, On pourra voir le devis au département des travaux publics, à Ottawa, ainsi qu\u2019au bureau de A.R.McDonald, Ecr., bureau du chemin de fer Intercolonial, à la Rivière-du-Loup, P.Q., à pariir de lundi le 18 novembre.On ne prendra en considération que les soumissions faites sur les formules imprimées que l\u2019on fournira et signées de la main des soumissionnaires, Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque de banque accepté, égal à cing pour cent du montant qui y est inscrit, et payable à l\u2019ordre de l\u2019Honorable Ministre des \u2018lravaux Publics.Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire refuse de signer le contrat après notification, ou s il ne le remplit pas intégralement ; il sera remis si la soumission n\u2019est pas acceptée.| Le département ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, .A.GOBEIL, Secrétaire.Département des Travaux Publics, | Ottawa, 8 novembre 1889.Québec, 20 novembre 1889.\u20146fs 1098 A vendre.UIT BEAUX EMPLACEMENTS dans la plus belle partie du village de Saint-Jean Deschaillons, dont deux mesurent un demi-arpent de front sur quatre-vingt pieds de profandeur, et les autres cinquante pieds sur un demi-arpent.Les deux premiers se trouvent bornés par le chemin royal et font le coin de la rue.Ce serait un endroit uperbe pour y bâtir un grand magasin.L'église est à proxim Ces emplacements seront vendus ou concédés en tout temps d\u2019ici au premier de juin prochain.Le prix variera, suivant les conditions du marché depuis deux cent cinquante à trois cent piastres.La paroisse de St-Jean Deschaillons donne beaucoup d'argent, vû qu\u2019il y a des briqueteries et qu\u2019il s\u2019y fait un grand commerce de bois et et d\u2019écorce.S\u2019adresser à F.X.DESROSIER, St-Jean Deschaillons, Québec,r2 avril.1888 767 est requis pour compenser le corps au\u2019 Arrêtées Gratis Succès merveilleux (ITLL a Par le GRAND RESTAURATEUR DES NERFS du célébre Dr KLINE, pour les MALADIES DU CERVEAU ET DES NrRFs, Le seul remède sir pour les a\u201dections nerveuses, les convulsions, l\u2019épilepsie, ete.INFAILLIBLE s'il est pris suivant les directions.Aucune convulsion après le Premier jour d'emploi, Le traitement et une bouteille la $2.00 sont envoyés gratuite nent aux malades, pourvu qu\u2019ils paient le prix de l\u2019express lors de la réception, Envoyez les noms, le bureau de poste et l'adresse de l\u2019express au D& KLINE, 931 RUE ARCH, PHILADELPHIE, PA.Voir les Droguites.DÉFIEZ-VOUS DES CONTREFAÇONS.Québec, 4 octobre 1889\u2014Ian2fps.1053 BONNE PAIE OUS avons besoins d'hommes, de femmes, de jeunes filles et de jeunes garçons dans chaque ville, village et faubourg du Canada, pour prendre charge d\u2019un emploi payant et parfaitement honorable.R&-1l ne coûte rien pour en faire l'essai, Demandez une circulaire illustrée, Adressez, W.H.Robertson, Peterborough, Ont.Québec, 21 Novembre 1889\u20143m 1100 GERVAIS & HUDON IMPORTATEURS D\u2019INSTRUMENTS DE MUSIQUE DE FRANCE, D'ALLEMAGNE ET DES ETATS UNIS, Aussi : Instruments de fabriques canadiennes, TELS QUE LES CÉLÈIMWES PIANOS : HEINTZMAN & CIE, WM.BELL & CIE, MASON & RISCH, DOMINION & CIE, Etc.ORGUES ET HARMONIUMS WILLIAM BELL & CIE, DOMINION & CIE, THOMAS & CIE, SCHIEDMAYER, Erc, Er Les dernières publications musicales reçues chaque se maine.MACHINES A COUDRE : New Williams, et Davis, 2 entrai nement vertical.AUSSI : OFFRES DE SURETE (Sates)l VITRINES (Show Cases) 19, Rue St.Joseph, St.Roch, Québec.TÉLEPHONE : Boîte 278 Québec, 16 janvier 1889\u20141 an 924 Aux nouveaux Abonnés ! CONDITION : $1.00-pourune-§1.00 PIASTRE VOUS RECEVREZ LE Journal des Campagnes PENDANT DOUZE MOIS Aiusi que TroIS VOLUMES mention.nés plus bas qui sont d\u2019une très grande utilité.Ne.manquez pas de vous abonner au Journal des Campagnes qui 8e publie tous lea JEUDIS, contenant 16 pages de matière à lire En outre, nous donnons comme prime aux nouveaux abonnés TROIS MA -: 1[FIQUES VOLUMES consistant en : LE PRTIT MOIS DU SAORÉ-CŒUR, LE REOUEIL DES RECETTES ET LE MÉDEOIN A LA MAISON, LE TRAITÉ SUR LE CHEVAL ET SES MALADIES S'ADRESSER A ELZEAR BEDARD, AGENT du Journal des Campagnes, No 9, RUE BUADE, QUEBEC wes Seul autorisé à donner les cadeaux. 12 JOURNAL DES CAMPAGNES \u2019 so ASS LA VIGHEUR DES CRÉVEU | DAY IY (Ayer\u2019s Hair Vigor.) rend le brillant ot In fratcuour de an doués -QUX Cheveux gris où fletels, en mdm tei, ~ qu'elle leur donne une riche comeur chi.ounvir foncé, ainst qu'on le desire.Len veu servant où peut donneraux cheveux Llondsvu roux, Wie Leinto foncée, les reudre pius cjius, et presque toujours guérir la calvitie.Elle arrête lu chûto des cheveux, stimule ct rend lu vigueur à une croissance faiblo et malulive.Ille ompèche et guérit les crofites et 1a teigne, ainsi quo toutes les maladies du cuir chevelu.Comme article do Toilette pour Dames, la VIGUEUR est sans pareille , elle ue contient ni huile ni teinture, ello rend la chevelure douce, brillante, et soyeuse, tout cn l\u2019impréguant d'uu parfum suave ed permanent.TH.C.P.BRICHER éerit de Kirby, 0.,2 Juillet, 1882: * L'automne dernier mes cheveux commencèrent À tomber, cL dans un cour ogpace de temps je devins presque chauve.d'essiuyai lu VIGUEUR DES CHSVEUX AYER, etuvant que le premier fincon fût fini, In châte des chesveux s'arrêta, et une nouvelle crite commengu à pousser, Maintenaut ma tête est couverte d'une chevoluro abondante ct vigoureuso.\u201d\u201d d.W.Bowrx, Propriétaire du Medrthur {Ohto) Fuquirer, dit: \u201cLa VIQUEUR DES + CHEVEUX D°'AVER est une excellente pré- parution pour les cheveux.J'en parie par experience.Ello développe une nouvells cr risatiee «ie chevoux doux ot soyeux.Lu Vs SR eat aussi un remède sûr pour Ila eign.M.Avers FainsAsnx, le chef de In cé- do +\" inaillo Futrbelien,* Vocalistes Écosats, cit ls Boston, Meus., 6 Février, 1660 : Deu ge res cheveux ont commencé rian vie mee sors de ln VIGLEUR DES es tax un, je afusi pu conserver Uasiapirtroues dis joNnesSe \u2014 Une chose véri- tallentert (8 apecteute cour leus cens d'ésbut otetges de pariaie cu publie MM AS PRESCOOT, écrivent Je Elm rt, New 1 rte ane, déast, VA Avri: Veau het 1i a AA us San irenr je pérdis vel Le seelidreis- Iv mata Sean Cliente, suit vee Uae seabed! web Vedra wedi or sae a Mori V thee GEOISS vs let cu, Pel 100 entiers GISIL ee Le dle el evens MASSE Tuctis VIONTEN Gn eat Gi Prntssut, devinrent : i PEs ete qu'avant la chu.de : ire nt be con de i VIGUSN Ie rude 36 par sent 9 6 0 dors do temps En teurs const ic tuiletie,\u201d ! Nous avons des c ntaines Go sont testations sur l'officncis - ete tu - et - CHEVTUS SAVER neste dpe.oo vaineri les plus inerédules.PREPARE Pan Dv.d.C.Ayer& Co.Lowell, Mac Vendue par tous lea Droguistes, Avis.LE \u2018\u201c JOURNAL DES CAMPAGNES \u201d EST EN VENTE CHEZ M.ALFRED LANOTUT, No.67, Rue du Mancué, SHERBROOKE.Echos & Nouvelles Primes La corporation offrira trois primes our les meilleurs plans du uouvel ôtel-de-Ville.Les primes offertes seront de $1,500, 1,000 et $500.Eboulis sur les bords de la rivière Yamaska Nous avons déjà parlé d\u2019un éboulis sur les bords \u2018de la rivière Yamaska, Voici les détails que transmet la victime même de l\u2019accident, M.Louis Théroux : Vers trois heures, nous entendimes un bruit semblable à un tremblement de terre et ma maison fat ébranlée sur ses fondations.Je regardai tout près de ma maison, s'éloigner vers la riviere.C\u2019est alors que j'ai compris que c\u2019était un éboulis.À ce moment, ma famille était sorti.Je vois glisser une partie de ma terre, 3 arpents sur 5 de long, qui s\u2019est séparée à 10 pieds de ma maison, et allée se placer juste au milieu de la rivière.Sur cette partie de terre se trouvaient de gros ormes, trembles, cenelliers, pruniers, pommiers et autres arbres fruitiers.Le tout est resté debout,mais se trouve maintenant au milieu de la rivière.Get éboulis est d\u2019une profondeur irrégulière de vingt à vingt-cinq pieds.Dimanche après la messe et toute l\u2019après-midi un nombre considérable de personnes est venu visiter la place.\u201d Les habitants voisins, et surtout M.Théroux dont la maison est si proche, craignent un autre éboulis et plusieurs ont jugé à propos de changer de demeure.Eglise St-Sauveur Les citoyens de cette populeuse pu- roisse pourront admirer bientôt les toiles intes pour leur église par l'artiste Jharles Huot, notre compatriote.M.J.A.Guérard, entrepreneur menuisier, a été chargé de l'installation de ces toiles.Les funérailles du rév, M.Bernier Les funérailles du Révd.C.F.O.Bernier, du séminaire de Rimouski, dont nous avons annoncé la mort prématurée arrivée a I'lle Verte, le 6 courant, ont eu lieu à Fraserville (sa place natale), samedi le Y courant, au milieu d'un concours immense de parents et d\u2019amis venus des comtés de Témiscouata et Rimouski.Le corps arrivé à la Rivière du Loup vendredi soir, fut exposé dans la chapelle souterraine pour la nuit, une foule considérable s\u2019était rendue à la station à la rencontre de la dépouille mortelle, afin de prouver leurs sympathie à Ja famille en deuil.M.le chanoine Vézina, curé des T'rois- Pistoles, fit la levée du corps.Le Rév.E.P.Chouinard, vicaire a l\u2019Ile Verte et confrère de classe du regretté défunt, officiait avec les Révs MM.Levasseur, vicaire à Fraserville, et Ouellet, vicaire aux Trois-Pistoles,comme diacre et sous- diacre, M.le chanoine Langis, curé à l\u2019Ile Verte, présidait à l\u2019absoute.Au chœur on remarquait : MM.les chanoines Rouleau, de Matane, Saucier, curé de Ste-Anne, Pointe-au.Pére ; Fournier, de St-Arséne, Bernier, de St-Epiphane, les Révs MM.Blais, curé de la Rivière-du- Loup ; Leclerc, vicaire, P.Sylvain, supérieur du séminaire de Rimouski ; Ber nier, de St-Modeste : Dumais, de St- Hubert, Frs.Pelletier, vicaire à la cathédrale de Rimonski et l\u2019abbé E.Gauvreau, suus-secrétaire de Mgr de Rimouski.Dans la nef, on voyait M.le Dr Grandbois, M.P., G.H.Deschêne, iM.P.P, N.G.Pelletier, écr., maire de Fraserville, A.R.McDonald, surintendant de l\u2019I.C.P., Eizéar Pelletier, écr., J.A.Roy N.P., MM.les avocats Taché, Damours, Dumais, Pouliot, Dionne, Rioux et un grand nombre d\u2019autres citoyens dont les noms nous échappent.Le corps a été dépocé dans l\u2019église vis- à-vis l'autel St-Joseph.R.LP.Au penitentier de St-Vincent de Paul Donald Morrison, le meurtrier.de Més= gautic, incarcéré au pénitencier de Saint Vincent de Paul, sembie s'être ré signé à sou sort.: Il est silencieux, peusif et fuit son ouvrage consciencieusement, en observant les règlements à la lettre.** Je fais tout ce que je peux, dit-il, pour diminuer ma sentence,\u201d et s\u2019adressant au surintendent Ouimet : \u2018 Je veux que vous m\u2019avertissiez si j'unfreins en quelque sorte les règlements.Sa jambe Je fait encore quelque peu souffrir, mais sa sante est très bonne.La semaine dernière, le major Mc- Auley et plusieurs amis de Mégantic sont sont allés lui rendre visite.IL à été content de la visite de ses amis.Une seul fois il a paru très ému, quand il a demandé des nouvelles de son père et de sa mère.Morrison a êté placé au vestiaire, où il travaille avec les prisonniers Chandler et Hall.La finde Boulanger On annonce le départ pour l\u2019Europe, aujourd\u2019hui, par le City of New-York, de M.Alexander Comstock, agent dramatique, chargé d\u2019une entreprise délicate.M.Comstock va directement à l\u2019île de Jersey pour voir le général Boulanger, et lui proposer, pendant qu\u2019il est sans ouvrage, de faire un petit tour en Amérique.Il s\u2019agit d\u2019exhiber le brave général par les villes, les villages et les foires des Etats-Unis, moyennant un salaire royal qui remplacera avantageusement le budget des beaux jours, non compris la table et le logement, et le reste.La tâche du général consistera à débiter un boniment quelconque, en grand uniforme.Le sujet des lectures sera laissé à sa direction.M.Gomstock, à qui on a demandé de quoi parlerait l\u2019orateur à répondu : \u2018\u201c Mais.de ce qu'il aimera le mieux, de lui probablement\u201d Peu importe, du reste ; le bon public payera, pour voir parader devant lui I\u2019homme sur qui ont été fixés les yeux des deux sexes en Europe pendant près de deux ans ; quoi qu\u2019il dise, il aura un succès colossal, comme en France où il n'avait .même pas besoin de parler, au contraire, et comme en France aussi il fera des recettes monstres.Ajoutez à cela une mise en scène soignée, une tente de cirque, comme Barnum, avec un cheval \u2018 noir peint à fresque sur l'enseigne, et l\u2019orchestre de Gilmore jouant : \u201c En revenant de r\u2019vue \u201d avant et après la représentation.En avant la musique ?Agents demandés Nous avons reçu communication de D.H.Patty, pépiniériste.de Genève, N.Y.qui demande des agents pour vendre des graines.Nous avertissons ceux qui désirent essayer ce genre d\u2019aftaires d\u2019en écrire à M.Patty immédiatement.Adressez à D.H.Patty, Geneva, N.Y.Québec, 7 novembre 1889\u2014Im 1087 Les salaires du bureau de poste Des pétitions ont été reçues par le maître général des postes, de la part d\u2019un grand nombre d'employés des bureaux de poste, demandant que leurs appointements soient augmentés.M.T.P.French, inspecteur dOttawa, a approuvé les requêtes des employés de sa division.L\u2019honorable M.Haggart, appelé à se prononcer sur cette question, a dit que es arrangements qu\u2019il avait proposés, étaient de réduire les salaires des employés de-$200 ou $300.Les employés sont environ 300.Lis ont fait ressortir l\u2019insuffisauce de leur paie, surtout pour ceux qui ont de la famille.Ils sont exposés chaque jour à des accidents sur les chars et ils ont suggéré l'idée de former une assurance, sous le contrôle du gouvernement, qui assurerait aux familles de ceux qui seraient tués, une somme de $1,000.Ils ont proposé qu\u2019une contribution de $6 soit prélevée à cet effet sur les salaires des employés de première classe, $5 sur\u2019 ceux de seconde et $4 sur ceux des employés de troisième.Nouvelle manière de servir le thé dans un salon Une dame de Montréal, a un five o'clock tea donné lundi dernier, a adopté le nouveau système en vigueur à New- York pour servir le breuvage de rigueur en cette occasion.Elle s\u2019assied devant une crédence, ouvre une Cassette et en tire une boule d\u2019or de la grosseur d\u2019une noix longue.Cette boule, qui est percée d\u2019une infinité de petits trous, s'ouvre en deux sur une charnière.La dame de céans\u2018 bourre l'intérieur de la boule de feuilles de thé sèches, puis elle la renferme.La boule s'attache ensuite à une chaioette d\u2019ur aggraffée soit à une bague ou à un bracelet au bras de la dame.Celle-ci distribue à ses amies des tasses remplies d\u2019eau bouillante et y plonge la boule d\u2019or.En quelque: iustants l'eau change de couleur aun contact du thé.La boule est retirée lorsque le breuvage a atteint\u2019 la force voulue.Ce nouveau système de servir le thé dans un salon a beaucoup amusé les invités.Toux et rhumes chroniques Et toutes les maladies de la gorge et des Poumons peuvent être guéries par l\u2019usage de l\u2019Emulsion Scott, qui contient les vertus curatives de l\u2019Huile de Foie de Morue et des Hypophosphites dans toute leur force.Voyez ce que W.S.Muer, M.D., L.R.G.'L,, etc, ae Truro, N.-E, dit: \u201c* Après trois ans d'expérience, je considère l\u2019Emulsion Scott comme une des meilleures sur le marché.Elle est excellente dans les affections de la gorge.\u201d Vendue par tous les Droguistes, à 50 cts et 81.00 Le mur du palais de justice Le mur entourant le palais de justice de Québec vient d\u2019être terminé par un vêtement en granit venant des Carrières Meguick du lac St-Jean.Deux immense blocs de cette pierre ont aussi été placés comme piliers de barrières à l\u2019entrée de la cour sur la rue des Jardins.Une fois polie, cette pierre ressemble complèlement au granit Aberdeen, dont sont faites les colonnes de l\u2019entrée principale du palais législatif.Trois milles à pied en 20 minutes 11 y a quelques joûrs un garçon de 14 ans,employé comme messageraa bureau des télégraphistes de Hadlow, a parcouru la distance qui sépare ce bureau de la gare du Grand-Tronc, aller et retour, soit 3 milles, en vingt minutes.Il y avait gageure d\u2019une piastre à ce sujet.\" \u2014 Une famille éprouvée M.Thomas Magnan, forgeron, demeurant rue de la Reirre, à Saint-Roch, a été bien cruellement éprouvé depuis ~ \\ quelque temps.Dans I'espace de quatorze mois la mort a enlevé à son affection son épouse, un fils, et deux jeunes filles à la fleur de l\u2019âge.Petite chronique \u2014On rapporle qu'à Bridgeport, Connecticut, plusieurs fillettes ont été atteinte de la tiphtérie, après avoir mastiqué de la gomme que venait de wâcher une de leurs compagnes qui la leur avait passée en disant qu@-lle se sentait indisposée.Deux d\u2019entre elles seraient mortes La banque de Montréal La banque de Montréal vient de publier son rapport du semestre arrêtant au 31 octobre.Les profits de cette banque, pendant le semestre après avoir déduit les frais d'administration et mis une somme suffisante pour couvrir les dettes mauvaises et douteuses, sont de de $705,707.55.C'est là un magnifique résultat.La banque paiera un dividende de 5 pour cent au ter décembre 1889.Le Notre Père au XIe Siècle L\u2019oraison domicale qui se récitait en France à la fin du onzième siècle était ainsi conçue : \u2019 ** Sire Pere, qui es ès cieux, saintefiez \u2018\u2018 soit li tuens nons, auigne li tuens \u201c regnes, soit faite ta volunté, si comme \u201c ele est faite el ciel, si soit ele faite en *\u2018 terre.Nostre pain de cascun jour nos \u201c* dane hui, et pardone nos nos meflais \u2018si come nos pardonons à sos qui \u201c meffait nos ont.Sire ne soffre que \u201c nos soions tempté par mauuesse \u201c temptation, mes, sire, delivre nos de \u201c mal.Ua lit à la fin du Psautier que Guillaume le Conguérant fit traduire pour les Anglais, ce Pater qui peut servir d\u2019échantillon :pour le dialecte normand : \u2018 Li nostre Père iès es ciels, sainteflez \u201c* seit li tuens nums - avienge il tuens ** regnes scit la tue voluntet, si cum en \u201c ciel eten terre.Et nostra pain coti- \u201cdiam dun a noz oi, et perdune a nus \u201cles noz, detes, eissi cum nus pardu- \u2018 muns}a nos deturs ; ne nus meino en \u2018 temtatium, mais delivre nus de mal, \u201c amên.Pour empêcher la neige de botter Pour empêcher la neige de fermer des boulettes sous les pieds des chevaux, ayez soin de bien nettoyez le sabot, puis au moment de sortir dans un temps de neige frottez le avec du savon.Ce procédé.très simple pourra empêcher votre cheval de glisser et lui permettra de vogager avec Yeaucoup moins de fatigue.Un désastre a Alton Un accident désastreux s\u2019est produit à Alton, Ontario, mercredi matin.A 3.30 heures, pendant gue tout le monde était plongé dans le sommeil, la digue du moulin McClellan s'est rompue.Cette digue était située à un mille environ du village.La rupture de cette digue a ens trainé la ruine de trois ou quatre autres chaussées, au dessous ; le village a été inonde d\u2019une manière terrible et le matin, un grand nombre d\u2019édifices offraient le spectacle d\u2019un amas de ruines.La fonderie Dick bien que construite en pierres, estcomplètement démolie.Les époux Harris, deux vieillards ont été emportés par le torrent, avec leur maison, On n\u2019a pas encore retrouvé le corps de madame Harris, mais celui de son mari a été trouvé un peu au dessous de l\u2019emplacement de leur maison.Le pont du chemin de fer canadien du Pacifique, embranchement de Credit Valley, a été emporié, mais les trains ont été prévenus à temps.| On calcule que les pertes matérielles sont d'au moins cinquante mille piastres, Alton est un viliage du comté de Cardwell, sur la rivière Credit, de six cents âmes, où il y a plusieurs moulins, scieries et manufactures.Il est situé à 443 milles de Toronto.| Décédé Une dépêche venant de Londres nous annonce la mort du Rév.Edwin Hatch, Il naquit & Derby en 1835.En 1859, il devint professeur au collège de la \u2018Trinité, Toronto, et en 1862 il fut nommé recteur du High School, à Québec.En 186%, il retourna en Angleterre pour occuper le poste de vice- principal de St Mary Hall, d'Oxford, et résigna cette position en 1885.>. Rn ~ JOURNAL DES Cy onl ¢ CAMPAGNES Is BRUILLETON DU \u2018\u2018 JOURNAL DES CAMPAGNES 21 Novembre 1889 \u2014No 12 ' \u2014 \u2014 LE CRIME CRATE EAE \u201c Pourquoi m\u2019y trouvé-je à cette heure ?.Vous avez un fusil dans les mains, allez-vous me tuer ?.\u201d Le visage d'Ambroise réfléta une si terrible colère que Lazarine se mit à trembler de teus ses nembres.Quand elle était entrée dams la chambre d\u2019Herbert,sous l'empire d\u2019un somnambalisme inconscient, elle ne se rendait aucun compte de ses actes.: Ambroise en se précipitarit sur elle\u2019 venait de la réveiller, et la crimrnel-: le créature sans comprendre encore comment, après s'être retirée chez.elle, elle se retrouvait dans la cham-: | bre d'Herbert, sentait da moins que; son épouvantable secret venait de lui échapper.\u2014Ah ! mégère ! reprit Ambroise, tu as préparé avec Griffart un piège odieux\u2026ll te fallait la vie de l\u2019enfant de Madelenne.Ah ! si Julien a reçu daæs la poitrine la charge de ce fusil tu n\u2019en as pas moins sur la conscien- cede trépas de ce malheureux.Ta me \u2019as fait chasser, ta me l'as fait maudire.! Il sera mort de misère et de désespoir\u2026Je l'ai accusé, lui, le Imodèle des fils, le meilleur des frére.Je l\u2019ai cru coupable d\u2019un crime parce que toi seule alors dirigeais mes pensée et \u2018gouvernais ma vie.Et depuis ce temps le remerds a rongé mon cœur; j'ai presque perdu les Jeux à force-de pleurer, j'aime moins Julien parce que je lui dois le malheur de mon fils aîné.Vipère, tu Inourras sous mon.-pied en bavant-ton dernier: venin.\u2014Pitié ! pitié ! s\u2019écria Lazarine en joignant les mains, pitié, ne me tuez Pas.: \u2014Avais-tu pear du sang, quandtu méditais la mort d\u2019Herbert ?\u2014J aimais trop mon fils, mon fils qui était pauvre.\u2014Läche ! lâche ! aussi lâche que cruelle ! répèta Ambroise en serrant Lazarine par les poignets.\u2014Je ne veux pas mourir avant d\u2019avoir revu Julien.Il me coûte si cher.ce- fils, que je l'aurais voulu heureux et célèbre.Oui, j'ai du vice et un cœur de pierre, oui, je suis criminelle et mauveise, maiS si vous avez souffert, croyez-vous que je suis sans remords ?Chaque nuit recom- Mmençait pour moi une scène épouvantable, toujours la même.Je croyais revenir ici, et sans nul doute j'y revenais durant mon sommeil puisque vous m\u2019y trouvez cette nuit.Je chargeais ce fusil, et au moment où lu charge de plomb jetait sur le sol mon tils ensanglanté, je m\u2019éveillais baignée d\u2019une sueur froide.Et uis, parfois, il me semblait que ulien ne m\u2019aimait plus, et.qu\u2019il devinait le passé.Depuis quinze ans jo porte un enfer en moi ! Dieu s'est.vengé, Ambroise, Dien s\u2019est vengé ! \u2014Divu se ven vieillard.\u2014 Mais vous, Ambroise, vous qui m'avez tant aimée, ne me pardonne- TeZz-vous pas ?\u2014 Je ne suis plus que ton juge, et je te condamne.\u2014Vous | vous! - \u2014 Non plus le moi' que tu as connu bon, croyant et faible.celui qui aspillait pour tes caprices la fortune e son fils, mais le moi que tu'as ge toujours, fit lo x rendu misérable, mais le mari dont tu t\u2019es jonée, le père à qui tu as volé le plus cher de ses enfants, l\u2019homme que ta as abaissé, avili, qui ne se recutinaît plus que dans un vieillard \u2018dont la force est usée, dans un insensé \u2018dont les pléurs ont appauvri le cer.\u2018veau\u2026 'e pardonner ?moi !\u2019mais je serais fou, Lazarine.Non! non, tu mourras ici, tuée d\u2019un coup de ce \u201c usil que tu chargeas toi meme.\u2014Que vous dire ?mon Dieu! au \u2018portrait de Madelonne qui vous regarde.Madeloane était une sainte, { dites-vous.Dien repousse la ven- 1 geance ! Dieu vous bénira si vous me pardonnez.\u2014 Je n\u2019ai pasoce droit, dit Ambroi- \u2018 | se implacable.\u2014 Pas le droit ?\u2014 Loi seul pourrait te faire grâce, |lui! Ah!si Herbert.était là devant mei, ce fils adoré que j'ai banni, et \u2018que j'ai voué à la colère céleste, s'il était là, misécordieux et bon comme je l\u2019ai connu, grandi encore par ses souffrances, je lui reconnaîtrais le druit d'arrêter mon bras.Mais Herbert ne reviendra jamais ! jamais ! Lazarine secoua les mains de son mari et se traîna à ses genoux,il lui semblait qu\u2019elle venait d'entendre du bruit dans la maison siléncieuse d'ordinaire à cette heure, et pour elle, le salut pouvait veair du moindre hasard.Le regard d\u2019Ambroise était celui- d'un homme pris d'un subit accès de fulie ; elle-comprenait qu\u2019en mettaut ses menuees à exécution, il ne gar de- rait pas même la conscience comp lè- te de ses actes.\u2014Sais-tü prier ?demanda Ambroise.\u2014J'ai onblié, mon Dieu, je sais plus.balbutia la malheureuse.\u2014Tu n\u2019a pas besoin de murmurer des formules apprises et, dit Ambroise, répéte avec moi.\u2019 \u2014 Oni, avec vous, fit Lazarine espérant fléchir Ambroise par son: obéissance.~\u2014Mon Dieu !je suis une pécheres-; te, recevez ma mortren expiation de: ma vie.\u2014Ouije suis une pécheresse.mais laissez-moi vivre ! vivre pour expier, vivre pour \u2018demander par-: don.\u2014Es-tu prête ?| \u2014Non ! non ! j'ai peur\u2026 Une balle | dans la poitrine\u2026.du sang\u2026je ne veux pas !je veux pas! Herbert! Herbert ! La porte s\u2019ouvrit et deux hommes parurent sur le seuil.Herbert tenait un flambeau, puis Julien.Julien courat vers son père, Herbert demeura debout contre le chambranle de la porte.\u2014Que se passe-t-il ici ?demanda Jalien.ces armes, votre visage irrité la terreur de ma mère\u2026O mon Dieu! cela est horrible, et moi qui venais \u2026 \u2014Sais-ta ce que m\u2019a avoué ta mêre ?demanda Ambroise à Julien.\u2014Non, répondit machinalement celui-ci.\u2014Eh bien ! c\u2019est elle, qui, pour faire éclater entre les mains d\u2019Herbert le fusil dont il devait se servir à la chasse au-loup, l\u2019avait armé ici, dans cette chambre\u2026les balles qui ont truué ta poitrine avaient été vendues à ta mère par l\u2019usurier Griffart.\u201c \u2014Je comprends, mon père, je comprends tout maintenant.Oh! ne vous défondez pas, ma mère ! car rien ,ne saurait vous excuser, pas même votre amour pour moi ; mais vous, mon pére, suspendez 1'arrét de votre justice.La coupable en a appelé à Herbert, et il appartient à Herbert de prononcer.Alors un homme sortit de l\u2019ombre dans laquelle il était resté et s\u2019agenouillant devant le vieillard : \u2014Ta bénédiction, mon pare!\" ta bénédiction sur moi ! j'estaussirare qu'il Ambroise Gerbier chancela et tomba défaillant dans les bras de Julien.\u2014Ce n\u2019est rien, murmüra celui-ci, la joie ne tue pas.J'avais promis de te ramener Herbert, le voici.Je lai retrouvé.tu sauras tout plus tard.Parlez-noas, pére, parle-nous.\u2014Est-ce vrai ?ce miracle est-il possible ?Mon fils, mon Herbert ! mon bien-aimé ! dans mes bras, dans mes bras, maintenant je puis monu- Tirnota de qui vous supplier ?ah! ce| Herbert tomba dans les bras de son pére, tandis que Julien regardait rait a genoux la face cachée dans ses mains, XVIII PARDONNEZ-NOUS COMME NOUS PARDONNONS.La mort plane sur la maison d\u2019Ambroise Gerbier.Depuis la nuit où Lagarine s révélé le crime-dont elle s\u2019est rendue coupable, cette créature orgueilleuse est brisée.La honte plus que le remords la dévere et latne.Elle repousse Ambroise qui, la voyant perdue ne vent pas la coneoler, elle refuse de voir Julien dont elle redoute d'être méprisée, et plus encore Herbert qui lai doit le malheur de sa vie.La misérable agonise dans un désespoir furieux.Elle tord ses bras avec rage, elle roule des yeux hagards maudissant lJ\u2019usurier qui l\u2019a perdue par ses perfides conseils.\u201c Les serviteurs s'éloignent avec -effroi du lit de cette créature qui de voir le prétre.que Dien en soit banni sans retour.eutre ses deux fils,a dû fuir un spectacle navraut.En Bretagne, un trépas semblable à celui de Lazarine semble monstrueux.Le prêtre s'étant présenté, Lazarine a ehassé le prêtre.\u2014Que voulez-vous que j'attende de Dieu, crie-t-elle; jamais je ne l\u2019ai aimé ni prié.Les règles de sa morale {divine me semblaient trop pures, il | m\u2019eût défendu la haine, l\u2019avarice, la sensualité\u2026 Il m'\u2019eût commandé d\u2019aimer ce vieillard qui me tira de la pauvreté, cet Herbert dont je gaspillai la fortune.Et je voulais accaparer la richesse du fils de Madelonne, et supprimait le rival que gardait mon fils dans la tendresse de son père.Prier à cette heure, m\u2019humilier devant vous ! jamais.J'ai vécu en haïssant Dieu, et je ne veux pas le trouver dans l\u2019éternité.\u2014Malheureuse ! s\u2019écria le prêtre, espérez-vous échapper à sa justice ?\u2014Je ne sais pas ! fit Lazarine, mais, si l\u2019éternité existe, comme Satan je haïrai Dieu durant cette éternité.Rien ne parvint à triompher de Ja résistance de cette âme souillée., et le prêtre désolé s'éloignait du chevet de la malade, quand une religieuse franchit le seuil de la maison d\u2019Ambroise Grerbier \u2014Vous, sœur Sainte-Angèle ?dit le curé, vous ici ! \u2014Lazarine ce meurt, n\u2019est-ce pas ?\u2014Oui, répondit le prêtre, et de quelle mort ! \u2014 Il nous appartient de la rendre chrétienne, \u2014Elle m\u2019a chassé avec des blasphèmes, dit le vieux prêtre.\u2014Je ne désespère pas encore, cependant, monsieur le curé ; vous prierez taudis que je lui parlerai suivant l'impalsion de mon cœur.\u2014Faitrs, ma sœur, j: me rends à l\u2019église, ei vous réussissez dans la tâche que vous Vous êtes imposée, envoyez-moi chercher, j'attendrai devant le tabernacle.la malheureuse Lazarine qui demeu- |.condamnée par les médecins, refuse .Ile se demandent quelle haine souille cette conscience torturée pour Ambroise assis dans la grande saile Sœur Sainte-Angèle s\u2019inclina, et monta lentement l\u2019escalier.* Quand elle se trouva eur le palier, la religieuse porta à ses lèvres le erucifix de cuivre qui descendait sur sa poitrine, et subitement fortifiée, elle pénétra dans la chambre de la malade.Celle-ci se soulevä sur le coude : \u2014Je ne veux pas vous voir ! fit- elle.Je viens de renvoyer le prêtre ; que ferais je de vous qui sans doute, comme lui, allez me parler d\u2019un Dieu dont l\u2019idée m\u2019épouvante ?\u2018-\u2014\u2014Vous souffrez beaucoup, dit ls religieuse, les rervuntes de la maison se trouvent occupées ailleurs\u2026 \u2014Vous vous trompez, fit amère ment Lazarine, les servantes refusent de me soigner, comme si le mal qui me ronge était contagieux.\u2014Vous voyez bien que vous avez besoin de moi\u2026 L'air de cette chambre est vicié, je vais ouvrir votre fenêtre.Votre front brûlant a besoin d\u2019oreillers frais et de compresses.Tenez, vous étouffez déjà moins\u2026 bavez un peu de cette potion cal mante\u2026 laissez-moi glissez vos draps sur la courte-pointe.Maintenaat, donnez-moi vos mains fiévreuses que je les presse dans les miennes.l'agitation de votre sang se calmera.N'êtes vous pas déjà mieux ?\u2014Oni, répondit la malade, \u2014C'\u2019est que, Lazarine, les ger- vantes ou les gardes salariées ne s'entendent pas à soigner les malades ; pour les soulager efficacement, il faut d'abord les aimer, et puis les veiller pour l\u2019amour de Notre-Sei- gneur.Lazarine regarda fixement la religieuse.\u2014Vous ne pouvez pas m'\u2019aimer, Vous ne pouvez que me haïr comme me hait Herbert.\u2014Voulez-vous écouter une histoire, Lazarine ?Les malades sont comme les enfants ils aiment les histoire.Je vous dirai celle d'une jeune fille que j\u2019ai connue, et qui est morte.Elle avait vingt ans on la disait jolie et son père possédait une assez Belle fortune.la foi qu'elle gardait an fond de son cœur comme un trésor était ardente, et pouvait lui faire supporter un fardeau de douleurs plus grand que les jeunes créatures humaines n\u2019en ontd\u2019 habitade à soutenir.Je vous ai dit qu'elle avait vingt ans.Un jeune hommela demanda en mariage, elle échangea avec lui une promesse et le jour de ses noces approchait une catastrophe pire que la mort lai arracha son fiancé\u2026 Le malheureux partit chargé d'une malédlc- tion imméritée, lui laissant au cœur un amer regret.Elle ne voulut pas même croire qu\u2019il lui serait possible de se consoler d'une affection perdue par une autre affection\u2026 Elle se prosterna devant Dieu, et lui dit :.\u2018\u201c Je vous apporte mon cœur brisé pour que vous le guérissiez.Je voue.ma vie aux pauvres, vous demandant pour unique grâce de faire triompher un jour l'innocence de celui qui fat mon fiancé ! \u201c* Deux mois après elle entrait au couvent ; deux ans plus tard on .lui coupait les cheveux.elle revêtait une robe de bure et commençait sa mig- sion.Elle poursuit depuis treize ans soignant à la fois le corps et l\u2019Ame pansait les plaies hideuse et conso lant les douleurs qui semblent in- gnérissables\u2026Se faisant la sœur de tous pour l'amour de celui qui expira sur le calvaire.Un jour elle apprit quelle main l\u2019avait frappée dans son bonheur terrestre.Elle tressaillit, .son cœur se gonfla, un flot de larmes.monta à ses yeux, puis elle se prog- terna devant l\u2019autel et répéta : Sei- - gneur ! je vous demande cette me.\u201d Lazarine eut le corps secoué par un long frisson.La religieuse reprit : \u2014Eile avait bicn le droit, n\u2019est.ce pas, de réclamer au Seigneür une 4 compensation.Depuis qu\u2019elle s\u2019était consacrée à Dieu et aux pauvres, elle dédaignait trop les biens de ce monde pour regretter ceux qu\u2019elle avait perdus.Le saint amour du Christ remplaçait tout pour elle.Mais à mesure qu\u2019elle aimait Jésus davantage, elle se sentait posséder d'un plus vif désir de lui gagner des âmes.instant, il lui sembla difficile de vaincre les répugnances de son cœur de \u2018chair, et de revoir celle qui avait bouleversé deux existences, mais elle triompha vite de cette dernière faiblesse, et courant près de celle qui avait failli, elle la prit dans ses bras, l\u2019appuya sur sa poitrine, et lui dit : Pleure, pauvre pécheresse\u2026Ton âme s\u2019est ouverte aux convoitises, à la haine ; tu as offensé ton Dieu, pleure! tout s\u2019efface par les larmes.Il est une femme dont le cœur souffrit par \u201ctoi, cette femme ne t'aime pas! Elle est près de toi, elle t'aime dans l\u2019amour de celui dont chaque plaie nous crie : miséricorde.Ne reste pas insensible, ne te roidis ni contre la mort qui te sollicite ni contre l'amitié qui s'incline vers toi.\u2026ah ! pauvre et faible créature, tu aimais aussi, mais tu aimais mal.Ta voulus réaliser le bonheur humain de ceux quetu chérissais et pour y parvenir tu pris des moy- .ens coupables.Dieu est bon: le cœur des hommes ne reste pas inflexible ; qnelle preuve veux-tu de leur pardon Lararine ?quelle parole faut-il te dire pour te rendre la confiance en la croix et la tendresse pour nous.\u2026Je suis à genoux offrant pour ton salut la peine qui me vint de toi.Je pleure sur tes péchés, et Dieu ne te demande qu\u2019une larme\u2026 Lazarine ! Lazarine ! ne repousse pas le Seigneur qui Mme rapproche de toi et qui te tend les bras.La mourante tourna vers la religieuse an visage inondé de larmes.\u2014Ah ! fit-elle ; après avoir brisé votre vie, puis-je encore être digne de votre pitié ?\u2014Tua m'as donné plus que tu m'as enlevé, pauvre femme ! \u2014Mais reprit Lazarine, quand je demanderais grâce, je ne puis rien réparer.\u2014Tu,meurs, pauvre pécheresse.\u2014Oui, fit Lazarine, et la mort est terrible ; je suis jeune encore, et j'aimais la vie ; la mort, la fin de tout, e noir, le froid, toujours la solitude et les ténèbres, à moins que.Elle s'arrêta une minute, puis reprenant : , \u2014 J'ai renvoyé le prêtre.Disaitil vrai pourtant 2 Tout n\u2019est] pas, fini à la mort ?Est-ce que je paraîtrai devant Dieu souillée de tous mes crimes.\u2014Lazarine, vous paraîtrez devant le tribunal \u201csuprême, mais vous n\u2019y paraîtrez pas souillée, non! non\u2019! l\u2019aveu de vos fautes appellera sur vous le pardon.Je ne vous quitterai plus, et jusqu\u2019à la dernière minute, j\u2019appellerai sur vous la miséricorde de Jésus.Priez et pleurez ! pauvre femme.On ne vous demande plus que cela.Un sanglot sortit de la poitrine de la fermière.\u2014Ainsi je pourrais mourir en paix, et plus tard ceux que j'ai aimés, mon Julien, me retrouveraient près de Dieu.Mais Herbert.: \u2014Herbert est un grand cœur, Lazarine.\u2014Vous l'avez dit, vous ne me quitterez pas ?; + \u2014Je vous fermerai les yeux.-\u2014Sœur Sainte-Angèle, envoyez chercher le prêtre.; La religieuse donna son ordre à un valet qui prit le chemin de l\u2019église.Pendant ce temps sœur Sainte-Angèle agenouillée près du lit de la malade récitait près d'elle ces admirables Prières de la pénitence où les larmes de l'homme attirent le pardon de Dieu.\u201cir * JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014 Ma sœur, lui dit le vieillard c\u2019est un miracle.\u2014La brebis était perdue, elle est retrouvée, monsieur le curé\u2026 Le prêtre resta seul avec Lazarine Dans cette âme passionnée, le repentir prit une violence égale à celui de ses entraînements.Le remords de ses crimes envahit cette âme coupable.Elle eut des élans de foi rapides, des cris de pitié vers Dieu qui remuèrent profondément l'âme du prêtre.Les larmes tombaient des yeux de Lazarine comme une brûlante pluie d'orage.Elle frappait sa poitrine comme si elle eût voulu en arracher les criminelles pensées qui avaient rempli son cœur.L'absolution apaisa cette douleur orageuse, mais cependant Lazerine supplia le prêtre d\u2019amener près de son lit Ambroise et Herbert\u2014 Pas Julien ! fit-elle, pas Julien ! \u2014 Pourquoi, demanda le prêtre.\u2014 Je rougirais trop devant lui.plus tard.\u2014 Oui, plus tard.dit le prétre.Le curé descendit dans la salle ou se tenait le fermier.\u2014 Mon ami, lui dit-il, une mourante vous demande.venez lui assurer que vous lui pardonnez et qu\u2019elle peut expirer en paix.Le vieillard se tourna avec angoisse vers Herbert.Celui-ci était déjà debout.\u2014 Ah le grand, le noble cœur ! s'écria le vieillard.Une étreinte les rapprocha, et ils sortirent appayés l\u2019un sur l'autre.Dans la chambre de Lazarine était restée la religieuse appuyée sur le pied du lit de la fermière elle tenait ses regard fixés vers la porte.Au moment où le père et le fils parurent, elle baica pour la seconde fois son petit crucifix.\u2014Vous désirez de me voir, dit Herbert en s\u2019approchant le premier me voici,.Dien a permis que mon innocence fût reconnue, j'en éprouve une telle joie que je ne saurais conserver de haine contre vous.que le calme descende donc dans votre âme, comme l'oubli, un oubli absolu, profond et chrétien est entré dans le mien\u2026Je ne vous pardonre pas parce que vous mourez, je vous pardonne parce que Dieu interdit la haine.Vivez, Lazarine, votre fils Julien vous pleure et mon pére vous aime encore.La mourante saisit -convulsivement la main d\u2019Herbert et la porta à son cœur.\u2014Merci ! dit-elle, merci ! \u2014Vivez, si Dieu le permet, reprit Ambroise Gerbier, vous essaierez, je le sais, de réparer votre faute et de payer Herbert de ce qu'ii souffrit pour vous ! \u2014Mon Dieu ! fit Lazarine, ils oublient ! ils ne maudissent pas et je pourrais encore être heureuse.Elle poussa un long soupir, ferma les yeux comme si elle concentrait une pensée sur les joies qu\u2019elle pour- tait goûter encore, puis elle ajouta : \u2014Non, non je ne peux pas vivre, la mort est mon châtiment.Alors seulement les yeux ,d'Herbert se fixèrent sur la religieuse debout au pied du lit de Lazarine.\u2014Ah ! fit-il, ma sœur, c\u2019est vous que je retrouve à ce chevet ?\u2014Oui, fit-elle, et vous le voyez, certains jours sont bénis du Seigneur.\u2014Je ne vous demande pas si vous avez prié pour moi ?\u2014Ohaque jour de ma vie.\u2014Ma sœur, dit Herbert, je vous demande un don ; la souffrafice ne m\u2019a pas assez rapproché de Dien, donnez-moi une sainte médaille du chapelet que vous portez.\u2014Tenez, Herbert, dit sœur Sainte- Angèle, en voici une qu\u2019elle vous serve de pièce de mariage, le jour où vous épouserez une fille sage, dé- .vouée et chrétienne.\u2014 Merci, répondit le jeane homme.Ambroise et son fils se retirérent, le prêtre voulait achever la pacification de cette âme.Quand \u2014 quitta .Lazarine un calme suprême réguait sar son visage.Vers le soir la mou: rante fit appeler son mari : .Ecoute, lui dit-elle, je sais bien que tu m\u2019aurais pardonné, mais ce n\u2019était pas possible quu je vécusse heureuse après avoir semé la douleur, impunie après avoir commis un crime.De cette here seulement jo comprends combien fut grande ta bonté jusqu'où me fit descendre mon ; ambition, Julien.Ne me regrette pas tu le vois, Ambroise, je ne vaux pas une larme.Je ne sonhaite que l\u2019oubli du passé.Tu retrouves ton fils, tout est bien.,j\u2019ai mal vécu, je sais bien mourir.© \u2014Oh ! fit le malheureux, dont toute l'ancienne tendresse se réveillait à la pensée de perdre celle qu\u2019il avait chérie profondément, si ta voulais, si tu puuvais vivre.\u2014Dieu est juste, Dieu ne le permet pas.\u2026.: Dès le matin du jour suivant des mains pieuses ornèrent la chambre de la malade.On devait lui apporter le viatique.Elle le reçat avec une humilité profonde, une ferveur sincère.On eût dit que la mort n\u2019attendait quecette manifes:ation chrétienne pour frapper d\u2019un coup suprême celle qui était condamnée, dans la journée de cette agonie ; sœur Sainte- Angèle ne la quitta pas.Julien passa deux longues heures dans les larmes, serrant dans ses bras ce corps agité du frisson de la mort.Vers le soir Lazarine se souleva échevelée.\u2019 \u2014Le fusil ! dit-elle j'ai armé le fusil\u2026du sang\u2026le sang d\u2019Herbert \u2018m\u2019étouff-.La religieuse approcha le crucifix de ses lèvres.© \u2014Dieu est amour, lui
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