Journal des campagnes, 8 mai 1890, jeudi 8 mai 1890
[" a qe \u2018Année at sii 2 _ Lindairie agricole 4 doit.iad Ee ee ES pe Ser ER TR rs.ar gg a à e la base de «a richesse LEROY a \u2018 - .HG isenir s 3 hat Lesion band Fh 1 ibs Lv us oy JOURNAL, ive Vl \"CLO.DES: CAMPAGNES | ~pis \u2018ere EDITION: HEBDOMADAIRE, ; so nt tous les JEUDIS ot AAA , log 7 pavelles de la semaine.: \u201cPI qu a at Aare 51 pti ve Tagan.Leal CL.suaolmprmé publi piped (0) TÉGRR 3 RO US SE AU, , ae.AOFFRUE norte pa ve ie 18, rae Buade, H H.-V;, Québecar | +I LRPTRES DE BERLIN Ho Beli, 20'1h rs 1890.\u201cpes évétoments 80 sont : \u201cprécipités si \u2018rapidement.0e \u201cdeux dernières semaines, \u2018que j'ai : préféré laisser au, télégraphe le soin, de renseigner Vosloctenrs.ourd\u2019hidi là arisé \u2018est bien fie whe od.te à! ef Wor \u2018de \u2018\u2018Bismar père et.fi pétivet i ein ok deux, en.tonte tranquillité, se livrer sux doy- |! : eôuis'de la viede gentlemen farmers, | exploiter à lent aise les coupes d Se alg = s'occuper.pe \u2018ane plement ¢ \u2018des fabriques - de cellulose, scieriés et \u2018des distilleries qui, fônt partie du dothaine e Friedrichsruch e.\u2018\u2019Oette vie nouyells ara, ceïtes ses charmes, et je né vois \u2018pour MM.de, mgd qd\u2019une seule ombre à cette leve agricole, forestière et indus.\u201c4 ion sait que pancion chancelier est , hostile an rapos dominical; or, ce repos fait partie du programme de\u2019 l\u2019ère nouvelle et en constitué un'des principaux éléments.\u2018Le repos dominical s'imposera donc aussi aux établissements industriels du-domaine de M.de Bismarck, ni seront, forcés de chémer le dimanche.A la longue, l'ancien chanoelier se fera à cette \u2018innovation, ou plutôt rénovation, gua uand il verra que l'Allemagne ne briquera ni.plus ni moins de produits.avec la cellulose, et qu\u2019elle ne boira ni plus ni moins d'alocol extrait: dès Fommes de terre.L'Univers a déjà dit ce qu\u2019étaif le nouveau chanc lier, M.de Gaprivi, toutes ses fonctions.5 \u2018Cesseur, comme secrétaire d'Etat aux affaires étrangèrés, M:\" le - baron: \u201c |Marschall de Bieherstien! Ce derniër appartient au parti; nltra\u2018conserva- \u2018teur badois.= A sai Ére fon ur (Jo els hstag all d, fi a fait Erdos & 8 ue ating | c Galion arti ce cath otiqui Hédronnés de\u2019 succès, car.été éld député par l'arrondissentent de 'Carlsruche-cdm agus, Fe e -les| 6 \u201c |Bstionaux-libéraux \u201c fdai nt éom- | | me lent doinaine.° \u2018J'ai dit \u2018qu\u2019une \u201cas sonvells a |icommencé ; j'entends par 1a parler, '|:bien entendu, de le\u201d \u201cpolitique | inté- , (xèure ; Jes _Tesotits impéridyz, la | [retraité de \u2018Bismarck - père et fils, le choix de deux ultra-conservateurs ;cômm'' chancelier de l'empire et, \u2018sectétairb \u2018d'Etât aux\u2019 affaires étrangères, l'eftipressement :montré .à.la Yar de Roms, la décération \u201d de M.Stoecker, chef des\u2019 antibémites, etc., sont, d'assez clairs indices de ce changent pour que je n\u2019aie pas \u2018besoin \u2018ÿ\u2018insister davantage.Quant.à whe\u2019 dra nouvelle sur le terrain de la | politique | \u2018extériènre, il \u2018n\u2019en est pas\u2019 quéstion \u2018aussi.faut-il | se borner à \u2018enregistrer des faits| de toute polémique avec la presse russe, l'envoi d'un magnifique à album \u2018au czar, eto.Mais je dois ajouter en méme temps\u2019 que les cours de Vienne et du Quirinal \u2018ont reçu l'assurance querien ne sera changé aux liens infimes formés par la triplealliance.| à Reichsanzelger, le moxiteur iofficiel de l'empire, publie le résultat | anthentique des élections.Les chif- \"\u2019Îres données antérieurement par la presse sont reclifiés, notamment en ce qui concerné les vêtes sôbialistes.Ainsi on apprend que le chiffre des électeurs inscrits \u2014 tous le sont d'office \u2014 est- monté.de 9,759,802 qu'il était en 1887,_à 10, \u2018146,786.Le parti qui a obtenu\u2019 le plus de voix est le parti socialiste, son gain sur les élections précédentes est de 680,195 voix rogressistes ont ed un gain: de 1046 1666 voix, les auti- sémites un gain \u2018de 85,948, les Polonais de 26 »800.\u2018Par: contre, le Centre a pend 75, 508 vii, les pére tm à Tajqui.succède à M.de Bismarck: \u2018dant | M.de Biémarck file ace pour suz- | :symptomatiques comme la cessation | \u201c| chreeder avait 'honnenr \u2018 ] hstionaux-libéreux 4505 810, les deux :hTlances conservatrices 308,486, etc.Ce qui frappe encore aux \u2018élections du 20 février, c\u2019est qu\u2019il y a dans bus les partis un \u2018nombre rélative- fus grand d\u2019 homes nouve ax.4 Ainsi le parti, da Centre \"nya reskd ue 76 anciens Acpalés ét él à én a élu 31 nouveau x Les \u20ac coi iservateurs ont \u201clf bou an- .cleris e£ 19 nouveaux} leap okra « Fes; 84 anciens et 86.nogr ux les \u2018mationsux pére, 4 ui \u201cper u 30 sidges, i\u2019en ont = nez 07 sbiens et 18 riouveaux; des \u201cbotéliates, 9 \u2018énciens et 0 nouveaux : les Polonais, \u2018d'anciens et nouveaux ; les Guelfes, :5 anciens et 6 nouveaux les, \u201cdé mo- crates sonabes, qui, n'a \u201csth siège; ont 10 10\" nd livesux ephie \u2018les Alsaciéhs-Lotrgins: \u2018ont élu 7 ciens et nouveau ; de ax \u2018sièges \u2018ont Eté gag! 68, \u2018an mationatié-!lbéraux (Petri à Strasbourg] et l\u2019aûtre par les sopiafistes Hickel a Mulbotise (; les artisémites jont-élu leur ancien député Bœëkel = 3 nouveaux, et les- Danois ont.servé leur ancien député J ohaifisen.Iya dond 157 nouveaux \u2018aépaté 8, soit 400,000\" la tétalité ; c'est an Te- | nouvellement comme on n'en.à (Pas, colistaté depuis\u2019) Peéxistence \u2018de.l\u2019eme pire alleman .In Centre reste le parti le; his fort olque les abstentions Ini Mont \u2018fait ; Per Ye des voix, et il west encore agrandi ; quand on pense qu\u2019il ° dispose également des 16 voix polonai- | ses et des 11 voix guelfes, on ne sau- |' raif, ju'admirer sa force numérique, laqtielle il faudrait encore ajoûter, dine toutes les questions ¢ câthôliquies \u2018aù moins, 10 voix alsaciènñes }¢r- Haines : celles des sept ecclésiasti- qe s et de MM.Zorn de Bulach; lârles Grad et Irenée Lang\u201d La.Gazette de I'Allemagine du Nord a toujours en un faible pour les juifs : évidemment elle s\u2019est toujours rappelée que lefameux banquier Biei- \u2019être gliar- gé des affaires financières de M.le chancelier.Aussi n\u2019est elle \u2018pas très gontente de voir que le seul et uni que antisémite de l\u2019ancien Reichstag M.Bœokel, rentre avec trois collègues ; tres faciun éolleguum ! Elle.n\u2019a pas ménqué de\u2019 \u2018les mettre hors cadre.Be déglare qu'a an, antisémite AT \u2018és le nl (élèves: chsétions: : ne it être ni.conservateur.ni ne aval Libéral.En ceci elle a su tement raison.C'est le cas de ra rappeler les (afirma- tions catégoriques de certaines feuilles juiyes de la capitale, répétées.en* suite dans les feuilles à sensation de Paris, Vienne et Londres, au sujet de la disgrâce de M.Stocker, ; chef des antisites, ultra apuservaienr et prédicateur de la cour.\u2026 - .Non seulement M.Stoeker devait poudre ses fonctions à Ja.cour, mais e consistoire central devait lui interdire par \u2018voie disciplinaire toute agitation sociale.Rien n\u2019est arrivé de tout cela.Par.contre .M.Stoecker a été gratifié d\u2019une haute décoration et a gratifié a son tour ses adversaires d'uki igrand discours antisémitis que au Land ag prussien.\u2018traction \u201cpublique ; M.Sloeckér a ; saisi\u2019 l'occasion-pour attirer l'attention du Landtag sur le Yole prépod™ détatit, joué par élément juif dans | Pinstraction secondaire, \u2018 prépondé: | rance- qui constitue à ses yeux un\u2019 grave.danger pour.l\u2019éducation mora- Jë et religieuse des élèves \u2018 Chrétiens, -En- même tem ger des écoles pfimaires neutres, dix \u2018les élèves juifs s \"isseoient & \u201800th \"dés Pourqüoi\u2014a \u2019 dit\u201d M.\u2018Stoeokèt\u2014- ,n'ouvre-t-6n pas \u2018des écoles spéciales Pour 'les!.-jifs \u2018dans Tes endroits où/il \"à un' hombte \u2018suffisant \u2018d\u2019enfants de cetté confession ?' Potrs uoi l'administration scolaire ne.se écide-t-elle pas à adopter les sys ry confessionnel ?Le système ac; tuel a encore 16 grave inconvénient d'augmenter lenombre des maîtres 1 qui sont chargés d'enseigner histoire aux élèves chétiens.Com- \u2018men peuvent ils exposer däns son esprit: cotté histoire à tre a travers laquelle l\u2019attente et l'avènement du Ohrist | passent comme un fil \u2019 conducteur ?Une saine pédagogie commande il thon bles bonfyeticinelles pour-les, ju Les paroles \u2018\u2019de .l'orateur ont été vivement appläudiés-par le.vied Ja droite.Puis parlant de la guestion juive en général, il a apostrophe lex nationaux libéraux êt les pr \u2018tes, et leur a dit ce qui gai : te) \u2018ob vier a ce mal et rééjamer.la: fon da On y discutai le budget de l\u2019ins-.- ila parlé du'dan- oar a LEE FES .2m >.æ -.ry - de Mgr dé-duc \u2026 Réioutasks, Nos félicitations à + Anne., que tient en Es - PRL pt Un peûple qui a été ren parmi noUs en étranger, traité-par nous en hôte et auquel nous avons donné droit de cité, ne doit pas entreprendre d\u2019ébranler les fondements de notre vie sociale, Or, sans les juifs, aurions- nous des démocrates socialistes ?Marxet Lassalle, les deux apôtres de la démocratie sociale, étaient tous deux juifs.Si l\u2019Allemagne a donné un million un quart de voix aux candidats Socialistes, c\u2019est par l'influence de la presse, qui est chez nous un instrument aux Mains des juifs.Le maire de Coblence a été visité, par un rescrit du ministère de la guerre, en date du183 courant, les fortifications de la ville allaient être déclassés, et que l'on acceptait l'offre de la ville d\u2019acheter les terrains.Cela ne veut pas dire que la forteresse d\u2019Ehrenbreitenstein, situé en face sur la rive droite et -dominant l\u2019embouchure de la Moselle,sera rasée aussi.Cette forteresse a résisté à tous les investissements sous Louis XIV ; l\u2019armée républicaine l\u2019a vainement assiégée, en 1794, 1795 et 1796, et il ne fut donné :q emparer en 1797.TR Par contre, la forteresse Rastatt, dans le pays de Bade, sera déclassée complètement ; ses fortifications séfont rasées, \"ot cette\u2019ancidine rébi- Le dence des margraves de Bade-Bade, \u2018célèbre par ses deux congrès et l\u2019as- æassinat .des ambassadeurs .Roberjot * et Bonnier, sera forcée de chercher dans l\u2019industrie un dédommagement dûx pertes économiques qui lui fera son déclassement./ -\"\u2018Les feuilles rhénanes annoncent \u2018les prochairies fiançailles du- prince héréditaire\u2018 d'Isembèurg,\u2018 avéo l\u2019infante Marie-Louise\u201d de Parme.Le jeune fiancé: est\u2019 le fils de Mgr le prince Ileambonrg et de Mme l\u2019archiduchesse Marie-Lonise deToscane- Autriche ; la fiancée est la\u2019 ill aînée e.Parme, \u2018de\u2019 son ; premier mariage \u2018avee donna Mafia in, \u2018sœur\u2019de 8.M.lé roi des Deux- Cieiles.\u2018za gratd'mère du jeune fiancé était la princesse Matia Crescence, née princesse de, Lœivestbinpo ete Th Bes ii y, ree pr CR US | ÉLECTION MUNICIPALE:.Jos amis les conshevateurs de Si dno de \u201cLapocatière,.comté de viennent de, remporter UN grand succès, oo, «L'élection: mpnicipale de janyier dfgiier épant été sinalléo, 1] £allit de nouvelles élections pour élire trois \u2018\u2019\u2019 Messieurs les libéraux ayant mis - lg question eur le terzain politique, nos amis ont accepté le défi, et la lute s\u2019est faite, ardente et acharnée.résultat a été la victoire dé nos amis \u2018MM.Courcy, Ohs Ouellet, et Madore, par une forte majorité.: .Les libéraux qui jubilalent d\u2019ayan- Vous savez, cher fils, qu\u2019il se prépare en ce moment, pour resserrer les ens de cette union [que Nous avons à cœur pardessus tout et que Nous réclamons instamment dans ces temps difficiles par l\u2019Eglise], un congrès de catholique convoqué à Saragosse.Votre revue, Nous n\u2019en doutshs pas, Jui prêtera son appui, en excitant vos amis et vos lecteurs à favoriser, par tous les moyens en leur pouvoir, les projets des prélats qui doivent y AY a se wy veu OVaUR ID \u2014HUE en + ty \u201c ek OL oat A CS Au \u2019 .voici la traduction : =} que| .| l'Eglise.Limportance,.Cr ES CAMPAGNE présider, afin que le sucoël réalise \u2018plus pleinement tous les désirs.Dans cette confiance, Nous vous donnons avec amour la bénédiction apostolique, à vons, cher fils; a vos.collaborateurs, aux souscripteurs et aux lecteurs de votre revue.Donné à Rome, près St-Pierre, le 15 mars 1890, de Notre Pentificat l'an LEON XI, PAPE.: On voit aisément quelle est la portée de cette lettre dont se réjouissent à bon droit tous les catholiques associés en Espagne avec dom Sarda, pour l'œuvre, considérable en notre temps, de la.défense -des intérêts de Rappelons; à.cé sujet qu\u2019afin.de :| Permettre aux catholiqueg/de France \u2018d\u2019apprécier l\u2019œuvre de dom Sarda, il a été fait une traduntion™e ses prin- un témoignage de votre affection - ex\u2019 \u2018pan écrits.Cette publication-porte pour titre : Le mal social, ses causes, ses *emèdes, et compreud des mélanges et controverses sur les principales questions religieuses et sociales du temps: présent.Aprés ayoir ahnoncé naguerey la publication\u201d du \u2018tome Ier, , Nous sommes.heureux-d\u2019annoncër'aujour- d\u2019hüi le second, où il est traité du laïcisme satholique,de I\u2019 esprit parois- sig), du sacerdoce \u2018domestique \u2018etde l\u2019apostolat séculier.Par le seul énoncé de ces sujets.oil en comprendra toute \"ria MY .= Wt Ps \u2018 et, + Lf .og, } .2a 4 Agricülture, ÆENGRAIS POUR GRAINS ET POUR \u2026 PADATES ; Aux:six questions suivantes posées au Country Gentleman: 10° Quand ¢n vent sexier da sel et du plâtre sur un champ \u2018de grain, vaut-il mieux les semer Fun apres l\u2019autre, où les mélanger auparayant ?\u201820 Devra-t-on les semer ayant le grain Où après qu\u2019il est levé ?| \u201880 Comment devrait.on appliquer le mélange à une tèrre.destinée à Tecevoir des patâtes ?ne do Ce mélange \u2018aurait-il le même effet sur la prochaine récolte, sion le semélt l'hiver quand, les travaux ne, pressent pas # °° 11 4e 5.Les Cendrés de bois ffand \u2018da Canada sont .elles \u2018un éngrais plus économique que les phosphates ?6.Les : cendres appliquées aux patates peuvelit-elles lés rendre galeuses ?ex; 2 of Ji Le prof.Wing, de ia station Expérimentalé de l'université de Cornell à fait les réponses suivantes: °° 1.Oela ne fera probablement an- cune différence.\u2018On peut les semer ensemble ou séparément suivant la convenance.=~.2.De préférence, quand la terre est préparée et avant de semer le 8.À la volée, sur la surface, après \"ne de sol est préparé et avant que es patates ne soient plantées.4.L'expérience a démontré qu\u2019un des avantages de l\u2019usage du set du plâtre est de conserver la fraîcheur | Le\" col dernières élections municipales à Paris démon-, trent que le parti boulangiste est fortement lâché par les électeurs.Il est dans le sol.Si on semait le mélange dans l\u2019hiver, la terre ne se réchaufferait que lentemeut et ne Be mettrait que tardivement au travail an printemps.Si le mélange doit être applidfié aux prairies, on pourrait le donner avec économie pendant l'hiver.Mais dans tous les cas où il est.destiné aux terre cultivées, je pense | qu\u2019il faut l\u2019appliquer aussi près que possible du temps des semences.5.La réponse est embarrassante.La valeur des cendres consiste surtout dans la potasse qu'elles renferment.On ne doit les acheter que des garanties sur analyse et la potasse ne coûterait pas plus de 44 cents la livre.6.Non.Au contraire de nombreu- \u2018 \u201ca : ip pstates traitées généreusement par affectées par la gaz.JAYEZ SOIN DE YoS PATURAGES Ilya déux époques de l\u2019année où \u2018faute de soin et d'attention où peut causer à ses pâturages un tort im- aû printemps, quand l'herbe va commencer à pousser ; la seconde au chaud et sec.Si le bétail est mis dehors au printemps avant que la végétation soit bien partie, le bétail ne profite que bien peu, si même il profite ; et les plantes \u2018de la prairie peuvent être gravement compromises ; et -de telle sorte que le peu de profits :qu\u2019ôn en retire ne paie pas les domniages causés.Le meilleur moyen d'éviter cet inconvénient est \u2018de garder un peu plus longtemps le bétail à l\u2019étable et de l\u2019y nourrir du mieux possible.Quel- \u2018ques jours de plus ou moins peuvent avoir sur le pâturage une influence \u2018considérable, et si vous, le laissez bien partir, il vons fournira beaucoup plus de nourriture,qule si-vous met- tezla \"béthil dés ique la végétation commence.\"°°°\" végétation, les pâtrrages fournissent, riture que dans aucune autre.A mes: sure que la température s\u2019échauffe, le rtemps devient-d'ordinaire plus secet par suite l'herbe pousse moins bien et donne moins de, nourriture, Pour maintenir la produofion de lait ou de viande du \u2018bétail, ib, faut, 16i'-fourlié autre \u2018chose à riaïgen- | Pans bien des cas, le champs de \u2018chaume de blé et d'avoine, le regain\u201d des prairies fauchées peuvent fouriir la production des platarages arrêtent aussi dans ces champs et ces prairies ide meilleurés conditions.D'où la nécessité -pour \u2018le prendre ses \u2018précautions, de maniète Autre prêt a tout 5 Tenement ou.plutôt, s'il.ya lieu à fournir autre chose hot Ai ee \u2018se faire lorsqu'on fait.son plan de culture au printemps, en ayant soin de réser- 'ver\u2018un petit champ pour l'ensemencer en mais ou en sorgho dans le but de le cotiper à oque pour \u2018le donner aux bestiaux:Si l\u2019on n\u2019en a pas.ibesoin on le coupera pour l'eminiaga- niser et le donner dans l'hiver ; mais dans la plupart dés cas, sion veut tenir son bétail en bon ordre, il faudra evoir .plus ou moins -recours a, cette provision, et \u2018cela permettra, non-seulement de mieux nourrir, le.\\ bétail, mais encore de ménagèr ses Patürages.Oar si l'herbe est.pâtütée et'raste pendant que le temps est ¢haud et sec, il en mourra une gran,\u2019 de quantité, tandis qu\u2019en lui laissdiit le temps de répousser elle acquerra plus de forces et pourra résister à 18.Sécheresse.Cay Les relevés complets des dernières presque certain que le résultat'des élections de ballottage sera le coup de grâce du boulangisme.~~: On anilonce, à Londres, que le prince Bismarck a l'intention de visiter l'Angleterre et l\u2019Ecosse dans le cours de l'été prochain et'que le comte Herbert Bismarok doit faire dci un long séjour.\u2018 ses expériences montrent que.les- Lun petit supplément, mais'les condi-, tions atmosphériques qui ralentissent \u2018\u2019énltivateur de | la cendre sont moins sujettes à être, \u2019 \u201c mense.La première, de bonne heute, milieu de l'été quand le temps est.Pendant la première partie de là généraletnent ume Flus grande nour- - la végétation et ils ne \u2018donnent pas.ce qu'on pourrait en attendre )dans ° cette époque \u2018potir \u2018le \u2026 at TA pm od 11 + UE A (10 mor eu «ute >» eer ro.«JO URNAL DES CAPAGNES ce ur 15 te 3 | Monsabré avait- fait ses adieux à son auditoire.Oes adieux, il les avait renouvelés, dans les plus totchants termes, le vendredi, à l'issue du det- nier sermon de la retraite.Prenant | le souverain Maitre à témoin de la pieuse droiture de ses intentions, dégagées de toute recherche personnelle, de toute préoccupation\u2019 humaine, il lui avait demandé, s\u2019il l\u2019en u GRANDE, ASSEMBLEE CONSERVA-: tribuer à leur progrès si au lieu d\u2019une \u201cTRICE A MONTREAL : sage économie, on prodigue l\u2019argent we pour des fins de parti, si on le gaspille , non.M.Taillon est v objet | au bénéfice- des favoris ?M.Mercier 7 dune enthoustaste ovatien | avait promis de ne plus faire d\u2019emprünts et de diminuer les dépenses, ila \u2018trompé les électeurs, augmenté Ja.dette pu- \u2018blique, augmenté énormémeüt Jes dépenses.Le trésorier est aux abs.11 ne sait L'église était parfaitement - décorée pourla circonstance.Les chants fanëbres ont été exécutés sous la direction de Dlle Mercier, organiste.D'une santé délicate, .d'une.cle constitftion, M.J.[Drouin 8 est, vu f d'abèndonner il: ya, \u201cquelques pr = lès travaux de culture qu\u2019il.aimaït, *.s\u2019est alors décidé à embrasser là bière Fr passe en revue, les.\u2018actes du \u2018gouvernement Mercier Le programme du \u2018parti com- \u2018servateur Pi Montréal, 29-\u2014La grande salle du St.Lawrence Hall était encombrée dès huit heures, ce soir.Aux principaux citoyens de la ville se mêlait un grand nombre de personnes venues des campagnes pour entendre le discours-programme du chef de l\u2019opposition.- .Lorsque , M.Taillon.est apparu sur l'estrade,uri tonnerre d\u2019applaudissements a éclaté, et la foule a fait à M.Taillon la plus sympathique ovation.M.Joseph Tässé présidait l'assemblée.M.Taillôn a fait-ua des plus beaux discours de sa vie- Tlaeu, en terminant, des mouvements \u2018qui ont électrisé son auditoire.ot quand il a repris son siège le tumulte des applaudissements était immense, l\u2019en thousiasme était admirable.Le discours du chef de l'oppofition se - divise en deux points principaux : les actes du gouvernement Mercier, et les vues de 'opposition, ce qu \u2018elle à l'inten- tiqu de faire si l\u2019admimistration de nos \u2018 äffaires publiques lui est confiée.M.Taillon passe en revue le programme de M.Mercier.L'article premier \u2018promet Je maintien de: l'autonomie, provinciale.M.Mereier a tenu'la conférence irterprovinciale et créé la cour des magistrats de Montreal.Ces, deux entreprises | n \u2018ont\u2019 \u2018pas êté.glorieuses.J üsqu\u2019à l\u2019avèñemient dé M.Mergier tout allait bien dans la éontétéra.p.- 4 Gréer, sans nécessité, éahs utilitô\u201dmiêlme, un- parti des droits des-provinces.Cette exagération pourrait provoquer la«formation, d\u2019un parti du pouvoir central et novus lapcer dacs des, luttes daugereuses dont l\u2019issue serait peut-être fatale aux pro- - vinces.\u2026 .Article 2.Décentralisstidh et extension.dss poùvoirs municipa x.M\u2018 Mercier n\u2019a fait qu\u2019one chose pour accomplir celte partie de son program.ms :il à enlevé\u2018aux Trois-Rivières le drbit'd'éécorder des licences pour trans: porter: ce pouvoir A des cotnmissiiires nommés pär le gouvernement.Sais.\u2018naux de Montréalà quel expedient recourir pour ne faire qu\u2019une'demi-confession.TL n\u2019en est pas moins obligé d'avouer que son gouvernement a augmenté de plusieurs centaines de mille piastres par année, les dépenses ordinaires de la province.Le chef de l\u2019opposition formule son programme doot nous ,publierons le texte tel que nous I'apporteront les jour- LE R.P.MONSABRE Il semble qu'on ne s'habitue poirit aux, vraiment grendes .et belles choë ges.Qu\u2019elles s \u2018adressent au cœur où à l\u2019âme : spectacles dela nature, œuvre d'art ou de science, institutions nobles ou pieuses, elles impressionnent, elles saisissent, ellesiémen- vent \u2018toujours, comme si elles restaient\u2018toujours -dans Jeur nouveauté.Elles ne vieillissent pas.La communion pascale de Notre- Dame posséde au degré le plus haut, comme il est juste de privilège.Lorsqu\u2019au matin du jour qui ramène l'anniversaire de la résurrection du Sauveur, on franchit le seuil de la vaste et vieille métropole, et que l'on voit se succéder le flot des arrivants | de tout âge et de toute condition, remplissant la nef, débordant les bas-côtés, montant \u2018jusqu'aux tribu-| .nes, \u2018oh\u2019 ne songe pas-un instant \u2018à se dire que l\u2019on connait ce spectacle ; on subit sans pouvoir se défendre, \u2018l'influence profonde qu\u2019 'aussitot il exerce sur l'âme ; il s\u2019en empare, la dilate et l\u2019élève.Et si l'on pense aux années qui font déjà de la communion pascale de Notre Dame pres; qu'une Vieille, institution, c\u2019est .uniquement pour ajouter à la de cette cérémonie ce que lui donne la consécration du temps.: La messe commence.Des milliers de voix entonnent le chent du Credo ui se répercute, large, puissant et erme, sous les voûtes de la catrédra- le.Que cette profession: de foi unanime est donc élognente, d'une éloghente, plus qu\u2019hétmiaine, et comme 2 lle est noble et\u2018 \u2018réconfortable grandeur | jugeait digne, sa récompense, le priant gnements.Hier, pour la troisième fois, le Rséparer pour une absence £9 tion.Elle a clôturé di grandiose cérémonie.de nion Parcale.PIERRE VEUILLOT L'HONORABLE M.FLYNN cessassent.A alutorité.KX \u201ca 3 Bus VSR Land -du commerce, et en 1886 il 6pousait Dlle de le réunir un jour dans le ciel avec | tous coux qui avaient suivi ses ensei- P.Monsabré nous a.redit adien.Il s'est comparé lui'et ses auditeurs à ces amis qui, au momment de se ui doit être longue s 'embrassent, s'é loignent puis, revenant après quelques pas, | \u2018| s\u2019embrassent de nouveau, et recommencent encore.\u2019 Jetant un rapide coup d'œil ensuite sur ses vingt ans de conférences, il a proclamé que certain de sa bonne volonté comptant | sur la bonne foi et le bon esprit de ceux qui l'écoutaient.il n'en avait pas moins placé toute sa confiance, pour le succès de son œûvre non en lui-même ni eu ses auditeurs, mais en Dieu In te Domini speravi,\u201d non, confundar in ælernum.Nous reproduisons ci après cette vibrante allqcu- ement la a comyiu- A propos d'écrits dont il n'est pas \u2018plus responsable que.l\u2019homme dans la lune, à propos d'articles du: Chranicle que M.Flynn n'a pas'inspirés, \u2018qu\u2019il s\u2019est efforcé d\u2019arrêter,.on veut le tenir responsable devant le- public, et nuire: \u2018ainsi a son: Prestige et à son Nous avons déjà.\u2018déclaxé, et-mons déclarons de nouveau que -l\u2019hon.M.Flynn n\u2019a rien à faire avec-les articles \u2018écrits par M.George Stewart contre MM.Taillon et Blanchet.Nous savons que M.Flynn a fait des démarches personnelles auprès du Chronicle pour empêcher la :publica- tion- de ces \u2018articles où- l'éloge du Henriette Pelletier, fille de-M, P.Rellé tier, agriculteur de St-Calixte de Somerset.Grâce à son esprit-d\u2019ordre et à son écanomie, et grâce aussi au concours intelligent de son épouse, M.Drouin pouvait compter sur le succès.Mais la mort impitoyable est venue tout-à-coup briser ses }projets d\u2019avenir, dissiper 1 ses rêves d\u2019espérance.Il a\u2019 lutté durant quelques mois, mais à la fin il a fallu céder.Il s'est soumis en.chrétien et a fait généreusement le sacrifice que.Dieu lui demandait.I.Qu\u2019il repose en paix! Communiqué.) La Justice est priée de reproduire.I EE SE AUGMENTATION BOITEUSE © - La Justice continue toujours a se repaître de la proie qui tai a été livrée.5 On lit entre autres choses dans son | numéro d'hier < - Co Quel est celui dans \u2018le département des travaux publics, à la commission:du Havre, qui fait ainsi çounaître lè mon.Lr tant des soumissions ?1 serait grand temps-que les atta: ques contre l'honorable: M.Flynn - Est-ce le chef du département SirH, Langevin.24056 Est-ce.le député ministre ?: Qui est ce ?quel est l\u2019escroc qui a | divélgué ua secret d\u2019état et qhi \u2018a ainsi permis à\u2018des contracteurs peu scrupuleux d\u2019écarter des soumissionnaires.au détriment du trésor public ?Les\u2019 sou- : missions- pour les \u2018contrats - de:- cette importauce, d'ordinaire, s'ouvrent pat là ministre luimême en présence .du député minitre, de l'ingénieur én chef, ot par l\u2019un d\u2019eùx.+ © 4 .Le ministre peut les ouvrir seul et en prendre connaissance.si L'a-til fait ?5 4 Si oh répond oui, c'est un.-misérable Si on répond non, que l'on naus dise le nom du filou qui révèle les secrets du ministre des Travaux Publics ?Si'ce n\u2019est pas le, département des Travaux-Pablios à Ottawa qui demande les soumissions des travaux du havre et qui les reçoit, que: -devieht me aI TA aI an ce ahem.Smal DE à ars a la savante argumentation de, la Justice?\u2018 -Or' \u2018ces - soumissions ne sont ni démandées ni reçues par le départe- .Article 3.\u2014Nous attendons engre.es _évépements: -pour savoix.ce que M, Mer- \u201d.cier fera pour l'éducation.député de Gaspé mis en regard des critiques à adresse de ses collègues; a pour résultat d\u2019exaspérer' \u2018certaines l'émotion que \u2018l\u2019on: éprouve ! Credo tn unum Deum.Le moment dela communion est - : _, Ariicle 4 gs Respect et \u2018protection à tous Teg droits des minôrités.\u201d \u201cLes droits des minorités -n\u2019évaient jamais étéfhécolnus.M.Mercier le pro- .clame Jui-Mmême\" \u2018avjbard'hui, quand il Me fait \u2018intérroger\u2019 en: chambre \u2018par M.Cameron.La minorité n\u2019a à se.plaindre de:rien en:1890;s'écrie-t-il.avec emphase, \u201c or M.Mercier n\u2019a rien.fait pour améliorer son sort depuis qu\u2019il est au , pouvoir donc.elle n\u2019avait à se plaindre de rien en.i 6.Aujourd\u2019hui, cependant, ia mfnèrité dans cette province, reproche AM Mercier non d\u2019avoir violé ses droits, mais d\u2019avoir'fibissé ses sentiments pour des fins de parti.Article 7.\u2014C\u2019est en\u2018créant l\u2019odieuse réserve des trente mois.que M.Mercier a cessé de protéger le colon, et en sacri- flant le domaine-public-à ses gaspillages qu\u2019il a protégé ce domaine.Article-& Extension du'suffrage électorale.M.Mércler dépôuille: iniquerhont les employés publics de leur \u2018droit de * vote.\u201d M.Taillon expose ensuite lu situation financière dé la province: Ce sujet, dit-il, embrasse tous les autres.Il est beau de parler agriculture, colonisation, instruction publique, mais comment cqn- ® .\u2019 [J à : arrivé.Darts un ordi \u2018parfait, qui rend blts impbsant Ta grarideur et plus profoiid le recuéillement, de longues, d'interminables\u2019 files .d\u2019hommes s'avancent vers l\u2019autel.On les voit bientôt redescendre.les mains sont jointes, les fronts baissés;, \u2018ils viennent de recevoir le painrdes forts, ces chrétiens ; ils prient pour eux pour leurs familles, pour la France 2 | infidèle et :bnmiliée, pour TE lise perte mais invincible.Le 9 u Magnificat retentit, et des rime \u2018brillent dens bien des yeux.Pais le cantique du Te Deum s'élève, et les mil iers.de voix répètent, avec'amour et confiance : te Domine speravi, non confundar in æler- num.Inte \u2018 Doimine spéränt; non confundar in ælernum.Ces patoles'ont servi de texte à l\u2019allocution du T.R.P.Monsabré.Pour la dernière fois, l\u2019élo nent apôtre parlait du hant- de la c e Notre-Dame, .d\u2019où, vingt années urant, il a enseigné le dogme avec une précision, une science, une sûreté, une vigueur, -une élévation, qui, même après des orateurs comme Ravignan et Lacordaire, ont encore di le renom, des conférences, éjà, le dimanche précédent, le PCL 2 ; .[ & an personnes qui devraient pourtant journaux.provinciale.- ' NEOROLOGIE .quelques mois.affligée et deux jeunes enfants.des paroissiens.des paroisses environnantes.à ila levée du corps et à l\u2019absoute.savoir que M.Flynn n\u2019a pas, besoin de.\u2018quémander- des.Téclamations, de Non, M.Flynn n\u2019inspire \u2018pas le.Chronicle, et lorsqu'on feint de le croire, on donne des armes.à ceux qui voudraient démolir le député de Graspé, parce qu\u2019 \u2018ils voient ex lui \u2018Le 25 avril dernier est décédé à St- Norbert d'Arthabaska sieur Joseph | Drouin, marchand, à l\u2019âge de 32 ans et | Il laisse une femme | Ses funéräilles ont eu lieu lundi, 21 j' avril, au milieu d\u2019un grand concours On remarquait\u2019 dans l'assistance \u2018quelques citoyens et amis Le service a êté chanté par le Rév.M, ; Jo! È:P.Dubé, curé de Sle-Julie de Somer- |' Le set; le Rév.M.L.A.Buisson, a présidé |.ment des travaux publics.[| \"Doñc.\u2026\u2026:.à Tea 1e\u2018dilemme à de l'organe mâtionat ! T a LITLE 8 ous répétons ce que nops avi ait hier, \u2018 et tious\u2019 prions tots\u2019 \u2018Tob amis, tout notre public, de.prenc ré notre parole comine celle d'un\u2019 tonné- .te homme qui sait ce qu\u2019 irait: Nous défidns qui \u2018qùe \u2018ce soit.énnemi, ami, adversaire ou allié, db bre d\u2019un document qui puisse mettré en question.pour uh\u2019 instant \u201cIa réputation de l\u2019honorable hinistre des travaux-publice dans\u2019 Teizertide\u2019 \u2018de ses onctiohs.Qu'on cherche, qu\u2019on fouille, qu\u2019 on jessaie de faire parler tous les docu- -ments du monde, on ne réussira pas à mener à bon.terme la lâche et traîtresse entreprise de souiller 'honneur d'un homme public, dont le \u2018réputation est au-dessus\u201d.de.toute teinte.ERE aetl t nb EE VT SSL Lon?\"I produire un fait, une preuve, lom= 2 4 JOURNAL DES CAMPAGNE ° EE ERA LE DEPARTEMENT DES TERRES DE LA COURONNE Le département ¢ des Terres de la Couronne, est un de ceux qui ont donné le plus grand exemple d\u2019extra vagance et d'augmentation dans le* dépenses départementales.Voici un petit tableau fort instrac- tif à propos de ces augmentations de dépenses : TERRES DE LA COURONNE 1886 1889 Traitement des ministres, P 33, comp tes pub.3 39,974.16 P.51.8 42,259.99 Contingents, F- A3 .nsoccse es Dépenses générales: Enre\u201d gistre.ment, arpentages, remboursements , ¢ 0 m ptes \u2018 ouverts, etc.,p.123, 130,000.00 P.159.201,200.00 Totaux.8178,974.16 $280,997 97 \u201c Un seul détail de ces comptes dit la Presse, fait voir, qu'en 1886 nous avons payé $764.74 pour annonces, et en 1889, nous avons payé $7,121.35, et ainsi de suite, pour chaque article de cette excroissance monstrueuse de la dépense publique.\u201c La différence totale entre les deux exercices se chiffre par $103,- 023.61.\u201c Est-ce raisonnable ?On dit: \u201c T la recette a augmenté en proportion des dépenses ! \u201d * Cela est d\u2019une fausseté évidente.\u2018\u201c La recette totale de 1889, est de $1,065,189.65.De cette somme, il faut retrancher : 9,000.00 P.64.37,537.08 10 Pour vente du domaine public, aliénation de notre territoire forestier, (recelte extraordinaire par consé- VON b.oss0000< 00000 sescoceccenes $118,000.00 (Admis par le commissiire).20 Pour taxe additionnelle sur la coupe du bois.125,000.00 (Admis par le commissaire).Et enfin : 3o Ls surcroit de dépenses du département, incontestable) d@.\u2026.\u2026.\u2026.cr vov00e 102,023.81 Soit en tout.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.serons $345,023.81 \u201c Si l\u2019on soustrait cette somme de la recette totale de $1,065,189.65, on arrive à la recette réelle dont peut se glorifier le département et qui est de $720,165.84.\u201c \u2018Voilà le beau résultat atteint par l\u2019administration du jour ! ! \u201c Rappelons-nous qu\u2019à Ontario pour obtenir $1,416,711.84 de revenu on ne dépense que $118,400.A Québec on dépense $280,997.97.N'est-ce pas là une folie qui tient du vertige ?\u201c Maintenant quelles seront les: dépenses de l'année courante (1890) ?Les traitements du minis.tere ne coûteront moins que l'année or nitre, soit.«8 42, 000 00 Les contingents.sosssssscanents 37, 000 00 Les dépenses générales sont estimées ji 26 du budget) pour enregistre- ment A.c.civieninnrenciennns 30,000 00 Rour arpentages.45, 1000 00 Pour dépenses générales.86, ,000 00 Pour pêcheries.3.000 00 Rour comptes ouverts.13, 00000 Rour protection des forêts.5 ,000 00 Soit en tout, d\u2019après le premier budget.soceuces $260,000 00 \u201c Passons maintenant au budget supplémentaire qui {vient de nous être soumis pour la même année 1890, et voyons ce que demande encore le gardien des terres de la Courronne.** $260,000 pour le budget général de 1890, c'était déjà bien raisonnable puisqu'\u2019en 1886 nous ne dépensions que $178,000, mais vraiment c'est bien de pareilles misères que s\u2019occupent nos ministres régénérateurs ! \u201c On ne le croirait pas, si ce n\u2019était en blanc et en noir dans le document public ; on nous présente une demande additionnelle de $#58,832,20 pour suppléer à l'insuffisance du budget général ! ! ! ! \u201c Ajoutez ces $58,882,20 dont je vous donnerai l\u2019intéressant détail plus tard, au crédit du budget général et vous vous trouvez en face de l\u2019énormité suivante : Budget général 1890\u2014au moins'+.= .$260.000.000 Budget supplémentaire (page 4) eeecerrerenraniesenenee 58,832.20 C\u2019est le temps de dire GRAND tOläl.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.$318,832.20 En 1886.$178,000 En 1890.ccocivnnnieinnene 318,000 Différence.\u2026.-\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 $140, 000 \u201c C'est-d-dire que \u2018l\u2019administration des terres de la couronne nous coûte $199, 600 de plus qu\u2019à Ontario et qu\u2019avec le surcroit de dépense introduit par les nationaux depuis troie ans, le gouvernement de M.Mowat, administrerait tout son département des terres publiques et qu\u2019il lui resterait en caisse une somme de $80,500,00 ! ! ! ! ! ** N\u2019est-ce pas absolument merveilleux et Jean Baptiste ne doit-il pas se morfondre à chanter les gloires de ceux qui savent si bien venger l\u2019affront de Régina.\u201c Pauvre Baptiste, va, comme te voilà pris ! !\u201d : AU FIL DE LA PLUME Ottawa.28 avril.J'ai touché juste dans, ma dernière, en disant que M.McIntosh serait élu à une très-forte majorité.La nouvelle en a été déjà transmise à vos lecteurs, je n\u2019en doute pas, maie laissez-moi vous dire une fois de plus que le triomphe de la cause conservatrice a été le plus beau encore vu à Ottawa.Les Equal Rightistes comme libéraux-\u2014ces derniers surtout\u2014 sont entièrem nt démoralisés.Un avait peine à en crosre les résultats officiels le soir de la votation.Pensez donc, 857 de majorité pour un candidat que l\u2019on disait battu à plate-couture dans tous les meetings libéraux.La basse ville a fait noblement son devoir dans la lutte ; chose surprenante c\u2019est que la plus forte majorité de M.Mclntosh lui a été donnée dans le quartier Wellington, le centre du libéralisme pour ainsi dire.L'élection a été des plus paisibles, malgré l\u2019animation assez visible des trois parlis, qui se disputaient la victoire.Le nouveau député de la Capitale prendra son siège mercredi probablement.#F% Hier a été une journée de véritable fate pour les Canadiens-francais de la Capitale.l'Union\u201dSt-Joseph ayant célébré la fêtede son patron, tous ont voulu, y prendre une large part etla démonstration a été magnifique sous tous lès rapports.Malgré le mauvais temps, vers les 9.30 h.la procession se mit en marche précédée du corps de musique de Ste- Anne et de © La lyre Canadienne.\u201d Le défilé etait le plus beau qui se puisse voir.Uve grand\u2019messe solennelle fut chan tée à l\u2019église Ste Anne, revêtue pour la circonstance de ses plus riches parures.Le sermon avait été confié au Rév.P.Antoine, oblat, qui fit retentir le temple saint des riches accents de sa parole sacrée.A Porgue chant et musique de premier ordre.; #F4 À l\u2019issue du servicediviu, la procession s\u2019étant reformée se rendit à l\u2019orphelinat St Joseph où une table somptueusement parée attendait les quelques 200 convives de l\u2019Union St Joseph.A la table d'honneur, à côtés du résident, M.A.L.Pivard on remarquait le \"Très Rév.grand Vicaire Routhier, chapelain de la Société, M.H.Robillard | député de la ville aux Communes, et les présidents des diverses sociétés invitées.Le temps des soasts étant arrivé, on y à procédé dans l'ordre suivant: A Sa Sainteté la pape Léon XIII, qui provoqua une réponse des mieux appropriées de la part du Rév.Grand-Vicaire.A la Reine; a \u2018la Chambre de Commerce, M.H Robillard y répondit par un discours interrompu à maintes reprises par les applaudissements de la salle entière.On eut ensuite de jolis discours du MM.Berthiaume, président St-Joseph de Hull ; du président de la société S:- Thomas de la même ville ; Jac.Dufresue, de la société St-Pierre d'Ottawa ; J.Chamard, de la société Saint-Thomas d'Ottawa ; L.Gravelle et Chs.Desjardins, sociétés \u201c C.M.B.A.\u201d, 0.Dionne, sociétés St-Antoine de Padoue et Saint- Louis, Pinard, société St-Joseph ; Dr St Jean, \u2018\u2018 aux Dames \u201d et Ed.Aubé, \u201c à la Presse.\u201d Jamais encore on avait vu affluence aussi considérable au banquet de la St.Joseph ; c\u2019est donc là une preuve des succès.constants que fait chaque année cette florissante société, la doyenne des associations de secours mutuels de la capitale.Ep.A.\"UNE SENSATION La Justice d\u2019hier soir est en liesse.Elle s'est jetée avec avidité sur la pature que le Canadien d\u2019hier matin lui a fournie, ct elle en fait un festin sadanapalesque.Nous n\u2019avons aucune objection à ce que l'organe national cherche dans les papiers publiés par le Canadien un dérivatif à ses préoccupations et à ses inquiétudes ministérielles.Mais nous avons objection à ce qu'elle se lance dans une série d\u2019ap préciations et de déductions fantaisistes comme celle dont ges colonnes étaient ornées hier.Si M.Robert McGreevy trouve convenable de venir laver son linge sale ailleurs qu\u2019en famille, c'est son affaire.| Si MM.T.et R.McGreevy ont entre eux des querelles d'intérêts qui ne peuvent être réglées à l'amiable, c'est regrettable au point de vue des relations fraternelles.Mais il ne s\u2019ensuit pas que l'on soit en droit d\u2019attaquer à ce propos un ministre de la Couronne, comme le fait l\u2019organe national.Les pièces publiées parle Canadien d'hier font partie d\u2019un \u2018procès qui traîne les tribunaux depuis des mois.Elles prouvent certainement que M.Robert McGreevy hait son frère M 'sThos.McGreevy., Mais quant à ce qui concerne le département des Travaux-Publics d'Ottawa et le ministre qui le dirige, nous défions qui que ce soit de porter une accusation précise et bâsée sur desfaitset des preuves contre ce département et ce ministre.Nous défions qui que ce soit d\u2019établir l'ombre d'une irrégularité dans la manière d\u2019accorder les contrats publics depuis 1878.Nous affrmons au contraire que le département des travaux publics est absolument au-dessus de tout reproche, et à l\u2019épreuve de toute investigation.Pour aujourd\u2019hui, cela suffit.Nous laissons les querelles personnelles se vider entre ceux qui y sont intéressés et qui y trouvent de la satisfaction.Nous serons toujours prêt à défendre victorieusement ceux de nos chefs qui seront injusta- ment ajfaqués, et lichement calomniés.carp eae - UN PROGRANNE Voici le programme que M.Taillon a esquissé l\u2019autre jour à Montréal : \u201c 1o.Décréter que désormais le gouvernement ne pourra contracter d\u2019einprunt permanent sans l\u2019approbation du peuple par un plébiscite \u201c 2o Diminuer les dépenses de plusieurs centaines de mille piastres par année.\u201c 80 Déeréter que le gouvernement ne puisse à l\u2019avenir, ainsi que le gouvernement Mercier, faire main-basse sur les fonds qui lui sont confiés en fidéi-commis.\u201c 4o Interdire par une loi l'usage des lettres de crédit.* 50 Fixer par une loi le montant des emprunts temporaires qui pourront être contractés durant un parlement.\u201c6o Rendre aux employés publics leur droit de vote et aux reviseurs fédéraux le droit dese porter candidats à la législature provinciale.\u201c Yo Réformer la procédure civile.\u201c 80.Réformer la loi des licences afin de réprimer l\u2019intempérance.\u201c Le chef de l'opposition admet que le premier article de ce programme est une mesure fort démocratique peu d\u2019accord peut être avec les principe du régime constitutionnel anglais ;mais;quand un homme dissipe ses biens, il faut l\u2019interdire et lui nommer un curateur.Le gouvernement actuel dissipe la fortune de la province qu\u2019il expose à des désastres financiers, et il faut que la province se mette elle même à l'abri de la ruine dans laquelle des gouvernements aussi mauvais que Celui-ci pourraient à l'avenir la plonger.Du reste nous ne devons plus contracter d'emprunts.\u201c 90 Le gouvernement conservateur diminuera les dépenses.Som passé est une garantie pour le peuple qu'il accomplira cette promesse.En 1884, le gouvernement conservateur a diminué les dénenses de $150,000.S'il a pu faire cette diminution, alors, il pourrait facilement aujourd\u2019hui diminuer les dépenses de $500,000 en quelques années.3 e 9 TKNAL TES lAPAGNE \u201c 80 Il faut empêcher que le gouvernement s'empare des dépôts qui lui sont confiés et fassent ainsi des emprunts considérables.C'est ainsi que le gouvernement Mercier a dépensé environ deux millions de piastres qui appartiennent aux compagnies de chemin de fer.Il faudra rendre cet argent et pour le rendre il faudra emprunter.\u201c 4o Il faut arrêter l\u2019usage des lettres de crédit, au moyen desquelles le gouvernement viole la constitution en dépensant chaque année des centaines de mille piastres sans l'autorisation des Chambres.\u201c50 Il ne faut pas non plus que le gouvernement puisse contracter des emprunts temporaires pour une somme illimitée et éluder ainsi la loi qui défendrait de contracter un emprunt permanent sans l\u2019autorisation du peuple, \u201c 60 La loi qui dépouille les employés publics deleur droit de suffrage est une loi inique.Les employés sont une des classes de citoyens les plus éclairés et les plus en état de bien juger les gouvernements et ils ont droit de suffrage comme les autres.\u201c Le gouvernement a adopté une autre loi réprouvée par la justice et l'honnêteté en décrétant que les reviseurs fédéraux ne peuvent être candidats à la législature provinciale tant qu\u2019ils sont reviseurs et même dans les deux années qui suivent leur démission.\u201c On comprend qu\u2019ils ne puissent être candidats pour le parlement fédéral, parce qu\u2019ils pourraient manipuler les listes à leur gré pour se faire élire ; mais ils n'ont rien à veir aux listes provinciales et il est inique de leur interdire \u2019entrée de la législature provinciale.: -\u201c Le but mesquin et méprisabl de cette loi était de se débarrasser de eandidats conservateurs de l'influence et de la population de M.Brais, dans le comté de Chambly, de M.Galipeau, dans le comté de Maskinongé, de M.Tancrède Trudel, dans le comté de Champlain, etc.C'est donc une loi qui n\u2019a pas eu pour motif l'intérêt public.Oeux qui subordonnent ainsi l'intérêt public à de méprisables intérêts de parti ne sont-ils pas cent fois condamnables ?\u201c8 Il est nécessaire de réformer la loi des licences.Le gouvernement ne l'a pas fait en 1884 et 1885, parce | qu\u2019il attendait le jugement du Conseil Privé au sujet des lois concernant les lois concernant les licences.Lui, M.Taillon, déplore tout le mal que f ait au milieu de nous l\u2019intempérance.Il ne saurait dire comme M.Mercier, que les prohibitionnistes sont des \u201c fous \u201d ou des \u2018 cranks.\u201d Ceux\u2019 qui;combattent le fléau de l'intempérance sont animés d\u2019un sentiment noble et admirable et même lorsqu\u2019ils tombent dans l'excès de l\u2019exagération, ils méritent encore notre respect.\u201c Cette question est trop grave et trop importante, elle touche de trop près à la morale publipue, au bien être et à l'avenir de notre peuple pour l\u2019exploiter au bénéfice d'un parti.Lui, M.Taillon, a demandé à M.Mercier de prendre la responsabilité d\u2019un bill pour réprimer l'intem- Ce > MIRO RAED pérance, lui promettant son appui le plue sympathique.M.Mercier lui a re- usé.Lui, M.Taillon, s\u2019il arrive au pouvoir après avoir consulté les autorités religieuses, municipales et autres ne reculera pas devant la responsabilité d\u2019'unz mesure que tout ce qu\u2019il y a d'honnête et de respectable dans le pays réclame, devant une mesure nécessaire dans l'intérêt de la morale, dans l\u2019intérêtconscieusement compris de tous les habitants de la pr ovince.\u201d le mn POURQUOI ?L'Elecieur de ce matin en faisant le compte rendu des élections du barreau qui ont eu lieu hier l\u2019après- midi, dans le palais de justice, mentionne le nom de l\u2019hon.J.Blanchet, qui a été réélu, bâtonnier pour la section de Québec, de MM.J.Montambault et J.E.Prince, qui ont été réélus, le premier, trésorier,et l'autre secrétaire, de MM.J.Malouin Dunbar, Bédard, B:lleau, Darveau Pentland, Flynn et Casgrain qui ont été élus membres du conseil ; mais de M.Miller qui a été élu syndic, l\u2019\u201c Electeur \u201d n\u2019en souffle pas un mot.Pourquoi ?L'Elecieur aurait-il encore souvenir des actions en dommages prises par M.W.Miller contre l'Electeur, les MM.Langelier et consorts.Et ce souvenir obscurcirait-il l'esprit du confrère jusqu\u2019au point de lui faire imprimer des rapports, incomplets, par tactique ?EN rr eee lft ree.ROUTE POUR MANITOBA L'émigration de nos cempairiotes à Manitoba prend des proportions.Un second détachement est parti ces jours derniers, accompagné jusqu\u2019à Ottawa de M.l\u2019abbé Beaudry.Voici les noms de quelques-uns d\u2019entre eux.Théodule Magnan, Saint-Judes, à Saint-Alphonse, Manitoba, 9.J.Cooke, Drummondville, 9.Joseph Paradis, Télesphore Paradis, Michel Chicoine, Urbain Paradis, de la Patrie, à Glenboro, Manitoba, 22.J.Talbot, Taunton, Mass.Alphonse Toupin, Worcester, à Saint-Agathe, Manitoba.Olivier Lefebvre, Saint-Hugues, à Saint-Hyacinthe, Manitoba, 2.Félix Therrien, Montréal, Saint- Jean-Baptiste, Manitoba, 8.\u2018Alphonse Guindon, Montréal, 7.F.Brodeur.De nouvelles recrues partent toutes les semaines.Vaut mille fois aller là qu\u2019ailleurs EDR OA TOR CODEN TE Monseigneur Jacques Janvier Vinet, ancien curé du Sault-au-Récollet, décédé hier matin, appartenait à la société d\u2019une messe, section provinciale, B.PH.GARNEAU, Ptre,, Secrétaire.Archevêché de Québec, 8 mai 1890 TRAE MEE XK A ASC AE A TE CARIES PORTNEUF A une convention de délégués du comté de Portneuf, tenue mardi, à Lachevrotière, notre ami M.Honoré Chassé, avocat, a été choisi comme candidat conservateur pour les pro- n° ta ,.Les .HE ~ ad .CTT NN ne soo chaines électjons.re rer rer Parlement Fédéral \u2014 Ottawa, 29 avril.M.BLAKE a proposé cet après-midi lorsque M.Foster a démandé à la chambre de se former en comité de subsides, la motion dont il avait donné avis il ya déjà une semaine.Par cette motion, M.Blake demande à la chambre de déclarer qu\u2019il est expédient de prendre des mesures qui permettent à l\u2019exécutif dans les circonstances graves qui requièrent l'exercice du pouvoir de désaveu ou du pouvoir d\u2019appel en ce qui concerne la législation en matière d\u2019éducation, de référer des points importants de droit ou de fait à un haut tribunal de \u201cjustice pour y être entendus et considérés en telle manière que les autorités et les parties intéressées puisseat y être représentées et qu\u2019une opinion, raisonnée puisse être obtenue pour l'information de l\u2019exécuti£.M.BLAKE a prononcé à l\u2019appui de sa motion un discours très éloquent.Sir Joun MacnoNaLD félicite M.Blake de l\u2019exposé lumineux qu\u2019il a fait de la question.Ilditque le gouvernement L\u2019a aucune objection à laisser adopter cette motion et qu\u2019il se propose d'en mettre les principes en pratique à la prochaine occasion.La inotion est adoptée unanimement.La chambre, s\u2019est formée ensuite en comité et a voté les crédits demandés dans les estimations supplémentaires.SÉANCE DU SOIR À la séance du soir le crédit demandé pour les chemins de fer de l\u2019Ile du Prince-Edouard donne l\u2019occasion à M, Weldon, d'Albert, dé demander que le gouvernement achète et réunisse sous la même direction que le chemin de fer Intercolonial les divers embranchements qui en sont tributaires dans la province du Nouveau-Brunswicx.M.WELDoN dit que le gouvernement possède déjà quelqnes-uns de ces tributaires et qu'il serait dans l\u2019intéiêt du pays comme dans celui d\u2019une meilleure administration du chemin de fer Intercolonial que la Puissance les possédât tous.\u2019 M.Brake dit que le député d\u2019Albert finira peut-être par obtenir ce qu\u2019il demande mais qu'il lui faudra certainement attendre plusieurs années.Lors des dernières élections, sir Charles Tupper, alors ministre des chemins de fer, lui a adressé un télégramme énonçant le projet d\u2019unir sous une même direction les divers tributaires de l\u2019Intercolon:al ; si, aux prochaines élections, il obtient un arrêté en Conseil, il pourra se déclarer satisfait.Sir J.MacDoNALD dit que le but en construisant le chemin de fer Intercolonial n\u2019a pas été d'établir un réseau de chemin de fer daus tous les comtés du Nouveau-Brunswick et d\u2019en faire une entreprise commerciale, mais le chemin a été construit pour remplir une condition imposée au pays parles provinces maritimes qui ne voulaient pas entrer dans la confédération sans cela.M.MrrcHeLL exprime la crainte que l'idée lancée par M.Weldon ne cache quelqne plan d\u2019achat de l'Intercolonial et des divers embranchements par une compagnie privée, sous le couvert de ia nécessité d\u2019une administration plus économique de l\u2019Intercolonial, M.Mitchell dit que ce chemin de fer est et doit rester la propriété du gouvernement ; la constitution et le contrat intervenu entre les provinces le veulent à toute tentative de spéculation sur l\u2019achat de l'Intercolonial.Il fait allusion à la vente du chemin de fer du Nord par l'administration Chapieau et au profit réalisé par M.Sénécal.M.CuaPLEAU répond que M.Duncan Mcintyre, intertogé sous serment, avait déclaré que la vente du chemin de fer du Nord était la meilleure affaire que la province de Québec pit faire.M.Woop {de Westmoreland) appuie la proposition de M, Weldon et dit que si les chemins de fer étaient unis sous une même direction,leur administration pourrait se faire d\u2019une manière beaucoup plus économique et plus satisfaisante pour le public.Sir R.CarTwRieuT dit que M.Wood est propriétaire d\u2019un de ces chemins de fer tributaires de I'Intercolonial.Le comité passe ensuite aux autres crédits et 31 h.15 1a chambre s'ajourne.ainsi, et il s\u2019opposera de toutes ses forces | .5 Ottawa, 30 avril.La séance est ouverte à trois heures et quart.A l'ouverture de la séance cette après\u201d midi, M.Mulocka proposé la première lecture d\u2019un bill permettant la nomination d\u2019un commandant en chef des milices canadiennes né au Canada.a Sir ApoLrHE CARON répond que la session est maintenant un peu avancée pour discuter ce bill et effectuerle chaz- gement demandé, mais que le gouvernement étudierait la question dans l\u2019intervalle des deux sessions et soumet, trait à la prochaine le résultat de se, délibérations.M.MircuELL dit que le temps est arrivé où le Canada ne doit plus être obligé d\u2019aller charcher en Angleterre un commandant de ses milices.Le bill est lu une première fois, mais il n\u2019ira pas plus loin que cela cette session.J En réponse à M.McMullen, Sir Joux MacpoNaLD dit que le gouvernement consultera les autorités compétentes au sujet de l\u2019interprétation à donner au statut relatif aux membres des Communes qui résident dans leur district électoral et au droit qu\u2019il peuvent avoir dè toucher une indemnité de frais de route calculée sur ladistance entre leur résidence et Ottawa.En réponse à M.Mitchell sir Joux MACPONALD dit que les résolutions relatives aux subventions de chemin de fer seront soumises à la chambre la semaine prochaine.M.CHARLTON propose la motion dont il a donné avis la semaine dernière relativement au refus du gouvernement de soumettre le bill des biens des Jésuites à la Cour Suprême du Canada.M.CHARLTONjdit que s'il n'avait écouté que ses inclinations il n\u2019aurait pas soulevé cette question de nouveau, mais son devoir l\u2019y oblige.Il fait un long exposé exposé de la question, et se déclare surpris de voir que le gouvernement ait refusé de soumettre la question au tribunal auquel il devait la renvoyer.Il condamne «le gouvernement d\u2019avoir donné pour raison la question d\u2019économie lorsque les citoyens de Montréal offraient de payer les frais de la cause devant la Cour Suprême.Il accuse sir John Macdonald d\u2019avoir laissé passer ce bill sans le renvoyer à la Cour Suprême, lorsqu\u2019il savait que la majorité du pays était en faveur de ce renvoi aux tribu- naur.Sir Joux THomesoN répond à M.Charlton et lui fait le reproche d'avoir beaucoup retardé à proposer une motion qu\u2019il aurait pu proposer en temps plus utile, c\u2019est-à-dire lorsqu'il était encore temps de soumettre la cause à la Cour Suprême.Néanmoins le gouvernement a suivi la ligne de conduite qu\u2019il considérait la plus sage, et il a soumis la coustitutiona- ité de l'acte des Jésuites aux autorités les plus compétentes de l\u2019Empire, les officiers en loi d\u2019Angleterre préposés spécialement à l\u2019examen des actes coloniaux.Relativement à la réponse donnée à Québec par Son Excellence le gouver- neur-général à ceux qui allaient lui demander le désaveu de l\u2019acte des Jésuites, sir John Thompson fait la déclaration que jamais il n\u2019y avait eu de conversation ni de correspondance officielle ou non-officielle entre Son Excellence et lui-même au sujet de cette réponse, et que Son Excéllence a agi de son propre chef et sans être avisé par le gouvernement, Sir John Thompson a continué son discours à la séance du soir.À 12 h.30 là séance s\u2019ajourne.AU SENAT Le Sénat à continué en comité la discussion du bill des Territoires du Nord- Ouest dont la troisième lecture sera proposée demain.M.Abbott ayant déclaré que le gouvernement proposerait en comité un meilleur mode de division du district d'Edmonton en deux parties, M.Girard a consenti à retirer l'amendement qu\u2019il voulait proposer.Le Sénat votera demain l\u2019amendement de M.Bellerose qui sera proposé lors de la troisième lecture.Ottawa, fer mai.La séance est ouverte à trois heures et quart.n l\u2019absence de Sir John Macdonald, cet (après-midi, sir HECTOR LANGEVIN & proposé l'adoption d\u2019une résolution dé- \\ \\ 6 JOURNA!.DES CAMPAGNES EE EC ES EEE EC EEE EEE clarant qu\u2019il est expédient, afin de permettre à la compagnie du chemin de fer de Calgary et Edmonton de construire une voie ferrée à partir de la ville de Calgary jusqu\u2019à quelque point sur la branche nord de la Sascatchewan à ou près Edmonton, de passer un contrat avec cette compagnie pour le transport des hommes, approvisionnoments, matériaux et malles pour une période de vingt ans, et de payer pour tel service pendant la dite période do $80,000 par année, le dit paiement devant compter à dater de l\u2019achèvement de la dite voie ferrée.Cette résolution a été votée à l\u2019unanimité.Sir J.THonrson annonce que le Sénat a modifié considérablement le bill des lettres de change et billets et qu\u2019il proposera l'adoption de ces amendements à une séance ultérieure.Le ministre annonce aussi que le Sénat a adopté un bill relatif au taux de l'intérêt, mais qu\u2019il n\u2019en proposera pas l'adoption maintenant, parce que M.Weldou (de St Jean) doit demander d\u2019y faire plusieurs modifications.La chambre passe en deuxième et dernière lecture le bill de l\u2019inspection du gaz, et donne ensuite son assentiment aux crédits qui ont été discutés en comité.' (Cette besogne se continue jusqu\u2019à six heures et reprend à la séauce du soir.Le bill des banques est ensuito remis sur le tapis et doune lieu à une discussion prolongée.M.Fosrer donne avis qu\u2019il proposera lundi prochain un bill intitulé.\u201c Acte relatif aux caisses d\u2019épargnes dans la province de Québec.\u201d AU SENAT Le Sénat a voté en troisième lecture cet apres midi le bill des Territoires du Nord-Ouest.Voici les noms des sénateurs qui ont voté en faveur de l'amendement de M.| Bellerose.relaif 4 langue française : MM.Bellerose, Armand, Baillargeon, Girar, Pâque:, Chaffers et McMullan.Ottawa, 2 mai.La séunce est ouverte à trois heures et quart.En proposant la résoluiion qu\u2019une prime de deux piastres pa.tonne soit payée pour tout fer en gueuse fabriquée au Canada avec du minerai canadien entre le ler juillet 1892 et le 30 juin 1897 inclusivement, M.Fraser a prononcé un long discours dans lequel 11 à exprimé l\u2019espoir que cetle prime anrait pour effet de donner l\u2019essor à l\u2019industrie métallurgique au Canada.Sir R.CARTWRIGHT à combattu la proposition en disant que c'était une nouvelle taxe imposée sur une Classe nombreuse d\u2019habitants au profit seulement de quelques industriels que l\u2019on veut enrichir.M.Davy prend la défence de la politique ministérielle.Il espère qu\u2019elle aura pour rèsultat de développer vue industrie qui fera la richesse du pays en général.Mm.Macdougall, Davies et Casey continuent la discussion jusqu'à six heures.Au moment que la Chambre allait reprendre la discussion sur la prime en faveur de fer en gueuse, M.Rykert demande la parole pour une explication personnelle au sujet du rapport que le comité des privilèges et élections a décidé de faire relativement aux accusations portées contre lui par sir Richard Cartwright.ll croit qu\u2019il a été traité avec injustice par le comité qui n\u2019a pas obligé son accusateur à porter des accusations directes contre sa conduite officielle de député.M.BLAKE s'oppose à ce que M.Rykert discute à l\u2019avance un rapport de comité ui n\u2019est pas encore soumis à la chambre.roteste aussi contre les attaques de M.Rykert sur la conduite du comité.M.Ryxerx continue en disant qu\u2019il est fermement convaincu qu\u2019il n\u2019a pas été traité avec justice par la chambre et par le comité des priviièges et élections.Il n\u2019a aucune faute à se reprocher dans sa conduite de mandataire du peuple et il est prêt à se soumettre de nouveau au jugement de ses électeurs avec la con- ance qu\u2019ils lui donneront encore une fois le mandat de représentant du comté de Lincoln.En conséquence il annonce à l'Orateur quil donne sa démission de député de incoln.En prenonçant ses derniers mots, M.Rykert quitte son siège et sort de la salle des séances au milieu d\u2019un silence général.On Jit sur les figure de M.Blake et Bowell une ex pression de malaise, mais sir R.Cartwrigt semble très occupé à feuilleter ses papiers et il est impossible de diro quelle impression la déclaration et la sortie de M.Pykert ont faite sur vi.: C'est la décision à laquelle est arrivé ce matin le comité des privilèges \u2018et élections de confier à un sous-comité composé de sir John, M.Blake, M.Girouard et M.Thompson, M.Blake, M, Girouard et M.Davies, le soin de combiner les opinions émises par sir Thompson et M.Blake qui a porté M.Rykert à ne pas attendre le rapport de ce sous-comité, lequel devait conclure de la même manière que la motion Cartwrigkt.Aprés la sortie de M.Rykert, le malaise et la spéfaction semblaient paraly ser i tel point lous les députés que M.McMullin qui avait un discours tout prêt contre la prime du fer en gueuse oublie de se lever, lorsque l\u2019Orateur propose que la chambre se forme en comité sur la résolution de M.Foster.M.LAURIER qui avait toujours gardé son sang froid, se lève pour s\u2019opposer à la formation de la chambre en comité, mais il est trop tard, l\u2019Orateur vient de quitter le fauteuil et le vote que sir R.Cartwright devait provoquer sur cette résolution ne peut pasavoir lieu.M.CHAPLEAU donne avis qu\u2019il proposera lundi un bill établissant un bureau de statistique du travail.La chambre s'occupe de la discussion de divers bills publics pendant le reste de la séance.\u2014\u2014t\u2014 rn Oitawa, 5 mai.L'AFFAIHE RYKERT À l\u2019ouverture de la séance cette après- midi, M.Girouard présente le rapport du comité des privilèges et élections au sujet de l'affaire Rykert.Ce rapport arrive à la conclusion, comme la motion de Sir R.Cartwright, que la conduite de M.Rykert a été peu honorable, corrompue et scandaleuse.Sir Joun MacnoNaLD dit qu\u2019il fixera demain la date de la prise en considération de ce rapport.L\u2019ÉLECTION DE LINCOLN Le chef du cabinet annonce aussi que l\u2019orateur a émis le bref pour remplir la vacance causée par la dèmission de M.Rykert et que l\u2019élection aura lieu immédiatement.LETTRES DE CHANCE, BILLETS PROMISSOIRES, ACTE DES MATELOTS La chambre adopte ensuite les amendements apportés par le Senat au bill des lettres de change et billets promissoires, ainsi qu\u2019au dill qui amende l\u2019acte des matelots.PRIME SUR LE FER EN GUEUSE - L'hon.M.Foster propose l'adoption du rapport du comité de la chambre qui :ecommande d'accorder une prime de $ par tonne sur le fer en gueuse fabrique en Canada.Cette motion est adoptée par un vote de 69 contre 45.LE BILL DES BANQUES La chambre se remet ensuite à l'étude du bill des banques, besogne qu\u2019elle continue à la séance du soir.SÉANCE DU SOIR Après une discussion de quelques heures, le comité lève séance et demande permission de siéger de nouveau.Sir Joun MacnoNALD propose que la chambre se forme en com:té sur la résolution que sir Hector Langevin a soumise à la chambre, la semaine dernière, autorisant le gouvernement, afin de permettre à la compagnie du chemin de fer de Calgary à Edmonton de construire une voie ferrée, à partir de la ville de Calgary jusqu\u2019à quelque point sur la branche nord de la Saskatchewan, à ou près d\u2019Edmonton, à passer un contrat avec cetle compagnie pour le transport des hommes, approvisionnements, matériaux et malles, pour une période de vingt ans, et de payer pour tel service, pendant la dite période, $80,000 par année ; le dit contrat devant compter à partir de l\u2019achèvement de la dite ferrée.Cette proposition donne lieu à une discussion entre Sir John Macdonald, l\u2019hon.M.Laurier, M.Daly, M.Charlton et M.Watson.La chambre se forme en comité, dis- cuts la résolution et l\u2019adopte.L'AFFAIRE MCGREEVY M.Banron doit amener devant le chambre, mercredi prochain, l'affaire McGreevy et des commissaires du'havre de Québec.UNE CATASTROPHE L\u2019ASILE DE LA LONGUE POINTE INCENDIE On porte le nombre des vieti- mes z 200 Quatre religieuses ensevelies dans les ruines TROIS AUTRES MANQUENT À L\u2019APPEL Des centaines de pauvres aliénés errent à l\u2019aventure.Montréal, 6.1re dépéche.\u2014On a regu la nouvelle en cette ville que l\u2019asile des aliénés de la Longue Pointe, situé à \u20184 milles de Montréal, est en feu.On demande des secours.L\u2019asile renferme un grand nombre d\u2019aliénés.Les détails à plus tard.2e dépêche.\u2014Le feu s\u2019est déclaré vers midi.On suppose que le feu a originé dans la chambre de la chaudière de la bâtisse principale et qu\u2019il s'est propage aux diverses ailes.'Toute les bâtisses seront une perte totale.Les religieuses disent que tous les patients, au dombre de 1300, sont sauvés et quelques-uns sont logés à l\u2019aeile St Joseph, d\u2019autres au couvent d\u2019Hochelaga qui se trouve dans les environs.es antres sont logés ou Zdans les bâtisses.voisines Ou sont errants sur le terrain Le maire a donne l'ordre que toute la brigade de Montréalse rende sur le théâtre de l'incendie.Les efforts fails pour maîtriser les flammes sont sans suc cès parce que l'approvisionnemeutd\u2019eau est faible.3e dépéche.\u2014Des personnes qui ont été sur le théâtre de l\u2019incendie disent que la scène d'horreur lors de la conflagration est une de celles qui ne s'oublient jamais et qui sont impossibles3 décrire.Quand on songe qu\u2019en plein jour, un nombre aussi considérable de victimes ont perdu la vie ; quand on a été témoin de la manière dont plusieurs d\u2019entre eux ont couru elles-mêmes à la mort en s\u2019élançant dans les flammes, on ne saurait se défendre d\u2019un mouvement d'horreur.Cet asile qui, pour les 1300 lunatiques qui y étaient internés, devait leur servir de refuge et d\u2019allègement est devenu, en quelques heures, leur tombeau.On ne compte maintenant que 1100 patients sauvés.Les autres ou se sont sauvés dans les champs et les bois ou ont péri dans les flammes.Quel est le nombre exact de ceux qui oni ainsi pôri ?C\u2019est ce qu'on ne pourra jamais dire au juste parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autres registres que ceux qui étaient tenus à l\u2019asile et ils ont été consumés.D'après les pompiers, les personnes du voisinage et d\u2019autres renseignements recueillis, 100,aliénés ont péri, d\u2019autres disent 200: JL est de fait que pareille calamité ne s\u2019est pas vue dans la province de Québec depuis les premiers temps de l\u2019établissement de cette.province.Une singulière coiccidence, c\u2019est aujourd\u2019hui même que le seul asile protestant pour les aliénés qui soit administré en vertu d\u2019un - nouveau mode, c\u2019est aujourd\u2019hui disons-nous, que cet asile est inauguré.Jusqu\u2019à présent, les aliénés des toutes les dénominations étaient ensemble, et les protestants au moyen de sollicitations * pressantes sont parvenus à fonder un asile pour leurs « oreligionnaires.C'est à midi moins cing minutes qu\u2019an dépêche fut envoyée en cette ville, annonçant l'incendie et demandant du secours.Le maire Grenier qu\u2019il fallait consulter et qu\u2019on trouva à la Banque du Peuple, donna ordre d'envoyer deux pompes à vapeur et deux dévidoires de boyau.Ils furent rendus en très peu de temps sur le thâtre de l\u2019incendie, mais il aurait été presqu\u2019aussi bou de les laisser à 'Montréal, parce qu'après cinq minutes de fonctionnement, les \u2018pompes avaient épuisé j\u2019approvisionnement de l\u2019eau et il n\u2019y auraiteu moyen d'avoir de l\u2019eau qu\u2019en le prenant au fleuve St-Laurent, à un demi-miile de distance.À 4 milles plus bas que Montréal se trouve une pointe de terre s\u2019avançant sur le fleuve et c\u2019est là le village de la Zongue-Pointe.* C'est là aussi quefse trouvait l\u2019asile qui vient d'être réduit en cendres.L'alarme fut donné à midi moin: un quart.Le feu origina dans un buffet et il y fut mis par une des patientes qui sans aucun doute, si elly est encore vivante, doit fort se réjouie de son œuvre.Le mode de construction de l\u2019asile prêtuit, dit-on, admirablement bien à la propagation de l'élément destructeur.L'asile avait 630 pieds de front sur une profondeur de 300 pieds.Il était construit en brique.La bâtisse principale occupait, le centre et de chaque côté s\u2019étendaient 4 ailesà 5 étages.Le partie Est de l\u2019asile était réservée aux hommes et la partie ouest avy femmes et en tout il y avait 60 départements.j En arrière se trouvaient la bâtisse à l\u2019engin, la buanderie et les dépôts d\u2019approvisionnements, qui tous out échappé à l\u2019incendie.Le feu a originé dans le second département dans la partie de l'asile réservée aux femmes et dans un des étages supérieurs.La ventilation s\u2019opérant aufmoy- en d\u2019un tube longitudinal reliés aux tours, les flammes sortirent vite du toit au centre de chaque tour.Quand un des représentants de la presse associée arriva sur le théâtre de l\u2019incendie avec les pompiers, une des tours venait de crouler et les flammes sortaient par plusieurs endroits de la couverture.Des jets d\u2019eau furent lancés \u2018sur le brasier, et cela eut un bon effet, mais malheureusement cela ne pouvait durer longtemps vu le faible approvi- sionnem -nt de l\u2019eau.A mesure que l\u2019incendie se propageait la terreur augmentait aussi, Les pires cas de folie ss trouvaient dans les étages inférieurs et on put les sortir saus trop de difficultés.Les fous furieux étaient logés dans les cellules dans les étages supérieurs et c\u2019est de là qu\u2019on attendait des cris déchirants.Ces pauvres malheureux, non capables de se former la plus faible idée du danger qui les menaçaient, faisaient pour la plupart, une résistance désespée et opiniâtre à ceux qui voulaient leur faire abandonner leurs cellules.En moins d\u2019une heure après l'origine du feu,la plus grande excitation régnait dans le village et une foule immense de personnes venues de toutes parts encom brait les alentours du théâtre de l\u2019incen die.Quand les pompiers virent qu\u2019ils leur était impossible de sauver la bâtisse, ils dirigèrent leurs efforts pour sauver la vie aux aliénés.C\u2019est alors qu\u2019ils furent témoins de scènes déchirantes.Le chef de la brigade, M.Benoit dit qu\u2019il n\u2019avait encore jamais vu rien de semblable dans toute sa vie de membre de la brigade du feu.Il entra dans une salle où se trouvaient une vingtaiue d\u2019aliénés.En le voyant, ces pauvres infortunés se jetèrent dans les bras les uns des autres se formant aussi en une masse humaine compacte.Le chef Benoit saisit ceux qui étaient le plus près de lui et tenta de disperser ces fous.Tous ces efforts furent vains.\u201c Je ne pus pasplus les séparer, dit le chef,que j'aurais pu écarteler uu che val.\u201d Force lui fut de les abandonner à leur malheureux sort.Quand illes quitta leurs habits avaient pris feu et ils étaient complètement enveloppés par les flammes.Trois pompiers le capitaine Doolau, et les hommes lambert et Cyr ont failli trouver la mort dans cet incendie.Ils étaient entrés dans une salle et la porte, au moyen d\u2019un ressort, se barra sur eux, les laissant ainsi dans l\u2019impossibilité de sortir.Ils essayèrent de briser la porte avec leurs hâches, mais n\u2019y réussirent pas.lls cherchèrent aussi à se sauver par les fenêtres du devant de la bâtisse mais les flammes les repoussèrent., Le chef Benoit se doutant du danger que couraient ces trois hommes fit appliquer des échelles donnant sur un autre côté de cette salle eL parvint ainsi à leur sauver la vie.L'ingénieur de la bâtisse M.Orourke a sauvé 9 aliénés et chaque pompier \u2018peut être filer du travail qu\u2019il a fait en cette pénible circonstarce.Les efforts des hommes de la brigade ont été vraiment héroïques.; Dès que l\u2019alarme fut donnée, l\u2019ingénieur de la bâtisse fit jouer la hausse, mais ce fut sans succès parce qu\u2019au moyen du tuyau du ventilateur, le feu éclata presqu\u2019en inême temps dans une douzaine d\u2019endroits différents.Un événement tragique est à enregistrer dans cetle conflagration.La sœur Marie etait malade à l\u2019infirmerie, qui se trouvait au cinquième étage.Trois autres eœurs volèrent à son secours et, Yenveloppant dans une couverte, se mirent en frais de la sauver.Rendues au haut de l'escalier, les flammes les empéchérent d\u2019aller plus loin.Toutes quatre périreat.Ge sont les sœurs Marie, Demerise, Gilbert et Lumina.Aucune d\u2019elles n\u2019était âgée de plus de vingt ans et toutes venaient des paroisses en bas de Québec.Les sœurs de l\u2019asile ont travaillé avec persistance, zèle et héroïsme et elles ont réussi à sauver un nombre prodigieux d\u2019aliénés, en tenant compte du peu de facilités qu\u2019elles avaient à leur disposition.La sœur Thérèse, la supérieure, est atterrée de cette calamité et elle en est même malade.On a sorti sans connaissance les deux médecins de l\u2019asile Bourque et Barolet.Tous les murs ont croulé les uns après les autres et à six heures ce soir, il ne restait plus de ce qu'était autrefois l\u2019asile de la Longue Pointe qu'un amas de débris et sous ces débris, non les cadavres mais les cendres d'une centaine de victimes.: À six heures le temps était très noir, une pluie froide tombait et avait converti les chemins en marais inaccessibles À d\u2019autres qu\u2019à des personnes à cheval.Les pauvres sœurs, dont un grand nombre sont jeunes et délicates, se trouvaient à patauger dans la boue jusqu'aux genoux.Les fous et les folles errent à l\u2019aventure.Un certain nombre se sont sauvés dans la campagne.Bien qu\u2019on ait établi un cordon de police, il y a des alicnés disséminés partout dans le village.Les habitants de la Longue-Pointe pourront s\u2019estimer heureux s\u2019ils n\u2019ont pas à enregistrer de ces crimes dont les fous sont seuls capables.Plusieurs des intéressés de l\u2019asile et les religieuses surtout sont actuellement logés aux couvents de St-Isidore, Saint Joseph, St-Benoit, St-Laurent et de la Pointe-aux-Trembles.Le premier ministre a mis la bâtisse de l\u2019exposition de Montréal à la disposition des religieuses et demain elles y recevront des provisions et s\u2019y installe ront provisoirement, L\u2019asile avait d\u2019excellents engins, 10 bonnes pompes,de nouvelles chaudières, mais aucune communication existait entre les pompes et les chaudières.L\u2019asile St-Jean de Diou, communé ment appelé asile de la Longue-Pointe- fut fondé en 1873.Le gouvernement» désirant fermer l\u2019asile de Saint Jean d\u2019Iberville et décharger l\u2019asile de Beauport, Québec,qui était encombré, en vint à une entente avec les Sœurs de la Providence pour fonder un asile pour les idiots et les fous.La construction de la bâtisse commençait en 1874 et le 16 juillet 1875, l\u2019asile recevait ses premiers patients.Les Sœurs de la Providence ont dépensé pour fonder et organiser cette institution la sommé de $1,132,232 et dont $700,000 pour la construction seule de la bâtisse.- Les bâtisses étaient assurées par le gouvernement pour une somme de $300 ,0CO à ! compagnie d'assurauce Royale et ce montant avait été réassuré dans 18 compagnies locales pour des sommes variant de $5,000,à $22,000 Les Sœurs de la Providence, qui étaient propriétaires et avaient l\u2019administration de l\u2019asile, n\u2019ont été fondées que depuis 50 ans etelles forment cependant une des coumunautés religieuses les plus considérables du Canada.: La révérende Mére Supérieure est la sœur de madame Elisée Dionne, de Ste- Anne de la Pocatière, et est native de St\u2019 Hyacinthe.L'hiver dernier elle a été mala de d'une inflammation d\u2019intestins, et pendant un certain temps, on a désespéré de ses jours.Les deux sœurs assistantes de la supérieure Thérèse, étaient sœurs Charles et Madeleine.La première est la sœur du Dr Goulet de Joliette, et la seconde la sœur du Dr Desjardins.de St-Janvier.Le personnel total des sœurs de l\u2019asile se composait de 72 religieuses et 92 laïques, en tout 104, dont 2 étaient au bureau de l'institution, 2 au parloir' et les autres dans les divers départements de la bâtisse.Les gardiennes laïques étaient au nombre de 14, les gardien de 28, les gardiens de nuit 4, les gar diennes de nuit 2.De plus, il y avait employés sur la ferme et pour sur veiller le travail des patients 8 hommes, 19 autres gardiens surveillaient les départements de l\u2019industrie.Il y avait aussi.2 chapelains.Lo grand total du personnel était donc de 242.A l\u2019'hôpilal pour les femmes la surveillance était faite par une religieuse aidée de 2 sœurs laïques et d\u2019un gardien.A l'hôpital pour les hommes une religieuse et 2 gardiens avaient la surveillance des malades.Nouveaux détails Montréal, 6 \u2014La sœur Thérèse dit que le feu fut découvert vers 11.30 a.m., et sortant dutoit de la chapelle.Elle porte le nombre total desaliénés à 1,297 ainsi que 67 sœurs et 100 infirmières.Elle ne peut expliquer l\u2019origine du feu parce qu\u2019il n\u2019y avait pas de fournaises dans cette parlie de la bâtisse.Le service de l\u2019eau, d'après la supérieure, était des meilleurs et il y avait une hausse dans chaque étage.Elle admet que les pertes de vie doivenc être très considérables.Une certaine théorie explique l'origine du feu en disant qu'il a été allumé par uneexplosion qui aurait eu lieu dans la fournaise de l\u2019asile.Mais cette explication n\u2019est qu\u2019une pure conjecture.\u2019 2 RNAL FES APAGNES us DEEE ET Le ARTE EE CSST Longue-Pointe, 6.\u2014Le nombre des morts est évalué maintenant à 50, bien qu\u2019un grand nombre de patients manquent encore.On s\u2019attend qu\u2019ils vont revenir, On croit que sept religieuses ont péri, parce qu\u2019il en manque encore trois en tenant compte des quatre qu\u2019on sait avoir péri.Au nombre des morts est la sœur Lahaie, religieuse du couvent du Sacré- Cœur, au Sault au Récollet, et qui était sous traitement à l\u2019asile depuis quelques mois.ETRANGER Elections cantonales en Suisse Berne, 5\u2014Le résultat des élections cantonales qui ont eu lieu hier est en faveur des libéraux.Procession de 6,000 ouvriers en Belgique Gand, 5.\u2014Six mille ouvriers zocialis tes ont paradô dans tes rues.Ils récla ment la jonrnée de huit heures de travail.Arbitrage entre patrons et ouvriers Dublin, 5\u2014Mygr l\u2019archevèque Waggh propose que la corporation de Dublin'et la Chambre de Commerce forment une commission d\u2019arbitrage pour régler les différends entre patrons et ouvriers.LLes greves en France Paris, G\u2014Une dépêche de Roubaix annoncz que lss grévistes ont essdyé de couper les tuyaux qui- fournissent l'eau aux manifactures, mais que les troupes les ont empéchés de inettre leurs desseins à exécution.Cette grève va entraîner l'expulsion en rnasse des ouvriers étrangers très nombreux à Roubaix.Les clections municipales en France Paris, G\u2014Les élections municipales de ballotage, qui ont eu lieu dimanche, ont donné les résultats : Candidats élus, 53 républicains, 5 conservateurs et 1 boulangiste.Le nouveau conseil municipal se composera de 65 républicains, 13 conservateurs et deux boulangistes.L\u2019AFFAIRE RYKERT Nos lecteurs connaissent le dénouement de l'affaire Rykert.Nous félicitons le gouvernement et en particulier Sir John Thompson d\u2019avoir montré tant de fermeté et de sévérité dans cette affaire.La Gazeite de Montréal publie sur ce sujet un excellent article que nous sommes heureux de reproduire in extento : La démission de M.Rykert a été une cause de surprise en même temps que de regret.Il était des plus anciens députés du Parlement, et c'était aussi un homme de capacité peu ordinaire.Il possédait la confiance de ses commettants à un haut degré, et était tenu en grande estime dans la Chambre des Communes.Son départ avec une tache sur son caractère est une fin de carrière désagréable,car, qu'il revienne en parlement ou non, on peut dire de lui que son utilité a cessé.Il ne peut pas y avoir deux opinions sur la justice de sa condamnation agréée par le comité des privilèges et élections, et en face de laquelle il a démissionné.Les faits sont connus.M.Rykert avait des amis dans le comité qui a examiné son cas.Plusieurs députés conservateurs, le ministre de la justice entre autres, ont été brutalement attaqués à cause du désir qu'on leur prêtait de venir à son secours, mème quand il n'y avait de leur part d\u2019autre intention que celle de le condamner que sur une preuve évidente et en conformité des droits et privilèges du parlement.M.Rykert n\u2019avait aucune raison de ire qu'il n\u2019a pas regu fair play.Sir John hompson et M.Blake ne peuvent bad être accusés d\u2019avoir consenti délibérément à déshonerer un représentant du peuple dans le parlement du pays.Le sait qu\u2019ils ont été d\u2019accord, comme il semble avoir été établi, pour porter condamnation, convaincra toutle monde que la conduite de M.Rykert dans l'affaire soumise dune enquête n\u2019a pas été telle qu\u2019elle aurait dû.Il a dû s\u2019en .apercevoir vendredi soir quand 11 a donné sa démission, de même que le public le comprendra quand tout les faits seront connus.Cette affaire constitue un triste épisode dans nos annales parlementaires.Le bien qui en découlera sera de faire comprendre.au peuple quoi qu\u2019en pourront dire les partisans que le Parlement n\u2019approuvera pas la conduite d\u2019un de ses membres quand il aura été clairement établi qu\u2019elle a été blimable.Pl aa te - =o em PETITE GAZETTE La péche au loup-marin sur les bancs de Terreneuve est très fructueuse cette année.Une dépêche de St Jean donne les derniers arrivages ainsi que la quantité de loups-marins capturés : Ranger 17,009 ; Walrus, 3,800, ; Terra Nova, 18,000 ; Kife, (second voyage), 800 ; Bagle, 9,000 ; Hector, 3,000 Polynia, 16,500.\u2018 Une délégation de la Chambre de commerce de Halifax a eu une nouvelle entrevue avec Sir John Thompson ministre de la Justice, et une autre avec Sir John Macdonald relativement à l\u2019extension de la ligne courte par la voix du chemin de fer Témiscouata.Le gouvernement doit faire connaître sa décision aujourd\u2019hui en soumettant ses résolutions sur les chemins de fer qui doivent être subventionnés par l'Etat.Il y a un projet pour ouvrir un canal d\u2019un point en face de Grand Island, sur le lac Supérieur a l'extrémité nord'de Green Bay sur le lac: Michigan, passant à travers la partie la plus étroite de la longue péninsule qui s'étend entre ces deux lacs.Ce canal aurait 36 milles de long et épargnerait deux jours et demi aux steamers, et cinq jours aux vaisseaux à voiles qui sont obligés de contourner la péninsule.La démission de M.Rykert porte à quatre le nombre des vacances dans la Chambre des Communes, mais l'une d'elles a été remplie hier par M.Mackintosh.Les brefs pour Westminster sont lancés et l\u2019élection de Kent et celle de Lincoln auront probablement lieu en juin.Une dépêche de Vancouver en date du 5 mai annonce que leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Oonnaught sont arrivés à Yokohama le 15 avril et ont été salués par les canons de l\u2019escadre japonaise.Il a noigé durant plusieurs heures dimanche dernier à Saint-Paul et à Minnéapolis et dans tout le Nord- Ouest.Cette neige à pareille date est considérée comme un.signe précurseur d\u2019une abondante récolte. A Yon 8 EE.ALLOCUTION PRONONCEE PAR MGR L'EVEQUE D'ANGERS AUX OBSÈQUES DE M.JULES MOREL Chanoine honoraire d'Angers Membre consulteur de la Congrégation de l\u2019Index.\u2018Hier, ler avril, onteu lieu en l\u2019église Sainte-Thérèse d\u2019Angers les obsèques de M.l'abbé Jules Morel, chanoine honoraire, d'Angers consul- teur de la Sacrée Congrégation de l\u2019Index.Mgr l\u2019évêque d\u2019Angers présidait l'office funèbre, auquel assistaient MM.Chesneau et Pessard, Vicaires généraux, prélats dè la maison de Sa Sainteté ; Mgr Maricourt recteur de l\u2019nniversité catholique d'Angers, prélat domestiqne ; M.le chanoine Grimault vicaire général ; MM.les chanoines Cherruau, Picherit, Bucher, Sécher, Fournier ; M.Moreau,chanoine d'Angoulême filleul du vénérable défunt ; M.l'abbé Davin chanoine titulaire de Versailles ; les représentants de tous les ordres religieux de la ville et un grand nombre de fidèles.Après la messe, célébrée par M.Hublot curé de la paroisse, M.Freppel a pronon- Cé l\u2019allocution suivante, dont nous empruntons le texte à l\u2019Anjou et donné l\u2019absoute : Mes très chers Frères, Je croirais manquer à un devoir de justice et de reconnaissance si je n\u2019interrompais un instant cette cérémonie funèbre, pour payer un tribut d\u2019éloges bien mérités au vaillant athète dont la carrière vient de se terminer au milieu de nous.Polémiste vigoureux, plein de verve et d'originalité, l\u2019abbé Jules Morel était l\u2019un des rares survivants de cette pléiade d'écrivains catholiques qui, pendant tout un demi-siècle, ont constamment lutté pour la défense des saines doctrines.C\u2019est à sa ville natale qu\u2019il avait consacré les prémices de son ministère, soit comme vicaire de Saint-Maurice, soit en qualité d\u2019aumônier des prisons.Dans l\u2019un @omme dans l\u2019autre de ces \u2018deux postes, il s'était montré ce qu\u2019il allait Tester toute sa vie, un prêtre de tenue irréprochable et profondément attaché à son devoir.Par ailleurs, ses conférences de Notre-Dame d'Angers, premier fruit de sa jeunesse sacerdotale, annonçaient déjà, -malgré leurs défauts, cette hardiesse de vues et cette force d'imagination qu\u2019il devait déployer dans une série d\u2019œuvres d\u2019un caractère tout différent.C\u2019est, en effet, vers un autre apostolat qu\u2019il se sentait porté par ses goûts et par la trempe particulière e son esprit : l\u2019apostolat de la presse, Après avoir touché à l\u2019école de Lamenais, tout juste assez pour en mettre à profit les brillantes leçons sans y Tien-perdre d\u2019une doctrine restée correcte, l\u2019abbé Morel entra dans la rédaction de l\u2019Univers, pour n\u2019en sortir que sous le poids de l\u2019âge et de la fatigue.Avec quelle distinction il sut y tenir sa place pendant quarante années, c\u2019est ce que n\u2019a oublié aucun des lecteurs fidèles du grand journal catholique qui, dans toutes les controverses religieuses de notre temps, à partir du mouvement liturgique jusqu\u2019au concile du Vatican et depuis, à eu le rare mérite de se trouver constamment du côté du Pape et de l'Eglise, c\u2019est-à-dire de la vérité.surément, messieurs, ce n\u2019est pas au vénérable défunt qu\u2019on a jamais pu adresser ce reproche d\u2019Isaïe parant des molles complaisances de quelques faux voyants d'Israël : \u201c Dites-nous des choses qui nous plaisent : Loguimini nobis placentia.\u201d (L) Rarement un homme aura eu moins souci de cette faussse popula- (1) Lsaïe, XXX, 10.JOURNAL DES CAMPAGNE rité que l\u2019on recueille en flattant les préjugés de la foule.Bien au contraire, poussant la franchise de la vérité jusqu\u2019au dégré où elle risque facilement de devenir la rudesse, l\u2019ardent publiciste semblait avoir pris à tâche de heurter de front'les erreurs les plus caressées par ses contemporains.Plus une question soulevait de colères dans le camp des adversaires de la religion, plus elle attirait, par sa difficulté même, l\u2019intrépide jouteur aux yeux de qui le moindre sacrifice de la vérité apparaissait comme nne trahison.Ce qui excitait le plus sa verve, et même son indignation, c'était de voir que, dans le passé dix- huit fois séculaire de l\u2019Eglise, plusieurs montraient une timidité excessive à expliquer certains faits, à justifier certaines institutions, jusqu\u2019à vouloir se borner à plaider les circonstances atténuantes là où l\u2019affirmation haute et ferme du droit lui semblait la meilleure des apologies.De là ses lettres si éloquentes et ses dissertations si remarquables sur l\u2019inquisition, sur le procès de Galilée, sur le prêt à intérêt, \u2014travail qui est bien près d\u2019être,en son genre, un vrai petit chef-d\u2019œuvre,\u2014sur l\u2019inter- v&ption des Papes dans le domaine temporel, sur tous ces points de morale ou d\u2019histoire, si étrangement défigurés par l'ignorance et la mauvaise foi, et que l\u2019abbé Morel a traités avec une richesse d'érudition et une fermeté de principes qui lui assurent sa place dans la littérature ecclésiastique de notre temps.Est-ce à dire, Messieurs, que, entraîné par l\u2019ardeur de la lutte, il ait toujours su se défendre de toute exagération?Eh ! qui donc, dans une si longue carrière de polémiste, peut se flatter d'avoir gardé en toutes choses la juste mesure ?Ce qu\u2019il faut proclamer à la louange de cet écrivain de haute marque, et ce qui fera son mérite devant Dieu, comme, pour ma part, j'en suis édifié plus que je ne saurais le dire, c\u2019est que l'amour passionné de l'Eglise a été le seul et unique mobile de ses actes.Les considérations de personnes n\u2019entraient pour rien dans sa conduite : et, du moment qu'un intérét religieux lui semblait en cause, ses meilleurs amis n\u2019étaient pas à l\u2019abri de sa critique, pour peu qu\u2019il leur arrivât de toucher de près ou de loin à ce qu\u2019il appelait, à tort à raison, dans son style, toujours quelque peu vif, \u201cleurs incartades libérales.\u201d : On sait en quelle haute estime le tenait l\u2019illustre évêque de Poitiers, Mgr Pie.Il y avait entre ces deux esprits si fortement trempés, sur la plupart des points, une étroite communauté de vues ou de sentiments.La diminution de la vérité leur semblait à l\u2019an et à l\u2019autre un péril souvent plus redoutable que la négation complète, parce que l\u2019on se tient moins en garde contre une doctrine où le faux est mélangé de vrai.L'abbé Morel a passé sa vie à signaler ces demi-véritéset à combattre ces semi-erreurs qui ont troublé tant d\u2019intelligences et affaibli si malheureusement la défense de la foi : c\u2019est le trait caractéristique de sa carrière d'écrivain.Quelques réserves que l\u2019on puisse ou que l\u2019on doive faire, particulièrement au point de vue des personnes sur ce qu\u2019il regardait avec raison comme son principal ouvrage sa \u201c Somme contre le catholicisme libéral \u201d il n'en reste pag moins vrai de dire que peu d\u2019écrits de notre temps témoignent d\u2019un aussi grand esprit d'analyse et d'observation en des matières qui par leur subtilité échap- \u2018pent facilement à l\u2019attention.Aussi uand, à ma prière, le Souverain ontife daigna nommer le savant au- jeur membre consulteur de la Congrégation de I'Index ce fut la juste récompense d'un ensemble de tra- ny \u2018\" vaux dont le mérite nous apprend d'autant mieux aujourd\u2019hui que les lumineux enseignements du Saint Siège on mis fin à ces , controverses en rétablissant 'union dans la vérité et dans la charité.Heureux, Mes Fréres, ceux qui, prés une vie de combats, peuvent mettre quelque intervalie entre les agitation de la lutte et l'éternel repos ! Dieu fit cette grâce à M.l\u2019abbé Morel Encore/danstoute la vigueur du talen.et malgré les instances de ses amist.ce vétéran de la presse catholique, résolut de consacrer aux seuls intérêts de son âme les dernières années de sa verte vieillesse.Comme le soldat qui après de longues et pénibles campagnes s'en revient mourir au foyer qui l\u2019a vu naître, il alla demander le \u2018calme et la paix à ce beau pays d\u2019Anjon qu\u2019il n\u2019avait cessé d\u2019aimer et dans lequel 11 retrouvait des amitiés précieuses.sdRetiré à Saint Martin do la Forêt,on le voit uniquement préoccupé de son salut, édifiant la communauté par une piété exemplaire, ayant fermé la porte de sa cellule à tous les bruits de ce monde, et ne laissant même plus arriver jusqu\u2019à lui le plus faible écho de ces controverses qui l\u2019avaient tant passionné.La pensée de la mort, la méditation de nos fins dernières voilà ce qui absorbait son âme.Une seul fois cependant le vieil athlète rompit le silence dont il s'était fait une loi.N\u2019avait on pas osé porter quelque atteinte tant soit peu légère à l\u2019honnear.de da grande saint patronne de cette église, et pour laquelle il professait depuis son enfance un culte filial ?Car ce vaillant avait au cœur une Vraie passion,il se sentait un enthousiasme toujours jeune pour les joies mystiques du Carmel : cet homme de combat mettait ses délices à célébrer dans sainte Thérèse la perfection de la vie contemplative.Aussi est ce vers le Carmel qu\u2019il tourna ses dernières affections, heureux d'avoir reçu et de pouvoir porter le scapulaire des tertiaires protès, \u201c honneur écrivait il, auquel il attachait plus de prix qu\u2019à aucune autre dignité ecclésiastique \u201d.Tout le reste dis- paraiesait pour lui dans cette suprême consécration de son âme sacerdotale.C\u2019est sous le nom de Frère Jules de Sainte Thérèse qu'il a vécu ses dernières années, qu'il est mort, et qu'il est entré dans l\u2019éternité riche de mérites et de bounes œu vres.Ce n\u2019est jamais sans une vive douleur, mes très chers frères, qu\u2019un évêque voit disparaitre,les uns après les autres, ceux de ses prêtres qui ont le plus honoré leur diocèse natal par leur talent et leur vertus.Il y a quelques semaines la mort nous enlevait prématurément un ecclésiastique éminent écrivain lui aussi, ut des plus distingués ; car sans.parler de ses autres travaux d\u2019apologétique, sa brillante étude sur le Beau et son ouvrage plus remarquable encore sur les Epitres de Saint Paul neseront pas oubliés de si tôt.Aux meilleures qualités de l\u2019esprit, Ml'abbé Mérit joignait un zèle vraiment sacerdotal ; et le ville de Saumur pleure encore ce prêtre modèle si achevé de toutes les vertus chétien- nes.Aujourd'hui, nous prions devant la dépouille mortelle du doyen de chanoines honoraires.Tous deux, bien qu'à des titres divers marqueront au premier rang dans l'histoire ecclésiastique de l\u2019Anjou au dix neuvième siècle par leurs œuvres théologiques et littéraires, et plus encore, par leur fidélité dans l\u2019accomplissement du devoir et par leur attachement aux saines doctrines.Puissent ils, en laissant parmi nous un si grand renom de science et de piété, être associés dans les joies de l'éternelle béatitude ! C'est ce que nous demanderons à Dien.en répétant avec confiance ces paroles de la Sainte Ecriture :\u201c Heureux ceux qui meurent dans la paix du Seigneur: Beati mortui qui in Domino moriuntur, \u201d Ainsi soit-il ! + M.BEAUGRAND M.Beaugrand est de retour à Montréal depuis deux ou trois jours.Et la Patrie d'hier contient-la déclaration suivante signée de son nom : Comme on m'a fait\u2014en mon absence \u2014l\u2019honneur de s\u2019occuper de ma candidature dans la nouvelle division St- Louis, pour le parlement local, aux prochaines élections générales,etcomme il y paraît y avoir quelques doutes à ce sujet, je crois qu\u2019il est de mon devoir de faire cesser toute équivoque dès aujourd\u2019hui, Je suis et je serai candidat dans la division Saint-Louis, et je me présente et me présenterai comme libéral, purement et simplement, H.BEAuGRAND.M.Beaugrand tient à ce qu'on le comprenne bien.Il souligne.Sa candidature ne sera pas une candidature nationale mais libérale purement et simplement., M.Mercier va-t-il accepter la candidature de M.Beaugrand comme candidature ministérielle ?Va-t-il faire présenter plutôt un candit de son choix ?LEURS ACCUSATIONS Notre reponse Nous écrivions avant-hier à propos des documents à sensation publiés par le Canadien : Mais quant à ce qui concerne le dépar: tement des Travaux Publics d\u2019Ottawa-et le mimstre qui les dirige, nous défions qui que ce soit de porter une accusation précise et basée sur des faits et des preuves contre ce département et ce ministre.Nous défions qui que ce soit d'établir l\u2019ombre d\u2019une irrégularité dans la manière d\u2019accorder les coutrats publics depuis 1878.Nous affirmons au contraire que le département des travaux publics est absolument au-dessus de tout reproche, et à l'épreuve de toute investigation.Pour aujourd\u2019hui, cela suffit.La Justice, qui crève de bonheur par le temps qui court, fait semblant d'accepter notre défi, et s\u2019écrie avec une pompeuse jactance : Eh bien, nous acceptons Ie défi et, nous bâsant sur les pièces produites, dont l'authenticité n\u2019est pas niée, dont la véracité n\u2019est pas même révoquée en doute par notre confrère, nous allons procéder à porter des accusations directes et catégoriques.lo Nous accusons le département des Travaux Publics, dont sir Hector Langevin est le chef, de laisser connaître d\u2019avance le montant des soumissions,de permettre ainsi aux soumissionnaires même d\u2019écarter, de désinteresser leurs concurrents, d\u2019être ainsi la cause que le trésor public paie pour certains travaux des prix beaucoup plus élevés qu\u2019ils ne le seraient autrement., 20 Nous accusons le même département d\u2019avoir augmenté de 27 centins a 35 centins par verge.le prix d\u2019ur contrat pour huit cent mille verges de creusage, de faire perdre ce montant au trésor et de permettre ainsi qu\u2019en pleine période électorale un magot de vingt-cinq mille piastres tombe entre les mains d'un député reconnu comme le distributeur des fonds électoraux, d'un homme qui est le bras droit, 'ami, le confident de Sir Hector Langevin.Vous vouliez des accusations précises, M.Chapais ! En voilà ! Répondez maintenant et dites de nouveau, si vous l\u2019osez, que le département des travaux Public n\u2019est pas en cause, qu\u2019il n\u2019est pas accusé. 4 JOURNAL DES CAMPAGNES Excellente Justice, comme nous sommes heureux de la voir ainsi s\u2019enferrer ! Elle nous livre avec candeur le libellé de ses accusations.Il y en a deux.Faisons d\u2019abord remarquer que ce que nous avons demandé ce sont des accusations bâsées sur des preuves, et non des accusations sans étai.Puis, prenant les accusations telles quelles\u2018 sont produites, pulvérisons- les d\u2019un seul coup.lo La Justice accuse \u201cle département des Travaux-Publis dont sir Hector Langevin est le chef, de laisser connaître d\u2019avance le montant des soumissions\u201d etc.Pourquoi cette accusation ?Parce que l\u2019estimable M.Dock Murphy a dit dans son espèce de déclaration publiée par le Canadien de mardi : 1, Au printemps de 1883, nous (Larkin, Connolly et Cie), fimes une soumission pour la construction du mur de traverse en rapport avec les amélio- rarions du héivre, M.Robert McGreevy devenant intéressé au montant de 30 pour cent, par une convention écrite et signée par nous tous.L\u2019hon.Thomas McGreevy savait cela avant l\u2019envoi des soumissions.Nous (Larkin, Connolly et Cie), connûmes notre position comme soumissionnaires avant d\u2019en avoir été informés officiellement, .C\u2019est sur ce passage que la Justice se base pour, lancer accusation.Or, ce n\u2019est pas le département des Travaux-Publics qui a demandé les soumissions au printemps de 1888, ce n\u2019est pas le département des Travaux Publics qui les a reçues.Et nous avons nos preuves, nous.Voici un extrait de l\u2019annonce pour demander ces soumissions, au printemps de 1888 : AMELIORATIONS DU HAVRE DE QUÉBEC AwIs AUX ENTREPRENEURS Des soûmissions cachetées, adressées au soussigné et endossées \u2018* Soumission pour les Travaux du Havre de Québec, seront reçues à ce bureau jnsqu\u2019à mercredi, le Ze jour de mai prochain,à trois heures P.M.inclusjvement, pour la construction d\u2019un Quai avec parement en pierre et d\u2019une entrée au Bassin-Dock et autres travaux qui s\u2019y rattachent, suivant un plan et spécification que l\u2019on peut voir à ce bureaw où on peut se pre- curer des blancs de soumissions.Les soumissionnaires sont \u2018prévenus que leurs soumissions ne serouni prises en sonsidération que si elles sont faites sur des formules fournies par la Gommission du Havre, que tous les blancs en soient strictement remplis avec les chiffres des prix, et signées de leurs propres signatures.Les commissionnaires ne s'engagent pas à accepter la plus basse ou aucune des soumissions.À.H.VERRET, Secrétaire, Bureau des Commissaires du Havre, Québec, 16 avril 1883.Les enveloppes contenant les soumis sions doivent être endossées: \u2018* Soumis sions pourles Travaux du Havre de Québec, \u201d et adressés au Secrétaire des Commissaires du Havre de Québec,P.Q.Où est maintenant l\u2019accusation de la Justice ?Qu'en reste-t-il ?Qu'est-ce que le départoment des Travaux- Publics d'Ottawa a à voir dans cette affaire de soumissions ?Certes, nous n\u2019admettons aucune des accusations -portées par MM.Dock Murphy et R.H.McGreevy.Nous ne connaissons absolument rien de toutes ces histoires.L'honorable M.T.McGreevy est cruellement diffamé par son frère et l'associé de son frère.Les journaux du matin nous disent qu'il saisit les tribunaux de cette affaire.Il va produire sa défense devant la justice.Nous verrons là quelle est la vérité.M.O.E.Murphy dit qu\u2019il a connu d\u2019avance l\u2019état des soumissions.Sa parole n\u2019est une preuve, ni pour nous ni pour personne.Elle ne peut incriminer la commission du Hâvre de Québec.Mais ce qui est certain, ce que nous venons de prouver, c\u2019est que le département des Travaux-Publics n'a eu rien a faire avec la demande et la réception de ces soumissions du printemps de 1883.20 La deuxiéme ascusation de la Justice ne vaut pas mieux que la premiére.Elle ne repose sur aucune preuve autre que la parole de M Dock Murphy.Et là encore l\u2019organe national est inéapable de rattacher au département des Travaux-Publics les faits qu\u2019il aramassés dans les documents publiés.Non, messieurs, vous avez beau vous trémousser, vous remuer, fouiller, fureter, sonder dans tôus lès coins vous n'atteindrez pas le ministre des Travaux Publics et son département.Faites en votre deuil.Nous vous avertissons que tous vos efforts, que tous vos articles a tam-tam, que toutes vos invectives sont inutileset impuissantes.Vous raterez vos effets, vous perdrez votre temps, vous en serez pour vos frais, et sir Hector Langevin, fort de son inattaquable intégrité, de sa réputation sans tache comme administrateur public, fort d\u2019un passé, d\u2019une honorabilité, d'une expérience de trente ans, se moque de:vous et de vos aboiements de roquets enragés.M.L.0.DAVID M.Mercier a de la tablature avec ses amis de Montréal.La succession de l'honorable M.Chauveau à la position de shérif a causé une scission dans les rangs ministériels.Après avoir fait briller cette place aux yeux de M.David, on l\u2019a offorte à M.Rosaire Thibaudeau.Mais le député \u201cde /Montréal-Esi n\u2019est pas pour se laisser berner ainsi, et il écrit aux journaux la lettre suivante : M.le directeur, Je crois qu\u2019il est temps de faire savoir à mes amis et au public que je ne suis pas shérif et ne le serai pas.J'avais accepté cette; situation lorsque tout le monde me disait que je n\u2019avais pas le droit de «la; refuser, mais du moment qu'elle m'est disputée par ceux mémes qui voulaient me l'imposer,, elle n\u2019a_plus de prix à mes yeux.Je ne veux pas que ma nomination soit une cause de, difficulté et de discordes et de commentaires injustes pour moi.Les circonstances me forcent de me relirer de la vie publique et de consacrer à l'avenir tout mon tempsà ma famille, à ma profession.Votre serviteur, L.0.Dav.p.Les italiques sont de nous.On voit combien M.David est mécontent, et il paraît évident qu'il à le droit de l'être.Il se retire de la vie publique, parce qu\u2019il en assez des déboires que M.Mercier et ses amis lui ont infligés.Cette retraite jette nn grand émoi dans le parti ministériel de Montréal.L'OUBLI DU PASSE On lit dans la Justice : Un jour, il y aura de cela bientôt vingt ans, un homme connu du Courrier recevait d\u2019un contracteur la somme de trente deux mille six cents piastres pour ss part dans un (ouds de corruption électorale, en échange d\u2019une promesse d\u2019octroi d'un contrat public.Cet homme fit alors une chute épouvantable qui Téveilla tous les échos d\u2019alentour.Cette action le relégua pour des années dans la vie privée ; il y a eu un temps où tout le monde le fuyait, sauf une couple d\u2019amis qui réussirent à lui obtenir le pardon.Oui ; et cet homme est sorti intact, plus respecté, plus fort que jamais, de cette tempête de calomnies et de diffamations.Et cet homme a offert à un adversaire intègre comme M.Joly de lui mettre sous les yeux les documents établissant que les souscriptions reçues par lui avaient été employées à l\u2019organisation de vingt - deux comtés dans une lutte formidable où le parti libéral nous inondait de l\u2019or américain.Et cet homme, les hommes de la Justice ont proclamé alors contre tous venants son intégrité et son honorabilité sans tache.C\u2019est de l\u2019histoire, cela.MM.Amyot, L.P.Pelletier, Jacques Belleau.Amédée Robitaille, tous ceux qui tiennent a la Justice de prés ou de oin, ont flétri cent fois sur les hustings, dans la presse, dans les conbats politiques de 1878 à 1878 cette vieille et répugnante calomnie des $32,000.Ah ! nous n\u2019avons pas peur de parler de cette époque et de rappeler ces souvenirs.Mais nous éprouvons un sentiment de tristesse réelle en voyant des hommes comme les directenrs de la Justice pousser aussi loin l'oubli des anciens jours, et cracher eux-mêmes sur leur passé politique.conjurons les hommes de la Justice de laisser au moins cette partie de la besogne a I'Electeur et à la Patrie.CE QUI EST VRAI La Justice ne réussira pas à embrouiller la question.Elle ne connaît pas du tout la constitution de la commission du Hâvre de Québec.Cette commission n\u2019est pas une branche dufdépartement des Travaux Publics d'Ottawa, C'est un corps politique complet par lui-même, indépendant dans sa sphère, dont cinq membres sont désignés par le gouvernement sans doute, mais dont quatre sont élus : M.Dobell par le bureau.de commerce de Québec, MM.Smith et Rae par les intérêts maritimes, M.J.Chabot par le bureau de commerce de Lévis.La commission du HAvre a le pouvoir de demander elle-même des soumissions, de les recevoir, de donner des contrats, :d\u2019emprunter de l'argent, de percevoir des revenus.Elle paie elle-même ses employés.En un mot c\u2019est un petit gouverne- me t.L'argent que le gouvernement de la Puissance a mis à sa disposition depuis quelques années pour les travaux du Hâvre de Québec n\u2019est pas de l'argent accordé comme subside.C'est un prêt fait par la Puissance à Oui, ce spectacle est triste, et nous \u2014 là Commission et pour lequel la Commission émet et transporte ses débentures.Tout cela est indéniable.La commission du Hâvre est si peu une branche du département des travaux publics que son rapport est adressé, non pas au ministre qui préside à ce département, mais au ministre de la Marine et des Pêcheries.Cela veut-il dire que nous voulons rejeter sur la commission du Hâvre une responsabilité compromettante pour le ministre des Travaux Publics ?Pas le moins du monde, La commission du hâvre est composée de citoyens au dessus du soupçon, et qui n\u2019ont rien à craindre de qui que ce soit.Nous sommes convaincu d\u2019une chose, c\u2019est que les accusations portées ne peuvent pas plus les atteindre qu\u2019elles ne peuvent atteindre le ministre des Travaux-Publics.On verra que les événements nous donneront raison.a mem -\u2014 nouvelle compagnie qui.fut \u2018adopté, sauf-certaines modification: = Je bureau des directeurs se comipo- sera de neuf actionnaires dont la\u2019 quali fication est portée à 82,000\" le quorum aux réunions est fixé à quatre.L'assemblée annuelle des actionnaires aura lieu 1 second mercredi de:mai.Voici les neuf actionnaires qui ont été nommés directeurs : MM.Dobell, Dunn, Hale, Breakey, MoP herson, hon.G.Bresse, Renfrew, hon.P.Garneau et hon.Thos.McGreevy.La fête des arbres Le Conseil d'Agriculture vient d\u2019adopter à l\u2019unanimité une résolution recommandant que la fête des Arbres soit à l\u2019avenir célébrée au printemps et non en automne.Il est à désirer que le gouvernement ratifie cette résolution.Feu Mgr Jacques-Janvier Vinet Nous apprenons avec un vif regret la mort de Monseigneur Sacques-Janvier Vinet, camérier secret de Sa Sainteté le Pape IX.: Mgr Vinet est né le 1er janvier 1806.Ia oté ordonné prêtre le 3 \u2018septembre 1828.Co 1 Il est mort hier 2 mai, a Saint-Janvier, Saultau-Récollet.=\" Les restes du: vénôr&ble défant seront.transpättés, dimanche après.midi, à \u2018église du Gesû, rue Bieury.\u2019 Le service aura lieu, lundi matin,à neuf heures, à l\u2019église du Gest- Après le service, le COrps sera transporté au Sault-au-Récollet pour être inhumé dans le cimetière des Pères de la Compagnie de Jésus.CoE © Commission de la Paix Le lieutenant gouverneur vient d\u2019adjoindre les messieurs dont les noms suivent à la commission de la paix\u201d District de Québec\u2014MM.Alf.Fillion, Frs.Lessard, Mosalie Paré, Ambroise.Tremblay, de la paroisse de St-Toachim, Edouard Gueérard, Xavier Lemelin, Siméon Emond, François Dion, Louis Giguère, de la paroisse St-François, Ile d\u2019Orléans ; James Henry, Damase Bourgault, Guillaume Goulet, de la paroisse St-Patricejde Beaurivage ; Charles Bergeron, de la paroisse de St-Antoine de illy ; : Disirict des Trois-Rivières\u2014MM.Ludger John, Michel Loranger, Tancrède runette, Joseph Rompré, de la paroisse de Sainte Anne de la Pérade ; et Arsène Lavigne, de la paroisse de Saint Sylvestre ; Fabien ; Hermely Parent, de Ja paroisse de Saint-Ulrio de la Rivière Blanche et Michel Parent, dela paroisse de Saint\u201d Mathieu ; Ce District de Terrebonne.\u2014 MM.Ludger Ouellet et Ovide Valiquette, de la paroisie de Terrebenne ; Thomas Lapointe, Mathew Moody et Dr J, Auchesneau, de la ville de Terrebonne ; District de Kamouraska\u2014MM.Soter- \u201cChouinard, Levasseur George et Sigismond Thériault, de la paroisse de.Sainte Modeste de Whitworth ; Gearge Bérubé, Pierre Cloutier, fils, de la paroisse de Notre-Dame du lac ; Narcisse Lebel et Herménégilde Mercier, de la paroisse de Saint George de Cacbuna, \u2018 District de Saguenay \u2014MM.Edward Pope, Pointe sud-ouest de l\u2019île d\u2019Anticosti ; et Antoine Fortin,- dela paroisse de Saint-Urbäin,.comté de Charlevoix.Assemblée du barreau Les élections du barreau de Montréal | ont donné le résultat suivant : Bâtonnier : M.P.L.Béique.Syndic : M.H.C.St-Pierre.Trésorier : M.Dunlop.\u2026 Secrôtäire : M.Charles Lanctôt._.Conseillers : MM.P.H.\u201cRoy, 8 Beaudin, G.A.Geoffrion,-C.J:Dohert \u2018J.L.Archambault, J.LD.Monk et Archambault.oT Brulée vive Durant la nuit du 26 au 27 avxil, une jeune fille de quatorze ans, enfant de M.\u2018Pascal Nadeau a été brûlée vive dans une Cabane à sucre, au dixième rang de Metgermette nord.Le père de l'enfant demeure à Saint George comté de Beauce, Jet était allé travailler à sa sucrerie en compagnie de son fils, âgé de quinze ans, et de la etite morte.Durant la nuit le feu s\u2019est éclaré dans une étable attachée à la cabane et s\u2019est ensuite étendu à l\u2019appar- cs en gt vad safe es 06 ss La ard Ra ST ment dans lequel\u2019 M.Nadgäu et ses _ enfants dormaient.Coe hel se RE RS EC NRA ane Xo District de Rimouski.\u2014 MM.Noël | Fortin, père, de la paroisse de Saint-{- | et venant au Canada sur leur Le père s\u2019est éveillé à \u2018demi | asphixié et a pris sous un de ses bras sou-flls qui partageait sa couche.Il se précipita ensuite sur le lit où dormait sa fille afin de sauver cette enfant.Malheureusement dans l\u2019excitation du moment il n\u2019enleva qu\u2019un:paquet de couvertes et ce n\u2019est que trop tard, après être \u2018 sorti de la cabane et après que le toit se fut effondré qu\u2019il aperçut que l\u2019enfant était restée dans la cabane.Aussitôt que possible M.Nadeau est allé retirer des ruines le cadavre calciné de la malheureuse enfant qu\u2019ila transportée chez lui, à St-Georges.La misère au Labrador Mgr Bossé vient d'adresser à une maison commerciale de Québec, une lettre où il attire de nouveau l\u2019attention sur la condition misérable de la population du Labrador.Il dit que 146 personnes ont récolté,.barils \u2018de patates et cette année, 1,02 ; 289 barils de navets.Encore, ce résultat n'a été obtenu qu'avec beaucoup de difficultés, faute d'instruments de culture et à cause des vers et des saute- terelles.Il exprime l\u2019espoir que le gouvernement enverra sur la côte un médeciu résident dont le besoin se fait sentir tant-pour la population\u2018que.pour \u2018les marins.Ce Indulgences .Les Spuverains Pontifes ont acdprdé 1500 jours d\u2019indulgence, chaque jour du mois, aux personnes qui font en public ou en particulier un exercice en l\u2019honneur de la Saiute-Vierge.De plus on -peut gagner.un indulgence plénière au jour que l\u2019on choisira, aux conditions ordjpaires dela confussio.1, de ia com- munioa et d\u2019une prière aux intentions du Souverain Pontifeindulgences, sont applicables aux défunts.Le 3 mai, et peudant l\u2019octave, les associés de la Propagation de la Foi peuvent gagner une indulgence pléniè- Te aux conditions ordinaires de la cenfession, de la communion et d\u2019une, prière \u2018dans l\u2019église paroissiale selon.es intentions du Souverain Pontife.Il faut payer Une Française, nommée Fanny Paupolle, a été arrêtés par la police provin- -Ciale pour.s'être enfuie de Montréal, où elle a été condamnée à une amende de $75 pour vente de boisson sans licence.Elle a payé l'amende et les frais, $106,96, |.et elle a été remise delai oo La production!de lafarine _ Le Northwestern dit que la semaine dernière la production de la farine a été de 139,800 barils.Il y a aujourd\u2019hui 13 \u201cmoulins en opération et.ils fabriquent environ 20,500 barils par 24 heures.La semaine dernière les ventes se sont élevées à environ les deux tiers.de la production.Les boulangers ont vendu tréslibrement surtout pour l'exportation, mais les farines dites patent sont d\u2019une vente plus difficile et elles se sont accumulées dansune certaine mesure.Les meuniers locaux font un fort commerce avec le Montana et d\u2019autree Etatsde l'ouest et obtiennent de bons prix.\u2018Une famille\u2018sans ressources Une famille composée du père, de, mère et de-deux enfonts, venant Bangor, Maine, E-U., est arrivée à Québec, et sans aucune ressource est allée chercher refüge au.poste - central -de police où elle a passé la nuit.La société St-George a pris la cause La société catholique anglaise de re- |-Enge et de protection pour les.orphelins |- est loin de rester inactive.Par ses soins soixante-dix-sept enfants des deux sexes | nous sont atrivés cette semaine, à bord | du \u2018Saïdinian \u201d de la ligne Allan.\u20aces enfants recucillis par la société, demande ont fait la traversée sous la conduite des Révérends Robert Rossall, chancelier et Charles Rothwell, vicaire à la Cathédrale de Salford.Ils étaient de lus accompagnés de deux religieuses qu Tiers Ordre de St-François.La société de protection, qui compte parmi ses patrons et ses membres ce qu\u2019il y a de plus distingué en Angleterre, poursuit une œuvre admirable : soustraire au vice et à la misère des milliers d\u2019enfants abandonnés, et les conserver à la religion pour en faire des citoyens honnêtes et vertueux.: °°.vv o- es ce mtn eA grt fr A , Dafa Ty.T 2 .A da Toutes ces: \u2018médecin.Il est mort sans avoir a la\u2019 \u2018de de cette famille vn main et lui procu-| | rera les moyens de se tirer d\u2019embarras.[Arrivée de 7% enfants orphelins ropre - démarches.Il faut-bien ajouter qu\u2019èlle rend un - très grand service à notre \u2018 paysoù-la main d\u2019œuvre se fait si rare.Plusieurs centaines -d'orphelins anglais sont ac- tuéllement dans nos familles canadien.~~.ne sfrançaises ; les pauvres enfants sont °- fiers de trouver un foyer ; les.familles elles:mêmes sont-conténtes de \u2018coïipter un aide de plus.et Tué par-un Flaubert lia, Ont., s'amusaient àtirer avec une carabine Flaubert dans la cour de M.P.Mainer, en l\u2019absence de M.et Madame Mainer.Comme l\u2019une d\u2019elles tirait, un des petits garçons s\u2019élança du hangar et __ reçut la balle dans la tempe.Il expira peu après l\u2019accident.Noyade d\u2019un enfant \u2018aux Trois-Rivières - Un jeune enfant de 12 ans, fils de madams G.Stewart Barnston, s'est noyé accidentellement hier.matin aux Trois- Rivières.ll avait communié a la basse messe ; et après la messe, s'était rendu avec quelques compagnons sur le quai de la compagnie du Richelieu et en .jouant est tombé à l'eau.Ses petits .\u2018 \u2018camarades ont fait tout leur-:possible pour le sauyer mais.leurs efforts, ont êté inutiles.Le cadavre a été retrouvé vers onze heures du matin, à peu de distance du - lieu de accident.Co Madame Barnston a toutes les sympathies des citoyegs des Trois-Rivières.Le malheureux serrefrein pe Lacombe - Le sarrefren Eugène Lacombe, fa victime de l'accident sur le chemin de .fer du lac St-Jeann, dont nous avons \u2018publié samedi les tristes et lamentables détails, a succombé hièr à ses blessures.Le corps a été immédiatement transporté de l'Hôtel-Dieu à la\u2019résidence du = - re du défunt, M.Ovide Lacombe.coiñ es rues Des Prairies et Fontaine\u2019 où.\u2018M.le coroner Belleau\u201ctiendra- ce matin\u201d \"une enquête.LH 1; : ~ Exéountion C'est vendredi prochain que ce\u2019 pau yre malheureux Morin sera exécuté à Montmagny, si la sentence du, tribunal.D\u2019est pas chañgée'par le ministre de la Justice Deux morts subites Dans la paroisse ds St-Hénédine, deux- \u2026 morts subites viennent d\u2019avoir lieu, en bien peu de temps.La semaine dernière, _- un journalier du nom de Zam Roy, invité par un de ses amis, à aller lui\u201d aider à-faire quelques réparations à sa cabane à sucre, se préta avec plaisir & cette demande.Mais rendu à la cabane, Al fat aussitôt pris d\u2019un violent mal de \u2018tête.et tomba bientôt sans connaissance _ On le ramena chez lui, où il resta deux\" jours dans cet état, malgré les soins du ses sens.\u2019 .Vendredi matin, un autre journalier ~~ du nom de Augustin Royer a été trouvé mort dans son lit.comme d'habitude la veille au soir, ne se plaignant de rieu.Dans l\u2019après-midi, il est allé mettre les bancs à l\u2019église [Pour une de ses filles qui devait ge; \u2018marier.Le matin, comme l'heure habi- '.tuelie à laquelle il se levail était passée depuis assez longtemps, on est allé voir à sa chambre et on l\u2019a trouvé mort.:.i Garoàl\u2019imposteur = © * On écrit aux journaux de.Moatréal.\u2019 ur les mettre en garde contre.un imposteur de haute volée qui parcourt la campagne pour argenter la vaisseltef! .C\u2019est bien ça, pourtfut.Gare donc: - cultivateurs du-district-de Québec.* \" - Industrie laitière._ \u2026 La jolie paroisse du Cap-Santé est une place où l\u2019industrie laitière est très .= rospère.On compte maintenant dans a localité trois'beurreries qui fôtiction- .Le PB AE nent toutes depuis quelques jours.\u201cMemoire : L'hon.M.Prendergast, ex-secrélaire.- du gouvernement du Manitoba, accom-._ ; pagné.de MM.Larivière et Girouard, .éputés aux Communes, ont en une.entrevue avec Son Excellence le Gouver - if neur-Géuéral vendredi matin.lls lui ony présenté un mémoire touchant la ques.= tion des écoles au Manitoba, lui demandant de désavouer les actes récemment \\- passés par la Législature de cette , vince.M.Prendergast est parti, hier .soir, conflant dans le.succès de ses : a + ~~ 2 : 2 Il s'était couché : - Ve 2 Ce ! ; CoA , x pi.Ase ox (Om nie ae Vip nt i.addin RTE FEViLLEToN Du.\u201c Jours; nue Chamengs \" ; 8 « ot Vor NREL: Nae a .270 =, A Aei.1880.NS 20, LE, -.5 LL fi : z._ ; \u2018LES ferEvVES, CŒUR.\u2014\u2014Hentenme (sur) | + Ce at theo ==Vous êtes un véritable ami, lui dit-elle, et j'ai en vous une confiance \u201cabsolue.AL - Nathalie se dirigea vers un bosquet voi Madone travaillait.avec \u2018Miss Bridgett.ol 2, - La jeune veuve embrässa l\u2019enfant.!, \u2014Madone, lui dit-elle,-il.y a-long- temps, «bien.longtemps .que tu n\u2019as vu-un être cher et toujours regretté ?- \u2014Mon grand-père ! s\u2019écria l\u2019enfant.\u2014Oui, ton grand-ppre., .© \u2014Ilestici?° OR \u201c,==1 Vattend ches M.Anvilliers.\u201c85 tours, oh! Jy conte! fit-Ma- done, dont.le.beau ;visage rayonna dé téndrene 1e - .\u2014Oui,.ma fille, jette-toi dans ses bras, couvro-le.des caresses les plus .tendres; en même temps prépare-toi Ate trouver en face d'un homme qui a sur toi des droits indiscutables, et ont.le souvenir.t'est cependant demouré amer.11 2 2 ~\u2014Mon pére.PI sn THB seront là tous doux, to; a -père et ton aieul\u2026Il plaît.à, Dieu.de rappeler à lui ton:père, va:près de son lit; de mort, et console.son agonie.Ensuite, eh bien ! ensuite, essaie de garder cet autre pare qui t's prouvé plus de.tendresse que tu ne le com- Prendras jamais.© \u201cMais que dirai-je à celni.qui m'a abandonnés ?gui, a \u2018voulu me,ravir à môn grand-père ?Suis-je bien certaine de trouver un mot de consolation et de pardon a lui adresser.| \u2026 \u2014Ton cœur t'ins;firera, ma fille.\u2014 Luc Auvilliers avait laissé la jenne - fille et ls mère\u2018adoptive s\u2019entretenir seûles, mais au lieu d'attendre que Nathalie ni amenâi.Madone, il ne put résister au désir de la voir plus Fit, .IL-Jai semblait que jamais 11 mie l'avait bien reg: i il, chercherait EP Bde son visage les traits de cette Claire, e d'une sceur bien-aimée, dont la mort avait brisé son me.I] éprouyait un désir violent de courir vers elle, de la serrer: dans ses.bras, de lui téyéler à la fois ce qui devait être ule éprégve et une consolation.°.5 ll nelle fit poit cependant.cro ant dé som devoir de lsisser Madone s'approcher du lit de çe mourant.qui était son.père sans avoir de\u2019 prégocu- Bytlons nouvelles.Lorsque la jeune lle s\u2019approcha s'appuyant, sur les bras de Nathalie il tressaillit-et senti ée.Désormais Une larme brûlante monter à ses| yepx.Sana nul doute il surait- prié Mme Lincelle de l'accompagner chez lui et de recevoir Madone des maïns: \u201cde son père mourant,mais il n\u2019entrait .Point dans ses projets de révéler à la jétine véuve les droits qu\u2019il possédait désormais à l'effeotion de l'enfant.1 se contenta de lui;dire : LL , Aédone Bfit ls bras de Luo Auvil ers.LA \u2018 \u2014Monsieur, lui dit là jeune fille, d\u2019ane voix tremblante, j\u2019ai- peur.Songez done.Je n'ai jamais vu on pire que dehx fois et dans des circonstances qui \u2018seraient.propres à me le faire haïr &i je pouvais haïr quelqu'un.4 au \u201c\u2014Je serai là, répordit Luc Auvil- ers, et -non seulement moi, mais °- Vêlre grand-père dont la vie va changer, d\u2019une façon complète, qui ne \u2018vous quittera \u2018plus désormais.: Q oT 4 .oo 5 ses yeux et sur | Courage ! pour get.homme qui va Mooûrir n\u2019ayez que de bonnes et consoläntes paroles, la religion .vous + » | oblige ; en vons trouyant .miséricor- | - jus | Meuse, tous \u2018ceux.qui vous aiment - | vous.chériront.deux fois de: plus.-Le trajet s\u2019acheva lentement.° >La maison de Luc Auvilliers sem; blait triste comme une tombe.| \u2018Les domestiques s\u2019étaient rigpu- reusement conformés aux ordres du maître, mais tous savaient que cette catastrophe s\u2019achevait par la mort ou par une descente de la police.Les serviteurs se Maîtrisaient à peine et passaient comme des ombressle long des couloirs et dans les grandes pièces du château.CT Luc Auvilliers franchit avec Mar done.la grille grande ouverte, et la guida .jusqu'à la petite pidce dans laquelle se\u2019trouvaient, Pascal et Olivier.- , eu mA Du premier regard.elle reconnut son grand-père.cu TL né Elle se jeta dans.ses.bras en -étouffant ses sanglots, ; = Elle ne l'avait pas vu depuis.longtemps, bien, lougtemps.- Il :avait vieilli, s0n pauvre visage s'était ridé, ses habits étaient presque ceux d'un pauyre.Sur ses joues brillaient.des \u2018traces de larmes.Il devait avoir horriblement .spuffert depuis leur séparation.ou 11 5.ao vier, dévorait du regard cette © si -belle qu'il n'avait cherché à reprendre que pour.en\u2019 devenir le bourreau.Un regret poignantlui traversa son âme.S'il avait-voalu, s'ik en.avait été digne,.Madone ne l'aurait.jamais, quitté, lejcontact de cette innocence aurait purifié sa vie.Il ne la retrouvait qu\u2019à travers la mort.\u2026, PL .Pasça) : s'arracha aux.embrasse- meus: dè; Madone, et:la prenant, par la main, il l\u2019amena près du lit d'Olivier., va mourrir.Ton pète ! ce mot seul comprend tout ce que tu lui dois de respect et.de tendresse.Séparés pen: dant la vie, Vous ne manquerez pas de vons retrouver devant Dieu.| Agenogille tol, ma fille, et de même que, Jp.bênis son agonie, conrbe-toi sons és,saain Tandis qu'elle he ta jeune vie.Coie at Le 4 vo: , Une violente émotion, saisit Mado- ,ne qui tomba, brisée devant le lit du :mourant,., .\u2014 Sois \u2018hoüretise -Sois .heureuse\u2018! lui dit Olivier ! d'une voix si faible qu\u2019elle \u2018parvint à \u2018 peine à son oreille ; - paie en; bonheur le dévouement admirable ,:de :mon | père, qui mérite à la fois tontes les :tendresses et tous les respeots.Queton \u2018amour lui fasse:onblier les larmes - qu'il versa, pour moi! Remets en ses \"mains ta nouvelle destinée, car: un, avenir sur, lequel tu ne pon- vais compter s'ouvre devant toi.Je \u2018te Teimercie d'être venue ici, je te |bénis de toute.mon âme, je.prie le \u2018Seigneur.de te récompenser comme tu le méniles\u2026 Il se sotileva, posa un baiser -sur,le |ifront de sa fille, tendit les bras vers Pascal qui le serra sur sa puitrine, tandis que le prêtre levait une der- nidre fois la\u2019main pour 1\u2019absoudre.__ Madone cessa de voir et d'entendre.Un brouillard s'\u2019étendit sur Labs \u2018|-ses yeux; elle sentit-brusqnement | ses forces défaillir, et Luc Auvilliers la soulevant dans ses bras l'emports \u2018hors dé cette chambre de deuil.\u201cOlivier était mort ; lo vienx' Pascal \u2018veillait dans la petite chambre avec Victor Bérard.Ç Luc Auvilliers et Pierre Lasseny venaient de partir pour Paris.=.Le soir même.ils obtinrent une audience.du Ministre de la justice Ce fut le docteur qui raconta le long draine du nl Pascalfit ensuite le xécit du dernier ime'd\u2019Olivier, ek présenta les lignes tracées par le malheureux, lignes .\u201c ei \u2019 £- \u2018 5 ande loin de lui, cette enfant \u2014Ma bien-aimée lui dit-il, ion père par .lesquelles il se -reconndissait coupable .du.crime, pour lequel son père avait été condamné, = Bien des irrégularités s'étaient glissés dans la façon d'agir.de ces l'arrestation :des misérables pris en flagrant délit de vol.Mais le Ministre était un de ces hommes qui \u2018comprennent le respect et la sauvegarde des familles.Il était impossible de rappeler d\u2019une façon publique le procès qui avait coûté l'honneur au vieux Pascal, mais il fut promis au docteur et à Auvilliers qu'on lui donnerait une satisfaction aussi complète que possible.- Tout ce qui concernait l\u2019inhumation d'Olivier fut réglé de.telle sorte que le mystère planant sur cette affaire ne fut jamais éclairci par les étrangers.: Rassurés de ce côté les deux amis rentrèrent à Fontainebleau._ Jug.-Auvilliets avait fait à Paris une ; commande d'objets de toilette \u2018assez considérable, et lorsqu\u2019au matin le, vieux @Pascal rentra dans la chambre que le -maître du château avait fait préparer pour lui, il y tronva tout.ce dont il était-privé depuis près de vingt ans.Le valet de chambre:de M.Anvilliers fut mis à sa disposition.Il se laissa raser, | habiller, ayaut à peine le sentiment du présent, songeant seulement à ce mort dont on préparait la bière, ce mort qui avait été sa seule tendresse._ Un coup frappé à la porte le fit tressaillir ; Madone entrait.Elle eut presque; peine a recon- naitre celui qu'elle.avait toujours vu couvert de la livrée, de la misère.La taille de Pascal était encore droite, il semblait n\u2019avoir jamais quitté le vêtement d\u2019un homme du monde.Ses cheveux blancs, donnaient uné majesté douce à son visage coupé Par la cicatrice de l\u2019horrible blessure Tegue à Gagny.\" : adone était vêtue de:denuil : .\u2014 Viens! dit-elle.,.\u2014, +2- ferminer les constatations légales et les préparatifs de l\u2019inhumation.Le prêtre priait devant \u2018la bière.Oelui qui ayait vécu loin desichoses de la oi quittait de terre environné de toutes les prières, de toutes les graces dent la religion comble ses fils.- \u201cDieu.et l'Eglise ne voulaient plus voir que son repentir.UE .Ve .qu.XXV-g, iris Gi» UVILLIERS Auguste-Aubry, le doctenr Lasseny et Pascal Marsan se trouvaient réunis dans la bibliothèque\u2019du château de Luc Auvilliers.- 00! Le, vieux graveur'gardait.shr son visage la trace des poignantes 6motions subies, cependant un .changement complet s'était opéré en lui.a taille s\u2019était redressée, il portait plus haut la tête.Sa voix retrouvait les sonorités d'autrefois, quand il était fort, actif et robuste.L'invincible fardeau chargeant ses épaules venait d\u2019être secoué par lui.Devant les hommes qui lui serraient les mains, l\u2019encourageaient et l\u2019honoraient de leur amitié, il pouvait lever la tête.Son honneur se trouvait lavé de toute souillure, et non seulement il respirait à l'aise, mais il comprenait.que la vie de Madone recevrait de ce changement une amélioration nouvelle: .: \u2014Paspal, dit le docteur.Lasseny, tout ce que la justioe peut faire sans bruit, afin de vous laver d\u2019une fausse.imputation, a 6té réalisé.Pour tous œux qui\" vous connaissent, \u2018| vous êtes un héros et un.martyf, et nous n\u2019avons qu'an désir : vous faire oublier vos anciennes souf- rances.S'il est encore quelque chose que mous puissions faire pour -cela, avonez-le sans honte.Si LL 44 , Ty A .LR ', : ; + » .\" ï .deux amis depuis le moment-de | Tous denx descendirent.On.ayait voussayiez combien de fois j\u2019aisongé A vous durant vosannées douloureus.ses, Vous vous empresseriez de me fournir l\u2019occasion de vous dédomma- gér du passé.La» Vous n\u2019avieZ'rien à vous-repro- \u2018cher; monsieur.\u2018J\u2019avais voulw\u2019tout.ce: qui arriva, et jene gardais To droit d\u2019adresser de reproches a personne.La volonté de Dien est faite: - Sur .1s fin de ma,vie je retronve des amis, je ne saurais demander davantage.Le docteur Lasseny offrit jadis deretirer sa plainte, afin d'éviter un procès que nul ne pouvait plus arrêter.Même au milieu des ténèbres enveloppant cette cause, ténèbres que j'épaisissai afin d\u2019assurer le salut d'Olivier, il a cruà mon innocence.Maitre Aubry, mon avocat, a offert de la prouver.moment je tremblai qu'il y parvint.Je n\u2019ai donc qu'à vous remlercier tous etd vous bétir.Co Notre vie à tous deux va changer, reprit Luc Auvilliérs.Vous êtes-mon dernier, mon seul parent ; maintenant \u2018que je vous ai retfouvé, je vous garde.Oe point n\u2019est paë le Plus \u2018difficile à régler entre nous.Quand l'estime et la sympathie raÿ« prochent les hommes, c\u2019est pour la vie.Il nous sera facile de nous aimer.Si.vous avez vécu dans la souffrance, j'ai souffert de l\u2019isolement: Nous .avons également soif de ten- \u2018dresse\u2026 Oette demeure \u2018qui me semblait trop vaste paraîtra désormais, la plus gaie du monde.\u2018Vous acceptez, W'est-c pas ?à \u2014 J'accepte, puisque vos- amis affirment que je le Pais faire, sans Jeter sur vous de déconsidération.grave, Pascal, une-qüestion qui.vous Trouble dejà le cœur.Vous avez prouvé, jusqu'à l'abnégation la plu abiolue votre asset à RT de Oléiré.Après l'ävoir aimée, protégée, sauvée de la misère et du mal- leur, vous avezrenoncé à elle pour lui assurer à l& fois l'éducation et la forturié.Madone a di p rtuné.Madone à grandi près d\u2019une femine \u2018digne \u2018de toi = estime, - et votre courage depuis six années a certes égalé celui dont autrefois vons avez donné des 'prenves, Mais désormais les obstacles.qui.vous sépa- Si dl rec pouvez vivré près d'elle.2 \u201c\u2014Il'ne manguiera.plus rien à moù \u2018Bonheur, dit Pascal, quand\u2019 ogite etfailt se\" trouvera au milieu\u201cde \u2018nous.: 2e CL =Voulez-voüs.aller lui, apprendre cs'ciehgement db a vio To a \u201cUn \"ombre \u2018de regret passa sur.le | visage du vieillard.; NEL Il songes à la douleur de Nathalie, jil\u2019ent peur de so montrer ingrat.: \u2014Je ne me sentirais pas ca couras ige, répondit-il.Mme Lincelle - atira le .cur \u2018brisé de ce qui fait aujour- d\u2019hui notre joie à tous deux.Je vous \u2018en supplie, chdrgez-vous de cette pre- imière démarche.Affirmez-lui - que noas ne laséparons \u2018point de cette enfant d\u2019une façon absolue ; nous sommes proches voisins à Fontaïnebleau'; à Paris élle verra Madonechaque jour.Il y aurait cruanté et, injustice à lui retirer une* tutalle qu'elle exerça avec autant d\u2019intélli- gence \u2018que de cœur.Quand je me souviens de notre rencontre: dans la forêt, de son amitié crôissante \u2018 pour l'enfant, de sa pitié pour moi -qu\u2019elle offrit de \u2018recueillir, je me sens pénétré.pour elle de tant de respect et\u2019 d'amitié que l'idée de l\u2019affliger me trouble plus que je ne sauräis le, \u2014Eh-bien lfit Luc Auvilliets; jo remplirai cette mission.=\", Auguste Aubry se leva : AIT a \u2014Je continuerai à me charger de vos intérêts, lui dit-il ; soyez \u2018tranquille, tout ira pour le mieux.: \u2014Quand à moi, ajouta Pierre Lasseny, je me .considère cofnme étant de la maison, je reviendrai d\u2019autant - \\ - i ¢ At Joma ©.En PEL TE, \u2019 CL ue cn *.LH JOURNAL DYS.GAMVAGNES 5 \u201cse, a PR FY 0 \u2018 og or ro \u2018 plus souvent que Mme Lincelle aura divantoge .besoin de mes conseils.\"*\u2014Vous partez\u2019 aujourd\u2019hui?à e manda Pascal à Auguste Aubry.Prendronsle premier train.: Les quatre hommesse.serrèrent Ja main cet Luc Auvilliers conduisit ses, amis jusqu'à la grille du châ- =< J\u2019accompagné le dodteyir.Nous WR.: ; \u2018 \u201c; Rentré dans sa chambre, il s\u2019abandonna À une.révérie au milien.de quelle passaient tour à tour Madone et Nathalie.Au moment de se rendre chez Mme Lincelle et de lui expliquer le changement survenu dans l\u2019existence de Madone, il commençait à s\u2019effrayer de sa mission.S'il avait connu les angoisses de Mme Lincelle il ent jugé qu\u2019elle lui serait imposéible à remplir.J \u201cQuand .Madone rentra chez la June femme, après avoir assisté aux erniers moments de.son père, elle se trouvait dans un état d\u2019abättement que rien ne\u201d saurait décrire.Les © grins \u2018qub son père lui avait caûsés s\u2019éffaçaient de \u2018son souvenir, elle ne voyait \u201cplus -què cette mort.préma- ~ .ture, enveloppée \u2018d\u2019une \u201cSprte de douloureux mystère.On \u2018lui.avait \u2018permis de bénir sa\u2019 fille, et Olivier l'avait fait plutôt avec l'humble © Teconnaisssnce d'un homme\" a qui l\u2019on accorde \u2018une favéur supréme, Plutôt qu'\u2019avec-la majesté du \u2018père que Dieu rappelle à lüi.Tandis qué.celui qui l\u2019avait poursuivie, menacée, toûirmentéeparaissait obligé de cacher sa \u2018mort, le vieillard qu\u2019elle avait tant aimé, ce grand père dont elle appréciait à là fois les talents et les vertus \u2018 paräissait grandir devant tous'éetix qui l\u2019entoüraient, Pendant qué-le'convèi\u2018entraînait Oljviés à sa D dernière deménur, Pascal prénait:nne : \u2018pliysionomie, ne attitude nouvelles.La transformation.était\" complète.L'artiste \u2018intelligent, l'homme , du mionde retrouvait \u2018sa \u2018 place.Avec Oliviér il sétiblait què l'oi dépostt Mattéd'dans 16\u201d cotdueil.Oes idées, \u2018Ces souvenirs; ce mélange des açènes - passées, ot'des choses de l'avenir lui étreiguiaient \u2018ls\u2019 cŒar.Après être restée enformés \u2018dans\u2019 sa chambre, \u2018ells ddivondit of cherche Déjey.\u201d \u2018Depuis quéldi temps son amitié pont Vinstitutride\u201d a süconp ait, besucon grandi.\u201cAvec de ition brie : du cœur, eHe* dévitté que ls jeune Irlandgisé\" souffrait, bins so rendre cbimipte'de sa soûffrance., Elle-même, , sains s\u2019avouer son secret, perdait de sa gaieté enfantine.Sans rien s\u2019avoüer, - elles se.coriprenaient.L'Irlandaise parlait des épreives de son enfance, fr \u201cVa, aasoki Sté ee fe le\u2019.; _- atteintes, de ea mère, dbnt lé sou- venif ¥urvivait à \u201c14, mort.Mais Sil Madoné essayait\u201d de \"faire luire an\u2019 -espoir dans\u2019 cette\u2019 existence vide de joie, * Daisy\" heesutit \u201cla\"\" tefe: sans .Tépondre.::2-AVez-vous \u201cddhc& fenoncé à vous marier?lui\u2019démanda Madoné, tändis que toutes detix se e couvert de'tilleuls * °° 117 \u2018Oui, répoñdit Tiländaise.Je no coñsdhtirais jamais à devenir.la: femme d'un homme que je n\u2019aitnerajs pas d'upie-fagon absolue, et celui-là s'aperçoit à peine que j'existe.: 2 Tous Fous trompez, dit douce: meht Madone, tT \u201c1 Cora Ds \u201c\u2014Qu'en sawez-vops ?ol Pensez-vous, Daisy, -que je n\u2019aie.point étudié, ce qui se passe autour le moi.Quoique bien enfant encore, je gomprends tont.ce qui, touche aux hoses du cour, croyez-le.et Victor Bérard se send se dissiper sa tristesse ue lorsqu\u2019il s'approche de-vous: Müvilliers en fait grand cas, il se montrera, je le crois, généreux: à | son égard, et j'ai toujours cra que vous deviendriez sa.femme.\u2018\u2014Moi ! Vous vous trompez, Madone.Tout nous sépare, au contraire Quand bien même j'éprouverais pour ae Be ta C5 : | à çÇ roimériaiont sou |: lui cette sympathie dont vous parlez\u2019 n\u2019avez-vous point deviné.que som imagination pônrsuit un autre rêve.\u2014Je le sais.Co \u2014Vous ajoutezque M.Auvilliers lui fera\u2019don' d'une fortune.= Bi\u201d cela\u2019 arrive, nous n\u2019en serons, que.plus vite séparés, puisque jé siis pauvre._- \u201c \u2014Pourquoi Mme Lincelle n'imité- rait-elle'-pas la générosité'de M.Auvilliers ?ce LS \u2014Je ne suis pas né pourle bonheur croyez-le Madone.\u2014Et inoi, je reste convaincu que toute créature à droit à une part de joie que ciel tient en réserve pour elle.Les deux jeune filles s\u2019interrompirent en voyant accourir le jardinier.Il portait une lettre sur un plateau.\u2018 Le \u2014Qu\u2019y a-til ?demanda: dotée: merit Madone.\u2014Une lettre pour miss O\u2019Kelley.\u2014Pour moi!\"répéta l'Irlandaise, vous devez vous tromper; Joseph.- Je suis orpheline, depuis la mort | de ma mère je n\u2019ai fs-reçu une seule preuve de souvenir venu\u2019 d\u2019Angleterre.LP $ 0 \u2014En voici tout de même une, miss O'Kelley, avec: de vrais timbres anglais.Madamé m'a dit-d'accourir vous l\u2019apporter.Ps de \u2014Je ne sais pourquoi, j'ai presque peur, dit Daisy, j\u2019en/envie delà prier de la décachetér.thea \u2014Au moment où \u2018s\u2019éloignait le facteur, - reprit\u2019 le .doméstiqué, * M.Auvilliers entrait.Haitne \u2014Ah! fit Madone, il est'là&, =\u2018: - Oui, mademoiselle, en grande\u201déon- férence'avec Madame, - (0M .\u2014Esteil vénu seul 2'démandg\u2019*Madome! uni he.oo Co .» \u2014 Faites excuse, * mademoiselle, son secrétaire-l'aécompagnait\u201d * \u2014Sait-il que nous sommes 161% \u2014Oni,: mademoiselle;'muis'väyant que j'apportais une lettré'il\" \u2018a étaint e vous déranger.7 : 0 2-5 \u2014Qu\u2019il vienne !- dit\"Madone avec empressement; qu'il Viénness.- * -A quoi-pênsez-vous ?demiändà l\u2019institutrice.\u2019 \u201d note ere - \u2014I me'sèniblé que*ma*destinée s'accomplit-là-bas comine\u2019 la'vôtre Ya s'accomplitici.\u2018°° 19 A 88 UE \u2014Que le\" sebiet > dé! Vofre*vie et enfermé: dans cette lettre.| - WW \u2014-Folle ! LEE a \u2014Point si folle! Me permettez- vous d\u2019en acquérir-la certitude ?\u2014Volontiers.Co \u2014Dé quelle fagon que ce soit 2- \u2014Sans doute.- \u2014Qu'avéris-nôus - besdint ds sa pre: sence: 2707 TE 0 TR : \u2014Elle est indispensable pour l'é* \u2018preuve à'laquiéllé je\u201cdôis \u2018le souïnet- itre.WEN Sat an .-==Pas:\u2018devént- \u2018mbi ! \u201cOH ! pas des vantmoil.ce D se \u2014Au contraire, Daisy.: + Ho - Victor:Bérarä apparaïssait-à\u201c l\u2019éx/, \u2018trémité dè l'allée, ~~ 810% \u2014Accourez vite, lui dit Madone.\u2019 Mme Lincelle traite sans doute en'\u2018ce' uous n\u2019oserions pas la déranger.D'un autre côté miss Daisy, la plus crain* tive des créatures, n\u2019ose décacheter: d\u2019apprendre une nouvelle fâchëuse: et noue voulons, elle et moi, vous: prier d'avoir du courage pout:deux, et de décacheter cette lettre.; \u2014Mais elle renferme un secret: \u2014Je n\u2019ai point de secrets, #6pondit Daisy, en secouant-la tête.- \u2014\u2014Ainsi, mademoiselle, vous per: mettez.- - : 01 ._\u2014Oui-:certes, Je fais plus, je vous eÀ prie ; je ne sais'pas pourquoi cette: lettre m\u2019effraie.: = -+\u2014 Rassurez-vous, mademoiselle, elle est d'un notaire.1e Be : \u2014D'an notaire ! Que peut-il.me Casta |: avait adouci l\u2019agonie, Une lettre dans laquelle elle redonte | vouloir ?1 \u2014Je vais vous le:dire: = - = Victor jeta les yénx sur/là\"lettré \u2018et poussa une exclamation de surprise.L Mais il s\u2019agit d\u2019une bonne nouvelle Mademoiselle.Vous souvenez vous de cette vieille dame, Solomé Schipp dont votre.mère futla gardienne, et qui finit par vous aimér, en dépit\u2018du peu de sympathie que d'ordinaire elle Eprouvait \u201cPour les enfants.\u2014Oui/ monsieur\u2026 \u2018Ne vous eouvient-il pas qu\u2019en mourant, non seulement elle vous légua une somme de dix mille francs, mais qu\u2019elle \u2018déclara qu\u2019elle laissait un second testament qui ne serait ouvert que plusiéurs années après sa mort: 0 © ne .\u2014Jelme souviens de cela,monsieur.\u2014Eh bien ! vous héritez de Salomé Schipp, dont la fortune se monte à environ vingt-cinq mille livres sterling.ce .qui équivaut a pen près à six cent mille frames: Six cent mille frangs 4 moi! s\u2019écria Daisy.~~ 7 \u2014Et- dont vous\u201c\u201cferez, j'én suis sûre, un excellent: usage; répondit Madone.?- = oe Quel, bonheur pour vous, miss! Vous possédez désormais I'indépendance, la\u2018 facilité de multiplier le bien autour de vous, et je sais que privée de 'ces ressources vous trouviez cependant le moyen: \u2018de soulager les pauvres ; il n\u2019y aque moi qui-perdrai, vous mé quitterezs.: 5\" 7 .Victor: érard\u2019prit 14' main'dé Vins: titutrice.PT ET ARTS \u201cVous avezété compatissantepdur moi, \u2018Tai\u2019 -dit il; jo\" tne \u2018réjouis \u2018dé\u2018ce changement'de fortune.Ce, \u2014Boyez sût qu\u2019il ne changera\u2019 pas mon cœur, répondit Daisy.7 Eilé s\u2019assit entre\u2018 Madone et\u2018Victor ; l'entretien\u2018 roula sur\u201d cetté vieille femme _imélade \u2018ef morose dont élle et qui s'était souvent -d\u2019élle'avant-de mourir.\u2018«-Qe-que je né comprends pas, dit Victor; c'ést/qu'èlle ne vous aït\u2018pas légüé-tout'de-suité la fortüne q''èlle vots \u2018dorine aujourd\u2019hui.cb \u2014Elle a bien fait d\u2019igir de la sorte; Oe ist répondit miss O'K6Hy.Elle 'a voülts \u2018* [qdie\"j'épprisse à\u2018plier ma-vie\u2018sous'lé'|- joug' de\u2018 Finfortunë: Il n'eut\u2018peut- être pas été bon pour/moi de devenit- rièhe trop\"vité\" \u201cLe\u201d mälhbhr-rend dompatissänt \u2018dux \u2018Abilleurs d'autrui et je dois à mes propres chagrins \u2018de savoir un\u2019 peu \u2018cdrisoler les autres, | dépasse \u2018 Non, je ne regrettersi jamais d\u2019avoir, à |.\u201c \u2014 l'écolb de l'adverbité, appris qu\u2019il | fulldit plier sé Garäotèré at ses roûts aux souHaits-ét ank volotités'de'nds amis.Je n\u2019étais pas sahs\u2018doute digne | alots dé\u2018 cette fortune, j'espèré main.ténant en fairs un noble usage: Vous émettiez' la\u2019 crafiitede \u2018me pefdre, chère Madonë ! soyez -tranquilté ! ai l\u2019institutriée \u2018 s'efface, la\u2019 \u2018odinpagne vous reste: \u2018 Il me tarde d'apprendre.éette nouvelle à votré mète adoptive: nous ne devons'point la troubler dans son entretien avec M.\u2018-Auvilliers\u2026 - :peut êtrë\" tous deux patlént-ils de | Vous.te 7 pre 13 moment des questions \u2018graves, et | Ils nt tonjotire beaucBup à'dire, ajouta Victor Bérard.LL \u2014Ne soyez pas méchant! répondit doucément Daisy.Le \u2014Moi, méchant! Ne le croyez pas\u2019 J'ai pu'tfop suivre l'élan emporté de mes Teves, et m\u2019abandonner a la fougué de mon imagination, mais j'ai su deptib-léngtemps finir avec ses folies, ét-vous-mémie; avez aidé à les \u2018chasser de mon esprit.* Votre \u2018droite raison et votre sympathie franche ont plus fait\u2018four ma guérison\u2019\u201cque vous ne pouviez le prévoir: - Victor Bérard regarda le tranquille visage de Daisy.Pour Ta première fois, il vit cette jeue fille telle qu'elle était : belle d\u2019une.beauté intérieure, et -répandant autour d\u2019elle up char\u2014 yl me sériéux.T Ÿrqu\u2019à -ce moment, : Crate LOL TE, eC tandis qu\u2019elle soyiffrait.de ce qu'il :appelait les coquetteries de Mme Lincelle, il avait\u201d goûté près d\u2019elle-axiô sorte de repos ; il s\u2019aperout tout a coup.\u2019 que tandis qu'il cherchait la consolation \u2018de sadouce- parole, elles'était lentement insinuée dans sôn .cœur et \u2018l'avait-conquis sans même u\u2019il lui fût possible de s\u2019en défendre.En cherchant l'oubli il avait trouvé due cecharme le subjuguait.| Une suuffrance aiguë et rapide lui -| traversa le cœur.\u2014Il y a deux heures j'aurais pu lui apprendre ce qu\u2019elle m'inspire, pensa-t-il, cette maudite lettre gâte tout.En vérité, j'ai bien peu de bonheur! Pourquoi faut-il aussi que miss O'Kelly devienne subitement riche.aE 2 Madone devina une partie de'ce que pensait \u2018 Victor .Bérard, et elle sourit doucement.ON La jeune Irlandaise paraissait\u2019 \u2018fa- dieuse.LE .Tandis que tous\u2018trois: demeuraiènt sous le couvert detilleuls:'Lut AW villiers avait avec Nathalie\u2018 un\u2019 en= tretien plus grave encore \u201cgue celui des jeunes gens: #0 : Mme Lincelle n'ignoräit pas que des événeménts' tétieux se\u2018passaient chez\u2018Luc Auvilliers ; mais\u201d celuici, dons la crainte d\u2019affliger 1a jeune vouve, n\u2019avait pas voulu luirévéler pour! quelles raisons la\u2018présence de Madone y était \u2018indispensable.On avait caché soigheusement'à«la jenña fille quels\u2018lièns l'attachaient \u2018à Luc AuviMiers ~~ ooo ae non Il appattenait à'célüi-ci-senlerdéiit de le révéler à la -jétüine fille ét-à Nathalie.a CEE = Madone - était'Aentréé\u2019\u2019én larmes, pleurant le père Gäquel il\u2018dvait \u201cpardonné, \u2018et Mime Lincélle, tout en\u201d \u2018essayant de la consoler avait \u2018\u2019considéré- la'mort d'Olivier\u2018 cofime\"*n: bierifait dé\u2018lé\u2018Provitite, vit vt *Bn voyant vepira\u2018ells Lue Auvilliers, la physionomie\u2018 gräve, \u2018douloë: reuse meme, il\u2019 prévit quel des évane- ments \u2018plus importants que\u201dla pétte d'Olivier L'étaient pacsés.pert Ses\u2019 miaing se tendir rs\u2019 Lu di démanda \u201cd'uné voix dans laquelle\u2018 dlinquiévude.- °° \\ et vers\u2019 Lud Auvillieis et elle 1üt'Héman a dune 6\" Vibiait\u2019 jin dorte Cron * \u2014M'aÿprendre2-vou enfin ce\u2019 qui ~ vient'de se passer?' Vi \u201c \u2014Je silis'venu'Hôdi-cela: spinal Auvilliers! nia \"jo \u201cpuibse die jé © vous: eh supplie;\u2019 dementez vainèüé que mon allection poûr vous \u2018quèje\u201cpourrais\u2019 exprimer: b av.z doc à m'apprendré db dotdloureuses nouvelles ?°° +: | {LElles\u2019 \u2018vols réjouiront et vs, .attristeront tout ensemble.=~ + 7 \u2014Vvo \u2014Parlez, parlez vite! Je ne 'sdis | souffrir aie ingniétäde * semblable a éaqui nie torture depuis deux \u2018jours: \u201cLic Auvilliers rit place dans an \u2018fautenïl près de Mme Lincelle; puis après \u2019l'&voir \u2018 contemplés avéo-tñé expression de sollicitude mêlée\u2018de.:rebpeot, * il * \u201clui dematidà\u2018encore tin& \u2018fois de lui pardonner la peine \u2018qu'il allait lai\u2019 catiser.RR , \u2014Mon Dien !dit' Mine Linoelle, de iqite \u2018vous avez à apprendre doit idôtic mië-broyer le cœur?© 1: \u2018; \u2014-Permettez-moi de reprendre d\u2019ülir \u2018pau \u2018haut tout Ce que je dois vous révéler aujourd'hui: Vous n\u2019ignorieZ ni les persécutions dont \u2018 Madoneavait\u2019 été.viotime \u2018dela part desom pére, ni les soins qie\u2019 Matteo avait\u2019 prié poux \u2018l'en préserver.Laissons .encore pour quelques instants à ce modèle de-tendresee, à \u2018cet: admirable père, le fiôm sous lequel il sé cachaït, et dont'la'révélation a été pour tous tous \u2018ne cause de trouble et\u2018de joie: - Madone avait un ennemi : son.pères.un protecteur dévoué jusqu'au maïs tyre: son aïeul\u2026 Rien ne pourid\u2019 payer :à celui-là sa générosité,sa - nté, son dévouement admirablé: Dieu a rappelé le misérable qui donna sp vie la paresse, à Ja débaltahio ; + 4 et aû crime ; Olivier Marsan mort, .Madone rester \u2018heureuse et.libre.\u2014Ainsi, Madone peut reprendre ce nom, en attendant que son adoption légale lui en donne un antre ?.\u2014Son véritable nom est: Marie Marsan ; ceux qui l\u2019appellent Madone semblent l'avoir deviné., ._ \u2014Et son aïeul, parlez-moi-de cet homme étrange qui .inspire une in\u2019 vincible sympathie, et semble cependant prendre à tâche de détruire l'impression qu\u2019il laisse.\u2014Nous avons tous subi ce double courant d\u2019idées, Madame.Jusqu'à ce jour Matteo a vécu entouré d'an mystère qu\u2019il épanquissait à plaisir.Ne pouvant dire son nom ni révéler son passé, il s\u2019est enfoncé dans des ténèbres volontaires.Une seule passion a dominé sa vie: l\u2019amour paternel, et cet amour s\u2019est tour à tour reporté sur Olivier et sur Madone.Brisé, broyé par l\u2019un, il a chéri l\u2019autre de telle sorte qu\u2019il eut, le courage de la fuir, afin de vous laisser prendre et adopter celle qui fut véritablement l\u2019âme de son âme.Si je croyais que la révélation que je \u2018vais vous faire va grandement vous affliger, ou- plutôt si je n\u2019avais le pouvoir.de -voüs consoler immédiatement, je reculerais devant \u2018cette confidence.Matteo re cachait, parce que la main de la justice Pouvait à toute heure s\u2019appesantir, sur lui; Matteo s'\u2019enfongaitdans les- bois comme un Joup dans la orainte des hommes.Matteo.s'était enfai- de Noumea, _, i.Ai \u2014Un fo i ty : \u2014Un forost ?Ayant \u2018 condamné à quinze années de galères -.pour émission de faux billets de .banque.\u2014Le malheureux! = Seulement le véritdble conpable n'était pas lui.\u2018Son fils, qu\u2019il avait chéri jusqu\u2019à l'adoïation, n'avait mérité ni son dévouement ni sa\u2019tendresse.Viveur et débauché, n'aimant Ni sa femmie gui était\u2019 n fille qui était al pts au: be rendit conpable du crime que- lon: attrfbia à son père.Graveur habile, i ange, controfly los bio do Ie que, tandis que son:içomplice, fabriquai le papier.Matteo iwigullissait, il crai- _ goait'de devenir.ayeugle.- L'espoir ue son fils sauvé par lui réparerait © Passé, et se montrerait digne du : sacrifice qu\u2019il lui faisait, le poussa à \u201c accomplir cette sublime folie.Tandis \u201c qu\u2019il\u2018l\u2019envoyait à Nouméa, son fils continuait à multiplier ses fautes et ses crimes, et quand, il revint en France il semblait avoir oublié àfla fois, et: le père, martyr, et l\u2019enfant \u2018qu\u2019il\u2019 laissait sokpheliné.Il ne-se jappela Métie \u2018qu\u2019en - apprenant ;le retour a\u2019 Paris Yon \u201concle million- nairo.Oet oncle offrait une partie \" de sa fortune à l'enfant née d'Olivier Marsan et de Claire.Auvilliers ;Claire, la fille unique de ma sœur.Alors Olivier se.souvint: de l'enfant.dédaignée ; cette enfant qui pouvait lui donner l'opulence\u2026l la chercha, Ia poursuivit, et quand il la retrouva ce fat pour un nouveau crime.Le Père d\u2019Olivier Marsan, caché sous le, nom de Matteo, avait reconquis sa petite fille, il l\u2019avait emportée comme un trésor; il la faisait vivre.du produit \u2018de ses talents multipliés, et jamais tendresse ne fut plus grande que celle de ce vieillard.pour cet enfant.Rdppellez-vous, Madame, l'anion touchante de ces deux êtres, la gaieté de Matteo excitant celle de Pbnfant; son amour du travail, sbn adresse et cette science générale de toute chose, ce sentiment de l'art qui s\u2019appliquait à tout.1, ans cet homme nous\u2019\u2018devinions un mystère, et d'avance nous étions certains qu\u2019il cachait une bonne - action.Il formait l\u2019âme de Madone son âme, et quand vous lui demandâtes l'enfant lui sembla qu\u2019on lui arracha la vie.Il.vous la donna i 4 f QE ia geet uit .jügé; *déti; dépôrte; btait un\u2019 angd, ni sa\u2019 re Hey \\ » | dependant, car-pour lui 'amour était: aussi le sacrifice, \u2018Il ne la vit qu\u2019à la .dérobée.Il vécut comme un errant, se cachant dans l'ombre pour éfimi- rer et voir celle dont vous faisiez une jeune fille à votre image, si bonne et gi belle,\u201d que jamais plus ravissante créature n\u2019aura enrichi une famille.Je ne connais pas d'homme qui ait souffert plus'que Pascal Marsan ; je n\u2019en connais pas qui soit plus digne d'être heureux.maintenant, pour lui, l'heure des revanches est venue.Tous ceux qui le connaissaient et l'appréciaient vont se faire un devoir de lui donner autant de bonheur qu\u2019il subit d\u2019épreuves.Il était pauvre, il connaîtra le luxe ; il fut obligé de se cache, le monde lui est rouvert.Il n\u2019en abusera pas.Car ceux qui ont autant souffert que lui recherchent la solitude, et la préférent.au bruit.Enfin ce père qui se sacrifia pour un fils indigne, cet aieul qui consentit a se séparé de Madone afin de la voir hecreuse, va\" redevenir pare devant us.: Mme Lincelle écoutait Luc Auvilliers avec une surprise croissante | Si elle comprenait une partie de ce que lui.disait Luc Anvilliers, elle se rendait difficilement compte * de la seconde moitié.de ses\u2018 confidences.On eut dit qu\u2019il s\u2019efforçait de laisset.dans uñb'sorté d\u2019obscurité quelques?unes de ses confidences.Son abandon : gardait:, des: réticences; et ces réticences alarmaient Nathalie.Son .qui ne put soutenir l\u2019éclat des .yeux (de la jeane femme.1 0 - \u2014Je-vous-\u2018ên° prie,\u201d Lai dit-elle, revenez sur uné pârtia.de:ahoses que Aous venez de me -dire\u2026 J'ai mal \u2018compris, sans doute ou vous vous êtes exprimé d\u2019une façon insuffisante.Le fils de Matteo dont le véritable nom,est Pascal est mdrt ; leivieillard| peut reprendye son nom, il récouvre sa liberté, et-inul doute, le sachant innocent vous l'avez alors aidé à Tetrduvérila considération: ! perdue.\u2014Le docteur Lasseny m'y a puis- | samment aidé! .7, =.\u2018\u2014Je nen\u2019en suis point surprise.Voici pour l'honneur à Pascäl Mitsan\u2026 Vous avez ajouté que désormais: \u2018il \u201cretrouverait les joies-de l'a- mou patérmiel.\"VN \u2014Le fils coupable.est-mort, .nul ne se placera-plus entre -Pascat-et sa: fille, LT \u2014Ce ne sera pas moi, du moins! Il y a longtemps déjà, j'ai offort & ce malheureux de le garder chez moi afin qu\u2019il ne quitte pas Madone.= -.- \u2014Vous comprenez pourquoï'il\u2018eut le courage de vous refuser ?\u2014 Je, le comprends mais:cette offre repoussée jadis il peut :dono l'accepter désormais.1 4: \u2014 Pascal Marsan n\u2019a pas seulëment retrouvé sa petite fille,il a maintenant près de Ini, le grand-oncle de.Maddne, un millionnaire venu dé-France pour chercher cette enfant afin-de la voir riche et heureuse, un homme qui a épuisé les ennuis de la solitude et qui a hâte \u2018de se créer une famille\u2026 Pascal lui à promis : de ne Plus le quitter.- \u2014Ët cet homune, c'est-vons ?de- manda-Nathalie en proie à tn angoisse croiésante, Vous êtes riche, isolé, indépendant, Dien vous rend à la fois tine du sang vous avait fait veus attacher.Madone est la fille de Pascal, à vous deux vous allez me la reprendre.Mais cela ne se peut pas entendez-vous ! Je ne le souffrirai jamais.Je tiens 3 Madone comme si elle était ma fille ; elle-même ne saurait m\u2019abandonner sans déchirement.\u2014Les droits du pére:;,, murmurs Luc Auvilliers.\u2014Je ne les nie pas, je défends les miens.Ma villa de.Fontainebleau et monappartement de Paris sont M nt \u201c :* « , essex grands pourque Pascal Marsan ~ \u2014 regard\\clair se fixa sûr LuéAuvilliers | | | femme sans parole, et comme uhe une amie, une enfant a laquelle l'ins- | - JOURNAL DES CAMPAGNES _ y trouve une place .Je ne le sépare pas de sa filie, je l\u2019en reproche\u2026 Je vous en aupplie, monsieur, mon ami, plaidez cette cause.On ne peut pas m\u2019enlever cette enfant.O'est près de moi .qu\u2019elle.a grandi, c\u2019est près de moi qu\u2019elle trouvera le compagnon de sa vie.\u2014Vous oubliez quelqu'un dans ces arrangements, dit Luc.Auvilliers, avec douceur.\u2014-Qui donc ?\u2014Moi.\u2018 + \u2014Mais vous viendrez voir Madoue autant que vous le voudrez.Il me semble même que vous la voyez tous les jours, cette enfant.Votre sympathie pour elle, sympathie d\u2019instinct et d\u2019élection tout ensemble, vous a rapproché de nous de telle sorte que voisins à la campagne, nous sommes encore bien rapprochés à Paris.( Co \u2014Cela ne me suffira plus.\u2014 Comment, voir Madone tous les jours.: \u2014Je demande davantage.\u2014Vous nlellez pas me la prendre, cependant?\u2014Je souhaite ne plus la quitter., \u2014Et Pascal?\u2014Pascal m\u2019approuve.; \u2014Sera-t-il dont \u2018ingrat avec moi -seulement ! \u2014N\u2019y aurait-il pas moyen d\u2019ar- \u2018ranger les choses?demanda Luc Auvilliers en prenant une des mains de Mme Lincelle.; \u2014Je l\u2019ai cherché, c'est vous qui ne tentez rie.D * \u2014Vous n\u2019avez pas énuméré tous les moyens.\u2014Je ne sais qu\u2019ane chose.\u2014Vous vôulez garder Madone.-Oni, et aucun sacrifice ne me coûtera pour arriver a ce bat.\u2014En êtes-voussûre?\"°° \u2014Très sûre.| \u2014Me permettez- vous de mettre à l'épreuve ?_ \u2014Je vous y autorise, et sl je.repousse la combinaisonqui me réunira à Madone, considérez-moi comme une vous 0; mère sans cœuf.He \u2014Eh bien.UE Le 0 \u2014 Allons, \u2018voilà que vous hésitez.\u2014Oui, j'hésite, et je tremble\u20260é -| n'est pas seulement le sort de Madone qui v so décider,o'est surtout le mien i.En vous par ant d\u2019elle, il fant que je vous parle de moi, et.voilà ce qui m'embarrasse.Je suis un mauvais avocat dans ma propre: cause.\u2026.: \u2014Oe que vous bien difficile ?* \u2014Horriblement difficile.\u201c.\u2014Ne puis-je vous aider ?\"+ -Non\u2026J'gi failli périr dans vingt tempêtes, j'ai été trois fois prizonnier des sauvages ; j'ai cru mourir de faim dans une ile déserte, et jamais, non jamais fje n\u2019ai senti mon cœur battre comme en ce moment.C'est que, dans ces heures terribles il s\u2019agissait de tomber dans les flots, de se tordre dans les angoisses de la famine, ou d'être déchiré à coups de zagäies avant.de.servir.de rôti à un grand chef.Oette fois il faut affronter votre raillerie pout-être, essuyer un refus qui me rendra le plus malheureux des hommes, et renoncer à un secret espoir que \u2018je caresse comme une chimère.© Mme Lincelle ne répondait pas; tremblante à son tour, elle écoutait.Luc Auvilliers, n\u2019osant ni.l\u2019interrompre ni le regarer.\" : \u2014Vous aimez Madone, reprit.Luc Auvilliers, tout est dans ce mot.Je ne vous demanderai point: quel sentiment j'ai réussi à vous inspirer.Parfois me voyant reçu avec une aménité si gracieuse, avec une affection qui me semblait -Sincère en voyant qu\u2019ane part de notre vie, de nos sentiments, se concentrait sur Madone, je me suis dit que vouà n\u2019auriez point de répugnance 8 \u201cet que peut-être mettre votre main dans la mienne, vous consentiriex.= .Te : La .Jets: .| faute.comment\u2019 la avez a dire est donc |p | Jose.© l'avait adopté Madone.Madone! Mais il Luc Auvilliers n\u2019acheva pas.*?Il se leva et marcha dans le salon.avec agitation.Nathälie était restée plongée dans une réyerie profonde Elle ne trouveait ni le courage de répondre à Luc Auvilliers, ni la force de se répondre à elle-même.- Je ne pvis vous offenser, reprit Luc, en vous avouant que depuis longtemps je regarde, comme le but de mes espérances, de vous voir consentir à devenir mafemme.Jusqu'à ce moment j'ai tenté d\u2019arrêter sur mes lèvres l'explosion d\u2019un sentiment que vous devez croire, que vous croyez vrai.Vingt fois j'ai pensé que j'aurais le coursge de vous supplier de me confier votre vie.et vingt fois j'ai reculé\u2026 Cependant vous me témoigniez une sympathie constante, quelquefois même, votre amitié allait pour moi jusqu\u2019à l\u2019abandon, j'ai espé- Té.que vous me compreniez.que vous me saviez gré de mon silence, et que.Puisque j'ai commencé cet aveu, laissez-moi continuer.Vous êtes une femme douée de trop de cœur et detrop d\u2019inteiligence pour ne point m'avoir promis depuis longtemps\u2026 Si vous n\u2019aviez au fond de - | votre cœur résolu de récompenser un .| jour cette amitié profonde, ce dévouement absolu, m\u2019eussiez-vous permis -|de venir chaque jour à votre foyer, auriez-vous encourag&\u2018 tacitement le sentiment que vous avez laissé grandir en moi.co Nathalie cacha son:front dans ses mains.\u2018\u201d Que pouvait-elle opposer aux paroles, aux raisons de M.Auvilliers ?\u2018Elle se souvenait trop, en effet, prévenue \u2018par Bridgett.du.sentiment \u2018involontaire qu'elleavait fait naître dans l'esprit de Victor Bérard, afin de \u2018lui enlever toute espérance, elle.\u2018avaitlentement mänifesté \u2018sa préférence pour Luc Auvilliers.Celui-ci avait le droit de le dire : loin de le rebuter, et l'avait encouragé.En \u2018croyant .accomplir un acte de droiture elle s\u2019était, à son insu, rendue coupable d\u2019une.imprudence d\u2019une faute grave, peut-être.Et cette omn réparer ?Sans -doute Lug Auyilliers lui.en fourni- jrait le moyen, \u2018nfais une lutte s\u2019enga- -geait entre elle, violente, douloureu- re; : Elle estimait profondement Luc, mais \u2018elle n\u2019avait jamais songé à en .faire son mari.Jameis même elle n'âvait cru sériensement qu\u2019elle contracterait une alliance nouvelle.Sentant au: \u2018fond \u2018de son âme un Puissant\u2019 besoint.d'affection, elle s'agissait pour elle de la garder ou \u2018de la perdre.Luc Auvilliers n\u2019était plus désormais un ami heureux et reconnaissant désireux de trouver place au foyer de Mme Lincelle ; c\u2019était le chef d\u2019une famille reconstituée, attirant à.lui tont à la fois l\u2019aïeul et la petite-fille, leur prodiguant avec les tendresses de son cœur toutes les jouissances de la.fortune, reprenant Madone \u2018pour: la rendre plus heureuse encore .que Nathalie n\u2019avait-pu le: faire jamais, puisque près d\u2019elle, son grand-père n\u2019avait pu trouver sa place.* L'idée d\u2019un nouveau mariage pouvait paraître étrange à Mme Lincelle, .mais la pensée de se séparer de Madone Jui était insupportable.Ps Dans le conflit-des sentiments qui.se formaient, se confondaient dans son espritet dans .son cœur, elle se sentait incapable de répondre, et de grosses larmes roulaient entre ses: doigts.or \u2014Je ne pensais pas, dit Luc avec une tristesse mêlée d\u2019amertume, que- ma demande pût vous aflliger à Geponit\u2026 Je le regrette, et j'en souffri-' rai longtemps.Permettez-moi de me retirer, pour ne point prolonger une situation doublement pénible.En ce moment la portedu salon s\u2019ouvrit, et Madone parat.(A suivre).NN +4 ., AS a era an es - ou Funes \u201cta \u2018fonctionner le foie d'une manière © normal RARE AN inement vérifiée I stimu 5 où mucuss il chango i lea o système.Son action est si prompte et si efficace qu\u2019on garantit qu\u2019il arre- tera en quelques heures la toux la plus opiniatre, pourvu qu\u2019ol} no dure pas depuis trop longtemps, Il ne contient pas d'opiuin, sous aucune forme, e on garantit qu est parfailemont inoffansif, même pour l\u2019effant le plus délicat, I , - nya pas li lieu d'avoir taut do mortalités par lo Consomptios, quand le Baume d'Allog pour les Poumons peut la prévenir, si on a seulement soiñ de l'employer à eme our In Consomption et toutes les maladies qui y conduisent, telles que Toux, Rhumes \u2018négligés, Bronchites, Asthine, et toutes les maladies des poumons, lo BAUME D'ALLEN, *\u2026 POUB LES POUMONS est lo Grand Romède Moderne.- Pour ls Croup et la Cuqueluchs d'es \u2018est presque un spécifique.C'est un vieux © éprouvé et qui se vend partout à 50cet at Sl.00 la bouteille On en a pré \u2018paré des bouteilles de 25 cents pour répondre à la demande continuelle d'un bon Rex E POUR LA ToUX à Si vous n'avez pas oncoro fait un oe aris u Baume, easayez une bouteills.de == rae rage: Vr Allen's - # Lung Balsam, .Pour Crampes, Frissons, Colique, Diarrhéé, Dyssenterie, Cholera - Morbus et - « toutes maladies des intestins, ,.a \u2018AUCUN REMÈDE N'ÉGALE LE , \u2014 PAIN-KI 20210 vi - a.20 4° OH i : ! wl vr M Hh a: .et Mal de dents.Wem EET, wi ut 7 arte / a) : 4 ; \\ ir.LE Vehdü: Partout à.26c.et 50c.1a Béüfelr ttes, od aig hé 24 juifiet 1880 ~idn Tes a Vondre (MACHINE 4 COUYER DES (BUFS) LT A.A peux JE de plusieurs p fabri quons m: tenant de petits de la capacité de 100 et 200 œufs.Ioubatours \u2018de 209, ; œufs $ & vs 5 300 \u20ac .\u2026 800 «13 N.B.\u2014Nous les fabriquons que sur commande, Avec nos incubateurs vous pouvez faire couve toutes espèces d'œufs ensemble et à lamême tempé.Nous avons un incubateur en opération à notre entrepôt, 5 ep 1, xt rue Sanlt au Matelot, qui Le public est invité à venir le visiter, L'éclosion aura lieu le 2 AVRIL prochain.Cette dernière période de l'incubation est surtout très intéressante à voir, A.TOUSSAINT & Ore.NF\" Nous avohs réduit les œufs de nos célèbres CANARDS PEKIN A $1.50 pour IS et $8 le |.Québec, 23 mars 1889\u2014mm 42 nnes nous ts incubateurs\u2019 \u2014- ee.a NP 10 120$ 2 dr GET, , 49 années d'experience rent que-le PAIN-KILLER dE Pa .\u2018 PERRY DAVIS est le-rhellleur-Remède de Famille: pour Brulures, Meurtrissures, Entorses, .Rhumatisme, Névralgie,\u201d, > ro \u201c i £F Prenez garde aux contrefaçons st aux ofles Imitat; ans, 3 1 \u2018 .' * | = , : .+ rer a es, Lea, ; EURE À ESTABLISHED 1845, oldest and most ular _sciontifio and Ta ne fod d has the mechanical paper published and circulation of any paper of its class in the world.Fully fllaa trated, Prost est class of or specimen Engrave Published w .ings.ookl Bend fo LRN CO.$3 a year.Four me months\u2019 t Ci reg PUBLISIERS, 861 Broadway, | ARCHITECTS & & BUILDER Edition of Sclentific Americannia hio plates of Ee lic dbulldings.ros or ov and as or public\u201d and s pesinations, for the use £300 as contemplate Belding, cs $2-50 à y ste.a copy.MUNN &( fg ok rtd ATENTS:(% cars\u2019 exporlenco and have made D appliotions, for Amerioan and .Fire Pasteur confl dant TRADE MARKS.Handbook, Sh Incase Sites avale to Mort Co, and procure fainadiate ction.\u2018Ben a for Hana da boo! oO RC ae for oc ks, charts, made BMUKN & CO., Patent Solicitors, À GENERAL OFFION: 361 BROADWAT, xT Québec, 13 décembre 1889.vue so ce vs Le Baume & Anon pour les Pouinons a été présenté où public aprèsquess |.dix leur pour Ja guérison certaine.do cos io Co eut dtd ple sh ; ve! Hine & force les poumons à se dé- r du ph \u201csécrétions et purifib lo sang ; guérit 1 cs parties oe .irritées; donne delaforcenuxorganesdigestifs; .- ) rmale ot donne do 1a vigueur À tout 10 Bai sh yA, \u2019 = Cn ' SANTEPOUB TOUS.©.|, 0 Pilules et Unguent Mansy oN oo\" LES PILULES .2 = Friel le si coréigent.tous les Déringementr du; FOIE, & Yatsromic ; et des INTESTINS.\" Biles furtitient* et, crstituent la sants à des Constitutions dfle rées, alos sous wap; nestime is Ç dans Joutes les Maladies particulières au soxe fom: i: \u201cde toute Pour las .Kirfants ainsi que pour les personnas dg ébe'hont lovaiui Jos: He i : L'ONGUENT To \u2018 fat un remède in/aillible pour les Maux de Jam»es, ceux des Seins.Hiyssures: à duo nes, Flaies et Ulcères, Il est faux pour la Goutte ot Rhumgtisine, Bt pour tous les Dérangements de la Poitrine il est de même sons égal POUR LES MAUX DE GORGE, LA BRONOHITE, : woo LES RHUMES, LA TOUX, ¥ Sontièment \u2018Glanduieux, et toutes les Maladies de la Peau, il est sans rival et pour {es membres coutractés et jointures raides il agit comme un charme br\u2014\u2014 Ce Médecines sont préparées seulement à l'établissement du PROFNSSE UR HOLIAIWAN, 78, NEW OXFORD STREET, auparavant 533, OXFORD STREET, Et sevendent à \u20188.13d, 28.9d., 4s.6d, 11s,, 22.et 33s.le Pot ou la Isulte.\u201cLo: pouc.ins a teal \"dans toutes les Pharmâcies de l'Univers.Les Soheteurs sont priés de Som \u2018l\u2019étiquette qui se tréüve sur chug Pol et Boire, du nya pas l\u2019adresse 533, Oxtord Street, Londnr, à* «4 de la falssGcation.\u2018 Québz.3 soptombre.1885 | 1 .\u2018 co LLE R | cn qe In 1- 1 ; \u201cPeu eur, du Carmel, par le Rbvd: \u2018Père ave ed 0 a Hp laste con tains colored : purs a a .- nt VENTE PAR ENCAN Étalons : Pércherons, \u201cNorthärids.ot ne Ie = .Breto Bi.La COMPAGNIE: DU\u201c HARAS 3 NATIONAL veudra\u2018\u2019par \u2018encan - I i SAMEDI IT.MAT PROCHAIN ~~ : y dino heute de l'après-midi, à ses ééfiries, à OUTREMONT, près Mongrel 40 ETALONS NORMANS, PERCHERONS et BRET @ Oonditions faciles de\" paiement, pre i \"pe POTION LRULAD sdmiabe Gutter, 3 mal 189017 Québec, avril 18d\" ep Ae re Legh jo i athe o>, Livres à Vendre) x Contractèurs di \u2018A LA\u201cLEBRAIRIE pe.iconsFRUCTÉERS \u201cut, duerier du.Canada \u201d ny Otis à actuellement ane PULPÉ ions \u20ac une = \" Nao a Tate Poste ot propre à étre employée das dant le lambrissagé et pouvant.sual remplacer.Le , 76 Te Mn ta aa tnt i.NE is wel Nous avons aussi constamment.en or pias pun abbé LR., beg a fern SS LE ci an bat lea\u2019 dass di dela cours : pri de À vaois à sas PEik.on \"Vierge Mob lbs messes rr?Sefants.Æ qu gros caractère.ot] L'amour du Coir de Jésus ou le Véritable Trio A \"7% & W.REDD, © A ! 194, Rae St-Pauli 9, de Ame.Prix : 25 cents\u2019 Qué, 17 crea 9 ai ggio © ; bin da Steph, Boemts(lt 7 wu wi CRD UE th aad Lo + Journal de Jsvates [quaiques exompinirss, ai lt A abeempe os ta i ; a pores dh paradis, pèr À Aré LuPan, pits! Ie afer Sf IE orie du Paradis, par An as, p(x: fs, Boo Ee Jat tl Af conte > a aol CTT ah hs, 4 GIONS.sil grat.duit indicaleur Jique nor 4 D 2551.A 1 20RS rit Cit if of Fuss ds Ja Tur tly on = a ; PAT LE 4 .© Lv UR pi 4 CT r.NES 5 ai in A 0, oa L i st It (Le he ron HEBDOMADAIRE > LAY 5.df Paraineant vous les JBOD 1 :ot contenant tonte.les nouvelles dé Ja semaine, Rs Prix, de l\u2019abonuément UNE PIASTRE: | POU LA FRANCK rf FRANCE.wo B * Strictoment payable.d'avance.\u201d or \"3 fige Cost 1 bith i 5 .\u2019 Ymprim¢ oyrabii par\u201d \u20ac ; > Léger Browsedu, _ EDITEUR- PROPRIERAIRE \u2014 11 & 18, Bye Buade, Québie > partie simple \u2018eu à.partis double.pyr.sy Na polgon, Lacasse, Pref.& .la do big du Cay- pie pa Tabbe- kw: x.Glen 50 contes :L.: à ;.rE AGENTS DEMANDES PARTE CAE | ONE SINS nt ne paraltea was mn Bt.Se Rogbuck# Ses tocommand Grand RESTAURATEUR NEll- VEUX du Dr KLINE pour tones Io len toda | MALADIES DU CERVEAU KT DES NERFS.sels mes cuve \u2018 certaine - les a®ections wervenses, les convulsiMns, l\u2019épileprie, etc, INVAILLIBLE.s\u2019il est pris: suivant la direction.Aucune comvslsion après la premier jour d'emploi, Directions et une bouteille - de $2.00 sont envoyées gratuitement sex malades de convulsions, pourvu, qu'ils paieñt le prix de.l'express pour l'envoi, Envoyez vos noms, l'adresse da Bureau de Poste et de l\u2019express du madale au Dr KLINE, 931 Ruz ARCH, PHILADELPHIE, PA.- \u2018Voir les Droguistes DÉFIEZ-VOUS DES CONTRE- PAÇONS.Er Québet, ni gi RE, Québec, \u201817 déc.oct 1839\u2014anaipe.toss, LU .+ ' ~ * ain [a 24 "]
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