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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 9 avril 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1891-04-09, Collections de BAnQ.

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[" rca Hh rs eus SEA AR: = ikl AR Re 2 $ LL One û Hal) A oN: 108me Année 3 X 5 hn ut FRI 2 Ga SU at Condy Rt A PIT ii Se BSN ty Alans SRE; Soi EC | dt, = SC AR ni 5 hid SI a Jeudi, : whe TES 9 Avril 1891 No 10 - JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et cantenant toate les nouvelles de la semaine.Prix de l\u2019abonnement :\u2014UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANCO Strictement payable d'avance THS.CHAPAIRS, DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRE LÉGER BROUSSEAU, ÉDITEUR 11 & 13, rue Buade, H.-V., Québec.LEON XIII ET L'UNION DES EGLISES - Ça été l\u2019objet de la constante sollicitude des Pontifes Romains de procurer la réunion de l\u2019Eglice d'Orient au centre de l\u2019unité catholité, Léon XIII confirme admirablement l\u2019exemple de ses prédécesseurs pour réaliser en cela aussi ses vastes desseins.Loin de se laisser Qécourager par les présentes dans la réalisation d\u2019un tel dessein, il y persiste avec une confiance inébranlable.Aussi a-t-il pu dire, avec raison, dans son récent-discours au Sacré-Collège que marchant sur les traces de S.Grégoire- le-Grand, il ne cesse de \u201c porter le plus vif intérêt aux illustres Eglises d'Orient afin que, adhérant étroitement au centre .de l'unité catholique, elles refleurissent une vie nouvelle, \u201d Ces paroles sont réellement un modeste compendium du passé en méme temps qu'elles tracent un programme pour l'avenir, En effet, dès le commencement de son pontificat Léon XIII s'est préoccupé de l'Orient, et son premier soin a été de mettre fin au.schisme qui avait éclaté parmi les Arméniens catholiques, C'est lui aussi qui a donné dux Arméniens un cardinal, c\u2019est lui qui a organisé la hiérarchie pour les Grees- Bulgares, applani les difficultés du patriarcat chaldéen et assuré les meilleures consolations aux fidèles Maronites du Liban, Dans cette sollicitude pour l'Orient, Léon XIII n\u2019oublie pas I'Eglise greo- que.C'est ainsi que, lors do l'élection du patriarche Joachim IV, il fit entendre des parples de paix et de conciliation par l'organe de Mgr Rotelli, alors délégué apostolique à Constantinople.De même, il encourago les études grecques non seulement à Rome, mais aussi a |.Constantinople et à Smyrne.Il est malheureusement vrai que l'Eglise grecque, malgré les nombreuses difficultés intérieures et extérieures au milieu desquelles elle se débat, semble encore rester sourde à ces témoignages de paternelle affection de notre grand Pontife, Néanmoins un grand pas a été fait : les Grecs n\u2019envisagent plus le Pape comme l'ennemi de leur Eglis(e Grâce à la sagacité de leur esprit, ils ne peuvent s'empêcher de voir en Léon XITI le Pape aux généreuses initiatives, le Pontife qui veut lo bien de toutes les nations, qui désire le salut et la prospérité de l\u2019Eglise d\u2019Orient, Il y & encore parmi eux des résistances, mais comment les vaincre d\u2019un coup après tant de siècles de séparation d\u2019avec Rome.En attendant, par les mémorables paroles de son discours an Sacré-Collège Léon XIII nous enseigne à ne pas désespérer, malgré tous'les obstacles, de la réunion des Eglises d'Orient avec le \u2018centre de l\u2019unité catholique.2 Plus les difficultés apparaissent nombreuses et graves, plus aussi il faut insister sur cette union salutaire et y travailler par des efforts coalisés de tous les catholiques, Négliger ces efforts, semer le doute et la défiance sur le succes d'une ceuvre aussi grandiose, c'est accroître les difficultés au lieu de les éliminer, Léon XIII a inscrit cette œuvre dans treizième anniversaire de son couronne- muent il renouvelle la ferme intention d'y consacrer toute sa sollicitude, Il ne saurait donc y avoir de doute sur les désirs du Pape par rapport aux Eglises d'Orient, Aux catholiques donc de regarder en fa- le programme de son .pontificat, et, au/ ce les difficultés et de savoir les vainore sans se laisser décourager par la multiplicité des obstacles, pas plus qu'illusionner par do trompeuses apparences, Ces nobles efforts sont notre tâche à tous, sous la conduite de notre auguste Chef.A Dieu de les couronner de suo- ots lorsque 7iendra l'heure qu\u2019Il s'est réservéo pour la réalisation d\u2019un si grand dessein.ma (Le Moniteur de Rome) \u2026_ CORRESPONDANCE D'ESSEX Ontario, 30 mars 1891.Puisque les libéraux, dans leur soi- disant patriotisme, affectent tant de se préoccuper, au-dessus de tout, des inté- Têts, de nos producteurs agricoles, de nos industries, de nos manufactures, et surtout de notre commerce, nous lsur saurions gré, si franchement, ils voulaient expliquer les faits étranges, les contrastes que nous relevons dans leurs affirmations électorales, et que nous soumettons au bon sens de nos populations quelque peu remises des émotions de la journée du 5 mars dernier.D'après les journaux, organes des grits de Windsor même, la douane est une plaie, une ruine, un vol organisé.Avec un aplomb, une assurance imperturbable, à grands retentissement de trompe, les libéraux apprennent à nos fermiers que la douane leur vole cinq centins sur une douzaine d'œufs, autant sur une livre de beurre, autant sur les volailles, trois centins sur une livre de viande, vingt-cinq centins sur un minot de pommes de terre, d'avoine, etc., etc., et sur toute la kyrielle des denrées qui pourzaient être portées an marché de Détroit ou d\u2019hilleurs aux Etats-Unis, Jusque-là, la bonne foi de nos gens pouvait s'exploiter par une apparence de sincérité de la part de ceux qui voulaient les capturer, Mais ce qui est un comble, ce sont les preuves à l'appui quo ces: mêmes journaux donnent à leurs lecteurs par la comparaison des tableaux des deux marchés de Windsor et de Détroit, villes soumises au régime douanier des deux nations, Nous nous contenterons de citer quelques articles extraits de ces journaux, c\u2019en sera assez pour montrer quelle confiance les rouges ont dans la crédulité des électeurs.\u20181y{i Pour prouver l'avantage, du marché de Détroit sur celui de Windsor, on donna le détail suivant à nos fermiers : Marché de Détroit: œufs 15 cents beurre, 16 cts, volailles, 40 à 50 cts, la Fpaità,lard $3.75 le cent, blé-d'Inde 45 cts, avoine 42 cts, pommes de terre 70 cts, et toute la nomenclature des productions agricoles américaines sur le même ton.Puis passant au marché de Windsor, on énumère ainsi : œufs 18 cts, beurre 20 cts, volailles 50 à 60 cts la paire, lard $5,75 le cent, blé-d'Inde 52 cts, avoine 48 cts, pommes de terro 80 cts, le minots, continuant de la sorte jusqu\u2019à épuisement complet des denrées en vente pour l'avantage des produe- tours.Si à ce cacul, et à ces preuves, les grits ont obtenu le triomphe de leur cause, il nous est inutile d'établir la soustraction qui pout revenir au bénéfice du marché de Détroit sur celui de Windsor.Les champions libres-échan- gistes du comté d\u2019Essex ont, dans cette comparison faite de leurs mains, un curieax monument de lour victoire électorale.Cependant, s'il faut avouer qu'aux Etats-Unis les denrées alimentaires n\u2019ont pas, pour le producteur, un prix aussi rénumérateur qu\u2019au Canada, il n\u2019en faut pas conclure que le consommateur gagne sensiblement à s\u2019y'approvisionner.Il est connu qu\u2019en qualité tout y est suspect ; la falsification s\u2019y fait en grand, et avec une déplorable impunité ; somme toute, rien ne nous prouve que l'ouvrier avec un salaire plus élevé dans les Etats, ait la vie plus à l\u2019aise qu'en Canada, avec un salaire moindre.Au reste les grèves des ouvriers américains sont une preuve irré- utable du malaise dans lequel ils sont, pour la plupart, tombés.Combien d\u2019entre eux seraient heureux d\u2019avoir l\u2019assu- rance du bien-être général dont jouit la classe ouvrière de notre confédération, sous le régime de la protection.- Il nous plairait beaucoup également de montrer à nos vignerons quel désappointement ils éprouveraient avec leurs vins, si les Etats étaient admis à nous expédier les leurs en franchise de douane.Nous verrons tomber les prix de moitié, sans compter que nos produits viticoles, moins variés, ne trouveraient plus l'écoulement facile qui nous restera à tout jamais assuré par une prudente protection.Pour clore ces quelques réflexions, nous citerons à l\u2019appui de ce que nous avançons, les cas de nos voisins du Détroit, tenant eux-mêmes magasins, et venant à Windsor acheter, pour leur usage et celui de leur famille, les articles qn'ils vendent à leur clientèle, Ces faits sont communs, et prouvent assez que nos voisins nous reconnaissent une certaine supériorité sur eux dans la production et la fabrication.Enfin il nous reste à demander nettement à nos plus déterminés libres-échan- gistes, qui sont pour la plupart eux- mêmes des produits exotiques, par quels motifs ils sont venus s'établir dans le toïmté d\u2019Essex, sans y avoir été invités, |- et sans qu\u2019on en ait eu jamais besoin, laissant, les uns, l'Indiana, la Louisiane, le Massachusett, la Pensylvanie, les autres, l'Ohio, le Michigan, les lacs Supérieur et autres.Si ces aventuriers se trouvent mal sous la protection, qui les y tient ?qui les empêche d\u2019aller jouir de la prospé- Tité américaine ?Nous avons quelque part, certains chevaliers d'industrie venus de Détroit qui palpent, à pleines mains, l'argent de.nos fermiers, et qui s\u2019en font des mines d'exploitations dont ils s\u2019assouvissent sans gêne,sans scrupule.Qui aussi les a appelés dans notre comté, au milieu de nous ?Qui les retient ?qui ne voudrait les voir retourner à leur champ d'exploitation d\u2019autrefois et d\u2019ailleurs Comment concilier ces contrastes dans de tels aventuriers qui ont fui les Etats pour échapper à la plus grande des misères, et qu\u2019une fois dans l'aisance, acquise en Canada, veulent retourner au pays qui n\u2019a eu pour eux que déception, que découragement.Personne n\u2019est aveugle comme celui qui ne veut pas voir, de même qu'aucun Rest sourd comme celui qui ne veut pas entendre.UN FERMIER.nu .=.i ie Seed ~ LEON AUBINFAU \u2018\u201c Au moment de mettre sous presse, dit l'Univers du 16 mars, nous recevons une nouvelle que rien ne nous faisait craindre et qui consternera, comme elle nous accable, la famille des lecteurs de l'Univers.M.Léon Aubineau, qu\u2019une indisposition, qui semblait peu inquiétante, retenait éloigné de nous depuis quelques jours, est mort cette nuit à onze heures, sa maladie, tournée en maladic pulmonaire, ayant pris soudain un caractère inoui de gravité.Disons tout de suite qu'avant de mourir notre vénéré collaborateur, entouré de scs enfants, avait reçu en pleine connaissance et avec une grande édification tous les sccours de la religion qui lui ont été administrés par son confesseur le R.P.Matignon et par un prêtre de la paroisse de Saint-Sulpice.Pouvait-il mourir autrement, celui qui a consacré tant de pieuses et belles pages à célébrer les serviteurs de Dicu ?L'émotion ne nous permet pas aujour- d'hui d'en dire davantage.Mais mous reviendrons sur Ja vie et les œuvres de cet ancien frère d'armes, trop tôt ravi à l\u2019affce- tion des siens.\u201d Léon Aubineau était l'un des premiers collaborateurs de Louis Veuillot, qui lui était uni par les licns de la plus étroite amitié.On doit à sa plume plusieurs excellents ouvrages : Vie de Saint-Benoît Labre, Le Saint Nom de Jésus, Parmi les lys et les épines, Les Serviteurs de Dieu, etc.- Les lecteurs du Courrier du Canada ont eu souvent dans nos colonnes de spirituels et délicats comptes-rendus des séances solcn- nelles de l'Acadéwie française, signés Léon Aubineau.Nous offrons à nos confrères de l'Univers nos sincères condoléances.i a a Eee rs LA SITUATION EN CHILI | Etat desespere des rebelles Santiago, 2.\u2014Les élections qui viennent d\u2019avoir lieu ont été le triomphb des libéraux.\u2014La situation des insurgés est d rée, La famine cst grande et leur provision de charbon est épuisée.La flottille du gouvernement chilien est prête à attaquer les navi res des rebelles, On conflit est inévitable.LE DEVOIR DES PUISSANCES Le meurtrier de Batcheleff Vienne, 2,\u2014Le Pester Loyd dans un arti- ele inspiré, dit que si l'on peut prouver que le meurtre du ministre Batchelef, à Soba, est dû à l'influence de la Russie, le devoir des puissances de l'Europe est de protester conjointement.JOURNAL DES CAMPAGNES LE MASSACRE DE MANI- POUR \u2019 Les rebellesserontseverement punis .Simla, 1.\u2014 De nouveaux renseignements reçus de la soène du désastre à Manipour montrent que les tribus des insurgés ont fait und certain nombre de prisonniers y compris le rajah de Manipour, dont la déposition par un chef puissant d'Assam, a été fa cause des présents troubles, Les insurgés se sont aussi emparés du commissaire-en-chef Quinton, M.Grimwood, l'agent politique anglais à Manipour et le colonel Skene qui commandait les détache: ments 42ième et 44ième des Goorkhas.\u201c Quatre \u2018régiments sont partis pour Manipur dans le but de faire remettre les prisonniers en liberté et fairo punir les coupables.Plusieurs batteries d'artillerie et un escadron de cavalerie se préparent aussi à se mettre en campagne à Assam.L'opinion générale est que les autorités militaires vont avoir à punir rigoureusement les tribus rebelles si on veut réprimer de plus sérieux conflits.Le\u201c siège du gouvernement d'Assam est à Shillon, qui a une population de 2,000 &mes soulement.La population de la province d'Assam est de 5,000,000, LA GRIPPE 200,000 victimes a Chicago New-York, 1\u2014Six décès, causés par la grippe dégénérée en pneumonie, ont été enregistrés pendant la journée d'hier au bureau des statistiques à New-York.Toutes les vie- times étaient des personnes âgées de cinquante-six à soixante seize ans, Le nombre total des décès, pendant les dernières vingt-quatre heures, a été de 122, ce qui n\u2019a rien d'alarmant pour la saison.Quant à l'épidemie de grippe, bien quo les médeoins déclarent eux-mêmes qu\u2019elle est en décroissance à New-York, il y en a encore de nombreux cas, surtout parmi les policemen.Le nombre de policemen cn congé pour cause de maladie s\u2019est élevé au chiffre extraordi- maire de 199, ce qui ne s'était pas vu depuis l'épidémie de grippe de 1890, .À Chicago la grippe continue à sévir aveo la plus grande intensité et la mortalité continue à.prendre des proportions vraiment alarmantes.Dimanche dernier, encore on n'avait ram assez de corbillards pour enterrer les mo' ts, ct plusieurs enterrements ont dû être 9 ourués au lendemain.Ou évalue à 200,000 i.nombre: des personnes qui sont atteintes de la grippe à Chicago.L'épidémie d\u2019ailleurs sévit dans plusieurs Etats.A Wabash (Indiana), les médecins de la ville déclarent qu\u2019il y a environ 2,000 cas de grippe actuellement, , D'autre part on télégraphie de Winchesser (Virginie) que toute une famille des environs de cette ville, se composant d'Adam Barley, âgé de soixante-quatre ans,sa femme, âgée de quarante-deux ans, de sa sœur, âgée de soixante-huit ans, et d\u2019une fille âgée de vingt ans, a été emportée en uno semaine par la grippe dégénérée en pneumonie.LES ETATS-UNIS ET L\u2019ITALIE Rappel du ministre italien a Washington - Washington, D.C., 1\u2014Dans une note officielle portant la date du 31 mars, le baron Fava, ministre italion, déclare au secrétaire d'Etat, que le gouvernement dés Etats-Unis n'ayant pas donné des garanties que les assassins des italiens acquittés par les magistrats américains et assassinés dans Ja prison pendant qu\u2019ils étaient sous la protection immédiate des autorités de la Nouvelle-Or- léans, seront traduits devant le tribunal, le uvernement italien se trouve dans la péni- le nécessité de manifester son mécontentement par le rappel du ministre de Sa Majesté d\u2019un pays où les sujets italiens ne peuvent avoir justice.En conséquence le baron Fava partira sous peu pour I'It-lie.Prise d\u2019habit a St-Hyacinthe St-Hyacinthe, 2\u2014Mgr l'évêque de St- Hyacinthe a donné mardi l\u2019Habit des Sœurs de la Charité aux postulantes dont les noms suivent : Emma Moisan, de Putnam, E.-U ; Rosa Préfontaine, dite sœur St-Joseph, de Marieville Augustine Lessard de Manchester, R -U ; Elise Caron, dite Swur Maric de Bonsecours, de Manchester, E.-U ; Marie Caron, dite Sœurs du Saint Nom de Marie, de Manchester, E.-U ; Rosalie Beauregard, dite Sœur St- François, Régis de St-Dominique ; Régina Mercier de St-Hyacinthe, \u2018 -Le meurtre de Baltcheff Sofia, ler \u2014Le Grec arrêté sous soupçon d'être l\u2019auteur du meurtre du ministre des finances Baltcheff a été relâché.Plusicurs autres arrestations ont été faites, entre autres celle d'un homme blessé qui serait celui qu'un gendarme a atteint de #a bayonnette lors du meurtre.Un mariage au penitencier Toronto, 2\u2014Georgo Auburn, condamné au\u2019 pénitencier de Kingston depuis deux ans, avait longtemps courtisé la fille d\u2019un fermier de Scarboro.On les considérait comme fiancés.Bien que Auburn ait 40 ans ct la fille 18, etgque Auburn re soit pas le garçon lo plus distingué du monde, la fiancée s'est présentée avec un ministre anglican au guichet de la prison ct a demandé la permission de devenir la femme du prisonnier, ° On a acquiescé à la demande de la nouvelle venue, et le mariage a été célébré.Lasituation en Bulgarie Sofia, 2.\u2014C'est le 5 avril qu\u2019expire la période pour laquelle la Porte a nommé le prince Ferdinand gouverneur de la Roumanie, et il est possible que la Turquie refuse de le nommer de nouveau à ce poste, bien qu\u2019il ne soit pas probable qu\u2019elle intervienne tant que M.Stambouloff sera président du conseil, O'est ce qui explique probablement l'attentat dont il a été victime, car sa mort aurait permis à la Russie d'intervenir et aurait mis le prince Ferdinand dans un grand embarras, Le bruit court maintenant que M.Mutkuroff, le beau-frèro de M.Stambouloff, qui est mort récemment, s\u2019est tué parse qu\u2019il avait trempé dans le complot.LE PAPE ET PARNELL Sa Saintete approuve l\u2019attitude du clerge d\u2019Irlande Rome, 2.\u2014 Monseigneur Walsh, archerê- que do Dublin, a eu une longue audience du ape hier.Sa Sainteté approuve entièrement l'attitude du clergé d'Irlande à l\u2019égard de M.Parnell.L'archevêque a dit à un journaliste qu\u2019il ne doutait pas que l\u2019Irlande obtiendrait le Home rule dans un avenir rapproché.Il est d'opinion que M.Parnell s'est laissé prendre aux promesses de quelques partisans trop sé- lés ct que lorsqu'il s'apercevra aux élections du véritable état de l'opinion publique, il rentrera dans les rangs.NOUVELLES de MONTREAL @Enbriel Dumont.\u2026Mort d\u2019un eitoyen.\u2026\u2026Le centenaire de la naissance de Pie IX .-\u2026\u2014\u2026Les mines de cuivre de Acton Vale.Montréal, 2.\u2014Gabriel Dumont, le fameux licutenant de Riel, pendant la rébellion du Nord-Ouest, est en eette ville.M.Joseph Tiffin est mort aujourd'hui d'une attaque de grippe qu\u2019il a contracté dans un récent voyage à New-York.Un comité a été organisé ici pour célébrer le centièmo anniversaire de la naissance du Pape Pic IX, le 13 mai 1892.Il a été proposé de prélever une souscription dont le but sera d'achever la construction du tombeau du regretté Pape dans la Basilique de St- Laurent et d\u2019ériger un monument à sa mémoire dans sa ville natale, La glace a perdu sa consistance aujour- d\u2019hui et l'on attend la débâcle complète d\u2019un instant à l'autre.Un mouvement s\u2019est duit sur une assez longue distance devant Ja ville, La rumeur circule dans cette ville qu'un syndicat de capitalistes anglais est à faire cs arrangements secrets pour remettre en opération les mines de cuivre d\u2019Acton Vale abandonnée depuis bientôt dix ans, La situation de ces mines est splendide étant près des dépôts des chemins de fer du Grand-Tronc et du Pacifique Canadien, et l\u2019on dit qu\u2019il ne leur manque qu\u2019une direction sage pour les faire prospérer.- La debacle aux Trois-Rivieres Trois-Rivières, 2\u2014La débâcle a commencé cet avant-midi.La glace s\u2019est mise en marche à 11 heures et est arrêtée à 12,30.En quelques endroits, elle a causé des dommages assez sérieux.La traversée se fait très difficilement au moyen de canots, Financial News, de Londres, annonce gravement que M.Laurier est le gendre de M.M.Mercier, Sir John doit se rendre à Kingston la semaine prochaine, pour assister à une démonstration politique en son honneu ATTN dlyu yg ge bo yy do gr FY Ned, PUMA LES Saad a TNT be ee bE Ld Te gig Se ri med yes LT oe LAS Lr woo gl A ' Lo .k # pieds on | | JOURNAL DES CAMPAGNES : 3 OES\u2019 CHIFFRES ACCUSATEURS Les aveux de M.Shehyn Nous avons cité hier des extraits d\u2019un article du Financial News au sujet de l'emprunt projeté de la province de .Québec.Si cet article ne reposait sur rien, sur aucune donnée officielle, on pourrait le dédaigner, ou le traiter de calomnie.Mais malheureusement il est appuyé sur des documents et des chiffres trop authentiques.Ainsi, l\u2019une des premières autorités que cite lo Financial News, c'est le discours budgétaire de M.Shehyn.Il est clair que les financiers européens aimeront à parcourir cet opuscule avant do s\u2019engager dans un emprunt avec nous.Hélas ! ils y trouveront de tristes aveux, et des pages désastreuses, Par exemple la page 13 de cet exposé budgétaire contient deux tableaux préparés par M.Shehyn lui-même et qui ne sauraient manquer de produire un effet désastreux, auprès des capitalistes du vieux monde.Ce sont un tableau des recettes et yn tableau des dépenses ordinaires pour les trois derniers exercices, 1888, 1889, et 1890.Les voici : 1888 Recettes ordinaires.: $ 3,738,228.39 1889 \u201c \u201cCL 8,627,982.20 1890 « \u201c\u2026.3,536,495.79 $ 10,902,656.38 1888 Dépenses ordinaires.$ 3,365,032.36 1889 \u201c 3,543,618.64 1890 se \u201c 3,881,672.95 $10,790,323.95 Un coup d'œil sur ces tableaux, que M.Shehyn a pourtant enjolivés, nous révèle le fait suivant.C'est que durant les trois exercices les recettes ont été en diminuant et les dépenses en augmentant.Chacun se convaincra que l\u2019état reproduit ci-haut indique dans les recettes .Une progression descendante.Trois millions sepi cent mille, trois millions siz œent mille, trois millions cing cent mille, Les recettes sont à la baisse ! Par contre cet état met en pleine lumière le fait brutal de l'augmentation des dépenses.Progression ascendante ! Trois millions | trois cent mille, trois millions cing cent mille, trois millions hui cent mille.Les dépenses sont à la hausse ! Ainsi c\u2019est M.Shehyn lui-même qui Tannonce pompeusement.Depuis 1887 les recettes diminuent chaque année, et chaque année les dépenses augmentent.Ces chiffres accusateurs sont groupés par le propre trésorier du gouvernement Mercierjs On peut être assuré qu'il n'a pas exagéré en mettant les choses au pire.Au contraire, comme nous le disions plus haut, il a enjolivé les tableaux, Obligé d\u2019admettre un déficit pour l'année 1890, il a essayé de montrer un surplus dans l'ensemble des opérations pour ces trois exercices.Et il s'est écrié : Le montant de la dépense ordinaire est inférieur aux recettes et démontre ua surplus de ces trois années de $112,332,43.Or cela ost faux, précisément parce que M.Shehyn a enjolivé secs tableaux Ainsi dans les recettes ordinaires de 1888, il a inclus $500,000 d\u2019arrérages de la taxe commerciale, qui étaient imputables aux exercices précédents ; ce qui, au lieu d\u2019un total de recettes de $10,902,656 pour les trois ans, ne lui laissait plus que $10,402,656.De mêmé- pour les dépenses.Nous avons à maintes reprises établi que le chiffre des dépenses donné par M.Shehyn n\u2019est pas correct, à cause de ses fameuses dépenses spéciales qu\u2019il refuse d\u2019y inclure.Au lieu des chiffres donnés par le trésorier nous avons prouvé à répétition que ce sont ceux-ci qui sont exacts : Dépenses, exercice 1887-88.$3,552,800 \u201c 1888-89.3,780,615 \u201c « 1889-90.4,088,458 \u2014\u2014\u2014 Total pour les trois exercices.$11,421,873 Comparons les recettes aux dépenses pour cette période : Total des dépenses .$11,421,873 « « recettes .10,402,656 Déficits pour les trois ans.$ 1,019,217 L'œil vigilant et scrutateur des financiers européens découvrira bien ce résultat qui est le véritable.Quelle brillante introduction à un emprunt de $10,000,000 ! Nous plaignons vraiment l'honorable | M.Shehyu.M.Mercior lui a confié une lourde tâche.000 rte 02e fran St a = UNE STUPIDITE Sous ce titre, le Monde adresse à l\u2019Ælecteur l\u2019article suivant : comet ban 00 meta L'Electeur nous arrive, co matin, aves la proposition suivante.Quelques imbéciles, nus en sommes sûrs, approuveront la stupidité malhonnête du confrère.\u201c Nous lisons dans la Tribune de Winnipeg du 30 mars : MM, Rubleo et Rideil, de cette ville, ont ces jours dernicra acheté ct expédié aux Etats-Unis vingt-cinq chars de patates, qu'ils ont payées 30 cents le minot aux cultivateurs.M.Riddell dit que, si les droits étaient abolis, il pourrait payer une fois autant anx cultivateurs, c\u2019est-à-dire 55 centins, La comparaison est facile À faire au point de vue du cultivateur : : 25 chars, 600 minots chacun, 15,000 minots.; ce qu'auraient dû tou- 15,000 mino , > 5 ts à 55e $8,250 | cher les cultivateurs.15,000 minots à 30c $4,500 | ce qu'ils ont touché.Perte pour les cultivateurs $3,750 Ainsi, sur cette seule transaction d\u2019une maison de commerce, sur un seul article d'exportasion, au lendemain même des élections, nos cultivateurs ont le plaisir d\u2019apprendre qu\u2019ils ont perdu une somme de $3,750.Pour les consoler, il leur reste le vieux drapeau, le vieux programme, lo vieux chef et le vieux tarif.\" + MGR BEGI® A LOURDES Nous lisons dans le Journal de Lourdes du 15 mars : La semaine vient de s'écouler à la Grotte avec le concours ordinaire des pèlerins isolés aux approches de la fête de Pâques.Nous avons à signaler seulement le passage de M.Bégin, évêque de Chicoutimi, dans lo Canada, qui se rendait à Rome pour la visite ad limina apostolorum, et qui a célébré la Sainte Messe dans la Crypte, meroredi dernier.Sa Grandeur était accompagnée de Ms l'abbé Hudon, directeur au séminaire de Chicoutimi, ct de M.l'abbé Rouleau, principal de l'Ecolo normalo de Québec, directeur des écoles du soir et délégué de la province de Québec.On est toujours heureux et édifié d'entendre parler des Français Canadiens, si fidèlos à la langue, aux vieilles mœurs et surtout à la religion de la mère-patrie.Le diocèse de Chicoutimi doit être regardé comme probablement le meilleur diocèse catholique du monde.On y compte seulement une cinquantaine de protestants anglais, d'ailleurs très sympathiques à l\u2019Evêque et à son clergé ; mais parmi les catholiques, cinq ou six à peine, n'ayant pas le courage de rompre encore aves leurs passions, manquent d-leur devoir pascal.De plus, la fréquentation des sacrements est très commune, et aucun homme ne dépasse même les trois mois sans se confesser et communier, La France pourrait encore envier à bon droit cc qui se passe au Canada relativement aux fonds destinés à l'instruction publique, Le gouvernement du Dominion, qui représente la protestante Angleterre, affecte cependant des subsides distinots soit aux catholiques, soit aux protestants.Un comité de chaque culte répartit ensuite ce qui lui a été accordé entre les diverges écoles, dans une entière indépendance du pouvoir administratif, Mgr Bégin avait déjà visité nos Pyrénées, cn 1864 ot 1865, pendant les vacances de ses années d\u2019études théologiques à Rome.Il avait alors entendu parler de Notre-Dame de Lourdes ; mais à cette époque les fondations do la Basilique étaient à peine commencées, Sa Grandeur a regardé avec admiration tous les travaux exécutés maintenant.Elle a surtout prié avec amour devant la Grotte de son diocèse, et se propose d'adopter dès l\u2019année prochaine l'office de l'Apparition de a Vierge Immaculée, Dans Algoma, la nomination des can- didats est fixée au 18 avril, et la votation au 18 de mai. \u201cLA LOI DES ECOLES De Manitoba M1 y a déjà plus d\u2019un an, dans le Courrier du 31 octobre 1889, nous exposions toute la question des écoles du Manitoba: C'était avant l'adoption des lois Martin.Depuis lors le cabinet de Winnipeg est entré à pleines voiles dans la pre- séoution, et la législation qu'on redoutait en octobre 1889 a été édictés par la législature du Manitoba.Nous croyons important à l\u2019heure qu\u2019il est de faire comprendre exactement à l'opinion l\u2019état de la, question, et nous allons la résumer aussi brièvement que possible.Les citations que nous allons faire ont .déjà été faites par nous dans le Courrier du Canada du 31 octobre 1889 Le gouvernement de la province de Manitoba a été constitué par l'acte 33 Vior, chapitre III, du Parlement canadien, sanctionné le 12 mai 1870.C'est oot acta qui forme la.constitution de Manitoba.Or que dit cet acte au sujet des écoles : \u201c Dans la province, la législature pourra exelusivement décréter les lois relatives à l'éducation, sujettes et conformes aux dispositions suivantes\u2014: lo Rien dans ces lois ne devra préjudioier à aucun droit ou privilège conféré, lors de l\u2019Union, par la loi vu par la coutume à au- eune classo particulière do personnes dans Ja province, relativement aux écolos séparées (denominational schools).2o Il pourra être interjeté appel au gou- verneur-général en conseil de tout actu ou déoision de la législature de la province ou de toute autorité provinciale affectant quel- qu\u2019un des droits ou- privilèges de la minorité protestante ou catholique romaine des rujets do Sa Majesté relativement à l'éducation, \u201d On remarquera ici quecette clause est beaucoup plus satisfaisante que la clause analogue de l'acte constitutionnel de 1867.En effet la clause 93 de celui-ci décrète que rien dans les lois des provinces sur l'éducation \u201c ne devra préjudicier à aucun droit ou privilège conféré, lors de l'union, par la loi, à aucune classe particulière de personnes dans la province, relativement aux écoles séparées.\u201d Ce sont ces mots : par da loi, qui ont fait naître la fameuse question des écoles du Nouveau-Bruns- wick.Avant la confédération, nos coreligionnaires du Nouveau-Brunswick jouissaient des avantages des écoles séparées, mais non en vertu d\u2019une loi.Lorsque le législature leur enleva ces avantages, ils Téclamèrent en s'appuyant sur la clause 93 de l'acte de l'Amérique Britannique du Nord.Mais leurs adversaires soutinrent que eette clause no pouvait être invoquée dans ce cas, parce que les éooles séparées n\u2019étaient pas établies par la loi au Nouveau-Brunswick, à l\u2019époque de l'union fédérale.Il n\u2019en est pas de même de Manitobe.L'acto constitutionnel de 1870 dit: par lajloi ou par la coutume.De sorte qu'il n'y a pas d\u2019échappatoire possible, Nos coreligionnaires de la Rivière-Rou- ge avaient, en vertu de la coutume, des écoles à eux, des écoles catholiques, au \u2018moment do leur entrée dans la Confédération.Donc la législature de Manitoba ne peut porter préjudice à leurs droits quant aux écoles séparées, Cette clause 22 relative à l'éducation, de l\u2019acto do 1870, à d'autant plrs d'importance et de portée, qu\u2019elle a subi Tépreuve de la discussion et du vote, - dans lo débat sur le bill constituant la provines do Manitoba.On lit à la page JOURNAL DES CAMPAGNES EEE EEE ESS \u2014\u2014\u2014 1546 des Dominion parliamentary debats, de 1870 : M.OLIVER propose que ln eause eonoer- nant l'éducation soit bifée.L\u2019hon, M.CHAUVBAU espère que l'amendement ne sera pas adopté.Il est désirable de protéger la minorité 4 Manitoba contro le grand danger des dissentions religicuses relativement à J'éducation.Il ne saurait y avoir de meilleur modèle à suivre, en co ous, que l'Acte d'Union qui donne protection entière aux minorités, Il est impossible de dire qui formera la majorité là-bas, les protestants ou les catholiques.Si la population doit venir de l\u2019autre côté des mers, alors les protestants scront en majorité.Si comme on l'a déclaré, Manitoba doit être une réservo française, alors les catholiques seront en majorité.Que ce soit les uus ou les autres qui dominent, \"il est à désirer que la nouvelle province soit vré- servée des discussions qui ont fait tant de mal dans les vieilles provinces du Canada \u2026 L'hon.M.MoDouGALL dit que l'effet de eette clause, si elle n'est pas biffée sera de fixer des lois que la législatur loceale ne pourra changer dans l'avenir, et que ce serait mieux de laisser la question décider aux autorités locales, comme dans les autres provinces.L'hon.SIR GEorGs CARTIER fait allusion à la manière dont la Rivière-Rouge fut colonisée, et rappelle les octrois de terre qui ont été accordés au clergé pour fins d'éducation, M.MAOKENZIÈ se dit prêt à laisser la question sous lo contrôle exclusif de la législature locale.L'acte de l\u2019Amérique britannique du Nord donnait toute la prot:otion nécessaire aux minorités ; et les autorités locales comprennent leurs besoins mieux que le parloment central.ea Après une longue diseussion le vote cst pris sur l'amendement, pour 34, contre 81.Cette discussion et ce vote accentuent la significatio de la lause 22 de l\u2019acte du Manitoba.C'était le 31 octobre 1889 que nous publiions l\u2019article d\u2019où nos extrayons ces citations, Depuis lors le gouv rnement Greenway a passé outre, Il a fait adopter à la dernière session de la Législature sa fameuse loi des.côles Publiques qui supprime les écoles séparées, et impose une taxe scolaire aux catholiques comme aux protestants pour lo soutien des écoles publiques.Les clauses odieuses de ceste loi n'ont pas encore été citées dans.nos journaux.Il importe de les faire connaître pour bien faire juger l\u2019état de la question, Le but de la loi est d'établir dans la province de Manitoba un système d\u2019écoles publiques, non eonfessionnelles, pour remplacer les écoles confessionnelles, catholiques ou protestantes,qui existaient jusque là et étaient subventionnées par la province proportionnellement au nombre des élèves respectifs de ces écoles, L'abolition des écoles séparées et l'établissement des écoles publiques, où les enfants catholiques et protestants iront ensemble, tel est l\u2019objet de la loi, Voici maintenant les olauses les plus importantes.La clause 8 dit .Les éeoles publiques seront entièrement non- eonfessionnelles, et aucun exercico religioux n'y scra permis exoupté tel quo pourvu plus baut, : La clause 89 sous-section I dit : Pour compléter la subvention do la 16- gvlature, ce sera le devoir du conseil de chaque municipalité rurale, de prélever et eclicoter chaque année par imposition sur la propriété dans la municipalité, uno sommo égale à vingt piustres par chaque mois durant lequel l'école à été tonus dans ol.aque district scolaire eto.L'articlp 108, sous-section 3, dit : Aucuno école non conduite d'après toutes les provisions de cet acte ou d'aucun autre aote eu forac, ou d'après les règlements du département de l'éducation ou du Conseil ne \u2018sera réputée uno école publique dans lo sons de la loi, et aucune telle école ne pourra par- loiper à la subvention législative, L'article 179 dit : Dans les cas où, avant la mise en force do cet aoto, des distrista scolaires catholiquos ont été établis tel que mentionné dans la seo- tion précédente, ces districts scolaires catholiques, après la mise en foroe de cette loi, cesseront d'exister, ct leur actif et leur passif scront assumés par lo distriot de l\u2019école publique.Voilà, dans ses dispositions principales, relativement à la question qui nous occupe, la loi scolaire de Manitoba adoptée l'an dernier.Cette loi viole-t-elle l\u2019article 22 de l'acte constitutionnel qui a créé la province de Manitoba en 1870 ?Pour nous il n\u2019y a aucun doute qu\u2019elle lo viole, en dépit de l'opinion judiciaire émise par les magistrats de Winnipeg.Nous discuterons lundi cette opinion.BULLETIN ELECTORAL SOMTÉ DE PORTNEUF é 2 3 A 3 Bg Noms des paroisses, À gÉ 5 oP se ET % \u201c < 4 Dosechambauls .1 42 49 do ceesmteesecees 3 14 45 do 3 Leanuvensseu0e 3 51 40 do QU Laercrcussecss 4 51 71 8t-Raymond .5 129 25 do EE \u2026.6 76 46 do .eeee.en.\u2026\u2026.1 34 40 do 3 Lecrvrecsensees 8 58 70 s eereernreenns 9 80 69 St-Basils .10 103 69 do 3 Lncconse sosceoss \u2026 11 69 41 St-Alban.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.12 24 89 do assssososesorse coco 13 86 56 Ste-Catherino\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.14 32 69 do oeeeeiernens 15 21 12 Ste-Jeanne de Neuville.16 79 54 do we.17 59 14 Eoureails.18 41 48 Rivière-à-Pierre\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.19 16 6 Notre-Dame des Anges.20 23 47 St-Ubalde\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.21 36 81 dO LL.cccc0s secscrrsrns 22 23 25 Grondianes .23 84 53 do sssvessenecnense à .24 28 34 St-Casimir.\u2026.\u2026.cones 25 48 85 do .meussessnue, 26 51 107 do asser cansesssscss 27 28 56 Notre-Dame de Portneuf,.28 116 23 do .29 72 39 Cap-Santé.30 75 25 + YO 31 63 26 St-Augustin .\u2026 32 94 59 do 3 Lenncsoccueness 33 39 T9 Pointe-aux-Trembles.34 48 83 do vere.36 14 43 1906 1766 1766 Majorité pour A.Delisle.150 a DEUX ARTICLES DE CONSOMMATION La question du sucre & subi une nouvelle phase par le fait que sous le nouveau tarif américain le sucre brut est admis en franchise aux Etats-Unis, changement qui aura pour résultat certain de diminuer là-bas le prix du sucre.Comme le droit sur le sucre brut aux fins du revenu a depuis longtemps été imposé, sous les administrations libérale ot conservatrice, et qu'il apporte au trésor \u2018environ trois millions par année, et en conséquence hausse le prix, on en conclut que le droit devrait être enlevé ici afin de diminuer le prix du sucre au Canada.La perte de revenu causée par l'abolition de ce droit devrait sans doute, comme tout le monde le comprend, être compensée par une taxe quelconque, et quelle que soit la politique du gouvernement do la Puissance, il devra avoir cette fin en vue.Comme le gouvernement est éminemment qualitié pour cela, ot qu'il voit aux intéréts du Canada avec un succès marqué, l'opposition ne sera probablement pas appelée à indiquer la conduite à suivre sur la question du sucre.Quand la décision 5.sera connue, on peut être sûr qu\u2019elle sera dans l'intérêt général.L'article du: pétrole cause aussi beaucoup d\u2019embarias aux organes de l\u2019opposition, et plusieurs d\u2019entre eux en ont même perdu le sommeil.Ils déclarent que le prix em est trop élové, que le tarif en est la cause et que sa qualité est mauvaise, Qu'ont besoin les conservateurs de prendre la peine de répondre à ces allégations, quand nous avons l\u2019autorité:de bons libéraux qui déclarent que toutes sont sans fondation et sont l\u2019invention des préjugés ?Personne ne révoquera en doute l'autorité de M.Lister, député libéral de Lambton-ouest, qui a donné un témoignage conclusif sur tous ces points, Voici ce qu\u2019il a dit au sujet de l\u2019infériorité do l'huile.(Mansard 1887, p.1,145 :) \u201c Je nie que l'huile étrangère soit meilleure que l'huile fabriquée joi.Je dis que la nôtre est égale à tous les pétroles du monde.J'admettrai franchement que dans le passé notre huile a été de qualité inférieure, mais les diffioultés que les raffineurs rencontraient alors sont tranchées, et aujour- d'hui nous manufacturons une huile à brûler aussi puro quo toutos oelles fabriquées ailleurs.\u201d \\ Maintenant on ce qui a trait au prix du pétrole, et à l\u2019allégation que l\u2019abolition du droit, produira une diminution de revenu, M.Lister est aussi explicite : \u2018\u2018 Nous savons très bien, dit-il, que tout leur intérêt dans la question du pétrole cet pratiquement sous lo contrôle de la Compagnie Standard, ct nous savons aussi qu'ils ong transporté du pétrole dans notre pays pour le vendre à meilleur marché que le prix de Production, afin de contrôler le marché, Du moment quo vous étouffez cetto industrie, vous avez le prix que vous voudrez.Le peuple du Canada a son huile à bien meilleur marché qu\u2019autrefois.Si mon honorable ami pense qu'il peut l'avoir à de meilleures conditions, peut-être pourra-t-il l'avoir pour un temps, mais du moment que la Compaguie Standard viendra ici, il devra payer Plus cher.\u201d Voilà l'affaire en deux mots, et l\u2019exposition que nous en avous donnéo en dispose carrément, sans qu\u2019il soit besoin de l'intervention de l\u2019opposition.= UN DRAME .Les conséquences d'une ergie Mors d'un jeune enfaut-On eache son cadavre Montréal, 3.\u2014Hier après-midi, lo constable King s'en allait chez lui quand il fut arrété par unc femme qui lui déclara qu'un homme ivre était couché sur le cadavro d'un enfant, au No 11 de la rue Saint-Philippe, King se rendit à cet endroit, mais trouvant la maison fermée, il retourna à la station fairo part de cette histoire à l'officier supérieur, Il partit immédiatement avec doux autres constables et se rendit de nouveau sur la rue St-Philippe, où il trouva cette fois la maison ouverte, Quinn ct sa femme étaient sortis et il n'y avait là que deux jeunes enfants, dont lo plus âgé, ayant huit ans, raconta que son père était parti avco une boite dans laquelle il ÿ avait wn bébé, son petit frère, On fit des recherchea dans la maison, mais on nu trouva rien.On apprit par les voisins que Quinn s\u2019était cnivré touto la journée, avec son épouse ; qu\u2019un de sca petits enfants était mort et qu\u2019une femme en voulant l'enscvelir, s'aper- ut qu'il avait un côté du corps bleu ct noir, Et le récit de l'enfant, au sujet de son pire, portant avec un cadavre dans une boîte, engagea la police à faire la chasse à Quinn ct à sa compagne.On parvint à les arrêter tous deux et il ont comparu ce matin de ant Ja Cour du Recor der, Quinn refuse do dire où il a mis le cadavre de son enfant.Le coroner a été averti et il tiendra une onquête.Eamon os 6 JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014 LA QUESTION DES ECOLES DE MANITOBA Nous avons exposé hier la théorie des magistrats manitobains.Toute spécieuse qu\u2019elle puisse être- nous croyons qu\u2019elle ne peut tenir devant examen des faits et de la loi.Pour nous, la loi de 1890 rend la position des catholiques de Manitoba moins bonne qu\u2019avant l'union, elle leur enlève un privilège qu'ils avaient avant l'union.De l\u2019aveu même du juge Killam, tout est là, c\u2019est là le nœud de la question, Si la loi fait perdre aux catho liques un privilège seulaire possédé avant l\u2019union, la loi doit tomber.Quel est donc ce privilège que la loi nouvelle leur enlève.Le voici : c'est le privilège de soutenir leurs écoles sans étre forcés de payer pour les écoles des autres.Certes, voilà un droit\u2014plus qu\u2019un privilège\u2014voilà un droit incontestable.Leur religion leur interdit d'envoyer leurs enfants aux écoles neutres ; il leur faut des écoles catholiques, Avant l'union ils- avaient ces écoles, ils payaient pour ces écoles, et ils ne payaient pour aucune autre, Ils n\u2019étaient pas obligés de soutenir de leurs deniers des écoles neutres crées par l'Etat, en même temps qu\u2019ils soutenaient leurs écoles catholiques.En un mot ils n'étaient pas assujettis 4 une double taxe scolaire, Or la nouvelle loi les assujettit à cette double taxe de la manière suivante.La section 108 de la loi dit : 108.Aucune école.non conduite d'après toutes les provisions de cet acto ou d'aucun autre acte en force, ou d'après les règlements du département de l'éducation ou du Conseil ne sera réputée une école publique dans le sens de la loi, et aucune telle école ne pourra participer à la subvention législative, Voilà donc les écoles catholiques ex- élues de la subvention législative.La section 89 dit : 89.Pour compléter la subvention de la législature, ce sera le devoir du conseil de chaque municipalité rurale, de prélever et collec- der chaque année par imposition sur la pro- Priété imposable dans lu municipalité, une somme égale à vingt piastres par chaque mois durant lequel l\u2019école a été tenue dans chaque district scolaire ete.Voilà maintenant une taxe imposée sur la propriété pour le soutien des écoles neutres.Quelle est après cela la position des catholiques ?Leurs écoles sont exclues de la subvention législative ; ils devront les soutenir par leurs contributions particu- Tières.Mais en même temps ils devront payer la taxe scolaire pour les écoles neutres où leur religion leur défend d\u2019envoyer leurs enfants, Ils paient leur part du revenu public comme les autres.On attribuera malgré eux une partie de ce revenu à subventionner les écoles neutres dont ils ne peuvent se servir.Et de plus on les assujettira à la taxe scolaire municipale imposée sur la propriété pour soutenir ces écoles neutres .que leur foi leur interdit.Les voilà donc obligés à payer deux fois pour les écoles : une fois pour les écoles qu\u2019ils repoussent, et une fois pour les écoles dont ils ont besoin.\u2018Eh bien r~s disons que c\u2019est là enlever aux catholiques un des droits qu\u2019ils avaient avant l'union, relativement aux écoles séparées : le droit d\u2019avoir leurs écoles séparées catholiques, sans être taxés cn même temps pour des écoles que repousse leur conscience, Si l\u2019on avait dit simplement aux catholiques par la loi de 1890 : Nous allons vous remettre dans l\u2019état où vous étiez avant l\u2019union ; nous allons abolir toutes les subventions scolaires, et chaque dénomination aura les écoles qu\u2019elle voudra, sans payer pour celles des autres, alors la loi aurait été constitutionnelle incontestablement.Mais on leur dit : Nous allons créer des écoles publiques, neutres, qui n\u2019existaient pas avant l\u2019union, nous allons vous forcer à payer une taxe pour soutenir ces écoles, et après cela vous aurez, si vous le voulez, d\u2019Autres écoles à vous, pour lesquelles vous débourserez encore ; nous vous forçons à payer pour des écoles auxquelles votre Eglise vous défeni d\u2019envoyer vos enfants, mais nous vous laissons généreusement la liberté de payer deux fois, et de soutenir aussi des écoles catholiques si vous le jugez bon.Et l\u2019on prétendra que cette loi de 1890 n\u2019enlève aux catholiques aucun des droits, aucun des privilèges qu'ils avaient avant l'union ! Avant l\u2019union, ils étaient libres absolument, et ils ne payaieut que pour les écoles approuvées par leur foi.Citons encore une fois l\u2019article 22 de l\u2019acte constitutionnel de la province de Manitoba, 1870 : 22.Dans la province, la législature pourra exclusivement décréter les lois relatives à l\u2019éducation, sujettes et conformes aux dispositions suivantes :\u2014 lo Rien dans ces lois ne devra préjudicier à aucun drôit ou privilège conféré, lors de l'Union, par la loi ou par la coutume à aucune classe partioulidre do personnes dans la province, relativement aux écoles séparées, (denominational schools).Quel est l\u2019un des principes essentiels du système des écoles séparées (dénomi- nationnelles) en ce pays.L'un des principes essentiels de ce système, c'est que le chef de famille peut choisir l\u2019école selon sa foi, sans être obligé de payer pour aucune autre.Voilà en deux mots ce que c\u2019est que le systèmo des écoles séparées en ce pays.Il n'ya qu\u2019à ouvrir l\u2019histoire de notre pays et les débats de nos assemblées pour s\u2019en convaincre.L'article 22 de la constitution de Manitoba garantit aux catholiques de cette province la jouisssance de ce système d'écoles séparées dans son intégrité, Or la loi de 1890 viole l\u2019un des principes fondamentaux du système : la garantie de n\u2019être pas taxé pour une édu- eation que la conscience repousse, Donc cette loi est inconstitutionnelle, Nous ne croyons pas qu\u2019on puisse contester la justesse de notre raisonnement.Et nous sommes convaincu, qu\u2019en définitive, ce sont les principes que nous venons d\u2019exposer qui triompheront.Le télégraphe nous a apporté la nouvelle que le ministre de la justice, Sir John Thompson vient de faire un rap- \u2018port recommandant au gouvernement fédéral de ne pas soumettre maintenant la loi scolaire de Manitoba à l\u2019exercice du désaveu, mais de lui faire subir l'épreuve des tribunaux jusqu\u2019à la dernière juridiction.Nous avons hâte de lire le rapport de l\u2019homme éminent qui préside au département de la justice.Il est catholique lui-même, et catholique fervent.Il est de plus un des premiers légistes de la confédération.Son rapport doit avoir une grande valeur et nous espérons qu\u2019il sora publié le plus tôt possible.La loi seolaire de Manitoba est, à nos .| yeux, certainement inconstitutionnelle, et, dans tous les cas, pour tout homme ayant le respect du droit, de la justice et de la liberté, elle constitue une monstrueuse iniquité, un crime politique.Nos seigneurs les évêques viennent d'envoyer une pétition au gouvernement demandant le redressement do ce grief, saus préciser le moyen à adopter.Le désaveu était un de ces moyens.On a peut-être jugé qu\u2019il était dangereux à adopter dans la circonstance actuelle.Soit, mais il y en a d\u2019autres.Nous avons la confiance qu\u2019ils serons employés le plus promptement possible, et que les tyranneaux de Winnipeg n\u2019auront pas libre carrière dans leur néfaste entreprise.UNS INDIGNITE L'Electeur de ce matin publie comme une dépêche d'Ottawa ce qui suit : La pastorale des évêques catholiques concernant la loi des écoles du Manitoba ct les remarques du cardinal Taschereau faisant Peser sur le gouvernement fédéral l'odieux de, cette injuste législation a causé une véritable panique parmi les ministres.Le Free Press do oe soir dénonce la lâcheté du gouvernement dans cette affaire ct demande si les mombres catholiques du cabinet se proposent d'ignorer la lettre du cardinal et:des évêques ou de sacrifier Ja constitution et la religion au portefeuille.Nous protestons de toutes nos forces contre cette inqualifiable accusation jetée à la figure de son Eminence.Nous disons inqualifiable accusation.En effet quel rôle cette dépêche fait-elle jouer au cardinal Taschereau ?Elle le représente comme ayant fait peser sur le gouvernement fédéral l'odieux de la législation injuste proposée par le gouvernement de Manitoba et adoptée par la législature de\u2018 cette province!!! Jeter sur le cabinet fédéral la responsabilité d\u2019une législation.provinciale, présentée par un gouvernement hostile | au cabinet fédéral, ce serait une erreur de fait et une iniquité d'appréciation tellement grossières qu\u2019on no voudrait pas les attribuer au dernier des politiciens.Or c'est cette erreur et cette appréciation incroyables que l\u2019Electeur met impudemment dans la bouche de Son Eminence.Les fidèles qui assistaient à l\u2019office de la Basilique dimanche savent que le cardinal-archevêque de Québec n\u2019a pas tenu le langage qu\u2019on lui prête.Son Eminence a demandé de prier pour que la législation \u2018inique de Manitoba soit rappclée,et que ses mauvais effets soient conjurés, Voilà ce que le cardinal a dit du haut de la chaire de la Basilique.La politique n'a eu rien à faire avec l\u2019allocution de Son Eminence.L\u2019Electeur aura-t-il la décence de se rétracter ?=\" de UD CWS LE JOUG DE L'AUTOCRATE Un reporter du Monde ayant rencontré M.Lussier, député de Verchères: rend compte de son entretien avec lui, Nous avons rencontré, ce matin, M.Lussier, député du comté de Verchères à l'assemblée législative, et nous lui avons demandé ce Jo pensait de la guerre que l\u2019on faisait à M.Pelletier.M.Lussier nous a répondu : \u2014Je ne voudrais pas me prononcer sur co qui a trait à la propriété de la Justice, car je ne connais pas suffisamment les diffi cultés qui existent entre M.Pelletier et ses ancions amis, Mais le député de Dorchester a toutes mes sympathies et je regrette la guerre acharnée qu'on lui fait.Le czar Mercier pourrait bien regratter la guerre inavouable qu'il fait à M.Pelletier.Nous croyons que bien d\u2019autres sont de l\u2019avis de M.Lussier, et commencent à trouver lourd le joug de l\u2019autoorate.RAPPORT DU MINISTRE DE L'AGRICULTURE Lo rapport do l'hon.J.Carling, \u2018ministre de l\u2019agriculture, vient d\u2019être publié.En 1890; 1,386 têt:s de bétail, 50,551 moutons, 1,694 chevaux et 1,324 porcs ont été importés au Canada.122,182 têtes de bétail et 42,780 moutons ont été exportés aux Etats-Unis durant l\u2019année qui vient de s\u2019écouler.En 1889 lo chiffre de l'exportation des moutons aux Etats-Unis ne s\u2019est lové qu\u2019d $6,063.Le Canada a exporté l'an dernier 26,062 tonnes de phosphate, tandis qu'en 1889 cette exportation s'est élevée à 27,718 tonnes, 2,797 patentes et 248 brevets d'invention ont été accordés, et on a retiré de ce chapitre $94,027.Lo nombre des immigrants arrivés su.Canada durant les dernières cinq années aveg l\u2019intention de s'établir au pays se repartit comme suit : En 1886, 68,152 ; 1887, 84,527 ; en 1888, 88,766 ; en 1889, 91,600 ; en 1890, 75,067.Le nombre des immigrants venus des Etats-Unis l'an dernier est de 2,035.Afin de donner un développement plus efficace à l'immigration davs les Territoires du Nord-Ouest, un ordre en conseil a été passé en vertu duquel le gouvernement fédéral s\u2019est engagé à accorder mn bonus de $10 à chaque chef de famille et de $5 à chaque membre d\u2019une famille âgé de plus de douze ans qui ira s'établir comme colon au Nord-Ouest, Le but de ce bonus est d'engager les immigrants à se livrer à l'agriculture et de les aider à payer leurs dépenses de voyage d'Europe au Canada.Ce bonus ne sera accordé qu'à ceux qui iront au Nord Ouest.Le rapport de M, Carling parle aussi de la visite des fermiers anglais qui sont venus au Canada l'automae dernier.BAVAGES TERRISLES DE LA GRIPPE AUX KÉATS- UNIS Pins de millo personmes mortes a New-York In semaine _ derniere New-York, 7.Dans le cours de la semaine dernière, 1,100 personnes sont mortes de la grippe en cette ville, eux oent quarante-quatre policemen sont.en ec moment hors d'état de faire le service, terrassés par l'épidémie.Carson City, Nevada, 7\u2014La grippe fait de terribles ravages parimi les mineurs de la mine Holmes à Candellaria ; sur 700, il y en 400 atteints par cette maladie et plus de cent sont morts, , Les assassins de Balcheff Sofia, 6&\u2014On annonce officiellement l\u2019arrestation des assassins du ministre Balcheff, GERVAIS & HUDON MPONTATEURS D\u2019INSTRUMENTS DE MUSIQUE 1 DE FRANCE, D'ALLEMAGNE ET DES ETATS-UNIS Aussi : Instruments de fabriques anadiennes, TELS QUE LES CÉLÈBRES PIANOS : HEINTZMAN & CIE, WM.BELL & CIE, MASON & RISCH, DOMINION & CIE, Ete: ORGUES ET HARMONIUMS WILLIAM BELL & CIE, DOMINION & CIE, THOMAS & CIE, SCHIEDMAYER, Ec, Sz Les dernières publications musicaler reçues chaque semaine.MACHINES A COUDRE : ; Now Williams, et Davis, à entraî nement vertical.AUSSI : COFFR ES DE SURETE (Sates) VLERINES (Show Cases) 19, Rue St.Joseph, St.Roch, Québec.TÉLEPHONE : Boîte 278 Québec, 16.janvier 1890\u2014Fan 92} LES FINANCES FEDERALES - La Gazette Officielle.de samedi nous apporte l\u2019état suivant du revenu et de la dépense du Canada, pour les neuf mois expirés le 31 mars : REVENU POUR MARS Douanes.ansosuves $ 1,891,927.79 MXCISO.0.0s000ceccsecsn secs 497,623.27 Département des Postes .246,033.55 Travaux Publics, y compris les chemins de fer \u2026\u2026.\u2026.245,619.61 Divers .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.esces soscsec us 33,880.60 $ 2,915,085.32 REVENU au 28 février 1891.25,310.199.15 $28 225,284.47 DEPENSBS pour mars .$ 1,249,382.73 \u201c au 28 février 1891 21,458,474.85 - $22,707,857.58 On constate, par ce tableau; que le chiffre du revenu, au 31 mars, était de $28,225,284, et le chiffre de la dépense de $22,707,857.Revenu.\u2026.$28,225,284 Dépenses.\u2026\u2026.22,707,857 \u2014 Surplus.\u2026\u2026.\u20260.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026$ 5,517,427 Voil>, dono un surplus de $5,617,427 pour les neuf premiers mois de l\u2019année fiscale courante.C'est un superbe résultat, surtout \u2018com paré au triste état des finances de notre pauvre Québec.Les deux freres a l\u2019cehafaud New-York, 4.\u2014Une double exécution capi- .tale à eu lieu dans la prison de Somerset (Pennsylvanie.) Les frères Joseph et David Nicely, âgrs respectivement de trente-sept et vingt-cinq ans, et condamnés à mort pour un assassinat qui a causé le plus grand émoi daus toute la région, ont été peudus ensemble vers une heure ct demie hier après-midi.Les condamnés qui appartenaient à une famille do riches formiers, ont monté à l\u2019échafaud saus manifester la moindre appréhension, mais tout en protestant de leur innocence jusqu'au dernier moment.En dépit d'un tomps affreux, une foule énorme de curieux s'était assemblée depuis lo matin aux abords de la prison.Deux juurs avant, le père des condamnés avait demandé quatre cartes d'entrée pour lui ct d\u2019autres membres de la famille.On avait été obligé de les luigaccorder car une loi de l\u2019Etat donnent aux parents des condamnés à mort le droit d'assister à l'exécution.Les frères Nicely avaient été condamnés pour avoir assassiné, sur une route déserte, un soir du mois du février 1889, un riche ct vieux fermier du nom de Herman Uwberger afin de lui voler une somme de $16,000 qu\u2019il avait eur lui, Tous les moyens imaginables ont été employés pour tâcher d'obtenir une commutation de peine cn faveur des deux assassins ; mais ils ont échoué principalement dit-on, parce que les deux frères Nicely s'étaient évadés deux{fois de la prison depuis lour condamnation.Horrible suicide Frederickton, N.B., 6.\u2014Une affaire horrible est arrivée de bonne heure ce matin, dans une maison de la ruc du Régent, habitée par un journalier du nom de\u2019 James Murphy.Il appert que Murphy et sa femme se sont dit d-s gros \u2018mots \u2018en se levant le matin, et que ic mari est sorti fort mécon- \u2018tent de la ms son.Il revint un peu après huit heures ct ordonna à sa femuwce de l suivre daus la c' ambre à coucher où dormait encore leur jeu:« enfant.La malheureuse femme, qui rcdc itait terriblemeut la colère do son mari, cst enfuic dans un autr appartement ct là, prise tout à coup de dés2s- poir, elle a d'abord tenté de s'étrangler avec Bus doigts, mais ne réussissant pas, clle s\u2019est emparé d\u2019une corde, l\u2019a attachée solidement À un cndroit dansle mur, puis elle s\u2019est pendue, Quand le mari est arrivé pour couper la corde, il «tait trop tard ; la malheureuse femme avait cessé de vivre.Le coro- ,Der Coultbad a commencé une enquête ot - après-midi sur le cadavre cn présence de urphy qui a été arrêté.Murphy jouit d'une très mauvaise réputation dans l'arrondissement où il réside, Il battait fréquemment sa femme qui a tentu déjà trois fois de re suicider.La défunte @'était âgée quo de 23 ans, Co ir JOURNAL DES CAMPAGNES GRANDS COMME LE MONDE Nous lisons dans la Vérité : \u201c L\u2019Electeur, numéro du 25 mars, cherche à justifier la tyrannie de M.Mercier à l'égard de la Justice.Cela se comprend, M.Pacaud étant payé pour approuver tout ce que fait M.Mercier.Il ne nie aucun des faits allégués par M.Pelletier ; il admet que M.Mercier menace de retirer les impressions gouvernementales à Belleau & Cie s\u2019ils continuent à imprimer la Justice.Mais il trouve cela parfaitement naturel.Voici textuellement ce qu\u2019il dit : \u201c Aussi n\u2019intervient-il pas pour bâillonner la Justice, mais tout simplement pour lui dire : Messieurs, vous différez d\u2019opinion vec moi ; parfuit, c\u2019est votre droit irrécusable, vous pouvez même me combattre ; seulement, le moins que j'aie, moi, le droit de vous demander, c\u2019est d\u2019être indépendants à vos dépens et non aux miens.\u201d Ce et non aux miens, est sublime et montre à quelle hauteur prodigieuse MM.Mercier, Langelier, Pacaud et Cie sont rendus, Le trésor provincial, c\u2019est leur chose à eux, leur propriété personnelle, le service public se fait à leurs dépens ! Mon Dieu, quelle degringolade on fera quand il faudra descendre de cette élévation ! \u201d ZA EE RASE TE ACT TEE EE FUNERAILLE Les funérailles de Mlle Marie-Philoméne Moisan, ont eu lieu ce matin à l\u2019église St-Jcan-Baptiste, au milicu d'un concours considérables de fidèles.L'église était remplie comme au jour du dimanche.La levée du corps a été faite par lo R.P, Désy, S.J.Le service a été chanté par M.le curé de l'église St-Jeun-Baptiste MM.les abbés Vaillancourt, vicaire à la Busilique et H.Lessard, vicaire à l'église St-Jcan-Baptiste, agissaient comme diacre et sous-diacre.j Le Rév.M.L.A.Martel, ancien ] curé, a fuit l\u2019absoute.Assistaient au chœur les Révérends MM, Beaudry, chapelain du Sacré-Cœur, Bernier, chapelain du Bon Pasteur, Drolet, ancion curé, Laplante et Pagé, vicaires à l\u2019église St-Jean-Baptiste.L'Union Musicale aidée du chœur des élèves des Frères de l\u2019école St-Jean, a fait le chant.L'inhumation a eu lieu au oimetière Belmont.Mlle Moisan était la nièce du Rév.M.F.-X.Plamondon, ouré do la paroisse, ct cousine du Rév.M.Martel, ancien curé.Pilules et onguent d\u2019Holloway Une cause fréquente de la goutte et du rhumatisme est l\u2019état inflammatoire du sang causée par la mauvaise digestion et la débilité générale, Quelques dosesde PILULES prises cn temps sont un préservatif efficace contra la goutte et le rhumatisme.Quiconque est atteint de l\u2019uno ou l\u2019autre maladie devrait aussi faire usage de 'ONGUENT D\u2019OL- LOWAY, dont l'action puissante combinée avco l'effet des PILULES, doit infailliblement amener la guérison.Ces PILULES agissent directement sur lo sang qu\u2019elles puritfient et améliorent, Pour celui qui a souffert une fois do ces dures maladies, l\u2019usage persévérant ae l'ONGUENT, après avoir fomenté les jointures malade aveo do la saumure chaude, fera disparaître complètement toute raideur ctempôché toute contraction permanente.\u2014\u2014\u2014\"nn.En Espagne Madrid, 7\u2014Au sénat, hier, le premier ministre Cauovas del Castillo a donné des explications sur les réformes sociules qu\u2019il veut opérer.Il a profité de la circonstance pour engager les ouvriers espagnols à être modérés.Il a dit que l'Europe entière devait s'entendre pour règler la question des huit heures de travail, mais qu'il est impossible: pour l'Espagne de faire lo premier pas dans cette voio.memes VE RO EE CE ME EEE EEE LA LO! SCOLAIRE DE MANITOBA La loi n\u2019est pas désavouée Maisons donnees par le gouvernement Ottawa, 7\u2014Le gouverneur en conseil a décidé de laisser libre cours à la législation do Manitoba concernant les écoles, adoptée à la dernière session.On peut fuire remarquer que la province de Manitob« a reçu sa constitution du parlement fédéral, en 1870, par un acte qui a été subséquemuent confirmé par le parlement impérial.L'une des dispositions de cet acte porte que la législa ture provinciale pourra faire des lois exclusivement au sujet de l\u2019éducation, sujettes aux dispositions suivantes : 1.Aucune législation provinciale ne devra préjudicier à aucun droit ou privilège possédé par une olusse quelconque dans la province, par la loi ou l'usage.2.Il y aura appel au gouverneur-général en eonseil contre un acte quelconque qui affeocera les droits ou privilèges de la minorité en rapport avec l'éducation.3.Daus le cas où la Province refuserait d'adopter une loi provinciale quelconque pour assurer les droits de la minorité, ou dans le cas où une décision quelconque du conseil en appel ne serait pas dûment exécutée par l'autorité provinciale, alors le parlement fédéral pourra faire des lois pour y rémédier, afin d'assurer à la minorité tous les droits qu'elle pourra avoir au sujet de l'éducation, En 1871.la province du Manitoba a établi un système d'écoles séparées qui dans la pratique est identique à celui qui est en force à Ontario et à Québec.Par d:ux actes de 1889 à 1890, la législature du Manitoba a detruit ce système et a établi des écoles publiques sans distinction de religion.Ces actes de la législature provincialo sont ultra vires quand ils interviennent avec lcs dispositifs de la sous-section l mentionnée plus haut.Comme question de fait, affectent- ils un droit ou un privilège, au sujet de l'édu- sation, que les catholiques possédaient par l'usage quaud le Manitoba est entré dans la eonfédération ?Cetto question est déjà devant les tribuoaux, La cour du Banc de la Reine du Manitoba ayant décidé la question dans la négative contrairement à l\u2019opinion du jugo Dubuc, un appel a été fait à la Cour Suprême du Canada, qui s'en occupera le mois prochain.Si cet appel réussi, les actes serout annulés, par décision judiciaire, la minorité catholique sera protégée et les actes destinés à être rappelés resteront en opération, Néanmoins, si la décision des eours du Manitoba est soutenue, le gouverneur-général devra considérer les pétitions des catholiques du Manitoba conformément aux dispusitions 2 et 3 mentionnées plus haut.Ces dispositifs sont les mêmes cffectivemen t que ceux que comporte l'acte de l'Amérique ritannique du nord, pour la protection des miuorités dans les autres provinces et ce sont apparemment celle d'après lesquelles la constitution voulait que le gouvernement procédât s\u2019il devenait nécessaire de recourir au gouvernement fédéral pour protéger une minorité protestante ou catholique contre tout acte de décision d\u2019une législaturo provinciale ou d\u2019une autorité locale affectant les droits ou privilèges de cette minorité au sujet de l\u2019écucation.C\u2019est pour cela et en conséquen- ec des disposigions de l\u2019acte de Manitoba que le gouvernement ne croit pas devoir conseiller au gouvernement de désavouer les notes.Dans ce cas particulier, le parlement ayant eréé unc cour pour détermiuver les droits des minorités, le gouvernement dérogerait aux droits du Parlement s\u2019il ignorait les tribunaux nommés et s'il avaitrecours à l'exercice arbitraire du droit de désaveu.Les catholiques qui ont étudié la question considèrent généralement que la position du gouverne- meut est ce qu\u2019elle doit être.Tous les prélats de l'Eglise catholique du Canada ont prié le gouvernement de désavoucr les autres, croyant que s'il y a un remède, il no peut se trouver que dans l'appel spécifié par les dispositions de l\u2019acto du Manitoba-_.\u2014_æ + Le massacre d\u2019Assam Caloutts, 3.\u2014On annonce officiellement que Mme Grimwood, femme de F.S, Grimwood, lo représentant avglais à Manipur, le théâtro du massacre des troupes anglaises, est arrivée, en sûreté à Manipur.Les lieutevants Gordon, Woods, Butcher, Lugard et Calvert sont arrivés en même temps, Le détachement de tronpes de Crowley et un nombre d'officiers anglais sont détenus prisonniers à Manipur.NOUVELLES de MONTREAL La debacle\u2014Mort tragique d\u2019un ancien forcat.\u2014Ce que l\u2019on dit dans les cercles politiques Montréal, 6 \u2014Le travail de la débâole s\u2019ecomplit très lentement devant la ville.A trois heures ce matin il s\u2019est produit un mouvement assez accentué dans les glaces aux environs du pont Victoria, ce qui aeu pour effet de faire hausser do six pouces le niveau du fleuve sur l'échelle des pompes du moulin à vent.\u2014Des nouvelles nous parviennent au sujet de la mort tragique d\u2019un individu nommé Charles Considine, bien connu à Montréal, qui vient d'être la victime d'un accident de chemin de fer, Considine, il y a environ six ans, au cours d'une bagarre avait frappé le constable Malone avec une brique en arrière de la tête.L'officier de police mourut quelques jours plus tard.Acquitté sur ce chef d'accusation, Considine purgea plus tard une sentence pour vol avco effraction.Lors de la levée de l\u2019écrou, il traversa les lignes et on n\u2019enteudit plus parler de lui jusqu'à il n'y a quelques jours pour un attentat à Rutland.Vt., il était condamné de nouveau au bagne.Au moment où, en route pour le pénitencier d'Atburn, le train entrait en gare à Trenton, N.-Y.Considine ayant réussi à tromper la surveillance de ses gardiens, s\u2019élança par une fenêtre du wagon et en tombant roula sous les roues du train qui lui broya la tête.Devant le Sacre College Rome, 7.\u2014Le Souverain Pontife a reçu le Collège des cardinaux cc matin au Vatican, Le Pape a exprimé la grande satisfaction qu\u2019il éprouve au sujet de la récente défaite des Parnellistes à Sligo.Il a félicité les évêques d'Irlande sur la position qu'ils ont prise et il a exprimé l'espoir que lo peuple irlandais, momentanément désuni, finirait par oublier les dissensions actuelles ct qu\u2019il travaillerait bientôt comme un seul homme pour obtenir le triomphe des libertés politiques de l'Irlande.- Le cardinal Lavigerie Alger, 7\u2014Hier, en présence d'une foule eonsidérable réunie dans l'église métropolitaine d\u2019Alger, le cardival Lavigerie a fait la consécration des \u201c Frères armés du Sahara,\u201d Le but qui a présidé à l\u2019organisation de cette société, n'est ni bclliqueux ni agressif.Ces Frères se sont enrôlés sous la bannière du cardinal Lavigerie dans le but de combattre l'esclavage.Quand l'esclavago sera aboli, ils ge dévoueront au soin des malades ct des pauvres de l'Afrique Centrale.EISEN CTE EEE ERIN DLECES Décédée le 3 avril 1891, au presbytère de St.Jean-Baptiste de Québec, DIle Marie-Philomène Moisan, à l'âge de 28 ans.M.Théophile Laverditre, agent de l\u2019Intercolonial, au bureau de Québsc, est mort hier soir, à Levis, à l'âge de 48 ans.Avis aux Mères Le \u2018\u2018 sirop calmant de Mme Winslow devrait toujours être employé pour la dentition des enfants, il calme l\u2019enfant, adoucit les gencives, apaise toutes les douleurs, guérit la colique, et est le meilleur remède pour le diarrhée.V ingt-cinq cents la bouteille.Je Quebec aux Antilles NOTES DE VOYAGE Par M.l\u2019abbé MONTMINY.Ce charmant ouvrage qui viont de paraître est en vente chez tous les libraires de Québes, au prix modique de 30 CENTS.NOMME le tirage de cette brochure est limité, le J public voudra bien se la procurer sous le plus court delai.Les deux Cents pages de matières qu'elle renferme sont des plns attrayantes, R.conté par un tyle subre et fudile, le vayage de .abhé Montminy ne saurait manquer d\u2019intéresser \u2018cutes les pers sunnes désireuses de s'\u2019instruire et de se ranseigner sur une contrée aussi peu conuve que les Antilles ; son climat, les habitudes, les mœurs et.coutumes le ces habitants, la topographie et la description de ~hacune des îles, le danger de la navigation pour \u201cy rendre, Le livre de M.l\u2019abbe Montminy peut être mis ntw les mains des étudi ants des colleges, des aca.-mies et des écoles, Ils trouveront dans quelques wes tout ce qu\u2019il faut pour rendre complètes leurs + les géogeapluques sur ces lieux que les rapports u-uértidux et aufros Aves is Canada rendent de les er nlvs intéressants.J.A LANGLAIS, Editeur 8 * JOURNAL DES CAMPAGNES a we Die AVIS, L'abonnement au * Courrier du Canada» est uniformément fixé à #4 payables d\u2019avange.L\u2019abonnemoenl an * Journal des Campagnes\u201d ent de $1, aussi payables d\u2019avanse.Toutes les lettres concernant la rédaetion, l'administration, les abonnements, les annonees, les @rrérages, etc., devrent être adres- sSéen nu noussigu.M.Léger Brensxeau, preprié taire do l\u2019imprimerie et M.Elzéar Bédard, gérant, continueront à s\u2019oocuper pour nous de l\u2019administration.THS CHAPAIS, Dirastonr-propritiaire dus \u201c Courrier du Canada,\u201d Rare Buade, Québes, e\u2014-\u2014-\u2014\u2014 UNE LETTRE CORSEE M, Pelletier adresse a 1'Etendard une longue lettre où il remercie ses amis de leurs sympathies, et annonce aux tyrans d'aujourd'hui qu\u2019ils ne seront pas toujours les maîtres, Il termine ainsi sa lettre : Je vais commencer ees jours-ci, \u2014aussitôt que j'aurai quelques instants à moi\u2014le procès de M.Duhamel et celui de ses maîtres et de ses séides, : Je regrette d'avoir à frapper sur le Commissaire des terres : j'ai eu avec lui des relations d'amitié qui auraient dû survivre aux décisions tyranniques de M.Mercier.Mais enfin, c\u2019est lui qui l'a voulu, Tl consent à être l\u2019instrument abject et servile du premier-ministre, 11 a voulu essayer de diviser et briser les forces conservatrices-nationales, II veut que notre groupe serve de marohe- pied à la tyrannie, TI consent pour servir son maître & ee que Yon foule aux pieds les prinoipes qui ont servi de base à l'alliance nationale.Il faut qu\u2019il rende compte de cette eon- duite, pour que le châtiment serve d'exemple à l'avenir aux gens de son espèce.Louis P.PELLETIER.LA \u201c\u201c JUSTICE\u201d La plaidoirie des procédures prises par M.L.P.Pelletier contre MM.Belleau et Cie pour se faire mettre en possession de la Justice, devait avoir lieu ee matin, devant l'honorable juge Routhier en chambre, mais elle a été.ajournée jusqu\u2019au neuf courant, lendemain de la réunion des actionnaires de la Justice, Décédée le 3 avril 1891, au presbytère de St-Jean-Baptiste de Québec, Dile Marie-Philomène Moisan, à l\u2019âge de 28 ans.Son service sera chanté lundi le 6, à 9 heures à l\u2019Eglise Saint-Jean- Baptiste.PE UN COMPLOT Pour faire evader plusiemrs prisonniers Montréal, 3\u2014Une grave accusation pèse sur quelques-uns des employés de la prison et aussi sur un hôtelier bien connu de eette ville, 11 paraltrait que depuis quelque temps, une eertaine entente a existé entre des prisonniers et'quelques-uns des gardiens de la prison et eeux qu\u2019ils avaient en charge.Les prisonniers qui avaient un peu d'argent se procu- xaient, moyennant finances certaines douceurs, eontrairement au règlement.Une conspiration bien organisée pour faire évader Hayes, le voleur de bijoux, la \u2018femme Nellie Carr ct plusieurs autres, a raté grâce à l'indiserétion d\u2019un des complic.s.Cette affaire est actuellement le grand sujet de conversation dans les cercles de la police et sur la ruc.Une enquête des plus sévères doit être tenue sous peu.-| les dans tôus les couloirs d'hôtel.SCENE EMOUVANTE AU PALAIS :DE JUSTICE DE MONTREAL Un enfant arraché des bras de son protecteur On lit dans le Monde d'hier : Il s\u2019est passé ce matin, au palais de justice, une scène qui a vivement ému toutes les personnes qui en ont eu connaissance.Il y a neuf ans, un cultivateur du nom do McQuack a adopté un petit garçon du nom de Robert J.McConnell, qui avais alors six ans.La mère de l\u2019enfant, abandonnée par son mari, le lui avait confié avec bonheur, Il y a quelques mois, MoQuack est venu habiter Montréal ; son fils adoptif, qui lui est très attaché avait trouvé de l'emploi dans une manufacture de boîtes, où son second père travaille lui-même.Cependant le père et la mère du jeuno Robert, maintenant âgé de 15 ans, ont pris ces jours derniers un bref d'habeas corpus pour que la possession do l\u2019enfant leur soit rendue.Çc matin, l'honorable juge Gill a fait droit à leur requête et a ordonné au potit garçon de retourner avco ses parents.C'est à cc moment qu\u2019a eu lieu la scène touchante à laquelle nous venons de faire allusion.L'enfant, qui était venu avee son père adoptif ct qui sc tenait près do lui, a éolaté en sanglots quand le juge lui a dit qu\u2019il fallait l'abandonner pour suivre ses parents ches eux.Il s\u2019est jeté au cou de son second père ct l'a embrassé avec effusion, en pleurant ; ce dernier n\u2019a pas été capable de se défendre de verser lui aussi quelques larmes, il paraissait oppressé de l'effort qu\u2019il s\u2019imposait pour refouler sa douleur.Le juge lui-même a paru touché de l'attachement du jeune Robert pour son protecteur.En le rendant à ses parents, il leur a fait observer qu'ils devaient le mettre à l\u2019écolo et avoir bien soiu de lui, Il a ajouté quo s'ils le maltraitaient, à la premièro plainte, il ordonnerait à l'enfant de retourner chez son père adoptif.Ce dernier avait l'air triste ot abattu en s'éloignant du palais de Justioe.\u201c SI CHARLES TUPPER A WASHINGTOX Loge æ lalegation britannique L\u2019excitation au sujet des lyn.chres italiens pourraient retarder les negocia- tions canndionnes Sir Chs Tupper cst arrivé à Washington à midi, mardi, et s'est fait conduire à l\u2019hôthel Arlington, où il prit son lunch.L'excitation et la confusion à propos de l'épisode des Italiens a servi beaucoup à le sauver des correspondants qui le guettaient depuis plusieurs semaines, Sir Charles n\u2019a pas enregistré son nom à l'hôtel.Après le lunch, il s\u2019est renfermé à la légation britannique, où il se pro- ose de demourer durant son séjour à Wasington.LA il sera à l\u2019abri des correspondants spéciaux qui sont à l\u2019affut des nouvel- ; Une autre raison pour laquelle sir Charles préfère cette tranquille retraite à la légation britannique, est qu'il peut mettre plus vite à profit les conseils de sir Julian Pauncefote, qui vont lui permettre d'apporter au Canada tous les avantages possibles sur ls question de réei- procité entre les deux pays.Le correspondant du Mail s\u2019est rendu à la légation avant- hier soir, mais sir Charles a refusé de parler avant d'être présenté au Secrétaire d'Etat, Il est allé hier, présenter ses hommages au Secrétaire Blaine, en compagnie de sir Julian Pauncefote, ministre britannique.La présente difficulté entro l'Italie et les Etats-Unis, qui absorbe l'attention de l'Exécutif, pour- Tait peut-être retarder quelque peu son astion aux sujet des affaires canadiennes, BELLE VICTOIRE Parnell enfonce Sligo, 3\u2014 L'élection de Sligo s'est terminée par la victoire du candidat McCarthyiste, Bernard Collery, qui a été élu par 771 voix de majorité.L'état du poll est comme suit : Dillon, 2,359 ; Oollery, 3,120.LA LOI DES ECOLES DE MANITOBA Nous avons donné samedi le texte de la clause 22 de l'acte de Manitoba, et des clauses principales de la loi scolaire adoptée par la législature de cette province, l\u2019année dernière.Les catholiques de Manitoba, leur illustre arche rêque en tête, protestèrent énergiquement contre cette législation inique, et résolurent d\u2019en appeler aux tribunaux de leur pays.En.vertu de la clause 89, sous-section 1, le conseil municipal avait le droit de prélover une taxe scolaire sur la propriété pour le soutien des écoles publiques : Pour compléter la subvention de la législature, ce sera le devoir du conseil de chaque municipalité rurale, de prélever et collecter par impositions sur la propriété imposable dans la municipalité, une somme égale à vingt piastres par chaque mois durant lequel l'école a été tenue dans chaque district seo- laire eto.Conformément à cette clause, le con seil de Winnipeg passa un -règlement pour l'imposition d\u2019une taxe scolaire.Nos coreligionnaires résolurent de résister à cette taxe, et M.Barrett, de Winnipeg, citoyen important, refusa de payer la taxe, afin de faire un test case.La cause fut plaidée devant le juge Killam, en première instance.Après une longue plaidoirie, elle fut prise en délibéré, et le juge Killam finit par rendre un jugement affirmant la validité du règlement municipal et la constitutionnalité de la loi.Voici les motifs du jugement tels qu\u2019exposés par le juge Killam,et ensuite par les juge Taylor et Bain, de la cour d'Appel.D'abord la clause 95 de l'acte de l\u2019Amérique britannique du Nord ne s'applique pas au Manitoba, car cette clause dit qu\u2019aucune province ve pourra préjudicier aux droits des minorités quant aux écoles séparées dont elles jouissaient par la loi avant l'union.Or au Manitoba, il n\u2019y avait pas de loi scolaire d\u2019aucune sorte avant l\u2019union.Mais il y a la clause 22 de l'acte de Manitoba : 22.Dans la province, la législature pourra |.exclusivement décréter les lois relatives à l\u2019éducation, sujettes et conformes aux dispositions suivantes :\u2014 lo Rien dans ces lois ne devra préjudicier à auoun droit ou privilège conféré, lors de l\u2019Union, par la loi ou par la coutume à aucuno classe particulière de personnes dans la provinee, relativement aux écoles séparées (denominational schools).Cette.clause défendait-elle à la législature de Manitoba d'adopter la loi des Ecoles Publiques de 1890 ?Non, dit le juge Killam.Car elle n\u2019enlève aux catholiques aucun des droits ou privilèges dont ils jouissaient avant l\u2019union, Avant l\u2019union les catholiques jouissaient, en fait, d'écoles dirigées par eux, suivant leurs vues, et soutenues par leurs deniers.Le gouvernement d\u2019Assiniboine ne donnait pas d'argent pour l\u2019éducation, Il n\u2019y avait pas dans la province d'éducation aidée par l'Etat.Chaque dénomination pouvait avoir ses - écoles et les soutenir avec ses propres ressources, L'état ne s\u2019en occupait d'aucune façon.Telle était la situation lors de l\u2019union.La loi de 1890 n'enlève pas aux catholique les privilèges dont ils jouissaient avant l\u2019union au point de vue scolaire.Après comme avant cette loi, ils ont le droit de tenir des écoles catholiques et de les soutenir par leurs contributions particulières.En résumé le juge Killam adoptait 1s position suivante : Les catholiques, avant l\u2019union, jouissant simplement d\u2019écoles libres non subventionnées par l\u2019état, et la loi de 1890 ne leur enlevant pas le droit d\u2019avoir des écoles libres non subventionnées par l'Etat, cette loi est constitutionnelle et ne viole pas l\u2019article 22 de l'acte de Manitoba.C'est cette théorie qui a prévalu devant la cour d\u2019appel où M.Barret porta sa cause.Les juges Taylor et Bain maintinrent le jugement du juge Killam, le 2 février dernier, le juge Dubuc enregistrant seul son dissentiment, L'exposition de la théorie des juges de Manitoba nous a entraîné plus loin que nous ne pensions ; nous discuterons demain cette théorie qui, suivant nous ne saurait tenir devant le raisonnement, les textes do loi et les faits.+ corre mere comet RIP nd Peles mart APRES LA \u201c JUSTICE \u201d L'\u201cETERDARD\u201d On lit dans la Presse : La rumeur ciroule en cette ville, eette après-midi, quo les machinations que les amis du gouvernement provincial préparaient.depuis longtemps pour s'assurer le contrôle de I'Etendard seraient en voie de réussite à courte échéance.Nous ne croyons pas que les séides du gouvernement Mercier mettent la main sur I'Efendard, comme ils Pont mise sur la Justice.M.Mercier a bien essayé de s'introduire dans la place en prenant du stock de l'Etendard.Mais il n'a pas réussi à.s'emparer du contrôle.Il voulait acheter pour $10,000 d\u2019actions du grand organe national, mais il n\u2019en a que pour $3,000, de sorte que le contrôle n'est pas en sonm.pouvoir, Dieu merci : LES INSIRUATIONS DE M.DUHAMEL M.L.P.Pelletier adresse à l\u2019Etendard cette nouvelle lettre, non moins énergique que les précédentes : Monsieur le rédacteur, Je viens de lire la Justice de ce soir et je n'ai que le temps de vous écrire un mot à la hâte avant le départ de la malle.La prétendue dépêche de Montréal a été fabriquée de toute pièce à Québee.C\u2019est une histoire qui ne peut pas tenir debout et qui scra flétrie comme elle le mérite.Vous êtes -locataire de la presse Clause : M.Duhamel n\u2019a pas avancé un seul centin pour vous la procurer.I] ment effrontément en disant que vous la devez à ses sacrifiés, Quant aux prétentions qu\u2019on prête à M.Desaulniers, elles sont ridicules au suprême degré.nissons faire toute eette engeance et nous allons bien rire.M.Duhamel n'\u2019ost pas de taille à mener la bataille qu'il a entreprise et il va s\u2019en apereevoir avant longtemps.L'assertion que celles de mes parts dans la Justice qui m'ont été transportées ne m'\u2019appartiennent pas en réalité, est aussi ridieule que celui qui !a fait.M.Belleau, l\u2019imprimeur de la Justice fait écrire par M.Duhamel et publie à ses frais une histoire quigtendrait à dire qu'il aurait fait des entrées irrégulières et fausses comme trésorier de la compagnie, qu'il aurait consenti à ineorire des actions dans les interlignes du livre de stock, ete, ete.Il n'y a que les oiseaux malpropres qui \u201d salissent ainsi leur propre nid.La eolère aveugle tous ces gens-là.\\ Ils oruyaient m'avoir écrasé ct comme je suis encore debout, qu\u2019ils so sentent vaineus déjà, ils sont décidés à avoir recours A tows les petite moyens.ira bien qui rira le dernier, Je vais procéder aveo calme, moi, méthodiquement et je vais leur apprendre comment en roule des pygmées de leur espèce, L.P.PALLETIRS, - dna AD see evi PRIUS qe ce lr rrr.- \\ JOURNAL DES CAMPAGNES LT 9 NEC eum EE EE A CL AIO EE LE RECENSEMENT C\u2019est aujourd\u2019hui que commence dans tout le pays le recensemen de 1891.Nous avons déjà cité la Semaine Religieuse de Québec à ce propos.Voici ce que nons lisons maintenant dans la Semaine Religieuse de Montréal.\u2018Le recensement décennal doit se faire dans le cours de cette année.\u201cC\u2019est une opération aussi importante que difficile, et chacun doit se faire un devoir rigoureux de donner volontiers, aux officiers préposés à oe travail, toutes les informations requises par la loi.\u201c C\u2019est sur les données du recensement fait tous les dix ans que l'autorité civile détermine la distribution des deniers pu- blice, pour l\u2019encouragement de l'éducation et les améliorations en général.\u201c Par conséquent, c\u2019est l'intérêt de tous de faire connaître exactement le nombre de personne dans chaque famille, et de fairo enregistrer même ceux qui sout absents temporairement du pays.On fera bien aussi do fournir un état exaot de la valeur des propriétés ct des revenus qu'on en retire, afin quo le recensement puisse donner une juste idée des ressources de la Puissance du Canada.\u201d Du haut de la chaire de nos églises on a donné partout les mêmes conseils.Nous espèrons qu\u2019ils seront suivis et écoutés par la population en général.Il imporce, surtout pour notre province, que le recensement soit aussi complet, soit fait avec autant d\u2019exactitude et de perfection que possible.Que chacun donc y mette de la bonne volonté, et facilite la tâche des énumé- teurs, dont les questions ne sont dictées que par l\u2019intérêt public, et n\u2019ont pour cause ni l'imposition de taxes, ni aucun motif autre que celui de faire connaître parfaitement la population et lea res- sourc2s du pays.LA PRSSSE OF UETENDARD Nous lisons dans'le Monde : La guerre que M, Mercier fait à la prosse -nationale-eonservatrice, par l\u2019entremiso de M.le petit ministre Dubamel, menace de tourner au ridicule, en ce qui conoerne surtout l\u2019Ftendard.Depuis quelques jours, les journaux annon- «ent que not'pt'tit ministre s'était fourré dans le chignon, dans le but de plaire au \u201c\u201c boss Mercier, de s'emparer de la presse de J\u2019Etendard et de lu donner à son ami de cœur du National, Désirant connaître jusqu'à quel point M.Duhamel avait des droits sur cette fameuse resse, un de nos nouvellistes est allé voir M.,L.A, Caron, gérant de l\u2019Etendard.M.Caron étant à préparer la liste de paie des ouvriers, nous dit qu\u2019il ne pouvait pas nous donner beaucoup de uétails.Cependant, il à répondu avec beaucoup de complaisance aux questions que nous lui avons posées.\u201c La presso en question, nous dit M.L.A.Caron, a été achetée par moi, chez M.Claus, de Chieago et payée par M: J.F.Belleau, de l'Ælecteur de Québes, \u201c Il y a trois semaines nous avons loué de M.Belleau, M.Trudel et moi, la dite presse, pour cinq ans, et, afin qu\u2019il n\u2019y ait aucun malentendn, nous avons fait faire un contrat en bonne et dûe forme.\u201c Vous pouves dire en toute sincérité, qu\u2019il faudra un régiement de la police provinciale, pour venir chercher ectte fameuse presse ans nos ateliers.\u2018\u2018 Maintenant, continue M.Caron, d\u2019après ee contrat, j'ai le droit de remettre fa presse quand bon me semblera.\u201c Or, la cireulation de notre journal augmentant, je he suis misen pourparlers aveo M.Clauss, de Chieago, afin d'avoir une presse double, pour remplacer celle que j'ai ouée de mon ex-ami, M.J.F.Belleau, de l'Electeur, \u201c\u2018 Jl est donc fort probable, que d'ioi à quelques semaines, je remette à qui de droit sette presse tant convoitée.Mais, M.Duhamel ne la fera enlever de mes ateliers que si je le veux bien, il peut se le tenir pour dit.\u201d Notre nouvelliste ayant demandé à M.L.A.Caron quelle attitude l'Ætendard allait prendre, M.Caron à répondu : \u201c* C\u2019est une guerre à mort à MM.Mereier et Duhamel que cous allons faire \" \u2026 Nous savons personnellement, que quand M.Caron prend uno déeision, illa prend bonne et ferme.LETTRE PASTORALE Des arohevéques et évêques des provinocs ecelésiastiques de Québes et Montréal ot d\u2019Ottawa nu sujet do Ia question des écoles dans la province de Manitoba NOUS, PAR LA GRACE DB DIEU ET DU SIÈGE APOSTOLIQUE AROHEVEQUES ET EVEQUES DES PROVINCES ECOLESIASTI- QUES DE QUEBEC, DE MONTREAL BT D'OTTAWA, Au Clergé Séculier et Régulier et à tous les Fidèles de ces provimces, Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.Nous croyons opportun, Nos \u2018Très Chers Frères, de vous rappeler aujour- d'hui quelques-uns des graves principes qui régissent les rapports entre l\u2019Eglise catholique et les écoles ou les enfants reçoivent avec l'instruction primaire, les premières leçons de la morale chrétienne.S\u2019il est vrai de dire que l\u2019enfant dépend maturellement de l\u2019autorité paternelle, surnaturellement il dépend de l'autorité de l'Eglise qui est la société surnaturelle pour laquelle Dieu l\u2019a créé, et dans laquelle il est tenu d\u2019entrer, parceque seule dans l\u2019ordre actuel de la Province, elle est capable de la faire atteindre sa fin dernière.Le baptême, qu\u2019il reçoit de l'Eglise à la demande de ses parents, le fait entrer dans cette auguste société, dont il doit observer toutes les lois concernant son salut.Dans le plan de son Divin Fondateur, l\u2019Église par ses ministres a donc non seulement le pouvoir, mais le devoir de diriger l'éducation morale des enfants.Ce devoir résulte de la mission elle-même confiée par le Sauveur à ses apôtres et à leurs successeurs dans l'Eglise : \u201c Enseignez toutes les nations.leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé.\u201d (Math.XX VIIT, 20.) Ainsi l\u2019Eglise catholique, seule, a mission de donner l\u2019enseignement religieux et moral aux nations comme aux individus de tous les âges, et cela à l'exclusion de tout autre pouvoir.Seule donc elle a mission de diriger l\u2019enseignement moral mon seulement dans les écoles supérieures, mais aussi, et peut- être plus encore, dans les écoles ou l\u2019éducation morale est étroitement liée, inséparablement unie à l'instruction, comme c'est le cas dans les écoles primaires, Sans ce contrôle sur les écoles I'accomplissement de sa mission divine serait rendue impossible.En effet, l'enfant a besoin de connaître au plus tôt ses devoirs envers Dieu, d'être prémuni contre les passions mauvaises, et cela dans un temps où son âme est plus prompte à recevoir une empreinte qu'\u2019elle conservera toujours et l\u2019aidera à passer à travers les dangers que le monde et le démon sèmeront sur la route.\u201c Le jeune homme suit sa première voie, dans sa vieillesse même il ze la quittera pas,\u201d (Prov.XXII, 6.) Si dès son enfance le jeune homme n\u2019a pas été nourri des préceptes de la morale, il aura des difficultés presque insurmontables à observer ces mêmes préceptes et par conséquent à vivre de la vie surnaturelle, ou de la grâce, et la sollicitude de l'Eglise ne recevra pas chez l'individu la correspondance suffisante pour le conduire à sa fin dernière.Les premières habitudes de la jeunesse l\u2019entratneront dans une autre direction ; d\u2019où il ressort que l'Eglise étant seule chargée de Dieu pour donner l\u2019enseignement moral aux hommes, ne peut, à aucune époque de leur vie, renoncer à sa mission.Elle n\u2019est pas libre de renoncer à son action et à son contrôle dans les éceles ; elle ne peut approuver pour aucune considération, sous aucune forme de gouvernement, des écoles où l'enfance ne reçoit pas d'enseignement moral.C\u2019est pourquoi elle a toujours réprouvé, et réprau- vera toujours les écoles vulgairement appelé \u201c écoles neutres \u201d ; parce que ce système, de sa mature, est un grave danger pour l'éducation religieuse et morale de l'enfance bien que accidentel- lement il n\u2019ait pas toujours ce funeste résultat.Ce malheureux système, qui rencontre l'approbation en certains lieux, a causé la perte de bien des âmes et amuncelé bien des ruines morales où ila été mis en pratique.Nous avons sur cela le témoignagne compétent et irrécusable de l\u2019'Episcopat des Etats-Unis, réunie en Concile plénier à Baltimore : \u201c Uxie longue expérience, est-il dit, a surabondamment prouvé les graves désastres, les dangers intrinsèques, que cause la plupart du temps à la jeunesse catholique en ces régions, la fréquentation des écoles publiques.Grâce au système en vigueur dans ces écoles, il ne peut pas se faire que les jeunes gens catholiques ne soient exposés à de grands périls, par rapport à la foi et aux mœurs.Ce n\u2019est pas à une autre cause que semblent devoir être attribués les progrès si considérable de l'in- différentisme en ces régions et cette corruption des mœurs dont on est infesté chez nous si déplorablement et dans laquelle va se perdre l\u2019âge le plus tendre.\u201c (Conc.plén, Blaltim.IT, No 126.) C'est donc avec une grande surprise et une profonde douleur, que Nous avons appris que même dans notre pays, où l\u2019on proclame si haut la liborté religieuse, l\u2019on a, au moyen de la légalité, tenté d\u2019introduire ce système réprouvable etréprouvé des écoles neutres pour priver l\u2019église d'un droit inséparable du libre exercice du culte catholiques, garanti par la foi des traités, Dans une autre proviuce de notre pays, habitée par des catholiques, l'on tente encore contre les droits sacrés de I'Eglise une persécution sourde et diabolique.C\u2019est le cœur ému, que Nous avons entendu le vénérablo pontife Archevêque de Saint-Boniface, élever encore la voix contre cette indignité.Dans une lettre pastorale en date du 15 août dernier, contre laquelle il prémunit ses ouailles, et en fait voir en même temps tout l\u2019odieux : \u201c Une épreuve d\u2019un genre nouveau est venue fondre sur nous.Dans un pays où lon réclame hautement la liberté religieuse, on vient de mettre des entraves 4 cette liberté.Nos institutions sociales et politique nous garantissaient la protection de tous nos droits et voila que ces mêmes droits sont violés par ceux-là mêmes qui devraient les sauvegarder.Nous voilà en butte à la persécution ; non pas à la persécution sanglante, s\u2019attaquant aux intelligences pour les empêcher de s\u2019éclairer de la lumière chrétienne et d'être guidées par les reflets de ces divines splendeurs, : \u201ceens Vous savez qu\u2019il faut que tous canx que Dieu vous a confiés soient, dès leur enfance, formés à la vie chrétienne ; de là, la nécessité d\u2019avoir des écoles chrétiennes ; et toute école qui n\u2019a pas ce caractère ne saurait commander la confiance des pareuts chrétiens.\u201ceens Vous êtes donc tenu de ne permettre à vos enfants que la fréquentation d\u2019écoles où leur foi et leurs 1nœurs seront en sûreté.Hélas ! malgré tous vos soins et votre vigilance, il n\u2019arrivera que trop souvent qu\u2019en sortant de sa demeure pour aller chercher l\u2019instrue- tion, le jeune âge sera exposé à de pernicieuses influences ! Que du moins l\u2019école que vous choisirez ne soit pas pour ces jeunes cœurs un lieu dangereux ! Que les instituteurs auxquels vous les confierez vous offrent toutes les garanties désirables ; qu\u2019ils continuent auprès de vos enfants le ministère sacré que vous exerces vous-même ! Que l\u2019école s'harmonise avec le toit paternel pour la formation du cœur ! Que la parole du maître ou de la maîtresse soit l\u2019écho de la parole du père ou de la mère ensei- guant à l'enfant ce qu\u2019il doit croire et lui expliquant les devoirs multiples que requièrent le service de Dieu et l\u2019amour du prochain.\u201d Puis sa Grandeur établit clairement les droits de la minorité et de l\u2019église catholique et fait connaître la nature de ces écoles que l'on veut imposer à nôs frêres de Manitoba.\u201c.Une majorité parlementaire, peu sousicuse du triste spectacle qu'a donné l'ignorance de quelques-uns de ses membres, en matière d'éducation, cette majorité a décrété l\u2019abolition de nos écoles et a décidé que les écoles protestantes seules seraient reconnues par l'Etat et favorisées par lui, On a bien répété, imprimé même les mots ECOLES NATIONALES, ECOLES PUBLIQUES, ÉCOLES NEUTRES ; tons ces mots peuvent sonner plus ou moins harmonieusement à l'oreille de certaines gens, mais le fait pur et simple dénudé de tout ce qui peut tromper et réduit à sa triste réalité, c\u2019est que la législature, tout en abolissant les Ecoles Catholiques, a passé des lois qui non seulement maintiennent les Ecoles Protestantes dans toute leur intégrité, mais même leur assurent, quoique sectaires, toute la part à laquelle les catholiques auraient droit.La loi prétend même forcer les catholiques à payer pour le support de ces écoles où la foi de leurs enfants ne peut manquer d\u2019être exposée et où nos convictions les plus sacrées, Nos Très Chers Frères, reçoivent un dé« menti aussi pénible qu\u2019injuste, \u201c L'examen le plus rapile des nouvelles lois suffit pour montrer qu\u2019elles ont été inspirées par un sentiment d\u2019hostilité contre les catholiques et que l\u2019idée protestante domine toute cette législation.\u201d A la vue de cette état de choses par lequel on veut ravir la foi des enfants catholiques de Manitoba, dépouiller I'Eglise de ses droits sacrés et indestructibles, notre cœur est navré de douleur.Nous ne pouvons pas comme gardiens des prérogatives de notre Sainte Mère l\u2019Eglise, rester fruids spectateurs des persécutions que l\u2019on veut lui faire subir.C'est un devoir de conscience pour Nous de rappeler à tous les fidèles de nos provinces la vrai doctrine touchant le contrôle de l'Eglise sur l'éducation des enfants catholiques dans les écoles, Sans vouloir entrer sur le terrain politique, Nous Nous croyons dans la nécessité de proclamer ces principes et d\u2019en réclamer l'application au nom de l'Eglise, Comme citoyens nous pouvons faire des concessions ; mais comme catholiques nous ne pouvons transiger.C\u2019est aussi le devoir de tous les catholiques, à quelque parti, à quelque position sociale qu\u2019ils appartiennent, de s'affirmer les enfants soumis et dévoués de l'Eglise, Il ne serait pas digne de ce nom celui qui sacrifierait ces droits pour quelque considération d\u2019un ordre inférieur.Ce serait une trahison de laisser persécuter l\u2019Eglise et lui ravir ses enfants, C'est donc un devoir pour tous de prier, de travailler, chacun dans sa sphère d'action, pour que justice parfaite soit rendue et cela sans troubler la paix qui est si nécessaire à la prospérité de notre pays.Sera la présente Lettre Pastorale lue et publiée au prône de toutes les églises ou chapelles paroissiales de nos trois provinces, le premier dimanche après sa réception.Fait et signé par nous dans le mois de mars mil huit cent quatre-vingt-onze E.-A.Card, TAsCHEREAU, Arch, de Québec.+ Epouarp Css.Archev.de Montréal.+ J.-THomas, Archev.d'Ottawa, + JEAN, Archev.de Léontopolis, + L.-F., Ev.des Trois-Rivières.+ ANTOINE, Ev.de Sherbrooke.+ L-Z., Ev, de St-Hyacinthe.+ N.Zfemrix, Vic Apost.de Pontiac, + ErruècE, Ev.de Nicolet.+ Lovis-Nazairs, Ev, de Chicoutimi, + ANDRÉ-ALBERT, Ev.de St-Germain de Rimouski.Par mandement de Son Eminence et de Nos Seigneurs.: B.- Pa.GARNEAU, Ptre, Secrét.de l\u2019Archevêché de Québec Le chef de l\u2019Armee du Salut Londres, 3.\u2014Le général Booth, le chef de l'Armée du Salut, est dangereusement malade. LO EEE IEEE\" Ee \u2014 LARMES DE CROCODILES ~ ¢¢ I\u2019 Electeur et le desaveu Jamais article plus impudent, plus kypocrite;plus insolent, at plus lâche que le premier-Québec de l\u2019Electeur de ce matin, n\u2019a paru dans un journal canadien.Nous allons citer intégralement ces lignes qui peignent proprement le journal où elles ont paru : O'en est fait.Le gouvornement fédéral a décidé de ne as désavouer ou contester la.légalité do la oi des écoles du Manitoba, Toutile pour nos co-religionnaires de l\u2019Ouest d'espérer davantage, la décision cst donnée.Cette décision du gouvernement fédéral -érécra un profond désappointement dans le -oœur de tous les bons catholiques duDominion.Quand à nous, nous nous y attendions, Nous no pouvions espérer autre chose, d\u2019un gouvernement tory, mais nous aurons au moins le courage de diro de dire à l\u2019épiscopat de sette province qu\u2019il n'a pas parlé assez tôt, qu'ila cu trop de serupule-, en attendan\u2019, pour plaider la cause de la minorité catholique du Manitoba, que la décision fut prise à Ottawa.Avec un tribunal aussi mal disposé il eût fallu se défendre avec énergie.Nos plu uissantes influences ne sont intervenues que orsque le jugement était rendu.Le parti tory n\u2019en souffrira pas puisque les élections sont maintenant faites, mais pour nos pauvres co-religionnaires du Manitoba l'ou ne saurait en dire autant.Un journal qui aurait fait une lutte ardente, constante, acharnée, désespéréë, pour obtenir le désaveu de la loi mani- tobaine, pourrait à la rigueur publier un article comme celui-là, Mais l'Ælecteur n\u2019a rien fait dans ce | sens : Il n'a pas lutté pour désaveu ! Il n\u2019a publié aucun de ces articles flamboyants dont il est coutumier quand il veut ameuter l\u2019opinion ! Il a eu peur de compromettre son chef M.Laurier.Durant les élections il s\u2019est soigneusement ubstenu d\u2019'agiter la question du désaveu parce que ça pouvait nuite à M.Cartwright dans Ontario.Et maintenant, après le rapport du ministre de da Justice, il pousse un cri de détresso ; il verse des larmes sur les pauvres catholiques de Manitoba, persécutés par ses amis et ses alliés, les Martin et les Greenway, ministres libéraux ! ! L\u2019hypocrite et le lâche ! ! Que ne protestait-il, que n\u2019embou- chait-il le clairon des batailles, quand son chef de file, l'organe accrédité du parti libéral d\u2019Ontario, le Globe, proclamait d'avance la doctrine libérale sur cetto question ?En effet, au début des élections, le 3 février, le Globe publiait l\u2019article suivant en tête de ses colonnes : La cour de Manitoba au complet a soutenu la décision du juge killam déclarant que la Joi scolaire de cette province est intra vires, Le juge en chef Tay ret le juge Bain ont a.:onté l'opinion du ju-e Killam, et le juge Dabuu seul a exprimé : on dissentiment, La période prudant laque :o cette loi peut être désavouée sera probabl ment close avant que 1a cour suprême puisso porter un jugement.Poussés par cette crainte ct anticipant la décision qui vient d\u2019être rendue, les adversaires de lu loi à Manitoba et à Québec ont déjà commencés à s'agiter afin d'obtenir un désaveu de la part du gouverneur en conseil à Ottawa.L'uttitudo qu'ils assument ainsi est digne d\u2019être signalée.Pendant qu'ils eriaient avco rago contre la loi des biens des Jésuites, ils basaient leurs prétentions sur le .fait que la législature de Québec n'avait fait u'user de son droit constitutionnel de l'adopter.La constitutionalité de la loi des jésuites ne fat pas alors garantie par les officiers en loi de la couronne en Angleterre, et par conséquent aucun tribunal de justies dans ce pays n'aété à même d'en décider, obtenir le Dono en demandant le désaveu de la loi des écoles manitobaines, ces provinces abar- donnent la doctrine des droits provinciaux qu'ils invoquuient en faveur du bill des Jésuites, et ils demandent au gouvernement de la Puissance d'exécuter un semblable changement de front, bien que la constitutionnalité dela mesure ait été réglée par deux cours do justice.Nous ignorons quelle ligne de conduite le gouvernement va tenir.Le parti libéral marchera sans aucun doute dans la voie droite et s\u2019en tiendra aux droits provinciaux, comme il a fait à plusieurs reprises dans le passé, Voilà ce que l\u2019organe en chef du parti libéral annonçait à l'électorat dès l'ouverture de la campagne, L' Electeur a-t-il répudié cet article ?A-t-il protesté contre sa publication ?A-t-il dégagé la responsabilité du chef de l'opposition, M.Laurier ?M.Laurier lui-même a-t-il parlé du désaveu durant les élections ?A-t-il formulé un programme sur cette question si importante ?Non, rien, silence sur toute la ligne.Mieux que cela, l'Electeur a pris position contre le désaveu.Voici la preuve de notre assertion.L'Electeur du 24 mars disait : Nous croyons savoir que duns la lettre collective qui sera publiéo prochainement par les évêques du Canada au sujet de la loi des écoles du Manitoba, Leurs Grandeurs reconnaissent la justesse du principe posé pur l'honorable M.Mercier, qu\u2019une loi provinciale inconstitutionnelle ne doit pag être désavouée par le gouvernement central mais déclarée nulle par les tribunaux.L'on ne demandera donc pas le désaveu de la loi muais simplement que la question goit soumise aux tribunaux, Que signifiait cela, sinon que d\u2019après le principe posé par M.Mercier, le gouvernement ne devait pas désavouer la loi.Dans son numéro du 2 avril, l\u2019Electeur disait encore : Dans son dernier numéro, la Vérité.revient a la charge au sujet de la calomnie inventée par la presso tory que l'honorable M.Laurier aurait donné à M.Watson, député de Marquette, la promesse solenuello que le parti libéral ne demanderait pas le désaveu de la loi scolaire du Manitoba.Nous avons déjà publié la dénégation formelle des intéressés.En fait, M.Laurier n'a jamais promisrien de semblable; tous ceux qui sont au courant des choses politiques l> savent et la Vérité est injuste en foignant de l'iguorer.M.Laurier n\u2019a jamais fait pareille promesse, mais l'eût-il fuit, il n'aurait pas été en désaccord avec les évêques du Canady, qui, dans leur lettre collective au gouvern- ment, demandant, croyons-nous, non presque la loi soit désavouée, mais qu'elle soit soumise aux tribunaux, qui ne peuvent manquer de la déclarer inconstitutionnelle.Où étaient donc les foudres de l\u2019Ælesteur en ce moment ?Ne ressort-il pas clairement de ces citations que l'organe libéral ne demandait pas le désaveu, mais favorisait plutôt l\u2019idée de faire déclarer la loi inconstitutionnelle d'après le principe posé par M.Mercier ?- Il ne saurait y avoir deux manières d'interpréter l'attitude de l\u2019Electeur jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Et, lorsque les choses arrivent précisément comme l'Ælecteur le demandait, après le Globe, ce journal impudent s\u2019en vient hypocritement déplorer que la loi ne soit pas désavouée, et il pousse l\u2019audace jusqu\u2019à attaquer l\u2019épiscopat à ce sujet ! ! En vérité c\u2019est un étrange spectacle.Les évêques sont-il donc justiciables de cette feuille ordurière ?L'orgueilleuse présomption du maître, M.Mercier, qui pose au régulateur de l'Eglise canadienne, est-elle passée dans l'âme des valets ?Quoiqu'il en soit, un article comme le premier-Québec publié ce matin par l\u2019Electeur mériterait d'être flétri d\u2019un bout à l\u2019autre de le province.Flétri pour son hypocrisie révoltante | Flétri pour sa lâcheté répugnante ! Flétri pour son insolence envers l\u2019Episcopat de ce pays, qui, Dieu merci, n\u2019a pas de leçons de patriotisme, de dévouement religieux et de zèle apostolique à recevoir de-M.Ernest Pacaud ! real - LA DELEGATION OE WASHINGTON La Gazette de Montréal publie Varticle suivant à propos du voyage des ministres à Washington : \u2018\u201c Il appert que c\u2019est M.Blaine ct non sir John Mucdonald qui conduira les négociations commerciales, Les délégués canadiens sont allés à Washington afin de se rendre au désir de M.Blaine, mais le gouvernement du Dominion est fort en faveur d'uno mesure qui établirait entre les deux pays des relations commerciales aussi étendues quo possible, pourvu que ces relations commerciales ne soient pas incompatibles avec le maintien du lien britannique, et de l'iudépendance fiscale du Canada.Les délégués ont été invités par M.Blaine à remettre la conférence à une date ultéricure.Cela peut être une manière courtoise et diplomatique de déclarer que le gouvernement des Etats-Unis ne désire pas considérer maintenant la question de la réciprocité commer- clale avec le Canada.Cela peut aussi être le fruit des cfforts désespérés que Sir Richard Cartwright a faits dans le but d'induire les américains a refusé de conclure un traité avec le gouvernement conservateur, efforts qui ont eu pour résultat de mettre les Etats- Unis sous l'impression qu'ils obtiendront des conditions plus avantageuses avcc les libéraux.Nous sommes disposés, toutefois à accepter l'excuse donnée par M.Blaiue au sujet du retard qu'il a exigé pour rentrer en négociations avec le Canada.Cette excuse est celle- ci : Le président Harrison, dit le secrétaire d'Etat américain, désire être à Washington lorsque les négociations seront entamées : cela ne peut en conséqueuce se faire dans le mo- mont attendu qu\u2019il est en tournée dans les états de l'ouest.\u201d Il nous faut bien accepter In prétexte tel qu'il est et attendre patiemment ct avec confiance l'accomplissement de la promesse de M.Blaine, qui a promis d'avertir le gouvernement canadien quand il sera prêt à commencer les \u2018négociations, II est bon de remarquer que' Sir John A.Macdonald est prêt dès maintenant à conclure avec les Etats-Unis un traité de commerce large et avantageux, ct que co sont les Etats-Unis qui reculent,\u201d Ra a \u2014\u2014 LES DEPUT ES-NATIONAUX M.Pelletier publie dans l'Etendard la lettre suivante que lui a adressée M.Vaillancourt, député de Dorchester aux Communes : E St-Anselme,£3 avril 1891.Mon cher Pelletier, Comme la Justice n\u2019est plus qu\u2019un duplicata de l'Electeur, je ne vois plus la nécessité de l\u2019xistence de co journal.Veuille done avoir la bonté de faire rayer mon nom de la liste des abonnés.À toi, C.E.VAILLANCOURT, M, P, Il est évident que le Dr Vaillancourt n'a pas uno tendresse exagérée pour l\u2019Electeur.AE Qu'en pense le journal de M, Pacaud ?Quant à M.Monfette de Nicolet, M.Pelletier donne les renseignements suivants : \u2019 M.Monfette m'avait éorit il y quelques jours pour me tendre la main ct m\u2019encourager à résister à la persécution.Je n'avais pas fait ostentation de ea lettre a lui, plus que de toutes les autres que j'ai re- gues, mais ayant été informé que M.Duhamel faisait demander M, Monfette, j'ai.précisément choisi ce nom-là puisqu'on m\u2019en demas- dait un absolument, Or, M.Duhamel à vu M.Monfette et a essayé son éloquence, Je n'étais pas présent, naturellement, mais M, Monfette est vonn me trouver moi aussi, sans que jo lc demunde, et il m'a raconté ce qui s'était passé, Voil& votre succès ! : Et, sachant co qui en est, je dis à M.Geo.Duhamel : vous avez écrit dans la Justice avait changé d'opinion, qu'il donnait lui aussi la main à la persécution, mais vous avez trompé les lecteurs du journal quo les bâtons de votre police m'ont brutalement enlevé.: M.Monfetto est un honnête homme, monsieur, ct vous n'avez pas le droit de travestir ses paroles, la réponse oatégorique qu'il vous a donnée.Ah ! vous seriez bien content si-vous pouviez m'isoler, me perdre, mais il y a encore des hommes de cœur dans le monde ct M.Monfette en est pn.|: Il me semble qu\u2019il vous l\u2019avait déjà prouvé, purtant, et que vous n\u2019auriez pas dû l\u2019ou- ier, - Maintenant, M.lé ministre, si vous n'êtes pas satisfait de tout o6la, je pourrai publier lu lettre même de M.Monfetie.Elle est bien élogicuso pour moi, mais j'omettrai les com- plimefits, je me contenterai de vous en donner assez pour vous faire connaître comme il faut ce que pense mon ami de Nicolet.Il nous semble que le cas de M, Monfette est aussi clair que celui de M.Vaillancourt.Voild donc deux députés nationaux, qui, Dieu merci, ne sont pas enrôlés sous les drapeaux de l\u2019Ælecteur, Et il y en aura d\u2019autres, espérons-le.UNE FAMILLE INTERES- SANTE Le père au pénitoneler - La môro arrltéo pour voi Une femme nommée Elisabeth Phelan, femme de Alexander Thompson, à été traduite hier matin, à Montréal devant le juge Dugas, ct a plaidé coupable de vol dans plusieurs magasins de cette ville.Le chef Massy do Saint-Henri, etle député connétuble S.Bissonnette, chargés de l'affaire, ontréussi à recouvrer des marchandises diverses, consistant en draps, soies, dolmans tweed, cto., que l'accusation avait vendu à vil prix, principalement chez les hôteliers de la partic ouest, Ilÿen avait co matin pour une valeur d\u2019eaviron $400 à 8500.Des représentant des MM, Carsley, Morgan, Thomas May et Cie, Hamilton et autres, étaient présents et ont reconnu leurs marchandises.On se demande encore comment la femme Thompson a pu enlover ces effets divers sans être prise sur le fait.Parmi les marchandises volées, se trouvent plusiours dolmans fleuris on braid qui valent en moyenne de $45 à $50.Elizabeth Phelan est bien connue de la police.Elle passe pour unc des voleuses de comptoir les plus habiles de la ville.C'est une petite femme, possédant un certain embonpoint et cheveux gris, Elle a été arrêtée mainte et mainte fois sous soupçon, niais n\u2019a été trouvée coupable ct condamnée au pénitencier qu\u2019une fois, lorsqu'elle avait commis un vol semblable en compagnie d\u2018une fomme nommée Elizabeth Ferguson.Elle fut condamnée alors à trois années de détention au pénitencier de Kingston, le 3 mars 1885, Son mari, Alexander Thompson, purge aa- tuellement une sontence de cinq années at pénitencier de Saint-Vincent de Paul pour vol avec effraction, commis le 22 novembre dernier.Leur fils ainé, John Thompson, a été condamné le:17 octobre dernier, À quatre années à l\u2019école de Réforme, \u2018par un des magistrats de police, pour vol avee affraction dans plusieurs magasins.Le jeune Thompson était le chef reconnu d\u2019une bande de petits voleurs qui ont donné beaucoup do fil à retordre ans le temps à la police, .> LA SPOLIATION ITALIENNE Cent eglises fermees Rome, 7.\u2014Léon XIII vient de faire fermer 100 églisesdans cette ville, ces églises étant dans l'impossibilité de subvenir aux frais de culte, par suite des spoliations du gouverne} ment italien.Le massacre de Massouah Rome, 7.\u2014Le général Baldissera a rendu témoignage devant la commission d'enquête au sujet du prétendu massacre de Massouah, Il a déclaré que 212 natifs de Massouah ont été cxécutés d'après les ordres du gouvernement italien, pendant son séjour dans la colonio de Massouah, Barnum mourant Bridgeport, Conn., 7.\u2014Barnum, le propriétaire du famoux® cirque qui porte son nom, est mourant, A 8 heures ce matin l\u2019état du malade était critique et il baiseait rapidement.«pour faire voir au publio que M, Monfoite Echos & Nouvelles Action en dommage M.O'Brien, maire de Beauport, vient de prendre une action en dommages de $5,000 contre Monsieur J, Frémont, député du comté de Québec.\u2018 M.O'Brien prétend que M.Frémont l\u2019a accusé d'avoir trahi durant la dernière lutte, et d\u2019avoir été cause qu'il a perdu sa plaec au fic de Ja Cour de Circuit.C'est M.Fontaine qui est l'avocat du demandeur.Nouveau bureau MM.Pelletier et Fontaine vont transférer leurs bureaux, sous peu, duns la bâtisse du Canadian Express Co.Ils occuperont les chambres habitées auparavant par MM.Angers, Casgrain et Lavery.Accident Nous avons appris avec regret que madame \u2018 Elisée Beaudet s\u2019est cassé un bras mardi soir.Madame Beaudet était déja couchée, lorsqu'elle entendit sa servante.qui était allée assister à la soirée de l\u2019hospice Nazareth, |.travailler avec difficulté à ouvrir la porte de Ia rue.Craignant qu\u2019elle n\u2019eut oublié son passe- partout, madame Beaudet se leva précipitamment pour aller ouvrir, et, s\u2019embarrassant les pieds dans une couverture, tomba pesamment sur le parquet.Dans sa châte elle s\u2019est cassé un bras au-dessus du coude.a fracture est très douloureuse, mais elle a été réduite avec suceès.En danger d\u2019être brûlée vive Hier matin, madame Drolet, épouse de M.Désiré Drolet, teneur de livres chez M.Paul Bussière, marchand de farine, de la Basse- Ville, a failli être brûlée vive à sa résidence, rue St-Jean.Elle était occupée à préparer son dîner, quand tout-à-coup le poèle s\u2019effondra et tomba sur elle, laissant échapper des tisons ardents qui mirent lo feu à ses vêtements, Les voisins, attirés par ses cris, accoururent, et la tirèrent de la position terrible, où elle aurait sans ce secours, infailliblement péri.Ils sent A Burlington ; Le Don Juan de 56 ans, la Juliette de 19 On vient dé découvrir que Sissons, le gérant des moulins à scie, du Lac St-Jean, qui a enlevé la fille des Hill, propriétaires du Rosario, sur la Côte du Palais, sont à Burlington, Vt.On dit que les deux fugitifs vont venir demander pardon au père de la belle.Sissons a fait célébrer son mariage avec la jeune Hill, par un ministre américain.Les eapucins sous les armes Deux des frères qui appartiennent au scolasticat des capucins d'Ottawa ,ont dû repartir pour la France, où les appelle le service militaire.Obligeant, le prisonnier Le comité de police de Windsor, Ontvient de destituer de ses fonctions le constable Maître.Pendant le mois de janvier, Maître était de faction, tous les jours, depuis 7h.p.m.44h, a.m.Une découverte, qui a bien fait rire dans le temps aux dépens de nos policiers, coustituait le grief le plus important du comité contre Maître.Un soir Maître reout un mandat pour l'arrestation d\u2019un nègre du nom de Fox.Muni de son document, le policier re rendit chez son homme, entama une conversation qui devint de plus en plus intéressante, au point que nos deux hommes résolurent de passer une agréable soirée.On s'attabla, on but, on joua aux cartes, se jurant amitié éternelle.Fox, rassuré par Maître, qui lui dit de ne rien craindre, que lui-même, Maître, paierait l'amende de son nouvel ami, le nègre ne se montra pas le moins gai des deux, Le policier se fatigua de jouer aux cartes et vers minuit déclara qu'il aimerait bien à se mettre au lit.Fox, on ami comiflaisant, offrit à remplacer le policier.Enchanté, Maître cnleva sa tunique que le nègre endossa, le casque tra- ditiognel du policeman couronna la tête de Fox, qui, s'armant de l'indispensable bâton, se mit-à arpenter majestucusement les rues de Windsor, tandis que Maître reposait tranquillement dans la chambre du nègre.Tué par un arbre Mercredi, M, James Murphy, cultivateur de Ouest Wickham, s\u2019est fait tuer par un arbre, à quelques arpents de sa maison.Il était avco son frère, Thomas Murphy.La pruche qu\u2019il venait de bûcher futarrêté dans sa châte par un chicot qui, un instant après, céda et s'abattit sur la tête de la victime qui fat écrasée en mictte, lo cerveau jaillissant du coup.Il laisse une jeune vouve et 4 enfants, : MCE i] JOURNAL DES CAMPAGNES SSI EN EEE EEE Conférences agricoles Un grand nombre de personnes s'étaient rendues à Roxton Falls, mardi, pour entendre M.J.C.Chapais, assistant-commissaire d'Industrie Laitière, traiter de l'inspection des beurreries et fromageries, et de la formation des syndicats nécessaires pour y arriver.M.Chapais était accompagné de M.l'abbé Côté, curé de St-Valérien, qui est proprétai- re d'une ferme véritablement modèle, et qui prend le plus grand intérêt à tout ce qui eut améliorer \u2018la condition du cultivateur, ous ont paru comprendre parfaitement l'importance de la question traitée, ct la preuve c'est que dix-huit propriétaires de fromagerio ont inscrit leurs noms de suite comme devant former un futur syndicat du comté de Shefford.Voil\\ qui démontre l'intelligence de ces industriels, Augmentation de salaire Presque tous les employés de la corporation demandent une augmentation de salaire.Contrat M.Wm.Lee et MM.Bergevin et Roy ont obtenu le contrat pour la confection des uniformes de lu police municipale.Un court roman Une jeune femme de St-Hyacinthe, apprenait vers le mois d'août dernier, que son mari, charretier aussi de cette ville, avait une autre femme à Roxton.Mariés depuis une couple d'années, à Springfield ils étaient venus à St-Hyacinthe et la jeune femme était loin de se douter qu\u2019elle avait eu une davan- cière légitime auprès de son mari, et encore moins qu\u2019elle était vivante.Elle demanda alors à son mari ce qui en était ; celui-ci répondit que c'était faux mais huit jours après il disparaissait et on ne l'a plus revu depuis.La jeune femme No 2 vendit ce qu\u2019elle avait, alla à Roxton, trouva la femme No 1 ayant des enfants puis revint à St-Hyacinthe où, sans resources, elle s'engagea au tricot et y travailla quelques mois.Aujourd'hui sa position ne lui permet plus de travailler et elle s\u2019est coufiée au chef de police Benoit.Celui-ci a décidé de l'envoyer à Montréa! et elle est partie samedi matin par le train de 10.30 heures, : La jeune femme a plusieurs parents et elle est éminemment respectacle.- Canadiens à Paris Inscrits au Commissariat général du gou vernement du Canada à Paris, 10, rue de Rome : M.L.J.Fréchette, M.P., et Mme Fréehette, Saint-Ferdinand, P.Q., 50 avenue d\u2019Iéna, M.l'abbé A.Nantel, Sainte-Thésére, P.Q., 27, avenue Friedland.M.l'abbé G.V.Villeneuve, l\u2019Assomption, P.Q., 27, avenue Freidland.Mme J.Elley Lord, Hull, P.Q., Hôtel Saint-Pétersbourg.M.le docteur W.F.Scott, Hull, P.Q., Hôtel Saint-Pétersbourg.Mme W.J.Scott, Hull, P.Q.Hôtel Saint-Pétersbourg.M.P.Huot, Québec, Hôtel du Louvre.M.D.Forbes Angus, Montréal, Hotel Continental.M.A.H.Choquet, Saint-Hyacinthe, P.Q., 11, rue de Vaugirard.M.et Mme M, H.Peterson, Colborne, Ont., Hôtel Saint-Pétersbourg.Tentative d\u2019évasion à Montréal Dans une des cellule du palais de justice Une tentative d'évasion des plus déterminées a été frustrée vendredi après-midi, quelques moments avant que les prisonniers condamnés hier matin en cour de police fussent conduits à la prison.: Au momicat où le grand connétable Bissonnette passait dans le eorridor, il entendit un bruit comme un morceau de fer qui se brise.Il surprit alors George Stone, un des jeunes gens condamnés hier pour vagabondage en tuain de briser la serrure de la cellule où il avait été enfermé avec son compagnon Clendinning, Stone avait assez bien réussi qu\u2019on a dû faire mander un serrurier pour ouvrir la porte.Arrivés à la prison, des ordres très sévères ont été donnés aux ge6lier quant à la sur- voillanco à exercer sur le prisonnier Stone.Faillitos Amédée Gagnon, marchand-épicier, de la Rivière-Ouclle, a fait ocssion de ses biens le ler avril courant entre les mains du protono- taire de Fraserville, Ferdinand Richard, marchand de cuir et tanneur de Québec et Cap Santé, a déposé son bilan entre les mains du protonotaire du district do Québec, Le passif est d\u2019environ 30 à 35,000,000 piastres.Actif 15 à 18,000,000 piastres.Grave acousation Le maire de Montréal, M.McShane a contenant une accusation très grave contre la police de cette .ville, Cette lettre est signée par M.George Inghs.Cet individu raconte qu\u2019étant de passage à Montréal, il y a quelques jours.il a été abordé à la gare Bonaventure par un homme de police qui lui a offert de le conduire à une bonne maison de pension, enmme il était sous l'influence de la boisson, dit-il, l'homme de police lui u fait déposer, entre les mains de la maîtresse de pension chez qui il avait été conduit, une somme de $200 avec l'entente qu\u2019elle lui serait remise à sa demande.Le lendemain matin, la femme aurait refusé de remettre l'argent et aurait affirmé n'en avoir jamais reçu.Inghs ajoute qu\u2019il est alors allé porter plainte au chef de police Hughe, mais que ce dernier à refusé de s'occuper de l'affaire et lui a répondu qu'il avait eu ce qu\u2019il méritait.La police nie catégoriguement l'acousa- tion portée par le correspondant américain.Action en dommage PELLETIER vs TARTE M.L.P.Pelletier a pris une action en dommage de $199, 99 contre M.Isracl Tarte, directeur du Canadien, C\u2019est l'article du Cunadien de ce matin intitulé L'imbroglio de la Justice qui a donné lieu à cette poursuite.° Est-ce un suicide Une Canadienne-Française, Mme veuve Marquette, a été trouvée chez elle, à Brooklynn, pendant la nuit, étendu au milieu d\u2019une mare de sang, avec unc affreuse blessure à la gorge.incurable, Mme Marquette faisait grand usage de morphine et clle a déclaré ne pas se rappeler comment elle a été blessée.n suppose que lu malade a essayé de se tuer elle-même daus un accès d\u2019aberration mentale.Toutefois une enquête a été ouverte pour tâcher d'éclaireir ce mystère.Monument Shert-Wallick À l\u2019assemblée du eomité chargé de l'érection du monument Short Wallick, tenue samedi à l'hôtel de ville, le plan No 1 de M.Hébert a été accepté et il a décidé d'accorder $600 à M.Hébert pour lui permettre de continuer ses travaux.Le comité a aussi décidé d'écrire au ministre de la milice pour lui demander la permission d'ériger le monument en face du Manège.Des soumissions seront demandées pour la construction du piédestal du groupe.Chen les Carmélites A 3 beures, vendredi apres-midi, Mgr l'archevêque Fabre s\u2019est rendu au monastère des Carmélites, à Hochelaga, pour y présider à la prise d\u2019habit de deux postulantes : Mesdemoiselles Philomène Dionne, d\u2019Ottawa, en religion sœur Gertrude, du Cœur de Jésus, et Hersélie Gilbert.de Québec, en religion sœur Rose du Cœur de Marie, Chez les Carmélites ces cérémonies sont trés imposantes, non par le nombre de celles qui ;revétent le saint habit, elles ne sont jamais plus de deux ou trois, mais par la solennité qui .préside À ces sortes de cérémonies, Quant à la procession elle-même, elle a cu lieu privément, à l\u2019intérieur du cloître mais la prise d\u2019habit, et la prise du voile, qui 3 lieu après la procession, sont deux cérémo- nics qui ont toujours Jieu publiquement.Mgr l'archovêque était accompagné de plusieurs prêtres, Bépart d\u2019un détachement de In batterie B Hier après-midi, un détachement de la batterie B est parti pour Kingston d'où il se rendra ensuite probablement à la Colombie Anglaise pour faire partie de la batterie C.La fanfare de la batterie a accompagné ce détachement jusqu'aux chars en jouant Auld Lang Syne ct The Girl Ileft behind me.secousse de tremblement de terre La paroisse de Beaumont, comté de Bellechasse, a été violemment secouée par le tremblement de terre et qui s'est fait sentir à Valcartier et à Stoneham l\u2019autre jour.Extraordinaire On affirme qu\u2019il existe à Tacua, au Chili, un homme de 151 ans.Les gens de l'endroit sont unanimes à témoigner de la vérité du fait, On exhibe même des documents que le vicillard aurait signés il y a 142 ans, ce qui lui supposerait un âge plus avancé encore.Un vieillard de St, Etienne, comté de St, Hyacinthe nommé Antoine Lefebvre s'est syicidé dans un moment d\u2019aliénation mentale, Première Communion Cette imposante cérémonie aura lieu le 3p avril courant au Couvent de Bellevuo, regu samedi une lettre de Springfield, Mass,, | Atteinte d\u2019une maladie] 11 LA SURDITE GUÉRIE OHEZ SOI Un opuscule en Français décrivant la manière de se guérir'chez soi-même et sans le secours étranger de la surdité ct de bruits d'oreilles.Le Rév.D, H.W.Harlock, du Presbytère, écrit : \u2018\u201c Faites tout au monde pour employer ce moyen dont la valeur est de premier ordre, et qui m'a rendu le service le plus signalé.\u201d Franco 50 centimes.\u2014 M.RaymoNp & Cre,, Editeurs, 36, Rue dos Martyrs, Paris, Québec, 13 mars 189E\u201412m7fps.O\" recevra à ce Fureau, jusqu\u2019à [Vend'edi le 24 Avril prochain,inclusivement, des soumissions cachetées, adressées au soussigné, avec la suscrip= tron \u2018* Soumiss on pour le Pont de la rue Maria, ** pour la construction des Piles et des culées d\u2019un Pont et des ouvrages nécessaires, sur le canal Rideau, au point où il rencontre la rue Maria, dans la cité d'Ottawa,suivant le plan et le devis que l\u2019on exhibera à partir de JEU of le 22 j ur \"AVRIL prochain, au Département d.s Travaux Pullics, Ottawa.On ne prendra en considération que les soumissions faites sur les imprimés fourmis et qui seront: aigné-s de la main des concurrents, Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque de banque accepté, dgal d cing pour cent du montant qui y est inscrit, payable { l\u2019ordre de l'honorable ministre des Travaux Publics, Ce chèque sera annulé si le soumissionnaire refuse le cuntrat, ou manque de faire l\u2019ouvrage contracté, et il sera retourné au cas où la soumission sera refusée.Le Département ne s\u2019engage pas à accepter la plus basse, ni aucune des soumissions Par ordre, E.F, E.ROY, Secrétaire, Département des Travaux Publics, Ottawa, 23 mars 1891 | Quéhec, 8 Avrili8g1 - 6f 136 CHEMIN DE FER QUEBEC CENTRAL Ligne de Québec, Boston, New - York et les Montagnes Blanches La route In plus directe et In meilleure pour Boston et tous les points de la Nouvelles Angleterre, Sherbrooke, et lo Lae Memphremagog La seule ligne sur laquelle circulent les chars Parloirs et dortoirs entre Québec et Springfield et entre Québec et Boston sans changement.LE ET APRÈS LUNDI, le Ier DÉCEMBRE, ° les traius circuleront comme suit : EXPRESS.\u2014Départ de Québec, par le bateau- passeur de 1.00 heure P.M., de Lévis à 1.35 heur«s P.M.Arrivant À la Beauce Jct, à 3.35 P.M.Arrivant à Sherbrooke à 8,00 P.M.Arrivant à New-Port, Vt, à 10.10 P.M.Arrivant à News York 2 11.32 A.M.Char Monarque, parloir buffet, fera partie de ce train de Québec à S ring.field changera de connection à New-Port et Rivière- Blanche, Jct., avec chars dortoirs pour [Boston et à Springfield avec chars dortoirs pour New-York, MIXTE.\u2014Part de Québec par le bateau-passeur à 1.30 heure P.M., de Lévis à 2.00 heures P.Marrive à la jonction de la Beauce à 5.50 heures P M,, arrive à St-François à 6.45 P.M.LES TRAINS ARRIVENT A QUÉBEO, EXPRESS.\u2014Part de New-York à 4.00 heures P.M., de Boston à 7.14 P.M., de New-Port à 5.45 A.M., de Sherbrooke à 8.00 A.M.Arrive à Lévis à 3.00 heures P, M., et à Québec par le bateaa-passeur à 3.15 P.M.Char Monarque, dortoir, parloir et buffet, faisant partie de ce train de Springfield à Québec.MIXTE.\u2014Part de St-François À 6.00 heures A.M., de la Jonction de la Beauce à 7.00 heures A.M, arrive à Lévis à 10.25 heures A, M., eth Québec par le bateau-passeur à 10.30 À.M.Tous les trains express sont chauffés par vapeur de la locomotive.CONNECTIONS.A Lévis et Harlaka Jct., avec l'Intercolonial ; à Sherbrocke, avec le Boston & Maine Rp pour tous les points de la Nouveile-Angleterre ; à Dudswell Jet, avec la Division Opper Coos du ch, Maine Central, Billets émis et bagage chèqué à tous les endroits.JH.W G fi py érant gén.fret et passagers FRANK GRUNDY, Surintendant général, Québec, 28 novembre 1890 86 12 Echos & Nouvelles Un violent tremblement de terre s'est fait sentir hier soir, sur toute la côte nord du St- Laurent.A Beauport et à Valcartier les habitants ont été jetés dans l'alarmo par la sévérité du choc, Suites d\u2019ane querelle M- Pierre Bédard,de St-Roch,a été frappé eet après-midi, vers trois henres et quart par un nommé Simard, à la suite d'une alter- sation.Le conp a été tellement fort, que Yon craint beaucoup pour les jours du blessé.La police est à la recherche du coupable, qui à pris la poudre d\u2019escampette.Industrie Il s\u2019est fait, cet hiver, une grande quantité do bois de fuseaux, pour le marché anglais, à la Malbaio ot à la Baie St-Paul.Mariage M.Eulogo Ménard, de Roberval, Lac St-Jean, doit se marier, mardi prochain, aveo uno dame de Lévis.Menus faits Los sergents de la battorie B ont lancé des invitations pour uno soirée àla eitadelle, vendredi prochain.Le vapeur \u201c Trois-Rivières \u201d a déjà été nolisé pour quinze pèlerinages à Ste-Anne de Beaupré cet été.Un journalier du nom de Moïse Pouliot, âgé de 34 ans, est mort subittement d\u2019une maladie de cœur, lundi après-midi, au No 6 rue Ch:nneville à Montréal.Le défunt était de Québco.Premier arrivage Le premier vaisseau des ports d'en bas entré daus le port de Québec, ce printemps, est le yuaoht Marie Stella, capitaine Joseph Gagné, do la Malbaie, arrivé dimanche dernier.Prix de l\u2019avoine L'avoine se vend soixanto et cinq eents ar 34 lbs, chez les marchands de grains de baébeo.Pénible accident Nous regrettons d'apprendre que notre ami M.Giroux, architecte de St-Casimir, dans le comté de Portneuf, s'est fuit broyer la main droite par une machine à polir le bois (planer).L'ampatation a été jugéo nécessaire, ct on à dû lui enlever l\u2019avant-bras.Les faillites Le nombrs total des faillites dans la puis- eance depuis le ler janvier est de 566 contre 542 l\u2019année dernière, Dans la province d\u2019Ontario elles ont été de 269 contre 315 l'an dernier, et à Québec; 200 pour la période correspondante de 1890, Tué par an arbre On nous informe qu\u2019un nommé Chantal, de St-Alban, comté de Portneuf, s'est fait \u2018tuer par un arbre, en bûchant dans le bois, Nomination M.Octave Fortin, ancien marchand au Palais, viont d'être nommé à un emploi à la douane.La battorie \u2018\u201c B On rapporte que la batterie \u201c B * va être transférés à Kingston à la fin du mois, et remplacée ici par la batterie \u201c A \", Les ré- eentes disputes entre les membres du corps de cavalerie et la batterie seraient pour quelques chose dans ce changement.Une nuit dans le terreur Un suédois do forte taille est devenu fou à bord d'un convoi du Pacifique qui sc dirigeait vers Ottawa.En dépit desreprésentations du eonduoteur Smith qui essayait do le calmer, l\u2019insensé menaçait de percer les passagers avec un gros couteau de poche.À Renfrew, le conducteur télégraphia à Arnprior pour qu'un constable vint à arrêter le forcéné au passage du train.Rendu là, ce fut toute une affaire pour l'appréhender : conducteur, ecrro-freins, constables durent unir leur- forces, mais dans la mêlée, le constable reçut doux coups de couteaux dans le bras.Alors le conducteur, asséna un énorme coup de bâton sur la tête du maniaque, et lui fondit la peau du crâne, Ceci le tranquilisa pour un instant, mais il allait recommencer une nouvelle attaque, lorsque le serre-frein, un gaillard décidé, se jeta sur lui par derrière ct parviut à l'immobiliser au moyen do cordes.Il a fallu six hommes pour le conduire à la prison.| @abriel Dumont en route pour Montrial Uno dépêche de St-Paul Minn., annonce que M.Gabriel Dumont est parti, hier, à bord du Pacifique, pour se rendre à Montréal.Fanérailles Lundi matin, ont cu lieu, à St-Augustin, comté de Portneuf, les funérailles de M.Etionne Cantin dont nous avons annoncé le décès la semaino dernière.Un nombreux cortège do parents et d'amis suivait la dépouille mortelle ct l'église était bondée de monde, preuve de l'estime universelle dont jouissait le défunt.Remarqués dans l'assistance l'hon.Dr.Laruo, conseiller législatif, M.Louis Jobinmaire de la paroisse eto.La levée du corps a été faite par M.l'abbé H.Lessard, et lo service a été chanté par l'abbé F.X, Bélanger, curé de la paroisse, assisté par MM.les abbés Pagé et Lessard du vicariat de St.Jean-Baptiste de Québec.Mademoiselle Dussault, organiste à St.Augustin, tenait l\u2019orguo.MM.Elzéar Martel, Jos, Cantin et Melle À.Constantin ont chanté aveo beaucoup d'expression plusieurs cantiques appropriés à la circonstance, Prise de voile Hier matin, dans la chapelle du Bon Pasteur de cette ville, à la suite de la messe conventuelle célébrée à 7 heures, le révérend M.Bernier, chapelain de la communauté, a rovôtu du saint habit de la Congrégation des Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie, Miles M.Angèle Sophie Larouche, de la paroisse d\u2019Hébertvillo (Chicoutimi), en religion Maric de la Foi; M.Delphine Lizotte, de la paroisse de Saint-Sauveur (Québec), en religion Marie de Sainte-Ed- wige ; M.Malvina Camiré, de la paroisse de Saint-Sauveur (Québec), en religion Maric de Sainte Emilio ; M.Albertine Irmina Bornatchez, de la paroisse de Saint-Thomas Montmagny), en religion Marie de Saintlortunat ; M, Elise Legendre, de la paroisse de Saint-Rooh (Québce), en religion Marie de Sainte-Timothée ; M, Philomène Larouche, de la paroi se d'Hébertville (Chicoutimi) en religion Marie de Saint-François de Paul; M.Véronique Renaud, de la paroisse de Charlesbourg (Québec), en roligion Marie de Sait-Picrre ; Emése Houde, de la paroisse de Saint-Jean Deschaillons (Lotbinière), en religion Marie Saint Jean-Baptiste ; M Delvina Noël, do la paroisse de Saint-Ménard de Warwiok (Arthabaska), en religion Marie de l\u2019Enfant Jésus, postulantes de chœurs ; et M.Anna Bouffard, de la paroisse de Saint- Zénon Piopolis (Compton), en religion Marie de Saint-Robert; M.Elise Bouffard, sœur do la précédente, en religion Marie do Saint- Ferdinand ; M.Florida Giguère, de la paroisse de Saint-Joseph (Beauce), en religion Marie de Saint-Vital ; M.Alma Huot, de la paroisse de l'Ancienne Lorette (Québec), cn religion Marie de Sainte-Béatrice ; Marie Louise Fournier, de la Grande Vallée (Gaspé) en religion Marie de Sainte Albertine, postulantes converses, Etaient présents le révérend Père À, P.Th.Valiquette, O.M.I.et M.l'abbé Ed.Houde, eccl., du séminaire de Québec.Une famille éprouvée On mande des Eboulements qu\u2019une seène émouvante et pénible vient de se passer dans une famille de cette paroisse.Un vieux cultivateur, M.Hedmet Tremblay, qui suivait avec anxiété les progrès de la maladie do sa fille, Mme Jos.Tremblay, à l'agonie depuis trois jours, est tombé sans connaissance vers les quatre heures mardi soir, Il fut administré et il est depuis en danger de mort dans une chambre voisino où ça fille, après avoir passé la nuit à la dernière extrémité, est morte à huit heures hier matin.Triste accidents Un bien triste accident est arrivé hier dans une des concessions de Beauport.Peu sprès 5 heures du matin, un jeune gargon 10mmé Israël Giroux, âgé de dix ans et fils d.: M.David Giroux, est allé, accompagné -: son chien ct avec un traîneau, cherclu« du bois à une courte distance de la maison.Vers six heures ct demie, M.Giroux, qui était devenu inquiet de l'absence mort sous la charge de bois de son traîneau, renversé sur lui.Le curouer Belleau fut immédiatement averti et le député-coroner Garneau tiendra une enquête à Beauport, ce matin.Election L'assemblée «nnuelle de ln Compagnie de Navigation a eu licu mardi après-midi, et les ancicns directeurs ont tous été réélus.Ce sont : les honorables P.Garveau et Evan John Price, MM.D.C.Thomson, John C.Thomson, Arthur F.Hunt, Wm, Simons, W.Withall, Alexander Buntin et Sir A.T.Galt, JOURNAL DES CAMPAGNES \u2018de son fils, alla à sa recherche ct le trouva, Incendie On éorit des Trois-Rivières que le feu vient de détruire en partie les usines de MM.Rémillard et MoDougall.On croit quo le feu a été communiqué par les cendres chaudes d\u2019un fourneau à des boîtes en bois.En un instant, la bâtisse principale était toute enflammée, Grâce au travail actif des pompiers, une partio des bftissesa été sauvée, entre autre la bâtisse des machines, Un grand nombre de moules et de modèles ont été détruits, Les pertes sont considérables, mais partiellement couvertes par les assUranoes.La foto de Ia Boine Il est maintenant certain que le général Herbert, commandant de la milice canadienne, sera à Québec le prochuin, et dans co cas il est tout probable qu\u2019il y aura une grande journée de parade lundi le 25 mai, auquel prendront part tous les différents corps militaires de la ville et lo 53e bataillon de Sherbrooke qui se propose de visiter Québec à cette occasion.Lo lieutenant-colonel Prower, du Se bataillon, à éorit au général Herbert, l\u2019informant que ce corps militaire prendrait parb.à la parade.Nous avons lieu de croire que le 8idme ira camper sur les Cove fetes avec le bataillon de Sherbrooke, samedi, le 23 mai et le camp sera levé le mardi matin suivant.Echos dela Beauce \u2014Ste-Marie aura l'insigne honneur dans le cours de l\u2019été prochain, d\u2019avoirla visite de son Eminence le cardinal Taschereau.Nos lecteurs savent que Ste-Marie est la paroisse natale de ce distingué prélat, \u2014La rumeur ciroule que l'hon.M.Mercier se propose de diviser le comté de Beauoc, à la prochaine réunion des Chambres.Notre comté est grand, et nous croyons être l\u2019interprête de lu majorité des électeurs de ce comté en disant qu'une mesure en ce sens serait bien vue, Nous faisons remarquer cependant qu'il serait urgent que l'on ferait signer des requêtes au gouvernement, en ce sens, afiu de démontrer que la population désire ce changement.\u2014Il est de nouveau question de la formation d\u2019un diocèse pour la Beauce.On men- tionno comme premier évêque M, Chaperon, notre estimable curé, M.Gosselin, curé de St-Joscph ou bien M.Montminy, curé de St- Georges \u2014( La Vallée de la Chaudière.) Désinfecté L'ancien palais de justice où il y avait des cas do dipthérie, a été désinfecté, ce matin, par le Dr Larue, officier do santé, et par ses assistants, Tous les résidentsdans la bâtisse ont dû déloger, et ceux qui étaient atteints de la muladie ont été transportés à l'Hôpital de la Marine.Décédéc Nous regretrons d'apprendre la mort prématurée de Madame Délanger épouse de M.Edmond Bélanger marchan d de laBasse-ville, décédéo hier l'après-midi, Printemps hâtif On dit que Ja neige est presque complètement disparue à Roberval, Lac St.Jean, et les gens portent déjà les habits d'été.Plus d'un mois cn avant de nous, Société 1égnale \u2018La société légale Amyot, Pelletier et Fontaine, va prendro fin.MM.Pelletier ct Fontaine vont une nouvelle société légale.À in dérive M.Courehesne, boulanger, do l'îÎle DuPas, a failli se noyer cn allant à Sorel, samedi, ainsi que son cheval et sa voiture.Il ena été quitte lui-même pour la peur, son cheval, pour un bain glacé, et ses pains, une soixantaine, pour une promenade vers le golfe, Aux dernières nouvelles, ils descendaient le rapide du Richelieu, en bas des Trois Rivièresformor Eu mission Le R.P.Royer, O.M.I.part aujour- d'hui pour Waterbury, Conneotiout, où il va donuer une mission, Il préchera ensuite dans plusiours autros villes des Etats Unis, Abjuration Mardi, à l'église St-Patrice, Mile Rébecca Burko, belle-sœur de M.Joseph Rouleau, de cette ville, a abjuré le protestantisme pour embrasser la foi catholique.Elle a été baptisée par le Révd Père Miller, et a fait sa première communion le même jour, A l\u2019hospiece St Joscph Deux jeunes orphelins sans asile ont été envoyés hier, par le recorder, à St Joseph de la Délivrance, à Lévis, 3 La question do I\u2019 0pisal de marine A la réunion de mardi, du comité de santé, une lettro a été lue de la part du gouvernement fédéral refusant d'accorder l'hôpital à la/ville de Québec aux conditions offertes, Il s'en est suivi une vive discussion et il a été décidé de nommer un sous-comité afin d'examiner toutes les propositions, y incluant les premières et faire rapport.Commerce de bois Le commereo do bois, \u2019d'après les apparences, ne sera pas aussi considérable cette année quo l'an dernier.La maison John Burstall & Co de cette ville a formé l\u2019un de sos chantiors, Spencer Cove, On nous dit quo M.Gauvreau, employé de cetto maison depuis nombre d'années a l'intontion de continuer les affaires de Spencer Cove pour son propre intérêt.Manufacture fermée La manufacture de chaussures de Lévis a fermé ses portes hier, à défaut de capital pour continuer ses opérations.Cette manufacture était destinée à avoir un meilleur sort et il est à espérer que la centaine d'ouvriers qui y gagnaient le pain de leur famille y retrouvent de l'ouvrage avant peu.Cette munufacture était lu propriété d\u2019un certain nombre d\u2019ac- : tionnaires, Il est rumeur que quelques citoyens mar- .Qquants de Lévis vont prendre la direction ex- clusivo de la manufacture en mettant une somme plus considérable dans l\u2019entreprise.Ce projet ne pourrait qu'être couronné de succès, .Ktin6raire de la visite pastorale de 1991 1\u2014Ste-Nicolas, 2, 3 juin.2\u2014St-Etienne, 3, 4 juin.3\u2014St-Agapit, 4, 5 juin.4\u2014St-Apollinaire, 5, 6 juin.6\u2014St-Antoine, 6, 7 juin._6\u2014Ste-Croix, 7, 8 juin.T\u2014Lotbinière, 8, 9 juin.8\u2014Ste-Emmélie, 9, 10 juin.= 9\u2014St-Jean Deschaillons, 10, 11 juin.10\u2014Ste-Philomène, 11, 12 juin.11\u2014St-Edouard, 12, 13 juin, 12\u2014S-Flavien, 13, 14 juin.13-\u2014Sto-Agathe, 14,15 jain.14\u2014Ste-Auastasie, 16, 16 juin.15\u2014Ioverness et Leeds, 16, 17 juin.16\u2014St-Pierre-Baptiste, 17, 18 juin, 17\u2014Ste-Julie, 18, 19 juin! - 18\u2014N.-D.de Lourdes, 20 juin.19\u2014St-Calixte, 20, 21 juin.20\u2014Ste-Sophie, 21, 22 juin.21\u2014St-Ferdinand, 22, 23, 24 juin.22\u2014St-Adrien, 24, 25 juin.23\u2014St-Désiré, 25, 26 juin.24\u2014St-Alphonse, 26, 27 juin.25\u2014St-Cœur de Marie, 27, 28 juin, 26\u2014St-Cœur de Jésus, 28, 29 juin, 27\u2014St-Pierro de Broughton, 29, 30 juin.28\u2014St-Sévérin, 30 juin, 1 juillet.29\u2014St-Elzéar, 1, 2 juillet, 30\u2014St-Sylvestre, 2, 3 \u201c 31\u2014St-Patrice, 3, 4 © 32\u2014St-Gilles, 4,5, \u201c 33\u2014St-Naroissc, 5, 6 \u201c 34\u2014St-Beroard, 6, 7 © 85\u2014St-Isidore, 7,8 © 36\u2014St-Lambert, 8, 9 © 87\u2014St-Jean-Chrysostdme, 9, 10 juillet, 38\u2014St-Romuald, en septembro.39\u2014St-David, en septembre.40\u2014N.-D.de Lévis, en octobre.Accident Fatal La foi d'un canadien Un nommé Paul Legras de Rookland,Ontario, âgé de 30 ans, était employé comme journalier daus un chantier, à Flag Staff, Maine.L'on était à descendre des billots du haut d'une montague, au moyen d\u2019uu cable de 400 pieds.Un nommé Dulac, qui suivait les billots, no voyaus plus Legras, remonta et vit une jambe du malheureux Legras prise dans le cablo.L'on ne sait trop comment eut lieu l'accident, mais la jambe était complètement détachée et Legras un peu plus loin.Le premier mot quo Legras adressa à Dulas fut : \u2018\u201c Je vais mourir, Mais pas avant de mo confesser ; je veux avoir un prôtre ! \u201d On était alors à cent milles d'un prêtre, mais Legras persista à dire qu'il était certain de mourir avant de se confesser, L'on fit atteler deux chevaux ; après avoir fait quarante milles cn voiture, ou prend les chars pour se rendre à Fairficld, Maine.L'on amène le curé.Legras avait son entière connaissance, reçoit le saint viatique ct aussitôt après, se déclare prêt à mourir.Rien ne lui coûtait de paraître devant son Dieu, Ce brave canadien fut inhumé à Fairfield, Maine, où un service solennel fut chanté pour le repos de son âme, Recettes du Grand Trone Les recettes du Grand-Trono la semaine dornidre out été de 8390531, une diminu- siou do $17,226 sur la mêmo périodo l'an dernier.Al \u201cavé Tar ref.Fevilleton du \u2018* JOURNAL DES CAMPAGNES \" .9 Avril 1891.\u2014-No 4 L'ORPHELINE CARRIERES DE JUMONT (SJUITR) \u2014Laissons-les faire, ils s\u2019arrangeront ; allons aux laitues.\u2014Moi, je vais au déjeûner, fit Marguerite, et je crois qu'il est plus que tempe- Elle s\u2019éloigna en chantant.\u2014Toujours gaie, fit Schültz, en frappant sar l'épaule do son fils ; Wilfrid n\u2019a pas mauvais goût : il aura là une charmante femme.\u2014Bah ! fit le brasseur, en riant ; laissons- les faire, ils s'arrangeront.Hein ! que dis-tu .de ees laitues ?\u2014Superbes ! répondit Frédéric, qui pensait à toute autre chose.Après les laitues, il fallut admirer les asperges, puis l\u2019oscille à larges feuilles, puis les radis serpents, Ils étaient arrivés à la melonnière, quand le déjeûiner sonna.Wilfrid y assistait comme d'habitude, Il informa, sans empressement vulgaire, de la santé du voyageur et causa de choses et au- tes, aveo le plus parfait naturel.Fritz l\u2019examinait sans faire semblunt de rien, ear la eonversation do Marguerite l\u2019a vait rendu soupgonneux.Mais il ne put surprendre ni un geste, n1 un regard, ni ume parole qui ne fût empreint de la plus entière franchise et du plus complet abandon.\u2014Ou oct homme est uuc affreuse canaille et un hypocrite prodigieux, ou Marguerite se trompe du tout au tout sur son compte, pensa le capitaine.N'importe je veux l\u2019étudier jusqu\u2019au bont.Et il lui proposa de l'accompagner dau une promenade après déjefiner.\u2014AÂvec le plus grand plaisir, répondit Wilfrid.\u2014Aprés toutefois que je t'aurai montré la brasserie, s\u2019éoria Schülts.J'y ai fait, depuis ton départ, de grandes améliorations.\u2014Combien nous faudra-t-il pour cela ?\u2014Deux ou trois heures.Dans tous les cas à deux heures tu seras libre., \u2014Et vous, Wilfrid ?\u2014Moi aussi.Il me reste encore quelques comptes à vérifier ; je vais m\u2019y mettre à l\u2019instant et je serai à vos ordres.\u2014Vous êtes bien aimable ; mais je ne voudrais pas vous enlever votre heure de repos, \u2014ÛCe nc sera qu\u2019un petit changement et tout en ma faveur, puisque j'y gagnerai le plaisir de m\u2019y promener dans nos chers bois, avec quelqu'un qui les aime autant que moi, Où voulez-vous que je vous rejoigne ?\u2014Où travaillez-vous ?\u2014Le soir, au bureau ; le matin, dans ma chambre.\u2014Eh bien ! j'irai vous trouver moi-même fit Fritz, qui pensa, cc sera un moyen de pénétrer chez lui.\u2014Parfaitement ; je vous y attendrai.\u2014Mon ami, tu crois avoir affaire à un conscrit, se dit le capitaine ; mais je ne suis pas assez sot pour te luisser deux heures à préparer ton appartement.Et d\u2019un air parfaitement innocent, il répondit.,! \u2014Aussitôt après déjeûner nous organiserons cette promenade, cn fumant une pipe et vous me ferez voir vos dessins ; on dit que vous en avez de charmants.\u2014De vrais barbouillages, pour lesquels je ne demande pas votre indulgence, sachant bien qu'ils n\u2019en valent pas la peine, répondit l'Allemand, cn riant.\u2014Bah ! ft Schültz, qui ne se piquait pas d\u2019être artisto ; moi, je suis pour la peinture qui se vend bien, et je crois quo tous lesgens, raisonnables sont de mon avis.J OURNAL DES CAMPAGNES \u2014Asgurément, \u20ac \u2018est un mérits, reprit Prédério ; cependant j je crois que \u2018ce mérite '| ne suffit pas.M\u2019en dis-tu, Marguerite ?\u2014Que le beau ct le bien sont de beaueoup préférables à l'utile, répondit-cile.«Ohl | pour lo bien, il n'y a pas le moindre doute, mais pour le beau, c'est autre chose, s\u2019éoria le brasseur.Qu'on pensez-vous, Wilfrid.~ Saus se prononcer, celui-ci sut trouver une réponse assez ambiguë pour contentér tout le monde, sauf l\u2019orpheline, qui regarda le capi- taino, avec un sourire qui disait : Voici une preuve que cet homme n\u2019est pas franc.\u2014Elle a peut-être raison, pensa Frédéric, qui devint sérieux tout-à-coup.\u2014Montons-nous à vogre chambre, Wilfrid ?fit-il, aussitôt que le repas fut terminé.\u2014Allons, répondit celui-ci, en s'effaçgant pour le laisser passer.\u2014Montez le premier, au eontraire, vous me conduirez, dit le capitaine.Wilfrid s\u2019inclina et monta, suivi de près par Fritz.*\u2014Voici ma chambre, dit l'Allemand, en ouvrant sa porte ; elle est très- claire, très- gaie, très-spacicuse, et beaucoup trop belle pour moi, Mais.vraiment, dans ie désordre où elle est, ajouta-til, en poussant du pied une paire de bottes, elle n\u2019est absolument présentable qu\u2019à un ami.\u2014Allons donc.mon cher, vous y mettez de la coquetteric comme une jolie femme, ct je je suis bien persuadé que la chambrette de Marie n\u2019est ni plus fraîche, ni mieux rangée que celle-ci, s\u2019écria Frédérie, en parcourant -du regard oe petit appartement, tout reluisant de propreté, et od le moindre objet, sauf la paire de bottes, était juste à lu place marquée d'avance par la symétrie la plus sévère, depuis la statue de la Vierge, posée au ocntre de la cheminée, entre deux flambeaux garnis de bougies roses et doux vases de fleurs chaque \u2018jour renouvelées, jusqu'aux papiers rangés sur le bureau et à l\u2019encrier de verre de Bohême.placé duns sa petite coupe immaculée en porcelaine blanche.Tout était dans un ordre si parfait, si métieuleux, la couverture si bien tirée sous l\u2019édredon les pipes si bien rangées dans leur ratelier, les cadres, contenant pour la plupart de simplos esquisses ou des sujets de piété, si méthodiquement rangés surles parois, qu'on pouvait croire à une vraie élégance, en entrant, et qu\u2019il fallait un moment de réflexion pour se dire que ce n\u2019était que de l\u2019ordre.Sauf la statuette de la Vierge de Marienthal, réduction en plâtre, de la vieille statue du XIIe siècle, si célèbre en Alsace et en Lorraine, une gravure roprésentant saint Wilfrid, ct au-dessus du lit, caché entre les rideaux, un bénitier, ayant pour support un christ en ivoire et pour coupe une large coquille, rien dans l'ameublement de Wilfrid ne ressemblait à celui de la cellule d\u2019un moine ; ici de: aquarelles, représentant des arbres, des maisons, des chevaux ou des bœufs ; là un petit chevalet supportant un carton, près du Jit un fasil suspendu dans une gatuo de cuir, dans un angle une pile de papier gris pour conserver les plantes déséchées une boîte de hotanique poséo sur un secrétaire, | près d'une machine à nivellement, quelques cahiers do musique religieuse ot un étui contenant probablement une carte de géographie, quelques livres seientifiques pour la plupart, dansjune petite biblothèque formant l'étage supérieur d'une armoire à lingo : c'étais tout.\u2014Veuillez donc vous asseoir, monsicur Frédérro, fit Wilfrid, en indiquant à son visiteur un fauteuil en jonc, près du bureau ; vous serez plus,à votre aise pour examiner mes chefs-d\u2019œuvre, Le capitaine\u201ds'asait, et le tenour de livres apporta le carton.Pondant quelques minutos, le capitaine feuillets.C'était de la peinture aussi médiocre qu'inoffensive.\u2014Je vous avais prévenu, fit Wilfrid, eola no mérite ni bléme.ni éloges ; c\u2019est un passe- tomps agréable pour moi, ct qu\u2019il faut avoir le mauvais goût prussien pour acheter.\u2014Oh 1 Wilfrid, vous n\u2019dtes pas patriote.\u2014Que voulez-vous, j je ne suis plus Prussien, jo l'ai été, c\u2019est vrai, mais à présont la France est ma scule patrie, ctsi la Prusse a encore mes regrets, c'est uniquement à cause de la famille qui m'a repousssé'de son sein et m'a chassé comme un paria.- \u2014Au bout de quelques années la colère de vos parents s\u2019apaisera, et vous pourrez retourner auprès d'eux.Il secoua la tête, en se détournant pour cacher une larme.\u2014 Non, dit-il, jamais, jamais, du moins tant que mon père vivra.\u20141I1 est donc bien ardent luthérion.Ardent et froid à la fois, reprit Wilfrid.À la première nouvelle de ma conversion, il a failli mourir de-douleur ; sa santé a repris le dessus, mais il à voalu'que tous mes frères portassent mon deuil.Il a fait part à tous ses amis et à toutes ses connaissances de ma mort,et défendu que mom non fût désormais prononcé devant lui.\u2014C'est en effet bien triste, répondit Fritz touché de pitié pour ce pauvre jeune homme mais tous vos parents, votre mère, vos frères ne partagent probablement pas Ja sévérité do votre père à votre égard, et un jour, non-seu- lement vous pourrez rentrer en Prusse, mais même y retrouver votre fortune.Wilfrid sccoua la tête.\u2014Quelque sévère que puisse être la conduite de mon père à men égard, fit-il, ses volontés seront toujours sacrées pour moi ; il m\u2019a déshérité, pour rien au monde je ne toucherai son héritage.Et, quant à la Prusse, j'en ai fait mon deuil aussi ; la France m\u2019a donné une généreuse huspitalité, j'ai retrouvé sous votre toit le bonheur, je ne quitterai plus Sainte-Marie-des-chénes alors mê:ne que par suite de la répugnunce, pour ne pus dire de l\u2019aversion d\u2019une personne qui, malgré tout, m'est bien chère, je pourrais voir aboutir des rêves de bonheur auxquels j'ai cu tort de me laisser aller trop tôt.\u2014Bah !les préjugés se dissipent tôt ou tard, reprit Fritz, cn continuant, d\u2019une main distraite, à feuilleter dans le carton, \u2014Je crois plutôt que je ne suis pas digne d\u2019elle et je remets pour cela, comme pour le reste.mon sort entro les mains de la providence.murmura icŸteneur de livres.Puis, comme s\u2019il eût voulu changer de conversation ct rompre un aussi pénible entretien, il ajouta : \u2014Vous m'avez dit,monsieur Frédéric, que vous désiriez faire uno promenade de deux heures dans les bois ; de quel côté avez-vous l\u2019intention d'aller ?\u2014Au chantier du Roc-aux-Chênes, c\u2019est un endroit très-pittoresque ; mais je crains que nous n\u2019ayors pas le temps.\u2014Non, en suivant la grand\u2019route, mais en prenant par l\u2019un des sentiers de la Pincrède, nous abrégerons, soit sur l'aller, soit sur le retour de 4 kilomètres.\u2014Je le sais bien, mair ces diables de sen- tiors se croissent si bien, et le taillis est si épais, que je crains fort qu\u2019au lieu d'abréger nous nous perdions.\u2014J\u2019ai beaucoup herborisé de ces côtés, et je connais assez les chemins pour que vous puissiez vous fier à moi, interrompit Wilfrid ( le,tout est de savoir si vous avez confiance dans ma science de la forêt, \u2014J'en ferai l\u2019expérience, mon cher ami ; si nous nous perdons, le malheur ne sera pas graud.Oh ! oh ! voici un bicn joli portrait de femme ; serait-il aussi de votre ouvrage.\u2014C'est celui d'un de nos grands portraitistes allemands, et le portrait de ma mère; répondit Wilfrid, avec une certaine précipitation mêlée d\u2019embarras, qui n'échappa point au capitaine.Je croyais que vous m'aviez dit qu\u2019elle était fort figée.Sans doute ; mais le portrait date de fort longtemps, de 1810, je crois.\u2014Oh ! pardon, mon cher, tenez, regardez plutôt.\u2014Quoi donc.\u2014Mais, cotte signature, Karl Wéber: et à côté, ioulious, juillet sans doute 1868, \u2014Natarellement, ce portrait,! voyez-vous, B'est pas l'original mais une copie faite en 1868.Si Fritz y eut un peu réfléchi, un détail, auquel il ne pensa.pas dans le moment, l'au rait frappé sans doute ; en 1810 les modes n'étaient pas les mêmes que soixante ans plus tard, et il eût trouvé au moins singulier que eette si tendre mère eût deviné et adopté un demi-siècle à l'avance, un costume aussi en harmonie avec les goûts.Après quoi il n\u2019est pas possible que Wilfrid n\u2019eût encore satisfait sa curiosité à ee sujet, il avait réponse à tout.Loin de craiudre les questions, il semblait même les provoquer.Ce fut lui qui, sans que Fritz y pensât, alla prendre sur le secrétaire, l\u2019étui en ear- ton qui y était placé, l\u2019ouvrit, eten retira nn plan admirablement étudié des bois de Sainte-Marie-des-Chônes et de la forêt de Moyeure.\u2014Ah ! par exemple, fit-il, en le déployant devant le capitaine, voici mon ouvrage à seul; il n\u2019y à pas un chantier, pas un sentier : pas une fontaine qui ne soit indiqué, \u2014C'est très-remarquable, s\u2019écria le capitaine ; mais que voulez-vous done faire de cela ?\u2014C\u2019est un secret, mais je vais vous le.confier, répondit Wilfrid, en rougissant ma- desternent.I\u2019 Académie de sciences, à Paris, a mis au concours, pour 1871, une question de topographie, au choix des concurrents ; le prix est de 5,000 fr, juste ce que l'on demande à notre bon curé pour un nouveau jeu d\u2019orgues.J'ai pris l\u2019arrondissement de Briey, et si j'ai lu chance peu probable, de remporter le prix, notre bonne mère eura ses orgues.\u2014-Mais, c'est très-remarquable ce travail, très-remarquable.Qu'est-ce donc que ces chiffres en rouge ?\u2014La longueur des sentiers ou des routes, et les chiffres en blon, leur largeur.\u2014 Bit ces croix ?\u2014De petites fontaines ; les noirs sont des rochers.\u2014Ces carrés bleus ?\u2014Les chantiers, dont le chiffre indique le nombre de travailleurs.\u2014 C'est vraiment très-remarquable.\u2014Trouvez-vous, vraiment, que je n'ai pas trop perdu mon temps.\u2014 À l'état-major on ne ferait pas mieux, \u2014Voyons, monsieur Frédéric, ne vous moquez pas d\u2019un pauvre ignorant.\u2014Mais, je ne me moque nullement, mon cher Wilfrid, ct je vous affirme que beaucoup de nos officiers d'état-major scraient ineapa- bles d\u2019en faire autant.\u2014Je le voudrais pour notre chère église ; je serais si heureux du bonheur de notre bon curé.\u2014Quel excellent cœur ! pensa le capitaine tout-àÀ-fuit gagné au parti de l\u2019exilé.\u2014Papa fait demander si la pipe n\u2019est pas encore terminée ?oria Marie à travers la porte.\u2014Oui, oui, je te suis.Au revoir, Wilfrid, fit Fritz, on se levant aussitôt.CHAPITRE V LE LOUP DEVENU BERGER Sous la conduite d'un guide aussi sûr que Wilfrid, auquel chaque sentier de la forét était aussi familier qu\u2019au bûcheron du ehantier le plus voisin, Fritz s'était enfoncé dans la Moyeure avec la même sécurité qu'un seigneur châtelain égare ses pas dans un paro d\u2019où, au détour de chaque allée, il est sûr d\u2019apercevoir les b\u2019anches tourelles de son chiiteau.Tout entier au charme d'une conversation moitié sentimentale, moitié cnjoude, mai- toujours variée ct intéressante, tantôt il s\u2019a- vançaità travers d'étroits sentiers à peine tracés dans l\u2019épaisseur du taillis, tantôts coupant uno de ces larges ct interminables avenues que trace l\u2019administration forestière pour l'aménagement des coupes.Avec une aisance charmante, le teneur de livres de la maison Schültz et Cie, sans in terrompre la causerie, faisait traverser au 14 TYTN Rees NT rr ee Te JOURNAL DES CAMPAGNES 4 a EE \u2014 eapitaine, ici une clairièro remarquabla par une admirable échappée de vue, là uno pelouse solitaire, ou côtoyer pendant quelques instants une de ces routes moussues et tor- tueusos, lo long desquols courant les merles noirs, et dont les roues massives des chars ont sébré, cn passant, la surfuco humide de profondes ornières, ouatées d'herbes foulées.Dans cette belle forêt, qui n'a rien conservé do ce que Tacite appelle quelque part la terreur religieuse dos bois de la Germanie, le sol qui, par de larges mouvements, ou se gonfle en ondulations arrondies, ou ge creuse cn allons ondulés, revêt, aumois de mai, uno opulente livrée, composée de toutes les feuil lages et dans laquelle, suivant l'expression de Wilfrid, se retrouvent tous les tons de la gamme du printemps.De cette diversité d'essences, parmi lesquelles dominent cependant lo pin, le chêne, l\u2019érable et lc frêne, naît aussi la diversité d'aspects la plus compléte.Là où règnent sans partage les sapins, sur los pentes abruptes des Alpes, là aussi règne la tristesso grandiose, Le pin a pour caractère la mélancolie ; son feuillage grisâtre est presque duuil, et le oraquement do ses aiguilles desséchées sous le pied produit l\u2019effet d\u2019une plainte.Le chêne, au contraire, a la verdeur de la vicet les allures de la force ; c\u2019est un hercule auquel il faut de la place pour éton.dre au soluil son bras noucux, mais qui, une fois maître de l'espace, protège plutôt comme un père, qu'il n\u2019étouffe comme un tyran, les végétaux plus humbles qui so pressent à ses pieds ; près de lui l\u2019ormeau, son rival en force, se couvre d\u2019un feuillage,d\u2019une livrée plus elaire, auquel l'automne donne uno teinte doréee, lorsque, dans cette même saison le frêne, à la robe d'argent, marie son feuillage empourpré à cette verdure et à cet or, la forêt, vuo de loin, ressemble à un spleudido bouquet de bienvenue, offert par l'année qui s'en va à l\u2019année qui va commencer.Çà et là quelques masses de rochers cal- oaires, nus ou coguirlandés de liserons, de .lierre et de vignes sauvage, se dressent, disséminés à dessein,on le dirait du moins,comme des ruines factices, dans \u2018un jardin anglais, Ç pour le plaisir des yeux.Plus loin, en descendant vers le Rhin, la forêt prend un tout autre caractère, le grandiose y succède au gracieux, l\u2019effrayant au pittoresque ; lo profil des montagnes s'accentue, la couleur générale est plus foncée, la verdure se fait presque noire, les défilés se éreusent en abîme et le murmure des ruissaux y fait place au bruit sourd des cascades, Dans la Moselle, au contraire, sauf pour quelques rarcs escarpements, la ligne domi- nanto est la courbe ; la forme presque exclusive, la rondeur ; les points culminants eux- mêmes s\u2019y présentent comme une succession de dômes et ne sont connus dans le pays que sous le nom de ballons.On dit les ballons d\u2019Alsace, comme ailleurs le pic du Midi, ou à rierra Nevada et, elles seules, ces expressions indiquent parfuitement le singulier contraste qu'offriraient dans le paysage deux montagnes, l'une taillée en dents de scie, l'autre ne présentant que des cimes arrondies, Fritz,né à Saint.-Maric-des-Chênes et reve- pant d'un pays sillonné par l'Atlas rocheux et dénudé, n'avait, assurément, aucun besoin que son guide lui signalât les différences existant entre la chaîne des Vosges ou des Ardennes et colle do ls grande Kabylie ; il avait franchi depuis un mois à peine, les fameuses portes do fer ct gravi, la veille la côte des Genivaux, sa comparaison était donc singulièrement facilitée par la fraîcheur de ses souvenirs, et cependant c'était avec un * vrai plaisir de curiosité qu\u2019il écoutait Wilfrid lui expliquer dans un langago à la fois poétique et pédantesque, non pas la différence d'effet produit par ces montagnes sûr lo spectateur, muis la cause de cet effet, qui n\u2019était autre, disait-il, quo la substitution, par le grand décorateur du monde, de l'emploi d\u2019une ligne pour nue autre, do la ligne courbe, qui est le type de la grâce mêléo de faiblesse, à Ja ligne droite ou briséo, qui est celui de la graudeur et de la force.Pour développor es théorie, toujours un peu nuageuse,comme toute théorie allemande, Wilfrid accumulait les exemples, il montrait la liguo droite, par exemple, dominant dans l'architecture grecque, dans la coupe des bau- tes montagnes, dans le profil des plaines immenses ct de l'océan sans limites, dans le galbe do Jupiter ct de Pallas, sur les médailles grecques, partout où règnent la force et la beauté virile, Quant à la courbe, il la rencontrait dans le contour dum amelon gazonné, dans le creux du frais vallon, dans le visage do Venus, le type de la beauté féminine obez les anciens, ces grands maîtres de l\u2019art, dans l'enfant surtout où tout est grâce et faiblesse.Sur ce sujet, comme sur les autres, un Allemand, et particulièrement un Prussicn, dissertirait pendant six mois avant d\u2019avoir épuis6 la matière ; sur quoi ne dissertent-ils pas ?Un professeur de l'Université d\u2019Iéna n'a-t-il pas publié deux volumes compacts sur la question de savoir laquelle dela fourmi noire ou de la fourmi blanche est la plus in- dustrieuso ?Son livre n'a \u2018qu\u2019un défaut, il ne conclut rien.Après quoi mieux vaut en- Gore ne pas tirer une conclusion que de la tirer mauvaise, Dans son enthousiasme réel, car les oer- veaux tudesques se grisent aussi bien en par- laut qu\u2019en buvant de la bière, Wilfrid mélangeait à sa théorie, un peu quintessencide, du rôle de la ligne dans le caractère du dessin, des lambeaux de théologie sentimentale, de philosophie nuageuse, de poésie mystique, d'esthétique vague et de précision mathématique, À propos d\u2019un chêne, symbole de la force chez les végétaux, il citait Samson et Hereule, qui cn sont les types dans l'humanité ; 3 une tirade do Goethe ou de Schiller, célébrant la sainte nature, il faisait succéder une penséo d\u2019Hégel ou de Kant, que l\u2019Allemugne savante regarde comme d'incomparables génies philosophiques, parce jamais personne n\u2019a pu rien comprendre à leurs élucubrations, La Bible jouuit un grand rôle dans cet étalage d\u2019érudition, et les sciences mathématiques y contribuaient aussi pour leur part.Un crâne tudesque ressemble à une épaisse marmite, au lourd couvercle,et remplie d'éléments los plus disparates ; à froid, rien n\u2019est plus froid et plus méthodiquement oasé, mais) qu'une flamme continue échauffe peu à peu le liquide et le porte à l\u2019ébullition, tous les éléments se mêlent, se heurtent, se croisent, so confondent et la vapeur, soulevant le couvercle comme une soupapo, .s'échappe avec une force décuplée par la pression.Aussi rien ne ressemble-til moins à un Allemand de sang-froid qu\u2019un Allemand qu\u2019une cause quelconque a foreé à sortir do son apathie naturelle, De silencieux il devient brayant, de calme enthousiaste, de religieux fanatique, de naturellement bon brutalement féroce, L'ivresse do Wilfrid n'avait pas tourné du mauvais côté, et la vapeur qui échappait de sa chambre eu ébullition était tout.poésie et enthousiasmo avec une légère teinture de sentimentalisme, Le capitaine de turcos, qui avait un peu oublié les Allemands pendant dix ans passés dans un milieu essentiellement militaire et français, écoutait la Conversation de son compagnon avec lo même plaisir que l\u2019on éprouve à entendre un orgue de Barbarie jouer, sous votre fenêtre, un air avec lequel une nourrice a bercé votre enfance, Il souriait doucement cn avangant sous la verdure de la forêt, à travers ces beaux arbres dont le soleil couchant perçaitcà et là 1'6- paisseur de ses flèches d'or, ct promcnait autour de lui un regard à la fois distrait.et charmé, Soudain il s'arrêta et, du bout de sa canne désigna au jeune Allemand un cavalier qui, au petit trot d'un grand cheval noir, suivait une allée parallèle à celle dans laquelle ils so trouvaient.L'étranger ne les voyait pas et continuait À s'avancer, lo corps raide ct lisant attenti- vewent dans un petit livre, qu'il tenait de la main droite, comme une vedette porte un pistolet d'argon, Si sa tournure était militaire, rien ne l\u2019é- et redingote noirs, beaucoup trop larges pour sa maigre personne, lunettes rondes sur le nez, menton soigneusement rasé, encadré dans une vaste cravate blanche, et sur Ja tête un chapeau noir, rond, en forme de tuyau de poêle, ct de dessous lequel tombaient, par claques raides sur les épaules du voyageur, de longs cheveux blonds mélangés de roux ardent.Il y avait dans tout ce personnage quelque chose de raide, de sec, d'anguleux, de désagréable à voir, même de loin ; de près cet homme était encore plus laid, ses longues machoires osseuses s\u2019allongesient cn forme de muscau de loup, son front étroit et fuyant complétait la ressemblance avec cet animal à la fois lâche, féroce et rusé, Ajoutez à cela de gros yeux saillants, qui regardaient toujours par dessous ou par-dessus les lunettes, jamais droit devant cux, des lèvres plutes avec un mauvais sourire, une peau parcheminée et huileuse, ct vous aurez la photographie assez exacte de cet animal cavalier.\u2014À coup sûr, voici quelqu'un qui n\u2019est pas d'ici, dit Fritz, du moins je ne me souviens pas de l'avoir vu ; le connaissez-vous, Wilfrid ?\u2014C\u2019est, je crois, M.Fouinard.\u2014Le pasteur piétriste ?\u2014Lui-même.Vous avez donc' entendu parler de lui ?\u2014Oui, hier, à l'auberge de la Croix-d'Argent, \u2014En effet, c\u2019est, je suppose, un ami du gros Spach, \u2018 ; \u2014Dans tous les cas, ce n\u2019est pas l'occasion de citer le proverbe ; qui se ressemble s\u2019assemble, car l\u2019un ressemble à un tonneau do beurre et celui ci à une allumette soufrée.\u2014Pourquoi soufrée ?\u2014Regardez, sa longue et maigne personne ne s0 termine-t-elle pas par une boule reusse ?\u2014Pardon, il y a le chapeau par-dessus, \u2014 Oui un point noir au-dessus du soufre, ce doit-être le phosphore : l'allumette est au complet.Si nous lui frottions un peu vigou- rouscment la tête, il flamberait instantanément.\u2014 Vous êtes bien Français, &i \\Vilfrid en riant.\u2014Je l'espère ct j'y compte.\u2014Jec voudrais pouvoir en dire autant, mais je n'ai pas assez d'esprit pour y arriver.\u2014Vous êtes plus que modeste, mon cher, ami ; mais pour faire un bon Français, le cœur vaut mienx que l'esprit.\u2014Oh ! s'il suffit du cœur, fit Wilfrid, en posant sa main sur sa poitrine, il y a longtemps que je le suis, \u2014Que la paix du Seigneur soit avee vous fit, d\u2019une voix mielleuse, le pasteur qui, à la vue des deux promeneurs, avait détourné son cheval pour passer dans le sentier.où il se trouvait.J'espère monsieur Wilfrid, que vous êtes en bonne santé ?\u2014Excellente, monsieur Fouinard, et j'en profite pour faires les honneurs de la forêt à M, Fritz, le fils ainé de .\u2014Oh ! j'ai l\u2019honneur de connaître monsieur son père, un bien digne homme, -monsieur, et un vrai chrétien des premiers temps, que je vénère, quoiqu'il ne soit pas de la même communion que nous, que moi, veux-jo dire car vous uussi.Enfin les miséricordes de Dieu sont infinies et comme dit l\u2019Ecolésiaste.\u2014 II fait un temps superbe, intorrompit assez brurquement, le capitaine, que co bavar- dago théologique commençait à ennuyer, \u2014Oui, superbe, en vérité, ct grâces cn soient rendues au Seigneur qui distribuo à son gré les rayons bicnfaisants du soleil ot les eaux fertilisantes de la pluie, suivant les besoins de la terre, car il est éorit dans lo livre des psaumes: La main du Seigueur déroulera le ciel comme un vasto pavillr.\u2014Quel insupportable sermoneur, murmura le capitaine entre ses dents.Et, touchant légèrement lo bord dé £a casquette, il ajouts assez haut : \u2014l me semble que Jo soleil commence à baisser, Wilfrid ; peut-être ferions-nous bien de songer au retour.tait moins que son costume : pantalon, gilet.\u2014Très volontiers, répondit celui-oi, en adressant un geste imperceptible au pasteur Fouinard, qui salua avec onction, et s\u2019éloi- goa, toujours adressant une prière au Scigneur pour le remercier de ses bienfuits.\u2014Ouf ! l\u2019assommant personnage, s'éoria Fritz quand îl se fut éloigné.Li est sec etglu- ant à la fois, et m\u2019inspire le même dégoût qu\u2019un de cès reptiles froids et visqueux sur lesquels il arrive par hasard de mettre le pied.\u2014Sauf qu\u2019il soit protestant, ce qui, à mes yeux, est plus un malheur qu\u2019un crime, reprit Wilfrid, ce n'est pourtant pas un mauvais homme, au contraire, il est dit on, fort charitable ct, sans rétributions aucune, il passe sa vic à parcourir la montagne, visitant les chantiers piépistes, pour prêcher la pure morale à les coreligionaires, \u2014Et convertit les catholiques, \u2014Oh ! non je l\u2019ai entendu quelquefois; il ne s\u2019ocoupe que de la morale et point du dogme.On le nomme ici, le pasteur pacifique.\u2014À dire vrai, il n\u2019à pourtant pas l'air pa- oifique du tout.~\u2014C\u2019est pourtant sa manic de prêcher la paix universelle et la fraternité entre tous les peuples, on prétend même qu\u2019il a beaucoup contribué à effacer dans ce pays-ci, les haines nationaleset vraiment fâcheuses, car elles sont injustes, des ouvriers alsaciens contre les Allemands leurs voisins, \u2014Où va-t-il, maintenant ?Il n'y a pas de chantier dans les environs, \u2014Pas loin d'ici il y en a, au contraire, un assez important, celui de Kroohviller.\u2014Le charmant oncle de Marguerite ?\u2014Lui-même, .\u2014Oh ! là il ne rencontrera que ses ouailles j'en suis bien certain, car ce Krochviller, on bon Frangais qu'il est, comme tous les soli- daircs, n\u2019emploie que des Allemands et des protestants.\u2014Oui, et c'est même d'un exemplo déplorable, soupira Wilfrid ; après quoi, cependant si vous connaissiez comme moi l\u2019affreuse misère qui règne l'autre côté du Rhin, peut-être exouseriez-vous ceux qui procurent la manière de gagner leur pain aux ouvriers de cette malheureuse contrée.\u2014Dans cette hypothèse, lo gouvernement prussien scrait bien coupable si, au licu de ne s'occuper quo du bien-êtro de ses sujets, il ne songeait qu'à exercer au nombreuses ar- mécs, pour faire la guerre à tous ses voisins.\u2014Oh ! mon Dieu, vous aussi, capitaine, vous êtes de ceux qui croyez que les cadres de l'armée prussienne regorgent do soldats et ses arsenaux de munitions, Je ne sais quelle presse cffrayée sème dans le publio ces bfuits alarmants, mais ce qu'il y a de certain, c\u2019est que tous ces prétendus préparatifs n'existent que sur le papier, que la Prusse, n'a pas un seullgénéral à opposer à tous vos généraux et que si, ce qu\u2019à Dieu no plaise, une güerre venait à éclater entre la France et Ia Prusse, il suffirait d\u2019un seul de vos régiments de turcos pour envahir la confédération et aller planter votre drapeau sur le palais royal de Berlin, \u2014Ce ne serait peut-être pas si facile que vous Je dites ?\u2014Je crois fermemont lo contraire, monsieur Frédéric, et la Prusse, qui sait la France prô- te, qui counait ses puissante alliances, car la Franco aurait naturellement avco elle l'Italie, qui lui doit tout, et l'Angleterre, qu\u2019elle a sauvée à Sébastopol, la Prunse, dis- je, n'osera jamais s'attaquer à uno nation aussi formidable qne la vôtre.\u2014Je suis charmé de voir l'opinion do notre puissance si bien établie ; entre nous, cependant, je crois que vous vous cxagéres les forces que nous pourrions mettre immé- diatcment sar pied.\u201cJo ne connais pas au juste nos ressources cn France, mais en Algérie, j'ai pu m\u2019assurer, par mes yeux, que l'organisation laisse fort à désirer, et, si je ne craignais pas d'ennuyer par des détails techniques, peu intéressants mour quelqu'un qui n\u2019est pas du métier, je vous étonnerais peut-être beaucoup.\u2019 \u2014Mais, au contraire, capitaine, j'ai été du métior, et comme ancien officier ot com- torte dpa a ST peut By wpe IT SOR Ye CTT Now Yt Wy NN YEG YEE « aug x - i - = \u2018 ie nt me me Français, car je suis Français de cœur, \u2018tout ce que vous me direz à ce sujet ne peut ique m'intéresser vivement.Ainsi que tous les hommes spéciaux.Fritz aimait à causer des choses de son métier, et Ja conversation qu'il eut avec Wilfrid s'engagea si bien, que ce ne fut qu\u2019en débouchant de la forêt, vis-à-vis l\u2019avenue de Sainte-Marie- des-Chênes, que le-tapitaine s 'aperçut qu\u2019ils étaient arrivées.Fritz rentra enchanté de sa promenade et de son compagnon.Wilfrid n\u2019était pas moins satisfait; il savait, sur l'armée d'Afrique, sa composition et le reste, une foule de petits détails qui l\u2019intéressaient singulièrement.Comme il aimaïtd'ordre et la méthode avant tout, il monta à sa chambre, où il consigna, dans un petit portefeuille secret, les résultats de sa causerie.Ensuite, comme il restait-encore un quart d'heure avant le dîner, il alla pieusoment faire sa prière à l\u2019église, dans une chapelle retirée, mais où, par hasard, comme toujours, il eut soin, soit en remuant incessammeut sa chaise soit en toussant fort à propos, de se faire remarquer par le curé, qui récitait son bréviaire, et par, Marguerite, qui paraît l'autel de fleurs, pour \u2018 la cérémonie du soir.Ce pieux converti avait toujours le talent de se montrer quant il feignait de se cacher.Depuis qu'il avait rencontré les deux nouveaux ainis, le docte et pacifique missionnaire de paix, Nathaniel Fouinard, n'avait pas _perdu son temps.Averti par le coup d'œil de Wilfrid qu'il ne rerait pas dérangé dans ses.saintes ocoupations par l\u2019indiscrète curiosité : du capitaine, il s\u2019était dirigé, en droite ligne vers le chantier de Kroshviller.Ce chantier ne ressemblait en rien à ceux des, schlitteurs des Vosges, bâcherons et scieurs: de long qui, après avoir coupé et débité les arbres dans les lieux escarpés, rapportent les: tronçons tout préparés sur des traîneaux auxquels,-avec une incroyable :adresse, ils font | descendre, au moyen de véritables escaliers en | bois, les pentes les plus escarpées.Assis sur la croupe d\u2019une montagne, d\u2019un accès facile, il rappelait plutôt un campement de sauvages qu\u2019un wéritable chantier.Tout autour d\u2019une elairièe, dont le sol, * moirci et caloiné, formait tache sur la pente mousseuse, encadrée de grands arbres, s\u2019élevaient des.cabanes de feuillage, construites à peu près toutes sur un modèle uniforme, sans portes, ni fonêtres, mais seulement ajourées :par une ouverture ronde, qui ne permettait à .ses habitants d\u2019y pénétrer autrement qu\u2019en \u201crampant, et 3 pou près de la même manière «que les lapins s\u2019introduisent dans un terrier.Au centre de l\u2019espace dénudé, trois ou quatre dômesarrendis, en terre, et semblable .À d'énormes fourmillières, laisse échapper à travers les fissures ouvertes par l'ardeur du fou intérieur, des jets d\u2019une fumée blanche et âcre, que des hommes, aux mains et au viza- ge noircis, s'efforcent constamment d'aveugler pour empêcher les flammes, un moment comprimées par la terre, de jaillir à leur tour.De temps en temps, de l'épaisseur du taillis sortent d'autres hommes, portant à la ceinture une hacke au fer luisant, et sur l'épaule des faisceaux de rondins de la grosseur du bras, et coupés à une médiocre longueur, Des femmes, assises à la porte des huttes, reprisent grossièrement les épais habits Jacérées par les broussailles, où font bouillir dans un chaudron de fer, posé sur un feu péniblement entretenu avec des branches encore hu- \u201c mides de sève, ce qui doit êtrele repas frugal de ces rudes et sauvages habitants des bois, Quelques âmes maigres, et dont la longue échine fait saillie sous uno peau souvent entamée en plusieurs endroits, broutent le gazon dans la cireonférence déterminée par la corde avec laquelle ils sont attachés.Plus libres, mais moins bien nourris enco re, des chiens dorment au soleil, sans doute parce qu\u2019ils connaissent le proverbe : qui dort dîne ; mais en vérité leurs côtes, par trop fortement accusées, témoignent éloquemment do la fausseté de cet adage.Dans tout Je camp il n\u2019y a de réellement en J OURNAL DES CAMPAGNES ant emma mes bon état que deux ou trois douzaines d'enfants, joufflus comme des chérubins, ct tout aussi peu vêtus, Ces hommes des bois ne sont, ainsi que l\u2019indique la description sommaire que.nous venons de donner de leurs occupations et de leur manière de vivre, qué des charbonniers, exploitant, au profit de certains industriels, les parties les plus fourrées de la forêt, dans laquelle, à l'aide de leurs haclies, ils font des éolairoies, en ayant soin d\u2019épargner, de distance en distance, les arbres désignés d\u2019avance par l'administration forestière, pour les y laisser grandir et se développer plus à l'aise.Couper le bois, l\u2019accumuler, le brûler, en étouffant la flamme de manière à obtenir un charbon noir, luisant, léger et cassant avec ungbruit métallique, tel est le rôle des hommes ; celui des femmes consiste à cuire les aliments, à reparer les habits de leurs seigneurs, les ses au charbon, les remplir et les conduire à la ville, pour les y vendre.Quant aux ânes, leur métier est de porter sacs et fagots, comune celui des chiens est de veiller à Ja.garde du camp, et celui des enfants de s'ébattre et de grandir sous l'œil de Dieu, et à la merci de la Providence, comme les fleurs et les oiseaux, Le jour,de camp est presque désert, les hommes travaillent sous bois et n\u2019en sortent que pour apporter leurslourdes charges ; mais quand vient le soir, quand l'ombre envahit la forêt, quand les oiseaux cessent de chanter, que les chauves-souris commencent à tracer dans l'air leurs silencieux zigs-zags, groupes par groupes, les travailleurs rentrent dans la clairière et s'asseient autour du plat commun posé sur la-terre nue.Après le repas, on fume, on cause, pas longtemps, car la journée de travail a été rude, et la fatigue rend le sommeil nécessaire.Tl semble-que les vertus ded'âgo d'or devraient régner dans ces chantiers, c\u2019est malheureusement le eontraire qui arrive trop souvent, sehlitteurs, bâcherons et charbonniers, perdus dans les vastes forêts où s\u20196- coule leur vie, de père en fils, et séparés de: leurs semblables, reviennent peu à peu à cet, état de nature que quelques philosophes ont\u2019 proclamé l'état par l\u2019excellence de l\u2019homme, et qui n\u2019en est malheureusement que le der: nier degré de l\u2019abrutissement.Si le vol y est à pou près inconnu, l\u2019ivro- gacrie y est générale et l'oubli de Dieu presque absolu, malgré les\u2018efforts de missionnaires zélés, mais drop peu nombreux, et d\u2019ailleurs en butte aux tracasseries systématiques d'un grand nombre de propriétaires de chantier, les uns protestants, les autres plus intolérants encore, parce qu'ils sont mauvais catholiques, qui regardent comme un vol, fait à leur préjudice, le repos du dimanche et le temps dorné à des instructions religieuses.En sa qualité de libre-penseur, Krockviller affirmait une incrédulité absolue ; Dieu, sa justice, ses châtiments, le génaient pour faire l'usure, voler sa nièce et s'enrichir par toutes sortes de moyens honteux ; il se fit inerédule pour so débarrasser de toutes les entraves apportées par la religion à son honorable commerce.Ce n\u2019était pas assez de s'affranchir de ce qu\u2019il appelait les pratiques superstitieuses, comme malgré tout il avait peur de Dieu, il se mit à nier son existence avec opiniâtreté.Ce nom seul le faisait entrer en fureur ; il aurait voulu que tous les hommes fussent incrédules pour pouvoir se tranquilliser en se persuadant qu'il avait raison de ne pas croire, : Malgré tout, quand la maladie le prenait, il avait des moments de terreur indicible, il ne permettait pas que sa garde s'éloignät de son chevet : il lui semblait que si on lo laissait seul un instant, ce Dieu \u2018qu\u2019il niait, parce qu\u2019il y croyait, en dépit de tes efforts, allait apparaître, devant lui ; ses dents claquaient et une sueur froide lui baignait les tempes.Oh ! tout n\u2019est pas rose dansla vie d'un inorédule de profession, et Dieu flagelle impi- toysblement les déserteurs de sa loi.Aussi, quand se forma l'association des trem- blours comme lui, de ces hommes qui sentant que la main qu\u2019ils bravent, finira par les saisir etles briser, appellent au secours de leurs terreurs des complices de leur crimes pour ne pas se repentir, même au dernier moment, l\u2019usurier Krochviller s\u2019était-il empressé de se faire recevoir solidaire, Son entrée dans cette ligue monstrueuse dela révolte contre la miséricorde infinie.avait exalté son impiété ; grâce à ses infà- mes amis qui par serment, s'étaient engagés à venir s'assoir à son chevet, pour en éloigner tout prêtre, que lui-même demanderait à mains jointes, et à lui assurer par tous les moyens possibles le bénéfice de l'enfer, il aurait voulu faire entrer tout l\u2019univers dans cette lutte absurdement sacrilège.On pourrait s'étonuer de l\u2019espèce d\u2019intimité qui\u2019 depuis cette époque, existait entre le ministre piétiste Fouinard et l\u2019incrédule Krochviller.Au fond, rien n\u2019était plus naturel, le protestantisme n\u2019est après tout que l\u2019association de la révolte.latolérant quad il s\u2019agit du catholicisme et entrant en épilepsic à la seule idée de suprématie du Pape, il ouvre des bras paternels à toutes les sectes.Dans son sein, libre penseurs, athées, incrédules de toutes sortes trouvent un accueil empressé, pourvu qu\u2019ils détestent le catholicisme.Un autre motifqu\u2019une haine commune unissait Krochviller, l\u2019usurier solidaire, et Fouinard, le pieux pasteur= l\u2019un et l\u2019autre faisaient une excellente affaire, dont ils tou- shaient les bénéfices prussiens, Krochviller composait ses ateliers de charbonniers protestants, alsaciens et badois, de manière à ce que l'élément étranger y dominât, Fouinard évaugélisait les chantiers.Incrédule dans le fond, car il ne eroyait pas À la divinité de Jésus-Christ, de même que { plusieurs ministres protestants ses confrères, il affectait la foi la plus vive, pour ne pas effaroucher ses ouailles, mais s'il prêchait le royaume de Dieu, il prêchait plus encore le royaume de Guillaume et ne cessait d\u2019exalter les vertus de ce tartufe couronné.Le jour commengait à baisser quand, après avoir quitté les deux amis dans la forêt, le \u2018ministre arriva à la clairière.Les femmes achevaient les préparatifs du repas et les hommes commençaient à rentrer
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