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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 2 juillet 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Références

Journal des campagnes, 1891-07-02, Collections de BAnQ.

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[" L - SN ES TSO, +.\u2018 L'industrie agricole doit toujours être la base de la richesse des nations.10ème Année Jeudi, 2 Juillet 1891 No 22 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et contenant tou e les nouvelles de la semaine.@rix de l\u2019abannement :\u2014-UNE FPIANTR:.POUR LA FRANCE : 10 FRANC# ' _ 1.= -Strictement payable d'avance CT HS.CHAPALS, wt « DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRE Les Ie Robe 3 SL ad mr ITER BROUSSÉAU, T EDITEUR * $1 & 18, rue Buade, H.-V., Québec.Ep TE AGRIC ULY URE \u2019 Comment faire du bon beurrs ?Cette Question est depuis longtemps discutée l'onjpourrait faire des volumes et des vo- -Jvimes en recueillant les opinions diverges que l\u2019on a émises sur le sujet, Malheureusement pour le commun des cultivateurs toutes ces discussions, toutes \u2018les méthodes que l'on à indiquées pour faire du beurre de choix sont trop savantes ; bien souvent le cultivateur ordinaire n\u2019y voit que du feu.C'est pourquoi aujourd'hui; dats l\u2019intérêt général .de mes amis les cultivateurs, j j'énumère- ai d\u2019une manière succincte et aussi \\ \u2018claire que possible les\u2019 points essentiels 3 1a fabrication du bon bdurre, ; Fe ui fout \u2018commencer naturellement par - avoir de'bannes.vaches laitières et les bien nourrir.Qu'on se rappelle que la -.vache laitière est une véritable machine - À produire le lait at le beurre ; si vous lui donnez de peu combustible, c'est-à-dire de nourriture, elle rendra peu ; si vous Ils nourrssez abondamment et à propos \u2018 élle rendra beaucoup.Kidée que plu- \u201csieurs cultivateurs entretiennent que le surcroit de nourriture que l\u2019on donne - aux vaches pour en obtenir plus de lait .et partant plus de beurre, est une dépense inutile, est ce qui cause le plus de dommage anotre industrie laitière.Quand tette idée fausse aura complètement disparu, la province se sera enrichie de mil- lions de piastres par l\u2019industrie laitière, Il faut donc soigner les vaches laitières abondamment; d\u2019abord durant l'été leur donner de bons pâturages, si l\u2019herbe se fait rare il faut soigner les vaches au fourrage vert; l\u2019automne, quand l'herbe se fait encore plus rare, il faut donner aux vaches de l\u2019ensilage, du son,de l\u2019avoine moulue, I] faut éviter cependant de donner des rations trop abondantes, il est bon que leg yaçhes, restent.un.pou \u2018sur leur appétit.L'important,c'est qu\u2019elles nettoient net leur crèche et qu\u2019elles n\u2019y laissent aucun déchet; il faut douner aux vaches du sel au moins deux fois par semaine: une once chaque fois est la dose ordinaire.Il faut traire les vaches toutes les douze heures.L\u2019étable doit être nette et bien aérde, il est bon avant de traire les vaches de répendre sur le plancher de l\u2019étable un peu de chaux pour absorber toutes les mauvaises odeurs que le lait absorberait lui même.Brossez chaque fois avant de la traire le pis de la vache ; s\u2019il est sale, il faut le laver, Il est inutile d\u2019ajouter que pour traire les vaches, il faut avoir les mains nettes que les vaisseaux de dans lesquel on recueille le lait soient toujours luisants de propreté.Coulez le lait dans des plats de fer blanc, co sont les meilleurs et les plus faciles à nettoyer.Le lait dans la laiterie doit avoir une température de 60 degrés environ.Quand la crême est toute montée il faut la recueillir dans un grand vase de fer blanc et avoir soin de la brasser deux fois par jour jusqu'à ce qu'elle commence un peu à sûrir.Qu'on le remarque bien, ilne faut pas laisser sûrir, moisir la créme avant de la baratteræil faut seulement attendre qu\u2019elle soit mûre, c'est-à-dire qu\u2019elle commence à avoir un petit goût'acide seulement.Alors mettez dans la baratte et faites le beurre.Pour que le beurre se fasse rapidement, tâchez d'amener votre orême à la tempé- rarure de 60 dégrés l\u2019eté et à celle de 62 degrés-l\u2019hiver la crême à cette température se change en beurre en vingt à tren- 1 te minutes.Comme on peut le voir,il est indispdhsable A tout bon faiseur de beurre d\u2019avoir\u2018un thermomètre, cet instrument coûte très peu et vaut son pesant d\u2019or dans la fabrication du beurre.Quatid le beurre est fait, placez le dans un gaand plat de bois et versez y de l\u2019eau froide, brassez.doucement avec votre palette de bois pour enlever le lait du beurre.Quand votre beurre est dlaité pese- He; êtendez le avec la palette, et pour.chaque livre de beuïre, mettez une onck de sel de première quelité; travaillez votre beurre légèrement encore quelque emps et portez-le à la laiterie où vous le laissez tranquille pendant douze heures afin de permettre au sel de bien le pénétrer ;on fait plus de mauvais beurre en le travaillant beaucoup qu\u2019en le travaillant peu.Au bout de douze heures travaillez -le quelque temps pour en extraire le reste du lait et mattez le beurre en tinettes ou dans des pots de grès.= * Toute bonne ménagère en suivant à la lettre ces conseils si élémentaires, peut faire d\u2019excellent beurre ; mais comme le lait et le beùrre sont des corps absorbants par excellence, un peu de négligence à Pétable, dgins la nourriture des vaches, à la laïtéfie, dans le nettoyage, le lavage, l\u2019assèchement de la barette, des tinettes, des plats, des chaudières à traire ete, etc, peut gâter toute l'affaire et être la cause qu'en voulant faire du bon beurre on en fait du mauvais ;.e\u2019est ce qui arrive trop fréquemment malheü- reusement, La meilleure manière de laver tous les vaisseaux qui servent à la fabrication du beurre.c\u2019eat d'employer de l'eau bouil lante dans laquelle on met un peu de soda.: *® x Ces instructions très simples, qui sont loin d'être savantes, peuvent assurer à ceux qui les mettront rigoureusement en pratique un profit considérable ; ils peuvent vendre leur beurre à des familles privées cinq centins, dix centins de plus par livre que le bourre ordinaire qui se vend sur le marché à des prix tion.ridiculement bas pour le trouble qu\u2019il a coûté.\u201c Qu'on se rappelle bien qu'il faut autant de livres de lait pour faire une livre de mauvais beurre, qu\u2019il en faut pour en faire une livre de bon ; la seule différence entre le mauvais beurre et le bon beurre provient du plus ou moins de propreté et du soin qu\u2019on a mis à- la confection de cet article de consomma- \u201cae Amr \u201c \u201c {Pr\u2014\u2014 oN i #.Cérottes wit : Uné plate qui n\u2019est pas généralement assez cultivée, c\u2019est la carotte.De toutes les plantes légumineuses, les carottes sont peut-être les meilleures.Elles possèdént/des qualités nutritives à un très haut degré.On dit qu\u2019elles augmentent beaucoup la forge et le pouvoir de résistance des chevaux.Elle augmente aussi l\u2019haleine des chevaux de course.Aux animaux malades, on donne les carottes bouillies.Pour les chevaux, elles peuvent remplacer - l'avoine dans une certaine mesure ; pour les vaches, elles sont supérieures ; elles n\u2019altèrent pas comme les navets, la qualité du lait et du beurre : au contraire, elles augmentent considérablement la secrétion du lait chez les vaches, et ce lait fait un beurre d\u2019une qualité supérieure.La seule objection que l\u2019on donne à la culture en grand de ce légume e'est que cette culture demande beaucoup de main d\u2019œuvré.Cette objection à du vrai quand la plante est jeune ; mais elle disparaj complètement quand la plante & acquis une certaine croissance, Il est entendu que la culture de la carotte doit se fai- reau moyendu cheyal, de la charrue et du cultivateur.Le sulfate de chaux dans le umier.On saitque le fumier laissé à l\u2019air libre perd couramment un tiers des sels azotés; cette perte annuelle correspond, pour une tête de bétail, à 200 livres de nitrate de soude et peutse dhiffrer par cing ou six piastres. NUT Sd CRE » Le sulfate de chuax ou plâtre absorbe 60 070 du carbonate d\u2019ammoniaque dégagé par le fumier etle rend à peu près inodore même par une température élevée.vé à la suite du lessivage que les sels ammoniacauX du fumier s\u2019étaient transformés en acide nitrique, qui est ln forme sous laquelle l\u2019azote est assimilé par les plantes.Le saupoudrage des fumieis par le sulfate de chaux est donc le moyen le plus efficace de les rendre inodores et d\u2019élever à leur maximum leur teneur en azote et en azote assimilable.On ne saurait trop recommander une telle pratique à la culture surtout dans la saison des chaleurs d\u2019été où l\u2019air des étables est infecté par les vapeurs ammoniacales, qui enlèvent au fumier son principal élément de fertilité.Ep.D\u2019ABZAC, NOTRE FETE NATIONALE La grande fête des Canadiens-Frähçais a été encore belle et grandiose cette année, en dépit de la température inclémente, Il est bien vrai que la procession n\u2019a pu parader dans nos principales rues, mais en revanche, tous nos compatriotes ont rivalisé de zèle pour pavoiser leurs demeures et les rues étaient toutes bordées d\u2019érables, .( À dix heures, à l\u2019église St-Roch, il y a eu messe solennelle chantée par M.l'abbé E.Pagé, vicaire à l\u2019église St-Jean-Baptiste, assisté de M.l\u2019abbé Bégin, vicaire de Chicoutimi, comme diaore, et de M.l'abbé Myrand, vicaire de Sherbrooke, comme sous- diacre.! Le chœur de l\u2019église St-Roch, aidé du chœur de la Congrégation, du Septuor Haydn et de plusieurs amateurs, a rendu avec effet la messe brève de Gounod, « Le sermon de circonstance a été donné par M.I'abbé Delisle, vicaire de St-Roch, On remarquait dans le bas-chœur Son Honneur le \u201cLieutenant-Gouverneur.l\u2019hon, M.Garneau, premier-ministre intérimaire, l\u2019hon.Chs, Langelier, l\u2019hon.J.Blanchet, M, le consul de France, le maire, les échevins et conseillers de ville, le président de la société St-Jean- Baptiste, les officiers et les membres du comité de régie, les représentants des sociétés sœurs et des différentes sociétés de bienfaisance, L'église était magnifiquement décorée, Dans l'après-midi, le ciel s\u2019est montré plus elément, et il y a eu grande exeursion par les chars à St-Raymond, présentation d'adresse par le conseil municipal de St-Ray- mond à la société St-Jean-Baptiste, et réponse per MM.J, Tessier, président de la société et J.B.Caouette, président-adjoint, et après cela jeux variés par les acrobates au Parc cantin, La fanfare de l'Union Musicale accompagnait' les excursionnistes, et le corps de musique de Roberval et celui de St-Raymond ont contribué à rehausser l'éclat de la fête, et ont exécuté avec succès nos airs nationaux si populaires.Toute la jolie paroisse de St-Raymond était en liesse hier, et la plupart des maisons du village avaient été pavoisées pour la circonstance.Les excursionnistes étaient de retour hier soir vers 10 heures, Nous sommes heureux de féliciter le comité qui a organisé cette jolie exeursion.Tout a bien été.Espérons que Ja recette a été bonne ; car les excursionnistes étaient en y grand nombre.Nous regrettons d'apprendre la mort de M.Charles L.Bossé, de Montréal, décédé à Québec, le 22 courant, à l\u2019âge de 46 ans, Le défunt était le deuxième fils de feu l\u2019hon.Jos.N.Bossé, J.C.S.et frère de l'hon.J.G.Bossé, juge de la Cour du Banc de la Reine.Les funérailles auront lieu! jeudi, à 9 heures a.m., 3 la Basilique.Nous offrons nos condoléances à la famille.Dans ce fumier ainsi traité,on a obser- vgs FINANCESD'OTTAWA MAGNIFIQUE SITUATION Trois surplus certains $7,000,000 en trois ans M.Foster vient de prononcer son discours budgétaire, Et son exposé est un de ses plus grands efforts, et un nouveau triomphe pour la politique conservatrice, triomphe qui a soulevé les acclamations de la chambre des Communes.Quelques chiffres feront'comprendre jusqu\u2019à quel point cet enthousiasme est bien fondé, Le revenu de 1889-90 a été de $39,- 879,925,et la dépense seulement de $35,- 994,031, laissant un surplus de $2,885,- 894.Outre ce surplus on a payé $1,897,237 pour rachat de la dette.La dépense au compte du capital a \u2018| été de $5,776,301.De sorte que mettant en regard le surplus et le rachat de la dette, on trouve que les dépenses du capitale sont couvertes par ces deux chiffres, ne laissant qu'une balance de $3,170.C'est-à-dire que la dette du Canada n\u2019a pas augmenté durant la dernière année fiscale.Pour l\u2019année courante qui va se terminer dans quelques jours, M.Foster croit pouvoir donner les chiffres suivants.Le revenu sera de $38,858,701.La dépense sera de $56,200,000 environ.Le ministre des finances entrevoit donc un surplus d\u2019au moins $2,136,000.La dépense au compte du capital pour cette année 1890-91 est beaucoup moins forte que celle de l'an dernier.Elle est d\u2019environ $4,000,000.Avec le fonds d\u2019amortissement et le surplus cette dépense est à peu près couverte, et la dette publique reste encore stationnaire.Quant à la prochaine année fiscale, 1891-92, M.Foster paraît compter sur un surplus de $1,300,000.De sorte que, pour les trois exercices nous aurions un surplus total de $7,000,000 en chiffres ronds.Et songez que la dette publique n\u2019augmente pas ! , En même temps le ministre des finances annonce l'enlèvement des droits sur le sucre brut.C\u2019est $3,500,000 de taxes que le gouvernement conservateur enlève d\u2019un seul trait de plume.Entendez-vous, électeurs du Canada ?Le gouvernement conservateur diminue les taxes.Il les enlève pour le sucre, Il les diminue de moitié sur le sel.Deux articles de première nécessité, Pour compenser cette diminution de revenu de $3,500,000, M.Foster va imposer des droits sur le malt, les spiritueux et le tabac, qui lui donneront probablement $1,500,000.Pour le reste, le gouvernement se propose d\u2019administrer avec'une telle économie que la différence sera couverte.Voilà les grandes lignes de la politique financière du gouvernement fédéral.Les surplus s'accumulent, La dette n\u2019augmente plus.Les dépenses diminuent.Et les taxes diminuent.Nous ne craignons pas de dire que jamais ministre des finances n\u2019a eu à montrer un plus satisfaisant état de choses.Quel contraste entre Ottawa et Québec.J OURNAL DES CAMPAGNES LA MAJORITE L'Electeur, par la plume de M.Barthe, essaie d\u2019épiloguer sur le vote de lundi, qui a conféré au ministère Abbott le baptême de la victoire.Peine perdue.La victoire du gouvernement est incontestable et décisive.Le vote a été de 83 contre 103.Nous avions Kingston vacant, l\u2019un des mandats de Sir Hector nul quant au vote, MM.Pelletier, Wilmot et McCarthy absents.Donc, en réalité, c\u2019est vingt-cinq voix de majorité que le gouvernement a eues sur ce vote important.C\u2019est plus qu\u2019il ne faut pour régler la question du pouvoir.Le Globe lui-même reconnaissait dans son numéro de lundi, que la majerité ministérielle ne peut être brisée, durant cette session.Le grand organe grit compte sur les élections partielles, pour voir arriver son parti au pouvoir.Laissons-les venir, les élections partielles.Et l\u2019on verra qu\u2019elles accrof- tront la majorité du parti consérvateur jusqu\u2019à 40 voix, bien loin de la diminuer.Boca WP fen ne rn en CALCULS E* L\u2019AIR L\u2019Electeur essaie de refaire un peu sa réputation endommagée, en se servant du vote de lundi soir sur la motion de M.Laurier.Il cite ce qu\u2019il disait le 24 mars au sujet de la majorité dans la province de Québec, et rapprochant cette citation du vote en question, il triomphe.Je disais, le 24 mars, s\u2019écrie-t-il, que le parti Libéral avait 13 voix de majorité dans Québec, et le vote de lundi prouve que je disais vrai à une voix près, car M.Laurier a eu pour lui 31 députés de Québec contre 19 ; cela fait 12 voix de majorité, L\u2019Electeur a tort de tant crier.Sa véracité ne sera pas raccommodée à aussi bon marché, Il n\u2019y à pas eu que le vote de lundi depuis le commencement de la session.I1 y a eu par exemple le vote du 4 juin courant, où l\u2019apposition n\u2019a eu réellement que 3 voix de majorité dans la députation de Québec.Ouvrez les Procès-Verbaux des Commaunes, aux pages 209 et 210, et vous y verrez que sur une motion de Sir John Thompson en amendement au bill de M.Edgar, l'opposition n\u2019a eu dans la députation de Québec que 29 coatre 27.Cela faisait 2 voix de majorité seulement.Et il y avait cinq opposition- nistes absents contre quatre conservateurs, ce qui donnait en tout 3 voix de majorité à l\u2019opposition.Où étaient la véracité et les calculs de I'Electeur?Comme question de fait, depuis le commencement de la session, l\u2019opposition n\u2019a eu que quatre à cinq voix de majorité, en moyenne, dans la province de Québec.: M.Joncas que I'Electeur réclame toujours, a voté avec le gouvernement sur l'amendement de M, Foster, mercredi soir.Il a assisté à presque tous nos caucus.Il a fait partie ouvertement de l\u2019armée ministérielle.On ne peut le ranger ainsi sans crier gare dans les rangs de l\u2019opposition.Voici donc l\u2019état réel de la députation québecquoise : Ministériels : Bergeron, Baker, Carignan, Caron, Chapleau, Cleveland, Curran, Daoust, Desaulniers, Desjardins (l\u2019Islet), Desjardins (Hochelaga), Dugas, Dupont, Dyer, Fréchette, Girouard, Grandbois, Ives, Joncas, Langevin (Richelieu), Langevin (Trois-Rivières), Lépine, Lippé, McGreevy, Ouimet, Pope, Pelletier, Smith, 28.Opposition : Amyot, Beausoleil, Béchard, Brodeur, Bowen, Carroll, Choquette, Christie, Delisle, Devlin, Fauvel, Gauthier, Geoffrion, Godbout, Guay, Harwood, Langelier, Laurier, Lavergne, Ledue, Migneault, Monet, Mousseau, Murray, Rider, Rinfret, Sanborn, Frémont, Bernier, Legris, Préfontaine, Bourassa, Scriver, 33.Restent MM.Simard, Savard, Tarte et Vaillancourt dont les votes varient suivant les questions, De sorte que l'opposition ne peut pas réclamer plus que 5 voix de majorité régulière pour la province de Québec, dans la Chambre des Communes, Les vantardises de l\u2019Electeur sont done absolument ridicules, Et ce n\u2019est pas avec ses calouls bot- teux qu'il se relévera de ses 20 voix de majorité libérale proclamées, et de ses drapeaux arborés; au lendemain du 5 mars.mm re QUELQUES EXPLICATIONS L\u2019avant dernier numéro de la Vérité contenait/des observations très justes, à.propos de quelques lignes publiées dans l'Univers : Ces observations sont tellement l\u2019écho- de notre propre pensée, que nous voulons les reproduire in extenso : Il ne nous arrive pas souvent de différer avec l'Univers, même dans les nuances : Le grand journal catholique, à la date du 20 mai, publie un article que nous ne pouvons laisser passer sans en relever le pag sage suivant qui constitue une injustice qu'il faut attribuer uniquement, nous le savons, à un manque de renseignements.Parlant du règlement de la question des biens des J'ésui- tes au Canada, notre confrère parisien s'exprime comme suit : \u201c\u2018 Les choses demeurèrent en cet état jusqu\u2019en 1888 ; c\u2019est à l'honorable M, H.Mercier que revient la gloire d'avoir alors eu l\u2019idée d'accomplir ce grand acte de justice et d'avoir mis tant de zèle à en presser l'exécution qu\u2019en moins de deux ans cette question difficile, et qui pouvait entraîner tant de complications, a été complètement règlée, \u201d\u2019 Il n\u2019est pas tout-à-fait exact de dire que la question était difficile et qu\u2019elle pouvait entraîner beaucoup de complications.Depuis longtemps, le pays était préparé à cet acte de justice par des articles et des études d'\u2019écrivains catholiques qui avaient formé l'opinion dans le sens de la restitution, longtemps avant l\u2019arrivée de M.Mercier au pouvoir en 1887, La preuve que l'affaire n\u2019était pas très difficile, c\u2019est qu\u2019à Québec aucun député n\u2019a combattu le règlement proposé par M.Mercier et qu'à Ottawa, treize seulement ont marqué leur hostilité à cette réparation partielle d'une criante injustice.Il s'agissait seulement de marcher.M.Mercier a eu ce mérite, tandis que les administrations qui ont précédé la sienne avaient eu le tort de piétiner sur place.Mais, il ne faut pas dire ue c\u2019est à M, Mercier que revient la gloire d'avoir eu l'idée de marcher, Nous le savons il aurait fait comme ses prédécesseursfsans les principaux conservateurs nationaux de Montréal, et, plus particulièrement, sans le très-regretté sénateur F.X.A.Trudel, directeur de I'Etendard, Cet homme rempli de zèle et d\u2019énergie, appuyé par quelques aniïs dévoués, a dû faire, auprès du premier-ministre, un véritable siège pour l\u2019engager à entreprendre le règlement de cette question importante, mais très- simple au fond.M.Mercier ne voulait pas d\u2019abord entertdre parler d\u2019une pareille mesu- se, car il n'a pes toujours été l\u2019ultramontain \u2018qu\u2019il paraît être aujourd'hui.Ce n\u2019est qu\u2019à orce d\u2019instances que M.Trudel et ses amis ont réussi à le lancer dans la bonne voie, Il a le mérite d\u2019y avoir été poussé ot d\u2019avoir mené les choses rondement, une fois décidé à prerdrc l'affaire en main.Etant donné l\u2019état des esprits en ce pays où leli- béralisme fleurit, chez les hommes politiques surtout,c'est un mérite qui n'est pas à dédaigner, mais qu\u2019il ne faut pas exagérer, non plus, On peut même affirmer, sans crainte de formuler un jugement téméraire, que M, - >* JOURNAL DÉS/ \u2014\u20140 Trudel et ses amis n'auraient pas réussi à déterminer M.Mercier à agir, s\u2019ils n'avaient u lui faire entrevoir le suceds politique au Pout du réglement de la question des biens des jésuites, \u201d Cet article mous paratt la justess® méme, quant &.ce qui concerne la tactique de M.Mercier dans cette affaire des biens des Jésuites.D'ailleurs il a pris soin lui-même, dans son fameux discours de Coaticook, de rejeter, devant un auditoire protestant, la responsabilité de cet acte sur ses prédécesseurs, les gouvernements de Boucherville et Ross, qui, disait-il, avait engagé la province vis-à-vis le St- Siège.De sorte .que lui, M.Mereier, avait été forcé de suivre la politique commencée.Lorsque l\u2019histoire complète de cette question sera faite, on s'apercevra que M.Mercier n\u2019a nullement été l'initiateur du projet, que d\u2019autres ont fait beaucoup plus que lui pour le-succès de ce règlement.Mais comme toujours, M.Mercier a su s\u2019en ättribuer toute la gloire, et s\u2019en faire une parure et une réclame, pour masquer une foule de méfaits politiques et de doctrines erronnées.Nos amis de I'Univers ne sont pas tenus de connaître ces détails, et il est bon de les porter à leur connaissance.LES BEVUES DE \u201c\u201c L\u2019ELECTEUR \u201d DIMINUTION DES TAXES Le gouvernement diminue les taxes, Il enlève les impôts sur le sucre brut.Et nos libéraux trouvent encore moyen de crier.Lisez l\u2019Elécteur de mercredi : Mais venons-en tout de suite aux gros morceaux.Le secret d'Etat est dévoilé, les C'est un dégrèvement de 3 millions et demi deman- droits sur le sucre brut sont enlevés.dé par les raffineurs, En retour le gouvernement élève les droits de douane ou d\u2019accise sur le malt, et par conséquent sur Ja bidre, sur les liqueurs dis- Ainsi on ne remet rien & vrai dire au consommateur, mais on lui impose, commes prétendue eompensation, un nouveau fardeau de taxes, Il paiera 3 cents de plus sur chaque gallon de bière, 20 cents de plus sur chaque gallon d'alcool, 5 sents de plus d\u2019aceise sur chaque livre de tillées sur les tabacs.tabac.Le bon gouvernement ! Pour 3 millions et domi do taxes remises aux raffineurs, je demande aux consommateurs une compensation d\u2019un million et demi seulement, dit-il avec complaisance.On ne remet rien au consommateur, dit l'organe libéral, c'est au raffineur qu\u2019on fait du bien.Franchement une telle ineptie est Elle comporte deux énor- incroyable.mes bévues, D'abord :l\u2019abolition des droits sur le sucre brut, permettant aux raffineurs de fabriquer leur sucre à meilleur marché, le résultat naturel est de faire baisser le prix du sucre raffiné pour le consomme- C\u2019est ce qui a eu lieu aux Etats- Unis, ou le bill McKinley a fait entrer teur.en franchise les sucres bruts.Immédiatement le prix du sucre est tombé de 14 cent la livre.Première bévue de I'Electeur.En second lieu, nen-seulement le sucre brut est libéré de toute taxe, mais la taxe sur le sucre raffiné importé-dans le pays est diminuée de trois cents à huit-dixième de cents par livre.De sorte que c'est une sottise que de voir dans ces changements au tarif l\u2019unique préoccupation de protéger ces raffineurs, Seconde bévue de l\u2019Electeur, Comme question de fait les changements annoncés favorisent lo consom, mateur qui pourra acheter son sûcre à meilleur marché, et laisse une protection suffisante à l\u2019industrie du raffinage qui n\u2019aura plus à payer de droits sur sa matière première, Maintenant, on impose comme com- malt, les spiritueux et le tabac.Eh bien ce seront les buveurs et les fumeurs de tabacs coûteux : qui paieront ce droit.Nos cultivateurs produisent presque tous leur tabac, et tiennent à ne pas payer de taxes sur le thé, le café, le sucre et le sel, Quant à la bière, aux spiritueux, aux tabacs fabriqués, ce ne sont pas là des articles de première nécessité, On voit combien l'organe libéral bat la campagne de ce temps-ci.LES GARDES MONTGOMERY Ce bataillon a laissé notre ville hier soir, après un brillant concert donné par eux sur la terrasse, en présence de plusieurs milliers de personnes, Veici les noms des officiers du bataillon : Colonel James J, Barry.Lt.-colonel John J.Barry- Major R.Murphy.Capitaine.\u2014Wm.English, Patl Henry John P.Duffy, Michæl F.Shay, J.Gleason- Lieutenants.\u2014Thomas Slater, John Deeghan, M.H.O'Gradp, John H, Weinor, Jas H.Whale.Etat major.\u2014Chef d'état major, Geo.Fla nagan, capitaine ; ehirurgien major John J, Lune ; ingénieur, capt.Thos.J.Quatters Judges advocate, capt.Edward Murphy; adjudant licutenant, John H.Lanagan ; payeur lieutenant, Chas.MoDermid ; quartier mai- tre, Ed.H.Mulligan ; assistant chirurgien, R.F.Scallon.Sous-officier \u2014Sergent-major, P.H.Cos tello ; sergent quartier maître, T.O'Connor - sergent d'hôpital, P.J.Shcerin.Les \u201c* Montgomery Guards \u201d se divisent en deux corps, L'un vient de Boston, ne fait pas partie de la milice régulière des Etats- Unis et est commandé par les officiers plus haut nommés.L'autre vient de Portland et est sous le commandement du capitaine; J.E.Hartvett.Ce dernier corps est affilié à la milice du Maine.Chuque soldat de tout le bataillon pourvoit lui-même à ses propres dépenses.Les militaires ont visité hier les points historiques de Québec, et ont donné hier soir un concert sur la terrasse.A midi, ils se sont fait photographier à l'endroit où Montgomery cst tombé en 1775.Ils ont assisté aux exercices dc la cavalerie et n'ont pas ménagé leuë admiration pour la bonne tenue de nos soldats et leur habilité, Ils sont repartis à 11 heuros par un train spécial.J PETITE GAZETTE Dimanche, 21 juin, Sa Majesté la Reime Vietoria commençait la cinquan- te-cinquième année de son règne.M.Casey M.P., est dangereusement malade, il a été transporté à l'hôpital de la rue Rideau à Ottawa.L'Ambassadeur français près le Vatican a remis au Pape une lettre de M.Carnot ou le président de la République exprime à sa Sainteté sa haute appréciation de l\u2019encyclique sur l\u2019état social, L\u2019hon.M.Abbott a Earnscliffe ttawa, 256\u2014L honorable Premier Ministre bott vient de louer pour deux mois, la fésidence de Lady Macdonald à Earnecliffe, Pendant ce temps Lady MacDonald et Allo MacPonald s'en vont en villégiature à Inch Arran,leur maison d'été à la Rivière-duoup.Lu Preraier Ministre cherche actuellement luuiillo au retour de Lady MacDonald, \u2014>e 4 \\ piastres par année, le dit paiement devant compter à partir de la date de l'achèvement du chemin de fer.M.Dewdney dit que ln longueur prévue de ce chemin est deux cents milles et que sa construction aura l'effet d\u2019aetiver la colonisation d\u2019unc partie très riche du Nord-Ouest où les communications par chemin de fer sont de la plus grande nécessité pour le transport du blé.M.SPOHN dit que ce chemin n\u2019est pas un chemin de colonisation comme on le prétend mais que c\u2019est le premier chaînon du chemin - de fer de la bnie d'Hudson, qui est un projet irréalisable.M.Spohn cite que la navigation \u201c du détroit de la baie d\u2019Hudson cst imprati- - cable.M.DALY dit que le chemin cest d'absolue nécessité comme chemin do colonisation.Il dit que le chemin de fer de la bare d'Hudson ct la navigation du détroit sont choses faciles et très praticables.M, WATSON énonce les mêmes vues que \u201cM.Daly.M.McMULLEN dit qu\u2019il ne prononccra pas de discours sur la résolution, mais lorsque le bill sera soumis à la chambre il proposera un amendement à l'effet qu\u2019à l'avenir la chambre n'uccorde aucune subvention de chemin de fer tant que les subventions payées par les municipalités d\u2019Ontario pour la reconstruction de chemins de fer ne leur auront pas été remboursées.MM.McDonnell, Sproule, Davin, Hugh John Macdonald parlent en faveur de la résolution, «ct MM.Forbes, Fraser et Mills la combattent, M.DEWDNEY résume la discussioo ct dit que lu subvention de ce chemin de fer ne sera payée que lorsque le chemin de fer sera cn complète opération et ne sera en réalité qu\u2019un paiement ordinaire pour le transport des hommes approvisionnements, matériaux et malles, La résolution est adoptée en comité, M.DEWDNEY dépose un bill basé sur les résolution.Première lecture demain.A onze heures la chambre s\u2019ajourne, 27 juin 1891 M.DESJARDINS propose l'adoption du troisième rapport du comité des débats.M, FOSTER sc plaint que certaines parties du rapport des discours sont wal faites.Il doit y avoir au moins un des sténographes qui n\u2019est pas à la hauteur de la tâche.AM.Mills et M, Davin disent que les débats sont bien faits.M.EDGAR dit que certaines parties des discours sont mal rapportées.M.LAURIER dit que la traduction de la première partie des débats est mal faite.Le Tapport est adopté.M- DEWDNEY propose l\u2019adoption du rapport du comité général sur la résolution concernant la compagnie du chemin de fer de Winnipeg à la Baie d'Hudson.Ce rapport.est adopté, Sir J.THOMPSON propose l'adoption d\u2019un bill à l\u2019effet de pourvoir à l\u2019exercice de la juridiction d'amirauté en Canada en conformité de l'acte des cours coloniales d\u2019amirauté de 1890, La chambre se forme en comité sur ce bill et le discute jusqu\u2019à six heures.SEANCE DU SOIR À la séance du soir la chambre adopte en comité plusieurs bills privés et reprend ensuite le débat sur le budget.M.WELDON, d\u2019Albert, répond au discours de Sir Richard Carthwright, Il attaque la politique de réciprocité illimitée ct dit que la politique nationale a eu l'effet de favoriser les industries du pays.Il dit que l'abolition des droits sur les sucres représentera non pas seulement - $3,500,000 en moins que le consommateur aura à payer au trésor mais $5,000,000 par année.M.\u2018Weldon dounc à entendre que la chambre sora appelé à étudier avant la fin de la session un projet de loi à l'effet de placer le chemin de fer Interoolonial sous le contrôle d\u2019une commission spéciale, ._ M.PATTERSON répond à M.Veldon, * Il dit que le remaniement des droits sur les sucres va avoir pour cffet de donner aux raf- fincries une protection plus considérable que sous l\u2019ancien tarif ct au lieu de payer deux millions de piastres au trésor le consommateur les paicra à l'avenir aux raffineurs.Il dit que les sucres continueront à être pluschers en Canada qu\u2019aux Etats-Unis.Il défend le parti libéral de vouloir l'annexion avco les Etats-Unis ct accuse M.Veldon d\u2019être en faveur de la Fédération Impériale.Mais le fait de donner au cultivateur canadien un marché dans les Etats-Unis ne détruit pas le marché qui existe déjà en Angleterre.Ce sera deux marchés au lieu d'un.M.MONTAGUE du débat.À minnit et demi la chambre s\u2019ajourne.propose l\u2019ajournement Ottawu, 30.Hon M.TUPPER dépose un bill pour modifier de nouveau l'acte des pêcheries.Hon M.FOSTER propose que la chambre se forme cn comité des subsides, M.CAMERON saisit cette occasion pour discuter l\u2019administration du Département des sauvages.Il dit qu\u2019en 1886, à la date du 15 avril, il a de son siège porté soixante accusations distinctes de mauvaise administration dans le Département des sauvages.Ces accusations étaient toutes bâsées sur les livres bleus et rapports officiels du Département des sauvages.Pas un ministroa répondu à ces accusations pendant la session 1886, bien qu'ils aient eu six semaines pour le faire avantla prorogation.Mais à la veille des élections le ministre de l'intérieur, qui était alors sir John Macdonald, fit publier dans lcs bureaux du \u201c Hamilton Spectator \u201d une brochure portant le caractère officiel et dans laquelle on accusait le député d'Huron d\u2019avoir falsifié ct tronqué les rapports du Département de l'Intérieur.Pendant les élections, l\u2019hon, M.Chapleap et Sir John Thompson firent une tournée dans Ontario, et daus leur: visite au comté de Huron renchérirent encore sur les termes de la brochure.M.Cameron dit qu\u2019il veut aujourd\u2019hui mettre devant la chambre les accusations qu'il portait en 1886 et les comparer avec les termes même des documents officiels pour prouver qu\u2019il n\u2019a rien fabriqué, fulsifié ou tronqué., .Sir J.THOMPSON dit que M.Cameron prend la chambre et le gouvernement à l\u2019improviste en provoquant la discussion sur cette question maintenant.Mais il se rappelle suffisamment les faits pour donner une explication qui satisfera la chambre.Sir John A.Macdonald était malade cn 1886 lorsque M.Cameron a porté ses accusations et trois semaines après il annonçait à la chambre qu\u2019il avait institué une enquête pour avoir sur la question des renseignements complets, les renseignements commençaient à arriver ct Sir John annonça que le résultat de l\u2019enquête serait publié.Ce rapport donne de nombreuses explications fournies par les auteurs mê- mesdes rapports officiels élucidant certaines parties des leur rapports, Ainsi dans un cas où il était dit qu\u2019onze chefs de familles sauvages étaient morts de faim, l'agent expli que que sept de ces sauvages avaient causé leur mort en faisant abus de boissons énivran- tes.Le rapport montre qur les accusations de mauvaise administration ne sont pas confirmées par les faits, M.MILLS dit que les explications de la brochure ne justifient pas les ministres d\u2019avoir accusé M.Cameron de mensonge ct de fraude lorsque ses accusations étaient basées sur les rapports officiels et qu\u2019il a fallu des explications subséquentes pour changer 1'interprétation que M.Cameron leur a donnée.M.DEWDNEY dit que les plaintes des agents ne portaient que sur des détails.M.PATTERSON dit que M.Cameron était pleinement dans son droit de montrer que les accusations portées par lui en 1886 étaient biisées sur des documents publics.M.LISTER soulève ensuite la question des pêcheries dans les lacs ct rivières d\u2019Ontario.À six heures la séance est suspendue, SÉANCE DU SOIR M.LISTER se plaint que les Américains éludent la loi qui n\u2019accorde de licences qu\u2019à des sujets britanniques.Un habitant du Canada obtient une licence, mais ne l'obtient pas lui-même ct la concède ou loue à un pécheur américain qui vient ayce ses vais seaux ct agrès de pêche, enlever le poisson des caux canadiennes et a, cn sa qualité de citoyen américain, l\u2019entrée sur le marché américain sans payer de droits, avantage que n'a pas le pêcheur canadien.M.Lister demande que le ministre de la marine ordonne unc enquête pendant la vacance afin d\u2019entendre sur les lieux Jes plaintes des pécheurs à ce sujet, M.O'BRIEN demande que des règlements sévères soient
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