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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 1 octobre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Références

Journal des campagnes, 1891-10-01, Collections de BAnQ.

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[" + Sa p % 7 x Sr ES DV EE RS = pedi A EE VONNEON Ui Cape Te pie re ol ih Friar one Le \u2018asaeinbiéé\\ agli\u2019 ¥ CT + -~ L\u2019industrie agricole doit toujours être#a base de la richesse des nations.tn NS 10éme Année Jeudi, ler Octobre 1891 No 35 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute les nouvelles de la semaine.Prix de l'abonnement :-UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANCS Strictement payable d'avance THS.CHAPAIS, \u2026 DIRECTEUR-PROPRIETAIRE LÉGER BROUSSEAU, ÉDITEUR _ 4 & 13, rue Buade, H.-V., Québec.AUX VOLEURS !! LE \u201c\u201c BOODLAGE \u201d ERIGE EN SYSTEME ARPEN TAGES Qu'il a été doux pour certains personnages de vivre sous le régime Mercier.Parmi ceux-là, on cite tel pauvre individu qui, avant 1887, tirait le diable par la queue, et aujourd\u2019hui vous éblouit de son faste ; fel autre qui vivait bien modestement avec un revenu modeste, et a réussi en quatre ans à se faires des rentes, et vit aussi en gros seigneur.Et le public se demande si ces gens-là battent monnaie ou s'ils n\u2019ont pas hérité de quelque oncle de Californie.Pourtant la réponse est bien simple : c'est au boodlage que ces messieurs doivent leur fortune.Boodlage en haut ! - Boodlage en bas ! Boodlage érigé-en système administratif.Rien sans lui, et tout avec lui.Tout est rançonné : positions, patronage, petits et gros contrats.Hier nous parlions d\u2019arpentage, en citant la Minerve.Aujourd\u2019hui C'est le Progrès du Saguenay qui se Plaint de nonveau de ce qui-s\u2019est passé au Saguenay au sujet des arpentages.En 1889, ce journal s\u2019éleva en termes, très significatifs contre les explorations inutiles ordonnées par le département des Terres de la Couronne.° Le conseil du village de Roberval, et M.Dumais, député du Saguenay, durent protester contre ces gaspillages d'argent faits sous prétexte d'utilité publique.Rien n\u2019y fit, le commissaire n\u2019écoutant aucune'des raisons ; s'il en avait été autrement- cela n\u2019aurait pas fait l\u2019affaire du boo- dlage.C\u2019est alors que le Progrès, dons un moment de juste indignation, s\u2019écriait : Aujourd'hui, aux département des terres, I'appui et la recommandation du député ne servent 4 rien pour les arpenteurs, / faut acheter le patronage ; le chantage et le carottage y sont en honneur.\u201d En 1890 nouvelle révélation de faits aussi: graves, au sujet du chemin de fer \u201cQuébec et Oriental.\u201d Dix mille piastres avaient été jetées au feu pour des fins d\u2019une prétendue exploration, qui se trouva n\u2019avoir été qu\u2019une partie de plaisir.Aujourd\u2019hui de nouvelle accusasions nous arrivent de, tous côtés: En dix minutes nous les prouverions devant une cour qui donnerait une chance aux témoins de parler.=-\u2014 Le ce AUDACE M.MERCIER ET LA COMMISSION Dans son interview avec le Star, M.Mercier veut dicter à la commission la ligne de conduite qu\u2019elle doit suivre, C\u2019est ainsi qu\u2019il dit.que lorsque le tribunal commencera ses séances, lui et ses collègues seront présents et offriront leurs témoignages les premiers, afin d\u2019expliquer toute l'affaire.Depuis quand les accusés sont-ils entendus avant que la preuve de la poursuite soit faite ?Depuis quand les accusés s'offrent -ils comme aviseurs des juges qui doivent les juger ?\\ : Il faut que M.Mercier comprenne une chose : lui et ses collègues sont accusés devant l\u2019opinion publique d\u2019avoir conspiré avec Pacaud, le détrousseur du trésor provincial, pôur détourner des fins pour lesquelles elle était votée, la somme \\ de $100,000, et d\u2019avoir profité directement du détournement, sachant que l\u2019argent avait été volé.Voilà l\u2019accusation.Des témoins seront appelés pour établir l\u2019accusation.Et quand l\u2019accusation sera établie par les témoins à charge, si M.Mercier a une preuve à offrir pour se défendre, lui et ses collègues, ils seront sans doute entendus.Chaque chose à son heure, à sa place- .M.Mercier voudrait bien entrer, le préraier, dans la boîte aux témoins, et faire un de ces discours dont il est coutumier, afin d\u2019embrouiller les cartes et d\u2019ensevelir sous un morceau de hors- d\u2019ceuvre, d\u2019appels aux préjugés et de vulgaire déclamation, la véritable, l\u2019unique question : qui a volé les $100,000 et qui a profité du vol ?M.Mercier a été obligé de céder devant Son Honneur le lieutenant-gouver- neur, 1l a bu jusqu\u2019à la lie la coupe de l\u2019humiliation, il s\u2019est tratné dans la poussière, il veut maintenant se relever un peu et payer d\u2019audace.Mais il est entre les mains de la Justice et il a beau se débattre et se tordre, il faut qu\u2019il subisse son procès suivant les règles ordinaires.UNE CANDIDATURE LE (OMTE DE BEAUCE \\ On lit dans le Canadien de ce matin : Qui sera candidat à la Beauce et quand aura lieu l'élection ?\u2018On parle de M, Thomas Chapais, qui peut s'attendre à avoir la lutte chaude.D'ancuns disent que M.Linière Taschereru ou M.Alfred Morency sc présentera, si l\u2019on voit que la candidature do M.Chapais n'augure pas bien pour la victoire.: Il cst aussi question de M.Flynn.Quant au candidat ministériel, rien n'a encore été fait.Le Canadien peut déposer ses sollicitudes.M.Chapais, s\u2019il avait l\u2019intention de briguer les suffrages du comté de Beauce, ne se laisserait point intimider par la lutte chaude, que le Canadien annonce.Dans les circonstances, cette lutte chaude sorait absolument naturelle.Mais, M.Chapais n\u2019a nullement l'intention de se porter candidat à la Beauce.Cela devra couper court aux spéculations des nouvellistes.PAS FIER! IL AVALE TOUT L'Etendard publie un excellent article, dans lequel il dit clairement à M.Mercier qu\u2019il le trouve très peu fier.Nous citons : A Le mémoire adressé par Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur à M.Mercier est d\u2019une force terrible et d'une logique irréfutable ; il équivaut à un renvoi d'office.Si M.Mercier ne l'a pas ainsi compris, c\u2019est qu\u2019il a perdu toute notion de respect de lui-même.En effet le licutcnant-gouverneur ne pouvait pas dire d\u2019une manière plus claire à son aiseur qu\u2019il n'avait plus \u2018confiance\u2018en lui.Il lui déclare qu\u2019il ne lui permet plus d\u2019administrer la province, lui défendant de faire aucun autre acte que ceux d\u2019une urgence absolue pour la marche des affaires, Il lui défend de dépenser aucun argent jus: qu\u2019à nouvel ordre et il révoque le pouvoir confié au député-lieutenant-gouverneur.Le représentant de la couronne ajoute que les accusations portées contre ses ministres sont telles, qu\u2019il ne peut pas recevoir leur avis jusqu\u2019à ce qu\u2019une enquête ait été faite devant une commission royale composée des honorables juges Baby, Davidson et*Jetté, On ne pouvait pas dire plus clairement à un homme : Vous voyez bien que je n'ai plus confiance en vous, allez vous-en.Cependant, M, Mercier est resté ! Il est resté, malgré que le gouverneur lui signale le fait qu\u2019il existe une barrière où il faut payer tribut avant de pouvoir régler des réclamations légitimes avec le gouvernement.M.Mercier est resté, malgré que le gouvernement lui signale qu\u2019il a violé la loi et trompé la Couronne en émettant des lettres de crédit sans l'autorisation du Souverain.9 Nous autres, humbles et pauvres journalistes que nous sommes, nous ne connaissons pas les règles du codu de l'honneur et de la bienséance pour un ministre, mais parole d'honneur, ils sont rares les hommes qui auraient le courage de se laisser ainsi souffleter sur les deux joucs, et d\u2019une manière aussi méritée, et qui resteraient là, quand on leur montre si clairement la porte.Les derniers événements ont-ils fait perdre à M.Mercier toute dignité personnelle et tout respect de lui-même ?C'est cela.Il n\u2019est pas fier, M.le comte de Tourouvre ! 1JOURN: eme =\" Cage TT ARS TE L DES CAMPAGNES © LE MEMOIRE DU LIEUTENANT- GOUVERNEUR (Suite) Par un dossier du Département des Travaux Publics et Chemins de fer, je constate qu\u2019en avril 1891,le gouvernement s'occupait de mettre à exécution la loiaccordant 800,000 acres de terre à la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs par l\u2019acte cité plus haut: j\u2019y trouve un télegramme de I\u2019honorable M.Robidoux, Procureur-Général à Vhonorable M.Garneau en date du 17 avril, 1891, daté de Mantréal et ainsi conçu : : \u201c L\u2019hon.Pierre Garneau Commissaire des Travaux Publics, Québec.Je crains d\u2019être retenu ici par la maladie plus longtemps que je ne le croyais ; vous pouvez proccdé aux affaires en mon absence.Je ratifie i 'avance tout ce que vous ferez dans l'affaire de la Baie des Chaleurs.M.Langelier vous dirà exactement ce qui a été résolu avant le départ de M.Mercier, On me dit que tout délai dans cette affaire pourrait être nuisible aux intérêts de l\u2019entreprise et de la province, Signé J.E, Rosmpoux.\u201d Le même jour Mr A.M.Thom faisait au gouvernement la proposition .qui est incorporée dans l\u2019Ordre en conseuil No.237.Entre-le 21 et le 23 avril 1891 Thonorable M.Garneau, Commissaire des Travaux Publics et Chemins de fer, vint me trouver pour, conférer avec moi.au sujet de la proposition faite par M.À.M.Thom et ceux qu\u2019il représentait pour larégrganisation de la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs de la conversion en argent du subside de 800,000 acres de terres à raison de 35 cts de l\u2019acre formant $280,000,00 du \u2018paiement du subside de$50,000,00 pour la construction d\u2019un pont sur la Grande aivière Cascapédiac, du paiement des dettes, qui d\u2019après la loi et les citations plus haut devait être pour protéger les journaliers et fournisseur de provisions eontre les entrepreneurs de ce chemin et pour régler les droits de passsage, et aussi sur la nomination d\u2019un commissaire pour effectuer les paiements, Je recommandai à l\u2019honorable M.Garneau d\u2019agir avec beaucoup de prudence et de circonspection en cette affaire ; je rappelai que la construction de ce chemin de fer%avait déjà causé beaucoup d\u2019embarras dans le comté de Bonaventure ; et je le priai de voir à ce que tout fut fait conformément à la loi, et sur le rapport du Procureur-Général.Il me dit qu\u2019il avait le rapport de l\u2019honorable M.Charles Langelier, mais je lui fis remarquer que ce n\u2019était pas là le rapport de l'officier préposé ; il me dit qu\u2019il allait commniquer avec l'honorable M.Robidoux, malade à ce moment, puis l'honorable M.Garneau prit congé, Le 23, l\u2019honorable M.Garneau vint de nouveau conférer avec moi sur cette affaire, m\u2019informant que le Comité de l'Exécutif avait adopté un rapport au sujet de la Compagnie du chemin de la Baie des Chaleurs, et un autre nommant un commissaire pour faire les paiements que la\\loi autorisait.Je lui renouvelai mes recommandations d\u2019agir avec prudence et circonspection ; ii m\u2019informa que le Procureur-Général lui faisait rapport que tout était conforme à la loi, mais qu\u2019étant malade,il avait besoin de quelques jours pour mettre au net son rapport écrit ; et il m'assura que lui l\u2019honorable M.Garneau, verrait à ce que des instructions spéciales soient données an Commissaire.Le 23, après cette entrevue, je donnai ma sanctiBn à ces deux rapports du - Comité Exécutif, qui devinrerit les Ordres en Conseil qui suivent : \u201c COPIE du rapport d\u2019un comité de conseil exécutif, en date du 21 avril 1891, approuvé parle Lieutenant- Gouverneur, le 23 avril 1891.No.237.| Concernant la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, .L'honorable commissaire des travaux publics, dans un rapport] en date du vingt avril courant 1891, expose qu\u2019il a reçu une lettre de M.Angus M.Thom, en date du dix-sept avril courant, qui se lit comme suit : Québec, 17th, April 1891.To Hon.P.Garneau, Commissioner of Publics Works and Premier ad interim.- SIR, We are in a position to secure the transfer of the charter of the Baie des Chaleurs Railway, If the following proposition is accepted by the government, the company, under the management of a new board of directors, will be prepared to go on with the work, complete the road and have it ready for trafic on or before the 31st December 1892 from Métapédia to Pasbédiac, and then to Gaspé Basin as soon as circonstances will permit.\u201c For the carrying out of the present proposition, it is understood that the government shall pay the company.\u201c1, The balance of the subsidy by the statutes of Quebec 45 Vict., ch.23 and its amendments and 51-52 Viet., ch.91, sec.12, amounting to $250,000.00 to be payable as earned.\u201c 2.The subsidy of $50,000.00 granted by the statute of last session, 54 Vict., ch.88, sec 1.subsection i, to be payable as soon as the bridge over the Grand Cascapédiac is finished and accepted by the government ; «3, To comply with the intention of the law, the subsidy of 800,000 acres of land, granted by Statutes of last session 64 Vict., ch.88, sec, 1, subsection Jshall be converted and the proceeds thereof shall be used by the Government to pay the legitime and privileged claims in.accordance with the above cited act now existing against de road or against the company, and if any surplus should exist after the payment by the Government of all the claims now existing against the said road as aforesaid, such surplus, if any, shall go to the new Company on final settlement.\u201cThe said debts and claims, after they shall have bcen approved and certified bv 24, A, M.Thom, representing the comy au shall be paid by a person appointe ' by the Government for that purpose, and failing that approbation and such certificate by M.Thom, they shall be paid upon a judgement or arbitration \u201d a report in favor of any claimant, When the Commissionner appointed by Government shall accept a claim, and M.Thom refuse his certificate and approbation, then and in each.case the claimant kas an absolute right to an arbitration and the decision of the arbitrators shall then state that the costs incurred shall be paid by the party against when the decision is given.If M.Thom fails to appoint an arbitrator after fifteen days notice to do so, the Commissionner may then pay the claim and his action shall be- binding on all parties.\u201cAs a guarantee that they will go.on with the works, built complete and run the road, the company will deposit the Government, bonds on the actuel emission on the amount of five hundred thousand dollars, (500,000.00), wich shall be exchanged for equal amounts of bonds of another issue of same amount and value in case the company would deem proper to cancel the present issue and replace it with others,for other satisfactory security,in lieujthereof,it being distinctly understood that the Company will be handed back the bonds or other security so deposited, on the completion and sufti- cient equipment of the road to Paspébiac.\u201c The Board of Directors of the Company under the new organisation shall be composed as follows :\u2014James Cooper of Montreal; J.P.Dawes, of Lachine ; Alexander Ewing of Montreal ; James Williamson, of Montreal ; Angus M.Thom, ef Montreal and two other persons to be named by the Government ; \u201c On the sixty miles of the said road comprised between Matapédia, the Company will resume the works as soon as they can take possession of that section, and on the 40 miles ending at Paspébiac, surveys will be commenced as the present propositioz is accepted and the work will proceed with the utmost diligence.The whole respectfully submitted, .(Signed) A.M.THoMm.En par le dit A.M.Thom et les personnes au nom desquelles il agit et qu\u2019il représente obtenant le transfert de la- charte de la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs et vu que les personnes mentionnées dans la proposition suscitée ont les moyens voulus pour conduire l\u2019entreprise à bonne fin, tel que requis par le statut de la dernière session 54 Vict., ch 88, sec I,sous-sec.J- et qu\u2019il est dans l\u2019intérêt de la provin de l'accepter l'honorable, Commissaire des Travaux Publics recommande que la dite proposition soit acceptée comme suit savoir : To.De réorganiser la Compagnie du chemin de fer de lu baie des Chaleurs : 20, De faire et de mettre en exploitation le ou avant le 31 décembre 1892 les 100 milles du dit chemin de fer compris entre Métapédia et Paspébiac et à la suite en gagnant le Bassin de Gaspé, aussitôt que les circonstances le permettront : 30.De continuer les travaux sur les 60 milles eompris entre Métapédia et la Grande rivière Cascapédiac, dès que la Compagnie pourra prendre possession de cette partie du chemin, c\u2019est-à-dire aussitôt que les réclamations non-contestées auront été payées, ce qui devra être fait à la diligence du gouvernement d\u2019ici au 10 de mai prochain le plus tard, mais sans recours contre le gouvernement faute de telle diligence de commencer les travaux exploratoires sur les 40 milles compris entre la grande rivière Cascapédiac et Paspébiac dès que la dite proposition sera acceptée, et les pousser avec la plus grande vigueur : 4o.De composer le premier bureau des directeurs de la dite eompagnie des personnes suivantes : MM, James Cooper, de Montréal ; J.R.Dawes, de La chine ; Alexandre Ewing, de Montréal ; Angus M.Thom, de Montréal ; James Williamson, de Montréal, et de deux personnes nommées par le gouvernement ; 5o.De déposer comme garantie entre les mains du gouvernement $500,000,00 de débentures ou obligations de la Compagnie de I'émission actuelle ou de toute autre garantic satisfaisante, avec privilège d\u2019échanger les dites débentures ou obligations pour un égal montant de dé- bentures ou obligations d\u2019une autre émission, ne devant pas éxcéder l\u2019émission actuelle et de la même valeur dans le cas où il serait jugé à propos de retirer la présente émission ; lesquelles dé- bentures ou obligations, on autres garanties seront remises par le gouvernement à la Compagnie dès que le chemin sera fini jusqu\u2019à Paspébiac ; A CONDITION lo, Que la balance, (savoir: $260,- 000,00), des subsides accordés au dit chemin de fer par 1a 45 V., ch.23, et ses amendements, et la 51-52 Vict., ch.91, section 12, soit payée à la compagnie à mesure qu\u2019elle sera gagnée conformément à la loi ; 20° Que le subside de $50,000,00 (8in- quante mille piastres ) accordé par le statut 54 Vict., ch, sec.1.sous-sec, I, soit payé à la Compagnie dès que le pont de la grande rivière Cascapédiac sera construit et accepté par le Lieutenant- Gouverneur en Conseil.sur rapport de l'ingénieur du gouvernement ; 3o Que le gouvernement s'engage à payer à la Compagnie le subside de 800,000 acres de terre accordé par le statut 24 Vict., chap.88, sec.1, sous sec, J, converti en argent, lequel subside sera gardé par le gouvernement et par lui employé pour payer les dettes actuelles du chemin de fer de la Baie des Chaleurs} et le surplus, s\u2019il en reste, après le paiement de toutes les réclamations actuellemrent existantes contre t le dit chemin, sera gardé par le geuver-.nement qui en rendra compte Ala Compagnie en règlement final ; Que les dites dettes et réclamations après qu\u2019elles auront été approuvées et certifiées par M.A.M.Thom, représentant la Compagnie, seront payées par une personne nommée à cette fin par le gouvernement ; et à défaut de telle approbation et tel certificat,elles le seront.sur un jugement ou rapport d'arbitre en faveur de tout réclamant.Dans le cas où le commissaire du gouvernement accepterait une réclamation, et que le dit M.Thom refuserait son certificat, alors et dans chaque cas le réclamant aura.droit absolu à un arbitrage, la sentence drbitrale devant alors déclarer que les frais seront à la charge de la partiè qui succombera : et à défaut par le dit Thom de nommer un arbitrage après quinze jours d\u2019avis de ee faire, le oommissaire pourra payer la réclamation à toutes fins que de droit, et son action liera toutes les parts.Certifié, (Signé) GUSTAVE GRENIER, Greffier du Conseil Exécutif\u2019 \u201c COPIE du rapport d\u2019un comité de l'honorable Conseil Exécutif en date du vingt et un avril 1891, approuvé par le Lieutenant-Gouverneur, le .vingt-trois avril 1891, No.238.Sur la nomination d\u2019un commissaire pour payer les réclamations contre la Cie du chemin de fer de la Baie des Cha leurs.L'honorable commissaire des travaux publics, dans un mémoire en date du vingt et un avril courant, (1891), recommande que M.J, C.Langelier,sous- registraire de la province, soit nommé commissaire pour payer les réclamations contre la Compagnie du chemin de la Baie des Chaleurs, conformément aux dispositions de l\u2019ordre en Conseil No.237 du 23 avril 1891, Certifié, (Signé) GusravE GRENIER, Greffier du Conseil Exécutif.\u201d Je constate que conformément aux recommandations faites par moi à l\u2019honorable M.Garneau, ce dernier donna le 24 avril 1891 au commissionnaire nommé, les instructions qui suivent : ; \u201cL.E.No.1356 L.R.No.638.Département des Travaux Publics Québec 24 avril 1891, J.C.Langelier Ecr., sous régistraire de la Province Québec.Monsieur comme vous avez été nommé commissaire spécial par ordre en conseil No, 238 en date du 23 courant pour payar les réclamations contre la Cie du chemin de fer dc la Baie des Chaleurs, conformément aux dispositions de l\u2019ordre en conseil No.237 adopté le 23 de ce mois, je crois devoir vous autoriser à faire de suite l'examen et la vérification de ces réclamations en souffrance, et d\u2019établir lesquelles doivent être considérées comme dettes privilégiées et légitimement dues par la Compagnie, ou les entrepré- neurs ou sous-entrepreneurs, du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, ou \u2014sur les sections de ce chemin s\u2019étendant entre l\u2019extrémité du 20e mille et celle du \u201870e mille, aude là de la petite rivière Cascapédia dans la direction de Paspébiae suivant les prescriptions et conditions mentionnées dans le dit ordre en conseil No 237 ; et lorsque vous serez.en mesure de me soumettre des états détaillés, avec pièces à l\u2019appui des réclamations privilégiées, contestées ou non dont le païement pourra être fait par vous en conformité du dit ordre en conseil No 237, et dèà l\u2019acte y mentionné 54 Vict., chap 88, clause 1.paragraphe J, je ferai mettre à votre dispositien au fur et à mesure que vous en aurez besoin les montant requis pour effectuer le pai- ment des réclamations privilégiées approuvées ou dans lesquelles un juge- mentou une sentence arbitrale aura été prononcé, et ce au moyen de réquisitions faites par le soussigné à l\u2019honorable Trésorier provincial, sur la subvention de 800,000 acres de terre, convertie en argent qui a été accordée par le statut (paragraphe j) pour aider à compléter et équiper le dit chemin de fer sur une dis- + ip \\ JOURNAL DES CAMPAGNES ~ 37 3 : \u2014\u2014\u2014_____________________________.i -\u2014\u2014 | tance de 80 milles, suivant que déten miné dans ce même statut : à la charge, par vous de me présenter, à demande, un état détaillé spécial ou général des montants que vous aurez payés à même les fonds ainsi mis à votre disposition, avec un rapport général appuyé de quittances et autres pièces justificatives, sur le résultats de vos opérations : le tout suivant les prescriptions et conditions arrêtées dans le dit ordre en conseil No 287 et dans le dit acte 54 Vict., chap 88, paragraph j ; les dépenses nécessaires auxquelles donneront lieu ces véri- \u2026fications et ces réclamations privilégiées approuvées et adjugées devant être imputées sur la susdite subvention convertie en argent, et vous être payées sur la présentation de vos comptes détaillés, Je demeure, Monsieur, Votre dévoué serviteur, (Signé) P.GARNEAU, Commissaire.Le même jour, 24 avril 1891, M.J.Chrysostôme Langelier, le Commissaire nommé, par lettre adressée à l\u2019honorable M.Garneau, lui transmit la liste des réclamations produites entre les mains du gouvernement mais non acquittées, contre le chemin de fer de la Baie des Chalevrs s\u2019élèvant à $57,073.- 54 etl'informant que d\u2019autres seraient probablement produites quend les paie- maient seraient commencés.Votre déclaration faite à la Chambre telle que citée plus haut, qu\u2019il restait à payer environ $50,000.00 de dettes privilégiées, et la lettre de M.Chysostôme Langelier à lhonorable M.Garneau, s'accordent suffisamment pour montrer approximativement quelle partie de l'octroi des 800, 000 acres de terre converti en argent, devait aller à payer les réclamations prévues par la loi, la balance étant destinée à aider au parachèvement et construe- tion du chemin.Co Du 23 au 29 avril, l'honorable M.Garneau vint de nouveau conférer avec moi sur cette affaire de la Baie des Chaleurs ; il me dit qu\u2019il subissait de fortes pressions, qu\u2019on voulait lui faire faire des choses qui lui répugnaient, qu\u2019on menaçait de télégraphier à M.Mercier, et il ajouta qu\u2019il était tenté de résigner.Je lui dis : \u201c Ces menaces sont vaines.Dans les circonstances, je crois qu\u2019étant pre- mier-Ministre accrédité auprès de moi, pendant l\u2019absence de l\u2019honorable M.Mercier, vous ne pouvez me laisser sans aviseur ; ce que vous avez à faire c\u2019est de résister et de vous conformer en tous point à la loi\u201d.Il me parut réaffermi et partit.Après le rétablissement de l\u2019honorable M.Robidoux, l'honorable M.Garneau me remit le rapport du Procureur-Géné- ralftiré au net et où je lus, entre autres choses, ce qui suit ; \u201c Tl est une autre question qui-n\u2019est pas particulièrement de mon ressort, mais sur laquelle on m'a demandé mon sentiment.Le centrat que comporte l'Ordre en\u2019Conseil du 23 avril est-il un contrat dans laquel j'aurais concouru eussé-je été présent, lorsque cet Ordre en Conseil a été passé ?Je n\u2019ai aucune hésitation à dire que je concours dans cet Ordre en Conseil et que je l'approuve.Je l\u2019approuve ponr deux raisons: la première, parce que je crois qu\u2019il était de la plus haute importance de reprendre le chemin de fer do la Baie des Chaleurs des mains de l\u2019ancienne compagnie ; le Second motif pour lequel j'aurais concouru dans l\u2019ordre en Conseil, c'est la solvabilité des personnes qui composent la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs reconstituée, et leur réputation de droiture incontestée en affaires.Je vois là des garanties suffisantes que la compagnie exécutera ses obligations.\u201d Avant la date dn'7 juillet 1891, I'honorable M.Garneau revint me trouver au sujet de cette affaire et m\u2019informa qu\u2019il avait reçu une lettre de l'honorable Premier-Ministre, (alors en Europe), se déclarant satisfait de la transaction rela- 3 tivement à la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Ceci posé, j'avais lieu de croire, jusqu'à l'époque où certaines révélations auxquelles je réfère plus loin, ont été faites, que le gouvernement se conformerait à la loi dans le'règlement de cette affaire.Comme incident de la considération d\u2019un bill présenté par la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs au parlement du Canada, et référé au comité des chemins de fer, télégraphes et havres du Sénat, le 4 août 1891, des témoins assermentés déclarent que le 28 avril 1891,\"l\u2019honorable M.Garneau, agissant comme Premier-Ministre par interimet Trésorier Provincial, à signé, à l\u2019ordre de M.J.Chrysostôme Langelier, commissaire nommé en vertu de l\u2019ordre en Conseil No, 238, une lettre de crédit sur la Banque Union du Canada, pour la somme de $100,000.00, payable le ou avant le 10 juillet alors prochain, portant intérêt à 5 070 du ler juin jusqu\u2019à paiement, et une autre lettre de crédit sur la Banque Nationale pour la somme de $75,000.00, payable le ou avant le 10 juillet 1891 portant intérêt à 5070 du 1er juin alors prochain jusqu\u2019à paiement, que ces lettres de crédit furent eudos- sées par le commissaire du gouvernement et que, lu produit en fût payé à M.C.N.Armstrong, entrepreneur de la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Devant le même comité, des témoins ont aussi révélé certaines circonstances qui ont précédé et suivi l\u2019émission de ces lettres de crédit et l\u2019usage qui ex a été fait.Il a été déclaré \u2018sous serment que longtemps avant la date du 28 avril 1881,probablement en janvier précédent, M.Ernest Pacaud, directeur du journal l\u2019Electeur, à Québec, et M.C.N.Armtrong se rencontrèrent à l\u2019hôtel St-Louis à Québec ; que ce dernier demanda à M.Pacaud s\u2019il pensait que le gouvernement serait disposé à traiter avec d\u2019autres personnes au sujet du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, si les négociations alors en cours avec MM.John J.Macdonald et Cameron échouaient;et que M, Pacaud répondit qu\u2019il le pensait, qu\u2019environ deux semaines après cela, M.Pacaud informa M.Armstrong que le gouvernement serait ainsi disposé ; Que le 12 mars au soir, MM.Armstrong et Pacaud se rencontrèrent de nouveau à l\u2019hôtel Windsor, À Montréal et qu\u2019ils convinrent de se voir le lendemain sur le convoi allant de Montréal à New-York ; que le lendemain matin, le 13, M.Armstrong, étant sur le Pullman, eut des pourparlers avec M.Pacaud où il fut question des négociations déjà entamées ; que M.Pacaud s\u2019en fut trouver, dans un char officiel attaché au même convoi, des membres du gouvernement de Québec qui y étaient, les honorables MM.Mercier, Robidoux, Sheyhn et Charles Langelier ; que M.Pacaud lors de l'arrét du train à St- Jean dit & M.Armstrong que son affaire s'arrangerait d'une fagon satisfaisante aussitôt;que le gouvernement saurait que MM.MacDonald et Cameron se retiraient, mais qu'il n\u2019avait encore aucune information positive sur ce dernier point ; Qu'\u2019après cette entrevue M.Armstrong reçut un télégramme de M.Pacaud, daté de New-York, l\u2019informant que si lui, Armstrong, voulait voir les membres du gouvernement, il eût à venir, avec un des membres de son syndicat, à New-York ; Que sur réception de ce télégramme, MM.Armstrong et M.À.M.Thom se | rendirent à New-York, où à l'hôtel Bruñswick, ils rencontrèrent M.Pacaud et les honorables MM.Robidoux et Charles Langelier, et qu\u2019il fut question | 8 entre eux des arrangements à faire avec le nouveau syndicat pour obtenir la construction et le parachèvement de la ligne du chemin de la Baie des Chaleurs, qu\u2019il fut alors entendu qu\u2019à moins que l'on eût des nouvelles de MM.Macdonaldet Cameron ou que l'on fit quell-|J qu'arrangements avec eux, sous que.AV que jours, le gouvernement serait disposé à couclure avec le nouveau syndicat ; Que revenu à Montréal, M.Armstrong reçut un télégramme de M.Pacaud, dans le délai convenu, l\u2019informant que le gouvernement n\u2019ayant eu aucune nouvelle de Montréal, était libre de négocier avec le nouveau syndicat ; Que dans les entrevues de MM.Pacaud et Armstrong, répondant à une question de M.Armstrong, M.Pacaud informa ce dernier qu\u2019il se chargerait d'obtenir le règlement de cette affaire, si M.Armstrong lut donnait $100,000.00.Après l\u2019émission des lettres de crédit, la lettre de $75,000 fut présentée pour escompte à la banque Nationale ; M.Gaboury, Président de cette banque, jure ce qui suit dans l\u2019interrogatoire qu\u2019il a subi : [Traduction] \u201cQ.Vous êtes le Président de la Banque Nationale et vous demeurez à Québec ?R, Oui.Q.Votre banque à été priée d\u2019escompter deux lettres de crédit émises par le gouvernement de Québec, n'est-ce pas ?R.Oui, pour 75,000.Q.N'avez-vous pas été prié d\u2019escompter 3100,000 ?R.Nous en avons été .priés subséquemment.Q.A quelle date avez-vous ¢t¢ priés d\u2019escompter la lettre de crédit de $75,000 2 R.Elle a été escomptée le 29 avril 1891.Nous avons dû en être priés le jour précédent, Je crois que le caissier de la Banque Union vint à notre banque et fit cette proposition, Son nom était M.Webb.Q.Dites-nous la conversation qui a eu lieu entre M.Webb, et vous le 28 avril.Premièrement qui est venu avec lui ?R.Il était seul.Q.Maintenant rappor- tez-nous la conversation ?R.Autant que je puis me souvenir, il dit qu\u2019on lui offrait d\u2019escompter deux lettres de cté- dit, une pour $75,000.00 et une autre pour $100,000.00 \u2018et il nous demanda si nous voudrions payer celle de $75,000.00, qu'il accepterait l\u2019autre, Après recherches et consultations entre nos directeurs et nos avocats le 29, nous avons escompté la lettre de crédit pour $75,000 00 Q.Etle produit de cet escompte a été placé au crédit de M.J.C.Langelier commissaire ?R.Oui.Relativement à l'emploi de ces $75, 000,00 formant partie du paiement de $175,000,00 fait par le gouvernement à M.Armstrong, M.J.Chrysostôme Langelier, dans sa déposition assermen* tée, dit : (Traduction) \u201c Q.Où avez-vous signé les chèques qui ont été tirés sur les $75,000,00 ?R.Au bureau de la banque Nationale ; j'ai dit ça auparavant.Q.Vous rappelez-vous combien il y avait de chègnes ?R.Je crois qu\u2019il y en avait quatre.Q.Voici la référence qui y est faite dans l'exhibit.15.Donnez-nous les montants ?R.Je ne puis pas me rappeler le montant.Q.Regardez l'exhibit ?R.Je vais regarder comme vous voulez, mais je n\u2019en connais rien.Q.Il y en avait trois le 28 avril ?R.Oui Q.Vous avez signé ceux-ci dans le bureau de la banque Nationale ?R.Oui.Q.L\u2019un était pour $31,750.00, un autre pour $24,000.00 et un autre pour $16,000.00 ?R.Voici comment cela s\u2019est passé : M.Armstrong descendit et divisa le montant suivant qu\u2019ils en avaient besoin.Ils fixèrent le montant des chèques comme ils les voulaient et me demandèrent de les signer.Ils avaient arrangé cela avec le caissier M.Lafrance de la banque Nationale, qui lui-même écrivit les chèques.Q, Vous avez signé des chè- ues dans la banque Nationale pour $74, 111.64 ?R.Oui, mais pas dans ce temps- là.À cette date c'était $71,000.00 et quelque chose.Q.Ensuite vous avez si- né un chèque pour $111.64 le premier de mai 7 R.Oui.Q.Et un autre pour $2,250.00 le premier juillet ?R.Oui ; il y eut un certain montant de gardé pour l'intérêt et ensuite les $2,250.90 furent gardées par la banque en cas quo la lettre de crédit ne serait pas payée le jour où elle était due.Q.Vous avez établi $111.64 comme la balance de ce que la benque voulait avancer de suite ?R, Oui, c\u2019est M.Lafrance qui fit tous les calculs et il convint avec M, Thom et Armstrong de tous ces détails.Q.Quand vous étiez là ?R.Oui,c\u2019était devant moi.lle allèrent là le soir précédent et l\u2019arrangement fut mis i effet le lendemain matin, Je ne suis pas certain, comme je n'avais pas d\u2019intérét là dedans, J'avais le reçu de M.Armstrong en mains et je m'occupais peu du reste, et ils convinrent des détails comme ils le voulurent, Q.Et M.Lafrance garda $2,500.00 pour couvrir l\u2019intérêt au cas où la lettre de crédit ne serait pas payée ?R.Oui.R.Ainsi ces chèques que nous avons mentionnés forment tout le produit de l\u2019escompte qui était à votre crédit?R.Qui.\u201d La lettre de $100,000.00 mentionnée plus haute fut offerte pour escompter à la banque Union, M.E.E.Webb, caissier de la dite banque jure, ce qui suit : (Traduction) \u201c M, Pacaud vint me voir à bunque et me demanda si nous escomy-terions la lettre de crédit pour $175,000.Q.A quelle date est ceci?R.Vers la fin d\u2019avril Nous eûmes plusieurs conversations au sujet de la lettre de crédit, je lui dis que nous en occuperions favora- rablement [entertain it] et l\u2019affaire fut finalement divisée.Je vis M, Gaboury de la banque Nationala, et ils avaient décidé de se charger d\u2019une partie de la lettre si l'affaire est satisfaisante.L'affaire fut finalement divisée en deux, $100,000 pour escompte à la banque Union et $75,000 à la banque Nationale.Après que les lettres furent données et que l'affaire fut soumise à notre bureau de direction [Board], il fut décidé que nous ne ferons pas les avances ; cela fut considéré comme n\u2019étant pas exactement une transaction légitime de banque.J\u2019en avisai M, Pacaud .Q.Quelle état la proposition à vous faite au sujet d\u2019une série d'entrées à opérer dans vos livres ?R.Simplement qu'on lui laissit une partie de l\u2019argent en dépôt jusqu\u2019à ce que la lettre de crédit fut payée comme je l'ai déjadit.Q.Y eut- il une proposition de faite au sujet d\u2019une série d\u2019enrées à opérer dans vos livres, lesquelles n'auraient pas été des entrées vraies, [true] ?R.Éh bien ! nous considérâmes qu\u2019escempter la lettre de crédit sans en remettre le produit n\u2019était pas une.transaction correcte.M.Barwick.Je vais de nouveau répéter ma question.Y eut-il une proposition de faite au sujet d\u2019une série d\u2019entrés à opérer dans vos livres, lesquelles n\u2019auraient pas été des entrées vraies ?La proposition était d\u2019escompter la lettre de crédit et de la placer au crédit de M.J.C.Langelier, commissaire et de débiter les chèques contre ce compte.Q.Quels chèques ?Ces cinq chèques de $20,000.00.Q.Comme s'ils eussent été payés, et d\u2019en placer une partie au crédit deM.Pacaud.Q.Qu\u2019il put tirer de suite 2 R.Oui.Et la balance devant rester en dépôt pour être retirer après le paiement dela lettre de crédit.Q.C\u2019es-A-dire que M.Pacaud voulait que vous lui donniez $40,000.00 immédiatement et faire faire les opérations conme si vous lui av iez donné la balance, bien qu\u2019en fait il ne l'aurait reçue, cette balance, que lorsqu\u2019elle aurait été payée,quand le montant de la lettre de crédit aurait été versé ?R, Il n\u2019aurait pas retiré la balance.Q.Et la banque n'a pas voulu se rendre à cette proposition ?R.Non.\u201d Les témoignages de M.Chrysostôme Langelter, le commissaire du gouvernement, et de M.C.Armstrong, montrent que M.J.Chrysostôme Langelier se rendit vers la fin d\u2019avril au bureau de M.Pacaud à l\u2019Electeur, Basse-Ville de Québec , que M.Armstrong l\u2019y rencontra ; que M.J.Chrysostôme Langelier fit un.chéque de $100,000.00 i l'or- de M, C.N.Armstrong, que M.Armstrong et M.Pacaud passèrent dans une chambre voisine, et qu\u2019à leur retour M.Armstrong demanda au commissaire du gouvernement de substituer au chèque de $100,000.00 cinq chèques de $20,- 000.00 chacun, ce que fit M.J.Chrysostôme Langelier, après avoir détruit le chéque de $100,000.00. PEAU he 4 HEA JOURNAL DES CAMPAGNES \u201che On trouve co qui suit dans l\u2019interrogatoire de M.Armstrong : \\ (Traduction) \u201cQ Avec qui êtes-vous allé au bureau de M.Pacaud?KR.Au meilleur de ma connaissance, j'y suis allé seul.Q.Aviez-vuus les chèques avec vous quand vous êtes allé là ?R.Non Q.Les chèques étaient-ils endossés ?R.Je les ai endossés pendant que j'étais là.Aviezvous un rendez-vous ?R.Je ne le crois pas.Q.Dans quel but êtes-vous allé là ?R.Je ne sache pas que j\u2019eusse un but spécial.J\u2019entrais souvent pour le voir.Q.Etes-vous allé là dans le but d'endresser les chèques ?R.Non, car j\u2019é tais sous l'impression qu\u2019ils arrangeraient Paffaire de $100,000 entre eux, et j'ai été surpris quand on m\u2019a demandé d\u2019endosser les chèques.Q.Vous aviez compris que M.J.C.Langelier paierait l'argent directement à M.Pacaud ?R.Ils avaient une lettre de crédit et je pensais qu\u2019ils arrangaient cela entreeux ; j'ai compris que l'argent serait payé direc tement .\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.Q.Que vous a dit M.Langelier quand vous êtes entré ?R.Je ne sais pas.Il me remit les chèques et dit : \u201c Voici les 100,000, \u201d et alors M.Pacaud me fit un signe de passer dans la chambre du fond Q.Montrez-moi ce signe qu\u2019il afait R.Je n\u2019ai pas emporté cesigne avec moi.Ce pouvait être un appel avec la tête mais en tous cas j'ai compris que c'était pour entrer dans la chambre intérieure.Q.Vous étiez allé là auparavant ! R.Oui.Q.M.Langelier vous a donné les chèques et M.Pacaud, vous a donné le signe, vous-mé- me portant les chèques dans vos mains ?R Je ne sais pas; je suis sous Pimpresssion que je le fis.R, M.Pacaud a-t-il reçu ces chèques des mains de M.Langelier ou bien est-ce vous ?R C\u2019est moi, Je suis positif sur ce point.Je suis allé dans l\u2019autre chambre, j'endossai les cing chèques et les remit à M.Pacaud dans la chambre intérieure.Q.M.J.C.Langelier demeurant tout le temps dans dans la chambre d\u2019en dehors ?R.Ç n\u2019a pas été très long.R.Et avez signé le reçu pour 3175.000,00, dans le bureau de M.Pacaud ?R.Non ; je l'ai signé le 28 dans le bureau de M.Langelier.\u201d Interrogé sur la raison qui l\u2019a engagé 4 donner sur les $175,000,00, $100, 000,00, à M Pacaud, M.Armstrong dit : (Traduction \u201c Q.Pourquoi avez-vous payé à M.Pacaud $100,000,00 ?R.Bien ! sur le principe qu\u2019un petit pain vaut mieux que rien .+.Pour obtenir un arrangement qui me permit d'avoir au_ moins quelque chose des deniers que J'avais placés dans ces travaux, j'étais forcé de traiter avec M.Pacaud.Q.Pourquoi étiez-vous forcé de traiter avec - M.Pacaud ?R.Bien, il paraissait la \u201c meilleure personne avec qui traiter là bas (down ÉRETE) nus socsonses coco sas eus Q.Il servait d\u2019entremetteur(go between)?R.Bien, c\u2019est probablement la meilleure fagon de définir la chose.Q.Nous étiez-vous déjà servi de M.Pacaud comme intermédiaire auprès du gouvernement local ?R.Bien, à peine comme intermédiaire.Il avait vu pour moi au paiement de certains subsides relativement au même chemin, Q.Combien avez-vous en à lui payer à même ces subsides ?R.Une commission ordinaire s\u2019élevant probablement à deux et demi pour cent ?R.Je ne me rappelle pas pas le montant exact, j'ose dire que les commissions payées s\u2019élevèrent probablement à $15,000,00 réparties en deux ou trois années R.Ceci était avant le paiement de $100,000,00 # R.Ça n\u2019avait aucun rapport avec les $100,000.R.Bien, si vous aimez à l\u2019interpréter ainsi.C\u2019est à peu près celà ?R.C\u2019est à peu près sela.\u201d Cette opinion de M.Armstrong semble avoir été partagée par M.John J.Macdonald, qui entendu comme témoin déclare qu\u2019étant en négociations au sujet de la même aifaire,il avait calculé, d\u2019après l\u2019expérience du passé, qu\u2019il lui faudrait 350,000,00 pour M, Pacaud BY pendant la progression des travaux et qu\u2019il considérait M.Pacaud comme un agent nécessaire auprès du gouvernement.Des témoins établissent comment M.Pacaud a employé partie des $100,000 reçues de M.Armstrong sous ges circonstances.Le 6 juillet, M.Pacaud avait à son crédit à son compte à Ja Banque Union une somme de $1550.00 ;\u2014le 10 juillet, il dépose à ce compte trois des chèques du commissaire du gouvernement, M.J.Chrysostôme Langelier, à l\u2019ordre de C.N.Armstrong, de $20,000.00 chacun, formant $60,000.00 ;\u2014le 11 juillet un billet de $3,000.00 A échoir le 14 août est payé, billet dont M.Pacaud et les honorables MM.Mercier et autres étaient débiteurs solidaires envers la banque Union; un montant égal est trouve porté au débit du compte de M.Pacaud, absorbant le crédit du 6 juillet de 81,550 et absorbant $1,450.00 des $60,000.00 mentionnées plus haut ;\u2014le méme jour (11 juillet), un billet de $5,000.00 4 échoir le 13 juillet est payé : billet dout M.Pacaud, les honorables MM.Mercier, Charles Langelier et autres étaient débiteurs solidaires envers la banque Union ; un montant égal est porté au débit du compte de M.Pacaud, absorbant une égale somme des 560,000 mentionnées plus haut ;\u2014M.Webb ait qu\u2019apparemment ces deux billets ont été payés par des chèques de M.Pacaud sur son compte courant à la dite banque.Le 15 mai, M.Pacaud escompte à la banque Nationale un billet signé.par lui et endos3é par M.Philippe Vallière pour $20,000.00 ct garanti par un des cinq chèques de $20,000.00 signé par M.J.Chrysostôme Langelier, commissaire du gouvernement et endossé par MM.C.N.Armstrong Philippe Valli¢re, le produit de cet escompte $19,732.60 est déposé au crédit du compte de M.Pacaud, qui n\u2019avait pas d\u2019autres fonds à ce compte ce jour-là et le même jour, en exécution d\u2019une promesse faite au caissier de la banque Nationale, au moment de l\u2019escompte des $20,000.00 ci-haut, M.Pacaud, par un chèque tiré sur son compte paie un billet à échoir le 18 mai, au montant de $5,000.00, dont Ini-méme, les honorables MM.Mercier, Charles Langelier et autres étaient débiteurs solidaires envers la.banque Nationale ; le même jour [15 mai], M.Pacaud achète au moyen d\u2019un chèque tiré sur ce même compte une lettre de change sur Paris, en faveur de l'honorable M.Mercier, au montant de $5,000.00 produisant S25,- 500 francs.Ce billet de M, Pacaud pour $20,000.00 sur le produit duquel ces deux montants de $5,000.00 ont été tirés a été payé par le chéque de $20,000.00 signé du commissaire du gouvernement, qui y était annexé, Quant à la situation respective du gouvernement de la compagnie du chemin de fer de layBaie des Chaleurs, ancienne ou organisée, et de M.C.N.Armstrong, au moment où toutes ces ces transactions ont été faites, l'enquête a rappelé ce qui suit : lo Que le gouvernement ne devait rien à la Compagnie ancienne ou réorganisée, pour subside gagnée ; 20 Que la Compagnie ne devait à son entrepreneur M.C, N.Armstrong, rien qui fut payable en argent.Par son contrat avec elle, M.Armstrong avait droit à $20.000,00 par mille, payable : 1.par les subsides gagnés, 2.par des débentu- res de 1a Compagnie pour le complément du prix stipulé Il avait de plus \"droit après le parachèvement du chemin en entier, à la moitié des actions de la Compagnie.Tous les subsides gagnés ayant été reçus par M.Armstrong ou payés pour son compte, il ne pouvait lui être dû que des débentures de la Compagnie.La Compagnie déterminant la réclamation de M.Armstrong contre elle, a refusé de dire que la somme à laquel elle s\u2019élevait était \u201c duc, \u201d elle ne lui a la réclamation de $298, 94362 \u201c est un état exact des estimés de l\u2019ouvrage fait et restant non payé, \u201d pour montrer que signé qu\u2019une reconnaissance disant que | P&Y cette, somme, n\u2019était pas.exigib.e en.ar- ent.\u2018 \u2019 8 3 Que M.Armstrong interprétait ainsi la situation, puisqu'il admet, dans son témoignage, que le gouvernement n\u2019était pas responsable envers lui, que si le gouvernement lui eût dû,\u2019 il n\u2019aurait consenti à réduire sa méclamation, et qu\u2019en acceptant pour paiement de sa réclamation réduite $175,000,00, à la condition d\u2019en donner $100,000,00 a M.Pacaud, il considérait avoir fait encore ume bonne affaire, Monsieur le Premier Ministre, Je n\u2019ai pas eu l\u2019intention, dans ce qui précède, d'offrir un résumé complet des faits révélés dans l\u2019enquête du comité du Sénat, chargé d\u2019examinerle bill présenté parla compagnie du chemin de fer de la Baie du chaleurs au parlement du Canada.Je n\u2019gi voulu exposer que quelques point saillants de ces révélations, qui n\u2019ont donné de grandes alarmes.Je vous signale que le mode de prélever des fonds par lettres de crédit sans sanction du représentant de la Couronne n\u2019est pas reconnu par la loi.Par ce mode, dans le cas présent le gouverne- menta tiré du Trésor la somme de $175, 000,00 sans avoir recours à la sanction du Lieutenant - Gouverneur que la loi exigeait.Il faut remarquer que, dans cette affaire, il n\u2019a jamais été passé d\u2019erdre en conseil autorisant le Trésorier de la Province à tirer du trésor aucune somme, L'ordre en conseil No.237 n\u2019est qu\u2019une acceptation conditionnelle avec amendement des propositions de MM.Thom et autres «vec promesse de payer éventuellement: le.la balance du subside voté par la 45 Vict, chap.53 et et sesamendementset la 51-52 Viet, c.91; 91 ; 20 le subside accordé pour le pout de'la grande rivière Cascapédia ; 30 le subside de 800,000 acres de terre converti en argent.\u2014et de nommer un commissaire pour effectuer, avec l\u2019approbation de M.Thom ou sur décision judiciaire ou arbitrale le paiment de certaines dettes du cheminet de fr.Je coustate que le mode d'engager les finances de la Province, au moyen de lettres de crédit, sans la sanction du représentant de lu Couronne, est préjudiciable au crédit public.Il me semble que cela résulte clairement des allées et venues qui ont été nécessaires pour utiliser les lettres de crédit émises par le gouvernement et les chèques donnés par son délégué.La banque Union a refusé d\u2019escompter la lettre de crédit de $100,000.00 et elle n\u2019a consenti qu\u2019à la prendre en collection.A la banque du Peuple, il a fallu annexer au chèque du commissaire du gouvernement un billet de M.Philippe Vallière et donner, par l'honorable M.Charles Langelier, la promesse qu\u2019un dépôt de $50,000.00 serait fait à même le produit de l\u2019emprunt de $10,000.000.00 (Dumoulin, témoin,) pour obtenir l\u2019escompte d\u2019une somme de $20,000.00.A la banque Nationale, il a fallu de même annexer au chèque du commissaire du gouvernement, un billet de M.Ernest Pacaud, endossé par M.Phillippe Vallière, pour obtenir l\u2019escompte d\u2019une autre somme de $20,000.00 .11 semble que le gouvernement, en payant les $175,000.00 à M.Armstrong, a effectué un paiement à une personne à laquelle le gouvernement ne devait rien, et à laquelle ln Compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs ne devait \u2018que des débentures ; qu\u2019étant donné l'intention évidente de l\u2019Acte 54 Vict., chap.88, parag.j, et suivant vos déclarations à la Chambre, Le gouvernement même avec le consentement de la Compagnie réorganisée, ne devait payer à M.Armstrong aucune partie des$100,000.00 avant que le Compagnie n\u2019en eÂt acquis l\u2019exigibilité par des travaux à faire, les prétentions de M, Armstrong n\u2019étant pas de la catégorie des dettes dont le statut autorisait le règlement avant que des travaux eussent gagné le subside ; qu\u2019en ant à M.Armstrong la somme de $175,000,00, le gouvernement l'a payée à celui contre qui il s'agissait de protéger les \u2018créanciers de la catégorie indiquée = ere - Mead par le statut ; et qu\u2019à tout événément ie somme de $100,000.00 qui est allée à M.Pacaud a privé, pour autant, une entreprise publique de sa subvention votée par la Législature, Il semblerait qu\u2019il existe entre le gouvernement et les créanciers de la Province une barrière où l\u2019on prélève tribut avant que justice soit faite aux récla- mants, Dans ces circonstances, il est de mon devoir : lo.De requérir des explications sur cette affaire du chemin de fer de la Baie des Chaleurs : : 20.De requérir votre concours pour qu\u2019une Commission Royale composée de trois juges soit nommée et chargée de faire enquête et rapport sur les faits et circonstances qui ont précédé, accompagné, motivé et suivi, les transactions faites en conséquénce de l\u2019acte 54 Viet, chap.88.en ce qu\u2019il se rapporte à là Compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, : Je vous propose comme devant composer cette commission l'honorable M.Louis A.Jetté, juge de la Cour Supérieure ; l\u2019honotable M.Louis François George Baby, juge de la Cour du Banc de la Reine ; et l\u2019honorable M, Charles Peers Davidson.juge de la Cour Supérieure.En attendant nouvel ordre, je vous requiers aussi de limiter l\u2019action du gouvernement à des actes d'administration urgente et de révoquer la nomination du député-lieutenant-gouverneur, faite en vertu de l\u2019Acte du Trésor, pour signer les mandats sur les fonds consolidés du revenu, suivant l'article 765 des Statuts Refondus de la Province de Québec, et je vous prie de donner avis de cette révocation à qui de droit.J\u2019ai l\u2019honneur d\u2019être, Monsieur le Premier Ministre, Votre dévoué serviteur.A.R.ANGERS, Lt.-Gouverneur, Références : Dossiers du Département des travaux Publics et chemins de fer ; Procédures du comité du Sénat, chargé d\u2019examiner le bill présenté par la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs au parlement du Canada.À.R.ANGERS, Lt.-Gouverneur.= L'EMPRESSEMENL VE M.MERGIER Nous lisons dans l\u2019Ælecteur : Quelle terreur inspire donc M.Mercier à ses adversaires ! Il n\u2019a pas plus tôt dit qu\u2019il a hâte que Venquéte commence.pour rendre témoignage, que le Courrier du Canada g'éorie : \u201c M.Mercier voudrait bien entrer le premier dans la boîte aux témoins et faire un de ces discours dont il est coutumier, afin d\u2019embrouiller les cartes et d\u2019ensevelir sous un morceau de hors-d'œuvre, d'appels aux préjugés et de vulgaire déclamation, la véritable, l'unique question : qui a volé les $100,000 et qui a profité du vol ! Quelle mouche vous pique ! Vous avez demandé une commission royale, M.Mercier vous l'accorde, Vous l\u2019acousez le premier : il offre de se défendre le premier.Et vous reculez ! Voudriez-vous, par hasard, une enquête .muette, sans témoins ?Non, c'est une enquête ex parte, où l\u2019on n\u2019entendrait qu\u2019un côté dela cause, comme au Sénat, que vous voudriez ! \u2018Soyez certains que vous n'aurez pas cela.M.Mercier n\u2019a pas besoin de tant se presser, il aura son tour, comme tous les autres témoins qui seront assignés à comparaître devant la commission royale.Seulement, qu\u2019il n\u2019essaie pas, en payant d\u2019audace, à vouloir faire croire aul public qu'il est blanc comme neigs, et que Pacaud est le seul coupable, Il y aura d'autres témoignages que celui de M, Mercier- \u2014 crc ren, - \u2018i cs Parlement Fédéral! Ottawa, 23.À l'ouverture de la séance cet après-midi, M.Lister propose la motion dont il a donné avis bier accusant M.Haggart d\u2019avoir eu un intérêt dans le contrat de la section B du Pacifique.Il propose que le comité chargé de faire l\u2019enquête demandée se compose de MM, Mills, Edgar, Barron et Lister qui n'aura pas droit de vote,et de MM.Dickoy, Wood, Girouard et McLeod.M.HAGGART répond et nie, d'abord ca- toriquement l'accusation, il explique ensuite qu\u2019en 1880 il n déjà eu occasion de répondre sous serment à la même accusation devant une commission chargée de faire une enquête dans certaines affairesdu chemin de fer du Pacifique.Plus tard un journal dans son comté fit des insinuations à ce sujet.M.Haggart dit qu\u2019ila fait alors une dé- elaration à l\u2019effet qu\u2019il n'avait jamais eu d\u2019intérêt dans un contrat ou sous contrat, qu\u2019il n'avait jamais reçu ün sou d'aucun entrepreneur pour ses services en rapport avec la compagnie du Pacifique comme membre du parlement, plus tard & Winnipeg M.McLaren lui-même a été examiné sous serment dans une certaine cause, et il a eu occasion de nier les mêmes accusations.Lorsque M.MoLaren est devenu membre de la société qui a construit la section (B), M.McLaren a chargé M.Haggart de voir à la préparation de l'acte de société et pendant les 7 ou 8 années suivantes il a contioné à agir comme agent de M.McLaren et à surveiller ses intérêts.Les sommes qu\u2019il a regues pour sca services à ce sujet s'élèvent à $1,200 environ, montant couvrant tout au plus ses dépenses de voyages et frais d'hôtel.M.Haggart dit qu'il a eu d'autre transaction monétaire avec M.McLaren, mais aucune dette n'avait le moindre rapport avco le contrat de la société (B) du Pacifique et il n'a jamais eu connaissance que les entrepreneurs de cette scotion aient jamais fourni aux fonds d'élection du gouvernement.S'ils l\u2019ont fait co n'a certainement pas été par son entremise.Sir J.THOMPSON dit qu\u2019il est nécessaire avant de voter sur cette motion de considérer l'opportunité de faire une enquête dans des affaires toutes personnelles entre un membre de cette chambre et une société d'entrepreneurs en sa qualité professionnelle.Il croit qu\u2019il n\u2019y a aucun fondement pour une question de privilège dans l'accusation de M.Lister.C'est une vieille affaire qui est déjà venue devant la chambre et sur laquelle les électeurs de M.Haggart ont déjà plusieurs fois rendu leur verdict qui exonère M.Haggart de tout blâme, Les libéraux n\u2019étaient pas si chatouilleux sur les points de morale en 1868 lorsque trois membres de leur parti les honorables MM.Vail, Jones et Anglin furent trouvés coupables d\u2019avoir eux-mêmes accordé des contrats d'impression considérables pour plusieurs milliers de piastres à une imprimerie dont ils étaient eux-mêmes propriétaires.Aucun membre libéral n'a voté alors pour chasser de la chambre MM.Anglin, Vail et Jones, Dans le cas actuel M.Lister n'aceuse pas le gouvernement d\u2019avoir été amené à ren- © aucune décision injusto au sujet des ré- elamations des entrepreneurs et la chambre ne serait pas justifiable d'accorder l'enquête demandée sur une accusation aussi incomplète vu surtout la période avancée de la session.En conséquence Sir John Thompson propose que le comité demandé ne soit pas accordé, mais que la chambre passe aux ordres du jour.Ottawa, 24 septembre.Sir A.P.CARON reprend la discussion sur le rapport du comité des privilèges et élections.Ti veut examiner la preuve en juge impartial, vu l'importance de la question et et la gravité des accusations qui sont portées contre le ministre des Travaux publics.L'examen de la preuve montre que Sir Hector Langevin n\u2019a pas pris une décision sans avoir préalablement consulté ses ingénieurs et les officiers responsables de son département ou obtenu leur avis, et il ne peut cn être autrement.Tous les ministres des Travaux publics ont dû suivre la mêmo ligne de conduite et il en sera de même pour les ministres à l'avenir.Les ingénieurs du département des Travaux publics sont des hommes de science, des hommes connaissént parfaitement tous les détails des Travaux à exécuter, ce sont des officiers publics recevant un salaire élevé et inspirant une confiance générale.Personne n'a dans le passé élové aucun doute sur leur compétonce, ct sir H.Langevin était justifiable d'accepter leur avis tant que rien ne lui faisait croire que ces avis n'étaient pas dans le meilleur intérêt de la chose publique, Sir A, P.Caron dit que M, Amyota été souvetainement injuste hier en voulant faire _ ouvrage.JOURNAL DES CAMPAGNES PS VE SE porter à sir Hector toute la responsabilité des erreurs qui ont pu être commises et exempter de tout blâme les officiers du département.Tl dit que M.Amyot montrait autrefois plus d'impartialité à l'égard du ministre des Travraux publics et cite plusieurs passages de ses discours très élogieux à l'adresse de sir Hector Langevin.Il ne veut pas en appeler aux préjugés ni invoquer en aucune façon la clémence de la Chambre à l'égard de Sir H.Langevin, mais il lui sera bien permis.comme appartenant à la même race que sir H.Langevin, race qui, bien que la minorité en Cannada, a produit déjà les hommes politiques les plus importants,tels que les Lafontaine, les Morin, les Cartier, les Papineau, les Dorion, de demander à la Chambre de consulter avcc soin la preuve avant do passer condampation sur un homme comme sir H.Langevin, qui depuis un grand nombre d'années occupe uue position importante dans le pays et qui a été le successeur à la tête de la province de Québec des grands politiques qu'il vient de nommer.La preuve mise devant la Chambre ne justifie pas les conclusions sévères du rapport de la minorité et justifie encore moins les propositions injustes et extrêmes des honorables députés de l'opposition.SÉANCE DU SOIR M.McCARTHY continue le débat.Il parle d\u2019abord de l'effet que les révélations devant les comités du Parlement ont produit sur l\u2019opinion publique en Angleterre.Il a pu constater personneliement que les amis du Canada ont été tristement affectés de ces révélations.Avant d'entrer daus le mérite de la question, M.McCarthy fait la remarque que M.Laurier, dans la discussion d\u2019une question aussi importante, aurait dû s\u2019abstenir de faire des appels aux préjugés politiques et de citer des extraits tronqués du discours de sir John Macdonald, qui n\u2019a jamais posé le principe ni admis qu\u2019il achetait les électeurs avec leur propre argent comme l\u2019explique le reste de la phrase que M.Laurier n\u2019a pas cité.Sir John disait que son gouvernement avait subdivisé si sagement les revenus du pays et les dépenses là où ils étaient le plus nécessaires dans l'intérêt public, que le peuple lui accordait sa confiance.S'il y a faute dans la conduite de sir John et de son gouvernement en agissant ainsi, il y a faute bien plus grande de la part de M.Laurier qui fait une espèce de contrat avec M, Mercier.Contrat contenu dans lcs termes de la conférence interprovinciale et en, vertu duquel la province de Québec devait avoir une augmentation de eubside de $400,000.M.Laurier a approuvé les termes et conclusions de la conférence, et M.Mercier en retour a dépensé de l'argent sonnant pour faire élire les candidats de M.Laurier, M.Laurier et Amyot protestent contre cette assertion, et après quelques mots un peu vifs, M.MoCartby continue son discours.Il examine chacun des contrats en détail au sujet des contrats donnés par les commissaires du hôvre.M.MoCarthy dit que le ministre des Travaux publics ne peut pas être tenu directement responsable.La double position de M.Perley et de M.Boyd comme iogé- nieurs au service de la commission du hâvre et au service du gouvernement était une anomalie que le ministre n'aurait pas dû approuver et qui a'été la cause principale des embarras actuels, Iln\u2019y a aucun deuto que Larkin & Connolly ont obtenu leur contrat par la corruption, mais il n\u2019y a pas de preuve que le ministre ait connu les fraudes commises avant et pendant l\u2019exécution des contrats des travaux du hâvre à Québec.Il a eu corruption, la chose est évidente, et la seule explication possible est que M.Perley trompait le ministre des Travaux publics dans ses rapports ou était son instrument.Le bassin d'Esquimalt était un ouvrage sous la surveillance directe du département des Travaux publics, et M.MoCarthy se dit incapable d'expliquer ou de défendre le changement qui a été permis dans la dimension e la pierre et le Foiement qui a été fait de cette pierre à $27 la verge, lorsque M.Baskerville offrait do faire la même ouvrage pour $16 et lorsque MM.Kinnipple et Morris fixaient à peu près à ce prix la valeur de cet ais en vue du fait que M.Perley cest tombé frappé de maladie pendant qu'il donnait son témoignage à ce sujet et que ce témoignage a dû être interrompu et n\u2019a pas été donné depuis, M.McCarthy dit qu'il lui cst impossible dc condamner M.Perley ou le ministre sur ce point, tant quo M.Perley n'aura pas eu l\u2019oceasion de donner ses explications, Quant à Ja réduction de $19,000 dans le prix de l'outillage, qui était fixé à $60,000, M.Perley a déelaré ouvertement qu'il en prenait seul la responsabilité, sans aller jusqu\u2019à dire cependant que le ministre ne connaissait pas la réduction faite en faveur des entrepreneurs, et il n\u2019y a pas de preuve positive contre le ministre à ce sujet.M.McCarthy termine en proposant un amendement dans lequel il dit que, vu l'impossibilité dans laquelle s'est trouvé M.Perley de continuer son témoignage, il est impos- siblo de déterminer la culpabilité relative du ministre et de l'ingénieur des Travaux publics, mais que le ministre ne peut se soustraire à la responsabilité qui lui était imposée comme ministre de tout ce qui se faisait daus son département et qu\u2019en conséquence, il mérite la censure de la Chambre.7 L'on demande si l'amendement sera adopté.Le gouvernement s\u2019y oppose et M.CURRAN continue la discussion.ll fait une revue complète des faits ot dit que Robert McGreevy était le facteur de Thomas M cGreevy et qu\u2019il a été le principal acteur dans les fraudes que le rapport du comité met à la charge de Thos McGreevy.Il n\u2019approuve pas la position double de M.Perley comme ingénieur du département et ingénieur des commissaires, Mais il excuse le ministre en attribuant à la bienveillance du ministre, qui comprenait que le salaire de M.Perley était insuffisant et voulait lui donner ainsi occasion dc gagner un peu plus d'argent.Ça été là une faute qui a causé les embarras dans lesquels se trouve placé aujourd\u2019hui le ministro des Travaux public.MM.Davin, Edgar, O'Brien continuent la discussion et se déclarent opposés au rapport de la majorité.M.MeNEIL dit qu'il votera en faveur du rapport de la majorité.M.MU LOCK parle en faveur du rapport de la minorité.A.1 h.15 la Chambre est appelée à voter.L\u2019amendement de M.McCarthy est rejeté par 184 voix contre deux, ces deux voix se composant de M.McCarthy lui-même et de M.O'Brien.Avant que le vote soit pris sur le rapport de la minorité, M.Tarte se lève et donne les explications suivantes: \u2018\u2018 J'ai suivi les débats avec autant d'attention que j'ai pu.Quelques-uns de mes amis ont dit que le rapport de la majorité était un rapport de blanchissage.Je ne saurais partager cet avis, En disséquant les conclusions de ce rapport, je constate qu\u2019il se résume à ceci: Ily a conspiration, cette couspiration comprend : lo McGreevy ; 20 les membres de la société Larkin Counolly ; 3o cette conspiration n\u2019a pu exister que par l\u2019aide et la confiance de sir Hector \u2018Langevin et Thomas McGreevy.Ce jugement est suffisant pour faire descendre sir Hector de la haute position qu'il a occupée depuis grand nombre d'années.Le troisième paragraphe des conclusions du rapport de la majorité conclut encorc que le minis- qui est coupable de s'être prêté à cette conspiration, mais on y a mis une sourdine, Je suis d'avis quo le rapport de la majorité est moins conforme aux faits et à la preuve que le rapport de la minorité.Cette conspiration porto sur dix années de vie officielle du ministre, Est-il juste, après avoir exprimé l'opinion que j'ai exprimée, que moi-même l\u2019accusateur je vote entre ces deux rapports ?Mon esprit a été plein co de souci depuis un an si j'étais jury dans une cause je serais justi fiable de me recuser ; et c\u2019est ce que je veux faire ici et je déclare que je ne voterai pas sur l'adoption de ces rapports.Avant de reprendre mon siège, je veux dire au chef de l'opposition que je n'ai connu que récemment les crimes que je suis venu dénoncer ici.Je déclare que les amis politiques avec lesquels je marchais ne les connaissaient pas non plus\u2019 Le vote est ensuite pris sur le rapport dela minorité et donne le résultat suivant : Pour.\u2014 MM.Allan, Allison, Amyot, Armstrong, Bain, Barron, Béchard, Beausoleil, Beith, Bernier, Bourassa, Bowers, Bowman, Brodeur, Brown ( Châteauguay ), Brown (Monk) Cameron (Huron), Cam bell, Carroll, Cartwright (sir Richard), Casey, Choquette, Chistie, Colter, Davidson, Davies, Dawson, Delisle, Edgar, Edwards, Fauvel, Foatherston, Flint, Gauthier, Geoffrion, German, Gibson, Gilmor, Godbout, Grieve, Guay, Hargraft, Harwood, Hyman, Innes, King, Landerkin, Langelier, Laurier, Lavergne, Leduc, Legris, Livingston, Macdonald (Huron), MeGregor, MeMillan, Me- Mullen, Mignault, Mills (Bothwell, Monette, Mousseau, Mulock, Murray, Peterson(Brant) Perry, Préfontaine, Proulx, Rider, Rinfret, Rowand, Sanborn, Savard, Seriver, Semple, Simard, Somerville, Spohn, ¥Sutherland, Trow, Truax, Vaillancourt.Watson, Yeo.\u2014 83.CoNTRE.\u2014Adams, Baker, Bergeron, Bergevin, Bergin, Bowell, Burnham, Burns, Cameron (Inverness), Carignan, Carpenter,\u2019 Caron (sir Adolphe), Chapleau, Cleveland, Coatsworth, Cochrane, Cockburn, Corby, Costigan, Craig, Curran, Daly, Daoust, Davin, Davis, Denison, Desaulniors, Desjardins (Hochclaga), Desjardins (L'Islet), Dewdney, Dickey, Dugas, Dupont, Dyer, Fairbairn, Ferguson (Leeds et Grenville), Ferguson (Renfrew), Foster, Fréchetto, Gillies, Girouard, Gordon, Grandbois, D Haggart, Hazen, Henderson, Hodginh Hutchins, Ingram, Ives, Jamieson, Kaulbacs, Kenny Kirkpatrick, Larivi¢re, Leger, Lépine, Lippé, MacDonald (Kings), racdonald (Winnipeg), Macdonell (Algoma), Mackintosh, McAlister, McCarthy, McDonald (Victoria), McDougall (Pictou), McKay, McLean, McLennan, McLeod, McNeill, Madill, Marshall, Masson, Miller, Mills, (Annapolis), Montague, O'Brien, Ouimet, atterson (Colchester), Pelleticr, Pope, Prior, Putnam, Reid, Robillard, Roome, Ross Dundas), Ross (Lisgar),Ryckman, Skinner, Sproule, Stairs, Stevenson, Taylor, Temple, Thompson, Tupper, Tyrwhitt, Wallace, Weldon, White (Cardwell), Wilmot, Wood (Brockville), Wood (Westmoreland).\u2014104, Le vote est ensuite pris sur le rapport de majorité qui est adopté par 101 voix contre 86 voix.MM.McCarthy, O'Brien et Davin votent avec l'opposition.M.CLARKE WALLACE dépose le rapport du comité des comptes publics et demande que M.Young soit forcé à comparaître devant le comité.À 2 h.30 la séance est levée, Ottawa, 25 septembre.Sir ADOLPHE CARON dépose un bill modifiant l'acte de la milice de façon à obliger les municipalités qui demanderont l\u2019aide de la milice à faire préalablement un dépôt suffisant pour couvrir les frais de sortie des miliciens, Sir Adolphe dit qu'il n'espère pas faire adopter ce bill à la présente session, mais il le dépose afin que les députés aient le temps de l\u2019étudier d'ici à la prochaine session.Sir JOHN THOMPSON propose que la Chambre siège demain et dit qu\u2019il espère que la prorogation pourra se faire dans les premiers jours de la semaine prochaine.M.LAURIER dit qu'ily a encore des bills importants à discuter, mais que l\u2019opposition prêtera son concours au gouvernement pour que la prorogation ne retarde pas.M.HAGGART lit une déclaration de M.Peter McLaren, confirmant le rapport fait par M, Haggart deux jours auparavant aux Communes au sujet du contrat de la section B du Pacifique.La Chambre vote ensuite en deuxième délibération le bill accordant des subventions en terres à certaines compagnies :de chemins de fer dans le Nord-Ouest et adopte les résolutions concernant les subsides aux chemins de fer.M.BOWELL explique que les résolutions ne renferment aucun nouveau subside.Elles sont simplement une répétition des subsides votés les années précédentes ct qui n\u2019ont pas encore été gagnés.Avant que la Chambre se forme en comité des subsides, M.DELISLE, député de Portneuf, appelle l'attention du gouvernement sur l'injustice de la clause 142 des règlements de la Commission du hâvre concernantles pilotes du St-Laurent.Par cette clause, si un pilote échoue un navire, il perd sa branche ipso Sacto, que ce soit de sa faute \u2018ou non.M, Delisle voudrait que la clause soit modifiée de façon qu\u2019une enquête ait licu et que le pilote soit admis à se faire entendre.Le pilote Grosleau a été dernièrement victime de cette clause draconnienne pour avoir échoué un steas mer tirant 22 pieds d\u2019eau dans un endroit où les cartes des commissaires montrent quil y en a 24.La Chambre se forme ensuite cn comité sur les estimations supplémentaires et à 6 heures la séance est levée.Ottawa.26 septembre.' La séance de samedi a offerte peu a'ant + mation et d'intérêt.Après avoir adopté le bill concernant les résolutions des chemins de fer présenté par M.Bowell, et avant que la Chambre se forme en comité des subsides sur les estimations supplémentaires, M.KAULBACH attire l'attention du gouvernement sur l'action du gouvernement de Terreneuve qui permet aux vaisseaux de pê- ches américains de se procurer de la boëte dans les ports de Terrencuve, tandis qu\u2019il refuse le même avantage aux vaisseaux de pêche canadiens.Si le gouvernement de Terreneuve persiste dans cette conduits injuste, le Canada devrait user de représailles.T \u2019 En réponse, M.TUPPER dit que le gouvernement fédéral a fait tous ses efforts pour régler cette question.Unc correspondance considérable a cu licu entre le gouvernement de Terreneuve et le gouvernement fédéral, et le gouvernement impérial, et la solution de la question est maintenant proche.Tout sera certainement réglé avantia prochaine saison de pêche.En comité des subsides, la Chambre a adopté 20 \u2018résolutions.Il y a eu quelque TAN SE \u201cJOURNAL LORS TO DES CAMPAGNES eee eee erro en discussion sur le vote de $4,000 pour un bureau de poste Farpham et $1,000 pour amé- Horation au bureau de poste de Québec.M.McMULLEN et quelques autres dé- patés libéraux accusent le gouvernement de onner des édifices pour bureaux de postes aux autres conservateurs et les refusent à des centres libéraux où pourtant le revenu est égal et souvent supérieur., La séance a été levée à dix h.p.m.Ottawa, 29 septembre 1891.La Chambre a adopté cet après-midi un amendement à l\u2019acto relxtif oux subventions des chemins de fer.Par cet amendement les compagnies de chemius de fer seront tenues de faire un rapport au parlement dans le premier mois de service de l\u2019emploi des subventions qui leur ont été payées, La Chambre a ensuite adopté en troisième délibération lc bill autorisant le transport de certaines propriétés publiques aux gouvernements provinciaux.Le bill modifiant de nouveau l'acte des élections contestées a été discuté en comité et adopté après quelques amendements, Plusieurs amendements sont aussi apportés en comité au bill concernant les terres fédérales, à la demande de MM.Daly et Davin, et le bill subit sa troisième lecture.Les amendements par le Sénat au bill eoncernant les territoires du Nord-Ouest sont adoptés en deuxième délibération.La Charabre se forme en comité des subsides sur les cstimés supplémentaires et adopte quelques crédits.À six heures la séance est levée.SÉANCE DU SOIR A la séance du soir, une assez longue discussion a cu lieu sur un crédit de 85,000 demandé pour l\u2019achat d\u2019un terrain pour la construction d\u2019un bureau de poste à Picton, eomté de Prince-Edouard.M.MULOCE prétend que le gouvernement ne devrait pas demander de crédit pour l\u2019achat du terrain avant de pouvoir donner à la Chambre les plans ct une estimation du coût de l'édifice, M.McMULLEN prétend que le gouvernement ne s\u2019empresse tant de faire voter ces $5,000, que parce que le comté de Prince- Edouard a élu un conservateur aux dernières élections et que cette élection étant eontestée, il est bon d'avoir à montrer que le député de ce comté a obtenu quelque chose pour ses électeurs, Le crédit a enfin été voté, ainsi que plusieurs autres, dans le cours de la soirée.A 11 h.30 la séance a été levée.A OTTAWA (Dépêche spéciale au Courrier Canduada } Ottawa, 28 septembre.Le eomité des comptes publics a terminé ee matin l'enquête dans le bureau d'imprimerie et département des travaux publics.Hayter, comptable, qui a examiné les livres de M.Larose, dit qu\u2019il y a trouvé la preuve que M.Larose avait reçu les chèques du gouveraement endossés par M.Bourcier.Il n'y a aucune preuve de culpabilité contre M.Ernest Dionne.M.Larose est rappelé et admet qu\u2019il n'as jamais reçu de chèques du gouvernement do M.Ernest Dionne.Il a reçu do lui unc fois un chèque de $450, mais c\u2019étaitun chèquo de H.O.MacKay.Larose admet aussi avoir payé $25 à M.Ernest Dionne pour l'argent emprunté de lui lorsque dans son premier témoignage, il , avait affirmé ne pas lui avoir payé d'intérêt.La transaction entre Dionne et Larose est un prêt régulier d'argent, êt il n\u2019y a aucune preuve que cet argent venait du gouvernement.° M.Bronskil, ex-surintendant de papeteries, dit que pendant ses quatre années de service, il a fait pour $740,000 d'achats et qu'il sort \u2018aujourd\u2019hui du service plus pauvre que lorsqu\u2019il y est entré.Iln\u2019a jamais demandé ni regu de commission à part les quelques présents qui lui ont été volôntairement, faits M.George E.Desbarats dit que M.Chapleau lui a demandé son avis avant l\u2019achat des presses Potter.Ces presses sont excellen- .tes et ont unc très grande réputation.Il eonsidère quo le gouvernement les a payée très bon marché.Le comité s\u2019est ensuite ajourné à la session prochaine.LA POSITION UE L'\u201d ELEGTEUR \" MERCIER vs PACAUD Ont-ils du cœur ?La position de l\u2019Electeur est vraiment unique, et l\u2019audace des folliculaires qui le rédigent est sans bornes.Le propriétaire de ce journal, son directeur, son maître, M, Ernest Pacaud, a été formellement et solennellement condamné par M.Mercier, Dans son factum au lieutenant-gou- verneur, le premier-ministre dit : Cet incident Pacaud-Armstrong est fort regrettable, il est de mon devoir de condamner, dans les termes les plus sévère, l'étrange marché fait entre ces deux personnes ; ct si mes collègues ou moi cn avions eu connaissance, toutes les négociations auraient cessé.Et c'est sans doute parce qu\u2019ils en étaient persuadés, que ces messieurs ont si soigneusement caché leur transaction et l\u2019ont tenuc absolument secrète quand il aurait été si facile à M.Armstrong d'avertir ses ministres, ou quelques-uns d\u2019entre eux, de j'exaction dont il était la victime.L\u2019Electeur voudrait-il nous dire ce qu\u2019il pense de cela.M.Mercier déclare qu\u2019Armstrong a subi une cxaction de la part de M Pacaud.: Le mot exuction est une flétrissure pour l'honneur de M.Pacaud.L'Electeur accepte-t-il cette flétrissure pour son directeur et son propriétaire ?Dans son discours au caucus des députés, M.Mercier s\u2019est écrié : Cet incident Pucaud-Armstrong est des plus regrettable et devra être condamné de la manière la plus sévère.On se demande comment il ss fait qu'un homme ait été assez fou pour payer $100,000 dans ces circonstances, Pacaud et Armstrong ont fait leurs transactions dans l'ombre.J'en suis arrivé à la eonclusion, non-seule- ment que je pouvais, mais que je devats prendre la responsabilité de l'acte de mes collègues, tout en répudiant l'affaire Arma- trong-Pacaud de toutes mes forces.Au lieu de faire le rodomont, de pules honnêtes gens, l'Electeur devrait mettre sa position au clair.Il faut savoir à quoi s\u2019en tenir.Le journal de M.Pacaud accepte-il la condammation de M.Paeaud prononcée par M.Mercier ?Accepte-t-il la fétrissure infligse à M, Pacaud par M.Mercier ?* Entre M.Pacaud, son propriétaire et son directeur, et M.Mercier son chef, de quel côté est l\u2019'Electeur ?.Va-t-il consentir à ce que M.Mercier déshonore M, Pacaud ?Ou va-t-il dénoncer et attaquer M.Mercier qui, par ses paroles plus haut citées, assimile M.Pacaud à un brigand ?Il est temps pour l\u2019Electeur de prendre un parti ! S\u2019il accepte servilement la répudia- un journal sans cœur.S'il ne l'accepte pas, et cependan* qu\u2019il ne défende pas son propriétaire contre la flétrissure de M, Mercier, c\u2019est un journal lâche ! Choisissez scribes de l\u2019Electeur ! \u2014 \u2014 toire : \u2018\u201c- Nous n'avons pas été payés.\u201d Et à l'heure qu\u2019il est, malgré que nous ayions payé plus de $50,000, ct $28,000 qui restait de l'argont dû à l'autre compa- goie, et $20,000 quo la Chambre nous a autorisés à payer, il reste encore une cinquantaine de mille piastres dues de dettes privilégiées.Voici le montant des dettes privilégiées évalué approximativement : c\u2019est une cinquantaine de mille piastres.Enfin en proposant la loi 56, Victchap.88, le 28 décembre 1890, M.Mercier a dit encore : Il reste encore quelques milliers de pias tres dues anx ouvriors et aux cultivateurs qui n'ont pas pu être payés, malgré la générosité de l'Assombléo Législative à la dernière sossion, comme vous le verrez par les états qui ont été mis l\u2019autre jour devant la Chambre.Nous n'avons pas pu tout payer, soit parce que nous n\u2019avions pas assez d'argent, et c\u2019est la raison prinoipale, soit parce que la preuve des réclamations est arrivée trop tard.Nous vous demandons un subsido de 800,000 acres de terre pour finir ce chemin, en eus des $50,000 pour construire le pont sur la rivière Cascapédia, Nous espérons faire un marché avantageux avec des persounes riches, ou des compagnies puissantes.Fasse le gicl que nos espérances, cette fois, se réalisent et que nous ne soyions pas trompés de nouveau ! Rapprochez toutes ces citations, ap- pliquez-les à la loi des subsides de la dernière session, 54 Vict.chap.88, et vous en concluez irrésistiblement que les dettes privilégiées seules devaient être payées à même co subside d\u2019après la loi et l'intention du législateur.Il y a surtout ce mot de M.Mercier : \u201c Nous ne payons pas les créances des contracteurs, \u201d Eh bien, c\u2019est après tout cela, que le gouvernement a payés, les yeux fermés, la créance d\u2019Armstrong, qui était précisément une créance d\u2019un contracteur ! ! Et cette créance n\u2019était pas payable en argent | La loi de 1890, 54 Viet., chap.88 | Elle n\u2019était pas exigible ! Elle n\u2019était pas privilégice ! Toutes les arguties laborieuses de M, Mercier, ne peuvent détruire ces faits, Le gouvernement a violé la loi.Le gouvernement a menti à ses promesses, Il n\u2019y a pas à sortir de là.Et M.Mercier n\u2019en sortira pas, Volte-face liberals Mi.ANGERS ET LETELLIER L'Electeur citait l\u2019autre jour, en se voilant la face, les paroles suivantes du lisutenant-gouverneur.Dans les circonstances, je dois vous informer, Monsieur le Premier Ministre, que je refuse d'accepter l'avis que vous m'offrez do ne former la commission royale que d\u2019un seul juge, et d'étendre ses pouvoirs au-delà des termes de ma proposition du 7 septembre courant et de votre première acceptation.Mais l'organe oubliait sans doute que des paroles semblables avaient déjà été prononcées par un lieutenant-gouver- neur, dans la province de Québec ! Le ler mars 1878, l'honorable Luc Letellier écrivait à M.de Boucherville : Le lieutenant-gouverneur, après avoir mûrement délibéré, ne peut accepter l'avis de M.le premier-ministre au sujet de la ganc- tion à donner au bill de chemin de fer intitulé : Acte concernant le chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental.Dans les deux cas nous sommes donc en face d\u2019un refus d'accepter l'avis du premier-ministre, Pourquoi l\u2019Elocteur dont les chefs et les rédacteurs ont porté aux nues le refus de M.Letellier, dénoncent-ils dans uu style de carrefour le refus de M.Angers ?M.Mercier a dit de l\u2019acte de M.Letellier : , L'acte en question était parfaitement Justifiable etje l'apprueve sans restriction aucune, Que pense de cela l'Electeur ?Approuve-t-il, ou blâme-t-il l\u2019acte de M.Mercier ?Il faut savoir si le parti libéral répudie la mémoire du lieutenant-gouver- neur qui a fait le coup d\u2019Etat de 1878.Nous sommons I'Electeur de nous répondre, Est-il prêt à dire QUE M.LETEL- LIER A COMMIS UN CRIME EN 1878 ?Pour nous, nous avons blâmé l\u2019acte de M.Letellier, et nous approuvons l'attitude do I'hon.M.Angers, Pourquoi ?Parce que l'hon.M.Angers n\u2019a pas terminé sa lettre comme M.Letellier avait terminé la sienne.Immédiatement après avoir refusé l'avis de M.de Boucherville, M.Letellier ajoutait : Pour toutes cos causos, le lioutenant-gou- verneur ne saurait clôre co mémoire sans xprimer à monsieur le Premier, le regret qu\u2019il éprouve à I'tdée de ne pouvoir continuer à le maintenir dans la position à l'encontre des droits et privilèges de la Couronne.(Signé) L.LETELLIBR.Voilà le crime de M.Letellier : le renvoi d'office de ses ministres, sans aucune forme de procès, ex abrupto, sans leur donner le temps do défendre leur position.C\u2019est là ce que M.Angers n'a pas fait, C\u2019est là la différence radicale entre son attitude et celle de M.Letellier, Et le parti libéral qui a fait un grand homme de M.Letellier, tratno M.Angers dans la boue.Y eut-il jamais plus crianto iniquité, plus scandaleuse palinodie ? vost .JOURNAL DES CAMPAGNES Pe eee 11 Echos & Nouvelles Ordinnatious Voici les ordinations faites par Son Eminence le Cardinal Taschereau, à Ste-Anne de la Pocatière samedi et dimanche derniers : Tonsurés : Napoléon Isidore Garon, du diocèso d'Ottawa, Stanislas Isaac Thériault, du diocèse de Charlottetown.Hinorés : Sylvio Joseph Chénard, Ernest Pantaléon Eugène Pelletier, Joseph Edouard Olivier Martin tous du diocèse de Québec.Sous-diacres et diacres : François Xavier Bonhomme dit Dulac, Léonce Marie Alfred Vézina, Elzéar Elisée Dionne et Joseph Fénelon George Lavoie, tous du diocèse de Québec.Un objet d\u2019art M.Cyrille Duquet, bijoutier, expose actu- cllement dans sa vitriue, ruc St-Jean, un magnifique religuaire en argent oxydé ct en bronze doré, don de Son Eminence le Cardinal 4 ls basilique de Ste-Annc de Beaupré.Ce reliquaire représente un portail,au milieu duquel sc trouve un disque ou sera déposée la relique.Tout autour de ce disquz est gravée l'inscription suivante : Emus Curdinalis E, A.Tuschereau, Archiepiscopus Basilica S.Anne de Beaupré.floc devoti gratique antmi mo- numentum dono dedit pignus obtulit.Au-dessus du disque se trouvent les armes de Son Eminence.De chaque côté, deux colonnes torses et deux lions.Au pied, un\u2019 ange portant-deux cornes d\u2019abondance.Le tout est surmonté d\u2019une jolie statue de Sainte-Anne avec deux flambeaux de chaque: côté.Ce reliquaire cst un véritable objet d\u2019art et fait-l\u2019admiration de tous ceux qui le voient.Veolaudacieux On nous informe qu'un vol audacieux a été commis avant-hier, à Ste-Flavie, comté de Rimouski.Les voleurs se sont introduits pendant la nuit dans la demeure d\u2019un cultivateur du nom de Gagnon, et,profitant de son sommeil, lui ont escamoté une somme de $250 dans ja poche d\u2019un de ses habits.La police provincialé a l\u2019affaire en maius et se croit sur la piste des coupables.L\u2019inceudie du Cap Blane Une lettre an Maire de Montréal A Son Honneur J, MeShane, Maire de Montréal.Monsieur ls Maire.Vous avez sans doute appris par la voie des journaux, le désastreux incendie qui a dévasté une graude partie de la paroisse de Notre-Dame de la Garde, à Québec.Nous avons soixante familles sans pain.sans asile et sans vêtements.La triste pers pective de l'hiver qui approche les jette dans | le découragement, et si elles ne reçoivent un prompt secours, le plus grand nombre partira ; pour les Etats-Unis.C'est pourquoi, M.le Maire, plusieurs citoyens.de Québec qui connaissent la largeur de votre esprit, la genérosité de votre cœur ct les grandes ressources qu\u2019il y a dans Montréal, m'ont fortement engagé à solliciter de votre bienveillaute charité, quelques secours pour nos infortunés.Ces secours pourraient être adressés soit à M.le Maire de Québec, soit à votre serviteur.J'ai l'honneur d'être.Monsieur le maire, Votre très humble serviteur, Cus Ricuarn, Ptre Curé de N.-D.de,la Garde.Notre-Dame de la Garde, 28 sept.1891.Main conpée Lundi soir, vers sept houres, un jeune homme du nom de Alfred Soucy, fils du conducteur Grégoire Soucy, du chemin de fer Intercolonial,a été victime de son imprudence en accouplant la locomotive No 134 du chemin de fer Intercolonial, à la Rivière du Loup.Le pied lui ayant glissé il tomba en avant et se fit horriblement couper la main gauche.Le jeune gargon était employé comme messager au bureau du télégraphe et n'avait aucuno affaire dans l'accouplement des chars.Accident à St-Henri Lundi après-midi, à St-Henri de Lauzon, M.Honoré Morin, cultivateur, a été victime d'un accident.II était à battre du grain avec une machine lorsqu\u2019il cut le malheur de + se faire prendre la main gauche dans la machine, ct avant qu'il eut le temps de se retirer la main, elle était broyée.Des morceaux de doigts ont été ramassés à terre.On à eu de suite recours aux soins d\u2019un méde- | Pistoles.| condoléances.J vert, était A mettre les freins, lorsque tout-à- ! Trois maraudeurs Samedi dernier après-midi, trois individus apparemment irlandais et portant leur bagage, ont pris la route de St-Henri et, passé lu barrière, ont sauté dans les champs, Ils sont allés s'échouer dans la cabane à sucre de M.Jos.Samson, à quelque distance du chemin de la concession Sarasto.Dimanche matin, M.Carrier descendait à la messe quand il fut attaqué par l'un d'eux ct relà- ché sur la preuve qu'il ne portait pas d\u2019argent.Dimanche après-midi, une dizaine d'hommes de la paroisse de Notre-Dame ayant eu vent de l'affaire sont montés à la recherche de nos trois individus, qu\u2019ils ont trouvé dans un champ, audessus du chemin de Sarasto.Un homme s'étant approché d'eux, leur a demandé pourquoi ils avaient attaqué le jeune Carrier.Ils nièrent d'abord et payèrent d'audace ; mais quand ils en vireut dix autres prêtsà leur tomber sur le dos, ils dé guerpirent.Les autres leur donnèrent la chasse jusque daus le chamap chez M.Lévesque près de la oôte des Couture où ils les perdirent de vue, Gare donc à ces maraudeurs,qui ne son probablement rien autre chose que des voleurs M.JF.E.Barry On annonce la nuwt de M.J.E.Barry, de Trois-Pistoles, à l'âge avancé de 76 ans.Il cut de son mariage avec Mademoiselle Rouleau, une nombreuse famille.Il était le beau-frère du juge Rouleau du Nord-Ouest, et du chanoine Rouleau, curé de Rimouski, Il sera inhumé aujourd\u2019hui aux \"Trois- Nous prions la famille que cette mort afflige péniblement, d'accepter nos sincères MM.Edmond, David et John Barry, scs fils, et.M.Choquette, son gendre, avocat de Montréal, de la société Mercier, Beausoleil et Choquette, étaient hier de passage hier en cette ville en route pour Trois-Pistoles où ils | Chute dangereuse Mardi soir, M.Allard travaillait à la manufacture de coton du Saut Montmorency, | en voulant retenir une balle de coton, perdit l\u2019équilibre etest tombé d\u2019une hauteur d\u2019à- peu près 20 pieds deux étages, se fracturant le crâne.M.le-curé Ruel et le Dr Bolduc ont été appelés immédiatement.Le blessé est dans une très mauvaise condition.Allard est marié et père de 7 enfants.Fatal accident © Un bien triste accident est arrivé hier après-midi, sur un train destiné au transport du sable, à la jonetion de Weedon.Un jeune hemme du nom de Audet, fils de M.Abraham Audet autrefois de St-David et maintenant résidant à Sherbrooke, employé comme scrrefrein à bord dn train de sable en question, sous les ordres du conducteur Boiscoup, il perdit l'équilibre et roula sous les | roues des wagons qui lui coupèrent une jambe.: On s'empressa auprès du malheureux serre- frein, mais malgré tous les soins qu\u2019on put lui prodiguer, il expira quelques minutes après | l\u2019accident.Une enquéte sera tenue.Profcssion of voture a 1'Hetel-Dieu de Québec Hier matin, après la messe de 64 heures, deux novices de chœur ont prononcé leurs vœux de religion : les scours Marie Marootte, dite de Ste-Claire de la Croix, fille de feu M.Charles Marcotte, de Portueuf, et Ernestine Drolet, dite de l'Ange-Gardien, fille de M, Léon Drolet, du faubourg St-Jean.Deux postulantes de chœur ont aussi revêtu lo Saint-Habit : Mlle Alvina Beaulieu, fille de M.Didace Beaulieu, de Kamonraska, ct nièce de M-le chapclain de l'Hôtel- Dieu ;»et Alice Turcotte, fille de notre concitoyen M.Nazaire Turcotte, marchand de Québec.Mlle Beaulieu a regu en religion le nom de Sœur Marie du Calvaire, et Mlle Tur cotte, celui de St-Nazaire, La cérémonie était présidée par Sa Grandehr Mgr Blais, évêque de Rimouski, assisté de MM.les abbés F.Dumontier, de Lévis, et P.E.Beaudet, curé de Kamouraska.Le sermon de circonstance x été prêché ar M.l\u2019abbé Plamondon, curé du faubourg ean, Une cause de mélaneolie Les cheveux ont été considérés chez tous les peuples comme le plus bel ornement de l'homme et surtout de la femme, Ceux qui s\u2019en voient dépourvus avant l\u2019âge éprouvent un regret amer qui va parfois jusqu\u2019à la mélan- colic.Il importe dono de mettre tous ses soins à les conserver.Faites usage du Régénérateur cin, assiteront aux obsèques du regretté défunt.| Relique dn Voile deo In Sainte Vierge Lettre du cardinal Taschereau à Mgr de Chartres Monseigneur, Au nom de tout le Canada et en particulier du diocèse de Québec, je remercie votre Grandeur de nous avoir envoyé unc précieuse relique du Voile de la Vierge immaculée, Nous devions déjà beaucoup au diocèse dc Chartres dans lequel est né le premier évêque de Québec, ct d'où nous sont venus nos remiers apôtres La dévotion envers la Mère de Jésus nous est aussi venue de ce diocèse et s\u2019est conservée dans nos familles, Cette relique contribuera à la conserver et à l\u2019augmenter.Un voyage en Amérique est maintenant une chose bien facile.Jo puis le dire avec connaissance, car j'ai traversé l\u2019Océan scize fois, et en treize jour j'ai pu me rendre de Rome à Québce.Nous serions très heureux de voir Votre Grandeur dans cette Nouvelle-France qui doit à l'Acienne tout ce qu'\u2019ella a de foi.Lin attendant ce beau jour, je prie Votre Grandeur d'agréer l\u2019assurance de mon dévouement ct de ma reconnaissance, 13.A.Carl, TASCHRREAD, Arch.de Québec.Maladies de l\u2019estomne Billes sont extrémement fréquentes, à ce point que l\u2019on peut considéner comme des exoeptions heureuses les personnes qui ont un estomac irréprochable.Le Reméde du Dr Sey cst le plus grand spécifique contre ces diverses maladies.Accident fatal De bonne heure ce matin, un passager de PIntercolonial, nommé Paquet, voulant laisser le train à Ja station de Rimouski, fut frappé par un autre convoi en marche.Sa mort a été instantanée.L\u2019infortund était un jeune de 24 ans.Un ouragan Déguts considérables Un terrible ouragan accomp :zné d\u2019éclairs et de tonnerre a passé sur Fraserville vers 6 heures hier soir.Le vent soufflait avec une rage épouvantable ; la pluie et la grêle tombaient à torrents et le tonnerre grondait avec une force considérable.Les fonêtres des maisons volaient en éclats ; les lignes télégraphiques ont été rompues, plusieurs granges et autres bftisses ont été renversées, et des dommages sérieux ont été causés dans la campagne environnante.On redoute de plus, que des désastres aient eu lieu sur le fleuve où la tempête a été très violents.33.\u20ac.F.Pninchaud Le compte-rendu des fêtes qui ont eu lieu au Collège de Sainte-Aune à l\u2019occasion du transfert des restes de M.O.F.Painchaud, fondateur du Collège, vient d\u2019être publié en une brochure de 200 pages.Elle comprend tous les discours qui ont té prononcés ces jours-là, tous les détails relatifs à l\u2019exhumation des ossements du cimetière de l\u2019Ilc-aux- Grues, et à leur déposition dans la chapelle mortuaire érigée à proximité du collège, grâee aux générouses souscriptions des an- siens élèves.Cette brochure est en vente à Québec chez M.J.O.Filteau, libraire, haute-ville, d.A.Langlais, libraire, Saint-Roch, et au Courrier du Canada, pour le prix de 25 cents.On pourra aussi se la procurer en s'adressant à- M.le curé de Notre-Dame de Lévis, et au Collège dc Ste-Anne, où des dépôts considérables ont été faits.: A Ia Basilique La bénédiction des cloches de la Basilique aura lieu dimanche prochain, le 4 octobre, après la grand\u2019messe.Depuis quelques jours on a commencé les travaux préparatoires à l'installation de ces cloches dans le clocher de la Basilique.Merveillenx Combien de personnes que l\u2019on croyait en consomption, et à qui l\u2019on accordait que quelques mois de vie, ont été ramenées à une santé parfaite par quelques paquets d\u2019Amers Indigènes.Monseigneur Issa -Mgr Issa désire remercier de nouveau le clergé et les fidèles de Québec pour les aumônes généreuses qu'ils ont faites aux missions de la Chaldée.Les collectes dans les différentes églises de la ville, et à domi- eile chez un certain nombre de citoyens, ont produit la somme de $933.Mort subite \u201cPendant la traversée du Paristan 1l est mort une enfant de cinq ans, du nom de Capillaire Audette, et vous conserverez votre chevclare florissante.Christiana Pederscon, Elle a été enterrée à Québee.Affaires de faillites MM.Bouchard ct Breton, marchands de cette ville, ont déposé leur bilan hier, à la demande de MM.Caverhill, Kissock et Binmore, de Montréal.M.J.D.Caverhill a a été nommé gardien provisoire et l\u2019assemblée des créanciers est fixée au 12 octobre prochain.M.L.F.Burroughs représente les sequérants, .La compagnie de l'hôtel Saint-Louisa fait cession do ses biens à la demando de M.Owen Murphy et son neveu, Les principaux créanciers sont l\u2019honorable W.Russell, Boston, $13,000 ; le lieutenant-colonel Rhodes $9,000; Glover, Fry & Cie, $4,000; M, Hogan, $2,000 ; W.Crawford & Cie, $1,800; A.Joseph & Fils, $1,500; J.Connolly, $1,400 ; Whitehead & Turner, $1,400; P.Vallière, $1,200; G.R.Renfrew & Cie, $1200; B.Leonard, $1,100; J.3iDaly Les créanciers privilégiés sont madame L, P.Pelletier, ct la succession LeMoine, pour loyer et cotisations, $12,000 Cit¢ de Québec, pour taxes d'affaires; $1,100; madame Derbishire, propriétaire de l'hôtel Russell, $1,400 ; gages des serviteurs, portiers, ete.$3,200 ; commis, $1,300.L\u2019actif cst évalué A environ $30,000.Pilules et onguent d'Hollouay Les voyageurs qui vivent sous les diffé- rants climats feront bien de se rappeler que ces changements do d'occupation, de diète et de milieu sont de nature à nuire à la santé.L'occasion ne manquera pas pour eux d\u2019avoir besoin d\u2019un remède tel que les Pilules et l\u2019Onguent renommés, ct tout voyageur sur terre et sur mer devrait en avoir une provision à la main.C\u2019est alors qu'on pourra dire de lui qu'il a un médecin à ses côtés toujours prêt à répondre à ses besoins.Les frissons ct la fièvre doivent être vite traités, et des directions imprimées doivent être soi- gneuseuvent étudiées au début de toute ma- Feudant plug de cinquante ans Le Sirop adoucissant de Madame Winslow a 1 été employé pour la dentition des Enfants.Il sovlage l\u2019enfant, adoucit les gencives, diminue la douleur, guérit les coliques flatulentes, et est le meilleur remède pour la Diarrhée.Vingt-cinq centins la bouteille.Vendu par tous les droguistes de l\u2019univers, Québec, 27 Mai 1891\u20141 an H.Marché de Québec FARINE ET GRAINS .Québec, Ier octobre 1891, F ARIME\u2014 Sup.extra, baril, 196.$ 5 25a § 50 Extra .wstseess 5008 § IO Forte pour boulanger 5 404 5 6 Extra du printemps.4 80a 4 go Superfine.cesses.4 606 475 108 (ieee vus cnener ca00s 4 a 30 En pcches de 100 liv, 2 3 a : 75 Fatente amer, arts \u2026 6 60 2 6 80 Blé du Manitoba \u2026.\u2026.suce 1 30 @ I 46 « d\u2019Inde jaune.sréostsssccus 0908 O 02 \u2018 *¢ blanc esse cu 0 00 8 OQ Pois .sassacs vsn000 ©90a I o0§ Avoine vor vo.6387 040 Orge.0.\u2026.oe 0654 078 Provisions, Erc., Etc Québec, rer octobre 18g1.Beurre frais par IiVre.\u2026 .\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.ss $o18a 020 Beurre salé par Livre, \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 O14G O16 Patates par minot.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026 0504 Oo Œufs par douzaine \u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.« OI56 018 Sucre d\u2019érable par livre.\u2026\u2026.\u2026.\u2026 007a0 7% Fromage par livre w.cee 0136 014 Oignons par baril \u2026\u2026cnee severe 0.$ 507 6 Pommes par baril.us vous 45506 $ se Orange, boîte, Floride \u2026\u2026 weserces 4 50a $S00 \u2018+ Valence, CAisSE.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.5 50a 60 «« Jamaïque, Bris\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 59507 60 Citrons, par bofte.cccc vercccnse 250a 33 Tabac canadien en feuille par lb.0 154 o 2 Poissons Québec, Ier octobre 1891, POISSONS\u2014Séché le quintal.$ 5 00 a 5 so Morue verte le baril.5 00a 3 50 Saumon, Ne I.15 so a 13 00 Hareng du Labrador 5 00 a $ 50 \u201c\u20ac par baril Spring.300 7 325 \u2018Truite par quart .9 00 a 10 Ko - Merue No I, grd bris 0 007 o oo HIuitres \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.2500 275 \u2014 am Se keme LA LLL IE ©! Guérit radicalement et pro:n:.tement l'INTEMPÉRANCE cet déracine tout désir des liqueurs alcooliques, Prix: $1.00 123 2 JOURNAI: DES CAMPAGNES EE SE Ea \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le cas de M.farneau SES AVEUX SA CONVERSATION AVEC M.ANGERS - Dans la première lettre de Son Honneur le lieutenant-gouverneur à M.Mercier, on lit le passage suivant, qui a produit une ive sensation dans le public: + Du 23 au 26 avril, l'honorable M.Garneau vint de nouveau conférer avec moi sur cetto affaire de la Baie des Chaleurs ; il me dit qu'il subissait de fortes pressions, qu\u2019on voulait lui faire faire des choses qui lui répugnaient, qu'on menagait de télégraphier à l'honorable M.Mercier, ct il ajouta qu\u2019il était tenté de résigner.Je lui dis : Ces menaces sont vaines.Dans les circonstances, je crois qu'étant le Premier-Ministré accré- -dité auprès de moi, pendant l'absence de l'honorable #M.Mercier, vous ne pouvez me laisser sans aviseur ; ce que vous avez à faire, -c'est de résister et de vous conformer en tous points à la loi.Il me parut réaffermi ct partit, Dans sa réponse du 15 septembre, M.Mercier aborda en ces termes ce sujet difficile : A la page 15 de sa lettre, Votre Honneur me fait part d\u2019une conversation qu\u2019il aurait eue, du 23 au 26 avril dernier, avec M.Garneau, premier-ministre par interim, dans laquelle il vous aurait \u201c dit qu\u2019il subissait \u201c de fortes pressions, qu\u2019on voulait lui faire \u2018\u201c faire des choses qui lui répugnaient, qu\u2019on \u201c menagait do télégræphier à l'honorable M.¢¢ Mercier, ct il ajouta qu\u2019il était tenté de $¢ résigner.\u201d J'ai demgndé des explications à mon collègue, M.Garneau, et il me dit qu'il croit «ue Votre Honneur résume ses paroles assez exactement, mais que, sans explications, elles pourraient créer une impression à celle qu\u2019il voulait faire naître.M.Garneau me fait remarquer qu\u2019il était alors premier-ministre ad interim, trésorier ad interim, et commis saire des travaux publics ; que, conséquemment, il avait une triple responsabilité qui le fatiguait d'autant plus qu\u2019il était malade, et que sur le tout, il lui répugnait de faire la transaction, malgré les fortes pressions qui lui étaient faites pour en finir, tant qu\u2019il n'aurait pas obtenu des garanties satisfaisantes et l'opinion du procureur-général, ce que, d'ailleurs, mes collègues exigcaient comme lui ; mais qu'aussitôt qu\u2019il eût obtenu le dépôt de dé- bentures au montant de cinq cent mille piastres, portant première hypothèque sur tout le chemin, il se sentit bien plus à l'aise, ot crit qu\u2019il pouvait faire la transaction sans danger ; M.Garneau ajoute même qu\u2019il cn informa, dans le temps, Votre Honneur, dans une des entrevues subséquentes, M.Garneau désire surtout faire savoir qu'en disant qu'il subissait de fortes pressions, il ne voulait point faire comprendre que c'était des pressions illégitimes et indues ; mais qu\u2019ayant été en négociations pendant plusieurs jours aveo le nouveau syndicat, sans être arrivé à aucune conclusion, il était menacé par M.Thom, qui représentait ce syndicat, de voir les négociations rompues et l'affaire complètement abandon née ; d'autant plus que ses collègues du ministère, convain- -cus que la transaction était avantageuse à la rovince, Jui disaient qu\u2019il ne serait point sage -de manquer une excellente occasion d'assurer la construction du chemin à bref délai.D\u2019après M.Mercier, M.Garneau prétendrait donc que le Lieutenant-Gou- verneur a mal interprété ses paraies.L'honorable M.Angers n\u2019a pas manqué de relever cet essai d\u2019explicntion.Et il l'a fait d\u2019une façon péremproire.: A la page 43 de votre mémoire, vous dites que M.Garneau admet avoir eu avec moi la «conversation que j'ai rapportée, au sujet des fortes pressions qu'il subissait et de ce qu'on voulait lui faire faire dés choses qui lui répugnaient.Mais je vois avec étonnement, -dans votre mémoire, que l'honorable M.Garneau essaic\u2019 de donner à cette conversation un sens tout autre que celui qu'elle avait réellement, en laissant entendre que lui, M.Garneau, faisait alors allusion à ce qu'\u2019étant à la fois commissaire des travaux publics et -Chemins de fer, trésorier par interim et agissant aussi comme premier ministre, il avait unejtriple responsabilité qui lo fatiguait d'autant plusqu\u2019il était malade, ct qu\u2019il lui Tépugnait de faire la transaction, malgré les fortes pressions qu'il lui étaient faites pour en;finir, tant qu'il n\u2019aurait pas obtenu les garanties satisfaisantes et l'opinion du pro- cureur-général.Au moment de l'entrevue, où la conversation rapportée a cu lieu, M.Garneau avait l'opinion du procureur-Général, quoiqu\u2019elle no fut pas transcrite au net.Il ne s'agissait nullement, ni de la multiplicité des affaires de Monsieur Garneau, ni de son état de santé ; aucune de ces choses n'aurait justifié les aroles qu\u2019il m\u2019a dites, savoir ; qu\u2019on voulait ui faire faire des choses qui lui répugnaient ct qu'on menagait de télégraphier à M.Mercier, M.Garneau faisait alors certainement allusion à ces pressions illégitimes et indues puisque je lui conseillais de résister et de se conformer à la loi, Ni ses paroles ni les miennes n'auraient eucs d'à-propos s'il ne s\u2019était agi de pressions illégitimes et indues.Personne ne croira que la mémoire de M.Garneau ait été aussi fidèle que celle du lieutenant-gouverneur, qui affirme avec la plus énergique précision, D\u2019ailleurs est-ce bien M.Garneau qui parle lui-même ?Ne lui a-t-on pas soufflé une explication telle quelle, afin de sauver le cabinet?Et M.Garneau quand on l\u2019entendra lui-même, sous serment, dans la boîte aux témoins, donnera-t-il le démenti au lieutenant- gouverneur ?Non, sous serment, M.Garneau sera forcé de faire des aveux, D'ailleurs, avant qu\u2019on ait eu le moindre soupçon de la conversation de M.Garneau avec le lieutenant-gouver- neur, on savait que M.Garneau avait été menacé, indûment influencé, et que, pour le faire céder, il avait été question de télégraphier à M.Mercier.Dès le 29 avril cela se disait à Québec.Et au commencement du mois de juin l\u2019Etendard mentionnait ces rumeurs dans ses colonnes, Il fallait donc que le fait fut réel.Car, à cette époque, personne ne connaissait les aveux faits par M.Garneau à Son Honneur.C'était M.Pacaud lui-même qui avait dit cela à M.Armstrong.C\u2019était lui qui avait déclaré que MM .Robidoux et Langelier allaient forcer la main à M.Garneau en le menaçant de télégraphier à M.Mercier.Et maintenant, voici le lieutenant- gouverneur qui déclare que M.Garneau lui a avoué cela lui-même.Cette conversation était donc corroborée d'avance par des témoignages extérieurs.I y a là un ensemble de faits qui constitue une preuve indestructible.Vous n\u2019échapperez pas, Messieurs ! NL CHARLES LANGELIER SA DEFENSE Act-il oui ou non profité du dépôt de $3,000 mis à son crédit par des mains inconnues?M.Charles Langelier en veut à M.Dumoulin, le gérant de la Banque du Peuple ici.M.Dumoulin, quoique ne se mêlant pas de politique, a des sympathies libérales, mais c\u2019est avant tout un homme honorable.Appelé à rendre témoignage, il a juré ce qu\u2019il croyait être la vérité en disant ce qu\u2019il connaissait lettre de crédit dans l\u2019affaire de la Baie des Chaleurs, Tout en disant la vérité, M.Dumoulin a dit des choses qui sont un peu compromettantes pour un ministre de ln Couronne, aussi M.Langelier est furieux et il essaie d\u2019atténuer ce qu\u2019il peut y avoir de compromettant dans ce témoignage par sa déclaration non asser- mentée, et celle de son ami M.Vallière, de la transaction, et de l\u2019escompte de la: manière.Dans son intérêt qu'il aille en- Voyons un peu ces deux documents dans l'Electeur d\u2019hier.M.Langelier nous dit'dans son affidavit du 10 septembre, qu'il a été question d\u2019ua dépôt de $50,000, et il admet avoir dit à M.Dumoulin qu\u2019il ferait son possible pour lui faire obtenir cette faveur.M.Dumoulin n\u2019a jamais dit autre chose, M.Langelier n\u2019a pas toujours parlé ainsi.En effet quand M.Dumoulin a donné son témoignage, la chose fit grand bruit, aussitôt l\u2019Hon, Charles Langelier, Secrétaire Provincial par la grâce de M.Mercier fit venir le reporter de l\u2019Evènement et sefit interviewer ; et dans cette conversation écrite d'avance par M.Langelier, comme vous le pensez, il déclare catégoriquement qu\u2019il n\u2019avait jamais été question entre lui et M.Dumoulin d\u2019un dépôt de $50,000.00, le jour ou par hasard il s\u2019est montré à la Banque du Peuple avec MM.Pacaud et Vallières \u2014En réfléchissant, la mémoire de M.Langelier lui revint et dans sa déclaration d\u2019aujourd\u2019hui il rectifie l\u2019erreur commise dans son interview\u2014 Le pauvre homme, il avait oublié ce détail.M.Langelier nous dit ensuite qu\u2019il s\u2019est trouvé à la Banque par hasard le jourou Pacaud a négociéla lettre de crédit.Sa preuve eût été plus complète s\u2019il eut;dit qu\u2019il était allé à la Banque pour telle et telle affaire, qu\u2019il avait parlé à tel et tel employé, et que se trouvant dans la chambre du caissier il s'était de suite retiré, du moment qu\u2019il avait vu entrer M.Pacaud et lès autres, afin de n'être pas mêlé à cette affaire comme Ministre de la Couronne.Il aurait pu demander un affidavit à un des officiers de la Banque pour certifier qu\u2019il avait réglé ce jour \u2018une toute autre affaire.Le Secrétaire Provincial n\u2019a pas cru devoir donner cette preuve.M.Dumoulin nous dit que Pacaud, Valliéres et Langelier étaient à la Banque ensemble et dans le même but ; il faut donc croire ce dernier.Le Secrétaire provincial va plus loin ; il déclare qu\u2019il n\u2019a jamais fait de sa main ni autrement le dépôt de $3,000 mentionné dans la déposition de M, P.B.Dumoulin devant le Comité du Sénat.Le gérant de la Banque du Peuple n\u2019a jamais dit qu\u2019il lui'a vu faire le dépôt.Aux questions qui lui ont été faites à ce eujet, Mr.Dumoulin a répondu | qu\u2019il n\u2019en savait rien, mais qu\u2019il croyait pouvoir'jurer qu\u2019il reconnaissait sa signature.Mais pourquoi tout ce fatras de paroles de la part du Secrétaire Provincial, pour éliminer une question bien simple.Il ne s'agit pas de savoir si le dépôt à été fait par M.Langelier ou par un de ses amis, ça n\u2019est pas le point important.Ce qu\u2019il importe surtout de con- fait, M.Langelier en a profité ?Que le Secrétaire Provincial ne cherche pas des midi à quatorze heures?Qu\u2019il aille droit au but, qu'il déclare qu\u2019il n\u2019a pas tiré sur ces fonds, qu\u2019il n\u2019en a:profité en aucune core plus loin, qu\u2019il dise qu\u2019ayant appris que des mains inconnues, des adversaires peut-être, s\u2019amusaient à déposer à son compte des sommes à son profit, il avait prévenu le Caissier de ne pas tolérer ces abus et de transporter les $3000.00 et toutes autres sommes de même provenance, au crédit d\u2019un autre compte que le:sien.Voilà autant de points qu\u2019il était im- \u201c naître c\u2019est de savoir si, le dépôt étant | 7 deny portant d\u2019éclaircir et pour un avocat de la haute capacité de M.Langelier il est étonnant qu\u2019il se soit oublié au point de croire que son àpse dixit suffirait pour renverser le témoignage d\u2019un hon- \u2018néte homme comme M.Dumoulin.Pour M.Vallière nous aurions préféré qu\u2019il ne se fut jamais embarqué dans cette galère.Sa déclaration est calquée sur celle de l\u2019honorable Charles, elle est la fille de celle du Secrétaire Provincial, elles sont passées au même moule, M.Vallière nous dit que M.Langelier s\u2019est rendu à la Banque du Peuple en même temps que lui et par un pur hasard, qu'il ne connaissait rien de la transaction.Qu\u2019en sait M.Vallière ?M.Langelier pouvait tout savoir sans que M.Vallière le sut.Son témoignage est un faible échafaudage d\u2019assertions qui n'ajoutent aucune force à la faible défense de son ami.Il aurait mieux fait de se taire et de ne pas perde son temps à blanchir des nègres, Nous n\u2019avons qu\u2019un conseil à donner à Mr.Vallière, c\u2019est de rester chez lui et de ne pas mêler son nom dans ces affaires scabreuses.Ceci est un avis tout à son avantage.M.Mercier embete PAS DE DEFENSE L'Electeur de ce matin cite avec pompe le passage suivant de l'apologie lamentable adressée par M.Mercier au lieutenant-gouverneur : Il est bien évident que ceux qui ont rédigé l'ordre en conseil étaient d'opinion, comme Votre Honneur qui l\u2019a approuvé,que le statut n'était pas limitatif, et que, tout en exigeant la garantie du paiement des dettes privilégiées, ce statut permettait aussi à l'exécutif, dans l'arrangement qu\u2019il ferait, d'imposer comme condition, le paiement des dettes non privilégiées.L'organe devrait mettre en regard de cette impudente déclaration, l\u2019écrasante riposte de l'honorable M.Angers.La voici : I Vous alléguez que les termes de l\u2019ordre en conseil No 237 diffèrent de la loi 54 Victoria, chapitre 88, paragraphe \u2018\u2018 j.\u201d pour justifier un paiement que la loi \u2019 n\u2019autorisait pas, il ne peut être soutenu que le gouvernement à le pouvoir d'amender la loi par un ordre en conseil, Si le gouvernement à intentionnellement soumis à l'approbation du représentant de la Couronne cet ordre en Conseil, avec l'avis ministériel de le signer ct l'assurance que tout était conforme à la loi, ne pourrait-on pas croire que le gouvernement a, avec intention préméditée, rédigé son rapport pour arriver à payer un créaucier à qui la loi ne donnait aucun droi; ! L'assurance que l'ordre en conseil No 237 était conforme à lu loi 54 Victoria, chap.88 et n'avait en vue que le paiement des dettes privilégiées du chemin de fer de la Baie des Chaleurs me fut donnée par l'honorable M.Garneau ; et ceci est démontré par les instructions que ce dernier me promit de transmettre et transmit à J.Chrysostôme Langelier, commissaire du gouvernement, Ces instructions citées dans ma première lettre indi- uent clairement les représentations qui m'avaient été faites par M.Garneau, lorsqu\u2019il m\u2019avisait d'accorder ma sanction à-cet ordre en conseil.M.Mercier,n\u2019a pas répondu et ne pouvait répondre à cette accablante réplique.: En effet, si le gouvernement avait intentionnellement trompé le représentant de la Couronne, il mériterait d\u2019être congédié sur l\u2019heure.Il n\u2019y a qu\u2019à l'Ælecteur qu\u2019on peut croire M.Mercier de taille à lutter contre un légiste, un parlementaire et un homme d\u2019Etat comme l'honorable A.R, Angers.Vous avez affaire à plus fort que vous, M.le comte de Tourouvre. \u201c NY JOURNAL DES CAMPAGNES 18 La commission Royale Canada Province | À.R.ANGERS.Québec.(L.8) : VICTORIA, par lu Grâce de Dieu, Reine du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d\u2019Irlande, Défenseur de la Foi, etc, ete, etc.À tous ceux à qui ces présentes parviendront ou qu\u2019icelles pourront concerner\u2014SALUT : PROCLAMATION J.E.Rosipoux TTENDU que Proc.-Génér.par un rapport de l'honorable Premier-Ministre, par un rap- rt de l'honorable Conseil Exécutif pour otre province de Québec et par un ordre de notre Lieutenant-Gouverneur en Conseil, il est déclaré qu\u2019il convient, dans l'intérêt public, qu\u2019une commission royale émané pour faire enquête et rapport sur les faits ct circonstances qui ont précédé.accompagné, motivé et suivi les transactions faites eu conséquente de l\u2019Acte 54 Vict., chapitre 88, en ce qui se rapporte À la compagnie du chemin de fer de lu Baie des Chaleurs ; ET ATTENDU que nous avons jugé à pro pos, dans l\u2019intérêt du bon gouvernement de notre dite province, que Cette enquête se f: .wa \u2018CES CAUSES par et de l'avis du Conscil Exécutif de notre province de Québec, et sous l'autorité de l\u2019article :596 et suivants des Statuts Refoudus de Notre dite Province au sujet des enquêtes sur les affaires publiques, nous constituons et uommons les honorables Louis À Jetté, juge de Notre Cour Supérieure, Louis Frangois George Baby, juge de Notre Cour du Banc de la Reine, et Charles Peers Davidson, juge de Notre Cour du Banc de la Reine, tous trois de la
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