Journal des campagnes, 8 octobre 1891, jeudi 8 octobre 1891
[" \u2018 L\u2019industrie agricole doit toujours être la base de la richesse des nations.10ème Année Jeudi, 8 Octobre 1891 No 36 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et contenant tonto les nouvelles de lu Sr-m-tina.Prix de l'abonnement :-UNE pis S'EV225 POUR LA FRANCE : 10 F & 4 N4'h Strictement payable d\u2019avance THS.CHAPAIS, DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRK LÉGER BROUSSEAU, ÉDITEUR 11 & 18, rue Buade, H.-V., Québec.LES FINESSES DE LA CLIQUE DENEGATION, EXPLICATIONS ET GACHIS Les cliquards et leurs organes sont, de plus en plus empêtrés dans leurs explications du carottage des $100,000.Ils ont commencé par nier.Le journal de M.Pacaud, l'Ælecteur disait le 17 août : Cent mille piastre seraient allées à M.Pacaud, et $75,000 à MM.Robitailleet Riopel.Il est peu probable que, bien qu'il soit leur ami politique, M.Armstrong aime asses MM.Riopel pour leur faire un présent de $75,000.Passe encore cependant pour cette invraisemblance ; mais ce que pas un homme sensé ne croira, c'est que M.Armstrong conservateur acharné, ait fait un présent $100,000 à un libéral comme M.Pacaud.Iln'y a que des sénateurs conservateurs qui pourraient ousser l'imbécilité jusqu'à croire à une pareille absurdité.Ainsi, au début du scandale, on essayait de payer d\u2019audace.On niait effrontément le paiement des 3100,000.Plus tard il devint impossible de nier le fait.Les témoignages étaient trop positifs- M.Armstrong avait été trop prdeis.Le marché entre Pacaud et Armstrong avait été établi trop péremptoirement : j A la page 61 du rapport de l'enquête | devant le Sénat, on interroge comme suit M.Armstrong: + Q.Soyez-donc assez bon pour nous raconter l'histoire de votro arrangement avec M.Pacaud.R.Bien, I'arrangement était très simple, comme je vous l'ai dit, J'ai déjà dit dans mon témoignage que nous avons cu deux ou ou trois entrevues, J'e ne sais pas à quel entretien particulier nous sommes tombés d\u2019accord quand à sa part d'argent mais je lui ai demandé À quelles conditions il m\u2019obtiendrait un réglement de l'affaire il me dit qu'il le ferast pour $100,000.Voilà donc le marché bien établi.Il ne pouvait plus y avoir de dénégation.Alors on expliqua.L\u2019Electeur lanca I'impayable histoire de l\u2019argent donné à M.Pacaud pour le mettre au crédit de Mme Armstrong : Quand & M.Armstrong, quel que soit l'em ploi qu\u2019il a fait de zes $175,000, cela le regarde.Qu'il en ait donné une partie à M.Pacaud pour couvrir une avance que celui-ci avait garantie pour lui dans une banque, qu\u2019il lui ait confié un autre montant dans l'intention de le mettre plus tard au nom de son épouse afin d\u2019échapper à ses créanciers.Un éclat de rire accueillit cette trouvaille.On abandonna cette corde.Mais d\u2019autres finesses virent le jour.Voici la dernière.On lit dans un journal libéral de Montréal : T1 est très visible que les amis du gouvernement semblent être maintenant plus anxieux que scs adversaires d\u2019avoir la commission.Ils disent que la preuve qu\u2019ils peuvent faire et qu\u2019ils ferout surprendra le public.Entre autres faits qui, disent-il, seront établis, c'est que $54,090 ou $45,000, la somine exacte n'est pas clairement indiqnée\u2014 des $100,000 que M.Paoaud à reçu d'Armstrong eont simplemen tretenues par Pacaud, d'un commun accord, pour couvrir de lu garantie qu'il a donnée pour une avance d'un montant égal fait par les banques à Armstrong comme contracteur du chemin de ter du Sud-Est (Montréal-Sorel).Si cela cst vrai le tribut exigé par Pacaud serait d'un seul coup diminué de moitié.C\u2019est lumineux, n\u2019est-ce pas ?Toutes ces pauvres explications tombent devant les réponses assermentées ! de M.Armstrong.Citons encore une fois cet ¢crasant témoignage : Q.Pourquoi avez-vous payé $100,000 à M, Pacaud ?R, Sur le principe qu'un petit pain vaut | mieux que de ne pas en avoir du tout.Q.Qui était pour vous rembourser ces | $100,000?R.Je les.ai données sans espoir de retour.Q.On vous a dono soutiré $100,000 ?On m'a soutiré plus que cela parce que je devais recevoir plus de $175,000, Q.Pourquoi lui avez-vous donné cette somme ?R.Dans le but d'obtenir quelque chose de ma réclamation.En un mot, j'étais obligé de traiter avec M, Pacaud.Q.Pourquoi étiez-vous obligé de traiter avec M.Pacaud, R.Parce qu\u2019il me semblait l'homme le mieux qualifié.Q.Comme représentant du gouvernement?R.I} était naturellement, en relations avec le gouvernement.Q.De quelle source devrait provenir les fonds ?R.Cette somme devait être prise à même la subvention accordée par le gouvernement.Celui-ci ne voulait avoir rien à faire avec Ja compagnie.Donc dénégations, explications, rien ne tient devant la vérité et les faits prouvés.Le carottage des $100,000 reste, dans toute sa lideuse nudité, comme un acte de brigandage sans précédent dans l\u2019histoire de notre province.[18 ONT DU FRONT L'Electeur s'est donné beaucoup de mal pour faire croire que le Witness a dénoncé le lieutenant-gouverneur, et emboîté le pas derrière M.Mercier.L'organe disait l\u2019autre jour : Si des élections générales avaient lieu dans les cireonstances, M.Mercier remporterait tout le district de Québec.Sa popularité est plus grande que jamais, et ce que le Witness a dit en sa faveur dernièrement lui « fait un bien considérable dansla population anglaise de notre district.Et ailleurs : Le Star ot lo Witness au contraire déclarent que, sous le double rapport de la logique et du droit constitutionnel, l'honorable M.Mercier s'est montré supérieur de cent coudécs à l'honorable M.Angers.Et chacun sait que ni le Star ni le Wisness ne sont des amis de M.Mercier.Or voici comment le Witness s\u2019est montré favorable à M.Mercier.Tl à déclaré que le ton de M.Mercier dans ses lettres étaient habile.Citant le proverbe anglais, le Witness dit : « No \u201c man cam smile and smile and be a \u201c million \u201d with more grace than the Premier of Québec.\u201d Mais après avoir donné à M, Mercier cette fiche de consolation, le Witness foncé sur le grand homme en ces termes : Mais la force de M.Mercier repose sur la manière dont il construit sa cause, ct non dans le mérite de celle-ci ; le Lieutenant- Gouverneur qui saisit toutes les chauces et sait en profiter quand il gagnerait peut-être quelque chose ct se conformerait à la pratique constitutionnelle cn oédant,est cependant dans son droit sur toute la ligne lorsqu\u2019il demande une enquête sur ce que lui-même et tout homme indépendant de caractère ne peut, même après avoir lu le mémoire de M.Mercier relativement à l'affaire en question,arriver à d'autre conclusion qu\u2019à un immense job consenti si non machiné par le gouvernement ou quelques-uns de ses membres, dont a profité le parti libéral de Québes, sinon M, Mercier et les autres, personnellement ct individuellement.\u2026.\u2026.sescecsrerarsosocee .M.Mercier pose comme le représentant et le champion du peuple contre la Couronne, Quant au mérite de l'affaire, M.Mercier fait face aux accusations, comme le gouvernement d'Ottawa répond aux acousations prononcées contre lui.En effet il déclare qu\u2019un ordre en conseil a été fait en amendement à un statut, ce qui vent dire qu\u2019il était illégal.Il dit que les $175,000 payées à M.Armstrong ont été payées légalement et honnôtement par le guu- vornement dans l'intérêt de la Province, et que le boodlage de Pacaud au montant de $100,000 était inconnu du gouvernement, qui aurait mis fin aux négociations pour le règlement de cette affaire, s'il out soupçonné un job de cette nature.M.Mercier a résolu de faire de Pacaud un beuo émissaire, mais tout bien disposé que peut être le bouo émissaire, il ne réussira pas à cacher les fautes de M.Mercier, dont le publie, nous l'espérons, le tiendra responsable.a dénonciation de M, Pacaud par M.Mercier est d\u2019une nature trop transpareato pour tromper qui que ce soit uno seule minute.Af, Pacaud a été l'agent confidentiel et le trésorier politique du gouvernement Mercier.Tous ceux qui avaient des comptes à régler avec lo gouvernement, trouvaient avantageux, s\u2019ils voulaient obtenir un prompt règlement, d'employer M.Pacaud commo intermédiaire auprès du gouvernement, M.Whelan ct d'autres, à part Armstrong, ont trouvé Pacaud utile, ct le gouvernement, bien que renseigné sur les agissements de Pacaud, ne l\u2019a jamais répudié.Nous espérons qu\u2019après cela 1'Electeur n'aura plus le front de se vanter de l'appui du Witness\u2014-efme V1 dc 15 aa ge 2 ~~ K 2 | Ci \"JOURNAL DES CAMPAGNES UN EFFONDREMENT SAPE PAR LA BASE Les 890,000 acres de terre n\u2019ont jamais été convertis en argent Le compagnie n\u2019avait pas droit de toucher un sou $230,000 sorties du trésor sans autorité Le crime et l\u2019ineptie du gouvernement Mercier DÉCRÉTÉS DE TRAHISON Nous avons jusqu\u2019ici étudié différents aspects du scandale de la Baie des Chaleurs.Nous avons fait ressortir l\u2019illégalité du paiement des $175,000 à Armstrong pour une réclamation qui n\u2019était pas due.Nous avons prouvé que l\u2019ordre en conseil No 237 n\u2019autorisait la soustraction d'aucune somme d'argent du Trésor.Nous avons démontré que le commissaire du gouvernement a violé les instructions qu\u2019il avait reçues, de ne payer que les dettes privilégiées.Nous avons établi la complicité du gouvernement dans cette fraude gigantesque des $100,000 de M.Pacaud, complicité qui ressort des entrevues de M.Pacaud avec les ministres, des allées et venues de M.Chs.Langelier avec son copain de l\u2019Electeur etc.Mais uu point capital est jusqu\u2019à présent resté dans l\u2019ombre.On n\u2019a pas encore scruté la base même de tout ce scandaleux échafaudage d'illégalités et de rapines.Et c\u2019est ce que nous allons faire aujourd\u2019hui, Et nous allons prouver que cette base ne tient pas, qu\u2019elle tombe en ruine, et qu\u2019elle entraîne dans l'effondrement tout ce qui a été bâti sur elle, Sur quoi repose cette affaive de la Baie des Chaleurs, ce paiement en argent d\u2019un subside voté comme subside en terre ?Sur la conversion en argent du subside en terres ! Or, si cette conversion n\u2019a jamais eu lieu, on voit d'un seul coup d\u2019œil les conséquences.Eh bien, LA CONVERSION DU SUBSIDE DES HUIT CENTS MILLE ACRES DE TERRE VOTÉ A LA DERNIÈRE SESSION N\u2019A JAMAIS EU LIEU ! ! ! 1 ! ! Nous prions les gens sérieux de suivre notre démonstration : La loi de 1890, 54 Vict., chap.88, par.j, disait : Pour aider à compléter et Gquiper le chemin de fer de la Baie des Chaleurs, dans toute sa longueur, pour la partie non commencée et celle non.terminée, environ 80 milles, à aller à, ou près du bassin de Gaspé 10- 000 acres de terre par mille, n'excédant pas pas en tout 800,000 acres, payables à toute personnes ou compagnies, qui établiront u\u2019elles sont en état de faire les dits travaux e fournir le matériel roulant pour toute la voie et de la maintenir en bon état, à condition que la balanco dos dettes privilégiées dues par la compagnie du chemin de fer de a Baie des Chaleurs soit payée, le tout à la satisfaction du Lieutenant-Gouverneur en Conseil.Donc c'était un subside en terres, non un subside en argent, que la chambre votait.Mais la clause 7 de la loi pourvoyait À ce que ce subside en terres put être converti en argent.Voici cette clause : Il sera loisible au lieutenant-gouverncur en conseil de faire revivre les dispositions contenues duns la clause quatorze, de l'acte 51-52 Victoria, chapitre 91.en faveur des compagnies de chemins de fer auxquels des subventions en \u201cterres sont par les présentes accordés.Quelles étaient les dispositions de cette clause 14 du chapitre 91 du statut 51-52 Victoria ?Nous citons : 14.Le lieutenant-Gouverneur en conseil peut, en tout ou en partie, convertir toute subvention en terres auquel une compagnie peut avoir (droit) en vertu du présent acte, en uno subvention en argent, en payant une somme n\u2019excédant pas trente cinq centins l\u2019acrc au temps où la dite subvention deviendra due, et une autre somme n\u2019excédant pas trente cinq centins l'acre, quant les terres assignées à cette compagnie cn vertu de cet acte, auront été vendues ct payées conformément aux règles ct règlements du départe= ment des terres de la couronne, et sujet aux conditions propres à assurer la construction du chemin auquel la dite subvention s'appliquera, que le lieutenant - gouverneur en conseil peut établir ; pourvu que la compagnie ayant droit à la subvention en terres en vertu du présent acte, ait déclaré dans le délai des deux ans qui suivront la passation de la dite subvention, par une résolution de son bureau de directeurs régulièrement communiquée au gouvernement par l'intermédiaire du commissaire des travaux publics.Ainsi donc, pour que la conversion pit avoir lieu, il fallait que la compa- guie qui avait droit au subside des 800,000 acres de terre fit option en faveur du subside en argent, par une résolution de son bureau de directeurs régulièrement communiquée au gouvernement.Cette option une fois déclarée au gouvernement par telle résolution, le lieutenant-gouverneur en conseil pouvait décréter la conversion.Afin de permettre la conversion il fallait done deux choses : 10 Une résolution du bureau des directeurs de la compagnie déclarant son option pour la conversion.20 Un ordre-en-conseil basé sur cette résolution et décrétant la conversion.Or nous affirmons que ni l\u2019une ni l'autre de ces deux conditions n\u2019a été remplie.Et voici notre preuve.L'ordre-en-conseil par lequel le gouvernement a accepté les propositions de la compagnie Cooper-Thom, et s\u2019est engagé à lui payer ie subside, estdaté du 21 avril 1891, Or à cette date le bureau des directeurs de la nouvelle compagnie n\u2019était pas encore formé.En effet la lettre de M.Thom, citée au long dans I'ordre-en- conseil, contient le paragraphe suivant \u201c Le bureau des directeurs de la compa- 4 \u2018\u20ac gnie, d'après la nouvelle organisation, se \u201c composera de MM.James Cooper, de Mont- \u201c« réal ; J.P.Dawes, de Lachine ; Alexander \u201c Ewan, de Montréal ; James Williamson, de \u201c Montréal ; Angus M, Thom, de Montréal ; \u201cet de deux autres personnes qui scront \u2018\u2018 nommées par le gouvernement.Le bureau des directeurs n\u2019était donc pas encore formé à la date de l\u2019ordre-en- conseil, Nous avons de plus le memorandum de la compagnie Cooper-Thom 4 I'hon.M.Abbott, cité à la page 255 du rapport de l'enquête du sénat.On y lit : Compagnie du chemin de fer de la Baie des Chalcurs ; directeurs : James Cooper, président ; James P.Dawes, vice-président ; À.M.Thom, secrétaire-trésorier ; Alexander Ewan, James Williamson, W.M.Cassils, et M.S.Lonergan\u2026 Les nouveaux propriétaires sont entrés en charge le 6 mai 1891.Le 21 avril 1891, il n\u2019y avait donc pas eu' de résolution du bureau des directeurs en faveur de la conversion, |\u2019 puisque le bureau des directeurs n\u2019a été formé que le 6 mai 1891, Et Yordre-en-conseil du 21 avril ne pouvait décréter la convërsion puisqu\u2019i n'y avait pas de résolution déclarant l'option.Aussi cet ordre-en-conseil ne décrète nullement la conversion.Voici tout ce qu\u2019on y trouve au sujet de la conversion: Que le gouvernement s'engage à payer à \u20ac la compagnie le subside de 800,000 acres \u2018 de terres accordé par le statut 54 Victoria \u201c chapitre 88, section 1ère, sous-section j, (« converti en argent lequel subside sera ¢ gardé par le gouvernement et par lui employé pour payer les dettes actuelles du \u201c chemin de fer dela Baie des Chaleurs ; et le surplus, s\u2019il en reste, après le paic- ment de toutes les réclamations actuellement existantes contre le dit chemin sera gardé par le gouvernement qui en rendra compte à la compagnie en règlement final ; L'ordre-en-conseil dit : converti en argent.I] ne décrète pas la conversion ; il énonce un fait accompli ou à accomplir.Or, le fait de la conversion n\u2019était pas accompli.Et il n\u2019a pas été accompH depuis.L'ordre en conseil était daté du 21 avril 1891.Le même jour un autre ordre en conseil nommait M.Chrysostôme Langelier commissaire pour payer les réclamations privilégiées contre la compagnie de la Baie des Chaleurs, Ces deux ordres en conseil furent signés le 23 avril.Le 24 avril M.Garneau adressa à M.Langelier des \u2018instructions relatives au paiement des réclamations.Enfin le 28 avril le même M.Garneau signa deux lettres de crédit de$100,000 et de $75,000, lesquelles lettres de crédit furent payées par le gouvernement le 10 juillet suivant, à compte du subside des 800,000 acrés de terre converti (?) en $280,000.Et il n\u2019y avait jamais eu de conver- ston du subside ! Et le gouvernement n\u2019avait pas le droit de payer un sou en argent ! Et, d\u2019après la loi, l\u2019option légale pour la conversion n'ayant pas eu lieu, la compagnie n\u2019avait droit qu\u2019à un subside en terres ! Et le gouvernement a violé effrontément la loi ! Et l\u2019illégalité la plus incroyable, la plus criminelle, a été commise ! Et $175,000 de l\u2019argent du peuple ont été payées à des personnes qui n\u2019y avaient nul droit ! Pourquoi toute cette série de violations de la loi, d'actes irréguliers et illégitimes, a-t-elle été commise ?Pourquoi cette précipitation fiévreusa à payer de l'argent qui n\u2019était pas dû ?Pourquoi cet oubli,ce mépris des statuts des lois adoptés par la Législature et sanctionnés par le représentant de la Couronne ?Pourquoi toute cette confusion, tout ce désordre, tout cet effroyable gâchis ?Pourquoi ?Parce qu\u2019on était complice d\u2019une clique de boodlers ! Parce qu\u2019on voulait détourner un subside ! Parce qu\u2019on voulait faire tomber dans -~ le gousset du factotum ministériel | $100,000 des deniers publics.Nous mettons le gouvernement en accusation devant l'opinion de cette province.Le paiement illégal en argent d\u2019un subside en terre mon-converti, est un crime politique dans les circonstances où il a eu lieu, Et si les coupables échappaient au châtiment qu\u2019ils ont mérité, ce serait à désespérer de la province de Québec.Parlement Fédéral Ottawa, 29 septembre, Au commencement de la séance cet après.midi, sir JOHN THOMPSON a proposé: l'expulsion de M.Thomas MoGrecvy, comme résultat du rapport du comité des privilèges et élections.Sir John propose que le siège de.Québec-Ouest soit déclaré vacant, et que l'Orateur émane son bref pour une nouvelle élection, M.FOSTER soumet de nouveau l\u2019estimé accordant une indemnité supplémentaire \u201cde $500 aux députés.Il dit que la session a été longue et laborieuse et que cette somme est pour compenser l'augmentation de dépenses porsonnelles qu'ont dû faire les députés, M.MULOCK exprime l\u2019avis que l'indemnité parlementaire devrait être fixée à tant par mois, \u2019 MM.LAURIER, MILLS et CARTWRIGHT concourent dans les remarques de M.Foster, et no s'opposent pas au vote additionnel de $500.La Chambre adopte la proposition ct concourt dans les estimés supplémentaires, Sur motion de sir JOHN THOMPSON, ln Chambre adopte une adresse à la Reine, demandant que le] Parlement Impérial donne effet au bill canadien concernant les droits d\u2019auteur.À 6 h.30, la séance est levée.La Chambre ne siégera pas ce soir ; elle s'assemblera demain matin à 11 heures, et lo prorogation aura lieu demain à 3h.30 de l'après-midi.Ottawa, 30 septembre.La séance commence à 11h.30.L'Orateur annonce qu'il a émisson bref pour une nouvelle élection de Québec-Ouest, M.LAURIER demande si le gouvernement se propose de faire cette élection immédiatement.Ildit qu\u2019il a compris que le gouvernement attendrait que les nouvelles listes électorales seraient terminées avant de faire une gouvelle élection.Sir JOHN THOMPSON dit que le gouvernement n\u2019a pris aucun engagement de cette sorte.et n'a pris non plus aucune décision à ce sujet.M.FOSTER propose l'adoption de l'adresse demandant à Sa Majesté de prendre en considération la position du Canada dans ses relations commerciales avec la mère-patrie et autres nations avec laquelle elle a des traités commerciaux.M.LAURIER regrette qu\u2019une adresse aussi importante ait été soumise à la chambre à une période aussi avancée de la session, Cependant il ne s\u2019opposera pas à son adoption parce que c\u2019est un pas vers la politique qu\u2019a toujours prêché le parti libéral, savoir le droit pour le Canada de faire ses propres traités, ais pour accentuer davantage ce désir, M, \u2018Laurier propose de modifier une ou deux phrases de l\u2019adresse, Il ne croit pas que la tentative de fonder une politique commerciale sur le sentiment d\u2019allégeance à l'Angleterre n'aura jamais de bons résultats, l'Angleterre ne s'occupe pas des intérêts de ses colonies lorsqu'elle fait ses traités avec d'autres nations, et le Canada, dans son intérêts doit suivre l'exemple de l'Angleterre, et baser sa politique commerciale au point de vue des seuls intérêts du Canada.M.MILLS s'oppose à la partie de l'adresse où il est question des intérêts du Royaume- Uni et des autres colonies.II dit que le Canada doit so contenter de parler pour lui seul, M.FOSTER etsir JOHN THOMPSON s'opposent à cette proposition cn disant que l\u2019effet désiré par l'adresse est justement d\u2019attirer l'attention de l'Angleterre sur les relations commerciales du Canada avec les autres colonies.Ils consentent à modifier quelques expressions.LAURIER dit que le gouvernement devrait déclarer franchement ses intentions et dire qu'il tend à favoriser le mouvement de la Ligue Impériale de commerce.L'adrosse est adoptée.' .M, DEWDNEY propose l'adoption du bill des territoires du Nord-Ouest.M.LARIVIÈRE s\u2019y oppose, parce que les divisions électorales ne sont pas ce qu\u2019elles devraient être.Le bill subit sa deuxième lecture, mais ne reviendra en comité que demain, c\u2019est-à-dire qu\u2019il ne passera pas cette session, Sir JOHN THOMPSON propose l'adoption du bill des fraudes contre le gouvernement ct accepte l'amendement de M, Laurier déclarant délit toute souscription par entrepreneurs pour fonds d'élections, \u2018de testimonials, Le bill concernant la loi criminelle reste sur les ordres du jour ct la séance est lovée jusqu\u2019à 3 heures, a id JOURNAL DES CAMPAGNES A 3 Pas tres flatteur UN CANDIDAT QUI REPUDIE SES CHEFS On lit dans la Patrie : Notre ami M.de Laronde poursuit sa campagne électorale avec succès à Argenteuil et en attendant -que les brefs d'élection soient lancés, les luttes préliminaires s\u2019y font\u2019 activement.Toutes les chances de sucods sont en.faveur du parti libéral et nos partisans marchent en -bataillons si serrés et si nombreux qu\u2019ils sont prêts pour la bataille.Nous avons rensontré les principaux chefs libéraux du comté, et tous nous promettent que cette division sera enlevée à l'ennemi.Oui, M.de Laronde, le candidat libéral, poursuit sa campagne en répudiant M.Mercier, et en dénonçant le scandale de la Baie des Chaleurs ! Voilà un candidat qui fait honneur au ministère qui l'appuie.Si M, de Laronde était élu, il devrait logiquement voter contre le gouvernement.DES AUTORITÉS POUVOIRS DU LIEUTENANT- GOUVERNEUR Paroles de M.Charles Langelier dé- \u201cdiées à l\u2019'Electeur : Non, le lieutenant-gouverneur n\u2019est pas un personnage inutile, ün rouage superflu dans notre système gouvernemental.Son rôle est clairement défini.Il forme à lui seul une -des trois branches de la législature ; il est le premier magistrat de la province, il est spécialement chargé de la garde des deniers publics, de veiller aux intérêts du peuple, et \u201cdu moment qu'il est convaincu que ses avi- .seurs, où l\u2019une ou l'autre des branches de la législature agit contrairement à l'intérêt ublic, IL EST DE SON DEVOIR DE LEUR NLEVER LES POUVOIRS en vertu desquels ils agissent et de dissoudre le parlement pour donner au peuple l'opportunité de tracer à ses mandataires la ligne de conduite qu\u2019ils devant suivre.(Débats de 1879.) Paroles de M.Mercier dédiées à la Patrie : : Quand le 2 mars est arrivé vous aviez la branche populaire qui soutenait le ministère àl avait une majorité de 22 voix, et le lieutenant gouverneur représentant le souverain, a démis ce ministère.Personne aujourd'hui, pas même le chef de l'opposition, prétend que cet acte est inconstitutionnel, 11 n'y a pas un seul homme dans cette chambre, il n\u2019y en a pas un seul dans tout le pays, qui oserait affirmer que le lieutenant-gouverneur n'avait pas le pouvoir de démettre ses ministres, et je n\u2019al pas entendu un seul mot du chef de l\u2019opposition, qui fut dans ce sens là.Que pensent de ces autorités imposantes l\u2019Electeur et la Patrie ?QUESTIONS M.Mercier est-il prêt à endosser de nouveau la déclaration autorisée, faite par I'Electeur, le 14 mai 1889 ?\u201cPour faire cesser toute équivoque, nous devons ajouter que nous avons été priés de déclarer que M, Mercier n\u2019abandonnera pas ses amis MM.Langelier et Pacaud, et qu\u2019il no reconnaît à personne le droit de lui imposer ses amis, de lui dicter sa conduite dans ges relutions personnelles \u201d * Etait-ce M, Pierre *Garneau ou M, Chs, Langelier qui était premier-ministre en l\u2019absence de M.Mercier ?Le télégramme suivant de M.Robidoux à M.Garneau semblerait indiquer que c'était M.Langelier : = \u2018* L'honorable Pierre Garneau, Commissaire des Travaux-Publics, Québec, Jo crains d'être retonu ici par la maladie plus longtemps que je le croyais, vous pouvez procéder aux affaires cn mon absence.Je ratifie à l'avance tout ce que vous ferez dans l'affaire de la Baie des Chaleurs.Langelier vous dira exactement ce qui a été résolu avant le départde M.Mercier.On me dit que tout délai dans cette affaire pourrait être nuisible aux intérêts de l\u2019entreprise de la province.(Signé) J.E.RoBIDOUX.- + Question : L'influence de M, Pacaud auprès du gouvernement Mercier est-elle considérable, et à quel chiffre en argent peut-on Vévaluer ?' Réponse : Le témoin dit qu'il a payé $100,000 à M.Pacaud comme valeur de son influence auprès du gouvernement pour faire réussir la transaction.\u201d (Rapport de l'enquête du sénat.) * Fx Le Witness s'adressant à l'Electeur : \u201c Le patriotisme est, dit-on, le dernier refuge des canailles, mais il est encore plus canaille de se réfugier derrière la religion.\u201d Que pense de cette leçon du Witness l\u2019Electeur, orgauc de la Clique ?#2 M.Pacaud va-t-il produire à l'enquête les chèques qu\u2019il a retirés dans les banques avant son départ ?VIGOUREUSE REPLIQUE LE LIEUTENANT-GOUVERNEUR ET LE © CANADIEN Notre confrère de la Presse continue de rappeler au bon sens le Canudien, qui pose pour la sagesse par le temps qui court.Voici la magnifique réplique de notre confrère au dernier article du Canadien.Le Canadien répète ses avis aux hommes suges, à ceuxj qui sont capables d'entendre ; il les conjure d\u2019empécher la commotion dont nous sommes menacés, Tout cela parce que nous allons avoir une enquête sérieuse sur le détournement des $100,000, \u2018 Nous faisons porter au gouverneur-géné- ralen conseil, dit le Canadien, la responsa- Lilité de l\u2019état dus choses actuelle.La publication de la lettre du lieutenant-gouverneur, à l'heure que l'on sait, est un acte sans pré- cédent comme sans justification.Elle est la cause principale du malaise et de l'agitation des esprits.Elle donne unearme puissante à ceux qui croient à tort, selon nous, que M.Angers s'est rendu coupable de trahison et de déloyauté envers M.Mercier.Non : le lieutenant-gouverneur n'a pas conspiré avec le cabinet d'Ottawa.\u2018* Oertes, il ne songe pas, nous en sommes bien sûr, à se réclamer de l'impeccabilité.Mais ceux qui le connaissent savent qu\u2019il est honnête homme et imbu d\u2019un grand sens du devoir.Que l'on discute ses actes : il doit s\u2019y attendre.Nous demandons qu\u2019il ne soit pas traité comme un misérable.\u201d Le Lieutenant-Gouverneur doit se féliciter d'échapper à l'accusation de trahison et de déloyauté envers M.Mercier, mais le rédacteur du Canadien est trop intelligent et trop instruit pour que nous puissions le croire sérieux quand 1l parle de l'acte du gouverneur comme d\u2019un acte sans précédent ct sans justification.Le Lieutenant-Gouverneur, n\u2019a fait que son devoir cn communiquant au Gouverneur en Conseil sa lettre à M.Mercier, aussi bien que plus tard, le resto de toute la correspondance.Une fois le gouverneur en conseil en possession de la correspondance, n'importe quel membre du parlement, sénateur ou député, pouvait demander la production de ces .pa- iers.En refuser la communication aux hambres cut été une chose qui ne se fait jamais, excepté pour des matières diplomatiques strictement confidentielles, au moins pour un certain temps.Voilà la théorie et la pratique parlementaires suivies dans maints cas que nous pourrons citer à notre confrère s\u2019il y tient.Que faut-il penser maintenant de l'arme Puissante que cette communication officielle et régulière de documents donne à ceux qui croient que À.Angers s'est rendu coupable de trahison et de déloyauté envers M.Mercier ?Le Star et le Witness qui ont entrepris de débiter toutes sortes d\u2019âneries sur la conduito de M.Angers, peuvent croiro à cette aume, mais un journal sérieux, non.Le Witness dit que l'article du Canadien est inspiré par le lieutenant-gouverneur.Co racontar est d'autant plus ridicule que l\u2019article est loin de rendre justice à l'honorable M.Angersrt res rem Parlement Fédéral | PROROGATION \u2018Ottawa, 30 séptembre.La première session du septième parlement de la Puissance a été prorogée cet après-midi, à trois heures, par Son Excellence le Gouverneur-Général, qui a prononcé le discours suivant, dans la salle des délibérations du Sénat : Honorables messiëurs du Sénat, Messieurs de la Chambre des Communes, Je désire vous exprimer hautement mes félicitations pour la diligence et l\u2019assiduité avec lesquelles vous avez rempli vos devoirs parlementairos durant cette longue session.Je dois aussi vous exprimer ma sympathie dans le chagrin que vous et toute la Puissance avez éprouvé et que je partage sincèrement par la perto lamentable de feu l\u2019honorable sir John A, Macdonald, premier ministre, qui est mort aprés avoir fourni une carrière remplie d'années es d'honneurs, et je vous félicite ainsi que le pays tout entier de la modération et du patriotisme dont vous avez fait preuve durant cette crise, ayant pu continuer les travaux législatifs sansinterrup- tion notable.Un arrangement a été conclu au mois de juin dernier eutre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pour l\u2019abandon de la pêche aux phoques dans la mer de Buhring durant la saison dernière, pour la protection de la vie des phoques, tout le temps que durerait une enquête conduite par des experts et à laquelle notre pays était représenté afin de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l\u2019extinction de ces eétacés.Nous n'avons pas encore regu le fapport des experts, et les négociations en vue du règlement des questions qui ont surgi à ce sujet sont encore incomplètes, Je suis heureux de constrter que par anticipation d'une conférence amicale avec le gouvernement des Etats-Unis au sujet de l\u2019extension et du développement de notre trafic avec ce pays et d'autres sujets importants, les provisions du protocole de 1888, connu sous le nom de modus vivendi, ont été étendues.Les mesures auxquelles vous avez donné votre concours sont importantes et d\u2019une grande utilité publiques.La réorganisation de la législature des Territoires du Nord-Ouest, le réajustement et l'augmentation de ses pou- voifs sont des tributs bien mérités à l\u2019honneur de la-population toujours croissante de cette partic du Canada qui a compris qu'elle pouvait se gouverner elle-mdme.Les lois relatives aux élections seront, je l'espère, dans l\u2019intérêt de tous, cn simplifiant la procédure et en facilitant la répression des pratiques corruptrices.Les lois concernant le trafic du bétail et le chargement des navires, l'enregistrement des marques de commerce, et les cours de vice-amirauté devront tourner à l'avantage du commerce et de la navigation.Les règlements par rapport à l'inspection des vaisseaux devront être d'une haute portée pour la protection de la vie des personnes employées à leur bord, tandis que l'acte relatif à l\u2019obstruction des eaux navigables de la Puissance enlèvera toute cause de dissension entre le gouvernement et les provinces, Bien que le résultat du recensement laisse apercevoir un accroissement moindre de population qu'on l\u2019espérait, il est satisfaisant de constater la prospérité générale du pays ; la récolte abondante qui doit être considérée comme uno bénédiction de ls Providence donnera un nouvel essor à la colonisation du Nord-Ouest, aux entreprises et aux industries du pays en général.Nous constatons avec plaisir que vous vous soyez crus justifiables de réduire les droits sur le sucre, jusqu'au montant d'environ trois millions de piastres, diminuant ainsi le coût d'un article de consommation universelle, et que vous n'ayez pas jugé nécessaire de pourvoir à combler cette perte de revenu pour plus de la moitié de sa réduction.Dans ces circonstances, cette mesure est d\u2019autant plus recommandable, qu'en réduisant beaucoup lo prix d\u2019un article de nourriture nécessaire, elle pourvoit cn même temps À combler la perte subséquente de revenu par l'imposition de droits sur les objets de luxe seulement.: Lee fraudes considérables commises par un groupe de contracteurs au détriment du gouvernement, les irrégularités signalées par vos comités contre certains employés du service civile, sont très regrettables.Mais lusieurs d\u2019entre cux ont déjà été punis.uant aux autres, les mesures qui devrout être prises, ct la mise en opération du statut ue vous avez adopté pour la correction des abus, auront, j'en ai la confiance, l'effet do prévenir leur retour, et c\u2019est l\u2019intention de mes ministres de nommer une commission qui fera une enquête sur l'organisation du service civil et en rapport pour le mettre sur un meilleur pied.La question de restreindre ou prohiber le trafic des liqueurs a aussi attiré l\u2019attention de mes/ministres, et ils nommeront durant la vacance une commission qui fera enquête et rapport sur cet important sujet.Messieurs de la Chambre des Communes Jo vous remercie de la libéralité avec laquelle vous avez voté les sommes nécessaires au bon fonctionnement du service public, Honorables Messieurs du Sénat, Messicurs de lu Chambre des Communes, avant de vous quitter, je fais des vœux pour votre bonheur et votre prospérité.Les demagogues UNE CAMPAGNE STUPIDE Notre confrère de l\u2019Etendard cite une botteld'injures et de diatribes démagogiques publiées par l\u2019Electeur contre l'honorable M.Angers et s\u2019écrie : Toutes ces criailleries sont d'un ridicule achevé et font lever les épaules de pitié à tous les gens sérieux.L'Electeur, et les journaux qui marchent à sa suite,no devraient pas perdre de vue que, par cette campagne stupide, il font plus de tort à leur maître M.Mercier, qu\u2019à l\u2019hon.M.Angers, Car enfin, si le lieutenant-gouverneur est aussi coupable qu\u2019ils prétendent, s\u2019il est un tyran, s'il a violé la constitution et exigé une chose injuste ct illégale, en se soumettant à ses volontés, le premier ministre comte Mercier s'est fait son complice et il partage la responsabilité de tous les crimes qu\u2019on impute a Son Honneur.1 n'y a pas & sortir de là.Bien plus, M.Mercier cst le plus coupable des deux.Il a toujours posé comme le champions des droits provinciaux, ct à la première occasion qui se présente en permettant au représentant de la couronne de les violer, il manque non seulement à son serment d'office, mais aussi aux promesses et aux serments qu'il a faits au peuple.Il trahit la confiance que les électeurs ont mise en lui.L'Electeur pense-t-il nous faire croire que si M.Mercier eut eu la moindre raison de résister, qu'il no l'aurait pas fait et qu'il aurait préféré qu'on puisse dire de lui qu'il atrempé par faiblesse dans le crime ?Si M, Mercier s\u2019est soumis, c\u2019est donc que l\u2019hon, M: Angers était dans la justice et la légalité.C'est la conclusion de toutes les colères de l\u2019 a ee \u2014\u2014 Pee L'HON.DR ROSS PRESIDENT DU SENAT Et le collège des médecins ui s'impose en dépit lecteur.La nomination du Dr Ross comme président du Sénat a été accueilli de toutes parts avec la plus grande faveur.La Patrie elle-même félicitait cordialement, l\u2019autre jour, l\u2019hon.M, Ross : La grande expérience parlementaire, le jugement droit et vigoureux du Dr Ross disait-elle, nous sont d'avance un garant qu'il saura s'acquitter avec honneur des aélicates fonetions de l\u2019un des deux postes les honorés du Parlement canadien.Nos plus sincères félicitations à l\u2019homme qui quitte la la présidence du Sénat et à celui qui y monte.ele nouveau président du Sénat est aussi président du collège des médecins de la province de Québec.Ce matin, les membres du bureau deo ce collège ont adopté à l'unanimité la résolution suivante : Proposé par les Drs L.E.Rousse R.Craik, sccondé par les Drs G.Ross et Louis Marcil et Beausoleil, Et il est unanimement résolu : Que ce Bureau a appris avec un vif.plaisir l\u2019élevation à la Présidence du Sénat de l\u2019Hon.J.John Ross, Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec i qu'il le félicite de cette haute distinction si bien méritée, Cette résolution a été adoptée au milieu des plus vifs applaudissements, > rer, > MF 4 + * JOURNAL DES CAMPAGNES #\u2018 - EXPLOIT DU COLONEL M.AMYOT MANQUE SON COUP Son ignorance de la question Le vaillant colonel Amyot s\u2019escrime de son mieux pour blanchir les nègres du scandale de la Baie des Chaleurs.Il s'attaque à la lettre du lieutenant- gouverneur.Il y découvre d\u2019étonnantes erreurs.Celle-ci par exemple : Le Licutenant-Gouverneur dit que la compagnie ne devait rien à M.Armstrong qui fut payable en argent, Ailleurs, il dit que la compagnie lui devait des débentures.Le Sénat, qui a déclaré qu\u2019il n\u2019était rien dû à M.Armstrong, se trouve contredit en autant, Mais, si je m'en rapporte au contrat même passé entre Armstrong et la compagnie, le 9 juin 1886, que l\u2019on trouve à la page 28, J'y trouve la clause suivante ; \u201cLu législature de Québec autorise le paiement en argent ou cn bons du gouvernement ou autres garanties, aux lieux ct place des terres accordées à la dite com pagnic, l\u2019entrepreneur sera \u2018payé et rccevra cet argent.ces bons ou autres garanties au lieu d\u2019un montant équivalent des débentures susdites de la compagnie, et le montant nécessaire pour compléter la dite somme de $13,000 par mille scra payé à la compagnie en argent ou eu bons de la compagnie portant première hypothèque suivant que la compagnie choisi- Ta.** Voilà le contrat.En premier lieu, Armstrong avait droit à des débentures de la compagnie.Le Sénat ne s'en est pas aperçu, mais le licutonant-gouverneur l'a découvert.Ce dernier n\u2019a pas découvert, toutefois, que si la législature convertit en argent les octrois de terre qu'elle pourra faire.Armstrong aura droit à cet argent au lieu des débentu- res de la compagnie.Il est étonnant comm: on peut commettre des erreurs en haut lieu.Infortuné M.Guillaume Amyot, qui s'imagine prouver une erreur du lieute- nant-gouverneur, et qui démontre du coup sa propre ignorance de la question qu\u2019il traite ! Oui, M.Armstrong avait droit à recevoir les subsides, convertis en argent, de la province de Québec.Et il les a reçus ! Et sur ces subsides il ne lui était pas .dû un sou ! Comyrenez-vous M.Amyot ?Répétons ce que nous avons déjà écrit vingt fois.Par son contrat, (page 28 du rapport de l\u2019enquête), Armstrong s\u2019engageait à construire et à compléter la ligne de Metapedia à Paspebiac, moyennant un prix de 820,000 par mille, payable comme suit : lo Par le transfert à l\u2019entrepreneur du subside fédéral de $6,400 par mille.20 Par le transfert A 'entrepreneur de $13,600 de bonde de la compagnie portant première hypothèque, 3o Par le transfert régulier de la moitié du capital, actions de la compagnie, après la complétion du chemin jusqu\u2019à Paspébiac.Ao Par le paiement en argent du subside en terres de la province de Québec, lorsque tel subside sera converti en argent.Or M.Armstrong a juré que tous les subsides lui ont été payés intégralement.Dans une déposition sous serment, en cour, à Québec, le 5 novembre 1890, il a déclaré ce qui suit : Question posée par l'hon, Frs Langelier, La compagnie a-t-elle gardé aucun montant des subsides qui lui ont été octroyés par le gouvernement ?R Non Tous les subsides-pergus par la compagnie elle-même du gouvernement, ont été perçus pour mon compte et payé à moi- même ou à différentes personnes sur men ordre.Le 5 février 1890, dansla même cau- e, M.Armstrong a juré : Par mon contrat avec la compagnie, j'ai droit à $20,000 par mille, payables avec los subsides des gouvernements fédéral et local, ct la balance en débentures de la compagnie.Ces subsides m'ont été payés conformément uux termes et en acompte du prix de mon contrat, Le subside en terre converti en argent, a été payé comme les autres.De sorte que la compagnie ne devait pas un sou d'argent à l\u2019entrepreneur.C\u2019est ce que Son Honneur le lieute- nant-gouverneur a affirmé.Il avait raison de faire cette affima- tion.Et l'illustrissime colonel Guillaume Amyot s\u2019est mis les pieds dans le plat quand il « voulu établir qu\u2019on avait commis une erreur en haut lieu.Le gachis provincial LES LETTRES DE CREDIT On ne saurait lire rien de plus pitoyable que les explications de M, Mercier.Des admirateurs du grand homme ne se génent pas pour dire qu\u2019il a baissé, et qu\u2019il n\u2019est plus le lutteur de 1885.Presque sur chaque point important» son essai de défense aboutit à un désastre.- Il admet, il recule, il tâtonne, il promet que ça ira mieux à l\u2019avenir, il balbutie des excuses puériles ou mensongères.Prenons par exemple la question des lettres de crédit.Voici ce que nous lisons dans la lettre du premier ministre : A la page 25 de sa lettre, Votre Honneur dit : \u201c* Je coustate que le mode d'engager les \u201c finances de iu province au moyen de lettres \u2018¢ de crédit, sans lu sanction du représentant \u2018\u201c de la Couronne, .st préjudiciable au crédit \u201c public.\u201d Je ne suis pas prêt à nier complètement cetle assertion de Votre Honneur ; cf je crois que le plus tôt il sera possible d'abandonner ce système, le mieux ce sera, Encore une admission ! Et une grosse Le plus tôt il sera possible d'abun- donner le système: des lettres de crédit, le mieux ce sera, Mais avec une bonne administration, il devrait être possible de ne pas avoir recours à cette pratique illégale.Si nous n\u2019étions pas en plein gâchis administratif à Québec, on ne verrait pas de ces violations de la loi.L'admission de M.Mercier est un aveu de mauvaise administration ! Quelle défense ! Elle a du plomb dans l\u2019atle, la Clique ! L\u2019autonomie provinciale ELLE N\u2019EST PAS MENACEE On veut tromper l\u2019opinion Les Cliquards essaient de s\u2019abriter derrière l\u2019autonomie provinciale, M.Tardivel leur répond : Les gens intelligents ne se laisseront pas aveugler par de telles sornettes.L\u2019autonomie provinciale n\u2019a été l'objet d'aucune attaque, Impie ou autre.Au cours d\u2019une enquête faite par lo sénat, au sujet d'un bill qui était devant cette chambre, il a été établi qu\u2019un vol avait été commis au détriment de la province.Le Sénat n\u2019a pas entrepris de punir ce vol.C'est l'autorité provinciale elle-même qui fera cette besogne, désagréable mais nécessaire, En quoi \u201c nos droits comme peuple canadien-frangais \"' sont-ils lésés ?La clique Meroier-Langelier-Pacaud n'est pas le peuple canadien-frangais ; et fût-elle le peuple, nous lui contesterions encore le droit de piller le trésor, Le debut du scandale LES PLAINTES DE M.GARNEAU _ 2: ce UN ARTICLE DU \u2018 COURRIER \u201d Dans notre numéro du 27 avril dernier, le Courrier du Canada, sous le titre : Une rumeur, publiait ce qui suit : Il se brasse en ce moment une grosse af- fuire dans les coulisses ministérielles à Québec, Un joli coup de filet est en train de s'opérer, du genre de ceux qui ont déjà sollicité l'attention publique, depuis Je commencement du règne de M, Mercier.Peut être aurons-nous plus de détails dans quelques jours.C\u2019est la première mention qui ait été faite dans la presse du scandale de la Baie des Chaleurs.Le 27 avril, lorsque nous écrivions ces lignes, la Clique était à l\u2019œuvre et accablait M.Garneau d'obsessions pour lui faire signer les papiers nécessaires au boodlage projeté.M, Garneau résistait encore.Le soir même quelqu\u2019un attira son attention sur notre avertissement.Ces quelques lignes causèrent à M, Garneau de vives alarmes.\u2014 C\u2019est encore un scandale] en perspective.Cela va tourner mal.Mon nom va se trouver mêler à une mauvaise affaire ete.\u2014Tel- les étaient les plaintes de M.Garneau ! Nous sommes bien renseigné, et nous savons ce que nous disons, Malgré toutes les résistances de M.Garneaw,on vint à bout de lui, et il signa tout ce qu\u2019on lui demandait.Nos lecteurs savent quelles ont été les conséquences.Vous etes solidaires M.PACAUD EST VOTRE AGENT Notre confrère de la Presse fait ressortir, dans un excellent article, la soli_ darité qui existe entre M.Mercier et ss collegues et M.Pacaud : Aujourd'hui que Mtre Pacaud est pines, il se vuit désavoué par tout Je monde, même par Mercier.Un haut huppé parmi leg rouges nous disait : \u201c Pacaud, nous n\u2019en voulons pas, nous le répudions somme fait M.Mercier, mais vous avez tort de vous en prendre à ce dernier, \u2019\u2019 \u201c Restituez ce que vous tenez de Pacaud comme particuliers ct comme parti, avons- nous répondu et nous ¢couterons votre avis, !\u2019 M.Mercier, maîntes et maintes fois sur sesgardes.a maintenu Pacaud dans son poste de fournisseur de l\u2019armée libérale et de son chef, C'est lui qui a trouvé les fonds non seulement pour les besoins politiques mais encore pour les besoins personnels des ministres provinciaux et de certains députés de Québec ct d'Ottawa.On n'avait qu\u2019à lui \u2018remettre son billet si- né ou cndossé, Paeaud se chargeait, à titre \u2018agent de change politique, de l\u2019escompter aux banques et de payer même avant échéance, Les billets de Mercier, de Langelier, de Carrier sont là qui le prouvent, Voilà ce qu\u2019était Pacaud ! Mais tout sors cier qu\u2019il est Pacaud n\u2019a pas battue monnaie ; il a trouvé des fonds, mais où ?dans la caisse publique ?Grâce à qui ?à M.Mercier entr\u2019autres et aux ministres qui n\u2019ont jamais voulu ouvrir le trésor public À moins que Pacaud ne leur passât sa clef merveilleuse, | __ Aujourd'hui, ils désavouent Pacaud, ils disent qu\u2019il a commis un acte très repréhensi- ble, acte qu\u2019ils étaient maîtres d'empêcher cependant en réglant eux-mêmes toute l\u2019at- faire de la Baie des Chaleurstrop avant dans le sac, après l'opération, mais ce sac, on l\u2019a tenu toutle temps de l'opération et quand Pacaud l\u2019eut rempli on a par- avec Pacaud.ta Sion de facile comme de s\u2019entendre pour On désavoue Pacaud qui a mis la main piller le trésor public avec un entremettour quelconque que l\u2019on accrédite de toutes pièces ct qui partage largement.S'il se fait pincer, on le désavoue et le tour est joué, Si M.Morcier s\u2019imagine qué le public va prendre, pour de l\u2019argent comptant, ses grimaces au nez de Pacaud, il 66 trompe.Pacaud a été prorosé par M.Mercier lui- même et quelques-uas de ses collègues pour détrousser la Province ; l'opération faite, M, Mercier l\u2019a approuvée et il a partagé le butin, Pacaud est l'agent fidèle et M.Mercier n\u2019a pas le droit d\u2019en faire son bouc émissaire, Il se frotte les mains de satisfaction et s\u2019écrie avec des gestes de vierge passée qui fait la prude.\u2018\u201c Je n\u2019étais pas là, moi ; je ne con- pais rien des tripotages de Pacaud.\u201d Vous n\u2019étiez pas là, mais votre fidèle agent y était pour vous : partagez sa responsabilité comme vous avez partagé ses dépouilles, Visible a Peil nu ILS ONT LA VUE COURTE La Patrie d'hier publiait les lignes suivantes : Quels qu'aient pu être les motifs que le lieutonant-gouverneur Letellier ait eus de se porter à une si grande extrémité, il y a pour nous un fait acquis, c\u2019est qu\u2019en 1879, le cabinet fédéral, qui était tory, déclara hautement que lo représentant du trôné à Québec avait outrepassé ses pouvoirs, qu\u2019il avait fait une chose inconstitutionnelle et qu\u2019il ne méritait plus de représenter la couronne.En conséquence, il fut cassé.Aujourd'hui, le cabinet fédéral, également tory et comprenant en partie les mêmes hommes qu\u2019il y a treize ans, se déjugera-t-il et ne cassera-t-il pas M.Angers à son tour ?On ne s\u2019est pas encore aperçu de la différence des cas, à la Patrie, En 1878, M.Letellier renvoya sans raison son ministère, et cela sans lui donner de répit, sans lui accorder le temps de se défendre, C\u2019est pour cet acte arbitraire que M.Letellier a été puni.En 1891, M.Angers demande à ses ministres des explications, et insiste sur la ndcessité d\u2019une enquête.Il n\u2019a pas, comme M.Letellier, chassé son gouvernement, sans aucune forme de procès.La différence est pourtant visible à l'œil nu.On paraît avoir la vue courte à la Patriemes tm nca te pe Plaisir et rage UN CONTRASTE L\u2019Electeur du 15 courant publiait les lignes suivantes : A woe heure avancée de la soirée, nous avons le plaisir d'apprendro queles difficultés se sont aplanies, qu'il n\u2019y a plusde crise ; qu'aujourd\u2019hui méme une commission Va être émise ; que de cette manière, le malaise disparaît et tout rentre dans l'ordre.Nons espérons que cette heureuse solution a été obtenue sans qu'aucun droit, \u2018aucun principe important ait été sacrifié, et que, de part et -d\u2019autre, la dnigité de chacun a été sauvegardée.L'Elecieur était donc apparemment épanoui de bonheur, le 19 septembre au matin.Il annonçait que les difficultés étaient aplanies, et il saluait l\u2019heureuse solution de la crise.En un mot c\u2019était charmant.Dot vient que dans ses numéros subséquents l\u2019Electeur se soit livré à tous les excès d\u2019une rage folle, ait traîne dans la boue le lieutenant-gou- verneur, ait multiplié les appels séditieux et les diatribes démagogiques ?Un désespoir si frénétique devait-il -succéder à tant de plaisir, et à tant de satisfaction ?\u2018\u201c Quel est donc ce mystère ?\u201d comme on chante à l'opéra comique, ms ar a. - + JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014-\u2014\u2014 EEE \u2014 Un procureur couteux $100,000 D'HONORAIRES On peut s'attendre à co que M.Pacaud déclare qu\u2019il a reçu $100,000 de -M.Armstrong comme honoraires à lui dus pour ses services comms procu- rewr !!1 111111 Le Globe a déjà répondu à cet argument dans son numéro du 21 aofit dernier.Voici ce que disait le grand journal libéral : L'Electeur du 15, dans un article sur l'affaire de la Baie des Chaleurs, dit : \u2018* Supposons qu'il soit prouvé que M.\u201c Pacaud a regu de l'argent en paiement \u2018 pour ses services comme procureur de M, \u2018\u2018 Armstrong, cela n'impliquerait pas le gou- \u201c vernement de Québec.\u201d Cela dépend du chiffro de l'honoraire.Si M, Pacaud avait reçu $100 ou environ, très- bien.Mais personne ne croira qu'il a agné $100,000 honnêtement.Si tout est honnête daus l'affaire, pourquoi s\u2019est-il sauvé ?Cette botte du Globe pourra être difficilement parée par M, Pacaud, Et c\u2019est l\u2019organe en chef de M, Laurier qui l'a poussée au directeur de l\u2019'Electeur ! Trahi par les siens ! Ces contradictions IL VENFERRE Notre confrère de la Presse s\u2019occupe lui aussi, de la contradiction flagrante commise par M .Mercier dans son essai d'explications de la traite des $5,000.Après avoir cité les deux textes contradictoires, notre confrère s\u2019écrie : Ainsi, M.Mercier a l'audace d'écrire au Lieutenant-Gouverneur que tous les billets qu'il avait endossés en blanc étaient destinés à payer les dépenses électorales encourues pour les élections fédérales, et d'ajouter quel- ues lignes plus loin qu\u2019il croyait, qu'on l'in- ormait que les $5,000 qu\u2019il a regues à Paris rovenaient de l\u2019escompte d'un de ces billets lanes, Cette explication sue le mensonge.Si au moment de son départ le comte Mercier oro- yait que ces billets étaient destinés à des fins litiques, le bon sens voulait qu'en deman- ant un $5,000 à son associé, il lui envoyât au moins un autre de ses blancs-seings à faire escompter.En Europe M.Mercier, suivant sa version croyait que tous les billets laissés à l\u2019honorable O.À.P.Pelletier étaient escomptés, alors avec quoi, comment voulait-il qu\u2019on lui trouvât les $5,000 ?La vérité ressort des documents- suivants produits devant le Sénat : Le 28 février 1891, Paeaud souscrit à 2 mois de date un billet de $5,000 à l\u2019ordre de l'honorable Honoré Mercier.Ce billet endossé par Honoré Mercier, F.Langelier, C.Langelier, ©.A,'P.Pelletier et Ernest Pataud (ce qui est asses étrange), devient dû le 2 mai, et est protesté faute de paie- , ment.Le 28 avril I'honorable P.Garneau signe les lettres de orédit de $175,000.Ce billet devenant dQ le 2 mai, explique la pression exercée par Pacaud sur le premier ministre ar interim.La bande n'avait plus d'argent guide, elle devait, il fallait payer.e 6 mai, on escompte un chèque de $20,000 de C.Langelier, registraire, on retire alors le billet en souffrange, on on paie d'autres et on envoie, le 15 mai, à l'ami Mercier, à Paris, un magot de 25 mille francs, La preuve est complète, tellement complète que M.Mercier n'ose pas la combattre et que lui, si arrogant, si audacieux, ne sait que balbutier et dire : j'ignorais, je oroyais, J'avais l\u2019intontion de payer.Et ce sont ces hommes pris en flagrant déiit, qui osent insulter le lieutenant-gouver- neur par leurs reptiles ; qui osent parler de droits méconnus, d\u2019empiètements du pouvoir central, de révolte contre l'autorité, alors qu ne s\u2019agit que d\u2019un vol pur et simple et \u2018une affaire du banc de la reine.+ \u2014\u2014\u2014\u2014 =U rere NOS QUESTIONS SUBSTITUTION DE REPONSE Nous lisons dans la Justice d\u2019hier : * Le Courrier pose triomphalenient deux questions & 1'Electeur: \u201c M.Letellier avait-il le droit de renvoyer ses ministres le 2 mars 1878 ?\u201c\u2018 Nous sommons l'Electeur de nous dire s'il trouve oriminel le coup d'Etat de M.Letellier en 1878,\u201d , Si ces questions nous étaient adressées, nous répondrions : lo M.Letellier n'avait pas le droit de renvoyer ses ministres ; 2o le coup d'Etat de 1878 était criminel.our répondre ainsi, nous nous appuierions sur les principes que l'hon.M, Angers a si habilement et énergiquement fait prévaloir à Qttawa, ct que sir Hector a fait sanctionner en Angleterre.Pour nous les principes ne varient pas.Pour atteindre M, Mercier, le Courrier frappe assez directement sur DM, Angers.Le malheur est que nos questions sont adressées à l\u2019Electeur et non pas à la Justice, Et l'Electeur est incapable de nous donner la même réponse que la Justice) Il est bien facile à M.Amyot de dire que M.Letellier a commis un crime en 1878.Dans ce temps-là il était bleu d'azur et dénoncait furieusement le coup d\u2019Etat.! Mais les hommes de l'Electeur ne peuvent pousser l'oubli du passé au point de condamner l'acte qu\u2019ils ont toujours approuvé et exalté.Quant au Courrier du Canada il ne frappe ni directement ni indirectement sur l'honorable M.Angers en parlant du renvoi de M, de Boucherville en 1878.Nous avons fait ressortir vingt fois la différence radicale qui existe entre la conduite de M.Letellier et l'attitude de M.Angers.M.Letellier a renvoyé brutalement ses ministres sans leur donner occasion de se défendre, sans écouter aucune explication, et sans leur donner aucune Taison sérieuse.Il s\u2019est jeté à corps perdu dans l'arbitraire le plus odieux et le plus inexcusable.M.Angers, lui, en face d\u2019un scandale qui a soulevé l'opinion d\u2019un bout à l\u2019autre de la confédération, et d\u2019accusations précises, accablantes, a demandé à ses ministres des explications, et leur a enjoint de faire faire une enquête sur ces accusations.Et les hommes qui ont applaudi I'acte violent et inique de M, Letellier se scandalisent de l'acte légitime et conétitu- tionnel de M.Angers.Si M.Amyot ne saisit pas la différence des cas ot l\u2019inconséquence des libéraux, il est vraiment à plaindre.CEFACTUM L'ECHAFAUDAGE S'ECROULE L\u2019Electeur ne cesse de répéter que la presse conservatrice a peur de publier le factum de M.Mercier en réponse au lieutenant-gouverneur, Or nous avons publié in extenso toute la correspondance du premier-ministre avec Son Honneur.Et en même temps nous avons prouvé, dans une série d'articles, que la défense de M.Mércier fourmille de contradictions, d'erreurs de fait et de droit, d\u2019explications bofteuses et mensongères, etc: Voilà comment nous avons peur de- fameux documents rédigés par M.Mer cier de sa plume la plus lourde et la plus maladroite.Nous n\u2019avons pas fini notre tâche, et dès demain nous allohs porter à la partie la plus soignée du factum Mercier un coup qui va faire s\u2019écrouler tout l\u2019échafaudage si péniblement édifié, Necettes extraordinaires US 500000 OF M.PRAO UN MOT DE LA \u201c PATRIE \u201d Attrappez, cliquards de l\u2019Electeur ! Voici le bouquet d\u2019orties que nous a envoyé la Patrie par la malle d'hier : § {Le correspondant Montréalais de l'Electeur trouve moyen de constater, en passant, que la Patrie n\u2019a publié la réponse de l'hon, M.Meroier au lieutenant-gouverneur que samedi dernier, tandis que l'Ælecteur en avait donné le texte le jeudi précédent.Avons-nous besoin de rappeler à l'Ælecteur que nous ne sommes pas aujourd'hui et que nous n'avons jamais été dans les mêmes conditions que lus pour faire des largesses de suppléments qui nous coûtent à nous, en moyenne, un billet de $100 par supplément, lesquels $100 sont payées à même les recettes ordinaires du journal, et jamais autrement ; les recettes ectraordinaires nous étant absolument inconnues.Et dans ces conditions là on fait ce que l\u2019on peut confrère ?Témoin, la Presse, qui ne publie ces documents qu'aujourd'hui, est dans les mêmes o onditions que La Patrie, nous avons tout lieu d'en être convaincus, .Les italiques sont de nous, Comprenez-vous, M, Pacaud ?Les libéraux de Montréal vous font savoir qu\u2019ils connaissent parfaitement la source cachée de vos largesses.Que signifie cette expression recettes extraordimaires dont se sert la Patrie 1 Serait-ce une allusion indélicate aux $100,000 carotiées 4 la province ?Ces fameuses $100,000 seraient-elles ce que M.Shehyn appelle une recette extraordinaire ! Recette extraordinaire pour M.Pacaud, comme de raison.Mais dépense extraordinaire pour la province ! Peut-être cet excellent M.Shehyn \u2018trouvera-t-il un troisième terme et elassera ces $100,000 dans les célèbres dépenses spéciales.Quoiqu\u2019il en soit, les libéraux de Montréal, si l\u2019on en juge par la Patrie, ne sont pas du tout disposés à faire cause commune avec M, Pacaud.Ce scandale de la Baie des Chaleurs, c'est un si gros morceau à avaler ! Le lis de la vallee M.LAURIER ET LA CLIQUE De l\u2019Electeur du 29 septembre : Parlaut fincidemment de l'affaire de la Baie des Chaleurs, M.Laurier a dit qu\u2019il n'avait pas deux poids et deux mesures, et que si, après enquête, il était prouvé que les ministres de Québec étaient coupables, ils devaient être condamnés.Nous avons hâte de voir l'attitude que va prendre M.Laurier, le lis de la vallée, devant le paiement illégal et scandaleux.de $230,000 ou $240,000 des deniers publics pour un subside en terres non converti, devant le paiement illégal et scandaleux, d\u2019un seul coup, du subside qui n\u2019était payable que graduellement ; devant le paiement illégal et scandaleux d\u2019une réclamation qui WD'était ni due ni exigible ! \u201cLe pur, l\u2019austère M.Latirier va-t-il se voiler la face ?Nous ne le croyons pas, car il a profité de cet argent, par ses candidats, par les députés élus grâce au fruitŸdes rapines de la Clique, pour le porter au pouvoir ! M.Laurier serait bien prêt de sa fin, si sa devise était celle de fl'hermine : Une tache me fait mourir ! \u2014222 rt Er rte ere at NOTRE REPONSE 1878 ET 1891 L\u2019Electeur publie cos lignes : Le Courrier du Canada voudraitil nous dire quel est lo journal qui a publié l\u2019article qui suit ?Et il reproduit un article publié par le Courrier du Canada du 4 mars 1878.Cet article très violent de ton, comme tout ce qui s\u2019écrivait à cette date, est une protestation contre le coup d'Etat inique de M, Letellier.L'acte de M.Letellier a été condamné par toute la presse conservatrice de cette époque.\u2018 \u2018 Le directeur actuel du Courrier n'était pas journaliste, mais il a écrit alors dans une autre feuille, son premier article de journal.Et cet article était une charge à fond contre le renvoi brutal de M.de Boucherville.Nous n'avons pas changé d'idée depuis cette époque.Mais nous répèterons une fois de plus, ce que nous avons établi sans conteste depuis quinze jours.C'est que la ligne de conduite de M.Angers diffère radicalement de cells de M.Letellier.Celui-ci a démis ses ministres, sans aucune excuse, sans aucune raison.Celui-là n\u2019a pas renvoyé, le ministère mais lui a demandé des explications et une commission royale, Nos lecteurs doivent être ennuyés de nous entendre répéter une chose qu\u2019ils savent parfaitement.Mais il faut bien empêcher l\u2019organe de la Clique de fausser impudemment les faits.\u2014 oAGRILEGES SALTIMBANGUES ILS PERDENT LA TETE S'ils arrivait que la eanaille fut chassée de Québec et que la clique Mercier- Langelier-Pacaud cessät de piller le trésor public, voici les maux qui accableraient notre pruvince,\"d\u2019après l\u2019Ælecteur L\u2019autonomie provinciale, cette suprême garanti de la plénitude de nos droits nationaux et religieux, ne serait plus qu\u2019an vain mot, qu'une duperic.Avant longtemps, nos écoles catholiques seraient détruites, nos mai: sons d'éducation seraient prises par la famine, nos universités, nos diocèses perdraient le bénéfice des $400,000 gue le gouvernement Mercier leur a si généreusement payés en ré- lant l'affaire des biens des Jésuites, nos ois de fabriques paroissiales tomberaient en désuétude ; nos églises et toutes les propriétés ecclésiastiques seraient taxés ; nos imsti- tutions de charité seraient ruinées ! N'est-ce pas épouvantable, dit la Presse | N\u2019allons donc pas renoncer à Mercier, le Grand Adidou, ni à Pacaud, son prophète, tout aussi bien que son gardien de barrière, Fanérailles du capitaine Cantin Les funérailles du malheureux capitaine Jos.Cantin, qui s\u2019est noyé jeudi à Spencer Cove, ont eu lieu hier matin à Notre-Dame de Lévis avec une solennité extraordinaire, Le défunt, qui avait été zouave pontifical ,a été porté par quatre zouaves MM, Marcel Bourget, Alphonse Bourget, A.Bourget, et Cyrille Roy, M.John Powell, propri taire du Flora, portait la croix.Une suite nombreuse de citoyens, parmi lesquels nous avons remarqué le Docteur Guay,député de Lévis aux Communes, F.-X Leyieux, député de Lévis à la Législature locale, Thimolaüs Beaulieu, Narcisse Cantin, Gédéon Beaulieu, accompagnait le corps.On comptait près de cinquante voitures, Le service funèbre a été chanté par l'abbé Lucien Gauvreau, vicaire à la paroisse et avant le libera M.le curé Gauvreau a fait l'éloge funèbre du défant, 6 \\JOURNAL DES CAMPAGNES - .at ete, gh Très dévoué UN SOUPLE INSTRUMENT \u2014 On lit de très jolies choses dans la Justice par le temps qui court, Jugez-en par cet extrait : M.Mercier n\u2019a pas été mis à la tête du parti national parce qu'il manque de sens commun, Au contraire, il a été choisi comme chef parce qu\u2019il voit clair et qu\u2019il comprend les intérêts politiques de son pays.Dans le moment présent, sa position est difficile Fmais elle ne le sera pas longtemps.Il lui faut, pour continuer la tâche que le peuple lui a mise entre les mains, subir le règne d'un homme qui se fait tyran et autocrate, qui se moque de la volonté de tout un peuple, et qui le fait parce qu\u2019il a Physiquement en mains le sceau de la Reine, et que M.Mercier, qui le pourrait cependant, ne veut pas le lui ôter physiquement.Nous doutons fort que tous les abonnés de la Justice goûtent cette prose démagogigue, M, Mercier ne pourra toujours pas reprocher à M.Amyot de n\u2019être pas dévoué.11 n\u2019y pas de plus souple et de plus docile instrument de la Clique que ce transfuge du parti conservateur, La démagogie à l'œuvre UN ARTICLE CRIMINEL Péril social La démagogie coule à pleins bords dans les colonnes de la presse libérale.C\u2019est l\u2019'Electeur qui a donné le mot d\u2019ordre ; la Patrie a suivi et toutes les feuilles vouées à la cause de M.Mercier ont emboîté le pas.Jamais nous n\u2019avons assisté à un pareil déchatnement de passions mauvaises, de préjugés grossiers, d\u2019écrits haineux, d\u2019appels passionnés à la sédition, de provocation au mépris de l\u2019autorité.Il était cependant un excès auquel on ne s\u2019était pas encore porté.C'était la provocation au meurtre, On y est rendu maintenant, et c\u2019est le journal du lieutenant :de M.Mercier, M.Desmarais, c\u2019est l\u2019Union de Saint- Hyacinthe qui a eu Ja triste gloire de jeter le premier ce cri odieux en pâture à la foule.Il faut citer,car on nous accuserait de mauvaise foi : L\u2019honnête et doux Angers est en train de se faire une immortelle réputation de tyran et de créer à M.Mercier vne popularité en- rore inconnu jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, Le lieutenant - gouverneur s'est rendu odieux à toute la province.Il a cumulé, ar son contrôle, le rôle de dénonciateur, & fonction de juge et le ministère de l'avocat.Un tyran antique voulut un jour pousser l\u2019audace jusque-là, et le peuple romain, au temps ou il était vertueux, se souleva contre lui et le tua, \u2019 Gare ! Excellence.Nous croyons que jamais journal en cette province n\u2019a publié quelque chose d'aussi odieux, Notre confrère du Courrier de St- Hyacinthe a protésté au nom de sa ville ~ et de son comté, Ila poussé un cri -d\u2019indignation auquel répondront tous les honnêtes gens : ; Voilà l\u2019enseignement qu\u2019un représentant du peuple, M.Desmarais, désire inoulquer dans l'esprit de ses électeurs.Quand le peuple romain fut vertueux, il tua.Doctrine abominable ! Depuis quand la vertu consiste-t-ellg dans le crime ?Un des commandements de Dieu dit : \u201c Homicide puint ne sera de fait ni volontairement.\u201d\u201d La loi humaine punit aussi de mort le meartrier, [pcadant que la vertu est exaltée \u20ac; réoompensée même ici-bas, L'Union foule aux pieds cette-doctrine salutaire, et s\u2019éorie : quand le peuple romain Jut vertueux, il tua.M.Desmarais que nous tenons responsable do ces paroles scandaleuses ajoute : Gare ! Excellence, C'est-à-dire, vous M.Angers, vous êtes un tyran, le peuple canadien est vertueux, et parce qu'il et vertueux, il se rencontra un pomme pour vous assassiner, et ce sera bien ait.Comme catholiques et comme canadien- français les citovens de St-Hyacinthe doivent rougir de honte d\u2019être représentés en parlement par un homme dont l'organe enseigne au peuple le meurtre, ous savons bien que ce langage de l\u2019Union ne peut avoir dans le moment une influence très pernicieuse, mais il suffit d\u2019une feuille brutale pour déshonorer une ville et d\u2019un député sans serupules pour faire la honte d\u2019un comté.Nous faisons écho à cette protestation véhémente.C\u2019est le hideux sans-culottisme qui ose lever la tête au milieu de notre paisible et catholique province.Et ce sont les organes d\u2019un comte romain, d\u2019un décoré du St-Siège, qui nous font assister à ce scandale ! Nous prenons la liberté d'appeler respectueusement l'attention des autorités religieuses sur les doctrines abominables et sur les détestables enseignements qu\u2019une certaine presse distribue actuellement au peuple canadien-français.IL ÿ a là un véritable danger social ! UN PARALLELE DEBOUCHERVILLE ET MERCIER Nous posons au public quelques questions très simples, et dont:la solution peut jeter beaucoup de lumière sur la situation actuelle.7 \u20ac En 1878, le lieutenant-géuverneur était-il plus honorable, plus instruit, glus versé dans la science du - droit et de la constitution que le lieutenant-gouver- neur actuel ?Le premier-ministre d'alors, M.\u2018de intègre, plus digue d'estime, plus scrupuleux, plus sévère, plus droit, plus loyal, que M.Mercier, le premier-mi- nistre actuel ?Y avait-il un seul scandale, une seule tache sur le blason de son gouvernement ?Entendait-on parler alors de tripotage de boodlage, de pillage, de concussion, comme aujourd\u2019hui ?Y avait-il alors des Pacaud, des Beausoleil et des Langelier, autour de M.de Boucherville ?L'état des finances n\u2019était-il pas bien meilleur qu\u2019aujourd\u2019hui ?La majorité de M.de Boucherville à l\u2019Assemblée et au Conseil, n\u2019était-elle pas aussi forte, plus forte même, que cellè dont dispose M.Mercier ?Et cependant M.Letellier a destitué brutalement l\u2019honnête et austère Mde Boucherville, sans raison, sans lui donner la chance de se défendre, Et MM.Mercier, Langelier, J oly, Marchand, ete, ont acclamé le coup d\u2019Etat, et avee eux tout le parti libéral a applaudi.Aujourd\u2019hui, en présence d'éclatants scandales, d'accusations terribles, de preuves accablantes, l'honorable M.Angers ne destitue pas ses ministres, mais il leur demande des explications et leur impose une commission royale.Et M.Mercier pose pour la victime, et toute la meute libérale crie à la tyrannie et à la persécution.AMez-vous cacher, saltimbanques ! Boucherville, n\u2019était-il pas cent fois plus| L'hon.M.Masson IL APPROUVE HAUTEMENT L'HON.MW.ANGERS L'hon.R.Masson était en ville au- jourd\u2019hui.Interrogé au sujet de la vérité de l\u2019entrefilet qui a paru dans l\u2019Flecteur et d\u2019autres journaux allant à dire qu'il avait déclaré qu\u2019il désapprouvait la conduite du lieutenant-gouverneur, dans l'affaire de la Baie des Chaleurs, l\u2019'hono- que cette nouvelle était complètement fausse, que loin d\u2019avoir fait une déclaration en ce sens il étais en parfait accord avec la ligne de conduite suivie par M.Angers.L\u2019honorable monsieur ajoute, que quant à lui, dans une circonstance semblable, il serait peut-être allé plus loin encore.Du moment qu\u2019il aurait été convaincu que ses ministres l'avaient trompé, en lui faisant signer des ordres en conseils illégaux, il les aurait de suite renvoyéy et en aurait nommé d\u2019autres, laissant au peuple et à la chambre à juger de l\u2019opportunité de son acte.Est-ce une comedie ?NE VOUS TREMOUSSEZ PAS TANT Les organes de la Clique essaient de faire du bruit autour de l\u2019effraction singulière dont le sæfe de M.Pinault a été l\u2019innocente victime, Nous leur conseillons de se calmer, car vraiment il y a quelque chose de très suspect dans cette affaire.Bien des gens sont d'avis qu\u2019il y a là toute une comédie de montée par des compères pour expliquer la disparition de certains documents qui pourraient être demandés à l'enquête et qui compromettraient la Clique, ' Ces farceurs là sont capables de tout ! \u2014-\u2014os eue = UNE DIFFERENCE RADICALE La Justice admet enfin qu\u2019il y a une différence entre la conduite de M.Letellier et celle de M.Angers.Mais savez-vous quelle est cette différence ?La voici: M.Letellier a violé courageusement la constitution, et M, Angers la viole sans courage.C\u2019est M.Guillaume Amyot qui a découvert cette lumineuse distinction.«M.Amyot esten passe de s\u2019illustrer.Citons-le.Le Courrier trouve une} différence radicale entre la conduite de M.Letellier et l'attitude de M.Angers.\u201d Oui, il yena une, et clle est de fait radicale @M.Letellier a eu le courage de violer ouvertement la constitution ; il a démis l'exécutif choisi es supporté par le peuple, et M.Angers, lui vout arriver au même résultat sans avoir le courage de son acte, Le Courrier le comprend tellement que pour M.Letellier, il arle de \u201c conduite \u201d et pour M.Angers \u201cattitude.\u201d : Et voilà pourquoi votre fille est muette !.Tout de même M.Amyot est forcé d'admettre la différence des cas, Le point principal est acquis à la discussion : M.Letellier a démis ses ministres sans aucune forme de procès ; M.Angers ne l\u2019a point fait.C\u2019est toujours autant de gagné sur la Justice.Quant à la question de courage, nous croyons que l\u2019hon, A.R.Angers n\u2019est pas justiciable de M, Amyot, et que sa réputation sous ce rapport est bien au- lonel.,.rable monsieur déclare catégoriquement | dessus des jugements du vaillant co- | perso LE GENERAL BOULANGER Ses fanerailles Son testament politigue Bruxelles, 2\u2014Les funérailles du général Boulanger auront lieu samedi l'après-midi, Rochefort, M.Thiébaud, et les députés Laur, Du Montel et Castelain sont arrivés ici pour assister aux funérailles, Les restes du général ont été déposés dans un cercueil qui, suivant le désir du défunt, est exactement de la même forme et de la même composition que celui de Mme de Bonnemain.Le testament politique du général est ainsi conçu : \u201c Ceci est mon testament politique et je désire qu'il soit publié après ma mort.J'ai confiance dans l'avenir du parti auquel j'ai donné mon nom.Je suis incapable de supporter le terrible malheur qui est tombé sur moi il y a deux mois et demi.J'ai essayé d'en virer le meilleur parti, mais je n\u2019ai pu y réussir.Je suis persuadé que mes partisans si dévoués et si nombreux ne m'en voudront pas si je disparaisà cause de mon chagrin qui est tel, que toute besogne m'est devenue impossible.Qu'ils se rappellent la maxime : Uno avulso non deficit alter, et qu\u2019ils continuent à lutter contre ceux qui, au mépris de toute loi, m'ont forcé à mourir en dehors de mon pays.Demain je serai un homme mort.Aujourd'hui je n\u2019ai rien à me reprocher.J'ai rempli mon devoir durant toute ma vi et rien que mon devoir.Ma mort.ne tournera pas à ma honte mais à celle \u2018de mes persécuteurs, de ceux qui ont essayé de faire flétrir un soldat loyal par la sentence d\u2019un tribunal politique.Je désire rappeler le fait que j'ai souvent offert de me constituer prisonnier si on voulait m\u2019accorder des juges ordinaires.Les tenants du pouvoir m'ont toujours refusé, Aussi un acquittement n\u2019é.ait pas possible.En quittant la vio, je n'ei qu\u2019un regret, c\u2019est de n'être pas mort sur le champ de bataille, au service de mon pays.Celui-ci au moins permettra à l\u2019un de ses enfants, au moment de rentrer dans le néant, dé se recommander à la mémoire de ceux qui aiment la Patrie.Vive la France ! Vive la République ! Fait et signé de ma main, la veille de ma mort.ERNEST BOULANGER.Paris, 2\u2014On.avait pris des procédures judiciaires pour empêcher Mme Bonnemain de léguer'ses biens au général Boulanger.Leur premier séjour à Londres lui a coûté $200,000 ; clle à aussi donné 8200,000 au général pour dépenses d'élections ; sans compter les autres dettes contractées par le général et qui ont été payées par Mme Bonnemain, pour le sauver d'embarras.M.Constans, le ministre de l\u2019intérieur, en apprenant le suicide du général Boulanger,a dit qu\u2019il regrettait sincèrement sa mort.\u2018Dans les cercles politiques, on rappelle que c'est à Boulanger qu\u2019on doit l'entente avec la Russie.Il n\u2019y a pas de doute qu\u2019il a dû beaucoup souffrir, après sa chûâte, lui qui aimait tant les honneurs.Le général était atteint de consomption, maladie à laquelle Mme Bonnemain a succombé elle-même, Paris, 2\u2014Tous les journaux de cette ville s'accordent à dire que la mort du gén.Boulanger n'affectera nullement la situation politique, \u201cGerma.Syrup\u201d OUR les ENFANTS, il faut qu\u2019un remède soit absolument si .Il faut qu'une mère ait avtant de confiance à ce remède qu\u2019à son livre de prière.11 fruit que ce remède soit sans - ingrédients certains, violents ou dangereux.Il faut qu\u2019il soit sans reproshes tant dans son matériel que: dans sa fabrication, il faut qu\u2019il soit facile à administrer, facile et plaisant à prendre.Il faut.que l\u2019eofant l\u2019aime.I faut qu\u2019il soit prompt dans ses effets, soulageant immédiatement, comme les maladies des enfants viennent vite, augmentent vite, et finissent d\u2019une manière fatale ou autrement cn très peu de temps.ll ne fut pas seulement qu\u2019il les soulage vite, il faut aussi qu'il les guérisse promptement, parce que la cons.itution des enfants perd sa force quand ils sont enfermés trop longtemps.11 faut que ce remède soulage avec de petites doses.Pour un enfant, une grande quantité de remèées n'est pas nécessaire.Il ne faut pas que le remè®e diminue l\u2019appétit ou la santé de l\u2019enfant.Toutes ces considérations s'appliquent aux grandes nnes comme aux enfants, et font du Sirop le remède favori des (3) Remède pour le Croup et la Toux Allemand de Boschee, familles.+ =.se ER COS EEE ES Violation du statut LA QUESTION EST CLAIRE Nous aimons à citer les articles de la Vérité sur l'affaire de la Baie-des-Cha- leurs.: Ils sont fortement raisonnés, et écrits de main de maître : C'est autour des mots dettes privilégiés ue la bataille légale se livre, dit notre con- ère.Si l'on interprète ces mots à la lumière des discours du premier ministre, prononcés à cotte occasion, l'on verra clairement qu\u2019elle était l'intention de la législature.Elle était que l'argent provenant des 800,000 arpents de terre fût payé à des personnes en état et désireuses de faire le chemin, déduction faite des dettes privilégies de l'ancienne compagnie ; c'est-à-dire des sommes dues aux ouvriers, aux cultivateurs, aux marchands de la localité, Le mot privilégiés était employé expressément pour protéger le trésor contre les anciens directeurs et les actionnaires de la compagnie et contre l'entrepreneur Armstrong qui, disait M.Mercier et ses amis, avaient absorbé d:7sommes considérables, n'avaient precque rien fait et avaient négligé de payer leurs ouvriers et fournisseurs, Les anciens directeurs eb actionnaires, et M.Armstrong, ne devaient donc pas toucher à un seul sou de ce nouveau subside, C'était là l'intention formelle de la législature.Eh bien ! ce sont précisément les anciens direo- teurs et les actionnaires de la compagnie et l\u2019ancien entrepreneur Armstrong qui, avec M.Pacaud, ont empoché les $175,000.Donc, pas un sou de cette somme n'a été appliquée selon les véritables intentions de la législature.C\u2019est exactement cela.Le statut disait que le subside des 800,000 acres de terre devant servir à compléter et équiper le chemin, après que les dettes privilégiées auraient été payées.\u2018 Or, les $175,000 n\u2019ont servi ni à compléter et à équiper le chemin, ni à payer une dette privilégiée, MM.Pacaud et Armstrong en ont seuls bénéficié, Donc, la loi a été violée, et le subside a été détourné de sa fin légitime.\u2014 i lls sont responsables \u201c L\u2019Elecieur > et \u201c l\u2019Union \u201d Nous avons cité dans notre première édition la provosation au meurtre de l\u2019Union de St-Hyacinthe.Voici maintenant l\u2019accolade fraternelle que l\u2019Ælecieur donne à l\u2019Union au.lendemain de la publication de cet article criminel : Nos félicitations les plus cordiales à 1'Union de St-Hyacinthe, qui vient d'entrer dans sa dix-nenvième année.Publié à St- Hyacinthe, au chef-lieu d'un distriot important, notre confrèreest l'organe d'une population vaillante et bien pensante.Rédigé aveo talent, par M.A.M.Beauparlant, avocat, sous la direction politique e M.Desmarais, député, l\u2019Union tait la lutte chaque jour avec courage, et est un de nos vaillants dans sa région.Cette embrassade rend 1 Electeur complice de l\u2019écrit révolutionnaire et criminel de l\u2019Union.Les deux feuilles sont dignes l\u2019une de l'autre.ENTERREMENT DE BOULANGER Pas descervice religieux Bruxelles, &.\u2014Les funérailles du général Boulanger ont eu lieu ici, samedi.Le conseil était recouvert de centaines de \u2018 couronnes de fleurs et do bouquets entremêlés de rubans tricolores \u2014Il n'y à eu ni service religieux ni discours\u2014Le seul incident digne .d\u2019être mentionné, a été la présente de Rochefort et de Paul Deroulède, Celui-ci en plaçant le drapeau tricolore sur le cercueil du mort, s'est éorié : \u201c Adieu, mon ami.\u2019 En sortant du cimetière, Rochefert fut hué par la foule, Il s'ensuivit un peu de désordre causé par des gens qui ont cssayé de faire une espèce de Aire une espèco d'ovation à Rochefort.[4 ~ JOURNAL DES CAMPAGNES Devant la commission UNE INVITATION Nous appelons spécialement l'attention de nos lccteurs sur le dernier paragraphe de la réclamation qui annonce la création de la Commission Royale, De tous ce que dessus tous nos Féaux sujets et tous; autres que les présentes pourront concerner sont requis de prendre connaissance et de se conduire en conséquence.Ce paragraphe de la proclamation est | un appel au public, aux contribuables et aux citoyens de la province de Québec.C\u2019est une invitation à tous les sujets de sa Majesté, particulièremet à ceux qui sont intéressés, de faciliter le travail de la commission royale en offrant les preuves et les renseignements qu\u2019ils croiront être utiles à l\u2019enquête.Conformément à cette invitation, des contribuables, citoyens de la province de Québec et sujets de Sa Majesté, comparaîtront devant la commission pour offrir la preuve et les renseignements qu\u2019ils croient importants dans cette affaire.\u2014 0 ty LA COMMISSION ROYALE \u2014 SEANGE PRELIMINAIRE La commission Royale a tenu sa première séance ce matin au Palais de Justice, dans la salle de la Cour de Circuit.A dix heures les honorables juge Jetté Baby et Davidson sont montés sur le banc et M.Léopold Laflamme, le secrétaire de la commission, a lu la proclama- | - tion nommant les commissaires royaux, leurs serments, etc.M.Béique, avocat, a alors déclaré que lui et M.G.Amyot étaient autorisés à représenter le gouvernement devant la commission et qu\u2019ils suggéraient à celle- ci d'assigner d\u2019abord comme témoins MM.Gustave Grenier, Ernest Gagnon, Angus Thom, Cooper, Armstrong et l\u2019hon.Pierre Garneau.L'hon.M.Irvine a ensuite comparu pour M: Pacaud et a dit que son client était à la disposition de la commission.M.J.Hall s\u2019est alors levé et a dit qu\u2019il serait désireux de savoir de quelle manière la commission entendait conduire l\u2019enquête car il voudrait faire une application en conséquence et comparaître avec MM.Cook, Casgrain et d\u2019autres avocats au noms de certains électeurs de la Province.L'honorable juge Jetté dit que la commission n\u2019était pas prête à donner une réponse à ce sujet, avant de connaître les développements de l'affaire et voir les suggestions qui lui seront faites, et qu'il serait mieux d\u2019ajourner jusqu\u2019à jeudi, M, Hall a donné avis qu\u2019il ferait une application ce jour-là.Puis la commission s\u2019est ajournée à jeudi matin à dix heures, Un grand nombre de politiciens et d'avocats assistaient à la première séance de la commission, entre autres MM.Mercier, Chs.Langelier, G.A.Nantel M.P.P., W.C.Languedoc, W.Cook E.J.Flynn, T.C.Casgrain, L.P.Pelletier, Linière Taschereau, Ernest Pacaud et autres.errant Diversion malhabile LA FARCE DU COFFRE-FORT La Patrie fait un puff effroyable au sujet du vol chez M, Pinault ! ! Ils est vraiment risible de voir des journaux prétendus sérieux se laisser aller à de pareilles calembredaines ! L'organe de M.Beaugrand s\u2019écrie : N'y a-t-il plus d\u2019infamie qui puisse faire reculer les adversaires de M, Mercier ?L'autre jour, c'était le Sénat qu\u2019ils mettaient en branle, au mépris de la constitution pour perdre le chef du cabinet de Québec.Hier, c\u2019étaitlo licutenant-gouverneur qu'ils mettaient en avant, toujours au mépris de !a constitution, pour mettre M.Mercier dars une mauvaise passe, À présent, ce sont des échappés du pénitencier qui ont pénétré, la nuit aveo effraction de portes, dans le bureau de l\u2019avocat de M.Pacaud, armés d\u2019une hache et d'énormes cisailles, pour y voler des papiers politiques.N'est-ce pas bien dramatique ?Plus loin la Patrie nous donng- les renseignements suivants : Mais des documents importants, dont les uns pouvaient servir à la défense de M.Pacaud et dont les autres auraient grandement compromis certains meneurs tories, ont \u2018été enlevés, ce qui prouve que cette expédition nocturne était le second acte du complot ourdi contre M.Mercier, Il devait y avoir parmi les malfaiteurs qui ont pris part à ce vol nocturne avec effraction, des chefs politiques, car eux seuls pouvaient savoir, en jetant un rapide coup-d\u2019œil sur cettc masse de papiers, lesquels il fallait emporter et lesquels n'étaient d'aucune utilité pour eux., Il devait y avoir à côté d'eux des voleurs de profession, des échappés du pénitencier ; car eux seuls savent la manière d\u2019enfoncer les portes, de briser les serrures, de tordre les poignées des coffres-fort, de manier la hache, les cisailles ct les rossignols, sans ättirer l'attention des voisins et de la police.\u2018Ainsi, d\u2019après la Patrie ce sont des documents importants qui ont été enlevés.Pourquoi donc la Justice disait-elle vendredi : Dans un do ces tiroirs D.Pinault y avait placé un paquet de télégrammes, la plupart venant de M.Pacaud, Le paquet a été enlevé ; il n\u2019y restait plus qu\u2019un seul télégramme entouré d'un élastique.Ces télégrammes n'avaient aucune valeur.Tâchez de vous entendre messieurs les comédiens.L'Etendard se moque ainsi de la miseen scène de messieurs les cli- quards : La Justice, ainsi qu\u2019on vient de le dire, attribue carrément ce méfait à des \u201c bri gands politiques,\u201d Le Star, plus explicite, en chargo la conscience des conservateurs.Ce jugement s'impose ! Qui en effet peut avoir intérêt à soustraire les papiers de M.Pacaud, st ce n'est le parti conservateur ?Quand à nous, nous n'avons qu'une crainte c'est que ces mêmes voleurs, ou d\u2019autres du même parti, imitant l'exemple donné, \u2018\u2018 ne répètent ailleurs \u201d leur méfait, ainsi que le prévoit judicieusement la Justice, Dans ce cas il pourrait se faire que des ap'ers importants concernant les $100,000 de la Baie des Chaleurs ne fussent soustraits aux recherches de la Commission royale, Voilà le danger.Naturellement, ce serait messieurs les libéraux qui en souf riraient, Aussi nous les conjurons, dans leur propre intérêt, de faire bonne garde autour de leurs demeures.Pourvu que, cédant à une audace croissante, ces \u2018\u201c brigands politiques \u201d ne s'aventurent pas de subtiliser également quelque témoin important tel que l\u2019hon.M.Garneau par exemple, Après ce qu\u2019ils viennent de faire, ils sont capables de tout et l'on doit tout craindre de leur part.Nous demandons, en grâce, que l'hon, M.Duhamel mette sur pied sa police provinciale, qui lui a déjà si bien servi pour protéger la Justice contre les tentatives eriminelles de M.Pelletier.Sans cela le public no dormira plus tran- quille.7 Les italiques sont de nous.L\u2019Electeur n\u2019a nullement saisi l\u2019ifonie qui inspire tout cet article, et il en reproduit une partie avec délices, Ah ! les béotiens de la Clique ! Tout bien considéré le vol chez M, Pinault nous paratt devoir être l\u2019une des meilleures farces de la saison, UNE IMPOSANTE CEREMONIE À LA BASILIQUE Benediction des nouvelles cloches UN BEAU SERMON La cérémonie de la bénédiction des nouvelles cloches, hier matin, à la Basilique a été grandiose et solennelle.Une foule considérable se pressait dans le magnifique temple don la toilette neuve vient d'être terminée.On remarquait au chœur un nombreux clergé, composé du personnel de l'archevêché, du séminaire et de plusieurs prêtres venus des paroisses environnantes du district.Son Eminence le Cardinal assistait au trône ayant à ses côtés MM.les abbés L, A, Paquet et H.Bernier.La grand'messe a été chantée par Mgr, Têtu assisté de MM.les abbés Simard et Cing-Mars du Séminaire eomme diacre et sous-diaere.La musique était superbe.Le chœur de l'Union Musicale, sous la direction de M.Clodomir Delisle, a chanté d\u2019une manière remarquable la messo en :ol de Weber.M.Gustavo Gagnon tenait l\u2019ore.Les solistes étaient Mesdames Ed.Gauvreau, C, Delisle, T.Dugal, Melle E.Robitaille et MM.T.Dorval et Jos.Fecteau.Au Graduel, M.Gagnon a joué I\u2019 Ave Maria de Buget.À l'Offertoire Mme Ed, Gauvreau, Mlle K.Robitaille et M.F.Dorval ont chanté aveo beaucoup d'effet un Ave Maria d'Ovwen.Le Benedictus, avec quatuor par Mile E.Robitaille, Mme C.Delisle et MM.F.Dorval et Jos.Fecteau,a été aussi bien goûté.Le sermon de circonstance, un morceau d\u2019éloquence remarquable, a été prononcé par M.l'abbé Georges Côté, curé de Ste-Croix de Lo:binière, et autrefois vieaire à la Basilique.Nous le publierons demain in extenso.Après la messe M.G.Gagnon, organiste, à joué la marche du Cardinal et l'hymne nationale Dieu sauve la Reine.Son Eminence le cardinal a alors revétu ses habits sacerdotaux, et assisté de M M.les abbés C.Laflamme et M.Labrecque, a procédé à la bénédiction des nouvelles cloches.Voici leurs noms : la plus grosse, Elzéar Alexandre, pesant 3049 et donnée par Son Eminence, la seconde Louis, pesant 2143 lbs et donnée par M, Louis Bilodeau, marchand, la troisième Zsidore, pesant 1488 lbs et donnée par l'honorable Isidore Thibaudeau, Les parrains ct marraines étaient : Son Honneur le lieutenant-gouverneur A.R.Angers, ct Madame Angers, l'hon, M.Mercier remier-ministre et Mme DeCaze, Son onneur le maire Frémont et Madame Frémont, l'honorable Isidore Thibaudeau et Madame Bonaventure Caron, M.ct Mme Louis Bilodeau, M.Philippe Vallières mar- guiller en charge, et Madame V'allières, Après la bénédiction, Son Eminence lo cardinal a fait rendre aux trois cloches leurs premiers sons.Il a été suivi par les membres du clergé, par les parrainset martaines et par une foule nombreuse de fidèles qui se sont fait un devoir d'aller déposer lour obolo dans le plateau d'argenta cérémonie terminée, les parrains et marraines se sont rendus au presbytère où ils ont pris un verre de vin en l'honneur du nouveau carillon.L'acte dans les registres a été signé par Son Eminence le cardinal Taschereau, par les parrains-et marraines, et par M.Têtu, Mgr Gagnon, M, l'abbé Raymond Casgrain, M.l\u2019abbé Côté, curé de Ste- Creix, M.le curé de Québec, M.l'abbé Vaillancourt, vicaire à la Basilique et M, l\u2019abbé Aurélien Angers, ancien vicaire de Ste-Croix.Le \u2018nouveau carillon a été installé hier l'après-midi dans le clocher.Un grand nombre, de personnes assistaient à l'ascension qui a duré deux heures ct demie, et vers 5 heures les nouvelles cloches ont sonné à toute volée.Leur son est très beau, elles correspondent aux notes re, mt, fa dièse, \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 , Vingt-ans d'episcopat « \u2019 Au mois de février prochain, Sa Grandeur \u2018Mgr Lafièche, des Trois-Rivières, célèbrera le 25ème anniversaire do son élévation du trône épiscopal. x 8 \u2019 are mE (JOURNAL DES CAMPAGNES RER sm - Un fasco complet LE SUBSIDE NON-CONVERTI Une brillante theorie La Justice est courageusement ministérielle | Elle a entrepris de défendre l\u2019indéfen dable position du gouvernement Mercier relativement à cette fameuse conversion de subside qui n\u2019a jamais eu lieu.La Justice reproduit la clause 14 du statut 51-52 Victoria chap.91 que nous avons cité, et elle poursuit en ces termes : Le Courrier ajoute que lorsque le subside en argent a été payé, le bureau des directeurs de la nouvelle compagnie n\u2019était pas organisé, et que par eonséquent elle n'avait pas encore pu opter en faveur du subside en argent.Done, conclut-il, et en très gros caractères : \u2018 Eh bien, la conversion du subside de .\u201chuit cents mille acres de terre voté à la \u201c \u201c dernière session n'a jamais eu lieu ! ! ! ! 11\u201d Sile Courrier avait daigné référer à la elause 12 du même acte, il aurait trouvé les mots : \u201c Laquelle subvention a été convertie en octrot cn argent sous I'acte 49-50 Vict.chap.76, afférents aux quatre-vingt milles du dit chemin'qui s\u2019étendent/de Paspébiac & Gaspé.\u201d Voici donc un statut spécial et formel de la législature qui tranche la question.Quant à ce chemin, la subvention en terres est déjà convertie en argent par la loi même que cite le Courrier pour prouver\u2019 le contraire ! Et c\u2019est le scul chemin concernant lequel une telle disposition statutaire existe.Hélas ! la Justice veut être habile, et elle n\u2019arrive qu\u2019à se convaincre elle- même de mauvaise foi ou d\u2019ignorance.Remarquez bien ces mots \u201c la clause 12-du même acte.\u201d De quel acte ?Etait-ce de l'acte adopté à la dernière session, 54 Victoria chapitre 88, par lequel 800,000 acres de terre sont accordés pour le chemin de fer de la Baie des Ohaleurs ?Pas du tout.Il s\u2019agit de Pacte 51-52 Victoria, de 1888.Et la Justice prétend que ce statut de .1888, a décrété la conversion d\u2019un subside qui n\u2019était pas encore accordé et qui ne l\u2019a été que deux ans plus tard ! ! Voilà qui démontre d\u2019un seul coup l'\u2019inanité de la défense tentée par l\u2019organe ministériel, Mais nous allons entrer dans plus de détails, afin de bien faire ressortir le complet fiasco de l'argument.C\u2019est en 1882 que le chemin de la Baie des Chaleurs obtint sa première subvention comme suit : Une quantité de 10,000 acres de terre par mille pour un chemin de fer partant de la station Matapédia, comté de Benaventure, sur le chemin de fer Intercolonial, jusqu\u2019au bassin de Gaspé, en passant par le port de Paspébiac, comté de Bonaventure, sur la Baie-des-Chaleurs, pourvu que la longueur du chemin n'excède pas 186 milles, (45 Victoria chap.23, sect.13 En 1886 la conversion de ce subside, en terres fut autorisée par l\u2019acte 49-50 Victoria chap.76, sect.Io Cette loi de conversion fut sanctionnée le 21 juin 1886.Le 14 août suivant la compagnie de la Baie des Chaleurs, après avoir adopté ume résolution en faveur de l'option, obtenait un ordre en conseil décrétant lu conversion en argent du subside en terres.En 1888 le gouvernement fit adopter une loi pour accorder des subventions à certaines compagnies de chemin de fer.Par cette loi, la compagnie de la Baie des Chaleurs n\u2019obtenait pas une subvention nouvelle, mais un repliage de sa subvention antérieure.C\u2019est-à dire que la législature permettait au gouvernement de payer à la compagnie sur les 80 milles de chemin, à partir d\u2019un point vingt milles à l'Est de Matapédiac,les 35 centins par acre payables d'après le statut de 1882 sur les 160 milles qui s\u2019étendent de ce point jusqu\u2019à Gaspé.C\u2019est-à-dire que le subside des 10,000 acres de terre par mille, convertis le 14 août 1886 au taux de 70 centins dont 35 centins seulement étaient d\u2019abord exigibles, et formant $3,500 par mille, était doublé sur les 80 premiers milles du chemin.Les $3,500 par milles affectés aux derniers 80 milles étaient reportés sur les premiers 80 milles, qui se trouvaient ainsi dotés de $7,000.Voilà toute la teneur de cette clause 12 dont parle la Justice.Nous la citons : 12.Le lieutenant-gouverneur-en-conseil peut reporter (sur) les quatre-vingt-milles du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, qui s\u2019étendent depuis le vingtième mille à l'Est de Métapédiac, jusqu'à Paspébiac, les premiers trente-cinq centins par acre de terres de la subvention appartenant à la dite compagnie ; laquelle subvention a été con- verte en octrot en argent sous l'acte 49-50 Victoria chap 76, afférent aux quatre-vingt- un milles du dit chemin qui s'étendent de Paspébiac à Gaspé.Voilà la fameuse clause dont parle la Justice.Elle énouce purement et simplement le.fait que les 10,000 acres de terre par mille accordés à la compagnie en 1882, ont été convertis en argent en août 1886, comme le permettait l\u2019acte 49-50 chapitre 76, sanctionné le 21 juin 1886, Nous demandons le nom de l'avocat qui prétendra que cet énoncé du statut de 1888 suffit pour convertir le subside en terres voté en 1890, Ce désastreux essai de défense prouve combien la position du gouvernement, dans cette affaire de conversion est inaéfendable.Vous n\u2019échapperez pas, messieurs, Vous avez violé la loi.A LA DEBANDADE DEFENSE INCOHERENTE PAS D'ENS EMBLE La sé Clique \u201d aux abois Les cliquards trouvent le jeu dûr, et sont dans le plus absolu désarroi, ?as d'arguments, pas de connaissance des questions,surtout pas d\u2019ensemble dans les essais do défense qu\u2019ils risquent ça et là.Ainsi, avant-hier, nous avous porté une accusation bien précise et bien catégorique contre le gouvernement.Nous l'avons eccusé d\u2019avoir violé la loi, en payant en argent un subside en terres, pour lequel la conversion légale n\u2019avait pas ed lieu.Il y a deux organes ministériels à Québec, l\u2019Electeur et la Justice, Or, les deux organes ont tenté des réponses absolument différentes l\u2019une de l\u2019autre.La Justice invoque le statut 51-52 \u2018Victoria pour établir que la conversion du subside de 800,000 acres de terre voté à la session de 1890, a été converti à la session de 1888 111111} Salut au grand jurisconsulte de la Justice | ! ! L'Electeur de ce matin, lui, arrive avec une autre histoire, Après avoir parlé des critiques de M.Chapais contre Victor Hugo, lesquelles or critiques ont, comme on le sait, abrégé les jours du poète, l\u2019Ælesteur lance sa .que celle de la Justice.Citons encore, car il n\u2019y a rien de tel que de citer ses adversaires : Ce statut auquel renvoi l\u2019acte de la dernière session autorise le gouvernement à convertir en argent tous les subsides en terres.Mais, dit M.Chapais, ce même statut exige que : \u201c La compagnie ayant droit à la subvention en terre en vertu du présent aote, ait déclaré dans le délai des deux ans qui suivront la passation de la dite subvention, par une résolution de son bureau de directeurs régulièrement communiqué au gouvernement par l'intermédiaire du commissaire des Tra- vaux-Publics.\u201d\u2019 Sans doute, lorsqu'il y a une compagnie ayant droit à la subvention en terres, Toi, y avait-il une compagnie ayant droit à une subvention de terres ?Non.Le gouvernement était autorisé par l\u2019acte de la dernière session à accorder 800,000 acres de terres à toutes personnes ou compagnie qui établie- raient qu'elles seraient \u2018en état de faire les travuux, Mais oui, aveugles de l\u2019Electeur, il y avait une compagnie ayant droit à la subvention en terres, Et c'était la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, représentée par les nouveaux actionnaires, MM.Thom, Cooper, etc.Le subside était payable à toute compagnie qui justifierait de ses moyens de faire les travaux voulus.Or la compagnie a justifié de ses moyens d\u2019après les termes de l\u2019ordre en conseil 237 : a * -.Et vu que les personnes mentionnés dans la proposition sus-citée ont les moyens voulu Pour conduire l\u2019entreprise à bonne fin.L'ordre-en-conseil accordait donc le subside à la compagnie.Mais il ne convertissait pas lè subside, et il ne pouvait pas le convertir parce que le statut de 1890 accordant la subvention, ne donnait le pouvoir de \u2018convertir que conformément à la clause 14 de l\u2019acte 51-52 Victoria 1888.Et cette clause exigeait que la compagnie fit option par une résolution du bureau des directeurs, L'Electeur cite ce paragraphe de la lettre de M.Thom : \u2018* Afin de se conformer à l'intention de la loi, la subvention de 800,000 acres de terre accordée par le statut de la dernière session 54 Vict.chap.88, sect.1 paragraphe j, SERA CONVERTIE.\u201d Sans doute, les nouveaux actionnaires, de la compagnie désiraient que\u2019 e subside fut converti.Tls disaient : le subside sera converti.Mais leur désir ne suffisait pas pour opérer la conversion, Il fallait une résolution du bureau des directeurs, aussitôt que ce bureau serait formé, et un ordre-en-conseil bâsé sur eette résolution.La position prise par nous est inattaquable.Un subside en terres n\u2019est pas payable en argent à moins d\u2019avoir été converti.La loi exige que cette conversion soit demandée par la compagnie qui a droit au subside en terres, au moyen d\u2019une résolution de son bureau de directeurs ; et qu\u2019elle soit décrétée par un ordre-en-conseil bâsé sur cette résolution.directeurs ?Où est l\u2019ordre-en-conseil décrétant la conversion ?L'ordre-en-conseil No 237 dit bien : \u201c Que\u2019 le gouvernement s'engage à payer à la compagnie le subside de 800,000 acres de terres accordé par le statut 54 Vict., ch.88, sec.1, sous- sec, j.converti en argent,\u201d Ces seuls mots, converti en argent, théorie qui n\u2019aura pas plus de fortune: Où est la résolution du bureau des | ne sont pas une conversion légale du subside.11 fallait un ordre-en-conseil décrétant la conversion.Cet ordre-en-conseil n\u2019a pas été passé, Il n\u2019y a pas eu de conversion Et le gouvernement Mercier a payé J en argent un subside en terres non converti, C'est un crime administratif sans pré- cédent, une illégalité monstrueuse.Et la position du gouvernement est insoutenable, MALENGONTREUSE COMPARAISON LEUR FASTE On lit dans YElecteur de ce matin : Depuis quelques semaines, les journaux bleus vouent à l\u2019exécration publique, le représentent comme un voleur, un député- ministre nommé par le gouvernement Mercier, parce que ce député-ministre garde cheval et voiture.Son traitement, disent- ils, ne lui permet pas de se passer ce luxe, il faut qu\u2019il vole le public pour payer cela, Appliquons le même raisonnement à un autre député-ministre, mais qui, aux yeux de nos adversaires, a l'avantage d\u2019être un bon bleu.M.Siméon Lesage, député-ministre des Travaux publics, n\u2019a que $2,500 de traitement, comme les autres députés-ministres, Il tient en ville, sur la rue Ste-Geneviève, une maison somptueuse ; il tient à Ste-Foye une maison d'été et une ferme qui l\u2019emportent sur tout nos plus riches capitalistes ; il a une nde ferme à Hébertville, près du lac Stean ; il garde chevaux et voitures, enfin #2 vit comme un homme possédant des moyens considérables, S'il faut accepter la théorie que les bleus appliquent à nos amis, à M, J.C.Langelier, r exemple, M.Lesage devrait être coupa- Ble de rapines au détriment du public, car il n'a que le méme traitement que M, Langelier $2,400 par année, ot il vit sur un bien haut ton, tenant deux maisons,.gardant bien plus de chevaux que M.Langelier.Que dirait M.Lesage, si raisonnant eomme ses amis politiques, nous demandions dans l\u2019Electeur où il prend l'argent pour suffire à tout cela, ct le représentiuns comme un voleur public ?Ma parole d'honneur, ces gens-là ont perdu la carte.Voilà une comparaison qui va avoir du succès à Québec, * M.Siméon Lesage vit comme un homme qui a des moyens considérables! Beau dommage ! c\u2019est qu\u2019il en a aussi des moyens considérables ! M.Lesage n\u2019est pas un millionnaire, Mais tout le monde sait à Québec qu\u2019il a une fortune personnelle, et tout le monde sait également que cette fortune a une source parfaitement légitimè et parfaitement honorable.Mais, que des gens sans fortune, criblés de dettes, vivotant misérablement il y a quatre ans, vivent tout-à- coup\u2019 sur un pied de $7,000, $15,000, ou $25,000 par année, éblouissent la ville de leur faste et de leur pompe scandaleuse ; et cela depuis le moment où ils sont arrivés à proximité du Trésor public ! «Voilà le scandale, voilà le défi à l\u2019opinion ! Et c\u2019est cela que nous dénonçons.Et, en ce faisant, nous accomplissons un devoir public.ai \u2018LA SURDITE GUERIE COCHEZ SOI - Un opuscule en Français décrivant la manière de se guérir chez soi-même et sans le secours étranger de la surdité ct de bruits d'oreilles.Le Rév.D.H.W.Harlook, du Presbytère, écrit : \u201c\u2018 Faites tout au monde ur employer ce moyen dont la valeur es de premier ordre, cé qui m'a rendu le service - le plus signalé\u2019 Yranco 50 centimes.\u2014 M.Raymonp & Cre., Editeurs, 36, Rue des Martyrs, Paris.\" Québec, 13 mars 1891\u2014Ian. , JOURNAL DES CAMPAGNES 9 CHRONIQUE Ma dernière chronique a fait fureur.Et je m'en vante, car le succès ne m'en appartient pas.C'est à mes deux collaborateurs inconnus que revient toute la gloire.Ils ont intrigué bien du monde, et peuvent se vanter d\u2019avoir amusé bien des gens, * Fx Les uns donnent la préférence à la chanson.Les autres préfèrent la fable.La chanson, d'inspiration bien canadienne, est peut-être plus populaire.La fable est plus littéraire.Toutes deux méritaient la vogue qu'elles ont eues, Que mes collaborateurs nc se gênent pas.Les portes de ma chronique Jeur sont ouvertes à deux battants.Pan M.Léon Ledieu a lancé une goutte d\u2019encre dans ma direction, Je cite: Archiloque (du Courrier du Canada) bien que n\u2019ayant pas le talent de son homonyme grec, n\u2019est point un sot, je le reconnais avec plaisir, mais il s'est cependant rendu coupable d'une sottise, en parlant de moi comme il l\u2019a fait, dans sa dernière chroni- Tn homme peut commettre des folies et n'être point fou pour cela.La fin d\u2019une phrase d\u2019une de mes \u201c gouttes d'encre \u201d : \u2018et les potentats tremblent sur leur chaise percée \u201d, a effarouché la pudibonderie d\u2019Archiloque qui ne peut s'empêcher de s'éerier : Shocking ! Inutile de se scandaliser ; cette phrase a été écrite avec intention, parce que je la voulais ainsi, parce qu\u2019elle est juste et qu\u2019elle ajoute de la force à l\u2019idée, et c\u2019est pour moi une douce satisfaction de voir que j'ai réussi.Archiloque commet ailleurs une erreur qu'il rectifiera, je crois, avec - empressement, à moins qu\u2019il ne préfère maintenir sa prétention en m'accordant l'indemnité à laquelle j'aurais droit, sinon légalement, tout au moins au point de vue de l'équité.Tl affirme que j'ai vendu au gouvernement quinze cents volumes de chroniques à une Piastre chaque.Ou l'affirmation d\u2019Archiloque est exacte, et alors je n'ai qu\u2019à me taire.Ou elle est fausse et, dans ce cas, Archiloque doit me rembourser la différence, Or je n\u2019ai vendu mes volumes que cinquante centins pièce, donc Archiloque doit,de bonne foi, me donner 8750, différence entre le prix réeltet le prix fantaisiste qu\u2019il publie.Un chèque de $750 me ferait grand bien en ce moment.Quant à l'appréciation de mes causeries du Monde Illustré et de mes gouttes d\u2019encres de l'Electeur, Archiloque sait fort bien qu\u2019elles ont leur valeur et qu\u2019il les lit toujours avec plaisir.M.Ledieu tient mordicus à sa chaise per cée.Il s\u2019est servi de cette expression avec intention, parce qu'il la voulait ainsi, parce qu\u2019elle est juste et qu'elle ajoute de la force àlidée ! 11 ! Qui diable a jamais entendu dire qu\u2019une chaïse percée ajoute de la force aux idées ?Voilà une découverte dont M, Ledieu tirera presque autant d'honneur que celle qu'il a faite de Pinault il y a sept ou huit mois.* Fx : L'auteur des gouttes d'encre me reproche ensuite de l\u2019avoir enrichi indûment de $750, J'admets mon erreur.C\u2019est 1,500 exemplaires à 50 centins qu\u2019il a vendus, et,entre nous, c\u2019est encore beaucoup trop, car ces chroniques ne valent pas le diable, et ne serviront guère à la jeunesse canadienne.Il est à espérer que les gouttes d'encre ne seront pas cotées si haut.n\".Tout le monde parle du coup d'état accompli par M.Ernest Pacaud en arrivant d\u2019Europe.L'ami d'Armstrong voulait descendre à la Malbaie.Il n'y avait pas de bateau ce samedi après-midi, Mais y a-t-il des obstacles pour les millionnaires ?M.Pacaud ne fait ni une ni deux, II nolise un bateau-d-vapeur, le Rhoda, et vogue la galère ! Ce petit voyage a coûté la bagatelle de 8150 au toll-keeper de M.Mercier ?Après tout ce qui s\u2019est dit et écrit depuis deux mois, ce coup d\u2019audace est un comble.Elle a du toupet, la Clique! Ke C\u2019est comme le copain de M.Pacaud, l\u2019hon, Chs.Langelier, qui est en train de faire dorer sa maison, Dicu me pardonne ! I] y a quelque temps, je parlais dans ma chronique d\u2019une tourelle dorée.Il y en a deux maintenant.Et vous n\u2019avez jamais vu pareil spectacle ! AA D'abord c\u2019est laid.Cela défigure l'édifice qui serait, sans cela, d\u2019un très bel aspeet.Ce palais, car c\u2019en est un par les proportions et la richesse des matériaux, ce palais a pris de, | faux airs de chapelle ou d'édifice public.Les clochetons dorés sont du plus mauvais goût.Ostentation, étalage, fausse pompe, éclat criard, clinquant vulgaire !! La maison de l'honorable Charles, avec ses dorures, me fait penser à ces femmes communes qui s'écrasent de mille bijoux, et se panachent de cent couleurs, Pas de distinction, pas de grâce, pas de fine élégance, mais du gros luxe et du tire-l\u2019œil ! + La tourelle du coin est surmontée d\u2019une girouctte en forme de plume.Un homme d\u2019esprit, faisant l\u2019autre jour un rapprochement d'idées assez juste, disait : Provinee plumée, tourelle donde.Ce seraient là vraiment des armes parlantes, La maison de M.Pacaud, rue des Carrières, s'appelle Château Bigot, On commence à appeler la maison de l\u2019honorable Charles la Maison-dorée.Réminiscence du palais des Césars dont les ruines sont une des grandes leçons de Rome.Fx Paisque je n'ai pas aujourd\u2019hui de poésie inédite à servir à mes lecteurs, ils me permettront de leur offrir une jolie bluette publiée par le Trifluvien.Ilya de bonnes plumes aux Trois-Ri- vières : CT\u2019 EXCELLENT Chanson improvisie par M.Mercier au dernier caucus tenu à Toxrouvre Vosloir gouverner la province Avec un portefeuil, trop mince, Quand on n\u2019a pas le bras très long, Ça n\u2019est pas bon.Mais lorsque vos fonds sont en baisse, Plonger vos deux bras dans la caisse Et vous servir copieusement, C't'excellent.J'admets qu\u2019en thèse générale, Proclamer semblable morale, C\u2019est trop s'émanciper ; au fond Ça n\u2019est pas bon.Oui ; mais je suis bien plus pratique : Je n\u2019admets rien.Pourtant la clique Dit, par ses tours s\u2019enrichissant : ¢¢ C'texcellent.\u201d Plus loin de moi, morale austére ! Je ne veux pas d\u2019un ministère Qui n\u2019connaît pas l\u2019tour du bâton : Ça n\u2019est pas bon.Ce qu'il me faut, c\u2019est des compères Comme Pacaud, pas trop sévères, Sout'nant qu\u2019un vol fait habil\u2019ment, C't'excellent, Du fier scrupule, en politique, En ce siècle où chacun pratique L'art de se procurer des ronas, Ça n\u2019est pas bon.Vive la politiqu\u2019 payante ! C\u2019est la meilleure et pas génante !.\u2026, Pour vous mett\u2019 quelqu\u2019chose sous la dent, C't\u2019excellent.Mais, par exemple, en un scandale C\u2019est dangereux quand on s\u2019emballe.J\u2019vous assur\u2019 que pour un larron Ça n'est pas von.Un scandale ! La triste affair Pour tuer, pour jeter par terre, Ecraser un gouvernement, C't\u2019excelient.Le morceau est vraiment fort spirituel.xx On lit dans I' Electeur : La commission agricole chargée d'étudier en France et en Belgique le mode de culture de la betterave et autres questions agronomiques est à préparer un rapport très élaboré sur le résultat de sa mission.Les commissaires, MM.N.Bernatehez, M, PSP, Robert Ness et l'honorable M.Mercier, ministre de l\u2019agriculture de la province, se réunissent tous les jours à la résidence de ce dernier, rue de Brébeuf, O'est do ce temps-ci que M.Bernatchez doit s'épanouir, et'se gonfler, et se piquer de beau langage.L'autre jour il est allé à Fourouvre, m\u2019a- ton \u2018dit.Et, quelqu'un lui demandant quelle impression lui a faite la domaine de Son Excellence, Nazaire a répondu : \u2018\u201c Il y à pas à dire, c'est fénérique ; M.Mercier cst un homme qui pousse les affaires ; c\u2019est pro- digineux ce qu'il a fait d'ouvrage là-bas ; bonneurement qu'il est riche, not'chef, car ga lui coûte gros ! + M.Nazaire Bernatchez a bien raison de trouver ça /énérique ! Je lisais l\u2019autre jour une description des travaux de Tourouvre.C\u2019est vraiment prodigineuz.On plante des arbres) on fait des terrassements, on dessine des parterres, on trace des pelouses, on construit une serre de quatre cents pieds sur quarante, on bâtit un cottage pour le fermier.M.le comte dépense environ deux cents piastres par jour dans ces travaux de réparation ct d\u2019embellissement, Je conçois l\u2019ébahissement de M.Bernatchez, * x Le député de Montmagny y va plus modestement sur la propriété qu\u2019il vient d\u2019acquérir pour son fils Numa- L'achat de cette terre est un des résultats de la commission betteravière.On m'\u2019affirme que M, le commissaire veut y faire cultiver la betterave par son fils, afin de constater si l'on pout, dans certains terrains, semer des betteraves, ct récolter des carottes.ARCHILOQUE .\u2026-_-\u2014\u2014-e-20\u2014 eee Etait-ce une compagnie NOS AUTORITES Pour l'information de I\u2019Electeur et de la Justice, et afin de leur montrer que c\u2019est une compagnie et non une personne qui a négocié avec le gouvernement pour obtenir le subside des 800,000 acres de terre, nous soumettons les autorités suivantes : lo La lettre de M.Thom à M.Garneau, dont voici le début : \u2018* Québec, 17 avril 1891, L\u2019honorable P, Garneau, \u2018\u2018 Commissaire des Travaux publics | \u201c* et Premier par interim.\u201c* Monsieu,r \u201c Nous pouvons effectuer le transport de \u2018\u2018 la charte du chemin de fer de la Baie des \u20ac Chaleurs.Si le gouvernement accepte la \u2018 proposition suivante, la compagnie, gérée par un nouveau bureau de directeurs sera \u201c prête à poursuivre les travaux, à compléter \u201ca ligne, et à l'ouvrir au trafic, le ou avant \u201cle 31 décembre 1892, de Métapédiac à \u2018\u2018 Paspébiac, et de là jusqu\u2019au Bassin de Gas- \u201c pé, aussitôt que les circonstances le permet- \u201c* tront.20.Le passage suivant de l\u2019ordre-en- conseil No 237 : \u2018\u2018 4o De composer le premier bureau des directeurs de la dite compagnie des personnes \u201c suivantes : MM.James Cooper, de Montréal \u201c J.P.Dawes, de Lachine ; Alexandre Ewan \u201c de Montréal ; Augus M.Thom, de Mont- \u2018\u201c réal ; James Williamson, de Montréal, et \u201c de deux personnes nommées par le gouver- \u201c nement ; 30.Le passage suivant de la lettre de M.Mercier au liautenant-gouverneur : Messieurs Robitaille, Riopel et autres actionnaires et directeurs de la compagnie de chemin de fer de la Baie des Chaleurs, se voyant incapables de continuer, et terminer les travaux de construction, malgré les sommes considérables qu'ils avaient déjà reçues ontoédé leurs droits à certaines personnes, qui les ont remplacés, et comme actionnaires et comme directeurs de la compagnie ; ces personnes sont MM.James Cooper, Alexander Ewan, James Williamson et M.Thom de Montréal et J.P.Dawes, de Lachine, connues dans le monde des affaires comme de riches capitalistes, parfaitement en état de mener à bonne fin l\u2019entreprise en question.Nous espérons que les avocats ministériels trouveront ces autorités conclu- sives et péremptoires À coups redoubles LA \u201c VERITE \":FRÊPPE Notre confrère de ln Vérité poursuit sa vaillante campagne contre la Clique, et le ministère Merciet.Son dernier numérojest formidable, Ses articles battent en brèche le ministère avec une force terrible, Voici quelques extraits : Sous ce titre Les menaces, M.'Tardivel dit : .Les journaux libéraux, spécialement I'Electeur et ln Patrée, invectivent le lieutenant- gouverneur de la manière la plusgrossière.L'Electeur, qui reçoit directement] ses inspirations des ministres, qui est rédigé probablement par quelques-uns d\u2019entre eux, déclare que \u2018\u201c M, Angers a fait pis qu\u2019un gouverneur anglais ; il a été plus loin que Colborne dans les plus mauvais jours de notre histoire, \u201d\u2019 Ses colonnes sont remplies chaque jour d\u2019injures semblables, Tout cela dans un double but : intimider le lieutenant- gouverneur, ou bien l\u2019exaspérer au point qu\u2019ik mette son cabinet A la porte, M.Angers n\u2019est pas homme à se Jaisserintimider par des menaces, ni même par des: violences.Et, nous en sommes convaincu, il ne fera rien, non plus, sous l'empire de la colère quelque justifiable qu'elle soit.Jus qu\u2019au bout il restera calme.Ses ministres sont au feu, et il les laissera cuire dans leur jus, tranquillement.Quand il les aura mijotés ainsi quelque temps, personne n\u2019en voudra.Dans un autre article intituté Les rumeurs notre confrère s\u2019écrie : Certains journaux font circuler des bruits extraordinaires.On prétend que M Mercier serait déterminé, si le lfeutenant-gouverneur se dé cide à lerenvoyer, à faire un coup d'Etat : il convoquerait ses partisans de l'assemblée législative, formerait un gouvernement anticonstitutionnel, révolutionnaire, et demanderait la sortie de la Province de la Confédérationet son annexion aux Etats-Unis, Bien que nous n'ayons aucune confiance en M.Mercier, nous ne le croyons pas capable de se lancer dans une entrepris aussi criminelle et aussi insensée.Quand bien même une telle pensée lui viendrait, la certitude qu\u2019il ne se- Trait suivi que par une poignée de têtes chaudes, l'arrêterait ce nous semble.Ces bruits sinistres, nous en sommes persuadé, n'ont au- eun fondement véritable ; ils doivent être une simple invention de la presse cancanière, outefois, il est possible que M.Mercier, sans vouloir allé aussi \u2018loin, tente quelque mouvement irrégulier qui pourrait dégénérer en guerre civile.C'est un homme violent qui, lorsqu\u2019il est sous l\u2019empire de certaines influences, se contrôle difficilement.Nous osons donc espérer que le lieutenant-gouver- neur tiendra résolument ses ministres sur le terrain constitutionnel ; ct que, s'ils commettent une seule illégalité, il n\u2019hésitera pas à les coffrer comme de vulgaires malfaiteurs, IL n\u2019y a pas de place pour un Balmaceda ici.Le mot esttrès heureux.Le rapprochement avec Balmaceda est plein d\u2019actualité.La Vérité n\u2019exprime pas une opinion isolée, Elle est l\u2019écho d\u2019un public important et nombreux, Le premier prix UNE CURIOSITE La Justice pose des questions.En voici une : 4.Le statut de 1888 déclare-t-il que, pour le chemin de la Baie des Chaleurs, l\u2019octroi en terre est converti cn argent ?Réponse ; Le statut de 1888 énonce le fait que le subside en terres accordé à la compagnie de la Baie des Chaleurs en 1882, a été converti en argent en 1886, Mais M.Amyot, avocat de la Couronne, est seul à croire que le subside en terres voté à la session de 1890, a été converti en argent à la session de 1888.Nous lui conseillons d'envoyer son opinion à l\u2019une de nos expositions d\u2019automne.C'est une curiosité qui remportera partout le premier prix. 10 4 Cw JOURNAL DES CAMPAGNES \u2019 v * >.M- LAURIER ET LE COL.O'BRIEN ETAIT-CE VRAK ?Notre confrère dp Courrier de St- Hyacimthe vient de publier un article contenant une accusation très grave contre M.Laurier.Nous ignorons la source de l\u2019information donnée par le Courrier, mais notre «confrère affirme qu\u2019elle lui a été fournie par une personne digne de foi.Voici cet article : Les catholiques et même bon nombre de protestants dans notre pays tiennent aux écoles séparées, de même que les canadiens- français désirent conserver l'usage de leur langue maternelle.n a présente à la mémoire la campagne entreprise par les équalrightistes en faveur des écoles communes contre les écoles sépa- Tées et contro\u2019 I'emploi des deux langues \u2018anglaise et frangaise que nous garantit la constitution, Au nombre de ceux qui voudraient molester les catholiques et priver les habitants de race française de leurs droits, se trouve le \u2018Col.O\u2019Brien, député aux Communes, un des treize qui votèrent contre Sir John Mac- Donald sur la question des J'ésuites.Il nous arrive un renseignement qui étonnera libéraux et conservateurs de la province de Québec.Nous tenons à le signaler à l\u2019attention publique, car il concerne le chef de l'opposition à Ottawa.Il y a quelques semaine nous dit-on,l'Hon, Laurier serait allé trouvé le col.O'Brien et lui aurait exprimé sa sympathie au sujet de la question des écoles séparees et de l'usage «des deux langues, ajoutant qu\u2019il adoptait pleinement sa manière dc voir et qu\u2019il regrettait de ne pouvoir amener son parti à le suivre sur cette question.Voilà le renseignement qu\u2019une personne \u2018très digne de foi nous a communiqué.Serait-il vrai que I'Hon.Laurier serait, comme le Col.O'Brien, l'adversaire des écoles séparées et de l'emploi des deux langues ?Le peuple de la province de Québec a le droit de le savoir, et si notre journal arrive à Ottawa avant la prorogation, nous demanderons à M.Laurier de nier de son siège, en chambre, cette conversation si elle n'a pas en lieu, ou de déclaror franchement qu'il répudie les opinions du col.O\u2019Brien et des équalrightistes sur cotte très grave question.La parole est à M, Laurier.Oui, la parole est à M.Laurier, car il y a là un fait très grave ! LE CAROTTAGE OPINION DE LA \u201c\u2018 PATRIE\u201d L\u2019Electeur avale sans mot dire la couleuvre que lui a serviela Patrie à propos des recettes extraordinaires.Pas un mot de réplique dans son nu- - méro de ce matin, Peut-être a-t-il peur que son confrère de Montréal lui lance une de ces charges à fond, comme il lui en a lancées en 1889.Quelque chose dans ce genre, par exemple : On a organisé à Montréal comme à Québec, en dehors de l'influence légitime des députés locaux des offices de chantage publics où Ton carrolte ceux qui ont des faveurs à demander au gouvernement.On met à contribution les grands et les humbles, les Gros et les petits.On fait payer commission sur tout, Le premier entrepreneur libéral venu pourrait en dire long à ce sujet.Où bien encore quelque chose comme ceci: La Patrie à Montréal nuit à certaines sangsues politiques qui s'attachent au flanc du gouvernement provincial.L\u2019Electeur se rappelle sans doute ces terribles sorties do l'organe libéral mon- tréalais.Et il plie l\u2019échine.Il fait le chien couchant devant le fouet de M.Beaugrand.Ah! les cliquards ne se sentent pas en sûreté ! Is ont des ennemis et des dénonciateurs jusque dans leur camp, Commission Royale Pour s'enquérir des faits relatifs aux transactions se rapportant au chemin de fer de la Baie des Chaleurs.A.est par le présent donné que les membres de cette commission se réuniront jeudi, le 8 octobre courant, à dix heures du matin, à Québec, au Palais de Justice, dans la salle des séances de la Cour de Circuit.Toutes personnes concernées sont avertics d'avoir à prendre note du présent avis et sc conduire en conséquence.Québec, 6 octobre 1891.LforoLp LAFLAMME, Greïier de la eommission.- Gesillusion cruelle ! LE MALHEUREUX FAKIR Le correspondant du Trifluvien lui écrit d'Ottawa : La dernière semaine est arrivée ; déjà bon uombre de députés sont partis, pour retourner dans leurs foyers, jugeant qu'une session de cinq mois durant la saison la plus chaude de l'année, était suffisante.Dansla Chambre les députés sont occupés pour la plupart à enlever ce qui reste de papeterie, documents, livres bleus, eto, duns leurs pupitres ; en un mot, à se préparer au déménagement.Dans les couloirs les chercheurs de places ne sont point les moins nombreux ; ils font haie autour des ministres, les arrêtant au passage et sollicitant des entrevues par des députés amis.Chez les journalistes, le déménagement est aussi commencé; plusieurs \u2018ont déjà abandonné leur poste.Il en est un surtout, qui a dit adieu depuis longtemps à ses chères illusions.Ce Pauvre Ulric 'Barthe, il a dû abandonner le champ de travail avant d\u2019avoir vu arriver au faite des bonneurs le chef de l'opposition, Celui qu\u2019il a gardé au pouvoir avec 20 voix de majorité duraut près de cinq jours,malgré la volonté populaire, à la suite des élections du 5 mars dernier.Le fait est que M.Barthe doit êtré bien malheureux de ce temps-ci.Lui qui a annoncé six fois par semaines, pendant trois mois, que M.Laurier était sur le point d'arriver comme premier-ministre du Canada, lui qui a arboré les fameux drapeaux dans l\u2019Ælecteur du 6 mars dernier, quelle cruelle épreuve ponr son âme fervente, que de voir M.Lanrier descendre d\u2019Ottawa, battu sur toute la ligne, et simple chef de l'opposition, sans aucune perspective de succès, .Nous offrons à M.Barthe l'expression de notre vive sympathie.omen Avie hae meen LES GOMEDIES DE LA CLIQUE \u201d M.Pacaud et 1' \u201c\u201cElecteur\u201d L\u2019Electeur de ce matin publie la déclaration suivante de M.Ernest Pacaud: Dans les circonstances présentes, en attendant le résultat de l'enquête qui va être faite par la Commission Royale, je crois devoir me retirer de la direction politique de I' Electeur, qui sera contrôlé à l'avenir par un comité de collaboration.mouvement, en justice pour moi-même, en justice pour le gouvernement, dans le but de mettre un terme à tous malentendus, de laisser à chacun ses responsabilités aussi bien que sa liberté d'action pleine et entière, ErNEsT PAoaAUD.Voilà la comédie qui se continue.\u201cM, Mercier répudie d\u2019abord M.Pacaud ! ! gravement qu\u2019il se retire, pro tempore, de la direction de son journal ! ! Il n\u2019y aura rien de commun entre M.Pacaud et M.Barthe d'ici 4 la fin de I'enquéte.Et M.Pacaud sera aussi étranger à la rédaction de son journal que lorsqu\u2019il était à Paris !! ! Croyez-cela et buvez de l'eau, Je prends cette décision de mon propre | P° \u2018Puis M.Pacaud vient nous apprendre UN MAGNIFIQUE TEMOIGNAGE ARTICLE DUN JOURNAL LIBERAL Le lieutenant-gouverneur vengé M.Mercier dénoncé Si Son Honneur le lieutenant-gouver- neur Angers'avait besoin d\u2019être défendu contre les injures de la presse rouge, il ne pourrait désirer de défense plus éloquente et plus significative que l\u2019article publié par le Huntingdon Gleaner, i y a trois ou quatre jours, Le Gleaner est un journal libéral de vieille roche.Il a constamment fait la guerre aux conservateurs, Il reste journal libéral.Et ses déclarations actuelles n\u2019en sont que plus flatteuses pour l'honorable M.Angers, et plus accablantes pour M.Mercier.Nous citons intégralement cet écrit qui a toute la valeur d\u2019un document : On blâme le lieutenant-gouverneur Angers d\u2019avoir forcé M.Mercier à tenir une enquête.Nous sommes étonnés de voir le Witness même acouser le lieutenant-gouverneur d'avoir agi, en cette circonstance, d'une manière inconstitutionnelle.Si l'on envisage la question au point de vue du sens commun, il est difficile de comprendre comment l'on peut faire intervenir la constitution dans ce cas.Devant un tribunal compétent\u2014
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.