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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 15 octobre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1891-10-15, Collections de BAnQ.

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[" Na ee L'industrie ag : LJONNTON LI Coye= 1 ricole doit toujours être la base de la richesse = =) PRE des nations.10ème Année Jeudi, 15 Octobre 1891 9 No 37 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissunt tous les JEUDIS et contenant toute .les mouveljes Je la semaine.Prix de l'ahonrnement :\u2014UNE FPILIANTRE POUR LA FRANCE : 10 FIRRANOS Strictement payable d'avance THS.CHAPAIS, DIRECTEUR-PROPRIÉTAIZRE LÉGER BROUSSEAU, ÉDITEVR 11 & 13, rue Buade, H.-V., Québecyy - [r: AGRICULTURE Les plantes d'appartement Pour cultiver les plantes da ns les a p partements, il est nécessaire ; 1.De les placer de telle sorte qu\u2019elles reçoivent les plus possible de lumière, à moins toutefois qu\u2019il ne s\u2019agisse de plantes croissant à l\u2019ombre des forêts et qui exigent d'être cultivées à l\u2019abri de la vive lumière.Tel est le cas de fougères.2.De laver fréquemment les feuilles avecune douce éponge imbibée d\u2019eau lorsqu\u2019il s\u2019agit d'espèces \u201cà feuillages déliés, de manière à empêcher que la poussière, si abondante dans les appartements, n\u2019entrave les fonctions respiratoires en obstruant les pores de l\u2019épiderme et aussi pour contrebalancer l\u2019action desséchante de l'atmosphère.3.D\u2019éviter de les mettre dans une pièce où se font sentir de grands écarts de température.Un salon réchauffé une ou deux fois par semaine, puis froid pendant tout le reste du temps, serait des plus défavorables.4.De ne jamais les placer dans un courant d'air et de les transporter dans une autre pièce lorsque pendant les grands froids, les soins du ménage obligent à ouvrir les fenêtres.5 D\u2019éviter de les placer dans le voisinage des poèles et des becs de gaz dont les émanations sont des plus meurtrières.6 De procéder avec le plus grand soin aux arrosages.Avec ces soins, on a toutes les chances d\u2019avoir de belles plantes dans les appartements.\u2018 TOUJOURS LES VINS D'ESSEX Ontario Comme vigneron nous-méme, pous venons d\u2019apprendre avec une indicible satisfaction que dans un certain nombre de diocèses du Canada, le clergé, en consultation, a pris enfin de sévères mesures à l'égard des vins qui lui sont offerts pour le service de l\u2019autel.Afinde s'assurer que ces vins sont canoniques, c'est-à-dire essentiellement purs, ne renfermant ni eau, ni sucre, ni alcool étrangers à sa composition naturelle, les producteurs, à l\u2019avenir, ne pourront vendre au clergé, pour cet usage, que sous la loi du serment.Espérons que cette mesure de conscience se généralisera bien vite dans tous les diocèses du Canada; et qu\u2019ainsi cette question qui prêtait à tant d\u2019inquiétudes, par suite de tolérance mal comprises, sera tranchée, sans réserve pour le cas si délicat de l'approvisionnement des vins d\u2019autel.Voilà donc un commencement de réalisation de nos vues et de nos vœux exposés dans nos précédentes correspondances : quoique convaincu que nos raisons étaient du domaine de toute équité nous n\u2019aurions cependant pas osé préteu- dre être si prèe d\u2019un premier succès ; aussi sommes-nous en vraie jubilation à la pensée que c\u2019est là le commencement du salut des vignerons soucieux d\u2019uue exploitation honnête pour être durable.Après le clergé nous comptons bien que les consommateurs de toutes les classes prendront peu à peu cette sage précaution avec leurs fournisseurs de vins,et on neles achetaent que sous condi tions de pureté naturelle.Rien en cela ne paraît que conforme à la saine bon ne foi publique.Etre servi de vins quand l'intention est d\u2019avoir la produc- tion de la vigne, n\u2019est pas une exigence plus déplacée que d\u2019exiger de la soie au lieu de coton, du drap au lieu de droguet, du bœuf au lieu de lard,ete ; qu\u2019on nous passe ces banales comparaisons, Nous tenons à être compris dans nos vues, afin qu\u2019il soit entendu que nos intentions ne sont nullement de nuire à aucune industrie.Quand une boisson est saine, qu\u2019ella sait rouge ou de toute autre couleur, qu\u2019elle sait composée d\u2019eau, de sucre, d'alcool, d\u2019essences arc- matiques, rien en cela n\u2019est de nature à nuire à autrui, mais ce qui ne peut et doit être toloré, c\u2019est qu\u2019il soit permis de vendre, comme vins naturels des boissons qui n\u2019en ont que les apparences, sans en avoir les qualités, et surtout étant d\u2019une différence énorme du prix de revient.Laisserait-on publiquement vendre, par un orfèvre, du cuivre pour de l'or ?Poser cette question, c'est la résoudre.La France qui s'entend à l\u2019usage des vins, qui sait l\u2019apprécier, depuis longtemps, a su veiller à l'honneur de ses productions viticoles ; en cela les vrais vignerons gardent la pureté de leurs vins, comme la prunelle de l\u2019œil.Il y a en France grande quantité d\u2019imitations de vins, mais le gouvernement voit sévèrement à ce qu\u2019il n\u2019y ait pas de substitution, et l\u2019acheteur sait toujours quels vins lui sont fournis.Les fraudes y sont punies de la dernière rigueur ; l'amende, la prison et la confiscation sont là contre les malhonnêtes falsificateurs, et cela en vue de la production si légitimement duc à l\u2019intéressante classe des vignerons du pays.Le 11 juillet dernier le Parlement français a passé une dernière loi si sévère qu\u2019à l'avenir les vins seront tellement contrôlés, qu\u2019il ne sera plus possible même aux marchands de tenir dans le même magasin, les vins fabriqués ou imités avec les vins de raisins, Les abus ont nécessité cette loi ; il en sera de méme en Canada, ce qui nous fait espérer et attendre le contrôle que nous réclamons.(A suivre) Fx Nous avons en ce moment une température d\u2019une chaleur intolérable dans Essex ; la sécheresse reprend de son mieux ; heureusement que les blés ont pu être semés, à la faveur des petites pluies des premiers jours de ce mois, Les blés d\u2019inde profitent merveilleusement de cette chaleur anormale et ceux qui avaient langui faute de pluie, arrivent à leur maturité contre toute ate tente.\u2018Hte GIRARDOT, & SANDWICH, Ont, \u2014\u2014\u2014\u2014 4m rt ere à CE PRETENDU VOL Nous lisons dans la Vérité : L'Electeur ct la Justice ont publié, ces jours derniers, une histoire invraisemblable : des voleurs se seraient introduits dans le bureau de M.Pinault, avocat, et, après avoir tout bouleversé, ont cnlevé un paquet de télégrammes, venant principalement du gardien de barrière Pacaud.Lca deux organes libéraux cherchent à faire croire que ce vol est l\u2019œuvre des conservateurs.Ils ne s'apergoivent donc pas que les probabilités sont en sens contraire.Si réellement un vol politique a été commis chez M.Pinault, co sont les libéraux que l'on doit soupçonner d'en être les auteurs, puisque ce sont eux, ct non les conservateurs, qui ont intérêt à faire disparaître les télégrammes de l\u2019indiscret M, Pacaud, C\u2019est absolument cela, Va-t-on croire en bonne vérité, que le parti conservateur ait intérêt à faire disparaître des papiers qui compromettraient les libéraux ?Cherchez à qui le crime profite ?_ = -\u2014 =a Régiment Anglais à Québec Il est de nouvcau rumeur que le gouverne- met impérial a l'intention d'augmenter les forces impériales à Halifax ct d'en établir à Québec 4 Esquimalt et sur les cites du Pacifiques.Cela serait fait dans le but d'habituer les soldats Anglais au climat du Canada et de protéger la nouvelle voie militaire du Pacifique Canadien.Ce projet n\u2019est pas en vue de supprimer un mouvement annexionniste, car\u2018en Angleterre on ne croit pas qu\u2019un tel mouvement aurait des adeptes.Sir Edward Walkin, il y a quelques années, a déjà mis sur le tapis le projet de mettre des forces impériales sur les côtes du Pacifique, mais dans le temps, on ne crut pas le projet dans l'intérêt de l'Angleterre ni celui du Canada. 2 .7} v ; NE | BR ; Ww AXJOURNAL DES CAMPAGNES .Sn SERMON PRONONCE A LA .BENEDICTION DES CLOCHES A LA BASILIQUE DE N.-D.DE QUÉLEC.4 OCTOBRE 1891 Et in templo ejus omnes dicent gloriam.Elles publieront dans le temple la gloire du Scigneur.Ps, XXVIII, v.9.Emivence, M.F.La cérémonie religieuse à laquelle nous sommes aujourd'hui conviés dans cette Basilique, revêt un caractère tout particulier de grandeur et de beauté.Tout aussi semble y contribuer : le théâtre où elle se déploie et les souvenirs glorieux qui s\u2019y rattachent ; l'éminente dignité de ceux qui vont en être les principaux acteurs et les heureux témoins ct enfin les précieux cnscignements qu\u2019elle nous apporte et qui doivent, avant tout, fixer nos esprits et nos cœurs, Ce théâi- tre,c\u2019est l\u2019antique cathédrale de Quéoce dont les voûtes séculaires ont vu passer tant d\u2019illustres générations : c'est cette cathédrale, la Mère ct la Maîtresse de tant d\u2019autres églises, qui apparait en ce jour toute rajeunic sous son vêtement d'or, et d'autant plus radieuse qu\u2019elle s\u2019est enrichie d\u2019un nouveau- * joyau, par l\u2019érection de cette splendide cha pelle qui redira l\u2019union inséparabie qui doit exister à jamais en ces lieyx, entre le culte de Maric Reine Immaculée et le culte du Cœur de Jésus, son Fils bien aimé.Adstétit Regina uw dextris tn vestitu deaurato circumdata varictate., invixa super dilec- tum suum, Si de l\u2019édifice sacré lui-même nous nortons nos regards sur ceux qui se pressent, en oc moment,dans son enceinte, quel spectacle non moins admirable ! une foulc pieuse et recueillie, des paroissiens aussi recommandables par leur esprit de religion que par leur générosité : le corps entier des fabriciens de N.-Dame, modèle d'intelligente administration et d'har- monieusc activité ; tout auprès d'eux et sous vos yeux, des bienfaiteurs insignes dont vous devinez les noms, puis le premier magistrat de la cité et enfin comme dernier couronnement les chefs de l'Etat qui tiennent à venir affirmer ici de concert l'alliance étroite qui n\u2019a jamais cessé d'exister cn notre pays entre la puissance civile et la puissance ceclé- siastique.Dans le sanctuaire, un clergé d\u2019élite au sein duquel vous saluez avec bonheur votre digne curé dont le règne qui commence a déjà vus\u2019opérer de si grandes choses et dont l'influence est d'autant plus efficace qu'elle s'exerce avec plus de délicatesse et d\u2019affabilité, Sur les degrés du trône des prélats distingués par leurs mérites et leurs vertus ct que Rome y a placés comme une garde noble ; enfin à leur tête ct sur le trône un Princ: de l'Eglise, successeur de tant de saints Pontifes, lui-même la gloire et l\u2019honneur de ce siège de Québec, la gloire de notre race et du Canada tout entier, T'outes ces grandeurs ct ces gloires réunies en ce jour concourent puissamment à rehaus- ger l'éclat do la cérémonie cile-même dont vous connaissez l\u2019objet.Regardez en effet et Voyez ces magnifiques cloches qui vont être bénites dans un instant.Déjà vous avez pu en apprécier de près le travail : déjà vous les \u2018aimez parce qu'elles vous viennent du vieux pays de Franco : vous les aimez surtout parce qu'elles vous ont été offertes, la première par notre Père à tous le Vénérable Cardinal Archevique de Québec, ct les autres par deux riches citoyens dont le cicl a béni si merveilleusement toutes les entreprises.Mais si chères qu\u2019elles vous soient à ces titres, elles vont le devenir encore davantage, quand sous la main ct la bénédiction du Pontife, clles vont recevoir la grande et sublime mission qui leur est assignée dans l'Eglise catholique.C'est de cette bénédiction d'abord ct ensuite de cette mission de lu cloche que je veux vous entretenir quelques instants.Ce sont toutes choses que vous connaissez, mais il nous sera bon à tous de rafraîchir en ce jour ces instructifs et touchants souvenirs.ok M.F.oun a souvent comparé la cloche au prêtre parce que tous deux servent d\u2019intermé diaire entre le oiel et la torre.Mais de même que l\u2019homme, comme nous l'enseigne l\u2019Apôtre, ne peut assumer le rôle de Prêtre, à moins d'être appclé ct consacré par Dieu, de même la cloche ne peut remplir son rôle divin avant d'avoir été marquée de la consé- -cration de l'Eglise.C\u2019est donc cette bénédiction qui la fait co qu\u2019elle est à nos yeux et à nos cœurs, ct chose merveilleuse, les rites de la bénédiction de la cloche unt des ressemblances frappantes avec la formation et l\u2019ordination du prétre.Voyez plutôt, Quand l'Eglise destine quelqu'un à être son ministre, elle le choisit avec soin, entre mille, comme les hounues de l\u2019art choisissent la qualité du métai qui entre daus la composition de la cloche ; puis quand le choix du lévite estfuit, sa grande occupation est de préparer cetto âme à la sainteté de sa mission.Elle la purifie pendant de longues années dans la solitude et lc silence et par le contact quotidien des choses saintes.Ainsi en est-il de la cloche : pour être digne d\u2019être employée au service de Dieu, pour redire son nom, chanter ses louanges, elle doit être séparée des choses profancs, purifiée elle aussi ; et voilà le but ct la signification de ces ablutions multiples qui sont faites à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de là cloche avec l'eau sainte, comme vous en screz ler témoins dans un instant.C'est l'Evêque qui ordonne le prêtre : c'est à l\u2019évêque que revient de droit la bénédiction des cloches, À l'ordination du prêtre, l\u2019huile consacrée marque l'élu du Seigneur.Et que signifie l'huile d'ordinaire ?deux choses, la force et la douceur.Dans l\u2019ordivation elle communique ces deux grandes vertus ; car, comme le disait Lacordaire, le prêtré doit être fort comme le diamant, tendre comme une mère.L'huile sainte, dans la bénédiction de la cloche signifie et produit jusqu\u2019à un certain point ces deux cffets, et les onctions donnent à la voix de la cloche cette puissance, que vous lui avons tant de fois reconnue, celle d\u2019ébranler nos âmes et de toucher nos cœurs, Il cst uve autre cérémonie non moins belle deus la bénédiction des cloches.On met des charbons ardents dans autant d\u2019encensoirs qu\u2019il y a de cloches : on y jette l\u2019encens le plus pur et on le fait brûler sous la cloche, de manière à la remplir et àla pénétrer tout entière de ces \u2018délicieux parfums.N'est-ce pas encore là une ressemblance frappante avec ce prêtre dont le cœur doit être tout brûlant d'amour pour Dieu ct qui ne doit jamais exercer ses fonctions sacrées avant de s'être rempli ct pénétré tout entier de la bonne odeur du Christ qu\u2019il est appelé à répandre partout dans l'exercice de son saint ministère, de même que la cloche portera aux quatre coins du monde le nom béni du Rédempteur.Voyez-vous ces draperies dont on recouvre les cloches, c\u2019est comme la chasuble qui couvre le prêtre au jour de son ordination d\u2019un vêtement de justice et de charité.Voyez encore autour du célébrant l\u2019élite du clergé, et toutes ces personnes de distinction ne formant avec lui et avec vous qu\u2019un cœur et qu'une âme.Telle est la couronne qui se forme autour du Pontife, pour attirer sur le jeune prêtre les bénédictions de Dieu.Entendez maintenant ces cantiques et ces psaumes admirables, Nous en entendons de semblables, lorsque le prêtre cst ordonné : partout ct toujours l'esprit de prière, l\u2019invitation à la prière ; car le prêtre comme la cloche ct la cloche comme le prêtre sont appelés à nette continuelle ct sublime mission.Voulez-vous un dernier trait de similitude ?C\u2019est du zèle, du dévouement et de la générosité des fidèles que le prêtre tient sa subsistance : c\u2019est également à ce zèle ct à cette générosité que la cloche devra son mouvement et sa vie.Telles sont, M.F.les cérémonies principales de la bénédiction des cloches : telle est aussi la puissance presque sacerdotale que leur communique I'Eglise.Ainsi marquée du scecau de Dieu, la cloche devient un ministre du Très Haut, et elle peut commen- + cer sa noble mission de prêtre, de prédicateur ct d'apôtre : Ite, docete omnes gentes.Ke Le prêtre placé par la grâce do Dicu sur les confins du monde visible et du monde surnaturel, sert d'\u2019intermédiaire entre Dieu et l\u2019hommo.Ainsi la cloche placée par la main do l\u2019Eglise entre la terre et le cicl, devient la messagère de Dicu auprès de l\u2019homme, et de l\u2019homme auprès de Dieu, N'est-ce pas d\u2019ailleurs ce qu'elle semble nous indiquer de sa lèvre de bronze dont les oscillations ne connaissent que cette double direction ?Et que nous dit-elle de la part de Dieu ?Elle nous parle de lui, clle nous appelle à lui.Dieu, M.F., n\u2019a jamais laissé sa créature sans lui fournir des moyeus de s'élever jusqu\u2019à lui.Autour de nou , mille voix retentissent, voix du cicl, voix de lu terre, voix du dedans, voix du dchors, toutes occupées à préparer et à aplauir dans le cœur de l\u2019homme le sentier du Seigneur.Ainsi fait la cloche.Elle préche comme le résumé de la doctrine chrétienne qui s'appuie sur la foi, se fortifie par l\u2019espéranco et se consomme dans la charité.Elle atteste l\u2019existence de ce Dieu qui l\u2019a tiréo elle-même des entrailles de la terre : clie publie partout sa grandeur ct sa majesté.Son bonheur surtout c\u2019est de célébrerile mystère de l'Iucarnation,de chanter le Christ Rédempteur dont elle porte presque toujours l'image, c'est do nous redire dans son mytérieux langage ce qu\u2019il à fait pour l'homme et ce que fait pour nous son Eslise.Elle nous révèle cufin la beauté de notre foi et de la religion sainte à laquelle nous appartenons : elle nous convie à ses augustes mystères, elle nous les fait aimer.Puis, que de pensées saintes ne nous ins- pire-t-êlle pas ! Sommes-nous à Dieu, elle nous fait goûter au fond du cœur les joies ineffables de la vertu.Avons-nous le malheur d'être éloignés de lui, c\u2019est la voix plaintive d\u2019une mère qui nous conjure de songer à notre salut.Aux pensées de foi se joignent des pensées d'espérance.Cette voix que nous entendons, c\u2019est une voix de consolation pour tous ceux qui gémissent fatigués des peines de la vie ct de la triste captivité de la terre et qui attendent un séjour meilleur : Non habemus hic manentem civitatem sed futuram inqui- rimus, C'est enfin la voix de la charité, car Ce n\u2019est pas seulement le siguc de l'union fraternelle qui nous rassemble sous le regard de Dicu, c\u2019est comme le commencement du concert des anges qui nous appelle à la céleste patric, la patric de la vision intuitive, la patrie de l\u2019amour béatifique.Dites-le moi, mes frères, n\u2019est-ce pas là ce que vous avez cous- taté vous-mêmes par uno douce expérience mille fois dars votre vie, mais surtout aux grandes solennités, dans vos fêtes pontificales, dans le silence majestueux de la belle nuit do Noël, à l\u2019heure des Matines de Pâques, et surtout cn cette fête sublime où an milieu des plus riches décors et de l'allégresse universelle on promène triomphalement dans les rues de la vieille oité de Champlain, le Dieu caché sous les voiles cucharistiques dans le grand mystère de son amour ?Et maintenant que dit la cloche à Dieu de notre part ?Elle le prie, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle lui porte avec nos demandes l\u2019hom_ mage de notre vie entièro depuis le berceau jusqu\u2019d la tombe, car elle est associée par la religion à tout ce qui nous touche et nous intéresse.Et comme notre vie est un mélange de bonheur et de tristesses, elle porte à Dieu nos joies et nos larmes, Et si c\u2019est elle qui annonce notre entrée dans ce monde, notre aggrégation à la grande famille du Christ, si c\u2019est clle qui redit le premier baiser que le Seigneur dônne à l'enfant à la table sainte, et la descente de l\u2019Esprit Saiut avec ses dons sous l'imposition des mains du Pontife,si c\u2019est elle dont la voix grave ct matinale invite les fidèles à l\u2019or_ dination du prétre, si c'est elle qui, dans ses chants joycux mais aussi pleins d'anxiétés ez | d\u2019incertitudes.appelle la bénédiction que l'Eglise donne aux jeunes époux, c'est elle tinte lentement l'agonie de ceux qui nous sont chers, annonce au loin leur trépas et les preconduit de son glas funèbre jusqu\u2019à leur dernière demeure, sollicitant surtout pour eux à co moment solennel le secours de nos prières, la seule marque d'affection qui aille au delà de la tombe.Là ne se termine pas, M.F., la mission de la cloche : elle ne se charge pas seulement de dire à Dieu les joics et les peines de la famille , elle lui porte encore collesde toute une paroisse, celles de la patrie, celles de l\u2019église universelle, église militante, église souffrante, église triomphante, Et c\u2019est ainsi que les cloches exercent leur sublime mivistère, En retour nous devons les respecter, les aimer, les écouter comme l\u2019Eglise veut que nous respections, que nous aimions et que nous écoutions les ministres de Jésus-Christ.dK M.F., de semblables prérogativesattendent ces magnifiques cloches qui sont là duns ce sanctuaire ; et voild pourquoi, Eminence, tout ce peuple maintenant vous supplie avec respeet de lever la main sur elles, de les bénir, et de leur donner par là cette voix sacrée qui devra désormais retentir ici pour la gloire de Dieu et l\u2019honneur de cette Basilique.Et in templo ejus omnes dicent glo- ream.Voulez-vous pourtant, M.F., que, ces cloches ainsi bénites soient encore pleines de votre voix et de votre cœur, venez tous leur fuire hommage de votre générosité, On lit quelque part que lorsque nos pères fondaient uue cloche, ils révélaient leur foi par une pratique aussi touchante que poétique.Au moment où le métal\u2019 bouillonnait, ils jetaient dans la fonte, pour donner à la cloche une voix plus claire et plus forte, celui-ci une pièce d\u2019argenterie, celui-là un bijou d\u2019or.Et quand plus tard les appels de la cloche retentissaient dans les airs, chacun croyaitentendre la voix de son offrande \u2014Paroissiens de Québec, à la fin de la cérémonie, avancez ct faites de même ; allez offrir sinon à vos cloches, du moins à votre église elle-même, l'expression sensible de votre amour pour Ja beauté de la maison du Seigneur.Qu'alors ces cloches montent triomphantes jusqu\u2019à la demeure que vous leur avez \u2018préparée, Mais avant de remplacer celles- qui s\u2019en vont sous l'effort du temps, qu\u2019elles les saluent avec respect.Ces vieilles cloches de la cathédrale, elles ont chanté bien des bonheurs et bien des gloires, les victoires de la Patrie, la naissance de nos souverains ; elles ont annoncé de bien belles fêtes, l'ordination d\u2019un millicr de prêtres, la consécration de nos Pontifes, de touchants anniversaires et tout récemment encore les fêtes du deuxième centenaire, le triomphe de nos martyrs, la translation des restes du Vénérable Monseigneur de Laval, et les fêtes inoubliables du cardinalat.Ces vieilles cloches de la cathédrale, elles ont aussi exhalé bien des soupirs ct fait verser bien des larmes Ÿ Qui pourra redire cn effet les deuils de cent longues années, lorsqu'une seule suffit souvent pour nous opprimer sous le poids de ses navrantes tristesses ! M.F., que vos cloches nouvelles, après s'être faites les héritières de tout ce passé si mémorable, préludent ensuite elles-mêmes à leur noble mission.Que du haut du vieux beffroi de la Basilique leurs voix majestueuses so fassent entendre.Qu'\u2019elles chantent le Roi immortel des siècles, le Christ qui nous aime, l'Eglise son épouse sans tache, Marie sa mère Immaculée, titulaire de cette Cathédrale,S.Joseph premier patron du Canada, S.Louis de France un des protecteurs de cette \u2018église métropolitaine.Que leurs sons joyeux traversant les airs aillent acclamer sur son trône, N.S.P.le P Léon XIIT, lumière de notre siècle, lo plus saint, le plus sage et le plus grand de tous les souverains, Qu'en passant,clles redisent à la France catholique d'où nous venous et d'où elles viennent, l'attachement que\u2019 nous lui conscrvons, et, si elles le veulent, à notre nouvello mère-patrie la loyauté que nous serons fiers de lui conserver aussi dent la voix entrecoupée de sanglots aussi longtemps du moins qu'elle sera la vraie protectrice de notre vie nationale et religieuse.Que leurs notes harmonieuses planant de nouveau sur notre ville, portent jusques au ciel, et partout le nom béni de notre vénéré Cardinal pour lui souhaiter longue vie ct bonheur.Que pour lui ct pour le Souverain Pontife elles redisent donc ces vœux de notre amour : Dominus conser- vet eum et vivificet eum et beatum faciat eum in terra.Qu'\u2019elles appellent enfin les meilleures bénédictions de Dieu sur notre pays, et sur tous ceux qui cn ont la garde difficilo et sacrée, sur toutes nos Institu, tions civiles ct religieuses, sur cette paroisse, sur son curé bien-aimé et sur ses dignes auxiliaires, sur les bienfaiteurs de cette église, les donateurs de vos magnifiques cloches, leurs parrains et marraineg, en un mot, M.F., sur chacun de vous, sur vos familles et sur tous ceux qui nous sont chers en quelque lieu qu\u2019ils se trouvent.Et pour que rien ne manque aux busoins de notre coeur, pourquoi ne icur demanderions- nous pas aussi un souvenir dans leur première prière pour tous ces morts illustres dont les noms,par une attention délicate ont été gravés en lettres d\u2019or sur les murs de cette Basilique, mais dont les actions et les vertus sont encore mieux gravées dans nos âmes.Que pour ceux et pour tous vos chers défunts elles disent doucement à Dieu avec l'Eglise : Requiem acternam dona eis Domine ct lux perpetua luceat eis.Enfin, M.F., et c'est par là que je termine, que vos cloches après avoir .salué l'Eglise militante et pleuré sur l'Eglise souffrante, entonnent un dernier chant, et que dans un harmonieux concert, elles nous rappellent à tous les joics et les beautés de l'Eglise triompbante, et nous convient tous ensemble aussi et pour toujours au bonheur de la Jérusalem céleste.Ainsi soit-il ! MM.LES CLIQUARDS EMOTIONS Qui LEUR SONT RESERVEES Nous détachons de l\u2019Electeur de ce matin les lignes qui suivent : D'une simple affaire d'intérêt privé, le Sénat, machine tory s'il en fût, s'est empressé de fabriquer un gros seandale politique, en torturant ct la loi et la constitution, en supprimant une partie de lu preuve, en procédant ex-parte, sans le moindre souci des règles les plus ordinaires de la jurisprudence, Eh bien ! messieurs de la Clique, vous allez avoir une belle occasion de vous défendre, puisqe que l'honorable M.Frs.Langelier, votre avocat devant le comité du sénat ne paraît, pas vous avoir satisfaits.Vous prétendez que toute la-preuve n\u2019a pas été faite ! C\u2019est vrai, il reste encore quelque chose à venir, qui vous surprendra.Nous vous réservons des émotions, MM, les Cliquards ! Hort de Sir John Pop» Hennessy Londres, 7\u2014En même temps que le fil télégrapkique portait au quatre coins du Royaume-Uni, la nouvelle de la mort de Par nell, il annonçait également que Sir John Pope Hennessy, député de North Kilkenny n\u2019était plus.On se rappelle qu'immédiatement après les révélations du divorce Q\u2019Shea, sir John soutenu par les anti-parnellistes, se présenta comme candidat dans l\u2019élection de North Kilkenny, et que la défaite do Vincent Scully, le candidat de Parnell, par 1147 voix fut le premier coup porté au chef irlandais.C\u2019est en effet dès ce moment que la guerre se fit Sans trève ni repos entre la faction McCarth et le parti irlandais resté fidèle à Parnellaad a get uen mu Ni = = - 0.Whiskey Il paraît que les autorités ont découvert une maison & St-Roch où l\u2019on vendait du whiskey sans licence.JOURNAL DISCOURS DE L'HONORABLE M.CHAPLEAU L'honorable M, Chapleau a adressé, lundi soir, la parole au Saint Lawrence Hall.Il nous est impossible de mentionner les noms de toutes les personnes qui assistaient à celte assembléo ; nous mentionnerous M.le Dr Rottot, 'honorable M.de LaBruère, MM, Desjardins, M.P., Lépine, M.P., Daoust, M.P., Dupont, M.P., Leblanc, M, P.P., Joncas, M.P., François Bdhoit, Bisaiflon, C.R., Corneillier, C.R., Biron ; les échevins Villeneuve, Germain, P.Dubuc, Rolland ; MM.P.P.Martin, Charles Lacaille, L.O.Hétu, Lucien Huot, D.Dusmarteau, Emile Vanier, E.Saint Louis, L.Chevalier, Doherty, P.Leclere, Gaudet, H.Saint Denis, Honoré Milot, N.Lambert, J.de Salaberry, G.A.Marsan, J.A.McCaffrey, A, P.Simard, P.A, Côté, Hector Meunier, docteur Brisson, docteur Lachapelle, ete.M, le Dr Rottot présida l\u2019assemblée, \u2018Je m'attendais pas, dit l'honorable M.Uhapleau cn commençant, à assister, ce soir, à une assemblée si importante.Il est vrai que les journaux avaient annoucé que nous devions avoir bientôt quelques réunions, dans le but d\u2019exposer devant les électeurs la position politique telle qu'elle est aujourd'hui, pour dire aux indifférents de se réchauffer, pour dire à ceux qui n'étaient pas des croyants qu'il leur fallait revenir au bercail.Il ÿ a sept mois, j'adressais la parole dans cette salle, Je vous parlais des espérances du parti, tout en vous exposaut nos craintes, ct en vous dounant un aperçu des luttes qu'ii nous faudrait soutenir, des combats, qu\u2019il nous faudrait.livrer.Je vous disais anssi qu'avec les chefs que nous avions à notre tête, nous pouvions livrer bataille sans inquiétude, parce que nous étions certains de remporter la victoire, Les événements ont démontré que j'avais eu raison de parler ainsi, nous sommes sortis victorieux et notre drapeau n\u2019a reçu aucune éclaboussure pendant la lutte.Après les délires de lu victoire , il nous a fallu traverser bien des circonstances douloureuses.Je vous parlais, il y a sept mois, de notre chef, vénérable par son äge, vénérable par les services qu\u2019il avait rendus au pays.Je vous répétais les paroles qu'il avait prononcées en ma présence, \u2018\u201c Je ne fermerai pas les yeux avant d\u2019avoir vu encore une fois le triomphe de la cause que j'ai défendue si longtemps.Je voyais alors des vieillards pleurer quand je leur parlais de ce \u201c\u2018 sublime vieillard \u201d\u2019 qui avait toujours travaillé pour son pays, qui était encore au premier rang lorsqu'il fallait livrer bataille, qui avait pour mission de rendre justice aux faibles comme aux forts et qui portait un intérêt tout spécial à la province de Québec, peuple de citoyens qui ne parlsit pas sa langue et qui tout en adorant le même Dieu n\u2019observaient pas le même culte.Il est mort, mort au milieu de l'estime ct de l\u2019affection de tous les Canadiens.Sa mort a causé un vide qu\u2019il est difficile de combler.S'il pouvait être ici ce soir, votre ancien chef, sir John Macdonald, il vous dirait : \u201c J'ai laissé des successeurs en état de cou- tinuer mon œuvre, ceux là apprendront au peuple que les gouvernements sont faits pour être grands, généreux ct forts.\u201d On me demandera peut-être quel est le but de cette assomblée.Je vais vous le dire en deux mots.Après de grandes luttes, après un combat acharné) il est bon de se serrer la main, de se rafraîchir dans le grand bain des affections, et de l\u2019amitis.C\u2019est pour cela que je suis ici ce soir.L\u2019orateur parle ensuite des enquêtes qui ont cu lieu dans les différents départements, L\u2019orateur parla ensuite des diverses accusations portées contre les ministres, et il démontra que ces accus:tions n'étaient pas fondées, IF cut cn terminant des mouvements oratoires qui soulevèrent l'enthousiasme chez tous lus assistants quand il parla do l'avenir de notre pays ct surtout de notre province.Il sc passe de graves évènements à Québec, mais attendons le résultat de l'enquête, Il est dit que ces évènements vont peut-être amener des élections dans quelques semaines.Il nous a fallu omettre bien des détails importants, passer sous silence bien des phrases cloquentcs.M.Daoust, député des Deux-Montagnes, parla ensuite ct fut suivi de M.l\u2019échevin Villeneuve et de M.Dupont, député de Bagot.+0 or A = .BR desc de 31 enfants New-York, 9\u2014On annonce d\u2019Eldon, Iu, la mort à l'âge de 87 ans de M.Sanford Dowd, qui était père de trente-un cnfants.Mowd s'était marié trois fois, ct avait cu cinq enfants de sa première femme, dix de sa seconde ct scize de sa troisième.DES CAMPAGNES ee VC SO ES SEE La loi est-elle limitative 2 UNE FORTE ARGUMENTATION Nous citons largement la Vérité, parce que les dénonciations de M.Tardivel contre M.Mercier sont moins suspectes de partialité que celles de n\u2019importe qui.Notre confrère aborde la prétention du premier ministre que le statut de 1890 n\u2019est pas limitatif : M.Mercier élude la véritable question.Passant sous silence la lettre d'instructions qui condamne irrévocablement son gouverne- meut, il soulève une misérable chicanc d'avocat en disant que le statut n\u2019est pas limitatif ; que, tout en ordonnant le paic- ment des dettes privilégiées, il n\u2019exclut pas le paiement des dettes non privilégiées, Oui, la loi est limitative.D'abord l\u2019esprit en est limimatif, puisque, par les discours prououcés lors de son adoption, il cst évident que l'intention de lu législature était de ne payer que les dettes privilégiées de la com- pasnie.La loi est aussi limitative par la lettre d\u2019instruction qui la complète et l\u2019interprète.Enfin, le texte même de la loi est limitatif, puisqu'il est dit que, les dettes privilégiées révlées, Jl\u2019argent voté sera payé à des persunnes qui s\u2019engagcront à compléter ct équiper le chemin.Or, argent a été payé, non à MM.Cooper, Thom, ete, le nouveau syndicat qui so charge de la cons- struction du chemin, mais à M.Armstrong qui n\u2019a plus rien à faire avec l\u2019entreprise, M.Mercier comprend si bien que le texte même de la loi est limitatif et exigeait le paiement de ce qui restait du crédit, après le règlement des uettes privilégiées, à des personnes chargées de la construction du chemin, qu'il tente de nier le paiement à M.Armstrong.Il dit: \u2018\u2018 Permettez-moi d'abord de vous faire remarquer que le gouvernemeut n\u2019a rien payé à M.Armstrong, n\u2019a rien eu à faire avec lui, n\u2019a jamais été appelé à reconnaître sa réclamation, ni à la discuter, et M.Armstrong lui-même n\u2019a jamais rien réclamé du gouvernement.\u201d C\u2019est là de l'audace, tout simplement ; puisqu\u2019il est clairement établi, avoué même, que c'est à M, Armstrong que le commissaire du gouvernement a payé les $175,000.Cette assertion audacieuse, que ricn n\u2019a été payé à M.Armstrong par le gouvernement, prouve clairement que M.Mercier comprend qu\u2019en payant $175,000 à cet homme qui n'a plus rien à faire avec la construction du chemin, le gouvernement a violé le texte même de la loi.Si le gouvernement n'avait pas violé le texte de la loi, s'il avait remis les $175.000 à la compagnie qui s\u2019était chargée de la construction du chemin, au lieu de les donner à M.Armstrong,il n\u2019y aurait pas eu de fraude, et M.Pacaud n\u2019aurait pas eu ses $100,000, Il est clair comme le soleil en plein midi que le gouvernement a violé le texte même de la loi ct sa propre lettre d'instructions à son commissaire, uniquement dans le but de permettre à M.Pacaud d\u2019empocher $100,000.Voilà pourquoi nous disons que les miris- tres doivent être poursuivis pour conspiration et détournement de fonds, L'ardace de la Clique SON EFFRONTERIE Son Honneur le Lieutenant-Gouver- neur dit dans sa lettre à M.Mercier : (\u2018 Je constate que le mode d'engager les finances de la provinco, au moyen de lettres de crédit, saus la sanction du représentant de la Couronne, est préjudiciable au crédit publie.Il me semble que cela résulte clairement des allées ct venues qui ont été nécessaires pour utiliser les lettres de crédit émises par Je gouvernement et les chèques donnés par son délégué.La Banque Union a refusé d'escompter la lettre de crédit de 3160,000 ct elle.n\u2019a consenti qu\u2019à la prendre en collection.À la Banque du Peuple, il a fallu anuexer au chèque du gouvernement un billet de Philppe Vallière et donner, par l'honorable Chs, Langelicr, la promesse qu'un dépôt de 850,000.00 serait fait à même lo produit de l\u2019empruut de $10,000,000 (Dumoulin, témoin) pour obtenir l'escompte d'une somme de $10,000.00.A la Banque Nationale il a fallu même annexer au chèque du commissaire du gouvernement un billet de M.Ernest Pacayd, endossé par M.Philippo Vallière, pour obtenir l'escompte d'une autre somme de $20,000.00.\u201d 3 L\u2019Electewr de ce matin a I'audace de dire qu\u2019il 7 « dams ce paragraphe presque autant d'erreurs que de mots.Puis il ajoute : Prenons d'abord ce qu\u2019il dit de l\u2019escompte de Ja lettre de crédit de $100,000.Est-il vrai que la Bauque d'Union a refusé de l'eecompter parce qu\u2019elle n\u2019avait pas de confiance dans le crédit de la province ?La feuille rouge dit que c\u2019est faux.Elle ment suivant sa vieille habitude, Prenons le témoignage de M.Webb, caissier de la banque Union.Q.\u2014 Maintenant, M.Webb, voulez-vous avoir la bonté de raconter au comité l\u2019histoire de la lettre de crédit des $100,000.R.\u2014M.Pacaud est venu à la banque et m\u2019a demandé si nous étions disnosés à escompter une lettre de crédit de $175,000.Q.\u2014Le Président \u2014A quelle date à peu près.à\u2014À la fin d\u2019avril.Je lui ai répondu que nous prendrions la chose en cousidéra- tion.J'en parlai ensuite à M.Gaboury.de la Bauque Nationale et cette bauque décida qu'elle cscompterait une partic de lu lettre de crédit si la transaction leur paraissait légitime.Finalement les $175,000 furent divisées en deux lettres de crédit, une de $100,000 que notre banque devait escompter et une seconde de $75,000, qui devait être escomptée par la bauque Nationale.Après l\u2019émission des lettres de crédit, la transaction fut soumise à nos directeurs, qui refusèrent d'avancer l'argent.Ils furent d\u2019avis qu'il \u2018ne s'agissait pas d\u2019une transaction de banque parfaitement légitime, et je fis rapport en conséquence à M.Pacaud, M.Pacaud ayant apporté plus tard les cinq chèques de 820,000 chacun, je lui ai dit alors que la banque ne pouvait pus avancer les $100,000 sur la lettre de vrédit.Q.Que vous a dit alors M.Pacaud ?R.Il m\u2019a demandé si je consentirais à escompter un ou deux des cinq chèques, avec l\u2019endossement de M.Vallières.Je lui ai répondu que la banque nc voulait pas du tou se mêler de cette affaire.Il m'a demandé de lui donzer une lettre garantissant que notre banque paicrait deux de ces chèques le 10 juillet.Je lui ai dit que je lui donnerais une lettre garaatissant le paicment de ces chèques, quand le gouveruement nous aurait remis le montant de la lettre de crédit de 8100,000.Q.Que vous avait dit M.Pacaud pour vous engager à ne pas avancer les $100,000.R.Je crois que ce qui nous a fai prendre cette détermination, c'est surtout le fait qu\u2019une partie de cet argent devait être déposé au crédit personnel de M.Pacaud.La banque soupçonnait que le montant de cette lettre de crédit allait servir à d'autres fins que celles que mentionnäit la lettre de crédit elle- même.La banque a cru que la lettre de crédit n\u2019était pas faite pour M.Pacaud et que de lui en remettre l\u2019argent était participer à une transaction illégitime.Il ressort de ce témoignage que la banque Union n\u2019aurait consenti à escompter les cinq chèques de $20,000, endossés par M.Vallière, que lorsque le gouvernement lui aurait remis, le montant de la lettre de crédit de $109,000.Est-ce assez significatif ?La banque refuse d'abord d\u2019escompter la lettre de crédit parcequ\u2019elle considère qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une transaction purfuite- ment légitime, au cours ordinaire des opérations financières, C'est-à-dire que la banque n'ayant pas de confiance dans les lettres de crédit, renvoie M.Pacaud avec son petit bonheur.Alors M.Pacaud insiste et il demande à M.Webb d'escompter un ou deux des cinq chèques, avec en-iossement de M Vallière.La banque lui répond par un nouveau refus, Tout ec que M.Pacaud peut obtenir, c'est une lettre garantissant le paiement de ces chèques, quand Ce gouvernement aura remis à la banque Union le montant de\u201dla lettre de crédit de S100,000.Quaud une banque a confiance dans les personnes qui font généralement des affaires avec elle, ses directeurs ou son caissier ne prennent pas autant de précautions, L\u2019on sait, du reste, que les banques n\u2019escompteraient pas aujourd\u2019hui une lettre de crédit au montant de 31,000, +3 4 COMMISION ROYALE DEUXIsME SEANCE La Commission Royale a siégé de nouveau ce matin.L'assistance était nombreuse.M.J.S.Hall,renouvelant les remarques qu\u2019il a déjà faites à la première séance dit qu\u2019il attendra afin de connaître la procédure qu\u2019entend suivrela Commission dans la présente enquête.Voici la nature de la proposition qu\u2019il désire soumettre : Nous comparaissons en cette affaire, en vertu des termes de la Proclamation, de la part de J.O.Villeneuve, M.P.P., de Montréal ct de Owen Murphy, M.P.P., de Québec ; et nous désirons que notre position devant la Commission soit définic.D'après nos instructions, nous croyons être en position de soumettre à la Commission une preuve d\u2019un caractère important, relativement aux matières dont on cherche à s\u2019enquérir, et d'établir quo des transactions importantes, comportant être faites sous l\u2019autorité de l'acte 54 Victoria chap.88, relatif au chemin de fer do la Baie des Chaleurs, ont été à plusieurs points de vue complètement illégales, irregulières ct de leur nature préjudiciables à l'intérêt public, Il n\u2019est pas contesté qu\u2019une forte somme d'argent public est passée, il y a quelques mois, entre les mains d'une personne qui n\u2019y avait apparemment aucun droit légal ou moral.Ce fait est pratiquement admis par le Premier Ministre dans sa correspondance avec le Licutenant-Gouverneur.Tous les faits en rapport avec cette transaction publique forment un des principaux objets de cette enquête, Il est clair qu\u2019en conséquence il peut y avoir lieu à un blâme plus ou moins sévère, non-sculement contre la personne sus-mentionnée, mais aussi contre un ou plusieurs officiers publics haut placés, en relation avec le gouvernement exécutif de cette province ; et ce fait met en quelque sorte ces personnes en position de voir leurs actes et leur conduite discutés, Nous soumettons respectueusement que l\u2019objet de l'enquête, \u2014la vérité dans l'intérêt public\u2014sera peut-être micux atteint, si la commission nous permet de produire preuve et document, et, \u2014toujours sous le contrôle de la dite commission, contrôle que nous admettons naturellement saus restriction, \u2014 de conduire l'enquête, avec pouvoir de trans- questionner les témoins produits d'autre part, Ce mode do procéder, nous permettra, croyons-nous, -d'aider efficacement la commission, ct de rémédier jusqu\u2019à un certain point à la position où pourraient se trouver ses membres, qui devraient conduire toute l'enquête et seraient, en même temps obligés de faire ensuite rapport sur les résultats de telle enquête.J.S.HALL, T.C.CasGRAIN, W.C.Cook.M.Béique, se réservant de contester la forme de la comparution susdite, soumet au tribunal le décument qui suit: Bien que rigoureusement parlant la Commission Royale et le gouvernement représentent le public pour les fins de la présente enquête, toutefois afin que le gouvernement ne puisse être soupçonné de se placer entrè les commissaires et le public, nous suggérons de la part du gouvernement qu\u2019il plaise à Vos Honneurs, ou d'examiner vous-mêmes les témoins en permettant au gouvernement et aux autres parties dûiment représentées devant la commission de suggérer toutes les questions additionnelles qu\u2019il pourra appartenir, ou de Jaisser l'examen des témoins aux avocats du gouvernement d\u2019abord ct la transquestion aux \u2018autres parties dûment représentées devant la commission, et ensuite à celles-ci l'examen do tous autres témoins qu\u2019elles jugeront à propos de faire entendre et qui auront été agréés par les commissaires et qu\u2019il sera permis aux avocats du gouvernement de transquestionner, M.Amyot désire relever dans la proposition soumise par M.Hall quelque chose qu\u2019il croit être un injure à la constitution et une violation des libertés populaires M.Casgrain dit que personne ne songe à violer la contitution, C\u2019est pour la protéger que -lui et ses confrères sont ici.Ils prennent toute la responsabilité des accusations portées contre le gouvernement, et ils croient Être en état de les prouver.iJOURNAL DES CAMPAGNES SS, M.Hall fait alors la motion suivante.lo.Que les témoins suivants soient assignés ct que des subponas leur soient servis à cet cffet par le secrétaire de la commission.Les Hons.H.Mercier, Garneau, Charles Langelier, MM.J.C.Langelier, E.Pacaud, H.I.Machin, Siméon Lesage, Ed.Moreau, A.L.Light, Paul E.Smith, E.Elliott Webb, A, Gaboury, P, B.Dumoulin, Aug.Bdge, J.E.Huot, P.G.Lafrance, Hon, C.A.P.Pelletier, Louis C.Marcoux, Chs, N.Armstrong, James Cooper, Michæl S.Lonergan, Heury Macfarlane, John.J.MacDonald, Angus M, Thom, L.J.Riopel, Hon.Théodore Robitaille, Louis A.Robitaille, Cléophas Beausoleil, Hon.J.E.Robidoux, Edouard Garneau.20 Qu'ordrc soit donné au seorétaire par rapport aux témoins susmentionnés, de leur servir de temps en temps, suivant qu'il cn sera requis, des subpœnas Duces tecum, leur crdonnant à tous et à chacun de produire les différents documents mentionnés dans tels subpænas.30 Qu'ordre soit donné à Edouard J.Langevin, greffier du Sénat du Canada, de comparaître devant la commission et de produire devant elle tous les documents originaux en sa possession et sous sa garde, cou- cernant une enquête faite par un comité du Sénat sur le bill de lu Chambre des Communes No 82 intitulé : Acte concernant la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.40 Que les honorables Honoré Mercier, Charles Langelier, J.E.Robidoux et Pierre Garneau regoivent ordre de produire sous serment tous papiers et documents en leur possession, sous leur garde ou contrôle soit officiel, soit personnel, concernant les matières qui font le sujet de la présente enquête ct principalement toutes lettres et télégrammes échangés entre ceux ou aucuns d'eux, et toutes réponses à telles lettres ou télégrammes depuis le premier juillet 1890 jusqu\u2019à présent, et principalement toutes correspondances officielle ou personnelle de n'importe quelle nature entre eux et Charles N.Armstrong, Ernest Pacaud, Angus MacIntyre Thom et James Cooper, ou aucuns des officiers ou officiels de la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Ho Qu'ordre soit donné à Ernest Pacaud de produire sous serment toutes lettres, papiers,télégrammes et documents de quelque nature et espdee qu\u2019ils soient, en sa garde ou possession ou sous son contrôle, concernant les affaires de la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs et principalement toutes correspondances entre lui ct Charles N.Armstrong, James Cooper, Angus M.Thom, J.Chrysostôme Langelier, l\u2019honorable Charles Langelier et l'honorable Honoré Mercier ; et principalement tous livres de comptes, chèques, talons de chèques, billets, traites, livres de banques et tous les documents démontrant de quelque manière la disposition de tout ou d'aucune partie, d'aucune somme ou sommes d'argent par lui reçues de Charles N.Armstrong, depuis le premier jour de juillet 1890.Go Qu'ordre soit donné aux dits James Cooper, Charles N, Armstrong, Angus M.Thom et Michael S.Lonergan, & tous ct chacun d\u2019eux, de produire sous serment toutes lettres et télégrammes, et copies de lettres et télégrammes échangés entre eux ou aucune personne ou personnes en rapport avec les affaires de la compagnie dn chemin de fer de la Baie des Chalours depuis le premier jour de juillet 1890, To Qu\u2019ordre soit donné à Angus M.Thom, secrétaire de la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs de produire tous les livres de la compagnie qui sont sous sa garde comme secrétaire.80 Qu'ordre soit donné pour que tous les papiers et documents produits d\u2019après cet ordre soient placés sous la garde du sccré- taire de cette commission avec pouvoir pour les procureurs de les examiner de temps en temps, Québec, 8 octobre 1891.; M.Amyor.\u2014Cette motion est inutile, nous avons suggéré les mêmes témoins.M.CASGRAIN.\u2014Mais votre liste de témoins est incomplète.M.AMmyor.\u2014Nous nous réservions d'en suggérer d\u2019autres.Nous voulons que tous les témoins nécessaires soient entendus, ' L\u2019HoN, JUGE JETTE.\u2014 Quand bien méme Vous ne le voudriez pas, cela doit être.D'ailleurs on me paraît désireux de part et d\u2019autre de faire une enquête sincère et complète.: La commission s\u2019est ajournée à mer- credi prochain, à dix heures.L'hon.juge Jetté a dit qus dans l'intervalle, la Commission ferait connaître aux intéressés la procédure qu\u2019elle entend suivre.Il a confiance que cette procédure rencontrera les vues de tous.L\u2019audition des témoins commencera mercredi.La Commission si¢gera en; suite tous les jours, de 10 heures 4 -heures P.M., s\u2019ajournant le samedi à midi jusqu\u2019au mardi matin, + tel La Province de Quebec ET LE \u201c GLOBE\u201d Le Globe fait une charge & fond contre l\u2019état des finances de la Province de Québec : Qu'y a-t-il à faire avec les Provinces insolvables, Québec en particulier ?Cette province a unc dette de $30,000,000, flottante ct consolidéc,ct un déficit chronique de $600,000 par année.Il n\u2019est pas un capitaliste de l'étranger au fait de la condition réelle de cette province qui voudrait lui prêter une piastre de plus, et cependant il lui faudra emprunter avant longtemps dix millions ou bien risquer d\u2019être décrétée de banqueroute.En supposant que M.Abbott transporterait une portion de cette dette, disons la moitié, sur les épaules de celui qui paie sa contribution au trésor fédéral, il scrait obligé de compenser les autres provinces, et, somme toute, l'opération coûterait à la Puissance quarante ou cinquante millions.Pire que cela, ce serait toujours à recommencer, Québec entrerait sans doute dans une nouvelle ère d\u2019extravagance.\u2014\u2014-\u2014\u2014ie de ifr AEP mn Stein cake = LA MERE DE BOULANGER Krerniers souvenirs Paris, 6\u2014La mère du général Boulanger est devenu folle de douleur en apprenant le suicide de son fils.Paris, 6\u2014Maintenant que Boulanger est mort, on parle, sans se gêner, du danger qu\u2019a couru la France dans la nuit du 27 janvier 1889, lorsque Paris, par une majorité de 80,000 voix, s'est prononcé en faveur du général contre le gouvernement.M, Constans, le ministre actuel de l'intérieur,a raconté, dit-on, qu\u2019après la proclamation du résultat des votes, ce soir-là, il est sorti ct s\u2019est promcné assez longtemps pour voir comment Boulanger ferait son entrée à l\u2019Elysée, car il ne doutait plus de son triomphe et de sa disposition à en profiter aussitôt et de la manière la plus complète.coMme les heures s\u2019écoulaient et qu'il ne se est rentré chez lui et s'est couché en disant : * C'en est fait de lui.\u201d C'est ainsi qu\u2019il a terminé son appréoia- tion sur le résultat de la vogue éphémère de Boulanger, Personne ne doutait, à cetta époque, que tout Paris était prêt à escorter son idoie jusqu\u2019à l'Elysée et à l\u2019y installer immédiatement comme un véritable dictateur.Malgré tout, en face de cette foule affolée ar l'enthousiasme et l'acclamant à outrance, oulauger s'est contenté de faire cette remarque : \u2018\u2018 Madame de Bonnemain m\u2019attend ; je ne peux pas me tourmenter plus longtemps de la politique.\u201d Et il rentra chez lui, Le Figaro et d'autres journaux engagent le gouvernement à accorder l\u2019amnistie aux exilés; aujourd\u2019hui que leur chef est mort.Les partisans de la révision ont lancé un manifeste déclarant leur intention de continuer l\u2019œuvre de Boulanger- Bruxelles, 6 \u2014On a pris plusieurs, photographies de Boulanger, tel qu'il était dans son cercueil, Celui-ci se compose de trois cercucils dont le premier, contenant le corps, est en plomb, garni en satin blanc.Le couvercle porte uue grande croix en acajou et une plaque cn cuivre sur laquelle sont inscrits ces mots : \u2018\u201c Le géneral Boulanger.\u201d Boulanger ne dit pas un mot de sa femme dans son testament, mais il répète, à plusieurs reprises, qu\u2019il va se tuer parce qu\u2019il ne peut supporter davantage le chagrin que lui cause la perte de Mme Bonnemain.Il désigne ur -légataire universelle sa nièce, Melle Grifithe et il prie ses enfants de respecter sa dernière volonté.Il laisse à chacun de ses amis, à titre de souvenir, un objet d'art qu\u2019ils choisiront dans sa collection en son hôtel de la rue Montroyer.Chaque domestique ax service du défunt, est-il dit dans le testament, devra recevoir une certaine somme d'argent, Déroulède a passé toute la nuit de vendredi auprès du cercueil du général.as © 2e Mais, |.produisait aucun mouvement, M.Constans LA LOGIQUE DE LA\u201c PATRIE BLANC A QUEBEC, Noir a Ottawa Notre confrère de l\u2019Ætendard fait une campagne vigoureuse contre la Clique qui compte dans ses rangs la Patrie qui, il n\u2019y a pas un siècle, la stigmatisait de son mieux : Notre confrère de la Patrie aime les proverbes anglais, Il en sert régulièrement À ses lecteurs à chacune de ses colonnes.Il va sans dire que ces proverbes viennent toujours appuyer son argumentation ; du moins c\u2019est dans cette intention qu\u2019il les cite avec complaisance, .Il cn est un auquel cet écrivain anglomane semble accorder une prédilection toute particulière et que l\u2019on voit souvent émailler sa prose : Consistency, you are a jewel, II cst bien beau, en effet, d\u2019être conséquent à ses principes ; mais pour cela, il faut en avoir et voilà saus doute pourquoi le confrère nous apparaît aujourd\u2019hui, sans ce joyau précieux qu\u2019il prise pourtant si haut.en principe.On sait avec quelle vertueuse indignation la Patrie s'est élevée contre notre Lieutenunt-gouverneur, parce que ce représentant de la couronne a demandé à son cabinet des explications sur les tripotages de la Baie des Chaleurs et qu\u2019il a provoqué la nomination d'une commission royale afin de faire la lumière sur ses agissements ténébreux, Dès ce moment, M, Angers est devenu pour le confrère un servile partisan, ennemi de notre autonomie provinciale, traître à sa nationalité, untyran, un forban, un Judas Iscariote.On l\u2019a menacé de résistances, d\u2019émeutes, de révolution, que sais-je ?I] était sorti audacieusement de sa sphère.Lui simple machine à signer, avait eu l\u2019effronterie de demander des explications à son.souverain légitime : l\u2019élu des élus du pou- ple Ilne lui restait qu'une chose à faire, du moment que les actes de ses ministres ne Jui plaisaient pas ; s\u2019en aller tout bonnement.Sans quoi, gare à la colère du peuple ! Et la constitution donc ! Quel intérêt subit.pour la constitution ! Avec quelle sollicitude le confrère la protégeait, de sa noble dextre, contre les empiètements insolents du lieute- nant-gouverneur ! Toute cette belle explosion de vertu farouche, c'était bon pour Québec, mais nous voici à Ottawa : aussitôt changement à vue, Là, le gouverneur-général a manqué, lui aussi, à tous ses devoirs.Aurait-il donc méconnu la suprême auto- autorité du peuple ?Aurait-il donc oublié qu\u2019en ce pays, c\u2019est la majorité qui règne ?Aurait-il fait un coup d'Etatà la Letellier, au mépris de la justice, de l'équité et de la constitution ?Vous n'y êtes pas.Lord Stanley de Preston a manqué à ses devoirs cn n\u2019appelant pas à la succession de Sir John MacDonald qui avait une bonne majorité en parlement M, Laurier, le chef de l\u2019opposition.Et voilà ! Et le droit des majorités, et le respect de la volonté du peuple exprimée par l'électorat, qu'en fait le journal si chatouilleux à cet égard, en ce qui regarde l\u2019anministration actuelle de la province ?I s\u2019en moque comme de Colin Tampon.Les députés ?mais ça s'achète, cette den- rée-là, et M.Laurier aurait bientôt fait de s'en procurer une bonne douzaine pour se constituer une majorité.Il est vrai que le peuple souverain ne les avait pas précisément élus pour aller de ce côté là ; mais que lui importe l\u2019électorat, quand il s'agit de M.Laurier ?Il faut être préparé à bien des choses étranges de la part des organes de parti ; -| mais il est rare, heureusement de rengontrer autant de cycisme que la Patrie n\u2019en étale dans ses colonnes.Ce qui est blanc à Québec, est noir à Ottaws.Le même acte, taxé ici de tyrannic insupportable devient là bas le devoir tout tracé.Quant au cher pouple avec ses droits souverains, on le fait sortir de sa boîte quand l'intérêt de la clique le demande, Quand il devient importun, commo à Ottawa, où il a eu le mauvais goût d'élire une majorité du mauvais côté, on ferme la boîte sans cérémo- nic et tout est dit.Fargeuse de Patrie, va ! \u2014\u2014-\u20142\u20142marr et > re rer rte \\ JOURNAL DES CAMPAGNES + 5 .AU PUBLIC Il y a eu.un an le 1er août dernier que nous sommes devenu propriétaire du Courrier du Canada, Durant cette année, la circulation de notre journal a doublé.Et notre édition hebdomadaire,le Journal des Cam pagnes a pris un nouvel essor, Ce mouvement de progrès s'accélère depuis quelques semaines.Nos dépôts se multiplient, les abonnements aux deux éditions nous arrivent de toutes parts, et nous augmentons tous les jours notre tirage.Désormais, sur le terrain de la publicité, nous pouvons lutter sans crainte avec les feuilles rivales jusqu'ici plus favorisées.Pour correspondre encore davantage À ces dispositions si favorables du public, nous avons décidé d\u2019abatsser le prix d'abonnement du \u201c Courrier du Canada\u201d de $4.00 & $3.00 Ainsi tous les abonnements futurs seront & $3.00 par année.Pour les abonnements édchus, ils de- wront être payés à $4.00 Les abonnés qui auraient payé d'avance à $4.00 auront leur abonnement marqué payé pour 16 mois au lieu de 12.Nous prions nos amis de faire connaître autour d\u2019eux cette réduction d'abonnement.Chacun de nos abonnés pourrait nous en donner un autre, et du -coup notre circulation doublerait encore une fois.Dans l'intérêt des causes que nous défendons, nous demandons à nos \u2018amis de faire une active propagande pour le Courrier du Canada.Qu'on y réfléchisse : si chaque abonné actuel nous en amenait un secoud, quel magnifique résultat pour la diffusion de nos idées ! On ne devra pas oublier que nous sommes seul à Québec, dans la presse quotidienne, pour faire la lutte conservatrice.Dorénavant voici donc quelles seront les conditions de l\u2019abonnement au Oourrier du Canada : Unan.83.00 Six mois.1.50 Quatre mois .1.00 D'ici à quelque temps nous voulons améliorer encore le journal, l'agrandir, augmenter le nombre des colonnes de lecture, donner à la rédaction plus de variété et de vie.Nous comptons sur le concours actif des amis de notre eause.THS.CHAPAIS, Dirccteur-propriétaire: Un voleur pincé Un cordonnier québecquois arrivé à Montréal depuis peu et se nommant Jean Larose, voulait sans donte faire à peu de frais une bonne journée hier.Après avoir volé une scie chez M.Geller, No 375 rue Craig, il alla la vendre chez un autre juif.Là, il s'empara d'un pardessus Imperméable, dans l'intention évidente encore d'en avoir de l'argent ailleurs.Mais il n\u2019a pas roulé plus loin sa * boule do neige \u201d\u2019.© propriétaire le saisit pour le retenir en attendant la police.Il s'ensuivit une lutte désespérée de part et d'autres, mais le droit finit par triompher.Larose a plaidé coupa- mais la sentence a été remise.Une lettre d\u2019avocat LE VOL CHEZ M.PINAULT Nous avons reçu de M.L.F.Pinault la communication suivante, que nous n'avons nulle objection à publier : Québec, 8 Octobre 1891, M.le directeur, Je dois vous informer que j'ai ce jour donné ma déposition devant son Honneur le juge Murray au sujet du vol avec effraction qui a été commis chez moi dans la soirée du premier octobre courant.: Je vous prie d'en prendre communication, cela pourrait pout-être dissipé la fausse impression sous laquelle vous semblez être, Je vois par votre journal que c\u2019est une affaire montée pour faire disparaître des documents compromettants, Vous m'acou- sez simplement d\u2019être de connivence avec certains compères dans cette affaire, J'ignore complètement où vous avez puisé vos renseignements, Je vous demande donc de contredire et rétracter tout ce que vous avez publié au sujet du prétendu coup monté.Si je ne reçois pas la satisfaction que je demande j'aurai à user du recours que la loi met à ma disposition, J'ai l'honneur d\u2019être Monsieur le directeur Votre tout dévoué L.J.PINAULT, Nous n'avons aucune observation à faire sur cette lettre, excepté celle-ci.Nous n\u2019avons porté contre M.Pinault aucune accusation.Nous n\u2019avous nullement accusé ce monsieur d\u2019avoir commis fun acte criminel ou déshonorant.Le fait est que nous n'avons pas parlé du tout de M, Pinault.Qu\u2019il relise nos articles et il s\u2019en eonvaincra.Nous avons dit que cette affaire d\u2019effraction nous paraissait une farce, et nous avons donné cours à la rumeur que des intéressés avaient fort bien pu faire disparaître eux-mêmes, du safe de M.Pinault et en son absence des docu- | ments qui étaient peut-être de nature=à les incriminer, Cette supposition vaut ce qu'elle vaut ; mais nous sommes assuré qu\u2019elle n\u2019a rien de criminel.Lors même que nous aurions accusé M.Pinault d\u2019avoir lui-même fouillé dans son propre safe, notre affirmation n\u2019aurait eu rien de libelleux, car M.Pinaulta le droit de visiter son safe et d'en retirer les objets qui y sont déposés.Tout ce qu\u2019on aurait pu conclure, dans un tel cas, cast que M.Pinault cherche 2 jeter de la poudre aux yeux du public.Mais nous n\u2019avons pas même été jusque là, et nous sommes absolument convaincu que notre position est inattaquable.Il est donc parfaitement loisible à M.L.F.Pinault de nous attaquer sur le terrain légal, où nous sommes prêt à nous défendre, s\u2019il n\u2019est pas satisfait de l\u2019insertion de sa lettre.EBOULEMENT FATAL A Sorel Sorel, 9.\u2014Hier vers trois heures p.m.un éboulement s\u2019est produit dans les excavations qui se font aoucllement rue de la Reine, à orel, pour la pose des tuyaux.Edouard Cantara qui était au fond a été recouvert d'une couche de terre et de pierres de neuf pieds d'épaisseur.Deux autres, Napoléon Latour et James Kane, furent aussi ensevelis jusqu\u2019au col seulement et on put les dégager en vie ; Latour est cependant assez sérieusement blessé.Lorsque l'on eut réussi à enlever les débris, une demi honre après l'accident, le pauvre Cantara était mort.Edouard Cantara laisse uno femme ct sept enfants, Assises criminel'es OUVERTURE DU TERME L'adresse au grand jury Le présent terme de la cour s'est ouvert ce matin.A dix heures, les honorables juges Bossé et Blanchet montent sur le banc.MM.Dunbar et Amyot, avocats de la couronne, sont à leurs sièges.On procède à l'appel des grands jurés et la cour condamne ceux qui sont absents à $5 d'amende, Voici les noms des grands jurés assermentés : Herbert M, Price, président ; Joseph H, Patry, Philibert Ouellet, Polycarpe Bégin, Georges Rouleau, Timothy McCarthy, Edouard Bergeron, François Gosselin, James Butler, Antoine Gosselin, Louis Brochu, Louis Demers, Bernard Lemay, C.E.Bal ler, Albert H.Furniss, Isidore Parent, Geo.B.Hall, Chs.Bergevin, Frederick Peters, John Jack, Thomas H.Norris.Son Honneur le juge Blanchet prononce alors l\u2019adresso suivante : MESSIEURS LES GRANDS JURÉS, Vous êtes appelés, par la volonté du législateur, à remplir en ce moment des fonctions aussi honorables pour vous qu\u2019importantes et utiles pour la société cn général, Vous êtes, en effet, conviés à prendre part à l\u2019administration de la justice criminelle dans ce district, à rechercher les auteurs des délits et.des crimes commis dans les limites de la juridiction de ce tribunal, à examiner la preuve qui vous est offerte relativement aux actes d\u2019accusation qui vous seront soumis et à livrer les accusés à la justice de leur pays, si vous êtes convaincus que cette preuve est suffisante pour vous justifier de leur faire subir leur procès.En vous confiant cette importante mission, la législature a cru avec raison que votre position dans la société et l\u2019intérêt que vous portez au bon ordre et à la fidèle observation au public en général une double garantie que les bons]citoyens recevraient de vous la protee- qui leur due et que les perturbateurs de la paix et les transgresseurs des lois seraient, sans hésitation et sans faiblesse, traduits par vous aux mains des cours de justice chargés spécialement, après un procès régulier, devant un juré compétent, de leur appliquer la punition qu\u2019ils méritent, Mais la loi ne s\u2019est pas contentée de cette garantie.,( Elle a voulu de plus que vos devoirs fussent remplis sous le sceau du serment.En prêtant ce serment qui vient de vous être lu, vous avez pris envers Dieu ct envers votre pays, l'engagement de mettre de côté vos préjugés et vos passions, de n\u2019écouter que la voix de votre conscience et de remplir vos importants devoirs avec l\u2019impartialité, la droiture et la fermeté que l'on est en droit d'attendre de juges impartiaux et éclairés, animés du désir de rendre justice À tous sans égard à leur influence ou à leur position.Pour accomplir vos importants devoirs, vous n\u2019êtes pas tenus de faire le procès du prisonnier, S'il y a une preuve suffisante que l'acte d'accusation est fondée, vous devez la rapporter comme telle et laisser le procès s'instruire devant le petit jury qui seul a le droit de prononcer la culpabilité du prisonnier après l'audition des témoins et l\u2019examen | de toutes les circonstances de la cause.Douze d\u2019entre vous au moins doivent concourir soit pour rapporter soit pour rejeter un acte d'accusation.Si vous rapportez l'accusation comme fondée, votre président éorit au dos les mots True bill, et si vous le rejetez, les mots No bill.Dans tous les cas, ce rapport doit être signé par votre président.Les noms des témoins sont inscrits sur l'acte d'accusation.Ces témoins doivent être examinés sous sorment prêté devant votre président en la forme ordinaire.Il est de votre devoir d\u2019examiner tous les témoins ainsi indiqués avant que vous puissiez rejeter une acte d'accusation.Cependant, si après en\u2019 avoir entendu quelques-uns, vous êtes d'avis que l'accusation est suffisamment prouvée, vous pouvez vous dispenser d'entendre les autres, Après l'examen de chaque témoin votre président écrit les initiales à la suite de leurs noms.Cette formalité est strictement exigée par la loi.Vous avez lo droit de visiter certains établissements publics, tels que les prisons, les asiles et autres institutions subventionnées par l'Etat ct de faire rapport sur la manière dont ils sont tenus en autant que !a santé ct la morale des personnes qui y sont détenues sont concernées.Vous avez aussi le droit de vous enquérir du fonctionnement de certaines lois d'intérêt général entre autres celles qui concernent la santé!publique, .Lu presse à depuis quelque temps attiré l\u2019attention du public sur existence et le développement dans les limites de la cit,é de certaines maladies dangereuses et contag'eu- ses qui peuvent avoir des résultats désastreux sl des moyens énergiguescet efficaces ne sont pas employés pour en prévenir les funestes effets.Il n\u2019est que juste de tenir compte de certaines mesures adoptées tout dernièrement pour la suppression du danger qui nous menace, mais la gravité de la situation et les morts qui peuvent en être la conséquence, vous font un devoir de vous occuper de cette question et de faire à ce sujet toutes les suggestions que vous croirez compatibles avec l'intérêt public.Le nombres des accusations qui vous seront soumises est limitée et ne contient pas d\u2019offenses d\u2019une gravité exceptionnelle ou qui nécessitent de ma part aucune instruction spéciale.; Je suis convaineu que dans l\u2019accomplissement de vos devoirs vous montrcrez l'intelligence et le zèle que le tribunal et le pays sont en droit d'attendre de vous, ct si dans le cours de vos délibérations, qui doivent être gardées sous secret, vous désirez avoir des instructions ou des explications additionnelles, la cour et les officiers du tribunal seront toujours prêts à vous les fournir.Après l\u2019adresse au grand jury on procède À l'appel des petits jurés.Tous ceux qui sont absents sont condamnés par la cour à $5 p'amende.M.Pentland, C.R., demande que Joseph Gauthier, soit exempté de seryir comme petit juré parce qu\u2019il est qualifié comme grand juré.La cour décide que ce n'est pas une aison suffisante d\u2019exemption.Ovide Gauthier, Robert Grant et Edmond Sylvain sont exemptés de servir comme petits jurés, le premier parce qu'il est en Europe, le second pour maladie, et le troisième parce qu\u2019il paraît y avoir un cas de maladie contagieuse dans sa famille.M.Pentland, C.R.demande aussi qu'Amos J.Colston soit cxempté parce qu'il a servi comme grand juré au dernier terme de la cour criminelle.Décision réservée.Le procès des accusés de Ste-Anne cst fixé pour lundi.Celui d'Albert Godbout accusé de parjure est aussi fixé pour ce jour-là.Les procédures de la cour sont alors suspendues jusqu'à 3 heures.SÉANCE DE L\u2019APRÈS-MIDI À trois heures, les grands jurés rentrent en couret rapportent true bill dans les causes suivantes : William Waite, John Webster et James Cole, aésaut et attentat.William Waite, vol sur la personne.Michael Nolan, assaut avec intention d\u2019infliger des blessures corporelles graves.La cour est ensuite ajournée à lundi matin, à 10 heures.-L\u2019affaire de Ste-Anne True bill contre Ouellet accusé * d\u2019incendiat Procès d'Albert Godbout accusé de parjure 12 Octobre 1891.A dix heures les honorables juges Iossé et Blanchet montent sur le banc, et on fait l'appel des petits jurés.-Bte Martin, l\u2019un des accusés de Ste- Anne de la Pocatière est mis en accusation et plaide coupable.Vu que la Couronne n\u2019insiste pas sur une punition exemplaire, que l'accusé est pauvre, que ce procès a dû lui occasionner des dépen- scs et que l\u2019accusation pèse depuis plus d'un an sur l'inculpé, la cour ne le condamne qu'd la plus petite amende qui est d'une piastre.Les grands jurés entrent alors en cour et rapportent true bill contre James Cole accusé d'attentat et contre Octave Ouellet accusé d'avoir mis le feu à sa maison lors du dernier incendie au Cap-Blanc, James Cole, accusé d\u2019atlentat sur la personne d'Annie Stott est mis en accusation et plaide non coupable.OoTAVE OUELLET, accusé d'inceudiat est ensuite mis en accusation et plaide non coupable.M.F.X.Lemieux comparaît pour le prisonnier ct demande un jury mixte, Le procès est fixé pour mercredi.On commence alors le procès d\u2019Albert Godbout accusé de parjure pour avoir déclaré Sap sous serment, le 9 mai 1890, dans unc action en dommages de Simard vs Fortier qu\u2019il'avait donné avis d'une annulation d\u2019élection muni- F scipale à telle date tandis qu\u2019il apparaît que c'est à une date toute différente.MM.Fitzpatrick ct F.X.Lemieux comparaissent pour le prisonnier ct demandent pn jury mixte, La Couronne s\u2019y objecte.Comme la question est laissée à la discrétion du tribunal, la cour accorde l\u2019application, vu que l'avocat de l'accusé n\u2019était pas présent en cour quand la demande aurait À être faite.Un jury mixte est alors assermenté ct on procèdo à l'audition des témoins, PuirirPEe MALOUIN député-protonotaire de la Cour Supéricure est le premier témoin.Il produit le dossier dans la cause de Simard vs Fortier, L'enquête dans cette cause est commencée le 8 mai 1890, et Albert Godbout l'accusé, à été entendu comme témoin le 8 et de nouveau le lendemain le 9.Les dépositions paraissent avoir été signées par MM.Bélinge et Malenfant, sténographes.Transquestionné par M.F, X.Lemieux, le témoin dit qu\u2019il n\u2019était pas présent à l\u2019enquête ct que tout ce qu\u2019il connaît provient de la lecture du dossier.M, N.CAMPBELL, protonotaire de la cour Supérieure, dit qu\u2019il a signé le dossier mentionné dans la déposition précédente.Transquestionné par M, FIrZPATRICK, \u2014 Le témoin dit que I'accusé, Albert Godbout, a été enteudu sous scrment le 8, et il n\u2019a pas été assermenté de nouveau, quand il a été entendu le 9 in rebuttal.ALEX.BELINGE, \u2014 Sténographe officiel depuis 12 ahs, a agi comme sténographe assermenté dans cette cause de Simard vs Fortier et c\u2019est ini qui, le 8 mai 1890, a pris la déposition en chef de l\u2019accusé.Narcisse DMALENFANT, \u2014 Sténographe officiel, a pris la déposition in rebuttal de Paccusé le 9 mai 1890.; C'est M.J.F.Dumontier qui, sous la dictée du témoin, a transerit au typewriter, les notes sténographiques du témoin.La transcription n\u2019a pas été comparée avec les notes sténographiques.J.F.DUMONTIER.\u2014 Est celui qui a écrit au type-writer, sous la dictée du témoin Malenfant les notes sténographiques.Il corrobore lc témoignage de-ce dernier.M.Fitzpatrick demande alors que I'indictement contre l'accusé, soit mis de côté, parce que d\u2019après la preuve faite jusqu\u2019à présent, il appert que Godbout a été assermenté le 8 mai 1890, dans sa déposition en chef, et qu\u2019il ne l'a pas été dans l'examen in rebuttal le 9, et qu\u2019il aurait dû l\u2019être.MM.Dunbar ct Amyot prétendent le contraire, La cour réserve sa décision ct les procédures sont suspendues jusqu'à 2 heures.SÉANOE DE L'APRÈS-MIDI L'accusé Albert Godbout neqnitté A deux heures la cour a rendu sa décision sur l'objection de M.Fitzpatrick et a déclaré l\u2019objection fondée.La couronne a alors abandonné la poursuite contre Albert Godbout, et sur les instructions de la cour, les jurés ont rendu un verdict de non coupable contre l'accusé, Les grands jurés ont rapporté truc bill dans les causes suivantes : Narcisse Beaulé, vol de lettres.Charles McKibbin, assaut ec batterie.Pierre Rhéaume, attentat.Edouard Frenette accusé d'avoir mis en circulation un billet de banque forgé.Le procès de Chs.MeKibbin est fixé pour demain.La cour s'ajourne ensuite à dix heures demain.13 octobre 1891 Présidence des honorables juges Bossé et Blanchet.Le procès de McKibbin pour assaut est remis à jeudi.Narcisse Beaulé, facteur du bureau de poste, accusé de vol de lettres d'argent, comparaît à la barre ct plaide non coupable.Son procès est fixé à samedi.M.Lemieux est son avocat.La cour est suspendue jusqu\u2019à 11,30 pour recevoir quelques rapports des grands jurés, La séance de la cour criminelle s\u2019est continuée à 11.30 sous la présidence de l\u2019hon, juge Blanchetes grands jurés ont rapporté accusation fondée contre Marie Desbiens épouse de J.Bouchard, pour larcin.La cour s'est ensuite ajournée jusqu'd demain matin.Les grands jurés ont visité cet aprés-midi les institutions publiques et feront rapport domain, rr ernment > > \u2014\u2014 > (JOURNAL DES CAMPAGNES | - : Un excédent de $2,237,650 EEE Les officiers du département des finances ont définitivement clos les livres pour l\u2019année fiscale 1890-91, terminée le 30 juin dernier, Et la Gazette Officielle de samedi nous apporte le résultat suivant pour les opérations de cette année financière : REVENU : Douanes.\u2026\u2026\u2026 $23,399,386.02 EXCISC.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 2nccversres 6,876,627.62 Département des postes.2,515,823,44 Travaux-Publics y compris les chemins de felvieiecrieeinnnennnn 3,692,875.25 Divers.ceee.ue ree 2,028,385.17 Total.eee $38,5613,097.50 DEPENSES.cceen anne.$36,275,447.15 Si l\u2019on compare le chiffre des dépenses et celui des revenus, on obtient le chiffre suivant, comme surplus : Revenu.*.\u2026\u2026.S38,513,097.50 Dépenses.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.» 36,275,447,15 $ 2,237,650.35 Voildl un nouveau surplus, de $2,237,650 au crédit du gouvernement de la Puissance.Pendant ce temps le déficit se creuse à Québec.Le découvert de la présente année fiscale, pour les opératiens ordinaires seulement, sera de $600,000 au bas mot.Le contraste est frappant.AP PP Pm e\u2014arra som, , FUNERRILLES DE PARNELL Foule imutense 125,000 hommes « \u2014 Tout a ete paisible Londres, 11 octobre \u2014Les funérailles de Charles Stewart Parnell ont eu lieu aujour- d'hui à Dublin au milieu d\u2019un immense concours de peuple.On n'avait rien vu de semblable depuis le jour d\u2019OConnell.À l'arrivée du steamer Holyhead à Kingstown avec les restes de Parnell, des milliers de personnes ont fait cortège au cercueil.A Dublin la bière a été portée sur les épaules de six nationalistes irlandais, jusqu\u2019à l\u2019église St-Nicholas où le recteur a récité le service de l'Eglise d\u2019Irlrnde, La procession s\u2019est ensuite reformée avec le cerceuil escorté par des centaines de sociétés irlandaises et par des milliers de citoyens, jusqu'à l'Hôtel-de-Ville, où la bière fut déposée sur un magnifique catafalque, aux pieds de la statue du grand O'Connell.La foule a alors été admise à défiler devant le cerceuil.Le défilé a duré trois heures.Le courant humain a coulé sans interruption trois heures durant.À trois heures moins quart, la procession est partie pour le cimetière ; le char funèbre était traîné par six chevaux noirs, et entouré par les collègues parlementaires de Parnell.Au moment où le cortège s\u2019est mis en marche le soleil a percé lesnuages.125,000 hommes ont pris part à cette funèbre procession.À l\u2019entrée du cimetière une plate-forme avait été érigée pour déposer la bière ct l\u2019ex- oser encoro quelque temps aux regards de la oule, A 6 heures comme la masse du peuple défilait encore, ct que les ténèbres arrivaient il fallut transporter le cercueil à la fosse où il fut descendu en présenco du lord-maire de Dublin, des députés, et des parents du défunt.La poussée de la foule était terrible.Les cris des femmes, les plaîntes des enfants, se mélaient à la récitation des prières par le clergé.Il était sept heures du soir quand les amis du chef défant ont quitté le cimetière.Tons les journaux sont unanimes à dire que cette démonstration est une des plus grandioses que l'Irlande ait jamais vues, rt pr rar \u2014 Difficile a resoudre INTERPRETATION MINISTERIELLE Il importe de répéter souvent les mêmes arguments pour bien eu pénétrer Pesprit public.M.Mercier a dit dans sa lettre au lieutenant-gouverneur que le statut n\u2019était pas limitatif, quant au paiement des dettes privilégiées.Or le gouvernement lui-même a interprété le statut, comme étant limitatif.Que signifie en effet cette lettre d'instructions du premier ministre par intérim à M.Chrysostôme Langelier : \u2018\u2018 L.E, N.1356, LR, No.638, Département des Travaux-Public.Québec, 24 avril 1891, J.C.Langelier, Ber, sous-régis- traire de la province de Québec, Monsieur, comme vous avez été nommé commissaire spécial par ordre en conseil No, 238, en date du 23 courant, pour y payer les réclamations contre la Cie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, conformément aux dispositions de l'ordre en conseil No.237, adopté le 23 de ce mois, je crois devoir vous autoriser à faire de saite l'examen et la vérification de ces réclamations en sonffrance, ct d\u2019établir lesquelles doivent être considérées comme dettes privilégiées et légitimement dues par la Compagnie, ou les entrepreneurs ou sous- entrepreneur, du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, ou sur les sections de ce chemin s'étendant entre l'extrémité du 20ème mille et celle du 70e mille, au-delà de la petite rivière Cascapédia, dans la direction de Paspébiac, suivant les prescriptions et conditions mentionnées dans le dit ordre en conseil No, 237 ; et, lorsque vous serez en mesure de me soumettre des états détaillés, avec pièces à l'appui, des réclamations privilégiées contestées ou non, dont le paiement pourra être fait par vous en conformité du dit ordre en conseil No 237, et de l'acte y mentionné 54 Viet, chap.88, clause 1, paragraphe J, je ferai mettre à votre disposition,au fur et à mesure que vous en aurez besoin, les montants requis pour effectuer le paiement des réclamations privilégiées approuvées, ou dans lesquelles un jugement ou une sentence arbitrale aura été prononcée, et cela au moyen dc réquisitions faites par lv soussigné 4 I'b rable Trésorier provincial, sur la subves tion de 800,000 acres de terre, convertie en argenu, et qui a été accordée par le statut (paragraphe j), pour aider à compléter et équiper le dit chemin de fer sur une distance de 80 milles suivant que déterminé dans ce même statut ; à la charge par vous de me présenter, à demande, un état détaillé spécial ou général, des montants que vous aurez payés à même les fonds ainsi mis à votre disposition, avec un rapport général, appuyé de quittances ct autres pièces justificatives, sur le résultat de vos opérations : le tout suivant les rescriptions et conditions arrêtées dans le dit ordre en conseil No 237, et dans le dit acte 57 Vict., chap.88, paragraphe j ; les dépenses nécessaires auxquelles donneront lieu ces vérifications et ces réclamations privilégiées approuvées ou adjugées, devant être imputées sur la susdite subvention convertie cn argent, et vous être payées sur la présentation de vos comptes détaillés, Je demeure, Monsieur, Votre dévoué serviteur, (Signé) P.GARNEAU, Commissaire.\u201d Voilà bien le paiement des réclamations limité aux réclamations privilégiées.Comment se fait-il que M.Langelier ait passé outre et ait payé les $175,000 dont $100,000 sont allées à M.Pacaud ?Voilà une question difficile à résoudre.5 Mariago Hier, a cu lieu à Ja résidence de M.J.I.Lavery, beau-frère du marié, le mariage de M.J.Anatole Mailloux, fils de M.J.A.Mailloux, avec Madame Carleton, née Isabel Blake.Le mariage a été célébré par le Rév.Messire Bélanger, curé de St-Roch.Des cadeaux nombreux et très riches ont été donnés par les parents et amis, L'heureux couple est parti pour Montréal, d\u2019où ils se rendront à New-York pour prendre passage sur la Bretagne en partance samedi matin pour la France.Ils passeront deux ans en Europe.LA VIE PRIVÉE CE QUI EST UN SCANDALE L\u2019Electeur de ce matin a publié un article intitulé La vie privée, que nous ne voulons pas laisser passer sous silence.L'organe ne semble pas du tout comprendre la différence qu\u2019il y a entre la vie privée d\u2019un homme et ses actes publics, Répétons lui la leçon que nous lui avons déjà donnée.La vie privée c\u2019est le sanctuaire de la famille, ce sont les actes du père, de l\u2019époux, (du chrétien, dans son existence quotidienne, ce sont les mœurs intimes, les habitudes particulières, les relations du sang ou de l'amitié.La vie publique, ce sont les actes qui saisissent l\u2019attention de la foule, qui s'accomplissent au dehors du foyer, qui affectent la société, qui intéressent le public en général.Nous n\u2019avons jamais prétendu que les actes politiques d\u2019un homme sont du domaine de la vie privée.Quand la presse libérale a parlé des enquêtes d'Ottawa, de l\u2019affaire McGreevy, de l'affaire Sénécal, etc, nous n\u2019avons jamais crié à la violation de la vie privée.Mais nous entendons avoir le droit de parler des turpitudes de la Clique, sans qu\u2019on nous oppose ce cri.Lorsque M.Pacaud s'achète une maison coûtant $8,000 à même les $100,000 d\u2019un subside voté par la Législature, nous voyons là un scandale public, et nous le disons à haute voix, et personne ne nous empéchera de le dire, Un homme politique peut avoir de la fortune, étre millionnaire, sans en devoir compte à qui que ce soit, lorsque lo source de sa richesse est connue et légitime.Mais lorsqu\u2019un politicien pauvre devient riche tout-à-coup, et qu\u2019il éclate autour de lui mille affaires véreuses, alors sa fortune est un scandale permanent qui devient justiciable de la presse et de l\u2019opinion.L\u2019Electeur est-il capable prendre cela ?LES PAGHAS OF LA \"CLIQUE\" PITOYABLE PARALLELE On lit dans l\u2019Electeur : Sir Hector peut posséder uno maison richement montée à Ottawa, une maisonnette, comme dit modestement le Courrier du Canada, sur la rue St-Louis à Québec ; il peut spéculer avec son ami M.McGreevy sur la propriété à New-York, cte.L'Electeur ment purement et simplement.Sir Hector n\u2019est que locataire de la maison qu\u2019il occupe, rue St-Louis ; il n'a jamais spéculé, ni avec M.Me Greevy, ni avec qui que cè soit, sur ls propriété à New-York ; il n\u2019y possède pas une pierre.Pauvre Sir Hector ! .Il fait bien petite figure à côté des pachas de la Clique.Et dire qu\u2019il a été au pouvoir pendant un quart de siècle, et que des jeunes ministres de deux ans se bâtissent des \u2018palais de 925,000 ! : Faut-il être naïf ! de com- Variole On rapporte plusieurs cas de variole dans les isses du district situées le long de 1 ligne du Pacifi ue, _ Le Dr Beaudry est parti cet après-midi pour coustater ce fait. Ce fameux emprunt 84.000,000 a 7 POUR CENT Operation onérecuse Voici la circulaire que la Banque de Paris et des Pays-Bas a adressée aux prêteurs français, lors de l'émission de J'emprunt des $4,000,000 contracté par le gouvernement Mercier : 13 juillet 1891, Le Gouvernement de la Province de Qué- bec\u2014Canada\u2014émet, en vertu d\u2019une loi votéé À la dernière législature et approuvée par le Lieutenant-Gouverneur : 40,000 Obligations 4 070 à court terme ou Bons du Trésor de la Province de Québec, de Fr.500 chacune, remboursables dans deux ans, soit le 15 juillet 1893.Ces obligations sont munies de coupons semestriels de 10 francs payables les 15 janvier et 15 juillet de chaque année.Le paiement des coupons et le remboursement des titres s'effectuent à Paris, aux caisses de la Banque de Paris et des Pays-Bas et du Crédit Lyonnais.Ce paiement est exempt de tous droits ou charges quelconques dans Ta Province de Québec.Il n\u2019a également, aux termes des lois existantes, aucune retenue à supporter en France.Le prix d'émission, pour les Obligations portant jouissance du 15 juillet courant et Tevêtues du timbre français, est fixé à : 490 francs PAYABLE COMPTANT Ce prix assure aux souscripteurs un revenu net de 5.1O 070 par an.: En effet, pendant la période de deux ans, ui représente le maximum de la durée des obligations, les porteurs toucheront : * 1o 4 coupons de Fr.10 chacun.\u2026Fr.40 \u201c 20 La prime de remboursement.\u2026 10 « ENSEMBLE.0.Fr.50 ¢¢ ee qui, sur un capital déboursé de Fr.490, correspond à un rendement de 10.20 070 pour deux ans ou de 5.10 070 pour un an.Le gouvernement s'est réservé le droit, à partir de la fin de la première année et moyennant un préavis de trois mois, de rembourser par anticipation, à Fr.500, les titres du présent emprunt.S'il était fait ussage de cette faculté dans un an, le rendement, pour l'acheteur à Fr.490, serait porté de 5.10 à 6.12 070.oo L'emprunt, aux termes de la loi qui en a autorisé la création, est principalement destiné à faire face à des subventions de chemin de fer et à des travaux d'utilité publique.Le Gouvernement de la Province de Québec trouvant que les circonstances actuelles ne permettaient pas d'obtenir pour un emprunt 34 ou 3 070 à long terme, un cours en Tapport avec le crédit dont jouit le pays, a décidé de ne faire qu\u2019une opération de trésorerie ayant un caractère tempo- poraire et de s'adresser, pour le placement, au marché français où les fonds de Québec sont déjà connus et appréciés.Il y a, en effet, sur la cote officielle de la Bourse de Paris.deux emprunts de la Province de Québes, \u2014l\u2019emprunt 4} 070, émis en 1880, coté au pair, et l\u2019emprunt 4 070, émis en 1888, coté à 97 070.Le taux de capitalisation de ces emprunts est dont établi depuis plusieurs années aux environs de 44 070, alors que la nouvelle Obligation rapporte un peu plus de 5 070.La province de Québec, qui fut colomie française pendant plus de deux cents ans et ui a porté longtemps lc nom de Nouvellence est une des plus importantes provinces de la Confédération Canadienne, Elle renferme les deux ports principaux du pays Montréal et Québec.Sa dette consoli ée, motivée en grande partie par des subventions aux chemins de fer, s'élève à 110 millons de francs.Dans le cas où il vous conviendrait d'acquérir un certain nombre d\u2019Obligations de la Provin-ce de Québec, nous vous prions de vouloir bien nous transmettre vos ordres le plus promptement possible.Les demandes seront servies au fur et à mesure qu\u2019elles se produiront, jusqu'à conourrence de la quantité totale dont nous disposons.Recevez l'assurance de nos sentiments distingués.BANQUE DE PARIS ET ; .DES PAYs-Bas, D'après cette circulaire on constate que les prêteurs français vont retirer de la province de Québec 5 010 et peut être 6.12 0[0 pour leur argent.Veilà un joli taux ! A JOURNAL DES CAMPAGNES se EE EE EEE, Et ce n\u2019est pas tout ce que ls province aura à payer.Ily a en sus la commission raisonnable dont a parlé M.Mercier.Nous sommes assuré que, avec cette commission raisonnable, la province se trouvera à payer 7 070 pour cet emprunt de $4,000,000.Sept pour cent sur $4,000,000 cela fait $280,000, C\u2019est un lourd fardeau pour une province qui a déjà un déficit de$600,000: Et voilà l\u2019un des bienfaits du régime Mercier ! Les finances federales EN PLEINE PROSPERITE Nous avons donné hier les chiffres du revenu et de la dépense pour la dernière année fiscale, Voici l'analyse de quelques autres états que contient la Gazette Officielle de samedi.La dette publique à la fin de l'année était comme suit : Dette brute\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.$289,956,407 Actif.u\u2026susse eageseseenes wee.52,158,733 \u201c Dette nette.ee.$237,797,674 La dépense au compte -du capital de l\u2019année a été comme suit : Travaux-Publics, chemin de fer et canaux.$3,011,600 Terres fédérales.93,582 Chemins de fer subvention- MÉS.onc00 000000 ere sacace ss 1,265,706 Total.$4,470,888 Les rapports concernant la présente année continuent à être très favorables bien qu\u2019il y ait eu une diminution dans le revenu des douanes par suite de l'abolition des droits sur le sacre.Le revenu en septembre a été de $3,175,880 et la dépense de $1,847,472, Le revenu pendant les trois mois de l'exercice en cours a été $8,815,533 et la dépense de $5,333,885, accusant un surplus de $2,981,648.L'état de la dette publique au 30 septembre était : Dette brute.sascccs $290,329,439 Actif.0sensronscecoone 54,902,267 Dette nette.\u2026.\u2026.$235,425,172 Montrant une diminution de la dette nette, depuis le 30 juin, de $2,327,401.Les dépenses pour les trois mois au compte du capital a été comme suit : Travaux publics et-chemins de fer et CANAUX.$360,941 Terres fédérales.ss\u2026svocccos.10,438 Subsides aux chemins de fer.235,865 Total.$607,244 Tous ces chiffres nous donnent une idée trés favorable de la situation des finances fédérales.\u2014\u2014tl > re MORT DE M.JOHN C.O'DONNELL Nous apprenons avec peine la mort de M.John C.O'Donnell, avocat de la société légale O'Donnell et Parent, décédé aujourd\u2019hu, à l'âge de trento-huit ans, à sa résidence du Gros Pin, chemin de Charlesbourg.Doué d'une âme d\u2019élite, distingué d'esprit et de cœur, notre pauvre ami jouissait de l\u2019estime sincère de ses confrères au barreau et dc tous ceux qui l'ont connu, Ses funérailles auront lieu jeudi matin.DBangereusement malade Nous regrettons d'apprendre que M, Achille Fortier, de Ste-Marie de Beauce, est dangereusement malade.M.Mercier responsable UNE SERIE D'ILLEGALITES Dans une série d\u2019articles, nous avons démontré à la satisfaction du lecteur sérieux : lo Que le subside en terres des 800,000 acres n\u2019a jamais été converti en argent, et que le gouvernement l\u2019a payé en argent, en violation flagrante de la loi ; 20 Que le gouvernement a payé en bloc le subside qui n\u2019était payable que graduellement, tant par mille, à mesure que les travaux étaient faits ; 30 Que le gouvernement a payé à même ce subside une réclamation qui n\u2019était pas privilégiée, en dépit des dispositions du statut et des déclarations du premier-ministre ; 4o Quele gouvernement a payé les $175,000 sans ordre-en-conseil, par lettres de crédit, éludant ainsi tout contrôle et toute autorité.Nous croyons que tous ces points, laissant de côté la question du boodlage des $100,000 pour le moment, sont et seront établis au delà de tout doute.Or M.Mercier à pris là-dessus une position bien tranchée.Il a affirmé que tout ce que le gouvernement a fait était régulier, et il en a assumé l\u2019entière responsabilité, Nous citons sa lettre au lieutenant- gouverneur : Voilà, qu\u2019il plaise à Votre Honneur toute cette affaire du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, en autant que le gouvernement y est concerné.Il est bien établi, par ce qui précède, gue tout ce qui a été fait est légal, en conformité avec le statut et les arrêtés en couseil, approuvé par vous.J'ajouterai, sans craindre la contradiction, que l'action du gouvernement, à ce sujet, esé parfaitement honorable et dans l'intérêt public.Et dans son discours au caucus des députés, M.Mercier s\u2019est écrié : L'enquête va se faire.J'espère qu'elle sera impartiale.Je suis convaineu qu'elle révèlera moins que ce qui est devant le public.Or, ce qui est devant le public ne révèle aucune culpabilité de la part des ministres.Je crois que la transaction faite par les ministres est légale, honorable et dans l\u2019intérêt public.Elle est légale, parce que le subside voté par la Législature n\u2019a été payé qu\u2019aux conditions requises par la loi.Je ne crains l\u2019opinion d'aucun homme de profession sur ce point.J\u2019en suis arrivé A la eonclusion, non seulement que je pouvais, mais que je devats prendre la responsabilité de Vacte do mes collègues, tout en répudiant l'affaire Arms- trong-Pacaud de toutes mes forces.Ainsi donc le premier-ministre est moralement et constitutionnellement responsable de l\u2019action de son gouvernement dans cette affaire de la Baie des Chaleurs, Tous les ministres sont solidaires, et M.Mercier est aussi coupable de toutes les illégalités qui ont été commises que s\u2019il eut été présent, puisqu\u2019il les approuve et les ratifie.C'est un point qu\u2019il importait de bien mettre en lumière.-_ .LA \u201d PATRIE \" ET L'ENQUETE L'ATTITUDE DE NOS AMIS La Patric de vendredi publiait les lignes suivantes : M.Casgrain a demandé qu'on lui donne l'attitude de poursuivant publie.Sa motion et son discours signifient que lui et ses collègues s'attendent à traiter les ministres, les aviseurs du lieutenant-gouverneur, les représentants de la majorité parlementaire, cn accusés, en coupables, Où en sommes-nous arrivés ?- Il y a donc des hommes dans cette province qui sont résolus à rompre avec les institutions constitutionnelles.Nous n'osons pas croire que le parti conservateur va consentir à entrer dans cette voie, à approuver les théories rétrogrades et funestes dont messieurs Hall et Casgrain prennent la responsabilité.Plus les procédures de l'enquête marcheront, plus l\u2019illégalité et les périls au point de vue de l'avenir en apparaîtront.L'ambition et le désir immodéré du pouvoir font faire bien des choses, La Patrie nous permettra de lui dire qu\u2019elle n\u2019y est pas du tout.MM.Casgrain, Hall et Cook, devant la Commission royale, ont pris l\u2019attitude que les commissaires royaux de 1873 auraient désiré voir prendre à quelque partie se constituant représentant de l\u2019intérêt public : Les commissaires en entreprenant l'enquês te qu'ils avaient reogu ordre de faire, avaient espéré que toute la direction ne serait pas D ; P laissée entre leurs mains, que l'honorable M.Huntington ou quelqu'un qui croyait que les accusations mentionnées dans lu commission Pouvaicntêtre prouvées par le témoignage aurait conduit l'enquête devant eus ; et ils avaient résolu, dans ce cas, non seulement d'accepter cette aide dans l'enquête, mais d'accorder au promoteur au moins la même liberté d'action dans la manière de procéder que celle qui est accordée aux officiers reconnus dans les cours de justice dans les enquêtes judiciaires, et aussi de donner aux membres du gouvernement la même liberté d'action pour se défendre, (Journaux de la chambre des Communes, vol, T, appendice No 1, p.3.) Cette expression d'opinion des hono- tables commissaires royaux de 1873 justifie amplemement la ligne de conduite adoptée par nos amis, -\u20142-e-\u2014
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