Journal des campagnes, 2 juin 1892, jeudi 2 juin 1892
[" SA = L'industrie a = : JOHNSON Of Caps mme 2 mme Eee À ES Dos 7773 eve) BRS gricole doit toujours être la base de la richesse des nations.\u201cmare vs eaten Tlème Année JOURNAL Des Campagnes | - EDITION HEBDOMADAIRE \u201c Paraissant tous les JEUDIS ot contonant touto los nouvollos do la semnrino | ; Prix de l\u2019abonnement : UNE PIASTRE .POUR LA FRANCE : 10 FRANCS.Strictomont payable d\u2019avanco THS.CHAPAIS, _ DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRE LEGER: BROUSSEAU, .C\u2014forreur \u2014 | oo 11 & 13, RUE BUADE, H -V., QUEBEC AES S100000 DE LA BHE DES CHALEU RS ET L\u2019ANCIENNE COMPAGRIE - Nous recevons de M.L, J.Riopel la communication suivante au sujet des relations de l\u2019ancienne compagnie de la Baie des Chaleurs avee M.Armstrong.Il s\u2019agit du fameux paiement des $175,000 et de la manière.dont les anciens détenteurs de la charte ont été désintéressés par la nouvelle comragnie : Monsieur le Directeur, - En justice pour l\u2019Honorable Théodore Robitaille ct pour moi-même, jo vous prie de publier les quelques remagques suivantes, pour exciper respectueusement de l'impression préjudiciable, que le gouvernement de Québec paraît entretenir vis-à-vis de nous, rela fivement aux paiements qui nous ont été faits par le Syndicat Cooper, pour l'achat des droits et intérêts des anciens |\u201d actionnaires de la Compagnie du Chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Le procès verbal des Délibérations de l\u2019Assemblée Législative du 21 courant |' me \u2014\u2014\u2014.Sir Mexandre Lacoste Nous lisons dans la Patrie : L'honorable juge Lacoste est digne en tout point de la nouvelle distinction qui vient de lui être conférée et ses nombreux amis des deux camps puliti- ques applaudiront de tout cœur à sa bonne fortune.Nous nous joignons à eux pour lui offrir nos féfcitations les plus cordiales, Nous ne saurions mieux faire que de nous associer, en les reproduisant, à des félicitations parties d'une source aussi peu suspecte, -\u2014\u2014eP>-0 Pme _\u2014\u2014_+ ORDINATION DE M.L'ABBE PIERRE HEBERT Grâce 4 la bienveillance de Mgr I'Archevêque de Cyrène, la Ste Famille, I.O.jouissait Lier d\u2019un spectacle exceptionnel.Sous les yeux de ses parents et de ses amis, en cette église témoin de ses premiers vœux comme de ses premi- res joies, entouré de ces mille et uno at tentions que le cœur, d'un pasteur dévoué sait prodiguer à ses enfants spirituels, Monsieur l\u2019abbé Hébert recevait y des mains de Monseigneur L.N.Bégin À .o- .© Tonction sainte du sacerdoce.Rien ne peut rendre le parfum de piété, le cachet de vivre allégresse, et le saint enthousiasme de cette population si chrétienne de la Ste Fumille qui n'a rien oublié pour témoigner sa reconnaissance à l\u2019éminentissime prélat à qui clle était déjà si redevable.Monseigneur \u2018Me coadjuteur officiait pontificalement, M.l'abbé Rouleau, Principal de l\u2019Ecole Normale, remplissait la fonction d'archidiacre, MM.les abbés Morissette et Pelletier du séminaire celles de diacre et de sous-diacre M.I'abbé J.B.Garneau, scerétaire de Son Eminence, agissant comme maitre des cérémonies.Monsieur le Curé se fit, en termes très heureux cet venant du cœur, l\u2019interprète des sentiments de ses paroissiens, Il rappcla successivement les services que Mgr Bégin avait rendus À sa paroisse, même avant son élévation à l'épiscopat, et le remercia avec effusion pour cette dernière faveur que Sa\u2018Grandeur avait bien voulu lui accorder.Monsieur le curé de St-Jean qui avait tenu, la veiile, à saluer avec pompe le passage de Mgr l'Archevêque de Cyrène dans sa paroisse et dont le zêle avait été si spontanément secondé par ses paroissiens, assistait au chœur.M.l'abbé Pierre Hébert célébrait ce matin sa première messe dans cette ancienne et vénérable Eglise de Ste Famille, et toute la paroisse y assistait comme sux jours des grandes solennités, 27 mai 1892 TesrI0.\u2014\u2014\u2014>e\u2014 Ln traverse On a placé le bateau traversier South dans la cale-sèche Davie afin de réparer les avaries qu'il a éprouvées lors de sa collision avce le Québec.\u20ac'est lc Pilot qui fait le service à sa place.Le Pilot traverse à tous les quarts-d'heure, main- tonant.À la fin d\u2019avril, ls Cie.de la Traverse disait qu'il lui était impossible de faire lo service de quart-d\u2019heure avec les bateaux d\u2019hiver.: Que leur a-t-on fait pour qu'ils ma- .nœuvrent plus rapidement ?WHELAN vs PACAUD JUGEMENT POUR CAPITAL, INTERETS ET FRAIS , Mercredi matin, l\u2019hon.juge Andrews a rendu jugement dans la cause de Whelan vs Pacaud, en recouvrement du paiement d'un billet de $1200, signé par M.Pacaud en faveur de M.Whelan.L'hon.juge à maintenu\u2019 l\u2019action accordant au demandeur Whelan capital, intérêts et frais, L'hon.M.Flynn, était le procureur du demandeur, Whelan, et M.Pinault, l occupait pour M.Pacaud.EE NE IEE ITER: Mme Marie Louise Antoinette Roy, épouse du Dr P.M.Guay, député de Lévis aux Communes, est décédée mardi soir à 11.heures à St-Romuald, d\u2019une attaque d'apoplexie, compliquée de paralysie, Mme Guay était âgée de 40 ans et était la sœur du Ît-col.Roy de cette ville.Nous offrons à la famille affligée nos sincères condoléances, Les funérailles auront lieu samedi à St-Romuald après l\u2019arrivée du vapeur le Lévis.Le convoi laissera la maison mortuaire vers 10 heures.Pe PN EE LE MONUMENT DE MAISONNEUVE Ko es Le seulpteur pose ses conditious Montréal 26.\u2014 Les membres du comité du monument de Maisonneuve se sont réunis hier après-midi à l\u2019hôtel de ville.Le plan adopté a été exposé et soumis à la critique de l'assistance, M.Hébert, le sculpteur, était présent À la séance et a donné des explications sur les différents détails de la maquette.Ila dit qu'il lui faudrait au moins un an pour l'exécution de son œuvre.Il a ensuite discuté avec le comité les conditions de son entreprise.Le coût probable du bronze serait de $16,000.Il y aurait à fondre quatre grandes statues et quatre bas-reliefs à part la statue du fondateur de Montréal, l'écusson de Montréal et quatre mascarons jetant l\u2019au dans -le bassin de la fontaine.Lord Salisbury échape à un accident Londres, 27\u2014Hier aprés-midi, lord Salisbury passait sur la rue St-James, lorsque ses chevaux,prenant le mors aux dents, filèrent jusqu'à ce que la voiture se heurtaut sur quelque chose, tourna sens dessus dessous.On s'empressa autour du carosse ct lord Salisbury en fut sorti par les portes, Il n\u2019avait heureusement aucun mal.Son cocher est blessé, \u2014\u2014\u2014\u2014 mm Nouvelles militaires Le-caporal Davidson, du 8me Carabiniers Royaux, a obtenu le titre de champion des tireurs de son bataillon au concours qui a eu lieu à Lévis.Pour ce genre de concours, on choisit les trois meilleurs tireurs de chaque compagnie, sur six compagnies, il y avait donc hier 18 concurrents.Le concours de la ligue militaire commencera samedi à la cible du Camp des Ingénieurs à Lévis.Les concurrents qui sont au nombre de 80, se répartissent comme suit: 3 détachements du 8e bataillon ; 2 de la Batterie B ; 1 du 9e ; 2 de l\u2019association de tir de Lévis, soit huit détachements, comprenant dix militaires cha- oun, Ce concours de la ligue militaire est toujours trés intéressant et ordinairement un grand nombre de personnes y assistent, : Le Montréal et Sorel Plusieurs ouvriers sont aotuellement employés à réparer la voie et les réser- voire d'eau du chèmin de fer de Montréal et Sorel, par ordre du séquestre.On espère que la cour d\u2019Appel rendra jugement le 6 juin sur l'opposition de la compagnie Great Eastern à la vente par le gouvernement local.Si le jugement est favorable à la compagnie, la cirou- lation des trains sera reprise quelques jours après.Basin th ane JOURNAL DES CAMPAGNES nas; Ce BE QUI SITE.MOY VEUX LÉCISLATURE_ PROMNOIALE lère session, \u2014Bème parlement ASSEMBLÉE LEGISLATIVE Séunce du 27 mai.A 3.25 l\u2019Orateur occupe le fauteuil.Plusieurs rapports de comités et motions sont \u2018présentés.M.- MORRIS présente une motion demandant qu'il lui soit permis d\u2019introduire un bill constituant en corporation la compagnie de lumière électrique de de Montréal, M.PARENT propose que la société bienveillante de Québee soit constituée en corporation.M.LACOUTURE demande de constituer en corporation la compagnie du chemin de fer du fleuve St-Laurent.\u201c L'hon.M.PELLETIER, secondé par l\u2019hon.M.Casgrain, propose qu\u2019il lui soit permis de présenter un bill demandant de constituer en corporation l'école polytechnique de Montréal.M.HACKETT présente un bill constituant en corporation la Montréal Water Power Co.L'hon.M.TAILLON présente un bill relatif à Jä loi concernant les taxes d\u2019écoles de la cité de Montréal.Les bills suivant son présentés : Bills intulés :\u2014Loi amandant les Statuts refondus de la province de Québee, en abrogeant les sections 442, 443, 444, 445 ct 446, concernant l\u2019état des dépenses d'élection à être fourni à l'offi- cier-rapporteur \u2014 M.Déchêne.\u2018| Loi amendant l\u2019article 205 du code civil\u2014M.Tessier (Rimousk:) Loi amandant les articles 596 et 633 du Code de Procédure\u2014M.Tessier (Rimouski.) Loi concernant les taxes d'écoles dans la cité de Montréal.\u2014 L'honorable M.Taillon.La chambre se forme ensuite en comité des subsides et adopte les items suivants du budget.Certains items donnent lieu à que'que discussion, Relativement à l'item de l\u2019administration de la justice M.Déchêne veut avoir des explications au sujet des économies faites dans ca département.M.CASGRAIN répond que les réductions qui sont ncotionnées seront fuites\u2014ce qui ne s'est pas toujours fait \u2018sous certain gouvernement.\u2014Déjà une économie de $10,000 a été faite au bureau du shérif de Québec, et avant longtemps une réduction considérable sera faite dans le bureau du protonotaire, Quant aux procès intentés contre M.Mercier et ses complices, les reproches que fait le député de l\u2019Islet au sujet des dépenses encourues par les frais d'avocat ne sont pas mérités.Il ne s'agissait pas là d\u2019une question de dépenses mais d\u2019une question de bonne administration de la justice.Nous avons pris, dit-il, la res ponsabilité d\u2019accusatious portées contre des hommes ayant occupé une haute position, et les circonstances- de cette affaire étaient telles, vu la gravité des accusations et lu position des accusés, qu'il était nécessaire de retenir :es services d'avocats dittisgués.C\u2019est ce qui a été fait.À ce propos, M.Turgeon demande si |- le gouvernement a l'intention de réduire l\u2019indemnité des jurés, L'honorable Procureur-général répond que non, L'item 15, relatif aux prisons de réforme pour les garçons a fourni l\u2019occasion à l'hon.M, Pelletier de donner des explications sur ce sujet.L'\u2019hon.Secrétaire dit qu'il a constaté u\u2019il y avait cu des abus jusqu\u2019aujour- \u2019hui dans la manière de faire entrer un enfant dans les écoles de réforme du gouvernement.La loi qui a été présentée à ce sujet demandera au juge devant lequel comparaissent les orphelins, d'envoyer au gouvernement un précis de la preuve faite devant lui, demandant l\u2019in- ternemert de tel enfant dans une école de réforme.Il fait voir les abus qui ont - Été commis déjà ; on a constaté que des parents, lorsqu\u2019ils amenaient leurs enfants devant lo Recorder, faisaient.une preuve de convention ct les faisaient condamner À l\u2019internement daus les écoles du gouvernement.Il y avait là des abus qui ne se commettront plus avec la nouvelle loi, abus dont les conséquences retombaient sur le dos du gouvernement, Au sujet de l\u2019item relatif aux écoles normales pour lequel on demande $43,- 000, l\u2019hon.M.Pelletier a annoncé que le gouvernemont \u2018était en pourparlers avec les \u2018membres de l'Université pour passer un marché au sujet de la location du pensionnat de l'Université qui devra servir pour l\u2019École Normale, La pro- viuce, pour le moment du moins, n\u2019a pas le moyen de reconstruire l\u2019Ecoe Normale de Québec, et on a cru qu\u2019il était dans £es intérêts de donner suite au projet de la location da pensionnat de l'Université, Le marché sera soumis avant lon:xtemps à la chambre, La question de la construction de I'hdtel du Pacifique venantincidemment devant la chambre, l'hon.secrétaire pro- | vincial dit que certains journaux ont eu tort de jetér la faute sur le gouvernement de ce que les travaux de l'hôtel étaient retardés.Toute la diligence possible a été faite.Il faut bien comprendre que ce n\u2019est pas le gouvernement qui bâtit l\u2019hôtel, mais bien la compagnie du Pacifique, Tous les moyens vnt été fournis à la compagnie de construire la bâtisse au plus tôt.Le terrain a été déblayé, le kiosque a été enlevé.Si la compagnie retarde à construire, le gouvernement n\u2019en est pas respensable.D'ailleurs il y à un contrat de passé, et s\u2019il n\u2019est pas rempli par la compagnie, le gouvernement saura y voir cn temps et lieu.Au sujet de l\u2019item relatif à l\u2019inspection des écoles, M.Déchêne se prononce contre le système actuel de l'inspection des écoles et dit que les dépenses encourues pour le paiement des inspections d\u2019écules sont inutiles, L'hon.M.TAILLON.\u2014Démolir est chose facile, mais quand il s'agit de construire, c\u2019est choxe plus difficile, M.Déchêne veut démolir, mais ne donne pas les moyens de reconstruire.Les items, do 87 4 204 relatifs au institutions de bienfaisance, sont adoptés en bloc, sans discussion.L'hon.M.TAILLON propose que la chambre s'ajournera, elle s\u2019ajourne à aujourd\u2019hui à 3 heures, et que les ordres du gouvernement aient alors préséance.Adopté.La séances est su-pendue jusqu\u2019à huit heures, SÉANCE DU SOIR La Chambre se forme en comité général sur le bill intitulé : Loi concernant la commune de Laprairie.Il s\u2019en suit une discussion très vive à laquelle prennent part l'honorable M.Pelletier, MM.Descarries, Panneton, Carbray d'une part, et MM.Fitzpatrick et Déchêne de l\u2019autre.M.DESCARRIES propose que ce bill soit lu immédiatement pour la troisième fois.SOLECS JEEG M.COOK prosose en amendement que la troisième lecture de ce bill soit remise à six mois.Le vote (le deuxième de la session) est pris sur l\u2019amendement de M.Cook, et donne le résultat suivant : Pour :\u2014MM.Hall, Cook, Hackett, Spencer, England, Creigh, Marchand, Fitzpatrick, Déchéne, Turgeon, Girard, (Rouville), Gosselin, Parent \u201414.CoNTRE :\u2014 MM.Flynn, Duplessis, Marion, Carbray, Macdonald, Normand, Desjardins, Pelletier, Mclutosh, Grenier, Tétreau, Magnan, Châteauvert, Tellier, Déscarries, Pauneton, Parizeau, Kennedy, Chicoyne, Cartier, Doyon, Tessier, (Portneuf), Girard (lac Saint- Jean), Cholette, Savaria, Villeneuve, Martineau, Allard, Lacouture, Tessier, (Rimouski), Gladu Sainte-Marie, Caron.La proposition de M.Descarries est adoptée sur la même division renversée.La Chambre se forme cn comité général sur le bill intitulé : Loi constituant en corporation \u201c The Canada Brick and Tile Company \u201d qui est rapportée sans amendement et passé.Sont ensuite passés tels que modifiés par le comité des bills privés.- Les bills intitulés : \u201c Loi constituant en corporation \u2018\u201c\u201c The Sehyan River Improvement Company \u201d.\u201c Loi refondant la loi organique de \"Union Saint-Joseph de Farnham.\u201d \u201cLoi constituant ,en corporation l'Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur de Jésus, \u201d \u201c Loi déclarant Joseph Frenette, membre du collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.\u201d \u201c Loi autorisant l'Institut des artisans de Montréal à emprunter unc somme supplémentaire sur hypothèque, et à vendre l'immeuble qui lui appartient \u201d \u201c Loi constituant en corporation la Tre DE \u2014_ \u201c Montreal Congregational Church Building Fund Society.\u201d \u201c Loi nutorisant le Recteur et le Syndie de l'église Saint-George de la paroisse de Granby, dans le diocèse de lontréal à disposer do certains immeu- es,\u201d INTERPELLATIONS M.Lussier.\u2014Le gouvernement a-t-il l'intention d'impuser une taxe sur les corporations ou compagnies de chemins de fer ou de navigation, proportionue!- lement aux privilèges dont elles jouissent ?R.\u2014 Sous cussidération.: M.Englund.\u20141.Le montant dû par les municipalités du comté de Shefford au fonds d'emprunt municipal, a-t-il été remis ?R.Oui.2.Est-ce l'intention du gouvernement de remettre les montants dûs aux fonds d\u2019empruuts municipal par les municipalités du comté de Brôme ?R.Sous counsidération.M.Tellier.\u2014Est-ce lintention du gouvernement d : présenter,durant la présente session un projet de loi permettant aux vignerons de cette province, de vendre le viu de leur fabrication sans être assujettis au paiement d'aucun droit de licence, ou sur paiement d\u2019un droit de licence restreint ?R.\u2014Sous considération.M.Tessier (Rimouski) \u20141.M.Léon Paquet, de Cedar Hall, dans le comté de Matane, est-il à l'emploi du gouvernement, et en quelle qualité ?Quand a-t-il été nommé ?R.Comme gar.ic-torestier depuis le 16 mars.M.Bourbonvais \u2014Est-ce l\u2019intentior du gouvernement de donner suite à la politique inaugurée par le gouvernement qui l\u2019a précédé en office concernant la | contribution ou l\u2019aide à être accordée aux municipalité dans cette province, pour construction de ponts en ter ?R.Oui, muis seulement pour les travaux déjà commencés.M.Turgeon.\u2014 Le gouvernementa-t il donné quelques instructions aux syodies de la commission des chemins à barrières de la rive sud au sujet de l\u2019entretien du chemin de Beaumont ?Unc correspondance a-t-elle été échangée à ce sujet ?R.Oui.La discussion [se fait ensuite sur le bid de l\u2019hon.M.Pelletier intitulée : \u201c Loi amendant la loi électorale.\u201d Ce bill est rapporté avec quelques amandements ct subira sa troisième lecture lundi.M.DECHENE propose qu'il soit mis devant la chambre copie de tous comptes, mémoires, etc, produits aux commissaires des trois (Commissions Royales, ou au gouvernement, par toute personne employée parles dits commissaires, Adopté, L\u2019hon.MARCHAND propose qu'il soit produit copie de la correspondance relative à la nomination des commissaires pour la décision sommaire des petites causes, de Laprairie, Adopté.La chambre s'ajourne à demain à 3 heures, Mentions, mentons LA DEVISE DE \u201cL'ELECTEUR\u201d L'Electeur dit que M.Chapais a reçu $3,000 des argents provenant du Hâvre pour acheter le Courrier du Canada, Ti ment, nous l'avons établi vingt fois, en citant la preuve faite devant le comité des Privilèges et Elections.L'Electeur dit que M.Chapais a dépensé $4,000 dans Kamouraska en 1887.Il ment, M.Chapais n\u2019a Pas regu $4,000, et il n\u2019a fait quo transmettre à qui de droit les fonds électo- Taux reçus du comité conservateur.L'Electeur dit que M.Chapais se, plaint que ses lettres ot ces reous soient rendus publics.Il ment, M.Chapais n'a pas dit un mot de cela.\u2018 Les colonnes de l\u2019Ælecteur sont pleine: de mensonges.feuille oréurière qu'elle ment, vous I; lui prouvez clairement, et le lendemait elle reproduit hardiment la faussetb démentie la veille.: Voilà ce que c\u2019est que l'Electeur, Vous prouvez à cett ea\" À re ° i __ JOURNAL DES CAMPAGNES.A MA PETITE LOUISE Le jour de Sa première communion TI ost déjà Teïntain \u2014 car le temps est agile \u2014 [0 Louise, ls jour cher et béni pour nous, Où Diou to déposa, bébé rose ei fragile, Doux ciférubin captif on sa prison d'argile, Sur mes genoux.Tu parus à mes youx comme on voit la fleur [naître ; Ton petit poing frappait à mon cœur mul fer- [nré ; Et\u2014 ce souvonir-]à trouble encor tout on : être \u2014 J'ouvris mon cœur, aînei qu\u2019on ouvre sa fonétre Aux joursldo mai.Notre bonheur pourtant ne fut pas sans né- L'ange 5 Car, comme un pauvro oiseau tombé dans un {fitet, Tu nous apparaiseais prisonnière en ton lange ; Et, tout pensifs, ta mère et moi, songions à [l'ange Qui s\u2019exileit.Nous croyions voir encor frémir ta pctito aile ; Ta voix semblait l\u2019écho des célestes chansons ; Et nous disons : \u2014 Hélas ! chère êtme, sœura- [t-elle Passer sans cfuiller sa couronne immortelle À nos buissons Ÿ Nos orages, plus tard, à sa fleur d'innocenco N'\u2019onlèveront-ils pas l\u2019éclat et le parfum ?Et los anges, qui voient notre reconnaissance, Ne pleureront-ils pas, après les jours d'absence, L'argo défunt ?Craintes vaines! jamais, ma douce colombelle, Dovant ton pur regard lo ciel no so voila ; Jamais aux voix d\u2019en-haus ton cœur no fut : [rebelle Et ton âmo cst encore aussi blanche, aussi belle Que ce jour-ld.Ta lèvre n\u2019a jamais du mal goûté l\u2019absinthe ; Ton rêve est étranger aux remords flétrissants ; Et quand ton pas ému franchit l\u2019auguste on- [ceinte, Ta prière d\u2019enfant monte à Dicu, viergo ct [sainte, Comme l\u2019encens.Aussi, dans ta candeur, tu ne saurais com- bation, on se montre tel qu\u2019on est réelement, Le rêve de nos p'tits rouges cst de p'acer l\u2019éducation sous la direction immédiate du gouvernement, ofia d'en faire uno question politique.Imaginaz le bel état de chose que nous aurions si ces jeunes gens arsivaient un jour au pouvoir.Mais le danger n\u2019est pas encore imminent pour cette anuée.\u2014 + EMPOISONNÉE Far du poison À remarc, a Ste-Adele Montréal, 24.\u201411 3 a quelques jours, il est arrivé un pénible accident dans la famille de M.Michel Groulx, de Ste- Adèle.Sa fille âgée de 18 ans, plus ou moins dépourvue d'intelligence et privée du l'usage de ses membres depuis sa naissance, avait l'habitude quand elle était laissée seule dans la maison de se traîner péniblement ct de fureter dans les armoires.; Dans le mois de février, elle vit son frêre déposer un papier duns la pendule.Dernièrement, ayaut été laissée seule, elle réussit à monter sur la table qui est au-dessous de la pendule qu'\u2019elie avait vu dans les mains de sou frère et d'en manger tout le contenu.Sa mère arriva 4 à 5 minutes après cela, et trouva £a fille dans une grande agitation, la bouche fermée et pleine d'écume, les dents serrés, la tête ct les pieds se touchant presque, les bras et les jambes agités par des soubresauts nerveux épouvantables.Ces accès étaient séparés par des périodes de calme dans lesquelles la jeune fille s\u2019empressait, de demander à sa mère si elle était changée, si elle allait mourir- .La mère ne pouvait s'expliquer cette maladie quand elle apergut dans la rain droite de sa fille le papier qui contenait le fatal poisou et quo Mme Groulx avait vu déposer par son fils dans la cheminée.\u2014% Où as-tu pris ce papier, s\u2019écria la [prendre \\ \u2019 ire ina pau- Le bonheur, qu'aujourd'hui je ressens encor plus, hs sut voulus fe sers ane M ieu : \u2014 Seigneur, vonez la A A Soro i De pouvoir dire à Dicu cign \"prendre ; | qui était dans ce papier,répondit la fille.\u201d L'ange que vous m\u2019avicz prété, je puis lo rendre Tel quo jo l\u2019cus.Oni, jo te ronds, ma£fille, à Diou, l\u2019être suprème Qui t\u2019ouvre en ce grand jour ges trésors infinis ; Jo te rends lo front ceint des lys de ton bap- [témo; Et, parce quo tu fus toujours bonno, ct qu\u2019il [taæime, Je te bénis ! LOUIS FRÉCHETTE.26 mai 1892.\u2014\u2014\u2014pe}> vingt- huit mille et quelques cents piastres dues à la compagnie du chemin de fer de !u * Baie des Chaleurs.« En réponse à M, Lemieux, il dit que l'état de compte de M.Mercier ct celvi de M.C Langelier étaient corrects.\u2026\u2026 puisque M.Langelier, le payeur, était satisfait, Transquestionné par M.Langu:duc, Peu après le 13 mai 1850, quaad le témoin préparait l\u2019état des paiements ds la Baic des Chaleurs, il est arrivé uao autre réclamation mais il ne se rappel'e ni lenom ni le montant.À part les talons des chèques, le témoin n\u2019a tenu aucun compte de cette somme de 828,000.L'état qu\u2019il a remis à M.Lang:lier, n'a pas été certifié.Cet état était simplement pour l'usage de M.Mercier e et on no nous 2 pas demandé de le signer.Il no sait pas non plus si M.Langelier a produit cet état au département.C'était plus tôt un memorandum qu\u2019autre chose.En réponse à M.Lemieux, M.Boivin ne peut jurer que, à la demande de M, Mercier, il ait pressé M.Langelier de préparer son état de compte.À 12.30 hrs., l'enquête s'ajourne à 2 heures.Demain matin à 10 heures, le juge Chauveau rendra jugement dans les deux cas de conspiration.En cour de police, hier après-midi, dans le cas de Afalfeasance contre M.Mercier, M.Duwoulin a déclaré que $28,546 ont été déposées à la banque du Peuple,au crédit de M.Mercier.M.Mercier n\u2019avait alors que $274.Le même jour, $500 furent déposées au crédit de M.Mercier.M.Mercier tira ensuite plusieurs chèques contre ce montant, mais il ne sait pas si c'était pour payer des réclamations justes.Il à identifié six chèques signés par M.Mercier et tirés sur ce montant, pour payer ses dépenses personnelles.M.Machim a dit qu'il y avait eu des mandats acquittés par des ministres et des députes-ministres, de 1867 A 1887, un eotr'autres en favour du chemin de fer, South Eastern, pour $23,000, acquitté par M.Chapleau.M.Machim a reçu ordre de les produire, le 9 juin, L\u2019enquéto s'est ajournée à cette date.Les jugements dans l'affaire de conspiration qui devaient être rendus ce matin sont aussi ajournés au 9 juin.4 < | ! SO | LEGISLATURE PROVINGILE lère session \u2014Bème parlement _ ASSEMBLER LEGISLATIVE Uneséance importante La question dn budget Le second vote 13 contre 36 Séance hier après-midi.À l'ouverture de la séance, hier après- midi on pouvait remarquer à son siège l\u2019hon.M.Sbehyn l'ex-trésorier de l'ex- gouvernement Mercier.À son entrée dans la chambre, plusieurs députés sont allés lui serrer la main M.Shehyn bien \u2018que rétabli, porte les traces d'une santé chancelante, A 3.25 hrs, l'Orateur oceup2 le fauteuil.il est présenté plusieurs motions et pétitions, Présentation des bills Les bills suivants sont présentés.Bills intitulés : Loi amandant l\u2019article 772 du code de procédure civile, concernant la distribution de deniers provenant des ventes faites par les shérifs, de biens fonds appartenant à des débiteurs icsolvables.\u2014M, Fitzpatrick.Acte relatif à la session des biens.\u2014 M.Fitzpatrick.Loi éten fant la juridiction territoriale des Cours Supérieure et de circuit du district de Beauce \u2014 M.King.Loi amandant le Code civil et l\u2019article 934 du code de procédure civile, relativement aux privilèges des voyageurs et autres.\u2014M.Panneton.Loi amendant l\u2019article 5340 des Statuts refondus, concernant la liquidation des compagnies d'assurance men tuelle.\u2014 l'honorable M, Hall.Loi concernant les aliénés, \u2014 l\u2019honorable M.Pelletier.Loi concernant les écoles de réforme et d\u2019industrie.\u2014l'honorable M.Pelletier.Loi pour régulariser et authentiquer certains régistres des départements du régistraire de la province.\u2014 l\u2019honorable M, Pelletier, Bills Privés A \u2018La Chambre se forme ensuite en comité général sur les bills suivants qui sont adoptés sans amendenient, subissent leur troisième lecture et passent : Dill No 59 : Loi légalisant le mariage vi le contrat de mariage de Henri Aimé isourassa et de Dame Purissima Robert.\u2014L'hon.M.Hall.Bill No 74 : Loi constituant en corporation l'Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur de Jésus.\u2014L'honorable M.Flynn.\u2014Tel que modifié par le comité des bills privés.Bill No 33 : Loi concernant la succession de feu Joseph Aimé Massue.\u2014 L\u2019honorable M.Taillon.\u2014Tel que modifié par le comité des bills privés.Bill No 31 : Loi amendant la loi 40 Victoria, chapitre 63, constituant en corporation la société des artisans Canadicus:Français de la cité de Montréal.\u2014M.Augé.Bill No 78 : Loi abrogeant la loi qui constitue en corporation le Syndicat Financier de l\u2019Université-Laval, à Mont réal, et constituant en corporation les admiristrateurs de l'Université-Laval, à Montréal.\u2014L'hon.M.'Faillon.Bill No 108 : Loi constituanu en cor- |- poration la ville de Scottstown.\u2014y-L'hon.M.Mclutosh.\u2014Tel que modifié par le comité des bills privés.Les bills suivants subissent leur seconde lecture et sont renvoyés devant le comité des bills privés : Bill No 85 : Loi moditiant la charte de la cité de Montréal.\u2014L\u2019honorahle M.Hall, Bill No 45 : Loi déclarant Stanislas McDuff, membre du collège des méde- eins et chirurgiens de la province de de Québeo M.Descarries.Bill No 34 : Loi constituant en corporation l'Association de bienfaisance et de retraite de la Police de Montréal.\u2014M,.Augé.Interpelintions Les deux interpellations suivantes sont remises à plus tard : ; .M.Dechène.\u2014 Le plan de grange et étable, distribué aux députés pendant la session, a-t-il été fait, imprimé ou distri- bué aux frais du gouvernement ?Si oui, quel est le montant payé à l\u2019ar- \u2018 és, _ JOURNAL DES CAMAGNES chitcote qui l'a fait, ainsi qu'aux déssi- patours, graveurs et imprimeurs du dit au .M.Parent.\u2014M.J.W.D'Amour, arpenteur, des Trois-Pistoles, a-t-il regu quelques instructions pour exécution de contrais d'arpentages duns la province, depuis le 16 Décembre 1891 ?.Si oui, a-t il regu des avances, et quel montant lui a-t-il été accordé ?A-t-il regu quelqu\u2019argent pour réclamations, balance sur contrats, où -pour aucune raison quelconque, depuis le 16 décembre dernier ?M.Purent.\u2014Est-ce l'intention du gouvernement d'accorder, dans les cantons Cherbourg, Dalibert ct Romicu, dans le comté de Matanc, des octrois gratuits de terre pour l'entretien du chemin maritime ?L'honorable M, Flynn répond que le gouvernement a déjà répondu à une question identique il y a quelques jours?M.Parent.\u2014M.Daniel Banville, de Matane, ex-garde forestier, démis par le gouvernement actuel, a-t-il été remplacé et par qui ?Si oui quel était son salaire et celui de son remplaçant ?Réponse par l'honorable M.Pelletier : Oui par M, Rinfret avec un salaire de $1.50 par jour.M.Morin.\u20143I.J.C.Taché¢, employé du département des travaux publics, à Ottawa, a-t-il été chargé par le gouvernement de quelques mission officielle dans les comtés de Matane et Gaspé, dans le mois de février et mars dernier ?Si oui, quelles étaient ses instructions et quel montant lui a été payé ?Non, répond l'hon.M.Pelletier.M.Morm.\u2014M.L.H.Tremblay, de Halifax, N.E, est-il à l\u2019emp'oi de cette Province ?A-t-il, depuis le 16 décembre dernier, regu quelques sommes d'argent de gou- veruement de cette province ?Réponse par J\u2019honorable seorétaire provincial : On ne connait personne de ce nom demeurant à Halifax et étant à l\u2019emploi du gouvernement: TI y a cependant un jeune avocat de Lévis portant ce nom, employé comme clerc sessionnel.M.Morin \u2014Le registrateur de Ia scconde division du comté de Charlevoix a-t-il donné le cautionnement requis par la loi ?Si oui, quelles sont les raisons qui ont engagé le gouscrnement à accepter une hypothèque sur propriétés immobilières au lieu d\u2019une police d'assurance, tel que requis par la loi ?Réponse par l\u2019hon.M.Hall à la première question : Oui, La deuxième question est hors d'ordre et est retirée.M.Tessier (Portneuf.)\u2014Le docteur J.E.Hêtu, coroner pour le district des Trois Rivières a-t-il été destitué ?Si oui, quand et pourquoi ?L'hon.M.Pelletier répoud que le Dr Hôtu n'a pas été destitué, mais qu'ayant été nommé coroner-conjoint avec le Dr Badeau et que ce dernier étant décédé, la commission a pris fin.AVIS DE MOTION M.Tessier (Portneuf), demande cor- respondanuces 3 propos de I'asile de Beau port, ou de V'entreticn des aliénés.M.Cooke.\u2014Adresse.\u2014Copic de 'ordre en gooseil nommant les magistrats de distriot pour la cité de Montréal.M.Cooke.\u2014Ordre de la Chambre.\u2014 Etat indiquant le coût de l'index géné- | ?ral des journaux de l\u2019Assemblée législative de la province de Québec, 1867- 1887.M, Turgeon.Ordre de la chambre-\u2014 Correspondance entre le gouvernement et les syndics de la commission des chemins à barrières de Ja rive sud au sujet, du chemiu de Beaumont, L'hon.M.Marchand.\u2014Ordre de la chambre.\u2014 Etat détaillé de l'art.11, intitulé : Salaire (gouvernement oivil) du budget, 1892-93.M.Déchêne-\u2014Ordre dela chambre.\u2014Comptes, ete.produits ct fournis au gouv-rnement, depuis le 16 décembre 1891 par L.J.Demers, Léger Brousseau, età J.E.Mercier de Lévis, imprimeurs, M.Déchêne.\u2014Ordre de la chambre.\u2014Etat de toutes somines d'argent payées à L.J° Demers, Léger Brousseau, ct à J.BE.Moroier de Lévis, iwprimeurs, depuis le 16 décembre 1891.\u2019hon.M.Marchand.\u2014Ordre do la chambre \u2014 Etat donnant la liste des diffiérentes compagnies de chemin de fer au bénéfice desquelles ont été concédés les subsides gagués et non gagnés, mentionnés dans l\u2019état No, 7 des annexes budgétaires do l'hon.trésorier de la province.M.Cooke.\u2014Ordre ds la chambre.\u2014 Copie du compte fait par Louis Henri Mineau commissaire enquêteur in re F.Paquin H, Fleury, et a/.réclamants, vs le gouvernement de la province de Québ e, intimé.M.RM'oux.\u2014Adress\u201d.Preuve faite d-vant les Commissions Royales présidées par les honorables juges Mathieu et Pagneulo.M, Hackett\u2014Ad:c:s*,\u2014 Documents au sujet du ln résolution a loptée par la chambre le 33 décembre 1590.concernant Ja vente ct l'insp ction des liqu ure.M.Stephens ct l'honorable M.Marchand appuient la dewunde.L\u2019hon, M.PELLETIER répond que lo gouvernement n'a pas oublié que le contrat de Beauport doit expiier bientôt.Il n\u2019est pas en position actuellement de donner des informations précises sur la politique qu'entend suivre le gouvernement sur cette question ; il déclare qu'aucune offre officielle n\u2019a été'faite mais qu'il y a cu des pourparlers, ct espère que lu politique qui sera adoptée donnera satisfaction.L'hon.M.BEAUBIEN explique à M.Stephens ce que v\u2019est que le système d'affermage que ce dernier nc semble pas comprendre.L'hon.M.MARCHAND dit que l'affermage de l'asile de Verdun est an uffermuge de bienfaisance, tandis que celui de l\u2019asile de Beauport est un afferinage de spéculation.Quant à lui, il préfère le système d'affermago tel qu\u2019établi par l'asile de Verdun.Les deux avis de motion de M.Déchène sont adoptés avec des amendements, \u2018 c'est-à-dire que les mots : reçus, reconnaissances sont retranchés.Plusieurs bills qui devaient être pris en considération hier après-midi, sunt renvoyés devant le comité de législation.- À six heures la séancè est levée, SÉANCE DU SOIR A huit heures, l'Orateur prend son siège.Ordres du gouvernoment Le bill intitulé : \u201c Loi modifiant la loi concernant les chemius de fer de cette province est soumis à la considération de la Chambre.Il cst proposé par l\u2019honorable M.Pelletier, secondé par l\u2019honorable M.Nantel, que le bill coit lu une seconde fois.L\u2019honorable M.NANTEL, dit que lo loi actuelle exige que les trains de chemins de fer arrêtent à l'avenir 3 minutes aux ponts tournants et aux ponts-lévis.L Le bill est lu une seconde fois et la Chambre se forme en comité sur lo bill qui est lu une troisième fois et adopté.L'honorable M.NANTEL.\u2014 Loi modifiant la loi concernant certains subsides à des compagnies, où à des entreprises de chemins de fer ct autres.Nous trouvons que le subside $75 par mille aux chemins de fer est inutile, attendu que les compaguies séricuse peuvent facilement construire elles- mêwes leur ligne, si elles ont vue bonne entreprise en main.Le bill est lu une seconde fois: La Chawbre se forme en comité sur le bill qui est lu unc troisième fois ct asse.Il est ensuite décidé qu'à partir de mercredi les ordres du gouvernement .auront la préséance.Il est proposé que la Chambre se forme en comité des subsides, Une discussion s'élève ici.M.Déchêno parle pour passer le temps et empêcher que la chambre ne se forme du comité des subsides, .Puis, M- Stevens entre ct fait la critique du discours buc;;étaire.L'hon.M.Marchaud «n fait autant, et termine en proposant la motion de non cônfiance suivante : \u201c* Que d'après les usages parlumentai- res le discours sur le budget doit contenir un état composé des\u2019 dépenses probables ot des revenus de provenance ordinaire pour l\u2019année financière à laquelle il s'applique et de plus, dans le ous de l\u2019insuffisance du revenu pour faire face À la dépense aussi constatée, un exposé des moyens que le geuvernement se propose d'adopter pour augmenter ce revenu au montant requis pour combler le déficit prévu.Que dans son discours sur le budget de l'anné 1892-93 prononcé le 20 cuu- rant, l'hon, trésorier de la province a ré- vélé à cette chambre un déficit considérable pour la dite année 1892-93, sans Jui faire connaître les mesuresqu'il |) Jette.\u2019 .Que cette chambre est prête.accorder des subsides à Sa Majesté, muis que pour les voter en connaissance de cause ellz à le droit d'être reusisuée sur la manière dont le gouvernement a l'intention d'augmenter le revenu public jusqu\u2019au niveau de la dépense, et qu\u2019elle espère qu\u2019il se fera un devoir de ne plus retarder à lui exposer sa politique finan- cidre, L'hon.M.BEAUBIEN.\u2014Cette mo- | tion n\u2019a pas lieu d'être.Nous avons dit que le deficit était de $1,000,000 et que cela vécessitait de nouvelles charges sur le.pays.Le modus operundi n'a pas été donné il est vrai, mais nous avons dit clairement que de nouvelles taxes seront imposées.It y a à peinc quatre ou cinq jours que le déficit est conau et l\u2019on voudrait déjà exiger du trésorier qu\u2019il dise qu\u2019elles seraient les taxes, Cela cst absolument contraire .au usages parlementaires.Qu'on nous donne quelques jours et nous saurons satisfaire la chambre et le pays.La discussion se continue entre M.Déchène, l\u2019hon.M- Nantel, M.Carbray, puis le vote cst pris avec le résultat suivant: - Pour :\u2014 MM.Déchène, Gladu, Marchand, Turgeon, Laliberté Parent, Stevens, Tessier (Portneuf), Tessier (Rimouski), Girard (Rouville), Girouard, Gosselin, Morin.\u201413, Contre :\u2014MM.Flynn, Duplessis, Marion, Carbray, Macdonald, Norwaud, Desjardins, Pelletier, McIntosh, Grenier, Tétreau, Magnan, Chéteauvert, Tellier, Beaubien, Nantel, Beauchamp, Baker, Ste-Marie, Allard, Cartier, Cholette, Chicoyne, Doyon, Girard (Lac St-Jean), Creigh, Hall, Hackett, Lacouture, Martineau, Rioux, Petit, Villeneuves, England, Poirier, Spencer.\u201430.13 pour et 36fcontre,soit 23 de majorité.La motion principale est alors adoptée.La Chambre se forme alors en comité des subsides et discute les estimés et adopte l\u2019item 73 de $3,000 au sujet des arpentages, inspections ; litem 76, $906.76, loyer des prisons ; litem 77, $16,000 décorations des bâtisses parlementaires, confections de statues confide au seulpteur Hébert ; l\u2019item 80, $4,000, appareils de chauffaze, palais de justice de Sherbrooke ; litem 81, $10,000, nouveaux palais de ju-tice et prison à Bryson ; l'item T8, $48,000, ponts cu fer dans les Municipalités ete.Ajournement à aujourd\u2019hui.Conseil Législatif SÉANCE DU LUNDI, 30 MAL 1892 La séance est ouverte d quatre heures, L'assemblée législative transmet les projets de loi suivants au Conscil législatif : Loi relative aux enquêtes des Coroners., Loi concernant les ventes {sur exécution par le Shérif, Loi constituant \"en corporation la Congrégation des Religieux du Très Saint Sacrement.Loi déclarant Josèph Eloi Philippe Chagnon, membre du collège des Médecins et Chirurgieus de la province de Québec ; Loi autorisaut la Société des missions Congrégationalistes du Canadu à aliéner la propriété de l'église congrégationa- liste située dans la cité de Québec ; Loi autorisant Paul Elie Bellehumeur, médecin et chirurgien, à exercer £a profession dans la province de Québec ; Loi à l'effet d\u2019augmentcrla capitale: actions de la © Compagnie royale d\u2019électricité \u201d\u2019 et d'en étendre les pouvoirs ; Loi amendant les lois relatives à la corporation de la cité de Québec.Loi modifiaut la loi 44-45 Victoria chapitre 44, incorporant la compagnie du chemin do fer de Québec, Montmorency et Charlevoix, et accordant des pouvoirs additionnels àla dite compa- nie ; 5 Loi autorisant Joseph Bière à ajuu- tr à son nom celui de \u201c Picard \u201d ; Loi amendant les artic:es 4691 et T715 des Statutsrefondus de la province de Québec.; .Loi remettant en vigueur ct modifiant la loi constituant eu corporation la compagnie du chemin de fer de Lachine et d'Hochelaga.\u201d 46 Victoria, chapitre 100.Loi concernant la liquidation d:s 7 v:vint marchand de la cité et du district de Montréal.Loi constituant en corporation là ville de Cookshire.L'ordre du - jour appelle la deuxième Acte nommant les membres du Conseil législatif, juges de paix ex officio.L'honorable M.GILMAN.\u2014J'ai l\u2019hon« neur de proposé que la deuxième lecture de cs prijet de loi soit remise à jeudi prochain.C:tte proposition est adoptée, L'hou.M.de BoucHeRVILLE.\u2014d'ai l\u2019honneur de ; roposer la deuxième lceture du projet de loi intitulé : Loi amendant de nouveau le code municipal.On veut par cette loi obliger les auditeurs à faire, au mois de janvier de chaque année, un examen de tous les comptes de la corporation et de tous ceux qui Su rapportent à quelque matière tombant sous la juridiction du Conseil.L'honorable M, ARCHAMBAULT.\u2014 En consultant les Statuts refondus, je vois qu\u2019il y a un changement de date pour l\u2019examen de ces comptes; on le fixe au mois de janvier au lieu du mois de février comic le veut la loi existante, Comme je n'ai pas eule temps d\u2019appro- foudir cette législation, je pricrais l'honorable premier ministre de remettre la deuxième lecture à demain.L'honorable M.De BOUCHERVILLE, \u2014J'accèds avec plaisir à la demande de l'honorable conseiller pour Repentigny.L'hono-able M.De BOUCHERVILLE.\u2014J\"ai 'honneur d: proposer la deuxid- me lecture du projer de loi intituls: Loi amendant la lui relative à la preuve prise par sténographie.Le but de cette loi est d'appliquer aç district de Beauce le mode de la sténo graphie usités dans les autres districts.L'honorable M.GARNEAU,\u2014Oui, je viens de lire le projet de loi, et je ne vois pas d'autre changement que celui mentionné par l\u2019honorable premicr-mi- nistre.La proposition est adoptée, L'honorabie M.de BOUCHERVILLE, \u2014J'ai l'honneur de proposer la deuxid- me lecture du projet de loi intitulé : Loi amcndaut de nouveau la loi concernant la ranté publique.On sc propuse par ce projet de loi de réduire le nombre des membres de la Commission d'hygiène à cing,au lieu de sept.honorable M.GARNEAU.\u2014 Pour quelle raison ?L'honorable M.de BOUCHERVILLE, \u2014Le gouvernement est d'opinion que cinq membr:s feront aussi bien l'ouvrage que sept.La principale raison de ce changement, c'est la question d'économie, L\u2019honorable M.GArNEAU.\u2014Lorsque la loi exi-tante a7été mise en vigueur, on avait fixé à sept le nombre des membres de la Commission d'hygiène afin que les différentes parties de la provinee y fussent représentées.En diminuant ce nombre à cinq, nous allons priver certaines régions de renseignements utiles Quant aux dépenses, elles ne sont pa élevées ; on n'accorde que $5 à chaqu.séance et los frais de voyage.Comm on le voit 'Cconomic ne sera pas biet considérable.d\u2019abord obsurver que ce projet du loi a été adopté sans opposition dans l'autre Chambre.Ensuite je suis d'opinion que cinq membres pourront \u2018fournir d'aussi bous renseignewents que sept, et même trois:membres peuvent nous renseigner parfaitement.Les médecins qui composent cette commission doivent posséder toutes les connaissances voulues pour préparer les donnés qu\u2019exige le gouvernement.l\u2019ar conséquent auoure partie de la province ne sera privée des renseignements concernant la santé publique, L\u2019honorable M.GARNEAU.\u2014Je n'ai pas l'intention de m'opposer à l'adoption.de cette loi ; j'ai dit ce que j'en pensais, et voilà tout, La proposition est adaptée.L'ordre du jour appelle ln deuxième délibération sur le projet de loi intitulé : \u201c Loi amendant l\u2019article 814 des Statuts Refondus do la Province de Québec, re- lativem- nt À l'octroi des liceuces, danf la cité du T'rois-Rivières.\u201d \u2019 L'hoavrable M, M ÉTHOT.\u2014J'ai l\u2019hon neur de proposer que la deuxième lea ture de ce projet de loi soit remise à de main.Cette proposition est adoptée.La stance est levée.Li>ns de feu William Workman, de son.| délibéracion sur le projet de loi intitulé : \u2018 L\u2019hon.ne BoucneErviLLE\u2014Je feral - LA TET ee ie wm Wo \u2018ad em 11 Lom Le LU PES A _ JOURNAL DES CAMPAGNES _ + .: = - Le9ieme bataillon - DISCOURS DU COLONEL ANVOT Is Le colonel Amyot, en prenant congé dù 9ème bataillon, a pronoucé ce discours d'adieu : MM.les officiers, sous-off cicrs et soldats du 9e bataillon, Voltigeursde Québec.\u201cIly aura bientôt 30 ans que j'ai sndossé l\u2019habit du soldat dans les rangs du 9e Voltigeurs, et au 13 septembre prochain, j'aurai été, pendant 1V années consécutives, le commandant de l\u2019un des plus beaux bataillons dont le Canada > puisse s toujours prêt à voler à d'appel.au milieu de mes frères d'armes, avec -lesquels je me suis tant d'années identifié, je sens que le temps est arrivé pour moi de faire place.à ceux qui me suivent dans la hiérarchie, et sur lesquels je n\u2019ai que l'avantage de l'ancienneté.Je l'aurais fait il y a longtemps, si je n\u2019en eus été empêché par des circonstances partioulières.Maintenant que divers orages est passé, que le Je Voltigeurs en est sorti intact ct sans tache, glorieux de tout son passé, fort dans le présent, confiant daus l'avenir, eher au cœur de tous, je puis dire à ceux qui m'ont si généreusement secondé, au dévoucwent, à l\u2019abnégation, au travail persistant et éclairé desquels a été duc en si grande partie à l'efficacité constante du bataillon : A votre tour, soyez à l\u2019honneur, puisque vous avez été à la fatigue et à la lutte ! \u201cLe Je est comme une grande famille, >»omme une république populaire : le plus aumble de ses membres peut en devenir lechef.Ceux qui me suivent pour la plupart sent comme moi sortis des rangs, \u201c.et dans les rangs accucls je vois probablement quelques-uns de ceux qui commanderont plus tard.C: recrutement des officiers de tout grade au sein mé- me de notre famille militaire a toujours été Pun des élements de notre- force et de notre vitalité.C\u2019est pour Pencourager, de perpétuer, hâter les promotions, satisfaire à de légitimes'aspirations que je veux m\u2019elfacer, \u201cJe vous laisserai le 12 septembre prochain, au bout de ses 10 années de commandement, le torme le plus long auquel on puisse raisonnablement aspirer dans une organisation volontaire qui compte tant de membres éminents et dignes dn premier poste.Je vous laisse - rai à regret.Si cela se pouvait convenablement, je recommencerais la emrière dans les rangs.\u201cLe maniement des armes, la manœu- vre, l\u2019organisation et la discipline de l\u2019armée ont pour moi un chirme particulier.Deux choses me font plaisir toutefois et empêchent toute hésitation de ma part.Je vais vous laisser sur le commandement d\u2019un vétéran dont vous connaissez déjà toutes les qualités du vrai soldat.Après lui, après le lt.-colowel Roy, vient une légion de brillants tfficiers prêts à le seconder, à donner l'appui cordial que j'ai moi-même reçu Je vous tous, En Ze lieu, je laisserai le bataillon au grand complet, tel que je Yai regu de mon prédécesseur, je le lnis- serai parfaitement exercé ct équipé, animé du meilleur esprit, désireux de continuer à faire honneur à Québec comme il l\u2019a fait sur la frontière, à la Rivière-Rouge, dans les camps, du ser- Yice actif, dans nos murs, au Nord- Quest, dans ses exercices annucls ct par- | tout et chaque fois que Sa Majesté a re(juis ses services, .\u201cEn parcourant ces dix dernières pnnées, je constate avec plaisir et orgueil harmonie qui a toujours régné dans nos rangs.Aucune mise sous arrêt, aucune cour martiale, aucun incident pénible ne sont venus diminuer le caractère agréable de nos relations.Nous 4vons véou la vie de bons et vrais cama- vades.De temps à autres, quelques légers nuages ée sont bien montrés à l'horizon, sous le souffle de Ja haincuse politique, mais ils te dissipaient à mesure et A la chaleur bienfaisante de votre zèle et de votre esprit militaire.\u201cQu'il me soit permis, en me séparant de vous, de recommander à tous, aux recrues surtout, l'esprit de corps, la discipline, le dévouement à ceux qui sont revêtus du commandement.Tâchez aussi et surtout que les dissehsions énorgueillir, non pas nu régi- | écueil, c6 le recrutement continuera d\u2019ê- ment de parade, mais sérieux et actif, Malgrétout l'attrait que l\u2019art militaire a pour mo), malgré le plaisir bien vif que je.ressens chaque fois que je me retrouve | que l'instrugtion militaire est le complé- politiques soient bannies de vos rangs.Que chacun, en revêtant le costume militaire, oublie le parti politique auquel il appartient, pour ne son\u2018ger qu\u2019à l\u2019intérêt et à l'honneur du régiment, Que votre drapeau abzite t'sujours un terrain où l\u2019on ne songe qu'à servir la patrie tout entière.En devenant soldats, soyez tous de cœary, des frères dans la puissante armée au service de la plus auguste des souveraines, \u201cLa vieille-eité de Champlain,témoin de tant de combats héroïques, a \u2018tenu ct tiendra toujours, je l\u2019espère à honneur de fourair au Canada un bataillon homogène, effectif et loyal.Ælle ne le.rourra plus le jour où la politique envahira vie- toricusement votre domaine.Evitez cet tre facile.Vos suceès constants, votre tenue martiale, la splendeur de vos exercices et de vos revues enthousiasmeront es esprits, populariseront cette idée vraie ment nécessaire de l'éducation d\u2019un gentilhomme.A ces conditions, appartenir au Je sera toujours un titre d'honneur Pour moi, en avoir été membre scra l\u2019un de mes souvenirs les plus chers.\u201cInutile de vous dire avec quel intérêt je vous suivrai à l'avenir, combien je m'associerai de cœur à votre œuvre de patriotisme et de loyauté, \u2018 Aux anciens et nouveaux officiers et soldats, à tous ceux qui\u2019 m'ont si loyalement aidé, je dis bien sincèrement : merci et succès! À tous mes compatriotes je dis : vive le Je bataillon, pour l\u2019honneur de la plus vieille ville française de l'Amérique et dans l\u2019intérêt du Canada ! Puisqu'une milice volontaire est indispensable à tout pays organisé et qui veut l'ordre à l\u2019intérieur et le respect à l'extérieur, je forme le vœu ardent que le 9e continue à être l\u2019un des éléments les plus effectifs de l\u2019armée volontaire au pays arrosé du sang de tant de héros qui, morts aux champ de l\u2019honneur pour la défense du drapeau, nous ont assuré toutes les prérogatives d\u2019un peuple libre, sous l'éxide de la glorieuse couronne britannique.\u201d DOUBLE NOYADE AU SAULT MONTHORENCY Une scène émouvante Hier midi, la nouvellearrivait en ville qu\u2019une double.noyade avait eu lieu à 10.30 du matin sur le fleuve St-Laurent, en face de la paroisse du Sault-Montmo- reney.Nous sommes allé aux renseignements et voici les détails du triste acei- dent que nous avons pu nous procurer.Vers 10 heures quatre personnes nommées respectivement Marqu\u2018s, opérateur | téiégraphique, à la station du Sault, Clarke, fils du gérant de la filature de coton, et les nommés Boutct et Leet, partaient en chaloupe, du Sault pour traverser le fleuve et sc rendre au bout.de l\u2019He.Il faisait alors un temps très cale.Pendant la traversée ceux qui oceupaient la chaloupe s'amusèrent à jouer, se bous- cu:ant et changeant de place.C'est ce qui a été la cause du malheur que nous avons à déplorer aujourd\u2019hui.A uo moment donné, la chaloupe ayant perdu son équilibre chavira et les quatre compagnons furent précipités à l'eau.La scène qui se passa alors et dont furent témoins plusieurs personnes, du _rivage, a été des plus tristes.On à entendu les cris déchirants des malheureux qui se débattaient dans les flots, essayant mais vain de se cramponner à l\u2019embarcation, Un seul, Boutet savait nager et put pendant quelque temps se tenir à la surface, retenant Leet.Quelques personnes do l'Ile qui avaient été témoins du drame lugubre qui se jouait sur le fleuve, s'empressèrent d\u2019al- elles arrivèrent sur le lieu du sinistre Boutet et Leet sculs étaient à la surface épuisés et jetant un dernier cri de dé- scspoir.; On put les recueillir à bord.Quant aux deux autres, Marquis et Clarko, i's avaieut disparu pour la dernière fois au fond de l'eau et ne revinrent pas à la surface.Ou fit d\u2019actives recherches, et vers midi les cadavres étaient repêchés et reconduits à\"la demeure de leurs parents, au Sault, Marquis est âgé de 22 ans et Clarke de 28 à 30 ans.Tous deux sont célibataires, Le coroner Belleau a été immédiate- ler au secours des malheureux.Quand: ment avert et tiendra une cnquête au- Jourd'hui.Cette double noyade a causé un grand émoi au Sault où les défunts étaient bien connus.\u2014e{e- l'on voulait de moi ! : M.GIRARD (Rouville),\u2014On a déplacé la question, je désire qu'il soit bien compris que pour demander que l'item soit retranché, pous avons des raisons, Pourquoi la compagnie du haras national refuse-t-elle de mener ses chevaux dans les concours ci ce n\u2019est parce qu\u2019elle craint pour ses bêtes.On les a déjà exposés ct chaque fois ils ont été battus.Le public est mécon- tant des chevaux du haras national., Le vote étant pris sur la motios.il donne le résultat suivant.+ Pour :\u2014MM.Bernatches, Dechône, Girard, Laliberté, Lussier, Marchand, Parent, Tessier (Portucuf), Stephens, Turgeon, Morin, Martineau, Tessier (Rimouski) Gilies, Girouard, Gladu\u201415.Contre :\u2014 MM.Baker, Beaubien, Beauchamp, Châtcauvert, Duplessis, McIntosh, Nantel, Villeneuve; Marion, Pelletier, Flynn, Hall, Normand, Spencer, Bernier, Tétreau, Hackett, Magoan, ° Descaries, Allard, Auger, Bédard, Ca- Cartier, Cholette, England, Girard:(lac St-Jean), Creigh, Kennedy, Locouture, McDonald, Panneton, Petit - Poirier, Rioux, Savaria; Chicoyne, Cooke, King, Pariseau, Doyon, Tellier \u201442.La motion est perdue, La Chambre se forme en comité des subsides.On vote divers items entre autres pourl\u2019entretien des bâtisses publiques et propriétés du gouvernement.L\u2019'hon.M.NANTEL \u2014Nous nous sommes efforcés de diminuerles dépenses sur ce sujet.Ce qui nous a coûté $30, et plus,ne nous coûtera à peine que $20,- 000.Nous avons cru devoir destituer 23 employés dont nous n'avions nul besoin et que vous aviez nommés, Il y avait des familles entières, de véritables tribus dont les membres s'ontre-nui- saient, Plusieurs autres items sont cnsuite votés d'emblée puis la Chambre s\u2019ajourne. Parlement Fédéral 212me session, Sièmo Parlement CHAMBRE DES COMMUNES.Le pont de Québec L'élection de Frontenac .Les'dépenses électerales La langue française et les écoles du Nord-Ouest Ottawa, 30.M.FREMONT demande : Vu les déficits cousidérables résultant de l'ex- Pploitant de l'exploitation du chemin de fer Intercolonial, déficits qui vont en augmentant tous les ans et qui épuisent le revenu du Canada, le gouvernement serait-il disposé à céder ce chemin à une compagnie responsable qui s\u2019engagerait en considération de cette session, à.ériger un pont de chemin de fer sur le St- Laurent à Québec, à construire la ligne courte entre ll dmunadston et Moncton et à exploiter le chem:n de manière à sa- tisfuire aux besoins militaires des auto- Trités impérialeset à donner toute facilités raisonnables qui se fuit daus les diverses provinces qu'il traverse ?L'honorable M.HAGGART répond qu'une proposition de ce genre a été faite au gouvernement, L'ORATEUR annonce que l\u2019honorable Kirkpatrick a donné su démi:sion comme député de Frontenac, en conséquence de sa nomination comme lieute- want-gouverneur d'Outario, et qu\u2019il a adryssé son mandat au greflier eu chau- tellerie pour l'émizsion du bref d'élcc- tion.\u2019 .L'honorable M, PATTERSON se plaint que pendant son absence, M.Lister l'ait accusé d'avoir apporté avec lui de l'argent dans North Verth et autres comtés d'Ontario pendant les dernières élections-partielles, cu vue de corrompre les électeurs ; il dit qu\u2019il n\u2019a pas purté une seule piustre dans ce but à North Perth ou ailleurs, et il offre de soumettre au chef de l'opposition les livres de l\u2019association conservatrice dout il était pré sideut.Il verra d'où viennent les sou:- criptions et comwent elles ont été en- employées, M.LISTER dit qu\u2019ilsuit bien que M.Patterson u'a pas porté lui-même l'argent dans les comtés, mais d'autres l'ont fait pour lui.; M.MACDONALD (Huron) demande un été de la quantité de pétrole Keroseue importé en Canada du ler juillet 1891 au ler mui 1892, lin faisant cette motion il proteste contre les droits de douane de 100 par cent imposés sur le pétrole américain.Ces droits donnent un véritable monopole aux producteurs de pétrole canadien et leur permettent de veudre leur huile cinq et six cents de plus par gallon, La motion du M.Macdonald est adoptée.M.ARMSTRONG propose qu\u2019il est expédient que pouvoir soiu donné à l'Assemblée Législative des Territoires du Nord-Ouest, après la prochaine élection géuérale des membres de cette assemblée, de traiter toutes niatières relatives à l'éducation et à l'usage des deux lan- gus dans les cours et les procédures de la dite assemblée, pourvu toutefuis qu\u2019on n\u2019intervienne dans aucune section scolaire telle qu'actuel:ement conetituée, sans le consentement des personn.s fur- mant cette section.En faisant cette motion, M.Armstrong dit qu'il ne veut abolir ni la langue française ni les écoles séparées au Nord-Oue:t.ll ne veut pas nou plus que le gouvernement d'Ottawa ait rien à voir dans ces questions.Il dit que ce sont des questions provinciales, ct tout «cé qu\u2019il demande par sa motion, c'est que pouvoir soit donné à lu législature du Nord-Ouest de régler les questions comme bon lui semble.Contrairement à M.McCarthy, il est -en faveur de l'autonomie des provinces et le respect des droits provinciaux, il \u2018et contre son programme et celui du parti libéral.M.WALLACE dit que la motion de M.Armstrong ne lui convient, pas.La prejuière partio qui se rapporte à la lan- £ue française est inutile pour le moment.Il y a déjà dans le statut une loi qui est le fruit d'un compromis ct qui règle cette question de la langue.Donnens i cette loi le temps de fonctionner avant de la chasger.La deuxième partie, qui se rapporte - .: , \u2018 - .: .Poo aa - aux écoles; ost mal rédigée et le-para- grapho de lu: fir Jui enlève tout effet pratique, Il propose comme amendement, que cette chambre o, ©it qu'il est expc- ient quo toutes quest, OMS concernant l\u2019éducation soient laissée, CAtièrement au contrôle do la législatun* *U Nord- Ouest, .M.MoMULLEN appuie la mot, °n de M.Armstrong, M.DEVLIN dit que la question des écoles pour les catholiques est une quest'on de principe.Lies catholiques ne veulent pas d'écoles sans Dieu et si les protestants veulent des écoles protestantes les catholiques n'y ont aucuue objection mats ils veulent être mis sur le même pied et aveir leurs écoles catholiques.L'amendement proposé par M.Wallace est aussi mauvais que la motion de M, Armstrong.Adopter cet amendement serait dire aux catholiques qu\u2019ils n'ont que fuire à émigrerau Nord-Ouest où on leur refusera des écoles catholiques comme M.Greenway leur ea refuse au Manitoba.M.SURIVIER dit qu\u2019il n'approuvu pas la motion de M.Armstrong, ui l'a- mendemeat de M, Wallace, dont effet serait de fermer aux catholiques les écoles duns le Nord-Ouest la mivorité catholique du Nord-Ouest la même justice qui a été accordée à lu minorité protestante da la province de Québec.Les protestants n'auraient pas pu vivre dans Québec si on ne, leur avait pas accordée des écoles séparées et il eu serait de même pour les catholiques du Nord-Ouest si on leur refusait leurs écoles séparées, M.McCARTHY trouve étrange que l\u2019on accorde aux territoires du Nord-Oucst tous les autres pouvoirs qui sont accordrs aux provinces et qu'on leur refuse celui de réglerla question des écoles.De quel droit les représentants de l'Ile du Prince-Edouard, de la Colombie on de tout autre province prétendent ils imposer aux territoires leurs vues concernant l'éducation.Comment aussi les hommes d'Etat qui s'occupent de jeter les fondations d\u2019un grand pays dans le Nord-Ouest peuvent-ils songer serieusement à dire que dans ces territoires, qui deviendront avant longtemps de grands états il y aura deux jaugues officielles.L'hon.M.MILLS dit qu\u2019il croit que la question de langage doit être laissée au temps, ce serait une mauvaise politi que pour le Canada que de défendre l'usage de la langue française dans les écoles catholiques daus les territoires.Cela aurait pour effet de détruire la boune harmonie entre les différentes races qui habitent le Canada et détourner grandement l'immigration vers le Nord-Ouest.A six heures la séance est levée.SÉANCE DU SOIR Les règles de la Chambre renvoyent la discussion sur la motion Armstrong à lundi prochain.M.CHARLTON propose la deuxième lecture de son bill pour une meilleure observance du jour du dimanche.La clause pour empêcher le travail des typographes le dimunche soir soulève une très longue discussion.Finalement le comité biffe la première clause du bill adoptée la deuxième concernant le travail sur les canaux du gouvernement et lève eusuite séance pour siéger du nouveau plus tard si les règles de la chambre le permettent.A 11,30, la Chambre s'ajourne.» Le bill de redistribution sera discuté demain.\u2014\u2014>0rate- ; Population catholique ct protestante Les seuls comtés de la province de Québec où les protestauts ont aujour- d'hui la majorité sont : Brôme, Compton, Argenteuil, Huntinsdon et Stanstead.Dans Compton ct dans Huntingdon, la population est à peu près également divisée entre les catholiques et les protestants.Dans Missisquoi et Pontiac les catholiques sont maintenant en majorité.Dans Kamouraska, sur une population de 20,454, il n'y a que trois protestants.Il y en a deux dans l'Islet ; dans Bellechasze, quatre ; dans Charlevoix, vingt-cinq ; dans Maskinongé, \u2018quarante-ix ; dans Montmorency,neuf ; ans Nicolet, trente-quatre ; duns St- Maurice, quinze ; dans Trois-llivières, vingt-cinq et dans Verchères, vingt- trois.ge canadien cccupe Comité d'Agriculture \u2014 SEANCE INTERESSANTE Le comité se réunit sous la prétiden- ce de M, Beauchamp.La salle est remplie de députés et des amis de Ja classe agricole.M.le professeurs Robertson est ap- Pelé à adresser la parole.Le conféren- car Commence par établir la quantits de n'atière fertilisante contenue dans une tonne de blé, d'orge, d'avoine, de pois, de fèves, de maïs et de foin, de trèfle, le pommes de terre, de bœuf gras de mouto.!s, d2 porc, de fromage, de lait et de beurrë ct au moyes de tablaux peints de défiérentes couleurs, il démontre clairement quie c'est l'oxportation du beurre qui appauvrit le moins les terres parce qu'il contient moins de privcipes fertilisants ; le lait et les pommes de terre tombent dans le même catégorie qus le beurre.Le blé, Jorge, l'avoiue, les pois, les fèvres reuferment une grande -quantité de matière fertili-ante.C\u2019est autant de richesse que ces sortes de cultures enlévent au sol ; de sorte que la terre cnsemencée par des céréales s'apprauvrit rapidement.Pa tint de là, le conférencier parle de l'avantage que le cultivateur retira de l'élevage des bestiaux et des profits que lui apporte l\u2019industris laitière ; du choix qu\u2019il faut faire des vaches et des soins qu'il faut leur donner.Ces eon- sidérations I'aménent a parler des ensilages, de leurs avantages et de la.mat'ère qui doit entrer de préférence, dans la composition des silos, Le saccès repose dans le soin que l'on donne à la culture.L'année dcrnière, à la ferme expérimentale, la récolte de quarante arpeuts ensemencés en maïs a dant dix mois, bien que cette récolte ait été endommazée par une furieuse tempête.Cette année, avec la mêwe étendue de terrain, on pense nourrir trente bêtes à cornes ct cela toute l\u2019année.Ainsi un cultivateur peut faire produire beaucoup à sa terre en l\u2019améliorant.En terminant, M.Robertson fait l\u2019éloge du fromage de la province de Québee, et l'on a eu des preuves de sa qualité supéricure à l'exposition teuue l'automne dernier à Sherbrooke.Le froma- aujourd\u2019hui la première place sur les marchés de l\u2019Angleterre, et les prix élevés qu'il y réalise prouvent surabondamment qu\u2019il jouit d'une excellente réputation de l\u2019autre côté de l'océan.On peut faire la même reflexion sur le beurre qui acquiert une meilleure qualité d'année en aunée.La meilleure politique d\u2019un gouvernement, c'est de favoriser l\u2019agriculture par tous les moyens dont il peut disposer.L'honorable M.Beaubien remercie le professeur Robertson au nom de l'auditoire pour les rénseignemeuts utiles qu\u2019il vient de donner au comité.Il suggère de diviser la conférence en deux parties; uujourd\u2019hui, le comité pourra cousacrer toute lu séance à la partie anglaise, et demain M.C.Chapais donnera sa conférence en français, puisque ce monsieur consent vel ntiers à rester à Québec uve journée de plus.Le comité se rend à la suggession de l'honorable ministre de l'agricultirz M.Ayrd, un des plus grands éleveurs de bétail du Canada, prend la purule et fait voir les progrès immenses qui ont été accomplis pendant les dix dernières années aaus l'élevag> ct la fabrication du beurre ct du fromage.Il indique brièvement les meilleurs moyens de faire du bon beurre et de l'exporter en bon état.Les renscignements fournis par MM.Robertson, Ayrd et autres sons très utiles à la clusse agricole et produiront d'excellents fruits.Demaiu les conférences se feront cn français.MARIAGE Ce matin, l\u2019hon.M.Fre.Langelier à conduit à l'autel Mile Braun fille de feu M.Braun, du département des Travaux Publics.M.J.C.Langelier servait de témoin à son frère, l'hon.M.Langelier, et l'hon Sénateur P.Pellotier, à Mile Braun.Nos meilleurs souhaits Une fameuse cause Ottawa, 30.\u2014M.MoCarthy partira au mois de juin pour plaider devant je Conseil privé de Londres la fameuso cause des écoles du Manitoba, tuffi pour nourrir 25 bêtes à cornes pen- | v _JOTRNAL DES CAMPAGNES \"Le parleur à la brasse DE L\u2019oProsiTioN M.Déchèue d : l'Islet a fait perdre à la ch wmbre, hicr soir, une heure du tem s p.récieux qu\u2019elle aurait pu employe® beaucoup plus utilement.M.Dechênr est le parle ur à la brasse de l\u2019opposison.Quand le vémé(able d yen n'est pis prêt à discuter sérion \u2018em>nt, il fait un mouvement de tête ans la direction de M; Dechêne qui se lèvæ aussitôt comme m û par unressort,et commence une série de phrases mal constrwites et souvent assaisonnées de farces grotesques.Cela dure unc heure.jusqu\u2019y ee que le jeune homme soit à bout d'haleine.Pui«l'op- pozition fière de son int rmrête, applqu- dit avec uns enthousiasme qumique, et M.Dechêne se rasseoit.Il en vst d: même sur toutes las quas- respondant de la Patrie ne peut s'empêcher de: dire : Dans les deux séances d'hier, il a pro- | noncé treize discours pendant auc la chambre était en comité des subsides.Il sera bientôt le rival de M.McMullen si cela continue!\u2019 Mavicourt est responsable de ¥ali- ques.Le rival de MeMullen !¢a n'estpas bien glorieux quand on sait que ce grand parleurest la plus belle scie de: la chambre des communes.\u2014\u2014\u2014 EEE \u2014 rer se Chute d\u2019une maison Une maison de: la rue Champlain a écrasé samedi, Elle est réellement morte de vieillesse.l\u2019ertes insignifiantes.En fuite Les deux matelots de la barque Gatinean qui ont fait la chicane à bord, samedi soir,ayant appris qu\u2019il devaient être arrêtés ont pris la fuite sans dire où ils vont.Leur départ n\u2019est pas regretté.Demnade maïnienne Dans l\u2019afaire de Gourleau, insolva ble,la demande de Cassel, ua des créanciers, pour suspendre la vente des biens un meubles, est maintenue.Personnel Mer Têtu et M.l'abbé Alphonse Tétu sont arsivés aujourd'hui, de retour de leur voyage en Europe.Police rivernine Des plaintes ayant été faites que la police riveraine n'était pas suffisante on a augmentle d'une nouvelle éq ije quia.été assermentée hier matin.Nouvelles religieuses Les eongréganiste de Lévis ont fait dimanche matin leur pèlerinage annuel à l'Eglise Notre-D:me d: Victuire à Québec.Le Révd curé Gauvreau a dit la messe et a faitle sermon de circonstance.Trente approbanistes ont été reçus membre de la congrégation.Un grand hôtel à Michmond On parle d'organiser une compagnie pour bâtir un grand hôtel de villégiature & Richmond, maisrien de pratique n\u2019a été fait evcore, Ln noyade du Sanit M.le député coroner Garneau est allé bier, tenir l'enquête sur le corps des deux uoyés du bout de l'Isle.Les quatre compagnons, qui étaient dans la cha loupe,se nomment respectivement Alfred Marquis, télégraphiste à la gare du che- win de fir Québee Montmorency et Charlevoix, Hugh McClure, contre- maitre du département des machines & coudre de la filature de coton, J.Leet ct Alfred Boutet.Les noyés sont Marquis et McClure, Contrairement à ce qui a été dit l'enquête a révélé que quelques instants avant l'acoident, Leet tenant les rames ct deux de ses \u2018compaguons voulant le remplacer, se levèrent en même temps ct firent chavirer le cauot, Boutet savait nager et après bien des efforts, il réussit à sauver Leet avec lui.Les jurés ont rendu le verditt : Noyés uccidentellewent.Marquis était un des principaux témoins dans l'affaire Bélanger.Mais sa tions C'est à tel point que Musreou rt cor- |.A l\u2019Aca lémie de musique tes 10 et 11 Juin L'élite des jeunes amateurs de cette comédic et une opérette, suivies d\u2019un menuet, le tout accompagné de musique, La comSdie et l'opérette seront diff:- rents, Chaque soir.ret'es est destiné à la IKeresse.Descente de bois La Vallée de lu Chaudière rapporte que depuis l'ouverture de la drave, il est descendu sur la Rivière Chaudière, 90,000 billots appartenant à MM.Breakey de St-Romuald.11 en reste 3,000 dans les deux petites rivières Long et Truite et ils ne tarderont pas à descendre après la pluie que nous avons eue, MM.Atkinson et Rousseau vont er profiter pour faire sortir les leurs qui sont encore dans les petitesrividres.Jenx d'enfants Une enfant de cing ais britle avec de lu résine Louillante Üne petite fille de cinq acs, Jennie :Parker, dont les parents demegrént sur \u201cla rue: Anne, Montréal, s'umussit same- « \u2018 M.Déchéne a fait hier une vigon reu- di après-midi avec des cufauts de son- zeuse défense des idées de l'opyestion.5 âge dans une cour de ls rue Anne.Un de-ses petits camarades, du nom de Johnson, eut Im mal!encontreuse\u201d idée d'allumer un feu dans la cour; puis plags dessus ua: plat de la résine laquelle re tarda pas-à prendre feu et se renversa sux l'énfant qu5 fut horriblement brûlée: Le doctæur Englard, qui Jui a donné sep soins, désespère de la sauver.+ i Le MEURTRE de CRONEN EL anystérieux * Cooney the Fox retrouvé NewYork, 31: \u2014Ure dépêche da Chicago adressée au.World, mande ce.qui suit : \u2018 Qu dit qu'il va faire des révélations importantes- au sujet du meurtrs du Ds Gronin.On a découvert ou était caché.l'isdiviœqu' connu sous le nom de © Goanay the Fox \u201d,.et des détectives sont i.ses trousses.C'est Cooney qui avait loud le cottage à Chicago-et a participé aw menrtre, \u201d M.Jolin F.Seanloma dit: Il va \u2018cortainement se produire du nouveau \u2018au sujet du meurtre: du De Cronin.Liorsqu~ Jes-fait seront connus, ils causeront la plus grande sensation.J'ai toujours pensé, a dit M, Feaulon en terminant, que l'on finirait par décou- \u2018vrir toutes les circonstances du crime, Le juge Skinner se noie en péêchant Moncton; N.B.31.\u2014Prs nouvelles.venues de la rivière.Miramichi annoncent que le-juge R.C.Skiover de Saint Jean, frère de M.Skinuer, M.P,, s'es noyé, samedi, : Lie jage- Skinner avee quelques-un: de ses amis de St-Jean et de Prederieton, faisaient la pêche à.Indiantown, à quinze milles de Newcastle, Xl était aves M.White dans un canot, mouillé au milieu des Rapides, et se tenait debout,.lorsqu'une lourde-pièce de bois entraînée par le courant, vint frapper l'em- Barcation.Le choc luï fit perdre l\u2019équilibre et il fut précipité à l'eau.Son compagnon fit des affôrts désespérés pour le sauver.mais ce fut en vain, et M.Skinner fut emporté par le courant.Onguent et pilules Holloway: Rhlwaativme, Nésra'g'e.\u2014Il est quolquefois difficile de déterminer laquelle do ces maladies - afllige un patient, mais cette ignorance no fera rien si les remédes Holloway sunt employés.Ils soulagent et guérissent tentes douleurs ner- vouses et musculaires | Dans les ons de rliuma- tisme héréditaire, après nvoir Lbnigné les partics affeotéos dans l\u2019eru snléo chaude, en davrait frotter avco l'Onguent Holloway, de manière Àce quo ses offets atteignont les nerfs excités, ce qui cause In douleur et l\u2019endure.L'Onguert Holloway a le mérito de soulagor la malad\u2019e sans nfvoter la constitution, co qui était lo résultat inévitable des moyens employés autres fois pour In guérison de ces douleurz ;.la sai née, le mercure, colchium, eto.Pendant plus de cinquante ans Le sirop adoucissant de Mme Winslow a été employé pour la dentition dea enfants.Il soulage l'enfant, adouait les.gencives, diminue la douleur, guérit le- coliques flatulentes, et est le meilleur ret mède pour la Diarrhée.Vingt-cinq cent déposition ayant été donnée devant le criminelles.tins la bouteille.Vondu par tous let H coroner, elletervira devant les assisses , droguistes de \"univers, Québec, 27 Mai 1892-1 ville donaerout, checuu de ces soirs, une La recette de ces deux concerts-opé- - x .20 5 12 - Nouvelles locales Recette utile?Les taches eur la peau, le masque, les rousseurs ainsi que les boutons et ;_.autres éruptions, disparaissent à merveille par usage dela Lotion persienne, ui go vend dans toutes les pharmacies © la puissance.Aucune autre cau de toilette ne peut la remplacer.Ln premidre commanion à Lévis La cérémonie de la première communion a cu lieu hier matin à l\u2019église No- tre-Dame de Lévis, 80 garçons et 98 filles se sont appro- ghés de la sainte Table pour la première ois.Le Révd M.Célestin Lemicux, arrivé avant-hier soir d\u2019un voyage en Europe, a dit la messe de première communion.Le Revd M.Lemieux, avait une de ses petites sœurs au nombre des nouveaux invitésà la table de Dieu,hier matin, et c\u2019est avec un plaisir sensible qu il a voulu donner de sa main la première communion 3 c:tte enfant.Le revd M.Hoffman, curé de Charebourg, à prononcé une touchaote allo- eution aux heureux enfants à l'évangile et aussi après la messe.Pendant l'office divin des cantiques ont été chantés à l'orgue par des demoiselles de cette ville.L'assistauce était nombreuse dans d'église et la cérénomic à été des plus ma goifiques, Hier après midi, à 2 heures, a eu lieu la cérémonie de la Confirmation par Sa Grandeur, Mgr.Bégin.Amélloration au Grand-Tronc La compagnie du Grand-Tronc a ajouté à son service de chars dortoirs, deux magnifiques Puliman.La décoration intérieure de ces chars est splendide et l'umeublement est d'une grande richesse.Ils sont destinés au service entro Montréal et Portland.Affaires de faillites M.Alexis Lebrun, magasin général, Fraserville, a fait cession de ses biens à la demande de M; Elzéar Lebrun.\u2014M.Charles Amédée Mercier, magasin général, Montmagny, a fait cession de ses biens.\u2014M.Dieudonné Brulé, spéculateur à Vaudreuil, a reçu une demande de cession qu' | conteste.\u2014Mme Hoolahan, modiste à Sherbrooke, a regu une demande de cession.' \u2014MM.Desparois et frére, Valleyfield, chaussures, ont composé à 40e, duus la piastre, Notes locales Notre ami, M, le Dr Boisseau, qui vient d\u2019arriver d'Europe, où il a séjourné un an, pour se perfectionner dans l\u2019art médical, à ouvert son bureau sur la rue Desfossés, au No.15.Nous lui souhaitons succès.Accident \u2014Une jeune fille du nom de Lessard, âgée d'environ 20 ans, dont les parents demeurent sur la rucdu Roi, à Saint- Rooh, a été frappée dernièrement d'aliénation mentale et conduite à l'asile de Boauport same:li après-midi, De Retour \u2018Les Revds M M, ©.Lemieux et Alph Bourassa, du Collège de Lévis, qui étaient partis le 2 juillet dernier pour un voyage en Europe, étaient de retour hier dans notre ville, après avoir fait une heureuse traversée sur le \u201c Circassian.\u201d Revds MM.Lemieux et Bourassa ont fait un magnifique voyage.Tl nous fait plaisir d'apprendre que la santé du Revd, M.Lemieux est meilleure qu'avant sou départ pour .l'Europe.Pour l\u2019œuvre des Tabernacles Les membres de l\u2019Œuvre des Taber- \u201c \u2018macles qui se sont imposé la louable tâphe do travailler à domicile au profit de cetto association, sont instamment priés de bien vouloir adresser au plus tôt à Madame Jolicœur, 71 rue Ste- Anne, les ouvrages coufiés à leurs zèle, La bénédiction solennelle de ces travaux devant avoir lieu à une dute prochaine, il importe que tous les articles destinés AUx pauvres missions, soient classésavant le jour de l\u2019exposition.ar ordre : Eugénie Tru, Secrétaire.& hg > ; JOURNAL DES CAMPAGNES Un dragueur bijou Depuis une huitaine de jours, nous avons au quoi de la Reine un dragueur qui, pour être petit, n\u2019en fait pas moins son devoir.Daus l\u2019espace d'une semaine, il a monté 1,000 verges cubes.Le dragueur est commandé par le capitaine L.N.Barré, le seul canadi¢n-frangais employé par le département des Travaux Publics en sa qua'ité, Le dragueur a levé une pierre de 8 pieds carrés sur environ 4 pieds d'épaisseur.C'est, dit- on, un remarquable tour de force, étant donné le peu de dimension du dragueur, Celui-ci a été construit aux létats-Unis ct a été transporté en chemin de fer à Ottawa.Il travaille admirablement bien, grâce aussi aux soins du caps.Barré, Une fois son ouvrage terminé à Qué bec, 1e dragueur retournera à Ottawa.Destitution Quarante employés de l'Intercolonial, à Fraserville, Rivière:du-Joup out, regu avis de leur destitution.Parasites Les pellicules constituent un parasite vivant aux dépens des cheveux en provoquant quelque fois rapidement la chute, et dans tous les cas les empêchent :bso- lument de pousserLa Capilline fuit disparaître ces pellicules, Ordinastion M.l'abbé Eutrope Langlois, du faubourg -St-Jean-Baptiste de Québec, va être ordonné prêtre, le 26 mai 1892, \u2018et dira sa première graud\u2019messe, au faubourg St-Jean le 29 mai 1892 à 94 a.m, Sucre d'érable Durant.la semaine dernière, ily a cu une grande activité à Ste Marie de la Biauce, par le transport du sucre que les cultivateurs de Ste Mar e et de St- Elzéar, avaient vendu à MM.Marcel Théberge et E.Beaulieu.Il a été acheté 200,000 îbs de sucre par ces deroiers, à raison de $6 le cent, ce qui a rapporté le beau montant qui ait été laissé en cette paroisse.- Exposition de peinture au profit de la Kermesse Son Eminence le Cardinal Taschereau accompagé de son Coadjur.r Mgr Bégin,\u2014Mgr Marois, M.l'abbé Vaillancourt (représentant M.le curé de Québec en ce moment en Europe) MM.les abbés Gagnon et Arsenault, se sont rendus à la Salle Allaire, pour visiter les peintures et dessins exposés par les élèves de Mlle Dawson au profit de la Kermesse.Appel renvoyé La Cour supérieure a renvoyé l'appel du jugement du tribunal inférieur dans la cause d\u2019élection contestée de M Savard.Grande Fortune M.Siméon Bédard, ferblantier de la rue St-Nicolas, est mort il y n quelques jours laissant, dit-on, une fortune de $300,000, à diviser entre les héritiers, Excursion à Quédee Les membres du club de raquettes le \u2018\u2018 Canadien \u201d de Montréal, ont nolisé le vapeur Cunadu pour une excursion à Québec, le 11 juin prochain.Les clubs de Québec ont l'intention de leur faire une magnifique réception.Noce d'orde quatre Congrégunistes Demain, à 6 heures et demie dans la Congrégation Notre-Dame, haute-ville, seront célébrées les noces d'or de quatre des membres de cette Congrégation, ot il y aura aussi reception de plusieurs autres cougréganistes, Enfin, il y aura demain fête de /'Ascension, communion générale des congréganistes.Musique sar Ia terrasse \u2026 Demain jeudi, 26 mai, 1892, avec la bienveillante permission du lt-Col, Amyot, commandant, et des officiers, la fanfare du 9ème bataillon, \u201c Voltigeur de Québec\u201d exécutera de 82 10 hrs, p.m., le programme suivant : Accident Mardi après-midi, Joseph Bouré, âgé de 17 ans, fils de M.George Bouré, commerçant à la halle St-Roch, s'est fait prendre la main droite à la manufacture de chaussures Bresse, dans uno machine à couper la semelle.Le blessé a été immédiatement transporté à l'Hôt:I-Dieu où il a subi l'amputation du pouce.C'est le Dr Hearn qui a fait l'opération.Le jeune homme a été ensuite transporté chez son père, Ordiuations à la Basilique Hier matin, à 7% heurcs, ont eu lieu à la Basilique les ordinations suivantes : Prêtrise MM.Adolphe Dulac, Léandre Vézina, Elzéar Dionne, Jus.Cing-Mars, Arthur Simard, Nap.Gariépy, Félix Dugal, Silvio Chénard, du diocèse de Grand Rapids, E.U.; Th.Scanlan, Peterborough, Ont.; Michel Chamberland, Ottawa, Sous-diaconat MM.O'Brien, Ogdensburg ; Ls.Duchesneau et Frederic Forbes, Malifux ; Wn.Fiano.Herbor Gruce ; Jérémic Blaquière ct Patrick Hogan, Charlottown ; Audrew O'Neill, St-Jean, N.B.; Isidore Garon, Ottawa.Une barge submorgée Hier matin, sur les 5h, la Léda,barge appartenant à M.Albert Croteau, de Sainte-Emélie de Lotbinitre, qui était à prendre un chargement de bois à l\u2019entrée de la rivière Nicolet, sur le lac Sainte-Pierre, pour MM.Leclair et Lavallée, de Sorel, a été surprise par la tempête qui sévissait alors, la plus forte, nous dit-on, depuis une douzaine d'années, ct a été emportée à une distance de 24 milles à peu près, en amont du lac.La Léda était chargée déjà de 84 cordes de slabs, et était montée par le capitaine, M, Albert Croteau, son père, M.Xavier Croteau, et M.Joseph Vigneau, de cette ville, Les voiles ont été déchirées et emportées, le bateau empli d\u2019eau, et MM.Urotcau et Vigneau se sont vus dans l\u2019obligation de sauter dans leur chaloupe, et de chercher à regagner le rivage le plus rapproché.Après mille difficultés, et à force d'énergie et de courage, ils purent heureusement accoster à l'Isle à la Pierre, où ils furent recueillis, épuisés, on le conçoit, transis de froid et trempés jusqu'aux os, par le gardien du phare, M.Paul Salvail, où ils reçurent tous les soins voulus.Lcs dommages s'élèvent à $1,000 ou $1,100.La Léda était un très beau bateau.Elle est encore tout neuve, ct étuit assurée davs la Security Insurance Co de New-Haven, Conn, Elle est encore a 'entrée du lac, oi elle continue à être ballotiée par la tempête, M, Salvaila transperté les naufragés à Sainte-Anne, et de là à Sorel, où ie capitaine est venu ce matin faire le rapport voulu à l'agent de la @ie qui avait assuré son bateau.Disparu Un jeune garçon âgé d'environ 15 ans, Félix George Bourassa, fils de Baptiste Bourassa, journalier, résidant au No 142, rue Morin, est disparu depuis \u2018samedi dernier.Toutes les recherches faites Jjusqu\u2019aujourd\u2019hui ont été sans succès.Balesne La semaine dernière, on a trouvé sur les rives de Shulce, N.B., unc grosse ba'eine embourbée dans la vase, et un requin mort.La baleine mesurait 57 pieds de long.Accident Après l\u2019arrivée du vapeur Surnia dans notre port,un des hommes de l\u2019équipage du nom de Lawlor, est tombé dans ln cale.Sa tête ayant frappé sur un tuyau, il s\u2019est infligé une blessure assez grave près de l'oreille Le médecin du bord l'a pris sous ses soins.Le blessé est le même qui, cn 1890, fut balayé du pout du Vancouver et ensuite recueilli sans Connaissance sur une épave, Il n\u2019a jamais recouvré sa santé suffisamment pour reprendre son ancien poste à bord du Vancouver.Danse:cuseinent malade Un typographe du nom de Edmond Dugal, est tombé malade mercredi d\u2019une maladie de cœur.11 a été transporté à l'Hôtel-Dieu.A l\u2019école de réforme Un jeune homme de cette \u2018ville, a été condamné à 16 mois d'école\u2018de réforme pour avoir volé la montro en or de son père.Les fièvres typhoïdes Les fièvres typhoïdes, qui ont exercé leurs ravages à Sillery, depuis quelque temps, cemblent disaparaître.ll y en a encore quelque cas, cependant.La dernière victime a été Mlle Mary O'Ryan, âgée de 12 ans, sœur de feu le Révd.P.O'Ryan, Le \u201c* Trois-Rivières *\u2019 Cehoué \u2018Le vapeur Trois-Rivières dela Cie Richelieu s'est échoué mardi dans la nuit dans les iles Bouchervilles.Pendant la journée, il avait fait l'excursion des irlandais ct partit vers dix heures pour Sorel, Il donna contre une dus îles Boucherville et s\u2019échoua, Il n'y avait que l'équipage,à bord lors de l\u2019accident.Un remorqueur de Sorel s'est mis en route immédiatement pour renflouer le vapeur, Barques ¢choutes Les barques suédoises Sir John Lawrence et Hana sont échouées à Bersimis.Le capt.Larsen de la Sir John Lawrence, était à Québec pour faire soigner ses yeux, lorsque son vaisseau a échoué.SteHyacinthe Visite pastorale Mgr l'Evêque de St-Hyacinthe partira lundi prochain, 30 courant, pour sa visite pastorale, accompagné de MM, E.St-Gcorges, curé de St-Athanase, J.P.Dupuy, curé de Farnham, et P.Z.Decelles, assistant secrétaire.M.l'Archidiacre Bernard précédera Mgr dans les paroisses pour l'examen des comptes et de tout l'établisssewent religieux.Itinéraire de la visite St-Pie, 30 31 mai et ler juin ; St- Césaire, 1 23 juin ; St-Paul, 3 4 ; Sainte- Cécile, 4 5 ; St-Valérien, 5 6 ; Roxton, 11 12 13 ; Acton, 13 14 15 ; St-Théo- dore, 15 16 ; St-Nazaire, 16 17 ; St- Ephrem, 17 18 19 ; Ste-Hélène.19 20 ; St-Liboire, 20 21 ; St-Dowinique 21 22 ; Ste-Rosalie, 22 23 ; St-Simon, 23 24 ; St-Hugues, 24 25 26 ; St-Marcel, 26 27 ; St-Aimé, 30 juln, 1 et 2 juillet ; St-Louis, 23 ; St-Jude, 3 4 ; St-Bernabé, 45.Accident * M.Antoine Langlois, peintre-entre- preneur de cette ville, s'est démi un bras en tombant hier en bas d\u2019un échafaud sur laquelle il était après peinturer | un plafond.-Action en cour » L'action suivante est entrée en cour Supérieure : La banque du Peuplo vs l'honorable H.Mercier, M.Cléophas Beausoleil et l\u2019honorable Charles Langelier, billet promissoire au montant de $4,002.55.MM.Hamel, Tessier et Tessicr, sont les avocats de la demandercsse L'action est rapportable le 15 juin.Commercial Dissolution de société \u2014MM.Robitaille & Guimond, marchands de machines à coudre, ont dissous leur société, Nouvelles sociétés \u2014MM.A.Pion, Alphonse Morrel, Elie Depeyre, mégissiers, ont contracté société sous le nom de \u201c A.Pion & Cie.\u201d \u2014M.Eug.Leclerc et Pierre Roy, agents collecteurs, ont formé société sous le nom de \u201c Leclerc ct Roy.\u201d Pinible nccident ; Un atelier se noie dans le fleuve Un citoyen de Sain.-Roch, nommé Andonique Bédard s'est noyé avant-hier la nuit, en face de cette ville, dans les circonstances suivantes : Il conduisait un bateau avec un coupaguon, M.Yierre Demers.Au moment où il fallut changer de bordée afin - de lancer le bateau dans une autre direction que celle qu\u2019il avait, l\u2019infortuné Bédard fut frappé par la voile ct jetéù la mer.Demers fit tout en son pouvoir pour sauver son compagnon ; il lui jeta des planches ct des cordes dans l'espoir qu\u2019il s'y accrocherait, mais tous ses cfforts furent sans succès.On conçoit fucile- ment l'anxiété de Demers en entendant les cris de désespoir de son ami, et de se voir dans la presqu\u2019impossibilité de lui être utile.La nuit était sombre et il est très probable que Bédard n\u2019a pas vu les objets que Demers lui jetait pour le secourir.Le cadavre n'a pas encoro été retrouvé.L'accident a eu lieu à peu près vis-à- vis l\u2019église de Notre-Dame de la Garde, au Cap-Blanc.Bédard était âgé de 44 ans, marié et père de 3 cnfuuts.Il était employé depuis environ une huitaine de jours Four le club de yachts de Québec.C'est un homme de peu d'expérience dans la conduite des bateaux.Pendant plusieurs minutes, avant d'enfoncer, le malheureux appelait au secours avec des cris déchirants, Cette noyade rappelle sur plus d'un point celle où le malheureux Des Ruisseaux a trouvé la mort la semaine dernière.D'actives recherches serent faites pour retrouver le cadavre.Accident L M.Panl Biarnez, un français domicilié à Québeo depuis deux ou trois ans, a fait une chute de voiture dimanche au lac St-Charles, Il a été retenu quelques jours à sa chambre par les suites de cet accident sans gravité, du reste.Une chute terrible Samedi matin, un enfant du nom de Boucher, élève du patronage, était assis sur la clôture en arrière de cet institut, lorsqu'il perdit l\u2019équilibre et roula ea bas du cap, une hauteur d'une centaine de pieds, s'iofligeant de graves blessures à la tete.Il est sous les soins du médecin.\u2014e>>-e-\u2014Premmmmen\u2014\u2014 ACCIDENT FATAL Mort d\u2019un vieux patriote de 1837 Montréal, 39\u2014 Vendredi de la semaine dernière est arrivé à Lachute, un accident qui en a conduit la victime au tombeau.M.Léandre Groulx, respectable vieillard de soixante-quinze ans, était frappé par un convoi sur le chemin de fer de St-André et eut un pied affreusement broyé.Un médecin mandé on tout hâte a pausé le blessé qui parut prendre du mieux dans la journée qui suivit l'accident.Mais dimanche, la gangrèno s'était mise dans les chairs et mardi matin, M.Groulx s'éteignait dans des souffrances atroces, Le défunt était un vieux patriote de 1837 ; il fut au feu de St-Eustache, Sa mort cause un vif regret et ses funérailles ont eu lieu à Lachuto au milieu d\u2019un immense concours de parents\u2019 et d\u2019amis, NAISSANCE Co matin, en\u2019 cotte ville, Madame Josoph Murcoux; prote au Courrier du Canadu, un fils.DECES Duasr.\u2014Ls 28 courant, à l\u2019âgo de 46 ans, Edouard-Edmond Dugal, typographe.Son service ct sa sépulture auront lieu mardi lo 31 mai, à 7 heurcs, à l\u2019église St-Joan -Bap- tisto, pour de I} au cimetière Belmont.Le convoi quittera.la demeure do son frère, 71, ruo Ste-Cécile, (ci-devant rue Richmond.) Parents ct amis ot les mombres dos Unions Typographiques sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Crir.y.\u2014Décédée fai eMontréal, dimarcho, lo 29 courant, Mary Anne Carbray, épouse de Monsieur John Crilly, ot sœur de Monsieur Félix Carbray, M.P.P.Lo convoi funèbro partir du batoau de Montréal, quai Richelieu, mardi matin, lo 31 courant, à 8.45 A.M.pour l'égliso St-Patrico, et de là au cimetière St-Patrice.Paronts ct ainis sont respoctuousemont invités d\u2019y assistor.\u2018 \u201cAugust Flower\u201d QUEST-CE QU\u2019IL RESSENT ?\u2014 11 devient bête, il se met à la diète, il adopte des connais sances étranges, il change les plats, la cuisine, l'heure des repas et sa ma nière de manger.\u2014-LE REMEDE : AUGUS- FLOWER.QU'EST-CE QU'IL RESSENT ?\u2014-II est d'un appétit formidable, vorace, insatiable, aveugle, malsain, surnaturel.-Le REMEDE : AUGUST FLOWER.QU'EST-CE QU\u2019IL RESSENT ?\u2014I1 \u2018ne ressent aucun besoin d'aller à table, il trouve tous les me's mauvais, il est grincheux, grognard, disputeur.-LE REMEDE : AUGUST FLOWER.QU'EST-CE QU'IL RESSENT ?-I1 ressent, aprés avoir po-sédé un énorme appétit, un cézoût absolu pour toute nourriture, cem- me si une bouchée étaitrour le tuer.\u2014Ltè REMEDE : AUGUST FLOWER.QU'EST-CE QU'IL RESSENT ?\u2014Ila- .des maux d'estomac, et les entr:illes déran gées.\u2014 LE REMEDE : AUGUSTT FLOWER, 8 G.G.GREEN, Seul Fabricant, Woopsuay, New-JEsrEy, U.S, A, ET TORONTO, CANADA, SR Feuilleton du Journal des Campagnes \u201c Québec, 2 Juin°1892\u2014No 1 Les épreuves d'Éthel I 1 C'était un vendredi\u2014jour do !a vicomtesse de Soubeynes, \u2014 un vendredi extrêmement suivi, ainsi qu'en témoignaient les équipages arrêtés devant sa porte.Elle habitait, rue de la Ville-l\u2019Evêque, un-hôtel nitrès vieux ni très neuf, d\u2019assez belle apparence derrière sou mur couronné de lierre.Le concierge, doué d'un embonpoint respectable, d'un double mentonet d\u2019une paire de favoris blancs, flâvait dans la cour d'un air majestueux, jetant sur les piétons un regard.d'importance chaque fois qu\u2019il passait devant la grande porte largrment ouverte, ct un valet de pied d'une belle protestance, portant-une livrée discrète, su tenait sur le perron, semblant dominer le reste du monde du haut de la fortune de sa maîtresse.Comme je viens de le dire, l\u2019hôtel de Mme de Soubeynes n\u2019était pas un de ces palais tout flambant neuf qui sentent l'argent fraîchement gagné.La vicomtesse, qui avait du goût, s'était bien gardée de faire blanchir la façade ; clle n'avait pas même remplacé les petits carreaux des fenêtres qui, si vieillots qu\u2019ils fussent, avaieat leur cacher.En revanche, elle avait su, à l\u2019intérieur, adjoindre aux vicux meubles authentiques aux tapisscrics anciennes, précieux héritage de famille, tout ce que la recherche moderne a inventé de confortable et d\u2019élégant, et ses amies inspectarent, les unes d\u2019un air d'approbation sincère, les autres en déguisant un sentiment d'envie, les changements et les améliorations qu'elle avait tout récemment apportés dans l'aménagement de son logis.Quand je dis \u201c ses amies \u201d, peut-être le terme est-il impropre.Mme de Soubeynes avait beaucoup de relations, Tuais aucune d\u2019elles n\u2019était de vieille date.Elle n\u2019était point de Paris : le vicomte, qui était très répandu, l'avait épouste en province, toute jeune encore, très belle, sans fortune, veuve, avec un petit garçon.C\u2019avait été l\u2019occasion d\u2019un étonnement général, car nul n'eût cru M.de Soubynes capable d'éprouver un amour aussi uif etaussi désintéressé.On revint quelque peu sur cette surprise lorsqu\u2019il amena sa femme à Paris, et que ses amis purent juger par eux-mêmes de la beauté rare et étrange dont elle était douée.Il l\u2019initia à la vie élégante, la produisit partout avec orgueil, et mourut inepinément au bout de deux ans de mariage, lui laissant, avec la totalité de la fortune dont il venait: peu de mois auparavant, d\u2019hériter de son père, une situation déjà assise et une réputation de beauté et d'esprit.Elle porta scrupuleusement son deuil, ct vécut à lacampagne ou à l'étranger pendant les deux années qu\u2019il dura.Elle n\u2019avait pas plus de vingt-huit ans lorsqu'elle revint s\u2019entaler rue de la Ville-l'Evêque, toujours aussi belle\u2019 et point oubliée de ses relations, avec lesquelles, d\u2019ailleurs, elle n'avait pas rompu, et quelle avait rencontrées de temps à autres dans les diverses stations balnéaires qu'elle avait fréquentées.Cependant c'était presque une réapparition, et elle eut, après ce qu\u2019on appelait sa cluustration, tout le succès de la nouveauté.On était donc fort assidu à ses vendredis.Le valet de pied à l'air solennel commençait à connaître les armoiries peintes sur les voitures rangées & dans la cour, les unes d'une antiquité quasi historique, les autres plus fantaisistes, surmonté du tortil d\u2019origine allemande qui distingue assez généralement l'aristocratie de la finance.Il examinait d\u2019nn air connaisseur les riches toilettes qui passaient devant lui, et semblait persuadé que, par suite de quelque opération mytérieuse, les relations do sa maîtresse projetaient leur éclat jus- \"| que sur son athlétique personne, Aussi fut-il absolument suffoqué lorsque, le vendredi dont je parle, une femme \u2018mesquinement vêtue de deuil profita du moment où le concierge était à l\u2019autre extrémité de la cour,pour franchir le seuil de .a porte et s'avancer vers le perron où il se tenait d\u2019un air impassible, Elle était encore très jeune, mais semblait extraordinairement usée et dévorée par la maladie.Ses joues amaigries, marquées d\u2019une tache fiévreuse, sa taille légèrement courbée, si mince dans son tarton noir, ses yeux démesurément agrandis ct cernés, tout disait qu\u2019elle était arrivée à la dernière période de la faiblesse, ct rendait surprenante la rapidité de sa marche.Elle tenait par la main un bébé d'environ trois ans, une petite fille enveloppée dans un manteau bleu à capuchon dont la ravissante figure blanche et rose, les boucles de soie blonde et les yeux de turquoise rappelaient les poupées au teint éclatant exposées, vers Noël, derrière les vitrines des magasins anglais, Le valet de pied bondit au bas du perron.\u2014Que cherchez-vous ici ?, s\u2019écria-t-il d'unc voix dure.L\u2019escalier de service est au fond, à droite.\u2014Hé ! ne montez pas par là ! ceria à son tour le concierge, arrivant aussi vite que le lui permettait sa rotondité, It d\u2019abord, qui demandez-vous ?Le visage de la petite fille exprima une crainte soudaine aux accents de ces voix grondeuses, et elle se serra instinctivement contre sa mère.Celle-ci leva son voile, \u2014un pauvre voile de crêpe aminci et fripé,\u2014et tourna alternative ment vers les deux hommes sa figure maladive, si jeune cependant, et dont l'air d\u2019innocence et de tristesse aurait touché des cœurs moins durs.\u2014 N'est-ce pas ici que demeure la vicomtesse de Soubeynes ?demanda-t-elle timidement en un français correct, mais fortement imprégné d\u2019accent anglais, \u2014Oui, c'est ici.vous ?\u2014Je voudrais lui parler.\u2014Impossible.Mme la vicomtesse reçoit aujourd'hui, Que lui voulez La jeune femme ne parut pas bien comprendre, et elle jeta un regard involontaire sur les voitures qui stationnaient dans la cour.| \u2014 Madame reçoit ses amis, reprit le valet de pied, impatienté, Voulez-vous voir la femme de chambre ?Non ?Eh bien, revenez le matin si° vous voulez ; mais auparavant, vous feriez mieux d\u2019écrire si vous venez pour demander des secours.Une rougeur soudaine parut sur les traits de la jeune femwe,et elle redressa instinctivement sa taille fatiguée d\u2019un air de dignité.\u2014J\u2019écrirai, dit-elle d\u2019un ton bref.Et, rebroussant chemin, elle se dirigea vers la porte, tandis que les deux domestiques ricanaieut insolemment.\u2014J am tired\u2026 oh ! very tired ! dit la petite fille, levant vers elle son visage attristé.\u2014Encore un peu de courage, mon amour.Vous savez bien que poor mamma n\u2019est pas assez forte pour vous porter.\u2018 L'enfant n'insista pas, mais des larmes silencicuses coulérent sur ses joues Hi ~ tandis que la jeune mére, respirant aveo peine et retenant, elle, des pleurs de découragement, l\u2019entraînait plus vite vers la rue.\u2014Pourquoi ploure-t-elle ?dit tout à cosp une voix d'enfunt brève, impérative, mais vibrante d'intérêt.~ La jeune femme leva la tête.«Sur le trottoir, au seuil de la cour, se tenait un garçonnet de huit à neuf ans, vêtu d'un pardessus garni de fourrures, et portant un béret crânement posé sur sa chevelure brune et bouclée.\u2014Y von, dit Ja gouvernante qui: l\u2019accompagnait et dont la chevelure pâle et la démarche Jourde décelaient, autant Que son accent, l\u2019origine germanique, il n\u2019est pas convenable de parler aux personnes que l\u2019on ne connaît pas, Rentrez vite : il est l\u2019heure de prendre votre le- gon.Mais le petit gargon, sans méme pa- raitre entendre cette mercuriale, barra le chemin à l\u2019étrangère, ct, se baisant, prit la main de la petite fille, qui le regarda avec surprise à travers ges larmes, \u2014Pourquoi pleure-t-elle ?répéta-t-il Qu'est-ce qu\u2019elle cst venue faire à la maison.\u2014Elle pleure parce qu'elle est fatiguée et que je nc puisla porter, répondit la mère d\u2019un air découragé.\u2014Eh bien, il faut qu\u2019elle sc repose.Entrer avec elle.Une lueur d'espoir brilla dans les yeux de la jeune femme.\u2014Les domestiques m'ont dit que votre maman ne peut me recevoir.Yvan jeta sur clle un rapide coup d'oil.\u2014Ils vous ont dit cela parce que c\u2019est vendredi, le jour de maman, et que vous n'avez pas mis une belle toilette.Mais je vous la ferai voir, moi ! Yvan! Oh ! Yvan ! Madame sera fâchée ! s\u2019écria l'allemande, alarmée.\u2014Je reviendrai, murmura l'étrangère.Mais Yvan jetant à sa gouvernante un regard de défi serra plus fort la main de la petitefille, qui ne pleurait plus, et I'entraina vers le perron, \u2014 Maman faittout ce que je voux, dit-il fièrement.La jeune femme ne résista plus.Peut être ne se sentait-elle pas en ce moment la force de regagner son hôte), peut-être avait-elle conscience que cette intervention enfantine constituait la seule chance qu\u2019elle eût de pénétrer dans cette demeure si bien défendue.Yvan traversa la cour d'un pas ferme \u2014un pas qui déjà faisait Pressentir un maître, \u2014et arriva au perron avant que le concierge, tout essouflé, eût le temps de le rejoindre.\u2014 Monsieur Yvan ! s'écria le gros homme d'un ton de détresse, Madame ne peut recevoir cette personne, \u2014 Monsieur, dit à son tour le valet de pied, terrifié, vous n'allez pas faire entrer cette dame dans le salon ! Non, je la conduis dans la salle d'étude .Mais je vous supplie de nc pas crier ainsi, Auguste ; je suis le maître ici, Dites à l'office qu\u2019on apporte des gâteaux pour la petite fille.Il traversa le vestibule dallé de mar bre, meublé de vieux bahuts et orné de plantes exotiques, et, ouvrant un porte à gauche, fit entrer ses compagues dans une pièce très élevée de plafond, mais de dimensions exigues, confortablement meublée et dont une carte do géographie, un tableau noir ct une table à écrire justifiaient la dénomination.Un bon feu brûlait dans la cheminée, Yvan avanga un fauteuil avec une courtoisie enfantine que rendait plus frap- paute son air hautain et, assit lui-même la petite fille sur un tabouret, \u2014Yvan, que dira Madame ?balbu- tait la gouvernante, prête à pleurer.\u2014 \u2014\u2014 .1 ! JOURNAL DHS CAMAGNES \u2014 Laissez-moi tranquille, Fraulein, ct allez chercher des gâteaux, \u2014Et votre leçon ?\u2014Je no l\u2019apprendrai pas, Allez! répéta-t-il, frappant le tapis de ga petite botiue.: Elle obéit en gémissant, et, jetant loin de lui son béret et on pardessus, il revint s'agenouiller près de la petite fille, qui avart- rejeté son son capuchon et qui présentait à la flamme, d\u2019un air de ravissement, ses petites mains rouges de froid.° \u2014Ele n\u2019est plus fatiguée.Elle est très contente, n\u2019est-ce pas ?dit-il, s'adressant dla mère, d\u2019un air satisfait, La jeune lui jeta un regard de tendre reconnaissance, \u2014Oui, oh ! oui\u2026 Mais j'ai peur que vous n'ayez mal fait en nous conduisant ici\u2026 Et votre leçon, ?\u2014Je ne dis ma leçon que quand ce'a me plait.\u2014Ce n\u2019est pas bieu ; il faut étudier pour devenir un homme,un homme uti'e ct bon.\u2014Ah ! voici Fraulein, interrompit Yvan, Donnez des gâtaux à la petite, moi je vais chercher maman, Il avait déjd couru vers la porte.Une réflexion l\u2019arrêta, et il revint vers l\u2019étrangère.\u2014Qui nommerai-je à maman ?Elle rougit et hésita.\u2014Votre, maman ne me connait pas.Je lui dirai moi-même mon nom.EËt tandis que Fraulicn offrait d\u2019un airrenfrogné un biscuit à l\u2019enfant, Yvan, gravissant en quelques bonds le large escalier à rampe de fer ouvragé, et traversant deux ou trois salons richement meubles, pénétrait comme un ouragan dans le très élégant r!duit ou sa mère était en train d'offrir du thé à daux ou trois visiteuses, \u2014 Maman, venez vite daus la salle d'étude voir une dame que j'y ai fait entrer ! s'écria-t-il de ce ton impératif qui ne l'abandonnait jamais, même avec sa mère, et qui cut semblé insoutenable s\u2019il n'eut été légèrement attè- nué par la douceur involontaire de ses beaux yeux noirs et la grace de toute sa personne.\u2014Tu as fait entrer une dame dans la salle d\u2019étude !.Mais, avant tout, Yvan, no vois-tu pas que je ne suis pas pas seule ?Comment n\u2019as-tu pas dit bonjour à ces dames ! Le petit garcon se tourna, alla tendre gravement sa main fine et brune aux visiteuses, puis revint vers sa mère.\u2014Je vais lui dire que vous viendrez tout à l'heure, n'est-ce pas, maman ?\u2014Mais qui est-elle ?Pourquoi, si je la counais, n\u2019est-elle pas entrée ici ?.Je crains une incartade nouvelle de mon enfant terrible, ajouta-t-elle en se tournant vers ses amies, qui souriaient, \u2014Maman, vous ne la connaissez pas, ct elle est mal habillée.\u2014 Alors tu es fou, Yvan ! On ne fait pas entrer les mendiantes que l'on ne connait pas ! Sonne immédiatement.\u2014C'est peut être une voleuse qui met en ce moment votre logis à sec, dit en riant une des dames.Yvan se tourna vers elle d'un air de colère.\u2014Non, madame, ce n'est pas une voleuse, ni une mendiante non plus, D'ailleurs, Fraulein est avec elle.\u2014RElle connait Fraulein ! s'éeria me de Soubeynes, frongant le sourcil.J'ai défendu à cette fille de m'amencr ses amies, cependaut ! \u2014 Non, non, elles ne sont pas amics, Fraulein est même furieuse contre moi.J'ai vu cette dame eortir, Auguste l'avait renvoyée, Elle avait l\u2019air malade et sa fille ne pouvait plus marcher.\u2014Eh bien, il faut dire à Evelina de lui donner quelque argent et de faire appeler un fiacre.Mme de Soubeynes étendait déjà la main vers le cordon de la- sonnette Yvan l\u2019arrêta en se suspendant à son cou, \u2014Maman, je lui ai promis qu'elle vous verrait.Je luiai dit que ma chère ct jolie maman fuit tout ce que je veux.Sa voix s'était faite câline et suppliante ; il levait vers sa mère ses beaux yeux à la fois tendres et impérieux.Elle le couvrit de baisers, puis détacha doucement les pctits doigts nerveux qui l\u2019onserraient.\u2014Vous verrez, dit-elle avec un sourire, que je serai obligée de voir la protégée de mon fils.Es-tu sûr, au moins que Fraulein ne la quitte pas ?\u2014Je vais retourner près d'elle, \u2014Que Fraulein y reste aussi, et qu'on attende, Une douzaiue de baiscrs passionnés la payérent de su condescendance, et Yvan ayant de nouveau, comme un petit homme, échangé des shake-hands avce les awics dè sa mère, retourna en courant dans la chambre où l\u2019Aliemande, muette et sombre, montait la garde près de l\u2019étrangère et de sa fille.Celle-ci sourit en le voyant revenir, tandis que la mère tressaillait d'un air inquiet.\u2014Votre maman ne s'est-elle pas fichée.\u2014Elle ne se fâche jamais contre moi, Elle viendra\u2019 quand les dames seront parties.\u2014 (Comme elle est boune ! dit la jeune femme en joignant les mains avec reconnaissance.Fraulein toussa avec un peu d\u2019affectation.Yvan s\u2019approcha de la petite fille.\u2014Vous n\u2019êtes plus fatiguée ?Dites, pourquoi ne me répondez-vous pas ?\u2014Elle ne comprend pas, elle ne parle \u2018guère qu\u2019anglais, dit la mère.\u2014Je \u2018voudrais savoir l'anglais, ce doit être plus amusant que l'allemand.Comme elle cst jolie votre petite fille | Voulez-vous lui permettre de venir dans la chambre à côté voir mon écurie ?J'ai de très jolis chevaux dans des stalles, La mère sourit.Le bébé sen allait d\u2019un air confiant avec ce jeune garçon qui avait des sollicitudes infiuinies et qui ralentissait son pas pour que sa petite compagne put trottiner sans peine à son côté.Dans la chambre voisine ss trouvait une profusion de jouets.L'Enfant eut peur des chevaux mécaniques, mais elle tomba en extase devant une bergerie, et saisissant un des moutons à la blanche toison, elle courut le moutrer à sa mère.Celle-ci oublia un instant ses soucis et sa fatigue devant ce visage ravi, si gracioux dans son cadre de boucles dorées, ct, absorbée dans son admjration maternelle, elle n\u2019entendit pas s'ouvrir- lu porte qui donnait sur le vestibule, \u2014Voici maman ! dit la voix claire: d'Yvan.La jeune femme se leva précipitamment.Mme de Soubeyncs attachait sur elle un regard interrogateur, en fron- gant légèrement ses sourcils finement arqués- II Elle offrait ua par\u2018ais cantraste : l\u2019une, trés belle avec un charme étrange et original, un teint mat et pur, des Orientale, une taille haut: et mince moulée dans une robe de satin noir ornée de vieux point de Venise, des cheveux orcant ses poiguets dél\u2018cats, \u2014 l\u2019autre yeux noirs très longs comme ceux d'une noirs relevés savamment, des bracelets . ce At She a ca Er eT ete LT TT TT TINT da a de tr eu 1e RS CT LAS Sd f 1 A di j- 3 ; L 3 ( - plus jeune et cependant fanée, transparente à force de maigreur, les yeux cernés, les lèvres pâles, la taille affaisée sous son châle d\u2019un noir verddtre, son chapeau de erépe propre, mais usé, ayant supporté tour à tour la poussière et la pluie, les mains dans des gants de laine reprisés en maint endroit.\u2014Vous avez désiré me parler ?L'heure est mal choisic, et je m'étonne que vous ayez forcé la porte malgré mes domestiques.La voix de Mme de Seubeynes avait un timbre harmonieux, mais un accent impatient et hautain, et ces dures paroles firent rougir et trembler la jeune femme.Yvan vint se placer près d'elle comme un petit chevalier, et regarda tranquil- Jement sa mère en face.\u2014C'\u2019est moi qui l'ai foreée à entrer, maman, je vous l'ai déjà dit.\u2014Enfin, que désirez-vous ?reprit Mme de Soubeynes avec impatience.Hâtez-vous de me le dire, car il peat survenir des visites.\u2014Je reviendrai.Mon histoire est si douloureuse ! \u2014Vous demandez des secours ?La jeune femme se redressa légèrement.\u2014 Non, madame, je suis venue d\u2019Amérique pour faire valoir les droits de ma fille à la succession de son aïeul, Les sourcils da Mme de Soubeynes se zoulevèrent en signe d\u2019étonnement.\u2014De grâce, qu'y puis-je faire ?\u2014Vous pouvez m'aider, simplifier ma tâche ardue\u2026 Tout cela est si nouveau pour moi ! J\u2019ai mieux aimé m'\u2019adresser à vous qu\u2019aux hommes de loi\u2026 \u2014Mais vous divaguez ! Je ne vous eonnais pas ! \u2014Vous connaissez mon nom.Moi aussi je m'appelle de Soubeynes.Mon mari était le frère du vôtre, et je suis sans ressources avec cette pauvre chère baby ! Un flot de sang empourpra le visage mat ct pile de Mme de Soubeynes.Elle regarda rapidement autour d'elle : heureusement Fraulein avait quitté la chambre, Quelrégal un donte de ce genre eût été pour les gens de la maison ! Elle reporta sur l'étrangère des yeux pleins d'une colère soudaine.\u2014Comment osez-vous me faire un pareil mensonge! s\u2019écria-t-elle vivemment.Il y a lengtems que le frère de son mari est mort, \u2014I y a seulement quatre meis, dit la jeune femme, dont les joues se couvrirent de larmes, Je suis sa femme, sa femme légitime.Si j'étais seule, je ne songerais pas à importuner sa famille ; mais il faut bien que ma pauvre petite fille vive ! \u2014 Et oseriez-vous vous prétendre en mesure de prouver ce mariage ?Mon beau-père avait refusé son consentement à une demande dece genre que lui avait adressée son fils.L'étrangère soupira.Quand je me suis mariée,dit-elle, j'ixno rais que Lionel cût encore son père.Mais vos lois elles-mêmes lui ont permis de se passer de ce consentement.Il a eu grand tort, je le sais ; je ne savais rien alors.\u2014Et vous dites avoir les preuves de mariage ?\u2014Oui, madame, j'ai pris au censulat une copie régulière de l'acte civil, et à l\u2019église un certificat de notre mariage religieux.J'ai aussi l'acte de naissance de ma fille et l'acte de décès de mon mari.Mme de Soubeyues redress sa taille haute et souple.\u2014Je crains que tout cela ne ne vous serve de rien, en admettant même, ce dont je doute, que vos papiers soient en règle.M.de Soubeynes, mon mari, m'a laissé tout ce qu'il possédait, et son testament cst parfaitement légal, seu.\u201d - MR FI SA « .; vind Naan SRW as Sher ep ty ire ee Pie re ES SE re i ° : ___ JOURNAL DES JAMPAGNES ~~ \u2014Lionel m'a expliqué que son père à lui ne pouvait entièrement le déshériter,qusique, il me l'a avoué lui-même il ait gravement offensé ses parents.\u2014Il était depuis longtemps devenu étranger à la famille de Soubeynes répliqua la vicomtesse d'un ton bas, mais violent.Mais ea wort ne faisait plus de doute pour aucun de nous ; il y a environ quatre ans, Lionel a pris passage sur un paquebot qui a sombré ; son nom est sur la lista des morts,et lors du décès de mon beau-père, il y a cu une déclaration d'absence, c'est-à-dire qu\u2019on l\u2019a considéré comme décédé.Et si uu aventurier a pris son nom, si vous avez vraiment cru épouser Lionel de Soubeynes, le frère défunt de mon mari, j'en suis fâchée pour vous, mais je n\u2019y puis rien, \u2014Nous avons fait naufrage en cffet sur le Canada.Naus nous rendions alors cn Australie, où mon mari voulait tenter la fortune.Nous fûâmes sauvés avec un autre passager, mais je faillis mourir et, tout à son inquiétude, Lionel ne s'occupa point de savoir si on l\u2019avait cru mort.Il changea alors de nom pour éviter decompromettre le sien si son entreprise ne réussisssait point.Elle échoua ; nous perdîmes en Australie notre premier enfant, et ramenai en Amérique mon mari déjàtrès malade\u2026 peu de temps avant que.qu\u2019il me quitta, ajouta la jeune femme, retenant avec peine un sanglot, il apprit la mort de son père et celle de son frère ; s\u2019expliquant alors que les lettres qu\u2019il avait écrites fussent restées sans réponse, il me donna toutes les instructions nécessaires pour venir en France avec ma fille.Les yeux de Mme de Soubeynes étin- celérent, \u20141it vous avez cru, dit-clle, d\u2019un ton dpre, que j'accoptera is cette histoire si bien forgée, mais si peu croyable ?La jeune femme rougit.\u2014 J'ai des lettres, des portraits, le témoignage des personnes qui ont conou mon mari ct qui l\u2019ont revu après son naufrage.\u2014 Mensonges ! Comment avez-vous pu être assez naïve pour supposer que je dépouillerais mon fils de la moitié de son bien pour enrichir une aventurière qui se dit la femme d\u2019un prodigue, d\u2019un vagabond désavoué par son propre père, et considéré comme mort depuis plusieurs années ?L'étrangère devint livide et chancela.\u2014Oh ! ne parlez pas ainsi de lui, de lui que j'ai tant aimé ! s\u2019écria-t-cllad\u2019un ton déchirant.Il n\u2019est plus là pour se défendre ou pour dire, tout au moins combien sévèrement il a été châtié !\u2026 Et je ne vous demaude pas de partager avec moi votre fortune.J\u2019avais scule- ment espéré que vous consentiriez à examiner mes papiers, et-à me donner non pas, je le répète, la moitié de votre fortune, \u2014 je ne connais pas vos luis, et mon mari y avait peut-être -perdu une partie de ses droits, \u2014 maisle moyen d'élever ma fille comme il convient à l'enfant de Liouel de Soubeyncs, si déchu qu'il fit.\u2014Vous ne connaissez pas nos lois ?répéts violemment Mme de Soubeynes.Eh bien, prenez garde d'apprendre à vos dépens qu\u2019elles protègent les familles honorables contre les tentatives de chantage ct les mendes des intrigantes.Sj jamais vous cherchez à revenir ici, ou si j'entends parler de vos revendications éhontées, je vous ferai mettre en, prison, entendez-vous !.ou dans un asile d\u2019aliénées, £i comme il m\u2019est permis de le croire, il peut être prouvé que vous divaguez ! Sortez maintenant, et sans retard ! Une terreur qu\u2019augmentaient , encore la faiblesse et la maladie s'empara de l'étrangère.Elle prit la main de sa, fille et se dirigea précipitamment vers la porte, Yvan était sorti pendant cette s0ène, pour chercher des gâteaux.Mais il était rentré depuis déjà quelques instants sans que sa mère eût remarqué sa présence, et ils\u2019avança vivement, barrant le passago à la jeune femme.~ \u2014Maman, elle cst malade ! s\u2019écria- -il d\u2019un ton de reproche qui témoignait de l'impression qu\u2019il venait d'éprouver Mme de Soubeynes tressaillit.\u2014Pourquoi es-tu ici, toi ?dit-elle avec uneirritation qu\u2019elle montrait rarement à son fils.Laisse cette femme sortir ; elle ne sait ce qu'elie dit, c'est une folle.La jeune femme l'écarta doucement et attacha un instant sur lui ses grands yeux navrés.\u2014Laissez-moi passer, cher enfant.Que Dieu vous bénisse pour votre pitié, et qu\u2019il vous garde à votre mère ! Mme de Soubeynes attira rudement son fils à elle, et agita un cordon de sonnette.\u2014Reconduisez cette personne, dit-elle au domestique qui se présenta.Voulezvous qu'on appelle un fiacre ?ajouta- t-elle d\u2019un ton moins âpre, frappée malgré elle de la pâleur de l\u2019infortunée.\u2014Oh ! non, je puis marcher.Et la porte se referma.\u2014 Maman, vous êtes méchante ! s\u2019écrin énergiquement Yvan, se débattant entre les bras de :a mère.Elle va mourir dansla rue, ct sa pauvre petite fille est si fatiguée ! \u2014 Silence, enfant, vous devenez absolument irrespectueux ! Vous ne savez pas que cette femme voulait vous prendre une partie de la fortune que vous aurez plus tard ?\u2014Je veux blén donner beaucoup, beaucoup d'argent à sa petite fille.Pourquoi y a-t-il des gens pauvres et malheureux ?Vous êtes méchante, maman |! \u2014ŸY van, vous serez puni ! \u2014 Madame d\u2019Harvilliers demande madame la vicomtesse, dit Auguste, apparaissant Ja porte de lu salle d'étude.Mme de Soubeynes jeta un coup d'œil rapide vers une glace ; déjà ses beaux traits reprenaient leur sérenité habituelle.\u2014Allons, faisons la paix, méchaut enfant.Viens vite m\u2019embrasser.Mais Yvan, sombre et hautaiu, efit un signe négatif et se réfugia dans l\u2019embrasure de lu fenêtre.Sa mère haussa les épaules ct, saves insister davantage, se dirigea vers le salon.Luiresta près de lu feuêtre, le front appuyé contre la vitre.Il w\u2019y avait cependant dans la cour rien qui pât motiver son attitude : il ne regar, duit méwe pas le petit coupé bleu sombre qui stationnait au bas du perron, Fraulein entra dans la chambre, \u2014Et votre leçon Yvan ?Voulez-vous I'apprendre maintenant ?\u2014Non, laissez-moi ! dit-il brusquement.\u2014Mais que dira votre maman ?Il se retourna et lui jeta un regard si furieux qu'elle leva les yeux au ciel avec un des gémissements dont sa nature pleurarde était prodigue ; et jugeant prudent de ne pas lutter davantage, elle prit un tricot dans une corbeille ct alla s'asseoir près de feu, se contentant do tourner de temps cn temps la tête vers l'enfant capricieux dont clle avait la garde, ct que ses instructions lui rier.Il était toujours immobile, les yeux errant vaguement sur la cour, Fraulein nesc doutait pas que son visage était couvert de larmes, et que dans son petit cœur se déchaînait un orage tel qu'en enjoignaient surtout de ne pascontra-\u2019 Péuvent sculés connaître les natures in- omptées.: Plus tard il se ressouvint de ce moment, bien que l'impression ressentie eût été en partie effacée ou du moins endormie par les distractions sans nombre de son heureuse existence.Ses sensations étaient à la fois vielentes et confuses, Mis pour la première fois en contact avec la souffrance, il ne pouvait banir de son esprit la figure désolée de cette femme malada à qui son intervention n'avait procuré qu'une amertume de plus.Il revoyait le sourire de l'enfant inconscients qui était partie \u2014 il s'en souvenait maintenant,\u2014avec un des moutons lilliputiens dèsa bergerie\u2026 Partie pour où ?Aurait-elle pu aller loin ?Sa mère avait-elle de l\u2019argent pour payer une voiture ?Avaient-elles seulement une maison ?Qui, peut-être une maison noire ct pauvre comme on en voit dans les vilains quartiers, très loin de la Madeleine, près du Luxembourg ou du Jardin des Plantes.Et sa mére pleurerait-elle toute la nuit ?Etait-il vrai qu'elle fat folle ?Oui sans doute, car si elle avait dit vrai, si elle était aussi Mme de Soubeyncs, elle ne serait \u2018pas si mal habillée, Mais elle avait l'air si doux ! Il n\u2019avait pas peur d\u2019elle, oh ! non,il aurait voulu qu\u2019on la gardât pour la soigner.Et sa mère l\u2019avait renvoyée ! EBA cette pensée, ges larmes, sileneicuses et amères, coulaient plus pressées.Quand il songeait aux souffrances de l\u2019inconnue, c\u2019était une douce et pure compassion d'enfant qui agitait son cœur, Mais lorsqu\u2019il s'avouait que sa mère avait été dure cruelle, \u2014 quand il-revoyait dans son souvenir son beau visage altéré par la colère, \u2014 quand il se rappelait les menaces terribles qu'elle avait adressées à cette malheureuse, ah ! £a pauvre petite fine était blessée dans ce qu\u2019elle avait de plus intime, de plus cher, dans son culte pour cette mère idolâtre qu\u2019il ne respectait pas toujours, mais qu\u2019il avait passionnément chérie jusque-là.Ceci, c'était uns horrible déception, \u2014 la plus cruelle peut-être que puisse connaître le cour humaia : perdre l'illusion que ce qu\u2019on aime est parfait.Il était bien jeune pour éprouver cette souffrance, cependant, si mai définie qu\u2019elle, fut, il la ressentait d'une manière intense avec une incroyable amertume.Et, chose bizarre, le tableau qu\u2019il contemplait vaguement se confondit dans sa mémoire avec le souvenir de cette heure douloureuse : la cour entourée de ses hâtiments aux tons gris ct do son mur couvert de licrre,et par la vaste baie de la porte cochère, le mouvement delu ruc-\u2014voitures et piétons passant sans relâche comme une fantasmagorie à la fois brillante et vide.TI ne répondit pas quand Fraulein lui fit observer qu\u2019il prendrait froid près de la fenêtre, Elle s'approcha et vit qu\u2019il s'était endormi, le visage encore mouillé de larmes et le front appuyé contre la vitre, Elle appela un domestique pour le porter sur son lit, et Mme de Soubeynes aussitôt prévenue, s'installa près de lui, Il eut de la fièvre pendant toute la nuit.Sa mère ne le quitta pas : clle n\u2019avait jamais eu d'autre passion que l\u2019amour maternel.En s\u2019éveillant le lendemain vers le matin, d'un sommeil lourd et fatigant, il vit à son chevet co visage tourmenté, si tendre ct si beau, et il sourit.\u2014Te voilà mieux n\u2019est-ce pas ?Oh ! mon enfant chéri, s'écrin-t-elle l'entourant de ses bras j'étais si malheureuse, c'est fini.Et demande-moi tout ce que tu voudras, des jouets, des livres?11 se souleva sur son coude, et la re garda longuement d'un air soudain assombri.EL \u2014 Je veux que vous donniez de l\u2019argent à la dame anglaise qui est venue enteuds-tu?Veux-tu an ee re hier, maman.Je vous assure qu'elle n\u2019a rien fait de mal; si on lu mettait en pri- .- son ou à l'hospice, sa petite fille serait toute seule.Une rougeur ardente, mais passagère, colora le visage de Mmo de Soubeynes, \u2014Oa lui donnera de l\u2019argent.\u2026N\u2019y pense plus, et cherche ce que tu désires» \u2014 Vous savez où elle demeure ?\u2014On le saura.D'ailleurs, sois tranquille ; elle reviendra, \u2014Ët moi jela chercherai partout, s\u2019écria Yvan avec chaleur, 31a promenade, à la Madeleine, aux Tuileries ! \u2014C'est cela.Et .ne t'agite pas, il faut rester calme aujourd'hui, Il oublia, dans cette journée de gâteries et de tendresses, qu'il avait trouvé sa mère dure et méchante ; mais il ne cessa de songer à la dame anglaise et à son bébé, et il les chercha conscieuse- ment dans ses-promenades jusqu'au mo- went ofl, l'insuceds aidant et le temps affaiblissant ce souvenir, il finit par se persuader qu\u2019elles n'étaient plus à Paris, III Mary\u2014 c'était le nom de lu jeunc fem - me,\u2014avait quitté I'hétel ds Mma de Soubeynes avec une précipitation fébrile.Elleretrouvait soudain une force factice pour fuir cette maison inkos pitalière.Les menaces: qui lui avaient été faites retentissaient encore à son oreille.Et cependant elle était sure de son droit :son Lionel, en qui elle avait eu une si grande confiance, lui avait affirmé qu\u2019elle pouvait revendiquer pour sa fille une part de l'héritage de son père, Dans sa droiture instinctive, elle eut compris que cette part du fils rebelle fut beaucoup moins considérable que elle de son frère, Mais elle pensait aussi que, ce frère étant mort, l'enfant de Lionel avait au moins autant de droit à la fortume patriomniale que l'enfant d'un étranger, le fils du premier mari de Mme de Soubeynes' Elle avait espéré que celle-ci, à qui, après tout, elle avait le droit de donner le nom de Sœur, lui tendrait une main amie, et, ne fut-ce que par respect pour le nom qu'elles portaient toutes deux, voudrait au moins, vérifier l'exacitude don son récit.Et elle avait été honteusement chassée, sans même avoir eu le temps de raconter sa courte et douloureuse histoire ! Des larmes hrûlantes collaient à son visage le crêpe aminci de son voile.Ses forces, un instant surexcitées, l\u2019abandonnaient rapidement.Elle s'arrêta place de la Madeleine, demanda un renseignement à un sergent de ville, et, sur son indication, monta dans l\u2019omnibus de la Bastille,puis prit, boulevard des Italiens, après une longue attente, la voiture de Batignolles.La nuit était venue il était six heures passées.Sa fille, qui tenait toujours le pctit mouton d'Yvan serré- contre elle, s'endormit sur ses genoux, ct elle-même, fermant les yeux, s\u2019assoupit au mouvement dela voiture jusqu'au moment où la voix du conducteur la réveilla en sursaut.\u2014Est-ce vous qui m\u2019avez demandé de vous descendre rue des Dames ?Nous y sommes arrivés.- Elle ouvrit les yeux et sentit un instant étourdie, égarée ; mais un \u2018effort d'énergie la rappela à elle môme.Elle descendit dans l'avenue de Olichy, réveilla doucement sa fille, et la posant à terre, prit la rue des Dames, où se trouvait le modeste hôcel qu'elle habitait.: L'enfant, rafraichie et reposée par ces quelques minutes de sommeil, trottinait gaiement gardant toujours ses petits doigts enfoncés dans la toison du __ .mouton, et levant de temps à autre son visage souriant vers sa mère.Celle-ci lui demanda à plusieurs reprises si elle n\u2019avait pas froid.Elle-même se sentait glacée, puis, l\u2019instant d'après, brûlante, et ses pauvres pieds étaient si lourds que chaque pas devenait une souffrance.Enfin voicila maison | Une femme âgée ct d'un air respectable lui remit sa clef.\u2014Vous paraiesez plus souffrante, dit- elle avec une compassion involontaire Si vous ne pouvez sortir pour diner, je vous enverrai quelque chose, et ce ne sera pas plus cher qu\u2019au bouillon, ajouta- t-elle avec bonté, Mary lui jeta un regard de reconnaissance.\u2014 Merci c'est bien bon à vous.Je nc crois pas que je puisse manger je me cens très oppressée, Mais si vous pouviez m'envoyer un peu de lait ou de bouillon pour ma fille, j'en serais bien reconnaissante.\u2014Certainement, et j'y joindrai un œuf tout frais.Mary monta péniblement.Sa respiration était pressée, siflante et la spirale, rapide de l'escalier lui causait un pénible vertige.Elle eut de ia peine à faire tourner la olcf dans la serrure, et cependant elle avait ouvert la porte sans peine j'usqu'à ce moment, Comme la- chambre était froide et triste avec ses meubles sordides et son foyer noir et béant ! Avant même d\u2019ôter son chapeau, elle jeta dans la cheminée une poignée de menu bois, froissa un vieux journal et en approcha une allumette.\u2014 Voici du lait, dit la voix bienveillante de la propriétaire.Essayez d'en prendre un peu, chère dame ; il faut vous soigner pour cette innceente.Mary but quelques gorgées puis appe- \u2018la sa fille.: \u2014 Laissez-moi m'occuper de la petite, dit la vieille dame ; je la ferai manger chez moi, avec mes petits-enfants.Couchez-vous tranquillement, c\u2019est surtout de rapos que vous avez besoin.Je viendrai moi-même coucher votre petite chérie.Mary suivit ce conseil.Elle s'endor- -mit promptemeut malgré le souci et la douleur qui la rongeaient, et chose rare fut à peine réveillée cotte nuit-là par la toux fatigante qui si souvent l'empêé- chait de reposer.Il (tait tard lorsqu'elle ouvrit les yeux, Elle ressentit la même impression d'étourdissements que la veille, mais elle put encore la dominer, et clle s'habilla, non saos peive.L'enfant dormait encore.Mary alluma du feu puis se sentant épuisée, te laissa tombersur un fauteuil, et essuya d'envisager avec calme sa situation.Eile était seule A Paris, ct méme seule au monde avec sa fille, car elle n'a: vait pas de parents assez proches pour s'intéresser à elle.Elle n'avait trouvé chez sa.belle-sœur que la colère et l\u2019insulte ; il lui faudrait donc lutter pour obtenir les moyens d'élever son enfant.Et quelle lutte inégale entre elle, pauvre, inconnue, étrangère, et cette femme riche, qui pouvait payer les conseils les plus autorisés, les hommes de loi les plus en renom ! Son énergie et sa force étaient brisées Ah ! ei elle eût été seule, elle efit abandonné cette partie presque désespérée ; \\§ elle ne tenait plus à rien depuis que son Lionel l'avait quittée, et pour sa part, elle n'aspirait qu'à le rejoindre.Que lui eussont importé quelques années de travail et de misère ?Seule, elle eût tout supporté.Mais il y avait son enfant l'enfant que son mari lui avait confide, Elle tourna son regard vers le lit et ntempla à travers ses larmes la petite Île endormie.C'était un spectacle ra, vissant, ménio Pour des yeux moins prévenus que cenx d'une mère.Jia mas- ge des cheveux dorés de l'enfant, la teinte rose et veloutée de \u2018ses joues, l'ombre de c:s cils épais, les petites dénts nacrées que laissaient apercevoir ses lèvres entr\u2019ouvertes par un vague sourire, la pose abandonnée et gracieuse de ses bras, tout en elle était charmant.Sa wèro fut tout à coup saisie de cette impression qui vient tout naturellement à l'esprit devant le sommeil d'un enfant : cet abandon, cette sorte de confianco instinctive en ceux qui les veillent n\u2019ins- pirent-ils pas un tendre désir de protection ?Ah ! certes, elle protégerait de tout son pouvoir cette petite existence ; certes, clle lui préparerait de son mieux des jours paisibles et heureux ! Mais n\u2019était-ce pas terrible d'être elle-même si isolée ?Excepté elle, personne au monde ne s\u2019intéressait à cette jolie créature ; excepté elle, personne ne prendrait souci de son bien-être et de son bonheur Et si elle venait à lui manquer ?\u2026 Jusqu'alors, et par un effet même de la maladie dontelle était atteinte, une telle pensée n'avait pour ainsi dire jamais effleuré; l'esprit de la pauvre femme.Mais sous le double empire de sa déception de la veille et de la souffrance physique plus accentuée qu'elle ressentait, elle songea tout à coup qu'elle pou vait être enlevée à sen enfant.Une douleur aiguë étreignit son cœur, une sueur froide mouilla ses tempes, ct ses yeux remplis d'une terreur soudaine, enveloppèrent le bébé dans une expression d'intense uéchirement.Oui, celu pouvait être; des femmes aussi jeunes qu'elle étaient frappdes tonsles jours.Avee une sorte Je complaisance douloureuse et morbide, elle s'efforça de sc représenter ce qui arriverait si, d'ici à quelques jours, elle était couchée froide et inerte sur ce lit.Su petite Ethel 'appellerait, pleurerait, prodigucrait en vain et d'un ton déchirant ce cher mot de mamma auquel personue ne pourrait plus répondre\u2026 Peut-être voudrait-elle l'embrasser et scrait-elle effrayée de la sentir glacée\u2026 Qui l'habillerait ?Queile main indifférente fourrugerait parmi les petits vêtements cousus avec tant d'amour, et peignerait ces boucles de soie blonde?\u2026 On les couperait peut-être, pour s\u2019épar- guer une peine.On.Qui serait cette inconnue?Oh ! ne pourrait-elle le savoir ?Dieu ne lui ferait-il point voir le visage de l'étrangère à qui seraient dévolus les soins qu\u2019elle aimait tant à prendre ?Ne pourrait-elle échauffer le cœur de cette femme ?N'entendrait-elle point la voix qui devrait répondre aux accents désolés de son enfant ?La com- prendrait-on, sculemeut, la pauvre chério quand elle se plaindrait dans soa langage étranger ?Kit y aurait-il quel- qu'un pour lui dire qu'elle avait une mère dans un autre monde ?Des sanglots bas et étouffés secouait sa poitrine, elle était près de succomber sous ce désespoir.La voix d'Ethel qui s'éveilla, enfonça plus avant ce trait dans son coeur, et cependant, chose merveilleuse, ses larmes s'arrêtérent, et elle trouva une sorte de sourire faux et tremblant quand ello prit sa fille surses genoux pour l\u2019habiller.Ethel encore un peu emdormie, l'embrassait etcausait d'une voix paresseuse.Mary refouluit ça terreur ot sa souffrance pour lui répondre, et cet effort lui rendit son énergie.Quoi qu'il arri- vit, il fallait assurer l'avenir de son enfant, Elle prit un petit sao de maroquin et descenditau bureau de l'hôtesse, qui lui avait, une houre auparavant, envoy 6 du lait et des croissants.Elle se soutenait à peine, mais elle cherchait en ce moment à oublier et son inquiétude et son mal lui-même.| JOURNAL DES CAMAGNES _ | \u2014Ma bonne madame Burdot, conuais- sez-vous un homme d\u2019affaires habile et honnête ?\u2014I yen a un cn face, ma chère dame, Ce n'est pas un avocat, mais dans \u20ac quartier ou dit qu\u2019il en remontrerait aux plus habiles,et il m'a donné déjà plusieurs consultations \u2018dont je me suis bien trouvée.\u2014 Comment l'appelez-vous ?\u2014M.Victor Dumont, C'est dans cette maison neuve, là où il y a une fruitière et un coiffeur ; son bureau cet dans la cour, au sccond étage.Voulez-vous quel je garde votre petite- pendant que vou irez lui parler ?\u2018 \u2014Oh ! je vous en serais bien recon- paissante, Elle dit quelques mots cn anglais à l'enfant,et Mme Burdot, de son côté, l\u2019appela tout en prenant dans sa poche une boîte de pastilles qu\u2019Ethel connaissait déjà, et qui la décida à abandonner la main de sa mère.Celle-ci se hâta-de traverser la rue pour se rendre à l'adresse indiquée.La maison priucipale, celle qui donnait sur la rue, était toute neuve ; mais elle masquait une vieille demeure sordide, un ancien hôtel délabré, dans \u2018lequel une multitude d'industries vivotaient côté à côté.Des plaques de cuivre superposées sur les montants de la porte judiquaient les principales : deux ateliers de couture, un tailleur, un fabricant de mannequins, etc, et enfin, à droite, l\u2019une d'elles portait ces mots: Cubinet d'ef faires, au second étage.Mary inspecta toutes les plaques jusqu'à ce qu'elle eût aperçu celle-ci.Elle monta avec peine ; sa\u2019 respiration était de plusen plus pénible.L'indication : Cabinet d'affaires se trouvait répétée sur uné porto dépeinta, avec l'invitation d'entrer sans frapper.Elle tourna le bouton, et au bruit d'un timbre, un jeune garçon pâlot, vêtu d'habits étriqués, leva la tête de dessus une table à écrire et attacha sur elle de petits yeux clignotants dont la rougeur sanguinolente pouvait s'expliquer par l'effort qu\u2019il devait faire pour écrire dans un jout absolument insuffisant.\u2014M.Victor Dumont ?\u2014C'est ici.Asseyez-vous, s'il vous plait, il a du monde eu ce moment, Le jeune clerc approcha une chaise de paille, fourgonna un mauvais poéle de fonte qui répandait une cheleur lourde et insupportable, et se remit à écrire dans une obscurité telle que ce ne fut qu\u2019au bout de quelques instants que Mary put distinguer les registres et les paperasse placés dans les casiers qui tapissaient la pièce.Elle attendit assez longtemps pour devenir nerveuse.Elle se demandait si sa petite Kthel ne s'ennuyait pas sans elle, si l'hôtesse n\u2019était pas futiguée de la garder.Puis, devant l'aspect sordide du lieu où elle se trouvait, clle se sentait prise d'inquiétude, se demandant si elle était bien tombée, s'il suffisait d'une plaque de cuivre ot d'une patente pour offrir des titres à la confiance d'une pauvre étrangère ignorante et isolée.Le bruit d'une porte qui se fermait sur le palier l\u2019arracha à ses penibles pensées, Le jeune garçon.au teint pâle et aux yaux rouges posa sa plume et sc leva.: \u2014Le client est parti, Par ici,madame, s\u2019il vous plaît.Il tira une patte rembourrée de cuir, en euvrit une seconde, et s\u2019effaçant pour laisser entrer Mary\u2014 Monsieur, c'est une dame qui veut vous parler.La jeune femme se trouva introduite dans une autre chambre un peu plus Vaste, mais à peine moivs sombre, encombrée, comme l'autro, de Faperasses et de vieux in-folio.Entre une chemi- née bourrée de coke et une fenêtre par laquelle entrait la faible lumière de la cour, se tenuit un petit vieiliwrd extraordinairement ridé, jaune, maigre, avec un cou long et mince, plusieurs fois entouré des replis d'une cravate d'un blanc sale, Il indiqua à Mary, de l\u2019autre côté de sa table et près de la cheminéo, un vieux fauteuil de cuir, d'où le crin sortait en compagnie d\u2019une poignée de foin.\u2014Que désirez vous ?Dois-je dire madame ou mademoisello ?\u2026 Madame?C'est bien\u2026 Et Anglaise ?Cela se devine à l'aceent\u2026 Non ?Américaine ?Américaine ?D'ulleurs, je voudrais parler l'anglais aussi purement que vous parlez le français ; ceux de vos compatriotes qui sont mes clients s\u2019en trouveraient charmés\u2026 Et quelle affaire ?Prêt ?Remboursement ?Hypothèque ?Poursuites à, exercer ?\u2014Je voudrais seulement être renseignée sur les droits de ma fille à un héritage, dit Mary, un peu étourdic de ce veib age, \u2014Bien ; expliquez-moi cela, et pre- ne votre temps.Vous parlez remarquablement le français, mais peut-être éprouverez-vous quelque difficulté à aborder le langage des affaires.Ne vous pressez pas.\u2014J'ai épousé, ilya cinq aus, en Amérique, M.Lionel de Soubeyncs, dit la jeune femme, retenant avec peine les larmes qui montaient à ses yeux quand elle parlait de son mari.J'étais institutrice, très jeune.jo le croyais orphelin.Cependant, sou père vivait, et j'ai su depuis que.qu'il s'était marié sans son consentement.\u2014Âvce des sommations respectueuses.une ou trois, selon l'âge.Poursuivez, .\u2014Il a été tris bon pour moi, reprit Mary avec effort.A la suite d\u2019un terrible accident, un naufrage, nous perdi- alors qu'il avait eu des torts envers son père, et qu\u2019il chercherait à obtenir son pardon lorsqu\u2019il se serait créé une position indépendante.Il ne réussit pas\u2026 Il y a deux ans, il tomba malade, et je me remis à donner des leçons.Il écrivit en France ; ni son père ni son frère ne lui répondirent, les lettres lui revinrent, et il apprit au moment de mourir que tous les deux l'avaient précédé\u2026 L'homme d'affaires qu\u2019il avait chargé de prendre des renseignements lui écrivit qu\u2019à la suite du naufrage dans lequel nousavions failli succomber, on l'avait eru mort.Les recherches de son frère ayant été vaines (par malheur mon mari avait modifié son nom avant de s'associer à une entreprise industrielle en Nouvelle-Calédonie), on l'avait considéré comme mort.(A suirre) > Tontative de suicide Une jeune fille du nom de Séraphine Lajoie de Pembrooke a tenté de se suicider dimanche dernier, en avalant une forte dose de vert de Paris.L\u2019ennui, le découragement ct la peine que lui ont causé la msrt de son père et do sa mère, arrivée tout récemment ont porté la jeune Lajoie à sc suicider.Le hasard a voulu que vers les deux heures vint pour la prendre pour se rendre aux Vêpres En entrant elle s'aperçut u\u2019elle avait les lèvres vertes et lui en emanda une explication.\u201c J'ai voulu m'\u2019empoisonuer \u201d fut la seule réponse, On fit immédiatement mander le curé qui trouva la malheureuse sans connaissance.Par bonheur, on trouva Ace moment dans une armoire une bouteille des fameuses Gouttes Royales de J.E.P.Racicot, qui s'emploient pour toutes espèces de maladie, ct on lui en administra une forte dose qui eut pour effet de lui fuire restituer tout le poison.Quoique maintenant hors de danger, ¢lle continue à en prendre tous les jours, de même que des pilules magiques.C'est de cette manière qu'elle se débarrassera complè- ment des effets causés par cet empoison- nement, mes notre premier enfunt.Il me confia | ___ 15 Whad LEURS INJURES UN CONTRASTE L'Electeur déverse des flots d\u2019injures sur Sir Hector Langevinvieilles calomuies sont ressassées dans ses colonnes : battre monnaie avec son influence politique, pressurer les con- tracteurs, etc.Tout cela donte des nausées quand on sait de qui cela vient et à qui cela s'adresse.Cela vient de geus qui out pillé le trésor public durant cinq ans, qui ont arraché des centaines de milla piastres aux entrepreneurs, qui se sont bâtis des palais à même l'argent d'autrui, qui ont roulé carosse aux dépeus du peuple, qui ont ecandalisé la ville et la campagne de leur faste insolent et subit, qui ont encore les poches pleines d'argent extorqué et soutiré honteusement du coffre public, qui ont réalisé des rapines monstrueuses : $100,000, 815,000, 825,000, etc.Et cela s'adresse à un homme contre qui la haine et la calomnie se sont acharnées sans pouvoir jamais attaquer son intégrité de caractère.Sir Hector a - donné toute sa vie à la politique, Il a été au pouvoir durant presque toute sa carridre.Ila été ministre vingt-deux ans, ministre des Travaux-Publics treizo ans.Il a contrôlé, de l'Atlantique au Pacifique, d'énormes travaux d'Etat.Illuj est passé par les mains près de $100,- 000,000 II eut pu facilement s'enrichir s'il n'eût pas été honnête homme.Et après vingt-deux ans de carrière minis- tériclle, il est sorti du pouvoir, à 65 ans, relativement pauvre, ne valaut pas $40, 000 ! ! Voilà la vérité.Et c'est cet hemme-là que la tourbe vile de l'Electeur assaille chaque jour avec le plus lâche acharnement, espérant ainsi détourner l'attention des turpitudes de ses maîtres, Bande d'hypocrites et de venimeux folliculaires, vous en inspirez du mépris, allez.EEE ae >-0\u2014 rm res Les bons effets de la Salsepareille d'Ayer, sur les personnes affaiblies, gont instantanés, la guérison suit de près.\u2014\u2014\u2014{{}>-0--e- PE rmmmenmenmn=ennen mens Inspection militaire du Sitimne ct du Sième bataillons Il y a eu hier après-midi, à 3 heures, inspection du Sième et du 9ième bataillons.sur les plaines d'Abraham.L'inspection du neuvième a été faite par le Licutenant-Colonel Duchesnay et celle du huitième par Je Lieutenant- Colonel Montizambert.Ces exercices, qui ont duré près de trois heures, ont été très intéressants et une foule énorme de spectateurs y assistait, Vers 54 heures, les deux bataillons ont quitté les plaines, clairons en tête, pour la salle de manège.Pendant quo lo huitième exécutait quelques exercices en face du \u201c Drill Shed \u2018 sous les ordres du Lieutenant- Colonel] Montizambert,le 9ième pénétrait dans la salle de manèg-, où le Lieute- nant-Colonel Amyot lui fit ses adieux.Le Licutenant-Colonel Amyot abandonne le commandement du 9ième bataillon et aura pour successeur le Lieu- tenant-Colonel Roy.Le nouvel hôtel Sir D.À.Smith, K.C.M.G., W.C.Van Horne, président de la compagnie du Pacifique ; T.C.Shaughnessy, vice-président de la même compagnie ; J.Ross, contracteur, tous de Montréal, E.B.Osler, courtier et W.D.Mathews; marchand de grains, tous deux de Toronto ; T.Fleeming, ingénieur civil, d'Ottawa ; et W.Hendric, de Hamilton, contracteur, donnent avis qu'ils vont faire application pour l'obtention d'une charte d'incorporation pour la compagnie qu'ils viennent de former sous le nom de \u2018* Compagnie du Château Frontenac.\u201d dans lu but de conss truire un hôtel à Québec, Toutes les vieilles rengaines et les - | te.APRÈS 50 ANS Les noces d\u2019or du Roi et de ia reine du Danemark Copenhague, 25\u2014Le roi et la rere du Danemark célébreront demain les noces d\u2019or de leur mariage.Le tsar et : la tsarine, le princo et la princesse de Galles, le roi ct la.reine des Hellènes sont-arrivés ici.Le roi Christian IX a épousé la princesse Louise, file de Landgrave de esse-Cassel le 5 wai 1842, La série des fêtes données à l\u2019occasion dé cet , évènement ont commencé à la chapolle du palais, où le roi ct la famille royale ont regu la communion.Aujourd'hui, il y a réception du corps diplomatique et grand banquet, Demain, jour même des noces d\u2019or, de bonne heure, les sociétés chorales de Copenhaguese réuniront devant le palais du roi et feront entendre des chants en l'honneur du roi et de la reine, Leurs Majestés et leurs hôtes, c'est à-dire le tsar ct la tsarine, le roi de Grèce, le prince de Galles et sa femme asssisteront à l'office divin dans l\u2019église de Christianbours.Un déjeuner dinatoire leur sera cn- suite donné par le prince héritier et sa femme.Le soir, représentation de gala au théâtre royal.Le jour suivant le roi, la reine et leurs hôtes assisteront à un dîner douné par le prince Valdemar et sa femtue.Les députations qui viendront des différentes parties du royaume seront reçues aujourd'hui, 25 mai et les deux jours suivants.Le roi et la reine tien dront des réceptions le 27 et le 28 au soir.Des navires de toutes les nations prendront part dans une grande démonstration navale qui sera faite vendredi.Hier, la reine Louise et res deux filles, la tsarine et la princesse de Galles ont visité les décorations de la ville.a.MILITAIRE Le grand tournoi de la ligue canadienne militaire Toronto, 25.\u2014Ci-suivent les noms des détachements de compagnies militaires qui devront prendre part au grand tournoi de la lisue canadienne militaire de la Saison de 1892 qui aura licu je 28 mai courant : 7 détachements du collège militaire d'Ottawa ; 2 détachements de la Batteric A.de Kingston ; 2 de ia Batterie B de Québec ; 2 détachements de la Cie No 2 de Toronto ; 2 \u2018de St-Jean ; 1 des gardes du gouverneur-général ; 1 des Dragons de la Princesse Louise ; 1 de la batterie de campagne de Guelph, Ontario ; 1 de l\u2019artillkrie de Garnison de Halifux ; 2 de Montréal ; 2 de Charlottetown ; 3 détachements des Se carabiniers royaux et des 9e voltigeurs de Québec.Il y aussi des détachements de Hamilton, Kingston, Belleville, Milton, Essex-Centre, Winchester, Woodstock, St-Thom:s, Vanneck, Szaforth, Hagarsville, Brantford, Simeom, Ilastings, Ottawa Niagara, Lindsay, Bowmanville, Belleville, Madoc, Huutingdon, Inverness, Petcrboro, Cornwall, St-J' ean, Halifax, Paradise, Fredericton, St- Stephen, Mulv.rn, Dundas, Shuben, Acadie, Truro, N.S., Charlottetown, Winnipeg, Portage la Prairie, Port Arthur, St-Jean, N.B., Regina, Assin et de plusieurs autres places, EMOTION À PARIS d\u2019avocat-général menacé Par les anarchistes \u2018Paris, 24 mai, \u2014Une émotion consi- \u201cdérable s\u2019est répandue dasn la ville à la nouvelle qu'on avait trouvé une cartouche de dynamite à la résidence de M, Quesnay de Beaurepaire, l'avocat général qui a dirigé les poursuites contre Ravachol.M.de Baurepaire est le seul qui dans tout le procès se soit montré étranger à la peur, il a requis intrépidement : contre les anarchistes ; il a aussi été le seul quele public a leué.Heureusement qu'on a découvert l'engin meurtrier avant qu'il ait pu faire explosion.JOURNAL DHS CAMPAGNES Les Pilules d'Ayer Sont mieux connues et plus généralement employées que n'importe quel autre cathartique.Recouvertes de sucre, purement végétales ct , exemptes de mercure ou d'aucune autre drogue nuisible, elles sont la médecine idéale de la famille.Quoique promptes et énergiques dans leur action, l\u2019usage de ces pilules est accompagné seulement des meilleurs résultats.L'effet en est de fortifier et de régler les fonctions organiques, étant spécialement salutaire dans les divers dérangements de l'estomac, du foie et des intestins.Les Pilules d\u2019Ayer sont recommandées par tous les principaux médecins ct droguistes, comme le remède le plus prompt et le plus efficace contre la bile, les nausées, ln constipation, l'indigestion, l'inertie du foie, la jaunisse, l'assoupissement, la douleur dans le côté et le mal de tête ; aussi, pour soulager les rhumes, les fièvres, la névralgie et le rhumatisme.Elles sont prises avec grand profit contre les frissons et les maladies particulières du Sud.Pour les voyageurs, soit par terre ou par mer, Les Piiules d\u2019Ayer sont les meilleures, et on ne devrait jamais oublier d'en avoir une provision dans ses bagages.Pour qu\u2019elles conservent leur intégrité médicinaie dans tous les climats, elles sont mises en flacons aussi bien qu'en boites.* J'ai fait usago des Pilules d'Ayer dans ma famille pendant Diusieurs années of les ai toujours trouvées être un doux et excellent purgatif, ayant un bon effet sur le foie.de sont les meilleures pilules en usage.\u201d \u2014 Frank Spillman, Sulphur, Ky.Les Pilules d\u2019Ayer, épart 1 .J.C.Ayer & Co., Lowell, Mass, Prépartes A partout ny les Droguistes.\u2019 Chaque Dose est Efficace.Ferme Boréale.J.C.CHAPAIS, PROPRIE l'AIRE.-_\u2014 ON OFFRE en VENTE QUELQUES MINOTS de véritablo BLE DE LA MER NOIRE importation de 1889, troisième récolte faite au pays, ct ayant mri chaque année en 80 jours.Semoncoe de cho'x DEUX PIASTRES lo minot de 60 livres, livré à la station de Snint-Philippe do Néri, les frais do transport restant à In chargo de l\u2019achetour.re Gr \u2014o POMMES DF TERRE o\u2014 BEAUTE p\u2019HEBRON.\u201c TUBERCULE abs>lument sain, d'excollente ualité, productif, se nonce do premièro classe, $1.00 ar sac do 90 Ibs à la station de St-Phi- lippo e Néri, fret aux frais de l'acheteur.Pas moins d\u2019un sac no sera vondu A chaque acheteur.BETAIL CANADIEN cnrcgistré L.G.D.B.C.Tuureaux ot Vach+e canadiens ct croigés Jersoyg canadions, animaux de premier choix, très remarquables cumine sortant des moilloures familles laitières.: Pour ronscigremonts sur los prix s'adresser à J.C.CIIAPAIS, Ferme Boréale, Saint-Denis, enmté [de Kemournrka, Ovdboe.12 nveil 1R92\u2014n |.OPECIFIQUE ANTIASTHMATIQUE , du Dr NEY Pour le soul ot, Ja fu de la Bronchite, du Catarrhe, dx Croup, etc, .Apr3suno oxpérience @5 nombre d\u2019annéosohez @no foule de persouues, le SPÉCIPIQUE DU Da NEY cst offert au publicen toute confance.mérites de ccite oxcellento préparation sont dtlestés pat G6 NOUDREUX TÉMOIGNAGES: Faute d'eersve, nous no donnons quo quolques extraite de deux de ces attestations, La Rév.Sœur A.Boire, do l'Hopital Général do St-Boniface, Manitoba, dit ; tt sou Quant àl'effet devotre Spécifique An« tlasthmatique, je crois qu'il vaut ce qu'il promet.S'il ne guérit pas toujours, & soulage in- Jailiblement.\u201d 8t-Boniface Sœur A.Boire.Le Dr G.Desrosiers écrit, 15 nov.1800 ¢ ; Jai fait usage du SPÉCIFIQUE AN TE \\ASTHMATIQUE DU Dr NEY dans she sieurs cas d'asthme avec trs bon succès.J'at eu un cas particulièrement grave dans la per« sonne d'un vicillard de 73 ans, asthmatiqus ine vétéré depuis 19 à 15ans.Cet homme ECAC tele lement mal, qu'il craîgnait la suffocation.Je ui fisaspirer la fumée du SPLOIFIQUE AN- TIASTHMATIQUE DU Dr NE F,e\u20ac! aussitôt la respiration reprit son cours régulier.nya de cela plusieurs semaines, et, d'aprèsce que j'en sais, sa sant&a été excellente depuis cette époque.Je n'ai dona qu'à me louer de l'usage de cette excellente préparation, ' Bt-FelUx de Valois, G.DESR OSIERS, M.De [4 \u2014 Vendu par tous les pharmaciens en boîtes de .50 ots et de $1.00, > 2 Franco parla malls SEUL PROPRIÉ FAIRE ent BITAILLE, Pharmacion L RO TAILLE, Po @.> ve FE Québec, 5,Mai 1892\u20144m.cj.FORTE EN Chemin d fer Quebec Central.SERVICE DU PRINTEMPS A PARTIR DU 11 Avrir 1892 Service de train solide 4 P.rtland vii lo Maino Central ot le Québeo Contral.Chars parloirs et dortoirs entre Québec et Boston, Springfield ct Newport saus change- went.EXPRESS\u2014Départ de Québec,de Lévis à 1.50 h.P- M, arrive à la Beauce Jonction à 3.35 h.p.m., arrive à Sherbrooke à 8 he p.m., srrive à' Newport à 10.15 h.p.m., arrive 3 Boston à 8.05 &.m., arrive à New-York à 11.30 a.m.Co train va directement de Québec à Bcston sans changement, aveo chars parloir et dortoir de Québec à Boston, et de babe à Springfield.PASSAGER.\u2014Ruitte Quéhee, Lévis 9.15 h.p.m., arrive à Sherbrooke à 4.30 n.m., Boston à 5.05 h.a.m., New-York à 10 h.p.m., et vià Dudswoll Jonction, arrive à Fabyans à 8.50 h.a.m., l\u2019ortiland à 12,50.Char monarque, parloir, et dortoir, de Québec à Newport, Vt.Sherbrooke., Char direct (siège avec coussins) entre Québoo et Portland vi& Québec Central ot Maine Central tous les jours.Ce convoi quittera Québec tous les dimanches soirs nu liou des samedis soirs.MIXTE\u2014Part de Québec par le bateau-paseseur à 1.00 h.p.m., do Lévis à 1.30 p.m., arrive arrivo à St-Frangois'à 6.50 p.ms Les trains arrivent à Québec EXPRESS\u2014Part do New-York à 4.00 h.p.me, de Boston à 7.45 h.p.m., de Sherbrooke à 8.00 Lh.a.im, arrivo à Lévis à 2.20 p.m., à Québec par le batcau-passeur.Ce convoi va directomont de Boston à Québec vid Boston et Maine Contral ct le Québec Central sans changement do chars.Chars parloir et dortoir de Boston 3 Québec ot do Springfield à Québec sans changements.FASSAGERS\u2014 Quitte New-York à 9.00 h.am., Boston à I.00 p.m., Portland à 1.05 p.me, lnisse Newport à 9.30 h.p.m., laisso Shorbrooke à 11.15 h.sn., arrivo à Lévis à 8.30 h, n.m., ot à Quebec par le bateau pas- sour Char dortoir, de.Newport, Vt, et Sherbrooke À Québec.Char direct de Portland à Québee sons changement vif Maine Central ot Québec Central.MIXTE\u2014Quitte St-Frangois de In Beauce à 6.00 h.a.m., quitte Ja Jonction do la Beauce à 7.10 h.n.m., arrivo à Lévis à 10.00 h.a.m, ot à Quévec par lo batoau passeur.i ous les trains de vitesge ct de passagers sont ché vis par la vapeur de la locomotive, CONNECTIONS A Lévis ot Ifarlakka jonction aveo I'Intercolonial, à Sherbrooke avec le chemin de fer Boston ot Maine, pour Doston, New-York ot tous les points de la Nouvello-Angleterre.A la jonction do Dudswoll avec lo Maine Central pour Portland, Danville, Loviston ot tous lcs endroits de l'Etat du Maine.Lo bugago ost chôqué direot pour tous les endroits, vu quo les chars à bagago courent directoment ontre Québes et Boston.Le bagage prenant cette routo n\u2019est pa transféré ou changé d'un char à un autre en transit.Pour autres informations, s'adresser au bureau général des billets, en faco do l\u2019hôtol St-Louis, QuéKoc, ou aucun aatro des agents do la compa- nie.FRANK GRUNDY, Surintendunt général.J.H.WALSH, Gérant général, fret ot passagers.Québec, 1er av.il 1892.Ala jonction do la Beauco à 5.40 h.p.m., | LE VL K E GRAND REMÈDE FRAN- \u2026 LAIS contre la DYSPEPSIE, { 104 AFFECTIONS BILIEUSES, la CONSTIPATION et toutes les mala- f dies de l'ESTOMAC, du FOIE cet des INTESTINS.Chez tous les PITARMACIENS.Prix : 81.00 LES CÉLÈBRES , \\ Biere et Porter Labatt- CES BIÈRES sont roconnuos comme les moilleurs et les plu: i favorables 4 la santé, tel que certifié pat les plus hautes autorités y médicales ct reconnus par tous les connaisseurs commuo étant supérieures à toute autre en Canada, ot de plus par les premiers prix quo ces eélôbres Bière et Porter ont remportés aux Expositions Universolles, notamment Paris, Australie, Philadelphie ot l\u2019année dernièro à la Jaméïque.| Domandez À votro épicior les célèbres Bière ot Porter Labatt, de London, Ont., et nssuroz-vous qu\u2019on vous la donne: Déficz-vous qu\u2019on vous donno d'autre bière en substitution.NSE \u2014_ ~~ 1) x.9 N.Y.Montreuil, SEUL AGENT, 277-279, RUE ST-PAUL.SANTE PO LES PILULES purifient le Sang, Ancionnes Plaies ot Ulcèresments de la Poitrine, Les achoteurs sont priés de regarder I6ti Québue, 3 septomblo 1891, \u2014 EP a» WJ Eu, BAUNE C'EST UN REMÉËDE TRES EFFICACE ET douleur résiste à co Baume.Envoyoz 25 cts en timbres poste, Adressoz nu dépôt général : Québoo, 11 novembre 1891\u2014lan cj, i a à] JY ili | \u2018 Ont l'honneur d'annoncer au Public des Villes et des Campagnes, Qu'ils ont ouvert un magasin dans leur ancich établissement de Ja\u2019 Rue SOUS-LE-FORT No 58, Qui formera désormais une sculo ct mêmo maison avec l\u2019entrepot de ln COTE de la MONTAGNE, IPN o Be Et où ils garderont un nssortimont varié de Valises, Sacs de Voyage, Parapluics, Cols ot Manchettes, Chomises, Camisoles ot Caloçons, Cravates, Gants, Mouchoirs, &c., &c.AUSSI Chaiscs, Potitos Tables, Articles on Bambou, &e., &c.F&-L'assortimont do Tapis, Prélarts, Rideaux.&c., &c., ost maintenant au complot, ot les achetours y trouveront un choix des plus considérables ot dos plus variés dans tout \u2018co qui se rapporto à cetto branche de commerce.Une visito ost respectucusemont sollicitée.Québec, 13 avril 1892\u20142m ¢ j.40 Docteur Philippe Ray MEDECIN CHIRURGIEN No 52, RUE sAINT-LOTIS, QUEBEC Gradué de l'Université-Laval de Québec Elève de la Polyclinic et des Hôpitaux de New-York.; HEURES DU BUREAU.\u2014Do 9 à 11 Hotiros A.M., de 2 à 4 Moures P.M., de 7 à 8 Heures: P.M.Hourss \u2014\u2014 TErLgrroNE No 882 \u2014 ! Québec, 2 avril 1892\u20142m, ag catty alg [Po Be puotte qui se trouvo sur chaque Pot et Buito, à pas l\u2019adrosse 533, Oxford Street, London, c\u2019est de In falsificutian.Demandez-lo à votro pharmacion ou marchand.où vous le recevrez par Ja malle.79 mu UR TOUS! PILULES et ONGUENT HOLLOWAY 0 corrigent tous les Dérangements du FOIE, do l\u2019ESTOMAC et des INTESTINS.Elles fortitient ot restituont Ia Santé nussi inestimubles dans toutes les Maladies particulières Enfants ainsi que pour les porsonnes figées sont iuvaluables.- tm L\u2019ONGUENT EST UN REMÈDE INFAILLIBLE pour les Muux do Jnmbos, Il est faux pour la Goutte ct Il est de même sans égal pour les Maux de Gorge, la Bronchite, les Rhumes, la Toux, Gonflement Glanduleux, et toutes lcs Maladies de la Poau, Contractées ot Jointures Raides, il agit comme un charme.à Des Constitutions délabrées, olles sont au soxe Féminin do touto ago.Pour les\u201d ceux des Scins, Blessuros Rhumatismo ; ct pour les Dérangoil est sans rival ot pour les Membros P iv } Z~CES MEDECINES sont préparées souloment à l'établissement 78, Now-Oxford Street, auparavant 533, Oxford Street, ot so 11s.22 et 23s le Pot ou la Botite, ot on pour les o du professour Holloway, vondent à-1s.13d., 2s.9d., 4s.6d., btenir dans toutes les pharmacies de l\u2019univers.siln\u2019y LE MEILLEUXK REMEDE \u20140 POUR LES 0 0 EST LE GH\u2014\u2014 DIVINA.QUI GUÉRIT PROMPTEMENT.Pas uno soule NO 25, RUE ST-JOSEPH, ST-ROCH, QUEBEC.u H, DUKROUGHS Comptable et Liquidateur, \u20140-o SPÉCIALITÉ o-o\u2014 REGLEMENT DE FAILLITES ! NOUS AVONS DES AVANTAGES PARTICULIERS pour agir d'intermédinires entro débiteurs ct créanciers dans los cas du compromis.G.H.Burrovars, Comptable.\u2014BUREAU\u2014, No 95, RUE ST-PIERRE, Quéneo, Québec, 11 juin 18ÿ1\u2014Lan o j Condition : ÂUX NOUVEAUX A Bonnes POUR $1.00 POUR 8100 PIASTRE Vous recevrez le Journal des Campagnes Pendant douze mois.Ne mauquez pas de vous abonner an Journal des Campagnes Qui se public tous les Jeudis contenant 16 pages de matidres a lire.L&\"En outre'nou.donnons comme prime aux noavraux abonnés LE MOIS DE Ste-ANNE et St-J OA CHIM s'adresser à Elzear Bedard AGENT DU j* Journal des Cumpagnes, a.\" - wll { \"M & 18.Rue Buade, QUEBEC ~ "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.