Journal des campagnes, 21 juillet 1892, jeudi 21 juillet 1892
[" PEU Ts 50 i Drips AY récente ab TEE ne?who ee Rep Boge mal MH 5 te Agia cop ee fort bode ised coe DIT change pts cmt at CE j an cu mt, .= 23e oh Æ is WE 23 canary PA EUR MAD comté = vu SU, Lindustrie agricole d doit toujours être la base de la richesse des nations.11ème Année CH = JOURNAL Lo os Campagne Des C me Phraiseaiit fohs'16s FEUDTS' ot contongité Wa: los-nouvelios.üie:În semaine st: Prix do Pabonnement : UNE\u2019 PIASTRY * FOUR, LA FRANCE # £ 10-FRANCS.AR : « Stribtement- payable Whivitton: +l» 41 ES, \"CHA PATS, : : sù DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRE ord LEGER BROUSSÉAU, 2 fpiTROR =: 11, & 13, \u2018RUE , BUADE, HAV, QUEBEC Cr rc TS 7 tafe isl t ii 4 re 24 [A - fais EI à a 5 \u2026 sacs} GE Calg 1 SERMON jme fronvrhs le dino Cuil one J Prqononeé Hh In Cathédrale\u2019 des, Krein 3 Frividrens}e 1er Juillet 1892 À.: AN pocension de In fête St- ne.4 ect » déhi-Rapitite,| par et dag nGs sd to, NE RE.PERE.(GAFFRE- eh bi i wal : 1 DONEREOLLY, | \u2018 HF jus » Va\"?; pp | fit vd à th den poy en deu, vi Louer rinrpaint, © est Loter un\u2018 caractère; - Lorsque-Dieu: veut donner.at monde; | un philosophe, un maitre; un artiste, un Ppoête;.-il miet dans-un\u2019 peu\u2019 \u2018de matière añe:intelligence à-la- vaste pensée, une Bars fes \u201cits imagination qu\u2019il dore: à sa propre.lü- | miêre\u2026 enfin mille autres dons \u2018quo \u2018là\u2019 nature: humaine\u201d peut recevoir.i et cela suffit» Le-monde\u2018voit- venir à lui cet envoyé'dè\u2018Dien et s'incline Gomme un champ :de-froment sur le passage du|: brisy.: C'est le génie, c'est la puissance, c\u2019est fo ano] radieux d\u2019un esprit | supérieur! qui.courbe sans effort tout\u2019 oe qu\u2019il\u2018 rencontre.i oon 3Nais \u2018quand Dieu \u2018veut \u2018envogeir au: .monde, un saint, cela\u2019 ne saffit pas.II \u2026 faut qu il: prépare autre chogp.\u2018A la\u2018rigueur;\u2018il n'est pas nécessaira qu'il.pré- are leu-dons éminents de l'intelligence : l'humanité & vu passer\u2019 sur ses sommets surpris, des saints\u2018qui n'avaient -ni les \u2018hautes conceptions du génie, ni: les: ri: * ohetses de ld science, ni les \u2018 adtésses cachées du-raisonnement ! que dis-je ?K'humanité a vu, & aimé - et'a-forté au .pinaclé de ses\u2019 _ vénérations; des saints «dont tôut-la vie ne'\u2018semiblait qu\u2019un -loog défijeté d'l'orgueil: de'son.savoir, ute revendication: \u2018passiontiée de'la- folie: de Ja Croix qui n\u2019a: de\u2018lèvres-què pour \u2018it?sultir Ja heute sagesss du.siddle;- ot: de- xosins que pour ébranler ces bases: \u2018rons\u2019 - ~~ Jeudi, 21 Juillet 1892 lants où le monde a biti l\u2019édifice de sa science.L\u2019humanité a pourtant le culte du'génie ; un rayon qui passe dans les sillons\u2019 éteusés du front de ses \u2018saies l\u2019é- mèut, dévantage que les éclairs qui jail- lissént du choc des épées, ou .que le, een.mime\u2019 \u201cde l'ôr qui peut tout'acheter : le sens, la conscience et jusqu\u2019au cour, Bt pourtant la chose est sûre, l\u2019umiinité se prosterne chaquë jour dans l'ombre et dans lu lumière, aux : | pieds : et ces saints qui n\u2019ont pour le séduire aucun des jaillissements victo- ricux, du génie ou dela scicrice ; et quand je compare les fêtes et les accla- .mations que le monde décerne à ceux qu\u2019il veut honorer, j je trouve que le nombre, :l\u2019onthousiasme, la sincérité et la plénitude de l'affection.ne sont poiut dans\u2019 le cortège .des \u2018chefs d'état, des gtands capitaine.où: des.savants : mais dacs le cortdge des faints de Dieu quels | qu'ils soient, n\u2019eüssent-il fait et ce nion- de que pleurer.eu mourir! Et aujour- | d'hui même, ce \u2018spectacle \u2019n\u2019émeut.au- |, delà de'cè que je \u2018saurais dire.\u2018Aux | somméêts de cette, vaste\u2019 assemblée, \u201d je contemple Ta sainteté de la vic et.l\u2019éloquence auguste dé l'âme\u2019 qui b'incli: dent dans la personne d'un évêque.vé- | néré : et À.travers cette foule chrétien- ine, la distinction.de l'ésprit, les mérites de carrière féconde, la grâce recueillié de celles : qui font Ia gloire de Jérusalem \u201cet la joie d'Israël ;\u2014de toutes parts, le |: :lébrer un \u2018saint, vieux de 19 siècles et !dont 1& gloire toute jeune\u2019 abrite \u2018dans : ses plis Te fiddle- \u2018peuple canadien ! N'y'a- t-il done pas: 1 un mystère 2.L'histoire de votre patron tient.en quel- | -que lignes qui ne seraient pas jugés di- .gnes de servir de préface aux.illustres biographies des illustres grands hommes de notre temps.Qu'à-t-il done qui le puisse ainsi recommander au -oulte detoute | une nation ?Et quel est-ce quelque chose \u2018que Dieu doit préparer pour ses saints, :qui.est plus que la science, plus que le | génie plus que la puissance et la gloire tout ensemble ?quel est ce quolque.cho- \u2018se que Dieu met sur ses saints avant de les envoyer au monde ?** Fuit homo missus a Deo \u201d C\u2019est le signe indélébile qui marque l\u2019homme véritable et parfait.Je vous l'ai dit Messieurs.\u201cLouer \u2018un Saint, c\u2019est louer un: Caractère 1\u201d Ne vous en \u2018étonnez pas ! La sainteté -n\u2019est pas\u2018autre chose que la liberté de \u2018I'homme divinisé.; l'amour élevé jus- \u2018qu\u2019à l'héroïsme, la Victoire sur toutes: les erreurs ot les passions par la fidélité au .devoir ; le sacrifice complet: de soi-à: la :Vérité qui appelle et au bien, qui attire ; la.passian de Dieu .et de tout ce : qui | \u2018vient de Lui.: or la.Liberté, l'amour, la | fidélité, ce triple lien qui.noue à jamais \u2018âme dans !a vertu, c\u2019est le caractère, de Saint Jean-Baptiste, enseignement de son caractère ?: C\u2019est le caractère qui- fait l\u2019homme, : patriotisme ct l'affection, unié pour cé- |\u2019 Avez-vous jamais, MM.cherché à lire à travers-le tissu si simple de la vie encore un fois ; et suivant que les hoin- mes sentent monter ou baïser en eux cette éprouvette authentique de leur valeur, ils peuvent se rendre compte de ce qu\u2019ils valent comme nation, devant Dieu-qui les regarde et devant: la -postérité qui les jugeau nom de Dieu.En cette fête nationale, MM, permettez-moi de laisser de côté,-dang d'étude de votre patron, l'ange, \u201cle\u201d \u201cProph ote)\u201d I Apotre même, pour ne- voir que Thomime de Caractère.\u2018St-Jégn-Baptiste fut un homme envoyé de Dieu.L'intégrité dé sa natûre d\u2019homtne j'aillit à travers chacune de ses , parôles, chacune de'ses démarches.Si du regard que je porterai\u201d de\u2018laï à vous, MM.11 ne germe \u2018aucune leçon \u2018 \u2018et aucune lumidre, la faute n\u2019en \u2018\u2019séra pas\u2018 à | hu mais à'moi : à l'impuissanée d\u2019un\u2019 esprit \u20ac encore inhabile, non \u2018à là \u2018rainite \u2018d'une parole indépendante \u20ac de qui que ac soit, B'il\u2018n\u2019est point son juge: Bi vois me demandez ce qu'il \u2018foi enténdre par ces mots \u201cun homme de \u2018 Caraëtère.\u201d Je vous répondrai.qu\u2019il est une multitude de\u201d paroles.que .chacun: comprend sans que personio ; songe à les définir.a .4 Toutefois, ; pour no poiat marcher cn aveugles, disons que, suivant l\u2019éthymo- logic, \u201cle \u201cCaractère \u201d cst un signe, une marque, une note qui nous fait ce que .nous somes ; nous assigne au milieu de tous les autres, notre.être et notre \u2018place à À part ; une force qui nous pousse |- à n\u2019agir que d\u2019après nos conyictions intimes et non point .d'aprds - les expressions extérioures.Un homme de.Carac: \"tere, est donc celui qui sent.comme il.voit ;\u2014 qui parle comme -il sent, \u2014 qui agit comme il parle; Il est l'harmonisation.parfaite de toutes les.notes qui vibrant sur le clavier humain.Rien ne trouble son vouloir ; rien n'ébrêche .ses résolutions.Il est trempé comme l'acier d'Orient ;-on.compte avec.lui, et l'on a tout dit quand on parle, d\u2019un individu en cee termes : © C'est un homme ; o'cst quelqu'un ; il du caractère ! \u201d D'où, la meilleure définition de l'homme de Caractère me semble donnée.par J.C.Jui-même quand il.à dit Facere veritatem.\u201d.Celui qui fait la .vérité ; c\u2019est-à-dire.de la lumière.faire des Pot tions ; des.priucipes faire, une, conduite:; de: l\u2019Idéal._entrevu,., False une.Flite vécue.PE \u2018Quand à une.action ressemble.a Ia ponte, - cra STAY tet \u2018Quang.In pensée.ressemble.dnlâme, Quand l'âme ressemble à Dieu, lo sublime Arrêtez-vous ! vous avez le Caractère : \u201cC\u2019est la Vérité qui est incarnée ici, et.\u2018qui resplendit 3 traversla vie humaine ! \u201c Voilà pourquoi, MM.nous apparaît si rarement dans sa par- fection.Il nécessite l\u2019évolution 'constante \u2018de nos meilleurs instinets vers anc forme divine ; il est la gravitation courageuse de toutes uos Fucultés autour du erand astre luniineux qu\u2019on appelle \u201c laVéri- té ! \u201d ct bien peu d'hommes sont capables d\u2019un effort qui est l'ébranlement supérieur de tout'l'être.\u2018 La perfection est toujours exception ; te nous cu étunnons point, mais rêvons pour nous autre chose que le terre:à-térre déprimé de la masse.-La masse des hommes, il me semble la voir divise én trois groupes \u2018bien distinots !: dE \u2018Un certain nombre, mis, en présence | de la Jumidre \u2018ferment volontairement les yeux pour ne\u2018point être \u2018obligés de conuaitre leurs devoirset leurs respon- snbilités;- Ils pensent peut-être eviter le jugement sévère qui flétrit la-lacheté: -en'se murant derrière l'ignorance ; \u2018mais -Vœil-de-Dieu qui-pérce les\u2019 obstacles; les a depuis lougtemps découverts et l\u2019Esorit Saint les a stivmatisés- avec le fer rouge \u2018de cette sentence : *¢ Noluit - intelligere ut bene ageret.\u201d\u2019 Ils n\u2019ont point -voulu \u2018apprendre, de peur - d'être -obligés de bien faire.\u2018* Le monde se trompè parfois \u2018à leur sujet, les flatte et les couvre de -couronnes,mais la vérité qui est au-dessus du monde déchire de ses mains le voile menteur qui- couvre leur \u2018prétentions, et \u2018refuse de mettre sur leur front indigno, le Signe Sacré du * Caractère \"qu\u2019elle -n\u2019imprime que sur ses féaux.= \u201cD'autres, sachant ce qu \u2018ils\u2018sont et ce \u2018qu\u2019ils doivent faire, parcé qu'il n\u2019ont pas reculé comme les premiers, devant\u2019 la lumière, méritent cependant avec eux, d'être exclus de la classe des hom Les de Caractère.\u2018Toujours' aux aguets, opportunistes de Ja morale dont la vic'te passe: à surveiller d\u2019où vient\u2019 le vent ; épiant, comme l'enfant sauvage des bois le pnesago de tout être vivant dans son voisinage ; épiant, dis-je, le moindre vestige \u201cde ln faveur ou de- d'opinion ; caleulant leurs dévoucments\u2019 sur les chances du succès ; -ne tendant là main qu'à celui qui la péut emplir et ne'donnant de leur âme qu'à ceux qui la péu- \u2018vent: engraisser ?: ,, In ventums Christianos\u201d\u201d Ohrétien de vent, dit 7 criatien, dont les voiles ne s \u2019ouvrent qu'aux brise \u2018qui les poussent \u2018sur les.rives où ils v\u2019au- \u2018ront rien à-souffrir !.Coux-là non plus ne sont point murqués \u2018du-signe do la -Virilité ! que sont-ils?- Un ombre, un \u2018écho,une machine; tout au plus un'es- eluvu:; uon.uno réalité.et une force.Enfin, un\u2019 plus grand \u2018nombre encore, éclairés sur leur mission et Jeurs devoirs, le Caraëtère.No 25 sachent même affirmer hautement.ce qu\u2019il estiment vrai et bon, ne se sentent point capables d'avancer\u2019 au deli.de In région des principes, Le sol des œuvres tremble sous leurs pas.N'jnsistons pas, MM, la classe de ces héros cest trop nombreuse pour qu\u2019on no puisse.les re- conuuître, .saus les pzindro.Singes d'hommes, baladin de la vertu, ils ont regu leurs titres en due forme, des, lèvres mêmes dc Jésus-Christ.Leur nom varie dans le cours des siècles, mais de tous, il faut toujours \u2018conclure avce notre maitre.Fuires ce qu\u2019il disent, mais non cs qu\u2019il font !\u2014IIs n'ont point la Marque du Caractère ! écla n \u2018est, pas très flatteur pour notre.espèce.eas MRIS le meilleur Hoy en dé se relever ; do.sos déchéduses » est pas de les ignorer, \u2018Mieux vaut s'avouer ce que.Ton usb pour conclure à à ce que l'on doit être.\u201d \" Or, 3 yoioi, ce \u2018que dit! Evangile, e ity J ent, un Homme \u2018qui, fut envoyé Dieu \u2014 Et le nom de cette Éomme HE Jean,\u201d Pourquoi\u201d Dieu l'envéya-t-il ?\u201cJl vient rendre témo\u2019; gn: ge Al lumière \u201c* Non erat ile lux.\u201d \u2018TH\u2019 était pas lui-même la\u2019 lumière \"Sed : tf testi monium perhibéret te tunitne.\u201d Mais \u2018stulement lu témoin de Ia luniière.- \u2018Comprenez bien insistence de cette distinetion.Toute la vie de St-Jean; Baptiste est dans Cu.quelques\u201d mots, II vient au monde \u201cug omnes çrederent per tum ™ pour que les hommes croient- par lui.Il vient conquérir ; ir ~vienf, séduire sa nation.mais pour ofirir son triomphe à un autre !\u201c-Il \u2018Vieng \u201c|faücher les champs et glaner ct félover les ger bes, mais pour offrir'la mélésoif à un autre ! \u201cTout sons rôle consiste à grandir | par un autre, à savoir s\u2019effacer devant « cctte aütre, Il lui faut la généräsité Hi se livre\u2018 \u201cil lui fautl'humilité qui) s'éffiice, Pour être-disue en tout de sa missioii Ll, lui faut au miiieu des\u2019 acelamations bliques, à travers.le choix des grands: de la\u2019 nation, et le cults du peur 1e; \u2018comprendre \u2018qu'il\u2019 n'est point le terre wals le chemin : qu\u2019il n\u2019est \u2018point\u2019 le \u2018verbe, wa's la Voix ; \u2014non l\u2019poux, indis Fan}.; non le \u2018maître, mais le \u2018sorvitour ;= Se suivant\u2019 Login e parole di Christ; non le soleil qui illumine, uisisla fault: lintei\u2018'oe _vacillante qui \u2018conduit pat d pab'hors des ténèbres.Peut être \u201cpëh- sez-vous que c'est choso peu dificile de demeurer ainsi à la placa que.nous sl.gue votre Mission ?M.M, \u201cDétronipezs vous.\u201811 ya trés peu \"\u201cd'hôtimes au mionde di consentent à demeurér exag- tément, \u2018et sans \u2018jamais déburdér* dés daires ! J'ai dit le \u2018grand ut.\u201d hommes seconddirki | On ocbnsent™ a demeurer un homme secondaire, c\u2019est- PE es D x \u201cairs liinicss du devoir, des hommes \u2018 \u2018secon=* \u201c0 à-dire à garder une situation cifacée, ot comme une\u2019 place de second plan, tant quo les facaltés que nous portons en nous ne nous poussent pas plus haut, où que les circonstances extérieures, ne viennent pas solliciter nos ambitions contenues.Mais vienne le jour où sans scandales, nous pouvons par un chemin détourné prendre habilement le premier plan, et sacrifier, sous un prétexte honorable, la cause que nous servons aux \u2018passions qui nous commandent, uous laissons voir à ceux qui ont des yeux pour voir que nous n\u2019étions pas assez grands pour demeurer des homumes secondaires ; et que nous n'étions pas dignes d'avoir au-dessus de nous pour employer nos vies, la Vérité comme Maître, puisque nous nous soumettons à la tprannie de notre propro ambition.C'est l'éternelle gloire de Jean-Baptiste d'avoir jusqu'au bout et malgré toutes les occasions d'échapper à sa destinée, parlé et agi comme l\u2019homme secondaire, Le voyez-vous sur les rives du Jourdain ?Il est loin de Jérusalem, et tout Jérusalem l\u2019a suivi, \u2018 Il a renoncé aux joies plénières et aux enchantements du monde : es tout cz qu'il y a de puissant, de riche et de lettré, s'attache à ces pas.Il parle dans la solitude.ct les foules cncombrent la solitude, Il élève la voix dans le désert.désert lui répond par mille échos.Trente ans, viennent de sooner pour lui, eu déjà il est devenu le premier per- fama religieux et politique de sa nation.Il représente toutes les aspirations du peuple Juif.Les uns affirment que l'esprit d\u2019Elie anime son corps pénitent : les autres l'acclament comme le Messie p:omis, Sa renommée lui a attiré une foule de disciples enthousiastes attachés à lui par une admiration d'amour capable dis plus grands.dévouements.Pus une classe qui ne se dérange pour entendre la parole de cette étrange Prophète qui a séduit la Judée entière, Les soldats lui envoient une députa tion ct l\u2019interrogent ; et il leur trace un p'an de vic basé sur le devoir\u2014-les publicains l\u2019interrogent et il leur enseigue Jes 1ègles de la justice ;\u2014la masse souffrante du peuple l\u2019interroge et il leur enseigne à regarder vers un Idéal qui va upparaitre ; \u2014les princes des prêtres et les grands 'ioterrogent ;.ct quelle réponse regoivent-ils ?Ah : MM.c'est ici que se révêle le Caractère de notre Patron : Il savait bien que cette députation de chefs que la capitale lui envoyait n'était autre chose qu'un bataillon d\u2019espions.Il savait bien qu\u2019une parolo imprudente pouvait Je jeter entre les mains de ces délégués .dutribunal de Jérusalem qui décidait des questions de doctrive ct de mœurs -en dernier ressort.Ces Juifs qui venaient à lui sous des apparences de piété et de patriotisme, il les reconnaissait pour ce qu'ils étaient en réalité : hommes de partis prêts À sa- erifier à l\u2019exclusivisme de leurs opinions la grande ct sainte cause de lu religion it de la patrie ; hommes jaloux les uns les autres dont la fraternité ne s'épan- tbait pas au delà des rives de leurs cas- les, et qui cherchaient toujours dans leurs lattes politiques et religieuscs, le triomphe de leurs intérêts et non celui de la Vérité.Comprenez bien MM.la situation où ze trouve Jean-Baptiste, entouré par cette délégation du pays.Le pays Juif était alors une Colonic Romaine.Nous pourrions, si vous le permettez, comparer son état à celui du Canada.Rome était alors ce qu\u2019est aujourd'hui l\u2019Angleterre.Nation essentiellement cosmopolite qui étendait les ailes de ses aigles sur tous les confins du monde connu.Rome, qui semble avoir laissé l\u2019héritago de ses traditions à l\u2019Angleterre, gouvernait ses colonies avec une remarquable sagesse.lle leur envoyait ses gouverneurs, inspirait leur constitutions, mais respectueuse de la religion et de la langue de ses sujets, méritait par une souveraineté conciliante, l'affection .et le respect que les peuples ne refusent jamais aux gouvernements qui en sont dignes.La Judée était donc une pro- vinoe de Rome, gardant sous un gouvernement romain, la religion ct la langue Juive, tout comme le Cavada vis-à-vis de l'Angleterre.Ici, MM.finira la comparaison : mais si quelques uns parmi mon illustre auditoire, désirent la continuer, ils en assumeront sur eux- ct le mêmes toute la responsabilité, Dono, je continue.Autour du petit peuple juif s'agitait une graude nation dont les idées, les tendances et les mœurs vherchaient à s\u2019infiltrer dans les voines de ses voisius\u201d C'était Ja Grèce, peuple fort quoiqu'en décadence déjà, et qui dominait encore à cette période, par l'Hollénisme, une grande partie du monde civilisé.La nation Juive, en face de l\u2019envahissement progressif de l'Hellénisme, s\u2019était divisé en deux parties bien distine- tes, dont j'ai oublié les couleurs.D'une part, les Sadducéensl\u2019autre, les Pharisiens.Les Sadducéens, MM.posaient pour la largeur des vues et des sentiments.Les limites de cette pauvre petite Judée pessient sur leur vaste poitrine.Ils évaient d'alliance et d\u2019unification, et se tenaient prêts, au besoin, à sacrifier quelque chose de leur v.eille réligion ct de leurs coutumes nationales, pour s\u2019ac- comoder aux goûts de leur puissante voisine.Le dogme ne leur pesait pas trop.Ils étaient gens de progrès, Peutêtre les appelait-on \u2018\u201c fius de-siècles \u201d en co siècle qui fut le dernier du peuple Juif.; Les Pharisiens repoussaient au contraire tout co qui venait du dehors.Ils s'étaient confinées dans les traditions de leurs pères, Le monde n\u2019avait pas fait un pas depuis Moise.Lu barbe d'Aaron couvrait tout leur horizon.C\u2019étaient les Juifs exclusifs.Le reste des pouples ne comptait guère pour eux.Pourêtre plus certains de conserver le vieil esprit de leur pays, ils l'avaient pétrifié.D'ailleurs sauvant les apparences qu\u2019ils prenaient pour Ja pleine vertu, ils fuisaient montre de leur piété attardée.Nous savons tous comment N.-Seigneur vint un jour découvrir les épaules de ces honnêtes gens, et y imprimer des lavières dont clles gardeut encore les traces.Telles étaient les deux classes qui se disputaient le cœur du peuple.Chacun travaillait avec ardeur à répandre ses idées.Chacun avait ces oruteurs, ces moyens d'action, ses représentants.bref, su comédie.Mais toutes les deux s'entendaient en Cola, qu\u2019elles oubliaient la Vraie Cause, celle de Dieu ! Sadducéens et Pharisiens se trouvaient done un jour au pied du rocher dont Jean-Baptiste s'était fait une chaire.et vous m'avez demandé ce qu\u2019il répondit & leurs interrogations ?.Il leur répondit, MM.ce que devait répondro le Hérault de la - Vérité, et l'homme secondaire qui n\u2019avait en vuc que le Principal ; l'unique dont parle le Christ.Il leur fit enteudre que toutes leurs opinions n'étaient que la voix de leurs passions,et que ce qu'ils masquaient sous les apparences de dévouemeat n'était qu\u2019un orgueil immense et un intérêt égoïste.Aux Sadducéens qui sacrifiaient les œuvres pour so contenter d\u2019une certaine religiosité vague, il crie : \u2018* Prenez bien garde, la hache est déjà à la racine de l'arbre, et tout arbre qui ne portera pas do bons fruits, sera arraché et jeté au feu.Voici que vient celui qui doit venir, Il a son van cn main, pour purifier l\u2019aire ; il recueillera le bon grain dans le grenier et jetera la paille vide dans le bra- ster.\u201d Aux Pharisiens qui se paraiont de leur origine mosaique et pensaient que le nom d'Abraham leur assurait le saut auquel tous les autres peuples ne participeraient point : \u2018\u201c Races de vipères ! faites donc pénitence au lieu de dire : \u2018 Nous sommes des enfants d\u2019 Abraham, Je vous dis que Dien a le pouvoir de tirer de toutes les pierres, des enfants d'Abraham !.Ainsi parlait J.-B.sans s'inquiéter de froisser les préjugés nationaux des uns, ni la smorgue dédaigneuse des autres.Ainsi il parlait aux partis, leur ap elant qu\u2019au-dessus d\u2019eux dominait a purler et d'exposer 8'il gst besoin la candeur de ses paroles aux renards venus de Jérusalem, et l'intégrité de son témoignage à la vengeancy de ceux qui viennent toujours suivis par quelque Pilate ou quelque Hérode.Fatigués par des apostrophes aussi virulentes, les Pharisiens et les Sadducéens, lui demandent au nom du Sanhédrin\u2019 qui il est, lui \u2018faisant entendre que tout le peuple le prend pour le Messie.(Jean.I.20.) Jean s'empresse de détruire cette supposition : \u201c Confessus est, quia non sum cgo Christus\u201d.Je vous affirmo que je ne suis point le Messie ! De érité qui ordonne à son apôtre de 4 _JOURNAL DES CAMPAGNE + .Les princes des prêtres insistent : \u201c létes-vous Elie ?\u201d \u2026 \u201c Je ne le suis pas ! .: : Etes-vous du moins prophéte.\u201cNon ! Trois questions, trois négations.La foule enthousiaste «st Jà qui écoute lu réponse et à chaque uégation du précurseur, Ja réponse va en diminuant, les, paroles décroissent, comme s'il allait \u2018augmentant dans le désir de ne point prendre une place qui n\u2019était point la sienne, i Qui êtes-vous donc, reprenvent les envoyés, pour que nous reportions votre témoiguago au Conseil ?\u201c Je suis la Voix qui crie '.\u201d Il est une voix ! un bruit! un souffle ! uu rien ! Voilà tout ce que prétend être celui que N, S.appelle le plus grand prophète qui soit ué d'une femme.À mesure qu'on le suit, il échappe ; à mesure qu'on l'élève, il desceud ; ce qu\u2019il craint, c'est qu'on ne preune pour la lumière celui qui n\u2019en est que le témoin.on veut lo faire l'objectif, Phomtue principal,et il veut demeurer l\u2019homme secondaire.Celui qui fut envoyé par Dieu pour rendre témoignage à lu vérité.Plus tard, devant ses disciples, il se compare vis-à-vis de celui dont il est le hérault, à ces valets de rebut qui n\u2019avaient pas d'autre office, dans les maisons patriciennes, que de nouer ct dénouer les cordongde la chaussure de leur maître \u201cles esclaves, .sundalige- ruli 1\u201d \" Devant ces mêmes disciples à l'entendement pesant, qui s'effarouchent de le voir parmi la foule suivre le Christ,il répond,cu mettant toute son âme à découvert : \u2026 Je vous l\u2019ai dit\u2026.Je ne suis que l\u2019envoyé, le précurseur.Celüi qui a uno épouse est l'époux ; l'ami de l'époux qui se tient là l'écoute et se réjouit d'entendre la voix do l'époux Toute ma joie consiste en cela !.\u2026.- - Admirable parole ! Admirable portrait en deux lignes de l\u2019homme de Caractère / Stat ! Il se tient !.C'est la fidélité au devoir, qui ne bronche pas qui ne se repose pas tant qu\u2019il n\u2019est pas, arrivé à la perfection ?J.-B, est là qui ge tient à son poste préchant, baptisant, sollicitant, conduisant à J'ésus les cœurs ui se donnent à lui ! Audit / Il écoute ! 1 écoute les acclamations des foules qui ont enfin trouvé leur sauveur.et le chant des noces de l\u2019époux, de l'éternel fiancé de la nature humaine, qui trouve son épouse toute parée par le dévouement de son ami ?Gaudet ?Il sc réjouit.C'est le désiutéressement dans le devoir accompli : c\u2019est la joie du succès des autres ! Jean-Baptiste se réjouit de voir qu'enfin le principal, le Verbe, la Lumière, Dieu enfin est connu et aimé que la vérité rayonne son plein jour .et que Jui, la voix, l\u2019homme secondaire, le serviteur va disparaître à jamais dans l'ombre \u201cIl faut qu\u2019il grandisse et que je diminue, s'écrie-t-il.Il n\u2019épargne rien en lui : il tue de ses propres mains sa propre renommée : il abat comme à plaisir les espérances et les rêves de ses disciples; il se veut condamner au silence et à l'oubli, afin que Jésus fasse entendre ea voix et prenne possession des peuples qu\u2019il lui 7 préparés ! O ! homme de caractère, qui, fidèle à sa mission sut conformer,ses actes et ses paroles à ses convictions ; travailler jusqu\u2019à grandir au-dessus de toute renommée, tant qu\u2019il sagit d'attirer les peuples à son maître ; sereposer jusqu\u2019à disparaître lorsqu'il getmblo qu\u2019un éclat persistant serait un vol fuit à la gloiro de celui qui seul'la mérite éternellement, Admirez MM.cette trempe de Caractère ! Il y a là quelqu\u2019an ! peut-être quel- qu'esprit critique trouvera-t-il que jo m\u2019éearte un peu des chemins battus, peu m'inporte sice que je dis porte droit.Or, ce qui nous manque, ce n\u2019est ni la foi, ni l'esprit, c\u2019est le Caractère ! Le caractère qui veut, qui so dévoue, qui s'immele : le Caractère de l\u2019homme public, comme le Caractère de l'homme privé ; ce qui nous manque, c\u2019est le res- ect du vrai, et c'est la passion du Bien, otre Idéal n\u2019est pas plus haut que nous-même, et nous-même ce n\u2019est kou- vent que la plus infime partie de lu moins noble de ce qui constitue notre être.' Et voilà pourquoi nous ne savons plus vouloir et aimer, Le mot sacrifice ou devoir, sonne à nos oreilles comme un éclat de rire ironique.À l'heure qu\u2019il est, les devoués, passent pour des naïfs ;\u2014les épris, pour des timbrés ! Le Positivisme religieux, moral et politique domine toutes les causes.La cause que nous servons est une sorte d'étigette que Geena.ARTS Ce HORS ES Cowl ak 25 +1.a .; \\N a nous collons : soighéusement sur toutes nos entreprises, Au-fond la Cause ou lo Devoir | ost l'affaire secondaire.ct l\u2019homune, c\u2019est-à-dire nous-mêmes, gôtre très mesquin nous-nême, nous sommes | Vaffaire principale.Voilà pourquoi, en toute franchise, je n'âi pas craint d\u2019à- border ee sujet du Caractère, considéré eu notre patron.Un patron est un certain typo d'après lequel on mesure et l\u2019on taille.Que chacun de nous, MM, veuille bien se charger de l'application.On peut raniener toutes les situations \u2018qui.vienrient éprouver un carsctère, à deux formes bien deterininées : La Prospérité et l\u2019Adversité.Dans la Prospérité, l'homme qui n\u2019yst pas un Caractère, se laisse éblouir, s'attache démesurément à sa \u201cpropre personnalité, sacrifie la cause du prinoi- pal à son ambition ; devient hautaiu uvec les petits, servile envers les forts, et montre qu\u2019il n\u2019était point digne de ses suceds puisqu'il ne sut pas les dominer, Nous avons vu J.B.sortir vainqueur de cette terrible épreuve de Ja prospérité ou vienneut se briser tant de vies, Quantité d'hommes, MM.n'ont eu qu'un mulheur dans leur vie : Recevoir des succès plus grands que leur âme, Dans une situation plus modeste, ils seraient peut-être demeurés dignes de leur mission ; mois à de certaines hauteurs, le vertige les prit, et le granit du Caractère manquant sous leurs pieds, ils sont t ombés misérablement.Ceci n\u2019est point l'histoire d'un homme ni d\u2019un siècle : wais le faic d\u2019une légion de tous les fi;ses, Dans l'adversité, cet homme qui n\u2019est pas marqué da grand signe des vaillants, se dit qu\u2019il n\u2019est pas tenu à représenter une cause au détriment de son bien être ou même de ça vie.Il capitule à temps pour ne point recevoir de meurtrissure, il suit à propos abandonner ceux qui le pourraient compromettre : et pour éviter plus facilement tout ratard dans sa fuite, sc débarrasse en route de sa conscience comme d\u2019un fardeau encombrant.II se tait, il abdique, \u201cil trahit ; et se tient libre de tout remords, si les évènements ne viennent pas troubler sa digestion ou gêner l'habile maniement de ses petits intérêts.Voyons comment l\u2019homme humble et secondaire dans la Prospérité\u2019 va se comporter, aux prises avec l\u2019adversité ! Regardons du côté de Jean-Baptiste.Mais quoi MM.je regarde aux lieux où nous venons de laisser, et je ne le retruuve plus ! Le \u2018désert ne retentit plus du son de sa voix.Les rives du Jourdain fréquentées par des nombreuses caravanes sont désertes et l'herbe poussc en liberté sur ses bords qu'aucun pied ne foule.Plus de prédication, plus de baptême, plus d\u2019acclamations ! \"Qu'ont-ils fait de mon beau Prophête ?-Dites-moi, ditos-moi, cet homme si humble sous la gloire \\et si généreux dans le devouement, qui donc 1'a emmené ?Ah ! MM.je vais vous le dire.C'est la vérité ! Cette vérité qu'il prê- chaitet qui veut pour serviteur des martyrs ! Non il n\u2019est plus sous le grand cicl libre de la Judée, au bord du fleuve sacré, leProphète de Jésus c\u2019est dans une forteresse, dans les murs dela vieille prison de Machironte que nous allons le\u2019 contempler.' 7 Sc servir de sa gloire pour relover son œuvre, en oubliant sa propre personne est le fuit d\u2019un caractère qui met la vérité au-dessus de l'Intérêt ; mais ce n\u2019est pas encore la Plénitude de la perfection chez l\u2019homme.Le plus baut témoignage que puisse produire l\u2019homme n'est ni dans sa parole ni même dans ses actes.Il réside dans son rang.Jcan veuu au mon le pour rendre témoignage à la Vérité, étant témoip par tout son être, devait donc aller jusque là, et être l\u2019homme témoin jusque daus la mort.Tenez MM, ou a donné bien des définitions de l\u2019homme, mais sans m'arroger le droit d'y ajouter je me permets de vous livrer la mienne : \u2018* L'homme cst un être capable de mourir pour la Vérité ! \u201d Il n\u2019y a que l'homme qui puisse faire cela parmi les vivants.La bêto ne le peut pas n'ayant aucune perception de ce qu'est la.Vérité : l\u2019Ange ne le peut pas, n'ayant point de sang à versèr.Dieu lui-même nele peut pas.Mais que dis-je | Dieu source et foyer de toute Vérité, devint si épris de ce privilège unique de l\u2019homme, qu\u2019un jour il prit un corps semBlable au nôtre, il l\u2019emplit d'un sang généreux ct se présenta au tribunal d\u2019un juge en disant : Ego natus sum, Js suis venu ap monde pour:rendre témoignage à la Vérité, ?\u2018 Et le juge le couvrit de son sang des\u2019 pieds à la 1ête, en disant .à la face du peuple : Ecce Homo | Voila, homme | Comme s\u2019il voulait dire.Oui, In pei- feotion de 'homme, consisté à donner son sang pour la Vérité.: Jean-Baptiste est prêt MM.Ilse sche l\u2019homme eovoyé par Dieu pour rendre témoignage à in Vérité.Voilà pourquoi\u2018 il est venu dans la forteresse noire de Machironte.Il y est venu pour y mou- rir-l.: .Il y arait en ce temps là sur lo trône de Gullilée un homme dont la conduite scandalisait toute la nation.O'était le roitelet Hérode, I n\u2019était pas rangut- naire et voient comme le vieil Hérode son père, qui avait fait mettre à mort ces doux innocents de Bethléem ; mais, voluptueux, féurbe, ami des chemins tortueux, il mérita que N.-S lui-même le traîta publiquement de renard (Lue XIII.32.) Cette Hérode Antipas pris de passion pour Hérodiado la femme de son frère, l'avait fuit enlever ct conduire avec sa nièce Salomé, dans son repaire inaccessible, gardé à vue par des sentinelles bien armées, repaire de granit se riant par tous ses créneaux et ses tours.bardées de fer de toutes les entreprises.» d'un coup de main ! Aire de vautour que n\u2019atteignaient par les vengeauces du prince offensé dans son houneur, mais qu\u2019allait faire trembler la parole de Jean- Baptiste.7 Le prophète du Christ apprit ce scandale d\u2019un adultère et d\u2019un iuceste royal, et le flagella devant les peuples comme il le méritait.Les fréquents voyages d'Hérode à travers le pays l'ayant mis en présence de Jean-Baptiste, il ou reçut le blâme le plus sévère ! \u201c\u201c Non licet ! \u201d Vous n'avez pas le droit ! Il ne vous est pas permis d\u2019avoir la femme de votre frère.Co Non licet ! Ni l'origine royale, ni la puissance, ni la passion ne vous exeu- sent ! Non licet ! Aux yeux de la Vérité, il n\u2019y a ni rois ni pâtres, majs tous sont ces sujets et lui doivent obéiesance I.Non licet ! \u201c Ainsi parlait l'homme de Dieu à l\u2019homme de la passion | Pauvre prophète qui pensait que l'on touche les rois avec des Vérités ! Toutefois, rendoos justice à Hérode.L'Evangile nous dit qu'il était \u2018\u2018 plein de respect pour la parole de J.B.et l'écoutait volontiers !\u201d Peut-être l\u2019insistance du Précurseur, la crainte de blesser les sus- ° ceptibilités du peuple, une cortaine prudence politique qui fait plus eur beaucoup d\u2019âmes que le cri de In cons cience, tout cela eut-il touché le cœu- du Monarque jusqu'à le ramener ar respect de lui-même, s\u2019il no se fût trouvé entre la voix du devoir et la conscience hésitante -d\u2019Hérode, le mauvais démon qui décida du sort de Jcan-Baptisto, Hérodiade la femme adultère, apprit avec éffroi la condamnation qui tombait des lèvres du solitaire sur sa coupable: tnion.Nous touchons au romun, et pourtant nous voguons en plein dans l\u2019histoire divine.Un homme de loi a prononcé une parole devenue célèbre : Dans toutes les causes criminolles, si vous voulez connaître le report, cherchez la femme ! Ce mot explique la fin tragique de J.B.Il venait d\u2019exciter contre lui la vangeance de ce qu\u2019il y a do plus audacieux et de plus torrible au monde : \u201c La Haine d\u2019une femme ! \u201d Pardon Mesdames, de cette parole ! en la pronongant il me semble que je rends le plus haut hommage à votre \u2018soxe.Si la haine d'une méchante femmo porte en soi tous les maux, c\u2019est que la haine n\u2019est que le revers de l'amour et que la loi de votre nature vous condamne à n\u2019être jamais vulgaite ni dans l\u2019un ni dans l\u2019autre Le poête a dit : \u201c Corruptio optimi pessima \u201d La plus effroyable des corruptions, est la corrap- tion de ce qu\u2019il y a de meilleur ! Or ce.serait ingratitude À nous frères, enfants, époux ou pères, de ne pas reconuaître que le meilleur de ce mondo a été mis en | réserve quelque part au fond de vos cœurs, afin que lorsque la vie pous en- \u2018ténèbre ct nous Coruse, il jaillisse de vous quelque chose qui n\u2019est pas encore la lumière et la force du Ciel, mais qui en descend visiblement pour nous illuminer et nous relever.Ce meilleur du monde, ous l'avons tous lu, un jour où l'autre, MM.n'ayons pas honte de l\u2019avouer, à quelque page de notre vie que.nous ayons arrêté notre regard ému, nous y avons retrouvé toujours l\u2019em- reinte de la même main.Que ce soit a mère dont l'âme se reflétait en l'illuminant dans.la candeur de notre âme, a.a SRR .- .: .LN SRA .yt een a cha ace RRR Savage i 20 So, vue \u2019 od domme un ¥ayon'.de-soleil sur ine gouttd de rosée:: que co soit-la vierge, que votre adolescence .avait choisie entre mille, et dont Ja limpide vision arrêtait sur ses pentes votto vie trop jeune prête à déborder ses sources ; que co soit l\u2019é- potse, dont là tendrezse ct le dévouement protègent chaque jour votre très faible \u2018vertu, o sexe, très fort, comme jadis les châtelaines couvraient elles- mêmes de la cuirrasse, Ja poitrine de leurs chevaliërs partant pour les croisades ; que ce soit l'âme sœur de.la votre quo Dieu a placée à un point déterminé de votre chemin pour eu adoucir les fatigues eten reposer vos efforts :\u2014avouez que le meilleur de votre vie vient de cette même source qui fatalement verse à flots la poison des calamités privées et publiques, quand la femme est indigne d\u2019elle-même et de sa mission.L'Evangile ne nous rapporte aucune des entreprises de la Haine d'Hérodiade pour étouffer la voix de Jean-Baptiste.1 ne nous dit qu\u2019un mot \u201c Insidiabatur.\u201d Elle lui tendait des embfiches, Que ceux qui connaissent jusqu\u2019où peut aller dans le mal, le cœur d'une _méchante femme, dont on a humilié l'ambition et l'amour, cherchent à ce représenter le cumule de fourberie et de tentatives félines que représente ce mot de l\u2019Evangile.Pour moi, j'y renonce.Elle voulait étouffer la voix \u201c nee po- tera | \".Et elle ne le pouvait pas, A tra- vors ses plaisirs, à travers les bals et les festins où sa fille Salomé, au mépris de toutes les lois du pays, dansait au milieu de débauchés royaux, ln grande.voix montait, flétrissante et indomptable \u201c\u201c Non licet / Vous n'avez pas le droit ! O Prophète ! O Apôtre, vous êtes insensé de vous mesurer ainsi à !a haine de gette femme ! Tuaisez-vous plutôt pour ne point périr !\u2026.Hérodiade crut enfin avoir trouvé le moyen de se débarrasser - de l'importune voix.Elle mit en avant les raisons d\u2019état.Elle fit agir auprès de son amant les Phatisiens dont J'ean- Raptiste avait stigmatisé l\u2019orgueil et l'hypocrisie, Elle fit tant et si bien que Jean fut enfin jeté dans la tour de la forteressse : \u201c\u2018 ainsi, suivant la parole de N.S., ils firent da lui co qu\u2019ils avaient voulu,\u201d - Oh ! La voix allait done se taire enfin ! On n\u2019entendrait plus son insolente provocation.Fièrement, voluptueusement, Hérodiade, Salomé et Hérode, pouvaient jouir do leurs royales turpitudes.Et voici que la voix s\u2019éleva plus fort que jamais ! \u201c Non licet / \u201d Vous n'avez pas le droit | s'écriait le Prophète ! *\u2018 On mit des chaînes sur ces miins.on mit encore unc chaîne à sa ceinture, et l'on ditaux murailles de granit : Ecrasez la voix de cet homme et laissez danser en paix les princesses et les rois !\u2026 O Jean-Baptiste, par pitié pour votre Jeunesse, taisez-vous, il est temps encore ai vous voulez vivre |.\u2018\u201c Et voici qu'à travers les murs de granit, un grand cri monta qui fit trembler la forteresse et la eonscience du roi Hérode, comme un puissant mugissemet de lions ébranle à travers la nuit la solitude qu\u2019il emplit, Non licet ! Vous n\u2019avez pas le droit ! Vainou, humilié, tremblant, Hérode descendit dans le cuchot de son prisonnier il le regarda et à travers ce corps courbé sous la pénitenoe et les fatigues de l'apostolat, et sous ces chaînes dont il l'avait chargé, il découvrit, ce qu\u2019il ne soupgonnait pas, ne l'ayant jamais rencontré en lui-même : Un caractère | un homme dont on pouvait charger les mains de fers, ct abattre la tête, mais .dont on ve pouvait pas étouffer la voix ni, acheter la conscience.Ah | MM.Si vous voulez contempler ce que c'est que le caractère ce que c'est que l'homme, descendez dans les loges de la prison de Machironte, et regardez J.-B.en face d'Hérode.Le vainqueur est celui qui porte les chaînes : le vaincu selui qui les a forgées ; 'hom me libre, celui que les murs de la prison -étreignent ; l\u2019esclave celui qui y a jeté le prisonnier ! Subjugé par ces accents qui ne puisaient leurs forces que dans le dé- Touement au devoir, Hérode écoutait, dit l'Evangile, tremblait et changeait même beaucoup de choses dans sa conduite.(Maro.III.20.) Oui, saluez dans cet homme qui va mourrir, saluez le caractère.Il commande A son maître : il courbe ses bourreaux, il impose la sublimité de ga mission à couxT mêmes qu\u2019elle çondamne, \u201c Que oct homme s'appelle Jean-Baptiste Théodose, Thomas Morus devant Henri VIII peu importe lo nom, ce que vous té qui ne fléohit ni ne se brise purce- qu\u2019elle compte pour rien tout ce quin'est pas ln cause pour laquelle il fauc tout sacrifier jusqu'à son sang.Vous savèz MM.la fin de l\u2019histoire, Le mauvais démon d\u2019Hérodo suivait toutes les fluctuations de son âme sans perdre l'espoir de la dominer.La dignité, la pudeur ctla modération de sa fille lui parurent peu de chose au prix de ça vengeance.On lui apporta la tête de Jean-Baptiste.Elle mit du sang sur les lèvres qu- ne s'étaient ouvertes que pour témoigner de la Vérité ; et ainsi elle leur don- pa la sanction de l\u2019immortalité, Cette tête sanglante, ces lèvres fermées sont la plus sonore et la plus éclatante des leçons qu\u2019eût pu nous laisser le St Précurseur.Elle domine les siècles, et à l'heure qu\u2019il est encore, il tombe de leur silence une grande voix qui nous doit apprendre à tous à demeurer digne de la mission que Dieu déposa sur notre bereeau et que nous ne devrons quitter qu\u2019à la tombe.Elles nous enseignent que la Grandeur ne vient ni de la fu- veur, ni de la richesse, ni de la beauté : mais de la seule fidélité au devoir, et si en finissant il m'est permis de souhaiter à chacun de vous un bien que j'estime le plus haut do ce monde, \u2018et que je me souhaito à moi-même au-dessus dé tout autre, c\u2019est que l'on puisse dire après vous, quand vous n'y serez plus, ce que J.C.dit de J.B.\u201c Non arundo \".Ce ne fut pas un roseau agité par le vent ! \u2014et ce que dit l\u2019Evangile \u201c Fuit homo !\"\u201d Ce fat un homme ! Ce fut un caractère | \u2014\u2014\u2014rme_ SIÈGE DE CARACAS La guerre civile au VénéznCin Caracas, Vénézuéla, 13\u2014L'ex-dicta- teur Palacio a lancé un manifeste daté Poste de France, à la Martinique, dans lequel il accuse d'incapacité le général Ybarra, qui commandait les troupes du | gouvernement à Valence, de duperie le général Raugel, et où il décerne le nom de traitres au ministre de la guerre Sarria et le général Monogas, gouverneur de l'état des Bermudes.Palacio prédit la chute prochaine du triumvirat militaire et dit que Crespo entrera bientôt en triomphateur dans Caracas, Le 30 juin dernier, un rencontre sanglante a cu lieu contre les troupes du gouvernement et celle de Crespo dans le voisinage de Elguayen.Ce fut un mas- -sacre affreux.Les blessés\u2019 étaient transportés par pleinc voiture aux hôpitaux.Tout trafic fut arrêté à Caracas.Les partisans de Crespo reculèrent et amenèrent les troupes du gotvernement dans un guet-à pens.Le 2 juillet les troupes du gouvernement furent presque complètement exterminées.Crespo est auxportes de la ville,et les habitants sont dans une profonde panique.La famine est menaçante, La viande ge vend $1 la livre.La fleur $50 le sac.Des convois arrivent à Caracas chargés de blessés.Les partisans de Crespo ont capturé Macuto et menacent la Guayen.Le général Monagas a fait,mander les troupes à Barcelone.LA GHEVE A IDAHO Prociawation de 1a loi martiale Wallace, Idaho, 14\u2014Le shérif vient de retourner à Gardner.Il conduisait les troupes pour les mines Bücder Hill et Sullivan jusqu'à Cataldo sur le chemin de fer Union Pacific.Il rencontra là le Gen.Curtis et le Gen.Carlin, le Gen.Curtis lut la proclamation déclarant Shoshone tous la loinrartiale.Le géne- ral envoya la communication suivante : Les mineurs se sont séparés et sont retournés à leurs demeures, Il n\u2019ya aucun trouble à Wallace ou à Warden.Lia crise est maintenant passée et la paix règne une fois de plus à Cœur d'Alène.Tout est tranquille comme dans un cimetière.Mais les derniers 24 heures ont été les plus difficiles que Cœur d\u2019Alènc ait jamais éprouvé.Si les troupes noires étaient arrivées hier soir, il y aurait certainement eu une bataille, car les ténèbres et les bois de la vallée proté- -geaient les mineurs qui étaient parfaitement cachés, : devant Hérode, Paul devant Félix Act.\u2018XXIV.20) Ambroise devant devez admirer, c'est Ja trempe de volou- |- \u201cÀ propos de pefnture- peintures de- M.Huot contient sicurs erreurs Qu faits.\u2018 Amsi M.Fréchette parle de l''tise récemment construite par les RR.PP, Oblats à St-Sauveur.Or les révérends Pères n\u2019ont pas construit l\u2019église de plu- St-Sauveur.Ils l'ont prise telle qu'elle | existait à leur arrivée et n\u2019ont fuit que l'agrandir quelque peu et la restaurer.Leur titre d'honneur, c'est d\u2019avoir pris l\u2019intelligente initiative de faire revenir ici M.Huot, ct de Jui avoir confié cette œuvre décorative qui fait de l\u2019église de St-Sauveur un musée artistique.Quant à ln disposition des tableaux, critiquée par M.Fréchette, dans son article, d\u2019ailleurs très intéressant et très flatteur, c'est une \u201cquestion qu'on np saurait trancher en quatre ou cinq lignes.S'il ÿ a place pour une toile religieuse représentant l\u2019Æn/er, c'est bien dans une église.Tout de même nous sommes heureux de voir l\u2019œuvre de M.Huot si bien appréciée, et les Révérends Pères de St-Sauveur duivent être fiers de voir leur initiative couronnée d\u2019un aussi brillant sucoès.UN AMATEUR.VERDICT DE MEURTRE Fin du procès de Thomas Neil Cream Le prisonnier trouvé coupable de meurtre an plus haut degré Londres, 14\u2014Le procès du fameux Thomas Neil Cream vient de se termine devant les Assises.Il a été accusé d\u2019avoir causé la mort de la fille Mathilda Clover qui mourut mystérieus:ment en octobre dernier.Les circonstances, connues maintenant,qui ont entouré la mort de cette fille, ont donné lieu à une foule de soupçons contre maître Cream.L'enquête du coroner révéla que la malheureuse avait été cmpoisonnée par la strychnine, En cour d\u2019assise, les jurés ont rendu un verdict de \u201c Coupable de meurtre volontaire.\u2018 ACCIDENT FATAL Un Canadien-français se fait écraser par une pierre enorme Worcester, Mass, 14\u2014Un nouvel accident vient de jeter\u2018le.deuil parmi notre populatien canadienne, Beauregard, âgé de 28 ans, et employé par George D.Webb, a perdu la vie instantanément vers 11 heures, alors qu'il travaillait aux fondations de l'addition que l'on est en train de construire au Collège *\u201c Holy Cross.\u201d Une énorme pierre, suspendue 3 une chévre et destinée au mur de la cave, se fendit soudainement en deux morceaux dont l'un roula jusqu\u2019à Beauregard avec une ter rible force, causant sa mort.Un prêtre fut mandé mais quand il arriva, Beauregard était mort.Beauregard était à l\u2019emploi de l\u2019entrepreneur Webb que depuis une dizaine de jours seulement.Le défunt était natif de St-Hyacin- the.Il était le fils de Fabien Beauregard, et avait émigré à Worcester, il y à plusieurs années, action en recouvrement de dommages- intérêts à l'entrepreneur Webb.S'il n'y a pas eu négligence grossièro de la part de son mari, ceux qui se disent ien informés prétendent que la Cour lui accordera certainement $5,000 ot, dansle cas contraire, au moins $3,000.Pénible accident Trois.Mivières : Ces jours derniers, un des enfants de M.Hubert Courteau s'est noyé bien tristement à Trois-Rivières.Il était dans un canot attendant quelqu'un près du rivage, lorsque soudain !a vague l\u2019en éloigna par un coup inattendu.Affolé, l\u2019enfant se jeta à l'eau et s\u2019y noya.Le cadavre fut retrouvé pou après.App 4\u2014E 0eme ES LE DISCOURS DU PERE GAFFRE Nous torminons aujourd\u2019hui-la publication du discours du Père Gaffre que nous avons commencée hier sur notre première page.C'est une œuvre d'une originalité ssisissante ct d'un grand souffle ora toire.- L'article de M.Fréchette eur.\u2018 les | Clément | On dit que la veuve doit intenter une { Rte i 7 ; .FAILLITE DE LANGLAIS Passif de 8135,960.03 Actif de $226,000 Liste des créanciers A la demande de MM.J.B.Rolland & fils, M.J.A.Langlais, ne pouvant plus rencontrer ses paiements, a fait cession hier entre les mains du protonotaire de cette ville, Voici la listo des plus gros créanciers : Eusèbe Sénécal & fils\u2026\u2026\u2026.$ 4,231.00 J.B.Rolland et fils.3,020.34 C.O.Beauchemin et fils.2,093.24 L.et H.Wilson(représ.une .maison d\u2019Espagne).697.68 W.Dawson.4.343.54 E.Buntin et Son.277.20 J.0.Wilson et Co.123.00 Frères doctrine chrétienne.109,59 Frothingham et Workman.93.90 Oadicux et Deron.80.80 F.Carli.vosesascasseusss 74.85 Montreal opt.et jewly Co.58.03 Boyd, Ryrde ct Campbel.3560 C.Boward et Deville(Lyon) 1,657.82 Alfred Mame et fils(Tours) 1,019.80 Jos- Verger (Lyon).942.00 Victor Michelin (Paris).896.68.May et Frères $ Paris).653.53 À McCarthy (Nantes).300.00 Caisse d\u2019Economie(Québec) 80,000.00 Hon.L.P.Pelletier.2,500.00 L\u2019abbé Provancher.543.00: Jules Baillargeon.622.00 N.8.Hardy (Québec).1,328.76 Mortimer et Cie (Octawa) .- 760.23.The Barber & Ellis Co.515.45 Crédit Foncier Franco-Can.9,000.00 Mme veuve Gingras.5,000.00 Nous avons laissé de côté une foule de créanciers pour de légers montants.Si on les ajoute à ce que nous avons donné ainsi que toutes les créances, privilégiées non privilégiées et autres, on arrive à la somme de $136,970.03.L\u2019actif ce monte en bloc à la somme de $226,000.Voici comment c\u2019est réparti : Marchandises en main\u2026.$ 60,000.00 Livres de crédit.50,000.00 Contrat pour, \u20ac ans avecle - gouvernement pour la fourniture de la papeterie à raison de $100,000 par année, sur lequel contrat, on espérait un profit de 7% 25 070.100,000.00 Immeubles (maisons, chevaux) sur les maisons deux hypothèques de $9, 000 ct $5,000.16,000.00 Total de Iactif.$226,000.00 Passif.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 135,960.00 Différence.een $ 90,390.97 Cette faillite donnera certainement lieu à une foule de tiraillements et à des procès Par exemple, on croit que les créanciers vont faire des efforts pour écarter la Caisse d'Economie, vu que cette institution est créancière simplement parce qu'elle a cscompté des lettres de crédit du gouvernement.\u2014{>e {re Pprrmemennenmnnn°ns Tentative de suicide Toute une scène de bônne heure hier matin, dans la côte du Palais, en face de l\u2019Albion, * : Un jeune homme est sorti d\u2019une mai- ÿ son de pension en face de l'hôtel, en che mise, l\u2019air égaré et en criant au meur- gorge avec un couteau, Puis il est allé s'asseoir toute ensanglauté sur le seuil de la porte des bureaux de téléphone ter.Il prétendait qu\u2019on voulait l'assassiner et montrait du doigt des êtres qui n'exictaient que dans son imagination.Quelques passants craignant qu\u2019il se suicide, se sont jetés sur lui pour le retenir.On s'est aperçu alors qu\u2019il était ivre ot en état de delirium tremens.L'ambulance a été mandée immédiatement, mais le jeune homme marchait facilement ; il a été conduit à l'Hôtel- Dieu à pied.\u2018 Le médecin a constaté que Ia blessure au cou était sans aucune gravité.L'épanchement du sang aurait été produit par deux légères coupures, Catte individu, qui appartient à une bonne famille ot est bien connu à Québec\u2014est retourné à sa ptnsion et est maintenant dans un meilleur état d'es- prit.\u2018 ch AU NORD-OUEST | Les nouvelles reçues d : St-Albert et de Morinville Alberta, dans \"es territoi-* | res du Nord-Ouest, sont des plus satisfaisantes, Le Révd.DM.Morin, I'agent de colonisation de Sa Grandeur Mgr Grandin nous écrit en ces termes \u201cTout va à merveilles, récolte, température, colons, santé, etc.\u201d M, Morin prépare une excursion par Je Pacifique Canadien, devant partir de - Montréal le 27 du présent mois : 6: sont les prix ordinaires.Ceux qui désirent visiter le Nord-Ouest et spécialement les ditricts de Ca'gary et St Albert, feraient bien de profiter de cette oe:a- sion, M.Morin sera là pour leur donner des renseignements tout-à-fait désintéressés.Un autre avantage, dû.au bon vouloir de MM.les Directeurs du Pacifique Canadien, c'est que M.Morin obtient un ou plusieurs chars pour les colons et les excursionnistes qui l'accompagnent et que ces chars se rendent jusqu\u2019à l\u2019extrémité de la voie sans» que l\u2019onsoit tenu de déménagé une seul® .fois.Qu\u2019on se le dise, ; LA DÉDICACE DE L'ÉGLISE Preparatifs pour la fete.Les-citoyens du faubourg St Jear viennent de se réunir pour voir aus moyens de prépa rer les fêtes de la dédi - cace de leur église, Les fêtes auront lieu le 22 et 23 août en même, temps que la démonstration pa- - tionalc et religieuse préparée pour cette date.* La mesee sera célébrée dans l\u2019égliso St-Jean-Baptiste.Le temple sera décoré avec splendeur en excluant cependaut les banderolles.On soignera surtout l\u2019ôr- nementation.des colonnes.que l\u2019on couvrira de fleurs.Mais ces choses ne se font pas sans grandes dépenses.Ce qu'il faut c'est de l'argent et le meilleur moyen pour exprimer leur patriotisme dans les circonstances c'est de se montrer pratique.Que l'on souscrive généreusement pour cette œuvre à la fois patriotique et religieuse.M.Peachy, vice président dit qu\u2019il ne s'agit pas seulement de célébrer lesnoces d\u2019or de la société St-Jean-Baptiste, mais aussi.celles de Son Eminence le cardinal Taschereau.L\u2019églize St-Jean-Baptiste terminée le 22 aofit, sera inaugurée par , Mgr Racine, ancien curé de la paroisse ° qui officiers assisté de prinees de léglise qui seront présents à la cérémonie, Il s\u2019agit de rendre cette dernière la plus solennelle possibie.Puisque nous sem- mes appelés-à nous en occuper, téchons de-nous montrer à la hauteur de la position en souscrivant généreusement, Sur motion de M.C.Langlois, M .Beachy est nommé tréserier.M.Chateauvert dit quelques mots.d\u2019encouragements aux citoyens présents.Puis on.fait une collecte qui produisit: en cinq minutes la jolie somme de $200.Il est ensuite proposé par M.T.Béland, secondé par M.G.A.Paradis.\"* qu\u2019il soit.nommé un comité exécutif tre.En même temps, il se frappait à la |; composé des trois officiers actuels et de M.Qetave Lemieux, Ed.Matte, F.Delisle ot J.Aymyot., o Adopté.Bell, et a continué 3 erier et d se lamen- | * Parmi les personnes présentes à l'as.semblée, on remarquait : MM.Qotaw.Lemieux, F.Peachy, D.Vézina, W.Hanford, Octave Poitras, F.Delisle, S Demers, G.E.Amyot, Dr Paquin.J, A.Moisan, C.Rancour, J.Desroches, L.Larose, Félix Juneau, Ed.Matte, T.Pampalon, P.Lafrance, F.Devarennes, Jos.Amyot, ©.Langlois, Oct- Matte, À.Tanguay, Th.Rélmnd, T.Bédard, S.Marootte, P.J.Côté, G.A.Paradis, Viotor Châteauvert; ©.Delisle, eto.MM.Peachy, D.Lemieux et Caouotte, président de la société St-Jean-Bap- tiste de Québeoso rendront au mgnux ment des braves pour savoir quels sonf, les travaux à faire à cet endroit, De le: souscription, un Certain montant sera: affecté aux réparationk, à faire doet ons.roit.7 .Bo gi med = SEX \u201c_« toine-tnaït son rival: Lis \\Casati!\u201cé \u201d.vantébyquittèrent-le pays.\u2018Faéquet\u201cBo- | ; \u201c pellij fui \u2018assistait gon frère Antbine dans-l'assassinat,-dut alorz,: \u2018-conïthe lui! preifäre-lemthaquie.Craititä \"pas tout; ilé _ Avbient partout des * intellikellces et pit | 7 rent-édhiépper : aux-reèlierchés/ les plug: + 'aétives.+ + Clestginsi qu'its: \u2018ont < vcét#tsqu'aul Lo jourd'faf, thant, en: 1856, wh bid les aiyagst \u2018trahis!©Baïdant- veh ules: _\u2026 gendavnidiit ayant ds: vemps kh tim py\u2019 à: aved ob ot dey! \u2018rencôner/ 8 daris Tésquel- \u201c° Jes ils-faisateuts toujours quelgéès'nou; PÉNÉBLE-AUCIDENT- NOE: ensauyant son frère * \u201cUa triste \u201cHouvells \"hous \u201cative \u201cdé iin, laligne du-Québte-Central.Ben apris midi, deux frère: du nom de Bouli lang, lor Wun 1e deux, le plus jeune, itom- Peau: \u201cSon frère plus robuste, crai- or ilise noÿét, plongeii dai£'te'lac pour en retiré son frèré: -Muis, tale\u2018 heureusement tous:: deux s'embrassèrent et allérent; ap.fonds.ba ag n se jeta al eur béaticoup de p niééry\u2019 Aa sr fack \u2018mais lè \u2018plus vieux était: mort: déjà.+ On.espère sauver'lé plus jeune.ee, - On croit que, ce dernier pouvait.Faoi lement se \u2018sauver seul car 11 naze bien.\u2018Cet pénible\u201d \u2018accident \u2018a \"jot l\u2019énioi dâns tout'lo \u2018village et-ün' éproute beau- \"coup de sympathies pour les pareuts de la piiène a! ; ro .ce LES BANDITS EL CORSE.itiErestation : de Bella: in ts CS cosdia + Sake NUS SE Se ti IEP i Ai \u201cLos Bellacoscia forment, on:le: sait, une dynastie fameuse de baudits corses, Antoine Bonelli, dit Bellacoscia, l\u2019irréductible qui; depuis\u2019 \u201cenviron quarante \u2018ans, tenait le marquis, vient de se livrer.Deptiis quelque: temps; eviee\u2019 aux.in- cessanfes \u2018démarches du capitaine de gendarmerie Ordioni, Antoine Bonelli paraissait disposé à se rendre ; ais il ne voulait; presÿireittiieuiit dé teffiihation sans avoir consulté M.Hyacinthe de Montara, avocat, qui se rendit à la forêt de Vi izzayona, pour; coufvrer avec-lui.À la guite de cet entretien, le bandit: annonça, qu\u2019il se constituerait - \u2018prison nier.Toone * V-endredi,il disait encore à ses parents, qui- insistaient pour qu\u2019il.prit endn 1 unc: détermination :.* \u2014C\u2019est bien dur ! La mort pour x moi ne serait-elle.pas préférable à la perte de.la-liberté ?.Btiil demanda, à réfléchir.jusqu\u2019 au lendemain; : Samedi, 3 la pointe du j jour, il alla réveiller son frére, un ancien sous-officier de gendarmerie.- \u2014Je suis.prét dit-il.Dei! Partons ! Aussitôt on se rendit au plateau de : Vizzavona,où attendait le-capt.Ordioni, auquel il rendit ses armes et tout: son.attirail de bandit.on Au moment oil il faisait cette remisé, deux : grosses: larmes : tombèrent de se: yeux, pais dl: isurmonta, \u2018aussitôt son .émotidn et devint.d'une : gaité commu-: nicative; On :partit aussitôt: pour: Bustin out-lo long.de la route, il wa ee sé ldé- s\u2019extasier aur les.commodités-d\u2019an: \u2018voyhgd.en chémin ide fer, \u2018genre de locomotion qui lui était:jusque-là ineonnu:: \u20183-1 - Bornelli est.\u2018 arrivé! 'à Bast ia\u201d whut | heures du soir; 5:2: Il est descendu -à l'hôtel.raie, Où #1 a: diné:et; passé la nuit.- Sur}: régistres de l\u2019hôtel il s'est.fait-inrorird'dé \u2018là foa-' nidre suivante::: \u201c Antôimne: Bovelli, dit Ballacoscia, professeur de\u2019 bandit, né à cognano,: :démeurant un pun: Fartout._i Il-m'est/lobjes-d'aucune- l'sutveillänte.\u201d \u201c+ +, Le éapitaine Ordioni sait-que lértsqu'un! Balläcoscia- dong.sa-par ole lie da tra- | hit ÿ jatnais.: EME ABRIS = Olds)\u2019 1846.que rémonte l'affaire ut fit prendre.le.\u201cmaquis di Antoidé ellis \u201ci ii Ateonbpagndi' de trois\u201d cimérades, il ui + gineroduisis un soir chez iin certain] Casati, qui refusait de lui donvér af fille Jeanne.le ligotta, 'émiporta étitle sequestra, attoñdant à qu'il vint à'résipiét] aia, Quel qed geinninevaupirivit, Jeanne .HINT .cence.B'était énoée.De 27-jüin suivanit,: At: sr qui, vehus- véotiuiemit affiemant=a\"ter poiñt' « l uF-pres:ige farouche que l\u2019un d\u2019eux a en un.moulin secours ot \u201caprès, pire ont ussit à Tes Jo- \u201c| coùseillers à la- demande de M.Réal | Fiat voluntas ir, \u201cépuû- pie tin guid féjire\u201d dire uj \u201c84 edu} dunt} itltfiibel 5ds latéves A qui bith vi tinén- tion suivante: \u201c L\u2019indépendant Jacques | Bonelli; dit Bellacorcia.\u201d mia LEURS, RACONTARS- L'Electeur .«parlait l'autre jour d'un cas de.mutation de.«propriété dont-il.faisait grand \u2018bruit: \u2018Voici-quel crédit \u2018il faut attfibüër \u2018À ces raéontars\u201d de\u201d Vor gage, | Nous recevons.la commupication suivante : ; CEE se een lan : Monsieur, \u201cass an le Pas Voish \u2018quelques\u2019 renseignements au sujet de la transaction dont: parle l\u2019Electeur \u2018du-11 juillet par \u2018Réal\u2019 Pelletier\"-à à, un M.Coulombe .* \u2018* En-janvier dernier, M: Réal: Pêlltiér, libéral de L'Islet, a acheté du\u201c shérif cértains immeuble apparténant à M.Thomas Michaud: Le prix.d'adjudication était de $1800.\u2018Ces propriétés\u2019 figuraient toujours: au Michaud.Ala dernidre stance du\u2019 - conséil\u2019 Tes SIA \u2018 Pelletier ont changé le tidm du\u2018proprié-' - taife dd ccs inmeubles pour vtié \u201cvalet de\u2018$2,200, la balance restant du hoth de | MiMiéhaud.Ce- \u2018sort justemerlt.Yes iti- métiblës qui ont'été vendus\" pour $2,200-|- a Mi Coombe qui sont évälttés à $2,200.T] n'a-jamais été questibii' de favoritis: mé\u2018 \u2018politique en cette affiire; \u2018Mu Cod) lombé\u2018demeure au Ca St Egrace \u2018et ati cuti-db$ conseillers'ng Te gopnaitsatt: dr reste le \u2018principal i intéressé Ja\" Valid ie du'coùtfat était! paruît:il M.Pelletier\u201d Cett&'action du Conécil était si nat! rello \"que \u2018la première-personne quia demandé : co::changement: est:le percep: | ;teur-méme de la tuxe, M.le régistrateur :| Michaud; un bon.rouge.encore» i iif: St-Jean-Port-Joli 12 juillet 1892.ton Pat la Question consti er LES LICENCES DE conitencE Nous avons prouvé \u2018hier que le pre- -mier point de l'argumentation, de LE: lecteur ne vaut rien.ap VE Le second point ne peut'pas dav | tage soutenir 1 \u2018examen.PO : errs législature le.droit.= imposer dos ich, «ces do Gohrmerce de magasin.- Pelle est la prétention 'de l'organe libéral.ir i Fragchement on ne ait soutenir tine \u2018Uièse plus abaEde.vy oo or © * La seption 92.do-Y Acte- de.1867 dit .02: Dong\u2019 \u2018chagiie phivineé,\u201d Ja législh- | ture \u2018poûrra \u2018ékthisivemetit \u201cfaire des] dois relatives\" dix matières\u201d towBant {dans lès catégories \"de sujèts \u2018ti-des sous | énumérées, savoir\u2018: 19 768\" Hidbhcke boutiqu-s, de cabatets-W'inberges, d'en- canteurs et aitres lichmies\u2019 \u2018dansle but de prélever un.revrnu potir: dus: objets \u2018prouinciaux, locaux ot municipaux 711; \u201c Voilà un texte bien explicite Jar, | même, Le droit di l'imposer \u2018des lirengee, de boutiques pour.des finside revénus: -est formellement gccordé:.à La \u2018Hégislature par- dette\u2019 séotion;\"- Henan ed prétend: que % fé cidé.d pions se a.formellement.iL'organe cite: ce pussage \u2018d\u2019un - jugenient-dd'juige Bis Jarre \u2018dis la\u2018cauéé'du'Prüétregr Lh afi EE E00 GRAN SLI SE HE 2) généräl v8] 31°, in YS LY SOPAGDIE, oF appro os, | Queen: qui di 169 VEY Lait souseil, sr us Su as HS .\u2018 J'ai cherclig &\" fl ie Abe TImpéiial idYDotivbir dob 8 \u2018aux 16a a: ures Tacalih, PHY $die éxespriou Ti oséf'dés taxes iHdiféétés \u2018aù ma jen \u20ac droits sur les licences ou autrtsihdus- | \u2018tries! Ceottimbrbinles - \u2018dit \u2018tion cétifiéteis- les) \u201cotiou œtion:\u201d éorfüsèrée;\" Profession\u2019 l'autre que'#0r\"les boutiquies, dabnrété a \u2018berges, encanteurs et\u201d.titres du'intmie \u2018gente! imsis jE hi pu découvrir\u201d ta \u2018pareil p ouvoir oh Ft ON en CORAL Te suis Pépiition Gut \u201cte vo Tn 6] oùvoir.hlaylrit pis'été\u2018dandé aux: réglés | ritable Joi de licenecs.\u201d Ris ; rôlé d'évaluation\u2019 Sowme appartetiantà af un, passage.qui est tout en votre, faveur, |: 1 crire-comme des licences accordées aux \u2018et n\u2019étaient pas du vraies liceness.- \u2018de | ronéo.\u2026 yen dans.Ja.négative, Nous}! Ÿ| parlemént fédéràl.Ta 4 Adusssdétion 2 de lu sect.91 décrète que le purlement fé- -déral aura.saul.le pouvoir.de\u2019 faire des lois touchant, la réglementation du commercé.; Bu Beiter ajoute : © Cette opinion du joge.\"Trschierzau a été adoptée par 1e Conseil Privé \" : Nous nous insorivons cn faux : contre\u2019 ceite affirmation; -Dans cette cause de la Compagnie: d\u2019 assurance\u2019 Queen, lo\u201d \u2018Con: | geil Prive \"décidé à que\u2019 la loi.gui inipp-.sait Ja licence Ala Compagnie était.inconstitutionnelle parce que ce n'était pas \u201cvraiment une loi delicence.Aprés avoir\u2019 étudié les détails de, Ja loi, leüis Seigovürits disaient.cette loi, m'est pas.du tout un.Acte.de licence, ep, substance, Lojugement n'a donc pas du tout\u2019 porté sur Ia valeur qu \u2018aurait eue uné vé: [EAN ar ol Wn Mais lyn dans ce ce.même.jugement.C\u2019est celui-ci 5 - ; pea © Quant au précédents oft il a été| \u2018soutenu pur lesZappelants, que\u201c quoi\u2019 qu\u2019à première \u2018vue\u201cil\u2019pourra paraître que -ce n\u2019était pas là, une licence,:et que co-n'é- tait-pns-i;jo prix; payé pour unpilicence | -cep:ndant on pourrait établir parla 1é- gislation existant en Angleterre: \u201cer aux Btats- Unis que des licences étaient cons- rtammiébt délordées dais les inérges! con- -ditions, et que éonséquemment en inter- nprétant: l\u2019Acte fédéral or devrait l'inter- \" préteru\"cenformément\" d \u2014LES-TABLES- pu = .ne Fog wsdl Vashi san Wan a o Sernient-elles retrouvées.PE ET nn a Dang, son, dernien séjour au Sinaï, J] te.RAN a M, montagne des tables \\de.pierre portant \u2018fles traces d'inscriptions bien, effacées, \u2018mais conseryées: cependant: par uve, sorte.\"de vitrificétion*\u201cqui s'bbsétve assez fré: quemment à la, surface des , Tochers, : dans'ècs parages AE sn i .Ces tables\u2019 d'une hauteur de 80 cent.sj'sur:80.cent.de largeur; ont:été entrepo-s| \u2018A sées à Tor.Elles devront.être.sou-.(y\u2018imises, aux, plus payants.?épersphit, rmoderiès.C :- \u201clocales, il tombe dans les attributions di Ye résultat, \u2018par.conséquent, est.que i conshiiient comine \u201cvalida les Tcenees | Tordro sivas\u2019: le Manitobh\u201dd'abôtd; \u2018puis Suint-Albett.et-éh-\"troisième lieu | 'dôcteur Crote a rancontré:au-piéd de Ia: vas F4 COAOBISKTI 3 HERG: ns ENTREVUÉ AVEC ME C MGR LAFLEGHE.- où nos compatriotes doivent-ils.niler 2 PE Dans uve \u2018entrevue que- vient da voir un.journaliste de-Mantréal avec Mgr Laflèche qui a -visité lvs territoires du Nord-Ouest; il n été:b-aucoup question, d'abord, du.voyager de -Sa.Grandeur et puis des sentimont+ entretenus par elle sur 'émigration- de'nos compatriotes, dans cette région lointaine.- Sur ce dernier\u2019 point, Mgr l'évêque- des.Frois-Riv.Hères-s\" est exprihé: come suit.Québec.Nous - avons iciï.un bel léri- tago que-nos-pères nous \u2018ont\u2019 laïssé.Il nous reste do vastes-terrains de .colonisation dans lv Bus:Canada: Mettons-lès' d'abord en \u2018valeur: :Je ecrois: que: c'est notre premier devdir.Mais comme: un :grand wombre \u2018de- nos compatriotes : veulent émigrer quand même,ce qu\u2019il y'a [de mieux pour: «eux; \u2018alors; c'est de se} Pour ma part, je | 4 \u2018diriger vers-l\u2019Oucst.: \u2018ne -conseillerai - jamais à \u2018un: Canadien d'aller: Blétablir: :dans a Nouvelle-Au-: gletere.n; j'ai souvent 2 expritné\u201d \"mi ,manière \u2018de: voir'à-ces propes \u2018et-je-suis entiéremént:d\u2019avis qu'il: \u2018est plus: avantas | geux:-pour nos compatriotes d'aller sè- fixer au: Manitobz ou sur:les bords: dela Saskatchewan -qu\u2019aux Etafs- Unis où bien.peu d'entre eux réussissent: Ils renchntreront;: daus l'Ouest \u201cplus d'avantages, tant:au point-de vus maté-} rie) que religieux.Au point do vue relt- pieux, ils trouveront tous les secours de l'Eglise et unc:.organisagion ecçlésiasti- que > complète.Daus chaque groupe un [peu important, ils :trouveront au moins une chapelle.En certuins endroits,comme .Portage-du-Rat;\" à Calgary, à Victoria; il y-a-de très belles églites; Celle'de.eétte' \u2018dernière ville,\" entre'autres, est\u2019 remai- .quable:- Elle-est construite sur le même: .plau que celle de Longueuil, \u2014En sorte \u2018que, \u2018Mouseigneur, d\u2019 \"après vous les Canadiens doivent avänt tout coloniser la province de Québec ; mais, s'ils veulent absolument émigrer, ils ont tout l'avantage à se diriger vers l\u2019Ouést ?\u2014Oui, et\"je\u2018crois que\u2019 c'est dans ce sens que doivent travailler ceux qui s'occupent de \u201ccolonisation : garder nos _eompatriotes ici, autant que possible, d\u2019abord.- Puis, \u2018#'ils doivent s éloigner, \u2018qu'on\u2019 tiche de Jes décider à aller: coloni- \u2018ser\u2018le'Mauitobä'èt lé Nord:Ouest.\u2018 Ouà déniandé au digne évêque quele \u2018Staient les ehdloits'lis\" \u2018plus avantageus |\u2019 \u201cpoutilesaolond * Mgr Lafèélie \u2018 a répondu : Je crvis-iyu\"ôn-fiétit les claïser \u2018dans Prinite=Albeit: Ces\u201ddeux derdiers \u2018 endroits stot'situés snrles bords'dela Saskatchewan! \u201cTous trois\u2019 sont atteints par-le-dhemin d# fir du Päcifique.Ce \u2018éherin* traversé le'Mänitäba - ; à Régina, - \u2018an -eibränelièment ¢onidbit\u201d à Prince- Albert\"; Calgary.\u2018wù autre embrahis cliement: sé rend &'Saint- Albert: Le: Mauitobs\u2019 est\u201d plus \u2018ivantigeux, | jparee qu'il és pliis\u2019 \u201cpeuplé, \u201cplus\u201d déve: | | oppé, les communications y soñt plu: Tingtaine*d'homumés- \u2018ont été- tués; hiti- \u201caciles.Je préférérdis\u201c crisnité \u2018Sainé-Aîbért/ parce que cet endroit est plus avancé sous ld\u2018täppotf réligieux.Il y a là un \u2018Evêché régulièrement constitué.en die- 'edse, up, couvent, \u2018une, cathédrale.-Une \u2018seconde \u2018Talsop - est, Ja: présence en cpt en; e \u2018droit d\u2019i immenses, dépôts, de charbon à, une petite profondèur,; dans .le sol.:de.sorte que.Jon.peut.se procurer \u2018le charbon à 2,50 lo tonne, e.11y,8 Ja aussi, \u20ac en abondance, du it\u201d bois construction et \u2018de chèufage, La ar ivère \u2018endroit.est Axis; Jolie iy a \u2018caractère \u2026 que.\u2018C\u2019est \u2018Un.\u201cdes\u201d sites les.plug | agréables que l\u2019on.puisse.voir.A une faible distance de Saint-Albert et à, :Portée-de lo vue, il ys un lac d\u2019une oer: taine étendue êt très richement - \u201cboisé.\u2018A Prince-Albert et à Saint-Albert,.\u2018des.Prêtées ; se.\u2018dévouent ala soljuisstion; mier: de eg endroits, c'est JeR.Morin |.Partodt- of \u2018j'en ai \u2018rencontrés, .} abl, coustaté que les colons sont confents de | L'un deux qu qui habitait à la \u201cleur sort.| nehété \u2018dés terres \u201cpour moi et Les évêques no\u201d - peuvent pas engager \"les Canadiens à -quitter la \u2018province de .ant >< à température,y est un | \u201cpeu plus douce, qu\u2019à la, Rivière: \u2018Rouge.|.Eturgeon \u201cQui.passe à cet | .oli et.donne à cette |.fort, pittores- | PB \u201c2 Saing-Albert, o l'est M, bbs % eg, fie wnt.oh hint WHT \u201cJe! yiviiis' \"bien Ga my, Ri In; algae n \u2018étais pas s'éapable établir À mes, enfants, J'ai vend, my propriété pour.$8,000; i je m'en suis\u2019 venu\u201d au Manite aba ; Jd mes; any, \u2018fénts, \u2018eboitriit de\u2019 bons bâtiments,\" en\u201d unsimot, je \u2018mie, suis Gant ot Jai établi; mig, faini lo 5 sur un.\u201cbeau, bien, je ne dois, rien ot il me! rèste, de.l'argent.\u201d cop d\u2019autres\u201d sont \u2018dans 5.tions\u201d : ern hh (ee niviréduitodh à up Bear même, Dosis} ag I.5 pit ouf : 05 7 51 SANGLANTE EMLUTE E.; « ota mn i grave.des Mineurs dans rrasne hg) ic ci 4 erat) £ Piüsfonrs Personnes tudes at.bips p Wallace, Idatio, yo \u201cLes.is \u2018 sanglantes qde se\u2019son t livrées Jésia jouyrie, ions, \u2018des mitiés d'or de Friséo soit \u2018Presque, En pendant de celles de Homeätead » AVEC différence\u2019 \u2018que les mivgürs- \u2018de\u2019 cette région, at lieu deéo bättré avec des, agents - de police; se \u201csont battus contre\u201d \u201cle 8 O11, vriers: indépénäants\u2019 \u2018des \u2018Unions qui, las, \u2018aviiient remplacés\u2019 \u2018ins les mifieg depuis | quelque \u201ctétaps; =; * \"77 En: Quatro Homme oie été\u201d the\u2018 \u20ac.deux'apparténaut à \u2018l'union | Jes.\u201cdeux\u201d autres étaient dés\u2018Fddes aix mines, fe -J at hüssi*des blessés: Là mine Friséo, a sit pendant I\u2019 Bataille, et\u2019 d'est ne\u201d ruine complète.- \u2018Aprës\"\"quo-le-moulia ait Galil Toi! \u2018honimes *qdi* n'appatienniont | pas\u2019, à He\u201d non - \u2018dans\u2018la mine Friséô, ont deimagdë\u201d sunet*trèré;:- Dès Hôstitités \u201d \u2018ceaddrent ét -environSoixante hômnies les ont \u2018\u2019éntou-\u201d ; rés.Les hommes sont maintenant gars A dds au\u2019 Zéuärtier-géniéral, à la ville \u201cdé Gem, + Lia surexcitation Est\u2019 endort ¢oh-\"\" sidétable; maison he #'attend pas Ÿ \u2018de nouvenux-désordres.- La grève \u2018est due \u201c à te- que: l'on ne\u2019 Seritend pas sur les\u2018 prix; \u2018Trois mille mineürs se sont trous\u2018 ï vés hors d'emploi: 7 Pendant que\u2019 la \u2018bataille se continuait À Frisco, les gardes commencérent ing\u201d ; fusillade \u2018 bien nourrie contre la ville: de Gem, Un citoyen du nom à do John Ward a\u2019 reçu.une balie-dans'le bras ct Gus Carl; Fe .son, un unioniste, a été tué.| i .La-ville: db Gem ne tiré pas:un soi coup de fusil tant que les mineurs'ariiés \u201d -de Frisco: ve furent pas revenus; \u20181 = A: S'hr£! a: m,;-il y eut unie trève aux!\" hostilités, Le \u2018shérif et quelques autres\u201d! dignitaires firent Jour apparition sur ln sede.\u2018- Fama Le train: fat arrêté par des dail ap -ni¢es dela mine de Gem: Le shigrif prit la malle.sur.sos épaules et se.dirigez veis ! ha vile; UT \u2026 Plusieurs centaines d'hiômmés s'étaiént' maesés dañs les-ruca armés \u201cdé'füsils GE\u201d ut te, CEA | Fevolvers.On\u201ccommença: imtédiatément des négociations pour la paix et, à midi #! les mineurs se rendaient aux \u201cuniohistes! ?Autant qu'il est permis d'en\u2019 juger,\u201d 6 nombre \u2018des tués s'élève à 4 étcelui- des\u2019 blessés à 10: - On\u2018 croit cependant - qu\u2019ir yad autres eadavres: sous: le nioulin \u2018de! -Frisco, + + > 1e 0 oh Deux \u2018dé ceux.qui \u2018ont- pod 1 vie s'appellent -Gus.\u2018Garrison \u2018et Hairy: Cummings, mineurs unionistes, Les- deux\" autres, dont où té coûnitid :pas les:noms sont des non-unionistes, > La» Tumeur: dit: cependant \u2018qu'une\u2019 matin «quand le \u2018moalin a\u2019 été * détruit On n\u2019a pu obtenir\u201cla confirhiation® de ces «rumeurs \u2018et'on ne peut non- plus les contredire: - Les ouvriers qui n'appartenai¢nt pas \u2018 à l'union ont -soutenu\u2019 le\u2019 feu: pendaut® \u201cquelque temps, mais\u2018les grévistes les'ont\u201d \u2018tellement chargés -qu \"ils - \u2018ont \u2018hisse, cui \u2018drapeau: \u201cblanc et>se-sont réndus.\u201d \u2018 4, Le gouvemeur de l\u2019Etat a : acd dey \u2018soldats -pour rétablit «la- paix \u201cet pour mettre .fin 3 \u201cges sednes do désordres, pe de pareilles émeutes: \u2018 bn ; pubees 2e gifs A ) \u2018Découverte: fmporfants\u2019 y 1 ute sy {On got nid: Christophe.Colomb\" abi ; On vient dé \u2018Usdouvrir dany led an Ne yes \u2018militaires dé Madrid: trois do, Le Antéressants sur \u2018Ch isto] phe he oh L'un'deux porte\u2019la sig st sg 3 fils }leB deux autres\u2019 da signé\u201d pà ; ohancelier dé \u2018ordre: de Sy tings se fèrent les titres de noblesté e À Th orn Jour.+ Le 8 Iie dé \u2018cds 'ddcume nts ah \u2018est WE)\" Bota, \u201cp oy ré fi el oh AV {Gênes mêle, ine ok ih oroygi wield Bi he plots shame m a sûr, 1 de, | viille'y ue: 655h a maison, ; oJ sm.\u2014\u2014\u2014 x Les ecrivains de P \u201c Electour \u2018\u2019 L'Electeur a failli orover d\u2019une pléthore de jubilation ces jours derniers, | C'est le petit article où nous lui avons reproohé le mauvais choix de ges autours favoris, qui lui a causé cet accès du bonheur.3 L'Blecteur avait cité Proudhon sur la propriété.Nous avons fait observer que l'Ælecteur fréquente beaucoup les mauvais écrivains, et que Proudhon était un socialiste et un athée.Il nous répond qu\u2019il a cité Proudhon le jurisconsulte, Mais Proudhon le socialiste à écrit en 1846 un livre sur la Propriété, de sorte que la bévue qui a fait pouffer l'Electeur n\u2019en est pas une du tout.Pour ce qui est de Laboulaye, l'Ælec teur mous décrète d'ignorauce, net.L'Electeur ! ! Ne savez-vous pas, dit-il, que Laboulaye a voté pour lé rétablissement de la monarchie à Bordcaux après la châte de l\u2019Empire.Nous demandons à l\u2019Electeur des détails sur ce fameux vote.Que sa science so déploie, fat lux / De plus I\u2019 Electeur, nous enseigne que M.Laboulaye a parlé en bons termes de l\u2019âme, de l\u2019Evangile, de Bossuet, de Massillon.Les lettrés de l'organe ronge savent sans doute quo J.J.Rousseau a écrit une page admirable sur Jésus-Christ, ct que la profession de foi du Vicaire Savoyard a fait verser des larmes pieuses à uuo foule de tendres libres-penseurs.Uela n'empêche pas Rousseau d'être un empoisonneur d\u2019âmes.Nous connaissons parfaitement Laboulaye.Nous connaissons sa carrière.Libéral de vieille roche, ct libéral avancé, membre des comités révolutionnaires, candidat démocratique en 1863, membre du centre gauche en 1871, partisan de Thiers et de Gambetta en 1877, colla borateur assidu du Journal des Débats, | set éerivain appartient à une école dont les sophismes ont fait un mal énorme à ja France.Il n\u2019est pas un athée, ni un radical farouche,sans doute, mais comme tous les gens de même nuance, il est dangereux en raison même de sa modération.: Comme on le voit l'accès de joie de I\u2019 Electeur ne reposait que sur une inintelligence absolue du mouvement des idées dans notre siècle.Notre accusation.demeure, ct depuis longtemps l\u2019Ælecteur l'avait justifiée par ses écrits, par ses citations d'auteurs potoirement mauvais, par ses reproductions, par ses réclames pour des œuvres littéraires malsaines.Si l\u2019on feuillette la séric de I'Electeur, on y trouvera constamment invoquée, comme dans les discours de M, Mercier, l'autorité d\u2019auteurs \u2018tels qu\u2019Emile de Girardin, Pré- vost-Paradol, Lerminier, etc.Nous le répétons, les auteurs favoris de l\u2019Electeur, si l'on en juge par les citations qu'il fait et les noms qu\u2019il prône, sont\u2019 des libres-penseurs et des incrédules.AST-GERVAIS-les- BAINS » Mouvement des glaces 126 cadavres retreuvés Paris, 15\u2014Les dépêches de St-Ger- Vais-les-Bains disent que les deux bords du ravin, depuis le village du Fayet jusqu\u2019à la vallée, sont couverts d'une épais- sc couche de boue puante.On a répandu à profusion sur le dieu de l'accident de l'acide phénique et autres désinfectants Un locataire de l'hôtel des Bains affirme qu'il s\u2019y trouvait un grand nombre de voyageurs anglais et américains, Huit de ceux-ci étaient arrivés le soir même de la catastrophe.S On a constaté que le mouvement des glaces continue et on craint un nouveau désastre.© On a retrouvé jusqu'd 126 cadavres.moummenismee, méconnaissubles, \u2018nse: hts WALD PLP = een cme L'AFFAIRE LANGLAIS LE GOUVERNEMENT À FAIT SON DEVOIR I\u2019 Electeur fait de la réclame avec d'affaire Langlais, Il n\u2019est pas difficile.Les lettres de crédit données à M.Langlais en 1891, au milieu des élections fédérales, étaient le résultat d'une conspiration frauduleute.Elles n'avaient pas été données pour un contrat, mais.pour fournir à un partisan, le moyen de verser $50,000 dans le fond de corruption du parti libéral.: Ces lettres de crédit pour $60 000 étaient illégales, Elles ont servi & faire une souscription électorale, Leur produits est tombé presqu'entièrement entre les mains de M.Pacaud.Et si le nou- Veau gouvernement n\u2019en avait pas ré pudié le paiement, \u2018ce paiement eut constitué un immense scandale.Si la Caisse d'Economie a avancé $56,772 à M.Langlais sur la foi de ces lettres de crédit, elle a eu tort.Elle a avancé l'argent sur uue mauvaise garantie.Aujourd\u2019hui M.Langlais fait cession.Il doit à la Caisse d'Economie $80,000, garantis par des lettres de crédit pour $60,000.Le gouvernement local ne reconnaît pas ces lettres comme dette légitime, Il a raison.À qui la faute, si tout cela arrive ?Le gouvernement commettrait une infamie s'il payait ces lettres frauduleuses, dont le produit n\u2019a pas servi à acheter du papier mais des votes.Nous ne nous réjouisscns pas du malheur de M.Langlais.Mais ce n\u2019est ni M.de Boucherville, ni M.Casgrain ni M: Languedoc qui l'ont pouseé à \u2018tripo- \u2018ter avec MM.Pacaud et Mercier.S'il fat resté tranquillement à son commerce régulier et normal, il eut évité ses épreuves d'aujourd'hui.Les lamentations et les indignations de I'Electeur sont donc ridicules et déplacés.Un bon point Mais une mauvaise note Un bon point pour l'organe libéral.Il se corrige.Nous lisons dans l\u2019Ælecteur d'hier : Nous ne voulons être injuste envers personne.Nos renseignements au sujet du traitement de M.Lemay étaient inexacts, Le traitement n\u2019a pas été diminué, Nous on félicitons notre ami \"et.notre gouvernement.Eh bien, une fois n\u2019est pas coutume, Disons bravo à l'Ælecteur ! Cependant, comme il lui faut critiquer quand même, il allonge un coup de griffe à notre ami le Dr Dionne, parce wa pour étudier le fonctionnement de la bibliothèque fédérale ! grave affaire, en vérité ! Le Matin proteste contre cette attaque intempestive.Nous aimons à citer ce qu\u2019il dit à propos de notre ançien collaborateur et rédacteur : Quand à la façon plus que cavalière avec laquelle l'Ælecteur traite notre ami M.le docteur N.Æ, Dionne, cela a li«u de nous surprendre.En sa qualité d'anciep journaliste, M.Dionne devait espérer que son entrée dans le service civil, après quinze avnées de luttes, serait bien accueillie de tous ses camarades, do ceux-là même qu\u2019il avait com- battus.Nous ne sommes déjà pas si permettre à un fournisseur d'exécuter que le gouvernement l\u2019a envoyé à Otta- __ JOURNAL DES CAMPAGNES Quelques-uns ont été\u2019 reconnus, mais |.nombreux dans notro petite corporation pour le plus grand nombre il est presque | de travailleurs qui réussissons à obtenir \u2018impossible d\u2019établir Pidentité, par suite | quelques avantayes matériels, sans-qu\u2019on des mutilations qui rendent Jes\u201d corps |-eriblo du traite conx anquels lu chan:e ' | sourit, Nous voulus croire qu\u2019en attaquant M.Digune qui est un journaliste doubté d\u2019un historien, l\u2019Ælecteur a commis un involontaire écaît de plume et qu\u2019il est tout Je premier à le regrett.r.> + + >= mr ere L'école rouge .ET L'EPISCOPAT Il est bon de citer l'Echo des Deux- Montagnes pour tenir le publie au courant des excès où se porte une certaine école.; Voici l\u2019une de ses dernières élucubra! tions au sujet des événements de 1837 : Quand, des hauteurs du pouvoir, les provocations tombent en foule et incessamment surle pauvre peuple, il n\u2019y a que le clergé qui soitcapable de pousser a crainte jusqu'à poursuivre d\u2019anathèmes le malheureux ayant eu le courage de se mettre en défense.La coupe do l'iniquité britannique était tellement comble, qu\u2019en 1837 le bureau colonial sentait bien sa faute puisque lord Gleneg, qui était certain de sa majorité, écrivait à lord Gosford, trois jours avant l\u2019adoption des résolutions basées sur le rapport infâme des trois commissaires, nommés plus haut, qu\u2019il espérait bien qu\u2019il n\u2019y-aurait aucune révolte, mais que par précaution il allait envoyer au Canada deux bataillons avec quelques pièces.de campagne puis ensuite au lieu de cet cnvoi, il lui permit, en cas de besoin, de se servir de toutes les troupes en garnison au Nou- veau-Brunswick.Et l'évêque Lartigue, au courant de tout cela, ordonne au peuple de ne point repousser de ses lèvres une coupe si repoussante ! -Et l'archevêque Fabre fait de même ! Le bureau colonial se préparait à prendre les armes eontre nous pour protéger la violation du pacte constitution- nel-par le-gouvernement, ct le peuple, lassé de l'efficacité des moyens constitutionnels employés pendant un demi-siècle dut y recourir pour s'opposer à la violation de ce même pacte constitutionnel, violation pratiquée avec audace, mépris et cynisme.Et l\u2019évêque Lartigue prêta son concours puissant à la violation du pacte constitutionnel.Et l'archevêque Fabre approuve cela en refusant l'entrée du cimetière aux cendres du Dr Chénier, coupable d\u2019avoir répandu son sang pour la défense du pact constitutionnel susdit.Les restes du héros de St-Eustache nous appartiennent, et la constitution qui nous régit nous permet de les honorer de la manière qu'il nous plaira.Les clameurs de la \u2018\u201c bourreaucratie \u201d et le dénigrement contre nos martys politiques ne feront que nous ahurir, ct le goupillon meurtrier de l'évêque Lartigue et le goupillon rétif de l'archevêque de Montréal nous apparaîtront toujours comme des instruments au service de la tyrannie.\u2018 .Voilà les idées, voilà les principes, voilà le respect de l'autorité épiscopale que professent nos excellents rouges.Pour satisfaire leurs préjugés anticléricaux, ile font fi de l'histoire et du bon sens, La malheureuse prise d\u2019armes de 37a été condamnée par nos patriotes les plus éclairés, par les Etienne Parent, les Bédard, le# Quesnel, les Lafontaine, par notre clergé, var nos amis les plus éprouvés comme Daniel O'Connell.Et cependant les doctrinaires rouges d\u2019aujour- d'hui ferment l\u2019oreille à tout cela pour maudirc nos évêques qui voulaient, en proclamant les principes catholiques, sauver leurs peuples des suprêmes désastres.C'est un spectacle instructif que nous donnent les journaux comme l\u2019Echo des Deux-Montagnes.DEUX CENTS MORTS L'avalanche de St-Ger- vais-le-Baius / Paris, 14\u2014L'accident de St-Gurvais- les-Buins est encoro bien plus terrible que nous ne l'ont décrit les premières nouvelles.L'établissement Sherman a été complètement détruit et des centaines de personnes ont éte jetées à la rivière Arve.Les bains de de Saint-Gervais étaient installés dans cinq bâtiments séparés dans une gorge étroite de la montagne sur la route de Genêve et Chamouniz, L'accident a été produit par un glacier qui s\u2019est détaché du Mont-Blanc et qui cst tombé dans le torrent de la montagne, aprèdavoir démoli les maisons du hameau Bionnay.Les amas de glace et les débris du village de Bionnay ont formé une digue qui a retenu les eaux du torrent pendant quelques temps mais cette digue s\u2019est brisée et une masse d'eau d\u2019une puissance irrésistible s\u2019est précipitée dans lu rivière Bon Nant, qui passe par St- Gervais-les-Bains.Les pensionnaires des bains ent été éveillés à 2.15 a.m.par le grondement des eaux qui accouraient avec une vitesse épouvantable.On entendait de toute part des craquements sinistres.Avant que les habitants des bains eussent eu le temps de se sauver, le torrent a fondu sur eux, chargé de blocs de glace énormes.\u2018 Plus de cent cinquante cadavres ont été retrouvés jusqu\u2019à ce moment dans l\u2019Arve ; trente autres ont été trouvés dans les débris des majsons.Le nombre des personnes tuées dépasse deux cents.Un grand nombre de cadavres sont méconnaissables, LEON XIII ET LA MUSIQUE Le Saint-Pire disire voir In musique suerfo moins mondaine et moius théâtrale Le pape Léon XIII est un musicien accompli et la condition dans laquelle il trouve la musique sacrée d'aujourd'hui lui -inspire, dit-on, beaucoup d\u2019inquiétudes.Il aspire à marcher sur les traces du grand St Grégoire, et récemment il a adressé une lettre circulaire à tous les célèbres compositeurs de l\u2019Europe et de l'Amérique leur demandant leur concours dans les efforts qu'il fait pour opérer une réforme dans le domaine de ls musique sacrée.Cette tâche a été le sujet des grands esprits de tous les siècles.Le pape se plaint que la musique sacrée, estj trop, monduine et trop distraite.\u201d La même plainte a été formulée au quatrièimne siècle par Ambroise, le saint évêque de Milan, qui a réformégla musique de I'Eg'ist avec un si grand succès.La notation musicale des psaumes, arrangée par lui à Milan, prévaut encore aujourd\u2019hui dans cette ville.Le pape Grégoire VIT, surnommé le Grand, au sixième, avait trouvé la musique sacrée dans uve condition si déplorable qu\u2019il disaiu que \u201c le diable avait pris possession des chœurs des églises.\" TI se mit à l'œuvre pour réformer les abus, créant le plain chant qu\u2019on appelle eucore aujourd'hui \u201c le chant Grégorien \u201d ot faisant défense expresse dese servir d'autre chant dans les églises.; La même condition existe maintenant de nos jours, Le Pare Léon XIII ressentcelà ainsique d'autres dignitaires d\u2019églises qui ne reconnaissent pas le Saint-Siège.La musique sacrée dans bien des églises catholiques et protestantes est devenue tout-à-fait mondaine, Cependant il est assez difficile, dit-on même pour de grands compositeurs, de dire quelle est la différence réelle entre la musique sacrée et la musique mondaine.Luther disait qu'il n'y avait as de différence et protesta contre \u2019idée de laisser \u201cle diable avoir les plus beaux airs de musique\u201d Mais cette remarque nous fait douter un peu du goût de Luther.; _, Quiconque a tant soit peu d'oreille sait bien qu\u2019il y a beaucoup de diffé- rence\u2014différence qui peut être sentie gi elle ne peut être dofinie.La musique religieuse est remplie d'inspirations célestes, Lu\u201c Douzièmo Mosse \u201d de Mozart est toute divine.Ces accord: sublimes s'élèvent vers les cicux et remplie- gent l'âme de désirs rpirituels.Les cen- timents que nous éprouvons en \u2018écoutant la musique mondaine sont tout autres | O que cela, ct la musique se juge par les sentiments qu'elie fait éprouver.La musique mondaiive qu'elle qu'en soit la - beauté et les charmes produit des-sen- sations toutes*difiéreut s, Malkeareuscm: nt tous les chœurs des \u201cglises ne pussèd.nt pas des personnes .aux oreilles dévotes ; la majorité.nous serions portés à lo dire, préfère entendre une musique charmante ct lévère.Le beau chant de l'Eglise, si solennel et si majestueux semble être trop antique pour le goût moderne.\u201c Picayune de la Nouvelle-Orléags.\u2018 Tren ORR RGN EXIT EE IPD i UT Su PETITE ES SC CES Nous avons appris avec chagrin la mort de Marie Arsène Gagnon, fille de feu Louis Gagnon et de défunte Geneviève Roy, décédée le 12 juillet courant, au presbytère de Ste-Famille, à l'âge de 58 ans.La défunte était sœur de M le curé de Ste-Famille.Sa vie avait été celle d'une vaillante et fervente chrétienne, et sa mort a été celle d'une prédestinée.Nous offrons à M.le curé de Ste- Famille nos sincères cendoléances.CORTE PE UX VOYAGE AU PAYS Nous lisons dans l\u2019Æcho de l'Ouest journal publi: & Minneapolis : \u201c M.Alfred J.Ménard est de retou : d'un voyage au Canada, où il était allé chercher ses deux fils, et M.Auguste Demeules, étudiant au collège de Terrebonne.\u201c Il a vi-ité aussi St-Antoine, place natale de son vénérable père.\u201c C'est la première fois que M.Ménard, qui est né à Minneapolis a visité le Canada, ct il va de soi qu\u2019il est revenu enchanté de son voyage.\u201cIl a franchement admiré les jolies fermes, les maisons d'habitation si propres, si coquettcs, et cet air de prospé rité qui y règue, si différents de cet état de misère que nous dépeizneut trop souvent des émigrés qui ne sauraient se trouver bien nulle part.\u201d UX DÉMENTI Nous avons reçu la communication suivante qui n\u2019a pas besoin de commentaires : L'Electeur publiait, il y a quelque temps, que Mgr Gravel, à sa visite pastorale, dunschaque paroisse, dénonça le tarif protecteur.J\u2019affirme que c\u2019est entièrement faux.Mgr de Nicolet n\u2019a nullement dénoncé la protection ni directement ni iudirecteinent nulle part.Voltaire disait: Mentons, mentons, il en restera quelque chose.Voilà la doctrine mise en pratique par l\u2019Plecteur, UN curt pu CoMTE D'Y AMASKA.AUDACIEUX VÈLEURS La fabrique d'allumettes Fitch de St- Romuald visitée par des voleurs.Ils s'uttuquent nu coffre- Sort.: Vers une heure et demie cctte nuit, plusieurs audacieux voleurs, profitant d\u2019une courte absence du gardien dans la fabrique d\u2019allumettes de M, Fitch enfoncèrent la porte o)nduisant aux ba- reaux après avoir pénétré dans la fabrique.Leur premier soin avant de mettre leur projet de vol à exécution avait été de couper les fils téléphoniques afin d'em- pécher toute communication avec 1'établissement.Ceci fait, il s'attaquèrent au cc ffre- fort et dans le but sans doute, de faire sauter la serrure, ils perforèrent au moyen d'un foret, la porte formée à combinaison.Ils auraient peut être réussi, wais les pas du gardien qui approchait les obliges d'abandonner leur travail et ils prireot la fuito sans avoir pu rien enlever, heureusement.La caisse renfermait, dit-on, un montant assez considérable et il est heuraux que les voleurs n'aient pu mettre leur projet à exécution.Toutes leurs précautions étaient bien prises, ma\u2018s pas assaz eependant pour empêcher de les faire découvrir, oir on nous dit que sila police avait écé avertie de suite, les coupables seraient arrêtés à l'heure qu'il est.\u2014e+\u2014\"T\" - } + Ca - | | : | | { | > ACCIDENTS \u201cUn homme se fait brayar fa tete dans le pont Victoria.\u2026 © UN AUTRE SE FAIT THER AUK STOCK YARDS Un jeune homme tué par son frère Montréal, 18.Vers G heures a.m, dimanche, I'ambulance do Phopital Notre-Dame, était demandée au pont Wellington, pour un nommé Louis Achin, âré'de 42 aus et demeuraut à St-Lambert, qui venait de &e faire frapper par un traio du Grand Trone, dans le pont Victora.Voici comment l'accident est arrivé.Le blessé était à l'emploi du Grand Tronc et gardien daus le pont Victoria.La nuit dernière, comme d'habitude, il se rendit à son poste, mais n\u2019était pas très bien, car en faisant sa tournée, vers 4 heures, il Tencontra un autre gardien du nom de Pelletier et il se plaignit à ce dernier d'être très faible.\u201d Après avoir conversé quelques moments, ils continuèrent leur route chacun de leur côté.On suppose qu\u2019alors Achin voulant se reposer, s'est assis près d\u2019une des rails, a perdu connaissauce ct est tombé.Un train a passé un peu plus tard, et le malheureux a cu la tête horriblement écrasé entre, probablement le chasse-pierre de la locomotive et le tablier du pont.Retrouvé sans connai-sance par son compagnon ct baisuant daus son sang, il à été transporté à l'hôpital.Là on constata que le crâne était écrasé, avec une large ouverture par où s\u2019échappait la substance cérébrale.A la graude surprise des médecins, qui ne donnaient au blessé que quelques moments à vivre, il respirait encore hier soir, mais sa mort n\u2019est plus qu\u2019une question d'heures.À onze heures et demie ce matin le blessé n'avait pas encore rendu le dernier soupir.Au dire des médecins on a à rarement cu à constater uue agonie aussi longue.Achin est marié et père de quatre enfants.-\u2014Hier soir, à Longueuil, plusieurs enfants âgés de 8 à 12 ans, s\u2019amusaient urle quai appartenant au gouvernement quand l\u2019un d'eux, le jeune Globenski, âgé de 12 ans (fils du marchand de farine de Longueuil) tomba à l'eau et ce serait certainement noyé si ce n\u2019eût été M.E.M.Favau, qui, témoin de l\u2019acei- dent, accourut en toute hâte avec sa chaloupe ct arriva juste à temps poar pouvoir le sauver.\u2014Samedi après-midi, le Dr Piché \u2018marchait sur la rue St-Catherine quand il glissa sur un objet quelcoique et don: na de la tête sur le trottoir un pierre et w'infligea une large entaille à la tête.On le transporta à l'hôpital Général où sa blessure fut pensée.Il pat eusuite se rendre chez lui, rue St-Cons.tant., \u2014Le même jour à 3.15 p.m., un nommé Joseph Lefebvre iré de 42 ans, d:meurant 3 la Pointe St Charles et employé à la boutique du hâvre au canal se fesait prendre la main droite dans une machine ct passablement déchirer les chairs, Il a été transporté à l'hôpital Notre-Dame.\u2014Ce matin, vers 7 heures, l\u2019amku- \u201c Irnce de l'hôpital Général a été appelé au parcaux animaux à Outremont, pour y receuillir le cadavre d'un nommé Louis Beauregard qui venait d'être \u2018victime d'un accident qui lui a coûté la vie, Il paraîtrait que le malheureux voulait voler son passage jusqu'à Montréal et s'était blotti en dessous de la plateforme d'un char.Le cadavre a été horriblemeut mutilé.Une enquête aura lieu à l'hôpital ce soir à Theures.Le défunt était natif de Farnham, \u2014Ce matin, vers 4 heures, un train composé de plu-icurs wagons de fret venant de la Pointe St-Charles, \u201creculait le long de la vuie sur les quais, + ! lorsqu'un morceau de bois enlevé par le vent vint s'abattre cn travers des rails et fit dérailler le premier char.Ce dernier en entraina plusieurs autres à ra suite, qui allèrent se briser en pièces sur le mur de revêtement près ; des bureaux de la ligue Allan, Les * débris.obstruent la voice sur un parcours assez étendue.Il n'y a heureusement aucune perte de vie à signaler, mais les dommages sont considérables.Le train était \u2018sous la direction du conducteur John{Bright.-Uno dépêche de Charlottetown nous communique la nouvelle d'un terrible accident.Georze et Arthur Carr, deux.frères âgés respectivement de 18 et 15 ams, s\u2019exurçaient au tir à la carabine, quand George atteignit accidentellement son frère Arthur à la tête, le tuant instantanément.Il courut affulé, à la maison et amena ses parents sur le lien de l'affreux accident.Le désespoir do la mère étnit indes- cripüible, La suile du régime IL FAUT PAYER LA NOTE L'Electeur s'emploie agec vaillance à soulcver l'opinion contr: les nouveaux impôts, Cependant ces impôts sont la suite nécessaire et le résultat fatal des extravagances, des gaspillages, des folies du régime Mercier que le journal de M- Pacaud a approuvdes et dont il a vécu\u2019 Rappelons en courant quelques-uns de ces gaspillages, quelques-unes de ces dépenses non nécessaires : Affaire Lockwood.\u2026\u2026.$ 10,000 Conférence interprovinciale.\u2026.10,000 Le silenez Langelier.\u2026 3,000 Commission des asiles.16,000 Commission agricole.8,000 Voyage Chs.Lungelier et Cie aux Etats-Unis.5,000 Voyage Mercier et Cie en Jurope.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.20,006 Affaire Beausoleil.26,000 Magistrats de district à Montréal (trois ans).45,000 Ponts en fer.251,000 Université de Toronto .10,000 Empierrement des chemins.10,000 Arpentages extra pour un seul EXETCICE .vcccccsocces \u2026.80,000 Les extra Whelan.130,000 Les extra Charlebeis.100,000 $625,000 Et nous n'avons fit qu\u2019effleurer cette désastreuse nomenclature, Nous emplirions nos colonnes si nous voulions frire une liste minutieuse des sommes énormes gaspillées par ces administrateurs extravagants, \u2018 Hs ont augmenté les dépenses-avee une rapidité incroyable.Au lieu de $30,000 pour avpentages environ, ils en ont dépensé $118:/000: en 1891-92.Ils ont augmenté les dépenses.de l\u2019ad ministration de la Justice de-plus d $200,600.Ils ont voté en 18S7 et 1890 $7,400,000 de subventions aux chemins de fer.Ils ont augmenté les dépenses du service civil de près de $100,008;.Et ainsi du suite, dans toutes les branches du service public.Etcest apres cette farandole, cette orgie de dépenses folles, cette insouciance insensée de l'avenir, ce mépris des principes qui doiveut présider à toute administration raisonnable, cette accumulation de fardeaus.jetés sur les épaules du peuple de cette province.c'est après tout cela que les demeurants de ce régime néfaste osent crier contre les im- pots rendus nécesanires par leur criminelle inourie, par leurs scandales et leurs turpitudes ! Ces impôts sont pour solder la note de vos prodigalités, messieurs, et soyez convaincus que le peuple ne s\u2019y trompera pas.On à vendu récemment, à Paris, a l'hôtel Drouot, au prix de 372 fr, un très curieux autographe., ~ C'est un bulletin de lu santé de Louis XVI, alors prisonnier au Temple, uvec le cachet de la commune de Paris ct signé par le cordonnier Antoine Simon, lun des membres les plus ardents du \"olub des cordeliers, Ce bulletin est , daté du 19 novembre 1792.: Cet autographe avait été achntéil y a deux ans par le vendeur actuel pour la \u2018 somme de 748 francs.avaient fait leur apparition dans le pays qu\u2019ils prétendivent avoir acheté le cheval ¢t la voiture de Jacob Marksse mit ¢n commuaication avec: l\u2019inspec- tives Slouson.at Reap, de la.police de jusqu'à un.oudroit JOURNAL DES CAMPAGNES - Deux émoles d'Evraud | Un Juif assassiné aux Etats-Unis Les détectives Arcaud et Trempe arrêtent les meurtriers supposés à Montréal Dätails complets Montréal, 18.\u2014Une arrestation qui fait le plus grand honneur au flair de nes détectives a été opérée lundi après- widi par les agents Trempe ct Arcand, assistés de deux autres détectives américains qui avaient été envoyés ici pour dépister les deux meurtriers.Le meurtre dont il s'agit remonte à quatro mois déjà ; il est provable que les deux criminels se croyaient sûrs do l'impunité.Voici les faits : M.Juccb Marks, jeune colporteur juif, établi depuis près de trois ans à Towanda, Penn, sur les confins de l'Etat d: New-York, dans le district minier connu sous le nom Bowman\u2019s Creek, était parti le 18 mars dernier avec son cheval et ça voiture pour faire sa tournée habituelle dans la région ; il avait renouvelé son assortiment de marchandises, composé de vêtements, articles de fantaisie, bijouterie, ete, le tout évalué à $1,50U environ ct depuis, personne n'avait cu de ses nouvelles, Quelques temps après son départ ou l'avait vu en compagnie de deux autres colporteurs juifs, counus sous les noms de Harris et Charley.Ces deux individus depuis le mois de décembre 1891 et ils avaient l\u2019habitude de suivie la même route que Marks, Marks, qui avait des parents résident à Towauda, avait promis de revenir chez cux vers le 15 ou le 16 avril, 4 Koecasion d'une fête juive, mais personne ne le voyant revenir, ses parents et amis devinrent inquiets ct se décidèrent à faire des recherches dams les environs, vecherchez qui aboutirent à la découverte: du jeune Marks, \u2014il n'était âgé que del 19\u2014dans une grange inoccupée, située} dans un chemin retiré.| Le corpæétait placé dons une caisse || receuverte d\u2019une vieille couverture de | chewal ; il portait deux blessures, l\u2019une en arrière de l'oreille, la.balle ayant sorti de l'autre côté de la tête et l'autre daus\u2018le dos et la balle avait également trävérsé le corps de part en part.Lo Deux ou trois.jours après, on aperçut les deux inculpés Harris et Charley avec deux voitures ; il paraît même Sur ces données, la police-de Tewanda teur de police-de New-York, M.Henry V.Steers, qui.contia l\u2019affaire aux détec- New-York.Les deux agents se mirent immé- dintement.à.l'œuvre et alors commença la chasse à.l\u2019homme, chasse qui devait durer trois mois entiers.On apprit dlabord que-Chazley et Harris avaient pareodru avec:les:voitures une distance d'environ.180.milles appelé Ranson Station, sur le chemin de fer Lehigh à une petite-auberge de campagne située sur une route voisine :, cette auberge est counue-sousJe nom de-Millots Homells s\u2019y rafraîchirent- et laissant là leurs voitures, ils portôrent.toutes les marchandises qui étaient en.leur possession à Ransow Station et.lesexpédièrent À New-York au nom de Salomon Rosen- |! kranz, puis ils prirent le même train à.|: 11 heures, laissant 3es-déux voitures à.| Millet's Home, et ils.arrivèrent à & heures.de Yuprés midi.Les marchandises étaient adressées.au No.31 Hester Street.Le lendemain, s prirent un express qui les conduisit avec leurs caisses.et paquets, au piek de la 10ème rue.qui remonte la rivière Hudson.On les retrouva ensuite à Milwaukee, Wis., où ils achetèrent une autre voiture pour aller colporter dans les campagnes.Vers le 23 avril, ils commandèrent un lot de marchandises à un marchand de Canal Street, New-York, qui fournit habituellement les colporteurs.Ils se firent a&xosser les marchandises dans Jeunell avenue, Milwaukee, mais pour une cause ou une autre, ils ne lès réola- mérent pas et ces marchandises sont : Londres et-enfin à New-York où il fit la | Lu _ Vors le 11 juillet, on acquit la éerti- tude que les deux individus avaient dû prerdre le chemin du Cunada et qu'ils étaient à Montréal, C'est alors que les détectives Slauson et Reap furent envoyés à leur y'acherche et les traqnérent jusqu'ici.Ils urrivéreni jeudi watin, le 14 conrant, à Mou'tréal ct se présentèrent immédintemeny au chef Hughes qui lenr adjoignit les Gétestives Arcand et Trempe pour déconvrir ls retraite des meurtriers, ce qui n\u2019était pas chose facilo.% Après quelques recherches infruei 7ctu- gus, nos détectives en conclurent que c'était purmi les juifs de la ville que l\u2019on avait lo plus de chance de les trouver et ils se mirent en devoir de parcourir les maisons de la rue Saint-Maurice.Lvs quatre détectives tinrent une conversation ct afin de pouvoir pénétrer à leur aise dans les maisons, ils décidèrent de se faire passer pour inspecteurs sanitaires, Ils allérent donc examiner les maisons ev apprircnt bient6t que deux étrangers demeuraicnt dans cette rue depuis une dizaine de jours, Cus deux étrangers, répondant au signalement des meurtriers, étalent descendus dans une maison de pension, chez un nommé Isanc Todorosky et devaient partir 1e dimanche suivant, c\u2019est-à-dire avant-hier ; on télégraphia alors au beau-frère de la victime, M.Joseph Meltz, à Towanda, de venir de suite à Montréal afin de reconnaître les deux individus.\u2018Il arriva ici samedi matin et se mit de suite à la dispo ition des détectives.M.Arcond alla alors chez un ami, daus une maison voisine de celle où logeaient les deux individus, afin de pouvoir observer une surveillance constante.Pendant ce temps là, le détective Trempe, M.Meltz et les: détectives Slauson et Reap gardaient la maison à vue ; en chemir, M étaient entrés daos une allée et ie détevuve Trempe avait changé de paletot et de chapeau avec le détective Slausou, afin d'être moins facilementreconnu.Il n\u2019y avait pas longtemps qu'ils fai- snieut 1e guet lursqu'iis viren \u2018 sortir les deux hommes qu'on leur avait signalés.Le détestive Trempe ent l'idée que c\u2019étaient bien les gens que l\u2019on cherchait et illes désigua à M.Meltz, qui les reconmat formellement pour ceux qui étaient en compagnie de-sou beau-frère peu de temops avant somassassinat, Il n'y avait pas à hésiter ;.les tros détectiwes ke concertèrent et sautärentsur les deux individus, auxquels ils mirent le cabre- let, ct les ecomenèrent aui Poste Central de Police.Là, on: les fouilla et Pon trouva sur [a.persanne de: Harris, dont le: mom est Harris Blanks.deux montres cater et une somme de $211.50 ; sur la personuc de Charley, dant le pow ess, perait-il, Iseac Resenswaing, mais qu signe souvent: Churdes Salèmen Rosenkrunz, on troava.amssi deux.montres cm or; une sowme de $60 en: oret $TU eu pagier et un grandi portefcuille qui fus|.reconnu par Mi Joseph.Mel comme ayant appartanu:àJacob.Mazke, le colporteur utsassiné.C'est laspreuve la plus assablante que l\u2019on ait contrecux, : Les détectivas ailèrent ensuite à l\u2019en- |.Œrait où ils deméuraient depuis une dou- |' zaine de jours, rue St-Maurice,et ils xl: trouvèreut uo fusil à répétition à seize- coups, un autre füsil à deux coups et une: petite valise.Ces objets uvaieut égale! formelle:ment reconnus par M.Melte.| Quand on leur demanda leurs noms].Harris Blank donna les-siens ainsi que-|.ln profession.de couleur de tabuc, qu\u2019il: exerçu it dans la Pologne Russe, puis à|- conné.issance de l'autre prisonnier il ÿ a | envis:on un an.Celui-en connu sous le now de Charles Rosenkranz, donna celui | plus intelligent que son complice, il dit parle parfaitement le français.Lorsqu'il fit la connaissance de Harxis Blank, il ne tarda pas à se lier d'a- witié avec lui et ils formèrent ensemble une société sous le nom de Harris & Charley, pour aller colporter dans les campagues ; c'est ainsi qu\u2019au mois de décembre 1861 ils se trouvèrent dans le voisinage de Twanda, Pic, et y firent par la suite, la connaissance de leur compatriote et coreligionnaire Jacob Marks ; Ils se faisaient passer comme frère ct, semblaient faire d'assez bonnes affaires.Le surintendant Byrnes et l'Inspeuteur en chef de New-York, avertis par télégraphe, ont immédiatement répondu e\u2018,core ià ainsi quo d.s lettres qui leur \u20ac aient adressées, en félicitant Je chef Hughes du succès ment appartenu à Jacob Markset furent}.d\u2019Ir aac Rosensweig ; il a lair beaucoup | 3 Avvir demeuré longtemps & Paris et il} tons avait: 6e envoyée par lui à un fourais- seur de Ne sont identiqu \u201d* objêts volés au doivent arriver a.\u2018de l\u2019endroit où les avaient laissés, s8x a \u201cM.D.M.Wilcox, em Towanda, Pic, doit du1Ÿwer avec les papiers d'extriditio.ioculpés ont comparu cm le juge\u2019 Dugas sous l'inculpWtiout sinat suivi de vol, .\u2026 L'affaire, n été renvoyéo à htn,5 juans em attendant les procédures d'ex'radi.tion, Les détectives Arcand ct Trempe sow \u20ac allés cette après-midi faire de nouvelles perquisitions dans la chambre de St-Maw- rice.Ils ont trouvé ie révolver avec le- ; quel Marks est supposé avoir été tué.Ils ont également retrouvé deux rasoirs dont l\u2019unsà manche blane portaut Jes lettres J.M.Les détectives continuent leurs perquisitions et on s'attend à de nouvelles révélations, M.Joseph Meltz, le beau-frère de la victime, part de soir pour Towanda Pact sera de retour dans queliues jours.\u2018es, Il parait que les autres pauvre deux inculpés les Ttats-Unis, \u2018f de polica de * ici mercredi .Les deux \u2018a devant d'assas- PO D ET rm cr re TRISTE ACCIGERT A ST-SAUVEUR Un béHe tomho dans une cave remplie de lessive ctest cuit vivant q .Un horrible accident est arrivé samedi matin à St-Sauveur.Un bébé de deux ans, fils de M.Franklin Fournier, domicilié rue Bédard est tombé dans uve cuve rewplie de lessive que sa mère venait de faire quelques uinutes auparavant ct cucore toute bouillante.Co son plancher ; clle eut besoim de sortir dans la cour pour un instant laissant le bébé dans la maison occupé à jpuer avec: ume petite voiture.Mme Fuurnier avait à prine fait quelque pas au dehors qu\u2019un cri terrible retentit et elle vit son pauvre enfaut se débattant dans les spowes de la plus terrible agomie.Las pauvre mére s'empressa de le retirer de ce bain brûlant qui le consumait, mais le pauvre petis était déjà à moitié cuit.On courus ebercher le médecin, mais les secours de l'art étaient quasi inutiles le bébé ne pouvait survivre à ses Borribles blessures.L'enfant est mort à 10 h.dimanche matin, après vingt-quatre heures de souffrance.Pour s'expliquer l\u2019accident, on sup- Pose que l'enfant traînait sa petite voiture cn marchant à reculons, lorsque-ses Pieds ont rencontrer la cuve dans laquelle il a trouvé la wort la plus douloureuse.TS RE EEE Hf, DR.KURUMM.es EAN INR Zw x SERN REET = Ex x >, ICT 5 2 oo QF A pe > RK CIP U : a és RESTES p ru nd SRR) TE od ou ha ~ 3 NA i ESS n di La nuit est toujours un trouble, et c\u2019est, souvent un trouble tout-à-fait inutile, si on a le Perry Davis* -_ PAIN KILLER Appeler le à la maison.Quelques gouttes de ce vieux remède dans un peu d\u2019eau sucrés ou de lait, procurent un prompt sous lagement.En vente partout.Avez-vous vu la Nanvelle de nas détective.GRANDE BOUTEILLE?L'ancien Prix, 25 Ceats, .8 aussi comparé -Ja signature .du\u2019 | Rosen \"Tanz aveo celle d'une lL: ttre qui: w-York et lcs deux signatures, acob Marks njourd'bui à Montréal Mme Fournier te préparait à laver \u2018 Les ces employées te lian En vérité, l'anarchie cst partout, ct tout \u2018conspire à saper par leurs bases lus trois graud- s institutions sûr Jesquelos la société repose : lu :ctigion, lu famille et la propriété.Pour la religion, le gouvernement qui détient ct exploite la République s\u2019en charge et active, pour tous les moyens légaux ou illégaux, l'anéantiss ment de l\u2019idée même de Dieu dans le.peuple.La propriété cst monacée par deux faitsen apparence contradictoires : le mépris et l'idolâtrie dont elle est l\u2019objet de la part des sectair:s cet des légistes qui nous gouvernent : mépris dé la propriété ccclésiastique, adoration idolfitrique du veau d\u2019oret des richesses inouïes accumulées dans les mains de quelques fumilles cosmopolites, auxquelles leurs milliards livrent la destinée des nations.Devant le double spce- taclo de ces spoliations d\u2019une part, d'autre part de cot accaparement de la fortune de la puissance publique, les masses laborieuses, déshéritées des biens de la terre, perdent la notion du juste et du vrai, le sensmême dela propriété, et se livrent corps et âmes aux doctrines socialistes et aux politiciens qui les exploitent, Quant à la famille, déjà atteinte au cœur par le divorce et par l\u2019école athée qui tue le respect des parents dans I'dme des enfants, elle est menacée de plus en plus par les nécessités de la vie, par les habitudes égoïstes de l'industrie ct de l'administration, qui enlèvent les jeunes filles, les épouses et les mères à leurs foyers, à leurs devoirs, à leurs fonctions les plus élémentaires.Chose étrange, cette innovation déplorable, qu\u2019on appelle les femmes dans les burcaux, se développe au moment même où la loi se décide enfin à les protéger contre les exigences meurtrières de l\u2019industrie.Le Sénat, dont l'entêtement senille s\u2019est attardé longtemps aux vieilles chansons du libéralisme de 1830, à cédé, quoique dans une bien pauvre mesure, aux réclamations indignées de l'Eglise, de la morale et de l'humanité, et l'a soumis à quelque restriction le travail des femmes dans les manufue- turps, Mais voilà par contre que, dans les administrations publiques, dans les grandes entreprises privées, spécialement dans les compagnies de chemins de fer, on remplit les bureaux de jeunes filles et de femmes, non par des motifs d'aptitude spéciale de boune gestion, mais par pure mesure d'économie ; et notre fin de siècle voit naître une catégorie nouvelle, déjà très considérable, de femmes employées de bureaux, en attendant les dames avocates députées,amazones même comme au Dahomey.Certes, je ne comprends que trop l\u2019empressement des jeunes Parisiennes à se précipiter dans ces fonctions qui leur sont offertes.Le nombre des emplois dans les magasins est restreint, insuff- sant, et elle-est grande la foule des jeunes filles qui se trouvent à dix-huit ans saüs autre iostrument de travail qu\u2019un brevet de capacité, véritable brevet d\u2019incapacité pour toutes les \u2018occupations féminines.era Mais ce qu\u2019il est plus difficile de comprendre, c'est l'aveuglemeut des directeurs, généralement humains et biens intentionnés, des graudes administrations, qui entrent dans cette voie dan- J gereuse sans s'apercevoir qu'ils travaillent au déclassement des sexes et à la destruction de la famille.Ils encouragent ainsi les petites gens -à faire de leurs filles des savantes, dans l'espoir de * les voir-devenir un jour des burcaucra- tes ; or, comme, pour une place à pren dre, ils fabriquent par là dix concurrentes de plus, dont neuf resteront sur le carreau, ils contribuent à livrer à l\u2019oisiveté, au déserpoir, à l'inconduite,de nouvelles victimes, Le bienfait allégué de procurer du travail aux femmes est plus illusoire que réel, car c'est au détriment des hommes \u201c qu\u2019on le leur procu:e, et cette mesure, à double face comme les médailles, rejette dans la ruc une armée de jeunes gens désœuvrés et furieux, dungereux pour l'ordre public et la paix sociale.Je pourrais citer telle grande administration qui a fait signifier d'un seul coup à près de cent employés-d\u2019une seule division de so tenir prêts à quitter Paris à la première sommation 3 pour faire place à des dames : or, ces employés étaient entrés là pour rester à Paris ; un usage immémorial qvait élevé ce fait \u2018à l'état de droit ; avenir, mariage, famille, inté- / rêts, ils avaient tout fondé sur cette assurance, et pour plusieurs d\u2019entre cux, 1- déplaéément équivaut une révocation désastreusê.Le dézir de réaliser des économies douteuses * (un homme faisant à peu près le travais de doux femmos), suffit-i! pour justifier une me- Sure aussi généralo et ausei funeste à ceux qu'elle atteint ?.Mais la questioncst plus haute «t touche à des intérêts plus graves encore et plus généraux, ceux de la fu mille et do la morale.L'affaiblissement de l\u2019esprit d'intérieur et de ménage, impossibilité habituelie pour les femmes mariées ou inères de rentrer chez elle aux heures de repas, de soigner leurs en fants, doremplir, leurs devoirs d\u2019état les plus sacrés ; leur dépendauces de chefs qui peuvent être tentés d\u2019abuser de leur autorité souvent omnipotente, cc mélange des sexes qui va dans certaines administrations, jusqu\u2019à l\u2019oubli des plus simples convenances, toutes ces conséquences et bien d\u2019autres sont la condamnation de la mesure qui les engendre et contribuent à développer dans notre malheureux pays l'anarchie des esprits.des cœurs, des sexes, des classes, de tout.Quand le terrain est miné partout, comment s'étonner que tout menace de sauter ?- Chez les Romains, combattre pour la patrie, c'était combattre pro aris er focis, pour le foyer et l'autel.De nos Jours, comme alors, sans foyer et sans autel, il n\u2019y a plus de patric, plus de société.La propriété suit le même sort, elle s\u2019affaiblitet meurt avec la religion et la famille.En dehors de l'hérédité, la propriété ne se peu même plus concevoir.C'est donc travailler contre la\u2019 propriété que d'affaiblir Ja famille, et c'est tuer la famille que d\u2019écarter l'épouse et la mère du foyer et de l'enfant.Que les grands industriels, les chefs de grandes compagnies et des grandes administrations y réfléchissent ; qu\u2019ils réagissent dans la limite du possible contre cotte tendance funeste d'appeler les femmes dans les bureaux, et, s'ils no peuvent entièreme nt supprimer cette dangereuse rvouveauté, qu'ils évitent au moins de prendre des femmesmariées et mères de famille ; qu'ils se fassent unc loi de ne pas mêler les sexes, soit dans le travail, soit à l\u2019arrivée ct à la sortie.N'est-ce pas une honte que de voir une jeune fille envoyée seule dans un bureau, au millieu de huit ou dix jeunes gens, comme cela se fait ou du moins se faisait récemment, à ma connaissance, dans un\u2018de nos plus grands établissements financiers de Paris ?Et les chefs qui se permettent de telles inconvenances no Imériteraient-ils pas de sévères réprimandes de léurs supérieurs ?En cette question des femmes employées de bureau, qui s'ajoute à tant d\u2019autres, les patrons, leschefs chrétiens ont de grands devoirs à remplir.C\u2019est d'eux que je prends la licence de présenter ces observations, en appclant leur attention sur une mesure dont il leur appartient de survoiller de près l'exécution, de modérer.l'étendue et de prévenir les dan- gors.A.DE SEGUR.\u2014}>e>-e- Rem UNE ILE DETRUITE 12,000 personnes périssent par Péruption d\u2019un volcan Sydney, 19\u2014Le vapeur Catterthun qui est arrivé ioi, rapporte que lorsqu\u2019il accosta l'île Timor, une rumeur faisait savoir que l'île Sangir, daus l'archipel de la Malaisie, avait été complètement détruite, et que toute lu population, comprenant 12,000 âmes, avait péri.Le vapeur Catterthun navigua pendant plusieurs milles au milieu de débris volcaniques : L'HONORABLE PREMIER MINISTRE \u2018L'honorable M.de Boucherville est arrivé à Québec-ce matin, avec mademoiselle de Boucherville, et son fils, élève de l\u2019école militaire de Kingston où il fait un cours brillant.\u2018 - Le premier-ministre va passer quelques jours à Québec, puis nous croyons qu\u2019il ira ensuite faire une excursion au lac St-Jean avec sa famille, M.de Boucherville est accompagné de M, Hertel Larocque, son- sccrétaire.______ JOURNAL DÉS CAMPAGNES LoL 48e .aa ES +, pe D PRE ; gts = > : or , \u2018 REITERONS | L'EXPLICATION LES TAXES DE M.MERCIER L\u2019Ele tc: r s'Cpoumonne à crier contru les taxes, ro C'est un crime de lèsc-nation d\u2019après lui que de chercher à élever le revenu de Ja province.: Pourtant le gouvernement Mercier en à imposé lui aussi des taxes, .Durant ses cinq ans de pouvoir il a imposé ou pe çu les taxes suivantes : Sur les licences.$150,000 Sur les marchands de bois.130,000 Sur les chemins de fer .30,000 Sur les corporations commer- Ciales,.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.! 180,000 $440,000 Mais en même temps qu'il imposait ou percevait ces taxes, il augmentait tellement les dépenses que l'augmentation du revenu ne suffisait pas à y faire face.Au bout du compte, malgré les $400,000 d\u2019augmemtation de recettes produite par les taxes de M.Mercier, augmentation des dépenses atteignant e chiffre inouïe de $1,480,00 nous sommes resté avec un déficit de $1,000,- 000, Voilà pourquoi il a fallu rccourir à de nouveaux impôts dont M.Mercier, \u2018par sa mauvaise administration, est responsable, comme des anciens.FUNERAILLES DE Mme SHEHYN Immense concaurs de Citoyens Ce matin à 10 heures, ont eu lieu à Basilique les funérailles de Mme Shehyn.Le convoi funèbre était des plus imposants ; toutes les classes de la société étaient représentées, ce, qui témoigne en quelle haute estime \u2018était tenue \u2018la regrettée défunte.=~ = | Précédant le corbillard, un carosse traîné par deux dhévaix;, regorgeait d\u2019offrandes funéraires.Puis venaient les orphelins des Sœurs de la Charité et le corbillard.Cw Le deuil était conduit par l'hon.M, Shehyn, ses trois fils, MM.Hector Verret, frére de Ja défunte, M.Scott, gendre de l'hon.M, Shehyn.M.Belcourt n\u2019a pu assister aux funérailles, étant'gravement malade à Ottawa.Les porteurs des coins du poële étaient MM.John Starling, le Dr Lachapelle, M.F.Benoit de Montréal, MM.I.Thibaudeau, J.T.Frémont et J.B.Laliberté de Québec, Dans le cortège funèbre, on remar- Quait : les honorables M.Flyon, P, Pelletier, C.Langelier, Cormier, Roche, T.Chapais, MM.Fitzpatrick, G.Dechène, J, Tessier, M.P, P, Ja Basilique avait revêtu ses plus riches habits de deuil.La levée du corps a été faite par Mlo curé Faguy.Le' Révd.M.Côté, curé de Sainte Croix, a chanté le service avec les diacre ct sous-diacre.Au chœur on remarquait : Mgr Marois, V.G., Mgr Tétu, Mgr Paquet, Mgr Gagnon.Les RR.PP, Turgeon et Désy, S.J., Révd.P.Grenier, O.M.I, M.le curé Bélanger de St-Roch, le Révd, M.W.Plaisance, M.Lavoie, chapelain de la Charité, Révd.M.Légaré, curé de Beauport, Révd, M.Collet, vice-supérieur du collège de Ste Anne de la Pocatière, Révd.M.Paradis, chapelain des Ursulines, et plusieurs autres dont nous n\u2019avons pu nous procurer les noms.La partie musicale a été remplie par l\u2019Union Musicale de Québec.M.Gagnon tenait l\u2019orgue.À l'offertoire, un chœur composé de Mile Robitaille et de MM.Fecteau et Dugal, a chanté\u2018le Miseremini, ; Le Révd P.Désy a donné l\u2019absoute._ L'inhumation a eu lieu dans le caveau de la famille au cimetière Belmont.Les restes de l'ex-premier ministre de la Colombie Anglaise, l'hon.John Robson, mort subitement à Londres, Angleterre,sont arrivés à Montréal hier matin par le steamer Numidian de la ligne Allan, en route pour la Colombie Anglaise.ex abbés Vaillancourt et.Lessard, comme | - Noyade au chateau d\u2019eau \u2014\u2014 \u2014 UN CITOYEN QE ST-SAU EUR Baux de ses compagnons échappent a la mort Cadavre regrouvé Enquête demain Nous avons encore à enrégistrer un lamentable accident, C'est une noyade qu'il nous faut ajouter à la longue liste de celles qui marquent régulièrement le cours de cette saison, Hier après-midi un citoyen de Saint- Sauveur, nommé Larochelle, partait pour aller faire un tour au château d\u2019eau à Lorette.Une fois rendu au château d\u2019eau, M.-Larochelle accompagné de deux de scs amis de Lorette, deux jeunes Boivin, a pris plate dans une embarcation, dans le but de remonter la rivière pour aller prendre un bain.Il était environ six heures du soir.Tout à coup, soit violenec du vent qui s'est \u2018élevé à ce moment, soit aux mouvement des passagers, l\u2019embarcation a chaviré, Larocholle a coulé à pic et est allé au fond de l'eau, très haute à cet endroit.Les Boivin, ont pu se sauver à grand peine.\u2018 On a pu repécher le cadavre du malheureux Larochelle quelque temps après.Immédiatement on a téléphoné en ville pour avertir la famille et les autorités qui ont accordé la permission de ramener le cadavre à Québec et de l\u2019ensevelir.Le pauvre Larochelle était marié depuis deux ans et père de famille.Sa femme était malade en ce moment.On peut juger du choc terrible qu'elle a reçu en apprenant cette sinistre nouvelle.Le défunt demeurait à St-Sauveur, au numéro 151, rue Napoléon.Il était le frère de M.Larochelle, manufacturier du chaussures, rue de la Couronne.Le cadavre a été transporté en ville cette nuit.L'enquête du coroner aura lieu demain matin, à 8 heures.u =e EN CHINE Conflagration aux Iles Philippines 200 maisons détruites San Francisco, 19\u2014Un correspondant écrit de Nankin, que l\u2019on croit que ses troubles sont finis, contre les étrangers.Cependant il y & encoru quelques rumeurs de déprédations commises ct de pertes d\u2019enfants etc, mais on ne croit pas qu\u2019il y ait de troubles sérieux, On rapporte une série d'incendie désastreux aux Iles Philippines à Marong le 3 juin, 200 résidences dans la partie commerciale de la ville furent détruites.À San Miquel, le feu se déclara dans deux districts et fit beaucoup de ravages.A Bulanga, 1,500 furent brûlées, 9,000 personnes se trouvent sans abri et SADS TCSSOUTCES, D'autres conflagations ont cu licu à Juan Mandala.Balfour et Gladstone Une guerre de corsairc contre le chef du parti Libéral Londre, 19.\u2014Il se fait un effort sérieux pour engager M.Balfour à se porter candidat contre M.Gladstone dans Midlothian, lersque le \u201c grand vieillard \u201d se présentera de nouveau comme ministre.\u201c Mais il est douteux que M.Balfour, qui cst en très bons termes d\u2019amités avec M.Gladstone, consente à jouer ce rôle-là.Un banquet a été donné aujourd\u2019hui à Edimbourg en l'honneur du colonel Wanchope, l\u2019adversaire de M.Gladstone- On promet de faire l'impossible pour battre M.Gladstone dans Midlothian, lorsqu\u2019il s\u2019y portera candidat.Le Sundy Sun croit quo M.Gadstone enverra son projet de home rule devaut la chambre des lords trois ou quatre fois, dans le but de soulever I'indiguation contre les lords.L'instruction tur les objections pré- ENCORE L'FLECTEUR * Qreiques joints Colairels On lit dans l\u2019Z/ecteur : Savez-vous commens M.Chapais explique la stupide confu-ion qu\u2019il a faite des deux Proudhon ?C'est à lire, Mais, dit-il, Proudhon le socialiste a écrit lui aussi un traité sur la propriété et nous croyions que c'était à celui-là que l'B'ecteur avait emprunté su citation.Il ressort donc de cet aveu que M, Chapais n\u2019a Ju que le mauvais Proudhon le socialist: et qu'il ignorait I'autre, telui auquel nous avions emprunté cette citation, ' M.Chapais lit donc des livres à l\u2019index ! Quel scandale ! Bijou d\u2019Æiecteur ! Est-il habi'e, et sc tire-t-il lescu ment d\u2019un mauvais pas ! L'organe rouge a besoin de quelques renseignements complémentaires.Nous allons les lui donner, avec une petite question d\u2019histoice qui ne lui fera que du bien.M, Chapais n\u2019a point lu'Proudhon le socialiste, pas plus que ces puits d'érudition, MM.Pacaud et Barthe, n'ont lu Proudhou le jurisconsulte ct beaucoup d\u2019autres auteurs, Mais nous ferons observer à l'organe, ca passant, qu\u2019un vil en a la permission, Sans avoir lu Proudhon, l\u2019ogre rouge de 1848, voyant cité dans I\u2019 Eiccteur un ouvrage sur la Propriété par Proudhon, et connaissant les tendances et le: affinités intellectuelles des grands penseurs de la gazctte libérale, nous avons conclu assez naturellement qu\u2019il s'agissait du mauvais auteur.Quand ou a la réputation de l\u2019Electeur on «st exposé & ces mésaventures, Nous connaissons l'existence de Proudhen le juriscousul:e, quoique nous n\u2019ayons pas la prétention du nous étre nourri de ges œuvres, Muis entre deux écrivains de même nom, auteurs chacun d'un ouvrage sur le même sujet, dont l'un est dangereux et l'autre inoffensif, qui donc ira s'imaginer que l\u2019Ælecteur a cité l\u2019inoffensit ?Voilà notre cas cn deux mots, Quant aux réclames pour les mauvais livres, quant aux reproductions risquécs, l'Llecteur est muet.C'est une confession de jugement.- Passons à la question d'histoire, Les illustres savants de l'Electeur out éc:it l\u2019autre jour ia phrase suivante : Si l\u2019écrivain du Courrier connaissait son histoire contemporaine il saurait qu'aprés la chute du sceond Empire, lorsque les chambres frauçaises se sont réunies à Bordeaux, M.Laboulaye, cet incrédule hbérul, qui était alors député, vota pour le rétablissement de la monarchie, C'est ce vote qui depuis l'a om- pêché d\u2019être réélu ! .Nous avons demandé à l\u2019Ælecteur des *| renseiguements sur c> vote pour le rétablissement de la monarchie, donné à Bordeaux en 1871.L\u2019organe est resté silencieux sur ce point.Nous réitérons notre demande.Il y a 13 une question d'histoire sur laquelle les érudits de l\u2019Ælecteur ne doivent point dérober leurs lumières au public, Y-u-t-il eu à Bordeaux uu vats pour le rétablissement de ia monarchie, et quelle a été la nature de ce vote ?\u201c Nous attendons la dissertation de l'Ælecteur.Quadruple noyade .Kingsville, Ont., 19\u2014Les employés suivants de l'hôtel Mattawa ont péri sur le lac Erié, durant la tempête de vendredi soir : Radolph B'aser, second cuisinier ; George Boilard, contre-maître ; Maggie Mecham, cuisinières des légumes, et Anna Dillon, servante, Ils étaient artis malgré le conseil du canotie y eys qui leur avait dit qu'il ventait luminaires dans la cause de l'élection fsdérale de Soulanges contestée,cst fixé \u20ac au 8 août.\u2018 trop.On a'fait d25 recherches, mais oa | n'a pas encore retrouvé les naufragés, 4 .à 4 ; 1 journaliste peut lire un livre à l'Index Pet _JOURNA Li N RE, gen ERA LE PAPE ET MGR FREPPEL Mer Sauvé, le seul des théologiens français du concile du Vatican que nous ayons encore, vient de publier duos lo Semaine Iéeligicuse de Laval uae consultation qui porte ce titre : le Puipe ct Mgr Freppel.Nous reprodui- Sons ce travail, que nul n\u2019était autant que Mgr Sauvé autorisé à faire, car, outre sa science, la sûreté de sa doctrine et sa modération, reconnues de tous, il a véou près de Mgr Freppel, au Conoile et à Angers, où, par le choix de villus- tre évêque, son ami, ila rempli les fonctions de recteur de l\u2019institut catholique.C\u2019est un vrai théologien, un ami, un témoin et, par surcroît, un royaliste de vieille roche et de principe que nous allons entendre.Nous recommandons tout spécialement ce morceau à Mdémile Uilivier.On a, ces derniers jours, publié une lettre sdressée, en 1851, par Mgr Freppel, évêque d'Angors, à Mgr Bellot des \u201c Minières, qui venait de prendre possession du siège épiscopal de Puit ers.Dans .quel! but a-t-on donué à cette lettre une publicité qu'il répugnait à l\u2019illustre évêque d'Augers, comme il l\u2019affirme lui- même, de lui donner ?Serait-ce dans le but de montrer que l\u2019évêque d'Angers, en 1881, ne pensait pas ce que pense Léou XITI en 1892 ?Soit, mais faut-il conclure de là que Mgr Freppel pensersit aujourd'hui au trement que pense Léon XIII à l\u2019hèure présente ?L'évêque d'Angers, je le sais, était sincèrement royaliste ; mais il était catholique avant tout, et, s\u2019il voyait dans le comte de Paris l'héritier du droiv monarchique, il voyait dans le Pape l\u2019interprète suprême de la lui morale et de la loi religieuse, en vertu desquelles le Souverain Pontife a le droit et au ble- soin le devoir de se prononcer sur cs questions politiques liées à lu morale et à la religion, et de tracer aux cathol- ques la ligne de conduite à suivre d'u- près les principes moraux et religieux envers les gouvernements constitués qui les régissent.L\u2019évêque d'Ansers a toujours été convaincu, comme tout homme raisou- nable et tout bon catholique doit l'être, que la République actuelle, en supposant qu'elle ne zoit en France la juste dépositaire du pouvoir, en cst au moins la dépositaire en fail, ct qu'en cette qualité elle doit être acceptée au point de vuc du bien social et religieux, com- mc ayant le droit de commander et d'ê- tre obéio dansla mesure de tout ce * qu\u2019exige le bien public.Dira-t-on que l\u2019évêque d'Angers, en acceptant la République en fait s'est toujours gardé de l'accepter comme un gouverremeut de droit, c'est-à-dire comme le dépositaire légitime de l\u2019uuto- rité sociale ?\u2014Je l'accorde ; muis le Pape a-t-il demandé et demanda t-il que les royalistes, cessent aujourd\u2019hui d\u2019être royalistes, c'est-à-dire de croire aux droits persistants du comte de Paris, et d'être convaincus que la République soit en ce moment lu forme légitime du gouvernement frangais ?Jusqu'ici le Pape ne s'est pas prononcé,que jesache, sur cette question.Que demande donc le Pape ?L'acceptation loyale ct sans arrière- pensée de la République, le respect des chefs qui sont à sa tête, fusseut-ils di gnes ou indignes de l'être, et l'obéissance à leurs lois, mais aux lois jusies honnêtes, et non à celles qui pourraient être nuisibles ou hostiles à la foi et aux mœurs, avec lesquelles ne saurait s'identifier la forme républicaine, comme le Pape a si bien pris soin de le remarquer.Or, Mgr Freppel était trop bon philosophe et trop bon catholique pour ne jas \u2018 accéder à une demande du Pape si raisonnable, si chrétienne.\u2018 .\u2014 Soit, dira-t-on ; mais le Pape de- .maunde plus que l'acceptation de la République et l'obéissance à ses dois justes et bonnes,\u2019 On ne saurait, en effet, nier, après la Lettre du Pape, aux cardinaux qui commente et complète les enscigne- monts de l'Encyclique du 16 février ; apres article de 1'Observators Romane fidèle écho en cela du Pape ; après la réponse de l'Eme cardinal Rampolla à * l'assemblée des catholiques français, on : ne saurait nier, dis-je, que lo Pape de- \u201c mando des catholiques qu'ils s\u2019abs \u2018en- \u201c\u2019neut actuellement de toute action politi- - \u201cque proprewent dite, ayaut pour objet ~~ \u201cde chauger la forme gouvernementale Co qui les régit, Or si quelqu'un me disait : Croyezvous que Mgr Freppel se fût rendu à cette demande du Pape ?Oui assurément répondrais-je, ct je dira\u2018s que supposer le contraire c\u2019est faire une grave injure à la mémoire du vaillant évêque dont nous déplorons la mere, Je veux bien admettre que livré à lui-même et tenant à ses convictions monarchiques, Mer Freppel, cousulté par le Pare, eût pu trouver duns son esprit, si fécond en ressources, des aguments contre la ligne de\" conduite tracée par Léon XITI à l\u2019égard de la République actuelle ; mais je dis que personne u'a le droit de suppoer que l\u2019illustre prélat n\u2019eût pas accepté d'esprit et de cœur, non seulement les enseignements formels du Pape, mais encore ses ordres ou ses conseils, sur tous les points où le Pape serait prononcé comme Pape.Jumais il n\u2019eût osé prétendro que le successeur de saint Pierre, dont il avait reveudiqué au concile du Vatican, avec tant de force et de talent, les prérogatives, plit sortir de sa sphère en éclairant.dirigeaut les consciences sur des points liés intimement à la morale et à la religion.L'évêque d'Angers n\u2019a jamais douté que le Pape soit non seulement le Docteur suprême, investi par Dieu du droit de fixer théoriquement le vrai ou le faux, le bien ou le mal, mais encore le juge souverain et sans appel pouvant décider pratiquement si tel acto est permis ou défendu par la loi divice (natu- relie ou postive), et par suite indiquer ce quo peuvent ou doivent faire, au point de vue de la conscience, ceux dont il est le Père et le Chef.Donc, si un catholique avait posé à Mgr Freppel les deux questions suivantes : lo Puis-je en sûreté de conscience accepter la République actuelle sans arrière-pensée, loyalement et franchement ?20 Puis-je sans manquer à la fidélité politique (qui est une vertu morale) envers celui que je regarde comme mon roi légitime, m'abstenir à l\u2019heure présente de toute action monarchique, pour combattre en faveur de l'Eglise en me posant sur le terrain même de la République, comme le Pupe le demaude?Mgr d'Angers aurait renvoyé au Pape ce catholique en lui disant : \u2018\u2019 Ecoutez le Vicaire de Jésus-Christ en sa qualité, non d'arbite purement politique (rôle qu\u2019il a pu remplir parfuis dufaut le cours des siècles, mais de Vicnire de Jésus-Christ, et faites ce qu\u2019il vous dira ; suivez non seulement ses enseignements, mais encore ses recommandations, ses avis et même ses simples conseils.Vous n'avez rien à craindre en vous laissant diriger par le Pape, auquel vous n\u2019auriez'le droit et l\u2019obligation de résister que dans le cas, moralement impossible (pour ainsi dire) où il vous couseillerait ou commanderait un péché certuin ct évident.Ne savez-vous pas que, dans le doute si un conseil ou com mandement est juste ou nou, la présomption est toujours en faveur du supérieur, surtout si ce supérieur est le Pape ?\u201d Telle eût été ln réponse de l'évêque d'Angers.Comme Mer d\u2019Hulst, son vaillant successeur à la Chambre des députés, ii eût dit : \u201c Conseils ou ordres, j'accepte sans restriction les directions du Souverain Pontife.\u201d ; Mais, me dira-t-on, l\u2019évêque d'Angers n\u2019admettait pas que l\u2019on pût accepter la République telle qu\u2019elle existe ct fonctionne actuellement, c\u2019est-à-dire \u2018* ce régime caractérisé, en 1881 comme en 1892, par la guerre à Dieu, au christianisme et à l\u2019Igglise,\u201d L'évêque d'Angers avait mille fois raison, et le Paye, en demandant aux catholiques d'accepter l'existence de la leur dewande pas d'accepter et d\u2019agréer la maniére dontelle fonctionne.Autre chose «st la forme d'un gouvernement autre ohose sont les lois édictées par ce gouvernement ; autre chose sont les Pouvoirs constitués, autre choxe la législation, suivant la distinction lumineuse établie par le Pape lui-même, que n'a jamais nie et que ne pouvait nier lo docte évêque d'Angers.Il suffit dono, pour qu'on ne puisse rien conclure de cetto lottre à Mgr Bellot des Minières, de faire remarquer que l\u2019acceptation de la République, soit comme gouvernement de droit, soit comme gourerne- vent de fait, v'emporto aucuuc adhé sion à sca lois et\u2019 à ses actes plus ou a - forme gouvernementale qui les régit, ne- cience accepter la constitution républicaine établie en France, tout en so réservant \u2018 d'approuver ot de combattre au besoin ses lois et ses tendances, Est-il donc un républicain, si républicain qu\u2019il soit, qui professe un attachement sincère et immuable à toutes les lois de propose de combattre ?Monseixneur d'Angers ne ferait donc aucune difficulté d'accepter la République dans lu sens où le Pape demande qu\u2019elle soit acceptée.Je comprends que les ennemis do la République, qui veu- leut à tout prix la renverser, entassent sophismes sur sophismes pour essayer d'établir que qui dit République fran- aise dit un répime essentiellement antireligieux ; muis le Pape et le bon rens répondent que, sous un régime, si imparfait qu'on le suppose, la légisfation peut êtro excellente, et que sous la plus excellente forme du gouvernement en soi, lu léxislation peutêtre détestuble.On a dit, et je ne le.nie pas, que Mgr Freppel était ailé à Rome pour renses- guer le Pape sur l\u2019état de la France et lui exposer certaines difficultés propos du projet de l'Union cathetique sur le terruin exclusivement religieux.Mais je ne doute pas qu\u2019à la suite de l'épiscopat tout entier, et docile surtout à la voix même du Pape, Mgr d'Angers ne g'éerit aujourd'hui : Loma focutu est : causa finitu est ; Rome a parlé, la cause est finie, Et je ne crains pas d'affirmer qu'il userait de sa haute influence sur M.le comte de Paris et ses parti- saus pour les déterminer à suivre entièrement la voie indiquée parle St-Père encore que Cette indication ne fût qu\u2019un simple conseil : mais cousell qui sera demain, si ce n\u2019est dès aujourd'hui peut- être un précepte appuyé sur les plus hautes raisons sociales et religieuses que le Souverain Pontife a grâce pous cou- naître et appréeier mieux que-personne au monde.Mgr Sauxé cite ici un passage de la lettre du.Pape aux cardinaux, pas-age d'où il résulte avec évidence-que c'est comme Pape, et en qualité de Pups, et non d'arbire politique, que Léon, XIII a parlé.Il donne ensuite un extrait du disceurs de S.Em.le cardinal Richard à l'assemblée des catholiques, pnis il ter- maine ainsi: :.Prions Dieu -et, en particulier dans ces jours, le-Saint-Eisprit d'illuminer les esprits et de les vendre dociles aux en- seignewents du Pape, comme aussi d'imprimer aux volontés l'impulsion dont elle ont besoin pour le mettre en pratique.Hesry Sauvé \u2014\u2014 eee mm.LUTTE TERRIRLE Entre mi homme et un ours Un enfant sauvé d'une morticertaine Ces jours.derniers, deux Français, d'Ottawa, étaient campés au berd dulac Murphy, daos-le district de Nipissing.Vers quatre heures de liaprès-midi, l\u2019un d'eux s\u2019unsaa de son fusil pour aller à la chasse et, rendu à un mille de Ja tente, il entendit des clameurs d'effroi poussées par une voix d\u2019enfant.Il dirigea ses pas vers l'endroit d'où venait ces cris eflavés et quelle ne fut pas sa stupeur en apercevant au.bout de quelques instants un ours énorme en face d'un enfant de douze ans, jeune Polonais dons les parents demeurent dans Jes environs.Que faire ?Tirer lui: était impossible, car le petit malheureux, la bête et lui se trouvaient en ligne: droite ; impos- siblo aussi de se mettre de côté ct trouver une clairièze qui Ii aurait permis de tirer une diagonale, car c'était trop long, pas perdre un instant fant.Alors, avec un courage magnifique, il se précipita entre-la fauve et sa victime et aussitôt commença une lutte terrible, ua combat à mort, Au bout de quelques minutes, le chasseur cut le dessus et un dernier coup do fustl frrctura le crâne de la bête enragée.Le jeune Polonais fut reconduit chez ses parcats et notre héros revint à .sa tente triomphant.Il est cependant vrai de dir, en lambes, ux, \\ - \u2014\u2014\u2014{em moins bidmables, et qu\u2019on peut cu cons- \\ la République, même à celles qu'il se À lui fallait ne pour sauver l\u2019en- \u2014\u2014 DES PATRIOTES L'Electeur en est rendu À faire des vœux pour que les lois adoptéés afin de réparer les désastres du régimo Mercier soient attaquées par les tribunaux et déclarées nulles.deux doigts de ça ruine, et ils ne veulent pas qu'on travaille à Ju sauver.Ils ont augmenté -Ju dette de $13,000,000, ils ont établi en peyma- ncnee un défieic de $1,000,000, ils out augmonté les dépenses de $1,500,000 et ils ont l'audace de récriminer contre les jmpôts que le gouvéruement de Bou- -Que)s grands patriotes ! \u2014\u2014\u2014>e mm UNE CHUTE DE 100 PIEDS Un enfant tombe en Bas du enp Vess huit heures, hier seir, un jeune garçon de 7 à 8 uns, nomué Grondin, était à.jouer avec ses-pctitæ camarades, sur le haut du cap qui longe la rue St- Paul, lersque tout à coup il perdit B'équilibre et roula en bas d\u2019une hauteur de près de 100 pieds.Su levamassa sans connaissance et \u201cssez sérieusement blessé.Il avait la ête fendue et une épaule fracturée.Le blessé a été trausporté chez M.Rousseau, marchand, rue St-Paul, où il regut les premiers soins du médecin.Puis il fut conduit à lu demeure de son père.Hier soir, il était revenu à la connaissance et était ussez bien.Il en réchappera.EE RAR MADAME sh chu Nous-avons appris avec un vif chagrin la\u2018mort de Madame Shehyo, décédée ce matin.après une longue et douloureuse maladie.Madame-Shehyn étuit une ferwente chrotienne, ct les œuvres de charité\u2019 perdent en elle une zélatrice dévoude.Nous offrous à l'honorable M.Shshyh nos plus sincères céndoléances.PE EC ENS ARRESTATION D'UN FAUSSAIRE hn AYR Réclamé par le Gouveracmont: Américain consul des Etats-Unis, un.nommé {wl commis des faux aux lutats-Unis-pour piastres.L'acensé a admis hier qu'iliétait a Montréal depais trois mois sœulement et qu\u2019il:venait de Broklmn, NY.C'est le seorétaire d'IctaË des litats- Unis,.qui.a écrità M.Kuapp-l'infer- mant que le-nommé Goldschmidt, alias Swith,.était demandé aum Etats- Unis pour aveir émis un.faux billet pour wn montans de $1,080 sus la First.National Bank de Brooklyn, | neuf janvier dernier, / De plus, il paraîtrait que le prison- nies: a commis d'autres faux aux Etats- Unis pour un moatant de $25,000.L'acousé a été envoyé en prison pour 8 jours, en attendant que les formalités d'extradition aient été remplies.CHUTE FATALE Un homme pend In via.en tombant d\u2019ane cheminée hauta-de 140 pieds Montréal, 16\u2014A six keures, hier soir, il est arsivé un pénible accident à la Compagnie Royala Klectrique, rue : Wellington.Un nommé James Thom était occupé à travailler sux le sommet de la grande cheminée, quand il perdit l'équilibre et tomba sur un amas de briques, Se fracassant le crâne dans cette terrible chute.\u2014\u2014 tlre : Société D Agriculture Lies directeurs ds la société d\u2019agrioul- ture du comté de St-Hyacinthe oct discuté l'opportunité de faire don aux victimes de l\u2019ruragan de juin dernier de que ses habits étaient tous ( l'octroi fait à la société par le gouver- noment, Celui-ci par uno loi de la dernière session, n permis aux sociétés d'agriculture d'employer leur ootroi à cette fin.Aucune décision n\u2019a été prise par les directeurs, Ces gens-lk ont conduit Ja province à, un moutanë de plusieurs milliors de.$3,000,080.) $4,800,600.11 nous eherville a établis pour payer Jeurs folies.\\ 4 Montréal, L6\u2014Le détective Carpen*.r | a arrêté.hier à le demande de M, ns pp | Goldschimidt, alias Smith, accusé d'avoir [ ! PAVONS NOS\u201d DETTES Ur ard de l\u2019Elrcteur L'Elécteur er que le gouvernement de Bouchervil's répudic des dettes légi- nes.: \u2019 C\u2019est à propos do l'affaire Langlais, dont nous avons parlé samedi, qu\u2019il lance cette accusation.Nos lccteurs savent à quoi s'en tenir- Non le gouvernement ne répudie pas des dettes légitimes, Il répudie uniquement les marchés frauduleux et les lot- tres de crédit illégales, L'Etecteur ajoute : .Mais nos honnêtes gens ont été encore ; plis loin dans la voie do la répudiatiou.: Lls refusent de reconnaître des contrats : d\u2019impressions qui ont été légitimement donnés ou bien, commo des gens en faillite, les ministres demandeut aux créan- eiers du gouvernement de réduire leurs réclamations de 36 ou 15 pour cent s'ils veulent être payés.N'est-ce pas là une chose honteuse et de nature à faire-un tort inealeulable aw crédit de la Province ?gouvernement ne refüse pas de payer ce qui: est honnêtement dû.Mais il fait luguerre aux suroharges, aux prix exorbitants.Il se montre économe des- deniers-du peuple.Xn.un.mot il accomplit son:devoir d'administrateur fidèle: Le règne du laisser-fäire; du gaspillage, de-llangent jeté par les-fenêtres, dol'absenge d& contrôle;.este passé sans.retour.Nous sommes- rentrés dans.ordre.dans la régulasité, dans Vécono mie biemontendue.Le mot de la fin de KZ7/ecteuwr est superbe : Payonænos dettes, mous le pouvons ; aisément, surtout dupuis que le peuple, grâce auxnouvelles tax23,.Va vesser dans le trésor enmillion et demi de-plus par année, Tiens, nous-avon: i dess dettes, et les | nouvelles taxes ont pour but de Payer ees dettes I\u2019 C'est exactement: ce-que mous soutenons depués-dès sem: vines, Neus avons des dettes ! sont écrasantes |.M.Mercier nouri a laissé uno dette flottante de: $8.000,0060.Il a augmentéla.dette to tale de BAB, OH O- 000.I.a portri les dépenses de Ces dettes a légué un défoit de 31.000,009.En fase do eette situntion déplorable, | le gouvernement de Boucherville a été forcé d'iraposer des impôts afin de sauver le arédib.de la proxines, Déeséter des tas:es pour payer les.dettes de Mi Mercier, telle était la situation.! \u201c Nous-sonmes heureux de voir que I'Zlectous Iz reco aæ fi implicitement.\u2014 i @1Le xonvenu cabinet de In Colembie Anginise Le cabinet de la Colombie Angiaise est maintenant complètement réorguni- sé.C'est l\u2019hon.Théodore Davie qui a suceédé, en qualité de premier-ministre, àl'hou.John Rokson, décédé récem- mens.Le nouveau cadinet se compose ccra-.me suit : .L'hon.T.Bavie, C.B., premier- ministre, procureur général et secrétaire- provincial, .L'hon.F.G.Vernon,commissaire Ces Terres de la Couronne et des Travaux Publics.| .: L\u2019hon, J.H.Turner, ministre des Finances et de l'Agriculture.L'hon.James Baker, ministre de l'Education et de l'Immigration.L'hon.C.E.Pooley, ©.R., président du Conseil.: M.Robson est le troisième: premier.ministre de cette province \u2018qui meurt pendant son terme d'office.En 1886, le premier-mivistre Smythemourait subitement après un terme de quatre-ans ; son successeur l'hon.À.E.B.Davie, décéda peu de temps après, L'hon.M.Robson eut le même sort que B03 deux prédécesseurs, Toujsurs | même: mauvaise foi !.Le | De H AL = JS CAMPAGNES Cldsse a lanarchiste | L\u2019an des complicosde Ravachol recher- \\ he au Canndu lest tenn pour le senl auteur de Poxs : plosion du restaurant Very a Paris Son sigunlement La même agence de police de'qui nous avons obtenu il y a quelques jours les détails concernant l'éseroc Arton, nous en communiquo de nouveaux con- cervant un arurchiste cette fois.Il s'agit de l'explosion du restaurant Very qui u jeté la terreur dans Paris, il y a quelqués mois.Very, on se le rap- lle, est eclui-lk même qui avait amené \u2018arrestation de Ravochol.C'est pour se venger que l\u2019un des amis de ce dernier, Un nommé Meunier a fait sauter le restaurant.Une fois le coup fait, \u201c.Meunier u passé à Londres où la police\u2019 française, lanc(e 4° sa poursuite, est arrivée trop.tard, .L'anarchiste avait pris la veille même un paquebot en partance pour l'Amérique.Voici le sigualement de cet intéressant personage : Meunier (Théodule-Joseph-Constant) 31 ans, né à Bournezeau, canton de Chantonnay, arrondissoment de la Ro- che-sur-Yon (Vendée), le 22 août 1860, fils le Constant-Joseph et de Maric Barreau, célibataire, menuisier, dit Muller, Rouyon, dit Bornéziau, dit Lagardère.Taille, 5 pieds près ; corpulence muy- enne.Front découvert, cheveux bruns ton- cés ou noirs peignés plat, avec une raie\u2019 sur lo cô:6 ; yeux châtains ardoisés vifs perçants et ayant l'expression dure.Nez ordinaire, moustache noire longue -non retroussée.Dents en assez bon.état.jawais.Fossette très accentuée au menton (il pourrait -porter une fausse barbe brune en pointe).Visage pâle, maigre, traits tirés, aspect maladif, Très voûté au point de paraitre bossu; poitrine bombée et formée, omoplate droite fortement bombée.Cicatrices au pouce gauche, à la seconde jointure de l\u2019index gauche, à la deuxième jointure de de l'anulaire gau- eho, à la première phalange du pouce droit et à la'seconde jointure de l'index droit.Tenne très négligée ; était vêtu, en ces deniers temps, d\u2019un veston d'été en * toile à carreaux grisâtres, d\u2019un pantalon en toile à petits carreaux noirs et blanes trop court, d'un gilet en drap brun fan- taisic, d\u2019une cravate avec dessins rouges sur fond blanc, d'une chemise blanche à col rabattu, d'un chapeau de paille blanche ayec ruban noir Ctroit et à bords platé et de bottines à élastiques en cuir noir, mal cirées, : L'instruction qui a obtenu de l'un des complices de Meunier, des détails qui semblent précis sur la manière dont - - l'atteutat à été commis boulevard Magentn, a reconstitué comme suit la scène qui a précédé l'explosion.L'engin, fabriqué par Meunier avec des cartouches volées à Soisysous-Etiol- les,se composait d'une boîte en bois blanc mesurant environ 7 à 8 pouces de longueur sur 4 pouces de largeur.À l'intérieur, Meunier avait disposé, ser rées les unes contre les autres 28 cartouches de dynamite.\u2018Au préalable, les cartouches avaient été dépouillées de leur enveloppe de papier parcheminé ; l'une d'elles avait.été amorcée au moyen d\u2019une capsule au fulminate de mercure dans laquelle était engagée une mèche Bickford.La boîte explosible avait été placée dans uno valise d'un modèle beaucoup plus petit.que celle déposée par Ravachol dans l'escalier do l'immeuble ayoamité de la rue de Clichy.La boîte contenait en outro une certaine quantité de poudre de mine enformée dans un morceau de papier.\u201c7 Le soir'\u2018do l'explosion, le 25 avril dernier, Meunier partit de la Se rue \u2018des \u2018Gravilliers, tenant à la main la valise recouverte de toile grise et contenant l'engin.\u2018 .II se dirigen vers la place du Château d'Eau par Is rue Reaumur et la rue Bé- + ranger ; puis il remonta le boulevard \u2026 Magenta, dépassant de quelques verges / le restaurant Véry.Après avoir jeté un + coup d'œil rapide dans la houtique, il -.rebroussa chemin, fit un détour ca pas- -! sant sbr la chaussée, puis il\u201d se rendit- Ne fume ere.\u2018 .dans une urinoir, où il alluma Js mèche, habilément dissimulée dans la valise, Il entra alors dans l'établissement V é- ry, demanda une consommation qu\u2019il solda immédiatement et qu\u2019il but rapidement.Puis il sortit en foignant d'ou- blir sa valise qu\u2019il avait déposée à terre duns un angle du comptoir, près de la porte d'entrée.Quelques second après, l'explosion se produisait.On n'en à pas oublié les funestes conséquences : cinq personnes, dont deux sont mortes depuis étaient plus moins grièvement blessées.Personne n'a vu eutrer chez Véry dans les quelques instants qui ont précédé l'explosion, un individu porteur d'une valise et qui\u2019 se serait fait servir une consommation.- L'opinion de M.Girard, chef du laboratoire, est quo l'engin, a été déposé sur le seuil de la boutique et poussé soit avec le pied, soit avec une canne, derrière le moutant de la porte, mais que l'individu n'est pas entré dans l'établissement.Ce détail, du reste, importe peu.Ce qui importe davantage c'est de savoir si Meunier est au Canada.La police aura bientôt fait, nous l\u2019espérons, de résoudre l question.CONSEIL MUNICIPAL Exemption de taxe pour la ma- - nufacture de fourrures La taxo d\u2019eau et les Institutions ° religieases À huit heures hier soir, il y a eu à l'hôtel de ville une séance du Couseil de Ville sous la présidence de Son Honneur le Maire.Présents : lez échevins et conseillers Hearn, Paquet, Parent, Gagnon,Giguac, Delille, Thibaudeau, Tessier, Bussières, Vincent, Leonard, Boisvert, Fiset, Robitaille, Kirouac, Pouliot, Moisan, Foley, Dechêne, Chambers, Rancour.Après les affaires de routine aussi nombreuses que peu importantes, on passe à la lecture des rapports du comité.Lu un rapport du comité du fen recommandant les soumissions de MM.Reddaway & Co de New-York, représentés par M.J.C.Falardeau, à raison de 90 cts.du pied et de M.MeGojoi et Co de Demdec représentés par M.O'Gil vie de Montréal, à raison de 85 cents pour 500 pieds chaque pour la fourniture des boyauz à incendie.L'échevin Robitaille propose que le rapport soit mis sur les ordres du -jour.M.le Dr Fiset s\u2019y oppose et le rapport est remis.Lu un rapport du comité des finances recommandant le paiement de $70 chaque aux arbitres qui ont évalué le kiosque Potvin.Les frais d'évaluations dépassent 8400.Renvoyé aux ordres du jour.Lecture d'un rapport du comité des finances recommandant qu\u2019une exemption de taxes pour 10 ans soit accordée à la nouvelle fabrique de fourrures de M.Z.Paquet à la Pointe aux-Lièvres, Nos lectefirs out vu dans nos colonnes ce dont il s'agit ici.Il cst proposé que lo rapport soit renvoyé aux ordres du jour.L'échevin Heara s\u2019y oppose.Le Dr Fiset est en faveur ainsi que l'échevin Kirouack, Finalement l'échevin Hoarn consent et le rapport est renvoyé aux ordres du jour.Lu une lettre du Dr Catellier se plai- @naut de certaines choses qui existent dans la ville et qui nuisent à la santé publique.Des mesures seront prises à ce sujet.Ordres du jour ler\u2014Prise en considération du rapport des arbitres daus l'affaire du Kiosque: Après discussion, il a été décidé de payer.Le second ordre du jour, priseen considération du rapport du comité de finances au sujet de l\u2019exeraption de taxes de la nouvelle manufacture de M.Pagnet \u2014Adopte tans discussion 3eme\u2014933cma rapport de comit des | P° chomins (mettre $8,974 au débit du comité des chemins pour pierre cassée, ) Une longue discussion s\u2019élève à ce sujet.Finalement le rapport est de nouveau renvoyé au comité des finances.La taxes d\u2019eau et los institutions relie gieuves Une discussion assez vive s'élève au sujet d'un rapport du comité do l\u2019eau recommandant l'augmentation de la taxe d'eau sur les institutions religiou- ses ct charicables.__ JOURNAL D! Le consoillor T hibeaudeau ge prononce ques démontrant le bien que font les ifférentès institutions religieuses dans la ville, D donne des arguments er fu- | veur de sa thèse et conclue en proposant le renvoi du rapport en ce qui concerne les (glises et les institutions strictement de charité.L'échevin Robitaillo ess en faveur de la wotion et croit qu\u2019il vaudrait mieux changer lo mode dévaluation des propriétés.- L'échevin Fiset est contre la motion qui est finalement perduc sur division.Le rapport est adopté.M.L'écheviu Fiset sccondé par le couseiller Bussière propose et 1l est résolu.\u2019 Que ce conseil prie les comités de l'aqueduc et des chemins de l\u2019informer.si la ville possède un plan détaillé et complet de.l'aqueduc et du système de drainage, sinon qu\u2019ils veuillent bien étudier l'opportunité de faire le susdit \u2018plan et de faire rapport à ce conssil.Le conseiller Chambers propose, secondé par l'échevin Hearn et résolu.Que Wm Hossack Ecr, soit nommé \u2018commissaire d\u2019école pour la commizsion | protestante, son terme d'officice expirant le ler juillet, et selon l'acte de Québec, Viet., 32 intitulé, acte pour amender la loi sur l'éducation cn cette province.pæCette motion est adoptée unanimement.Le conseiller Thibaudeau propose, secondé par le conseiller Chambers que le coneeil s'ajourue à un mois, Adopté.La séance se lève à 10.45 brs.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014{{}>-e {pe arremmmmmmmnmnmnmnm LA MANUFACTURE DE CH AUSSU RES DE LEVIS UN CAPITAL DE $250-000 250 ouvricrs seront employés On s'occupe beaucoup de la question de la ré-ouyerture de la manufacture de chaussures de Lévis, actuellement.On nous informe que certains contribuables s'opposent à l\u2019octroi du bonus de $12,000, - Mais ceux-là, qui sont des propriétaires, ne font de l'opposition, nous affirme- t-on, que parce qu'ils ne se soycient pas de payer quelques centins de plus pour les taxes municipales, et sachant que les intérêts de la ville ne sont pas les leur personnellement, ils s'occupent bien peu de ces premiers.Cependant, la majorité des contribuables sont en faveur de l'octroi de ce bonus, convaincus qu'ils sont, disent-ils, qu'un sou bien placé peut rapporter beaucoup.Nous avons appris que MM.King & Cie doivent faire placer bientôt, daus la manufacture, des machineries pour la valeur de $8,000 A $10,000 et ajouteront avant longtemps un étage à la bâtisso déjà assez vaste.Les MM.King ont un capital payé de $250,000, On nous informe aussi quo MM.King « Cie donnaient tous les ans des commandes à une mannfacture de chaussures de Québec pour $80,000.La nouvelle compagnie se propose de pousser les travaux activement et est décidée à employer 250 ouvriers aussitôt que possible, 1 La réouverture de cette manufacture est une bonne aubaine pour la classe ouvrière de Lévis, Pour les incendiés de Terreneuve La Banque Nationale a informé Son Honneur le maire Frémont qu'elle souscrivait $200 pour les incendiés de Terrencuve, et M.Robert Hamilton, $100.La compagnie canadienne d\u2019express a donné à ses agents instruction de trans- rter gratis tous les effets destinés aux 1ncendiés.Nous avons appris avec regret la mort de Madame Alfred Burcau (née Estelle Fanning,) d'Ottawa, décédée hier en cette ville après quelques jours de maladie seulement.\u2018 ; Les funérailles auront lieu demain à St-Gervais, comté de Bellechasse.Nous offrons à la famille en deuil nos plus sincères condoléances, ~ contre lu rapport.Il donne des statisti- |.EXENPYON DE TAX Une comparaison Nous extrayons du rap'Vort annuel du trésorier de la cité de Montréal pour l\u2019année 1891 les renscignemenss suivants sur les propriétés exemptes de tuxes.Eglises catholiques.\u201c $1,798,250 protestantes\u2026\u2026\u2026.| 1,589,700 Institutions de bienfaisance : \u2018 Catholiques .6,110,200 Procostantes.vee.1,831,850 Presbytères : Catholiques.116,500 Protestants L.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.203,700 Corporation.| 5,262,820 Grouveroement.3,350,500 Exempts par règlement\u2026 892,500 Totalcorer oor $21,166,020 La valeur totale de la propriété fun- cière sur le rôle d'évaluation cst de 9128,413,000, L'Etendard fuit à ce propos les ob£er- vations suivantes : La propriété exempte représente done un peu plus de 15 puur cent de la propriété totale, ce qui contraste étrangement uvec les chiffres exagérés à plaisir de ceux qui combattent ces exemptions et celles qui sout visées tout spécialement, c'est-à-dire les établissements de bienfaisance catholiques, ne représentent qu'un peu plus de 4 pour cent sur le total.Voilà, réduite À sa juste valeur, la proportion des exemptions que l\u2019on combat avec tant d'acharnement.Voilà dans quelle proportion les iustitutions de bienfaisance catholiques envahisdent la propriété de la viile.Dernièrement encore, un journal hostile représentait la valeur de ces iustitu- tions comme représentant au moins 20 pour cent de la propriété, Il fallait ceix pour pouvoir crier à l'accaparement, et tous les moyens sont- bons.LA GREVE DE HOMESTEAD Les ouvriers de Pittsburg se mcttent cu grève à lear cour Les usines Carnegie fermées pour longtemps Pissburg, Pa., 16\u2014Les ouvriers des usiues Carnegie, des 23ème et 28ème rues se sont anis cn grève aujourd\u2019hui.M, Lovejoy, secrétaire de la compagnie, dit qu\u2019il sont sortis des usines eux- : émes, mais qu\u2019il n\u2019y rentreront que quand il plaira à la compagnie d\u2019en ouvrir les portes.\u201c Si ces ouvriers, dit- il, pensent qu'ils peuvent quitter leur travail et le reprendre à leur gré, ils se trompent.Ils ne reviendront pas aux mêmes couditions qu'auparavant.Ils ont brisé le contrat qu'ils avaient fait aveo nous ct il faudra en fairc-un autre avant de les reprendre.S'ils attendent pour reprendre leur ouvrage que je consente à négocier avec la Amaigamated Association de Homestead, ils attendront longtemps.Dans uve semaine nous pourrions remplacer tous les ouvriers de Pittsburg et de Homestead, et nous le ferons, si cela cst nécessaire.Cependant nous sommes certains que les doux.tiers de 20s anciens ouvriers serout heureux de reprendre leur besogue.Les ouvriers des\u2019 unines Carnegie, à Beaver's Falls ont.décidé de refuser de travailler tant que M.Frisk n'aura pas consenti à traiter avec les ouvriers de Homestead, M.Frisk dit que &'ils font cela, ils seront remplacés par des ouvriers indépendants de l'Union.fe LT ALN Ge a TS 0) AE Eh YY ST-PAUL DE MONTMIN Jeudi, le 28 juillet, à 8 heures, sera chanté à St-Paul de Montminy, un service pour le repos de l'âme du Révi.G.O.Tanguay, ancien curé de St-Paul de Montminy, Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Jos, GALERNEAU, Ptre.LE L'Ague Cure d\u2019Ayer est un tpéoi- fique infaillible pour les maladies miasmatiques et bilieuses, © LE CHOLERA vivans Paris a voté un crédit de 150,000 fr.sommet de !a Butte-Mcutmartre, d'un cholériques, si ccla devient nécessaire.décès se sunt produits à Simbirsk, sur le Volga.Ou annonce que de sérieuses émeutes répundu parmi le peuple que les médecins lxissententerrer les malades visants La populace, excitée par ces rumeurs, s\u2019est mise en révolte contre les autorités, Les bureaux de la police ainsi que les résidences du chef de la police ct des médecins, ont été saccagés et pillés, les hôpitaux ont été pris d'assaut et les malades entraînés au dchors., La foule ignorante croyait leur éviter ainsi le supplice d'être eutorrés vivants., Les infirmiers ont été maltraités pour * la plupart.Deux d\u2019entre eux ont été tués, Les fauteurs du désordre auraient -réussi à s'emparer de la ville entière et à en être les maîtres si la troupe, appelée en toute hâte, n'était inrervenue en temps opportun.La foule révoltée a voulu tenir tête aux soldats et ceux-ci out dû faire urage de leurs armes pour la disperser.Plusieurs des émeutiers ont été tués.D'après une statistique officielle, il y a eu, daus l'ensemble des localités at- teiutes du choléra, en Russie, 495 cas et 139 décès dans les journées du 8 et 9 juillet.La mortalité a été plus grande dans Baku que partout ailleurs.Le ministre des finaoces, M.Vishnegradsk1, a été rappelé de Stockholm au paluis impérial de Peterhof pour pourvoir à l'exécution des mesures prises contre le choléra.\u2018 Plusieurs cas de choléra ont 6 té constatés à lu quarantaine établie aux portes de Batoum.Les victimes sont des voyageurs récemment arrivés d\u2019Astrakan, Une épidémie de patite vérole noire sévit dans le camp militaire de Kras- noe-Szelo, au sud-est de Saint-Péters- bourg.< ° Madrid, 18.\u2014La commission médicale espagnole, envoyée à Paris pour y étudier le znractère de la tuuladio dési- guée sous le nom de cholérive, a déposé son rapport aujourd'hui.Ce rapport couclut en déclarant quo la soit-disant cholérine n'est autre chose que le choléra.asiatique.Le gouvernemeut a aussitôt ordonné des wesures de précautions rigoureuses sur toute la fron- titre de Pyréuées.Ci oa mme TERRIBLY CYCLONE | Deux honimes séricuxement blessés Beaverton Ont.16.\u2014Lus environsont été visités tard hier après-midi par un terrible cyclone.Uu espace d'a pe près un mille a été complètement balayé.Des arbres ont été violemment arrachés du sol et des granges et maisons ont été renversées, Un M.Benuctt et son fils qui travaillaient dans l'une d\u2019elles furent éorasés sous les débris et leurs blessures sont très graves.On espère cependant que le fils en réchappera.Les récoltes dans.cet endroit sont\u2019 complètement détruites.Un sauvetage héroïque à Lévis Un acte de braroure a eu lieu à Lévis vers 2.30 hrs samedi après-midi.Une petite fille du nom de Blais, voulait embarquer avec sa mère sur le bateau pusseur quand, malheureusement, l\u2019enfant fut jetée à l\u2019eau par la foule qui dé- harquair.Elle tomba entre le bateau et le quai et dans ce moment le courant était très fort.M.Daniel MacLeod, courtier à là basse-ville ne comptant que sur son cou- rago se jeta bravement à l\u2019eau et plongea vers l'enfant.Après bien des efforts, 11 saisit l'enfant d\u2019une main, et de l\u2019autre parvint à attraper une chaîne près - du ponton.On se hâta de les retirre tous daux de leur position critique, et heureusement l'enfant et son sauveut furent qu ttes pour un bain forcé.M.MacLeo peu près 50 ans et s'est conduit un brave.Rumeurs quo lox Mmnlndessont enterr(s \u2018 Paris, 18.\u2014Le cu nscil municipal do.qui sera consacré à l'édification, au hôtel en bois spécialement destiné aux \u2014 St-Pétersbourg, 18.\u2014D'uprès les der- .| _nlers avis, Vingt cus nouveaux ec onze ont éclaté à SuratoiF.Le bruit s'est - \u2018 est un homme âgé d'a.comm Las ea\u2019 wean tu.re SEE sedi a Pall A | \\ | i { = Ç L'impot sur les colporteurs .-Nherbrooke contenait une correspon- LES ELETIONS ENANGLETEARE \u2014 me ee secte a ES en - mar: \u2014\u2014\u2014 - =: -0mmev se à = \u2014\u2014 ; mr \u2014\u2014\u2014\u2014 nt pT Ae ne a od pnatmtnr en wm Sets ' LOC - \\ | ~~ JOT/RNAL DES \u2018JAMPAGNES SEIT mar LT we .- Le dernier numéro du Pionnicr de dance relative aux colport:urs, que nous .eroyons devoir reproduire : Monsieur le Rédacteur, Je «ro s êire utile aix lecteurs du Pionnier, auxquels du reste ma panvre prose n'est pas étrangère, en vous adrus- sant les remarques suivantes, qui ne:rsont dictées que par l\u2019amour du bien prublic.Je veux parler un peu des colpur ceurs, des négociants ambulants, marchands à cassette ou peddlers, comme les appellent les canadiens qui affectent ce parler l'anglais en toute circonstance.; Cette classe de commergan ts cousti- tue, selon mon humble opinion, une nuisance parmi nos populations rurales et leurs\u2018opérations devraient être arrêtées par l'autorité, i Non seulcmeut ces maga sins partatifs font une concurrence ruprettable aux \u2018marchands établis dans ch aque-localité, qui sont obligés de garder des assortiments considérables et de faire des frais d'installation qui font ho nnour à nos villages; mais de plus nos fumilles de la campagne sont, la plvpart-du temps, dupées par ces oiseaux de parsage.Que de choses icutil es, que de fanfreluches ridicules, que de elinquants saus valeur, sunt iutroduits.et vendus grâce à l'éloquence des colporteurs ct grâce à leur habüeté davs l\u2019urt de 3somper.Il y a toujoureeu des gens naïfs, prêts : à gober les beaux discours-et à preudre : des vessics pour des Janternes.Et nes: Campagnes ne sent \u2018pas exemptes de ces! gobeurs.lt uvs miarehands à cassette ! swent si bien exploiter Jeur-crédulité !\u2018 L'argent qui est ainsi Houtiré er: achats de bibelets et de oolifishets, fait uu tort plus grand qu'on.est porté à le croire.: Je connais des colporteurs dont le talent de persuurion est un fléau.pire que la taxe directe !! : En.attendant que nos législateurs y mettent Ordre qu'au moins les lecteurs et surtout les lcotriees du Pionsier soient sur leure gardes.! + UN COMPTONNIEN.- du :Pionnier était presque ex:vucé d'a-: vance.Car la taxe imposée sur les coi-.porteurs par le gruvernement ds: B- u- chervilled la dernicre session, é quivaut: 3 une législation restrictive, Les colporteurs doivent payer $100: pour exercer leur industrie, On c onçoit \u2018 que .cet impôt SEC AA £ 203 0, TLIO piv.of 13 vadornlais uh agp SRATGT Féuilletod:du Journal \"dexCampugnes Jago olidugn qe pag ecOTE gars batt Le angen Last 5 wre { TAT tr RUE LISTE mt TTT 15 fu i sat Les:épreuves Ethel dint diel an sy tb.(Suite), Hormel Mme de-\u2018Sôubéÿnes ' fronba le Boil QE voll ez-VOU dire \u2018dem ot mañda-t- ells tives lia den, Poe = \u201c CE \u201cQu iy iki to's môved ta né @ pas souk outre miésuré deb rék raies doit! vols Pubes.V oüs- songes évidemment i maliér vôtre fil, et en où \u2018ous, i ous 5 fa.ara'la doter vois pobrriez ééhäppér iu c+ ¥ OUS POTTS cètté \u2018hécssïéé combinaiso' dé\u201d \u2018Faniille.\u2018Voyez cette elite Bite) ceudici dd ; \u201cou Je.me \u2018trompe fort, \u2018Ou \u2018elle seta ould ét dodile entre\u201d les dus Wille\u201d fomme \u2018tele\u2019 \u201cque \u2018vous.Sôriges 24 elle ia \u2018point dé patents, pas | d'idée \u2018on rebilingalit! la\u2019 yOire; pas dn\u2019 thea dr qui pre iad sg seb taie | mm \u2018montrer exigeant au sujet de la fortune deson mari.[ Lg tin.yeux: dé Mme de \u2018Soubeyni ie.Toes Et ies celërer nb,\" int oo oil lps ee \u201cait£êlle\u201d picto ?assez, | cette plaisangerie.Ni sa famille ni ce naa à dies bity cpg qu 38 éésis deviner às'édn'caraolère me | me conviennent, pour Yvan.Cette j iipe\u2019 fille soûpl 6 ét \u201cnéive h'hù Soi | te, part \u2018de ind fértune, dt je\u2018hé doute pa i qué\u2019 id viddds n'aillént fli Toil elle\u201d compte, j'en \u201cslits bio sûre\u201d \u2018épouser \u201d mon fils, \u2018Mais j je m'y oppoéérai, ot je \u2018de.: la vernal\u201d \u2018mêmé pas, vous pouvez à L'oécasion le \u201cdite, soit \u2018à\u2019 lle\" soit à Yvii\" Abie vous Pobligeancs\u201d \u2018de, tirer a dordoit de: \u2018sbañeité; o \u2018er moli-' sieur 1\u201d Je thé eis fatiguée êt if Beds Qn \u2018calniaht\u2019 SEE \"Le tiotaitd se hits Be prendre congé.Lorsque, quélques instänts après, Y van frappa'-à-la \u2018porte\u2019 de &d mère, Juliette\u2019 l'avertit-qué cellé-ci, en \u2018proie & une -crise \u2018 extrêmement douledrens, attendait\u2019 le'doeteur;\" i+ TH entre ot pttoity \u2018ef \u201ctoiivh Must de lSobeynist pétiblémnéad\u201d \u2018op: prebséaj: \u2018les traitsdétompost, et'sdéoué - par-\u2018des trobsdilléitionts érutls: :'oublid' | ate teal they tout por la pliidre \u2018et: dssayé dello} |, seteinetl CNR OETA mn reno 10 nti, rolest: on: outatent\u201d \u201ca agissent dansile\u2019ssenside ses droits | \u2019 ; ill te \u2018 Plait de.le \u2018oroite: ; } peu win.Portes: ri.; Ik se poncha- wivelnett» eetenmibras) Sa.xinh ani on uh pay sea evn nibiog, Cette damo eat tput bonnement farieu-| \u2014iMais enrichk'd'une'œdurel Hé\" jus\" lice; mèrb chériess, ous veriéi doth\u2019 me-1cette fortune tombe !\"biérisret/uieller -charnianteroréature | voud atures de plus}: selon bods\u2019 vit lly II à aimer 4! Minie:de , Boubeyues fattendait sans | -doute! des.paroles, car elle me'tresaillié |: \u2018pasj:et sa physionomid ing reféth \u2018qu\u2019éne expression: froidement détiérmindo.is vs + \u201c \u2014Non, Yvan, je ne compte-\u2018ps la Il crut d'abord avoir mal entendu, ct resta muet de sürprise.\u2014Vous ne comptez pas la voir ! dit- il enfin.Maiselle ne vous a pas offen- soberly agit, qui: pout; rds: \u2018Justement être çon- 's derée.çommie un effet.de: la.maladie, \u2018nerveuse, dont sopffre ma mère, J'espère: tout mon cœur que le temps fer.:Son,.uvre, .ek qu'elle \u2026ne.se, privera : pas, à \u2018tout, jamais, de la très vive satisfaction id sonpaitr: il Siapprécierzing aimable savas thing, À.CNET vis gent van Dion: = SH soiane! ! \u2014 Les nerfs 1.Ab! 1 Gest bientôt dit | ef ign, rgity, trouver.fie ques, Pour it i hirarraries, \u20ac totes, impeptingu;, gs of mime tous les, vilaips sentiments | apop, rougirai, 4'appeler; par Jour, nomi, 5\u20ac de vous, rene.yatrp.Brent Popelnt, Mine Draper, adept Ja qui, ple et changée, s'esuie les yeux à main; repr ges.ab dba i fae sl one \u2014Je comprends qu \u2018elle ne, srsphle Pps.Yi: oc Billo, me sApitjuate pas aj) pune i) |Gotte fois, Mine parerrier.pe fi l.\u2014 Petite Botte | Vous lui frig ty png yno grande regpnpaissanog, sors.l\u2019acquoil, quiglle avait faita y votre aire 4, A lig, vous, ne connaissez esl le monde 4 Les gens.piobes: sont: ceux.qui.tienpont | le Jus.à l'ergenky, Voilà; une femme q qui, d'Après.ce : APO) \u2018ai su, était .pauyre 2ée ! Ce n'est pas même elle, ce sont ses | quand elle s\u2019est remmariés ; votre onole lui laisse toute sa fortuné, et mainte- e _, :Béparer, ; de vous.êlle dupe TOIx, plié rée, , .i ua\" 1 iif.eR EES \u2014_\u2014 tant\u201d le \u201886 16500 ne irs dès existe \u201ccitbore\u201d \u2018uiié Soubeÿes \u2018pour re- vendiquèr \u2018une part de edite fortune | Bt nôtez qu\u2019elle est\u2019 favorisée \u2018encore, car votre: grañd-père avait avatitagé son mari, et vous n\u2019héritez pas, 1bin\u2019 de ld;-de lu/mioïtié dé ses biens ! - .° \u2018Cette coñivérsation se reproduit pério- diquenent,- avec\u201d \u201cdes variantes: Mme Duverrier' \u201caccuse: \u2018par moments Yvan dé \u201cpénsér'comme\u2018sa mère, Ethel le de: \u2018féüd âvec-chaléur-: peut-il quitter Mme de: \u2018Soubeynes- \u2018alors qu\u2019elle est malade\u2019?Et si, -apids\u2019 toit, \" elle\u2019 be\" veut pas: nouer \u2018de Telations avec une nidee in: connue, son\u2019 \u201cfils peut-il lui désébéir ?| La vieille dame fait alors retomber\u2019 son irritation suf cette\" midre tytanni-: que et-sur les-mévroses compldisanlgs: de notre époque.Ethel pleure de \u2018 Houveau;\u2018proteste contre - ce qui se \u201cfait pour elle et malgré'elle, et déclare qu\u2019elle | était mille fois: plus heureuse avant cite perspective de fortune.- Se Les affaires, cependant, inarchaient\u2019 avec rapidité;- Mme Duverriet, sc trou\u201d vant/.dans:son élément, \u201cdiscutäit Tes\u2019 intérêts d\u2019Ethel-avec-ûne : démpéténce: | rare! \u2019ehez\u2018une:femme; Cominie, d'âcéord \u2018 avec les conseillers: du Mme: de Soubeynes, elle: préférait\u2019 pour\u2019 én jeune 4mië - des: valeurs numéraires,il: suffit de peu\u2019 de:-semaïties: pour! terminer.tive affaire\u2019 que, des deux côtés, on désirait autant\u2019 | biter que télif éécrête.\u201d.Aim Vous\u201d \u201cVoillriche di dit Mine \u2018| Ditvérrierza \u2018la jéuidé- fille, \u2018après Ibi avoir énutiéré lés titres dont:elle avait tendez faire de votre liberi redonquise.Les yeux\" \u201c#Ethe se Temlirent de larnes, © \u2014Quand j'ai quitté lo couvent, dit- elle, jo révais un chez moi, si humble qu'il fat.Maintenant, j'ai peur.de la solitude.«.: Et elle fondit en plours, .Mme Duverrier haussa.les épaules.\u2014Que vous êtes bien de votre temps Voilà) que, vous.aussi,\u201d vous devenez nerveuse.Comme on pleure facilement à votre fâgo::1.Heureusement.:que \u2018ces larmes-là sont éomue : unie.rosée-d\u2019avril, [.qui-netlaisie-pas de traces dévastatrices.- Bl».l-bien, ma chère, il me semble: que Vos désirs et vos craintes ne sout.pas-|.\u201cibconeiliablés.- Vous êtes'rtrop: jouhe «Pour vivre-séule.; 5 d\u2019ailleurs-là ; solitude vous, effraye, -dites-vous.», Mais, vous pourez ay oir une maison, avee un.cha- perqu respectable.oboe ; Ethel.se sapprosa vivement, et.\u201cui prit les mains.| NL Sa .J que vous ne.* yondriez ps |= garder.2 demanda-t-elle.timidement.«\u2014Je'le voudrais de tout -mon .cœur, ma chère, car tous ces temps-ci je; suis s | singulièrement.agités à | la pensée de me.Mais Jai, vraiment : pe ponvez plus maintenant êsre, demoiselle de gompagnie.3 | \u2014 Pourquoi, pas.?Vous dit souvent au, je, Vous, Becvais, comme Tourais, fait ung fille.Qhére.madame, gaxdez-moi ! Les jeux de Mme Duverrier étaient d'age ramon brillants, ui brillants, qu \u2018on \u2018eût cru y voir.ine.Se) i LE 23 0, Jarm ba a u 12 Lais, Ë thel, je, ne pme, dissimule |.pas qu eje suis.autoritaire.; 5 ne vons, offéuiserez vous pas \u2018maintenant \u201cdu tan aa peu brusque dont, à mon Sige, on ne so point ?vire : :\u2014Gardez-moi | répéta-t-elle.d'un.ton plèin d'instance., Mme, Duverrier, se pencha.et Vem: asso, \u2014 Soit, restons.ensemble, et & si je puis grogaon, \u2018dites-vous.que je.n'aurais; pas, été autrement.avec ma, fille, .ai.j'en avais ou une.Mais savez-vous, ma , chère, que je suis une preuve sotte de {| Televé lés différents numéros.*Ïl s'ägit | «| maintenaht de savoir ce que'Yous pré- \u201c| rent qu'elle était délicieusement jolie.| sait dans le salon, s'amu sa de ces petits | au tragique, et s'afiligea de davoir à sa besoin, qu'on \u2018rende des, services, et yous.| Ei thel | appaya 8 sa joue détionte.\u2018poutre | les moins ¢ de la vieille dame.np a qd, AGNES - me i\u2019 ?Vous ne, resorts pus joi longtemps.ves, Ii faudra bien, \u2018que, + vous cide à un mari.5 \u2018\u2014Jamais !\u2019 répliqua \u2018impétuesen ent Ethel, Je ne me marierai pas ! I a Mme Duverrier\u2019 se mit § rire, TB pourquoi cela, Ethel 7.\u201c La jeune fille semblà embarracsée, | \u2014Yv von imaginez-vous qu\u2019on \u2018vous épousorait seulement pour cette \u2018foruu- ie qui' vient de vous.tomber du oiel ?Rassurez-vous , vous avez.adden de Gua: \u2018lités pour décidèr le choix \u2018d\u2019un honnête \u201chomme, en dehors même: de a question d'argent: Cependant, sans ét argent je ne me serais pas mariée.\u2019 : \u2014C'est probale, tià- chère ; ou D'achète guère les pierres précieuses que lorsqu\u2019 ellès sont softies d'un\u2019) peu dor.Il'tie faut pas être romanesque ; ; on\u2019 doit toujours \u2018compter \u2018avec los \u2018Féolitéde\u2018l'existence.Un homme \u2018'aîme point à décheoir, et, s\u2019y résignôt-il, ila géné ralement uné famille qui 8\u2019 ÿ oppois\u2019 rait.Soyez donc sage, ét chez d'évoir l'esprit juste.Le diinanche suivant, Mm Düvérrier glissa dans l'oreille de ses amis \u2018qu'Ethel avait fait un héritage inespéré; et qu \"elle restait près\u201d \u201cPelle\u201d dilipletnént titre\u2019 affectmeux.0-7 ED Se Rien n\u2019était changé\u2019 dns\u201d l\u2019extérieur de la jeune fille.\u201d Elle portait la\u2019 même robe de liinage \"gris bleh; sek\u201d ehisveux étaient arrangés aussi simplement, et comme ellé n \"avait pas encore compris quel aplomb donne la coscience de la fortune, elle se glissait dans le \u201csalon \u2018avèc'la même allure timide.Cepeudant, chacun le considérà evec une sorte d'étonnement, et les jeunes gens découvri- Fait.\u2014Pourquoi cette chance ni\u2019est-elle pas arrivée chez moi ?persäit'le colonel d\u2019Angis, surprevant les\u2019 rexards de ss trois \u201cfilles \u2018blondes et fades ° attachés avec envie sur Ethel.- Celle-ci fut très malheureuse \u2018 ce soir- là.Bien qu\u2019une sorte de \u2018tact gardât les hôtes de Mme \u2018Duverrier- d'un revirement par trop brusque \u2018dans leurs ma+ nières envers elle, -eile né\u2018 pouvait manquer de s'apercevoir de \u2018mille: nuances, ide mille attentions donteelle était l'objet.On-insista-pour qu'elle s'assit à la table de jeu; un des jeunes gens vonlut à toute force la conseiller : une dame lui offrit de la mener le lendemain à une \u2018exposition rue de Sèze,et les demoisuiles d\u2019Angis l\u2019aidèrent à servir le-thé, - ; Mue Duverrier, qui, de sa table de whist, ne perdait rien de ce qui se- pas- changements à vue ; mais Ethel les prit fortunc ce que sa jeunessegon isole- -ment, ses innecents efforts pour : plaire Aux parents de sa vieille amie n'avaient pu-lui obtenir jusqu\u2019à ce jour.\u2014M.Daumier se faitrare, dit\u201d fout -à coup l\u2019un des jeunes gens, qui n\u2019expri mait probablement pas un regret, son -rôle'se trouvant diminué quand \"Yvan était présent: : \u2014Sa mère est\u2019 souffrante, répondit: | Mme -Duverrier, sans cesser de j jouer.\u2014Lui-méme est fort change, dis D: d'Angis.cata LT \u2014Je ne Te vois qu'aux heures de ser.\u201cvice, et je l'ai trouvé .triste et- amigri.: Peut-être est-ce la perspective: de quitter Paris qui le désole; .: : \u2014En:est-il donc: question ?Votre régiment part-il.?- \u2014C'èst probable, ct les garnisons dont lon nous menace seraiont bien faites \u2018pour jeter dans la consternation un jeu- \u201cne et.brillant lieutenant riche et lansé comme lui.A propos, j'ai.:appris -récemment que sa mère, qui n\u2019est rema- [ride encore jeune, s'appelle la vicomtesse \u2018de Soubeynes\u2026 trant de l'églisé, chère madame\u2026 -À monter que soit votre étage, il est en-, - Savez-vous s'il:|\u2026 .+ a \u2018 er Vale DIU CHE es EME US Tous leg, regards se, fournèrent, Vers Ethel, qui, rougissait.profondément- Mme Dugerrier vint à son aide.0 \u2014Qui, dit-elle d\u2019un ton bref, les.recherches et les grrangements «n'ont .,amenés les récentes affaires d'Ethel ous ont qu\u2019elle appartient.à lp, même fg- mille.Et vous dites que vous: partirez sans doute bientôt ?Mes dimanches en seront bien attristés! .o Elles se remit a jouer.et les.jeunes filles entourèrent leurs;: cousines, \u2018les plaignant.hautement.Les demoiselles d'Angis prenaient cependant avec philo- \u2018sophie la perspeetive d\u2019un déplacement.Peut-être étaiert-elles lasses des:offorts qu'il faut-faire à Paris pour soutenir certain sang, et dus travail acharné : des petites industries de toutes sortes aux quels une pauvreté distinguée y oblige les femmes.Peut-être espéraient-elles\" trouver -un établissement em -provinée,! soit parmi les habitants-du paye;soit-datis\" les.rangs des officiers.qui; pris.d'ennui\u201d et de désespoir, se- refugieraient:- sans\u201d doute dans:le:port du mariage, - my Pourquoi Ethel se sentit-elle \u2018tout\u2019 at 2 coup si profondément triste ?.Rourquoi songea-t-elle que les soirées du- di manche.seraient désormais- -ternes et: ennuyeuses ?-Les:.demoiselles \u201cd\u2019An-: gis n'y apportaieat pas \u2018une.- bien grande somme d\u2019éntraïn.Quand div.M+ Daumier qui, lui; savait rendre ~agréas:.bles ces réunions; même .au temps-où.Ethel était à peine regardée par les-in- vités, il n\u2019y venait plus.Non, mais elle avait l\u2019espoir-qu\u2019il reviendrait, et chaque coup de sonnette faisait battre : son coeur.lille n\u2019analysa point cette im pression, mais-elle.en revint à déploror .que Mme de Soubeynes ne voulût point: : la voir, et à regretter \u2018d'avoir obtenu cette fortune qui lui avait déjà fait verser tant de larmes et qui lui avait\u2019 procuré seulement deux jouissauces : l'envoi d\u2019un présent à \u2018Mime- Burdot, et lé don à mère Anselme de la plus grande part de la somme qui lui avait été assignée comme revenu'trimestriel.\u2026 te fat Fois AIX, Mme Duverrier, n'ayant.pas dormi: : ~ \u2018cette nuit-là se leva tard, et.parut.dans: : \u2018la salle à manger.avec une physionomie - à la fois mystérieuse et décidée qui éveil= \u2018+ la immédiatement l'attention d'Ethel, - i: \u2014 Ma chère, dit-clle d'un ton posé: + tout en dépliant sa serviette, vous pour- + rez employer votre journée à votre guise, J'ai à sortir aujourd\u2019 hui.; .Ethel tressaillit de surprise.Sauf pour la messe du dimanche, Mme Duverrier:r n\u2019était pas sortie une .seule fois depuis.43 son entrée chez elle : a \u2014Vous étiez fatiguée Lier en : ren-:: -Si aise core.trop élevé pour vous.\u2014Bah ;! je n'en mourrai pas, et j'ai affaire\u2026 de l'autre côté de l'eau.|.Elle se mit.à rire.en regardant \u2018 altexs ; nativement.Ethel.et Julien qui servait, | La jeune fille ayait l'air très étonné, mais \"chez le vieux.valet de chambre, c'était.de la stupéfaction., : - 4 FOUR - \u2014Qui, Julien,.répéta-t-elle, se, toura.v nant vers Ini, de.l'autre, côté de l'eaitr\u202621; Je vais voir leur nouygau Paris et leur; avenue de l'Opéra.Si j'étais curieuse, ja, pousserais jusqu\u2019à.cette'plaine Mono où ils-ont bâti toute une ville, mais\u201d je *** ne suis pas curieuse, et l'affaire quü m'appelle ne me mène pas jusque-là.\" = \u2014Et\u2026_vous:sortires seule ?.,: pisse \u2014Non, mignonne, Julien -m'acsom- -pagnera\u2026 Julien; il.faudra allez ehesun le loueur ; vous choisirez un remise.qus- -s pendue, et vous demanderez.un 'ohevaly:1 tranquille.-: .cr Ru existe quelque parenté entre elle et vous, mademoiselle Eithel ?avec vous ?Je resterais dans la voituk re.: \u2014Vous ne- roulez pas que -je.: sprth.44. oe \u2014Merci, je préfère.Au fait, je: puis | vous mettre chez mère Anselme,.cela ne | \u2018\u2019m'\u2019éloignera pas beaucoup de ma route.> Vous reviendrez seule, mais en finore, * * æentendez-vous ?je ne veux pas d'omnibus.Je vais voir d'assez singuliers changements.Ne m'avez-vous pas dit que votre couvent n\u2019est pas loin de l\u2019an- ciennc prison pour dettes-?\u2014 Elle n'existe plus, dit Ethel en souriant.\u2014Eh bien | Julien, que la voiture \u2026, æoit ici à une heure et demie, 2 Et elle se mit à parler d'autre chose, ans paraître s'apercovoir des bévues que Ja surprise faisait commettre à son vieux serviteur, v A une heure, elle rappela Ethel pour - Phabiller.Elle avait trop d'ôriginalité dans le saractère, et surtout elle s'était fait une .Vie trop en dehors des conditions sociales ordinaires pour s'astreindre à suivre les fluctuations de la mode.Elle déclarait souvent, d\u2019ailleurs, qu\u2019un des rares privilèges de la vieillesse est de se dispenser de ce que la mode a de ridicule ou de * \u201d gênant.Sa toilette ne ressemblait à celle de personne.À l'église Saint-Louis-en- lle, sa mante de satin était légendaire» et, avee son vaste chapeau de dentelle, elle lui composait une physionomie à part, tout en lui seyant fort bien.: Elle avait vraiment grand air avec sa = taille élevée ct son embonpoint plutôt majestueux qu'exagéré, ses boucles blanches, qui faissient ressortir si heureusement le feu de ses yeux noirs, et sa toilette d\u2019un autre âge.Il faisait _ beau temps lorsqu\u2019elle monta en voiture avec Ethel ct Julien, et bien que l'air fût encore piquant, elle fit baisser la glace pour bien voir les rues qu\u2019on par- ceurait, Ethel oublia un instant ses secrets soucis et s'amusa de ses étonnements.* Des quartiers avaient été bouleversés.Là où s'euchevêtraient jadis de sombres ruelles, où s\u2019élevaient des maisons curieu- æes ou sordides, l'air circulait largement à travers d'immenses voies tirées au cordeau, bordées uniformément de grandes maisons à balcons, se ressemblant toutes, si elles n\u2019étaient semblables, Sous ce soleil de mars Paris avait un air de fête, ct i] J réguait comme uñ avant-goût du printemps.Les marronniers n'avaient point eneore de feuilles, mais leurs bourgeons rougeâtres éclataient sous l'effort de la sève, ct les monbreuses ctites voitures
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