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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 15 décembre 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1892-12-15, Collections de BAnQ.

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[" ~ a : .or Des + ; ° ees asvae 25 4 CY + + \u2018 - Yr avy h vas estate sw yO Que sve - : Lôgialatis > ; | | assemblée 11éme Année = ay JOURNAL Des Campagnes EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute log nouvelles de la someine Prix de l'abonnement : UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : '10 FRANCS.- Strietement payable d\u2019avance THS.CHAPAIS, .DIRECTEUR-PROPRIETAIRE LÉGER BROUSSEAU, \u2014 forvECR \u2014 11 & 13, RUE BUADE, H.-V,, QUEB - L'enseignement agricole pour les femmes dans la Province de Québec Rapport de M.Ed.A.Barnard a l'Hon.Commissaire de l\u2019'Agriculture et de la Coloni- 1\" sation.Monsieur le Commissaire, Vous m'avez chargé de visiter l\u2019établissement des RR.DD.de l'hôpital du Sacré Cœur à Québec, puis celui des RR.DD.de l'hôpital général (Sœurs Grises) à Châteauguay, afin de vous renseigner sur l\u2019enseignement agricole qui découle de la pratique de l'agrioul- ture et de l'industrie laitière dans ses divers établissements,et d'offrir en même temps A ces RR.DD.l'offre des services : * des officiers du département qui s\u2019ocou- pent d'agriculture, dans l\u2019espoir de Jeur être utiles.J'ai visité les deux établissement ci- haut désignés, + Je regrette de dire que vu les diff- eultée financières que l'hôpital du Sacré- Cœur traverse actuellement, on m'a informé que d'ici à quelque temps,il allait abandonner les pratiques d\u2019agriculture avancée suivie dans ces dernières années, Madame la dépositaire actuelle me disait que vu son manque complet de connaissances en matières agricoles, elle pouvait difficilement entreprendre de continuer les améliorations suivies, avec tant d'intelligence et de succès, par la révérende mère Ste-Anne, -ci-devant dépositaire et maintenant chargée du soin des malades.- Je regrotte d'autant.plus-ce contre temps que, sous la direction de.mère Ste-Anne, la vacherie et le poulailler surtout, pouvaient sorvir de modèle du genre, et do fait, avaient trouvé de nombreux imitateurs, qui tous, après une \u201c pratique prolongée, se sont déclarés fort Re Nr PP - Jeudi, 15 Décembre 1892 satisfaits des résultats financiers obtenus en,suivant l'exemple donné ici à cet hôpital.En revanche, j'ai le plaisir de\u2019 vous informer que les RR.DD.Ursulines de Roberval après avoir fait constater pour elles-mêmes l'utilité du perfectionnement apporté au Sacré-Cœur dans leur pratique agricole, ont adopté en tous points, disent-elles, les enseignements donnés par le Journal d'Agriculture de.ce département, et qu\u2019elles ont réussi au-delà de leurs espérances.J'ai vu du blé- d'inde cultivé et mûri dans le jardin attenaut au couvent de Roberval, qui aurait pu figurer avantageusement à l\u2019exposition provinciale à Montréal.J'ai examiné soigneusement lc petit troupeau de vaches canadiennes, composé de six vaches dont deux à leur premier veau, et deux non-vêlées, Or, au moyen des fourrages en vert, ces six vaches évaluées dan: le pays à environ $16.00 chacune, ont donné 426 lbs.de beurre dans le courant de l\u2019été, APRÈS AVOIR FOURNI tout le lait nécessaire à une communauté avec pensionnat comprenant 60 personnes environ.J'ai été heureux de constater que déjà, sans aucun secours de la part du publicou de notre département, les RR.DD.Ursulines ont créé et établi régulièrement un enseignement agricole pratique aussi bien que théorique, basé sur les données les plus utiles, et mis en pratique tant au champ, au jardin et daps la basse-cour qu\u2019enseigné - théoriquement en classe.J'ai vu, de mes yeux, du tapis fait dans la maison, avce les laines du pays, qui pourrait rivaliser, tant pour la qualité que pour les dessins, avco les boms tapis en laine importés à grands frais d'Europe.Trois métiers et les rouets nécessaires sont en fonctions journalières, mus par les élèves, sous la direction d\u2019habiles religieuses.Un exhibit important des objets ainsi fabriqués se prépare actuellement pour l'exposition universelle de Chicago.Ses terres adjoignantes, appartenant i cette communauté, sont bien disposées, de bonne qualité et dans des conditions qui permettent d\u2019en tirer d\u2019excellents enseignements pour les cultivateurs du pays, en général.Déjà la ferme posséde quelques instruments aratoires de grand méritz, et quelques déboursés minimes de la part du département de l'agriculture suffiraient pour doter In proviuce de l\u2019enseignement si rare, dans le monde entier et si précieux, de l\u2019agriculture, de l\u2019horticulture, Vapiculture, la vacherie, la porcherie et ia basse-cour, au point de vue du rôle de la mère de famille et de sës adjointes à la campagne.Les religieuses montreut l'exemple et se chargent olles-mêmes des opérations agricole et horticles les plus pénibles.Elles poussent le dévouement ct l'esprit d\u2019écouomie au point d'utiliser, de leurs dropres mains, toutes les matières fertilisantes qui, ailleurs se perdent faute de bonne volonté.J'ai constaté d\u2019un autre côté que lour travail et leur bon exemplo portent des fruits au centuple ; j'ai appris avec plaisir que les parents des élèves qui avaiont commencé par objeoter aux leçons d'agriculture, sur le rincipe que ce n'étaif*pas là ce quo fon voulait faire enseigner à leurs enfants, n'y font plus la moindre obje- tion.J'ai constaté au contraire, à cette seconde visite, que maintenant les pa- ronts s'intéressent aux progrès réalisés et qu\u2019ils sont heureux des leçons d\u2019agriculture et d'économie domestique qui forment une partierégulière et importante du cours suivi.Il y a malheureusement un côté faible à ce tableau.Les RR.DD.sent les premières à le constater et à désirer un changement.Le couvent à été construit d'une manière modèle, avec toutes les améliorations modernes, et pour l'avenir.Rien n'a été épargné pour assurer les noms hygiéniques aussi bien qu'un cn- seignement de premier ordre.Ces efforts, très louables en soi, ont épuisé les ressources dont ces dames disposent.Or, l\u2019agriculture bien faite, l\u2019agriculture intensive, comme l'exigent les besoins d\u2019un pareil établissement servant d\u2019instruction aux élèves, nécessite, même avec l\u2019éeonomie la plus rigide, des frais d'a méliorations qui s'imposent, sur une terre négligée jusqu'ici et qu\u2019il a fallu acheter daus l\u2019état ordinaire des propriétés laissé à sans améliorations entre les mains de fermiers.Ainsi il faudra labourer des étendues considérables, dès cet automne, en vue d\u2019y semer des plantes fourragères qui jusqu'ici ont fait complètement défaut ; il faudra fossoyer, cloreet construire neuf un logement pour Ja récolte future et pour les animaux indispensables.Ces frais seront considérables, en y mettant, je le répête, toute l'économie possible.Bien qu'elles aient trois métiers en opération, il leur en faudrait encore autant pour que toutes les élèves qui le désireront puissent profiter de l'avantage qui leur est offert.Vu l'utilité publique qui découle déjà de l'enseignement agricole donné jusqu'ici, avec tant de succés dans cet établissement, vu l'avantage inconstable qu\u2019il y aurait d'accroître, si possible, les efforts faits jusqu'ici, afin d'augmenter les bons régultats obtenus, je suggère respectucusement que les RR.DD.Ursulines de Roberval recoivent-dés cet automne une petite somme en argent, en reconnaissance de services rendus.= Cela leur permettra de mettre en opération, dès cet automne, une seconde charrue et de labourer dans de bonnes conditions des terres fortes en vue de semences faites en bonue saison.J'ai raison de croire que les RR.DD.apprécieraient grandement le moindre effort que vous voudricz bien faire en ce sens.Elles ne demandent absolument rien.Je dois leur rendre ce témoignge ; mais aussi elles se déclarent dans l\u2019impossibilité absolue de faire par elles- mêmes les dépenses de culcure qu'\u2019exigo, cet automue la nouvelle terre que des amis de l'agriculture ont jugé à propos de leur procurer.Pour ma part, après avoir constaté les résultats obtenus chez les RR.DD.Ursulines à Roberval, en vue de populariser l'enseignement agricole le plus précieux, et cela sans aucun frais quelconque de la part de notre département d'agriculture jusqu'ici; après avoir étudié ce qu'il en coûte, en dehors de la province, pour arriver à un enseignement agricole vraiment utile, je suis sûr que nous sommes maintenant en mesure d\u2019obtenir, 4 un prix nominal, des résultats très avantageux pour toute la province, à cause du succès évident et des profits certains déjà réalisés, par le seuteffort de l'intelligence, la bonne volonté et le dévourent hors ligne de femmes distinguées appartenant aux meilleures familles du pays et qui ont doté de leur plein gré,notre province d'un enseignement agricole qui peut et qui doit faire tôt ou tard la richesse du payé.J'attire respectucusement votre attention, M.le commissaire sur le programme d\u2019étude actuellement suivi, que je donne ici, à la suite de cette lettre.Ce programme me parait aussi complet que bien fait.Le tout néanmoins respectueusement souris, Ep.A.BARNARD \u2014\u2014\u2014\u2014eettpe- mm COMTE DE KENT M.McInerney elu St-Jean.N.-B.,G\u2014L'élection, dans le comté de Kent, d'un représentant à la Chambre des Communes, a eu lieu hier.On sait qu\u2019il y avait trois condidats sur les rangs : M.Johnston, ministériel; MolInerney, conservateur indépendant ; Leblanc, oppositionniste, Les derniers rapports donnont à M.Melnerney une majorité de plus de 300 voix.L'industrie agricole doit toujours être la base de la richesse des nations.No 46 NOUVELLES POLITIQUES LA SITUATION A QUEBEC Une sorte d\u2019interrègne Entrevue de MM- Taillon et Beaubien L'ASSERMENTATION DE M.CHAPLEAU Qui SERA PREMIER-MINISTRE ?OPINION DE LA PRESSE Une conversation du .sénateur Tassé Ou est toujours dans le statu quo à Québec, M.de Boucherville est encore pre- mier-ministre, et, ne donuera sa démission qu'après l\u2019arrivée de M.Chaploau.En attendant, l'honorable M.Angors, ayant cessé d'être lieutenant-gouverneur, il y & une sorte d'interrègne dans le gouvernement.Ou croit que, si M.Taillon est appe- 16, il acceptera, quoiqu'avec répugnance, la tâche de former une administration, L'honorable M, Beaubien, après avoir eu dimanche une entrevue avec M.Chapleau à Montréal, s'est rendu à Ottawa, où il a rencontré Sir John Thompson.UNE ENTREVUE La Presse d'hier rapporte les nouvel- Jes suivantes : ** On ne sait pas encore précisément ce qui se passera à Québec, s'il y a changement de ministère ; l\u2019honorable L.O.Taillon sera probablement pre: mier-ministre.Hier soir, une longue conférence à eu lieu entre lui et l\u2019hon.Louis Beaubien.M.Beaubien est arrivé de Québec un peu après trois heures de l'après-midi, Il s\u2019est rendu sur le champ à l'hôtel du gouvernement, rue St-Gabriel, et à fait prier M.Taillon de l'y rejoindre.De quatre heures à six heures, les deux ministres sont restés enfermés dans leur bureau.Nous n\u2019avons pu savoir tout ce qui s'est passé durant cette longue cou- férence ; mais voici les paroles de M.Taillon, qu'un reporter de la PRESSE a rencontré ce matin.\u2014 On dirait, d'après les nouvelles de ce matin, que M.de Boucherville va rester à la tête des affaires ?a demandé notre reporter, \u2014\u201c Il n\u2019a pas donné sa démission et je crois qu\u2019il ne la donnera pas, \" a ré- poudu M, Taillon, M.Taillon ajoûte que M.de Boucherville a souvent manifesté le désir de © remettre 4 un autro ses fonctions de premicr-ministre ; cependant il croit qu\u2019il conseutira encore à rester à la tête du gouvernement.\u201d dE QUE DIT \u201c* L\u2019ETENDARD * L\u2019Etendard publie les lignes sui- Vantus : \u2018* La situation, à Québec, est sensiblement la même qu\u2019hier.Tout cst resté ans le statu quo On attend cependant une soluiion, dans un sens oi dans: l\u2019autre, avant peu.L'IDTENDARD n\u2019est peut-être pas aussi loquace ni aussi topageur que certains de 80s confrères, mais il n\u2019en cst pas moius bieu renseigné sur les évônements qui ze préparent.Nous conseillons dono à nos lecteurs de prendre patience.Nous saurous les tenir parfaitement au courant de toutes les wu-lifications qui pourraient + pro- daire daus les sphères politiques.\u201d L\u2019ASSERMENTATION DU LIGUTE.NANT-GOUVERNEUR M.Louis Fréchette, gr flier du conseil législatif, part ce soir pour Quebuo oùil dwit assermenter l'honorable M.Ohaphau, comme licuteuant-gouverneur de la proviuce dv Québec, LESTNATEUR TASSE Un reporter du Monde raconte une convorsation avec le sénateur Tassé.Nous en citons quelque fragment : Un de nos rédacteurs s\u2019est rendu ce |.matin auprès de l\u2019houorable M.Tussé qui est retenu à sa résidence par uno attaque de lumbago, ct lui a posé quelques questions sur la situation provinciale, auxquelles il a répondu avec complaisance, \u2014Avez-vous lu le Cunadien de ce Mostiu qui laisse entrevoir que vous allez entrer dans le cabinet de Québec, M.Beaubien prenant votre siègo au Sénat?-\u2014 C'est la première nouvelle que j'en ai.Mon nom a été accommodé à telle- mem \u2018de sauces depuis quelque temps que cette histoire ne me surprend pas plus que les autres.-\u2014itefuseriez-vous de servir ?\u2014 II faudrait attendre une offre avant de répondre, Or.je n\u2019en aireçuni directement ni indirectement, lôt je ne w\u2019attends pas d\u2019eu recevoir.\u2014 Que pcntez-vous de a nomination de l'honorable M.Chapleau comme lieutenant-gouverneur., \u2014dJe crois qu\u2019il ferx un gouverneur strictement constitutionnel ct que son expérience des hommes et des choses lui permettra d'être très utile A ses avi- seurs.Je crois également que loin d\u2019être désagréable à l'honorable M.de Boucherville, il eût fuit tout en son pouvoir pour lui faciliter lu tâche toujours ardue de premier ministre.\u2014Penses, vous que le successeur de M.de Boucherville soit M.Taillon ?\u2014Si M, de Boucherville se demet, je erois que sa succession écheoit naturel lement 4 M T'aillon qui, dans le gâchis où nus affaires ont été mises, aurait droit À un loyal fuir play de tous les homracs bien zeusants.\u2014 M.\u2018l'aillon est l'hounne qui a le plus d'autorité sur la Chausbre et le parti, et il aurait dans son estourage dus licutenants qui ont de la valeur.\u2014M, de Boucherville appuierait-il M.Taillon ?.\u2014-Je n'ai aucun doute à ect égard, M.T'aillon ayant toute sa confiance ct ac lui vyont jawais menagé son appui \u2014 appui loyal ct désintéressé, s\u2019il en fût.Notre interrogatoire fut interrompu par la visite du médécin au moment où nous allions aborder le terrain fédéral M.Tussé pourra probablement retourner à Bes occupations dans une couple de jours,\u201d AU CLUN CONSERVATEUR A Ja séance de luudi soir du Club conservateur de Montréal, la résolution suivante à Été auoptée : : \u201c11 est propesé par M.R, T.Beaudoin, secondé par M.Lesage ct résolu que : ma Advenant le cas où M.de Boucherville démissionnerait comme premier ministre et où l'honorable M.- Taillon serait appelé à furmer un nouveau ministère, les membres du Club conservateur désirent exprimer leur confiance en M.Tuillon et espèrent qu\u2019il accoptera lu tâche de former une administration nouvelle.\u201d ECIIOS POLITIQUES \u201c I\u2019hon, Li, P.Pelletier, scorétaire provincial, dit I\u2019 Eendurd d'hier, était on cette ville ce matin où l'appelait une A affairo purement personnelle.Arrivé par le train de nuit il a pu se libérer à temps pour repartir par le train de 8.10 hrs.ce matin,\u201d Co \u2014On persi-te en certains quartiers à désigner le juge Loranger comme le futur premier ministre provincial.Nous croyons que cette rumenr n'a aucun fondement.\u2014O'est aujourd'hui,nous informe-t-on, que of.Chupleau va publier sa lettre d'adieu à sus électeurs de Terrebonne.Lo Canadien a choisi l'honorable M.Tuillon commc cible à ses médiocres quu- libets.TI essaie d'entamer, avec ses railleries débiles et déplacées, cette loyale figure.Il lui décocho cette apostrophe pleine de politesse et de courtois'e : Sera-t-il dicu, table ou cuvette ?Nous citons ce spécimen de critique délicate : ** Elle n\u2019est poiot claire, la situation par le temps qui court ; ce n\u2019est point la*situation du jour, muis plutôt celle de la nuit.Aussi n\u2019y voit-on goutte.M.Tuillon sera-t-il juge ou Premier- Ministre\u2018?Sera-t-il dieu, table ou cuvette Ÿ Personue ne le sait, lui moins que tout autre.I! veut et ne veut pas.ll voudrait être juge, cela ferait son af- faire-; il voudrait être Premier ministre, ça ferait l'affaire de ses amis, Ceux-ci, et ils sont nombreux, cher- chont à se débarrasser de M.de Boucherville, au risque de s\u2019embarrasser de M.Taillon, Entre deux maux on choisit le moindre.+ Parmi ses amis, M, Taillon ne compte point que des hommes désintéressés et plusieurs de ceux-ci désirent être juges.LI ne le seront point si M.'Luillou l\u2019est : de là le zèle remarqué d'un certain nombre d'avocats conservateurs à bombarder M.Taillon premier-winisire.Ceux qui, voyaut l\u2019euthousiasme des amis person neis de M.Taiilon à le mettre à la tête du pasti, croient vainement à une admiration sincère pour le député de Chambly, se trompent grossièrement : ce n\u2019est point M.Taillon que l\u2019on veut frire arriver, muis soi-même.\u201d Et ainsi de suite.Le petit persifflage de maître Tarte paraîtra bien misérable, surt t aux yeux de ceux qui se rappellent les éloges enthousiastes décernés à M.Taillon par le même individu dans ce même Canadien.Durant des années, M.Taillon a été pour M.Tarte le type du patriote, de l'honnête homme, du politicien distingué, Durant des années M.Tarte a flagoroé M.Tuillon, l'a adulé, s'est collé à e: personnalité sans tache pour se relever lui-même daus l'estime des autres, a tâché de se faire un nom à l\u2019ombre de ce beau nom.- Nous n'aurions que l'embarras des citations.Celle-ci suffira.Le Canadiew disait, le 28 mai 1890 : ** L'honorable M.Taillon est trop connu pour que je m'\u2019attarde à faire son éloge.Honnêteté, droiture, éloguence ; \u2014une éloquence très relevée\u2014il unit toutes ces qualités à un grand cœur.Fidèle à ses amis, il déduigne l'intrigue et les vils moyens dont tant de politiciens se servent pour frayer leur chemin.Je ne veux aujourd'hai,en publiant son portrait, que parler de la situation politique.M.Taïilon est le chef de l\u2019op- osition qui a combattu, dans la légis- ature, le cabinet-Mercier.La province dira, le 17 juin, si elle veut que ses af- foires soient adimministrées quatre ou cinq ans de plus par co guuvernement.Personnellement, M, Taillon ne désire pas arriver au pouvoir.C\u2019est dire qu\u2019il n'aura recours, dans la lutte présente, qu'aux moyens les plus légltimes, Et il a raison.\u201d Cela était signé du nom de M.Tarte, C\u2019est un papicr bon à garder, et bon à citer.Il fuit contraste aux injures que le Canadien prodigue aujourd'hui à M.Taillon pour obéir au mot d'ordre de ses maîtres.\u2014 a > o> Jubilé Sacerdotal de 3.Eminence Ie Cardinal Taschereau NOCES D'OR DE |A SOCIETE SAINT JEAN BAPTISTE Sous ce titre, vient de paraître à Québec un magnifique ouvrage de près de trois \u2018cents pages, que nous nous empressons de fuire connaitre à nos lecteurs.Comme œuvre typogr -phique, comme apparenoo extérieure, c'est sans contredit un des plus beaux ivres qui aient vu le jour dans notre pays.Il fuit hon- ncur à l'établissement de M.Léger Brousseau, où il a été imprimé.2 En tête du livre, «st un excellent portrait,une héliogravure de Son Eminence, exécuté par la maison Desbarats.Le noble vieillard cat assis ; et sur svs traits respirent l'intelligence et la bonté.L\u2019épigraphe qui se lit dons le titro : Omnis plebs de it laudem Deo est cowme un rayon de luwidre qui se projette sur lo tableau des grandes fêtes jubilaires que nous avous oétébrées il y a quelques mois, et nous fait croire de suite l'uvanimité et l'enthousiasme religieux avec lesquéls elles furent célébrées.: Le récit de ces fêtes est dû à la -plume élégante et distingué do M.l\u2019abbé À.Gosselin, curé de St-Féréol, l'un des membres de notre Société Royale.C'est dire le bon goût littéraire, là clarté, l\u2019ordre et la musure qui out présidé à la rédaction de ce compte-rendu.Il est divisé en plusieurs petits chapitres.Nous en donnons 1ci les titres ; c'est la meilleure manière de faire connaître l'ouvrage : Coup d'œil préliminaire.\u2014 Aperçu biographique \u2014 Aurore du jubilé à l'Université Laval \u2014 Translation de la relique - ce Suinte: Anne, \u2014 Les décorations à Québec \u2014La Société Suint-Jean-Bumtiste à l'archevêché \u2014 Le feu d'artifice.- Procession de ta Société Saint-Jean-Buptiste.\u2014 Messe Pontificale à l\u2019église Suint-Jean-Bup- tiste.\u2014 Unc féte intime à l'archevêché.\u2014AÂu monument Curtier-Brébeuf \u2014Le banquet à la salle Jucques-Uurtier \u2014 Le Concert\u2014Lamess pontificale à la Busilique, \u2014Le diner uu Séminaire.\u2014 Lu fête des enfants.\u2014 Soirée à l\u2019Université.\u2014 L'iltumination \u2014 Echos de lu fête \u2014En Acudie \u2014Les communautés religieuses.\u2014Le 10 septembre au Séminaire de Québec \u2014Lettre de Mgr O'Reilly.L'auteur n\u2019a intercalé dans son récit que les paroles de Son Eminence, le héros priucipal des fêtes jabilaires.Il a renvoyé daus un appeudice les autres discours prononcés.en cette mémorable occasion, ou du moins un chuix judicieux de G.s discours, ot il a bien fuit.Do la sorte, son récit ne languit point ; il forme par lui-même us tout complet : et ceux qui veulent en savoir plus long n\u2019out qu\u2019à parcuurir l\u2019appeaslice, Ils ne le regretteront pus : quel trésor precieux que cet appendice ! Entre autres choses, le sermon du Pére Hage.3 l\u2019église Saint-Jean, cette pièce eucoro absolument iuédite, et vraiment magistrale, que tout le monde aime 4 lire ct a conserver ; l\u2019autre sermon, remarquable lui aussi, de M.l\u2019Abbé Louis-A .olphe Pâquet, à la Basilique ; le discours de M l'Abbé Trudetle , à la soirée de l\u2019Université Laval ; ceux de M.le Sénateur Landry, au monument Cartier-Brebou de M.le curé de Saint-Roch de Québec de M.le Président de la suciété Suiut- Jean-Baptiste et de MM.Laurier, Pelleticr et Chapais, au banquet national, Comme tout cela, aujourd'hui si palpitant d'intérêt, le sera encore b en davait tage duns ciuquante ans pour les futur historiens do notre pays ! Et cette fête des enfants, qui au témoignage d\u2019un grand nowbre d'esprits distingués, « été peut-être la partie a plus touchante de nos fêtes jubilaires, nous en avons une véritable photographie dans lc récit de M.le curé do Suint- Féréol ; et dans l\u2019appendice, nous avons l\u2019écho de toutes les paroles qu\u2019y ont fuit entendre les jeunes gons : leurs adresses à Son Ewincnee, et surtout lo diulugue des orphelins des Sœurs de lu Charité, En parcourant aujourd'hui 0 s pages, il nous semble assister de nouveau, pour ainsi dire, à cette solenaité si touchante ; \u2018mais dans quelques années quel iutérêt n\u2019auront-clles pas pour les j.unes gens| qui y ont pris part, et pour tous \u2018ceux qui s'intéressent à leur avenir ! Voilà le livre que nous avons sous les JOURNAL DES CAMPAGNES | yeux ; il n'a pas besoin de vaine réciutae, et sc recommaude lui-même, par le oom de son auteur, parle sujet qu'il traite les grandes fêtes jubilaires de Sou Eminunou et de la Sucièté Saint-Jeun Baptiste, dont il perpétuera le souvenir.Il a étè tiré à un nombre très limité d'exemplaires, Ceux\u2019 qui veulent, se le procurer doivent «e hâter de faire leur commandr à MM.Pruveau et Kirouac, libraires, 28 rue de ln Fabrique, qui expédieront ce volume franco pour la somme d\u2019un dollar.Les médecins les plus éminents de l'époque recommandent le Peotoral Cerise d\u2019Ayer pour toutes les affections des Bronches.La Conférence du Lieutenant Chartrand Mercredi soir, uve foule nombreuse s\u2019étuit donnée rndez-vous à l\u2019Université pour entenire un compatriote qui fuit honneur à uotre nationalité dans l'armée française.Cutte soirée littéraire, organisée pur les dévouees Dames de lu Kurmesse, a «té un succès, ct nous avens rewarqué, dans la sall-, ix plupart-de nos notubi- lités Québecquuises.M.le juge Routhier, aux applaudissements de l'audioire, et après avoir adressé des éloges mérivés au licuteuant.de Chasseurs Apius, nous a préseuté notre compatriote dout nous avons raison d'être fier.Au physique, M.Chartrand est un homme un peu au-dessus de la taille moyeuue, droit et bien charpenté.D'un teint hâle par l\u2019action du soleil et du grand air ; sa figure est énergique et frauche, son vif œil noir en impose et sa voix brève ot saccadée est faite pour lu commandement.Au moral, il a, dit-on, toutes les qua lités qui font estimer les Franco-Cana- diens de tous ceux qui les connaissent à fond Ila de plusuoe plume finement taillée avee laquelle il a eu le malheur\u2014 c'est lui qui dit gu\u2014d\u2019éerire deux ou trois volumes, et uno verve toute gauloise qui lui permet de parsemer les sujets les plus arides de saillivs spirituelles, devant le-quolles se dérident infailliblement les frouts les plus impassibles.Il est entré comme simple soldat à l'armée frauça se, dans la légion étrangère, le premier septembre 1877, Au- Jourd\u2019hui, il est lieutenant de Chasseurs Alpins, grade qu\u2019un étranger atteint très difficilement.Il a m-intenant franchi les étapes les plus difficiles et espérons qu'avant longtemps il occupera, dans l\u2019armée de la mère-patrie, le poste élevé auquel il a droit d\u2019aspirèr.Nous n\u2019avons ps l'intention de donner un compte-rendu détaillé de l'ius- tére-sante conférence du lieutenant Char trand.Cupendant, nous nous permettrons d\u2019en ébaucher les grandes ligues, Après avoir discouru pendant quelque temps sur la malheureuse et sanglante défaite de 1870-71, défaite qu'il a attribuée cn grande partie au mauvais arinement et à l'épuisement dans lequel une série de guerres continuelles avaien jeté la France, et après avoir dit Hiautemont que nulle part dans l'histoire on pouvait lire que le soldat français avait été battu lorsqu\u2019il luttait uv contre un, M.Chartrand nous a fuit connaître les détails de la nouvelle loi qui rend le service militaire obligatoire.Aujourd'hui tout Français cst tenu de payer à sa patrie sa dette de sung, ct il peut être ap- Puié sous les armes jusqu\u2019à l'âge de quarante-cinq ans.Les détails.du conférencier sur le fusil français ont été très élaborés.Le fusil Lebel est petit de calibre, sa balle est misnonne ot, ma foi, si élégante, qu\u2019en la voyant il nous prend envie de\u2019 s'en faire passer une à travers le corps.Dix coups p:uvent être tirés en trente secoudes, La rayure du canon fait tourner la balle sur elle-même à raison de deux mille six tours à la seconde.Co mouvement «de rotation permet à la balle de faire uue blessure méuririère : à son entréo, elle ue £-it qu\u2019une petite ouverture, mais quand elle sort clle se fraie un chemin où l\u2019on pourrait introduire le poing.A six cents verges, ele tra- verso de part en part un morceuu de chêue du deux pieds ct demie d'épais- recur ou une file de cing hommes, l'un derrière l\u2019autre.: Au chapîtro de la poudro sans fumée, M, Chartrand a dit quo lu France était la âcule qui avaft réeilement une poudre.éprouvée.\u2014 .* Dans Ja dernière partio do #n conférence, notre compatriote nuus a initiés à la vie du soldat français.I} nous a raconté avec une verve désopilante, les aventures de son chapeau à haute forme, de sa redingote et de sa canne qui lui valurent, à son arrivée en Afrique, un séjour de quinze fois vingt-quatre heu- Tes dans uue salle de polics pouvant à peine contenir dix personnes, ct où une cinquantaine de pauvres mulheureux étaient eutassés comme des harengs salés dans un quart.© Il y on avait, a-t-il\u2019 dit, qui étaient sur les tables, sous les tables, daus les lits, sous les lits; d'au- \u2018tres étaient debout, assis, accroupis dans un coin ; quelques-uns même étaient accrochés.\u201d Eu terminaut, M.Chartrand a parlé avec une émotion réelle du Canada qu'il cousidère toujours comwe sa patrie.\u201c Lin patrie, u-t-il dit on substance, c\u2019est le clocher qui a été témoin de nos joyeux ébats, le vieux curé qui nous a reudu les premiers devoirs, le vieux médecin, le vieux notaire, le forgeron d\u2019en fact ; la rivière où nous avons pris notre premier plongeon mulgré lu défense de nos parents; l\u2019urbre qui a déchiré notre prewièro culotte.\u201d \u2018 sfr .M.Chartrand a été chaudement et fréquemnrent applaudi pendant sa conférence et lorsqu'il n regagné son siège on aurait ditque la salle allait crouler sous le frénétique et enthousiaste batte- wents deg mains, M.le juge Routhier , à remercié en termes heureux l\u2019éminent conférencier.Tla fait quelques allusions bien senties à la France que le Canadien chérit toujours.En terminant, il s\u2019est demandé où.M.Chartrand avait pu acquérir l\u2019éloquence et la verve qui le caractérisent et il a cru devoir expliquer cetto énigme par une supposition, à savoir que notre compatriote est marié depuis quatre ans ct qu'il a puisé, dans l'uvion conjugale, la facilité de parole et l\u2019originalité qu\u2019on lui conpait.Avis aux intéressés, Nous ne saurions termia«r sans re- wercier lo licutenant Chartrand d\u2019avoir bien voulu donner sun concours pour favoriser une bunne œuvre, et sûr d'être à l\u2019écho du toutla population de Québec, nous lui souhaitous bieu sincèrement un avancement rapide dans la noble carrière qu\u2019il a embrassée,et une occasion favorable pour faire connaître la valeur, le courage et la loyauté d\u2019un petit-fils de Ces preux qui ont fertilisé de leurs sueurs et même de leur sang le sol hospitalier de la Nouvelle-France.R -\u2014e{}}>< mens ATTENTAT MYSTERIEUX Une femme coule du plomb bouilinnt dans 'orellle de son mari Lo Progrès de l'Est raconte qu'un citoyen de Burfurd viut à Montréal, d'où, après des quercilos avec sa femme, - il alla s'établir à Coaticook, puis rovint 4 Montréal, appclé par uno lettre de sa fommu qui le wandait en grande hâte.Pou de temps après, le mari mourait subitement à Montréal Il paraitrait que depuis sa mort, des médecins ont découvert que du plomb bouillant lui aurait été vorsé dans l'uruille pendant son sommeil, ce qui aurait causé sa mort.Notre confrère mentionne le nom du mari, et signaie sa f«nme commio la per- sonue soupçonnée d'âtre l\u2019auteur de cet atroce atteutat.Un reporter de la presse a pris des rensoiguements auprès du Coroner ; ce dernier n\u2019a fait aucune enquête sur la mort subite d'aucüne personne de se nom.Il faudrait supposer que la mort de la victime a été entourée de tant de mystère qu\u2019ello à échappé à la police.\u2014 ee -cj»\u2014\u2014 Température Voici les pronostics de la température pour le mois de décembre : Du 3 au 10, grandes marées et quelques tempêtes ; - quelques jours de doux ot- d'autres de grand froid.\u2014Du 10 au 18, on aura de la pluie et quelques violents coups de vent ; quelques jours de doux et d\u2019autres de froid sévère \u2014 Du 19 au 26, variable : neige de teraps à autre ; quelque fois pluie ; violeuts coups de vont.\u2014Du 26 au 3 junvier 1893, vont et \u2018neige par intervalles ; quelques jours de grand froid.° A ( . 4 PRES la dale de naissance de Ghristophe Golomb Question bien controversée !.: Les uss font naître Christophe Colomb en 1435, 1436 ou 1437 y les autres cn 14406, 1446 ou 1447 ; il oxiste un troisième groupe d\u2019historiens qui donnent la date de 1455.- OÙ est la vérité ?Il y a donc trois ceurants d'idées au sujet de cette date, et tous les trois sont controversables, puisqu'il ne se trouve aucun document qui établisse d'une façon péremptoire que le Découvreur - vit le jour plutôt en 1435.L'écart du dix ans qui se répète à deux reprises, suffit du reste pour faire constater l'obscurité qui entoure cetto question.Certains auteurs s'écartent un tant soit pou des autres : ainsi Charlevoix opine pour l'année 1441, et Ramusio pour 1430, Voyons les autres.1435, 1436, 1437.L'uno ou l'autre de ces dates est en faveur auprès des biographes dont ies noms suivent : Navarrete, Humboldt, Ferdinand Hofer, Emile Deschanel, Lamartine, W.Irving, Bonuefoux, Roselly de Lorgues, l'abbé Cadorct, Jurien de la Gravière, Napione, Cancellieri.et Cantu.Toutes ces opinions, ainsi ralliées autour d'une date, lui donnent uo air d\u2019authenticité indéniable.Elles sont basées sur l'autorité de Andres Bernaldes, contemporain -de Colomb.Cet érudit affirme dans son livre Reyes Catolicosque Colomb avait environ soixante-dix ans à sa mort, arrivéeen 1506.Donc, il serait né en 1435 ou 1436.Roselly de Lorgues expose en peu de mots sur quelle autorité il s'appuie pour dire que Colomb est né en 1435.Ecoutong lo : \u2018 C'est par la date de la mort de Colomb qu'on arrive à préciser celle de sa naissance.On eait qu\u2019il mourut à Valiadolid, le 20 mai 1506 à l\u2019âge de soixante-dix ans, Il était dono né en 1436.\u201c D'après l\u2019histoire manuscrite du véridique chroniqueur des Rois catholiques, don Andres Bernaldes, caré de Los Palacios, qui avait regu chez lui l\u2019Amiral des Indes, ct vu de ses yeux ses notes ct ses cartes, Christophe Colomb dut naître vers 1435.Cette date coïncide purfaitement avec celle qu'a aussi désignée le savant auteur de |'Histoire ecclésiastique de Plaisance, le chanoine Pietro-Maria Campi.C'est à .Peu près celle qu'assigne également à sa naissance, le dernier desceudant dus d'o- \u2018lomb de Ouccaro, monseigneur Luigi Colombo, dans l'ouvrage qu'il vient du publior à Rome.Cette date de 1435, adoptée aussi par Navarrete, était celle qu'avait déjà reconnue le comte Galeani apione.O'cst la seule qui suit indubitable.Elle cat d\u2019ailleurs en exact rapport avec les événements principaux que mentionnent ses historiens ; aucun fait | ne la contredit ; aucun document ne l\u2019infirmo ; toutes les circonatanees attestent sa sinoérité.Il est donc légitime de la poser comme le point fixe du départ de nos investigations.\u201d Ainsi pense Roselly de Lorgues, le grand historien que lo Souverain-Ponti- fe vient de combler d\u2019honneurs.x 1445, 1446, 1447 \u2014Cecux qui croient à l\u2019une de ces dates sont nombreux, Co sont : Robertson, Cladera, Bossi, DIunoz, Casoni, Salinerio, Spotorno, Major, Sanguineti, Canale, Morelli et d'Aveszac.Morelli rapporte uno lettre de Christophe Colomb, en date du 7 juillet 1503, ui ferait croire qu'il serait né en 1455.Dans cette lettre, Christophe se plaint au roi d'Espagne, qu'après vingt anuées de service, il se trouve encore dans la pauvreté ; et dans un autre passage, il dit qu'il \u2018est entré au service de l\u2019Espagae à l'âre de vingt-huit ans.Xl aurait donc commencé à servir estte nation en 1483.Cependant Morelli croit à une orreur d'impression dans les chiffres qui indiquent l'âge de Colomb lorsqu'il entra au service de l'Espagne ; c\u2019est, d\u2019après lui, trente-huit ans et non -vingt-huit u'il faut lire, Herrera appuic sur ce ernier point, car, dit4l, il est difficile de supposer que Colomb n'aurait véen quo cinquante ct unan.- Dans deux lettres datées de 1503, Colomb se dit vieux.Il serait donc raisompable do supposer lo nombre vingt-huit iinexactet de lui substituer celui de trente huit, ce Qui furait remonter l\u2019époque de sa nuis- , JOURNAL DES CAMPAGNES sance à l'année 1445.Cette date ne s'éloigne que de doux aus de celle adoptés par Rubertson, et tieudrait- une juste - |.proportion entre I'opiniun de ceux qui \u2018font remonter sa nuissance à 1435, et l'opinion de ceux qui la reculeat jusqu\u2019en:1455.Si cette hypothèse, dit Bossi, ne nous conduit pas à tou e la précision et À touto la certitude qu'\u2019exige l\u2019histoire, dy moins elle ne nous éloigne pas beaucoup de la vérité, puisqu'elle ne 50 trouve en opposition avec aucune circonstance de la vie de ce grand homme.\u201d \u2018 hk 1455, E456.Ceux qui soutiennent cette date extrême, s'appuient aussi sur lu lettre du 7 juillet 1503.Si Colomb, eutra disent-ils, avait ving-huit ans, lorsqu'il au service de l'Espagne, en 1484, il dut naître en 1456.D'après cette opinion, Colomb n'au- Trait vécu que cinquante-et-un an.Or, un homwe ne peut pas raisonnablement prétendre qu\u2019il est vieux à cut dge-ld.Donc, cutte dernière opinion n'est güère soutenable.Quel choix à faire entre les deux premiers groupes ?Est-on en plus grande sûreté du côté de Roselly de Lorgues que du côté de D'Avezuc ?Navarrete est-il plus croyable que Bossi ou Spotorno ?Hst-il plus naturel de oroire que Colomb véout soixante aus plutôt que soixante-dix ?Un homme peut être :léji vieux à soixante ans, surtout s'il s\u2019est.usé dans les combats de la vie ; si, comme Christophe Colomb, il a eu à souffrir des privations de, toutes sortes, les fatigues \u2018des voyages, les horreurs d'un cachot et la persécution d'ennemis puissants, Sa carrière ne fut qu\u2019une longue suite d\u2019épreuves qui durent miner sa santé, quelque robuste qu'elle fût- Voilà pourquoi il n\u2019est pas improbable que, rendu à cinquante-sept ans, Colomb devait éprouver déjà dès symptômes de vieillesse.D'un autre côté, les marins jouissent genéralement d\u2019une bonne santé.Le grand air, les odeurs salines donnent au poumon une vitalité extraordinaire, du moins chez ceux qui n'ont pas de maladies héréditaires à redouter du côté des voies respiratoires Jacques-Cartier véeut 66 ans; Champlein, dout la vie agitée est comparable sous beaucoup de rapports à celle de Colomb, mourut à l'âxe de 65 ou \u201866 ans.dent quo la difficulté est inextricable.Voilà pourquoi 11 vaut mieux ne pas risquer une solution qui pourrait être renversée plus tard.Cependant, comme il est loisible d\u2019avoir uge opinion à soi, je suis enclin à croire que Colomb naquit plutôt vers 1435, quoi qu\u2019en aient dit d\u2019Avezac, Bossi et autres.*_ ¥ J'en ai fini avec \u201cChristophe Colomb, après lui avoir consaoré quatré chroniques, dont les conclusions sont les suivantes : Lo.\u2018Colomb repose aujourd\u2019hui dans la cathédrale de la Havane, sur l\u2019île de Cuba.20.Colomb est né à Gênes et non à Savone, ni à Calvi, en Corse.30.Colomb naquit vers 1435 ou vers 1445, mais plus probablement en 1435, La divergence d'opinion qui existe chez les écrivains à ce sujet, laisse cependant la question ouverte, jusqu\u2019à ce que surgisse de la poudre quelque document bien authentique qui la règle définitivement.ko Pour clore cette étude, j'ajouterai qne le quatrième centenaire de la découverte de l'Amérique a donné liou à une masse d\u2019éorits sur Colomb, dans la grande et la petite presse, ainsi que dans les revues périodiques.L'un des plus remarquables est celui de Henry Harrisse, dans la Ievuc Historique, où l\u2019éminent chercheur prouve quo Colomb n'est pas né À Savons, comme l'a prétendu M, George d\u2019Auxhances, dans la Minerve, Presquo tous les grands journaux de Paris ont publié des articles destinés à éclaircir certains points obscurs daus la carrière de Colomb.Pierrc des Lies a communiqué au Guulois üne étude sur la * Patrie de Christophe Colomb.\u201d La Gazette de France a donné un travail de Jean Lacoste sur le lien de naissance du découvreur.Le Monde Illustré et l'Univers ont \u2018produit deux artiolos à sensation.D\u2019Assigny dans lu grand journal catholique et G.Lenôtre dans le Monde, ont cherché à établir quo Colomb n'a pas dé- J M devient donc de plus en plus évi-.couvert l'Amérique.Toute la presse enfin s'est faite, de- \"puis deux mois, l'écho des manifestations publiques occasionnées par la cäë- bration du quatrième centenaire.L'on Le pourra pas reprocher au Courrier d\u2019être resté en arrière dans ce patriotique mouvement.Fidèle au culte qu\u2019il a toujours profussé pour les hommes et les choses du passé, il a décerné à l'immortel Colomb l'honneur etla gloire que nous lui devions comme enfants du sol d'Amérique.N.E.DIONNE eo lll Les germes de Scrofules, latents daus le corps humain, sont extirpés par la Salsepareille d'Ayer, Venduo par tous les droguistes.\u2014\u2014>e meme UN ARTICLE À SENSATION Winnipeg, 9.Lesministres protestants sont daus la plus graude indignation, paraît-il, et ce qui a soulevé cette tempête de protestations, de récrimination de leur part c'est un article du Free Press, qui, jusqu\u2019à présent n'avait pas ménayg6ses horions controla minorité catholique manitobaine.Voici ce que dit le journal sur la question des écoles séparées au Manitoba : \u201c Mettez de côté cette haine des catholiques, et dans le présent état de choses, il ne resterait presque rien de la vie religieuse protestante dans cette ville \u201d C'est-à-dire, qu'à part leur haine de tout co qui est catholique, la religion protestante ne se bornerait qu'à bien peu de choses ; ou quela doctrine protestante à Manitoba consiste à combattre toujours et sans merci la doctrine catholique, et que là se borne la.mission des ministres protestants, On conçoit quelle tempêté de protestations a soulevé cette déclaration du Free Press, Plusieurs ministres ont protesté hautement contrece qu\u2019ils appellent une infâme calomnie.i Sree Les 70 ans de M.Pasteur St-Petershourg, 8\u2014Le corps médical russe à décidé d'envoyer à Paris, une délégation pour féliciter M.Pasteur à l'occasion de san soixante-dixième anniversaire, dit être célébré le 27 décembre, et lui remettre en mêmo temps un riche cadeau, re A Ge reese ot L\u2019âge et la profession des ministres fédéraux : Thompson, avocat, 48 ans ; Ouimet.avocat, 49 ans ; Bowell, imprimeur, puis financier, 69ans ; Haggart, attaché au commerce de bois, 46 ans; Patterson, avorat, 62 ans ; Angers, avocat,54 ans ; Costigan, avocat, 57 aus ; Foster.professeur, 45 ans ; Tupper, avo cat, 37 ans ; Caron, avocat, 46 ans; Daly, avocat, 40 ans ; Ives, avocat ot agronome, 51 ans ; Smith, financier,60 ans ; Carling, industriel, 64 ans ; Wood entrepreneur, 40 ans ; Curran, avocat, 50 aus; Wallace, merchand de farine, 48 ans.- \u2014r\u2014___ Par décret rendu en date du 31 no- vombre 1892 sur le rapport du ministre de la marine et des colonies cn France, Mgr Soulé, ancien évêque de La Réunion, chanoine de premier ordre du chapitre national de Saint-Denis, a écé nommé administrateur du diocèse de la Guadeloupe pendant la vacance du siège, en remplacement de M.l\u2019abbé Laurencin, admis à fairo valoir ses droits à une pension de retraite pour ancienneté de services.> = e-pe\u2014 meme Congrégation des jeunes gens Hier, fête de l'Immaculée Conccption de la Sainte Vierge, dans la pieuss chapelle de ia Congrégation de la Haute- Ville, a eu lieu la première réunion des jeunes gens qui forment maintenaut une association spéciale sous la direction du R.P, Martineau, S.J.\u2019 Il existait, il y a quelques années, une Congrégation de ce genre qui, / après avoir été très florissante, est tombéo en décadence par suite de circonstances .défavorables.Aujourd'hui, on peut dire que c\u2019est la même congrégation qui ge relève, et nous avons lieu d'espérer que cette résurrection sera durable, Les jeunes Congréganistes commencèrent dès hier à réciter publiquement l'office de la Sainte Vierge, et chanté- rent, pendant la messe, du beaux et pieux cantiques.À la voûte de la oha- pelle était suspendue unc riche bannière, souvenir de la Congrégation d'autrefois, qui doit rappeler à la jeunesse aotuolle que le temps cst venu de se raliier de nouveau sous le drapeau de Marie Immaculée.s Le R.Pl.Martineau, après avoit fait l'historique de l'ancienne Cougrésution, exhoria les jeunes gens à devenir de bons et pieux Congréganistes, lour disant qu'ils devaient aimer leur Congrégation et la maintenir par ln bonne velonté, l'énergie ct le zèle, Il leur fit voir les avantages d\u2019uue association qui place la jeunesse, exposée de nos jours à des dangers si fréquents, sous la protection spéciale de la Vierge Immaculée.Puisse cette nouvelle Congrégation prospérer rapidement ct former de bons ct fidèles serviteurs de J'ésus et do Marie ! Un écrivain pieux à dit avco raison : \u2018\u201c La dévotion embellit l'âme, surtout l'âme des jeunes gens.\u201d I \u2014\u2014 A Ottawa L*hon.M, Carling, commissaire à l'ex.> position de Chicago L'hon.M.Angers à son département L'aide-de-camp du nouvenn Itgouverneur Ottawa, 9\u2014La nouvelle se.confirme que le professcur Saunders a résigné sa position de commissaire\u2019 général & 1'exposition de Chicago, à cause du mauvais état de sa santé.L'hon.John Oarling sera très probablement nommé à ga place, \u2014Sir Adolphe Caron descendra à Québec mardi prochain au sujet de l'élection de l\u2019Islet.\u2019 : \u2014L'hon A.R.Angers a fait sa:pre- midre visite à son département, aujour- d'hui.\u2014 II est probable que M.Henri Roy du département du secrétaire d'litat, à Ottawa, sera nommé aide-de camp du nouveau lt-gouverneur, \u2014L\u2019hon, M.Angers descend A Québec ce soir.\u2014 Le sénateur Bolduc est ici, en rapport, croit-on, avec l'embranchement de Tring sur la voie du Québec Central.\u2014Le cabinet siège aujourd'ui de suite après l\u2019arsermentation des nouveaux ministres, Mercredi, le cabinet a siégé pour la première fois. PL à rs 5 4 7 4 4 \u201cIE CABINET FEDERAL \u201cLES NOUVEAUX MINISTRES .La dépêche suivante d'Ottawa donne les nouvelles définitives, quant à la formation du ministère fédéral : Ottawa, 6 décembre\u2014La déclaration officielle qui suit est autorisée, relativement à la composition du nouveau cabi- .net fédéral : _ Premier ministre, ministre de 1a Justico et procureur-général du Canada, Sir Joan Tromeson.Milice et défense\u2014Hon.J.C.Par- TERSON.Tontérieur\u2014Hon, T.M, DALY.Marine et pêcheriee\u2014Hon.C.H.Tupper- Agriculture\u2014Hon.À.R.ANGERS.Maitre-géuéral des Postes\u2014Sir A.P.CARON, Président du Conseil\u2014Hon.W.B.Ivæs.Ministre du Commerce-\u2014Hon.Mac- KENZIE BOWELL.Scorétaire d'Etat\u2014Hon.Joun Cos- TIGAN, Ministre des Finances\u2014Hon, G.E.FosTER.Ministre des chemins de fer et canaux \u2014Hon.J.J.HAGGART.Travaux Publics\u2014Hon.J.A.Our- MET, Solliciteur-Général\u2014-M.J.J.Coz- RAN, Contrôleur des douanes\u2014M.CLARKE WALLACE.\u201cContrôleur du revenu intérieur\u2014M.Jonn F.Woop.Sans portefeuille \u2014 Hon, Frank SMITH et Joun CARLING.Les deux derniers aninistres mention nés sont membres du cabinet sans portefeuilles.Et les honorables MM: Curran / Clarke Wallace ct Wood ont des portefeuilles sans être membres du cabinet.M.Bowell entre au sénat en rémpla- :cement de M.Alexander.Et M.Angers représentera à la chambre haute la division Lavallière, revrésentée par feu le Dr Paquet.Cette .division compreud les comtés de Yamaska ct Nicolet et une partie du comté de Drummond.LE MONTREAL ET SOREL La Commission Royale chargée de -s\u2019enquérir de l'emploi de la subvention de $112,500, votée en faveur du chemin de fer le Montréal et Sorel, a .ter- mÿné et signé son rapport,avant-hier,dans Yavant-midi.Le document est très vo- Jamineux.La Minerve le résume ainsi : La conclusion à laquelle en sont arrivés les commissaires, MM.P.B.Casgrain, G.W.Stephens ct D.Parizeau était prévue.leur imposait.1ls déclarent que lo but de la législature en votant la subvention de $112,500, n'a pas été atteint.que l\u2019ordre en conseil donnant effet à la let tre de crédit do M.Mercier, alors pre mier ministre, cst irrégulier et quo le crédit de la province ne devait pas être engogé à l'avance.L'euquête a cu important résultat d\u2019exposer au grand jour le plus vicieux systèmo d'administration publique qu\u2019il soit possible d'imaginer.Elle a ensuite fait conuaître avec quelle désinvolture les fidéi-commissaires ont escompté les bonnes grâces de l'ex-rouvernement.Le 7 mai 1887, MM Préfontaine et Choquette, tous deux avocats, étaient nommés fidéi commissaires du Montréal ot Sorel.La nature même de leur profession les rendait peu aptes à remplir les fonctions d\u2019administrateurs de chewin fer.Le gouvernement Mercier n\u2019a pas regardé de si près.Il leur a quand même confié une mission qui leur était absolument étrangère.Dans le mois de juin suivant, MM.Préfontaine et Choquette, investis de plus du titre de directeurs de la Compagnie du chemin de fer, ¢ Le Montréal et Sorel, \u2019 ont été adjoints à M.Armstrong, lo factotum de la Compagie, pour obtenir du gouvernement provincial, unc avance de fonds ou subvention en faveur du chemin de fer.M.Mercier leur apprit que son ministère allait, à la session suivante, demander l\u2019asgentiment de la législature à l\u2019allocation d'une subvention de 92,500 par mille entre Sorel et Saint Lambert.Mais cette subvention devait être employée : 10 A payer les droits de passage, les ouvriers et les fournisseurs ; 20 À acheter le ma- La logique des faits la- JOURNAL DES tériel roulant et à subvenir aux frais d'équipement du chemin.ans attendre aucune législation, les fidel-commissaires se sont adressés aux banques et ont escompté, grâce à la lettro de crédit, jusqu\u2019au montant de $103,262.Lorsque la subvention a été votée il ne restait donc plus que $9,227 de disponible.M.Mercier parais-ait avoir ignoré cet état de choses puisqu'il 4 déclaré aux directeurs \u201c qu\u2019ils l'avaient trompé, qu\u2019ils l'avaient placé dans une fausse position,\u201d Une partie seulement des droits de passage ont été acquis.Les ouvriers n\u2019ont été payés que par intermédiaires qui les ont exploités à leur guis\u201d.Aucun compte régulier de l'emploi des fonds obtenus n\u2019a été tenu.On semble avoir paré sans \u201cégard au mode prescrit par a lettre de crédit, les trois quarts du t-mps sans pièces justificatives.du moins une grande partie de ces pièces n'ont pas été produites à l'enquête.Le fait étonnant, c\u2019est que deux mois après lo vate de la subvention, les travaux sur le ch min d fer étaient discontinués -ubitement.D'après le témoiynage wême de l\u2019un des commissaires le chemin de fer n'avait rien gagné en val ur, les fonds -Vaicnt été versés inutilement.Les fidei-commis-aires n\u2019ont jamais été appelés « ff ctivement à rendre compte.bien qu'il y eû- unerésolution à eet effet.Le seul compte-rendu l\u2019a été en 1889, le 8 février, mais sans pièces jus tificatives, Telles sont les principales irrégularités que l'enquête a révéléesct quele rapport de la Commission signale.C\u2019est dans les paiemeuts particuliers qu\u2019'appa- rait surtout le profond dédain des fidéicommissaires des instructions données \u2018par la lettre de M.Mercier.Un journa- iste éditeur, M.Rouillard touche $8,000 pour sa littérature féconde, uu entrepreneur reçoit une forte somme en paiement de vieilles réclamations, et que d\u2019autrescas semblables, Quelle serala conséquence de ces révélations, la législature sera appelée à on décider.Après tant de scandales dévoilés depuis un an la conscience publique cst tellement écœurée, que les abus de confiance, les infidélités aux mandats même les plus sacrés, les appropriations illégales et malhonnêtes de fonds publics passent sous le titre de peccadilles.\u2014 - \u2014\u2014 ar cm ete pe = mme 0 = LA RAGE opagée parle lait d\u2019une vache enrne er Lee Deux entantsen mearent Les dépêches de Noblesville, Indiana, signalent un terrible et extraordinaire cas de rage.dont les victimes sont les deux enf-nts d\u2019un fermier du nom de Heory Jackson, Charlie et Ethel, âgés respectivement de sept ct de quatre ans.Lea deux pauvres enfants ont contracté la terrible maladieen buvant du lait d\u2019une vache devenue enragée cinq mois après avoir avoir été mordue par un chien, La vache cst morte de rage il y a quelques jours.Bien que toute la famille eût bu du lait de cette vache jusqu'à ce que l\u2019on se fut aperçu qu\u2019elle était euragée, on ne s\u2019est pas autrement inquiété de sa mort.Mais le petit Charlie et sa sœur Ethel sont tombés ensuite malades presque en même temps et ont été pris bientôt de convulsions épouvantables.Le médecin de la famille ayant été appelé, a constaté aussitôt tous les symptômes de la rage chez les deux enfants.oo.La simple vue de l\u2019eau ou d\u2019un liquide quelconque les jetait dans des crises effroyables, et, dans ses moments lucides, le petit Charlie demandait à ses parents de l\u2019attacher pour qu\u2019il ne les mordit sons le vouloir.Finalement les deux pauvres enfants sont morts à quelques heures d'intervalle l\u2019un de l\u2019autre.Bien que tous les membres de la famille, comme nous l\u2019avons dit, aient bu du lait de la même vache, aucun autre n\u2019est encore tombé malade, mais ils sont en proie à une anxiété facile à concevoir.M.Jackson est un fermier très riche ct des plus considérés du comté de Hamilton.Plusieurs de ses vaches ont été mordues, il y a éinq mois par un terre- neuve enragé.-\u2014 \u2014 - Cartes de visites Les personnes désirant faire imprimer des cartes de visites pourront s'adresser à l'atelier de D.Léger Brousseau, qui fournira les cartes si on le désire, ct apportera à l'impression tout le soin possible.or LE CABINET FEDERAL Les ministres assermenmtés (Dépêche spéciale au Courrier de Canady) Ottawa, 7 décembre.Les ministres suivauts ont prêté serment d\u2019office 4 midi : Justice, Sir John Tompson ; Commerce, Hon.Mackenzie Bowell ; Postes, Sir Adolphe Caron Secrétaire d\u2019Etat, Hon.J.Costigan ; Finaoces, Hon.Foster ; Marine.Hen, Tupper ; Chemins do fer, Hon.J.Haggart ; Travaux publics, Hon.J.A.Ouimet?; Milice, Hon.J.Patterson ; Intérieur, Hon.Daly ; Agriculture, Hon.A.R.Apgers ; Présidentdu Consell, Ives ; Solliciteur Général, Curian ; Contrôleur des douanes, C.Wallace ; Contrôleur du revenue, Wuod ; sans portefeuilles, Hon.F.Smith ; Hon.J.Caring et Sir J.Abbott.L'Hon.M.Angers reprérentera au Sénat la division Lavallière, laissée vacante par la mort de l\u2019Hon.Dr Puquet ; l'hon.Bowell devient leader du Sénat.TROUBLES À St-GABRIEL Cinq officiersde police nssiégent Péglise \u2019 Arrestation de cing syndics La population de la paroisse de St- Gabriel est tenue dans un état d'excitation perpétuelle par les esclandres pério diques dont elle est témoin depuis le commencement des travaux de cette église.Samedi, les hostilités ont éclaté entre quelques syndics et l\u2019entrepreneur des travaux, M.Camille Provost.Dans le cours de l'après-midi, les syndics entrèrent dans l'église et, d\u2019après la version de M.Provost, refermèrent la porte à clef sur eux.L'eutrepreneur se rendit à la cour de police ct prit un mandat d\u2019arrestation pour détention illégale contre MM.Thomas Walsh et R.O'Brien, les deux syudics qui étaient dans l\u2019édifice, faisaot l'inspection des travaux.5 Lorsque le dépuié-grand connétable Lambert se présenta, la porte resta fermée et l'officier de police dut aller se munir de pouvoirs ad hoc et revint à la charge flanqué de quatre constables.Il enfonga la porte et mit DIM.Walsh et O'Brien en état d'arrestation.Il arrêta aussi James McNamars, autre syndic, sur l'accusation d\u2019être intervenu daus l'exercice de ces fonctions.Ils ont été conduits au poste central de police et admis à caution quelques heures plus tard seulement.MM.Joseph Phelan et Thos McCo- nomy ont aussi été notifiés de comparaître devant le magistrat de police pour la même offense que les deux premiers accusés.Ce qu\u2019ils ont fait hier matin.Ils ont été admis à caution sur le cautionnement de l\u2019échevin Tansay et de M.McKeoun.L'enquête commencera mardi, Les accusés disent qu'ils étaieut dans l\u2019église accomplissant un devoir de leurs fonctions de syndics.Ils voulaient constater dans quel état étaient les travaux.RELIGIEUX BLESSE Accident produit par un char Clectrsque Nous lisons dans la Presse d'hier soir : Lo directeur de l\u2019école du Mont-Saint- Louis peut se flatter d\u2019avoir échappé à la mort, hier d'une fagon presque imer- veilleuse.Vers cinq heures, hier après-midi, le Rév, Frère Stephens passait en voiture au coin des rues Université et Ste-Ca- therine.Un char électrique se dirigehit en ce moment à toute vitesse vers l'ouest Le cocher crut avoir le temps de traverser la rue Ste-Catherine avant l'arrivée du char 3 la rue Université, mais il avait mal caleulé ; la voiture fut malheurouse- ment frappée par le char ct briséo en\u2019 mille morceaux, Le Frère Stephens fut lancé par le choc à une vingtaine de pieds de distance et roula sur le sol avec violence.~ On s'empressa autour de lui, le croyant mort.Par un bonheur singulier, il n'avait que quelques légères blessures et un peu d'étourdissement produit par le choc et sa chute.On l'a transporté à sa maison où il n\u2019a pas tardé à se remettre.CAMPAGNES - ieee L'assoclation pharmaceutique vs Livernois Jugement de l\u2018hon.juge Chauvenn \u2014 M.Livernois ebtient gale de cnuse Nous avons dithier que I'ken.juge Chauveau avait rendu jugement dans la cause de l\u2019association pharmaceutique vs Livernoie, donnant gain de cause, à M.Livernois, Voiei le résumé de la décision de M.Chauveau.Lwœ poursuite, dit-il, allègue que-le dé- fendewr Liveruois a vendu une certaine | quantité de cyamure de potassium et ne s'est pas conformé à l\u2019article 4034 de l'acte de la pharmacie qui oblige: le vendeur à entrer dans un régistre: le nom de l'acheteur, la date de la vente, le nom du poisou vendu et l\u2019objet pour lequel: il est vendu, ct de plus que lu vente 6n question n\u2019a pas été faite duns le cours-erdinaire du commerce de gros.M.Livernais répond à cette pour suite.Je suis marchand photographe eu comme-tel, en vertu du statut 53 Vie: c.46, 8.16, j'ai le aroit de vendre | des .poirous tout comnx lès médecins, pharmaciens, marchands de drogues en grus, et les fabriquants de préparations chimiques et comme tel, je ne suis pas sou- wis aux formalités de l\u2019art.4034, cité.L'honorable juge décide : 1.Que le défendeur Livernois ét-nt marckaud- || photographe n'est pas astreint aux formalités imposées par l\u2019art.4034 pour la vente des powons.Pas plus que les marchands de drogues en gros, auxquels il «st assimilé pas le statut.2.La vente faite par le défendeur a- t-elle été faite dans le : cours ordinaire du commerce de gros ?L'acte de la pharmacie, ne définit pas ce qui doit constituer une vente en gros et Ce qui constitue une vento en détail.L'association n\u2019a fait aucune preuve pour étubiir ce que nous devons entendre par vente en gros et vente en detail, Lia preuve faite par la poursuite démontre que l'acheteur Dagueault ayant dé- mandé au commis de M.Livernois, un once de cyawure de potassium, le com- wis lui a répondu : Nous ne détaillons pas ce poison, je ne puis vous en vendre que si vous achetez l\u2019un de ces flacons qui conticonent une livre.Dagneault a acheté ie flucon disant qu\u2019il voulait du oyamure de potassium pour dégraie- ser un habit, Maintenant, est-ce là une vente en.détail, rien ne le démontre, au contraire la quantité vendue, considérant que c\u2019est un poison violent, laisserait croire que c\u2019est plutôt Une vente au gros| qu'une vente au détail.La plainte est renvoyée avec dépens.\u2014\u2014\u2014\u2014>e mm es MM.KENNEDY ET sORFIS ¢\u201c Des informations qui nous ont été fournies, il résulte que nous nous sommes laissés induire en erreur, concernant l'attitude prise por MM.Kennedy et Morris, à la fameuse assemblée de protestation contre la taxe sur les marchands.: Contrairement à ce qu\u2019en ont dit le Canadien et d'autres feuilles intéressées, ces Messieurs n\u2019ont nullement cherché a rejeter touto la responsabilité de la loi en question sur le gouvernement.Il en ont accepté leur part, | comme ce n\u2019était que justice et ils ont pris l'engagement d'aider le ministère, à tenir sa promesse de répartir, à la prochaine session, les impôts d\u2019une façon plus égale et plus juste pour les com- mergants de Montréal.Dontacte | L' Etendard.Le Bonhomme hiver Londres, 7-\u2014Une tempête de neige a commencé à sévir, hier, dans le pays de Galles, et plus d'un demi pied de blancs flocons couvre déjà le sol.Le trafic est suspeadu à maints endroits ct tous les convois sont en retard.Dans le nord de I'Ecosse, il y a 15 pouces do noige!l de l'hiver s'anonce rigoureux.DP Xsradil Notre village est toujours dans l'activité, grâco au génio entreprenant de plusieurs de nos concitoyens.M.S.E, Adam se propose de oons- truire une fromagerie au printemps.Voilà une excellente idée qui mérita des félicitations à son auteur.Po : iA A OTTAWA LA MAIRIE D'OTTAWA dres Consefllers privés * Co.- Ottawa, 9'\u2014Le maire Duroëher a décidé de se présenter pour un deuxième terme pour le poste de premier magistrat de la ville d'Ottawa, \u2014Le vapeur du gouvernement Quadra a reçu ordre de se rendre au nord- est de l'île Vancouver, ©.À.pour y ré» primer les\u2019 désordres parmi les gauvages.-\u2014Quoique les contrôleurs du revenu et des douanes n\u2019aient point de siége dans le cabinet, on croit généralement qu\u2019ils seront faits conseillers privés hono- raies.A Montreal LA SESSION FEDERALE La faillite Hannan \u2014\u2014\u2014\u2014 s Montréal, 7\u2014Nous tenons d\u2019un mt- isession fédérale commencera à bonne \u2018h«ure en janvier, probablement dans la \u2018seconde semaine.\u2014Le Dr E.'P.Lachapelle, de Montréal, a été élu vice-président du Congrès d'Hygiène National,.qui vient de \u2018clore ses séances à Mexico, \u2018 L'Etendurd, seproduisant l'article du Conrrier sur le \u2018départ de-M.DeBou- eherville, ajoute : \u2018* Nous partageons entièrement l'opinion du Courier du Canadu à l'égard de l'homme distingué, sous tous les rapports, qui est encore, en.ce moment, à la tête du gouvernement de Québec.\u201c Les injures de l'Ælecteur, pas plus que celles du Canadien ne sauraien l\u2019atteindre.: \u2018* Homme de devoir avant tout et fort du témoiguage de sa conscience, l\u2019hon M.de Boucherville peut se passer des suffrages d\u2019un Pacaud ou d\u2019un Tarte.\u201d \u2014M.Mathew Haanan, le: marchand de fromage et de beurre bien connu en cette ville, a déposé son bilan hier après- (midi, : d'état produit au greffo de la Cour : Supérieure indique un passif de $98,- 518.65, et un actif de $10,620 seule- jment, Un groz tiers du passif repré- \u2018agriculteurs de la vallée du Bichelieu et :du district de St-Hyacinthe, L'actit est représenté par une pre- \u2018 priété sur la rue William qué est hypo- 'théquée pour un montant considérable.Cet édifice est évalué à $10,600.| Le reste de l'actif.consiste en fournitures de bureau,.évaluées à $500 et en marchandisesen mains évaluées à $1,000.M, James Elliot.assistant gérant de la banque Molson; a été nommé ourateur temporaire.>> Cie d\u2019exposition de-Québcc Une réunion.du bureau de direction de cette société-a eu lieu hier.Les messieurs suivants y assistaient : L'hon.Philippe Landry, sénateur ; Joseph J.Fremont, M.P, maire de Québec ; Isidore Belleau, CO.R., maire de Lévis; Jobn Sharples, marchand ; F.Bell Forsyth, collecteur des douanes ; Arthur J.Turcotte, M.P.; Jean A.Charlebois, notaire ; Pierre Théophile Légaré, marchand et Hnbert Bébert, notaire L'hon.sénateur Landry a été élu président, M.J.Bell Forsyth, vice-président et M.Hubert Hébert, secrétaire.On a discuté la question de tenir une exposition à Québec, l'automne prochain, mais\u2019 rien n'a \u2018été décidé encore.Le bureau d'affaire de la compagnie a été axé temporairement au No 237, rue Staul.© Terrible accident M.Henri Choquette, du petit rang de St-Hyacinthe, fut, il y a trois semaines, victime d\u2019un\u2019 bien terrible accident.Il était à labourer quand la charrue frappa une roche.M.Choquetto reout les manchons dans le côté et eut une côte de cassée ct deux de déplacées, Sous les soins du Dr St-Jacques, M.Choquette prend beaucoup de micux.Pour réprimer les désor- nistre, dit le Monde d'hier soir, que la sente des montants qui sôné dus à des ne, OARS Ry - ILS RAGENT! On lit dans l\u2019Electeur\u201d : \u2014-Enfio, c\u2019est fait ! M.Avgers est parti.Son œuvre est accomplie, 6a mission est terminée dans notre province à laquelle cet homme néfa:te a fait tant de mal.M.Angers voulait assouvir une vieille haine de vingt aus sur ce peuple qui l\u2019avait repoussé cn 1878 ; il à réussi à merveille, Il a chassé M Mercier pour faire arriver M.DeBoucherviile, un homme irresponsable, un sénateur, M.DeBoucher- ville, le même qui en 1878 fut surnom mé le père des taxes.- : Après avoir jeté la province dans une aventure dont elle sortira difficilement, après avoir fait dépenser des centaines de mille piastres en procès politiques, après avoir ruiné notre crédit à j\u2019étranger, après avoir commis toutes espèces d'injustious, après avoir taxé le peuple d\u2019une fagon abominable, MM.Angers et De Boucherville sont forcés de déguerpir, écrasés sous l\u2019indigoation publique.Le premier sort de Spencer-Wood pour entror dans le gouvérnement fédéral et l\u2019autre s'en retournera bientôt chez lui,où il mangera tranquillement les rentes que son père lui a léguées en mourant.Oui c\u2019est fait ! C'est fait : c'est-à-dire un homme s\u2019est rencontré qui a eu le patriotique courage de prendre à la gorge la bande de sinistres coquins qui mettaient la province au pillage, de les livrer à la justice du peuple, de sauver l'honneur de notre race, de nous réhabiliter aux yeux des nations étrangères.Et après avoir accompli cette grande œuvre, cet homme dont l\u2019électorat provincial a acclamé l\u2019action, est sorti de Spencer- Wood, le froat haut, entouré d\u2019un prestige immense, pour aller prendre place au sein da Conseil Privé à Ottawa.C'est ainsi que s\u2019est réalisée la grotesque prophétie de M.Mercier qui voulait chatser M.Angers do Spencer- Wood, dansl'ignominie et la disgrâce.Quant à l'honorable M.de Boucherville, dont le nom sans tache fait rugir la clique, il est encore premier-ministre de la province, et s\u2019il se retire du pouvoir, il le fera volontairement et entouré de l'estime et du respect do tous los honnôtes gens.: D'aifleurs, l\u2019Electeur est dans une étrange confusion.Sa rédaetion est un pot-pourri hétéroclite.Dans un article, il annonce que M.De Boucherville demeure premier-ministre ; dans l'article qui euit, il affirme que M.De Boucherville s'en va.* Les oliquards perdent la tête.Ile espéraient une crise.Ils s'aperçoivent que la crise n'arriv.pas.Et ilsragent.* \u201cAGP O-GP-o pe - M.Laurier et la question des écoles L'Etendard publie les obsérvations suivantes relativement À l'attitude de M, Laurier à la grande assemblée de Soulanges : \u2019 \u201c L'assemblée de présentation des candidats à la nouvello élection du comté de Soulanges, a eu licu hier à Côtoau- Landing.\u2018\u201c Les libéraux avaient escompté, depuis plusieurs jours, le succès de cette journée.Ilé s'attendaient à un triomphe éclatant.et tout indique qu\u2019ils n\u2019y ont gagné qu\u2019une veste magnifiquement étoffée.\u2018\u201c\u2018 Longtemps à l'avance le Canadien annongait qu'on y aborderait carrément la question des écoles du Manitoba, et il avertissait M, Ouimet, qui devait y âtre présent, d\u2019avoir à préparer une déclaration claire ct précise sur la politique que le gouvernement se propose de aui- vre sur ocsujet, si important pour nous.M.Laurier, d\u2019ailleurs, qui devait, lui J 1 aussi, prendre part au tourhoi, saurait bien Je forcer à parler.: \u201c Vantardires, hélas que tout cela ! « M.Laurier et M.Ouimet se sont rencontrés ct au contraire de toutes les prédictions pompeuses dè la presse libérale c'est M.Laurier qui a reculé ; c'est lui qui a refusé d\u2019exprimer une opinion franche et sinoère sur cette question des écoles de Manitoba.On devait s\u2019y attendre 1.oo \u2018 M.Laurier, d'après le Canadien, son principal organe, n\u2019a pu que balbutier les paroles suivantes : \u201c La déclaration que vous* venez \u201c d'entendre sur les écoles du Manitoba * eat moins que satisfaisante et donne \u201c peu d'espoir A la minorité de cette ¢ province.\u201d Et c'est tout ! Pas un mot de ce qu'il aurait aimé à entendre sortir de lu bouche officielle du ministre des travaux publics.Surtout pas un mot de ce qu\u2019il ferait lui-mêmo advenant que les électeurs le prendraient au sérieux.\u201d Il est clair Quy la position de M.Laurier, chef de l'opposition, dans cette question des écoles manitobaines, n\u2019est ni brillante, ni hardie, ni franche.\u2014\u2014\u2014\u2014e-=-< mm.NOUVELLES D'EUROPE L'émigration anglaise L'HONORABLE M.MALL Londres, 9.\u2014On a montré un grand intérêt aux délibérations de la conférence des fermiers de la Grande Bretagne et on a généralement accordé uno importance plus qu'ordinaire aux.opinions émises par les conférenciers.Suivant la grande majorité de ceux-ci; le seul remède capable de sortir le cultivateur de l\u2019état critique où il se trouve, est d'adopter la protection.Le Times, le Standard, le Chronicle et le News disent aux fermiers que la protection est chose absolument impossible en Angleterre.On a remarqué que dans la proposition d\u2019un impôt élevé soumise à la conférence, aucune suggestion n\u2019a été faite pour atteindre les produits coloniaux.La crise qui sévit actuellement dans l'industrie agricole aura pour effet d\u2019augmenter considérablement le nombre des émigrants d'Angleterre en Amérique.Du moins, c'est ce qui a été rapporté à à la conféronce.Un grand nombre de cultivateurs ont déjà pris leurs dispositions à cet effet.On fait de grands efforts, en Angleterre, pour convaincre les fermiers qu\u2019ils ont tous les avantages désirables sur le sol canadien ; on réussira certainement à diriger un bon courant d\u2019exoellents cultivateurs au Canada.Sir Oharles Lupper a promis de soumettre à Ottawa un plan pratique pour arriver à doter le Canada d'un bon nombre d\u2019excellents travailleurs ct de cultivateurs expérimentés.C\u2019est cetto classe seule dont le Canada a besoin.Le lord-maire de Londres à été prié, d'organiser un comité d'émigration, en que de la détresse où va se trouver Lonres.\u2014\u2014\u2014 +.LES $0,000 DE TERRENEUVE La contestation liée Montréal, 9.\u2014Ce matin, Ethier et Lamothe ont plaidé devant le jugo Fait \u2018la défense en droit, faite par M.Fausse, au plaidoyer dé MM, les éch.Rolland, Olendinnong et Perrault, pour avoir | signé lo mandat de $10,000, sommo souscrite pour venir en aide aux victimes de Terreneuvo.La question de droit est de savoir si lo conseil a agi légalement en votant cette somme, Les défendeurs alldguent que c\u2019est l'usage de voter de semblables mesures davs les moments d'urgence, et que d\u2019ailleurs la législature a approuvé cet usage en sano\u201cionnant le vote de $5,000 pour les victimes de Springfield.Les défendeurs font de plus une motion pour faire rejeter la réponse en droit comme trop vague.\u20144{>4 prove L\u2019AFFAIRE DE PANAMA Lx dernière phase du scandale L\u2019arrestation des directeurs Lin déclaration du nouveau ministère Paris, 9\u2014La Libre Parole, dit que M.Bourgeois, ministre de la justice, a ordonné l'arrestation immédiate des directeurs de la compagnie du canal de Panama, Les membres du comité der directeurs sous le coup d'une arrestation sont M.Ferdinand de Lesseps, président; Charles de Lesseps, vice-président, et M.Fontanes et le baron Cottu, directeurs.La chambre des députés, par un vote de 432 contre 89, a adopté une motion autorisant les actionnaires de la compagnie du canal de Panama à former un syndicat, pour poursuivre les personnes qui se sont approprié illégalement les fonds do la compagnie.La déciaration du nouveau ministère a été.lue aujourd'hui à la chambre des députés.Dans ce document sont rola- tés les événements qui ont causé la récente crise ministérielle.I] y est dit, en outre, que le gouvernement est formemeut décidé à aider par tous les moyens en son pouvoir, la chambre des députés, à faire le jour dans l'affaire du canal de Panama.De plus, le cabinet est en faveur du principe de la séparation du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire.La cham- \u2018bre par un vote de 306 contre 104 a adopté une résolution de confiance dans le gouvernement.\u2014Le correspondant parisien du Standard dit que ministre 'de la justice a maintenu la décision ordonnant l'autopsie du corps du baron de Reinach.Si M.Ribot révoque le non possumus de MM.Ricard et Loubet relatif aux pouvoirs légaux du comité d\u2019enquête dans l'affaire du canal de Panama, une dissolution de la chambre ou une crise présidentielle sera inévitable.La commission d'enquête a désigné MM.Rousse et Bétoland, avocats, pour examiner MM, Albert Grévy, sénateurs et avocats, au sujet des chèques reçus par cux et faire un rapport 3 la commission sur le degré possible de leur culpabilité.S'ils sont trouvés coupables il est probable qu\u2019ils seront rayés du tableau des avocats.Londres, 9\u2014Le correspondant parisien du Daily News raconte une histoire d'après laquelle un M, Blanchet aurait offert à M.Boric 25,000 francs, en 1886, pour lui acheter son vote dans l'affaire des valeurs à lots.M.Boric, à qui on aurait en outre offert 25,000 frs, pour chacun des dix députés récalcitrants qu'il aurait pu gagner à l'affaire, prétend qu\u2019il a cu l'intention de signaler cetto tentative de corruption à la tribune de la chambre, mais qu\u2019il en a été dissuadé par M.Ballu, qui lui aurait fait voir qu\u2019il était dans l'impossibilité de prouver un pareil fait.M.Boric dit qu\u2019il aurait vu depuis souvent dans les couloirs de la chambre, ce même M.Blanchet essayant de corrompre d'autres députés.\u2014\u2014\u2014\u2014__\u2014 Le choléra en Europe St Pétersbourg, 8\u2014Le choléra vient de faire sa réapparition sous une forme assez violente dans plusieurs villages de \u2018la province de Pultawa.On prend toutes les précautiors nécessaires on prévision d\u2019une recrudescence de l\u2019épidémie, au printemps prochain.L\u2019Ron.M.Hall Londres, 9.\u2014L\u2019honorable M.J.S.Hall, trésorier provincial du gouvernement de Québec, nie emphatiquement la rameur que lo gouvernement se pro- osait de faire des emprunts d'argent à Londres ou ailleurs.M, Hall dit que malgré la crise produite par l'annonce de la démission de M.de Bouchorville, il n'appréhende aucune difficulté sérieuse pour le gouvernement.M.Hall est convaincu que M.Taillon sera capable de conduire les affaires de la province à la satisfaction générale.On a regu au secrétariat d'Etat lo rapport des commissaires dans l'enquête Caron.On n\u2019y fuit aucuno recommandation, Le parlement sora probable- ment de nouveau saisi de la question, pendant la prochaine session.JOURNAL DES CAMPAGNES HORRIBLE MORT D'un marin à bord{d\u2019un vapeur \u201c Halifax, N.E., 8.\u2014Un rapport regu .| hier, donne les détails d'un horrible accident arrivé à bord du vapeur Ulundu, pendant son dernier voyage de Liverpool à St-Jean de Terreneuve.| La victime est un vieux marin nommé Thomas Monney.L'accident est arrivé samedi matin, au moment où le vapeur sortait du port de St-Jean Mooney était employé au cabestan qui, à ce moment, tournait avec une grande rapidité, et autour duquel s\u2019enroulait une chaîne.Le vent soufflait avec force, faisait tomber la vapeur quis'échappaiten grande quantité des tuyaux d'échappement de la machine sur le pont, ce qui empêcha le malheureux matelot d'apercevoir le treuil près duquel il s\u2019approcha par mégarde.Il fut saisi par la chaîne ct entraîné avec une force irrésistible autour du treuil, où son corps et sus membres furent broyés de la façon la plus horrible.Ses cris ayant été entendus du capitaine qui se trouvait sur le pont, le signal d\u2019arrêter la machine fut aussitôt donné.Quelques camarades de la victime arrivèrent à son secours ; mais lorsqu'ils s\u2019approchèrent de Mooney, il était déjà mort.C'est avec beaucoup de difficultés que les matelots parvinrent à dégager son corps.Lo défunt était âgé de 53 ans, Il était né à Liverpool.ES PU GRELONS EXTRAORDINAIRES Animaux tnés dans les champs Brenham, Tex., 9\u2014Hier, on a apporté, en cette ville, des grélons tombés durant le cyclone de mardi.Ils pesaient au-delà d'une livre, et, quand ils sont tombés, ils ont pénétré la terre de quelques pouces.Ils ont passé À travers les toits comme des boulets de canon et ont tué un grand nombre d'animaux dans les champs.En pénétrant à travers le toit d'une maison, un grélon a fendu le crâne d'une femme qui a failli en mourir.me re 0 CRI \u2014\u2014\u2014\u2014e ee ACCIDENT DANS LES BOIS Mort d'un vieux colons Souffrances horribles La mort vient d'enlever à la paroisse de St-Zénon de Piopolis dans les Cantons de l'Est l\u2019un de ses plus intrépides colons dans la personne de M.Félix Cousineau qui a été victime d\u2019un bien pénible accident arrivé dans les circonstances suivantes.Le 29 novembre, il partait de bon matin pour reprendre son travail.Depuis quelques jours, il bü- chait son bois de chauffage qu\u2019il coupait par longueurs de 15 à 20 pieds et qu\u2019il devait ensuite faire soier au moulin.L'infortuné avait entrepris de rouler un gros billot de mérisier d\u2019une longueur de 20 pieds, et déjà cette \u2018 pièce arrivait à l'endroit qui lui était destiné, quand elle dévia, le renversa parterre et lui roula sur la jambe.Il était alors à peu près 9 heures do l'avant-midi.Comme c'était gon habitude de ne reve- nirdsa maison que le soi, souvent même à une heure avancée, ce ne fut que tard dans la soirée que son épouse demanda du sccours et fit part de ses inquiétudes à M.Romain Cousineau, frère du défunt, et qui demeure en face.Celui-ci s'empressa de se rendre à l\u2019endroit indiqué et ne tarda pas à entendre des cris de détresse, et ce ne fut qu'avec beaucoup d'efforts qu'il parvint à dégager son malheureux frère do sa périlleuse position.Il y avait déjà 13 heures que l\u2019infortuné luttait contro la mort qui le menaçait À chaque instaut.On se rappelle que Je jour de l'accident, la température était froide ; et comme .le travail était fort pénible, il avait mis son habit de côté.De sorte que le froid a été la principale cause de sa mort.Le prêtre et le médecin furent mandés en toute hâte, et comme le défant conserva son esprit parfaitement lucide jusqu\u2019à la fin, il put raconter tout ce qui s'était passé dans la journée et recevoir tous les secours de l'église.Il supporta avec uno vatience admirable les souffrances atraces qu'il eut à endurer jusqu'à la dernière minute de sa vie, et mourut, comme il avait toujours véen, en fervent chrétien, vers 5 heures du matin, lo 30 novembre.Comte de Terrebonne ¥ Le successeur de l\u2019on, M, Chapteau L\u2019hon.J.A.Chapleau étant nommé lieutenant-gouverneur de la provinee, le comté de Terrebonne sera bientôt appelé à se choisir un représentant aux cem- munes.L'opinion publique s\u2019agite et plusieurs candidats sont signalés.Voici les noms des principaux, dit la Presse : L'hen sénateur Tassé, MM.P.Leclerc, ave- cat, E.P.Germani, N.P., Ste Thérèse, P.Bohémier, Ste Agathe, P.#.E.Petit, N.P.B.Nantel, avocat, J.Grignon, avocat, S.J.D.Rolland, manufacturier, St-Jérôme, Dr.Wilfrid Grignon, Ste Adele, Dr.E.Grignon, Ste Agathe, Dr.Archambault, Terrchonne, C.Lachêne, St-Jérôme.rent Eee re LES FRANCISCAINES MISSION- \"\"NAIRES DE MARIE Les Sœurs Franciscaines de Marie, qui résident depuis quelques semaines dans une maison de la rue Scott, ea attendant la construction de leur cou vent, viennent de recevoir quatre nouvelles missionnaires de leur ordre.Ces religieuses arrivèrent au milieu de leurs Sœurs le 4 décembre dernier, à l'issue de la bénédiction du Saint-Sacrement, et se rendirent aussitôt à la chapelle pour y adorerle divin maître et chanter le magnificat en action de grâces.Dès le lendemain de leur arrivée, elles obtinrent la permission d\u2019avoir l'exposition quotidienne du Saint-Sacrement.L'ordre des Franciscaines est à la fois actif et contemplatif.Ces relirieuses prêtes à se dévouer à des œuvres diverses, mais leur but principal est de faire connaître et adorer Notre-Seigneur dans le sacrement dc son amour.Elles sont arrivées à Québeo d\u2019une manièr: provi- denticlle.Dieu les a amenées dans notre ville parce qu\u2019il voulait lui-même*.rester au milieu de nous, exposé à notro adoration dans leur humble et pieux aane- tuaire, \u2018** Venez tenir compagnie à Jésus- Christ, disait Saint Alphonse de Liguori; c'est son cœur qui vous le demande ct qui vous promet l'aboudauce de sesgrfices «1 vous lui donnez cette consolation.\u201d A Ottawa \u2018 LE BANQUET A SIR JOHN THOMPSON La lieutenancé du Nouveau- Brunswick La sociéte géologiqne Ottawa 10\u2014M.Josiah Wood P.Mpour West mondand, N.B.est en ville.On dit qu\u2019il aspire a succéder à Sir Leonard Tilley comme lt-gouverneur du Nouveau-Bruswiek, La première chose dont M.Angers s'est occupé au département del'Agriculture est la question de la quarantaine, \u2014L'hon.sénateur Tassé a été nommé commissaire honoraire à l'exposition de Chicago.\u2014Sir John Thompson accepto l'invitation au grand banquet que les conservateurs d'Ottawa donnent au nouveau cabinet.\u2018 \u2014 La réunion annuelle de la société géologique de l'Amérique aura liou lo 28 courant dans la salle des délibérations de la chambre des communes.Le gouverneur général y assistera, et le Dr Bourinot, au nom de ls société Royale, souhaïtera la bienvenuc aux membres.SIR ALEX.LACOSTE Nous apprenons d\u2019une.personno autorisée, dit la Presse, que Sir Alex.Lacoste, n'a jamais eu l'intention de descendre dn banc pour acrepter la situation d\u2019avocat du Graud-Trono, 6:mme l\u2019a voulu une rumeur importée de Qué boo.\u2014 cms ~S\u2014\u2014\u2014se = vr.\u2014 mm DP \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = CRA vl sm tama cme ma mesa mr 1 NES \u2014\u2014p mn me x > CHRONIQUE * ELIGIEUSE (De la Semaines Religieuses.) \u201cImes Petitos Sœurs des Pauvres célè- \u2018brent le cinquantième anniversaire de leur fondation.L'institut compte au- \u2026 jourd\u2019hbui plus de 3,000 membres ré- Pandus dans 212 maisons.,( \u2014~Mgr Dumont, évêque de Tournai, \u2018qui a pris une part active aux congrès \u201c \u201ceatholiques de Belgique, vient de mou- sir.C'est une perte cruelle pour l\u2019épiscopat belge.&-\u2014Mger Soulé, ancien évêque de la Réunion et chanoine de ler ordre du chapitre de Saint-Denis a été nommé administrateur du diocèse de la Guadeloupe On n'a pas oublié à Montréal l\u2019éloquent carlme prêché par Mgr Soulé à Notre-Dame, en 1888.J \u2014La société des Missions Etrangères compte 31 évêques, 881 prêtres ct 472 prêtres indigèues affiliés, 2,218 catéchismes, pour desservir 3,155 églises.En outre elle compte 1,690 séminaristes répartis en 33 séminaires ct 64,- 844 Glèves repartis en 2,244 écoles ou orphulinats, Les catholiques des différentes missions confiées à la :ociété sont de 1,009,- 265.\u2014L'Acadéuiie française vient de dé- cernor à Mgr Ricard, prélat du St Siège, un prix da 1,000 francs par sa Correspondance diplomatique et ses Mémoires inédits du cardinal Maury.Elle à également accordé à DI, l'abbé Bouquet, aumônier du collège St-Louis un prix de 2,000 francs pour son ouvrage intitulé l'ancien collège d'Harcourt, ct un prix de 200 francs à Mme Gévin-Casset et- Gaston Feugère pour la Légende de St-Irénée.: \u2014Pendant les fêtes jubilaires, le St Père célébrera la messe dans la basilique de St-Pierre, toutes les fois qu'il aura un nombre considérable de pèlerins, ~=Le cardinal Vincent Vanutelli est nommé préfet du Concile.\u2014Le cardinal Serafini, serait dit-on nommé sécrétaire des Brefs.\u2014L\u2019état de santé du cardinal Zigliara donne des inquiétudes.Co \u2018 , _\u2014Son.Eminence le Cardinal Apoloni vient d\u2019être nommé protecteur de l'ordre des Minimes, Le R.P.Lépitier, Alsacien de l'ordre des Servites de Marie, a été chargé de la chaire de théologie dogmatique de la Propagande restée vacante par suite de la mission de Mgr Satolli en Amérique.\u2014Le R.P.Pinet, O.M.I, de Leeds vient de mourir.C'était un canadien- .français qui fit ses études légaleset pratiqua comme avocat jusqu\u2019à l\u2019âge de 30 \u201cans, alors qu\u2019il entra dans l'ordre des Oblats, à Montréal.I a été pendant quelque temps, attaché à la desserte de St-Sauveur de Québec, puis il fut missionnaire sur la côte du Labrador.Il a été durant plusieurs années supérieur des Oblates de Leeds puis provincial de l\u2019ordre en Angleterre.LE.LIEUTENANT-GOUVERNEUR Arrivée de l\u2019hon.M.Chaplean Son Ilonneur le lieutenaut-gouver- neur Ohapleau est descendu bier après- midi, à trois heures, du convoi du Pacifique, à la gare du palaisoù l\u2019attendaient, l\u2019honorable C.D.de Boucherville et ses collègues les honorables MM.Beaubien, Flynn et Pelletier, ainsi que grand nombre d'amis personnels d'u nouveau titulaire.- On remarquait : MM.Arthur Turcotte, M.P., L.%.Joncas, M.P., l'hon, À.P.Landry, sénateur, Félix Carbray, M.P, P., Chs Fitzpatrick, M.P, P,, V.Chateauvert, M.P.P., Jules Tessier, M.P, P., Alphonse Charlebois, N.LeVasseur, Louis Bilodeau, J.A.Charlebois, L.J.Demers, Faucher de Saint- Maurice, Joseph Roy, N.P., Lévis ; Théodore Pâquet, Théo.Hamel, Philippe Vallière, Hackett, M.P.P.pour Staustead, Simon Peters, conseiller Gignac, Eugène Chinic, W.Thompson, Col.Vol, RP.Vallée, W.N.LaRue, N.Poupore, I.P.Déry, Cy.Duquet, Boucher de la Bruère, Vol.Duchesnuy, C.Dunbar, John McDonald, Panet Angers, L.Fréchette, Ed.Giroux, J.King, M.P.P., col.Montizambert, Major Wilson, Louis Bilodeau, cte.Son Hopneur Je lieutenant-gouver- nour Chapleau est parti de Montréal hier matin, dans le char privé de M.| Archambault et Normand, maires de R., en compagnie de l'honorable M.Nantel, ministre des travaux publics, du major Shepperd, aide-de-camp, et de son secrétaire privé, M.Clément.À.Terrebonne et anx Trois-Rivières\u2018 des adresses de félicitations lui ont été .présentées au nom des citoyens par MM.ces deux villes.À l'arrivée du train à la gare du Palais, les ministres ont salué le nouveau lieutenant-gouverneur.Des équi.ages à quatre chevaux attendaient Son Honnear ct sa suite.- Dans la première ont pris pluce le lieutenant-gouverneur, et le premier ministre M.de Boucherville, Dans la seconde, les honorables MM, Nantel, Beaubien, Pelletier et Flynn.L\u2019hon M.Chapleau s\u2019est rendu au Parlement où.dans la salle du conseil législatif, lui a été lue, par M.Clément, sa commission le nommant lieutenant- gouverneur de la province de Québec- Le secrétaire-provincial remit cnsuite le grand sceau de la province au lieute- rant-gouverneur qui le remit aussitôt en sa \u201c fidèle garde.\u201d On remarquait dans la alle du conseil : Mgr Marois, V.G., P.A, Mgr Pâquet, recteur de Laval, l'honorable Pantaléon Pelletier, G.Amyot, M.Pl\u2019hon.juge Chauveau, l\u2019hon, G.Ouimet, surint.de l\u2019Inst.publique ; M.G.Desjardins, greffier de l\u2019Assemblée législa- \u2018tive ; L.H.Fréchette greffier du conseil, L.J.Demers, S.Lesage, Eug.Rouillard, Ernest Gagnon, ete, \u2014\u2014\u2014\u2014 40-0 IR treet.A SOULANGES Un électeur de Soulanges adresse à l'Etendard la lettre suivante : Monsieur le rédacteur de l\u2019Ftendard, Je suis électeur dans le comté de Soulanges, et je voudrais savoir à qui donner mon vote dans l'élection qui aura lieu dans ce comté mardi prochain le 13 courant.: : M.Tarte me défend de donner mon vote au candidat du gouvernement pour des raisons de patriotisme et moralit électorale, chose qu\u2019il ne connaît d\u2019ailleurs que de nom, ct par conséquent raisons qui venant de jui ne me convainquent pas tout-à-fait, M.Bain, dit-il, vient d'être convainou de corruption électorale, donc vous ne pouvez pas voter pour lui.Est-ce que M.Israël, 0 l\u2019a pas été il n\u2019y a encore que quelques lunes, ct ne parle-t-il pas de briguer bientôt les suffrages dans l\u2019Islet ?Pas bien fort n\u2019est-ce pas ?20 \u201c M.Ouimet, dit encore le vertueux directeur du Canadien a été trop vague cf pas assez ferme dans la déclaration qu\u2019il a faite sur les écolesdu Mamitoba.\u201d Je veux bien le croire, mais M.Laurier a-t-il été plus précis et plus ferme sur la même question.Non ! il a été trop lâche comme il l\u2019a été dans les élections générales de 1890.11 aime mieux parler de la vente du foin et des animaux.Do cette façon, pas de danger de s'aliéner ses orangistes d'Ontario qui le mènent par le bout du nez.À quatre pattes, Laurier, chef de l\u2019opposition.Que sera-ce donc lorsqu'il sera au pouvoir ?N\u2019ai-je pas raison de demander pour qui dois-je donner mon vote ?Votre etc, UN ELECTRUR DE SOULANGES.La-dessus I' Etendard répond comme suit : \u201c L'honorable M.Ouimet aurait pu affirmer que la constitution assure aux catholiques de Manitoba le droit à leurs écoles séparées ct que le gouvernement {era respecter ce droit.C'est bien là ce que nous voulons ; mais il ne faut pas oublier que le plus haut tribunal de l\u2019empire a décidé que la loi des écoles publiques de Manitoba est constitutionnelle, ce qui rend la solution de cette question doublement difficile pour le gouvernement, et dans l'intérêt même de nos coréligionnaires de la province sœur, il importe de nc pas casser les vitres.: Tout le mal vient, en premier licu de la rédaction défectueuse de l'article qui a trait à ces écoles.Assurément, le gouvernement actuel ne peut pas ct ne doit pas être tenu responsable de cette rédaction qui n\u2019est pas son fait.Mais qu'a donc dit sur le même sujet le chef de l'opposition ?.pe Ln JOURNAL DES CAMPAGNES 13.Shaughnessy, vice président du C.P A-t-il fait quelque déclarations catégorique ?A-t-il promis de maintenir les écoles séparées.s'il arrivait au pouvoir ?A-t-il dit que le devoir du gouvernement était de les maintenir ?/ Pas le moins du monde.Il a bien dit que la déclaration du ministre était trop vague, mais il s\u2019est bien gardé d'être plus explicite, Ill'a été beaucoup moins.© Prise à la lettre, la déclaration de l\u2019hon.M.Ouimet est satisfaisante, puisque la constitution protège les minorités.Que la constitution soit respectée dans son esprit comme dans sa lettre, et nos vœux seront accomplis.Si donc les électeurs de Soulanges acceptent la plateforme du Canadien, pas un catholique ne votera pour M.Bourbonnais, car du côté conservateur, ils ont des déclarations satisfaisantes tandis que du côté libéral, ils n'ont pas la moindre déclaration pour les rassurer.\"C\u2019est là notre réponse à la lettre ci- dessous, que nous venons de recevoir d\u2019un électeur de Soulanges.\u201d Quelle Farce! Le Canadien termine un article süé l'élection de Soulanges par cette conclusion digne de la mauvaise foi de son directeur : \u2018\u2018 Les catholiques du Nouveau-Bruns- wiok furent les premières victimes; ceux de Manitoba sont les secondes.Qui sera la troisième victime ?Les catholiques d\u2019Ontario évidemment, Nous le disons, avec regret, mais nous le disons parce que nous le pensons ! Les électeurs de Soulanges sont appe- és, dans le moment, à dire s'ils veulent que le pacte fédéral soit violé et les minorités écrasées.£n votant pour M.Bain, ils diront : oui.En votant pour le Dr Bourbonnais, ils diront: non.C\u2019est là toute la question.Il n\u2019y en a pas, il ne saurait y en avoir d'autre.Nunc erudimini : Comprenez maintenant.\u201d Peut-on à ce point compter sur la crédulité publique ?Comment, dans une rencontre qui » | vient d\u2019avoir lieu, le chef du Canadien n'a seulement pas eu le courage d\u2019exprimer son opinion sur cette question des écoles du Manitoba, et voilà qu'on vient sérieusement dire aux électeurs de Soulanges : \u2018\u2018 Si vous votez pour le candidat libéral vous direz que vous voulez que les droits d es nôtres soient respecté À-bas \u201d ! Quelle farce ! Pendant &Y WY FRI IN SR RTE EEE KI) aePe RTI IMEVLY NAnaiAte Yeats od otis in LASSI eS zo Pe rRy Davis\u2019 AR, ® à À demontre sa mervoil- leuse puissance pour TUER les DOULEURS INTERNES ot EXTERNES, wien d'etonnant donc qu'il se trouve sur Les Tablettes du Médecin Le Buffet de la Mère La Malle du Voyageur Le Havresac du Soldat Le Coffre du Matelot La Selle du Cowboy L\u2019Etable du Paysan Le Bagage du Vélocipédiste La Cabane du Colon Le Panier du Sportsmar DEMANDEZ LA NOUVELLE GRANDE BOUTEILLE de 26¢ 4 .2°\" La session La législature provinciale'est de nouveau prorogée jusqu'au 11 de janvier.QUADRUPLE EXECUTION AU KENTUCKEY Louiseville, Ky., 12.\u2014Quatre.assassins viennent d\u2019être exécutés en même temps dans la prison de cette ville.Les crimes qui les ont conduits sur l\u2019échafaud n'étaient rfillement connexes; MacCarthy, l\u2019un d'eux, étant ivre, avait tué sa femme de trois coups de revolver ; Hite, On autre des meurtriers, avait assassiné un de ses amis à la suite d\u2019une artie de dés ; Lewis avait logé une balle dans lecœur d\u2019un nègre avec lequel il s'était querellé dans un bal ; enfin Thomas avait été condamné à mort pour avoir tué une jeune négresse.\u2018Après avoir passé une nuit assez calme, les quatre condamués out reçu \u201cans leurs cellules :a visite de leur parents et de quelques intimes , l'entrevue de Hite avec sa femme eis | sœur a été particulièrement émouvante : les deux auvres femmes pleuraient à chaudes larmes et n6 pouvaiegt pas se décider à partir.Des prêtres 6j des ministres protestants sons ensuite vénus apporter aux condamnés les consolations de la religion ; puis on leur a servi À déjeuner.Un peu avant huit heures, le shérif, accompagné de ses aides et des gardiens de la prison, est venu chercher Jes condamués pour les conduire dans la cour où s'élevait la potence.Environ deux cents personnes étaient groupées autour de l'instrument de supplice.Arzivés sur l\u2019échafaud, les condamnés n\u2019ont rien dit, Thomas s\u2019est contenté de faire signe de la tête à quelques personnes qu'il reconnaissait dans l'assistance.Pendant qu'on lui attachait les bras, Hite s'est débarrassé, de deux vigoureux coups de pied, des pantouffles dont il était chaussé.Tout d\u2019un coup, ls trappe a basculé et les quatre corps sont rostés suspendus au bras de la potence.Hite s'est débattu pendant quelques instants, les mains de McCarthy ont été agitées par de violeutes eonvulsions, et un des bras de l'homas s'est levé malgré les liens qui le retenaient.: Quant à Lewis, il n\u2019a pas bougé ; il avait eu la colonne vertébrale brisée par la secousse.Au bout de quatorze minutes, les quatre misérables ne donnaient plus signe de vis ; on a coupé les cordes et procédé à la mise en bière des corps qui ont été cnsuite remis aux familles des suppliciés, lesquelles se sont chargées de les faire enterrer.EPOUVAATABLE ACCIDENT Explosion d'auce cartouche de dynn- mite Un malheureux lancé À vingt pieds dans les airs es mis en charple Un pénible et épouvantable accident est arrivé, meroredi dernier, sur le chemin de fer \u201c Montréal & Occidental.Un nommé Charbonneau, veuf et sans enfants, venant de Saint-Sauveur, comté de Terrebonne, était à l\u2019emploi de l'entrepreneur Pelletier, Il était & miner avec plusieurs autres : on déchargea plusieurs cartouches de dynamite, mais ilyen eu une qui ne voulut partir.Alors le pauvre malheureux défunt se hasarda à décharger à la main la cartouche, Il paraît qu'on lui avait défendu de se servir d'instruments d'acier, en lui .| recommandant de rewcttre la capsule à sa place.Mais l'imprudent n\u2019écoutant que sa hardiesse se servit d\u2019un instrument d'acier, Aussitôt l'explosion se produisit, lançant notre homme à vingt pieds dans les airs et quand il retomba, ce n'était plus qu\u2019une masse de chair informe.On trouva une partie de sa figure avec la moustache à environ un arpent du théâtre de l'accident.On ne |: saurait qui blâmer.| Le défunt a été inhumé dans le cime- titre de la paroisse.L'accident a eu lieu près du lac Sam.HI tombe du quinzième étage .Chicago, 42.\u2014Charles Chanter, est.tombé samedi du quinzième étage du Temple des Francs-Maçons.Son cadavre était une véritable bouillie.+ \u2014>e \u2014\u2014 \u2019 Sir John Thompson dénonce | Les fanatiques dénoncent Sir John Thompson-comme catholique dans York- Ouest.Le Mail donne les nouvelles suivantes : ' \u201c Le grand organisateur, Brother R.Newman, qui arrive des Etats-Unis, a dénoncé Sir John Thompson en termes - vigoureux.Les protestants, a-t-il dit se sont pendant que'que temps laissés distraire par des questious secondaires, .mais aujourd'hui la grande question est de savoir si \u2018e Cauada \u2018doit appartenir aux protestants ou au Pape, à ce Pape qui est à se préparer très rapidement un royaume en Amérique.(App.prolongés.) Le Grand Master Brother Fitzgerald a continué sur le même ton, cndossant tout ce que l'autre a dit.Les Brothers Boylo, Hill et autres ont xarlé dans le même sens,\u201d LA COUR SUPREME LES JUGES FOURNIER ET TASCH:REAU Quelqu'un, qui parait savoir, écrit dans l'Opinion publique : On parle à tout moment, dans la presse, de nominations à la cour suprême, Je puis couper court à ces ruméurs en disant que le jugo Fournier est en meilleur santé qu'il n\u2019a été depuis des années et qu\u2019il n\u2019a aucune intention de résigner.Le juge Taschereau est le plus jeune ct le plus actif des cinq juges sur le banc et en sera bientôt le senior.II ne parle pas gt n\u2019a pas, pour le moment, le désir de se retirer.Qu\u2019on cherche ail-.leurs pour éclaircir les rangs de la haute À politique.CAUSE INTERESSARTE Une cause intéressante se déroule depuis hier matin devant l\u2019hon juge Andrews.C\u2019est celle de Pacaud vs la Banque du Peuple.Pacaud poursuit ls Banque du Peuple en recouvrement d\u2019un chèque de $3,000 donné en garantic du paiement d\u2019un billet de $6,000 signé par MM.Mercier et C.Langelier avec l\u2019entente, parait-il, que advenant le cas où M, Mercier et Langelier ne pourraient point payer la banque épuüiseraié tous les autres moyens de se faire rembourser par eux, | M.Pacaud prétend que la banque n\u2019arien fait pour obtenir remboursement avant que M.Mercier soit devenu insolvable, delà l\u2019action pour se faire rembourser de ses $3,000.Les avocats de M.Pacaud sont MM.Fitzpatrick et Taschereau et ceux de la banque, MM.Hamel et Tessier\u2014 em M.l'abbé Gustave Bourassa, de Montréal, l'une des espérances de notre jeune clergé, vient de publiérun charmant opuscule sur Madame Gamelin, ct les origines de la Providence.M.l'abbé Bourassa est doué d\u2019un talent brillant et délicat, nourri par des études sérieuses et d'abondantes lectures.1=\u2014.Nous avons reçu le premier numéro de l'Opinion publique, et nous en offrons nos remerciements à qui de droit.< Le premier coup d'œil nous apprend que ce sera une tribune libre, très libre-l D'après les apparences nous y trouverons souvent à redire, et nos adversaires n'y trouveront pas-toujours à applaudir, \u2014\u2014rr eee li Un câblegramme reçu de Londres, hier, annonce le départ de l'hon.T.C.Casgrain en compagnie de I'hon.M.- Hall pour Québec demain.Saisie de viande Dl.l'inspecteur de viande Boilard a saisi samedi dernier, plusieurs quartiers de bœuf appartenant à un fermier de St-Isidore, comté de Dorchester, parce que la viande n\u2019était pas dans un état pour ôtre vendue. i Un mt a Justus du * Ganada- Revue\u201d Dans son dernier numéro, du 26 novembre, page 306, lo Canada-Revue ne m'accuse de rien moins que d\u2019avoir ful sifié le texte d'une lettre do Léon XIII, et par suite de lui avoir fait dire justele contraire de ce qu'il dovait dire.La chose est grave, mais heureusement on n\u2019est pas obligé de croire sur parole toutes les affirmations de Justus, J'espère pouvoir sans beaucoup de peine le démontrer encore une fois au lecteur impartial.Dans l'article de sur les Immuoités Ecclésiastiques, paru dans l'Etudiant de novembre 1892, p.172 j'ai écrit ce qui suit : \u201c Cette mission (la mission du \u201c Pape) embrasse donc bien plus que le \u201c dogme.Toutes les questions humaines, « quelles qu\u2019elles soient, du moment \u201c qu\u2019elles intéressent la conscience et les \u201c mœurs, sont de droit divin de son res- \u201c sort, nul ne peut décliner sa compé- \u201c tence sans se révolter contre J.-C.qui \u201clui a donné sa mission: * qui vons \u201c écoute m\u2019écoute ; qui vous méprise me \u201c méprise.\u201d A ce propos j'ai cité en note quelques paroles de Léon XIII qui se rapportent | à cette idée.Ces paroles sont tirées de Ia lettre que Léon XIII adreesa à l\u2019évê- quo de {irenoble le 22 juin 1892 au sujet du congrès catholique de la jeu- ) nesse française, tenu à Grenoble du 20 PA + au 23 mai 1892, sous la présidence de Mgr Fava lui-même.Auparavant déjà (Lettre enoyclique aux catholiques de France 16 février 1892, Lettre.aux Cardinaux de France, 4 3 mai 1892) Léon XIII avait fortement insisté auprès des catholiques de France pour leur faire \u201c\u2018 œccepter sans arrière- * persée, avec cette loyauté parfaite qui ** convient au chrétien, le pouvoir civil \u201c dans la forme ot, de fart, il existe.\u201c et la raison de cette acceptation, c'est \u201c* que le bien commun de la société l\u2019em- *\u201c porte sur tout autre intérêt, etc.(Lettre aux Cardinaux de France.) Dans sa lettre à l\u2019évêque de Grenoble, le Souverain Pontife revient sur le même sujet, et après avoir constaté que ses paroles précédentes ont été comprises et 4 bien accueillles par bon nombre de catholiques, il continue ainsi : \u201cIl en \u201c le constater, qui tout en protestant de \u201cleur catholicisme, se croient en droit ( \u201c de se montrer réfractaires à la dirce- ! \u201c tion imprimée par le Chef de l'Eglise.\u201c sous prétexte qu'il s'agit d\u2019une direc- \u201c tion politique ; eh bien, devant ces prétentions erronés, Nous maintenons \u201c\u2018 dans toute leur intégrité chacun des \u201c actes précédemment émanés de nous, \u201c et\u2019Nous disons encore : \u2018* Non sans \u201c doute, Nous ne cherchons pas à faire de la politique ; mais quand la politi- \u201c que se trouve étroitement liée aux \u201c intérêts religieux comme il arrive \u201c actuellement en France, si quelqu'un \u201c a mission pour déterminer la conduite \u201c qui peut efficacement sauvegarder les \u201c\u2018 intérêts religieux dans lesquels con- \u201c\u201c siste la fin suprême des choses, c\u2019est le \u201c Pontife Romain.\u201d Or la note que j'avais mise au bas de la page 172 pour donner plus d'actualité à l'idée émise, était ainsi conçue.\u201cNous \u201cne cherchons pas à faire de la politique ; mais quand la politique se trouve \u201c étroitement liée aux intérêts religieux, \u201c si quelqu\u2019an a mission pour détermi- \u201c ner la conduite qui peut efficacement \u201c sauvegarder les intérêts religieux, \u201c \u201c dans lesquels consiste la fin suprême \u201c des choses, c\u2019est le pontife romain.\u201d Lettre de Léon XIII 2 l\u2019évêque de renoble 22 juin 1892), Comme le lecteur a pu le remarquer, j'ai omis les mots : \u2018* Non sans doute \" et les mots \u201ccomme tl arrive actucllement cn France\u201d.Inde irae.Li-dessus, voici les réflexions du \u201c Canada Revue \" : \u201c Le \u2018 texte tel quo cité est faux ; on a \u201c adroitement subtilisé un membre de -* phrase qui change toute la portée de \u201c la lettre.Voici le texte authentique.\u201d là-dessus il cite les paroles de la note en y ajoutant les quelques mots que j'avais omis, puis il continue \u201c comprend-on toute la portée de la supercherie ?En enlevant ces mots ©\u201c comme cela arrive \u201c actuellement enpFrance- \u201d sans rien indiquer de cette soustraction, on dé- \u201c nature toute la citation et on lui fait \u201c* Hire tout le contraire de ce qu'elle * devait dire.On sait ce que compor- \u201c tait alors la situation en France ?Le \u201c pape Léon XIII avait conseillé à son \u2019 -\u2019 ct \u201c d'autres en effet, Nous regrettons de.-\u2014 pipet *\u201c\u2018 clergé de \u2018sc soumettre au gouvernc- \u201c ment do la répbluique.Certains évêques résistèrent, et Léon XIII dans *¢ la fameuso lettre citée plus haut les \u201crappelait à l'obéissance.La lettre \u201cfut si bien comprise que sept jours \u201c après, l'évêque de Grenoble se soumret- \u201c\u201c tait et éorivait au ministre des oultes \u201cde la République qui le poursuivait \u201c* comme d'abus : \u2018 Que votre excellence veuille donc, en ce qui me regarde, comprendre que, pour aller audevant de ce que crois être lu volonté ou le simple désir du pape, je retire la leçon précitée concernunt les élections ajoutée à mon catéchisme \u201d ; ainsi par une \u201c* pieuso fraude, \u2018en supprimant six mots \u201c sans crier gare, on a fait d'une lettre \u2018\u201c du pape qui conseillela soumission à \u201c\u201c l'autorité civile une lettre qui autorise \u201c la rébellion contre tout ce qui n\u2019est \u201c pas ecclésiastique, \u2018\u201d Justus est témoin que je n'ai rieu omis de ses récriminations.Toute la question se réduit à savoir lo ce que voulait dire Léon XIII dans ce passage 20 ce qué je lui ai fait dire.lo Ce que vousait dire Léon XIII Si le lecteur porte les yeux sur les paroles citées plus\u2019 haut, il verra évidemment que le raisonnement du pape dans sa formo concise, est cului-ci : (a).La raison que donnent certains catholiques de France pour-se soustraire à notre, obéissance, quand nous leur commandons d'accepter sans arrière pensée\u2026 la forme de gouvernement établie\u2026 ., à savoir, que nous nous mélons de la politique, n\u2019est pas une raison qui puisse justifier leur refus de soumission.(b) Eneffet, nous ne cherchons pas à faire da la politique, mais quaud la politique est étroitement liée aux intérêts religieux, c\u2019est au pontife romain qu\u2019il appartient de déterminer la conduite (même politique) qui peut efficacement sauvegarder les intérêts religivux.(0) Or la France sc trouve précisément dans ces conditions là (c'est à dire qu\u2019en France, à l'heure actuelle, la politique est étroitement liée aux intérêts religieux.) (d) Par conséquent c\u2019est le Pontife romain qui a mission de déterminer la conduite que les catholiques de France doivent tenir présentement, même en politique.Par suite, comme à ce droit du pape correspond de la part descatho- liques le devoir d\u2019obéir, si le pape juge Que pour sauvegarder les intérêts religieux en France, les catholiques fran- gais doivent \u201c accepter sansarrière pensée.la forme de gouvernement établie.(comme de fait il I'a jugs), tous les catholiques doivent accepter cette forme de gouvernement.Il y a donc dans les paroles de -Léon XIII, 4 choses.\u2014En premier lieu, une chose à prouver, ou plutôt une objection de certains catholiques récalcitrants dont il faut montrer l\u2019inanité.(a) En second lieu, une vérité générale, qui est le principe sur lequel s'appuie Léon XIII pour prouver ce qu\u2019il veut prouver, c'est la majeure de son argument (c).En troisième lieu, le fait que oes conditions se vérifient maintenant en Franco, c'est la mineure.(e) Enfin de tout cela découle la conclusion (d).Donc les catholiques n\u2019ont pas le droit de désobéir au pape, sous prétexte qu\u2019il semble s\u2019écarter de sa mission en faisant de la politique.En d'autres termes, Léon XITI commande aux catholiques d'obéir à l\u2019autorité ecclésiastique qui leur ordonne d'accepter la forme de gouvernement établie \u2014Je défie le lecteur impartial, Justus lui-même, s\u2019il n\u2019est pas complètement brouillé avec la logique, de voir autre chose dans ces paroles de Léon XIII.Et maintenant, qu'ai-je fait dire aun ape ?'avais dit dans mon article que la mission du pontife romain, s\u2019étend sur tout ce qui touche la conscience et les mœurs.En conformité avec ses paroles, j'ai cité les paroles de Léon XIII énoncées plus haut (c).Ces paroles, je le répéte, ont un sens général, c\u2019est un principe qui est toujours vrai et que tout catholique doit admettre.Ce n\u2019est pas unc doctrine que Léon XIII ait inventé spécialement pour la France, comme semble le croire Justus, elle existait bien avant Léon XTIT, elle découle dela mission confiée au pontife romain par J.©, lui-même, Léon XITI n\u2019a tait que la rappeler ici et l'appliquer à la France, mais elle pourra et devra s'appliquer au Canada et à tous.les pays du monde quand les conditions seront, dans ces pays, ce qu\u2019elles sont en France, JOURNAL DES CAMPAGNES J'ai donc en omettant dans la note, les paroles ¢ comme il arrive actuellement en France \u201d énoncé le principe général, sans mentionner l'application qu'en fait Léon XIII, pas plus quecela.Üt lu raison cn «st bien simple, ma thèse était générale, je n'avais pas à m'occuper du la Frauce ou d'autres pays du monde.Depuis quand ne, peut-on plus énoucer une vérité de théologie sans s'occuper si elle peut et dois s'appliquer à tel pays plutôt qu\u2019à tel autro ?Est-ce là ce que Justus appelle une \u2018 supercherie ?\u201d Au lecteur impartial de juger maintenant, si en omettant c23 quelques mots j'ai commis \u201c une jolio petite falsification de texte \u201d \u201c une superchoerie,\u201d si j'ai \u201c dénaturé toute l@citation \u201d et lui ai fait dire \u201c la contraire dé ce qu'elle voulait dire,\u201d si j'ai \u201c fait d'une lettre du Pape qui conseille la soumission à l'autorité civile, une lettre qu: autorise la rébellion contre tout ce qui n'est pas ecclésistique.\u201d Que Justus me permette à mon tour quelques rectificatious.: Ou donc a-t-il vu que la lettre en question \u2018\u2018 rappelait à l\u2019obéiesance certains évêques qui avaient résisté à Léon XAII conseillant au clergé de se soumettre au gouvernement de la république ?\u201d La lettre à l\u2019évêque de \u2018Grenoble est datée du 22 juin 1892.Or bien avent cela, avant même la lettro encyclique du Pape aux catholiques de France, 16 février 1892, plus de 80 évêques avaient adkéré publiquement à la \u201c Déclaration des Cardinaux français\u201d datée du 16 janvier 1892.Or les cardinaux dans ce document déclaraient solennellement qu'ils acceptaient la forme de gouvernement établie, que \u2018\u201c le devoir des catho- \u201c\u20ac liques, était de faire trève aux dis- * sentiments politiques, et en se plaçant \u201c résolument sur le terrain constitution- \u201c nel, se proposer avant tout la défense \u201c de leur foi menacée,\u201d ils demandaient \u201c l'acceptation franche et loyale des institutions politiques,\u201d c\u2019est tout simplement ce que,un peu plus tard, demandera Léon XIII quand il s\u2019adressera lui-même à la France catholique.Voici la liste des évêques qui adhèrent à la déclaration : Son Em.le Card.Laviques d'Albi, d'Avignon, d'Aix, d\u2019Auch, de Besançon, do Bordeaux, de Bourges, de Chambéry, de Rouen, de Tours et monseigneur Gonindard, coadjuteur de Rennes.Les évêques d'Annecy, Autun, Bayeux, Bayonne, Beauvais, Blois, Belley, Carcassonne, Clermout, Coutauces, Digne, Evreux, Grenoble, Laval, Limoges, Luçon, Marseille, Nancy, Nantes, Nevers, Nimes, Orléans, Rodey, Saint-Brieuc, Saint-Claude, Saint-Dié, Séey, Soissons, Troyes, Valence, Vannes, Viviers, Ajaccio, Châlons, Fréjus, Gap, Meaux, Mende, Montauban, Moulins, Nice, Pamiers, Perpignan, Le Puy, La Rochelle, St-Jean de Maurienne, Tarentaise, Tulle, Verdun, Versailles, Cahors, Constantine, Langres, Le Mans, Montpellier, Oran, Périgueux, Tarbes, Agen, Aire, Chartres, Dijon, Poitiers, Quimper, Monseigneur Jourdan de la Passardiére, évêque de Roséa et Monseigneur Monnier, évêque de Lydda.Les sièges du Sens, d'Arras, d'Angleterre, de St-Flour, de Cambrai et d'Angers étaient vacants.Les quatre à-dire après la lettre à l\u2019évêque de Grenoble.Les deux autres, vacants même avant la déclaration des Cardinaux, n'ont pas encore été pourvus.Ajoutez encore à cette longue liste le nom des 5 cardinaux Auteurs de la \u2018\u201c Déclaration.\u201d Le 16 février fut publié l\u2019Enoyclique aux Catholiques de France, qui approuvait solonnellement la Déclaration et par le fait confirmait l\u2019épiscopat dans la ligne de conduite qu\u2019il S\u2019était déjà tracée (1).- Tels sont les faits.Plus de 3 mois avant Ja lettre du pape à Monseigneur Fava, Mgr d'Hulst, un peu mieux informé que Justus, pouvait donc dire dans une lettre adressée à ses électeurs \u201c Je ne serai pas l\u2019homme \u201c d\u2019un parti, mais l'homme d\u2019un prin \u201c\u2018 cipe, ct ce principe, j'on trouverai \u201cla formule dans cette fière et pacifique déclaration des cardinaux fran- \u201c\u201c çais qui porte aujourd'hui la signa- ublication de gr Jacquenot, (1) Quelques jours après la l\u2019Encyclique, do son lit de mort, évêque d\u2019Auniens, écrivait à Léon XIIT pour lo remercier de cet acte solennel, erie, archevêque d'Alger, les archevê- |.premiers ne furent pourvus que dans| le consistoire du 11 juillet dernier, ¢\u2019est- |: a sr CS pr AML \u201c* ture de tous les évêques de France \u201d, | de son traitement ou user envers lui- Il reste maintenant à -Justus, à nous dire quels sout ces \u2018\u201c certains évêques \u201d\u2019, qui ayant attrudu jusqu\u2019à la lettre du pape à l'évêque de Grenoble pour accepter la forme du gouvernement établie, auraiout été par cette lettre \u201c rappelés à l'obéissance \u201d.Il ne suffit pas, si l\u2019on resprete un peu ses lecteurs, de lancer des affirmations si graves, il faudrait encore les prouver.Quant à Mouseigneur Fava que Justus semble plus spécialement viser,- dès le 21 janvier 1892, dans une lettre au cardiual de Toulouse, rendue publique, il déclarait adhérer entièrement et avec \u201c profonde reconnaissance \u201d à la db Déclaration, dans un autre document postérieur et prblic aussi, il renouvelait in même adhésion en son noua et au nom de son clergé.(Univers 9 février 1892) Monseigneur Fava a répété la même chose dans un discours nu Congrès de la jeunesse, dont nous avons parlé plus haut.Mais ici, la wéprise de Justus est encore plus grande \u2014Il dit d\u2019un côté que la lettre à l\u2019évêque de Grenoble, ** rappelait à l\u2019obéissauce certains évé- ques qui avaient résisté au pape leur conseillant de so soumettre au gouvernement de la république \u201d (Le pape, à vrai dire, n\u2019a jamais commandé do se soumettre au gouvernement de la répu- brique, il a ordonné d\u2019uccepter légalement, sans arrière-pensée, la forme du gouvernement établie, mais \u2018il veut qu'on combatte les actes du gouvernement qui détient le pouvoir, quand ces actes sont opposés au droit de l\u2019Eglise ; qui ne voit la différence ?) Justus ajoute ensuite que \u201c la leçon fut si bien comprise que 7 jours après, l\u2019Evêque de Grenoble ge soumettait et éorivait au ministre des cultes de la république.\u201d pour lui dire qu\u2019il re- tranchaitla leçon de son catéchisme concernant les élections, Cela veut dire évidemment que Monseigneur Fava retraucha cette leçon de son catéchisme, à la suite ou mieux encore à cause de la lettre qu\u2019il avait regue du pape et qui, d\u2019après Justus \u201c\u201c rappelait à l\u2019obéissance certains évêques qui n'avaient pas voulu se soumettre au gouvernement de la république \u201d.Justus confond ici deux choses bien distinctes cependant : l\u2019acceptation de la forme de gouvernement établie, et la suppression par certains évêques d'une legon qu'ils avaient ajoutéo à leur caté- chismo diocésain, pour tracer une ligne de conduite à leurs ouailles dans les circonstances exceptionnellement critiques où se trouvait la France ; leçon qui au reste ne contenait que la doctrine des immortelles encycliques de Léon XIII lui-même.La lettre en question comme l\u2019avoue Justus lui-même, parle de la première de ces deux choses, mais comme monseigneur Fava, pas plus que les autres évêques n\u2019avait attendu le 22 juin 1892 pour accepter loyalement la forme de gouvernement établie, il faut conclure que si cette lettre à l'évêque de Grenoble contenait une ¢ leçon \u201d, (ce que je nie pas) et \u201c\u201c rappelait quelqu'un à l'obéissance \u201d ( ce que j'admets volontiers) ce n\u2019était pas précisément \u201c certains évêques \u201d, mais bien © certains laiques \u2019 qui se croyaient dispensés de suivre en cela la direction du Pape.Et plût à Dieu qu'ils en eussent tous profité ! ils n'avaient pour cela qu'à marcher sur les traces de leurs pasteurs.Mais l'acceptation sincère et loyale par les évêques, de la forme de gouvernement établie, entraînait-elle nécessairement la suppression de cette leçon du catéchisme ?Non ! La leçon n'avait rien d\u2019opposé à l\u2019acceptation franche et loyale de la forme républicaine, elle ne cessait pas d\u2019être toujours vraie.En république comme en monarchie il est vrai que les parents chrétiens ne doivent en conscience confier 1'éducation de leurs enfants qu\u2019à des maîtres chrétien, en république comme en monarchie il est vrai-qu'on ne peut en conscience voter pour des enuemis déclarés de I'Eglise ; il est toujours vrai en république comme en monarchie qu'il faut respecter l\u2019indissolubilité du lien conjugal malgré toutes les lois de divorce de tous les Naquets du monde.Et ce sont là les trois points principaux développés dans cette leçon des catéohismes.Ÿ avait-il là de quoi renverser la république ?Si Léon XIII demanda la suppression de la leçon susdite, ce fut uniquement comme une mesure d\u2019opportanité, afin de ne as donner à un ministre peu scrupu- eux dans ses rapports avec l'Eglise, un nouveau prétecte pour priver le clergé d\u2019autres procédés aussi odieux , ceux qui sont tant soit peu au courant des affai- .res religieuses de France savent tout cela, .Kt puis, que penseriez-vous d'un évêque lequel comprenant fort bien que le pape vout le rappeler à l'obéissance, lui donner une \u201c leçon \u201d serait 7 jours à obéir, Voilà cependant ce quo J'ustus dit de Mons: igueur Fava\u2014 Il faut avouer qu\u2019au \u201c Canada-Revue \" on a unè belle idée de l'obéissance au pape.[ Malgré notre envie d'être d'accord avec Justus nous sommes donc obligés de dire que Monseigneur Fava quand il supprima la legon de son catéchisme ne le fit pas à cause d'une \u201c leçon \" qu\u2019il avait vue à son adresse dans la lettre en question.Pourquoi la supprima-t-il ?C\u2019est Monseigneur Fava lui-même qui va nous le dire,et ici Justus aurait pu et même aurait dû ne pas citer quelques liynes seulement de la lettre au ministre des cultes, mais ne pas craindre de faire le lecteur juge de ses affirmations, Voioi ce que Monseigneur Fava écrivait au | ministre des cultes (les italiques sont de | nous) : Grenoble, 29 juin 1892.Monsieur le ministre, \u201c\u201c\u2014J\u2019ai I'honneur de vous accuser réception de votre lettre, en date du 28 de ce mois, relative au supplément de mon catéchisme diocésain, J'ai oui dire, Monsieur le ministre, que N.S.P.le Pape aurait désiré qu'on n'ajoutât pas aux catéchismes lu leçon sur les élections, vu que cela pouvait pousser à lu persécution religieuse, conme c'est arrivé en effet.C'est pourquoi j'ai pris occasion de là d'exécuter un projet que je nourris depuis longtemps et qui consiste à soumettre au saint siège un nouveau catéchisme pour mon diecèse, Cependant je préfèrerais que Léon XIII offrit au monde entier un catéchisme universel, et l\u2019imposût de sa pleine autorité,.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Au nom du congrès de l'association catholique de la jeunesse française toau naguère à Grenoble, j'ai adressé cette demande à Sa Sainteté.Si elle daigne répondre favorablement à nos désirs, cette mesure aura des conséquences singulièrement salutaires pour: les âmes, auxquelles elle montrera l\u2019unité de ia foi catholique et l\u2019adhésion pratique de tous les âges et de toutes les nations, et de toutes les tribus sauvages au magistère infaillible do l\u2019Rglisa catholique.En ce qui concerne les évêques fran- gais, cette mesure providenticlle aura ce précieux avantage, monsieur le ministre, de faire cesser sur ce point là le désaccord qui existe entr'eux ct votre Excellence.\u201d Suivent ensuite les paroles citées par le Canada- Revue, Au lecteur de juger si, comme le dit Justus, Monseigneur Fava supprima la leçon de son catéchisme parce qu\u2019il avait \u2018\u201c bien compris la leçon \u201d quo le pape lui donnait dans cette lettre du 22 Juin\u2014, Concluons : Et maintenant, que dirait Justus si\u201d je l\u2019accusais : _ 1, D\u2019avoir aussi mal compris le sens de mes paroles qu\u2019il a mal compris la lettre du pape à Monseigneur Fava.2.D'avoir gratuitement lancé contre plusieurs évêques de France, une grave accusation qu\u2019il n\u2019a pas même essayé de prouver ?3.De s'être mépris lui-même sur \u201c la situation en France \u201d, et d\u2019avoir confondu deux choses bien distinctes ?4.D'avoir dénaturé aux yeux du publie (volontairemeut ou non) le sens d\u2019une démarche de Monseigneur l'évêque de Grenoble ?J, D'avoir commis lui-même \u2018 une jolie petite falsification de texte \u201d, une \u201c supercherie \u201d.ete.?\u2014J'ai donué A Justus les explications qu'il désirait.Me trouvera-t-il trop exigeant Maintenant, si j'attends de sa Justice qu'il prenne note de ma réponse dans lo prochain numéro de son journal?Romaxvs, Avis L'Ordo Divini oficii et les calendricraf; de Québec, Rimouski et Ottawa, sons\u2019 maintenant sous presse.wo % On est prié d'adresserdes commandés @ de suite à M.Léger usec, 1 ©, > 4 Buade Québec.6% © En mémo temps MM, les cu ui «2, ont besoin de régistre pourront @ 9%, 4 curer de toutes grandeurs er % sant aussi à M.Brousseau.© 78 fe SRR JOURNAL DES ¢ \u2014izomfhe afhe Voile ve - CAMPA Incendie à Lévis L'HOTEL MCKENZIE EN CENDRES $5,000 2 386,000 de dommages La consternation a été jetée chez notre voisine hier soir aux oris que le le feu venait de se déclarer aux usines de Carrier, Lainé & Cie, Près de cent cinquanté familles qui vivent avec ces atelicrs,ont de Suite envisagé le triste sort qui leur était réservé si on ne parvenait pas à éteindre les flammes de suite.Et le sifflet jetant son cri rauque dans les airs pendant plusieurs minutes conséou- tives, semblait, à l'esprit de la population excitée, confirmer lu triste nouvelle.Aussi, en quelques minutes, fem- mcs ct enfants étaient-ils rendus sur le bord du cap partout aux endroits d'uù la vue peut arriver jusqu'aux usines.\"Cost à ce moment là seulemeut que Yon coustata avec une grande joic que la nouvelle n\u2019était pas exacte et que, pour le moment du moins, il n'y avait rien à craîndre pour les ateliers.Le feu exerçait ses ravages dans I'an- vien hôtel McKenzie situé en face des usines eb dont on se sert aujourd\u2019hui pour mettre à l'abri l'assortiment toujours considérable de poëles, que la mai- -son Carrier, Lainé & Cie tient en mains.Mais les flammes gagnaient du terrain, -et l\u2019eau n\u2019arrivait pas vite.La marée était basse et il fallait courir les quais propices.Enfiu après vingt minutes d'attente, l'eau arriva, et deux à trois jets furent dirigés sur le,brasier.Ce n\u2019est pas'avant neuf heures cependant qu'on s pu so rendre complètement maître des flammes, : Heureusement quo le vent était sud- Ouest ct qu\u2019il ne soufflait pas trop fort, carla maison de M.#.Bédard aurait trs probablement brûlée, Lo feu s'est déclaré entre 5.260 ct 5.30 heures, on ne sait trop comment ; l'ouvrage était terminé depuis vingt minutes dans ce temps-là.Outre oinq à six cents poëles, chaudrons, bombes, ferrures de charrue, eto, contenus dans la bâtisse, il y avait aussi une quantité de modèles jd\u2019une très grande valeur qui sont une perte totale.Quant aux poüles, on eu sauvera pro- babloment une boune moitiée, non,touto- fois, rans beaucoup de travail.Dans tous les cas, les portes ne cont pas moins de $5,000 à $&,000, en partie couvertes par les assurances.Durant l'incendie il n\u2019y avait pas moins de millo personnes sur les lieux se demandant à toute minute si les flummes n\u2019alluient point gagner les ateliers.CVAFFAIRE OÙ PANANA Le gouvernement prêt à SOREASIÉPE Envy docaiaents Paris, 10\u2014Ou dit que le ouverne- ment est prût à communiquer au comité .dû canal Panama les documents se rap- - portaut à la Cie.du canal Panama, à eondition que les membres du comité les tiencent socrcts pour empêcher toute \u201c'jogérence étrangère d'entraver les fins de le justice.\"Trois membres du com té \u201cDommés pour ox:miner les livres de la seciété Kohn et lteinich, rapportent que durant l'annéo 1888 Arton, agissant \"© d'intermédiaire, a tiré $1,000,000 sur le compte du baron Reinich, M.Ribet, premier winistro, assistait à la séance du comité hier, ct à promis d'agir de concert nveo lui «t de l'aider à faire la lumière complète sur cette affaire.M.Bourgeois, ministre de la justice, était aussi présent.M.Beaurepaire, procureur de la République, qui s'est opposé à l'action du .gouvernemont cn rapport aveo cette affaire, a donné sa démission.Son suc- sesseur sera nommé par le président de ur de cassation.- a mee \u201cTIONS DES IMPOTS 9 le Courrier de \u201cathe est peut- nraux qui Tes ta- dit BIGAMIE Une jeune lle ennadienne trompée PARUN NAPOLITAIN.Une fille canadienne ne saurait prendre trop © précautions lorsqu\u2019an hom- mo étranger au pays lui propose de l'épouser.Très souvent, en découvre, mais .trop tard, que cet étranger est un misérable qui a abandonné sa femme légitime dans son pays.C'est la nouvelle désolante qui vient de plonger dans la douleur une brave famille de Ste-Adèle, comté de Terrebonne.Le coupable cat entre les mains de la police ; il ss nomme Domenico Miguao, il s\u2019est marié légitimement à Naples en Italie, il y a six ans.Quatre ans plus tard il est parti pour ve ir chercher for- tuoe au \u2018 anada, aveo le frère de sa femme, disant à celle-ci qu\u2019il la ferait venir ici avec ses enfants, aussitôt qu'il se serait trouvé uve bonne situation.Les deux émigrés entrèrent à l'emploi de la compagnie du Pacifique.Domenico a travail 6 quelque temps à Ste-Adèle et, il y a environ deux mois il a épousé mademoiselle Louise Gouin.Après le mariage ils sont venus se fixer à Montréal, Domenice ayant de l'emp'oi à la gare Windsor, Mais le frère de la femme légitime do Mignao, ayant appris que sou beau- frère s'était rendu coupable du crime de bigamie, l'a dénoncé, mercredi, au juge Dugas., Un mandat d\u2019arrestation a été lancé »Contre lui et, mercredi après-midi, le député grand connétable Lambert s'est rendu à la gare ct a arrêté Mignac, Le misérable a alors compris la gravité de la situation dons laquelle il s\u2019est placé.Il a avoué sa eulpabilité au juge.Miguac donne pour excuse que, duos un paps étranger, il croyait pouvoir se marier de nouveau, même avant la mort de sa première femme, Il passera en cour d'assises.eee 0 re ee SOTTES RECRIMIKATIONS Depuis que ses amis sont descendue da pouvoir, I'Electeur est pris d'une fringale d'économie qui menace de devenir divertissante.Le gouvernement actuel fait-il de temps à autre quelque nomination justifiée par les besoïn du service, de suite l'organe rouge orie à la déponsc ou à l'extravaganee.On encombre le service civil, dit-il, tout comme sous le régime Mercier.Et à l'appui do ses assertions, l'Ælecteur cite les nominations de MM.Jules Côté.J.Bouffard, Dufaut ct de quelques autres faites récemment.On \u2018va voir à l'instant ce que valent les jérémiades de l\u2019Ælecteur.Voici tout d'abord lc bureau des mines.Sous le régime de l\u2019économe M.Mercier, neuf employés étaient attachés à ce bureau.Sous le règne de BE.de Boucherville, il n\u2019y en à plus que deux, BUREAU DES HINES C'est-à-dire qué le gouvernement de Boucherville a opéré une économie de $6,000 dans un seul bureau.Kt I'Electeur a l'audace d'écrire qu\u2019on veut répéter les cxtravagances passées.Les faits lui donnent un démenti assez formel.L'Alecteur parle aussi du secrétaire du régistraire come uns charge créée tout récemment.La mémoire fait défaut au confrère.La charge do secrétaire du \u201cistrairo a.été créée por la législature * rnièresossion, ét nul député de * n\u2019a trouvé à y redire.Seule- \u201cnement a attendu jusqu\u2019à Sous Le régime Mercier MM.Obalski.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.32000 Hughes .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026sers .913 Gingras.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.1440|.Rovuillord (J.B.).800 Ritehie.ccoev eens sous 800 Taschercau.\u2026.00.es .800 Viau.\u2026.cover veneers 800 Cantin.sue 800 Rouleau \u2026\u2026.acsaceurs a.800 39153 Sous Delloucherville MM.J.Obalski.\u2026.\u2026.\u2026.$2000 Jules Côté.\u2026\u2026.1000 $3000 \u2019 \u2019 \u2018 ce Jour pour nommer un titulaire à cette position.Et, point important à noter, le- eous-régistraire, salairo de $2,200 a été supprimé.Encore une économie.Le Canadien n\u2019est pas plus éclairé que son copain de l'Electeur sur les choses de l'administration.Ainsi, il reprochait l'autre jour au gouvernement de Boucherville d'avoir rétabli la charge do greffier de la couronne en chancelle- rio, charge qui avait été supprimée, dit- il, sous M.Mercier.Cette assertion est absolument fausse, Non seulement, cette charge n\u2019a pas été abolie\u2014et elle ne pouvait l'être parce qu'elle constitue une partie esscutielle dwg rouage 6lectoral\u2014 mais M Mercier a tout simplement permis qu'elle fut cumulée aves une autre position, avec des émoluments particuliers attachés à la première charge.Ajoutons que le gouvernement de Bouchorville n\u2019a pus changé ce durnier état de choses.Les émoluments du greflier en chancelleric sont restés ce qu'ils étaient lorsque M.Delorme occupait cette charge.\u2014\u2014-\u2014e {bee ee \u2014\u2014\u2014 Les finances fédérales ENORME SURPLUS La dépêche suivante d'Ottawa donne la plus belle perspective pour les opérations floancières de l\u2019année fiscale : Ottawa, 10\u2014L\u2019état du revenu et des dépenses pour les mois de novembre démontre que celles-ci augmentent et que celles-ld, diminuent de la manière la plus satisfaisante.Les recettes, pendant ce mois, su sont élevées à $3,008, 075, et les dépenses à $3,731,710, tandis qu'en novembre 1891, celles-ci étaient de $3,881,710 et celles-là $2,969,307.Les recettes et les dépenses des cinq premiers mois de l\u2019année fiscale se-clas- sent comme suit Douanes.$ 8,613,316 $ 8,719,701 Exoises.3,182,134 3,641,637 Postes.1,030,000 1,084,950 Trav.Publics 1,725,897 1,672.0656 Divers .486,861 554,458 Totaunx.$15,038,198 $15,662,771 Dépenses.12,646,047 11,757,794 Surplus.$ 2492 151 $ 3,904,077 Comme on ic voit, pendant ces cinq mois, le revenu a augmenté de $624,573 ct les dépenses ont diminué de $788,253.C'est plus que satisfaisant.Le surplus pour les ciuy premiers mois de l'année fiscale est donc de près de $4,000,000.Co surplus sera considérablement réduit lc mois prochain parle paiement d'un semestre des subsides aux provinocs.Mais il n'en restera pas moins très considérable la fin de 1692-93.à l'exercice UPA = ae AA SiR JOHN ABBOTY Une lettre particulière de sir John Abbott, on date de Londres, nous ap- prond qu\u2019il doit être actuellement à Paris d\u2019où il se mettra en route pour l'Italie, puis pour l'Egypte, Il voyage en compagnie de Mlle Abbott.Sa santé s'est beaucoup améliorée, et il est pleinement convaineu que le repos est tout co qu'il lui faut pour assurer sa pleine convalescence.L'ancien premier ministre compte qu'il sera de retour au pays, au mois de février prochain, Ce qui lui permettrait de faire profiter le Sénat de secs lumières ct de sa grande expérience législative.\u2014__\u2014Ppe- mme \u2014 Mort subite de M.-Molt M, Stanley H.Moit, premier clerc au département du Trésor, est décédé presque subitement samedi matin & 8a résidence No 91 rue Lachevrotidre.M.Holt laisse unc veuve ct une jeuuc fille figée d'environ 17 aps, qui ont la sym- pathic de tous duns le malheur qui les frappe, car M.Holt était un fonctionnaire modèle uviversellement estimé.On attribuo son décès à la rupture \u2018 d\u2019un abcès.dans l'oreille.: Correspondance St-Zacharie de Met germette Nov.1892 À l'Hon, Th.Chapais, Rédacteur du Courrier.M.le Rédacteur, Enfin.le chat est sezti du sac ! c\u2019est un chat maritime | c\u2019est un Mon- ! sieur L.Z.Joncas, rédacteur en chef de l'Evènement avec qui j'ai le plaisir de correspondre et je l'ignorais jusqu\u2019à ces jours derniers.J'étais presque décidé de lo laisser dermir sur ces lauriers, mais, réflexion faite, j'ai pensé que ce serait peu poli de ne pas répondre, au moins une fois, à un Rédacteur en chef qui prend la peine de me consacrer un long article \u201c gi viri) de forme et si insensé de fond.\u201d Ce Monsieur qui a coutume \u2018\u2018 de saisi si parfuitement l'esprit dans lequel le autres écrivent, \u201d me semble n\u2019avoir pas bien compris ma dernière lettre.Et puis quelques lecteurs pourraient croire que Je chante faux et qu\u2019il chante juste, que Je suis l\u2019ingulteur ct qu'il est l\u2019insulté.J'ai une autre raison : Au temps où nous vivons, l\u2019énergie dans l'affirmation de ses droits, sinon le verbe haut, ne semble pas inutile pour contredire et humilier les faquins qui font tumulte ; et comme ils répdtent-bruyamment ct-à satiété leurs inepties, des gens, même bien intentionnés, finissent quelquefois par croire qu\u2019ils ont raison.Ceci étant dit, je reviens à mon mouton qui m\u2019en voudrait de le laisser plus longtemps dans l'ombre.: M.Joncas disait à la fin de son ar- tiele : \u201c Je n'ai pas l\u2019habitudo de frapper \u2018 dans le dos\u2014et ceux qui me connais- \u201c\u201c sent, savent que je ne crains pas de \u201c regarder en face mes adversaires,\u201d C'est un grand plaisir, je n\u2019en doute pas, pour ceux qui vous connaissent de pouvoir vous regarder en face, mais c'est un désavantage pour ceux qui ne vous connaïssent pas,parce qu'alors vous vous cachez ct vous leur frappez dans le dos sans crier gare, c'est ce que je vais prouver à mes lecteurs en deux\u2019 mots : 1o Quand vous avez reproduit l\u2019article du Moniteur du Commerce avec une approbation enthousiaste mêlée d'allusions peu fines, pourquoi n'avez-vous pas mis votre griffe au bas ?20 Quand vous avez répondu par une \u201c impertinence publique \u201d à ma lettr adressée à M.Demers personnellement pourquoi n\u2019avez-vous pas signé votre nom ?Comme vous l'a écrit un digne catholique du Diocèse de St-Hyacinthe en vous renvoyant son journal, ma lettre \u201c* était ou privée ou publique, si elle \u2018\u20ac était privée quel manque de délicates- \u2018* se et de savoir-vivre ! si elle était pu- \u201c* blique, vous auriez dû la publier, com- \u201c me doit le faire tout rédacteur cons- \u201c ciencieux \u201d.Voilà ce quo vous appelez : regarder en face ses adversaires ! Supposons, M.Joncas, qu\u2019un beau matin, à 10 houres, Son Honneur le R-corder vous fasse mander à sou tribunal et vous tance vertement pour de prétendues impertinences que vous lui auriez adressées ?Vous ne vous attendez pas i eette sortic et vous lui en demandez poliment la raison ?\u2018Il mo fait peine de troubler votre joie, reprend Son Honneur, mais M.Joncas, vous êtes un tnsulteur, un insolent, un rodomond, un posenr ! c'est mon droit de vous le dire, eb si vous vous füchez, c\u2019est votre affaire.\u201c Mais comprenons-nous bien, c'est à l'insulteur ct au journaliste que je réponds ici.Je ne veux pas que l'on m'accuse de manquer de respect aux membres de la chambre des Gommuves, au Président de la société de la Presse, mais quand je rencontre sur mon chemin un des membres de cette Chambre qui s'oublie, comme Mr Joncas, jusqu\u2019s faire le métier d\u2019insulteur, c'est mon droit\u2019 de le lui dire t \u201d Comprenez-vous M.Joncas ?Avec de pareilles distinetions, un catholique peut dire des injures au Pape, tout en protestant de son très grand respect.J'ai l'honneur d'être M le Rédacteur Votre humble serviteur.J.H, Bourrarp ptre.errr Rr lL 8 tee.On signale une grande détresso dans les provinces russes de Voronezeh, Toula et Bessarabie.Des secours en espèces ct cn nature sont distribués par le soin des autorités.+ LA TAXE de Is POUDRE ne Avscmblée de protestation do Fnsso- - .\u2019 cintion minidre Montréal, 10\u20141J.association générale des mvimes de la province de Québec s\u2019est réunie, hier après-nidi, au bureau de , M: À.W.Stevenson, rue St-Jean, pour disouter lu question dé la taxe sur la udre.M.James King, député de Mégartio à la législature de Québes, vice-président de l'association, était au fauteuil.\u2018 M.T.A.Bell, secrétaire de l'associa- tien, soulève une question des plus importantes.Le gouvernement provineial, \u2018dorant la session, a fait adoptor une loi imposant une taxe do\u201d$150 sur tout magasin où il se vend du la poudre à fusil ou à canon, M.Bell dit que cette taxe eBt de nature à nuite à un très haut dégré à l\u2019industrio minière et \u2018il suggère à l'assemblée d'adopter des résolutions afin de faire disparaître cet impôt, Finalement, on adopto la résolution suivante : \u201c Que le président, M.King, nomme une délégation qui soit chargéo d'aller présenter aux ministres previnoiaux le résultat de la présente réwnion et de les prier de ne pas insister sur la perception de la taxe en question avant que le lieu- tenant-gouverneur ait été requis d\u2019user du pouvoir discrétionnaire que la loi lui accorde de soustrairo les propriétaires-de mines au paiement de cet impôt, \u201c* Qu\u2019à tout événement,.le gouvernement de Québec, avant d'insister sur la perception de la taxe, fasso- établir \u2018par les tribunaux un \u201c test case:\u201d qui décide de la légalité de la loi dont on-se plaint, \u201d Le comité suggéré par cette résolution.est formé et se compose comme suit : MM.James King, colonel Lueke Kline, Hupper, Smith et Fransham,.M.Bell amène ensuite sur le tapis la.question de la grande convention minière qui doit avoir lien à-Montréal en février prochain.L'association décide de pron- dre les mesurcs nécessaires pour.que cette réunion extraordinaire ait un grand retentissement daus tont le pays: > ep MER SATOLL£ Sur lu question des Ecoles publiques nux Etats-Unis St-Louis, 9\u2014On publie aujourd\u2019hui le texte du discours prononcé par Mer Satolli, légat apostolique, à la conférence où les archevêques des Etats-Unis ont traité la question des écoles publiques.: Lerlégat du Rape déelarc que I'Eglise catholique a mission d'enscigner et de veiller sur les mœurs et par conséquent elle doit voir &-ce que les écoles que fréquente la jeunesse soient conduites d'après l'espoir et la morale chrétienne.® Ld, où la chose peut se faire facilement les catholiques sont invités à avoir leurs écoles séparées, mais là, où parcille institution gréverait par trop les parents, les évêques permettront aux enfants de suivre les écoles publiques ot feront donner des catéchieme par les prêtres.Mer Satolli dit que le grand bon sens du peuple américain lui fra comprendre que les catholiques contribuant pour leur part au soutien des écoles, out droit d\u2019y envoyer leurs enfants, sans que les maîtres attaquent la religion ct la morale des écoliers de cette croyance.: Il pense qne l'autorité épiscopale et l'autorité civile- peuvent s'entendre sur ce point, de manière à ce que les enfants catholiques puissent sans danger suivre les leçons des maîtres protéstants.Comme résumé do l'adresse do Mgr Satoili on peut conclure que Mer Ireland, qui permet aux catholiques de suivre les écoles publiques, pourvu que les curés donnent des catéchismes, à l'approbation du St-Siège et que les évêques des Etats-Unis s'en tiendront à cette décision, dans lo cas où les paroisses ne sont pas assez riches pour soutenir une école strictement catholique.\u2014\u2014\u2014\u2014 etre rm arme rtree L\u2019Onguent et pilules Hollo- .Way Sont les meilleurs, los moins coutoux ot loa populairos remèdez do toutos saigons, et dans Loutos les circonstances, ils peuvent ôtr- employés sans orainto ot aveo lu certitude d'en obtenir du bien.Les éruptions, égratignures, ot toutes espèces de maladio do lu poau, Écorchures, brûlures, uloérations, sont soulagés chradicalomont guéris por ees médicaments doux, calinants, ot purifauts.L\u2019onguent oppose sur l'abdomon prévient touto tendance à l\u2019irsitation dos intestins.qui te déclarent souvent duns la enison des ruit-.P.stulo, houton, inflummations de In pony, douleurs musonlairee, affections nevralgiques, glandes, etc.peuvent âtre effrotivement guéris enomployænt, les resnèdes de Holloway suivant a direction qu i actompugne chaque paquet. 8 .æ \u201d PLAISANTE AVENTURE \u2018 Le baron de Besenval, né à Soleure, \u201cen 1722, entra dès l'âge de neuf ans dans le régiment des gardes suisses donc son père était colonel.Il parvint au grade do lieutenant-général des Suisses -en 1789.M8lé à tous les évènements \u2018importants de cette époque, il a lgissé des Mémoires très intéressants, d\u2019où est tirée ectte curieuse anecdote.- * M.do Saiut-André, mort lieutenant- général, cuployé à Strasbourg, s'étant embarqué daus un de ces carosses publics pour reveuir à Paris, y lia oonnais- sance ct atuitié avec un jeune homme dont le nom n'est pas venu à ma connaissance qui fuisait même route que lui.J'ai eucore cunau ce M.de Saiut- André ; c'était un grand homme d\u2019une belle figure,qui avait l\u2019air fort austère, ne riant jamais et d'uneztérieur qui ajoutait infinimeut de piquant aux idées guios, aux extravaywances dont il était sans ces- së occupé.Compagnsn le voyage d\u2019un jeune \u201c homm - à peu près de son âge, aveo lequel il so lis, comme je viens de le dire, ils s\u2019entretiurent mutuellement de leurs familles et de ce qui pouvait les intéres- - ser.M.de Saint-André apprit de son nouvél ami qu'ils était.actuellement en chemin peur épouser,.en arrivant à Paris, une riche héritière, fille unique d'un ami intime de son père.Moins les juu- nes gens s'arrêtent sur le même point de vue, par la légèreté de leur âge et le peu d\u2019objets importants qui sout à leur portée, plus ils détaillent lorsque le ha- \u201c sard leur precure quelque chose de sérieux qui les iutére-ce.Co Aussi M, de St-André fat-il parfaite- : ment mis au fait de la famille de son nouvel ami et de celle de ra prétendue.Ce joune homme n\u2019était occupé que do son objet, en parlait incessamment et n'omettait aucun des détails qui avaient rapport\u2019 à lui, tant pour le passé que pour le préseut et l'avenir._ Ce genro de conversation conduisit les .deux amis jusqu\u2019à Paris.Etant arrivés, ils furent churcher un logement commun à l\u2019hôtel d'Angleterre, dans la rue de Richeliew.A peine s\u2019y établissaient-ils qu\u2019il prit à l'ami de M.de St-André une colique da miserere, qui, toujours augmentant, malgré tous les secours qu\u2019on | s'empressait à lui donner, le mit au tombeau en moins de deux heures de temps.M.do St-André, attendri du sort de ce malheureux jeune homme, n'ayant pu le sauver, orut qu\u2019il fallait s\u2019acquitter'des devoirs qu\u2019exigeait de lui la circonstance, lzu conséquence, sachant quo le défuut était attendu le matin mênie chez sou futur beau-père, il se munit de tous les papiers qu\u2019il trouva dans ses poches, de sun portefcuille,et s'acheminu pour se reudre chez le beau-père, afin de lui rewcttro &c5 papiers et l'instruire du malheur qui était arrivé.Jusque-là tout allait bien.Tout était dans l'ordre des procédés, qui se seraient vraisemblabl.meut soutenus jusqu\u2019à la fin, sans une circonstance qui fit perdre à M.de Saint-André les bonnes résolutions qu'il avait prises.Arrivé à la porte du beau-père de son ami, les do- - Mestiques, instruits de l\u2019attente d\u2019un | geudre, ct voyant un jeune homme inconnu 60 présenter, ne doutérent point que ce nc fût celui qu\u2019on attendait ct coururont l\u2019annoncer comme tel au maître de la maison qui, de son côté, accourut af-dovant de M.de Saint-André, le serra dans ses bras, et sans lui dopner le temps de parler, l'entraiva dans la chambre du sa femme, et le lui présenta comme goudre, ut à sa fille comme mari, M.de Suint-André ne résista point à l'idée d'être tout cela et d\u2019en, tirer parti pour son amusement.Il joua parfaitement son personnage.I] remit au beau- père et à la belle-mère des lettres dont le défant était chargé poyr cux, et, étant instruit à fond, il répondit parfai- temont à toutes.les questions qu\u2019on lui fit.Il réussit principalement auprès do \u2018la jeune demoiselle qui, du coin de l'œil, détaillait avec complaisance la bulle figure que la nature lui avait donnée.On vint avertir que lo dîner était servi.M: de Saint-André fut placé auprès do ga prétendue ; le pèro ct la mère transportés se livrèrent à cette joie pure que donne le parfait contentement.La jeuve personne #6 teuait dans la réserve, nu parlait point, répondait à pcino, ot rougissait souvent, M.do Saint-André Était galant ot ompressé avec elle, atten- + tif ot prévenant aveo le père et la mère toujours sérieux dans le maintitn, aima- | blo et gai dans le propos.+ Le dîner fini et To \"café pris, la conversation devint plus sérieuse.Onparla d'arrangement, et l\u2019on entra dans tous les détails qui regardent un nouveau ménago qui s'établit.Au plus fort de la conversation, M.de Saint Audré se leva ct, prenant son chapeau, fit mive de s'en aller.\u2019 \u2014Où allez-vous donc ?lui dit le beau-père.\u2014d'ai, répondit-il, une affaire qui m'oblige de vous quitter, \u2014Uumment ?Quelle affaire pouvez- vous avoit dans une ville où\u2018vous venez pour la première fois, et où vous ne connaissez personne, \u2014Tout cela est vrai ; mais il n\u2019en est pas moius vrai qu'il faut absolument que je m\u2019eu aille.\u2014 Ah ! je vois ce qui est : vous voulez aller chercher de l'argent chez un banquier.Premièrement.vous croyez bien que je ne vous en laisserais pas manquer et que j'en ai fort à votre ser- vise.D'aillours, si vous voulez absolument en avoir de votre ban ,uier, je puis vous donner quelqu un qui fera vos affaires, et vous ne nous priverez pas du plaisir de vous posséder, \u2014Non, co n\u2019est point cela du tout.C\u2019est quelque chose où ma présence est absolument nécossaire.Tout en parlant, M.de Saint-André marchait toujours du oôté de la portc.Il se trouva dans l\u2019autichambre où le beau-père l'avait suivi, ?\u2014Maintensnt que nous\u2019 sommes seuls continua M.de Saint-André, et que ces dames ne peuvent nous entendre, je vous dirai que cc matin, fort peu de temps après 8tre arrivé, il m\u2019est survenu un accident J'ai été attaqué d\u2019une colique dout je suis mort, J'ai donné parole pour être enterré À six heures: vous savez que je ne puis me dispenser du rendezvous ; et que, n\u2019étant point conou dans ce pays ou je débute, si je wanquais d'exactitude, ce sersit me donner un vernis de légèreté qui pourrait me faire du tort.BLASPH MATEUR Terriblemcnz pnni - \u2026.\u2014 Nous lisons dans ua journal de Montréal : Dans le villago de Lacolle demeure un épicier nouvellement arrivé de Valleyfield.C'est un athée\u2014du moins il l'était au mois d'août dernier, À Vulleyfield il avait cherché à répandre ses idées an- tichrétiennes et infidèles ; il continua la même œuvre de Satan dans la paroisse de Laoolle.Un jour, il n'y a pas lung temps, un groùpe de garçons était réuni dans son magasin, et, cowmo d\u2019habitude le propriétaire tâchait d'iuculquer ses idécs athéistiques dans ces jeunes esprits.La discussion sur l'existence de Dicu de viut chaude et animée.Soudain un jeune homme do dix-ueuf ans, enfant ca- thoiique\u2014fils d\u2019une veuve, abzente cn ce moment\u2014exprima son incréduiité dans lu déité, l'rappant le comptoir de son poing, il s'écria en blasphémant : \u201c Je vous dis qu\u2019il n\u2019y a pas de Dieu.\" Il frappa le comptoir, mais ne put retirer sa muin ; et il se roidit, ct Ia force riu- nie de tous ces camarades ne put lui remettre le bras dans sa position maturelle ui rendre la vitalité à son être.Iis le roulèrent, le frottèrent, firent tout ce que les hommes pouvaient faire; mais, dans son agonie, il s'exolama : : \u201c Don Dieu | mon Dieu! un prêtre! un prê- tro !\u201d\u2019 Le curé, appolé en toute hiite, arriva, On transporta le malheureux chez lui.Sa mère fut informée du triste événement ; elle accourut ct trouva son fils dans cet état paralysé.Quand le jeune homme eut fait sa confession et regut la sainte communion, la paralysie disparut, et il recouvra l\u2019usage de ses membres.Tels sont les faits; toute la population de Lacolle et des environs les connaît.Ç TTT meme \u2014 A Sto-Ié6nédine Nous avons déjà parlé des décordres arrivés à Ste-Hénédino, comté de Dorchester.M.T.Lucasse, juge de paix, devant qui les coupables ont comparu les avait condamnés à $10 et les frais ou un mois do prison, Certains citoyons qui pronnent je parti des voyous tentèrent du faire cnsser cetle décision, pré- teudaut quo l'émission da bref de recherche, n'était pas suivant la loi.Ils en ont été quittes pour leurs frais, la cour ayant décidé contre eux.CORRESPONDANCE Monsieur le Rédacteur, Nous sommes heureux de pouvoir communiquer à vos lecteurs par la voix de votre journal, un petit article qui ne manquera pas de leur offrir un grand intérêt, Depuis longtemps certains pa rents catholiques onteu à déplorer l'obligation où ils se trouvaient d'envoyer leurs enfants loin d'eux chercher le complément do leur éducation dans les grandes villes de l'Klurope soit dans les Belles-Lettres, soit dans les Beaux-Arts.Que de jeunes Canadiens feraient honneur à la Religion et À leur patrie s'ils venaient perlectionner au foyer des beaux-arts ce qu\u2019ils n'oyt fait qu'ébaucher daus leur pays.| Mais comme fes ténèbres précèdent toujours lu lumière, les parents sont bientôt prévenus contre les dessins de leurs enfauts par la pensée qu\u2019ils auront à rencontrer bieu des obstacles.On connuit en effet les conséquences funestes de l'isolement surtout pour des jeuves gens séparés depuis peu de la fumille.Ils auraient quelques fois à souffrir sous le rapport de la\u201d morale qui laisse sans doute à désirer dans certaines grau- des villes de l\u2019Europe.Mais d\u2019une autre part combien seraient heureux les parents catholiques s'ils ren- contraieat en Europe, un asile où les jeunes gens tout en = livraut à l'étude de la musique, ou des Beaux-Arts parta geraient la vie en commun sous une direction chrétienne.Aussi c\u2019est avec bonheur que nous nous faisons l\u2019inter- préte de la ¢ Maison de famille Saint- Irénéo à Lyon,\u201d ct nous croyons par là répondre aux vœux de vos licteurs en leur donnant les détails les plus urgents sur cette importante institution.Lie but que se propose :la maison St- Irénée à Lyon, est d'offrir aux jeunes gens qui viennent étudier .au Conser va- toire de musique ou se livrer à la culture des Beaux-Arts, les ressources ct les secours qu'ils rencontreraient au foyer domestique.Cet établissement destiné par sa.nature à favoriser les étudiants des pays étrangers à été foudée par l'abbé Prud\u2019hommo du diocèse de Lyon, Son E.le Cardinal Foulon l'archevêque de cette ville lui à donné dénombreuses marques d'encouragement, La Maisou St-Irénée dirigée par 'abbé Prud'homme aidé de quelques ecclésiustipues offre aux étudiants les avantages suivants : 1 des chambres très bien tenues, Z une hibliothèque, 3 une salle do billard, 4 une salle de musique 5, puis un salon de conversations sous la Présidence du Directeur.Un mot du règlement, 1 La surveillance exercée aur les jeu- ues gens est accommodée aux conditions | de leur âge ; 2 l'assistance à la messe paroissiale le dimanche cst obligatoire ; 3 la rentrée règlementuire est fixéo à 10 heures; 4 l'introduction de mauvais journaux dans la maison est un cas exclusif ; 5 les étrangers ne peuvent rester daue la maison après minuit \u201c la famille du jeu ne homme qui à découché est averti par un télégrame.UROANISATION La maison fouruit la literie, le linge de toilette et celui de table.\u2018Lee prix de la pension est de $16 par mois le sorvice de table ne laisse rien à désirer, nourriture très saine et très substantielle.Fu un mot cetto magnifique institution dirigée comme colle l\u2019est par son Zélé ct très digne fondateur l'abbé Prud'- homuwe, saura répondre À l'attente des parents canadiens qui pourront s'imposer e sacrifice d'envoyer étudier leurs enfants à Lyon sous la protection de N.D.de Fourvière.Puisse uu jour, la Maison de St-Irénée, compter au nombre do ses hôtes quelques canadiens qui sauront faire bénéficier \u2018leurs compa- taiotes, Nous nous prétons volontiers à donner tout autre renseignement à ceux qui croiront trouver quelque intérêt dans ce petit article.\u2018 ; S'adrosser au No GZT St-Valior St-Sauveur, fire «+ a2 Be AARP mms meme \u2014 in Ste«Yamiile Hier dans toutes les églises de I\u2019 Archidiocèse de Québec ~n a donné lecture d'une lettre de Son Eminence le Cardinal T'aschereau promulguant l\u2019enoy- clique de Léon XIII qui recommande l\u2019Association de la Ste-Famille._JOURNAL DES CAMPAGNES | UNE SÉRIE DE VOLS Actribués à une bande de gamins Samedi après midi les limiers Walsh et Fleury ont arrêté quatre jeunes garçons des noms.do Joseph cicard, Omer Martel, Louis Levasseur et A.Levasseur, tous âgés de moins de 17 ans ac- eusés d'avoir commis plusieurs petits vols qui ont causé beaucoup de trouble à la police, derniérement.Le 14 novembre dernier, la vitrine de M.Ferd Belleau, barbièr de la rue St- Joseph, fut brisée et plusieurs pipes évaluées à environ $4.50 disparurent.C'était le premier vol qui devait être suwvi de plusieurs autres, Le lendemain 15 novembre des harnoniques évaluées à $2.50 furent enlevées des vitrines de M.Joseph Fecteau, rue Bayard, de la gomme à macher dechez M.Michel Petitclere, et trois montres ct trois revolvers d\u2019un magasin de sccoude main tenu par M.Goudreau.Le 22 novembre, plusieurs articles en cuivre furent dérobés à un ouvrier compagnon.Le 4 décembre, les voleurs cssuydrent de renouveler leur opération cette fois dans les vitrives de M.Bacon, épicier de St- Sauveur ; mais la police passant leur fit prendre la fuite avant d\u2019avoir pa dérober la moindre chose.Le 6 décembre is enlevèrent des bonbons des fenêtres de M.Larose, rue Sauvageau et de M.Lessard, rue Napoléon.Le lendemain, ils visitèrent encore un magasin de seconde main tenu par un M.Brousseau sur la rue Nicolas au Palais, où ils enlevèrent plusieurs pipes et montres.De là, ils montèrent à la Haute-Ville au magasin de bijouterie de M.Dobbin.Mais ee dernier les enteudant travailler sortit pour les surprendro sur le fait, il ne trouva qu'un petit garçon qu\u2019il prétend être le prisonnier Joscph Picard, 4g6 de 16 ans, et que les limiers croient être le chef de la bande.Il dit s'appeler Larose ct nia avoir aucune connivence aveo ceux qui s'étuieut sauvés.Le 5 décew- bre, un tabaconiste du nom de Turcot, sur la rue Caron, reçut leur visite et ils lui emportèrent 4 boîtes de cigares.Jeudi \u2018dernier, ua qutre tabaconiste p nommé Thérien, reçut leu Visité, Mais il leur donna la chasse avant qu'ils aient pu rien enlever.Lo même soir, Mme Sanfaçon, de laruc Dusfossès perdit une certaine quantité de cigares.Cela fait onze vols accomplis ou tentés en moins d'un mois et rapportés à la police.Il ost possible cependaut qu\u2019ils en aient commis d\u2019autres dont on n\u2019a pas eu de nouvelles.Lies constables n'ont pas cu de peine à arrêter les petits voleurs, les descriptions qu\u2019en ont donuées les victimes s'ac- vordant toutes.Lorsque l\u2019icard a été arrêté\u2014chose curicu:e\u2014il a donné aux constables le même nom qu\u2019il avait donué à M.Dobbin, Larose, Jusqu'à ce que la preuve des vols fut complète il a refus6 de s'avouer coupable.Co n\u2019est qu'alors seulement il a avuné avoir reçu des autres les marchandises volées.Tous les vols racontés plus haut ont eu lieu catre 7 ct 9 heures 1\u20ac soir.Les instruments dont sc servaient les potits coquins étaicut un clou aiguisé à l\u2019une des extrémités, un cisean et un fil de fer replié.Avec lu ciscau ils cou paient le mastic ou le bois, puis à l\u2019aido du clou, cassuient un coin de la vitre et enfiu avec le fil du fer replié à volonté ils retiraient ce qu\u2019ils voulaient.\u2014 +2 + ee pe ACCIDENT DE CHEMIN DE FER nc collision entre deux trains New-York, 10.\u2014Un grave accident de chemin de fer a eu lieu vers midi et demi à Grecaville, un faubourg .de Jersey City.Une collision s'est produite entre deux trains oxpress sur la ligne du New-York Central Railroad.Un wagon 9 été mis en pièces ct dix voyageurs ont Cvé grièvement blessés.L'un d\u2019eux, une jeune fille d\u2019Elizaboth, miss Gilroy, est même dans un état désespéré, L'accident n été le résultat d\u2019une autre collision qui avaiteu lieu, par le brouillard, dans la rivière du Nord entre deux bacs à vapeur, dont l\u2019un devait correspondre avec l'un des trains, Cette première collision n\u2019a été necompagnée ni d'accidents de personnes ni de dégâts disne d'être mentionnés, mais elle a retardé de quitze minutes lo départ do l'express corres- poudant avec le bac à vapeur, ot c'est ce retard qui a été cause ensuite de la colfision entro les deux trains.\u2014\u20140\u2014 EEE ro rpm rt __9 me .UN TERRIBLE SAUT Un fou se jette en bas du pont Brooklyn Un individu, qui semble être atteint de la folie des persécutions et que l\u2019on à appris depuis être un nomwé Daniel MucLaughlin, de Roaneke (Virginie), à causé une certaine sensation en sautant vers deux heures et demie après midi, du pont Brooklya dans la rivière de l'Est MucLaughlin, qui était très bien louage conduite pur un tommé Philip Sholl, soi-disant pour se faire conduire à New-York, Mais, dès que la voiture est arrivé au millieu du pont, Mac- Laughlin en descendit, et saus même prendre la peinc de tirer son pardessus, à enjumbé le parapet et sauté dans la rivière, a la stupéfaction du cocher, Par bonheur pour lui MacLaughlin est justement tombé près d'un carot monté par les policemen epécialement chargés de la surveillance des rivières et de la baie.Des que le sautenr a repurn 3 la surface de l\u2019eau, les policemen l'ont suiti et hiseé à bord de leur canot.Il était sans conuaisance, ct il a été transporté en touto hâte à l'hôpital de Chambers street, où on lui a donné les soins nécessaires.Lorsqu'il a repris l\u2019usage do ses sens, MaoLaughlin a répondu aux questions qu'on lui posait : ** J'ai voulu me -sauver.On me poursuivait et l\u2019on voulait me pendre, c\u2019est pour cela que j'ai sauté à l\u2019eau.\u201d En somwe, MacLaughlin ne s\u2019est fait apparemment aucune blossare grave dans sa chute terribre, et il sera transféré à l\u2019hopital Bellevue pour y 8tre examiné par des médecins aliénistes.A Ottawa \"Sir Joseph Micksen M, Davis UV.R, L L\u2019 incendie du presbytère de StAndrs .Avetin Ottawa, 12.3, Nicholas Flood Davin a été nommé Conseil dé la Heine.Sa nowination date-du 26 octobre.\u2026 :\u2014Sir Joseph Hickson, présideat de \u2018| Ia commission Royale sur la prohibition, est arrivé à Ottawa, samedi ct il a dîné avec le gouverneur-général.\u2014Depuis l'incendie du presbytère de St-André Avelin dans le tomté d\u2019Qttawa, on n'a pas revu la ménagère du curé Bélanger, et on craint qu'elle soit brûlée, Le presbytère évalué à 88,000, était assuré pour $5,000.cr lie pe lb \u2014 \u2014 \u2014\u2014 mere ELECTIONS DES OFFICIERS De l'Association de In Prense La svirième réunios aovucllo de l'Associatiou de ia Presse de la province do Québec pour Montiéal a cu lieu vendredi après-midi.Les élections ont donné le résultat suivant : Présidont, H.D.T'êtu, La PrEssÉ ; ler vice-rrésident J.B.Tressider, le Star ; Lu vice-président, Alfred Lionais ; conseillers : James Harper, le Witness ; Henry Harvey, Trade Review ; R, Wilson Smith, dusurance Choronacle ; L.C.Bélanger, Progrès de l'est; T.A.Warren, Patriot, \u2019 L\u2019élection du sécretaire trésorier aura lieu à une autre assemblée.LE \u2014 - L'industrie fromagère Depuis 1875 l'exportation des frema- ges et des beurres canadiens a\u2019suivi la progression suivante : Boîtes \u2018\u201cTinettes fromages.\u2019 beurre.| 1892.1,648,353 103,189 1891.1,352,675 ' 81,891 1890.1,481,220 30,142 1859.1,150,854 41,957 1888.1,134,349 | 16,528 1887.1,104,066 ' 60,353 1886.\u2026\u2026\u2026 891,065 | 54,263 1885.eee 1,976,691 * 66,545 1884.1,108448 108,137 1883.crea 859,612\" |, 92,764 1882.677,211 * 64,620 1881.551,847 © 130,451 1880.ñ07,009 184 366 1879.\u2026.518,249 180,332 I8TB.\u2026.\u2026\u2026.es 462,676 106,366 1877.0ccveneeennn.398,158 87.245 pL: {JN 465,660 168,048 1876.ccvcvvinnnnn 507,062 115417 x mis, a pris à Brooklyn une voiture de À A | % Ds a ES RA ie Te maw mae AC 2 am er Tome gr vo FE + = hd 1 ECS CETTE Se ES - es amsn a a ta ag am am a Ae Es te eee dd = a SS 00 ; Juge .» JOURNAL DÉS C eg te N A .r « AMPAGNES mr = AU MONASTERE DE L'HOTEL-DIEU Deux heures de saintes réjouissances Bénédiction du nouvel hôpital de ; PHotel-Dicu Le vieux cloitre i Nous venons d'assister à unc belle fête, la bénédiction du nouveau monas- tèré de l'Hôtel-Dieu de Québec.Ce nouvel édifice ne demande pas uno longue description, un grand nombre de personnes ont pu l'adimirer déjà.Touchant au vieux monastère par son extrémité sud, il domine la côte du Palais, et - on distingue de loin sa façade imposante, avec son avant-corps à la fois sévère et élégant et ses tourelles en pierre de taille artistement sculptée.Il a quatre étages et est construit en pierre grise ; les encadrements de portes ct de fené- tres sont en pierre de taille.L'ancien mur en pierre qui cachait une partie du la façade a été démoli et remplacé par | - UB autre moins élevé, plus moderne, sur lequel court une élégante clôture en fer découpé.À l'intérieur, l'hôpital ressemble plutôt à un palais.Du premier au dernier étage on remarque partout les dernières améliorations imodernes.Au premier étage, sont les salles d'infirmerie, d\u2019opérations et les chambres des malades payants.Tout est magnifique et reluisant de fini, de propreté.Les planchers des grandes salles sont pour la pluspart en-tuile coloriée, de même que ceux des corridors, tandis que les autres sont en merisier.Dans ls salle des opérations \u201cs'élève un amphithéâtre d\u2019où les étudiants ; .en médecine pourront suivre les moindres détails des opérations pratiquées par leurs professeurs, Les quatre étages de l'hôpital sont Teliés par un élévateur qui offre tout le confort et la commodité possibles.La bâtisse est aussi puurvue de coupa-feux à plusieursendroits, Enfin, Québec peut être fier du nouvel hôpital de l\u2019Hôtel- Dieu, La bénédiction a eu lieu à l\u2019heure indiquée, 1.30 hr, hier après midi.Le public avait largement profité des invitations adressées par les revdes dames de lHotel-Dieu.Sans ezegération, il y avait bien mille personnes, parmi lesquelles on remarquait les premiers citoyens de Québec et Lévis : Son Honneur le mairc Frémont, de Québec, et Mme Frémont ; l\u2019hon.Juge Routhier, Mme ct Miles Routhier ; l\u2019hon.Jugo Cyrias}Pelletier et Mme Pelletier ; l'hon.Chauveau \u2018ct Mme Chauveau ; l'hon.M.Thomas Chapais et Mme Chapais ; l'hon.DI, F.Lange!ier et Mme Langelier ; Son Honneur le maire Belleau et Mme Belleau de Lévis ; les Drs Lemieux sor.Dr Lemieux jor.Dr Vallée et Mme.Vallée, Verge, Hearn, Turcotte, de la faculté Laval, accompagnés chacun, des membres de leur familles ; MM.G.Amyot, M.P., Faucher de Saint-Maurice, J.D.Mon- \u201c tambault, J.E.Roy, N.P.Lévis, T.Ledroit, E.Giroux, président dela com mission du Havre ; J.D.Brousseau, ex M.P, P., J.E.Prince, président de l'Institut-Canadien ; P.de Cazes, Ls.Bilodeau, Tourangeau, maitre de poste ; P.Gagnon, B.Leonard, H, J.J.B.\" Chouinard, greffier de la cité ; Nap.Legendre et Mme.Legendre ; Foley, greffier de la cour.du recorder, et une foule d\u2019autres que nous n'avons pu remarquer.La cérémonie religieuse a cu lieu au quatrième étage dans une grande salle pour le moment réservée aux malades ; plus tard elle sera probablement convertie en chapelle.Les décorations, sur lesquelles se détachaient des inscriptions appropriées, ; étaient simples maisdu plus joli effet ; aux murs de Ja salle étaient suspendus \u2018les armes do la communauté.Son Eminence le Cardinal Taschereau officiait, assisté par Mgr Marois, V.G.ct Mgr Paquet, recteur de l\u2019Uni- vergité-Laval, Sa Grandeur Mgr Bégin était aussi présent, et il n'y avait pas moins de cinquante à soixante membres du clergé Nous avons remarqué : Mgr Tanguay, Mgr Gagnon, l\u2019abbé Raymond Casgrain, l'historien de l'Hôtel Dieu de Québec, Jes Revds MM, Faguy, curé de Québec, Plamondon, curé de St-Jean Baptiste, Ant.Gauvreau, curé de Lévis ; F.N, Fortier, supérieur du collège de Lévis, Lionel Lindsay, préfet des Etudes à la même institution ; C.A.Collet,vice supé- _Tieur au collège Ste Anne de la Pocatière, Fafard, curé de St-Joseph de Lévis ; Hoffman, curé de Charlebourg ; Lessard curé de St Romuald : Richard, ouré de N.D.de la Garde ; Réné Casgrain, curé de Sillery ; Fraser, curé de St-Ho- noré de Shenley ; Giroux, curé de la Jeune Lorette ; Trudelle, chapelain de l'Hôpital du Sacré-Cœur; Gagué, chapelain de l'Hôpital Général ; Beauéry et Martel, anciens curés retirés à l'H6- pital Général; Lavoie du couvent des Sœurs de la Charité ; Audette, \u2018cliape- lain du couvent de Sillery, Maguire, chapelain de Bellevue ; Bernier, chapelain du Bon Pasteur ; Plaisance, chapelain des Freres de la Doctrine chrétienne, Fecteau, chapelain, et Dumontier, de \"Hospice Saint Joseph de la Délivrance à Juévis ; Bourrassa, retiré à l'Hôtel-Dieu de Lévis ; les revds, PP.Royer, O.M.I, French, Hamon ct Martineau, , S.J ; Marcelin, assomp- tionniste ; MM.Rhéaume.R, Lagueux, A.Gosselin, Marchand ct Boilard, du Semivaire de Québec ; Delisle, Defoy, Fecteau, Samson et Lachance du vicariat de St Roch ; L.Gauvreau ct Brunet du vicariatde Lévis Lessard et Plante du vicariat de St Joseph de la Beauce ; Piché vicaire à St- Romuald ; T.Garneau, vicaire à Beauport ; etc, Après la bénédiction, Son Eminence et les membres du clergé, au chant du Miserere exécuté par les abbés Beaudoin, Lessard, Gauvreau et Guimont, ont parcouru les quatre étages du nouvel édifice.Aussitôt après furent ouvertes les portes du vieux cloître qui date, pour une partie, de 1687 et pour l'autre de 1696, Alorsa commencé,interrorapue jusqu\u2019à 4.30 h., cetto procession de visiteurs à travers les corridors, les salles et les cellules qui renferment tant de vieux souvenirs historiques, d'œuvres d'art et da pieux ossements, Il faudrait des jours pour visiter avec profit tous ses trésors que l\u2019on rencontre à chaque pas, et nous n'avions qu\u2019une couple d'heures ! Mais, grâce à l\u2019obligeance des religieuses, nous avons vu et admiré encore un assez grand nombre de vieilles reliques de toutes sortes : des éclats d'obus lancés durant le siège de Québec en 1759, dont l'un troua une des solives du premier étage : plusieurs ont été trausformés en presses pour linge par les bonnes religieuses dont l\u2019industrie sait tout mettre à profit ; les ossements du corps du Père Lallemant, conservés sous verre, avec une inscription en vieux français ; le buste en argent massif du P.de Brebœuf, monté sur un socle en bois noir contenant le crine et plusieurs ossements du martyre jésuite, don de sa famille ; tout en haut du vieux monastére, un oratoire qu'on nomme le calvaire, au pied duquel on conserve avec une sainte vénération, les ossements de la mère Catherine de St-Augustin, née le 3 mai 1632 à Saint- Sauveur-le-Vicomte près de Cherbourg, France, morte le 8 mai 1668, et à l\u2019in tercession de laquelle on attribue plusieurs miracles : l\u2019oratoire renferme encore une foule d\u2019autres souvenirs pieux et antiques, entre autres, un petit tableau donné par la Duchesse d\u2019Aiguillon et ayant son autographe au verso, deux lettres autographes de Saint Vincent de Paul et St François de Salles, un autographe de M.de Tracey, vice- roi, et plusieurs niches pleines de reliques précieuses ; les portraits des anciens chapelains de la communauté ; grand nombre de tableaux dont l\u2019un représente le martyr du P.de Brebœuf ; plusieurs autres peintures anciennes ct des tableaux chronologiques ; les cellules des religieuses où l\u2019on entre comme dans un sanctuaire et d'où l'on ne sort pas sans penser aux vertus qui s\u2019y fortifient chaque jour dans la prière et dans l\u2019accomplissement du devoir toujours accepté avec soumission, bonheur, contentement, et même avec amour ; les salles de malades constamment traversées par les sœurs Hospistalières dont la constante douceur plus encore que leur costume pourtant si beau, éveille à l\u2019esprit des malades, l\u2019idée des anges ; enfin, la chapelle où est sans cesse exposé Celui qui inspire tant de prodiges, de dévouement, de vertus, de sainteté.Ah ! qu'ils sont beaux ces vieux cloi- tres avec leurs murs blanchis à la chaux, leurs planchers et leurs cloisons de cèdre portant les traces des combats livrés pour conserver sur ce sol la foi et la langue pratiquée ct parlée dans cette France, berceau de toutes ces œuvres admirables.Et comme les sœurs les aiment ! Comme elles sont heureuses lorsqu'en nous conduisant à travers les corridors, elles nous disent : Voici nos chambres, Un lit de fer à rideaux car- reautés bleu et blanc, un bénitier, un bureau à toilette bien peu cou- teux, une serviette de toile et\u2019 un morceau de savon du pays, un prie-dicu en bois rustique, et c'est tout.Point de tapis, pas même une catalogue, le bois nu partout, Et ces chères cellules, pourtant, les sœurs ne les gardent pas longtemps ; par esprit de mortification, elles en changent tous les ans.Ceux-là n\u2019ont jamais mis le pied dans un cloître qui parlent des richèsses et du confort des religicuses.\u201cQue de scènes touchantes nous avons vues durant ces deux heures do saintes réjouissances pour les bonnes religieuses de J\u2019Hôtel Dieu ! Partout ces saintes femmes étaient l\u2019objet du plus grand respect ct on ne se lassait point d'admirer leur gaieté et leur douceur envers tous ceux qui les interrogeaient.Et Dieu sait si on leur en a posé des questions ! \u2014Ma sœur, ici, qu'est-ce ?Et là, tenez, ce tableau ?ce Duste ?ces *ossements ?C'est à tel point, que ces pauvres sœurs avaient peine à dire un mot à leurs parents et amis.Une religieuse supérieure d\u2019un couvent près de Québec, dont les deux eœurs sont religieuses à l\u2019Hôtel-Dieu, avait voulu profiter de la permission de Son Eminence pour veair s\u2019entretenir une heure avec elles, Le public Jui a pris au moins la mnitié de ce temps en demandes de renseignement sur le vieux cloître, et ce n\u2019est qu\u2019à travers les réponses faites toujours avec la mêmo douceur qu\u2019elle a pu obtenir quelques instants de conversation.Le vieux clditre de l'Hôtel-Dieu de Québec, est à tous les points de vue, un des plus riches trésors du Canada.Ses vieux murs sont tout embaumés d\u2019héroïsme chrétien et on ne ies franchit pas, ce me semble, sans emporter quelque chose de bon qui console des tristesse et deg lâchetés du monde.Que do belles existences ont coulé sous ce toit, ignorées des foules et connues seulement de Dieu ! Le personnel actuel de la communauté se compose do 83 professes de chœur, 6 novices, 15 postulantes et 16 Sœurs converses : de plus il y a ua certain nombre de domestiques.La Rvde.Mère St Eugène est la supérieure actuelle de la maison.-_\u2014-\u2014-\u2014 em.À Montréal FAUSSE NOUVELLE DE LA MORT DE M.HALL Coups de couteau Assaut meurtrier à Ste-Cuné- gonde Presque tué par les chines Ln Cle d'Exposttion de Montréal Montréal, 13.\u2014Une grande excitation a été soulevée aujourd\u2019hui par la nouvelle que l\u2019hon.John S: Hall, trésorier provincial, était mort subitement en Angleterre.La nouvelle est un pur canard.\u2014On ne cruit pas que M.Curran ait de l'opposition dans .Montréal-Centre, lors de son élection comme solliciteur général.\u2014M.Saughuessy, vice-président du C.F.R.nie que sa compagnie ait fait des arrangements avec la Cie duchemin de fer St-Laurent et Adirondack pour avoir une voie d'entrée à New-York, \u2014Ce matin, l\u2019hon, juge Loranger, siégeant en ccur de circuit, a condamné Mme Clémence Duperron à cinquante piastres d'amende ou soixante jours de prison, si l'amende n\u2019est pas payée, dansle délai de soixante jours, pour pratique illégale de la médecine.Mme Duperron, avait déjà été poursuivie deux fois par le collège des médecins, 0 Le patient qui a prouvé les allégations des demandeurs, est un nommé Phidyme Beaulne, qui s'était donné une entorse au bras et que la défenderesse avait fait se frotter avec du vinaigre |.ct du sel, en se faisant payer pour cette prescription extraordinaire.\u2014Le chef Hughes a reçu, hier matin, un télégramme do M.Thomas Jocks, lui annongant que son fils avait été victime d\u2019un assaut meurtrier de la part d\u2019un cauvage de l\u2019endroit.On ne connaît pas la cause de cette attentat.Le jeune Jocks-a reçu des blessures tellement graves qu'on entretient des craintes sérieuses pour sa vie.Lo chef de police de Luchine n été notifié.L'assaillant so cache.Le chef Hughes a dit ce matin qu'il avait averti la posice provinciale.L'endroit où l'attentat a été commis est hors de sa juridiction.\u2014Napthalie \u2018Lamoureux et Josaph Denis, deux beaux-frères, habitent Ste- Cunégonde, Sawedi soir, après avoir pris part à une râfle, suivie d\u2019une danse, vers une heure du matin, les deux beaux- frères étaient en gaîté, chantaient ct criaient sur le chemin Napoléon, lorsqu\u2019ils firent la rencontre des constables Lagucé et Binet, dela police de Ste- Cunégonde, qui ieur demandèrent de faire moins de tapage.A cc moment, Denis sortit un flacon de gin de sa puchie e: le lança à la tête du constable Binet.La bouteille en se brisant, infligea des blessures sérieuses à l'homme de police.Malgré tout, Denis et Lamoureux ont été logés au poste.Lorsqu'on a fuuillé les prisonniers, les poches de Denis étaient remplies de pierres.Les accusés doiveut comparaître devant le recorder de Ste-Cunégonde, \u2014Un petit garçon de 10 ans, fils de M.Sinclair McKay, demeurant au No, 99a rue Canning, a été la victime hier après-midi d\u2019un accident qui lui coûtera probablemenc la vie.Le bambin s\u2019amusait à jouer aux environs de la traverse du Grand-Tronc et de la rue Canning, lorsque voyant la barrière ouverto, il s\u2019aventura sur la voie au moment où un convoi passait.Une de tes jambes a été complètement séparée du corps.Le petit blessé a été transporté immédiatement à l'hôpital Général.Malgré tous les soins qui lui ont été prodigués, il n\u2019est guère probable qu\u2019il puisse en revenir.\u2014L'assemblée annuelle des actionnaires de la compagnie\u2026d'exposition de Montréal a eu lieu à midi aujourd'hui.Le secrétaire, M.Stevenson, a donné lecture de son rapport.Le montant total de toute provenance des recettes de la dernière .exposition s'est élevé à $71,420.85 et les dépenses à $70, 426.21, laissant une balance de.8994.64 .l\u2019élection de Soulanges Le conservateur réélu L'élection de Soulanges s'est terminée hier par la réélection du candidat conservateur, M.Bain, et la défaite du candidat libéral, M.le Dr Bourbonnais, Voici le résultat du poll : : BAIN BOURRONNAIS PoLL Majorité.Msjorité.No, 1 Coteau Landing.45 .2 St.Clet.10 * 3 Coteau du Lac.14 .« 4 Pointe Chateau.59 \u201c5 Les Cddres village.11 \u201c 6 Les Cddres paroisse.39 \u2018er \u201c 7 St.Dominique.55 .\u201c8 St.Zotique.\u201c30 * 9 Rivière Beaudette\u2026\u2026.40 \u201c10 Ste Catherine.22 \u201c11 Coteau Station.9 AR \u201819 Ste Marie.10 ¢ 23 St Polycarpe village.9 \u201c 14 Côte St George.23 \u201c15 St Telesphore.25 Total.\u2026\u2026.226 176 - 175 Maj.pour Bain.51 LES CANADIENS AUX ETATS-UNIS Les conscillers municipaux de Holyoke Holyoke, Mass, 13\u2014Aux derniéres élections municipales de cette ville, plusieurs Canadiens-français ont été élus à des charges publiques.Voici leurs nom : M.Pierre Bonvouloir, élu trésorier par 874 voix de majorité.Echevins : M, Fréd.St-Martin, dans le quatier No.3.Majorité, 81.M.Médéric Laporte, dans le quatier No, 6.Majorité, 145.Conseillers : MM.Joseph Blair, Cyrille Labrecque, Vigtor Laplante, S.J.Benoit, Ph.V.Gemme.Plusieurs Canadiens-frangais se portent candidats aux-charges municipales de Lowell, Mass,, ce sont : MM.Benjamin Lonthier, John Brunette, 7.B.Hurthubise, Constantineau, etc.LA SITUATION LE CABINET PROVINGIAL Démission de M.de Boucherville: M.de Boucherville a donné sn démission hier, c\u2019est certain.Invité à reconsidérer sa décision,il va la maintenir d'une manière irrévocable.Nous allons done avoir un nouveau cabinet d'ici À une couple de jours.Nous regrettons sincèrement le départ de M, de Boucherville qui a rendu à la province à parcille époque, l\u2019an dernier, un service inappréciable, Qui va former le nouveau cabinet ?- Nous croyons que M.Taillon va être appelé, et que s'il le veut, grâce à son prestige et au respect dont son nom est entouré, il pourra refaire une administration dans une demi-journée.\u2014 \u2014\u20142>e- amsn L'hiver en Europe Londres, 11 déc\u2014D'après le Stan dard, il y a partout en Europe de violentes tempêtes de neige.Dans lenord et dans le centre de l'Espagne, dans une grande partie de la France, on signale d'abondantes chutes de neige.Toute la partie centrale et méridionale de la Russie a été visitée depuis trois jours par un épouvantable blizzard.Il y & huit ans qu\u2019on avait va un pareil à Moscou.Toutes les voies ferrées sont plus ou moins bloquées et les communications avec le sud sont interrompues.Marché de Québec FARINES ET GRAINS Québec, 14 décembre 1892.FARINE.\u2014 Sup.extra, baril, 196 $4 10 à 4 40 3 Extraccees eeseeee.37633 90 Forte pour boulanger.4 254 440 Extra du printemps.3 503 3 60 Superfine.v\u2026\u2026.3252335 Fine c.ccceveeee oonmacceseus \u20183002310 Farine do famille en poches do 100 liv\u2026 1 85 à 2 00 Patento amer, qrts\u2026 5 50 à 5 50 BIé du Manitoba .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026e wee 1 002105 Blé d'Indo jaune verse +.0 702075 « * blanc.«~ 00020095 Pois.\u2026 0852090 Avoine » 0362038 Orge.» 0 552-060 Provisions, Erc., Erc Québec, 14 décembro 1892.Bourro frais par livre \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.s $0 20 à 0 22 Bourro salé par livrO.\u2026.\u2026.sercoecu Patates par minot.\u2026\u2026\u2026.\u2026.Œufs par douzaino.\u2026\u2026.Sucre d\u2019érable par livre Fromage par livre Oiguon par baril.Pomme par baril.Orango boîte Floride.« Valeuce, cuisse.\u201c ¢ Jamaique, Bris cceeseses seeveste Citrons, par boîte.vossessese Tabao crnadien en fouille par 1b.\u2026\u2026 \u2014ocsecnsue sue pr eo.bt fd © @ © MOOS ay cpatrnnoSoSS - CN GN gn nT pt 52 ped 50 \u201c88888 an™ NR 4 J 4d.4.4 2.4.4 SW ne PO OOOO ROI VOLAILLES Québec, 14 décembre 1892.Volailles, pur couple.$0 60 20 00 Poulots, \u2018 vereses Oies, \u2018 Canards \u2018 Dindes \u2018 Bœurs, Mourons, Ero.: Québec, 14 décembre 1892, BEUF\u201413re qualité par 100 Liv.$ 8 00 à 9 50 se 2ème LL \u201c «.3ème \u201c \u2018 Par livrBs.\u2026\u2026ucesercossss À Mouton par livrO.\u2026ussesesesee 0 « du printemps, chaque.3 LARDS, J'AMBQNS, ETc Québec, 14 décembro 1892.Porc frais, par 100 livres.$6 5 «#6 Par livro.Moosvcssess vr00 + Salé, par livrO.\u2026eseresesens «+ par barilec\u2026sessesses 1760 à 1 Jambons frais, par livre.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.7328 % \u201c fumés par livre.\u2026 010301) Poissons i Québec, 14 décembre 1632.POISSONS\u2014Séché lo quintal.$4 502 5 00 Morue verte le baril.50045 25 Saumon, No 1.16 60 à16 56 Moareng du Labrador.5 5026 50 Hareng C.B \u2026 6 0026 00 Truito par quart.9 0029 50 Morue No 1, grd brie.5 5045 50 Huitres.\u2026\u2026meneee \u2026 3-5DA4 00 LE POISON Comment les grévistes de Homestead se sont débarrassés de leurs remplaçants , Pittsburg, Pa, 13\u2014Tout est en émoi -dans-cet état ; l'on prétend que les grévistes dc Homestead ont essayé d\u2019empoisonner les ouvriers non-unionistes qui les ont remplacés chez les Carnegie.-On dit même que six ouvriers remplaçants sont morts empoisonnés par les grévistes.Les médecins ont d\u2019abord attribué à l'insalubrité de l\u2019eau-les maladies qui se sont déclarées parmi les ouvriers des usines, et même parrai les troupes de la milice, Jv Or, un journal de Pittsburg prétend- que l\u2019on a acquis depuis la preuve que les maladies et les décès en question auraient été causés non pas -par l'insalubrité de l'eau mais par du poison qu'un cuisinier soudoyé par des grévistes au- Tait mis tant dans l\u2019eau que dans la nourriture des ouvriers et des soldats, Le cuisinier devait recevoir une somme de $5,000 s'il parvenait, en rendant les ouvriers malades, à provoquer une panique ct À obliger ainsi la compagnie À fermer ses u: ines.: Mais, à la suite de la mort de l\u2019un des d'avriers, le cuisinier aurait été pris de tels remords qu\u2019il aurait tout -avoué à M.Frick, le surintendant de la com- ie.Fe enquête très longue a été ouverte et l\u2019on'a découvert récemment que certains membres du.comité consulatif des grévistes et plusieurs de ceux-ci étaient impliqués dans le complot.Un mommé Robert Beattey et dix autres individus ont été arrêtés sous l\u2019accusation d\u2019empoisonnement.On prétend que le corps d\u2019un des ouvriers morts dans des .circonstances suspectes l\u2019été dernier a © «été exhumé et que l'estomac du défunt aurait été confié à un chimiste expert pour en faire analyse.- Interrogé à ce sujet par un reporter, M.Frick a refusé absolument de répon- On dit que M.Beck, avocat de la compagnie Carnegie a confirmé l\u2019histoire des empoisonnements, M, Beck a même ajouté que six personnes au moins sont mortes empoisonnées et qu'un pharma- cicn et un médecin de Homestead sont impliqués dans cet infernal complot.William Gaches, trésorier du bureau - consultatif de la grève nie énergique ment que cette organisation ait fait pat.tie de ce complot.° - Le détective J.H.Ford; de l'agence Pinkerton, déclare qu\u2019un nommé Beatty a servi du poison & Wm, Griffith avec l\u2019intention'de le faire mourir.\u201cLouiseville, Ky, 13\u2014Robert Beatty, accusé d'avoir empoisonné des ouvriers remplaçants chez les Carnegie, à Homestead demande un bref d'haheas corpus en réponse au mandat d'arrestation lan- - Cé contre lui.Condamnation d\u2019Ahlwadt Berlin, 11-\u2014Le procès en diffamation intenté au recteur -Ahlwardt par l\u2019israélite Lœwe, fabricant.d'armes,.s'est terminé vendredi par Ja condamnation - d\u2019Ahlwardt.Le recteur Ahlwardt avait envoyé un certificat de médecin annomçant qu\u2019il - était empêché, par un violent accès de - eatharre, de comparaître en cour et de présenter sa défense.Le tribunal avait - done ajourné l'affaire.Mais en même temps, il faisait opérer une visite domiciliaire chez Ahlwardt pour constater la ~ gravité de la maladie.Au cours des perquisitions, on découvrit chez Ahlwardt - trois boîtes de poudre et une fiole avec les indications nécessaires pour se servir : de ces drogues et des renseignements sur les effets qu'elles devaient produire.En même temps, un examen du révérend démontrait, d'après le médecin- légiste attaché au tribunal, que son état - de santé provenant de l'absorption d\u2019une minime quantité d\u2019atropine et non d\u2019un - accès de catharre.Le recteur Ahblwart, qui a comparu vendredi, a décläré qu\u2019il ignore d'où proviennent ces poudres et cette fiole.La cour o abandonné ce point et le ministère public a commencé son réquisitoire, Il dit, en substance, pendant une longue harangue qui a duré plusicurs heures, quo le recteur Ahlwardt n'a prouvé rien de sérieux au sujet des armes fabriquées.par Læwc et quo par conséquent, la brochure qu'il a publiée ontre celui-ci ct dans laquelle il accuse \" -___ JOURNAL DES CAMPAGNES Lœwe de ne livrer que des armes de mauvaise qualité a bion le caractère d\u2019une diffamation.TI requiert donc la punition du coupable et demande pour Ablwardt.18 moisdo prison.Ahlwardt, par suite de l'absence de Son avocat, présente lui-même sa défense.Il répète qu\u2019ila fourni: la preuve des faits avancés, que sur 900 fusils livrés par Loowe, 590 ont été reconnus hors d'usage.T1 ajoute que, d'abord, sa brochure avait été faite en vue de la cam- pagoe antisémitique, mais que, depuis, it l'a modifiée dans le reps patriotique, voulant non pas enlever aux soldats leur confiance dans leurs armes, mais amener le ministère de la guerre à enlever de l\u2019armée des fusils inutiles, Le président, avaut de prononcer la sentence, rappelle les nombreux libelles diffamatoires publiés par Ahlwards.déclare de nouveau que ces allégations au sujet des fusils sont inexactes et finalement condamne Ahlwurdt à cinq mois de prison, Toutefois, ce qui prouve que la campagne entreprise par Ahlwardt n'était peut-être pas inutile, c'est la vive émotion qui existe dans les cercles militaires au sujet de la fabrication des armes.Un certain nombre d'officiers demandent que désormais la fabrication des armes ne soit plus livrée en partie à l'industrie privée mais faite exclusivement sur la surve lance de l'Etat dans dans les \u2018établissements rationaux.On ajoute également que par suite des irrégularités const»tées dans les armes fournies par Loowe, plusieurs officiers supérieurs demandent que les fusils de leurs soldats soient repris et remplacés par des armes provenant des manufactures de l'Etat.LE TARIF LEGAL Dans les bureaux de placement Ottawa, 13,\u2014Wm.Shepherd a été traduit en cour de police hier, sous accusation d\u2019avoir tenu sans licence, une agence de placement, On dit que Shepherd a de nombreuses suceur-ales à Montréal.Shepherd a prétendu que son prédécesseur avait payé la licence, mais la cour l\u2019a obligé de prendre une licence personnelle, La plainte contre le gérant du bureau avait été faite par un jeuoe homme lui ayant payé $5 pour obtenir une charge de gardien de nuit.Le chef de police a déclaré en cour que cette agence chargeait $3 pour trouver un emploi, Or, le tarif légal est comme suit : Domestique ou journalier, 30 cts ; commis ou employé instruit, $1 ; servante, 25 cts ; gouvernante ou femme commis, $1, Quand la place n\u2019est pas trouvée dans une semaine, la personne faisant application a droitde se faire rembourser la moitié de son dépôt, ~~ Ae A emma L2 DEVOTION AU SAINT-ROSAIRE Nous lisons dans la Vie de Mgr Dupanloup un trait fort touchant et plein d\u2019édification, qui rend évidente à nos yeux l'efficacité et la puissance merveilleuse du Rosaire, à l'heure de la mort.Nous donnons les faits tels qu'ils sont relatés par l'évêque, alors qu\u2019il n\u2019était que simple abbé de St Roch, \u201c C'était toujours ma coutume, quand j'intruisais les enfants pour la première communion, de leur recommander d\u2019être au moins toute leur vie fidèles à la récitation de cette simple et puissante prière \u201cJE vous SALUB ! \u201d je leur recommandais dussi de réciter avec ferveur chaque jour quelques dizaiues du Rosaire.Celle dont il est question dans ce récit était une jeune dame à peine âgée de vingt ans dont j'avais béni le mariage, il y avait un ans seulement, Elle avait été très fidèle à suivre les conseils que je lui avais donnés, et pendant un nombre d'années elle avait récité le Rosaire chaque jour.Elle était sur le point de mourir, C'était ln fille d'un des plus vieux et des plus distingués des maréchaux de l\u2019Empire\u2014idolâtrée par son père, sa mero ct son mari, riche, jeune et entourée de splendeur ; mais au milieu de tout ce bonheur, de ses songesriants de l'avenir, l'ange de la Mort était venu subitement la retirer de ce monde, Il fallait mourir, et c'était à moi qu\u2019incombait lo devoir do lui annoncer la terrible nouvelle.Sa mère était consternée, brisée par la douleur, ton mari au dé- © sespoir, et son père était dans un\u2019 état.; de\u2019prostration pire que celui de »a mère.J'äi souvent remarqué que, dans les grandes afflictions, les fummes chrétiennes, malgré leur grande sensibilité, soutiennent les épreuves pius bravement que les grands guerriers, \u2018 Quand j'approchai du chevet de la jeune mourante, je fus surpris de voir sourire sur ses lèvres.Oui, c'était vrai, cette jeune femmc qui allait être sitôt arrachée aux plus légitimes plhisirs, aux effections les plus tendres et les plus pures, souriait vers moi | La mort ap- prachait ; elle le savait, elle le sentait, déjà la sueur froide surson front révélait sa présence, et elle souriait ! Je ne pus m'enpêcher de lui dire : c'est triste ! Ô mon enfant ! | Se tournant vers moi avec un ton de voix plein de douceur, et dont le son est présent à mon souvenir : **\u2014Ne pensez-vous pas.que j'irai au Ciel ! \u201c\u2014Oh ! me dit-elle, j'en suis assurée \u201c\u2014Quest-ce qui vous donne cette certitude ?lui demandai-je.\u201c\u2014Le conseil que vous-même m'avez donné quand jefis ma première communion.Vous m'avez conseillé de dire chaque jour le \u2018 JE Vous SALUE Je l'ai dit fidèlement et maintenant je suis assurée d'aller auciel.Pendan quatre ans j'ai récité tous les jours le Rosaire, et je ne puis croire qu\u2019après avoir dit cinquante fois par jour pendant quatre ans: Je vous salue Marie, Mére de Dieu.priez pour moi pauvre pêcheur, maintenant et à l'heure de ma mort, qu'elle ne sera pas près de moi, maintenant que ma dernière heure va sonner.> => eme ee Ume longue agonie Pérusse, l'infortuné Pérusse, est toujours à peu près dans le même état, cloué itnmobile sur son lit de douleur, mais luttant contre la mort avec toute l\u2019énergie d\u2019une nature herculéenne.Ne prenant rien de substantiel, il faiblit cependant graduellement et il est relativement facile de prévoir avant peu la fin de la terrible agonie, In santé de l'Hon.M.Mcintosh Nous sommes heureux d'apprendre quel\u2019hon.BI.McIntosh prend du mieux et que ses médecins n'ont pas abandonné l'espoir de le sauver.Arrestation d\u2019un employé infidèle Le détective Cullen a regu une dépé- che du chef de police Vohl, de Québec, informant qu'un jeune homme nommé D.Lesurier, était parti pour Montréal avec une somme de $2,000 qu'il avait soustraite à son patron.Le détective Robinson fut chargé de l'affaire, et se rendit à la gare du Mlle End, pour y rencontrer le fuyard, Rendula, Robinson a reçu une seconde dépêche disant que la police de Trois-Rivières avait Lesurier sous sa garde.; ; Le prisonnier a été conduit à Québec aujourd'hui.ORDO CALENDRIERS DE LA PROVINCE ECCLESIASTIQUE DE QUEBEC DBS DIOCÈSES D'OTTAWA, RI- MOUSKI ET DU VICARIAT APOSTOLIQUE DE PONTIAC.Les souls approuvés par Son Emi © le Cardinal Taschereau.Mgr l\u2019Archovéquo d'Ottawa ot Mgr I'Evéque de Rimouski, Pour l'annee 1893 Ces calendriers sont maintenant sous presse .PUBLTÉS PAR Leger Brousseau ' SEUL AUTORISE Les perionnes qui désirent se procurer ces CALENDRIERS sont priées d'adresser leurs commandes immélintement au soussigné Léger Brousseau EDITEUR If ET {3, RUE BUADE, QUEBEC Québes, 11 novercheo 1392, b Echos.& Nouvelles L'élarsissement des rues M.Allaire, N.P.en conformité des ordres du comité des chemins s'est rendu chez les propriétaires qui demeurent dans les rues qu\u2019on se propose d'élargir.Les propriétaires demandent probablement plus que la cité ne consentira à donner.Les héritiers Young, par exemple, exigent, dit-on, 81.50 par pied pour 'ancienné brasserie McCal- lum.M.J.Kane demanderait $14,000 pour les 20 pids occupés par sa propriété, coin des rues Saint-Jean ct de la Fabrique.L'Institut Canadien exige, dit-on, $27,000.On croit que la corporation sc verra foroée de recourir à la loi pour l'expropriation.Mercredi, le comité des chemins se réunira pour prendre communication du rapport de M, Allaire.Départde Mgr Emard pour Rome Sa Grandeur Mgr Emard purtira pour Rome le 7 janvier prochain, accompagné de son secrétaire et probablement de Ml\u2019abbé Primeau.Les voyageurs feront la traversée à bord de La Bretagne.Mgr Emard assistera aux fétes da Jubilé épiscopal de Léon XIII, Chambre de commerce Certains citoyens de St-Hyaointhe sont à travailler à la formation d\u2019une Chambre de Commerce à St-Hyacinthe.Nous applaudissons de tout cœur à cette idée et nous souhaitons succès aux organisateurs, Nous en reparlerons.Marguiilier M.Girard, du village Bienville a été élu marguillier cn remplacement de M.P.Juellet, hier à Lévis.Carateur ct inspecteur M.H.À.Bédard, a été nommé curateur à la faillite de ©, E.Gingras et M.J.B.Provost, inspecteur.Statistique sanitaire Le bureau sanitaire nous fouruit la statistique sui ante des cas de inaladies contagicuses officiellement constatés : Diphthérie Marché Finlay (uno seule MAÏSOD).\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.D CAS Coin des rues Demers et St- Jude, St Sauveur.1 \u201c Rue Parent.veascanaou se , 01 # Rue Racine.eee 1 # Rue Lacbapelle.1 Total.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.9 caset cinq maisons placardées.Scarlatine Rue Chanrplain.ecreusse 8 caset six maisons placardée?, Il y a aussi sept cas de typhoide, Le bureau sanitaire a écrit à la compagnie Richelieu et Ontario appelant son attention sur l\u2019état de malpropreté de certaines localités sous son contrôle, mais n'a pas encore reçu de réponse.Jie rapport des opérations du bureau savitafre p-ndant l\u2019année 1892 sera pu- bli¢ le mois prochain.\u2018 : Les coupeurs de vitres Nous parlons ailleurs de vols ct de tentatives de vol commis par des\u2019 vauriens dont l'habileté consiste à couper les vitres au moyen d'un diamant, Ily a quelque temps déjà ces individus ont opéré dans les rues de Saint-Roch et de la Haute-Ville, Guettés à ces endroits, ils se sont transportés au faubourg St- Jean où ils semblent s'être mis en frais de rançonner les épiceries de ce quartier.Dans la nuit de jeudi, la vitrine d'un magasin situé coin des rues St-Olivier et Ste-Claire a été taillée en partic, puis les oiseaux de nuit ont tenté d'enlever le mastic qui retenait le verre au châssis afin de l'enlever et de s'introduire ensuite dans le magasin.Pour une raison ou pour une autre ils n'ont pu mettre leur projot à cxécu- tion.Ils ont essayé, mais cncore sans succes heureusement dans la vitrine d'un autre magasin situé sur la même rue.: Cortes, In police ne peut être partout à la fois, mais nous serions très heureux si uu homme de police pouvait mettre la main au collet d'un de ces coquins.Personnel L\u2019hon.juge Murray a pris Un p:u do mieux, Le rapatriement L'été dernier, 150 fumilles canadien- ves fixées dans les comtés de Huron), Sanilac et Lapeer, dans l'Etat du Michigan, ont abandonné leurs terres improductives ct grevées d\u2019hypothèques pour aller au Nord-Ouest Canadien qui, leur offre de meilleurs avantages.500 .autres familles de la même région so préparent à partir le printemps prochain pour In même destination.\\ Accident Il ÿ,a quelque temps, M.Larue, pharmacien.de la rue St-Joseph,St-Roch, faisait poser des puintes en fer sur les cadres deses vitrines afin d\u2019empéchor les gamins de s\u2019y asseoir et d'y casser les vitres.Or hier, une demoiselle Adèle Bilodeau revenait du bureau de poste lorsque, rendue en face de la pharmacie, les picds lui glissèrent et ell: tomba sur le trottoir.Dans sn châte.elle vou'ut se protéger en s'appuyant sur le bord de la fenêtre et elle se perga la main sur les pointes en fer.Melle Bilodeau s'est fait une grave blessure et on uc sait trop ce qu'il en adviendra, \u2019 Péaible accident Nous regrettons d\u2019apprendre que M.P.Kirwin, de cette ville, a été victime d\u2019un grave accident où il s\u2019est assé trois côtes, Chambre de commeree À deux heures cet après-midi, a eu lieu la cinquante unième réunion géné- Tale annuelle des membres de la Chambre de Commerce de Québec pourTélec- tion des officiers, LT \u201c Jérusalem Les personnes qui, à l'occasion du congrès eucharistique international, désireraient faire le pèlerinage de Jéruzalem, en s'arrêtant cinq jours à Rome, sont priées d'envoyer leurs noms à M Têtu à l\u2019archevêché de Québec.Le pèlerinage part de Marseille, France, le 12 avril prochain, sauf vou- vel avis.En délibérée La cause que les houorables MM.Hall et Casgrain sont allés plaider en Angleterre, à été prisc en délibéré par le Conseil Privé, Les petits voleurs Picard, A.Levasseur, Louis Levasseur et Omer Martel, accusés tous quatre des nombreux vols que nous avons racontés hier , ont comparu en cour de police où ils ont plaidé non coupable.Ce matin, cependant, ils ont changé d'idée et ont plaidé coupable.La sentence \u2018sera prononcée cette après-midi probablement.Action M.Ths.McGreevy a intenté contre la commission du Hâvre de Quétec une action au montant de $3,745 pour gages et services rendus, M.G.Amyot est son avocat.Le monument de Maisonneuve Le comité du monument de Maisonneuve s\u2019est réuni bier après-midi au St- Lawrence Hall, .La maquette du monument par Hébert a été présentée et plusicurs changements ont été suggérés dans un des bas-reliefs, 7 \u2019 On 3 aussi proposé de rémplacer les armés de la ville par celles de Maisonneuve ou par les armes de la France du temps de Maisonneuve.: La chose sera discutée à la prochaine séance.Lo comité fait appel aux souscripteurs et ieur demande de verser le montant de leurs souscriptions, Accident fatal Le frère Léon, du monastère\u2019 des Trappistes d'Oka, né Isaïc Perrault, de St-Sulpice, a été victime d\u2019un accident .fatal, vendredi.Il était occupé à mettre.une machine en mouvementz lorsqu'il perdit l'équilibre et tomba daùs les ei grenages.Les deux jambes ont étésépa- | rées du corps.Malgré les soins du mé- dezin, le frère Léon a succombé: deux | heures plus tard.Il a eu le temps.de prononcer ses derniers vœux, ol Petits commencements La vapeur en soulevant le convorcle- d\u2019une bouilloire donne l'idée de l'utiliser - pour lc bénéfice de l'homme, Personne ne songeait alors qu\u2019un jour nous serions.- emportés par cela à une vitesse de 60 milles à l'heure.Lorsque Perry Davis fit un médicament pour l'usage de sa fomille, il y a plus de 50 ans, ni lui ni aucun homme ne s'imagivait qu'il se vendrair dans tous le pays ct deviendrait le \u2018* Pain-Killer \u201d du mcnde.La nouvelle grande Eouteille pou ancien prix 25 cts, ea alt $d \u2026 mi TS .< Pe EAR SAT STERN ee meres Se 2 ER ~~ v JOURNAL DHS CAMPAGNES \u2014 Ou 1 Nemimations M.Jean Beuffard a été nommé secrétaire du régistraire dans le département du scorétaire provincial, \u2014M.Jules Côté est nommé seoré- taire de la brauche des mines dans le département des Terrcs de la Couronue.\u2014Le capt.J.O.Martineau est nommé officier spécial dans la branche des ventes, scetion-est, du mime départe- mest.La\u2018 Nativits™ On nous informe que M.Chs.Huo est d mettre la dernière muin à son tableau la Nativité qui seth prêt pour le jour de Nuël.Ce tableau est destiné à 2222 La Scigneurie de Mingan M.Belleau a regu hier copie du jugement du Conseil Privé dans la cause de Regina vs la compagnie du Labrador,au sujet de Ja seigncurie do Miugan.L'appel de la compagnie et celui du gouvernement sont renvoyés, et la décision de la Cour du Bano do la Reine est coufirmée.Le gouvernement retient les deux- tiers de la Seigneurie.Incendie au Lac St-Jean La semaine dernière le feu s\u2019est déclaré à la résidence de M.Michel Cantin, fermier, du lac St-Joseph, causant une -perte de $4,000.L'incendie a été causé Nouvelles neciéton MM.Lefebvre & Rompre, fabricants de fromage ; Henri Lefebvre, St-Gabriel de Valcartier et Majoric Rompre, Ste- Geneviève de Batiscan, associss.D.Drolet & Cic., marchands, Marie Louise Dussault, femme séparée de biens de Delphis Drolet, Québec, faisant affaires sous ce nom.° Vol BM.Ubalde Lamothe, ingénicur du vapeur Brothers qui fait le service entru Québec et Ste-Anne de Beaupré, se plaint d'avoir été volé de $150 en argent, plus son revolver, durant lo mois.mor Le Supérieur Général des Oblata \u201c L'élection du Supérieur Général de la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée, ne se fera pas avant le mois do mai prochain.En attendant, le R.P.Souillier gouverne la Congrégation en remplacement de feu le T.R! P.Fabre, Fa Opération rapide Dimanche dernier, le Dr Ladrière de Lévis z enlevé à M, George Rhéaume, aussi de cette ville, une tumeur que ce monsieur à la suite d'un accident portait à la joue depuis 29 ans.Le médecin à fait l'opération comme un pre tidigi- Cour Supériemre En cour supérieure, hier, Fhom, juge Oasault, a rendu jugemont dans la - cause de.Montminy vs Polley et al, refusant la contrainte par corps contro les défendeurs, dounant pour raison quo le montant payé auparavant W'était point pas dommages personnels mais seulement pour perte.de temps et \u2018| de plus que les moyens pour obtenir paiement \u2018de ces dommages n'avaient.pas tous été épuisés.Accidons Un cultivateur du nom de Jacques Neault, demeurant à deux milles du village Sutton, s\u2019en retournait chez lui Incendl : \u2018œil d' di dernier, monté sur un voyage de .ar des enfants de novembre dernier.tateur enlève une muscade de l'œil d'un | mar ) yage l'église St-Sauveur.par deg on nts qui jouaient avec des Petites nanvelles eurieux, M.Rhéaume'n\u2019a ressenti aucu- bois de emmeree, étant Gant soit Pa tes ; \u2018hui i \u2018ai- | sous l'influence des \u2018or Mine d\u2019Or M.George Colvin, n obtenu le contrat | D° douleur et aujourd\u2019hui il est parfai noce iqueurs, l'orqu\u2019à la On rapporte que M.Fidèle LeBlanc, qui babite à quelque distauco de Margaree, C.B., a découvert une riche mine d\u2019or.Le bureau de poste de Lévis Ia position de maitre de poste de Lévis, laissée vacante par le décès de M.Picrre Lefrangois, vient d\u2019Gtre accordée à son fils M.Alfred Lefrançois.Lcs employés du Grand Tronc Les employés des trains et les aiguilleurs du Grand Tronc se préparent à demandeur au gérant-général Seargeant une échelle de prix- uniforme semblable à celle adoptée par la compagaie du Pacifique Canadien et leurs employée.On dit oopendant dans les cercles des chemins do fer que les hommes sont satisfaits de leurs salaires Plusieurs employés de :trains confirment ce dernier ra \"a parle de fusionner les usines de Brantford et celles de Doty.Si ceci arrive, 300 nouveaux ouvriers trouve- ont de l'emploi.\u2018 Groupe.Mébert \u2014M.Beullac expose dans les vitrines du Musée Lasalle, um groupe par le sculpteur canadien Hébort, destiné au parlement de Québeo.Oe groupe, Religion et Patrie, représente deux femmes assises.sur un montioule.La Patric porte une épée et la Religion montre du doigt, un parchemin, où est inscrit le mot : Credo.\u201cEmonvont sauvetaxe Bimaache l'après-midi, dit le Courrier de Saint-Hyacinthe, une jeune fille de 13 3 14 ans, et dont le nom nous échappe; traversait la rivière Yamaska, sur la glaco, vis-à-vis la propriété de M.Henshaw, II y avait à peine quelques minutes qu'elle s'était avanturée de la sorte, lorsque la glace, qui était très mioceen cet endroit, oéda r5:s son ids et la jeune fille fut prée\u2019picie dans \u2019cau glacée jusque sous le | ras, Elle parvint copendant\u2014on ne sait comment \u2014À æ retirer de ce trou et à ée remettre à genoux eur la glaco qui était toute couverte d'eau.C'est à cet instant quo M.Henshaw qui avait été témoin, de sa résidence, do l'accident, arriva sur le rivage et ordonna à la jeune fille de ne pas faire un mouvement, TI tendit alors :à l'enfant qui grelo- tait, une longue échelle que telle-ci parvint à saisir,et l\u2019attira vers lui, non toute fois fois s'en.s\u2019exposer lui-même à cn- foncer la glace qui pliait sous son poids, (est un exemple terrible pour les en- fangs imprudents qui vont s\u2019exposer sur une si faible écorce recouvrant la surface liquide.En malle naax Etats-Unis 11 résulte du rapport de M.Brooks, surintendant du service des malles pour l'étranger, à Washington, que pendant l'année finissant le 30 juin' 1892.Ila été expédié par mer, des ltats-Unis à l'étranger, DA 98,415 livres de matières -postalee, dont 812.628 livres de lettres et de cartes-postales.los sommes payées par la posto américaino aux diverses compagnies de navigation pour le transport de ces matières postales ont été les suivantes : à la compagnic générale tramsatlantique, $23,654 ; au Lloyd allemand, $172,165 ; à In ligue Cunard, $91,620 ; Ala ligne White Star, 869, 999 ; à lu ligne Inman, $43,965 ; à la .ligne Hambourgcoise-Américaine, $40,- 679, etc., soit un total : $149,406, Margailler M.Valère Croteau a été élu diman - dhe dernier, marguiller de la paroisse de 8t-Paul do Chester.Commencements d\u2019ineendie Une alarme a été sonnée à la boîte 45 hier soir pour un commencement d'incendie causé pur l'explosion d'une lampe dans une des chambres du l'hôtel Blanchard.\u2018 Les pensionnaires do la maison ont éteint.les flamwes avant l\u2019arrivée de la brigade.Les dommages ne sont pas considérables.\u2014Tard, avant hier soir, la brigade du feu a été appelée chez MM.Chouinard & Cie, ruc du Pont, pour un commencement d'incendie causé par un paquet d'allumettes qui avait pris feu.Les flammes ont été éteintes promptement et les dommages sont peu élevés, Petites nouvolles .L'élévateur a été fermé hier seir pour la saison d'hiver, \u2014On se plaint que la fièvre scarlatine augmente dans le quartier Champlain.Erratum En parlant hier de la culture de la vigne au pays, on a changé involontairement la première lettre du nom de notre premier vitioulteur canadien.Celui-ci s'appeile A.C.Tournier et non Fournier.Le Krottoirs dangereux , Avec la petite couche de glace vive qui les recouvre, les trottoirs sont dangereux de ce temps-ci.Hier midi, une vieille femme est tombée sur celui de la Grande Allée en face du parlement et s\u2019est fait des blessures à la tête, tellement graves qu'elle en a perdu connaissance durant quelques instants.- Nouvelles religieuses Los Quarante-Hhures auront lieu a Berthier, le 5, au Saoré-Cwur de Jésus, le 7, et aux Grondines, lo 9.À l'avenir, la moitié du produit des quêtes de l'Epiphanie et du Vendredi- Saint en faveur des missions d'Afrique et de la Terre-Sainte, sera affectée au soutien do l'Hospice dela Mitéricorde de Québec.M.l'abbé F.Cinq-Mars, curé de Saint-Alexis de Métapédiac depuis neuf ans, a obtenu la permission d'aller exercer le ministère aux Etats-Uunis.Son suceceseur est M.J.Pelletier.M, l'abbé Aug.Duval est nommé curé des Méchins ; M.l\u2019abb& B.Gauvreau a accepté un emploi au séminaire de Rimouski, M.J-H.Langlais lui sucoède un vacariat de la cathédrale.* La nouvelle église duBic a été ouverte au culte le 13 novembre.Jugements L\u2019hon.juge Caron a rendu jugement hier dans les causes suivantes : McCready, vs Foreade.\u2014Evocution déclarée non fondée.Renvoyén aves frais.Bertrand vs Duval.\u2014Délibéré renvoyé.Roy vs Bélanger \u2014Motion pour Lomologuer rapport de distribution accordée.Lachance vs Doblois.\u2014Juge:nent cn faveur du demandeur.Pour l'Europe Notre concitoyen BI.Arthur Toussaint, do la maison A.Toussaint & Cie, part le 29 décembre prochain pour l\u2019Europe et sc rendra jusqu\u2019en Terre-Sainte.Le voyaro de M, Toussaint en Europe est fait dans un .but commercial, M.Toussaint sc propose do traiter di- reotement avec les grandes.maisons d'Espagne et de France pour importer directement les Xérès (Sherry), réputés fameux dans le monde entier, M.F.X.Dion, trésorier de la corpè- ration de Québec, fait le voyage en méwo temps que M.Toussaint.\u2018 pour fournir le fourrage aux chevaux de la batterie B, et de l'école Royale uc Cavalerie.p \u2014Un interne de l'asile de Beauport nommé Millar, admis il y.a quelques mois, est À la station ventrale de police, attendant sen transfert à la Longue Pointe.Lo \u2014Les pompiers out été appelés à \u2018la boîte 18 hier pour éteiudre un commencement d'incendie, .'V \u2014La réunion annuelle des membres du club Union pour la-réception du rap- rt et l'élection des gouvetheurs, aura ieu demain soir.aa \u2014Il se fait un mouvement parmi les contribuables de St-Sauveur pour demander à la corporation de permettre aux cultivateurs de vendre leurs denrées dans les çours comme autrefois.Une belle réception Samedi, il y 2 eu une grande réeep- tion à l'école des Frères de Saint-Jean Baptiste, à l\u2019occasion de la fête du rév, M.J.X, Plamondon, curé de cette paroisse, et de son heureux retour à la santé.On fêtait en même temps le retour d'Europe du Rév.Frère Panliane, direc- tour de cette institution.M.le curé a' répondu en termes émus à l'adresse qui lui a été \u2018présentée.Le Frère Pauliane à ensuite pris la parole pour remercier les élèves des eaux sentiments qu\u2019ils lui avaient exprimés, et il a fait un court récit de | son voyage.Il y a eu chant sous la di rection\u2019 de BI.G.Hébert, .organiste, déclamation, dialogues ete.Cette réception a été splendide et laissera de doux souvenirs dans le cœur de ceux qui y ont assisté.Pertes M.Mathew llanvan, marchand de fromage de Montréal, qui est en faillite fait perdre une trentaine de mille piastres aux cultivateurs.À Arthabaskales cultivateurs perdent $616.00 ; dans St-Paul $143.00.Fromagerfe Résultat de la tromagerie de C.Fournier Eer.marchand de St-Célestin, comté de Nicolet pour 1892, Lait regu.766,468 lbs Fromage.77,771 Ibs Recettes Totales.$ 7,513 26 Rocettes aux Patrons.6,361 57 Moyenne par 100 lbs de lait 86 cts I6nédiction de statues à Benaport Mier, à ou lieu à l\u2019église de Beauport la bénédiction de quatre superbes statues de la Sa\u2019nte Vierge, Saiute Anne, Saint Joseph et le Sacré-Cœur.Cette cérémonie s\u2019est faite aves grun- de solsnnité.Le sermon de circonstance a été prononcé par M, l'abbé Delisle, de la cure de Saint-Roch.Il y avait beaucoup d'étrangers qui ont admiré l\u2019intérieur du nouveau temple.Nouvelle nmélioration à lu Rasse-Ville Ou prête l\u2019intention à l'honorable Isidore Thibaud:au d\u2019agrandir son immense ontrepot de la rue Dalhousie en le complétant du côté dola ruelle Union et de la place du marché Finley ou s\u2019élève actuelloment la vicille bicuque occupée par un restauratoug ct des com- mergants de fruits ct do poissons.Le peinturago de \u2019hotel Frontenac L\u2019échevin Licovard, du quartier Saint- Louis, vient d'obtenir lo contrat pour lo peinturage de l'hôtel \u201c Ohâteau Frontenac,\u201d M.Leonard est allé hier à Montréal signer le contrat lequel so monte À $14,000., tement bien.Plusieurs médecins consul tés avaient déclaré qu\u2019il fallait une opé- tation chirurgicale suivant les règles de l\u2019art, avee scalpel, instruments, etc.Toute trace de l'opération est maintenant disparue.Ferrible accidont Dimanche un terrible accident est venu jeter la consternation et le deuil dans Ia famille de M.J.B.Brodeur, de la montagne de Shefford, l\u2019un des mejl- leurs habitants de cette paroisse.Vers dix heures de l'avant-midi, M.Brodeur était à faire fondre, sur le poêle, du sel duns la thérebentine qu'il avait versé dans un poélon.Le feu prit tout à coup dans le dangereux liquide.-et ln flamme s\u2019élevait jusqu\u2019au plafond.M.Brodeur sortit à la course pour aller chercher une planche afin d'ôter son vase do dessus le poêle.Pendant ce temps-là sa femme voulut jeter le vase dehors en le prenant avec son tablier, Mais elle renversa une partie du liquide enflammé sur elle et en un clin d\u2019œil tous ses habits furent en feu.Son mari se brûla terriblement les mains en essayant d\u2019éteindre les flammes.Bien - tôt la pauvre femme fut rôtie de la tête aux pieds.Les cris que lui arrachaient ses atroces souffrances pouvaient être entendus de plus d'un demi-mille.Elie est morte lundi, vers deux heures de l'après-midi.Presque tout le temps elle conserva ss connaissance et clle put recevoir les derniers saorements.Cette mmalheureuse mère laisse \u2018huit enfants en bas âge.Son mari est presque fou de douleur, et se reproche d'ayoir été li cause involontaire de la terrible mort de sa femme.Mer Tanguy Mg: Tanguay, a célébré jeudi sa soixante-deuxiême année de congrégation en célébrant la messe à ia chapelle de la Congrégation.L'anuée -prochaine Monseigneur célèbrera sa cinquantième anniversrire de prêtrise.Pour inspecter les sitos MM.The-Z, Cloutier et J.D.Guay, ont été chargés de visiter lus nouveaux silus construits dans le comté de Chicoutimi, et.de faire rapport.Avis Nous attirons l\u2019attention des entrepreneurs, sur l\u2019annonce publiée dans une autre colonne, par M.J.(eo, Buissières, architecte, demandant des .soumissions pour Ja construction d\u2019un nouveau presbytère à l\u2019Ancienne Lorette.Snccès des Oblats & Boime Au concours de la fin d\u2019année scolaire ils ont obtenu : \u2018 ler À l\u2019Académie Romaie de St- Thomas d'Aquin, 1er, promier prix ; 2, troisième prix et une mention-très-hono- rable.; 20\u2014A l'Université Grégorienne 10 premiers prix : 8 seconds prix ; 30 Accessits ;1G mention très honorables ct neuf honorables.De plus, ils ont obtenu lo un diplône de docteur en théologie : 2 de licenciés et de Bacheliers en théologie.2o En philosophie, ils ont obtenu 3 diplômes de docteur ; 4 de Licenoié et] de Bachelier.4 3o Enfin un Diplôme de Bachelier en droit Canon.Petites nouvellen Le club Belvédère doit être réouvert, avec M.Martineau, gérant, \u2014On transporte dla citadelle les lvieux canons de la terrasse Dufferin pour être jetés au vieux fer.\u2014Un vieillard maladcet sans logis, o été envoyé à la prison sur aa demande.\u2014Une tentative de vol chez M.Thérien, tabacconiste de la rue St-Valicr, a été empêchée avant hier soir par sos - Voisinstraverse du chemin de fer, il fut frappé par le train do Ia malle ; il cut les deux bras et une jambe fracturés et la tête en partie écrasée et mourus deux heures après l'accident.+» Cause intéressante Lamb contre quatre hôteliers Hier matin, à Montréal MM.T'héo, Lanctot, Z.Lnrocque, Marcotte et Foster contestaient devant l\u2019hon.juge Tait, la réclamation de M.Lomb, \u2018percepteur du revenu pour une somme de $600 qui serait le montant de la licence, de chaque défendeur, .Ces derniers allèguent quo lo loyer de leur place d'affaire ne dépasse pas $400 et qu'ils ne doivent payer qu\u2019une.taxe de $400, car leur buvettu est complètement isolée de leur logement.Le percepteur oaloule le montant de Ia taxed\u2019après le loyer de tout l'établissement.Nouvolles de StesMlarie de lan Bennce L'industrie fromagère se développe sur une grande échelle; cet automne on attend parler que de nouvelles fromag»ries pour e printemps prochain.M.Henri Avardest à en construire une dans lo village.Jeudi soir, il y a eu une assemblée dans .le rang St-Gabriel, pour en avoir une jo printemps prochain, où assistait M.P.Veilleux, de St-Frangois, qui a de grandes expériences daus cette industrie ; il est actionnaire dans neuf fromageries de la paroisse de St-François.Après l\u2019explication donnée, tous se sont mis à l\u2019œuvre pour réussir dans leur projet.\u2014 Mercredi, vers midi, nous avons eu la visite d'un magnifique chevreuil.Heureux sans doute de pousser une pointe jusqu'au milieu de notre village, afin d'examiner les beautés du la oivili- £ation, il a pris ses ébats sur lu glace, en arrière de chez M.Thomas Bisson ; vou .lant défier nos sportmen d'une course, - il a pris les champs pourgagner les bois, poursuivi pr M M.A.Sovoie et C.Goudreau, : \u2014Ces jours derniers, M.Thomes Morency, qui travaillait avec son fils, Donat, à lambrisser sa maison, était à tenir un morceau de bois aur lequel son garçon frappait avec uno hacho, lorsque celle-ci glissa et le frappa dans la figure.M.Morency en-a été quitte pour un .étourdissement de quelques instants et avoir le nez égratigné.Sucre de bctterave : MM.Bourbonnière, comptable à l'Usine de Farmham, était à Berthierville samedi .Il a payé les cultivateurs pour .leur betterave.Tous ont 616 satisfaits et se proposent d'en semer de plus.Dans deux arpents M.Oharles Olivier a eu cette année une valeur de $1G0.00 co qui ferait 880.00 à l'arpent.DECLS FP LaRoquk,\u2014A Boaumont, 10 7 Décembre ost déoédso Madnmo Joseph LaRoque, née Josephine: Turgcoa, à l'âge do 35 ans, Los Tunéraillos su- BhUSELLE\u2014Co matin est décédéo Béatrice 2ème fillo de Piorre D.Brunolle inspcotour des bateaux à vapeur.: DIONNE,\u2014Cetto nuit, en cette ville, Josophe Bliséo-Gustave-Adolpho, enfant do J.A, Dionne, avocat, à l\u2019âge do doux aus et 11 moa.BLais.\u2014A Montmagny, le 9 du courant, Dame Virginie Blais, épouso do L.H.Blais, écuyer, | avocat.A VENDRE Circuit terre à Vendro au vilingo du Ric de arpents ct demic de front sur 2 ærpentet trois quarts Jo large, une mate som à donx étages ot une autre maison 3 une étago bangard, ote., ota S\u2019ndressor 3 GUILLAUME GUIMOND Srn Auoèe pe Ménic: Comté do Matane Québoc, 21 novembre 1882.\u20144£.plus on 2 20e = \u2014\u2014\u2014 z ee = ' / .nafs mari A = \u201c disposition qui, sans être longue, ES -\u2014 \u2014 -Feuilleton du Journal des Campagnes Québec, 15'Décembre 1892\u2014No 3 LA FUTURE BARON JEAN (Suite.) Cependant un incident assez ftcheux ne tarda pas à troubler les hôtes du château au milieu de leurs occupations et -de leurs délassements ordinaires.Leur -aimable et digne hôtesse, la marquise de Saulx, fut tout à coup atteinte d\u2019une in- ne laissa pas de présenter, au moins pendant quelque heure, un danger assez réel.Plusieurs invités, naturellement, S\u2019éloignèrent ; mais les intimes ne voulurent point abandonner leur vieille amie, qui d'ailleurs les avait suppliés de rester, puisqu'il n\u2019y avait à redouter aucune espèce de contagion.Le confort intérieur n\u2019en souffrit nullement, Blanche et Cécile eurent soin de tout ; Mme Gertrude fit merveille.Seulement il y eut moins d\u2019entrair, moins de gaiets.- dans les réunions du soir.Mlle Marsog lier ot la jeune comtesse se remplaçaient tour à tour auprès du lit de la malade ; l\u2019une ou l'autre, par conséquent, manquait toujours à ce petit groupe d\u2019amis et Mlle d'Hénot tout seule n\u2019eût pu guère ajouter, par sa présence, à la gaieté, à l'agrément des hôtes des Ra- mures, , Heureusement l\u2019état do la marquise ne tarda pas à s'améliorer, et les distraction, lo bruit, le contentement, rcpa- ruront.La bonne Mme de Saulx, dès Qu'elle se\u2018sentit mieux, ne voulut pas priver plus longtemps de promenades, de réunions, sa belle et chère Blanche etsa gentille Cécile, ses deux gardes-malade vaillantes et dévouées.Eile se fit des- \u201c cendro dans son grand fauteuil, où Mile Thérèse, avec sou livre et son tricot, où Mme d'Hénot, avec son éternelle tapisserie, lui tenaient compagnie une grande partie de la-journée, en attendant que parfit, le soir, le général ou le curé.Daus l'après-midi d\u2019une de ces belles journée tièdes et claires qui semblent égarées parfois au milieu des brumes de novembre comme un vague souvenir de l\u2019étélqui s'envole et du soleil qui s\u2019éteint, la bonnc marquise se trou- _ vait scule au salon, par jiasard.Céoile, chargée d'un message pour le curé, était allée au village ; Mme et Mille d'Hénotvenaient d\u2019être subitement rappelées chez elles, afin de recevoir.un parent venu pour les visiter ; Blanche, profitaut de ce beau jour, était allée, avec ses enfants, faire une longue promenade, Jean de Villers, revenant de la chasso, apprit en rentrant que Mme de Saulx était seule, et se rendit aussitôt au salon, dans l'intention de la distraire en lui proposant une partie.Il apparat donc, le filer et beau cavalier, venant, avec son élégance chevaleresque, baiser la main de sa vieille amie, s\u2019em- quérant desa santé, lui contant de menues nouvelles avec\u2019 cette grâce ct cette belle humeur qui lui seyaient si bien, puis, sans qu'il parût, approcha l'échiquier et, comme en se jouant, en distri- \u2018bua les pièces formant deux camps sur Ja table.J Mais la bonne marquise, ce jour-là n\u2019était pas d'humeur à jouer.Ces cours instants de solitude lui avaient probablement suggéré de tristes pensées.Un nuage obscurcissait son front, sa tête reposait sur sa main.Elle souriait doucement aux efforts que lo jeune homme faisait pour la distraire, mais il était *.+ JOURNAL D DE ES CAMPA mes aisé de voir que tandis\u2019 qu\u2019elle l'écoutait, sa pensée était loin.À la fin, posant samain surle bras de Jean, elle le regarda avec une expression sérieuse et pénétrante, d\u2019abord l'interrogeant des yeux, comme pour le disposer à recevoir ure confidence \u201c Mon cher Jean, \u201d lui dit-elle d\u2019un ton ému, \u201c car vous permettrez bien ce motà une vieille amie de votre mère, ne vous fâcherez-vous point si je vons adresse une question, si je vous demande un service ?.Voilà ce que c\u2019est voyez-vous, de vous être montré galant; les vieilles femmes comme moi sont prêtes à vous imposer toutes sortes ds servitudes et n'ont plus, hélas ! ni jolis sourireg ni doux regards pour vous en dédommager.\u2014Madame, je vous en prie.Je serai véritablement heureux de pouvoir vous servir.\u2014Eh bien, mon cher enfant, vous allez donc m'entendre.Songez que, si je | vous parle ainsi, c'est que j'ai la plus grande confiance en votre raison, en votre sagesse, autant que la plus profonde estime pour votre loyauté.\u2014Pour la loyauté, d'accord ; pour la sagesse de la raison,c\u2019est trop d\u2019honneur, \u201d penss Jean, qui ne répondit que par une inclination profonde.\u2014Je vous dirai done, mon ami, que cette indisposition récente m\u2019a fait beaucoup réfléchir.Cette attaque d'asthme n\u2019a pas duré, mais elle se renouvellera sans doute.Or, une vieille femme ouvre les yeux bien grands quand elle commence à voir la mort en face, et, lors- quelle a fait sa paix avec Dieu et réglé ses comptes avec le monde, elle pense à ce que seront, après elle, le sort et l\u2019avenir des siens.Vous me regardez avec étonuement ?.Il est vrai, je n\u2019ai jamais été mère, Mais les enfants de wa sour m'ont toujours été aussi chers qu\u2019auraient pu l'être les miens.Je n\u2019a- guère à me préoccuper de Berthe.Main tenant elle est mariée selon son œur,c indépendante, heureuse, aimée\u2026 Il n\u2019en | est pas tout à fait de même de sa sœur, la chère enfant.C\u2019est un° sujet délicat, je le sais, un point douloureux que je toucher.Pourtant j'avais besoin de vous parler de tout ceci pour me convaincre, pour me rassurer.Dites-moi dites-moi, Jean, pourqoi boudez-vous ma pauvre Blanche ?\u201d M.de Villers tressaillit à cette question et resta un instant sans répondre, \u2018\u201c Moi, madame! Bouder Mme la comtesse d'Etanges ?\u201d répliqua-til enfin avcc un sourire amer, \u201c Mais pour quelle raison ?\u2019Et de quel droit ?Il n\u2019est rien, assurément, qui nous séparc, comme rien qui nous rapproche.\u201d La bonne marquise, à ces mots, secoua la tête en soupirant.\u2018\u2018 Vous êtes bien rancunier, mon enfant, \u201d reprit-elle ; \u201c je le vois à votre réponse.Seulement, soyez patient, ct laissez-moi parler.Tenez, vous et moi nous savons que le passé est mort, \u201cque les beaux rêves sont éteints, Blanche n\u2019a pu être à vous.Vous vous marierez sans doute.Mais la pauvre enfant n\u2019a plus ni père, ni mêre, ni frère pour la protéger.Vous avez cessé d\u2019être pour elle un flancé, mais vous êtes toujours son parent : soyez donc pour elle un ami.\u2014Un ami ?Mme d'Etanges en au- rait-ello besoin ?Elle est jeune ; elle est bello, indépendante ; clle parait heureuse.Pourquoi offrir un dévouement qui, probablement, ue serait point ac- eepté ?\u2014Tant que je vivrai, certes, Blanche n'aura pas besoin d'amis : je la conseillerai, je la protégerai s\u2019il lc faut, \u201d répliqua la marquise.\u201c Je l'ai déjà fait maintes fois, même lors qu'elle était absente, cherchant à rétablir, cn Italie, la santé de son mari, ou livrée à se; embarras de procès, à ses \u2018affaires de succession et de veuvage.Je lui adressais, du moins, mes consolations, mes conseils Et la chère enfant recevrait et suivrait mes avis comme elle eût écouté et suivi ceux de sa mère\u2026 Mais, quand j'aurai cessé de vivre, qui donc me remplacera ?Blanche est bien jeune encore ; elle a toujours vécu dans l\u2019ombre, comme en tutelle ; il lui manque l'expérience du monde et la crainte des méchants, Æt ses enfantsà élever ?.C'est une responsabilité bien grande.La petite Louise, il est vrai, un ange ; vous vous en êtes, je crois, aperçu.Mais le garçon est déterminé, hardi ; il se formera difficilment par les seuls conseils d'nne femme.Seulement sachez avant tout, que ma pauvre Blanche, confiante cet douce ¢ mmo \u2018elle l'est, ne se doute naturellement de'rien ; si elle pouvait déviner'que je m'inquiète pour elle ct que je vous parle ainsi, elle se montrerait fort mécontente.C'est tout simple : des cofants de six à sepc ans, bons et beaux, bien portants, bien élevés, ne donnent que de la joie et point d\u2019inquiétudes, à une jeune mère\u2026 Moi, qui connais la vie, je vois nécessairement plus loin, et voici pourquoi je vous dis : \u2018\u2018 Jean, mon ami, mon en- \u201c fant,vous 8tes généreux et bon.Quand \u201c j'aurai cessé d'exister, aidez ma chére Blanche.*' \u2014Ce eerait peut-être commettre une gravé indiscrétion, \u201d répliqua M.de Villers avec un amer sourire, \u201c Mme d\u2019'ktanges ne tardera pas, sans doute à.se remarier.Quels que soient les regrets qu'elle ait vouéz, pour le moment, à la mémoire du défunt, ces souvenirs, probablement ne tarderont point à s'effacer.Je sais, pour l'avoir éprouvé, à quel point le cœur d\u2019une femme est incartain et sa mémoiro légère.Hélas ! madame, dois-je vous le rappeler ?.\u2026.Blanche ne s\u2019est-elle pas jouée de mou amour, de ma douleur, de ses promesses ?.Deux ans ne s\u2019étaieut pas passés depuis notre séparation, qu\u2019elle acceptait un autre fiancé, un titre, et s'appelait Mme d\u2019Etanges ! 1.Moi pendant ces jours amers, je n\u2019avais rien oublié, et j'étais désormais seul, seul à regretter, à souffrir.\u201d A ces mots, la marquise fit un mouvement et pâlit ; ces reproches l'atteignaient au cœur, \u201c Mor pauvre Jean, vous.êtes un ingrat ; Blanche ne se mariera pas, \u201d dit-elle.\u2018\u201c Hélas ! la chère, la noble enfant !.Vous ne savez seulement pas pourquoi elle s'est mariée.\u2014Parce que la personne, le titre el la position de son futur lui convenaient sons doute.\u2014 Vous vous trompez; mon ami Blanche ne pouvait plus consulter n ses goûts ni son cœur.Elle avait un devoir à remplir, un sacrifice à faire: et elle l\u2019a accompli silencieusement, simplement, pensant bien qu'elle serait accusée, mais ne voulant pas être plainte, \u2019 | Jean de Villers, à ces mots, releva la tête et attacha sur le visage de son interlocutrice un regard étonné.\u201c Qui, il faut bien que je le dise, * continua celle-ci, \u201c vous m'y forcez paï vos récriminati ons injustes, par votre injuste colère.Mais ne révélez à per sonne, surtout, ce qu'à cetto heure je vous confie, Blanche ne me le pardonnerait point ;, co serait déflorer, pour elle, un souvenir sacré.Vous n'avez pu savoir, \u2014car vous étiez trop jeune alors pour vous occuper de ces questions d'intérêt,\u2014que M.de Mélars, mon beau- frère, dans l\u2019espoir de gaguer ce procès soutenu contre vos parents, avait imprudemment engagé sa fortune.Il avait même emprunté à M.d'Etanges, son ami, une somme considérable, qu'il se vit dans l'impossibilité de rembourser lorsque le procès fut perdu.Tah S43 UN I =i \u201c M.de Mélars était un homme d'honneur : dans son désastre, il voulut, pour acquitter sa dette, abandonner au comte sa terre, son petit hôtel, tous les débris, enfin, do sa fortune.M.d'Etanges, alors, laissa entrevoir au père malheureux qu\u2019il avait en sa possession et qu'il pouvait donner un trésor plus précieux que tous ces biens aux yeux d\u2019un hamme indépendant et riche.La pau vre petite main de Blanche, en effaçant la dette, compenserait tous ces dons, serait la récompense de tous ces services passés, \u201c Mon beau-frère ne refusa point ; son désastre l'avait accablé ; il se sen- taitle cœur brisé, la tête à demi perdue.Blanche, libre de son sort et toute ruinée qu\u2019elle était, eût refusé sans hésiter un seu instant ; mais, pour l\u2019amour de son père, elle finit par se résigner et se soumettre.\u201c Vous étiez seul à souffrir, Jean disiez-vous tout & I'heurc ?.Oh! vous ne l'avez pas vue, comme moi, pleurer languir de désespoir, la pauvre fille ! Sa plus crucile douleur était de penser que vous l'accuseriez toujours, que vous mépriseriez sa faiblesse, que vous maudiriez sa trahison, que vous la banni- Tiez, comme indigne, de votre cœur et de votre pensée.Pourtant, pour vous éclairer sur la grandeur de son sacrifice, pour la justifier entièremert à vos yeux, un seul mot eÂt suffi : elle ne le prononça pas.Le devoir filial imposait le silence.Blanche le savait, Blanche le voulait ainsi.Proclamer bien haut,\u2014ou même avouer tout bas,\u2014sa constance, sa douleur, ses regrets, c\u2019était accuser son père, Elle le compritavec moi, avant s'accomplit simplement, en silence, \u201cEt il devait en être ainsi, assuté- ment, pour la paix, pour l\u2019honneur de la famille.Rapportez-vous à ces jours pas- 86s, mon ami, et interrogez-vous., Jeune, impétueux, hardi comme vous l\u2019étiez alors, mon bon Jean, qu'eussiez-vous fait, sinon troublé le repos de tous ceux qui vous étaient chers, assombri et empoisonné les derniers jours de votre père, conçu peut-être des résolutions extrêmes qui n\u2019auraient pas pu aboutir?.\u201c Mais assez sur ce sujet.Tout s'est passé alors comme l'exigeait le devoir comme l'avait ordonné la Providence.Blanche, mariée sans amonr, n\u2019a pas été complètement malheureuse cependant, bien que M.d'Étanges, sombre par ca- ractêre, exigeant et impérieux, pût difficilement gagner le cœur d'une jeune et charmante femme.Mais il 2 toujours ea pour elle les égards et le respect que méritent ses vertus, et puis Dieu l'a récompensée par l'amour de ses petits anges.\u201c En unmot, je ne vous affirmerai pas, Jean, que Blanche vous pleure encore.Seulement, reconnaissez sa vertu, sa constance, son amour du devoir, et rendez-lui justice.lt surtout ne croyez pas, ne dites plus que vous étiez seul à souffrir, alors qu\u2019elle vous disait adieu.\u2019 La noble femme avait parlé, s'animant à mesure qu\u2019elle repassait un à un tous ces souvenirs, retrouvent en partie sa vivacité, sa force, sa jeunesse d'autrefois proclamer la vertu, pour justifier le dévouement de sa Blanche chérie.Jean l'écoutait en silence, stupéfait, confondu.Il lui semblait qu\u2019un épais bandeau s'était, durant ces dix-ans, étendu sur ses yeux, ct qu'une bienfaisante main venait enfin de déchirer les voiles.» Comment | il avait pu accuser, méconnaître à ce point la douce compagne des beaux jours, la chère, l'unique, la bien-aimée ! T! la chassait de son cœur, il maudissait son nom ct.sa mémoire, tandis, qu'en se sacrifiant elle pleurait sur lui ! Elle avait passé deux ans à souffrir, dans les regrets et l'ieolement, dans les larmes, dans la retraite, lors- moi, la pauvre enfant, et son sacrifice, \u2014 = RSS que lui, tout en promettant de garder son cour et ça main pour elle, trompait les ennuis de l'absence par les bruyants plaisirs de Paris ! Oh ! où était la faute,et où était la honte ?.\u2026 Pourrait-il bien encore faire entendre sa voix et charmante, de la fille courageuse et résignée qui avait tant souffert pour tous et qui n'avait maudit personne ?.Oh! s'il pouvait In prier, la toucher par son repentir sincère, désarmer sa justice et se faire pardonner ! Mais un mot de la marquise lui revenait à l'esprit et détruisait cet espoir : Blanche vous pleure encore.\u201d Oui Blanche avait appris, certes, depuis lông- temps, à dédaigner l'ingrat, l\u2019insouciant sceptique qui l'avait crue capable de vendre sa main et son cœur ; d'oublier, pour un titre ct pour uv plus beau nom, la tendresse de leurs âmes d'enfants, l\u2019ami des belles années, Elle s\u2019était guérie et consolée par le inépris ; le voile de l'oubli était depuis longtemps tombé sur sa blessure.S'il venait À se présenter aujourd'bui, humilié, repentant, le cœur gros de regrets et de larmes, elle lui dirait en souriant, le front calme.et la voix sereine : * Mon pauvre Jcao, allezen paix ; le passé est bicn mort ; je ne vous connais plus, \u201d Dans l\u2019espace de quelques \u201csecondes, toutes ces réflexions amères se pressèrent dans son esprit ; Mme de Saulx le regardait\u2019 surprise de ce long silence.À la fin, il fit un effort ; il releva la tête, étendit doucement le bras et porta à ses lèvres, avec respect, la main ridée de sa vieille amic.\u201c Merci, madame, morçi de m \u2018avoir, parlé ainsi \u201d, dit-il avèé Uñ soupir, « J'ai été trop \"lobgtemps coupable d'une grande injustice et victime d'une grave erreur.L'une cst dissipée muintenant, et je ferai, sur mon honneur, tous mes efforts pour réparer autre.Mais tous le passé est 13, je le sens: je suis bien malheureux ! \u201d Il s'était levé en parlant ainsi et commençait à marcher à grands pas dans la chambre, ne cherchant plus désormais à diesimuler son trouble et som agitation, Mme de Saulx, surprise et touché de cette émotion soudaine, S'effurçait de la calmer avec la sollicitude d'une mère, lorqu\u2019ou vint\u2019 lui annoncer la visite du général.Jean de Villers s'éloigna donc, traversant le jar» din d'un pas précipité ct s'enfonçat dans le parc, à l'ombre des grands arbres.Plus il réfléchissait, s'examivaié dans sa douleur et son dépit, et plus \u201cil \u2018se reconuaissait coupable, méprisable, iudi- gee.Il n'avait pas contre lui le passé seulement, les torts et les légèretés de sa jeunesse irréfiéchie.Mais, en ces derniers jours, qu\u2019avait-il fait ?Certes, I'humble et gentille Cécile était une enfant charmante,\u2014et Jean, malgré sa douleur, se le disait encore cn ce moment.\u2014S\u2019il n'eût conserré, vif ct pur, le souvenir de Blanche, il n\u2019eût pu désirer, pour sa future vie, unc compagne au cœur plus noble, une amie aux traits plus doux, Mais n\u2019avait-il point par dépit exagéré le mérite de l'aimable et joyeuse enfant, multiplié ses attentions, affiché ses pré férences ?Tout cela, pour que Blanche en souffrit !\u2026 Le beau rôle qu\u2019il avait joué, vraiment ! Un rôle de liche et do ses yeux, si peu digne de sa naïssanco, de ses principes, de son caractère et de son nom ! Un instant, le pauvre Jean, désespéré, en vint à cette résolution- extrême do partir brusquement, sans dire unm mot, saus laisser un a lieu, de se rendre : A Paris, de recommeacor ses voyages ou d'aller ensevelir, en scn ch teau, ses regrets ct sa douleur.Puis uno réflexion, relever lc front en présence de la femme \u201c Je ne vous affirmerai pas, Jean, que \u2014\u2014 trompeur, si profondément méprisable & der ET Ce bd?fA oe EAE LT \u2014\u2014 a TT IEA IR NRE UY A TEER JOURNAL DES CAMPAGNES er.oi + e dique d'un homme d'honneur, le retint _ tout à conp.\u201cFe dois bien,\" se ditl, \u201c une ex- : Plication à ma cousine.Je lui dirai : \u201c.« Voici quelle a été mon erreur et ma \u2019 % faute.Je ne mérite plus votre estime, \u201c je ne demande point votre pitié.Je ne \u201c* vous suis plus rien, je le sais, mon ar- \u201c rêt est juste.Mais si quelque jour veus \u201c souffrez, si vous avez besoin d'aide, \u2018* Blanche, rendez-moi votre confiance : *\u201c appelez-moi près de vous, \u201d Lorsque Joan do Villers eut at pris cette courageuse résolution, il se sentit l'esprit un peu moins agité, quoique son cœur demeurât bien sombre.Puis il ren- rs au château à pas lents, le front baissé, accompagné des siflements de la bise qui s'élevait et grondait autour de lui, et du cortège des nuages, des gros nuages blancs poussés par le vent d'ouest, qui passaient rapidement au-dessus do sa tête.V.\u201c Qu'a donc M.Jean deVillers ?\u201d demandait, quelques jours plus tard, à * Mme Thérèse d'Hénot, une jeanne dame fort élégante qui, ayant assisté précédemment à plusieurs des réunions du château, venait d\u2019y reparaître en apprenant que Mme de Saulx était rétablie, et s'était aporçue,\u2014en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire \u2014du changement de manières et de préoccupations: du brillant invité.\u2014Mais que trouvez-vous donc de remarquable en lui ?.Il est tout à fait de son humeur ordinaire et se porte \u201cparfaitement bien, \u201d répliqua tranquillement la bonne demoiselle.* \u2014Je ne parle pas de sa santé : c\u2019est son cœur (ou bien ça tite) qui me paraît .atteint, \" dit en riant l'étourdie, \u201c N\u2019a- Vez-vous pas vu, tenez, il y à Une quinzaine de jours à peine, qu\u2019il avait un \u2018chagrin caché, un nuage sur le front, et qu'il.boudait Mme &' 'Ktanges ?.Ea vérité, il faisait de son mieux pour ne pas paraître s'apercevoir qu'elle fût ici, au salon.; \u2014\u2014Ein agissant ainsi, il avait grand tery, \u2018\u2019 fit observer Mile Thérèse.\u201c Mme d\u2019Etanges est sa cousine, ct il est mal, fort mal d'en vouloir à ses parents.\u2014Hum !.- la rancune et le dépit sont parfois de source suspecte\u2026 N'importe ; en ce moment dont je vous \u2018parle, M.de Villers était tout hommages, tout dévouement, tout soins pour Mille Mareollier.À présent, il fait, sous ses yeux, courageusenient volte-face.Voyez, il s'est empressé auprèsde la _comtesse Blanche depuisla fin du diner; i parait sombre et ennuyé maintenant qu'elle est sortie.La pauvre Mlle Cécile rêste abandonuée dans son coin et ne semble pas fort gaie .\u2014Je n'ai jamais remarqué que M.de Villers cût pour cette joune personne des préférences marquées, inconvenan-' tes, \" intorrompit d'un ton sentencieux Mile d\u2019Hénot.\u201c D'abord, Mlle Marsollier a beaucoup de sens, de raison et de vertu, et ne souffrirait point, dela part d'un jeune homme d'un rang diffé- rent du sien, des soins et des attentions qui pourraient compromettre.\u2014II no s'agit pas de \u201c compromettre \u2019, répliqua vivement la jeune femme.\u201c Je voudrais seulement vous faire remarquer combien M.de Villereat changeant, léger, frivole.Ses enthous siasmes de la vieille font place aux froideurs du lendemain ; il s\u2019enflamme, il \u2018brûle, il s'éteint avec la même facilité de la même insouciance.Aussi va-t-il nous donner (et je m'en félicite pour ma part) uno gentille petite comédie.Ne scra-co pas drôle, mn chère, de le voir flotter, hésiter, vaciller entre deux fommes charmantes, admirant hier, oubliant demain, renversant avjourd'hui ses dieux enceusés Io vile, offrant tour à tour et retirant son cœur, ou.plutôt picotins d'avdine, ce famcux ânc do Auridan ?\" Ici, la phrase de l'étourdie se perdit {au milieu d\u2019un joyoux éclat de rire.Mais Blanche, qui centraiten ce moment, avait entendu les derniers mots, et c'était assez pour éclairer sur toute la teneur du discours et sur la situation véritable.Sa petite oreille fine, si délicatement découpée et légèrement rosée sur les bords, s'était penchée uu instant, lui avait révélé tout ct ne l'avait jamais micux servic, pensa-t-elle en regagnant sa place\u201d dans un coin du salon Il s'agissait d\u2019elle, en effet, et puis,\u2014le bouheur et l'espoir ne la reudaient point égoïste\u2014, de cette aimable et sizuple enfunt qui ne cennaissait rien du moude, devant qui s'ouvrait l'avenir ct qui, pensive, se voyait en cet instant subitement oubliée.Blanche attacha alors sur le doux vi- \u2018| sage de Mlle Marsollier un regard pénétrant, Cécile, assise au millicu du ecrcle, sur le tabouret de piano, ne paraissait, il est vrai, ni triste ni abattue, mais un peu étonnée.Elle s'était promptement accoutumée, l'enfant confiante et naive, aux prévenances, aux soins de Mde Villers.Elle n'y uttachait pas d\u2019importance, assurément, mais elle y trouvait du charme, Depuis deux ou trois jours, ces soins avaient cessé, et la jeune fille ionocente, en qui rien n'avait chan gé, se demandait cn silence, un léger nuage sur le front : \u201c En quoi doncai-je déplu ?\u2026 ce que cela signifie ?\u201d Blanche dévina tout, comprit tout dun regard, ct, par un élan spontané de son cœur noble ct généreux, se reporta aussitôt aux jours de sa première jeunesse.\u201c Pauvre enfant ! \u201d se dit-clle, \u201c ce serait bien cruel de la laisser souffrir, se bercer d'illusions et se nourrir de rêves A son âge, le cœur est si aimant ct si pur, la foi si facile ct si douce, l'âme si vopfante ct si facilement trompée !\u2026.Je l'ai bien éprouvé, moi, et j'en ai longtemps souffert.Fuisons usage du moins de notre umére expérience pour préserver du péril, pour sauver d'une cruclle douleur cette pauvre petite secur si innocente, si douce, qui « su accomplir déjà des devoirs suffisamment austères et que de pénibles épreuves attendent peut-être dans l'avenir.La comtesse Blanche, \u2014nous l'avons dit,\u2014avait une Zme droite ot juste ; le bonheur ajoutait éneczo à sa sollicitude pour autrui et àsa générosité.Dans le principe, elle s'était tonuc, il est vrai, quelque peu sur la défensive vis-à-vis de cette nouvelle venue qui avait su gagner à la fois la sincère affection de Ja tante ct l'admiration du cousin Envers Cécile triomphante, elle était demeurée froide, un peu fière peut-être, sans ces scr cependant d\u2019être bienveillante et polie, Depuis, Jean avait parlé : il avait déploré sa fauto et témoigné son repentir.Blanche l'avait accueilli par un généreux pardon, sans toutefois combler de joic le bienheureux coupable.\u201c Mon bon Jean,\u201d avait-t-elle dit avec un tranquille sourire, * oublions tout du passé : soyuus cousins et amis, \u201d Un éclair dans les yeux do Jean, un rayon sur son front pâle, lui avaient bien révélé, il est vrai, que l'ancien fiancé, aiusi exhorté à la résignation, à l'oubli, ne demwandait pas mieux que de so souvenir, Qui donc pouvait l'empêcher, maintenant, de raviver cn son.cour les chers espoirs, les tendresse passées et tous ces doux projets do jeunesse qui ne pôuvaiont rencontrer désormais d\u2019obstacles dans l'avenir ?Lorsque Blanche, demeurée seule, s'était rappelé ce rayon, ce regard, clle avait posé, en souriant, ça tête blonde sur sa main : Qu'est ** Attondons, observons, \u2019 s'était-elle peuchant la tête comme, entre deux dit.\u201c Il ne faut point croire trop tôt mais, peut-être, la Foi est permise, \u201d Et puis elle avait senti un instant, \u2014 sans presque oser se l'avouer, \u2014que cet espoir naissant était légitimé et pur, qu\u2019uné tardivo compensation pouvais être offerte enfin à son cruel sacrifice , son bonheur immolé, à ses eloncisures douleurs.Puis une espidglerie de Max était venue interrompre ces souriautes rèveries.Le matin gâärçounet était accouru en triomphe, portant entre ses bras, au milieu d\u2019une corbeille de fleurs Louisette qui, en pillant la serre, avait cucilli des œillets roses pour en orner ses cheveux blonds.Bianche, à cette riante apparition, avait* senti son cœur tressaillir, se souvenaut souduin qu\u2019elle était mère ; elle avait oublié, dans sa joio, lo passé et l'avenir, son véuvagd et le cousin Jean, Mais en ce womont où elle se rappelait tout et observait tont, rotirée daus un Coin du salon, elle voyait bien clui- rement que Jean, une fois revenu à êlle, négligerait entièrement la jeune fille que d'abord,\u2014et par dépit peut-êtro, \u2014 1l avait distinguée.Ou bien, s\u2019il avait encore pour elle quelques attentions passagères, ce seraient de ces politesses insignifiantes, de ces égards qui n\u2019engagent à rien, et'auxquels une enfant sans expérience pourrait néanmoins se tromper.Il fallait donc avertir Cécile pour lui épargner une méprise, et peut-être une douleur, C'était chose asset délicate ct.ce n'était point chose aisée, Blanche ne crut pas devoir s> charger elle-même de co soin ; elle n'avait pas eu jusqu'alors, avec la gentille enfant, de conversations assez intimes pour avoir droit à sa con- flance et pour lui offrir ses conseils.\u201c Bt elle croirait peut-être que je la crains, que je veux lo lui disputer, \u201d se dit la fière jeune femme en relevant soudain la tête.Non, il fallait chercher quelqu'un qui sût comprendre de quoi il s'agissait, qui pûtou voulût bien se charger de ce message.L'embarras était précisément de bien choisir le wessager.Mile d'IT6 not n'était pus assez adroîte, sa mère était parfois malveillante.D'autre part, Blanche ne voulait pas troubler la quiétude de Mme de Saulz en lui inspirant des doutes sur l\u2019attitude de Jean de Villers vis-à-vis de £a protégée.Jusqu\u2019alors, la bonoc marquise n'avait trouvé dans ses égards chevaleresques, rien de bldmable mi détonvant ; à quoi bon lui causer du souci, l'inquiéter à tort peut- être ?.Et cependant Blanche voulait que Cécile fût avertie, qu'une personne di- gae de parler à son cœur vint lui ten dre la main en lui disant : \u201c Mon en fant, méfiez-vous : ne croyez à rien de ce qui vous ravit, de ce qui vous endort, de ce qui vous caresse\u2026 Ces rêves sont mortels, ces sourires sont trompeurs ; perfidie ct vanité, illusions et trahisons, voild ce qu'estle monde.Un front tel que le vôtre, fier et doux, virginal et pur, est fait pour sc courber sous de plus noble douleurs ou pour se parfumer de plus fraîches couronnes, Voilà ce que Blanche voulait, ce qu'elle n\u2019osait point dire, Or, en parcourant des yeux, dans son embarras, toute la compagnie, elle apergut, par bonheur, derrière la table aux échecs, auprès du fautouil de sa tante, un pan de la soutano de M.le curé.Elle fit un petit mouvement de satisfaction et de joie, comprenant qu\u2019«llo avait trouvé et go demandant sculement pourquoi clle n'avait pas pensé plus tôt à ce conceil- ler prudent sûr, et à ce messager secou rable.Car il en cst toujours ainsi, pour le repos.et le bonheur des heureux pour Ia consolation des déshérités do ce monde, Un deuil prochain et bien amer plane-t-il sur la maison ?c\u2019est le prètre qu\u2019on appelle.Est-il quelque malheur quelque déeastres à annonesr ?c'est le prêtre qu'on envoie.Partout oû il y a | sanglots et pleurs, ou simp.em.nt abandon et remords, souffrances et humiliations, c\u2019est le prêtre qui doit venir, fiddle à sa sévère et noble mission, tout prêt à conseiller, à consoler, à relever, à'bénir à répandre sur son passago, pour le plus grand bien de tous, le courage et la foi dans les cœurs, et la paix s.r la terre.Et lu comtesse Blanche, certes, n\u2019aurait pu mieux choisir.Le digue curé do Saint C*¥*¥, comwensal et aimé de la châtelaine des Ramures, avait été hom mo du monde avant d\u2019être homme d Dieu.La charité profonde, la uouceur ct le tact exquis dont il était doué le rendaient plus propre que personne à l\u2019accomplissement des missions délicates, à la prompto et certaine guérison des blessures cachées, pour lesquelles il fal lait une certuine justesse de coup d\u2019œi une grande légèreté de main.Il portait, en outre, une paternelle affection à oet- te gentille Cécile, qu'il appelait en riant l'aide de camp de sa vieille amie, et qui accomplisait sous ses yeux avec une grû- ce churmante et un infatigable zèle, les moissons de charité que lui confiait souvent la bonne marquise de Saulx.La jeune veuve, désormais rassurée, attendit donc patiemment la fin de la partie d'échecs ; après quoi, quittant sa place, elle s'assit auprès du vieux prêtre \u2018uis finit, en l\u2019occupant toujours, par l\u2019entraîner dans un coin du salon, où elle lui expliqua, le plus délicatement qu'elle put, la difficulté présente ; lui montrant, comme pour compléter le sens de ses paroles, Jean de Villers errant, inquiet et désœuvré, parfois s\u2019approchant de Cécile parfois la quittant, trists et sombre, et Mme Marsollier elle- même, le plus souvent seule et délaissée, s\u2019étonnant, pendant qu\u2019elle était au piano, de voir le vieux général s\u2019approcher pour lui tournor les \u2018pagos, tandis que Jean révait et boudait dens ur coin, Le prêtre, ayant tout entendu, \u2018tout compris, s ieva avec un soupir, * Oh ! certes, il faut avertir, conseil ler la chère enfant.Je ferai ce que vous demandez, Madume, \u201d Et ces mots étaient accompagnés d'un regard de pitié profonde, d\u2019une vive commisération de son cœur paternel.Mais qui donc plaignait-il, le bon curé de Saint-C#\u2018 ?Etait-ce Cécile ?était- ec Blanche ?Ou bieu réunissait-il, daus un même sentiment de compassion sincère, ces deux femmes bonnes et charmantes,\u2014la jeune veuve au.fin sourire et la jeune fille au front pur, \u2014que les séductions et les angoisses dela terre déjà saisissaient au passage et qui n\u2019avaient besoïn pourtant que de détourner leurs regards, que d'élever leurs cœurs pour recouvrer la paix des cieux ?Donc, le curé quitta Blanche pour s'en retourner chez lui.Mais ils avaient causé longtemps : la soirée touchait à sa fin ; déjà s\u2019éloignaient les hôtes, Au moment où les habitants du château £6 sou, haitaient le bonsoir, le pauvre Jean tout attristé, s'approcha de sa cousine - « Cet excellent curé, lui ditil vous paraissait donc bien intéressant- cé soir ?\u2026 Vous l'avez si longtemps entretenu !\u2026 Il fallait qu'il vous coûtât de bien curieuses nouvelles.On pourrait je vous assure, cn être extrêmement jaloux.[ \u2014 On aurait grand tort, \u201d.répondit- elle en passant et cn lui laissant pour adieu un éloquent et \u2018fin sourire.C'est\u2019 que co souriro de Blanche =i- goifiait bien des choses un vérité ! Car I'heureusc jeuno femme aurait pu dire: \u201c C'est en pensant À vous, d'est à propos de vous que j'ai parlé si longtemps, co soir, À notre bou curé.$En le faisant, je prenais soin de votre bonheur.\u201d La pensée de Blanche ajoutait-elle : ** Et mu \u2014 i de notre bonheur commun?\u201d Nous \u201cn\u2019oscrions l'afirmer.Mais son sourire; en co moment, et son regard semblaient A le dire.Jean s'en fût peut-être aperqu,:, \u2018si elle n\u2019eût pris soin, en lui parlunt \u2018ain- / si, de détourner son visage.Du moins! l\u2019acc« nt carezsant et un pou singulier: qu\u2019elle mit à ces derniers mots lui fit du bien à l\u2019âme, ot, quelque sensible qu\u2019eût été pour lui la longueur de la soirée, il.enrporta, en s'éloignant, un peu de joie: ct d'espoir.Quant à Cécile, elle regagnu triste- + meut sa petite chambro blanchu et gaie Elle n'aurait pas pu dire c'le-môme pourquoi, ce soir-là le monde, la vie et l'avenir lui paraissaient froids et acstè- res ; pourquoi, assise devant son bureau, sans songer à détacher les uvrafes de son corsage et la sombre couronne de ses cheveux roulés au-dessus de son front, elle appuyait languissamment la tête sur sa main.Un iuvincible besoin \u2018de solitude et de repos l'avait d'abord saisie.\u2018\u2018 Comme je voudrais,\u201d soupirait-elte, \u201c* me retrouver chez nous, faire étudier encore les gammes de Gabrielle et les leçons d'Henri ! Là, du moins, le devoir accompli, accompli vaillamment, ne laïs- sait après lui ni déceptions, ni déden- chantements, ni craintes.Le monde ne vous sourirait-il donc que pour vous faire souffrir ?N'y a-t-il donc point de sincérité, de bonté, d'intérêt véritable au fond de ces regards onressants ?jamais de constante amitié dans ces paroles séduisantes ?\" La pauvre enfant se sentait bien triste en s'interrogeant ainsi.Pourtant,.en songeaut au lendemain, elle se trouva peu à peu à demi consolée.C'était le jour, d'abord, où, chaque semaine, elle recevait des nouvelles de sa famille, et puis elle devrait se rendre, dès le matin, au presbytère, ainsi que le lui avait demandé le curé, en la quittant le même soir, Il s'agissait d'aller porter des- secours à de-petits orphelins, de consoler, dans sa détresse, une malheureuse .famille.*\u201c Et ce scrait bien, vraiment, \u201d pensa la jeune fille, \u201c de songer à ses propres tristeszes en présence de ces pauvres gens ! de leur montrer an front chagrin avec un visage morose |.Comme ils ne souffraient pas, eux, bien plus que je \u201cn'ai souffert, que je ne \u2018souffrirai jamais peut-être ! \u201d Donc, sur cette bonne et salutaire pensée, Cécile sc calma et s\u2019endormit.L\u2019aurore du jour suivant la trouva, comme toujours, tranquille et résolue Elle cut bientôt achevé les préparatifs de sa visite aux indigents, requt les instructions do sa vieille amie ln marquise, et prit, le cour presque joyeux, la route du presbytère, où l'attendaient le curé visiblement assombri.Pourtant il ne lui parla que l'orsqu'ils euront terminé leur excursion au village.\u2018Au retour, en suivant l\u2019étroit chemin, le long des bois dépouillés, le bon prêtre passa la main sur Son front, s'éclaircit légèrement la voix, non sans une visible expression de gêne et d'inquiétude, et* dit enfin à la jeune fille, qu'il encourageait de son sourire bienveillant ct de son regard paternel : \u201c Je vois avec plaisir, ma bonne et chère-petîte, que vous avez prompté- ment mérité ct conquis l'affection de tous chez mon oxcellonte amie, la véritable Mme de Saulx.: \u2014Vous ôtes bien bon, mousieur le curé\u2026 J'ai fait tous mes cfforts pour être agréable à chacun.Cependant je no me flatte pas d'avoir su me faire aimer : c'est parfois si difficile ! \u201d répon- dit-elle, penchant sa jolie tête brune aveg un long soupir de décnuragement.\u2014Vous y avez réutsi, mon enfant.\" d'est-à-dire\u2026 en général.Cependant, \u2014 je vous en avertis, \u2014 il ne faudrait pas attacher plus de signification qu\u2019elles « @ ur + . te tian ty 0m $ret vem ¢ orm bn n\u2019en.méritent.aux démonstrations d'amitié.nôn, ocfment dirai-je ?\u2026 aux politesses de.de quelques jeunes gens surtout, de goût capricieux, d\u2019esprit changeant, d'humeur légère.\u2014 Mais.mais il ne vient aux Ramures quo bien peu de jeunes gens, \u201d balbutia la pauvre Cécile, confuse et étonnée.\u2014\u2014Acsurément.Du reste, tous ceux qui y sont admis méritent cet honneur, et par leur excellente éducation et par la rectitude de leurs principes.Il co est un, sepeudant, dont, selon moi, toute jeune persunue prudente et sage doit se tenir à distance\u2026.Savez-vous de qui je veux parler ?.On le croirait presque, précoce èt votre pieuse vertu vous ont signalé déjà le danger que je redoute \u2026 Ne croyez, chère fille, ni aux paroles ni aux hommages de M.Jean de Villers, Ses paroles sont irréfléchies imprudentes ses homisages sont menteurs, Vous ne pouvez le savoir, évidemment, mais ce bel et brillant cavalier que vous voyez aujourd'hui si sémillant, si capricieux, avait juré jadis à Mile de Mélars, ta cousine, une vive \u2014 et soi-disant prc- fonde \u2014 affection.En apprenant le mariage de Mlle Blanche, il s'était plu à afficher le désespoir le plus intense, à publier même, \u2014 si l\u2019on cn croit le monde, \u2014 les projets.les plus insensés.Pour s'étourdir, disait-on, il lui avait fallu, à Paris, meuer la vie à grandes guides, @& parcourir, en proic i un désespoir farouche, les espaces de deux océans et les sables des grands déserts.Mais quelles traces ont laissées, \u2014dites-moi,\u2014 ces désespoirs profonds et ces douleurs cruelles ?M.Jean de Villers ne nous est-il pas revenu consolé,insouciant,sceptique ?A-t-il gardé un cœur ?Se souvient-il d'avoir pleuré ?Les salons de V'arrondissement.je dirai plus.dela province, comptent-ils aujourd\u2019bui un plus joycux, plus brillant cavalier ?N otez bien, chére petite, que je ue veux jeter aucun b'ime sur ly, conduite, l'hdAneur ou les privcipes du baron Jean, Il s\u2019agit dci, pour moi, de vous montrer seulement \u2018l\u2019inconstance et l\u2019amère vanité des attachements de ce monde.M.de Villers,\u2019 en ceci, eût été imité, l\u2019est encore tous les jours, par tous les hommes de .son rang, de sa condition ct de sou âge.Il y a longtemps déjà, vous le savez, ma fille, que le roi prophète qualifiait, \u2014 comme elles le méritent, \u2014 la singulière insou- siance, la légèreté de ces hepreux.Toutes Jes choses les plus passagères et les plus insaisissables, le sable qui s\u2019épanche et le flot qui s'écoule, et le rayon qui s'éteint, lui paraissaient dépeindre ct exprimer à peine la fragilité de ces amours.Li ne peut pas, ne doit pas reposer Je trésor des jeunes chrétiennes telles que vous, ma bonne Cécile, ma chère enfant.Vous avez deux vraies affections au cœur, deux sources vives de joie et d'espérance : votre famille \u2018et votre Dicu\u2026 Ne regardez pas au delà : c\u2019en ost assez pour vivre, pour espérer, pour bénir, et pout-être.pour attendre.- Le bon prêtre s'arrêta ici, hésitant lui-mêmo et tout ému, espérant que la jeune fille allait l'interrompre, soit qu\u2019elle s'étonnôt de ces révélations, soit qu\u2019elle le remerciât de ses avis.Mais Cécile no paraissait pas disposée à parler.Pâle et songouse, elle marchait le front buissé, les lèvres compriméce frtement.À la fin, le nuage qui passait sur son front s'éclairoit, et elle releva la tôte.Lo bon prêtre fut alors tout heureux de voir qu'elle n'avait point pleuré ; seulement unc expression de tristesse profonde se peignait dans ses regards et avait banni, pour un instant, la constante sérénité de son charmant visage.\u201c Lis leçons de la vie sont bien rudes,\u201d \u2018dit-elle, \u201c Hélas ! pourquoi a-t-on voulu mon enfant.Sans doute, votre raison | j'étais heureuse.\u2014 Mais, vous lo savez bien, pauvro ci-bas il faut chercher.C\u2019est la devoir accompli, la sainte volonté du Pôre exé- outée sans murmures, son divin nom glorifié dans Ia joie ou dans les donleurs.Voilà ce qui nous est réservé ici : le reste nous attend là-haut.Ne faiblissez pas, allez : Dieu est grand, Dieu est juste |\u201d Peu à peu lrs traits de Cécila se détendaient visiblement Ses lèvres ne g'agitaient plus, sa petite ma n, refroidie, avait cessé de trembler, son regard était deveuu mein ardent ¢t plus humide.Un instant, elle arrdta ses youx sur la plaino éleva ses yeux vers le ciel d\u2019un pâle azur, où de grands nuages blancs glissaient au-dessus de sa tête ; enfin, elles les reposa fur le bou et tranquille visage du ouré.Cette immense paix de la nature l\u2019avait envahie et calmée ; elle sentait instinctivement une consolation suprême au milieu de ces angnisses, un baume abondant et divin par-delà les craintes et les douleurs.\u201c Jo sais que Dieu est juste et bon.Qu\u2019il m'aide donc et me éonduise, car 4 j'ai grand besoin de recours, toute seule, hors de la maison ! \u2014Je le sais bien, ma chère enfant- Aussi votre nom, chaque jour, sera redit dans mes prières, et vous aurez le secours do Dicu, qui bénit les conrs inno cents.D'ailleurs, vous vous retrouverez bientôt, n'est-ce pas, sous la garde de votre more ?Vos craintes et vos douleurs d\u2019à présent vous paraîtront alore, croyez-moi, bien éloignées et bien légères, lorsquo vous pourrez les épancher entre ces bras caressante, dans co cœur plein d'amour.\u201d Ce'cher souvenir n'avait pas étéévoque cn vain par Je vénerable prêtre.Céeile, sans lui répondre,le regarda s'éloiguer avec des yeux pleins de larmes, lorsque, quelques instants après, la voyant tout à fait calmée, ct jugeant-à p ropos de la laisser à clle-mêmo et à ses réflexions, il la sa- ua affectueusementet reprit le chemin du \u2018presbytère.Bille aussi, de son côté, s\u2019arrachant à cette douce vision du retour au foyer, des caresses de sa mère, tourna ses pas avec un soupir vers le seuil étranger où elle allait reprendre son fardeau, voir s'alourdir sa chaîne ct se rouvrir sa blessure.Les charitables paroles du prêtre l'avaient un moment calm\u201ce, Pourtant le péril n\u2019était point passé : l'orage grondait toujours., VL Une humiliation profonde envahit le cœur de ln joune fille, une rougeur âpre et brûlante so répandit sur son front pur, lorsque, poursuivant son chemin daus l'allée solitaire, le long des\u2018 bois dépouillés, elle en vint à s'interroger ou plutôt à se jugor elle-même.Avait-elle pu aller si loin dans son erreur, dans sa déception ?Quel vertige l'avait saisic et quelle illusion l'avait séduite 2.Elle n'avait pas dans son cœuva clair r, et elle était bien présomptueuse, bien coupable pourtant ! Comment, elle, pau- vro petite bourgeoise, insignifiante parvenue, acoueillic comme par charité en ce corcle élégant et riche, avait-elle pu prétendre à mériter le®\" respeots, à obtenir les hommages de ce fier et brillant cavalier à l\u2019humeur capricieuse, à la douceur monsongère ?Tant d'autres sana doute, avant elle, nobles et char- mautes, heureuses et brillantes pourtant, n'avaient pu fixer cet esprit incertain et soumettre ce cœur rebelle.Et clle m'avait même pas pu 8tre longtemps aimée, cette belle comtesse Blanche, à | JOURNAL DES CAMP enfant, tôt ou tard la croix nous appelle.Ce n'est point le bonheur.ma fille, qu\u2019i- | aurait éclipsé aisément vingt pauvre- - { me les faire connaître si tôt 7.Jenele 1a grâce si noble, aux traitssi purs ! demandais point : daus mon ombre, ; elle à laquelle ses parures de moire et de dentelle, de velours et de satin, donnaient tant de \u2018grandeur et de majerté, sans rien lui ôter de sa grâce ! olle qui petits provinciales telles que Cécile non-seulement par la distinction de sa calme et fière beauté, mais tout simplement, à défaut d'autre splendeur, par le rayonnant éclat des dinments semés dans sa chevelure, par l'antique pr: stige des armoiries, surmontées de la couronne des comtes, qui décoraient de leur blason or et azur la portière:de son coupé ! Qu\u2019il s'en était donc fallu de peu qu\u2019une pauvre enfant conjms elle ne fevint l\u2019objet des justes plaisanteries, des rireset des dédains de cette foule ! vaste et nue, où tout était silence et repos |.\u2018 Et -ourtant je n'aurais jamais.jusqu'aux bords de l'horizon ; Fpuis elle non, jamais.aimé M.de Villers, \u201d se disait la jeune fille attristée, prompte à s'assurer d'elle-même, du ropos de son.cœur timide, cherchant à protester de toute la fo-c6 de sa fierté virginale contre la moindre faïbless\u201d, la plus légère impression de son esprit.Mair j'aurais pu trouver.6 won Dieu, ne le trouvais- je point 2.ses hommages flatteurs ct doux.sa bienveillance précieuse son regard ct snn accrnt sinoères\u2026 Hélas ! ne l\u2019étaient-ils point ?.Nan, non, ceux qui le connaissent le savent bien et so rinient de moi.sans doute.Quel bonheur d'être avertie !\u2026 Car, enfin, j'aurais pu croire.\u2026 Le monde est bien fanx, bien perfide, et les hommes sont bien pervers ! \u201d ,[ Au milieu de cette désillusion et do cette donlear, le cœur de la jeune fille lui disait tout bas pourtant que toujours.quand M.de Villers s'emprrs- sait antonr d'elle, rion ne naraissait plus loyal qne ces discours eb son acernt, plus digne ot plus affectueux que son regard, pins franc que son sonrire.Mais Cécile était bien résolue à ne plus écouter son cœur : un cœur trap crédule, tron aisé à tromper.qui ne pouvait l'exposer qu\u2019à mille déceptions, disait-elle, Et elle commençait à relever fièrement sa jolie têta brune, et elle prenaît de vaillantes, de vignureuses résolutions, tout.en suivant son chemin.Céla n'empêcha pas qu\u2019en arrivant au coup d'un vinlent mal de tête, ct que Mme Gertrude, qui la rencontra sur l'escalier, ne s\u2019étonnât de la trouver sensiblement pâlie.\u20ac Cette course matinale vons a fati- eue.\u201d fit obrerver la bonne dame \u201c Vous aurez eu froid.sans doute.Mettez-vous près du feu, dans ie petit salon ; je vous apporterai une tasse de thé bien chaud ; il faut vous soigner, mademoiselle Cécile.Ah ! et puis je vous manterai, en même temps, la lettre qui virnt d'arriver pour vous, et qui est restée à l'office, \" La jenne fille se laissa faire : elle avait grand besoin, en ca moment, d\u2019un pon de quiétude ct de paix.Détachant son manteau ctla capeline rouge qui enton ait si gentiment ses grosses naftes de cheveux bruns, elle s'éteudit un instant snr le fautouil que lui présentait Pexcellente femme, et laissa errer ses Jenx rôveurs au-delà des fenêtres bien closes, sur la terrasse, le jardin et la grande allén du château: Un groupe brnyant et joyeux attira ron attention tout d\u2019abord.M.Jean de de Villers, donnant la main au gentil Max, descendant les marches du vosti bule, Sur leurs talons, Sharp abnyait, faisant de grands sauts en l'air, témoignant la joie la plus vive.Tous trois allaïent sans doute faire une promenade daps le parc, sous les pâles rayons du soleil, qui commençaient À dorer les grands bois.(À siivred châtean elle ne re sentit saisie tout à.AGNES A Montréal MORT DANS LES BOIS Sans connaissance TROIS VOLEURS Montréal, 9.\u2014Lundi deroier, M, TF.C.Lachevrotière, arpenteur provincial, de Deschambault, est mort subitement dans un bois, où il travaillait, dans le district de Peterborough.Le coroner Lafontaine tint aujourd'hui usc enquête 4 St Gabriel do Brandon, dans Phot] Chevalier, - Le KR.P.Clapin était à prêcher la retraite avant hier soir dans ln chapelle du couvent de ln Congrégation, rue Saint Jean-Baptiste et au moment ot il allait entreprendre une morne peinture ds souffranc s physiques ct morales qu'on duit endurer dans cette vallée de déso'ation, il a perdu connaissance et a tombé à la renverse près des balustres, Il s\u2019en st suivi une panique.\u2014Le dét-ctive Lafontaine à opéré l'arrestation, hier, de Joseph Filteau, TEsnri Paquin et d'un nommé Lafranc-, sur la rue Notre-Dame ist, Ces jeunes gens étaient en train de se faire un choix de hamacs «t d\u2019engins de pêche, dans les résidence « d'été de la localité.\u2014M.Hopkins qui s\u2019est plaint que sa maison avait été enfoncée, il ya quelques jours, à reconnu beaucoup de chores lui appartenant.M.S.Mondou a pris possession du bureau du secrétaire de la Commission des chenfins à barriéres.M.Senécal n\u2019en est parti que sous protêt, disant que son engagement cst valide pour deux ans encore.3 \u2014\u2014>e rm.UN PRESBYTERE INCENSIE Un prêtre dans les Unmimnes Un nouveau malheur vient de frapper la paraisse St-André Avelin dans le comté d'Ottawa, Il y à qratre ou cing ans cette brllo paroisse venait de terminer la onnstruction d\u2019une magn'fique église lorsque le soir -nême que l'entrepreneur venait de livrer la clef delé- glise au curé après avoir terminé son contrat, un incendie dévorait le temple sacré.Le digne curé, M.le chonoine Bélanger, ne se laïssa pas abattre Far ce malheur et se remit à l'œuvre avec courage, et dès le lendemain.il déoidait avec l\u2019aide de ses paroissiens de reco ns- truire l\u2019église immédiatement, ainsi qu\u2019un presbytère, dont la construction marcha rapidement.Mais un nouveau \u201cmalhenr vient de fondre sur la paroisse St André Avolin et lui faire rerdre dans une nuit une partir du fruit de ses saorifices.Lwndi soir vers 11,30 hrs, le feu détruisait le presbytère de St André Avelin.Rien n\u2019a pu être sanvé.M.le enré s'est brûlé les .pieds et les mains.Peu s'en est fallu qu'il ne fut victime de l'élément destracteur.On ne connaît pas l\u2019origine de incendie.Tin presby- tèrc avait coûté près de $7000.Nous offrans nos plus sincdres sympathies i M.to chanoine Bélanger ot aux parais- siens de St-André Avelin dans le nou- vesu malheur qui les frappe 1 | M.l'abbé Désuire.D.D-, de l'archevêché d'Ottawa est parti ce matin pour St André Avelin où il devra passer quelques jours paur exercer le saint ministère prndant la convalesence M.la chanoine Bélangerem.Rénédiction du nauvel hôpital de PHôtel-Dien Comme un grand nombre de personnes ant manifesté le désir de visiter le nouvel hôpital et le \u201cmonastére de l\u2019'Hôtel-Dieu, la bénédiction qui avait été annoncéo pour 2 heures, lundi prochain, aura lieu à 1.30 hr et los portes du monastère, ouvertes pour la cirèons- tance, avec la bienveillante permission de Son Eminence le Cardinal, -seront fermées à 4.30 heures, Les personnes ayant reon des cartes d'afmission, pourrant se faire accompagner des membres de leur famille.Au Bon Ton MM.Blagdon & Paradis vendront à réduction leur strek de marobandises sèches qui a été endommagé par la fumée ct l'eau.Tout doit être vendu \u2018pour le ler janvier, .Av\u2019 BON TON, 57, rae St-Jean LA DABE AUX CHATS Touchnnte allocation au mngixerat Utainipagne Montréal, O\u2014Ce matin, M.le magistrat Champagne a étél'objet d'une invocation homérique de la part de Mme Morley, la célèbre femme aux chats, Ça été un cri ducœur.Un billet prowissoire signé par la re- quérante était entre les maivs d'un avocat qui meuaça de déplacer le mébi- lier, la dame et ses chats.Mme Morley est venue déposer ses plaintes au pied du tribunal, divisant son discours en deux points comme, les orateurs de collèges : Lu possession de pscs billets Gt la prot-etion de ses chats, en vertu de l\u2019art.150 du Code ! Elle retrace en un langage shakespearien, lu série des complots ourdis contre elle par les avocats et les journaux.* Bien plus, s'écrie-t-elle, on veut ruettre une main sacrilège sur cvs p'tits chats, ces p'tits Être que j'ai adoptés pour les compagnons de mon existence,\u201d Se tournant vers l'auditoire septique et cudurci qui se crevait de rire, l\u2019orateur co jupoa ajoute avec un rire railleur : * Oui, j'aime mes petits animaux; cos p'tits chats sont mes amis fidèles, Quand je leur donne une bouchée de paiu ils ne wordent paslic main de leur bicnfaitrice, Ils ne sont pas comme ces avocats qui, dans leur cupidité vorace veulent arracher jusqu\u2019à la dernière gouttu de sang d\u2019une pauvre veave.\u201d rions à rendre les chats jaloux.Elle voue à l\u2019exéeration ces \u201c\u201c sales feuilles \u201d qui fout !e récit de ces infortunes.dant unc heure.Dans sa péroraison, elle s'écria : \u201c Après tout ce que j'ai émané(!) Votre Honneur, j'espère que vous mo rendrez LES CULTIVATEURS AYGLAIS ls demandent te retour à 1n protection Londres, S\u2014La conférence agricole qui vient de s'ouvrir ici comprend eavi- ron 1500 délégués.On remarque la présence de plusieurs membres des communes.On y aattiré l'attention sur la situation faite auj-urd'hui à l'agricullure e sur les réformes à faire.: M.Henry Chaplin présenta- une pro- msition déclarant que l'agriculture était «importance - nationale et invitant le gouvernement à se préoccuper do l'état de chose actuel.M.Chaplin suggéra la protection comme remède aux maux actuels, mais dit que vouloir imposer un droit sur les articles de nourriture serait s'expuser à une défaite certaine, M.Chaplin ajouta aue la compétition étrangère n'est pas la seule cause de la diminution des prix des produits agri- cles.L'augmentation de la valeur de Por en est une cause tout aussi grave.Il faudraitretourner au bi-métal- lisme, \u2019 Le comto de Wincheslea proposa la formation d\u2019une union des landlords et 000 pour cette fin.: dénoncer la protection mais il fut hué.M.Netheraola, l'un des délégués des: cultivateurs.proposa une résolution com- partant que la compétition injuste des importations étrangères admises en fran- chire devait d'sparaître : cette motion fut adoptée par une grande majorité.TRAÎTE SUSPECTE - Avis nux marchande de lromagt.- Les bons comptes font les bons amis, s'est dit ces jours derniers un marchand de fromage de Farnham, Ce monsieur à ne idée de venir à Montréal meroredi pour s'assurer de lu valeur-de cette trai- to \" La conséquence du sou voyage sera qu'il n'enverra peut-être pas de fromage au monsienr de londres qui lui en a demandé, Ou dit que des démarches semblables ont été faites auprès de plusieurs cultivateurset comraerçants de la province d'Ontarid.\u2014\u2014\"{{-@>m Le chienest aussi l\u2019objet de féticita-.Elle écouls ce flot d'oquence pen-.- i de tenanciers ct offrit de souscrire £2,- 2070 reçu de Londres une traite do cent gin- ° quante trois louis d\u2019une prétendue maison\u201d de commerce qui lui demande en retour.i: de lui envoyer du fromage, Il a cu la bon\" \u201d- | Pg ES DP Lana Lao \u2014 fA?{rTP AAA A 0 pra ps M.Sauaders, député radical, tenta de POMOLOGIE ET INDUSTRIE : LAITIERE Le Commissaire \u2018d'Agriculture com- muvique au Journal- &\u2019 Agriculture les extraits de d ux lettres\u2019 importantes reçues par son département tout récemment.On y verra combien le efforts de l\u2019honnorable M.Beaubien sont appréciés à l'étranger et de plus, que l\u2019excellence des pommes de cette province en vue de la production du cidre vient d'être reconnue de la manière la plus complète dans les réceuts concours pomologiques de France.Voici les extraits en question : \u201c La visite ici du Révérendissime , Pêre Abbé de N.D.du Lac m'est un sûr garant de succès pour l'œuvre de véritable progrès agricole entreprise par le Ministère de l'Agriculture de la province de Québec.Je n\u2019ai pas besoin de vous dirc que depuis samedi dernier jusqu\u2019 ce jour nous n'avons pas perdu un seul instant.Le Révérendissime Père Abbé est au courant des questions pomologiques actuelles autant qu'on peut l'être après de laboricuses études.Il vous emporte donc à votre chère Ecole de Polomogie d\u2019Oka le dernier mot actuel de cette branche importante de notre agriculture.\u201c A la séance, nous enverrone des greffes à Oka ; mais j'afrme aujour- d'hui ce que j'ai eu l'honneur de vous dire.Vous devez avoir d'excellents « \u201c fruits à cidre bien acclimatés dans votre province.Je n'en veux pour preuve que ces magnifiques succès remportés à Saint-Servan- et à Evreux par parle Frère Clarence, directeur du Collège Sainte-Scholastique.Il m\u2019a envoyé 20 variétés grises parmi celles qu'il a étudiées dans sa paroisse et dans les environs, Le jury a été très aatisfait de cet envoi.Dans quelques semaines nous veus en dirons l'analyse complète ; mais la première épreuve, -eelle de 1a densité a été bien bonne.* Ce soir, je me rends à Paris.À mon retour je compte préparer un petit rapport sur une importante question : celle de l'enseignement agricole.\u201d Le T.R.Frère Abel est l'assistant du supérieur géuéral des RR.FF, de l\u2019Instruction Chrétienne, à Ploermel, Bretagne, France, lesquels ont douze maisons de leur Ordre dans la provin e de Québec, De son côté, le T.R.Père Abbé d'Oka, en visite en France, écrit : \u201c Depuis deux semaines je m'occupe de l'industrie laitière et de pomologie.J'ai visité dans les environs de Laval deux fromageries et beurreries très prospères eur lesquelles je pourrai plus tard vous donner des renseignements.\u201c J'ai assisté à Laval, puis en Ploermel, en compagnie du R.Frére Abel et d'un autre amateur de pomologie, à deux conventions du Syndicat pomologi- \" que de France.J'ai vuet entendu bien des choses très intéressantes, * * C\u2019est ainsi que le président de la convention de Ploermel n\u2019a pas craint d'af- firmor en public qu'ayant été chargé d\u2019inspecter une école d'agriculture, il avait constaté que les élèves des frères de Ploermel en savaient plus long sur la question que les élèves de la dite école \u201c apétiale d'agriculture.\u201c Je suis très heureux d\u2019avoir à remet- \u2018tre au Rév.F.Clarence, directeur de l\u2019é .sole de Ste-Scholastique, deux médailles d'argent, gr.modèles, décernées, l\u2019une parle syndicat pomologique de France au concours de Saint-Servan, et l'autre par l'Association pomologique de l'Ouest à Evreux.\u201c Cé-von Frère a envoyé vingt va- \u2014wiétés de pommes canadiennes qui sont aujourd\u2019hui soumises à l'analyse com- : plète par M.Truelle, pharmacien de - première classe 4 Trouville (Salvados).La mênne analyse sera faite cemme vérification par le Frère Martial, de Ploermel, \u201c Je suis heurcux de vous dire que tous les bons Frères de Ploermel, surtout le Rév.F.Supérieur, les Frères Abel, Martial et quelques autres, se sont mis sans réserve à ma disposition.\u2018\u201c Le bon Frère Abel a envoyé à Oka un broyeur et un pressoir (pour faire le cidre) qui sont petits, mais qui permettrons d\u2019attendre.\u2018Je tâcherai d\u2019avoir le plus de greffes possibles, mais je ne prendiai en l'rance que ce qui est certainement bon.\u2018 L'avis du Frère Abel que je partage est qu\u2019il vaut mieux aller sûrement et doucement.\u201d \u201c=, Co A, _ JOURNAL DES CAMPAGNES Convention commerciale.Vienne, 7 déc.\u2014A la suite d\u2019un échange de notes entre lo comte Kalnoky et l'ambassadeur d'Italicd Vienne, le compte Nigra, la question des droits sur les vinsitalens x été définitivement réglée sur les bases adoptées par les négo- ciutions des deux pays et que nous avons fait connaître il y a quelques jours.Une terre pour 41} cts.Un fait qui mérite d'être signalé s\u2019est déroulé dernièrement devant nos tribunaux.Un cultivateur de St Judes avait uuc terre dans cette paroisse.Cette terre touchait d'un côté à la corporation de la paroisse St-Ours.Le cultivateur paya ses taxes à la corporation de St-Judes, mais refusa de satisfaire aux réclamations de celle de St&-Ours.Celle-ci poursuivit le récalcitrant pour la bagatelle de 412 centins, afin de fuire décider de ses droits, une fois pour toutes.L'action fut prise-en cour Supérieure.La corporation perdit cn première instance.Les frais s\u2019élevèrent à la somme de 8400, à peu près, La corporation en appela de la décision ; le cultivateur perdit.Les frais s'élevèrent.alors à la somme incroyable de $1200 & $1500.Puis la terre fut vendue pour régler les frais d\u2019une action de 412 centins.L\u2019Onguent et pilules Holloway Sont les meilleurs, les moins couteus et les populaires remddes de toutos saisons, et dans tutes les circonstances, ils peuvent être employés sans craïnte ct avec la certitude d\u2019en obtenir du bien.Les éruptions, égratignures, et toutes espèces de maladio de la pean, écurchures, brûlures, ulcérations, sont soulagés et rndicadment guéris par ccs médicaments doux, calmants, et purifiants.L'onguent oppose sur l\u2019ubdomen prévient toute tendance à l\u2019irritation des intestins ui ge déclarent souvent dans ls saison des ruits.Postule, bouton, inflammations de Ia peau, douleurs musculaires, affections névralgiquos, glandes, etc.pouvent être effectivement guéris enemployant,les remèdes de Holloway suivant a direction qu i necompagne chaque paquet.Petits commencements La vapeur en soulevant le convercle- d\u2019une bouilloire donne l'idée de l'atiliser pour le bénéfice de l'homme.Personne ne songeait alors qu\u2019un jour nous serions emportés par cela à uno vitesse de 60 milles à l'heure.Lorsque Perry Davis fit un médicament pour l'usage de sn famille, il y a plus de 50 ans, ni lui ni aucun homme ne s'imaginait qu'il se vendrait dans tous le pays et deviendrait le \u201c Pain-Killer \u201d du monde.La nouvelle grande bouteille pour l\u2019ancien prix 25 cts.La Salsepareille d'AYER Est supérieure 2 toutes les autres préparations se disant dépuratifs du sang.La première de toutes, parce que le principal ingrédient employé À sa fabrication est l'extrait véritable de la racine de salsepareille de l\u2019Honduras, 1a variété la plus riche on v [| ropriétés Guérit le Catarrhe Eédicinales.Aussi, parce que la Bardane Jaune est cultivée expressément pour la Compagnie ct est toujours fraiche et de la meilleure qualité.Avec un soin égal et judicieux, chacun des autres ingrédients est choisi et combiné.Elle est La Médecine Supérieure parce qu\u2019elic est toujours la même, en apparence, gout et effet.Elle est ement concentrée, et de petites doses seulement sont nécessaires.Elle est, en conséquence, le dépuratif du sang le plus économique qui ex- i iste.Elle rend Guérit, lès aliments nu- LES SCROFULES tritifs, le travaii agréable, lo sommeil réparateur et la vie pleine de bien-être.Elle \u2018recherche toutes les impuretés dans le système et les expulse sans faire de mal par les voies naturelles.La Salsepareille d\u2019AYER donne à la démarche l\u2019élasticité, et aux vieillards et aux infirmes, la santé, les nouvelles forces et la vitalité.La Salsepareille d\u2019AYER, tpatée par le Dr.J.C.Ayer & Co., Lowell, Masa S'eudue par tous les Droguisies, Prix $1} aix fiacons, $5.vous guérira.Elle en a guéri d\u2019autres, elle | CEP a vo t oh ey Coy, S| 4 ist Ve Gp y pie ME ENFLURES Née ULCERE§-\\§ 0 ! 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à - Shprbrooke, avee le chemin de fer Boston et Maîne our Boston, New-York, etc, et à ls jonction Dudswell avec le chemin de fer Maine Contral: pour Portland, Danville, Lewiston et tous les endroits du Maine, Pour \u2018plus amplo information, s'adresser -au bureau général des billets, vis-à-vis l'Hôtel 8t Louis, ou à auoun des agents de Is compagnie.FRANK GRUNDY, Gérant Général, J.H.WALSH, \u2019 Agent général du fret et des passagers.Sherbrooke, 25 octobre 1892.C\u2019est indéniable TI est impossible de - nier l\u2019efficacité des remèdes de J.E.P.Racicotjours de nombreux malades apportent.leut témoignages en leur faveur.Il n'y a aucune maladie qui puisse résister à ces remèdes.Voici quelques-uns de celles qui se guérissent lo plus promptement : Dysepopsic, Bronchite, atharre, Névralgie, u foie, des intestins, des rognons, des poumons et des voies urinaires, mal de matrice (Beau mal, dérangement) Faiblesse, Perte d\u2019appétit, Insemnie, Fièvres de toutes sortes, Ver Solitaire, maladie Vénérienne- (mauvais maux) ancienne ou récentes.Si vous êtes attoint d\u2019une de ces maladies ou de n'importe quolle autre, \u2018rendez-vous à l\u2019Enecigne du Gros Sauvage, chez J.E.P- RACICOT No 25, Rue St-Joseph, St-Roch, Quéh HOTEL DE BRETAGNE wx 10 RUE CASSETTE Faubourg St-Germain PARIS.Maison de famille APPARTEMENTS ET CHAMBRES MEUBLÉS.Bestaurant a la carte et À prix fixe.CONDITIONS PARTICULIÈRES au Mois et à l\u2019Annéo.c Québec, 14 juillet 1892\u2014 154 \"CONDITIONS : =DU\u2014 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE Parnissanttous les JEUDIS et coûte, nant toute les nouvelles de Iasemaine.Prix do l\u2019abonnômont : UNE PIASTRE Pour la France :\u2014 10FRANCS STRICTEXRNT PAYABLE D'AVANCE THOS.CHAPAIS, DIRECTEUR-PROPRIETAIRE LÉGER BROUSSEAU \u2014 ÉDITEER \u2014 11 & 13, 1'ue Buade, .QUEBEC \u201cMy Tous les "]
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