Journal des campagnes, 8 février 1894, jeudi 8 février 1894
[" ete an NE Fern tee Wa es TR Nee, he eT Fall on a Ea 4 a AL Tl Tr ta hs if 7 A [LR | An ore 13ème Année Jeudi, 8 Février 1894 No 2 JOURNAL Des Campagnes EDITION HEBDON ADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute les nouvelles de la semaine de l\u2019abonnement : UNE PIASTRE POU ELA FRANCE : 10 FRANCS.Striotement payable d\u2019avance , _- TH.\" CHAPAIST- | DIRE YIEUR-PROPRIETAIRE 11 £13, RUB BUADE, H.-V., QUEBEC LEGER \u2018BROUSSEAU \u2014 KDITRUR \u2014 11 & 13, rue Buade, QUEBEC.AUX ABONNES RETARDATAIRES Nous faisons encore appel à ceux de nos abonnés qui sont en retard dans leurs paiements.Un grand nombre ne semblent pas se douter qu'ils sont tenus de payer leur abonnement, et qu\u2019un journal ne se donne pas pour rien.Nous sommes déterminés à mettre tous les comptes pour arrérages entre les mains de nos avocats.Nous espérons que ct avertissement produira ses fruits auprès des abonnés retardataires Lettre pastorale ~ De Nos Seigneurs le Archevéques et Nvéques des provinces ecelésiasti- de Québec, de Monts al et d'Ottawa, établissanti\u2019envre des missionnaires agricoles \u201cNOUS, PAR LA ORACE DE DIEU ET DU Sr-SIEGE, AROHEVÊQUES ET Eveques DEs ProvincEs EooLE- SIASTIQUES DE QUEBEC, DE MONT- RBAL ET D'OTTAWA, Au clergé Séculier et Régulier et à tous |.les Fidèles de nos diocèses respectifs, Saluts et Bénédiction en Notre Seigneur.\\ \\ Nos Trés chers Frères, Jésus-Obrist a confié à son Eglise la mission d\u2019enseigner tous les peuples, de répandre partout les lumières de son Evangile et de'conduire les ânes au ciel, telle est la fin surnatarelle qu\u2019il lui a assigné.L'Eglite n\u2019a jamais failli à cetts mission ; l'histoire de dix-huit siècles'est là pour le proclamer hautement.Mais togt.en B'eccupant avec une sollicitude spéciale des besoius spirituels de &8 enfants, l'Iglise catholique n\u2019a jamais manqué d\u2019offrir et de donner \u2018squ concours à ce qui pouyait améliorer- \u2018lmrieoinlition auspirieileésssus combine: \u2018metire le salut éternel des âmes : elle a aidé les individus, elle a protégé les so- | ciérés, elle a mis au service des urs ot des autres les ressources de sa puissante organisation et de son immense ohari- té.Et en effet, pour ne parier ici que de t'otre pays, coment out été fondés nos collèges, nos séminaires, nos écoles, nos universités, nos orphclinats, nos bôpi- taux ?N'est-ce pus par les soins de l'Eglise catholique ?Le slergé n'a-t-il pas été à la tête de tous les progrès bien vntenins ?N'avons-nous pas vu des prêtres z'ié:, courageux,s\u2019cufoncer dans la forêt avec nos braves colons pour les encuvrager, les soutenir, bénir leurs travaux, u@r \u2018lonner Jumière et secours, présider eufin à la fondation de nouvelle paroisses ?L'Eglise r\u2019a jamais délaissé les intérêts même matériels de notre peuple et c'est elle, nous ne craignons pas de le dire, qui a soutenu et éclairé sa marche et appuyé ses légitimes revendications à toutes les époques critiques de son bis- toire, Aujourd'hui ics difficultés ont changé de nature, mais «lles existent encore sous une autre forme ect elles offrent un nouvel aliment au zèle et à la charité de l'Eglice, En parcourant nos diocèses durant nos visites pastorales, nous avons Conttaté qu'en maints endroits l\u2019agriculture eet défectueuse, et il nous a paru urgent d'appeler l\u2019attention de vos populations rurales sur la nécessité qu\u2019il y a de rendre au sol &a fertilité première, et sur les différents moyons qu'on pourrait adopter pour atteindre ce but.Nous croyons faire une œuvre méritoire, une œuvre de charité et d'utilité publique, cn aidant à donner uno vigoureuse impulsion à l'agriculture raisonnée, intelligente.Tout ce réduit pour nous à seconder, dans la mesure de nos forces, ceux de nos concitoyens qui, par leurs fonctions, leurs aptitudes et leurs con- naiseances, sont en état\u2019 do donner à no tre peuple du sages conseils, des renseignements précieux.On a dit avec beaucoup de raison que l\u2019agriculture est la vraie uouriicière des peuples,leur principale source de riches- a\" ses : c\u2019est dans la terre que'xé trouve la fortune réelle d'une nation, fortune stable et certaine comme la'bonté du Divu, fortuue qui ne cesse jamais complètement de && renouveler ct.qui ent subi beaucoup moins de ces désurtreuses flue- tuations qui affedtent si souvent ct «i fortement le commerce l'industrie.C\u2019est par elle surtout que l'homme nous apparaît comme leroi de la nature, conume un prince qui exerce sa souve- RHIDULÉ: duis ses donnie BE.y fait chaque jour de pac:fiques conquêtes et qui affermit eon incontestable domination pour la gluire du Souverain Maître et l'avantage de es remblables(Gen.1) D'après nos Livres Saints, c\u2019est Dicu lui-même qui a institué l\u2019agriculture et qui nous ordonne de l\u2019aimer ; Nan ode- ris laboriosa opera et rusticationem creatam ab Altisimo(Eccli.VIT, 16) ; c'est lui qui donne au sol sa fécondité qu\u2019il accorde comme récompense de la soumiesion et de la fidélité.\u201c Le S.i- gneur, nous dit la sainte Ecriture, oon- duit son peuple dans des lieux abondants en gras pâturages, dans une terre vaste en étendue tranquille pour la culture et d'une admirable fertilité,\u201d (I Paral.IV 40.) Ev ailleurs : ** Le Seigneur vous comblera de biens dans toutes les œuvres de vos mains, duns tout ce qui naîtra de vos troupeaux, dans la fécondité Je votre terre et par une grande abondance de toutes choses.\u201d (Deut, XXX, 9.) C\u2019est au souvenir de ces merveilles que le prophète Royal s\u2019écrie: \u201c Seigneur que votre nom est admirable sar toute la terre ! Qu'est-ce que l'homme pour que vous l'ayez ainsi environné d'honneur et de gloire ?Vous l'avez établi comme un chef sur toute la oréation ; vous avez tout mis sous ses pieds, les animaux des campagnes, les oiscaux du ciel et les poissons qui parcourent les sentiers de la mer.\u201d (Ps, VIII) .Nous n\u2019ignorons pas, Nos Très Chers \"Fréres, qu\u2019une espèce de fièvre de jouissance et de liberté s\u2019est emparée de nos opulations curales ct les entraîno vers es grandes villes.On estfatigué,ennuyé de la vie simple et paisible des champs ; on e6 laisse séduire par le fastucux éclat de la richesse, on veut se donner plus de liberté, sortir d\u2019une position modeste, so procurer de la jouissance, être quelque chose dans le monde.On se précipite follement vers les Babylones modernes ; on cherche le bonheur, on trouve la ruine.Cette désertion des campagnes qui s\u2019est cffcotuée depuis quelques années a été pour nous comme pour tous les peuples de l'Europe un immense malheur, elle porte une grave atteinte à la prospérité publique ; elle est surtout dans l\u2019ordre moral, un véritable désastre.Dans les villes, dans les usines l\u2019homme des \u2018 ! champs se trouve bientôt en contact avec des coryphées de l\u2019iwpiété, avec des cœurs pervertis ; il perd p«u à peu l\u2019esprit de foi et de religion qui l'avait animé jusque là; ses croyances et ses mœurs font uu triste naufrage,es il ue reoucille pour sa vieillesse qu la misère ét lo de:- houneur.La vie de lu campagne, au contraire, offre de précieux avantages au point de vue moral ot religieux ; elle rend 'hom- we meilleur en lui conservant des mœur- \u2018simples, un cœur droit, - des - habitudes d'économie le goût du travail amour et la justics ; «ile lui apporte la riche:se sous les formes les plus variées : richesse de joie, d'uniou d'affection de famille, risbesse dans la modération des désirs.Laissez nous dire,avec un grand docteur de l'Eglise, saint Jean Chry-ostôme, quo lus populations agricoles vivent dans la paix et que par leur existence a quelque chose de vénérable dans sa modestic ; l\u2019habitant des campagnes contioue-t-il,a plus de jouissances que le riche des villes : la bvauté du ciel l'éclat de Ja lumière, la pureté de l\u2019air, la douceur du s0- meil trauquille,tout lui «st accordé avec une sorte de prérogative ; le Créateur semblo lui donner en primeur ces vrais bicns de l\u2019ordre temporel.\u2018\u2019 Vous trouverez dono daus cette vie modeste le vrai plaisiret la sécurité, la boune renommée et la santé, la régularité dans la conduite ct de moindres dange:s pour la gainteté des mœurs.Des circonstances particulières ont arrêté au moins temporairement le courant de l'émigration et la fièvre des courses aventureuses vers les Etats-Unis: et même bon nombre de nos compatriotes, pressés par le besoin et aussi par l&désir persistant de recevoir le Canada qu\u2019iis aiment sont revenus su milieu de nous-et ont repris la paisible cultüre de Jdeurs champs.A nous de profiter de ces circonstan- ccs pour les retenir sur le sol natal.Pour y réussir, il faut leur enseigner l\u2019art de bien oultiver,c\u2019est-à-dire de faire une exploitation rurale avantageuse, propre à leur assurer une subsistance convenable, il faut les mettre sur la voie du succès s'ils n\u2019y sont pas déjà ; il faut leur faire voir que notre sol peut nous suffire, qu\u2019il est même préférable à celui des autres provinces au point de vue de l\u2019industrie provenant de l\u2019agriculture et qu\u2019ils peuvent par un travail actif et intelligent ÿ prospérer, y vivre plus heureux que sur la torre étrangère.Mais ces succès ne sauraient être sérieux et durables ei le cultivateur n\u2019étu- \u2018die pas, Il lui est nécessaire de se ren- sciguer sinon toujours en feuilletant des livres, au moins en assistant à des conférences agricoles données par des hommes compétents ou encore en exami- uant les résultats obtenus par \u2018d'autres dont les sillons produisent abondamment.: Nous demandons aux pères de famille de nos campagnes d'engager leurz fils- à apprendre leur profession, Avec le progrès actuel de la science, avec le perfec- tiou nement apporté dans ls mécan ique nous pouvons dire que le cvltivateur a encore plus besoin du secours de son intelligence que de celui de ses bras.Un bou cousuil, un renseignement important, précis, donné en temps opportun peut valoir des mois de travail.L'étude de cette uvble profession est donc de plus en nécessaire ; c'est par clle que nos conoi- toyens prospèreront,, au sein do leurs familles, de cette saine liberté, de cette iudépendante chrétienne qu\u2019on ne trouve nulle part ailleurs, Nous engageons fortement MM.les curés, ceux des paroisses rurales en particulier, à faire tout en leur pouvoir pour trouver dans leur paroisse uv élève qui soit apte à suivre avec fruit un cours d\u2019études agricoles, un élève qui réunisse les conditions requises : intelligent, actif, aintant la vie des champs et s\u2019y des- tinaut ; qu\u2019ils usent de leur influence pour le faire entrer dans une de ncs écoles d'agriculture, dont la fondation est due au concours bienveillant du clergé et de nos gouvernements et qui sont appelées à faire un bien encore plus \u201cconsidérable que par le passé.: Il cst extrêmement désirable que les meilleures méthodes, que les saines notions agricoles se répandent le plus tôt pussible au milieu de nos populations des campagnes.Ces connaissances, qui se traduisent dans la pratique par des succès, sont toujours acoueillies favora- biemurt de teut le monde ; des transformations s'opèrent rapidement ; plus de campagnes désolées, plus de cette misère noire qui contraint à s'expatrier, partout une hoonête aisance, la joie et le bonheur au foyer domestique.Afin de vulgariser et de propager sans retard cotte science théorique et pratique de l\u2019agriculture.Nous avons résolu d'appeler à notre aide certains membres do notre clergé dont les études spéciales d'agriculture, les aptitudes ot le dévouement mous sont connus.Ces missionnaires agricoles,comme nous les appelons déjà, ont commensé à exercer leurs feuctions avec succès ; Notre Saiat- Père le Pape les a bénis et Nous Nous joignons au Souverain Pontife pour appeler sur eux et sur lours travaux les plus abondantes bénédiotions du ciel.Nos Très Chers Frères, pôur que cette œuvre tourne à la plus grande gloire de Dieu, en même temps qu\u2019au bien de notre pays, Nous demanderons au ciel que le nom de Jésus-Christ soit eonnu et glorifié par un plus grand vombre de compatriotes ; nous le prie- es Lr ur, < > J ; JOURNAI DES CAMPAG rons pour que les cofunts da sol, nos Onnadi-ns, ne soient jamais réduits à manger le pain de l'exil, ct pour que nos campagnes, rodues fertiles et produs- tives par un travail intelligent, nour- ris-ent avoudamment nos prpulations.Nous prierons encore pour que l'visive té, mère de tous les vices, et le luxe disparaissent de nos campagnes, que la tempérance y 'êgae et avec elle toutes les vertus ohréticnnes.Nous désirons que ocs missionnaires visitent chaque paroisse, autant que possible, deux fois par année, afin de pouv.ir donner de la suite à leur tra vail, Ils pourront aid.r le curé à trouver l\u2019élève gui devra représntor cette po- roisse à l'école d'agriculture et qui en roviondra pour eervir d'exemple aux autres ; ils eontinucront à étublir ces caroles agrivoles que Nous avons été si k: urcux de voir so former an nombre de plus do quatre cents en 1893 ; ils se tiendront au courant d~8 nouvelles découvertes ct des résultats obtenus par les expériences faites aillurs, Le dévouement qu'ils ont montré jusqu'à pré- seut leur gagnera la confiance à laquelle ils ont droit et fera accepter plus facilement les conecils qu'ils aurunt à donner.Nous avons constaté avec bonheur que la plus grande partie des cercles agrieoles sont dirigés par des prêtres : Nous en avons conclu que les sentiments que vous (xprimons aujourd hui sont partagés par la masse du clergé et nous trouvons dans ce fait une grande consolation et comme un gage de prospérité future pour nos paroissce.L'œuvre de la colonisation, dont Nous vous avons déjà entrenue bien des fois, ost la compagne toute naturelle de celle de l\u2019agriculture.Le prêtre à toujours suivi de près le colon au bord do la forêt, quand il n\u2019a pas été con compagnon de tous les instants.N -us lui accordo- rons toute notre solicitude comme par le passé et à même les ressources que le ben vouloir des fidèles meturs à notre dispe sirion en conformité des présentes, Nous Nous réservons le privilège de faire la part de la colonisation.La prospérité des campagace fait celte dus villes, le cultivateur étant le père nnurricier de tous.Que les paroîxses des villes commu celles des curupagnes nous aident donc pour le succès de la cause commune.Pour que les tirsionnaires Agricoles réussis-ent, il leur faut des Tcssourers pécuniaires ; nous nous f.- ror 8 tous un titre de gloire de leur cn proourer abondamment: A oes causes et le Suint Nom de Dicu javoqué, Nous réglons ou qui suit : lo L'œuvre des missionnaires agri- cos «nt fondée par toute la province civile de Québce.2v Dans toute les églises et chapelles où ve fait l'office divin il sera fait chaque année une quête qui sera appelée + Quête de l'œuvredes missionnaires a- :gracoles et do la colonisation, \u2018et dout le produit sera remis à l'évêque du diocè- #0.30 Cette quéte prendra la place dela quête de la colonieation dans les diocèses où cette dernière s'est fait jusqu'à présent.Sera la présente lettre pastorale lue et publiée au prône de toutes les églises ou chapelles paroissiales de nos diocèses res- pcotif-, le premier dimanche après sa ré- seption.Fait et signé par Nous le jour de l'Epiphanie de Notre-Seigncur mil huit éeut quatre-vingt quatorze.E.-A.Casn, TASCHEREAU, Archde Québec.Epouvanp-Cas., Arch.de Montréal, J.-Tuouas, Arch., d'Ottawa.L.-N., Arch.de Cyrène, Coadjuteur de S.Æ.le Card.l'aschercau.| L.-F., Ev.de Trois-Rivières.L.-%., Ev.d- Ssivt- Hyaonthe, N.-Zeprminin, Vic.Apostolique de Pontiac.EsPHEGR, Ev, du Nicolet.ANDRE-ALBERT, Ev.de Saint-Germain de Rimouski.MioneL-Tuonas, Ev, de Chicouti- © ml, | Jossrx U.Emarp, Ev.de Fulleyfield.\u2018Paur, Ev.de Sherbrooke.Par mendement de Son Emincnoe et do Nos Scigneurs, B.-Pu.Garneau, Pure, Sc orétaire de l\u2019archevêché de Québec ASSASSINAT ET SUICIDE SUR LA RUR BY CHAMP DE MARS L'assassin #e brule la cervelle APRES AVOIR TUE SA SŒUR Montréal, 1er février.Un jeune cigarier, malade depuis quelque temps, et qui habitait lo No 126 de la rue du champ de Mars, aveo 5à -Œur, à tué cette dernière de trois coups de revolver et s'est ensuite donné la mort à lui-même en se brûlant lo eur- velle.: Cette affreuse tragédie s\u2019est déroulée vers 11 heures dans la maison de pension portant le No 128 rue du obamp de Mars, tenue par Mwe Hamel ev sa belle-swuar, Mme Joseph Brunelle.Le jeune homme était £vé de 20 à 23 aus.Sa cœur etsa victime, est Mme Juseph Brunelle.C'est Mme Ham] qui la premiére a eu connaissance du drame, Elle était sortic.En rentrant, vers ovse heur-s, elle aperçut aveu horreur Mme J.Brunelle, étendue, près du mûr, dans le fond d'une petite chambre située à main droite, à la tête de l\u2019esealier, Lille la crus d'abord évanouie.Elle eutra avec précipitation pour lui porter secours, mais quelle ne fut pas sa stupéfaction de se trouver en présence de deux cadavres, ceux du frère et de la sœur.Philias Dufresne, l\u2019auteur de l'assassinat et du suicide était assis sur une chaise, à quelques pieds .u oa- davre de sa sœur, le buste incliné à droite et la partie postérieure de la tête appuyée sur le mur.Près de sa chaise, dans uno mare de sang d'environ trois pieds d'étendua, le sergent Soulières et le détective Barrett ont trouvé l'arme fatale, un revolver calibre 38.La muraille, à l\u2019endroit où Dufresne avait la tête appuyée,cst maoulée de sang à plusienrs endroits.La sœur de Dufresne, Mme J.Branelle,a regu trois balles, l'une dans l\u2019oreille droite, une deuxième à la tempe droite, puis la troisié- me dans le front.Quand on a constaté le crime, elle 6- tait étendue la tête dans un crachoir sous la fenêtre.Uue quantité considérable de sang a rejailli sur lo mur.La défunte en avait le visage tout couvert.Revenue de se première terreur, Mme Hamol affolée, s\u2019est prénipitée ch:z son voisin, M.Hugh Spotticwoode, et l'a chargé d'informer la police etle coroner de ce qui venait d'arriver.Quaud Mme Hamel est sortie avant le crime, Philias D fresne paraissait a:8ez joyeux, Il était avec sa sœur dans la chambre da drame.Il y avait ausei dans la maison quelques pensionnaires se préparant à sortir.Mais quand Mme Hamel est revenue au logis, elle n\u2019y a trouvé que les deux cadavres.Il y avait dans le sous-sol deux jeunes filles, pensionnaires dans cette maison ; wais elles n\u2019ont pas entendu les détonations du pistolet.La défunte était agé d\u2019environ trente ans et n'avait pas d'enfunts.Elle s'était séparée de son mari on octobre dernier,parce-que oelui- oi étuit adonné à la boisson.Philias Dufresne u'avait jamais de querelle avec sa sœur, qu'il aimuit beaucoup.Il demeurait avec elle depuis le mois d'octobre dernier et était employé en qualité de cigarier, chez un fabricant de la rue Craig.11 sr uffrait depuis quelque temps de .consomption, il ne travaillais plus.Dufresne a souvent manifesté le désir de s'ôter la vie dout il trouvait le fardcau insupportable, Privé des lumières de la foi, il croyait qu'après la mort il n'y a que le néant.Oc se pord en conjectures sur Jes motifs qui ont pu pousser le malbeurcux Dufresne à tuer sa sœur.On présume qu'il a commis ce crime dans un accès de folie, L'annonce de la résigration de M.Gladstoze, ou même, son intention de résigoer sont des uouvelles absolument fuusscs.Kt pourtant bien que Gladstone nie, legPall Mall Gazette réafrme que M.Gladstonc va démissionner\u2018 bientôt, \u2014\u2014\u2014tpe}>>0- mme L'Empire dit que \u2018\u2018 La vie de Sir Juhn MoDonald \u201d par M.Jos.Pope sera l'ouvrage politique «t biogra; hique le plus importaut qui soit para au Canada, \u2014\u2014\u2014rmm Ce De NES LA QUESTION DES EcoLES La Patrie du 16 courant publiait les lignes suivantes : \u201cOn se rappolléPquo la presse tory des paroles pronoucées par l'honarable M.Lauricr duns Ia discussion à la Chambre de la question des Ecoles, lor«qu\u2019il a dit que \u201c s'il lui était prouvé que la loi avaic pour eff t d'obliger les enfants catholiques à fréquenter des éovles prutustantes, il irait la dévoncer publiquement dans Ontario.\u201c Lorsque Mgr Taohé pnblia son mémoire tendant à affirmer que les écoles oréés par l\u2019Acte de 1390 étaient des écoles prutestantrs, la presse bleue s\u2019é- eria aveo ensemb'e: dénons.zles, M.Laurier, dévonces Ics.** Lu malheur cst que le factum de de Mons: igaeur Taché avait été condamné par le Consei Privé et, si l'hon.M.Laurier ¢vitad Mgr Taohé le chagrin de faire connaître publiquement l\u2019opinion des savants juges, nous n'avons pas les mêmes raisous de laisser suspecter is franchise le ses déclarations.\u201c Le gouFernemunt fédéral vient de publier un document portant le numéro 33 aet 33 b, sous lo titre : Jugement du comité judiciaire du conseil privé dans la cause des Ecoles du Manitéba ; nous y lisons ce qui suit : \u201c Lours Seigneuries ne peuvent par- \u201c\u2018 tager l'opinion qui paraît indiquée \u201c par l\u2019an.des membres de la Cour Su- \u201c prême, que les Ecoles Publiques éta- \u2018* blies en vertu de l\u2019Acte de 1890, sont \u2018\u2018 en réalité des écoles protestantes, \u201c La législature a déclaré en toutes \u201cs lettres que les écoles publiques, se- \u201c raient non confessionnelles (unsccta- \u201c rian), et ce prinoipe est appliqué dans \u2018 toutes les parties de l\u2019Aste.(page 9.) \u201c* Cu jugement règle la question pour le moment.\u201d Lo Munitoba répond à cet article de la Patrie, d\u2019un façon sans réplique.Notons brièvement quelques faits, dit-il.Le jugément du Conseil Privé a été connu en août 1892, M.Laurier prononçait ses fameuses paroles en mars 1893, Il connai sait donc alors le jugoment du Conseil Privé.a Et puisqu\u2019au dire do la Patrie, l'un des organes de M.Laurier, \u201cle jugement règle la question,\u201d il s\u2019en suit que M.Laurier ne pronongait que des paroles saus conséquences, et que cet élan magnifique n\u2019était que pour les badwtds.Il savait que ses paroles ne l'enga- gesient à rien, il trompait sciemment le public dans ses dispositions intimes.Nous ne savons comment M.Laurier va apprécier cette manière de le dé- endre de la Patrie.\u20ac Précisons enoore un ou deux faits.Le jugement du Conseil Privé, rendu on 1892, ne pouvait être la condamnation du mémoire de Mgr Taché, publié en 1593.De même, le discours de M.Laurier, prononcé en mars 1894, ne pouvait viser ce mémoire, de date subséquente.Mais ce qui est vraisemblable, c'est que le mémoire de juin 1893, était une réponse au jugement de 1892, ct l\u2019éclaircissement d\u2019une situation que provoquait bien naturellement le discours de mars 1893.Tl est fort regrettable que les paroles de la Putrie soient plutôt de nature à faire * suspeoter la franchise des déola- rations \u201d de M.Laurier, qu\u2019à en dé montrer Ja sincérité.: rm nt om cn Ao AD ED ~ UNE JOLIE FETE Une jolie démonstration a cu lieu mercredi après-midi, à l'asile de Beauport, et à laquelle assistaient entre autres l'honorable M.\u2018l'aillon, l\u2019honorable M, Flynn et madame Flynn, l'honorable M, Pelletier, et madame Pelletier, l\u2019ho-, inorable M, Chapais et madame Chapais Les orphelins des Sœurs de la Charité ont reprécenté avec beaucoup de succès une petite, pièce dramatique que les Dames de la charité leur avaient appriee.s'est servis aveo une perfidie persistante | B UNE GSANDE FETE RELIGIEUSE À SAINT-HYACINTHE Chex los Pères Dominicains Saint-Hyacinthe, Qué, 30 \u2014 Les randes fêt 5 religieuses célébrées par les RR.PP.Dominicsins, en l'hooneur dus bienheureux martyrs Pierre Suns, François S-rano, Juschim Royd, Jean Aloober ot Franguis Diss, qui ont subi le wartyre en chine et qui ont été béatifiés le 23 avril 1883, out commencé oe matin,à l' glise de Notre-Dame du Saint Rosaire.Les révérends Pères Dowinioains n\u2019ont rien épargné pour rendre ees fêt: 8 splendides.Leur église est parée avee pompe.Il y à profusion d'inscriptions, de bande- rolls de toutes couleurs, d\u2019oriflammes, de drapeavx et d\u2019éoussons Tout est admirablement dispo-é et habilem nt calculé pour produire beaucoup d'uffet.Ve qui est surtout frappant c\u2019est un magnifique transparent placé au-dessus du maître-autel es qui s'élève à 20 pieds de hauteur : il a 12 pieds de largeur, Ilreprésente les cinq bienheureux martyre, Ces trausparents sont ea us:ge à Rome lors de ces sortes de solonnités.Voici quelques notes biographiques de ces généreux athlètes de la foi qui sont sujouri\u2019hui l'objet de ces grandes réjouiss-nces, Pierre Sanz est né en Catalogne.Il entra au couvent des Dominieains de Serida, où il fit profession le 7 juilles 1698.Il fat envoyé comme missionnaire au Mexique et à Manille, Après avoir étudié la laugue chinoise, il évangélisa le Fukien pendant quivze ans, d'abord comme préfet, puis comme vicaire apostolique.Exilé à Canton, puis à Macao, sacré évêque de Maricastre par l\u2019évêque de Nanking, il rentra en 1738 dans le Tonkin pour y reprendre son ceuvre d'évangélisation, Ce fut un apétre dans toute la force du mot.François Serrano, né à Cadix, prit à 19 ans l\u2019habit de l'ordre au couvent du Sainte-Croix,à Grenade.Aussi pieux que savant il so conoilia dès ses premiers pas dans la vie religieuse l'estime et l'affection de ses frères, Parti pour les Phi lippines, en 1725, il aborda au Fokien vers 1727.Ses grandes vertus et son zèle extraordinaires firent jetor lee yeux sur lui, peur aider, comme coadjuteur, le vénérable évêque de Manicastre ; nommé évêque de Tiposa ; il allait recevoir la conséoration épisou- pale, quand Dieu lui-même le sacra, en lai demandant de faire à &a cause le sacrifice de sa vie.Joachim Royo, né en Espague ; entra au couvent des Dominicaius, à Valence, et attira, dès son noviciat, par ses imminentes vertus et ses belles qualités, l\u2019attention des religieux au milieu desquels l'avait placé la Providence ; profès en 1710, il partit en 1712 pour les Philippines et, à peine âgé de 23 ans, s\u2019embarqua pour la Chine.Pendant 33 ans, il travailla aveo une ardeur toute apostolique à la conversion des infidèles.Rien ne lui coûtait, dès qu\u2019il s\u2019agissait de gagner des âmes à Jésus-Christ, Les épreuves qu\u2019il endura loin de diminuer son courage ne faisaient qu\u2019exciter en lui de vifs désirs de souffrir d\u2019avantago pour le nom de son maître.Jean Alcober, natif du royaume de Valence, entra dans saseizième ancée au couvent des frères préchears da Sainte-Croix, à Grenade.Après de fortes études, plusieurs années consacrées à la prédication désireux lui aussi, d\u2019aller conquérir à la vraie foi les pouples infidèles, le bienheureux Jean demanda à partir pour les Philippines en 1728 ; il fut onvoyé par ses supérieurs dans le Fokien où pendant 18 ans il précha l'évangile au milieu de dangers chaque jour renaissants ct de fatigues inoroya- bles, François Diaz, né en Andalousie en 1713 eu profès du couvent de sa ville natale, édifiait dès son enfance ceux qui l\u2019approchaient par sa douceur, sa mo- | - destie, :on humilité religiense, ll se fit remarquer par sa 1égularité, son amour |.de la pénitence et de la mortification ; désireux de partic pour les missions lointaines, il travailla à 5e rendre digne de cette noble vocation.En 1738.en dépit des prières de sa mère ct de sa sœur, il partit pour la Chine, où pcn- dant 8 ans il combattit avec intrépidité les bons combats du Seigneur.Ces cinq ouvriers du Christ furent martyrisés à la suite dela perséoution qui éclata dans le Fokien, sous le règne de Kien Long, en 1746.Ils curent à Je \u2018 A seuffrir des rupplices atroces.Pierre Sanz fut exécuté le premier, le 26 mat 1747 ; les quatre autres Pères et le catéchiste Ambroise Ko regurent la eou- ronne du martyre le 28 gotobre de l\u2019année suivante.: Ce sont les restes de cos champions de la foi, plus tard recueillis par les héritiers de leur apostolat que l\u2019Egliso à wis sur les autels lo 14 avril 1893.Malgré la violente tempôte qui s\u2019est élevée la nuit dernière et mslgra la neige qui encombre les chemins de notre ville, à 94 heures uns foule ormpaote ee pressait dans l\u2019église Notre-Dame.Sa Grand.ur Mgr D.cellen a offcié pontifioalement, assisté des Pères Deibr et Bocon, le révérend P Côté, prêtre, assirtant.Le chœur de Notre-Dame a exécuté la messe du second ton harmonisée, Madame O.Lanctôt, de Montréal a chanté d\u2019une manière superbe l\u2019Ave Maria de Saint Saëns, Mme Lanotôt avait gracieusement prêté son secours pour la circonstance.M.Télesphore Urbain, organiste aveugle, renait l'orgue.On attend, pour ce soir, plusieurs évêgnes et M.l'abbé Mitré, de ls trappe d'Oka, pauégyrique de soir sera faic par le Rév.P.Desjardins, S.J Voici, du reste, le programme du triduum .Tous les soirs, Pénégyrique des Bienheureux sus le thème suivant: Le Reli- gieun\u2014Le Missionnaire\u2014et le Martyr.Le ler soir, le Rév, P, Desjardins, S.Jde Montréal, traitera du Religieux ; le second soir, Mgr Laflèche, évêque des Trois-Rivères, parlera du Missionnaire, et le troisième soir, M.le chanoine Dumesnil, supérieur du Séminaire de St- Hyacinthe, fera voir le Martyr.Les messe seront chantées altermativement par le chœur de N.-D.,les chœurs des religieux et le chœur do collège, ap à : ._» 16s élections municipales à Lévis Les élections n.unicipales ont eu lieu avant hier à Lévis.Il y avait latte dans le quartier Notre-Dame seulement : dans le quartier Lauzon, M.Gédéon Beaulieu a été élu par aoclamation.La lutte, dans le quartier Notre-Dame\u201d a été à la fois uno lutte de parti ct une guerre à l\u2019adruinistration munioipale actuelle.Les eonservateurs l\u2019ont acceptée sur ce terrain, ils ons marché résolument, et une éclatante viotoire a eou- ronné leur travail, Nos amis, MM, L.B.Couture et le Dr Lacerte ont été élus, le premier par 106 voix de majorité et, le second, par 96 voix.Les électeurs ont voté avec entrain.: _La lutte, du côté des libéraux, a été dirigée principalement par M.Louis Thompson, gérant de I'Electeur, l'an des chefs les plus autorisés et les mieux écoutés du parti à Lévis.Esprit parfaitement désintéressé, et très renseigné sur tous les sujets qu'il traite, l'opinion générale parmi les siens l'avait plusieurs fois désigné aux honneurs municipaux, muis 1l avait toujours refusé.- Le jour dela votation, sea amis le mirent en nomination saus le consulter.La oabale avait été faite à la sourdine, et aussitôt son nom sur la liste des candidats les voteurs affluèrent vers le- pôle jusque vers 4 heures.Et au décompte des votes, les candidats étaient partagés comme suit : Couture, 172 ; Lacorte, 162 ; Verrault, 66 Thompson, B.Nous garantissons que le décompte a été fait impartialement et que M.Thompson a eu justice, C'est là la soupe promise parle correspondant de l'Ælecteur à MM.Couture et Lacerte ; elle a évidemment \u201c pris au fond.\u201d Notre Journal Le COURRIER DU CANADA entre avjourd\u2019hui dans sa \u2018trente-huitième- année d\u2019existence.MAIRIE M.Isidore Belleau a été réolu raairer de Lévis, mercredi, Nos félicitations à notre ami. - Le parti Vice-Royal a QUEBEC \"Les personnages suivants composent Ja suite de Leurs Exeesllences le gouverneur général et lady Aberdeen : Lady Marjorie Gordon.L'Houble Archeo Gordon.Melle Wilson, sccompsgoant lady Aberdeen, \u2018 Lord Ava, fils ainé de Son Exeellence marquis do Dafferin et Ava, ancien gouvernour général de la Puissance, qui est l'hôte de Leurs Excellences depuis quelques semaines.L'Éouble A.Mojotipanks, frère de Lady Ab rdern.- Capitaine Unqubart, A.D.C.Capitaine K nderley, À.D.C.M.Munro Ferguron, À.D.C.M.David Erskine, À.D.C.Dr Shivres et M.Wm Campbell.° Oomme on peut le voir, Qu\u201cbec eompte aujourd\u2019hui dans ses murs presque tout le parti vice-royal.MARIAGE DE MLLE TASSÉ #5 Montrésl, 30.\u2014Le mariage de Mile Tuseé a ou lieu ce matin, à 9 heures.À 11 heures, il y « eu déjeuner à là rési- denee de l'honorable sénateur Tassé, Parmi les invités on remarquait : la comtesse douairière de Besujeu, Mme la Vicomterse Raoul de Beaujeu, Mlle de Beaujeu, MM.de Beaujeu, M.et Mme C.E.Lecours, d'Ottawa, grands srents de la mariée, Hon, M.Royal, Melle Juliette Tarsé, Melle Hortense Tassé, Hon.M.et Mmo Desjardins, Sir A.P.et Lady Caron, Sir Alexander et Lady Lacoste, Hon.M.et Mme Nantel, Hon.M.et Mme Beaubien, Juge et Mme Loranger, Juge Mathieu, Chevalier Drolet et Mme Drolet, Juge Barry et Mme Barry, Hon.T.C.Casgrain, Juge Baby, M.et Mme C.A.Dansereau, M.Jos.Tassé, Ottawa; Col.B, et Mme Prévost, Melle Dorion, Melle Emma Lamothe, Melle Dufresne, M.Cousineav, M.E.St-Louis, M.et Mme J.G.H.Bergeron, M.Benjamin Sulte, Mme Thomas Ryan, Mme Smythe, Des lettres de félicitations ont été regues de Lord et lady Aberdeen.Parmi les riches cadeaux offerts à la \u201cmariée était un chèque de $2000, cadeau du comte Quiquerau .de Beaujeu.Le jeune couple est parti ce soir pour un voyage de noces à New- York.Benjamin Sulte a éorit de jolis vers en l'honneur de Ja mariée.CHEVAL REPRODUGTEUR \u2018 La Société d'agriculture du Comté de Chicoutimi vient de donner Un bel exemple à bien d'autres comtés en faisant faire par un de ses membres M.Antoine Larouche, 'achat d'un cheval Normand de première classe.L'animal a été payé mille piastres comptant et a été acheté de M.Robort Ness, de Howick, près de Montreal.Il à près de 16 mains, (5 pieds et 4 pouces), pèse environ 1300 livres et est êgé de 4 ans.Plusieurs connaisseurs de Québec entre autres MM.J.A.Couture, Victor Chateauvert M.P.P., E.B.Garneau sont allés hier voir ce reproducteur et en font les plus grandes éloges, .Rien d\u2019étonnant à cela, car \u201cSolve dos \u201d est enregistré en Normandie et a remporté un troisième prix à Ohicago.M.Larouche, qui a droit à des félicitation, recevra une subvention de la Société d'agriculture du Comté de Chicoutimi, qui avais envoyé sen président faire le choix de l\u2019animal en question, il J à près d\u2019un mois.\u2014\u2014\u2014 l= \u2014 rrr + Bureau de Poste Dévalisé Kinmount, Ont, 30\u2014Le bureau de poste à été pillé dansl'intervaile de temps qui s\u2019est écoulé de samedi soir à lundi matin, Les voleurs se sont emparés de 14 lettres enregistrées, de $40 en argent et de ruelques timbres-poste, Ils n'ont pas laissé de traces, \u2014>>e mem M, Villeneuve est élu maire de Montréal.Mais ce n\u2019est pas la faute de M.Meroier qui a fait tout ce qu'il a pu contre lui.; .Que pensent de cotte lécheté tous les Oanadiens de nos campagnes qu\u2019il a ahuris de ses vantardises patriotiques ?JOURNAL DES CAMPAGNES - TO LE + Rd mt = LE CARNAVAL Deuxième jour, La tempête d'hier v\u2019a fait qu\u2019ajouter an élément extrêmement pittoresque à notre Carnaval.Pendant que quelques québecquois murmuraient contre la température, nos hôtes américains paroouraient los rues enneigées, bravaient Ja poudrerio et ad- miraivnt le spectacle si étrange, si nou- véau pour eux, du déchainement de uo- tre nord-est, de la neige fouettée parun vent impétueux et recouvrant toutes chorcs, maisons, édifiors, places pubii- qués, d'un manteau immaculé * \u20ac éblouissaut.L'arrivée du gouvcraenr- général était un speetacle à voir.Le correspondant du Star télégraphie à eo journal : ¢ La montée de Lord et lady Aberdeen de la gare du 0, P.R.an Ohâteau-Frontenac est une chose qu'on n'oubliora jamais.C'était une grando stèue, mais an rude effort.La neige tombait et fouettait les visages, mais personne ne W'éñ oééupait et les hourras de faisaient entondre de toutes parts.C\u2019est certainement le spectablo le plus curieux que Lord et Lady Aberdeen aient jamais vu.\u201d > Hier soir, les rues offraient un aspect enchanteur.La neige avait cessé de tomber ; clle couvrait les branches des sapins qui balisent les voies publiques : elle s'acorochait aux fenêtres, aux enseignes, aux arcs de triomphe, et la lumière électrique faisait rayonner toute cette blanche parure du plus radieux éclat.Les touristes américains étaient émerveillés, On peut donc dire que la tempêle de noige d'hier, quoiqu\u2019elle ne fat pas au programme, n'a fait qu\u2019ajouter au charme de nos fêtes, Aujourd'hui le bean temps est revenu, les trains retardés par la neige arrivent chargés do visiteurs, et le succès éclatant de notre Oarnaval est désormais un fait ac- eompli.Villeneuve élu MAIRE DE MONTREAL Par 176 voix de majorité Montréal, ler de février.\u2014 Le retour des bureaux de votation prouve que M.J.O.Villeneuve a été-élu maire de Montréal par 176 voix de majorité.Le vote a été comme suit: MoShane, 11,722; Villeneuve, 11,898.L\u2019échevin Villeneuve a pris 1a majorité dans presque tous les quartiers, excepté dans le quartier Ste Anne qui était le château- fort de MoShane.Les échevins suivants sont élus : Quartier Est, Beausoleil ; Centre No 1, Farrell; Centre No.2, Rainville ; Ste Anne, Kennedy ; St-Laurent, St- Louis, Renault; St-Jacques, M.Brunet : Ste Marie, M.Dupré: St-Jean- | Baptiste, No.1, P.Leclaire ; St-Jean- Baptiste No.2! T.Grothe ; St-Gabriel, No.1, C.Jacques ; St-Gabriel, No.2, W.Turner.M.Villeneuve a été fêté par tous les -citoyens.: AU BAL Leurs Excellenees, Lord Aberdeen a ouvert le bal avec madame Frémont.Son Excellence a \u2018dansé ensuite avec madame QCasault, madame Caron, mademoiselle Colborne (nièce du général Moore), Mme Greerwood (fille de M.Joly de Lotbinière), l'honorable Mme Herbert, ets.La comtesse d\u2019Aberdeen a dansé la première danse avec Son Honneur le aire ; ses autres partners ont été le général Montgomery Moore, M.Joly de otbinière, Sir Alexandre Lacoste, le juge Routhier, M.de LaBruère, l\u2019hon.M.Taillon, M, Tessier.Son Honneur le Maire président du comité du bal, et madame la mairesse ont fait les honneurs avesls plus grande distinction, A LE TRIDUUN La grande célébration relixiense de Nt-Hyacinthe Saint-Hyacinthe, 30\u2014 Le premier £01 des fôtes du triduum a été très solennel.- Leurs Grandeurs NN.SS.Lafièchy, de Trois-Rivières, et Decelles, évêque de Drusipara étaient présents.Les eom- plis furent d'abord chantées par les \u2018RR.Péres, puis il y cut cantique avec accompagnement d'orgue ct de violon.Ie Rév.Pèro Desjardins, 8.J., de Montréal, fit lo premier panégyrique ; il traita du \u201c Religieux.\u201d Il démontra tout le dévouement et toute l\u2019abnégation d'un religieux ; il fit l'éloge des Dominicaine et dit que ©: sont les Religieux par exocllence, pour conquérir dep Êmes à Jésus-Christ, Co Aprés 16 setwon du Rsv, P, Desjardivs, il y out sulut solennel.Mme O.Lanotot, qui avait chanté le matin, à la messe, çe fit encore entendre au salut.Kile a rendu un brilant ¢ O Salutaris.\u201d Un \u201c Sub tuum ,\u201d de Dubnis, trio par Mlle L.Laframboise et MM.J.St Germuin et P.À.Côté fut particulièrement goûté \u2018\u201c L'orphéon \u201d de Saint- Hyacinthe qui posède de très belles voix a solenuellement | terminée oe salut par un tantum ergo de Gh éb.L'Orphéon \u201d était sous la direo tion de M.Samuel Cussavant On attoud ce soir Sa Grandeur Mgr Fabre.Le Rév.M.Baril, le nourvean chanoine do Trois-Rivières accompagne Mgr Laflèche.C'est Sa Grandeur Mgr Laflèche qui doit faire co soir la panégyrique.1 traitera du missionnaire.Au salut hier soir l'église était oom- ble ; plusieurs personnes n'ont pu pénétrer à l\u2019intérieur tant la foule était grande, Il y a en ville un grand nombre d\u2019étrangers, venus des paroisses environnantes.Quelques membres de l'orphéon de Saint-Jean étaient à l'orgue, hier soir.DEUXIÈME JOUR La journée s'annonce plus belle ; aussi s'attend-t-on 4 ce qu'il y ait beaucoup plus de monde, qu'\u2019hier, en ville.Co matin, la messe à 94 heures a été chantée par le Rév.Père Duchaussois, assisté de deux Pères Dominicains.Sa \u2018Grandeur Mgr Laflèche arsistait, an trône ; Dom Antoine,abbé de la Trappe, arrivé ce matin, était aussi présent.La messe royale fut cxéoutée par le chœur do Notre-Dame.Mme Lanotôt, sur invitation spéciale, a bien voulu chanter à l'offertoire un Ave Maria de Henshaw.\u2018Tous ceux qui ont entendu Mme Lanctôt n\u2019ont pu qu'admirer la force et la beauté de sa voix.Ce matin elle a été tout simplement superbe.Ce soir, au salut du T.S.Sacrement, le chant sera fourni par le Rév.Père Dallaire, dominicain, et l'Orphéon de Saint-Hyacin- the, Sa \u2018Grandeur Mgr Gravel, évêque de Nicolet, est arrivé à midi, il chantera le salut ce soir.Oa attend Leurs'Grandeurs NN, SS.Emard et Larocquo dans le cours de la journée.L\u2019honorable M.Joy Le carnaval se poursuit dans une gérie de succès, Un homme se multiplie et préside A toutaves un tact parfait.Nous somme sûr d\u2019être Tinterpréie detous nos concitoyens en félicitant chaleureusement M, Joly de Lotbinïère dont l\u2019activité, la parole sifacile et si distinguée, et les grandes manières ont tant fait pour le succès de cette semaine de fêtes publiques.M.JOBIN Les statues en place sont décidément une des plus grandes attractions du Carnaval, On n'entend que des exclamations admiratives au sujet de ces merveilleuses œuvres d'art: Champlain, Laval, Brébœuf, Frontenac, Jacques-Cartier.Honneur à M.Jobin, notre sculpteur québecquois, dont le talent à la fois si brillant et ei modeste donne tant d'éclat et de-vachet à nos fêtes hivernales, \u2014\u2014\u2014 memes Le pénitencier de St-Vincent de Paul ne contient pas un\u2019 seul fils de oultivateurs oanadiens-français | Nos \u2018 habitants \u201d ne sont vraiment \u2018pas si méchants que veut bien le dire le oympathiques a la PP.À Les doux pasteurs de l\u2019Aurore sympa- thiseut avec la P.P.A, c'est évident.L'organe chiniquiste de Montréal laisse percer le bout de l\u2019oreilie, dans son dernier numéro.Nous y lisons : \u2018A la convention de Hamilton les dé légués, nous dit-on, loin d'être des hommes iguorauts et fanatiques, avaient unc apparenc: fort respectable ct en in- telligonve paraissaienv bien au dessus de la moyenne.À l'avenir la politique du pays devra eompter avec la P.P.À qui, paraivil ne favorise aucun parti en partioulier mais est l\u2019ennemi implueable non pas du romanisme comme secte religieuse, mais du romanisme commg corps politique au foin do la pation, \u201d Et plus loin : \u201cNous pouvons dire que si une telle organisation a surgi et s'est développée si spontanément et rapidement c\u2019est que le terrain était préparé.Le vote catholique depuis longtemps est sous le cén- trôie d'une puissante hyérarchic qui ne eherche qu'à s\u2019accaparer les ressources du pays.\u201d Coume on le voit l\u2019iuciination des deux pasteurs de l'Aurore cnvors la P P.A., est maviteste, .I} eat bon de dôñétatér qüé nus ohi- wiquistes ont des sympathies pour les fanatiques enragés d'Outarin, eme ms 1 0 0 Le dépouillement du serutin COLÈRE DE M.MOSHANE Discours de M.Villeneuve a\u201c Montréal, 2 février.\u2014Une excitation intense se manifestait de toutes parts à l\u2019issue du poli.L'hôtel de ville fat encombré par la foule avide d\u2019avoir des nouvelles, Le premier rapport arrivé venait du Poll No 3, quartier Ouest ; il donnait une majorité de 18 à M.Villeneuve.Les deux candidats sont entrés à l\u2019hôtel de ville vers cinq heures et vingt et :y sont demeurés jusqu\u2019à dix heures moins le quart, 5 M.McShane se tenait près de M, Gosselin ct surveillait l'exactitude de l'inscription des chiffres et des additions.Jusqu'à la fin The People\u2019s Jimmy a oru à son triomphe.Quant le dernier Poll de St Gabriel arriva, la foule était si compacte que l\u2019offioier rapporteur ne put s'approcher du comptoir ; il passa donc son rapport à un des spectateurs et on se transmit le dooument de main en main, M.Mc- Shane recut le rapport et dit : \u201c Je retiens ce bulletin, il doit être transmit par 'officier rapporteur Lui même et il est ouvert.\u201d M.David lui répondit qu\u2019il devait faire proclamer le contenu de ce rapport mais que l\u2019on tiendrait compte de ses réoriminations.La lecture de ce bulletin révéla le fai que le poll No 13 du quartier St Gabri donnait 44votes à M.Villeneuve et 55' à M.MoShane Quant le People's Jimmy eut enten: du proclamer sa défaite, il quitta l\u2019H6 tel de ville en compagnie de MM.O- Desmarais et Chs Champagne, Pendant ce temps la foule chantait \u201c\u2018 Forhe's a jolly good fellw\u201d, «\u201c En roulant ma boule \" et on criait \u201c Speech 1 Speech 1\u201d Le maire élu prenant place sur le péristyle s\u2019exprima en ces termes: \u201c Je vous remercie, mes chers compatriotes de la confiance et de l'appui que vous m'avez donnés durant cette lutte si vive et si'\u2018acharnée.Quand j'ai répondu aux vœux de la population qui m'appelait à la candidature de la mairie, je savais que je rencontrerais des obstacles, mais je savais aussi que je rencontrerais du dévouement.Il y a des quartiers comme Hochelaga et Sainte- Marie qui ont préféré M.MoShane à moi, je le regrette, mais jo ne leur en tiendrai pas compte.J\u2019oublierai cette injustice pour ne me rappeler que mon devoir et travailler dans les intérêts de Montréal.\u201c Les Irlandais catholiques ont voté Lh MARIE DE MONTREAL?Sainte-Anne, ils ont donné une major rité de ',172 voix de majorité à M.MeShane.Ils ont commis uno grande faute.Ils ont violé lo jaote tucite qui (xists depuis longtemps entre les diffé- rentf élémeuts qui compusent la population de notre ville.Ils ont méconnu les droits des Canadiens-f:angais.Ils ont insulté à notre nationalité.Ils ont manqué de justice, \u201c Heureusement que les Anglais ont, par leur appui tolide, eontrebalancé l\u2019influence irlaudaise.Je les en remercie profondément Je vous annonce tout de suite que jo ne scrai pas candidat pour un autre terme, \u201c Merci A tous ocux qui ont fait noblement leur devoir.Merci à tous ceux qui ont mis les droits de votre nations- lité au-dessus de toutes autres considérations.Merci à tous ocux ceux qui ont travaillé à notre victoire qui fera ren trer duns l'oubli bien dus personnalités encombrantes À tous je promets de rendre justice dans l'exercice du devoir que m'iwpose ls haute position où le vote populaire vient de m'appeler.Je suis l\u2019élu du p«uple et je ne perdrai jamais de vuo scs droits et ses intérêts Je remplirai hour êement et impartislement le mandat an\u2019il m'a confié, \u201d , L'orateuv fut souvent iuterrompu par dus bourrahw et dor applaudi:sements frénétique:.Ii porla ctsuité en anglais ct remercia de nouveau les\u2018 Anglois de leur appui.Le sentimeat de justice dont ils out fait prexve cuvers les Canadieus-frargais ne 8-1a pus oublié, Iis ont waintenu le pac te; les Canadiens-français ne le violeronr 28,\u201d La foulc se dispersa cn criaut : Vive Villeneuve, Après ce discours, en vonduisit M.Villeneuve ne triomphe à sa résidence.Là, il y a eu nombre de discours de faits.Prirent la parole : M.le maire, l\u2019échevin Saviguac et MM.St-Louis, Dr Germain, Louis Cousineau et Mondou.La soirée se termina pat un magnifique feu d'artifice lancée devant la résidence de notre vouveau premier-magis- trat.Après la démonstration enthou- sloste faite en l'houneur de M.Villeneuve à sa résidence, M.Em.Saint- Louis a off rt ua superbs dîner à plusieurs membres da comité et des amis du maire.\u2014\u2014e-e{r-e-PPrmmmenmenmnmnn ann UNE QUESTION DE FAIT Mgr Taché et lo \u2018\u201c Canada \u201d Le Canada d'Ottawa est en polémie que aveo Mgr Taché, à propos de l\u2019attitude de cet illustre prélat relativemen.à la colonisation du Nord-Ouest.Le Canada avait dit dans an article - \u201c Carli:r avait réussi à éveiller l\u2019attention de scs compatriotes au sujet du Manitoba, il y avait déjà envoyé des jeunes gens remarquables par leurs talents et qui depuis se sont distingués ; les fils de nos cultivateurs commengaient à écouter cette voix patriotique qui leur criait emparons-nous du soll\u201d.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u201c\u201c Malheureusement, une voix qui s\u2019imposait à la race française du Cana- | da, qar sa haute respectabilité et par la grande dignité attachée à sa position ecclésiastique, 6e fit entendre dans la province de Québeo.Mer Taché oon- seillait à la jeunesse canadienne-frangai- se de ne pas.se diriger vers le Manitoa.* \u201c* Ce fut le glas fanèbre qui annonça du coup et la mort de Cartier et la mort du mouvement français vers l\u2019Ouest, \u201c Aujourd'hui, la province du Manitoba est auglaise et protestante.\" A cette accusation Mgr Taché répond par une lettre adressée au Canada et publiée dans ce journal.En justice pour Sa Grandeur Mgr l'archevêque de St-Boniface, nous des vrons revenir sur oet incident, Ilya bien des fois qu'on met Mgr Taché en cause à ce propos, Il est bon «que le public entende la voix de Mgr l'archevêque de St Boniface sur oe point d'histoire, en masse contre moi.Dans le quartie-\" * ET BENJAMIN SULTE M.Benjamin Sulte aduninistre à M, Paul Bourget une raclée à côté de \u2018Jaquelle les articles que nous avons publiés contre cet écrivain sont de l\u2019eau tiède.C'est dans une chronique adressée à la Mineruc que sous trouvons cette énergique dénonciation : « Paul Bourget est venu à Ottawa.Les Canadiens-français de cette ville se sont abstenus de le voir : vous o\u2019avous que faire de réalistes aussi avancés et aussi effrontés que celui-là.Quelques dames m'ont blâmé de mon attitude en Cette occasion.Savez-vous ce que j'ai fait Ÿ J'ai prêté à ces dames deux ouvrages de Bourget : Crime d'amour et Cosmopolis.Soy.s certain qu'elles na prendron: pius la défense de ce colpor- tour d\u2019immondices, La tournée que Bourget vient de faire aux Etats-Unis a pour but d\u2019annoncer scs livres ; il a déployé tout Je mercantilisme dont un homme de ra trempe est capable, eu il a eu l'adresse de faire proclamer dans les journ:ux que la fin de son Cosmopolis indique une tendance vers la religion chréticnne.Quelle ficelle, et qu'elle ost grosse et que le monde est naif de gober cela ! Bourget a battu la grosse caisse tout le temps qu\u2019il a été en Amérique et s\u2019est royslement moqué de notre innoc nce : c'est à cause de ses vertus que nous D\u2019avons pas consenti à le voir à Ottawa.J'ajoute que, ennuyé de m'\u2019entendre reprocher mon abstention, je pric mes compatriotes de lire les horreurs écrites par ce faiscur d'argent, ce brasscur de scandales, Il n\u2019y a pas une feuille assez corrompue dans notre pays pour oscr imprimer une page de Bourget que je donnerai à shoisir sur cent.Ceux qui ont servi de moyen de propagande à ce maître faiseur devraient publier des fragments de ces œuvres : je me chargerais de les aider dans ce travail.Notre réputation de gobeurs est déjà assez établie, il cst temps que nous catrions en défiauce.\u201d _ Nous dédions cette page de M, Benjamin Sulte aux braves gens qui se sont voilés la face devant nos critiques de Paul Bourget.M.Suite aeu recours à ua remède- dangereux en prétant du Paul Bourget à des dames ; nous espérons que ce traitement n'aura eu que des effets salutaires.Ce qui est certain, c'est que l\u2019indi- guation de M.Sulte est parfaitement légitime, Ce qu'il dit des gobeurs nous plait d\u2019sutant plus que, grâce au Courrier du Canada, M.Bourget a rencontré peu de gobeurs à Québec.ELECTION MUNICIPALE À MONTREAL Ouze élus par acclamation La lutte dans les divers quartiers est poussée avec beaucoup de vigueur.Deux Deux jours seulement séparent de la votation.: , Dans le quartier St-Laurent, l\u2019échevin Wilson Smith a été lu par acclamation samedi.L'échevin Griffin s'était retiré de la lutte vendredi, et M James Cochrane en.a fait autant samedi.Ils auraient difficilement pu se faire élire contre l\u2019échevin Smith.Il y a contestation, et il y aura probablement votation pour les quinze autres sièges qui restent.'Trente-six candidats sont sur les rangs pour ces divers sièges, C'est le temps de dire : \u201c Beaucoup d\u2019appelés, mais peu d\u2019élus ; \u201d car sur trente-six, il y en a certainement vingt- et-un qui resteront sur le carreau.L'élection de M.Smith porte à onze seux qui ont été élus par ucclamation.Ce sont dans Hochelaga, les échevins Préfontaine et Hurtubise ; dans le quartier Oucst, les échevins Stevenson et MoBride ; dans le quartier St-Antoine l\u2019échevin Costigan ct M.Peter Lyall ; dans le quartier Est, l\u2019échevin Marso-, :&is ; dans le quartier St-Lonie, l\u2019éche- \".\\vin Savignac ; dans le quartier Saint- Jacques, l'échevin Hurteau ; dans le uarticr Siint-Laurent, I'échevin Wilson mith, ct dans le quartier Stc-Marie, l\u2019échovin Robert.XLT + : + J A Montréal | NANÊGE DE BESUJES-TASSE UN à Abd a ÉENR U D 545 À Ine«ndie à Longueil Montréa\\, 30\u2014Ce matin a été célébré à.la chapelle de l'archovêché, le mariage de Mlle Ewma Tassé avre le viconte Geor:e René Saveuse de Beanjen.La bénédiction nuptiale a été donnée à 830 p.m .par Mer Fabre assisté de M.le chanoine Bruchesi et de M.l'abbé Marre.P.S.S.À 11 heures, un déjeuner d couverts a été servi à la T4 M.Tassé rue St-Hubert.A PIR heures du soir, les nouveaux mariés sant partis pour un voyage de pnce à New-York et à Boston\u2014 Un incondio ennsidérablaa eu lien à Longueuil, à la régidence de M.Antoinc Benard, riya cultivatenr.On ignore l'origine du fou : tous \u2018es c0\"tS deg pompiers de la mnni- cipalité, la bôtiese a été comn'ètement détruite, Heureusement, M.Benard ct sa famille ont pu re sauver en temps.On évalue les pertes à 85,000, cou- -vertes par les assurances.\u2014 > mm LES ANARCHISTEFS A PARIS Arvrestation en masse Paris.30.\u2014 La Petit Journal dit que le gouvernement a l'intention de faire une arrestation ên masse de tous les anarchistes et de les garder en prison jusqu'après l\u2019exéoution de l'anarchiste Vaillant, Zurich, 30.\u2014 Les anarchistes ont fait une démonstration, hier, devant le con- sulst italien en cette ville, dans Jo but de prouver leur sympathie au mouvement révolutionnaire.La police est intervenue rt une bagarre sanglan\u2019e s\u2019en est suivie.20 émontiers ont été blessés et 17 ont été arrêtés.& quarante sidenee de maleré 11-00 0000 A Re ot LE COUTEAW Met fin À nne partie de eartos Dans In paroisse dc Sninot-Adale La paisible paroisse de Sainte-Adèle, dans les Cantons du Nord, est en ce moment dans un grand état d\u2019exoitation, 3 la suite d'un drame qui s\u2019y est déroulé la semaine dernière.\u2014Deux enfants dont l\u2019un fils de Frs Bigras, âgé de 16 ans et l'autre, fils de B.Deslauriers, âgé de 13 ans, jouaient aux Cartes, chez un nommé Adélard Corbeil, du 3e Rang Morin, quand tout à coup la querelle s\u2019éleva, Le jeune Bigras ouvrit son couteau qu\u2019il dirigea violemment sur la poîtrine du jeune Deslauriers.Ce dernier se jota en arrié- re et para le Goup avec son bras, ce qui fit que la lame du couteau traversa de part en part le bras près du coude, à un quart de ligne d'une grosse artère dont la rupture aurait entraîné la mort du jeune homme, vu la distance du médecin à cet endroit.En apprenant qu\u2019il allait être arrêté, le petit criminel s\u2019est écrié, dit-on : \u201ct Je suis bien content, car chez nous il me faut travailler,tandis qu\u2019à la prison je ne travaillerai pas.\u201d Les parents se sont armés, paraît-il et se tiennent barricadés ct malheur à ceux qui oseront se présenter pour arrêter le coupable.Le père du blessé arrès avoir donné ordre au juge de paix de faire arrdter le coupable aurait demandé au même juge de paix de suspendre toutes les procédures par crainte pour les jours de sa fille qui enseigne dans le voisinage de cette maison.DESASTRE MARITIME 26 hommes noyés Londres, 30.\u2014La barque Port Farrck, partie de Santa Rosalia, le 4 juillet dernier, vient de frire naufrage sur les côtes de l'Irlande pendant une violente tempête, et tout son équipage, composé de 26 hommes, a péri.Lorsque la barque so fat échouée, ceux qui était à bord ont fait tout en leur possible pour gagner le rivage ct sauver leur vie, mais tous leurs efforts ont été inutiles et cs malheureux ont péri.Pas un seul n\u2019a pu se sauver.se rer 04 - À SCENE QE DESTRUCTION LoArsbasende des EtfnineUnis h Rome vis (Ge par does malfaiteurs Rome, 29 \u2014 Des malfuiteurs ont pénétré dans la légation des Etats-Unis, hier soir, en-brisant la s-rrure d\u2019une porte.Les voleurs ont fait suter le |! coffre-fort, brisé le bureau du mini-tre et celui du cousul général, ct mis le feu ; me emer oe à une quantité de papi rs dans les ap- \u2018 partewents de la légation.Un grand nuwbre d'archives sont détruites et d'autres papiers partiellement brûlés On suppose que cet acte de destruction a eu lieu vers minuit.Un représentant de la presse est alié à la légation oc matin de-bonng heure, l'out était en ruine daus plusieurs ap artewents.Dans la grande alle où l'on introduit les visiteurs, il ne restait qu'une table à woi- tié brulée et quelques tiroirs Dans la chambre voisive, employée par lu vice- consul Wood, il n\u2019y avait pas de trace de feu, mais tous les prpiers de celui-ci étaient en désordre sur, le plancher.Daus l\u2019appartement du consul-général, les boiseries et lve pupitres étaient cn partie brulés, ainsi que les archives.Les bureaux du ministre Potter étaient dans le même état.Ce dernier a déclaré qu'aucun docament important n'avait eté détruit.Le ministre des affaires étrangères d\u2019Italie à été informé et la police mise aussitôt à la recherche des malfaiteurs.On croit que ces der- nivrs ne sont pas des malfaiteurs ordinaires ct on ignore les motifs qui ont pu les pousser à brûler les pupitres ct les archives de la légation américaine.5êpec de BEnyard Fribourg (Suisee), 29\u2014Ua habitant de cette ville vient de découvrir, dans un vieux château des environs, l'épée authentique de Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche.Le dépositaire d: cette précieuse relique vient d'adresser plusieurs photographies de cette épée aux conservateurs des musées nationaux frauçais ; il est probable que l\u2019un deux s'en reudru acquéreur.Guillaume et Bismarck Berlin, 30 \u2014Guillaunie II rendra visite à Bismarck, le ler avril prochain, anniversaire de naissance do l'ex chancelier.Ô .Jeanne d°Are Venerable Rome, 30.\u2014Hier, à midi, la Congrégation des Rites a déclaré Jeanne d'Arc, la Pucelle d'Orléans, vénérabie.Six cents documents ont été soumis aux caréinaux dans ce procès, James J.Corbett Washington, 27\u2014A ua reporter qui lui demandait s'il craigoait de rencontrer le fameux boxeur nègre, Peter Jackson, Corbett, le vainqueur de Mitchell, a déclaré qu\u2019il ne craignait pas de se battre avec n\u2019importe quel homme au monde.La lutte entre Jack son et Corbett aura lien en juin.LE CAREME A MONTREAL Le prédienteur en route pour le Canndn Montréal.30\u2014La prochaine station du carême à l'église Notre-Dame sera prêchée par un \u2019hanoine de Bordeaux, France, M.l'abbé de Mont-goy.Voici cdtque dit de lui le Monde, du Paris : \u201c La station de l\u2019Avent a commencé d'être prêchée hier, à Suint-Louis-des- Français, à Rome, par l'abbé do Montigny, chanoine de Bordeaux.Das son premier discours d\u2019hier, il a su, avec une éloquence toute communicative s\u2019élever 2 la hauteur de son sujet.Ila su gagner toutes les sympathies de la nom- breus assistance qui remplisait littéralement l'église nationale de Saint-Louis- des-Frangais, où revivent, grâce au zèle éclairé du supérieur, Mgr D'Armailhacq, los meilleures traditions de la chaire sacrée et des offices divins.\u201d M.Collin, supérieur s\u2019est embarqué, samedi, avec le prédicateur de la station du carême, pour revenir au pays.Ils seront probablement de retour à Montréal mardi prochain, M.de Fovillo, qui avait accompagné M.le supérieur, demeure en Burope pour quelque temps.Vaillant l'avarchiste, a été guillotiné ce matin.: CAMPAGNES oe ~ EN VOLUESR Caché dans un bison empRillé ET LIVRE A LA JUSTICE .Un incident des plus romanesques et des plus dramatiques n wême temps { comité du carnaval oot vient'de se produire an Dakota du su\u201d, | dans un train de l'Iblkerhorn Railre ad, Pa- mi les objets expédiés à la ga\u2018 re du Whitewood, par l'int rmédiaire de la compagnie de messag-ries con ie sous le nom de North-Wesiern Exprer g, so trouvait un bizn ewpnillé.Le bi son qui paraissait fort lourd pour uv animal empaillé a été placé avec lræ autres colis dans le wagon de la corspagnie de mes- severies, duns lequel se trouvait justement un onffre-Fortsenfermant $50,000 en espèces.Peu après le train se trouvait cntre les stations de Chadron et de Hvy, Springs l'agent de la compagnie de messageries a été tout surpris d'entendre quelque chose remuer à l\u2019ivtérieur du bison.et est allé regarder l\u2019animal en face.Au même moment l\u2019un des yeux rn verre du bison,se bri-a et l\u2019agent stupéfait a vu lc canun d'un révolver de gros calibre braqué sur lui par l'ouverture qui venait de se produire ainsi.En même temps un individu qui se trouvait cuché à l\u2019intérieur du bison,\u2019 rommait l'agent sous peine de mort de lever le bras en air, Cependaut I'agent de la compagnie de messageries n'a pas perdu sa présence d'esprit, et au lieu d\u2019obéir à la sommation qui lui était faite de faire arrêter le train, il a bondi de côté pour se garer du revolver, a sauté sur le dos du bison qui s\u2019est affaisé aussitôt, et s'est assis sur l'individu qui y était caché.Celuici a fait des efforts désespérés pour sortir de son étrange cachette, mais n\u2019a pu y réussir.Quaud le train est arrivé à la gare de Hay Springs, l\u2019agent, sans quitter son siège, a appelé au secours, et l\u2019individa caché dans le bison a été capturé, désarmé et mis en état d'arrestation, Le prisonnier a été reconnu aussitôt paur Joe Dolton,un des plus redoutables détrousseurs du sud-ouest, recherché par la police de nombreuses villes et dont il avait été impossible de s'emparer jusqu\u2019à présent.Le but de Dolton, qui avait sans doute des compères embusqués le long de la voie entre Chadron et Hay Springs, était d'effrayer l\u2019agent, de faire arrêter le train et de piller ensuite le coffre-fort aveo les hommes de sa bande.La capture de Dolton est considérés comme des plus importantes, ct une grosse récompense a déjà été donnée, dit-on, à l\u2019agent de la com- pagnio de messageries.Nayadc Toronto, 27\u2014Mlle Sarah Forrest, une jeune fille trés bien connue à Toronto, s\u2019est noyée ce soir, en revenant, en compagnie de quelques amies, de l\u2019autre côté de la baie.La glace s\u2019est tout à coup ouverte etla pauvre jeune fille disparut aux yeux de ses compagnes, qui, du reste, ont failli avoir le même sort.LA TENPETE DE NEIGE Ses effêts dans ia province de Québec et dans Ontario Ottawa, 30\u2014Depuis beaucoup d\u2019an- pées on n\u2019avait pas été témoin, en cette ville, d'une neige aussi abondante que celle aui est tombée cette nuit et ce matin, Il a négé toute la nuit jusqu\u2019à dix heures ce matin.Tousles trains sont en retare.La circulation des chars électriques est interrompue dans toutes les rues excepté sur la ligne entre le bureau de poste et la gare du Pacifique, De nombreuses escouades d'hommes sont employés à débiayer les autres lignes.On croit que la circulation des chars électriques sera bientôt rétablie partout.Thurso, Qué./30 \u2014II est tombé environ sept pouces de neige ici.Les ohe- mins en sont encombrés, Renfrew, Ont., 30\u2014Il est tombé environ deux pieds de neige ici, Il neige encore.Lies chemius sont tres encombrés à braucoup d'endroita.Le train venant \u2018de l\u2019œuest est en retard de deux heures ct demie.D\u2019autres trains ont aussi des retards considérables, Bryson, Qué., 20\u2014JI1 y a environ huit pouces de neige ici, et il neige sans interruption.Les chemins iont impra- \u2018tioables, Metoalfe, Ont, 30 \u2014 Environ deux piers de \u2018 neige sont tombés pendant la puit., Qu\u2019 .beo, 30 \u2014Une tempête de neige s'est déchaînée cette nuit.Le venta sor ffi aveo violence touto la nait.Les ¢ +nstructions du carnaval n'ont éprouvé que peu de dowmages.La ville et le engagé de nom- brenses cseouadvs d'hommes pour déblayer les rues.La temydte s'est fait sentir dans une grande partie de la \u201cprovince et il est tomb+ begucoup do veige dans plusieurs: localités, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Eee rares + PLUSIEURS SINISTRES MARITIMES Quarante-six hommes périssont Londres, 30.\u2014La goélette anglaise Port Yarrock, capitaine Ferdines, a fait naufrage bans la baie de Brandon (Irlande).Cette goélette, déjà très avariée, était à l\u2019ancre quand un vent violent la poussa au large, puis sur des rochers.Le capitaine et six hommes d'équipage étaient malades, Quelques matelots ont essayé de gagner le rivage, mais ils ont péri peu après avoir quitté le bateau.Le nombre des personnes noyées est de vingt-six.Gloucester, 30.\u2014Une tempête .a soufflé hier sur l'Atlantique.On signale.plusieurs sinistres maritimes.La goé- Jette Aberdeen n été jetée à la côte et brisée.Huit membres de l\u2019équipage ont pu ce sauver.Le capitaine et trois matelots sont restés sur les débris du.bateau, attendant des secours.À Ashbury Park, un trois-mâts a été chassé en pleine mer par le vent, Vienne, 29.\u2014 Le steamer turc Midhas à été détrait par le feu dans la mer Noire, Le capitaine et vingt hommes d\u2019équipage ont péri.>> meme oN ITAUERE Le peuple meurt de misère Londres, 30\u2014Le correspondant d\u2019un journal écrit que l'ordre est rétabli provisoirement en Italie, mais il est fort douteux, ajoute-t-il, que la paix soit définitivement assurée.Les troubles recommenceront propablement aussitôt que les troupes, envoyées dans les régions agitées seront rappclées.La seule manière de pacifier les populations serait de soulager la misère affreuse qui règne dans le péninsule et là Sioïle, maïs le gouvernement se trouve dans des embarras financiers tellement sérieux qu\u2019il lui est impossible de venir en aide aux malheureux.La situation e\u2019améliorera peut-être vers le printemps ; pour le moment la détresso et les souffrances des populations sont effrayantes.La misère s\u2019étend partout , et, dans les districts ruraux les plus éloignés, des hommes, des fem mes et des enfants meurent littérale ment de faim chaque jour.On peut faire une idée de ce qui se passe dans l\u2019intérieur de l'Italie par un fait qui vient de se passer récemment dans la Calabre.La population entière du village de Roghudi, environ deux cents personnes, est arrivée soudainement à Cittanuova.~ Tous ces malheureux étaient vêtus de haillons et marchaient nu-pieds, plusieurs des jeunes gens portaient des vieillards et les femmes avaient emporté leurs enfants.Un grand nombre étaient dans un état lamentable.Plusieurs enfants sont morts dans les bras de leur mère et deux ou trois hommes on succombé en route, Les habitants de Roghudi ont déclaré qu\u2019il ne restait pas une -seule miette de pain dans cette localité qu'ils ont quittée pour ne pas mourir de faim, M.Crispi est au courant de la misère affreuse qui règne en Sicile, mais il est impuissant à remédier à cet état de choses.Lo premier ministre italien a de nouveau remis le voyage qu\u2019il a promis de faire dans son pays natal.Ses amis disent qu\u2019il a pris cette décision pour ne pas assister à des infortunes qu'il ne peut soulager.Néanmoins, les ennemis du président du conseil ne se cachent pas pour dire que M.Crispi a peur d'être assassiné comme renégat par des concitoyens, s\u2019il se rend en Sicile.Sept députés radicaux et socialistes ont envoyé uno proposition demandant l\u2019abolition des droits d'octroi sur le blé, -\u2014-_\u2014_\u2014\u2014>4- memes | Les fetes du Carnaval Imfense succès sur toute\u2019 fa ge LES TUG-OF-WAR LE GRAND BAL contre la citadelle LA PROCESSION HISTORIQUE * Tout ls monde enchanté Le grand concert historique L'attaque es lévisiens sortent vainqueur du tug-of-war Bien que la journée d'hier soit le clou, la grande affaire du carnaval et \"que son programme dépasse tout ce qui s'est fait depuis le commencement de la semaine ; bien que nos lecteurs brulant d'en connaître tous les détails, il nous faut pourtant en retarder le récit de quelques minutes pour raconter ce qui s'est passé avant hier.Cette journée a d'ailleurs-été bien rempli, elle aussi et pour les amateurs de sport surtout.Le gouverneur général A travers Québec Dans le courant de la matinée d'avant hiér, le gouverneur-général, Lady Aberdeen et leur suite, ont visité les princi- aux endroits de Québec décorés pour e carnaval.\u2018Leurs Excellences, Lady Majorie Gordon, l'honorable H.Gordon et l\u2019honorable M.Joly de Lotbinière avaient pris place dans le sleigh de M.E.T.Nesbitt.Venaient ensuite le licutenant W, A, C, Baldwin, du club de raquettes le * Québec, \u201d ct M., Nesbitt.; M.Edson Fitch avait dans sa voiture Sir Thomas MoIlwraith,de Queensland ; Mme Herbert et le lt.-général Sir J.Montgomery Moore.Les visiteurs passèrent d\u2019abord par la place dela basilique où ils restèrent longtemps à admirer.les statues historiques, puis ils se dirigèrent vers le fort Châteauguay, de là descendirent à St-Roch et revinrent par la rue St-Valier, la basseville, la côte Lamontagne.Les distingués person- - mages ont visité l\u2019établissemeut de fourrures de M.Laliberté et se sont dits émerveillés._ Dans l'après-midi, la foule se dirigea sur la Grande Allée vers les terrains de l'Association athlétique de Québec, où les membres de l\u2019artillerie canadienne faisaient les frais du sport.Ces sports ent soulevé beaucoup d'enthousiasme parmi les spectateurs.Le fait est que tout a été bien réussi.Il faut en remer- .cier les officiers de l'artillerie qui se sont multipliés pour assurer un grand succès.Pour la course d\u2019un mille, il y avait trois concurrents,le canonnier D'Amour de I'Artillerie de Québeo,J unior Argyle, des clubs de raquettes et E.MoMahon, de l\u2019artillerie de Montréal.d'Amour n\u2019a u aller jusqu\u2019au bout et Gowen a vainou MoMahon, facilement, | La douxième course a été chaudement contestée.La course de 100 verges a été gagnée haut la main par M.R.H.Graham, du club de raquettes St-George de Winnipeg, .M.Es Sykes, de l'artillerie de garnison de Montréal, arrivant second.Il y avait 7 entrées pour cette course.La quatrième course était une nouveauté pour Québeo.Chaque concurrent part une aiguille à la main, se rend au but où un ami lui donne un fil qu\u2019il doit passer dans le chat de l'aiguille et revenir ensuite au point de départ, Il y avait quatorze concurrents et M.Keer, est arrivé premier, Gr D'Amour, second ct Gr W.Pugh, troisième.La course aux œufs et à cuiller-a été gagnée par M, Kerr.premier, Gr.White, second ct Br.Pugh, troisième, Des 10 conourrents pour la course de 100 verges.MM.Br.Hudson, Kerr et W.Pugh, sont arrivés premier, second et troisième.Le tournoi entre\u2019 les hommes juchés sur le dos des raquetteurs ct armés de torchons, a été un succès, Les gagnants font Gr.G.White ct Br.Kerr avec Br Thompson et Gr.Metyel second et Gr.D'Amour et Lavoie, troisième.a T oh.SN te 103 rs a La course d'un.quart de mille, a été gagnée par\u2019 Br Prgh avec le canonier Lamarche et Br Thompson, troisième, Il y avait plus de douze entrées pour la course avec obstacles qui a été gagnée par Br Pugh, aveo les canonniers Pugh ct Smith, second et troi- pième.Un peu avant quatre heures, on solua l\u2019arrivée du parti vice-royal qui après avoir assisté aux courses durant quelques minutes, se dirigea vers les glissoires du club Aberdeen où Lady Majorio Gordon et l\u2019Hon.Archie Gordon se donnèrent le plaisir de quelques glissades.Courses en patin La soirée pour les amateurs de sport a été passée au Pavillon des patineurs où les courses ont été des plus amusantes, La première course pour-les clubs de raquettes a été gagnée par M.A.E.Swift, premier, en deux secondes.La course d'un miHe n\u2019a eu que deux conourrents, MM.McCoullough de Win nipeg et Breen de St-Jean, N.B.M.Mooulloug sa gagaé par une distance do 3 ou quatre verges, La course à obstacles a été gagnée par A.E.Swift, Celle pour enfants audes- sous de 15 ans, un demi-mille, par A.Piddington ; P.Woodley, second.Un demi-mille à reculons, entre R.J.Smart de Montréal ; A.E.Scott, HE, Scott et E: A.Swift, de Québec.Vainqueur, H.Scott ; Smart second ; temps, 1.46 m.Course de deux milles pour le championnat du Canada, déclarée nulle, Course en raquettes lère course \u2014B entrées : ler prix, magnifique horloge, gagnée par À, E.Swift de I\u2019 Association Athlétique de Québec ; 20d, lunettes d\u2019opéra, gagnées par Ed.MeMahon.2ème course (1 mille) \u2014cing entrées : ler prix, médaille d\u2019or, gagnée par McCullough en 2.58% minutes ; 2nd, médaille en or et argent gagnée par Breen en 2.59 minutes.3éme course (200 verges) championat (7 entrées), \u2014ler prix, lampe de bac- quet, gagnée par À.E.Swift, temps, 24 secondes.Tug of War Pendant qu'on s'amusait ainsi au Pavillon des Patineurs,' d'autres que leurs goûts portaient plutôt vers la \u2018force musculaire envahissaient le manège pour assister au Tug of War, Voici ies détachements avec les noms de ceux qui en faisaient partie qui ont pris part à ce concours.LE CLUB DE RAQUETTES ST-GEORGE.\u2014A.G.Robertson, R.R.Kinghorn, B.Hal.Brown, Geo.W.Cameron, Andrew Bell, Ross Mackenzie, C.P.Slater, (Capt.) LE VoLTIGEUR, LEVIS\u2014 Geo.Cauchy, Chas.Cauchy, P.Lemelin, E Hallé, J.Maranda, D.Descarries, J.O.Martincau, ( Capt).CLUB DE RAQUETTES LEvis.\u2014E.Shipman, B.Boyd, Jos.Jelly, W.T, Richards, Wm Hugues, Jos, Nadeau, J.B.Ramsay (Capt) EMERALD.\u2014S.Vézina, T.Delany, Michael Dinan, Jas, Power, Jas, Hayden, Patrick Dinan, Jas.Doherty, (Capt.) Queszc.\u2014W.B.Seott, Jos.Biguell, T.Parent, Robt.Hossack, Waltor Henderson, Geo.VanFelsson, Louis Bruneau, (Capt.) Le détachement du Voltigeur sort de ce tournoi vainqueur sur toute la ligne.A lui la magnifique coupe et les six médailles, , Los joûtes de curling ont été gagnées en partie par les groupes de Québec.Le tournoi de bowliog a été gagnée par le groupe de Victoria Rifles, avec 2,732 points : Le groupe de l\u2019assocta- tion athlétique de St-Roch est arrivé second avec 2,488 et le groupe de l'association athlétique de Québec, troisième avec 3,237.oo .Le club de raquettes Québec a offert au gouverneur général un magnifique costume du club que Son Excellence s\u2019est empressé de revêtir, JEUDI .Le soleil s\u2019est levé radieux, hier ma- tiu, ct a trouvé nos.rues remplies de monde se dirigeant en tous sens pour ne rien perdre des décorations, Les visiteurs arrivaient encore en foule par les convois des différentes ligues le chemin de fer.C'était comme on dit, noir do mond?Vers neuf TA Ee heures la terrasse commengs à être en | vahie, puis lorsque les premiers rangs furent garnis, on grimpa sur le mur en neige.On attendait la course en canot.À dix heures un coup de canon tiré à Lévis, annonçait le départ des quatre canots suivants.\u2018 ; Princesse Louise\u2014W.Boisvert.C.Jolie, Ed Bolduo, P.Depré, A.Bolduo, G.Depré, F.Bolduc.Le Voltigeur\u2014K.Bégin (capitaine), Ed.Samson, L.Bégin, F.Bégin, À.Simpson, Jos.Bégin, AÏf.Bolduc.L\u2019QOiseau de Neige\u2014C.Despré, H.Despré, James Gray, Jos.Guay, A.Leclero, Alf.Leclero, O.Parent, Lord Dufferin \u2014 Ed.Guay, Alex.Letellier, Edmond Letellier, Victor Ringuet, T.Joncas, J.Guay, Walter Mounier., Malheureusement il n\u2019y avait pas beaucoup de glace.La lutte cependant a été fort chaude.C\u2019est le Lord Dufferin qui est arrivé le premier La scène offrait le plus curieux coup d'œil.Le oiel très clair permettait au nombreux spectateurs de suivre les ébats des nacelles.Celles-ci sont arrivées à Québec dans l\u2019ordre mentionné plus haut.Le temps s été comme suit : \u2018\u201c Lord Dufferin\u201d 9, m, 45 s.\u2018 Le Voltigeur,\u201d 9 m.49 s, \u201c La PrincesseLioise,\u201d 9 m.56 s, \u201c L'oiseau des Neiges,\u201d 10 minutes.La distanee parcourue est de 22 arpents largeur du fleuve.Les juges attendaient les canots sur le quai du marche Champlain.Les juges étaient MM, John Shaw, président du \u201cQuébec Yacht Club,\u201d et M.A.E, Scott, secrétaire du même club.Le canot vainqueur figurera dans la procession de cette après-midi, À 11 heures, graude revue militaire sur les plaine d\u2019Abraham.Les vainqueurs furent salués par un immense hourra parti de miliers de poitrines.Pes milliers de personnes ont tenu à voir cette course.Il y en avait partout, sur les quais de la Basse-Ville, la terrasse, les remparts enfin tous les ponts d\u2019où !a vue commande sur le fleuve.Une attraction n\u2019attendait pas l\u2019autre hier.À peine la course était-elle finie qu'on attendaitle canon gronder contre les vieux murs de Québec.Heureuse ment que ce n\u2019était qu\u2019une attaque simulée ; il est permis de croire que dans le cas contraire tout le monde ne s\u2019y serait pas porté avec autant d\u2019entrain, Voici qu\u2019elle était le plan d'attaque : On suppose ia ville investie par une armée de terre supérieure en numbre à la garnison.On prépare unc attaque sur la ville,et afin d\u2019attirer l\u2019attentionde Ja garnison, une fausse attaque est faite sur lcs lignes de défence qui s\u2019étendent depuis le \u201c Diamond bastion \u201d jusqu\u2019à la porte St-Louis, Les anciennes redoutes françaises près de la citadel le devront être occupées par les avant postes de la garnison.Ils seront attaquées ct seront forcées de se replier sur la citadelle alors les deux canons annonceront la victoire et la fin des hostilités, Cette attaque a été suivie avec beaucoup d'intérêt par des milliers de spee- tateurs.Le parti d'attaque se composait de deux cents hommes +de l\u2019artillerie canadienne et du huitième bataillon sous le commandement respectif des Ît.-col.Montizambert et White ; la place était défendue par l'artillerie canadienne et un détachement du neuvième bataillon en tout 96 hommes, commandés par le It.-colonel Wilson.L'attaque a été très difficile à cause du verglas sur lequel glissaient les raquettes, Mais à gargison a dû capituler.Le combat fini, les troupes volontaires sont retournées au manège changer d\u2019accoutrement.Le trajet a été égayé par les chants patriotiques des soldats du neuvième exéoutés à la demande du général Herbert.Le bal au Gouverneur-Général Le bal des citoyens en l\u2019honneur du gouverneur-général fera époque.C'est le plus beau, le plus brillant, \u201c| le plus magnifique qui ait jamais été donné à Québec, Un bal de 900 personnes | ! \u2026 Les deux splendides salles do l\u2019Aesembléc Législative et du Conseil étaient décorées avec un goût exquis, surtout cette dernière.Au-dessus des dais flot- tait l'étendard royal, le Union Jack et se dressait uno superbe panoplie ; les cause de la supériorité numérique, la |- oN JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014 galeries étaient décorées de trophées du même genre, Sur les colonnes et dans les niches étaïent suspendues des corbeilles de fleur.Des inscriptions dans Ia salle telles que Welcome, Bienvenue, Dieu sauve la Reine, avaient été placées çà et là.Daus les fenêtres, des drapeaux français, anglais et américains.En général, des drapeaux, pavillons, bannières et banderoles de toute sorte et de toute couleur.Les frais de la musique ont été fait par les fanfares de l'artillerie royale et des Hussards canadiens.Placez dans ce cadre magnifique, dans ces ealles incomparables, neuf cent personnes, les toilettes féminines aux couleurs brillantes, les tous éolatants des uniformes, faites briller sur tout cela les feux des lampes électriques, prêtez l'oreille aux échos ravissants des deux tanfares, et vous aurez une idée de ce spectacle, À dix heures moins le quart, Leurs Exeellenoes arrivèrent au parlement où elles furent reçues par le maire Frémont, Lord et Lady Aberdeen prirent place sous un dais en attendant le juadrille d\u2019horncur.Voici les noms des danseurs qui figuraient dans ce quadrille : .Lord Aberdeen et madame Frémont, la comtesse d'Aberdeen et le maire Frémont, le lieu-Général Montgomery Moore et Mme Herbert, Sir Alex.Lacoste et Mme Casault, le major-géné- ral Herbert et Mme Caron, le sénateur Landry et Wurtele, le juge Wurtele et Mme L.P.Pelletier, le juge Caron et Mme Casgrain, le juge Routhier et Mme Flyon, le juge Casault et Mme Blanch:t, l\u2019hon.Joly de Lotbinière et Mme Irwin, 'hon, P.E.Leblanc et Mme Chapais, 'hon.T.C_Oasgrain et Mme Fitzpatrick, juge Blanchet et Mme Wilson, hon.L.O.Taillon ct Mme Lake, hon, T.Chapais et Mme Roy, hon.Dr Ross et Mme Andrew Thompson, Col.Montizambert et Mme Apsley Smith major Apsley Smith et madame Rutherford, Monsieur Jules Tessier et Mme H.M.Price, hon.L.P.Pelletier et Mme Forsyth, juge Hall et Mme Tessier, hon, E.J.Flyon et Mme Duchesnay, hon, B.dela Bruère et Mme Durand, colonel Lake et Mme More, colonel Forsyth ct Mme Shaughnessey.; 1 Lady Aberdeen portait une toilette d'une graude richesse.Sa robe étaiten satin broché bleu et or drapée de tulle avec traîne.Elle portait une tiare d\u2019éme raudes, \u2018mant.Son eorsage était garni d'émeraudes et d\u2019autres pierres précieuses.Le fils de leurs Exoellenees était cos - tumé en page de 17 me siècle, Il était À croquer, au dire de toutes les mèrcs présentes.Lord Aberdeen portait son costume de gala noir et or avec éperons d'or.La msiresse, Mme Frémont, portait une toilette de velours noir et tulle ; Mme Wilson, toilette de satin ; Mme T.C.Casgrain, satin blanc, garniture de riches dentelles ; Mme Jules Tessier, même toilette ; Mme J, C.More, même toilette : Mme Chapais, robe crème avec épaulettes de velours marron ; Mme Wurtele, riche satin noir ; Mme L.P.Pelletier, satin rose ; Mme Fitz patrick, soie violette, tulle noir et velours ; Mme Roy, robe'de velours noir avec perles : Mme Duchesnay, robe héliotrope ; Mme Casault, soie brochée etc.À minuit et quart le souper fat servi.Menu des plus recherchés et service parfait.Le bal si brillant ne s\u2019est terminé qu\u2019à trois heures, \u2014 LE SUCCES GRANDIT Magnifique deploiement LA PROCESSION D'HIER 20,000 etrangers n Quebec LE CONCERT AU MANEGE DES FETES INOUBLIABLES He spectacle de ce soir La quatrième journée du carnaval est passée, ct colle a été un sucoès gran- .diosc.Lia température était magnifique, l\u2019entrain était universel, le\u2019 pro- des boucles d'oreille et un collier en diagramme a été exécuté avec une rare exactitude, les spectateurs étaient en nombre immense, l'enthousiasme était à son comble ; que peut-on demander de- plus.Tout le monde est contént\u2019 et nos visiteurs sont enchantés.On entend toutes les bouches raconter ce qui s'est p:issé et ce qu\u2019on a vu ioi et là.Les Canadiens disent cn français : c'est toujours Québec ; et les américains ajoutent : What a fine place à that Quebec ! Et ce carnaval n\u2019est pas un carnaval comme les autres : il a un cachet particulier, un cachet canadien.Ce carnaval c\u2019est l\u2019histoire du passé et du présent, racontée en s'amusant.Sauf ie palais de glace, toutes les autres décorations redisent un fait historique.Et la procession, qu'a-t-clle été si ce n'est une brillantc revue nationale et historique.Au pied des statues qui rappellent les sacrifices des premiers temps de la golonie, à côté du fort Châteauguay qui redit les gloires militaires du Canada, nous avons vu défiler des chars ailégoriques, qui représentaient chacun une époque du passé, et les coutumes des anciens Canadiens, auxquelles a succédé le progrès des arts et des industries sous toutes ses formes, ainsi que d\u2019autres habitudes \u2018également représentées par d'autres chars allégoriques qui nous ramènent au présent Les étrangers ont eu là une idée de ce qu'ont été nos pères et de ce qu'ont fait leurs enfants.L'attaque simulée contre la citadelle a donné une idée des opérations militaires ; la course en canot a montré les difficultés des traversées d'autrefois, que raconte si bien de Gaspé dans ses Anciens Canadiens ; la procession a mis en scène tout notre passé ; et enfin ce grand concert, lui aussi, par ses chants patriotiques, a célébré l\u2019histoire, les souvenirs, les gloires de la patrie.Ln procession C'était d\u2019abord un magnifique équipage traîné par cinq chevaux, dont deux de front ct cinq en flèche, dans lequel étaient Leurs Excellences Lord et Lady Aberdeen, l\u2019Honorable M, Joly et le capt.Urquhart, À.D.C.Immédiatement après venaient les bi- cyclistes, en costume très pittoresque, s'escrimant de lcur mieux avec leurs véhicules.En troisième lieu venaient les pompiers avec échelle, boyaux etc, tout couverts de glace, de neige, de poussière, et de verglas, ce qui est expliqué par l\u2019inscription : après l'incendie.On admire ensuite le magnifique char du Québec Snow Shoe Club.C'est un des plus beaux, des plus riches du cortège.Il représente une raquette, un soulier de caribou et une tuque gigantesque, superposés, le tout travail.é admirablement.Les chevaux sont capara- counés en soie rouge, sur laquelle sont gravées en or les armes duclub.Ce char a enlevé tous les suffrages.Un détachement de la batterie, ca- uons avec leurs caiseons et leurs attelages, etc, venait ensuite, et précédait un couple étrange, qui provoquait les éclats de rire de la foule, vraie couplo de carnaval, un marié et unc mariée antique, dans une voiture idem avec un attelago idem.Le char du club Lévis était superbe ; figarez-vous une locomotive fumante, représentée à la perfection, de grandeur ordinaire, et exécutée avec un art infinis.\u2018C'était certaineurent une des meilleures parties de ce déploiement de merveilles, .Le club des raquetteurs de Sherbrooke suivait, avec un char représentant une traîne sauvage immense, et une im- men£e raquette.Ensuite venaient le Queen's Own Canadian Hussards avec un char sur lequel se dressait@n énorme cheval, harnaché et monté par un hussard en grand uniforme, Ce char était euivi par un char de chasseurs.> Il suffit d\u2019avoir vu le char de l\u2019Association athlétique de.Québec pour çe\u2026 faire une idée des jeux de \u2018sports chaque amuscment athlétique y était représenté.Bien que fatigués par leur course sur le fleuve les canotiers ont voulu figurer aussi dans la procession.Les canots étaient traînés par des chevaux et les canotiers marchaient cha- ' cun avec aviron Eur l\u2019épaulo et chantaient par moments les vieux airs Canadiens.-Le club Aberdeen avait pour cher allégcrique une glissoire qui tontait ° - 6 - bien des enfants.Il yen a même qui ont glissé durant la jrucession.Lis arpenteurs figuraient aussi avec tous leurs appareils sur des traînes sauvages, tirés par des chiens.Noire populaire neuvième bataillon figurait aÿeo char superbe, tente, oam- poment indien, souvenir du Nord-Ouest, .et groupe de Pieds Noir aansant une du leurs danses.Les étudiants de l\u2019Université Laval Avaient aussi leur char : la médecine était representée par un gros pilon dans lequel se plaçait de temps à autre un étudiant qui adressait la parole : les étudiantsen droit réclamaient pour eux l'avenir du pays.Telle cst du moins l'inscription que portait leur sec- tien représentant une femme tenant uno balance.Le navire cu glace du club Emerald à été beaucoup remarqué des visiteurs.L'industrie était représentée par le char de la maison Carrier, Lainé & Cie, Ce ehar était toËŸt simplement une benilloire en oun:truction auxquels tra- vaillaiens d ux des meilleurs employés.Ba un rien de temps un rivet s\u2019un pouce .du diamètre était posé, ajusté, frappé et arrendi à la perfection.La maison Brewn a fourni un énorme billot que traînaient quatre chevaux, pour repré- scater l\u2019industrie du bois, Venaient ensuite : Une suvrerie complète sur traincau, représentant uce cabane, des chaudrons ete.On fu briquait le sucre comme en Plein bois.Nous y voyous l'enseigne E.Lapointe ; \"Union Commerciale avec char contenant un manu: quin de 14 pieds de hauteur ct trainé par six chevaux gris, Bo arridre du ehar, un éventail fait aves des raquettes ; à la suite une carriole à l\u2019&ve reap: ctable de 125 ans.Les membres de l'Union chantent avec entrain le chant du club ; Le club L: Huron, avec char allégorique.Les employés de la maison Timmons aves Char portant un maun.quie d\u2019une grandeur prodigicuse qui saluuit les spestatuurs à droite et à gauche : La Grande Hermine, toutes voiles dehors, le char portait l\u2019inrcription Honneur aux braves marins de Saint Malo : Le c:ub Le Canadien avec char traîné par six cheveaux ct portant unc ehaloupe construite en 1788 et suivi d\u2019une vieille carriole ! \u201c Le olub le Montagnais avee uve ca- banc forectière en bois rond, faite avec Ja plus grando perfection de détails.Au coin des rues St-Joseph et la \u2018Couronne, Lord Aberdcen prit le côté du -e>\u2014> La politique agricole LES SUCCES OBTENUS Un avis qui a paru dans le demier numéro du Journal d'Agriculture, en- \u2018gageant les cultivateurs de la Provinoe À s'adresser à la Ferme Expérimentale d'Ottawa pour en obtenir des graines de semences, à porté ses fruits ; les deman- des-ont afflué à la Ferme, elles sé comptent par plusieursmilliers, tellement que les directeurs constatent qu\u2019ils ne pouvaient se rendre à toutes, ais ils en | Bônt venus à la détermination de n\u2019on- Foyer quetdé moitié de:Ia quantité qu\u2019ils ont l\u2019hèbitude -d'expédier, c'est-à-dire trois Livres: Se > Cet avis doting dans-un>petit entrefilet n\u2019a pas passé \u201cinapargn;: lest une preuve que les lecteurs du Journaz:d'Agriculture sont nombrëüx- et qu'il igo: avec fruit, c'est aussi une preuve\u2018qué nos cultivateurs comprennent mieux a présent qu'il faut améliorer la culture de toutes les manières ; on peut, avec certitude attribuer ces bienfaisants résultat à la fondation des Cercles Agricoles, et, en général, à ls politique agricole du gouvernement actuel qui, tous les jours, reçoit des témoignages d\u2019appraba- tion des personnes la plus autorisées, C'est ainsi que ces jours derniers un des ministres de la Province recevait une lettre de M.À.A.Ayer un des plus grands exportateurs de beurre et de fromage de Montréal ; dans eette lettre M.Ayer disait que, d\u2019après l\u2019opinion gén é- rale des marchands de Montréal, le commerce est meilleur dans la province de Québco que dans aucune des autres provinces, et que, dans son opinion, ceci est dû en grande partie, sinon pour le Se.tout à la grande angmentation des ma- < / \u2018nafaotares de beurre et de fromage, et à la meilleure calture qui règne mainte- 4 .nant dans notre province.Une vieille formule francaise Nous sommes possédé à Québec de Ja manie assez déplorable de tout apprêter à la sauce anglaise, sans exc:pter ces antiques et vénérables formules fran- gaises que l'Angleterre n\u2019a pas elle- même songé et\u2019ne songera jamais à tra- : duire, dans une autre langue.Je veux n\u2019en oîter qu\u2019un exemple.Ainsi, de temps immémorial, à la elô- ture du Parlement en Angleterre, lors- quo la Reine ou son représentant vient donner sa sanction aux lois, l\u2019un des se- orétaires de service remercie en ces termes la représentation nationale : \u201c Le Roy (ou la Reyne) remercie ses loyaux sujets, accepte leur bénéso- lence et aussi le veult.\u201d Pas un mot de plus et surtout pas de traduction, } Cette formule est au reste un des derniers vestiges de là conquête par les Normands, et les Anglais qui ont le culte des choses du passé, se sont bièn donné garde d'y apposter le moindre changement.Ils en respecteut l'intégrité À ce point qu'ils croiraient la déflorer et lui enlever son cachet d'originalité en l\u2019assujettissant à une traduction quelconque, A Québec\u2014est-ce assez singulier ?\u2014 le respeot des anciennes formules françaises ne paraît point avoir lan même intensité.On s\u2019est imaginé que pour plaire à nos amis les Anglais, il fallait à tout prix traduire les textes, même ceux qui se prêtaient le moins à une traduction.Aussi, voyez ce qui arrive, Pendant que dans le Royaume-Uni, le secrétaire de service ou le greffier se fait un strict devoir de ne réciter qu\u2019en langue française la formule qui vient d'être imprimée, ici, à Québec, à la clôture de chaque session, le greffier du Conseil Législatif ou son assistant nous inflige invariablement une traduction plus ou moins baroque de cette belle et respectable formule d\u2019origine normande.Assurément, c\u2019est là un excès de zèle ou de complaisance qui pourrait assez difficilement se justifier.Nous ne sommes pas tenus après tout d\u2019être plus anglais que les fils de la fière Albion qui, eux, n\u2019ont jamais jugé d'innover, lorsqu\u2019il s\u2019agit d'antiques usages, Pourquoi dès lors fericns-nous autrement que ceux dont nous ne sommes que les imitateurs dans l\u2019application de ces coutumes parlementaires ?.C\u2019est mon humble opinion qu\u2019à Québec comme à Ottawa, nous pourrions sans battre en brèche les règlements et sans faire le moindre acoroc aux convenances, nous conformer purement et simplement à la coutume anglaise et ne pas glisser de traduction là où nos maîtres en fait\u2019 de droit et d\u2019usages parlementaires n\u2019en souffrent pas.BEAUSÉJOUR Une élection partielle aura lieu le 16 courant à Lanark-Sud, Ont.Ce comté était représenté par un député conservateur.Un correspondant du Courrier de l\u2019Ilinois dit qu'il est faux que M.Hopkins, le maire de Chicago soit un eatho- lique, Mgr Cleary est aux prises avec le Mail au sujet des écoles séparés à Ontario.La Minerve explique les retards apportés à la convacation des chambres fédérales par le fait que le gouvernement a besoia de beaucoup de temps pour pré parer la révision du tarif avec ie soin * qu\u2019elle comporte, \u2014 eme Ceux qui souffreus d\u2019un sang corrompu et vicié, peuvent prendre en toute confiance la Salsepareille d\u2019Ayer.Guérison assurée, © Quatre mois de on Un commis a été con é à 4 mois de prison hier en cour du recorder pour avoir causé des désordres dans une buvette et assailli la police qui voulait le ris mettre à l\u2019ordre, téflexions et Conseils Les avis d\u2019un Agriculteur.CE QUE NOUS POUVONS FAIRE EN 1894.\u201411 y a une chose que nous pouvons tous faire en 1894, d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019antée : c\u2019est de Faire mieux.Pour cela, il n\u2019est pas nécessaire d'être artiste, ni grand savant, ni riche, ni même d'êiru la plus forte tête de la paroisse.en politique ; non, tout cela n\u2019est pas nécessaire, Pour nous, cult vateurs qui v\u2019avons pas de temps à perdre, ct qui voulons réussir dans notre exploitation, prenons, dès le commencement de l'année, la résolution : lo\u2014D\u2019abandonner la route et les vieilles méthodes de culture qui pouvaient peut-être avoir du bon sens au temps où nos pères avaient à se défendre contre.les Iroquois, mais qui, aujourd\u2019hui, nous rapporteraient à peine le prix d\u2019un ticket pour.les Etats Unis, 20\u2014De chercher à nous instruire le plus possible dans les choses agricoles, car n'oublions pas que l\u2019agriculture est une science, et que s\u2019il n\u2019est pas néces- gaire d'être savant, il est indispensable de connaître au moins les principes qui servent de base à notre profession.3o\u2014De nous livrer davantage à l\u2019industrie laitière, et en conséquence de cultiver, en grande quantité, les fourrages verts et les plantes racines.4o\u2014De n\u2019acheter ou n\u2019élever que de bonnes vaches laitières, et de mieux les nourrir, non seulement l'hiver et l\u2019été, mais apssi le printemps et l'automne.Bo\u2014De nous occuper davantag- de l'élevage des moutons : voilà encore une branche de la ferme qui nous offre le plus bel avenir.60-\u2014De prendre plus de soin des fumiers, et d'engraisser plus généreusement nos terres, To\u2014 D'établir ce printemps un verger d'arbres fruitiers tels que pommiers, pruniers, cerisiers.8o\u2014D'\u2019agrandir notre jardin potager ct d\u2019y cultiver un plus grand nombre d'espèces différentes de légumes.ALMANACH DES CEROLES AGRICOLES pour 1891.\u2014Voilà un petit livre utile et instructif que tout cultivateur voudra posséder ct qu\u2019il lira avec profit.Comme il est écrit spécialement pour les cercles agricoles, nous engageons vivement ces derniers à en acheter un nombre suffisant pour en offrir gratuitement un exemplaire à chaque membre ; ce serait là un utile et gracieux cadeau qui ne manquera pas de faire plaisir à tous les membres des cercles et à leurs familles.On peut se procurer cet almanach chez messieurs J, B.Rolland et fils Libraires-éditeurs, rue St-Vincent, à Montréal, et aussi à Québec, maison Rolland, rue St-Paul Prix : 5 cents, BIBLIOTHEQUE AGRICOLE DANS LES CERCLES.\u2014Nous conseillons fortement aux Cercles agricoles de faire relier les livres ou brochures qui leur sont adressés ou qu'ils ont pu acheter, afin de les conserver en bon état et d\u2019arriver avec le temps à former une petite bibliothèque agricole dont tous les membres pourront profiter.ETABLISSEZ VOTRE SITUATION, \u2014 Nous voici au milieu de notre long hiver canadien, et de plus nous commen- gous une nouvelle année.Profitez du mois de janvier pour mettre vos affaires en règle.C\u2019est en effet le moment de faire un inventaire de tout ce que vous possédez sur terre, y compris les dettes que vous avez pu contracter, en un mot c'est le temps d'établir votre situation, Voilà une expression qui fait trembler plus d'un homme courageux, et qui en ce moment peut être, a déjà rembruni la physionomie de plus d\u2019un de mes leo- teurs.À ceux-ci je répondrai : mes chers sor une impression désagréable, mais c'est à vous surtout qu\u2019il importe de de vous préparer suns retard à cette pe- titelopération ; croyez moi, il est temps pour vous de voir clair dans vos affaires et de procéder sans retard à un petit inventaire.Faire son inventaire, c\u2019est établir le compte de tout ce qu\u2019on possède et aussi le compte de tout ce qu\u2019on doit, et voir si la différence indique une perte ou un bénifice.La médecine est quelquefois amère à avaler, mais aussi quel bien cela vous amis, je regrette beaucoup de vous cau- fera : connaissant votre situation, voy vaise, et si elle est déjà bonne à l\u2019améliorer davantage.DETTES ET DRAINAGE.\u2014 Tant que vous n'avez pas coniraoté de dettes vous êtes libre et indépencant, vous êtes roi chez vous.La plus petite dette au contraire vous place sous la dependance du premier venu qu\u2019il vous aura donné du crédit, et dès ce moment vous cessez d'être un homme libre, et déjà une partie de vos biens se trouve cngagée.Fuyrz donc les dettes comme un des plus grands dangers que peut courir le cultivateur ; ne faites d'exception que dans lecas où vous voudriez faire du drainage pour améliorer vos terres.Lisezà ce propos la conférence de M.Wm.Ewing sur la culture Ces ter- resen général et sur le drainage en particulier, conférence donnée Pan dernier au Cougrès des Cultivateurs de Québec ot publiée en français et en anglais dans le Rapport da Congrès, CHAULEZ VOS TERRES, \u2014 Gravez vous bien dans l'esprit que la chaux csé utile à toutes les récoltes et qu'elle est nécessaire dans presque toutes les terres de lu Province, La dause de chaux à employer par arpent est de 700 à 1,500 lbs.L'eff«t chimique de la chaux est surtout de forcer le sol a fournir aux plantes, sous forme ussimilable la potus-e et l'azote qu'il renferme ct en outre d'agir elle même comme° uu engrais puissant, Puisque ls chaux a une action si éner- ique, n'en abusez pas sur une terre à moitié ruinées car vous la ruineriez tout à f«it après une ou deux récoltes à moins que vous ne puissiez fournir à la terre tout le fumier ou les e-grais dont elle a besoin.Lisez et relisez attentivement l\u2019article sur la chaux que nous publions plus loin.Que les cercles encouragent les expériences de culture faites avec la chaux.institut Canadien Hier soir a eu lieu la réunion annuelle des membres do l\u2019Institut Canadien pour l\u2019élection des officiers.a donné le résultat suivant : Président, M.J.A.Dionne.Ludovic Brunet.Trésorier, M, F.X.Gosselin.Assistant-trésorier, Gustave De Lery.Secrétaire-archiviste, M.J.G.Couture.Assistants-secrétaires - archivistes, \u2014 MM.J.A.Rémillard ¢t Jos.Ledroit.Seorétaire-correspondant, M.Blaise Letellier.Assistant-sec.-correspondant, MM.A.Taschereau et F.Campeau, Bibliothécaire, M.J.B, Prinre, Membres du bureau \u2018e direction : Mgr Marois, le ovcé de Québec, le curé de St-Roch, gfonble E.J.Flynn, Honble Thos Chapais, Honble Chs Langelier, MM.Jos.Frémont, L.-G.Desjardins, Docteur Vallée, D.J.Montambault, H.A.Turootte Alphonse Pouliot, Albert Malouin, Edmond Paré et Edouard Dorion, EEE M.l\u2019abb6\u2018 Joseph Raymond Roy, directeur du Petit Séminaire de Rimouski, décédé le 1er de ce mois, était membre de la société d\u2019une messe, section provinoiale, B.PH.GARNEAU, ptre., Secrétaire, Archevéché de Québec, ; 6 février 1894, « AR Qui arrêtera = =.= Ce Rhume, Guérira vos Poumons, | Vous Engraissera, Empèchera la Consomption.\u2018 22200001 a chercherez à y remédier si elle est man: | L\u2019élestion Vice-Présidents MM.N.Olliviret Curateur du musée, M.Ne p.Lavoie, , L.P- Siroie, \u2018 © DE 4 .nt N .\\ ; \\ < .- ( @ JOURNAL, DES CAMPAGNES gene as SE Su @ 100 ; Mgr Fabre -@fflcie pontificalement à .Saint-Hyacinthe DERNIER JOUR DU TRIDUUR Saint-Hyacinthe, lor.\u2014La cérémo- mie d'hier soir a été très imposante.L'église des Dominicuins étuit trop petite pour contenir la foule.Les coni- plies furent d'abord solennellement ehautées par le chœur des Pères ct des enfants, sous l\u2019habile direction du Rév, Pare Rondol.Après lee complies, le Révd.Pére Dallaire ekanta un cantique avec accompagnement de violon par Je Frère Couture.Les Evêques pré- senia au chœur étaient NN.SS.Laflèche, Larooque et Decclles.Ce fut Sa Grandeur Mgr Larocque qui présida le salut du T.S.Saorement.Sa Grandeur Mgr Lafièche, évêque de Trois- Rivières, fit le sermon.Il avait à traiter du Missionnaire, ct il prit pour texte oes paroles de Dicu à Abraham : \u201c La maison de ton père sera dans la terre que je te montrerai ct là je te _ farsi le chef d'un grand peuple.\u201d Le \" vémérable prélat fit voir eombien était grande l'œuvre du missionnaire, de l\u2019a- puis jetant un regard à travers es siècles, il dit qu\u2019il y a eu des mis- mennaires dès le commencement du monde, Monseigneur parla de la voca- som ot dit que si la société souffre, e'esh qu\u2019un nombre do personnes ne sent pas dans leur voie, c'est qu'elles ent manqué leur voostion.Mgr Laflèche pula pres d'une houre et demie.Au ewurs de son sermon, il dit qu'il a été étonné de voir le d nombre de oi- teyens que les fils do Saint-Dominique - eatfournis au ciel.Cans le premier siècle de leur existenec, ce nombre s'élève à 13,500 ; dans le deuxième et le troi- ième à 26,000 et le nombre s'accrut encore dans les siècles suivants.Après 12 sermon de Mgr Lafldche cut lien lo ealut solennel, Le chant fut en tièrement fourni par l'Orphéon de Saint- Hyacinthe.Cette belle société chorale a exécuté le \u2018 Veni Jesus, \u201d le \u201c Sub snum \u201d et le \u201c Tantum Ergo\u201d de Rossi.L\u2019ophéon était sous la direction de M.Samuel Casavant.Les colistes furent MM.Jules St-Germain, basso ; H.A.Beauregard, ténor ;V, B.Fontaine ba- xyten, et P.A.Coté, soprano, M.Urbain tenait l\u2019orgue.La messe, ce matin, a eu un caractè- lus solennel encore qu\u2019hier à cause de a présence de Sa Grandeur Mgr Fabre arehevdquo de Montréal.Mgr Fabre a effcié pontificalement, assisté des révé- ronds M.Joannotte,supérieur du collège de Sainte-Marie de Mannoir, et Laflamme ehapelain du précieux sang.Le chœur des élèves du Séminaire chanta la 'messe du second ton harmonisée, aves accompagnement d'orgue et de ÿ À l\u2019offertoire, le Frère Couture exé- | Pe fi - euta aur le violon avec un talent incon- festuble une rêvelie de Vieuxtemps.Mgc Lafièche, ainsi qu\u2019un grand nom- ko de prêtres, assistaient au chœur, O'est Mer Fabre qui présider le salut qui devra clore le triduum, ce soir.M.Ed.Lebel, ténor, de Montréal, \u2026 doit ehanter un motet au salut du Sk-Sacrement.Les évêques qui ont assist6 au Triduum sont, NN.SS.Fabre, de Montréal ; Laflèche, de Trois-Rivières Moreau, de Saint-Hyacinthe ; Gravel, de Nioolet ; Larooque, de Sherbrooke ; Decelles, évêque de Drusipara, et l\u2019abbé mitré, de la Trape d'Oka.Parmi les prêtres, nous avons remarqué les Révds MM.Chalifoux, V.G., Sherbrooke ; | P Jeannotte, chanoine, Sainte-Marie de Monoir ; Baril chanoine, de Trois- Rivières; Dubue, Montréal ; Jutras, Blendin, de Kingsey ; Dupuis, de Farnham ; Boivin, Saint Césaire ; Boisvert, ; Aeton Vale ; E.Dohawel, ouré de la 161 _ cathédrale de Saint-Hyacinthe; Lai % flamme, Chapelain da Précieux Sang, i! ete, ; tous les chapelains des communautés religieuses de la ville et prêtres rofcssours du séminaire et un grand nombre de prêtres des diocèses de Saint- Hyacinthe, Montréal, Nicolet, Sherbrooke, Trois-Rivières Btait aussi pré- \" sent lo Rév, Père Knapp, du couvent ge Lewiston.Ce soir, ciôture du Tridsum.Le für, la Potasse, les meilleurs salté ratifs végétaux, font de la Salsepareille d'Ayer un fomède sans égal pour le LEFEU A LOWELL Pliusionrs personnes à demi asphyxiée Lowe'l, Mass, ler \u2014 Un incendie déssstreux a eu lieu mardi soir dans le grand édifice du bon Marché, O'uet dans le bas de l'ascenseur que les flammes se sont déclarées ct de là elles ont vite gagné les étages supérieurs ct le toit.Cu f-u à causé une grande excitation ear plusieurs personnes occupent des chambres au cinquième, suus les combles.Le passage qui conduisait à l'échelle de sauvetage, qui se trouve en arrière de la bâtisse se trouve bloqué et intercepté par les flammies et la fumée, les locataires furent pendant quelque temps dans la t-iste alternative de périr dans les flammes ou de se jeter sur le pavé du cinquième étage.Des deux côtés, c'était une mort cor- taine.Unc douzaine de femmes étaient, dans cette position.Elles furent toutes sauvées plus mortes que vives par des citoyens courageux qui \u2018es porièrent dans leurs bras jusqu'au bas.Mme Saulson, l'épouse de M Saulson du Aub, fut la première à découvrir le feu.Elle était alors seule dans sa\u2018chambre.Se voyant dans l'impossibilité de fuir, elle cria : Au fun ! : Ses premiers oris ne furent guère entendus ou s'ils le furent, les passants qui les entendaient n\u2019y prêtèrent aucune attention.Enfin, un bomme qui regardait Mme Saulson se débattre dans sa fenêtre comprit ce qui en était et courut sonner l'alarme, Les pompiers furent bientôt sur les lieux et furent admirables de sangfroid, d'énergie et de dévouement.Pendant que la foule, excitée à la vue de Mme Saulson, et M.L.W.Cole, de la Musio Hall Co, \u2014qui occupait la dernière chambre de devant de l'édifice, du côté est \u2014 qui semblaient prête 3 so laisser cheoir sur le sol, criait, se démontait ot perdait son temps en efforts inutiles, un pompier vit en au clin d'œil l\u2019imminence du péril.\u2018* Si vous voukx vous rendre utiles,\u201d cria-t-il assez fort pour être entendu, \u2018\u2018 au lieu de rester plantés là à crier, vencs vous aider à monter cette échelle,\u201d Ces paroles eurent un effet magique.En moins d\u2019une minute,cent personnes étaient autour de la voiture aux échelles et quelques instants plus tard, le haut de l\u2019échelle atteignait la fenêtre du jeune Cole, qui deccendit aidé par un pompier.Pendant ce temps, Amasa Pratt réussissait à sauver par l'escalier intérieur Mme Saulson et d\u2019autres citoyens oo.rageux purent faire sortir de même les autres femmes à moitié folles de ur, M.F.G.Mitghell qui était accourn à la \u2018première alarme, invita les mal: howreu#&s dans son magasin où il fai- salt assez chaud pour les préserver de tout danger immédiat, Il leur fournit des manteaux pour jeter par-dessus leur robe de nuit et des chaussures à celles qui étaient nu-pieds.Dans l'intervalle, les pompiers n\u2019étaient pas restés inactifs.En arrivant on aurait dit que les flammes allaient dévorer tout l'édifice, vu le vent extraordinaire qu\u2019il faisait, Mais le chef Hosmer jugea la situation d'un coup-d'œil.Il disposa ses hommes en deux troupes, l\u2019une devant rendre l'ennemi par derrière l'autre par devant l\u2019édifice, En moins d'un quart d'heure, les faits démontraient que le plan d'attaque avait réussi, L'élément destructeur était maîtrisé.Les dommages ne sont guère considérables ; la plus forte partie des dégâts.est à l'étage Supérieur où les différentes chambres étaient ocoupées par les membres de la compagnie du Musio Hall et par M.e.Mme Saulson.Tous les actours, à part M, Cole se trouvaient en ce moment dans la sallo.du théâtre et bien qu'informés que leurs chambres étaient menacées de des- truotion, ils n'en finirent pas moins le programme annoncé sans perdre leur sang froid.Le plus triste détail de toute cette affaire est l'accident dont M.Saulson a été la viptime.Quané il arriva tout essouflé sur la soène de l'incendie, après avoir entendu \u2018 1 alarme, le premier spectacle qui s'offrit sa vue fut-oslui de son épouse sus pendue au-dessus du balcon du oin- quième étage, et dans le foud le: lueurs des flammes et dus flute de fumée ajoutaiont à l'horreur du tableau, C'était plus qu\u2019il en f.llait pour énerver auoun hemme, Aussi se prévipita-t-il à travers la fumée daus les escaliers et suns so souciur des oruelles morsures des flammes, Mais il dût bientôt céder duvant les flots de fumée qui l\u2019asphyxiaient.Il vit M.Prart desceudre sa femme et les suivit dehors Il avait la moustuche et les souroil brûlés ainsi que les muins.La fumée qu'il avait avalée lui causa des injures internes.\u2018 Il se fit transporter à Ja Merrimack House avec sa femme, Un m decin y fut mandé et il crut devoir administrer de la morphine au blessé.Ce matin, sa position était ass: z critique, mais on ne lo croit pas en danger.On est encore à se demander comment le feu a pu prendre naissance.D'aucuns croyaient d\u2019abord que la batterie électrique daus le bas de l\u2019ascenseur avait fait explosion, maison a découvert depuis que octte théorie était impossible.On dirait plutôt que le feu a comunencé sur l'ascenseur même.Il est impossible de fixer aujoi rd\u2019hui le montant exact des dommages.\u2014\u2014\u2014\u2014li>-ee2>e- rm: COURRIER D'OTTAWA VENTES XMPORTANTES M.Reid, NT.Le nie qu\u2019il ais Vintention de donuer va démission Ottawa,3\u2014Le Dr Reid,M.P., est en ville pour affaires.Il a déclaré à une personne qui lui demandait si le rapport publié par des journaux de l'opposition affirmant qu\u2019il avait l\u2019intention de se retirer était vrai,qu\u2019il n\u2019y avait jamais songé.\u2014MM.Perley et Pattee ont vendu à la Ottawa & Chaudiere Electric Light Co., leur privilège du pouvoir d'rau àla Chaudière, pour Ja somme do $45,000, \u2014M.A.Lunsden, d'Ottawa a vendu à la Ar:hur Hill Co., sa propriété couverte de bois dans la région de la Témiscamingue, pour la somme de $305.0C0.\u2014M L, P.Bébert, sculpteur, arrivera à Ottawa la semaine prochaine pour recevoir des instructions au sujet de Ja statue que l'on se propose d\u2019ériger en l'hopneur de Sir John Macdonald.On n\u2019a encore pris aucune décision au sujet de l'endroit où sera érigée la statue.D'après un rapport reçu au département des chemins de fer, la cireulation des trains interrompue par la neige qui est tombée pendant la dernière tempête, est complètement rétablie.\u2014M.Heotor Fabre, le commissaire canadien à l'exposition d\u2019Auvers, obtiendra 3,000 pieds carrés d'espace pour la section\u201d canadienne.Il est probable que le département des pacheries exposera à Anvers.Le cabinet gest réuni hier après-midi, Mlle Barrett, qui était surintendante des travaux» des damos Canadiennes à l\u2019exposition de Chicago, a 616 engagée hier pour expédier aux exposantes leurs objets.Lemma ime te ala © 0 \u20ac Ps Sir John Thompson a remis à une quinzaine le grand discours programme qu'il devait prononcer avant-hier soir, au club MoDonald d'Ottawa.~~ Antiquités Les fouilles qui se poursuivent à Planpraz, entre Lenz et Saint-Leonard, France, semblent duvoir être du plus haut intérêt pour les amateurs d\u2019anti- quits.Il y a trois rangées de fosses ; tous les cadavres ont la tête da côté du levant, A en juger par les ossements, ils dépassaient la stature ordinaire.Quant aux vases dont la déjà été parlé, ce sont des urnes antiques pla- céés à côté du même sur la tête des cadavres.Extérieurement, elles ont la couleur du ciment, tandis qu\u2019à l\u2019intérieur elles sont d\u2019un beau noir de jaic.Il y en a de diverses \u2018formes et d'une confection admirable, au diro des connaisseurs.On y a également découvert trois pointes qui ne sont ni plus ni moins que des stylets ou poinçons dont les anciens se servaient pour graver sur des tablettes de cire.Ils étaient placés en travers sur la poitrine des cadavres.\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Tragédie de Montréal LE VERDICT DES JUFES Meurtre prémédité Montréal, 2.\u2014 C\u2019est de propos d\u2019éli- béré que le nommé Philias Dufresne; du la rue du Champ-de-Mars, a tué hier, sa sœur ot s\u2019est ensuite donné la mort à lui-même.Ainsi l'on déclaré les jurés assermentés par le coroner, Le Dr W.Johnston, médecin expert du gouverbement, a examiné le corps du la femme à 2.30 hrs, hier après-midi, Elle avait une blessure à la tempe droite, avec une zone noiroic.Plus haut, au front,ily a une autre blessure de la même apparence.Ces deux blessures correspondent & celle quo ferait à bout portant un revolver.Sur le côté gaucho de la juue, il y à aussi une blrssure, Il y avait une autre blessure à la main.Il n\u2019y a pas de doute que la mort a été rapide.J'ai aussi examiné le corps de l'homme, dit le médecin.Il était près de celui de la défunte.Lo cadavre n\u2019était pas complètement froid, Le cadavre présentait une apparence de maigreur considérable, mais pas ex- sessive, A la tempe droite, à l\u2019extrémité extérieur de l\u2019œil droit, l'y a une blessure causée probablement par un pistolet.Non seulement la peau était noircie mais était brûlée.Sur le côté gauche, au-dessus de l'oreille, il y avait une petite bosse d\u2019un demi-pouce, La peau n\u2019était pas perforée mais le orâne était fracturé, Ceci correspond au choo de la balle entrée par l\u2019autre côté.Je suis sous l'impression que la femme est morte avant l\u2019homme.D'après les blessures qu'elle porte, surtout celle au- dessus du front, elle ne s'est pas suicidée.La blessure que porte le défunt peut avoir été causée par lui-même, dans le but de se suicider.(Ici, on produit ie pistolet).Le docteur constate des taches de sang sur le canon du revolver, C'est le sang qui a rejailli quand l\u2019arme a été tirée à bout touchant.Quand j'ai virité la chambre du drame, ajoute le médecin, il y avait des taches de sang près de la feuêtre, L'appa- reuce des deux cadavres démontre qu\u2019il n'y a pas eu lutte, de sorte que je suis porté à croire qu'il n'y avait pas de tierce personno dans le drame, Adélina Brunelle, fomme de T.Hamel, reud son témoignage comme suit : Je tiens ici maison de pension depuis un an, j'étais avec ma bulle-sœur, Alexina Dufresne.Nous étions ensemble depuis trois ans.Nous avons réussi dans nos affaires.da défunte ne s'est jamais plainte de se voir obligée de louer des chambres- Elle se trouvait bien.Elle ne devait rien.Elle est mariéo depuis 4 ou 5 ans à mon frère, Ils ne vivent \u2018pas ensemble depuis quelques mois, parce que son mari buvait et à cause de difficultés que je ne connais pas.Mon frère n\u2019a jamais maltraité sa femme en ma présence.Elle me disait, avant la séparation, que son mari ne lui donnait pas assez d'argent.La séparation a eu lieu pendant mon absence et lorsque je revins, son frère, le défunt venant de Chicago était chez sa sœur, en promenade, Il a, depuis le mois d'octobre, demeuré aveo elle et il payait régulièrement sa pension.Il était malade et ve travaillait pas depuis quinze jours.Il recevait d'une société $5 par semaine quand il était malade.Il n'a jamais eu de querelles avec sa sœur ; mais il n'avait pas son bon sens, parce qu\u2019il nisit l\u2019existence de Dieu, Sa sœur avait la foi et professait la religion catholique.J'ai souvent trouvé le pistolet sous l\u2019oreiller du défunt.Sa sœur m'a dit qu'elle avait peur dole voir se suicider.Je suis sortie hier matin, laissant le frère ct la sœur dans la chambre, avec un pensionnaire, M.MoLeod.-Je suis revenue à 11.30 heures.: .En apercovant le cadavre de la temme je suis descendue pour en avertir quelques voisins et lorsque je revins, suivi de ces derniers, un autre spéotacle non moins lagubre s'offrait à nos yeux : l\u2019as- 8assin de sa sœur, assis sur une ohaise venait de se tuer d\u2019un coup de pistolet.Je jure positivement qu\u2019il.n'était pas dans la chambre quand je suis sortie pour aller avertir les voisins.Hier matin, j'ai déjeuné avec le dé- fant.Il était de bonne humeur.Il ne \u2018 s\u2019est pas querellé aveo #3 sœur./ Josoph Brunelle, lo mari de la dé funte, dit.Ma femme était 8gée de 21 ans.Blle | a demeuré à Saint-Martin et était à Montréal depuis 3 ans, Je suis marié depuis près de 4 ans.C\u2019est moi qui ai abandonné ma femme, parce que j'étais un peu jaloux.Je ne connais rien qui aurait pu la porter au suicide.J'ai connu son frère, qui a demeuré avee moi, il y a deux ans.Je n\u2019ai jamais remarqué qu'il avait l'esprit dérangé.Le frère du défunt dit,j\u2019ai va mon frère la dernière fois, il y a 3 ans, quand il est re/enu de la Floride, Ma sœur, je l'ai vue, la dernière fois, il y a deux ans.Elle se conduisait bien.Elle était âgée de 21 ans et le défunt de 29 ans, Voici le témoignage de Wm.E.Mu- Leod, pensionnaire au No 126 rue du Champ de Mars, scèno du drame : Je demeure ioi depuis dix-huit mois.La défuate m'a dit qu'elle s\u2019était que- relléo gvec son mari et elle semblait heureusa d'en être séparée.Le défant lisait de mauvais livres, ce qui m'a porté à oroire qu\u2019il était athée.Jo suis sorti hier, à 10.20 hrs, Mme Branelle était dans la maison et je lui ai demandé eomt- ment elle se portait.Elle était ocoupée à coudre.Son frère était dans une autre chambre, regardant dans uno fonêtre donnant sur Îs rue.\u2018 Mme Léa Délonchamps, fomme de Chs.Dufresne et belle-sœur du défunt a été ensuite entendue.Elle a corroboré le témoignage de son mari.Après quelques minutes de délibérations, le jury a rendu le verdiot suivant : \u201c Fratricide et suicide volontaire.\" \u2014 LECARNAVAL LA SOIRÉE D'HIER SPECTACLE MERVEI LLEUX La population de Québec, les milliers d'étrangers qui étaient ici, n\u2019oublieront pas de sitôt l'incomparable et prodigieux spectacle qui nous a 6 doncé hier £oir, Ni la parole, ni ls plume ne saurait peindre ce château d\u2019émeraudes, de rubie, de topaze et de saphyr, ces tours flamboyantes, octte forteresse de lumière et de flamme qui langait au oiel des météores plus éolatants que ceux de la voûte céleste, cette pluie d'étoiles multicolores, ces explosions de -foux aux milles couleurs, oette armée de raquet- teurs qui formaient comme un fleuve de lumières mouvantes et fulgurantes, cette foule immense, ce décor grandiose, ces ramparts, oes portes, ce panorama incomparable ! C'était une scène d\u2019une beauté idéale, un rêve de splendeur, une féerie inoubliable et merveil, luuse.Ceux qui ont assisté à ce speotacle ne peuvent trouver de mots pour traduire leur enthousiasme, Cette fête de nuit a été le point culminant du carnaval, dont le suceès a dépassé toutes les espérances, \u2014 ee nm Un article d'Edouard Drumont Nous publions aujourd'hui en première page, un article très piquant d'EpouarD DRUMONT sur Albert de .Mun.Cet article est étincelant de verve ; mais nos lecteurs constateront eux- mêmes qu'il doit être pris cum grane salts.; Nous tenons'à le répéter une fois de plus : toutes les appréciations de Dramont ne sont pas les nôtres, plusieurs de ses idées sociales et politiques me concordent pas avec les nôtres, Nous reproduisons cet article pour fairo saisir sur le vif certaine nuanee dopinion, la manière de voir d\u2019on certain groupe dont la Libre Porole estil'organe retentissant.| \"HOOPER Commencement du nouveau procès à Trois- Rivières Pour tentative de meurtre \u2018 Trois-Rivières, 30\u2014 Avee la bienveillante permission de M.le shérif Dumoulin, votre correspondant à ou co matin l\u2019occasion d'avoir une entrevue aveo Hooper dans la prison, où il est maintenant détenu pour répondre à l\u2019accusation de meurtre sur sa femme, à Louiseville.Hooper dit que depuis son départ de Joliette il souffre de la grippe.En effet, il a pâli «t eonsidérablemeut maigri Ii xe déclare toujours confiant dans l'issue du nouveau procès.Il m'a «xpliqué sa maladie en disant u\u2019un homme qui n\u2019a pas ea la chance de respirer l'air frais depuis presque trois mois pouvait facilement tomber malade à la suite d'un voyage en voiture de Joliette à Lanoraie par le froid qu\u2019il faisait le soir de son départ de'Julictte, Hooper ocoupe une des cellules de l'étage supérieur de la prison.Son repas du midi lui est fourni du dehors.L! me dit qu\u2019il n\u2019a que des éloges à faire.du shérif, mais il constate qu\u2019il n\u2019y a un grand changement entre les appartements qu'un lui avait alloués à Joliette ot seux qu'il occupe ici maintenant.Comwe d'habitude, çon pupitre cet ehargé de paperasses, Il passe son teraps à éorire.Je regois tous les jours; dit-il, des lottres d'amis qui sympathisent avec moi, même à Truis-Ri- vières, Amsi, une dawe, hier, m'a envoyé uu dîner meilleur que je n\u2019en aie mangé de ma vie, Je n\u2019ai qu\u2019à me louer des Canadiens-Français, qui me donnent tant de marques de sympathies, J'espère que LA PRESSE me donnera Jair play, ajonte le prisonnier je sais que ev jourcal cst, des plus populaires ioi.\u2014Quels sont vos défenseurs ?M.Greeushiclds et M.Renaud vont me défendre encore une fois et ils le feront, je orois, avec succès.Je considère cette nouvelle accusation portée eontre moi comme une persécution ; mais j'ai foi en ma bonne étoile.M.Cornellier est descendu à l'hotel Dufresne : 1] sera un des avocats de la Couronne.Nous subiesons actuellement une tempête épouvantable, qui menace de retarder le train qui doit amener M M.Mac- Master, Greenshields et Renaud, ainsi que les témoins de Louiseville, Leseul témoin présent est M.Robitaille, le conducteur du train qui a conduit Hooper à Montréal, après l'affaire de Louiseville.L'enquête doit s'ouvrir à deux heures, La coursera présidée par M.le magistrat Barthe.M.L.N.Denoncourt, C.R.agira comme substitut du procureur général.Les avocats sontarrivés et l'enquête s\u2019est ouverte à 2 heures.HOOPER S'INDIGNE ET PROTESTE Puis il fait des excuses L'enquête préliminaire à Trois.Rivières Trois-Rivières, 30.\u2014 L'enquête préliminaire dans l'affaire Hooper s'est ouverte aujourd\u2019hui à deux heures et domie, sous la présidence de M.le magistrat G.J.Barthe MM.Mo- Master et Cornellier, assistés de M.L, N.Denoncourt, substitut du procureur- général à Trois-Rivières, représentaient la couronne, L\u2019acousé Hooper n'est représenté par aucun avocat ; mais, à sa propre demande, on lui permet de transques- tionner ies témoins lui-même.Si l'on peut en juger d'après la foule qui encombrait la salle d\u2019andience, eet après-midi, l'intérêt qu\u2019on porte à ce, procès ici éclipse l\u2019empressement de la population de Joliette, L'ACTE D\u2019ACOUSATION ,_ L'acte d'accusation comporte que Johu Reginald Hoozor, âgé de 32 ans, de la oité d'Ottawa, dans la province d'Ontario, ci-dovant commis dans la branche du la caisse d\u2019épargnes du ministère des posted du Canada, a, le - treixième jour de septembre mil huit ceut quatre-vingt treise, dans la paroi-se de Suint-Antuine de la Rivière-du- Loup, cn haut, dans le comté de Muskicongé, dans le distrios des Trois- Rivières, dans la province de Québ o susdite, illégaloment et criminellewent saisi avec ses deux mains, Georgiana Leblanc, son épouse, et l'a jetée, lancée et pousséo -dans une certaine rivière appeléo la Grande Rivière du Loup, duns laquelle eoulait alors un grand volume d\u2019eau ; et là et alors, en ce faisant, lui, le dit Joba Reginald Hooper, a illégalement ct criminelle ment essayé et t«nté de noyer et suffoquer la dite Georgiana Leblano, dans les eaux de la dite rivière, avec intention de tuer ut assassiner Georgiana Leblaue, en contravention avec le code criwinel de 1892 et ses amendements.MM Méthot.Urquhart sont assermentés comme sténographes.Hovper à d\u2019abord demandé que la cause ft remise 4 demain, vu 'ubsenoe de ses défenseurs : mais il a été décidé de procéder en permettant au prisonnier de plaider 5a propre cause, ce qu\u2019il a fait d'une manière très intelligente, OBSERVATIOKS DU JUGE Lors de l'ouverture de la cour, le juge Barthe fait remarquer que c'est une cause des plus intéressantes et qu\u2019il espère qu\u2019il n\u2019y aura de marques d'approbation ni de dévapprobation.I] demande en même temps le plus grañd silence.Co n\u2019était pas facile pour la foule qui em- combrait la salle qui est petite et mal aérée,a moins qu\u2019on adopte quelque système de ventillation, les scènes de syncopes dont nous avons été témoin à Joliette vont se répéter ici.M, le juge Barthe a dit ce soir qu'il verrait sans retard A oe que les autorités remédient à cet état de chose.LE PRÉMIER TEMOIN Le premier témoin entendu est M.H.B.Holden, préposé aux vivres à bord du vapeur\u201c Algerian \u201d, de la compagnie du Richelieu ; son témoignage est semblabe à celui qu\u2019il a déjà donné lors du procès de Joliette.ll raconte comment le prisonnier Hooper accompa- gué d\u2019une femme, a pris passage vers 4 heures du matin, à Kingston, dimanche, le 10 septembre 1893.Ce qui a attiré son attention sur le couple, c'est que la femme s'était mise au piano et faisait de la musique, ce qui était défendu aussi à bonne heure le matin.Le témoin explique viors que Hooper est decendu a terre ceul vers 8 heures, tous les autres passagers étalent partis.Il est revenu vers 11 heures et a cou:hé à bord.Il s\u2019est plaint du mauvais service de la compagnie des chare urbains et a montré au témoin un petit paquet contenant des épingles à cheveux pourla fomme, qu\u2019il disait être une pauvre folle \u2019confiée à ses soins, .( \u2014M.MaoMaster : vous a-t-il jamais dit que c'était sa femme ?Le témoin \u2014 Non, Hooper, à ma connaissance, n'avait pas de bagago ; je ne lui ai vu qu'un petit paquet.LI a quitté le bateau avec la femme vers 4 heures, lundi après-midi.Interrogé par Hooper, le témoin ne peut pas jurer positivement qu\u2019il n\u2019y avait pas une valise a mains dans la cabine du prisonnier et que le paquet dont il parle ne contenait.pas ses \u2018vivres.Le proposé aux bagages se nomme Daniel Lecds et le gardien de nuit William McPherson.II y aurait pu exister une ou deux valises dans la chambre aux bagages sans que le témoin le sût ; mais quand l'accusé a quitté le batcau aveo la femme il est partià picd et ne portait qu\u2019un potit paquet.HooPER A LOUISEVILLE Gustave Doucet, télégraphiséo et chef de gare au Sault su Réoollet, raconte sa rencontre avec Hooper 4 Louiseville au mois de septembre dernier, C'était la veille du jour où il a entendu parler d\u2019une fille recueillie par Ja famille Desaulniers.Lorsqu'il a roncontré le prisonnier sur la vérandah de l'hôtel Mineau, Hooper lui a dit qu\u2019il venait do Toronto ; mais ne s\u2019est pas nommé.Hooper interrompt, à maintes reprises, lo témoin, qui est questionné par M.Cornellier.Lo juge\u2014M.Hooper, je suis disposé 2 vous doaner toute la latitudo possible, patco que vous n\u2019ôtes pas défendu par un avocat ; mais n\u2019interrompez pas le témoin à propos de rien.Vous aurce justice, fair play.\" vières, Ja __JOURNAL DES CAMPAGNES HuOPER B'INFORME Hooper \u2014 Votre Honneur, on peut, preudre um homme à cause d'un mot mal plueé.Le tgmoin continue\u2014Le prisonnier ne m\u2019a jamais dit dans quel but il we demandait toutes les questions qu\u2019il m\u2019a pos-es au sujet du pont et des ri.Quand il m\u2019a demandé de l\u2019accompagner jusqu'au pout, j'ai orn que ec n\u2019était dans le but de faire un bout de promenade, en attendant l\u2019arrivée du train.Il m'a expliqué qu\u2019il était à la recherche d\u2019une folle, qui avait échappé à la surveillance de ses pareuts, à St.Ambroise de Kildare, et qu'il la croyait dans les environs de Louireville, Ila ajou.6 que c'était une jolie ferome et qu'il oraiguait q-\u2019elle ne tomb£t entre mauvaises mains, IL EXAMINE LA RIVIÈRE Jo l'ai vu examiner la grète et la berge.' Toi, Hooper s'objeete 4 une question posée.par M.Cornellier, au \u2018sujet de l'examen de la rivière, et s\u2019éorie ; \u2018* Vous ponvex fuire peadre un homme pour cela.\u201d M.Corneillier\u2014 Y a-til quelque chese d'illégal dans ma question ?Le juge\u2014Non.M.Cornellier\u2014Alors jo n'entends pas recevoir de leçons de l'accusé.Trausquestionné par Hooper, le témoin avoue qu\u2019à Louiseville une personne ne peut guère faire de promenade sans rencontrer des ponts, Ma ville est presque entourée d\u2019eau- \u2014Une bonne place pour une royade, ajoute M.Cornellier.Hooper, exoité : \u2014 \u2018\u201c Your Honor, this a distardly insin \u2018ation ! \u201d \u201c Votre Honneur, voilà une audacieuse insinva- tion ! \u201d Le jugo\u2014 Mr Hooper, don't make use of such language here and please withdraw the word dastardly\u2014 M Hooper, veuillez ne pas vous servir d'un tel langaga et retires le mot \u201c audacieuse,\u201d Le prisonnier s'excuse et continue à questionner le témoin, sans pouvoir ébranler son examen en chef.HooPER CONDUIT SA FEMME A Lour- SEVILLE Pierre Morin, serrefrein, à l'emploi du Pacifique, dit qu\u2019il a rencontré Hoo per ct la femmesur la plateforme du char de seconde classe, au \u2018moment où letrain arrivait à Louiseville.Hooper lui a dit de rentrer dans le char, le témoin lui a répondu qu'il avait affaire 13 Je les ai vus descendre du côté opposé à la gare et disparaître dans les ténèbres.La femme paraissait bien tranquille et n\u2019a apposé aucune résistance.- ' E.P.Robitaille, conducteur, al'em ploi du Pacifique, raconte que Hooper est revenu avec lui, ce soir-là, de Lonisevillo à Montréal.II était seul ; il a voyagé en première classe.Il'lui a donné un message concernant une folle qui s\u2019était-disait-il, jetée en bas du train Le prisonnier s\u2019est endormi paisiblement quelques instants après et ne s\u2019est éveillé que lors de l\u2019arrivée du train à Montréal.Il à rencontré l'aceusé vers 2.30.a.m.Sur les bords de Ia rivière Trois-Rivières, 31\u2014L'enquête dans l\u2019affaire Hooper s\u2019est continuée ce matin à dix heures.M.Reñaud, l\u2019un des avocats de Hooper, est arrivé ce matin.La séancen été rendue intéressante par le fait qu\u2019un témoin nouveau, le Dr Reginald S.Lindsay, a donné sa déposition, ainsi que Mlle Stapely.La cour était encombrée comme d\u2019habitude par la foule des ouricux.Le docteur Lindsay raconte qu'un jour vers le milieu de septembre dernier ii a déjeuné et dîné à sn peneion à l'hôtel de Mincau, à Louisseville, où il demeure.Là un étranger, qu'il reconnaît dans la personne de l'accusé mangeait à ls même table que lui.1 s'est aperçu qu\u2019il avait l\u2019aïr excessivement soucieux.La nnit suivante vers deux heurcs et demie du matin, il'revenait de visiter un malade à Yamachiche,lorsque passant on voiture, près de chez M.Desaulniers, il a entendu quelqu'un marcher cn arrière de lui, il s\u2019est retourné eta vu un individu qui traversait le chemin venant du côté dé ia rivière et se dirigeant du côté de la gare.Lo pont est situé à environ cent verges de la gare.Sa première impression - \u2019 FS à été de se dire : \u201c Tins, ¢\u2019est I'individu quia mangé à ma table aujourd'hui Le témoin répète que c'était sou impression, maïs qu\u2019il ne pourrait pas jurer positivement que c'était Hooper qu'il a va cette nuit-là.Travsquestionné par M.Renaud, le témoin répète qu'il ne peut pas jurer que c'était Huoper, mais l'individu qu\u2019il à vu lui ressemblait telleuient que +a pre- mièro impression a été de suite que c'était le même avec lequel il avait mungé chez Mineau Il faisait noir cette nuit- là, mais il y avaitune lumière près de ls maison de M.De-auiniers, Mile Alice Stapely donne ensuite son témoignage.Elle parai-sait nerveuse et ennuyée d'être le pent de mire de tous les regards surtout des femmes présentes qui la regardaient aveo wne eariosité extraordinaire.: En réponse i M.MacMaster, elle dit qu\u2019elle demeure à Ottawa avec ses pa- rants ; elle a fait la connaissance de l\u2019acousé le printemps dernier dans le mois d'avril, vers le 8 septembre, elle est venue à Montréal pusser ses vacances chez ea sœur.Le prisonnier est venu souvent la voir.Bille sortait avec lui.Vers le mois de juin ello a eu occasion de demander à l'accusé, s\u2019il était marié ; elle l\u2019avait ente: du dire.Hooper lui a répondu : \u2018\u201c Oui, mais ma femme est norte depuis ua an.\u2018\u2019 Il lui a montré en même temps un entrefilet d\u2019un journal de Richmond, cantons de l'Est, allant à dire que Mme Hooper étuit morte en France.Elle à oru naturellement qu'il était veuf.Le soir du onze septembre dernier, Hooper a passé la veillée aves elle.ches sa sœur.Il lui a dit qu\u2019il revenait de Louiseville, mais qu\u2019il serait obligé d'y retourner parce qu'il avait oublié quelque chose là.Le témoin ne se rappelle pas si c\u2019était uve petite valise ou non.Samedi, le 23 septembre, Hooper l\u2019a rencoatrée sur la rue et lui a fait une proposition de mariage ; elle accepté à coudition que ses parents consentiraient.Il avait éte entendu, cependant, que le marisgs n\u2019aurait lieu qu\u2019au bout d\u2019une année, + Quelques jours plus tard elle retournait à Ottawa en compagnie du p: ison- nier, il lui a ensuite écrit à deux reprises de Purt Hope.Elle ne l\u2019a pas revu depuis avant son arrestution.M, Renaud déclare m'avoir pas -de questions à poser.On entend ensuite les dépositions du docteur Clarke de l'asile de Rockwood et de MM.Mineau et J.E.Grenier de Louiseville ; ils ont donné en subtance 1es même dépositions quo lors du procès à joliette.La cœur s'ajourne jusqu\u2019à 2 heures.LA GUILLOTINE VAILLANT CONDUIT AU SUPPLICE ll rasta ferme jusqu'a là derniers minute \u2018\u201c A bas la bourgeoisie, vive l\u2019anarchie ! ?\u201d Paris, 5\u2014Les personnes demourant près de la prison de la Roquette, ont anxieusement suivi les allées ot venues mystéricuscs des gens de justice de cette nuit, Tout fait supposer que l'heure du momont solennel va bientôt conner et que l\u2019anarchiste Vaillant va, sous l'âpre acïer du couperet triangulaire de la guillotine, subir le châtiment de son crime.M.Laborie, l'avocat do Vaillant, a pénétré dans la prison et l\u2019on suppose qu'il venait annoncer à Vaillant le rejet de son recours en grâce.A neuf heures, hier soir, un messager du Palais de Justice, a remis un paquet cacheté au gardien de la prison.Les sergents de ville stationnent par groupe de trois aux uleateurs de la prison ct sur la place de Grève.Dans les faubourgs, les préparatifs du carnaval vont leur train et la popu- Jade so réjouit d'avance du sp-ctacle qui se prépare pour elle.Bientôt hommes, femmes et enfants vont se porter en foule et aoclamer de lcurs cris la mort du criminel.Cependant, peudant la nuit la garde républicaine se masse près de la prison et prend place silencieusement près des avenues voisines, \u2018 an IN 7 Lia Les bois da la guillotine viennent d\u2019arriver dans um fourgon.Il est 3 heures du matin, Pou après, M, Deibler, I'exéeuteur des hautes-œuvrer, arrive à pied.Il porte un chapeam à haute forme.Les aides s\u2019ocoupent à mettre la guillotine en place.Queiques speetateurs murmurené dans l'ombre des paroles brèves, mystérieuses, A cinq heures, les beos de gum brûlent encore, mais le jour eommcnee à puindre à l\u2019horimon.Les précautions prises par les aute- rités pour empêcher des démonstrations près de la guillotine, sout parfaites et beaucoup de gens 2e voyant privés de la vue de l'iustrumens de\u2019 supplice par lo cordon serré de l'entoure quittens la place.Vers 6.42 heures il n'y à environ que 800 personnes qui atteadent l\u2019arrivée de Vaillaus.M.Deibler essaie le fonctionnement des poulies et fuit glisser le couperet dans les rainures.Tout est cu bon ordre et tous fonctéion- ne sans bruit.La foule qui n\u2019a guère augmenté, monte sur le toit des maisons.A T heures, vingt-civq_ gardes à cheval se rangent en droite ligne près do la guillotine.À l\u2019intérieur de la prison, on vioat d'éveiller Vaillant en lui annongant le rejet de son secours en grâce et lui disant de se préparer à mourir.Surpris, Vaillant réitère les théories no qu\u2019il a émises en Cour d'assises.h \u201c Mon corps n\u2019est rien a-t-i dit, comparés au progrès de mes prineipes Je serai vengé.\u201d Vaillant était très calme et n'avait point peur.A la demande da gardien lui demandant s\u2019il voulait voir I'aumonier, Vaillant répondit : \u201c Non je ne veux pas le voir.\u201d Voulez-vous boire quelque chose lui demanda le gardien ?\u2018\u2018 Nou\u2026.j'aurai assez de courage sans cela, \u201d Après l\u2019avoir ligotté soigneusement et mis les entraves aux pieds, sur l\u2019ordre donné, Vaillant se mit à marcher saus faiblesse vers la porte de la prison.Ses deux aides marchaient à ses oûtés.La lourde porte s'ouvrit toute grande a l\u2019arrivée du cortège et ia foulo, tête nue, acoucillit d\u2019un silence lugubre et solennel l'apparition du condamné, Les soldats présentaient les armes au passage de Vaillant comme dernier salut à l\u2019homme qui allait mourir.L'aumônier de la prison suivait, le crucifix en main, près des aides à côté de Vaillant.La distance qui séparait la prison de la guiliotine fat vite franchie.Vaillant en approchant de la guillotine s\u2019éoria \u201c Mort à la bourgeoisie | vive l\u2019anarchie ! \u201d Il s'approchs alors, résolu et ferme de la planche à bascule et laisse les aides ajuster les courrois, En moins de temps qu'il n\u2019en faut pour l\u2019écrire, la #lanche bascula, la tê- te de Vailiant fut prise dans la lunette.Le bourreau pressa le bouton.Il y eut un éclair, une lueur d'acier traversa l\u2019espace, puis les spectateurs virenf une tête ensanglantée trembler et tomber: dans le panier placé en arrière de la guillotine, Les aides prirent le corps et le mirent dans un grand panier rempli de son.De l'arrivée de Vaillant à la guillotine à la chute de la tête dans le panier, il s\u2019est à peine écoulée 20 secondes, M.Deibler, qui avait reçu plusieurs lettres contenant des menaces de mort, de la part d\u2019anarchistes, s\u2019il exéoutait Vaillant, et qui, à un certain moment, voulait offrir sa démission, plutôt quo d'accomplir l'exécution, était plus pâle ct plus nerveux que Vaillant, Deux minutes s\u2019étaient à peine écoulées que le corps de Vaillant fut placé dans un fourgon et conduit au cimetière d\u2019Ivry.Le fourgon était précédé et suivi de gardes à cheval.En arrière suivait une voiture qui contensit les officiers de la loi.La distance entre le lieu de l'exécution et le cimetière a été franchie au galop.Les restcs de Vaillant après un dimulacre de sépulture ont été délivrés à la Faculté de Méôdecive.> Pendant que cette dernidre cérémo- ronie s'accompliesait, les aides de M, Duibler démontaient l'appareil de supplice et lavaient aveo nombre de .ba- quets d\u2019eau le sang qui avait taché-le payé.' + .a ; Noces d\u2019Or St-Augustin, ler février 1894.Jeudi, le premier février, M.Isidore Valin, cultivateur, et sa femme Ursule Côte, ont célébré leur cinquantième année de mariage.L'époux cst âgé de 72 ans et possède encore quatre sœurs, L'épouse âgée de 76 ans ne compte qu\u2019un frère vivant.M Valin est père de treize enfants dont quatre sont décédés ct les neuf autres sont vivants.Parmi ces derniers, il y a un prêtre qui est curé à St-Méthode d\u2019Adstock, et trois religicuses dont l\u2019une appartient à la communauté des Sœurs de Jésus-Marie et les deux autres à celle des Sœurs de la Congrégation Notre- Dame.Il compte de plus quarante et un \u2018petits enfants et un arrière petit enfant.La paroiss> de St-Auguestin, voulant témoigner le respect dû à leur vieillesse, leur a fait une heureuse surprise en se rendant en grand nombre à l'office divin.Pen tant la mezse qui fut chantée par le Rév.M.Jobin, vicaire de leur paroisre, le chœur de l'orgue exécuta plusieurs morceaux de chant religieux les mieux choisis.Le sermon fut fait par le Rév.M.Valin, leur fils, qui, après les avoir exhortés à rendre grâce au Tout-Puissant pour tous les bienfaits qu\u2019ils avaient reçus de Lui, prouva par ce beau texte de la Sainte Ecriture : Beati quitiment Dominum.Heureux ceux qui craignent le Seigneur,\u2014que le véritable bonheur de cette vie est dans l'accomplissement des devoirs chrétiens et dans la vie de famille.Presque tous les hommes, dit-il, sont destinés à vivre en famille, ct s'ils ne trouvent pas là le bonheur ils ne le trouveront nulle part.C\u2019est dans ces familles chrétiennes, ajcuta-t-il, que so perpétuent ct se transmettent la simplicité d3 la vie, la candear de l\u2019âme, la foi inébranlable, les vertus des patriarches.C\u2019est là encore que l'Eglise est la mai tresse et la mère dis âmes ; que le prêtre a conservé son autorité de pasteur et de père.Les enfants graodissent sous l'œil attontif des parents.La parole sainte tumbe du cœur des mières dans le -œur de leurs enfants.Les j-uues époux ont pour guide l\u2019expéricnec de leurs an- êtres.La semeine re passe cecupée de c: grand travail de la terre, le pre mier que Dieu ait ordonné à l\u2019homme; et le dimanche, quand Ja cloche appeile les fidèles à l\u2019église, la paroisse tout entière s\u2019en va joyeuse, chercher le repos de ses fatigues et la coneolatiun de scs peines daus les bras de la religion \u2014Ii termina son allocution en leur donnant pour guide la famille de Nazareth, Jésus, Marie ct Joseph, passant leur vie daos un bonheur parfait, beau fruit de l\u2019accomplissemeat des devoirs.Au dîner étaient présents les Révdes.MM.Jobin et Valin, Mr.le Curé man- Quait, en ayant été empêché par une grave indisposition, Six portraits, posés ehez le meilleur photographe de Québec : ceux du père et de la mère et de quatre filles, c\u2019est-à - dire des trois religieuses, et d\u2019une de leurs sours défunte, leur furent présentés par les enfants présents, ® Trois adresses des plus touchantes envoyées par les religieuses, et accompagnées d'objets de piété, furent lues par M.Edmond, leur frère, puis quatre autres petites adresscs très gentilles furent présentées par les petits enfants, Le Rév.M.Valin, apiès avoir remercié le chœur de l'orgue et tous ceux qui avaient pris part À cette fête de famille, laissa la parole au Rév.M.Jobin, vicaire, qui fut très heureux dans ses souhaits de bonheur aux deux vieillards.Cc diner ayant duré deux heures se termina pir un petit discours fait par M.Valin, jubilaire, qui, sans instruction, mais avec son bon seus naturel, remerc:a si bicn les assistants de tous les vœux qu'ii venait de recevoir pour lui et va digne compagne, que l'on en revenait jas de surprise, Après le diner, chanson de circonstance par les eufants et les petits enfants; avec accompaguement d\u2019harmonium.Là, passèrent tour Atour leurs qualités, leurs vertus et leur dévouement, ainsi que certaines petites histoires de lvur vie qui ont fait beaucoup rir: dans le passé, mais encore plus en ce jour, Puis succédèrent des chants canadiens en parties, exécatésavee beaucoup d'art.: .On termiva cette belle journée en assis\u2018ant au premier acte de la pièce Vildae qui fur joué avce un nature] vérita- blement surprenant.puis tout le monde se sépara emportant avec eux, un souvenir ineffacable de la fête.UN ASSISTANT.La guerre religieuse Un reporter du Globe a posé quelques questions à M.Madill, un ministre protestant, président de la P.P.À.Voici quelques extraits de cette interview : \u201c\u2014La P, P.A, est exclusivement un mouvement religieux.Il y a pas de réferme du tarif dans son programme, rien de Ja sorte, \u201d \u201c\u2014Dans le domaine fédéral, quels sont les changements que vous désirez ?\"' \u201c\u2014IJl y a sir John Thompson et M.Laurier.Les deux partis sont commandés par deux catholiques.Nous voulons changer cela, Nous ne pouvons appuyer ni l\u2019un ni l\u2019autre.\u201d \u201c\u2014 Vous êtes opposés aux écoles séparées ?\u201c\u2014 Mais certainement, et nous travaillons à les abolir.On dit que ce système cst constitutionnel ; l'esclavage l\u2019était aussi ! \u201d \u201c\u2014Y a-t-ii quelque autre chose dont vous vous plaignez à Ontario, en dehors de la question ecolaire ?\u201d \u201c\u2014Oui, la distribution des deniers publics, qui est toute à l'avantage des catholiques sous le gouvernement de M.Mowat.Prenez le comté de Wellington par exemple, vous constaterez que pour chaque $100 dépensé dans les institutions protestantes, $1000 sont données aux catholiques romains.C\u2019est la même chose dans d\u2019autres comtés, me dit-on.\u201d Pas de catholiques, ni à la tête des partis politiques ni ailleurs! Tel est donc le mot d'ordre de cette association favatique et intolérante ! Il est évident que le devoir, non seu- cment de tous les catholiques, mais de tous ceux qui désirent le maintica de la paix sociale, est de combattre à mort cette association néfaste.pre mem eer L'ANCIEN REGIME On lit dans la Patrie : \u201c On se rappelle que, dans les derniers temps du régime de l'hon.M.Mercier, lorsque s'accentuait la combinaison Ottawa et Québec pour enlever aux libéraux la direction du gouvernement provincial, la presse tory française et anglaise n\u2019avait: pas assez de compliments pour l'hon, M.Joly qu\u2019elle avait si brutalement conapué lorsqu\u2019il était au pouvoir.M.Joly, comme bien d'autres, s'était prononcé contre les fautes et les erreurs commises et les avait franchement et carrément dénoncées.Les conservateurs, d'ailleurs, ne tarissaient pas d'éloges sur sa haute intelligence, son intégrité parfaite, l'immuable rectitude de eu conduite.C'était le modèle que l'on cffrait à tous les gouvernants présents et futurs.\u201d La Patrie va trop loin.Jamais la presse conservatrice n'a précenté le gouveraement Joly comme le modéle des gouvernements.Elle s'est contenté de dire que M.Joly était un homme digue do respect.Mais nous prenons acte du nouveau trait lancé au régime Mercier par l'organe libéral de Montréal.Seulement nous trouvons que la Patrie sc sert d\u2019un singulier cuphémisme.Son ancien ré- dactour, M.Lebœuf, n\u2019y allait pas si doucement quand il proclamait que le gouvernement Mercier était \u2018\u2018 le plus corrompu qui eut jamais souillé les lambris du palais législatif, \u201d C\u2019est encore à la Patrie qu\u2019on disait alors que tout était à vendre à Québec, Tout de même, nous constatons avec plaisir que l\u2019on n'a pas oublié tout à fait les hontes et les tripotages de cette époque, dans les bureaux du journal libéral, \u20142\u2014meter- EE 00 emmener JOURNAL DES CAMPAGNES A QUEBEC CARNAVAL\u2014PACIFIQUE CANADIEN Sous co titre le Monde publie un article très flatteur pour notre ville.Voioi avec quel enthousiasme Je journal mont- réalais parle de nos fêtes : Il serait mal 3 nous de ne pas consacrer en rentrant de Québec quelques lignes à ce que nous avons vu.Ce ne serait pas seulement nous priver de faire connaitre des impressions aussi vives que sincères\u2014ce serait encore faire prouve d\u2019une bien vilaine ingratitude.ebon vieux Québec, plue hospitalier que jamais, a fait royalement les choses, Le programme était riche, copieux, très original et, qui plus est, il à été.exécuté de commencement à fin.Lord Aberdeen et l\u2019hon.M.Joly ont été les génies de ces fêtes.On les a vus partout, dans des rôles toujours nouveaux et toujours bien remplis.Déjà, à Québec, le nom d'Aberdeen laisse dans l\u2019ombre ceux de Dufferin et de Lorne.On peut difficilement imaginer une ville qui soit plus que Québec propice à des fêtes carnavalesques, La citadelle, les fortifications, le site et surtout le caractère gai et expansif de sa popul ation sont de précieux auxiliaires, Il fait bon de voir défiler une procession dans les rues de Québec, entre deux haies de figures réjouies, exultantes.La price de la forteresse de glace\u2014 qui s'élevait au milieu des vraies forti- fications\u2014restera lungtemps dans la mémoire des assistants, C'est un de ces spectacles où la spontanéité forme le fond du programme, où l'enthousiasme vrai crée à profusion de l'inattendu, des merveilles qu'aucun erganisateur de fête ne saurait rêver, Nous ne voulons pas revenir sur ce que le Monde a déjà fait connaître.Contentons-nous de féliciter les québ ec- cois.Leur carnaval a surpassé tout ce que nous avons vu jusqu'ici dans ie genre et, comme on se le disait en chemin de fer, s'ils montraient en tout une pareille confiance cn eux-mêmes, un enthousiasme, une activité de même intensité, leur ville reprendrait vite la position perdue dans le monde commercial et industriel.N'oublions pas non plus que le véritable initjateur du carnaval québccois n été un journaliste : M, Carrell, éditear- propriétaire, du Telegraph.* Si les québecois ne sauvent pas Québec, qui sait si le Pacifique Canadien ne se chargera pas de cette tâche.L'air est rempli de rumeurs à ce sujet.Des entrepreneurs, des hommes de chemins de fer nous ont abondamment parlé de projets grandioses que nourrirait le grand chemin de fer à l'intention de la vieille capitale.L\u2019agrandissement du féérique hôtel Frontenac est déjà décidé.Le Pacifique Canadien doterait Québec d'un théâtre qui serait converti en Casico l\u2019été.I s'éleverait sur le site du parlement incendié, et serait deux fois plus beau que l'Opéra que cette compagnie a fait construire à Vancouver.Un autre hôtel serait placé au Cap Rouge, au tournant de cette merveilleuse promenade dont Québec est si justement fier et qui englobe les deux grandes artères champêtres : les routes St-Louis et Ste Foye.Aux lacs Beauport et St Charles le Pacifique ferait construire des casinots, des chalets, des villas ; à la chûte Montmorenoy, sur l'Ile d'Orléans, il y aurait également des pieds-à-terre pour les milliers de touristes que le Pacifique Canadien\u2014allié en cela avec le Grand Tronc, paraît-il\u2014amènerait à Québec.De fait, le Pacifique veut métamorphoser Québec en ville d'eau.FH y trouve tous les éléments et la construction de l'hôtel Frontenac n\u2019ect, selon les connaisseurs, que le début de tout un ordre de choses parfaitement arrêté et réglé.Tant mieux pour Québec.AVIS M.Mathias Lislois, de Saint-Thomas de Montmagny, et M.J.J.Saindon marchand ct maître de poste de la Rivière-du-Loup, en bas, sont autorisés à percevoir les sommes dues pour abcnue- ment au Courrier du Cunada ct ou Journal des Campagnes.LR 1 * 0 ol vo Nouvelles locales Un petit voleur.Un petit voleur du nom de Moore a été amené en cour de police, hier matin, pour vol commis chez Mme Renaud, Grande Batterie, en remettant un message.Il a plaidé coupable et ia sentence à été suspendue.: : Ordination Moneeigneur l'Evêque de Druzipara, a conféré dimanche dernier, 28 courant, dans l\u2019église de Ste-Madeleine, l\u2019Ordre de la Prêtrise à M.C, H, Tétreau.La mère Deschamps La révérende Mère Deschamps, supérieure générale des Sœurs Grises, est dangereusement malade depuis quelques temps, Ces jours derniers on lui a administré les derniers sacrements.On s'attend de jour en jour à la mort de celle que l'on regarde comme la scoonde foudatrice de lu communauté.La révérende Scour Deschamps est âgée de 75 ans.Gelures Les gelures sont communes à cette époque de l\u2019année, Un nez ou une oreille gelés ne sont pas choses agréables.Après avoir essayé plusieurs remèdes il faut toujours revenir au Pain Killer Perry Davis le- vieux remède qui soulage plus vite qu\u2019aueune autre chose au mande, .Grande bouteille pour le prix populaire de 25 ota.Nouvelies fabriques \u2018Le conseil municipal de Roxton Falls à passé un règlement par lequel la corporation s'engage à prêter la somme de $8,000 à une société qui doit établir une industrie nouvelle dans le village.Il s\u2019agit d\u2019une manufacture de douelles pour barils à clous et à farine, lames à persiennes, etc Délai aceordé L\u2019hon.juge Plamadon a accordé, dans la cause de Johnson vs Goodfellow pour dommages, les conclusions de la requête du demandeur, demandant délai pour plaider jnsqu\u2019après la décision de son procès criminel, vu qu\u2019en donnant des moyens de défense maintenant, cela pourrait préjudivier à son procès pour assaut.Il ne sera pas tenu à plaider à l\u2019action en dommages avant le dix avril prochain.Incendie Un incendie a détruit la grange et tout son contenu appartenant à M.Dubeau sur la route de St-Henri.C\u2019est une perte de 1000 piastres pour lui.Noces d'or Ce matin, le 31 janvier, M.Jean Sénéchal, menuisier, célébrait à l\u2019égliso paroissiale de St-Raymond, la cinquantième anniversaire de son mariage.La messe solennelle a été célébrée parle Révd M.Bergeron, curé de la paroisse.Le chœur de l'orgue était au complet et a fait nobement son devoir.La fanfare de la paroisse a exécuté de jolis morceaux, Dans une allocution improvisée et appropriée à la circonstance, M.le curé a su charmer l'auditoire et imprimer dans le cœurs de bons et solides souvenirs, .M.Jean Sénéchal est âgé de 76 ans, et con épouse Dame Henriette Letarte de 66, = L'heureux couple était accompagné de sa femille, avec un bon nombre de petits cnfants, d\u2019un grand nombre de parents, de voisins et d\u2019amis qui le félicitèrent et espèrent l'accompagner de nouveau À ses noces de diamant dans dix ans, UN ANT, Maine M.Ed.J.Duchesnay a été réélu, à l\u2019unanimité, maire de St-Ma'o.Election contestée Une dépêche de Trois-Rivières, 2n- nonce que l'élection de M, P.E.Panneton à.la mairie est contestée.Arrestation On a arrêté hier l'individu qui a volé un cheval près de l'église de Lévis, dimanche.Il était rendu à St Agapit.Il ne paraît pas avoir tout son bon sens, ne dolte fête de famille a eu hier soir une jolie fête de famille chez M.A, Lambert, marchand Ni y de Lévis.À l\u2019occasion de son vingt- neuvième anniversaire, Mme Lambert lui a présenté une, magnifique bague en or de gummée avec diamant.Une superbe épingle en or avec diamant, accompagnait cette bague.M.Lambert a remcroié avec émotion, puis les invités ont passé la soirée à faire du chant et de la musique, Nos félicitations à notre ami.Vol audacieux Un vol audacieux a été.commis hier durant la messe à Lévis, On s\u2019est emparé d\u2019un magnifique attelage appartenant à M.Augustin Bégin de la rue St-George.Lorsque, la messe termiuée, M.Bégin alla chercher sa voiture, celle- ci n\u2019y était plus.Un message téléphonique de St-Romuald annonçait que ] équipage était passé là vers midi.On l\u2019a offert à vendre au Dr Gusy, qui s\u2019est douté du vol et a téléphoné au chef de police de Lévis, Yol Un vol a été commis hier au bureau de poste de St Roch par un jeune Joanette qui s\u2019est emparé de deux lettres contenant de l'argent.Ll a été pris sur le fait, parait-il, ot \u2018arrêté immédiatement.- Nos droguistes disent que le Pain-Killer est le remède qui se vend le mieux : durant les mauvaises années on n\u2019a jamais vu de per- somnes assez pauvres pour ne point payer 250 pour une bouteille de cet in- disp>nsable remède famille.Soyez certain que vous achetez le bon Curé en danger On écrit de Somerset : M.l'abbé R, Labbé, curé de Sainte-Anastasie, a failli être victime d'un aceident ; son cheval a pris l\u2019épouvante, et rendu à Ja traverse du chemin de fer, au lieu de continuer sur la, voie publique, il a pris la voie ferrée.M.l'abbé ne lâcha pas prise et parvint à l'arrêter, après avoir fait quelques arpents à côté de sa carriole ; heureusement que la voie était libre, il en a été quitte pour la perte.de son fouct.our l\u2019Europe MM.Arthur Toussaint et George Doyle partiront jeudi pour New-York et embarqueront samedi matin À bord de I'Ombria, en route pour l\u2019Europe.Ils visiteront la France, l\u2019Italie, l'Espagne, le Portugal dana l'intérêt de leur commerce, Leur voyage durera 3 mois.Cour de Police Un jeune garçon a été condamné a 6 mois d'école de réforme pour vol d\u2019une coupe en argent.Ou a commencé l'enquête dans le cas de faux dont s'est rendu coupable un jeune homme de cette ville.MARIAGE CURODEAU-TRÉPANIER.-Ce matin, à la cha- polle St-Louis, M.J.-E.-N.Curodeau, de la maison Noël & Cie, conduisait à l\u2019autel Mlle Sarah Trépanier.: La bénédiction nuptiale a été donnée par le Révd M.P.Fillon, du Séminaire.de Québec, eousin du marié.Nos meilleurs souhaits.TE DECES DsuisLE.\u2014 Le 31 janvier, Louis-Clodomir Delisle, maitre de chapelle à l\u2019église St-Jean- Baptiste, à l\u2019âge de 453 ans.ProuLx.\u2014À la Hauto-Villo, le 1 février, à l\u2019Ago do 91 ans et sept mois, Dame Françoise Lamothe, veuvo de Firmin Proulx.LeEsIEUX.-\u2014Jeudi, ler février, est décédé au .precbytère de St-Lazare de Bellochasse, Guilume Lomieux, âgé do 87 anset 8 jours, Il était le père do 15 onfants dont 3 conracrés à Dieu, doux prêtres et uno religieuso.M.le curé Lemicux, do St-Lazare, était con fils.Drovin.\u2014Co matin, à l\u2019âge de 87 ans et u muie, Dame.Angélique Drouin, rentière, vouve do feu Charles Drouin, menuisier.Elle laisse pour déploror su perte, quatre onfants, vingt- trois petits enfants et cing arrière-petits enfants.Elle n été l\u2019exomple dos plus solides vertus\u201cet surtout'd\u2019une inépuisable charité.BLOUIN\u2014En cotte ville, le 5 févrior,.Paul- Henri, enfant de Puut Blouin, avocat, à l\u2019Ago de 4 ans.RAUMATISME NEVRALGIE, RAIDEUR DES MUSCLES DOULEURS DE COTE ET MAL DE DOS 0 0 4 81\u201d MENTHOL PLASTER cole PARTENT ! té buts WE » Feuilleton du Journal des Campagnes \u201c Québec, 8 Février 1894\u2014No 1 L'abbaye de Bon-Repos I Une charmante soirée de in temps commencait à étendre sur le ville de Vannes son léger crépuscule.Les dorniers rayons du soleil faisaient resplendir la fage des vieilles maisons et teignaient de pourpre les flots de la rivière, grosis par la marée.Point de bruit, de mouvement.Il semblait que chacun voulait jouir dans une sorte de recueillement, des beautés de l\u2019heure présenté.Au palais ducal, même tout était tranquille.C'est à peine si les pas des sentinelles résonnaient sur les dalles de granit des longs et sombres corridors.Sur le banc de pierre, placé au-dessous de l'étroite fenêtre éclairant un petit réduit ménegé au milieu des épaisse.murailles, une jeune fille se tenait assise dans l'attitude d\u2019un profond accablement Des pleurs inondaient son visage et, par instant, un frisson violent semblait l\u2019agiter.Tout à coup, dans la pénombre de l'immenso salle, Un rayon de lumière brilla ; une porte fat vivement euverte et retermée.Une seconde jeune fille traversa, en courant, l\u2019espace qui la séparait de lu fenêtre.\u2014(Constance ! Constance | cessez de rêver, dit-elle.Monscigneur est revenu.Il vient ici dans le moment.Constance se redressa tremblante.\u2014 N'est-ce point assez de notre entrevue de ce matin ?s\u2019écria-t-olle.Yvette, va lui dire que je ne peux le voir main: tenant.\u2014Du courage, ma chère maîtresse.Ronan m\u2019a appris que tout semble aller \u2018Îrès bien.Ecoutez Monseigneur, je suis sûre qu\u2019il va mieux parler.La jeune servante n\u2019eut pas le temps de développer sa pensée.On venait de rouvrir la porte, et oelui qui portait le itre de \u2018\u201c Monseigneur \u201d pénétrait dans la salle.- I s\u2019avangait d\u2019un pas indéoie, et sur son visage de vingt ans se lisait une étrange expression d\u2019obstination et de faiblesse.\u2014Constance ! prenonga-t-il doucement.\u2014Mon frère, j'aurais désiré passer seule la soirée.J'ai grand besoin d'habituer mon esprit à notre situation nouvelle.\u2014Votre voix, Constance, est dure et ironique.Pourtant, que puis-je faire ?Eudes de Porhoët l\u2019indigne usurpateur, a pour lui les trois quarts des seigneurs bretons.De plus, Nantes et Quimper siennent pour Hoël, le fils.renié de notre aïeul.Mon droit pèse peu aux yeux de mes compétiteurs !\u2026 .\u2014Si une volonté ferme: le soutenait, ce droit, vos ennemis ne tarderaient pas à oompter avec vous, .\u2014Ma sœur, avez-vous réfléchi que la mort de !a duchesse Berthe, nctre mère, a laissé aux mains d'Eudes de grandes richesses ?Non seulement je © suis dépouilé de ma couronne, mais l\u2019argent me manque pour enrôler des soldats, \u2014Rien ne manquerait si.Mais,mon frère, à quoi bon recommencer la pénible discussion de ce matin ?Vous seul savez ce qui vous convient.Quant à moi, je trouverai toujours bien, comme notre scour Enoquen, asile dans uno abbaye bretonne.Nos ancêtres en ont fondé plusieurs, ~Religieuse ! Vous, si fiere ! \u2014Mon frère,-le sang d'A lain Fergent oe JOURNAL pug (CAMPAGNES -coule dans mes veines comme dans les vôtres.J'ai dono le droit d'être fiére do France ! Rappelez vous due Conan 11Yle pèro de notre mètre, à préféré (al ms rao: et mon rang.Eudes est heu-, lianco de Louis le Gros à celle de Henri reux \u2018© n'avoir pas à défendre contre moi gon autorité conquise au mépris de tor te justice l.\u2014-Alors, vous voulez dire ?\u2014Mon frère, je vous en prie, sépa-, rons-nous sans échanger de mots bles.Sants.\u2018 \u2014Nous quitter! Vous voulez vrai- -| ment partir, Constance ?La princesse eut un regard enflammé Son visage se contracta sous l\u2019empire d\u2019ane pensée poigusnte.\u2014 Conan, dit-elle, et ça voix prenait des inflexions d\u2019une gravité aus-i douce que penétrante.Conan, je me serais dévoué à mou frère malbeureux, trahi, mais courageux, mais indomptable dans la défunse de vs droits Je ne puis que prier pour le prince faible au puint de recevoir les ordres d'un usurpaieur ! Pour le duc dégénéré, qui ne combat pas jusqu'au dernier souffle afia du reconquérir sa couronne lâchement dérobée !.Sous cette parole ardente, Conan se redressa fier, résolu, Le ton méme de sa voix sembla &tre changé.\u2014Ma sour, dit-il, priez pour moi qui vais effronter mille périls, mais ne m'appelez plus prince lâche et dégénéré.Vous venez de me dévoiler la honte qui «| m'atteindrait si je laissais Eudes jouir en puix du fruit de sa mauvaise foi.Soy«z heureuse, Constance ; dès ce soir, je partirai.Henri d\u2019Angleterre écoutera ma plainte, il m\u2019appuiers.\u2014 Henri d'Angleterre ?' \u2014Lui seul peut me tendre la main.\u2014Non, mon frère, n'ayez point recours à ce roi astucieux et fourbe comme tous les princes de sa race.S'il vous écoutait, ce ne pourrait être qu'avec l\u2019arrière- pensée de profiter dos dissensions des seigneurs bretons, pour s\u2019introduire dan8 le duché et le démembrer.Demandez l\u2019appui qui vous manque à un roi, assez noble pour agir avec vous en ami véritable, assez ohevaleresque pour ne pas tirer parti de notre détresse en vous faisant consentir à des saorifices incompatibles avec vos devoirs de duo breton.\u2014 Avez-vous oublié le nom de Louis VII, roi de France, dit Constance, dont un léger tremblement agita la voix.\u2014Louis VII, est assez occupé contre ses grands vassaux.Et, dans le cas où il m'écouterait, rien ne prouve qu\u2019il n\u2019aimerait pas à prendre, en Bretagne, une revanche de sa folle conduite envers Aliénor.\u2014Vous appelez \u201c folie \u201d une admirable délicatesse de sentiments.Fasse Dieu,mon frère que je ne vous voie Jamais obligé à d'aussi grands sacrifices pour un moins noble motif ! \u2014Constance, nous chercherons ensemble, plus tard, ce que peuvent | sigaifier vos paroles.Aujourd'ui, chère sœur, je vous demande, à vous qui avez relevé mon courage, de m\u2019aïder dans ma rude entreprise.Votre écuyer Ronan connaît admirablement le pays, peut-il m'accompagner ?\u2014 Non seulement, Ronan, mais Alain et Audren.Yvette me suffit, puisque je devrai attendre ici votre retour.\u2014Merci.Maintenant, Constance, je vous dis adieu !.\u2014Maie, mon frère, allez-vous donc partir ainsi sur-le-champ ?Attendez deux ou trois jours, nous règlerons notre voyage.\u2014Non, ce serait une imprudence, Eudes pourraît être informé de mon dessein.Partant à l\u2019improviste, je dé routerai les espions, Une fois à Henne bont, je suis sauvé.\u2014 Partez done, Conan, et que Dieu vous garde ! Ah ! combien je préférerais voir yvos [as se tourner vers la Ler d\u2019Angleterre et à celle de l'empereur d\u2019Allemague\u2014 Ma cœur croy:z- moi, Louis VII est un prince bon ct généreux, mais son ! pouvoir ext battu ou brèche par de re- | doutables vässaux.S'il n\u2019était reconoilié avec le comte Tibaut de Chawpagne \u2018que deviendrait-il ?D'ailleurs, le roi d'Angleterre se souviendra que ju suis sou neveu.Constance, Vous avez réveillé mon âmo endormie.Jo m\u2019eu rappolerai quand j'aurai recouquis ma couronne.\u2014 Mon frère, mon cher Conan, ah ! je vous rutrouve ! vous purtez fugitif, mais vous reviendrez duc, fier et puissant.' \u2014Adieu ! mu :œur.Si vous podvez aller voir uoure chère Enoquen, deman dez-lui qu'elle we donne un soutenir dans ses prières.Enoquen vous aime, mon cher Conan.Pas plus que moi, elle ne vous cubliera.Conan et Coustance semblaient ne pouvoir se réparer.Le jeune prince savait quelle énergie emplissait l'âme de sa sœur, quel appui il trouvait en elle.Et la jeune princesse sa demandait si, en envoyant son frère au-devant des redoutables dangers d\u2019une revendication à main armée, elle n\u2019avait pas écouté l\u2019orgueil et l'ambition plus que la tendresse et la-prudence.Mais, bientôt, tous deux sentirent la nécessité d'imposer sileuce à teur trouble.Pour agir bien, il fallait agir vite, Le frère ot la sœur échangèrent un dernier baiser.Moins d\u2019une heure après, Constance, penchée à la fenêtre la plus élevée du palais, s\u2019eXorgait de suivre, du regard la marche rapide do quatre cavaliers disparaissant, déjà, dans l\u2019ombre de la nuit.C'était Conan, suivi d'Alain, de Ronan et d\u2019Audren, qui jetait ainsi le gant à la fortune.11 L'entretien du frère et de la sœur a fait assez oonnaître leur situation pour que quelques mots puissent suffire à établir l\u2019histoire recpective de ces jeunes princes.Berthe de Bretagne, leur mère, fille du duo Cunan ITT, le Gros, laissait, de son mariage avec Eudes, vicomte de Porhoët, un fils nommé Geoffroy.Mais de son premier mari, Alain le Noir, cadet de Penthièvre, riche de Richemond et scigueur de la Reechs-Derrien elle avait eu Conan (plus tard Conan IV), dont les droits étaient inattaquables, et deux filles : Constance et Enoquen.' Déjà, Berthe, offensée de la conduite d\u2019Budes envers Conan, avait cssayé de ressaisir le pouvoir tout entier et d\u2019en investir son fils sîné ; mais Eudes vainquit cette résistance et ne cacha plus guère son intention de conserver la couronne.Peu après, Berthe mourait.Tout aussitôt, son mari essaya de se faire reconnaître par la Bretagae entière.Nantes et Quimper, seulement, lui refusèrent obéissance, ces deux villes s'étant offertes à Hoël, déchérité de Conan IIT, et frère de Berthe.Eudes, remettant à plus tard la guerre contre Hoël, s\u2019oe- cupa de neutraliser le parti fidèle à Conan.La tâche paraissait être facile : le jeune prince montrant ,un caractère indécis et faible.=.L\u2019usurpateur songes À assurer sa tranquillité en poussant Constance ct Enoquen à se réfugier dans un cloître, Enoquen se soumit saus murmure : la vie contemplative plaisait à sa nature douce et timide.Ælle choisit pour re- traite l\u2019abbaye de Saint-Sulpice, située dans la forét de Rennes, IKE! Eudes, jusque-là si heureux, trouva tout à coup un invinoible obstacle à ses projets dans la volonté f rme de sa balle- fille Constance, Cette jeune princess: douée d\u2019uno grande beauté, d\u2019un csprit infiniment plus vif et plus cultivé qu\u2019il n\u2019était ordinaire, à cette époque, chez une fmme, refusa hautement la vie monastique et, avec non moins de fierté, repoussa les propositions d\u2019alliance qui lui furent faites, \u2014La petite-fille d\u2019Alain Fergent, la fille de Berthe, souveraine de Bretagne n\u2019épousera pas un vassal du vicomte de Porhuët, se burua-t-elle à répondre.La faiblesse de son frète indignait Constance.Tous sus efforts teudaieut à faire sortir Conan de son spathic.Quand eufiu, clle y eut réussi, su joie fut grande et, tous aussitôt, elle s'occupa de gagner des partisans afin du reudre plus facile le retour du jeune duo.Conan avait beureusement accompli son voyage.Kchappé a tous les dangers il est maintenant près de son oncle, qu lui promettait un secours puissant Henri II tint sa parole ; le jeune prince, soutenu par lui, put commencer la conquête de son duché.Lorsqu'i) remit le pied sur la terre bretonne, les seigneurs de Fougères et de Montford, accompagnés de plusieurs autres barons gagnés par Constance, l\u2019attendaient.En peu de temps, quelques places de guerre furent prises ; mais Rennes où Eudes s'était réfugié, résistait.Le duc fut obligé, afin de ne pas épuiser inutilement son armée, de retourner en Angleterre demander un nouveau secours d\u2019hommes ct d'argent.Sa requête fut entendue.Une année plus tard, les seigneurs bretons, à l'exceptiondu comte de Doi, rendaient hommage à Conan ; et Eudes, prisonnier, était confié à la garde du baron de Fougères, son vaiuqueur.III L'été de 1156 commençait.La princesse Constance avait désiré passer la saison à Rennes, dont les environs lui plaisaient beaucoup, Elle y était, d\u2019ail- Sulp:ce qu\u2019elle visitait souvent.Par une soirée semblable à celle où elle avait eu le bonheur de ranimer le courage de son frère, Constance, accompagnée d'YVette, sa sœur de lait, se promenait dans un petit enclos fleuri, ménagé entre les murailles du palais et les remparts de la ville.Elle parais- suit être inquiète et attendre depuis longtemps.\u2014Un tel retard est inexplicable, di- sait-elle.Quelque embâche a dû arrêter la marche de Conan, la distance de Fougères à Rennes n\u2019est pas si grande, \u2014 Monseigneur le duc arrivera sain et sauf, soyez-en sûre, ma chère maîtresse.\u2014II est six heures passées, et mon frère devait être ici à midi.\u2014Les chemins sont si mauvais, \u2014Tu es heureuse, Yvette, de trouver, tout de suite, n'importe quelle raison aux choses les moins explicables ; après cela, je ne sais pourquoi je m'agite ainsi, Pout-âtre Conan et moi ne nous reverrons-nous que trop tôt ! \u2014Ah ! Constance, que dites-vous ?\u2014 Ne te souviens-tu pas, V vette, des termes ambigus de la dernière lettre de Conan.Sa couronne, disait-il, pouvait être, de nouveau, menacée et il comptait sur mon dévouement pour la raffermir, \u2014Monseigneur le duc ne doit-il donc plus compter sur l'affection dont ma chère maîtresso lui a donné tant de prouves ?leurs, à proximité de l\u2019abbaye de Saint- |- 43 \u2014Tu es bien persuadée du contraire.Mais, si j'ai pour Conan une vive affee- tion, il cst, copendant, des choses que je ne puis lui sacrifier et j'ai grande peur qu\u2019il soit question de ces ohoses entre nous.Yvette hocha la tête et so tat, \u2014 Pourquoi, continua Constance, ces mots obscurs \u201c d\u2019alliances imposées, de sacrifices nécessaires \u201d.Est-ce donc à moi que s'imposera cette alliance ?Estco de ma part que ces sacrifices doivent venir ?La jeune priocesse fut iuterrompue par le son de plusieurs trompettes.En même temps, le bruit des pas de nom- breus ch-vaux rétentit davs la vaste cour du palais.\u2014luvreigneur e-t arrivé, dit Yvette, Faut-il me retirer ?\u2014 Resto auprès de moi, répliqua Constance ; j'ai besoin de voir à mes côtés nn visage atwi, je ne puis chasser de ma pensée les tristes pressentiments qui l\u2019assiègent, Ces mots étaient à peine prononcés, que Conan IV entrait dans le jardin et s'avangait avec empres-ement Vers ia Sur, \u2014 Mn chère Constance, dit-il, je suis heureux de vous revoir ! La joie, ea effet, brillait \u2018dans ces yeux ; cependant, un observateur attentif aurait facilement déméé qu'une réelle inquiétude tourmentait le jeune duc.\u2014 Moi aussi, mon frère, répoudit la princesse, je suis heureusc de vous voir beaucoup plus tôt que vous ne me l'aviez fait espérer au moment de votre dépärt.Pourtant, je commençais à grandement m\u2019inquiéter.Votre lettre m'annonçait que je vous reverrais à midi.Resterez-vous longtemps à Rennes ?Ua jour.deux jours, au plus, \u2014Mon cher Conan, cette hésitation me dit clairement que vous avez à me faire part de choses dont vous prétére- riez ne point m\u2019entretenir.Ne gâtons pas, alors, le premier moment de notre réunion.Demain il sera temps de nous occuper d'affaires.Constance, en parlant ainsi, savait bien employer le meilleur moyen pour Rien ne donne autant de courage à un.cœur faible, que le spectaci: Jr'a timidité subite d\u2019un cœur fort.\u2014Ma sœur, dit le prince, il vaut mieux nous entendre dès maintenant, Je suis venu à frauc étrier, sans pren- die aucun repos, ct je dois m\u2019en retourner de même, car de graves intéréts m'appellent dans les pays de Fougères et de Dol.\u2014Vous m'avez écrit, en effet, que des dangers nouveaux semblazent menacer votre pouvoir.\u2014Jugez-en.Eudes de Porhoët ost - libre.\u2014Libre ! ( \u2014J\u2019avais dil le laisser à la garde du baron de Fougères, son vainqueur, mais il à su intéresser le baron à sa cause.Il s'est réfugié auprès de Louis VII.Constance leva sur son frère un regard brillant.\u2019il en est ainsi, vous n\u2019avez rien à craindre, dit-elle.Le roi de France n\u2019encouragora aucune tentative de révolte cn Bretagne\u2014 Comment pouvez-vous préjuger.des da Conan, dont les sourcils s'étaient légèrement froncés.temps où vous imploriez secours de l'Angleterre, je ménageais à votre parti des intelligences non seculemcut bretonnes mais françaises, ll ne pouvait suffire de vous gagner, ici, quelques vassaux, | fallait empêcher que le roi de Francofit alliance, contre vous, avec l'usurpateur, cf fo-cer le duc à s'oxpliquor sur-le-champ.dispositions du roi de France ?deman- ° \u2014Vous allez le comprendre.Dans le Nt 14 Te = Et A a - * .JOURNAL DES CAMPAGNES | .pi 2 * Tai réussi.Louis VII, bien loïn de se montrer notre ennemi, e:$ très dixposé en notre faveur.\u2014Ne le oroyez-vous pas, de même, \u2018ii tout dévouè à ma SLur Constano > ?Leeson d: la voix du dau était =i aa\u201d | : mifestement ironique, que la princesse en ea rt he rn hm in prt on fr mal] \u201c tressaiiliu ds surpri:e.\u2014Vous nom: r/pond:z pas, reprit Oonan.Je voudrais, evp:ndant, m\u2019as- © Bwrer &i tout co que l'en raconte à Montford et ailleurs est véritable.EF \u2014Et que :aco .te-t-on aicai ?demanda fermum.nt Constance.\u2014Le sire de Montfort ose répéter Wien haut que Constance de Brotagne, désireuse de succéder à Aliénor de Gayenne, correspond activement avec Leuis VII, qu\u2019elle lui a déjà envoyé plusieurs messagers dont on cite les meme, mais que le roi.\u2014Arrétez, Mouse gneur ! s'éoria Cons tanee en relevant tièrement la téte.11 me suffit de connaître l\u2019accusation sans que les paroles, plus ou moins fausses et injurieuses, dont on l\u2019aocompague,soient répétées.\u2014Ma sœur, vous ne dites point que l'accusation suit fausse, elle aussi.: \u2014Pourquoi le dirais\u2018je ?Je viens de vous faire cunnaître l\u2019origine de ces bruits.Ai-je douc cu tort de chercher à.gagner à votre cause un roi puissant ?: \u2014Vous auriez eu tort, au moins, d'exprimer les folles rêveries qui pourraient avoir passé par vetre esprit.Une Jeune fille, une princesse, doit à sa dignité\u2026 \u2014Monseigneur, interrompit encore Oonstance, le soin do ma dignité et de celle de m3 famille m'est eher.Ce n\u2019est pas devant moi que le sire de Montfort eât osé ma! parler de vous ! Le duo quitta le banc sur lequel il) était assis auprès de Constance eb fit\u2019 plusieurs tours dans le jardin.Evidemment, le principal motif de sa visite, eslui quilui tenait le plus au cœur, R'avait pas encore été abordé ct il re- gretiait de s\u2019ôtre laissé aller à de fä- eheuxs récriminations, Bientôt, il revint s'asseoir près de sa sœur et lui prit la mæin.\u2014Conttance, dit-il, je vous ai offensée, pardonnez-moi ct ne me refusez pas toute votre attention, Henri II a été mon ferme soutien ; grâce à lui, j'ai Teeouvré mon héritage, Mais ce que vons aviez prévu arrive.Le roi d\u2019Angleterre se montre disposé à exiger de moi beaucoup plus qu'il ne m'est possible de lui accorder.Je cherche à mettre en frein à ses exigences, Il a dans son voisin, le roi d'Ecoosse, un ensemi toujours prêt à lui .susoiter de terribles querelles.Malcolm traitera aveo moi et, pour preuve de notre foi mutuelle, nous avons résolu entre nous une double alliance.Marguerite, eœur de Malcolm, deviendra duchesse de Bretagne, et j'aurai la joie de Voir ma sœur Constance reine d\u2019Ecosse- La princesse, jetant un eri, sc leva tremblante.Le duc, souriant, lui serra plus fortement la main : \u2014Oui, ma chère Constance, dit-il, je me réjouis de vous offrir une couronne.Vous en êtes digne, et les Ecossais ne tarderont pas à adorer leur belle et jeune reine.Constance avait repris toute sa fermeté.Seule, la pâleur de son visage témoignait de ses angoisses, \u2014Je vous dois, mon frère, dit-clle, \u2018ane sincère reconnaissance pour la bonté que vous me témoignez ; mais je refuse la ouronne d'Ecosee.\u2014Vous refusez ! \u201cMon frère, écoutez moi.Je ne vous dirai même pas qu\u2019un si grand éloignement mis entre nous me scrait pénible.Jène doute pas,non plus, qu\u2019en son- géant à faire de moi une reine d\u2019Ecosse, vous aves compté avec mon bonheur; mais ce que j'ai ent:ndu dire de Malcolm, ne m\u2019inspire pour ldi avoune estime.Grorsier et emporté, toujours co- oupé de guerroyer, il méprise les femmes et surtout celles dont l'esprit est ouitivé.Je no ms soumettrai jumais à u tel époux, \u2014 Je vous ai laissée parler, Consmais jo comprends trop la cause de votre refns.Suchez-le bien, cependant, vous vous flatteriez à tort de briser ma volonté, La double alliance proposée par Malcolm est si avautageuse pour le duché de Bretagne, que je ferai tout pour l'assurer, Je pars dans unc semaine- Disposes-vous à m\u2019accompazner, \u2014 Mon frère, dit la princesse d\u2019une voix très douce, mais très ferme, ne comptez pas sur mon obéissance.Je n\u2019épouserai pas Malcolm.Le visage de Cunan s\u2019empourpra.\u2014Y ous obéirez, dit-il avec colère, ou sioob.\u2014 Sinon ?répéta Constance\u2014 Ne me braves pas ! Je suis votre souverain; vous me devez foi et hommage.Vous obéirez ou vous prendrez \"habit de nonne.\u2014 Je consens volontiers à me retirer dans un monastère.Votre oclère s\u2019apaisera.\u2014 Je ne parle point d\u2019une retraite previsoire.Vous épouserez le roi d'Ecosse ou vous prouoncerez des vœux religieux.La princesse ne baissa pas lea yeux sous le regard irrité de son frère, Simplement, elle dit : \u2014 Monseigneur, vous pouvez me priver de mon rang, de ma liberté, je ne murmurerai pas, Votre puissance, cependant, ne saurait aller plus ioin.Pour servir vos projets, jo ne deviendrai psg ] parjare à Dieu ! Onan frappa du pied avec emportement.\u2014 Je dois tout oroire, maintenant, s\u2019éoria-t-il furieux.Mentfort avait raison.Rentrez cher vous et faites commencer vos préparatifs de départ.Dans une heure, vous recevrez mes ordres.Constanco s'inclins.Sans un mot, saus un geste de protestation, elle se di riges vers la poterne donnant accès dan le jardin.\u2014Obéira-t-elle ?se demandait le duo Sa volonté est inébranlable.Je dois tout craindre de sa fierté.En ce moment, un éouyer s\u2019appro- chsit du prince, demandant la pormis- sion de remettre Un message pressé, Conan jeta les yeux sur la dépêche, elle était de Henri d'Angleterre et contenait des réclamations annonçant olai- rement la volonté da monarque d\u2019empiéter sur les droits du duc breton.Conan froissa le parchemin, \u2014 Et penser, murmura-t-il, que je ne puis me venger sur-le-champ | Que je devrai prendre des prétextes, feindre d'ignorer où tout ceci peut me conduire ! Je paie bien cher les secours en apparence si libéralement donnés.Mais patience, Henri, patience ! Que j'aie seulement le temps d\u2019épouser Marguerite d'Ecosse et que j'arrive à décider Constance ?.Tu auras, alors, en Malcolm un ennemi infatigable, Le prince reprit le chemin du palais.II venait d'entrer dans la grande salle, quand, tout à coup, un souvenir pénible parut le frapper.\u2014J'oublisis Eudes de Porhoët, se dit-il.Louis VIT, qui la reoucilli, eu- .couragera-t-il ses prétentions ?Enfin si je ne puis décider ma sœur au mariage projeté, serait-il prudent de la laisser, pendant mon absence, au milieu d\u2019une cour plus dévouée à elle qu'à moi- même.Agité par ces pensées, le duo ordonua à un de ses gardes d'aller prévenir Constance qu\u2019elle eût à le rejoindre sur- le-champ.Le garde revint presque aussitôt {5 annoncer le dé; art de la prinoesse pour \u2018abbaye de Sdint-Sulpice.Elle avait racé à la bête les quelques Tite suivants : i f \u201c J'ai oraïnt, Monsigneur, d'être privée par vous du booheur d\u2019cmbrasser wa ee J'attendrai vos ordres à Saint Sulpice.promettant, d\u2019 avance, une soumission complète à tout ce qui ne froissera ni ma conecience ni mes zontiments.*\u2019 Le duo s'abandonna à une violente colère, il voulut, un moment, poursuivre \u201ca sœur et la ramener à Mennes, Puis, © ravisant, il commanda simplement de surveiller la princesse et, surtout, de l'empêcher de quitter l\u2019abbaye.IV Retirées dans un petit oratoire faisant suite /à la cellule d'Enoquen, Constance et sa sœur, les bras entrelacés, s'abandonnaient aux plus tristes réflexions, \u2014 Je ne puis croire, disait la jeune novice, que Conan oublie votre dévouement pour lui, II acru cette alliance glorieuse et utile, voilà pourquoi il l\u2019a proposée ; maïs rassurez-vous : la réflexion est, sans doute, déjà venue.Il n\u2019essaiera même pas de peser sur votre résolution.Quant à violenter votre conscience, cela est, grâce à Dieu, impossible, Vous avez une âme ferme, Constance, et vous n'ignorez pas que l\u2019on ne peut offrir au Seigneur un cœur occupé des choses de la terre.\u2014 assurez-vous, chère Enoquen.Je n'acoepterai point la couronne d'E- Coss3, mais je ne me plierai pas davantage à la vie du cloître, Il me faut le mouvement, l'agitation, la liberté.Si une oroisade nouvelle è préparait je partirais aussitôt, \u2014Celle que le roi de France a entreprise s\u2019est terminée trop malheureuce- ment, hélas | pour que, de longtemps, l\u2019on songe À en organiser une troisième.\u2014 Si l\u2019expédition a été malheureuse, le roi, du moins, y à conquis une vérita ble gloire.Enoquen plongea son doux regard dans les yeux de sa sœur.Constance, dit-elle, je n'ai pas vos goûts.Je ne suis plus, je ne veux plus être qu\u2019ane simple recluse ; copendant il ne m'est pas toujours possible d\u2019empêcher les bruits du monde de parvenir jusqu'à \"moi.Quelques personnes, se souvenant encore de ma naissance, jugent qu\u2019il est de leur devoir de m'\u2019instruire des choses interessant la dignité de notre famille.\u2014 Pourquoi vous arréter ?demanda Constance, \u2014Je serais si fichée de vous causer la moindre pcine! Ma sœur, prenez garde ! Les princes sont toujours entourés de gens épiant leurs moindres actions, eufin d'en tirer quelque chose d\u2019utile à leurs intérêts.Vous savez combien notre oncle d'Angleterre convoite le duché, Il entretient auprès de notre frère des espions eubtils, lesquels ont dénaturé vos efforts en faveur de la cause de Conan.On ose dire que Constance de Bretagne serait heureuse de devenir la seconde épouse de Louis VIT, et négocie en conséquence.Ces bruits, je n\u2019en doute pes, ont agi eur l'esprit da duc.\u2014 Vous avez raison, dit Constance, avecamertume.Mais vous ne saves pas encore, que lo comte do Montfort est le premier à répandre ces calomnies, \u2014 Le comte de Montfort | Lui qui se, prosternant à vos pieds, vous jurait de combattre, sans repos ni trdve, vos ennemis | \u2014 Oui mais à la condition que j'ac- oepterais sa couronne tomtalo ! \u2014 Quel est le nom de l\u2019écuyer de ce chevalier déloyal ?\u2014 Jaim Penso.\u2014Ma chère Constance, tedoutez Montfurd ! Tous les moyens Jui\u2018 seront bons pour arriver à sont but.Jalm Peneo lui-même, est venu m'avertir, par dévouement pour notre famille disait-i), des bruits répandus au sujet des espérances de ma sœur, \u2014 Ne faut-il pas éloigner Oouan de son meilleur allié ?Si le roi et le duc faisaient un traité défensif, Henri d'Augleterre n\u2019oserait pas réclamer le partage do la Bretagne\u2014 Je comprends le trame.Ah! ma sœur, mon pauvre frère aura poine à secouer les liens dont il est cnlacé.Puisse-t-il surtout,ne pas ohercher des avan- tag s chimériques, quand le saluc ve- Pa rait si facile 1.Une jeune religieuse pénétrait, en ce moment, chez Enoquen, \u2014 Ma gracieuse dame, dit-clle en s'in.clinaut profondement devant Constance le trds haut et trds puissant Alain, vicomte do Roban, envoyé par \u2018 Monseigneur le duo, demande à vous entretenir, \u2014 Pricz-le de vous remettre son message.\u2014Notre bonne mère abbesse a déjà adressé cette demande ; mais le sir de Rohan n\u2019a pas d'ordre Cort.Il doit, de vive voix, transmettre les instructions expresses de notre seigneur due.\u2014Je vais donc vous suivre, répondit simplement Constance.La religieus® salua et sortit, Par un geste gracieux, Enoquen se rapprocha encore de ça sœur, l\u2019embrassa et, passant son kras autour dela taille de Constance : \u2014Je vous accompagnerai, dit-elle 11 faut que Conan sache ma ferme résolution de ne vous abandonner jamais, Constance appuya un instant sa téte sur l\u2019épaule d'Enoquen.Toutes deux offraicnt un touckant spectacle : union fiddl.de fierté, de douceur, de force et de faiblesse.Lontement, elles s\u2019ashemindrent vers lo grand parloir où attendoient l\u2019abbesso et le vicomte de Rohan, V Armé do toutes pièces, grand et robuste, une main appuyée eur sa longue épée de combat, Rohan, debout devant la chaire sculptée où l\u2019abbesse se tenait assise, ressemblait à la statue d'acier d\u2019un trophée monumental, La visière de son casque, mi-relovée seulement, laissait à peine déviner des traits fiors et réguliers, un regard dominateur jaillissant do grands yeux d'un bleu foncé, Sans doute, une discussion assez vive s'était élevée entre lui et l'abbesse, car la pâleur habituelle du visage de la vénérable dame avait fait place à uno nuance presque rouge, indiquant une violente agitation intérieure, \u2014Voici Ja princesse, Messire, dit- elle au vicomte.Trapsmettez-lui les ordres dont vous êtes porteur, puisque je ne suis pas digne de les lui faire connaître moi-même, \u2014Très Révérende dame, répondit Rohan, d'ane voix grave et sonore, j'ai déjà exposé à votre Sérénité les motifs de mon refus.\u2014II suffit, interrompit 1\u2019abbesse.Puis, ce détournant légèrement, el'e appela d'un geste les deux sœurs près de sa chaise.\u2014Priucesse, sjouta-t-elle en étendant a main vers Constance, j'ai compris le but du voyage de ce chevalier ; mais rassurez-vous, l\u2019abbaye de Saint-Sul pico est, grâces en soient rendues à Dieu ! un lieu d'asile inviolable.Jo ne souffrirai pas que ses privilèges soient amoindris ou mon autorité méconnue.| Constance s\u2019inolins devant l'abbosse \u2014Merci pour ces bonnes paroles, ms Très Révérande Mere, dit-elle, Je ls accueille avec joie.Néaumoins, per- metkz-moi d'entendre le message de no- notre seigneur duo Vicomte de Rohan, quels sont les ordres de Conan IV ?Le chevalier mis un genou en terre \u2014Votre Grâce duigue me pardonner, dit-il, si je suis obligé d\u2019obéir à mon souverain.Conan IV se dispose à partir pour l'cosse, Si la-princosse Coustanes ne peut se résoudre à l'accompagner elle duit, aujourd\u2019hni même, sous ma garde, quitter Saint-Sulpice et aller attendre à Lamballe le retour de son frère.\u2014À Lamballe ! s\u2019écria Enoquen, en scrrant plus étroit:ment sa eœur, Pourquoi nous séparer ?\u2014À Lamballe ! répéts \"l'abberse Notre sainte maison n\u2019est-elle dono pas un asile convenable pour la princesse ?\u2014Je ne puis, malheureusement, interpréter à ma volonté l\u2019ordre formel de mon scigneur-ligo, répondit Rohan.Madame Constance daignera-t-elle se filer à ma garde ?\u2014Je vais faire avertir mes suivantes.\u2014H6 as ! Madame, Monseigneur Je duo veut renouveler le service de Votre Grâce.Nous trouverons les suivantes de son choix à notre halte de nuit.\u2014Je proteste, dit l\u2019abbesse, contre I'inconvenance d'un tel voyage.La princesse restera ioi.Ma compagnie et celle de nos sœurs lui cera plus honorable, Des gens d\u2019armes\u2026 \u2014Madume, intcrrompit À son tour le chevalier, ef frappant ! le plancher de sa lourde épée, \u2018Madame, votre Sérénité oublie que je me nommo Rohan.Je ne permets à persoane\u2026 Constance fit un pas entre le vicomte et l'abbesse.\u2014Ariêtez, Messire, dit-elle d\u2019une voix calme.Vous avez mal compris la tendre sollicitude témoignée pour moi par notre digne Mère.Elle ospé-_ rait et j'espérais, aussi, je l'avoue, que\u201d ma retraite en cette abbaye n\u2019éveillerait aucun ombrage.Mais le due jugeant autrement, je me croirais ingrate si j'exposais ce saint asile à souffrir de différends qu\u2019il n\u2019est pas en mon pouvoir d'aplanir.Vicomte de Rohan, je vous demande uno heure pour me e préparer.Est-ce trop exiger ?Je suis votre prisonnière, je dois obéir, Le chevalier mit, de nouveau, un genou en terre.\u2014La princesse Constance, dit-il est après Conan IV, ma scuveraine.Elle: peut compter sur mon inébranlable dévouement en tout ce qui n\u2019est point con traire aux ordres du duo.Je puis attendre jusqu\u2019à midi.\u2014Non, Messire, cela sersit inutile Donnez-moi l'heure demandée, je neveux rien de plus.Vous me trouverez exaotement dans la grande cour à l\u2019instant fixé.Le chevalier se releva, salua aveo res pect Constance et Enoquen, s'inolina devant l\u2019abbesso et quitta le parloir.Le bruit de ees pas s\u2019éteignit dans les longs corridors avant que les trois femmes eussent, de nouveau, échangé une parole.L'abbesse, la première, revint à elle ~~ \u2014Ainsi, Madame, demanda-t-elle, votre intention est de suivre cet insolent chevalier ?\u2014Ce n\u2019est point à lui, mais à mon souverain, le duc de Bretagne, que j\u2019obéis.Une lutte ouverte serait dangereuse pour vous, ma \u2018Très Révérende Mère, et pour moi.\u2014 Pour vous peut-être, princesse, reo tifia la religieuse en se levant droite et } digne, mais pour moi, je ne crains rien, Lorsque lc bienheureux Raoul de la - Babies Fatajp fonda cette maison,il investitl'ab- .Vesse titulaire et, par suite, toutes eelles qui lui sucoéderaient, du pouvoir de gouverner, au temporel, les hommes ar- rogauts comme de régir, au spirituel, les nonnes dont elles avaient charge.Soyez sûre que le duo eût regardé à deux fois avant de mépriser mes droits.\u2014Je le orois, Révérende Mare.Cependant, voulant avancer eotre mon frère ut moi le moment de la réconoilia- tion, ai-je eu tort de me soumettre ?\u2014Mes panrvres lumières n\u2019en sauraient dévider, répliqua la vieille dame, évidemwent blessée.Sœur Enoquen, ajouta-t-elle, je m'étonne que, sans permission, vous ayes, assisté à cette mon- | daine entrevue.\u2014Oh ! voudriez- vous, Révérende Mère, me priver des derniers instants que, peut-être, je passerai jamais avec mon uuique sœur |! L\u2019abbesse feignit uno grande indifférence, bauesa légèrement les épaules et se dirigea vers la porte du parloir.\u2018Une fois là, se tournant tout à coup : \u2014Enoquen, dit-elle, vous avez une grande tendresse pour qui vous en témoigne bien peu.Ces mcte prononcés, elle se retira.Malgréle chagrin réel éprouvé par @onstauce, un léger sourire vint à ses lèvres.N'eat-il pas fâcheux,pensa-t-clle, que les deux princesses de Bretagne ne puissent vivre à Saint-Sulpice ?Ainsi traduisait-elle les paroles de la supéricure, et peut-être, y avait-l lieu doloucr la fidélité dela truduotion.L'heure réclamée passa vite, Malgré la différence de gouts ct d\u2019aspiration une affection tendre unissait les deux sœurs.Elles ce jurèrent de ne poinu s'oublier, de s\u2019écrire souvent, de se sou- temr autant qu\u2019il leur serait pcssi- ble.| \u2014Fe parlerai à Conan, je le ferai rougir de son injustice, disait Enoquen.\u2014 Gardes vous-en, pauvre amie, répondit Constance.Notre frère est ju:te- ment do ces esprits faibles s\u2019obstinant d'autant plos dans un parti pris que l\u2019on cherche à les en détourner.Laisses agir le temps ; Conan fiaira par reconnaître de quel côté sont ses vrais amis.- \u2014 Mais cet exil à Lamballe ?\u2014 Tranquilisez-vous.Je compte \u2018trouver protection sur les terres de l\u2019abbaye de Notre-Dame de Coëtmaloën.Les religieux se eouviendront qu'ils doi- verit tout à Alain-le-Noir, de Penthièvre - et Richemont, notre père, et à Berthe de Bretagne, notre mère.Adressez-moi dono vos messages à Saint-Giles de Pligeaux ; je les recevrai exactement et ne tarderai jamais à vous répondre.\u2014 Votre âme est forte, je le sais, Cependant chère Constance, je tremble, Rohan est si connu pour sa fierté.Méflez-vous de lui ! \u2014 Encore nue fois, tranquilisez-vous Je n'ai qu'un regret : me séparer de vous, ma bonne Enoquen : mais cette séparation, je.veux l'espérer ne sera pas très longue.Le moment du départ était arrivé, et Constance ne voulait pas permettre à sa sœur de l'accompagner jusqu'au seuil du monastère.La joune religieuse no tint nul compte de ses amica les instan- ecs.Bravant une sévèro réprimende d'abbesse, cllo alla vers Rohan qui,exact, impassible attendait.\u2014\u2014Veillez bien sur elle, dit la jeune fille en étouffant ses sanglots et en cachant sous son voile son visage inondé Celarmes, Veillez sur ma chère Constance et je ne vous oublierez pas dans mes prières, .Uno dernière étreinte unit les deux sœurs.Constance monta sur une - mule richement harmachée et Enoquen rentra dans l'abbaye.que fe reverraient-elles?L'époque était éritique.Le trône de Conan, menacé ee toutes paris, pouvait-s\u2019écouler, Au milieu de ces convulsions politiques, la séparations devenait peut-être d-finitive, Les deux sœurs le s-ntait et leur âme en recevait Une une pénible et profonde impression, (4 suivre) LE GOMTE ALBERT DE MUN Ceux qui nous connaissent sont trs d'avance que nous souhaitons de tout cœur le succès de la candidature du comte Albert de Mun dans la deuxième cir- consoription de Morlaix., Nous souhaitons ce succès pour la Ohawbre, dont le niveau est convidéræ- blement abaissé, et qui ne compte pas beaucoup d'hommes de cette valeur ; nous le souhaitons pour les électeurs bretons, qui s'honorcront en envoyant au Parlement un des plus grands, sinon le plus grand orateur de ec temps.Dire ceci,c'est rester fidèle à nos idées d'impartialité et d'indépendance, Eerivain, nous n\u2019avons pas & acoepter les portraits mensongers que l\u2019on met en cireu- lation ; nous peignons les hommes tels qu\u2019ils sont, tels du moins qu\u2019ils nous apparaissent, Cette sincérité ne peut nous empêcher de rendre justice à oe qu'il y a de noble et de beau dans certaines individualités.Pour juger équitablement de Muy, il suffit de prendre le contre-pied de l'iwa- ge tout à fait conventionnelieet factice que des fétichistes peu intelligents ont essayé de présenter aux badauds.Le comte Albert de Mun a été un soldat intrépide sous lcs murs de Metz ; il saurait sans nul doute, mourir avec un calme courage plutôt que de renier sa foi ; mais, dans la vie politique, c'e-t absolument le contraire d\u2019un combattif.Il n\u2019a rien des audaces, de la morgue, des passions d\u2019un tribun.Sa distinction native lui iospire l'horreur de ces debats personnels où l\u2019on récolte toujours, en échange des coups que l\u2019en porte, des horions et des insultes, C'est le contraire d\u2019un va-de-l'avant et au moment de s'engager, il se demande toujours ce qui pourra lui arriver, Comme nous le disions jadis, ce prétendu paladin, ce chevalier du Christ est, en réalité, d'une prudence toute ecclésiastique, d\u2019une prudence de curé, de paroisse riche.S'il s\u2019est lancé aussi à fond dans le Boulangisme,c\u2019était bien malgré lui et parce qu\u2019il avait wn religieux qui le poussait par derrière.Le rêve d'Albert de Mun, son rôle dans le monde, c'est de prononcer de ma- guifiques harangues devant des ennemis bien disposés, séduits par l\u2019élégance de parole, conquis d'avance à l\u2019orateur par la courtoisie des manières du patricien, Ce qu'il veut, ce n'est point déchaîner la tempête pour sulever l'Opinion, c'est voir, en descendant de la tribune, toutes les mains se tendre vers lui : \u201cMon, cher, vous.avcz été superbe ! \u201d Agir ainsi, ce n\u2019est pass\u2019affirmer comme un remueur de foules, un homme d'action, encore moins comme un héros d'aventures, un paladin.Ce n\u2019en est pas moins accomplir une couvre glorieuse, grandir la cause que l'on sert par le talent que l\u2019on met à la défendre, faire le plus louable emplois des dons éclatants que Dieu vous a accordés.Il est consolant pour un pays d'avoir des personnalités comme Albert de Mun, et, même en Europe, on n'apergoit pas beaucoup d'hommes politiques aussi honnêtes, formulant de plos hautes doctrines dans un langage aussi élevé.fn parlant ainsi, j'exprime ce qui est la vérité pure ; les imbéciles no s\u2019en écrieront pas moi : \u201c Voyez ce Drumont, il n'épargne personne, il vient encore d'outrager de Mun.\u201d ll faut ajouter, pour être juste, quo si de Mun a si vite conquis ls première place dans lo parti religieux, c\u2019est qu'il répondait exactement à l'état d'esprit, aux dispositions générales de tous les catholiques influents.Tous ces gens-là ont une pensée de derrière la tête ; ils veulent s'en tenir à des manifestations oratoires ot soripturaires, mais ils sont fermement décidés non seulement à ne pas exposer leur peau, mais à ne pas risquer une parcelle do leur bien-être, De Mun a été aussi loin qu\u2019il pouvait 4 ve \\ JOURNAL DES CAMPAGNES aller, et dans son mondb, quelques-uns même estiment qu\u2019il a été trop loin\u2026 Tant qu\u2019elle à eu le Peuple avec elle l'Eglise a trouvé des défenseurs convain- ous, indomptables, ardeuts, fanatiques, prêts à tout pour défendre les droits de la conscience.L'Eg'i-e dans la phase qu'elle traverse a I'h.ure actuelle, tend de plus en plus & n\u2019avoir plusdour elle, que les riches et les heureux de la terre.\u201c C'est en d'autres régions, dans les milieux où s\u2019élabore la société de l'Avenir que l'on rencoutre ceux qui saveat braver l\u2019échafaud pour leur cause, cette cause fut-elle détestable et criminelle.L'Eslise retrouvera quelque jour les grands a, ôtres qui l\u2019ont itlustrée \u2018autrefois ; clle fera pour les nouveaux barbares ce qu'elle a fait pour les premiers ; elle lépitimera leurs conquêtes un peu brutales elle ab-oudra en bioc de: actes qui n\u2019aurent peut être pas été plus 16.gaux que ceux de Franos ripuaires ; elle consaorera pro Lono pacis, des droits de propriété uu peu nuufs et tout le moado chantera alleluia / En attendant, prenons Albert dé Mun comme il «st ! Aimons-le pour sesirares et précieuses quali.és, pour son itégrité indisoutée,pour sa merveilleuse éloquen- 06, pour tout ce qu\u2019il y a en lui de sympathique et de charmant.Applaudiesonsnous de voir rentrer le grand orateur à la Chambre et ne soulignons pas trop l'ironie qui se dégage du spectacle de cet ancien officier de cavalerie qui parle comme un théologien.C\u2019est l\u2019époque qui veut cela,et rous avons jadis essayé de moutrer,dans la Fin d'un Monde, co qu\u2019avait de bizarre cette agonie d'une société.Tout nous apparaît là dedans, dans l\u2019illogisme particulier aux songes, daus l\u2019incohérence de ces visions nocturne, extravagantes et baroques où les gens so livrent précicément- à tous les actes que l'on n'attend pas d'eux, où des enfants vous sermonnent et où des veil'ards, très graves, vous invitent à jouer aux billes, Nos pères ont vu la duchesse de Berry essayer de soulever à elle toute seule la Vendée parcourant la campague en\u2018ho- bit d'homme,et il se sont dit : * Palsambleu | je ne suis passi le fils de cette guillarde mourra dans son lit, mais, quand il aura seulement dix-huit ans, il fauts'attendre à le voir débarquer quelque part et devenir un rude ew- barras ponr le gouvernement, quel qu'il soit, Le fils de cette vaillaute, le deroon- dant du Béarnais, a consacré quarante ans de ea vie a écrire des lettres pastorales à ses sujets, et les médecins nous ont dit qu'il était mort d'indigestion paroo qu\u2019il avait mangé des fraises trop mûres.On prend pour Président un Maré- | chal qui a passé sa vie au fou et on se dit : \u201cPourvu qu'il ne sacre pas trop et qu'il ne fasse pas trop brutalement sonner son sebre | \u201d Le Maréchal fond en larmes quand on lui parle de prendre un parti, et, quand il faut se servir de son sabre, il s'enfuit devant unc poignée de braillards.On a la chance de trouver pour lo catholique un chef qui a porté la cuirasse, un bomme solide et bien portant qui cst dans toute la force de l\u2019âge.ll se met a dire la messe et à distribuer des bénédiotions aux fidèles\u2026 Il n\u2019y à eu jusqu'ioi qu\u2019un Français qui ait organisé une résistance matéri elle effectivo contre ceux qui venaien l'attaquer\u2026et c'était un abbé ; les curé de Châteauvillain, On a outragé les catholiques de toutes les façons, on les a traités comme des Parias ; on eût pu supposer que, parmi ces gentilhommes, ces fils de races militaires, il s'en fût trouvé quolques- uns pour prendre au séricux ocs grandes phrases sur l\u2019hévoïsme qui faisaient le fond de tous les discours de réunions catholiques.Personne n\u2019a bougé.Un seul être a su se faire tuer par sa foi.C'était une simple ouvrière, Henriette Bonnevie, la douce orante de Chateauvillain.Les grands seigneurs et les grandes dames, tous plus cataoliques les uns que les autres, ont versé cent mille francs en quelque mois pour élever une statue à un auteur d\u2019opéras, Gounod.Personno n\u2019a jamais songé à élever un monu- moent à la plébicone morte pour le Christ Edouard Drurmont \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014-e-}>-0- {Pl remmem-v\u2014eame CACORE Lh MARIE M, C,'émenceau avait annoncé de nouvelles révélations sur l'état facheux duns leque) 80 trouve la marine fran- guise, Tla tenu parole,et onaluavee une douloureuss surprise deux documents OFFICIELS, Ou, ma lheureusement, il est démoutré qu'en cas de OUMPLIGATION, l'arsenal de Toulon, notre priucipal arsenal, et cela en mars 1893 comme en wars 1892, était dans l\u2019impossibisité, non seulement de RAVETAILLEB une c:cadre, mais encore de PUULVOIR A L'ARMEMENT de navires mobilisables, Pas de vin, Pas d'huile, Pas de biscuits, Et cette lamentable affirmation cst aite par qui ?Par deux lettres circulaires, authentiques, du miui:tre dela marine Rieunier | Ces deux pièces méritent d'être méditées, Elles complètent les premières révélations, aux cours desquelles il fut établi que os navires de guerre manquaient de tout oe qui est indispensable pour aller sur l'eau, Aujourd'hui, o'est I'approvisionce- ment qui fait défaut.Il en résulte que TOUT manque, TOUT.Nous ne rechercherons pas eomment il se fait que le journal læ Justice puisse impunément s'emparer des circulaires les plus confidentielles.- Il ÿ a :à un fait grave, qui démontre l'incroyable désordre, matériel et moral, qui règne dans notre administration républicaine.C'est aveo la plus désolante facilité que les documents secrets pa-sent, des cartons de l\u2019amirauté, à l'imprimerie des journaux.Mais cela regarde le gouvernement, qui est trahi ct vendu de tous les côtés, Aucun haut fonctionnaire, qu\u2019il ap- particnne au département de la Justice ou bien aux départements de la Guerre et de la Marine, nc peut désormais, on l'a vu, donuer un ordre quelconque à ses subordonnés, ou adresser un rapport à l'autorité compétente, sans que ces papiers dericnnent de la copie pour les journaux, C'est navrant, mais c\u2019est ainsi.Et, du moment que les choses vont de cette manière, vous devez comprendre qu'il n'est pas difficile, aux puis- eances étrangères, de se procurer, elles- mêmes, les renscignements qui peuvent leur être utiles.Certains estiment que l'œuvre entamée ct poursuivic par M.Clémenceau est mauvaise, qu\u2019il y a de ces discussions qu\u2019on ne saurait produire en publio, de ces documents qu'on doit réserver pour les examens secrets.Ce n'est pas notrs avis.Car, hélas !le mal paraît incurable, d'avanture, si on n\u2019y met pas le fer rouge.Nous avons des marins admirables,des offiiciers de premier ordre, et dvs bureaux abrutis par la routine, ane administration où règaent librement le gaspillage, le désordre et l'incurie.Vainement, la presse élève la voix depuis plusieurs années, et appelle l\u2019attention des pouvoirs publics sur la déplorable situation de la marine.Rien n\u2019y fait.Et les pouvoirs publics semblent ne pas même y prendre garde.Les révélations, les insinuations les plus graves, glissent sur le président Carnot.Cù lui est égal que la France soit exposée à uno catastrophe navale ! La même indifférence berce lo Parlement.Pas une foisla voix résolue, énergique, du patriotisme ne s\u2019est fait cnten- dre à la tribune, pour signaler le mal qui pout nous faire périr, et exiger le remèdo, Les pouvoirs publics demeurent - silencieux ct immobiles.Alors, que faire ?Ce que fait la presse, à cette heure : casser les vitres, bruyamment, obliger le prégidont de la république, les ministres, le Parlement, tous les repus, tous les engraizsés, à ouvrir les yeux ct les orcilles, à agir.Saus cela, la situation restera la même, notre infériorité maritime se prolongera, auoune réforme ne sera intro-.mad am a ; duite.Mt au jour du dunger, au me- | M \u2018ot d'une guerre, nous n\u2019aurons ui vin, | huile, ni biscuits, «t nos vaisreaux de | guerre couleront tout seuls, cn sortant du port.| Eh bien ! nous ne voulons pas de oe- ; la, nous.I\\ ne nous plaît pas, pour faire plaisir à une admivi-tration d'incapa- | bles, pour rerpeoter la quiétude d'âmo .d\u2019ur gouvernewunt encruûté, eù la som- ; nolence abrutie d\u2019un Parlement in béoi- | le, d\u2019exposur la patrie à un suprême dé- Bastre.Qu'a-t-on fait des fonds votés pour la marine ?Où done a passé l'argent ?Qui est coupable de l\u2019ffroy «ble inou- rie dans laquelle s'effondre autre puissance navale ?Voilà ce que l'opinion publique veut savoir.ll n\u2019y aurs donc pas un député, à droite ou à gauche pourge lever et poser eu questions redoutables, qui so.t sur les lèvres de vous les bons Français | Faut de Cassaguacer ss TERRIBLE ACCIDENT Fin tragique d\u2019an voyage de plaisir - Fall- River, Mass., 2\u2014 Uno terrible uooident.qui a coûté la vie à trois per- sounes et qui a failli avoir d: bicn plus désastreuscs conséquen:es encore, s'est proauit vers cinq heures du soir, au oroisemont de Bruwnell street et de la voie da New-York, New-Haven and Harford Rail Road.Un grand traineau sur lequel se trou vaient vingt-huit élèves de l'école Darfee venant de faire une promenade de deux heures, veuait do s'engager eur la voie pour la travers:r, lorsqu'on a vu approcher un train marchant avec une vitesse de vingt-cinq milles à l'heure, Le cocher du traîueau & vivement fouetté ses chevaux et il n\u2019y aurait probablement pas eu d'accident de personnes si les jeunes élèves assia à l'arrière du traîucau n'avaient pas perdu leur savgtroid et sauté sur la voie.Trois du ces iufortunés, Brooks Borden, âgé de seize aus, Ray Thorntor et Orson Swift, Sgés de dix-sept aus, so.t tombés devant lu locomotive et ont été tués eur le coup.Borden a été projeté à une dis- tanc: de quaraute pieds, Thoruton, a été trouvé à uno distauce de #00 pieds décapité, et Swift a eu la tête broyée.Le garde-barrière, nommé Timothy Connolly, était à son peste et il n'y a, dit-on, rien à lui reprocher, car les ai- gnaux lui annonçant l'appreche des trains, ne fonetionnaient pas, ct comme la voie forme une courbe près du lieu de l'accident, il lui a été impossible d'a- percèvoir le train asses tôt pour fermer la barrière.HORRIBLE MORT Un ouvrier mis en charpie dans un moulin Parie, 2.\u2014Vers huit heures et demie du matin, le sieur Vincent Adien, âgé de 36 ans, célibataire, manœuvre aux moulins à chaux de M.Tavan, à Aouste, prês de Valence, a été trouvé broyé dans les engrenages de Ja roue motrice.Le contrc-maitre ne le voyant revenir des cous-sols, où il était allé déplacer uue courroie de transmission, descendit pour voir ce qu\u2019il faisait et le trouva coupé cn doux, ayant trois membres arrachés.On suppose que ce malheureux s\u2019est laissé prendre par mégarde dans l\u2019engrenage : ses appels n'ont pu être entendus ct personae ne se, trouvait là pour le soustraire à cette horrible mort, LEON XIX et Cleveland Baltimore, Me, 2 \u2014 Le cardinal Gibbons a envoye à Léon XTII les portraits du président Cleveland ct de l\u2019ex-prési- dent Harrison.Le cardinal dit : \u201c Le Pape a exprimé lo désir d\u2019avoir les portraits do ces sont très ressomblaats.\u201d\u201d ricains, - Demande les portraits de Harrison deux homwics et il cn à maintenant qui Ce désir du Pape démontre quol int! : - rôs il porte à l'Amérique et aux Aÿr- T5 .Jorsqu\u2019un geudarme sc présenta à lui-et \u201c eausc pour le prince Rikodse le csmsr .pée au clair.Jages daus le Dakota, tout prés de la ~ hier soir, dans les bureaux de la léga- CA UN PRINCE EXECUTE | Peur aucir poignurdé un gondarmo Snint- Petershourg.30 \u2014 On aunonce de Tiflis que le* prince Ricodse a été dendu pour avuir aesusiné un gondarme à coups de poignard.Le prive Rikodze se trouvait cn état d\u2019ébriété dans une salle d'attente do la gare du chemin dc fer, à Tiflis et s\u2019y livrain à toute sorte d'uxcentrivités, an le pria d'être plus calme.eur toute réponse, le prince ricodse Poiguarda le ropréseutant do l'autorité qui succomba immédiatement.Malgré les instances très vives detou- te l\u2019aristocratic, qui avait pris fait et a's pus voulu faire grâce, voulaut, a-t-il dit, donner un exemple de l'égalité devant la loi, LES ANARCHISTES A PA- IS Vinge blessts dans une renoontrsaved 1a police Aurich, 30.\u2014Decs anarchistes,portant d:.: drapaux noirs et rouges ont paradé h -r dans les rucs et ont fait une dé- NM: sustration devant le consulat Italien, \u20ac - œtte ville, L'objet de cette démonstration, de la p-:rt des anarchistes, était de montrer de ur sympathie aveo le mouvement révolutionnaire des Siciliens.Les meneurs ont apposé les drapeaux sur l\u2019écusson, à la porte du consulat.La police a immédiatement enlevé ces drapaux ct a chargé les anarchistes, l'é- Vingt anarchistes ont été blessés ot dix-sept ont été arrêtés, SUICIDE D'UN ALCOOLIQU FI se fend ia tête à conp de hachetie Paris, 30 \u2014Un sieur Paul Carard, employé d: cummerce, âgé de 28 ans, s'est donné « mort dams les circons- lances suivanies : M: Paul Carard habitait avec sa tante, qui possède une assez belle for- tane, un appartement de la rue Tourzon.Lie jeuve homme se livrait à la boisson et, à plusieurs reprises, il avait cu des crises d'a'coolisme.Avant-hier, Paul Carard rentra che lui complètemcet ivre ; tout à coup nous l'empire d'un nouvel accès, il courut ehercher à la cuisine une hachette qui sert à fondre le bois et s'en porta à la tête plusieurs coups très violents.Le sang jaillit à flots, mais le malheureux continuait à se frapper avec rage.Sa tante, entendant du bruit, accou- rat ct désarma le jeune homme qui, au paroxysme de la fureur alcoolique sai- «it un tire-bouchon et se l'enfonça dans la tête, près de la tempe droite.Puis le forcené tomba comme une masse, perdant le sang par les trous béants de ses blossurcs.Transporté dens une voiture des Am- Bulances urbaines à l'hôpital de la Chazité, Paul a succombé après une agonie *errible de vingt heures, Le typhus du Dakota Winnipeg, 30.\u2014Une terrible épidémie de typhus fait des ravages sérieux à Grafton, drand Forks et autres vil- frontière.A Grand Forks, il y & eu quatorze décès en un jour.L'épidémie s'est propagée, dit-on, par la contamination des eaux de la rivière rouge.Oo prend les mesures les plus eé- rieuses pour empêcher le mal de se propager.Voleurs ot incendiaires Rome, 29.\u2014Des voleurs ont pénétré, tion américaine, en brisant les serrures des portes.Ils ont ouvert le coffre-fort et les bureaux du ministre et du consul général, puis ont mis le feu aux arohives enfermées dans les bureaux, La police n'a pu jusqu'à présent irouver de traces des criminels.Les Graillon en Liberté St-Hyacinthe, 30\u2014Antoine Graillon Philémon Graillon qui avaient été con- dimnés à un mois de prison pour assaut) sur la personne de M.Beauvais, nS Pise nel CELERY 2 fille D'un de lise Anglicane guârie d't.* esp: .:.désolanto i.+ Balsep ~reiliv Azer.Mr cu Dikic, io Dressel Dion état ur Montréal, P.Q.(207 MeGiU LD) Glib re \u201c00 vends Ins Méd ~inos do Famille \u201cans el ju n\u2019en ai entenda .Je counais beaucoup de Cures merveiilouses vt bla Saleoperoilic @ Ayes, lave en TET ler tune pothie fin Gethin a dy l'Egilro Anglicane.L'enfont disit Letéraloment e6uverts des ÿ d'une droption rusgn drungrCably do laguatie elle ranffrels do.pals deux où trois ang, walesd Jeb melt.Jeurstroitements pv 165 San pire dal d'une prande ng 3 cs sujet ct, 5:r ma recommendaiisn, comtsrnea à lni {iro prendro 2; 13 Salsepareilie d'Arer deat deux balolil 3 opèrent ana come piste guérison gui la soutasbrest Loancoup et reumplizent son pèro de joir.Je suis sûr que si! était ici il témoignsrait en tormes chaleureux des mérites do la SALSEPARRILLE CAYER Préparée par le Dr, J.C.Ayer & Cie, Lowell, Mass.En guérit d\u2019autres, vous guéris Les Gouttes Royales SONT POPULAIRES | Dans quelque partie que ce suit du Canada ou des Etats-Unis, on trouve des malados qui ont fait usage des GOUTTES ROYALES J.E.P, RACICOT qui ne sont composées quo d\u2019horbes et de rasines, ot qui guérissent indubitablement la dyspepsie.C\u2019est un romède facile Ren Le A prendro, agréablo au goût, et qui ne peut causer aucun danger, Les enfants peuvent les prendre sans aucune ingniétude.Ces gouttes sont tellement répandues dans le public que des marchands qui ne voulaient tenir auoun romèdo, ont été contraints de se procurer ses gouttes, à cause dos demandes incessantos qu\u2019ils rocovaient.Malades, oxigos donc que votre marchand se pourvoie de ce remède qui vous serait d\u2019une si grande utilité au temps de la maladie.S'il persiste dons son obstination, n\u2019oublies pas qu\u2019en vous adressant à Québec, vous pourres vous les pro- eurer facilement.Sachez pour cela vous ares ser à l\u2019Enseigne du Gros Sauvage, chez J.Æ.P.RACICOT Ho.33Rae StsJosoph \u201cr-tkonb Guéber Ferme Boréale J.C.CHAPAXS, PROPRIETAIRE POMMES DE TERRE BraurÉ p'HEBRON.TUBERCULE absolument sain, d'excellente _ ane produotif, somenco de première olasse, - 1.50 par sao de 90 \u2018bs à la station do St-Phi- lippe de Néri, fret aux rruis do l'acheteur.Pas moins d\u2019an sao ne sers vendu à chaque sohe- tour.Semence très-rare cotte année.(me BETAIL OANADIEN Taneaux ot Vaches canadions enregistrés I G.R.B.C., animaux de premier choix, très remarquables commo sortant des meilleures familles laitières, entre autres : \u2014 \u2018 FLEUR-DES-COTEAUX,\"\" (742, L.G.R.B.C.) belle génisse d'un an.Prix #35.00, Cos doux animaux sont issus de co qu\u2019il y a de mioux en fait de vaches canadiennes aur la ferme, saillies par \u2018\u2018 GRANDVILLE,\u201d le plus beau taureau canadien da district.¢ CORNEILLE,\" (12, L.G.R.B.C.) vache do ge ans, issue de ¢ FECONDE,\" qui est onregistrée au livre d\u2019or pour avoir donné 13 Ibs 4 onces ot demie de beurre en sopt jours, Prix $60.00 Tout le bétail canadien de la Forme Boréale ost do typo noir ou noir et fauve, qui est considéré comme lo meilleur type de la race, ot es enregistré.Veaux de l\u2019année, tous issus de vache à lait do qualités supérieures, saillies + \u201c GRANDVILLE *\u2019 mentionné plus haut.ont Jété remis en liberté dimanche soir, lexértemps de réclusion étant expiré, ! | Pour renseignements sur los x s'adresser J.0.CHAPAIS, St-Denis, coté de Ramncareaka JOURNAL D S CAMPAGNES LE REMEDE TONIQUE ANCHOR \u201cIA nchor Weakness Cure \u201d Fatviekne, CONTRE LA Fadtblesse d'estomac, Dy-prpsie, AN Faiblesse des Po.unons, Consomption, / Leiblesse du sang, Anémie, Pâleur, Convalesce nce de toutes les maladies.C\u2019est une liqueur phosphatiqu e contenant tou les éléments minéraux des tissus et du san combinés aveo les priuoipes actifs des plante dont les propriétés reconstituantes sont reconuues ct utilisées tous les jours par la profession médicale.LE ANCHOR WEAKNESS CURE cst un tonique complet et auquel on peut avoir recours.Voici ce que disent les Dames de ls Congrégation du Couvent de St-Roch de Québec : SONS ANCH Sen) QED 2 a 5 A] of) k, of pa GN Tecviues) p Or \u201d oi 1STIVE \\ > (Cores aus + sya 01612 0) er wrast Nexen Price $1.00 rie 5 ARAN) se EA Anchor Medecine Co.Québec, 11 novowmbro 1893.Sœurs de la Congrégation Notre-Dume St«Ktoch de Québec.Cure *\u2019 \u2018do, ui plusicurs mois dans notre communauté (maison de St-Roch}, ot nous av ns Gté très satirf.îtes des résultats obtenus dune les différentos maladies pour Jesquelles noug I' vous employé, s«voir : le Lyspopsie, Faiblosso des poumunë, Fools mont, Débilité, Rte.| con-idérons que o puis:ant tonique cst app: lé à rendre les plus grands gorvices dans les communnutés uinei ceux qui sort obligés desc livror nu travaux pénibles de l\u2019onscignement.C'est an remède qui cst suprorté par ler estomaca los plus faibles | Neus nous sommes survies du romède \u2018\u201c\u201c Anchor Weakness ous u'a tos Le plus efficace des Toniques dans le eus de & HA @ MP HE %-: Prix: $1 Ia grande bouteille En vente dans teutos les pharmacies ou écrire à In enez cette TERRIBLE = SONNEUTS ALA yd PA 2A Py ae LR procurant de suite L\u2019ANTICHOLERIQUE = D* NEY La Diarvhée, quoique n\u2019ayant pas ordinairement le caractère grave du Choléra, a souvent des consé quences funestes, si elle est négligée.Quelques doses \u2019 ANTICHOLERIQUE du Dx NEY arrêtent à son début ce mal si redoutable.Mr A.Casavant, pharmacien, aux Etats-Unis, écri ce qui suit : Mr L.ROBITAILLE, Monsieur ct Cher Confrère, \u201c Je me fais un devoir de témoigner en faveur de 'ANTICHOLÉRIQUa -\u2018 du Dr NEY, que vous êtes, paraît.il, en voie de faire connaître ar \u201c public canadien.MALADIE en vou de Voilà plus de dix ans que je suis dans la Pharmaci \u201c en différentes localités aux Etats-Unis, et je dois dire en toute sincérit \u2018 que je ne connais pas de préparation qui ait donné autant de satisfac \u201c tion que l\u2019'ANTICHOLÉRIQUE du Dr NEY.J'ai eu occasion de voi \u201c* cette excellente préparstion employée dans une foule de cas et fozjoun * avec le plus grand succès.D\u2019aprés mon expérience, c'est vétitablement \u201c le spécifigue par excellence, contre le CHOLERA et la DIARRHÉE, \u201d Bien à vous, A.D.CASAVANT, Pharmacien + (all River, Mass.2 avril 1892.TNF to 10 174s Vrs SEUL PROPRIÉTAIRE L.RORITAILLE, Chimiste JOLIETTE, P.0.EN VENTE PARTOUT A 50 CTS LA BOUTEILLE BG\u201d Franco par la malle sur réception de 60 centins.\u201cWA SAINTE PILULES et ONGUENT HOLLOWAY _\u2014 LES PILULES purifient le Sang, corrigont tous les Dérangements du FOIE, de l'ESTOMAC et des INTESTINS.Elles fortifiont et restituont la Santé à Des Conatitutions délabrées, elles sont aussi incstimables dans toutes les Maladies particulières au soxo Féminin de touto ôge.Pour les POUR TOUS ! Enfants ainsi que pour les porsonnos Agées sont invaluables.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 L°ONGUENT EST UN REMÈDE INFAILLIBLE pour les Maux do Jambes, ceux des Seins, Blessuros Anciennes Plaies ot Ulcères.Il est faux pour la Goutte et Rhumatisme; et pour les Dérangements do la Poitrine.II est do même sans égal pour les ' Maux de Gorge, la Bronchite, les Rhumes, la Toux, Gonflement Glanduloux, et toutes les Maladies de la Poau, il est sans rival et pour les Membre Contraotées ot Jointures Raides, il agit comme un charme._\u2014 JÆ@-CES MÉDECINES sont préparées seulement à l\u2019établissement du professeur Hollowa 78, Now-Oxford Stroot, auparavant 533, Oxford Stroot, ot se vendent à 1s.id., 2s.9d., 4s.6d.tte, ot on Pour les obtonir dans toutes les pharmacies de l'univers.étipuotte qui se trouve sur chaque Pot et Boîte, s\u2019il n\u2019y 11s.22,et 235 le Pot ou Ia Les achoteurs sont priés de regarder à pas l\u2019adresse 533, Oxford Street, London, c\u2019est de Ia falsification.Québec,3 septemble 1891.\u2014 ( Québec - Central mn $0 me SERVICE BE TRAINS DIRECTS ENTRE Qu£Bzo ET LA NOUVELLE- ANGLETERRE.Barvirr de traîns solides entre Québec es Boston, vid Sherbrooke ot le chemin do for Mair= Contrat, \u2018Traîns direcs pour Portland et tous ler points du Maine vi4 Jonction Dudswell et le chemin eo fer Maine Central.+, À commencer LUNDI, le 25 SEPTEMBRE 1893, ra truina voyageront nomme suit : EXPRESS quitte Québde (Traverso).1.50 p.m \u2018 6 TÉVÏB.nnoaouee corvuvess 2.00 p.m Arrive À jonotion l'udswoll \u2026 632 pm \u2018 Sherbr.»oko.\u2026\u2026\u2026.\u2026.7.50 p.m of Boston .« 8.052.m \u201c Now-Yerk.11.388.m Chare palais dortoirs directs, de\u2019 Québec Boston et Springfield, MTXTE guitte Québec (Travorse).12.30 p.m, \u201c se LÉVIS Lenncosvanre vocsssurs 1.10 p.m.A7rivo à St-Frnngois.\u2026\u2026\u2026.voor Allant aa Nord EXPRESE quitte Now-Vork \u2026.\u2026.\u2026.4.00 p.m \u201c «\u20ac, Boston.7.30 M MA.\u201c «« Bherbrooke \u2026\u2026\u2026.8.00 8, m.Arrive à LÉVIS Lesooscccsscrsensurnssecnesn 1.66 pom.\u201c Québes (Trnvorse).2,00 p.m.C'est un convoi direct, avec chars palais dortoirs de Pringfield et Boston 3 Québec.MIXTR quitte St-Frangois.v\u2026\u2026\u2026.6.00 m \u201c « Jonolion Beauce.7.00 3, m.Arrive à LÉVIS.\u2026\u2026.\u2026\u2026 0000000 sescocssses 10,00 5.ma.a Québes (Traverse).cceers10:1 n.ma C'est Ia seule ligne qui voyage ave: rains directs entre Québec et les points de la Nouvelle- Anxleterre et qui sé raccorde avec les chemins de fer Boston et Maino et Maine Central.On fait toujours raccordement à Lévis ot à la jonetion Harlake avec tous les traine de l\u2019Intereolonisl et le bagago est étiqueté pour tous les points de la Nouvelle-Angloterre.Pour autres informations, billets, horaires, eto, s\u2019adresser à l\u2019agent général des billets, en face de l\u2019hôtel St-Louis, Québes, et au bureau du Québec Central, quai de la traverse, basse ville, Québec.PRANK GRUNDY, J.H.WALSH, Gérant général Agent général des Passagers et du 5 sep embre 1898.fret.Bek A Nd A ERT TEI 0e COVA © BED B LY A Go ee, BE V5 sr RE ABONNEZ-VOUS \u2018JournaL DES CAMPAGNES $100: ELE, $1.00 PAYABLE D\u2019'AVANCE.Peel sant tous les Jeudis LE PLUS GRAND ET LE PLUS POPULAIRE JOURNAL DE LA PUISSANOE, Aussi vous aurez droit à > PETITS VOLUMES Le mois du Sacre-Gœur et de Ste-Anne Elzear Bedard 11 & 13, rue BUADE, Québec 16 grandes pages par semaines, paraiss - \u2018 "]
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