Journal des campagnes, 24 mai 1894, jeudi 24 mai 1894
[" T3èrie Année L'industrie agr Sey es C= TL JOMNEON U Coe ET 2 = : « wo gd ane NE aT De sg\u201d 4 pannes au\u201d ses Laid Tn Ne S ations.icole doit toujours être la base de la richesse des n Jeudi, 24 Mai 1894 JOURNAL Des Campagnes EDITION HEBDOMADAIRE Paraiscant tous les JEUDIS et contenant toute les nouyelles de la semaine Prix de l\u2019abonnement : UNE PIASTRE POU BR LA FRANCE : 10 FRANCS.Striotement payable d\u2019avance THS.CHAPAIS,, DIREITEUR-PROPREÉTAIRE © 11 & 13, \u2018RUE BUADE, H.-V., QUEBEC LÉGER BROUSSEAU \u2014 fntraun \u2014 11 & 13, rue Buade, < QUEBEC.EEE ES AUX ABONNES RETARDATAIRES Nous faisons encore appel à ceux de nos abonnés qui sont en retard dans leurs paiements.Un grand nombre ne semblent pas se douter qu'ils sont tenus de payer leur abonnement, et qu'ur journal ne se donne pas pour rien.Nous sommes déterminés à mettre tous les compées pour arrérages entre les mains de nos avocats.Nous espérons que cet.avertissement produira ses fruits auprès des abonnés retardataires.L'osuvre actuelle de M, Ürumont ; M.Dramont nous trouvo atrabilaire, I est eertaîn que nous n@ le trouvons pas parfait, Il en doit conclure, vu l\u2019atmos- Phére où il vit, que nous lui sommes hostile, Il se trompe : nous ne lui sommes pas hostile et c\u2019est de bonne humeur comme de bonne amitié que voyant dans quelle voie il s'engage nous lui crions : casse- cou ! Son œuvre a toujours été mêlée et now le lui avons dit dès son premier livre.Seulement, au début, le bon l'emportait de beaucoup sur le mauvais et voilà que le mauvais, qui faisant tache d'huile, n'a cessé de s'étendre, l\u2019emporte notablement sur le bon.Qu'il y prenne garde, si par ses intentions dont nous ne doutons pas, il est encore avec nous, catholiques, déjà par son langage, équivalant à des actes, i\\ réjouit l'ennemi.Ces dernières paroles paraîtront excessives à M.Drument ; elles ne le ont point.Il le reconnaitrait, si pouvant encore denter de sor infaillibilité, il relisait en flls soumis de l'Eglise ce qu'il vient d'écrire contre Léon XIII.Quel est le protestant, le juif, le franc-maçon auquel il ne fait pas \u2018\u201c boire du lait \u201d en disant que le Pape \u201c lâche \u201d en Frauce les honnêtes gens, les sincères et sages chrétiens pour aider au triomphe définitif de la \u201c crapule, \u201d Soyons exact et jaste :: le directeur dela Libre Parole trouve lui-même ses- -acousations tellement graves, qu'après les avoir formulées, il veut en décharger quelque peu le Saint-Père.Dans ce but il représente Léon XIII comme allant de l'avant au profit des pires gredins, sens se rendre compte de ses aôtes, C'est ainsi que M.Drumoné satisfait son respect filial et rassure sa conscience.Mais tout cela est si gros qu\u2019il faut pour être cru, se résigner à donner des textes, - Après un éloge bien senti, joyeux, glorieux et convainou de la Libre Parole de lui-même et des amis quil'entourent et l'ercensent, M.Drumont sous prétexte d'expliquer à l'Univers la lettre de M.Turquet sur le parti catholique, déclare ne pouvoir comprendre la Politique du Pape au sujet de la France, et, ne ls comprenant pas, il l\u2019attaque à fond.Sauf qu'il y met de la verve et du style il ne dit là \u2018dessus rien que n\u2019aient déjà dit les journaux réfractaires.C'est la ritournelle d'usage : pourquoi le Pape, même s\u2019il ne sort pas de son droit, fait- il en faveur de la République actuelle, ce qu'il n'a fait ni pour la Restauration ni pour la royauté de juillet, ni pour le second empire ?La réponse est facile et cent fois elle a été donnée.Rome n'a été hostile à guoun de ces gouvernements ; tous elle les a \u2018reconnus, tous elle les a soutenus, dans la mesure ou elle pouvait le faire pour les détournér du mal et les mener au- bien.C\u2019est partout et toujours que l\u2019Eglise a tenu cette conduite, suivi cette règle.Son action d'aujourd'hui n\u2019est pas nouvelle ; seulement, à cause des circonstances et des résistances, clle est plus accentuée.Le Pape a élevé la voix parca que beaucoup de ceux auxquels il s'adressait fermaient les oreilles.M, Edouard Drumont, qui traite les royalistes comme on sait,çe prend,quand il s'agit des prescriptions de Léon XIII de compassion pour ces \u2018\u201c milliers d'êtres inoffensifs qui n'ayant plue,\u201cà proprement parler, de passions politiques\u201d, se consolaient entre eux,\u2018par une haine commune contre les infamies et les iniquités des hommes du jour.\u201d Eh bien ! ce mépris dolent ct impuissant, \u201c des juifs, des francs-magons, des traitres, des gonous- sionnaires, des vendus, des pots-de-vi- niers \u2019\u2019, le St Père défend à ces \u201c braves gens \u201d,do le garder.Et ce n\u2019est pas assez que le plaisir de mépriser l'ennemi leur soit défendu il faut en outre, qu'ils se rallient à cette \u201c clique \u201d.Ainsi le veut Léon XIII, foi de Drumont.Vous en doutez ?lisez : .- VNiE \u201c Sans doute, ces malheureux, conduits par des chefs égoïstes, saus intel- ligenc2 et sans courage ne pouvaient arriver à rien de pratique, mais ils formaient tout de même une ùÿ#disponible à un moment donné.Profondément idéalistes, tous ces gens croyaient à une justice supérieure, qui, tôt ou tard, punirait les coquins.Qa avait assisté en ce siècle, à tant de coups'de théâtre ; on avait vu s\u2019écroaler brusquement tant de gouvernements-qu\u2019on avait le droit de se dire : \u201c Une tempête s\u2019élèvera et soulagerz la conciensca humaine en renversant l\u2019insolente fortune des scélérats et des voleurs.\u201c On attendait \u201c* C\u2019est alors que le Pape vint dire à tout ce petit monde qui réunissait les meilleurs élémonts de la vieille France : \u2018 Le succès justifie tout.Le succès est la seule mesure des actions humaines.Les coquins ne s> repentent pas, ils ze réparent rien ; ils ont duré.Cela suffit pour le représentant de Jésus.Christ que I'Eeriture appelle un soleil de justice\u201d.Gloria victaribus ! * Alors, les servilités épiscopales loag- temps maintenues par l'autorité du Pape, se donnèrent librement carrière.Evêques, franes-maçons et juifs fraternisèrent.\u201c Que sont devenus les naifs, les con- vainols qui avaient cru aux Enoyoliques du Pape, aux mandements des évêques, aux discours grandiloquents dans lesquels on répétait toujours qu\u2019il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes ?Assommés, suffoqués par ce coup imprévu, meurtris au plus profond .d\u2019eux- mêmes,ils ont été bafoués par les francs- magons.et les beaux esprits de village qui leur disent en riant: \u201c Le Pape lui-même vous lâche ! \u201d \u2018* Retirés de la vie militante, ils méditent dans les coins cet extraordinaire * dénouement ; ils ont disparu ; ils se sont volatilisés, Ceci vous explique la prostration générale, le silence morne qui règne partout._ \u201c* De ce résultat lamentable, les fils respectueux de l'Eglise ne rendent pas le Pape responsable.Il a oru bien faire, il a cu de bonnes intentions, il a 6té trompé et il était impossible qu\u2019il n\u2019en fut pas ainsi, \u201c Comment voulez-vous qu\u2019un vici.- lard de quatre-vingt-quatre aus.qui ext né Italien, qui a la form: d'ceprit Italienn-, puise comprendre quelque cho- sc à uRe situation aussi complexe, aussi confusa, aussi tronblante que celle de la France d'aujourd'hui ?Lorsque les Français eux-mêmes n\u2019y voient pas clair, comment voulez-vous que le Pape enfermé au Vatican, puisse s\u2019y reconnaître ?\u201d Le morceau est long et \u2014 puur des catholiques \u2014 bien pénibie à lire.Il fallait copeudant le citer.L'uppui cor- | dial et large que nous avons en temps \u2018opportan donné à l'euteurde la France.J'uive et qu\u2019il rappelle en bons termes; nous imposait le devoir de montrer où il en est.Voilà donc pour luile fruit du succès ! Où va-t-il ?Que fait-il de son esprit pénétrant ?Et lorsqu\u2019il parle ainsi du Pape que fait-il de sa foi ?Nous ne discuterons pas ses raisons ?Donne-t-il des raisons ?Et quant à relever ges erreure, à quoi bon ?elles ent gi peu de poids ! Serait-il décent d'établir que le Pape n\u2019est pas de ceux qui disent : \u2018* Le succès justifie tout 1\u201d L'un descôtés très fâcheux d> cet article bizarrement intitulé \u2018Univers \u201d et le serpent, c\u2019est qu'on y voit le parti pris.La forme, comparativement calme, révèle l'étude.Cette fois, M.Drumont, homme d'embaliement, a réfléchi.Il a voulu affirmer le droit du publiciste chrétien, psycologue et sociologue, de frapper partout.Déjà il l'avait fait pour les évêques ; aujourd\u2019hui c'est au Pape qu\u2019il s'en prend.Prévoyant que cela ne passerait point tout seul, il a d\u2019avance repoussé les observations qu\u2019il attendait de nous.\u201c L'Univers, \u201c ditil, prétendra que parler ainsi, \u2018c\u2019est s'insurger contre l'autorité du \u201c Souverain Pontife, être à demi héri- \u201c\u201c tique, gallican, réfractaire, que sais-je \u201c\u2018 encore Ÿ Nous sommes tout simple- \u201c ment de bons chrétiens et de bons \u201c Français qui nous rendons beaucoup \u201c mieux compte de ce qui so passe en \u201c France qu\u2019on ne peut s'en rendre \u2018 compte, à Rome, M.Drumont l\u2019a dit : oui, ce langage est d\u2019un gallican, d\u2019un réfractaire, \u201c que sais-je encore ?\u201d Ilplace ceux qui le tiennent et s\u2019y complaisent sur une pente dangereuse.Combien n\u2019ont pas su s\u2019y artêter | Ajoutons tout de suite que nous ne Jraignons rien do semblable pour M.Drumont : ce n'est pas un seo- taire imbu et féru de mauvaises doctrines : c\u2019est un penseur indépendant, un brillant artiste que le cœur et l\u2019imagination dominent, que le bruit charme, que l\u2019encens grise, que le combat entraîne sur des terrains mouvanta ?Vous voyez le péril, il ne le voit pas.Vous tremblez pour lui, rassurez-vous ; une vo'te-fuve, probablement irréfléchie et ccrtainement désintéressé, le remettra dans le droit chemin, C'est ce que nous lui souhvitons.iy À Souhsitous aussi que le groupe dont M.Drumont s3 croit le chef et pourrait bien n\u2019être que le plus retostissant héraut, n'arrive pas à former une école.Il y a là un vrai et grand danger.- Ge groupe reveudique et pratique de telle sorte lc droit de contrôler les actes ct le langage des évêques, qu\u2019il menace d\u2019étouff :r, ch-z les catholiques, la notion wême du respect env.rs l'autorité religieuse.: Certes, nous ne prétendons pas que tot: parole épiscopale doive fuire loi ; mais entre l'usage, peut-être trop négagé, d'uve liberté légitime et la con- \u2018duite que tiennent sur ce poist la Libre Parole et d'autres, il y a loin.Nous le notons aujourd\u2019hui ; il y faudra revenir.Comment la Libre Parole ne voit- elle pas que ses alliés, dans cette campagne, poursuivent un but très différent.du sien ?Elle voudrait l\u2019épiscopat plus indépendant du Pouvoir et des riches ; eux, ils le voudraient dépendant de leur parti.N'importe, on crie ensemble.Avoir soulevé un tel mouvemené d'idées, puis aboutir à faire contre Rome le jeu des politiciens fourbus de la Gazette et de l'Autorité ! Fi ! donc ! Vous, Drumont, qui avez la vie, l\u2019indépendance et la pensée, qu'allez-vous \u2014\" faire dans ces galères où l'air frais, pur et fécondant ne pénètre plus ?Eugène Veuillot, \u2014>e mem EN PREMIERE PAGE Edonard Drumont et Eugene Veuillof Une polémique extrêmement intéregs sante est engagée entre M.Bugène Veuillot et M.Edouard Drumont, entzd l\u2019Univers et la Libre Parolé, M.Veuillot reproche avec raison-# Drimont ses attaques _injustifiables contre le Pape, et lui rappelle qu'ut catholique doit, avant tout, le respeoé filial au chef suprême de I'Eglise, M.Drumont se défend avec verve} mais il est manifestement dans son tor§ et ne peut échapper à la dialectique puissante de son adversaire, = Nous commencons aujourd'hui ¥ , donner les principales pièces de ce débat, Nos lecteurs de la première page, qui forment une élite dont nous sommes fier, goûteront vivement cette discussion, dont le ton est très éleyé. es\u201d, ay \\ \\ sb vy yh \u2018 PS a i ' ie ?- ê Le proces (\"Emile Henry Emile Henry : imaginez un tout jeune homme minoc,.à la physionomie pâle, av fronthaut et intelligent éolairé par deux yeux de faucon ass:z profondément enfoncés sous l'arcade soureilière, le menton garni d'une barbiche rous-âtre, les chevoux taillés en brosse, correctement vétu et oravaté de noir.; il ressemble bien plutôt à un employé de magasin de nouveautés, lui, *¢ le vengeur de Vaillant \u201d, qu\u2019à un émule de Ravacho!.Cependant, quand 1l parle, la briève- t6 iusolente de 1a réplique, la violence du geste, démontrent immédiatement qu'on a devant -soi un individu décidé.Tel il c\u2019est montré au moment de l'arrestation et pendant toute la durée de l'instruction, tel.il a paru à l'audience : fier de son œuvre, et peu sou- -cienx du châtiment.Cinq gardes ont été plavés autour de lui dans l\u2019étroit espace qui est réservé aux accusés, I! écoute avec une moue dédaigneuse faisant par moment des signes de dénégation, tapotant de la main droite sur la balustrade, la lecture des actes d\u2019accusation.Sar la table des pièces à conviction on remarque ua nombre considérable d'objets : des marmites de toutes les for- res, des seaux, des flacons, des morceaux de ferraille, des paquets de vêtements etc, On Tait l'appel des témoins.Tous répoudent, sauf Mme Gunsbourg, uae des victimes de l\u2019explosion du Terminus, et qui ne peut eucure quitter la chambre.L'INTERROGATOIRE M.le présideat Potier interroge l\u2019ac- ousé.Henry répond vivement, d\u2019une voix légèrement éraillée, M.le présideut.\u2014La 13 février, vers huit heures, vous êt:s allé au café Termicas ?R.Oui, et non pas à huit heures et demie, comme le dit l\u2019acte d'accusation.D, Vous aviez une bombe dans la ceinture de votre pantalon.R.Non, dans la poche de mon pardes- EUS.D.Pourquoi êtes-vous allé au Termibus ?R.J'ai choisi le café Terminus parce que c'était un café où vont des bourgeois.Ma pensée \u201cpremière était do jeter la bombe autre part.Mais chcz Bignon au café de la l\u2019aix, il n'y avait pas assez de monde, Je suis allé au Terminus.M.le président.\u2014 Vous vous &tes assis à une table à côte de Ia porte.Vous avez pris deux bocks ct un cigare, et au bout d\u2019une heure, vous avez lancé votre bombe.Pourquoi cette longue attente ?R.J'attendais qu\u2019il y eut plus de monde.D.Oui, vous avez dit \u201c je voulais faire le plus de victimes possible ! R.C'était exact.M, le président.\u2014 Vous avez le mépris de la vie d\u2019antrui, R.Nou, des bourgeois seulement, M.le président.\u2014 Mais vous aviez le souci de la vôtre.R.Naturellement pour pouvoir encore tuer d'autres bourgeois, , D.Vous aviez pris toutes vos précautions pour vous sauver.~~ R.Parfaitement ; je comptais, après avoir lancé la bomle, gagner la gare et prendre un train sans être remarqué.Ev le lendemain j'aurais recommencé! L'EXPLOSION DU TERMINUS D.Revenons à l'explosion.Vous avez lancé la bombe en l'air, et en visant le milieu de l\u2019orshestre, R.Oui, mais je l\u2019ai lancé trop haut.D.Elle aurait fait plus de victimes, fais vingt personnes n'en ont pas moins té atteintes.~ R.Dix-sept.\u201c D.À quoi attribuez vous votre insue- éès relatif ?: R.À la fermeture défectucase de ys .JEDgia, : JE VOULAIS TUER D.Que désiriez-vous donc ?Dix-sept personnes ont été atleintes, quelques- unes très grièvement, et l\u2019une d\u2019elles même, est morte : M.Borde, comme pour justifier l'accusation d\u2019as:assinat relevée contre vous | Vous aviez bien l'intention de tuer ?R.Oh ! certainement.D.Vous aviez mis va grand nombre de balles dans votre engin, 120 je crois, ÿ R.Qui, je voulais-le plus de victimes possible.; D.Vous avez voulu, svez-vous dit, venger Vaillant, ais Vaillant lui, dans son intorrogatoire subi à la même place que vous occupez dans outte eucointe, disait : \u201c Jo pouvais mettre des balles qui tuvot ou des clous qui blessent, j'ai mis des clous, \u201d Vous, vous avez mis des balles, pourquoi ; R.Parce que je ne voulais pas blesser moi, je voulais tuer, (Mouvements.) D.Vous avez disposé cet engin avec le plus graud soin, sinsi qu\u2019il résulte du dessin très bien fait que vous avez donné vous même, vous avez agi en artiste ?L\u2019accusé.\u2014Merci, monsieur le président ! - D.Uh! je n'ai pas l'intention de vous flatter, je constute seulement le fait avec les experts.£.J'ai fait l'engin de mon mieux, Emile Henry sur la demande du président donne la description que nous avons déjà donnée ct sur la confection de I:- quelle il est inutile de revenir.D.Quoi qu\u2019il en soit, je pourrais m'arrêter là, Les jurés counnaissent les faits et l'accusé ; ils ont vu le cyaisme avec lequel vous avez reconnu vos Intentions criminclles, R.(vivement).Cynisme,non.C\u2019est de la conviction.M.le président.\u2014 Vous reconnaissez que vous avez voulu tuer les consommateurs du café Terminus, Etienne, Maurice l'agent Poissou.R.J'ai voulu donner la mort à toute les personues qui s'opposaient à ma fuite.D.Vous avez voulu détruire l'édifice du Terminus.« R, Je me moque pas mal de l\u2019édifiel D.Soit ; mais vous avez voulu frapper des innocents, RR.les bourg:ois ne sont jamais des innocents, M.le président.\u2014Clest au jury 2a répondre à vos théories, Maintenant, examinons votre passé.LA VIE D'EMILE HEMRY;.Le présideut rappelle les origines Hevry : Vous étiez admissible à seizs ans et demi à l'Ecole polytetechaique.Mais, refusé fioalement, vous n\u2019avez pas persisté, B.Je craignais d'être obligé d\u2019entrer dans la carrière militaire, Et je ue voulais pas ! Un beau jour, on m\u2019aurait commandé de faire tirer sur des malhou- reux, comme le commandant Chapuis à Fourmies, J'aime mieux encore être isi.PA TRIOTES ET IMBECILES D.Vous n\u2019aviez pas voulu être officier.Vous disiez : \u2018\u201c Les imbéciles sont patriotes ; tournez is phrase : Les patriotes sont imbé:iles !\u201d Vous n\u2019avez pas voulu davantage être soldat ?R.J'avais trois aus de bataillon scolaire.C'était tour ce que je pouvais supporter comme militarisme.(Rires).L'EXPLOSION DE LA RUE DES BONS-ENFANTS Il y avait eu une explosion le 8 no- vewbre.Eh bien, dites ce que vous avez fait, puisque après avoir nié, vous avez fini par faire des aveux.Renouvelez ces aveux.Faites le récit de l'attentat, L'accusé, \u2014 Les motifs, je les dirai demain.Aujourd\u2019hui, jeme bornerai à exposer les fuits.La Compagnie des mines de Carmaux venait d\u2019opprimer les winours, J'ai visé la Compagnie de Carmaux., J'ai voulu punir les bourgeois autant qu\u2019il était en mon pouvoir de le faite, après m'être assuré que la Compagaie était au No 11 de l'avenue de l'Opéra, avoir examiné les lieux.J'ai acheté un tube dont je me suis servi pour faire un détonateur, 4 kilos de potasse, 100 grammes de sodium, du soufre et une marmite de 3 fr, 50.J'avais trois cartouches au fulminate de mercure, de la dynamite, tout ce qu\u2019il me fallait pour confectionner ma bombe.J'ai fabriqué le détonateur de manière que l\u2019eau mise en contact avec le sodium, par le renversement, fit détonner les trois amorces au fulminate de mer- care, j'ai placé ce détonateur au centre do la marmite, cn l\u2019entourant de vingt cartouches de dynamite, et en remplissant les vides avec les quatre kilos de potasse, mélangés de poudre de sucre et de soufre.Puis, j'ai assujetti le cou- verole au feuillard, de toile manière que je puisse passor la main dessous et m\u2019en servir comme d'une poignée.C'est cet engin que j'ai transporté vers onze hea.L _JOURNAL DHS CAMPAGNES res un quart à la Compagnie de Oar maux.Voilà ! *Heory raconte comment, son patron J'gant envoyé en course, il a sauté dans une voiture pour faire sa première sowmission, puis il a arrêté une sesonde voiture qui l\u2019a conduit à quelques pas pris sa bombe, une troisième voiture l'a amené avenue de l'Og (1) L\u2019auteur continue : * Los vaches, do ln taille do notre vache de Sudde.viennent de France aussi.Il est admis que le bétail né ioi d'animaux importés d'Europe, n\u2019en atteint jamais les proportions.Cette dégénération eat attribuées à In rigueur oxcessivo des hivers en- nadiens, qui oblige le cultivateur de tenir ses bestiaux renfermés dans l\u2019étable et pauvroment nourris.En Canada los bœufs tirent avec leurs cornes, mais dans lus colonies anglaises îls tirent par lo garot comme les chovaux.Les vaches varient de couleur, mais la plupart sont rouges on noires.*\u2019 .& 3 d'en être éloignés de dix arpents ; ensuite pourront donner à leurs Chevaux le train qu\u2019ils voudront, lorsqu'il n\u2019y aura personne devant eux, ni charois ni traine ; leur ordounons, lorsqu\u2019ils trouveront des gens de pied daus leur chemin, de s\u2019arréter eu même de se détourner afin de leur donner le temps de se retirer, le tout à peine de vingt livres d'amende contre chacun des contrevenants, applicable à la Fabrique des Paroisses où sera faite la contravention.etc, etc.\u201d Une ordonnance analogue; pour la ville de Québec, fut émise par l\u2019intendant François Bigot, le 28 décembre 1748.La vanité, qui est un vice de tous les pays, fut sans doute la cause de la préférence excessive que les habitants d'autrefois accordaient à leurs chevaux, au détriment de leurs vaches, pourtant si utiles et si excellentes.Aujourd\u2019hui,le cultivateurcanadien entend mieux ses intérêts et soigne également bien tous ses animaux, \u2014ce qui ne veut pas dire que la vanité soit disparue de la terre.Quelques chiffres pour-fiair.Le Canada possédait 12.chevaux er 1665.Il en possédait 145-en 1679 ; 218 en 1688 ; 400 en 1692 ; 58G-en 1695 ; 684 en 1698 ; 1671 en1706-; 4024 en 1719 ; 5270 en 1720 ; 5603 en 1721; 5056 en 1734.\u2018 Dana cette statistique il n\u2019est pas question de l'Acadie où des chevaux furent envoyés de France dès l\u2019année 1613, Un rapport du général Murray, daté de 1765, dit qu'il y avait alors 12,757 chevaux en Canada, Ea 1784 il y avait 9,166 chevaux dans- le district de Québec, 3,155.dans le dis- triet des Trois-Rivières,.et 17,825 dans le dictrict de Montréal \u201430,146 en tout, - La province de Québeo-possédait 225- 006 chevaux en 1881 Lors du dernier recensement (en 1891) il y avait 344,290 chevaux de tout âge dans la province de Québec et 1,470, + 575 dans toutes les provinces de la confédération canadienne ERNEST GAGNON, P.S.L'unité de race de la - famille chevaline canadierne, qui existait au.temps de Kalm,.c'est-à-dire vers le milieu du diz-huitième ridcle, n\u2019existe plus aujourd\u2019hui.Les importations de chevaux étrangers, d\u2019abord, puis de nombreux croisements, puis une exportation considérable de chevaux canadiens avz Etats-Unis, ont altéré et.décimé la race primitive ; de sorte que les raarche donc !.sans alliage constituent une minorité parmi leurs congénères de cette partie du pays.Heureusement que les minorités vivent heureuses et sont entourées de tous les.égards dans la province de Québec.Serait-il désirable d'augmenter le nombre de ces chevaux canadiens dont les qualités répondent si bien anx besoins de nos classes rurales ?Serait-il possible d'améliorer cette race sans avoir recours aux croisements, et de \u2018donner à la moyenne des sujets.qui la composent la taille ordinaire des che- : Vaux canadiens d'autrefois ?Le moyen / d'atteindre rapidement ce double but _ serait de créer une ou plusieurs jumen- teries à direction unique ct où la sélection,\u2014 cette clef de voûte de touto régé- * nération de ce genre, \u2014serait pratiquée avec zèle, intelligence et persévérance, E.G.Lo PE ER NECROLOGIE La mort fvient de plonger dans le deuil l\u2019une des familles des plus respectables et des plus.respectés de la paroisse.M.Damase Soucy a cu la douleur de perdre un fils bier aimé, sur qui il reposait de grandes espérances.Les épreuves de notre concitoyen et sa douleur ne devaient pas se borner à ce premier malheur.En revenant du service fanèbre de son fils, on vint lui apprendre le décès de son épouse.On peut so figurer la douleur de cet époux et de ce père si cruellement éprouvé.Coup sur coup il a perdu une compagne dévouée qui a partagé ses peines et son travail pendant cinquante et un ans, et, comme pèro,il a perdu un fils en qui il avait placé touts ses espérances d'avenir.Toute la paroisse de St-Alexandre sympathise avoo M.Soucy dans son double deuil.Communiqué.St-Alexandre, mai 1894, L'AGONIE DE L'AILE I: Le marquis de Montchenu.\u2014 Ses rapports! \u2014 Betsy Balcomb Depuis le 15 oetobre 1815, Napoléon était à Sainte-Hélène, sous la garde du gouvernement britannique.Par le trait té du 2 août, les puissances alliées, cn eonsentant à ce que l'Angleterre fût exclusivement chargée de ce £oin, avaient stipulé qu\u2019elles nommeraient des commissaires dont la mission serait de s'assurer de la présence du prisonnier ct que sa Majesté Très Chrétienne serait invitée à suivre cet exemple.La cour de Vicnne désigna le baron de Stürmer : l\u2019empereur Alexandre choisit le comte de Balmain en exprimant le désir que l\u2019on traitât Napoléon \u201c avec bonté et surtout aveo respect et avec les égards qui lui étaient dus : \u2019\u2019la Prusse n'envoya personne.Sur la proposition du duc de Richelieu le Roi chargea le marquis de Montchenu, récemment promu maréchal de camp, de concourir à la surveillance de \u201c cet homme dontyla liberté était- incompatible avec la liberté du monde \u201d.Claude-Marie-Henry de Moutchenu était né le 7 mai 1757, à Thodure, en Dauphiné(1),d'une ancienne famille nobiliaire.I! émigra en 1791, reutra co France sous le Consulat, et, retiré à Lyon, ne dessa de faire une sourde opposition à Napoléon.M.Jal, qui le connut beaucoup dans les années 1809, 1810 et 1811, raconte qu'il avait coutume de dire en parlant de l'Emrereur : \u201c Quand cet homme sera tombé, j» supplierai le Roi mon maître de me faire son gcôlier.\u201d Il lui fut donné de voir son désir réalisé.Le 18 juin 1816, les trois commissaires débarquuient au fond de la petit rade de J ames-Towa.Il leur était interdit @\u2019evtretenir la moindre rélatinn avco Bonaparte et les gons de sa suite, Mais ils faront contraints de se départir de cette 1ègle et de se mettre en rapport avec Jes familiers de l'empereur pour pouvoir donner à leurs cours quelques détails sur le genre de vie du peronpa- ge qui les intéressait si vivement.Je marquis fréquenta surtout Montholon, dont les conversations n'étaient que l'écho des entretiens de Napoléon avec ses fidèles.Il lui fit à plusieurs reprises des avances, auxquelles il ne répondit pas.Et cependant l\u2019illustre captif n'avait qu\u2019une médiocre estime pour M.de Montchenu : \u201c -C'est, disait-il, un de ces hommes qui peuvent aocréditer dans le monde l\u2019ancien préjugé que les fran- gais ne sont que des saitimbauques.\u201d Ue jugement est confirmé par celui du baron de Stürmer : \u2018\u201c À la vérité, je le crois h:nnête homme.mais il a peu d'instruction et manque absolument de laot\u2026 Une vanité sans bornes est le mobile de toutes scs actions : il ne s\u2019est pas fait aimer isi et les ridicules qu'il se donuc tous Jes jours l'ont fait tomber dans une complète déconsidération.\u201d Do con côté, M.de Montchenu ne ménage pns sus deux collègues ct leur dé- eoche les traits les plus acérés.Il les accuse d'avoir commis de nombreuses dévues, Aussi apprit-il avec ratisfaction le rappel du commissaire autrichien au mois de juin 1818, celui du commissaire russe au mois d'avril 1820.Il \u201cprétend que ses collègues s\u2019at tiraieut des discussions désagréables avec le gouverneur dont celui-ci, \u201c qui est très fin \u201d, savait toujours tirer avantage.Pourtant, ailleurs, il se moque de Ja maiadresse de Hudson Lowe.On ne doit donc pas accepter aveuglement toutes ses appréciations qui sont parfois entachées d\u2019une évidente partialité ; il en est de même de ses renseignements, dont plusieurs sont manifestement controuvés, Maisil est amusant ct ses rapports 1 + eontiennent de piquantes anecdotes.Peu de temps après son débarquement il avait fait connaissance avec les Baleomb.Durant les deux premiers mois l Empereur avait habité un petit cottage appartenant à cctte famille ; le fille cadette Betsy, devint très familière avec lui; il en parut d\u2019abord enchanté, mais ne tarda pas à s'en fatiguer.L'histoire suivante montre qu'il n'avait pas tort.Le marquis, avide d'apprendre quelques particularités de la vie privée de Napo- Jéon, questionnait la petite : \u2018* Je ne suis pas étonné, mademoiselle 1) C'est à tortque M.G.Firmin Didot dit qu\u2019il appartenait à une famille du Midi.We M0 ny 0 5 1! ue \"tr 3 2 Lo JOUR que vous parlitz aussi bien fra.çais : Bonaparte vous a donné des leçons.\u2014 Ah bien oui ! il n\u2019est pas assez galant pour ccla.- Je croyais que vos.jo.is yeux avaient su Vapprivnicer.\u2014 Vous nc le connaissez donc pas?Je le dététte, \u2014 Sans doute, il vous aura fait peur ?\u2014 Ah ! ma foi, non ; moi, peur! C'est moi qui lui ai fait peur !\u2014Bt comment cela ?\u2014J\u2019ai trouvé une épée dans su chambre, je l'ai tirée et j'ai fondu sur lai ; il s'est retiré dans un coin et a crié en appelant au secours.Las Cases est venu par derrière et m'a arraché mon épée.\u2014 Vous vouliez donc le tuer ?\u2014- Non mais le percer un peu pour m\u2019amu- cer, \u201d \u201c Elle en est capable, ajoute le marquis, car un de ces plaisirs est d\u2019enfoncer des épingles dans les mollets ou de mordre jusqu'au sang.\u201d Charmante cn- funt ! On comprend très bien que l'Empereur ait fait un mouvement d'effroi en voyant bordir sur lui cette petite tigresse, Quells que soit j\u2019opinion que l\u2019on ait do sa mission, on doit reconnaître que M, de Montchenu s'en acquitta d\u2019une manière satisfaisante.Non seulement il tint son gouvernement au courant d- ce qui 6e passait Longwood, mais il sut faire respecter par Hudson Lowe le caractère dont il était revêtu.Un botaniste autrichien, nommé Welle, s'étais cha:gé pour Marchand, valet de cham- de l'Empereur, d'une lettre contenant des cheveux du ci-devant roi de Rome, qui, de son côté, demandait le portrait de son père ; la cowmission fut faite mais le mystère fut découvert, À la suite de cet incident le gouverneur fit savoir aux commissaires que, conformé- memt à l'acte du Parlement portant peino de mort contre \u2018\u201c\u201c quiconque sera convaincu d'avoir entretenu des intelli- geuces avec Bonaparte \u201d, toutes les personnes résidant à Suinte Hélène sera\u2018ent justiciab'es des tribunaux anglais, Montchenu protista énergiquement ct déclara que ni lui ni ses gens n'étaient compris dans cette loi \u2019 , \u2014 IT.\u2014 Critique de la publication Les rapports du marquis de Montchenu méritaicot d'être tirés de l\u2019oubli Toutefois, M.G.Firmin-Didot (2) n\u2019a pas cru devoir les publier in extenso; il en a Seulement extrait les fragments qui ont paru présenter un réel intérêt, ct tiré la substance d\u2019un livre intéressant, malgré des crreurs qui trahissent son inexpérience.Citons-en quelques-unes.le Il éorit que le traité du 2 août 1815 ne faisait aucune mention de la France.Il n\u2019a donc pas lu l\u2019art, IV.?IV.\u201c Sa Majesté Très Chrétienne sera invitée.à envoyer également un commissaire français au lieu de détention de Napoléon Bonaparte.\u2019 2e Il dit qu\u2019à la fin de l'année 1820, M de llayneval était ministre des affaires étrangères : il avait sans doute en vue le baron Pasquier, M.de Rayaeval ne fut pas ministre sous Louis XVIII.Epfin, nous feronsd l\u2019éditeur deux critiques plus graves.Non seulement, il produit davs l\u2019Iatroduction ce qui est déjà dans le corps de l'ouvrage, répétition bicn inutile ; mais il lui arrive plusieurs fois de se contredire.Exemple : M.de Montchenu écrit qu\u2019en juillet 1817 il reçut l\u2019avis que son traitement avait été porté de 50,000 à 60,000 fr.Pourquoi l'auteur dit-il ailleurs que ce fut * à grand\u2019peine qu\u2019il obtint, à la fin de son séjour, une augmentation de traitement, alors qu'il était à bout-de ressources ?\u201d ; .Nous sigualerons, tout à l'heure, uxe autre contradiction plus regrettable encore.Il faudrait, avant de prendre la plume, se bien pénétrer de l\u2019idée que ls composition d\u2019un bon livre d'histoire n'est pas une besogne facile et qu'elle cxige une attention soutenue.IIL \u2014 Longwood La vue des côtes de Sainte-Hélène cause une impression d\u2019indicible tris- teste, * Cat endroit, écrit M, de Montche- \u2018nu, est le plus isolé du mondeo, le plus inabordable, le plus pauvre, le plus 3n- sociable et le plus cher ; la vue en est effrayante, et je ne vous cache pas que son premier aspect mo serra le cœur,\u201d Ce rocher était, en outre, les trois (2)La Captivité de Sainte-Hélène- d'après les rapports inédits du mar- uis de Montchenu, commissaire du , Rot, par Georges Firmin-Didot, seoré, \u2018 taïp.d'wmbasasde.Paris, Firmin-Didot \u2018 Q ®, \u2019 tv\" quarts de l\u2019année, enveloppé d'une bru- mo épaisso, ce qui le fit surnommer par Napoléon \u201c l\u2019île dis browmllards \u201d.La température y rcztait toujours très élevée, malgré la fréquence des ondées.Une garnison de 2,300 hornmes environ ct de nombreuses batteries occupaient tous les points, \u201c Quand on a vu, passer un chien quelque part, écrit le marquis, on y met au moins ure sentinelle, \u201d Une frégate, deux bricks et des chaloupes armées surveillaient les côtes.Au solcil couchant tous les bateaux devaient être rentrés, ce qui rendait le poisson très cker, Tout y.était d\u2019ailleurs hors de prix ; le pain se vendait 13 francs la livre.Napoléon avait été établi dans la plaine de Longwood, qui avait à peine quatre milles de oirconférence.Elle cat séparée du reste de l'île par une ceinture de rochers à pic.Le service était fait à Longwood comme aux Tuileries : la suite de l'Empereur comprenait une quarantaine de personnes.ll récevait souvent des visiteurs, et le marquis avoue que tous s'on allaient \u2018\u2018 pénétrés du plus grand enthousiasme \u201d.An soleil couchant, la garde de nuit était placée à quinze pas de la maison, les sentinelles se touchant presque.Ajoutez à cela un télégraphe établi sur toutes les pointes des montagues.Dès qu\u2019un navire était signalé, on tirait le canon et l'on donnait une piastre à c-lui qui l\u2019avait aperçu le premier.\u201c Il faut donc regarder toute évasion comme impossible \u201d conélut le marquis.À la fin de l\u2019année 1816, après l'ar- rertation de Las Cases on prit une mesure encore plus rigoureuse.Dès que Napoléon franchissait le scuil de sa porte, un signal télégraphique l\u2019annopçait dans toute l\u2019île et l\u2019on ne le retirait qu\u2019à sa rentrée.A peine débarqué, M.de Montchenu avait manifesté le désir d'être admis à Longwood, Napoléon déclara qu'il reve- vrait volontiers les coy>missaires comme personnes privées mais jamais \u2018 comme commissaires, car ce serait se reconnai- tre prisonnier des puissances.Le gonver- peur alla le voir en compagnie de l\u2019amiral Malcolm : il n\u2019obtint rien, et Napoléon affirma ça résolution de tirer dus coups de pistolet sur le premier qui tou- clerait à sa porte.Lowe offritaux commissaires une compagnie degrenadiers pour forcer l'entrée, à condition qu'ils/prendraient la responsabilité de ce qui pourrait arriver.Ils rejetèrent sans hésiter cette offre.\u201cJe prévis tout de suito,écrit le marquis, l\u2019éo'at que ferait cette\u2018déwarche, et je sentis que lcs cours étrangères ne devaient pas le déeirer(3).\u201d Le 23 août 1816, Napoléon faisait parvenir au gouverneur, sous la signature de Montchenu, une protestation contre le traité du 2 août 1815, qui \u201c n'offre que le spectacle de la coalition des quatre plus grandes puissauces de l\u2019Europe pour l'oppression d\u2019un.seul homme \u201d.Il invoqua les lois et le droit, oubliant que maintes foisil avait vielé le droit d'autrui.Sainte-Hélène, y lisait-on, à 2,000 lieues de l\u2019Europe, à 500 lieues de tous continent, \u201c\u2019est le climat le plus coû- traire à la santé de l'Empereur et c\u2019est la haine qui a présidé au choix de ce séjour * Au mois de septembre 1817, l\u2019état du captif donna de sérieuses inquiétudes.Il était tombé dans un abattement moral que son inertie physique n\u2019était guère propre à dissiper.Il eût pu, cependant, ce promener librement dans une enceinte de quatre milles, mais il voulait toute l'île ou rien.Le gouver: neur, alarmé, lui fit proposer la faculté de ciouler dans l\u2019île entière sans être accompagné d\u2019un officier anglais, à coa- dition qu'il serait toujours rentré au coup de canon tiré au soleil couchant : il trouva cette proposition plus humiliante encore, et refusa.Montchenu vénient à le laisser aller seul, attendu.qu\u2019en cc mowent il pouvait à peise ss tenir sur ses jambes.\u201c* Néanmoins, dit-il cypiquement, j'ai fortement représenté au gouverneur que ses instructions et ta responsabilité ne lui permettaient pas d\u2019accorder cette (3) Or, dans son Introduction, M.Firmin-Didot attribue au marquis ces paroles : \u201c Donnez-moi une compagnie de grenadiers, et je saurai forcer la porte s\u2019il le faut \u201d ; et il ajoute que ses collègues désa vouèrent hautement ce langage.Voilà encors une distraotion, fä- cheuse, - qu SE VAL DES CAMPAGNHS | avoue qu\u2019il n\u2019y aurait eu aucun incon- | ER % #.tr liberté, Ce mot de -responeabilité I'effraye au point de lui en faire perdre le- sommeil\u2026de n'ai pas le même intérêt que lui-à la conservation de Bonaparte, et j'avoue bien sinoèrement que j'aursis un grand plaisir à porter au Roi Ja nouvelle de ça mort.\u201d Si Lowe redeutait la mort de son pri- gonpier, ce n'était pas far amour pour jui,\u2018 car, dit le marquis, il le déteste autant que moi \u2019 ; munis, grâce à lui, il avait 300,000 francs de traitement, dhe très belle résidence, et Ia compagnie des Indes, lui fournissait coixante esclaves, douze chevaux, des bœufs ct des mulets.Le marquis se moque agréablement du gouverneur : \u201c Je ne serais pas étonné, ditil, d'apprendre bientôt que Sa petite tête,a Suonombé sous le poids énorme de la garde d'un petit rocher inaccessible, défendu par une armée de terre et de mer.Ah! quel homme ! Jesnis convaircu que par toutes les recherches possibles on ne retrouverait pas son pareil ! 7 Sturmer n\u2019est pas d\u2019un avis dif- férent : \u201c S'ilue faliait qu\u2019un simple geôlier, ri n nétait plus aisé à trouver\u2026 Mais, si l'Angleterre attache quelque prix au jugement de l\u2019histoire, on n'au- fait pu faire un plus mauvais choix.il eût été difficile de rencontrer un homme plus gauche, plus extravagant et plus désagréable.\u201d IV \u2014 Idées de Napaléon sur la religion l'enseignement, ia presse, les jacobine.Le 27 août 1518, le duc de Richelieu écrivait à Moatcheau : \u201c Le poiat où vous résidez est pour nous le point le plus important ; toutes nos lunettes voivent être incessamment braquées sur ce rocher.Méditez bien l\u2019immeuse responsabilité qui pèse, en grande partie, sur vous et ne négligez aucun moyen d'être informé.\u201d On était loin des instruetivns du début.Il ne s'agissait plus d'éviter tout rapport avec Bonaparte et ses gens ; il fallait, au contraire, provoquer les occasions de les voir, pour connaître \u201c leurs projets et leurs enpérances.\u201d Aussi, Mde Montchenu entretint-il» dès lors, des- relations amicales avec M ontholon.Au mois de décembre 1818, ils eurent encem- ble une conversation dont le marquis: nous donne lo résumé, Nous cn citerons quelques fragments, qœui prouvent: que Napoléon avait, dans son exil, fait un retour salutaire sur lui-même.\u201c Il convient que son insouciance- en matière de religion lui a été funeste, et surtout son antipathie peur le culte catholique.C'est ce qui fait prévoir que le roi de Hollande perdra les Pays-Bas.\u201c Je n\u2019étais, dit-il, entouré'que d\u2019athées, qui me persuadérent facilement que je pouvais règlementer la religion comme tout le reste.Le Pape ne voulat pas se prêter à-mes volontés, je le fis arrêter, et ce coup d'Etat a été une des principales causes de ma chute.J'ai fait de grandes fautes, mais je les reconnais; car j'ai eu le temps de réfléchis \u201d.Ses idées sur le gouvernement du pays ne sont pas moins remarquables.Il preclame ja.nécessité d'uoe bonne représéntation nationale et du zeléve- ment de la morale et de la religion, mais \u201c il ne faut jamais perdre de vue que le pire des Etats ssê l'Etat populaire ! \u201d Pour opérer \u2018\u2018 la régénération de la France \u2019\u2019, on doit songer tout d'abord à la réforme de-l\u2019enseignement : | \u201c- TI est nécessaire, dit-il souvent, de réformer le plus tôt pussiblo l\u2019Université actuelle et tous les cours.Quel besoin a-t- ow de cette quantité de gens de loi, de cette quantité de gens de lettres, qui\u201d se\u2019 croient des hommes importants parce qu'ils ont fiit jouer ane pièce au Vaudeville ?Il en est de même de cette quantité de médecins et de chirurgiens : on en re- goit tous les ans, ainsi qua des avocats | vingt fois plus qu'il n'en mort.Le nombre en est malheureusement si grand que l\u2019on en ferait une grande armée, bien mauvaise à la vérité, mais bien plus nombreuse que l'armée nationale.Les gens de lettres sont encore plus dangereux ; tous ces demi-savants ne peuvent trouver à utiliser leurstalents.Ils dédaignent l'état de leurs pères.Ils n\u2019ont pas de quei vivre dans leur nouvelle profession ; il, faut donc qu'ils grugent le peuple ou qu'ils mevrent do faim.Cependant, comme il faut vivre, ils déclament contre le gouvernement, ce qui, jusqu'ioi, a été un assez bon métier, Il leur faudrait à tous de places pour exercer leurs talents factieux.En*fer- OU .et de la société, je voudrais que l\u2019éduea- ©.% > \u2019 \u2018 27 Le jo me donnerais dd.temps \u2018de réoréer l'Université.* Les» membres actuels.\u2019 sont tous gangrénés et ils corrompent leurs élèves.Voyez l\u2019état actuel de l'A].lemagne : qui a fomenté ces troubles ?Les professeurs et les soi-disant philosophes'qui sortent des universités.En rouvrant ces cours jo limiteraisle nombre des étudiants et j'allongerais le plus possible lo temps des études ; tous ces étudiants seraient soumis à la conscription, excopté ceux qui se destinent à l\u2019état ecclésiastiques Je supprimerais toutes les bourses et j'en donnerais beaucoup aux séminaires diocèsains et quelques-unes aux séminaires archiépiscopaux.- J'avais formé des lycées qui étaient sur le pieds militaire: je travaillais alors pour moi, mais aujourd'hui ce serait une grande bévue.Moi aussi, j'ai eu la manie de la propagation des'sciences, mais mon expérience m'a bien corrigé.Quel est l'Etat qui a becbia de ce grand nombre de sots qui s2 regardent comme des penseurs ?Il faut des cultivateurs, des ouvriers, des fabricants, et en non pas des philosophies,\u201d Voilà le langage du bon sens.\u2018Mais J'entends les clameurs des initérestés : Vous voulez doné nous ramener aux té.nébres de l'ignorance ?Vous voulez .assombrir le siècle des lumidres sous le | voile de l\u2019obscurantisme ?\u2014Nullement, Tel n\u2019était pae, d\u2019ailleurs, le but de Napoléon : Co Je voudrais, disait-il, oréer tout simplement des collèges, comme.autrefois, sauf à modifier le mode des études.\u2026Je les confierais à deux corps religieux, je choisirais de préférence les benédiotins et les oratoriens.Comme la religion et la morale sont les vrais amis des-.trônes \u2018tion religieuse fût très soignée ; je ne.veuxpas de bigots, mais encore moins des athées.Tous les étudiants dans les collèges seraient obligés-de professer la re- \u2018ligion catholique et d\u2019en suivre tous les .exerciecs.Comme toutes les religions \u2018sont tolérées, j'en aurais aussi pour les protestants que je confierais à des ministres de leur religion.Nous ne demandons, aujourd\u2019hui que Ja liberté et l'égalité.- Ce qui inquiète lo plus Napoléon, c'est la presse libérale, Il sait que les libéraux ve l'aiment pas, et il le leur rend bien.Il voudrait qu\u2019on ne put dréer aucun journal sens la permission du Roi qui devrait avoir Je droit de les suspen- ore et de les supprimer : il estime qu\u2019il y en a beaucoup-trop.- Hn apprenant l'assassinat du duc de Berry, 1l'répéta :.\u201c Pauvre France! Pauvre France! \u201d Il en fat très affecté et I'attribua sams hésiter aux jacobins, \u201c les ennemis irréconoiliables de tous les gouvernements\u201d.Il suivait la facñon jacobine avec-une attention extraordinaire et disait souvent : \u2018* Si j\u2019arrivai au pouvoir, elle serait hientôt.extermi née.\u2019\u2019Il faut savoir pue lui, libéral jacobin, c'est-tout un.2° Pourtant, objectera-t-on, l\u2019avant-veille da-sa mort, il disait : \u201d\u2019 Les revezs sont venus, je n'ai pu débander l\u2019arc, et la France a été privée des institutions libérales que jo lui destinais.\u201d Il-n\u2019y a pas contradiction, Mapoléon \u2018ne voyait aucun lieu entre les.ingtitu- ; tions libérales et les libéraux ; qu\u2019il con- | sidérait.avec raison comme les pires en- \u201cnemis de la liberté.| V.\u2014Le mort de l'Aigle Cependant on: avait appris er Europetrouvais.On ne sera pas étonné d\u2019entendre la voix auguste du suocesseur de Pierre s'élever-en faveur do celui l\u2019avait perséouté : \u201c Napoléon est très malheareux,écrivait Pie VAI au cabinet torts ; l\u2019Eglise ne doit jamais oublier ses services\u2026Savoir que cet infortuné souffrirait pour nous est dejà presque un supplice\u2026 Nous ne voulons, Nous ne pouvons participer en rien aux maux qu\u2019il endure.Nous désirons, au contraire allège et qu\u2019on lui rende la vie plus douce,\u201d De leur côté,la mère de l\u2019Empereur(4) adressait aux Bouverains réunis au congrès d\u2019Aix-la-Chapelle une plainte bien légitime ; ctle roi Jérôme demandaitau nobles et touchants, à faire un cours sé- fils.(4) Mais quelle idée bizarte de si- mant pour le moment toutes les facultés, \u2018 gner Madame Mère | / la situation pénible dans laquelle il se- de St-James ; Nous avons oublié ses du plus profond de notre cœur qu\u2019on les régent d'Angleterre, en termes simples, jour à Ste-Hélène avec sa femme et son .sow Sali. a + .- v JOURNAL DES CAMPAGNES ® , ve ; ; \u2018 ; .: , Bi VRE .> her SEY Ah \u201c La 2 .Ya 0) Mais le régent et ses ministres étaient incapables d\u2019an mouvement de générosité.Îls répondirent à ces suppliques par.tembre 1818, Lowe reçut l\u2019ordre d\u2019envoyer, matin ot soir, un officier dans l'appartement de Napoléon, pour acquérir la preuve cortaine de ça présence ; néanmoins on n\u2019oss pas forcer : l'entrée.Montchenu prétend qu'à cette époque 1e prisonnier était disposé, selon l'avis de Montholon, à prendre son parti de sa position, et à tenter un rapprochement avec le gouverneur; mais que Bertrand intervint en s\u2019écriant : \u201cAh ! Sire, et voire gloire ?Que.dira-t-on en Europe si VotreMajesté a l'air de se reconnaître prisonnier et de renoncer à être traitée en empereur ?\u201d Et le marquis ajoute : \u201c* C\u2019est un fanatique très dangereux -que ce Bertrand, il ne peat pas s'acooutumer à l\u2019idée qu\u2019il n'est plus vouverneur de l\u2019Illyrie © grand-maré- chal.\u201d En 1819, arrivèrentà sainte-Hélène le Dr .Antommarchi, l'abbé Vignali et le Père Buanavita, tous trois envoyés ar le cerdinal Fesoh.Comme ses prédécesseurs, le nouveau médecin déclara que l'exercice était le seul remède qui pûtapporter un soulegement au malade ; mais, comme il ne voulait pas sortir suivi d'un officier anglais, le docteur lui conseilla de bêcher la terre : l'Emp(reu: se mit-sur-le-champ au travail «& o- bligee toute la colenie à s\u2019y livrer avec lui, Ses forces revinrent, ses jambes perdirent leur enflure, etil put se promener sans fatigue dans les dépendances de Longwood.La chasse des congeurs qui causaient desdégits dans son jardin lui procura aussi quelques distractions.Il tirait impitoyablement sur tous les animaux qui franchissaient la clôture.Un dimanche matin, se promenant avec Montholon, il vit deux bœufs qui se dirigeaient vers une porte de son jardin.II alla aussitôt chercher son fusil, le chargea à balle, tua raide le premier bœuf et blessa le\u2019 second, Le gouverneur, aussitôt préve- cu, arriva, vit le cadavre et rentra chez.lui : À balle ! répétait-il, mais à dalle! Bien loin de le-calmer, Montchenu lui insinua que ce ne pouvait être que Bonaparte qui avait ouvert la porte en\u2019 veyant monter les bœufs.La figure du gouverneur devint sinistre: Vouscroyez ?dit-il \u2014 Je n'en doute pas,àl sait que vous vous servez souvent de ces Lace fs, etila voulu vous en priver et peut-être vous prouver qu\u2019il peut encore se jaire craindre.Tant que les balles de Bonaparte n\u2019avaient'atteint que les animaux de Mme Bertrand ou des autres personnes, le gouverneur en riait comme un-fou ; mais ce jour-là, il ne riait plus.On aurait tort d\u2019ailleurs, d\u2019attribuer cet-acte à un sentiment de vengeance: : à Je Malmaison, Napoléon avait dans son cabinet une-carabine avec laquelle il -tirait, par la fenêtre sur les oiseaux de Joséphine.\u2018 Au commencement de l\u2019année 1824, il demanda encore son transfert sous un autre climat.I] se sentait mortellement atteint : lp maladie (c'était un cancer À l'estomao ) allait \u2018bientôt achever son œuvre.ll'expira, le.5 .mai, au moment où le soleil disparaissait dans l\u2019Oeéan.Permi les gravures qui ornent l\u2019ouvrage de M.Firmin-Didot, il en est une (jui nous a frappé : c\u2019est la reproduction du magnifique tableau de Horace Vernet : Napoléon à Longwood, Le peintre à prévu.que le contraste entre la sim- \u201c plicité du costume-et l\u2019expression de la & physionomie rendrait l\u2019émotion plus poi- \u2018 gnante.Le oaptif, assis sur un banc, est vêtu d'un häbillement rustique, Il n\u2019a plus cet eir un peu dur qu l'on remarque dans ses portraits militaires ; son visage estempreint d'une mélancolique résignation.Les pies qui se dessinent derrière lui montrent que son corps cst bien à Sainto Hélène, mais son regard dit que ça pensée n\u2019y est pas ; elle cst à 2,000 lieues, par delà les mers ; il songe à ga \u201c ohère Marie-Louise \u201d\u2019, il songe à son fils, il songe à la France.En face de cette infortune, on oublie le duc d\u2019Enghien, Charles IV, Pie VII, tant d\u2019autres victimes moins illustres, ct la Justice est désormais remplacée par la pitié.Henry Fargeot.UE EE SR en Heures ou Burew 8a ma9pom A.A.LANTIER, Ventiste, .689 Rue St-Jenu, Québec BUREAU 1024 TELEPHONE { .RÉSIDENCE 421 On administre le çax végétal 13 ect.1893\u2014langj.827 une nouvelle vexation.Au mois de sep- |- ° a v 2 Publicité malsaine À propus d\u2019an procès scandaleux qui -5e poursuit a tucllement devant la Cour Supérieure de cette ville, et qui provoque la plus malsaine curiosité, notre confrère de la Vérité publie les observations suivantes : > \u201c Il parait que le magistrat qui préside au procès n\u2019a pas le droit d\u2019empêcher co scandale : la lei veut que les portes du tribunal s'ouvrent devant n'importe qui.Eh bien ! c\u2019est un grave abus et la loi devrait être changée immédiatement, La publicité des débats judiciaires est certes fort désirable, règle générale ; mais il n\u2019y a guère de règle sans exception.I) cet manifeste que l'intérêt public n\u2019a rien à gaguer à ce que des procès de ce genre B'instruisent coram populo ; au contraire, il a tout à y perdre.De telles affaires devraient se plaider, sinon à huis clos, du moins devant les seuls Yntéressés, de part et d'autre.Outre les intéressés, on ne devrait admettre personne, si co n\u2019est, peut-être, les membres du barreau, et encore à la condition ex- pressent qu'ils ne fussent des reporters déguisés, Lia publicité donnée à de tels procès | Re peut favoriser aucun intérêt légitime.\u2018C'est tout bonnement une occasion offerte à l'esprit immonde qui est au fond de ia nature déchue de faire de nouvelles victimes, Nous endossons absolument ces observations, \u2018On a vu suivre les débats de ce pro- \u2018Cès par des adolescents, qui n'avaient rien à faire dans oet endroit, et qui ont d'autres leçons à apprendre \u2018que celles qu\u2019on reçoit au prétoire dans de semblables circonstances, Quant à la publicité par la presse, dans une cause comme celle-là, elle est peut être encore plus inexcusable que la publicité de l\u2019audienco.lle est plus dangereuse, car le journal va partout, et pénètre dans tous les foyers.Pour une fois, nous tombons d\u2019accord avweo l\u2019Electeur lorsqu'il dit: { \u201cS'il fallait suivre de peint en point -outes les querelles do famille qui se déroulent devant les tribunaux, les Jourinaux ne seraient pss assez volumineux pour tout contenir.Pourquoi faire exception pour la malheureuse affaire dont la Cour Supérieure est saisie en ce moment.Serait-ce parce qu'elleest scandaleuse ?Au contraire, nous y voyons -une raison de plus pour justifier notre silence.\u201d Le Moniteur \u201cdonne aussi la même note, et le Daily Telegraph avait l'au- | tre jour en excellent article & ce sujet.DANS LE CAMP LIBERAL Kos adversaires, l\u2019Elecieur en parti- eulier, aiment beaucoup à s'oceuper de ce qui se passe dans le camp conservateur.Ils ont toujours une masse d'histoires 4 mettre cn circulation sur les dessous | de la politique et du personnel ministériel.Ils ne sauraient done trouver mauvais\u2019 que les gens friands de nouvel les sc mcétent en quête d'informations sur les petites misères du parti libérel.Le Monde de Montréal, qui cultive beaucoup co genre, nous apporte les propos suivants : : .Il paraît, d\u2019abord, que les membres de ce parti sont loin d'être d'accord sur le tarif.C\u2019est assez vrai.Les rapports des débats en font foi.Mais il y a plus.L\u2019ascendant qu\u2019a pris M, Tarte sur M, Laurier, et son installation comme premier lieutenant avec un salaire assez rondelet auraient créé chez les vieux membres du parti un mécontentement de plus on plus prononcé, Cela expliquerait aussi l'espèce d'abstention de D.Frs Langelier, qui semble être ignoré par son chef.On ajoute même que M, Langelier pourrait bien se retirer sous In tente et ne pas se présenter aux prochaines élections, s'il ne se fait pas un changement dans la direction du parti.On remarque beaucoup que Mfois, dans des relations \u2018constantes avec M.Laurier, au lieu de prendre part aux délibérations secrètes des chefs est maïutonant confiné avec le menu fretin du parti libéral.Ii n\u2019y à pas iong- temps encore, l'observateur placé dans la galerie pouvait assister à une scène qui disait beaucoup sur les dissentions libérales.Pendant que se poursuivait un débat, dans une discussion très animée avec les principaux députés libéraux anglais; l'excitation d:vint telle, à un moment donné, qu\u2019on pouvait à peine entendre des bouts de phrases ; M, Tarte, très excité, répondait aux attaques de ses amis qui lui reprochaient ses violences et depuis lors, M.Tarte a mis uue sourdine à son le et cela pourrait bien expliquer pourquoi, malgré tout le tapage qu'ils font dans les journaux, les libéraux n\u2019osent pas prendre une attitude définie sur la question des écoles.Leurs amis d'Oatario ne veulent pas.Telles sont les observations faites par coux qui voient de près ce qui se passe à Ottawa.Il y à peut-être un peu d\u2019exagération mais nous savons personnellement qu\u2019il y a quelque chose.\u201d Il est bien sûr que l'entourage bas canadien de M.Laurier ne doit subir qu\u2019en frémissant la direction donnée à la politique du parti libéral sur plusieurs questions importantes, par l'élément grit d\u2019Ontario.Mort de l'hon.John Hsarn L\u2019hon.John Hearn a succombé à la maladie qui le minait depuis si longtemps.I! est mort 3 1 heure cette après-midi.L\u2019'hon.M.Hearn a joué un rôle important dans la politique et dans les affaires municipales de notre ville.Au conseil de ville, il a pris part à toutes les questions importantes,et longtemps il y a fait triompher ses idées, Président du comité des finances depuis de longues années, il a été mêlé Fà presquo toutes les négociations financières de la ville, En politique, il était conservateur, II a durant plusieurs années siégé au Conseil Législatif, où- sa parele:- était toujours écoutée.- En 1892, il résigna\u2019 son- siègeet se présenta pour le parlement fédéral, dans Québec-Quest.Il fut élu par une ma jorité considérable.M.Hearn était un orateur de haute volée.Le moindre sujet changeais complètement de face (sous sa parole chaleureuse et riche en expressions relevées, Il parlait avec uneabondance remarquable.M.Hearn a fourni une belle carrière et il emporte avec lui l'estime de ses concitoyens, A la faniille afiligée nous offrons.nos sincères condoléances.NOMINATION C'est avec un plaisir mêlé de regret que nous apprenons que M.le baron de St-Laurent vient d'être nommé vice- résident français à Madagascar.Nous creyons nous faire l'écho des sentiments de la colonie française à Québec, en disant que le gouvernement de la République a rendu là un juste hommage au dévoucment, au tact et aux talents dont le nouveau titulaire a fait preuve,non seulement dans l'exercice de ses fonctions de chancelier, mais aussi dans toutes les circonstances où il a été appelé à remplacer à Québec le consul général de France.M.et Mde de St-Laurent quitteront Québec le 29, pour s'embarquer à New- York le 2 juin, Nos meilleurs souhaits notre meilleur souvenir les accompagnent.\u2014=\u2014=rassrmmenmenmnn sn =O stapes ven.\u201c Langelier au lieu d\u2019être, comme autre- |.\u201cUn fot - Suffit Aux Ménagères.\u201d Pour rendre la pâtisserie ferme et Croustillante, = (Gttolenc Vaut mieux que le saindoux, \u2018 PARCE QU'ELLE n\u2019est ni Indigeste, ni Désagréable comme lui Recommandee par les plus Éminents Experts en Comestibles et en Cuisine, Demandez-la à votre Epicier.Préparée seulement par N.K.Fairbank et Cie.T \u2018Rues Wellin rton et Anne, MONTREAL.Agrandissement NOUS AVONS AJOUTE A NOTRE GRAND MAGASIN ACTUEL, 148 rue St-Jean, l\u2019étr- blissoment voisin, non moins grand, portant le No 146.Ce dornier magasin sera rempli d\u2019Orgues Bell, Pianos Bell, .\u2026 Jouettes, \u2014 ET LE CELEBRE \u2014\u2014 Thé des Indes Dont nous sommes les seuls agents 3 Québec, T.J.Moore & Cis 146 & 148 RUE SAINT JEAN, NOTRE FETE NATIONALE Québec, 17 Mai 1854, Seriez-vous assez , bon, M, le Rédacteur, poyur.annoncer dans votre journal, qu\u2019à la dernière réunion dn Comité de régie de la société St.Jean-Baptiste de Québec, le programme de la fête a été changé.La mezsc doit avoir lieu à la Basilique, et le lieu de départ pour la procession, sera la place St.Pierre à St Sauveur.J'ai l'honneur d\u2019être, Monsieur, Votre etc, WirBrop Dusé,.Commissaire Ordonnateur, \u2014\u2014e mm ORDINATIONS À LA BASILIQUE En l\u2019absence de Mgr Bégin, coadjuteur de Son Eminence, Mgr Labrecque a f.it ce matin des ordinations suivantes à le Basilique : MM, Homére Poi-* rier, Saint-Joseph, Beauce ; Gaudiose Lemieux, de Lévis ; Armand Verrault, de l\u2019Islet ; Ludger Picher, de St-Jean- Baptiste, Québec ; Emile Martin, de St- Simon, et Joseph Loiselle, de St-Atha- nase, le RR.MM.Arthur Lecasse et- Hilaire sFortier, de St-Anselme, Dor chester, seront ordonnés dimanche prc- chain dans leur paroiss: natale.Mgr Labrecque présidera aux deux cérémo- pics.Le rév.M.Martin, a célébré sa première messe ce matin en la chapelle du Séminaire, et les autres nouveaux ordon- vés dans leurs paroisses natales respectives.\u2014\u2014arme-\u2014- Avis de sociétés Nouvelles sociétés.\u2014E.Chabot & Cie marchands, St-Laurent.I.O ; Eug.Chabot et Marie Louis Chabot, associée ; Désiré Guay, tanneur et corroyeur, ete, Québec ; Celina Guay, fille majeure, faisant affaires sous ce nom.Scnryburt, Beaubien & Cie, manufacturiers de chaussures, Québec ; François Octave Schryburt, Isaie Beaubien et Alexis Dumas, associés; Dolbec & Turcotte, marchands de fruits, Québec ; Marie Conway, veuve de Honors Dolbeo, et Napoléon Turcotte, associés ; Club Union, Lévis ; A.E, Demers, J, E.Demers, J.O.Martineau, Henri Verrault, Geo Lebel, Alfred Verranlt, Joseph Begin, J.E.Labadic, Edouard Bégin, Joseph Bégin, et Charles Samson, associés, Gagné & Trudel, entrepreneurs, Québec ; Alfred Gegné et Pierre Isidore Trudel, associés ; P.Clément & Cie, agents d'assurance, Québec ; Pierre Clément, Edouard Clément, et Ludger Bourgoing, associés.Dissolutions.\u2014Schryburt & Beaubien, manufacturiers de chaussures, 15 mai 1884\u20141Im.cj.175 Québec; F.O.Schryburt, et Beaubien, associés.\u2019 J.A.Belanger Ma a a \u2018 gga loin des SE-ROCH, QUEBEC.NUFACTURIER A SLA VAPEUR OUVRAGES EN MARBRE ET EIN GRANIT 4 MENTS, SEPITAPHES, fc, &e, i rues Saint-Joseph et Dorchesteg 94 OUVERTURE \u2014\u2014 AURA SAMEDI Le 5 Près de la 2 mai [S01-\u20141m.0) re er \u2014\u2014 La grande ouverture de la vente des quatre fonds de Banqueroute composées de Marchandises Sèches! e n général; LIEU \u2014\u2014\u2014 8 neral, | MAIL prochain, DANS LA VASTE MANUFACTURE DE 3 Dumas, Dumas & Cie AU NOS 302, 304, RUE ST-JOSEPH, Voisin do MM.GAUTHIER & FRÈRE, Congrégation de St-Roch.163 conservateurs, 6 » \u201cà Ca - JOURNAL DES CAMPAGNES.Nes de la Cp LE TARIF L\u2019'AUDACE DE L\u2019OPPOSITION LE BILL WELDON Les élections d\u2019OGntario Ottawa, 19\u2014Les travaux parlemen taires ont été moins monotones, cette semaine, que la semaine précédente, L\u2019affaire Turcotte, le bill Weldon pour défranchiser les électeurs qui vendent leur vote et une foule d\u2019autres incidents ont donné lieu à plus de variété.Ce n'était pas sans besoin, car même avec la meilleure volonté du monde on ne peut s'empêcher de maugréer en voyant s'éterniser ie débat sur le budget.Aussi la chambre se vide assez souvent ; il ne resto que les godendards perpétuels comme MoMullen, Patterson de Brant, Carthwrigt, Casey ct quelques autres dont les dents pour être moins longues, n'en font pas moins de bruit.Imaginez-vons maintenant, ce quo l\u2019on éprouve en est.ndant M.Pattcrson exprimer sa surprise, son étonnement, son indignation même, que le tarif ne soit pas encore adopté ! Faut-il rire où se fâcher ?Le ministre des finances n\u2019a fait ni l\u2019un ni l\u2019autre, mais il a montré tout le ridicule de cette prétention.Comment ! voilà près de deux mois que touie la phalunge grite-rouge piaille et ergote sur tous les tons et de toutes fa- vous contre le tarif, et, quand elle s'a- p'rçoit que dans le pays on commence à dire : ocla devrait finir, elle veut rejeter la responsabilité de ce retard sur les Allons donc ! Mais M.Laurier croit mettre l'avantage de son côté, cn disant au premier-winistre \u201c Si nous avous parlé souvent ct longtemps, vous nous avez répondu.\u201d Mais oui, et cclo, tout simplement parce qu\u2019il fallait rectifier les faits.Si le gouvernement n'eut pas répondu aux crateurs libéraux, quels cris ils auraient jeté ! \u2018\u201c Vous n'avez rien à dire ; vous aimez mieux nous éorascr par le vote, eto.\u201d Les conservateurs n\u2019ont pas voulu jouer ce jeu.Ils ont défendu leur politique, mais dans de justes Jimites sans donner le moindre prétexte de continuer indéfiniment ie débat.Quoiqu'il en soit, ou peut espérer que nous verrons la fin mardi.Ilcenest temps.Outre que le commerce souffre up peu d'une certaine incertitude, si Ja députatiou ue veut jas passer ici tout Pété, i} faut qu\u2019elle fe tiennc un peu la langue, car ii reste encore assez de besc- «ne à faire.\u201cPeut-être que les élections général s d'Outarie vont nous donner une chance da terminer plus vite.La campagne électorale va être très chaude, et des deux côtés, sans doute, on ira prôter main forte à ses amis, co qui nous dé- livrers de quelques fléaux pou néces- taire à la bonne administration de la chose publique.Le tarif, tel que définitivement adopté, ne sera pas exzaotomeut celui qui a été proposé.M.Foster a dû y faire plusieurs amendements dans l'intérêt général, Et tandis que ces changements contenteut ceux qui avaient à se plain- dres des pertes que leur aurait fait subir ure diminution trop considérable dans les droits, quelques journaux en profitent pour accuser le gouverne ment d\u2019hy- poorisie en revenaut À l\u2019ancien après - avoir mis le public sous l'impression qu\u2019il allait le réduire beauccup.Le Canada, par exemple, est tout indigné.II dit d\u2019abord que le ministre des finan- 03 s'est moqué de la députation en faisant une enquête pour connaître les plaintes portées contre le tarif.Eh bien, je trouve au contraire que le gouvernement a agi avec sagesse.Une question aussi grave que celle de chan ger la politique fiscale d'un pays ne doit pas être traitée à la légère.Ceux à qui incombe le devoir d'opérer ce, change- mont doivent se renseigner parfaitement sur les besoins de chaque classe afin d'agir en conséquence.Sans doute que les députés sont généralement au cours des besoins de leurs électeurs ; mais dans une question de tarif il ne s'agit pas seulement de prendre connaissance des plaintes il faut encore se convaincre qu'elles sont fondées.Or est-il un moyen plus sûr d'obtenir ces renseignements que d'aller les chercher à leur source ?Et c'est ce que les ministres ont fait, S'ils eussent annoncé que de telle date à telle date, ils recevraient à Ottawa tous ccux qui avaient à se plaindre du tarif, combien scraient venus ?Les représentants do l'industrie manufacturière, pas d\u2019autres.Leur erquited domicile, pour ainsi dire, a cu de bien meilleurs résultats.Prévenus dè leur séance, manufacturiers, marchands, agriculteurs sont allés les rencontrer, ont porté leurs plaintes, fourni leurs statistiques, disouté avec eux, cufin exposé tous leurs griefs.Quet a été le résultat ?C'est que le gouvernement à soumis un nouveau tarif qui, d\u2019une manière générale, a rencontré l'approbation de tous les hommes éclairés qui peuveut juger les choses non pas au point de vue de l'avenir d'un parti, mais suivant les intérêts du pays.C\u2019est si bien le cas que le parti libéral aux abois n\u2019a ccseé depuis lecommence- meut de ce débat, de se contredire de la façon la plus flagrante.Et ma ntenant, parce que le ministre des finances a remanié de nouveau certaines parties du tarif, les li*éraux veulent faire croire que dans son ensemble le tarif de 1894 tera pire que le tarif précédent.Quand ce Le serait que pour connaître leur genre de discussion, ça vaut la peine de perdre une minute à lire le Canada : \u201cAfin de se dozner une contenance,au commencement de la présente session, M, le ministre des finances a proposé une longue liste de changements insignifiants qu\u2019il nous a fait connaître dans son discours budgétaire.Ces changements, comme nous l'avons déjà dit, n\u2019altéraient en aucune façon l'empreinte du protec- tioonisme à outrance dont cst frappé notre tarif.Ce n\u2019était simplement qu\u2019un faible abaissement de taxes, suus changer la proportion de protection outrée accordée aux monopoleurs.Les nombreux changements proposés donnaient au tarif l'apparence d'une transformation radicale.M.Foster et ses amis pourraient fairo miroiter aux ycux des électeurs les nombreuses réformes qu\u2019ils avaient apportées à la douane.Le truc d'était pes trop mal imaginé s\u2019il n'avait pas été mis au jour par l\u2019opposition.Voyant son châtcau de cartes ainsi démoli, M.Foster s'est ravisé ct est revenu petit à petit à son ancien tarif, comptant sur l'appui des monopoleurs pour Ja prochaine élection générale.A celui qui a observé de près ce mouvement stratégique, la main du mo- nopoleur se fait voir partout.Le gouvernement ne peut pas échapper à cette funeste influence.Les grosses souecrip- tions électorales, sur lesquelles il fonde tant d'espérances, ne peuvent être versées que par ces miilionnaires repus des sucurs des masses qui peinent.Ce sont eux qui font pencher la balance du côté du parti qui gouverne aujourd\u2019hui.Tenant au pouvoir plus qu\u2019à la justice et à l\u2019intérêt général les hommes aux affaires se constituent les cscluves de leurs bailleurs de fonds.>.Ce sont les tories qui règnent, mais ce sont les monopoleur equi gouvernent.\u201d Ce scrait beaucoup plus court à mon avis de prouver que le tarif \u2018nouveau revient à l\u2019ancien.Croyez-vous que le public va sc laisscr prendre à ces déclamations générales qu\u2019il cntend depuis quinze ans sans y ajouter foi.Comment le Canada peut-il préten- dr\u2019 sérieusement que le remaniement cst tout à l'avantage des manufacturiers quand son chef M.Cartwright s\u2019est plaint lui-même que ls mayufac- turiers d'instruments sratoires n'étaient pas suffisamment protégés.?\u201cLa main du monopole se fait partout sentir\u201d Mais, non, l'ami, N'est-ce pas tout dernièrement encore que les droits sur l\u2019huile de charbon ont été notablement diminués.Qui va bénéficier de cette nouvelle diminution, si cc ne sort les ouvriers et la classe\u201d agricole.D'autres artioles ont aussi l'objet de réduction.Or quel devait être le résultat de ces amendements?La diminution du revenu.Ayant à choisir entre l'emprunt ct la taxe directe ou une augmestation équivalente sur d'autres articles, que devait faire le ministre des finances ?Répondez cultivateurs, et vous aussi, écrivains du Cunada.M.Voster a compris qu'il devait maintenir son revenu en percevant indirectement et il a repris sur des articles d'uno nécessité moins générale, ce qu'il perdait ailleurs.Il est dénoncé par le Canada, mais il sera compris et approuvé par les électeurs, et c\u2019est Je point principal.a M.Bruneau ne ressemble pas \u2018à tous les libéraux par l'inte!ligence, mais il se rattrape vite sous le rapport de l'audace, Choisi par son parti pour porter contre le député de Montmoreney une accusation au moyen de laquelle on veut essayer à faire démordre M.Angers de ses poursuites contre l\u2019Ælecteur, le jeune homme a proposé que le comité ayant entendu la preuve déclare tout de suite que M.Turcotte a perdu son siège, Avec un air de pitié qui répondait bien à la suffisance de M.Bruneay, Sir John Thompson lui a fait remarquer qu'il serait peut être aussi prudent de laisser à la chambre le droit de décider sur la preuve qui lui serait soumise.La question a \u2018été décidée par le vote de la chambre qui a approuvé l'idée de Sir John Thompson: M.McCarthy a voté avec les libéraux, et M.O'Brien, qui suit comme pas un, a passé du méme côté.Ils n\u2019.nt pas été plus justes que sur la question du tarif, mais au moins ils ont montré plus de bravoure.À propos de M, MoCarthy, on mo dit que son discours sur le tarif est distribué dans toutes les provinces anglai- 8cs par le soin des députés libéraux.C'est une nouvelle preuve que tous ces luessieurs ne négligent rien pour l\u2019attirer complètement à eux.Qu'\u2019auraient- ils besoin autrement de montrer tant de zèle lorsqu'ils ont les discours de leurs chefs Laurier ct Cartwright.Après le tarif, c'est le projet de loi Weldon qui a pris le plus de temps ct soulevé le plus de débat cette semaine.Tout une journée a été consacrée sa discussion, ct qui plus est les trois- quarts des discours ont été prononcés en français.Ça été un véritable supplice pour ces pauvres enragés que le français exaspère jusqu'au supprême dégré.Il fallait les voir aller et venir de :a chambre à la salle des députés, espérant toujours la fin du débat et obligés de retour- nor en maugréant : talking french yet.La loi de M.Weldon n\u2019est point nouvelle.Elle a été soumise l'année dernière, discutée quelque temps puis rejetée.M.Weldon la soumet de nouveau avce quelques changements, mais en conservant le principe de défranchis- sement des électeurs qui auront vendu leur vote.La chambre l\u2019adopterait peut-être, mais à la condition qu\u2019elle s'appliquerait également aux acheteurs, comme le propose M.Amyot, qui n\u2019est copendant pas beaucoup en faveur de \u201cIn loi en général.Tant qu\u2019à faire une ~ loi dg cette nature, elle doit s\u2019appliquer également au corrupteur et au corrompu ; autrement il me semble qu'elle serait injuste.N'importe qui pourrait corrompre les électeurs sans crainte de perdre son druit de vote, tandis que celui-qui aurait succombé, serait exposé à le perdre et souvent par vengeance.La province d'Ontario sera bientôt en feu.Grits et tories, aveugles fanatiques do la P.P, A.et partisans des réformes dans l\u2019administration sous le nom de Patrons de l'Industrie, vont se livrer une guerre comme cette province n\u2019en a pout-être jamais vue.Sir O.Macdonald, sur la brèche.A l\u2019âge de 74 aps.il entre encore en campagne, probablement pour la dernière fois, avec un courage qui lui fait honneur.Sortira-t-il victorieux de ce combat que vont lui livrer trois éléments distinets : les tories qui diffèrent d'avec lui simplement sur sa manière d'administrer lcs affaires publiques, les enragés qui ne cachent rien de leurs sentiments hostiles aux canadiens-francais et aux catholiques et enfin les réformateurs ou Patrons de l'Industrie qui trouvent que M.Mowat accapare trop de patronage et d'influence.tout en en laissant le prix 3 solder aux municipalités ?La lutte sera terrible, mais les espérances sont encore en faveur du premier ministre, Ses adversaires mémes n'osent point prédire sa défaite.Sir Olivier a des points faibles dans son administration, mais au point de vue de la justice et de a paix religieuse, il est à souhaiter qu\u2019il triomphe.Dans tous les cas, il a droit au vote compact des canadiens- français et des catholiques, et il faut espérer que pas un seul ne lui fera défaut.M.G.VINCELETTE Nous avons annoncé en quelques lignes, dans notre première édition, la mort de M, Vincelette, chevalier de St Sylvestre, président du cercle catholique de Québec, et ancien préfet ae I'hospice d\u2019aliénés de Beauport.C'est une des personnalités les plus connues, les plus remarquables et les plus estimées de Québec qui disparaît, Monsieur Clément Vincelette était un caractère.Animé d\u2019une fui vive, doué d\u2019une énergie toujours active et d\u2019un zèle iofatigable, il a accompli beaucoup d'œuvres et laisse derrière lui le souvenir d'une carrière surabondamment remplie.Il y avait en lui de l\u2019apôtre, et l\u2019esprit de prosélytisme a vivifié toute son existence, Fils dévoué de l\u2019église, il lait devant aucun sacrifice pour la cause primordial des sociétés comme des imdi- vidus.: M, Vincelette, dans les belles années de sa vigueur et de sa force, fut un mor- veilleux homme d'action.Il a remué bien des faits et donné l\u2019essor à bien des entreprises.Chargé d'une responsabilité et d\u2019un labour écrasants, comme préfet de l'hospice de Beauport, il a su accomplir cette tâche, à l\u2019admiration de tous, et trouver encore le temps de travailler au succès de beaucoup d'œuvres religieuses et nationales.C'est dans tous ces travaux qu\u2019il a épuisé ses forces.Il avait dépensé £a vie sans compter, et il était vieux avant l\u2019âge.Depuis quelque mois, il n\u2019était plus lui-même, Au commencement de mars il dut s\u2019aliter ct depuis cette date la parolysie l'envahit lentement.Il s\u2019est éteint hier matin à cinq heures.Sa mort a été celle d\u2019un juste, comme l\u2019avait été sa vie.Il n\u2019était âgé que de 63 ans.' Monsieur Vinoelette a exercé, dans Mowat.veut mourir, comme Sir John | était catholique avant tout, et ne recu- | religieuse qui était, à ses yeux, l'intérêt | uno influence profonde.Il a été, parmi les hommes de sa génération, une figure caractéristique et fortement accusée.Sa mémoire sera vénérée par tous ceux qui l'ont connu, par tous ceux qui ont pu apprécier comme nous son désintéressement, sa générosité, sa noblesse de sentiments, son dévouement à l'Eglisé, Nous offrons à sa famille nos p'us sympathiques condoléances./ENTRAINÉ Dans tes bois et dévalisé Aventures d\u2019un riche marchand de bois On nous télégraphie de Toronto que le détective Greer, de la police provinciale d'Ontario, est-parti pour le village de Salem, dans le comté de Wellington, où il va éclaircir une mystérieuse affaire.* Un marchand de bois, nommé, Henry Rose, qui habite Salem depuis des années, partit en voiture sur la route de Guelph pour se rendre chez M.John Maitlandil descendit couper un fouet dans les saules qui bordaient le chemin.À peine cût-il pénétré dans le bois qu\u2019un inconnu armé d\u2019un revolver se présenta devant lui, L'inconnu qui avait une moustache noire n'était pas seul car Rose se sentit saisir en arrière par les épaules et renverser violemment par terre.Un mouchoir lui fut aussitôt attaché en guise de bandeau sur les yeux.Ses assaillants le transportèrent ensuite dans une voiture qui stationnait non loin de là, gardée par un troisième brigand, Le trio-et leur captif montèrent dans le véhicule qui partic à grande vitesse.Le lendemaio, M.Rose\u2019 se trouvait seul dans une forêt à soixante milles environ de l'endroit d\u2019où on l\u2019avait enlevé la veille, Il s'en.retourna par le premier train à Elora où il raconta À ses amis inquets l\u2019histoire de sa périlleuse aventure, M.Rose dit que les volsurs luiont enlevé $1,700.On n\u2019a pu retrouver son buggy ni son cheval.EE a LES CONTREBANDIERS L'enquête est finie dans cette affaire.Trois des acousés, Blouin, Laberge et Ruelland ont été remis en- liberté aussitôt, \u2018mais Brillant et Duperran- seront transférés à la Malbaie pour y subir leur procès, sur l'accusation d'avoir résisté aux autorité douanières, \u2014\u2014 Gonseif de l'Instraction Publique Le Conseil de l\u2019Ivstruction Publique, .section catholique siégera le 25 courant Si Mgr Bégin n\u2019est pas de retour à + cette date, comme il est bien probable, \u2018Mgr Marois V.G.représentera Son Ewinence le Cardinal Taschereau.\u2014\u2014 pre rs LES ELECTIONS DANS ONTARIO Les élections générales dans la province d\u2019Ontario auront lieu en juin.La nomination est fixée au 19 juin et la votation au 26.' Cette campagne sera une des plus chaudes qu\u2019on ait vue depuis longtemps Prise À tomps guérira les pires cas d Rhumas, Broachites.Asthme ou irritation chronique ds ln gorge ot d:s poumons, \u2019 VOUS uafort compte de médecin, vous manque de comfort, EPARGNEZ des gags, les geroles on s'est déployé son activité, Arrivé à quelques milles d'Elora, - - \u201cPARLEMENT FEDERAL CHAMBRE DES COMMUNES Ottawa, 16 \u2014L\u2019orateur prend le fau- veuil à 3 heures.; Sir Chs Tupper, présente un projet de loi amendant la loi de l'inspection des navires afin d\u2019enlever tout doute sur l'autorité de l'inspecteur de à inspecter tout bâtiment dans les ports canadiens.M.TAYLOR, whip du gouvernement, dit que le sentiment parmi là députation, est en faveur d\u2019ajourner, depuis mercredi jusqu\u2019à mardi de ls semaine rochaine.; ; SIr Joux THOMPSON dit que si mercredi est accordé au gouvernement, il consentira à ajourner eu, vendredi sui- + .hon.M.Laurier et M.Ckarlton sy opposent.Alors Tépond Sir John Thompson il nous est impossible de consentir à l\u2019ajournement, parce \u2018que aux yeux du public, c'est le gouvernement qui est tenu responsable du retard dans l'expédition des affaires.; La-chambre se forme en comité sur le projet de loi de M.Weldon enlevant le \u2018droit de vote aux électeurs \u2018convaincus, d\u2019avoir vendu leurs voix.M.-Jeannotte a repris lerdébat et il a - parlé \u2018très longtemps.: Un grand nombre d'amendements ont £té proposés qui changent la nature de plusieurs clauses du bill, et en certains cas mêmes les rendent inutiles.M.-JoNCAS propose un amendement À leffet d'appliquer les dispositions du bill à ceux qui achètent, aussi bien qu\u2019à ceux qui vendent.M.Dickey proteste contre cet amendement qui change complètement Ja na- \u2018ture de la loi, Le but delaloi æ'est: oint de punir mais d'enlever l'exercice Sun privilège à ceux qui en auront \u2018fait mauvdis usage.MM.Amyot, Joncas et Jesnnotte repondent que celui qui achète le vote d'un-électeur est tout aussi coupable, s'il ne l\u2019est pas plus, que celui qui vend a Voix.:SEANCE DU SOIR .A la reprise de la séance, la chambre se forme de nouveau en comité sur le bill de M.Weldon.; La discussion se continue jusqu\u2019à 12,25.Sur motion pour ajourner la chambre: M Mulock proteste camtre la perte de temps encourue par le débat sur ce projet de loi et dit que cela doit finir.M.AMYOT lui répond que les-Cana- diens-français ont droit de conduire un débat comme ils l\u2019entendent et que l'usage du français ne peut être considérer.comme obstruction.Il avertit MI.Mulook, que s\u2019il veut en faire trop, il sera facile d\u2019allonger la session de quel- «ques mois, La chambre s\u2019ajourne à 12.45 hrs.Ottawa, 17\u2014L'orateur prend le fauteuil à 3 heures.M.\u2018Turcotte, député de Montmorency, répond aux accusations portées contre lui par M.Bruneau en les niant complè- | tement et en produisant à l'appui de sa dénégration la lettre suivante qui a déjà été publiée dans la presse : .\u201c Retenu à la maison depuis sepé à huit jours par une indiposition, je n'ai pu prendre connaissance qu\u2019hier de la correspondance parlementaire parue dans I'Electeur, le 16 avril dernier.; Dans cette correspondance on dit : \u201cque M.A, J.Turcoete, M, P., aurait ait donner A M.Provost, son associé, le contrat pour - l'approvisionnement d'épiceries à la citadelle, ct, qu'après la dissolution de la société Turcotte & Provost, j'aurais réclamé les bénéfices du contrat, quelque chose comme envi: ron $1,600.\u201d Jo dois déclarer que j'ai obtenu ce contrat régulièrement par soumission, et qu\u2019à l'epoque où je l'ai obtenu je n'étais plus membre de la maison Turcotte & Provost.De plus, comme à ce moment-là je n'avais pas de magasin à ma disposition j'ai pris arrangement avec la maison Turcotte pour la livraison de mes marchandises.Quant à la prétention que j'aurais réclamé $1,600 de M, Turcotte pour I'exécution de mon contrat, cette assertion est complètement erronée.Je n'ai pas de réelamation de ce genre ot je n\u2019avais pas à en faire, vu que j'étais payé per- | sonnellement par le gouvernement, par des chèques à mon ordre.1 J.B, Provosr.M.Turcotte ajoute qu'il ost le dé- fondeur dans une cause intontée contre lui et lui réclamaut $30,000 pour avoir siégé illézalement et voté illégalement.Sir John Thompson dit qu'il n\u2019y a aucune objcction J ce que i'enquéte se \u2018fasse.Seulement il désire que les mots : \u201c Et pourquoi l\u2019hon.membre a perdu con siège, soient retrauohés.L'hon.M, Laurier et M.Edgar s\u2019y opposent, mais sir John Thompson y tient, et son amendement est adopté par.103 contre 69, MM.Dalton Me- Carthy et O'Brien votant contre.Sir Cas Turrer donne avis qu\u2019il proposcra demain que la chambre se forme en comité généra! sur une résolution pour chang-r des honoraires des \u2018certificats de compétence pour les \\maîtres de navire.Avant que les ordres du jour soient appelés, Sir John Thompson fait l'éloge de l'hon, John Hearn dont il vient d'apprendre la mort.Durant le court espace de temps qu'il a été en chambre, M.Hearn a su s\u2019y faire une position très enviable.L\u2019hon.M.LAURIER concourt dams ces remarques, M.Hearn n\u2019a pas pu donner la mesure de ses forces aux communes, parce que sa santé était trop défaillante, mais il a prouvé qu\u2019il savait \u2018comprendre les sujets leg plus difficiles, M.TayLor-demande encore que la -chambre ajourne de mercredi à vendredi prochain.Sir John Thompson dit qu'il n\u2019y a pas d\u2019objection, mais à la condition que -mereredi soit jour du gouvernement.M, CHARLTON 8'y oppose et M.Laurier dit qu'il ne sait point pourquoi J\u2019ajournement ne serait pas accordé.Ça ne peut retarder la prerogation que d'une journée.M, MU100K se lève sur une question \u2018de privilège et déclare qu\u2019en protestant «contre le débat sur le bill Weldon, il D'a jamais voulu insulter les chœur des élèves, et musique par la fanfare du collège.Deces M, Honoré Grenier, cordonnier de la rue St Jean, rst mort samedi à l'âge de 39 ans, après une longue maladie.M.Grenier était un homme trés affable que | tout le monde estimait, Il laisse une femme et quatre enfants.Il était frère de M M.Pierre et François Grenier, typozraphes, et le premier contremaître à l\u2019atelier du Chronicle.L'œuvre des voleurs.À trois heures, vendredi matin les pompiers de Richmond étaient appelés pour un incendie qui venait de se déola- rerau magasin de bijouterie de M.Elias Stewart.En entrant dans les ruines, quarante minutes après, on s'aperçut que la porte du coffre-fort,contenaot plusieurs cavet- tes de montres anisi que d\u2019autres valeurs, avait été percée à deux endroits, et on remarqua sur le plancher une lampe brisée ; on découvrit immédiatement l\u2019œuvre de voleurs qui furent arrêtés dans leurs opérations par l'accident de la lampe.On suppose qu'ils ont dû entrer par une fenêtre donnant sur le derrière de la maison et ont di s'échapper une fenêtre de la façade.Un individu à mine suspecte a été arrêté et d\u2019autres recherchis se funt activement.Les pertes subies par M.Siewart sont de plusieurs milliers de piastres, couvertes par une assurance, ~~ \u201ciam Le chef des pompiers a été grièvement blessé pendant l'incendie, Mal de dents En souffrez-vous ?Allez acheter une bouteille de Pain Killer et vous s>rez soulagé en un clin d'œil.C\u2019est un spécifique pour le mal de dents.Pour plus de 50 ans __ Le sirop nutritif de Mme Winslow a été employé pour la dentition.Il plait au goût, amolit les gensives, soulage de toute douleur, guérit les coliques,gazeuses, et c'est le meilleur remède pour la Diarrhge.Vingt-cinq centins la bouteille.Vendu par tous les droguistes du mond Pilules Holloway Rhumatisme etnévralgie \u2014Uest quel- uo fois difficile de déterminer laquelle do ces oux maladies fait souffrir le patient, mais cotte gnorance ne fera rien, si on emploio les remè- es Holloway.Ils alldgent ect guérissent toutes ouleurs musculaires et nerveuses.Dans lo rhumatisme héréditaire après avoir baigné les parties malades aveo de l\u2019eau salée chaude on devrait bien étendre l\u2019onguent Holloway sur l\u2019endroit de façon à ce qu'il pénètre bion ot que ses propriétés régulatrices et adoucissantes, pénètrent los vaisseaux et les nerfs les plus profonds qui, étant oxoutés, causent la doulenr et l\u2019enflure.Les traîtemonts Holloway ont lo mérite de déloger la maladie sans ruiner la constitution eo qui tait Le résultat tasvitable de la ssisan.SE La procession au fanbourz St-Jean \u2019 En sortant do l'église, la procession prendra la rue St-Jean qu'elle suivra jusqu'à la rue Sainte-Clsire, puis continuera par les rues Latourelle, Déligny, -D\u2019Aiguillon jusqu'à la pointe, rue Saint- \u2018Jean et continuera jusqu\u2019à l\u2019église.* Reposoir rue Latourelle.Voici l\u2019ordre de la proccssion-: - 1.La bannière de la- paroisse, 2.Les élèves du Bun Pasteur, .: 3.Les élèves des Sœurs de la Charité 4.Les dames de la confrérie de Sainte-Aone.3.Les élèves du patronage.6.Les élèves des écoles des Frères.7.Les membres de l\u2019Union Notre- Dame.S.La section Saint-Jean de la Scciété Saint-Jean-Bapriste.0.Les membres de la ligne du Sa- eré-Ceeur, avee insigaes, 10.L'Unior Saiut-Jozseph de Saint- Jean-Bapuiste, avec incigues, 11, Lu société du Sacré-Cœur des élèves des Frères, 12.Lecurps de musique de l\u2019Union Musicale.13.La section chorale de l'Union Musicale, 14.Le clergé.Ç 15.lies thuriféruires ct les fleuristes 16.Le dais.17.Les congréganistes escortant le clergé ct faisant garde d'honneur au Saiat-Sacrement.18, lie corps des Margnilliers.19, lies fidèles, N.B.\u2014Les membres de ces différentes sociétés sont priés de se rencontrer dans les environs de l\u2019église, à 9h.45, pour prendre rang dans la procession.Harché de Québec \\ FARINES ET GRAINS Québoc, 23 mai 1894.FARINE.- Sup.extra, baril, 196 $3 30a 3 75 Extra eee sevensseeess 800 à 3 10 Forte pourboulanger.3 602 375 Extra du-printemps.2 80a 2 90 Superfine .ov.2752280 Fine .\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.vocsssons ss 260a 270 Farine de famille en poches-de 100 liv\u2026.1 50 a 170 - Patente amer, qrts\u2026 4 75a 500 Blé du Mathitoba .\u2026.\u2026.\u2026.s\u2026\u2026.0 90a 095 Blé d\u2019Indg jaune .\u2026\u2026\u2026 pssssossssoccs 0 60 2 0682 \u201cow 1800.eusserase overran \u2026 0 65a 070 PoiS.nouosocsessssonssrause sasessens se revere .085a 095.AVOIND c.\u2026\u20260\u2026\u20260osssvoneensescosvervsssos0ce.0 A1 à 0 44 Or GO.0sossses aescosrucessseccsosccses.0 558 060 Bœurs, MouToNs, Ero.Québec, 25 mai 1894, BŒUF\u2014lère qualité par 100 liv.$ÿ 8 00 a 81 0 204 4 2ème * T 00a 8 00 \u2018 3ème « \u201c 5 50a 7 00 4 PAX liVTO.0010000 0000000000 « 00720 16 Mouton par livre.eeotrronens 008a0 10 \u201c du printemps, chaque.3 00a 4 00 Poissons Québec, 2.mai 1894.POISSONS \u2014Séché le quintal.$4 25a 4 75 Morue verte le baril.400 a 4 00 Saumon, No 1.15 00 a 15 50.- Hareng du Labrador.4 00a 5 00 Hareng C.B.vee.ee N00a 0 00 Truite par quart.00 00a 00 00 Morue No 1, grd bris.400 a 4 00 Huitres.cc concern.-4 25a 4 50 Provisions Ere.Eto Québec, 23 mai 1384: Beurre frais par Livro.\u2026.+.\u2026.0.$0 20 à 0 22 Beurre salé par livre.018a0:0 Patates par minot.@ufs par douzaine.Sucre d\u2019érable par livre .\u2026.06; a 007 Sirop d'érable.+s0010000.\u2026.70 ets-le gal Fromage par livrD .\u2026\u2026eresseessess 012a 014 Oignon par baril.ssoccccoccors 3 00 8 350 Pommes par baril.as\u2026\u202600000 4002 508 Orange boite Floride \u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026 0.50026 \u20ac \u201c Valence, caisse.15 50 à 506 « Jamaique, Bris \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.5 50 à 600 Citrons, par boîte.2 60 3 3 00 Tabao Canadien en feuille par lb., 15 a 0 20 Pois par minot ceceeses coreen ces vossousse 902120 LaARDSs, JAMBONS, ETo Québec, 23 mai 1894, Porc frais, par 100 livres.$6 85 a 7 00 «4 par livre.\u2026 0092010 \u201c Salé, par livre.oon wee 0112013 «et por baril.ees.17 50 8 18 50 Jambons frais, par livre\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026 0 08 a 810 \u201c famés par livre.0 1020 L1 VOLAILLES Québec, 23 mai 1894.essor ess $O 60 à 0 75 \u2026 125 a1 57 « 100al 50 Volailles, par couple.ios, oo, Oanards st Dindes se \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 eee.AVIS te Montmaguy, et M, J.J.Saindon marchand et maître de poste de la Ri- vidre-du-Loup, en bas, sont autorisés à percevoir les sommes dues pour abonnement au Courrier du Canada et an Journal des Campagnes, | s\u2026.\u2026.200 237.M.Mathias Lislois, de Saint- Thomas \u2014 \u2014m guess e .Ÿ 7 7 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE PROGRAMME DE LA \u201c P, P, A.\u201d .\"Voici le programme de la \u201cP, P.A.\u201d \u201c four les élections provinciales d'Ontang.Elections provinciales dans Ontario \" Jo, Etes-vous prêt à faire tout en votre pouvoir pour abolir les écoles sé- \u201c parées ?\u201c 20.Etes-vous prêt à insister pour que les syndios des écoles séparées nc soient élus qu'au soratin secret ?\u201c\u201c 3, Etes-vous favorable A ce que tout électeur soit insorit sur le rôle comme partisan des écoles publiques, sauf son droit d\u2019appeier de cette inscription ?\u201c 4, Etes-vous favorable à un certifi- eat de capacité uniforme pour toutes les personnes enseignant dans les écoles publique et privées 5.Insisterez-vous pour que les mêmes livres de classes soient employés dans toutes les écoles ?\u201c 6.Voterez-vous-contre toute subvention accordée par le gouvernement en faveur d'une institution confessionnelle de bienfaisance ?7.Voterez-vous pour-que toutes les ins- titutione, publiques ou privées, d\u2019éducation ecclésiastiques ou de bienfaisance, soient soumises à l'inspection publique et pour que toutes les institutions rece- want de l'aide du public ou des psrti- culiers soient inspectées-chaque année ?\u2018 8, Vous opposerez-vous à ce qu\u2019on expose des emblêmes catholiques dans les maisons d\u2019écoles publiques ou à ce que le cathéchisme catholique soit enseigné dans ces écoles durant les heures de classe ?: < 9.Voterez-vous pour que le drapeau anglais soit arboré sur toutes les maisons d'écoles durant les heures de classe ?8 10, Insisterez-vous pour que toutes Jes propriétés réelles ou personnelles, de toutes descriptions soient assujetties aux taxes ?\u201c11, Vous engagez-vous à rencontrer en caucus les membres de j'ordre et à agir d\u2019après les rrcommandations qui seront faites par ces caucus ?Quant aux élections fédérales, cette * association fanatique a -aussi une plate- forme, pour nous servir de l'expression américaine, La profession de foi proposée aux futurs candidats pourla chambre des Communes sera la suivante \u201c 1, Vous eugagez-vous envers les électeurs à ne donner votre appui à aucun membre du parlement, comme premier ministre, qui sers catholique ?\u2018\u201c 2, Etes-vous prêt à faire tout en votre pouvoir pour abolir les écoles séparées ?\u201c3.Vous opposerez-vous à toute intervention dans la législation du Manitoba abolissant les écoles séparées ?- ¢ 4, Appuierez-vous l'abolition de l'usage des deux langues dans les Territoires du Nord-Ouest ?\u201c 5.Vous engagez-vous à rencontrer en caucus les membres de cet ordre ct À agir d\u2019après les recommandations qui seront fait par ces caucus ?\" H'artiole premier de ce programme est un démenti solennel aux journaux eemme l'Ælecteur qui ont l\u2019audace de Soutenir que le gouvernement d'Ottawa est de connivence avec la \u201c P, I, A.\u201d La Minerve d'hier publiait les lignes suivantes : \u201c Le Mail prétend que c'en cst fait de sir John Thompson si M.Mowat cst maintenu au pouvoir.lln\u2019y.a pas de doute que M.Mowat serait très utile à M.Laurier, étant donnée la puissante organisation officielle qu\u2019il fait servir à ses fins politiques ; mais il régnait aussi aux dernières élections, ce qui n\u2019a pas empêché M.Laurier d'être battu dans Ontario, tout comme MM.Mackenzie \u201cet Blake l'avait été avant lui \u201d Nous ferons un pas de plus, Si M Mowat était battu, l'organisation de la \u201c* P, P.A.\u201d serait pour beaucoup dans sa défaite.Victorieuse et exaltée par gon succès, cllc constituerait \u2018un danger formidable pour Sir John Thompson que l'article premier de son programme fédéral vise directemcut.Par conséquent la victoire de M.Mowat serait peut-être plus utile à S1\" John Thompson que en défaite.\u2014\u20142>-+-+ Capture d'une goélette Par la Constance On joue de Ia hache L'arrivée du Constance dans notre port \u2018hier après-midi, a mis out le-mondo des rues de la-basze-ville,en 4moi, Qu\u2019était- ce ?Uneseisie ?Qui s'était fait pincer ?Oui c\u2019est ane saisio qui s'est opérée assez difficilement.Le Constance était près de Moïsic mercredi dernier, lorsqu'on -remarqua à bord, une goélette qui rementait le fleuve, mais d\u2019uno fagon curieuse, prenant des routes détournées.Aussitit,le Constance lui donas la chasse et il l\u2019aborda bientôt.Mais ce n'était pas tout de l'aborder, il fallait se rendre maître de l\u2019équipage.\u2018C\u2019est là que les difficultés ont commencé.L'éguipage de la goélette s'est défendu avec vigueur jeuant ds la hache avec beaucoup d'habileté.Un homme du Constance, a été blessé.Epfin on réussit à maîtriser les hommes de la goélette qui passèrent sur la Constance, et une pertie de l'équipage de.ce dernier embarqua dans la goélette.Il \\y avait à bord 36 quarts et 40 caisses «de boisson.En arrivant à Québec la goélette a été amarrée au quai de la Reine et son équipage a été envoyé en prison en attendant une enquête.Peut-être que rendus devant le juge, ces messieurs se décidcront-ils à parler ;- mais jusqu'à présent,chacun a refusé de\u2019 prendre la responsabilité da capitaine.Le nom de la goélette est Steadfast.LES CONTREBANDIERS EN COUR Ce matin à 10 heures, les contrebandiers ont comparu en eour de police et répondu à leur nom comme suit : Phi dalème Blouin de St-Jean de l'Isle, Laberge de Berthier ; Auguste Briant, Charles Brouillon et Pierre Dugeperron, ces trois derniers, français.Le capt.May et deux de ces hommes ont été entendus.Ils disent qu\u2019en approchant de la goélette, ils ont sommé l\u2019équipage de dire ce qu\u2019elle contenait.Puis ils ont mis une embarcation à l\u2019eau pour aller à bord, mais la goélette s\u2019éloignant toujours, le Constance l'aborda lui-même.À ce moment, Briant dit à ces hommes do prendre des haches ce qui fut fait.P.Maker du Constance a été blessé à la tête par le manche de la hache.Une fois capturé et rendu à bord du Constance,ila dit que c'était lui qui était le capitaine et le lendemain, il a dit que ¢\u2019était Blouin.Le gouvernement fédéral est représenté par MM.P.Angers et J.Dunbar, et les accusés par MM.F.X.Lemieux et E.Bouffard\u2014e- 0 rm_\u2014 GROS INCENDIE Iéroïque sauvetage de quatre personues Montréal, 18\u2014Un incendie désastreux et qui a failli avoir de funestes résultats, s'est déclaré vers 3 heures 30 ce matin duns la rae Visitation.Un individu, passent on face de la maison portant le No 314, vit uno épaisse fumée sortir d\u2019un porche, Il courut à la caserne des pompiers la plus voisine pour donner l'alarme, mais il ne fit pas sonner le tocsin.La conséquence fut qu\u2019une partie seulement de la brigade sc rendit sur les lieux et que l\u2019incendie fut bcau- coup plus désastreux qu'il n\u2019eut été si on avait sonné le tocsin.Quand les pompiers arrivèrent, les flammes s'étaient communiquées aux logements portant les numéros 316, 316a ct 318.Toute la bâtisse était menacée d\u2019une destruction complète.Le capitaine Jos Naud, de la casernc No 16, était assis sur le seuil de son poste de faction, dans la rue Rack), quand le feu rageait le plus fort, Il fut averti qu\u2019un incendie s'était déclaré par la lueur qui se dessinait dans le lointain! Guidé par cette lueur, il arriva avec quelques-uns de ces hommes dans la rue Visitation et donna un fier coup de main aux pompiers de la caserne No 11.Après des cfforts considérables, on a réussi à eauver les murs de la bâtisee, Tout l'intérieur, cependant, est complètement détruit, Au plus fort de l'incen- A JOURNAL DES CAMPAGNES die, on entendit les cris d'une femme à Is fenêtre du second étage.Le capitaine Viau et le pompier Burelle, de la caser-; ne No 11, se sont élancés hardiment a travers la fumée pour sauver la malheu-' reuse, Il était grand temps.Quand ils: arrivèrent à elle, sa figure et ses cheveux: commençaient à brûler.Cette femme\u2019 était Mme Trudel.Elle se tenait près de la fenêtre avec con enfant âgé de 10: ans, Comme l'alarme n'avait pas été donnée par le tocsin, les pompiers n'avaient pas d\u2019échelle, ct il a fallu sauver Mme Trudel et son enfan: en passant à travers une épaisse fumée.Un sauvetage :plus émouvant encore a eu lieu au logement voisin occupé par un M.Lamoureux.La femme de ce dernier pèse 220 livres.Il a fallu la jeter par la fenêtre du second étage.Il était impossible de chercher à descendre les escaliers ; la fumée était trop épaisse et les flammes trop.intenses, Une dizaine de .hardis gaillards se sont mis sur Je trottoir vis-à-vis de la fenêtre et ont reçu dsn3 leurs bras Mme Lamoureux.Celle-ci n\u2019a reçu aucune blessure.Un frère de son mari a été sauvé de la même manière.Le malheureux : est atteint de phtisie et est gincapable de marcher.On attend sa mort de jour en.jour et d'heure en eure.On l\u2019a enveloppé dans des draps et jeté par la fenêtre comme on venait de le faire pour Mme Lamoureux.Le feu a pris dans-un carosse qui se trouvait dans une veste cour située en arrière de la bâtisse incendiée.Cette cour était ouverte et c\u2019était, paraît-il, le rendez-vous de ceftains ivrognes qui s\u2019en allaient là le soir pour boire et fumer.| On suppose que quelques individus J auront ainsi mis le feu à la voiture et ensuite aux maisons voisines.Les commissaires des incendies feront une enquête demain matin et nous saurons peut-être alors à quoi nous en tenir.Les dommages sont considérables, 1500 HOMMES SANS OUVRAGE Le Grand Tronc ferme ses usines A cause de la grève des mineurs des Etats-Unis Montréal 18 \u2014 La grève des mineurs des Etats-Unisaura du retentissement dans fe Canada, du train où vont les choses.Les ouvriers de Montréal seront surtout exposés aux inconvénients de cette grève gigantesqué La rumeur ciroulait, hier coir, que la compagnie du Grand Tronc était sur le point de renvoyer de son service environ 1500 h¥mmes.Cette rumeur était malheureusement trop vraie.Le Grand Tronc se voit obligé de fermer temporairement ses usines, paroe qu\u2019il lui est impossible de se procurer du charbon en grande quantité pour en alimenter les feurnaises et les bouilloiees, M, Scargeant, le gérant, dit qu\u2019il faudra économiser beaucoup sur la réserve de charbon que la compagnie possède pour prolonger autant que possible le trafic de la compagnie.Il fout avant tout avoir du charbon pour le transport des voyageurs, des malles ct des bagages.- La compagnie se verra probablement forcée de suspendre la circulation de plusieurs trains à marchandises.- La situation dépend entièrement de la convention des mineurs qui se tient actuellement à Cleveland, Ohio.Ti est possible d\u2019avoir du charbon des provinces maritimes, mais pas, cn quantité suffisante pour alimenter les usines.ILier, dans les usines de la compagnie à la Pointe Saint-Charles, on pouvait lire un avis annonçant qu\u2019elles seraient fermées aujourd'hni, Les ouvriers disaient hier soir que la compagnie est trop heureuse d'avoir une excuse pour fermer ses usines.Depuis plusieurs, on travaillait 45 Leures par semaine au lieu de 54.Il y a quelques jours, le nombre d'ouvriers a été réduit de 10 par cent.D'un autre côté, les autorités du Grand-Tronc espèrent que les usines ne seront fermées que durant un mois au plus.\u2018 En attendant 1500.personnes se trouvent sans ouvrage.\u2014 LE FROMAGE CANADIEN EN AVANT | .1892-93\u2014A C'HIIC.A GO\u20141992-983.Les \u201c BLUE STAR \u201d ont remporté 25 prix sur 28 échantilions exposés ! ! ! all = \u2014 NS =.PU UT WS LA BAIE, CO.YAMASKA, P.Q.Agent des Fromageries \u201c\u201c BLUE STAR \u201d et \u2018\u201c JERSEY LILY \u201d : sollicito les applicatims des Fromuagers qui désirent fia'ro partie de cos conbinaisons pour læ vonte de lours Fromages sur le marché de Moatréal.Conunission, 5c.pur boite, claire de toute dépense.Les ventes so feront chaque somnine commo pur le passé, ct lo retour de chnque envoi sera fait aussitôt après la vente.(\"ost une ocension avantageuse ct profitable pour les bonnes fromageries de vendre \"14 gros, sans qu\u2019il leur en coûte beaucoup.Les patrons sont surtout intéressés dang ce système de ventes ; iis ont lo ÿ haut prix, un meilleur rendement et nssurent, par le fait, lu durée de cette industrie, la seule payante nujourd\u2019hui, Les ventes font assurées à des PRIX AVANTAGEUX, les marques \u2018 BLUE STAR | tant parmi les plus recherchées en Angleterre.Sud et la \u2018\u2018 JERSEY LILY *\u2019 A celles de la Rive-Nord.Le fromage fait de Init Écrémié, 1e tromoge mal fait ou mal eMmpRQUELÉ ne peuvent de ces combdinnisons.leurs pr duis an prix du p'us et ¢ JERSEY LILY conp- Ly warque ¢ BLUE STAR ** «st réservée nux Fromagerie de In Riveintre partie J, N, DUGUAY, LA BAIE, Co, YAMASKA, P.Q.BIERHE ET PORTER DE JOHN LABATT Ps CIN ; 2 LX NSW \u20ac OST Ne NT surpassés.rte \\ SSR er PA 75 (less coËf < BA Rue > x 5 Zi es J Pace NS » Pol Recommandé À parties du Canada.) / 5 Voyez les témoignages écrits de chimistes éminents.Ty BN NEUF MEDAILLES ET ONZE DIPLOMES obtenus anx Fuk 3.KX Expositions Universelles dé France, d\u2019Australie, des Etats-Unis, du Canuda, do ln Jamaique, Indes Occidentales.| Saveur originale et fine, pureté garantie, ces breuvages sont faits spécialement pour convenir au climat do ce continent et ne sont pas N.Y.MONTREUIL 26 avril IS93\u201421 moj.DE LONDON, ONT.mn: Le breuvage le plus salutaire pour l'usage général et sans supérieur comme tonique nutritif.our lex connaisseurs ct les médecins Jans toutes les SEUL AGENT, EBT ee ZB\" EP Saint-Paul Québecse TELEPHONE 5.456) 137 ~ oh » i A Te Trees ee EE a mal \u2019 ee ra.16 \u201c Conseil de Ville| Soumission des règlements LA TAXE ET L\u2019INSPECTION BU LAIT Voici les noms des membres du con- conseil qui assistaient à la séance qui a er lieu hier oir, Les éohevius et ,conseillers Tessier, Pouliot, Fiset, Boisseau, Cook, Pâquet Poitras, Côté (St-Jean), -Bussière, Thibaudeau, Reynolds, Leonard, Delille, gagnou, Gignac, Bélanger, Duesault, Côté (St- Sauveur ), Bancour, Martineau Duchaine, Dino, Drolet, Tauguay Boisvert Stafford, Griffin, Lus divers rapport de comités, entre autre un rapport du comité do santé recommandant la nomination d\u2019un inspec teur de lait et un rapport du comité de finances accordant à M.Vincent le contrat pour les impressions de la corpera- tion.Ces raporis sout renvoyés à la prochaine séance.LA TAXE On passe ensuite aux ordres du jour comme suit : Lecture et passation du règlement No 32 intitulé Règlement pour fixer, déterminer et imposer pour l\u2019année fiscale du premier mai 1894 au premier mai 1895, la taxe ou cotisation sur les propriétés immobilières de la cité de Québeo, pour subvenir aux dépenses de la dite cité pendant et pour la dite année.Le règlement est! «dopté sans discus- sien.L'INSPECTION DU LAIT Deuxième lecture et passation du règlement No 321, intitulé : Règlement amendant le règlement No 313, concernant la propreté, la salubrité et l'hygiène dans la cité de Québec, en autant qu'il se rapporte àla vente etd l\u2019inspection du lait.; Ce règlement pourvoit à la nomination d\u2019un inspecteur du lait qui aura le droit de prendre des échantillons de tout lait qui ne sera pas suivant la loi et de le faire analyser, Il aura aussi le droit de visiter les établissements où l\u2019on vend du lait afin de forcer à se conformer à la loi tout laitier ou vendeur de lait.Tout vendeur de lait Bera tenu de déclarer au bureau de santé tout cas de maladie contagieuse ou non qui surviendra dans sa famille, sa maison, ses employés ou ses animaux.Il est défendu de vendre du lait en ville sans avoir obtenu de licence à cet; effet.Ceux qui restent en dchors de la cité devront permettre la visite de l'inspecteur du lait dans leurs établissements.La clause suivante est très importante.6.Personne ne voudra ou n'\u2019offrira en vente, ou gardera en sa possession avec intension de vendre dans la Cité du lait provenant de vaches malades ou de vaches nourries de substances préjudiciables à la qualité du lait ; ou du lait provenant de vaches saines, mais en Gontact avec de animaux malades ou des personnes malades ou résidant dans des maisons ou il y a des cas de maladies contagieuses ; ou dulait redouté, comme uvant devenir un véhioule de contagion provenant de sujets humains ou de sujets animaux ; ou tout lait qui n'atteint pas la moyenne (standard) suivante : trois pour cent de beurre douze pour cent de matières solides (gras compris) et une densité de 10,29 à 10,33, à température d de 60 degrés Fahrenheit.'lout lait vendu, offert ou exposé en vente contrairement aux dispositions de la présente section pourra être saisi et eonfisqué par le dit inspecteur du lait ou tout officier de santé.I) est aussi défendu de vendre du lait écremé ou dont on aura enlevé une partie constituante.La laiterie doit être tenue à au moins 20 pas de toute étable, amas de fumier, etc, et doit être dans un appartement spécial, sans quoi l'inspecteur du lait aura le droit de prohiber la vente du lait qui sortira de cette laiterie.Le règlement est adopté.L'ordre du jour suivant est remis à vendredi en huit : \u201c 2s lecture et passation du règlement No 323 intitulé : Règlement cencernant les hydromètres et l\u2019approvisionnement d\u2019eau de l\u2019aqueduc aux communautés igieuses ou enseignantes en la cité de Québec.' Le maire soumet un rapport démontrant l'âge, le salaire, la résidence et le temps d'emploi des officiers de la corporation.Le eonsil s'ajourne à vendredi.\u2014l == Arrears) - ' \u201c a < RA \u201cLes Cicatrices Seules.Restent,\u201d Bit Henny Hupsox, de la Cle.\u2018\u201c James \u2018Smith Woolen Machinery\u201d de Philadelphie (Pa.), qui s'exprime ainsi: \u201cParmi les nor- breux certificats que je vois, à propos de certuincs ere à médecines qui ac Hind complissent des zi] gucrisons, purifient R le sang, etc.au.PS4 cun ne m\u2019impres- [oe M sionne plus que ma ; propro expérience.2 N Il y a vingt ans, à l\u2019âge de 18 ans, j'avais aux jambes des enflures qui crevaient etdevenaicut ged des plales suppue- +4 rantes.Le médecin de notre famille nepouvuitin\u2019appor- «4 ter nucun soulnge- ment ut on craignait que les op ne fussent atteints, À le fin mx bonue vicille Fière me Poussa à csrayer la Salsepareille d'Ayer.J'en pris trois bouteilies, les plaies se gudrivent et je n'ai rien ressenti depuis.Les cicatrices seules restent, ainsi que la mémeiro du prssé pour ui rappeler le bien que 3a Snlgeparellic Ayer m'a fait, Jr plas raninte.nant deux ceut vingt livres e: je jouls d\u2019une parfniie santé.Je voyage Copuis les douze dernières années, et j'ai remarque que le Salsepareille d'Ayer fuit des annonces daus toutes les parties des Etats Unilr, \u20ac: c'est toujoursavec plaieir que le purie du vieu qu\u2019elle m°a fait.\u201d Salsepareille d\u2019Ayer.Préparée par le Dr.J.C.Ayer & Cie.P P Lowell, Mass.y \u2019 En guérit d\u2019autres, vous guérira.AVEZ-VOUS BESOIN D'UN Instrument d'Agriculture HELWIN, Allez chez les soussignés.\"AUSSI TOUT ESPÈCE DE\u2014 VOITURES DE PROMENADE.%3 Demandez nos catalogues.Latimer & Legare 273 & 275, RUE ST-PAUL, QUEBEC Ou 24, Rue St-Valier.15 mars 1894\u20145m.7 À 007 SONT-ILS BORS ?Beauçoup do gens qui y, n'ont jamais eu occasion dent souvent en lisant ce qui se rapportent aux fameux Remèdes Sauvages de J.E.P.Racicot, qui ne sont composés que d'herbes ot do racinos, à quoi ces remèdes sont-ils bons ?Pour donner la réponse fidèle à cotte question, nous ne pourrions que référer ces gons aux ma- Indes qui en ont fait usage Ces molades répondraient sans la moindre hésitation que ces remèdes servent à guérir toutes les maladies quelles qu\u2019elles soient, Il n'y en à pas qui leur résiste.Elles guérissent infaillibloment la dyspopsie, les maladies de foie, dos rognons et des poumons, les toux, les rhumos, les bronchites, le catarrhe, la névralgie, los rhuma- tismos, lo mal de téte, les douleurs dans les eins ou los côtés, lo dérangoment (Boau-mal, mal de mâtrice,) les vers surtout le ver solitairo, los \u2018mauvuises maladies, los plaies de toutes sortes, le rife, les dartres, les maladies de la peau, la teigne, la gale ct toutes les autres, sans en exceptor uno soulo, quoique nous ne puissions toutes les énumérer.Quelque soit Ia maladic qui vous fait souffrir, ne manquez pas de recourir à ces romédes, en vous rendant à Québeo- Si vous Shea nc 2 éloigné, vous TOCUVTEE une réponse en écrivan Enseigne du Gros Sauvage chez J.E.P.BACICOT Ko.35 Rue St.-Jeseph Sr-Roc5, QuEsto.d'être malades se deman- JOURNAL DES CAMPAGNES Un marchand bien connu de notre X Messieurs, .EA \"Il mo fait plaisir de communiquer au publie mon expé- M2, \u201c6c\u201d {| rience porsonnello et nussi.cello quo j'ai acquise dans ma Geog 2 Al famille aves votre magnifique préparation ANCHOR af veus) WEAKNESS (Liqueur Phosphatique Anchor).Cette pré- 2d \u201c== |[{ paration jouit ici, aves raison, do la plus entière confiance pouvais délivré est bien a es Qu = ors aus CeouEtS) NSRE7, Ne se » .; CURES 40 OF te Dictste ) À or went Nes Prros 81.05 rICE $1.00 SEE ii h t-En vente partout ou écrire Anchor 9 EN 3 EN Prévenez cette TERRIBLE MALADIE en vou procuraut LANTICHOLERIQUE 2 D' NEY La Dtarvhée, quoique n'ayant pas ordinairement le caractère grave du Choléra, a sonvent des consé quences funestes, si elle est négligée.Quelques doses d'AN'TICHOLÉRIQUE du D- NES arrêtent à sen début ce mal si redoutable.Mr A.Casavant, pharmacien, aux'Etats-Unis.éert ce qui suit : Mr L.ROBITAILLE, Monsieur et Cher Confrère, \u201c\u201c Je me fais un devoir de témoigner enfaveur \u20ac l'ANTICHOLÉRIQU'e .) | ous paraîtiil, en voie de faire connaître ar public canadizn.Voilà plus de dix ans que je suis dans la Pharmaci \u201c en différentes localités aux Etats-Unis, et je dois dire en toute sincérit que je ne connais pas de préparation qui ait donné autant de satisfac \u201ction que l'ANTICHOLÉRIQUE du Dr NEY.Jai eu occasion de voi \u201c cette excellente préparstion employée dans une foule de cas et toujour \" avec le Plus grand sucéès, , D'après mon expérience, c'est véritablement \u201cle spécifique par excél/aice, contre le CHOLÉRA et la DIARRHÉE, * Bien à vous, \u201cdu Dr NEY, que vous étes,, Call River, Mass.2 avril 1892.$0006 gr PNP Parti p PN gt SEUL PROPRIETAIRE L, RORITAILLE, .Chimiste, J OLIETTE, P.0.EN VENTE PARTOUT A 50 CTS LA BOUTEILLE B&™ Franco par b malle sur réception de : A LAANCHOR MEDECINE COde la-part du publi.Dopuis su-deld de 16 ans j'ai été un dyspoptiquo incurable,\u2014avec des précautions infinies ot uno diète sévère, jo puis manger pour mo soutenir, \u2014 mais en outre, toutes les semaines ou les deux semaines, j\u2019avais à endurer une violente migraine avec sun cortège ordinaire do vemissoments, mal de cœur, incapacité absolue de manger.pendant un ou deux jours., J'ai été un des premiers à faire urage du Remède Anchor ot je dois diro qu'il m\u2019a procuré tour le bien que jo migraine.C\u2019ost un résultat qua jo n\u2019ai pu obtenir avec aucun autro des nombreux remèdes que j'avais escayés pour me délivrer de cotte maladie, va sans dire que ma digestion J'ai omployé avec un succès marqué lo Anchor Woukness Cure pour ma femme, qui était tombéo dans une grande faiblosse, au point que j'ai crains pour ses jôure.Ce Remède Anckor ett une préparation qui produit des résultats étonnants et celuex pou de temps Si j'en jugo par lo grand débit que nous en faisons tous les jours et par la satisfaction que nous expriment nos cliente, je duis avouer que nous n\u2019ivons jamuis vu sur le marché, une préparation jouir d\u2019une aussi grande popularité, biped : - N° ville nous.éerit : .ct je me voyais confiné à ln\u2019 maison chaque fois désiror ; mais surtout, j'ai eu le bonheur d'étro pendant 10 mois cousécutifs de ma cruelle meilloure et quo j'ai pris du poids.I, N.VERGERON.- Epicier, 151, rue St-Joseph, Québecala Medecine Go.QUEBEC, CANADA: PE hls 15 RI BE de suite A.D.CASAVANT, Pharmacien 60 centins, BE \u201cace A vendre.Maison cn plerre, i deux étages, 57 Aveo un vaste terrain, poste de commerce, (pas de rente sur le terrain), Bille situéo au coin des rues St-Dominique et Ste-Marguerite, à moins de 5 minutes de la gare du Pacifique.Cer S\u2019adrcsser à Mme TIIS DROLET, « *° \"445 + Rue Ste-Marguerito, No 37, St-Rech.19 avril 1804\u20142m.12¢ FABRICATION Des VINS, BIERES, VIN de GROSEILLE Rouge et de Cassis.UN DISTILLATEUR FRANÇAIS DE 23 ANS D'EXPERIENCE, vous enverra les instructions ot directions pour manufacturer vous-ménes les meilleurs produits importés, eur la récoption do 50 CENTINS, Adressez : F.C: ROSIAN, , «Rimouski, 12 avril 1894\u20141m.112 George Bellerive A VOCAT 8, rue St-Pierre, B-V.Québec CONSULTATIONS GRATUITES., Collections do rentes, loyers, dettes.Remise immédiate des argents reçus.Avances faites sur montants à collecter.Achats de crédits.Rédaction de contrats par actes privés.Règlement de faillites et de successions.23 novembre 1893\u2014jlan.: 895 ABONNEZ-VOUS \u2014 AU \u2014 JOURNAL DES CAMPAGNES ° $1.00 54% AMEE 810 PAYABLE D\u2019AVANCE.16 granites pages par semaines, paraissant tous les Jeudis LE PLUS GRAND ET LE PLUS POPULAIRE JOURNAL DE LA PUISSANCE, user TEE A ir ri, \u201cEE rth] key \"23 =: CHEMIN DE FER Québec - Central SERVICE DE TRAINS DIRROTS ENTRE QuéBEo ET LA NOUVELLE- ANGLETEBRE.Servico do trains solides entre Québec et Boton, viA Sherbrooko et ls chemin do fer Moine Central : : Trains direcs pour Portland et, tous les pointy ia Maine viA Jonction Dadsvoll le chemin \u20ac fer Maine Central.6 À commencer LUNDI, le 25 SEPTEMBRE 1893, los trains voyageront comme enît : EXPRESS quitto Québec (Traverse).1.30 p.m a\u201c \u2018 NY LÉVIS sscue0s vs0c000s 2.00 p, Arzivo À jonction Dudswell.\u2026.\u2026.\u2026.6.32 p.m .\u2018 ShorbrO0KO ouvres
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