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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 31 mai 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1894-05-31, Collections de BAnQ.

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[" agricote doit toujour a 50 eRe To i nv aN.s être la base de la richesse des nations.13ème Année - JOURNAL Des Campagnes EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute les nouvelles de la semaine Prix de l\u2019abonnement : UNE PJASTRE POU R LA FRANCE : 10 FRANCS.- $trietement payable d\u2019avance THS, CHAT AIS, ; DIREITEUR-PROPRIÉTAIRE \u2018 11 &13, RUE BUADE, H.V., QUEBEC LEGER BROUSSEAU \u2014 ÉDITEUR \u2014 Ç 11 & 13, rue Buade, QUEBEC.TROIS-RIVIERES EN LIESSE LES NOCES D'OR CE MGR LA- LECHE Grandes solemnités Notes biographiques Trois-Riviéres.22\u2014La jolie ville des Trois-Rivières est en liesse au sujet du jublié sacerdotal de son prélat vénéré, Mar Lafléche.La température est tout ce que l'on pourrait désirer de plus beau.Toutes les rues principales sont pavoisées et une foule d'ouvriers travaillent à la décoration des maisons des oi- toyens, La résidence de M, le maire Panneton offre un très jo.i coup d'œil, ainsi que celle de plusieurs autres.Jusqu'à présent, trois évêques, Nos Seigneurs Duhamel, d'Ottawa ; Emard de Valleyfield et MoDonald, de Charlottetown, ainsi qu\u2019environ 120 prêtres, sont ici, Mons\u2018gnor Marois représente le cardinal.La fête s\u2019est ouverte, ce matin, à cinq heures, par une salve de coup de canon, sur le plateau.À sept heures, Sa \u2018Grandeur Mgr Laflèche a célébré une messe basse à l'hopital St Joseph.Puis déjeuner chez les cœurs de la Providence.De là, on s\u2019est rendu chez les orphelines, où une séance des plus intéressantes n eu lieu, La réception offerte à Mgr Lafiéche à l'académie commerciale.des Frères des écoles chrétiennes a aussi « té très brillante.La grande salle, ma znifi- quement décorée de pavillons, banderol- les et Goussons, offrait un charmant coup d'œil.Un programme des mieux choisis avait été préparé pour le circonstance.\u201cJeudi, 31 Mai 1894 La fanfare \u201c l\u2019Union Musicale \u201d à fait entendre les plus julis morceaux de son répertoire.Ont aussi pris part à la représentation.MM.A.Parent, W.Paquin, H.Marcotte, Jose.h Grant et L.Teacdale.Ces messieurs se sont acquitiés\u2019 de leurs roles à la perfection, À midi et demi a lieu le diner chez les mères Ursulines.M.le chancellier F.Bélsnd 2 droit à nos remerciemnts pour la courtoisie et la bienveillance dont il a fait preuve à notre égard.soir et demain.À neuf heures demain matin une grande messe pontificale sera célébrée par Sa Grandeur.La cathédrale a été décorée - avec beaucoup de goût.On attend c:tte après-midi, cnviron 300 prêtes.de toutes les parties du pays.Ce soir il y aura gran- illumination.Le programme pour cette après-midi comprends une séance par les élèves du couvent, l'adresse des élèves du séminaire de Saint-Joseph, le souper au séminaire et une grande séance dramatique et musicale.NOTES BIOGRAPHIQUES Il y a aujourd\u2019hui cinquante ans que le vénérable et vénéré évêque de Trois- Rivières exerce le sacerdoce.Nulle fizu- re parmi le clergé canadien n\u2019est plus sympathique quo celle de Mgr Laflèche, nul évêque nc possède plus entièrement le cœur dcs catholiques qui ont le bonheur d\u2019habiter san diocèse.Mgr Louis-François Richer Laflèche, né à Sainte-Anne de la Pérade, le 4 septembre 1818, fut ordonné prêtre, à Québec, le 7 janvier 1844, par Mer Turgeon.Après avoir exercé le miuistère en qualité de vicaire, à Saint-Grégoire, il partit le 14 avril 1544 pour les missions de la Rivière-Rouge etdù Nord-Oucst.Il y demeura jusqu\u2019au £ juin 1856, époque à laquelle il s'embarqua pour revenir à Quebce.Le 4 juillet 1856, il arrivait à Montréal.De retour de ses missions, il deviot membre de la corporation du séminaire de Nicolet, dont il fut supérieur avec le titre de vicaire-gé- néral du diocèse des Trois-ltivières, ln 1861, le 8 septembre, il fut appelé à l\u2019évêché des Trois-Rivières par Mgr Thomas Cooke, qui le chargea de l'administration des finances de l\u2019évêché, avec le titre de curé, en 1962.Le 23 novembre 1866, le Pape Pie IX le nomma évêque d'Authédon, \u2018 in partibus infidelium \u2018\u2019, et coadjuteur de l'évêque des Trois-Rivière, ** cum futu- ra successione.Il fut consacré sous ce titre dans la cathédrale des Trois-Rivières, le 25 « La partie principale da 'la\u2018démonstration n'a lieu que cette après-midi, ce.février 1867, par- Mgr Baillargeon, évè-| que de Tloa, administrateur de l\u2019archi- dioeèse de Québec, assisté des évêques de Toronto et de Saint-Hyacinthe, Le 11 avril 1869, Mgr Conke, devenu infirme, le nomma administrateur du diocèse, et le 30 avril 1870, étant au concile du Vatican, il devint évêque en titre des Trois Rivières par le décès de Mgr Cooke.Il prit possession du siège le 3 juin suivant par procuration donnée à M.le grand-vicaire Chs-Oliver Caron.\u2026 Mgr Laflèche desie+s.au concile œcu- ménique du Vatican en 1870, et fit ensuite ciuq autres voyages à la Ville Eternello, en diverses circonstances, À l\u2019occasion des fêtes du vingt-cin- quième anniversaire de \u2018sa consécration épiscopale, il y a deux ans, Mer Laflèche a reçu du Saint-Père une marque de satisfaction ef d'estime : il a été créé évêque assistant au trône papal.Mgr Laflèche est doué d'une des plus belles intelligences et d\u2019un des caractères les plus généreux que l\u2019on puisse rencontrer, À ces dons de la Providence, il joint ceux qui procurent l'étude, le travail ct la méditation.Un trait fera voir sa force de travail.Il n'ya pas bien des années encore que le Saint- Père donnait saint Thomas d'Aquin comme patron aux écoles et faisait pour ainsi dire du docteur Angélique l\u2019auteur constitutionnel de l'Eglise et de la Foi.Mgr Laflèche était déjà assez âgé à cette époque : il avais passé la cinquantaine, Cela ne l\u2019arrêta pas ; il se mit à l'étude ; prenant toutes ses connaissances théologiques, il les soumit à l\u2019éprzu- ve de la doctiine de saint Thomas et en quelques ' années, il avait refuit tout son cours de théologie.Quoi qu'on ait pu dire aussi, Mer Laflèche est un homme de progrès, Les Trifluviens savent l'intérêt qu\u2019il porte au développement.de leur ville et du diocèse.Chaque entreprise nouvelle est l'objet de son attention spéciale et il lui aide autant qu\u2019il le peut.Mais c\u2019est surtout par son zèle pour l'éducation qu\u2019il se distingue.- Il fatl'un de cèux qui aidèrent le plus à la fondation du séminaire des Trois-Rividres dont ila suivi los progrès avec un soin jaloux.Ainsi, lorsqu'on commenga dans la province une campagne pour donner uze plus large part a 1\u2019éducation commerciale de la jeunesse, il se trouva que le-séminaite de Trois-Rivières était l\u2019un des premiers et avant ce mouvement, avait sous l'inspiration de Mgr Lafldche, réduit de près de deux ans le cours classique pour sjouter le même espace de temps à un cours commercial.De même aussi, Mgr Laflècho sut prendre sur sa, caisse particulière pour envoyer des jeunes prêtres à Rome s'y perfectionner dans les sciences théologiques.De même encore, 1l fut de tous les évêques, l\u2019un des blus zélés à propager l'enseignement agricole dans son diocèse.ll a puisssmment contribué à l'établissement dans toutes les parties de son domaine épiscopal, de couvents, évoles des frères, insticutions enseignantes de toutes sortes dont il surveille lui-même les progres et le développement.La même attention et le même soin il les a consacrés à la fondation d'hôpitaux et d'hospices, car il est un ami des pauvres et des malheureux qui mettent souvent sa bourse à contribution., Mgr Laflèche est un convaireu du rôle civilisateur et chrétien de la race frar çaise en Amérique.C'est pour cela qu'il a toujours prêohé l'attachement au sol et travaillé de toutes ses forces contre l'émigration, Il voudrait voir sa race forte et puissaste s'implanter partout dans le sol de ses pères, pour y propager l\u2019idée française et chrétierne.Il est trop éclairé pour ne pas comprendre que ec but implique nécessairement la conservation intègre et sans alliage des principes chrétiens qui seuls peuvent faire vraiment grande et forte une nation.Déjà une partie de la carrière de Mgr Lafiche est passée à- l\u2019histoire ; mais elle n\u2019est pas finie, Sa Grandeur jouit encore d'une santé solide, son intelligence n\u2019a rien perdu de son bril: laut éclat, et son patriotisme conserve tout sa force et sa vitalité.Mer LAFLECHE DEUXIEME JOUR D£S FETES Mese Pontiiicale Banquet, adresses, etc, } Trois-Rivières, 23.Le deuxième jour des fêtes s\u2019ouvrit à neuf heures par une messe solennelle à la cathédrale, bondée d\u2019une foule de fidèles.Rien n\u2019est plus imposant que l\u2019entrée des onzes prélats, drapés dans leur pourpre, dans la basilique des Trois-Riviè- res, dont les murs disparaiseaient sous le nombre et l\u2019éclat des décorations, Des inscriptions appropriées à la circonstance couraient au dessous des voûtes, des faisceaux de drapeaux multicolores, des écussous enguirlandés, des oriflammes artistiquement agencées, le tout présentait un coup d'wil féérique.La messe a été chantée par l\u2019évêque jubiliaire, assisté de Mgr Marois, repré- rentant l\u2019évêque métropolitain.Le chanoine Rouleau, représentant l\u2019évêque de Rimouski, et le chanoine Campeau, re- sentant de l'évêché d'Ottawa agissaient comme diacres d'honneur.Les diacres d'office étaient les deux neveux de M Lafléche, Télesphore et Edouard Laflache, le premier curé de Batiscan, le second curé de St Paulin, Maître des cérémonies, le chancelier Béland.Tous les autres offices étaient remplis par les séminaristes.Au cour on voyait 11 évêques, quatre protouotaires apostoliques, le chapitre de la cathédrale, le chanoine honora\u2019re de la basilique, de Lorette, Mgr Boucher, les représentants de tous les chapîtres de la province, les représentants de toutes les communautés religieuses du pays,les représentants de toutes les maisons de haute éducation de la province et au-delà de 350 prêtres, L'orphéon du collège sous l'habile direction de M.Panneton, a fait les frais de la musique qui, disons-le de suite, était digne de la circonstance.Le Rév, Père Hamond précha le ser- mont de circonstance.L'espace nous manque pour publier cette pièce d'\u2019éloquence consacrée à célébrer les mérites et les hautes qualités d'un des vénérables patriarches de l\u2019épiscopat cauadien- français.Nous en ferons plutôt une analyse, afin que nos lecteurs suivent progressivement la marche des idées du jésuite dans l\u2019exposé de ses saines doo- trines, offerte avec tout le lustre, le bril- lunt de la littérature classique.Il prit pour texte ces paroles: Testimonium perhibuit veritatis, La plus grande grâce que Dien puisse faire à un homme est de lui donuer la vérité surnaturelle par ce qu'il lui donne en même temps le pouvoir de devenir un fils de Dieu.La plus noble mission qu'il puisse lui confier est de lo choisir pour propager cette vérité, pour la communiquer aux autres hommes, par ce que, par cette miesion, il l'associe à l'œuvre créatrice st libératrice qu'il est venu lui-même accomplir sur la terre, \u201c Je suis venu, dit-il, pour que les hommes aient la vie et qu\u2019ils l\u2019aient avec abondance.\u201d Or, la vérité c\u2019est la vie, c'est la revé- lation de ce monde supérieur et invisible auquel l\u2019homme tient et par son origine et par ses destinées immortelles.C'est la lumière faite sur toutes les grandes questions autour desquelles la raison et la science s'étaient exercées en vain durant des siècles, C\u2019est la libarté qui délivre l'intelligence de l\u2019erreur, qui affranchit le cœur de ses passions et qui, mettant tout dans l\u2019ordre et dans l'harmonie, Vue A hE 3; = ao WY Sa, SE JOURNAL DES CAMPAGNES ae oe \u201c4, 25 Per 2 W Pa OS Lg a to.établit le royaume de Dieu sur la terre comme il est établi au oiel.Magnifique présent de Jésus aux hommes ! La vérité a changé la face du monde.Au milieu de nations assises à l'ombre de la mort elle a créele peuple qui vit de lumière et d'amour et qui, plein d'espérance, marche vers ses destinées glorieuses à la suite de celui qui est la joie, la vérité.la vie.Après avoirdonné à ses contempoi rains, la vérité divine, Jésus voulut aussi en faire jouir les générations futures.Il choisit des hommes pour collaborer à cette œuvre divine, il leur communiqua sa puissance, il leur cxpliqua l'étendue, et la sublimité de leur mission : \u201c Allez, enseigner toutes les nations.\u201d Il fonda son église.Et depuis 1800 ans l\u2019église,à l\u2019exemple de Jésus envoie aux peuples ses Evêques qui disent à tous, suivez-nous uous vous parlons au nom de Celui qui est la joie, Ia vérité, la vie, Pour remplir dignement cette mission, il faut à l\u2019apôtre de la vérité des qualités qui dépassont de toutes parts les forces humaines, une vertu qui s'élève bien au dessus de ce que l\u2019on s'est plu à nommer l'héroïsme humain.Il doit montrer aux hommes Jésus vivant de nouveau en sa personne, Jésus parlant de nouveau avec une, force et une douceur toute divine.La vérité, fille du ciel, a sur la terre des conemis nombreux et puissants, Le monde la déteste parcequ'elle révèle la fausseté de ses maximes et de ses mœurs, Le démon la combat de toute son énergie par ce qu\u2019elle ruine son empire.\u2026- L'Agôtre de la vérité devra donc svoir le courage de l'exposer à tous et dans toutes les circonstances.L'Apôtre de la vérité sera un homme de dévouement et de zèle à sa mission, il sacrifiera ses intérêts personnels, son repos, ces forces.Ici, l'orateur s'adressant à Monseigneur, lui dit : Monseigneur, il y a 50 aus, l'Eglise remettait entre vos mains ce dépôt sacré de la vérité et vuus donnait mission de la transmettre aux âmes, La fête de ce jour nous invite à examiner cette longue carrière et à porter un jugement.Je ne veux pas être votre panégyriste, Mgr, votre modestie en serait blessée ; mais je vous rendrai justice et je serai le porte-voix de tous ceux Qui vous ont connu, en disant que dans voire vie sacerdotale et durant toute carrière épiscopale, toujours et partout, vous avez tenu à honneur d\u2019être, avant tous, l'homme de la vérité.Aux pauvres sauvages du Nord- Quest vous l'avez donnée cette vérité divine avec le zèle d\u2019un apôtre et le courage d'un martyr.Elevé sur le siège épiscopal des Trois- Rivières, vous avez considéré comme votre premier devoir de lui rendre, en toute occasion, un témoignage éclatant.Par la parole et par la plume, aux oi- toyens ée votre bonne ville et aux habitants des campagnes, vous n'avez cessé de prêcher J'ésus de faire aimeret esti- wer-la vérité de Jésus ; et tout le monde en convient.Vous avez connu la contradiction.Jésus et les apôtres en furent-ils exempts ?Vous avez subi l'insulte de ceux qui trouvaient votre parole et trop hardie et \u2018trop pressante.C\u2019est votre gluire ! Le monde ne s'attaque qu'aux forts, il ne combat que ceux en qui il reconnait des eonemis redoutables, capables de-déjouer ses plans mauvais et de faire échouer ses entreprisestpernicieusrs, Mais, amis et adversaires ont toujours rendu un hommage mérité à votre loyauté aussi bien qu\u2019à Ja bonté de cœur qui se montrait dans toute votre conduite, Dans les Suintes Ecritures, la miséricorde «t la vérité vont toujours ensemble Ce sout deux :œurs célestes qui se présentent aux hommes en se donnant la main.Le prédicateur psria ensuite de la vé- Tité ct de ses Œuvres, On ne peut pas aimer Ja vérité d'un amour ardent sans vouloir la communiquer aux hommes; c'est un feu dévorant qui demande des aliments.Un homme de grande foi sera aussi un homme de grandes œuvres.Dans sa carrière, Mgr a fait de grandes œuvres : Œuvres d'éducation, écoles et couvents multipliés sur tous lcs points de votre diocèse, pour donner aux petits enfants le trésor le plus précieux : une éduca- tign catholique Œuvres de charité pour soulager les misères et consoler les souffrants.Œuvre apostolique, surtout pour préparer des prêtres et les former.Le semeur de vérités est un homme de sacrifices et de dévouement, mais Jésus lui a promis, dès cette vie une récompense qui le dédommagera amplement de ses travaux ct stimule sans ccsse sont ardeur, Parlant de l'évêque et de la patrie, le Rév.Père développe ces idées : Heureux le peuple qui prend le Seigneur pour chef et pour guide.Il marchera vers ses destinées -dans la pleine lumière de la vérité, ses lois feront écho aux lois éternelles qui sont l'ordre et l'harmonie, ses affaircs publiques seront administrées avec justice ; les familles établies sur des bases inébranlables verront la paix et le bonheur s'asseoir au foyer domestique.C'est l\u2019heureuse condition du Canada, parce que jusqu'à ce jour il a pris pour règle de sa vie politique, sociale et domestique la vérité même de Jésus.Et cette vérité, c\u2019est à ses évêques qu\u2019il là doit, Tous les historiens en conviennent : \u201cLes évêques ont formé la nation française comme les\u2018 abeilles forment leur\u2018 ruche\u201d Tous ceux qui savent l'hiswuire de la Nouvelle-France l'avoueront.Les évêques out sauvé le berceau de la nationalité canadienne et les évêques seuls pourront lui assurer un avenir, En 1763, la Nouvelle-France changea de destinée politique.L'on a coutume de remercier la Providence d\u2019avoir soustrait le Canada aux horreurs de la révolution française et cette reconnaissance est légitime, je l\u2019admets, mais ce péril n\u2019était pas le seul qui menaçait alors l'existence de ce jeu- ue peuple.Il y en avait un autre bien autrement redoutable et qui eût tué fatalement toutes les espérances de ce peuple.Co péril était tout intérieur.: Il est bien connu aujourd'hui qu\u2019en 1763 la brillante mais frivole société qui se trouvait à la têto du pays, s'était laissé fortement entamer par l'impiété de Voltaire et de J.J.Rousseau.Les livres de ces méeréants circulaient dans la colonie, la bourgeoisie des campagnes les lisait.Le poison avait déjà contaminé la tête et le cœur de la nation, il fallait bientôt se glisser dans les entrailles mêmes du peuple.La vérité, la vérité catholique était menacée de périr.Dieu le sauva par un coup de tonner- reeten même temps il sauva l'avenir de la Nouvelle-France.Enervés par leurs lectures mauvaises et leurs mœurs trop faciles, les gentils hommes n'eurent pas le courage de regurder le malheur en face comme des hommes, encore moins de le supporter avec résignation comme des chrétiens, Us repassèrent en France.Le peuple seul resta, maïs ce peuple, heureusement, gardait encore intactes sa foi et sa virilité chrétienne.Avce lui on pouvait refaire unc nation.L'Angleterre elle-même y contribua à son aise, en refoulant les Canadiens catholiques dans leurs églises et dans leurs puroisses et en les éloignant ainsi de tout contact avec I'hérésie, Et le travail des catacombes recommença sur le sol de la Nouvelle-France.Aces multitudes abandonnées, l'Eglise donna des évêques qui furent, à la fois, grâce aux circonstances, des pères dans l'ordre spirituel et dans l\u2019ordre politique, des conseillers et des guides, Pour accomplir cette deuble tâche, ils avaient à leur disposition la grande force qui existe sur terre, la vérité catholique, Bientôt les paroisses se multiplièrent, les fidèles se groupèrent autour de leurs prêtres, ceux-ci autour de leurs évêques, tous unis dans la même vérité catholique, disant d\u2019un cœur et d\u2019une voix le Credo catholique et le Credo national.Après 100 ans, la jeune nationalité canodienne avco ses diocèses et sus baroisscs fortement organisés, se montre au monde comme une phalange rangée en bataille, bien résolue à repousser énergiquement toutes les attaques contre sa foi et à maintonir ses droits de citoyens libres et de chrétiens.Puis s'arrêtant tout à coup dans le développement de ses doctrines: le prédicateur jeta un regard sur le passé ct vezs l'avenir.Pour le peuple canadien l'adolescence est passée ; la jeunesse commence, mais avec la jeunesse cst venue aussi, à l'intérieur, l'effervescence des passions impatientes du joug que la vérité leur impose, tandis qu'à l'ext\u2018rieur, l'ennemi jaloux de la vigueur ct de la beauté de ce jeune peuple s\u2019est levé pour lui ravir ses libertés et Jui donner des fers.En face do co double péril, la grande voix de l\u2019épiscopat canadien s'est élevée, majestueuse et unanime, Elle à dénoncé avec vigueur © menées de l'ennemi : le mauvais livre, la mauvaise presse, le mauvais théâtre qui ne fleurissent que chez les peuples ea corruption ou en train de se corrompre.Avec la dignité mais aussi avec la force qui conviennent à la vérité, elle a roclamé les drois de Dieu et réclamés es libertés les plus chères à des hommes et à des chrétiens ; la liberté de donner à leurs enfants une éducation catholique ct de leur faire parler la langue dé leur mère.Bien au-dcssus des sphères inférieures où se meuvent les ambitions personnelles, où s'agitent les intérêts privés, où la prudence humaine, en face des dangers qui menacent les droits de l\u2019homme libre et du chrétien, se demande s\u2019il faut parler ou s\u2019il serait plus avantageux de sc taire, la grande voix de l\u2019épiscopat a retenti d\u2019un bout à l\u2019autre de la Puissance, loyale et courageuse comme la vérité qu'elle proclame.Les Canadiens\u2019 catholiques l\u2019entendront, ils la graveront dans leur cœur, et quand le temp: sera venu, la grande voix du peuple unie à la voix de ses Evêques demandera avec énergie et persévérance justice et liberté.Jamais encore, l'histoire le proclame, jamais on n\u2019a réussi à désagréger un peuple uni de tête et de cœur à son épiscopat catholique.Voyez l'Irlande, voyez même l\u2019infortuné Pologne, voyez le Canada depuis tantôt 125 ans de lutte.La victoire de l\u2019avenir est là, dans la force de la vérité catholique proclamée par les Evêques et par les peuples unis 3 leurs Evéques, La péroraison fut enlevée, pathétique.Nous la citons presque textuellement, Eglise des Trois-Rivières, réjouis-toi en ce grand jour ! Tressaille d\u2019allégresse, fais monter vers Dieu tes chants de reconnaissance ! Nous fêtons aujourd'hui l'un des plus intrépides champions des droits de l'- glise et de la vérité.La proclamer fut sa mission, la faire pénétrer partout'dlins les têtes et dans les cœurs a été sa gloire, la voir porter ses fruits de paix et de bénédiction est sa récompense.- \u2018 Anges des nombreuses paroisses fondées par ce grand semeur de vérités, unissez-vous à l\u2019ange protecteur de ce diocèse pour chanter gloire à Dieu et gloire à son dévoué serviteur, offrez-lui vos actions ds grâces, présentez-lui vos prières, Puissions-nous, durant de longues années encore entendre cette voix qui parle si bien de Religion ct de Patric.Puissions-nous, longtemps encore, jouir des bienfaits que répand autour de lui cet iufatigable semeur de vérités, cette colonne inébranlable de la foi eatholique ce grand Evôque et ce grand Patriote, Après la messe, on a chanté le Ze Deum, cantique d'action de grâces pour remercier Dicu des bontés accordées puis plusieurs adresses ont été présentées à Mgr Lafièche, l\u2019une au nom du clergé, par M, l'abbé Rhault, grand vicaire du diocèse, l'autre au nom des citoyens de la ville, par le maire, M.Panneton, et une troisième, par le notaire Bernier, au nom des citoyens de la paroisse de Saint-Grégoire, où Mgr Laflèche a déjà été curé.Monseigneur a répondu à toutes ces adresses avec toute l'éloquence qu\u2019on lui connait.A l'évocation de son passé, le digne vicillard semblait rattraper ses énergies et ses ardeurs de jeunesse.Sa voix était vibrante, son geste vif.Il remercia toutes les personnes présentes des marques non équivoques de sympathie qu'elles lui avaient procurées.Il était près d'une heure quand les cérémonies prirent fin à la basilique.Les évêques escortés des membres du clergé, se rendirent ensuite à l\u2019hôtel de ville où les dames dè la ville leur avaient préparé un superbe festin, dans la grande salle des séances, artistiquement décorée pour les circonstdnces.Les murs disparaissaient sous le nombre des drapeaux, écussons oriflammes, courants verdure, ete.Les trois cents convives prirent place sur six grandes tables, chargées des mets les plus sucoulents.\u2018 En se mettant à table les convives curent l'agréable surprise de trouver délicatement dissimulées dans leur serviette de jolies cartes contenant les mots suivants.A NOS HOTES Soyez les bicnvonus à'co joyoux banquet, Vous qui venez fêter notre Prélat illustre ! Réunis par l'amour, l'estime et le respect, Sur un nom déjà grand, vous jetez un beau lustre ! Cinquante ans de labours héroiques, constants, Dépensés pour le Maître, à £a céleste Vigno, N'\u2019ont pu\u2014cela réjouit nos cours reconnaissante, Du déclin do sa forco amener aucun signe.Tel un fort puissant passe à travers les Ages, Résisto à l\u2019aquillon, et brave Jes orages, Tel, nous le contomplons après mille combats, Debout et lumineux, guidant toujours nos pas ! Grands Prélats, ses amis! Saints Prêtres ses \u201c [disciples, Demandez avee nous pour Lui, grâces multiples ; Que Dieu laisse à l\u2019Église\u2014et bien longtemps .[encer.Du diocèse aimé, briller la Flèche d\u2019Or ! Comme nous l'avons dit, ce sont les dames qui ont organisé le banquet, et elles méritent de: félicitations, car ce fut charmant au possible.Les dames patronesses étaient : présidente, Mme Dénichaux ; vice-présidente, Mme Carignan; gecrétaire, Mme Bournival ; trésorière, Mlle Godin.: Durant le repas, Monseigneur a regu un grand nombre de télégrammes, entre autres celui-ci : .\u201c Zouaves présentent à Votre Grandeur félicitationset vœux de longue vie, \u201c MONTIGNY.\u201c Président de l\u2019Union Allet.\u201d Dans l'après-midi, il y eut au collège répétition du drame \u2018\u201c Les Enfants aE douard.\u201d Le soir, feux d'artifice et illumination.; Les fêtes jubilaires se terminaient, comme elles avaient commencé par un temps magnifique.: Mgr Laflèche a aujourd'hui la conso - lation dans sa vieillesse de se voir l\u2019objet de l'affection de tous ses compatriotes à quelque croyance et à quelque race qu\u2019ils appartiennent.Les catholiques comme les protestants font des vœux pour son bonheur.À sa Grandeur nous offrons l'hommage de notre riété filial et nous nous unissons de cœur aux Trifluviens pour répéter : Add multos an- nos .En terminant, nous ne pouvons ne pas présenter nos félicitations aux Ursulines des Trois-Rivières, qui ont fait une si belle, si éclatante et si grandiose réception à leur évêque dans leur établissement.C\u2019est la plus jolie réception a laquelle nous n'avons jamais assisté : les adresses étaient charmantes, le chant superbe, la déclamation parfaite, les tableaux et représentations réussies au possible.C'est une bonne note pour cette institution dont la réputation n\u2019est pourtant pas à faire.\u2014 >< {Pme AUDACIEUX VOLEURS Pilinge d\u2019ane banque DEUX HOMMES TUES Longview, T:xas, 24\u2014Deux Hardis voleurs ont dévalisé, hier, en pleia jour, la First National-Bank et ont emporté environ $2,500, Ils sont entrés daus Jes bureaux de la banque dans l'après-midi et sortant deux pistolets de leurs poches ont donné l'ordre au caissier de lever les mains.Pendant ce temps un des voleurs terrassait et ligottait le président, Après - avoir accompli leur besogue ils se retirè- \u2018rent ayant une foule de citoyens à leurs trousses.Se voyant pressés de trop près les voleurs firent feu de leurs pistolets sur les citoyens.Ceux-ci ripostèrent.Un voleur et un des citoyens ont été tués.» L'autre voleur s\u2019est enfui en compa goie de deux autres complices, emportant le butin.TERSIBLE ACCIDENT Un compatriote tué aux Etnts-Unis Un de nos compatriotes, Ludger Blanchette, &gé de 21 ans, employé à la briqueterie Grail de saco, à Biddford, Maine, s'est fait prendre ie pied dans une machine à broyer la pierre, vendredi soir Tl parvint à se dégager, mais son pied resta dans la machine, arraché.Le malheureux est mort le lendemain matin, dans d\u2019horribles souffrances.\u2014 0h» e-mm=\u2014me-\u2014 La fête nationale Il y a eu réunion du comité de régie de.la société St-Jean-Baptiste, mercredi soir, le 23, à l'hôtel de ville.Le commis.saire-ordonnateur, continue toujours son travail d'organisation ; une quarantaine de sooiétés ont déjà répondn à l'invitation.S'il se trouvait quelques sociétés | qui n'auraient pas été invitées, et qui désireraient figurer dans les rangs de ja procession cllcs n\u2019auront qu'à s'adresser à .W.Dubé, eommissaire-ordonnateur, | : x des rues Latourelle et Ste-Marie, i Qi est à leur disposition, et qui se fera un plaisir de leur donner toutes les informations nécessaires, Le comité a aussi décidé de ne pag remettre en place les bancs sur le terrain du monument des braves, chemin Ste-Foye, vu les plaintes que l\u2019on 4 reçu à ce sujet, et l'absence de lumières, et gardiens de la paix dans les environs, \u2014._.\" LES QUESTIONS RELIGIEUSES L'avenir du Canada Ottawa, 23\u2014L'archevêque O'Brien, de Halifax, actuellement en cette ville pour assister aux séances de la Société Royale, a dit aujourd\u2019hui, à un représentant de la presse, que quant aux questions de religion, la province d\u2019Ontario était au moins 90 ans en arrière de la Nouvelle-Ecosse.L\u2019harmonie la plus parfaite régne daus cette province, et il n'existe aucune animosité de senti ment entre les catholiques et les pro testants, qui reconnaissent et respecten- la liberté de conscience pour tous les ci toyens.Parlant de l'avenir du Canada _l\u2019archevêque O\u201dBrien a dit qu\u2019il viendra un jour ou le Canada cessera d\u2019être une colonie.Une ligne impériale lui semble la solution la plus rationelle des difficultés.Il ne veut pas du tout de l\u2019annexion aux Etats-Unis, et il se présente trop d'obstacles à une déclaration de l'indépendance du Canada\u2014\u2014ee UNE BELLE ŒUVRE Nous venons de reesvoir le 72ème rapport de la Société Compatissante des Dames de Québec, année 1892-93.Le Comité de direction se compose de Lady Stuart, dame Patronesse.Mme C.E.Lemieux, Présidente, \u201c R.H.Smith, Vice-Présidente.\\ .\u2018 Th.Hudon, secrétaire.«* P.J.Jolicœur, Trésorière, Mesdames J.G.Tourangeau, Myrand, Ph, Brunet, F.X.Berlinguet, E.Carrier, Elz.Déry, J.Fortier, P.Poitras, N.Matte, L.Bilodeau et de Mile Atkinson.Durant l\u2019année, 111 femmes malades ont été secourues ; on leur a distribué 88 voyages de bois, 89 bons pour soins.médicaux, 100 pour de la viande, 111 pour épiceries et 211 pour du pain.Les Dames sont heureuses de dire qu\u2019elles ont pu secourir toutes les personnes qui ont demandé l'assistance de la société et que les finances sont dans un état très satisfaisant, la balance en caisse étant de $133.35.C\u2019est un rapport bien éloquent dans sa concision : il parle beaucoup en faveur du zèle admirable des Dames Directrices et de la charité de ceux qui contribuent à maintenir cette bonne œuvre à laquelle nous souhaitons de prospérer de plus en plus.cee ell Pree.Mgr Gravel visitera Lewiston Maine, à la fin de ce mois, ct donnera la confirmation aux enfants Canadiens.PLUS DO'OUVRIERS CANADIENS Une loi de l\u2019Etat de New-York défen ,de Les employer .: Buffalo, N.-Y., 24\u2014Le gouverneur a sigaé uue loi qui déclare coupable d\u2019un délit, toute municipalité ou ville ou contracteur exécutant des.travaux publics et qui emploiera pour ces dits travaux d\u2019autres personnes que des oi- toyens des Etats-Unis, Cette loi affecte non-seulement des milliers de Polonais, d'Hongrois et d\u2019Italions, mais va priver un grand nombre de Canadiens d'ouvrage.to La loi a été passés presque en secret par la législature ctsans presjua d\u2019op-, position.\\ horizons inattendus.souvenir de quelques conversations ! p'y a réussi, cet énigmatique.granit.vogue et il ciroula des récits étranges et véridiques-sur le don de divination qui était en lui.Pourquoi a-t-il dispa- ra ?Pourquoi a-t-il fai la renommée ?Il faut croire que c'était dans son type.Ils sont.comme cela dans cette famille intellectuelle d\u2019un ordre particulier.Ils sont en dehors des filières et des modalités ordinaires.Ils suivent des ne fréquente pas.est intéressant ; il m\u2019a dit, je l\u2019avoue l\u2019idée de lire son livre.Quelles heures charmantes, quelques- uns de mes amis et moi,.avons passées avec Henri Favre, ce penseur d\u2019un génie tout à fait original qui disparaîtra sars Jsisser d\u2019autre trace de lui-même que le Nous avons tous essayé de fixer sous une forme accessible à la foule ces étincelantes causeries que traversent souvent d'admirables éclairs, et auoun de nous C'est le vrai Ceite que notre ami Favre ; il aura tracé, comme les Celtes, des caractères mystérieux sur un menhir.On trouvera le mevhir dans une solitude, on éprouvera une sorte d\u2019étonnement respectueux devant lui et l'on ne saura pas au juste ce qu'a été ce menhir, s\u2019il fut le tombeau d'êtres disparus ou le berceau informe d'êtres à venir, On s'efforcera en vain de déchiffrer les signes cabalistiques gravés sur M.Eugène Ledos, dont on s'occupe à propos d\u2019un volume qui n\u2019est point ba- mal : Traité de la physionomie humaine, est une individualité de cet ordre.En 1866, il eut un moment de grande premier mouvement ; les aptitudes artistiques et poétiques prévalent sur celles qui ont trait aux sciences exactes et à lu pratiquo des affaires.U'est le contraste de Don Quichotte et de Sancho Pança.Preuez tous les re- mueurs d'idées, tous les spiritualistes, tous les convaincus, tous les croyants, tous les dévoués d'une cause quelconque et vous leur trouverez la figure longue.L'homme du réalisme, du matérialisme et des affaires a toujours la figure ronde.La vie de l'humanité est remplio par l\u2019antagonisme des poires ct des pommes comme par la lutte des gras et des maigres.: Le type le mieux étudié dans le livré de M.Ledos est le Saturnien.Il y a longtemps, du reste, que Favre nous a mis en garde contre les Saturniens.Il faut toujours les écarter de vos entreprises, car ils n\u2019y entreront que pour y causer du désordre.Quand, par hasard, un Saturnien s'est mêlé à votre mouvement, il ne faut pas vousen séparer brusquemeot, il faut lui suggestionner dl\u2019idéaÿd\u2019aller chez vos ennemis en lui laissant croire qu\u2019il vous causera du dommage.Le Saturnien est sous l'influence exclusive de la Terre : il a le teint terreux, le visage obscur.Ses yeux sont sans lumière, il a un nez qui penche vers le sol.Le Saturnien de la grande espèce, de l'espèce osseuse, est le plus dangereux de tous; il est sombre et conspirateur d'instinot ; quand il ne conspire pas, il vous rase, il vous entretient de complots ourdis contre vous et vous enlève ainsi votre sérénité.\u201c1 | _JOURNAL DES CAMPAGNES nr TYPES ET FIGURES J'ai toujours eu un faible, je-ne le cache pas, pour ces individualités exceptionnellement organisées qui nous trans- rtent dans un monde d'idées différent.de celui dans lequel nous vivons, qui, parfois, soulèvent à demi devant nous le voile de l'Avenir, qui nous ouvrent des Lettre\u2018de Belgique Bruxelies, 3 mai, Notre politique se reesent de l'assou- pissemeüt qui suit d'ordinaire les grandes crises.Ue calme semble même déconcerter un peu les partisans de M, Becrnaert, qui nous menagiient d'un cataclysme si le ministre qu'ils déclaraient \u201c indispensable \u201d devait jamais se retirer.C'était en somme, leur seul argument en faveur da projet de représentation proportionnelle, auquel M.Beernaert avait lié son sort.Or, voici plus d\u2019un mois'que l\u2019ancien chef du cabinet s\u2019est retiré, et la machine gouvernementale continue de rouler comme devant.L'accord entre le ministère et la majorité est aujourd\u2019hui complet et il ne fera que se fortifier, car des deux côtés existe le même désir de servir avant tout la cause catholique.Certes, je ne songe pas à nier les services que M.Beernaert a rendus à notre cause et dont nous lui serons toujours reconnaissants ; mais ce n'est un secret pour personne que l\u2019ancien chef du cabinet voyait avec une certaine impatien- tience les progrès constants de notre droite catholique, La majorité avait le tort, à ses yeux, de n'être pas assez ma- niableet il rêvait de constituer avec les modérés de tous les partis une corte |- de centre, dont il {Qt entre l'extrême droite catholique et l'extrême gaucho radicale sozialiste, le pivot de sa politique gouvernementale.La représentation proportionnelie devait favoriser ses vues C'est le digne fils de Saturne qui dévorait ses \u2018enfants ; il se dévore lui- même ; il se rend malheureux par ses propres pensées ; il sème des inquiétudes et dégage partout où il passe une atmosphère de suspicion et de découragement.en provoquent l\u2019émiettement des vieux partis politiques.C\u2019est une des raisons pour lesquelles les catholiques les plus Clairvoyants l'ont combattus avec vi- geur.D\u2019après des bruits qui trouvent crédit dans les milieux parlementaires, Mchimères par des chemins que la foule Ce qui est certain, c\u2019est que ce \u2018 vieillard aux longs cheveux blancs, aux yeux pergants et d\u2019une activité singulière des choses curieuses et qui m'ont donné Vous riez de ceque je vous dis et, au fond, vous sentez que j'ai raison.Il y a des êtres que vous voyez apparaître toutes les fois qu\u2019une affaire, une réunion, un fête de camarades doit réussir.Cesont des êtres d\u2019gllégresse, de -ces gèns heureux qu\u2019aimait Mazarin ; ils sont nés à une heuïe favorable, -sous une conjonction bienfaisante des planè- Beernaert, Join de renoncer à ses projets, travaillerait à les réaliser \u2018dans la prochaine Ckambre et, dans ce but, chercherait à reconstituer à Bruxelles l\u2019ancien parti des Indépendants.C\u2019est de nom qu\u2019en a donné en 1884 au groupement de tous les éléments conservateurs non inféodés à la politique anticléricale du gouvernement d'alors, En réalité, ce mr papier.Employer deux équipes d'enfants, c'était facile à dive ; mais lorsque les patrons voulurent.organiser leurs chauntiers au gré du nouveau rdglement, il leur fut impo sible de trouver ussez d'onfants.Force fut, pour observer la loi vis-à- vis des enfants, de réduira à huit heures aussi la journée des ouvriers adultes, ce qui ne fit pas le compte de ceux-ci, surtout dans une industrie praticable seulement à la bonue saison et soumise encore à de nombreuses interruptions par les jours de pluie.Pris entre le mécontentement des ouvriers ct les exigences de la loi, les patrons briquetiers ne savaient que résoudre.: Ils ont porté leurs condoléances au con:eil du travail, qui, assez confus de son œuvre, s'est réuni samedi dernier afin d\u2019aviser.Après une longue discussion, on a décidé de nommer une commission d'enquête, qui se rendra sur les lieux et fera rapport au conseil.N\u2019eût-on pas fait mieux de commencer par là, avaut d\u2019édicter un règlement sur lequel il faudra certainement revenir ?Certes les intentions deces messieurs étaient exuellentes, mais faute du compétence suffisante, ils ont désorganisé une industrie et nui aux ouvriera dont ils s\u2019imaginaient défendre les intérêts.Puisse du moins la leçon être uti'e ! Nous avons eu l\u2019autre semaine une ** l\u2019Aesemblée générale des hommesd\u2019œu- vres de la province de Namur\u201d.Ce titre que je transcris à dessein, donne à suffi - sance la signification d= ce congrès, Ce n\u2019était point une de ces assemblé: s où des orateurs viennent arroadir \u2018des périodes sur des thèmes resa-sés, où l'on discate des idé:s creuses et vù l\u2019on vote de longs programmes destinés à demeurer lettre morte pour la plupart.mun leurs lumières et leur expérience vres.note dominante du congrés de Namur Da 3 Vinitiative de M.le chanoin manifestution sociale importante dans Les hommes réunis à Namur étaient des hommes d'action, des \u201c hommes d'œuvres\u201d, renus là pour mettre en com afin de s'éclairer mutuellement et de g'encourager dane la pratique des œu- L'esprit pratique, telle est en effet la 7 i éprouvées, dont les bons résultats sont certains.C\u2019est Je trait dominant de ce congrès et on ne saurait trop féliciter les organisateurs et tout particulièrement M.le chanoine Fisse, qui cu a été la cheville ouvrière.Il est difficile en quittant Namur de ne pas jeter un coup d'œil vers Liège, où l\u2019on s'agite aussi beaucoup, mais pour parler et parader bien plus que pour agir.C\u2019est le propre de notre démocratie catholique, et naguère encore elle avait organisé à Liège une grande ara- de, où l'on a prononcé des discours den- flammés, mais dont ilne sortira pas grand\u2019chose.Il est un fait malheureusement trop certain : c'est quo depuis l\u2019éclosion de se mouvement démocratique, les œuvres religieuses et de propagande catholique sont dans le ma- rame à Liège.Or, c'estla pierre de touche où l\u2019ou peut reconuaître la valeur du zèle déployé.Un femme étrangiee LE CRIMEIOE LA RUE ETIENNE- MARCEL * - Les aveux de l\u2019assassin Paris, 25\u2014L'assassin de Mile Andrienx a été arrêté, comme on le sait, le lendemain du crime Il se nomme Jules Huitric et non Heurtric comme l'avaient d'abord annon \u2018é les journaux.Acrêié pendant lu nuit, le criminel a comparu le lendemain devant le juge d'instruction, qui lui a fait subie un long interrogatoire.Après avoir déclaré qu\u2019it se nommait Jules Ernest Huitric, ué à Paris le [er novembre IS76, il .a fait le révit suivant, qui confirme et complète celui qu\u2019il avais fait auxagents de la sûreté : \u2014Oui, c\u2019est moi qui suis l'assassin de Mlio Andrieux ; je l'ai déjà avoué au chef la sûzeté et à sesagents, Je ne veuxde- donc rien vous cacher.J'avais faim, il , | ÿ avait deux jours quo je n'avais pas mangé.Je suis allé chez la parfumeuse dans l'intention de lui emprunter quelques francs pour me permettre de me restau- : | rer.Il était sept houres du soir.Nous \u20ac | avons causé ensemble de différentes cho- I5} tes; ils participent plus ou moine du type-soleil.Il en est d\u2019autres, au -contraire, quine pénètrent dans votre vie que pour la troubler, pour soulever des difficultés.En les voyant arriver, vous sentez quelque chose dans le dos qui vous dit que cela ne va pas aller\u2026 Le Jupitérien est l'aomme des coups d'Etat, le Martial l\u2019homme des insurrections ; le:Saturnien est le révolutionnaire à l\u2019état permanent et vague.Ce n\u2019est pas l'Illuminé rêvant de destinées ra- parti tout factice n\u2019a eu de vitalité que par l\u2019appui des catholiques, et la faute de ceux-ci fut de s\u2019effacer trop complète\u201d ment derrière l\u2019étiquette.indépendante.Cette faute, on ne voudra pas \u2018sans doute la recommencer.Un des membres les plus influents du comité\"de l\u2019A.ssocià- tion conservatrice de Brüxelles me disait récemment à ce propes : \u201c Alliance avec leg indépendants, oui, sil le faut; mais fusion jusqu'à disparaître derrière eux non.\u2018\u2019C\u2019est bien ainsi, je crois,que la plupart des catholiques envisagent au- Le livre écrit, comme il arrive, ne vaut pas l'homme parlant.On aurait beau savoir par cœur.les quatre cents pages de ce Traité de la physionomie humaine qu\u2019on n\u2019arriverait pas à avoir une vision d'ensemble, une subtilité d'analyse comparable à celle de ce vieillard.C\u2019est là une feculté tout à fait -spéciale, comme celle des liseurs de pensées.Il-en est de ceci comme de la -Chi- romancie.; vous pâliriez dix ans sur le livre de Desbarolles quo vous n\u2019auriez Fisse archiprêtre de la cathédrale, | ses, quand Mlle Audrieux s\u2019est miss à dont vous connaissez la haute science | faire ga caisse devant moi, théologiques et économique ; encoura- | J'ai vu briller des pièces d\u2019or ; la vue gé par Mer Decrolière de Namur ce | de cet argeut m'a rendu fou el à ce mo- congrès portera ses fruits non seulement | ment l'idée d'un crime a hanté mon est dans la province de Namur, mais dans | prit.le pays entier, car ses discussions appro- | J'ai offert à Mile Andrieux de fermer fondies ont mis singuliérement en relief | son magasin.Elle x accepté.Pendant la puissance des œuvres, tandis que les | qu\u2019elle allait vider sa boîte à ordures, exemples apportés en montraient les | j'avais eu le temps de fcrmer la devantu- moyens, souvent faciles, de réalisation | re de la boutique.Le gaz était éteint Plus de six cents catholiques ont par | et la faible lueur d'une bougie éclairait ment extraordinaires, les Saturnienstinots de combativité, les emploient mal correctionnelle pour coups et blessures.n'en est pas moins vrai que cette classification est assez exacte et qu\u2019avec un peu d'observation et de force d'attention on peut parvenir à décou- vir par l'étude de la physionnomie la _ famille humaine 3 laquelle appartient Une personnalité.Ce que dit aceessoirement M.Ledos es figures en long ou en large est vrai et rentre, d\u2019ailleurs, dans la fameuse division établie entre les poires et les pommes, Toute tête dont la largeur excède la hauteur indique un esprit pratique et positif, qui agit par caleul et dont les aptitudes sont plus propres aux sciences Positives ou aux affaires qu\u2019aux beaux- arts ou à la poésie.Dans ce genre de fête on trouve encore les aptitudes propres aux arts industriels.Toute tête dout la longueur excède la argeur dénote une nature mobile et impressionnable, un esprit ourieur et apé- culatif, rêveur et théoricien chez lequel le sens pratique et le caloul font en général complètement défaut ; qui agit pas ce qu'ont certaines femmes, -médiocrement lettrées : une sorte d\u2019intuition\u2026 Il est impossible de constater qu\u2019on ne rencontre dans ce genre des sujets vrai-' L'ouvrage, qui, malgré tout, n\u2019est pas sans valeur, est la difinition de ces pes qui rentrent dans des catégories -délerminées : les J'upitériens, les V énu- sisques, les Martiaux, les Mercuriens, Il y a des.êtres bénéficiés ou maléfi- ciés par leur type.Il y a des Martiaux qui deviennent maréchaux de Franee et d'antres qui, nés aves les mêmes inset passent à ehaque instant en police par inspiration et sous l'impulsion du | dieuses pour l'Humanité ; cefn\u2019est pas, non plus, le Satanique noir aimant le Mal pour le Mal; il n'a pas de point de Tattechement avec le Divin, avec l'Idéal; il ne vit pas dans le nuage ou dans l\u2019extase.; ce qu'il aime dans la\u2019 Révolution, c'en ie dérangement causé aux autres; c'est un erratique positif, et on le dupe avec des apparences de \u2018réalités.C'est | toujours.Saturne que l\u2019on trompait en lui faisant manger des pierres quand il cut dévoré ses premiers-nés.C'est là un type très dréquent dans les Loges et qui rend d\u2019immenses services .aux maîtres des arridre-Loges, qui tirent un grand parti de ses ins- tinots d\u2019envi, de:négation et d'irrespect.Par un-contraste singulier et facile ce pendant À expliquer, le Saturnien n\u2019est point -un indépendant faroushe, un ingouvernable,un impatient du joug ; il a, au éontraire,une soute de fétiehisme pour les chefs de Loges, les mots «d'ordre et les signes de Comités ; il est blasphémateur et irrespectueux seulement.pour les Vérités éternelles et augustes, pour tout ce qui eonstitue l\u2019harmonie des mondes.T'out ce qui lei parle du Ciel, irrite ce ténébreux et mélancolique enfant de la Terre, Le livre de M.Ledos est un essai de classification, de codification de tous ces types.Un artiste, un Apollonien, écrirait des pages exquises avee les observations qu'il y a là dedans, Ce fait s\u2019est souvent présenté pour Faure, Il est toujours intéressant de voir l'infini qu\u2019il y a dans l\u2019etude de cet être fini qu'est l'homme, tout ce qu\u2019on peur tirer delà, \u2018\u2018 L'homme, disait cet excellent monsieur de Robespi.+rre,est le plus grand objet qui soit dans la Nature, \u201d \u201c L'homme estle plus éonnant des miracles \u201d.disait Carlyle, Ils avaient raison tous les deux./ la lumidre des régions supérieures, pour jourd\u2019hui cette question, C'est un travers trop commun au- jourd\u2019hui de prétendre résoudre la question sociale à coups de décrets et de lois, On nous prépare ainsi toute une pharmacopée sociale, \u2018vis-à-vis de laquelle il est permis de garder certain scepticisme, Nous venons d\u2019avoir un exemple frappant de l'inconvénient «qu\u2019il y aà légiférer à tort ctà travers contre les abus en apparence les plus flagrants, avant de s'être entouré de toutes les lumières nécessaires.Il y a quelques semaines éclatait à Boom une grève d'ouvriers briquetiers, qui bientôt s\u2019étendait aux villages voisins de Rumptes, Hemixem, Terhaegen, où se trouvent les briqueteries les plus importantes du pays.À un moment cette grève prit un caractère violent et l'on craignit des troubles.La force armée dut occuper los villages, mais elle n'eut heureusement pas à intervenir.Or cette grève a eu pour principale origine le mécontentement causé par l'application d\u2019un règlement édicté en 1892 par le conseil supérieur du travail sur l\u2019emploi desenfants dans cette industrie.\u2019 : On avait révélé que les enfants om- ployés sur les chautiers travaillaient jusqu'à seize heures par jour et, sans pousser plus loin ses informations, sans tenir compte de la nature spéciale des travaux de cette industrio, le conseil avait décidé que les enfants ne pourraient dorénavant travailler plus de huit heures par jour.C'était si simple pour ces réformateurs en chambre : les patrons emploieraient deux équipes durant huit eures chacune, et ainsi tomberait un abus odieux qui\u2026 vous devinez les belles tirades auxquelles le sujet prôtait.Les réformes ne s'obtieuneat pas en } pratique aussi facilement que sur lo ticipé aux assemblées.On remarquait au premier rang Mgr Deligne, vicaire général, délégué de Mgr l\u2019évêque : M.Mélot, représentant, ancien ministre, président d'honneur du congrès ; MM.le baron de Moreau et Doucet de 'I'il- lier, représentants ; MM.Lapierre, président du conseil provincial ; baron de Marmol, Eugène Thibaut, de Giey,conseillers provinciaux,et nombre de notabilités du monde ecclésiastique.L\u2019assemblée générale de clôture a été présidée par Mgr Decrolière en personne.Les sections se sont occupées des œuvres religieuses et économiques les plus diverses.Je note : les vœux sur les moyens de fortifier et d'augmenter la dévotion eavers T.S.Sacrement; sur les moyens de vulgairiser ct de développer, par le catéchisme, l'enseignement religieux our la classe ouvrière ; les rapports sur es conférences de Saint-Vincent de Paul et les œuvres de Saint-François- Xavier et de la Sainte-Famille.En matière économique, le congrès s'est ocou- pé tout particulièrement des sociétés de secours mutuels, qui ont pris dans la province de Namur une extension considérable, grâce au zèle de M.le chanoine Henry, auquel on doit le groupement de toutes les sociétés existantes en une vaste fédération, dont les bienfaits s\u2019apprécient chaque jour davantage.La question des habitations ouvrières a été aussi examinée, toujours au point de vue pratique on vue de multiplier les sociétés de credit mutuel comme bases de sociétés de construction et d\u2019habitations ouvrières.Un long débat sur les caisses de Raiffeisen a abouti À l'institution d'une commission permanente qui sera nommée au sein du congrès pour rechercher les moyens pratiques d'orga- uiser le crédit agricole dans la province.Vous remarquerez qui n'entre dans cot'e éonmérationque des duvres connues, | seulement le magasin.Au moment où la parfumeuse passait sous le portillon, je me suis jeté sur elle et l\u2019ai serré fortement J la gorge avec Mes mains.\u2014Eh bien, Jules, que faites-vous ?s'est-elle écrié.Jol'ai alors renversée sous mes genoux, puis comme elle se débattait, j'ai saisi une ficelle qui se trouvait sur le comptoir, et je l'ai enroulée autour de son cou, j'ai serré tant que j'ai pu.Les yeux de la jeune femme ont papillotté,.puis son corps s'est raidi, ses bras se\u2019 sont étendus en croix, Elle était morte, J'ai alors arraché sa montre et ga chaîne et ai pris dans le tiroir-caiste une somme de 90 francs, - À ce moment, j'ai entendu comme asf rile, j'ai eu peur, j'ai cru que ma vice time allait so relever, j'aisaisi un grattoir qui se trouvait sur le bureau et je l\u2019ai enfoncé dans la gorge de la femme, Mais je me suis aperçu que je n'avaig achevé qu\u2019un cadavre, - .Je suis ensuite sorti tranquillement en refermant la porte sur moi, La rug était déserte, personne ne m'avait V je croyais être à l'abri de vos rechers ches.Vous m'avez pour vous.Pinoé, tant mieux Ce Rhume, Guérira vos Poumons, | Vous Engraissera,.| Empêchera ; la Cons A \u2018 4 «LE PB MA JOURNAL DHS CAMPAGNES ea = to ww se a; oo poe any \u2014 GROSSES QUESTIONS Agitées au Gone de Ville LES ABA%KTOIRS L'EXPOSITIO Le conseil de ville & tenu bier soir une séance des plus importantes.Son Honneur le maire - Parent présidait, et les membres du conscii présent, étaient : les échevins et conseillers Tauguay, Gignac, Pouliot, Boisseau, Pâquet, Boisvert, Côté (St-Jean), Bussière, Thibaudeau, Leonard, Stafford, Delille, Gagnon, Bélanger, Dussault, Côté (St- Sauveur), Rancour, Martineau, Duchaipe, Dina, Drolet, Griffin, Cook, Tessier, Reynolds.M.Bender et M.Bickerdicke, offrent à la cité de Québec de construire ici des réfrigératuiïrs pour faciliter l\u2019exportation des produits périssables à condition que la cité garantisse l\u2019intérêu à 4 p.¢.sur $100,000 ; sinon, les édifices seront construits près de Montréal.Ces constructions coûteront $500,000 et on y emploiera 1,000 hommes, qui toucheront $400,000 de salaire par aouée.Renvoyée au comité des finances, M.Erio Dorion, notifie la cité que le gouvernement a décidé de tepir ure exposition à Québec pour laquelle il a décidé de souscrire $15,000.Il est probable qu'on ne tiendra pas d'exposition à Montréal, Rapport du comité de l\u2019aqueduc offrant $1,500 a M.Leclerc pour le droit de passage des tayaux de 'aqucduc sur sa propriété, M.l\u2019échévia Bélanger s\u2019y oppose di- ant que cettè propriété a été achetée pour $2,500 avec maisons, hangars, eto.Les vwuyaux ne nuisent nullement à la propriété.Dans cet endroit, les propriétaires sc trouveraient heureux d'obtenir 10 ets du pieds non pour un \u2018simple droit de passage, mais pour un achat.Le maire déclare qu'à la suite de négligence la cité à perdu son droit sur la propriété.,Le comité de l\u2019aqueduc a décidé d'offrir $1,500 à M.Leclcre.qui demande $2,000, Les aviseurs de la cité ont conseillé de s'arranger avec Leclerc et je crois qu\u2019il vaudrait mieux donner $1,500 que de s'engager dans un procès qui tourncrait à notre désavantage.Le conseiller Drolet est en faveur de donner $1,500,ainsi que le conseiller Pâûquet,le conseiller Côté(St-Sauveur).L'échevin Gagnon propose, secondé par l\u2019échevin Bélanger, que le coût du terrain soit porté à $1,000, en laissant à M.-Leclere la jouissance du terrain, la cité conservant son droit de propriétaire.\u2019 Le censeiller Thibaudeau est contre I'amendement, ainsi que I'échevin Delille.Le vote donne : Pour l'amendement \u2014 MM.Gagnon, Bélanger, Martineau, Duchaine, Dion, Gignac, Stafford, Cook, Reynolds, Bussières, Pouliot\u201411.Contre l'amendement \u2014MM.\"l'hi- baudeau, Drolet, Griffin, Rancour, Côté (St Jcan), Pâquet, Côté (St-Sauveur), Dussault, Delille.Poitras, Boisvert, Tanguay\u201413.L\u2019amendement est perdu et le rapport adopté.\u2014\u2014e-{F}>-0-Pmsememen rs rams ~~ CASIMIR PERIER BATTU Encore un cabinet de renversé en France.Au moment où M.Casimir Perier se exoyait mieux assuré du pouvoir que tous ses prédécesseurs, il est battu par une minorité de 45 voix.Les socialistes crient que c'est leur revanche, C'est peut-être aussi celle des catholiques que M.Perier avait cru de- Voir traiter en scotaire à propos de la loi des fabriques.Le gouvernement Perier n'a pas été un bon gouvernement, mais il a été moias mauvais que ses prédécesseurs.Il a fait une guerre impitoyable aux \u2026 \u2018, anarchistes, Quel sera son successeur ?Les dépêches nous le diront demain, \u2014m- lt mem Un nouveau Loré-Justisa Ga McCarthy et Wallace | Noces d'argent fhoiique d'Angletéfré { 5 | Les jourvaux de Londres ungus ap-: prennent que lu reinu Victoriu \u201crent de | ratifier la nomination de sir Charley! Russell à la charge de Lord juge d'appel in ordinary, devenue vacante l'autre jour par la mort de lord.Browcu, Cette nomination enlève sir Charles Russell à la Chambre des communes mais elle lui donne u : siège à la Chambre des lords.Sir Charles Russell est, de l'aveu des journaux unionistes les plus enragés, le premier avocat du barreau auglais.C'est pourtant un Irlandais, et ut: catholique et un Home ruler.Bien qu'il ait toujours siégé aux Communes pour\u2019 un bourg anglais, il a toujours été dévoué à la cause de son pays.C\u2019est lui qui,par un discours dont la duréc fat de trois jours, détendit Parnell et l'Irlande, ac- cuséo avec Parnell, devant la fameuse commission spéciale du Times.Néanmoins, comwe sir Chailes Russell n fait toute sa carrière en Angleterre, lus Auglais lu considèrent comme un des leurs.Il tient d\u2019ailleurs ec depuis longtemps uo« placé éminente dans les conseils du | paru libéral augiais.Le est probable qu'il serait depuis les dernières élections générales, qui ont ramené les libéraux au pouvoir, le lord chancelier du ministère actuel si M.Gladsto:e avait pu faire passer son bill contre les dernières incapscités des catholiques.Eu effet, d\u2019après le reste des vieilles lois de perzé- cution, les catholiques ne sout pas encore admissibies aux fouctions de lord chancelier de la couronne (qualifié de gardien de la conscience de lu reine) ni à celle de vicu-roi d'Irlaude.Il est possible que l\u2019abrogation de ce Statut ouvre uu jour à sir Charles Russell l'accès de cette haute charge du royaum .En attendaut, les juurnaux le © désignent hautement pour is succession du lord chef-juge lord Coleridge, qui doit bientôt, dit-ou, preadre sa retraite.De sorte qu\u2019avant longtemps l\u2019Anzleterre, qui cria si fort contre l'agression des papistes il n\u2019y a pus ciaquauct: ane, pourrait bientôt avoir so:t comme lord chief justice, soit comme lord chancelier, les deux plus hautes charges judiciaires du Royanme-Uni, un papiste avéré, Et c\u2019est une bzlle leçon de liberté pour nos modernes jacobius qui prospèrent sur la terre de Jeanne d'Arc, L.Nemours Godré.A SAINT-ALBAN Est-ce un Ize soaterrain ?Jusqu\u2019à présent les savants tout en admettant que l'eau a été la cause principale de l\u2019éboulement de St-Alban, différent plus ou moins dans l'explication détaillée du phénomène.Une découverte que l\u2019on vient de faire à un mille et d«mi environ en haut de la chute à Gorrie maintenant disparue, modifiera peut-être eucore ces opinions diverses, Un cultivateur de St-Alban, dit qu'à cet endroit, au beau milieu d\u2019unc torêt, les arbres ont disparu sur une superficie de plusieurs centaines de pied, un abîme s\u2019est creusé, au fond duquel mugit un torrent impétueux.: On se demandesi d'est un lac souterrain qui sc rerait formé à cet endroit, et dont les eaux se seraient frayé un passage jusqu\u2019à la rivière entre les couclr s d'argile et de sable, n\u2019aurait pas été lu cause principale du d'\u2018sastre ?2 $ FRISSONS ET FROIDS SUBITS.prenez une cuillérée à thé de \u2018La Guérison sera plus subite le Frissonque Iliyas eu hier aux cod:muves une vivleute prise de becs entve M.MoCar- thy et M, Clark Wallace.C\u2019est à propos d\u2019une aumission en franchise de vêtements sacerdotaux à l\u2019a (resse du prêtre desservant de Woodstock, quand le pasteur protestant n\u2019avait pu obtenir la même faveur.C'etait tout simplement une erreur -due à l'officier de douane, comme il s'en est excusé lui-même.Mais il y avait là une jolie occasion de faire du zèle protestant, et McCarthy se serait cru coupable de la perdre.Clarke Wallace n\u2019a pas voulu demeurer en reste, et il a abimé MeCar- thy, l\u2019accusant de ne s'être séparé du parti conservateur que lorsque le gouvernement eut cessé de le payer pour plaider ses causes, qu\u2019i! perdait régulièrement.Ça devait être amusant de voir les deux aiversaires aux prises.McCarthy a Fait une pauvre réplique, Ee mme L'exposition a Québec Lia chose est décidée, Québec aura son exposition, cut automne, Le gouvernement doune $15,000, la ville, $10,000, ct =i cela ne suffit point, il devra être facile de trouver !a balance.Ces sommes sout données à condition que lo gouvernement et la corporation soient représentées dans le comité cxé- eutif.L'exposition aura lieu sur les plaiues ec l'on utilisera le manège,\u2019 le drill shed et le pavilloa des patineurs, Montréal voulait avoir son exposition elle aussi, mais ça tout l'air maintenant comme si elle n\u2019en fera rien.À l'œuvre done et que l\u2019exposition soit un succès, TERRIBLE ACCIDENT EST-CE UN SUICIDE ?Une femme\u2019 tuée par un convoi du Pacifique Le convoi du Pacifique qui arrive de Montréal le matin a fait une affreuse boucherie dans le commencement de St- Sauveur, ce matin.Près de l\u2019hôpital du Sacré Cœur, il a tué et Ccrasé une femme qui traversait la voie.La locomotive qui avait déjà ralenti s'arrêta bientôt et l\u2019on s'empressa à son secours, waisil était trop tard, la mort avait été instantanée.L'arrêt du convoi attira une foule de curieux qui ne prirent pas de temps à identifier la malheureuse qui vendit d\u2019être tuée.On constata.que c'était uae Jersaise du nom de Dupont, arrivée au pays depuis longtemps et qui vivait rue de Marie de l\u2019Incarnation, à Saint- Sauv.ur.Son cadavre fat transporté chez clie et l'enquête est commencée catte après- midi, Mlle Dupont qui était âgée de 65 ans avait l'habitude d'aller faire ua tour pour prendre l\u2019air, le matin, et on dit qu'e'le errait n'ayant pas toutes ses facultés.S'est-elle suicidée, ou a-t-elle été victime d\u2019un accident ?C\u2019est ce que nous dira l'enquête.\u2014\u2014\u2014\u2014e-e{> 0m Note spécinie - L'époque de la fabrication des fromages étant arrivée, il est utile d\u2019attirer l'attention des propriétaires de fromageries sur les avantages, en fait d'informations pour le'matériel de fabrication et l'expédition des fromages, offerts par M, J.N- Duguay de la Baie du Févre, P.Q.M.Duguay contrôle les fabriques de fromage \u2018* Blue Star \u201d\u2019 et\u2018 Jersey Lily,\u201d qui ont eu les honneurs de l'exposition internationale de Chicago, C'est dire que son expérience en ma- titre de fromageric est aussi complète quo l\u2019exigent les besoins de cette importante industrie.Aussi nous recommandons à tous les dircoteurs de fromageries qui veulent mener leur industrie À profit de se mettre en relation aves M.J, N.Duguay.Où REV.M.PAQUET Belle fête & St Casimir St Casimir 21 Mai 1894, M.le rédacteur du Courrier du Cunadu.: Hier, au couvent de cette paroisse, svait leu une balle et touchante démonstration en l'honneur de notre sympathique curé, le Révérend M.Henri Paquet, à l\u2019occasion de son 25ème anniversaire de prêtrise.- \\ M.le curé Paquet'estle fondateur de la magnifique institution que possède St Casimir ; c\u2019est grâce à son initiative dont il a su nous faire bénéficier comme toujours, ginotre paroisse peut se vanter à juste titre de son couvent et de son hospice.L'on sait tous les obstacles qu\u2019il y a à écarter au début de toutts les entreprises ; mais son zèle etsou hubileté n\u2019unt pas été longtemps arrêtés par ces inévitables difficultés ; car M.le \u2018ouré a eu à cœur de démontrer, par'son dé- | vouement à toute épreuve, combien il estimait le bieu qui est destiné à faire ue institution de ce genre dans une paroisse.Aussi a-t-il à lui seul obtenu en grande partie lu succès de c:tte œuvre ; il a toujours génér:usement tout mis à contribution, ses propres duniers, ses précieux conseiis, et lu chaleureux et habile encouragement par lequel il a su faire partager son duvouement à l'égard du couvent, par tous les paroissiens saps exception, C\u2019est aire que les Religiouses n'ont pas manqué de mettre tout en œuvre pour témoiguer dignement la juie que leur causait cet anniversaire et pour donner au fondateur ct protecteur toujours infatigab'e de leur mai:on des marques de leur plus profonde reconnaissance.La salle de récepcioa du couvent était décorée avec goût pour la circonstance : banderoles, guirlandes, fleurs, tout cela avait un asp ct de fête qui reposait agréablement l'œil.On pouvait lire les inscriptions suivantes : \u201c Encore 25 années \u201d ; \u2018\u201c Merci de vos' dons généreux à notre institution \u2019 ; \u201c Puissiez-vous être longtemps encore notre pasteur \u201d\u2019 ; et plusivurs autres dont la teneur m\u2019échappe.À son entrée, M.Je curé Pâquet a été l'objet d\u2019une démonstration non iqui- voque de sympathie ; puis, une jeune élève du couvent a lu une adresse dans laquelle elle se faisait l'écho naïf mais fidèle de tous les assistants.M.le curé se levait pour répondre, lorsque deux élèves sont arrivés et lui ont présenté son portrait à l'huile, grandeur naturelle.\u2019 Ce portrait est dû au pinceau vraiment habile d\u2019une religieuse de notre couvent- et nous avons pu remarquer et admirer la ressemblance parfaite et la précision frappante des nuances.M, le curé Paquet était visiblement ému de \u201cces expressions de filiale reconnaissance, et son cœur de pasteur a su lui suggérer des paroles qui ont mis à découvert les généreux sentiments dont il est animé ; et lorsqu\u2019il a dit qu'il contribuerait comme par lo passé, autant que le permettraient ses ressources, au soutien de I'hospice et du couvent de St-Casimir, tout le monde a pu affirmer que longue vie et prospérité attendaient cette institution : le pass.n\u2019est-il pas le garant de l'avenir ?Après la touchante réponse de M.le curé, les élèves ont rendu avec un grand naturel une comédie en 3 actes, le tout agrémenté de jolis morceaux de musique.Bref, la démonstration d\u2019hier a fait honneur aussi bien & la reconnaissance des Religieuses qu\u2019au zèle et au dévouement de notre digne curé, Communiqué, Tripie noyade Bedford, P.Q, 23\u2014Une noyade a eu lieu 3 la baie Missisquoi, dimanche dernier.Trois jeunes gens partirent pour une promenade en chaloupe, Spaulding, Fleming et Smys.On suppose qu\u2019ils ont été frappés par la voile eu que l\u2019embarcation a chaviré et les trois malheureux ont été précipités à l\u2019eau, .La chaloupe à été trouvée renversée et le mât arraché du bateau.Le chapeau de l\u2019un des jeunes gens a été trouvé, mais leurs corps n\u2019ont pas encore été découverts.Personne L\u2019a eu connaissance de l'accident, + UNE FETE A ST-ISIDORE NOGES D'ARGENT DU GURE Hier, 22 mai, 25ème acniversair d'ordination sacerdotale du Révd M, P.Daësyiva, curé de St-Isidore.\u2014Gran- des démoustrations.organisées par ses paroissiens\u2014Pavoisement du village etc À neuf heures,grand'messe par le R.P.Dassylva, assisté des Révds MM, A.Dionne et J.B.Paradis.Au chœur, les Révds MM, F, Laliberté, L.O.Moisan O.Grenier et Chs Gagné, chapelain de l\u2019Hôpital-Général.Sermon par le Révd.F.Laliberté : lo dignité du sacerdoce considéré dans ses pouvoirs ; 20 respect -et reconnaissance dûs aux ministres du culte pour | les bienfaits que le peuple en reçoit, Après la mes:e : adresse des paroissiens lue par le Dr Ganvreau, dels paroisse : on le félicite et remercie des œ'vres qu'il a faites daus cette paroisse depuis 13 ans : fondation d'un couvent; constructions d'église et du presbytère ; en même temps présentation par les parosssiens d\u2019un magnifique portrait du Curé, œuvre de M.l'artiste Chs Huot de Québ:e.\u2014Discouts du curé en réponse à l'adresse, Partie müsicale de la messe sous la direction de Mlln ©.Guillemette organiste, Un chœur de chantres de Ste- Marie et de Québec sous la direction de M J.A.Bilodeau vient donnér sou concours, Remarquable \u201c Ave Maria ae Smith \u201d par Mile Alice Soucy d: Que bec et \u201c O Salutaris \u201d par J.E Feuiltault d> Ste-Marie, Après-midi, séance musicd-le au couvent aveu récitation ; le tout \u2018charmant curé, La fête se termine par un exercice soleunel du mois de Marie, UN \"TEMOIN, => LES URAMES OU WHISKEY Le meurtre d\u2019ane femme Boston, 22.\u2014Le meurtre d'une fem- we, Suivi d\u2019une tentative de suicide, a eu lieu au No 225 rue Vine, en cette ville.Jmes Wilson, âgé de 45 ans, a coupé la gorge de sa femme Ellen, âzée de 38 ans, causant sa mort instantanément, : Ensuite Wilson s'est lui-mêm> tranché le cou et s\u2019est infligé des blessures probablement fatales.La boisson est la cause de cette tragédie.Wilson venait de quitter une institution pour la guérison de l\u2019ivrognerie, La femme était aussi une ivrognesse invétérée.Elle pourvoyait cependant aux besoins de ses trois enfants, en faisant du lavage., Le couple est né en Irlande, mais i demeurait en pays depuis vingt ans.dans le grenier de la maison où ce double crime a été commis.D'après toutes les apparences, Mme Wilson fut attaquée au moment où elle se tenait assise en face du poèle; elle était alors passablement ivre, Son mari s\u2019e:t apparemment jeté sur elle de la chambre à coucher où il se trouvait et lui coupé la gorge avec un rasoir.Elle ue put pousser un seul cri, mais elle eut la force de descendre au doux-ième étage, où elle tomba morte près de l\u2019escalier conduisant au premier étage, Le meurtrier retourna dans la cliam- bre à coucher, et se tenant près d\u2019un bureau de toilette, il se trancha lui-mé- me le vou, puis déposa ls rasoir sur le bureau et se jeta sur son lit od il fat trouvé sans connaissance.Il fut;aussitôt transporté à l'Hôpi Général et l\u2019on ne s'attend pas à ce qu\u2019il vive, Le couple était seul dans sos appartements quand la tragédie a cu lieu.La fille de ces malheureux; âgée de 13 ans, monta 10 ou 15 minutes plus tard et trébuclis sur le corps de sa mère.Elle alla immédiatement avertir lu famille demeurant au premier étage, qui trouva le pêre et alla avertir la police.\u2014 > Coupures La meilleure chose que nous :connaissions pour guérir les coupures et blessures est d'envelopper la partie blessée d\u2019un linge saturé de Pain Killer de Perry Davis, Seulement 256 pour les nou- velles grandes bouteilles.adresse des enfants et réponse du La famille occupait deux chambres . DES.AVEUX INVOONTAIRES 4 Un, député\u201d adresse à l\u2019Ælecteur les considérations aux élections d'Ontario : \u201c On s'ocoupe beaucoup des élestions d'Ontario.M.Mowat en sortira-t-il victorieux, coxame doivent le souhaiter,aon seulement tous les Canadiens-français et tous les catholiques, maïs tous les amis de la paix et de.l'harmonie ?Îl ne parait pas y avoir de doute raisonnable sur ce point.Vous êtes, peut-être, sous l'impression que la Protestant Protective Association va le mettre en danger.-Il n'en est-rien, d\u2019après ce que me disent tous ceux qui connaissent bien J'opinion publique dans Ontario.Cette association enlèvers peut-être quelques partisans à M.Mowat, mais elle lui vaudra les votes d\u2019un grand nombre de Canadiens-français et de catholiques, qui, jusqu'ici, ont voté contre lui.Si M.Mowat court un danger,ce n\u2019est pas de ce côté; c\u2019est plutôt de la part des Patrons of Industry.Ceux-ci ne sont ni libéraux, ni conservateurs; îls ont un programme à eux et dont quelques articles condamnent la politique de M.Mowatqu\u2019ils veulent faire donner aux conseils municipaux la nomination de presque tous les officiers publica, Ce programme est populaire dans beaucoup d'endroits, Il se pourrait donc que cette association enlevät quelques sièges à M.Mowat.Mais, selon tontes les apparences, iln'y aucune probabilité qu'elle lui facse perdre le pouvoir, Mais si la majorité de M.Mowat est diminuée par les Patrons of Industry, ce sera le Mane Tecel Phares du \u2018gouvernement d'Ottawa, Cela prouvera que cette association a de l'influence.Or, elle est absolument hostile à ce gouvernement, Presque tout son programme au fédéral est celui du parti libéral.\u201d Ainsi, l\u2019Electeur lui-même proclame que l\u2019un des principaux éléments qui font actuellement la guerre à M.Mowat, est encore plus hostile au gouvernement conservateur d\u2019Ottaws.Done, ce n\u2019est plus purement et simplement une bataille de parti qui se livre actuellement dans Ontario.Sans doute les conservateurs haut-canadiens font la lutte à M.Mowat, sur le terrain administratif, ct en vertu du système parlementaire qui met constamment aux prises le gouvernement et l'opposition.Mais outre l'opposition conservatrice qui combat M.Mowat à propos de son administration, à propos de patronage, à propos des terres publiques, à propos de l\u2019état moins satisfaisant des finances, eto, il.y a des organisations indépendantes, les \u201c\u201c:P.P.A.\u2018\u2019 les Patrons de l'In-dustrie \u201d\u2019, qui font la guerre au gouvernement d'Ontario.«Or ces associations, -qui constituent pour le cabinet Mowat: le vrai péril, sont eussi ennemies du tabinet d'@ttawa que du ministère grit de Toronto.Il résulte de là quesles fouilles libérales mentent impudemment quand elles représententile parti corservateur comme inféodé à la \u201c P.P.A,\u201d et autres or- gauisations de même genre.L'opposition conservatrice d'Ontarie remplit son rôle constituticanel :elle com- batle gouvernement.Etil n\u2019y a rien de surprenant à ce que dans différents comtés, lo député fédéral donne un coup d'épaule-au candidat Jocal de son parti, Qu'a-t-on vu dans la province de Québec, en 1892 ?Les députés libéraux d'Ottawa, partisans de M.Laurier, ont fait la compagne pour les candidats de M.Mercier, lorque les grands journaux libéraux comue le Globe, dénonçaient la Clique, et que M.Laurier lui-même essayait de dégager discrètement sa* res- Pponsabilité.Parmi ces députés, plusiours blimaient Mercier dans l'intimité ; mais ils so jetaient dans la lutte par camaraderie, par esprit de corps, et aussi par intérêt personnel; pour maiïn- teair leur force dans leur comté, où une défaite au local met souvent en péril suivantes relativemoat - C\u2019est ainsi, par exemple, | l\u2019élection-fédérales, Les mêmes motifs \u2018font agir dans la plupart des provinces.les députés fédéraux dans les élections locales, ot vice versa, Nous no disons pas que c'estl\u2019idéal.En théorie, nous Groyons que tout le monde admet que le contraire serait préférable, et qu\u2019il vaudrait mieux ne pas confondre les deux ordres de choses, les deux sphères.C\u2019est dans la pratique que commence la difficulté, Mais nous nous écartons de notre sujet principal.Nous voulions faire ressortir, par une citation de l\u2019Ælecteur, que nos adversaires manquent de bonne foi quand ils représentent les conservateurs comme les alliés des organisations dangereuses des fanatiques d'Oatario.Etranges alliés qui seront eñ guerre \u2018dès que le signal des élections fédérales aura été donné.Nulle autre préparation ne répond aux besoins d\u2019un système affaibli,comme la Salsepareille d\u2019 Ayer\u2014\u2014\u2014\u2014}>-e>pe- mme LE REVOLVER , Un drame A §t-Vincent de Paul On nous apprend, dit la Presse qu'un drame s\u2019est déroulé hier à St-Vincent de Paul.D'après ce que nous appre; nons, un des détenus du pénitencier accompagnait certaines personnes montées dans un yacht.L'une de ces personnes avait un revolver.Le forgat est parvenu à s\u2019en emparer et c\u2019est le canon sur la tempe qu'il a forcéle mécanicien à le conduire sur la rive opposé à St- Vincent de Paul.Cependant comme le forçat allait mettre pied suc terre pour prendre la clef des champs, un nommé Champagne s\u2019est emparé de lui eta réussi à le désarmer ; puis il a été reconduit au pénitenoier, \u2014\u2014=r Ole Er erate.CHRONIQUE RELIGIEUSE Les Pères Blancs, réunis en chapitre extraordinaire à la Maison-Carrée, près d'Alger, \u2018viennnent d\u2019élire pour supérieur général de leur Congrégation Mgr Livinhac, autrefois vicaire apostolique de l'Afrique équatoriale.dence, R.I., vient de célébrer le 25ème \u2018anniversaire \u2018de eon ordination sacerdotale.\u201411 est question, parmi les zouaves, de consacrer une des chapelles de la Cathédrale de Montréal en souvenir de leur campagne à Rome.Le coût serait de $2,000 environ.\u2014Jeudi soir, a eu lieu à la chapelle des Franciscains de Montréal la procession de la Féte-Dieu.Plus de mille personnes assistaient à la cérémonie.Le R.P.Arsène, supérieur du monastère, portait le St-Sacrement, assisté dee Pères Fulcan et François-Xavier.CLUB CARTIER-MacDONALD \u201c Le elub Cartier-MacDonald a obtenu hier ses lettres d\u2019incorporation, Dès l\u2019automne, le club commencera un conrs d'histoire sous forme de confé- reneeés, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE SERVIGE RAPIDE M, Laurier démenti par les faits On ne parle aujourd\u2019hui que de la traversée si rapide du vapeur Labrador.Parti de Moville vendredi dernier après midi, il touchait à Rimouski à 9 heures hier matin, Le Labrador est un gros vapeur qui file bien ct fait toujours de bonnes traversées.I[ a filé continuellement, dans le fleuve comme en pleine océan, 154 nœuds à l'heure.Donc rien n'empêche la navigation rapide sur le St-Lavrent.Et l'assertion peu prudente de M.Laurier, est démentie par les faits, Donnons de la vapeur aux vaisseaux, et Québeo ne sera qu\u2019à 5 joxrs de dis-| tanco de Liverpool.Veet 110 gaerriers négres tués dans unr com Dat avec les troupes anglaises Londres, 27\u2014Des avis reçus de la côte occidentale d'Afrique annoncent que l\u2019Arabe Makanajari, trafiquant d\u2019esclaves, avec deux mille hommes a attaqué dernièrement le fort Maguire défendu par une garnison anglaise de 200 hommes, près du lac Yassa.Ces durniers ont ouvert le feu sur les nègres et lesont repoussés après un combat très court, leur tuant 110 hommes- Makanajari a été poursuivi et contraint de se ren- re.\u2014\u2014\u2014 \u2014 L'EXPOSITION | DE CHICAGO Une poursuite de 5 millions contre eilc Chicago, 26 \u2014 Le gouvernement fran- cais a intenté des poursuites de 5 millions de francs de dommages intérêts bienue.Le procès a commencé hier devant la cour de circuit des Etats-Unis, Ce procès » lieu à la suite des réclama- demande des dédommagements en faveur des exposants français dont les produits ont eu à souffrir lors de l'incendie dw bâtiment des manufactures, © CORBETT-JACKSON _ Tn club de Los Angeles ofre 250,00 aux boxeurs Chicago, 28 \u2014Le combat qui devais avoir lieu entre Corbett et Jackson du 20 au 30 juin est à la veille d'être renvoyé indéfiniment.Les enjeux, paraît-il n'ont pas été déposés comme il était cons venu.Les directeurs du Club National do Londres vont offrir une bourse de £3,- 000 pour que le combat ait lieu on Any gleterre.D'autre part, un club de Los Angelof en Californie, a souscrit $50,000 pout offrir au vainqueur, si les boxeurs veulent se battre sous les auspices du clad, aux îles Catalina, contre l\u2019exposition universelle colom- - tions du gouvernement français qui - à = À| fragt \\ a + Wa anal 6 MARECHAL D'EMPIRE * I\u2014Premières armes d Oudinot.\u2014Zu- rich, - Gênes.\u2014 Monzembano.Nicolas Charles Oudinot naquit à Bar-le-Duc le 25 avril1767 (1).Fils d'un honorable brasseur, s: famille le destinait au commerce ; wnis cette vie tranquille ne pouvait convenir à sou earactére.A 17 aps il s'engage daus le régiment de Médoc, qui tenait garnison à Perpignan ; en 1787, son père, espé- -rant l\u2019amener à ses vues, l'oblige à revenir à Bar.Lu Révolution éclate à propos pour le soustraire à un travail qui lui répugne.Ea 1791, it est élu chef du 3: bataillon des volontaires de la Mcure.Le 5 novembre 1793 il est, en Técompense de sa belle conduite, nommé colonil et mis à la tête de l\u2019ancien régiment de Picardie : les officiers, ci-devant nobles, se voyant subordonnés à un howme de naissance modeste, accueillirent wal cette promotion et beaucoup menagaient d\u2019émigrer.Oudinot les réu- pit : \u2018 Messieurs, leur dit-il, est-ce parce que je ne porte pas un vieux nom que vous voulez m\u2019sbandonner et retourner vers vos anciens Chefs titiés ?Ou bin, est-ce que vous me trouvez trop jeune pour vous diriger ?Attendez la prochaine affaire, et vous me jugercz, Si vous estimez alors que je me comporte mal au feu, je m'engage à remettre le commandement au plus digne, \u201d Après le premier'combat, tous étaient disposés à le suivre avec un dévouement absolu.Un jour que, au déclin de sa vie, Oudinot racontait cet épisode, quel- qu\u2019un lui dit: \u2018 Comme vous deviez aimer ces braves ! \u201d Ah ! si je les a1- mais ! s\u2019écria-t-il, je le crois bien que je les aimsis ! Je les ai tous fait tuer ! \u201d Le 27 novembre il est si grièvement blessé à Haguenau, qu'il doit prendre un congé.À peine revenu à son poste, il sauve la division du général Ambert cawpé à Kaiserslautern, ce qui lui vaut le grade de général (14 juin 1794).Envoyé à l'armée de Pichesru, il re- goit cing coups de sabre à Nockerau et demeure sur la place (18 oct.1795).Agrès une captivité de trois mois et une longue convalescence, il rejoint Moreau en Bavière et reçoit, à Neubourg, une balle et quatre coups de sabre (14 sept.1796) : il est encore obligé de quitter l\u2019armée ; mais il revient bientôt p:end part à la célèbre retraite de Moreau et, à Ettenbeim, charge l'ennemi,le bras en écharpe ;eufin, il termine la campagne en reconquérant le Palatinat et battant les Autrichicnsà Oggersheim (7 nov).En 1799, il est en Suisse, sous les ordres de Masséna, qui le fait nommer général de division etle prend pour chef d'état-major.Il appelle auprès de lui son file, Victor, qui n\u2019avait pas encore huit ans, et l\u2019inserit parmi les guides ; il voulait tremper son corps et son {ime au spectacle de ces luttes épiques et au bruit du canon répéreuté par les Alpes : 0et enfant devait fournir à son tour une glorieuee carrière et avoir l\u2019insigae honneur de rétablir le pouvoir pontifical à Rome.Les 25 et 26 septembre, Oudinot contribue puissamment à la victoire de Zurioh.Quicze jours après, il.s'empare .de Constance, où 200 émigrés sont faits prisonniers.Pour les soustraire au sort qui les attendait, Oudiuot les fit conduire à Musséna sous une escorte si faible que la plupart s'échappèrent, et le\u2018 général en chef usa du même artifice pour sauver les autres, Oudinot avait encore reçu, dans cette campagzoe, trois blessures, qui l\u2019obligèrent à se reposer durant cing mois, : \u201cIl rejoiut alors Masséna, qui V'avait en singulière estime, et s'enferme avec lui dans Gênes pour y soutenir un siège resté célèbre.\u20182,000 prisonniers autrichiens périrent par la faute de leur général (Ou), qui , refusa du leur envoyer ds vivres.*- Ces malheureux, eufermés dun- un bâtiment à l'ancre, avaient commencé par manger leurs cordages ct leurs chemises, et avaient fini par se manger entre Cux.\"\u201d \u201c Nos soldats dit Oudin\u2018t, s'étaient trodvés heureux de manger la \u2018puille des hôpitaux ; encore cette dernière ressource manqua-t-clle, «t nous nous sou- ténions plus que par la force des vins \u2014\u2014rtu\u2014 (1) Le Muréchal Oudinot, duc de Reggio, d'après les souvenirs inédits de 3 marécha'e, par Gaston Stiegler, Paie; Plon.\u201d généreux que nous avions trouvés en abondauce dans és caves génoises.On ; Eselin voynit les sentinelles, qui ne pouvaient plus se tenir debout, garder les postes assises dans des fauteuils dorés et buvant du vin de Médoc par excès de mirère.\u201d Ecnfiv le 4 juin 1800, Masséna dut se résoudre à évacuer la ville avec des soldats qui ressen.blaient à der: fantômes.Après avoir restauré sa santé délabrée Oudinot retourne en Italie, sous les ordres de Brune.Le 26 décembre, à Monzewbuno, il sabre les artilleurs autrichiens sur leurs pièces, s'empare lui- même d\u2019un canon et assure le passage du Miucio.Envoyé à Paris, il reçut l\u2019accucil le plus flatteur de la part du Premier Consul, qui lui donna un sabre d'honveur et le canon de Monzembano.Ses concitoyens, justement fiers de lui, installèrent solennellement son buste à l'hôtel de ville de Bar et le nommèrent président du collège électoral de la Meuse, | I1.\u2014 L empire.\u2014Neufchdtel.\u2014 Ostro lenka, Dantzig, Friedland.\u2014 Wagram.\u2014 Maréchal d'Empire et duc de Reggio\u2014Second mariage d'Oudinot:\u2014Lu retraite de Russie.\u2014 Bautzen.-\u2014 Echec du Gross-Becren \u2014 Leipzig.\u2014 Freybourg.Mais de nouveaux triomphes et de plus hautes distinctions li étaient réservés, Dans la première campague d'Autriche il se distingue aux combats de Wertingen et d\u2019Awstetten, il est blessé à Hollabriion., Au wois de mars 1806, il est chargé d\u2019ocouper la principauté de Neufchâtel au nom du nouveau prince, Alexandre Berthier.Inquicts pour leurs usages, leurs lois et leurs libertés, les habitants ne lui firent pas bon accueil ; mais son resp«ct de la vieille constitution, ea justice, sa bienveillance, il sut bientôt ra mencr tous les cœurs.Par une faveur exceptionnelle, on lui décerua le titre de bourgeois de Neufchâtel, outre le don d'une épée ; au moment de son départ, un woîne vint lui offrir une chose plus précieuse encore : c'était un fragment de la sainte colonne.Dans la compagne de 1807, Oudinot battit les Russes à Ostrolenka (15 février), et déploya une valeur ct une ténacité admirables au siège de Dantzig, et à Friedland.Il passa l'hiver à Dantzig, où il eut comme à Trèves, la malechance de se casser la jambe.À l\u2019occasion de son départ les officiers lui offrirent un déjeuner dans lequel on Jui ménageaic une surprise charmante : un pâté fut servi, et lorsque le générai Rapp souleva le cou- verele, un essaim d'oiseaux s\u2019envola en gazouillant ; ils étaient chawarrés de rubans tricolores portuut certe inccrip: tion : Alu gloire du général Oudinot.En 1808, 11 reçoit le titre de comte avec le domaine d'Inoclavo, qui valait un million., Ce fut alors qu'il acheta dans les environs de Bar la vaste propriété de Jean-d\u2019heurs, vieille abbaye de Prémontrés vendue pendant la Révolution comme bien national, et qui s\u2019élevait au milieu d\u2019un parc immense traversé par la petite rivière de la Saulx.En cette même année, durant le fameux congrès d\u2019Erfürt, il est choi-i pour gouverneur de cette ville, ét Napoléon le désigne au czar en ces termes glorieux : \u201c Sire, je vous présente le Bayard de l\u2019armée française : comme le preux chevalier, il est sans peur es sans reproche,\u2014 Il y a'loogtemps que je le connais, répondit gracieusement Alcxandre, cela remonte à mon vieux général Souwarow.\u201d Oudinot remplit ses déricates fonc- tious à la satisfaction de tou:, sauf du roi de Wurcemberg, qui lui garda rau- cune d\u2019un fait donu il était pourtant bien innocent.Un jour, Oudiuot, surpris de ne pas trouver la sentinalle qu\u2019il avait fait placer à la porte du gran t-duo Constantin, eutendit une voix retentissante qui commandait l\u2019exercice daus le salon ; il se fit aunoncer ev entva au wo- wewt ull le grand duc criait à lu sentinelle : Feu !\u2014\u201c Ah | monseigneur, quo faites-vous 7 dit le général.\u2014 Je m'amuse,\u2014 Mais vous avez un vis-à-vis\u2014 Bah ! mon oncle de Wurtemberg, cela le réveillera.\u201d Ce monarque fut si bien réveillé par la balle qui venait de traveiser sa chambre à coucher que, furieux, il envoya savoir d'où partait \u2018e coup ; on s'expliqua tant bien que mal, mai: le roi ne pardonna pas au grand-duc ni, au gouverneur, qu'il oroyait complice.! ! JOURNAL DES CAMPAGNES L'année suivante, Oudinou reçoit, à t une ballu duvs le bras.À Wagram, il emporte d'assaut le village et achève la défaite de l\u2019ennemi,déjà ébran- 16 par Masséna et Davout (6 juiller) : il avait encore\u2019 reçu deux blessures.Quelques jours après, Oudinot était daus sa tente, étoadu sur un botte de paille lorsqu\u2019on lui apporta les brevets du maréchal d\u2019Empire.Un mois plus tard,il était iovesti du domaine de Reggio, en Calabre, avec lo titre de duc et uae dotation de 80,000 frames ds rente.Au mois de février 1810, il est envoyé en Hollande, pour préparer l\u2019annexion de ce pays à l\u2019Empire, Il s'en acquitte avec une modération qui lui concilie la sympathie de tous: en témoigas- ge de sa reconnaissance, Amsterdam lui fit don d\u2019une magnifique épée à poignée garnie de pierreries.Au printemps de cette année, sa femme mourut, lui laissant six enfants.Rentré à Bar, Oudinot jeta les yeux sur Eugéuie de Coucy, âuée de vingt aps: \u201c Je veux épouser, dit-il, une femme asscz jeune pour qu'elle puisse, saus effort, se plier à mes habitudes et à won caractère.Pour mes: enfants comme pour woi, je dé-ire trouver dans sa famille, son éducation et ses privcipes, des garanties de récurité ; je cherche, au tien de fortune, des guÂûts simples et modestes.vous direz de plus & Mlle de Coucy que j'ai quarante-quatre ans ct cing cent mille fraves de rente \u201d.@Bugénie accepta saus hésiter, et le mariage fut célébré le 20 janvier 1812 à minuit.Cuite union fut heureuse et donna encore quatre enfants au maréchal.Nommé comwandant en chef du 20 corps de la Grande Armée, Oudinot part au milieu de février.Désireux de ne pas froisser le roi de Prusse il entra seul à Berlin ; mais le prince de Neuf châtel, major général de l'armée et interprète des volontés da l\u2019empereur, lui ordonna de retourner à sou corps pour faire, à «a tête, une entrés triomphale.*Du moins Oudinot, avec une courtoisie chevaleresque, eut pour Fredéric-Guil- laumie tous les égards propres à lui rendre moins pénible cette préminence que le maréchal avait ordre de conserver.S'il fit sentir aux Prussiens les serres vigoureuses de nos aigles, 11 en adoucit autant que possible la griffe.La duchesse était rentrée à Bar,après avoir accompagné son mari jusqu'à Borlin.Un jour elle reçoit de cette ville un buste d\u2019Oudinot ; l\u2019une.des épaules avait été brisée pendant lu voyage.Peu de jours après, le maréchal eut l\u2019épaule fracassée par un biscaïen, sous les murs de Polotsk ! (17 août).A cette nouvelle, la jeune femme part avec son oncle et retrouve, à: Wilua, son mari, qui, à peine rétabli, va reprendre sou commandement, Le surlendemain de son passage de la Bérési- La, il est grièvement blessé au côté.Le 2 décembre, la duchetse, restée à Wilna voit entrer une espèce de fantôme : c\u2019était M.Le Tellier, aide de camp de son mari, qui venait lui apporter catte triste nouvelle, Après avoir appris ce premier malheur.\u201c Ou est l\u2019Empereur, où est l\u2019armée ?lui dit-clie.\u2014 \u2018* L'Empereur, repreud- il d'un air sombre, c\u2019est de ses victimes que nous avons à nous ocouper ; sa fulle et gisantesque entreprise, son ambition sans limites, son é3pisme sans exemple, nous coûtent 400,000 hommes.Vous voulez savoir des nouvelles de l\u2019armée elle n'existe plus.\u201d Le transport du maréchal, que sa femmu accompaguait depuis Wilna, fut des plus dou'oureux : provisions cata- plusmes, tout geluit.À chaque halte, on rencontrait des hommes échappés au désastre : les uns étaient * tourrés comme des ours ; \u201d\u2019 lesautres grelottaient dans leur grand uniforme tout doré : talétait le géuéral Chasseloup-Laubat qui, craignant du perdre ses oreilles, uvait pour coiffure uu bonnet de coton.Duraux la campagne de 1813, Oudiaot, @près avoir pris une part brillante à la victoire de Bautzeu, fut chargé de marcher\u2019 sur Berlin, à la tête de trois corps d'armée ; mais il ne put triompher des difficultés de la situation et fut battu par Bernadotte à Gross-Beeren : l'Empereur mécontent, donna son commandc- ment à Ney qui essuya un échec plus grave encore, À cette occasion, faisons remarquer à M.Stiegler que son récit est moins une histoire qu\u2019un pauégyrique : il glisse sur tout ce qui pourrait amoindrir la glace de son héros.Comme Macdonald, comme la plupart des maréchaux Oudinot était un excellent général d'exécution entre les mains de l'Empereur mais il n'avait ni le coup d\u2019œil ni la dé- + cision néoessaires à un chef d'armée.Chargé de couvrir la retraite après la bataille de Leipzig, il battit le géné: ral York à Freybourg (22 octobre ) ; mais, quelques jours après, il fut atteint du typhus.Sa robuste constitution triompha de la maladie, et il put faire la campagne de France.IIL\u2014 Rentrée des Bourbons,\u2014 Oudinot reste fidèle à son serment.\u2014 I est l'un des quatre majors généraux de la gurde royale.\u2014 Une ombre.Dégagé de son serment par l\u2019empereur, le duc de Reggio se rallia franchement aux Bourbons.\u201c Ilsse présentaient véritablement, dit la duchesse, comme un gage de paix ; c'est à ce titre qu'ils furent acceptés par la généralité.Ils furent reçus par la minorité avec l\u2019enthousissme de cœurs ayant conservé religicusemert le souvenir du passé.('est un mensonge de l'esprit de parti d\u2019avoir présenté les Bourbons comme ayant été imposés par l'étranger\u2026(2) Qui peut dire ce qu'ou aurait fait de'ls lrance, si cette fumil- le ne s'était pas.présentée pour reconstruire un trae, : Lorsque le m-«réchal, nommé minie- tre sans portefeuille, parutchez le prince de Condé : \u2018* Oudinot ! dit-il, c'est mon éntagoniste à Constance \u201d.Et, après avoir échang* quelques paroles avec lui : \u201c Vous êtes un brave, et je parlerai au Roi pour qu\u2019il vous nomme général\u201d.Le pauvre prioce ne jouissait plus de toutes see facultés, Quand on apprit le retour triomphal de Napoléon, on envoya au maréchal l\u2019ordre de marcher sur Langres avec les grevadiers et les chasseurs royaux (ancienne garde impériale), Arrivé à Toul, il réunit les officiers daus sa chambre et leur dit : \u201c Messieurs, je viens en appeler à votre loyauté! Nous marchons avec la cocarde blanche ; je dois vous passer en revue demain avant notre départ ; par quel cri, vous et la troupe, répondrez-vous à mon Vive le Roi ?\" Un silence profond suivit ces paroles, \u201c Eh bien ! messieurs ?\u201d reprit le maréchal.Alors un jeune officier s'avança et lui dit : \u201c Monsieur le maréchal, à votre ori de Vive le Roi | ia troupe ev nous tous répondront : Vive I\u2019 Empereur | \u2014Je vous remercie, monsieur, \u201d répartit le duc de Reggio.En effet, à Chaumout, ils arborèreat la cocarde tricolore.Oudinot, fidèle à son serment, reprit la route de Metz, qu\u2019il s'efforga vainement de conserver au Roi, Aux avances que Napoléon lui fit transmettre par Davout, il répondit en termes pleius de noblesse : \u201c Je ne fe rai jamais, écrivait-il, une bassesse pour recouvrer une estime qu'on me doit ;.et dussé-je traîner ma vie dans la misé- re, je restorai le grenadier Oudinot, titre qui m\u2019enchanta toujours \u201d L'Empereur le fit demander : \u201c Eh bien ! monsieur le duo de Reggio, qu'\u2019es -ce donc que les Bourbons ont fait pour vous de plus que moi pour que vous ayez voulu si bien les défendre de mon \u2018approche ?\u201c La réponse était facile, elle fut bien accueillie.\u201d Sire, avait ditle maréchal en terminant, je ne servirai porsonne, puisque je nu vous servirai pas,\u201d Au retour de Louis XVIII, Oudinot fat nommé commandant en chef de la |.gorde nationale de Paris et de la bau- licuc, et l'un des quatres majors généraux de la garde royale (avec Maedonald, Viotor et Marmont).L'année suivante la duchesse de Reggio ctait investie de la charge importante de dame d'honneur de la duchesse de Berry.Après la chute de Charles X Victor Oudinot qui commandait l\u2019école de cavalerie de Saumur donna sa démission Mais le maréchal erut devoir reconnai- tre Louis- Philippe, pur crainte de la République.Il n\u2019est duue pas absolu- | meot exact de dire, cuiume M.le marquis Costa de Buauregard dans sa belle préface que la vie, d'Oudinot \u2018\u201c offre l'exemple, à côté des plus hantes ver- (2) Ou faisait courir les bruits les plus absurdes.Quelques jours après l\u2019entrée des alliés à Paris, un officier de dragons, rencontraut à Châteaudun la duche:se de Reggio, lui dit avec une exaltation prodigieuse : \u201cont est fini pour l'Empereur et pour l\u2019armée, c\u2019est un roi en jupons qui vient nous gouver- ner ! \u201d Tel était le eostums que l'on attribuait à Louis X VIII! i » amas EE mari et elle reléguèrens fois leur fidélité.\u201d - Mme do Reggio dit bien que nomme\u2019 pour\u2019 la seconde \u2018accepta la charge de grand chancelier celle de gouverneur des Invalides (1842) Ce fut là qu\u2019il mourut après avoir reçu les secours de la religion {13 sept.1847), IV \u2014 La duchesce de Reggio Sa femme lui survéeut jusqu'en 1863 Bugénie de Couoy était fille d'un capitaine au régiment d'Artois, qui était l\u2019aîné de dix enfants.\u201c Dans ces temps, dit-elle, les familles étaient immenses, c'étaient des dix et douze enfants que l'on voyait à la ma.me table ; tout arrivaient à des situations plus ou moins heureuses, mais eafin, ils vivaient, et ni eux ni leurs parents n\u2019avaient, Cette méfiance de la Providence, cette terreur de l'avenir, qui empoisonneuc si rouvent aujourd'hui les plaisir de famille.\u201d À l'âge de deux ans et demi Engénie fut incarcérée à Vesoul, pendant la Terreur, avec sa mère(fille du seigneur de Merguay) et sa sœur, tandis que son père était transféré à Guay.M.de Qoucy survéout peu d'années à sa délivrance, eb 8a Veuve Vint avec ses deux filles eu son fils s'installer à Vitry-le François.Les souvenirs de la duchesse d- Reggio sont remplie d'observations justes de tableaux charmants, d'anecdotes pic quantes, et révèleut une femme da mérite.Quelle émotion quand elle décrit la maison paternelle de Lentilles | Elle n\u2019était pourtant guère somptueuse, cet- maison, \u2018\u201c Mais, dit-elle tout me eemblait bon alors jusqu\u2019à la branche de vosier qui, un jour perçunt audacieusement la muraille de ma chambre vint y pous- \u2018ser verte et belle \u201d, Et que direz-vous de ce croquis ?Dans son voyage de Pologue, elle arrive un soir dans une bourgade et commande un souper quelconque : \u201c On nous ser- un coq rôti, qui se présentait sur son plat si révolté d\u2019avoir été tuéau moment où il s\u2019y attendait le moins il avait la tête et la crête ei hautes, que nous parti- mes d\u2019un éciat de rire spontané.I! se défendit de nos dents, si bien que nous n'en pâmes presque rien tirer et que sur co mince repas nous fâmes nous coucher, En quelques lignes elle pcint un personnage et nous le montre vivant .Vo- Jez ce portrait d'Augereau : \u201d 11 était grand, fort, parlait haut et me représentait un pou le tambour major sous lequel dans mon enfance, je croyais toujours voir le chef d\u2019un régiment.\u2019\u2019 Son langage était à l'avenant.Au mois de mars 1813, elle est présentée à l'Empereur, qui produisit sur elle une impression profonde : \u201c J'entends encore sa voix, et je vois toujours cet œil bleu foncé qu\u2019on ne pouvait pas plus fixer qu\u2019on ne fixe le soleil, mais que l'on devinait et dont on subissait ing- tinetivement et pour toujours la puissance, En 1814, 'Empercur Alexandre vient rendre visite au maréchal et à sa femme.\u2018\u201c Il nous fsacinait à tel point par elle, que nous, vaineus et matilés, nous nous sentlons sous le charm: du vainqueur.Et que d'anecdotes lestement racon- técs ! Eu 1814, l\u2019Empereur, ayant établi son quartier général chez une bour- «Beoise de Vitry, invita la dame à sa table ; elle fut gauche au point qu\u2019à toutes ses questions elle ne put jamais répondre que \u2018\u201c\u201c Oui, m'\u2019sieu \u201d, \u2018 Non m\u2019sieu \u2019 La duch sse n\u2019est, pas dézagée de toute vanité, tant s\u2019en fant, Elle n\u2019est pas fâchéce d'assister aux fêtes de la cour et nous apprend qu'elle par sacre de Charles X « en grand habit lamé d\u2019or et d'argent \u201d et resta quinze à dix huit heures sous \u2018 ce brillant harnais \u201d\", J'étais fière aussi, avoue-t-elle de mon titre d\u2019une duché étranger ot acquis au loin À la pointe de l'épée.Je trouvais que Reggie figurait bien \u2018au millieu de Montmorency, de \u2018Crillon de Noailles.\u2026] ° 20 tas militaires de la plus admirable unis \u2018vé \u201d\u2019, et que le charme de ls duchesse i continua \u201c d'illuminer l\u2019obsourité où son, : par Charles X régent du royaume, le dug - © d Orléans aurait du protéger l'héritage .\u2018 de l\u2019horpholin ; écrivit bien à la duchesse + de Berry pour se mettre à sa disposition et, deux ans plus tard pour demander ; À partager sa captivité ; mais son mari de la Légion d'honneur (1889), puig * ma am mani deCesdgve IN Na raat Ces SE P\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ae sa parole élégante et chevaleresque, dit- Elle paraît tenir beaucoup À l\u2019éti- uette, et reproohe à plusieurs membres Au ministère Villèle de ne gpas l\u2019observer.Mais on doit lui pardonner cette faiblesse, à raison de 5a charge de dame franchise ct de la droiture que respirent ses récits.F, \u2014 Conclusion Intrépide, loyal, désintéressé, juste, bienssisant, généreux, Oudinot.est une belle figure militaire.Nous rencontrons pourtant dans con existance quelg»es actes plus dignes d'un soudard que d\u2019un officier superi-ur.Ua jour, à la table de son père, impatienté d'entendre un des convives se vanter de conserver, comme relique, un morceau de la pantoufle de Hébert, il lance un plat de haricots à * la tête du jacobin, qui alla se débarbouiller.Une autre fois, au camp de Boulogne, Oudinot veut défiler devant l'Empereur à la tôte de ses grenediers ; son cheval ri fuse d'avancer : exaspéré, il lui perce lo cou de son épée et l\u2019animal s\u2019abat comme une masse.Mais ce nesont là que peccadilles dans une vie qui contient tant de beaux exemples, n jour, en pays ennemi, Oudinot côtoyait un champ de blé avec que |- ques officiers ; voyant son aide de camp cui faisait marcher son cheval dans le champ, il lui dit d\u2019un ton sévère ; \u201c Eh | monsieur, à quoi songez-vous d\u2019abimer ainsi sans nécessité le bien de ces pauvres gens ?\u201d Auesi, lors de l'invasion, les souverains alliés, reconnaiesants de la conduite d\u2019Oudinot à leur égard et à celui de leurs sujets, firent-ils respecter ses propriétés, Un dernier\u201d mot sur oette brillante carrière, Nous regrettons qu'Oudinot ne soit pasresté entièrement à l'écart après 1830.Su gloire eût été plus complète ; si, au lien de recevoir les pompeuses funérailles des Invalides, i! efit gagné sa dernière demeure au seul bruit du canon de Monzembano et sans autre garde d'honneur que Zurich, Wertingen, Amstotton, Ostrolenke, Dantzig, Friedlanc, Waggram, Bautzen, Freybourg.Henri Furgeot.LA PICOTE WDiminue à Chicago Chicago, 29.\u2014 L'épidémie de la petite vérole qui sévit depais quelques semaines dans cette ville semble être entrée enfiu dans une période de décroissance.Les nouveaux .cas deviennent de moins en moins nombreux et le coneeil d\u2019hygidoe croit avoir virtuellement arrêté le progrès de l\u2019épidémie.La picote à New-York New-York, 29\u2014 Onze nouveaux cas de picote ont été découverts hier.Toutes les précautions d'usage ont été prises.Six des variolés ont été trouvés dans le district infecte du quatrième Quartier, GOUVERNEUR SYMPATHIQUE Aux grevistes Denver, Col., 28\u2014Les mineurs grévistes sont enoore en possession des mines à Uripple Ureeek, d'où les députés shérifs, après plusieurs attaques, n'ont pu les chasser.Le gouverneur White sympathise avec les mineurs.Il vient de lancer une pro- olamation ordonnant aux shérifs de laisser les \u2018mineurs tranquilles ou sinon qu'il enverra les troupes de l'Etatepour protéger les grévistes Les opérateurs des mines de charbon se verront forcés d'en appeler au gou- vernemnt fédéral si le gouverneur ne Protège pas leurs propriétés, Dans l\u2019Iilinois, les grévistes se sont emparés d\u2019un train de l'Illinois Central à Minouk et aplusieurs endroits, empêchent les locomotives de cirouler.A Woodlanl, dans la Pensylvanie, les mineurs ont complètement détruit les engins servaut à retirer le charbon des mines d'Overley, UN EX: OMMUNIE Qui vent taire an sermon Newark, N.J., 28.\u2014Le Pére Murphy, un prêtre catholique qui a été excommunié il y a quelque temps, à Patterson, a été mis de force à la porte de l\u2019église Saint-Michel.chaire pour faire un sermon; le caré de la paroisse, le Père McCarthy ordonna À ses paroissiens de mettre l'excommunié À la porte de l'église, ce qui fat fait.d'honneur, et en considération de la | Le Père Murphy étant monté dans la | CHAMBRE DiS COMMUNES Ottawa, 22 mai\u2014 L'orateur prend Je fauteuil à 3 bras.Sir John Thompson propose «ue les affaires du goaverne- ment aient la priorité mercredi le 23 de mai et qu\u2019à l\u2019ajoürnement de la chambre reste ajournée jusqu\u2019à lundi suivant.L\u2019hon M.Laurier dit qu\u2019il ne s\u2019ob- jeotera point va que le gouvernement ne demande que la journée de demain et qu\u2019à l'avenir le mercreii sera pour les députés.Mais M, Mulock trouve que le gouvernement cherche trop à se réserver tout le temps et il en est de même de M.McCarthy qui dénonce l\u2019obstruction faite au bill de M, Weldon, dans le: but avoué d\u2019empêcher qu'un autre pro- jev de loi dont il est'l\u2019auteur puisse être discuté.M.AMmyox dit qu\u2019il n'y a aucune intention de cette nature.M.MoCarthy ne devrait pas trouver grand'chose i se dire puisqu'il ne vient ici que lorsqu\u2019il espère qua acs projets de loi incendiaires seront appelés.Quant à lui, M.Amyot, il serait très heureux si ces projets de loi n'étaient point discutés.L'hon M.FosTER propose que la chambre se forme en comité des subsides.L'hon.M.LAURIER est surpris de voir que le gouvernement ne continue point l'étude du tarif.Mais puisque le ministre des finances décide d'aller en comité des subsides, la chambre devra savoir quelles sont les mesures que le gouvernement êntend soumettre à cette sessiun.Il désire surtout savoir si le gouvernement fera une nouvelle redistribution des comtés.Sir JOMN THOMPSON répond qu\u2019il n\u2019y a pas de presse, car la session durera encore plusieurs semaines.Outre les projets de loi dont il a déjà donné avis, savoir pour amender le oode criminel, la loi électorale et la loi des élections, le gouvernement soumettra encore le traité français, une loi concernant le service rapide sur l'Atlantique.une loi sur les compsgnies à fond social, et la loi de faillites venant du sénat, Quant au projet de rédistri bution le gouvernement n\u2019a encore rien décidé.La chambre se forme en comité des subsides jusqu\u2019à G heures et adopte plusieurs items.A la séance du soir, Sir-John Thompison donne avis qu'il proposera une loi concernant les uges des cours provin- cialcs.Ottawa, 23 mai\u2014L'orateur prend le fauteuil à 3 heures.L'hon.M.Ives présente un projet de loi amendant l'acte concernant la police montée au Nord Ouest.L'honè.M.Woop présente une loi amendant l'acte d'inspection du pétrole et pour empêcher la fraudc.Sir John Thompson présente un projet deloi amendant le code criminel.Ce bill est pour corriger certaines orreurs typographiques et cléricales et pourvoit aussi au cas où un changement de venu est nécessaire.Sir Joun TxuoMPS0ON présente un projet de loi amendant l'acte du revenu dans le but de donner à certains officiers du département des douanes, les mêmes pouvoirs que certains officiers dé douane.Eu réponse à M.Lister, l'hon.M.Haeggart, dit que M.M.P.et W.N.Davis, ont obtenu le contrat pour la construntion d\u2019écluses à l\u2019Ile Sheik, fleuve St Laurent.Il n\u2019y a pas eu de soumissions demandées, mais les contrats ont été donnés au même prix que l\u2019écluse'du canal Cornwall, ' Le gouvernement n'a regu aucune protestation contre la construction de de ces écluses.La chambre s'est, ajournée à lundi prochain.Ottawa, 28\u2014L'orateur prend le fauteuil à 3 heures.Sir John Thompson et I'hon.John Costigan, présentent M.Blanchard, dé- pate nouvellement élu pour Gloucester, En réponse à M.Bruneau, l'hon.M.\u201cJOURNAL DES CAMPAGNES PARLEMENT FEDERAL : me répond que le gouvernement n'a permis personne de vendre ou de prêter du charbon Jui appartenant, À Sorel.En réponse au même Sir, Chs Hibbert Tupper dit que le département.de la marine \u2018a reçu des hub'tants du Contrecœur,uns requête priant le gouvernement de nommer Cléophas Giguère, garde-pêohe pour le comté de Verohères.En réponse à M.Mulock, sir John T'hompeon dit qu'il n\u2019y a pas eu de dé- fioit dans les livres da préfet du péni- tenoier de Kingston.* L\u2019hon M.MiLLs demande copie de la correspondance échangée depuis 1867 entre le gouvernement impcrial et lo gouvernement du Canada au sujet du droit exclusif de souveraineté de Sa Majesté sur la baie d'Hudson.M.Mills veut savoir ce que le gouvernement a fait pour affirmer ses droits sur la baie d'Hudson, C'est une question très importante, surtout à la veille de la cons- tructivn du chemin de fer de la baie d'Hudson.Sir CuarLes HiBBERT TUPPER dit que le gouvernement comprend l\u2019importance de la question.Il a fait tout en son possible pour empêcher la contrebande qui,parait-il,se pratique à cet endroit l'absence de toute information sûre l\u2019à empêché de réussir.La motion est adoptée.L'hon M.Hills propose de déclarer qu'il est désirable de prendre les mesures nécessaires pour introduire le phuque à fourure dans la baie d\u2019 Hudson, et toutes les autres rivières sur la côte ouest du Canada.Sir Chs HisBERT Tupp r dit que outre le montant élevé qu\u2019il s'agirait de dépenser bzaucoup d\u2019autres difficultés surgissent, encore pour eutraver la réalisation de es projet.On ne connait que bien peu de choses dea habitudes du phoque «t s'il cet vrai comwc on l\u2019a prétendu que le phoque se nourrit de poisson il pourrait bien se fairo que sa fréquentation des rivières eut pour effet de nui- Te aux pêcheries que le gouvernement essaie aujourd\u2019hui de protéger autant que possible.Il propose I'ajournement du débat.\u2019 Après quelques autr.s discours, le débat est ajourné.Sur motion du Dr Lachapelle il sera produit un état montrant les prix accordés par les juges ou jurés de l'exposition de Chicago pour les travaux scolaires dans chaque province du Canada.M.TARTE demande une copio des rapports ordonnants les changements aux écluses du canal de Soulanges, La chambre sé forme en comité général sur le projet de loi de M.Weldon pour défranchiser les électeurs qui vendent leur voix et comme l\u2019auteur est absent, on adopte que quelques clauses puis le comité rapporte progrès.- M.Mulook propose la seconde lecture deeson projet de lui amendant l\u2019acte des chemins de fer.Il explique que l\u2019objet de son projet de loi est de forcer les compagnies de chemin defer électriques à mieux protéger les mécaniciens de leurs chars, contre les intempéries des saisons.L\u2019hon, M.Haggart approuve ce pru- jet de loi et dit que la question dont il s'agit tombe sous la juridiction du parlement fédéral.Le projet de loi est adopté, et sur motion de Sir John Thompson, la chambre s\u2019ajourne à 5.45 brs.Ottawa 29 mai, L\u2019orateur prend le fauteuil à 3 heures.Sir John THOMPSON présente un projet de loi amendant la loi des élections contestées Ce bill a pour but de diminuer l'intervalle entre la nomination dans sertaines divisions électorales, Sir John THOMPSON présente aussi un projet de loi déclarant que les jugements des tribunaux porteront intérêt à 6 pour cent.En réponse à M.Laurier, Sir John Thompson dit qu\u2019il fera demain une déclaration au sujet des intentions du gouvernement quant à la révision des listes électorales.Il est décidé qu\u2019une réunion du comité des comptes publics aura lieu jeudi prochain.La chambre se forme en comité général sur le tarif, et adopte plusieurs amendements aux résolutions du tarif.Haggart, au nom de l'hon.M.Ouimet, ¢ REUMATISME Sas vee at ss PARTENT 2.7 0) 81.\" MENTHOL PLASTER ei 4 \"AVEC LES GREVISTES Le gouverneur da Colorado sympae thine avee les grévistes L'ngitution dans les centres industrie ls Denver, Col, 28\u2014Les mineurs en grève à Criffle Creek sont toujours en possession des entrepôts de charbon de la compagnie, et ils ont réussi à contraindre les députds-shérifs à se retirer.Ily a eu une autre escarmouche hier, au cours de laquelle un gréviste a été tué.On ne sait encore rien au sujet de ce qui peut survenir maintenant, depuis que le gouverneur Waite a declaré qu'il sympathysait aveo les grévistes et fait allusion aux députés-shérifs en ajoutant que si ces derniers n'étaient pas retirés, il appellerait la milice sous les armes, Le gouverneur a lancé une proclamation aux habitants de Criffle Creek, les iavitant À cesser les hostilités et à considérer la grève comme ayant été provoquée.La compagnie, si le gouverneur refuse de protéger ses propriétés, demandera l\u2019aide des autorités fédérales, Springfield, Ill, 28\u2014Le gouverneur Atgel a regu hier des télégrammes de Elmwood et de Minonk demandant l\u2019aide des troupes,car les grévistes deviennent menaçants et l'on oraint d:s troubles.Une des dernières dépêche dit que les grévistes se sont emparés d'un train.Le gouverneur a ordonné à plusieurs compagnies de soldats de se rendre à Mivonk.Terre Haute, 28 \u2014 Les grévistes sont déterminés à empêcher lu transport du charbon.Ils arrêtent tous le trains et détachent et retiennent les chars qui transportent ce combustible.New-York, 28 \u2014Plusieurs prisonniers des grévistes ront menscés de mort.Parmi ceux-ci se trouveut Samuel Me- 2 gérant des mines Scroug, Gold, King ev Aura Lee.Ce dernier s'est rendu aux grévistes vendredi, quand l\u2019explosion a détruit les machines.Il | A s\u2019était barricadé avec plusieurs autres employés de la compagnic, dans l\u2019un des puits, etil n\u2019a coosentià quitter ses retanchements qu'à la condition que les grévistes lui assurent leur protection, Enflammés par ce qu\u2019ils considèrent comme une victoire, la retaite des dépu tés-shérifs, les mineurs ont décidé, hier, de tuer McDonald, si leurs compagauns retenus prironniers par ceux-ci, ne sont pas rendus immédiatement.Ils veulent échanger homme pour homme jusqu\u2019à ce que les six grévistes prisonniers soient libres.igestion - Donne nes sont intimement liées \u2014 et pratiquement iinséparables.Quoique le fait soit souvent ignoré, il est vrai, n oins qu\u2019une bonne mine est une impossi- Lilité sans une bonne digestion, qui, à son tour, dépend de la bonne nourriture.Nourriture Il n\u2019existe pas de cause plus commune d'indigestion que le saindoux.Que les ménagères intelligentes fassent tes © 2S cot LENE > 9% O elle LO Végétale, et le substitut du saindoux, et ses joues ainsi que celles de tous les membres de sa famille deviendront, c\u2019est plus que probable, \u201cComme une Rose dans un Champ de Neige,\u201d Ls COITOLENE est pure, délicate, saine et populaire.yez-en.Préparée sculement par N.K.Fairbank et Cie, Rues Wellington et Anne, MONTE EAL.1 Retour de Mgr Begin Sa Grandeur Mgr Bégin, accompagné par M.Gagnon, est arrivé d'Europe à 2 heures cet après-midi.Monscigneur s'est rendu à la basilique où l'attendait Son Eminence le Oar dina! entouré des prêtres de Québec et A 5 heur(s cet après-midi, Sa Grandeur donnera Ja confirmaticn aux en- fauts du Cuuvent et de l'erphelinat des Sœurs de la Charité, demain: aux Ursulines et à St Roch, et vendredi à la basilique.i > AGP essence l'honorable M.da Boucherville C.M.G.M.de Boucherville descend du Lieut- Général Pierre Boucher, Sieur Grosbois, Gouverneur de Trois-Rivières en 1653, foudateur dela Seigneurie de Boucherville.Il est le fils de feu l\u2019Hon.P.Boucher de Boucherville, ancien membre du Conseil Législatif du Canada,et d'Amélia sœur de l\u2019on.C.S.de Bleury.Il est né à Boucherville le 4 mai 1822 et a fait ses études au Collège St- Sulpice, Montréaldicales à Paris où il fut gradué.Sa pre- miêre entrée dans la vie publique a été en 1861, alors qu\u2019il fut élu à l\u2019Assemblée Canadienne pour Chambly qu'il représenta jusqu'à la Confédération.En Cooseil Législatif, de Québec, siège qu'il ocoupe encore, Il a été membre du Conseil Exécutif et Orateur du Conseil Législatif, de juillet 1867 à février 1873, ct il fat appelé à former un Cabinet après Ja résignation de l'Hon, M.Ouiwet en 1874, Il fut Premier Ministre de Québec depuis cette époque jus- u'en 1878, date du coup d\u2019Etat.Letellier.Il devint Sénateur en 1879.Son honnêteté est proverbiale et la Provincs jeta les yeux sur lui lorsqu\u2019il s'est agi en 1892 de mettre fin aux dilapidations de la clique Mercier Pacaud.Il fut porté au pouvoir par la plus grande majorité qu\u2019aiteu un chef de gouvernement, dans notre province.L'annés dernière il céda sa place à son collèsue, l\u2019Hon.L.O.Taillon.C'est cet homme, dont la carrière a été remplie d\u2019une manière si utile pour le pays que Sa Majesté la Reine V'cte- ria vient de décorer.L'ancêtre de M.de Boucherville, Pierre Boucher, avait été ennobli par le Roi de France ; l\u2019Honorable M.de Boucherville vient de recevoir des honneurs de la Souveraine d\u2019Angleterre, Voilà certes, une famille bien privilégiée ; \u2014mais, aussi, elle a su se rendre digne de ces faveurs.Neus offrons à l\u2019Honorable M.de Boucherville ainsi qu\u2019à tous les Canadiens décorés, nos plus sincères félicitations, UN AN DE PRISON Pour avoir causé Ia mort de sa femme Manchester, N.H., 28\u2014Joseph Moreau l'individu qui, it y a quelque temps battit sa femme et lui démit l'épaule, puis lui fit passer toute une nuit dans une cave humide, a passé en cour d\u2019assises et a été reconnu coupable.La femme de cet homme est morte quelques jours après avoir subi les mauvais traitements que lui a infligé son ignoble époux.Cette brute n\u2019a été condamné qu\u2019à un au de prison parce que la coura été d'opinion que pour condamner l'acousé dans une poursuite pour homicide invo- | lontaire, il fallait que l'avocat du comté pût prouver que lorsque Moreau enferma sa femme dans la cave, il savait qu\u2019une telle aotion pourrait la conduire au tombeau.Il a été condamné sur une acou- sation d'assaut grave.C'est la boisson qui a conduit cet homme au orime.du séminaire.On a récité le Ze Deum.de - Il fit ses études mé- juillet 1867, il fut nommé membre du Ce Rhume, Guérira vos Poumons, Vous Engraissera, E Empèchera la Con- Ï _somption.À Catastrophe de Si-Alban 27 AVRIL, 1894 Sa nature, ses causes probables ANE = ce sc à * Pour mieux comprendre comment s'est produite la catastrophe de St-Al- dan il est nécessaire de connaître d'abord , à structure générale de la contrée affce- Ge, telle qu'elle était avant le désastre.À l\u2019ouest-de la ligne qui sépare Perhuis d'Alton, se trouvait une veste i terrasse sablonneuse, du c6té sud de \u201claquelle coulait la rivière.Li, cette .rivière décrivait un arc de cercle dont la convexité était tournée ver le nord- ouest.La hauteur de la falaise de la rive druite était d'environ 200 pieds, et cette falaise était toute de sable, À l'est de la ligne citée plus haut, un ravin profond traversait complètement le terrain, depuis la rivière Ste-Anne jusque près de la montagne.On rencontrait ensuite une surface plus basse et plus argileuse, dans laquelle la rivière avait creusé de pombreux méandres.Cette partie était complètement boisée.La moitié de l'ouest, au contraire, était défrichée, sauf le penchant de la falaise encore couvert d'arbrs.Toute cetie large surface est mainte- pant occupée par une dépression limitée au gud par l'ancienne falaise de ls rivière et au nord par une ligne courbe lais- .sant à droite la rivière Ste-Aune vis 2- \u2018Vis la terre de M.Darveau et courant - @abord de l\u2019est à l'ouest, sur une lon- \u201cgucur d\u2019environ trente arpents.En ce point, cette ligne te courbe vers le nord-est, cn suivant une direction qui fait avee lu falai:e sud un angle très aigu, et elle se prolonge ainsi jusque près des \u201c Cascades \u201d, où elle rejoint la rivière ct disparaît.= Cette ligne limite l\u2019éboulis au nord-ouest, La \u2018imite sud- est est l\u2019ancienne falaise de la rivière qui n'a pas été affectée.Sa surface bouleversée peut avoir quatre auilles de long et une qu rantaine d'arpents de ; large à l'endroit le plus étendu.L:è> de la limite Sud-Ouest de l'ébou- i >Ais ln surfece effundrée est à 120 pieds \u201c plus bag que le viveau supérieur de la : : terrasse dont elle faisait paitie autrefvis.Plus loin 1a profoudeur atteint 170 pieds , Puur se reicver ensuite inseusiblement ÿ - Ju:qu'à l'extrémité nord-est.D'ailleurs i toute cittu surface s'enfonce encore len- ; tement d mesure que la rivière creuse sou lit plus profondément etque le drai- nagu se fuit mieux.Le sol preud ainsi ! av.c le temps ue assiette plus solide.4, À l'oucst la surface éboulée est sur- tour sablinneuse.Au centre c'est une | asgüle bleue, très compacte dont le ni- vesu s'élève graduellement jusqu\u2019à at- teicdre la surface du sol.À l'est, on ne | -renoentre plus que des monticules de sa- \u2018ble et d'argile, avec des touffes d'arbres i \u2018encore vivants pour la plupart, jetés ! \u2018pêle-mêle, sur le sol.La structure géologique \u201ce cette contrée est très simple.Les daux sections suivantes la donnent en deux endroits i lifférent-, avant ct après l'éboulis, | La première, passe par le \u2018in Gorrie ct court vers le nord-Ouest à seconde, passe par\u2019 la terre de M, fos.Audy et court sensiblement vers l\u2019ouest.Comme ou le voit par la première suCliun ia rivière,au mouliu Gorrie, passait daus une gorge de granit :rès étroi- : te avant de sc lancer par un bond de 105 pieis.du haut de la falaise granitique dazs le bassin inférieur.Au bas decette ! ehute était plucé le moulin Gorrie.Ce moulin est maintenant recouvert par prés de 100 pieds d\u2019argile.4 Sur la rive granitique nord de cette 1 wedded \u201c4 passe s'appuyait une bande étroite d\u2019al- if luvion, large à ia base d\u2019environ deux arpents Et s'élevant à plus de 100 pieds, C'était ce que les gens appelaient le \u201c Dos-de-cheval \u201d.Cette langue de terre rejoignait bientôt la terrasse sa- blouse sur laquelle étaient placées les propriétés emportées.Elle était bornée à l\u2019est par un ravin très profond allant jusqu\u2019à la montagne, , Au sud la rivière avait pour rivage immédiat une surface granitique, large d\u2019euviron 200 piede, qui allait s\u2019enfouir sous la falaise de la rive sud.La hau- , * teur de cette falaise en cet endroit est d'environ 120 pieds.À l\u2019est de ce barrage naturel, la rivière coulait en eaux mortes, décrivant dans Ja plaine plus basse et richement boisée, de vastes méandres, jusqu\u2019à la mou-, JO première chute.La Même chose se répétait au dessus de cette dernière.Il y avait donc à l\u2019est du \u201c Dos-decheval \u201d une vaste plaine relativement basse, dont l'unique débouché vers le sud-ouest était la passe de la maison Gorrie, O'est par ce goulet que \u2018toute l'eau de la rivière devait nécessairement passer, 11 est probable qu\u2019un premier éboulis, relativement restreint, s\u2019est produit au- dessus de la passe Gorrie, et que les débris de toute sorte, d'arbres, argile, sable etc, sont venus bloquer cette orge.On y voit encore en effet un fouillis énorme de gros troncs d'arbres, comme une forêt en miniature, qui est entassée dans l\u2019ancien chenal et qui le bouche complètement, On arrive encore à la même conclusion en discutant une observation faite vers 7.30 heures du soir, par un habitant de Ste-Christine, dont la maison est à une demi-lieue de la rivière, justement en face du moulin Gorrie, Il a vu pandaot une vingtaine de minutes, comme de jets puissants de vapeur s\u2019élançant au-dessus des arbres, près de la chute Gorrie.L'apparence de ces jets était absolument celle de la vapeur qui s'échappe du tuyau d'une locomotive en mouvement.Ces bouffécs blanches se sont ensuite déplacées, cn suivant le cours de la rivière, avec une très grande Vitesse.Au bout d'un quart-d\u2019heure, elles avaient complétement disparu, Evidemment, ¢\u2019était I'éboulis qui commençait.Les masses très lourdes d\u2019argile, en tombant dans l\u2019eau, la faisaient jaillir à une grande hauteur, en gouttelettes très téuues, et, à la clarté douteuse du orépusoule,on pouvait prendre ces amas de gouttelettes pour des jets de vapeur.Déjà à ce moment, le chenal Gorrie était bloqué, et l\u2019eau, attaquant des niveaux plus élevés, provoquait des éboulis dont les matériaux contribuaient à bloquer de plus en plus complète ment l\u2019ancien chenal.L'eau, arrêtée dans son cours, s\u2019est accumulée en arrière, à une hauteur qui dépasse 100 pieds au-dessus de la rivière actuelle, se répandant à flots pressés dans le vasie bassin où ciroulait alors la rivière, au nord-est du \u201c Dosde-cheval \u201d.Sous l'influence de certe énorme pression hydrostatique, cette arête (le * Dos-de-cheval \u201d\u201d) .s'est brisée dans sa partie la plus faible, à environ trois arpents de la chute, et l'immense masse d'eau s\u2019est précipitée par la brèche avec une violence inouïe.(Phot.6).Le torrent se trouvat alors à raser la base des terrasses sableuses placées sur la rive droite de la rivière, Il en a balayé les extrémités, et la masse totale de ees terrasses qui reposait sur une surface argileuse inclinée vers le sud-est, s'est trouvée sans appui.Elle a alors glissé sur la pente et est veuue s'installer en travers de l\u2019ancien lit qu\u2019elle a bloqué.C'est ce grand mouvemint qui a trupsporté les maisons Gauthier, Audy et Darveau au 'sud-cst de 'ancienchenal, et leur a fait parcourir un trajet de près de vingt-cinq arpents.Cette gigantesque glissade s'est-elle faite tout d\u2019un coup, ou a-t-elle pris un certain temps ?Là-dessus, les données certaines fout à peu près complètement défaut.Une des victimes affirme qu\u2019ils ne se sont aperçus du mouvement qu\u2019au moment où il étaient déjà rendus à dus- tination.Une autre, qui était à réciter son chapclet, dit avoir ressenti des secousses dès le commencement de sa prière, ctcc n\u2019est qu'à la fin qu\u2019une secousse plus violente l'a forcée de sortir pour se reudre compte de ce qui se passait.Si le mouvement de translation a été l\u2019unique cause de ces secousses, il faut admettre que le déplacement a duré de sopt à huit minutes, et que le choc produit par l\u2019ariêt final a été la forte secousse de la fin.Les malheureux étaient ei épouvantés, quo les observations qu'ile ont pu faire sont nécessairement incom- plétes ct confuses.D'autant plus qu'eux- mêmes ont ignôré jusqu'au matin, ce qui s'était passé, Pendant toute la nuit, ils ont cru que leurs maisons n\u2019avaient pas bougé de leur emplacement primitif, le long du chemin public, Aussi les agitations du sol et, par dessus tout, l'invasion de l\u2019eau les serrant de plus en plus près, les bruits formidables des torrents qui paraissaient les entourer, tout cela était pour eux autant de mystères impénétrables qui les glaçaient d\u2019épouvante, Pour s'expliquer comment leu maisons qu\u2019ils savaient être à deux cents RNAI DES CAMPAGNES | pieds au-dbssus de la rivière pouvaient être ainsi entourées d'eaux, ils étaient réduits à croire-à une espèce de \u2018déluge.Ils pensaient toute la paroisse engloutie, ct remerciaient la Divine Providence de lesavoir épargnés seule, : Ce n\u2019est que le matin qu\u2019ils ont vu ce qui leur était arrivé, et\u2019 qu\u2019ils se sont fait une idée plus exacte des terribles dangers auxquels ils avaient échappé.On cowprend facilement que cette glissade n\u2019a.pas pu se faire avec régularité dans toute sa surface.Quelques parties ont descendu plus vite que les autres.De là des bouleversements locaux, dont le résultat a été de donner a la partie écroulée l\u2019apparence d'une mer agitée qui aurait été figée subitement.De là encore ce tingulier mouvement tournant qui a affecté surtout les maisons Audy et Darveau, de telle façon qu\u2019elles avaient changé de position relutive et tourné sur elles-mêmes de près de 1800.En outre, l'énorme avalanche d\u2019eau qui venait du nord-est a recouvert et remanié plus ou moins une grande partie de la surface abaissée, à tel point que, vers trois heures du matin, les malheureux naufragés qui avaient passé la nuit sur un îlot élevé, heureusèment resté à sec, ne voyaient que de l\u2019eau de tous les côtés, Ils se croyaient au milieu d\u2019un lac, dont les caux, sales et couvertes d'arbres arrachés et brisés, se préoi, pitaient avec une vitesse de torrent vers l'ancien chenal au sud-ouest.Cet enva- hissemeut de l'eau a done contribué à modifier la surface écroulée, mais d\u2019une façon assez restreinte, au moins dans la partie centrale, car le courant y était relativement faible.En effet, on n\u2019y trouve pas de troncs d'arbres, (phot.5, 6, 9,) tandis qu'ailleurs, le long de la rivière, c\u2019est par centaines par milliers que l\u2019on peut encore compter les arbres, (phot.1, 8.) Ces arbres sont presque toujours b aépouillés de leur écurce, ce qui montre la violence de l'agent qui les a \u2018arrachés et distribués un peu partout.A la limite sud-ouest de l'éboutis, s\u2019est produit un curieux phénomène.À cet endroit, une surface d\u2019une trentaine d\u2019arpents carrés s'est affaissée sur place, sans aucun déplacement latéral.(phot.7.) Un voit encore au fond de l\u2019abime lee clôtures du chemin et des champe, alignées à peu près exactement avec les bouts qui sont restés en place, sur le haut de la falaise.Pour rendre compte de ce fuit très curieux en lui-même, il faut admettre que les couches de sable sous-jacentes ont été enlevées latéralement de manière à permettre à c:t affaissement de se faire exclusivement suivant la verticale.Comment s\u2019est produite cette disparition des couches sableuses inférieures ?Probablement par un effondrement lat(ral, tel qu\u2019il s\u2019en produit souvent le long des talus de sable.Toute la partic orientale en amont du moulin Gorrie présente un caraotére 3 part.En aval, la surface générale est plane, preque tout-à-fait dénudée d'arbres ; c'est commeun mur d'argile et de sable.[En amont, c'est un touillis de collines de sable, rarement d'argile, recouvertes d'arbres.encore droits sur leurs racines ou renver-és, un mélange inconcevable de toute .espèce du débris minéraux et végétaux, jetés pêle-mêle et comme au hasard sur le sol.Il est très probable que les déplace- muents y ont été moins prononcés, et que nous avons là une surface ravinée es de- chiquetée par les eaux de la grande écluse dont nous parlions plus haut.Qu'on veuille bien remarquer, toutefois, qu'il serait imprudent de nier tout mouvement latéral, puisque le lit de la rivière qui y décrivait de longs méandres, est absolument disparu.Cette partie de l\u2019ébouiis n'a affectée qu'une surface boisée, et, bien que la première apparence en £oit plus tour- wentée que celle de l\u2019ouest, je crois cependant que le travail le plus imporcant, les déplacements les plus grands, se sont fait dans cette dernière partiel2n somme, nous n\u2019avms dans ce terrible' cataclysme aucun effet do trembie- ment de terre, Il ne s\u2019agit pas non plus d\u2019y voir les suites d\u2019une explosion sou- terrainc quelconque, ni d'un effondrement convulsif.Nous sommes uniquement en présence du glissement d\u2019une masse énorme de sable et d'argile, glissement provoqué d\u2019abord par les eaux de la rivière, obstruée accidentellement, et facilité ensuite dans une grande mesure, par l'infiltration des eaux supérieures se faisant depuis longtemps un chemin au niveau de séparation des couches d\u2019argile et de sable, \u2014 Oes eav superficielles sont abondantes surtout le printemps, Actuellement encore on peut les voir ruisseler du côté nord-ouest, le long de la ligne de séparation du sable et de l\u2019argile.Elle glissent sur la pente argileuse et forment au fond de l\u2019abime un petit ruisseau qui serpente & la-base de la surface argileuse dénudée, oo Les dégagements gazsux que les gens ont observés sont des effuts naturels du bouleversement profond du sol, grâce auquel les produits gazeux qu\u2019il renferme toujours en plus ou- moins grande quantité ont pu so dégager.Quant aux bruits ent&ndus, aux chocs plus ou moins violents ressentis, on ne les a guère constatés dans le voisinage de l'éboulis.Les premiers voisins des meisons emportées ont dormi paisiblement, sans être aucunement dérangés,- Les riverains de gauche n'ont rien entendu.D'un autre côté, les habitants de Portneuf, du Cup-Santé et d\u2019ailleurs ont, paraît-il, entendu comme des coups de canon formidables ; ils auraient même regrenti des trépidations du sol.Ces différentes vibrations avaient une même cause : la chute répétée d\u2019énory mes blocs de glaise daus la partie nord- ouest de l\u2019éboulis.(phot, 3.).Ces masses pesant des miliers de tonnes, s'abattaient d\u2019une hanteur de 100 pieds sur le fond du cirque, avec des bruits terrifiants qui faisaient frémir d\u2019épouvante les malheureux qui ont passé le nuit au milieu du désastre.C'est le sol com- paote du fond, argile, granit, caloaire qui propageait ces vibrations, tandis que les lits sablonneux des surface voisines agissaient comme des étouffuirs et les détruisaient presque immédistement.| Qu'est-ce que l\u2019avenir réserve à ce coin de Saint-Alban ?Doit-on redouter la répétition d\u2019un cataclysme semblable à celui qui a déjà causé tant de dégâts ?de nele crois pas, D'ici à longtemps, il y aura des éboulis partiels, lesquels se pro- duirozt en différents points de la falaise aæbrupte qui limite actuellement la scène du désastre.Ces éboulis se répéteront tant que le talus n'aura pas atteint l\u2019angle d'équilibre stable du sable et de l\u2019argile.Mais je ne vois aucune raison de reduuter une réédition du malheur du 27 avril, Quant à la rivière Sainte-Anne, elle est loin d\u2019avoir définitivement fixé son cours.La ou primitivement elle sautait deux ou trois chutes, séparées par de longs méandres, elle court maintenant tout d'un trait, par une suite ininterrompue de rapides et cotoie des rives d'argile.Son cours a été tellement modifié dans la surface de 1'éboulis, que les riverains eux-mêmes ne peuvent plus retracer-le chenal qu\u2019elle suivait auparavant.: Le 28\u2018avril,elle coulait partroischenaux différents, depuis le ** Dos-de-cheval \u201d jusqu\u2019à l\u2019exirémité sud-ouest de l'éboulis, Le lendemain, l\u2019un.de ces chenaux était à sec.Actuellement, le second a également cessé d'exister eu toute la masse de l\u2019eau passe par-un.seul canal, l\u2019ancien.chenal à cet endroit.(phot 5.6.) dues- à la diminution du volüme de amdnera des changement dans le cours de la rivière.Un torrent de cette forse ne ciroule pas entre des rivages perpendiculaires d'argile et.de sable, sans les attaquer et les ronger peu à peu.Aussi suffit-il de jeter aujourd\u2019hui un coup d'œil sur ces rives pour les voir s'effiicer contiauellemént et disparaître dans \u2018le courant.La rivière va donc changer de côurs.Sa direction se modifiera à la longue et sur une grande échelle.De nouveaux méandres finiront par se faire, car ce n\u2019est que par eux que le courant diminuera, que la furec érosive de L'eau cessera d'être plusrraude que la force rivière atteindra ainsi un régime d'équilibre stable.UMnonts successifs quelques portions de son ancien lit ?C\u2019est fort possible.Les chutes comblées reparaîtront-eiles?Quant à la chute Gorrie, nous le croyons pas.La rivière passe maintenant à un niveau b:aucoup trop bas au nord-ouest, pour croire qu'elle remontera jamais au cran de granit d\u2019où elle çe précipitait autrefois (phot.5, 8).Les autres chutes ont plus de chance de revenir ; mais cela est \u2018 fort douteux.La tendanca sofuelle de ! To er rs : .?._ \u2014 à une dizaine d\u2019arpents au sud-est de |' Ces modifications sont évidemment: l\u2019eau.Mais la nature-des.rivages getuels.de révistance de la glaire, et que la Retrouvera-t-olle dans ces déplace- | - en plus vers léfibord-ouest, et éboulis de St-Alban est un go phénomènes géologiques les plus terre.bles qui se séient produits dans nôtri province depuis de longues années, Ja ne connais rien qui puisse lui être comparé, soit par l'étendue de la surface | affectée, soit pour le volume de terre dé- | placée et charriée par la rivière.En évaluant à 6 ou 700,000,000 de pi:ds cubes la masse de terre emportée par la rivière on reste certainement en deg) do la vérité.u moment du eataclysme, la rivi débattait une boue 6 sine, lourde, à de mi fluide, sur laquelle des touffes d'arbres étaient emportées tout droits, debout, tels qu\u2019ils avaient été arrachées du rivage.Des amas de sable sec, écroulées des parties élevées des falaises, arrivait à la surface de cette boue.Là, elles agis- salent comme des éponges, s\u2019imbibaient de la partie la plus fluide, tandis que la glaise plus visqueuses,formait en dehors une croute imperméable et plus résis.tanta, épaisse d\u2019un pouce et isolant complètement le sable central de l\u2019eau extérieure.Ces agglom rations hétérogènes étaient emportées par l\u2019eau, dont- elles avaient à peu près la densité, et distribuées ensuite aux différents points du rivage où elles allaient s'échouer.C'est là qu\u2019on les voit encore depuis St-Alban jusqu'au fleuve.Une fois l\u2019eau retirée, ces sphéroïdes ont été desséchés par le - soleil.La croute extérieure s'est crevag- sée, et finalement toute la masse s'est écroulée, de façon à n'être\u2019 plus qu'un cône régulier de sable vif, La hauteur de sions de la masse argilo-sabloneus& qui les a formés.LS Ces monticules de suble, distribüées un peu partout sur les rivages que l'eau.a recouverts, constituent un des phénomènes géologiguues les plus intéressants, Ils témoignent à la fois de la prodigieuse saleté: de l\u2019eau d'inondation, et de la.manière dont une partic des talus de sable est disparue.L'eau de la rivière Ste-Anne est encore absolument impotable.Elle va.rester dans cet état tout l\u2019été, vu le travail d\u2019érosion qui se fait sans cesse dans la partie meublé des terrains éboulés.II.y à même à craindre qu'èlle ne reste- dans un état analogue durant plusieurs saisons conséoutives, \u2018 Je renonce à évaluer, même approximativement, le nombre des.arbres qui.ont été briséset qui gisent maintenant sur place ou qui ont été éparpillés- le- long de la rive.Toutes les anses.tousles bas-fonds- en sont couverts, sans.compter le nombre phénoménal de ceux: qui ont été-entrainés au fil de l'eau et: jetés dans le fleuve., Voilà un résumé des observations que- j'ai pu\u2018fdire- durant les quelqus jours.ue j'ai passé sur les lieux du.désestre, lusieurs questions de détail resteraient \u2018encore à étudier, mais oe ne sont guère,.Je crois, qne des questions secondaires, \u2018affecter les conclusions-générales,.Avant de clore ce rapport, je dois des ircmerciements tout particuliers-d M.Ad.Belisle, du Département des Terres.Les excellentes photographies qu'il a prises eb que j'adjoinds à ces notes, établissent par elles-mêmes combien son concours m'a été très précieux.De plus, son obligeance incessante, son urbanité parfaite, ont contribué, pour: une :arge part, à faire disparaître les.ennuis qui se rencontrent toujours dans- de semblables expéditions.C\u2019est encore grâce- à son habileté comme stépographe, que je puis reproduive le récit de l'éboalis tel que nous l'a fait M.Jos.Andy, propriétaire d'une des maisons naufragtées.\u201d Co narré est intéressant, en c sens que, en dépit de nombreux solécismes et autres péchés de syntaxe ou de grammaire, il nous fait voir, Ibleux que n'importe quelle amplification littéraire, l'état d'âme où se trou- valent ces pauvres malheureux pondant la terrible nuit du 27 au 28 avril.J.C.K.LAFLANME, 12 mai 1894, \u2014\u2014ep>4- >=\", Chaque année acoroit la popularité du Pectoral-Cerise d'Ayer.Recommadé Four toutcs les affections des poumons, Profcssion religieuse Mille Côté, fille de M.Pierre Côté de la paroisse \u2018de Lévis, a fait profission religiouse au couvent de Sillery, hier matin, \u2014\u2014> {ms .] 4 l\u2019eau paraît être de se'déplacer de plug - chacun de ces cônes dépend des dimen- dont la solution n\u2019est pas de nature à.Pe - les \u2018 , J ] Un hommage lial _ Notre confrére du T7ifluvien a présenté ses hommages à Sa Grandeur Mgr Lafléche, sous forme d'adresse à l\u2019illustre et saint jubilaire.Voici on quels termes excellents il s'est acquitté de ce devoir filial : Monseigneur, De nos jours, où l\u2019homme de lettres rencontre sur son chemin tant de sentiers poudreux, tant de voles tortueuses, quel bonheur pour lui d\u2019entrevoir au dé- _ tour de la route, une de ces pierres milliaires portant une date d'or, reflet d\u2019une noble carrière.Le Trifluvien né d'une pensée ohré- tienne, vivant à l\u2019ombre de votre houlette astorale, a la joie, en regardant le phare d'où étincelle votre parole vigilante et lumineuse, de suivre la vérité, d\u2019obéir à l'honneur, de louer dans son évêque la plus suavo des magoanimités unie à la fermeté la plus virile.Vous avez nimé votre Eglise de cet amour fort et désintéressé qui fait taire tout sentiment personnel.Cette force dans l\u2019action, cette ardeur dans la lutte, cette félicité du bon combat que l\u2019on admire à juste titre dans notre évêque, ces vertus apostoliques, elle vous ont été communiquées, Monseigneur, au jour dc otre ordination, lorsque ily a 50 aus \u2018archevêque\u2019 do Québec, Monseigneur Turgeon vous fit \u201c l'oint du Seigneur.\u201d L'Esprit d'amour vous en ménagcait ure part plus large à l'heure où vous avez regu la plénitude du sacerdoce, * Vos diocésaius conservent, entre mille souvenirs pénis, une réminiscence bien consolante : C\u2019est dans -la ville éternelle qut vous avez appris que vous deveniez I'Ange du diocèse des Trois-Rivières ; c\u2019est sur le torabeau des \u2018saints apôtres, à la confession de St-Pierre, au roc de l'Eglise romaine que vous avez noué le premier anneau desliens de votre paternité sur nous, et vous y êtres resté étroitement rivé pendant une longue et laborieuee carrière, bénissant toujours à l'heure de l\u2019épreuve comme à celle de la consolation, la main de sou Chef immortel.Avec les Lonneurs et les joies de votre jubilé épiscopal, avec les acclamations et les triomphes de vos noces d'or sacerdotales, votre épiscopat se prolunge et se prolongera bien longtemps encore\u2019; car, l'exemple que vous donnez sera légué 21 siècle fatur, vous resterez le perpétucl modèle du Bon Pasteur éloignant de la bergerie le loup ravisseur.L'histoire dira aussi votr: fermeté, vos amitiés fidè- vous ait en vain demandé son appui ?Quelle est la bonne œuvre que vous n'ayez secondé ?Et à l'heure actuelle, si une larme brille dans vos yeux, c'est que vous pleurez sur ce Nord-Ouest, où un ami de cœur défend son Eglise perséeu- tée : aussi, parmi les vœux que nous déposons en ce jour à vos pieds, nous mentionnons tout particulièrement celui que vous puiesicz bientôt voir cette belle chrétienté rendue pacifiquement à ses religieuses destinées.Pour cadeau parmettez-nous de vous offrir le don de notre obéissance la plus sincère et la plus filiale ; commo par le passé, vos douleurs et vos joies seront les nôtres, et, votre parole, le Mot d'ordre qui sera notre guide et nous per- Weltra de propager vos enseignemeuts.\u2014\u2014\u2014\u2014 \"6-0 meer LES TRES REVEREND PERE SOUL- LIERA QUAPPELLE Les RR.PP.Langevin, Allard et Camper, et M, l'abbé Rocan sout revenus la nuit dernière de Qu Appelle où ils étaient allés recondurre le T.R.P.Soullier et sou compagnon, le R.P.Antoine.De grandes fêtes.qui out duré trois jours ont éré données à c:t endroit, en l'honneur du supérieur général des RR.PP.Oblate, L'éminent re ligieux a fait de grands éloges de l\u2019école industrielle et il a publiquement exprimé son admiration Pour cette grande œuvre du gouvernement canadien à Qu\u2019Appelle es ailleurs dans Manitoba et les Territoires, Nous reparierons de ceîte visite du Eupéricur général, dans notre prochain numéro, .\u2014\u2014\u2014\u2014 4-24 les, Quel est le frère dans l\u2019épiscopat qui te | EN LIESSE Les doux pasteurs.de 1' Aurore: sont.en liesse ! : Qu'est-ce donc qui: leur cause tant d\u2019allégresse ?Que nos lecteurs en-jugent par-la citation suivante : \u201c Tl fat un temps où, aw Canada, on commettait un péché irrémissible, quand on orait critiquer le clergé catholique romain, II était du devoir de tous de dire oui et amen quelque contraire au jugement et au sens commun que pussent paraître les actions des prêtres, n avait si bien- appris aux grands et aux petits à courber la tôte et à fléchir le genou, que l'on croyait accomplir son devoir loyalement en ouvrant les yeux et les creilles, sans oublier d\u2019en faie autant de la bourse, sans-avoir la témérité d\u2019oser ouvrir la bouche.Pas un journal n\u2019avait une critique.une observation même à faire sur les faits et gestes de \u201c\u2018 notre bon clergé.\u201d Si l'on parlait, ce n'était que pour louer sottement ce qui était peu digne de louange.Pendant des années, l'honneur de re- vondiquer les droits de la nationalité canadienne française, de réclamer pour elle la liberté de peuser et d'agir, de demander à grands cris un meilleur système d'éducation, avait été réservé à la presse protestante française.Il en est autrement maintenant.La presge canadienne s'émancipe et ose aujourd'hui parler.\u201d * Il y a dans ces ligues de quoi faire réfléchir les hommes sérieux, et les journalistes de bonne foi.La satisfaction que cause aux éori- vains chiniquistes ce qu\u2019ils appellent l\u2019émancipation de la presse canadienne est un avertissement.Faire ce que font parmi nous certains journaux, depuis quelques temps, semer la défiance, ruiner le respcet, fomente.l\u2019insubordiaation, c\u2019est collaborer à l\u2019œuvre de nog pires ennemis.L'aveu do l'Aurore est important à signaler, Fas est ab hoste doceri.\u2014e {em INCENDIAIRES A L'ŒUVRE i& Les citoyens de Sainñt'Jean son : \u2018alarmeés Mulisons et granges détruites On nous écrit de St-Jean, P.Q., u'un icoendie a éclaté sur la rue Stean, près, de la poterie Macdonald, et a détruit une maisou contenant trois ménages ainsi que la maison de M.Hormiedas Maynard.On suppose que le feu a été mis par des enfants jouant dans la cour d\u2019une de ces maisons et s'amusant à lancer des pétards.Il était quatre heures de l'après-midi quand le tocsin fit courir nos pompiers, Déjà l'élément destructeur -y avait fait de grands ravages.La maison de M.Maynard ne fuv sauvée qu'à grand peine ; bientôt la -grande maison, la propriété de M.D.Macdonald, était condamnée sans espoir.Les pompiers réunirent tous leurs cfforts pour circonscrire le feu qui menagait le clos de bois de M.Alex.Latour et dont des parcelles cnflammécs atteignaient la toiture du collège.À sept heures du toir, après uu travail ardu, les pompiers sous ln direction du président du comité du feu, M.J.E.Hébert, se rendaient maîtres de l'incendie, ruine et les familles qui l\u2019occupaient éprouvent de grandes pertes.M.Maynard avait une assarance de $1,000 sur sa maison et $1,000 sur son ameublement.La ville de St-Jean compte évidemment,des incendiaires, Après l'incendie de l'hôtel des Etats-Unis, voici qu'une main criminelle vient de mettre le fouà unc grange située au coin des rues St-Jean et St-Thomas.Cette grange, qui appartenait à M.Arcade Decelles, n\u2019était pas assurée et contenait des vaisselles de la manufacture de M.Bowler.On cstime les dommages à plusieurs ceutuines de pisstres.Un voisin qui était à fumer la pipe vers les dix heures du soir, sur le perron raconte qu'il a vu un individu sortant de derrière cette grange, traverser la voie du Pacifique et gagner le bois Vaughan à toutes jambes.Quelques instants après le feu éola- tait.La maison de M.Macdonald est ua e |- e JOURNAL DES CAMPAGNES - \u201c L'exposition à Quebec LE TRAVAIL OU COMITE: ET DU ; = SOUS COMITE | DETAILS COMPLETS Préliminaires d\u2019organisation On a l'air-de-se lancer pour: tout de bon dans l\u2019organisation de l\u2019exposition, Tant mieux.c'ost la clef dussuccès.L'assemblée de ssmcdi à l'hôtel de villo a prouvé-qu\u2019il s\u2019est déid.fart bcau- coup de besogne.Parmi les citoyens présents, nous avons remarqué Son Honneur le maire Parent, le sénateur Landry, H.G.Joly de Lotbinière, Hon.D.A, Ress, et MM.F, X.Berlinguet, Cyr.Duquet, Simeon Lesage, E.T.D.Chambers, Ernest Gagnon Frank Cèrrel, R.Turner, S.S.Matt, A.Envigne, H.D.Morgan, @.M.Fairchild, jr.Robert Morgan, Aldermau Güguon, Councillor Martineau, Amedée Robitaille, G.A.Gigault, E.I.Nesbitt, Conseiller Thibaudeau, H.À.Bédard, B.Dorion, et plusieurs autres, Le sénateur Landry présidait, M.F.X.Berlinguet a donné lecture du Rapport suivant - RarrorT du Sous-Comité au Comité Général de l'Expo-ition de Québec.Québec, 26 mai, 1894, : Messieurs, Le Sous-Comité composé de l\u2019Hono- \u2018 Joly de Lotbinière, de l'Honorable J.Sharples, etde M.F.X., Berlinguet, président, R.Turner, C.Duquet, H.M, Price, S.Lesage et Xric Dorion, secrétaire, qui a été nommé le 10 mars dernier pour étudier le coût probable d\u2019une exposition agricole ct industriclle à Québec, en septembre 1894, et pour s\u2019assurer du concours du gouvernement provincial et de la corporation de la ville de Québec, a l'honneur de vous faire le rapport suivant : Après être alléaux renseignements nécessaires, nous en sommes arrivés d\u2019abord à la\u2019 conclusion qu\u2019il n'était pas possible de faire une exposition à Québec sans l'appui du gouvernement et de la corporation de la ville de Québec, sous la forme d'un ootroi de $25,000.Il était dono nécessaire de nous mé- nagor une entrevue avec les membres du gouvernement provincial et ceux du -conseil de ville réunis.Mais alors la ville se trouvait 3 faire une élection générale d\u2019échevins et de conseillers, ct le conseil élu, ii nous à fallu attendre l\u2019élection du Maire.L'élection du maire ayant eu lieu je 2 avril, ce nefut que le 6 \u2018avril que le -sous-comité a pu avoir une entrbvue avec le nouveau conscil etle gouvernement provincial, .Vû l'importance de cette démarche, nous avons cru duvoir inviter les membres du Comité général, les citoyens et le public à assister à cette entrevue.Vous devez vous rappeler, messieurs, ce qui s\u2019y est passé, le résultat que cette entrevuea eu, et que nous avons accap- té comme le plus satisfaisant que nous pouvions espérer sous les circonstances, car depuis, nous avons obtenu la preuve évidente du bon vouluir du gouvernement et de la corporation de Québec.Nous avons compris que nous ne pou- vious compter sur l'octroi de $25,000 quo nous demandions, avant que cer- taînes formalités nécessaires re fussent remplies, Le gouvernement de Québec, devait, d'abord s'entendre avec la Compagnie d'Exposition de Montréal, aves qui il avait déjà eu des pourparlers, pour l\u2019engager à abandoucer son exposition pour cette année, afin de ne pas nuire à celle de Québec.La Corporation de Québec, de son côté, ne pouvait prendre :aucune décision, même après l'élection du maire, avantla formation des différents comités municipaux et la préparation du budget de 1894 et 1895.Tout cela a causé des retards considérables, malgré les cfforts du * Sous- Comité, pour en arriver au plus tôt à une conclusion satisfaisante.Comprenant le tort que des expositions à Montréal et à Sherbrooke, cet automne, feraient à la nôtre, et dans l'espoir d'obtenir qu\u2019elles seraient remises a une autre année, natre Sous-Comi- té avaitle 11 avril à Québac une rable A.O.P.Landry, de l\u2019Honorable | Re .x + entrevue avec:M.Stovenson, secrétaire de la,compagnie d'exposition de Montréal et aveo:l'Honorabie M.Molutosh, Président de l\u2019Assuciation d'Wxposition de Sherbrooke.Ocs metsieurs ne pouvant prendre sur eux la responsabilité de nous donner une réponse finale, nous avons décidé d'envoyer une délégation de quelques-uns de nos membres à Montréal.Le 19.avril, nous avions une entrevue avec l'honorable M.Taillon, Premier Ministre, et les membres du Cabinet, afin de connaître l\u2019octroi que le gouvernement nous accorderait.Le montant n\u2019en fut.pas arrêté à cette entrevue, mais le gouvernement promis que le Comité.général serait satisfait de va souscription.En mênie temps, il reovm- mands à.votre Sous-Comité d\u2019enavayer une députation A Montréal.pour s'y concerter, avec l'Honorable Ministre de l\u2019Agriculture et les directzars de la Compagnie d'Exposition de Mostréal, dans d'éspoir de faire ajourneæle projet d'uns.exposition dans cetie dernière ville.Après avoir commauiqué uvéc ces messicurs, il fut décidé que l'entre- vue-auvait lieu le 24 avril.La députation qui s'est rendue da Montréal, ss composait de l\u2019honorable M.Landry, de MM.Turner, S.Le- Sage, C.Luquet, F.X.Berlinguet et Dorion, secrétaire du.-Sous-Comits.Après de longs débats, les Directeurs de l'Exposition de Montréal décla- rêrent qu'ils ne pouvaient remettre à une autre année leur projet d'exposition et qu\u2019ils étaiënt convaincus quo leur exposition ne nuirait pas à la nôtre.Le 25 avril, de retour à Québec nous avions avec le gouvernement, une a utre entrevue au cours de laquells nous donnions le résaltat de nos démarches à Montréal.Le- gouvernement nous avisa de continuer quand même notre organisition, sans cependant fixer le chiffre de l'aide pécuniaire qu\u2019il nous accorderait, mais en déclarant de nouveau que l\u2019octroi du gouvernement.sorait satisfaisant.Pendant ce temps, nous faisions do \u2018semblables démarches auprès de la Corporation de la cité de Québec ; et ce ne fut que le 14 mai que que nous avons pu conférer avec le comité des finances pour la premidre fois et le 17 mai.il fut dévidé que la ville souscrirait la somme de $10,000 à la condition que le gouvernement souseri- tait de son côté, un montant de $15,000 et que l\u2019exposition se ferait dans les limites de la cité.Ce n\u2019est que le 18 mai, que nous avons pu rencontrer l'honorable M.Taillon et lui frire part de la décision de la Corporation de Québec.Eofin, le 21 mai, nous fâmes informés par l'honorable Premier Ministre de la province que le gouvernement souscrirait la somme de 815,000 D'après c.t exposé de circonstances, messieurs, vous pouvez voir que votre Sous-Comité a fait toute la diligence possible pour arriver à cet heureux résultat, et que s\u2019il y à eu des délais, ils sont dus à des circonstances incontrola- bles.Il failait s'assurer d\u2019abord de l\u2019aide pécuniare que l\u2019on pouvait obtenir avant de procéder, cependant votre Sous-Co- mité, avait tellement confiance daus le succès final de ses démarches auprès des autorités, qu\u2019il n'a pas oru devoir hési- \u2018ter À ordonner Certains travaux préparatoires dont le secrétaire vous donnera un apeçu La question de l'exposition à Québec étant décidée, nous nous sommes occupés d\u2019avoir du Ministre dela Milice, l\u2019autorisation d'utiliser le terrain des Cove Fields et les bâtisses qui s\u2019y trouvent pour les fins de l\u2019exposition.Nous avons aussi fait une semblable demande aux Directeurs du Patinoir, et nous ne doutons pas que la répouse à notre demande ne soit favorable, Le tout humblement soumis.F.X.BERLINGUET, President sous-Com.Eric Dorion, See, Ce rapport a été adopté à L\u2019unanimité et sur proposition de M, E.T, D.Chambers secondé par M.Ernest Gagnon, des remerciments ont été votés aux membres du sous comité.M.Dorion a soumis une liste de prix obtenue d\u2019autres comités, ainsi qu\u2019une lettre de M.Stevenson, annongant qu'il n'y a encore rien de décidé au sujet de l'exposition de Montréal.L\u2019hon.M.Joly dit que ce qui presse le plus à décider, maintenant, c\u2019est la question du comité quise chargera de conduire l\u2019exposition à bonne fin, D'après-la loi, le comité, tel qu'il est composé aujourd\u2019hui ne peut recevoir l'octroi.du gouvernement.L'entreprise doit être dirigée par-un comité permanent commé à Montréal ou un comité nommé par le gouvernement et composé parti du comité.des arts et métiers auquel serait adjoint le comité du conseil de ville chargé de surveiller la dépense au nom du conseil.C\u2019èst ce qui à été fait dans l'exposition de 1887, Le sénateur Landry ne peut dire sans, consulter ses collègues, si le comité per- wanent \u2018de l\u2019exposition, est prêt à se charger de l\u2019exposition, à cause de certaines conditions et notamment celle du Site.Le maire Parent déclare que Je con- redl-de ville a vote 310,000.qu\u2019à la condition que Vexpositivn serait tenue dans.les limites de :a ville.Sur proposition de M.Turner, l\u2019assemblée est ajournée à mardi, alors que Le çomité permanent sera prêt à décla- ;rer s\u2019il peut entreprendre l\u2019exposition.Le sénateur Landry profite de la circonstance paur dire que le livre d'actions est ouvert ot que tout le monde est invité à y souscrire, DESSOUS TNE OE EET NT A CICS A MORT BE SIR FRANCIS JOHNSON Montzéal, 27\u2014Sir-Francis Jobnson, juge en chef de la cour Supérieure ds la province de Québec, \u2018est mort ceste après-midi à sa résidence.Il a succombé à la jaunisse.Le juge Johnson était l\u2019un des membres les plus éminents de la magistrature canadienne.Il est né en Acogleterre en 1806 et il était le fils du général Johason.Il fit ses études en France et en Belgique, puis il passa au Canada \u2018où il étudia le droit et fut admis au barreau avant l'âge de 21 ans.De son temps, c'était l\u2019un des crimi- nalistes les plus distinzués du pays.Après la premiére révolution du Nord- Ouest il fat délégué par le gouvernement fédéral pour régler toutes les réclamations en souffrance.H a aussi contribué pour un large part à l\u2019établissement du système judiciaire du Nord- Ouest.Quand les territoires furent érigés en province on lui offrit la position de lt-zouverueur mais il refusa, préférant rester sur le banc.PROFESSION RELIGIEUSE A l'Académi!e de Jésns-Marie, Sillery Le 24 courant, jour de la Fête-Dieu, monseigneur Marois, vicaire-général du diocèse de Québec et protonotaire- apostolique, assisté des messieurs les abbés Audet, Maguire et Scott, recevait les vœux de mesdames Ste-Mathilde, Melle Aurélie Côté de Notre-Dame, Lévis, ct de Marie des Neiges, Mlle Léa Rioux de Trois-Pistoles.\u2014 Puis quatre autres jeune filles, dans toute la fraîcheur de leur jeunesse, se dépouillant des parures moudaines, sous le regard attendri de leurs bien-aimés parerta, venaient s\u2019agemouilier au pibd des saints autels et demander l'habit religieux : Miss Connolly de Sillery, dito en religion Madam St-James ; Mlle Beaudoin de St-Isidore, Madame St- Remi ; Mlle Monette de Manchester, E.-U., Madame Marie Anne dè Jésus ; Mlle Fournier de St-Thomas, Montmagny, dite Sr Ste-Prudentienne.Monseigneur prononça le sermon de circonstance avec cette onction qui révèle à la fois et son talent et sa douce piété ; puis il célébra les saints mystères St-Sacrement, au milieu de ces concerts sacrés dont les vibrations pures et sona- res éveillent dans l'âme des émotions divines qui la funt s\u2019eorier avec le Psalmists : \u201c Un seul moment passé dans ton Temple, 6 mon Dieu ! vaut mieux que mille sous la tente des pêcheurs ! \u201d Nous oifrons l\u2019hommage de nos plus sincères félicitations aux parents chrétiens qui ont l\u2019insigne privilège de consacrer leurs eufunts au Seigneur, et nous formons des vœux pour la persévérance des heureuses fiancées du Christ enrôlées sous le virginal drapeau de Jésus-Marie, UN TEMOIN, el am +.L'hon M.Larivière dSputé de Provencher au parlement ficé:a', a donné sa démission.\u2019 \u20140.re-\u2014.ot parti du comité de agriculture} et donna la bénédiction solennelle du - ae 5 Cr me me ES OA à TAG A TAT ars me \u201c10 ?, {os \u201cBUERRE AUX FANATIQUES Nous lisons dans le Canada.: \u201cLes journaux tories de la province de Québec n'ont cessé de reprocher à l'honorable M.Laurier la présence de M.Martin dans le parti libéral.Ils ont adopté une autre tactique à l'endroit de M.Meredith, depuis que la campagne électorale est ouverte à Ontario.La Minerve et le Spectateur ont entrepris cependant de blanchir M.Meredith en proclamant à grands cris qu'il est revenu à de meilleurs sentiments.\u201cA cette affirmation nous offrons le démenti le plus formel.M.Meredith n\u2019est pas revenu à de meilleurs renti- ments.Il est plus rusé qu\u2019il ne l'était en 1890 : voilà toute la transformation qui s\u2019est opérée en lui.\u201d Pour ce qui nous concerne il nous suffira de reproduire les lignes suivantes publiées par le Courrier du Canada la semaine dernière : \u201c Sir Oliver a des points faibles dans son adwinistration, mais au point de vue de la justice et de la paix religieuse,il est à souhaiter qu\u2019il triomphe.Dans tous \u2018les cas, il a droit au vote compact des canadiens-frarçais ct des catholiques, et il faut espérer que pas un seul ne jui fera défaut.\u201d Quant à la Minerve voici l'article qu\u2019elle publiait hier : \u201cEo s'élvignant de la politique conservatrice, +: brisant ses rmeilleurés traditions, M Meredith a nécessairement jeté le :s.rrei parmi notre parti dans Ontario.Aux «ivctions de 1890, alors qu\u2019il COMMC: (1x sa funeste campagne contre les écoles séparées, il perdit à peu près tout le vote français et catholique.Ricn n'indique qu\u2019il ait depuis regagné le terrsin perdu, car pour cela il lui aurait fu lu se mettre à l\u2019œuvre pour réparer :*:r«ur capitale de sa vie politique.Beuuvuup de conservateurs, ne pouvant ke rallier au ministère Mowat en d\u2019autr« ruatière que celle de l\u2019éducation, semblent venus à la conclusion d\u2019appuyer des candidats indépendants partout où 1lsle pourront, au besoin même des candidats des Patrons of Industry.D'autres, ils sont fort nombreux, voterunt même pour des candidats mi- nietériels, à la condition qu'ils appuient le gouvernement de sir Joho Thompson.Cette es; èce d'alliance se fera dans plus d\u2019un comté aux élections fédérales.Avaut tout il faut écraser la P.P.À.mais n'oublions pas que cette asso- cistion infâme «st plurôt dirigée contre le geuvernemeut d'Utiawa que contre cciui de M.Mowat.Cului-ci va essuyrr le premier feu, voilà tout.\u201d Nous tommes heureux de trouver dans la Minerve ces déclarations.Elles démontrent qu\u2019il y à unanimité de sentiment parmi nous sur cette ques tion, et que les fanatiques, de quelque couleur qu\u2019ils soient, c'ont pas d\u2019alliés dans nos rangs, Principes risqués Le Canada, parlant du discours-pro- gramme de M.Meredith à London, fait les observations suivantes : \u201c Dans son, discours de London, le chef tory a fait miroiter devant les yeux de son auditoire certains changements, anogins dans leur nature, qu\u2019il voulait apporter dans l'application de lu loi scolaire.Il demande bruyamment le serutin secret dans l'élection des commissaires d'écoles, l'obligation pour tous les maîtres n\u2019écoles d'obtenir leur brevet de - eapacité, le ohoix de livres modernes et pratiques pour la partie séculière de \u2019enscignement, À os suggestions l'on ne peut offrir d'objcotion, parce qu\u2019elles n\u2019atteignent aucunement le principe de © Vévole confessionnelle.Mais, là ou le programme de M.Meredith est excessi- - vement dargereux pour la société, c'est s quand il refuse de reconnaître l'autorité religieuse dans l\u2019école.\u201d Nous trouvons, nous, que le Canada est de trop facile composition avec M.Meredith.Les évêques d'Ontario sont hostiles au sorutin seoret pour les élections scolaires, et ils ont pour cela de bonnes raisons.Quand à l'imposition du brevet de capacité à tous les éducateurs sans admission d'équivalences, noue avons déjà démontré dans ce journal que c\u2019est un asservissement des congrégations enseignantes à l'État.Le Canada sjoute : \u201c L'Eglise n'a pas regu la mission d\u2019enseigoer 'arithmérique \u2018ni la grammaire, ni la géographie, nous admettons tout cela avec M.Meredith, Mais, elle a charge d'âmes et l'on ne doit pas lui fermer la porte de l\u2019école.Ni l\u2019Etat ni la société n\u2019ont intérêt à ce qu\u2019il en soit ainsi.L'enfant ri çoit à l\u2019école l'éducation et l'instruction : Ja première relève de l'Eglise et la seconde relève de l'Etat, Nous estimons que l'éducation de l'en- lant lui est encore plus utile, même dans la lutte ordinaire pour la vie, que l\u2019ins- traction.Un jeune homme ivstruit mais sans éducation solide est un jouet baliot- té par tous les vents qui n\u2019a ni la force ni les moyens de résister aux théories subversives, dont la société est si immi- nement menacée, Nous ne cherchons aucunement à imposer l\u2019Eglise à l'Etat.ll y a séparation complète de ves deux corps dans notre province; nous ne voulons pas toucher à cet état de choses.Mais nous tenons à ce que ces deux corps jouissent de leur pleine liberté dans leurs sphères respectives.L'Ecole appartient à l'Eglise pour l\u2019éducation et à l'Etat pour l'instruction Voilà l\u2019état de choses que nous voulons continuer «t que M.Moredith - cherche à faire disparaître.\u201d Il y a dans ces lignes un singulier mélange de vrai ct de faux.\u201c L'école relève de l'Etat, l\u2019instruction appartient à l'Etat : \u201d en fait c\u2019est exact, pour la plupart des pays, mai- heureusement.Mais en droit c'est faux.Que I'Etat puisse aider, puisse suppléer, dans certaines conditions, c'est juste.Mais proclamer que l\u2019évole, que l'instruction appartiennent à l'Etat, c\u2019est risqué, et dans ce pays-ci c'est dangereux.C'cet en vertu du principe que l\u2019instruction appartient à l\u2019Etat que nos coreligionnaires souffrent la persécution scolaire au Manitoba et dans I'Quest.Poe wie = emo JEN HOMME NOYE Le caduvre emporté par le courant Montréal, 29\u2014Arthur Nantel, âgé de 16 ans, s'est noyé dimanche dernier, à Cochin Grove, Bout-de-l\u2019Ile.Une vingtaine de jeunes gens à peu près du même âge étaient allés faire un pique- nique su Bout-de-I'Ile.Dans l'après-midi, plusieurs d\u2019entre eux oht voulu traverser le bras de la rivière en chaloupe.Deux embsrcations se suivaient et luttaient de vitesse.Tout à coup l\u2019un des canots chavira et ceux qui le montaient étaient précipités dans l\u2019eau.Deux de ceux-ci furent recueillis par la seconde chaloupe, mais le troisième Arthur Nantel, disparut sous l\u2019eau et fut entrainé par Je courant.Le corps de ce dernier, malgré d'actives recherches, n\u2019a pas encore été retrouvé.Le courant est très fort à l\u2019endroit où l\u2019accident est arrivé et on présume que le noyé a été entrainé loin.Le défunt était vêtu d\u2019one chemise blanche, d\u2019un pantalon noir, veste carottée brun et noir, cravate Jilas, chaussures lacées, et sur le corps un tricot de coton rayé de blanc et de noir.Politique anglaise New-York, 28\u2014Lord Rosebery a été forcé de dévoiler ses opinions au sujet du Home Rule.Malgré les discours qu\u2019il a prononcés récemmeut et où il a fait preuve de modération en discutant les manœuvres politiques des divers partie à ls Chambre, modération qui n'était d'ailleurs motivée que par l\u2019espoir de s'allier une faible majorité, le premier ministre se déclare aujourd\u2019hui fortement en faveur du Home Rale.La question de l'abolition de la Chambre des Lords reviendra probablement sur le tapis et Lord Rosebery se demande quel moyen il faudra employer pour déoider les lords à se démettre.2 JOURNAL DES CAMPAGNES \u2018Un plébiscite Enfin noms allures avoir un plébiscite pour l'élection du président de la république ! e peuple, librement consulté, désignera directemeut celui qu\u2019il juge le plus digue d\u2019uceuper les hautes «t délicates foudstiois du pouvoir exéoutif.Seulement.ce n\u2019est pas le gouvernement de la république, ce n\u2019est pas la Constitusion actuelle qui vous accorde la nomination du chef de l'Etat par le peuple.C\u2019est mon ami Drumont.Drumont a l\u2019ingénieuse idée d'ouvrir un plébiscite dans la Libre Parole, pour tâter l'opinion publique au sujet du successeur éventuel de M.Carnot.On votera aves des bulletins à détacher du journal, et un comité où tous les partis seront représentés, dit mon confrère et ami, recensera oes bulletins afin qu'on ne maquille pas le sorutin à la manièro opportuniste.Les candidats coamis au suffrage universel de la Libre Purole sont : CARNOT, * CASIMIR-PERIER, CAVAIGNAC, Brisson, CONSTANS, Dupuy, CHALLEMEL-LACOUR, ' CoMTE DE PARIS, PRINCE VI: TOR.Et Druuront,en malin, y ajoute un bulletin portant ce nom : LE GENERAL X.Le général X.symboliseajoute-t-il, \u201c le personnage mystérieux que beaucoup redoutent, que beaucoup cspèrent, que l'oa devine plus qu\u2019on ne le voit dans le lointain, et qui a pour lui la puissance de l'inconnu et la force de la personnalité.C\u2019est l'homme qu\u2019on attend ; voter pour lui, c\u2019est l'engager à ne pas se laire trop attendre.\u201d Drumont, en effet, tout comme moi, est partisan de l'élection du chef de l\u2019Etat par le suffrage universel.C\u2019e-tle seul moyen d'éviter le désagrément, pour un grandet noble pays comme la France, d'avoir pour chef de l'Etat un imbécile ou un coquin.Car, avcc la désignation actuelle par le Parlement, on aura toujours le plus bête, c'est-à-dire le candidat qui gêne le moins, celui qui fait pas cnvie et qu\u2019on ne jalouse pas, -&-anima votre plame, Des feuillets sur lesquels votre frout à pâli, On pourrait faire, awi, maint précicux volume.A vos efforts vaillants de chercheur obstiné Rien ne pout faire écheo, nul secret ne résiste.Et parmi vos travaux, où tant de charmeezistc, Il.en est un, surtout, où-vous avez donné Tout l\u2019amour idéal de votre âme d\u2019artiste.Dans lequel vous mettioz jadis, frémiesant d\u2019aise, Comme en un riche écrin qu\u2019avec amour on \\[baise, .Les tant vieilles chansons que los nobles aïoux Apportèrent ici de lu terre franguise.- Soyez loué ! soyez loué, quvant ami, D'avoir au par vossoins arracher au naulrego Tous ces harmonieux vestiges d\u2019un nuero .ûge, Que l'oubli submergenit déjà plus qu\u2019à domi, Et qui sont un si pur et ai bel héritage.Ils ont, ces vieux refrairs, dans leur rusticité, Comme un vague parfum des pins del\u2019 Armori-jue, Et résument pour nous la légondo homériqu» Quo In France, la croix toujours à son côté, Ecrivit de son sang sur le sel d\u2019 Amérique.Les premiers, ils ont fait tressaillir les éehus Du Saint-Laurent sauvage cndormi duus sa [gloire, Et, pleurant la défuite ou chantant\u2019la victoire, -Cent ans ils ont suivi le groupe de aéros -| Dont les faits éclatants-rempliss.nt notre his\u2018oire.À travers les forêts, sur les mors, dans los champs, Ils ont vibré partout, lee refraina do la Gaule ; Et nos coureurs des bois, Je mousquot à l\u2019épaulo, En on redit les airs aliègres vu touchants, j Des sierras du Mexique :uux bauquises du pôle.Ils sont comme l\u2019écho pordu des anciens jours, Æ: nous devons sans cesse on avoir souvenance, Parcs que, les ayant appris dès leur enfance, Nos.auncétres les ont chantés dans leurs amours, Dans leur deuil, dans leur joie ou leur déses- [pérance.Nous.devons les savoir, parce que leurs couplots, Où wibre incessamment une note sereine, Sont comme les anneaux de l'infrangible chaîne Qui, malgré l\u2019Océan, doit lier à jamais Notre joune patrie à la patrie ancienne, Nous devons les chérir d\u2019un amour immortel, Parce que sur nos bords, où les luttes renalssent, Où deux peuples rivaux souvent se inécon- [naissent, Ils sont pour nous, Français, los notes de rappel Par qui les vrais amis toujours se reconnaissent, Et puis, bénissons-les, bénisscns leur réveil, Purce que ces chansons d\u2019amour ou de vaillance Evoquent dans nos cours les heures d\u2019innocence Ot nos mires bergaient notre premier sommoil A leur mélancolique ct naïve cadence.Non, ils ne dcvaient ps mourir,ces vieux accents, Ces souvenirs si chors dont s\u2019effaçait la traco.Grâce à vous, ils ont pris à tout foyer lour place ; Et toujours, si quelqu\u2019un me les redit, je sons Dans lour rythme frémir l\u2019Amo de notre race.Et quand parfois,le soir, je feuilletto, on révant, L'œuvre où vous avez mis tant d\u2019âme ot de cons- : [tance, Jocompronds que do ceux qui chérissent ln France Personne mioux que vous, 6 modesto savant, N\u2019u pour elle gardé l\u2019amour et l\u2019ospérance.W.Carman exportation du bétail M.Wm Cunnigham, agent d'exportation pour le bétail vivant donne comme suit le total de exportation du bétail du port de Montréal, la semaine dernière : Vapeurs À destination de Béteail Mouton Baltimoro Liverpool 225 580 Oregon.| do 174 Lake Supérior.do 557 DrACONa.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.00u Londres 279 Stoinhoft \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.do 21 Brazilian .\u2026.do 464 Tritonis.Glasgow 504 91 Canadian.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.do 170 Memphis .Bristol sr 500 Concordia\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.do 150 1804 Mougolian .Liverpool 428 Earnit\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.do 18) 1160 Mentmore.vu.dO a7 400 3859 4525 L'exportation américaine fait diminuer les prix d\u2019une manière assez considérable, ct en outre les exportateurs ont à payer pour l\u2019examen des animaux par des spécialistes ce qui retranche d'autant sur les profits.La vaccination donné des ordres, obligeant les parents à faire vacciner leurs enfants dans l\u2019espace de 3 mois après leur maïssance, sous peine d\u2019une amende de $5.00, Le médecin sera obligé de leur donner un certificat et d'en fournir un dou- ble au bureau de santé: : Ce-travail, c\u2019est le livre, humblo mais précieux, .Le Dr Catellier-médecin municipal, a | L'EGLISE \u2018ET LE SIECLE Do lu Vérité derFaris.:Squs ce titre, emprunté à un.recueil tin, en tête de ses Golonnes, la lettre sui- \u2018| vante de Mgr Ireland à l'auteur : St-Paul, le 20 avril, Cher.monsieur l'abb:, \u2018 Vous m\u2019uvez fait grand honneur en réunissant dans un petit volume, pour le \u2018| service de la France, quelques-uns de mes discours.Je n'aurais pas os6 de moi-même me présenter ainsi devant le ublic français.\u2018Vous avez pris cette est.accomplie, je suis loin de m\u2019en plaindre.: -Je vous remercie, d'une manière toute spéciale, de votre belle et vivante préface.Non seulement vous avez compris eupe.: vous l'avez revêtue, comme je n'aurais su le faire, de paroles lucides et attrayantes.Puisse cette pensée, qui est devenue la vôtre, faire heureux veyage à travers la France !.Je suis sûr que le pays n\u2019en souffrira aucan tort.L'Eglise et le siècle ! voilà la devise toire, soit pour l'Eglise, soit pour le siècle.Dans ses grandes ambitions, qui ef- frayeutles peureux et les hommes de courte vue, le siècle cherche tout simplement les dons célestes que l\u2019Eglise a tribue À l'humanité avec une générosité divine.Le siècle peut appeler ces dons de noms quelque peu étranges et se demander, incertain, seus quelles formes il les acceptera : maie, au fond, et pour qui sait comprendre, 1l s\u2019agit des dons mêmes que l'Eglise recèle dans son sein et qu'aucune autre main que la sienne ne peut répandre, Que l\u2019Église se hâte d'enrichir le siècle ! Elle s'acquittera ainsi de son propre devoir ; elle amènera le mondé aux pieds du Dieu inconnu, le Christ du Calvaire, L'union intime de l'Eglise et du siècle est aussi désirable pour l\u2019an que pour l\u2019autre.Lour sévaration, que tous doivent regretter, et qui fait le malhour des âmes, soit pour la vie présente, soit pour la vie d\u2019outre-tombe, est le résultat de fâcheux malentendus, qu'il faut avoir le bon sons et le courage de faire disparaître.Les avances vera l'union, nous les attendons et de l\u2019Eglise etdu sièole.Que l\u2019Fglise, toutefois, dans sa grande charité, so mette la première à l\u2019œuvre.Pourquoi ferait-elle, même un scul jour, chemin à part, et se condamnerait-lle au stérile isolement ?Le passé, auquel on voudrait la lier, a pû être beau ; mais il est le passé, et les hommes d\u2019aujour- d'hui ne s\u2019en soucient guère : c'est dane le présent que les hommes vivent et que les âmes opèrent leur salut.Ce ne sont pas les regrets, mais les espérances qui soutiennent la vie.Or, les espérances visent l'avenir, le passé n\u2019engendre que les regrets, On nous dit que la religion s'en va de France, que les hommes la rexardent comme affaire do femmes et d'enfants, etne la pratiquent guère eux-mêmes.Je ne sais jusqu'à quel point ce serait vrai.Mais, quels que soient les faits, je croirai toujours que l'esprit et lo cœur frangais sont naturellement chrétiens et catholiques.S'ils se détachept do l\u2019Eglige, C\u2019est parce que l'Eglise ne leur est pas connue dans sa vérité ot dans son amour, dans cette admirable catholicité qui embrasse tous les sièoles comme toutes les nations, Que de vaillants missionnaires se lèvent dono en Frunce et que, pour convertir le siècle, ils se mettent en contact avec lui.Qu'ils aillent aux contemporains avec le zèle et les larges vues des premiers apôtres, L'union de l'Eglise ct du siècle ! voilà pour la France la condition du bonheur et du salut.Agrécz, cher monsieur l'abbé, les sentiments d'estime et d'affection avec lesquels je suis Votre tout dévoué, .J.IRELAND, Archevéq ue de Saimt-Paul, N\u2019en déplaise à Mgr Ireland, il ya autre chose ,que des \u201c malentendus \u201d entro l\u2019Eglise etle siècle : il y a des principes opposés, et c\u2019est pourquoi Pie initiative, et maintenant que la chose | tout.à fait bien la pensée qui me préoc- de tuus ceux qui veulent gagner la vic-| reçus de sun Christ pour qu'elle les dis- IX a jugé -néoessaire de publier le Syllabus dont Léon XIII à proclamé de nouveau la doctrine dans une de ses \u2018enaycliques, .Bientôt, en donnant la suite des extraits du savant travail du R.P.Martin sur \u201c la conversion et l\u2019évolution de l\u2019Eglise \u201d, .on verra mieux encore ce «qu\u2019il.y a de téméraire dans les théories dont la lettre.de Mgr Ireland nous donne une nouvelle \u2018formule.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 >< \u2014teee\u2014ene * A PROPOS DE PAUL BOURGET Le fonde de 'Paris publie un article à propos dé la réception de M.Paui Bourget au Canada.Cet article est une réponse au Jourmal des Débats qui s'est étonné des critiques dont le célèbre romancier a été l\u2019objet ici.Nous en extrayons les lignes suivantes : Le.Journal des Débats, sans blâmer d\u2019ailleurs les Canadiens, laies: percer un certain étonnement à l\u2019occasion de ces manifestations, qui lui semblent partir d\u2019un esprit trop austère.Moitié sérieux, moitié riant, il accuse ces braves d\u2019étre des \u2018\u2018 provinciaux.\u201d Ue mot, si on le creuse, est encore plus juste qu'il n\u2019en a l'air, Le Canada, séparé de la France, et par la distance, et par les événements politiques, a résisté, mieux que tout autre point du globle habité par des Français, à la contagion des mauvaises mœurs qui, du huitième au dix-neuvième siècle, a frappé successivement les classes dirigeantes et les classes populaires, L'exemple qui descendait d\u2019eh haut s'est arrêté en route.Québec, pour régler sa vie, n\u2019a pas eu à regarder Versailles.Aucune attraction malfaisante n\u2019a détourné dè son devoir le robuste paysan canadien.Nos frères de là-bas, une fois le lien coupé ont su se suffire à eux-mêmes, tant au point de vue moral qu'au point de vuo matériel.Leur masse, plus agricole qu\u2019urbaine constituée en paroisses libr es de toute ingéreuce de l'Etat, dirigée par ses évêques et par ses prêtres qui ont toujours pu sans entrave remplir leur mission,a conservé depuis lors dans toute son intégrité cette vie familiale qui est le berceau et le rempart de toutes les vertus.La famille est sacrée au Canada.La famille est bafouée en France.Il semble que les écrivains en vogue, avant d'écrire un roman consultent seru- puleusement je ne sais quel code immoral qui leur interdit sous les peines les plus sévères de choisir le sujet de leur livre autre part que dans les exceptions, les anomalies, les infid$litée, les monstruo sités de la famille.Comme 1s XVIIe siècle avait la règle de trois unités, action, lieu et temps, ils ont la règle des trois personnages, Monsieur, Madame et le tiers.Paris les fascine, parce qu'il n\u2019y a rien de plus remuant en France, ct, entre Jes divers mondes parisiens, la société irrégulière les absorbe et les captive, pèree qu\u2019il n\u2019y a rien de plus remuant daus Paris, \u201c Nos rares romauciers qui essayent encore de peindre l\u2019amour honnête, l'idylle d\u2019nn jeune homme et d'une jeune fille terminee par un mariage, sont immédiatement traités de \u201c\u2018bébêres\u201d\u2019 et renvoyés aux couventines.Les Dickens et tous les romanciers anglais sont-ils donc si bébé- tes que cela ?Combien de ceux qui les raillent voudraient avoir le dixième de leur esprit.Milieu parisien, milieu canadien,doux antipodes, Il n'y a pas au bord du Saint Laurent assez d\u2019él6ments irréguliers, assez de déclassés moraux, assez de transfuges du devoir familiai, en un mot pas assez de terreau spécial pour donner naissance à ce champignon gigantesque de roman à la mol>, qui pousse da tous côtés sur le grand l'amier parisien.La comparaison n\u2019est pas faite à dessein de blesser M, l\u2019aul Bourget, si ces lignes lui tOmbent sous los yeux.Le tort absolu n\u2019est pas identique au tort relatif.\u2018L'homme suit, heureusement ou malheureusement, les entraînements d« la société qui l\u2019entoure, et, s\u2019il fait de la littérature, iwite instinetivement, en les modifiant seulement par quelques procédés particuliers destyle, les livres qu'il a lus lui-même, et dont les idées ont cheminé dans sa jeune imagination.M.Bourget est criminel pour les Canadiens, qui ne peuvent conoevoir sa 4 à les-respirer.rm prédilection pour certains snjets ; M, ourget est innocent pour bien des Pyrisiens mémo .honnétes, qui, respiran un air vicié, sont devenus insensibles oes émapations malsaines,\u201d 1) Nous n'avons qu'un mot à ajouter à ces rares lignes ; c'est que, s\u2019il y des Parisiens, même honnêtes, qui sont - devenus insenstbles aux -émanations malsaines, pe n\u2019est pas une raison pour | que les Canadiens honnêtes s'habituent.Il n\u2019est pas trop tard de se .corriger C'est une sentence pleine de consolations \u2018| comme plusieurs autres soges dic'ons ; maiselly est sujette à beaucoup d\u2019objootions ; il'y a de nombreuses maladies chroniques .qu\u2019il semble trop tard de pouvoir guérir, suivant les théorie acceptées et Ja pratiquo ordinaire.Il paraît, cependant, d\u2019après l\u2019évidencs de l'opinion publique, los faits rapportés et lus demandes univorselles pour les remèdes Holloway, que la upart des maladies, bien que désespérées dans le sens ordinaire du mot, peuvent trouver un rayon d'espoir duns leur usuge et leur application.On pout admottre que plus d'un cws regurdé comme suns espoir pur un praticien, œ été guéri par un autre ; mais lo succès des Pilules et Onguent Holloway en font un cas d'\u2019infaillibilité, parce quo ces médicaments unt toujours obtenu la guérison, même quand le \u2019mulade était à la dernière extrémité.De tout temps on à présenté comme un spéel- fique des panacées, ou médecines universelles, recommandées de confiance pour toutes les meladics, mêmo désespérées.Lo tabac mûme ajoui un moment de cette hante et puissante distinction ; il n été certainement par d\u2019éminents médecins, comme un remède convenable pour quantité de maladies, Toutes ces médecines univorsolles n\u2019enrent, coperidant, qu\u2019une vogue éphémère ; car, en réalité, on a trouvé qu\u2019elles ne répondaieut pas à leur programme.Nous tentons qu'il y x là quelque chose - comme une preuve décisive de lour inofficacité, C\u2019est tout différent, cepondant, lorsque nous trouvons une médecine\u2014dont les promessessont les mémes\u2014mais qui obtient immédiatement la vogue, en raison de £a poputarité et qui, d*année en année, cst de plus en plus demandée dats chaque partie du monde civilisé ct non \u2018eivilisé, parmi les riches ot les pauvres ; tous ont attesté son efficacité pour les maladies les plus variées et particulièrement dans cette elasse de maladies affectant les organes digestifs.Nous voulons parler des romédos du Professeur Holloway qui, sans doute, sont bien connus de tous nos lecteurs et n\u2019ont aucun besoin de notro recommandation.C\u2019est un fait singulier et qui range Ia théorie du Profosseur Holloway au-dussus de toute question, à savoir quo les habitants de tous lss pays où ces remèdes ont été introduits, les ont regardés comme spécialement appropriés pour les maladios ordinaires de lours contrées.Si nous voulons en connaître ia raison, elle consiste dans cs fait que cos maladios opèrent sur tous les - principes délétères du sang dont l\u2019impureté cause toujours dos desurdres, quels qu\u2019ils puissont être ; c\u2019est pour cela quo leurs \u2018effots sont toujours salutaires, sans jamais porter aucun préjudico au système, comme tant \u2018d\u2019autres médecines.Ces remèdes qui ont guéri les maludes dans toutes les parties du monde, sont los fruits légitimes de profondos rechef- ch:s, bien étudiées et combinées ot d\u2019une série d'expériences pratiques.\u2014Fnglish Reformer.LA SOCIETE ROYALE Assemblée nannuelle \u2014 - Election des officiers Ottawa, 27\u2014La Société Royale a fait hier à ses élections annuelles.Ont été élus : président, M, J.M.Lemoine, de Québec ; vice-président, Dr A, R.C.Selwyo, d'Ottawa ; secrétaire, Dr J.G.Bourinot, réélu ; trésorier, prof, Jas Fletcher.Le maire de St Jean, N.-B., invite la société à tenir sa prochaine réunion annuelle dans cette ville.La chos: a été remise au comité et des remerciements furent adressés pour cette invitation, Le secrétaire, M.le Dr Bourinot, lit une communication de Lord Aberdeen informant la société qu'il a regu une dépêche de Sa Majesté la Rsine accusant réception des complimonts de la Société Royale.Le DrJ.A, McCube et M.J.W,H Harriogton, d\u2019Ottawa farent ¢lus miem- bres, et sic James Hector, de la Nou- velle-Zélande et le prof.Svudden de Cambridge, Mass., furent nommés membres correspondants.Les diverses sections ont élu leurs officiers avec les résultats suivants : Littérature française, président, Ml\u2019abbé Verreau ; vice-préndont, Hon.Joseph Royal ; secrétaire, Joseph BE.Roy.Littérature anglaise, président, prot.Clarke, Toronto ; vice-président, Dr J.G.Bourinot, Ottawa ; secrétaire, Dr Geo.Stewart, Québzre.Sciences naturelles, prés., prof.J.Fiotcher ; vice- président , Dr Wesley Mills; secrétaire, prof.Penhallow ; mathémstiques, physique et chimie, prés.,, B.J.Harrington ; vice-prés., prof, Bovey ; scorétaire, E.Devilleere.A A-line Feuilleton du Journal des Campagnes Québec, 31 MAI 1894\u2014No 1 \u2014\u2014 ps LES AMBITIONS Mme THOMPSON I Jamais William P.Thompson n\u2019avait u se faire admettre au Knickerbocker- Club de New-York, bien que sa femme fat d\u2019une très aristooratique famille de Baltimore, les Hébert, apparentés, disait- on, à Washington, et dont le chef gardait précieusement l'ordre de Cincinnatus porté jadis par son arrière-grand- père, au temps où cette distinction, bientôt abolie, récompensa particulièrement les officiers français, si brillants dans la fameuse \u201c guerre de l\u2019Indépendance \".Mais, vraiment, la fortune des Thompson était trop récente, faite dans l'Ouest, là-bas, honnête peut-être, on l'admettait ; seulement il y avait bien assez do monde au Knickerbocker et l'on ne pouvait nier que, tout jeune, Thompson n\u2019eût servi comme garçon à l'hôtel Wellington.vous savez, Ma- dison-Avenue, Faute du Knickerbocker, William P.Thompson essaya de I' Union-Club.Un nouvel échecle désespéra.L'an.cisn garçon de l'hôtel Wellington ne pouvait passer au coin de la Cinquième Avenue et de la 21e Rue sans éprouver un serrement de cœur.Îl ne restait plus aux Thompson qu\u2019à se rendre en Europe.Vers la fin de mai, ils débarquèrent un soir à Paris.Dès le lendemain, dans un landeau de remise, les Thompson montaient au pas l'avenue des Champs-Ely- sées, Madame (elle était devenue \u2018\u2018 madame \u201d et Thompson \u2018\u2018 monsieur \u201d, en arrivant au Hâvre), Mme Thompson regardait les hôtels avec une curiosité très injustement malveillante.Lisant dopuis longtemps, à New-York, les journaux français, étudiant les gui, des, collectionnant les rues de Paris, l'Américaine croyait presque se reconnaître dans la voie triomphale montant du Rond-Point vers le couchant.Le dernier volume du Zout-Paris, Soigneusement emporté, epécifiait les noms des propriétaires.À gauche, l\u2019angle du Rond-Point Mmo Thompsan aurait préféré la belle maison d\u2019en face, en plein soleil.Mais Pourquoi avait-on laissé l'architecte mattre les fenêtres sur ces petites plaques de marbre ?Enfin l'emplacement était joli, Plus haut à gauche, l\u2019ancien hôtel de Paiva ne trouva pas grâce devant l\u2019Américaine.Trop petit cet hôtel, si élégant qu\u2019il fut.Le concierge, trè digue, fermait justument la grille, Mme Tho-npson apgrgut un ruban à la boutonnière d\u2019un vêtement noir et correct et se promit de possédur un suisse \u201c\u201c décoré de plusieurs ordres\u201d.Cela ferai bien pour recevoir, rarement d'anciennes amies, - Le landeau montait toujours.A droi} te il était impossible de ne pas admirer les grandes fenêtres Louis XV d\u2019une gracicuse construction un pou basse, waiy quelle servitule bruyante de laisser à un marchand de ohevaux le passage sous son appartement, L'hôtel sui vant était trop enfoncé.Le petit palais où une très grande dame française succède à feu Sa Majesté la reine Ohristine d'Espagne, semblait malheureusement écrasé par le mur de la maison voisiue.Entre deux hôtels bien carrés montaitia rue Balzac et l'uniforamté semblait triste.JOURNAL DES CAMPAGNES < des maisons entourant l'Arc de Triomphe les embourgeoisait étran gement.On prit l\u2019avenue du Bois-de-Boulogne L'ancien hôtel du duc de Nemours avait perdu le tiers de son jardin, En face, le fier château d\u2019un milliardaire heurtait ses architectures à l\u2019inexorable alignement dela rue, comme, plus bas, le pavillon royal d\u2019un prince parisien, Bref, chaque habitation dut recevoir à tout prix un petit paquet, l\u2019Américaine se promettant de réaliser l\u2019hôtel idéal, selon son goût pour y recevoir la fleur des pois\u2026 qui fléurit parfois sur d'assez singuliers terreaux.II Une personne facilita beaucoup les débuts de Mme Thompson, l'excellente marquise de Négrepelisse, femme de l\u2019ancien ministre et présidente des \u2018\u201c Orphelines du Phylloxera\u201d.La marquise avait des tendresses de mère pour toutes les gamines du Widi.Chaque jour les lettres arrivaient on foule à l'hôtel de Négrepelisse, Saint- Joan-Pied-de-Port, la Bastide-Clairan- ce, disait les timbres-postaux, Saint- Bertrand de Commings, Lectoure, Cas- tel-Sarrazin, Mirepoix, Limoux, Bédarieux, Martigues\u2026 Il fallait de l\u2019argent, beaucoup d\u2019argent.Certains jours la marquise ne savait plus où donuer la tête, mais elle était femme de ressources, et rien ne lui coûtait pour son œuvre.Bjentôt les accacias allaient neiger au bois de Boulogae sur les promeneurs élé gants.Mme de Négrepelisse, terriblement affairée, préparait \u2018sa vente\u201d, un des évènements de la saison.Ca serait une vente dansante, mangeante et théâtrale.On aurait un orchestre de dames turques ne montrant que leurs yeux, du caviar frais venu spécialement de Russie en wagon plombé de toutes les aigles diplomatiques, des projections représentant les derniers évènements du Dahomey avec, comble d'actualité, le \u201cwharf futur de Kotonou et beaucoup d\u2019autres \u201cattractions\u201d.On entendrait Yvette Guilbers dans une chaason spéoiale au profit de l\u2019œu- vre : C\u2019est le Phylioxera, ra, ra Qui s'eu.onira Quand on aura Mis la vigae américaine.Ua académicien \u201c éminent \u2019\u2019 consentirait à dire deux mots pour remor- civr \u201c Mlle Guibert\u201d ; un prince indien de passage à Paris, viendrait, couvert de diamants, et puissurtout on verrait les nouvelles \u2018\u201c beautés\u201d.\u201c Mme de Négrepclisse était en campa gne,ll lui fallait des vendeuses éblouissantes ou milliardiaires avec trois ou quatre vraies très grandes dames consentant à mettre leurs noms comme pavillons sur la flottille.La moitié des vondouses appartint a'ix localités les plus éloign¥es du faubourg Saint-Germain.L'Australie centrale et la Siberie tartare, furent dit-on représentés.Par le marquis, profondément versé dans la science économiqme Mme de Négrepelisse connaissait l'exis tence des troupeaux de moutons toujours croissants et des mines d\u2019or nouvellement découvertes.4 Le grand jour-arriva, Des messieurs très distingués avaient biea voulu, au nom du Figaro et du Gaulois, visiter l\u2019hôtel de Négrepeiisse ; on aurait \u201c une bonne presse \u201c, Balloir achevait de transformer lo rez-de-chaussée en une sorte d'immense bazar prétentieux et, surlatrès noble porte cochère, une grande bande de calicot frangée d'or portait en lettres immenses : VENTE DE CHARITE, ENTREE LIBRE.Cette * entrée \u201c était la petite élégance démocratique, la publicité crâne assurant à ces dames leur qualité réelle de vendeuse», S'il allait venir du peuple, du vrai ! Des dames auraient .donné tous les vicomtes pour un brave ouvrier, Il ne vint pas le moindre \u201c zingueur \u201c paturellememt, mais il vint Mme Thompson, Dans une élégante et simple toilette noire, avec, au chapeau, la floraison d'une branche claire, l\u2019Américaine fit son entrée vers cinq heures La vente battait son plein.Mme Thompson paya d\u2019un beau louis d'or quelques viollettes, puis résolument, elle se dirigea vers le comptoir principal où l\u2019on vendait les travaux féminius de l\u2019œuvre, hideuses tapisseries, tricots trop étroits, broderies inacceptables.Bientôt l'Américaine eut devant elle un annoncelle- ment d'inutile bonneterie.Alors, crayonnant pour l'envoi son adresse sur uns carte d'elle et de son mari, Mme Thompsont remit À la marquise dix billets de 1000 francs, épinglés d\u2019une pauvre petite épingle blanche.J'espère, ajouta l'Américaine, vous envoyer aussi l\u2019offrande de M.Thompson pour les \u2018\u2018 Sauveteurs de la Garonue \u2019\u2019, dont s'ocoupe M.le marquis ; cette œuvre est si belle, Quelques jours après, an membre du corps diplomatique \u2019\u2019 parlait des Thompson à la marquise ; une très sommaire enquête menée par le marquis donnait les meilleurs résultats, et Mme Thompson recevait nne invitation des Négrepelisse.lin marquise, un moment s'était bien dit que \u2026.mais en songeant à la longueur de sa liste !.\u2026 on pouvait prier les Thompson pour les | grandes fêtes en leur fermant les \u201c intimités \u201d III Dès l\u2019année, suivante, les réceptions de Mme Thompson n'étaient pas san éclat.Très\u2019 intelligente, très capable d\u2019assimilation, l\u2019Américaine n\u2019avait pas tardé à connaître superficicllement le clavier parisien.Elle croyait un peu trop que Ja duchesse de Thiérarche descendait réellement de Charlemagne et la princesse \u201cConstantini des premiers Césars d'Orient ; elle n\u2019estimait point assez la baronne de Cirmont, née Joyeuse, et la comtesse de Molshelm, dont les ancêtres ont presque régné aux bords du Rhin ; elle discourait tout de travers sur les \u201c duchés-fomielles \u201d et ne savaient pas ce qu'étaienu \u201c les preuves chapitrales \u2019, mais, somme toute, elle comptait à Paris.L's reporters mondains citaient même volontiers ses fêtes, Mme Thompson n\u2019avait pas d\u2019enfants.Au milieu de son demi-aucoès, elle pensa qu'une nièce à marier lui serait tout à fait utile pour s\u2019ancrer dans la bonue compagnie du vieux monde, D'abord, ou attirerait ainsi la foule des jeunes guns pauvres et bien nés.À New Haven, Cunnectieut, M C.- Ii.Smith, cousin de Mme Thompson, élevait difficilement huit pauvres filles, catholiques à cause de leur mère.La plus jolie, parmi celles d'un âge convenable, fut demandée, voyag: payé, par \u201c câblegramme \u201d,«t expédiée à Paris, moyennant une promesse faite par les Thompson de lui donner 50 000 dollars \u201c en cas de dédit \u201d.M.U.-F.Smith avait exigé cela.Les affaires sont les affaires.Grande, blonde, mince, avec un cou charmant, des yeux bruns\u2019 veloutés, un petit nez drôit, miss Eva gracieusement adouoissait la désinvolture ua peu mus- ouline du type yankee par le charme de l'héritage maternelle.Feu Mme C.F Smith, oréose de Louisiane descendait d'une famille francaise.\u201cQuelques jours après l\u2019arrivée de miss Eva, les Négrepelisse donnèrent un bal, Dès onze heures, lés voitures ne pou- vaiént presque plus circuler devant l\u2019hô- tol dans la grande voie que le conseil mu- nicipal de Paris venait de baptiser ave- nue Danton.Tout Paris était invité.Là se trouvaient et la vicille aristooratie en état de rumuer ses jambes ctla nouvelle ; la très haute finance de France coudoyait quelques \u201c rois de chemina de fer äiméricains \u201d ; les députés, les sénatours de tous les groupes de droite avaient reçu des cartes, et le chargé d'affaires de Honolulu ne paraissait pas dépaysé auprès des ambassadeurs européens.Deux orchestres, l'un au rez-de chaussée l\u2019autre au premier, remplissaient les appartements de rythmes danseurs.Un escalier intérieur très heureusement aménagé, permettait de parcourir l'hôtel saus revenir sur sef pas.Dans uue robe \u201c esthetic\u201d d'un vert très pâle à plis droits, un mince collier de jad« vert aa cou, miss Eva fit son entrée vers miouit, suivant Mme Thompson, dont l'éblouissante truîne rouge mettait uns vague de feu sur le parquet miroitant, Trois minutes après un chuchotement remplissait les salons, Qui est-ce ?\u2014 Qui est-c2 ?\u2014Elle est ravissaate.Jg vais me faire présenter, Le suocés de miss Iva ne fit que s\u2019ac centuer toute la soirés.Au cotillon, elle eut pour danceur le prince Yoshii-Shini- z0, petit cousin de l\u2019empereur du Japon et reçut des brassées du flours, des avalanches de primborions.Cette fois les Thompson tenaient la corde.Ils anuoncèrent- partout qu\u2019ils - | donaaient à leur nièce, à leur chère enfant, 3 millions de dot, le second de leur hôtel, des éouries, des remises ; qu\u2019ils se- lraient trop heureux de garder près d\u2019eux e futur méaage, de nourri: les domt- tique et même les chevaux.* On a de- \u2019avoine pour tout le monde \u2018\u2019, disait en riant Mme Thompson, avec nn: aff :ota tion de bonhomie, L'Américaine vou:ut elle-même recevoir, On était aux derniers jours d'avril dans tout l'éclat de \u201c la saison \u201d parisienne.Miss Eva marchait de triomphe en triomphe.Habilement Mme Thompson fit courir le bruit\u2019 d\u2019une ailliance possible avec les trois au quatre premiers partis du jour.En même temps, on se chuchotait à l'oreille le nombre des demandes repoussées.Toutes les fois que Je nom d'un jeune homme était prononcé devant Mme Thompson, celle-cj prenait d'ailleurs la chose pour une d¢- marche.Vers le 10 wai, I\u2019 Américaine se persuada qu\u2019elle venait de recevoir la centième demando ! Ou avait, murmurait- elle tout bas, laissé passer vingt-se pt comtes ! Sur ce nombre, il uc devait pas \u2018y avoir plus de trois ou quatre affaireS sérieuses, mais, volontiers, Mme T'homp- son aurait cousu un gulon sur ses manches à chaque dizaine de prétendants.Malgré toutes ces ambitions, elle assurait au reste avec une certaine vérité que Miss Eva choisirait selon son cœur.Si infatuée de monde que fût l'Américaine elle voulait sincèrement le bonheur de sa nièce, seulement Mwmc Thrmpson avait une conception un peu particulière du bonheur : le bandeau de l\u2019amour lui semblait une couronne.Deux jeunes gens piraissaient ocou- per partioulièrement de Mlle Eva Smith un Italien, don Audrea Ziai, marquis de F'ivrenzuola, des princes de Fuaino ; et le lieutenant Georges Morin.Mme Thompsou avaiteu bien de la peine à inviter ce dernier chez clle, maïs il était le fils du général Morin qui, un moment ranitua l'âme f,aoçaise à la fin de 70, porta les espérances de tout son peuple et contrebalança le gouvernement.Déjà les soldats de Morin l'acclamaient com- we I\u2019 \u201cempereur\u201d futur, le chef, le maître, le dieu qui, seul, pourrait ramener la victoire dans nos lignes.Morin ! disaient les prêtres du haut des chaires Morin ! criaient les pauvres mobiles électrisés ! Morin répétaiént les mille voix de 'a presse, Un religiouse de Belfort prophétisait, les plus sceptiques n\u2019osaient pas rire, on allait voir se renouveler l'incarnation d\u2019un pays dans un homme, toutes Jes volontés, toutes les intelligcnces, tous les espoirs semblant se réunir pour lui donner je ne sais quel puissance mystérieuse.etpuis, à la bataille de Ferrière Morin était tombé frappé, disait on, par un traître, car on ne pouvait croire à l\u2019abandon de lo fortune, Si Aundrea réalisait un type classique aveo ses yeux noirs, ses ailes de corbeau sa chaude pâleur de beau brun et son nez droit aux minces narrines, il faut avouer que Georges Morin manquaitun peu de régularité dans les traits, çon nez trop ouvert ne rappelait en rien les bas- reliefs du Parthénon, mais il avait \u2018une, si bonne ct loya'e figure, une vraie figu- ru française éclairée de deux grands yeux bleus où se peignait son âme, de jolis cheveux shâtains coupés cour une taille éiégante, bien proportionnée, des extrémités fines et surtout cette harmonie des mouvements, ce rychme gracieux dans la démarchs qui montrent la vigueur, lg souplesse, la santé parfaite et presque la bonne conscience.Miss Eva ne pouvait s'empêcher de se confier avec un certain plaisir au bra8 de Morin quand celui-ci l\u2019entrai- nait dans un rapide tour dc valse ; elle se sentait en sûreté, tandis qu'au quadrille elle détournait parfuis uu peu la tête sous le regard trop fixe de l'Italien Pourtant, il était beau, très beau bien plus beau que Morin.Si honnête que fut miss Eva, elle venait d'un pays où les jeunes filles osent regarder leurs maris futurs ; et, par le contraste même formait physiquemeut avec elle, Andres lui plaisait beaucoup elie se le figurait en noble toscan préraphaélique suivant l\u2019idéal actuel des pays anglo-saxons Bientôt lors d\u2019une fête costumée chez les Négrepelisse, miss Eva put voir son rêve matérialieé.Ve fut un murmure - d\u2019admiration quand l'Italien parut, élégant et sévère.Tout le temps dh cotillon miss Eva eut près d\u2019elle ce beau seigneur du quivzième siècle et lorsque la jeune fille revint avec sa tante \u2018dans le jour froid du matin, les deux femm s ne parièrent que d\u2019Andrea.Cependant miss Eva Lesit«it \u2018toujours.Vaguement elle songesit à d'autres partis.Le vicomte de S-«iut Loup, le marquis d'Humberville, étrit assuré= meut fort bien, et tous deux bons fn tilshommos ; le baron Fiockivger avait une grande fortune ; le jeune Viscount Micking, de l'ambassade d'Angleterre, venait de faire les beaux jours d'Hyde- Park ; mais quoi ! aucun d'eux ue plai- gait à la jeune fille.Avec le fils des princes de Foiano, elle rêvait de parcourir triomphalcment l\u2019Amérique ; avec Morin, elle pensait aux tranquilles amours de toute une existence.Il va sans dire que Mme Thompson repoussait absolument l'idée d'appeler sa nièce \u201c Mme Morin \u201d\u2019, Miss Eva semblant moins touchée que sa tante par ia couronne fanée des Foiano, Mme Thempsoa exploitait le peu d\u2019assiduité du lieutenant qui, détaché à l\u2019École supérieur de guerre, forcé de se lever presque tous les matins à des heures invraisemblables, Le pouvait suivre miss Eva de fête en fête comme le bel Andrea Zini.D'ailleurs, vacontait le marquis de Fiorenzuola, au simple cousin, poitrinaire au troisiéme degré, le séparait de la principauté familiale.Mme Thompson ne se tenait pas de joie à l'idée d'avoir un jour un prince dans son second.Il lui semblait qu\u2019il en descendrait quelque chose sur elle, au premier ; qu'elle serait au moins vicomtesse, LA te ee pi \u2018 Ce oC ; go | \u2018 3 \u2014 \u2014 vote ei.Vers la fin de mai, Morin dut se rendre à Bourges pour faire des tirs d'artillerie ct manqua un bal chez les \u2018Thompson.Cependant les affaires de l'Italien avançaient peu.Alors, pour frapper un grand coup, il demanda la permission à Mme Thompson de lui amener un jeune chapelain de la cathédrale de Foiano, Mgr Gamba.\u2014Une cathédrale ! tu auras une cathédrale, mon enfant, disait le soir Mme Thompson ; c'est demain que vient monseigoeur, et il est aussi premier chapelain des princes de Foiano ! Deux jours aprés, Mgr Gamba dinait chez l\u2019Américaine.Le mariage se décidait.Cor:me un trophée de conquête, bien qu'elle pe fit pas catholique, Mme Thompson promenait dans Yaris le chapelain des Foiano.Une chose l'avait bien étonnée.La première fois qu'il sortit en voiture avec l\u2019Américaine, Mgr Gamba fit le geste de monter sur le siège, mais il s'était exousé sur l'habitude des voitures napolitaines.Dans Paris, on annonça le mariage et Zini achetait une corbeille splendide des bijoux fabuleux, à crédit toujèurs, \u2014C'\u2019est trop, monseigneur, c\u2019est trop, disait Mme Thompson à son nouvelle ami.; \u2014Lou prince est riche, répondait Gamba.On n\u2019attendait plus que les papiers italiens un peu en retard.Mme Thomson, seule dans un petit salon, étudiait déjà les listes d\u2019invitations pour le contrat, lorsqu\u2019elle vit entrer Gamba en civil, pleurant, défait, lamentable, \u2014ÀAk ! madame ! ah ! pardon, pardon | fit-il tombant à genoux, \u2014Qu'avez-vous, monseigneur ?\u2014Moi ! pas monscigneur, moi Luigi Gamba ; ancien valet de chambre de Zini, qui a disparu avec tous les bijoux.Moi, honnête garçon, moi je ne veux pas être accusé, C\u2019est déjà trop d\u2019avoir consenti à faire le monsignor, à vous tromper, excellente dame, Dieu me punira, je demande miséricorde à la Madone, mais je ne veux pas aller en prison.\u2014Comment ! fit Mme Thompson, pâle de surprise, vous n\u2019êtes pas un prélat ?\u2014Non, non, ancien enfant de chœur puis sous-sacristain à Foiano,tandis que Zini était fils de l'orfêvre de la cathédrale.\u2014Mais son cousin le prince Foiano.\u2014Ah ! signora, le dernier des Foiano, le seul, le prince, est enfermé dans une maison de fous ! Plus de famille, plus un seul parent proche, Alors, de son nom vrai, le prince #\u2019appelle Zini, comme Andrea, et l'orfévre prétendait bien, surtout après la folie du prince, être de la même famille que lui.Peut-être, a dit un jour devant moi un vieux moine savant, peut-être l\u2019orfèvre descendait-il, d\u2019un enfant déshérité des princes ; voilà longtemps.longtemps.Andrea garde des papiers.\u2014Quoi ! fils d'un orfévre ! \u2014Oui, signors.La Madone est riche, elle a plus de colliers que vous, madame Thompson.Il faut les réparer, les nettoyer quelquefois.De père en fils, les Zini servaient la Madone.Pour Andrea.c'était monfgrand ami.Ah ! le beau garçon et malin, et dégourdi, Je Padmirais !.Il perdit son père et quitta loiano, car on ne voulut pas lui confier les bijoux de la Madone, il était trop mauvais sujet.Je fus bien heureux quand il m'écrivit un feu plus tard de Monaco, me disant\u2019qu'il avait gagné beaucoup et que je vinese Je \u201crejoindre comme valet de chambre- secrétaire, car le curé de la cathédrale m'avait privé de mes fonctions.\u2014Pourquoi ?\u2014Oh ! Signora, une misère, une bague de la Madone mise à mon doigt le jour de la fête ! Et la Madone aurait bien pu me la donner, n\u2019est-ce pas ?Depuis j'avais quitté Zini pour tâcher \u2018de m\u2019établir à Foiano, jo voulais tenir un petit café\u2026 L'argent cst rare là-bas, je suis revenu faire le monsignor à Paris.pardon, signora, pardou ! \u2014 Mais comwent Zini n\u2019a-t-il pas emporté les plus beaux diamants qu'il a laissés hier chez moi.\u2014Ah ! signora, c'est le lieutenant Morin qui vous les a sauvés.Il a su, je ne sais comment (les officiers fran- gais sont très malins, siguora), il a su, ou à peu près, la vérité sur Zini.Alors il nous a rencontrés hier matin, à pied, derrière l\u2019Arce de Triomphe ; nous allions voir des chevaux, des chevaux superbes ! « \u2014 Monsieur, dit le lieutenant, monsieur Zini, je suis bien aise de vous rencontrer, car je voulais me rendre chez vous, £_\u2018* \u2014 Quel honneur ?fit Andrea, très incliné.# \u2014 Je voulais vous dire que si vous ne quittez pas immédiatement Paris, \u2018l\u2019affaire du casino de Bucharest sera révélée à M.Thompson, puis au préfet de police.« \u2014 Je ne vous comprends pas, balbutia Zini devenu très pâle ; je prendrai conseil de mon honneur\u2026 Le lieutenant s'était éloigné.Andrea me quitta.Je devais déjeuner chez lui.\u201c \u2014 A une heure seulement, fit-il, Quand je me suis présenté, je n\u2019ai trouvé que son domestique.Zini était rentré puis ressorti, sans laisser d\u2019ordres.J'ai attendu deux heures.Je savais où Zini cachait les principaux bijoux.L\u2019armoire était vide, signora, rien, rien !.Le premier mouvement de Mme Thompson fut de porter plainte et le second d\u2019'écrire au lieutenant Morin.Elle avait confiance dans l\u2019honneur de l\u2019efficier ; lui seul, probablement, à Paris, lui seul et Gamba savaient le secret.Or il s'agissait avant tout d\u2019éviter un seandale qui ferait perdre à Mme Thompson sa position mondaine, Elle payerait les bijoutiers et règlerait toutes choses, Quant à Gamba, on le repatrierait à Foiano, on lui donnerait même une petite sommo d'argent, après lui avoir demandé une déposition éorite par laquelle on le tiendrait toujours en le menaçant d\u2019une accusation de complicité.Zini ne reparaitrait pas.Après tout, Mme Thompson, c'est une perte incompatablement moins grande que celle faite il y a quatre ans sur les porcs salés de Chicago.IV Dans le monde, les Thompson racontèrent que Zini avait dû partir, subi.temont appelé par une dépêche au sujet de son cousin le prince de Foiano, \u201c dont la santé inspirait les plus vives inquiétudes.\u201d | L'Américaine = laissa entrevoir que le deuil prochain retarderait nécessairement le mariage, puis, comme on était à la fin de la \u201c saison \u201d, Mme Thompson etsa nièce partirent pour de petites eaux en Bohême, tandis que M.Thompson allait étudier une affaire dans le Nebraska.L'hiver suivant, il retrouva sa femme et sa nièce en dahabieh sur le Nil, Tous trois regagnèrent au printemps leur hôtel de Paris, A quelques amies peu discrètes, Mme Thompson laissa entrevoir que Zini, devenu \u201cprince de Foiano, souffrait lui-même de la poitrine On verrait.Miss Eva ne tarda pas à retrouver dans le monde Georges Morin,qui terminait sa deuxième année d'école de guerre.Le bonheur était là peut-être ! Avec un tact parfait, l'officier conti nua ça cour discrète, comme si rien ne s'était passé.Mme Thompson, elle-même ne put s\u2019empêsher de dire un jour : M, Morin est un vrai gentilhommo \u201d ; et plus miss Eva causait avec lui, plus elle croyait sentir dans son cœur unË voix murwurant : \u2018\u201c\u201c Sois donc heu- reuso.\u201d Néanmoins Mme Thompson persistait dans ses résolutions.Jamais miss Eva ne serait Mme Morin, jamais ! L\u2019américaine n\u2019avait pas fait venir sa nièce du Connesticut, elle ne la dotait pas pour être forcée d'écrire à ses bonnes amies d'outre-Atlantique à toutes ses \u201c ennemies intimes \u201d\u2019 de New-York et de Boston que, simplement Eva s'appelait désormais \u2018\u2018 Mme Morin.la princesse de Foiano \u201d, à la bonne heura ! On en aurait parlé dans la \u201c Cinquième A-e nue \u201d, Tout ce qui demeure Up Town estime tant mieux les vieux titres d\u2019Europe ! Et là-bas ?Mme Thompson connaissait les rédacteurs mondains du Chicago Times et du California Democrat de San-Francisco.Quel succès pour M.Thompsen, quand on l'aurait su oncle d\u2019une priacesse en ces pays où naguère on avait pu le voir vêtu en coboy ! Un jour causant avec miss Eva, Mme Thompson osa faire une allusion trop directe à la question des troig millions promis, La jeune fille cut un mouvement de révolte : \u2014Donnez-moi mon délit.\u2014Ton dédit.\u2014Oui ma tante, mes 200,000 francs et si M.Morin, qui est plus riche, veut de moi, nous aurons assez pour vivre modestement en garnison.\u2014Malheureuse enfant !.rause !\u2026 Et Mme Thompson eus ou feigni, une attaque de nerfs.malheu- \u2014Pardon, ma tante, pardou, disait biontôt miss Eva tout en pleurs.Le coup n\u2019en était pas moins porté.Quelques jours après, Mme Thompsom s'étant trouvée souffrante, miss Eva so rendit avec son amie, Florence Gordon, et la mère de celui-ci à une petite fête de jour chez la baronne da Rosenheim, dont l'hôtel s'ouvre si heurcuse- ment sur le parc Monceau.L'étroit jardin offrait aux regards ses massifs de rhodolondrons fleuris, ses arbustes élégants qui semblaient, par une pente harmonieuse, joindre leurs verdures aux frondaisons hautes du vieux parc.Un Amour de marbre, le doigt-sur les lèvres, dominait, charmant, des roses amoncelées.Quelques marches séparaient le jardin des salons, dorés sobrement, où s\u2019épanouissaient la grâce du style Louis XV à son déclin.La salle à manger, toute en stuc d\u2019un rose jaune, faisait déjà pressentir les raideurs impériales, mais avec quelle discrétion dans les ligues ! Bien en vue, un ravissant portrait de la comtesse Du Barry donnait au reste a note carractéristique des pièces claires où semblaient onduler gracieusement les vibrations gaies d\u2019un orchestre moyen.La baronne de Rosenheim n'avait pas fait mettre au bas de ses invitations le traditionnel \u2018 on dansera \u201d\u2019 mais l'absence de tapis dans le plus grand salon, mais deux immenses corbeilles de fleurs coupées, mais de grandes boîtes laissées, comme par mégarde, sur une console et portant, avec lenom du marchand, ces mots \u201c Accessoires de cotillon \u201d, tout indiquait facilement que la baronne permettrait de danser.L'orchestre terminait l'air des bijoux de Faust, Des jeunes gons regardaient la baronne, \\ JOURNAL DES CAMPAGNES \u2014Veuillez donc, dit elle au marquis d\u2019Humberville, demander une valse de ma part.Dans trois quarts d\u2019heure nous commencerons le cotillon.Je vous serai très reconnaissante de le conduire avec ma nièce.Quelques minutes plus \u201ctard, miss Eva, malgré les recommandations de Mme Thompson, acceptait l'invitation de Georges Morin pour le cotillon.Comment refaser d'ailleurs, puisque miss Florence Gordon était engagée ?Miss Eva ne pouvait s\u2019en aller avant elle.Au milieu d\u2019une causerie interrompue par les tours de valse, miss Eva, retrouvant une hardiesse un peu yankee, exposa clairement sa position actuelle à \u2018officier, en mettant l\u2019histoire sur le compte de sa meilleure: amie Augusta Baring, restée en Amérique.Bien vite Morin comprit quo New-Haven voulait dire Paris et Augusta Baring miss Eva\u2014 Je ne sais, termina la june fille, dont Ja voix tremblait, si le lieutenant Kimberly voadra épouser wiss Augusta Baring avec 50 000 aollars seulement et pourtant je crois que le bonheu serait là pour tous deux ?Une émotion profondË et douce remplit le cœur de l'officier ; mais, habitué peut-être à trop mettre avant tout les questions d'honneur mondain, il ne put s'empêcher de répondre : \u2014 Ah ! comment Kimberly peut-il accepterun tel sacrifices,et miss Augusta me regrettera-t-elle pas un jour les milions perdus ?.Mlle de Saint-Loup présentait une rosette à Morin ; il dut se levsr pour un tour de valse, Quant il regagna sa place, voulant expliquer ses premières paroles et faire comprendre touts la grandeur d'un amour devant lequel avait pu seule, une minute, se dresser l\u2019infinie délicatesse de l\u2019offisier, miss Eva n\u2019était plus là.Quittant lasalle du bal, elle était allée s'asseoir près do Mme Gordon.a Au regard interrogateur de Morin, elle répondit doucement : \u201c=~ \u2014Je me suis sentie tout étourdio, excusez-moi, monsieur, il fait trop chaud daus ce salon.D'ailleurs le cotillon va finir.\u201c Quoi !.se disait Morin forcé de s'éloigner, a-t-elle cru que je.ne voulais plus d'elle ?Mon Dieu! mon Dieu, comment lui faire savoir ?\u201d Rentrée chez Mme Thompson, miss Eva rééchit aux paroles du lieutenant.Non, il était trop noble, trop généreux, pour avoir voulu déguiser un refus ! Puis elle pensa que si Morin hésitait devant le sacrifices qu\u2019elle voulait lui faire, elle-même ne devait peut-être pas chercher un mariage que l'officier pourrait regretter un jour.Quand Morin aurait des enfants à doter, ne souffrirait- il pasen voyant la médiocrité de sa fortune.Il fallait renonçer au baau rêve entrevu.Ah ! si elle avait pu convertir sa tante, mais non ! Mme Thompson se montrait inflexible, et dès que miss Eva fut seule dans sa chambre de jeune fille, elle ne put s\u2019emp@cher d'éclater en sanglots.Vv Le surlendemain, comme Mme Thompson se disait, une fois encore : Non, non, je n'y consentirai jamais ! son maître d'hôtel lui apporta la carte du colonel comte de Boiechenu, directeur des archives au Ministèrelde la guerre Tl demandait un moment d\u2019entretien., \u2014 Excousez-moi, madame, fit le colonel, mais je considère le lieu tenant Morin comme mon enfant, j'ai eu l'honneur d'être attaché à son glorieux père et je ne suispas sans connaitre un peu les difficultés qui semblent s'opposer à son bonheur.Vous serez peut être bien aise de savoir que Morin est baron.= \\\u2014 Baron ?\u2014 Voici une pièce que j'ai retrouvée en bouleversant nos archives ; elle vous intéressera, madame, dit le colonel tirant \u2018son porte feuille.Voyez, c\u2019est le dernier titre accordé par l'empereur Napoléon ler, La pièce irrégulière daus sa forme et non enregistrée est pourtant valable Elle a dû être faite hâtivement.Je ne croyais pas que la puissante administration impériale eut ainsi fonctionné jusqu\u2019au moment suprême.Telle était cependant la force impulsive émanant encore, sur quelques points, de Napoléon même vaincu ! Regardez la date donnée parla création du titre : 18,juin 1815.Oa était au soir de Waterloo vers sept heures.Les grenadiers et les chasseurs de la garde se massaient entre \u2018\u2018 la Belle-Alliance \u201d et \u201cla Haye-Sainte \u201d, Napoléon, du geste indiquant l\u2019ennemi promettait la victoire.Depuis l\u2019empereur jusqu'au dernier corporal, tous croyaient à l'arrivée de Grouchy ! Wellington jetait en première ligne les battaillons\u201dde Brunswick et de Nasseau.Des deux côtés on saurait mourir, Le sort du monde allait se décider.La charge bat, la gar- ne sort du vallon et gravit la hauteur sous le fou des batteries ennemies qu'elle enlève à la baïonnette.Un homme domine :es rangs héroïques des chasseurs C'est le jeune colonel Morin, promu depuis quelques jours seulement.Au pas sur son cheval d\u2019un blanc rose, l\u2019épée en main, il jette aux soldats de Nasseau le terrible cri de : Vive l'empereur | Mais, derrière, les Nasseau savent la garde anglaise ; tremblants ils hasardent le choo de I'aigle qui les renverse.Voici les vieux soldats de Wellington Les chasseurs de Morin sont diminués, étrangement, et pourtant il faut vaincre, + \u2014En avant hurle de tous ses poumons Le colonel encore non blessé, à la baïonnette, les chasseurs de la garde !.Vive l\u2019empereur! Une balle frappe le bras droit de Morin, qui lève alors son épée de la main gauche ; une seconde balle l\u2019attoint à la gorge, il ne peut plus parler, le sang l\u2019étouffe, Malgré lui, sa main gauche se porte à sa blessure ; son épée, ses rênes tombent ; à peine peut-il de ses doigts crispés s\u2019accrocher au pommeau de sa selle ; un voile couvre ses yeux.En ce moment, son cheval blessé veut fuir Morin se maintient à perne.Son cheval l\u2019emporte vers les rangs français et vient s'abattre, sanglant, aux pieds de Napoléon.\u2014dJ'ai vu les chasseurs de la garde dit 'empercur, Vous êtes général et bas ron.Les yeux seuls de Morin peuvent remarcier, On ne croit pourtant pas ses blessures mortelles.Un officier inscrit les paroles impériales.Napoléon avait dit : Grouchy ; le des tin répondit : Blücher ! Morin, tombé aux mains des Anglais ne reçut peut-être pas tous les soins nécessaires, ou plutôt ne put survivre à la défaite.Georges est l'arrière-petit-fils du général baron Morin.- ~\u2014Baronne.baronne Morin ! Mme Thompson.\u2014Et les armoiries portent au chef - l'aigle impériale couronnée d\u2019or empiétant un foudre du même.Les services de table, le papier à lettre, pourront ressembler à ceux de la cour\u2026 \u2014Ët puis, M.le baron Morin est vraiment trés bien, interrompit l\u2019Américaine faites-nous donc, colonel, le plaisir de nous l'amener un de ces jours à diner, fit G.pe PIMOPAN \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014-< 0eme ren rm | LES CHEVALIERS DU TRAVAIL powderly pleure et se plaint qu\u2019on le traite injustement Scranton, Penn, 34 \u2014 L'ex-grand- maître ouvrier Powderly a dit à un re- orter qu'il ne pouvait croire qu'il avait été expulsé par les Chevaliers du Travail, puisque les lois de l'Union requier- raient qu\u2019un procès ait lieu lorsqu\u2019une gocusation quelconque était portée contre un membre, ce qui n'avait pas encore été fait.Une réunion do l\u2019Asgemblée du District No 16 a en lieu our examiner la chose.Sur douze assemblées locales, il y en avait sept de roprésentées, 2; M.Powderly fut invité à comparaître et à expliquer son cas, ce qu\u2019il fit sans hésitation.Les larmes aux yeux, l'ex-grand- maître ouvrier s\u2019est plaint des nombreu- ges persécutions auquelles il était en butte et a lu nombre de lettres en justification des accusations que scs ennemis ont portées contre lui.C'était pour lui une honte que d'être expulsé d\u2019un ordre qu'il avait fidèlement servi pendant quinze ans et une grande injustice que de ne pas lui laisser les moyens de ge justifier, M.B.Martin, de Minneapolis, membre du conseil exéoutit des Chevaliers du Travail, a été arrêté à la demande de M.Powderly qui l'accuse d'avoir ublié de faux rapports dans la presse ocale eur sou compte.\u2014\u2014\u2014\u2014ltp>-e\u2014- mme Bralé vif Hyde Park, Moss, 23 \u2014 Un triste -accident est arrivé à Hyde Park, mer- oredi dernier.Un petit garçon de trois aus nommé Eli Jalbert en a été la victime, Ses parents, M.et Mme Jean Jalbert, demeurent au numéro 326 rue ouest River.L'enfant jouait sur la rue avec un pctit compagnon ; ils avaieut trouvé une allumette avec laquelle le petit Eli imprudemment mis le feu à ses vêtements, Il a été découvert par une dame Pagington qui a vainement essayé d\u2019éteindre le feu qui dévorait l'enfant.Sa mère arriva quelque temps après et emporta sôn enfaut, qui morut quelques minutes plus tard.Le père de l'enfant était au Cauada et on l'a fait mander par télegramme.Le corps de l'enfant a été inhumé samedi, douane de Québec, le 23 mai 1894, est de $2,945-58.Grève sanglante Port-Saïd, 24.\u2014 Deux mille ouvriers employés au chargement du charbon sc runt mis en grève samedi pour obtenir une augmentation de salaire.Des bagarres ont eu lieu dans les rues et la police a été appelée pour rétablir l'ordre, Dans une douzaine de rencontres, vinat- cinq grévistes et plusieurs agents de police ont été blessés.L\u2019agitation est grande parmi la population ouvrière et des patrouilles de police parcourent constamment les rucs de la ville.LA CRISE EN FRANCE.Pns encore de cabinet Paris, 24\u2014Pas encore de cabinet de formé, M.Dupuy a été mande, mais après avoir conféré avec M.Poincarré, il a refusé.Il a conseillé la formation d\u2019un cabiuet radical.; On ne croit pas qu\u2019il y ait de cabinet de formé avant que M.Carnot déclare si, oui ou non, il a l'intention d\u2019être de nouveau candidat à la présidence.TRISTE ACCIDENT Un épileptique pris du haut mal en cruot Sudbury, Ont, 24\u2014Un ttiste accident est arrivé hier.Omer Roy, de octto ville, et deux amis s'en allèrent faire une promenade sur le lac Wahnapites, quand Roy fut pris d'un ascés d\u2019épilepsie.Dans ses crises il a fait chavirer la barque et s\u2019est royé.Ses amis ont pu gagner le rivage à 'a nage, ,[ Roy lai-ss une fomme et doux «n- fants, 4 4 LE BILL DU TARIF Les républicains essnient une défaite Washington, 25\u2014Le sénat a continué hier la question du Tariff Bill, M.Gorman, sénateur démocrate du Maryland, a prononcé un discours qui a duré plus d\u2019une heure, Après lui M.Teller, républicain du Colorado, à pris la parole et a causé une profonde sensation en proposant de mettre de côté le bill ; il voulait, disait-il, sonder l'opinion das sénateurs sur la question.La proposition de M.Teller a éolaté comme une bombe au milieu de l\u2019assemblée et a jeté la consternation dans les rangs des sénateurs des deux partis, Les messagers se précipitèrent de tous côtés, dans les couloirs, à la recherche des sénateurs afin de réunir Je plus de voix possible sur la question.M.Butler se faisait raser lorsqu'un mersazer l\u2019a trouvé, L'honorabl& génateur s\u2019est aussitôt précipité dans la salle, n\u2019ayant qu\u2019un côté du visage rasé.L'appel nominal s\u2019est fait au milieu d'un profond silence et a causé le plus vif intérêt, chacun étant désireux de savoir comment voteraient MM.Hill, Irby et Peffer.Ils ont tous trois voté contre la proposition de M.Teller.Enfin, cette motion a été rejetée par 38 voix contre 28, Les démocrates sont enchantés d'avoir pu réunir une assez forte majorité contre la proposition de mettre de côté le bill du tarif ; ce sera sans doute le dernier essai à ce sujet.Les républicains admettent maintenant que tous les sénateurs démocrates et populistes voteront pour le bill.$20,000] EN FUMEE 400 personnes sans ouvrage Le fen dans la fabrique de soieries Montréal 25\u2014 Vers ooze heures, hier soir, une alarme appelait les pompiers au coin de la rue Vitré et de la ruelle White, Le feu s'était déclaré dans la farique de soieries et se propageait aveo une rapidité effrayante.Lies pompiers se mirent Courageusement à l'ouvrage, mais l'incendie embrasa bientôt toute l'immense batisse.Les personnes qui demeurent dans les environs craignant une conflagration commencèrent à mettre leurs meubles en lieu sûr.Cependant les pompiers purent enfin se rendre maîtres de l'incendie et faire cesser ces craintes.Ja bâtisse toutefois n'est qu\u2019une ruine et les pertes sont considérables.Environ quatre cent personnes se trouvent ainsi sans emploi.Les dommages matériels s'élèveront à $20,000, couverts en grande partie par des assurances dans la London and Liverpool and Globe, l'Atlas, la Glasgow, Ja Phœnix de Liverpool, la Phoœnix de Hartforà et l'Ontario.On ne connaît pas encore l'origine du feu ; un nommé Thomas Hereward, qui demeure dans les environs, dit qu'il a entendu le bruit d\u2019une .explosion et qu'\u2019aussitôt il a aperçu les flammes dans la bâtisse, D'autres prétendent, qu'i!s ont vu deux hommes sortir de l\u2019établisse- men quelques secondes avant l'explosion.Une enquête sera tenue par les commissaires des incendies.Ajoutons que la manufacture de boîtiers de montre, dans la bâtisse voisine, a souffert aussi par le feu.© condi 20 mi = Pilules Holloway Rhumatisme et névralgie.\u2014Tlest quelque fois difficile de déterminer laquelle de ces deux maladies fait souffrir lo pationt, mais cette gnorance ne fera rien, si on emploie les romè- es Holloway.Ils allègent ct guérissent toutes ouleurs musculaires et nerveuses.Dans le rhumatisme héréditaire après avoir baigné les parties malades avec de l\u2019eau salée chaude on devrait bien étendre l\u2019onguent Holloway sur l\u2019endroit de fagon à co qu'il pénètre bien et que ses propriétés régulatrices et adoucissantes, pé- udtrent les vaisseaux et los nerfs les plus profonds qui, 6tant excutés, oausent la doulour et Ventlure.Les traitemonts Holloway ont le mérite de déloger la maladio sans ruiner la constitution ec qui était le résultat inévitablo de la saison.\u2014\u2014\u2014\u2014 en em ee .AVIS M, Mathias Lislois, de Saint-Thomas de Montmagny, et M.J.J.Saindon marchand et maître de poste de la Ri- vière-du-Loup, en bas, sont antorisés a percevoir les sommes dues pour abonnement au Courrier du Canada et an Journal des Campagnes.| JOURNAL DHS | 15.Tronvé noyé On a trouvé hier près du quai de la Compagnie du gaz, un vieillard ai a été reconnu pour dire oe- lui d\u2019un vieillard du nom de John Macdonald, igé de 76 4 80 ans, de Lavalenmté Montmorenoy, + Le vieillard était sorti avant hier soir I pour aller voir à son chevel, ct il n\u2019était pas revenu.On suppose qu'il a perdu l'équilibre en cotoyant de trop près le bord du quai.Leave cm MALE a dE EEE Le meilleur remede pour ONTUSIORS, BRULURES | OUPURES, FOULURES ET ENTORSES.Joseph Hamel & Cie Fc SP Es 2e COTE de la MONTAGNE Nouveaux Tapis, Prélarts, Rideaux, Pôles, Portières, Garnitures de toutes sortes, etc.Joseph Hamel & Cie 58, Bus Sous-le-Fort, Meubles de salons, Salles à Diner, .Chambres à coucher, Bibbliothèques, Valises, Poitamanteaux, Parapluies, Aussi un superbe choix de TWEEDS ECOS \u2018AIS, ANGLAIS ET CANADIEN, SERGES, ETOFFES à PARDESSUS CHEMISES, FAUX-COLS, MANCHETTES, Ete.Ete, Ete, Tailleur de lere classe attaché à l\u2019é tablissement.CAMPAGNES Belanger MANUFACTURIER A LA VAPEUR ET EN_ GRANIT ST-ROCH, QUEBEC.27 mars 1891\u2014 3mej 91 PILULES ANTI-BILIEUSES JU Dr ED.MORIN.Comme il est plus facile de prévenir les maladies que de les guérir, qui tient à za santé d\u2019avoir des selles régulidres ot normales\u2014ee Ur, aucune partie de 1a scienca médicale ve donne une guérison d\u2019uno maladis que colle qui chercho à réparer les dérungements des orgunes digestifs et assimilateurs.À moins que la santé de ces orgunes ne soit maintenue, ils deviennent uno source de rouffrances impossibles à décrire.Los premiers symptômes sont généralement In perte de I appétit, les malnises après rvoir mangé, l\u2019indigostion, ice étourdissements, les maux de tôte, la constipation, la migraine, les brûlements d'estomac, dyspepsie, engorgement du fvic, douleurs dans les reins avec urine chargée qui forme un dépôt au fond du vase etc., etc.Pour la guérison radicale de ces indispositions, toutes les matières nuisibles ot stériles.doivent être expuleées du système.) Cela peut-être effectué par l\u2019emploi d\u2019un romède sûr et effectif, qui, non seulement puisse remettro l'estomac et le foie et les reins dans leur état naturel, mais favoriser uno condition saine des intestins.Pour arriver à ce but ct d\u2019après le témoignage d\u2019un grand nombre de médecins, les ¢ PILULES ANTI-BILIEUSES > du Dr.Ed Morin sont sons rivales, Elles font disparrître non seulement les désordres ci-decsus décrits, mais oncore elles fout un bien incalculable quand ces maladies sont déjà établies ou mème sérieusomont avancées.Aussi les emploie-t-on veo suo- cds dans le traitement de la névralgie, de la jaunisse, duo à la condition maladive du foie, et dans tous los cas de maladies billeuses.Ces Pilules, purement végétales, sont un purgatif complet.Etant recouvertes, on pout les prendre facilument et ans répugnances.Cet avantage joint à celui de produire leurs effets d\u2019une manière douce est un des titres qui recommandent surtout leur emploi pour les femzues et les enfants.c'est un devoir pour celui Qui constitue uno bonno santé.plus grande place pour le sou!agement ot la Un pharmacien bien connu de Montréal, écrit : Dr Ep.Morin & Cie., Québec.Messieurs, Je vends vos PILULES ANTI-BILIEUSES et votre SIROP CALMYANT et jo suis heureux de constater qu\u2019ils donnent satisfaction aux nombreux elients qui en font usage.J.H.F.CHARRON, pharmacien, 1978, rue Notre-Dame, Montréal.| Déclaration Importante Nous publions ce qui suit pour démontrer la valeur d'une médecine qui peut faire beaucoup da biens aux intéressés.*\u201c M, L.H.Chouïnard, marchand bion conau de la paroisse de Matane, conté de Rimouski, déclare qu\u2019ila été œuéri d'un engorgement du foio et des premiers symptômes de la jaunisse par l\u2019asage des PELULES ANTI-SILIEUSES du Dr Ed.Morin, quoiqu'il eut déjà essayé beau- coup de remèdes qui ne lui apportèrent aucun soulagement.\u201d .+ Dr Ep, Morix & CIE.Québec.Messieurs, : Je vous suis très reconnaissant pour l\u2019effi:acité de vo; PILULES ANTI-BILIEUSES qui m'ont sauvé d\u2019une jaunisse trés prononcée.Par leur usage, j'ai acquis la prouve de leur valeur I dans les maladies bilieuses.Votre dévoué G.L.PELLETIER.vente.Sud et la \u201cJE 2 mai 1394 \u2014 2m.cj BIERE ET surpassés.a = Agent des Fromageries \u2018\u201c BLUE STAR \u201d ot \u201c\u201c JERSEY LILY ?* ; sollicite les applications des Froma fa:re partie de ocs combinaisons pour la vente de leurs l'romages sur lo marché de Montréal, Commission, dc.par boite, claire de toute dépense.Les ventes so feront chaque semaine comme par lo passé, et le rotour de cha C'ost une occasion uvantageuso ot profitable pour les bonnes fromagories de vendre leurs | gros, sans qu\u2019il leur on coûte boaucoup.Recommandé par les connaisseurs ot les médecins {duns toutes les 4 parties du Canada.: .} 3 Voyoz les témoignage.écrits de chimistes éminents.à NEUF MEDAILLES ET ONZE DIPLOMES obtenus aux | Expositions Universelles do France, d\u2019 Australie, des Etats Unis, du J Ë Canada, do in Jamaïque, Indes Occidentales.ES ÿ Saveur originale ct fine, purcté garantie, ces breuvages sont faits p spécialement pour convenir nu elimat de co continent et ne sont pas \\ N.Y.MONTREUIL Rue Saint-Paul Québec.28 uveil 1891\u20142}mcej.27 avril 18M4\u20142mej.139 Marchand, biatane.15 mars 18 #\u2014lan 710 LE FROMAGE CANADIEN EN AVANT ! 2x 1892-93\u2014A CHICAGO\u20141992-98.Les \u201c BLUE STAR \u201d ont remporté 25 prix sur 2S échantillons exposés ! ! ! .I > HD WT \u20ac WT SR W LA BAIE, CO.YAMASKA, P.Q.J, N.DUGUAY, La Baie.Go.YAMASKA, P.OQ.PORTER DE JOHN LABA TT DE LONDON, ONT.Le breuvage le plus salutaire pour I'usage général et sans supérieur comme tonique putritif.OQ \u2014 SEUL AGENT, 2772 27 SD, 8\u201d TÉLÉPHONE 5-15-Ba .37 gorsiqui\" désirant que envoi sera fait aussiôt après la priduits au prix du Les patrons sont surtout intéressés dans ce système de ventes : ils ont le plus # haut prix, un meilleur rendement et assurent, par le fnit, In durée de cette industrie, la seule payante aujourd\u2019hui.J Les ventes font assurées 3 des PRIX AVANTAGEUX, les marques \u2018¢ BLUE STAR \u201d M tant parmi les plus recherchées on Angleterre.La marque BLUE STAR \u2019\u2019 «st réservée aux Fromageries de la Rive- EY LILY ?\u2019 à celles de la Rive-Nord.\u2019 Le fromage fait de Init Cerémé, le fromage mal fnit ou mal empnqueté ne peuvent faire partie de ces combinaisons.et «JERSEY LILY\u201d comp- [JOUVRAGES EN MARBRE RERANCH APE, SE ama EE pbs ttes à ct Pie ede 411 : JOURNAL DHS CAMPAGNES 4 = ON ORAME À MONTRERL Meurire où suicide 29 ad dd Montréal, \u2014Vers deux heures hier matin, trois _ Ou quatre jounes geus passaient sur ls rue Craig, lorsqu'ils entendi:ent tout à coup uno détonation d'arme à feu.Ils coururent vers l'endroit où te coup était parti et\u2019 y trouvèrent éteudu sans vie sur le trottoir, le corps d'ua jeune homme.L'ambulance et un fourgon de patrouille furent appelés, car on croyait le malheureux encore vu vie, mais tout était fioi.Une balle partie d\u2019un revolver calibre 22 lui avait traversé le cœur, Le corps a été transporté à la morgue.Jusqu'ici, le défunt n'a pas été reconnu.C'est un jeune homme d'environ vingt-cinq ans, Il a lu figure rasée mais porte une moustache bloude.Il est vêtu d\u2019une chemise de serge bleue.Sur lui on 8 trouvé plusicurs papiers contenant diverses adresses.Un de ces papiers contenait l\u2019adresse de M.H.Seven ; sur une enveioppe on lisait madame Lyi~, 41 Dorchester.En outre on a trouvé une carte de visite portant le nom d\u2019une demoiselle Mitch il ct u~e photographic représentant deux jeunes filles.Cette photographie est déchirée en en trois morceaux.De-plus, il possédait y mouvh-ir et quatre balles de pisto- et.L'inennu s'est donné ls mort vis-à- Vis un r.-taurant.Connu- il ressemble à Thomas Me-| Kernao, ia rameur a couru que c'était le fils äc \u201c Joe Beef \u201d qui avait attenté à ses jours.Mais ibn\u2019en est rien, Thomas est plein de vie et de santé et ne toage nuil-ment à se débarrasser de la vie, Bes geos ont raconté qu'avant l\u2019accident, ils avaient entendu du bruit dans les environs, mais ils restent dans le vague.D'aucuns disent que le défunt s\u2019est suicidé, d\u2019autres qu\u2019il a été la victime de malfaiteurs.L'enquête démêlera cette affaire.\u2014\u2014\u2014lpe{pe- rem.SAUVE PAR UN PETIT CHIEN St-Sylvestre, 21 mai, Hier, dimanche, à St-Sylvestre, daus les confivs du rang Ste-Catherine, vers les cinq heures du soir, un vieillard de 60 ans, Charles Frécheste, quittuit, sans avertir personne, la maison de son beau-frère David Croteau, pour aller chercher les vaches.Quelle ne fut pas la surprise des gens de la maison lorsque quelques heures plus tard ils le virent rentrer les habits en'lambeaux, chancelant et le visage laoéré ct couvert de sang ! On se hâte d'aller chercher le Dr Dubé qui lui donna les soins voulus, Voici la version du vieillard, Comme il longeait le bois, il »\u2019est trouvé tout à coup on face d\u2019un'ours qui sans aucune cérémonie se mit à lui lsbourer la chair avec ses griffes.\u2018\u2018 Par trois ou quatre fois je me suis relevé, dit-il, mais comme l\u2019ours jouissait du droit du plus fort il me rameauit sous ses pattes énormes, Malgré mes cris, nul ne venait à mon secours et j'aurais été certainement dévoré saus mon petit chien qui, à chaque fois se mettait à japper et à mordre l\u2019animal sans relâche.Irrité, l'ours s\u2019élançait sur lui pour le détruire, ct pendant qu\u2019ils luttairnt je parvenais à m\u2019échapper de quelques pus.Aussi c\u2019est grâce à mon habillement d'étoffs ct à mon chien si je vois encora le jour.\u201d Malgré le visage teut déchiré et de nombreuses blessures sur le corps et les jambes et la perte de sang, 1e Dr Dubé _ espère lui conserver la vie, mais M.Ch, Fréchette conservera pour le resto de sos jours le souvenir et les marques de Jean-Pierre.Lac SteJenn La nouveau quai de Roberval est terminé, et tout le monde de l'endroit en cst content, Le nouveau vapeur que le gouvernement fait construire pour l'utilité des colons et qui porte le nom Le Colon sera prêt dans quinze jours et commencera aussitôt son service.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 reins ATTENTION A temps à tout dérangement de l'Ese tomac, du Foie ou des Intestins e peut empêcher de sérieuses complications.Indigestion, constipation, migraine, nausée, attaque de bile ct vertige indiquent un dérangement dans certaines fonctions pourlequel les Pilules d\u2019Ayer sout le meilleur remède.Purement végétales, recouvertes d\u2019une couche de sucre, faciles À prendre ct promptes à assimiler, c\u2019est la médecine de famille par excellence \u2014 'apéritif le plus populaire, le plus sr et le plus utile cn pharmacie.Mme.M.A.BROCKWELL, Harris, Tenn., dit: \u201c Los Pilules Cathartiques d\u2019Ayor m'ont guéri do mig«aineset mon mari de névralgies.Nous pensons qu\u2019il n'y a pas do Meillucre Médecine, et nous avons conseillé à beaucoup d\u2019en faire usage.\u201d \u201cT1 y a où trente-cinq ans ce printemns, j'étais épuisé par un travail pénible ot uno suite do rhumes, qui m'avaient rendu si faible que ¢'¢tais un effort pour moi do marcher.Jo consultai les médecins, 1nais jo continuais de baissor sonsiblement jusqu\u2019à co quo j'ousso perdu tout espoir \u2018da jamais mo rétablir.Etant un jour dans un magasin où l\u2019on vendait des médecines, le propriétaire remarqua mon air faiblo ct maladif, ct, après quelques questions relatives à ma santé, mo recommanda d'essayer les Pilules d\u2019Ayer, J'avais peu de confiance dans celles-ci ni dans toute autre médecine, mais jo mo décidai onfin do suivre son conseil et j'essayai une boîte.Avant d\u2019avoir pris toutes les pilules, j'étais beaucoup mieux et deux ites me guérirent.J'ai maintenant 80 ans; mais je crois quo sans les Pilules d\u2019Ayer, je serais dans la tombe depuis longtemps.J'en achète G boîtes tous les ans, ot je ne voudrais pas plus m'en passer que jo voudrais me passer do pain.\u201d \u2014 H.H.Ioraram, Rockland, Me.Pilules d\u2019Ayer Préparées par le Dz.J.C.Ayer & Ciepaces Lowell, Mass.ve * Chaque dose est efficace.AVFZ-VOUS BESOIN D'UN Instrument d'Agriculture HELWIN, Allez chez les soussignés.AUSSI TOUT ESPÈCE DE\u2014 VOITURES DE PROMENADE.Va, Vemundez nus catalogues.Latimer & tegara 273 & 275, RUE ST-PAUL.QUEBEU Ou 24, Rue St-Valier.15 mars 1894\u20145m.67 à LHOT SGNT-ILS DI#S ?Beaunoup de gens qui n\u2019ont jumais eu occasion d'êtro malades se deman- Je dort sourent en lisant ce qui se rapnortent aux fa- moux Remèdes Sauvages de J.+.P.Racicot, qui ne sont composés que d'herbes et de rucines, à , Lie quoi ces remèdes sont-ils 1, LPS - bons ?Pour donner la réa of , + ponss fidèle à cotte ques- te Lis LEP w l'on, nous ne pourrions que Yi référer ces gons mux man- few ai, Indes qui on ont fait usage busine.fiwited Ces malades répondraicut sans la moindre hésitation que ces remèdes servent À guérir toutes les maladies quelles qu\u2019elles soient, Il n\u2019y on a pas qui lour résiste.Elles guérizeent infailliblement la dyspepsic, les maladies de foie, dos rognons et des poumons, les toux, les rhumes, les bronchites, le catarrhe, la névralgie, les rhuma- | tismes, le mal do téte, les doulours dans Jes eins ou les côtés, le dérangoment (Beau-mal, mal de mâtrice,) les vers surtout le vor solitaire, les mauvaises walrdics, les plaies de toutes sortes, lo riffe, los dartres, les \u2018mnlndios de ln peau, la tcigne, la galo et toutes les autres, san» on excepter une seulo, quoique nous ne puissions toutes les énumérer.Quelque £oit lu maladie qui vous fuit souffrir, ne manquez pas de recourir à ces remêdes, en vous rendant à Québec Si vous êtes trop éloigné, vous recevrez une réponse en écrivant à,l\u2019Enscigne du Gros Sauvage chez E.P.RACICOT No.23 Bne St-Jonephb Sr-Roox, Quæsec.SANTE POUR TOUS ! L'ILE I RS et ONGUENT HOLLOWAY LES P.LULES puritient le Sang, corrigent tous les Dérangements du FOIE, de l\u2019ESTOMAO et des INT LPINS, Elles fortifient ot restituent ln Santé 4 Des Constitutions délabrées, elles sont #ussi ine-:iwablos duns toutes los Malodies purtioulidres au soxe Féminin de toute âgo.Pour lo: Enfauts \u2026.- (jue nour les personnes Agées sont invalunbles.: Arr LONG: «NT EST UN ES EDR INFAILLIBLE pour les Maux de Jambes, ceux des Seins, Blossures Anciennes Pie Uledros.Ii ost faux pour ln Goutte et Rhumntisme ;* et pour les Dérangements de in fuitroue, I ost de même suns égal pour les unix de Gorge, la Bronchite, les Rhumes, la Toux, Gonfloment t+-v1duleux, et toutes-les Maladies de la Poau, il est sans rival ot pour, les Membre coutraotées «: Jointures Raides, il agit comme un charme.: 4 ° mm J#&-CES MÉDECINES sont préparées seulement à l'établissement du profosseur Holloway 78, New-Oxford Street, auparavant 533, Oxford Street, et se veudent A 1s.13d., 2s.9d, 4s.6d.118.22, 0t 23s lo Pot ou In Boite, ot on pour les ohtenir duns toutes les pharmacies de l\u2019univors.Les acheteurs sont priés de regarder l\u2019étipuotte qui sc trouve sur chaque Pot et Boîte, s\u2019il n\u2019y pas l'adresse 533, Oxford Street, Lonlon, c\u2019est de Ia falrification.: Québec, 3 septombro 1593.(4 à \u201cUE Etes SECTE Vous dont les cheveux, autrefois NOIRS \u2018ou BLONDS, sont devenus prématurément gris, lisez attentivement les témoignages.importants qui suivent.Tf LIGNACE DE O, N.FRECHETTE, cr, 1.ROBITAILLE, Ecr.Pharmacien, ZHEY MONSIZUR, Permsitez-moi de yous offri® mes félicr cations a.suj:t de votre excellente prépa- tation, |L RESTAURATEUR DE ROBSON, dont j'aie occasion d\u2019apprécier les effets out à fai.merveilleux.Sur la recom- raandation d\u2019une personne qui s\u2019en servait, je me procurai une bouteille de ce Restate rateur, pour Voir s'il aurait pour effes d\u2019urrêter la chute de mes cheveux qui tombaient rapidement, J'en avais à peine fait cinq àsix applications que mes cheveux cessèrent de tomber.Je recommanderai tertaînemertavec plaisir le RESTAURATEUR DE ROBSON À toutes personnes souffrant du même inconvénient.Bienavous, | O.N.FRÉCHETTE, Représentant la Maison Itz Gould & Fils, Montréal, 21 Novembre 18g0.mr FÉMOIGNAGE DE M.LE NOTAIRE U.JIPPÉ, ST-JEAN-DE-MATHA, Représentant du Comté de Foliette au Parlement Fédéral, On fait usage depuis plusieur: années dans ma famille du RESTAURATEUR DE ROBSON pour la chevelure, et l\u2019on se trouve très bien sous tous rapports de son emploi, Non-seulement ce Restaurateur rend aux zheveux gris leur couleur naturelle, mais il en prévient la chute et favorise leur croissance.Suivant moi le RESTAURATEUR DE ROBSON est la préparation far excellence pour les Cheveux.U.LIPPE N.P.St )ean-de-Matha, 15 Janvier 1886.TÉMUISNAGE DE CHARLES TELLIER, ECR,; MARCHAND, ST FELIX LE VALOIS Je fais usage, depuis plusieurs années, du RESTAURATEUR DE RONSON.Cette excellente préparation m\u2019a donné la plus entière satisfaction pour les raisons sui vantes: 10 Grice & son usage, les cheveux ro couvrent leur couleur primitése, Ainsi, mes cheveux, blanchis depuis plus de trente ans, sont revenus 6/0::ds comme dans tv \u2018emps de ma première jeunesse.20 Mes cheveux tombaient depuis longtemps lorsque je commençai l\u2019usage RESTAURATEUR DE ROBSON.Je n\u2019avaic pas encore employé la moitié d\u2019une bouteille qu\u2019ils cessèrent de tomber.Aujourd'hui nes cheveux tiennent mieux que jamais, Ma femme, qui souffrait du méme inconvénient (chute de cheveux), à employé le Restaurateur avec un succès tout aussi sa- lisfaisant.Mon fils, âgé de vingt-quatre rns, après une maladie de plusieurs mois, voit tomber ses cheveux de manière à lui faire croire qu\u2019il allait devenir tout à fait chauve, quand, sur ma recommandation, il se met à faire usage du RESTAURATEUR DE ROBSON, dont l\u2019emploi non-seulement arrête de suite la chute de ses ch-veux, mais les fait pousser de nouveau ef 110s yigoureux.30 En outre de ces qualités ci-dessus mentionnées, le RESTAURATEUR DE ROBSON nettoie la tête d\u2019une manière vraiment admirable.Les peaux sèches disparaissent sans retard.CHARLES TELLIER.St Félix de Valois, 19 Mars 1888.LE RESTAURATEUR DE ROBSON EST EN VENTE PARTOUT $ 50 cts Lu houtellle.A vendre.Maison en p\u2018orre, à deux étaget, aves un vaste terrain, poste de commerce, (pas de ronte sur le terrain), rave sit-ée au coîn des rues St-Dominique et Ste-Marguerite, 3 moins de 5 minutes de la gare du Pacifique.S'adresser à Mme THS DROLET, Rne Ste-Marguerite, No 37, St Rech.George Bellerive A VOCAT 8, rue Et-Pierre, B.-V.Québec CONSULTATIONS GRATUITES.Collections de rentes, loyers, déttes.Remise immédiate des argents reçus.Avances faites sur montants à collecter.Achats de crédits.Rédaction de contrats par actes privés.Riglement de faillites et de sucesssions, 23 novon:bre 1893\u2014jlan.895 ARONNEZ-VOUS JournaL DEs CaMPAGNES 9 1.(0_FAR MAEE 3 1.00 PAYABLE D'AVANCE.\u2014 16 grandes pages par semaines, parais sant tous les Jeudis LE PLUS GRAND ET LE PLUS POPULAIRE JOURNAL DE LA PUISSANOR, 11 & 13,rue BUADE, Québec À VENDRE.ETOUPE, BRAI, RESINY, Ere, Etc.500 QUARTs DE GOUDRON, 100 qUaRTs DE BRAI, 50 do RÉSINE, 100 d BRAI NOIR, 50 PAQUETS D'ÉTOUPE, À prix réduit.Reid, Craig & Co RUE ST-ANDRE.17 mai 1894\u2014Im.177 Agrandissement _NOUS AVONS AJOUTÉ 4 NOTRE GRAND MAGASIN ACTUEL, 143 rue St-Jean, l\u2019étu- hlissement voisin, non moins grend, portant lo No 146.Ce dernier magasin sera rompli d\u2019Orgues Bell, Pianos Bell, \u2018 .Jouettes, \u2014 ET LE CÉLÈBRE \u2014 Thé des Indes Dont nous sommes les seuls agents à Québec.T.J.Moore & Cis 146 Sz 148 RUE SAINT JEAN, 15 mai 1894\u20141m cj.17 Saket at A .FLE 253 y : > +; 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