Journal des campagnes, 18 juillet 1895, jeudi 18 juillet 1895
[" x 04 A0 OT Te set \u2026.ta ©.Pay neta, 2 Doles LA or Fe Ree zen py : - A >| 274 Ha Ra Fy © Llindustie dgricele do I Eo A A > Co aneue ol En TRL it toujours 4 14dme Année Ja acrdut nations, T J bio HiôbRN AL te DES CAMPAGNES Fax \u2018Ds c\u2019aronseuent : UNE PIASTRE.POUR LA FRANCE : 10 FRANCS, STRICTEMENT PAYABLE D'AVANCE , THS.CHAPAIS DIRECTSUR-PROPRIÉTAIRE, Jet 13, rue BUADE, H.-V., Québeë LEGER BROUSSEAY ÉDITEUR, À ET 13.RUE BUADE.QUEBEC.\"ENVOYEZ AUJOURD\u2019HU1 Mesdames es messieurs, veillez à sotre propre intérêt.On s dernièrement découvert, et il est maintenant en vente par le soussigné, un remède vraiment étonnant appelé \u201c Le rénovateur des rheveux \u201d et \u2018\u201c Complexion whitening.\u201d Ce \u201c rénovateur de la chevelure\u201d fera pousser des cheveux en six semaines ur un crâne chauve.Un homme qui h\u2019a pas de cheveux peut avoir une Fhevelure abondante en six semaines, Bu moyen de ce rénovateur.Il prévient aussi la chute des cheveux, exoel- lent remède fait pousser une bonne Lis en six-semaines.Mesdames, si vous voulez avoir une elle chevelure, hâtez-vous d\u2019employer e \u201c Haïr Grower Je vend aussi la ¥ Complexion Whitening,\u201d qui dans espace d'un mois vous donnere une peau ausci blanche que vous le désirez.Nous n'avons jamais vu un homme ou pue \u2018femme employer deux de Ces bouteilles, car avant la fin de Ia seconde étaient aussi blancs qu\u2019ils.le dési- ient.Après l\u2019emplei de ce blanchis- e, la peau gardera toujours sa cou- eur.Ceite composition fait dispa- faître les dertres, etc, etc.Le \u201cHeir rower \u201d se vend 50c le bouteille et la \u2018Face Whitening,\u201d 50e la bouteille; acun de ces remèdes sera envoyé r la malle franc de port, à n'importe uelle adresse, sur regu du prix Adressez vos commandes à R.RYAN, \u2026 850, Gilmour St.Ottaxva, Ont.P.8.Nous prenons des timbres aussi fen que del'argent, mais les personnes essant leurs commandes par la Malle nous ferons une faveur ex: ache- t pour lg valeur de $1, vu qu\u2019il po cette quantité de composition ur obtenir ce qu'ils désirent, .et -cels abondance des ous évitera aussi I res postes, : 25 octobre 1894.~1anj.868 ; 1 MEL as dataires / Nous -adressons à nos abonnés retardataires un dernier et pressant avis.Réellement il y a de la part d\u2019un grand ombre de la mauvaise volonté.Les arrérages qui nous sont dus sont tellement considérables que nous allons être robligéide sévir.-.da- recourir à \u2018nos: avocats, On nous ép argnera et on 8'épargnera ce désagrément en nous faisant parvenir sans retard ce que l'on nous doit.Nous avons expédié depuis quelques semaines des centaines de comptes Les retardataires seront donc sans ex cuse s'ils ne s\u2019exécutent au plus tôt, L'ADMINISTRATION, L'agriculture et la colonisation Les missionnaires agvi« coles Réunion très importante Les missionaires agricoles des trois diocèses de Québeo, Rimouski et Chicoutimi se sont réunis dans la salle des cours littéraires de l'Université Laval, mardi, le 25 juin dernier.Etaient présents, le révérend Messire Marquis, agent spécial de la colonisation pour les trois diocèses ; les RR.MM.Gauthier, de Saint-Basile, Montminy, dé Saint- Georges (Beauce), Richard, de Saint- Gervais, Brousseau, do Saint-Damien, Pelletier, Je Seint-Alexis, .(Baie des, Chaleurs), Myrand, Saint-Jean, I d\u2019O, Lavoie, Saint-Joseph d\u2019Alma (Lao Saint-Jean), O'Farrell, Saint-Edouard de Frampton, Tremblsy, Sainte-Aune de Lapocatière, Bsson, do l'Islet, Ga- | larneau, Saint-Paul de Montminy, MM.| Gigault arsistant-commissaire de l\u2019agriculture, Ed.À, Barnard, Dr Couture, M.Garneau, membres do la société de la colonisation de Québec, étaient aussi présents, sur , invitation spéciale, M.Marquis fut nommé président, et M.Barnard fut prié d'agir comme seoré- taire.Le président commente le programme imprimé et distribué d'avance aux invités et prie M.Barnard, qu\u2019il a invité tout spécialement pour l\u2019occasion, de bien vouloir commenter oe program- me.M, Barnard lit alors le discours qui Suit : Monsieur le président et messieurs, Le Révérend Messie Marquis m\u2019ayant invité tout spécialement à cette réunion, an de contribuer pour ma faible part à l\u2019éluoidation des questions t1ès graves qui vous sont soumises, j'ai cru devoir metire par éorit quelques unes des pensées que ces divers problèmes font surgir à mon esprit.Si j'interprète correctement le - programme devant noue;\u2018la lere question vousänvite à définir, dañs une certaine mesure, le travail d'enseignement agri- \u2018 oole qui s'impose -aotuellemenitsafin qu'il y ait entente, autant que possible, entre les missionnaires agricoles, les conférenciers, les professeurs, les rédacteurs du Journal d'Agriculture, etc, sur ce qu\u2019il faut recommander d'urgence à nos oultivateurs et À tous ceux qui se destinent à l\u2019art agricole ; La 2me question nous permettra d'entrer dans les détails des conseils les plus utiles 4 donner à nos cultivateurs ; .La 3eme question nous amène à l\u2019étude de l\u2019enseigaement de l\u2019agriculture en général, et en partioulier, dans nos écoles spéciales ; ainsi qu\u2019au choix des élèves à y envoyer.Oes trois questions pourraient se iésumer en une seule : L'Etude de l\u2019enseignement agricole à donner ; La 4eme question à trait exclusivement à la colonisation ; La 5eme, auæ cercles agricoles et aux syndioats des oultivateurs ; ou a l\u2019esprit d'association dans nos campa- es; La 6eme et ls dernière question du programme proposé à votre étude soulà- ve, à mon avis, un problème aussi important que difficiie, puisqu'il touche au dépouplement de nos vieilles parois \u2014 rave, & Permettez-moi, MM.de vous dire iei un mot sur cette dernidre question, \u2014 de l\u2019état aotuel de notce agriculture, et des difficultés que nous aurons à surmonter, si nous voulons assurer Lo progrès agricole dans cette province et arriver à la colonisation prochaise ot vraiment efficzce d\u2019une partie de nos terres inoultes, J'ai devant les yeux un travail sérieux de l\u2019état de notrè agrioultnre.Il a été publié tout récemment, dans la Vérité, de Québec.Il a pour base les trois derniers recensements de 1871,1881 et 1891.Il nous rappelle l\u2019admirable travail de feu J.O.Taché, et da vénérable Mgr Tanguay, sur le mouvement annuel de la population catholique de oatte province, depuis la fondation de la colonie jusqu'a 1875 ; ces deux grands patriotes ont compulsé, aveo les Soins nécessaires, tous les régistres de nos pa- ses,et au moyen d'arrêter un mal aussi, © _Jeudi, 18 Juillet 1895 =, \"07 Avis aux abonnés retar- roisses catholiques, jusqu'aux missions les plus reculées.Nous constatons entre autres choses, par oes documents officiels absolument inattaquables, que de- puis-la session.du Canada à l'Angleterre jusqu\u2019en 1875, l'augmentation moyenne de la population de cette province, par l\u2019excédant des naissances et des décès n\u2019a jamais ôté moindre de 65 070 par séries de 20 annéer, Or, d\u2019après nos derniers recensements, faits sous le contrôle de feu M.Taché lui-même, moirs celui de 1891 notre \u2018population agricole n\u2019s augmenté que i 71t,:: dans tes - 20.aunées.de.d'envizsedvoy, - day 1871 à 1891, au liéh de 65 ojo.Nous avons donc perdu, par le dépeuplèment de nos campagaes, 62 ojo environ de l\u2019augmentation naturelle que nous donne enoore, jo crois, le surcroît de naissances sur les décès ; nous avons perdu, ja le répète, environ 445,000 oultivateurs et enfants de oultivateurs, soit & peu prés le tiers de la population totals actuslle de notre province.Et cette perte absolument ruineuse, nous l\u2019avons subie en 20 annécs ! C\u2019est dire l\u2019étendue du mal, et l\u2019'urgenco des remèdes à apporter.Mais ce n'est pas tout, Bien que les puissants efforts tentés en faveur de la colonisation, depuis environ \u201840 ans, aient eu pour résultat une augmentation de 50 ojo sur l'étendue de nos terres défrichées, pendant les 20 années à l\u2019étude, \u2014 nous constatons aveo consternation que de 1871 a 1891 | la totalité de nos récoltes n\u2019a pulle- ment augmentée, et ce qui est pis encore nos nouvelles colonies, pour la plupart, ont donné un très.fort contingent au dépeuplemert signalé plas haut.Ces statistiques nous prouvent à l'évidence que nos vicilles terres se sont sppauvries outre mesure et que nous sommes menacés de manquer de bras pour leur donner les soins nécessaires.Do plus,ce que les recensements ne noug disent point, mous ne le sarons que trop : la partie de la population egricole qui abandonne J\u2019a- g«iculture, c\u2019est la jeunesse virile, c\u2019est l'eièment vigouroux par excellence ! Dans ces circonstances, n\u2019est-il pas étonnant que nous ayons pu malgré tout apporter un commencoment de remède, mais d\u2019un remède efficace au mal qui nous ronga : que noug ayons pu,surtout, ramener l\u2019espoir et maintenir le courage do nos populationsrurales ?Ce bienfait d\u2019une portée incaloulable, \u2014 ai nous savons à l'avenir diriger avec uniformité, entrain et courage nos efforts présents et futurs; \u2014 co bienfait, nous le devons d'abord à la société d'industrie laitière de cette province, laquelie devrait plutôt s'appeler la société provin- cialo d\u2019agricalture et d'industrie laitière puisqu'elle s'applique sans cesse à ?\u2014 No 25 étudier, faive connaitre et résoudre dans la mesure de ses foroes nos plus ,importants prob.èmes agricoles ; ce bienfait nous le devons .surtout \u2014 permettez que je le dice bien haut \u2014 nous le devons à NN.SS, les Evêques de la province de Québec, qui ont créé l\u2019œu- vre &i agricole, si nationale, si catholique des missionnaires de l\u2019agriculture; \u2014 œuvre qui ne saurait être trop bien développée ; \u2014 nous la devrons entore, dans l'avenir comme dans le passé, j'espère, aux noumb-rux amis de l\u2019agriculture dans la Lég'slature et au dehors, : Je, ve smande pardon, MM, de.ostie i won iti, pourtant, ne s\u2019éloigne guère d\u2019une des conclusions de l'étude sur l'état de notre agrioulture que je vous signalais tout à l'heure ; conclusions (ue je me permettrai maintenant de vous lire : CONCLUSIONS \u201cIl résalte de cette étude : \u201c1, Qc nous perdons \u2018\u2019aaque annéa dans la province, par l'émigration, la presque totalité de l\u2019avgmentation naturelle de notrs population agricole ; \u201c 20 Qu'outre cette perte énorme du plus vigoureux élément, les jeunes gens, il y à dimioution de la population dane 37 comtés ruraux sur 59 ; l\u2019augmentation est presque nulle dans 7 autres comtés et elle n\u2019est notable que dans 13 comtés ; , \u201c80 Que malgré la grande augmentation de nos terres cultivées, nos récoltes restent stationnaires si de fait elle ne sont pas-diminuée.sCe qui prouve que la terre dans les vieilles paroisses surtout s\u2019ape pauvrit d\u2019une manière alermante ; \u201c 40 Qu'il est indispensable de chercher sans retard et de prendre au plus tôt les moyans-économiques de ramener le fertilité du sol dans les vieilles pa- roieses ct d'empêcher l'épuisement de la terre dans les nouvelles colonies ; \u201c Bo Qu\u2019an pareil mal est une véritable calamité nationale, de nature à épuiser nos forces vitales et à appauvrir la province tout entière ; \u201c 60 Qu'en conséquence le gouvernement de c:tte province, le clergé, ainsi que tous les véritables amis du pays oivent unir leurs efforts en vue d\u2019enrayer un pareil mal, \\- \u201c La question des remèdes à apporter s'impose tout d'abord.Elle demande une étudo -érieuse, approfondie et toute spéciale.\u201d Oui, MM.la question des remèdes à apporser à ce mal, absolument ruineux pour la nation canadienne-française tout entière, s'impose tout d'abord, Vous l\u2019a - vez compris, puisque votre programme, tracé d'avanos pour eette important: réunion, s\u2019y applique tout entier, Lee ee A Se mi Se esas re = Tl ne m'appartient pas, du moins pourle moment, d'entrer dans plus de détails.Aveo votre bienveillante permission, je me réserve de\u2019 toucher plus tard, et dans le vif, à quelques-unes des questions fort complexes qui vous sont soumies, si l'occesion m'en est donnée, Avant de terminer, et dans l'espoir de rendre plus fructueuses vos trés im- pertantes délibérations de ce jour, per- nettez que je suggère dès maintenant la création d'une commission price dans votre sein et chargée non seulement du rapport des travaux de ce jour, mais aussi de les continuer, si elle le juge né- ccssaire, et même d\u2019appelez À son aide ceux qui ont fait une étude spéciale de quelques-unes des questions sur lesquelles vous êtes maintenant appelf3 à déli- bér.r.Une fois élaboré, le projet de rar- | dort général de cette Commicsion pourrait être soumis à chacun de vousen par- tioulier, avant d\u2019être finalement clos ¢i yrésenté en dernier ressort à qui de droit.Je serais heureux, M.le préside nt que cette question de la nominatio \u2018ane Commission spéciale composée de.membres lesquels pourraient ta rencontrer assez facilement à Québecfut mise à l'étude et aux voix dès maintenant si ma suggestion mérite d'être appuyée.En termivant,MM,, permettez que je vous dise encore une foi combien me paraît important le programme que vous vous êtes tracé.Les nombreuses questions qui se rattachent à I'enseignen.ent de l\u2019agrioulture dans notre province soulèvent une foule de problèmes fort com- Flexes, je le répète dont la solution est pourtant des plus urgentes, Il me com- le que nous aurions bien employé cette journée si nous pouvions csulement fbaucher ces diverses questions.Et oe- pendant celles qui ont trait à la colo- nication,celles des arsoc/ations agricoles à soutenir et À créer ; enfin, celles du repeuplement de nos vieilles paroisses, dimandent aussi d\u2019être étudiées à fond et sans délai.C'est dira combien la Commission, dont je suggère respectaeu- sement la création, peut rendre\u2019 des ser- .Vices, si elle entre résolumeut dans le rô'e que je vous prie de lui confier.Le Rév.M, Montminy recornaît la nécessité de mettre à l'étude d'une Commission spéciale les questions sur lesquelles on vient d\u2019attieer leur attention, Il faut observer cependant que, vu la réunion générale des missionnaires agricoles, des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal et Ottawa, qui doit avoir lieu tout prochainement - à Oka ( du 9 au 12 juillet ), il vaudeit peut-être mieux attendre cett> réunion pour choisir les membres de cette ccm- , mission si importante.Plusieurs miesion- ; Maires agricoles prennent part à la disous- | sion et il est finalement agréé, à l\u2019unani- * mité, que vu les besoins urgents de ces À i trois diocèses de Québec, Rimou:ki et 1}.et Chicoutimi au point do vue de la 1; colonisation ct de l\u2019agriculture dans cet ,, immerse territoire, où il y a large place © Your des centaines de nouvelles parotsses, & vu qu'il ne s\u2019agit ea somme que d'ét:1- lea les besoins spéciaux deces trois iocèses, il vaut mieux nommer la com- nission immédiatement, La commission HE ust alors formée comme suit : Mgr Laflamme, recteur de l\u2019Université % Laval, M, Lcolero, V, G, ; M.Lavoie et un troisième prêtre, au choix de Mge [ ] : de Ohicontimi, pour représenter ce dio- |.cèse ; M M, Audet, de Saint-Fabien, ! Poirier, de Rimouebi et Pelletier, pour représenter Rimouski ; M M.Montminy, i Bernier, Richrd, et Tremblay, pour le : diocèhe de Québeo,\u2014le présidant et le secrétaire de cette réunion, sont égale- ; meut nommés menbres de cette commis- tion, Mgr Gagnon communiqua alors uno lettre de M.Castel, sécrétaire dé la eo- ciété d\u2019industiié laitière, attirant l\u2019attention des missionnaires agricoles sur 1; une nouvelle brochure française, intitu- 1ée Caisses rarules, 1895, et le priant de bien vouloir étudier cet impo tant svjet, M, le présidentèt M.Moniminy, tout er reconnaissant l'utilité vrgen- to des Caisses rurales, font voir combien il re:a difficile à MM, les ourés de prendre la direction, dans leur paroisse, d\u2019ur © œavre où il! faudra prêter de l\u2019arg nt aux uns, et refuser, pour Caute, aux autres.Que les questions ffnanoières de p: rcisse donnent déjà asæ z de diffisu'tés et de désagrément aux curés, sans qu\u2019ils d'Alma, ot M, Pelletier, de Matapédiao, font observer de leur oôt6 combien il est urgent de venir.en aide à d'exoel'énts issiens, offrant toute garantie pour es emprunts aussi utiles que preesants, emprunts qui actuellement deviennent le plus souvent ruineux, quelle que soit l'excellence des garanties offertes.Finalement, il est admis à l\u2019unanimité : Que cette question est d\u2019une importance vitale dans nos paroîsses et que MM.les curés qui le pourront rendront un immense service en encourageant cette œuvre de toutes leurs forces, tout en prenant pour oux-mêmes les précautions nécersaires, afin d'éviter que lours devoirs de prêtre et de ouré aient à en souffrir.Cette question est alors référée, pour étude urgente, à la commission qui vient d\u2019être nommée, M.Gigault est alors invité à prendre la parole.Il dit combien l'hon, M, Boaubien regrette son absence de Québec à ce moment, et combien ils s'inté ressent tous deux au programme qui leur a été soumis par le Rev.M, Marquis, dans l\u2019intSrêt des trois diocèses, de Québeo, Rimouski et Chicoutimi, Iis prient MM.les missionnaires agricoles de bien vouloir se rendre à la prochaine réunion d'Oka, où les questions maintenant à l'étude attircront certainement attention générale, va leur importanca, M.Gigault commente alors les diverses questions du programme-et dit combien il impozrie de s'entendre sur les con®: i's et les enseignements à donner aux oul- tivateurs, Il reconnaît le grand travail à faire, si nous voulons assurer le progrès de l'agriculture et de la colonisation dans cette province ; il dit aussi combien l\u2019œuvre des missionnaires de l\u2019agriculture est prescante, et le bien qu'elle est appelée à faire.M.Gigault rappelle un projet du Rév.Père Lacasse que celui-ci à élaboré dans une de ses précieuses mines, projet pour la formation d'une société de protection en faveur des colons.Ce projet ayant été reproduit récemment dans le Journal d'Agriculture, \u2014M., Gigault a vu plusieurs lettres, de oapi- talistes et de patriotes à l'aise, qui l\u2019approuvent entièrement.La société proposée serait composée.d'actionnaires sousorivant à une ou à plusieurs actions de $10 chacune.Le capital pourrait être de 20 à 30 mille piastres, serait on- entièrement emp'oyé à aider de bon colons, offrant toutes les garanties désirables.Ces colons auraieit à défricher chaoun deux lois contigus, dout un pour eux-mêmes et l\u2019autre pour la scciété.Cette dernière ne tiendrait qu\u2019à mettre son capital en pleine sûreté et s'engagerait, par sa constitution même, à ne retirer de son capital que des intérêts fort modiques de 5 à 6070 par exomple.Tous les bénéfices, \u2014et il y en aurait certainement, avec une administration duvouée et compétente, \u2014tous les bénéfices resteraiont à l'œuvre de la colonisation, On pourreit ainsi concentrer ses efforts pour la création d\u2019une première paroisse, puis d\u2019ane seconde, ete, selon les succès finan siers et autres qu'on aurait ainsi obtenus M.Gigault fait ensuite appel aux missionnaires agricoles, afin d'aider le dépsrtement à tirer le meilleur parti vossible de l\u2019ootroi de $60,000 employé chaque acnée au progrès de l\u2019agriculture et à l'ostroi plus considérable encore destiné à la colonisation.I] ;mpor- te,dit-il, que les oultivateurs apprennent à étudier les qualités spéciales de leurs terres, et des plantes qui leur seront les plus profitables et dcsengrais spéoiaux qui ramèneront, avec profits assurés et suffisan\u2018s, 1a fertilité de nos terres épuisées.Il imports également que les fonds destinés à la colon/sation assurent à la province les résultats les plus fructueux.Il fait ensuite appel aux sentiments patriotiques de tous et fait part d\u2019un mot qui lui a ét5 dit par un bon cultivateur du Daremark, mot qui mérite d'être répété à tous ceux qui congent pour une raison ou l\u2019autre à quitter cette province, Ole oultivateur danois s3 plaigaait des difficultés à surmonter dans son pays ct de la tsrrible compétition que font l's produits canadiens et australiens au beurre du Danemark, eom- \u2018pétition qui pourrrait bien les ez poser à unoruine entière, M, Gigault lai fit alors observer que les bons cultivat-urs du Danemark, et de l'Europ: en général, auraient tout intérêt à se fixer dans no re immense territoire canadien, si JOURNAL DES CAMPAGNES ~* x x.-= raient bientôt la possession de grandes et belles propriétés pour leurs familles, l\u2019aisance, et même une position sociale tout 3 fait enviable, Qo be: cultivat:ur, dont le front s\u2019étaît rembruni, lui dit alors : \u2018* Tout cela, monsieur, peut être très vrai ; mais j'aime mioux souffrir davantage, rester dans l'embarras peut- être, mais ne pas aroir à quitter * mon pays!\u201d : M.Gigault termine ainsi, au milieu d\u2019applaudissements chaleurex, une excellents improv:: ~tion qui prouve ure fois de plus, le grand zèle qu'il apports À tout co qui relève de ses *onotions.M.le président invite alors le docteur Couture D.M.V.à traiter la question importante de l'élevage, question sur laquelle les missionnaires agricoles sont appelés ass 3 souvent à se prononcer, Le docteur fait voir les difficultés que rencontrent les cultivateurs et éleveurs dans le moment actuel.La plupart des chevaux, que chacun élevait juequ'ioi, ne trouvent plus d'acquéreurs.L'introduction de l'électricité, comme force moiric>, rend inutile les milliers de chevaux employés jusqu'ici par les chars urbains dans l'Amérique tout entière, Il ne reste plus que la demande, toujours aotive pour l'exportation, des véritables ehevaux de luxe, gros et petits et d'excellents chevaux de trait (ou encore, des diverses-catégories de chevaux destinés aux nombreuses remontes militaires en Europe) .Lo docteur recommande ensuite d'améliorer nos races porcines et ovines, en évitant surtout deux choses : d\u2019abord, il ne faut pas encourager davantage le grossissement des races, ce qui entraîne plus de soins et surtout beaucoup plus de nourriture coûteuse, rend l'animal plus délicat et moins rustique ; puis il ne faut pas élever d'animaux de même famille \u2014 frère et cœur par exemple, ce qui arrive malheureusement très couvent Il fait remarquer que ce danger n\u2019est plus aussi grand lorsqu'il s'agit de bestiaux plus grands de taille et qui arrivent moins vite à l'âge adu'ta, les bêtes à cor- ncs par exemple.Cuelques-unes des sous- racesles plus précieuses proviennent le plus souvent de parents eanguins, pos sédant vent de parents consanguins, poc- mais alors Véleveur, pour réussir, doit connaître à fond son métier et agir avec une extrême prudence.Le docteur recommande ensuite aux missionnaires agricoles d\u2019encourager les oultivateurs qui ont conservé d'excellents animaux canadiens, dè bien soigner surtout les veaux, C\u2019est dans les premiers six mois de l'existence, que les bêtes à cornes acquièrent la beauté des formes, en outre de leurs qualités parcioulières qui les ferunt rechercher tout spécialement sur les marchés les plus rémunéra- tifs, les Etats-Unis par exemple, Il affirme que nos vaches canadiennes sont déjà fort recherchées dans nos diverses provinces canadiennes et qu'elles sont même fort \u201cbien apprésiées dans les Etats-Unis, Un des importateurs de va- ckes cansdiennes dana l'Etat de New- York écrivait récemment au docteur pour faire part du succès de ses derniè- importations ; i! ajoutait : Tous les patrons de l'industrie laitière qui voient vos vaches canadiennes désirent s'en proourer.11 est dono important de bien soigner les animaux de cette race si précieuse, dont l\u2019exportation promet de devenir bientôt une source de richci-e pour la province, M.l'abbé \u2018Tremblay, directeur de l\u2019école de Sainte-Anne, demande quels sont les signes caractéristiques qui distinguent la race des bestiaux dits canadiens ; que, pour sa part, il n\u2019en voit guère dans le pays qu'il habite, Le docteur Couture répond qu'il est pourtant facile de les reconnaître, puis- qu'ils diffèrent beaucoup des races anglaises, jerseys et hollandaises, les seules connues et répanducs depuis un certain nombre d'années par des signes carac- térestiques qui\u2019 lc3 distinguent.M.l\u2019abbé Tremblay réplique qu\u2019à ce compte il en reste fort peu dans nos campagnes êt que celles qui restent sont loin de valoir les Ayrshires, Il oite l\u2019opinion de M, J-.C.Chapais, un des défenseurs des animaux canadiens, qui di- ait récemmont dans une assembléo publique à Saintc-Anne que ceux qui soi gnent mal leurs animaux font bien de conserver leurs animaux canadiens qui résistent mieux quo tous autres aux.mauvais soins, mais que ceux qui soi- part de M.Ohapuis, l\u2019étonherait tellement qu'il est porté à oroire que M.Tremblay l'a mal compris.M.Tremblay insistn et déclare qu\u2019il & très bica compris M.Chapais, M.Némèzs Garneau, le propriétaire du troupeau de bétail canadien qui a remporté les premiers prix à la dernière ex- posion de Québec, fait observer qu\u2019étant amateur d'animaux de choix, il a possédé depuis plusieurs années des vaches laitières de grande valeur, Il a souvent payé jusqu\u2019à $80 pour les meilleurs laitières sur le marché de Québeo, Dapuis qu'il connaît la race des bestiaux canadiens il la préfère inficiment à toute autre vache laitière, Ses vsches sont beaucoup plus rustiques que les vaches Ayrshire, et elles donnent du lait de qualité excellente et en abondance, avec des soins et une nourrriture dont ne se contenteraient pas des laitières d\u2019égale qualité d\u2019Aryshire ou de Durham, M, le Dr Couture croit devoir protester contre l\u2019afirmation de M, l\u2019abbé Tremblay et il affirme que les bonnes vaches canadiennes sont pour le moins égales comme racs laitière avx moil- leures races du monde entier à sa connaissance, Il fait remarquer que les de- voira de sa charge l\u2019oct obligé de parcourir la province en tous sens.Il ne craint pas d'affirmer qu\u2019il y a encore au moins les 4,7 de tous les animaux de ls province qui appartiennent à cette race.Evidemment ces animaux vu les mau- va*s soins qu\u2019ils ont trop souvent 3 subir, ne sont pas tous de la meilleure qualité, mais tous donnent exceptionnellement du lait pour les soins qu\u2019ils reçoivent, Toi M, le président fait observer que cette question n\u2019était pas sur le programme il croit devoir demander à M.Barnard de bien vouloir faire part à l\u2019assemblée des notes qu'il a préparées au sujet de l\u2019enseignement agricole, (A suivre) A LA SITUATION ments ont faite aux conservateurs bas- canadiens est extrêmement difficile, Il y a eu quasi-rupture entre eux et le gouvernement, et quelque jugement que l\u2019on porte eur la manière dont la orise s\u2019est dénouée, il nous paraît évident que les relatiors entre les deux groupes du parti vont demeurer très tendues.Il serait bien puéril d'essayer à dissimuler que la défiance est éveillée et que nos amis d'Ottawa, s'ils n\u2019ont pas voulu renverser le cabinet et donner le pouvoir à M.Laurier, n\u2019ont votS qu'avec réserve et sous condition, Après la rentrée de MM.Caron ct Ouimet dans le cabinet, le groupe bae- canadien conservateur s'est trouvé absolument désorienté, \u201cQue faire ?voilà ce que chacun £e de mandait à l'ouverture de la céanoe de jeu di.Pour un grand nombre, M, Laurier à tranché la question.T1 s\u2019est levé aussitôt après les explications ministérielles et a proposé l\u2019ajournement de la chambre pu rement et simplement.Il n\u2019a pas dit un mot de la question des écoles, il s'est borné à dire par ça motion : Je veux prouver que c\u2019est moi qui contrôle la majorité dans cette chambre, et je veux prouver cela SÂns m'engager ni engager mon parti d\u2019auoune manière sur la ques - tion d\u2019une législation remédiatrice.Le ministre de la justice Sir Charles Tupper s'est alors levé et a dit à M.Laurier : Vous pouvez bien faire un discours humoristique; mais vous êt)s incapable de dire ce que vous entendez faire sur la question des écoles ; le gouvernement a sur cette question une pas.nidre partie de cette déclaration, de: la La situation que les derniers événe- | politique que la chambre et le pays connais:snt, mais Vous, vous n'en avez Etant donnée cette situation nos amis | ont voté chaoun suiçant l'impression qui EEE \u2014 \u2018 Les autres en repoussant ls motion d'a journement ont affirmé qu\u2019il n\u2019étaient pas prêts à donner le contrôle de la cham bre et le pouvoir à un homme qui ne s\u2019est jamais engagé à donner une législation remédiatrice s\u2019il ärriveau pouvoir.Des doux côtés, il y avait d\u2019excellentes raisons, et la circonstance était une de celles où le plus difficile est, non pas.de faire son devoir, mais de le connat- tre clairement, .Da tout ceci il résulte que le gouver- nement-cst en présence d'une épreuve et d'un périls simplement ajournés, Dans tous les cas, nous devons nous préparer à toutes les éventualités, Bien des eymptômes alarmants sont visibles à l'horizon politique I.Si le cabinet d'Ottawa finit,après tous ces délais, par rendre justio> à la minorité manitobaine, nous ne lui retirerons pas notre appui, Mais si, au contraire, tout ce qui se passe n\u2019aboutit qu\u2019à une politique de déception, nous ferons sans hésiter tout notre devoir.Nous romprons la vieille alliance nouée en 1854 et qui n\u2019aura plus sa raison d\u2019être.Nous fermerons-un livre de notre histoire politique, pour tourner les feuillets d\u2019un livre nouveau et inconnu.Nous chercherons des alliances ou nous resterons seuls, Mais, seul ou unis à d\u2019autres, à quiconque re prononc:ra pour la justice, ncus continuerons à combattre les combats de 'a constitution et du droit.D'OTTAWA .ECHOS Motions de non-confiance en perspective \u2019 Cette aprds.midi, M.Laurier doit présenter une motion de nen Confiace ceugue à peu près en ces nermes : \u201cQue les déclarations ministérielles dans l\u2019aFfaire des écoles ne donnent à la chambre ni satisfaction ni garantie, \u201d M.MoCarthy proposera en amendement : \u201c Que la chambre à entendu a- ves peine le gouvernement faire les dé- clérations qu'il a récomment faites sur la question des écoles de Manitoba, et qu\u2019elle no veut pasavoir l\u2019air de les approuver par son silence ni de laisser oroi- re au public qu\u2019à une prochaine session elle sera plus qu\u2019elle ne l\u2019est en ce moment disposée à adopter une loi rétablissant les écoles du Manitoba sur les bases du \u2018 remedial order \u201d du 21 mars 1896.\u201d* .On dit que M.Dupont doit proposer lui aussi un amendement à la motion de M.Laurier.Octte dernière sera présentée eu amendement à lu motion pour aller en comité des subsides.L'honorable M.Angers était ce matin dans son département ocoupé à faire ses malles, .Il m\u2019a dit que son intention était de: se livrer à la pratique du droit à Montréal ou à Québec.Il se peut qu\u2019il se fixe à Montréal.M.Larivière,le principal champion- de la question des écoles dans la .Chambre n'a pas voté: hier soir, Il regrette beaucoup que la majorité des Canad\u2018ens-Français ait prit l\u2019attitude d'hier, Il espère qu'elle ne sera pas dupéè et \u2018 que les promesses du gouvernement seront accemplies : mais il n\u2019y compte que- p>blématiquement.J'apprends que le- gouvernement ne donnera pas er ce moment de successeur à l\u2019hon, M.Angers, Il est probable qu'il ne cara remplacé qu'aprés la convocation de la fameuse e-ssion du mois de janvier prochain.Touts la journée les couloirs du parlement ont 6t5 enocombrés d\u2019orangistes tout chamerés d\u2019insignes jaunes.Lica galeries en caront probablement remplies tout à l'heure.Ils sont venus des environs de la ville pour célébrer le 12 juillet dans la capitale.yy Rour Ia belle saison Ceux qui, pour la belle saison, à très bon marché, désirant une excellente dominait chez lui Les uns ont veulu, en votant pour ia motion, montrer au gouvernement qu'ils çe défiaient de lui.propre à l'agrioulture,et que ls connais- tar ces spéciales que possèdent, en général, ces bons oultivateurs leur assure- maison pour villégiature, trouvaroat chez M.Actkil'e Dionne tout ce qu'il leur faut et à très bon marché.aient à prendre la responsabilité a\u2019une avssi grosse affaire que celle des prêts à #1 ! fixe à leurs paroissiens, M.Lavoic gnent bien leurs animavx auront plus de profit avec les races étrangères.M.Barnard fait observer que la der- L'hionorable M.Angers Les pires ennemis de l\u2019honoiable M.Angers doivent reconnaître aujourd'hui \u2018que c'est ut homme qui met ses convio- tions au-dessus de ses intérêts, que c\u2019est un homme de courage et de résolution inébranlable, que c\u2019est un caractère.- \u201cM a cru que son devoir lui imposait l'obligation de rompre avec ses collègues, d'abandonner l'honneur et les avantages de sa position, et il l\u2019a fait sans hésitation, Nous disons qu\u2019une telle conduite commande le respect, à quelque point de vue que l\u2019on se place.LA CRISE L'opinion des journaux Le ¢ World\u201d de Toronto - organe et propriété de M, Mokean, M.P., dit que le parti conservateur ne peut pas plus longte:mps souffrir des erreursque les ministres frapgais ne oessent de commettre.D'après lui il faut s\u2019en débrrrasser -à tout prix et former un cabinet exolu- sivement anglais, Le \u201c CHobe \u201d l\u2019organe libéral d\u2019Ontario dit que le-gouvernement ge trouve- Ta en janvier en face des mémes diffioul- tés-contre lesquelles il se heurte au- jourd'hui Il ne'faut pas songer, prétend e confrèna, à modifier les lois scolaires de Manitoba avant d\u2019avoir établi la fausseté cles allégations de MM, Greenway et Sifton -quant à l'efficacité des écoles existant en 1890, En outre, ajoute 1e \u201c Globes \u201d il -est insensé de demander à un \u2018parlement moribond d\u2019rssumer Ja grave r'esponsabilité d'intervenir dans \u2018une affais:e du ressort exclusif des légis- Jatures pr-ovinoiales.La I[ribune \u201d organe du :gouvernement'Gre enway, avertit le parlement fé- zal en termes bien cathégoriques que Manitobis ne fera pas de concessions et -et qu\u2019il ne reviendra jamais sur sa résolution de maintenir intact le système d\u2019écoles y>ubliques établies en.1890, Le oor respondant de la Presse télégraphiait hier: Ottawa, 11\u2014La situation est-elle ohangée ?:Oette question étant dans la bouche de tout le monde à midi, et personne n\u2019y pauvait répondre, : J'apprends que les ministre frençais -ont-reçu un-document signé par presque tous'les dépugés protestants concerva- teurs et dans lequel ces derniers s'enga- -geraient de voter pour le bill réparateur 4 la prochaine session, Qutre cela, les ministres frangais auraient rega l'uffre de la déclaratien supplémentaire dans laquelle le gouvern: - ment définirait la nature de l'Ordre Remédiateur qui serait présenté au miois de janvier prochain, \u201c _ À 10 heures.ce matin, il s\u2019est produit quelque ohoze de très nouveau.On @ vu les ministres français aveo leurs collègues anglais dans la salle du-consa il, Comme il y avait trois jours qu\u2019ils n\u2019y avaient pas mis les pieds, ceux qui ont été témoins de leur arrivée au conceil ont naturellement tiré des conclusions diverses, A midi et 45 minutes, M.Fréchette, whip conservateur, a conduit sir À, ®.Caron et l'hon.M.Ouimet dans le bureau du premier ministre.L'honorable M, Angers a refusé de les aecompa- goer, \u201cLe ciel s'obscuroit aujourd\u2019hui,\u201d disait tantôt un député qui se trouvait avec eux, oe matin, Il n'y à encore rien qui fasse prévoir ; un arrangement ou un compromis.L'on a envoyé chercher M.D.Girouard, député de Jacques-Cartier, pour tenter de rétablir l'anion et ls paix dans les rangs, 1 heure.\u2014Lord Aberdeen cat rendu À son bureau, dans le bloc de l\u2019Est, où les deux ministres canadiens-français sont en tête à tête aveo le premier ministre, À midi et demi, un ordre urgent a été envoyé aux ministres d'assister à une séance du conseil, Les uns disent : \u201cIls ont fait la paix\u201d; les autres disent : \u201cUne autre séance orageuse va avoir lieu.\u201d sont ces derniers qui avaient raison, La séance n\u2019a abouti à rien, Les _ RS JOURNAL DES CAMPAGNES 3 choses cn cont \u2018restées & peu près dans le même état et à midi et demi, on a vasir Adolphe Caron et M.Guimet quitter le conseil en compagnie de MM, Girouard, de Jacques-Uartier, et Joueas, dépucé de Gaspé, M.Ouimet, interrogé par le correspondant de \u201c La Presss\" à répondu éverivement.Il semble certain qne tout est rompu et quala séance de cet après-midi sera lo\u2018arde pour les reporters et d\u2019un intérêt j.mmenre pour le publio.Les honorables MM, Casgrain et Haokett sont en ce moment à Ottawa, ainsi que 'hon Thomas Chapais et M, G.G.Foster do Montréal.Ces messieurs tra.vai'lent, depuis hier soir, au règlement de l\u2019unique question qui préocoupe en ce moment tous les esprits, L'hon.M.Angers Donne les raisons De sa retraite En attandant que nous puissions pu- blierle texte complet du discours de l\u2019hon M, Angers, nous donnons le résumé suivant plus complet que celai que nous avons donné ce matin.L'honorable M, Angers : J'ai l'honneur d'informer le sénat que j'ai obtenu du gouve-neur général permission d'exposer \u2018les raisors pour lesquelles j'ai donré ma démics'on, Le 8 courant j'ai éorit la lettre suivants à l\u2019honorable premier ministre : * J'ai l\u2019honneur de vous informer par écrit, après l\u2019avoir déjà.fait verbalement,jue je ne puis accepter la respon- sc.bilité de la déclovation que vous allez faire au Séuat relativement aux écoles du Manitoba, En conséquence veuillez déposer entre les-mains de son Excellence ma ré- t\u2018gnation et obtenir pour moi la prmis- sion de donner au Sénat les raisons de ma conduite, Vot:e bien dévoué, À, R.Angers, J'ei regu la permission hier et j'ai consenti & ne parler qu'aujourd'hui, Il est inutile que je fasse I'hists- rique de la question dc3 6soles mais je dois cependant remonter quelque peu au jugement du conseil privé rendu au mois de janvier dernier et à la réponse qui a été faite par le gouvernement de Manitoba à.la loi rémédiatrice, Cette réponse n\u2019est autre chose qu\u2019uu refus absolu d'agir et le gouvernement fédéral avait alors le droit de faire rendre justice la minorité catholique du Manitoba.Mais que fit le gouvernement ?Il nous suffit de lire la déclaration de Sir Maokenz'e Bowell pour être fixé, D'un autre côté la réponse du Manitoba laisse voir bien clairement que le gouvernement provincial est opposé au les rétablira jamais de son plein gré, Bowell, que la réponse du Manitoba laisse place à une espérance de règlement de la question par le gouvernement provincial.Sur ce point je refuse d'accepter la ] responsabilité ministérielle, Les paragraphes suivants de la réponse de Manitoba ne laissent du reste au oun doute sur ses intentions, on y lit clairement que les écolcs séparées sont imporsibles.À quoi bon alors correspondre encore avec Manitoba pour obtenir un oompromis plus ou moins satisfaisant ?Llm'est dono encore imposible d'accepter cette partie de la déclaration, Depuis que j'ai donné ma démission et avant d\u2019avoir obtenula permission de parler, j'ai été accusé par la presse conservatrice de bigoterie ; on m'a acousé d'avoir agi avec\u2018trop de hâte en refusant tout nouveau délai, tandis qu\u2019au contraire j'ai proposé au Conseil d'accorder du délai mais en m'opposant de la façon la plus formelle à ce qu\u2019on entre en de nouvelles relations avec Manitoba.Ls déclaration ministérielle admet de plus qu'il y a doute sur ce pouvoir de Îégiférer pour le gouvernement fédéral dans cette affaire.La déclaration que j'ai proposée ao- cordait le délai, naais repoussait le doute le plus léger quant aux drôits du parlement pour légiférer, Je dois conferser même qu\u2019en agis- régime des écoles séparées et qu'il ne, 8 ] Ÿ Hotel, Il m\u2019est impossible d\u2019admettre, comme: le dit la déclaration de sir Mackenzie à sant ainsi je tenais à montrer que je n\u20196- tais pas plus pressé qu\u2019an autre, muis que je mettais aussi la minorité dans une mauvaise position, parce qu\u2019un sjournement permet à l'opinion publique de s\u2019échauff:r et que s'il est difficile d\u2019en arriver à un arrangement aujour- d'hui, co sera presque impossible dans six mois, On nie que cette déclaration ministérielle oblige le gouvernement à présenter une législation remédiatrioe, Mais lo gouvernement était tout aussi bien lié par le discours prononcé au commencement de la session par sir Mackenzie Bowell.Cette première dc- claration me suffit amplement, la seconde est entourée de prosédures qui peuvent très bien empêcher le premier mi- pistre de la faire accepter par la Chamre.Après avoir rappelé ce que disait le remier ministre au commencement de à session, je désire aussi donner l\u2019opinion d\u2019un grand homme sur la même question.So Et l\u2019orateur lit une lettre de sir John Macdonald, lettre qui se trouve dans le volume de M.Pope, sur la vie de sir John Macdonald, à la page 258, et qui montre bien que le grand chef ét=it contre l'abolition des écoles séparées.Je orois, sjoute l\u2019orateur, aux bonnes intentions de sir Maokenzie Bowell, mais je ne pense pas qu'il puisse mieux remonter le courant à la prochaine session qu\u2019à celle-oi,.Je trouve plutôt que personne mieux que lui n\u2019au- Fait pu azir en ce moment, Le pré:ent seul nous appartient.Qui nous dit qu\u2019à la prochaine session le premier ministre aura la même force que maintenant ?Voilà pourquoi j'ai donné ma démission, Oela ne peut faire grand cho: > au pays et au gouvenement, mais en conscience il m'était et il m'est encore impossible d\u2019en venir 4 une autre oon- clusion, Le Révd Monsieur Michel Edouard Roy, ouré de N.-D.de La\u2019 rrière, diocèse de Chicoutimi, décédé à Québec, ce matin, était membre de la Caisse ecolésiastique St-Joseph.Archevêohé de Québec, 12 juillet 1895.TEU, ptre, TS AVENTURIERE EN PRISON Elle a fait maintes victimes Son proiès aura lieu mardi Mon*-éal, 11.\u2014Le détective Lafontaine a airêté, ce matin, une aventurière du nom de Alice Archer, qui se dit veuve de Charl ; Charleston, C'e:t ure anglairo, âgée de 28 ans, elle est i.e de deux ans, La jeune femme est arrivée à Montréal depuis quelqu: semaines seulement, Elle ess bien mice.Lor:qu\u2019elle est arriv3 à Montréal, elle s'est retirée en premier lieu au Quecn\u2019s Après y avoir parsé trois jouis, elle -est disparue mystérieusement sans avoir ayé ea pension; Depuis ce temps, elle ogeait un peu partout ; à chaque place où elle allait, elle oubliait de payer sa pereion et emportait avec elle des effets qui ne lui appartenaient pas.Elle s\u2019est ret/rée en dernier lieu à St- Henri, chez une dame Renaud, qui \u2018tient une maison de pension.(\u2018est sur la plainte de Mme Renaud qu\u2019elle a été arrêtée ce matin.Hier après-midi, l\u2019aventurière en question est entrée au bureau de MM, Provost et Gougeon, marchand de bois et de charbon, coin des rues Versailles et Notre-Dame et a demandé à téléphoner.Pendant qu'elle était dans le bureau, elle aurait volé une mentre en or dans l\u2019habit de M- Provost qui était suspendus à une fenêtre, La montre a été retrouvée.ce matin, par le détective Tremp3, chez le juif Aronson, Elle I'avait mise en gage pour $12.50, La valeur de la montre est de $125, La jeune femme a compara ce matin en cour de police devant le magistrat M.Ulric Lafontaine, Elle s'est déclarée innoocente.Son procès a été remis à mardi prochain, Dans l'intervalle, la femme Axcher et sa petite fille ont fté expédiées à Ste-Marie.+ \u2014}e- \u2014\u2014\u2014.accompagnée d\u2019une jolie | tits fille,.CONVENTUM Les élèves de la théorique du' séminaire de Québec, de 1879, ont tenu leur conventum avant hier et hier, à I'Hétel Douglass, lac St-Joseph, Æitaients présents : l\u2019abbé Eug.Roy, ouré de Hartford ; l\u2019abbé Joseph Fortin, de New Beddeford, Mass, ; l'abbé H, Defoy, de la basilique ; l\u2019abbé J.Ruel, curé du Sault Montmorency ; l'abbé Vézina, vicaire à St-Frédérice de Beauce ; Dr A.Marin, St-Roch ; Dr Stanielas Oaron, Chicoutimi ; Dr M.Moreau, St-Eugène ; MM.E.Paré et P.Oorriveau, avocats ; O.Roy, O.Grenier et St-Amand, notaires ; et M.Gaudiose Allaire, employé publio, On a pris le souper à l'hôtel Douglass, meroredi soir, Le repas a été suivi de discours daus lesquels on a surtout rappelé les souvc nirs de collège.Hier la journée s\u2019est paseée en récréations des plus joyeuses.Avant de se séparer, les membres du conventam out élu les officiers suivants : Président, l'abbé E.Roy ; vice- président, l'abbé H.Defoy ; secrétaire, A.Morin ; ass.-seorétaire, O.Roy\u2014\u2014 = LE MYSTERE DE RIMOUSKI Le nommé Smith s\u2019est tué accidentellement Le coroner de Rimouski a tenu une enquête sur le corps du ma'herreux Smith qui a été tué, vendredi dernier, entre S: Gabriel et S*>-Flavie, Smith était srr vue charge de bois,et,en descendant une pente rapiie,les liens qui re enaient le bois se brisèrent et le malheureux roula par terre les roues de la voiture, lui passant sur le corps.Le jury a rendu un verdict de \u201c mort acoidentelle \u201d\u2019, ma.mr Eee rs La banque fy Peuple Il devient bien évident que c\u2019est une manœavre de quelques spéoulateurs qui a été dirigée contre la banque du Peuple.Cette institution va résister à l'assaut cela nous paraît clair.Et à 06 propor, nous sommes heureux de reproduire ca que publiait la Presse d\u2019avant-hier : \u201c \u201c De toutes nos banques, la banque du Peuple est la seule dont les direo- teurs sont personnellement resporsables de toutes les pertes et cette obligation crée au profit des déposants et des por.tours de billets de banque une garantie absolue.\u201c Les actions de la banque du Peuple, comme celles de bien d\u2019autres établissements financiers ont été dans ces derniers temps, choisies par un groupe de spéoulateurs et tous les bruits répandus sur cette institution l'ont été en vue de faire baisser les parts au profit de ces spéoulateurs, \u201c Ces choses-là ne se font pas sans racontars sans rumeurs destinées à ébranler la confiance publique et à effrayer les porteurs d\u2019actions, les déposants et les clients de la banque, \u201cQu\u2019a fait la banque du Peuple ?Elle a dit aux autres banquiers : \u201c Nos intérêts généraux sont commus, solidaires : je ne puis montror mes livres et ma position au publio, mais je vais vous montrer le tout et vous donnerez votre opinion publiquement, \u201c O'est ce qui a été fait et l\u2019assemblée des banquiers après avoir examiné les comptes les livres et les opérations de la banque du Peuple a déclaré que le tout était tellement satisfaisant que les banques mettraient $1,250,000 et plus même à la disposition de ls ban du Peuple si cela était nécessaire.¢ Il est bon d\u2019appuyer sur ces derniers mots.Quelqu'un disait ce matin : \u201c Ii faut que la banque ait bien besoin d'argent pour emprunter ainsi plus d'un million.\u201d \u201c La banque n\u2019a rien emprunté, Ey ayant de fait besoin d'aucun emprunt | -pour faire ses affaires régulières.Mais .-les fausses rumeurs, les assauts des boursiers ont pu ou pourront effrayer des clients et c\u2019est pour parer À c>tte éventualité que l\u2019assemblé> dos banquiers s'est mise à la disposition de ls banque du Peuple.: \u201c Oela seul aurait dû être suffisant pour assurer le public.\u201cLa banque de Montréal est venue de la même façon et dans les mêmes condition au secours de la banque d'Epagne lors du \u201crun\u201d fait sur eette banqueen 1879, \u201crun\u201d aussi peu justifié que celui d\u2019hier soir, \u201d \u2019 la EN ANGLETERRE Plusieurs deputés élus par acclamation Londres, 12 \u2014Les élections générales des députés aux communes ont commencé aujourd\u2019hui, Ont été élus par aools- mation : sir Reynold Hanson, à Londres ; A.G.H, Gibbs, dans la ville de Londres ; F.T.Barry, dans Windsor ; sir Algernon Borthwick, dans South Kensington ; O.E.Tritton, dans Norwood, division de Lambeth ; sir Charles \"| Hall, dans Holborn, division de Finsbury ; E.B.Hoare, dans Hampstead ; John Penn, dans Lewisham ; ie trés honorable Geo, J.Goschen, dans St- Georgo du Hanovre.Ce sont tous là des con: srvateurs, Oat ercore été élus par acclamation : T.G.Fardell, dans South Paddington, suouseseur de lord Randolp Churokil}, décédé ; l'honorable Alf.Lyttlcion, dans Warwick et Leamington, au lieu et place du très honorable Wellesly Peel, élevé à la pairte ; Lewis Molver, dans l'ouest d\u2019Edingburg, successeur du v°comte Wolmer, élevé à la pairie.Les très honorable Henry Mtthews a été fait pair.Le-très honorable Pelham Villiers, libéral, a été élu dars South Wolverhampton ; le très honorable Antony Mundella, libéral, dans Brightaide, division de Sheffield\u2019; Obarks Stuart-Wortley, conservateur, dans Hallam, division de Sheffield; Timothy Harrington, parnelliste, dans la division uu Havre de Dublin ; Wm Field, parnellite dans la division de St-Patrice de Dublin E, Sper c:r, dans West Bromwick ; Robert Yerburgh, conservateur, dans Chester ; Henry D.Greene, conservateur, dans Shrewsbury; le vicomte Chelsca, conservateur, dans Burystreet Edmuacs ; William MoEwen, libéra), davs la division centrale d'Edinburgh ;.J, Parkes, unioniste, dans.la division très honorable John Bright ; sir Seager Haupt, unioniste, dans Gladstome ; cole- nel Welby, unioniste, dans Tounton, \u2014\u2014{e-{>-e- sn, WALLACE PARLE Il se prononce contre les écoles séparées Et votera contre la loi rémédiatrice Ottawa, 12.\u2014Olarke Wallace, grand maître des orangistes, a adressé ls parole ce matin À la démonstration orang'ste qui a eu lieu ici.Ila dit qu\u2019il n\u2019hésis tait pas à se déolarer contre les écoks séparées.Il a dénoncé Mgr Gravel pour la publication de sa récente lettre.Si l\u2019occasion jamais se présente, il votera contre toute législation présentée aux Communes dans le but de forcer le Manitoba à rétablir les écoles séparées, Il se déclare en faveur du maintien des.écoles \u2018 non seotarian \u201d\u2019 au Manitoba et dans tout le Dominion du Canada, si la constitution permet la chose.Quant à sa conduiteen chambre, il se propose d'attendre les événements et de combattre lo gouvernemant s\u2019il propose une loi rémédiatrice, chose qu\u2019il ne croit pas jamais voir se produire, AVIS M.Mathias Lilois, de Saint-Thomag; de Montmagny, et M.J.J.Saindon, marchand et maître poste de la Rivière- du-Loup, en bas, sont autorisés à reces voir les sommes dues pour abonneme au Courrier du Canada et au J des Campagnes.gud-ouest de Manchester, succession du.\\ a \"LE DRAME DE ST-HENRI «- \u2018 Llenquête en cour de police Témoignage de Mme Nantel Montréal, 10.\u2014 L'enquête sjournéé d'hier sur le meurtre de St-Henri a été zeprise ce matin, à onze heures vingt Minutes, L'acousée Demers est entré \u201cdans la salle d'audience sous la conduite Je l'assistant connétable Lambert.Il >tiit vêtu de noir comme hier, et pa- \u2026 Yaissait très calme, Après avoir adressé .quelques paroles 4 son avooat, M, Desmarais, il a pris un siège en face du magistrat Desnoyers, le même qu\u2019il oo- oupait hier, | Mme Nantel a été le premier témoin entendu co matin, Voici en résumé son témoignage, Quand je suis descendue du logis de \u2018la famille Demers, après avoir vu Mme Demers étendue sans vie sur le plan: cher, j'ai dit à Mlle Deguise : \u201c Venez dono m'aider, Mme Demers baigne dans son sang.\u201d Mlle Degvise m'a répondu : \u201c Ces choses-là, on ne s'en mêle pas.\u201d Je suis alors allée trouver Mlle Sauvé et lui ai demandé d'aller chercher quel- \u201c qu\u2019un, Elle m'a dit qu\u2019elle irait chercher sa mère.Je suis retournée au logis Demers, mais j'étais si excitée que je n\u2019a- .Vais aucune eonnaissance de mes actes, _ J'ai pris l\u2019enfant dans mes bras ; quel- qu\u2019un, je ne sais pas qui, a voulu mel'enlever, mais je l\u2019ai gardé dans mes bras, La bouteillo qui contexait du lait pour l'enfant était sur la table dans la cuisine, Le tuhe était séparé de la bou- toille et le lait était caillé dans le fonds .Ze la bouteille.J'ai nettoyé cette bouteille et l'ai remplie de nouveau avec du lait que j'ai trouvé dans l'armoire.Sur ce lait Qui se trouvait dans l\u2019armoire il y avait are bonne crême, J'ai mélangé ce lait avec do l'eau que j'ai prise dans le.canard sur le po8le, Cette eau était tiède, En ouvrant le poêle j'ai vu qu'il y avait des \u201cripes\u201d\u2019 à l\u2019intérieur et ces \u2018ripes\u201d ne paraisaient pas avoir été allumées.J'ai trouvé sur l\u2019évier du rayon et de la pearline et je me suis dis : Pauvre fem- .me, elle avait tout préparé pour le blan- ohissage, Le couvrepieds du lit était plié et déposé sur le pied de \u2018la cou- -dhette, Un oreiller seulement était dé- racgé, les trois autres étaient A leur pla- ACCIDENT TERRIFIANT 50 personnes \u201c blessées dans une réunion Atlantio City N.J.11 \u2014 Hier soir, un terrible accident a clos les fêtes du Inlet Casino, Il était 9.30hrs et l\u2019on était à lire une adresse lorsqu\u2019un sourd oraquement s\u2019est fait entendre.Au même instant le plancher supérieuroù 1,000 personnes avaient pris place s\u2019est ouvert lentement et a précipité un flot humain sur le premier plancher d'une hauteur.La bousoulade a été horrible : les oris, les évanouissements, la confusion régnait partout.Un appel a été fait À tous les médecins de la ville qui se sont empressés d\u2019y répondre.TI y avait une cinguan- taine de blessés T'ous ont été trensportés à l'hôpi'al, Lors de: l\u2019acoident, les personnes présentes qui n'avaient rcgu aucun mal se.sont vivement élancés au secours des victimes et ont montré un grand courage, au péril de leurs jonre.Les lumières étant éteintes, ils ont travaillé d\u2019abord dans l'obscurité.A.A.Rogars, l'ex-président du sénat de New-Jersey, était sssis juste à l\u2019endroit qui a faibli, avec sa femme.Celle oi a 6t6 précipitée sur le plancher inférieur, mais le sénateur a pu se suspendre à une poutre jusqu'à ce qu\u2019on l'ait sauvé.INCENDIE EN MER L'équipage accueilli par un navire San Franoisco, .11.\u2014 Des lettres d'Australie donnent les détails d\u2019un incendie en mer de la barque \u2018\u2018Salsette\u2019\u2019.Le vaisseau est parti pour Melbourne le 14 mars ; au milieu de l'océan, on a découvert le fen dans la cargaison.La barque \u2018\u2018Miltiades\u201d a pris à son - bord l'équipage et les officiers du vsisseau incendié et les a couduits à Melbourse.Le ocapitaine Panton, commandant de la \u201cSalsette\u201d a dit que le feu avait été découvert à 3 hrs du matin par l\u2019of- fiier de quart qui s\u2019étsit aperçu que la fumée sortait par l\u2019écoutille.Il a immédiatement conné l'alarme et après investigations faites il a trouvé que les flammes avaient graduellement coneumé la cargaïson et gagnaient rapi- la soute aux poudres.L\u2019Equipage a combattu do toutes ses forces l'élément destructeur et on a réussià s'emparer des barils de poudre et à lcs jeter à l'eau, Au matin, le pont devint tellement-em- brâsé.qu\u2019on dut prendre les chaloupes.O'est alors que l\u2019équipage a été recueilli par le \u201cMiltiades\u2019 et traversé à ça destination.\u2019 \u2014nn Mer LAGRANGE Une dépêche: de Übartres annonce que la maladie dont souffrait depuis si longtemps Mgr Lagrange a eu son dénouement prévu.Mgr l'évêque de Chartres est mort dans Ja journée d\u2019hier après quelques années d\u2019un épiscopat qu'il eit voulu rendre exceptionnellement féoond, et dont il restera surtout la ferme protestation oriée, pourrait-on dire, de ron lit de souffrance, au président de ls République pour l'adjurer de ne mettre point sa signature au bas de l\u2019inique loi de perséou ion fiscale contre les congrégations religieuses.Avant son épiscopat, la vie de Mgr Lagrange fut très agitée, et même quelque peu tumultueuse, syant vécu nombre d\u2019années dans l'orbite de Mgr Dupanloup, dont 11 était le secrétaire et vioaire général, C'est même pour avoir éorit la Vie de Mgr Dupanloup, que M.Lagrange, alors chamoine de Paris, dut subir les contradictions, ou pour mieux dire les redressements vigoureux de M.le chanoine Maynard vengeur, en la circonstance, de la vérité historique dont s\u2019écartait trop aiséiment, sans le vouloir, l'anoien et passionné scorétai- reds Mer Dupanloup, quand il avait à parler de Louis.Veuillot et des .poiémi.ques de l\u2019ancien Univers avec le célébre évêque d'Orléans, - : Quand il'n'¢taic pas sous l'impression de ces souveuirs, et qu'il ne tenait \u2018pas la plume\u2019 du jédrnaliste dans \u2018l\u2019un 1 journaux successivement fondé par Mes Dupanloup depuis le fameux - ni \u201cde la Religion; le oulte:de la piété ou l\u2019histoire de l'Eglise inspiraient mieux le fécond et la laboriuux éorivain.Il lui est | même arrivé de rimer, sur le bord de la mer et daus le Midides compositions qu\u2019il aréunies récemment dans un volume sans nom d'auteur \u201cet qui ne sont pas toutes sans mérite.Mais oe qui a surtout fait sa réputation, c\u2019est une Histoire de sainte Pauleet une Histoire de saint Paulin de Nole, écrites à dix aus de distance, la première en 1876 es l\u2019autre il y a dix-huit ans.l'abbé Lagrange Jésus révèlé à l\u2019enfance et à la jeunesse 1841, Notice sur Bridaine (1851), gles Actes des martyrs d'Orient (1852).)a Raison et la Foi (1856), la Vie chrétienne (1857),le Guide du chrétien dans tes voies du salut (1858), Saint Jérôme et les du- mes romaines Au quatrième siècle (1866).Tl eut de plus, sans nul doute, une part assez large de collaboration dans la préparetion des divers éorits de Mgr Dupanloup, dans le rayonnement duquel il a véou presque juequ\u2019à ses der- piers moments, : Mgr Lagrange était originaire du Berry et ses premières études farent faites au séminaire de Bourges, Il vint ensuito à Saint-Sulpice, d\u2019où il passa a l'Ecole des Carmes avant d'être un instant professeur à Auteuil et plus tard, viccire à Sainte-Klisabeth.C'est! alors que, par l\u2019Ami de la Religion il entra en relations rvec Mgr Dupanloup qu'il ne devait plus quitter.\u2018 Reoueilli, après la disparition -de Mgr Dupanloup par feu le cardinal Guibert, qui en fit un chanoine de son chapitre, 11 r\u2019ocoupa d'écrire cette Vie de Mgr Dupanloup que le vénéré cardinal ne peut l'empêcher dé mettre au jour; bien-qu\u2019il redoutôt justement les polémiques qu'elle ne manquerait pas do susgiter, C'est dans cette situation que le'choix du gouvernement le vint trouver, il y a cinq ans, pour l'élevôr aux honneürs de l\u2019épiscopat.Il avait alors soixante-trois ans, Auguste Roussel\u2014\u2014\u2014\u2014 emmener UN LANCEMENT MALHEUREUX Un ponton de la Corporation cassé en deux Le ponton de la corporation construit sur la rivière St-Charl:s par MM.CO.Morenay et Fortin a été lancé co matin mais le lancement a été bien malheu- x+0x, Au moment cù le ponton glissait ur son lit, celui-ci s'est éeroulé.Le ponton a cassé en deux et a été défoncé par les pilotis.Les dommages s'élèvent à une couple de milliers de piastros, \u2014\u2014{e- eee Précédement, on cite encore de M, |\u2019 ., LA, MESSE DU':SOLEIL | \u2018Traduit du Provengal Az chatelains de G\u2014est érigéw la chapelle ; \u2014 mid dans l\u2019ezur, sublime observatoire, \u2014d\u2019où l\u2019ho- rison s'étend à perte de vue, : II.\u2014Tout y est neuf, doré, fleuri \u2014 les murailles, l\u2019autel\u2026 ba voûte.\u2014dans un ovale de peinture, \u2014est piquée d\u2019un semis d'étoiles, IIT,\u2014Sur les gradins, dans des vases\u2018 élégants, \u2014les coquelicots ssignent, et folle, \u2014l\u2019avoine, aux longs épis g'êles, \u2014tremble parmi les glaïeuls bleus, IV.\u2014 Ah! lo gentil endroit pour prier !\u2014Le saint et pieux oratoire ! \u2014 On dirait un seuil de Paradis \u2014 tout enveloppe de sa splendeur, V.\u2014Mais ce matin, par un temps splendide, encore plus grande-sst l\u2019allégresse,\u2014car le roi du jour, le soleil, \u2014 y est venu pour dire sa mesee, WI.\u2014 La fenêtre qui regarde au le- vant\u2014se trouve justement l'autel ; et d'est de là que projetant sa lumière, \u2014 il a auréolé la divine\u2019 hostie.VI.\u2014Oh ! combien d'ardents et infinis baisers\u2014de ses lèvres de feu ib donnait, \u2014l\u2019astre, à ce peu de pain sans tache |\u2014Comme aveo grand respeot il l\u2019irradiai¢ | | VIII \u2014B¢ tout ohantait là-bas, \u2014les gtillons dans les moissons blondes, \u2014les ; | huppes et les perdreaux, \u2014même le coucou dans les\u2018branches,! \u2014ear o'est'd\u2019oux \u2018que provient la manne \u2014de Dieu ; et les vignes, en ce jour\u2014 disaient : \u201c C'est de nous que son [845g jaillit.\" °° X.\u2014 Tout chantait et tréssgillait\u2014de délectant au sein d'une tellé-\u2018ivresse.\u2014 Et le soleil brillait, \u2014 plus édlatant énoo- re, quoique la metse .fût finie.E.IMBERT Hélibre de Notre-Dame.Atal Pas de changements notables aujour- d'hui.Le calme habituel se continue toujours.Il se fait quelques transac- sont nulles Dans les Townebips, il se fait des ventes, à Tko.Le marché an beurre n\u2019offre pas de changements.JLes cours se soutiennent.Le bon beurre des crémeries vaut 161,2 cents.Des prix plus élevés encore ont été payés à la campague.Le beurre des Townships vaut 150.Belleville, 10\u2014Au marché au fromage, 40 fabriques ont offert 3,315 | meules de fromage blanc et 845 meules de fromage coloré.Ventes : 545 meules de fromage blanc et 255 meules de fromages coloré à 80, Ivgersoll, 10\u2014Offres : 5,333 moules de fromages de juin.Aucune vente, | .Peterboro; 1U\u2014 Offres, 4,658 meules de fromages de juin.Aucune vente.Campbellfôra, 10\u2014Offres, 705 meules de fromages.Ventes, 180 à 80, \u2014 Les insurgés font des pertes .Santiago de Cuba, 11.\u2014Le chef des insurgés, le colonel Victoriano Guizon, qui a été blessé dans une rencontre aveo le général Navano, est mort mardi der- pier.On a aussi fait oirouler le bruit que le général Jose Maoco s'était suioi- dé, mais cette nouvelle a été déclarés fausea.par les insurgés.Angel Guarra, qui a été au pied dans la bataïlle livrée près de Gama, n dû se fair amputer la jambe, la gangrène s\u2019étant mise dans sa blessure.FEUX DE FORETS Dommages aux récoltes récolte, msisils sont très considérables ne a I.\u2014Au plus haut du jeune château \" XL-!T;es blés tresskillaient d'orgueil; | .] ment répudiés tandis \"| de l\u2019or,on à adopté; - tions à 7Xc.Dans Ontario les affaires |: NOUVELLES DE CUBA] Muskegon, Mich., 11,\u2014 La vent qui soufflait avec violence s\u2019est enfin apaisé et lou feux de forêts sont en conséquence moins violents ; les cultivateurs ge reposent un peu de leurs xfforts répétés pour combattre l'incezdè.Oa ne peut encore estimer les dorom:ages causés à la ; fe au » Co Le ale \u2018 es , a.+ CSR, CS \u201cAUX TROIS-RIVIÈRES - - Une'ordination Mgr Laflèche à-conféré le saorement de l\u2019Ordre, dimanche dernicr.à MM.Joseph Héroux, Joachim .Caron et Charles Boutet, da Séminaire des Trois Rivières.Le sous-disconat à MM.Avilla Milot, Adélard Lamy et Elzéar- Carufel.La cérémonie a eu lieu dans la chapelle du couvent de Ja Providence, Mgr Boucher accompagnait son petit- neveu, M, l'abbé Caron et M.l'abbé Caron et M.l\u2019abbé Chs Bellemare, son Sncien paroissien, M.Fabbé Héroux.La rumeur veut que oe dernier soit à l'automne le vicaire.tout désigné du ouré do Ste Geneviève.- M.l'abbé Caron, chspelain du eou- Tent, aocompasnait M.l'abbé Boutet, LESPREJUGES- HATIONAUX: VAINCUS = a Be triomplie dune grande découverte: A Y'influence:magnétigwe de 1' or attire les peur piès de tous les climats sur nos Bords.On voit réanis dans nos plaines auriféres les hommet.de- toutes lex nations et parlait toutes les lan gues de la civilisation.Bien q'u\u2019N-y æit entre oux\u2018divergence-sur toutes les autres questions dans leurs habitudes; leurs mmœcers-et Jour relie Biv2y ils s\u2019accozdént: copendant sur es point.Les Anglais ot les-Américains, Jes- Français, fes Stisyes, les Allemands, les Suédeis, les Italiene-et lea Chinois admettent, sans qu'il y ait: une seule voix discordinte, que kec-grands re- - mèdez\u2018introduits-dæans-le- monde, iljy à quarante ang, sent bien leo-meillours-pour In) guérison des maladies dans cerotimat que n'imfocrte \u2018quelle autre préparation-eristamte.Célaiscmble-être, -eD éffet, Jo.éésultat dé l'expérience \u2018humaine ans tontes (les parties:d monde, eiù c'Est.ce qui \u2018a fait Iw popularits universells © jces remèdes.Nous considérons, cependaht,! q olla sonfiant rans bornes qu'ont plaéé'dns l'efic:acthé-do ces semèdes\" les sreprésontants, de tanit de mations, qui «2 :eupent de l\u2019industrie mini ère,.est un phénon ène- remärquable-dans l\u2019histoire: médig vd pros 1 ct :uriezes de cas ponph as leixr jeunesse, « rdéute 3 l'âge md, à sent pablg ares de ces drogues ét'foirèdes-qui \u2018sont particuliers aux différents pays qu'ils-habitent.Ces remèdes \u2018| étaient associés dans lour\u2018esprit ave:0 les-souve- \u2018| nirs du fozer et renforeés-par Jeur p réjugés na.\"tionaux.Mais ila\u2018ont.ée6-mis de cou 6 et pleine- e dons toute) : les régions [ dure.communié imdpuision, los Pilules ot l\u2019Opgucot doll way, I no\u2019y a \u2018 qu\u2019une manière-d'expléquerres niouvt >ment; c\u2019est | lo résultat de-la conviction.basée su r les- obsere MARCHE AU EROYAGEETAU | | BEURRE vations et l\u2019ezpérioncerperseanelles, L'onguent: est omployé aveo un tel succès, fjcowme pansemont pour les: Messared , les: uled.dres, les pluies aux jambes,.Jes walad ies internes ot accidents auxquels- est exposé l\u2019intrépide \u201cchercheur d'or, quon paut difficilem ent trouver \u2018dans cette éteñdue dss-pays d\u2019or uine tente de .;pivcbeur qui no soit-approvisisisnée ¢ le cette pré- Jpuration rufruichissaute, salonire et qui donne \u201cdu soulugement.La reurriture gros3 ière du pio - -chbeur, ol sosvent-les-habitudes tendent à-violer \u201cde sang, et développar- on eux qu i coulent et lus ulcères pwrulentes sur les pinios jet les meme © bres.@e \u2018.> Les plaics-suxjembos, prineipalo ment, soni très [réquontes parmiceux qui creusent dacs les unes et lcur,-nuisent bcaucoup danis leurs travaux.Les ens-les plvs.sérieux'dans cetts sorte do, maludses sont toujours guéris par l\u2019onguent avec une rapidité-oxtraordinaire.La meilleure .inéthaglo pour guérir [es plaies aux jambes, les blessigres et les ulcèms en général,est da frotter avec Fonguent les papties inflammées autour de l'ouverture de la plare; en ouvrant d\u2019abord les pores de la peuu.ct en adbucissant la chair avec des Fumertations cheudes.La partie- malade [- est u lors pansée ayoe dg la charpie maladie et de Ir.toile shturées d'onguent, ® .Tizl est le-traitement extefne, mais-il est bon = aus{ à de donn uux.malados quolques-doses des s pjltiled duran les piogrds de, Ia guénison, vu (qu' olles sexvent Épurifier le sang et:Andébarras- ; ter le système;de toutes les affections.morbides, Sot que l\u2019onguent' fait dens son œuvea à l'exté- {rif sur,\u2014 (La Scientific Witnea.) 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Pelle est la pensée do M.Tarte, Mais alors quel est le remède de M.Tarte ?Quelle est la solution de l\u2019opposition dont il est un des chefs ?Il n\u2019y à pas d'autre alternative que l\u2019aetion du pouvoir fédéral ou l'astion du pouvoir provincial.Si l\u2019action fédérale est illusoire, eui- vant'l\u2019opposition, alors il ne rests donc d'espoir que dans l'action du pouvoir provincial, d'espoir qu'en MM.Greenway et Sifton, .Est-ce là le remède de M, Tarte ?- \u2014t>-@ >< p-uvenrenvaean armee, Ses\u201d cetholiques, pour les |: Laurier Ottaws, 11\u2014A\u2019la Chambre des Com | munes hier après-midi, M.Martin a demandé que le bill concernant lo Lake Manitoba Railway and canal Cy, soit remise sur les ordres du jour, : Le rapport a-été adopté.,[ En réponse à M, Brodeur, M.Wallaoe dit que les monuments Maisonneuve et MoDonald,avaient été admis en franchise, après que des arrangements eus-; rent été pris pour passer un ordre en\u2018 conseil autorisant cette admission en franchise.- Te cas du monament \u2018Chénier n\u2019était pas semblable.On n\u2019en était veau à auoune entente et le département n\u2019a pas le pouvoir d'autoriser son admission en franchise, L\u2019hon.M.LAURIER demande au ministre des finances s\u2019il peut donner des informations à la chambre aujourd'hui, en ce qui concerne la.résignation des membres du cabinet.L'hon, M, Fosrar dit qu\u2019il va être obligé de demander à son bon ami de cultiver la vertu de la patience pendant quelque temps encore, Demain, lorsque la chambre s\u2019assemblera,je pourrai faire rapport eur cette affaire, \u2019hon.M.Laurier dit que M.Foster lui a demandé souvent à cette session de pratiquer cette vertu.(Rires), Pour -en donner la preuve, il attendra jusqu'à demain.(Nouveaux rires.) .7 sa 1o!| ; À la demande-de faire subir la secon- tion que lo gouvernement introduira la\u2019 ge lecture du bill pour amender l\u2019acte des douanes afin de légaliser le \u2018bureau des douanes, M.Laurier s'enquière s\u2019il est bien utile de nommer une commis sion, M.MiLLs dit qu'il n'y a rien -dans les subsides pour payer un assistant- commissaire et la situation était vacante, : La discussion sur oe sujet se continue jusqu\u2019à six heures, alors que l'erateur quitts le fauteuil.À la séance du seir, eur motion demandant la troisième, leoture du bill du chemin de fer Toronto, Hamilton et Boffalo, M.McLean propose une réso- lusion demandant de fixer les taux des billets'à 2 cents le mille.Cette-résolution est défaite par un vote de 113 contre 39, En comité, on inolüt une clause dans le bill amendant l'acte des douanes, abo- lisant les fonctions d\u2019un assistant-com- missaire,puis'le comité rapporte progrès et la chambre s\u2019ajourne & 10.30 hrs p.m.Au sénat, à la séance de l'après-midi, M, Scott demande au chef du gouvernement s\u2019il peut donner des explications sur l\u2019adresse des ministres, Sir McKenzie BoweLL dit qu'il regrette de ne pouvoir donner ces explications de suite, mais qu\u2019il pourra les denner demain à trois heures, Une séance solennelle Deux ministres reprennent leur siège MOTION D'AJOURNEMENT 7 députés conservateurs ment AU SENAT L\u2019HON, M, ANGERS Expose la situation Gétaws, 11.\u2014Nous svons ou aujour- d'hai la séance la plus solennelle dont nous ayons été témoins dopuis l'affaire Letellier, Lorsque la rumeur s\u2019est répandue cet après-midi que les ministres français se divisaient, l\u2019exoitation est devenue des plus intenses et en un instant les oorri- dors de la chambra ont été remplis do curieux.: A l'ouverture de la chambro, les galeries étaient bondées, Avant l\u2019appel des ordres du jour, M, Girouard, député de Jacques-Oartier, se lève & ose la question suivante : wmanidre non satisfaisante les catholiques, cela empêchera-t-il le gou anitoba règle la question d\u2019une | - verriement do proporer un ' bill teu mor :.JE» frangais,\u201d lui : crie l'opposition, M.Foster répond \u2018\u2018non\u201d\u2019 et donne des | \u2018sxplications, dans lesquelles il regrette | \u2018que M.Angers n\u2019ait pas, comme les | hons, MM, Onimet et Caron, consenti à faire les mêmes efforts pour règler à l'emiable la brûlante question des éco- es.L'hon M, LAURIER.Puisque l\u2019at mosphère du cabinet est de nouveau sérieux le gouvernement urrait-il nous donner quelques explications L'hon.M.Fosner dit qu\u2019il a existé des divergences d'opinion au sein du cabinet, Sar la question de la loi remé- diatrice certains de nos collègues pré- tendaieat que nous n\u2019sllivns pas assz vite et que nous auriona dû présenter la législation remédiatrice à cette Bession, Cependant, le cabinet a oru que nous ne devions pas trop nous hâter et que nous devions donner à la wbro- vince du Manitoba toutes les faci:ités possibles pour \u2018régler la question elle-même, Je suis heureux de dire que nos deux collègues siéguant en cette chambre ont finalement décidé de nous aider à travailler au succès de la cause, mais je regrette de dire qu\u2019an autre de nos collègues siégeant au Sénat, n\u2019a pas oru devoir revenir sur £a déci- cion et en conséquence sa démission a dû être accaptée.Sir A.P.OARON dit qu\u2019il reprend son siège, parce qu\u2019en refusant d'aider au au gouvernement à mettresa politique a exéoution,il oroit qu'il compromettrait la cause des écoles, .L'hon, M, OuimET dit qu\u2019il sent toute la gravité de la position actuelle.Le devoir qu'il a à remplir est bien pénible .On l\u2019accusera peut-être d'avoir sa- orifié les intérêts du psys à ses intérêts personnels, Mais il se met au-dessus de cela et il espère que dans quelques mois, le suocès de la politique du gouvernement fera pour lui se changeren fleurs les injures qu\u2019on ne lui épargnera point.L'hon M, LAURIER propose l\u2019ajournement de la chambre et prononce un lorg discours brillant de forme daas lequel il ne trouve seulement pas J\u2019ocoa- sion de dire s\u2019il rendrait ou non justice aux Catholiques.Il dit que lersque le World de Toronto a déclaré que la démission des trois ministres français n\u2019était qu'un jeu de bluffil s\u2019est senti indigné contre M, Molean de York-Est qui redige ce journal mais maintenant il lui fait apologies, .Sir C.H.TUPPER reconnait que M.Laurier peut faire de beaux discours mais il n\u2019est pas capable de dire où il est sur les grandes questions politiques, Voilà cent discours que M.Laurier pro- nonee sur ce sujet, et je défie, dit-il, un seul homme de me dire quelle est l\u2019opinion de M.Laurier sur la question des écoles; Il a existé des divergences d\u2019opinion au sein du parti conservateur ; mais, grâce à Dicu | elles sont disparues, et maintenant tous ses membres, moins un, sont d'accord pour poursuivre la politique qu\u2019ils ont adoptée.Est-ce que l\u2019on peut en faire autant dans le parti libéral ?Pourquoi M.Laurier ou un autre ne parle-t-il pas ?Evidemment, parce que tous des messieurs ne peuvent B\u2019accorder, M.GiroUARD, député de Jaoques- Cartier, se déclare pour le gouvernement, parce que M.Laurier n\u2019a aucune politique eertaine À offrir au pays.M.McCARTHY se prononce contre le gouvernement et dit qu\u2019il verra avant la fin de la session si, oui ou non, le gouvernement persistera dans son intention de passer une législation remédia- trice, Le Dr LACHAPELLE dit que puis- qu'il y a des promesses de passer la loi à la prochaine scssion, il restera fidèle au gouvernement.Ma.WELDON dit que pour lui, il ne votera jamais pour une loi, ayant en vue de rétablir les écoles séparées et d\u2019exempter les catholiques manitobains de payer les taxes scolaires.M.JoNoas dit qu\u2019il aurait voté contre la motion Laurier mais après le discours de M.Weldon il considère qu\u2019il cst inutile d\u2019attendre plus longt3mps pour le règlement de la question, M.JEANNOTTE parle dans le même sons.M, AMYOT se prononce pour la gou- veracment, M.BELLEY se dit fatiguer de toutes ces promesses.L'invitation aux Manitorépara- bains d'entrer dans de nouvelles négooia- subsides, M 3 CAMPAGNES woh EER AF An Et SS BRAS NE ee 27 que renforoer l\u2019options ne peut faire ¢ position de la province \u201cà ra.législation remédiatriod, 1.à robes +i Lie;vote est pris avec le résultat: suis vant : Treo ff , ] .n 1 Pour.\u2014Allan, Bain (Wentworth), Beaucoleil, Béchard, Berth,.Belley, Beraler, Borden, Boston, Bourassa, Bowers, Brodeur, Biown, Bruneau, Spelt Carroll, Oartwright (Sir Richard), Casey, Choquette, Christie, Colt r, Davies, Dawson, Delisle, Devlin, Duss, Dupont, Edgar, Edwards, Fauvel, Featherson, Fliot, Forbes, Fraser, Fremont, Gaof-ion, Gibson, Gilmor, Godbout, Ghieve, Guay, Harwood, Innes, Jeannotte, Joncas, Landerkin, Langelier, Laurier, Lavergae, Leduo, Legris, Lépine, Lister, Livingston, Lowell, Macdonald (Huron), MoCarthy, MoGregor, MoIsasc, Mo- Millan, MoMullen, Marcin, Migoault, Mills (Bothwell), Monet, Mulook, O'Brien, Perry, Préfontaine, Proulx, Rider, Rinfret, Rowand, Sanborn, Soriver, Semple, Somerville, Sutherland, Tarte, Turcotte, Vaillancourt, Yeo, \u201482 CoNTRE.\u2014 Awyot, Bain (Soulanges), Baird, Baker, Bennett, Bergeron, B'-nchard, Boyd, Boyle, Bryson, Bornhaw, Cameron, Csrgil, Carling, (Sir John), Carpenter, Caron (Sir Adolphe), Carsoallen, Chesley, Cleveland, Coats- wWükvu, Cochrare, Uockburn, Oorbould, Oorby, Costigan, Craig, Curran, Daly, Davis, Danison, Desaulnier, Dickey, Dyer, Earle, Faibairn, Ferguson (Leeds et Greenville), Ferguson, (Rénfiew), Foster, Fréchet, Gillies, Girouard (Deux Mortagnes), Grandbois, Grant (Sir James), Guillet, Haggart, Haslam, Hhzen, Henderson, Hodgins, Hughes, \u2018 Hut : ching, Ingram, Kaulbach, Kenby, Lagha- \u2018pelle, Langelier, Langevin (Sir Hector) Lieclair, Lippé, Maodonald ' (King), Macdonnell (Algoma), MasDowall, \u2018MacLean (York), MoAlister, MoDo- dona!d (Assiniboia), MoDonald (Victoria), MoDougall (Pictou), MoDougall (Cap Breton), MoGresvy, Molnerney, MeKsy, MoLean (oes), MoLennan, MoLeod, MoNeil, Madill, Mara, Marshall, Masson, Miller, Mills (Annagolis), Montorieff, Montague, Northrup, Ouimet, Patterson (Oolohester), Patterson (Huron), Pelletier, Pope, Priiham, Prior, Putnam, Reid, Robillard, Roome, Rosamond, Ross (Dundas), Rickman, Simard, Smith (Ontario), Sproule, Siairs, Stevenson, Taylor, Templo,- Tisdale, Tupper (Sir Charles Hibbert), Tyrwhict, Wallace, Weldon, White (Vardwell), White (Shelburne), Wil: mot, ilson, Wood (Brookville), Woods (Westmoreland) \u2014116, M.DuPoNr fait une revue complète de la question des écoles, et il déclare qu\u2019il ne peut plus s\u2019accorder avec le gou vermement sur la question de nouvelles négociations ; car le gouvernement do la province du Manitoba ne peut rien faire.Lie seul pouvoir qui avait l\u2019autorisation de prendre action sur ce sujet est la législature, qui est actuellement ajouraée et qui ne se réunira pas de nouveau avant le 5 de janvier, Puis il fait l'éloge de l'hon.M, Angers qui s\u2019est montré énergique et qui aura pour lui teute la.province de Québec.Dans tons les cas, si le gouvernement fédéral permet à une province de voler la loi telle que jugée par le plus haut tribunal de l\u2019empire il en résulters | des conséquences désastreuses pour le pays.Au sénat Au sénat le premier ministre a donné a pou prèsles mêmes \u2018expliostions que M.Foster.: L'hon M.Angers donne ensuite les raisons qui l'ont engagé à se retirer du cabinet.Il croit qu\u2019il sera impossible au gouvernement de passer cetts législation à la proobaiue session., Nous donnerons prochainement le texte même de la déclaration de M.Angers, Ottawa, 12 juillet.\u2014A ls chambre cet après-midi M.Casey a demandé au_ministre des travaux publics qui avait donné la pormission à ure certain procession d\u2019obstruer les terrains du parlement, L'hon, M.OUIMET à répondu \u2018qu\u2019il n'avait donné auoune permission et qu'il n\u2019y en avait pas besoin non plus, qu'aucune circulation n'a été génée.Sur motion pour aller en comité des ills à proposé en amen- 5 dement que l'habitude de continuer en office les lt-gouverneurs des provinces «près leur.ission expirée, ce.qui donne au gouvernement le pouvoir de les traneférer ensuite sans en donner les.raisoma à la chambre, constitue un abus d'autorité incompatible aveo les prinoipes du gouvernement responsable.\u2019 Sir Cis HisseRT TUPPER répond A M.Mills et l\u2019amendement est perdu par 104 contre 66, M.MuLoox demande quand le gouvernement remplacera l\u2019hon.M.Angers, L\u2019'hon.M.FOsTER répond que la va- cande sera remplie aussitôt que possible, Dans tous les cas il n\u2019y a que deux jours que la vacance existe, MM.Casey et MoMillan de Huron critiquent l'administration de l\u2019hon, M.Angers.L'hon.M, Montague répond par une défensa énergique de l\u2019ex-ministre de l'agriculture.La chambre se forme ensuite en comi- th do subsides et la séance est levée à 40 hr.AU SENAT Au séuat, cet après-midi l'hon.M, Molnnes a donné avis que lundi il demandera si le gouvernement se propose de remplir la vacance orééé dans le cabinet par un représentant de la Colombie Aglaise, Sir MAKENZIE BOWELL Que diriez- vous si la vacance était remplie avant lundi.Le sénateur Boulton propose que dans l'intérêt de la navigation intérieurs du \u2018Canada, le gouvernemen( devrait nommer trois commissaires pouf |Tenooutrer les tros commissaires det : États Unis afin de disouter les meilleur( | moyens à prendre pour faciliter le commerce do transportation dans les eanx intérieures du Canada, Après une déclaration de Sir Mao- Kanzie Bowell, que le gouvernement se propose de prendre part à cette commission, ls motion est retirée.-L'hon.M.Power demande qu.nd aura lieu la prorogation.Sir MACKENZIE BOWELL dit qu\u2019il espérait qu\u2019elle pourrait se faire lundi mais les motions de non-confiance qui doivent venir la retarderont probsble- ment d'uno semaine.Ottawa, 15 \u2014 L\u2019honorable M.Fos ter présente un projet de loi pour exempter certaines sociétés de l\u2019opé:ation de l'acte d' 8 assurances.En réponse à M, MoMollen, l'hon M.Montagus dit qu\u2019une autre expédition - de denrées canadiennes sera envoy:e par le vapeur Dominion pour remplacer \\a cargaison envoyée par le vapeur Menico, En réponse à M.Eryson, l\u2019hon Mde loi pour assurer le paiement des aré- rages aux employés de chemin de fer, il ne le présentera point à cette session-0i, Sur motion pour aller en comité de- sudsider, M.Laurier propose l'amende ment saivzant : \u2014 \" que cette chambre regrette que le gouvernement n'ai pa règlé la question des écoles du Manits ba de manière à servir les meilleurs in.que les déclarations ministérielles à cet égard sont de natureÀ promouvoir une agitation dangereuse parmi le peuple canadien, \u201d Parlant à l'appui de son amendement M.Leurier blame le gouvernement d\u2019avoir tant retardé à règler cette question des écolze.Sa politique de retards continuels est des plus désastreuses pour la paix du pays.Au commencement de la session, on nous apprit que le gouvernement avait adressé au Manitoba un ordre lui enjoiguant d\u2019avoir à rotablir les écoles séparées, et que s\u2019il ne le faisait point, le gouvernement le forcerait à agir.Durant l'élection de Vorchères, l\u2019hon M.Quimet promet qua la question serait reglée à cette sossion-ci, Et maintenant, après avoir fait toutes ces promesses, le gouverne- mont se retourne et demande qu'on lui donne lc temps do négocier, C'est-à-dire qu\u2019il fiait par où il aurait du commencer, La politique de conciliation est une belle politique pour un pays comme le notre, mais os n'est plus une grande politique quand elle est le résultat d'une rebufade comme celle que lui a infli gée le gouvernement du Manitoba, II -aurait mieux valu être plus modéré de Haggart dit que va le soin qu\u2019il faut.apporter à la préparation de son projet.térêts du pays eb qu\u2019elle est d'opinion - \u2018 Jangage, maîs plus fermo d\u2019az/ion.- tionnée par 1» temps que le Farle nent ne On a dit que la crise «fit été le résultat d\u2019un malentendu maïs il est évident qu'il y a plus que cela au fond, et que M.Angers est sorti du cabinet parce qu\u2019il n\u2019avait plus confiance aux promesses de'ses vollègues, Ila oru que si la promesse du gouvernement n\u2019était pas exécutée à cette session, elle ne le serait jamais.Rt voici que la presse anglaise se hâte de lui donner raison.Le Mail and Empire dit carrément que Ja déclaration ministérielle signifie qui si toutefcis il \u2018yo législation, elie ne sera Das sévère.\u201c Quart à moi, j'ai toujours dit que je droit d'intervention ne \u2018faisait aucan doute, d'u moment que les \u2018faits sont tels que ls minoräté les représente.C'était ma politique, il y a deux ans, et c\u2019est encore ma politique, aujourd'hui.Mon désir est que la \u2018mjnorité mani- tobaine aîtle privilège d'enseigner: dans ses propres écoles, et à sesenfante leur devoir envers Dieu et les hommes, comme ces devoirs lui sont enseignés par son Eglise.Voilà mon désir, Mais oat objet ne peut être atteint et ces conditions ne peuvent être obtenues par \u2018coie de ©oervion, SEANCE DU 50iR L\u2019hos.M.FosTER dit qui est évident que M.Lauricra joui énormément du malaïse-qui a sévi - quelques jours dans les Tangs conservateurs.Son parti n\u2019a jamais été à la peine d\u2019avoir de crie -Gepuis 17 -ans, o'est bien le moins qu'il s\u2019oocupe ea peu de se qui se passe \u2018ailleurs que chez lui, M; Foster rappelle à M.Laurier toutes les grandes entreprises accomplies depuis vingt ans par le parti conservateur uni comme un seul\u2018homme, dans la bonne somme dans la mauvaise fortune, dans Ja viotoire comme dans la défaite, Sur ja question des -ésoles, le goavernement zst encore uni, et-quand il se lève pour parler, il représente l'opinion unanime ; du gouvernement et du parti.Le gouvernement a passé un ordre remédiateur, par cet ordre ramédiateur, \u2018 il se tient et par cet ordre remédiateur il se tiendra.TLroreque tous les moyens | de conciliation aurons été épuisés, il fera exéouter ga politique - à la lettre.Voilà sa politique.Quelle-est celle du parti libéral ?*&lle consiste en motions d'ajournement et en motions qui ne: veulent rien dire.M.Laurier se con-\u2018 -tonte de déclerer qu'il \u2018pensait telle: chose il y a deux ans et-qu\u2019il pense encore comme cela.Son parti l\u2019ap-| plaudit, et il reprend son siège, content\u2018 de son œuvre.| M.McCarry dit qu'il ne voters | pas pour la motion parce: qu'elle ne : signifie rien, Tout ce qu'il peut dire | c\u2019est que le gouvernement se trompe s\u2019i | oroit que la législature manitobains va reveair sur ses pas.M.Girouatd approuve l'attitude du gouvernement.M, Dupont défend la conduite de M.Angers et demande justice pcar la minorité.\u2018M.Belley se prononce contre tout nouveau délai, - Lo-vote est pris et la motion-ost reje- 3ée par 70 contre 114 MM.Dupont, Belley, Jeannotte, Lépine, Dugas et f'arcotte,votent contre le gouvernement, \u2014 La motion McCartky Pas de loi remédiatrice Répense de sir C.H.Tupper Ottawa, 16.A l'ouverluro de la séance, avjour- d'hui, les esprits paraissaïent peu endurants, et il en est résulté ane prise de beo immédiate entre MM, Lister, Mertin et Wallace, à propos de douane.M.MoCarthy a proposé un amonde- ment pour établir un bureau d\u2019examinateurs chargés &e décider des factures des marchandises importécs, mais son amendement a été perdu par 115 con-' tre 59.Auesitot oe débat terminé, M.Me- Oarthy s\u2019est levé et à proposé sa résalu- tion à l\u2019effat de déclarer que ls chambre u entendu avoo regret le gouvernement déclarer qu\u2019une loi remédiatrice serait présentée à la prochaine session, Parlant our sa motion il dit qu\u2019il a approuvé le gouvernement de n\u2019avoir point désavoué la loi de 1890 paree- que c'est une loi non éorite mais sanc- , 2 doit point se mêler des questions d'édu cation des provinces, Là s'arrete son approbation de la politique ministérielle, Il ne peut approuver la taoti- que qui n\u2019a été suivie depuis ce tsmps et qui a eu d'autres résultats que de soulever l\u2019animosité des citoyens les uns contre les autres, ll nie au gouvernement le droit de se constituer en tribunal judiciaire, Co droit aboli en Angleterre n\u2019a jamais exin- té au Canada, Si le gouvernement avait 8g1 comme juge lorsqu'il a entendu l'appel des catholiques, il ne serait plus responsable de l'opinion qu'il a donnée consciencleusement, Mais ponr cela il ! lui aurait fallu se dépouiller de res idées politiques et Don pas juger la canra avant de l'avoir entendue comme le fe i- sait M.Ouimet lorqu'il déclarait q'ae si un ordre remédiateur n\u2019était pas) adopté, il donnerait sa démission, dit cela parc d tari a cherché à fon ae ans Ontarin on nement n\u2019était ne oire que la Zov vor ner point responsable de ga décision tandis \u2018que dans Québec on a cherché à lui -en attribuer tout le mérite possible.Tot-cela aurait été evit& ri le BOUVErnement avaitsu montrer tan peu plus do fermeté dans les premiers temps ets'il avait consulté le gouvernement du Manitoba, Il comprend qua la députation fran çaise éprouve du \u2018:mécomzen- tement à Voir le gouvernement retarder encore de six mois, après avoir été si pressé d'entendre l\u2019appel de la minorité qu'il ena averti le gouvernement du Manitoba par dépêche.« McCarthy ree ob demie, Sir Uhs,\u2018Hibber Tupper répond que toute l'argumentation 5 M.MoUarthy cet du frédhauffé, excepté la dernière partie qui est un peu plus neuve.Ce sont les arguments invo-ués lors de ls corifédération par des hommes de talent et \u2018que la majorité des hommes qui nous ont donné le système politique actuel -H\u2019ont pas trouvé suffisants pour les-convaïnore, Ils ont jugé au contraire \u2018quo la-conoiliation seule, en sssurant le respect des droits de tous, pouvait donner le pregrès à notre pays.La constitution du Manitoba a été rédigée sur les mêmes'bsses que oèîle' de la province d\u2019Ontario et celle de-Québec, en vue de donner \u2018à chacun le gage que ses droits ot privilèges seraïent respectés.Il accuse M.M.McCarthy d\u2019avoir par sa -ordisede-Drotestaute en 1889, conduit à l\u2019agrtation actuelle.C\u2019est'lui qui est allé jeter dans le Manitôba cette semence de haine et de nréjugé d\u2019où a germé la loi des écoles.Et c'est Uepuis ce temps-là que sa position toujonrs empiré jusqu'à hier soir slors-qu\u2019il a du sortir de Ja cham- \u2018bre pour re point voter.C\u2019est le devair de towt vrai canadien de jeter le cri d\u2019a- larma-contre de tels agitatoeurs.M.Moà parlé pendant 3 heu- { Carthy plaide en chambre la cause de son olient-comme il I'a plaidée - devant les tribunaux.Le ministre de la justice continue en citant des lettres de Sir À.T.Galt ga- rautissant les droits de la mivorité.Ce n\u2019était pas-slors une question de religion c'était simplement une question de minorité, Personne ne savait alors de auelle religion serait la minorité.Il défand l'ordra remédiateur et il rzprime l\u2019espoir que le'Manitoba-reconnaîrra son erreur.S'il ne'le fait potot le gouvernement fera tout co qu\u2019il faut pour protéger les droits de la minorité.L'hon M, FOarER a proposé l'ajournement de la chambre en exprimant l'espoir que le voie serait pris avant siz heures demain.Au sénat Au sénat, le projet de loi amendant l\u2019acte du service \u2018civil a été adopté\u2018 avec un amendement déclarant qu\u2019il ne: prendra effet que lo ler janvier prochain.rr \u2014\u2014D 4-4 P= rm SIRA.P.CARON Il demande raison a deux journaux libéraux Una dépêche d'Ottawa annonce que ir Adolphe Caron a donné instruction À aes avocats de prendre des poursuites au montant de 25,000 chacune contre le \u201c Herald \u201d et I\"\u2018Electour \u201d, pour liholles que ces journaux auraient publiés sontre lui, Ze Comme msdesine do fam'lle les Pilu les d\u2019Ayer n'ont pas de riva'es elles ex- tirpent la maladie comme par magie, | JOURNAL DES CAMPAGNES\" e vapeur \" Mexico\u201d FAIT NAUFRAGE A Belle-Ile Equipage est sauvé Toute la cargaison est perdue Le vapeur Assaye, capt Carruthers, est \u2018arrivé dans notre\u2019 port hier soir, ayant à son bord l'équipage du vapeur Mexico parti de Montréal le 3 du courant avec 210 têtes de bétail, 880 moutons et une cargaison générale.Le Mexico a fait naufrage à Belle-Ile ie 4 du courant.L'équipage raconte le naufrage comme suit: Farti de Québec le 4, tout alla bien jusqu\u2019à dimanche le 7, alors que le vapeur arriva à Belle-Ile, Dans l'après-midi, la brume commença à s\u2019étondre sur la mer s\u2019épaississant toujours jusque vers 5 hotres.Le vaisseau allait très lentement, Peu après cinq heures il \u2018frappa sur un rocher, à deux milles aucæord-ouest-&u phare lumière de Belle-Ile.Il commença aussitôt à emplir, et moins d\u2019une heure après il y avait 22 pinds d'eau dans sa cale, Voyant que le vaisseau était perdu, le Capitaine songea à sauver l\u2019équipage.Ce n'était jia8 chose facile,le vapeur étant sombr:5 4 50 verges d'un rocher perpendiculaire.Le menuisier cousentit, ocpendant à, nager à terre, une corde at laché à son .corps.Après beaucoup d\u2019ef-+ forts un cfible \u2018fat attaché au rocher | et les hommes de l'équipage au nom-® bre de 4i5 passèrent un à un à- ter 0 sans le moindre accident.L\u2019équi-| page est resté «à Belle Ile jusqu'd 4 heures, v::ndredi, alors que le vapeur] Assage parut et le prit A som bord, | moins le csapt Dely, le premier et le se-' cond, le premier et le second ingénieur: ot trois :autres dommes de l'équipage, qui sont : restés pour surveiller le vais- : seat, Le vaisseau rest une perte totale.Quolque : animaux ont essayé de se sauver, mais ils se sont tués en tombant: parmi l2s rochersou ont été tués par: l'équips go den goélettes de pêche, : Les bommes de l'équipage disent que les p2oHeurs go-sont conduits en pirate.De'bon'ne heure, lundi, ils se sont rendus à bord du Mexico et malgré la défense\u2019 de l\u2019ing'énieur qui sueveillait le vaisseau : du rivage, ils ©at pris tout ce qui leur: tombaït sous la main, Le' Mexico -était un vaisseau de: 206E tonnes, propriété de la African\u2019 Steamship Coy, assuré dans les compa- : gnies anglaises.Les pertes s'élèveront à plusieurs cen- teines de mille piastres, \u2014\u2014{poet {>< rem LE DISCOURS DE M, DUPONT Nous devons féliciter cordialement M.Dupont pour le discours vraiment re- marguable qu'il a prononcé jeudi.Nous avons rarement vu un discours français produire autant d'effet dans la Chambre des Communes, ECHOS D'OTTAWA Ottawq, 12\u2014Le Free Press, organe libéral ici, est publié aujourd\u2019hui sur papier jeune, én l'honneur des orangistes dont il fait un chaleureux éloge.\u2014 Au comité de l'agrisulture, co matin, M.Girouard, [Deux-Montagnes] a demandé qu\u2019un édifice spécial soit construit à la ferme expérimentale pour re- | eevoir les visiteurs, dont ie nombre augmente chaque année, \u2014Vingt-six nouveaux bureaux de poste ont été ouverts en Canada le ler juillet, dont six dans la province de Québec.Par contre six anciens bureaux ont été fermés, \u2014\u2014\u2014 = mr rate re Suicide à Cempton Uu vieillard du nom de John Furee, demeurant aveo ses filles, établies modistes au village de Compton, s'est suicidé en se coupant la gorge jeudi dernier, Farss est mort deux heures après, Le défuat 6tai âg6 de 74 ans, On oroit qu\u2019il avait l\u2019esprit troublé depuisla mort do son fils il ya deux on trois ans, Le coroner Woodward a t'ou une enquête et le jury a rendu'un verdiot con- forme aux circonstances, .Fin d\u2019un Congres Les missionnaires agrico- ,les sont de retour d\u2019Oka La visite du consul de France La convention extraordinaire de tous les missionnaires agricoles de Québec, à Oka, a eu lieu, du 9 au 12 juillet.Au nombre des missionnaires agricoles mentionuons : cours, À.P, Tassé, Dsignault, Jobin, Provost, Labonté, Diooése de Québec :\u2014M M.les abbés Marquis, Montminy, Garon, MoOres, Gauthier, Rousseau, Bacon, Galarsesu, Méthot.Diocèse de Rimoueki : \u2014MM.les abbés Pelletier, Poirier, Duret, Bernier, V'ézius, chan., Gagnon.Diocèse de Ohicoutimi : \u2014 MM, les abbés Leclero, V.G., Lizotte, Tremblay, Hudon.Diocèse de St-Hyacinthe: - MM l\u2019abbé Côté, président.Diosèse de Valleyfield : \u2014M, l'abbé Reid.Diocèse de Nicolet :\u2014M.l'abbé Dauth.Diocèse de Sherbrooke : \u2014M, I'abbé Charest, Diocèse d'Ottawa :\u2014M, le chanoine Bélanger.Diocèse de Trois Rivières : \u2014M, l\u2019ab- Bé(Gérin, secrétaire.Mgr Laflèche était aussi présent, ciers suivants : Président:: M.F.P.Côté, curé de \u2018St-Valérien ; vice-président, M.leG.taire, M.Gérin, ouré de St-Justin ; comité, les mêmes, plus M.T.S.Pre- \u2018vost, curé de St-Jean de Matha, Bureau de direction : MM, les abbés Marquis, de Québec ; Dauth, de Nicolet ; Reidde Valleyfield ; Oharest de Sherbrooko, et MM.les chanoines Pézin, de Rimouski et Bélanger, d'Ottawa.Us établirent en même temps un petit code de règlements qui régiront dorénavant leur action et lui assureront ce ca- ractére d\u2019ensemble qui lui vaudra sa \u2018pleine et entière efficacité, .M, le consul de France \u2018 Kleokzowski et M.:Pasquier, reteur de l'Uhiversité d'Angers, et M.le chanoine Racicot, de St-Sulpice, au village d\u2019Oka, assistaient à ls séanoe, ainsi que MM, les abbés Lefebvre, P.8, S,, curé d'Oka, Brasseur et Luche, P, S, S, Javits par M, le président Coté à di- Te -quelques mots à l\u2019asistance, les deux distingués visiteurs français le firent aveo la meilleure grâse du monde et le plus grand, gens pratique, M.le-consul félieita chaudement les membres du clergé, qui témoignent du haut intérét qu\u2019ils portent à l\u2019art agricole,si vital pour le pays, en s'astreignant, de l'école,et eut d'excellentes paroles pour les bons Pèles Trappistes, .Monseigneur le reoteur d'Angers joi- gait à celles du consul ses félicitations et il ajouta que les universités catholiques de France, convaincues de l'importance de l'instruction agricole, commen- favoriser l\u2019expansion et en relever le niveau, Verdredi matin dèa 8 hre, les congres- sites étaient réunis pour la neuvième et dernière conférence.M.H.Nagant en a fait les frais et aveo toute la compétence d\u2019un chimiste expert il parla des insec- tesennemis des arbres fruitiers et des animaux domestiques et des meilleurs moyens de s\u2019en débarrasser.Ses enseignements étaiont cortoborés, au point de vue de la pratique,par le Frère Léon, pépiniériste en chef de la Trappe, Après quelques remarques de Ml\u2019abbé Cô:é,de M, l'abbé Gérin, de l\u2019honorable commissaire, M.Beaubien, et du R.P abbé dela Trappe, qui renouvela aux congressites ses ohaleurcuses invitations pour une prochains année, ce premier congrès des missionnaires agricoles de la provinee de Qaobeo fut dg- claré olos, À.trois heures, on s\u2019embarquait à bord da Sovoreing et à six boures, tout lo monde était do retour à Montréal, .Arrestation Le détective Fieury a r£us:i à arrêter un individu acousé d'avoir obtenu de l'argent sous de faux prétext:r, | Diocèse de Montréal :\u2014M, J, H.Le- Les missionnaires se sont élus les ofi- V.Leclerc, ouré de la Malbaie ; \u2018seoré-, Montréal, en visite chez les messieurs de | pour aider à son progrès, à la disoipline cent à faira de sérieux efforts pour en | L'hon.M.Angers - À ses employés Ottawa 12 \u2014 L\u2019henorable M.Angers a- passé la matinée à Faire ses malles, Il à fait ses adioux à tous ses employées et- quelques-uvs d\u2019entre ceux-oi étaient tellement émus qu\u2019ils ont pleuré.M.Angers a déclaré ce qui suit à un journaliste : * « J'ai l'intention de me livrer A l'ex- eroice de ma profession soit à Québ ec, soit à Montréal.Sams doute je ne renonce pas à la politique.Ma famille demeurera quelque temps- encore à Ottawa.Il est très probableque M.D.Girouard sera appelé à remplacer M, Angers.- M.Parizeau, député de Montréal, a exprimé l'upinion suivante : .\u201c Je suis d\u2019avis que M.Angers a agi avec mesure ot sagesse, Je suis de sa trempe et j'aime que lorsque je réclame justice on me l'accorde sans tarder.Cette action de l\u2019ancien lieutenant-gouverneur de la provinos de Québec le rehaussera dans l'estime publique, et tout le monde se dira désormiais que lorsqu'il a rex versé le ministère Mercier, il sa basai sur des principes formement anorés dans son esprit et non pas sur des préjugés de parti.\u201d Le Monde dit : \u201c Nous n'avons rencontré personne qui n\u2019ait eu uno parole d'éloges à l\u2019adresse de M.Angers,\u201d La Presse terminé un article très énergique par un brillant éloge de l'honorable M, Angers.: Le Morning Chronicle publie ce matin un article très flatteur pour M, Angers dont notre confrère Yexalte le caractère et le désintéressement, Les orangistes a Winnipeg On demande la démission de Phon.M.Daly La guerre aux écoles séparées Winnipeg, 13\u2014Pas moins de 10,000 orangistes ont pris part à la procession hier en oette ville, C\u2019est & Fort.@arey Park que les discours ont été prononcés.Tous les orateurs se sont prononcés contre l\u2019in! tervention fédédale dans la question des: écoles et fait iappel 4 la foule de s'y opposer par tous les moyens constitu- Honnels et psr des moyens plus énergiques si cela devenait nécessaire, Au'nombre des orateurs figurait un apostat qui a déclaré que nos institutions libérales et nos libertés n\u2019étaient pas sauvegard es par le catholicisme, À la fin des discours, des résolutions ont été adoptées conformes aux vues et exposés des orateurs, entr\u2019autres celle-ci, Proposé par M.Finn, secondé par F.Sohultz : \u201c Paisqu\u2019il est publiquement annoncé par le gouvernement fédéral que les écoles séparées seront rétablies dans cette province à la prochaine session des Chambres, et, Jcela malgré la protestation presque unanime de notre population, et que cette dito promesse a été faite sans que nos réprésentants dans.le oabinet et à la Chambre protestent le- moins du monde, il est résola que le.ministre manitobain, l'hon, T.M.Daly,.soit enjoint de p'acer sa démission au plus tôt entre le mains du guverneur-gé- néral, et que les députés manitobains- Ross, Boyd, Marquette et Daly, également comme député, soiont appelés à fournir de explications sur lsur conduite en supportant un gouvernement qui menace ainsi les intérêts de cette province, Il est de plus.résolu que copie de ces résolutions soit envoyée à sir Mao- Konzie Bowell, à l'hon, Clarke Wallace, .ainsi qu\u2019aux réprésantants plus haut cités, ~ © PR En rouge Tous les convois régulicrs de passa- - gers de l'Iatercolonial, szront bientôt peints en rouge, \u20ac me 0 \\ - La, motion: Laurier Encore une fois M; Laurier a proposé une motion illusoire, endore une fois il a parlé sans diré quelle est ea politique .sur la question des écoles.Sa \u2018motion de non-confiance , d'hier «soir se bornait à dire que le gouvernc- -ment n'a pas une politique de nature à servir les intérêts du pays dans cette question.\u2018 Mais que signifient ces paroles ?M.Laurier veut-il dire que le gouvernement a eu tort de promettre une législation remédiatrice, ou qu\u2019il a eu tort de ne pas presser cette législation ?Nous allions dire : c\u2019est le secret de M.Laurier, mais non, ce n\u2019est plus un secret, Car il a laiseé voir le fond de £a pensée.Et de son discours on peut conclure que, à l'instar de M.Tarte, M, Laurier est hostile à une législation remédiatrice.Que veut-il alors, que demande-t-il, qu'offre-til ?Franchement, le temps n\u2019est-il pas venu de parler ?Comment M.Laurier veut-il qu\u2019on lui tende la main, s\u2019il ne donne pas de garanties ?Nous sommes mécontents du gouver- -mement parce que nous trouvons qu\u2019il \u2018tarde trop à exécuter ses promesses, Mais M.Laurier ne veut même pas faire de promesses.Ne serait-il pas temps d'en finir avec «cette tactique de jouer au plus fin, DALTON MCCARTHY \u2018On lui refuse l'autorisation d'adresser la parole Ottawa, 15\u2014 On s\u2019est livré à de nombreux commentaires dans les cercles orangistes et politiques au sujet du refus de permettre à Dalton MoUarthy d\u2019adresser la parole à la démonstration des oraa- gistes vendredi dernier sur le square Cartier Quelques amis de MeCarthy avaient déclaré que ce dernier ne refuserait pas d'adresser la parole s'il y était invité et ils ont fait des démar- | .\u2018Leurs parades dans la ville ches pour ebtenir l'invitation.Leur espoir à été dégu.Un membre du comité de la démonstration les a informés que seuls les membres de l'ordre en costume complet \u2018seraiont autorisés à faire un discours.ILS ONT LE DROIT Le \u201c Matin \"et le \u201c Gaulois \u201d sur la question des écoles Paris, 14 \u2014 Lo *¢ Matin, \u201d parlant de la question des écoles du Manitoba dit que les conflits religieux qui y rè- nent peuvent amener la rupture de la eonfédération si les Etats-Unis profitent de la situation Ce même journal trouve que l\u2019Angleterre a fait de louables efforts pour mettre fin à l\u2019antagonisme religieux suscité par la question scolaire.Le \u2018* Gaulois \u201d dit que les Canadiens du Manitoba comptent l\u2019élément civique le plus vigoureux du pays et devront finalement triompher, car ils ont le droit pour eux, : ILS SE REVOLTENT Les manitobains ne veulent pas de l\u2019hon M.Patterson La charge de lieutenant-gou- verneur Winnipeg, 15 \u2014 Les chefs du parti conservateur ontenvoyé à Ottawa un mémoire dans lequel ils protestent énergiquement contre la nomination de l\u2019hon, M, Patterson ou d'aucun homme de l\u2019est à la position de lieutonant-gouver- neur du Manitoba, Si le gouvernement persiste dans son dessein, disent-ils, de placer un étranger à leur province comme sucoesseur à sir John Schultz il est certain qu\u2019il y aura révolte parmi les conservateurs qui ne sont guère de bonne humeur de temps-oi.: Choses agricoles, Les fermes les mieux te- 2\" nues Un curé obtient an premier prix Le conccurs des fermes les mieux ie- nues du comté de.Berthier, ouvert le premier juillet courant, s\u2019est terminé le samedi, six du mémo mois, et s donné le résultat suivant : Yer prix, $50, Pierre Gervaie, de St-Outhbert, 96 points ; 2e prix, $44, Arcène Denis, de St-Norbert, 93.95 points, 3e prix, $38, F.Adelme Côté, de St-Barthélemy, 89.65 points ; 4e prix, $32, Mathias O.Fer- Innd, de Berthier, 89.50 points ; 5e prix, $26.00, Joseph Coulombe, de St-Nor- bert, 86.50 points ; Ge prix, $20, Josoph Laporte, de St-Norbert, 77.85 points ; 7e prix, $16, Georges Landry de St-Cuthbert, 75 3b points ; 8e prix\u201d $12, Archibald Mousseau, de Berthier | 4.45 points ; 9e prix, $8, Alfred Roch | de St-Norbert, 73.65 points ; 10e prix.| $4, Paul Lavallée, de Berthier, 71.45 points.Ce concours était offert par la société d'agrioulture du comté de Berthier, et.les juges étaient : MM.Magloire Lacha- | pelle, de St-Paui l\u2019Ermite ; Horace La- | marche, du St-Esprit, et Oôtave Valois, | de Maskinongé, Les membres du cercle agricole de St- Norbert ont eu, la serhaine dernière, deux concours : Le premier, pour les jardins les mieux oultivés et donnant le plus grand rendement,proportion gardée, Ceux | qui ont remporté la palme sont les mes-| sieurs suivants : ler prix, Rév.Messire Desrochers, curé ; 2e prix, Joseph Laporte ; 3e prix Louis Fréchette.Le deuxième, pour le meilleur patura- | ge et la meilleure poussée du grain.Les gagnants ont été les messieurs sui- Vants : ler prix, Joseph Coulombe ; 2e prix, Arcène Denis; 3e prix, Joseph Leporte.La paroisse de St-Norbert est certainement une des plus avancées sous le rapport de la bonne culture, et ces divers concours seront de nature à faire progresser encore davantage l'agrioultu- re.LES ORANGISTeS À OTTAWA On nous éorit d'Ottawa ce qui suit, ausujetde la procession des orangistes : \u2018¢ Les 'orangistes envahiesaient la ville.Ils ont marché par bande de dix à quinze mille dans les rues, Tout s'est passé tranquillement et en bon ordre, La plupart des processionnistes étaient en chemise blanche et portaient des chapeaux de paille \u2018\u2018 sailor \u201d et des ban- douillières aux couleurs les plus incroyables, Il y avait une vingtaine de fanfares dont pas une ne savait jouer.Les fifres etles grosses caisses dominaient partout.\u201c Les officiers à cheval étaient habillés de costumes impossibles, On portait de nombreuses bannières avec force St- George et bibles ; des \u2018 drapeaux rou- | ges, des oriflammes jaunes, des chartes, des osdres, des maillets, des instruments de toutes sortes, Les discours au carré Cartier ont été bien anodins.\u201c On a remarqué surtout dans le défilé, plusieurs individus qui portaient l\u2019épée au clair.Lo jaune, le rouge à profusion.Les grosses oaisses comptaient pour un nombre de 150 au moins.Les jaquettes rouges étaient bien comiques, \u201d ECROULEMENT D'UN PONT Un équipage tombe à l\u2019eau On éorit de Moncton, N.B., que F, W.Winter et A.F.Randolph,deux jeunes oitoyens de Monoton, l'ont échappé belle dimanche dernier, Ils étaient en route pour une visite à Coverdale, petite place dans lo comté, d'Albert, située à quelques neuf milles de Moncton.Leur cheval, en passant sur un vieux pont tout délabré prit peur, alla donner contre un des garde-fous du pont qui céda sous le poids, et cheval, voiture et ocou- pants de celle-ci, tombèrent à l\u2019eau soit d\u2019une hauteur de vingt pieds.M.Randolph s\u2019est légèrement blessé et a couru de grands risques.La voiture à été brisée, \u2018 JOURNAL: DHS CAMPAGNES rs * mme 2 INCENDIE .A AYLMER 547 == ° | Pour $50,000 :de déc âts Aylmer, Ont, 13 \u2014 L'un des plus désastreux incendies dont la ville d\u2019Aylmer ait jamais souffert à éclaté bier après artdi.Onze maisons ont été détruites par le feu et ce n\u2019est qu'avec beaucoup de difficulté qu\u2019on est\u2019 parvenu à protéger les maisons en brique occupées par MM, MoKÿnney et Harris, ainsi que l'église anglaise.p On suppose que le fen a été causé par des étingelles partant de la manu- faoture MoDiarmid, Les pertes-sont évaluées à $50,800 en parties couvertes per des apew- rances.LES CHENOES, Attaquent les | japonais sur l'Ile da Pormose Yohobama 13 \u2014 Sept cents Chi,nos- - ont attaqué Hainoku, sur l\u2019Ie de 17or ; mose le 10 juillet, Ils ont été repous sés * par les Japonais aps avoir-perdn de ux | cents hommes.g Explosion d'tne pou- | dridre .Rome, 14\u2014Une explosion s\u2019est pro - duite aujourd\u2019hui à la poudrière de Tivoli à 18 milles de Rome.Ciog per- .sonnes ont été tuées et plusieurs blessées.' UN INCENDIAIRE ARRETE Il fait des déciarations im- portantes- New-York 13 \u2014 Max Gluoleman, le chef d\u2019une bande d\u2019incendiaires, lesquels ont mis en danger la vie des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants pour quelques milliers de dollars, a confessé devant le magistrat de district la part qu'il avait prise dans l\u2019incendie d\u2019une maïson de la rue Suffulk l\u2019été dernier, dans laquelle une jeune fille a.été brûlée à mort, Gluckman a de.plus donné une liste de tous les incendies- qu'il avait aidé à perpétrer.Comme résultat de la confession de Glukman, plusieurs autres personnes, notamment des petits marchands de la partie est, qui demandaient-aux inoendi- aires de mettre le fou à leurs magasins, ont été arrêtés.Grande vente de bois Ottawa 13 \u2014 MM.Hale et Bocth viennent de vendre 165,000 billots de bois àla Minnesota Lumbar Co., de Palo Illinois, pour une somme de plus de $200,000, Les biilots seront remorqués jusqu'a Bay Oity Michigan, où ils reront convertis en bois de charpente.Nous avons appris avec chagrin la mort de Mlle L.Dienne, rœur de notre ami le Dr Dionne, bibliothécaire de la législature.La regrettée défante, douée des plus belles facultés intellectuelles et morales, s'était vouée à la noble carrière de l'enseignement, dont les rudes labeurs ont consumé \u2018sa vie, Nous offrons à la famille nos plus sin- oères condoléances, \u20ac La moyenne des mortalités en été La meilleure preuve des\u2018 dangers du choléra Morlus, de la diarrhée, et do la dyssenterie, est l'augmentation dans la moyenne des mortali:és de toutes les grandes villes, durant le mois d\u2019été.Hommes et femmes ne peuvent prendre trop garde à leur manière de vivre durant la \u2018saison.des chaleurs et l'on devrait aussi porter uno attention toute particulière à la diète des enfants.L'on devrait toujours avoir cous la main le Pain Killer Perry Davis, car c'est la seule médecine qui peut procurer un soulagement sûr ct certain.Une cuiller à thé dans les cas ordinaires mais dans les cas graves, il est ordinairement nécessaire de frotter l'estomao aveo el Pain Killer, Tous les droguistes impoes tants l\u2019ont en vente.250 est le prix des L'ORDRE DU PRESIEUX SANG Nouvelle communauté à Sheïbrooke Il paraît que l\u2019ane des premières pensées (de Mgr Paul LaRooque, en apprenant qu'il était désigné par le Saint.Siège comme futur évêque de Sherbrooke, fat de fonder dans sa ville épiscopale une commurauté des Adoratrices du Précieux-Sang, dont la maisen-mère fat établie à St-Hyaciuthe, le 14 septembre 186%, par feu Monseigneur Jcaeph La- Rosque.> Toute indique que les desseins de l\u2019évêque sont sur le point de se réaliser.La date même de l'inauguration du nouveau sanctuairo est Ÿxés au 14 septembre prochain, trente-quatrième anniversaire de la naissance de l\u2019Inttitut, * Les religieuses de cette communauté ont pour but de se livrer en commun aux œuvres de piété, de miséricorde et | de charité.Depuis sa foundation l'Institut du Précieux-Sang n\u2019a fait que orvître et $tendre Ja sphère do son influence bienfaitrice.La mission de Sherbrooke cera la sep- tidme branche de cet arbre généreux.Voici la nomenclature des siz premières : Toronto, fondée en 1869; Montréal, fondée \u2018en 1374 ; Ottawa, fondée en 1897- ; Trois-Rivières, fondée en.1889 ;, Brook'yn, N.Y., fondée en 189) et Portland, Orégon, fondée en 1892, 200 professes, & part un ohiffre considérable de novices es postulantes.Les règles de l'institution favorahlè- ment accuillies par Pie IX, furent formellement approuvées par Léon XTIT, La Très-Révérende Mère Catherine Aurélie, supérieure générale de l\u2019Ixetitution, est en ce moment à Sherbroo%e, Elle est accompagnée par les Révérendes Sœurs Aimée de Marie et Marie des Cinq-Plaies, de la maison de St-H yacin- the.Ces bonnes religieuses se retirent gation, durant le temps qu'elles devront.passer là.dans intér8t de la mission dont elles sont chargées, Plueieurs citoyens.de la ville et du diocèse se proposent de venir en aide à- Sa Grandeur Mgr Larooque, pour rencontrer les frais inhérents à la nouvelle \u2018fondation.\u2014{p-4-}>-0> (RE mmrmemmmmennenens DESASTREUX INCENDIE A Ste Edwidge courant,un désastreux incendie a ravagé ce village.Le feu a pris naissance dans uue vieille perlasserie appartenant à M, Xavier Tétreault, Il a été découvert par M.Jos.Gervais en sortant d\u2019un9 assemblée du conseil, Les flammes aoti- vées par un fort vent du-sud est se sont propagées rapidement.La perlacserie, contenant du bois préparé pour la fabrication.de 10,000 boîtes à fromsge, plusieurs sleighs, des machineries utilisées par M.Aug.Gérin pour la fabrication de ces.boites, a été entièrement.détruite.Le féu s'est ensuite transporté chez M.P, Paquin voiturier.Sa maison, une grange, des piles de planches et 59-corde bois de poêle ont été détzuits, Peux grandes granges appartenant.à M.IX consumées et c'est avec peine qu'on a pu sauver la maison do ce dernier, Des bardeaux enflammés emportés par le vent mirent le feu à plusieurs aonstyuc- \u2018 tions avoisinantes, chez DL.G.Boulay, marchand Josoph et Aimé Courtemanche cultivateurs, L\u2019alarme fut donnée au commenae- ment de l'incendie choz.un grand nombre de cultivateurs, oui çe rendirent sur les lieux et préservèzents plusieurs bâtisse.On a craint pendant queique temps pour le presbytère et l\u2019église.M.D.Marooux avait commencé ses foins ; seize voyages qui avaient été engrangés ont été consumés.M.Marcoux perd aussi plusieurs porcs qu\u2019on n'a pu faire sortir de leur porcherie.Les pertes se répartissent comme suit : sur la perlasserie et son contenu, $800, sans assurance ; la grange et la maison de M.Paquin, le bois de poôle et de construotion, $1,000, avec $400 d'assu- grandes bouteilles: rance ; les deux granges de M.Mar- Les religieuses fondatrices étaient au.| nombre de quatre en 1861, Aujourd'hui | les diverses maisons comptent plus do | chez les dames du couvent de la Congré- |.O éorit de Ste Edwidge, distrios de | Sherbrooke, que,dans la nuit du 5.au 6.} Marcoux eultivateur ont été également | 7 coux sont estimées à $1,000, assurance, 8$00., ; La maison do M.P.Paquin était une des plus anoiennes de ls paroisse ; elle Beauchemin, de Belœil, M.D.Marcoux est très affecté par la perte qu'il vient de subir.Etabli ei il y = uno dizaine d'années, il avait fait des azaéliorations importantes sur la propriété qu\u2019il avait acquise.C'est um excellent cultivateur qui réussissait très bien.Au moment où il se disposait à engronger une abondante récolte de foin et de grains, il se voit privé des cons iructions nécessaires.Les viotimes de cet incendie vont se mettre à l\u2019œuvre pour reconstruire dans le sours de l'été.Mgr LAFLECHE C'était, l\u2019autre jour, la deuxième fois, en cinquante ans, que Mgr des Trois- Rivières, passait à Oka.En 1844, Ss Graudeur, alors M.l\u2019abbé Laflache, s'étant embarqué à Lachine, avec les abbés Frevencher\u2014depuis Mgr Provancher, presuier évêque de St-Boniface\u2014 tt Bourassa, traversait en canot d\u2019écorce le lac des Deux-Montagnes, en route pour la Riviére- Rouge, via l'Outaouais, le Témiscamiogue et la Baie d'Hudson.INCENDIE À LEWISTON Le vapeur \u201cCibala\u2019\u2019et l\u2019'American Motel sont brules Lewiston, IV, Y., 15\u2014Un peu avan wae heure, ce matin, le feu a été décour -vert duns le bateau palais Oibola, dels | Niaraga River Line, Le bateau état \u2018à son quai, à bewiston, en arrière ds l'hôtel American.Le feu sugmenta ra- , pidement et: enveloppa bientôt tout le bateau.Le quai prit également, et de là, il se communiqua à l\u2019hêtel American :propriété de M.H.C.Cernell.L'hôtel \u2018se de sa construction antique, le fou fai- \u2018saït de lents progrés.L'hôtel est complètement détruit.Les ,pensionnairts ct les serviteurs se sont sauvés, L'on croit que l\u2019équipage du \u2018Cibola, au nombre de 50,a été sauvé, \u2018Le Cibola à brÿ'é jusqu'à sa marque d\u2019aeu, est \u2018à la dérive.HORIHLIBLE SUPPLECE : Un enfant erucifié par som père \u2018Qui le cloue aux murs de sa chambre Paris, 15\u2014La petite commune de , Bienville, près de Metz, a été mise en .6moi, il ya quelques jours, par un hor- :rible drame, Un habitant de oe village :ayant e u à 5e plaindre de son fils, un gar- \u2018gon do dix ans, et voulant lui infliger \u2018une correction, inventa un supplice \u2018d'une oruauté inouïe.Ayant solidement lié les pieds de son enfant, il lui pass: .une corde sous les bras et le hissa Jacq 2'an plafond au moyen d'une poulie, Puis saisissant un marteau de for- gern, il cloua les deux mains do l\u2019en- fan t contre le mur de la chambre.Le ms Jheureux enfant; poussa de hurlement de.douleur qui attirèrent les voisins, On détacha le supplié, et, après lui -avoir prodigué les soins que nécessitait son état, on arrêta le pèredénaturé.La foule etsaya de faire un mauvais parti à ce monstre, que la gendarmerie eut toutes les peines du monde à protéger en traversant les rues du petit village.PRIS DANS UNE MACHINE Un canadien serieusement blessé On man le ds Manchester qu\u2019un Oanadien Wilfrid Bergeron, employé de Dana et Provost fabricants de cadres de chassis à South Manchester, a été victime d\u2019un terrible accident vendredi, Son bras gauche a failli être arraché complètoment et il ne s\u2019on est pas manqué de beaucoup qu'il perdit la vie, Bergeron travaillait près d\u2019une machine à tourner etcomme il mettait eu place une pièce de bois sa main gauche fut prise dans la machine, avec le ré« sultat que l\u2019on eait.Le blecsé fut transporté à l'hopita, du Sacré-Cœur, où oa dut faire 'ampus ; tation du bras gauche, .& Srûlé pend'ant une heure, aussi à cau- ° fut bâtie ilya 33 ans, par M.Jos.\u201d TE md SER UE, TR TE SNL alld gy \"he dem la rr RUN Te DEEE 105 -eur Es UE | UNE UEROUTE COMPLET _ Pour les libéraux anglais Harceurt est défait Le marquis de Lorne est élu 10 contre 1 7 Londres, 13.\u2014Jamais le parti libéral anglais n\u2019a essuyé de défaite semblable à celle qui est commencée avco les cleo- tions.C\u2019est une véritable déroute.Les libéraux eux-mêmes en sont étor nés, Ils ont commencé les élections sachant bien qu'ils seraient battus, mais ne prévoyant jamais une défaite comme celle qu\u2019ils ont commencé à essuyer.Jusqu\u2019à présent, il y a dix conservateurs et unionis- tes d'élus contre un libéral, Les retours reçus jusqu\u2019à ce soir montrent qu'il y a 76 conservateurs et unio- nistes et cinq libéral, et 2 parnellistes, Les élections ont eut lieu dans les divisions suivantes : Derby, M.Bemrod, conservateur, 9,007 ; M.George Fray Drag, conservateur, 7,078 ; Sir William Vernon Harcourt, libéral, ex-chsnoclier de l'Echiquier, 6,785 ; Sir Thomas Rose, libéral, 6,475, Aux dernières élections, Sir William avait obtenu 7,507 vote et Sir Thomas 7,389, Manchester, division est, le trés Hon, A.J.Balfour, premier lord et le trésorier du ncuveau cabinet, 5386; professeur J.E.O.Munro, libéral, 4,810, une mej rité conservatrice de 576.Manchester, division sud, le marquis de Lorne, unioniste, 4,447 ; Sir Henry Roscoe, hbéral, 4,369 ; majorité conservatrice de 78, Le marquis de Lorne est le fils aîné du duo d\u2019Argyll, et le gendre de la Reine, syant marié la princesse Louise, Il a été gouverneur-général du Canada, Plus tard.\u2014 Les retours complets jurqu'à présent donnent 84 conservateurs, 12 unionistes, 10 libéraux et 4 parnellistes.Des élections ont eu lieu dane les divis\u2018ons suivantes : Stackport, F.George Whitelcy, cons:rvateur 5.40 ; Beresford V.Melville, conservateur 5,067 ; Sir J.Leigh, Libéral, 4,933 ; M.Rokill, Libéral, 3,562.Aux dernières élections, ce dis- triot a élu 1 conservateur et un libéral, York City, J, G.Butoher, conservateur 5,516 Sir Fran$ Lookwood, ancien soli- citeur général, iibéral, 6,309 ; Alfred Edward Peace, libéral, 5,214.Barzow- in-Furners, M.©.W.Csyzer, corserva- teur 3,192 Boaerjee, libéral 2,355; M, P.Curran, ouvrier 411.Cli::ham, échevin Davies, Unioniste, 4,062 ; R H.Coz, libéral, 3,499; Macchester, division nord-est, Sir Wiliam H, Houldsworth, conservateur 4,997 ; M, Barnes, libéral, 3,526, Manchester, sud- ouest division, M, W, J, Gal'oway, Unioniste 3,894 ; M, Astbury, libéral, 3,496.Grantham, M, H, Y.B.Lopes, conservateur 1,507 ; M.Waddy, libéral 1,167, Exeter, Sir S.H, Northcote, con ; servateur 3,857; M, Hogg, libéral: B,353, Manchester, division, nord-est : Sir J.Ferguson, conservateur 3,961 \u2019 M.Edwvn Holt, libéral, 3,720; M Johnson, ouvrier, 548.Manchester, division nord, M.C.E, Schwann, libéral, 4,327; M.A, H.A, Morton, Unioniste, 3,872, Salford, divison ouest, M.| À Lees Kuowles, conservateur, 4,354 ; B.Armitage, libéral 4,254, Ohrist Ohuroh, M, À.H, Smith, conservateur, 3,196 ; Hon, T.A, Brassey, libéral, 3,114.Lincoln, M, C.H.Seelcy, conservateur 3,808 M.W, Crossfield, libéral, 3,690, Darlington, M.V.Pease, + JU unioniste, 3,354; Sir Théodore Fry.:\"éibéral, 2697.Salford, division nord- pest, M, Platt Higgins, unioniste 3,786 ; * = M.W.H.Hollad, libéral, 3,681.Sal- » Ford, division sud, Sir Henri Howorth, & Aeonservater 3,384 : M.A, Forrest, libéral, 3,310 ; M.A.W.Hobart, soois- liste, 813.\u2014>e rm La surdité \u201c| Un essai enseignant comment gué- -qrir la surdité et les bourdonnements \u201c| d'oreilles, ete, quelles que soient leur > gravité et leur durée, sera envoyé franc , 4 de port: Tambours d'oreilles et autres 4 &ppareils complètement supprimés.-S'a | dresser à THOMAS KEMPE Victorif 1 Chambers, 19 Southampton building Holborn, Londres, Angl 0 sia pela ee nopole des alcools Toute boisson dangereuse défendue et exonérer des taxes actuelles les boissons hygiéniques telles que le vip, \u2018la bière et le cidre.La chambre a accepté ces deux propositions, malgre l'opposition du gouvernement et des dietilia- leurs, Un pareil projet de lui semblait sur le point d'échouer par suito ues objections du ministère, lorsque, à la fin de la discussion, une loi «bo£issant les taxes sur les boissons contenant moins de 15 pour cent d'aicool a été votée à une grande mosjorité.La loi double la taxe sur l'a!oool de manière à équilibrer le budget jusqu\u2019à l\u2019organiea- tion d\u2019un monopole de l'État, Un amendement a été voté à l\u2019unanimité interdissant la fabrication ou la vente des esprits ou liqueurs reconnus par l\u2019Aoadémie de médecine comme dangereux.Cette proposition, qui embrasse la suppression des absinthes, bitters et autres sortes de liqueurs, sera probablement votée par le sénat avec de légères modifications, Le développe ment récent de l'alooo- lisme en Frauce a créé un sentiment en faveur de ces mesures radicales, La consommation de l\u2019absinthe a presque triplé depuis 1887, Les maladies n.rveuses et les oas d\u2019aliénation mentale dus à l\u2019empoisonnement alocolique ont augmenté dans la même proportion.En outre,on avait besoin d\u2019une nouvelle souroe de fevenus, Le monopole de l\u2019alcool par l'E:at donnera un revenu d\u2019environ :113 millions de francs par an de plus que le système actuel de taxes.Le président du conseil des ministres, M, Kibot, qui, primitivement, était hostile à 0e projet, l\u2019a acoapté, n'osant pas entrer en opposition contre la majorité gouvernementale.Une grande pression a été exercée sur lui on faisant valoir les opinions des médecins et des spécialistes sur l\u2019aliénation mentale, M.Poincaré,ministro de l'instruction publique, a nommé récemment une commission chargée d'étudier les meilleurs moyens pour enrayer le développement de l'alcoolisme.Cetto commission a décidé de recommander l'introduction immédiate, dans presque toutes les écoles primaires, de l\u2019enseignement antialcoo li- que et d'étendre cet enscignement dans toutes les écoles secondaires de jeunes gens et de jeunes filles, L'ALCOOLISME EN FRANCE Un projet de loi relatif au mo: LE MARCHE DU FOIN Depuis quelques semaines, le marché au foin a pris une touraure tout à fait aotive.Nous avons tenu nos lecteurs au courant de la situation qui a motivé cette activité, Nous allons avoir\u2014 nous avons déjà\u2014deux bons clients pour Paris, 12.\u2014La ohambzé des députés [notre foin : le Haut Canada et les s disouté pendant plusieurs semaines ) Etats-Unis, saps compter l\u2019Angleterre un projet de loi tendant à établir, au profit de l'Etat, le monopole de l'alcool, qui achèveza ohbez nous probablement autant que l\u2019année aersière, Mais n'allons pas retember dans l\u2019erreur commise en 1893 loreque l\u2019Europe tout entière manquait de foin.Cette erreur a été de nous laissir tenter par la spéoulation et de demander de plus hauts prix, En 1893 la province d\u2019Ontario, qui avait auesi ane bonne récolte, en a mieux profité que nous parce que ses cultivateurs ne se sont pas emballés comme les rôtres et qu'ils ont accepté des offres raisonnables, tandis que ch:z nous, on demandait des prix fabuleux.La conséquence a été que le haut Canada a exporté à peu près tout £on son surplus de foin, tandis que nous en avons gardé une grande partie.Une autre conséquence c'est que beaucoup de cultivateurs et de commerçants de la campagne qui avaient vendu à un très haut prix n'ont pu se faire payer par suite de la faillite -des exportateurs.Profitons de l\u2019expérience qui nous a coûté si cher, Ne spéoulons pas, Dans certain comté, non loin de Montréal, on en est déjà rendu à demander $10,00 et même $10.50 par tonne et plusieurs ne veulent même pas vendre à ce prix, Il nous semble que c'est aller un peu vite, Lo marché du Haut-Canada ne justifie pas actucllemnnt ces prix.Il est possible qu\u2019il y vienne, mais c\u2019est matière à spésulation, et une spéculation comporte toujours des risques que le cultivateur n\u2019a aucune raison de courir, On lui offre actuellement 100 pour 100 de plus qu'il y a trois mois, Refuser de vendre pans l'espoir d\u2019obsenir davantage, nous paraît déraisonnable.Le risque que l'on court est que les acheteurs s'adressent ailleurs et qu'on reste avec son foin sur les bras, Et il yen a encore à vendre, du foin, dans notre province ! \u2014\u2014 > >e- arms Pour les victimes de Ia catastrophe Les Péres Rédemptoristes de Saiate- Anne de Beaupré feront célébrer jeudi prochsin,à l\u2019arrivée des ohars(8% a.m.) un service solennel pour les pèlerins décédés, victimes de la catastrophe de Craig's road, : (Communiqué) =\" \u201cfon.(oe re SN _ WRT AUCHEUSES ~ LATIMER 9 mars 1895\u20148met, 257 4 ï ET BATEAUX.Notre assortiment de FAUCHEUSES et de RATEAUX pour 1895 est le plus complet que vous puissiez voir, il se compose comma suit : Faucheuse Bioyole ¢ Deering \u201d à un cheval, Faucheuse améliorée \u2018\u201c Cossitt \u201d à un cheval, Faucheuse patron spécial à un cheval.Faucheuso faulx de 43 pieds \u201c Cossitt \u201d à deux chevaux.Faucheuse faulx de 4} pieds, \u201c Rideau \u201d à deux chevaux.Faucheuse faulx de 43 pieds \u201c MeCormick à deux chevaux.Faucheuse faulx de 5 pieds \u201c Janesville \u201d à 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extraordinaire se mantfestr presqu\u2019à Ja premiors dose, Sur ce point, lu témar- «ago de ceux qu* l'ont pris est unanime et positif.Jin disent que l'on peut ventir l'effet de chaque doa en Va prenaut.C'est un tonique puiseuut qui répand 83 vigueur dans tout le eyatéme nerveux of Jans chaque tissu et orgune da corps.Quu in vi- «neur wit id affatbiio pur la maiadio, le surmenuye a quo quelques jours quo j'en fais usage ot la te maladiozae paratt déjiv on pieine voio do.gus- § «5.ison, .Votre bien dévoué ote, - ot les excès celn no fat aucune différence ; que x .VS + > 7 'affatolissrment s'appelle d'un nom ou de l'autre.\"JR: PAIRIER, dy momont qu'il y a débilité ou énervemont, c'est le Kars né x : a remédu.0 ARAL ; Ceux qui souffrent des réenltats du surmenage intellectuel ou physique 12 quelques coprices ou qui se sont attire une série de muladies eu viol.nt les lois de 1a_nature, trouve .ront dans le TONIQUE NERVEUX ET DE VITAL] TE DE CATON, le reméde certain à lour guérison (1 prévient hwniédiatriment tout progrès du disvolo Lou et rétablit l'énergie à su vigueur naturolle.\u201cChaque fois - me vous sentez la faiblesse des organes vitaux, !6- \u2018ervement, la prostration physique, le manque de mfnnce, 'irritution du Crrartère, 18 métincous, is VAYCAZE, Ju faiblesse, dans lo dos ct les geuoux.ler alpitations du cœur, (a douleur duns les reine, Jes maux de tite, Pirritation des hoyaux,urines Initeuses.\u201cte, résuliant dans le manque de forces physiques er mentiuies qui empêchent Mhonine de remplir les da.volrs ç{ responsabilités de la vie, C'EST LE REMEDE PAR EXCELLINCF.Un seul paquet suffira à inaugurer l'œuvre de ls régénération et mémo la guérison dans plusieurs cas Mais tes cas graves regniérent souvent plus.Envoy) \u2018reno de port sur demaude pour SI du paquet ou \u20ac vuquets pour $5.Adressez vos ordres à la UATON MED, Co., Boston, Mass 447 ; VC danvdsr TQOQR Tant Moulin a Scie a vendre.contenant DEUX 2 ve A Uy MOULIN SCIES rondes, un Brod 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I | i i .- .\u2026\u2014 Ae an Be os RR por ET vence La catastrophe DU GRAND-TRONC L\u2019enquête du coroner L'enquête dans la ostastrophe de \u2018Qraig\u2019s road s'est continuée ce matin dans is gare de l'Intercolonial, Lo M.Charles Lavoie, de St-Rooh, 1e premier témoin entendu, raconte qu\u2019il a identifié sa nièce Mathilde Gaudette.M.Dionne, le conducteur du premier convoi,dit : Quand j'ai laissé Richmond, mon train était en parfait ordre ; les freins avaient été examinés.Je ne suis pas positif de ce fait ; mais cela se fait toujoure, ot du reste, avant de partir, je me su s assuré que tout allait bien, Je n\u2019ai cependant pas constaté la - chose de visu, Avant de laisser la gare, j'avais reou crdre de partir.Il était 11 h, 25 lorsque je suis parti de Richmond, le 8, J'avais 314 passagers sur mon train.La lupart des voyageurs étaient des dames, 5 'avaig.ordre de suivre jusqu\u2019à Chaudière Curve sur un signal blanc.Le signal blano nous donne le droit d\u2019aller sur la voie.Le jour, c'est un pavillon, -et la nuit une lumière blanche que uous installons en arrière du dernier char et en avant de la locomotive.Ces signaux -devaient être porté par les trains qui me précédaient.C\u2019est l\u2019ordre que j'avais reçu et je devais suivre ce signal blano.Le témoin produit \\es ordres.qu'il - avait reçus et dont il a copie, Oes ordres sont exigés par les régle- ments de la compagnie, pour la protection des convois et des voyageurs.L\u2019ordre reçu à Saint-Agapit indique que le témoin devait suivre ,sur un signal blanc donné par une locomotive partie de Richmond.Cette locomotive avait pour mission de règler la marche des -convois de pèlerins en raprort avec les convois réguliers.(Cette locomotive était le numéro 64 et portait le signal blano, qui fut répété par le convoi mixte dont la locomotive portait le numéro Entre Richmond et Chaudière Curve est arrivé un accident à Oraig\u2019s Roadd'avais à l'arrière du train que je commandais une lumière rouge dont je me bervais pour protéger mon suivant et conformément à mes ordres, J'avais les deux lumières rouges règlementaires, plus une lumière spéciale indiquant qu\u2019un convoi me suivait de très près, les trois lumières à l'arrière du train, La lumière du signal était à la hauteur de la plateforme.Les deux lumières régulières sont blanches du côté de la locomotive et rouges de l\u2019autre côté, le premior indiquant au mécanicien que son convoi n\u2019est pas brisé, Le côté rouge avertit les suivants qu\u2019il y a danger.Entre Richmond et Oraig\u2019s Road.À Ssint-Agapit j'avais reçu un ordre de rencontrer Un train mixte qui arrivait do Lévis, c\u2019est-à-dire le train numéro 9 à Craigs Road.La distance entre Saïnt-Agapit et Craig's Road est de sept milles.Je devais être à Lévis à heures, le 9 uu matin, : A Saint-Agapit la lumidre rouge (la 3éme)je n'ai pas été voir si elle éclairait.Les deux autres ¢olsiraient parfaitement bien.Je suis parti de Saint-A- gapit pour Craig's Road afin d'y rencontrer le convoi mixte, Nous sommes venus à une vitesse de 20 225 milles à l'heure entre les deux stations, Lorsque nous sommes arrivés à \u2018Craig's Road, le convoi numéro 9 n° était pas encore arrivé, Il était environ 2 h 50 ou 2h 55.je ne savais pas alors combien il y avait entre mon train ct lo suivant, À Saint-Agapit je me suis informé et le télégraphiste, J.N.Couture m'a dit que le couvoi venait de partir de Saint-julie.A Oraig's Road je ne l\u2019ai pas su, Nous sommes obligés de marcher sur des ordres éorits, ua distance entre Ste-Julie et St- Agapit est de 21 milles et 5 milles de St-Agapit à Oraigs Road.Jo me suis mis sur la voie principale à Craig's Road parce que nous étions dcux trains allant un devant l'autre et qu\u2019il n\u2019y avait pas sur la voic d'évitement de place pour les deux convois qui sc suivaient.Jo vais garder la voie principale afin que le mixte passant à côté, jo puisse continuer ma route, Suivant les règlements, j'ai fait poser par mes hommes les semaphores au danger, un chaque extrémité pour protéger le convoi sous mes ordres.Des signaux SL VRAD by KFA 4 AP.BIN SA SE indiquant 16 danger, je les ai vus moi- même, Pour me rendre de Ste-Julie & St-Agapit, j'ai dû prendre 35 à 40 minutes et 46 4 50 mirutes pour la distance de Ste-Julie 4 Oraig\u2019s Road.Je ne puis dire au juste ; nous avons peut- être pris une heure, peut-être plus, car j'ai fait deux errêts, * - A 2 h.50 ou 2 h, 55 du matin en question il ne faisait pas complètement jour, mais l\u2019aurore commençait à poindre, Le temps était assez olair, pas de brume.La ligne est droite et à la distance de deux milles on peut facilement voir la lumière d\u2019un train.Le numéro 9 est arrivé environ 15 minutes après moi et nous lui avons indiqué de prendre la voie d\u2019évitement.À midi l\u2019enquête s\u2019ajourne à deux heures.Le témoignage de M.Dionne Le témoignage du conducteur Dionne a duré tout l'après-midi d'hier, Dionne est un homme très intelligent qui connaît les règlements du chemin de fil en aiguille et que l\u2019on n\u2019embarrarse pas comme l\u2019on veut.Il dit que lorqu\u2019il a vu le second convoi passer le sémaphore sans arrêter et sans siffler, il a envoyé le serrefrein Wheeler pour tacher de le faite arrêter, Puis, dit-il, j'ai ordonné à l'ingénieur d'avancer au plus vite possible et il a promptement obéi.J'ai pous- 86 devant moi les passagers qui étaient sur la plate-forme pour les éloigner du danger, Je suis resté sur la Llate-forme en continuant à pousser les passagers sur la plate-forme dans la direction qu\u2019allait le train, J'avais marché environ la largeur d\u2019un char, lorsque le coup a été donné, Notre train avait eu le temps de parcourir environ la longueur d\u2019un char à psseagers et demi.La ligue principale n\u2019avait pas encore été débarrassée par le train No 9.11 restait encore l\u2019espace de quatre chars à peu près.Nous ne nous sommes pas rendus sur ces chars, l'ingénieur a artêté le train avant.Je savais que McCabe conduisait le train qui me suivait.Je ne connaissais pas le nom de l'ingénieur.Quand nous avons été frappé, nos deux lampes d'avertissement étaient à leur place, ainsi que le sémaphore, Quant à la lumière d'avertissement, je n'ai pas été en arrière des chars pour constater si elle était bien à sa place, Notre engin était en mouvement lorsque nous avons été frappés.L'accident a causé, comme bien on pense, uno grande quantité de fumée et de poussière, de sorte que pendant quelque temps, placé comme j'étais à 30 pieds, je ne pouvais pas bien voir.J'entendais copendant marcher Ja machine de la locomotive du oconvoi McCabe et je croyais que Ce train marchait encore.© me suis hâté de secourir les blessés.Je n'ai pas vu d'abord MoOabe, qui avait perdu connaissance.Je me suis aussi hâté de prévenir Stevenson de l'accident, par l'entremise de M.Riddell, l'assistant-surintendant.Il y a eu de nombreux morts et blessés.Ne trouvant pas l'ingénieur et le chauffeur du train de MoOabe je me suis mis à leur recherche.Les dégâts étaient horribles, La loeo- motive avait d'abord frappé le puliman, lequel a été jaté sur le premier des chars de première olasse, La locomotive à été renversée sur le côté, en dchors de la voie.Il y a eu deux chars de démolis complètement ct deux autres brisés aux extrémités.Les dommages cont très considérables sur les deux convois, Il est d'usage que la vue des employés soit examinée, Quant à moi, j'ai subi deux fois l'examen, La dernière fois, il y à huit à dix ans.Cet examen porte sur les différentes couleurs.Je ne me rappelle pas ei j'étais conducteur dans le temps.Je pense que j'étais serrcfrein dans le temps.J'ai 42 ans, Le premier étranger que j'ai vu là, ça été le Dr Gingras, de St-Agapit, qui est arrivé presque tout de suite sur les lieux de l\u2019accident, La collision s\u2019est produite à 3.15 brs, ot il était 4,45 hrs quand je suis parti, J'ai rencontré à ia Ohaudière le convoi de secours portant les médeoins, Je connaissais l'ingénieur MoLeod, O'était un homme sangain, qui souffrait d\u2019une maladie que je ne connais pas, Je sais que la chaleur le fatiguait beaucoup et que le sang lui montait à la tête.Quelques fois, il était obligé de rester ohez lui ; cela lui est arrivé dernière- JOURNAL DES CAMP ment, Il perd souvent du temps.D'après les règlements de la compagnie, on n\u2019est pas payé pour le temps que l'on rd.C\u2019est un de mes hommes qui a aissé le sémaphore,à Craig's Road.La nuit de l'accident était une des plus chaudes nuits que j'aie jamais ondurées cette année, En réponee à M, P.Bégin, juré : La station immédiatement à l\u2019ouest de Craig's Road est St-Agapit et il y à là un opérateur de nuit, J.M.Couture.Son devoir est de surveiller les trains et de faire l'office de télégraphiste surtout, S'il a letemps il s\u2019occupe des signaux pour tous les convois.Nous avous à notre locomotive les freins à air ct les freins à bras, En réponse à M.Roy, chef des jurés: \u2014J'étais en devoir depuis 9 heures du soir.Le terrain entre St-Agapit et Craig's Road fait une peute de l\u2019ouest à l\u2019est de St Agapit et Okaudière, La voie d'évitement à Craig's Road peut contenir 45 chars.En réponse à M.Dunbar : Les : dernières nouvelles que nous avons eues du train qui nous suivait c'était à St-Aga- pit où l'opérateur nous a dit que le convoi passait à Ste-Julie.C'était 45 minutes avant l\u2019acoident, Oe sont mesemplo- yés Couture et Cadet qui ont vu le sémaphore 4 Craig's Road au danger.[1 est ainsi resté 20 à 25 minutes, c'est-à-dire tout le temps que nous sommes restés à Craig\u2019s Road.On pouvait le voir à une distance d'un mille 3 un mille et demi, Tout oe que je sais de la troisième lumière dont j'ai parlé, c\u2019est qu'elle a été posée par mes hommes, Je ne l'ai pas examinée.: L'enquête se continue, A l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis Les blessés vont bien.Les Drs Lacerte, Ladrière, Hamelin, Boulanger et Roy sont presque continuellement à leur chevet et les suivent avec une attention spéciale.Deux çont encore en danger, Daiguault à qui l\u2019on a coupé les doigts | et qui a des blessures internes, et la femme a qui l\u2019on a amputé une jambe, Le jeuna Coyer qui a eu la tête fendue souffre encore beaucoup, mais l\u2019on à confiance qu\u2019il en reviendra, Ila la figure tellement lacérée qu'on a dû la lui envelopper dans une toile très fine et c\u2019est à peine si on l'entend respirer.Près de lui est son petit frère âgé de 8 aes, qui a eu aussi la tête fendue et qui hier déjà se bergait comme an homme.Le révd M, Desrosier prend du mieux, Ses blessures au visage vont bien et ses deux fraotures l\u2019une au bras droit et l\u2019autre à la jambe gauche ne le font pas trog souffrir, Hier soir cependznt il n'avait presque pas clos l\u2019œil encore.Il chante pour désonouyer autres.Mille Gaudette la sœur de celle qui a été tude, est dans un état pitoyable.Elle s'informe continuellement de sa sœur.On lui dit de ne point s'inquéter mais c'est plus fort qu\u2019elle la pensée de sa sœur hante aontinuellement son esprit.les Hier matin à 10 heures, continuation de l'enquête sur l'affaire de Craig's Road, M.I, N.Bclleau, avocat compa- Trait pour quelques-unes des victimes, Le conducteur Diopne continue en transquestions.En réponse à M.B.lleau il denne des détails sur oe qui s'est passé après l'accident, comment jl a organisé les secours et comme il a procédé au transport des paseagers, Il sjoute : Avant de passer une station, toute locomotive fait entendre le sifflet.Le convoi qui venait en arrière de moi n\u2019a n\u2019a pas fait entendre de stfflet ni 4 la à la traverse ni à la station.Le poteau qui indique l'endroit où le sifil :t doit se faire entendre est situé à 8 arpents de la station.Je ne connais et ne puis donner aucune explication de l'absence de sifist et de sonnerie remarquée eur le convoi de MoCabe avant d'arriver à la station.Je ne suis pas capable de donner aucune expioation raisonnable du fait que le train qui me suivait n\u2019a pas-arrêté à \u2018la station tel que ccla lui avait été indiqué par le sémaphore.Îln\u2019y a aucun ordre qui oblige un oonvoi à pesser un sémaphore au danger, cxoepté dans certain ons, par exemple, d\u2019un eémaphore.brisé, on reçoit avis de ne pas s\u2019y.fier, Le sémaphore était en ordre, Quant à moi, du moment : qu\u2019il m'a été possible de constater le danger, j'ai fait tout-ce que j'ai pu pour protéger \u2018du désastre.AGNE mon train et la vie de mes passagers, \u2014En réponse à M.Pentland.\u2014MoLeod était obligé de siffler à \u2018la traverse, oe qu\u2019il n\u2019a pas fait.En réponse à M, Roy, chef des jurés, \u2014I m'est déjà arrivé d\u2019être plus de 24 heures en devoir sans sommeil, Le Dr Beïque, de Magog, est appelé et l\u2019enquête s\u2019sjourne à 2 heures, Témoignage du Dr Beique L'après-midi d'hier à été consacrée à eav:ndre & l- témoignage du Dr Beique de Magog qui se trouvait dans le deuxième convoi des pèlerins, De Sherbrooke à Saint-Agapit il a remarqué que le convoi gagnait beaucoup sur le temps du pèlerinage.Il n\u2019a rien remarqué d'anormal de Saint-Agapit & Craig's Road.Le convoi paraissait aller à une vitesse ordinaire.À Somerset, le convoi s'est arrêté et quelqu'un des employés lui a dit que le convoi se rendrait à Lévis sans s'arrêter, A Craig's Road il a entendu un bruit terrible au moment où se produisit l\u2019accident.J'ai remarqué que durant le trajet la cloche de la locomotive a sonné, Après l\u2019accident, il s'est mis en devoir de soiguer les blessés, Il à retiré des morts de dessous l'engin.1] a réveillé l'agent de la station ct lui a dit en deux mots ce qui se passait.L'agent n\u2019a pas paru le comprendre lorsqu\u2019il lui a demandé des secours, II était terriblement excité.Il s\u2019est mis à télégraphier, lorsqu'il eut compris.Il se nomme Fournier.Sur le convoi où ge trouvait le Dr Beigue,l y a eu plusieurs morts et blessés, Il yen a quatre à sa connaissance qui sont morts sur le coup.L'enquête du coroner sur la oatastro- phe de Craig's Road ne sièga plus le matin, Pour la commodité des jurés, les séances ont lieu l'après-midi et le soir.Le serrefrein Wheelen a été entendu, C'est lui qui a été envoyé pour faire des signaux afin d'arrêter le train de Me- Cabe, qui était alors à un demi-mille de la station.Il a fait les sigoaux en agitant une lanterne ; mais le train n\u2019a pas arrêté sa marche.Il n\u2019a vu personne dans la locomotive et ne comprend pas comment une personne éveillée, dans -la locomotive, aurait pu s\u2019empéoher de voir les signaux, Le sémaphore était en parfait ordre.Le sémaphore a été installé par Collet.On pouvait voir la lumière à deux milles de distance.La locomotive du convoi de MoCabe n\u2019a ni sifls, ni sonné.Si l\u2019ingénieur et le chauffaur avaient été à leur poste, ils auraient certainement vu les lumiéres.Lorsqu'il les a vus à Sherbrooke, tous deux etaient sobres et très bien.Les trois lumières à l\u2019arrière du train étaient en place, .Le serrefrein Collet, du même convoi, corrobore le témoignage précédent quant au sémaphore, Il a vu MoCabs après l'accident, Il était exoité, mais parfaitement sobre.II u déjà travaillé 20 heures de suite, mais pas la semaine Il travaille généralement six ou sept heures de suite, | La séance à été suspendus jusqu\u2019au soir.À la reprise de l'enquête, J.P.Morewood, conducteur ds Pullman, donnent les détails que Los leoteurs connaissent sur l'acoident.Il n\u2019a va personne dans la locomotive du second convoi, Il n'a vu qu'une lumière en arrière du second convoi.Jl n\u2019a va qu\u2019une lumière en arrière du premier convoi.Environ une minute avant la rencontre, il a oru entendre.quelqu'un remuer le levier du sémaphore.Il ne sc rappelle pas qui était là et s'ils parlé, Il estsûr de ne pas avoir vu la lumière rouge avant d\u2019entendre remuer le levier du sémaphore et c\u2019est à cet instant que le - convoi est arrivé, .La serrcfrein Couture, du convoi No 1, cst ensuite entendu et corrobore la déposition do Dionre et des deux autres serrefreius, Il a installé la sémaphore de l'Æst, Il n\u2019a pas vu arriver le train No 2.Les hommes sont payés extra après 11 h, 30.Le conducteur Auguste Bégin, du convoi No 9, rapporte exactement oe que nous avons dit le jour de l'accident.A 11 h, 30, 'enquéte est ajournée à avjourd'hui 4 2 heures, - \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ert co tre \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le.\u2014\u2014 \"9 BULLETIN DE L'HOTEL-BIEU DE LEVIS .\u2019 fe tN) aan Le nombre total des blessés qui furent transportés à l'hôpital le jour de l'accident était de 35.Plusieurs n\u2019avaient À se démettre que d\u2019un choc nerveux ou de légères blessures, Ceux-là ont quitté dès le lendemain ou les jours suivants, Actuellement il y à encore une vingtsino des victimes de Oraig's Road.Ceux qui ont donné le plus à craindre pour leur vie au, commencement, seront | peut-être rétablis pluiôt qu\u2019on ne le pensait, Ainsi Iréné Daignault qui a déliré depuis l'accident juqu\u2019'à hier matin, aujourd'hui ass pleine connaissance, C'est un homme dans la furce de l'âge, À tempérament pou nerv.ux, qui surmonte avec énergie la force de son mal.Rien d'étonnant qu\u2019il en revienne, Le nègre est un durçon pour lui- même s\u2019amusant à briser ses bandages durant la nuit, si le sommeil lui fait défaut.\u2019 Jusqu\u2019à hier il était intraitable et morose, quand M.le curé Gauvreau put lui faire avouer que la perte de sa montre était toute la cause de son cha- Fort heureusement on a retrouvé cette .montre, et quand on la lui à remise, il pleurait de joie, le nègre ! Depuis, 1l se prétend guéri, mais ses blessures sont très graves, M.le curé Desresiers ne perd rien de son stoïque courage et ne semble pas croire qu\u2019à part ses fractures de la jambe et du bras droit, la blessure dont il souffre à l\u2019épine dorsale puisse avoir des conséquences graves.Hier tout en causant aveo son ami M, le curé Masson de\u201d - Danville qui est venu voir les victimes de sa paroisse, il a famé un cigare, Il reçoit aveo bonhomie tous ceux qui l\u2019approchent, encourage les invalides qui passent par sa chambre, trouve un bon mot pour chacun, s\u2019oublie lui-même.C'est un prodigelde résignation que ce bon.prêtre.Mme Hamel souffre aussi avec beaucoup de résignation les douleurs que sa jambe lui fait éprouver, On orairt que I'amputation ne soit nés cessaire, Elle est prête à tout, la bonne potite femme, maïs une opération semblable serait a redouter pour elle.Mlle Cayer ne pleüro plus, elle gémit.Son état n\u2019est pas encore très rassurant, Les autres malades sont à peu près tous convalescents, M.Quinlan qui, pourtant, semblait doué d'une nature herouléenne, souffre encore beaucoup, et Mme Fontaine n\u2019est pas hors de danger.Lo petit Cayer, est sur la galerie de l\u2019Hôpital, depuis hier se chauffant au soleil, Nous apprenons avec plaisir que sur la recommandation du Dr Lacerte aux autorités du Grand-Trone, notre jeune ami Joseph Gauvreau, de Rimouski, élève de 4» année A la Faculté de Mécine à Laval, a évé nommé interne à l'Hôtel Dieu de Lévis.Le soin des blessés de Craig's Road lui est confié durant la nuit, La messe des invalides Ce matin, à cinq heures, M, le curé Gauvreau a dit la messe dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Lévis, spécialement pour les blessés de Craig's Road.Tous ceux qui peuvent marcher s\u2019y sont rendu pour y recevoir la Sainte Communion, Les autres, privés du bonheur d\u2019entendre la messe, ont été communiés ; À leurs lit.Lee A les voir pieux ot receuillis qui, Ig, | on eût dit les derniers survivants drune troupe de héros chrétiens.O'cst qu'ils -: sont convaincus ces pèlerins malohan- :; ceux, que les épreuves sont un don: de\u2019 | Dieu, etla main céleste le plus puissant des spécifiques.101 Le cs Canada 99: | M.Emmanuel Tassé déclare qu\u2019il abandonno Ja direction du Canada, dont ; en ehéf, sut l'assurance das oliofs come gervateurs qu'uue loi réparairiee £orait passée pendant cette session, * \"7.: 0 sf maps À + oa.a a A \u2019 tête bandée, qui, le bras en échope, il avait accepté la position de rédacteur: a. \u2018Nos rivieres et nos lacs - La pêche La renommée qui s'attache depuis un certain nombre d\u2019années à nos splendides rivières à saumon et à truite et à nos lacs éparpillés aveo une profusion Fans égale sur toute la surface de la province de Québec, a eu ce double résultat : d'attirer ici une foule de plus en plus considérable de sportsmen étrangers et d'augmenter la valeur looative de nos rivières et de nos lacs (1).Oette renommée, nous ne l'avons pas quémandée.Tout au contraire, il n\u2019est pout-être pas une province dansle pays qui se soit moins prévalue que la nôtre de ses exubérantes richesses, qui ait eon- né moins fréquemment le claïron de la réclame pour exslter ses incomparables nappes d\u2019eau peuplées de lég:ons de poissons de toute espèce.Il y a plus, le service de la statistique =\u2014en ce qui regarde nos pêcheries à l'in- térieur\u2014est à peine ébauché, les rensei- seignements fournis par elle ne portant encore que sur trois 4 quatre cents ri- vidres et lacs, alors que l\u2019on en compte dés milliers et des milliers (2).Nonobstant cett e lacune, qui, espé- rons-le, finira par être bientôt comblée, nos principales rivières à ssumon et un certain nombre de nos lacs, mieux con- pus que d\u2019autres qui mériteraient de l'être autant, attirent chez nous cheque année, des touristes, des amateurs de pêche, des sportsmen, Il n\u2019est pas douteux que leur nombre doublera et triplcra du moment que nous serons en mesure de leur procurer des\u2018 données plus amplis et plus précises sur la situation topographique de ces lacs et rivières et sur leur valeur réelle, Ce n'est que depuis 1882, que l\u2019administration des.affaires relatives aux eaux des l:cs et des rivières non Davigables dans notre province, est passée sous le contrôle du gouvernement de Québec.Et cependant quoique ce ser- vige soit de création assez récente, il a acoru sensiblement en importance, Le revenu provenant de l\u2019affermage de nos lacs et rivières ne rapportait encore en 1883 que la somme de $2,167.50, En 1892, ce revenu atteint le ehiffre de $9,886.40, en 1893, $17,547.31 et en 1894, $19,047.25 (3), Des ohiffres donnent plein espoir pour l'avenir.Le revenu provenant de cette source suivra nécessairement une progression d'autant plus rapide que nous aurons kâté l'exploration de nos lacs jusqu'ici inconnus, que les communications pour les atteindre seront devenues \u2018plus faoiles, et que nous aurons pris les mesures nécessaires pour protéger nos \u2018stations de pêche et empêcher la des- \u2018tœuotion en grand de notre poicson, Rivières à saumon et à truite DESCRIPTION GENERALE Il serait téméraire de vouloir: s\u2019engager ioi dans une description détaillée des rivières à saumon et-à truite de la province de Québec.Un pareil travail ferait la matière d'un volume et ce serait élargir sensiblement le cadre de ce travail.Nous ne saurions toutefois passer sous silence celles de nos rivières à rau- mon et à truite qui ont acquis ch«z nous et à l\u2019étranger une réputation justement méritée.Qui ne connaît par exemple, au moins de nom, ces superbes rivières qui s\u2019appellent la Grande Cascapédia, la rivière Ristigouche, la rivière Bonaventure, .la rivière Moisie, la rivière Saguenay et tant d\u2019autres, (L) M.Rowand éerivait déjà on 1876: \u201c\u2018 Je erois pouvoir aflirmer, sans crainte d'être contredit, qu\u2019au Canada la péche à la ligne cest la plus belle qu\u2019on puisse trouver dans tout lo monde.\u201d (Emigrant and Sportsman in Canada.) 2.Sila péche au eaumon et à la truite au Canada cst la source pour-Jes amateurs d\u2019iné- nartablos jouissancos, pour l\u2019économiste, elle a son côté utilitaire: nos estuaïres à saumon dépassent le chiffre do 60, ot nos lacs ot rivières À truites, surt»ut depuis l'ouverture.de la nouvelle voie fer:éo qui mène au lec St-Jean, se comptent par centaines.Rien de tel chez nos opulents voisins, aux Etats-Unis ; une bienfaisante Providence semble nous avoir presquo assuré ca monopole ; à nous de le fairo fructifier.Prutégoons ct faisons connaître au loin, nos rivières à saumon : source si précieuse do revenu pour le domaine public.(J.M.Lemoine.Pêche et chasec, 1887).3.Ce contrôle a été accordé à la province ce - Québec, par un jugement de la Cour Suprême du Canada, en date du 28 avril 1882, in re : Ia Reine vs Robertson La grande Cascapédia, La grande Carcapédia est incontestablement la plus belle rivière à saumon de la province, Elle sort: du lac Cascapédia et coule à travers une région aux points de vue pittoresques et on ne peut lus enchanteurs, A deux milles du lac a largeur de la Cascapédia n\u2019est encore que de vingt verges, mais à partir de là cette largour augmente jusqu\u2019au point d\u2019atteiadre 500 verges, à l'embououure- de la rivière.Dans cette rivière, le saumon est non- seulement abondant, mais plus volumineux que partout ailleurs.Il atteint le poids de quarante à cinquante livres ; on a pêché parfois des saumons du poids de 60 livres.En 1889, plus de 500 saumons ont été pêchés dans ce?te rivière ; en 1891, 17 pêcheurs en tirèrent 215, et en 1892, le gouverneur-général du Canada, Son Excellence lord Stanley, qui y séjourna une quinzaine, y prit 133 saumons du poids de 3,339 livres, Quoique cette rivière ait été afferméa jusqu\u2019en ces derniers temps au gouver- neur-général, à titre gracieux, l'on peut se former une idée de ce qu\u2019elle vaut par les prix payés aux propriétaires riverains pour les droits de pêche dars la partie inférieure de la rivière, M.Dunn, de la maison Dann & Wiman, de New- York, a payé,dit-en, $10,000 pour deux fosses sur la propriété Weodman, et un club de Boston a payé $4,000 pour le cottage de la princesse Louise et les deux fosses contigües à cette propriété.Un adire particulier qui avait acheté plusieurs fosses a trouvé le moyen de les exploiter avec profit, en les louant à raison de $150 et de $50 par ligne et par été.Depuis Je 15 juin 1893, cette belle rivière à été affermée pour dix années à M, H.W.De Ferest, de New-York, au prix de $6,125 par année.M.De Horest y a pêché, l\u2019an dernier, 202 saumons du poids total de 4,915 livres.Plusieurs ssumons capturés par cet amateur dépassaient 40 livres, La petite Cascapédia., Tout en étant moins poissonneuse que la grande Cssoapédia qui coule à l\u2019est et parallèlement à la grande rivière du même nom, offre encore un champ d'exploitation très attrayant pour l\u2019amateur.On y prend fréquemment des saumons de 18 à 33 livres.La Ristigouche.La Ristigouche est aussi l'une des grandes et belles rivières à saumon dont la réputation s'étend au loin.Elle se partage en cinq grands bras d\u2019une longueur variant de 50 à 60 milles et forme en partie la frontière entre la province de Québec et celle du Nouveau-Branswiok, : Cette rivière débouche dans la Baie des Chaleurs après un cours de 220 milles à compter de ses sources près du lac Témiscouats, La majeure partie des terres qui bordent la Ristigouche, dans la province de Québeo, est concédée, et les endroits de pêche qui y sont nombreux, sont fort recherchés par les sportsmen, M.Alex, Moffat, directeur de la pis- cifacture de Ristigonche, éxprimait en 1891 l'opinion qu\u2019il n\u2019y avait peut-être pas sur le continent d'Amérique une autre rivière comparable à la Ristigouche, et où la pêche fut exercée sur une aussi grande échelle par les pêcheurs à la ligne, et même par les coineurs dans l\u2019estuaire de la baie extérieure, .Un fait prouve du reste jusqu\u2019à quel point la Ristigouche jouit d\u2019une grande renommée comme rivière à saumon, Il y a quelques années, lorsque le \u2018\u201c olub du saumon de la Ristigouche \u201d fut organisé, la foneaription your chaque membre du olub s'élevait, à $1000 ; à l'heure qu'il est, pour être admis membre du même club, il faut verser une contribution de $7,500.Toutes les propriétés de pêche ont augmenté dans la n.ême proportion.En 1873, on a pris dans la Ristigouche 500,000 livres de saumon ; en 1874, 1,500 saumons furent pêchés à la mouche dans Ja rivière et ses affluents ; en 1890, on prit 2,000 saumons à la mouche.En 1894, on y a pris plusieurs saumons de 26 livres chacun.La Métapédia, La Métapédia est presque l\u2019émule de la Ristigouche.Oette splendide rivière qui s'enrichit des eaux de nombre de lacs ct rivières, prend sa source dans les monts Schiokshocks, à environ 60 milles dans l\u2019intérieur, et \\, _\u201d JOURNAL DHS CA 0 OX +» jusqu\u2019au lao qui porte son mom.- Le saumon de la Métapédia vaut presque celui de Ja Cascapédia.Il pèse en moyenne 21 ou 22 livres, Lu partie de la Métapédia la plus propre à la pêche, a une étendue.d\u2019environ quarante milles, | En 1880, on a pris 200 ssumons à la mouche dans la Métapédia.En 1887, Sir Geo.Stephens, le locataire de la rivière, y prit dans une semaine ou deux, 49 saumons pesant en tout 10004 livres, ce qui donne uno moyenne de 224 livres par ssumon.Cette rivière est aujourd\u2019hui affermée au Ristigouche Salmon Club.La rivière Bonaventure.\u2014 La grande rivière Bonaventure qui se jette près du village de ce nom dans la Boie des Chaleurs, a été sffermée à M.W.H; Thorne, pour $1.250.Eile asse pour l\u2019une de nos plus remarqua- les rivières à saumon, Cette rivière est admirablement adoptée aux mœurs du saumon, Ezempte de chutes, les seuls obstacles qui entravent quelque peu la navigation en canot, de son embouchure à sa source, sont les amas de bois en dérive.; Son cours est volumineux et ses eaux remarquablement claires ét froides, En 1887, le locataire de cette rivière prenait 88 saumons et 65 en 1288, les derniers pesant collectivement 1,132 livres,\u2014ce qui donne un poids moyen de 15 livros pour chaque sav'mon.Cette rivière ne paraît pas avoir été pêchée en 1894, Rivière Nouvelle et Escuménac.\u2014 La rivière Nouvelle et sa voisine l\u2019Æs tumenac qui se jettent dans la Baie des Chaleurs, vis-à-vis de Dalhousie, sont surtout célèbres pour l'abondance et la qualité supérieure de leur truite de mer, Le poids moyen de la truite de ces deux rivières est plus considérable que partout ailleurs.Il est de 3 à 34 lires, Les meilleurs endroits do pêche se trouvent au-delà des terrains concédés.La Pabos.\u2014 La petite rivière Pabss, riviére 3 saumon et à truite, se jette dans le golfe Saint-Laurent, à peu de distance de l'entrée de la baie des Chaleurs, Elle possède des endroits favorables à la pê- che au saumon, sur un parcours de treize milles de son embouchure.Le locataire actuel y prenait 34 saumons en 1887, 200 truites de mer et 13 \u2018saumons en 1892\u2014ces derniers ayant un poids de 239 livres, Dans la grande rivière Pabos, éloignée de cinq milles de la précédente, et qui coule à travers le canton Newport et la Seigneurie de Paboz, on compte environ vingt excellentes places de pê- che entre les terres concédées et les premières chutes, et un plug grand nombre d'autres entre les premières et secondes chutes, La Grande Riviére.~\u2014 La grande Riviére qui débouche dans la mer à 16 milles de Percé, est une rivière À saumon de première olasse, En 1880, on y a pris à la mouche 89 saumons.Dans ces dernières années, J'on n\u2019a pas fait de rapport.La rivière St-Jean \u2014 La rivière St-Jean entre à Douglastown dans la baie de \u2018Gaspé, après un cours de 70 milles.Elle est tenue en haute estime par les pêcheurs à la ligne du saumon et de la truite de mer.On peut remonter cette rivière en canot jusqu\u2019à sa source dans les hautes terres de l\u2019intérieur de la Gaspésie, Sur un parcours de cinquante milles, on compte sur cette rivière près de vingt-deux endroits de pêche.Le fermier de cette rivière y a pris, en 1892, 42 saumous d\u2019un poids m oyen de 14% livres, et, en 1894, 119 saumons d\u2019un poids total de 1645 livres, La rivière Darmouth.\u2014 La rivière Darmouth qui a été affermée pour un pea plus de $500, est une de nos remarquables rivières à saumon.Elle coule à travers les cantons de Beaujeu, Blanchet, Sydenham-sud et de Baie do Gaspé, et se jette, après un cours d\u2019une cinquantaine de milles \u2019 dans la Baie de Gaspé.On y a pris 24 saumons en 1894, La riviére York, Non moins fameuse pour son saumon est la rivière York, qui se jette aussi dans la Baie du Gaspé.MPAGNES coule de là dans une direction nord-est | .Oelle-ci -est une grande rivière qui ciroule sur une étendue de cent milles et qui compte de nombreux tributaires.n 1891, on a pris à la ligne dans cette rivière 61 sdumons du poids total de 1221 livres, ce qui représente un poids moyen de 21 livres pour chaque saumon, et en 1894, 81 saumons d'un poids total de 1225 livres, Certairs de ces saumons peeaient 32 livres.La rivière Ste- Anne des Monts.\u2014 La rivière Ste Anne des Monts qui se jette dans le golfe, fournit presque toujours une très belle pêche, Le saumon y est généralement très gros, pesant en moyenne vingt livres.° : En 1887, son locataire y péchait à la mouche 159 saumons et 210 en 1888, Eu 1892, il en capturait dans quelques jours 46.Il convient encore de citer parmi les rivières à ssumon et à truite d\u2019une certaine importance, la rivière Rimouski, la grande rivière Métis, la rivière Matane, la Tartigou et la rivière Blanche, la rivière Cap-Chatte, les rivières Claude, Anse-Pleureuse, Pierre et Mont-Louis, la rivière Madeleine, la rivière Malbaie eto.Voilà pourles principales rivières à saumon et à truite situées sur la rive sud en aval de Québec.Tournons maintenant notre attention du côté de la rive nord ; nous allors voir que là aussi le saumon, ce monarque des eaux canadiennes, et la truite, s\u2019y donnent rendezvous dans des rivières qui rivalisent en importance avec celles de la rive sud, Du reste, les rapports du département des pêcherias à Ottawa constatent que depuis 1890, ls migration du saumon sur la côte nord est de plus en plus constante et qu\u2019elle ne tend pas à diminuer comme sur la côte sud.Parmi leg rivières da côté nord que les pêcheurs à la ligné prisent au plus haut degré, il faut ranger la rivière Saguenay, la rivière Trinité, la rivière Moisie, la rivière Ste-Marguerite, la rivière Metabetchouan, la rivière St-Jean, etc.Rivière Saguenay.\u2014 La rivière Saguenay est, comme l\u2019on sait, l\u2019un des principaux et des plus grands tributaires du St-Laurent.Elle reçoit elle-même les eaux de plus de trente affluents, Peu de contrées au monde peuvent être comparées au Saguenay comme habitat pour le saumon, : Le directeur de la piscifacture de Tadoussao, qui est à même de juger de la valeur et de l\u2019étendue de nos pêcheries dans cette région, signalait, dans un récent rapport, un accroissement remarquable du saumon au Ssguensy.Ainsi, dans la seule année de 1886, on y prenait 14,790 livres de saumon ; 16,720 livres en 1887 ; 24,000 livres en 1888, 37,900 livres en 1889, et puis, enfin,61,- 000 livres en 1890, , Ces shiffres parlent par eux-mêmes et 1 disent assez quel vaste champ il y a là pour le pêcheur à la ligne.Petit Saguenay.\u2014 Le Petit Saguenay qui arrose les cantons Sagard et Dumas, est une belle rivière à saumon qui trouvera toujours facile acquéreur.K2On y a capturé, en différents temps, des saumons de 18, 20, et de 25 livres.La truite y est aussi fort abondante, Rivière à Mars.\u2014 : Dans la rivière à Mars, autre affluent du Saguenay, les places de pêche sont assez nombreuses.Il s\u2019y prend des saumons de 15, 20 et 24 livres.Le fermier de cette rivière, M.E.J, Price, y a pris durant la dernière saison 64 pièces dont quelques-unes pesaient 20 livres.À la tête de cette rivière on trouve un groupe assez considérable de lscs fourmillant de traites, Rivière Ste-Marguerite.\u2014 La rivière Sainte-Merquerite jouit depuis longtemps déjà d'une grande réputation pour l\u2019abondance et la grosseur de son saumon.Celui-oi remonte dans les deux branches de la rivière sur un parcours de 60 milles.Les saumons de 25 et 30 livres n'y sent pas rares, Le locataire de cette rivière y a pris en 1893 un saumon de 324 livres.On lit dans un rapport adressé au gou vernement fédéral que les pôcheuxs à la ligue et les gardiens de cette rivière ont vu 6t compté en 1890 cent taumons on traversant un seul étang.M: l\u2019arpenteur @.Gagcon qui ya fait une exploration en 1888, éorit.d : son côté qu'outre le saumon, la rivièr - Sainte-Marguerite fournit en abondauce le touradi, le brocket, l\u2019alose, le poisso blanc, la carpe, le caplan, | , Bref, les lcostaires de cette rivière ont pris l\u2019an dernier 152 saumons, du poids total de 2,362 livres.Les plus poles pièces variaient entre 27 et 34 Vres, Signalons en passant, saus les décrire, une série de rivières dans lesquelles les amateurs de pêche à la truite peuvent s\u2019en donner à cœur-joie : la petite ét la grande rivière Bergeronnes, la grande rivière des Esceumains qui débouche dans le Saint-Laurent à une ving'aino de milles de Tadoussac, le Saut-au- Cochon, le Saut-au-Mouton, la rivière ' Portneuf où la pêche à la mouche est des plus attrayantes, la rivière Laval qui donne aussi amle 4 de beaux spéoi- mens de saumon, la rivière Colombier, et sa voisine la rivière Blanche, la Manicouagan la Mistassini, eto.Rivière Bersimis,\u2014 La rivière Betsiamites ou Bersimis est l'une des plus importantes de la rive nord.Son cours mesure environ 260 milles en longueur: Elle se jette dans le Saint-Laurent à 200 milles de Québec.Cette rivière est fréquentée en abondance par le plus gros saumon, Rivière, Godbout.\u2014 La rivière Godbout, à 250 milles de Québec, a aoquis depuis de longues années une célébrité .que justifient - l'abondance et l'excellence de son poisson, - En 1881, des amateurs y prenaient à la mouche 164 saumons d\u2019un poids col- leotif de 2,377 livres, .M.Rowand, auteur d\u2019un ouvrage de sport, qui a visité cette belle rivière, assure qu'il s\u2019y prend parfois jusqu\u2019à 500 saumons, Le gardien de pêshe de cette rivière raconte lui-même qu'il à pris dans une seule journée 67 saumons, Rivière Trinité \u2014 Dans la rivière Trinité, située à 278 milles-de Québec, le saumon et la truite y fourmillent presqu\u2019en égale abon- dence.51 saumons y ont été pêchés en 1888, et en 1892 ie locataire de la rivière en retirait 32.Lo plus gros pesait 27 livres, En 1893, on en a pêché 40, du poids total de 581 livres.En 1894, 61 saumons, dont quelques-uns atteignaient - une pesanteur de 27 livres, Rivière Pentecôte, .La truite de mer qui se pêche dans la rivière Pentecôte, à 300 milles de Québec, est remarquable par son volume.On y prend aussi du saumon, Rivière Moisie, \u2014 La rivière Moisie\u2014l\u2019an des plus grands affluents du Saint-Laurent\u2014a toujours passé pour l\u2019une des plus belles rivières à saumon du monde, Elle est surtout renommée pour la grosseur de son poisson.On y prend des poissons de 30 et 45 livres, Rivière St-Jean,\u2014 Lu rivière St-Jean (Côte Nord), se jette dans le golfe St-Laurent, à 70 milles en aval de la rivière Moisie, Elle est exceptionnellament poissonneuse, En 1888, le locataire de cette rivière y capturait à la mouche 72 saumons d\u2019un poids total de 1,1334 livres, Rivière Manitou\u2014 La rivière Manitou, remarquable par ses chutes, contient surtout de la grosse truite de mer, Le Hingan,\u2014 Le Mingan, qui sa jette dans le flenve après avoir traversé les Laurentides du nord-est au sud-ouest, est en grand renom pour l'abondance et la grosseur du saumon qui le fréquente.Rivière Natashquouan,\u2014 Comme le Mingan,la rivière Natashquouan, uu des grands tributaires du golfe Saint-Laurent\u2014est \u201ctenue pour uno des meilloures rivières à ssumon du pays.Les fosses à saumon sont pour le plus grand nombre dans le voisinage des chutes.Le saumon est très abondant et son poids varie de 6 à 40 livres, Plus bas que la Natashquouan, signalons comme bonne rivières à truite et à êt saumon, les rivières Musquawo, Regashka, Wanhecootai, re q $ Rivière Romaine.\u2014 Sur la ote du Labrador, los \u2018rivières Romaine Mécatina et.St-Augustin, fourmillent de saumon et de truite d'une grosseur prodigieuse.On rencontre aussi dans la Romaine une espdce par- tioulidre de truite blanche et argentée.Rivière Mécatina,\u2014 La Mécatira mérite une mention spéciale.Parlant de cette rivière, M, l\u2019ar- nteur G.Neilson dit dans son rapport de 1888, que la truite de cette rivière est la plus grosse, la plus belle et la plus agréableau goût de toute velle qui se prend dans les eaux canadiennes ; elle est même plus grosse que celle qui se prend dans les rivières de l\u2019Ile de Terreneuve, Rivière Esquimaux.\u2014 La rivière Esquimaux ou Saint- Paul compte aussi parmi nos belles rivières à saumon, Cette rivière qui a été fort pêchée autrefois par les gens de la compagnie de\u2019 la baie d'Hudson, est encore très poissonneuse.Le saumon d'eau douce.Il s\u2019agit ici du fameux ouaniche ou saumon d\u2019eau douce qui excite la convoitise de tous les amateurs de pd:he et dont l\u2019agilité et la saveur ne Font pas surpassés, même par son congénère, le vrai Salmo sular, La région du Lac St-Jean est la patrie de ce poisson, On le prend en effet dans le Lao Saint-Jean et dans la plupart de ces tributaires : la Belle-Rivière, la Métabetchouan, ln Ouiatchouan, la Ouiatchouaniche, la rivière des Iroquois, I Ashuapmouchouan, la Mistassini, la Péribonka, la grande et la petite Décharge du lac St-Jean.Toutes oes rivières fournissent en outre, en grande abondance, la traite, le brochet, le doré, le poisson dlanc, eto, On peut aisément se rendre à toutes ces rivières qui débouchent dans le lac St-Jean par chemin de fer, ou par le bateau qui oiroule maintenant sur le lac.(A suivre E.R.Crime horrible Doux enfants arrachés a leur mère On tronve leurs cadavres aans la cave d'ane maison Toronto, 16 \u2014 Le déteotive Geyer, de Philadelphie, qui était en cette ville depuis quelques jours à la recherche des deux enfants de M, et Mme B.F.Pietzel qui disparurent mystérieusement au mois d'octobre dernier vient de faire une horrible découverte.Les corps de des deux enfants ont été trouvés entièrement nus dans la cave de la maison portant le No 16 de la rue Vincent.M.Geyer qui, aidé du détective Cuddy, cherohait d:puis plusieurs jours à percer les ténèbres qui enveloppaient cette sombre histoire, apprit finalement que, dans la nuit du 18 ootobre dernier, les énfants, deux petites filles, furent enlevées de l'hôtel Albion ponr être cen- duites dans un endroit inconnu.Les deux habiles limiers apprirent que la maison portant No 16 de la rue Vincent avait été louée pour quslques jours par un inconnu vers l\u2019époque de la disparition des deux petites filles.On montra la photographie de l'individu soup- -çonné d\u2019être l\u2019auteur de l'ealèvement au propriétaire du logis et ce dernier recoz- nut aussitôt son locataire, On s0 reudit aussitôt à la maison indiquée .et après de minutieuses recherches on trouva les | corps des deux enfants dans la cave.On n\u2019a romerqué auoune blessure \u2018sur le corps des deux enfancs, Voici en quelques mots, l'historique du orime : Holmes et B.F.Pietzel se rencontrérent, il y a quelques années a Terre Haute, Ind., E U., et ne tardérent Pas à noner les relations les plus cordiales, Après une séparation de quelques mois ils so rencontrèrent de nouveau à Philadelphie.Pietzel avait une assurance sur la vie de $10.000.Oa lo trouva mort un jour dans une maison en fou et l\u2019on supposa qu'il avait péri dans les flammè2s.Holmes prit les trois enfants du défunt en charge.Holmes avait laissé Mme Peitzol dans l'ignorance de ja \u2018| morte de son mari.Rendu à Détroit, \u201ca \"JOURNAL DHS CAMPAGNES Holmes semblait embarrassé de sa famille adoptive, L'un des enfants disparut et et l\u2019on supposs qu'il avait été tué, et l\u2019on ne s'en ocoupa plus.Da Détroit Holmes serendit à Toronto, et adopta le nom de Howell.Mme Peitzel, qui y, était déjà rendue à la recherche de.son mari, descendit à l'hôtel Albion avec ses deux enfants, qui, comme nous l'avons vu, furent enlevés par Holmes, alias Howell.Holmes fat arrêté, et c\u2019est alors que l\u2019on apprit les crimes dont il s\u2019est rendu coupable.LA DEROUTE Des libéraux anglais Se continue Londres, 15\u2014La déroute du parti libéral anglais se continue dans les proportions où elle a commencé, C'est un ésastre complet, Les tories auront une majorité éorasaulte, Voioi les der- niera résultats : Hon, A.T.Egerton, unioniste, pour Knutsford division de Cheshire ; M, L.Hardy, unioniste, pour la division sud de Kent ; hon.J.Lowther, unioniste, pour I'Ile de Thanet division de Kent ; M.A.Hargreaves Brown, unioniste- libéral pour la division Wellington de Shropshire ; colonel Robert Ganter, conservateur pour la division Barkston de Yorkshire ; Dr J, À.Rintoul, conservateur pour la division est de Down ; col.M.Lockwood, unioniste pour la division Epping de Essex ; Sir John E, Darington, unioniste pour la division Nord de Gloucestershire ; Sir J.Konnaway, unioniste pour la division de Homiton de Devonshire ; hon.H.N, Stuart, unioniste pour la division est de Dorsetshire ; M.H.W.Forster, unio- niste pour la division ouest de Kent ; M.Argold Merley, libéral pour la division est Nuttiogham ; M.E, J, Hanley, conservateur, pour la division contre de, Somercot ; M, T, F.Hasey, pour la division Walford de Hertfordshire ; Hon, J.Scott Montague Ubioniste pour la division New Forest de Ham: shire ; Sir T, I\"itz.-Wagram, Unioniste pour la division Audrew de Hampghire ; M.W.M, Sidebottom, unioniste pour la division High Peak de Derbyshire ; M, William CO.Quilter, unio- niste division sud de Suffolk; Sir R.H.Meysey Thampson, unioniste, pour le Handsworth division de Stafferdshire ; M.F, D, Dixon Harland, conservateur division Uxbridge de Middlesex ; M.A.H.Dyks Acland, libéral pour la division Rotterdam de Yorkshire,; M.J.A, Chamberlain, unio- niste division est de Woroester ; Sir C.J.Pierson, conservateur pour lcs universités de Edinburgh et St-Audrew's ; M, W, G.BE.Macartney, conservateur pour la division sud de Antrim ; M.Dsniel Sullivan, Home Ruler, pour la division sud de Westmeath ; M.H.C, Bonser, Wilbildom pour la division de Surrey ; M.Dunbar, P.Barton, conservateur division centre de Armagh ; Joseph F.Fix, Home Ruler, pour la division Lullamore de King\u2019s County ; nord de Donegal ; Sir Thomas G.Esmond, Home Ruler pour la division de Kerry ; Warington, Robert Pierpont, conservateur, Wagand, Sir Francis Powell, conservateur ; King's Lynn, J.Gibson, conservateur ; Bury, Lanoashire, Jas.Kenyon, unioniste, \u2018Peterborough, R.Purvis, unioniste ; Rochester, Vicomte Cranborn, consorvateur ; À kton-Under-Lyne, Herbert Whitelay, conservateur Bristol, division est, Sir W.H.Willis, libéral ; Blickbura, deux députés, W.H.Hornby et W.Coddington, conservateurs Pontefract, T.W.Nussey, libéral ; Paddingtoo, division nord; Joha Aird, coneervateur ; Oroydon, Hon, Charles T.Ritchio, président du bureau de commerce Tynemouth, R.S.Donkin, conservateur ; Lambeth, division Brixton, Marquis de Carmanthen, conservateur ; Bradford, division centrale, L.Wanklyn, unio- niste ; Cambridge, M N.Penrose Fitzgerald,' conservateur ; Bath, deux députés, Col.Winham Murray, Conservateur E, R.Wedhouee, conservateur ; Reading, CO.T.Murdoch, Unioniste ; Staleybridge, T.H.Sidebottom, conservateur ; Battercen, J.Burns, Labor ; Hastings, Lucas Shadwell, -unioniste ; Durham, M.A, Fowler, libéral ; Brandford, division est, H, Byron Reed, conservateur ; Rochdale, col, 0.M, Royds, conservateur ; Bris- M.T.B.Curran, Home Ruler, division tol, division ouest, Sir Michael Hioks- Beach, chancelier de l\u2019Echiquier ; Islington, division sud, Sir A.K.Rollit, conservateur ; Lambeth, division nord, Henry M.Stanley, unioniste ; Preston, deux députés, KR.W.Hanbury, unio- nietes ; W.MJ ohnson, conservateur ; Woraester, Lon, G.H.Allsopp, conservateur ; Huddersfield, Sir T, J, Wood house, libéral ; Islington, division est,- B.L, Cohen, conservateur ; Lambeth, division Kensington, F, L.Cooke, unio- niste ; Bristol, division nord, Lewis Fry, unioniste ; Hartlepool, Ald.Thos.Richardson, unioniste ; Halifax, Alfred Arnold, unioniste ; Islington, T.Lough, libéral ; Woolwich, col.Hughes, conservateur ; Islington, division nord, G.T.C.Bartley, unioniste ; Plymouth (deux député:), Sir Edward\u2019 Clarks, uoioniste, 8.F, Menol, libéral ; Oldham (deux sierges), R.Oroft, conservateur ; F.Oswald, conservateur.Sir William Harcourt a démenti ce soir la nouvelle qu'il se retirait de la politique.Il déclare qu'il consaorera son temps au parti, J'usqu\u2019à présent il y 147 conservateurs d'élus, 22 unionistes, 25 libéraux, anti- parnellistes et 1 parnelliste, Les unio- niste ont gagné 19 sièges, \u20142tt>- DU Ds ED.MORIN : i PR Co car j'aurais été une femme finie.TaN \u2019 14mars 1895\u2014lan.: ni 277, Bonifaco, est arrivé samedi à Ottawa, 28 avril 1605\u20142jui.q) *, A- _ 1 DE = Le breuvage le plus salutaire pour l'usage général et sans Necommandé par les connaîsseurs ct les médecins dans toutes les parties du Canada.Voyez les témoignages écrits de chimistes éminents, p DIX MEDAILLES ET DOUZE DIPLOMES obtenus aux Expositions Universelles de Frauce, is d'Australie, des Etats-Unis, du Canada, de la Jamaïque, Indes Occidentales, Saveur originale et fine, pureté garnutio, ces breuvages sont faits spécialement Dour conve- pir au climat de ce continent et ne sont pas surpassés.N.Y.MONTREUIL ml; TELEPHONE 545 RTER DE JOHN LABA LONDON.ONT.supérieur comme tonique nutritifs SEUL AGENT 279 RUE SAINT-PAUL.QUEBEC.J 11 a © Tot , Peaileton in i QuésEo, 18 Sosa 1895\u2014No 2.Mies fe eu J perdre! Vayesère (SUITE) \u201c \u2018Et le temps passe\u2026 nous voici en -automne,les soirs s'allon gent,grand'mère fait scier des chênes pour les cheminées .de Kergradlon, \u201cOn dit que la préfecture maritime recevra avant Ncël ; mes cousines, en 5e cas, y feraient leurs débuts dans le monde, elles y seront présentées à la s0- ciété brestoise, ou plutôt la société bres- toire, sera présentée à Mlles de Kergradlon, car elles ont trop l'air d'impératrices pour que le contraire soit de mise., \u2018 Que deviens-tu, mon cainarade ?\u201c Je pense que l'escadre va rallier , Nice ou plutôt le golfe Jouan, pour te * permettre de perpétuer à travers les salons cosmopolites \u2018les bonnes traditions chevaleresques de la marine fran- gaise.j \u201c Bonne chance ! \u2018et \u2018beaucoup * de - joie 1.décidément j'aime mieux mes .rochers.\u2018 \u201c A toi, « ROSCAOUET, \u201c A M.Jacques Coutreval, à bord du Formidable.- \u201c * Escadre de 1a Méditerranée, \u201c Ah! Gascon ! 1! faut-il que ces têtes-là travaillent ! hein ?tu l'as le mirage ?.Quoi ! tu n'es pas de Taraz- .con ?Eh, mon cher, à cela près !\u2026 \u201c Enfin, mon pauvre Jacques, ton imagination vagabonde au gré des vents -et des flots ! \u201c Comment | tu.oses m'écrire cette phrase : \u2018\u2018 Laquelle épouses-ta ?\u201d La- .j'épouse ! en voilà une question l.sans doute et peut-être bien trisaïeul .l'honneur, capitaine.\u201c D'ailleure, oette question me semble temps avant de prendre une décision.il eet bien entendu que je fais de la Psy- \u201cchologie absolument désintéressé\u2014dans ,mon cas, dis-je, si j'avais la pensée quë tu me prêtes, je serais singulièrement -embarrassé, \u201c Voici deux jeunes filles, partaite- .ment élevées, toutes doux jolies quoique :si différentes.\u2018 Lorsque je suis avec Anne, que J'entends cette jeune voix, oandido comme celle d\u2019un enfant et si sérieuse en même temps ; quand je vois ce regard -où semblent se mirer les transparences d\u2019un infini, l\u2019infioi du cœur, je me sens \u2018pris de ce sentiment qu'on a, tout petit, pour la Vierge Marie.Elle est si pure, si confiante quo ma tendresse la trouve vénérable ct que j'ai parfois près d'elle des désirs d'agenouillement, \u201c Avec Françoise, je pords la notion de ces aspirations mystiques et du ciel je redesoends sur terre ; non point qu'elle ne soit pas aussi innocente que s3 sœur, mais il doit y avoir en elle quelque atayisme mystérieux, qui, sous un déguisement: de froideur, lui inspire de farieuses coquetteries ; elle arrive -sans qu\u2019on l\u2019entende, ellà 83 tient derrièr vous, et insensiblement vous vous retour > 0 = lab.ied im = OLIN - Jornal des « Gompeg nies; attiré, fasciné, vainou, - out ye quelle j\u2019épouse | comme si je t'avais di; que je voulais me marier i Laquelle Parce que je t'ai fait\u2014sur ta demande, , note-le bien\u2014le portrait de mes cousines; to voilà qui files, qui t\u2019emballes ! tu me .Vois marié, que dis-je, père.de famille : % Que ne te maries-tu toi-méme ?Tu as six mois de plus que mois, à vous infiniment sérieuse et je la mûrirai long- \u201c Ainsi, par exemple, dans men cas\u2014 Po pra a\" j'extrtordinéire.5 \u201c Je t'avoue que s\u2019il me ; follais faire | nit choix, oela me-gênerait fort ; ceci te prouve que je ne les aime ni Tame ne I'autre, le coup de foudre était autrement radical que cela.: « Ouf, mon cher Jacques, un choix serait déliont.& En épousant-Aune, on aurait ange -à ses côtés : quel rêve de passer sa vie sous une si adorable égide ! \u201c\u201cEn épousaut Françoise, on aurait une femme quelque peu sorcière ; mais qu\u2019elle sorcellerie ! Allons, je te suppose convainou de mon endurcissement, et je ta quitte pour aller rejoindre Miles mes cousines, qui se demandent à qui je peux griffonner tant de choses.* Ton vieux, \u201c ROscAQUET, \u201d \u2014\u2014 CHAPITRE V.Depuis quelques jours Mme de Kergradlon, aves ses trois petits enfants, était à Brest chez une parente, Mme Lezveur et cette dernière s'ingéniait pour distraire les jumelles.Milles de Kergradlon s\u2019amusaient beaucoup et ce soir-là devaient aller diner à bord du Sufren, nouveauté qui les empliséait d\u2019aise, Vers cinq houres on partit en baleinière, \u2014 Avant : souque un peu ! L'embarcation filait sur l\u2019eau calme ; parfois quelques perles salées s\u2019envolaient des avirons et venaient mouiller le visage des jeunes filles.On passa très près du Tonnerre et ces demoiselles se reorièrent sur la laideur de ses formes : tout à fait un fer à repasser avec son pont qui rase l'eau et ses affreux blindages, Mais, superbe au milieu de l'escadre, le Sujfren dressait la sveltesse de ges mâts : sa grosse coque noire couverte de câbles, d'échelles d\u2019an- oreset de chaines, se découpait avec majesté sur les lointains de.la mer.À l'arrière, les armes de Suffren brillaient.\u2014Acooste! Deux gaffes s\u2019accroohent 3 la fois, Roscaciet débarque, tend Ja main à sa grand\u2019mère, et tout en haut de l'escalier ajouré porte les armes, Par les sabords du caitré les officiers tre eux vont saluer Mmes de Kergradon qui entrent au carré.: Alors, par les longues bordées de fusils alignés, un froufrou de jupes va au carré.C'est une pièce roctangulaire avec l'immense et classique table de milieu et les divans tout antour, Sur les boiseries, des panneaux peint® à fresque sont séparés par des glaces : là c\u2019est un paysage du nord, un miroitement froid de canaux hollandais ; à coté, un coin de ville mauresque oe uno échappée de ciel indigo et les tons chauds des maisons silenoieuses ; ; plus loin, de grandes verdures confondant eurs ombres fraîches, et au-dessous, sur de tout petits panneaux, des files titubantes de matelots en bordée.L'ameublement du carré est fort sommairo ; une étagère pour les livres, un poêle aux cuivros éclatants, quelques chaises et un piano, Comme c'était l'heure du diner, on se mit à table.La beauté de ces demoiselles fit sensation, Auprès d'Anne, M.Dugé-Marquin un jeuno lioutenant de vaisseau, retour des psys noirs, se mirait dans ces yeux couleur de mer, et dans la transparence de ce teint celte, Ils parlaient des femmes de marin, \u2014Beaucoup de jeunes filles, disait Dugé-Marquin, s'effraient à l\u2019idée d'ane longue séparation.ont aperçu la baleinière, plusieurs d\u2019en- bruissant, Mlles de Kergradion entrent cp bys 4 \\ Ve Ah FR STE TRING Yh Me CEN VE oo JOURNAL Dig CAMPAGNES | EE \u2019 : Ne faut-il pas, répondait \u2018Anne, que tout vrai bonheur soit payé d'une souffrance ?- \u2014 Oui, mais parfois, en l'absence du père, la mère trouve lourde l'éducation des enfants, \u2014CO\u2019est en effet, une grande responsabilité, mais il y a des grâces d\u2019êtat, et cela doit tremper l\u2019âme d\u2019une fomme, tout autrement que la vie facile et uniforme, menée par la plupart.Et comme il la poussait à parler encore : petite philosophie, dit Anne, je me la suis faite toute seule, et si je m'en arrange, cela n\u2019empéohe pas qu\u2019on puisse la justioe que la compensation des peines par les joies me semble indéniable.Oertes, 0e n\u2019est pas au point de vue absolu que je :veux parler, mais, en général, après les petits soucis de l'existence, ne récolte-on pas satisfaction ?Ne fat-ce que celle d\u2019avoir accompli par devoir une chose désagréable ?\u2014C'\u2019est peut-être un Per se contenter de l\u2019abstrait.\u2014Et qu'importe si Pon y trouve son bonheur ?d\u2019ailleurs, il me semble que les femmes de marins, doivent avoir le vague orgueil d\u2019être hors de la bannalité ambiante, et qu'elle peuvent vivre avec plus d'intensité par la somme des joies et des peines ressenties, En disant tout cela, Anne songeait à Roscacüet, mais monsieur Dugé-Mar- quin qui ne pouvait savoir cette.pensée se disait que mademoiselle de Kergradlon serait une idéale épouse, Auprès d'eux, des éclats de rire éola- tèrent : c\u2019étaient des officiors qui racon- taïent des ancodotes.À eux quirze, lieutenants de vaisseau et enseignes, ils avaient vu toute la terre dans ses contrées les plus étranges et les plus lointaines, - D'un pôle à l\u2019autre pôle ils avaient été roulés par toutes les vagues, trainés pao tous les courants, cinglés par tous les soufflas de l'infini, et dans leur insoucieuse gaieté, oubliants les exils trop longs, les fièvres et les ouragans, ils se rappelaient ocs drôleries qui viennent mettre de grande éclats de rive dacs la gravité de lcur existence, Silencieux pendant les quarts £olitai- res, forcés au rôre par la splendeur des nuits tièdes et le berccment des flots, rudes dans les heures difficiles où l'auto\u201d rité ne doit même pas être discutable ils donnaient cours ence moment d quiétude joyeuse, à l\u2019inépuisable insou eianoe qui les fait fatalistes au bout de quelques années de mer,.\"Lis diner fini, comme il n\u2019était guéro que sept heures un quart, et que la soirée semblait d\u2019une rare douceur, quel.qu\u2019un pioposa de monter sur le pont, Etoilé au centre par ses trois roues semblables à celles d\u2019un rouet et si 616 gantes qu'on les croirait mises là pour une ornemontation, l'arrière offrait un vaste promenoir, A l'avant, par groupes, les matelots fumaient des pipes en terre et dovi- aient, qui en français, qui en breton de Cornoailles.Mlles de Kergradlon s'accoudèrent an \u2018bastingage du côté sud.La lune montait lentement dans un ciel gris de perle; elle était d\u2019ux jaune ro- 86, tout épanouie et semblait énorme.Su\u201c la mor d'un bleu fragile, elle traçait un sillage rose sointillant doucement dans le potit frisson des flots.Au-dessous d'elle, la côte, l\u2019âpre côte de Bretagne, fondait ses ligaes roides dans la douceur des teintes; les granits saillants s'estompaient d\u2019une brume olaire et les courtes végétations rampaient entre les roches comme des écharpes noires moirées de reflets verts.La lune montait.\u2014Ne vous moquez pas de ma pauvre | a trouver absurde.Je crois tellement à | \"A mesure qu'elle avangait dans le.olel son disque affirmatif des couleurs, plus, nettes devenait plus étroit.Dégagée dos semées dans l\u2019air, elle reprenait sa teinte naturelle, ça teinte indéfinissable, ver- meills aveo des lueurs d\u2019argent;et sur l'eau d\u2019un bleu nocturne, le sillage frissonnant blar chissait et s'accentuait, tandis que, déjà, les hauts mâts des navires faisaient des ombres allongées se dessinant sur lu transparence d: l\u2019eau.M Dugé-Marquin s 'empressait autour d'Anne, Françoise avait une cour bruyante et nombreuse.Cependant, l'heure s'avançait, la marquise trouvant l\u2019équipée assez longue, parla du départ, On fit aocoster l\u2019embarcation, et de la coupée, sous la fantasmagorie du olair de lune qui s\u2019accrochait aux boutons des uniformes, les officiers saluèrent.À l'avant les matelots chantaient, OHAPITRE VI Le lendemain Mme Lezveur entra préoipitamment dans la chambre des j jeu nes filles : \u2014Ah | mes mignonnes ! quelle bonne nouvelle je vous apporte ! \u2014Quoi donc ?\u2014Dites vite.\u2014Vous allez danser dans huit jours à la préfcoture maritime .\u2014Oh ! madame ! \u2014Bien vrai ?\u2014Mais certainement ; l'amiral Cau: worin à lancé les invitations, Personne \u2018abord n\u2019y voulait croire ; songez done, en plein automne ! Il y & encore bien des gens à ls campagne ; quoique pourtant depuis quinze jours on soit beaucoup revenu, \u201c Et puis, enfia, cela importe peu.Vous allez faire votre entrée dans le monde ! est-ce assez bien tombé cs bal | oh | que je suis contente ! À partir de d6 jour, Miles de Ker gradlon eurent une fièvre d\u2019impatience, Ce furent d\u2019interminables courses chez la couterière ; Mme de Korgradlon eu- trouvait ses soixante-oinz ans bien lourds Cependant, elle tiat à vêtir à son goût ses petites filles et dut se débattre con tre l'omnipotence de la faiseuse.Il futenfin décidé que ces demoiselles auraient des robes toutes fron cées à la vierge, et nouées à la taille d\u2019une longue ceinture de satin blanc.L\u2019attente d'un plaisir commun rap prooba les deux eœurs.Le petit froid imperceptible qui glaçait leurs conf- dences se fondit, dans la joie qu\u2019elles éprouvèrent.Françoiso fat aimable.\u2014Je crois, dit-elle, que nous nous muserons, tu auras beaucoup de succès d'ailleurs, nous connaissons déjà des danseurs, \u2014Oui, le Suffren ! \u2014\u2014N'\u2019en dis pas de mal, il cst à tes pieds le Suffren, sous forme de trois galons toutefois, \u2014Oh ! ne va pas prendre cela au éricux, M.Dugé-Marquin n\u2019est que cès aimable.§)\u2014Peut-on savoir ?Du reste, il cs bien, très distingué.Oh | je sais très bien, fit Anne, Puis elle reprit : : \u2014Voici enfin lo moment d'utiliser nos petits talents : oh | les révéronces.Tu sis que je faisais primo au Saoré- Cœur pour ma façon do glisser en arrière.( =\u2014Penses-tu que nous arrivions pour le premier quadrille ?.\u2014Oh ! je l'espère, il faudra t&oher de \u201c| nous faire vis-à-vis.Yapeursroses qu\u2019un reflet occidental avait |.13 ç\u2014Âvea qui le dan:es-tu ?dit Frangoise.Est-ce qu\u2019on te l\u2019a retenu ?\u2014Oui, répondit Anne, jo le danse A4 veo Alain.- Oh ! moi, il m\u2019a demandée la premiè re valse, je n'aime pas les quadrilles, c'est inepte; en avant, en aridre.je n'ai jamais pu souffrir cela, -\u2014\u2014Ânne sentit son cœur meurtri par l'accent acerbe de sa sœur, ; Rien ne te force à les dauser, fit-elle, \u2014puis elles sc turent, Dix heures du soir.Mme de Kergradlon entrait au vestiaire.Ul y fuisait chaud ; pourtant sous leurs mantes ouatées, ces demoiselles eurent un petit frisson,l'émotion à coup sûr.Des femmes de chambre prenaient les vêtements ; devant la psyché les femmes se pressaient, soulevant les bouil lons de leurs manches, défripant les volants froissés par ls voiture, posant une épingle dans leurs cheveux et remontant leurs gants.La marquise de Kergradlon regards ses petites-filles et dit Roscaouët : \u2014Nous pouvons monter, Elle prit le bras d'Alain, À l'entrée du premier salon deux offi« oiers se préoipitérent vers les jeunes filles pour leur offrir le bras.Très drôit, sanglé dans son grand uniforme,la poitrine bigarrée des plus étranges chamarures, son chapeau à plumes dans la main gaucho,le vice-amiral commandant en chef, préfet maritime,salugit ses invités.Auprès de lui, Mme de Caumorin, toute petite et souriante, faisait des révérences qui soulevait les dentelles de sa robe ; derrière ele, les femmes des aides de camp formaient une petite cour.Dans la sévère robe noire quï syæbolisait son inconsolable deuil, la grand\u2019mère s'assit un peu à l\u2019écart et fit placer ses petités-filles devant elle, Elle étaient là, comme deuz oiseaux fcémissant dans le froufrou de leur ple- mage léger.Elles étaient là, un pou intimidées, non pas par les hommes dont elles sentaient la conquête facile, mais par ce bataillon roze et bleu qui les entourait, ot, aved des feintes polies, les ~xaminait des pieds à la tête, On sentait passer derrière les éventails un petit couffl à de curiosité hostila pour ces nouvelles vezu:s qui semaient autour d'elles le double attrait de la jeunesse et de la beauté.La plupart ignoraient leur nom, ne les ayant jamais rencontrées, et l\u2019on s\u2019interrogeait pour eavoir d\u2019où elles ve- naicnt.Exfi elles s\u2019envolèrent dans le tournoiment d\u2019une valse, © fut un soulagement pour elles ; le premier pas était fait, À partir de co moment la soirée devint vue griserie.Ktourdies par le bruit, jouirent pour un instant, unique peut- ignoraient la ranceeur.Anne avait dansé le premier quadrille avec son cousin ; il la conduisait, Jui indiquant en doux mots les figures qu\u2019elle avait un peu oubliées depuis les legons de danse du pensionnat ; ils allaient, s2- luaient, revenaient aux cadonces joyeu- ges de la musique,et la jeune fille, le sourire aux yeux, l'âme légère comme ses petits pieds, la main dans celle de Ros* caoitet, eût été ainsi jusqu\u2019au bout du monde.ct de la vie, Françoise, revenue de la légère intimi-' dation du début, promenait au milieu des hommages son catque couleur de nuit avec un calme indifférent et superbe.Le vicomte de Kersao lui avait offert son bras ; o'était un gentilhomme da Léon fort riche et un peu insignifiant de sa personne ; il possédait cette qualité fort rare d'admirer sans jalousie Ia supés 4° Staged ARISEN la danse et la nouveauté des choses, elles être, des plaisirs mondains dont elles AS LUT Bate Lai ns Le mt ee à TS res rer rs * veuncAec de NS - 14 riorité des autres : Mlle de Kergradlon Jo subjuguait, me Aveo son infaillible intuition de ferame, Françoise s\u2019en apergut : elle en eut un .secret triomphe.Roscaoüet était à l\u2019autre extrémité des salons, et dans le flot de ses admirateurs, elle se plut à oublier celui qui depuis deux mois pa£sait si souvent dans sa pensée De son côté, Anne dansait aveo M Dugé-Marquin : ce fat d\u2019ailleurs la seule fois de la soirée.Il semblait plus ex- pressé autour de Françoise qu\u2019auprès d'elle, pour masquer ses sentiments peut- être.Anne s\u2019en aperçut, Elle en eut une petite amertume que combattait sa bonté de cœur.\u2014Voilà, se dit-elle, il en sera toujours ainsi, pour Dugé-Marquin cela m\u2019est bien égal, il m'est indifférant, mais pour \"autre !.\u2014Ses yeux, cherchérent Rosoaciiet ; elle 'apergut, si élegant dans l\u2019habit anoré d'or, si distingué par sa manière d'être, et, sentant un violent coup au cœur, elle comprit qu\u2019elle l\u2019adorait irrévooablement.Les deux scours se retrouvérent au buffet, Roscaoiist, qui \" avait Anne 3 con bras, entraîna Frangoise et M, de Kersao.\u2014Venez, leur dit-il, allons nous as .8eair un moment dans le petit galon, Il les conduisit vers un délicieux réduit que ces demoiselles n\u2019avaient - point encore remarqué, Da longs divans - en soie brochée s\u2019y allongeaient dans une pénombre douce, de grandes plantes y - balançaient des frisons de verdure, et le plafond et les murailles, tout disparaissait sous la plus extraordinaire des tentures ; le petit salon était entièrement tendu avec des pavillons.Anciens pour la plupart, ils avaient, au souffle salé de la mer, éteint légèrement leurs couleurs vives, eb trente ou quarante - années donuaieat à leurs plis un aspeot déjà vénérable.Ioi, c'était le Brésil, vert éclatant losangé de jaune avec un multicolore écusson : là 1'étendard hambourgeois, rouge anoré de bleu avec les trois tours d'une forteresse blanche, à côté Naples ; couleur de groseille, écussonné de son Merveilleux bisson doré ; puis, côtoyant les souvenirs d'un royaume disparu, lcs pavillons des jounes Républiques : l'Equateur, rayé d\u2019azar, étoilé avec des feuillages, une colline des lacs, des étendards, des faiscsaux et un vaste oiseau couronaant le tout de ses doux ailes; le Vénézuéla à trois faces, jaune, bleu et rouge ; la Nouve'le-Grenade, la Bolivie ; ensuite, par un étrange contra:te d'hiératiques figures d'Asie : le lion de Perse, jaune, un cimoterre en sa griffe et les rayons d\u2019un soleil vert et rouge éclatant sur ça croupe : l'éléphant siamois invulnérablement blanc sur fond d\u2019écarlate ::le paon de Birmanie superbe sa grande queue éployée rutilante de reflets, Et tant d\u2019autres encore ! ceux de Turquie avec leurs croissants ct leur étoile, ceux du Maroo et de Tunis bariolés de fines arabesqu' 3, ceux de Russie avec les aiglez, les croix de saint André, les ancres et les cors: toutes les combinaisons géométriques, toutes les fantaisies du blacon se mariaient le - long des murailles : et sur les vieilles étoffes tendues dans l\u2019étroit boudoir que parfamaient les jupes de gaze et 1's chevelures, l\u2019histoire du monde entier aveo ses cruautés et ses mélancolies s\u2019étalait philosophiquement, \u201cIls s\u2019assirent tous les quatre.C'était l'instant lo plus brillant de ma soirée, Les couples que la galerie et le salon jaune n\u2019arrivaient plus à contenir s\u2019éparpillaient dans le salon Tourville pour y chercher un pou de frai- cheur.Le lustre des eaties, lo chatoiment des moires remblab!e à des frissons d\u2019eau le flou délicat das tulles, le rutilement LS des pierres précieuses -formaient avec les uniformes un décor de féerie, Plastronnés d'or ou d'argent, les.grands chefs faisaient de loin en loin d:5 taches étincelantes, et les rares habits noirs disparaissaient englobés, perdus dans le miroitement des broderies.Les femmes, du reste, accordaient ostensiblement leur préférence aux uniformes ; et, se sentant chez eux dans l\u2019élite de leur maritime aristooratie, confiné orgueilleusement dans leurs préjugés, les officiers de marine oubliaient complaisamment qu\u2019il y a autre chose au monde que des ports, des tableaux, de belles femmes et des océans.Dans le petit salon, quelques couples seulement s'étaient égarés.On y csusait à l\u2019aise es là s\u2019ébauchaient les marieges de demaiu et les escarmouches d\u2019un jour, Rosoaoiiet, debout regardait ses cousines assises l\u2019une auprès de l\u2019autre\u2014oces doux très jeunes filles qui le touchaient de si près ! En les regardant, en-les comparant à telle et telle qui passaient aux bras des danseurs, il les trouvait supérieures de cent façons diverses Il en était là de sesréflexions, lorsqu\u2019- on fut prendre place pour le coti'lon ; les couples se formèrent et le bal se termina deux heures après, au milieu des fieurs, des plumes, des aigrettes et des cocardes dont la largesse des maîtres de maison avait couvert les invités, QHAPITRE VII \u201cA M.Jacques Formidable, \u2018\u201cEscadre de la Méditeran: >, \u201cTu as toujours reconnu en moi, mon cher Jacques, cette qualité de franchice qui me fait dire sans fausse honte : \u201c\u201c je me suis trompée.\u201d Il est temps que je m'en servé aujourd\u2019hui pour convenir que tu avais raison, dent fois raison, ou que tu étais éclairé alors queje n\u2019y voyais goutte.\u201cSi je n'avais pas en toi la plus abgo- lue confiance, je n\u2019oserais point to faire part de l'étrange disposition d \u2019esprit où les circonstances m\u2019oat jet.Les romans les plus ridicules n\u2019ont rien de si ridicule que mon cas actuel et si oela ne psraissait pas la plus lourde absurdité, je te dirais en te parlant de MIl-3 de Korgradlon : je les aime tout:s les deux, \u201cMon ami, ne te moque pas trop de moi, je suis très malheureux, Ah ! que d\u2019étranges choses en nous-mêmcs lorsque nous voulons y regarder !, \u201cPlus je réfléchis cependant, et plus je me dis que c\u2019est impossible, que si j'aimais vraiment, il n\u2019y aurait pas en moi ce chaos extraordinaire.Dans ma pensée elles marchent ensamble, se complétant l\u2019une l\u2019autre ; parfois, je me dit: J'aime Françoise mais le souvenir d\u2019Anne me traverse le cœur : Comment vi- vrais-je sans la clarté de cette âmo auprès de moi ?\u201cAlors je me crois sorti du doute, © je pense : c\u2019est Anne que j'aime ; mais les yeux, les yeux noirs de Fiangoics me hantent à nouveau ; l\u2019idée qu\u2019un autre posséderait cette beauté me fait pressentir toutes les affreuses piqûres de la jalousie, \u201cTu vois que je suis tout à fait Fou.Le plus sage serait de partir, grand\u2019- mère ne veut pas Elle me croit indéois sur 13 choix à fairo, car elle espère en seoret que j'épousérai ane Kergradlon, Elle suppose que j'étudie le goût et le caraotère de mes cousines pour savoir laquelle aura le plus d\u2019affinité morale avec moi et que mon cœur attend patiemment une décision de ma raison, \u201cAh ! si elle savait ! Coutreval sur le Eoris moi, mon oher Jacques, écris ° _ JOURNAL DHS CAMPAGNES i moi si tu démêles quelque choses dans.cette.lettre, et méme situ n'y comprends rien, Je svis si désorienté que je.ne sais que faire de ma stupide personne.: : : \u201cToN ROSOAOURT OHAPITRE VIII Anne avait eu très froid en sortent du bal, et revenue & Kargradlon elle en conservait une petite fièvre lente qui finit par ls.mettre au lit.Elle était toute pôle et s'affaiblissait.L'après-midi lorsque Mme de Kergradlon, Alain et Françoise se rendaient dans sa chambre, elle leur souriait et les écoutait parler.Un jour, Alain se trouva seul près de la malade : \u2014Ma chère Anne, dit-il, Etourdie par la douceur de cette parole, Anne rougit légèrement ; ils restè rentainsi quelques minutes : le cœur d'Anne battait à grands cours dans ra poitrine, et il semblait à Alain qu\u2019un apaisement se faisait en lui, Illeva les yeux vers sa \u201ccousine : son respect devenait de l\u2019adoration ; elle lu.paraissait être audessus des choses d\u2019ioi bas, Serait-ce donc enfin l\u2019élue, l'âme l pareille qui lui était destinée de doute éternité ?Allait-ellesse dénouer la crise douloureuse qu\u2019il traversait depui trois semaines ?et pourrait-il enfin dans toute la loyauté de son cœur lui tendre les bras et lui dire : C\u2019est toi ! - Oh ! comme il serait bon qu\u2019il en fût ainsi | comme tous les doutes et tout:s les souffrances s'éolaireraient au contact de cette âme-transparente, de cette Ame un peu mystique qui, par un divin privilège, semblait avoir gardé en elle une lueur de l\u2019éterael inconnu ! Une rafale violente secoua la haute oroisée et l'ouvrit toute grande, Roscaoïet se leva et l\u2019assujettit fortement ; ils étaient embarrassés, \u2014 Quelle témpête | dit Anne, \u2014C'est du gros suroit, dit Alain, eg regardant l'horizon, il ajouta : \u2014Je vois un trois-mâts du côté de Pierres-Noires, il se pourrait que ce fût un bateau perdu.: Anne se signa.\u2014Ah ! mon Disu ! fit-elle; puis après un silence : Alain, vous (n'avez jamais eu peur de la mer.L\u2019enseigne sourit.\u2014Mais, non ; nous n\u2019avons pas le temps de Fanser à ça.\u2014Oomment ?\u2014Quand nous sommes de quart, et que le temps rend le manœuvre difficile, toutes nos facultés sont concent:écs sur oe seul point : la responsabilité ; cette pensée absorbe toutes les autres :on veut faire bien son devoir; on ne se préocou- pe guère du reste.Après quatre heures de ce métier-là, dès que nous sommes relevés, nous nous glissons dans notre chambre, nous nous allongeons sur notre lit, etsiau milieu d\u2019un somme nous entendons le bateau eraquer un peu plus fort, nous nous disons avec satisfaction: J'aime mieux qu'il soit là-haut que moil \u2014Etes-vous des insouciants, des fatalistes ou des résignés ?\u201c \u2014Tous les trois, peut-être.Anne réfiéchit et dit enfin : \u2014O'est une belie vie que-celie des marins.puis ello ajouta : j'ai souvent prié pour.vous, prèsque sans vous connaître, car j'ai grand'\u2019pitié de ceux qui vont sur mer par des temps parails.\u2014 Anne dit Roscaonët, vous êtes la bonté même.\u2014 Oh ?fit-elle avec une gentille mutinerie, je suis très méchante à mos heures, Il la regardait : dans sa pâleur maladive au milieu dela blancheur des oreil- lers elle lui semblait plus virginale en- \u2018sore, Use infinie quiétude empreignait -808 traïts et la douceur s\u2019en répandait dans ls vaste chambre boisée de chône.Un petit feu éolairait l\u2019âtre, dans les \u2018angles de grandes ombres faisaient des taohes mystérieuses, Il semblait à l\u2019officier qu\u2019il était là pour toujours, dans | la paix d\u2019un foyer béni, et qu\u2019elle était sa femme, .Li'porte s\u2019ouvrit,Mme de.Kergradlon entra, \u2014 Alain, dit-elle son petits-fils, il y à des lames énormes qui battent les roches et les murailles de Kergradlon ; vraiment, et même pour un marin, cela vaut Is peine d\u2019être vu ; dessends donc un instant, Roscaouët sortit.Il s\u2019encapuohonna et se dirigea vera une étroite jetée naturelle, d\u2019où l\u2019on avait par gros temps un merveilleux spaotaole, : Dsns le crépuscule, au milieu des embruns, une forme se dressait.Tout au bout de la jetée rocheuse, écla- bousée, cinglée par le déchainement de la mer, le front haut, décoiffSe par la tempôte, pareille avec son profil dur à l\u2019Ahès de pierze qui saillait aux murs du manoir, Françoise regardait l\u2019ouragan.La trezique et th\u2018âtrale beaut$ s\u2019ac centuait de tout Je tragique épars dans l\u2019horizon ; elle aperçué son cousin, et, ironique, avec sa voix de ouivre, elle lui langa oes paroles dans le siflement du vent : 10 \u2014Ah | sh | mon beau cousin, qui m'aime, me suive ! Et elle avangs, La jetée devenait si étroite que les vagues passaient par dessus et pouvaient en une seconde emporter la jeune fille dans le gouffre.Roscouët frissonna et s'élanga.\u2014Françoise ! Françoise !\u2026.mais vous êtes folle |.Françoise !\u2026 Elle se retourna ; il vit qu\u2019elle riait d\u2019un air de défi En trois bonds, il l\u2019eut rejointe : une lourde vague les couvrit, et brucque- ment, s'arcboutant contre.une pointe de granit, il la retint fortoment et Iui dit : \u2014Rentrons, vous êtes en danger ici.\u2018Elle fit un geste qui voulait dire : qu'est-oe que ocala peu me faire ?.puis elle le suivit, et sans échanger une parole, ils rentrèrent au château.Alain fat s\u2019enformer dans sa chambr3 et là,un grand découragement l\u2019envahit-; il s\u2019en voulait à lui-même de sa versatilité et dovant l'étrange état de son cœur, uñe sourde honte l'envahissait.Comment ! dix minutss plus tôt, i faisait des rêves de paix devant le doux visage d\u2019Anne, et voilà que Françoise l\u2019avait encore fasciné, : Rosoaoaét baissait la téte, Peu à jeu son action\u2014ou plutôt le sentiment qu'il avait éprouvé à cetta minute-là\u2014grossissait à scs yeux, prc- naît les proportions d\u2019une demi-lâcheté, Dans sa colère contre lui-même,il devint sombre, et le soir, Mme de Kergradlon s'én apergut ; mais elle ne dit rien, oroy ant qu'il s'ennuyait un peu de son inaction, CHAPITRE IX Anne reprenait ses couleurs ; ça petite toux persistante semblait une suite négligeable de sa maladie et l'on comptait sur les beaux jours pour la fairo disparaître complètement.Depuis que sa sœur reprenait son existence ordinaire, Françoise devenait plus nerveuse.Un soir elle fut méchante, détaillant aveo malice les avances quo M.Dugé- \u2014ianÿ. 18 JOURNAL DHS CAMPAGNES oC -_ _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 AAA \u2014\u2014\u2014\u2014 DES EE Ton - ; ; \u2018LA BANQUE Du PEUPLE Ce ET ew T= Nous lisons dans le Monde : \u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014_\u2014_\" |\" Depuis quelques joure,;le vent est | aux mauvaises nouvelles.D'habiles spé- oulateurs ea ont profté pour chercher à détruire la confiance en nos premières institutions fiuanoières, La bourse passe assez souvent par de fiévreuses émotions ; elle vient d'en avoir tout plein.Comme ces situations exceptionnelles oréées de toutes pièces par l\u2019agiotage ne peuvent durer, nes banques et nos autres institutions canadiennes si solides, si bien appuyées, ont vite ropris ä | | pu \u2014\u2014 3 FOUR CHACON ET VOUS TOS 1 1 | | ommeemi Route favorits des.touristes entre Québec, Portland, Boston et New-York, ; SEULE LIGNE Achars palais Pulman directs à Portland, Bosten et- Springfield, et & chars dortoirs,sans changement entre Québec et Boston.SI Lo et apres DIMANCHE, le 28 JUIN 1895, les trains circuleront comme suit : SURCROIT DE JOBS A L'OCCASION DES FETES ; | Vous disant que c\u2019est la dernière étape du com- À merce aotif avant les vacances.: | Lo SYNDICAT de QUEBEC À fait une nouvelle et colossale réduction sur toutes les marobnndises.Entre nutres deux magnifiques po, | r=
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