Journal des campagnes, 12 février 1898, samedi 12 février 1898
[" Re ES à hr mech 2d J ; is Hie li (EE i il JOURNAL DES CANPAGNES (HEBDOMADAIRE) (6-PAGES-PAR NUMERO PRIX DE L\u2019ABONNEMENT uaan.0000000000000 UNE PIASTRE Six mois.ssovsogaasc0cee GO OLS TTOIB MOIS , ass soccsssoscessass oe 28 ots Pour la Francé et l\u2019étranger\u2026 16fr.{En incluant les frais de port.) ; STRICTEMENT PAYABLE: D'AVANCE , \u2014\u2014\u2014\u2014 THOS, OHAPAIS - - - Directeur POUR L\u2019ADMINISTRATION : In J.DEMERS & FRERE 30, RUE LA FABRIQUE QUEBEC, QUEBEO a SAMEDI, \u20182 FEVRIER 1898 \u2014 Nous demandons à tous nos lecteurs de .mous donner seulement abonné, chacun un! ~~ cet Or, L'industrie agricole doit toujours.être 1 LE COUP DU ~~ YUEON Un cadeau de $60,000,000 Revonse a la \u2018\u2018 Patrie\u201d La \u201c Patric\u201d s'attique aux calculs que nous avons publiés |reativement \u2018au royal ciuleau que le gouvernement fait-au syndicat MeKenzie-Maun, ot l\u2019elle-csénie de diminuer le valeur des terres du-Iloniylæ:.- \u201c Le \u201cCourrier dp Canada \u201d, dit l'organe rouge, croyant qu'il vaut aussi \u2018bien prendre beaucoup de guion que u, S\u2019écrie mainteaunt: C'est une \u201c1 Fakeur de $60,000,0.0 que le gouvernement Laurser donne au Syndicat Me- Kenzie-Mana pour construiie le che: min de fir Gu Yukon, 160 milles de vole ferrée.\u201c Volià comment la presse conservi- tiice cherche à abuser de !:à Lonne foi \u2018du public.Etats-Unis achetdrout tout l'Alaskt Avce ses immenscs riche:ses de four- Tures, pour $7,200,000 ; c\u2019est un terri- toive de 535,000 milles cavrés et en réduisant ces milles en acres, on ur- : rive À trouver que nos volsins ont :te- quis l'Alaska à doux sous l\u2019acre, \u201cOr, la région du Klondyke n\u2019est -que la con\u2018inuation de In péninsule Les abonnés du JOURNAL DES OAMPAGNES qui sont en\u2019 dette envers l'administration du journal pour Abonnement, sout requis par le pré- font avis de solder Jeur compte au plus \u20181ot.En retour des arrérages ou de la somme requise pour le renouvellement de l'abonnement, nous n\u2019adressons pas de reçus spéciaux.Cè qui pour tout Bbonné\u2019 à notre journal constitue un reçu, est la date à laquelle expire son Abonnement, qui est indiquée sur Fadresse en regard de son nom.L'Administration.L.-J.DEMERS & FRERE.Mairie * M.Antoine Paradis a été élu hier ¥ metro de Plessieville ' * M.Charles\u2019 Chabot a ét6 élu maire le Somerset, sud.1 M: Moïse Leclerc à été 6lu maine ca lage de Lauzon cn remplacement de .Philippe Beaulieu, soxtant de charge M.P.L.Napoléon Prévost, à été élu Pour la-18ème fois, mâlre de La Patrie, \u2018comté'de/ Compton.| \u2018le acres octroyécs à MeKeuz'e * Patrie \u201d alaskierne et Is terres, côté de la frontière, Touvertes de nel- ges ct de glaces duñfiut buit mois de l\u2019année, avalent évidemment la même valeur.Sil en 6taïi encore al si, les trois millions et quelques cent m'let Mamn ne .représenteraient - qu'une comme de $75,000.\u201c Mails, ln découverte \u2018des placers du Yukon wt du Klondyke, en ont augmenté la valeur et 11 se peut qu\u2019ils trouvent assfz d'or pour réaliser de fort jolis bénéfices.Toutcfois, H ne faut pas imaginer qu\u2019il y a là-bas de jl'or dans claque pouce de terrain, et il pourrait bien arriver que dans les partics qui Jeur séront concédées, il y en ait peu ou point.\u201d Un seul coup d'ceil suffit pour constater combien l\u2019argumientaiion de la est bofteuse.Elle-même s'est aperçu que le prix d'achat de l\u2019Alaeka ne peut servir de base de comparaison pour établir la valeur des terres du Yukon.Car la découverte des gisements aurifères centuple plusieurs fois cette valeur, D'ailleurs, il \u2018n'est pas besoin de tant ergoter.Le gouvernement ilui- 3308 1a poche de leurs amis et de\u2019 -.même a déterminé le prix des ter.alus LA = -, ces calculs fantastiques, op! |Pisons ds chiffres vrais et conclu- :{sifs \u2018au moins par comparaison; Les de chaque, .+ aisé = \u2014 2 base de | - Ps SIE tm ge a rich nee md © rin esse des aurifères du Kloadyke, Nous: adiens , N'oublions pas \u2018que le chemin, une | refaire à l'intention de In * Patsle\u201d fois construit, demeure la propr:été de! .notas démons'ration de l\u2019auire jour.| En vertu des règlements udoptés pac |le gouverneur général en Cons:il, tout mimeur doit payer d'abord $10 pour un certificat ou licence.Puis lI doit payer $15 par année pour un lot minier de 250 pieds carrés.Cela fait i $25 par anuée pour un lot \u2018de miles d\u2019un acre et demi, soit environ $16.00 par acre ANNUELLEMEN'T.Eh biem, & ce tanx quelie valeur syndicat.Ces bien .stmple, mull riz 3,750,000 par 16 et vous \u201caurez $G0;000,000.\u2018| a Et remarquez que les $16 par acie imposés par le gouvernement ne représentent que la valeur -amnuclle, C'est 1a un revenu annuel que le g u- vernement canadien prét.nd tirer de ces terrains aurifères.Nous mous | sommes borné, nous, à prendre ce \u2018chiffre comme 7a valeur absolue de ces terres.De plus lorsque le mineur est éta- JÉ ses $25, il doit encore payer au \u2018gouvernement un droit de régale.de 10 pour cent sur tout l'or qu\u2019il -extiait au-dessus de $2,500.Le syndicat Me- Kæenzie-Mann, lui, jouira d'une exemption Ge 9 pour cent et n° paiera qu'un pour cent.C'est là un Immense privilège pour la comjarnie, C\u2019est une prime plantureuse offerte aux acheteurs.Bt cela assure A MM, Mec- Kenzie et Mann un avantage inappré- cluble pour la vente de lewis terres, car Jes nifmeurs se porteront sur\u2018oul.vers les lots où ils n'auront à payer qu'un droit régalien d\u2019un pour cent au lieu d'un droit de dix pour cent.II n'y-a donc pas d'exagéralion dans les chiffres que nous avons donnés.C\u2019est wr cadeau de $60,000,000 environ que le gouvernement fait à une compagnie pour bâtir un chesuin de fer qui ne cotitera pas $4,000,000.Mais que la \u201c Patrie\u201d réduise nos | ehitrres tant qu\u2019elle voudra.Qu'ello \u2018ne mette la valeur des terres qu'à $LO0,-soit purement et simplement le prix du certificat accordé par le gouvernement :à tout acquéreur d\u2019un .\u201c claim \u201d, et elle arrivera encore à ane valeur de $30,500,0C0 pour les terres données au syndicat, Si le chemin de fer cote $5,000,000 oe era encore , $25,000,000 que MM, McKenzie et Mann.mettront dans leur poche ct leurs bienfaiteurs \u2026 - , bli eur son lot m'mier, après avoir pa- | In compagnie, ! eeule, d'après les caleuts ks plus \u2018sûrs, donnera un profit de plus de $300,000 par année, | Veil) le coup du Yukon dans grandes lignes.1 coup d\u2019or ! Il y a des millions dans cette affaire, (c\u2019est indéniable, c\u2019est lévideut ! et que son exploitation Un bonuset une ex C'est; duns toute la force du mot, UN brique de caoutclioue Robinson, plui \u201cBureaux : 80, rue de 1a Fabrique, Québes ef adm PAIIRISTSITT d9pqUEOSS souefT nations DUSTRIE A HULL emption d= taxeg pour une uonvello manufactuzo\u2014Le | Pont interprovincini ses Ottawa, 9.\u2014La ville de Hui] vi de décider de dofiner un bonus ( 430,000 pour l\u2019établissement de la # une exemption de taxes pendant quini ze ans.La compagnie dépenscra $1007 000 pour son installation.\u2014M.Beemer demande $70,000 - Ét tout le monde se demande : où \u2018conseil de ville de Hull pour le pont représenteraient les 8,750,000 acves qu \u2018vont aller ces midions ?avec qui MM.\u2018McKenzie et Mann vont-ils partager \u2018 - cette magnifique \u201c Louanzn\u201d ?2 Le pont de Québec Ottawa, (9.\u2014Le Yukon aura su Cou- avec M, Choquette, votre ccrr.sondant a appiis que le projet du pout de Québec seruds pou:s6 pendant Ia présènre session avec touie Lactivié poss.ble, Ce n\u2019est p.us des promu 5 ses- et des banquets qu'il faut, mais +de la réalité.M.Choquette a reçu avis de lu compagnie de comparaître demain wa'in devant le comité des chemins de f-r du conseil privé avec los plans du pont.M.Choquette avec M.Carroll et quelques autres députés discutevout demain matin, ce projet devant le comité, L LES ELECTIONS D'ONTARIO Les soldats de In Batterie A déquan li Kingston, 9.\u2014Hicr matin.le colonci- - Duff, un des réviseurs jruvinci.ux, à décidé qu\u2019il me pouvait surégistrer Jes noms des soldnts de Ja Batlerie « A\u201d gur la liste électorale, Il base sa décision sur une communication te- que du départememt de la milite d\u2019Ottawa disant que In paie, Le vêtement et la nourr.ture reçue -par les hommes pendant une année ne représ n- lent que $257.25.Comme il faut une somme de $300 pour qualifié un électeur, les soldais de la Batterie \u201c A\u201d ns peuvent voter.Ottawa, 9\u2014Le conseille, George Buckham, d'Ottawa, a été choisi comme candidat libéral pour le comté de Carleton.Le choix du candidat libéral pour la ville aura lieu, ce soir.M.Alex.Lumsden sera probablement le candidat des protestants.Mais il y avra lutte pour lc candidat catholique entre M.George O'Keefe, L.Jtre-paride a4 Québec.En conversation: + + | Nevlin, le maire Bringhain et l'échevin White.Le Suifurine Cette préparation conserve la cheve- lare, lui rend sa couleur naturelle et empêche la chute des cheveux.En vente'chez J.B.Morin, pharmacien, { 525%, rue St-Joseph, St-Roch, interprovincial.Cinquante ouvricrs ont commencé; du côté d'Ottawa.à travailler le rod Jour le pilier du pont interprovincial, LE MEURTRE DE FARIBAULT L'arrestation de Fortier\u2014 Ki su dit innocent Faribault, Minn, 8\u2014Cornél us Fortier, soupçonné d\u2019être le ncu.trier dé su femme, est airivé à ravibanlt, jeudi.Il é.ait escorté du shérif du coutté de Rice, ut Ue quilques axes; tauts.One grande fiue s\u2019ôtuit portée & I gare.Dis que le train s arrêta, l\u2019on vit en desçeudre un petid vieillaid à l\u2019oeil vif et par.ant les ues.Noiles aux puignets ; c'élait durdur.En apercevaut in Loue, il dev.nt uer- veux, nes 4 se remit plentot, 1 mould gvec son escorte dans un cas To:89 qui prit la rue conduisant à ia prison du comté de R.ce, C\u2019est IN qu\u2019il passera tout son temps, jusqu'au juur où 1 sern cond.mué pi remis en Wbegté, Vendreii, Fortier a compu- ru devint uri Juge, enquêieur et il a plaidé non coupable ; comine les avez cats Ge In pous«uite ct Cu Ja Géfensq n'étaient pas prêts, l'audition de Lu cause a 66 remise.Cornéfus L'or i.r(a ôt6 airêté le 25 Janvier à la ferme de Théoûme Monte briand, sa 11 s'était engagé pour tra vailler à raison de dix dolars 1 a nois, plus -sa nou:riture: ceite féwms me e£t située à ciny miirs de Cuntres ville, dans ls centé d'A ok\".En volure, de Centreviule A Spo Paul, H'ortice cv: SE \u2019 Co + Sainte-Soholastique,.7.\u2014~Q\u2019est par Freur que\u2019 certains jouwrnaux mal ont asl wy a às d\u2019uppel &'la Cour du Baïic de la ine au-complet.Le juge.Taschereal n\u2019s pas refusé aux défenseurs de Qordélia\u2019 Viaw le droit d\u2019eri appeler de ses -décisions sur les points de = = droit, mais il a tout simplement ren- \u201c.voyé'leur motion : les trois premiers moyens, parce qu\u2019il ne les considère \u201cpas foudés, et: le quatrième parce :.qu\u2019il éluit-Inutile, vu ' que déjà ce ~Join avait 618 résgrvé par des déoi- - sions antérieures durant le procès.™ La question des avoüx-se trouve ~\" ainsi pour la Cour d\u2019Appel.a _ Quant aux autres, ils ne pourront 77 Vêtre qu\u2019avec l\u2019assentiment du pro- a D vo .\u2018procès de Parsiow.< af ; ur , rois i pi Cour n 7 \\procès.?A , } > dees, fer \u2018\u201d peñjtrer pour y prendre les effets \u201c- hië& de ses missions - ciens, établis-dans les environs de Yo,ktowun,dit le \u2018 Manitoba.\u2019\u201d\u2019Ils sont oureur général.Duns lecason la Uour + Ja plus élevée de la -ptouinee donne- * Tait une décision en sa\u2018faveur, la prisonnière de Ste Scholastique au- * Tait un Jouveau procès Voici le texte du jugement de Son Honneuj le juge Taschereau sur la motion (des ivocais de la défense : \u2018La Cor ayant entendu les avocats de la dé'ense et de la Couronne, sur \u201cla présujite motion, renvoie la dite motionjquant au premier, deuxidaie Jet troigame chefs, attendu que la vauocun doute sur la validité isions données au cours du [3 \u2018des dé {Bt quant au quatrième chef, elle \u201cpénvoieauei la dite motion, attendu que la Cour a déjà e.le-même réservé nT du procès les\u2019 questions qui \u201cpeuven être souleyées sur ce chef.\u2019 Je - \u2014 L'aub-doit établir joi' \u2018- }æ confection.d\u2019habillemen la plus.méchante fleur qu\u2019on puisse irouven \u2018Ni beurre, ni graisse, ni viande pour ces femmes et ces en- _fants.dont l\u2019activité Vitale s\u2019épuise ; lapidement, ét.qui périront ,préma- \u201c«turément, s'ils ne reçoivent pas des \u2018Gecors au gouvernement.! Lo\u201d gouvernement qui accorde ves tant d\u2019attention aux sociétés Prôrectrices des animaux, incorpo- - Talion, privilèges.et législation, ne Poyrrait il pas.accorder-un reste de soucis et de protection à ces malheureux dontles piäintes.multiples 8e sont péur l\u2019hoi, NI.Sifgon \u201c\u2014 Bonus-de $30,000 Sainte Thérèse, -8\u2014A Ia réunion du eGnee1l.nrüricipal tenue hier soir, un - bopus de.$30,000 a 66 voté à la ** Miparva Manufacturing Oo.\u201d\u2019de Toronto \u2018une fabrique, pour e ; me « Chez les petits ATNT-C.ANT Un grave accident rades.e linge 16 160648 so Foun.Govenl, ive ed .\u201cM, fit In campagne d\u2019Italle ; et en rapporta les épauvlattes de mpitaine ; dès \u2018lors l'avenir était assuré.il mar- - Quait le pas éomme les camarades et le galon devait lui venir à scm heure.Au jour que je veux rappeler, Pierre - Kerneur qui avait .nlors une cinquan- .üfne d'années.était colonel, cit con régiment qui sc rendait par étapes de Poitiers à.Angers, devait séjourner uu \u2018Jour au village.~~.| Dés le\u201d matin, selon notre coutume des jours où un régiment arrivait: nuos parttmes en bande.(Je \u2018me Fouviens encore de cette belle marfmée d'avril, et \u2018de la jolie toilette printa- mière de ne campagnées.Partoutdes fleurs et \u2018des chantt d'oiseaux.Nür les côtes de In route, des haies \u2018im:- \u201cMehses d'aubépine fleuries nous sa- \u201ctüroient de.leürs parfums et, -nons Aveuglaient \u2018de leur eloeuske blam- cheur, Et sur les arbre:ses qui com- ~\u2018mengafent séülement à se vêtir\u2018de , Leuris feulllages, se-voyait] toute la - gamme \u2018des verts 00 dom/naient \u201cpourtant: les, verts tendres, qui sont les premiers sourires \u2018du _ printemps.~~ Bt én.cheminant à la\u2019 rentontre- du NOUS cations AiVéc yn cer- » - i zr LC .EE En QE L'un \u2018Ge mes\u2019 précleux.\u2018souvenirs | 24303 add Sebastopol; à 1a\u2019 \u201cen *hérgs, \u2018fut \u2018trols.l\u2019épaulette \u2018de sous- et petit bücheron qu\u2019avalent connu.nos- pères, nous semblait la plus.aptendide des \u2018apothéoses que puisse envier up | homme: Le .Vers huit heures du matin,nous en- | tendimes le bruit un peu confus da, roulement des tambours et peu après nous rejoignions enfin le régiment 3 \u2018la tête duquel marchaient gravement douze sapeurs avec leurs gigantesques bonnets à poils, et leurs tabliers blancs.Et quel air crâne 1ls avatent ces troupiers barbus aveé'iëut hache fièrement campée- sur jl\u2019épaule, : Après le tabour-major, les petis tapins, les \u2018clairons et la musique venait notre colonel monté sur un superbe chevul I] n'avait pas l'air terrib'e, il nous regardait, souriant, les uns apras les autres, puis UI sadressa ,à l\u2019un de nous.: : \u2014Je parle, mon gailard, quis fm , t'appelles Herbelin, tol, dito © La \u2018vieille Kerneur était assise devant la porte, sous un Yésier\"qui grimpait jusqu'au toit,-dans un bain de so- ell, .Noho .~Te IVoilà, mom garçon, dit-elle, j'avais peur qu\u2019on ne té laisse pas une minute pour nous.Le colonel prit doucement dans ses deux mains la tête brûlante de la vieille qu\u2019il embrassa.\u2019 \u2014Mañan, dit-il, Je reste de la journée c\u2019est pour vous ; lé soir, je.dînerai là, entre tol et papa.Tu me feras comme jadis, la bonne soupe aux choux avec le morceau de lard.| Demain, je serai le colonel Kerneur, aujourd\u2019hui, je-veux n'être rien qu\u2019à vous deux, votre petit Pierrot, comme autrefois, et ce sera le meilleure étape que j'aie faite dans ma carrière de soldat.| -Le lendemain; À l\u2019aube, le colonel repartr** à da tête de son régiment, ~ © durant- de lougues semaines, mes camarades et mol, .nous; rdvames, de des colonels pour\u2019 en | guons,dont les efforts furent inutil e3, ticle 742 du code criminel, La cour n ensuite été ajournée au mois de mai prochrin.La sentence de mort ne pourra pas être prononcée contre Cordélia Viau.tant que la Cour d'Appel n\u2019aura pas donné sa décision \u2018sur la question de l'admission des aveux.Co Penible \u2018aceident Un ouvrier se noie an chantier du pont de Belœil : Un pénible accident est arrivé vendredi après-midi, au chantier des travaux faits au pont de Belœil, etla -malheureuse victime s\u2019est noyée en présence de plusieurs de ses compa- - L\u2019individu travaillaitsur un espèce d\u2019échafaudage, quand à un moment donné,le pied lui à glissé,et il a perdu l\u2019equ:libre, fuisant une chute d\u2019une dizaine de pieas,dans la rivière, à un endroit où il n\u2019y a pas de glace, Le auvre infortuné se .débattait dans \u2019eau, tandis que ses compagnons de leurcôté faisaient tout en leur:pos- sib.e pour le sauver, mais vains efforts, l\u2019ouvrier s\u2019est noyé.- Le cadaure a été repêché une démi- heure après l'accident, et.le coroner MeMahon s\u2019est rendu sur les lieux, pour tenir une enquête, - La Victime est célibatairo et se - {nomme John Bryan.Entre-St-Jean et.Monsieur le rédacteur, Nous avons traversé sur le pont entre St Michel et St Jean.Le pont est magnifique, 7 pouces d\u2019épaisseur.W.LACHANCE, H.P.FORTIER,\" oo Tous deux de St Jean.St Michel, 8 février.BE W.ZÆ, \u2018st par inadvertance que cette note n'a pas paru &ans notre numére de samedi, St-Michel Le mefileur | | -.La meilleur.Pour la toux et le rhume: demandez \u2018toujours le -* Menttol- Cough Syrup,\u201d n\u2019en acceptez ' \"pas d'autre :et \u2018vous aures\u2018le meilleur, .*- rait vues a été permise légalenient.30.Si Samuel Parslow accusé de- \u2018l\u2019argent nécessaire pour payer rent de celui du Canada.Pendant la saison d'été, qui dure quatre À cinq mols, il ne pleut pas du tout.En automne, il pleut continuellement.2 hiver, nous avons rairmoeut de la neige, et il est assez ravz que la tempéra-' ture descende au-lessous de zéro.Le printemps, 11 plent .resque autant qu\u2019en automne, leg \"ivières débordent les champs sont jnondés.les ponts entraînés, etc., ce qui cause des dommages consdérables.Néanmoins, le sol est trds propre 4 Ja culture et la Moisson est toujours abondante.Il y a en outre de riches mines d'or, d'argent, de cope, de ploml, de culvre, de charbon, où sont 2mployés des centaines d'hommes.4.2.+.Je viens de recevoir Jeux lettres de Dawson, où se trouvent les cflè-.bres mines du Klondyke.Il y n déjà beaucoup de monde su Klondyke et le nombre des chercheurs d'or qui s\u2019y rendent s'accroît tous les jours.Tout n\u2019est pas rose au Klondyke, si j'en crois les deux lettres que je viens de recevoir de Dawson, «t si le gouver-' nement ne vient pas en aide à ceux qui se sont aventurés.la plupart d\u2019entre eux périvont Je faim cu de froid.I3t cependant, 51 me falt peine de le constater, que chaque fois qu'un navire part pour un voyage vers le bas de ln rivière, nombre de personnes dseambarquent pour St-Michael, \u2018afin de prendre la route de ce pays de Yor, où les provisions sont si rares.La farine s\u2019y vend de $100 à $150 le sac, et même à ce-prix on a beaucoup de peine À s\u2019en procurer.Le lard et le |boeuf se vendent $1.50 la livre: le sucre, 75 cts la livre : la poudre alle- .mande, $10 la boîte 4e quatre livres : le sel, 40 cts ln.livre : les patates, 25 cts Ia livre ; les tomates.75 cts la boîte.et ainsi de sulte.A Seattle, où on rend - le hataau pour so rendre aux tines, la misère est très grande.Du nombre de ceux qui reviennent du -Klondyke, il n'y en a pas quatre sur un cent qui apportent de l'argent.blen av\u2019on enten- do dire tous les jours que celui-ci ou celui-là soit revenu du Kiondyke avec §70,000, $100,000 ou $150,600.Ces rapports sont faux et mis en circulation pour le profit de certains marchands.Ces rapports ne tiennent pas devant le témoignage de «eux qui revicnnent des mines.T1 y a name à ce dernier endroit des personnes salariées pour commun\u2018quer dé faux rapports aux {Journaux sur les avantages qu'offre le Klondyke aux cherchevrs d\u2019or.Au moment où 1- t'écris, un- grand crime vient d'être commis ici, par \u201cin \u201ctramp.\u201d Tu vas voir, par les détails suivants que je t'en donne, qu\u2019à Seattle comme à blen l\u2019autres endroits, on est exposé à in rencontre de mal- fa\u2018teurs.} Le \u201ctramp\u201d s\u2019étant approché d'un individu, lui demanda de lui procurer son coucher.\u2014Je n'ai pas d\u2019arzent.répondit celui-ci, mais je crois pouvoir vous procurer un lit.Venez avec n'oi.Tous deux partirant ensemble et en arrivant & Ia porte 21 logis où le*blen- faitenr avait obtenu um: lt pour le malheureux qu\u2019il venait dè rencontrer, va antre mendiant s'approcha de lui et Tui fit la.méme Armaade que le premier.\u2014Je ne le puis, rAnondit cetta fois le bienfaiteur, car je viens de demander l'hospitalité pour un autre malheureux et je n'a' pas d'argent, Trrité par ce verts, le second mon- diant attendit l\u2019objet &e sn colère à la porte du logis et lui plongen un couteau de boucher dans la gorge, La victime de ce crime atrore a succombé pendant que le meurtr!er s\u2019enfuyait à toutes jambes.J.GC.C.MILLER.Grave accident _ Valconrt, 5\u2014Un ouvrier dn nom de Eusèbe Martel, âgé de 40 ans, a failli se faire tuer à la scierie oû il travaillait.Un morceau de fer coupé accidentellement par une scie ronde vola en éclat et atteignit Martel au nez et à la base du crâne, lui fracturant les os de ces deux parties de sa personne.Le prôtre st le Dr C Ethier furent appelés en toute bâte auprès -dublessé.Après un travail pénibles qui dura près de debx Lourss, le mé- décin rénseit À réduire.les deux frac.Le * Menthot.Conghi Sstüp-èst en.Vente.pavtout, 25 ctila houtellle, | Jérdme, 44 rue McCord, et que nos- lecteurs.liront.avec jutérin : Le prolongement |- de l'Intercolonial Et le pont de Québec A une séance extraordinaire du Conseil de la Chambre d:: Commerce Vde Québec, la résolntion suivante a été adoptée à l\u2019unanimité : Résolu : Que le Conseil de ln Chantbre de Commerse de Québec désire exprimer le regret qu'il éprouve devant la décision du gouvernement de fixer le terminus occidertal de l'Intercolonial à Montiéal.Que les négociants de Québec, après avoir perdu, par saite de la construe- tion de l\u2019Intercolouial, le grand commerce qu\u2019ils faisa:ent avec les Provinces Maritimes, avaient néanmoins entretenu l'espoir ave advenant la construction d'un pont à Québec, l\u2019Intercolonial ferait de Québec son terminvs à l\u2019ouest et se raccorderait ainsi au chemin de fer Canadien du Pacifique et aux autres voies ferrées du nord ; et qu\u2019ainsi Québec regagnerait d\u2019un autre côté son commerce .perdu, et que l'Intercolonial profiterait MotabJement de son ruccordement avec des lignes concurreutes.Que, néanmoins, ei le guuvernement fédéral, à finalemznt décidé de Axar le terminus de l\u2019Intercolonial à Montréal, lu Chambre de Commerce de Québec prendrait la liverté de demander ce qui suit : lo.Que, conformément à l\u2019entente intervenue entre la Chambre et l\u2019hon.Premier-Minisire du Cunada, le gouvernement vienne, dans le plus href délai possible, en aie à l'entreprise d\u2019un pont de chemin dc¢ fer sur le Saint-Laurent 3 Qashee, de facon 2 assurer la construelin du dit pont, vu que, d\u2019aprés les dernities explorations et le bas prix ie l'acier et d\u2019au- , ttes matériaux, il cst tout à fait possible de construire tn pont pour u£ prix très raisonnable.20.Que, aussitôt le pont terminé, le gouvernement fédéral Lasse de Québec le terminus de la division Ae Montréal et Quéhze, de l'Intercolonial, et fasse bénéticier \u20ac chemin de fer du trafic qui se £a!t er.tre ces deux villes ; et qu\u2019aussi tes trairs qui vout \"jusqu'à Campbellton fassent de Québee leur point de départ ct d'arrivée.;_ 80.Que les ateliers de construction de chars et camions et de réparations pour les différentes sections de l'Intercolonial dans la province de Qu& bec, entre Montréal et Campbellton, soient établis à Québec : ! Que des exemplaires de la résolution susdite soient transmis à hon.Sir W.Laurier, G.C.M.S., prem'er- ministre, à l\u2019hon.ministre des chemins de fer, À l'hon.ministre des 'Travaux publics, et aux autres membres du cabinet et députñs, qui représentent le district de Québec, dans le _ Parlement du Canada.H.EDMOND DUPRE, Trésidert.\u2019 N.LEVASSEUR.Secrétaire.i LE DRAME DE LAMBTON \u2014 Jenn Factenu est retrouvé.\u2014Xl travaille NC teraine Nos lecteurs se ranpellent sans dou- | te de la disparition mystérieuse du nommé Jean Fucteni, qu\u2019on croyait ; Avoir été assassiné en décembre der- ;nier, au.cours d'une bagarre., Nous avons été le premier journal à iparler de cette disparition.ct à annoncer le départ du détective Patry, chargé d\u2019éclaireir les fuits.Malgré qu\u2019il nous ait ét6 impossible d\u2019avoir des renselgnements du détective à json retour.Voici cs que nous écrit \u201ctune personne de Coloraine, comté de « Wolfe : ° |! \u201cJean Fecteau, 4» Lambton, que \u2018tout Je monde à cru mort et dont la disparit'on mystérieuse a fait tant de bruit.se porte à merveille.11 est en l excellente santé et Ta pas nar tout le ! corps la plus petite plaie.Il travaille :chez M.Isidore Pomerleau, à Colcrafs ne\u201d Voilà done une affaire rérléa ot quê doit enlever un poids co4élidérabte) sur nus dnne poitrine.Pour ach-ter vos broderies rend m vous chez F-guy, Trpinay et FPrèr», 8 y a de votre intérêt.RENTREE DANS LE MONDE \u2014\u2014\u2014 Après 50 aus nas de vicreligirase * Une religieuse du couvent de Jésus- Marle, do Sillery, vient d'entrer dans le monde, après être restée trente ans dâns le cloître.Ia religieuse a été relevée de ses Yoeux dernièrement par Rome, où l'or étudiat sa cause depuis Iles der- Biers dix sas.Mlle Rinikt, rk,disant qu\u2019il n\u2019y avait plus rien po ir lui dans le pugilisme, et que comme it lui était impossible de se battre une dernière fois avec Firzsimmons, il va so\u2019 dés vouer au théâtre, où il espère, avec de la persévérance, devenir un grand acteur.\u2018Le Révérend Monsieur Narcisse Levêque, curé de Matane, décédé hier, était membre de la société d'une Tiesse, \u201csection provinciale.\u201d .- =\" Arch.de Québec, 2 £6¥.1803, re de personnes directement affectées par la grève peut-être de 29,000 hommes, femmes et enfants et pour fours'r Ja subsistance à cette mulitude ou taux de 50 cents par semaine, il cudrait une somme de $10,900, .Cette somme représente un soptiè- \u2018 me que les ouvriers étaient supposer gegner chaque semaine avans la réduction, ot ON no peutsonger un seul instant que la pinpart d\u2019entre eux puissent vivre avec un seplième de lu somme quits avaient l'habitude do gagner.Comme c\u2019est déjà arrivé, plusieurs trouveront de l\u2019emploi ailleurs.D'autres qui ont des talents Un compto de banque ou du crédié les magasins n\u2019auront\u2019 pas bes soin d'assistance ef une partie seule- Nwxu des grévistes aura besoin d\u2019ê- tre oecourue.Corséquemmens, les { contributions de l'extérieur.et les funds des Unions suffiront probable- mans pendaut plusieurs semaines chçore peur soulager tous les cas de misère et do privations.Mais en attendant, ce sera une bonne legon d\u2019écoumie politique.\u2014 La colonisation rn co St-Jean La sociét# de colonisation do Saint - Sauveur a déjà obtenu d jolis résu.- tats en fait de colonisation au Lac St Jean, Elle a envoyé trenteffamiiles aucanton dn Lac des cou x ssaires, Ces colons ont actuellement 150 Acres de terre prêts à ensemencer et 250 au- tros âcres de défrichés,.-Onze milles de chemin ont été corsetruîts pour relier le nouvel étai lissement au chemin de fer du Lac StJean, au Lac Gros Visons.On dit que le sol est excellent et que le bois abonde.Efficace pour Maladies Pulmounires ; Efficace pour minladjes pulmonaires, Roy et Boire Drug Co.\u2014Ay Jalt usage du * Menthol\u2019 Cough Syje puis le recommander comme efficace dans les affections pulmonaires et.bronchites.1 » P G.LABERGE, M.D, ~ Manchester, N, H, my a Lo\" cinquante families alle- ant sur une pièce de bo | Nouvelles de Beauce Réception grandiose du Rév.M.Picher curé d'une nouvelle paroisse Fa Grandéur' Mgr Bégim,était probablement loin de se douter en nommant le Rév.M.O, Picher, vicaire à St-Romuald depuis huit ans, fondateur d'une nouvelle paroisse entre Ste- Merle et St-Joseph de la Beauce, bap- e maintenant du nom d'Enfant Jésus, qu\u2019il causerait aux uns d'amers regrets, et aux autres de bien grandes joies.La paroisse de St-Romuaid, en laÿs- sant partir leur dévoué vicaire, a fnit bien grand sacrifice ; aus-à a-til su lui donner de vrais témoignages d'estime at de reconualssance, La géné- Tosfté de ses puroissiens comme toujours, à été encore taès grande en cette occasion.A son départ, un grand nombre de jeunres gens out voulu lui prouvé leur attachement en le reconduisant jusqu\u2019à Lévis et même une dizaine d\u2019en- treux se sont rendus avec lui à lu Beauce, ce qui leur a permis d\u2019être témoins des grandes démonstmtions préparées pour la réception du nouveau et digne Curé.Tout avait ét6 admtrablement bien organisé par M.Alfred Bilodean, opé- mateur, et M.Louis Dawson.Sur son passage les chemins étaient pavoisés ; comine pour lui témoigner, un peu extérieurement 1a bienvenue que lui souhaitaient leurs cours heureux.Après le souper, eut lieu à la che- pelle, la présentation d'une adresse par M.Alfred Bilodeau, vint ensuite um feu d'artifice qui fu} des plus splendides.Quoiqu\u2019arrivé seulement de Ia veille, rien ne manquait, dimanche dernier, 30 janvier, à Jn célébration des offices, les généreux paroissiens de St-Romuald dans leur sincère attachement @vaichit penséd à tout.On chanta Ja messe jdn second ton kous l'habile direction de Mme Alf, | Bilodeau, musicienne de frand mérite.De part ct d'autre on eut l'avantage de connaître et d\u2019apprécier de magnifiques voix.\u2018M.Vital Nadeau chanta I'Introit.A Yépitre : * Adorable mys- ttre,\u201d solo.par M.Edg.Gosselin, de St-Romuald.;; Au graduel, \u201c Afon ame, ab ! que rendre nu Seigneur \u201d par: .Mme Louls, Gagnon de Beauce jone- tlon.À l\u2019effertoire, \u201c Célébrons le Sei- Eveur \u201d solo pur M .A IÉtourneau de Ste- Marie.A l'Elévation, \u201c Ie dial a visité la terre \u201d solo magnifiquement rendu par Mme Louis Dawson,de Beauce jonction,A ia Communion \u201c Qu'ils sont aimés Grand Dieu das Tabernacles \u201d solo par M.Art Aubert, de St-Romuald.Après la messe, \u201c Chantons l'Enfance \u201d par le choeur, \u2018 Les vêpres qui eurent lien à 1 beure ne furent pas moins grandioses.Entre chaque spaume, un cantique fut chau- té par MAL Arthur Levasseur, AMR | Aubert, Ed.Si-Hilaire, Orcar Vachom et Edgar Gosselin, tous de St- Romuald.; - La puête faite par M, Bilodenu, parla beaucoup en faveur des nou- VeAUX paroissiens.Au salut, le chant fut encore: splendide L'Alima de Lambiliotte par M.Arthur Levasseur de St-Romuald, Ave Marin, de Millwd, par M, Létourneau, de St-To- seph.\u201c Parce Domiue,\u201d par M.Ed.St-Hilaire : * Domine Salvam fac,\u201d M.Oscar Vachom, \u2018\u201c Tantum \u201d Lambillotte.M.Arthur Aubert, ious trdÿs de St-Romuald.Enfin, \u201c Bn avant marchons\u201d par le choeur, Ensuite M.le curé fit Ja bénédie- tion d'une magnifique statue du Sacré- Cour.Quatre jeunes gens de cette dernière parolisse: MM.Alp.Toussaint, Honoré Kiely, Henri Lemelin et Arthur Cantin, servirent à In nresse et aux vépres.| Fspérons maiftenant, d'après ce généreux accvell, que celui qui fut tant aimé, et qui sera à janwis re ETetté des paroîssiens de St-Romuald : trouvera dans ceux qui l\u2019ont si dignement regu, des amis vrais 4t ton- fous dévouts comme ils ont si bien sa lui dire après l'éloquente aHocu- tion de leur bon curé, à qui nous sou- hnitous toutes les consolations passibles dans sa première cure.\u2018 COMMUNIQUE.Frappe par un arbre Accidznt mortel pres de Vank'ook accident est arrivé hier près de cette vflle : Un jeune homme nommé Desjardins étrit-en train d\u2019abattre un arbre uand ce dernier,en tombant, le appa dans le don, et le précipita su is.Desjardins ! avait regn des blessnres interne: e laine.dix huit Henres-06 grandes éouitrag 068,\" de | Vankleck Hill, Ont, 4\u2014Un fatal\u2019 Lupsbranche lui äyait pénétré daus.& suecombé an bont dp -N ouvelles de Chicoutimi maïs prochain.Bénédiction du moulin, grand banquet, illuntinations et feux d'artifices ans la soirée, divertissements populaires : tels seront les articles du programme.Onrapporte que Ja maison Price vient d\u2019acheter la seigneurie de Mil.le-Vaches et 8e propose de l\u2019exploiter sur une grande échelle, \u2014Durant les grands froids que nous avous ous an commencement de la semaine dernière, un journalier de Chicoutimi, M, Onésime Perron, qui était allé faire une excursion de chasse à la Montagne Charles, au neuvième rang de Ste_ Anne de bhi coutimi s\u2019est perdu dans les bois et n'a pu 8tre retrouvé qu\u2019après 16 hrs de recherches.Il était parti seul le matin de bonne heure, et ces compagnons voyant qu\u2019il tardait à revenir se mirent à sa recherche, Ce ne fut qu\u2019à minuit que l\u2019on parvint à le rejoindre.M.Per-; ron avait les bray et les mains gelés : et ce n\u2019est qu\u2019avec beaucoup de peine que l\u2019on réussit à lui enlever ses mitaines, M.Perron & beaucoup souffert des plaies qui se sont formées sur ses bras, mals elles se guérissent assez rapidement, principaux \u2014L'\u2019an dernier, on a fait quelque bruit au sujet d\u2019un enfant assez extraordinaire de Ste Anue, fils.de M.Pitre Lagacé du Sième rang, - Nous venons d\u2019avoir au sujet de ce «jeune eufant des renseignements véridiques et qui devrour intéresser nos lecteurs.Samuel Lagacé est Êzé de 6 ans, Il se fruit remarquer par une force peu remarquable.Il pèse actuellement cent livres et mesure 4 pieds et 5 pouces de hauteur.Sous les bras, il mesure 38 pouces.Ses cuisses mesurent 18 pouces de tour.Il porte facilement un poids de 100 livres qu\u2019il charge lui-même sur son dos.\u2014Dimanche dernier a eu lieu au séminaire de cette ville la séance annuelle de l\u2019Académie St François de Sales.Un très grand-nombre de citoyens assistaient à cette intéressante soirée, De beaux discours ont été lus et plusieurs morceaux de littérature française et anglaise ont 6téj récités par les élèves.M.Uldérie* Tremblay, a, entr\u2019autres, magnifiquement déclamé deux superbes extraits.L'Académie St François de\u2018 Sales progresse toujours et nous en! sommes heureux.Toutes nos félicitations aux nouveaux académiciens, candidats et aspirants.Après la sois rée, za Grandeur Mgr Labrecque 3 adressé de belles paroles d\u2019encouragement aux élèves.\u2014MM.Charles Boivin et Joseph.Gagnon, de Ste-Anne, travaillent grand moulin À farine près de chez M.Alexis Trempilav, marchand.On à l\u2019intention, si le tout fonctionne bien, d\u2019y ajouter prochainement un moulin à scie.Oes deux moulins seront mus par la vapeur.MM.Boivin & Gagnon ont acheté de M.Epiphane Gagnon l\u2019engin qui servait antrefois au bateau de la traverse, le Ste-Anne.\u2014Vendredi de la semaine dernière, M.Edmond Levesque, employé à la maison de pulpe, s\u2019était fait écraser nue main.Aux dernières nouvelles, on nous apprend que le blessé est en | bonne voie de guérison.\u2014M.François Lalancette, employé à la ferme de M.Alexander Blair, rang St-Pierre, s\u2019est fait briser une main dans l\u2019engrenage d\u2019un monlin à battre.Le Dr Riverin, appelé anprès du blessé, a jugé nécessaire l\u2019ampue l'index.Le malade va mieux.Il arrive beaucoup de ces accidents dûs aux mouline à battre et nous sommes porté à croire que les manufactures feraient œuvre humanitaire en modifiant \u201c\u2018 l\u2019engrenage ?\u2019 de ces machines, de manière à les rendra moins dangereux.Le pont de glace A Tadoussac Rivière au Canard, 5\u2014Hier M.Caet plusieurs citoyens de Tadoussac ont traversé le Saguenay avec deux voitures.M.Gabriel Bouliane de Pointe au Rouleau est allé à leur rencontre, Un événement semblable n\u2019est pas ardvé depuis trente-trois ans.Le Saguenay à cet endroit,a cinquante bras- profondeur ; mais Ja glace D-ati .6et.événement à la bas- .PD-attribue.cet.it te de nord- ; poléon Caron so.xher, à-la gnande Tenipête de n est et, a1 grand fro Madaine Na 1 eat traversée ne, à > prods 1 ev L\u2019inauguration officielle: de 1a tha- | .|nufactnre'de pulpe auté leu le sde ordinaire et sa taille est aussi très 1e toit de l\u2019aile nouvelle sera posé tation de deux doigts, le médecin et\u2019 ron, maire de Tadoussac, Mme Caron, ~ \" \u2026 Ühateat\u2018Fronitetiio | Aétitravaux sont tres avances sut La température si froide que nb avons eue à ia fin de la semaine der: nière et au commencement de celles ol ont quelque peu retafdé les tras vaux d\u2019agrandissement.au Onâtéaü Frontenas, mais les quatre bouilloires Babcock, Wilcox sont placées et deux sont déjà emmurailléos.La cheminée de fer est en partie posée et l\u2019on allumera les feux sous: les bouilloires ce soir.Les tuyaux destinés à réchauffer la bâtisse sont installés temporairement afin de permettre dux ouvriers de faireles murs avant que le toit soit posé.M.Bruce Price, architecte de Ia bâtisse et son représentant cânadien M.Marois, sont venus à Québec ces jours derniers et M.Price a fait quels ques changements qui ajouteront à la beauté de l'édifice.Durant son sé- our ici, M.Price a aussi donné ordre M.Leouard de décorer le café du Frontenac qui sera transformé en salle d\u2019attente pour les dames.Les bureaux de l'hôtel seront transfore més de façon à donner plus de com- modités-aux employés.La chambre de rafrafchissement dans.le rez-de- chaussée sera transférée dans la salle aux vins et on fera une salle à famer de la salle de rafraichissements actuelle.\u2019 Actuellement, seize maçons,trente- cinq tailleurs de pierre, soizante- treize journaliers, vingt-cinq briquetiers et vingt-sept menuisiers travaillent à la bâtisse.MM.Labelle et Paquette ne négligent rien pour pousser les travaux.M.John P.O\u2019Leary, inspecteur des bâtisses du O.P.Re, qui surve.llo les travaux espère que pour le 15 de mars, et que tout sera fini pour le 15 de mai.L\u2019agrandissement de l\u2019hôtel donnera 1v0 chambres de nlus.Mgr CORRIGAN Lo + 2 Le 25e anniversaire de.sa - consecration CL M : New-York, 4\u2014Le clergé catholigue.et les adores\u2019 du docsas eélèbreront le 4 de mai prochain le vingt-cin- quième anniversaire du sacre de Sa randeur Mgr Corrigan, archevêque de New-Yo La célébration jubilaire durera quatre jours et seter- minera le dimanche par une messe \u2014\u2014\u2014 pontificale qui sera chantée à la pue thédrale 84 Patrice.On se prépare à cette fête.Après la.cérémonie à la cathédrale, \u2018il y aura une présentation d\u2019adresses les plus distingués du pays sont invie tés à venir présenter à cobte occasion leurs hommages à l\u2019éminens dignie taire ecclésiastique.On dit que par- \u2018mi les cadeaux qui lui seront alors présentés, Mgr Oorrigan pourrait i jen recevoir du pape le chapeau de ; cardinal.! : | L'archidiocèse de New-York coms prend, en outre de cette Ville, Weste chester, Putnam, Dutchess, Ulster, Sullivan, Orange, Roclland, Rich- \u2018mond et les tles Bahama, La population catholique y est de 800,000 à 900,000 Ames.; Mgr Corrigan a célébré, il ya dix \u2018ans, le vingt-cinquième anniversaire ! de son ordination.Il & ét6 nommé | évêque de New-Jersey en 1878 | oré le 4 de mai, fête de Bt Joseph, par le cardinal MeOlosky, dont il fut adjnteur, avec titre à suceession,tan® il avait su sa distinguer par son travail et par ses qualités supérieures.en octobre 1885, Mer Oorrigan des *-politain dela province de New-York.\u201c On croit que le Collège Américain, A Rome, prendra part à la célébrae {tion du jubilé épiscopal de Mgr Corrigan, car on 1 a conservé un bon souvenir de lui, il à été le premier séminariste qui y est entré.\u2014 Sans distinction A tous les-âges; les affections = 1a le BAUME RHUMAL, 16 Prise de \u2018voile | _ Hier après-midi dans la chapelle des Ursulines, mademoiselle Blanche Lewaine, fille de feu M.Darley Lemoine, à pris le voile blanc.est Mgr Marois qni à prés) chante.cérémonie, ist6 de.l'abbé L H.Paguet, chapelain- des et sa- a.|L'agrandissement du - .y va\u201d actuellement à la construction d\u2019un et un grand banquet.Les hommes.nommé quelques années après le ©o- - \u2018A ia mort du cardinal MoOloskey, Sœurs Franciscefnes, et de M.l\u2019abb6- Lindsay, chapelain' du monastê ï \u2018La Jeune novice a pris eh religion .5: - - 0e Lge .i\" 1 fe aa Fst dt .~ = vint Je troisième archevêque métros \u2026 gorge et des poumons sont guéries par dé à 1 ho NE - Meuilleton du Journal des Oumpagnes 12 Favarez 1898,\u2014No 6.- \u2019 LE MARIAGE.de Gabrielle - \u2014\u2014_ < - (SUITE) | tropis, méprisable A mes yeux comm:e .; - 7 ur JOURNAL DES CAMPAGNES par le plus fin graveur de Paris : | dajonter, \u201c Comte René de Laverdie;\u201d sans par- | justo s\u2019évanouit et que je commençat ticule, sans titre, laid, diffoyme, es-|à comprendre René ?; C'était le lendemain que nous de- l'aurait été le nom le plüs obscur et! vions nous battre.J'avais passé la le plus plébélen.journée au millen des plus graves Je regardal ce nom, je le lus 1 hapt, je ricanal, ivre d\u2019insulte et dejrement la mauvaise \u2018action que j'a- rage, J\u2019eusse voulu jeter la carta à) vais commise, tremblant d'aller jus- mes pleds ; ce qui m'empécha de le qu\u2019au crème et de devenir'le meur- faire, ce fut la crainte que René ne , trier de celui qui\u2019 avait été pour moi me frappit ; je tenals avant tout à ce plus qu'un frire, Comme je rentrals qu\u2019il restât l\u2019offensé.À mon hôtel, j'y trouvai mes, deux té- Je \u2018me suls repent! depuis de ma moins : l'un était un Américain et cruauté.Madame, il est, je crois, time, l\u2019autro un Français dont j'avais fait possible de souffrir plus que mon mal-.la connaissance en traversant l'Atlanmadame, que ma haine in.\u2019 tout | tourments intérieurs, regrettant am.Pendant un instant le vicomte se tut.oppressé par un pareil souvenir : fi n'osait pas lever les yeux sur \u2018& marquise.Un silence presque solennel régna dans la chambre.Madame de Saint-Villlers était bouleversée par Taveu qu'elle -venait d'entendre.Ce crime ainsi médité, elle s\u2019en reconnaissait complice.Son impression était semblable à celle qu\u2019elle eût éprouvée gi \u2018on lui eût montré l\u2019arrêt de mort de son neveu bien-aimé et qu\u2019au bus \u2018elle eût aperçu sa propre signature.\u2014René, murmura-t-elle, mon pauvre enfant ! Vous ne l\u2019avez pas tué, dites?\u2014Ah | madame, serais-je devant vous si j'avais été assez malheureux! «.Non, non, rassurez-vous, il .est vivant.Je suis au désespoir de vous faire tant de mal ; mais tout ceci, croyez- moi, est nécessaire.\u2014Continuez, continuez, dit vivement In marquise.Elle repr!t sa position rigide et sa physionomie tran- .quille.Le jeune homme parla dés lors avec plus d'assurance.\u2019 -\u2014d\u2019étais à New-York, ne songennt qu\u2019à poursuivre ma route et À retrouver au plus tôt René, quand tout à coup j'appris qu'il se trouvait à Boston pour ses affaires.A ce dernier mot, les mains de madame de Saint-Villiers s\u2019agitèrent imperceptiblement.\u2014Je me rend's aussitôt dans cette ville, poursuivit Alphonse.Je fréquen- \u2018tai tous les endroits publics où j'a- * vais quelque chance de rencontrer René ; mais, pendant une semaine- ce - fut inutilement.Enfin, je sus qu\u2019il de- vat, certain soir, assister à une rè-.présentation\u2019 (extraordinaire dans je ne sais plus quel théâtre.Vous m\u2019exciserez de ne pas vous en dire le nom et de passer également sous si- lence- celui de beaucoup d'autres en droits : alors méme que je me les rap- * pallérais, 11 me serait, je le crains, impossible\u2019, de les prononcer.Je pris avec moi un ami, un Français, et jul- - ai le soir À ce théâtre.Te n\u2019étais pas dans la salle depuis bien longtemps quand j'aperçus.René.Te le considé- tai quelques minutes.avec surprise, Tl étuit seul dans une loge ot ne se doutait {pas que je me trouvasse aussi près de lui, Mon IND ae ce qu\u2019il m'éfait Impossible de da- couvrir la moindre changement daus sn physionomie, dans son attitude ou meme dans sa mise, J'avoue que Je m'attendais à le retrouver peu'différent de ce brillant comte que nous avions tant aimé, dont, le goût et l'esprit avaient fait loi dans notre Monde : Ia vie nouvelle qu\u2019il menait depuis un an n\u2019avait pu manquer de transformer jusqu'à sa personne, Il n\u2019en était rien.A la manière noble ot aisée dont îl s\u2019appuyait sur le bord de sa loge, dont #1 s\u2019inclinait - pour écouter, au regard fier et calme \u2018qu\u2019il promenait sur la salle, {1 me .sembla que de longs mois et des milliers.de licues ne nous séparnfent plus de Pnris et de nos joyeuses soirées d\u2019autre- - fois.Toubl'ais tout le reste, j'aurais voulu me jeter dans ses bras.Pendant que je le regardais ainsi, ne pouvant \u2018Aétourner mes regards de sa chère et 8a charmante figure, quelqu\u2019un qui causait près de moi prononca le nom de Laverdie.La conversation, naturellement, se faisait en anglais : l\u2019ami qui m\u2019accompagnait comprenait assez Dkn cette langue.\u2019 -\u2014 Ils disent.traduisit-il, que c\u2019est ce Frunçais si intelligent qui exploite les min cles \u2018Carrières auprès du lac Brié.: : Un - \u201cte venait de finir et je me la- \u201cval.Tg le corridor, la première per- Bonne : ne.je rencontraf fut René.La Joie ln - \u2018us vive parut sur.son visage lorsqu'!! m'aperçut, et\u20191l s\u2019avanca Ia main ouverte.Je le regardai, froids- \u2018ment, comme le premier passant ve nu et; sans répondre à son salut, sas touchér la matin qu'il me tendait, \u2018je le croisai avec lenteur.Je n'avais pas fait deux pas qu\u2019il était de nouveau en face de mol; la joue -pâle, la lèvre \u2018 frémissante.sciaerez, ragnsienr ! s\u2019é- \u2014Vous me eria-t-il, _ Tout.le dédnin, toute I'ironie, ton | te 1a puissance d\u2019outrage que Je pas trouver dans mon toeur.je les fis pas- .Bar fur mes 1dvres et dans mon »-! © gard.| : _ \u2014DQui êtes-vous done, ) lui _demandai-je.| ,, I echercba sur Iut \u2018d\u2019une main trem- \u201cblante une carte qu\u2019il me présenta.C'était cela que j'attendais.Je, saisis cètle carte.Oe.n'étaient -plus, sûr un carré de bristol, ces mots- écrits -monsieur ?= .ot | - .or, a à In orte de étonnement venait.quelque\u201d privilèges d\u2019une\u2019 caste! nous z.+ oo heureux ami n\u2019a gouffert dans ce mo- ment-là.Le mal que je lui faisnis était sh- affreux que la fureur dont il avait d\u2019abord êté sulsi s'ételgnit dans la violence de cette torture.Je*vis une teli» dou'eur dans le regard qu\u2019il me jets, que j'en fus comme désarmé.\u2014J'accepte votre carte, monsieur, lui dis-je.Mes témoins seront chez vous demain à In première heure.Vous ne serez pas moins étonné, que je le fus moi-même, madame, lors- QUC VoL3 saurez quelle propositior.étrange les témoins me rapportdrent | le lendemain.René, étant l\u2019offensé, avalt le cLoix des armes, de l\u2019heure et du lleu du combat.On aurait pu croire qu\u2019il n\u2019était pas fort impatient d'obtenir satisfaction et de Inver son honncur de la tache recue : il fixait Je | rendez-vous à un mois de là.demar- \u2018tique.Ils venaient de se faire indiquer, par, un homme du pays, la position exacte de notre lieu de rendezvous, au moyen des explications que les témoins de René leur avaient données par écrit.Il était facile da sy rendre en bateau, par le lac, et dette \u2018vole était In plus courte, car In côte , Se creuse et le chemin de terre fait à i travers les bois un clreuit considôra- .ble.Mes témoins avaient déjà engagé \u2018In Dateller, qui devait les prendre à quatre heures du matin, \u2014Très bien, ieur dis-je, coupez le \u2018golfe en bateau.Vous voudrez bien m\u2019exeuser si je pars avant vous : je vrèfère aller seul, à cheval, par les Lois.: Ces messieurs se récr'àrent.\u2014Nous ne le permettrons pas, dl- \u2018rent-Îls.Vous arriverez DLrisé sur le dalt qu\u2019il eût Ileu dans un endroit dé- ; terrain.D'ailleurs ne courez-vous pas terminé des forêts voisines de sa du meure, et, conmme arme, indiquait le pistolet.Toutefois, comme c'était Mm\u2019imposer une longue attente et du plus un voyage difficile.il déclarait que, si je tronvais trop pénible de me suumettre à sa décision.on s\u2019entendrait pour choisir tel jour et telle pla ce qui me convicndraient le mieux.Ap:®s un moment de réflexion, et bien que trouvant ce message des plus ex- tracrdinaires; je répondis que M.de Laverdie était dans son droit: et que je me conformerais aux désirs qu\u2019il aviit exprimés.Cette fantaisie de mon adversair: me parnfssait extrêmement fAcheuse; mais, ayaut fini par en prendre mon parti, je smivinent à visiter quelques grandes villes et à m\u2019exercer au pistolet.Comment Il se fit, madame que cer- titres de mes idées se modifièrent sous I'inflvence des spectacles nou- YLAUX pour moi qui vinrent frapper mes yeux, ce n\u2019est pas.ce qu\u2019il nous savoir.Cependant vous ne Puttiriez comprendre Ja suite da ce rè- 1 passai les trente jours qui! le risque d\u2019être attaqué, dans cette forêt ?° Je leur affirmal que ma main, après quelques heures de cheval, ne sera\u2019t pas moins sûre.Le pêcheur qui of- fralt de nous traverser sourit a l\u2019idée d'une attaque de brigands : les pro- fondos forêts de l'Amérique du Nord, qui ont retenti du cri de guerre des sauvages, ne connaissent pas les sinistres gémissements de celui qu\u2019on Ggorge dans l\u2019ombre pour le dépouiller de quelques pièces d\u2019or.I! fut convenu qu\u2019à deux heures du matin.l'aurais un cheval sellé ; c'était un coureur excellent qui devait m\u2019ame- \u2018ner à destination en quatre heures tout au plus.Ah! madame, quelle promenade ! quel souvenir! quel aspect: solennel Ces vofites immenses, ces fenillnges obscurs, sur lesquels pesait la nuit si- lencievse ! Quel calme.quelle solitude autour de moi, et quelle agitation \u2018s'apañsa.Le jour parut : j'avais rega- né les bords du Inc: à ma.droite, Ses eAUX s\u2019étendaient jusqu'à l'horizon.; Tout à coup.leur couleur, d'un blen cit.ma conduite ni cel I , ie | YARNe, changea : je les vis s'enflam- ne: VOUS faisais part de de ie TS : Mer par degrés, ainsi que le ciel au- dans lequel je me trouvais la veille nine, je mé trompe quelques heures avant ln matinée fixée pour note: duel.l'endroit.où devait ava'r Heu rarcontre est-situé vers les \u2018confins ine vaste foiét qui s'étend sur les bords du lac! Frié.L\u2019extr'bimité ocel- dentale de: cette fortt Tenférme les teres mises en exploitation et les car- rires dont vous avez entendu parler.Clout In que Rend hab\u2019te encore nui- Jourd'hui.Du côté opposé s'élève une petite ville, où, > dans mon impatienc>, JCais arrive plusieurs jours avant Ce.ui du rendez-vous, Que ne puis-je vous peindre, madu- me, la magnificence de ln mature dans celte région des grands Ines améri- ! dessus d\u2019elles : des traits de feu jail- Trent de leur sein, annonçant que le soled allnit paraître.Je tournai la tê- te de mon cheval vers l'oridnt et puissant, pur et splendide,-11 Me sem- -DIn qu\u2019un jour nouveau se ! \u201ctait aussi fur mon âme.T\u2019éprouvais une\u2019 émotion intense, vivifinnte ; je me dis aye , l'homme et sa vanité sont bien petits.i que Dieu, la justice et I'amour sont bien grands.Lorsqua le soleil fut trop haut et sa lumière trop éclatante pour qu\u2019il me fat possible d'en soute- | nir la vue plus longtemps, je me dé-, tournai, et, donnant de l\u2019éperon à mon=cheval, je le foreai de rattraper ,le temps perdu.darrivai cependant le second au cains | Vous découvririez, dans des tn-; lNdez-vous.Ren6 s\u2019y trouvait déjà bleaux splendides, le secret de sentiments et d'émotions qui\u2019 vont certainement vous surprendre.Mais les des- eriptions les plus parfaites n\u2019auront jamais In puissance de la réalité.Molmême, n\u2019'ai-je pas sour! bien des fois aux discours enthousinstes dés voyageurs ?Jaccusals secrdlement cwux- ei d\u2019exagérer, sinon ce qu\u2019ils avaient vu, du moins ee qu\u2019ils avaient éprou- Yyé : il me semblait parfaitement ridicule qu\u2019on ne pût contempler de sang- d un Inc ni parler de montagnes fans tomber dans l'extase.Dans cette solitude admirable, au sein de cette mer paisible qui venait à mes pieds rouler ses flots d'eau don- ce, je me sentais envahir par des pensées nouvelles.J'avais d'ailleurs une source de réflexions autre que le spectacle de ces merveilles : Je venais de voir-bien des choses pendant ce mols passé dans les grandes \u2018cités américaines, à Boston, à Washington, à New-York, Ah! madame, nos horizons ne nous paraissent jamais.si bornés que lorsqu\u2019il nous arrive de vouloir les étendre.Enfermés dans notre univers et dans notre nature, nous rouvons encore moyen de rétréeir une si étroite prison :-nous en ramenons les limites aux frontières d'un.pays, aux murailles d\u2019une ville, aux : Quelquefois \u2018es DEsSETrONE | ATEN encore.Voilà quelle Id& me frappa surtout, en face dun grand peuple et d'une grande nature, que le hasard seul me donnait l\u2019occasion d'admirer, \u2018caf je ne m'étais jamais souclé de les connaître.Je ne remis en question au- \u2018cun.des principes que j'ai servis et que je servirai toujours, mais -j'apprie À ne plus mépriser les hommes qui ne.les sulvent point, et je sentis naf- tre en moi comme un immense sentiment de tolérance.Est-il nécessaire .ol - - + Ce Tt i avec ses téinoins ; les miens parurent presque aussitôt, Ils vinrent à mob et m'\u2019engagèrent à prendre un instant de repos \u2014Tl n\u2019est pas sept- heurés, me firent-ils observer ; vous: pardissez ému, et nous vous avons vu de loin arriver au galop.| Ils cachaient avec peine la surprise \u201cque devait leur causer mon trouble évident.Ils ne pouvaient croire que \"je fusse lache; et savaient avec quelle ardeur j'avais recherché ce combat, ' avec quelle impatience je l\u2019avais attendu.Je me souviendrai toujours de leur regard de stupéfaction lorsqu\u2019ils m\u2019entendirent murmurer :\u2014Mon Dieu, que :c\u2019est d'ffieile ! tout me semblait s! simple il n\u2019y a qu\u2019un instant \u2014Venez, messieurs, leur dis-je.Ils échangèrent un coup d'oeil et me suivirent.Je marchai droit à René.Il causait alors, d'un air tranquille, avec ses\u2018témoins et leur remettait \u2018deux enveloppes cachetées.J'ai su plus tard que l\u2019une de ces lettres était !pour vous.madame, et l\u2019autre pour | mademoiselle Duricz : \u2018elles devaient ! être envoyées au cas où mon ami au- assassiné j'at;.\u2018tendis.A mesure que Pastie montnit, \u2018d\u2019une nature grandiose, ! ae fois.Le souvenir da cette scène était si vivant et si fort dans son esprit qu\u2019il retrouvait avec lui toutes les émotions qu\u2019il avait alors traversées.Transporté tout à coup dans une clairière de la forêt américaine, # serrait de nouveau sur son coeur cst ami gé- néveux, si gravement offensé.et il s\u2019abandonnait avec délices à un même\u2018 \u201cmouvement d'adnmiration, d'enthou- sinsme et de noble repentir.Il s\u2019absorba si complètement dans ses propres pensées qu'il oublia pour un court espace de temps le lieu où il se trouvait, le petit salon de La mar- quire, ot jusqu\u2019à l'orgueilleuse vieille femme elle-même, qu\u2019il avait cependant un très grand désir de toucher.Mais quand, chez un homme aussi froid qu'Alphonse de Linières, In voix tremble et le regard se voile, les paroles deviennent inutiles.Son récit, d'une simplicité saisissante, rapportant des événements inouïs pour la marquise, avait houleversé cef'e-cl.L'Impression était d\u2019autant plus vive que fes longues les amères Troflesions de la vellle\u2019 et de la nuit avaient douloureusement tendu les fibres de ce coeur maternel Elle aussi voyait cette scène étrange de duel, l\u2019embrassement héroïque de ces deux jeunes hommes.Elle se sovvint que quelques heures auparavant elle avait, encore une fois maudit son neveu.Elie mit ser deux mains devant s91 visage et fondit en Tarmes, \u2014Oh ! mon enfant.mon pauvra en- funt ! murmura-t-elle, .Alphonse relevn vivement In tête.\u2014Ah ! si vous saviez tout, madat e, reprit-l.si vous l\u2019aviez enten-!u com me mol ! Si vous saviez que -pendnnt près de deux années, son tourment Été de se trouver séparé de vous «l\u2019une façon si entière, de sentir pas sur lui votre mécontentement vores hid- me.votre malédiction pent-ftre.Son désir, son but suprême était de se voir un jour compiis par vois, de vous prouver quil éta.l digne de vous, digne de ses Îllustres ancêtres, il l\u2019espère du moins ct je puis vous l\u2019affirmer.Quelle que soit d\u2019ailleurs In manière dont vous jugiez ses actes, vous ne leur prêteriez; si vous pou- .vrez lire dans son coeur, que des mo- \u2018Liles véritablement grands, sublimes.j'ose le dire.Peu s'en est fallu quil ne me persuadât que la voie choisie par lui était plus large et plus élevée que celle dans laquelle j'ai marché Jusqu'ici-avec tant de fierté.Là né tait pas son Intention pourtant.Il déclare que son eas est une exception : il y à eu sacrifice, c'estd-dire déchirement et douleur, et je vous assure que Nené a terriblement = souffert.Mais 11 a considéré ce sacrifice comme nécessaire\u2026.\u201cI fallait, m\u2019a-t-il dit, \u2018une expiation ct une prouve.\u201d Figurez-vous; madame, ée que mon mal- Teureux ami -n dû éprouver en face de mon lâche et injuste* mépris.TI était résolu À mourir dans ce duel, mais il a voulu tenter un dernier ef-, fort pour regagner notre estime, et c\u2019est alors que lui est venue une admirable pensée.Ce délai d\u2019un -moisce rendez-vous dans les forêts où il s\u2019est\u2019 exilé, [vous les fpxptiquez-vous maintenant ?I! espérait que, dans ce milleu nouveau, surtont en présence Je finirais par le deviner quelque peu.et que je Vous rapporterais de lui un souvenir auquel peut-être vous daigneriez ouvrir votre coeur.Le résultat.vous le voyez.n été, pour moi du moins.plus sûr.plus complot qu\u2019il ne l'avait rêvé.Ah ! marquise, ah ! niadame, que ne puis-je vous faire voir ce que j'ai vu, vous faire éprouver ce que j'ai éprouvé ! Vous tendriez les bras à votre neveu comme je l\u2019ai fait moi-méme.vous lui rendriez votre amour, à Jui qui vous aime si profondément, vous le béniriez, et qui sait si vous ne I'approuveriez pas ?Ce dernier mot mêla quelque amertume à l\u2019attendrissement de In marquise ; elle reprit son snngz-frold cot Ses yeux nots eurent un de leurs durs éclairs.: _-=L'approuver.jamai:! dit-elle, Mais je ne puis cosser de Vaimer, Me voll bien vieille, el je trombi.a I'i- {d8e de mourir sans l\u2019avoir revu.Eerlvez-lui de revenir, vicomte.Alphonse mit un genou en terre et baisa la main de la marquise.\u2014Ah ! merci pour lui ! s'écria-t-il.\u2014 Cependant madame de Sa\u2018nt-Vil- liers restait sombre.Les dernières trn- ces d'émotion s\u2019effaçaient de son visn- fe, sur lequel reparut peu à peu une.ew, ee - - | expression hautaine et sévère.Le vi- \u201cRené vit mon mouvement, s\u2019inter- ; comte s\u2019était relevé et observait ces rompit, et fit un pas au-devant .de- signes avec inquiétude.Il attendit un moi.| moment qu\u2019elle parlât, puis lui-même ,\u2014Je t'ai indignement offensé, lui dis- rompit de nouveau le silence.\u2018Je à voix haute : j'en ai une profonde! \u2014Vous me permettez d'écrire à Relionte et un profond segret.Aucun né de votre part ?demanda-t-il.\u2018nomme wor $n tevre ne mérite moinsi \u2014Oui : dites-lui qu\u2019il vienne m\u2019em- que tol une insulte.Tu peux exiger, brasser, que sa vieille tante ta ius I pour celle que je tai faite, telle répa- de force, qu\u2019elle a trop souffert pen- Tation que tu voudras ; mais je mour- dant deux ans, qu\u2019elle quittera bfen- rai désespéré si je n\u2019obtiens pas de to! tôt ce mode, et que, lorsqu'il lui au- In promesse que tu me pardonneras ra dit bonsoir, il sera libre de s\u2019instal- lorsque tu auras vengé ton honneur.: ler tout à son aise en Amérique, J'étais une petite distance de vo-| M.de Lin\u2018ères avait retiré un de tre neveu, madame : il la franchit en ses gants et le pétrissait nvec Impaouvrant ses bras, dans lesquels je me tience.De telles paroles, dites froide- précipitai.ment, l'affilgeaient et I'indignalent.M.de Linières se tut pour ln secon- Devant les larmes de la marquise, 11 irait été tué.| - ol +, TES T : .VT.\u2014 s'était attendu À nutre chose.Il ne voulait pas que son noble René fût traité comme un enfant à qui l\u2019on pardonne par faiblesse, Il ne pouvalf se décider à s'en aller, et sentait que pourtant sa visite avaît déjà trop duré, que la vieille dame devait désirer d'être seule, Bille parut deviner ce qui se passait en lui.\u2014Voyez-vous, mion ami, reprit-elle d'une voix plus douce et un peu voilée, tout ce que je puis faire pour mon neveu est de croire qu\u2019il a agi sous llinfluence d'une espèce d\u2019accis dd folie : foiis généreuse, je veux l\u2019admettre.Qui, d\u2019après ce que vous m\u2019avez dit, je veux admettre que son caractère et ses intentions sout toujours à la hauteur où je les ai vus, où Je me suis efforcée de les élever pendant vingt ans.Mais co qu'il a fait restera la plus grande épreuve, le plus cruel désappointement de ma vie.Je ne puis pas oublier cela.je ne puis pas le lui pardonner, je ne puis pas cesser d'en souffrir ! \u2014Madame, dit Alphonse avec fermeté, songez-y bien encore avant de m'autoriser à rappeler à René en votre nom.Il va revenir vers vous plein d'amour, plein de respect et de joie, et, s\u2019il découvre ensuite quels sont vos sentiments, s\u2019il entend jamais des paroles comme çelles-ci, vous lc plongerez dans le désespoir.Te vous en supplie, madame, promettez-moi de nl tendre les bras sans arrière-pensée.Ce n\u2019est pas Le pardon que j'implore pour lui, car le pardon suppese la faute, et mon ami n\u2019est pas coupable! Tl n\u2019a pas méprisé son nom.M n\u2019a pas renié ses ancêtres.I! a découvert qu\u2019il y a quelque chose de plus grand que l'orguell, c\u2019est le travail.et quelque chose de plus précieux que l'or et les titres, c\u2019est l'amour.Vous avez dit : folie ! dites-le encore.madume.C'est le nom qu'\u2019ici-bas I'c donne aux Actions qui ne sont dictées ni par l'ambition, ni par l'intérêt.ni par la vanité : Voilà trois mobiles qui n\u2019ont jamais fait commettre de folies.mais qui font commettre des crimes ! Ah! madame, quand René se serait trompé, il faudrait admirer son erreur.Mon Dieu ! pourvu que la femme qui inspire un pareil béroïsme en soit dine! Le contraire serait trop affreux.\u2014Monsieur, dit tout à coup la marquise.comme frappée d'une idée subite mon neveu peut redevenir pour moi tout ce qu\u2019ii a été ; il peut rega- £ver toute ma tendresse ; il peut faire descendre = paisiblement et joyeusement mes cheveux blancs dans le tombeau.Te ne lui demanderai pour cela qu'une chose.Ah! Dieu veuille qu\u2019il y consente ! Excusez-moi de ne pas m'expliquer davantage.Vous me rendrez service de lui écrire ceci, Dites-lni qu'il revienne, que je n\u2018al pas cessé de le chérir, et qu\u2019il tient entre ses mains Ja consolation de mes derniers jours, : M.de Linières s\u2019inclita profondément et quitta In marquise.FI cherchait en vain dans sa tête l'explication de ce nouveau mystère, et ne savait trop s'il devait en tirer pour son ami Un augure favorable, \u2014Voilà pour la tante, se disait-il tout en marchant : que sera-co de la fiancée ?Je n\u2019ose pas m'informer de .ce qu'est devenue mademoiselle Du riez.Pauvre René, pauvre garçon ! Je suis sûr qu\u2019elle l'aimait, mais deux Ans sont bien longs ! On pleure d\u2019abord, on attend, puis le souven'r s\u2019affaiblit.le \u2018doute arrive; Jes parents sont là qui s'agitent, qui supplient : un beau jeune homme se présente, on sourit ct l\u2019on est mariée.A dix-huit ans le coeur d'une jeune fille déborde de sentiments délicats.purs et charmants, mais ce sont des fleurs qu'un souffle effeuille ; Jes plantes robustes, : bonnes ou mauvaises, ne croissent qua plus tard La première floraison est certainement In plus gracieuse : on y trouve des touffes de bluets, de primevères et de violettes, mais malheur à celui qui dans ce Louquet ravissant voudrait chercher une immortella ! Enchanté de cette poétique comparaison, mais très inquiet quant am honheur futur de son ami, le vicomte de Linières entra à son cercle.Il y fut accueilli avoe enthousinsme.et surtout avec curiosité.Depu'g plus de : dix mois on ne l'avait pas vu.Il avait passé tout ce temps en Amérique, car il n\u2019était pas arrivé tout d\u2019un coup à eotte largeur d'idées qu'il avait fait paraître dans sa conversation avec la marquise.La vivacité dés impressions qu'il avait éprouvées dans la matinée du jour de sa réconciliation avec René était tombée peu à peu, comme cela arrive inévitablement dans de pa- veils cas.Ces sublimes élans qui transportent \"ime dans des régions od elle ne gauralt demeurer sont aussi déli- cienx qu\u2019ils sont rares, mals le désenchantement, tm Yourde haute qui les suivent sont affreusement pénibles, Onand nous avons attelnt la sonunct d\u2019une haute montugne, nous sommes ravis d'adthiration.nous y resterions volontiers ; l\u2019existence, nous seinble- t-11, y serait plus noble et plus belle ;.mais In disposition de nos orzanes et les nécesités de motna sultaidtance ne nous permettraient pas d\u2019y vivre.À Cp 2 : ! Hélas! notre âme, aussi imparfai \u20ac 1t La \u2014 » JOUXNAL Das VANPAGNES - 1 mac e \u2018 T 4.~ Coes = \"A 7.- \u2018ue notre corps, ne peut respirer sur vg hauteurs Prair lui manque ; i taut qu'elle redescende, souvent que - le tombe ; mais combien la mémoire des horizons entrevus lui rend sombre \"et monotone l'étroite vallée où elle chemine ! En causant avec René, en voyageant, en réfléchissant sur les hommes e sur les choses, Alphonse avait retrou- : l\u2019équilibre de ses pensées et s\u2019é- - ot arrêté 2 un juste milieu, plus Sle .v6 que le domaine d'exclusion od | avait longtemps vécu, mais plus ferme et moins vague que le terrain mou- .vant de l'enthousiasme.; \u2018interrogé par ses amis, il fut tros sobre de détails quant à son sejour dans le Nouveau-Monde, surtout quant an but et au résultat de son voyare.Peu lui parlèrent du comte de Laverdle, qui commencait à être oublié.Pour lui, l\u2019une de ses premières questions fut :\u2014Avez-vous entendu ire que mademoiselle Durlez fût mariée?Ma's, dans ce cercle aristocratique, on Gtait peu au courant des pouvelles qui çe rapnortaient au monde du commerce ot de ln finance, et I'on ne put as lui répondre.PY Comme À flanait le soir sur les boulevards.s'enlvrant de cette atmosphère parisienne qui, au moral a\u2018nsi qu'au physique, semble accélérer la vie, 11 remaraun un groupe de jeunes gens qui se séparaient en sortant d\u2019un café.T\u2018un d'eux vint seul de son cô- t6.C'était un beau garcon de vinæt- hu\u2019t à trente ans : à sa démarche ferme ct cadencée, au port de sa tête, À In coupe de sa moustache.on reconnaissait un militaire habillé en civil.\u2018Alphonse le regarda fixement certain de l'avoir vu quelque part, et cherchant en vain à retrouver son nom.Le jeune homme s\u2019'anercut de Pohst* pation dont il était l\u2019objet, regarda à son tour Alphonse.salua aussitôt et se détourna pour lui parler.\u2014M.le vicomte de Linières ?fit-il pn l\u2019abordant.\u2014Le capitaine Arnauld ! s\u2019écria celui-ci.Est-il possible que je ne vous nie nas immédiatement recounu ! \u2014Convenez, dit en sour'ant le capitaine.qu\u2019il y a de bonnes raisons pour que ma mémoire soit plus fidèle que In vôtre.Le premier jour où j\u2019eus le plaisir de vous voir falllit bien être ®& dernier.\u2014C'est vrai : quel coup d'épée vous | avez reçu là ! J'âtnis désolé : jamais je n\u2019aurals cru que vous pussicz en revenir.\u2014Comment donc ! Mais je me porte mieux qu'avant.Ah ca, mon cher vicomte, si vous n'êtes point | pressé, * voulez-vous que nous causions pau ?Voilà bien longtemps que je désire savoir ce qu'est devenu mon terrible adversaire ; je suis sûr que vous, nu moins, pessrez m'en donner des nouvesles, \u2014Volont'ers.mea cher capitaine.Et & mon wer, je vors en avertls, je vous cu-fesserai quelque peu.\u201cAre uld parct serpris ; pue, com- Prenust biemtot is secoua la tête et poussa un souptr.Ce mouvement de sêto et ce soupir é(nient saus prix aux yeu= d'Alphonse.Si nn officer de chasseurs, jeune, bmau, amoureux et\u2019 constatait muni d'in cop d'énée, ainsi sa défaite il y avait quelques dances pour que 'o coeur et ln main \u201cte la jolie Gabrielle fussent encaoe libres.; Les deux jrunes gens firent quelques pas et s'arrêtèreut À Tortons.Arnauld, tres communicatif et non encord consolé., s\u2019étnia tout à son sise dans cette ceuversation qui lui plai- \u2018sait.Il ne &t pas à Alphonse tout ce que celui-ci désirait savoir, mais tout ce qu\u2019il fut en son pouvoir de le\u2019 ep- \u2018prendre.Aprds le duel et 'a rwraite inexpricable de son rival, 11 s'était cru aime.8: convalescence asalt été longue, mais elle lui avait paem douce, car il ne vivart que du beau rêve de son mariage avec mademoiselle Duhz: son Ami Emile, da rerte, l\u2019en- courageuit dans ect espoir.Le refus net ct fermel qui aceuelll!: sa évman- \"de fut dence pour lui un cep ausss cruel qu\u2019inatte»41, 11 s\u2019en déelara du reste parfaitement remis, 3 * \u20ac-Voyez-voux, d't-A id Alphonge d'un ton confidentiel, mon caractère na doit pas se marier.Il fallait une fera fille aussi charmante que celk-là\" pour m\u2019inspirer I'ld'e d'une pareille folie.T- cu:wuse- ment pour elle et pour moi, elles mo:- tré autant de bon sens qua le tul co nalssals do geilen et d'estrit.Le pauvre offi.rer cacham si ma! fen chaz 'n sous ces pares.gu'alphonse fut tenté d'avoir pitss Ye \u2018ul.\u2018A~wauld, qui surprit son \u201c commisération, ss hia d'dchder om sine, - \u2018Ma parole! g'6erfa-til, Ven af moi done du feu, vicemie \u2014Aforg qui mader-tæeiles Dur:ez n4-elle épousé ?demanda = Linières, ques ernt sentis 1C_battemc-ts de son Cœur sarrôtber apris «ctto question.\u2014Je ne sais pas, Ut Arnanid.\u201cous vous doutez blen que je.ne vols plus ga famille.\u2018Là Fendre tombant.au milieu, da cette s:mple phrase.-Elle est donc mariée ?demanda- t-il escore, ; \u2018 -Mais je n\u2019en sals, rien ; c\u2019est probable.Quelle drôle de question ! Croyez-vous qu\u2019une fille comme elle soit faite pour cotffer sainte Catherlduit sur le- vicomte plus d\u2019effet que auxquelles elle avait recours pour re fermeté défendre, Îls devinaient une 1 de,résolution qu* les épouvantait.Un jour, madame Durvi:z ne put retenir - ses larmes, et M.Duriez supplia sa fe, presque à genoux, dexpliquer: enfin sa conduits, -° .\u2014Je ne m'y suis Jamais refusée, dit ne ?vu supposeriez-vous que j'irais colle-el très 6mue.\u2018Jette explication t à sa noce, par hasard ?XIL .Gabrielle Duriez n\u2019était pas mariée.Gabrielle Duriez aimait René, elle avait foi en lul, et elle l'attendait.Ces deux années avaient ét6 tristes pour elle.Lirsque René était parti pour I'Amériqule chercher du travail ; lors- \u2018qu\u2019il avait renonéé à su vie de molle élégance, à son litre ; lorsqu'il avait vendu, pour payer ses dettes, ses précieuses collections, elle avait appris tout cela par son père.Le brave homme, devant les larmes de sa fille, laissa Cchapper le secret de sa con-| versation avec le Jeune comte.En voyant le regard ardent, enthousiaste, avee lequel elle accueillit cette confidence ; en la voyant mettre les deux mans sur son coeur et baisser les yeux d'un air recueilli, conimne si elle prêtait intérieurement, à elle-même et à Dieu, un serment solennel, le pauvre père se troubla et se dit qu'il avait tout perdu.Il aurait dû remet- est si simple que Je ia croyais iputile.Je n'épouserai, mes chers parents.qu\u2019un homme que j'aimerai.Cette réponse, bien qu\u2019assez naturelle, eut pour effet de transformer en colère la douleur de madame Duiriez.Elle s\u2019emporta comme jumads cela ne lui était arrivé et traits Ganbrielle de fille romanesque et de foile ; celle-ci sentit auss.tôt se sécher dans ses yeux les ''rmes gue lattendris- sement y avait fait monter.Sur ces entrefaites.Emile parut.TI; ne lui fallut pas Icnetemps pour être au courant de ce ni se passait.{ \u2014Sals-tu ce que Lu me ferais supne-' ser ?d!t-ll } sn socur, croyant probablement lancer un trait spirituel eE qui cile nimnit, et qui songeait à être sans conséquence.Eh Lien, gue UY penses encore à ce jni! drôle, le cointe de Laverdie, i M.Duriez tressaililt et vegarda sa fille.Elle était devenue j:us blanche que de In cire ot lezait les doux mains d'un geste machinal, -come pour re ; pousser le mot affreux qui venait Ja Ï tre, sans autre explication, le billet frapper en plein coenr.| de René ; ce qu\u2019il avait de mieux Àj Bille peut penser à lui, s'écrin vi-| faire, après tout, eût été de ne Pas 'vement madame Durlez.Jamais elle un soldat de | s\u2019en charger.Un comte qui vendait ne I'6pousera taut que son pire et son mobilier ét partait pour l\u2019Amérid'une riche héritière, comme il était facile de le faire passer pour le dernier des mauvais sujets: et le coeur ; de Gabrielle eût été guéri d'un seul ; coup.C'était nn remède un peu vlo- lent, la :autérisation brutale au fer rouge, mais aussi comme l'effet en eût été p.ompt et certain.Jamais M.Durlez n'aurait que après s'être vu refuser In main; «Emile se précipita vers sa sœur et 086 [a défaffiaaice : pendant moi serons de ce auunnde ! mit ses deux bras autour d'elle ; 11 était temps, cle vanait.de s\u2019évanouir.Ce ne fut pas sans pefne qu\u2019on nar- vint À lui faire repr:ndra counmssan- ce au bout d'une demi-heure.Ses parents, doublement inquiets et atflighs, l'entourèrent des plus tendres soins.On évita toute allusion à la cause de pusieurs | - Avouer à su femme la maladresse qu'il jours on ne In contraigi-it pas de se' avait commise.T1 frémissait à l\u2019idée vendre À des bals où le prince était | que sa fille prononcerait un jour ou invité.Mais la pauvre enfant com- l\u2019autre quelque parole qui pût le tra-, menca À se sentir Lien seule et bien hiv.M l\u2019épia d\u2019abord avec inquiétude, malheureuse et À regarder vers l'a- pâlissant quand il iui arrivait de Ja venir avec angoisse.trouver seule avec sa mère ; au bout d'un mois, 11 devint plus tranquille : i seule fois sur les lèvres de Gabrielle.Pendant J'hiver qui suivit, les Duriez allèrent beaucoup dnus le monde; : plusieurs parts se présentèrent pour la jeune fille; elle les refusa tous sans hésiter.Ses parents ne sen éton- nerent pas : aucun ne répondait pré- :cisément à leurs vries ambitiennes, | L'été venu, il fut décidé qu\u2019on voya- Lerait.En Suisse, à T.ucerne, dans les beaux salons du l'Hôtel National, on fit la connaïssance d\u2019un prince autri- |chien, qui parut immédiatement disposé à mettre son coeur.sa couron- \u2018ne et an fortune (car il était riche) aux pieds de mademoiselle: 'Duriez, Madame Duriez triomphait.Un soir, elle aceovrut toate rayonnante dans la chambre à coucher de sa fille.moi.Le prince a demandé ta main.je vais t\u2019'embrasser pour avoir von, , Durlez abasourdie, gre tout en continuant 4 se regarder, de gofit, cile travailai* mal et se la mienne.re ; mais j'ai oublié tout mon mand.Quelle langue veux-tu que je parle si je deviens princesse -?madame Duriez.Tu naturellement.Gabrielle rit un peu plus fort.\u2014Allons, parleras français pouse un homme fous atore! = .Le prince, pourtant, ne se tint pas Duriez à Paris.où !! s\u2019installa dans recevoir dans les suciétés où 11 croyait devoir rencontrer Gabrielle ; cela lui ; était facRe, car la présence de ce noble étranger honorait un sulon.Il F6 donnait iortes les neines- du monde per pladre A la jeune fille.dont i) :ttait sinètrement- \u2018et sérieusement | épris, C'étatt un homme d'an extérieur |paszble, \u201cun esprit nul, d'un carac- ment Gobiiell., re qu'il m'empéche de danser.donc juré d'empoisonner plaisirs ?Ga ; e nom de René n\u2019était pas venu une nu, Tandis qu'elle se demandait, le! coeur serré, ce qua René étaït deve-.et pourquoi son absence et son silence se prolongeaient aussi Jonztemns, madame de Saint Villiers, qui avait reçu ln visite dAlphouse, cher- chaît de quelle fazon eile allait sy, prendre pour se rapprocher de la fa-: mille Durlez.La vieille marquise n'avait Jxraais, { ni dans son amour, ni dans sa penrhe, \u2014Ma chérie, lui dit-elle.\u2018embrasse- sensible et charmant, cw\u2018ffait en dépit du bon sens.As-tu vj Lwoîn qu\u2019on t'aide 7 Je vais t\u2019envôyer Ini révéla cette fameuse -{üont elle avait parlé au vicomte de \u2014Ce n'est pas cel que je veux di-\u2018Linières.Le, fait est qu'après la ré- alle-\u2018'ponse de René, In réconciliation était - _-Îme' fixé aux\u2019prem\u2019ers jours du mols \u2014Quelle est cette plaisanterie ?dit de juillet, séparé René de Gabrielle, Sa fi'leule ot son neveu !.Dieu! la certitude qu'elle allait les revoir et les presser ensemble sur son coeur: y avait-il encoro un sentiment de rigueur ou d\u2019orgueil qui pût tenir contre crla ?Elle recut de Rend une lettre uy \u2018elle baigna dé larmes de jole.Elle y vit une reconnaissance profonde pour «a bonté ; elle y retrouva toutr la ten dresse et toute la grâce de l\u2019enfant et, en même temps, elle y découvrit ce qu\u2019elle n\u2019a- Ah! chèvre maman, fit la jeune fille,\u2018 vait pas connu dans son neveu, Ll\u2019édit nergie et la force de l'homme fait.£l- le se sentit comme dominée par la ré- \u2014Comment, non ?s'écria madame vélation de ce benu caractère \u2014Ah ! s'écrin-t-elle, avec un mouvement de Gabrielle défaisait devant Ia glace fierté passionnée, il peut renier son ses beaux cheveux Dbionds.fins et 16 nom.il ne démentira pas le sang de gers comme de la ie.Elle se mit à sa race! René appartenait à la noble race de ceux qui s\u2019inclinent devant Ia puis- \u2014Parce qu\u2019elle n\u2019uvait pas l\u2019ombre sance de la vérité et celle de l'amour.Madame de Saint-ViHliers -lui écrit à son tour.Probablement qu'elle condition : complete, et le retour du jeune hom- Cependant madame de Salnt-Vil- llers n'avait pas encore revu la fi- mille de sa filleule.Il lui en coûtait maman, .fit-elle, ce \u2018n\u2019est beaucoup de faire les premières avan- pas sérieux ?Tu ne veux pas que j'é&- ces à ces bourgeois.Ah! s'l n\u2019y avait qui me dirait: Che eu que Gabrielle toute seuka! Mon | Dieu! combien: le cas était embarras- | vite pour battu.Il suivit Ia famille l'intention d\u2019y passer l'hiver.I! se fit.= C'est tre fort ! disaît-elle quelque- | ! fois, 11 m'a gâté le Righi et la chapel- ln marquise n'y\u2019 tint plus, Ce matin.laissé étoindre T2 Cigare ! Donnes-! L de Cruillaume Tel.et il faut enco- JA.elle courut à son scrétaire.prit.Il &,une plume et une fenille de papier À tous mes lettres, sourit au portrait brielle ne se mequait de ses pré- sant.Il n\u2019entrait pourtant pas daus sa pensée qu'elle ne dût'être .nccuail- lie avec gratitude et fvec joie, Un jour, elle fit atteler pour sec rendre mme des Petites-Ecur'es, et, quand le valet de pled eut referm# Ja.portière et relevé le marchepied, elle Ini crin : Au Bols! Une autre fois.elle commenca une lettre À madame D'- Yiez, et, après avoir tracé ce mot \u201cMadame\u201d et réfiéchi pendant un instant, elle écrivit À sa couturière d\u2019avoir : passer chez elle, le lendemain avant & [thre wiste.et qui obsédait parfaite-!midi, et d'apporter des échantillons de velours pour un manteau.T1 arriva \u2018cépendant un matin aue:, ' 1 de René av'elle avait remis = elle-même À sa\u2019 plane, et écrivit rapidement \"ca qui, tendants ane lorsqu\u2019sr.commenrit guilt : 2 les.eraindre : or jamais avait eu de phw redoutadle que le , prince.\u2018M.et mwdame Durlez étalent: gop votre vieille marraine , qui s\u2019est \u2018Alfespérés dv Yéteange\u201d olrstimatio 4 ie à elle n\u2019en\u201c Ma belle et chère fillente, - \u201cRofuserez-vous dé vetlr éembrs- npergiie qu'elle me \u201cpeut\u201d plus vivre boulevard des.Itafens n'eGt pas pro- 3% leur fille; sous les plaisanterics sins vous voir 2 Je vous attendral de\u201d i ie ww x _ main dans l\u2019après-midi,: quelle impatience ! Arrivez tôt, ma chère enfant; j'ai une:foule.choses À vous dire depu:s tantdt: deux ans que je n'ai pu:causer avec vous.\u2026.\u201c Je vous enÿole les baisers.que j'aurais voulu: vous donner pendant toüt ov GOR .x ce temps.À ace 06 A demain.\u201d Le lendemain.vers une heure, Gas brielle entrait sous la voûte bien coñn- nue de la vle\u2018lle maison, rue de Grau+fle-Saint-Germain | Elle- traversa lentement la cour, pénétra sous la galerie et arriva au pled de l'escalier de marbre.Son coeur était si plein d\u2019es- polir qu'elle avait.le loisir de songer au passé;elle s\u2019arrêta un instant avant de monter, ainsi qu\u2019elle avait fait, deux ans auparavant, lors de sa dernière visite, \u201coe , Ells avait changé depuis.Ce n'é: tait -plus l\u2019enfant rieuse, coquettement vêtue de bleu pâle et la tête pleine de poctiques visions :, c'était une jeune ille ardente et sérieuse, qui savait digue du grand sacrifice fait pour elle, Sa mise d\u2019une simplicité gracieuse et sévère, répondait- à Ia tournure plus grave de ses idées.et faisait ressortir la finesse traits ct Ja profondeur de ses yeux admirables, Elle sourit en commençant de gra-! vir l'escalier, parce qu'elle se .souve- nnît que, sur ces mêmes marches.le comte de Taverdin l'avait crolrée enns ia reconnaître.* ! |! : Une minvte après, elle était pressée entre les bras de sa marraine Elles s\u2019embrassèrent longuement, d'un mouvement ému êt presque 50- leunel, Puis .la vieille dame cessuva ses larmes.écartn de son scin In jen- ne fille, et !a contempla avec admiration en la maimtenant un instant à la longueur du bras.\u2014ADh ! petite fille, lui dit-elle, que vous êtes jolis et que vous êtes bon- ng, et que mon- René cost donc heureux ! Ces quelques mots et l'accent dont ils furent dits déterminèrent l'expl- slon \u2018les sentiments de toute nature qui gontlaient, le cocur de Gabrielle; clle éclata en sanglots violents.Ia margnise, à peine moins \u2018troublée qu\u2019elle, s'offorca de In calmer.Quand toutes deux furent un peu remises, madame de Saint-Villfers commenca son récit.Il Tui faltut apprendre à Gabrielle tout ce qu\u2019elle savait sur Je séjour de RenG en Amérique.puis Je voyage d'Alphonse ct Ja scène du duel ; enfin elle parla des dernières lettres de son neveu.Bile cacha, tout ce qu'elle-méme avait souûffert, souffrait cncore de I'aba\u2019ssement volontaire d'un comte de Laverdie.C'était sens doute l'effet d\u2019un fact exquis : elle ne voulait ni attrister ni blesser Gabrielle ; mais elle pénsatt d'afileurs qu'elle wef pourrait êtré comprise, File était- mieux que cela pourtant.elln était devinée.L\u2019Ame fine de Gabrielle salsissn!t à merveille ce que les mots ne disaient poirt ; mais 11 n\u2019y avait en elle aucun étonnement.aucuñe révolte contre ce qui, pour elle, cependant, une fois devait être l'injustice @'ur orguelllenx préjuzé.Cette enfant savait la puissance de certaines idées sur les hem- mes, et elle était capable d\u2019estimer la sincérité partout.Seulement ella se | disait que René devait tr\u201d très supé-i rieur et très grand.et elle sentait sun coeur déborder.d un amour infiri.Tnrsque la jeune fille se disprsa à partir, meaame ée Saint Villars annonça IMutention de: là rrcondurre dans sa voftare, Elle fut très surprise de voir sa filleu'e rougir d\u2019un ai- vu, ibarrass6 et de l'entendre Sécliner cet-| te offre sous oritexie que sn femme de chambre avs: « dû l\u2019attendre.\u2014Vous renverrez votre femme de chambre, ma \u20ac .ère.«#* la marquise avee quelque impatience.Gawrisdle rougit plus encore.-a® J! ane se posset il\u201d?%t In viel\" dame wert & fait Intrigute Urcsmdriet-Vous, par hasard, que Je fuuse-mnai reçue cuez vous ?> \u2014ê£h ! madame.dit la jeune Elle vai»sa les yeux et se cat.IL y eut.un In&a+ de sil-mee, La tougeur de Gabriclle d' parut pour fa\u2018re place à une grande prleu.File n'osait regarder sa m'rrainea, dont sa physionomie, ef :ctiveme-t, Jui ent paru peu rassurant.Madame de Saint- Villiers avalt redresss sa tête aristocratique ci fidre, que de m.gni- filques cheveux blancs ~ e.uronnaient comme un diadéme; un incro\u2018 ab'a dédain- courbait l'arc de ses lè-res, et de ses prunell- 3 jaillissnit un feu qui #enblas -cupable d\u2019anéantir, eussent- Aa été présents, les misérables objets dé ce mépris souverun.Madame de Saint-Villlers se sou- vint-elle tout à cnun des secrètes douleurs des deux dernières années ?Eutelle \u2018pitié de la douce créature deboat Alledevant clle, dont ls tristesse et la pi-' leur étaient touccantes comme une prière ?On'\u2018peut supposer l\u2019un et l'autre, car subitement l'éclat de son re- + gard s\u2019éteignit, sa bouche.se: détendit dans, un sourire; «ile s\u2019approcha de ORD elle et lul-poit.la.main.- Dieu sait'avec! délicieuse de ses PE it DEA CEE mae a \u2018Chère petite, -consolez-vous, lut.qi&.elle, Te gagneral-lamitié de vos pa, rents ; j'obtiendrai leur consentement | +.moyèn, afouta-t-elle avec finesse.Et + À'yotre müitr'age.Je crois en avoir:le si j'échoue, eh.bien.je :yous.end verai, vous verrez.1 75 Lif CE ewe 2 À La situation en Italie | EB \u2014 ©\" | Les rues de Kome sont pleines } de troapes ; oN DIRAÎT LA VILLE EN ETAT DE | sIEGE ES f Rome, 7.\u2014Les rues sont pleines da troupes ; une partie fait des patrouil les et l'autre est postée sur des points &tratégiques.\u2018On se croirait dans una ville eu état de siège.\u2018LI! serait di£d- cle de me pas- faire un rapproches ment entre Paris et Rome au suje§ .de ce déploiement.de troupes ct de p lice dans le coeur de ces deax vill qui étaient si paisibles en tpprirene La raison cest la mêine dane :es deu i cas : la crainte que les socinlistes où lo parti anarchiste-ne profitent da l\u2019oceasion pour attaquer le gouvernement.D'uz côté, c\u2019est l\u2019affaiie Dreyfus ; de l'autre, c\u2019est le prix élevé du pani\u201d.or i I\u2019analogle qui exi_te ontre Ia situa .: tion politique actuelle de deux pays Intins est curlusee A Gtudier.\u2018Bn Itilie, la quéstion est beaucoup plus sé- rleuse qu\u2019ên France, parce qu\u2019il ost impossible à qui que ce so't de nier que c'est en cons\u2018qunce d\u2019une séria d© mauvaises administrations que la | vie cst devenue plus que diflicile aux petits commereants ct aux ouvriers .des villes et des.campagnies ; un Mua- \u2018 \u201cà ge noir \u2018ge dé\u2018ache à l\u2019horizan plein de 5 i mauvais présnges pour Pavenir.11 _.: Ÿ | est admis même par les conservateurs.- qu\u2019il est nécessaire que\u2019le gouverne ment {rouve sans délai Ie \u2018moyen de changer la situation actuelle en réduisant successivement Jes Impôts, TI est nécrssaire da trouver quelque moyen non seulement \u2018de venir en nf- de pour le moment aux clasgas les : plus pauvres, mals nual de lour'dor- : À Ber quelque espoir pour l\u2019avenir.C\u2019est le.ceul moyen d\u2019empêcher Je parti socialiste de falré des manifestations sous \u2018tout prétexte et à tout moment.T1 est abso'ument nécessaire que la Sccte soc\u2018al'ste ne devienne pas un point de ralliement parmi une population qui se plnint d\u2019une misère affren- se et qui.conséquemment, est plus facHe à exaspérer, A co | Voilà la ettuation actuelte.Le dan- per n'est ras itamédiat, le rai est af- mé et estimé, l'armfe est fidèle et \u2018a faible parid républirain n\u2019a, pis da chefs.Le rar*i sccla\u2019is'e n\u2019a.nucun moyen dr réussir par In force : mais malgré.une couleur fraîche.Je fruit est atteint, I- ver.est1 ot 11 est n6- .- cessaire de le détruire avant qu\u2019il ne .masse à l'intérieur, car le mal serait \u2018 trréparaDle.; , ?+ \u2018 du 3 MB çÇ Le fuge Langelier Praud 20 sen possession de mem siege,a Montréal o 3 L\u2019honorable jmze Frangois Large.- lier à été srSormenté comré» juge de la cour snpérienre, lier n-«tin à.py ais de ju-tice du Montréal an pré: - : sence de l\u2019honornd!e.faxe Pasnuelo, .M.J.Btr Vallée, député protena.taire, a fait la lecture \u2018nubilqua dela: commission du nouvoau juge.- Ce dernier a été assigné à siéger à.la chambre 82.M.Oscar Lavallée 3 souhaité la bienYenue- à Srn Hon- .neur, au nom du barreäu, J M, Mo- | Avoy'a également fait ur, petit dig- : cours dans le méme sens.Ces denx avocats ont plaidé Ia remidre cause qu\u2019aura à jager M; - angelier.10° -Oe dernier à remercié les membres \u2026.u barreau leur disant qu\u2019en quit-_\u201c ; tant Québec il n'avait laissé oue des ' ; An:18, comme avocat,et qu\u2019on guit- tant Montréal il espère aussi qu\u2019ii ne à \u2018JAMBE DROITE FRAOTURES - NM.Geo.Langlois cat In victime \u2018 : laisserd que des-amis comme juge.Un bien pénible accident est arrivt) hier après-midi, à ln manufacture de MM.Bouchard et Fils, roe Arago.Un des employés de la manufacture, M.Geo.Langlois, a eu:la jambe droite enssée par-ün morceau de fer qui s\u2019est détaché d\u2019un moulin à brai qu'il con- * duisait.Ce \" .L'infortuné à été transporté chez uf, 5 coin: des: rues St-Luc et Bo'useau,.nF dans la voiture d\u2019ambulance, et le Dr.Gingras a été mandé pour réduire la .fracture.; .' .Langlois est figé d'environ.36 aus 3 Al\u2018est-Véuf-et'n\u2019a pas-d\u2019enfants.; \" so \"AMOUR ET ~~ UN MOT DB \u201cSOELL \".:.Nous l'avons déjà proclamé bien des 7 fois: dans'un certain genre, -le\u201d\u201c\u201c So- .leil\u201d est inimitable et déffe -toute rivalité.Il vient encore d\u2019avoir un de-ces - mots ffappés à son chiffre, qui font tomber ia plume des mains.à quiconque voudrait essayer de lui disputer - la palme de l'originalité étonnante.Ti s'agit de la \u201c Presse\u201d Le \u201cSo- Teil\u201d lui adresse de tendres repro- le préopi- nant d\u2019avoir exagéré l\u2019éten-lue des.terres aurifères accordée aux entrepreneurs.Quant à lui, il considère que l'urgenca de la situation a justiñié le contrat.St Sm ent aa Street » Vatenduy - sonnes.: plus de 5,000.bas en | mere ape # : .- >._\u2014= .ae 2 +.+ + .~~ > ee .be, es ce Récit-de voyagede M.Biiiet toyen de Iraserville, qui a habité l\u2019Ar laska pendant, trois ans, vient-d\u2019arrie Lolo.ve AT 20 STD \u2018Ottawa, 9.\u2014M.Binet, \u2018ancien .téréssûnte : = ;.ll y à trois ans, il était propriétaire - de l'hâtel Vendôme, près .de la gard de l\u2019Intercolonial, à TFragerville.Un jour, un voyageur canadien-français, originairé d'une des paroisses reculées de Témiscouata, entra dans la buvette et paya sa consommation avec une parcelle \u2018d\u2019or.La conversation s\u2019engagea de suite sur l'origine de cet or: Le voyageur arrivait de Fort Selkirk,, cet ancien poste de la compagnie da \u2018la Baie d'Hudson, daris l'Alaska, Me ver en cette ville.Son histoife cst ins\" i + J i we To + a iE Binet fut tellement fasciné par-le ré- icit de son visiteur, qu\u2019il décida de i vendre toutes ses propriétés et de pare \u201ctir & son tour à la recherche de l\u2019or: Il fit son premier voyage en juin-1895, yet 11 lui fallut trois mois pour se rendre de Fraserville A.Fort Selkirktrois mois de privations et de souffrance de toutes sortes.I] était parti de Fraserville avec l\u2019un des fils de M.Talbot, propriétaire de hotel Com- :mercial à cet endroit.Son malhea- reux compagnon se noya près de-Vic- - toria, Colombie Anglaise, avant même d\u2019entreprendre la périlleuse max che vers.le Yukon.= Quant 3 M.Binet, ell se rendit & : Fort Selkirk | et prit des \u201c claims\u201d \u2018dans le district environnant.Il\u2019 revint ian pays en 1898 pour retourner\u2019 la - \u2018même année ayec un de ses frères, et au printemps de 1897, un-troisième.de .ses frères allait le rejoindre.trois sont maintenant à Dawson Otsty depuis un an.Quand ils y arrivä- \u2018rent, il y avait là au \u2018moins 500 per- On en compte aujourd\u2019h M.Binet possède à Dawson et dans \u2019 :les environs dés terrnins pour lesquels 11 a refusé tout récemment $150,000.restaurant et-on y paie $3.50 par re- \u2018pas.Tout se venil À un dollar, les fèves, le thé, le café, etc.Au restauranti où la \u2018vie coûte gi cher, on ne peut M.CLARK WAIL LACE = regrette !avoir autre chose à manger que des qu'on n\u2019ait pas fourni à Ia chambre toutes les informations vouiues touchant cette affaire.Lo qju\u2019i! a vu le projet exposé par le \u201cGlobe\u201d il a | compris qu'il était mawvais, wmals il n'avait pas encora une idée parfaite de toute 'miquité avant , d'avoir entendu l\u2019hon.M.Blair, 11 est sir que si M.Tarte eût ass'sté au Conseil, lé contrat n\u2019aurait pas été accordé à Mackenzie et Mann, | mais dans le temps, M.Tarte était occupé à Québec à apaiser Re révolte et à combattre ses anciens nmis.Non, Mackenzie et- Mann \u2018hauraient pas obtenu ce contrat si M.Tarte avait été à Ottawa, car lt ministre des Travaux publics Paurait obtennu pour lui-même, ° & continué pour.le gouvernement, le (lac, de la Beauce, ete.ete.des chiens, et .il lui fallu fèves et du bacon.Un verre de whiskey cofite cinquan= te sous.Et tout est en proportion.- Il y a à Dawson plusieurs Can dlens-français\u201doriginaires de fous les | comtés de In province de Québec.I .y a des.Létourneaux, de Montmagny{' des Gauvin, de TroistPistoles ; ded.Jobin, de St-Roch-de.Québec ; des Du M.Bidet est parti de Dawson; le 11 \u2018décembre dernier.Il a fa't trajef de\u201cDnwson à Dyea en traîneau \u2018av | lu _ 80 jourg, pour parcourir Ja distance qui: est dé 700 miles.A Dyea, 1 prit Ie steam qui\u2018 le transporta 2 Seattle, dans ld terr'tolre de Washington, .puls l-ving§_ À Viétoria,C.A, et de là à Mont.A la séance du- soir, M.MORISON \"31 .Binet estime & 75,000 le nombre débat sur la\u2019 question du chemin de: 0\u20ac pérsonnes qui attendent à Senttldfer du Yukon, .( .L\u2019hon.W.H.Montague, le député de Haldimand, lui a répondu avec vi-' guetr et a démontré que le gouvernement a fait un marché sans conriaf- tre les conditions du contrat.Il ne connait pas la valeur des terres, il ne sult pas quel sera le tarif de In, compagnie, 11 ne sait qu'une chose c'est qu\u2019il a donné.trois millions des terres réputées les plus riches du mon- | de, en retour d\u2019un chemin bien ordinaire.\u2018 Le député de Haldimand demande que, les terrés du Yukon solent réservées aux canadiens, puisque les Ktats- Unis leur refusent Pavantage d'exploiter leurs terrains miniers.M.Robertsun, zn député indépendant, a'aussi dénoncé Je contrat qui a été adopté en première lecture.Sir Charles a attiré ensuite l\u2019attention de la chambre sur la réponse du nremier-ministre au sujet du discours de Lord Aberdeen à Toronto, et il demande que\u2019 le gouvernement en prea- ne carrément la responsabilité.Le premier-ministre croit que Lord Aberdeen, na pas parlé
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