Journal des campagnes, 20 juillet 1901, samedi 20 juillet 1901
[" a 203me ANNEE\u2014No 28 Le bilan LE JOURNAL DES CAMPAGNES .' HEBDOMADAIRE 8 PAGES PAR NUMERG anbomèetemente recense FRIX DEL'ABONNEMENT UNRU.\u2026\u20260.voccccce UNE PIASTRE LIXIMOÏS.'Loscsvaccocvacecscscunee.GOOLS 1XOIB IDOI cous iecscanssinasncnssee 250LS Tour la Francs otl\u2019étraager.10 fr, (En Inoluant los frals de port.) STHICTEMENT PAYABLE D'AVANCE 1}03.CHAPAIS - - - Directeur POUR L'ADMINISTRATION: J.DEMERS & FRERE 30.RUB LA FABRIQUE QUEBEC.QUEBEC SAMEDI 20 JUILLET 1901 Canada et Etats-Unis Une des publications commerciales les plus importantes des Etats-Unis, le \u201cDry Goods Economist\u201d de New- York, contenaît dans un récent nu- wéro un long et important article sur l'état des relations commercia- Jes entre le Canada et les Etats- Unis.L'article débute en exposant l'extraordinaire indifférence des Etats- Unis pour le marché canadien, alors qu'on s\u2019y est préoccupé si souvent de la question d'étendro les relations commerciales avec la France, l'Argentine, les Antilles ct autres pays.Malgré cela, continue \u201c\u2018l\u2019Economist,\u201d notre commerce avec le Canada dépasse de 50 pour 100 celul que nous faisons avec l\u2019Amérique du Sud, l'Amérique Centrale et les Antilles réunies, ainsi que le prouve la statistique : EXPORTATIONS pes ETATS-UNIS 1 Amérique du Sud \u201c(10 Etats).« .« .$38,254,564 Amérique .Centrale (15 Etats).» 6547026 Antilles \"(Cuba excepté).18,969,262 Total.+» +.» » + +3$63,770,862 Canada.» « « $95,024,248 * L'Economist ** éit que si ce chiffre des exportations de marchandises américaines au Canada n\u2019a pas été triplé, la faute.en est à la République et pon au Dominion.A plusieurs reprises, ajoute-t-il, le Canada a demandé de conclure avec les Etats- Unis un traité de réciprocité commerciale, et dernièrement encore, lors de la dernière session de la Commission lhternationale à Washington, on a essayé de renouveler les né- gocintions.Les Américains ont donné aux délégués canadiens une réponse qui les a justement déconcer- tts, ; Le résultat, c\u2019est qu\u2019à l'avenir, le renouvellement des ouvertures devra être fait par les Etats-Unis et non par le Canada, L'auteur : de l'article accuse les hommes .d'Etat américains d'impré- Voyance politique, puis il ajoute : \u201c Ce n\u2019est pas en mécontentant les Canadiens qu'ils les attireront à la République.Que le peuple du Canada connalsse une fois les bienfaits du\u2019 lbre échange avec les Etats-Unis et 11 ne tardera guère à demander son admission dans l\u2019Union.Plutot que derenoncer aux avantages d\u2019une union commerciale, il choisira de devenir yn des Etats-Unis d'Amérique.\u201d \u201cL\u2019Economist\u201d se trompe sur le gentiment canadien à ce aujet.Le Canada à déjà connu une ère de réci- procité-commerciale avec les Etats- Unis avant: 1851.Depuis cette époque, 11 n'a \u2018plus accds aussi facilement au marché américain, mals cela ne l'a Jamais engagé .à désirer l'annexion.- Dans tous'les cas, les déclarations de \u201cl'Economist \u201d démontrent une ols de plus que l'itée d'étendre les relations commerciales entre les deux rays, fait du chemin aux Etats-Unis, et 11 n\u2019y aurait rien d\u2019étonnant qu'un four ou l'autre les Etats-Unis te-| \u2018raient\u2019des ouvertures au Canada pour étendre les relations commerciales entre les deux pays.ceed, See ET Vente de Charité Jeudi prochain, le 18 du -ourant, aura lieu A 'L'Islet, l'ouverture d'une grande\u2019 veñte de charité, au profit d'une bonne.oeuvre diocésaine, sous lo présidence honoraire de madame Déchène, épouses de l\u2019hon.commissat- ze de l'Agriculture.L'on promet, en outre, toute une semaine d\u2019amusements, tels que banquets, excursion, et pour couronner le tout, une soirée dramatique organisée par les char- mañtes jeunes filles de .cette paroisse.y > © + \u2014Communiqué.:* Mort subite à Lévis LP \u2019 Mi; T, Gujibault, second ingénieur- mécantt! en'au basein de carénage de St-Jonéph de Lévis, est mort presque subitément hier midi De bonne heure hier matin; \u2018pepdant qu'il était à .son ouvrage, il s'est soudainement sentf tès malade II se fit conduire à sa 1&ldepce ; peu Aé temps après il per- rat connalssaïce,et malgré les soins xu1 médecin, ll'expirait vers midi, sans avoir recou connaleyance.M.\u2018de onze enfants.»-Guilbquit .était.Agé.de .48.aus et 11 Te d'un ministère Notre confrère de la \u201cGazette de Montréal \u201d a publié.ces jours-ci, un article extrêmement = datteur à l'adresse du gouvernement qui administre actuellement les affaires de la France.\u2019 Il fait d\u2019abord observer que le ministère Waldeck-Rousseau a le mérite de la durée, Sur ce point fl a raison ; ce mérite, si c'en est un, ne saurait être nié au préseut cabinet français.Formé le 23 juin 1899, il est encoro debout aujourd\u2019hui.Pour la France, et sous lo régime de la trot- slème République, c\u2019est déjà un règne remarquable.Voilà bisntôt deux ans et un mols que M.Waldec-Rous- seau détient le pouvoir.C'est très beau, étant donnée l'effroyable insta- dilité ministérielle à laquelle la France s\u2019est malheureusement habituée depuis trente ans.De 1870 à 1901, £avez-vous combien de gouvernements ont apparu et disparu à l'horizon parlementaire ?.Trente-buit ! Quelques-uns ont duré un an, quelques-uns dix mois, d'autres huit mois, six mois.Celui de Gambetta, \u201cle grand miuistère \u201d de 188L, à duré deux mois et demi.Au Canada, dans le même Iaps de temps, nous n'avons eu en réalité que quatre ministères : ceux de sir John Macdonald, de M.Mackenzie, de sir John une seconde fois, et de sir Wilfrid Laurler.Oar les cabinets Abbott, Thompson et Tupper étaient la continuation de celui de 1878.Le gouvernement Waldeck-Rous- seau a donc atteint un bel £ge, dans va pays où les vieux ministères sont inconnu.Jusqu'ici deux seulement l'emportent sur lui en longévité po- Utique : celui de Jules Ferry, qui a duré du 21 février 1883, au 30 mars 1885, et celui de M.Méline, qui s\u2019est maintenu depuis avril 1896 jusqu\u2019à juin 1898.Mais ce n\u2019est pas tout de vivre.Pour les ministères comme pour les hommes, il faut faire le bien et éviter le mal.Et c\u2019est ici que nous nous eéparons de la * Gazette\u201d Par ses oouvres le cabinet Wadeck-Rousseau est un des plus mauvais que la France ait eu depuls vingt \u2018ans.Sa formation seule a été un défi à l'opinion publique.El'e réunissait dens les mêmes conseils M.Waldeck- Roussoux, onportuniste, avocat du capitalisme et de la haute banque, M.Millerand, soclaliste, révolution- nalre forcené, apôtre des doctrines communardes, et le général marquis de Galliffet, soldat célèbre, ancien césarien, exécuteur impitoyable des herdes de 12 Commune en 1871.Etant donnés leurs antécédents «t leurs opinions, on pouvait s'attendre à voir, un bon jour, Waldeck-Rousseau requérir la justice de coffrer Millerand le collectiviste, ou Galliffst donner des coups de sabre à Millerand l\u2019anarchiste! \u2026\u2014 Mais les contempler en triumvirs, la main dans la main, collègues dans un même ministère, jan.ais ! Et cependant, cela s\u2019est fait.Et, en arrivant au pouvoir, ce gouvernement a donné le spectacle de la coalition la plus monstrueuse et la plus immorale.Si au moins la suite eut racheté le début.Mais le bilan politique de cette administration est déplorable.Sous prétexte de défense républicaine, qu\u2019a-t-elle fait depuis deux ans sinon ostraclser, persécuter, désorganiser ?M.de Galliffet & commencé par décapiter l\u2019armée = >n frappant ses plus illustres généraux, comme Uintrépide et brillant Négrier.Puis quand lui-mêmo a été dégoûté de la besogne qu\u2019on voulait lui faire poursuivre, l'inepte et ineffable général André est venu étaler dans le ministère de la guerre une inintelligence phénoménale et une haine de sectaire.11 a abreuvé d'humillations et d\u2019injustices les meilleurs officiers, Il a été non le chef de l\u2019armée, mals l'exécuteur des hautes oeuvres du communisme contre \u201cla grande silen- cleuse.\u201d Dans le domaine économique, ce gouvernement n\u2019a pas été moins néfaste.Encouragés par la présence au pouvoir d'un de leurs chpfs, M.Millerand, les rollectivistes ont multiplié les grèves et paralysé plusieurs industries françaises.On les a vus préconiser et même tenter :l'imposer À tous les travailleurs de France, la grève générale.Dans le domaine financier, l\u2019action délétère de co cabinet fatal s\u2019est également manifestée.Par son projet d'impôt sur le revenu, conçu dans un esprit menaçant et frappé au coin de l'idée jacobine, 11 a alarmé les Intérêts les plus légitimes, ot effrayé le capital français qui a commencé déjà un mouvement d'émigration désastreux pour les institutions de crédit .ot pour les industries nationales.Enfin, pour couronner son oeuvre, il a déclaré ln guerte aux libertés les plus sacrées : la liberté de l'enselgne- ment, la Ilberté de la charité, la 1t- berté de la parole évangélique, la liberté de l'apostolat chrétien: et, sous le couvert d\u2019une lo! relative aux as- soclations, 11 a inscrit au bulletin de la législation francaise une oeuvre de haine et de persécution, d'iniquité et d'ostracisme, d'intolérance et de spo- Mation, qui est-à la fois un crime de lthe-conscience\u2019 at de-lôse-patrie.Notre confrère de la \u201c Gazette,\u201d dans -la, colonne volsine de.celle.od 11 fait 1'é; loge du gouverngment Waldnck! 'publie cet entrefilet: \u201cLe Pape a.pu- HEBDOMADAIRE blié une lettre condamnant la récente législation \u2018française contre les ordres religieux.Cette législation est non seulement restrictive, mals dans quelques-unes de ses dispositions elle édicte la confiscation.\u201d Notre confré- re & raison.Mais, à son avis, introduire ln confiscation dans le droit public de la France à l'aurore rayonnante du XXäme siècle, est-ce une Le jugement que nous portons ici est sévère, sans doute.Mais il n\u2019est pas plus sévère que celui de vieux et sincères partisans de la \u201cépublique comme MM.Méline, Ribot, de bar- cère, Wallon ; pas plus sévère «jue celui d\u2019esprits supérieurs ot pondérés comme MM.Brunetière, Jules Lemaltre, de Vogité, Leroy-Beaulieu ; pas plus sévères que celui du * Journal des Débats\u201d \u2014 de la \u201c République française,\u201d voirc même du \u201cTemps,\u201d cette feuille obstinément ministérielle, ct non suspecte de cléricalisme.Un journal parisien n résumé comme suit le bilan du mfnistère Wal- deck-Rousseau : \u201c Le pays, livré pleds et poings liés au cosmopolitisme ; les plus valllants patriotes Incarcérés ou banuls ; l'armée insultée, traquée, désorganisée ; see mellleurs officlers aacrifiés; le défense nationale compromise; les agents du ghetto placés en vedettes dans les administrations publiques et privées ; le collectivisme et la ploutocratie d'Israël portés au pinacle; les catholiques traités en serfs taillables et corvéables à merci, leurs évêques bâillonnés et spoliés, leurs prêtres stlgmatisés ; le mensonge élsvê à la hauteur d'une institution, l\u2019impudence transformée en procédé de gouvernement : telle est, brièvement, très brièvement, résumée, l\u2019aeuvre sinistre accomplie par nos -riminels décemvirs.\u201d Eh bien, cette oeuvre, nous la réprouvons de toute notre énergie.Et qu'on ne s\u2019y trompe pas ; ce n'2st pas la France que nous attaquons.La France, cette patrle de nos souvenirs ot de nos aïeux, nous l'aimons de tout notre coeur.Ce n'est pas non Plus la forme républicaine qu'elle s'est donnée et qu'elle a le droit de conserver, ce n\u2019est pas cela que nous dénonçons.C\u2019est une macédoine de sectaires et de jacobins, un cabinet hétéroclite et funeste, qui n'était pas hier, et qui, espérone-le, ne sera plus demain.THS CHAPAIS.ret A er Le testament de l\u2018abbé Verreault I porte la date de 1859 Sa bibliothèque au Séminaire de Québec \u2014 Voici le texte du testament de feu l'abbé H.A.Verreau, qui a été produit, samedi, au greffe des Tutelles pour vérification : \u201c Au nom du Père, du Ills et du Saint-Esprit.\u2018* Comme je dois partir, demain, pour Portland, dans la vue des «cel- dents qui peuvent arriver, J'écris icl mes dernièrés volontés.\u2018 \u2018* Je laisse à ma soeur, Justine Verreau, tout ce que je possède d'argent et de paplers et de livres, à condition qu'elle ait soln de mon père, de mon frère et qu\u2019elle prête secours à ma soeur Eléonore où À ses enfants, s'ils se trouvent dans le besoin.\u201cJe veux que mes dettes nolent payées et que seize louls solent remis A la Sainte-Enfance at que plus tard encore deux louis à In Suinte- Enfance ; que mes cadres \u201colent laissés à l\u2019école comme restitution des torts de ma mauvalse administration et qu'elle fasss de bonnes oeuvres à cette intention.Je me recommande à toutes les prières de mes parents.\u201cH, A.B.VERREAU, \u201c Montréal, 6 décembre 1859.\u201d Comme on le voit, ce testament est très vieux.Il a été trouvé le 3 juin 1901, dans les\u2019 papiers du vénéré défunt.* dans une boîte de \u2018erblanc rlacée sous l\u2019escalier dans #a voûte à l'Ecole Normale,\u201d par les Dra Duval ot Chabot.La requête pour vérification a Cté présentée par Monsignor Thomas EL Hamel, du séminaire de Québec.L'écriture du testament, qui est olographe, est attestée par le Dr Chabot, de l'Ecole Normale, comme étant bien celle du testateur.On a été quelque peu surpris de trouver ce testament.qu'on croyait avoir été détruit depuis blen des années, dans une boîte contenant un lot de vieux paplers sans :mportance.Il est probable que l'abbé Vorreau croyait l'avoir détruit, car il en fit un autre en 1873, alors qu\u2019il fut envoyé en Europe par le gouvernement pour s'occuper des archives canadlen- nes.En 1891, lors \u2018de la démolition de la façade de l'Ecole \u2018Normale, il fit un troisième testament.On n'a pu les trouver.11 semble certain qu'il les a détruits.C'était l'opinion, dans lp cerclz intime de l'abbé Verreau, qu'il n'avait ras fait de testament.11 avait manifesté ses dernières volontés si eou- vent et avait une telle conflance qu\u2019elles seraient respectées qu\u2019il ne croyait pas devoir les mettre par.écrit.I] avait toujours dit que ga bi- dliothèque canadienne, qui \u2018est la plus précieuse en manuscrits et en livres rares, :lrait au séminaire de Québec.Malgré ce testament, la volonté du, défunt, si souvent manilestéo, sera respectée.La bibliothèque ira Au sé- moinaire de Québec, qui donnera une compensation à la légatrics universel- lo, Mile Justine Verreau, qui vit encore et réside à L'Islet.La population d'Ottäwa \u2014\u2014 A Une dépêche d'Ottawa annonce que la population de Ja capitale fédérale.est de 57,778 Ames, eoit uné augmentation de 13.624, pendant la dernière, écade.\u2019 =.de ementation de 1881 A 1801 a été de 12,847 soit 41 p.¢.- Cette Année la population de\u2018ln ville montre, une augmentation de 90.p.©.\u2018sur l'année 1891.LT A oeuvre qui mérite des couronnes ?| À CHALEUR i it \u2014\u2014 En \u2018Europé et aux Etats-Unis N .2 -\u2014\u2014\u2014\u2014 Londree, -15,\u2014 berlinois du ** Times que la chalour intense a complètement desuéché les erfllrons de Berlin.Toute bumidité, à une profondeur de plusieurs pleds, à complètement disparu du sol.Les fruits tombent des arbres avaut d'être mûrs, Quant aux pommes de terre et aux foins, la sécheresse les menace sérieusement.Copenhague, 15.\u2014Uno extrême cha- \u2018leur se fait- sentir dans tout le Dauemfrk.Sept personnes ont été au- jourd'hui, victimes de la température correspondant télégranhie -aétuelle, Genëve, 16.\u2014L\u2019épouvantablie chaleur ne diminue \u2018pas.11 y avait au- jourd'hui, D midi, 29 degrés Fahrenheit.\u2019On çompte de nombreux cas de prostratious et d'insolations.New-York, 15\u2014Les souffrances causées par la chaleur et lu sécheresse dans le Kansas, dans l\u2019ouest du Missouri et dans le Territoire indien sont plus intenses que jamais, et lon n\u2019espère guère de soulagement avant l'automne.Partout, le thermomètre s'élève au-dessus de 100 degrés Fahrenhelt, soit environ 35 degrés conti- grades.Pas un nuage, pas la moindre brise ne viennent tempérer cette chaleur torride, A Kansas City, il a fait une brise du nord qui a rendn la nuit tolérable, mais la chaleur a redoublé pendant la journée.La rareté de l'eau rend la situation très dangereuse, en cas de feu, dans un certain nombre le villes, A Topeka, A Atchison, A Emporia, à Lawrence et dans d'autres villes importantes du Kansas, les pompiers ont fait appel aux habitants pour les inviter à fermer chez eux tous les rôbinets d\u2019eau dès qu'ils en- tendralent sonner l'alarme d'un incendie afin de permettre d'alimenter plus factlement et avec la pression voulue les nompes à incendie, A l\u2019heure actuelle, pas une de cez villes ne pourrait combattre avec avantage un feu important.Les bâtiments sont tellement \u2018sèes qu'à la moindre étincelle tout prendrait feu \u201comime une boîte d\u2019allumettes et les pert:s re- ralent énormes.Dans la campagne, tous les cours d'eau sont à,'peu près à sec.Les fabriques ot,lés usines d'électricité qui prennent leurz forces motrices de ces cours d\u2019eau sont fermées ; la plupart des étangs sont desséchés depuis deux semaines et la question de l'eau pour les bestiaux cst l\u2019une des difficultés les plug importantes que les fermiers doivent résoudre.SI la sécheresse se malntient, ils ne nourront y Temédier et seront obligés de continuer à se débarrasser de leur vétail.Pour le moment, 1ls les vendent à un bon marché impossible.Ils en viendront même à les donner, rar l\u2019achat de vivres leur revient à un prix beaucoup plus élevé que la valeur du bétail.Les expéditione de Lestiaux et de porcs vers les villes sont de plus en plus nombreuses et importantes ;.© les \u2018férmiers cherchent à s\u2019en débarasser à n'importe quel prix.Les laitiers lait, A cause dec la rareté et de la cherté des vivres, A Lincoln, dans le Nebraska, la chaleur a été, hier, plus intolérable que jamais; le thermomètre a narqué 102 degrés Fahrenheit à l'ombre, soit environ 39 degrée centigrades, Dans les campagnes voisines, une pluie de deux jours sauverait la récolte du maïs ; tandis qu'une autre journée de chaleur et de sécheresse causera d'importants dégâts.New-York, 16\u2014Un violent orage a éclaté à Joplin.Missouri, et la pluie abondante qui l'a accompagné a fait baisser la température, Il est tomté de légères averses aux cnvirons de Kansas City.mais elles n'ont procuré à Topeka où Il est n\u2019est tombé qu'un peu de pluie sans changer in température.Dans le Nebraska ct «ans le Dakota du sud, il a fait un orage, mais 11 est tombé à peine assez de pluie pour enlever la poussière, et Saint-Paul, le thermomètre a sensl- 75 degrés Fahrenhelt à Saint-Paul.Du Sud-Ouest passant à l'Est, à New-York en particulier, la température est loin d'être plus agréable et plus supportable.La chaleur n'a pas humidité que chacun se plalguait, chacun se sentait mal à son aise.Jl y avait, en effet, 93 p.c.d'humidité dans l'atmosphère, ce qui «st pour ainsi dire le point extrême et dépas- salt de 20 degrés la moyenne d huml- dité que l'on a d'ordinalre à New- Yorktte lta Vogue Méritée SI le BAUME RHUMAL est maintenant autant répandu dans le monde, c\u2019est blon dû à sou efficacité et by el \u2014 Le pont de Québec Le caisson ost en position Les travaux sur le nouveau pont de Québec sont poussés activement Le gros cuisson a été placé le 20 juin, mais il a failu quelque temps pour le mettre en bonne position par suite des tempêtes que nous avons eu depuis ce tompzlà.Les travaux ont continué sans délal.depuis ce temps.Actuelloment l'une des extrémités du caisson repose à quatre ou cinq pivds au fond tandis que l'autre extrémité repose sur le lit de la rivière.Les - bommes.travaillent quatre heures chaque jour et chaque nuit et le minage se poursuit.Le caisson est éclairé à l'électricité et M.Davis s'attend qu'à partir dès mainteuant Ie 3% Vivent les Boers ! Vivo Dewet ! \u201d Aujourd\u2019hui, à la chambre des communes, M.Henri Norman.libéral.a interpellé à ce sujet M.Brodrick, secrétaire de la guerre.Cului-ci a répondu en lisant la correspondance télé.Eraphique de lord Kitchener.Ce dernier avait tout d\u2019abord déclaré l'histoire saus fondements, mais a depuis télégraphié la version d'un officier blessé de la yeomanry ; cet officier affirmerait que les faits avancés sont (réels.Finalement lord Kitchener a \\télégraphié le 9 juillet à M.Brodrick d'avoir vu les Boers achever les blessés à coups de fusil.L'INDEPENDANCE ET PAS AUTRE CHOSE Amsterdam, 12 \u2014M.Fisher, le délégué boer, à prononcé les paroles sul- vantes : * Le président Kruger est itout à fait opposé à la proposition anglaise d'accorder aux Doers le mé- ;me système de gouvernement que ce lil en vigueur au Canada Il nous faut.a-t-il dit.l'indépendance et pas autre chose.\u201d CONFERENCE DE DEWET On écrit de Bruxelles, en date du 30 juin .: Andries Dewet, le neveu du fameux général orangiste, a fait une conféren- ,ce à I'Alhambra de Bruxelles.|_ Le conférencier rappelle tout d'a- i bord que le seul but des Boers a toujours été de vivre et d'agir en toute liherté, selon leur conscience.Pourchassés par les Auglais depuis près d\u2019un siècle, Ils ont dû changer quatre fois de patrie.Les Anglals les ont obligés à leur acheter des esclaves, puis ils out exigé la libération de ces esclaves, saus Indemnité.Avant leut dernier exode vers le nord, les Buers out dû céder leurs propriétés aux Anglais pour des sommes dérisuires, Et non seulement les Boers ont dû subir Ces exactions, mais des massacres des leurs ont eu Îlleu en bloc.C'est ainsi qu\u2019au Natal six cents femmes et enfants ont été assassinés le même ! jour.L'orateur arrive à la guerre actuelle.\u201c On nous reproche de n'avoir pas investi Ladysmith, dit-il.La place, trop bien fortifiée, était imprenable pour nous.mais nous avons capturé 1,000 Anglais et 6 canons, Nous n'avons pas poursuivi sir Redvers Buller, parce que nous étions 3.000 contre 21.000 et que nous eussions été perdus si nous avions franchi la Tugela.La résistance de Cronje.qui tint ;lête à des forces considérables et A S0 canons «t \\nfllgea aux Anglais une perte de 5,000 hommes, tant morts que sept hommes ont prété sermeut : i ] \u2018 | Ï Paris, 14.\u2014M.Gilles de Ja Tourette, | due blessés, a prouvé ce dont nous le célèbre médecin, vient de devenir, étions capables.fou et d\u2019être enfermé.11 avait acquis Le commandant dépeint ensuite les su célébrité en traitant les maladies incendies des fermes, les horreurs de mentales.Dans les derniers temps, il la disette daus les reconcontrados, où ne pouvalt pas souffrir la moindre, l'on sert aux femmes et aux enfants contradiction, lt est atteint de la ma-, du maïs pourri par les vere, nio ce grandeurs.Li était le plus re-| \u2026 J'ai trouvé, ait Dowet, daus la po- merquable des snciene éleves du doc-| he d'un Angiais uce lottre deus la- teur Charcot, quells fi se Vantait d'avoir \u2018tu6 60 Paris, 14.\u2014Charlutie Cipriaul, une) bicssés boers & Elendelnagte.Lord graduée de l\u2019université de Chichko, | Roberts a, du reste, écrit Ini-même à vient d'âtre regue cocteur ds-luttres: Botha qu'il traiternit comme des vo- par l'université de Paris.Elle est In leurs !°s combationts qui continue première femue à recevoir pareil hon-!raieut la luite.Le général French lui- nour, Saint-PétersLbourg, 14.\u2014}.Paul Lessar, conseiller à l'ambassade de Russie à Londres, vient d'être nommé ministre en Chine.11 va remplacer M.de Giers.On le dit auglo- phile.Belfast, Irlande, 14.\u2014La célébration de l'anniversaire de la bataille de Boyne cat marquée par les bagarres habituelles.On n\u2019a pas eu à constater de troubles sérieux, de nombreux sol- duts\u2019et la police tenant les partis vn respect.\u2014\u2014 Voleurs pincés Paris, 14.\u2014-Le corresnondant mar- \u201cselllais de \u201c l\u2019Echo de Paris\u2019 annonce que deux ÎItaliens viennent d'être arrêtés.On: à trouvé en leur nossea- sion les bijoux.évalués à 30,000 francs, qui avalent été volés à M., domicilié No.1, rue de Longps, à Paris.= i John Munroe, un banquier améri- | frénétique.môme s\u2019eet oublié au point de faire diriger cing canons sur une maison remplie de femmes et d'enfants.\u2018 1 L'orateur confirme à son tour, d\u2019après ses propres renseignements, la | fausseté des dépêches anglaises.1} | déclare que, pour vaincre, les Anglais devront tuer jusqu'au dernier Boer, mais que la force que puisent les combattants des deux Républiques dans l'opinion et la sympathie du moude entier leur donnera la victoire finale.\u201d Le commandant Dewet regrette en torminant.que des canons allemands et des fusils autrichiens alent contribué à l'extermination de ses compatriotes.Les applaudissements n\u2019ont cersé do couper ce magnifique exposé des misères, des triomphes aussi bien que\u2019 des i espoire des Boers ; ils ont accompagné l'orateur jusqu'à la fin de sa conférence, qui a été salués par une ovation La foule s\u2019est répandue dans led rues en agitant de petits: drapeaux du LE SERVICE ,.DE RENSEIGNB- MENTS BOER Un ancien officier allemand rési- ant au Cap, dans uno lettre adresséü à ses parents, donne des détails fort lutéressants relativement à l'organi- sution du service des renselgnements chez les Boers, Après avoir fait observer que les opérations de ces derniers comportent nombre de leçons dont la cuva- lerie de tous les pays du monde pour-: ra tirer profit et avoir ¢mis l'opirfon que la guerre de \" partisans montés\u201d est appelée À Jouer un très grand rô- le dans leu guerres futures, à ajoute ceci : \u2018Les Boers ont eu le talent d\u2019organiser une sorte de poste de campagne qui relio entre eux tous les rouages de leur machine militaire et permet aux différents chefs d'agir avec un ensemble étonnant.Dewet sait vxactement ce que Dclarcy fait ou a: l'intention de faire et tous deux ugissent tout à fait d'accord avec Botha et ses innombrables lieutenants, legquels eux-mêffies donnent l'impulsion la plus uulforme à leurs sous- ordres, Les Anglais tiennent, il cst vrai, les principales localités et les voies ferrées ; mais le reste de ce pays immense appartient aux Hoers, qui le sillonnent incessamment en tous sens.En effet.ils ont disposé un réseau complet de stations et de postes secrets formant une chalne ininterrompue qui relie entre eux les différents détachements boers.Il est certain que de temps à autre, les Anglals réussissent à Gventer une de ces statione : mals ces aubaines sont rares.Ces stations, très soigneusement dissimulées, abritent des chevaux nombreux et de la mellléure qualité, des provisions de bouche, les fourra- &es.des munitions, des vêtements, en un mot, tout ce dont les Boers ont besoin.* Chaque détachement, quel que soit son effectif, diepose d'un certain nombre d'éclaireurs (que l'officier allemand appelle \u201cinterligenzreiter\u2019').Ceux-ci ne se battent jamais ; ile ont pour unique mission \u201cd'observer et de rengelgner.Tout mouvement, tout changement de direction d\u2018une colonne anglaise.est aussitôt signalé par eux À la atation la plus proche, ct, missitôt que celle-ci est en possession d'un renseignement, elle le fait porter immédiatement aux postes voisine par l'intermédiaire de cavaliers montés sur des chevaux plus rapides que le vent.C'est srâre à cela que les Bners parviennent presque toujours \\ combiner leurs mouvements.à tromper les Anglais, à les surprendre et parfois à les attaquer avec des forces supérieures.\u201cIl suffit pour bien comprendre ceci, d'observer l'ensemble avec le * quel agissent lns Boers du Transvaal et coux du Cap.C'est toujours le mé- me jeu.Les uns pénètrent dans le territoire occupé par les Anglaisceux-ci leur donnent = aussitôt la chasse avec des forces nombreuser En opérant de cette façon, ils dé- Rarnissent différents points sur lesquels apparaissent avec nne régularité mathématique Botha et Delarey.ou inverrement les détachements du Nord attirent de leur :ôté les An- Blais, et leg Boers du Sud s'empres-\u2018 sent d'accourir.de recruter des hom- rires et des chevaux et de se ravitailler en munitions et er vivres.\u201d La Hague, 13.\u2014Les Boers nient les rapports d'atrocités comwmises par eux, à la bataille de Vlakfontein «t publiés par le * Daily Mail.\u201d Bloemfontein, 13.\u2014Le Rév.M.Kuhn, ministre reformé Hollanduispublie\u2019un appel passionné à son clergé l'invitant de cesser d\u2019enconrager les Boers à continuer 1a guerre, Il déclare que cet encouragement cst Ia cause de la continuation de la guerre.Durant les opérations près de Petrusburg, les éclaireure de Remingmon ont capturé un capitaine boer, un sergent et neuf hommes.Deux hélio- fraphes ont été capturés.Cape Town, 13.\u2014Le * Times,\u201d ie Cape Town, référant à l'invasion des Boers dans le Transkei, déclare que des mesures adoptées par les indiga- nes dans le but de protéger leur pro-: priété et leur vie menacés, de même\u2019 que les Européens.Le journal ajoute que pendant que les indigènes étalent employés comme garles des Boers durant la dernière invasion dans le district de Herschel, ils se sont condults d'une manière digne d'éloge.Londres.13\u2014Le lieutenant Hernaul a affirmé avoir vu des Boers fatre feu sur les prisonniers blessés A Viakfontein, cst arrivé à Plymouth, du Sud-africain, hier.Lord Kitchener a envoyé un message au Bureau de la guerre, hier, expliquant nourquoi 11 n'avait pas rapporté: l'engagement entre 240 éclaireurs et 400 hommes de l'Armée ennemi, près de \\Warm- Baths, à bonne heure le mois dernier.Il dit que les Boers étaient commandés par Pretorius et non par Beyers, tel que la chose a été annoncée.En terminant, Lord Kitchener «lit : \u201c Je ne suis pas d\u2019avis de transformer toutes les escarmouches en victolres anglaises, comme le font les journaux, mals je guis impuissant à contrôler cela, toutefois je ne l\u2019encourage pas.Une dépêche de Lord Kitchener au Bureau de la guerre, en date d'hier, dit qu'un poste de constables dans le Sud-atricain, à Hont-Kop, au nord- ouest de Verceniging, a £té attanué par les Boers, hier.L'ennemi n réussi À capturer un vieux canon de sept livres, mais il a été finalement re- Foussée.Les pertes des Anglais ont été de trols tués et sept blessés.Lord Methuen à été engagé à l\u2019est de Zcerust, le 5 juillet.11 a : t.Nous ne connaissons pas encore officiellement | le résultat\u2019 du recensement, mais si nous en croyons cer* - taines informations particullères, la province de Québec accuse une augmentation de population considérable, et cela imalgré des omissions proves daus plusieurs localités.Aussi dans Québec et dauv quelques régions environnantes, les énumérataurs nt Oublié des maisons d'éducation ot des établissements industricis.Four\u2019 Certaines maisons d'éducation,les Cnumérateurs se sont contentés d'inscrire lee nomy des directeurs ou des supé- rleurey, mals lls ont laissé de côté tout le personnei enseignant et le ;rombre des élèves.Malgré ces omissions,et maintes autres qui ont dû zans doute se produire dens plusieurs autres localités, la population dé ln province do Québec a uugurenté duns d'aussi grandes proportions que durant la décade précédente.Il y a augmentation presque partout, daux notre district, excepté dans Kamouraska, où l'émigration a sans doute produit de plus grands vides qd'allleurs.| L'augmentation de la population serait surtout remarquable dans Chicoutimi, Lac St-Jean, Rimouski, Bonaventure, Lévis, L'Iglet, Bellechasse, Témiscouata, J\u2018ort- neuf, Ja Beauce, Dorchester, et dans \u2018a région du St-Maurice ol deux jeunes villes qui se développent rapidement Grand'Mère et Shawenegan, ont cor- tribué pour beaucoup à grossir le chiffre de la population de cette partie de notre province.L'un des points les plus remarquables du recensement de 1901.serait le développement rapide de la race française eu cu pays.Ainsi les Cantons de l'Est qui, 11 y a une trentaine d'anuées,étalent anglais, sont avjcur- d'hif contrôlés par une grande majorité française, execpté dans le comté de Brome.Même dans Ontario.nos | compatriotes français se sont multi- \u2018pliés au point d'avoir mainterant la {majorité dans quatre ou cing comtés, Notamment dans Prescott.Russell, Nipissing, Glengarry et Fasez Mord.Un autre groupe français qui ne reste pas inactif non plus, c'est la | famille acadienne des provinces ma- | ritlmes.Pendant la dernière décade, la population acadienne ve serait développée dans de telles proportions qu'elle contrôlerait maintenant une | dizaine de comtés dans la Nouvelle- Ecosse et le Nouveau-Brunswick.L'augmentation de la population dans Ontario serait loin d'être aussi ,prunoucée quo dans notre province.Des centres importants accusent mème de grandes diminutions.On assure que dans Kingston et dans le comté de Carleton, par cxemple, la «Population a diminué de piusieurs mille.Le développement de l'élément fran- gals sur cette terre d'Amérique, tient vraiment du prodige.Les 60.000 français qui sont restés sur les bords du St-Laurent après la cession, se sont multipliés, malgré les efforts faits pour les noyer dans l'élément anglais.Leurs descendants sont res- ,tés comme eux fidèles aux traditions françaises, et après bien des lutivs et des sacrifices sans nombre, ils en sont arrivés à former une nation forte.Aujourd'hui.la province de Québec tient le haut du pavé dans la Confédération Canadienne.Chez nos frères acadiens ces développements ont été encore plus prodi- gleux.Ce petit peuple à été complètement dispersé en 1755.On a cra alors que s'en était fait de la na:: racadienne ot que la dispersion portait un coup dont elle ne se verait jamais.On s'est tromr Les Acadiens sout peu à peu rev.au pays.Comme nous, ils ont let comme sous, Îls ont gagné lear \u2018\u20acmancipation et lls ont grandi.Et S'il est vrat qu'ils sont maintenant en majorité daus une dizaine de comtés des provinces maritimes, on ne peut s'empêcher d'admettre que, toute proportion gardée, {ls se sont développes plus rapidement que nous.| LA race française d'Amérique n'est donc pas destinée à disparaître «dv sitôt, comme d'aucun se sont plus et se ! plaiseut encore à l'espérer.Elle ne cesse d'affirmer sa vitalité et sa force d'expansion, et qui sait si un jour toute lu région Est du Canada ne formiera pas encore la Nouvelle-France d'Amérique\u2014_\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L'exposition de Qu:\".: Du \u201c Journal \u2019 de Montréal : Québec fait une exposition cc.tomne.Nous lui souheitons suv.Déjà cette compaguie a prouvé \u2026 doux circonstances, malgré le mauvais vouloir des autorités de quel sue- cès elle était capable.Maintenant que les divisions sont effacées, nous croyons que le résultat sera encore plus grand.Que l'on compte sur une foule immense au prochain concours, cela est très naturel.Le presence du dug d'York et de la duchesse attirera s doute une multitude de spectateurs désireux du voir notre futur souveraih.Puis les fêtes que Québec donnera en leur honneur rontribueront aussi A retenir ovtte foule et par ricochet à assurer à l'exposition une agyiduité de visiteurs qui en assurerojnt lo sucès.La compagnie à tout cc quil faut pour faire une superbe expositt@.Edifices spacieux, terrain magn.aae, clic peut donner gslle à tous les exposants qui désirent profiter de l'occasion pour faire valoir leurs fndns- tries et les avantages qu'ily oftrent.À la ciientôle canadienne.L'oxpastion.ae l'année dans la province de- Québec, et nous engagéons beaucoup l'in- duystrie du Mont -à s'y.fgire représenter.SN Il y a divergence\u2018d\u2019opinion sur I'utilité de ces concours .agricoïés .et- industriels, mais \u2018une, chope.certaine c'est qu\u2019elle procure À la\u2019 population rurale l'avantage d'une ! .Qu\u2019elle n'apprendrait- qu ment par la description.\" wT : is NS vaches Ru; 0e sien mad gonnaître = façon intolligente une foule \u2018de choste .| 'Tmparfatten. eme as serez meet ame æ \u2014 11500 AR ae ~ pe ws gga 1 TN = fst on \u2019 + i } i { UNE .CHASSE.A L'OURS jonbee date se ag = Le eat hive \u2018émouvante chasse à Fours nous arrive du Nord.M.Alphonse Huot, qui était autre- \u2018fois commis À THôtel Riendeau, était allé passer quelques jours, chez son fière Arthur, le guide et träppeur bien.connu.du Jac Lavelle.Pour reve- Nir lundi il traversait le lac en cauot, d'aller prèndre le train, lorsqu\u2019il féncontra sur le lac, une embarca- n montée par M.Eloi Goffin et Paul Lattamme, ct aperçüt à quelque distance une troisième chaloupe vc- cupée par un M.Jules Léonard et son flls.M.Léonard faisait signe aux au tres embarcations d'approcher.Arrivés non loin de M.Léonard, les Qutres pursonnages s'apergurent qu'il était aux prises avec un ours énorme qui nagenlt à la surface du lac.Or, dans ce combat, M.Léonard n'était Armé que d'uue gaffe à trois branches recourbées, mais {] ne désirait nullemesit voir In terrible bête s\u2019enfuir.et c'est afin de le cerner qu\u2019il avait fait signe aux autres embarcations de s'approcher, Cependant, l'ours ne paraissait pas décidé à lalgser capturer comme un lapin, et il ne tarda pas à prendre une attitide menacçante.S'approchant de la chaloupe de M.Léonard, il avança sur le bord deux énormes pattes, tt, d'un puissant effort, il se souleva hors de l'eau.essayant de se jeter dans l'embarcation, qui faillit la chavirer.A un autre effort de la terrible bé- te, qui tenait ouverte sa gueule armée de crocs monaçants, M.Léonard lui lança comme un harpon dans la gueule, les dards acérés de sa gaffe.Au même [Instant les hommes qui monutient les trois chaloupes firent ipleuvoir les coups sur la bête furleu- se, qui succomba finalement.Le corps de l'animal fut remorqué au rivage : il pesait, paraît-il, plus de 200 livres.\u2014\u2014 Le blé au Manitoba Il faudra dix mille moissonneurs pour la récolte Le Rév.Père Blais, missionnaire agricole qui a conduit il y a quelques semaines un parti de visiteurs davs les plaines fertiles du Manitoba, est de retour à Montréal.Son voyage 8 Été très fructueux et le spectaclebqui se déroule à cetto époque de In saison dans les champe de blé à perte de vue a vivement intéressé ses compagnons de route.St la température continue à être favorable, la récoite seru excessivement abondante et il faudra au moins 10,000 moisbscurités ct des incertitudes.*, \u2018 Mais tant de combats nvaltnt\u2019 brisé la pauvre fille, et, ainsi qu'ojte l'a: .Vait dit à sn tante, ello avuit'féprou- jYé le besoln irrésistible de changer \u2018\u2019de scène, ne fût-ce que pout reprendre son équilibre.Uh court séjour au béguinage, loin de \u2018sa prison brillante et de sa chafue dorée, devait être en offet uno halte dans sa vie.i.\u2019 ; XXI ; : p Ce ne fut.qu\u2019à l'aube quo Liaferma les yeux, ct cepengant la cloche mn- tinale l'évoilla bientôt après.Les oiseaux | chantalont pus les, vieux arbres ; les béguinces,\u201d träver- sant l'enclos, se pressalent vers l'église, et Lin vit passer sa tante qui, ayant jeté un regard vers la fenêtre, lui -adressa, en so hâtant, un signe d'amitié.: hy La jeune fille s'habilla promptement, but, sans s'asseoir, In tasse de chocolat que.Gudule avait préparée pour elle, et se dirigea vers.l'&flise où les béguinés, couvertes de.Teurs voiles blancs, avaient conimancé d'une voix donce à psalmodier Voffico sacré, Te Le soleil matinal entrait a flots dans la nef, étendant sur les dalles de larges bandes irisées, el baignant dans ga lumière toutes ces pleuses femmes, immobiles dans leurs stallas.Lia contemplait = ce spectacle avec @motion, et non sans uno secrète envie.Que ne pouvait-elle, sôparée du monde dont le contact lu blogsaut.éloignée de ce luxe qui lui était deve- au odieux et Iui semblait un sout- det sanglant, chanter chaque jour les louanges de Dieu dans une église tranquille, entourée de compagnes Pleuses et sincères, et habitér -pendant le reste de sa vie une de ces viellles t modestes demures, fpute à la prière et au soin des pauvres ! Mails c'était un rève.Il fallait jouir bien vite de ce repos, de cette hilte, Puis passer et reprendre son férdeau.Lia pria avec ferveur.Quel autre refuge, quelle autre joie, quel autre &ppui lui restaiît-il, sinon la \u2018prière = Les béguines sortirent uno\u2019 à une jetant sur celle en passant un regard de surprise et d'admiration, Quelque simple que ft sa toilette, elle demeurait toujours élégante, et elle était si joile, si touchante, et si étrange aussi avec ces cheveux noirs sepoussant autour de son front, et cette mèche d\u2019un blanc de\u2019 neige rappelant le mai terrible qui avait failli prendre sa vie! Une semaine s'écoula.Lin essayait d'oublier pour un temps le passé et I'avenir, et de se plonger tout entidr.dans cette vie pouyelle et paisible.Mlle Yan Deering avait pu çraindre un.instant qu'elle ne s'ennuyâAt près d'elle ; mais, à sa grande surprise, Lia ne semblait jamais plus heureuse que dans le salon antique \u2018de sa tant» nsgise dans le fauteuil qui avait été le siège favori de sa more.\u2018Naturellement, on lui.fit voir Bruges, et elle était trop blen dôud, tro: artiste pour ne pas admirer sous ses divers .aspects cette ville mi-espagno- le, mi-flamande, .avec.les (canaux vombreux qui l'ont fait appeler la Ve- ustensiles dont on'\u2018s\u2019y servait étaient.aussi \u2018primitifs que peu nombreux.\u201c Au moyen Age, l\u2019idée at la- chose que représente le mot tout moderne de \u201cconfort\u201d étaient égaloment Inconnues.Les tempéraments s'accom- modalent d'une vie dure, comme let y habitudes d\u2019une simplicité ct d\u2019une grossièreté relatives.Nos suntés,_ pas Plus que notre délicatesse, actyollé, Ne pouralent supporter 166 cühditioné Si tel était l'état dos moeurs, \u2018fl ne faudrait pas comparer, un hospice | d'autrefois avec nos hôp nes ; il serait au moins équitable de faire la part des temps, de habitudes, des notions de sclence ot d\u2019hygiène.Mais à ceux qui \u2018représentent l'Hôtel-Dieu antique \u2019 foyer pestilentiel manquaient, frir an type dg L\u2019hdspice Suint-Jèan n'était .pas u excoption.Toute ville possédait \u2018un chis de dons magnifiques ct princiers, offraient des proportions vustes et: saines.Il faut voir, à l\u2019hôpital Saint- | Jean, ces corridors bien uérés, dont la prévoyance méconnue des temps! anciens avait revêtu les murailles «de carreaux de faïence, sage précaution contre les miasmes,\u2014et celto salle gothique, vaste comme uno église \u2018qui ne reçoit plus de malasles qu'en laquelle des cloisous à double haute ux moder- | trahgullle demiéure.Alors gue JOURNAL DES CAMPAGNES mettalent au nouveau ménage plug de fortune qu\u2019il n'en avait rêvé.La durée du séjour de Lia chez ea tante devait être d'un mois.Mlle Lidwine avait espéré que le changement d'air et le repos amäneraient une notable amélioration dans la santé de Ja jeune: fille.11 n\u2019en était rien cependant.Lia n\u2019était pus malade, mails el- ; le.démicuralt länguissanté, comme, sl ello ent fléchi sous le poids d'un fâr- dans lesquelles vivaient jadi5 les rois.'deau trop lourd.Élle sourikt souvent, mäls jamais un rire frais ot heureux m'était venu éveiller les échus de la a lou- ges nults paisibles auralotit dû lui rendre les fdrées, collé semblait.le matih, plus faible ei plus lasse.Son teint était brillant; mals Mle Lid- ! comme un wine, qui avait l'expérience des mu- où les imalades jndes, n'était pas satisfaite de ces même hors les temps couleurs presque trop vives, qui con- d'épidémie, de soins éclairés, d'espa- trastaïent avec la pleur des lèvres et ce, d'air et de bien-être, an peut Of-ll'amaigrissement du visage.Parfois, cs aslles dus ue duaud elie prenait la main de Liu, ¢ elle là trouvait sèche et brûlante, ot les fébrilügés ne semblaient point Hôtel-Dieu, tout monastère au MOINS avoir d'action sur cette organisation une infirmerie, ct ces édifices, enrl- yeerdtement mince.Il y avait à l'hospice des rellgieu- ses versées dans l'art de guérir.Mlie Van Deering leur demandait d\u2019observer sa nièce, et elles secoualent la tête, arrivant toutés au mème diu- guostic qu'elles n\u2019osalent pas claire ment formuler.Le docteur fut appelé.Il parla d'anémie profonde, et prescrivit um régl- cag d\u2019épidémies), entre les millers de|™e plutôt que des remèdes.\u201cMais cetto flèvre, * disait Mile d'homme isoluient un petit nombre | dwine avec inquidtude, \u201ccette Ile de lits en préservant les malades du; Yré que rien ne combat ot qui Fafrofd sous ces voûtes largemout ae- # rées.Les calorifères n\u2019existaient point alors, pas plus chez ies riches que chez les pauvreg ; mais les nou- guère la phtisie, ct l'air, cireulant h-| brement, était IR un agent de guérl- son en rapport avec les robustes or- Eunigations de nos pères.Lin almait ('Instinct les vieux édifices.Leg religieuses l'avaient prise en affection : celles mêmes qui nc barlaieut que le flamand aimnient à lui montrer les trésors de leur mo nastère : l'admirable chüsse de sainte Ursule, peinte par Memling pendant un séjour qu'il fit, dit-on.à l'hospice - pour guérir une blessiire reçue sous les murs de Nancy, et les autres pointures dues au même pinceau, dont ln perfection ravit autant par la naïve piété qu'on y respire que par unc science étonnante et des procédée merveilleux.Elle aimait surtout à s'acscoir dans cette curieuse pharmacie où rien n\u2019a changé depuis deg sfècles.Les antiques bahuts sculptés retracent la figure des religieuses distribuant les remèdes ; les mêmes pote en\u2019vieux grès de Flandre et en faïence de Delf contiennent les médicaments : stûir les murailles on voit sus- rendus d'anciens portraits de religieuses vêtues, comme le sont celles d\u2019au- Jourd'hui.du blanc vêtement de l'ordre de Saint-Augustin.Rien n'a chan- fré, en effet, dans cr costume monastique ; la religieuse = assise dans Jn pharmacie est ei semblable aux images scluntées sur les bahuts et retracées sur les murailles, avec ra collie pittoresque ouverte comme une pal- re d'ailes sous un voile noir, qu'on se croirait revenu aux temps anciens, et qu'on est saisi d'admiration en constatant la puissance de vie da ces Institutions qui traversent les sidcles sans être renversées ou altérées, qui répondent aux mêmes besoins à toutes les époques.et prodiguent à tous même amour, ces trésors de charité dont le principe est immuable et lo source intarissable, pulsqn'en Dieu nst leur inspiration et leur dr.les Ages, avec la même sagesse et 16; Au bout de quelques jours le méde- ein émit l'idée que le volsinage du canal, \u2018les humides ot trafches émanu- mons de ce temps-1a ne connaissaient , tons de l\u2019eau, était peut-être pour une part appréciable dans cette fièvre persistante.Alors, quelle que fût la douleur qu\u2019elle éprouve d'abréger cette visite qui ne se renouvellerait peut-être jamais, la vieille demoiselle écrivit à Soti beau-frère.IZlle ne croyait.guère à Pl\u2019explication donnée par le docteur des malaises de sa nièce, inals rlle re crovait tenue d'en faire part an père.La réponse fut l'arrivée de M.Haags lui-même.I tomba à l'improviste chéz sa belle-woeur, ct ayaut appris par Gudule qu\u2019elle était à l'égllse, ainsi que Lia.il s\u2019y rendit aussitôt, anxieux \u2018de revoir sa fille et de constater par lui-même l'état de sa santé.C'était la première fois qu'il voyait les bégufînes à l\u2019office.Une sorte de surprise le retint un Instant immobile.11 y avait réellement quelque cho- : se d'imposant dans cette réunion de pieuses femmes, dans cette uniformité de costume, symbole de leur union fraternelle, dans le bruit harmonieux de:leurs douces voix.Une impression rapide comme un éclair lui fit entrevoir une région plus haute, plus spl- | ritualisée que celle où il concentrait le meilleur de lui-même; puis il sv- cour la tête, comme pour se défeudre de toute influence de ce genre, et chercha sa fille des yeux.- Lia était agenouillée près d'un pi- Her.Ut\u2019 fichu de dentelle était simplement noué sur sa tête, et encadraiît harmonieusement son visage amal- gril.Ses joues d'un rose vif contrastaient avec la pâleur de son front ; ses yeux, légèrement creusés, sem- blalent agrandis par un cercle de bis- -tre, et l'éclat en était devenu fiévroux.Ses lèvres étaient closes, c'était une prière intérieure qui soulevait s& poitrine et rendait humide le regard qu\u2019elle tenait levé vers le ciel.Alnsi absorbée, elle ne semblait plus de la terre, et son père suntit un froid glacial et inexpliqué parcourir ses mem- \u2026.lu Nord.Ello écouta en souriint| Donner,\u2014donher largement de ses le vi \u2026x carillon tintant daus le haut: richesses maudites,\u2014dunner encore ut lourd beffroi, elle regarda d\u2019un oell' aux malades son temps, sa priné, ses curieux les maisons espagnoles, ave: douces paroles, ses sourires, c'était leurs pignons dentelés, et ces belles désormais, Lia le sentait bien, le vellles- demeures gothiques dont Ies seul soulagement qu'elle pût apporter murailles voflées de llerrc ffaignent à ses peines.dans les eaux tranquilles d'in canal! Les béguines pauvres reçurent leur ombragé d'arbres.Elle visita avec part de ses largesses, i2lle aimait- à intérêt, dans lo Palais de Justice s'asseoir dans les plus humbies de malheureusement reconstruit; Ja sall: leurs maisons, où une propreté toute restaurée od se trouve la monumen- flamonde et toute monastique faisait \u2018 tale cheminée du Franc: elle par-!reluire tes pauvres meubles ot les mo- courut avec ume respectueuse admi-|destes ustensiles de ménage.Le spec- ration les églisez gothiques, elle VE- tacle de ln paix dont on- y jouiscait néra dans sa châese enrichie de pler-|reposait un moment son âme agitée.reries la velique insigne que Brugee , Elle aimait encore à se sromener\u2019seu- s'honore de posséder, la goutte du le dans l'enclos, où nul bruit ne trou- sang divin pour laquelle on a élevé | blait ses rêveries, et près de se reje- cétte ravissante\u2019 chapelle, = clacléc ter dans la lutte, elle reportait un re- comme un merveilleux rellquaire ; el-|gard mélancolique sur son court pas- le- visita les musGes, chercha dans les; sé, sur ces joies qui avaient eu un si églises et les sacristies les merveilles | douloureux réveil, Elle se revoyait au de l'aït flamand.les peintûres sur sortir du convent, falsant avec sol bols, les tryptiques naifs, apprenant père son premier voyage : la trace de À connaître ces vieux maltres qu\u2019on\u2019 l'enthousiasme qu\u2019elle avait éprouvé ne comprend bien que chez étx, les\u2018én face des montagnes demeurait en- Metzys, les Van' Eyk, les Memling,, core dans son esprit; sa mémoire lui etc: Elle jeta un regard curieux sur |retraçait ces cfmes gigantesques, ces les tombes cisulées de Charles le Té-|cônes réguliers, ces ruches déchique- méraire et de sa femme Marie, et s'ar-|tées, ces sommets tantôt verdoyants, réta, dans la même église.| devant {tantôt couverts d'une nelge étincelan- l'admirable statue de la Vierge Mère [te.Combien son séjour à Tuchon \u2018due au ciseau de Michel-Ange: .Mait [avait été brillant, radieux! Elle y surtout eHe aima ce vieil hôpita Saint-!avait connu les fvresses de la fortu- \u2018Jean, si vénérable dans son antiquité.ne, elle avait goûté avec une joie Bt où, en outro des souvenirs drchiéo- | naive et conflante de plaisir d'être rl- logiqites et des m'ervellles artisiyues,' che, d\u2019avoir de jolies toflettes, de lo \u2018elle put suivre le mouvement do son \u2018Coeur qui la portait-à soigner ot à se- \u2018courir - les patvres,\u2014cet hospice da- \u2018tint de plusieurs siècles qui garde, \u2018dans ses bâtiments vastca et abs et \u2018ddns\u2019 ses ingénieuses dispositions 1n- Tüérjeures, un plaidoyar Sloglient \u2018en \u2018faveur de ce mdyen Age, de ces tenips \u2018Éuclens tant calomniés.Oui, \u2018ces temps, où les âmes furent embrasées \u2018do-la passion -des pauvres, » étaient plus experts en charité que des fécits/ \u2018mentongèrä ne voudralent- mous le' - faite accroire: aujourd'hui.Si A cette \u201cÉpoque reculée les tempéramonty ro- \u201cbüstes së passalent d'uii-conforf qui Wétait ?\u2018des* riches, \u2014ai les -salles dallées ou {gor dans un hôtel confortable, de fal- re des excurisons coûteuses dans les meilleures voitures, de prodiguer l\u2019argent, tantôt par des charités, tantôt pour des caprices.Mais quand son souvenir se reportait vers cette ville délicieuse où clle avait épuisé à peu près toute sa part de bonheur humain; elle élvigñnit doucement sa pénsée, qui se svraît trop volontiers attardée à ce yul, ne pouvait plus être.\u2014de ces préliminairés heureux \u2018un amour déçu.: :_ Le voyagéur qui aperçoit devant lui tine route aride c£ pénible se rétourns ! parfois ainsi pour jetér un regard sur Pas\u201d même - dans los pioeurs 18 régions fleuvles qu'il u dépassées .pour toujours.Bimplenient.le sol de terre battue dea] Mails Lia savait que de tels détours châteaux -se revêtait d'une: jonchéu \"de paille en guise de tapis/FIl derait -cértes absude, de chercher dans los sont dangereux, aussi ne s\u2019y amoills- - sait-elle point ; elle regardait courageusement le présént, la tâche immé- aafleñ.des pauvres des habitudes de date, et fermiat volontairement les \u201cblen-être:qui ne leur étaient ni\u2018 fami-; FEUX sur l'avenir, ; \u201cMores, nl même nécessaires, Csux quii L'avenir! Bien téméraire ot ihsen- se plaisent À tracer pour Jà jéinesse.86 Aussi est celui qui use ses forces à -vn -tableau perfide et trompeur ac l'avance dans des craintes chiméri- -Pétat-du peuple.sous I'ancien régime \u2018se \u2018sont gardés de placer Bin \u2018regard \u201cün-exposé fidèle de la vie des grande \u2018Alan même époque.Si les güerres.les: famines, les maladies ont souvent ré- \u201cduit les paysans et les travail hie misdre douloureuse, tot p's .3 t pas \u2018leur: état normal ; e et sl\u2019 lear \u2018était rude, laborleuse, leurs habita: .\u201cMons et leur nourriture primitives, \u201cfl faut, pour être juste, étudier, soit \u201cdans Jes vieilles chroniques: soit\u2019 ddne \u201cles \u2018ruines féodales elles-mêmes, ce te que furent, aux mêmes, tenipa, \u2018 et \u2018la \u201cdffposition .zrossière de ces robles ; demeures, ot\u2018la vie qu'y mdng)eit lot \u201c£avôrisés du mondè.11 n'y\u201d ayslt pas tra à à ques et de vaînes présomptions de ce qui sera.Lia savait que cet avenir est aux mains de Dieu, et cela lui suffi- saît.Daus l'effroyable bouleversement qui s\u2019était fait en elle, elle avait peru toute foi au bonheur humain, et avait accepté avec fermeté le devoir qui\u2019 'empéchait de chercher les joics rrestres.Tout ce qu\u2019elle pouvait dé- sirër, c'était un peu de paix, et ça Pensée s\u2019échappalt en réveries, peut- être se voyait-elle devenue l'habitan- * de ce pléux asile -\u2014calme comme sa tante Lidwine, chantant les louan- gos du Seigneur d'une voix.que l'âge et les larmes aurafent affaiblie, ne possédant et ne désirant.rien en de- \u201cde tentures devant ces larges embra- hors de son béguinage.\u201csures qui laissalent un \u201crex éoulis perfides: alors même \u201cqu'un arbre eritler br0lail\u201d déhe\u2019 Tes: \u2018cheminées antiques, .lo.froid régnait \u201c'én-1raftre das\" l0s saîles at*Ier éxca- \u201c llers de pierva.- Los sièges étaient de \u201cpols sculpts, qu\u2019un -coussin rendatt a 7 peloe plus moelleux.Maîtres et servi teurs vivaient souvent côte :à \u2018côte _daïs - ünñe salle\u2019 uniqite, = 14h\u2018 s'as- \u2018\u2018\u201cteyalent-A Ja-imême table, -itilie \u2018re-.eherche pe présidait aux repas, et les 5.ihre acces! Les lettres de son pire et _.colles de Valérie venalent lui rappeler ce monde où elle devrait bientôt rentrer.M.Hgags écrivait\u2019 briayement, bien qu'affectueusement.Mme Dervin, tout -en.s\u2019occupant \u2018avec, un tendre in- sree.do la, santé.de Liu, ne pouvelt manquer de parler d'olle-mamie;.da bonheur dont elle; janisgalt; de: l'amour de son maïl et deb attentions qu\u2019il prodiguait à sa, mère der suc- cds oul, croissant chaque jour, *v bres.I1 voulait l'arracher à cette contemplation, comme s\u2019il eût cherché à lutter contre ce qui l\u2019entrafnait loin de ce monde : mais un sentiment involontaire de respect le retint, et pale, la sucur au front, il attendit que \u201ca fille tournit les yeux vers lui.| Ce ne fut point avant la fin de l'office.Lorsque les Léguiueæ eurent lentement défilé en se prosternant devant l'hôtel, Lia se releva à son tour et se dirigea vers la porte.\u201cLia!\u201d dit la voix émue Haags.Elle se retourna ct tressaillit violemment.| \u201cJ'aurais dA t'avertir de mon arvi- i vée, reprit son père, inquiet de la voir \\tremblante et l'entraînant ous le | porche.Es-tu done devénue si ner- ; veuse que ma présence inopinée t'é- | branle à ce point ¥ \u2014Ce n\u2019est rien ; je suis heureuse de te voir, mais je ne tattendais pas.| \u2014Je viens te chercher.Lia.Les lettres de ta tante no me satisfont pas : tout à fait.L'air de Bruges ne \u20ac convient pas.mon enfant.Notre mali.son de Saint-Germaln est toute prû- :te pour te recevoir, et Mme Harel t'attend impatiemment.\u201d Lia étouffa un soupir ; elle avait espéré Jouir pendant quelques jours encore de -ce qu\u2019elle appelait un ** halte\u201d.et la pensée de quitter sa tante, À laquelle elle s'était déjà teudrement attachée, lui causait un réel chagrin, .!* Ne me laisseras-tu pas un ou deux jours pour prendre congé de mes nouvelles amies du béguinage ?* de- manda-t-elle en s'efforçant de sourire.** Non, Lia, il faut que je t'emmène demain matin: mes affaires me réclament impérieusement en ce moment.\u201d \u2019 Elle soupira.* Tes affaires! Ah! pare, clles t'éloignent bien souvent de moi, et sont un obstacle A beaucoup de projets !.Ne te reposeras-tu donc jamais \u201c \u2014Nou, tant que je garderai un sout- fle de force.et d'activité, Lia,\u201d répon- dit-il froidement.\u2018 Travailler, c'est ma vie, j'en.ai besoin comme de l\u2019air que je respire.\u201d de Mtable de la béguine.Le soir, Lia semblait toujours plus forte, soit qu'elle égrouvât un mieux réel, par suite de l'intermittence de la fièvre, soit qu'elle puisit une animation factice dans l'éclat des lumières et lé plaisir de la réunion.Elle saturait sa mémoire de souvenirs, cherchant à y graver la scèno qui l'entotiralt, la petite maison de sa tante, les vieux meüblos de famille, toutes ces choses iriänimées quil, pour elle, avaient une âme, car olles se rattachaient au passé d'une famille honorable, à ce passé sans tache où la pauvre fille cherchait à se réfugier pour échapper A l'ignominlo du présent.°° M.Maags, tout entier à la vague inquiétude que lui inspiraît sa fillo, songeait moins au court roman de sa à la fin du repas, ct resta causer pendant quelques instants avec sa belle- soeur, non de\u2019 l'affection qu'ils avaient eue dans le passé pour la pauvre Maria, mals de la santé Sbranlée de son unique enfant.\u201c11 faundrait qu'elle velllât.moins, mon frére ; elle.a_hesoin de calmé et d'habitudes régulidres,\u201d dit Mlle Lidwine .avee une sollicitude.inquidte., * RASBUrez-vous, ma.soeur, nous al- .lons nous établir à la campagne, où Ja vile mondaine -est sugpendue.,, D'allleirs Il ng sauralt être question aucur, mal caractérisé, n\u2019ost-ce pas ?ous n'avez rémâfqué aucun symptô- .mé.particulier ?; .+==N.0n, , mais.un affaiblissement - général, une langueur insurmontadle, * et vr>\" p'ienorez pe * Reuben, qu'un Un dernier repas.les\u2019 réunit a Jaljeunesse, 11 Ja contraignit à se retirer.commune|.tol état prédispose aux maladies réei- les.\u201d .Ils restérent réveurs l'un et l'autre ; puls le banquier se leva.\u201c Bonsoir, Liäwlne,\" dit-l] J'un ton dont lu grævité cachait une certaine émotion.\u2018* Merci de ce que vous avez fait pour ma fille::.Puls-Je esperer que vous lui, rendrez sa visite \u201c.\u2014Mon, frets, vou êtes bien ban ; muis nou softimes \u2018sédentaires par vocation ét par état.\u2014Cependarit, si.si Lia avait besoin de vals ne ; \u2014Alors j'éccourrsis pr&s d\u2019ellé** dit vivement Bille Lidwine, fêlle se leva a Son\u2018 tour, allima une bougie et tendit 1a main a M.Hangs.\u201c Bonsoir, mon frère)\u201d «dit-elle d'u- Re Voix profondément émue.Je suis licureusa de vour \u201cavoir réçu sos cé toit, ét la pauvré Maria eût été bien Joyeuse \u2018de \u2018nous voir réunis.\u201d \u201c11 lui serra la main, et lu quitta sans pouvoir ajouter une parole, Mile Lidwine sc ditlgea vers sa chambre ; \u201cpuis, au moment d'y-en- trer, elle hésita, ct enfin clle poussa doucement 1W porte de su nièce.\u201c Vous pouvez entrer, chère tant: Lidwinc, je no dors pas,\u201d dit la voix douce de lu jeune fille.Mlle Van Deering pos la bougie sur la table, et s'approcha du lit où la jeune fille, à demi soulevés sur ses vrelllers,.lui, tendait In -main, \u201c11 falit to fepober, chère Alle ; tu dois te lever demain.de grand matin.\u2014Je ne peux pus dormir.Asseyezvous un moment prés do mol, chére tante ; laissez mol vous dire quel rouvenir je gurderai de ves jours tranquilles.-=Trop tranquilles, peut-être, Liu.Notre existence doit sembler terne à une jeune fille accoutumée, comme tu l'es, au luxe et aux plaisirs.\" Lin seccoun doucement lu tête.\u201cS'al connu chez vous uu bien qui m'avait toujours manqué, chère tante.\u2014Et lequel, enfant ?-\u2014-La famille,\u201d \u201d répondit-elle.por- y (ant là main de sa tunte à ses lèvres, \u201came famille dont le pussé puisse {ètre l'oblet d'un calte pieux, et qui, dans le vrésent, vous garde une at- fection en laquelle\u2019 le coeur se repose,\u201d Elle recta un instant riveuse, puis reprit : \u201cJe crols que mon bonheur eût été de naître.de vivre et de mourir dans cette maison que vous n'avez décrite.où vous et ma mère avez passé vos meilleurs jours, et que vos ancètres avalent remplie de souvenirs.Je suis seule avee mon père.Je sens.pesé sur nous la malédiction de sa race: nous n'avons point de patrie.point de racines, point = -le famille.puisque je vis loin de vous.Chère tante, c'est comme si uno piante devait se passer de terre, d'eau vot de soleil.-\u2014Lia, mon enfant !.\u2018Eu es heureuse.cependant Ÿ Ton père te ché- rite.\u2014-Oh ! oui, il m'aime ; mais le bonheur existe-t-i) ici-bas ?\u2014Non.sans doute ; cependant, Dien accorde des consolations et les joies à notre faiblesge.I'u connai- tras ce qui existe en ce monde du honheur humain, Lia; tu auras un mari, des enfants.\u2014Jamais ! \u201d dit-elle d'un ton impétueux, bien que sa voix restdt douce et basse.Mlle Lidwine demeura \u2018frappée de surprise.Mais déjà Lia avait repris en pleurs, puis elle s'enfonca dans le coin de la voiture avec un soupir.La bhalte était terminde, il fatlait reprendre su tâche.0 apres L: pétrole pour l'amélioration des routes Les Américatns commencent À avoir rainon de la pouesière.et de la boue des routes ; d'abord ils se mirent à arroser à l'ehu ; lle firent des puits, des pompes, des canalisations ; mais l\u2019eau venant à manquer, ils songèrent à expérimenter le pétrole sur quelques milles.Ce moyen leur ayant réussi.Îls l'étendirent de plus en plus.-L'arrosage Lien fait gu pétrole produit un effet durable ; le pétrole for- mie À la surface des routes une couche qui tlout ; Il donne une surface unie, taudis que l'eau s'amasse dans les creux et les,augmente.Les rou- cs Dicñ pétroléés ne donnent plus ni poussière en.été ni boue on hiver.ln Californie, l'application du pé- trolo se fait à chaud ct à la machine ; plus le pétrole est chaud.plus il s'unft rapidement.avee la poussière, Les pétroles lourds contenant de 25 à 50 pour cent d'asphalte donnent les meilleurs résultats, La route doit être préparée pour | recevoir le pétrole ; on l'utilise jus- quad ce que la surface soit devenue bien poussiéreuxe, on recouvre ensui- to le chemin avec de la terre prise sur les accotements ; on emeublit la surface avec une herse ; puis on projette le liquide.Pour la plupart des routes de la Califurnie, la largeur soumise au tral- tement est du 15 pieds ; la première année, on fait deux ou trois applications de pétrole ; lu seconde année, deux suffisent, et la troisième Il n\u2019en est plus besoin que d'une.Le liquide et le transport coûtent environ $1,000 par mille.\u2014\u2014\u2014 : CUNVENTION LIBERALE \u2018 Une convention des libéraux du comité de Lévis, pour choisir un successeur à l\u2019hon.Charles Langelier, nommé shérif de Québec, aura lieu Je mois prochain.Le choix sr fera pro- ballement entre MM.Charles Deguise et Cléophns Blouin\u2014\u2014\u2014\u2014l rls Incendie à Trois-Rivières Trois-Rivières.11.Aujourd'hui, à 3 heures, le feu s\u2019est déclaré dans la vietlle maison appartenant à M.John Ryan.encanteur, située sur la rue Notre-Dame, ot dont le bas est cceu- pé par une buanderie chinoise.Le feu étant à l'intérieur et ne pouvant être localisé, une fumée opaque s'élevait, rendant le travail des hommes de la brigade du feu très lifficile.Après quelques heures, cependant.on put se rendre maître des flammes.ee reer.Trois femmes en danger Empoisonnées en mangeant des sardines en boîte Natick, 14\u2014Une bo ite de sardines empoisonnées a jeté la consternation | dans la famille de Mme Catherine: Laplante, de l'avenue Foret, hier.Les sardines furent servies pour le avec plus de calme : \u201cJai peu de foi au bonheur, ma tante, et j'ai une tâche à remplir près de mon père.SI Dieu daignait se servir de moi pour -l'amener à notre religion !.\u201d* ; Mlle Van Decring tressaïHit, \u201c Quoi ! as-tu quelque espoir.Lia 7 -\u2014Aucun espoir humain.Mais Mieu a bten des manières d'appeler à Ini I'Ame qui lutte.ct d'éclairer celle qui est dans les ténèbres.\u201d elle.semblait entrevoir quelque évé- nemont mystérieux.La béguine s2 sentit saisie d'un respect !nvolontai- re.\u2014Comme ta mère aurait été tlèra de toi!\u201d dit-elle \u2018d\u2019une voix trem- hlante et les larmes aux yeux.\u201cMals, mon enfant, il ne faudrait pas vouer légèrement à un sacrifice que Dieu n'exige peut-être pas une vie sur laquelle il peut avoir d'autres desseins Tu dois envisager l\u2019avonir avec calme, et aussi-avec confiance.lt repose-toi maintenant ; -que tu der- ere nuit sous ce toit soit palsi- le.\u2014Je voudrais rester près de vous chère tante Ilidwine, et, la tête couverte de votre voile blanc, psalmodisr chaque jour l'office dans me de vos stalles.\u201d Mlle Lidwine sourit sans répondre on baisant tendrement le front de sa nièce.Comme elle allait quitter la chambre, la voix douce de iia l'appela de nouveau: : \u201c Chère tante, fl faut me faire une promesse.\u2026 ; \u2014Et laquelle, ma chère âlle ?\u2014Si Je devenals \u2018plus malade et que.(ne vous affligez pas, bonne tante.cela n'arrivera que si Dleu le veut.) si je tombais très malad: et que ma vie fat menacée, viendriez- vous près de mol 7 - : \u2014-Dieu- te bénisse, enfant' s\u2018écria la béguine en tressaillant.Pourquoi parler de ces choses ?C'est toi qui me fermeras les yeux.\u2014Viendriez-vous ?\u201d reprit Lia, insistant avec douceur.\u201cOui, mais que ton bon ange éloigne de ta couche ces fdées funèbres.Et maintenant, dors en paix, chère fille.\u201d Quand Mille Lidwine rentra dans sa chambre, elle\u2019 tremablait si fort que la bougie vacillait dans sa main.Elle se laissa tomber -sur son prie-Dieu, ct bien des heures s\u2019écoulérent avant qu\u2019elle songeât A gotter un court \u2018repos.Le lendemain, comme alle prenait congé de ses.hôtes,.non sans verser des larmes amères, elle s'approche de M.Haags et le tira à l\u2019écart.\u201cJd'ai pensé toute la nuit à notre chère Li&;\" dit-alle à- voix basse, * Je n'ai guêre l'expérience -düù monde; et ma jeunesse n'a pas ressemblé à celle de beaucoup d'autres jounes -filles-: mais il m'est-vanu \u2018une idée :-Lia n'a- -telle pas eu un chagrin d'Amour y\" O.chère :tante -Lidwine-} Vous avez -Geviné juste, nals elle est trop vall- lante pour: mourir de cetto blessure, ei.dans votre solitude, vous n\u2019avez jamais oui parler de ce qul la tuo.M.Haage tressaillit, rapprocha rapidement les dates dans sa pensée, puis secouas.ln tête; u !* Peut-tre, il y a-de cela de longs .mois déjà; mais- en: admettant que le fait existe, elle avait .recoûvré toute sa gaieté bleu avant d'être tombée malade.\u201d +.Ce Il fit monter sa fille.en voiture.A ce moment, la: cloche-sonnalt lonte- ment, et\u201ddemi-ému, demi-sceptique, {1 se pencha une dernière fois vers sa -helle-goeur : 2.0 \u201c811 y a un.Dieu et.qu'il s'occupe déjeuner.Mme Laplante en mungea © ainsi que ses deux filles, Marie, just.| tutrice, et Josette.Peu après le déjeuner} Mme La L\u2019EFFET DE LA ment dent le texts définitif a été promul- kué au \u201c Journal officiel.\u201d lement très sobre de paroles, un reporter de \u201cfKEcho de Paris\u201d à pu copendant se documenter assez sérieusement pour renseigner le public.Comme c'est le nom des pères Jésuites qui est revenu !» plus fréquemment dans la discussion de la loi, le reporter les a questionnés tout d'abord : -Ce que nous ferons Ÿ a répondu un des pères.La loi est votée depuis peu : notre ordre n'a donc pu encore l'examiner.A peine en :onnaissons- nous le texte exact.puisqu'il à été remanié en plusieurs rndroits, tant à li chambre qu\u2019au sénat.-Mais enfin, vous pensiez bien que la loi sernit votée, vous avez donc du cn envisager les conséquences * vions que l'on ne nous dissoudrait pas Anne les vingt-quatre heures et que l'on nous laisserait quelque temps, non pas pour maudire nos juges, à quoi cela servirait-il ?mais pour examiner la situation qui nous est faite.C'est une loi que l\u2019on nous oppose, ch blen, nous Ja soumetirons à l\u2019examen des juristes, Ce sont ieurs avis.d{iment motivé qui nous permettront d'Elnelder fn question que vons Posez et qui, jusque-li, demeure Téservée en son cntier, \u2014Bupposez que vous = quittiez la France, que deviendront vos coilè- fues * \u2014Les jésuites ne possèdent pas de collègues, comme on le croit généralement.Seulement, il existe divers collèges libres, appartenant à des =Ociétés civiles, qui ont parmi leurs professeurs un certain nombre de pères de notre ordre.Pour éviter des ennuis à ces établissements, ces pères.sont je le suppose, tout prêts à se retirer.si cela devient nécessaire.Ces collèges n'en sourifriront pas et il sera facile à leurs administratenrs de recruter de nouveaux professeurs soit tion.dans ce dernier cas.qu'ils ne tombent pas sous le coup de la nouvelle loi.-\u2014Et vos missions, n'en :vez-vous pas plusieurs placées sous le prote.- torat français ?\u2014C'est exact, Nos missions tiennent le tiers de la Chine.\u2018Toutes les Indes, toute la Syric.Comme apôtres de In foi catholique >t comme Francais, nous Ne demandons qu'à les tarder.maid là tout dépend de l\u2019attitude que prendra vis-à-vis de nous le gouvernement.Que voulez-vous * ce west pas nous qui cherchons à créer des difficultés, nous ne demandons qu'à travailler pour la gloire de Dieu et de notre patrie.\u2014N'espérez-vous pas que le pape interviendra en votre faveur \u201c \u2014Nous sommes des sollats, ce n'est Les Congrégations Rel EN FRANCE Que vont faire les congrégations re-, sorvirait-il, ligieuses dons l'existence est si vive-d Quant à nos institutions eu Congo, menacée par Ie nouvelle Jo \u2014 Non, vous dis-je, et puis nous sa-! \u2018 ue laïques, soit ecclésiastiques, à condi-! | piante et =a fille Marie furent prices s e à s chefs ce de douleurs si graves qu'on appela un ! as à nous de dire à nos cf NOUVELLE LOI je me le domande ?c'est l'intérêt bién entendu de la France de nous permettre de les con- tinner.Nous espérons donc que la loi Le mellleur moyen de le savoir, c'é-: n'aurn pour nous d'autre conséquét- tait d'aller le demander 1ux intéres-: ce que la reconnalssance légale.sés eux-mêmes.Bien que dans les or-\u2018 Gres religieux on ge montre sénéra- | plusieurs personnalités politiques; en- { tre autres.Mgr Fuzet.l'archevêque de Nous avons appris d'ailleurg que Rouen, \u2018 personua gratissima\u2019™ près de M, Waldeck-Rousscau, ont promis | formellement leur appui aux Cominiculns.| Les pères des Sacrés-Coeurs de Jé- (sus et de Marie.plus connus sous le nom de plepticlens, à cause du ; bom de 12 rue où se trouve à Paris leur malson-mère.n'ont zs eu jus.! qu'ici à se louer ddeprésident du zon- » seil.Hs enseignaient duns deux #rands séminaires à Rouen et à Ver- : sailles ; le gouvernement n exigé leur renvoi de l'un et de l'autre.i La congrégation des picpuciens est ; une des rares qui, fondées on France, : possèdent un supérieur général fran- cals et résidant à Paris.Missionnaires avant tour, ils ne possèdent que | deux collèges, à Poitiers ct À Graves.Les piecpuclens ont popularisé notre l langue dans l'Océanie et dans l'Amé- | rique du sud, où, fait caractéristique, on les appellee couramment les pères français.!1 y a 1A une source Jd\u2019influence qu'on ne peut nier, On assu- ve que les picpucirns sont tout dis- \u201cposés à solliciter l'autorisation, Il est plus Jifficile de pénétrar dans sles convents de lemmes.D'une ms- nière générale.dit \u201cl\u2019Echo de Pavis,\u201d nous pouvons cependant affir- j mer que les srûres voués au soula-, gement des malades demanderont tous l'autorisation qu\u2019ils sont à peu : près certains d'obtenir.Quant à ceux ; qui s'occupent d'enseignement ou | sont purement contemplatifs, leurs precautions sont prises.Des soclétés anonymes Ou des particuliers ont acheté leurs immeubles, lont ils sont, | par conséquent simples locataires.De | plus si l'on veut empêcher les mera- bres de ces congrégations de se réunir en commun, ils sont décidés al quitter la France et à chercher dans l'uncien ou le nouveau monde, un climat plus hospitalier.Des souverne- ments étrangers.même protestants, ont fait déjà pressentir différents ordres à ce sujet, leur assurant la li herté et lu protection plètes.\u2018Ce qu'il y a de plus grave, ajoute \u201c1I'Echo de Paris,\u201d not ce dont nous sommes certains, c'est que le pape est exaspéré du vote de la loi.Quand le cardinal Richard vit la loi votée au sénat, il écrivit au pape pour lui annoncer cette nouvelle et lui demander ses instructions.\u201c Voulez-vous nous permettre d'agir % di- saiît-ll en terminant, nous sommes .prêts ! \u201d Or, l\u2019archeveéque de Paris a requ la les plus com- réponse du pape lui conseillant de, s'abstenir de toute manifestation, car Léon XIII, décidé à rompre ses relations avec la république, veut qu\u2019il n'y ait pas le plus léger tort de son oieuses go Son regard, vaguement fixé devant | médecin.Celui-ci constata des traces sardines.| Cependanu, Mlle Josette avait pris un train pour Boston ot celle se trouva malade en arrivant à destination.Un médecin lui prodi- \u201c gUa ses soins dans la gare.Dans l'après-midi elle put revenir chez elle.nant hors de danger, maix Mme La- PS est encore dans un état critique.es LA SEGHERESSE AUX ETATS-UNIS -\u201d Dommages pour $200,000,000 Une dépêche de Chicago annonce que la sécheresse cause des dommages incaleulables dans l\u2019ouest cméri- caln.La chaleur et les veuts brûlants sont en train de détruire les récoltes.Dans le Kansas le grains sont entié- rement brûlés dans plus de la moitié des comtés.j Le thermométre marqtie 100 degrés.On estime que la récolte du mails dans le Kansas ne donnera pas plus de 50,000.000 iminots.L'année dernière, il y en a eu 163,000,000 ot l'année précédente, 237,000,000.Dans ce seul Etat on estime que les dommages causés aux récoltes par la sécheresse, s'élèveront à plus de $200,- 000,000.Dans l'\u2014Iowa, le thermomètre marque 100 degrés depuis quatre jours.Lu superficie ensemencée en mais est plus considérable que l'an dernier.Malgré les dommages déjà subis, il sera possible de faire encore une bonne récolte si la plule tombe bientôt.La \u2018superficie ensemencée en blé est À peu près, les deux tiers de ce qu'elle était l'été dernier, et elle à subi des dommages au montant de 20 p.c.D'après les rapports faits au département de l\u2019agriculture, à Washington.la superficie ensemencée en maïs est de 400,000 acres moins considérable que l'an dernier.L'état moyen de la récolte actuclle est de \u201881.3.contre 895 le ler juillat 1900 et 86.5 à là même date en 1899.; e.nons serons toujours iidèles À no- ; d'empolsonnement qu\u2019il atribua aux ! n J ; Lapiante ; lise Les deux jeunes filles sont mainte- | par la nouvelle loi, les dominicains câté, Il entend montrer au monde civilisé par sa conduite qu\u2019il a tout fait! Jour rester en bons termies avec notre gouvernen:ent et que c'est celui-ci pape ost le chef.A lui de juger de la yul I'a forcé à un éclat qu'il déplore, ' situation : A nous de marcher selon mals qu\u2019il juge maintenant inévita- ses volontés.ble.D'autre part le nonce apostolique se rendait dernièrement aux missions, étrangères, rue du Bac.pour procéder! à l'ordination annuelle.Ce fut là, au moment où la cérémonie allait comp qu'ils ont à faire.Quoi qu\u2019il advieu- tre vocation qui est de défendre l'Een tout temps et vartout.Le Moins combatifs de tempérament que le jésuites, moins visés surtout se croient à peu près sûrs d'obtenir l\u2019autorisation, qu'ils vont demander niencer, que Mgr Lorenzelli reçut une duns le délui légal au gouverne- lettre du pape qui répondait à une ment.dépêche de la nonclature, annonçant \u2014Nous sommes avant tout un ordre de prédication, a dit l'un d'eux au reporter de \u201cl\u2019Echo de Paris\" : :ne nous.appclons-nous pas les frères précheurs ?Das lors pourquoi nous refuserait-on l'autorisation ?Nous possédons un seul collège à Arcuell que nous sommes srêts à fer-; mer, s'il le faut, maïs à quoi cela Vimminence du vote de la loi.\u201cJe vais bientôt partir.\u2019 dit tristement le nonce aux personnes qui l\u2019entouraient, après avoir parcouru cette missiva, Mgr Lorenzelli eut l'air accablé pen-, dant toute la cérémonie et, dès qu'elle fut terminée, 1] partit brusquement, ; sans même prononcer l'allocution d'u- suge, étaient faibles.On estime celles-cil à $8,000.Terrible conflagration On n'a pas encore enregistré de pertes de vie.Le village de Warwick devient la proie des flammes.\u2014 Trente maisons consumées par l'incendie 0 pr eee GUERISON MIRACULEUSE Un éclatant miracle vient de signaler le grand pdletinage A Ste-Anne de Beaupré, organisé sous la direction Dimanche après-midi les résidants de Warwick assistaient paisiblement Trente maisons ont été détruites.À Ja célébration des vépres, quand à retenti le cri sinistre : * Au feu.\u201d Tous s6 sont empreussés de sortir ot constatérent que les hangars à fret du Grand Tronc étaient dévorés par les flammes.Il faisait un vent violent et les flammes, ne trouvant partout que du bois dessiché par le soleil ardent des jours précédents, se sont propagées avec uno rapidité effrayante.La station du Grand Tronc n\u2019était plus qu'un monceau de cendres.Le feu se communiquait aux poteaux due télégraphe, aux arbres et bientôt parvenait aux habitations voisines.las citoyens de Warwick ont fait fonctionner le mieux qu\u2019fls ont pu les faibles pompes qu\u2019ils avaient à leur disposition et ont fait demander du secours \u2014\u2014 à Richmond.La compagnie du Gramd Tronc a NOUVEAUX NOTAIRES immédiatement envoyé un train spécial, sa propre brigade, avec les cou- Les examens en notariat se sont tre-maîtres Galvin et Lalonde.Le feu terminés samedi à Québec.Suivent\u2019 dévastateur s'était communiqué à les noms des candidats heuroux : plusieurs maisons et les pompes n'ont Charles R: Garneau, de St-Ferdi- ;bu que protéger celles qui n\u2019étaient des Rév.Pères du Saint-Sacrement, ln jeune garçon de buit ans, du nou de Joseph Cusson, fils de M.Joseph Cusgon.31.rue Balmoral, Montréal, a Été subitement guéri d'une infirmité pénible qui le faisait soutfrir depuis longtemps.Voici les faits, tels que nous les a racontés la mère du petit garçon : : L'enfant, par sulte d'une cruelle difformité du pied, ne pouvait parvenir à se tenir debout sans l'aide de les soins que des médecins de renoua lui prodiguèrent, rien n'wait pu entraver les progrès de cette infirmité forme pour la vie.Samedi dernier, solurent de se joindre au grand pèlerinage qui s'organisait sous la direction des Révérends Pères du Saint- Sacrement, et d'aller demander à Dieu, par l'intercession de Ste-Anne, ce que les médecins ne pouvaient leur uccor- er.: 0° La foi de ces braves gens était si chaussures artificielles.Malgré tous, qui menaçait de rendre l'enfant aif-.los parents du malheureux garçon ré-.! cancourt, \u2018et Joseph H.N.Désaulnand d\u2019Halifax, district d\u2019Arthabaska : Jos.P.Laplante, de St-Stanis- las de Kostka et Donald McKenzie ! Rowat, d'Athelstan, district de Beau- ! harnois ; Télesphore Brassard, de St- | Jean d'Iberville ; M.C.J.S.Rivers | de l\u2019Assomption ; M.PB.Deziel dit ; Labréche, de St-Roch 1'Achigan ; L.\u2018J.Dugal, de Fraserville, Knmouraska: magny; B.W.Lavergne; J.E.R.! Larivée, J.L.A.Savignac, de Montréal ; G.R.Vernier, de Côteau Sta- : tion -; Albert Z.Libersan, de Ste-Ge- | novidve de Montréal : Jos.O.East, de St-Faustin de Québec ; J.A.Faucher, de St-Zéphirin de Richelieu ; Charles 'L.\u2018Dionne, de Matane ; J.A.H: E.Marin ct'J.L.Z.Cormier, de St-Hyacinthe ; J.M.O.Hébert, de St-Wenceslas:; L.H.Laflamme, do Nicolet : Z.H: A.Girard, de Béniers\u2019de Stc-Flore de Trois-Rivières.de nous, Lidwine.vous devez :être puissante auprès de lui; car vous avez une Ame aimante et douce.Mine ve.wp AVA dernjer regard aur: le.pataible ope vu\u2018sà tante ét Guduie restaierit, \u2018tout N'ou-j Muskogee, 18~Cing ingénieur.A.O.Vachon,de St-Frangols do Mont.0187 pas encore en flammes.les maisons inoendiées sont les hangars et les bureaux du Grand Tronc, les résidences de Joseph Lanthier, Joseph Coulombe, ferblantier; M.Mailhot, forgeron ; F.Beaudoin, G.Boulay, Madame Dubois, Uirie Maheux.E.Beauchemin, B.Trem- On ignore encore l'origine du feu.L'intensité de la chaleur était sl grande que les rails du Grand \u2018froac ont été tordus cn tout sens ct que la voio a devié de trois pieds.Les trains ont été considérard'amont retardés, mais lv service est actuellement rétabli en les falsant passer par une voie d\u2019évitement.A neuf heures du solr, le feu était !sous contrédle ct À minuit M avait fini sôn oeuvre désastreuse.Les bureaux du Grand Tronc ont ête temporairement installés dans\u2019 un \u2018char à fret.On ignore les dommages causés \u2014Cin y personnes, un {par cet incendie, mais on les évalue deux.alguilleurs et doux À plus do $20,000.Comme les maisons tramps ont êté tués durant une colli- |ravagées étalent toutes les résidences Muskogee, ajujourd'hut.- Le voiture s'ébrania; (fo jeta.un, slon entré deux traîns du Missouri, .d'ouvriers, les Pertes sont plus consi- aor p fon\u201d anses ct Texäss à trois milles de dérables parce que les assurances bien close; \u2018\u2019 puis, ayant allumé la vive qu\u2019ils emportèrent même une paire de chaussures neuves pour lo 1retour de leur fils.Dimanche matin, à Ste-Anne de Beaupré, le père de l'enfant, après lui avoir recommandé de prier de toutes les forces de sa petite âme, le fit mettre plieds-nus et l\u2019envoya près de la table sainte, à côté de la\u2019 statue miraculeuse.A la grande surprise de tous les agsistants, le jeune garcon se mit à- marcher vivement.sans difficultés, près de son père, après, avoir 44posé ses anciennes chaussures aux pieds dn celle qui l'avait guéri.- L'enfant ne ressent malaise et marche sans hésitation dans les nouvelles bottines qu\u2019on ui \u2018a achetées.Une foule de personnes ont été t6- moins de ce miracle et sont venues féliciter les parents du bonheur qui tre grande Thaumaturge\u2014\u2014rmmeumeu \u201cLe meilleur purgatif connu est la \u201c\u201cPurgation du Jour.\u2019 Pas nécessaire \u2018partout A 10 ots, vers Ia statue de Ste-Anno et revint plus aucun \u2018 leur \u2018est venu, par l'ntremise de nod'interrompre vos occupations, Vendu \u2018 | | t | [Ep = : rt satan sens oy a TTY + = mess LE .RN EE A Nous avons l'honneur d\u2019être, etc.reg UNE LETTRE DE MADAME DEWET Un point d'histoire fixe Madame Christian .Dewet, la femme du général boer, a.adressé¢ récemment à un jourual de Londres, la lettre suivante : ** Johanesburg, 24 avril -1901.\u201c À monsieur l'éditeur du journal an- Blai£ dans lequel a paru, vers ls fin du mois de mars, un portrait de moi et de mes enfants.\u201c Mousieur, \u201c Ayant appris qu'en publiant mon portrait, vous avez dit que je vivais maintenant.à Jolanuesburg, sous la protection du gouvernement de sa wua- Jesté, Je tiens à protester évergique- ment par la préserite contre l'emploi de cette expression.\u201c Après que notre ferme eût été dévastée par les troupes de sa majesté el que tous 10s blens furent détruits ou enievés, je marchai pendant Plusieurs mois, à l'aventure, avec mes enfants, afin de ne pas tomber entre les matns de l'ennemi de notre nation.Cependant, ie 20 novembre 190v, je fus faite prisonnière et dirigée sur Johannesburg dans un wagon à hes- tiaux, en dépit du fait qu\u2019on savait que j'étais la femme du général Dewet.Etant donné que j'avais été capturée et amenée ici contrairement à mes désirs et à ma volonté.après avoir été dépoulllée de tous mes biens, j'ai réclamé des autorités militaires d'ici des aliments suffisants et de bonne qualité.* Cela me fut -promis.Toutefois, Après quelques jours.on m'informa, .par écrit, que je ne recevrais des aliments que si je signais une déclara- :tlon disant que \u201d j'étais privée de - moyens de subsistance et que j'étais - entièrement à la merci du gouverne .meut de sa majesté.- .\u201c Les autorités se réservaient le - droit de publier.ultérieurement ce - document.Agir ainsi aurait été, pour -mof, la plus grande humiliation, et .Je ne voulais peg la subir spécialement - de l'ennem! de notre nation.\u201c Je n'al demandé aucune £aveur à -l'ennerni et je n\u2019ai pas l'intention de -lui en demander jamais.11 est vrai .que Je vis A Johannesburg, mais con- + tre ma volonté.\u2018\u201c Je n'al rien recu des Anglais et Ne veux rien \u2018d'eux.Ce que je désire, \u201cj'espère l'obtenir par l'intervention d'amis humains, non pas des Anglais.\u201c C.M.DEWET, \u2018* femme du général Christian Dewet\u201d Cette lettresfixe un point d\u2019histoire \u201cpur lequel la\u2019 Presse anglaise nous : Avait égarés.: : \u2014\u2014 Gres -Courte monographie Le BAUME RHUMAL est délicieux 2 prendre.Jl coupe un rhume avec ' gutant\u2019 de \u201cfacilllé qu'on cusse une * allumette'en deux.87.a .\u20ac .trem tp eas L\u2019exode des congrégations Mons, 16.\u2014~Un ordre religleux fran- cals, les pères'de la Miséricorde, vient - d'acquérir pour R0,000 \u2018francs le chi- !\u2018teau de CiBlye (Mons), appartenant Ia la famille\" Drion.Le: supérieur \u2018de cet ordre, accoir- pagné de quelques moines, est venu à \u2018Mons terminor l'affaire.Les 60,000 \" francs ont été, payés comptant, \u201d .\u201cles -congré! ons sera\u2019 mise en vigueur en Erghea .Lo\u2014 Nouvelles maritimes (De YEVENEMENT de mard® Le steamer Civilian.\u201d de Glas- 80W, est passé à la Pointe à .a Renommée, à 3 heures, p.ru, hier, et est attendu, ce soir, dans se port.LE \" WASSAU\u201d Le steamer \u2018\u201c Wassau,\u201d Je la ligne Franco-Canadienne, est arrivé à 1.30 heure, hier, avec des passagers et une cargaison pour le .Havre.Une foule nombreuse assistait au départ du \"\u201d Wassau,\u201d de Montréal, er souhaita un bon voyage aux offi- clers et aux passagers : le capitaine répondit à cette gracieuseté en faisant tirer deux coups de canon, comme salut de départ.Le prozhain navire de la compagnie qui viendra dans nos eaux sera le \u2018* Garch Castle.M partira du Havre.sanièdi prochain.A Le \u2018\\Wassau\u2019\u2019 a quinze passagers de cabine et huit de pont.C'est son premier vorage.LIGNE LEYLAND Le steamer \u201c\u2018Avalia\u2019\u201d .apitaine Cruickshank, de Londres, en date du 2 juillet.est arrivé avec une cargai- \u201con générale, hier soir.dans le bassin Louise, \" BOUEE A GAZ Le département de la Marine et des Pécheries annonce qu\u2019une bouée à gaz à la Pointe-aux-Trembles, a été remplacée par une nouvelle, la Jumière a quatre pieds.de hauteur.ENLEVEMENT DUNE EPAVE DANS LE FLEUVE ST-LAU- RENT = L'épave du sloop St-Généreux.\u201d sombré l'automne dernier dans le chenal drogué en 1899, à l'embouch:-! re du bras est de la rivière St-Mau- | rice, au large du village.du Cap de! la Madeleine.fleuve St-Laurent, en emont de Montréal.a été enlevée par le gouvernement du Canada, et ne présente plus d'obstacle à la navigation.SERVICE D'HIVER Le colonel MeNnaught, de la compagnie du Grand-Nord, de Québec, était à Montréal, hier.dans le but de jeter les bases d\u2019un service d'hiver entre Québec et l'Europe.i\u2019intantion du colonel est de construire plusieurs steamers semblables au \u201cMrmak.\u201d Sir Wilfrid Laurier et l\u2019hon.M.Tarte, ont donné beaucoup d'encouragement au colonel avant qu'il quitte le Canada.BATEAUX ROULANTS \u2014M.F.A.Knapp, l\u2019inventaur au hateau-roulant, est venu à Québec, pour intéresser les capitalistes qué- hecquols dans son projet d\u2019établissement d'une ligne directe de bateaux roulants, entre Prescott, Ofit.et Québec, pour le transport du \u2018grain de l'Ouest.M.Knapp reviendra lel pour soumettre son projet à la Chambre de Commerce.+ LE STEAMER \u201c ADOLIA \u201d DE LA LIGNE LEYLAND Le steamer * Adolla \u2019 de la ligne Leyland n commencé hier matin, à prendre \u201ca cargaïson aux élévateurs du Grand Nord.Vu la grande cha- |leur.les journaliers occupés à placer Se à une heurv de l\u2019après-midi ; cependant l\u2019on à pu continuer à charger le steamer de grain.Mme Henri Richard.5,000 L'Ordre des Forestiers Indépendants.dont la -salle de réunion a été détruite.100 M.Ulrle Maheu.+ .5,000 M.J.N.Coulombe.3,500 M.Lepage (écorce).: : .400, M.Pépin.(bois de cordé).:.\u2026 .500 M.W.Frawley.1,000 M.Matinot.+277.512,000 M.F.Beaudoin.\u2026.1,000 M.E.Lemay.300 M.A.-Boulay.\u2026.300 M.Ls.Triganne.700 M.ere .2300 le hois a bord, ont dû quitter l\u2019ouvra- | & Lo OURNAL FES: CAM {= IS £ ; je IE 40 A GEN Hn A: respectueusement | que NOS COUPONS DE v'au hommes, pour prendre soin des chevaux durant la traversée sont demandés.C'est la plus grosse cargaison de chevaux qui quittera notre port.\u2014Le steamer \u2018\u201c Parisian \u201d ua parcouru la distauce entre Rimouski et Malin Head, Irlande, en sept jours et 14 heures.\u2014Le steamer * Sicillan \u2019 est arrivé hier soir en notre port, ayant à son bord, un grand nombre de passagers.Le \u2018 Sicilian \u201d est à sou pre- Mmier voyage en uotre port.\u2014eg=\u2014\u2014\u2014 Morte d\u2019une syncope de cœur Rivière-du-Loup, 17.\u2014Madame Alrhonse Hudon, née Luce Clément, de cette ville, est morte soudainement, hire matin, d\u2019une syncone du coeur chez son gendre, M.J.Camille Pouliot, avocat.Madame Hudon était partie pour aller assister À une grand'messe célébrée pour ie repos de l'ame de sa fille.madame Pouliot, décédée il y a quelque temps, quand se sentant mal à l'aise, elle.retourna sur ses pas.M.le vicaire Dubé a ét appelé auprès d'elle encore consciente, mais quand le mêdecin arriva elle était morte.Cette moft cause une pénible impression partout.Terrible accident Un triste accident est arrivé au Cap à l'Aigle près de la Malbaie.Un cultivateur du nom de Lapointe a été! -tué par son cheval.qui-ayant pris le| ors aux dents l'a traïné sur une! distance de plus d'un mille, Lapointe s\u2019en allait à In grand'messe avec sa femme lorsque lo cheval devint ircentrôlable.La femme réussit à sauter au bas de la voiture, mais le malheureux Lapointe ayant voulu maitenir le cheval fougueux tomba en avant de In calèche restant une jambe prise dans la voiture.Lorsqu\u2019on a relevé le malheureux 11 ne présentait plus \u2018qu'une \u2018plafe \u2018hideuse et la vie tivateur à l\u2019aise de cette paroisse.l'incendie de\u201c Warwick Voici, aussi complète que nous avons pu nous la procurer, une liste des pertes causées par l'incendie de Warwick : La Compagnie du Grand-Tronc$ 1,200 étalt\u2019éteinte.Le défünt était un cul-|- F.Therrien.Total.s $21,700 Les assurances sont-partagées comme suit: - \"5, Grand-Tronc.2-:.$ 1,600 + ~Le prochain steamer qui quittera notre port pour l'Afrique du Sud, est ; | Les \u2018pères Yiendront s'installer au le steamor \u201d Indian \u201d de la lgne Ley- ; sur, le pavé.par sulté.de eit incendie.t phitéan:de Cloly, dès.que la loi sur: land.Ce ateamer cet actuellement *.à Moutréal, attendant ses chevaux et , - autres bestiaix, .Soixapte ,quinze Mie Henri Richard.2,500 M.Ulric Mahe.8;100 M.J.N.Coulombo.\u2026.1,100 M.Pepin.2°.ce ee 500 | M.W.Frawley.% wv.«600 M.A, Mailhot.à.400 Total.1.$ 9,609 Treize faïnilles.se/trçuvent jetées -pitalité chez les-putres.citoyens, qui d= \u2018pas Ge suis -Dat \u201cl'incendie.ve.\u2018Toutes ont trouvé, une gépéreuse hos-, t 1 COMMISSION D\u2019ENQUETE Autour du double \u2018échouement du \u201c Cap Breton \u201d et du \u201c Bogstad \u201d Hier matin, 10.30 heures, la commission d'enquête spéciale mommée pour établir les regponsabilités et les causes de l'échouement du \u2018 Cap Breton\u201d et du * Bogstad,\u201d a siégé, pour la première fois, au Palais de Justice, à Montréal.M.Edmond Guérin,-de la société légale Madore et Guérin, juge permanent de la Cour des Pilotes de Montréal, agissait comme commissaire spécial présidant à l'enquête.Maître J.B.Allan.représentait ln Dominion Coal Co., et la commission du port, et Maître - Arthur Delisle.ugissait comme procureur du pilote Nestor Arcand, du \u201cCap Breton\u2019
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