Journal des campagnes, 3 août 1901, samedi 3 août 1901
[" LE LE JOURNAL DES CAMPAGNES (HEBDOMADAIRE 8 PAGES PAR NUMER® PRIX DE L\u2019'ABONNEMENT Unan.UNE PIASTRE Six mois., cesencosessee SOOLS Troismois.sessesasassassrscses S508 Pour la France etl\u2019étrangor\u2026 10 fr.(Bo inoluant les frais de port.) STRICTEMENT PAYABLE D'AVANCS THOS, CHAPAIS - - » Directeur POUR L'ADMINISTRATION: KE.J» DEMERS & FRERE 80, RUK LA FABRIQUE QUEBEC, QUEBEC \u2014 SAMEDI 8 AOUT 1901 DEBUTS D'ORATEURS Le \u201c Macmillan's Magazine\u201d vient de publier un intéressant article sur les débuts oratoires de quelques-uns des parlementaires illustres de l\u2019Angleterre au XIXème siècle.Ils furent parfois peu brillants.Deg hommes destinés à jouer un rôle éminent, à exercer une énorme influence sur la politique de leur pays, à dominer, à éclairer, à guider leurs contemporains par la force, l'éclat, le charme persuasif de leur parole, îl- rent souvent triste figure la première fois qu'ils parurent à la tribune.Parmi ces débuts ingrats, l\u2019un des plus notables fut celui de Disrali.Après Avoir publié plusieurs romans, il avait tourné ses efforts vers la politique et avait tenté vainement de ce faire Clive pour le bourg de High Wycombe, en 1832.Il était Agé de vingt-huit ans.Chuse étrange, ce futur leader con- eervateur avait fait ses premiers pas dans la carrière publique comme radical, et il avait demandé à MM.Hume et O'Connell d'être ics patrons de sa candidature.Son insuccès ne le dé- Couragea pas, ct il tenta de nouveau la fortune électorale en 2835, mais cette fois comme conservateur.1] fut encore battu, Enfin, en 1837, il fut \u20aclu pour Maidstone et alla siéger dans les rangs de l'opposition conservatrice.Un de ses traits caractéristi- Ques dès cette époque, c'était son pmbitieux optimisme et son imperturbable confiance en lui-même.Ses blographes cn donnent un exemple frappant.En 1833, un an après son premier échec, il avait assisté à une séance de la Chambre des Communes, durant laquelle avaient tour à tour pris la parole lord John Russell, Macaulay, Stanley, Bulwer et plusieurs autres membreg Importants.Le lendemain il écrivait à sa soeur : \u201cJ\u2019ai été présent, hier, à tout le débat dans In Chambre des Communes, l'un des plus beaux qu'il y ait eus depuis des années.Macaulay a été admirable ; mals, entre nous, je pourrais les terrasser tous, Cecil bien intimement.811 y a une chose dont je suls plus que jamais certain, c\u2019est de pouvoir tout emporter devant moi dans cette chambre.Ce jour viendra.\u201d Ce jour ne vint certainement pas le 7 décembre 1837.date du *\u201c maiden speech\u201d de Benjamin Disraili.Il avait demandé à sir Robert Peel, comme faveur spéciale, de répondre à une harangue d'O\u2019Conneil.Il était.en effet, broulllé & mort avec son an- clen patron.Trois ans après avoir brigué, sous ses auspices, les suffrages des électeurs de High Wycombo.Disraëll, devenu tory, avait vivement attaqué le ministère Melbourne, lui reprochant, entre autres crimes, d'avoir placé sa main dans la main san- &lante d'O'Connell.Le tribun irlandais avait répondu à cette sortie par une foudroyunte invective, au cours de laquelle il avait traité Disraëli de \u201c\u201c mensonge incarné \u2018 et l'avait représenté comme le \u2018\u2018 descendant du larron mort impénitent sur la croix.\u201d Disraëll lui avait envoyé un cartel, mais le grand orateur, depuls la tragique rencontre dans laquelle il avait tué d\u2019Esterre, en 1815, avait fait voeu de ne plus jamais se battre et portait toujours un gant nofr sur sa main droite en signe de repantir.Devant cette fin de non-recevoir, le jeu- ae romancier et aspirant député, lui avait adressé une lettre virulente, on il lui disait: \u201c Nous nous reverrons 0ème ANNEE\u2014No 30 ssembléc Légisintiy termina son malencontreux dlscours en lançant à la Chambre cette parole prophétique : \u201cJe vais maintenant reprendre mon siège, mals un jour vlendra où vous m'\u2019écouterez.\u2019 Noë lecteurs savent de quelle manière éclatante Disraëli\u2014plus tard lord Beaconfield \u2014tint parole, Le grand rival de Disraëli, Gladstone, s'il ne se couvrit pas de ridicule la première fois qu'il ouvrit la bouche en Chambre, fit cependant, lul aussi, un pauvre début.Il entra aux Communes le 29 janvier 1893.Trois semaines plus tard, fl intervint dans Un débat relatif à l'élection des députés tories de Liverpool.Il parla d'une manière hésitante et indistincte.Lui qui devait briller par l\u2019abondance, le mouvement, la verve oratoires, il tAtonpa, 11 bredoulla presque.Cette voix mélodieuse et sonore, qui tint si souvent sous le churme des milliers d\u2019auditeurs, n\u2019arriva qu\u2019à l\u2019état de murmure à la tribune des reporters.Gladstone & écrit : \u2018\u2018 Tous les grands orateurs, dopuls Démosthènes Jusqu'à Burke, out souffert de uer- vosité au moment de prononcer un important discours, et, quoique je ue puisse réclamer une part du don «qui fut accordé à ces bouches d'or, je pute réclamer plus que ma part de leur défaut de nerfs.\u201d Il est évident que, le jour de son début, il souffrait de cette nervosité qui est la compagne presque inévitablo des grandes facuités oratoires.Mais à côté des débuts manqués, il y à eu aussi des débuts brillants.Tel fut celui de sir Williams Vernon Harcourt.11 prit son sidge comme re- présentanit l'Université d'Oxford, lo 1G février 1869, et hult jours plus tard, fl prit lu parole pour la prem:2- re fois, 11 s'agissait d\u2019un bill présenté par le vicomte Bury, pour abolir lu loi en vertu de laquelle l'acceptation d'un siège daus le gouvernement rendait vacant le mandat du nouveau ministre.M.Vernon Harsourt,\u2014i n'était pat cncore titré\u2014fit une charge à fond contre le bill.Son discours, qui couvre six colonnes du Hansard, fut couvert d'applaudissements et produisit un tel effet que lord Bury demanda la permission \u2018Je retirer sa mesure.ak L'article du \u201c Macmillau's Magazine\u201d ne parie que des \u201cmaiden speechs \u2018\u2019 dans le parlement anglais.Une étude sur les débuts oratoires dans le parlement français ne serait pas moins intéressante.Là aussi, il y a eu des échecs et des succès notol- res, Parmi ces derniers, il faut ranger celui de Berryer en 1550.sous 10 frestauration, la loi électorale fixait à quarante ans l'âge d'éligibilité.Berryer, déjà désigné par son talent comme l'un des hommes d'avenir du parti royaliste, ne put entrer en Chambre qu'aux dernières élections générales qui précédèrent la révolution de Juillet.L'atmosphère politique était déjà chargée d'électricité.Au début de la session, l'usage voulait que les nouveaux députés fussent présentés au roi.Lorsque ce fut le tour de Berryer: \u201c11 y u longtemps (ue fe guettais vos quarante ans.\u201d lui dit gracieusement Charles X.Cette parole royale montrait bien quelle était déjà la réputation de celui qui l'avait provoquée.Berryer monta pour la première fois à la tribune, où il devait règner pendant trente-huit ans.lors du débat sur l'adresse «es 221, T1 produisit un cffet immense.De toutes parts on salua on lui un maître del a parole.M.Guizot qui avait, lui aussi, débuté fort heureusement, dit À son voisin, M.Royer- Collard : \u201c Voila un beau talent.\u201d \u201c Dites une puissance,\u201d répondit le chef du parti doctrinaire.Thiers n'eut pas Ja même fortune Ses coups d'essais oratoires ne furent pas brillants.Avec une taille et une voix désavantageuses, 1! visait au genre solennel et pompeux, et tombait & plat.Avert! par plusieurs insuccès et aussi, croyons-nous, par des amitiés éclairées, 11 changea sa ma- nidre, et adopta ce ton de causerie vive et animée, qui.s'élevant peu à peu et s\u2019échauffant par le mouvement naturel du discours,atteignail les plus kauts effets d'éloquence, C'est ainel qu\u2019il devint l\u2019un des princes de la tribune française contemporaine.11 y aurait un long chapitre d'histoire parlementaire et littéraire à écrire sur cet intéressant sujet.Mais #1 dépasserait le cadre d'un simple rticle de journal.# THS CHAPAIS.e\u2014 ln La réciprocité de sis c Un eri de détresse \u2014\u2014\u2014 La question de l'émigration et du rapatrienient est à l\u2019ordre du jour depuls quelque temps.On la discute vivement.Certains journaux soutiennent que l'émigration a cessé et que le rapatriement s'opère maintenant dans de plus grandes proportions que jemais.D'autres, plus pessimistes\u2014 et, nous l'avouons franchement, nous sommes de ce nombre\u2014ne croient pus que l'émigration vers les Etats-Unis ait diminué notablement et que nos compatriotes de la Nouvelle-Angle- terre reviennent s\u2019étublir fel on aussi grand nombre qu\u2019on le prétend.D'atl- leurs, certaines statistiqu»s publiées récemment, ont au molns prouvé qu\u2019il avait une grands exagération à pruo- pos de ce prétendu mouvement do retour.Mais s\u2019il faut en croire \u201c l\u2019Indépendant,\u201d de Fali River, et une lettre que vient de publler la \u2018 Presse,\u201d de Montréal, le rapatriement, «jui jusqu'ici, n'a pas produit de .ssultats appréciables, va s'acceutuer bientôt ct nous ramener un grand nombre de nos compatriotes des Etats-Unis.Notre confrère de Fall River prédisalt, ces jours derniers, qu'avant trois ans, des milliers de familles canadiennes- françaises établies daus les centred de la Nouvelle-Angleterra, auront repris le chemin du Canada.Or, 1a lettre que M.J.A.Guindon, de Lowellvient de publier dans la ** Presse,\u201d de Montréal, nous fait croire que si la situation qui règne aujourd'hui Jlans les centres munufacturiers de la république voisine, se prolonge, la prédiction de * I'Indépendaut\u201d™ ne tar- uera pas à se réaliser.Voici ce qu'écrit M.Guindon : * Lowell, Mass., 21 juillet 1951.\u201cA la \u201c Presse,\u201d ** Monsieur, \u201c I] y a une discussion entre la **Patrie\u201c et les journaux des Etats-Unis concernant l'émigration des Canadiens des Etats-Unis.Les uns misent qu'elle a complètement arrété ; les dutres, le contraire.Moi, gui ne suis ni journaliste, ni un homme publie, je n\u2019ai aucun intérêt à cacher la vérité.Je dois vous dire pour le ;-lus grand bien de nos chers Canadien: que s'il desceud un aussi gran nom- Lre de Canadiens des Etats-Unis au Canada, c'est qu'il y a trop ae misère par lel.\u201cJe dois vous avouer qu'il v a bien de la misère par lei; que nous, les Canadiens, nous sommes bien pauvres ; que le plus grand ombre vivent dans les dettes ; qu'ils te s'ac- quitterent jamais.Les trois-quarts de coux qui descendent on Canada ont laissé des dettes par ici: ¢n un mot la misère règne en maître.\u201cJo vous demande comme une ia- veur de reproduire cette lcttre dane votre journal, afin qu\u2019elle instruise le trop grand nombre des nôtres qui viennent lei pour y faire des pauvres et, pour ainsi dire, mourir de faim.\u201cChers compatriotes, restez en Canada ; vous ne pouvez être plus mal qwici.Nous aimerions blen à y aller demeurer, mais nous sommes trop pauvres.Ce que nous 5avons, c'est qu'à l'automne, fl va en partir des mililers., \u201cUne chose qui est bien triste, c'est que beaucoup de nos Canadiens ne savent pas se conduire.Un grand nombre sont ivrognes, se conduisent bien mal et déshonorent notre nution.Je dois vous dire qu\u2019il m'en coûte de dire ces choses : mais je cals qu\u2019elles sont vraies.\u201cJe vous remercie, monsieur le rédacteur, et croyez-moi votre tout dévoué, «J.A.GUINDON.\u201d Il y a dana cette lettre un exposé sincère de la triste situation d'un grand nombre des nôtres aux Etats- Unis et aussi un avertissement qui devra donner beaucoup À réfléchir à ceux qui, aujourd'hui, songerntent 3 émigrer.Il n'y n pas au Canada, dans aucune localité, de misère comme cells que signale M.Guindon.Grâce à Dieu, la prospérité règne partout : nos industries cont florissantes, ot Vouvrier ne manque pas de travail, Ceux qui seralent tentés d'abandonner leurs ateliers ou leurs terres pour s\u2019expatrier, pour aller gagaer leur vie dans les centres nméricains avec l'espoir de faire plus d'argent et de vivre plus à l'aise, n'ont qu\u2019à Hire cette lettre de M.Guindon, ct, no°s en sommes convaincu, Îls y regarderont à deux fois avant de se laljour prendre à la tentation.Ce crijile détresse qu'un des nôtres vient de pousser.de l'autre côté de la frontière, doit avoir de l\u2019écho dans notre province et y produire un eftet salutaire.Nous le signalons narticuliè- rement à nos classes ouvrières et Boston, 31\u2014Le conseil des direc-i teurs de ta Chambre de Commerce de Boston, s\u2019est occupé de la question de réciprocité avec le Canada.La Cham- |bre de Commerce a, depuis plusieurs années, pris une attitude prononcée à Philippes.\u201d Le 7 décembre 1837, les gur cotte question, et a conseillé l'é- deux adversaires étaient à Philippes |change lo plus libre possible de mar- \u2018est-à-dire dans le ch Chandises entre lex deux pays.ond re © champ clos des: moyen d'un traité de réciprocité pour- |voyant à des concassions réciproques.Communes anglaises, et Disraëll vou- Iait prendre sa revanche.Hélas ! «e fut un désastre.Son aplomb excessif, sa déclamation exagérée, sa voix d'un dandysme excentrigue,.tout concou- Tut À provoquer l\u2019hilarité do la Chambre.Les radicaux et les dépu- \u2018és irlandais, O'Connell en tête, ponctuaient chacune de ses phrases de formidables éclats de rires, auxquels bon gré mal gré se jolgnalent L'homme qui de- i voit gouverner l'empire et tenir la: les autres députés.Chambre des Communes suspendue à ses lèvres.fut, ct jour-là, cn butte À le visée universelle.11 ne se Jéconcertnau A l'assemblée d\u2019hfer, le sccrétaire de 1a Chambre, M.Preston, a regu ordre do prendre immédiatement des dispositions pour faire connaître d'une façon tangible, par pétitions ou autrement, que les hommes d'affaires dog villes et centres manufacturlers du \u2018Massachubetts désirent une législation qui faclliteralt l'échange de mar- chandlace.avec le dominion du Canada.\u2014\u2014 ear t\u2014\u2014\u2014 -Trois qualités Entre tous los remèdes pour les af- foctions de la gorge et des poumons, le BAUME RHUMAL est le plus simple, le plus efficacs, \u2018le plus économi- point, cependant, fit tête à l\u2019orage, et 19% \\ agricoles, en leur disant: Restez au pays, il y a place pour \u201cous ; il y a du travail pour tous.N'allez pas grossir le nombre de ceux iui, une fois rendus aux Etats-Unis, tombent dans la misère et se trouvent ensuite trop pauvres pour revenir au Canada \u2014\u2014\u2014 ert Sir Wilirid à Québec (De l'EVENEMENT de mercredi) Le proemier-ministre de la Puissance, est arrivé à Québec, \u201clier soir, sn compagnie de Lady Laurier.Ce mutin, sir Wilfrid a eu une entrevue avec l\u2019hon.M.Paront, premier de Québec, à ses bureaux de l'hôtel da ville.Sir Wilfrid était -ccompagné de M.A.Dansereau, directeur de la .Presne.\u201d le premier-ministre est parti à 1 ; heure, aujourd'hbi, sur le steamer du gouvernement, le * Constance,\u201d capt.May, pour les Provinces Maritimes.Sir Wilfrid, lady Laurier, et MM.A.Daneereau et L.O.David, greffier de la cité de Montréal, se rendront jur- qu'à Cape Race .4 +0 .\u2026\u2026.ta La question religieuse EN, ESPAUNE (De l'EVBNEMENT de mardi.) Dupuls six mois les conflits se suc- cddent en Espagne sans interruption.Dernitremiont, c'était à Séville.Le sang coulalt dans des collisions entre gendarmes et grévistes.A Saragosse, cela a été beaucoup plus grave.Cléricaux et anticléricaux se sont livré à une véritable butaille rangée à coups de gourdins, de couteaux, de revoi- vers.Des troubles out encorc écluté dimanche à Madrid et à Barcelone, à l'occasion det manifestations anticlé- ricajes.Bref, on croirait l'Epague en pleine gubrre religieuse.L'émeute du dimanche dernier n\u2019est qu'une manifestation particulièrement aigu\u201c de ce qu'on appelle, d'un terme général, In ** question religieuse.\u201d Les libéraux précisent les choses en parlant d'une lutte de l'esprit moderne contre le cléricalisme, tandis que les conservateurs Ne voient dans cette lutte qu'une guerre entreprise contre la religion et l'Eglise.Do quelques termes qu'on se serve pour la préciser la question religieuse domine de plus en plus l\u2019ensemble d la politique espagnole, et, par malheur, l\u2019exaspération des opluions adverses fait craindre que la solution n\u2019en soit malaisée, La situation est déjà apparue une première fois comme inquiétante au moment du marlage de la princesse des Asturies avec le priuce Charles de Bourbon.C'est à ce moment, en effet, qu'on a commencé à passer de la parole, écrite ou parlée, aux actes matériels.Le clergé, tant régulier que séculter, accusé de sympathiser avec la famille carltete du prince, a été molesté dans les rues, et les anticléricaux s'en sont même pris aux couvents et aux autres établissements religieux.Tel a été le début des troubles \u201c matériels,\u201d début d'autant plus alarmant que le gouvernement avait semblé n\u2019intervenir qu'avec une certaine mollerse, L'habitude ayant été ainsi prise d\u2019une * propagande par le fait * d'un nouveau genre,les \u2018troubles se renouvelè rent dans la suite, motivés, la plupart du temps, par les processions religleu- ses.Les catholiques.qui, loin de se laisser intimider, tiennent tête à leurs adversaires, recourent en effet à ce moyen pour manifester leurs = opinions.Les processions religieuses provoquent = des cantre-manifestations laïques sous forme de cortèges également publics, ot les manifestants des deux camps opposés en viennent rapidement aux mains.Le gouvernement, en présence du danger que courait la paix publique, avait pris le part! d'interdire toute manifestation, laïque ou religieuse.Mais cette mesure n'a ôté ni ussez générale, ni assez durable, et il en «st résulté la col- fon de Saragosse entre manites- tants religieux ct manifestants lai.ques.On en à vu les résultats : ZU0 coups de feu échangés, dit-on, sans compter les coups de couteau.Ce qui complique la question rell- gieuse.c'est qu'elle doit se poser au parlement sous la forme d'une loi sur les congrégations.Or, les débats qui vionnent de se terminer out fait voir que le* eeprits sont presque aussi excités dans les chambres que dans la rue.LA veille des événements de Saragosse, M.Canalejas prononçait un discours passionné en réponse à M.Mauro.Ce dernier avait coutenu une thèse intransigeanto, d'après laquelle les congrégations devraient être entièrement soustraites au contrôlu de l'Etat : M.Crnalojas lui répliquait faisant prouvo de la même intranst- geance, en dénonçant le péril clérical et en s'élevant contre l'invasion de l'Espagne par les moines venus «le France ou des.auclennvs colonies espagnoles.lznfin, M.Sagasta, président du conseil, à promis un projet de loi sur lès congrégations autres que celles \u2018out 11 est question daus le concordat, Mgr Merry Del Val © Fall River, -31\u2014\" L'Indépendant dit : * Une lettre de Rome, que nous recevons ce matin , nous apprend que Mer Merry del Val, ancien envoyé pontifical au Canada, doit ètre actuellement en mission officielle à Londres.ct qu'il succèdera bientôt à Son Eminence .le cardinal Martinelli, en qualité.de délégué apostolique aux Etats-Unis.Il serait aussi question de Mgr Diomède Falconio en rapport avec la dé- 16gation de Washington ; mais notre correspondant dit que, d\u2019après les ap- parcnees, Mgr Merry del Val sera pro- babloment le choix dafinitif du Saint- Père, \u2014 Histoire:de chasse .Un citoyen de Winnipeg de retour d'une partie de chasse dans les environs du fort d'York raconte une singulière aventure de chasse qui ferait pâlir de dépit Crack.Ayant \u2018tiré sur.un canari, In balle après avoir tué le volatille s\u2019en fut traverser une bécassine que son malheureux sort .avait amené dans ces parages, puis tombant dans l'eau la balle tua un jackfish.Du même coup notre chasseur -se procura un repas complet, avec poisson, entrée et roti.Dans une autre occasion ce méme Charseur favorisé par St-Hubert, trouva pris au même pidge un lynx et un renard blanc.- Il ne paxse vr={ment d'étranges cho- «9 dans ces lointains pays du nord Suicide d\u2019un Canadien Laurent a été trouvé mort à midi, dimanche, dans sa chambre, Crystal House, rue Albion.Il teusit encore dans su main un revolver avec le quel 11 s\u2019était logé une balle dang la tête, au-dessous de l'oreille droite, St- Laurent se retira dans sa chambre samedi solr, vers onze heures, Comme {l ne descendait pas et qu'il nc répondait pas quand ou frappait à sa porte, le propriétaire décida, :ifmanche midi, d'enfoncer.C'est alors qu\u2019on aperçut le cadavre sur lo lit.St-Laurent était tout habillé, n'ayant enlevé que ses chaussures AVANt de commettre Sun acte de déves- polr.Il était évident que la mort remontait à plusieurs houres, St-Laurent était âgé de 35 ans ot cé- Tibataire Ses parents demeurent a Hardensville\u2014Hl travaillait à la fon- derle Smith & Anthony, ici, comme finisseur en cuivre.Il y a quelques jours, 11 dut subir Une opération à la gorge, car il était menacé de pordre la voix.On croit que lo suicide est la conséquence du découragement que lui causait cette maladie.FH avait acheté le revolver samedi soir.Je corps a été envoyé à Hurdeusville pour inhumation.\u2014\u2014\u2014 re Les locomotives américaines Paris, 31\u2014Les journaux annoncent que la Compagnie Paris-Lyon- Méditerranée a acheté plusieur: locomotives américaines.Jin journaliste est allé voir M.Bawdry, ingénieur en chef de la compagini®, et celui-ci lui a fait In déclaratil-n suivants: \u201cCe que l\u2019on dit est vrai.Nous venons d'acheter dix lojomatives américaines.Elles vronnait lustemont d'arriver à Arles, où on les mont» Nous voulons les essaj'er et voir si elles sont réellement supérieures aux machines françaises.\" À une question faite on l'emploi du charbon américain par la compagnie, l'Ingénieur répondit : \u201cNous en avons acheté une granda quantité, l'année dernière.Le prix du charbon Ctalt, à 6 moment-là, très élevé, à Cardiff.Depuis il a bVais- sé et nous ne prenons plus de charbon américain.En outre, le charbon de Cardiff est d'une qualité bien supérieure à celui des Etuts-Unisx.Cependant.si les Américains nous en envoyaient à très bon marché, nous ferions en sorte de l\u2019utiliser.\u201d elf dren cen Un duel à la carabine sujet de Memphis, Tennessee, 31\u2014A Ia suite d'une querelle entre deux jeunes gens, Robert Wright et Edwin Blalock, les familles des deux garçons se sont Lattues en duel avec des carabines Winchester, Comme résultat, Edwin Blalock a reçu dans la tête une dalle qui l'a tué net ; son père a été blessé à la jambe et le père de Robert Wright a eu la jambe brisée par une balle.Les parents de Wright et de Blalock ont pris le parti respectif de leurs enfants.Tous, armés de carabines Winchesteri se sout alignés face à face dans un terrain vacant au sud de la vitle et près du cimetière de Forest Hill.Lorsque les combattants ne furent plus qu'à quelques mètres de distance, ils ont commencé le feu et une vive fusillade a éclaté ; elle a été entendue de tout le voisinage.Dès les premiers coups de feu, Edwin Blalock est tombé, nt un vè- tement complet (sans linge, naturellement), il y a dix mols ; mals la vle que nous menons en plein air, avec un soleil torride où des averses torrentielles, a bientôt raison des effets.SI, grâce A vos hautes relations, un comi- \u201cté quelconque pouvait nous envoyer quelque linge, je vous assure qu'il serait le bienvenu, car nous manqnons tutalement de tont.Veuillez agréer, monsieur le directeur, etc.LEGALL, Prisonnier de guerre.Cet appel d'un compatriote, émouvant par l'accent de sincérité qui s\u2019en dégage, ne peut rester sans écho, Nous y l'épondrons de notre rôté et nous espérons trouver des imitateurs.Qu'un peu (de réconfort, moral et runtériel, vienne de la mère patrie aux Français de Sainte-Hélène.Ils étaient prêts à payer de leur vie ct patent unjourd'hui de leur liberté\u2014ponr combien de temps encore, nul ne le sait ! \u2014le crime que M.Chamberlain ne pardonne pas, d'avoir combattu pour l'indépendance des indomptables républicains du Transvaal et de l\u2019Oran- © 5 DARC.mts pr pr rer Quatre hommes tués par un tram N La voiture frappée au passage à niveau à Lebanon N.H, Lobanon, N.-H., 2.4\u2014Le plus grave accident de chemin de rer depuis 30 ans sur la division Concord, du Boston et Maine, est arrivé ici peu après minuit, dimanche.Un buggy à deux sièges, contenant James Goodwin, «le Lord Miner a droit de cité LES PRISONNIERS BOERS Bffort suprême pour terminer la guerre avant l'entrée do l'hiver Londres, 21\u2014La présentation du droit de cité, à lord Milner, do Cape Town, a eu Jeu aujourd'hui au Guildhall.Elle a été l'occasion d\u2019une dé- imonstration, dés chauvins anglais, cn faveur de la guerre de l'Afrique du sud et de la conduito du gouvernc- ment.Joseph Chamberlain, ministre des colonies, lo due de Devonshire, plu- sleurs ministres, lord Cromer, consul général en Egypte, et sir Claude MacDonald, ancien ministre d\u2019Angleofficielle.Lord Milner a prononcé un discours ct dit que le règlement de la question sud-africaine ne devait pas se \u201carminer par des concessions malavisées.On ne doit pas s'exposer à soulever un mouvement populaire «n consldérani une trahison réfléchie at criminelle comme une légère offensa, T1 y a une légère différence, ajoute-t-il, entre 163 vieux Burghers des anciennes républiques et les bandits actuels qui troublent les sujets anglais d« la co- lonte du Cap.Il est décidé, quand ln guerre sera finie, à traitor les vieux Burghers impartialement et généreusement : leur faisant sentir que s\u2019ils ont perdu leux indépendance ils ont encore leur liberté, On ne doit pas s'alléner les loyalistes \u201cqui montrant leur dévouement à Vempire ct tra- vafllent au relèvement du mays.Un développement assuré des ressources ct un gouvernement incorruptible sont, conclue-t-il, les deux facteurs qui délivreront l'Angleterre de ce cui a été nommé \u2018\u2018l\u2019obsession \u201d de l'Afrique du sud.PRISONNIERS BOERS Hamilton.Bermudes, 21.\u2014Les pii- sonniers boors tentent presque chaque nuit de s'évader de l\u2019île Darrell où ils sont enfermés.L'eau >ntre la terre ferme et l'île est calme, tes requins abondent et deux canonnières ont des projecteurs électriques qui fouillent continuellement les environs.Les gar- dlens tirent des coups de feu, au uoindre soupcon et malgré toutes ces megures, plusieurs boers ont eussl à s'échapper de leur prison.Dans ln nuit du 9 juillet, H.du Toit, N.L.Louvens, J.P.Roux et J.G.du Preeze, échappèrent à l'attention de leurs gardiens, évitèrent ins requins et parvinrent à gagner le rivass> à In nage.La distance est d'environ un éemi-mille.Au point du jour ils ze trouvaient dans la partie sud de l'Île et rencontrèrent un ndzre.lis lui demandèrent de la nourriture.Celui-et leur demanda s'îls étaient des prisou- ulers, et les Boerfs ayant admis la chose, le nègre alla prévenir les ;sur- des du enmp de Warwick, qui reprirent leurs prisonniers.Une nuit ou deux aprâs.trois autres tentèrent de s'échapper en Gagnant ln terre sur des planc'ies.1,08 gardiens les aperçurent ot firent feu.L'un d'eux fut blessé et les deux autres repris., On attend prochainement l'arrivée de deux nouveaux transports.lis amènent avec eux de nouveaux pri sonnters boers.Londres.25\u2014Un document parlementaire donne comme nit le nombre des personnes dans les camps de concentration dans l'Afrique austrele au mois de juin dernier : Blancs, 85,410 ; noirs, 23,484.1 y a eu 777 décès parmi les blanes.y compris b7G décès d'enfants.M1 n'y a cu que cing \u201cécñs parmi lcs noirs.Hinsdale, Mass., Wm.Thurston.de Percy.N.-H., Thomas Burns, de Wi-' pooski, Vt., et Eddie McCabe, de cet-' .te ville, a été frappé par l\u2019express venant de Montréal et les quatre hom-: mes ont été tués instantanément.Le: voiture a été complètement démoll,! mais le cheval n'a eu que quelques.contusions.Goodwin et Burns étaient tisseura ! dans la fabrique de laine American.! Thurston étalt fermier employé par! G.M.Messenger.T1 était marié.mais! l'adresse de aa femme n'est pas connue.MeCabe était âgé de 19 ans, employé par Carter et Rogers, de cette ville, et laisse une femme, La voiture n été louée vers lès 7 he- res par Goodwin, À l'écurie de Peter stone, pour aller à Enfiell.Au retour c\u2019Enfield, les quatre hommes Staient - suivis par George Benjamin, qui dit: que les occupants de la premidre voiture chantaient à gorge déployé.Ils n'ont fait aucun cas des cris du sif-! flet de 1a locomotive.Il est évident qu'fls croyaient avoir lo temps de paster devant le train.Aprüs l'accident le train a été arrêté, et on a trouvé les quatre hommes morts.Le plus pesant d'entre eux a été lancé à une distance de 123 pieds.| | Le Dr F.A.Smith a été appelé et 11 a constaté que dans chaque cas la mort avait été instantanée.L'examen du coroner à aussi découvert une bouteille d'alcool] A moitlé vidée.\u2014\u2014>\u2014 ep pectin Su Mort du sénateur Allan L'un des pères de la Confédération Toronto, 25\u2014L'honorable M.George William Allan, sénateur, est décédé hier à 9 h.10, À son domicile, Moss Park, rue Shelbourne, où 11 demeurait depuis la mort de son père (1862).M./Man étalt en très mauvaise santé depuis un an.Cependant 11 à pu siéger pendant quoique temps à Ottawa, dans le cours de la dernière session.Fils de feu l'honorable William Allan, de Moes-Park, Toronto.Né à 'Toronto, le 9 janvier 1822.A fait Res études au collège U.C.S'est marié, d'abord à Mlle Louise Maude, trol- sième fille de feu sir J.B.Robinson, baronet, puis à Mile Adélaïde Harviet.Il était membre de plusieurs compagnies induwtrielles et de so- ctétés savantes, commandant de la division régimentaire de Toronto- Bet; -chancelier do l'Université du Colldge Trinity de Toronto.Londres, 25.\u2014l.ord Kitchener a re- cu l'ordre formel d'avoir à terminer la guerre avant l'entrée de l'ilver austral, qui «st la mellleure saison pour les guérillas bovrs.Cet \u2018 ordre formel \u2018* =emblera quelque peu ridicule; le général Kitchener a devant lui une tâche impossible : 11 lui faudrait des hommes ct des chevaux our lutter avec avantage contre les i | t terre en Chine, occupaient la tribune\u2019 + p *, commandos, et les uns et les autres Jui manquent.Sur lex 250.000 soldats que ,som- prend nominalement l\u2019armée d'oceu- pation, i1_faut déjà défalquer un bon tiers do malades ct d'Invalides et un autre tiers consacré À \u2018lu garde des voies ferrées.Cet ordre a eu pour premier résultat de redonner une activité févrile aux colonnes anglaises ; on sent qu il s'agit d'un vigoureux coup de collier., Réuseira-t-il 7?Grâce au nombre et à la supériorité d'armement.les Angiais remporteront certainement des succès partiels, mais tout indique que la guerre est loin d\u2019être terminée.Lord Kitchener a commis la faute de s\u2019y prendre un peu tard pour exiger l'envoi de 50,000 hommes de troupes montées.Les 16,000 chevaux que les ngents anglais viennent d'acheter aux États-Unis ct au Canada ont été pour la plupart expédiés.leur embarquement.ces chevaux ne pourront être débarqués au Cap avant la mi-août.Ces chevaux, ne l\u2019oublions pas, sont à demi-sauvages ; trois bons mois ne seront pas de trop pour Jog dresver.les nouveaux Ten\u2018orts no pourront done entrer en ligne avant cinq mois, c'est-à-dire ou mi- ten de l'hiver ; 1ls sont d'avance condamnés à l\u2019inaction, D'après les ordres directs venus de Londres, lord Kitchener fait pendre tout Afrikander de In colonie du Cap pris les armes à la main ou convaincu de trahison.C'est ainsi qu'un colon, nommé Marale, a été pendu le 10 juillet à Middelburg.La population afrikander avait été \u201ccontrainte d'assister à\" l'exécution, Un autre Afrikander, Johannes Petrus Coetzer, à été exécuté à Cracdock, et la population, là encore, n été obli- géc d'assister à cet horrible specta- 1 CC PROCEDES' ANGLAIS Vienne, 25.\u2014Les journaux accusont formellement le gouvernement an- Blais d'avoir confisqué le produit des souscriptions organisées en Autriche- Hongrie en faveur des femmes ut des enfants des Boers.Ces aouxcriptions avalent produit une somme de plus -de trois cent mille francs qui fut ox pédiée au Transvaal sous forme d\u2019un Maire de Toronto en 1855.Fut député de York au Conseil Législatif de 1878.2 la Contédération.Fut Ura.; teur du Sénat de 1888 à 1891.Nommé - membre du Conseil Privé le 30 mal 2891-11 était conservateur en politi que.\u2014\u20142et re rentes \u201cUX DE FORETS .: chèque.Les organisateurs ont on mains le reçu de la poste, certifiant l'envoi de la lettre qui contenait lo chèque ; cetto lettre est bien arrivée au Cap, mails l'argent est resté en \u2018route, et.depuls quatre mois, les organisateurs de ln suscription ont val- nement adneués réclamations sur réclamations au gouvernement an.On rapporte du Témiscamingue que 119° maisons de colons ont êté dé-, truites par les feux de forêts.Le gou-, vernement secourera les victimes de l'incendie en les employant À la cons- Jruction des nouveaux chemins.glais.La presse eut indignée.L'* Ost deutsche Rundschau \u201d déclare que ce pouple * chevaleresque \", ne pouvant venir à bout des Boers, prend sa rc- vanche en prenant le bien de leurs femmes et de leurs enfants, et en les laissant mourir de faim.i Mème si aucun obstacle ne retarde } : ! » \u2018La guerre du Transvaal vie \"anglais après le combat de Vlakfonteiln, les journaux de Berlin et de Vienne reprochent vivement Aux Anglais d\u2019avoir eux-mêmes adopté de longtemps cette mesure barbu- re.On conntate, en effet, depuis deux mois, que l'état des pertes hoers, tel qu\u2019il est communiqué par lord Kitchener après chaque engagement, contient toujours beaucoup plus de morts que de blessés, Cette anomaile ne peut ôtre expliquée que pur t'achèvement des blessés bocrs.UN CONFLIT On écrit de Londres : A in suite d'un différend entre l'amirauté anglaise ct le gouvernement de la Nouvelle-Zélande, ce dernier a fait savoir aux autorités du Cap que tous ses nationaux, servant dans les armes anglaises de l'Afrique australe dwvront, désormais, se faire rapu- trier à leurs frais.Cettezdéclaration entravera singulièrement le recrutement anglais en Nouvelle-Zélande.Ce confiit gemblé causé par un des procédés famillers à l'Amirauté, qui s\u2019'imagino romplir le déficit de son département par des \u2018économies de bouts-de-chandelle \u201d.Il était convenu quo les New-Zélandais rapatriés seraient débarqués dans leur port d'origine par des transports de l'Etat.Pour économiser quelques tonnes de charbon, l\u2019Amirauté a donné ordre de les débarquer dans un port unique.\u2014\u2014\u2014eeil- APCs Contre la tuberculose La conférence du Dr Koch Londres, 23\u2014Le principal alceit de ln séance a été une conférence du docteur Koch sur la tubereuluse.C'est avec Je plus grand Intérèc qu'elle n0été Scoutée par une assemblée des plus nombreuses.Lord Lister.professeur de chivur- gle aux universités d\u2019Edimdbourg et de Glaszow ct un des vice-présidents du congrès, a présenté avec \u2018quelques paroles flatteuses, lv professeur aile- mane à la réunion.Le docteur Koch a déclaré que la tuberculose chez l\u2019homme n'avait au- cunc analogie avec in tuberculose constatée dans la race bovine, nt Il a démontré que le Létail ne nouvait être atteint de la tuberculoge de l\u2019homme.Quant À la preuve que lu tuberculose ne pent être communiquée à l'homme par ler animaux, ~lle est beaucoup plus difficile à faire, parce que l'expérience est Impossitile.Le docteur a lu un document Atabliseant une preuve post mortem à l'appui de son dire, SI on acrente cette Con:Insion, ajoute-t-il, il reste à Ctcblir quelle est la principale source le in contagion.Du moment que l'en admet l'immunité de la race bovine, les produits de lu ferme, comme !e lait, le beurre, ete.ne doivent pas (ire considérés comme une source de danger.ou du moins elle serait sl aini- me que des mesures de précautions sont inutiles.Quoiqu'on ait eru longtemps le contraire.l'hérédité est un hnpurtunt facteur dans la transmission dé lu fu- hereulose.Le docteur est d'avis que Ju source principale du danger de ia contagion se trouve dans le vrarhat aes malades.Le meflieur remade à apporter serait.une loi qui défendrait\u201d aux tuberculenx de cracher autour, d'eux.ete ctl et.UN JOLI CADEAU Qui sera présenté au major Boulanger Il y a quelques jours il nous a étô donné de voir.chez M.Jacot, bijoutier, lo cadeau que les citoyens de Québue sont sur le point de présenter au major T.1, Boulanger en rezon naissance du prestige qu'il a su donner à la nationalité canadienne-frau- çaise, comme officier do service spécial en Afrique ot en Chine, Ce cadeau est princier.11 comsiste tn une montre en or de 18 karats, à grande sonnerie et pourvue d'un chronomètre enrégistreur.Clest ww montre toute spéciale, qui ne vaut pas moins do $200, ¢t qu'on ne fait que sur commande, Pour obtenir ue montre do ette espece, il faut au moins l'ordonner six mois d'avance.M.Jucot l'avait fait venir tous Bpéelalement pour un de nos riches capitalistes Québecois qui a généreusement consenti à attendre.M, Jncot ch à ordonné de suite une nouvelle du même genre.Les\u2018 montres à chronomètre ne sont pas rares, mais une montre pourvu d'un chronomètre enregistreur, ou qui enrégistre d'une manière automatique tous les tours de l\u2019atguille spéciale du chronomètre lorsqu\u2019ella passe le zéro, cst une montre nbso- lument exceptionnelle.Le garde- montre vst en or de 14 kurats et a un - cachet orné d'une superbe améthyste.La montre «t In cLaîne valent an moips $276.C'est un cadeau dun caractére certainement plus pratique ; que celui d'un sabre d'honneur.Des inscriptions de circonstance ssront sane doute gravées d\u2019une manière artistique en dedans «du boitier.Cette montre «st actuellement étalée dans l\u2019une des vitrines de l\u2019établissement de M.J.0.Jacotteal rt UNE VILLE EN FEU Halifax, N.E., 24.\u20141a ville de Glace Bay, C.A., est en feu en trois endroits, et les flammes se prôpagent lapidement.Les hommes de la bri- rade du feu de Sydney sont sur les lieux de la conflagration.\u2019 PLUS RECENT ° Halifax, N.BE.25.\u2014Une cérieuse conflagration s'est déclarée, ce matin, à Glace Bay, à 1 heure, ce matin.Le feu a commencé sur la rue Principale.Onze bâtisses sont devenus ia proie des flammes, et le feu se propage encore.Il y a grand tanger que toute la ville soit détruite.Les rem- bres de la brigade du fou \u2018le Sydney, avec tous les appareils nécessaires et 150 hommes sont partis Nour se rendre sur les lieux du sinistre sur un train epécial.\u2014mrtre pr pret L\u2019agitation aux Indes Anglaises Une guerre de guérillas Londres, 25.\u2014Une dépêche de Simla annonce que les Mashonds Waziris se sont emparés de vive force d'un fort situé pris de Gandola.Plusicurs soldats auglais ont été tués dans l'attaque ; les autres ont été blessés.Log Waziris se sont ensuite retirés, eu emportant quantité de carabines et de munitions.Un détachement, composé de cent tirailleurs, a été envoyé aussitôt à 1a poursuite de l'ennemi ; mais sans autre résultat que de ramener les cadavres ct les soldats blessés.La guerre de guérillas est générale NOYADE TRAGIQUE Le Dr Armand Rioux et Mile Béchard trouvent la mort dans une promonade en chaloups Matane, Qué, 24.-\u2014Un pinstres à In construction de ln nouvelle Dêuisste Le Rév.LL.Dénoncourt.qui repré sentait l'évêché des Trois-itivières, nu douné son consentement à Cette réno- lution et a donné l'assurance qu'ans sitôt que la chapelle pourrait être ouverte au ctlto, un prêtre ciendrait tésider dans le presbytâre qu'on doit construire en même temps.mn ce pr Le dug :t la duchesse de York Leur prochaine visite à Ottawa Otlawa, 24\u2014Jusqu'à présent le programme pour le réception du due York lei comprend ln bienvenue of- fictelle sur la terrasse, le 20 septom- bre.Dans l'après-midi, le due, selon le désir qu\u2019il a exprimé, assistera à une partie de crosse entre deux clubs de première classe.les Capital et pro- bublement les New-Westminster.Le 20 au soir, diner d'itat, à Ridau Hall.Samedi, on parle d'un \u201c garden party \u201d et d'une fête de nuit sur la rivière, Dimanche, parade militaire, 3 l'é- trieA Lundi soir, réception.Le duc et In duchesse d'York vont sauter les cages\u201d aux Chaudièrestout comme lady, Dufferin I'a fait.Ce sera un radeau spécial qui pagscra par les Remous, les Petites Chuudiè- : res ot les gllssoires suivi d'une flot tille de \u201ccanayens d'en haut en canots d'écorces chantant des chansons de cage.!l y aura luneb au pied des gHissoires \u2014\u2014 res Terribie drame \u2014 Leavenworth.24\u2014Pris d'un accès de folie.Michael Kelly à tué un homme ct en à blessé trois autres, dont deux mortellement, aujourd'hui.Les victimes sont : John Garrett, homme d'affaires important : le sergent de police Dodge ; le détective Mike MacDonald et le docteur Charles McGee.On pense que McDonald seul guérira.Kelley.qui avait sans raison, une rancune contre Garrett, entra dans le bureau de ce dernier, cet après-midi.et sans crier gare, pointa son rovol- ver sur Garret\u201c, qui était assis à son pupitre.Il tira rapidement cing coups qul ont tous ports et Garrett est tombé de son siège, Modge et McDonald sont *Îte arrivés sur ia scène.Kelly avait recharg\u201c zou revolver et lorsque les officiers sont entrés dans le bureau, Il a fait feu sur eux.Te sergent Dodge n recu une balle à In gorge et McDonald une autre i 1a jambe, Un instant après, le doctaur McGee, qu'on avait appelé auprès de Garrett est entré dans le bureau, Kelly a levé son revolver et comme le docteur s> tournait pour appeler de l\u2019aide.Kelly tira.McGee recut une balle dans le dos près de l'épine dorsale.Tout cela s\u2019est passé en cinq minutes.Finalementd'autres hommes Je la nolice sont arrivés.ont maîtrisé Kelly et l'ont conduit en prison.Il y n plusteurs années, Kelly n as- sailll le pore de Garrett et il est évident qu'aujourd'hui, il à pris John R.Garrett pour Garrett atné, qu'il voulait attaquer une seconde fois.Garrett est mort.cet après-midf, à l'hôpital.ss stl Artes Un pénible accident Trois-Rivières, 25.\u2014Un jeune home me de 16 ans, fils de M.Pitre Courteau, R été victime d\u2019un grave accident aux scieries Baptist.dans l'Île de la Potherie, mardi après-midi, 11 était occupé à un banc sù deux scies circulaires étaient on opération.La position des scles était différonte, une étant perpendiculaire et l'autre hortzontale.La perpendiculaire avait un morceau de tôle comme protection et pour empêcher le bran de scie de se disperser.Or, cette tôle se trouvant embarrassée, le jeune Courteau lui lanca un coup do pled pour la débarrasser du bran de scie; mais la ecle perpendiculaire lui At une grave entaille à la jambe et 11 tomba à la mercie de l'autre scie qui lui dépouilla la jambe, clepuls le haut du mollet jusqu'au pled, dont les doigts sont Aussi fort endommagés.Le blessé fut transporté à Ia pharmacie Normand, aux Trois-Rivières, où les soins nécessaires lul furent donnés ct le pansement fait.On croit que, blen que les os aient été attaqués par les scies, la guérison pourra s'effectuer.gans amputa- on, : \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 sûres, ngissont, Tous les a.Pour l\u2019indolenco du foic, lu flatuosité, la constipation, lu biliosité et les vivlonus maux de této, prenez BRISTOL'S »tus douleur, n'afuiblissent ot donnent toujours satisfaction.Un remède de ménage des plus recommandables, ler adultes ou ies enfants peuvent les prendro en n\u2019{importe quelle saison.q pharmaciens vendent \u201cBRISTOL'S.\u201d La | | ! Pills doucement of Un Canadien noyé Woonsocket, R.1, 25.\u2014-M.Célestin Guilmette, de Forestdale, pride de Woonsocket, à été trouvé noyé dans Ja rivière Branch.1 a quitté son (épouse, tundi soir.vers 7.30 heures, disant \u2018il allait prendre un verre de bière chez un oml.Il ve revint pas, \u20ac son épouse devenant Inquiâte à son sujet, char- ner son frère Augustin Béliveand'aller Je chercher.Celui-ci partit vers 1 heures du matin avee son frère Joseph et ils fi- vent des recherches.Ils crouvèrent que le défunt était allé, le soir, à la maison Tyler et était parti de cet endroit vers 11 heures du soir.On trouva ensuite le chapeau du malheureux sur le bord de la rividre Branch, pric du chemin.Le trottoir va en penchant dn côté de In rivière et.comme il n'y a pue de garde-fou, il est évident que M Guilmette 1 manqué le ptet en pas sant en cet endrelt et est tombé à T'eau.On retrouva heures, le cadavre vers ol \u2014\u2014\u2014 meee La récolte dans l\u2019Ouest Serait phénoménale Winnipeg.Man.?5.\u2014-Selon les rapports de toutes les parties di Manttoba et des Territoires du Nord-Onest.recus hier.lu récolte du blé donnera de 40 à 45 minots d'arre daus nombre de localités.Le cotimissaire Cassell pense que In récolte totale sera de ou millions de minots, M.Melnnis, agsis- tant-gérant du trafic du Pacifique Capadien.l'évalue à 55 millions de minots, et M.T.F.Brerady à 65 millions.« La saison a été vraiment mervellleuse pour l'Ouest.1 y nu 40,000 fermiers daus l'Ouest.Pour faire ln récolte, ils auront besoin de 25,006 hommes au moins et dépenseront huit millions de livres de ficelle d'engerbage, En «an mot, la ; récolte est la plus consid=rable que ! Yon alt jamais vue dans l'Ouest du Le C'est vue récolte phénoménale.; rr pees.MORT SUBITE le Dr Joku H.Henchez, depuis de longues annees l\u2019un des médecins de l\u2019Hôtel-Dien, est décedé =ubitement hier soir, à sa résidence, vue Ste-Au- ne.des suites d'une indigestion, Le défunt était un des meilleurs méde- cinsg de Québec et appartenait au Collège Royal des Chirurgiens d'Angleterre.C'était aussi un chasseur émé- , Blise.Lundi passage des glissolres, rite et un excellent compagnon.La visite aux Chaudières et leurs indus- nouvelle de su mort sera reçue avee un profond regret par tous ceux qui l'ont connu soit commu médecin ou comme ami.0e Incendie désastreux i A Davenport, lowa\u2014Pertes de $700,000 Davenport, lowa, 25\u2014Le feu « dè- vasté, ce soir, Une surface égale à vingt carrés ordinaires de maisons.eamsant = des pertes ait montant de £700,000, La feu s'est déclaré dans une pile de bois À la Rock Island ; Fuel Co.Le feu s\u2019est propazé si ra- ; pidement que les ouvriers out à pet- ne cu le temps de quitter los chantiers, Les occupants des maisons vol.tines n'ont pu se sauver qu'avee ce qu'ils avaient sur eux.Plus de cinquante maisons ont été détruites, rendant Une ceutaine de famille sans abri.Les scieries de la Compagnie Weyerhausen Denkiaan et les cours a hols ont été complètement détruits, Per tes.$100,000, Les pertes des résidents sont estimés à 22300000 de plus.pet Gl terra Au Vatican Londres, 35\u2014On en ost vent i une entente parfait?entre le Vatican et le gouvernement des Etats-Unis, dit le correspondant de Rome an Daily Chronicle.\u201d au sujet des ordres reli- gleux dans les Philippines.D'après cet arrangement.les Dominicains et les Augustins ne scront pas dérangés quant À présent.mnis les :molnes Espagnols seront remplacés de temps en temps.On compensera libéralement pour ls propriété.\u2014preeeemees MORT AFFREUSE Un chauffeur du vapeur \u201c Longueuil \" se fait écraser Le vapeur *\u201c Longueuil.\u201d faisait, hier après-midi, sa traversée accoutst- mée entre Montréal et la ville de Longueull.Sur le pont inférieur, des camions.des diables, des charrettes, des commercants, des cultivateurs et des marins discutant d'affaires et de nu- vigntion.Sur le pont supérieur.des citadins et d'élégantes demoiselles se rendant à leurs villas et riant et badinant avec insouclance.Et cependant, à ce moment-là mé- me, sc passait dans la carcasse du paquebot, un fncident qui eût fait dresser les cheveux sur la tête de quiconque cn eût été témoin.Un des chauffeurs du bateau, Edouard Delisle, était descendu sous l\u2019un des bras du balancier, afin d\u2019enlever de l'huile qui se trouvait sur lc plancher.T1 reste entre l'extrémité du bras du balancler en mouvement Jusqu'au plancher, un espace de quatre pleds.Soudain, lo chauffeur se dresse de toute sa hauteur, oubliant l'endroit dangereux oû il se trouve, Terrible et fatal comme Ia foudre, le bras du balancier le terrasse à la tôâte d'un coup mortel.Le malheureux s'affaisse, baignant dans son sang.De nouveau, fl est accroché à ses vêtements par le balancier qui l\u2019'enlève dans les airs, et lui brole l\u2019estomnc en redescendant.Et, satisfait de son oeuvre de mort la machine, comme si elle avait âté animée d\u2019une haine humaîne, dépos-> le sanglant cadavre à l'endroit où, pour la première fois, clle l'avait frappé.L'ingénieur.voyant baisser la pression de la vapeur, appela Delisle trols _ tre provision de charbon dans la four- ; naire.Ne recevant pus de réponse, 1 alla par lui-même ge rendre compte de ce qui pousaît bien être arrivé.Un spectacle hior::ble frappa ges regurus.Le pauvre chauffeur avait le crâne fracassé, l'estomac défoncé et une cujge broyée, On retira uussitôt la ptüvre victime de sa fâcheusce position.Dès que le \u201c Longueuil eut tou- thé au quai Je Montréal.on prévint le coroner MacMahon, qui Ht transporter le cadavre à la morgus, où une enquête a eu lieu, hier matin, Le jury du coroner a rendu un verdlet de \u201cmort accidentelle.\u201d Le défunt était marié et père de six enfants.Il lemenre à Deschambault et est à l'emploi de la Conpagnie de Navigation Richelieu et Ontario comme chauffeur.à bord du \u2018 Lon- , gteuil\u201d depuls sept ans.Le pauvre homme n'était Agé que de 42 ans, et 2 toujours eu une conduite rxeniplai- re, jouissant de l'estime et de l\u2019ami- , Hé pémérales.MINIER CN ECCT REIT °° \\Punérailles de M, l'abbé Blais Cure do St-Laurent.l.0.(De l'EVENEMEN de vendradi.) Cest hier, à St-Laurent, le d'Orléns, qu'ont eu lieu les funérailles du regretté M.Blais.curé de cette paroisse, les parolssiens de St-Lau- rent avaient tent à honneur de fair?de dignes funérailles à leur regrotte pusteur.et toute la paroisse s'était portée à l'église, pour réciter une prière près de lu dépetille de celui qui fut pendent de nombreuses an- liées, leur dévoué pasteur.Le temple sacré avait été magnifiquement tendu de drapMals, mon enfant, vous allez partir aussi vite que possible.Vous connaissez bien la mostagne.la contrée des entours.Vous gagnerez la plus prochaine station et là vous vendrez votre cheval.Avee sou prix, et la modique somme que vous allez me faire lu plaisir d'accepter, vous vous débrouillerez, j'en suis sûr.Dans tous lex cas, une fois dans une ville américaine, si petite qu'elle puisse être, il uy a pan un Indien quelconque qui puisse vous falre subir un mauvais traitement !.Vous nawrez plus rien À craindre d'eux.L'angoisse épouvantable sur ce visage désolé ne faisait que s'accroftre, \u2014Oh !\u2014reprit-etle, entrecoupant : ses mots,\u2014co n\u2019était pus la peine du me sauver la vie pour m'abandonner ensuîte.Où voulez-vous que j'aille, : une fois encore \u201c.Je suis seule.seule sur la terre !.Je n'ai persou- ne au monde.Alors.Et s'exaltant \u2014Tenez !.Vous auriez bien mieux .fait de laisser KKlym me tuer d'un coup - de couteau '.Ce serait lini mainte- : nant.Je no souilrais plus ! \u2014Mais na pauvre erffant !.\u2026.! \u2014Udvoulez-vous que j'aille.une fois eve !.Saule, je suis perdue ! .\u2018as ! ma pauvre petite \u2018Je | ne pui.plus rien pour vous, désor- ! meis !.Stika continuait avec une croissante : \u2014S1 c'était pour m'abaudonner,comme vous vouleb le faire.ce n'était pas la peiuo de me sauver la vie.Il valait cent fois mieux laisser Klym - Me tuer, cent fois mieux ! \u2014Mais, ma chère mignonne ! je ne laisser exaltation \u2014Vous ne comprenez douc rien !.Nous ne voulez donc pas comprendre qu'ils vont venir, qu'ils me repreu-.dront !.Eh bien !.si cela est, plu- tot que de retomber dans les mains des Modotes, j'aime mieux tout de sulte me briser la tête moi-même cou- ! tre ces roches ! : .Et l'excitation nerveuse à laquelle elle était en proio augmentant enco- ! re, la petite Indienne fit un mouve- \u2018 ment pour s'élancer contre la paroi de pierre.i Jacques de Kerblay In salsit a4 hras- le-corps.ls maintenant de face : \u2014Allons ! tenez-vous tranquille et ne faites pas de folie !.Au demeurant.1! était désarmé.\u2014Enfln !-s'écria-t-il.\u2014que voulez- vous que je fasse Ÿ.Parlez !.Vous voulez unir nc» cestinées, nos mauval- ses chances.uns infortunes !.Soit ! On fera de sor mi.cux ! Mais à purt lui, 17 ajoutait : \u2014Que le diable emporte les mes '.\u2026.Une jolie céleste illumina les veux «ncore tout mouillés de Stika.Et ello porta d'un geste brutal la main de Jacques à ses lèvres.\u2014Oh ! ma pauvre chère petite-\u2014 reprit celui-ci en secouant In téte\u2014 ue me remorclez pas.Seuls ou & duu je crois que nous n'allons pas avoir de l'agrément.\u2014ll faut fuir\u2014reprit Stika\u2014fuir au plus vite, -\u2014Jo pense bien, nous ne devons pas moisir tel, \u2014Avant une heure, nous aurons bien certalnement une bande de Modoës, à notre poursuite, \u2014Sitôt que cela !.- \u2014La détention de votre les aura mis en éveil.\u2014Oui ! mais avant qu'ils aient trorz- vé le cadavre de cette brute.Pour repcsise \u2018\u201cika leva le doit aurescus de su tête, : Jacques n\u2019avan pas compris, \u2014~Reogardez !.Deux énormes vautours décrivaient déjà dans les airs d'immenses cercles au-dessus du cadavre, \u2014Ceux-là indiqueront bien aux Indiens l'endroit où se trouve lo co:ps de Klymvous avez raison, ma \u2014Diable ! chère petito !.Je n\u2019y peusais pas A !.Cela diminue ces horribles bêtes !.joliment nos faibles chances.Donc, 31 faut d'autant nous dépêcher.Réfléchisxant une seconde : \u2014Croyez-vous que nous puissions - od m- carabiue réellement gagner Monts-Verts ?Cost .d .blen, on droite ligne, la plus prochaine station, n'est-ce pas Ÿ Stika sccoua négativement la téte.\u2014Ce n\u2019est pas à Monts-Verts qu'il faut tenter de ve rendre, \u2014dit-elle \u2014 car c\u2019est d'abord de ce côté que les Modoëes vont nous chercher.C'est vers le Nord qu\u2019il faut aller, D'abord, nous Allons travorser la forêt.Les Indiens seront gdnés dans les bois avec leiürs chevaux.*Partons !.Mals partons vite! -.Nous n'avons déjà perdu que trop de tomps ! Tout én parlant, avec une activité pleine d'adresse, elle s\u2019emparait de Ja bride du poney et chargealt Yanimal du matériel ot des outils de Jacques.iA culvre) met Siné, En quatre jours Au moyen du pétrole et do l'air comprimé New-York, 30\u2014Le \u201c New-York Herald \u201d publie aujourd'hui la nouvelle d'une grande découverte : * Un ingénleur de Hoboken prétend &voit fait une découverte qui permettra à un steamer océanique de traverser eu Europe saus charbon, cn brûlant seulement une petite quantité de pétrole avec quatre-vingt-cing pour cent d'air comprimé chauffé a rouge, et que le combustible ne coûtera que Ju moiti6 de co qu'il coûte maintenant; lo steamor pourra faire la traversée en quatre jours.Charles A.Kuenzel est le nom de l'ingénieur qui a racou- té l'histoire, simplement hier soir et ceux qui ont vu fonctionner Lit machine corroborent ce qu'il dit.lls disent qu'après des années d\u2019ex- Dériences, une petite découverte Lrevetéo il y a quolques seniaines doune ln solution longtemps cherciée ru problème de produire un gaz non explosif avec du pétrole et de l'air, qui brûle comme de l'oxygène et qu'un enfant peut omployer et controler sas le moindre danger, soit d'explosion, soit de suffocation Cette nouvelle composition qui fournira In force motrice de vapeurs, de locomitves d'automobiles ct do machines, est un Zaz anhydre, le premier, ¢it-on, qui ait été produit en quantité suffisante pour êtro employé dans l'Industrie.Par le nouveau procédé de Hoboken, le pétrole ordinaire est mélange à de l'air chaud comprimé et forme un gaz.Comme ce guz ontre dans le foyer de la chaudière par du potits tuyaux placés dans d'autres tuyaux, pas- ; saut au-dessus du bec de gaz, Il devient 1 chaud quo toute trace d'hu- midite disparait et à ce moment 1 devient un gaz sec qui ne peut faire | explosion, C'est 12 quo le gaz prend teu en sortant par de petits orifices du diamètre d'une aiguille dans les tuyaux placés sur la grille de la fournaise.Lu chaleur est si intense que l\u2019eau cst pres.qu\u2019instantanément convertie eu va \u2018 peur, \u201c Vous comprendrez mieux la valeur de ma découverte,\u201d dit l'inventeur, \u201c lorsque je vous dirai qu'on peut in- ,(roduire co guz en grande quantité \u2018dans une fournaise chauffée à rouge put qu'il ne se produira pas d'explosion.Lorsque du gaz à éciairage ordinaire s'échappe et remplit la maison allumez une allumette et In façadg de la maison vole ct généralement quel- qu'un y perd la vie.\u201c Remplissez une chambre de mon Buz sce et il n\u2019y aurie pas d'explosiou quand méme vous allemriez une dou- ; gaz zaines d\u2019allumeltes.C'est un sec, Non-explosif, ct qui renterme assez d'énergie pour faire fonctionner les plus lourdes machines ; et qui en même temps, n'est pas plus dangereux que l\u2019eau.\u201c Nous avons prouvé toutes nos as-\u2018 annoncent que l'heure est venue de , *ertions, perfectionné nos inventions: nous préparer activement à cette in- et soumis le gaz à une épreuve prati- ; tervention : \u2018LA TRAVERSE DE L'TLANTIQUE | La prochaine Guerre JOURNAL DES CAMPAGNES Les Etats-Unis contre le Mexique SYMPTOMES ALARMANTS Un correspondant de New-York écrit ce qui suit à la \u201c Patrie \u201d de Paris II est de notortété publique aux Etats-Unis que le parti Impértaliste | qui a poussé à la guerre contre l'Es- : pugne et à Is coliquête de Cubu, de Porto-Rico et des Philippines, entre tient depuis longtemps des vuos ambitieuses «ur le Mexique, le rapide déclin de la sauté du président Diaz enhardit désormais lez menours de ce parti ; 11 est avéré qu'ils préparent dès à présent une active campagne en .vue d'évévements prochalns.Le \u201c Patr ie\u201d fut taxée de pessimisme lorsqu'elle annonça longtemps d'avance Ja guerre hispano-améidceine ct la guerre du Transvaal (pour en citer que ces deux exemples), lel encore on criera à l\u2019exagération.ll n\u2019en est pas moins vral que de graves évé- nements sont à la veille de se produire dans l'hémisphère occidental ; une Buerre éclatera avant peu qui mottra aux prises les Etats-Unis et le Mexlique.Les Américains ne changent pas do tactique l'annexion du Texas, (province muxicaine et la guerre avec 1'ls- pagne furent précédées, l\u2019une et l\u2019autre, d'une lougue vampagne en partie double.Tandis que les journaux américains, pour faire de l'entreprise en Dépêches télégraphiques Montréal, 30 \u2014Madame Towner, une veuve âgée de 47 ans, a été trouvée dans uno voiture, aujourd'hui, souffrant des effets du poison, et a été conduite à l'Hôtel-Dieu, où elle est morte, ce soir.Blle avait absorbé une forte dose de Vert de Paris.Hamburg, 30.\u2014A une heure avancée, cette nuit, la condition de santé de l'Impératrice Douatrière Frederick, était très précadra, New-York, \u201c0.\u2014-Albert Duffield, d'Albany.N.-Y., « été brûlé à mort, aujourd'hui, dans Oceun City.N.J.It s'est trouvé pris entre des fils qu'il était à réparer.Deux de sva compa- guons ont été séricueemeut llesrés eu même temps.Tous trois Jtuicat employés de la compagni: du télé- rhone Belllondres, 30.\u2014le gous-secrétaire d'Etat des Affaires Fuangères, Lord Cranborne, a dit à la Chambre des Communes.aujourd'hui, que la question de favoriser le plus possible les produits canadiens qui «ntreront en Allemagne, recevra l'attention du gouvernement quoique es négociations à cet effet n\u2019alent vas encore (té ouvertes.pi o Londres, \u20140n dit que le roi Edouard veut vendre le zhätcau d'Osborne.parce qu'il est diflicile de s\u2019y rendre et que son entretien coute $(0.000 par an.M.W.Astor aurait offert de l'acheter au prix que le roi fixera, nfin d'en faire cadeau à sa fille quand elle épousera le duc de Kox- vue Une affaire nationale, dénonçaient à grands cris la tyrannie ct la bar-; barie prétendues des gouvernements | mexicain ou espaglol.lo gouvernement de Washington inondait Cuba ou le.Texas d'agents provocateurs qui pous- | saient les populations à la révolte.; iL'anarchie y devenait permanente et les Etats-Unis y prenaieut prétexte à \u2018intervention.i Dopuls un mois, les moindres Jour- | ,naux dex Etats-Unis attaquent quo- | tidiennement le gouvernement mexicain qui, selon eux, écrase la grande république hispano-latine sous le Joug | du plus affreux despotise militaire.\u201c La politique des Etats-Unis, éemit un grand journal de New-York, ne saurait supporter plus lolgtemps à nos frontières une pareille forme de gou- i vernement.Nous avons délivré Cuba l'heure est venue de délfvrer le Mexique de ses despotes ! \u201d Un autr journal très important , le \u2018\u201c Town Topics,\u201d déclare cynique- , ment que le Mexique fournirait À la grande république anxslo-saxonne plusieurs nouveaux Etats, d\u2019une richesse inestimable.Tout son territoire cat couvert de mines d'or et d'argent que les Américains sauraient mieux exploiter que tes nattie.\u201d , Le langage général de la presse peut être résumé comme il suit : la mort du président Diaz sera suivie d'une période d'anarchie qui nous obligera | à intervenir pour protéger les habl-.tants et leurs blens.le grand âge ! du président et son état de santé nous le Mexique est mûr pour que avec un tel suceès que le gou- | l'annexion.vernement des Etats-Unis a déle Ve 5G On ne s\u2019étonnera done pas en Furoun ingénieur de la marine pour en: pe si d'ici peu le télégraphe apporte faire l'examen.Celui-ci ost venu à la nouvelle de quelque incident de notre boutique à Hoboken, dernière- ! frontières.Déjà, avant-hier, la presse ment, ot s'est rendu compte de tous, new-yorkaise menait grand bruit au- les détails des machines = qu'elles fonctionnent ; 11 pris des notes et les copies des plans, pour préparer son rapport au gouvernement.\u201d On a demandé à un de ces messieurs qui étaient présents, ce que l'ingénieur avait dit durant son inspection.\u201cTrès pen,\u201d a-t-il répondu : * c\u2019eut \"ote manquer A la discipline, mais {1 scomblait satisfait et un «7 nos hommes l'A entendu bien être le propriétaire du brevet\u201d Il y aura très peu de changement à.faire dans la boîte à feu des\u2019locomotives ou dans les fournaises des steu- mers pour les adapter a l'usage du gaz.Une nouvelle grille, une sorte de grill\u2019 ou nid de becs de gaz, est Placé sur fa vieille grille, ensuite on fait les connexions avec le générateur et on obtient un feu intense ot soutenu qui convertit l\u2019eau en vapeur, presque instantanément, Dans une expérience faite récen:- ment avec du pétrole sur un chemin de fer, il à fallu dix-huit cents gallons de pétrole pour un trajet de cinq cent dix milles avec une locomotive et un train.L'inventeur Hoboken de dit que , tvec son procédé, cent gallons d'huile A lampe ordinaire auralent suffi : pour le même trajet, réduisant ainsi In dépense à un dix-huitiéme de ce qui avait été dépensé.Un autre avantage du rystème Je gar et d'air est qu'on se dispense de porter l'énorme poids de charbon nécessaire pour une traversée de l\u2019Atlantique.De plus, il n'y a pus de fumde ot les voyages par chemins de fer se- vont moins dispendieux et plus agrén- bles.Il n\u2019y a pas seulement économie de combustible, on pourra se Jlispens:r de tous ces hommes torturés par lu chaleur aux portes des fournaises, et un homme seul peut alimenter dix fournaises de gaz ct entretenir la vapeur à une pression de la * plus grande vitesse.\" I1 n\u2019y aura plus de danger de ces explosions du gaz qui ie produisent dans les soutes à charbon, ct un vaisseau de guerre pourrait porter gssez d'huile pour faire le voyage de New-York à Manille.et retour sans porter une livre de charbon.\u201c ee l= leet Les troupes françaises dugées par deux officiers allemands Nancy, 30.\u2014La fête nationale étant tombée cette année un dimanche, un nombre très considérable d'officiers allemands avalent mis à profit un jour de repos pour venir assister à Ia re- vuc des troupes françaises dans une da nos nombreuses garnisons-frontiè- re.Deux d'èntre eux\u2014doux officiers de uhlans venus de Satrrebourgaprès avoir assisté, à Lunéville, au défilé du Ze bataillon de -hasseurs ot de la division de cavalerie, ne taris- safent pas\u2019 d'éloges sur l'attitude martiale dc ces régiments d'avant-gar- e Le 2e chasseurs\u2014commandant de MasMahon\u2014les avait surtout émer- volllés.Soudain, l'un des officiers dit à l'autre, assez haut pour être entendu, cette phrase dont volci à peu près la traduction : \u2014Troupes magnifiques +t qu'on au- ralt plaisir À conduire au fou.L'autre répondit : (cette répouse cst textuellement traduite).\u2014Mon Dieu, il faut espérer qu'arrivera peut-être bientôt un jour où l\u2019al- Hance | existera entre la France et l'Allemagne ! Ce dialogue avait lien dans un grand café de Lunéville, à l'issue de la revue.Quel plus bel loge de nos troupes que la crainte qu\u2019elles inspi- rént À nos ennemis ! - dire qu\u2019il aimerait - tour d'une recontre entre Mexicains et nègres américains ,où ces derniers eurent quinze morts et plusieurs bles- .sés.Ces conflits.«n se répétant four- ; niront aux Amérteains le prétexte qu\u2019ils cherchent, \" L'Allemagne el la France ont des intérêts commerciaux considérables au Mexique.L'Allemagne surtout, qui se prépare secrètement, depuis trois aus, À relever les défis que tul jettent.à tous propos.les Etats-Unis, fera.du passage du Rio-Gratide par les armées américaines, un \u2018\u201c casus belli.\u201d : \u2014\u2014\u2014 re rer | Emeutes sanglantes en Autriche Entre ouvriers ct gondarmes | Vienne, W.\u2014Les dépêches de Len- Lerg dennent des détails sur la san-! darmevie et In foule.organisé.dimanche, une manifesta- et à la préfecture pour demander du\u2018 travail, | Un détachement de gendarmerie.fut charge de disperser la foule.Les: wanifestants registérent.Mettant zu-! bre au clair, les gendarmes chargd- lent les ouvriers, qui les \u2018eçurent à coups de pierres et de barres de fer.Je nombreux gendarmes furent blessés ; des chevaux s'affaissèront, les jarrets coupés.Après deux heures de lutte, la gendarmerie dut lat- tre en retraite et recourir à l'assistance de la troupe, Plusieurs compa- ales accoururent ; une charge à la baïonnette ent raison de la résistance des manifestants qui furent repoussés jusque dans les faubourgs de la ville, Les rues principales, ainsi que tous les édifices publics, furent occupées nillitairement.Pepuis dimanche.des patrouilles sillonnent la ville : les tramways ne circulent qu\u2019accompagnés par des soldats, Tous les magasins sont fer- mds, On ne connaît pas encore le chiffre des victimes : elles sont nombreuses des deux côtés.Vienne, 30.\u2014Tne dépêche de Lemberg annonce que les ouvriers avaient élevé des barricades aux principaux varrefours ; la police et la troupe ne s'en cmpardrent qu'au prix des plus grunds cfforts.Les émeutiers se servaient de fusils et de -evolvers, .On aurait trouvé plus de cent cadavres derrière les barricades.2 rer L\u2019entrevue des trois souverains Londres, 30.\u2014Le roi Edonard doit quitter l'Angleterre pour In forêt de T'annus, ces jours-ci.11 commencera aussitôt sa cure annuelle.La reine Alexandra fera pendant ce temps une croisière sur les côtes de Norvège.Vers le 10 août.l'empereur de Russie avec l'Impératrice arriveront a Darmstadt et l\u2019empereur Guillaume s'installera vers la même époque à Wiesbaden.Les trois souverains auront de fréquentes entrevues auxquelles on s'efforcera d'enlever tout caractère politique.La véritablo manifestation se produira à la rovuo de Mayence si, com- inc on continue à l'affirmer, le tsar et le rol Edouard doivent y ussister aux côtés de l'emperour d'Allemagne.Les trois souverains seront accompagnés chacun de leur cabinet polits- que.On en conclut nécessairement que.d'importantes questions internationales seront discutées.Lun burghe.Le sénateur Clark.du Montana, ct M.C.F.Yerkes scralent auu- si disposés à acheter le château.Milwaukee.26 \u2014Une dépêche apé- ciale du Sault Ste-Marie, Mich., dit : \u201cLa baleinière \u2018* Sagamore * u coulé dans une collision avec le steam r \u201cNorthern Queen,\u201d près de Point - nux-Iroquois, aujourd'hui.sur un équipage de huit hommes, deux se sont noyés, et un autre manque a l\u2019appel.Vancouver, C.A.3U.\u2014Lc steamer * Uslander \u201d est arrivé hier de Skagway, apportant le premisr or dans un port canadien, cette aunée.Le \u2018\u201c1slander avait à son bord six boîtes de poussière d'or consizaées à ia Banque du Commerce.poeudvnt quo des individus étaient porteurs d'or au montant de $120.060, formaut on tout montant de près d'un quart de million.Le steamer * Danube,\u201d qui est arrivé, hier avait à sion bord $1.000,000 en poussière «d'or.Burlington, Vt.29 \u2014Mgr J.S.Mitchaud, évfque de Durlinguon, vient de iccevoir de Rome dés documents an- roncant que M.le eur\u201d Clourec, fe Contes et Nouvelles] POUR ETRE BEAU! Ayant terminé mes fnnombra- bles,achats à lu Royal Imperial aud International Perfumery, le plus pa- rislen des mugneins de Paris, je po- Kals négligemment devant une étourdissante calscière quelque billets de mille, quand lu porte fut vuverte vio- Jemment par un monsicur qui se pré- élpita vers le premier commis en elapissunt : \u2014Misérable!.imposteur ! chur latan *.Je vous ferai mettre au Lagne.Je suis M.Quintæine, enten- dez-vous *.M.Quintaine Agénor, lauteur bien connu de la \u201c Valse des tondx-de-cutr\u201d vice-président de la Société du Hanneton mélomane, hu- noré par le gouvernement les palmes neadémiques * Allez! votre comyp- te est clatr ! Vraiment ce monsieur tait le plus étrange petit bout d'homme que vous Dulssiez imaginer.il avait la téte cm- tuaillottée daus un cache-nez vert qui.comme Un casque de chevalier, descendait le lons dès oreilles -t lui couvrait le front et le menton.I! portait deux énormes valises, ne de chaque main, ct de cos deux objets, ainsi que de ses poches, sortait, à chacun de ses mouvements furibonds, un Joyeux cliquetls de vorre et de faïen- ve, à faire croire qu'il -léménageeit sa valsgelle, Avec un calme extraordinaire en vérité, \"lc premier commis passa la tain dans son opulente chevelure notre, et débita son habituellu tormule : \u2014Morsieur désire - -Ce que je dégire * rugit M.Quintaine.mentrer à tout le monde les superbes effets de vos horribles uro- faues * Je prends toutes les personnes présentes à témoin : rexardez-moi ! \u2026 En même temps.il culevu son cache-nez et ôta son chapeau.\u2014N'est-ce pas épouvantable 7 s'é- eria-t-il.en pivotant comme In dame en cire de In vitrine pour se montrer sur toutes les \u2019aces.N'est-c« pas affreux d'arranger ainst un compositeur de talent +.As\" ah: ah! gentlemen et dies.le charmant gpectacle : M.Quintaine n'avait plus un seul cheveu et plus: un poil de barbe!.Mais ce n'était pes épouvantable du tout, crovez-moil © c'était nlutôt amusant, et cela faisait rire les dames.beaucoup, beaucoup ! \u2014Que pensez-vous de votre ocu- vie, infime scélérat v voceiféra M.Quintaine : le remords pénètre-t-il en- ith dans votre coeur à l'aspect de votre innocente ique.Pendant In suirée.In famille Roy a recn un télégramiue de 5.le cardinal Rampolla.lui annonçant que S.S.Léon XIII envoie félicitations et bénédiction spéciale au nouveau prètre et À ses vieux parents.M.et madame Roy ont \u201cequ unr grand nombre de cadeaux, entre autres: Un magnifique bouquet en fleurs naturelles avec une Loursa de .£50 en or.offerts par leurs onfants.Un plat en argent, par M.Martineau, M.P.Une horloge en bronze doré avec candélabres, offert par leurs neveux, MM.J.A.Dumontier.Ph.Bégin, do Lévis, et M, Simard, de 3t-Michel.\u2014\u2014m\u2014mm\u2014 ll ltt Une femme s\u2019empoisonne Avec du vert de Paris Montréa], 31\u2014Une malheureuse femme, Johanna Doyle, épouse de Michael Towuer, boulanger, 178, rue Chatham vient dv mettre fin à ses jours en absorbant une dose de vers de Paris.L'énfortunée s\u2019est clle-méme rendue à l'Hôtel-Dieu, où elle à avoué, à l\u2019une des religieuses qu'olle avait absorbé du poison.Elie fut aussitôt couduite dans l'une des salles publiques ét on la soumit A un traitement énergique.Jusqu'à une heuru avancée hier soir, on put espérer que la malheureuse serait sauvée, Cupendant, vers 5 heures madame Towner a ôté prise d'une faiblesse subite, ct elle est.morte avant que l'on put lui porter aucun secours.: Madame Towner qui était âgée de 47 ans, n'a pas voulu dire aux médecins le motif qui lui avait fait commettre cet acte de dégespoir.Son mari, lorsqu'il a appris Ja triste nouvelle, était à son travail.Il a déclaré qu'il était peu surpris, car, a- t-il ajouté, la malheureuse était affectée d'une grave maladie et celle était profondément découragée.Parti à 7 heures, hier matin, de son domicle, son malheur qu'hier soir, \u2014\u2014\u2014p ens.Londres, 30.\u2014Une véritable épidémie de meurtres continue à sévir.à Londres dans les familles de la classe pauvre.On a vu trois enfants qui ge débattalent dans un canal et aussitôt après un homme s'y jetait à son tour.Un agent de polico parvint & sauver l'homme, mais les trois fonts furent noyés.Interrogé, l'in\" vidu expliqua qu'il était leur pie © qu'il les avait jetés dans le canal terminer leurs souffrances.T! y a.es.plusieurs crimos semblablos, y eg\u2018 golfe.dant les deux dernières semaince, M.Towuer n'A cu connaissance 4e ops 22e a a TT AOS CYA SAA el IN capt ren SERA Fo i A .« \u2026 Un article A; Ne 5.os Tn revenant \u201c.potre n'y:perdra point.ang, de Berlin de M.Jean Rameau R'Ils reviennent; ils sont Tevenus, fhargés de lauriers; et certains, sa- ebtrnt par où Àl faut aborder Paris QU.on revient de Berlin, ont fait deur entréo par l'arc de triomphe.Que so dirent-lls quand le monument do Napoléon ler projeta sur eux -son ombre fière Ÿ Eurent-ils un petit froid au coeur Ÿ Leurs lauriers v\u2019Ont-lis pas semblé se ternir dans Acurs automobiles poudreux ; ct un regard de reproche ne leur vint-Il pas de ces victoire attristées, de ces héros de plerre qui doivent se souvenir encore, eux, d'avoir vu arriver les Prucsicns par cette méme route ?En allant, nes chauffeurs n'avaient pas le temps de réfléchir ; Ils rou- lajent «en trombe, pourfendant des moineaux allemands avec leur nez\u2014 et M, Fournier nous fit cette confidence gloricuse\u2014et ne s'intéressant qu'aux caniveaux perfides, qu'aux ponts gothiques en dos d'âne, Matls, eu retour, la fièvre d'arriver ne les temaîlllant plus, les cerveaux de nos triomphateurs ont eu le loisir, sans doute, do développer quelques pen- Ces entre deux étapes, et l\u2019on peut se demander si une légère mélanco- le ne voilalt pas leurs réflexions.On a beau dire, la course de Paris- Berlin n'u pas seulement été un vain concours de vitesse.Quoique l'empereur d'Allemagne n'ait pas assist3 à l'arrivée de nos compatriotes, quoi- qu'il n\u2019ait pas serré le champion sur: son coeur\u2014geste auquel s\u2019attendaient quelques Parisiens trop lyriques\u2014la date du 30 juin 1901 n\u2019en est pas moins à retenir.Elle semble devoir marquer une détente réelle dans les - rapports officiels entre vainqueurs et vaiheus: et quelques Français aris sonnants, do ceux qui ont senti dans leurs cheveux le vent de l'année terrible.ont vu là un fait grave, quelque chose comme une capitulation nouvelle : la capitulation des esprits.Evidemment, ces Français boudeurs ont exagéré, Parce que nos au- ; tomobiles viennent d'entrer à Berfin.ce n'est pas une raison pour que NON canons n\u2019y entrent pas uu jour.Cependant, il y a un fuit indéniable, c\u2019est que beaucoup de nos lettrés et de nos artistes nourrissent actuellement des sentiments plus tendres pour nus ennemis d'hier.Sur ce volnt-là, les pères et les fils ne s\u2019entendent plus du tout.Une petite revue parisienne demanda naguère À ses jeunes lecteurs ce qu'ils éprouvaient pour l'Allemagne.Quelques jeunes lecteurs répondirent : \u2018* de l'indifférence .Mais d'autres s\u2019écrièrent : \u2018* Ce que nous éprouvons ?De la sympathie.une très grande sympathie ! L'Allemagne n\u2019a- t-elle pas les plus grands musiciens du monde * Ses penseurs ne préva- lent-ils pag sur tous ley autres?Pourquoi lui bouderions-nous% Ca n'est pas nous qu'elle a battus, Nous n'étions pas nés en 1870.Nos pères ont été fortement rossés, paralt-il C'est grand dommage.Mais cela les regarde \u201d.Et là-dessus, nos jeunes gens se mirent à perfectionner leurs moteurs.Faut-f1 les blâmer / L'odeur du pétrole est préférable à celle de la poudre et M n'est personne qui ne se félicite d\u2019avoir vu un défilé d'automobiles, du côté de l'est, plutôt qu'un défilé de voitures d'Ambuluance.Mais devant ce mouvement qui emportait quelques Français vers J'AIl- lemagne, certains se méflaient tout de même: \u201c'Estce partagé au moins Ÿ se demandalent-ils.Les AI- lemands nous aiment-ils autant que nous les aimons \u201c Il ressort des confidences faites par quelques chauffeurs qu\u2019il faut légèrement déchanter à ce propos.Non, Wallemagne, du moins l'Allemagne populaire, ne nous aime pas.Il semble qu\u2019elle pourrait nous montrer quelque bonns grücéd pourtant.Le sourire ost faclle au valnqueur., Que les Allemands solent battus par nous dans une autre guerre, que Ja France four prennent cing millards et deux provinces, qu'elle détrnise leur prestige, qu\u2019elle fasse d'eux une na- \u2018tion de troisième ordre, qu\u2019elle provoque par ricochet la déchéance presque générale de leur commerce et do Jeur Industrie, et nous verrons si les Français ne sont pas bons princes ensuite.#ils ne leur tendront pas la main, s\u2019îls ne leur gouriront pas toutes les fois qu'ils en auront l'occasion.Mais, si l'Allemagne ne paraît pas devoir nous être blen reconnaissante, au point do vue pratique, de notre amabilité soudaine, pouvons-nous espérer que l'Europe nous en cstime- ra davantage ?Il est fort possible qu'il nous faflle déchanter aussi do\u2019 ce côté-là.SI elle a pris l\u2019enthousiasme de Berlin au sérieux, l\u2019Europe se dit qua c'est fini pour nous de bouder Au conquérant.de nous draper dans notre morgue hautaine, de faire vers l'est le goste du blessé qui se redres- ge ; et l\u2019on peut craindre que la nouvelle attitude nous vaille moins do considération que l'ancienne Nous étions beau, malgré tout, avec nos petits airs farouches ou froids, nous étions beaux quand nos artistes ne voulaient pas jouer à Berlin, quand nos peintres n'y voulaient pas exposer, quand nos journaux signi- flatent & l\u2019empereur d'Allemagne : \u201c Non, sire, \u2018restez chez vous! C\u2019est plus prudent!\u201d peut-être que nous étions d\u2019une mau- pouvait pas s'empêcher d'admirer notre caractère.Qu'on ne s'y trompe pas : si l\u2019on nous respecte encore un peu au-deld des frontières, c\u2019est à cause de notre tenue, de notre résistance morale depuis 1870.Nos forces avalent pu nous trahir; notre dignité demeurait intacte.Qu'est-elle devenue, notre dignité, dans ces \u2018toasts de Berlin, dans ces arcs de \u2018triomphe, dans ces pavoisements où le drapeau du vaincu 80 Iaïssa frôler par celui du vainqueur ?ese aes .Eh.bien! puisque nous sommes allés à Berlin, \u201csans haine et sans re proche\u201d; profitons au moins des le- cons du voyage.A ce point de vue, la course organisés par l'Automobile \u2018Club peut avoir de bons résultats.Se fréquentant davantage, les deux Yations se convaîtront mieux sans \u2018doute ct hous aimons à croire que Ja Depuis vingt l'Allemagne nous hypnotise ct .-aceapare notre admiration.Parce que ses années: nous défient, nous avons \u2018une tendance à trouver tout incom- -parablo chez elle.Nos lettrés, qui se crotent si\\indépendants, ont été pris .pour M'Allemagne d'une vénération sans bornes; pour la masse du pu- .bllc,.tout ce qui vient du pays de Ja \u201crictoire inspire un respect profond vû fl se môle un peu de terreur, Allez donc dire à un Français qu\u2019un Di.-savant de Berlin n'est pas plus fort - \u2018Qu\u2019un- savant de Paris, et qu\u2019un philosophe des bords de la Sprée ne mé losophe des bords de la Seine ou de 'Olse ! Nous pouvons citer un exemple typique.Ün de nos compatriotes nous nu croyons pas dtre indiscret en le nommant\u20143M.Feruund Nicolny, I'avocat et 'éerivain bien connu, travaille depuls plusicurs années à une \u2018Histoire des Croyances\u201d, en trola volumes, d'après le plan du Décalo- \u2018gue.Savez-vous ce quo lui consetHa naguère Un cœur parisien tv De prendre un pseudonyme = allemand en \u201cman\u201d ou en * herr\u201d l'ouvrago aurait.paraît-il, beaucoup plus de chinees de succès à Paris, Cela ue fait-il pus toucher du doigt l\u2019un de nos plus délicieux ridicules ?Üt pour la musique y Ne pouvons- nous pas avouer que nous avons été un pen loin dans notre culte de la musique allenande, et par trop Injux tes dans notre sévérité pour cetle de chez nous Ÿ Quelques voyages au-delà du Rhin feront peut-étre disparni- jtre tout cela.Nos compatriotes pour- iront y voir que nos musiciens les iplus déduignés, comme Auder et Jucoq, deviennent classiques là-bas, 1 que \u201c\u2019'Pristan \u201d.le fameux Tris.:tan\u2019\u201d de Wagner, auquel nous vou- lous tous nous pâmer pour avoir l'air d'y comprendre queloue chose, perd veatcoup de son auréole.Ce n'est plus faire acte de sucrilège, en Alle :magne, que de discuter cetto oeuvre.Nous savons maintenant ce que lis dieu lui-même en pensait.Tout le mende peut lire dans les \u201c Propos de Table de Wagner\u201d, par Hans de Volzagen, traduction \u2018Théodore de | Wyzewa: Au lieu d'étudier les vieux maîtres qui sont solides et do : bon convell-cest Ricard Wagner \u201cqui parle\u2014ces jeunes gens se sont \u201cmis à tout dédaigner, pour ne suiveu .que moi.Ils :.voient pas que mon \u201cTristan\u201d était une extravagance, \u2018bonne À faire une fois, mals nen | dangereuse à recommencer !.i \u2018Tristan \u201d, une extravagance, d'après 'aveu de son auteur lui-méme ?Espérons que nos chauffeurs puri- :8fens ont pu lire de tels livres à Ber- Un s'ils n'avaient pas eu le temps .do les lite ici.qu\u2019ils en communique- ,ront quelques extraits à leurs coum- spatriotes : espérons aussi qu'au re tour, la terre de France leur a paru \u201cBYOUARY VII EN VILLEGIATURE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le domaine de Saudrigham Les journaux de Londres attribuent au roi Edouard VIL l'intention «do faire vendre la domaine d'Oshorne, dans I'tle de Wight, qui était le sé jour de prédilection de sa more, Lu roi n\u2019a jamais aimé Osborne ; il ct très attaché.par contre, au domaine de Sandringham, of il a pass: une partle de sa jeunesse, C'est là qu'il est dane son vole prefere, celui de grand propriétaire et de gentilhouwu- mu campagnard.C'est peu de mois avant su mort, dit un Srna anglais, que le prince Albert ucheta, pour le compte de sou fils afué, qui n'étuil pas encore nu- jeur, le domaine de Sandringham, moyennant un prix d'Un peu plus de six millions do francs, Cette somme représentait une partie des épargnes réalisées sur les revenus du duché de Cornouailles ot les autres apanages du prince de Galles qui, pendant su minorité avait, sans le vouloir, tuit de très groscees éconumics.Si l\u2019on tient compte de lu valeur des terres dans le comté de Norfolk, | en 1861, il paraît certain que les trois mille deux cents hectftez achetés par le futur roi de la Grande Bretagne ne devaient pas ge distinguer par une exceptionnelle fertilité, mais en revanche le pays était des plus pittoresques.Les collines qui s'élèvent autour de la petite ville de King's Lynn et de la station de Wolferton sur le Great Eastern Ratiway \u2018 sont couvertes de bruyères, de chônes et de éta- \u2014G.Vasco.Ce château cst une machine 2 méta | hose, 1 : - La question des cAbles francals.\u2014 paire.Ten Lr otre un revolution a.Demanche.M.Broadhurst lui-même, le député a «e Paul Barr des colonies françai-|ouvrier qui = été maçon pendant sa ses.\u2014Paul Barré.jeunesse et a travaillé de ses mains Le territoire du Tchad, son orga- a | construction des murs de l'édt- nisation \u2014Paul Barre, a fice où fl devait s'installer plus tard A or dang e [non e (carte ct des- comme sous-secrétaire d'Etat, n'a pu =ins).\u2014J, Bervigny.résister aux géductions exercées sur les, radicaux anglais leg plue irrédue- tibles par un séjour plus ou moins que de Belfast.\u2014Opérations uilitaires.prolongé dans la résidence princière, \u2014C.de Lasalle.1 Volel comment {) raconte une visite NOUVELLES GEOGRAPHIQUES ET qu'il fit A Sandringham alors que le COLONIALES roi Edouard n\u2019était encore que le Touat : Postes militaires.prince de Galles : Maroc : Affaire Pouzer \u2014Câble Tan-| \u201cA mon arrivée, dit-11 dans \" l\u2019His ger-Oran.Côte d'Ivoire : Bingerville.Côte d'Or: Mutinerie militaire.Madagascar : Commerce en 1900.\u2014 Travaux du chemin da for.\u2014Régime de la presse.Somaliland britannique : tions.de la misère ct de la mort.\u2014L'atta- me conduisit elle-même dans ma jchambre,vérifla si tout était en bon ordre ets'lly avait du cobustible dans la cheminée, puis elle me Infissa seul besoin de rien, \u201cCe qui m'intéressa la plus fut Inde anglaise : Café.une visite à un certain nombre de Indo-Chine française : Opinion d'inicottages du domaine, l.e prince éprou- Anglais.\u2014Exposition 4'Hano\\\u2014Ca- va unc satisfaction évidente à me ble français d\u2019Amoy.\u2018 (faire constater que la beauté et le Russe\u2019 en Chine: Valllunce = des comfort des maisons de ses tenan- femmes cosaques\u2014Héroïsme «de sol-!ciers ne lairsaient rien à désirer, Je dats russes \u2014Pertes russes.fus particullèrement frappé de la scru- Japon : Industrie bouillère.puleuse courtcisie de son altesse -roya- Opéra- Gênes et Marseille : Mouvement|le qui ne sa permettait Jamais de fran- maritime.chir le seul) d'une demeure sans en 1Analeterre : Commerce avec ses|avoir obtenu l'autorisation.Nous al- colonies.: apercut 2 temps.\u2014Les Pilules de er les honneurs qu\u2019il mérite serait.A Sandringham.les chiens ne sont \u2018 qui conviennent le mieux à toire do ma Vie\u201d, son altesse royale .après s'être assurée que je n'aurais .Allemagne : Emigration en 1900.Institut de médecine colaniale.Comité de l'Asle française.Bibllographle.Adresser toute communication a M G.Demanche, 92, rue de la Victoire, Paris.1Xbureaux de poste par l\u2019envoi d'un mandnt d'abonnement au directeur de la \u2018* Rovne Française,\u201d No, 92, rue de la Victoire.Parle.Prix d'abonn2- 18 francs 50.= Commerce en 1900.\u2014 On peut s'abonner dans tous les lâmes ensuite au club du village où nous bâmes un verre d'ale saiä que les tenanciers et les garçons de fer- tant une demi-pinte parussent moins du monde étonnés ou embar- ragsés de notre présence.Le prince n'affecto pas des allures de patronage et de condescendance À l'égard de ges volsius ou de ses amis, \u201d Le chiitelaln de Sandringham avait su ménager les scrupules du député ouvrier cn luf donnant l'autorisation de dfner dans sa chambre, afin qu\u2019il ment annuel, pour l'étranger, 6 mois.pt se disponser de se mettre en ha- peu bit noir, mr Doit-on manger du sucre ?Le sucre est pour beaucoup de gens jun aliment de luxe, presque une gourmandise, Aux yeux d'une bonne mé- \u2018nagère, un monsieur qui met quatre Morceaux de sucre dans sa tasse de café est Un monsieur à surveiller et qu'il est Lon de ne pas Inviter trop souvent, Elle n'a pas tort, In ménn- gère, au point de vue de son budget En vertu peut-être des mêmes principes économiques, on s'efforce en général d'inculquer de bonne heu re aux jouncs Francais le mepris du sucre.Le sucre ablme les dents.Le £tere est mauvais pour l'estomac.le £ucre donne des vers.Ce sont préceptes Clémentaires à l'usage ae» jeunes gourmands.préceptes qu'ils oublient vite d'ailleurs devant une boîte de bonbons.Je ne Liâme pus la sagesse des mères qui cherchent à éviter à leurs rejetons les fâcheuses indigestions.et Je ne conteste pas que les sucreries soient funestes aux dyspeptiques ot aux \u201c flatulents *.Mais l'abus n\u2019est pas -l\u2019usage, et, en règle générale, 11 faut reconnaître que ln Physiologie est d'accord avec la gourmandise pour pousser à la colsum- mation du sucre.Le sucre est, en -effet, un aliment :* dynamogène * de grande valeur, il Appartient au groupe des \u2018\u201c hydrates de carbone \u201d qui, dans le fonctionnement de la machine humaine, jouent le role de combustible par excellence, en fournissant de la chaleur et de la force.LE Un médecin d'outre-Rhin a fait, 11 ¥ a quelques années, aux grandes manoeuvres allemandes, Unv expérience qui montre toute la valeur nutritive et toniflante du sucre.Dix hommes par compagniv furent chol- sis parmi les moins vigoureux conm- \u2018me sujets de contrôle.Les premiers reçurent d'abord sept morceaux de sucre par jour; puis, progressivement, la réaction quotidienne fut ¢le- véc à dix et douze morceaux.Les autres furent soumis au régime ordinaire, Or, pendant les manoeuvres, les mangeurs de sucre se montrèrent beancoup plus endurants et plus persistants à la fatigue que leurs camarades.Dans les marches, un morceau de sucre croqué à propos calmait ia faim ct la soit et les maintenait en forme.On compta aussi, parmi eux, braucoup moins de cas d'insolation et de coups de chaleur.Et, finalement, il se trouva qu\u2019ils étaient beaucoup \u2018plus vigoureux et mieux portant qu'a- -vagt les manoeuvres, et que leur poids s'était accru dans une proportion beaucoup plus forte que celui \u2018des sujets de contrôle.Et le médecin allemand tirait de ses | oxpériences des conclusions qui ne sont pas pour déplaire aux produe- teurs de sucre.Il proposait d'introduire le sucre dans l'alimentation des troupes de trois façons: 1.comme aliment supplémentaire, en vue d'améliorer la ration journalière du sol dat: 2.comme aliment de réserve dans les approvisionnements des pla- ccs fortes, des hôpitaux, des vais sceaux ; 3.comme ration temporaire, en campagne, pour fortifier les soldats et relever leur vigueur pendant les marches.Le sucre, d'après ces faits, serait donc tout indiqué pour remplacer comme stimulant le vin et l'alcool.L\u2019alcool ne donne, en effet, qu'une excitation artificielle, tandis que le sucre est un véritable aliment musculaire, qui combat et prévient Ia fatigue.Ceci, d'ailleurs, est confirmé par les oxpérienceg de M.Chauveau, qui a étudié comparativement chez le chien l'action dynamogénique des deux substances.Un chien nourri avec de la viande et 250 grammes de sucre a un coefficient respiratoire plus élevé et fournit une somme plus grande de travail qu'un.chien chez lequel une partie du sucre est remplacé par une quantité équivalente d'alcool.Tout cela n\u2019a pas empêché le professeur Bunge, de Bale, de fatru dernièrement une charge à found contre l\u2019usage du sucre.Et M.Bunge n'est pas une autorité à dédaigner en matière de phyriologie alimentaire.Ce savant proteste, au nom de la chimie biologique, contre l'emploi du sucre et 11 demande qu'on surtaxe cette denrée comme un produit dangereux.Son argument principal est que l'usage du sucre entraîne un appauvrissement de Jl\u2019organismo en \u2018fer.Et c'est pour cela que les enfants \u2018ui mangent beaucoup de sucre ont de mauvaises dents et le vi- sago pâle et bouffi.Il n\u2019y a ni fer nl chaux dans le sucre, Un enfant qui mange beaucoup de sucre ne mangera pas assez d'autres aliments indispensable à la nutrition.Et les cousé- iquences ront les mêmes pour l\u2019adolescent qui grandit, pour l'adulte qui travaille et aussi pour les femmes enceintes.Déjà le docteur Schenck, de Vien- \u2018me, nous avait annoncé que le meilleur moyen pour une jeune femme \u201cd'avoir un garçon était de ne pas ;manger de sucre, M.Bunge scraitil du même avis Ÿ Le professeur Lépine, de Lyon, n'a \u201cpas voulu laisser sans réponse cette \u2018eritique du sucre.Il fait remarquer qu'il est difficlle d'admettre que quelques Inorceaux de sucre emptchent lun enfant de boire du lait qui lui apporte In chaux et de mange: quelques jaunes d'oeufs qui lui fournissent le | fer dont fl a besoin.Quant à l\u2019adulte, au travailleur, peut-on sincère ment s'imaginer qu\u2019il so saturera de sucre au point de dédaigner tout au- :tre aliment et de prendre le goût du pain! Les craintes de M.Bunge paraissent donc chimériques à M.Lépine.qui verrait au contraire avec plaisir et même quadrupler la con- : sommation du sucre, surtout sous forme dc boissons destinées à remplacer les boissons alcooliques.| Ce dernier voeu, je le craîns, n\u2019est pas prêt do se réaliser, et, quoi que disc la physiologie, je ne prévois pag le jour où le travailleur risquera de manquer de fer cet de chaux pour avoir\u2019 fait une orgie de sirop de gro- soilles, ! : DOCTEUR OX, 2 sr car \u2018Guérison dans quelques jours Les Drs MacKay et Darche garan- me qui fumalent leur pipe on dégus- | tissent Qu'ils feront passer l'envie le de boire à l'Ivrogne le plus invétéré en quelques jours seulement.Leur spécifique facile et agréable à prendre est infaillible, comme le prouvent de nombreux, certificats de partout.: S'adresser Belmout Retrent.Téléphono No.420, ou au révérend MA.P.L.Caron, No.628 rue St-Jean, Québec, .Les docteurs MacKay ot Parcho vent donner leur spécifique contre l'abus des liqueurs à domicile, wd ot ge.L'hygiène pour tous! Contes of Nouvelles LE PROFESSEUR D'ENERGIE Qu'il avait du mai, M.Edmond Laliratte.A se faire une tête de profus- sour d'énergie ! Car il étalt professeur d'énergie ; il n'avait pu trouver autre chose à professer à l'institut Vivarin.L'histoire, les mathématiques, la pointure, l\u2019art d'accommoder les restes avaient des titulaires Iné- Lranlables qui s'incrustaiont à leur chaire avec uno fâcheuse obstination.Muis, comme M.Vivarin, tenait à gurder dans son institut un profrsseur aussi recommandé que l'était Edmond Lalirette, il avait dit: \u201cCher monsieur, voulez-vous me faire un cours d'énergie ?On m'en demande brau- coup depuis quelque temps.Tous mes concurrents lancont des cours d\u2019éner- gle, des cours de beauté.It n'y a plus que ca qui attire le monde.Pour la beanté, j'ai plusieurs candidats : mais pour I'¢énergle, =i ln coeur vous en dit.Deux cours par semaine: le lundi et le Jeudi, de trois à quatre.Ayez un physique approprié.Portez des cols droits, relevez vus moustu- ches.\u201d Lalirette avait accepté.Deux fois par semaine 11 vint professer l'éuer- gle à l'institut Vivarin, devant une centaine de personnes, Bt ses cols furent très droits; ses moustaches très relevées.\u201c Mesdames et messieurs, pronon- cait-il d'une voix qui s\u2019efforgait à pa- raftre cassante, virile, supra-héroi- que, c\u2019est l'énergie, c\u2019est la volonté qui mènent le rionde.Voutoir, a-t-on dit, c\u2019est pouvoir.Cultiver l\u2019énergie dans les divers compartiments de notre mol.c\u2019est se préparer à toutes les conquêtes, à toutes lcs gloires, c'est mettre le miracle à la portée des plus laibles mains.Sans énergie.\u201d Et ce mot.énergie sortait, vibrant, des lèvres de M, Lalirette.«omme s\u2019il avait cu trois vr: 1) roulait par la salle, avec des bruits de foudre.* Comme il doit en avoir, lui ! \u201d se disatent des admiratrices penchées.Et elles le regardaient marteler ses phrases de petits coups de crayon sur son pu- pitre\u2014pan ! pan !\u2014puls boire son verre d'eau.largement, tout d'un trait, comme il convient à un pro- fessour d'énergie.Or, un jeudi d'été.M.Lalirette parut avoir mofns d'énergie que de coutume.Ses moustaches pendalent : pour Loire un verre d\u2019eau, il était, obligé de s\u2019y mettre à trois fois \u201c Qu\u2019a done le maître \u201c** se demandèrent les abonnés du cours d'énergie.Tout à coup, on le vit pâlir, tam- ronner sa joue, se lever d'un air inquiet.\u201c Mesdames et inessieurs, murmura- t-il.Je suis obligé de m\u2019interrompre Une indisposition subite.des souffrances atruces.Veuillez m\u2019excuser.Le prochain cours, lundl, de trois à quatre, comme d'habitude.\u201d Que d'abonnés suivirent M, Laulirette dans la petite pièce obscure où 1l s'épongeait le front.\u2014Qu'avez-vous, maître que ce n'est pas grave Yvous !.mes sels ! Vingt élèves du cours d'énergie l'entouralent.Parmi les Aus empres-/ £és était M.Lemoullois, un fidèle, un nassionné d'énergie, toujours au premier rang, \u2014Qu'eet-ce donc demanda-t-il tout pénétré de sollicitude.\u2014Une dent, répondit Lalirette, Une sacrée dent.Jd, dans le haut! \u2014Une dent 7 11 faut la faire arracher ! \u2014Sans doute ! \u2014Venez, maftre! dit M.Lemoullois, ma voiture va vous déposer chez mon dentiste, \u2014Oh! ¢a se passera peut-être.\u2014On ne sait jameis.Mon slentiste est excellent.Allons lui montrer çn ! \u2014Mais.objecta faiblement le professeur d'énergie qui, à ce mot ce dentiste, sentait un petit frisson dans sa mâchoire.\u2014Ne perdons pas de temps.Le cabinet du docteur ferme à quatre heures.En route ! Et M.Lemoullois prenait paternellement le bras du maître.Celui-ci dut bien céder.Il aurait raru bizarre.n'est-ce pas que, pour une dent.M.Lalirette.professeur d'énergie à l\u2019institut Vivarin.\u2014Allons ! dit-il en se secouant.Et il monta dans le coupé de son admirateur.Mais, comme Il roulait vite, ce coupé! M.Lalirette se tapottait la joue d'Uue main fébrile.\u2014Hé ! il va accrocher * dit-il, dans un embarras de voitures, en essayaut d'ouvrir la portière.\u2014Mais non ! inais non! rassurez- vous, maître ! D'ailleurs, nous sommes bientôt rendus.\u2014Ah! \u2014C'est là, vous voyez ?Cette grande maison, à droite.Le professeur d\u2019énergie pâlit légd rement, en voyant cette grande mal- son à droite.U demanda : \u2014Comment opère-t-il, votre dentiste ?\u2014Oh ! admirablement ! Un tour de main, une virtuosité.Cac! \u2014Sans douleur ?\u2014Parbleu ! \u2014Bien sûr ?Vous avez essayé Ÿ \u2014Mais!.D'ailleurs, vous allez bien voir.\u2014C'\u2019est que.balbutia Lalirette, J'ai la \u2018bouche très sensible, moi! Puls, rien qu'un petit choc sur le nerf, bo! monsieur!.-\u2014Ne cralgnez rien ! Du reste, quand mêms vous devriez souffrir, une seconde ou deux.\u2014Sans doute, sans doute, mais.\u2014Là ! nous y voici! Donnez-mol le bras, maître.M.Lemoullois descendait, entrat- nait le professeur vers la vorte.\u2014A quel étage ?demanda Laliretto, dont les tempes se couvraient de sueur.\u2014Au troisième.Mais nous pouvons prendre l'ascenseur.\u2014Non, non ! Merc{ !.je me dé- fle des ascenseurs ! \u2014Comment ?Vous ?Est-ce possi- J'espère Assavez- Mes sels, maître ! Respirez, le ! \u2014C\u2019est-à-dire que.Quelle heure eet-il donc ?Quatre houres moins cing! Sapristi! mof qui ai un rendez-vous à quatre heures.\u2014Vous irez une autre fois ! La santé avant tout ! \u2014Sans doute, sans doute !.\u2026.Dans un anglo de l'escalier, Lalirette apercut un fauteuil.\u2014-S! nous nous reposions un peu ?propoga-t-il.\u2014Oh! pour quelques marches! \u2014D'aillours, c'est singuller; il mo semble.\u2014Que vous semble-t-il ?-Que je suls guéri! \u2014Bon, bon ! Je connais ça ! Quand on arrive chez le dentisto.\u2014Mais non, je vous assure! Je suis réellement guéri ! \u2014Bah ! Ca vous reprendrait qu bas de l'escalier.Allons-y tout de mé me.Du courage, maître! Nous y voild ! De ses yeux qui papillottafent, Mporte avec une mystérieuse lueur par derrière.Près de cette porte, une plaque de culvre avec ces mots : doc- teur-dentiste.Oh! alors, le petit froid qui passa eur son crâne do pro- fessour d'énergie 1.Trrr!.sous le doigt de M.Le moullois, la sonnerie électrique avait retenti à l'intérieur.La porte s'ouvrit; un domestique en habit parut dans la luour mystériecuse,, \u2014Au rovoir, clier monsieur, b6- gnya Lalirette en taisant demi-tour.Ce n\u2019est pas la peinn, je vous assure Je ne souffre plus du tout.Merel quand même ! Et À bientôt ! Le professeur d'énergie avait repris la rampe, et descendait, quatre à quatre.es \u201c\u201c Mesdames et messieurs, commen- ca-t-il le lundi sulvant\u2014et son col n'avait jamais été plus droit, sa moustache plus héroïquement relevée\u2014je vous disals dans ma dernière conférence que, sans énergie.\u201d Mais il éprouva un certain trouble en voyant, au premier rang des auditeurs, le visage de M.Lemoullois.H avait une drôle d'expression, le visage de M.Lemoullois: \u201cEh bien! eh blen! semmblait-il dire, pour un professeur d'énergie .Ah ! mon lapin ! \u201d Et.comme M.Lalirette enflait sa voix, roulait ses r, tapait plus fort du bout de son crayon\u2014pan ! pan !\u2014M.Lemoullois se peneha pour dire quelque chose à la voisine.Oh ! l'expression de cette volsine, quand M.Lemoullofs lui eut parlé ! Ët l'expression de la boulotte du deuxième rang, lorsque la voisine de M.lemoullois lui eut fuit certaine confidence derrière l\u2019éventail!.lot le petit chauve à monucle, qui avait entendu aussi ce que ses yeux rligni- Juient, en regardant le professeur !.\u2026 \u201c Ah ! mon lapin ! \u201d Lalirette rougit.Evidemment, M.Iemoullois avait tout raconté.M avait dit conne quoi le professeur d'éner- zie avait eu peur de se faire arracher une dent.Elle était drôle, n\u2019est-ce pas ?Cet liomme.qui nrétendait donner des lecons d'héroïsme, qui célébrait sans cesse la volonté\u2014In volonté maîtresse du monde !\u2014cet homme avait la frousse devant la porte dun dentiste! Pauvre France !.Th bien! il avait du flair.M.Vivarin! Lalirette se sentit perdu.Plus d'admirateurs.plus de prestige ! C'était fini.La nouvelle avait couru de bouche en bourh\u201d Tout le monde sa- viit.Sur tous les rangs, on se tenait à quatre pour ne pas pouffer de rire.Dès que le mot \u201cénergie\u201d tombait } des lAvres du professeur, On se poussait du coude d'un nout le la salle à l'augre.\u2014Perdu ! je suis perdu! pensa Lalirette.Ft les papiers s\u2019embrouillalent dans ses doigts fris-onnants.Le cours suivant fut désastreux.On n\u2019écoutait plus du tout.On se tordait sans mystère.M.Lemoulloistrès entouré, causait tout le temps avec un dédain trop visible pour Lalirette.Personne n'alla féliciter le maître après la conférence, 11 y eut des défections à la fia du mois.De vieux abonnés ne vinrent pius.Des lettres anonymes furent envoyées à M.Vivarin.\u2014Eh bien, cher monsieur ?que se passe-t-il donc + demanda le directeur à M.Lalirette.Vous n'avez plus l'oreille de notre public, {1 me semble.11 va falloir aviser.mon garçon ?M.Lalirette pressentit des catastrophes.\u2014SI je ne frappe pas un grand coup, se dit-il en essuvant son front, je suis un homme déshonoré ! Mais quel grand coup frapper ?Se faire arracher ln dent en public, devant les abonnés de M.Vivarin ?Sans doute, l'idée n'était pas mauvaise.Mais les formallstes l'auraient peut-être trouvée saugrenne.\u2014Ah ! j'y suis! pensa \u201ci.Lallrette en tirant sa manchette d'un air énergique.Et, À la fin du cours sulvant, lorsqu'il eut bu son verre d'eau, fl dit d'une voix courtoise, mais singulièrement ferme : -\u2014-\u2014Monsieur Lemoullols, voudriez- vous avoir la bonté de m'attendre une minute ?J'ai à vous parler.Ces paroles firent sensat#æn dans l\u2019auditoire.- \u2014Ah ! 11 va lui parler ?Nt la boulotte du second rang au petit chauve du troisième.Qu'est-ce qu\u2019il pout avoir à lui dire, grands dieux ?On fit silence, on entoura M.Lemoullols.On attendit le professeur d'énergie qui allait parler.-\u2014-Cher mongpieur, prononga-t-il.Vous avez bien voulu me condutre chez votre dentiste, l'autre jour, Je n'ai pas retenu l'adresse.Voudriezvous me l'indiquer ?Je recommence à souffrir.Je vais me faire arrachez deux dents.\u2014Deux dents ! chuchota-t-on.Cela produisait un certain effet sur les abonnés de M.Vivarin.\u2014Maîs je vais vous reconduire ! dit Lemoullois avec un sourire sucçep- tique.J'ai ma voiture à la porte.Montons ! \u2014Montons ! répéta Laliratte comme un écho farouche.Il monta, Il roula vers le domicile du docteur-dentiste.Il s\u2019engagea sans défaillance dans l'escalier ; il revit sans pâlir la porto à la lueur mysté- .rjeuse, Il entra, passa dans le salon, eut même la bravoure de lire un chapitre de romau en attendant son tour.M.Lemoullois commençait à le regarder avec une certaine ndmira- tion.Le docteur vint les chercher ; présentation eut lieu.\u2014Eh bien, maitre, si vous voulez prendre ln peine de vous esscolr 7 dit le praticicn en montrant le fauteuil de torture.Laliretto s\u2019assit, \u2014Veuillez ouvrir la bouche.Lalirette ouvrit la bouche.\u2014C'\u2019est celle-ci qui vous fait souffrir 7.Avec un petit conp sec d\u2019instrument métallique, le docteur tapa.\u2014Aïe ! Laltrette bondit, repoussa le fauteuil, arracha de son cou une espèce de serviette qu\u2019on y avait nouée et rrit son chapeau, rouvrit la porte, avec l'énergie d'un zèbre.M.Lemoullois le rattrapa au bas de l'escalter.\u2014Eh blen, cher maître 7.Il soufflait de fureur, le cher mat- tre.Bt, reconnaissant sur le trottoir quelques abonnés de l\u2019Institut Vivarin qui avaient suivi, pour connaître les résultats de cotte seconde tentative, il vit rouge brusquement.M.Lemoullois fit un signe d'Intelllgence À ses abonnés.\u201cFfft! raté encore!.il dans un geste discret.Mais Lalirette vit le geste.Et alors 11 tomba sur Lemoullois, tout à coup, à poings fermés ! \u2014Tiens, toi ! tiens ! tiens ! tiens! clama-t-il, en tapant de toutes ses forces.Ca t'apprendra À faire des signes ! Ah! tu trouves que je n\u2019ai pas d'énergie ! Tiens! en volld de l\u2019é- vergie! Et si tu n'en as as assez, en voilà encore\u2019.Quelques heures plus tard, Lulirette calmé se dit : \u2014Pour de l'énergie, je crois que jeu ai eu trop, cetto fois.I1 va me falloir professer autre chose ! Et il envoya aussitôt sa démission à M.Vivarin.Mais, comme il s\u2019est fort abîmé le visage en luttant avec son ancien admirateur, peut-être M.Lalirette réus- sira-t-il à se faire agréer quelque part en qualité de professeur de beauté.JEAN RAMEAU.r\u2014 et ere en Du vin! Du pur!! .\u2019 exprima-t- Non pas du faux vivalgre, de ce mauvais vinaigre d\u2019acide acétique, mais du vrai et pur bon VINAIGRE DE VIN approprié pour la saison des marinades.A très bou marché.Peusez-y ! ! A.TOUSSAINT & Cie\u2014\u2014\u2014\u2014p>\u2014 Sirop Galmant du Dr Fred J.Demers POUR LES ENFANTS Pour rendre le sommell calme st raturel, faciliter la dentition et calmer les coliques, il est meilleur que tout autre.En vente partout.Dépôt : 1157 rue St-Laurent, Montréal.vA 10 RSS RE ICSE BY INE MEDAILLE d'OR, &xpozitfon Jatverselle, PARIS 1900 § CE.F.AY?, Inventeur, 9, Rue de 1a Paix, Paris.À {So méfier des Imitations et Con Poudre de Ris spéciale préparée au Bismoth À HYGIÉNIQUE, 3 ADHERENTE, A INVISIBLE.trefaçons, \u2014 Jugement du B Mai 1875.1 L'AMYGDALINE de 1.-B.MORIN Spécifique contre les maladies de la Gorge et des Amydales, etc, etc.L'AMYGDALINE est un gargarisme préparé de remèdes prompts et certains pour guérir toutes les wmaladiesdies de ln gorge et des amygdales depuis lu simple irritation jusqu'à l''inflammation catbarrale, le goutle- ment ou la suppuration des amygdales.Elle est très efticace contre les granulations, contre la cousvomption de la gorge, et un remède précieux L'Amygdaline prévient In diphtérie et le croup et si ces maladies sont déclarées, elle est encore des plus utile.Elle guärit strenient che ou de In langue, les ulcérations (Aphtes) les crevasses de la bou- Dans les maladies de gorge et desamygdales, 1 y a touojurs faiblesse des bronches et des poumouns.Nous conselllons de prendre le VIN A LA OSOTIE DE HETRE combiné A la Gentiane et à la Noix Vomique qui to- v nifle les bronches et fortitle le poumon et Gvite les complications gra- es.Préparé par J.B.Morin,Pharma-clen, 325, rue St-Joseph, St-Roch.SPECIFIQUE INFAILLIBLE \u2018 POUR LES Maladies .Respiratoires du Cheval.Fortifiant des Bionches et des Lalirette vit une porte, une grande Poumons.\u2014 FI] guérit promptement la Toux, Bronchite.Maux de gorge.\u2014 Il fait disparaître le Soufile (la Pousse), \u2014 Il rétablit T'huipine du cheval, lui donne de la force et de la vigueur._ PHARMAGIE J.B.MORIN En face la Congrégation St-Roch Préparé par J.B.MORIN\u2019 "]
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