Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 3
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

La tribune, 1962-09-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" latribune Vol.4, No 35 \u2014 1 tepteMbK 1942 >& # m \u2019>tt: 'oiîi \u2022'2* - ***.C\u2019est si bon! / voir page 29 -'c UK 1A GUERRE DU Sf^aNi i&l£3a ¦ '.\u2022'.'bA's£Ji&S pYlfwarj &&&; .gçM- *- Photos Roger Tessier et Gilles Berthiaume DANS une région veinée de rivières et de ruisseaux, trouée de lacs et assise sur le roc, le feu ne devrait pas avoir prise.Mais il y a les arbres\u2014des épinettes pour la plupart\u2014 qui croissent en rangs serrés et mûrissent lentement sur un sol mince, si mince qu'un trop long soleil y boit toute l'humidité.Les bûcherons ne fument plus alors que dans les camps, la circulation en forêt est interdite et les gardes-feu, du haut des tours aux pattes fragiles, ouvrent grand les yeux sur leur monde de verdure.De temps à autre, un avion ou un hélicoptère font du rase-mottes en quête de fumée.Le 28 juin, à 3 h.30 d'un après-midi ensoleillé, un garde-feu et le pilote d'un appareil léger rapportèrent tous deux A la même heure qu'un filet de fumée s'élevait au-dessus d'un bouquet d'épinettes, tout près de la rivière Trenche, à 200 milles au nord-ouest de Trois-Rivières.La saison avait été sèche et la moindre étincelle portait en elle la puissance d'une conflagration.Ce jour-U, 13 minutes après son signalement, le filet de fumée était devenu un brasier couvrant cinq acres de forêt.Le désastre ne pouvait plus être évité.En limiter les dégâts devint le seul objectif des autorités de la Si.Maurice Forest Protective Association, organisme dont le temps chaud, des soleils de plomb et l'imprudence des travailleurs ou des touristes justifient l'existence.Un feu de forêt constitue une drôle de guerre: s'il n'est pas vaincu dès le premier jour, sa défaite dépend ensuite plus de la Providence que des assauts des hommes.Le lendemain du 28 juin, les sapeurs avaient perdu le combat, malgré les tracteurs et les pompes motorisées.Le feu couvrait six milles carrés de forêt et un vent de 40 milles à l\u2019heure propulsait des tisons dans toutes les directions.Les lendemains qui suivirent ne furent que la répétition du premier.On eut beau faire appel aux avions-citernes du gouvernement provincial, aux hélicoptères-signaleurs, à des centaines d\u2019hommes et i 40 pompes à eau, l\u2019incendie n'en continua pas moins de tout raser, avançant â vitesse d\u2019homme, enjambant les rivières et les lacs, refoulant bêtes et sapeurs vers des régions moins tragiques.Jamais depuis 22 ans la fumée d'un feu de forêt aussi lointain que celui-là n\u2019avait enrobé les villes de Montréal Suite i Ut page suivante Dans le combat inégal entre le feu et la forêt, l\u2019homme doit gagner la première manche ont dé affronter aa feu s'ctradaaf sur i LTmpoaauSe colonne de fumée s\u2019élevant du brasier pouvait être aperçue, le jour, à cent cinquante milles plus loin.«UMCTIVIS N» SS, ! ^ =« - I \u2019il M iillà ! \u2022 ' Campbell et sandwiches font des repas dété légers et complets! Pour ceux que vous aimez.Madame, vous êtes prête à passer la pire journée d\u2019été à cuisiner des plats nourrissants et substantiels.Mais, à l\u2019occasion, pourquoi ne pas laisser Campbell vous aider à leur préparer un repas léger, rapide et nourrissant.Prenez par exemple une boîte de soupe aux légumes Campbell (elle contient 15 beaux légumes frais cueillis qui ont mijoté pendant des heures dans un robuste bouillon de boeuf); faites-la chauffer et préparez pendant ce temps votre sandwich favori; ajoutez un fruit.En tout juste quelques minutes, vous aurez préparé un repas complet, digne de ceux que vous aimez.Campbell vous offre trente soupes, toutes aussi délicieuses les unes que les autres, pour vous permettre de varier vos menus à l\u2019infini.& - \u2022p y / J '¦ veget réunit tant de bonnes.de si bonnes choses! rcBsrccîivfs m» as, i* TROISIEME DE CINQ ARTICLES DIEPPE C il & ¦JS1 : -A '>\t' ÿ f L'hécatombe de Dieppe commença à l\u2019aube sur la plage Bleue, à Puits, où débarqua le Royal Regiment of Canada.Pris sous le tir meurtrier des mitrailleuses ennemirsl VX'Tf.la responsabilité Je l'exécution du coup -* de main contre Dieppe reposait désormais sur les épaulés des soldats.On saurait bientôt si l'on avau eu raison d'entreprendre l'operation.Dans les deux premiers articles extraits du livre The Shame and the Glory: Dieppe, que publiera prixhamement McClelland and Stewart, l'auteur.Terence Robertson.fait le reçu de la genèse de l'opération et de Telaboratum du plan Je campagne Dans ce troisième article, il relate le debarquement des premières troupes canathennes.le Royal Regiment, de Toronto, et Tepouvantable hécatombe de la plage Bleue.LA RÉDACTION © 1962 T«r*nc« Rot»rf«on EN MER.la nuit.Navires tous feux éteints, bruits étouffés, conversations murmurées et ordres donnés à voix basse.Un clair de lune blafard permet la visibilité jusqu'à un mille ou presque et accentue l\u2019obscurité au-delà.Plus de 200 navires de toutes grandeurs et de toutes formes pénètrent dans des eaux hostiles sans même se voir, se conformant cependant à une directive intangible appelée le ''Plan\".Les chefs de l'expédition ne s'en rendent pas compte, mais la désintégration du plan a déjà commencé.Ils ne pourront rien y faire même quand ils s'en apercevront.A partir de ce moment, le major-général J.H.Roberts est le chef d'une armée en mer.mais en fait il est privé de son commandement; le capitaine John Hughes-Hallett est un chef naval qui doit cacher sa flotte sous des nuages de fumée.ce qui entrave les manoeuvres.Pour exercer effectivement leur commandement, les deux chefs doivent être en liaison constante avec les troupes d'assaut.Un réseau de télécommunications extrêmement complexe a été conçu et mis en place spécialement dans ce but.Le matériel font lionne parfaitement, mais personne n'avait songé que les Allemands tueraient la plupart des opérateurs-radio et détruiraient la plupart des appareils.L\u2019opération contre Dieppe commença à trois heures du matin, le 19 août 1942, lorsque les soldats canadiens arrivèrent à 10 milles de la côte fran çaise.A Uxbridge, en Angleterre, le vice-maréchal de l\u2019Air Trafford Leigh-Mallory se trouvait dans la salle de contrôle avec lord Louis Mountbatten et le général H.D.G.Crerar, chacun ne pouvant faire rutsrfCTivii n» as, ¦\u2022> »¦>»»*¦» La première vague se fait massacrer sur la plage Par Terence Robertson Ptongt dan» m» rrflriioa*.le ma|or-géncral Roberts, chef de l'operation rien de plus qu'écouter les communiqués radio-téléphomques et suivre sur une immense carte le déroulement de la bataille qui se préparait.Quand les trois chefs se réunirent dans la salle de contrôle, les Canadiens étaient à environ 120 milles d\u2019Uxbridge, et à seulement quatre de Dieppe.I^es 179 navires, barges ou chaloupes de débarquement, manoeuvrant dans l'obscurité, avaient pris leur place dans les différentes colonnes et se déployaient en direction des plages de Dieppe.La canonnière à moteur 317 et la canonnière à vapeur 6 guidaient le South Saskatchewan Regiment vers la plage Verte (Pourville); la canonnière 326 menait le Royal Hamilton Light Infantry à la plage Blanche (à la droite de Dieppe); la vedette 291 escortait le Essex-Scottish vers la plage Rouge (i la gauche de Dieppe), et la canonnière 316 ouvrait la voie au Royal Regiment of Canada et à sa réserve, le Black Watch of Canada, vers la plage Bleue Les Blindés de Calgary suivaient de près derrière ces longues colonnes, dans des navires spéciaux pour les tanks qui transportaient également les etats-majors des 4e et 6e brigades, les sections des transmissions et les sapeurs.Le Queen's Own Cameron Highlanders.les Fusiliers Mont-Royal et le Royal Manne Commando fermaient la marche.Au cours de la traversée les chefs furent coupés de leurs unités, toute communication par radio étant interdite.Ils avaient arrêté leurs plans et aucun nouvel ordre ne serait nécessaire avant le début de la bataille.Jusque-là.Roberts et Hughes-Hallett ne pouvaient que surveiller l'horaire établi et prier qu'il soit suivi.Ils prièrent en vain.Le débarquement que Roberts considérait comme le pivot du succès était de)a en retard \u2014 et le rideau se levait irrévocablement sur une des plus grandes tragédies pour le Canada Aucun des chefs de l'expédition ne le savait d'ailleurs, et il est douteux qu'ils aient pu faire quelque chose à ce pomt-là \u2014 mais, à 3 h 25.le pivot de l'operation était déjà enrayé.le Royal Regiment, à cause d une erreur de la Marine, allait aborder la plage Bleue avec 15 minutes de retard Il en résulta que des 554 hommes de Toronto et des régions environnantes qui debarqucrent sur la plage Bleue, 65 revinrent, dont seulement 32 complètement indemnes F.n un peu plus de trois heures de combat, le régiment avait eu 94 5 p c de pertes \u2022 \u2022 \u2022 Suite à la page suivante DIEPPE Suite de la pane précédente Jusqu'à ce momenC-la, les premiers engagements de la bataille de Dieppe avaient été sanglants, mais très réussis.Sur les flancs de la ligne d'attaque, bande coüere de IX milles, \u2014 a Berneval (Plage Jaune) a l'est et a Varengevillc (Plage Orange) à l'ouest \u2014 le ( ommando No } et le C ommando .'ào 4 avaient frappe avec force et rapidité et détruit ou neutralisé ce qui était, croyait-on, les principales batteries qui protégeaient Dieppe le capitaine Hughes-Hallett.stratège naval de l'opération.devait declarer par la suite que l'attaque du Commando No 3 contre la batterie Cioehbels.à Berne-val.avait clé le plus brillant\" fait d'armes de cette tragique journée A Berneval, le commandant Peter Young, à la tète de 20 hommes \u2014 ce qui restait d'un détachement de JÜO \u2014.se porta a l'assaut de la batterie Cioebbels et même s'ils ne réussirent pas a détruire les canons, ils empêchèrent toutefois les Allemands de tirer un seul obus contre la flotte d invasion, les 20 hommes immobilisèrent 250 soldats ennemis, puis se retirèrent en 'son ordre et rembarquèrent sains et saufs.le Commando No 4.sous les ordres de l'intrépide lord l ovât, s'empara de la batterie Hess, à Varengeville.Vêtu d'un chandail et d'un pantalon de velours côtelé, une carabine de chasse Winchester à la main, lord Lovât entraîna 245 hommes, six Rangers américains et deux commandos français dans une charge au couteau et à la baïonnette dans laquelle 112 Allemands périrent, l a batterie Hess fut réduite au silence.Les soldats du Royal Regiment étaient les suivants à entrer en action Ils devaient annihiler les batteries anti aériennes sur les hauteurs du versant est de la vallée de Puits, capturer le camp de vacances \u201cLes Glycines\u201d, que les Allemands avaient, selon les renseignements.transformé en casernement, s\u2019emparer des gros canons du promontoire Bismarck qui dominait Dieppe et faire la liaison avec le Lssex Scottish qui.après avoir investi le port, obliquerait vers l'est à leur rencontre Lnsuite.le régiment prendrait l'usine à ga/ de Dieppe, dans le secteur du port, et protégerait un détachement du génie qui la ferait sauter Le Royal Regiment était accompagne de détachements de l'Artillerie canadienne qui aideraient à la prise des canons installés sur \"Bismarck\u201d, et les tourneraient contre lennemi La compagnie détachée du Black Watch, placée sous le commandement temporaire du capitaine R.C.Hicks, du Royal Regiment, devait débarquer à l'est de la plage Bleue pour protéger le flanc gauche contre toute intrusion de l'ennemi.Cette compagnie et les détachements de l\u2019Artillerie formaient une seule unité appelée \"Edward Force\".Les défenses allemandes comptaient peu d\u2019hommes, mais beaucoup de canons II y avait deux sections, soit environ 94 hommes, pour défendre Puits, armés de 50 mitrailleuses, obusiers.mortiers et canons antichars.Ayant été mis sur un pied d'alerte, ils dormaient sans se déshabiller depuis le 1er août.Ce petit détachement, capable d'une puissante concentration de feu, était plus que suffisant pour la tâche présente LES soldats du Royal Regiment furent mis a flot peu avant 3 heures et les flottilles de barges de débarquement essayèrent de se former en colonnes derrière la canonnière 316.qui transportait l'officier de marine responsable de leur arrivée en temps voulu sur la plage Bleue: le capitaine de corvette H.W Goulding.En tête des transports de troupes Princess Astrid et Queen Emma, il attendait les embarcations d'assaut qu'il devait guider grâce à une lumière bleue voilee placée à l'arrière de son bateau.Aucune autre canonnière ne devait se trouver dans le voisinage immédiat afin d'éviter toute erreur.Le départ pour la plage Bleue était fixé à 3 h.10.Aucun contretemps grave ne s'était produit jusqu'alors et.bien qu'il y en aurait plusieurs au cours de cette journée remplie de traquenards, aucun ne devait avoir un effet aussi décisif sur l'issue de la bataille que l\u2019apparition de la canonnière 3i5, qui se faufilait d'ouest en est derrière la canonnière 316 et à l'avant des barges de débarquement mises à flot du Queen Emma.Cinq bateaux, croyant qu'il s'agissait de la canonnière 316, se formèrent en colonne derrière la 315 et se laissèrent entraîner vers le nord-est, dans la direction opposée à la plage Bleue.Plusieurs minutes après, le commandant de la flottille égarée, s'apercevant qu'on l'emmenait dans la mauvaise direction et qu'il avait dû se tromper de bateau-guide, vira de bord et ramena finalement ses bateaux derrière la canonnière 316.Les colonnes s\u2019ébranlèrent alors comme prévu, mais à 3 h.25 \u2014 avec 15 minutes de retard \u2014 et le débarquement risquait d'avoir lieu dangereusement près des premières lueurs de l\u2019aube.Les conséquences de et retard étaient trop évidentes pour que Goulding ne s'en aperçoive pas et il augmenta la vitesse pour tenter de le rattraper.La plage de Puits est petite et fermée; elle s'étend au pied des falaises et à travers la vallée en forme de gorge qui se creuse entre elles sur 200 pieds seulcmcm Une digue en maçonnerie d'environ 10 pieds de haut s'élève sur 100 verges entre les falaises, au pied de la gorge, et deux escaliers mènent au sommet: l\u2019un environ à mi-chemin de la hauteur et l'autre à l'extrémité sud ouest.La plage a deux issues: un sentier à l\u2019extrémité nord-est et un chemin de terre qui monte en serpentant et traverse la vallée pour aboutit au village de Puik le haut de la digue était couvert de chevaux de frise que les photographies aériennes n'avaient pas repérés et dont on n\u2019avait pas tenu compte dans le plan de campagne.Mais le lieutenant-colonel Douglas Catto commandant du Royal Regiment, avait eu l'heureuse idée d\u2019emporter des pétards.Entre la plage et l'eau à marée haute, la plage de gros galets est large de 50 à 75 pieds.A marée basse, la plage devient large de 300 verges et la mer en se retirant y dépose une grande quantité de sable aggloméré et des énormes pierres plates qui constituent des saillies protégeant les approches.Goulding devait amener la troupe d'assaut à pied d'oeuvre entre ces obstacles, pour la plupart caches, situés à environ 200 pieds l'un de l'autre dans l'obscurité.un exploit qui nécessitait une manoeuvre précise Pour s'assurer du succès, il s'était écarté de la route directe dès le point de départ.Il avait convenu avec les officiers de la flottille et le capitaine de la canon nière 316 qu\u2019il avancerait directement sur Dieppe, ferait le point d'après les môles du port et virerait ensuite à l'est pour arriver à Puits.Malgré le retard au départ, il opta pour son propre plan dans l'espoir que l'augmentation de la vitesse suffirait à rattraper le retard.Mais deux barges trans portant chacune un centaine d'hommes n\u2019arrivaient pas à suivre et, en une demi-heure, se trouvaient si loin derrière qu'elles avaient perdu de vue le gros de la flottille.Cela entraîna une scission des forces.A 4 h 40.cinq minutes après l\u2019heure fixée pour le débarquement, la première vague était encore à deux La Manche PLAGE OBANGE PLAGE .* xVk »*»EI»C«**Ï*> ¦ ' Le plan minutieusement préparé se désintégra dès le début.Les Commandos 3 et 4 anéantirent rapidement les batteries situées près des plages Orange et Jaune.Mais le Royal Regiment, cloué aussitôt sur la plage Bleue, ne put avancer vers l\u2019intérieur pour faire, comme prévu, sa jonction avec le Essex Scottish.it é* St-Amktm D s Pf« SP Ecrivis Hm as, Iw M»Mb» l**I milles de la plage Bleue et Goulding monta à bord d'une barge de débarquement pour diriger la dernière phase en mer.Les Allemands, sachant que des navires non identifiés se trouvaient à proximité, tirèrent des fusées éclairantes au-dessus des approches du port, baignant l'armada dans une lumière crue et blafarde.Dès qu'on se rendit compte qu'il était vain de vouloir débarquer sur la plage Bleue, il aurait fallu abandonner cet objectif.Il était, cependant, impossible de ce faire.Selon le plan tactique canadien, le Royal Regiment devait aborder sur la plage Bleue à tout prix.A cinq heures, il faisait encore nuit et la flottille avait l'avantage de venir du sud-ouest, le côté obscurci.L\u2019alerte générale avait été donnée à terre, mais les bateaux réussirent à s'approcher à 100 verges du rivage avant d'essuyer pour la première fois le feu de l'ennemi, hésitant tout d'abord, mais qui devint rapidement très nourri.Et quand les navires s'échouèrent et qu'on rabattit les rampes de débarquement, l'ennemi déchaîna toute sa puissance de feu contre les soldats ahuris et désorientés.Les canons installés au sommet des falaises, dans les villas et dans les blockhaus déversèrent une pluie de feu sur les ouvertures étroites des bateaux.Il y eut un bref moment d'arrêt au cours duquel rien ne bougeait que les vagues.I~a rampe du navire portant l'officier le plus haut gradé de la première vague était bloquée et le major G.P.Schol-field.déjà blessé, se hissa péniblement, prit sa mitraillette, dégagea la rampe et se laissa tomber avec elle dans l'eau.Il y mourut, mais sa mort électrisa les hommes entassés à l'avant des sept barges qui se ruèrent à terre dans une course folle.Ils partagèrent le sort de leur valeureux major au bord de l'eau, s'écroulant comme des soldats de plomb renversés par la main d'un enfant impatient.D'après certains rapports, moins de 20 hommes réussirent i s\u2019abriter derrière la digue; un homme gisait mort ou mourant toutes les trois verges le long de la plage Ceux qui étaient encore dans les embarcations restaient pétrifiés.ON avait répété des centaines de fois à ces hommes que leur débarquement était le plus important de tous et qu'un échec entrainerait des pertes incalculables sur les plages principales et le désastre de l'opération! On leur avait dit que tout serait fait pour leur venir en aide, que s'ils a-bordaient à point nommé ils pourraient franchir la plage, traverser la gorge et atteindre le promontoire \"Bismarck\" avant que l'éveil soit donné dans le camp allemand.Ils pourraient compter sur la surprise, les écrans de fumée et la faveur de l'obscurité pour l'assaut initial.Au lieu de cela, ils avaient les morts, qui remuaient doucement dans le ressac, poussés par les vagues légères qui arrivaient vertes et blanches et repartaient tachées de leur sang.A leur droite se trouvait le promontoire Est.d'où des mitrailleuses crachaient la mort sans répit; à la gauche, sur la face valonnee d'une autre falaise, il y avait quatre réduits en ciment qui interdisaient l\u2019accès de la plage.Les rampes étaient rabattues et vides, les hommes qui restaient attendaient, hésitants, glacés d'effroi par la terrible intensité de la réaction ennemie, abasourdis de constater que rien ne se passait comme on le leur avait dit.Tapis dans les bateaux, ils observaient une scène de massacre: une étroite plage de galets sur un rivage inconnu et étranger dominée par d'imposantes falaises, épouvantables pierres tombales pour une plage qui était déjà devenue un cimetière.Trempés de sueur, le visage sombre, les officiers commandant à bord des navires regardèrent par-dessus la tête des soldats le carnage sur la plage, dégainèrent leurs revolvers et, en désespoir de cause, menacèrent d\u2019exécuter ceux qui ne voudraient pas débarquer.* \u2022 \u2022 Nous sommes le 22 août, le troisième jour après Dieppe.Un conseil d'enquête siège à Portsmouth pour découvrir la vérité sur les événements désastreux survenus sur la plage Bleue.Il ne s'agit d'aucune façon de déterminer les responsables ou de trouver un bouc émissaire; la Ma- Suile à la page suivante ON ME DONNE POUR ESSAYER Q les sou C\u2019est facile .Envoyez-nous 5 sachets vides* de n\u2019importe lesquelles des soupes Heinz \u201cCountry Good\u201d, avec le coupon ci-dessous, et nous vous enverrons 50é en argent par retour du courrier.Nous vous faisons cette offre pour vous permettre de mieux connaître ces soupes fabuleuses dont la saveur est celle des vraies bonnes soupes d'autrefois.Essayez-les toutes, les cinq variétés; poulet et nouilles .poulet et riz .boeuf et nouilles .soupe à l'oignon .crème de pommes de terre.On jurerait qu'elles ont été faites à la campagne tant elles ont ce goût frais et délicieux que seules possèdent les soupes apprêtées sur place avec les primeurs du potager.I-esecret: l\u2019assaisonnement ! Recherchez les soupes Heinz \u201cCountry Good\u201d dans leur enveloppe de papier métallique cuivré.C\u2019est un autre des merveilleux produits des célèbres cuisines Heinz.Country Good Soup Offer, Dept.EE, H.J.Heinz Company of Canada Ltd., lyeamington, Ontario.*ou un facaunile SOUPE AU POULET \u2022t aux nouilles ; MELANGE I DECOUPEZ CE COUPON ET POSTEZ-LE DES AUJOURD\u2019HUI: Epargnez 50e comptant sur les soupes Heinz \u201cCountry Goad\u201d Rempliuez «implement le coupon et envoyei-le avec cinq sachet» vides de n'importe lesquelles des cinq soupes \"Country Good\u201d, à: Country Oued Soup Offer Dept.K H.J.Heinx Cempany ef Cnnndn Ud., Leemingten, Ontario.Meet veer emencm SO* en erfent per le retevr én courrier.NOM.VXIi .ZONI.MOVMCf .Cette ottre n'ert pas «alebte si les itieeeitei ont été portées après le 11 octobre IM2.et ata est tone soes réserve «e tow les rèplawunN proMnM\u2014u Un rawNoanawaM par IomMu.\t^\t^ ^ IMS 9 DIEPPE Suite de la page précédente ANGLETEK lu Portsmouth neham De de Wight^A « k Newhaven LA MANCHE DIEPPE FRANCE Partie de quatre port* de la côte méridionale angl.r e.une flottille de 237 navires transporta le contingent de plus de six mille hommes sur les plages de Dieppe * V «1 J j iT; /*\u2022* vVi'-'M *.'\t/ ^-JZJÏS'Z\u2019 .?**'\u2022* \u2018 .\te : >\u2022*-.\tr\u2018-: Cette acèae de déaolatioa sur uoe plage de Dieppe «outre rétendue du désastre de l\u2019opération.La péage Bleu*, protégée par de fortes défe fut le ciuwtkre du Royal Reghaeat.rine désire simplement savoir ce qui a mal marclu Douze officiers de marine qui commandaient les barges au moment de l'assaut sont à la barre des témoins.Comme il s'agit d'une affaire de la Marine, aucun officier de l\u2019Armée n'est présent, en tout cas pas de Canadiens.On demandé au premier officier de décrire le débarquement de la première vague.Il parle des rafales de mitrailleuses qui les accueillirent à 100 verges du rivage et explique comment cela désorienta les soldats lorvpie des balles pénétrèrent la quille de son bateau, .blessant quelques hommes.Quand le bateau s'échoua, poursuit-il, le major Scholfield fut le premier à s'élancer L\u2019austérité du carré des officiers du navire à bord duquel se déroule l\u2019interrogatoire ressemble beaucoup à l'atmosphère d'une salle de tribunal et la question posée au sujet de l\u2019attitude des soldats après la mort de Scholfield produit l\u2019effet d'un coup de fouet.Les soldats, déclare le jeune témoin, hésitaient à quitter le bateau.Et, choisissant soigneusement ses mots, il ajoute que lui et un autre officier de marine les firent débarquer de force.L\u2019officier suivant témoigne à son tour et décrit les manoeuvres d'approche, comment l'ennemi a certainement aperçu la flottille d'invasion, et les tirs qui s\u2019abattirent sur eux à environ 100 verges du point de débarquement.Il avait également vu le major Scholfield s'élancer à terre, suivi de plusieurs hommes, mais reconnaît qu\u2019il fallut exhorter le reste des hommes II précise que le découragement était si grand parmi les soldats qu'il dut employer la force pour vider son navire.Après avoir entendu les différents témoignages, le Conseil en tira la conclusion que le débarquement sur la plage Bleue avait 16 minutes de retard, que la deuxième vague perdit contact avec la première et par suite de cela débarqua une vingtaine de minutes plus tard, et que les soldats avaient hésité à quitter les navires \u2022 \u2022 \u2022 Ce verbiage officiel était bien loin de refléter la réalité de l\u2019hécatombe de Puits.Quand les bateaux qui avaient amené la première vague purent se retirer, ils laissèrent derrière eux une plage jonchée de cadavres Les survivants se serraient contre la digue, incapables de bouger ou de se défendre.Le caporal L.G.Ellis, un des seuls qui, pendant toute la matinée, demeura calme devant le feu de l\u2019ennemi, fut un des premiers à atteindre la digue.\u201cLa digue ne nous protégeait pas beaucoup, dit-il Elle était prise en enfilade par une mitrailleuse cachée à l\u2019intérieur d\u2019un blockhaus sur le versant est de l\u2019échancrure.\" Ellis découvrit les deux escaliers à l\u2019extrémité ouest de la digue.Au sommet de l\u2019escalier de droite se trou vait une casemate étrangement silencieuse.Ellis passa par-dessus les barbelés bloquant l\u2019accès du repli et monta l'escalier, le doigt sur la gâchette de son fusil à léléoh jectif, jeta un coup d'oeil dans la casemate par un cre neau et la trouva vide.Il redescendit rapidement l\u2019escalier jusqu\u2019au repli et monta l'escalier de gauche jusqu au sommet de la digue, où les barbelés étaient si denses qu\u2019il ne pouvait voir pour tirer.Il regarda en bas, vit le capitaine George Sinclair et un soldat qui franchissaient les obstacles comme il l'avait fait lui-même et leur demanda un fusil-mitrailleur.Sinclair ordonna aux hommes qui se trouvaient 10 I Ms **, la* \u2014Miafcr» \u201d*3 Le Urut.-coL D.E.Catto, chet du Royal Regiment, a débarqué avec la 2e vague.Le major G.P.Scholfield fut tué en menant la première vague à l'assaut de la plage Le caporal L.G.Ellis fut le premier qui franchit les barbelés au-dessus de la digue le plus près de lui contre la digue d'en trouver un.mais personne ne bougea.Ellis redescendit alors dans le repli et dit très calmement à Sinclair que le seul moyen de réduire au silence les mitrailleuses qui prenaient le mur en enfilade était de \"faire sauter les barbelés et d'aller sur place\".Le soldat avança le long de la digue, trouva quelques pétards et les rapporta.Sinclair en posa un dans les barbelés au sommet de l'escalier de gauche et fit une brèche d'importance.Ellis passa devant lui.monta les marches en courant et fonça tête baissée à travers la trouée jusqu'à une cuvette couverte de broussailles où il se terra.Sinclair et trois soldats tentèrent de suivre, mais la trouée était maintenant prise sous le feu provenant des fenêtres d'une maison située à gauche.Sinclair et ses hommes furent tués ou blessés, ce qui fit qu'Ellis, le premier à traverser les barbelés, restait seul en territoire ennemi.?5 h.30, la deuxième vague d'assaut, qui comprenait deux barges et quatre chaloupes, aborda le rivage appuyée de chaque côté par les canons d'autres navires.\u201cLa bataille faisait rage quand nous avons mis le pied à terre, déclara le sergent J.E.Legate, de Toronto Une fois sorti de l'écran de fumée, je vis partout des morts et des blessés.Il fallait atteindre la digue et attendre.Il n\u2019y avait rien d'autre à faire.Legate vit un sergent se faire couper les jambes par une rafale de mitrailleuse qui lui sectionna ensuite une main dans sa chute.Personne n'osait abandonner son abri contre la digue pour lui porter secours, et le sergent perdit son sang et mourut.Le lieutenant W.G.R.Wedd débarqua suivi de sa section.Au moment où ils atteignirent la digue, une casemate construite à l'intérieur et qui était demeurée jusqu\u2019alors silencieuse se mit tout à coup à cracher le feu, causant des ravages le long de la digue.Les soldats tombaient comme des mouches.Pour empêcher une annihilation totale, il fallait s'emparer de la casemate.Wedd sortit en courant de l'abri relatif que constituait un contrefort de la digue, dégoupilla une grenade et se précipita droit en direction du tir.Arrivé à quelques pieds seulement, il lança la grenade dans le créneau, détruisant la casemate et tuant les hommes à l'intérieur.Le capitaine A.G.Brown, officier d'artillerie qui accompagnait le Royal Regiment en qualité d\u2019officier d\u2019observation avancée pour le bombardement du promontoire \u201cBismarck\u201d par le destroyer Garth, arriva avec le lieutenant-colonel Catto dans la deuxième vague.Ils débarquèrent en face de l'extrémité ouest de la digue, se précipitèrent à travers l'écran de fumée et l'atteignirent pensant que les hommes déjà là avaient débarqué avec eux.Le sans-filiste de Catto avait été tué, et Brown ordonna immédiatement à son télégraphiste d'entrer en communication avec le Garth et d'annoncer par son intermédiaire au Calpe, le navire état-major, que Catto avait touché terre à 3 h.35.Le message ne parvint jamais à Roberts, qui n'avait aucune nouvelle du Royal Regiment depuis qu'il avait quitté l'Angleterre.Environ une heure plus tard, le bataillon se faisait massacrer et il l'ignorait.La première vague avait été dans l'impossibilité de communiquer parce qu'aucune section des transmissions n\u2019avait débarqué, à part deux opérateurs-radio de la Marine dont les appareils avaient été détruits dès les premières secondes du combat.L\u2019opérateur-radio du bataillon de Catto fut une des premières victimes dans la première vague.Les tireurs d'élite détruisirent ensuite son appareil de radio, au bord du rivage Les tirs les plus meurtriers de l'ennemi provenaient de deux maisons perchées au-dessus de la plage, a droite et à gauche, que les photographies aeriennes avaient clairement révélées avant le raid, mais on ne mentionnait même pas dans le plan de campagne qu elles pourraient être fortifiées.Un incident regrettable se produisit à l'extrémité ouest de la plage alors que les barges d'assaut, apres avoir amené les troupes à pied d'oeuvre, s'apprêtaient à repartir.Le soldat i.E.Créer, qui avait débarque avec la première vague et se tenait plaqué contre la digue, vit un officier tremblant se lever soudainement et crier: \u201cTout est foutu! Regagnez les bateaux!\u201d Son geste déclencha une ruée insensée sur la plage vers le seul bateau encore échoué.L'embarcation fut pratiquement assiégée par les hommes qui tentaient de monter à bord.\u201cLe capitaine du navire leur cria d\u2019abandonner sinon que le bateau sombrerait, mais ils n'écoutèrent pas.dit le sergent Legate, qui était alors revenu sur la plage On ne put remonter la rampe et le bateau se remplit d'eau.Il chavira et une dizaine seulement d'entre nous réussirent à se sauver en nageant Moi-même et un autre soldat que j\u2019ai rencontré dans l'eau avons nagé pendant quatre heures et demie avant d'être recueillis.\u201d Pendant que se déroulait ce tragique événement, la troisième vague de navires amena sur le rivage la compagnie du Black Watch et des unités de l'Artillerie.Cette flottille de six navires avait des équipages canadiens dirigés par le lieutenant Jack Koyl.de Cobourg, en Ontario.Le lieutenant-colonel Catto avait alors rétabli un semblant d\u2019ordre sur la plage.Une fois qu'il eut repris en main le commandement et imposé une discipline aux survivants, le massacre diminua et.pour la première fois, les soldats du Royal Regiment commencèrent à riposter d'une manière ordonnée et cohérente.Ils couvrirent le débarquement de la troisième vague si efficacement qu'un seul homme fut tué.le lieutenant John Colson, de Montréal.Les bateaux de Koyl avaient abordé à $ h.43, à une centaine de verges à l'ouest des positions de défense de Catto.Pendant ce temps-là, le caporal Ellis, qui avait observé le débarquement de la deuxième vague, rampait à travers un réseau inextricable de barbelés qui bloquait l'étroit chemin menant à Puits.Il était toujours le seul à être parvenu au-dessus de la digue et il n'avançait que lentement, se servant de ses pinces coupantes pour se frayer un passage II remarqua alors qu'un rouleau de barbelés traversait l'intérieur de l'obstacle, lui donnant une issue facile, et il rampa à l\u2019intérieur.Le rouleau montait le long d'une pente jusqu'au bord d'une colline et, quand il émergea.Ellis se trouva à côté d'une maison près du plateau au sommet du promontoire \u201cBismarck\u201d.Il alla derrière la maison sans faire de bruit, nota dans son esprit l'emplacement d\u2019une fenêtre de derrière pour se sauver en cas d'urgence, revint à l'avant et ouvrit la porte d'un coup de pied.Au bout du vestibule, il pouvait apercevoir une pièce dans laquelle de la fumée tournoyait dans les rayons du soleil.Il y lança une grenade et du plâtre tombait encore du plafond quand il se rua à l'intérieur, le doigt sur la gâchette de son fusil.La pièce était vide, le plancher navtctivH N* ».iw usiims» t*u Le sergent J E.Legale, bloqué à la digue, regagna le rivage où il fut recueilli jonche de douilles encore chaudes Prudemment cette fois, il revint dans le sestibulc et commença a monter l'escalier, une grenade dégoupillec dans la mam II était à mi-chemin quand le destroyer tiarth commença a pilonner le promontoire Des obus explosaient tout autour de la maison et le caporal Ellis jeta sa grenade et plongea en vitesse par la fenêtre arrière II retomba à quatre pattes et courut le long d un sentier qui longeait un bois derrière la maison C'e sentier le mena presque au sommet du promontoire \"Bismarck\" Puis, estimant que sa chance ne pouvait plus durer longtemps, il repartit en direction de la plage Au bord d une colline abrupte il tomba dans un emplacement de mitrailleuse vide Après sétre ressaisi, il passa sa tête avec prudence par-dessus le parapet et aperçut toute la vallée II remarqua une casemate, à environ fiOO pieds sur le versant opposé, qui était prise sous le feu violent du Royal Regiment, il se rendit compte egalement que le tir de l\u2019ennemi ne provenait pas de la casemate mais des fourrés situés à un vingtaine de verges plus loin II crut pouvoir discerner quelque chose de blanc qui pouvait être le visage d'un mitrailleur allemand, à travers les feuillages II épaula son fusil, pointa sans hâte son téléobjectif sur la tache blanche et tira.Le reflet disparut, le jet de balles traçantes s'éleva haut dans les airs comme si le servant avait été touché et qu'il était tombe a la renverse son doigt encore sur la gâchette Son objectif suivant était le village de Puits lui-même, qu'il dominait de sa colline II ne voyait rien bouger et se mit alors à tirer plusieurs coups sur des bâtiments dans lesquels des tireurs isolés risquaient fort d'être cachés.Il regretta vite d'avoir tiré Une balle ennemie lui fit sauter son casque II quitta le trou en vitesse et rampa à plat ventre jusqu'à la premiere maison où il avait pénétré Quand il se sentit hors de danger, il se releva et tomba face à face avec un officier du Royal Regiment en train de brandir une mitraillette \u2014Rien à signaler dans cette maison\u2019\u2019 demanda l'officier \u2014 Non.dit Ellts.j'ai fait le tour et j ai dû en sortir en vitesse la Marine la bombarde L'officier \u2014 Ellis n'a jamais pu découvrir qui c'était \u2014 soit qu\u2019il n'entendit pas la réponse, soit qu il n en tint pas compte, s'élança dans l'entree juste au moment où une violente salve du Garth s'abattit sur le rez-déchaussée Ellis se remit à l'abri dans les bois, d'où il vit le tir de barrage du destroyer mettre la maison en pièces II paraissait impossible que quelqu'un ait pu survivre à l'intérieur, et il regagna en rampant la colline où aboutissait le rouleau de barbelés, il regarda la plage en bas \u2014 juste à temps pour voir des soldats valides prendre d'assaut une barge pour l'évacuation des blessés.Il voulut profiter de l'occasion IL descendit en courant vers les barbelés, trébucha sur un soldat blessé qui gisait paralysé sur le flanc de la colline, le traîna aux barbelés et commença à le faire passer à travers.Ils en étaient presque sortis quand il fit sauter un piège accidentellement Une violente explosion lui lacéra le visage et des éclats lui pénétrèrent dans les mains et dans les jambes le blessé, qu'il avait traîné sur une quarantaine de pieds a travers les barbelés, fut tué sur le coup Ellis continua tout seul, mais constata à la sortie des barbelés que ta courte distance de terrain découvert qui menait à la trouée au-dessus de la digue était sous le feu de l'ennemi.Il n'avait pas le choix Courant à perdre Suite à la page suivante 11 r\\J DIEPPE Suite de la pane précédente * ' 7 y: ' i\tI ) 94 JT _ ; '¦r Les deux soeurs pingouins, après s\u2019être concertées, se ment sur ce faux frère pour l'attaquer et le Jeter par terre.4 PHSFtCTIVES N* as.tar M*ta tssa lü :\t'\t-s' -, 9 8 rs isj \\ 7 X X Gage de repos et de confort total! BEAUTYREST-réputé dans le monde entier -v v .Vi,\u2019 V tr: \u2022 ^\t^ ^\tZ .-% % *- ¦* »* » v v ¦*- * JÏ-* \" *< .* -\u2014' Oiv : P '\tIer les tiraillements de la faim.llll Durillons Denim*, eckaaffatMas, sensibilité a U plante de* p»eit* o«ua Lt S0llij|9IVItllt le suf é$ li ronint Voua n'avex jamais nan emayé de plus merveilleui C'eut le ctmssmrt\u2014et non poa vous \u2014qui amortit le choc de chaque pas.Coussinet fabriqué de mouaae de Laies couleur chair Fait boucle autour de l\u2019orteil- AUCUN adhésif lavable Inviaible Forme parfaite $1.25 la paire Kn vente partout Faaayez les couanneta HALL-O-FOOT du Dr Scholl Satisfac lion garantie Si voua n\u2019en trouves pas dans votre localité, envoyas argent, en indiquant à pour homme ou femme, à OR SCHOllI LIMITED.TORONTO 1$.ORT Règlement de comptes \u2022y'.r-j a à \u2014Allons, dépêche .\t\u2014 En garde! \u2022^r XX WA.* r -ît ¦ t C \u2018 >*mS 3CU- \u2022v, ' \u2022> \\t Premier round\t\u2014Tiens, prends ca ., I Cj- ; '\u2022\t5- - \u2014 C\u2019est assez.LOUIS JAQUES, photographe de Perspectives, appareil en bandoulière, passait l'autre jour rue Stanley, en plein coeur de Montréal, quand il fut témoin d\u2019une scène pour le moins inusitée et qu\u2019il eut la chance de croquer sur le vif.Un camion s\u2019arrêta en pleine rue et deux garçons, d'environ 18 ans, en descendirent.Us marchèrent calmement jusqu'à une pelouse bordant le trottoir et, aussi calmement, enlevèrent leur chemise.Sans plus de formes et en présence d'un jeune camelot et du chauffeur de camion qui attendait dans sa cabine, ils réglèrent aux poings une discussion qui avait probablement dû s'envenimer.Une fois les injures lavées, ils retournèrent au camion qui démarra aussitôt pour se perdre dans la cohue des rues de la Métropole.Et on dira que nos jeunes n'ont plus le sens de l\u2019honneur .offensé! T\u2019 22 N.\t* .i » j£> s-\t^ * 1-r : à :.r -Vite, allons travailler! A PERSéSCTIVES Hm 29, la ma \\ Ja'' .-V/ < \u2022 \u2022 1 s\tj'- V' ¦ y-| fel*': .X A ' i- Vh >,;V\u2018 ! ¦ ~*f ¦¦¦**.*.j7C^> .v -yps ^v.¦ v.* -J \u2022 Ù\t» '- \u2019\".i Allez à la découverte de la campagne québécoise .en voiture.Une table pour 5 .ou pour tous ceux que vous aurez amenés, c\u2019est-à-dire, toute la famille et même des invités.Pas de réservations à faire ici, et avec l\u2019auto vous voyagez quand ça vous plaît.) Vous choisissez exactement I endroit qu\u2019il vous faut, dans l\u2019ambiance que vous préférez.( Vous imaginez vous toutes les choses qui sont à votre portée en fin de semaine, grâce à votre voiture?O Partout au Canada, il existe un \u201cCercle magique\u201d, un petit coin de pays où il y a des choses à voir au bout d\u2019une agréable balade en automobile.L usine llhyl de Serni* manufacture des compose* antidétonnants qui sont utilises par les raffineries canadiennes pour améliorer leurs gazolmes et aug menter votre plaisir de conduire ETHYL CORPORATION OF CANADA LIMITED 48 St Clair Ave W.Toronto.Ont ¦ Ml \u2019HSTECTIVES N* IS, 1mpvenon( (I) I oISum xui.le vur I IT ALI I.(2) 2S maanihi|uev repro lui.dont en couleur» pour ctJlef Jon» mon album n Mb grarvie carte Ju monde Je V*i pie«K en couleur» U eu entrn.lu que voit» over I micniion Je lancer un nouvel album guiJe Autour Ju morvle .avec ieu complet Je reptoJucuon» en couleur», chaque moi» pour ceulemem $1^ plu» le» Irai» J expedition Apce» avoir reçu mon coli» Je lancement, ie vou» a»itérai »i te ne Jevire pa» continuer le programme Je ne m engage à acheter aucun nombre minimum J album» et k me rêverve le Jron Je me retirer Ju programme en tour temps (LiTTKIS MCMUfCS) Province ***/.f-Pf-42 ïsnrÆà ic \u2022= il ii L_________________ met votre famille ' -je nouveau pays choqua mois ( baque mois, vous recevc/ un jeu de photographies en couleurs a/ft>/ y* un album instructif dans lequel vous pouvez coller vos photos A I aide de ces photographies et albums, préparés sous la surveillance des experts de ! Association Françâisr de Géographie vous pouvez, en compagnie de votre tamille visiter chaque mois un nouveau pa>s .ses sites historiques et l»eautes naturelles explorer des villes inconnues vejnurner dans les j'etits villages pour » observer les us et coutumes des habitants Un historien tvpen de la région vous entretient des grandes batailles, de leurs héros, des vieilles legendes, ert Vous pouvez repérer sur la carte les principales villes, rivières et montagnes En somme, vous en apprenez PLUS sur le pa>s que bien des touristes qui y ont vraiment séjourné' Aidé las enfants dans lours études et pour toute la via Voici un passe temps instructif dans lequel chaque membre de la famille trouvera quelque chose qui I interesse.Les entants qui vont à la classe aimeront regarder les illustrations et lire les légendes, les étudiants des classes plus avancées verront que la lecture du texte les aide dans leurs etudes de I histotre.de la géographie, des sciences sociales, efc.Ces connaissances leur seront des plus utiles plus tard dans la vie car, avec les progrès de la science, tous les pays du monde ne sont plus
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.