La Canadienne, 19 juin 1840, vendredi 19 juin 1840
[" LA CANADIENNE.Vol.1.No.5.MELANGES.1\u20190CTOGENAIRE DE VENASQUE.Pétais parti de Paris avec deux de mes amis, l\u2019un, M.Dugabe, quittait la Chambre des députés dont la session venait de finir ; il allait visiter son département et reprendre ses travaux au larceau de Toulouse.L\u2019autre, M.Ferdinand Lengle, quittait comme moi les théâtres ct la littérature.Tous trois ou- Micux ct insoucians de ce que nous laissons derrière nous, de ce que nous y rtrouverions au retour, nous nous Gtions promis de n\u2019avoir de langage et d\u2019émotions que pour les montagnes ; de ne pas fire un journal, de nous créer enfin une existence nouvelle, débarrassée d\u2019af- faireset de pièces.Ce pacte fut reli- gleusement observé ct nous vécumes quelques jours de toute la vic des mon- tagnarda.À peine arrivés à Luchon, Dugabe, qui nous on faisait les honneurs, nous propose cette fanieuse course qu\u2019on fait dans une jouruée.On va de France en Catalogne, et l\u2019on rentre par l\u2019Aragon en traversant les ports de la Picade et de Venasque.Il nous restait à franchir la montagne Vansque pour rentrer en France ct quitter PAragon ; nos pelits chevaux, habitués à ces courses, nous rièront rapidement au sommet.Nous Jetâmes un dernier regard sur les glaciers dela Maladetta, et nous entrâmes à pied dans le port de Venasque pour laisser soufller nos chevaux.L\u20196troit passage qui ferme le port est taillé dans un immense rocher qui couronne la mon- ligne.Au dessus du rocher cst un grand Christen for qui marque la séparation desdeux pays.Je voulus absolument monter jusqu\u2019à ce Christ, etje grimpai sur la roche malgré les observations de mes deux amis qui restèrent dans le port.Péprouvai d'abord quelques difficultés ; mais bientôt, m\u2019appuyant sur toutes les sailles de fa roche, j'allais en atteindre le sommet, loisqu\u2019un énorme quartier trembla sous mes pieds, se détacha et croula dans le port; je n\u2019eus que le temps de me retenir au Christ auquel je restai suspendu, regardant avec cffroi LE BONHEUR DU PEUPLE: MONTREAL, VENDREDI, 19 JUIN 1840, Dugabe et Langlé qui évitèrent la terrible pierre en se jetant rapidement en arrière.Au même instant, j\u2019aperçus un homme assis en France à l\u2019entrée du port, et qui regardait d\u2019un œil indifférent ce qui se passait autour de lui, sans bouger de sa place, Je poussai un grand cri pour l\u2019avertir du danger qui le menaçait, car la pierre, suivant la pente de la montagne, roulait vers lui et semblait prête à Pécraser en passant.À mes cris répe- tés, cet homme leva les yeux vers moi puis les reporta paisiblement sur le quartier de rocher qui déjà le couvrait de poussière, et ne fit pas un seul mouvement pour l\u2019éviter.La pierre passa rapide et bruyante si près de lui, qu\u2019elle frôla ses habit ; il ne détourna pas même la tête .Tout ceci se fit avec la rapidité de la pensée.Jétais haletant et sulloqué, pouvant à peine me retenir à la croix de fer.Pendant une minute, j\u2019cus la crainte davoir tué un homme |.Je descendis aussi vite que me le per- mitle chemin raide et rocailleux qui me séparait de la terre, et sans écouter les reproches de mes amis, je courus à cet homme qu\u2019ils n\u2019avaient pu encore apercevoir de lendroit où ils étaient, \u2014Pourquoi, lui dis-je, ne pas vous retirer quand j'ai crié de le faire 7 vous avez failli vous firc Acraser!.\u2026.Etes-vous dunc aveugle et sourd ?.\u2026 .À ces mots, cet homme me jeta un long regard d\u2019amertume ct de pitié qui me prouva qu\u2019il voyait très bien et qu'il m'avait entendu ; puis il garda le silence,ct no fit plus attention à moi, J\u2019examinai cet homme avec curiosité ; il paraissait fort agé, mais encore vigoureux.Sa tête était belle et majestucuse, son teint hâle, ses yeux vifs, sa barbe longue ct blanche.Sa mise était celle d\u2019un maletier aragonais.Dugabé et Langlé étaient auprès de moi en ce moment, ils tômoignaient aussi leur étonnement ; mais le guide, nous ayant pris à part, nous dit:\u2014C\u2019cst homme de Phospice, un Espagnol, un fou.Dugabé se souvint en effet de l\u2019avoir vu plusieurs fois pendant la saison des eaux, (A continuer.) PRIX: 2 SOUS.EXTRAIT QU\u2019A FAIT L\u2019HON.LOUIS JOSEPH PAPINEAU DU PLAN DE LORD DURHAM.Mais l\u2019hostilité des races ne suffit pas pour faire connaitre les causes de si grands maux, puisque l\u2019on peut observer les mêmes résultats dans les provinces voisines\u2014Le Bas-Canada ou même les deux Cunadus ne suui pus les seules dans nos colonies où soit engagée la lutte entre le pouvoir exécutif et les cops populaires.Dans le Haut-Canada, avant les dernières élections, les représentants étaient hostiles.Ce n\u2019est que tout récemment que l\u2019on parait avoir calmé les mécontentements les plus sé- ricux dans le Nouveau-Brunswick et Pile du Prince-Edouard ; le gouvernement esten minorité dans l\u2019assemblée de la Nouvelle-Ecosse et les dissentions ne sont pas moins violentes à Terre- Neuve que dans les Canadas.L'état naturel dans toutes ces colonies est celui de collision entre lc pouvoir exécutif et les représentants.\u201cUn tel état de choses indique une déviation de quelque principe constitutionnel.Quand nous examinons le sys- tême mis en œuvre dans ces colonies, il semblerait que Pobjet de ceux qui Pont conçu ait été de combiner avec des institutions populaires en apparence une absence complète de tout contrôle de la rart du peuple sur les fonctionnaires.Ainsi ie système représentatif a été élevé sur la base large et solide de suffrages si nombreux qu\u2019ils équivalent au suffrage universel ; la réunion annuelle des représentans est voile par des dispositions textuelles, et leurs attributions dans leurs provinces sont presque aussi étendues que celles de la chambre des communes cn Angleterre.Mais en même temps la couronne voulait des revenus soustraits à tout contrôle et prétendait conduire le gouvernement à sa guise.Dans le Bas-Canada, du moment, oû l\u2019assemblée voulut faire usage de ses pouvoirs, elle se trouva aux prises avec l\u2019exécutifs L'exercice de la liberté des débats dans son enceinte entraina l\u2019emprisonnement de ses membres les plus influonts.Bientôt los nécessités du gou- LA CANADIENNE.AE ES EEE A LEE tte vernement le réduisivent à acceptor Poffre de l\u2019assemblée d\u2019y subvenir par de nouvelles taxes ; mais pendant plus de 20 ans le controle lui en fut contesté : elle ne l\u2019obtint qu\u2019en 1832.\u201c Du reste, après cette reconnaissance de son droit, l\u2019assemblée n\u2019a pas été plus respectée qu\u2019auparavant.Elle pouvait faire rejeter les lois, octroyer où refuser les subsides, muis ne devait avoir aucune influence sur le choix d\u2019un seul des serviteurs de la couronne.Il est même arrivé que le seul fait d\u2019une hostilité connue contre la majorité de la Chambre a porté des personnes d\u2019une incapacité notoire à des postes de profit et d'honneur.Les lois emportées après une longue résistance étuient livrées pour leur exécution à la foi de ceux qui les avaient cumbatlues avec la plus opi- n:âtre animosité.: A continuer.A ES LA CANADIENNE.VENDREDI, 19 JUIN 1840.NOUVELLES DIVERSES.Du Courier des Etats-Unis.Paris, 7 mai, 1810.Le complément de l\u2019amnistie de 1837 à été exévuté.Les contumaces, depuis si long-temps exilés de leur patrie, ont purrevoir le sol natal.C\u2019est Une bonne mesure que toutes les opinions ont approuvée : en France on oublie vite, et quand cette {facilité à passer l\u2019éponge sur les événements accomplis est si souvent fatale À nos libertés, il est juste qu\u2019elle profite un peu aussi à ceux qui ont compris ces libertés autrement que la majorité des citoyens, mais qui n'ont jamais été dirigés que par l\u2019amour de leur pays.Cu n\u2019est pas, d\u2019ailleurs, une amnistie absolue qui vient d\u2019être prononcée.Depuis l\u2019amnistie, prononcée par ordonnance du 8 mai 1837, beaucoup de condamnations pour délits ou crimes politiques ont été prononcées : des procès pour détention .d\u2019armes de guerre, pour fabrication de poudre clandestine, etc, ont été jugés, et des arrêts sévères souvent rendus.Enfin, le grand procès du 12 mai a jeté encore dans les prisons un bon nombre de malheureux.Tous ces prisonniers se trouvent mis en dehors du pardon royal, accordé sous les auspices de M.Thiers.Les chouans ont été vlus hevreux,puisque des ordon- nuances individuelles los ont fait sortir de prison.M.Thiers a beaucoup à se faire pardonner de la part des légitimistes, et il fait ce qu\u2019il peut pour être, lui aussi.amnistié, Nous ne le lui reprochons pas, mais nous aurions voulu qu\u2019il ne marchandât pas avec un acte louable, et qu\u2019il ne fit pas de catégories.CHANGE AU PAIR.\u2014Nous avons raconté, il y a peu de tems, que le président et le directeur de la banque de Brandon (Mississipi) s\u2019étaient enfuis, en emmenant avec eux toute leur fortune et 300 nègres.Des habitants Je Co- Jumbus, porteurs de billets de cette banque banqueroutière, ayant appris que la colonie fugitive avait Été reconnue traversant la Virginie, se rassemblèrent, se mirent À sa poursuite, et l\u2019ayant atteinte, ils s\u2019emparèrent des 300 nègres en les payant au prix du marché aux président et directeur de la barque, avec du papier de Brandon, qui ne vaut plus un sou, mais qu\u2019ils leur comptèrent au pair.La population ct les autorités ont applaudi à cet expédient, qui est une des scènes les plus comiques de la grande comédie jouéc, en tant d\u2019endroit dans ce pays, sons le titre de Banking System.Perou ET CHILI.\u2014Des lettres et journaux de Lima, en date du 18 mars, annoncent que les élections pour la présidence ont été troublées par un coup d\u2019état du Président actuel, Gumarra.Voyant que les votes de la principale paroisse de Lima étaient en majorité pour le général Le Fuente, candidat de opposition, Gamarra a envoyé 50 hommes déguisés et armés qui ont brisé Purne électorale, et arrêté dix ou douze des électeurs de lPopposition, parmi lesquels figment deux membres du, Congrès, inviolables, d\u2019après la constitution.Le 15 mars, les personnes arrêtées ont été tout simplement mises à bord d\u2019une goclette,et expédiées dans l\u2019Amérique Centrale, où ellessont déclarées bannies.Le ministre Bolivien a regu Pordre de quitter le pays dans huit jours, ce qui équivaut à une déclaration de guerre.Dans le Chili, où les élections pour lu présidence sont pareillement ouvertes, il se jouait, dans le même moment, à peu près la même comédie qu\u2019au Pérou.Les habitants de Santiago et de Valparaiso, ayant paru ec déclarer en faveur du candidat de l\u2019opposition, ces deux villes ont &t6 mises, par le gouvernement sous l\u2019empire de la loi martiale, \u201cCeci, disent les correspondants des journaux américains, démontrera aux Etats-Unis le danger qu\u2019il y a à admettre les prêécé- dents d\u2019une réélection du même homme à la présidence.\u201d INCENDIES A NEw-Yorx.-Les commissaires, nommés pour rechercher les causes ct l\u2019origine des incendies si fréquents à New-York, ont publié leur rapport.Il en résulte qu\u2019il y a cu 192 incendies dans la ville, du 23 mai 1838 au 23 mai 1840, ce qui fait une moyenne de 1 par chaque quarante-huit heures.D\u2019après l\u2019opinion descommissaires qu\u2019on peut supposer avoir Été très surveil lante, 96 de ces feux ont été l\u2019œuvre d\u2019incendiaires ; 95 le résultat d'accidents ou de la négligence, et 7 demeurent inexplicables.La valeur des propriétés cétruites, pendant cet espace d\u2019une année, est de 3,225,409 dollars! Plus de la moitié de cette perte appartient à la catégorie des incendies volontaires ! Le montant des assurances était de $2,983,310, ou plus des sept huitièmes de la perte totale ! MEURTRE DE SIX PERSONNES.\u2014Une ferme du comté de Huntingdon vient d\u2019être le théâtre d\u2019une horrible boucherie humaine.Son propriétaire, M.Browu, rentrant chez lui, trouva sa femme et ses cinq enfants, âgés de 10 à 21 uns, tous massacrés.La pauvre mère avait Ja gorge coupée, sa fille agée de 16 ans et les frères de cette dernière avaient ÉLÉ tués, les uns à coups de fusil, les autres avec des pierres dont on leut avait fracassé le crâne.Au moment où il avait les yeux frappés de ce spectacle, M.Brown fut atteint de deux coups de feu tirés sur lui du grenier de la maison.Il tomba, et vit un homme s'enfuir dans les bois.Dans cet homme, il reconnut son gendre, nommé Canaughy.Il a été arrêté, ct on a constaté que, ce jour mûme, il avait quitté, avec sa femme, son habitation éloignée do quelques milles pour aller faire visite à son beau- père.Onne donne d\u2019autres motifs à cet égorgement ellroyable que le désir, de la part de son auteur, de s'assurer la succession de son beau-père, en le j tuant lui etsa famille, dont la femme de l\u2019assassin se trouverait ainsi la scule héritière.Le nombre des personnes tuées par le dernier grand vent à Natchez ge monte à 317, celui des blessés à 109.La plus grande partie des morts se trouve parmi œux qui étaient en cet iustant sur l\u2019eau.(Morning Tattler.) mae ar \u2014\u2014 Lorsque nous commençâmes notre sitet CANADIENNE, Nous ne pensions certainement pas être en butte aux injures de presque tous les journaux de la Puvince.D'abord l.Am: nous à donné, aussitôt que nous avons paru, un beau o bon morceau de prose, ou certainement l'esprit n\u2019était compté pour rien.Puis le Herald, que nous n\u2019avons pu nous procurer, Malgré nos recherches, nous à QUSsi, dit-on, favorisé de sa malédiction.Cependant nous étions content d'avoir attirer la haine de ces jour- maux déclarés et reconnus les ennemis les plus acharnés des Canadiens; nous paisions que du moins il n\u2019y aurait que les journaux torys qui nous donneraient des échantillons de teur esprit, mais par malheur nous comptions sans notre liôte, ou plutot sans le gentil, l\u2019amusant, le spirituel Funtasque.Oui, lecteurs, le Fantasque vient aussi en avant pour nous insulter ; un ami politique, un compatriote, un Canadien nous insulte! ct pourquoi ?Parce qu\u2019il a peur, nous supposons, que nous lui Otions les deux ou rois souscripteurs qu\u2019il a à Montréal.Mais,Monsieur le Fantasque fantastique, notls ne voulons point d'opposition parmi les Canadiens ; ainsi demeurez tranquillement Janus votre fauteuil éditorial, flanez, amusez-vous à composer des morceaux sur celui-ci, sur celui-là, sur ceux qui font donumage au bonheur pubic, sans vouloir écraser un enfant.Y 2-t-il de la charité à vouloir faire mourir un Compatriote qui vient de naître.Nous wavons que quelques jours, et vous nous cherchez déjà dispute; la partie n\u2019est pas égale.Lorsque nous aurons la barbe plus longue,nous pourrons vous répondre mais aujourd\u2019hui nous ne voulons pas tant nous élever que de nous permettre de vous faire le moindre reproche, car il est un proverbe qui dit : Quiconque s\u2019élèvera, sera abaissé, Quiconque s\u2019abaisscra, scra élevé.Ainsi prenez garde à vous, puisque si vous vous élevez trop, vous pourrez bien avoir le nez cassé.Mais vous croyez donc avoir bien de l\u2019esprit, vous, Mr.le gand génie, la forte cervelle, le gros gosier, pour traiter les autres de bêtes, à LA CANADIENNE.tout instant; hélas! qu\u2019il faudrait en avoir bien peu, pour ne point en avoir plus que vous, MARDI dernier, un habitant avait sur le marché une vache à vendre.Un anglais en ayant demandé le prix et y ayant consenti, emmena l\u2019habitant à environ un arpent du marché, et là voulut emmener la vache en lui donnant deux piastres en accompte,disait-il.L\u2019habitant n\u2019ayant pas voulu y consentir, ce bon anglais dit à un Police-son de prendre ce méchant habitant qui ne voulait point lui donner sa vache pour 10 sche- lings, L\u2019habitant ne connaissant pas les lois douces que fait le bon gouvernement sous lequel nous avons le bonheur de vivre, se laissa conduire à la \u201c Police station house.\u201d Quel beau trait de générosité anglaise ! ct quelle douceur de cette 8.+.M.+.Police, comme disait l\u2019habitant, en s\u2019en revenant, qui west bonne à prendre que les gens qui sont offensés tandis qu\u2019elle laisse tranquille la canaille qui court continuellement les rues.L\u2019Aurore se vend maintenant 2 sols.Le propriétaire dit que c\u2019est la grande circulation de son journal qui le fait diminuer dans son prix.Mais il parait que c\u2019est pour la ville seulement ; que vont dire les souscripteurs de dix schelings par année ?tandisqu\u2019au numéro il ne revient qu\u2019à 10 francs et 12 sols.Cependant si C\u2019est là son véritable motif, nous sommes satisfait de la circulation de notre confrère, et nous lui souhaitons encorc plus d\u2019enconragement, s\u2019il est possible, à 2 qu\u2019à 3 sols.Bateau Ploof.\u2014Dernièrement l\u2019Ami annonçait à ses nombreux lecteurs ce petit bateau, comme une nouvelle et grande invention! Si ce pauvre mi s\u2019était donné le temps de l\u2019examiner avant d\u2019en parler, il se serait exempié de dire une sottise ; car on ne peut faire aller ce petit bijou qu\u2019à tour de bras et encore ne fait-on que quatre arponts ou environs à heure.Bientot Am?nous annoncera l\u2019arrivée d\u2019aucune barge comme une chose remarquable.Accident.\u2014On nous rapporte qu\u2019hier matin, Mme.Terroux,épouse du notaire, en sortant de l\u2019église Paroissiale, tomba sans connaissance sur les marches du trottoir et eut Un œil presque sorti de la tête.Comme la personne qui nous dit ceci, n\u2019était pas présente, lors de l\u2019accident, nous ne la donnons pas pour bien correcte, RR ns Les On dit.\u2014On dit que\u2019 Mr- McDoncld cest sorti de prison sous caution; cela fait présumer qu\u2019à son procès il sera trouvé clair- \u2014On dit que le Lord Gosford, rendu en Angleterre, s\u2019est répenti de sa conduite en Canada.Sn conversion est venue tord, mais enfin à tout péché miséricorde- \u2014On dit que Colborne a été récompensé en Angleterre pour ses services en Canada ; si opprimer et tyranniser une nation, qui sc faisait gloire d'appartenir 3 la mere patric, est rendre service à l'Angleterre, quelles reconnaissances ne lui doit clle pas ! ! ! \u2014On dit que dans le terme dernier, beaucoup de torys espéraient que Mr.Beausoleil ct all seraient trouver coupables; ils sc sont trouvés, comme on dit, un doigt dans l'orcille ct l'autre.\u2014On dit que le conseil spécial duit ctre ajourné ces jours-ci ; il est temps d'envoyer nos animaux a l'herbe: \u2014 On dit que le siege du gouvernement sera a Montréal, apres l'Union, c'est que les Canadiens d'ici sont les meilleurs sujets de la mere patric.\u2014On dit que nous avons beaucoup promis par notre devise, \u201cle Bonheur du Peuple\u201d Nous tachcrons de tenir notre promncese- \u2014\u2014 arr Les Pourquoi ct Parceque, Pourquoi avons-nous pris impriweric si jeune?Parce que nous voulons être utile à n0s concitoyens de bonne heure, Pourquoi le propriétaire actuel de Pum est-il considéré comme un habitant deslympes?Parce qu\u2019il aime l\u2019enfer.(Lovell.| Pourquoi le Fantasque est-il presque toujours sur le dos de son excellence le gouverneur-général?Parce qu\u2019il aime, il parait, le Poulet.| Pourquoi Brien, dans sa déposition, a-t-il dit plus de mensonges que de vé- ritég ?Parce que ne connaissant rien de mal contre les Patriotes, il se disait : plus j\u2019en dirai, mieux je me sauverai.C\u2019est ainsi qu\u2019il a calomnié grand nombre d\u2019innocens.Pourquoi les Canadiens n\u2019encouragent ils pas Ami?Parce qu\u2019ils ne veulent point payer pour sc faire dire des injures. Le Corbillon, Je vous vends mon Corbillon.\u2014Qu\u2019y met-on ?\u2014Une esclavage, dit le vieux- Brulot.Les Canadiens disent alors que ça ne rime pas et veulent lui faire donner un gage.Mais il élève des échafauds et fait mettre un bâtiment à la voile pour des exilés.Immédiatement les Canadiens ne disent plus rien et le vieux-Brulot ne donne point de gage.Je vous vends mon Corbillon.\u2014Qu\u2019y mot-on ?\u2014Une exhortation, ferons-nous dans notre numéro de lundi, sur le prochain décès de Ami.Je vous vends mon Corbillon.\u2014Qu\u2019y met-on ?\u2014Une déserlion, crient tous les jours les soldats de sa majesté, la reine Victoria.Je vous vends mon Corbillon.\u2014Qu\u2019y met-on ?-Thomson, (prononciation fran- gaise) dit notre gouverneur, qui se trouvait la par hazard.a ENIGME, Quand mon premier est mon dernier, Alors on en fuit mon entier (Le mot au prochain numéro-) ANECDOTES: M.M.que Pon croyait riche, quoiqu\u2019il dût plus qu\u2019il n\u2019avait vaillant, se promenait, sans rien dire, le nez dans son manteau, la veille de ses fiançailles, duns la salle de sa belle-mère.Elle lui demanda plusieurs fois : \u201cQu\u2019avez-vous, Monsieur?.Moi, madame, je n\u2019ai rien\u201d Huit jours après son mariage, sa belle-mère voyant arriver ume foule de créanciers, ce à quoi elle ne s'était pas attendue, lui dit: Monsieur, vous m\u2019avez trompée.-Madame, répliqua-t-il, je vous avais avertie que je n\u2019avais rien ; je vous le dis plus de dix fois, dans notre salle, la veille de mes noces, lorsqu\u2019il était encore temps.\u201d \u2014Dans une dispute que les représentants de Genève eurent avec le chevalier de Bouteville, l\u2019un d\u2019eux s\u2019échaufant, le chevalier lui dit: \u201c savez-vous que je suis le représentant du roi,mon maître ?\u2014 Savez-vous, lui dit le Genevais, que je suis le représentant de mes égaux ?\u201d \u2014Un patient étant à la potence, somma le lieutenant-criminel, ez protestant de son innocence, de comparaître, dans un an, devant Dieu, à pareil jour.Je ferai défaut, dit le lieutenant-criminet.LA CANADIENNE.DECEDEE.En cette ville, le 14 du courant, à l\u2019âge de 11 ans 11 mois et 8 jours, après une longue et douleureuse maladie soufferte avec la plus parfaite résignation, Demoiselle Marie Sophie Brien dit Desrochers, seconde fille de Mr.Benjamin Brien dit Desrochers.Elle laisse nombre de parents et amis pour déplorer sa perte.Com.AVERTISSEMENS.APPRENTIF DEMANDE, Na BESOIN à ce bureau d\u2019un AP- PRENTIF Canadien qui sucho lire assablemont.Les conditions scront li- érales- \u201415 juin, 1840- LIVRES NUUVEAUX.E SOUSSIGNE\u2019 a l'honneur d'annoncer à ses Pratiques qu\u2019il vient de recevoir une Partie de sa COLLECTION de LIVRES, consistant en Livres de Droit, Médecine, Théologie, Histoires, Littérature, Piété, &c- attend incessmmment le reste de son Importation du Printemps- g Une Cuisso de GRAVURES.Il prie celles de ses Pratiques qui désireraient faire venir des Livres do FRANCE pour cet automne, d'avoir In complaisance de lui envoyer leur demande d'ici au ler Juillet Le Soussigné a toujours en main un Grand Assortiment do Livres d\u2019Ecoles et de Prières, Livres de Comptes, Registres, Papiers, PJumes, Encre, &c+ &c- : E.R.FABRE, Rue St.Vincent, (vis & vis audience) 3me Porte i droite en descendant fa rue.Montréal 19 juin 1840- 10$ DE RECOMPENSE, ELUI qui trouvern le Corps de J.H.RAYMOND, noyé le 14 du courant, d'abord du Bateau à vapeur \u201cl'Aigle Canadien,\u201d aura In Récompense ci-dessus mention née en remettant l'argent que le Défunt a sur lui au Surintendant de Police à Montréal- Montréal 19 Juin 1840.NE, PERSONNE ayant cue un jeune RENARD avec une Strappe au col do volé mercredi matin, prie celle à qui il a pu être vendu de lui faire savoir et elle Jui donnera en core un ÉCU nvec le Renard de récompense- S'adresser n ce bureau- Montréal 19 juin 1840.OUIS STRIMENSKI Polonais, Archi tecte, Peintre Ingenieur, Compositeur de Musique Maitre de danse, &c., sc recommande au Publie par sa bonne conduites ll espère mériter l\u2019encouragoment do tous ceux qui lui donneront do emploi: Montréal 19 juin 1840- J B.LAPLANTE prend la hberté d\u2019a © vortir ses amis ot le Public en général qu'il tient une Maison de PENSION, Rue des Commissaires, près du marché neuf, Il aura constamment en main toutes sortes de raffai- chissements,ete-les viandes les plus succulentes, toiles que Bœuf, Mouton, Veau, ete.Il espère que son assiduité et sa promptitudo à servir ses pratiques, lui mériteront l\u2019'encouragement wublic.i ! Montréal, 4 Juin.AVERTISSEMENS, N se chargera au Bureau de LA GANA- À DIENNE de toutes sortes d'ouvrages, tels À que blnnes dof toutes sortes, pour Notaires vocats, Lluissiers, cle.ete.Livres Pamplets, Cartes, Annonces ou Avertissements, Afliches, ete.L'emploi de bons Ouvriers, l'élégance 8 et la variété des caractères, tout nous ret f d'offrir avec avantage nos services au Public, À Nous scrons onctuel aux ordres que touts wl personne voudra bien nous donner ct nous À forons tout notre possible pour salisfnire ceux À qui nous encourageront- Dour nos conditions, elles seront à aussi bas prix qu\u2019à aucune autre 8 Imprimerie, In diligence ct ln protmptitude, lu À netteté ct la beauté, que nous donnerons à nus ! ouvrages, nous attireront, mous l'espérons, À l'encouragement de tous nos Concitoyens.à Montréal 4 Juin.OUIS PERRAULT offre maintenanten À vente là i Cuisinicre Canadienne, ; contenant tout ce qu\u2019il cst nécessaire de savoir dans un ménage, pour préparer les diverses A Soupes Grasses ct Muigres, Cuire lcBœufle À Venu, le Mouton, le Cuchon, la Volaille, le Gibier et le Poisson : appreter les Poudings de À toute espèce, ainsi que les Pâtisseries en géné- @ ral, comprenant la manière de frire ln Pâto À Feuilleté et une grande variété de Pâtes, l'ar- § tes, Biscuits, Deignes et Pains de Savoie ; lea À Confitures et les Gelées de toutes sortes; lu préparation des œufs et des Crêmes, enfin des % recettes pour les Liqueurs et autre hreuvages, À ct des notes sur les Marinades, les légumes et 4 Salades \u2014 Prix un ECU.j Montréal, 4 Juin,\u201d tp.VENDRE ou 2 Louer, a St.Constunt, § une TERRE de soixante arpens, sur deux À do large, quarante de faites, avec divers Bäti- à mens dussus construits.à St.Isidore, duns le village, un bel EM- 3 PLACEMENT, de bonne grandeur, wie J Muison et Bâtimiens dessus construits, Cole § place cst le meilleur endroit pour tenir une Au- § berge, Magasin.etc 3 our les conditions, s\u2019adresser à ce bureau ou au soussigné,sur \"Emplacement.LUC BULTEAU St.Isidore, 30 Mai.CONDITIONS DE CE JOURNAL.LA CANADIENNE SE Public deux fois la semaine, le LUNDI et Ie JEUDI dans la matinée.On no prendra point maintenant de Souscripteurs, à l\u2019année, muis on vendra le journal, 2 sous, par numéro.PRIX DES ANNONCES.Six lignes et audessous 1ère Insertion.2s 6d Chaque Insertion subséquent Th Dix hgnes ct audessous 1ére Insertion.2s 4d Chaque Insertion subséquente- 10 Audessus de dix lignes, Fere Insertion, par ligno ; d Chaque Insertion subséquente, par ligne.1d Les Annonces se publient tant qu'on ne donne pas ordre de discontinuer, chaque fois que le nombre qu'on requiert,n\u2019est pas exprimé sur l'ordre.Le bureau de In Canadienne est établi, rue des Commissaires, chez M.Laplante, maison de pension, près du marché neuf ct où le propriétaire se tiendra constamment .Les correspondances ou autres écrits doivent être adressés francs de port, à J.A.PLIN- GULET, Lropriciaires Editeur et Imprimeur de la CANADIENNE.; "]
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