La tribune, 5 janvier 2015, lundi 5 janvier 2015
[" LA PRESSE CANADIENNE SHERBROOKE lundi 5 janvier 2015 132 pages| \u2022 105e année n°263 latribune.ca en CD D en C en EN F NALE LE CANADA ET LA RUSSIE SE DISPUTENT L'OR CE SOIR AU CHAMPIONNAT MONDIAL DE HOCKEY JUNIOR\tpa r APRÈS LA NEIGE, LA PLUIE ET LE VERGLAS, PLACE AU FROID Même si la région a été passablement épargnée, le cocktail météo annoncé s'est abattu sur le sud du Québec, hier, causant bon nombre de débordements, de sorties de route, de pannes de courant et de retards aux aéroports.Après les intempéries, le froid s'installe aujourd'hui pour une dizaine de jours.PAGE 3 fessa*#.' 1 S I ;¦ i-àiàPf ! ï wm ARCHIVES LA TRIBUNE, IMACOM JESSICA GARNEAU CINQ ANS APRÈS LE SÉISME EN HAÏTI L'Estrie engagée dans la reconstruction PAGES 4 ET 5 3651363 NISSAN IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Micra 2015 de base prix de vente de 11303$ 1500$ pour le véhicule d'échange: applicable seulement à l'achat d'un modèle 2015 en inventaire.Le véhicule d'échange doit rouler et être immatriculé au nom du client depuis au moins 12 mois.Le client doit financer son nouvel achat au taux régulier des banques (6,99%) par l'entremise du concessionnaire.Cette offre ne peut être jumelée à aucune promotion en vigueur.Frais de transport et préparation indus dans le prix.Taxes en sus.Sujet à l approbation du crédit.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.DÉMARREZ L\u2019ANNEE EN MICRA 2015! 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En cas de disparité entre cette liste et la.liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a.priorité.mont Sutton à la suite d\u2019un glissement de terrain survenu pendant le temps des Fêtes aurait pu inciter quelques skieurs à rester chez eux.M.Nadeau soutient que les 18 pistes ouvertes à Owl\u2019 s Head présentent des conditions agréables lorsqu\u2019il ne pleut pas.« Ce n\u2019est pas glacé sur dessus, ça reste de la neige molle.» Difficile au mont Bellevue Au mont Bellevue, on admet que le début de saison a été difficile.« Ce ne seront pas des Fêtes qui vont passer à l\u2019histoire en termes d\u2019achalandage », souligne le directeur des opérations, Robert Blais.L\u2019enneigement de la montagne n\u2019était pas terminé pour le temps des Fêtes et les glissades sur tubes n\u2019étaient pas ouvertes, précise-t-il.Il a toutefois été possible de générer beaucoup de neige samedi, une production qui devrait se poursuivre cette semaine.Les glissades devraient donc être ouvertes et l\u2019enneigement de la montagne complété d\u2019ici la fin de la semaine, espère d\u2019ailleurs le directeur.Le début de saison avait également été difficile à Bellevue l\u2019an dernier à cause du verglas, « mais pas autant », affirme M.Blais.Le beau mois de février et la relâche avaient permis d\u2019équilibrer la saison.« On mise beaucoup là-dessus », lance-t-il.> ' ARCHIVES, LATRIBUNE Après un temps des Fêtes plutôt ordinaire, les exploitants de stations de ski de la région espèrent de belles semaines à venir.La CSDC formera les acteurs du tourisme drummondvillois YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca DRUMMONDVILLE - La Commission scolaire des Chênes a obtenu les ressources financières nécessaires afin de mettre sur pied un projet de développement des compétences au bénéfice des entreprises touristiques de la MRC Drummond.L\u2019objectif de ce projet est d\u2019outiller les gestionnaires et les employés afin de les rendre plus compétents et performants dans différents domaines, notamment le service à la clientèle, la connaissance de l\u2019anglais et la formation de formateurs en entreprise.« Ces travailleurs joueront un rôle de premier plan avec l\u2019achalandage créé par nos activités et nos nouveaux attraits.Le fait que l\u2019on reconnaisse ce besoin de formation démontre bien que Drummondville joue maintenant dans les ligues majeures, entre autres dans le secteur du tourisme d\u2019affaires », affirme Johanne Lachapelle, directrice du service aux entreprises de la CSDC.LATRIBUNE ADRESSE 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 RÉDACTION: 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca / téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ: 819 564-5450/ téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES: 819 564-2222 téléc.819 564-5482 ABONNEMENTS: 819 564-5466 1 800 567-6955 HEURES D'OUVERTURE: De 8h30 à 17h latribune.ca SOMMAIRE Annonces classées\t21 à 23 Arts et spectacles\t19 et 20 Décès\t24 Économie\t17 et 18 Horoscope\t25 Loterie\t2 Monde\t14 Mots croisés\t22 Opinions\t10 ^Sports\t26 à 31 METEO Laurie, 11 ans École St-Jean-Bosco \u2022\tAUJOURD'HUI o o : AVERSES DE NEIGE ° MAX.: \u201c1 8° MIN.:-23° Lever du soleil: 7 h 27 Coucher du soleil: 16 h 18\t MARDI\tMERCREDI soleil et nuages, max.: -13° min.: -13°\tneige, max.: -9° min.: -26°\t\t SI VOUS AVEZ UNE INFORMATION À COMMUNIQUER À NOTRE ÉQUIPE DE JOURNALISTES, ÉCRIVEZ À redaction@latribune.qc.ca OU APPELEZ AU 819 564-5454 _____________________3648232 SOLDE D'INVENTAIRE espacevue.ca\tpierre vallee 819 562-7095____________819 564-8282 RABAIS DU 5 AU 31 JANVIER 2015 LE CLIN D'OEIL DE STÉPHANE LAPORTE On a bien bu, bien mangé, bien dépensé, maintenant place à l'austérité ! [ACTUALITÉS] 3 Ça patine sur les routes Plusieurs automobilistes se laissent surprendre en région Il ® I T ¦f'v IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Les pompiers ont été bien occupés hier à répondre à plusieurs appels concernant des accidents de la route.Un dégât d'eau s'est ajouté à la tâche, alors qu'une toiture fuyait au coin des rues Belvédère et McManamy.CAMILLE DAUPHINAIS-PELLETIER cdauphinais@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les routes estriennes se sont transformées en véritables patinoires hier, alors que les chutes successives de neige, de pluie verglaçante et de pluie ont laissé une bonne couche de neige à moitié gelée au sol.Heureusement, aucun accident majeur n\u2019a été signalé en Estrie.Ce qui ne veut pas dire que tout le monde est resté les deux pneus bien ancrés au sol, au contraire.« On a eu plusieurs appels pour des sorties de route en ville et sur les autoroutes », confirmait hier soir Alexandre Groleau, chef aux opérations pour le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke.« Comme c\u2019est là, la chaussée est glissante, mais on s\u2019en tire quand même bien.Avec le refroidissement de cette nuit [la nuit dernière], on se demande ce qui va se passer », soulevait-il toutefois.En effet, le mercure sera très bas en ce début de semaine, et devrait descendre jusqu\u2019à -18 degrés Celsius cet après-midi.Des chutes de neige s\u2019ajouteront, accompagnées de poudrerie par endroits.Il va donc sans dire que la prudence est de mise aujourd\u2019hui aussi sur les routes.Festival de dépanneuses Les dépanneuses ont été débordées hier alors qu\u2019elles recevaient plusieurs appels pour des sorties de route et accidents autant en ville qu\u2019à l\u2019extérieur.Sur les autoroutes, des voitures se sont retrouvées sur les terre-pleins centraux ou dans les fossés.Plusieurs accidents ont notamment été aperçus sur l\u2019autoroute 610, ainsi que sur la 410 à la hauteur du boulevard Bourque.« La bonne nouvelle, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a rien de majeur », confirmait la porte-parole pour la Sûreté du Québec Geneviève Bruneau.Il était difficile pour elle d\u2019estimer le nombre d\u2019incidents survenus en Estrie, puisque certaines personnes décident d\u2019appeler directement une dépanneuse sans communiquer avec les policiers.A Sherbrooke, des citoyens ont eu de la difficulté à sortir de leurs entrées de cours ou sont restés pris dans des stationnements de commerces.Les équipes de la Ville n\u2019ont pas manqué de travail alors qu\u2019elles s\u2019affairaient à déglacer les rues, dont l\u2019état a aussi occasionné certains accidents mineurs en ville, tout particulièrement à partir de 15 h 30, pré-cise-t-on au Service de police de Sherbrooke.Des égouts bouchés et des côtes difficiles à monter ont également occupé les travailleurs sherbrookois.Centre-du-Québec Les conditions routières et météorologiques difficiles ont également contribué à nombre de sorties de route dans le Centre-du-Québec.Au moment d\u2019écrire ces lignes, on ne comptait heureusement pas d\u2019incident majeur là-bas non plus.Le mélange de pluie ver-glaçante et de températures froides a forcé les déneigeurs à redoubler d\u2019ardeur afin de rendre les voies de circulation les plus sécuritaires possible.Ils ont été particulièrement actifs sur les axes routiers principaux comme les autoroutes 20 et 55 à la hauteur de Drummondville.On s\u2019attend à ce que les conditions routières s\u2019améliorent et reviennent à la normale en cours de journée.\u2014 Avec Yanick Poisson Pannes, sorties de route et collision mortelle ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 La couche de verglas venue recouvrir une partie du sud du Québec, hier, a provoqué bon nombre d\u2019accidents sur les routes, des pannes d\u2019électricité dans plusieurs secteurs de la province et des maux de tête dans les aéroports.L\u2019est du Canada est frappé de plein fouet par un cocktail météo mêlant neige et piluie verglaçante, ce qui complique les déplacements.Le verglas a aussi causé de nombreuses pannes d\u2019électricité.Vers 22 h hier, environ 74 000 clients d\u2019Hydro-Québec étaient sans électricité, surtout dans la région de Montréal (35 000) et en Montérégie (30 000).De plus petits nombres de foyers subissaient aussi des pannes dans le Centre-du-Québec (3700), en Outaouais (3000) et dans les Laurentides (2000).Au plus fort des pannes, hier en début de soirée, quelque 155 000 foyers étaient sans électricité.Les branches d\u2019arbres cassent sous le poids de la glace qui s\u2019accumule et brisent ainsi les fils d\u2019électricité.Hydro-Québec a compté plus de 500 bris hier.La neige n\u2019est plus dans le portrait pour à peu près toutes les régions de la province, sauf dans le Bas-Saint-Laurent, au Saguenay et en Gaspésie.Le système météorologique est qualifié de « costaud », alors que l\u2019est du pays est affecté par une « bonne dépression hivernale », a expliqué le météorologue Bruno Marquis.La situation devait se transformer au cours de la nuit dernière pour laisser place à du temps froid.L\u2019air froid va pénétrer sur le territoire québécois sous l\u2019impulsion de vents vigoureux et s\u2019installera « confortablement » pour une dizaine de jours, faisant chuter le mercure jusqu\u2019à -30 degrés Celsius dans certaines régions.Collision mortelle à Trois-Pistoles La pluie verglaçante et les précipitations de neige ont causé plusieurs problèmes sur les routes québécoises.Les patrouilleurs de la Sûreté du Québec (SQ) étaient grandement sollicités hier, en raison de nombreux accidents et sorties de route.Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole du corps policier provincial, a indiqué que la SQ en dénombrait au moins une centaine sur son territoire.Une jeune femme a perdu la vie dans un accident à Trois-Pistoles dans une collision qui a aussi fait quelques blessés mineurs.Transports Québec rapportait en après-midi plusieurs routes enneigées et partiellement couvertes.La visibilité était réduite en plusieurs endroits dans le centre de la province, notamment sur les autoroutes 20 et 40.Retards dans les aéroports Des dizaines de vols ont été retardés ou tout simplement annulés hier dans les grands aéroports de l\u2019est du pays.À l\u2019aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, le porte-parole confiait en début d\u2019après-midi qu\u2019une cinquantaine de vols avaient des retards au décollage, et soixante-cinq autres étaient retardés à l\u2019arrivée.« Avant de partir, il faut aussi compter plus de temps pour le dégivrage de l\u2019appareil en raison de la quantité de glace sur les avions.Ça prend au moins une vingtaine de minutes.Les pistes sont cependant dégagées et l\u2019avion peut ensuite décoller sans problème », a expliqué François Asselin.À l\u2019aéroport de Québec, mais aussi à celui de Moncton, les conditions météorologiques avaient également un impact sur les opérations aéroportuaires.Froid arctique dans les prairies Dans les Prairies, le mercure a chuté de manière radicale au cours des derniers jours.Avec le refroidissement éolien, les températures ressenties frôlaient les -45 degrés Celsius hier après-midi.« L\u2019air de l\u2019Arctique canadien descend dans les Prairies.C\u2019est la nuit polaire actuellement, donc aucun ensoleillement, et sous l\u2019action des vents, le froid a fait son entrée sur les Prairies.Il y a de la circulation en altitude, donc une partie de cet air froid vient vers le Québec », a expliqué Bruno Marquis.Sherbrooke lundi 5 janvier 2015 - LA TRIBUNE LA TRIBUNE - Sherbrooke lundi 5 janvier 2015 T ACTUALITÉS] Haïti cinq ans après le séisme CINQ ANS APRÈS LE TREMBLEMENT DE TERRE QUI A SECOUÉ HAÏTI, LA RECONSTRUCTION NA PAS ÉVOLUÉ AU RYTHME SOUHAITÉ PAR LA POPULATION, QUI MANIFESTE FRÉQUEMMENT SON DÉPIT.LES TENSIONS POLITIQUES DEMEURENT.LE 12 JANVIER 2010 À 16 H 53, LE SÉISME D'UNE MAGNITUDE DE 7,3 SUR L'ÉCHELLE DE RICHTER A FAIT QUELQUE 300 000 MORTS EN PLUS DE DÉTRUIRE UNE BONNE PARTIE DES BÂTIMENTS DU PAYS.DES ORGANISMES DE SHERBROOKE CONTINUENT À S'IMPLIQUER EN HAÏTI EN PARTENARIAT AVEC DES CITOYENS DANS DIVERSES SPHÈRES, DE LA MÉDECINE À L'AGRICULTURE, EN PASSANT PAR LE MICROCRÉDIT, TANT À PORT-AU-PRINCE QUE DANS CERTAINES COMMUNAUTÉS RURALES.Ramener les jeunes à rene-charles.quirion@latribune.qc.ca RENÉ- CHARLES QUIRION SHERBROOKE \u2014 Présent au Mali et au Pérou, le Carrefour de solidarité internationale (CSI) de Sherbrooke mise aussi sur un solide partenaire-terrain en Haïti pour améliorer non seulement la sécurité alimentaire en région rurale, mais pour contribuer à leur prise en main économique.« Nous avons réussi à trouver un partenaire solide impliqué dans les milieux ruraux.Un an après le séisme, nous avons commencé nos interventions », explique l\u2019agent-terrain pour Haïti au CSI, Étienne Doyon.Avec son partenaire haïtien de l\u2019Institut de recherche et d\u2019animation technique en aménagement du milieu en Haïti (IRATAM), le CSI mise sur une approche de Jardins de café sous couvert forestier dans les communes de Mobin-Crohu et Bois-de-Laurence dans le Nord-Est haïtien.Après l\u2019abandon des programmes d\u2019aide de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI), le CSI s\u2019est retroussé les manches dans le cadre d\u2019une campagne majeure de financement.L\u2019organisme sherbrookois a non seulement poursuivi ses activités en Haïti, mais a aussi trouvé des bailleurs de fonds privés pour mettre sur pied des centres de transformation de café.« Nous visons à ce que les communautés où nous intervenons passent d\u2019une situation de dépendance à une reprise de contrôle de leur développement.Nous souhaitions qu\u2019ils passent du mode artisanal de production à celui où ils peuvent établir une production exportable via des coopératives de producteurs », explique Étienne Doyon.L\u2019IRATAM et le CSI visent la construction des centres de transformation de café dès cette année.« Nous avons réussi la première phase dans les temps que nous souhaitons.L\u2019objectif est de miser sur la culture du café et l\u2019exportation pour faire entrer de l\u2019argent dans ces communautés.Le mode d\u2019agriculture sous couvert forestier assure leur sécurité alimentaire », poursuit l\u2019agent-terrain pour Haïti au CSI.À la suite du séisme de 2010, plusieurs sinistrés ont quitté momentanément la capitale Port-au-Prince pour les zones rurales.« Au bout de six à huit mois, ils étaient retournés à Port-au-Prince.Les conditions de vie dans la capitale ne sont pas faciles.Les projets sur lesquels nous travaillons visent à retenir les jeunes dans les communautés rurales.Il faut offrir des conditions afin de rendre attrayant le milieu agricole.Ce n\u2019est pas un défi unique à Haïti.Nous pouvons facilement faire la comparaison avec ici où plusieurs jeunes quittent la campagne pour la ville.Dans notre vision à long terme, nous souhaitons que les communautés rurales haïtiennes puissent retenir leurs jeunes en offrant de bonnes perspectives », mentionne Étienne Doyon.Ce dernier rappelle que l\u2019organisation de la société civile qu\u2019est le CSI intervient directement en partenariat avec un organisme de la société civile en milieu rural.« Il n\u2019y a pas de pays sans paysan », rappelle Étienne Doyon du CSI.la campagne LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU Ces paysans de Mombin-Crochu en Haïti produisent leur café dans des jardins sous couvert forestier.Cette forme de culture assure une meilleure sécurité alimentaire.Des citoyens qui agissent auprès des leurs SHERBROOKE \u2014 C\u2019est en agissant directement auprès des citoyens que l\u2019organisme Solidarité Haïti-Brompton oriente son aide en Haïti.Actif dans la commune de Juanaria près de Hinche sur le plateau central haïtien, l\u2019organisme prend ses racines auprès de la population sans passer par les autorités gouvernementales.« Nous concentrons notre aide sur les fondations de ces communautés.Nous sommes des citoyens qui parlons et intervenons auprès des citoyens.Je sens qu\u2019il y a de l\u2019espoir.Il y a une nouvelle génération de ?* i> mkm LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU Les sommes amassées par Solidarité Haïti-Brompton servent notamment à faire du microcrédit pour acquérir des chèvres, des semences et bientôt pour établir de petits commerces.jeunes prête à créer du changement.C\u2019est d\u2019ailleurs une jeune leader de la communauté qui supervise nos interventions là-bas », explique le président de l\u2019organisme Jean Charron.« Nous aidons la société civile à s\u2019organiser, à se structurer », ajoute Denis Houle, qui siège au conseil d\u2019administration de l\u2019organisme qui regroupe environ 300 « femmes solides » en Haïti.Les sommes recueillies lors des diverses activités de financement servent à faire du micro-crédit pour acquérir des chèvres, des semences et, bientôt, pour établir de petits commerces.« Nous misons beaucoup sur l\u2019éducation et la formation.Nous ne faisons pas que donner de l\u2019argent sans regarder ce qui se passe », assure Denis Houle.« Nous avons progressé vers une diversification.Nous écoutons leurs besoins.Les femmes qui se déplacent viennent pour recevoir de l\u2019aide, pour la formation, mais aussi pour l\u2019aspect social », explique la vice-présidente de Solidarité Haïti-Brompton, Lucie Brazeau-Lamontagne.Comme l\u2019organisme intervenait en Haïti avant le séisme de 2010, Solidarité Haïti-Brompton a connu certains impacts de la catastrophe naturelle.« Nous n\u2019intervenons pas directement à Port-au-Prince, où les impacts du séisme ont été les plus grands.Nous avons contribué financièrement à certains petits projets de reconstruction.Cependant nous misons sur le fait que nous ne sommes pas juste de généreux donateurs et eux des receveurs de notre aide.Nous voulons être des partenaires dans la prise en charge de leurs projets », rappelle Jean Charron.L\u2019organisme collabore à la mise en place d\u2019un moulin au cours des prochains mois, dont les profits serviraient à payer le salaire des enseignants.« Nous voulons qu\u2019ils travaillent ensemble à prendre en charge leurs projets.Nous voulons bâtir avec eux sans leur faire la charité », mentionne le président de Solidarité Haïti-Brompton.\u2014 René-Charles Quirion [ACTUALITÉS] 5 r.LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA CARNEAU Depuis le séisme de 2010, des étudiants de la faculté de médecine de I Université Quisqueya à Port-au-Prince suivent des séminaires en neurologie donnés par des professeurs de la FMSS de l'UdeS.La poursuite de ce type de formation s'inscrit dans les orientations de SPES-Haïti.Miser sur la formation des médecins pour le bien-être des citoyens TRAVAUX D'UN MILLION $ POUR 15 MAISONS La colère monte à Saint-Ferdinand RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019organisme est naissant, mais l\u2019espoir est inscrit dans l\u2019ADN de Solidarité partenariat éducation santé Haïti (SPES-Haïti).L\u2019espoir et la mission de contribuer à la formation des formateurs en médecine, à celle des jeunes médecins, mais surtout que ceux-ci croient en leurs capacités et obtiennent le support pour se tourner vers les populations plus vulnérables et dépourvues des régions rurales.C\u2019est la rencontre entre la doyenne de la faculté de médecine de l\u2019Université Quisqueya à Port-au-Prince et d\u2019une professeure de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l\u2019Université de Sherbrooke, la fondatrice de SPES-Haïti, sur les ruines de l\u2019institution quelques semaines après le séisme du 12 janvier 2010 qui aura servi d\u2019élément déclencheur à cette aide qui perdure dans le temps.«L\u2019objectif premier de SPES-Haïti est de contribuer à l\u2019éducation et à la santé.Nos interventions doivent prendre racine sur place.Ce sont les médecins qui sont présents et qui restent qui vont changer Haïti», estime l\u2019un des membres du conseil d\u2019administration de SPES-Haïti et professeur à la FMSS de l\u2019UdeS, le Dr Albert Lamontagne.«Nous avons la responsabilité que les médecins que nous contribuons à former puissent pratiquer en Haïti.Ce sont les experts de la médecine chez eux et ils doivent y rester.Nous voulons travailler avec eux sur le parcours en médecine, la formation des formateurs ainsi que la gouvernance académique en médecine.Nous avons établi un très bon contact avec la Dre Geneviève Poitevien qui est la doyenne de la faculté de médecine de l\u2019Université Quisqueya et maintenant présidente de la conférence des doyens des facultés de médecine d\u2019Haïti et professeure associée à l\u2019Université de Sherbrooke », explique la fondatrice de l\u2019organisme de SPES-Haïti, la Dre Lucie Brazeau-Lamontagne.Neurologue sherbrookois, le Dr Albert Lamontagne a constaté lors des missions pédagogiques d\u2019urgence en Haïti après le séisme, que le système de formation des médecins était archaïque et ne correspondait pas à la médecine actuelle.«Nous voulons contribuer à la réforme du système d\u2019enseignement de la médecine en Haïti.Cependant, ce changement doit passer par la conférence des doyens des facultés de médecine en Haïti.Présentement, les médecins sont formés dans les livres et nous aidons au virage vers la formation clinique», mentionne le Dr Lamontagne.«Nous voulons aussi faire le pont avec la population.Nous voulons intéresser les jeunes médecins à retourner auprès des populations rurales.Nous cherchons à travailler à l\u2019éducation médicale non seulement professionnelle, mais aussi populaire.Pour que le médecin sente qu\u2019il peut intervenir de façon adéquate, il doit recevoir de la formation continue et avoir un appui de ses pairs.Le système de santé est très peu organisé hors de la capitale Port-au-Prince.Nous voulons donner le goût et les outils aux jeunes médecins de sortir de la capitale.Pour réussir, ils doivent croire en leurs compétences et faire en sorte qu\u2019ils puissent les garder à jour», explique la fondatrice de l\u2019organisme SPES-Haïti, qui signifie espoir en latin.Les fonds recueillis par l\u2019organisme SPES-Haïti serviront notamment à mettre en place des ateliers de formations des professeurs des facultés de médecine haïtiennes.Des médecins québécois se rendent aussi périodiquement en Haïti afin d\u2019enrichir la formation des futurs médecins.«Nous voulons que les professeurs là-bas soient capables de transmettre le savoir.Nous voulons aussi établir des partenariats entre les médecins d\u2019ici et ceux en Haïti pour établir des liens durables.Le virage compétence solidaire et social n\u2019existe pas dans les programmes des bailleurs de fonds traditionnels.Nous voulons combler ce fossé pour améliorer la formation des médecins et le virage vers les populations rurales.Le tremblement de terre a été une catastrophe, mais je souhaite que les Haïtiens puissent la transformer en opportunité», soutient la Dre Lucie Brazeau-Lamontagne.YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca SAINT-FERDINAND - La Municipalité de Saint-Ferdinand s\u2019apprête à lancer les appels d\u2019offres pour un projet de rénovation de son réseau d\u2019aqueduc évalué à 1 million $ et qui devrait rendre la vie plus facile aux habitants d\u2019une quinzaine de résidences du secteur Vianney.L\u2019annonce de ce projet a perturbé certains contribuables de la petite localité de l\u2019Érable dont le budget annuel total se chiffre autour de 3,4 M $.Ils redoutent que le conseil doive emprunter et hausser le compte de taxe.« Ça n\u2019a pas de sens de faire des travaux de cette nature.Ça représente 75 000 $ par maison, alors qu\u2019il y a des propriétés qui ne valent pas 25 000 $ dans le lot.Je crois qu\u2019ensemble, ces demeures ne valent pas le coût des travaux », proteste Yves Charlebois.Le candidat à la mairie défait aux dernières élections suggère plutôt que l\u2019on utilise cet argent pour faire construire des puits artésiens sur chacune des propriétés.« Et si les terrains ne sont pas assez grands, on pourrait même faire creuser un puits pour deux maisons.La Municipalité peut les accompagner là-dedans, sans que ça coûte aussi cher », suggère-t-il.Selon le maire de Saint-Ferdinand, Rosaire Croteau, il est de l\u2019obligation de la Municipalité de refaire le réseau d\u2019aqueduc desservant ce secteur.Le dossier a longuement été analysé et il semble que la superficie des terrains ne permette pas d\u2019aller de l\u2019avant avec la proposition de M.Charlebois.« On ne le fait pas de notre gré, nous sommes obligés.Comme Municipalité nous nous devons de respecter les normes et il est de notre devoir de venir en aide à ces gens qui doivent faire bouillir leur eau potable depuis quatre ans déjà », indique-t-il.M.Croteau estime qu\u2019il est possible de mener les travaux sans emprunter un seul dollar.Pour ce faire, on divisera le projet en deux phases : la première consistera à remplacer la conduite du puits, jusqu\u2019à la station de pompage alors que la deuxième permettra d\u2019amener l\u2019eau jusqu\u2019aux résidences.Pour chacune des deux phases, on utilisera les sommes rendues disponibles par le gouvernement fédéral en lien avec la taxe d\u2019assise sur l\u2019essence.On sait déjà qu\u2019on aura droit à 400 000 $ pour la première phase, les montants pour 2015 seront annoncés ultérieurement.« C\u2019est sûr que cet argent aurait pu servir ailleurs sur le territoire s\u2019il n\u2019y avait pas eu cette urgence.La bonne nouvelle c\u2019est qu\u2019il n\u2019y aura pas de hausse de taxe en lien avec ce projet », insiste le maire Croteau.Incendie suspect à Saint-Edmond-de-Grantham COLLABORATION SPÉCIALE, ÉRIC BEAUPRÉ Un incendie d'une puissance extrême a complètement ravagé les installations du commerce Bluteau pièces d'auto situées sur la route 122 à Saint-Edmond-de-Grantham.L'incident est survenu vers 2h dans la nuit de vendredi et samedi et est considéré comme suspect.Les enquêteurs de la Sûreté du Québec de la MRC de Drummond ont effectivement été dépêchés sur les lieux en cours d'intervention puisque certains éléments laissent croire que le brasier puisse être d'origine criminelle.Des témoins affirment avoir aperçu les traces d'un véhicule à l'avant du commerce.On a aussi noté la présence d'accélérant.Reste à déterminer si les huiles et autres produits inflammables ont été utilisés pour allumer l'incendie ou s'ils se trouvaient déjà à l'intérieur du commerce.Afin de venir à bout des éléments, les pompiers de Saint-Guillaume ont fait appel à leurs collègues des municipalités avoisinantes.À leur arrivée, le feu s'était déjà propagé à l'ensemble du garage, ne leur donnant aucune chance de préserver le bâtiment.\u2014 Yanick Poisson in Sherbrooke lundi 5 janvier 2015 - LA TRIBUNE LA TRIBUNE - Sherbrooke lundi 5 janvier 2015 -O 6 [actualités] Rétrospective 2014 Une année en images L'année 2014 aura été riche en événements marquants.Chacun d'entre eux vous a été livré à travers les mots des journalistes, et ils vous ont certainement parlé et touché grâce aux images croquées par nos photographes.La Tribune vous offre donc chaque jour cette semaine une série de photos des moments forts des douze derniers mois.Le CHUS est devenu au début de 2014 le premier établissement de santé au Québec à se positionner dans le dossier de la consommation dans ses murs du cannabis à des fins médicales, alors que son Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens s'est prononcé en faveur dans certaines circonstances.C'est la consommation de cannabis dans sa chambre d'hôpital à l'aide d'un vaporisateur personnel par l'ex-rédacteur en chef du journal The Record Charles Bury, hospitalisé pour des soins de fin de vie, qui avait amené le sujet sur le plancher.Ce premier cas très particulier en milieu hospitalier a fait la manchette partout au Québec.M.Bury s'est finalement éteint le 1er février à l'âge de 67 ans.Le dernier combat de Charles Bury IMACOM, RENÉ MARQUIS ira i ilH Deuxième saison difficile pour le Phœnix Le PQ en route vers une rude défaite Bernard Drainville était flanqué du député de Saint-François Réjean Hébert lors d'une visite électorale en Estrie, en mars.M.Drainville avait notamment visité l'usine Kruger à Bromp-ton.Sa charte des valeurs, ou charte de la laïcité, avait fait partie des discussions.Le Parti québécois a finalement été défait aux élections du 7 avril et le député Hébert, également ministre de la Santé et des services sociaux, a été défait par Guy Hardy dans sa circonscription.IMACOM, JESSICA GARNEAU Grand vide au centre-ville de Coaticook IMACOM, JESSICA GARNEAU Le Phœnix de Sherbrooke a connu une deuxième saison difficile au cours de laquelle il n'a pas réussi à se qualifier pour les séries éliminatoires.Après plusieurs mouvements de personnel, les hommes de Judes Vallée ont entrepris la campagne 2014-2015 en force et ils peuvent se permettre de lutter pour le premier rang de leur division.Daniel Audette, premier choix de l'histoire de la concession, a par ailleurs été repêché par le Canadien de Montréal.IMACOM, JESSICA GARNEAU Les inondations du début de l'année ont forcé la démolition de quelques bâtiments du centre-ville de Coaticook.Le 17 janvier, une centaine de citoyens se sont rassemblés sur la rue Child pour voir disparaître une partie du visage urbain de leur centre-ville.L'embâcle du ruisseau Pratt avait eu raison du premier bâtiment, négligé depuis plusieurs années.La Ville avait jugé bon de le démolir et avait aussi condamné le bar Le Baril en raison de l'instabilité du mur mitoyen qui séparait les deux immeubles. I NATIONAL] 7 Les syndicats unis contre Stephen Harper JASMIN LAVOIE MONTRÉAL \u2014 Les trois plus importants syndicats du Québec promettent de livrer une bataille sans fin à Stephen Harper pour empêcher sa réélection en 2015.Après la FTQ hier, la CSN a confié à La Presse qu\u2019elle entendait mener des « campagnes d\u2019opinion publique » ciblées dans certaines circonscriptions favorables aux conservateurs.De son côté, la CSQ n\u2019écarte pas le vote stratégique à quelques endroits.Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, a bon espoir de « faire une différence » au Québec lors du prochain scrutin.À son avis, les Québécois ont prouvé en 2011 qu\u2019ils étaient capables de voter « d\u2019une seule voix » lorsqu\u2019ils ont élu 59 députés néo-démocrates sur une possibilité de 75.« On est capable de rééditer ça au Québec pour fédérer le vote anticonservateur.Il faut qu\u2019ils [les conservateurs] nous prennent au sérieux.» Les statuts et règlements de la CSN interdisent à la centrale d\u2019appuyer directement un parti politique.Par contre, Jacques Létourneau n\u2019est pas fermé à l\u2019idée d\u2019un vote stratégique « ciblé » dans certaines circonscriptions.« C\u2019est sûr que l\u2019on va travailler dans les régions, on va essayer de mener des campagnes d\u2019opinion publique.Particulièrement dans les régions où ils [les conservateurs] ont des chances d\u2019être élus », dit-il.Hier, La Presse révélait que la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) avait ciblé huit circonscriptions dans la province où elle appuierait tout candidat capable de battre un conservateur.Dans une entrevue accordée quelques semaines plus tôt, Stephen Harper a avoué voir d\u2019un très mauvais oeil l\u2019intention des syndicats de s\u2019immiscer dans la prochaine élection.« Je note qu\u2019il y a des syndicats et d\u2019autres groupes qui menacent d\u2019utiliser le big money pour influencer les prochaines élections », a dit le premier ministre.À la grandeur du Canada Jacques Létourneau explique que cette mobilisation « de gauche » anticonservatrice s\u2019étendra à la grandeur du Canada par l\u2019entremise de différents regroupements.À l\u2019occasion d\u2019un forum social en août dernier, des représentants syndicaux, écologistes et autres groupes de défense des droits de la personne ont décidé de s\u2019unir pour contrer le gouvernement Harper au prochain scrutin.Le président de la CSN soutient qu\u2019une autre rencontre stratégique entre les membres est prévue dans deux semaines à Toronto.Le syndicat qu\u2019il dirige représente environ 325 000 travailleurs, dont 7500 agents correctionnels basés principalement en Ontario.Là aussi, la CSN promet de déranger les troupes du Parti conservateur.« Nos agents vont être assez actifs contre eux.Ils vont faire une campagne d\u2019intervention directe sur le terrain à la fin de l\u2019année 2015 », indique Jacques Létourneau.La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente plus de 200 000 personnes, promet également de crier haut et fort son opposition au gouvernement « antisyndicaliste » de Stephen Harper.La présidente, Louise Chabot, pense que la réélection du parti constituerait une « menace réelle » pour ses membres.Elle ajoute que la réforme en matière d\u2019assurance emploi est une attaque directe contre les travailleurs.Les coupes dans la fonction publique et l\u2019adoption du projet de loi C-525 (limitant la capacité des fonctionnaires fédéraux à se syndiquer) lui donne aussi peu confiance.La présidente prévient que son syndicat ne prendra pas position en faveur d\u2019un parti politique, mais elle ne ferme pas la porte à une forme de vote stratégique.« On n\u2019a pas l\u2019intention de voter pour un parti.Mais on pourrait voter contre un parti.Ce sont nos délégués qui vont décider des actions à prendre », indi-que-t-elle.La CSQ discutera de ces questions lors de réunions prévues en février et mai.Le premier ministre du Canada a déjà fait savoir qu\u2019il respecterait l\u2019échéancier prévu dans la Loi sur les élections à date fixe.Cela signifie que les Canadiens devraient être invités à se rendre aux urnes le 19 octobre prochain.(La Presse) 1 er SOUK DE L'ANNEE 50% (excluant les produi à prix déjà réduit) Maintenant I sports experts n\tSherbrooke U Depuis 40 ans gorase\t ORAGE Halle Manteau pour femme Corail, noir ou vert Notre prix rég.329\" 164\"\t \t if\t\\\t~\tMi f § f\t' l ¦ | .\ti f| - f\t/ / J\trt s Skis alpin JUNIOR avec FIXATIONS (garçon et fille) Notre prix rég.199.99$ Spécial a partir de
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