La tribune, 16 septembre 2016, Supplément
[" MALADIES DEGENERATIVES UNIVERS COM PLEXE laTribune vendredi i6 septembre 2016 facebook/ quotidienlatribune @LT_LaTribune S2 L\u2019ESTRIE RESPIRE LA SANTÉ VENDRED116 SEPTEMBRE 2016 laTribune « La vie ne s\u2019arrête pas, on la reorganise» Ariane Belval est atteinte de sclérose en plaques.Accepter la maladie serait un bien grand mot, mais elle a appris à vivre avec la maladie.« Au lieu de me dire que je ne peux plus faire certaines choses, j\u2019ai décidé de les faire autrement », confie celle qui se décrit comme une personne de nature optimiste.- photo spectre MÉDIA, JESSICA GARNEAU Atteinte de sclérose en plaques depuis l'âge de 26 ans, Ariane Belval a appris à vivre dans le moment présent ISABELLE PION Isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Atteinte de sclérose en plaques depuis l\u2019âge de 26 ans, Ariane Belval a appris à composer avec les aléas de la maladie, qui lui a laissé un certain répit pendant 14 ans.« Ce qui me motive à rester positive, ce sont mes deux garçons, le veux leur montrer que peu importe ce qui arrive, on peut se relever de chaque situation.La vie ne s\u2019arrête pas, on réorganise sa vie », indique la Sherbrookoise de 44 ans.Le diagnostic est tombé en 1998 pour Ariane Belval.Comment a-t-elle constaté que quelque chose ne tournait pas rond?« l\u2019étais engourdie du côté droit, j\u2019avais de la difficulté à tenir mon crayon.l\u2019avais une démarche chambranlante », raconte-t-elle en soulignant que les symptômes ont eu le temps de disparaître avant qu\u2019on lui annonce la mauvaise nouvelle.« Évidemment, les deux bras me sont tombés.On connaissait peu la maladie, c\u2019était nébuleux.L\u2019image que j\u2019avais, c\u2019était des gens en fauteuil roulant, le me suis dit que ma vie était finie, c\u2019était clair que j\u2019allais devenir handicapée.» Mais les choses ne se passent pas ainsi.Pendant environ 14 ans, elle n\u2019a aucun symptôme, ou presque.Elle donne naissance à deux garçons, aujourd\u2019hui âgés de 16 et 11 ans.« le suis retombée sur mes pattes assez vite (après le diagnostic); je n\u2019avais pas de symptômes (.) À partir de là, j\u2019ai été dans le déni jusqu\u2019en 2012.le n\u2019étais pas malade, je n\u2019avais rien, je voyais le neurologue une fois par année, l\u2019étais dans le déni complet.» En 2012, elle a une nouvelle poussée assez sévère, au point où elle doit arrêter de travailler pendant deux mois.« C\u2019est là que j\u2019ai réalisé.» Non sans peine, elle vend sa maison.« Au lieu de me dire que je ne peux plus faire certaines choses, j\u2019ai décidé de les faire autrement », lance cette adepte de randonnée en montagne, qui se montre maintenant plus sélective dans les choix qu\u2019elle faits.« J\u2019ai essayé d\u2019éviter les choses qui me demandent de l\u2019énergie.sans que ce soit un très gros deuil.» Les impacts de la SP sur elle sont principalement la fatigue et la baisse de concentration, résume-t-elle en citant aussi des douleurs fantômes.Conséquence, cette mère monoparentale a dû se résoudre à travailler à temps partiel.Le stress financier est sans aucun doute « son plus gros agent stresseur ».Son employeur, PMCtire, une entreprise sherbrookoise, n\u2019a pas hésité à revoir ses tâches lorsque le besoin s\u2019est fait sentir.« J\u2019ai un excellent employeur.Je suis consciente que je ne représente pas la majorité des personnes atteintes de la SP.» Certains ne peuvent simplement plus travailler.N\u2019empêche, la Sherbrooke se retrouve dans une zone grise.Elle n\u2019est pas inapte au travail, mais son état l\u2019oblige parfois à s\u2019absenter, et surtout, à travailler à temps partiel, ce qui a un impact important sur ses finances.Les traitements pour les gens atteints de la SP se sont multipliés ces dernières années.« Moi, je ne prends rien.J\u2019ai fait des réactions allergiques », dit-elle en expliquant que ça a été le cas avec des médicaments qui servaient à soulager ses symptômes, comme des relaxants musculaires.Résultat : elle doit peser le pour et le contre.« J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il y a eu un boom (avec les traitements).Quand j\u2019ai été diagnostiquée, il n\u2019y avait rien.Je ne suis pas médecin, mais c\u2019est tellement du cas par cas, dit-elle en notant qu\u2019un médicament peut être efficace pour une personne, mais pas pour une autre.C\u2019est pour ça qu\u2019il faut donner pour la recherche.Il n\u2019y a pas un médicament pour tout le monde.» Ariane Belval s\u2019implique depuis quelques années pour la Société canadienne de sclérose en plaques, section Estrie.« Je suis de nature optimiste.Je fais confiance à la vie », confie également la maman, qui dit vivre davantage dans le présent.« Je suis convaincue que si je suis si peu atteinte depuis le moment du diagnostic, mon attitude y est pour quelque chose », lance-t-elle en signalant au passage l\u2019attitude de son ami hyperpositif, mais pour qui les impacts de la maladie sont beaucoup plus grands.WJ\" Cahier spécial | L'Estrie respire la santé laTribune latribune.ca 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 PRESIDENTE ET EDITRICE Louise Boisvert DIRECTEUR PRINCIPAL, VENTES Sylvain Denault DIRECTEUR, VENTES ET CAHIERS SPÉCIAUX Alain LeClerc PUBLICITE Tél.: 819 564-5450 REALISATION équipe de production de La Tribune COORDINATION REDACTIONNELLE Sonia Bolduc COORDINATION PUBLICITAIRE Annie Melançon TEXTES Isabelle Pion, Catherine Montambeault, Mélanie Noël MISE EN PAGES Jacynthe Nadeau FRONTISPICE Cynthia Beaulne 50l5980 laTribune vendredi i6 septembre 2016 L\u2019ESTRIE RESPIRE LA SANTÉ S3 Les traitements se multiplient pour soigner la sclérose en plaques De nouveaux traitements pour les personnes atteintes de sclérose en plaques ont fait leur apparition au cours des dernières années.Les traitements se sont multipliés.Environ six ans après les espoirs déçus soulevés par la théorie du Dr Zamboni pour les personnes atteintes de cette maladie, où en sommes-nous face à ce diagnostic, qui toucherait plus de 12 OOO personnes au Québec?La Tribune s\u2019est entretenue avec le neurologue Albert Lamontagne.ISABELLE PION Isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La sclérose en plaques est considérée comme « une maladie auto-immune qui s\u2019attaque au système nerveux central », selon la Société canadienne de sclérose en plaques.« Depuis 2012 surtout, on a une pléthore de nouvelles molécules qui viennent d\u2019apparaître, qui ont des avantages, mais en même temps, leurs inconvénients.C\u2019est là que la situation est changée radicalement.On a des traitements plus efficaces, mais en même temps, ils ne sont pas sans inconvénient; certains peuvent être importants.C\u2019est ça peut-être la grande nouveauté en sclérose en plaques : alors qu\u2019on avait une maladie qu\u2019on ne pouvait pratiquement pas traiter, maintenant on a beaucoup de traitements, mais aucun n\u2019est d\u2019une efficacité complète.» « Notre position vis-à-vis la sclérose en plaques va sûrement changer de façon importante au cours des prochaines années, mais de quelle façon, c\u2019est difficile à dire.» La multiplicité des traitements rend aussi le suivi des patients plus complexe, soulevant aussi plusieurs questions.« On a huit ou neuf traitements potentiels, lequel choisir?Quel est le plus efficace?» illustre Dr Lamontagne, professeur à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l\u2019Université de Sherbrooke.Certains traitements doivent être approuvés au cours des prochaines années.Dans la région métropolitaine de Sherbrooke, on estime qu\u2019entre 1500 et 2000 personnes sont atteintes de la SP, qui touche principalement les jeunes adultes.« On a à peu près dans la région métropolitaine de Sherbrooke une vingtaine de nouveaux cas par année.» « Les premiers traitements réels ont commencé en 1995.Avant 1995, on n\u2019avait aucun traitement connu basé sur des études cliniques contrôlées », remet en contexte Dr Lamontagne.Différentes avancées scientifiques ont trouvé écho dans les médias en 2016, dont l\u2019une tout récemment.« L\u2019autre élément qui est un facteur indéniable d\u2019amélioration, c\u2019est que le diagnostic est plus facile qu\u2019il l\u2019était, avec la résonance magnétique.» La sclérose en plaques est complexe.Les chercheurs s\u2019intéressent à plusieurs éléments qui pourraient jouer un rôle dans cette maladie.UNE MALADIE COMPLEXE « On ne connaît pas vraiment la cause première de la sclérose en plaques, on ne la connaît pas encore.Il y a plusieurs facteurs potentiels pour l\u2019éclosion de la maladie.» Parmi les facteurs montrés du doigt, on retrouve la génétique.« On sait maintenant qu\u2019il y a des facteurs génétiques liés à la sclérose en plaques.On pense que la SP est une maladie qu\u2019on appelle plurigénétique.Ça prend probablement plusieurs gènes pour favoriser l\u2019éclosion de la SP.» Le Canada, pays nordique, est l\u2019un des pays où le taux de prévalence est le plus important.Dr Lamontagne ne s\u2019avance pas à dire qu\u2019il s\u2019agit du pays le plus touché.« On sait que la SP est une maladie de nos climats, nos climats tempérés.Et encore : les chercheurs s\u2019intéressent aussi au manque de vitamine D, à la théorie virale, sans compter l\u2019obésité et certaines habitudes de vie, comme le tabagisme et le sodium.» Selon la Société canadienne de la sclérose en plaques, le Canada « affiche le plus haut taux de sclérose en plaques du monde, comptant plus de 100 000 personnes atteintes de cette maladie ».En 2010, Dr Lamontagne et une équipe s\u2019étaient intéressés à la théorie du Dr Paolo Zamboni, selon laquelle il pourrait y avoir un lien entre la SP et une insuffisance veineuse.L\u2019étude réalisée au CffUS n\u2019avait pas permis de corroborer ce qui était avancé par le chercheur italien, et ce fut également le cas d\u2019autres résultats de recherche ailleurs dans le monde.9 g g-0 e g ei çl Le travail des médecins qui soignent des gens atteints de SP se complexifie, explique le Dr Albert Lamontagne, neurologue.On le voit ici devant des objets anciens liés à la médecine que l\u2019on retrouve dans la clinique où il travaille.- photo SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS MOU] « QuësEpe Audrey perd la mémoire.Même ses listes de rappel ne suffisent plus ces temps-ci.Elle veut savoir ce qui se passe.Si vous constatez que ces troubles de mémoire vous posent problème, si les gens font allusion à votre perte de mémoire ou si vous avez de la difficulté à vous organiser ou à régler des problèmes, il pourrait s\u2019agir des premiers signes de la maladie d\u2019Alzheimer.L\u2019étude de recherche clinique AMARANTH teste un médicament expérimental pour déterminer s\u2019il permet efficacement et sans danger de résoudre la perte de mémoire et la réduction des facultés mentales causées par la maladie d\u2019Alzheimer.Vous pourriez répondre aux critères d\u2019admission.Pour en savoir plus, consultez le site www.theamaranthstudy.com Pour plus d\u2019information, contactez Guylaine Chainé, infirmière dès lundi Q et T Recherche La Santé,\t819 562-0777 notre raison d'être\twww.qtrecherche.com W Q&T RECHERCHE 5089368 S4 L\u2019ESTRIE RESPIRE LA SANTÉ VENDRED116 SEPTEMBRE 2016 laTribune Alléger le fardeau des proches aidants CATHERINE MONTAMBEAULT\tSHERBROOKE \u2014 Selon le Dr Guy cmontambeault@latribune.qc.ca\tLacombe, gériatre et chercheur au Faculté de médecine et des sciences de la santé 50 ans d\u2019études Jeune de cœur, pleine d\u2019avenir 1 à i En 1966 \u2022\t1 programme et 32 étudiants En 2016 \u2022\t103 programmes et 4 200 étudiants \u2022\tUne progression de 30 % du financement de la recherche depuis 2010 \u2022\tLe seul baccalauréat en sciences infirmières en régime coopératif \u2022\tLe premier programme de médecine en mode numérique au Canada \u2022\tUn programme unique de bourses aux études supérieures USherbrooke.ca/medecine UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Voir au futur 5093022 Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV), notre société reconnaît et valorise de plus en plus le rôle essentiel que jouent les proches aidants, ce qui permet à ces personnes de trouver du soutien plus facilement autour d\u2019elles.« fe dirais que l\u2019élément le plus important pour les proches aidants, ç\u2019a été de se rendre compte que le fardeau qu\u2019ils portent est très lourd, qu\u2019ils ont besoin d\u2019être soutenus dans ce rôle-là et qu\u2019ils méritent une vraie tape sur l\u2019épaule », fait valoir le chercheur.« Il faut donc trouver des façons de leur donner des moments de répit, des périodes de silence, de repos.Si on est toujours en train de s\u2019occuper de quelqu\u2019un, c\u2019est envahissant.» Dr Lacombe indique qu\u2019en devenant proche aidant, plusieurs personnes sont prises au dépourvu et ne se sentent pas outillées pour prendre soin de l\u2019être aimé, d\u2019où l\u2019importance des groupes d\u2019échange comme ceux développés par la Société Alzheimer de l\u2019Estrie.« Ces groupes-là permettent à ceux qui y participent de se confirmer dans leur rôle, d\u2019avoir des formations qui leur expliquent comment la maladie fonctionne, dit-il.Qu\u2019ils se sentent et qu\u2019ils soient plus compétents grâce à ça, c\u2019est bon pour leur santé.» Il souligne aussi que puisque l\u2019on sait désormais que garder son cerveau actif permet de ralentir la progression de la maladie, les centres comme Le Colibri, qui accueillent les personnes souffrant d\u2019Alzheimer pour donner du répit aux proches aidants, ne font plus que « garder » les malades, mais leur proposent également des activités de stimulation, ce qui est une excellente façon de maintenir leurs capacités cognitives, sociales, artistiques, sensorielles et physiques.« D\u2019offrir des activités comme celles-là qui ciblent vraiment la personne, c\u2019est extraordinaire, parce que non seulement ça donne du répit à l\u2019aidant, mais en plus, ça aide à garder la personne malade active.» Vous aidez une personne aînée régulièrement?L'Appui Estrie peut vous aider à trouver l'information, le répit et le type de soutien recherchés.Votre qualité de vie compte, elle aussi, et notre mission est de vous diriger vers les bonnes ressources.Il en existe beaucoup! 1 855 8 LAPPUX 1 855 852-7784 Ecoute - Information - Références « La situation des proches aidants me préoccupe et me touche personnellement.N'attendez pas d'être au bout du rouleau, appelez.» L\u2019APPÜV ESTRIE POUR LES PROCHES AIDANTS D AÎNÉS LAPPUI.ORG JOSEE Journaliste à TVA Porte-parole de LAppu^stne/^ INFO-AIDANT A 5093269 (^ACTION VOS ESCALIERS DEVIENNENT UN PROBLEME?Les sièges d\u2019escalier et rampes d\u2019accès ÉLÉVACTION Libre, chez soi, c\u2019est essentiel Il existe des solutions simples et accessibles.À partir de 3600$ installation et taxes incluses.819-658-2222, sans frais:! 844 353-8228 \u2022 WWW.elevaCtion.Ca ! Ijlif w \u2019M 1 5091832 laTribune vendredi i6 septembre 2016 L\u2019ESTRIE RESPIRE LA SANTÉ S5 Détecter l\u2019Alzheimer grâce aux biomarqueurs CATHERINE MONTAMBEAULT catherine.montambeault@latribune.qcca SHERBROOKE \u2014 Seulement en Estrie, on estime que de 4000 à 6750 personnes souffrent actuellement de la maladie d\u2019Alzheimer.Et avec le vieillissement de la population, la situation ne risque pas de s\u2019améliorer au cours des prochaines années.Mais voici la bonne nouvelle : ce trouble cognitif est désormais détectable plus tôt, avant même l\u2019apparition des premières pertes de mémoire, grâce à ce qu\u2019on appelle les biomarqueurs.« Les maladies neurodégénératives, dont fait partie l\u2019Alzheimer, sont de plus en plus fréquentes, parce qu\u2019on vit plus longtemps.La dégénérescence, c\u2019est lorsqu\u2019un organe est touché par un processus pathologique ou une maladie, et que ce processus progresse de façon inéluctable.Alors, par définition, pour progresser, ça lui prend du temps.Comme les gens vivent plus vieux aujourd\u2019hui, ils ont le temps d\u2019accumuler de la dégénérescence », explique Dr Guy Lacombe, gériatre et chercheur au Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV).Pendant longtemps, le seul moyen d\u2019affirmer qu\u2019une personne était réellement atteinte de l\u2019Alzheimer, et non d\u2019un autre trouble cognitif lui causant des pertes de mémoire, était d\u2019attendre qu\u2019elle décède pour pouvoir observer son cerveau et reconnaître les signes de la maladie.Mais depuis le début des années 2000, les chercheurs à travers le monde, dont ceux du CdRV, ont tenté d\u2019identifier des biomarqueurs de la maladie au cours de la vie du patient, c\u2019est-à-dire des caractéristiques biologiques mesurables qui prouveraient qu\u2019un individu souffre bel et bien de l\u2019Alzheimer, et qui témoigneraient même du stade devolution de la maladie.Au cours des dernières années, leurs recherches ont porté fruit puisque ces marqueurs ont enfin été découverts.« Au lieu d\u2019aller chercher un morceau de cerveau, on peut désormais doser des protéines précises présentes dans le liquide céphalorachidien du patient », indique Dr Lacombe.En mesurant l\u2019altération de la concentration de ces protéines, la science est maintenant en mesure d\u2019offrir un diagnostic spécifique de l\u2019Alzheimer.« Ça nous permet de comprendre où on en est dans l\u2019histoire de la maladie et de pouvoir intervenir plus tôt, de façon spécifique, pour prévenir les dégâts », note le gériatre.DÉPISTAGE?Si ces nouveaux biomarqueurs peuvent révéler la présence de l\u2019Alzheimer possiblement jusqu\u2019à dix ans avant l\u2019apparition de pertes de mémoire, pourrait-on faire du dépistage de la maladie auprès de la population?« On pourrait, mais on ne le fera pas, à moins d\u2019avoir un contexte très précis pour te suivre, avec une intervention précise pour t\u2019aider, tranche Dr Lacombe.(.) On ne fait pas de dépistage général pour l\u2019instant, parce qu\u2019on ne fait jamais de dépistage pour quelque chose qu\u2019on ne peut pas traiter : ce ne serait pas utile pour les gens.Ça ne donne rien de dire à quelqu\u2019un : vous avez peut-être la maladie, mais je ne peux pas vous dire si votre corps va bien se défendre contre elle ou non.» Car posséder les marqueurs de la maladie d\u2019Alzheimer ne signifie pas que l\u2019on en subira assurément un jour les conséquences.« Pour toutes les maladies, il y a un pourcentage des gens atteints qui n\u2019auront presque pas de symptômes, souligne le chercheur.Par exemple, quelqu\u2019un peut avoir une arthrite rhumatoïde et avoir de grosses déformations, alors que d\u2019autres personnes, qui ont le même degré de marqueurs, auront très peu de symptômes.On pense même qu\u2019environ le tiers des jumeaux identiques des gens qui souffrent d\u2019Alzheimer n\u2019auront pas le temps dans leur vie de développer des problèmes de mémoire.» PRÉVENTION Bien que les biomarqueurs ne constituent pas, pour le moment, des outils de dépistage, ils sont néanmoins fort utiles afin d\u2019identifier les comportements les plus efficaces pour ralentir les symptômes de l\u2019Alzheimer.C\u2019est que grâce à l\u2019observation de la concentration des protéines dans le liquide céphalorachidien, les chercheurs ont pu confirmer que de garder son cerveau actif, de maintenir une vie sociale active, de bien se nourrir, de réduire son stress et de faire de l\u2019activité physique sont tous des facteurs qui freinent la dégénérescence de la maladie.Enfin, les biomarqueurs facilitent également l\u2019avancement des recherches puisque avant, on ne pouvait savoir avec certitude si les sujets avec lesquels les chercheurs travaillaient étaient réellement atteints de l\u2019Alzheimer.« À mon avis, ça devrait changer rapidement la vitesse à laquelle de nouveaux médicaments vont apparaître », avance Dr Lacombe.RwBi ¦m d\u2019expérience en imagerie médicale e porte ouverte sur votre corps » Coloscopie virtuelle 2984, boul.Taschereau Greenfield Park 450 671-6173 www.resoscan.com Des examens de grande qualité Un appareil d\u2019iRM récent, à champs ouvert Des rendez-vous rapides Échographie Radiologie numérique Mammographie mzr\u2014 Imagerie dentaire Reso Depuis 1973 ) 5092290 S6 L\u2019ESTRIE RESPIRE LA SANTÉ VENDRED116 SEPTEMBRE 2016 laTribune LABORATOIRE DOMUS La technologie au secours de la mémoire ISABELLE PION Isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Enfaisant appel à la mémoire procédurale, les chercheurs du laboratoire DOMUS de l\u2019Université de Sherbrooke mettent au point des outils qui permettent de maintenir l\u2019autonomie des personnes atteintes de la maladie d\u2019Alzheimer.Les recherches du Laboratoire informatique Domotique et informatique mobile de l\u2019UdeS (DOMUS) visent plus largement à améliorer l\u2019autonomie des personnes ayant des troubles cognitifs.Les projets mis en place permettent entre autres d\u2019améliorer le quotidien des traumatisés cranio-cérébraux et des personnes atteintes d\u2019Alzheimer.« Notre but est de maintenir les gens à domicile par des moyens techniques », précise laprofesseu-re Hélène Pigot, de la faculté des sciences de l\u2019UdeS et codirectrice Besoin d\u2019un guide pour vous accompagner sur le chemin de la maladie 1 d\u2019Alzheimer?Contactez-nous sans tarder ! Accueil et suivi téléphonique \u2022 Rencontres individuelles et familiales \u2022 Ateliers de formation \u2022 Répit-stimulation à domicile \u2022\tConférences d\u2019information \u2022 Groupes de soutien \u2022 Programme Music & MemoryMD \u2022\tCentre de documentation et plus encore! Nouveau service pour les personnes atteintes CoÙ6ri Centre d'activités et de ressourcement Ce projet est financé en partie par : L\u2019APPIÂ I Service Canada 819 821-5127 PARTOUT EN ESTRIE MAGOG, ASBESTOS, COATICOOK, COOKSHIRE, LAC-MÉGANTIC, SHERBROOKE ET WINDSOR .\t,\tCOOKSHIRE, LAC-MEGANTIC, alzheimerestne.com BUREAU RÉGIONAL I 740, RUE GALT OUEST, BUREAU 112, SHERBROOKE Hélène Pigot - photo spectre média, rené marquis de Lennoxville et des environs a Lennoxville and District Aide Communautaire de Lennoxville et des environs Mission Promouvoir et coordonner l\u2019entraide communautaire et l\u2019action bénévole pour faciliter le maintien à domicile des personnes âgées et/ou handicapées.Clientèle Personnes francophones et anglophones âgées de 65 ans et plus vivant à Lennoxville, Waterville, North Hatley et Canton de Hatley.Services \u2022\tPopote roulante : repas complet (soupe, salade, repas principal et dessert) équilibré livré à domicile aux personnes en perte d\u2019autonomie ou convalescentes.\u2022\tAccompagnement-transport : accompagnement à des rendez-vous médicaux, légaux et bancaires de tous genres.\u2022\tVisites amicales : visites hebdomadaires pour les aînés ayant besoin de support moral, de camaraderie et/ou d\u2019aide pour écrire des lettres ou pour remplir certains formulaires.\u2022\tSupport aux proches aidants : groupe de soutien et/ou suivis individuels.\u2022\tProgrammes de prévention : prévention des chutes, prévention de la maltraitance, etc.\u2022\tServices pour briser la solitude : repas communautaires, sessions d\u2019information, activités ponctuelles, groupe OPALS, documentation et information.\u2022\tClinique de pédicure \u2022\tClinique de pression artérielle Pour plus d\u2019information sur nos services ou pour devenir bénévole vous pouvez : \u2022\tNous contacter au 819 821-4779 \u2022\tConsulter notre site Internet : www.communityaid.ca \u2022\tVenir nous rencontrer au 164, rue Queen, bureau 104 (Lennoxville) Nous avons toujours besoin de nouveaux bénévoles.Joignez-vous à notre équipe dynamique! Vous pouvez faire une différence dans la vie d\u2019une personne aînée.de DOMUS.L\u2019équipe de DOMUS a notamment mis au point une application qui permet aux personnes atteintes d\u2019Alzheimer de continuer à gérer leurs rendez-vous.« On l\u2019a introduit chez des personnes à domicile, ce sont des gens pour qui il y a un intérêt à garder un agenda.» « Avec un téléphone cellulaire, c\u2019est déjà moins stigmatisant \u2014 tout le monde a un cellulaire \u2014 et on a facilité l\u2019entrée de données, ce qui fait que c\u2019est un appareil qui a déjà été testé chez des personnes avec l\u2019Alzheimer, qui demande un peu d\u2019apprentissage, mais on s\u2019aperçoit que les personnes sont capables d\u2019apprendre si c\u2019est bien dirigé.Ensuite, elles peuvent le garder très longtemps.On a eu de très bons retours, avec des suivis de recherche qu\u2019on a faits, où les personnes l\u2019ont gardé un an, un an et demi, en l\u2019utilisant.Ce qui est extraordinaire, c\u2019est de leur redonner de la fierté, du contrôle sur leur vie.» L\u2019équipe a travaillé sur l\u2019organisation de la vie quotidienne, comme la prise des rendez-vous.Mme Pigot donne l\u2019exemple d\u2019un homme atteint d\u2019Alzheimer qui a pu faire fonctionner le téléphone, mais qui n\u2019était pas capable de s\u2019habiller.« Toute la notion d\u2019apprentissage, c\u2019est d\u2019aller solliciter la mémoire procédurale, de s\u2019assurer que c\u2019est entré dans cette mémoire-là, qui est une mémoire très résistante à la maladie.», indique Mme Pigot, en expliquant que l\u2019équipe souhaite commercialiser l\u2019application.« On propose des systèmes où on les rend plus autonomes », illustre la chercheuse, en donnant l\u2019exemple d\u2019un chemin lumineux qui évitera aux gens d\u2019ouvrir toutes les portes qui se trouvent sur leur chemin.« Le problème qu\u2019ont ces gens-là, c\u2019est qu\u2019ils ne gardent pas le but (de ce qu\u2019ils voulaient faire) en mémoire.« Si on introduit relativement tôt la technologie, ce qui est intéressant, c\u2019est qu\u2019ils peuvent la garder.Les études en neuropsychologie nous disent que ce qui est très bien conservé dans ces maladies neurodégénératives, c\u2019est la mémoire procédurale, la mémoire de comment on fait la chose.Par exemple, des personnes qui ont joué du piano longtemps sont capables de rejouer des morceaux qu\u2019ils ont joués souvent, des morceaux très compliqués.C\u2019est vraiment incroyable, mais on travaille sur la mémoire du comment.» Les activités du laboratoire s\u2019élargissent aussi maintenant aux personnes âgées, sans quelles aient nécessairement des troubles cognitifs. laTribune vendredi i6 septembre 2016 L\u2019ESTRIE RESPIRE LA SANTÉ S7 DÉMENCE ET GÉNÉTIQUE La chronique d\u2019une mort annoncée des neurones MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Chacun est porteur d\u2019une dizaine de conditions génétiques.Il y aies porteurs sains, qui ne développent jamais la maladie, et les autres.Le Dr Sébastien Lévesque est spécialiste en médecine génétique et s\u2019intéresse particulièrement aux maladies neurodégénératives.« On parle de toutes les maladies qui entraînent une mort prématurée et souvent accélérée des neurones.L\u2019Alzheimer et la démence frontotemporale sont de celles qu\u2019on rencontre le plus souvent chez les adultes dans les cliniques de génétique.Et chez les enfants, on peut penser aux leucodystrophies et les maladies mitochondriales.Ce sont des maladies méconnues et, heureusement, assez rares », explique Dr Lévesque.Une maladie rare, c\u2019est souvent une préoccupation secondaire pour une société, mais pour les familles touchées, c\u2019est un drame.« Il y a des enfants en bonne santé qui se mettent tout d\u2019un coup à perdre leurs acquis.Par exemple, ils ne sont plus capables de parler, de marcher.Et cela peut aller jusqu\u2019à un état végétatif.Les causes sont multiples et le défi de diagnostic est plus grand que chez l\u2019adulte.Mais chez l\u2019enfant, la cause a tendance à être plus souvent génétique », souligne le généticien en se souvenant de ce garçon qui avait un développement normal jusqu\u2019à l\u2019âge de deux ans, mais qui a dépéri jusqu\u2019à son décès, à six ans.Les patients sont souvent référés à la clinique de démences de type génétique par les médecins de famille ou les neurologues.« C\u2019est souvent parce qu\u2019il y a une histoire de famille.Si la mère et la tante d\u2019un patient sont atteintes de démence, on cherchera à savoir si la démence est héréditaire et à évaluer le risque que le patient soit atteint de cette démence.La lourdeur de 1\u2019histoire familiale augmente les chances que la maladie soit génétique », note celui qui pratique au CHUS depuis 2011.PRÉVISIBLE, MAIS INTRAITABLE L\u2019âge du début de la maladie est aussi un facteur clé.« Pour ce qui est des démences, lorsqu\u2019elles commencent après 65 ans, il est rare qu\u2019elles soient génétiques.Plus la maladie se déclare jeune, plus les risques qu\u2019elles soient génétiques augmentent », précise Dr Lévesque.Si le risque d\u2019être atteint de démence est d\u2019environ 10 pour cent dans la population, il augmente à 20 ou 25 pour cent avec une histoire familiale de démence et il atteint 50 pour cent pour le fils ou la fille d\u2019une personne atteinte de la démence de forme génétique.Selon les dernières données disponibles, le nombre de cas de démence précoce enl\u2019Estrie s\u2019élève à 12 chez les 20-44 ans et ce chiffre monte à 104 pour la fourchette élargie des 20 à 64 ans.Le plus jeune patient atteint d\u2019Alzheimer que le Dr Lévesque ait rencontré avait 34 ans.Si la moyenne des gens qui en sont atteints vit entre 10 et 20 ans, dans des cas exceptionnels le patient décède après 2 ou 5 ans.Il n\u2019existe pas de remède pour les maladies neurodégénératives.Alors pourquoi vouloir savoir à l\u2019avance si on sera dément de façon prématurée?« Les gens veulent dissiper les doutes, réduire leur anxiété.Mais on leur rappelle que les résultats peuvent aller dans les deux sens.Certains veulent savoir, car les résultats influenceront leurs choix de vie.Leur choix de métier et le choix d\u2019avoir des enfants ou Le Dr Sébastien Lévesque est spécialiste en médecine génétique et s\u2019intéresse particulièrement aux maladies neurodégénératives.- photo spectre MÉDIA, JESSICAGARNEAU pas.Mais parfois après quelques rencontres, les patients changent d\u2019idée et décident de ne pas savoir », explique le généticien.« Et pour les parents qui perdent un enfant en bas âge à cause d\u2019une maladie neurodégénérative, les tests peuvent leur permettre de savoir si le fœtus est aussi atteint.Selon les croyances, certains mettront un terme à la grossesse.D\u2019autres se tourneront vers les méthodes in vitro et le diagnostic préimplantatoire », conclut le Dr Lévesque.AVEZ-VOUS LE PROFIL 0USS0N?OU SONT?Mes lunettes, mes clés, mes outils, mes gants?ARTHROSE Le Dr Pierre Arsenault mène actuellement une étude de recherche clinique d\u2019une durée d\u2019environ 10 mois sur la douleur d\u2019arthrose du genou ou de la hanche.Vous pourriez être admissible si : *\tVotre douleur d\u2019arthrose n\u2019est pas soulagée *\tVous avez essayé plusieurs médicaments contre la douleur Les participants recevront un médicament expérimental ou un placebo contre la douleur ainsi qu\u2019une compensation financière pour leurs déplacements.ANS Communiquez avec Diex Recherche au 819 346-2887 ou visitez diex.ca & DIEX' RECHERCHE VOUS ARRIVE-T-IL.D\u2019acheter deux fois la même chose D\u2019oublier ce que vous avez lu De chercher vos mots Une étude clinique est menée par l\u2019équipe du Dr Marcel Germain sur les différents troubles liés aux pertes de mémoire et à la maladie d'Alzheimer chez les personnes âgées entre 50 et 85 ans.cP DIEX diex-ca RECHERCHÉ 819346-2887 En plus défaire progresser la science, votre participation permettra d'évaluer si un médicament expérimental peut empêcher votre mémoire de se détériorer rapidement.5092219 S8 vendredi 16 septembre 2016 laTribune Entend re~ev Saviez-vous Saviez-vous Saviez-vous ¦fy&il Saviez-vous QUE7 Le gouvernement peut vous indemniser financièrement De plus, même si vous avez déjà été indemnisé par la CSST, vous avez droit à une autre évaluation.Si votre condition auditive s\u2019est aggravée, vous pourriez bénéficier d'une nouvelle indemnisation.1 personne sur 2 de 75 ans et plus souffre de surdité 1 personne sur 3 de 65 ans et plus souffre de surdité mprendre enfin ! François LaPlante AUDIOPROTHESISTE CENTRE PROFESSIONNEL BELVÉDÈRE 300, rue Belvédère Nord, bureau 104 SHERBROOKE Aussi à DRUMMONDVILLE, GRANBY et THETFORD MINES 819 821-4435 Sans frais : 1888 821-4435 MESSAGE IMPORTANT Vous travaillez ou avez travaillé dans un environnement bruyant?1 personne sur 10 souffre de surdité et 1 personne sur 100 consulte! Nous consultons.Un spécialiste pour nos yeux régulièrement Un spécialiste pour nos dents annuellement Prenez votre santé auditive en mains! Consultez un professionnel pour vos oreilles! Nous offrons.Une nouvelle technologie 100% digitale -\tRéduction de bruits de fond -\tMaximisation de la parole -\tAucun volume à contrôler 5091865 "]
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