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Titre :
Le Courrier du Bas-Canada
Cet hebdomadaire se donne comme mission d'initier ses lecteurs au fonctionnement des institutions politiques et à les renseigner sur les développements récents dans tous les domaines, de l'agriculture aux arts.
Éditeur :
  • Montréal :J.V. Delorme,1819
Contenu spécifique :
samedi 18 décembre 1819
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Courrier du Bas-Canada, 1819-12-18, Collections de BAnQ.

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[" L VOL.1.] Quand dans un Royaume, il y a plus d'avantage d faire sa cour qu'à faire son devoir, tout est perdu, Pour le vulgaire, les événemens se succèdent ; ils s'enchainent pour l'homme qui pense.EXTRAITS.« Salus populi suprema lex esto, disaient les auciens : Le salut du peuple cst la loi suprême, parceque son malheur est le \u201c malheur général.Cet.axiome doit étre \u201c d\u2019autaut plus sacré aux législateurs ct \u201c aux réfonaateurs, qu'aucune loi ne peut être durable et qu'aucun plan de réforme ne peut avoir lieu que préalablement le bonheur du peuple ne soit établi.Ce * sont ses malheurs qui font naître les abus, « qui les entretiennent et qui les renouvellent.\u201d ee ce e \u201c [4 a = ce \u2014\u2014 Rien n'était plus uilreux que les vexatious des Publicains et les artifices qu\u2019ils mettaicnt en\u2019 usage pour dépouiller impunément les peuples.Ou en peut juger par un excinple de la rapacité des \"l'yrans subalternes qui géraieut les finances des Empéreurs.Licmius, Gaulois, d'origine, prisonnier de guerre, puis esclave de Cesar, s'était avancé par ses bassesses dans ces emplois lucratifs qu\u2019on donnait à des affranchis et qui les rendirent Mentôt tes maîtres de toutes les provinces de l\u2019empire, de la Cour romaine, et même, en quelque sorte, de la personne de leur maître, Licinius, Intendant d Auguste, dans les Gaules, trouva que le tribut ordinaire, imposé par les Romains, se payait chaque mois, L'audacieux exacteur, qui se voyait lu force en muin et qui n'avait ni frein, ni pudeur, imagina de partager, de sa propre autorité, l'année en quatorze mois.Ses infortunés concitoveus furent contraints de payer quatorze fois l'an, le tribut qu'ils ne payaient que douze auparavant.Javention bien digne de l'esprit dévastateur de Rome.\u2014 Lu voie de la réclamation était inutile ; en vain l\u2018on voulut représenter à Auguste, dans son voyage des Gaules, l'injustice évidente d'une année de quatorze mois : Licinins sut trouver moyen de l\u2019excuser.L'Empéreur invité à une fête chez le Receveur du Tribut, y vit avec élonnement des morceaux énormes d'or, d'argent et d'effets précieux.Seigneur, dit Licinius, telles étaient les richesse des Gaulois ; jugez combien cette opulence les renduil Jangéreux ; je les en ar dépouillés dans la vue de vons enricher vous même.Ce discours le rendit aux yeux de son maître, le lus innocent et le plus précieux des ommes, Auguste emporta les trésors, qui n'étaient les seules dépouilles du peuple et les Gaules resteront à la merci de Licinius, Le subdélégné de Fintendance de Caen, charré de faire tirer la milice dans son arrondissement, écrivit au syndic de Genneville, d'avoir soin de rassembler sur la grande place de son village tous les jeunes gens qui devaient tirer au sort, et de les disposer sur trois de bauteur pour le moment de son arcivée, dont il fixa l'heure.S'étant présenté en effet d l'heure prescrite, le syu-lie vint au-devant de lui, et fui dit d'un air cousterné qu'il n'avait pan exécuter ses ordres, walgré toutes les précautions qu\u2019il avail prises, et dont il ponvait être témoin fui-même, Le subdélégué ne concevant pas qu'il pût y avoir quelque dif- fienlté dans l'exéention dun ordre aussi simple, se rend sur la place, ct tronve les malheureux paysans qui s\u2018exergaient depuis le matin à monter lesuns sur les antres, au nombre de trois, et ne pouvaient veuir à bon de se soutenir ainsi \u2014 Après avoir suffisam- nent ri de celle naïve interprétation, il ent beanconp de poine à faire comprendre au syndic que, par trois de hauteur, on entendait trois les uns derrière les antres, -\u2014 J Tout le monde a entendu parler de la Tétnion qui s'était formée pendant le der lier siecle à Paris, dans ls maison du Baron d'Holbach.Ou prétend avec trop de fondement que cette société titéclorre plusieurs des ouvrages qui ont contribué à répeudre le systême du matérialivne et de l'atheïsine.Ce qu\u2019il y a de certain.c'est que plusieur- des questions relatives anx grands prinei Fos de la morale ÿ Ciaient souvent traite- ve AS Le Aceon em IER edit aie étre TEE la -DU CRESCIT EUXUO.avec beaucoup de légèreté et sur le ton de la plaisanterie, comme on pourrait s\u2019en convaincre en consultant quelques uns des mémoires du (ems à cesujet, même ceux qui ne paraissent destinés qu\u2019à fiire l'éloge des membres de cette espèce de club, comme on l'a appellé, Rien te le procure mieux encore, entre plusieurs antres traits que l\u2019on pourrait citer, que la proposition qu'y fit DiograT, un jour, de nommer Un avocat de Dieu.L'abbé GaGLiant Cout on « dernièrement dit quel- te chose dans un de nos papiers publics, igure aussidanscettescene et le trait qu'on en est bien propre à faire connuître lu tour- nenre de son esprit original et fécond en sailleries heureuses, Ayant été élu par la société daus cette scéance, il s'assitet débuta ainsi : * Un jour, à Naples, un homme de la Busilicate prit, devant nous, six dès dans un cornet, et paria d'amencr râfle de six.Il l'amena du premier coup.Je dis : cette chance était possible.Il l'amena sur le- champ une seconde fois ; je dis la même chose, 1l remit les dès dans le cornet trois, quatre, cing fois, et toujours rifle de six Sangue di Banco ! m'écriais-je, les dès som pipés ; ciils étaient,\u201d Philosophes, quand je considère l'ordre toujours renaissant de la nature, ses loix immuables, ses révolutions toujours constantes dans une variété infinie ; cette chance unique et conservatrice d'un univers tel que nous le voyons, qui revient sans cesse, malgré cent autres millions de chances de perturbation ct de destructions possibles, je m'écrie : Certes, la nature est puyée.mr a L'AMOUR-PROPRE ET LA MODESTIE.Dans les temps reculés de (a mythologie, Au Leau milieu de la céleste cour, On rit naître le même jour L'amour-propre et la modestie, Ce couple, dit Jupin, nous vient fort à propos : La modestie avec les sots Ira toujours de compagnie ; L'amour-propre au contraire ira chez le génie, Lt le consolcra de sos nombrenx travaux.Mais le destin à barbe grise, En décida bien autrement.Ah! vous le devinez sans que je tous le dise : La modestie épousa le talent, Et l'amour-propre épousa la sottise, L'avis de Jupiter était plus consolant.\u2014_ NRA Pensées de TRUBLET.PINS NN I Sur les Pensées.Quelle confolation pour ceux qui aiment les lettres, quel fecours pour les auteurs, fi ies grands hommes qui font morts, fans avoir compusé les ouvrages qu'ils méditaient, avaient jeté fur le papier, comme M, Pafcal, quelques-unes des pensées qu\u2019ils devaient y faire entrer, et furtout ces principales pensées qui devaient \u201ctre la bâfe de tout l'édifice 1 Souvent ce qu'il y a de meilleur dans un ouvrage, ce font ces premières idées, ces pensées qu'on a trouvées en foi fans les chercher, et qui ont été l\u2018oc- cafion de l\u2018entreprendre.En général, ne ferait-il pas bien à fouhaiter que tous ceux qui favent penfer, ne lailaffent perdre aucune des bonnes pensées qui (toffrent à eux dans la lecture, dans la méditation, dans ls converfation ?Ceux qui compofent des ouvrages fuivis, trouve- taient d\u2018amples provifions dans ce qu\u2019ils auraient ainfi recueilli peu à peu, et prefque fans effore.Combien le hafard n\u2018amène-t-il pas de penses fur une matière, qu\u2019on ne peut plus retrouver, quand on veut écrire {ur cette matiére ! fl y a d\u2018heureux moniens dans la vie qui ne reviennent point.D'ailleurs, la chaleur de la converfation, et les idées des autres, font quelquefois naître des pen-Ces qu'on chercherait inutilement dans le cabinet, et a tite repose.Kl y a longtemps qu\u2019on crie contre la multitude des livres ; mais on convient aufli, et il eft comme passé en proverbe qu'il n'y en a point oi il n'y ait quelque chofe de bon.Il (crait donc à fouhaiter qu'on en fupprim t les trois quarts ; après en avoir extrait ce qui méritait d'être confesvé.Ce ferait un livre très curieux, fil etait bien fait, qui aurait pour titres Æxtrait dec livres qu'on ne lit point.Mais qui entreprendea un pareil travail?Outre qu'il ferait très-pénible | tré-long et très-ennuyeux, il appelle proprement des talens, du moins des qualités prefque auifi rares que les talens mêmes.Cependant il reviendrait peu de gloire de la plus heureufe exécution.Voili pourquoi i n\u2019ya guères de bons livres plus rares que les bonnes compilations, La manière d'écrire par pensées détachées eft, à certains égards, deun grand fecours pour la méme îre.Le moyen de bien retenir ce qu'il y à de plus offen.faudrai: encore, pour y bien reulfir, finon ce qu'on, MONTREAL, SAMEDI, 18 DECEMBRE, 1819.tiel dans un ouvrage d\u2018une certaine étendue, c'eft de lc réduire en maximes, en fentences, en plufieurs articles, L'efprit n'aime pas à être trop longtemps occupé du même objet; mais il n\u2018aîme pas non plus à paf- fer trop rapidement d'objets en objets qui n'ont entre eux aucun rapport.On quitte cz on reprend un livre de pensées détachées, quand on le veut : c\u2018efl une commodité.Mais on n\u2018en continue pas la lecture tant qu'on le veut; elle n'attache qas affez, elle fatigue même, Sur la Raillerie.Tel railleur n\u2018eft que vain, ct n\u2018elt point malin : il ne veut que dire un bon moi, et n\u2018a point inten- ton d\u2018offenfer.Cependant comme il ne peut pas Re pas voir qu'il offence, il eft toujours vrai qu'il eft plus vain que bon, et qu'il a plus d'envie de mon- trr de l'esprit, que de crainte de blefler les autres.La raillerie eft doublement injufte, lorfqu'elle cit inpolic et ioriqu elle porte à faux.La railleric porte à faux, non-fculement lorfqu'on ralle quelqu'un fur un défaut qu'il n\u2018a point, ce qui n'arrive guère, mais encore lorfqu'on cherche à faire paraitre ridicule ce qui ne l\u2018eft point 5 et cela arrive fort fouvent.Les raillerics les plus off-nfantes font celles qui font à la fois les plus iuftes et les plus ingénieufes.Comme les railleurs font les plus fenfibles à la raillerie, lor(qu'ils ne peuvent la repouller, ou attaquer à leur tour, l'efprit railleur eft encore plus hai par ceux qui l\u2018ont, que par ceux qui ne l\u2018ont pas.pou ctfonne ne haic plus un bon railleur qu\u2018ua moins n Un talent fupérieur au nitre, et qui c\u2018exerce à nos depen-, nous paraît duublement haïlTable.Et voilà ce qui rend les railleurs inexcufables.Par le mal qu'ils fentent, ne connaillent-ils pas celui qu'ils font ?Stil y avait un railleur infenfible à la raillerie, je l\u2018excufcrais peut-être.Je me trempe : je ne l\u2018excuferais print encore, du moins s'il eft bon railleur ; car «til left, il a de leefprit et il connait lhomme.I {iit donc que la raillerie doit bleffer les autres, quoiqueelle ne le bleffe point lui-même.Il fait qu'ils ne lui reffem- blent pas.Il n'y a perfonne qui ne fsche bien que tout railleur eft détefté, et à proportion qu'il raille plus in- génieufement.Cependant ce qu'il y a peut être de plus di:Ficile, de plus beau, je dirais volontiers, de plus h'-räque, c'eft de ne railler jamais malgré beaucoup de penchant et de talent pour la raiilerie, fur- tout fi l'on u\u2018a guère d'autre talent.Articles Communiqués.TH ya àpeu près quarante ans, nous n'avions guètes dans le pays que deux ou trois bonnes boutiques de fculpteors qui étaient en mème temps architectes.Ile étaient habiles, mais leur art était comme un (ecret de famille qui ne fc communiquait que fort peu au-dehors.II était difficile de fe procurer de leurs ouvrages.Beaucoup d\u2019églifes auraient eu bcfoin d'ornemens.Ces artiftes ne pouvaient fournir aux demandes.Ils favaient d'ailleurs qu'il fallait venir chez eux.Ts ne faifsient pas de grands efforts ct ne montraient pas un bien vif em- preflement à fatiffaire ceux qui avaient befoin de leurs lervices.Un difait méve qu'il entrait dans la petite politique de quelques uns d'eux de ne pas former de iujets et de ne pas faire d\u2019apprentifs de peur auff de voir la fource de leurs profits diminuer en fe partageant.Mais par là même ils ne pouvaient fe livrer à des entreprifes grandes et nom- breufes, faute de bras pour les exécuter.Ils fe trouvèrent punis de leur égoïfme.Ils languirent bientôt parcequ'ils étaient trop circonfcrits dans leurs moyens d'exercer leur art.Quei fu: le réfultac ?Quelques uns d'eux devenus vieux et infirmes Ke trouvèrent incapables de faire ou de conduire de- travaux de ce genre.D'autres moururent.Un d'eux eut des malheurs ct fe trouva ruiné dans un âge où l'on n'a plus l\u2018ctivité néceflaire pour répa- ter des pertes de t'efpéce de celles qu'il avait fouf- fertes.Un autre enfin, peut-être le plus habile de tous et qui aurait pu acquérir de la reputation fur un the tre plus brillant, \u201cprouva auffi des revers qui le mircnt hors d'etat de fe foutenir, Léare tombait dans la Province.Un menuifi.rdont le nom ferait peut-être célèbre ailleurs exerçait fon metier dans l'obfcurité d\u2019une paroitle de campagne = Quelques curés, hommes de goût, qui déliraient de faire orner l'intérieur de leurs églifes furent dillinguer fes calens = is l'en- gagérent à s\u2019effayer en architecture et en fculpture, La citoie était difficile, Il était, ñ je fuis bien informe, déjà un peu figé.Les modèles n'étaient pas cn grand nombre.Les livres de toute clpice taient affez rares.Ceux qui traitaient de l\u2018architecture lsétaient encore d'avantage, Le défaut d\u2019education est malheureufement trop commun parmi nos ouvriers, et ils euffent été inucl'es à la pli=part d\u2018entreeux.Par cette raifon, on n\u2018en faisait guères wenir.\u2026 Pourtant à force de recherches, fes protecteurs parvinsent à s'en procurer.Ils les étudièrent enfemble.Avec de l'application et du travail, ils révilirent à fe former des principes.Mr, Quevilion enfin:mit la théorie en pratique, et après quelques effais réuffit bientôt audelà de fes efperances et de celles de fes M cènes.Son attention fe porta fur les moyens d'exercer cet art en grand et pour y parvenir, à former des fujets en te precurant le plus grand nombre d'apprentifs qu'il füt pollible.1 fie pluset on doit ajouter 4 fon honneurs qu'il mit toe es, LÉ SES de Arcuerc 6 Aou ier- { BAS-CANADA.| 4 i {No.ll.fes foins à leur faire apprendre à lire et à écrire.1 \u2018eur faifait aufli donner autane que la chofe était praticable des leçons de deffin.Creft dans fon at- telier que fe font formés la plüpart des fcuipteurs et architectes qui ont dane ces derniers temps orné nos églifes de décorations que l\u2018on admirerait chez nos voisins.Ceux de nous qui voyagent chez eux ne manqueraient pas d\u2018en parler avec les plus grands éloges à leur retour fi c'était là qu'ils Iz: cuffent vus, Bien des hommes qui fe piquent d'être quelque chofe ici, ne fe doutent même pas qu'il y ait en ce genre dans ce pays quelque chofe qui foit digne de leur attention.Comment d'ailleurs pourraient-ils fup- pofer qu'un homme qui éxerce une profeffion qu'ils nomment Méchanique mérite qu'on s\u2018arrête à con= fidérer fes ouvrages ?Encore moins imagine-t-ils qu'on puiffe juger digre des moindres égards qui« conque ne figure pas dans le bal d'Affembiée, dans nos villes ou qui n'a pas un falion orné de miroirs dorés, de chaifes et d\u2018un fopha d'cajou.Il ef probable que ce fera à leurs yeux un acte de puérie lité que de prendre la peine de faire imprimer quelque chofe fur ce fujet.J'ai vu pourtant des étran- gens inftruits, hommes de goût, admirer plufieurs de ces édifices, et furtout louer la tineife du cifeau 4e Mr.Pepin formé à la même école et diève de Mr.Quevillon, entre quelques autres d.nt je connais moins les ouvrages.Quelques uns d\u2018eux rencontrant de ces édifices fur leur route dans lintée tieur ont été étrangement furpris de niten avoir pag entendu parler.Qui les en aurait entretenus ?Ce nelt pas chez nous qu'on apprécie toujours le mérite qui eft du crû de notre pays, dans ce genre plug que dans beaucoup d'autres.Îl fe trouve fans doute parmi nous des hommes qui ne partagent pas cette apathie qui pourrait mériter un énithète un peu dure.Ce n\u2018eft pas en general ceux qui pourraient jetter de Itéclat fur les talens de leurs compatriotes et ie faire briller au dchors et aux yeux des étrangers, même aux yeux de quelques uns de leurs compa triotes pour leur apprendre à les apprécier leur jufle valeur On Va dc).dit.ily à long temps on n écrie guères ici.Les Canadiens ont à peine des gazettes.Où les étrangers pourraient ils puiser des connaiffances fr un pays que fes propres habitans connaiffent à prine ou plutôr qu\u2019ils \u2018gnorent ?Le: chofes fur est article, comme tous ucoup d'autres rapports changent graduellement et changeront encore bien d'avantage.Je reviens à mon fujet.Le fpectacle de ces différens ouvrages à excité l\u2018attention et l\u2018emulation des Curés, des marguile Tiers, des habitans des diff \u2018rentes paruifles de la Province.les demandes fe font multipliées, et les entr-prifes de même.I! a fallu augmenter le nombre des élères.Plufieurs de ces jeunes gens fon: devenue des ouvriers habiles.Île élevent maintenant des familles dans une honête alfance fruit de leurs talens et d\u2018une induflrie éclairée.Le Bac Canada a peut-être dans ce genre plus d\u2018ouvrages qui lui font honneur qu'aucun autre pays de l'Amés rique du Nord.Il ne faudrait qu\u2018une carrière ouverte à l'émulation pour faire prendre ici comme ailleurs à tous les talens un noble effor.L'éducation auffi peut commencer par les faire éclorre.J'en vois l'aurore briller.Je laile le lecteur à fes réflexions.Les rape prochemens fe prefentent d'cuz-mimes.\u2014\u2014 LE PRIX DU PAYS.Tl y 2 quelque chofe d'affligeant pour le pays, difaie quelqu'un dans une fociété : C'eft de usc propres déniers que font payes plusieurs de ceux dans lesquels on trouve I= plus de difpofitions 3 fe.conder les vues, foutenir les mefures les plus dane géreufes pour les intérêts de leurs concitoyens, Ailleurs les falariés peuvent avoir des compla'\u2018ances, mais en général on ne les trouve pas toujours communément difposés à trahir leur pays (1).En dépit de la corruption qui règne en Angleterre, par exemple, allez demander aux penfionnaires qui font, pour ainf dire, aux gages des miniftres dans le Parlement, l'abrogation des loix qui afurent effentielle- ment les droits du peuple Anglais, vous les verriez peut-ètre, jusqu'au dernier, répondre comme IsAf- femblée des Barons Anglais il y a d:jà plufieurs fiécles, avec la plus honorable fermeté : Nolumus leges Angliæ mutare, et repoufier avec horreur cet acte de lichet?, quand bien mime la propofition viendrait de la part de ceux dunt ils dépendent pour 1a confervation des revenues qu'ils tirent de l\u2018état, Un membre de la compagnie obferva À ce fujet qu'il y avait parmi nous des hommes qui vendraient leur pays pour le plus mince falaire.\u2014J\u2018en connais, dit un autre, qui le livreraient à meilleur compte.Île le donneraient pour un diner, même pour un falut ou un fourire quelque peu gracieux, peut-être par pure complaifance ou par pelitefse.\u2014Je laifie à chacun à juger de ces obfervations, comme il I'entendra, Je dois me borner à rapporter ce dont j'ai été tée moin.Ce erait rappelle l\u2019obfervation d\u2019un vieil Anglais franc Breton s\u2019il en fut jamais et trèsho- | nite.En parlant d'un de nos citoyens du plus haut r.ng.* Pour ce qui a rapport aux intérêts de fon pays cet homme n\u2018a pas a\u2018opinion a Jui\u201d disait-il 5.« moyennant quelques carefles on peut lui faire vous loir tout ce qu'on veut.Il ne fait rien vous refu- fer.\"\u2014Ceclui-ci était de lancienne école.Il avait pourtant de l'esprit, mais, comme bien d'autres pare mi nous, il ignorait qu'en affaires il faut toujours ; { (1) Voyez À ce sujet l'opinion de Mr, de Levi, un des écrivaîus Francais, qui paraît avoir étudié avec plur Ae fruit la pratique aussi Lier, que la thénrie da grue, rernersent Anglsie, , LE COU RGR BU BAS-CAXADA ~y s'attacher « connoître le deflous dos cartes avdnt de s'engager er malheureufement c\u2018eft ce qu'on n'a pris toujours fait ici.Eft ce légèreté, infouciance, défaut de connaifsances ou d'expérience où tout cela enfemble ?ER ce habitude de vicille date de carcf- ter J'autorité autrefis abfolue, de ne connoître d'autre volonté que de celui qui l'a en main, quoi qu'il nit pus que Iombre de cette antique et ter- ribie réalité, celle d'agir enfin conte font partout les courtifans, Peuyle caméléon, peuple finge du maitre, comnic tra dit le bon Lafontaine, Nouvelles Etrangères.Un dernier papier de Londres remarque que la jeune rcine d'Elpagne, n'a pas plus de fvize ans, qu\u2019elle eft belle, d'une jolie figure et qu'elle à un iris boa teint, A en juger par les pleurs qu'elle a ver- f. des in.fteumiens «de chirurgie d\u2019un travail exquis, ct quelques tableaux reprelentant des fruits ct des animaux, Londres, 39 Octibre.=Nous mettons fous lec yeux de nus lecteurs, ce jour, UN ample recit des peucudés de l'ademblee du comté de Norfo:k, à Norwich, tenue en conseyprience d'une requilition fznge du Duc de Norfolk et d'autres gentite-honimes et yerfonnes de rang dans le comte.À votre graude farpeife, le Que de Nortt'e ne sy elt pas trouvé, et on n\u2019a donné aucune rif n de fou abfence.Le \\T:mol-e «tait pru nombreule, à peine était elle co-npaiée de 3020 purlonnes.Lord Albemarle a overt {a 6-ance par ut dilcours dans lequel il inül- tait fur l'approche d'une résolution.fa teneur de la déclarmion elt conflitutione!le.D'un ete, on y reconnait he droite indu'sitaste qu'ont Jen fujeto ds D'ailcuroler ce du difausez les fujets de plainte qu'ils ont à former, de loutre on y con damne l'abus alarmant que lon a fait de ce droit, dans ces derniers temps, Lille refpice les fentimen d'un profond attachement pour le Roi et la Conftitution, et en même tems d'horreur pour les principes d'impirté et de rédition qui fe retrouvent fi us niverfellement dans des difcours, dee brochures et des papiers nouvelles de date recente.On fy engage 4 réfifler de tout fon pouvoir aux efforts que l'on pourrait faire pour détrvire la conflitution et en impoler par la crainte aux autorités conftluées, Le dolteur Ruft, médecin dans l'armée autrichienne, a introduit depuis peu à Weimar ua reméde contre l'hydrothabie qui a été depuis leng-tems ardop- té univerf.Hement en Autriche ct en Silerie {I eft principalement composé de noix et de rue piles et m lies avec du mic).Le mulade en prend une cuillerée tous les matins à jeun, et une autre cuillerée le foir : quand la maladie cit devenue violente, on en double la dofe.Ce remède elt composé prefque des mèmes ingri-diens que la poudre pour l'hyuro- phobie, connue en Autriche fous le nom de poudre de Schwartzenberg, parcequ'elle à été snventée par un comte de Schwarzenberg, Décédé.\u2014A Paris, à l'âge de 83 ans, M.ie Comte Duent, Pair de France et Commandant de la Légion d'Honneur.[naquit à Lidbonne en 1739, fon père étant alors Boulanger pour la Cour de Portugal.Le Comic Dupont était à LilLonne lors du grand tres- blement de terre, arrivé en 1755.Le premies cnoc te précipita dans la cave de fa maifon, où il était fur le point d'être ctouffé fous les mines du bitiment quis écoulait aucle Jus de tui, lorfqu'un nouveau choc le tira des mines et le deliera du danger.Ayint perdu par cet accident la plus grande partie de fa fortune, il vint en France, où par fon induftric ct fa honne conduite, il ramafla un bien confidérable.H a vté fucceilivemient Admiltrateur du Prefor des Cumyites, Maire du fepticme arrondifizment de ka.tis, et Senateur et Pair de France, HOGUE, 15 ON.La mort de S.A R.la Princefts Douaitière de Bruufwick Luncbourg, arrivée la nuit dernière, a rempli de douleur les cœurs de tous les habitaus de cette place, et fera deplorée par tour le royaume.LONDRES, 23 OË.On re; ut hier la norveile que le gouvernement a- vit rfolu d'augmenter l\u2019arm-e de 30,cc0 hommes, et ou'il avait \u2018te au Comte l'itawilliam la p!.ce de Lord Lieutenant et Garde des Roles de Ja divifion o.cidentale de la proviuce d'York.Cette nouvelle fit une grande fenfation daus la ville.Ces deux faits prouvent que les minittres de S.M font per- fuades que cs chofes font dans un état tree sérieux et très finite.Le 13 OS S.E.le Sénateur Satifchoff, arriva à Paris comme DMinutre plenipotentaire de l'Empereur de toutes les Rullis, ce qui diminua l'idée d\u2019une guerre qui s'était répandue, SAINT-JEAN, (N.BD.) 2 Nw.Les fortiäcations que l'on à projeté de faire fur le Cand Menan, ct pour lesquelles le parlement à «2- té {4o,co0 à la detiière feMion, doivent, dit-un, Être commencées fur cette pointe de l'ile qu'on appelle Seall.w\u2019 Tard, et qui cit l'endroit le plus pros pice pour des fortifications, ct pour l\u2018étab.itkement dun dep't, I ya pèscett- Pointe une Boi: fina.cicufe, avec un Lun ancrage où les vrifcaux (crout à l'abri de tous les vents cacepté le veus déeit, Population du Difiricl de Lindon duns ie Flaut- Canaa .\u2014Vatrait.Population totale en 1216\u201461c6.Population totae cu 1519 \u20149264.Accroiflement en 3 ats, 3155.: La Ligne de D'unrention.\u2014Un ami qui a été à même d'avoir connaiflance de tour les proc, dés de la commithon dent le colonel Barciy eft fürinten- dant, à cu la bonté de nous conununiquer tes parti.culorités fvivantes ; des railons de prudence l\u2018epr- p-chant de fouvrir far le refte, avant que l'ouvrage foix complêté.A Highgate, premi\u201cse ftation, nous acquerons près d'un mills de t rritoise, par Ja duvia- tion de La nouvelle pne déavec l'ancienne A Rich ford.Mills, nous perdons prefqu'un demi-mille et nous en gaptons autant à Derby.Enfin, à lsinter- fection de ls ligne avec la rivière Connectieut, 14avantage {1 encore en notre fav.ur, d'environ un demi mile.Notre correfpondant fait de grands éloges de Fhabilité, du favoir, et de la conduite du Docteur Tiarka, qui (ec propofé, dit-il, de partir bamédistement pour Europe, pour revenir au printems.\u2014 DE* PATIERS DE LONDEES, Bosaraute.\u2014é Le hazard m\u2019intraduifit aupres du Rev.Nr, Redmund, pretee du lieu, qui me ra-| conta l\u2019anectote curieufe qui (uit, Lordgueil fifi fes études et finiTait fon cours en France, il paies ête dans le Bas Poitou où fe trouvait le général Bonaparte, alors enfant.I! coucha dans la mime chambre pendant fix (emaines, et néappercut ricn en fui de remarquable où d'engageant.11 foccupait ordinairement à conitruire des machines qu il pls- gait fur un petit cours d\u2018eau.Un jour que les cco- liers étaient à la chafle, Bonapaste qui néétait pas fort lelle, tombr dans un ru:ilesu de cing pieds de profondeur qu\u2019il avait voulu traverter «un faute.H allait (e noyer quand Mr.Redmund d=chargea fon fufil, lui en prefenta le bout, ve par ce moyen lui fauva la vie.Trotter swealbs thiangh Ireiznd PDLIE ET SUFE ISTITIONS CHINOISES Le 12 Ma, 1815, il s'cleva couteä-coup à Pékin, une tempête qui vbscureit l'atcosphère, of rempiit Vair de sale et de pous-sivre.lL'empéreur fut extedutement APRS, pensant que c'était une puaitiou du ciel, et dû- irait ccauaitre ce que \u20ac: jrouvait Âtre : il tt venir ses nlaistres, c'était pour taciter d'eu découstie ja cause, Dans ya docu at policy il réprimands wes astro.womes d> ue lui avoir pas appris d'avance quand l'uu- sagan devsit avoir lien, Li n'y avait que fivis jour \"fils Toi avaient parlé des heureuses étoiles qui sepas- daicol leur bentyne laluoass cuiour de sa perocas, of sECRUT 1 AAA A CORDES AT lui pronettsient vac longue sr et wut bernie re mais tout colay di
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