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Titre :
L'écho des Deux-Montagnes
Journal libéral de combat, L'Écho des Deux-Montagnes publie aussi de nombreuses nouvelles des paroisses du district de Terrebonne.
Éditeur :
  • Sainte-Scholastique :[s.n.],1890-1892
Contenu spécifique :
mercredi 25 février 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Liberté (Sainte-Scholastique, Québec)
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L'écho des Deux-Montagnes, 1891-02-25, Collections de BAnQ.

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[" d'arriver là où lon Vay tandis lre ANNÉE Sod pee bow be treiriic cee pli ico No.17 ORGANE DU PART] ( TAG LIBERAL pan LE DISTRICT DE TERREBONNE J.D.LEDUC er G.E.LANGLOIS.STE-SCHOLASTIQUE 25 FEVRIER 1891.RÉDACTEURS-PROPKIÉTAIRES, FEUILLETON.souriaut, ayant aux lèvres un madrigal et une prière.Le marquis gardait pourtant BLL an AIN AIT de ses aïeux, hauts barons de la À Touraine, grands batailleurs et gee Lu EGE Se SLs solde = eur, jenacitéqjger PREMIERE PARTIE inoïie, un entêtement héroïque.Lorsqu\u2019 il croyait être sûr d\u2019ez- SANS-SECOUSSE trevoir la vérité, il y allait tout CHAPITRE PREMIER CE QUE LE MARQAIS PIERRE DE MEREUIL ET SON VALET, SANS- SECOUSSE, VIRENT DANS LA NUIT DU 21 OCTOBRE 1523.\u2014~Quand je songe que j'ai autrefois pesté contre le pavé de la de Saint-Denis! Ah! je re- tte à présent cette chère boue noire de ma belle ville, où le d prend racine, et les amas de Solis autour des flaques u.Au moins l\u2019on est certain que je commence à me \u201cdemander, monsieur le marquis,\u2019si ce sentier de chèvres në nous mènera pas a s diables et des loups-garous.Æ \u2014 Non, mon cher Sans-Secous- se.Ce chemin nous conduira tout simplement a Monaco, une petite ville curieusement bâtie, admirablement située, et que je languis bien de voir.\u2014-Ft moi aussi, je vous le jure.Sans-Secousse se remit à firer son cheval par la bride pendant que son maître, tout en surveillant le sien dont les sabots glissaient sur la roche, se dressait parfois sur ses étriers pour regarder par-dessus les blocs «le granit bordant le sentier.Il était environ onze heures du soir ; la lune éclairait, radieuse, les montagnes nues Éétageant leurs murailles rouges et la mer calme où s\u2019écrasait sa lumière.Au-dessus d\u2019eux, des rochers à pic, rayés par la pluie : autour des rocs de porphyre coupés par des crevasses où poussait un maigre sapin ; à leurs pieds la mer immense, frissonnant à peine sur la grève avec un clapotement régulier et triste qui faisait le silence plus grand.Mais le cheval du marquis glissait des quatre fers sur l\u2019étroite route creusée en plein granit et polie par les pluies d'automne.Il dut descendre et prendre aussi son cheval par la bride pour l'empêcher de tomber.D'ailleurs, il continua à siffloter une chanson d\u2019amour, ne paraissant s\u2019émouvoir en rien des ennuis de ce voyage qui affolait son domestique.Le marquis de Méreuil avait trente ans.Ce qui sautait aux yeux quand on le voyait pour la première fois, c'était sa distinction innée, une grâce charmante et fière, comme le rayonnement d\u2019une bonté qui savait s'adresser aux plus humbles sans s abaisser d\u2019une ligne.On devinait d\u2019un coup la fierté de sa race et la beauté de son ame; on lui vouait une sorte de| reconnaissance de savoir oublier les révoltes hautaines de son sang pour ne se souvenir que de ses devoirs de maitre, du besoin de dévouement qui tressaillait en lui.Il était de taille moyenne et semblait petit au milieu des hommes de son temps, géants bâtis à chaux et à sable, grandis dans la lutte, portant fièrement des armures d\u2019acier qui écraseraient les plus vaillants d'aujourd'hui.Il y avait en lui quelque chose de ces gentilshommes a la bravoure insouciante, à la gaieté spirituelle et douce qui, au siècle suivant, jouaient leur vie pour le regard droit, malgré tout, sans s\u2019inquiéter des choses et des gens.Son visage fin et délicat, ses yeux d\u2019un bleu gris très doux, sa bouche très rouge, au sourire franc, son teint blanc, ne laissaient pas supposer une pareille énergie.On l\u2019aimait d\u2019abord, on l\u2019admirait ensuite.Il portait les cheveux ras et la barbe en pointe, suivant la mode adoptée par la cour depuis la venue du roi François Ier.Sans-Secousse, son valet, pouvait avoir trente-trois ans.Gros, les épaules larges, le ventre solide, il semblait peu fait, avec sa face luisante toute rasée, ses yeux à fleur de tête, sa bonne lèvre épaisse, son double menton, pour les aventures guerrières.Et, de fait, il geignait à chaque pas en tirant son double poney, qui glissait a tout moment, le cou tendu, le poil blanc d\u2019écume.\u2014Ma foi, monsieur le marquis, je crois bien que nous agirons sagement en laissant nos bêtes se reposer.Mon pauvre Midas est à faire pitié.Voici deux heures qu\u2019il fait des efforts surhumains, \u2014et jé puis employer ce terme à propos d\u2019un cheval, \u2014 pour ne pas rouler dans les précipices.\u2014Reposez-vous, Midas et toi.Quant à moi, je ne m'\u2019arrêterai qu'après avoir remis à monsieur de.Grimault la missive dont n'a chargé mon glorieux maître, le roi de France\u2014 Monsieur le marquis ne me fera pas l\u2019injure de croire que je vais l'abandonner ainsi dans une contrée sauvage, mais je suis certain que nos montures ne peuvent continuer vingt minutes le métier qu\u2019elles font depuis Nice.Il serait prudent de les abriter dans une crevasse et de continuer la route à pied.Nous arriverons bien plus vite, et demain on enverra chercher ces pauvres animaux par un valet du prince.\u2014Tu as peut-être raison.Ils abandonnèrent Midas et son compagnon après les avoir abrités de leur mieux, puis se mirent à marcher plus vite en gravissant les pentes d\u2019un chemin étroit qui tantôt se perdait entre des pins gigantesques et tantôt dominait la mer sans limites où la lune semait des rayons blancs.Ils ne parlaient pas.Le marquis respirait volontiers cet air si pur qui trainait des senteurs de lavande et des essences résineuses.Il ne pouvait se lasser d\u2019admirer cette nature puissante, le chaos de roches rouges, les rideaux noirs des forêts, ce paysage merveilleux, endormi maintenant sous l'immense voûte d\u2019un bleu limpide qui semblait appeler le rêve.Sans-Secousse avait sorti de sa poche un morceau de pain et une tranche de pâté d\u2019oie, et il mangeait tranquillement, en suivant les pas de son maître, car c\u2019était son habitude de prendre un accompte sur le repas prochain dès que ces occupations le lui permettaient.Enfin le marquis lui dit en souriant : \u2014Je vois avec joie que les difficultés de la route ne font aucun tort à tes habitudes.Comment, toi, Parisien de la rue St- Denis, qui tirerait de l'argent d\u2019une inconnue et mouraient en d\u2019un juif et qui ferais travailler rignan, du plus mauvais Hemi pet CT un môrceaw A vig étiez a Po et une ressoukee tang ton ge tu tinquictes du niaëx ais dap de cette route, tu \u2018ad *Peurtlecette merveilleuse sollicitutle À geins, tu ne chante plus.On't'a changé, ma parole! 2° \u2014Ah ! Monsieur le marquis pays-ci ne me dit rien de 1j me semble tetfjours qu'upFogd ees rochers va hous.tomber sur la téte.J aie.à voit#lé loin, 00d, Au moing on compte \u2018ses enn mis et of se prépare à la lutte, ou on se sæivè.Tandis que ces trous noirs dans: un gentilhommie assez courage: x: d\u2019or, jusqu\u2019à\" ce grand ciel \"qui est | cer tainemeïit deux fois plus haut que celui de.Paris, tout, me trouble.Et puis, nous *?> or \u2014(\u2018hez nypnscigneur Lucien Grimaldi, scigneur de Monaco, allié de la France depuis vingt ans, un bien digne homme qui nous recevra bien.\u2014Oui, celui qui tua son frère Jean pour faire à son tour le bon- heut de son petit peuple.Certes, assassiner son frère aîné sous prétexte qu\u2019il ne les rend pas assez heureux.Mais la conduite de ce monsieur de Grimaud me laisse des doutes sur son honête- té.J'ai fait longtemps la guerre en Italie et j'ai conservé une extrême méfiance à l\u2019égard\u2026 Le marquis Pierre haussa les épaules.\u2014Ah !tu m\u2019ennuies avec tes plaintes de hibou.J\u2019ai une mission à remplir et je la remplirai.Et quoiqu'il arrive, j'irai jusqu\u2019au bout.et toi aussi ! \u2014Parbleu ! Sans-Secousse essuya son couteau sur sa manche et, apres avoir bu une gorgée de vin, se remit a suivre son maitre.Ils marchèrent ainsi une longue demi-heure, sans que rien montagnes déroulaient leurs éternelles forêts de pins et la mer se brisait de même au pied des falaises.La lune seule baissait un rayons flottaient maintenant sur les bois endormis, des rayons blancs pareils à des âmes.Tout à coup Sans-Secousse dit : Une lumière.J\u2019ai vu une lumière là-bas, \u2014 Oui, éonftinua le marquis, ets je distingue comme une forme de manvir, des murailles, une cour, une terrasse donnant sur la ber ge.Il hâtèrent le pas.On voyait, en effet, presque distinctement, une grande bâtisse carrée, placée entre un jardin surplombant la mer et une cour vaste que la route, très haute à cet endroit, dominait à son tour.\u2014-Encore une lumière.Voilà des gens bien matineux ou bien tardifs, car il est deux heures a peine.Puis, il leur sembla qu\u2019un appel leur venait, un cri déchirant, horriblement triste, comme une plainte d\u2019agonisant.Pierre tressaillit.\u201411 se passe quelque chose de peu ordinaire là-dedans, murmura le valet.,; Et ils se mirent à courir san trop savoir pourquoi, du reste} car ils ne voyaient rien, ct aucun, cri ne troublait plus le silence.un moine génovéfain, toi, que jai] 5 vu sortir des situations les plus.mjison, ils s\u2019arrêtèrent.embrouillées avec une tr anquilité+ superbe, toi qui n'a sauvé à Ma-* \u2018inguaient très bien une sorte de ces Trocs, cette?mer qui\u2019 reine 1a au fond, ces noir, masquée d\u2019un lo: = qui lui forêts Gl, segafent peuplées de; voilait le visage et laissait à pei- bandits si on pouvait supposer] pour se hasÿrder ici avec ur à écul: chez qui, aflons-* ib fant.hien aimer ses sujets pour ,1 indiquat la fin de leur route.Les peu vers la rive francaise et ses |; lla blessure, jArrivés presque en face de la \u2018Dans la clarté crayense,ils dis- cau a un étage, moitié manoir MONIC inaison de campagñe, riiTRNOté dé la mer, entou- d\u2019un mur très épais! On voyait même le reflet de la une sur un canon de fer, scellé jf digues.i) | Mais un nouveau cri vint à a leuts oreilles, et le marquis dit à Sans- Secousse : \u2014Ouévorge quelqu\u2019un ! Puis'lg porte donnant sur la cour s'ôuvrit et un homme sortit à reculons, vêtu d\u2019un hant de chausses et\u2019 d\u2019une chemise, tout havre, tremblant, en proie a une pouvantehorrible.Et aussitot une femme vêtu de ne voir deux tresses de cheveu.blonds, se montra.Elle levait son bras armé d\u2019un long poignard.Elle poursuivait l'homme avec un acharnement indicible, car l'autre s\u2019arrêtait pour joindre les ains.Et c\u2019était sur un geste fé- ce de la femme qu\u2019il \u201creculait ncore, compre enant qu\u2019il n\u2019y avait Aucune grâce à espérer.| Enfin, l\u2019homme se heurta à un daillou et tomba.La femme se récipita sur lui et d\u2019un seul coup hi enfonça son poignard dans la Dpitrine, jusqu\u2019au manche.Pierre de Méreuil resta un ggnept stupéflé de çe spectacle, et ds appuyé au parapet de granit, se penchant pour suivre ce drame qui se déronlait, si vite, devant lui, mais au cri suprême que poussa le vieillard, il répondit par un cri de vengeance et se précipita hors de la route, s\u2019accrochant aux aspérités des pierres, ne perdant pas de vue la scène de la cour.Mais la muraille était haute de trente pieds : il fallut marcher sur la crête pour trouver un endroit propice.Sans-Secousse, qui suivait son maître avecuneagilité qu\u2019on n\u2019eût pas soupconnée chez lui, dit tout à coup ! \u2014C\u2019estfini! lacoquinesesauve! \u2014Oh ! nous la retrouverons ! \u2014Et, tournant encore, ils arrivèrent à l\u2019entrée du château, une large porte barrée de fer.Là, le ; mur s'abaissait.Ils purent sauter dans la cour.\u2014Par où a-t-elle disparu ?demanda le marquis.\u2014Par la porte d\u2019où elle était était venue.Elle doit être encore flans la maison.\u2014 Bien.Maisd\u2019abord la victime.Au milieu de la cour, étendu sur le dos, les bras en croix, le poignard sortant de la poitrine, «tout droit, l'homme gisait.Pierre s\u2019agenouilla.\u2014C\u2019est un vieillard, fit-il, Et il ajouta, au bout d\u2019un moment d'attention : \u2014Il est mort.En effet, l'homme était inerte, les yeux fermés, sans souffle.Il devait avoir soixante-cinq ans.Ses traits étaient fins et d\u2019une grande distinction.De longs cheveux blancs, répandus autour de sa téte, lui faisait comme une auréole.Une médaille dor pendait a son cou jaune qu\u2019on \u2018voyait très bien, car il avait été surpris dans son lit certainement.Pierre se pencha encore pour épier | un signe de vie.Rien.\u2014Si on levait le poignard de dit Sans-Secousse.Il faudra, en tout cas, garder cette arme, car ce sera un indice.\u2014 Tu as raison.Et le marquis leva peu à peu le poignard de la plaie.Le mourant s\u2019agita.Un tres- stillement le prit et il ouvrit les \u20ac 1 ¢ i lèvres qu\u2019une écume sanglante rougissait aux coins.Un mot vint même aux oreilles du marquis anxieux.\u2014 Grimaldi.Grimal._\u2014 Dites-moi le nom- de votre | assassin ?Qui êtes-vous ?Que me faut-il faire.Le vieillard.entr\u201d ouvrit \u201cges yeux vitreux.\u2014Je lui pardonne.> \u2014A qui?\u2014Grimaldi.Jacques.Pardonne.Grimaldi.Ce fut tout.Un long frisson lui fit raidir une dernière fois les bras, ct après un dernier soupir qu\u2019un caillot de sang arrêta dans sa gorge, il mourut.\u2014Cette fois c\u2019est fini, dit Sans- Secousse, à l\u2019autre maintenant.Ils entrèrent au château par la porte que la femme en s'en allant avait laissée entr\u2019ouverte et parcoururent des salles immenses, dallées de marbre, de larges corridors à peine éclairés par des rayons blafards que la poussière des vitraux salissait encore.Mais ils ne virent rien, parfois ils s\u2019arrêtaient pour écouter, au- bruit ne troublait le silence.Sans-Secousse dit : \u2014-II y à certainement des oubliettes que nous ne pouvons deviner, un souterrain passant sous les murailles.Cette drôlesse n\u2019eût pas laissé la porte ouverte 4 derrière elle si elle n\u2019eût pas été|m sûre de se sauver, car elle vous avait vu courir sur les crêtes de la muraille.D'ailleurs, la nuit est trop claire pour quelle ne pûât pas nous voir.Nous devons lui rendre cette justice que notre présence ne lui à rien enlevé de son sang-froid.Elle a une manière de planter son poignard qu\u2019envierait un bandit corse.Ce n\u2019est pas une femme ordinaire assurément.\u2014FEt heureusement.Ma mission accomplie je, chercherai à la revoir.J\u2019ai déjà là son arme, un long couteau au manche enrichi de pierres précieuses portant des armoiries.Voyons, des moines.il me semble.Tiens ! Pierre se mit sur le rebord d\u2019une fenêtre pour mieux examiner, à la clarté de la lune; ces armoiries qui l'intriguaient.\u2014Fuselé d\u2019argent et de gueule, murmura-t-il.C\u2019est bien cela, même la devise : Deo juvante.\u2014Ce sont là les armes de Grimauld, Monsieur le marquis ?Oui.Nous chercherons tout à l\u2019heure à suivre les indices.Pour le moment il nous faut donner à la victime une suprème prière et la porter sur son lit.Nous devons renoncer à poursuivre l\u2019assassin à cette heure, dans cette maison inconnue.Viens.Ils retournèrent auprès du vieillard et, s\u2019agenouillant encore, récitèrent un De profundis, puis Pierre, tenant les épaules et Sans-Secousse les pieds, ils le portèrent sur son lit tout défait, \u2018éclairé par une veilleuse qui grésillait.Le marquis chercha dans la chambre une trace nouvelle, et finit par trouver sur le lit un bracelet d\u2019or qui semblait avoir roulé jusque là.Le bijou portait une simple initiale : H.Ce fut tout.Vers trois heures et demi ils qnittèrent le château et prirent la route qu\u2019ils suivaient, plus émus maintenant, ayant toujours devant les yeux la scène terrible, et aux oreilles cet appel déchirant du vieillard surpris chez lui, seul, sans un serviteur.Mais Sans-Secousse rompit le premier le silence.Les impres- sions s\u2019effacaient vite chez lui; son esprit ouvert a toutes les sensations avait besoin de causerie et d\u2019expansion pous se pénétrer de son sujet demanda : - .Comment ces \u2018objets 1 marqués au armes des sires de Grimauld .se trouvaient-ils là ?Monsieur le marquis ne pense- t-il pas que la vengeance a été le mobile du crime?Sans doute cette jeune dame\u2014car elle était Jeune et fort jolie, j'en jurerais\u2014 a une raison puissante pour agir ainsi sans se cacher.Il me semble même qu\u2019elle ait voulu, en laissant son poignard armorié, indiquer son nom.Ce bracelet qui traînait sous le lit du vieillard a été placé exprès, probablement ; il faut que cette coquine soit bien sûre de l'impunité, ou aitgrande envie de faire connaître son crime.Car les Grimauld ne sont pas si nombreux qu'on.ne puisse découvrir une jeune femme blonde dont le nom commence par un H.\u2014Oh! répondit le marquis, rien n\u2019est plus facile en effet.Lucien Grimaldi, le prince régnant, a eu deux frères ; l\u2019un qu\u2019il a assassiné en 1505, Jean Grimaldi, et l\u2019autre qui est actuellement évêque de Grasse, abbé de Lerins, conseiller et au- monier du roi.\u2014 Monseigneur Augustin, je l'ai vu jadis, un grand homme maigre 0, SIX Lu RR ja Pog) hh ant Pierre approuva d\u2019un signe et reprit : Donc, pas de neveux ni de nieces.Mais ce Lucien a un fils, Honoré, tout jeune encore, et une fille, Hélene\u2014 Nous y voilà! s\u2019écria Sans Secousse.\u2014Oui, peut-être.Cette Hélène doit avoir à présent vingt ans, vingt-deux ans au plus.Sa mère Anne de Ponteves, dame de Cabannes, est des amies de la mienne, c\u2019est même une des raisons qui ont décidéle roi François à m'envoyer ici.Elle doit être blonde : tous les Ponteves le sont, grande.\u2014Cest elle ! Pierre secoua la téte.\u2014dJe ne crois pas.Pour dix écus d\u2019or marqués au porc-épic de France, elle eut trouvé cent bandits prêts à exécuter ce crime! d\u2019ailleurs, nous saurons bientôt le nom de ce vieillard et les relations qui existaient entre le prince et lui.Laisse-moi réfléchir.Sans-secousse se tut et Pierre chercha à mettre en ordre les rares notions qu\u2019il possédait sur la famille des princes de Monaco.Les montagnes alignaient toujours leurs falaises rouges, et la mer, à leur pied, clapotait avec sa plainte monotone.La lune se cachait à présent.À peine si ses derniers rayons glissaient entre les hautes crevasses pour se perdre au loin sur la ligne incertaine qui séparait le ciel et la mer\u2014 ces deux grands inconnus.II L\u2019AUBERGE DU CAPUCIN Le jour se levait lorsque Pierre et Sans-Secousse aperçurent dans 5a brume dorée les tours de Monaco.Un petit hameau, la Turbie, se trouvait à leurs pieds et, devant eux, accroupi dans l\u2019eau comme un sphinx monstrueux, le rocher de Grimaldi avec ses quatre tours massives, ses agaves énormes,ses sapins gigantesques cachant un palais à tuiles rouges dont les clochetons se montraient à peine.(À sure.) Aussi, il Fees adn L\u2019ECHO DES DEUX-M AGNES, 25 FEVRIER 1891 \u2014 \u201cL\u2019ECHO DES DEUX-MONTAGNES\u201d JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A STE-SCHOLASTIQUE, CHEF-LIEU DU DISTRICT DE TERREBONNE.Abonnement.$1.00 par année és 50 ¢ 6 mois Strictement payable d\u2019avance.ANNONCES Premiere insertion .10 cts la ligne Insertions subséquentes.\u2026.5cts \u201c Annon.à long terme : Conditions spéciales Toutes correspondances concernant la Rédaction ou l\u2019Administration doivent être ainsi adressées : \u201c L'Echo des Deux-Montagnes\u201d Ste-Scholastique.P.Q.\u201cL\u2019ECHO pes DEUX-MONSAGNES\u201d STE-SCHOLASTIQUE, 25 FEVRIER 1891.COUPS DE PLUMES \u201c 8i Sir Hector Langevin savait ce que j'ai à dire contre lui, ça ne lui coûterait pas de me donner $10.000 pour me faire faire un voyage aux Etats-Unis.\u201d C\u2019est M.P.V.Valin, un vrai conservateur, qui a prononcé ces paroles, x * L\u2019Electeur prétend que sur vingt et un comtés dans le district de Québec, les conservateurs n\u2019en prendront pas un.x, L\u2019hon.M.Harcourt a déclaré dernièrement à Montréal, que la province d\u2019Ontario donnerait une majorité de dix à l\u2019hon.M.Laurier.* % M.W.D, Gregory, à qui on avait offert la candidature censervatrice dans le comté de York-Est, a refusé, et s\u2019est prononcé, dans une grande assemblée publique, tenue à Markham, en faveur de la Réciprocité et contre la politique générale de sir John Macdonald.* * Le Mail de Toronto admet que Sir John va être battu sur toute la ligne et que l\u2019hon W.Laurier, va monter au pouvoir.\u201c> Le commerce de foin et de chevaux est mort.Votez pour l\u2019hon.Laurier et vous aurez des acheteurs en masse.LA CANDIDATURE DU DR L.A.FORTIER La candidature du Dr L.À Fortier est accueillie avec une extrême faveur dans tout le comté, et nos adversaires sent véritablement atterrés par le bouleversement d\u2019opinion qui s\u2019est fait dans Deux-Mon- tagnes.Nous avons tenu des assemblées dans des centres ennemis comme St.Benoit et St.Eustache et notre candidat a été écouté religieusement et applaudi avec chaleur.Ça ne s\u2019était jamais vu.Nous avons été étonnés du résultat des assemblées de St.Placide et de St.Augustin ct le fait est que nous prendrons des majorités dans ces deux paroisses.Ste.Monique nous est plus favorable qu\u2019auparavant et St, Hermas nous donnera un fort coup d\u2019épaule.Amis ! travaillons fort, bataillons courageusement, les perspectives sont si belles et les chances de succès sont si rassurantes.La question de réciprocité enthousiasme les cultivatenrs : l'éveil est général parmi la classe agricole et tout le monde comprend qu\u2019il est temps de soigner les intérêts de l\u2019agriculture.Nous voulons que Paisance revienne dans nos campagne et que la gêne s\u2019en aille loin de tous les foyers, Nous voulons que le manufacturier cesse d'exploiter les paysans et de paralyser l\u2019agriculture.Nous voulons que tous nos compatriotes puissent vivre contents et heureux sous le soleil de notre belle province de Québec.Electeurs des Deux-Montagnes rallions- nous autout du drapeau arboré par le Dr L, À.Fortier et marchons à la victoire.\u2014_\u2014 TERREBONNE M.Chapleau ne sera pas élu par acclamation comme il l\u2019aurait désiré, car il ne le mérite pas.Une convention s\u2019est réunie jeudi dernier à St-Jérôme et a choisi M.Damase Limagos comme le porte-étendard du parti libéral et la lutte est engagée sur toute la ligne.Terrebonne est un comté où la orise actuelle se fait particulièrement sentir et nous sommes convaincus que la bataille .va être acharnée ; il y a assez longtemps que les électeurs de ce comté se font berner par le Secrétaire d'Etat pour qu\u2019ils se donnent le plaisir d\u2019une revanche et pour que leur protestation se fasse entendre d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.M.Chapleau se vante à tout venant qu\u2019il ne s\u2019occupera pas de son comté, mais il reviendra bien quand il apprendra que tout le monde déserte ses drapeaux et que son mandat est en danger.Electeurs du comté de Terrebonne, travaillez comme on travaille à Deux-Monta- gnes et comme nous, vous réussirez le cinq mars prochain.Orgarnisez-vous ; convoquez des assemblées tous les jours afin de discuter cette question de la réciprocité qui est partout si populaire.Une Jolie Transaction A l'assemblée de St-Eustache, M.Daoust, ayant eu le malheur de parler trahison, il reçut une réponse ad hoc de l\u2019hon.Dr Marcil, qui lui rappela un épisode intéressant de 1872.Ce ne fut assurément pas du goût de notre ex-député, qui lançait des protestations de droite à gauche, mais il ne put rien faire contre des faits dont la brutalité est connue et contre des écrits qui sont archi-officiels.Electeurs, lisez avec attention ce qui suit : Montréal, 15 août, 1872.Regu de Wilfrid Prévost, avocat, son billet pour mille dollars, en date de ce jour et payable dans douze jours, endossé par L.C.Leduc, Ker.IL est convenu que ce billet ne sera payé, que dans le cas où M.Prévost serait élu membre du comté des Deux-Montagnes sans opposition de la part de J.B.Daoust Ecr., ou de tout autre, wvec l\u2019autorisation de ce dernier.(Signé) GÉDÉON OUIMET.Vraie copie de l\u2019original demeuré en ma possession.WILFRID PREVOST.Les mille dollars ont été donnés, a Montréal, à M.Daoust lui-même, par M.F.X.Mathieu, avocat de St-Scholastique.SiqM.Daoust le désire, nous pourrons publier un affidavit de M.Mathieu, pour établir tous les faits.L\u2019'ANNEXION C\u2019est le cri lancé par toutes les oies qui montent la garde autour de notre capitole canadien et c\u2019est le refrain que fait entendre M.Beauchamp dans toutes ses assemblées.L'annexion! c\u2019est avec ce pavé qu\u2019on veut assommer la Réciprocité.On veut faire croire au peuple que nous sommes traîtres à l\u2019Angleterre et que nous travaillons dans le but de devenir sujet américains ; on répand partout la doctrine erron- née que la réciprocité conduira \u2018nfaillible- ment à l\u2019annexion.C\u2019est aussi faux que stupide.Nous l'avons déjà eu, la réciprocité de 1854 à 1866 et alors, a-t-on jamais songé à changer de régime ; non, car à cette époque les cultivateurs faisaient de bonnes aflai- res, le commerce était florissant, et tout le monde était content et heureux.C\u2019est quand on traverse des périodes de misère et de gène comme dans la crise actuelle qu\u2019un peuple peut se soulever ei réclamer deschangements politique, non pas lorsque la fortune sourit à tous et qu\u2019on bat monnaie comme aux jours de 1866.- La réciprocité est le véritable moyen de ne jamais avoir l'annexion, LES FAILLITES Quand l\u2019agricrlture souffre, tout le monde souffre.C\u2019est donc le devoir des gouvernements d\u2019accorder beaucoup d\u2019attention et d\u2019intérêt à la clause des cultivateurs parcequ\u2019ils forment la base de la prospérité publique.Sir John a négligé systématiquement la brave population de nos campagnes pour engraisser les capitalistes et les monopo- leurs véreux et c\u2019est la raison pour laquelle la crise sévit dans tout le pays et la gène règne dans des millions de foyers.Dans les villes, des bandes d\u2019ouvriers errant tristement dans les rues cherchant des Soup Kitchens et des maisons de refuge.Dans les campagnes, les paysans se plaignent et non pas sans raison, car ils ne peuvent plus vendre ni animaux ni produits agricoles.Il en résulte une paralysie générale qui est excessivement fatale au commerce.Depuis le premier janvier de l\u2019année courante, il yaeu CENT DIX-SEPT faillites, réprésentant un passif d\u2019audelà deux mil- Tions de piastres.C\u2019est un sujet d\u2019alarmes légitimes, et nous venons demander aujourd\u2019hui aux électeurs s\u2019ils veulent la banqueroute hideuse et la misère navrante.Sir John a fermé le meilleure marché que-nous avions au moyen d\u2019une immense muraille de Chine et nous, les libéraux, nous voulons renverser toutes les bannières afin de ranimer partout l\u2019aisance, la prospérité et le bonheur.Votez pour l\u2019Hon.Laurier ! Votez pour le Dr L.A.Fortier ! DES TAXES Sir John a mis une taxe de soixante- quinze centins, sur chaque baril de farine.C\u2019est exhorbitant et c\u2019est injuste, car ça pèse trop lourdement sur les classes pauvres.Il faut n'avoir pas d\u2019entrailles pour taxer le pain que gagnent si péniblement les pauvres ouvriers et qu\u2019on a beaucoup de misère à avoir dans tant de familles malheureuses.Sir John a aussi mis une taxe sur le sucre pour en rendre la consommation difficile aux classes indigentes et pour permettre aux grandes compagnies de s'enrichir.Ainsi les Redpath sont devenus millionnaires en quelques années, et combien d\u2019autres encore ! LES DEPENSES En 1878, quand les libéraux étaient au pouvoir à Ottawa, ils dépensaient environ vingt-trois millions par année et les affaires du pays s\u2019en portaient bien.Aujourd\u2019hui, nos adversaires dépensent TRENTE-SIX millions par année et le Ca.| nada est dans une condition plus alarmante que jamais.C\u2019est que les deniers publics sont gaspillés d\u2019une manière dégoûtante et qu\u2019ils sont employés à gorger les entrepreneurs publies, à corrompre les électeurs et à enrichir certains partisans.Chassons les voleurs, le cinq mars prochain, afin de permettre à l\u2019honorable M.Laurier, d\u2019aller rétablir l\u2019ordre et d\u2019aller mettre fin aux orgies de finance à Ottawa.Chassons les infames délapidateurs qui vendaient une limite à bois, à Rykert pour $500, lorsque ce dernier la revendait, quelque temps après, pour $180,000.Chassons les politiciens sans vergogns, LE DEPEUPLEMENT DE NOS CAMPAGNES ; Si la politique d'Ottawa est si bonne, si elle a donné tant de prospérité au pays, comment se fait-il que nos compatriotes ont quitté et quittent encore tous les jours notre province pour aller chercher du pain aux Etats-Unis.L'émigration a pris des proportions terribles, épouvantables ; malgré la fécondité de nos fermes canadiennes, les vieilles paroisses se dépeuplent d\u2019une manière désolante et nous nous demandons depuis longtemps quel est le contre-poison qui devrait être appliqué.: Nos compatriotes s\u2019exilent pour l\u2019excellente raison que la vie est difficile aujourd\u2019hui dans notre pays ; ce qu\u2019on achète est énormément cher et ce que l'on vend se donne.Nos cultivateurs passent leur vie à suer sang et eau pour agrandir et améliorer leur patrimoine et ils meurent rarement plus riches que lorsqu'ils ont commencé, Les familles se dispersent aux quatre coins de l'Amérique, démembress à tout jamis et elles font servir leurs bras et leur courage pour le bien d\u2019un pays étranger.Tout cela a lieu parceque la poli- que qui règne à Ottawa est anti-pa- triotique et anti-nationale.Electeurs des Deux-Montagnes, lisez les chiffres suivants vous en comprendrez l\u2019éloquenee, Population + 1881< #39 Deux-Montagnes L\u2019Annonciation.1150 900 St-Augustin.2500 1317 Ste-Monique.1135 941 St-Placide.1220 1046 Argenteuil Gore.G33 502 Grenville.1844 1811 Mille-Isles,.567 500 Morin,.558 425 St-André.2389 1660 Beauharnois Beauharnois,.1526 1489 Ste-Cécile, ,.1500 1325 St-Etienne,.,.1037 985 St-Louis de Gonzague.2428 2200 Iberville St-Athanase.1390 1200 Henryville.,.,.1371 1198 St-Grégoire., ., 1773 1250 Joliette Kildare.cee.1890 1521 St-Charles Borromée., 1102 687 Lavaltrie.1426 1285 St-Thomas.2000 1555 Kamoursaska Kamouraska.260 570 Mont-Carmel.1141 850 Riviére-Ouelle.1916 1770 St-André.1500 1020 Ste-Héléne.1339 1189 St-Pacdme.2265 1640 St-Pascal.3250 2128 L'Assomption L'Assomption.2475 \u2014 2358 Qepentigny.743 678 St-Paul.ea 1227 1049 St-Roch.2500 St-Sulpice.748 650 Nous pourrions multiplier ces exemples, mais nous croyons cette nomeen- clature suffisante pour faire ce que nous disons plus haut.Votez pour l'hon.M.Laurier ! Le commerce reprendra son activité, l\u2019aisance reviendra et on ne songera plus à émigrer.Votez pour le Dr L A.Fortier ! UNE QUESTION Cultivateurs, supposons que vous viviez à égale distance d\u2019une ville de 50,000 habitants d\u2019un côté et d\u2019une autre ville de 5,000 de l\u2019autre.Le lundi matin, quand vous avez ramassé les œufs, le beuerre, les légumes de votre ferme et que vous avez pris place sur le siège de votre voiture, le fouet à la main, de quel côté allez-vous tourner la tête de vos chevaux ?Vers la ville de 50,000 habitants ou celle de 5,000 ?Où avez-vous le plus de chances de i Estimés fournis pour toutes sortes d\u2019impressions avec célérité.qui ont ouvert la plus belle ère dese dales qui ait jamais été vue.ue vendre les produits de votre ferme ?| Réquisitoire de Mgr Grandin contre le Csbinet d'Ottawa On se rappelle qu\u2019il y a quelques mois Sa Grandeur Mgr Grandin, évêque des Territoires du Nord-Ouest à fait un appel pressant aux évêques de cette province.Sa lettre, reproduite par tous les journaux, a créé une profonde impression, tant par les révélations qu\u2019elle comportait que par la douleur déchirante dont elle se faisait \u2019écho.Ce requisitoire dirigé contre le gouvernement fédéral était foudroyant.Cependant il est resté sans réponse.Nos ministres canadiens-français à qui incombe le suprême devoir de protéger les intérêts catholiques et français dans le ministère, ont fait la sourde oreille et Ja persécution contre les nôtres dans le Nord-Ouest n\u2019a pas cessé de continuer plus violente et plus acharnée que jamais.Nous nous faisons un devoir de remettre sous les yeux de nos lecteurs cet appel de Mgr Grandin.L'heure de la reddition des comptes est arrivée pour hos ministres we Evêché de St.Albert, Alberta, N.W.T.Canada.A Son Eminence Mgr Taschereau, Cardi- nal-Archevêque de Quebec, et à Messeigneurs les Archevêques et Evêques de l\u2019ancienne province ecclésiastique de Québec.Eminence et Révérendissimes et Vénérés Seigneurs.Permettez à nn de vos humbles frères dans l\u2019Episcopat, succombant aux peines et inquiétudes qui l\u2019accablent, de se tourner de nouveau versvotre charité, espérant que vous pourrez l\u2019aider au moins de vos prières et de vos conseils, et que mème le Seigneur vous inspirera quelque plan pour le secourir.Depuis l\u2019annexion de notre territoire au Canada, dans la partie colonisable de mon diocèse, les misères physiques d\u2019autrefois ont bien diminué, elles ont même disparu dans certaines localités, mais je dois l\u2019avouer, les peines morales, qui leur ont succédé, celles que nous prévoyons surtout, nous forcent à regretter le temps passé.Lors de l\u2019annexion, les Canadiens et Métis français étaient, on peut dire, les seuls co lons du pays qu\u2019avaient découvert leur pères, Ils vivaient paisiblement avec les seuls commerçants de l\u2019h.Cie de la Baie d\u2019Hudson, et quelques rares colons anglais récemment établis.Après l\u2019annexion, les immigrants vinrent en grand nombre, et je n\u2019oserais assurer que sur cent il se trouvât dix catholiques ; la population anglaise et protestante augmenta donc grandement, et en quelques années nous dûmes nous résigner à n\u2019être plus qu\u2019une minorité.À Dieu ne plaise que je veuille accuser d\u2019une manière générale cette nouvelle majorité de vouloir nous maltraiter ; il y a parmi les nouveaux venus bien des familles respectables et honnêtes qui déplorent la guerre que l\u2019on nous fait.Cette guerre, Messeigneurs, on ne l\u2019avouera pas, mais moi je le certifie à Votre Eminence et à Vos Grandeurs, c\u2019est le gouvernement fédéral qui, par le personnel d\u2019un département Indien, nous l\u2019a faite le premier, et d\u2019autant moins loyalement, que, de sa part, il n\u2019y a pas eu de déclaration de guerre, et que, chez nous, ne pouvant supposer le mal, nous n\u2019avons, dans le principe, opposé aucune résistance, Dès que les Indiens ont conclu le traité avec le gouvernement, toute administration du département Indien fut, dans mon diocèse du moins, généralement et exclusivement composée de protestants de langue anglaise, Pour des raisons qu\u2019ils n\u2019avoueront jamais, ces messieurs (les agents du gouvernement fédéral) contraignirent nos sauvages chrétiens à s'éloigner de nos établissements que nous fâmes, par ce fait, obligés d\u2019abandonner.Cette manière d\u2019agir était aussi opposée aux conditions du traité qu\u2019aux intérêts physiques et moraux des sauvages.Quand, après cela, à la demande des sauvages, nous avons voulu nous établir chez eux, vous ne sauriez croire toutes les difficultés qu\u2019on nous a suscitées.Sans égard à la foi religieuse et au désir dessauvages, onleur a exclusivement imposé des écoles protestantes, et les pauvres Indiens ont été poussés, menacés mié- me, pour qu\u2019ils envoyassent leurs enfants à ces écoles où leur foi n\u2019était pas respectée.À part une école industrielle, l n\u2019y a pas dans mon diocèse, une seule école catholique que nous n\u2019ayons dû établir nous- même, souvent devant une vive opposition, et supporter en partie dans le principe.En novembre 1887, on m'avait positi- 2165 vement assuré à Ottawa qu\u2019on allait cesser d'en agir ainsi ; je dois certifier que la persécution, je puis me servir de ce mot, est plus accentuée que jamais.Malgré cela, vous n\u2019en serez pas surpris, nous sommes les coupables, en bonnes brebis, nous devrions nous laisser tondre et égorger sans même bêler.} C\u2019est une maladie épidémique, ce fanatisme s\u2019est communiqué des réserves à certains centres civilisés.On poursuit nos écoles, C\u2019est un crime pour nous de profiter de nos lois scolaires pour nous faire aider par le gouvernement ; on étudie nos rapports, on épilogue sur tout afin de pouvoir nous accuser et nous faire enlever des secours auxquels nous avons droit.Bien qu\u2019étantlaminorité, nous pourrions cependant envoyer deux représentants à la Chambre, on a réussi à nous rendre la chose impossible.J\u2019en accuse encore le gouvernement fédéral, qui, en formant les districts électoraux, a divisé les deux centres catholiques français de manière que nous sommes dans l\u2019impossibilié de nous faire représenter.Aussi vous savez ce qui se passe aujourd\u2019hui à Regina.Malgré les efforts de l'honorable J.Royal, lieutenant- gouverneur du Nord Ouest, et de l\u2019honorable juge Rouleau, tous nos représentants, dont pas un n\u2019est catholique, demandent, à l\u2019exception de deux, l\u2019abolition de notre langue et le changement de nos lois scolai- es, pour nous imposer de prétendues éco- es neutres, qui ne sont autre chose que des coles anti-catholiques, si même elles ne ont pas des écoles sans Dieu.\u2019 Jugez quel- en sera la conséquence, dans un pays uveau, un pays sauvage.Ces (demandes s'adressent & Son Excellencele gouverneur- énéral au nom des habitants du Norduest.On n\u2019ignore pas assurément combien nous y sommes opposés, mais nous ne comptons plus aux yeux de ces messieurs.Ce mépris affecté pour la population française catholique a déjà eu de bien tristes résultats.Bien que les Métis n\u2019aient rien en se révoltant, ils n\u2019en sont pas pour cela plus insensibles au mépris.Rien ne serait plus facile comme de mettre aujour- d\u2019hui le feu aux poudres.Qu\u2019un de ces prétendus loyaux, si disposés à touver notre loyauté et notre: patriotisme en défaut, suppose qu\u2019une nouvelle révolte lui profitera, il lui sera d\u2019autant plus aisé de soulever notre population, que nos catholiques n\u2019ont plus dans le clergé la confiance qu\u2019ils avaient autrefois.On leur a tant dit que nous sommes généreusement rétribués par le gouvernement fédéral pour le sup porter contre eux, qu\u2019ils ont fini par le croire.Assurément, nous l\u2019avons soutenu, comme noussoutenons toujours l\u2019autorité; mais il nous faut le reconnaître, nous en sommes bien mal récompensés, et ceux qui, pour cela, nous ont blamés, se trouvent jusqu\u2019à un certain point justifiés.Cependant, ce parti catholique français, qu\u2019on ne voit plus, a «es droits qu\u2019on ne eut lui ravir sans injustice, il en a même ï la reconnaissance de cz parti fort et puissant qui tend à l\u2019opprimer.Ne sont-ce pas en effet les Canadiens-français et les Métis qui.ont rendu possible la colonisation du Nord-Ouest, qui ont fuuvilité les rapports des blancs avec les sauvages, qui sont encore aujourd\u2019hui le vrai trait-d\u2019union entre les uns et les autres ?Mais la \u2018Pconnaissance, le souvenir même d\u2019une obligation, n\u2019est pas, paraît-il, la vertu des puissants ; il faut, nous minorité, nous résigner à ne plus compter dans la société, trop heureux si on nous permet de vivre comme des parias et des vaincus.Malgré une certaine dose d\u2019humilité que je m\u2019efforce de cultiver en moi, il m\u2019en coûte cependant, pour moi et pour les miens, de me résigner à vivre à ces conditions.Il faudrait, me répéte- t-on toujours, organiser vers le Nord-Ouest une émigration française et catholique.C\u2019est bien la vérité, mais que puis-je faire dans ce but ?On ne peut rien sans argent, et il me manque; notre population est pauvre.Si je m\u2019adresse dans ce but a votre charité, vous me direz sans doute, comme plusieurs de vos dignes diocésains que je ne blâme pas pour cela : il ne faut pas dépeupler la province de Québec pour peupler cette immense Nord-Ouest.Très bien, messieurs, 1nais sans vous affaiblir, accor- dez-nous au moins les miettes de votre table.Combien de milliers de vos diocésains assent, chaque année, aux KEtats- nis.Vous et moi, Messeigneurs, avons d\u2019autres vues et d\u2019autres espérances.Si seulement depuis dix ans le quart de ceux de vos diocésains qui ont passé à l\u2019étranger fussent venus chez nous, nous serions peut-être encore la majorité, ou au moins nous serions une puissante minorité avec laquelle il faudrait compter, et contre laquelle il ne serait pas question de forger des lois d\u2019exception.On nous envoie pour peupler ce territoire, pour peupler nos terres, dirai-je avec les sauvages, les Métis et les Canadiens-Français auraient même un certain droit à user de cette expression, car ce sont des Canadiens qui ont découvert cette immense contrée, ce sont les Canadiens ct les Métis qui l\u2019ont ouverte à la religion, à la colonisation et à la civilisation : on nous envoie, dis-je, pour utiliser nos terres des gens de toute nation, de toute religion, et trop souvent des gens sans foi et sans religion ; on va chercher bien loin des Ménonites, on re- coit méme des Mormons qu'on semble vouloir donner connne exemple a nos Pieds- Noirs, et on laisse partir chaque année une foule de Canadiens honnêtes et laborieux, mais trop pauvres pour venir s\u2019établir ici.Ne trouvez-vous pas, Messeigneurs, que c\u2019est là Un mal sérieux ?Est-ce qu\u2019on ne pourrait pas y trouver un remède ?Puisque notre gouvernement ne semble pas vouloir s\u2019en occuper, il me semble qu\u2019aidés par votre patriotique et dévoué clergé, vos pieux el éclairés, et souvent influents laïques, avec la génereuse charité et le concours de tous, vous procureriez à ces braves Canadiens les moyens de venir s\u2019établir convenablement au Nord-Ouest, Vous obtiendriez du gouvernement fédéral etdes compagnies de chemins de fer, les moyens de conserver au Canada de bons eu honnêtes citoyens, et la province de Québec n\u2019en souffrirait pas, mais se fortifierait en étendant son influence, et protégerait en même temps de pauvres Canadiens, qu\u2019on veut sur leurs propres terres réduire à la condition de parias, Je vous supplie done, Eminence et Vénérés Seigneurs, tant en mon nom qu\u2019au nom de mes missionnaires, du parti catholique et francais du pays, au nom surtout des intérêts de l\u2019Eglise dans le Nord-Ouest, voyez dans votre sagesse ce que vous pourrez faire, et de gruce,au nom de ieu, agissez en conséquence.En vous demandant pardon de mon importunité, je vous prie, Eminence et Révérendissimes et Vénérés Seigneurs, de croire au profond respect de votre dévoué et reconnaissant serviteur et frère.VITAL Evêque de St, Albert, T.N, O.UN NOUVEAU COUP DE FOUDRE Le Canadien publiait hier matin en tête de ses colonnes le document suivant, qui s'explique surabondamment : AVERTISSEMENT A Sir Hector angevin , Québec, 16 février 1891.L'hon.Sir Hector Langevin, Ministre des T.-Publics, Québec.Monsieur le ministre, En passant dans la rue tout à l'heure, j'ai vu sortir de votre maison M.P.V.Valin.Mardi dernier après-midi, il était à mon bureau rue de la Fabrique.Il s\u2019y était rendu pour vous désigner à moi comme le plus coupable de tous les criminels que je ms suis fait un devoir de flétrir dansle Cariiien.M.Valin m\u2019a assuré qu\u2019il est en mosure d\u2019établir que c\u2019est A VOTRE DI:MANDE, PAR VOTRE ORDRE, que Iu Commission du Havre de Québec a fit avec MM.Larkin, Connolly et Cle, lus contrats pour lesquels M.Thomas McGreevy a perçu depuis 1882 ou 1885 SON QUART DE MIL LION.\u201c Vous avez écrit la vérité, m\u2019a- til dit, mais vous ne savez pas toute la vérité !\u201d Il voulait être le canidat de l'opposition dans le comté de Montmorency, dans le but de dénoncer à l\u2019électorat et au parlement la.conduite de M.Thomas McGree- vy et la vôtre.Dimanche dernier, le huit de ce mois, il est descendu à Ste-Anne chez M.le capitaine Fortier, maire de la paroisse, et il lui a déclaré qu\u2019il était résolu à vous dé masquer, vous, M.le ministre, et M.Thomas McGreevy.Il a tenu le même langage, me dit-on, à des prêtres du comté.A M.Fortier, dont je vous donnerai le témoignage écrit\u2014assermenté si vous vou- lez\u2014il a ajouté : \u201c Sisir Hector savait ce que j'ai à dire contre lui, ça ne lui coûterait pas de me donner $10,000 pour faire un voyage aux Etats-Unis.\u201d M.Valin a mis son nom au bas de tous les contrats qui ont été la source de tant de vols, de fraudes et de prévarications.Et quand je l'ai vu vous faire porter la responsabilité entière de toutes ces choses ignominieuses, j'ai ouvert les papiers intéressants, les preuves à conviction que je possède, et j'ai constaté que vraiment il n\u2019avait pas eu sa part de l'argent volé au pays.On ne lui a jeté par-ci par-là que des os.Les gros chiens avaient gros appétit.Croyez-moi, M.le ministre, Votre serviteur, J.ISRAEL TARTE, Emigration des Canadiens aux Etats-Unis Un citoyen important et des plus dignes de foi, nous écrit de Saint Isidore, comté de Laprairie : \u201c Ledénombrement du Canada, cette année, 1891, va révéler un état malheureux du mouvement de notre population ; nos gouvernants redoutent ces révélations et l'effet désastreux que le dévoilement de ces faits doit avoir sur leur politique intérieure et extérieure ; je crois donc que c\u2019est en prévision de ce sombre état de chose et pour en éviter les influences plus ou moins funestes l\u2019an prochain, que son Excellence Lord Stanley a été conseillé de consulter le peuple immédiatement.Ce pauvre peuple souffre, est découragé, il est dans un état intolérable ; depuis plusieurs années et de partout, de la province d'Ontario, de Québec et des provinces maritimes, nos gens des campagnes émigrent par centaines, des convois spéciaux sont ajoutés aux trains ordinaires pour transporter tout ce monde et leurs effets.Où vont-ils?Le plus grand nombre aux Etats-Unis, les autres au grand Ouest canadien ou américain.De partout la fleur de notre jeunesse, les sources vitales de notre avenir national, sont, ainsi détournées du pays et vont enrichir les étrangers.Ce n\u2019est pas l\u2019anour des aventures ni le désir du changement de scène qui causent cet éxode général dans les campagnes, mais plutôt la nécessité.L'héritage grevé ne peut plus soutenir la famille, quelques-uns veulent payer les dettes, pour améliorer leur vie, leur condition.C\u2019est une question de vie pour beaucoup et le toit des ancêtres n\u2019est pas abandonné sans un dur combat, ll y a des exceptions, mais il faut être témoin de ces départs forcés pour comprendre la dureté du sort de ces pauvres émigrés.Est-ce que le sol ne peut plus nourir ses enfants # Non, certainement non.Le luxe, les crédits trop faciles et trop généraux ; les mau- valises années; le défaut de marché pour les produits du sol etc., sont plutôt les causes les plus communes de ces départs forcés.Le mal est général.et afflige les paroisses les plus riches, les plus fertiles et les plus enciennes.St.Isidore dans le comté de Laprairie est assurément une des paroisses les: plus riches et des plus fécondes et ne doit pas être des plus décimées par l'immigration et les dettes, cependant le récensement de 1871 à donné 1814 : celui de 1881, 1560 ; et celui de 1891 ne donnera pas plus que 1330 âmes : Notre secrétaire vient de terminer un dénombrement et c\u2019est le chiffre qu\u2019il à trouvé et qu\u2019il m\u2019a assuré être exact, Le nombre ne peut guère être moindre : dans le petit rang qui a 30 à 35 arpents de longueur, un seul propriétaire occupe son terrain, les autres terres sont louées, ou à moitié, ou entre les mains de créanciers et sans culture : une autre partie de la paroisse très fertile et très riche sur 22 terres con- tigues 10 seulement sont occupées par leurs maîtres, une partie de ces beaux est louée à de 2 à 3 pour cent de.la valeur réelle, une partie est à moitié, ce qui donne encore moins.Où sont; allées toutes ces familles ?Aux Etats- Unis, dans les villes où il y a de l\u2019ouvrage, de l'argent à gagner, où ils peuvent vivre et quelquefois faire des épargnes pour payer les dettes laissées sur leurs héritages.Voici un tableau de ceux qui nous ont laissé depuis un an ou deux.Alexis Dubue, famille 12, terres louées 3 par cent, Etats-Unis.Nazaire Lemieux,famille 8,terres louces à moitié, absent.Louis Lemieux, famille 8, terres aux créanciers, absent.Joseph Narreau, famille 10, terres aux créanciers, Etats-Unis.Arthur Adam, famille 5, terre louée 2 par cent, ville.Octave Poissant, famille 8, terre vendue au voisin, Etats-Unis.Hormisdas Vannier, famille 9, terrs : vendue au voisin, Minesota.Trefflé Vannier, famille 8, fermier, villé., Dollard Hebert, famille 8, terre vendue : au voisin, absent.Pierre Beaudin, 8 personnes, 5 Etats- Unis, 3 absents.Isidore Guérin, famille 10, place ver- due au voisin, Ontarioqacnoré Kingsley, famille 5, locataire, ville.Rocques Brossard, famille 10, terre aux créanciers, Etats-Unis.Joseph Perras, famille 4, terre à moitié, ailleurs.ce epee L\u2019ECHO DES DEUX:MONTAGNES \u2014 \u2014 Gilbert Perras, 2 familles 13, terres louées 2 par cent, ville.Hormidas Grégoire, famille 7, terres louées 2 par cent, ville.Noel Marcil, famille 10, terres louées 2 par cent, ville.Succession R.Bourdeau, terres louées 2 par cent, ville.Succession Jos Bourdeau, famille 2, terre louée 3 par cent, absent.Onésime Trudeau, famille ferme, absent.À.Crompe, 2 familles 10, terre à ferme, Etats-Unis, ville.Alexis Tougas, famille 12, terres leuées 2 par cent, Etats-Unis.Orphire Racicot, famille 8, terre vendue au voisin, ville.O.Pagé, famille 6, propriétaire absent, Joseph Ste-Marie, propriétaire absent.Alphonse Lalumière, famille 12, terre vendue Etats-Unis.Joseph Lalumière, famille 10, place vendue, absent.Joseph Bazinet, famille 5, terre louée 2 par cent, ville._.Geoffroi Bazinet, famille 5, terre louée 2 par cent, ville, Théodule Dubuc; famille 6, terre louée 3 par cent, ville.Zotique Patenaude, famille 5, terre louée 1 par cent, ville.Total, 219 personnes.3, 3 famille 8, terre à Il y a beaucoup plus que 219 personnes parties, car presque toutes les familles ont un, deux, trois membres absents à la ville ou aux Etats-Unis.Ce sont le plus souvent des jeunes hommes de 18 à 25 ans, très peu de ces derniers reviennent résider dans le pays et c\u2019est une perte complète.Pour terminer, je ne désire pas faire de la morale ni prédire des malheurs, mais le mal est trop grand pour ne pas désirer une amélioration, un changement.Nous sommes dans un temps de commotion éelctorale ; je crois qu'un bon gouvernement est celui qui travaille le plus au bonheur du peuple.Il nous faut des lois sages, de l'économie, de l\u2019encouragement surtoutaux industries agricoles : Hé ! bien c\u2019est le temps de voir à ces choses et de nous assurer des bonnes dispositions et du bon vouloir de ceux que nous envoyons au siège du gouvernement.XX.Cultivateurs, lisez et méditez La réciprocité vous ferait gagner : 30 cents de plus sur chaque minot d'orge ; 40 cents de plus sur chaque minot de pois ; | 25 cents de plus sur chaque minot de patates ; $4 de plus sur chaque tonne de foin ; $30 de plus sur chaque cheval, valant moins de $150 ; \u2018 $10 de plus sur chaque téte de bétail de plus d\u2019un an ; $1.50 de plus sur chaque mouton d\u2019un an ; 75 cents de plus sur chaque agneau ; $1.50 de plus sur chaque pore ; 15 cents de plus sur chaque minot de sarrazin ; 15 cents de plus sur chaque minot d'avoine ; 10 cents de plus sur chaque minot de seigle ; 6 cents de plus sur chaque livre de beurre ; 40 cents de plus sur chaque minot fèves ; 5 cents de plus sur chaque douzaine d'œufs ; 50 cents de plus sur chaque minot d'oignons ; Et ainsi de suite sur tous les produits de ferme.Pensez-vous que, lorsque vous aurez ajouté cela à vos profits, vous serez plus disposés à voter pour l'annexion, comme les bleus cherchent à vous le faire croire ?Les Clos, Pelles, Bêches et Haches Pour les pelles, les bêches, les haches, les clous, etc, le cultivateur canadien paie des prix tout-à-fait exorbitants.Ecoutons ce que va nous dire sur ce genre d\u2019extorsion M.G.A.Neveux, puissant marchand de Windsor, Ontario : \u2018\u2018 Nous pouvons acheter des pelles et des bêches à Détroit à aussi bon marché, tous droits payés, que nous les vendent les manufacturiers canadiens.C\u2019est la différence dans les prix de transport qui nous permet de faire cela.Nous sommes \u201csi près de Détroit que nous avons l\u2019avantage sur les marchands des autres villes.Mais ce qu\u2019il y a surtout d\u2019intéressant au sujet des pelles et des bêches\u2014instru- ments d\u2019un usage si général que leur coût est de grande conséquence\u2014c'\u2019est que les manufacturiers les font payer plus cher que nous les payons à Détroit y compris les droits de douane.On peut en dire autant des haches de bonne qualité.Les droits sur les haches sont très élevés, $2 la douzaine et $10 ojo sur la valeur.Nous pouvons acheter à Détroit pour $6 une hache que les manufacturiers canadiens refuseront de vendre moins de $10.Les manufacturiers canadiens fabriquent beaucoup de haches communes, \u2018mais nos pratiques en veulent de bonnes, nous en importons donc un grand nom- \u2018bre et les vendons moins cher que les Thaches fabriquées au Canada.Tous les outils de menuiserie sont de 45 070 à 50070 meilleur marché à Détroit qu'au Canada.Les droits sont de 35 070.Nous pouvons «donc les vendre de 10070 à 15 070 meilleur marché que ceux fabriqués au Canada.\u201c Des clous qui se vendent $2.10 et $2.25 le quart, sont maintenus à $2.50 et $2.80 par les manufacturiers canadiens.Le droit est d\u2019une piastre le baril.Les manufacturies de clous sont parmi les rares exceptions au Canada qui ne se prévalent pas de l\u2019entier avantage que leur accorde le tarif, se contentant d'extorquer $25070 lorsqu'ils en pourraient extorquer 50070.Parlant ensuite des rivets, verroux (bolts) M.Neveux ajoute : \u201c Nous pouvons importer des Etats- Unis de la ferronnerie légère, mais le tarif est fait de manière à rendre impossible l'importation d\u2019articles plus pesants.Le droit est de 1} centin sur des rivets (bolts) de moins de § de pouce en diamètre et de 30 070 sur la valeur ; sur ceux d\u2019un diamètre excédant # de pouce le droit est de un cent la livre et de 25 070 sur les rivets verroux (bolts) plus pesants les droits sont de 50 070, et la \u201c combine \u201d Canadien maintient des prix à 50 070 au- dessus de la valeur de ces articles aux Etats-Unis.C\u2019est-à-dire que le cultivateur achetant pour une piastre un, verrou pour sa porte Fjaie en sus de la valeur réelle de de l\u2019objet, le profit illégitime ; en autres mots, on lui vole 50cts pour chaque piastre qu\u2019il dépense, A TRAVERS LES COMTES.RIGAUD \u2014Le Révérend O.Chevrier, Père Oblat a chanté sa première messe ici dimanche dernier.Le Père Chevrier est le fils de M.J.E.Chevrier et le neveu de notre populaire marchand M.A.Chevrier.MARIAGE FASHIONNABLE.\u2014Le 3 février dernier, avait lieu à l\u2019église paroissiale le mariage de M.Gustave Lacaille de la maison Lacaille & Cie de Montréal avec Mlle Isabelle Mongenais, fille de M.J.B.A.Mongenais, marchand, de ce lieu.Après la cérémonie les heureux époux, (c\u2019est le terme consacré pour usage) s\u2019'embarquaient dans un convoi spécial en route pour Montréal.\u2014La diphtérie continue ses ravages ; Len ; .: dans Rigaud.Déjà plus d\u2019une vingtaine d\u2019enfants en sont morts et tous les jours on signale de nouveaux cas.\u2014 Comme partout ailleurs on ne parle ici que d\u2019élection.M.H.Harwood est le candidat libéral en opposition à M H.McMillan.Toutes les chances de succès paraissent être du côté de M.Harwood.Les électeurs du comté de Vaudreuil comprennent trop la mauvaise politique de Sir John pour envoyer à Ottawa un de ses suppôts dans la personne de H.Mc- Millan.Vous avez beau débiter toutes sortes de mensonges pauvre chefs bleus de de notre village ! Vous ne serez pas écouter va ! Plus d\u2019un libéral vous à déjà fait baisser le caquet, n\u2019est-ce pas ?Arrière menteurs, imposteurs que vous êtes ! ! ! Lion.ST-EUSTACHE \u2014 Nos deux conseils ont eu séance la semaine dernière et MM.Félix Paquin et Antoine Séguin ont été réélus maires.Le premier pour le village et le second pour la paroisse.\u2014 Le Dr.À.Savard, échevin d\u2019Ottawa était en visite dans sa famille lundi dernier.\u2014 C'est avec un véritable regret que nous annonçons à nos lecteurs, la maladie d\u2019un de nos citoyens le plus universellement estimé : M.D.A.P.Bélair souffre depuis quelques jours d\u2019une maladie très grave qui nous laisse craindre un dénouement funeste.\u2014 Les élections ! voilà le sujet de la conversation du jour.Chacun des deux partis se croit sûr de la victoire ; cependant il n\u2019y a pas à en douter, il y aura des déceptions pour quelques uns.\u2014-Le lundi gras les messieurs du village au nombre de 30 à 40 sont allés prendre le souper chez M.O.Paquette hôtellier, et se sont très bien amusés jusqu\u2019au matin.\u2014 Plusieurs étrangers étaient en promenade ici dimanche dernier, nous avons remarqué Mess Dr Marsolais de Montréal, J.Girouard, P.P.de St-Benoit, T.F.Beauchamp de Varennes, A.Geoffrion avocat, E, Provost et A.Daoust de Montréal\u2014 Dimanche après vêpres, il y eut une assemblée des membres du cercle agricole : L'honorable Dr Marsil, Mr J.B.Daoust, M.P.et G.N.Fauteux N.P.ont adressé la parole.A TRAVERS LE DISTRICT.STE SCHOLASTIQUE: \u2014Notre bureau de poste est converti en sentine politique.On y tient jour et nuit des conciliabules et des caucus mysterieux, Bien plus, les murs y servent de planches d\u2019affichages et celui qui va chercher une lettre ou un journal est aveuglé par l\u2019étalage de caricatures qui font de la réclame ministérielle.En garde ! \u2014Melle Berthe Prévost, de StJ érôme, est en visite chez M.F, X.Mathieu, avocat.\u2014Melle Laurence Capbert, d\u2019Ottawa, Melle Filteau et M.Roberge de Montréal sont en visite chez M, Alph.Rabey.ST HERMAS: \u2014 La politique occupe tout le monde ; on parle, on discute, on conjecture.L'opinion générale, c\u2019est que le Dr L.A.Fortier va gagner l\u2019élection et que St Hermas va lui donnerau moinsquarante-cinq voix de majorité.\u2014B.Beauchamp a laissé le comté pour aller travailler à Vaudreuil.Les conservateurs sont mécontents de sa conduite ; ils trouvent cela ingrat de sa part.- Voyez-vous M.Beauchamp aurait aimé faive résigner M.Daoust pour se présenter à sa place et il a tenu des caucus partout pour tâcher de faire mousser sa candidature, mais il n\u2019a pas réussi.\u2014Il est arrivé un grave accident vendredi sur la voie ferrée.Deux trains de fret se sont rencontrés à un mille de notre gare et le lieu du sinistre était épouvantable à voir.Un chauffeur a été tué et les deux ingénieurs ont été blessés.Les locomotives sont brisés et plusieurs wagons ont brûlé.\u2014 Melle Salomée Lafortune, de Montréal, est en promenade chez M, Evangéliste Viau, 8T AUGUSTIN : \u2014Une assemblée a eu lieu ici samedi dernier.Les deux candidats ont adressé la parole ainsi que MM, J.D.Leduc et N.Forrence.Les trois quarts de Passemblée étaient en faveur du Dr Fortier.Après l\u2019assemblée, M.Daoust a déclaré qu\u2019il était découragé et âue les affaires allaient mal.Revenez faire une assemblée à St Augustin et vous prendrez une majorité.ROGER.ST-EUSTACHE \u201c \u2014Le comité libéral de notre paroisse est à l\u2019œuvre et travaille activement au sue cès du Dr L.A, Fortier.* Les conservateurs s\u2019agitent et se démènent comme des diables pour sauver M.Daoust du naufrage mais leur cause est si mauvaise qu\u2019ils perdent courage.Nous allons séduire la majorité de M, Daoust cette année.\u2014Notre ami l\u2019hon.M, Marcil, travaille activement dans cette élection.\u2014M.J.A.Paquin doit entrer dans son nouveau magasin prochainement.VALGRAN.ST SCHOLASTIQUE : \u2014Notre ami, M.Janvier Fortier, nous a quitté vendredi dernier pour s\u2019en retourner à St Paul, Minn.Un grand nombre d\u2019ainis l\u2019ont accompagné jusqu\u2019à la gare pour lui souhaiter bon voyage.\u2014Notre ami, M.Iréné Robillard de Montréal, vient passer le temps des élections avec nous pour nous aider.Nous l\u2019en remercions.\u2014Nous avons eu le plaisir de rencontrer M.Chs Foucault ces jours derniers à St- Jérôme et nous avons constaté que notre ancien concitoyen fait toujours des chansons.\u2014M.J.H.Leroux, de Montréal, a acheté un gros garçon la semaine dernière.M.Henri Langlois en a été le parrain et Mlle Cordélia Fortier, la marrine.\u2014M.Nelson Poitras, de Berthier, était en promenade à Ste Scholastique vendredi deruier.\u2014Notre bon ami, M.Mathieu, est enco- reretenu dans sa maison par la maladie, cepend'int sa condition s\u2019estaméliorée.\u2014M.Hector Chauvin, avocat de Montréal était à Ste Scholastique ces jours derniers pour affaires professionnelles.\u2014Il y a eu un caucus bleu mercredi dernier à St Eustache.M.Benjamin Fabien représentait les indigos de notre paroisse.Les mauvaises langues rapportent qu\u2019il a prononcé une harangue Cicéronienne.ST PLACIDE : \u2014 Mardi dernier, nous avons eu une rande assemblée, à l\u2019hôtel Groulx, prési- ée par M.Félix Paquin, maire.MM.Dr L.A.Fortier, J.D.Leduc et G.E.Langlais ont adressé la parole au milieu d\u2019un enthousiasme genéral.Il y a un grand changement dans notre paroisse contre le vieux Daoust et il est fort probable que nous donnerôns une petite majorité au Dr L.À.Fortier.Les conservateurs ont toujours pris des majorités ici.SORMCHETTE.ST CANUT : \u2014Vouspouvez annoncer à vosnombreux lecteurs que notre ami le Dr L.A.Fortier va être extraordinairement fort dans St Canut ; le père Daoust va prendre environ sept votes dans toute notre paroisse.C\u2019est notre devoir de voter pour notre concitoyen.Nous avons eu une assemblée enthousiaste dernièrement.Je dois vous dire aussi que je rencontre tous les jours plusieurs électeurs de St Columban et que nous prendrons une jolie majorité dans cette paroisse.BASILE.STE MONIQUE: \u2014Nous avons eu une belle assemblée, vendredi dernier.Notre ami, M.Théodule Leroux, maire, présidait.Des dicours éloquents ont été prononcés pas MM.Dr L.A.Fortier, G.Fauteux et J.N.Leduc, et l\u2019assistance a écouté les orateurs avec beaucoup de courtoisie.Le calme a règné tout le temps, si ce n\u2019est pourtant après la clôture de la discussion ; car alors un ancien jockey bien connu par ses goûts pour la boxe a engendré chicane, mais on l\u2019a ramené à l\u2019ordre.ARCHENYME, Propriétaires Américains C\u2019est bien beau de la part de nos adversaires de nous accuser d\u2019être de mauvais Canadiens, de vouloir vendre le pays aux Yankees, etc.On nous traite de traîtres, de déloyaux.Mais nous voudrions bien savoir quel nom on donne aux ministres canadiens qui s\u2019enrichissent à même les taxes payées par le peuple, qui engouffrent les pots de vins payés par les contracteurs et qui, lorsqu\u2019ils sont repus, vont placer leur argent en lieu sûr aux Etats-Unis; montent des entreprises américaines et attendent leur retraite pour jouir d\u2019une douce béatitude sous la bannière étoilée.Ce sont ces gens-là qui nous accusent de n\u2019avoir pas foi dans l'avenir du Canada, de déprécier le pays.Mais que font-ils eux ?Voyez M.Chapleau, où a-t-il placé l'argent qu\u2019il a pillé, de concert avec son ami Sénécal lors des fameuses transactions que l\u2019on connaît.A-t-il acheté des terres dans son comté, dans le nord en arrière de St- Jérôme.Non, c\u2019est trop commun, c'est bon pour M.Mercier; quant à M.Chapleau, lui, il achète des orangeries en Californie.C\u2019est plus aristocratique et c'est moins canadien.M.Chapleau, cependant, nous traite d\u2019annexionnistes.Mais re n\u2019est pas le seul._Sir Chs.Tupper, encore un de ceux qui nous accusent d\u2019annexionnistes a fait une grosse fortune dans les eaux troubles du Pacifique.A-t-il placé son argent au Canada.Mais non, il a monté un ranch au Texas.Notre Nord-Ouest est trop commun pour ces gens-là.Et M.Ives, le candidat de Sherbrooke, le fuyard de Richmond et Wolfe, savez-vous où il a placé l'argent de feu son beau-père, l\u2019hon.M.Pope.Pas au Canada, bien sûr.Au Texas, lui aussi, en société avec Sir Chs.Tupper.Jl est vrai que la providence les a punis, ils ont fait faillite.Mais parlons de Sir John lui-même.Est-ce que nous n\u2019avons pas appris dernièrement que les magnats du acifique, les magnats américains met- ient le comble à leurs largesses en ai Sir John un cottage en Floride pour se reposer des fatigues de la politique canadienne.y Voilà qui va bien.À quoi bon se êner.Tous propriétaires américains.Et voilà les gens qui nous appellent annexionnistes, LES SCANDALES Scandale Robillard En 1886, le gouvernement du Canada avait obtenu en fidéi-commis d\u2019un bande de sauvagesunerétrocession au titre indien du bois de pin sur la Réserve du Poisson Blanc au No 6 qui devait être vendue pour le béni- fice commun de la bande aux termes et condition \u201c qui paraîtraient les meilleurs au gouvernement du Canada \u201d 10// du produit devant être payé immédiatement à la bande et la balance devant être placée pour leur bénéfice personnel et celui de leurs descendants\u201daux conditions que le gouvernement jugerait préférables.Le gouvernement fédéral avait été prévenu que cette réserve contenait en quantité du bois de pin d\u2019une valeur considérable et cela ne l\u2019'empêcha pas, sans avoir prévenu aucun des sauvages quant aux prix de vente de disposer de tout ce bois et de 79 milles carrés de la réserve, sans soumission, ni enchères, ni compétion en faveur d\u2019un de ses partisans dévoué M.Honoré Robillard député tory d'Ottawa et ce aux prix ridiculement bas de $316.Montant Dépensé ne te voté.enplus Milice et défense.$40,388 $22,419 Dépt de I'Intérieur.78,471 59,445 Police montée,.8, 5,375 Dept des finances.54,608 15,287 Deptrevenude l\u2019Intérieur 40,675 13,518 Dept de l\u2019agriculture.53,081 21,932 Dept des travaux publics.40,852 87,602 Voies ferrées et canaux.43,905 40,224 Le bois de pin qui se trouvait sur la réserve était évalué à $50,000.Les sauvages ont donc été volés en faveur d\u2019un député tory de toute la différence et le gouvernement a violé son fidei- cominis.Etonnez-vous après cela de la rébellion de 1885 ! Que penser du département des Travaux Publics pour lequel il est voté $40,852 et qui en dépense $128,454.C\u2019est ce qu\u2019on appelle dorner au parlement le controle des dépenses, Scandale des bureaux publics En 1878, les frais d\u2019administration du gouvernement fédéral représentés par les salaires des ministres, des fone- tionnaires et employés s\u2019élevaient au chiffre de $861,650.En l'année 1888-89 la dernière du régime Macdonal dont les chiffres officiels, cette dépense s\u2019est élevée à $1,281,713.hs une augmentation de dépense de $420,733.Mais ce n\u2019est pas tout.Les ministres ont adopté un système de virement de fonds qui leur permet d'employer une partie des sommes votée pour certains objets définis, certains travaux d'utilité publique au patronage secret de certains travailleurs rævetfmbles du parti.~ (est ainsi qu'on cache au public le coût réel de l'administration.Pour donner une idée de cette ma- nœuvre canaille nous allons donner les chiffres de quelques départements.Dans la première colonne on trouve le montant voté par la chambre, dans l\u2019autre le montant qui a été payé en plus.; Scandale Tupper, Jr.Monsieur Tupper, fils, l\u2019hon.M.Tupper, §'il vous plait, est aussi menteur que son père.A la session dernière lorsque l\u2019opposition reprochait au gouvernement ses dépenses d'impression ou ses dépenses de journaux, l\u2019hon.M.Tupper a eu l'audace de déclarer en chambre que ces dépenses s\u2019élevaient à $88,000 seulement sous le régime conservateur, tandis que sous l'administration Mac- Kenzie, elles s\u2019élevaient à $89,000.Mais 'hon.Tupper a été pris en flagrant délit de mensonge éhonté.Il a été prouvé que pendant les cinq dernières années de l'administration conservatrice de Sir John ces dépenses montaient à $400,000.Pour bien montrer l\u2019infecte canaillerie des ministres conservateurs qui trompent sciemment le peuple, il a été trouvé que dans les états soumis à la somme de $65,000, payée aux journaux ayait été omise dans les comptes d\u2019unefannée, bo chambre par hon.M.Tupper une|p Etonnez-vous après cela de l\u2019enthousiasme des journaux bleus.Scandale du cumul Quand le gouvernement annonce qu\u2019il donne à un de ses fonctionnaires un certain traitement, c\u2019est qu\u2019il admet que pour la somme indiquée, il peut obtenir le travail d'un homme compétent, pendant le long de l\u2019année.Disons que ce traitement est de $2,000.En supposant que les bureaux du gouvernement soient ouverts pendant 300 jours de l\u2019année et que le fonctionnaire que nous avons pris pour type ne soit nullement empêché par la maladie ou par toute autre cause de se rendre à son bureau, chacun de ces 300 jours, le salaire de cet employé équivaudra à $6.66 par jour, soit à $1.11 par heure.Si ce fonctionnaire cumule deux ou trois emplois, il est nécessairement obligé de s\u2019absenter de son bureau pendant une certaine partie du temps qui lui est libéralement payer à raison de $1.11 par heure.Il vend done au gouvernement, c\u2019est-à-dire au peuple, deux ou trois fois le même nombre d\u2019heures ; il en touche deux ou trois fois le-prix, bien qu\u2019il ne puisse con- sacref son temps qu\u2019à un seul travail à la fois, à moins qu\u2019il n\u2019est ce don d\u2019ubiquité dont ne jouit aucun être humain.C\u2019est ainsi que sir John trouve moyen de récompenser grassement les dévouements ou de payer largement les trahisons, Seandale des terres de la courcnne Les recettes totales pour toutes ventes de terres de la Couronne par le gouvernement d'Ottawa limites à bois, terres à paturages, n\u2019ont pas excédé pour 1888-89 la somme de $239,830.Les dépenses d\u2019administration sont de près de $440,000, comme suit : pour salaires des employés du départemer.L 3 Ottawa, $137,916 ; bureaux de Winnipeg et service extérieur, $152,012, soit $289,928, pour salaires et dépenses de bureau, laissant un déficit de $50,107.Le compte porté à la dette publique pour arpentages est de $130,- 577.51 pour la même année, plus $19,- 301 pour dépenses contingentes, soit en tout un déficit de $199.986,44 sur les opérations de l\u2019année pour le département des terres publiques à Ottawa.En 1890, sir Ch.Tupper et sir John Macdonald disaient effrontément à la chambres que la vente des terres publiques nous donneraient en dix ans quelques millons de piastres ! ! Scandale de 'émigration Le gouvernement tory d'Ottawa a chassé du Canada deux millions de nos compatriotes qui vivent là-bas en exil, loin de la mère-patrie.i La protection qui a ruiné l\u2019agrieul- ture est cause de cette émigration que nous déplorons.De tout temps, les libéraux ont demandé qu\u2019un remède fut apporté à cette émigration qui dépeuple notre pays.Sir John s\u2019y est toujours opposé.À la dernière session, un député indépendant, M.Charlton a demandé qu\u2019un comité fut nommé pour s'enquérir des causes de l\u2019émigration des canadiens aux Etats-Unis et rechercher le moyen d\u2019en arrêter le courant.Les chiffres cités par M.Charlton montraient que dans dix ans la population s\u2019est accrue aux Etats-Unis onze fois plus qu\u2019au Canada en raison de cette émigration.; L\u2019hon.M.Carling, ministre de l'agriculture a refusé de nommer un comité en disant que, SIL EST VRAI qu'il y a immigration, le ministère est capable de faire lui mêmé l'enquête.S'IL EST VRAI QU'IL-Y A IMMIGRATION.© Qu\u2019en pensent toutes les familles qui ont deux ou trois membres exilés aux Etats-Unis.Quelle confiance peut-on avoir dans le département pour faire une semblable enquête, lui qui a tout intérêt à cacher le mal.Et pourtant, il s\u2019est trouvé des Canadiens assez lâche pour approuver ce honteux refus.Le plus remarquable est M.Dupont de Bagot.M.Dupont préfère quon fasse venir des allemands et des polonais plutôt que de repatrier les canadiens.Scandale Chapleau A la dernière session, lorsque sir John de concert avec McCarthy voulait anéantir la langue française, M.Beausoleil, député de Berthier, a proposé l\u2019amendement suivant : « Que l'usage officiel des langues fran- caine et anglaise, dans la législature et devant les tribunaux des Territoires du Nord-Ouest, a été établi par ce arlement dans l'intérêt bien entendu de la population de ces territoires, de la bonne entente et de l\u2019harmonie qui doivent exister entre les différentes races qui l\u2019habitent, aussi bienf qu\u2019en vue de promouvoir jpar une politique large et libérale la colonisation et l'établissement de ces vastes domaines.\u2018Qu'il n\u2019est rien survenu depuis qui puisse excuser ou justifier ce parlement de retirer à la population du Nord-Ouest les privilèges octroyés il y a quelques années seulement.al \u201c\u201c Que le bill proposé aurait pour résultats de semer le malaise et le mécontentement dans toute la Puissance, en jetant du doute sur la stabilité de nos institutions, et de retarder par là, pour longtemps la colonisation et le développement des immenses ressources du Nord-Ouest canadien.\u201d Parmitouslesconservateurs,les bleus les plus féroces, il ne s\u2019en est trouvé qu\u2019ÜN, absolument qu\u2019UN assez lâche our voter contre cet amendement i et pour abolition de la langue francaise.Cet homme c\u2019est l\u2019hon.J.A.Cha- pleau, laissons-le à sa honte.AUX SOLONS.TERRES A BLE! Bon climat! Bon bors! Excellente eau ! Le gouvernement provincial offre en vente au delà de 2,000,000 d\u2019acres des plus belles terres à blé qui se puissent trouver dans la province de Québec, à 20 centins l\u2019acre, à une distance de 10 heures seulement de Québec (190 milles) par voie ferrée.Ces terres sont situées, entre autres, dans les cantons suivants, qui font partie du territoire du Lac Saint-Jean.Acres Acres arpentés.arpentés.Albanel.35,472 | Dequen.,797 Ashuapmouchouan20,350 | Dolbeau .48.000 agot.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.21,371 | Dufferin.\u2026.20,189 Bourget.21,264 | Metabetchouan.16,305 Caron.22,467 | Normandin,.20,426 Charlevoix.20,058 | Parent.40,375 Dablon .23,375 | Racine .,.31,000 Dalmas.29,400 | Roberval.10,093 Delisle .15,564 | Ross.18,000 Demeules .20,315 | Saint-Hilaire.36,000 Toutes ces terres sont faciles d'accès par bateau à vapeur, sur le lac, et par les chemins du gouvernement, à partir du terminus du chemin de fer, à Roberval.a » Les bateaux à vapeur \u201cPeribonca\u201d et \u2018\u201cUndine voyagent régulièrement sur le lac Saint-Jean entré le ler juillet et le 15 septembre, aussi avant et après ces dates, selon les besoins.» es i Le bateau à vapeur \u2018 Peribonca\u201d fait aussi un voyage spécial les mercredis au nord du lac Saint- Jean, arrétant à Peribonca et aux autres endroits accessibles sur le lac, partant de Roberval à 8 a.met revenant le même soir durant la même saison, quand l'exigent les besoins de la colonisation.Prix du passage, 50 c., aller et retour, et les effets de colon de bonne foi seront transportés gratis.Le chemin de fer de Québec et du Lac St-Jean offre les avantages suivants aux colons : Sur présentation d\u2019un certificat de l\u2019assistant- coment isaire de l\u2019agriculture, à Québec, les cultivateurs, et sur présentation d\u2019un certificat de l\u2019agent d'immigration, à Québec, les immigrants, arrivant d'Europe, qui iront, s'établir au J ac Saint-J ean, urront bénéficier des privilèges ci-dessous : Po ransport gratuit de Québec au Lac Saint-J ean des colons de bonne foi et de leurs familles, de 300 Îbs.d'effets de ménage pour chaque adulte et de 150 1bs.pour chaque enfant.Tout excédant de 300 lbs.d\u2019effets de ménage-\u2014mais pas au-delà d'un chargement de char pour chaque famille\u2014sera transporté au prix nominal de 9 centins par 100 Ibs.Les colons de bonne foi qui désireront aller seule- mont examiner les terres obtiendront un demi- passage de Québec au Lac Saint-Jean et retour, soit 2,75 chacun, sur présentation d'un certificat de l'agent d'immigration du Dominion, ou de l\u2019assis- t-commissaire de l\u2019agriculture.es colons trouveront à à acheter de belles terres en culture au Lac Saint-Jean.Pour renseignements concernant la vente des terres, etc, s'adresser à M.GEORGE AUDET, agent des terres de la couronne, à Roberval, Lac Saint- Jean, Mgr Labelle et Mgr Marquis, au département de l\u2019agriculture, à Québec, et les immigrants d\u2019Europe à M.L.Stafford, agent d'immigration du Dominion, à Québec.A Pour autres renseignements demandez nos indicateurs.; ; NoTE.\u2014Pour se procurer un certificat de l\u2019assis- ue l\u2019'applicant soit porteur e sa paroisse, afin de don- 7nov.\u2014la tant-secrétaire, il faut d\u2019un certificat du curé J ner une preuve de sa bonne foi.TERRES GRATUITES LA OU La Culture Paie ! Toutes informations contenues dans ies intéressantes et nouvelles éditions des brochures de la Compagnie du Cheniin de Fer Canadien du Pacifique, qui viennent de paraitre.Le Cultivateur du Nord-Ouest Culture et Elevage Témoignage de cent Colons Succès des Fermiers Ecossais Colombie Anglaise Terres Gratuites Ces brochures forment une collection précieuse et contiennent un grand nombre d\u2019informations aussi utiles qu'intéressantes, recueillies par des agents spéciaux qui ont parcouru toute la région, ainsi qu'un grand nombre de travaux de culture, etc, dans les prairies ; aussi de nombreuses lettres de colons de la contrée, attestant les progrès accomplis à la fin de 1890.Chaque brochure contient une mappe.Ces exemplaires seront envoyés gratis à n'importe quelle adresse, sur demande faite à n'importe quel agent de la Cie du Pacifique, ou à W.F.EGG, L.0.ASMSTRONG, Agt des pas.du dis.Agt de colonisation.Montréal.Salon du Palais 27 et 29 RUE ST-GA BRIEL MONTREAL Ce magnifique hôtel si 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conservateurs se complaisent à pousser c'est le cri d\u2019annexionniste.Une fois qu\u2019ils ont dit annexionniste ils ont tout dit.Par exemple, inutile de demander pourquoi, ces messieurs seraient incapables de le dire.Comment la réciprocité pourrait amener l'annexion ?voilà ce qu\u2019on peut se demander.La réciprocité est une convention commerciale.L'annexion est une politique.Comment doit-on prétendre que lun doive amener inévitablemeny l'autre.Il n\u2019y a, dit l'honorable M.Laurier, qu\u2019une explication à cela C\u2019est que le peuple canadien sera si heureux avec la réciprocité, s'entendra si bien avec les Etats-Unis, qu\u2019il voudra re- serrer encore ses liens avec ses voisins jusqu\u2019à l'union politique.Mais s\u2019il est vrai, comme le prétendent nos adversaires, que la réciprocité doive amener la ruine du Canada, doive anéantir tout le pays, est-ce que cela a la moindre parcelle de bon sens que les canadiens iraient mettre le comble à leur infortune en sunissant politiquement aux Etats-Unis._Ainsi de deux choses l\u2019une ; ou la réciprocité doit enrichir le Canada et alors l\u2019engager à se rapprocher encore des Etats-Unis, ou la réciprocité doit nous ruiner et alors bien loin de nous rapprocher des Etats-Unis elle ne peut que nous en écarter.Aux conservateurs de choisir.Leur cri d\u2019annexion est le plus bel aveu que la réciprocité doit nous enrichir.Sir Hector a Sorel La Presse de jeudi nous a bien amusé en rapportant avec une vertueuse indignation, l'attentat dont sir Hector prétend avoir été l\u2019objet à Sorel en traversant le fleuve en voiture.Il paraîtrait que le ministre des travaux Publics s\u2019est fait enlever le casque.Les gens au courant des choses du jour savent parfaitement à quoi s\u2019en tenir sur cette agression que l\u2019on met sur le compte des libéraux parcequ\u2019on n'ose pas avouer l\u2019auteur réel.On se rappelle que M.Chapleau à St-Jérôme s'était plaint d\u2019avoir reçu une torquette de tabac à la tête.Les deux ministres sent quittes maintenant.Mais enfin ce qui est unique c'est de voir la Presse plaindre à chaudes larmes sir Hector de I'infamie, 'indignité, le crime dont les assaillants se sont rendus coupables, A-t-on oublié à la Presse certains articles parus dans ce journal sous le titre \u201c Le métier de ministre \u201d avec un sous-titre \u201c Notes pour servir à l\u2019histoire de notre temps et à l\u2019édification des contribuables du Canada.\u201d Ces articles de la Presse ont été réunis en brochure, voilà une leeture qu\u2019il serait intéressant de répandre dans le comté de Richelieu.Dans cette brochure de la Presse, il est dit que Sir Hector Langevin doit ses succès politiques aux bandes d\u2019assommeurs qu\u2019il organisait dans les comtés où il posait sa candature.C'est le cas de dire : \u201c Qui se sert de l'épée, périra par l'épée.\u201d convention Placements américains L'hon.M.Chapleau, dans son discours programme cherche à faire croire que les américains n\u2019ont aucune intention de placer leurs capitaux au Canada et il dit & cet effect : Le grand argument libéral est que l'annexion attirerait les capitaux américains de notre côté.C'est là une prétention bien contestable.Le Star journal tory, pourri des louanges de Sir John, se charge de démentir le secrétaire d\u2019Etat en publiant la dépêche suivante : DUMVILLE ONT.16 Fév.\u2014 Les capitalistes américains cherchent des placements dans tous les coins du pays.Beaucoup d'argent est allé dernièrement dans les district au Nord du Lac Supérieur.Une des dernières opérations en ce genre est la vente par M.John Dyatt d'une ferme de 160 acres prés d\u2019ici à M.Thomas Griffin capitaliste de Hornesville, N.Y.Ily a sur cette ferme une carriére de pierre de 80 acres qui est une vrai mine d\u2019or car c\u2019est de la pierre lithographique de la plus grande valeur.Les experts la déclarent égale a la meilleure pierre d\u2019Allemagne.M.Griffin va exploiter la carrière au printemps.Le prix de 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