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Titre :
L'écho des Deux-Montagnes
Journal libéral de combat, L'Écho des Deux-Montagnes publie aussi de nombreuses nouvelles des paroisses du district de Terrebonne.
Éditeur :
  • Sainte-Scholastique :[s.n.],1890-1892
Contenu spécifique :
jeudi 30 avril 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Liberté (Sainte-Scholastique, Québec)
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Références

L'écho des Deux-Montagnes, 1891-04-30, Collections de BAnQ.

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[" 1Re ANNEE LECH DEN DE = ar Pa ) No.26 AMONTAGNES 1 ORGANE DU PARTI LIBERAL DANS LE DISTRICT DE TERREBONNE J.D.LEDUC er G.E.LANGLOIS.4 LN STE-SCHOLASTIQUE, 30 AVRIL 1891.\u2014 \u2014 \u2014 REDACTEURS-PROPRIETAIRES.\u2014 FEUILLETON.LLE L'AIMAIT DEUXIÈME PARTIE LE ROI D\u2019ALGER Suite.Le marquis se remit à regarder les tentures de Smyrne, les coffrets de bois de rose, les émaux et les colliers de perles.La mer, par les portes de l\u2019arrière envoyait le murmure doux de ses flots se brisant contre le navire, et une bonne odeur fraîche en venait .Un faible bruit montait du pont.C\u2019était comme l\u2019abordage d\u2019une grande barque déposant de nouveaux visiteurs, car le bruit des rames cessait et une discussion semblait s\u2019être engagée à voix sourde.\u2014 Ainsi, dit Barberousse, ce galion si redouté a changé de destination en même temps que de maître : vous l\u2019enrôlerez dans la marine française ?\u2014Probablement.Notre mission finie, nous reprendrons notre place auprès du roi.Mais l'officier revint de nouveau et sembla indiquer du geste qu\u2019un visiteur demandait à être introduit.Comme il parlait très bas, Jacques ne put rien entendre.Quant au marquis, il ignorait la langue particulière aux rivages de la mer d'azur.Alors Barbarousse se leva et dit aux jeunes gens : \u2014 Messieurs, une personne désire me parler et désire ne pas être aperçue.Je vous prie de suivre mon lieutenant, nous reprendrons cet entretien après le départ de mon visiteur.Le marquis et Jacques se dirigeaient vers la porte donnant sur le pont, mais l'officier les retint vivement et les fit passer par un escalier très étroit qui montait au sommet de la rambade.Là, un petit salon coquet et doré du plafond au tapis ouvrait sur la mer deux ÉNCtre largac atærilléer Ann +roillacn 1- cier très résistant.\u2014 C\u2019est ici que monsieur l\u2019amiral met les prisonniers de marque, dit en souriant l\u2019otticier.Oh ! rassurez vous, c\u2019est pour être certain que vous ne verrez pas sa visiteuse qu'il vous retient ici.Ni lui ni moi ne la connaissons, mais elle a tant insisté pour trouver mon maître seul que je vous tiens compagnie jusqu\u2019à son départ, dans cette prison agréable.Et comme pour prouver l\u2019agrément de ce séjour, des esclaves apportèrent une collation composée de gâteaux de maïs, de fruits, de confitures, et de pâtés de venaison.Des dattes et des bananes s\u2019empilaient sur une coupe d\u2019argent ciselée.Pendant que leur compagnon poussait vers eux une table de laque, le baron de Bardine dit à l\u2019orcille du marquis Pierre : \u2014J\u2019aurais bien voulu savoir qui est la.Et vous ?\u2014Nous le saurons.Sans-Secousse est resté en bas.\u2014C\u2019est vrai.En effet, s'il ne pouvait venir à l\u2019idée d\u2019Hari-Adan que des valets pussent surprendre ses secrets, le marquis de Méreuil savait que Sans-Secousse et Cicéron feraient l\u2019impossible pour les connaître.Or, les deux amis possédaient une puissance suprême : ils étaient riches.Ils sortaient au bon moment un écu marqué au bon coin, et méme une turquoise ou une émeraude dont la vue inspirait a leurs interlocuteurs de sérieuses réflexions.Lorsque Sans-Secousse vit s'approcher la barque portant le nouveau visiteur, il ne la quitta pas des yeux.Puis, sa curiosité augmenta lorsqu\u2019il distingua une ro be noire et, sous un voile noir sombre, un masque de velours, le tout faisant une tache noire trouée de deux ou trois reflets d\u2019or, \u2014des torsades de cheveux blonds sans doute.Et enfin sa curiosité se changea en un étonnement bien legitime, lorsqu'il reconnut la dame d\u2019Hyr.Elle mit le pied sur le pont, s'appuyant au bras d\u2019un jeune homme qui portant une cassette.Sans-Secousse se trouvait en arrière de la galère levantine, caché par les cordages, les barils et les ancres qu\u2019on laissait toujours là, à portée des matelots.I] se fit petit et courba la tête, il ne tenait pas a être reconnu.Puis quand la juive eût passé, il dit à un marin assis à ses côtés et avec lequel il avait lié conversation sans trop savoir pourquoi : \u2014Tu n\u2019as jamais vu de rubis, de ces belles pierres rouges qui jettent des éclaboussures de sang ?\u2014Si, Chez l\u2019amiral, il y en a beaucoup.\u2014De plus beaux que ceux-ci Ÿ fit-il en sortant deux superbes pierres de sa pochette ?.L'autre fit un bond en arrière, en s\u2019écriant stupéfait : \u2014 Tu as des pierres comme cela, toi ! un valet ! \u2014Oui.Et il ne tient qu\u2019à toi de les posséder.Je les mets à ta disposition ; elles seront à toi tout de suite, si tu veux.La marin ouvrait des yeux énormes et souriait niaisement.\u2014 Allons, dépêche ! les veux-tu ?Il y a une fortune pour toi.\u2014Si je les veux !.Et que faut-il faire pour les gagner ?\u2014 Presque rien.Me permettre d\u2019entendre ce que va dire à ton maître cette visiteuse à robe noire et au masque de velours.\u2014C\u2019est impossible ! Sans-Secousse répliqua tranquillement en avançant les pierres : .\u2014C\u2019est que tu n\u2019as pas bien regardé ces rubis, \u2014Trop ! Evidemment, il y a une fortune.Mais vraiment.\u2014Décide-toi.Elle entre.Si tu ne veux pas, je m\u2019adresserai à un de tes compagnons.J\u2019en trouverai bien un plus courageux que toi ! \u2014Tu me la donneras tout de suite, dès que tu seras caché ?\u2014Oui.\u2014 Viens ! Ils se glissèrent derrière les barils et entrèrent par une petite ouverture dans les couloirs de l\u2019amiral, attenants à ses appartements privés.\u2014Tu sais que je risque ma tête, dit le marin au valet.\u2014Je le crois bien.Une vilaine tête noire contre deux rubis étincelants ! \u2014Et toi la tienne.Je te conduis dans une cabine sans jour qui donne sur le salon ; si tu remues, si.tu tousses, tu es mort ! \u2014Je ne suis pas enrhumé, conduis-moi et va-t'en.Le marin entr\u2019ouvrit une petite porte et poussa le Parisien, qui s\u2019assura d\u2019abord qu\u2019il entendait, puis donna les deux pierres, loyalement.Le serviteur de garde à l\u2019office portait à ce moment la collation des deux gentilshommes.Personne ne vit Sans-Seçousse s\u2019introduire dans la cabine, et d\u2019affleurs on n\u2019eût pas été le chercher là.Large de trois pieds carrés, trop bas pour se tenir debout, encombré de vêtements, de vieilleries de rebut, la retraite n\u2019offrait rien de séduisiant.Mais le valet du_ marquis en- tendat fort biën, et Même, par une false | J JON TO #2 «uyalv 1d UWE NOlre découper sur l\u2019or des étoffes et le châtoie- ment des tentures sa taille haute et les lignes admirables de ses épaules.Elle se tenait debout devant Barberousse, assis sur un divan très large, regardant curieusement la jeune femme toujours masquée.\u2014J\u2019ai tenu, Monseigneur, à être seule avec vous, car ce que j'ai à vous proposer\u2026 à vous demander, est grave.J'ai cherché autour de moi un homme qui pit me comprendre, et je ne l\u2019ai pas trouvé.J'ai appris votre arrivée dans ces parages et je viens confiante.Sommes-nous seuls et puis-je parler ?Hari-Adan répondit en montrant un siège à la Juive : \u2014 Parlez, nous sommes seuls.Alors la dame d\u2019Hyr leva son masque, et Sans-Secousse ne put s'empêcher de faire un mouvement d\u2019admiration.Il allait même souligner, d\u2019une exclamation ari- sienne son ravissement, lorsqu\u2019il se souvint à point de sa position périlleuse et il se contint, Barberousse admira, sans réserve, sa visiteuse.Elle était vraiment belle, la dame d\u2019Hyr.Barberousse eut un geste aimable pour répondre : \u2014Ce que vous me demanderez est accordé d\u2019avance, Madame\u2014 Voici, Monseigneur.Elle semblait hésiter et commença par cette phrase destinée à éblouir Barberousse encore plus sûrement qu\u2019il ne l\u2019avait été par la vue de sa merveilleuse beauté.\u2014Je suis riche, très riche ; pour un caprice je jette dix mille écus d\u2019or dans la mer, et je pourrais ce soir remplacer les richesses qui vous entourent, et recommencer encore demain.Le général barbaresque regarda sa visiteuse.Elle n\u2019était point folle, et ces paroles semblaient presque naturelles dans sa bouche, tant son aspect était étrange.\u2014Savez-vous, dit-il, que j'ai là pour cent mille écus de pierreries et d\u2019étoffes lamées d\u2019or ?\u2014Je l'ai vu.J'ai aussi des coupes pleines de rubis comme un hanap de Bohême est rempli de vin, et mes colliers deperles ruissellent comme l\u2019eau d\u2019une source inépuisable.Donc, si pour satisfaire un caprice je sème des poignées d\u2019or, je donnerai le prix qu\u2019il faudra ponr assouvir ma haine.Hari-Adan eut pourtant un doute sur cette fortune royale.Il luisemblait qu\u2019une femme aussi belle et aussi riche devait trouver autour d\u2019elle des bandits et des chefs estimés pour satisfaire ses caprices et assouvir ses passions.\u2014Où sont cachés vos trésors ?\u2014dJ\u2019ai apporté avec moi la part que je vous destine.Elle se ret&urna en disant : \u2014Celui qui la garde est là.Pouvez-vous le faire entrer ?\u2014\u2014Oui.Barberousse donna l\u2019ordre et le servi- 2-0, teur de la juive entra.Il se mit à genoux devant Hari-Adan et ouvrit la cassette qu\u2019il portait.Les yeux du chef musulman brillèrent et ses doigts se crispèrent sur les étoffes du divan.Pourtant, il ne voulut pas sembler se précipiter sur l\u2019or offert pour accomplir un acte qu\u2019il ne connaissait pas, et il dit: \u2014 Bien, laissez cela, et retirez-vous.Le coffre était à ses pieds.Il voyait, du premier coup, l\u2019énorme fortune entassée là dedans ; à cette époque les joyaux avaient une très grande valeur et les familles nobles se disputaient les pierreries les plus belles.Le trafic des diamants était très suivi, souvent on employait des joyaux pour payer l\u2019achat d\u2019une terre ou la rançon d\u2019un prisonnier.Comme tous les parvenus, Barberousse aimait le luxe insolent et criard.Aussi son œil se repaissait de la vue de ce coffret.Il se décida sur-le-champ à faire ce que demandait la juive, il se sentait prêt à s\u2019incliner toujours devant une femme dont les yeux et les diamants brillaient d\u2019un si merveilleux éclat.\u2014Je suis à vos ordres, dit-il, veuillez me dire mon rôle.La dame d'Hyr reprit : \u2014II y a dans les roches qui s\u2019étagent sur la côte italienne, entre San-Remo et Oneglia, un couvent de nonnes.Le lieu est affreusement désert.D\u2019énormes blocs de granit, des crevasses profondes comme des précipices, aucune végétation, rien qui vive, pas un cri, rien.Le couvent est entouré de murailles très basses : on n\u2019a pas à craindre les attaques des routiers, aucun chemin praticable y conduit.Un village nommé Bella envoie chaque matin les provisions nécessaires, D'ailleurs, le couvent est à vendre et se compose de trente sœurs à peine.Elle s'arrêta.Sans-Secousse comprit vaguement de quoi il allait être question, et il colla son oreille pour ne perdre un souffle de la juive.Après un moment d\u2019hésitation, elle reprit, abaissant la voix : \u2014Là est enfgupge une jeune fille e je.déteste Aatont= Tuite & PRIS.quoi bon vous raconter mes malheurs ! Je la hais de toutes mes forces, voilà ! Son frère, inquiet de la savoir aussi prêt de la côte, craignant les recherches d\u2019un fiancé qui sacrifiera tout son temps à ses recherches, veut la prendre encore pour la conduire dans le Tyrol, en Saxe, je se sais où, dans un pays où nul ne songera à la poursuivre.\u2014Eh bien ! il me semble que votre haine doit être satisfaite ?Votre rivale\u2014car je crois deviner qne c\u2019en est une\u2014votre rivale exilée au pays des Bohémiens ne vous gênera plus ! \u2014Si ! fit la juive.\u2014Oh ! \u2014On revient de partout, du pays de Bohêmes, et des montagnes du Tyrol, et des mondes nouveaux découverts il y a trente ans ! Elle peut écrire, séduire un gardien, une sœur qui s'intéresse à son sort.Son hom suffira, ou bien ses allures résignées et doucereuses.Mais je, vous dis que ce n\u2019est pas assez loin, cela.L'autre la trouverait.Par ces temps d\u2019espionnage, peut-être qu\u2019un des soldats chargés de la conduire viendra lui vendre le nom de sa retraite ! Et puis je ne veux pas la perdre de vue.Je veux.Je vais vous dire ce que je veux.Elle s\u2019'approcha de Barberousse et d\u2019une voix frémissante : \u2014Je veux que vous alliez là-bas, avant l\u2019arrivée de son frère, et qu\u2019il ne trouve que le cadavre de sa sœur ?Vous la tuerez ; au moins je saurai qu\u2019elle ne reviendra pas troubler mes projets et assombrir mes rêves ! Je veux la voir morte de mes yeux.\u2014Ma foi, dit Sans-Secousse, au moins elle n\u2019y va pas par quatre chemins, Elle a la folie du meurtre, cette femme.Au train qu\u2019elle prend, M.de Bardine sers réduit À l\u2019épouser, car elle aura tué tous les gens de sa connaissance.Et il ajouta avec une grimace douloureuse.\u2014Je ne suis pas fâché d\u2019être ici, bien que je doive en sortir tordu comme un cep de vigne.Hari-Adan ne sourcilla pas.Il s\u2019attendait à cette demande que le visage de la Juive, sa générosité inouïe, les crispations de ses mains, indiquaient avant ses phrases.Le grand corsaire savait bien qu\u2019on ne lui donnait pas une fortune sans lui demander un meurtre et, pour sa part, il voyait sans étonnement une jeune fille chercher à séparer de cette manière sa rivale et son fiancé.Mais la dame d\u2019Hyr continua pour bien préciser : \u2014 Vous comprenez bien, n\u2019est-ce pas ?Avant l\u2019arrivée des autres ! Il faut vous hater.Ils seront trois ou quatre.Et vous la tuerez.Je vous suivrai ; vous me verrez arriver quand il sera temps.Méme si vous devez écarter les autres à coups de dague, frappez ! le frère me gêne et l\u2019autre est un lâche, inutile ou dangereux.L\u2019heure est propice.L'armée de l\u2019empereur est \u2014 æeront ni remarqués, ni reconnus.Et puis route est aride, abandonnée.Vous des- aendrez à mille brasses de San-Remo, vers \u2018Gênes, une petite crique indique le com- Yrencement même du sentier.Vous mar- chèrez quatre heures, cinq peut-être La Ki il sera impossible dgp vous arrêter : La troupes du due de Savoie sont rassem- Viges à Savone et le rivage est désert.J\u2019ai tout calculé.Demain matin, à huit heures, Yous pouvez être à Bella.Aucune résistance à craindre.: Barberousse approuva d\u2019un signe de tête.\u2014Les autres, combien sont-ils ?\u2014Son frère, un cousin et deux arque- Wusiers.Il n\u2019est aucune précaution à prendre, le duc est de leurs protecteurs.\u2014 Ah -! \u2014Si demain ma vengeance est satisfaite, vous recevrez un coffret semblable à celui ci.Hari-Adan se leva : \u2014I] ne me,reste plus qu\u2019à connaître le nom de çelle que je dois choisir entre \u2018trente compagnes.La Juive baissa la tête.Le nom qu\u2019elle allait dire était celui de ses protecteurs, et eHe craignait que Barberousse ne vouliit pas lutter contre d'anciens compagnons ; car gon père s\u2019était asssocié \u2018à Lucien, en 1510, pour opérer une descente en Toscane.Elle cherchait un moyen de désigner la fiancée de Jacques sans la nommer.Puis, résolument, elle le dit tout fort : \u2014Elle se nomme Hélène Grimaldi ; c\u2019est la fille du prince Lucien.\u2014Ah ! fit simplement le corsaire.Et il ajouta d\u2019un ton tranquille : \u2014Je tiens trop à vous servir pour hésiter.Vous me payez royalement une mission qui n\u2019offre aucun danger, vous pouvez compter sur moi.La dame cherchait, avant de prendre congé, roulant dans sa tête les recommandations qu\u2019elle avait répétées souvent en combinant ses projets.Elle ne voulait pas qu\u2019une entrave pût faire échouer ses Dig ; me PA \"a > - als rien ne pouvait se mettre au tras vers de ses désirs.Barberousse ne reculerait pas devant un meurtre ; il était plus probable, au contraire, qu\u2019il massacrerait une partie du couvent et enlèverait le reste.La troupe d\u2019Hercule Grimaldi ne lutterait pas contre les hommes d\u2019Hari-Adan.Et la route était libre ; les soldats italiens étant ramassés aux environs de Savonne où la flotte de \u2018Pescaire viendrait les prendre.La dame d\u2019Hyr sortit, accompagnée par son hôte.: Bientôt sa barque s'éloigna.Jacques et le marquis virent les rameurs penchés su# les avirons : une tente de toile rouge cachait à tous les yeux les visiteurs de Barberousse.Le chef des Algériens rentra dans son salon pour examiner encore les richesses offértes par la Juive, puis il cacha la cassette sous un amas d\u2019étoffes et appela sog lieutenant.Nans-Secousse avait quitté sa cachette au départ de la Juive.Dans l'office, un serviteur le regarda passer, étonné.Il lui mit dans la main une double pistole, et l\u2019autre reprit son ok» avec acharnement pour montrer u £ qu présent il ignorait la présence de Pidtrus.Le Parisien sourit.Il prit même encore dans sa pochette deæx florins d\u2019or et les donna au marin qwë l\u2019avait caché et l\u2019attendait, anxieux.\u2014-Tu vois que tu ne risquais rien, et mdf non plus.Voici encore, je suis bon prikee.Je ne me suis pas ennuyé, bien qu@la pièce soit un peu basse de plafond.Et il s\u2019étira volontiers, cherchant du regard Cicéron, qu\u2019il vit en train de corrompre le proposé aux vivres, pour acheter des bananes dont il était très friand.rberousse ordonna à son lieutenant d'ifitroduire de nouveau ses premiers hôtes, et il dit au marquis de Méreuil : \u2014Je vous prie de m\u2019excuser de vous avoir laissés seuls ainsi.Il a fallu le désir absolu de ma visiteuse.D'ailleurs, je n\u2019ai plus rien à vous demander.Je vous souhaite bonne chance dans votre entreprise.J\u2019offrais volontiers à Beppo de Piombino une association, je ne peux que désirer de vous voir garder une neutralité que je ne violerai pas le premier : Pierre se dit : \u2014IIl paraît que la visite dernière a changé les idées de notre hôte.Sans doute il a mieux à faire que de s\u2019associer avec des gens aussi peu sceptiques que nous.Notre amitié n\u2019eût pas été de longue durée, certainement.Donc, tout est pour le mieux.Îl s\u2019inclina respectueusement et, après quelques phrases banales de compliments, les deux gentilshommes quittèrent le navire algérien.Une fois en pleine mer, Sans-Secousse dit : \u2014Ramez plus fort.Nous sommes très près pressés, très pressés.\u2014 Pourquoi ?demanda Pierre\u2014 Vous avez bien vu cette barque grise qui a abordé la galère capitane.D'ailleurs es ul Ri \u2014Oui.Eh bien?\u2014Savez-vous qui elle porte, quelle personne s\u2019abrite sous cette tente rouge ?\u2014 Non.Nous la connaissons donc \u2014Oh oui ! c\u2019est la dame d\u2019Hyr.Jacques de Batdine eut un mouvement \u2018involontaire et devint blême.Le marquis mit 2 main à'sôn-poignard: Cicéron s'arrêta d\u2019éplucher sa sixième banane.\u2014Oui, la dame d\u2019Hyr.Je ne connaissais pas son visage.Elle est belle ! \u2014Et que venait-elle faire ?demanda le baron de Bardine.\u2014Oh ! quelque chose de très simple.pour elle; et qu\u2019elle trouvait tout naturel.Prier M.l'amiral des Maures de tuer Mlle Hélène Grimaldi.L\u2019étonnement et la colère empêchèrent Jacques de parler.Il balbutiait des mots sans suite, et ses yeux s\u2019ouvraient démesurément.Le marquis, très pâle aussi, demanda : \u2014Tu sais donc ou elle est ?\u2014Certes ! Jacques prit un bras de Sans-Secousse et le serrait comme un noyé qui se cramponne à une branche.Le marquis saisit la main libre et la serra.: \u2014OC'est loin ?-\u2014Non, tout près.Nous y seront avant eux, car ils vont partir de suite, j'en jurerais.Mais ramez donc ! Cicéron, prends une rame et montre leur ton talent si chèrement acquis.La nuit tombait.Le soleil disparaissait derrière les nuages de pourpre s\u2019élevant au-dessus des montagnes lointaines.Vers l\u2019Italie, le ciel s\u2019assombrissait de vapeurs grisâtres.La mer se calmait, comme il arrive chaque soir par le vent de ponant.\u2014Le vent cessera d\u2019ici une hevre, Jacques avec désespoir.\u2014 Nous irons à la rame, répondit le marquis Pierre.\u2014Oui, mais les Levantins ont des hommes et des rames aussi, et plus que nous.Trente bancs de rameurs et deux cents ommes™Y » Suns40bcousse, combien Barberousse doit prendre de bandits pour cette expédition ?\u2014 Non, capitaine.La dame d\u2019Hyr a répété qu\u2019Hercule Grimaldi et Doria se rendraient seuls avec deux hommes.Hercule ?interrompit Pierre, Doria ?Que viennent-ils faire ici ?Alors Sans-Secousse reprit son récit dès le début ; et une fois qu\u2019ils se furent bien pénétrés de la situation, les gentilshommes se consultèrent.-\u2014Il ne faut pas songer à aller à la voile ?demanda le marquis.\u2014Non, à la nuit close il ne fera pas un souffle d\u2019air.\u2014Alors nous armerons cette barque.Combien peut-elle porter de marins ?\u2014Seize.\u2014Et nous quatre ?\u2014Oui.Cela fait vingt.Je ne crois pas que l\u2019Algérien emmène une plus forte troupe.Pour tuer une femme et lutter contre quatre soldats, il n\u2019y a pas besoin de tant de monde.Et puis l\u2019essentiel pour nous est d'agir vite.Il faut arriver avant Herculeet surtout avant Barberousse.Nous prendrons à bord les hommes les plus solides, et nous irons droit sur la crique indiquée par la juive et que je connais fort bian.Je me souviens même de m'être demandé où pouvait conduire le chemin horrible qui part de cet endroit pour s\u2019enfoncer dans les montagnes.\u2014Bien.Ayons confiance en Dieu et en notre cause.Ils se mirent à rêver tous deux.Jacques excitait parfois du geste et du regard ses marins penchés sur les avirons, et s\u2019accoudait ensuite sur le rebord de la barque pour plonger ses yeux dans la brume épaisse qui voilait déjà le pays de ses amours.Le marquis, la tête appuyée sur un tapis, allongé, suivait dans le ciel rougi par les dernières lueurs du jour, des visions auxquelles il souriait malgré lui et des frissons lui traversaient les os.fit ITI LE COUVENT DE BELLA -Le couvent où se cachait Hélène Grimaldi était perdu dans cette partie des Apennins qui s\u2019en va en s\u2019étageant des rives de San-Remo et d\u2019Onneglia pour se terminer par l'immense muraille de granit qui entoure la plaine d\u2019Alexandrie.Là, aucune culture n\u2019est possible, aucun travail même.Des blocs rougess\u2019entassent, nus.Parfois une maigre sapinette essaie de pousser dans une félure du roc et aussi du thym et de la lavande rabougris, aux racines tordues sur la pierre comme des couleuvres.Autour des deux maisons basses à tuiles rouges et blanchies à la chaux qui forment tout le couvent, une muraille de cinq pieds de haut pour abriter les nonnes des attaques des loups et\u2019 sauvegarder des renards et des fouines une douzaine de maigre poules qui picorent dans la cour intérieure.Puis, à cinquante pas de ces remparts ridicules, une falaise immense se dresse de occupée à envahir la France, vos soldats ne on la distingue encore là-bas, tous côtés, un mur rouge, à pic, rayé par le suintement des pluies, frangé tout au haut de racines sèches et d\u2019arbres nains.Impossible de se sauver une fois dans ce trou ; il n\u2019y a qu\u2019une route pour y aller : on prend la même pour sortir ou on ne sort pas.Cela ressemble à Monaco en ce sens, et c\u2019est, en effet, la situation inverse: une presquileçen contre-bas.Hélène fut horriblenfent rhalhëureufe d\u2019entrer dans ce couvent perdu, où ôn n\u2019avait même pas la vue du ciel.Il lui semblait que ces murailles éternelles lui pesaient sur les épaules, et son rêve se heurtait toujours à ces remparts de granit, Et puis la règle était austère : jamais de promenade, jamais de ces causeries au soleil qui égaient, même entre des murs implacables.Elle passait ses journées à prier, les yeux clos.Si encore elle eût pu voir la route, son vallon ouvert sur ia rive, elle aurait attendu, anxieuse, la venue de ses libérateurs ! Mais rien que des rochers lugubres et le silence sans fin ! .Pourtant, elle ne désespérait pas.Ils étaient libres, ils la cherchaient.Parfois, elle s\u2019étonnait qu\u2019ils ne fussent pas là.Ils devaient avoir compris qu\u2019elle se trouvait près de la côte, en Italie.On n\u2019eût pas osé d\u2019abord la bannir.Pourquoi ne découvriraient-ils pas sa première retraite ?Et une fois là, sur l\u2019indication des nonnes, pourquoi ne pas suivre ce chemin que ses anciennes compagnes lui avaient vu prendre?Mais bientôt elle se rendait compte des difficultés de ce travail.Le pays plein de soldats ennemis, et eux sans argent, sans amis, obligés de se cacher tout en fouillant les rives.\u2014Ils viendront ! répétait-elle sans cesse, pour se donner du courage.Ils viendront me délivrer.J\u2019en suis certaine ! Elle ne douta pas une minute.Jacques libre, son premier souci serait de retrouver sa fiancée et le marquis serait là ! L'inage de Pierre avait le don de lui mettre un sourire aux lèvres, \u2014Bon Monsieur de Méreuil ! faisait-el- le naïvement.Elle se sentait attirée vers lui par une sympathie douce et souriante.Elle eût confié à ce jeune homme à peine entrevu ses plus intimes secrets, \u2014H est peut-être plus enragé que Jacques, murmurait-elle.Je le vois allant toujours devant lui, crânement, sa mince épée dans sa petite main !.Mais bientôt elle voyait Jacques à la tête de ses hommes, les épaules relevées, portant un glaive énorme de sa grosse maïn couturée de cicatrices, sans armure, fier et superbe.Et elle joignait les mains.Dans son malheur, c\u2019était une joie de songer que ces deux hommes l\u2019aimaient ; dans sa solitude c\u2019étaient une distraction et une espérance de se les représenter tels qu\u2019ils lui apparaissaient, admirables de bravoure et de passion.Elle n\u2019osait pas parler d\u2019eux.Ses compagnes, vouées pour toujours aux rigueurs du régime du cloître, tâchaient au contraire d'oublier les bruits du monde.Hélène attendait donc à chaque minute du jour la venue de son libérateur, dormant très peu, pleurant beaucoup.Le matin du jour qui suivit l\u2019entrevue d\u2019Hari-Adan et des deux gentilshommes, elle éprouva une angoisse involontaire, et il lui sembla qu'un malheur la menagait.Elle voulut chasser ces pensées, elle ne put pas.Vers huit heures, elle se dirigea méme vers la muraille qui entourait le couvent.Cette muraille unie du côté extérieur, était, dans la cour, soutenue par des tas de pierre et de sable qui permettait de venir s'asseoir sur le rebord pour voir le pied des falaises À cinquante pas.Elle vint donc tristement regarder les pierres humides et la terrasse par laquelle pénétrait l\u2019unique chemin.\u2014 C'est par là qu\u2019ils viendront, pensait- elle.s\u2019ils viennent ! Pour la première fois elle désespérait, sans savoir pourquoi.Mais un bruit de pas pressés lui arriva, assourdi par l\u2019écho des parois trop rapprochées, et un cliquetis d\u2019armes.Elle connaissait ce bruit.Ces gens qui venaient étaient des gens de guerre.Les soldats de Monseigneur Lucien faisaient le même bruit lorsqu\u2019ils accouraient.Son sang reflua vers son cœnr : elle s\u2019accrocha au mur, effroyablement blême.\u2026 Evidemment, ce n\u2019étaient pas les marchands de Bella, c\u2019étaient eux ! \u2014Eux ! fitelle.Eux ! Ils viennent ! Jacques ! le marquis ! Sa gorge râlait, Elle se retourait vers le couvent : personne n\u2019était sorti, le silence le plus complet enveloppait l'habitation, quelques poules grattaient le sol.Rien autre.Elle répéta deux noms : \u2014Jacques ! M.de Méreuil ! Mais aussitôt ses angoisses de tout à l\u2019heure la reprirent : \u2014 Pourquoi courent-ils ! Il sont poursuivis ! oui c\u2019est cela, Et elle dit résolument : Suite sur la quatrième page.13 t L\u2019ECHO DES DEUX-MONTAGNES \u2014 \u201cL'EOHO DES DEUX-MONTAGNES* JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A STE-SCHOLASTIQUE, CHEF-LIEU DU DISTRICT DE TERREBONNE.Abonnement .-.- .$1.00 par année \u201cs .50 \u2018\u2018 6 mois Strictement payable d\u2019avance.ANNONCES Première insertion .-.- 10 cts la ligne Insertions subséquentes.5 cts Annon.à long terme : Conditions spéciales Toutes correspondances concernant la Rédaction ou l\u2019Administration doivent être ainsi adressées : \u201cI, Hcho des Deux-Montagnes\u201d Ste-Scholastique.P.Q., \u201cL\u2019ECHO pes DEUX-MONTAGNES STE-SCHOLASTIQUE, 30 AVRIL 1891.COUPS DE PLUME On annonce que honorable M.Lacoste sera fait président du Sénat.Le gouvernement, au point de vue de ses intérêts, ne pouvait faire un meilleur choix.Fa .La session s\u2019est ouverte mercredi à Ottawa ; nous allons tenir nos lecteurs au courant de ce qui Va se passer à la capitale et nous les prions de bien surveiller M.Daoust.* + + L\u2019Allemagne vient d'\u2019ête plongée dans le deuil par la mort du comte de Moltke.; Ce vieux général était un héros populaire dans son pays.+ + * Nous offrons nos plus sincères félicitations et nos meilleurs souhaits à notre\u201cvaillant confrère, Le Courrier de Louiseville, à l\u2019occasion de sa quatorzième année d'existence.+ * += Plusieurs correspondances et notes locales sont infailliblement remises à un prochain numéro.Nous en demandons pardon à nos colloborateurs.La raison : déménagement des ateliers où notre journal est imprimé.* x Le Nord de la semaine dernière, dans une prétendue réponse à l\u2019article de I'EcHg \u201cLa loi du Manitoba \u2018 nous traîte de jeunesse petulante, cre- staques, pygmees, maoches, etc, etc.Avouons que ce sont des arguments tranchants.trés-tranchants méme.Pauvre Nord ! * * = Nous prions notre maire et nos conseillers de se rappeler que la fête des arbres a lieu le six mai ; ils devraient en profiter pour mettre en vigueur certain règlement concernant les plantations.Co Travaillons donc ensemble à faire de Ste Scholastique un village coquet et joli.+ * * Le Manitoba demande aux cana- diens-français d\u2019aller s'établir au pays des Prairies.Cet appel devrait être entendu d\u2019un bout à l\u2019autre de la province, mais nous comprenons parfaitement qu\u2019il restera sans écho, à cause de la pereécution qu'on y fait subir à nos compatriotes.- #x Dans le comté d\u2019Argenteuil, on arle de la candidature pour la prochaine élection de Québec, du côté de nos amis, de MM.R.P.de Laronde, J.A.N.MacKay, avocats de St André et G.J.Walker, comptable et banquier, et J ohn Hay, de Lachûte.Nous exhortons tous nos amis de convoquer une convention sans délai.Il est inutile de retarder amis libéraux ; formez vos rangs ! \u201cx Il s\u2019est fait dernièrement des changements temporaires au bureau de poste de Montréal et il y aura des re- maniments lors de la nomination du député-maitre de poste.oo Nous croyons avoir que M.Olivier Clément est celui qui sera problement nommé à cette dernière fonction et nous sommes d'opinion que ses états de service lui méritent une semblable promotion.; M.Clément n\u2019est pas notre ami politique, mais c\u2019est un enfant de notre comté, c\u2019est un homme qualifié sous tous rapports et nous serions heureux de le voir député-maître de poste.\u2018x Nous sommes aujourd'hui à notre vingt-sixiéme numéro : c'est-à-dire que l\u2019Echo est vieux de six mois.Notre journal a parcouru son chemin alertement et sans faiblesse ; et il est aujourd\u2019hui assez robuste, assez vigoureux pour continuer sa route et livrer de nouveaux combats.Depuis la fondation de l'Æcho, nous avons monté la garde autour du vieux drapeau libéral et nous resterons toujours à notre poste, luttant avec énergie pour le triomphe et le respect de nos idées, bataillant fermement pour la défense de nos amis et de nos chefs.\u2014_\u2014\u2014 Exploits d\u2019antisémites haine contre les israélites en Hongrie ne connait ni trêve ni bornes.Il ne se passe guère de semaine que les journaux n aient des actes de mauvais gré à signaler, Dernièrement, des malfaiteurs ont pénétré dans le cimetière juif d'Eisenstadt et ont saccagé une trentainé de tombeaux, ouvrant les fosses et en retirant les cadavres.Tous les emblémes religieux ornant les tombes ont été brisés ou enlevés.Une forte prime est offerte pour l\u2019arrestation des coupables, Les Anathémes du * Nord \u201d Nous ne savons pas ramper, nous ne savons pas étre hypocrites comme au Nord, et c\u2019est ce qui nous attire les anathèmes périodiques de notre confrère de St Jérôme.Ne lui en déplaise, nous continuerons notre franc-parler, nous garderons notre indépendance de caractère et il ne nous trouvera jamais à ses côtés pour faire œuvre d\u2019aplatissement.Ce que nous avons écrit sur la loi du Manitoba, tout le monde le pensait, mais personne n\u2019osait le dire, et notre article était si vrai que le Nord lui-même n\u2019a pu en attaquer le fond.Pôurquoi l'archevêque de Montréal a- t-il lancé avant les élections une lettre- circulaire sur l'annexion et non sur les écoles séparées ?C\u2019est ce que les faux dévots n\u2019ont jamais pu expliquer, c'est ce que personne n\u2019a pu comprendre et c'est ce qui nous a engagé à exprimer librement notre pensée.Mais dans notre pays où tout est encore en tutelle, si vous refusez d\u2019adorer toutes les idoles, si vous refusez de courber la tête devant tous les veaux d\u2019or, vous êtes prisé comme hérétique et vous êtes dénoncé par les \u201c castors,\u201d ; Dans notre pays, il y a des éteignoirs qui ne peuvent endurer méme un rayon de soleil.Eh bien ! nous nous moquons d\u2019eux ; nous marcherons notre chemin, droits et fiers ; nous enseignerons à nos bons amis, à nos fidèles lecteurs ce que nous croyons être la vérité franche et honnête ; nous mépriserons enfin les agenouillements de ces gens qui n\u2019ont pas assez de bon sens pour juger eux- mêmes des faits qu\u2019on peut discuter, sans porter atteinte aux droits de Rome.En terminant nous ne dirons pas au rédacteur du Nord qu\u2019il est un étourdi, un blanc-bee, une mioche, ete, pour lui rendre ses compliments à notre adresse ; non, son, immensité est connue et sa sagesse est éternelle.Nous lui avouerons cependant qu\u2019il est d'une mauvaise foi punique ou d\u2019une ignorance crasse lorsqu'il affirme que M.Laurier a déclaré à Watson qu\u2019il ne désavouerait pas la loi du Manitoba.C\u2019est une question qui a été éclaircie tellement que même les aveugles pourraient y voir.MARC-AURÈLE, Le C.P.R.et Ste-Scholastique Nos articles ont eu pour effet d\u2019attirer l\u2019attention du vice-président du Pacifique.Nous soumettons à la considération de nos lecteurs la lettre a été adressée a0- suiros suivante Qui de notre village par M.J.G.Shaughnessy.\u201c Bureau du Pacifique, Montréal 21 avril 1891.\u201c J.Langlois, maire de Ste Scholastique.; \u201c Mon cher monsieur.\u2026.\u201c Aujourd\u2019hui, ceux qui laissent \u201c Montréal peuvent arriver à Sainte- \u201c Scholastique à 9.57 a.m., 5.56 p.m, \u201c et peuvent partir de Ste Scholasti- \u201cque à 9.57 am, et 2.24 p.m.La \u201c difficulté de faire arrêter le train de \u201c l\u2019Atlantique, c\u2019est-à-dire le train pas- \u201c sant à Ste Scholastique, à 6.55 a.m., \u201c résulte du fait que généralement ce \u201c train est un train très lourd, heavy \u201c one, et que de le faire arrêter au \u201c pied d\u2019un côteau aurait pour but de \u201c le retarder considérablement.\u201c Durant le temps de la Cour, j'ap- \u201c prends de M.Spencer que c\u2019est la \u201c règle de faire arrêter le train du \u201c soir à 7.09 pour l'avantage de ceux \u201c qui ont affaire à la Cour.\u201c Malgré les remarques du journal \u201c de Ste Scholastique, il me semble \u201c que Ste Scholastique tout de même \u201cest assez bien traité.Cependant \u201c nous comprenons parfaitement l\u2019im- \u201c portance des affaires qui se font à \u201c Ste Scholastique, et nous verrons ce \u201c qu\u2019il peut y avoir de mieux à faire \u201c quand nous préparerons un nouveau \u201c tableau des heures de départ et « Qarrivée (time table).Vous n\u2019igno- \u201c rez pas, cher Monsieur, que chaque \u201c poste, chaque ville, sur la ligne sup- \u201c plient sans cesse et demandent con- \u201c tinuellement une plus grande com- \u201c modité dans les heures d\u2019arrivée et \u201c de départ des trains.\u201c Nous serions heureux de pouvoir \u201c satisfaire tout le monde, mais il est \u201c bon de remarquer que l'arrêt d\u2019au- \u201c çun convoi amène une perte d'au \u201c moins cinq minutes de temps et \u201c étant obligés, comme nous le som- \u201c mes, de rivaliser de vitesse avec les \u201c autres lignes étrangères, nous devons \u201c faire en \u2018sorte d\u2019arriver du moins, \u201c aussi vite, sinon plus vite que nos \u201c adversaires, ou bien éprouver des \u201c pertes matérielles.\u201d Votre dévoué, J.G.SHAUGHNESSY, Vice-Président.Ainsi, d\u2019après M.le Vice-Président, le train de l\u2019Atlantique qui passe ici à 6.55 am, ne pourrait faire halte à Ste Scholastique que très difficilement.Pourquoi ?Parce que généralement, c\u2019est un train très lourd, heavy one, en partant de la station.Il peut se faire que ce train de 6.55 a.m., soit un train très lourd d'ordinaire, mais quant au côteau (grade) il est loin, ce nous semble, d\u2019être un fort obstacle.Jamais, au dire des ingénieurs et des conducteurs de convois de fret, toujours plus pesants généralement que éprouvé de retards préjudiciables, et encore moins aucune difficulté.D'ailleurs ce petit côteau, cette pente, pour mieux dire est très douce.Elle est pour bien dire nulle, comparéé a celle que ce même train de 3.55 a.m.est obligé de gravir en partant de La- | chûte, et cependant, ce train de l\u2019Atlantique de 6.55 a.m., arrête constamment à Lachute, malgré toutes les difficultés qu\u2019il éprouve ! Fé laires du Manitobalonne de l\u2019Ecxo.Ce n\u2019est pas à cet endroit que la remarque devait paraître, bien parmi vos Coups de plume.La voici cette remarque que je vous prie d'imprimer de nouveau et de mettre en évidence sur votre première page : mais (- \u201cOn reproche à l'honorable M.Lau- \u201c rier de n\u2019avoir point déclaré avant les \u201c élections qu\u2019il désavouerait les lois sco- A-til fait moins Nous avons été nous-mémes témoins*« que nos seigneurs les évêques 1\u201d que bien souvent ce train de 6.55 a.met tous les trains de fret, ont été obligés de reculer plusieurs fois de; plusieurs arpents, pour repartir aved plus de force et parvenir à gravir le fort côteau toujours avec difficulté Ici, tous les trains franchissent facilement la petite pente (grade).Réellement il faut que M.le vice-président ait une bien forte envie de ne pas nous rendre justice, s\u2019il persiste à ne \u201c pas cous donner ce train de 6.55 an | si nécessaire et si utile pour le public voyageur.Quant au train de 7.09 p.m,, M.le vice-président ne nous donne pas de raisons pour nous le refuser ! M.Spencer (un des principaux surintendants), dit-il, m'apprend que durant les +gr- mes de Cour, il fait ordinairemez = rêter ce train du soir.Nous dison® : C'est faux ! Quelques fois, et encore très rarement, pour quelques privilégiés tels que l'hon.juge, (pas toujours cependant).Messieurs les avocats de la compa- nie du Pacifique obtiennent cette aveur singulière, mais quant au commun des mortels, des pauvres plaideurs et des témoins, jamais à nofre connaissance 1 Des preuves ?Nous avons à satiété ! Mais pourquoi nous refuser ce train du soir très important pour tous, quand on le fait arrêter à cinq petits milles d\u2019ici, dans le bois à St es tin, qui est un poste très secondaire, du moins pour les passagers ?A peine ÿ a-t-il trois ou quatre voyageurs qui prennent le train du soir à St Augustin, par semaine ! Le représentant de la compagnie, à ce dernier endroit peut le prouver en tout temps ! On nous dit : \u201c Vous avez le train de 2.25 p.m.?\u201d Oui, mais ce train passe trop à bonne heure et trop tard.Ensuite de cela, il nous donne aucunes communications avec les autres postes importants sur la ligne, entre autres, Ladhûte et Ste Thérèse, etc, etc.Il n\u2019est pas pour nous absolument indispensable \u2014Le train de 7.09 p.m.est grandement plus avantageux \u2014 Messieurs les magnats du Pacifique, accordez-nous donc ce que nous vous avons demandé et demzndôns encore instamment, et nous serons satisfaits.Ste-Scholastique ne peut pas être toujours et sans cause ni raison ignoré.\u2019ogt maa-\u2014\u2014luo£ Lica ao.pan, GOralane comté, mais d\u2019un vaste et important district, celui de Terreborne.Inutile de repéter ce que nous avons déjà écrit sur ce sujet.Nous espérons.BERNARD.I\u2019HONORABLE M.W.LAURIER Au moment où va s\u2019ouvrir le parlement fédéral, il est bon de faire lire à nos amis l\u2019opinion d\u2019un ministre anglais sur notre chef l\u2019honorable W.Laurier.En voici le texte : « Je vois par le Globe que nos amis les tories, y compris plusieurs ministres, font beaucoup de tapage parceque M.Laurier, un catholique romain, ess appelé à diriger le parti libéral.Je ne vois pas en quoi la religion de M.Laugier soit un empéche- ment.Nous jugeons les hommes publics par leurs actes ; c\u2019est une règle sage, car on reconnait l\u2019arbre à ses fruits.M.Laurier est devant le public depuis vingt ans et la haine et la bigoterie tory n\u2019ont pu trouver en lui la trace d\u2019immoralité ou de bassesse.Il est vrai qu\u2019il ne compte pas dans sa suite toute une pléiade de patriotes tels que les Boultbec, les Kykert, les McGreevy et des milliers d\u2019autres de moindre renommée dans tous les coins du Dominion.Ceux-la appartiennent au vieux chef d\u2019Ottawa.Il n'a qu\u2019à tire?les ficelles et ses mannequins sont prêts à remplir les boîtes du scrutin, voler les élections d\u2019honnêtes gens et priver les électeurs libres des députés de leur choix.Je ne doute pas que l\u2019histoire impartiale ne range Wilfrid Laurier parmi les patriotes tels que Robert Baldwin, Lafontaine, George Brown, W.E.Gladstone, John Bright, Alexander Mackenzie, Edward Blake et Oliver Mowat.Les tories respectables ont honte de la politique nationale.voire méme du vieux chef.Ce dernier est un fiasco complet.Il est sans doute un grand politiqueur, mais un bien pauvre homme d\u2019Etat.Le Canada est un grand pays, sa population est forte et industrieuse, mais lui et ses myrmidons en ont fait la plus corrompue des nations.Je m\u2019étonne que des ministres de l\u2019Evangile puissent tolérer les agissements de la clique d\u2019Ottawa.Allons, mes amis, dirigez vos foudres contre les méchants dans quelque camp qu\u2019ils se trouvent, mais ne persécutez pas un homme parcequ\u2019il n\u2019adopte pas la même formule de prière que vous, surtout lorsque par sa moralité et son sincère patriotisme il dépasse de la tête et des épaules les fétiches qu\u2019il vous plaît de vénérer.UN MINISTRE MÉTHODISTE.\u201d \u2014\u2014\u2014 rt Correspondance St-Eustache, 27 avril, 1891.MESSIEURS LES RÉDACTEURS, Je lis toujours votre journal avec plaisir, mais le dernier numéro m\u2019a causé une espèce de déplaisir en me faisant lire une remarque perdue, oui, perdue dans la les convois de passagers, les trains ont troisième page, au bas de la troisième co- C\u2019est une remarque pleine d\u2019apropos et faite à plomb.L\u2019honorable Laurier n\u2019a pas la mission de veiller aux intérêts moraux des catholiques disséminés dans la Puissance ; car s\u2019il osait-s\u2019en mêler de son chef on ne manquerait pas de le rappeler à l\u2019ordre ; il ya toujours des gens prêts à crier à l\u2019empiètement, L\u2019épiscopat canadien-français a pris du temps à s\u2019émouvoir.Le vénérable archevêque de St-Boniface élevait la voix, le 15 août dernier, contre l\u2019inique tentative de pervertir l\u2019enfance en abolissant les écoles séparées dans le Manitoba ; et les neuf prélats, gardiens naturels des prérogatives de l\u2019Eglise, sont demeurés jusqu\u2019au mois de mars dernier, froids spectateurs de la persécution exercée contre nos gens de là-bas.Enfin, l\u2019épiscopat a parlé\u2014mieux vaut tard que jamais\u2014mais c\u2019est un écho tardif, perdu dans les steppes arides de la tyrannie systématique.\u2019 Paix à l'honorable M.Laurier qui est seul à veiller à nos intérêts politiques et n | Nationaux, tandis que nous comptons neuf princes de l\u2019église, spécialement préposés à la garde de nos intérêts religieux.À chacun son rôle et l\u2019histoire impartiale fera connaître à la postérité les noms de ceux qui auront le mieux servi la patrie, dans la protection et la défense de nos droits religieux, politiques et nationaux.Votre frère en Laurier, J.Bre, PASCONTENT.\u2014\u2014e< A TRAVERS LES COMTES SAINTE-SCHOLASTIQUE : \u2014Samedi dernier, les élèves de notre collège ont présenté au Révérend Frère Clarence l'adresse suivante, accompagnée d\u2019une canne à pommeau d'or ; Révérend Frère, C\u2019est une tâche agréable à remplir pour des enfants bien nés que celle de la reconnaissance et de l'affection à l\u2019égard d\u2019un frère aimé et respecté ; aussi avec quel bonheur et quel enthousiasme saluons- nous l\u2019heureuse époque qui nons permet de vôus offrir nos respectueux hommages et vous exprimer nos sentiments de reconnaissance et d\u2019amour filial, La fête de Saint-Clarence nous apparait environnée d\u2019un charme tout particulier ; c\u2019est le charme qu\u2019éprouvent des enfants à fête d\u2019un tendre frère.En effet l\u2019intérêt la quv +-\u2014 pre .New York.Hotel du Peuple HORMIDAS ROCHON, Prop.Bon assortiment de Liqueurs et Cigares.Hotel _ National JOS.CORBEIL, Propriétaire Cet hôtel est situé en face de l\u2019église sur la rue St-Vincent.TMANUFACTURIER de VOITURES.| M.LA VIGNE, $4,000 par année, Ne voulant plus manufacturer de | D'AGRICULTURE ; \u201cAVOCATS.PREVOST & MATHIEU 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des Deux-Montagnes, \u2019 "]
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