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Titre :
L'écho des Deux-Montagnes
Journal libéral de combat, L'Écho des Deux-Montagnes publie aussi de nombreuses nouvelles des paroisses du district de Terrebonne.
Éditeur :
  • Sainte-Scholastique :[s.n.],1890-1892
Contenu spécifique :
jeudi 28 mai 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Liberté (Sainte-Scholastique, Québec)
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Références

L'écho des Deux-Montagnes, 1891-05-28, Collections de BAnQ.

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[" 1re ANNÉE No.30! LECH DES DEUX-MONTAGN ORGANE DU PART! LIBERAL DANS LE DISTRICT DE TERREBONNE J.D.LEDUC kr G.E.LANGLOIS.STE.SCHOLASTIQUE, 28 MAI 1891 REDACTEURS- PROPRIETAIRES.\u2014 FEUILLETON.LIE L'AIMAIT DEUXIÈME PARTIE LE ROI D\u2019ALGER Suite.Ce qui l\u2019étonnait le plus, Barberousse, et mettait pour lui le marquis au-dessus des créatures humaines, c\u2019était le profond respect que Pierre apportait dans son amour.Il ne cachait pas son admiration pour la fille de Lucien, mais il l\u2019estimait trop pour la lui avouer encore, et c'était comme protecteur et ami de la fiancée de Jacques qu\u2019il passait chacune de ses journées au côté de celle-ci.Hari-Adan n\u2019eût pas cru un homme capable de cet héroïsme, et il le disait à Pierre, qui souriait doucement, avec un soupçon de tristesse bien vite disparu.La jeune fille s\u2019habituait même, .lentement mais sûrement, à l\u2019idée de ne plus revoir Jacques.La nature humaine est ainsi faite que les plus grandes passions s\u2019affaiblissent à mesure que le temps et la distance séparent les deux adorations.Maintenant, elle voyait, en fermant les yeux, une jolie figure franche, fine et douce, avec un bon sourire confiant et une grâce charmante que rien ne troublait.Elle attribuait cela, d\u2019abord, à ce qu\u2019eile ne voyait que cette figure à chaque moment, puis elle devenait très rouge et, confuse, cachait sa tête entre ses mains.Près de leur habitation s'élevait une :maison à porte massive et à fenêtres gril- \u2018lées.Là, résidait un pieux moine, frère de la Rédemption qui était venu, missionnaire obseur, catéchiser les Algériens.Mais les officiers îde Barberousse l'avaient emprisonné, et on allait le tuer sans merci lorsque la peste éclata.Il demanda à soigner les mourants, offrant de revenir à sa geôle à la cessation du fléau.Pendant trois mois, il prodigua aux pestiférés des soins de chaque minute.Barberousse l\u2019avait vu à l\u2019œuvre, il lui fit grâce.Il était devenu l'ami du marquis qui admirait en lui un saint et un bienfaiteur de l'humanité et ils causaient souvent ensemble.Un matin pendant qu\u2019ils parlaient du beau pays de France le marquis vit accourir un des officiers du roi d\u2019Alger tête- nue, qui lui dit très vite : \u2014On vient d\u2019apporter la rançon de la princesse Hélène et en l'absence de Mgr Hari-Adan, le capitaine Capaletto a donné l\u2019ordre de la remetttre aux gens qui ont fourni la somme due.\u2014 Quels sont-ils, demanda Pierre.\u2014Je l\u2019ignore : ils n\u2019ont pas prononcé votre nom.\u2014Je cours au palais du roi, mais avant \u201cil faut que j'assure une protection à la princesse.Et se tournant vers le saint mission- maire : \u2014Je vous confie la princesse Grimaldi, cachez-la en votre demeure jusqu\u2019à mon retour : sous aucun prétexte ne livrez le seret à personne.Il y va de sa vie.et de la mienne.J\u2019ai confiance en vous.\u2014Je vous jure, répondit le prêtre, qu\u2019elle sera bien protégée.Et Pierre suivit l\u2019officier du roi.Pendant ce temps le frère de la Rédemption conduisit Hélène dans une chambre d\u2019une maisons déserte contiguë à la sienne.Seul, le missionnaire connaissait cette retraite.Il barricada la porte et revint à sa demeure.- Tout à coup il vit une troupe de forbans conduits par deux chefs aux allures hautaines, et accompagnée d\u2019une femme vêtue de noir, portant un masque de velours qui désignant la maison du prêtre s\u2019écria : : \u2014 Elle doit être ici, qu\u2019on fouille ce lo- ; gement.\u2014 D'ailleurs dit un des chefs, je vais le savoir et s\u2019approchant du prêtre : \u2014Où est la princesse Grimaldi ?le sais- tu ?\u2014Oui.\u2014Je suis son frère, vous allez me la remettre.\u2014 Non, \u2014 Je la veux.\u2014 Non.Le prétre demeura impassible, le prince devint tout bléme.\u2014 Le temps presse, ajouta Hercule Grimaldi, car c\u2019était lui: Dépêchez-vous de nous dire où est la princesse ?La femme masquée s\u2019avança, en criant : \u2014 Qu'on le torture, ce prêtre, qu\u2019on lui fasse avouer la retraite d\u2019Hélène.Mais le prêtre ne répondit pas.C\u2019est alors que Dolsaigne poussé par la dame d\u2019Hyr qu\u2019on a bien reconnue, s\u2019approcha du prêtre : \u2014Parle, dit-il en saisissant son poignard, ou sinon c\u2019est la mort.\u2014 Frappe, dit le père en levant les yeux au ciel, vous n'aurez pas mon secret.Où est-elle ?ajouta Dolsaigue.\u2014Je ne le dirai pas, et Dieu me soutiendra, dit doucement le prêtre.Dolsaigne frappa le saint missionnäire qui tomba en bénissant le ciel.Le lâche avait tué le héros.Mais ce crime ne facilitait pas les recherches.Alors la dame d\u2019Hyr eut une idée : une idée de femme, traîtresse et infaillible.\u2014Cachons-nous tous.Dès que le marquis reviendra, il appellera Hélène et elle sortira de sa retraite.Elle savait bien, la Juive, qu\u2019Hélène ne pourrait se tenir, qu\u2019elle ne songerait plus au danger éñ voyant celui qu\u2019elle aimait.Ils se cachèrent tous dans les appartements nus et attendirent.Le marquis arriva radieux.On rendrait la rançon, et le capitaine, confiant en la promesse de Pierre, attendait la venue de Sans-Secousse.Mais, de loin, il vit des traces de lutte, des portes brisées.Une angoisse le saisit, et c\u2019est à peine s\u2019il put crier : \u2014Ils l\u2019ont prise ! Pourtant ils se souvint de la promesse du Père de la Rédemption.Il se mit à crier et arriva bientôt à l'habitation du missionnaire.Le corps du martyr était étendu là, au milieu de la pièce d'entrée, \u2014Les laches ! ils Pont tué ! Et, natureilement, il ajouta, des dents, tempes : \u2014ALlors, ils l\u2019ont enlevée ! Et ne sachant plus ce qu\u2019il faisait, il se mit à crier : \u2014 Hélène ! Hélène ! Il sortit dans la cour, les bras tendus, appelant toujourssla jeune fille, affolé, ne voyant plus rien autour de lui.Tout à coup une voix lui répondit.Il pensa devenir fou.\u2014Elle ! \u2014Moi ! Et après un bruit de portes débarrées Pierre vit Hélène traverser un couloir aux volets brisés et se précipiter vers lui.Il la saisit et la serra sur son cœur avec une joie indicible.Tout ce que l'âme peut connaître de félicité, il le goûta en ce moment.Mais ce moment fut bien court.Des appartements une bande de corsaires sortit.Avant d\u2019avoir pu se reconnaître, Pierre fut saisi par les hommes d\u2019Hercule.Il ne comprit pas tout d\u2019abord.Dans son extase surhumaine il avait oublié les dangers, et Grimaldi, et la mort du missionnaire.Lorsqu\u2019il sentit qu\u2019on arrachait Hélène de ses bras, il se rendit compte seulement de son nouveau danger.Il voulut crier, appeler, une main de fer lui fermait la bouche.Il ne pouvait même pas faire un mouvement tant on le serrait.Alors Barthélemy de Dolsaigue s\u2019approcha pour le reconnaître et dit : \u2014C\u2019est lui.Et il leva son poignard tout rouge du sang de sa première victime.\u2014 Lui aussi, fit-il.Mais les hommes du roi d\u2019Alger s\u2019in terposèrent.Brutalement, un d\u2019eux déclara qu\u2019on ne toucherait pas à un protégé de Barberousse.La dame d\u2019Hyr offrit de l\u2019or, les Algériens furent inflexibles.D'ailleurs Hercule tenait Hélène, et la Juive saurait bien séparer les deux amis.\u2014Qu\u2019on le bâillonne et qu\u2019on le garrotte, dans ce cas, et solidement, On lia les poignets du marquis et ses pieds et ses épaules, avec des cordes solides.Ce fut fait avec une adresse venue d\u2019une longue habitude.Après que Doria se fut assuré que les nœuds étaient solides, on jeta le gentilhomme français aux côtés du cadavre du missonnaire, et on partit.Hélène cria : \u2014 Pierre ! vous me délivrerez ! Adieu, Pierre ! Délivrez-moi ! Et les pas des corsaires résonnèrent sur le chemin rocailleux qui descend à la rive.claquant avec une sueur froide aux | Puis le bruit diminua, puis il n\u2019entendit plus rien.Il voulut répondre, mais un bâillon de cuir l\u2019en enpêchait.Pierre demeura plus de deux heures comme anéanti.Aucune idée ne lui venait.Ses yeux mêmes ne voyaient que des ombres épaisses qui tournoyaient.Peu à peu il reprit ses sens.Il put réfléchir à sa position.On lui prenait Hélène, il la reprendrait voilà tout, il n\u2019avait pas de blessure ; son bras était remis tout à fait.On le délivrerait ; ses gens le chercheraient bien ; ils le trouveraient ici, ou encore des rôdeurs qui viendraient visiter cette maison ouverte.Alors il se mettrait à la poursuite d\u2019Hélène.Barberousse lui prêterait une galère, peut-être, ou bien 1s\u2019entendrait avec un capitaine corsaire Au fond, la fiancée de Jacques ne risquait rien.Son frère la protég eait.Malgré tout, Pierre était torturé d\u2019une effroyable terreur.Et comme ses forces lui revenaient, il cherchait à se délier les poings.Une fois son bâillon ôté, il crierait assez fort pour que ses gens vinssent à lui.Contre le parquet, il frottait sa tête pour user les cordes, et ses poignets aussi ; mais il était solidement attaché.Trois ou quatre heures se passèrent ainsi dans une lutte contre des cordes qui résistaient.Ses mouvements étaient si gè- nés, qu\u2019il comprenait l\u2019inanité de ses efforts : il lui faudrait une semaine pour user ses liens ! Alors la colère l\u2019envahit, la rage du désespoir.s\u2019évanouit.Lorsqu\u2019il reprit ses sens, Ini, & sa villa.cétés et, rangés au pied du lit, ses serviteurs.Aussitôt il voulut partir.Les prières du docteur n\u2019y firent rien.Il était nuit.Barberousse rentrait le lendemain, pensait-on : il devait l\u2019attendre, Rien n\u2019y fit.Pierre descendit au port et s\u2019informa des marins qui l'avaient séparé d\u2019Hélène.L'aventure avait fait du bruit sur les quais, et on lui donna des détails complets.Une galère s'était présentée, escortée par un brigantin du dey.Une partie de l\u2019équipage avait gravi la roche, et les chefs s\u2019étaient rendus au palais du roi.il était ch Après le coup de main qui leur livrait celle dont ils payaient la rançon, tous s\u2019étaient embarqués, et avaient aussitôt gagné le large, vers la Sicile.La galère avait déjà disparu depuis longtemps lorsque l\u2019ombre tomba sur les flots.Aucune trace, aucun indice, aucune parole qui pût faire soupçonner leur des tination.\u2014 C\u2019est égal, dit Pierre, je passerai m# nuit à chercher des hommes et un bateau.Et demain je me mets en route.J'irai.partout ! Je battrai la mer et les rives.J'irai à Monaco et je ferai sauter le rocher s\u2019il le faut ! Mais j'aurai Hélène ! Je l\u2019aurai ou je mourrai à la tâche ! Et quant je l\u2019aurai, je la donnerai a Jacques.et j'en mourrai aussi, peut-être, FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE TROISIÈME PARTIE DEUX MARIAGES CHAPITRE PREMIER = SUR LA GALÈRE D'HERCULE GRIMALDI A notre époque de lacheté morale, de vices timides et mesquins, d\u2019inertie individuelles et de plat égoisme, on ne peut se faire une idée de l\u2019aspect présenté au commencement du seizième siècle, par la partie de l\u2019Europe où est née la civilisation actuelle.Les personnes qui, à l'heure présente, crient à l\u2019abomination parce que le pays a parfois une secousse nerveuse, et ne se croient plus en sûreté pour deux crimes restés impunis dans la quinzaine, seraient stupéfiées si on les reportait trois cent cinquante ans en arrière, au temps des tournois éblouissants, des assemblées de princes et de cardinaux vêtus de pourpre et d\u2019or, des fêtes magnifiques et des aÿpo- théoses de l\u2019art.Les gens de guerre s\u2019appelaient André Doria ou Sforza ; les papes, Jules II ou Alexandre VI ; les littérateurs, Pic de la Mirandole ou Machiavel.Et pourtant quelle race puissante que celle de ces gens enfièvrés par les luttes quotidiennes, emportés par le tourbillon de la politique, saisis et entraînés par l\u2019ambition du mal, de ces gens grandis par le carnage, ayant appris tout enfants la révolte ou la haine, et qui produi saient des chefs-d\u2019œuvre, créaient la pein ture la musique, la science moderne construisaient des cités superbes, kâtis saient des palais et des cathédraïte de vant lesquels notre admiration s'incline encore bien bas ! \u2018 Epoque de volonté féroce et d'incsoya- ble énergie, où le crime parut triom her et où l\u2019égoïsme devint la foi suprêmef époque étrange pourtant qui termina les fongs siècles de barbarie, et dans les fange:#Sanglantes de laquelle s\u2019éleva l\u2019art radieux, l\u2019art qui apportait au monde renouvelés les sublimes enseignements et les étarnel- les consolations du Beau ! .Aussi les hommes comme Jacques de Bardine étaient-ils communs : on rehçon- trait souvent des gentilshommes san¥ patrimoine, vivant exclusivement de pillages et de rançons, allant d\u2019une arnie à l\u2019autre, oubliant le maître de la veille et le combatttant sans remords.Moins communes étaient les femmes comme la dame d\u2019Hyr.Les plus hautes dames de ce temçs subirent les influences du milieu où eles vivaient, et aucune ne refusa un collie; éclaboussé du sang d\u2019un ami de la veille.Mais la religion les retenait au seuil d\u2019un crime.Elle s\u2019accrochait à son amour pour Jacques de Bardine et son amour l\u2019ava® envahie toute entière.Elle mourrait ainsi sans qu\u2019une minute elle eût songé à abandonner cette passion qui la tuait sûrement ! Sur le bateau qui ramenait Hercule Grimaldi et les siens à Monaco, la dame d\u2019Hyr songeait encore à chaque ins\u2018ant, à celui pour qui elle traversait les més.Quand 3 la pauvre prisonniére, si.subi- Un médecin était à ses\u2019 tement enlevée, elle pleurait dans la cabine étroite où on l\u2019avait placée.À travers une mince fenêtre, elle regardait l\u2019horizon bleuâtre qui voilait la côte algérienne où elle avait été si heureuse! Là-bas, le marquis de Méreuil tendait vers elle ses bras, appelant celle qu\u2019il aimait tant ! Une consolation lui venait de [savoir, qu\u2019il était vivant encore.Elle re- ves musulmans pour le sauver du poignard td\u2019Hercule ou de Doria.Et à bout de forces, a Dieu, qui-avait choisi des étrcld Ey, comme toujours, elle espérait-en lui.Il vivait, donc il la chercherait encore, il la sauverait ! À quelque endroit qu\u2019on la mît, dans quelque prison qu\u2019on la jetât, elle savait que Pierre viendrait la rejoindre.Ou bien il mourrait, et, lui mort, elle ne tenait plus à vivre.Mais, Jacques ?Car il y avait Jacques, son fiancé, Il vivait, lui aussi.Elle avait appris, des marins, l\u2019histoire de son enlèvement par les corsaires de Sans-Secousse.Il se mettrait aussi à sa recherche, avec Pierre.Cette idée lui causait un énervement douloureux.Jacques ! Elle l\u2019aimait bien, autrefois.elle 'aimait encore.il était si bon, si dévoué.son seul rêve était d\u2019épouser Hélène.Alors elle fermait les yeux et essayait d\u2019oublier tout cela.Malgré elle son esprit reprenait Je chemin menant d'Alger à la villa mauresque, un chemin ardu qui leur semblait si doux lorsquils se promenaient, elle et Pierre, dans les senteurs des violettes et les parfums de la brise.Des mots lui revenaient qu\u2019elle répétait plusieurs fois, avec l\u2019intonation qu\u2019il y mettait, et aussi des phrases entières, des détails curieux, sans aucun intérêt et qui tenaient plus de place dans sa vie que tout le reste.Elle revoyait ses moindres gestes, son pourpoint et sa dague, sa main fine, pâle comme une main de femme, ses lèvres Hwæsanches et ses yeux doux, à reflets changeants, qui montraient toutes les beautés de son âme.Et aussi les étoffes de leur salun, les feuilles des palmiers, les coffrets de nacre, les tapis de Smyrne, le tableau de sainteté pris autrefois par les corsaires du roi d\u2019Alger, un grand tableau à trois panneaux s\u2019ouvrant comme un éventail, représentant la Passion, dessiné avec une conscience d\u2019enfant.Elle revoyait tout cela : elle respirait méme les parfums que les visiteurs faisaient brûler dans des vases de cuivre rouge, en psalmodiant les prières arabes, Alors \u2018elle souriait tristement, jetant, par le sabord, un geste d\u2019adieu à ce pays béni.Elle ne savait ce que l\u2019on ferait d\u2019elle.On allait à Monaco.Là, le seigneur régnant, l\u2019évêque Augustin, trouverait sans doute un couvent à l\u2019abri de toutes les attaques.Peut-être aussi la garderait-on au palais On ne sortait pas toujours aussi aisément que l\u2019avaient fait Pierre et le baron, des cachots de Mourgues, Ils avaient profité de la mort de Lucien, de l'absence du prince, du moyen d'action de la dame d\u2019Hyr.Aujourd\u2019hui les plus habiles se heurteraient au sphinx de granit accroupi dans l\u2019onde.Barthélemy Doria, le sire de Dolsaigue, cherchait à se rapprocher de la dame d\u2019Hyr, et le capitaine de la galère, Hercule Grimaldi, voulait avoir de la Juive une espérance prochaine.Car si Doria de Doiceaqua, bandit vulgaire, instrument féroce, mais inintelligent dont se servait l\u2019amiral de Gênes, était heureux d\u2019une poignée d\u2019or jetée par la dame, Hercule Grimaldi, porteur d\u2019un grand nom, jeune, courageux, ambitieux, forcé d\u2019ailleurs par une implacable fatalité, cherchait à épouser la meurtrière de Lucien.Il lui fallait, pour se créer la place qu\u2019on lui refusait aujour- d\u2019hui au palais de Mourques, une femme comme celle-là, riche et belle, au cœur altier,sans attache à un sol ou à une croyance.Aussi ne négligeait-il rien de ce qui pouvait disposer la Juive à lui donner sa main.Il lui dévoilait l'avenir qu\u2019il saurait conquérir peu à peu, faisant sonner ses titres futurs et défiler les troupes qu\u2019il commanderait plus tard.Il montrait ses pareils devenus prince règnants, les Sforza, race de manants s'imposant partout ; les Médicis, des marchands, éblouissant leur siècle de leurs besaces à reflets d\u2019or.Que ne deviendrait il pas, lui, fils d\u2019un souverain, allié au roi de France et à l\u2019empereur, mettant tour à tour au servic des deux rivaux, son bras et sa fortune ! Et elle serait la souveraine triomphante qui conduit les armées à la conquête d\u2019une région idéale, où sa beanté s\u2019imposerait dans toute sa splendeur.La dame d\u2019Hyr souriait plus tristement encore qu\u2019Hélène.C\u2019est que la femme aimée est soutenue par l'amour qu\u2019elle inspire ; mais celle qui accroche sa vie à une passion dédaignée, celle qui ne connaît ni les douceurs du souvenir ni les rayons de l\u2019espérance, combien elle est misérable.La Juive n\u2019écoutait même pas Hercule ou Barthélemy.Que lui importait l\u2019aveniw du frère d\u2019Hélène ou les besoins d\u2019un Dolceaqua ! Jacques vivait-il ?Que faisait-il ?Aimait il toujours sa fiancée ?.Telles étaient les seules questions qui l'occupaient.Et les- réponses venaient d\u2019elles-mêmes.Oui il vivait, oui, il aimait toujours Hélène, et il se trouvait à présent sur la rive Africaicaine demaridiint en VÆIN Sa blonde fiancée.Huit jours se passèrent ainsi.La galère marchait à toutes voiles, on venait de dépasser l\u2019île de Corse.Hercule espérait, Hélène pleurait, la juive songeait.Elle songeait que cette éternelle fatalité qui se mettait sans cesse au travers de ses projets cesserait peut-être.Elle tenait Hélène, là, sous sa main ; il fallait en finir.Celle qui cherchait l\u2019appui de Barberousse à dix milles du rivage.celle qui assassinait un vieillard sans défense etpayait deux mille écus d\u2019or la vie de son bienfaiteur, ne devait pas hésiter à présent que la fiancée de Jacques était à sa merci.Seule, Hélène la séparait du baron de Bardine : elle disparaitrait : Car personne ne songerait même à défendre la prisonnière.Barthélemy Doria eût assisté, indifférent, aux tortures de la fille de Lucien et, Hercule était trop amoureux de la juive pour la croire capable d\u2019un tel crime.Une nuit, Hélène dormait à demi dans sa cabine.Auprès d'elle, pendue à une corde, une carafe de grès se balançait lentement.Il pouvait être deux heures du matin.Le vent avait cessé ; la mer, houleuse cependant, clapotait contre les flancs de la galère.La jeune fille rêvait d\u2019une maison coquette couverte de lierre et de capucines, adossée à un vieux manoir.Un parc im- mence, traversé par des allées claires.Elle se levait pour la chasse du matin, et un jeune gentilhomme se présentait en souriant pour la conduire.Elle lui sou riait et il s'avança pour lui baiser la main.Puis ils coururent dans les bois gen \u2018air frais les enveloppait ; et ils respiraient avec bonheur, ravis de se trouver ainsi côte à côte, Dans le brouillard du rêve elle voyait, au loin, une ville aux maisons blanches étagées, et un couvent enfoui dans les roches.Pourtant elle se sentait heureuse, confiante.Tout à coup une forme noire obscurcit cette vision.\u2014 Jacques, murmura-t-elle.Elle eu un geste vague, un frisson glacé la fit tressaillir, comme si une bouftée d\u2019air fut entrée.Lorsqu'elle se réveilla, elle regardait encore la porte de sa cabine.Quelqu\u2019uiŸ venait de sortir.Jacques ?Non.Assurément non.Puis ses esprits se remirent tout à fait : elle put reconstruire ce rêve, séparer le côté réel de l\u2019autre.Hélas ! la vision du parc de Méreuil, la promenade avec Pierre dans la buée du matin, étaient du domaine des songes ! Mais une ombre avait intercepté la lueur de la veilleuse, une ombre vraie, la porte s\u2019était ouverte, elle avait frissonné.Elle se leva inquiète.Un geste de l\u2019ombre lui revint : un bras s\u2019était avancé jusqu\u2019à la fiole de grès.Et tout à coup elle se frappa le front : \u2014On a voulu m\u2019empoisonner ! Cette eau est empoisonnée ! Elle sortit sur le pont et demanda au veilleur si personne n\u2019avait pénétré chez elle.On lui repondit que non.D'ailleurs, les couloirs étroits qui reliaient les char- bres ne donnaient pas tous sur la chiourme.Alors Helène prit un marin & part et lui dit : Je crois que cette eau est empoisonnée, pouvez-vous me le dire ?L'autre trempa son doigt dans la carafe et le porta à ses lèvres.\u2014Oui, fit-il.Je connais ce poison ; il est très en usage en Italie.Et il ajouta : \u2014C\u2019est un de mes camarades qui l\u2019a vendu à la dame juive.\u2014 Bien.C\u2019était cela.Il n\u2019y avait plus de doute.Elle jeta l\u2019eau à la mer et se recoucha.Le lendemain elle ne se montra pas et fit appeler son frère.Hercule arriva, inquiet.\u2014Tu es souffrante \u2014Non, mais, cette nuit, la dame d\u2019Hyr a voulu m\u2019empoisonner.\u2014Cest faux, s\u2019écria-t-il.Elle répliqua tranquillement : \u2014Qu\u2019en sais-tu?Vastu répondre, maintenant, des vertus de cette femme ?\u2014 Ah ! fit-il, si c\u2019était vrai ! \u2014Cette nuit, elle reviendra.Veille à côté de ma chambre, et tu verras.Tout le jour Hercule fut torturé par le doute.Il devinait facilement de quoi la juive était capable; elle aimait trop Jacques pour ne pas chercher à abattre l\u2019obstacle qui les séparait.Aussi, à la nuit close, se cacha-t-il der- rière une cloison de la cabine d\u2019Hélène ; pendant le jour il avait pu organiser sa surveillance, et il voyait admirablement malgré l\u2019obscurité relative d\u2019une nuit à peine combattue par la lueur troublée de la veilleuse, la porte d\u2019entrée et la carafe de grès se balançant lentement.À une heure environ la dame d\u2019Hyr entra.Il la reconnut bien., Cette fois, elle avait un poignard à la main.dague irait certainement jusqu\u2019au cœur ! Mais elle hésita.Hercule, qui, sans se bien rendre compte de ce que voulait la Juive, avait saisi un poignard et allait se précipiter au secours de sa sœur, Hercule vit la dame remettre sa dague à sa ceinture.Evidemment, elle se disait qu\u2019on l\u2019aceu- serait, elle seule.Doria était trop lâche, et les marins trop dévoués.Du reste, elle était la seule à qui cela pût rapporter quelque chose.Et elle hésitait entre le désir de tuer enfin celle que Jacques adorait et la peur de ne point jouir de son crime, car Hercule la ferait jeter à l\u2019eau, un boulet au cou.Dans l\u2019ombre rougeâtre, Hercule voyait.Il était épouvanté.Cette femme qu\u2019il aimait depuis si longtemps, aux côtés de laquelle il se voyait, passant dans les acclamations d\u2019un peuple de vasseaux, cette dame mystérieuse qu\u2019il s'imaginait toujours enveloppée des fulgurations de ses diamants et de son or, était une misérable capable du plus lâche des crimes.Très vite, dans un éclair de lucidité, il eut la notion de son rôle : il ne put douter.Une douleur effroyæble étreignit son, cœur, mais il n\u2019hésita pas.Se précipitant vers elle, il la repoussa si violemment, qu\u2019elle tomba avec lui Une lutte s'engagea, Hercule appela à son secours sa sœur Hélène ; il ne voulait pas mettre ses hommes au courant des hontes des siens.La jeune fille put saisir le poignard que la Juive avait dû jeter, et bientôt celle-ci fut tenue sans pouvoir même remuer, par les mains crispées d\u2019Hercule, fou d\u2019indignation et de désespoir.n\u2019eût pas une plainte.Elle se défendit jusqu\u2019au bout, et lorsqu\u2019elle fut à la merci du frère d\u2019Hélène, elle lui dit à voix basse, très tranquille malgé la suffocation causée par la lutte: \u2014 Vous me tenez.Vous m\u2019avez sur: prise.Vous savez jusqu\u2019oll va ma haine, mon amour pour Jacques.Faites de moi ce que vous voudrez.Héléne s\u2019habillait, assez indifférente, Sous la menace du poignard, elle n\u2019avait pas tressailli, et sa respiration conservait sa douceur et sa régularité : le sang des Grimaldi est du sang de brave.A présent elle se désintéressait presque de la suite de cette aventure.Elle ne put mé- me s'empêcher d\u2019admirer cette femme, qui poussait jusqu\u2019au crime la férocité et l\u2019entêtement dans l\u2019amour.Mais le nom de Jacques rappela à Hercule son rôle ridicule et odieux.Ce.fut, les lèvres tremblantes de colère qu\u2019il dit : \u2014 Vous êtes une misérable ; je vais vous faite brûler Vive, demain matin, sur la côte ! \u2014 Ah! fit-elle simplement, je croyais que vous m'\u2019aimiez.So \u2014 Moi! \u2014 Oui, vous.Il y éût un moment de silence.Hélène sortit en disant : \u2014 Je vais envoyer un porteur de torches, ou votre valet si vous en avez besoin.\u2014 Oui, et bientôt.Mon valet avec des cordes et de la lumière.} L\u2019autre arriva tout de suite: il était fort dévoué à son maitre et guettait à la porte de la chambre d\u2019Hélène pour mieux veiller sur lui.\u2014La torche dans ce bras de fer, et lie cette femme.\u2014Oh ! c\u2019est bien inutile, fit la Juive, je ne lutterai plus ! \u2014 Alors, ferme la porte et laisse-nous.Ils restèrent seuls, -\u2014Oui, je vous ai aimée, je vous aime peut-être encore.Mais j'ai des devoirs plus hauts que ma passion ! Elle eut un rire d\u2019une ironie cruelle et, haussant les épaules : \u2014Si je voulais renoncer à Jacques pour vous épouser, votre passion deviendrait plus haute que vos plus grands devoirs.Il baissa la tête.Elle continua d\u2019une voix qui s\u2019animait peu à peu : -\u2014Mais je ne veux pas ! je veux mourir comme j'ai vécu, fidèle à cet amour.Oui ! je suis une criminelle.C'est moi qui ait tué son père, espérant qu\u2019on accuserait Hélène, ma rivale ; c\u2019est moi qui ait fait assassiner le votre! croyant que.\u2014C\u2019était vous ! \u2014Oui.J\u2019ai été le cerveau qui combine les plans, et j'ai fourni l'or qui corrompt tous les hommes ! \u2014Et le bras?demanda-t-il anxieux.Elle fit un geste vague pour indiquer le coin du navire où se tenait son complice et, d\u2019un ton indifférent : Suite sur la quatrième page.La dame d\u2019Hyr ne poussa pas un cri, Si le poison n'avait pas été bu, cette c | \u201cL\u2019RUHO DES DEUX-MONTAGNES\u201d PUBLIÉ A STE-SCHOLASTIQUE, CHEF-LIEU Abonnement.- $1.00 par année vote obligatoire.- France, M.Hervé, une des étoiles du L\u2019ECHO DES DEUX-MONTAGNES JOURNAL HEBDOMADAIRE DU DISTRICT DE TERREBONNE.° 6 50 \u201c 6 mois Strictement payable d\u2019avance.ANNONCES Premiere insertion .10 cts la ligne Insertions subséquentes.5 cts 6 Annon.à long terme : Conditions spéciales Toutes correspondances concernant la Rédaction ou l\u2019Administration doivent être ainsi adressées : \u201c L\u2019Echo des Deux-Montagnes\u201d Ste-Scholastique.P.Q «I;ECHO pes DEUX-MONTAGNES\u201d STE-SCHOLASTIQUE, 28 MAI 1891.° COUPS DE PLUME Le délicieux romancier, Pierre Loti, vient d\u2019être admis à l\u2019Académie Française.* * * Nous félicitons M.Amyot d'avoir présenté un projet d'acte au sujet du * * + Nous avons appris avec regret la mort de madame Langelier, épouse de M.François Langelier, député de Québec-Centre.* \u201c+ Nous invitons nos aimables abonnés à payer leur abonnement à l\u2019EcHo.Il y en a un grand nombre qui n\u2019ont pas encore satisfait à ce devoir de conscience.= # * M.Beauchamp, comme un pauvre Juif errant, va de paroisse en paroisse préchant l'édification et l'exploitation des fromageries ; mais il oublie toujours de renseigner les cultivateurs, sur les bâtisses de l\u2019exposition.* + * L'Union de St.Hyacinthe est devenue journal quotidien, d\u2019hebdomadaire qu\u2019il était.M.O.Desmarais député, en est le directeur politique et M.À.Beauparlant en est le rédacteur.Succès et prospérité.* .* * Nous lisons dans I Etoile de U Est, de Coaticooke : \u201c Nous accusons réception d'un journal très bien fait et qui a nom l\u2019Echo des Deux-Montagnes, publié a Ste.Scholastique, dans l'intérét du parti libéral.Merci de l\u2019envoi.\u201d + * +* Sapristi ! les royalistes s\u2019en vont.A une récente élection sénatoriale en parti monarchiste, a obtenu une voix sur six cent quarante-deux votes qui ont été enrégistrés.Rari nantes ! * * * La semaine derniére, au parlement d'Ottawa, il s\u2019est passé quelque chose d\u2019inouï depuis 1878.Nos amis ont battu le gouvernement par une majorité de neuf voix sur un vote strict de parti.Un seul conservateur, M.Jamieson, a voté avec les libéraux.On a accueilli ce résultat avec des bravos délirants et autant la joie de nos amis était grande, autant la démoralisation de nos adversaires était écrasante.Ils ne sont pas encore habitués aux revers parlementaires, ces fiers repus du pouvoir.* * * Sir John ne sait pas comment s\u2019y prendre pour blanchir son vieux nègre Langevin et il a-déclaré dernièrement, à certains gros bonnets du parti conservateur, qu\u2019il ne laisserait pas écraser son gouvernement pour l'amour d\u2019un seul homme.Ce qui veut dire que le chef du département des Travaux publics peut préparer son paquet et qu\u2019on le mettra à la porte, un de ces beaux matins.Mais cela ne régularisera ni ne sauvera la position du vieil orangiste qui est responsable du pillage et des déprédations publiques commises sous son administration.* * + Le Watchman commence à diriger ses batterie sur la citadelle de Québec et il représente à ses lecteurs que le \u201c comte romain \u201d à fait un fiasco en Europe, et qu\u2019il est en train de ruiner le crédit provinciale.Nos adversaires ont une étrange manière de servir le pays ; au lieu de se soumettre à un fait accompli, à une décision de la majorité, ils redoublent d'efforts dans leur œuvre de dénigrement infâme pour faire avorter une opération à laquelle tous les journalistes devraient prêter main forte.Du moment qu'un emprunt est décidé, c\u2019est le devoir de chacun de travailler à ce qu\u2019il soit fait dans des conditions avantageuses.Les journalistes conservateurs de Lachute et d\u2019ailleurs paraissent ne rien comprendre à cela.\u2014\u2014\u2014_\u2014 MM.Kirkpatrick et Ouimet, anciens orateurs des Communes, ont été admis dans le Conseil Privé et en cette qualité ont prété serment entre les mains du Gouverneur-Général.A tout ancien orateur des Communes fera partie de ce Conseil, à l\u2019expiration de ses fonc- l\u2019avenir, Une autre voix du Manitoba * Monsieur J.Vermette, fils de M.Joseph Vermette,\u201csenior,\u201d de Ste Scholastique, vient de nous envoyer une lettre émouvante.L\u2019EcHo la présente à chacun de ses lecteurs avec prière de la faire connaître aux amis et surtout aux ennemis qui ont eu la cruauté de donner leur appui au vieux sir John, l\u2019homme qui a refusé de désavouer la loi décrétant l\u2019abolition de la langue française et des écoles séparées au Manitoba.Liberté maintenant, à nos ennemis les bleus jaunes du comté des Deux- Montagnes, d\u2019apprécier la bonne foi de MM.Daoust et Beauchamp quand ils nous représentaient le vieux chef comme un bon vieillard, l\u2019ami des Cahadiens et des catholiques.L'auteur de cette lettre est un cultivateur, ci-devant de St Hermas, établi depuis quatre ans à St-Jean- Baptiste, comté de Provencher, Manitoba.Lisons : St-Jean-Baptiste, 8 mai 1891.\u2018 Cher ami, \u2018 Je ne puis garder le silence plus longtemps sans vous témoigner les sentiments de reconnaissance que j'ai éprouvés en voyant le zèle et le patriotisme que vous avez déployés dans la dernière campagne électorale, pour nous venir en aide dans la triste position que nous occupons dans le Manitoba, comme canadiens-français et catholiques.Je désirerais voir les banquettes parlementaires remplies d\u2019hommes de coeur et d\u2019honneur comme vous ; je crois que nos affaires seraient mieux sauvegardées qu\u2019elles ne le sont aujour- d\u2019hui par ceux qui les occupent.Je vous dis donc merci, mon ami! Et a vous, mes amis, les canadiens du Bas-Canada, qui aurez connaissance de ces quelques mots et qui avez voulu nous venir en aide par vos votes, je vous offre mes plus sincères remerciements.Il y en a qui ont de grandes félicitations pour celui qui remporte la victoire ; pour moi, il n\u2019en est pas ainsi, car je préfère le vaincu qui a combattu honorablement pour la bonne cause.Ceci me fait rappeler nos patriotes de 1837, de quelle manière ils étaient traités depuis longtemps.Et c\u2019est un soulagement pour nous de voir qu\u2019après un demi siècle on s\u2019occupe de leur élever des monuments pour rappeler leur souvenir aux générations futures.* Je dois vous dire que nous attendions le résultat des élections d\u2019un pied ferme ; nous pensions que toute votre province ne ferait qu\u2019un seul homme pour choisir des députés qui sauraient faire respecter les droits et privilèges de notre minorité canadienne et catholique ; mais, hélas ! nous nous sommes trompés ; nous avons vu que c\u2019était le parti qui avait marché avant de penser à faire respecter nos droits de catholiques.Vous me direz, peut-ètre, qu\u2019il est trop tard pour élever la voix.Je ensais que nous avions été comprislorsque a voix de notre archevêque s\u2019est fait entendre au nom de tous ses enfants, avec une pétition signée au moins par quatre mille signatures, suppliant les autorités fédérales de nous rendre justice et de rejeter une loi barbare et tyrannique.Cette loi est uniquement faite pour arrêter l\u2019émigration canadienne-française au Manitoba: mais vous direz, docteur, à nos amis de là-bas qu\u2019ils ne se découragent pas ;\u2014qu\u2019ils viennent grossir nos rangs pour qu\u2019avant lon ps nous puissions montrer aux fanatiques que nous savons faire respecter notre nation et notre religion.\u201c Votre tout dévoué, \u2018 JOsEPH VERMETTE.\u201d Merci M.Vermette, pour votre bonne lettre ; et permettez-nous de vous féliciter de la pureté de vos sentiments patriotiques.Courage ! braves amis du Manitoba; les sympathies que vous méritez vont acquérir de l'intensité de jour en jour, et la constitution qui nous régit vous permet de parler haut et ferme.Dr L.À.FORTIER.Corrigeons-nous La Presse a conservé son chroniqueur qui signait de son nom et qui signe maintenant C.L.Sanscire.Cela ne l\u2019améliore pas.Il dit (16 mai) : \u201c Tous les hommes de progrès aiment ces citoyens hofma- nesques.\u2014 Paris doit au baron de Hofmann une partie de sa splendeur.\u201d Si le chroniqueur savait que c'est le baron Haussmann qui a éventré Paris afin de l'embellir, ce ne serait peut-être pas un mal.Il dit encore ; \u201c jour de pénitence où il sera défendu d'aller en chemin de fer, en voiture, en bateaux, en velo- cipédes et en curoussels.\u201d Ce dernier mot ne prend qu\u2019un s entre la deuxième et la troisième syllabes, et puis il lui faut deux 7 entre la première et la deuxième syllabes.Ensuite, un carrousel n\u2019est pas un mode de transport, c\u2019est une sorte de tournoi, ou c'est encore le lieu où le tournoi se tient.On ne peut donc pas plus voyager en carrousel qu\u2019en kermesse ou en fête publique.Dire que c'est un ancien magistrat qui écrit ainsi ! Le Monde dit encore cas d'ambulance ! Nous dirons au Courrier de Saint- Hyacinthe qu\u2019il faut écrire marguilliers (avec deux 4) et non marguillers, ainsi qu\u2019il le fait trois fois en dix lignes, numéro du 19.\u201c UN AMI DE LUSIGNAN \u201d Le gouvernement fédéral demande un crédit de $43,157,956.56 pour rencontrer les dépenses pendant l\u2019année qui s\u2019écoulera du ler juillet 1891 au 30 juin 1892.Sur ce chiffre l\u2019intérêt seul de notre dette figure pour $11.735,099., lI n\u2019est pas étonnant qu\u2019avec une telle dépense le gouvernement persiste, malgré la volonté populaire nettement exprimée lors de la dernière élection, dans le système de taxes ruineuses pour le cultivateur.Les dépenses extravagantes entrainent tions de président de la Chambreles taxes extravagantes.Causerie agricole Culture du Tabac Le tabac est une plante originaire des climats chauds; quelques-uns le disent originaire des Iles de Tabagos, dans les Antilles, d\u2019où lui viendrait son nom de tabac.Malgré son origine le tabac s\u2019est acclimaté facilement dans toute la zône tempérée ; il réussit très bien au Canada, bien qu\u2019il n\u2019acquiert pas toutes les qualités aromatiques de la zône torride.VARIÉTÉS CULTIVÉES EN CANADA.Il en a un grand nombre et elles viennent des Etats-Unis.Ce sont : l\u2019Ohio, le Connecticut, le Maryland, le Florida, le Missouri, le Kentucky, la Virginie, le Havana, ete.Les opinions sont partagées sur les diverses variétés comparatives de ce tabac.Le Havane passe pour le plus aromatique, mais il produit peu, pousse de nombreux drageons ; il dégénère promptement et exige un renouvellement fréquent de la semence.Là, où l\u2019on récoltera 100 lbs de Havane, l\u2019on pourra facilement récolter 200 à 300 lbs de Kentucky.Ce dernier tabac quoique peu vanté par les fumeurs est généralement préféré par les cultivateurs, qui plantent le tabac pour le commerce, parce qu\u2019il donne un rendement considérable.Le tabac doit se semer sur couche chaude, vers la fin de mars au commen- lève au bout de 12 à 15 jours.La meilleure terre pour le tabac est une terre légère, plutôt sèche qu\u2019humie ayant surtout la propriété de conserver une certaine fraîcheur pendant la première période de la végétation du tabac.Les terres froides ou humides ne conviennent pas.ENGRAIS Le meilleur engrais pour le tabac est le fumier de moutons et le fumier de volailles, bien décomposé et bien conservé.Quand au fumier de volailles, on en fait une sorte de guano domestique, en le mélangeant avec de la cendre de bois, du plâtre et du fumier de vaches bien décomposé ; on l\u2019applique dans les fosses au moment de la plantation, en le mélangeant avec de la terre après l\u2019avoir réduit à l\u2019état pulvérulent.Sur les sables secs on emploiera du fumier de vache, et sur les terrains un peu frais on emploiera du fumier de cheval ; le fumier devra toujours être appliqué l\u2019automne et enterré profondément.On fume à forte dose, le fumier devant être convenablement décomposé.Le fumier de cochon nuit à l\u2019arôme du tabac.Le tabac exige toujours une terre fortement engraissée et non avec du fumier vert.Parmi les engrais de commerce, le guano est un des meilleurs pour le tabac, mais il a l'inconvénient de coûter trop cher en ce pays.PRÉPARATION DU TERRAIN Labour profond l\u2019automne et assainissement parfait ; le printemps l\u2019on herse et l\u2019on laboure de nouveau en travers puis l\u2019on donne un bon hersage immédiatement avant la plantation.PLANTATION On devrait planter le tabac, si c'était possible à la fin de mai ; dans tous les cas on ne devra pas planter après le 15 juin pour faire du bon tabac.Dans la grande culture, immédiatement avant de planter, on ouvre un sillon à la charrue, puis on y plante le tabac à une distance égale en pulvérisant la terre à la main et on arrose les plants au fur et à mesure qu\u2019ils sont plantés.Cette distance est susceptible de varier beaucoup selon les dimensions que les différentes sortes de tabac sont susceptibles d\u2019atteindre ; pour le petit tabac, 2 pds par 3 pds suffisent; pour le moyen, 3 par 34 pds ; pour le grand, 3} par 4 pieds et même jusqu\u2019à 4 par 5 pds.CINCINNATUS.-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 BULLETIN Ce matin les nouvelles d\u2019Europe sont trés alarmantes.Nous avons déjà parlé dans ces colonnes du zollverein douanier que les Etats de l\u2019Europe centrale, comprenant l'Allemagne, l\u2019Autriche, la Hongrie, l'Italie, la Suisse, la Roumanie et la Serbie ont l\u2019intention de conclure entre eux, avec la participation de la Belgique et de l\u2019Espagne.Ce zollverein serait sur le point de s\u2019accomplir et l'on veut que la Russie entre dans cette grande grande union douanière.Le but de l\u2019Allemagne en se mettant à la tête de ce mouvement est d\u2019isoler la France, pour avoir plus sûrement raison d'elle par les armes.Qui sait si cette coalition commerciale n\u2019amènera pas la guerre à brève échéance.Cela nous paraît être un grave indice.Il y a quelques jours a eu lieu\u2019 à Vienne l'échange des signatures au bas du traité de commerce projeté entre l'empire allemand et l\u2019Autriche- Hongrie.Les parties contractantes se sont\u201d promis le secret jusqu'au mois d\u2019octobre, époque où cette convention sera soumise au Reichstag et au Reichsrath respectivement.On a mis immédiatement à l'étude une convention supplémentaire à l'effet d\u2019unifier le tarif des chemins de fer pour le transport des marchandises visées au tarif conventionnel.Les négociations avec la Suisse ont commencé ces jours derniers, à Vienne.Voilà encore des pays qui oublient leurs rancunes.La Suisse va ouvrir ses portes aux chapeaux autrichiens, malgré le souvenir de Gessler, et l\u2019Autriche recevra avee componction les armes fabriquées par les fils des conjurés du Grütli.C\u2019est la légende de Guillaume Tell qui se perd dans une arrière-boutique.Li La crise ministérielle au Portugal cement d\u2019avril, et avec les soins voulus, il q ministére Sousa qui devient président du conseil et ministre de la guerre avec M.Vaz, ministre de l\u2019intérieur ; M.Marianho Carvalho, ministre des finances ; M.Moraes Carvalho, ministre de la justice; M.Vilsena, ministre de la marine et des colonies ; le comte Valborn, ministre des affaires étrangères; M.Castello Blanco, ministre des travaux publics.On nous informe que le nouveau cabinet s\u2019est arrêté sur un programme entièrement libéral et qui sans aucun doute satisfera les plus exigeants.Réductions sur les dépenses pour les colonies, pour la guerre et les travaux publics; liberté de la presse et commutation de peine pour les condamnations; diminution du traitement des fonctionnaises publics et conclusion de traités de commerce avec les puissances étrangères, telles sont \u2018les importantes réformes que le nouveau ministère s'impose.La presse en générale se montre très favorable au ministère et la confiance, un moment troublée renaît dans le public.Seulement elle sera de courte durée, car une dépêche, reçue de Lorenzo Marquez, ville située au nord de la baie Delagoa dit qu\u2019un croiseur-tor- pilleur anglais, le \u201cBrick\u201d, armé de six canons, apporte la nouvelle qu'un it sérieux a eu lieu entre les co- - anglais et portugais.\"Il paraît les troupes portugaises ont attaqué l\u2019expédition de la Compagnie anglaise du sud africain.Au cours du combat sept portugais ont été tués.On ignore encore les pertes du côté des anglais.Dans quelques jours nous connaîtrons les causes de ce conflit, mais il n\u2019y à aucun doute que la situation entre l'Angleterre et le Portugal déjà très tendue jusqu'ici, s\u2019en trouvera encore très aggravée.x, > I1 se prépare pour l\u2019année prochaine à Paris, une exposition de race humaine qui aura un caractère de haut intérêt scientifique.C\u2019est la première fois qu\u2019on arrivera à groupeg sur un même point du globe les types des différente races pour les offrir aux études du monde savant.Malgré les nombreuses difficultés qu'offre cette entreprise on espère ouvrir le congrès vers le mois de mai ou de juin.La section scientifique de ce congrès se subdivisera en trois commissions > .- ayant chacune leur tâche bien distincte.La première aura pour but l\u2019étude des races exotiques au point de vue purement ethnologique.La seconde s'occupera de réunir tous les objets matértels ayant rapport aux mœurs, aux habitudes des nations qui seront representées.Et enfin, la troisième choisira les voyageurs qui seront chargés de visiter les indigènes à de les amener à Paris.Le comité nancier possède environ 6 ou 7 millions.\u2014 re t\u2014\u2014\u2014\u2014 Les journaux allemands commentent béaucoup les paroles suivantes prononcées par M.de Bismarck à la réception des délégués qui venaient lui offrir le siège de député de Geestemunde : \u201c Si je regrette de devoir rentrer à Berlin, ce n\u2019est pas uniquement parce que je serai obligé de quitter le foyer familial de Friedrichsruhe ; je redoute surtout les rencontres pénibles avec d'anciens amis qui ont cessé d\u2019en être.même toit avec une femme divorcée avec laquelle on ne s\u2019est pas réconcilié, est moins difficile que de se retrouver avec d\u2019anciens admirateurs qui sont devenus des détracteurs.\u201d Ces paroles, d\u2019après la presse allemande, viseraient l\u2019empereur et aussi M.de Bætticher.Vivre sous le POESIE J\u2019étais enfant.J\u2019aimais les g:ands combats Les Chevaliers et leur pesante armure, Et tous les preux qui tombèrent là-bas Pour racheter la Sainte-Sépulture.L\u2019Anglais Richard faisait battre mon cœur Et je l\u2019aimais, quand après ses conquêtes, Il revenait, et que son Pras vainqueur Avait coupé tout un collier de têtes.D\u2019une Beauté je prenais les couleurs, Une baguette était mon cimeterre ; Puis je partais à la guerre des fleurs Et des bourgeons dont je jonchais la terre.Je possédais au vent libre des cieux Un banc de mousse où s\u2019élevait mon trône ; Je méprisais les rois ambitieux, De raîneaux verts j'avais fait ma couronne, rs + , J'étai$ heureux et ravi.Mais un jour Je vig une jeune compagne.Joffr!is mon cœur, mon royaumeet ma cour Et les châteaux que j'avais en Espagne.Elle s\u2019assit sous les marronniers verts ; Or je érus voir, tant je la trouvais belle, Dans ses yeux bleuscommeun autreunivers Et je restai tout songeur auprès d\u2019elle, Pourquoi laisser mon réve et ma gaité En regardant cette fillette blonde?Fourquoi Colomb fut-il si tourmenté Quand, dans la brume, il entrevit un mon- [de ?GUY DE MAUPASSANT.Nettoyage du poulailler Voici bientôt les chaleurs, il est temps de nettoyer le poulailler si on néglige de le faire, les poux se propa- geronf par millions et causeront beaucoup de dommages à la basse-cour il est aussi beaucoup de plus facile de s'en débarrasser dès maintenant que plus tard, quand il se seront multipliés pour ainsi dire à l\u2019infini.Voici une manière bien simple et peu couteuse de détruire les insectes invisibles qui tourmentent les volailles : prenez une roquille de thérében- tine, une livre de lessive concentrée, mêlée dans trente gallons d\u2019eau de s\u2019est terminé par la formation du savonnage et appliquer aussi chaud que posssible.Pour assécher le poulailler après cette application, répandez partout de la chaux éteinte.La chaux par elle-même détruit très bien les poux.Mettez de l'huile de pétrole sur les perchoirs, nettoyez les nids, enlevez la paille qu\u2019il contiennent et brulez- la.Tout cela est facile à faire et très peu coûteux, cependant c'est de là qu\u2019en grande partie dépend le succès dans l'élevage des volaillles.\u2014 Correspondance M.le Rédacteur, Comme j'ai remarqué que vos correspondantes ordinaires vous avait avaient fait défaut dans le dernier numéro de votre intéressant journal, je me permets moi, parfaite étrangère jetée incidemment dans une des maisons hospitalières de ce village, de vous donner quelques nouvelles.On se plaint ici du manque de pluie.La terre n\u2019obéit plus sous la dent de la herse et duf scarificateur.Les grains de semence qui germnent avec difficulté font péniblement leur passage jusqu\u2019à la surface du sol.À peine sorties, les tendres feuilles n\u2019ont pas fini leur misère et de fréquentes gelées viennent les corroder, les faire mourir.D'après toutes les apparences la récolte cette année ne sera pas meilleure que la précédente.Que ferons-nous, pauvres filles, si la grande misère empêche encore cette année les veufs et les célibataires de nous offrir leurs mains et leurs cœurs.Mais trève de plaisanteries.Malgré son éloignement de la navigation et des chemins de fer, St.Benoit a ses charmes et ses amusements spéciaux.Le caractère paisible de ses habitants fait qu\u2019il existe entre eux une parfaite union.Lorsqu'il s\u2019agit d\u2019une amélioration ou d\u2019un amusement, ils sont toujours d\u2019accord.On fait de joyeuses parties de sucre, de sanglants tirs au pigeon et des pêches miraculeuses.Un ancien citoyen s\u2019ést construit une chaloupe qui, assise sur quatre roues, reçoit les pêcheurs au sortir de leur demeures et les conduit tous agréablement sur les rives enchanteresses de la rivière Outaouais.J\u2019ai moi-même eu l\u2019occasion de faire cette jolie promenade et j'en suis encore toute ravie.On se propose ici de pierroter la montée qui conduit à la Frenière.Un des chevaux de M.Fauteux s\u2019est cassé la jambe en se frappant sur un poteau.Voilà toutes les nouvelles que je puis vous donner aujourd\u2019hui M.le Rédacteur, Je laisse la plumie à votre correspondante attitrée pour la semaine prochaine.Veuillez excuser ma témérité en vous écrivant et me croire.Bien à vous, MUSETTE._\u2014 A TRAVERS LES COMTES SAINTE-SCHOLASTIQUE : \u2014M.Osias Corbeil, eccl, fils de notre ancien concitoyen M.Kdouard Corbeil, vient d\u2019être fait tonsuré.L\u2019abbé P.Langlois, frère de M.Joseph Langlois, vient de laisser Big Point pour prendre la cure Tilbury Centre, Ont.\u2014M.Olivier Gratton, commis-marchand de Montréal, est venu passer la semaine dans sa famille pour se reposer.\u2014L'assemblée des créanciers de la faillite J.M.Dorion a eu lieu mercredi dernier le 20.MM- Kent et Turcotte comptables de la cité de Montréal ont été nommés curateurs.\u2014Dans la faillite d\u2019Isaie Charbonneau de Ste-Thérèse, l\u2019assemblée des créanciers a aussi eu lieu la semaine dernière vendredi le 22.M.Chas Desmarteau comptable de Montréal a été nommé curateur.\u2014On a réparé la couverture du palais de justice et de la prison.M.M.St-Amour plombier avait l\u2019entreprise.: \u2014 Dimanche dernier, M.B.Beauchamp, M.P.a tenu, en face de la résidence de Dame veuve Dumoulin une assemblée de tous les patrons de sa fromagerie.On a discuté les meilleurs moyens à prendre pour le succès de leur entreprise.Tous se sont laissés d\u2019accord et ont promis encouragement.\u2014 Plusieurs de nos concitoyens et concitoyennes ont passé la fête de la Reine à Lachute et ont assisté le soir à un concert donné par un club d'amateurs.\u2014MM.l\u2019Inspecteur Aylen, Burroughs C.R.et I'Honorable W, Prevost étaient dans nos murs samedi dernier.\u2014Notre jeune cowpatriote Albini Fortier de Belle-Rivière, vient de nous laisser pour aller s\u2019établir dans le grande cité de l\u2019ouest à Chicago.Nos vœu.de succès.\u2014M.Télesphore Cyr de Manitoba, est retourné samedi de cette semaine dans ses pénates à St.Jean-Baptiste de Manitoba, \u2014 M.Alphonse Bélair, commerçant de charbon de Saint-Eustache, était ici samedi à prendre des ordres pour fournir du charbon.M.Bélair informe tous ceux qui ont besoin de charbon pour l\u2019automne et l'hiver prochain qu\u2019il est prêt à leur en livrer à demande aux gares de St-Eus- tache, St-Augustin et Ste Scholastique.Ils seront servis à souhait.\u2014 M.et Mme D.Leduc de St Placide étaient en visite le jour de la féte de la Reine, chez leur fils, M.l\u2019avocat Leduc\u2014 M.l\u2019avocat Mathieu est allé faire une petite excursion de pêche à Sainte-Thérèse le soir du 24 mai.Il paraîtrait que beaucoup de poissons ont mordu à l\u2019appât et se sont laissés prendre à l\u2019hameçon.\u2014M.et Mme F.Lamarche de St-Eusta- che étaient en visite, dimanche dernier, chez leurs fils M.le Dr S.Lamarche.\u2014La résidence de M.le Dr Jetté, située sur la rue St-Jacques, en face du palais de justice, a été vendue samedi dernier par le shérif.M.J.D.Leduc avocat s\u2019en est porté adjudicataire pour la somme de quinze cent soixante-quinze piastres.\u2014La pluie bienfaisante de mardi, a ramené le courage et la consolation au cœur des cultivateurs.La grande sècheresse qui durait depuis deux ou trois semaines leur avait jeté le désespoir dans l\u2019âme.Tout menaçait de périr.Que Dieu soit loué.\u2014 Il nous faut une ligne de téléphone.Nous prions les deux conseils du village et de la paroisse de prendre cette question en leur sérieuse considération.Nous avons bien réussi à obtenir du Pacifique ce quenous voulions; pourquoi ne réussirions- nous pas de même auprès de la Compagnie du téléphone ?Nous sommes bien partis, continuons.\u2014 Le jour de la fête de la Reine, il y a eu un grand pique-nique, au lac de Montigy, sous la direction de M.Scott de St- Jérôme.Beaucoup de monde et bien du plaisir.\u2014 M.le shérif Lapointe est parti pour le fin fond du Nord, porteur de brefs d\u2019exécution.\u2014Le bienfait des annonces ?Il y en a qui croient que les annonces ne rapportent rien aux annonceurs, mais ils se trompent grandement.Ainsi, à Ste-Scholastique nous avons deux exemples éloquents.M.Simon Cyr, qui avait toujours l\u2019habitude d\u2019avoir au printemps des voitures pour satisfaire toutes les commandes qu\u2019il a reçues.De son côté, M.Moïse Laframboise, notre populaire tanneur, déclare à qui veut l\u2019entendre que ses affaires avec les paroisses environnantes vont bien mieux depuis qu\u2019il annonce dans l\u2019EcHO et que ses hommes suffisent à peine à l\u2019ouvrage.\u201c\u2018 Et nunc erudimini.\u201d \u2014 MM.L.A.Fortier, Ach.Fortier sont débarqués à St-Scholastique samedi dernier pour aller voir notre ami le Docteur dans sa thébaïde de Saint-Columban.\u2014 M.Télesphore Danis, de Montréal, a épousé lundi dernier, Mlle Hélène Demers.Les nouveaux mariés sont partis le mé- me jour pour Cornwall où il inaugureront leur lune de miel.Nos souhaits de bonheur ! \u2014Mademoiselle Azilda Chevrier de St.Jérôme est en promenade chez les Delles de Lamothe.\u2014M.le géôlier Drouin a reçu les cothpli- ments les plus flatteurs de la part de Ml'inspecteur des bureaux publics, John Aylen.Il faut dire qu\u2019ils étaient bien mérités, ces compliments, car très certainement comme l\u2019atteste d\u2019ailleurs le certificat donné, il n\u2019y a pas de prison et de Pa lais de justice tenus sur un pied plus propres et plus secundum.\u2014La première communion des petits enfants de la paroisse a eu lieu mercredi.La cérémonie a été très imposante.\u2014Madame Hilaire Beaulnes de Belle-Ri- vière, mère de notre ami M.Napoléon Beaulnes, décédé dirnanche a été inhumée mercredi de cette semaine.Nos condoléances à la famille.St-BENOIT : \u2014M.le notaire Jos.Girouard est revenu de son voyage de Québec où il était allé, en sa qualité de membre de la chambre des notaires assister aux examens des aspirants à l\u2019étude et à la pratique du notariat.\u2014La fête de la reine s\u2019est passée dans un calme très plat ici.Seul notre aimable tabellion a fait montre d\u2019un loyalisimne enthousiaste en suspendant à Une longue corde, traversant un immense jardin, une quantité de pavillons anglais.ALPHONSE.\u2014 Le fort vent d\u2019en haut que nous avons depuis ce matin, semble vouloir porter ma correspondance; j'ai un grand désir de la lui confier ; mais de peur qu\u2019il ne soit indiscret, j'aime mieux la laisser au gentil postillon qui la remettra en lieu sûr.\u2014 La fête de la Reine n\u2019a été célébrée ici par autre chose que le déploiement des pavillons que nos principaux citoyens ont issés sur leurs mâts.Aucun préparatif est fait ici pour célébrer la Saint-Jean- Baptiste ; mais si notre chef-lieu veut se distinguer cette année, et célébrer cette fête dans son beau village, je ne manquerai pas de m\u2019y rendre, si je trouve quelque galant cavalier pour m'y conduire.A ce propos, je crois que ce n\u2019est qu\u2019en 1862 que a fête patronale a été célébrée chez vous, c\u2019est du moins ce que m\u2019affirme mon oncle, car pour moi je ne.comptais pas alors, n\u2019étant pasencore née.La Pande \u2019 deSaint- Jérôme avait fait ce jour-là les frais de la musique, et le feu de joie avait été allumé sur le terrain d\u2019un M.Valois, mais je m\u2019a- per¢ois que je vous parle de Ste Scholastique au lieu de St Benoit\u2014 Mlle Dolbec de Saint-Eustache est en promenade chez son amie Mme Girouard\u2014 M.Lapointe est allé à Sorel jeudi dernier.\u2014 Le village prend un air propret ; les clôtures sont toutes blanchies à la chaux et les jardins sont tirés au cordeau.Cette année, comme les précédentes, on admirera les parterres de Mme Dr.Mignault et du Dr.Harry Gernon\u2014 M.Vaillancourt a piqué au dard un doré de 10 livres.C\u2019est un des plus gros de l\u2019espèce.\u2014 On dit que vous devez vous organiser à Ste Scholastique pour avoir le téléphone venant de Saint-Benoit.Tant mieux! Monsieur le rédacteur, vous recevrez plus souvent des nouvelles A\u2019 Emma.EMMA, LACHUTE \u2014Après un brillant examen subi à Montréal la semaine dernière, M.Alexandre Rodrigue a été admis à l\u2019étude de la médecine.Nous lui présentons à cette occasion nos plus sincères félicitations ; et nous lui souhaitons courage, persévérance et succès dans les nousvelles études qu\u2019il se propose et que la Faculté lui permet maintenant de faire.\u2014M.et Mme Owens sont revenus enchantés de leur promenade au Nord-Ouest et à Chicago, après un séjour d\u2019un mois: environ, Espérons que les différents panoramas qui se sont déroulés devant les regards de M.Owens lui ont fait regretter celui qu\u2019offre la Capitale en temps de session.\u2014Lundi de la semaine dernière, un nommé Turner, conducteur de voiture, pour la Compagnie de bois de Sciage de Lachute, a échappé à la mort d\u2019une manière merveilleuse.-Il arrivait à une traverse du chemin de fer à Lachute, lorsque ses chevaux prirent le mors aux dents, effrayés par un train qui venait à toute vitesse.Les chevaux n\u2019ont pas eu le temps de traverser, l'engin a frappé le wagon chargé de bois en plein milieu, l\u2019un des chevaux a été renversé dans le \u2018Cattle guard\u201d plus ou moins mutilé, et l\u2019autre a continué sa course furibonde et le jeune Turner, lui,s\u2019est trouvé\u2014 il ignore par quelle magie\u2014étendu au milieu du chemin à dix ou douze pouces dela \u201c\u2018rail\u201d sans aucune égratignure mais tout alourdi sans pouvoir s'expliquer comment, tout de même c\u2019est sortir à bien bon marché d\u2019un aussi mauvais pas.PIERRE.RIGAUD : \u2014I1 y aura un grand pélerinage Montréal à Notre-Dame de Lourdes de RL gaud, lundi prochain le ler juin.Il y aura sans doute beaucoup de monde.Les organisateurs de ce pélerinage ont retenu 25 chars pour la circonstance.On a posé un autel neuf à la chapelle de Notre-Dame de Lourdes, don de M.Télesphore Séguin, entrepreneur.\u2014On annonce le prochain mariage d\u2019une des perles de notre village avec un jeune homme de Montréal.Le oui solennel sera prononcé le 2 juin, Petit à petit, nos fauvettes nous quittent et s'en vont vers d\u2019autres cieux.On nous apprend d\u2019une manière certaine que M.Rivet, F.S.V., procureur du collége Bourget, actuellement à Terrebonne dit-on ne reviendra plus à Rigaud.Ce départ cause de profonds regrets dans la paroisse où M.Rivet est généralement estimé.\u2014Les prières des qurante-heures viennent de finir ici.Un bon nombre de prêtres étrangers sont venus aider à nôtre curé durant ce temps.C'était le bon temps de prier pour demander de la pluie.Beaucoup doivent en avoir profité car nos cultivateurs se plaignent de la sécheresse.On croit à une nouvelle année de disette.\u2019 JUGON, _\u2014_\u2014 L\u2019assemblée des employés du commerce, affiliés, aux Chevaliers du Travail de Montréal, a décidé qu\u2019un de ses comités serait chargé de se rendre auprès des marchands de cette ville, pour les prier de fermer d\u2019hiver sur les bras, se plaint aujourd\u2019hui qu\u2019il n'a pu fabriquer assez de sleighs leurs magasins de bonne heure, L\u2019ECHO DES DEUX-MONTAGNES PARLEMENT FÉDÉRAL Séance du jeudi 21 mai La séance s\u2019ouvre à 3 heures.Lecture des pétitions.M.Woon, de Brockville, dépose un bill pour modifier l\u2019acte du cens électoral.En réponse à M.Fauvel, sir Hector LANGEVIN dit que les $5,000 votées pour la construction d\u2019une jetée à Bonaventure n\u2019ont pas été dépensées parce que cette somme était insuffisante pour faire cet ouvrage.En réponse à M.Hardwood sir Hector LANGEVIN dit que le quai construit près du village de Vaudreuil par M.Brabant et pour la construction duquel le gouvernement a souscrit $2,400 appartient à la mun:cipalité, qui a payé la plus grande partie du coût.En l\u2019absence de M.Langelier et de sir John Macdonald, les questions relatives au pont de Québec et au million du chemin de fer du Nord ne sont pas posées.Avant l'appel des ordres du jour, M.Béchard demande quand le gouvernement produira le rapport concernant les inondations de la rivière Richelieu.Sir Hector LANGEVIN répond que dans le moment tous les employés de son ministère sont occupés à préparer les documents demandés par le comité des privilèges et élections.Cét ouvrage sera terminé la semaine prochaine et le rap port demandé par M.Béchard sera produit.: M.FLINT, de Yarmouth, reprend le débat sur la motion de M.Jamieson.Il se déclare en faveur de la prohibition totale des liqueurs alcooliques.M.MACKINTOSH dit que la chambre n\u2019étant pas en possession d\u2019informations positives ou de statistiques pour la gnider dans la décision qu\u2019elle devra prendre sur cette question importante, il propose comme amendement que, vu les complications que produirait dans la condition économique du pays la prohibition du commerce des liqueurs, il soit formé un comité composé de MM.Coatsworth.Curran, Davies, Ferguson (Leeds), Girouard, Gordon, Hazen, Jamieson, Mills (Annapolis), Mills (Bothwell), Préfontaine, Ross Wallace et Wood, avec instruction d\u2019étudier les effets qu\u2019aurait la prohibition et de faire rapport.M.ROÔME appuie l'amendement de M.Maskintosh.M.MACDOLALD, (Huron), se prononce en faveur de la motion de M.Jamieson.M.TAYLOR fait comme sous-amendement la proposition suivante : Que cette Chambre renouvelle l\u2019op/nion qu\u2019elle a déjà exprimée pendant des sessions précédentes en faveur de la prohibition des boissons alcooliques, mais que dans une question de cette importance affectant des intérêts commerciaux depuis longtemps établis et devant avoir pour conséquence l\u2019imposition d\u2019une taxe équivalente à la diminution de millions de piastres dans le revenu des liqueurs, il est important que l\u2019électorat puisse se prononcer aux polls sur cette question.M.MILLS dit que si M.Taylor avait demandé dans son amendement que cet appel au peuple se fasse immédiatement, il l\u2019aurait appuyé aves le plus grand plaisir.A six heures M.SPOULE propose que le débat soit ajourné.\u2014 Adopté.SEANCE DU SOIR A huit heures, la Chambre est appelée à voter sur la motion de M.Sproule, qui est rejetée par un vote de 74 contre 65.M.SPROULE reprend alors la discussion et prononce un long discours en: faveur de l\u2019amendement de M.Taylor.M.CHRISTIE (Argenteuil), prononce un discours en faveur de la prohibition des liqueurs.M.DAVIES (Iledu Prince-Edouard) se déclare contre la motion de M.Jamieson.T1 demande que la question de prohibition fasse de sujet d'un plébiscite distinct et .séparé de toute autre question.M.CURRAN dit que: l'opinion publi- -que n\u2019est-pas encore mure pour la prohibition totale des boissont enivrantes.Il serait impossible dans l\u2019état actuel de Topinion publique de faire exécuter une loi .de ce genre.\u2018M.DEVLIN se déclare en faveur de J\u2019amendement de M, Taylor pour déférer la question au peuple.Séance de Vendredi Ottawa, 22 mai 1891 Après lecture de piusieurs pétitions et dépôt de quelques bills privés, sir HECTOR dit qu\u2019il propose avec plaisir que M.J.G.H, Bergeron, député de Beauharnois, soit nommé président des comités généraux de la Chambre.L\u2019honorable M.CHAPLEAU appuie la motion.L\u2019honorable M.LAURIER dit qu\u2019il -voit avec beaucoup de plaisir le choix de M, Bergeron, avec lequel il à toujours été en bon termes d\u2019amitié personnelle, et quelques fois politique, dans des circonstances trés solennelles, comme dans l\u2019affaire Riel, La récompense donnée aujourd\u2019hui à M.Bergeron est une preuve qué, même en ce bas monde, la vertu est récompensée.L\u2019honorable M.CHAPLEAU dit que la conduite tenue dans le passé par M.Bergeron est une preuve de sa grande indépendance de caractère.Cette indépendance est une qualité qui le rend émine- ment propre à remplir la position que la chambre est appelée à lui confier, et si M.Bergeron s\u2019est trompé dans quelques circonstances, le gouvernement ne ferait au- jourd\u2019hui que mettre en pratique le principe : à tout péché miséricorde.La Chambre se forme ensuite an comité des subsides, avec M.Wallace au fauteuil.M.EDGAR dit que les documents \u2018de la commission du hâvre de Québec, relatifs à l\u2019affaire McGreevy, ont été mis à la disposition du comité, mais que ceux en la possession du département des Travaux publics ne le sont pas encore.Si ces retards continuent, la session sera sans doute prolongée.Sir HECTOR LANGEVIN dit que les employés de son département ont fait toute la diligence possible et qu\u2019une pre- mièrecollection de documentssera envoyée aujourd\u2019hui au secrétaire du comité ; la (Lisgar), Seriver, Taylor, M.DAVIES dit que le ministre des Travaux publics ausait dû se mettre en position de produire, dès le jour suivant de la demande, tous les documents en sa possession, vu qu\u2019il était averti depuis longtemps que cette enquête serait demandée.Sir®.CARTWRIGHT demande si M.Perley a été suspendu de ses fonctions.Sir HECTOR répond que non.Sir JOHN MACDONALD dit que si l\u2019on devait suspendre les employés publics à chaque accusation qui serait portée contre eux, il n\u2019y aurait pas de gouvernement possible.Ce système ne sera jamais mis en pratique par son gouvernement.M.McNEIL défend la réputation de M.Perley et demande que l\u2019opposition laisse voter le crédit dans les estimés.Elle pourra faire le procès de M.Perley devant le comité.Le crédit est adopté et le président demande le vote du salaire du haut-commissaire.Sir CARTWRIGHT s'oppose à l'adoption de ce crédit et critique la conduite de sir Charles Tupper.Séance du soir A la séance du soir, M.BERGERON prend place au fauteuil de la vice-prési- dance de la chambre.M.LANDERXKIN le félicite ayec une pointe d\u2019ironie sur sa nomination 4 ce poste honorable et important.M.Lenderkin attaque ensuite la conduite de sir Charles Tupper pendant les derniéres élections.Il dit qu\u2019il ne convient pas de payer un salaire aussi considérable à un homme qui passe une partie de son temps sur les hustings en faveur du gouvernement.Le Dr SPROULE dit que les services rendus par sir Charles Tupper en Angleterre valent deux fois et plus la somme que le pays lui paie.M.PATTERSON demande si c\u2019est à la demande et avec l'autorisation du gouvernement que sir Charles Tupper avait quitté son poste à Londres pour venir en Canada prendre part aux élections et porter la parole à Kingston, London, Toronto et ailleurs.Sir JOHN MACDONALD répond que c\u2019est à sa demande que sir Charles Tupper est revenu d\u2019Angleterre et est allé parler à Kingston, ou sa parole a eu l\u2019excellent effet d\u2019augmenter sa majorité { de plus de 400 voix.M.PATTERSON attaque sir Charles Tupper pour l\u2019hostilité qu\u2019il déploie en Angleterre envers la compagnie du Grand- Trone, M.MILLS propose que le crédit soit biffé.} Sa motion est rejetée par dix-sept voix de majorité.Après l'adoption de quelques autres crédits, le comité lève séance, et à onze heures la chambre s\u2019ajourne jusqu\u20193 mardi prochain.Avis de motions Sir DONALD SMITH demandera la semaine prochaine si le gouvernement se propose d'augmenter pendant la présente session le salaire des juges.\u2014\u2014 ebreote\u2014\u2014 CE PRETENDU CONFLIT Nous avons été très surprif, il y a quel- ue jours de lire dans le Star de Montréal l\u2019article suivant : \u2018 Les relations entre le gouvernement de Québec et les deux sections catholiques et protestantes du conseil de l\u2019Instruction publique sont passablement tendues, disait ce matin un membre'dqu comité catholique.Le conseil des arts et manufactures a demandé à la section catholique réunie, la semaine dernière, de ratifier la nomination de M.Templé des écoles du soir, comme inspecteur-général des écoles avec un salaire de $1,500.Cette demande a été repoussée, le comité considérant qu\u2019il aurait û être consulté pour une nomination de cette importance.On lui aaussidemandé d\u2019accepter un nouveau système de dessin réparé par le même M.Templé, lequel fovea coûter $10,000.Cette dernière demande a été repoussée comme la première.Mais il paraîtrait qu\u2019en dépit de cela, ordre a été Honné d'imprimer les nouveaux livres, La partie protestante & pris virtuellement la même position.\u2018 I] paraît que ce mouvement inattendu a caus$ un grand désappointement dans certains cercles ministériels, à Québec, et des amis de l\u2019administration disent ouvertement que le conseil entrant dans la voie du patronage, sera remplacé à la prochaine session par un ministre de l\u2019Education, dont on ne mentionne pas le nom, et que l\u2019honorable M.G.Ouimet, le surintendant actuel, sera mis à sa retraite et remplacé par M.Paul de Cazes, le beau- frère du premier ministre, qui sera assis- tant-ministre.\u201d L\u2019Ftendard a fait suivre la reproduction de ces lignes des commentaires suivants.On remarquera qu\u2019il s\u2019est efforcé de les rendre les plus désobligeants possibles pour le gouvernement : \u201c Comme on le voit par l\u2019article qui précède, le gouvernement libéral-autocrate de Québec traite le Conseil de l\u2019Instruction Publique avec un dédain, un mépris qui marque son dégré de considération pour ce grand corps, et en présage l\u2019abolition rochaine, à moins que ce gouvernement ui-même ne soit aboli avant d\u2019avoir mis à exécution cet important article de son programme radical.\u201d N\u2019en déplaise aux deux compères tories, leurs assertions sont inexactes en tous points, comme nous allons d\u2019ailleurs le démontrer par les réfutations que nous apporte l'Elecieur de samedi dernier.Les relations entre le gouvernement de Québec et les deux sections catholiques et protestantes du conseil de l\u2019Instruction publique sont si peu tendues, contrairement aux fausses affirmations du Sfar, qu\u2019il n\u2019y a jamais eu entre eux l\u2019ombre d\u2019un dissentiment.Voici deux articles de la loi sur l\u2019enseignement du dessin, empruntés au code de l\u2019Instruction publique publié par le surintendant Ouimet et qui remonte à 1876, c\u2019est-à-dire au ministère de Boucherville si cher à L\u2019Fitendard.Art.19.Autant qu\u2019il est possible, le dessin doit être enseigné dans toutes les écoles.Art.20.Outre les règlements qu\u2019il est autorisé à faire en vertu de la loi, le Conseil des Arts et Manufactures doit en faire pour établir et faire suivre, dans les écoles sous le contrôle des commissaires et des syndics d\u2019écoles, un système d\u2019enseignement de dessin dans toutes ses branches ; il détermine la manière et la méthode qui doivent être observées pour cet enseignement, approuve les livres, cahiers, cartes ou plans qui doivent être en usage dans chaque école à cet effet, et rend ce système balance sera expédiée lasemaine prochaine.aussi uniforme que possible.Ces règlements sont soumis à l\u2019approbation du comité catholique romain ou protestant du Conseil de I'Instruction publique, suivant le cas ; et, quand ils ont été approuvés, lesurintendant doit les faire publier dans la Gazette officielle de Québec, et, dès lors, ils deviennent en vigueur.Cette loi est bien simple, elle laisse au conseil des Arts et Mannfactures le choix des livres et la méthode d'enseignement du dessin, et il doit faire des règlements à cet effet qui n\u2019ont force de loi qu\u2019après que les deux sections de l\u2019Instruction publique leur ont donné leur approbation.Aussitôt après la mise en vigueur de cette loi, le conseil des Arts et Manufactures adopta la méthode de dessin Smith, C\u2019est cette méthode qui fut enseignée dans les écoles jusqu\u2019à la publication de la \u201c méthode nationale de dessin \u201d de M.Templé, professeur à l'Ecole Normale Jacques-Cartier.| Cette dernière parut aux membres du conseil des Arts et Manufactures, plus parfaite que l\u2019ancienne méthode Smith, et ils s\u2019empressèrent de l\u2019adopter après qu\u2019elle eut reçu l\u2019approbation du comité catholique du conseil de l\u2019Instruction publique, Nous avons sous les yeux la résolution qui a été passée à cet effet et c\u2019est M.le surintendant Ouimet lui-même, qui la fit observer dans toutes les écoles.Voilà done les mensonges échafaudés par le Star qui s\u2019écroulent d\u2019eux-mêmes à la lumière des faits.L\u20194 Electeur \u201d de qui nous les tenons, et qui défie toute contradiction sur leur exactitude ajoute : gouvernement, contrairement à l'assertion fausse de l\u2019Fiendard, n\u2019a pas traité le Conseil de l\u2019Instruction publique avec dédain, mais pour montrer son respect pour lui, il s\u2019est donné la peine de faire ,imprimer les livres nécessaires pour l\u2019enseignement du dessin d\u2019après une méthode recommandée par le comité catholique de ce conseil, et adoptée sur cette recommandation par le Conseil des arts et manufactures, le corps que la loi charge du choix des méthodes et des livres d'enseignement du dessin.Le gouvernement ne s\u2019est donc pas montré autocrate, comme le dit faussement l\u2019Etendard, Mais il y a quelqu'un auquel ce qualificatif s'applique parfaitement : nous voulons parler du surintendant de l\u2019Education.Au lieu de faire exécuter comme ¢\u2019était son devoir, la décision du Conseil des arts et manufaotures, il a commencer par l\u2019ignorer, puis il 4 essayé de la contrecarrer.Il a toléré, sinon encouragé, l\u2019instruction dans les écoles, sous le contrôle du comité protestant.du Dominion Free Hand Drawing System, méthade de dessin qui n\u2019a jamais été adoptée par le Conseil des arts et manufactures, et dont il n\u2019aurait jamais dû, par conséquent permettre l\u2019usage.Puis, au moyen d'intrigues, que nous n\u2019avons pas besoin de signaler, , il a essayé de faire adopter cette méthode par les écoles prggestantes, alors qu\u2019il devait savoir que la\u201dloi exige l\u2019uniformité de méthode dans toutes les écoles.Il espérait tuer ainsi la méthode Templé, et causer quelqu\u2019ennui au gouvernement.Puis, ne voulant pas perdre une chance de lui susciter des embarras, voici ce qu'il] a fait: le gouvernement avait nommé M.Tewplé inspecteur de dessin pour toute la province, et avait prié M, Ouimet de prendre les mesures nécessaires pour lui faciliter l\u2019accomplissement de ses fonctions.Le surintendant a essayé de faire censurer cet acte du gouvernement par le comité catholique.Celui-ci a refusé sagement de se prêter à cette manœuvre et a déclaré qu\u2019il n\u2019avait rien à faire avec cette nomination.On nous dit que M.Ouimet, battu de ce côté, non seulement refuse sa coopération à M.Templé, mais veut lui faire refuser l\u2019entrée des écoles.Nous avons peine à croire à un pareil acte de folie.Ce serait bien le cas de répéter le mot des Romains : quos Deus perdere onet, prius dementat.Car si le gouvernement a pu laisser M.Ouimet exercer impunément son esprit de parti- sannerie politique, décider invariablement contre ses amis les petits conflits si nombreux qui s'élèvent constamment dans l\u2019administration des écoles ; s\u2019il a pu tolérer qu\u2019il essayât constamment de lui susciter des difficultés au Conseil des Arts et Manufactures et au Conseil de l\u2019Instruetion publique, il ne peut permettre qu\u2019il lui déclare ouvertement la guerre, et surtout que, pour le combattre, il aille jusqu\u2019à manquer à l\u2019accomplissement de ses devoirs et se mettre carrément en opposition avec la loi Aucun gouvernement ayant le moindre respect pour lui- même ne pouvait tolérer un pareil état de choses, et celui de M.Mercier, qui a toujours montré tant de fermeté et de décision, ne se laissera pas ainsi insulter et bafouer par un de ses officiers, quelqu\u2019élevée que soit sa position.LE VOTE OBLIGATOfRE M.Amyot, député de Bellechase, a présenté aux Communes le projet de loi suivant qui a pour but d\u2019établir le vote obligatoire.\u201c Acte pour établir le vote obligatoire.\u2018Considérant que la participation du citoyen, par son vote, à l\u2019administration de la chose publique, est un privilège essentiel sous le régime constitutionel, et qu\u2019il importe d\u2019en assurer l\u2019exercice complet, libre de toute pression indue et non entaché de menées corruptrices : \u2018 À ces causes, Sa Majesté, par et avec l\u2019avis et le consentement du Sénat et de la Chambre des Communes du Canada, décrète ce qui suit : 1.L\u2019acte des élections fédérales est amendée, en y ajoutant, après la section 46e, la section suivante : \u201c\u2018 46b.lo.Tout électeur inscrit sur la liste électorale sera, à moins d\u2019excuse légitime et suffisante, tenu de se présenter au poll de sa division électorale pour -demander et recevoir un bulletin de vote et de le remettre au député-officier-rappor- teur après avoir exercé son droit de suffrage conformément à la loi, sous peine d\u2019une amende n\u2019excédant pas cinquante piastres et les frais, et d\u2019un emprisonnement n\u2019excèdant pas trente jours à défaut du paiement, et sera en outre passible de privation du droit de vote pour une période de temps n\u2019excédant pas cinq ans ; 20.Tout citoyen majeur pourra recouvrer cette amende, et obtenir cette privation de droit de vote contre l\u2019électeur en défaut par une poursuite en son nom per- # Comme on le voit, non seulement ley étude et nous félicitons M.le colo- due, pour le montant de l\u2019amende demandée devant toute cour de juridiction, compétente, et le montant de l\u2019amende et des rais appartiendra au poursuivant.30.L\u2019allégation d\u2019excuse légitime et suffisante sera matière d\u2019exception et la preuve en incombera au défendeur sur réception d\u2019une copie dûment certifiée du jugement final, l\u2019officier réviseur rayera le nom sous peine de délit de l\u2019électeur ainsi privé de son droit de vote conformément au dit jugement.do Il seraloisible à tout électeur inscrit sur la liste électorale de demander par écrit à l\u2019officier-réviseur de rayer son nom de la liste électorale en force alors, pourvu que telle demande soit faite au moins trente jours avant une élection ; sur réception de cette demande, l\u2019officier-révi- seur, sous peine de délit, rayera le nom de cet électeur de la liste électorale alors en force, et ne pourra plus en aucun temps, l'insccire sur cette liste alors ainsi en force.5o Toute procédure instituée sous l\u2019em- ire du présent acte sera commencée dans e délai de six mois après l'infraction et non après.60 La loi actuellement en force est déclarée amendée de façon à donner entier effet au présent acte.70 Le pfésent acte viendra en force le jour de sa sanction.\u201d Nous ne eroyons pas que ce projet auquel nous donnons en principe notre entière approbation, puisse obtenir force de loi à cette session.On nous informe que M.Amyot lui- même entretient plus que des doutes à cet effet et qu\u2019il ne l\u2019a proposé cette année que dans le but de provoquer une expression d'opinion de la part de nos représentants aux,Communes.En tous cas voilà une grave question nel Amyot d\u2019en avoir pris initiative en pleine chambre.Il nous fait plaisir de voir que cette question du vote obligatoire dont le NATIONAL a été le premier 4 parler,il y a un an, fera bientôt le sujet d\u2019un débat d'où sortira une nouvelle législation électorale.FAITS DIVES Un souterrain de 60 kilomètres en Corse On vient de découvrir, en Corse, une grotte des plus curieuses.Elle est située à eux kilomètres environ de la gare de Ponte-Leccia ; on y accède très difficilement : son ouverture est petite, mais dès qu\u2019on l\u2019a franchie, on se trouve dans une immense salle dont les parois atteignent jusqu\u2019à vingt mètres de hauteur.De cette première salle, par le moyen de sortes de couloirs, on passe dans d\u2019autres salles successives en nombre indéfini.La grotte de Ponte-Leccia, en effet, n\u2019a pas été explorée complètement quoique déjà un assez grand nombre de touristes aient essayé de la visiter, mais, après quatre, six ou huit heures de marches, ils revenaient en arrière, exténués, mais aussi émerveillés par le spectacle féérique qu\u2019ils avaient pu entrevoir.\u2018On suppose que cette grotte a une issue qui donnerait sur la mer et se trouverait non loin du cap de la Revellata, près de Calvi, En cet endrait existe une cavité profonde, inexplorée aussi, presque au niveau de la mer et connue sous le nom de grotte du Mugissement.Lorsque, par le mauvais temps, les vagues vienhent s\u2019y engouffrer, le bruit qu\u2019elles produisent, amplifié par la sonorité des mystérieuses profondeurs de la caverne, acquiert une grande intensité et se répand au loin.Or, l lorsque la mer fait ainsi mugir la caverne, on entend, à l\u2019entrée de la grotte de Pon- te-Leccia, une espèce de grondement sourd, intermittent, qui fait songer au mouvement saccadé des vagues qui déferlent contre les rochers.Ce bruit, d\u2019ailleurs, est bien connu des bergers de la contrée ; il est pour eux le signe précurseur des tempêtes.Deux professeurs de la Faculté des sciences de Christiana ont pénétré dans la grotte, et l\u2019opinion émise par eux, pour expliquer l\u2019existence de ce phénomène gé- oldgique, vient corraborer les dires rapportés plus haut.D\u2019après eux, la formation de l\u2019île ayant été déterminée par un soulèvement alpin, suivi plus tard d\u2019un soulèvement apeñnin, la rivière du Golo a dû tout d\u2019abord venir se jeter dans le golfe de Calvi, puis le second soulèvement dut soudain détourner son cours et la faire couler à l\u2019opposite du premier, Or, ce serait le premier lit du Golo\u2014que.les révolutions géologiques auraient plus tard recouvert\u2014 que l\u2019on aurait ainsi retrouvé.D'ailleurs, dans ces immenses galeries où l\u2019air circule parfaitement, où vivent même les chauves-souris, il semble que le sol ait été réellement un lit de torrent.Il est tout parsemé de rochers arrondis ; tantôt, il a une largeur de 20 mètres ; tantôt, il offre à peine de quoi laisser passer un homme ; il décrit des sinuosités, des courbes ; parfois, il suit une pente douce ; parfois, f est tourmenté et offre des accidents de terrain plus ou moins prononcés.Entre Bébés, Le petit roi Alphonse XIII reçoit, tous les dimanches, les enfants des hauts dignitaires de la cour d\u2019Espagne et joue avec eux avec tout l\u2019entrain et l\u2019abandon de son âge.Quand ce petit monde a fini de jouer et de danser, il se sépare, et, sans cérémonial, on s\u2019embrasse sur les deux joues.L'autre dimanche, le petit roi, qui avait dansé avec une jolie petite fille de ses amis et s\u2019était fort trémoussé, voulut l\u2019embrasser avant son départ.La petite se défendit.Le bébé royal ne dit rien ; mais dimanche dernier, comme sa dansense de l\u2019autre fois était revenue à de meilleurs sentiments et voulait embrasser son danseur, le petit roi se redressa et, gravement, il lui donna sa main à baiser.Fo, el Rey.La Nature Revue des sciences illustrée, Gaston Tissandier, rédacteur en chef.(G.Masson, éditeur, 120, boulevard St-Germain, Paris.) \u2014Sommaire du No 934, du 25 avril 1891.\u2014 Les usages du photographe, par Th.À.Edison.\u2014Applications de la lampe électrique, par Félix Hément.\u2014 Mesure de la vitesse des navires, par Daniel Bellet.\u2014Sou- venirs d\u2019un voyage autour du monde, Jar Albert Tissandier.\u2014L\u2019aluminium, par Ch.- Ed.Guillaume.\u2014 Chronique.\u2014 Académie des sciences.\u2014Le baquet de Mesmer, par G.T.\u2014Ce numéro contient 10 gravures et le Bulletin météorologique de la semaine.ARPENTEURS.J.H.LECLAIR ARPENTEUR PROVINCIAL ST-JEROME, COMTE TERREBONNE BENJAMIN PRESSAULT Entrepreneur: Menuisier, SAINTE-SCHOLASTIQUE.CHARLES FOUCAULT, Entrepreneur-Menuisier.sonnel, comme une action de dette, à lui wv x AVOCATS, PREVOST & MATHIEU AVOCATS How.WILFRID PREVOST, C.R., C.L STE-SCHOLASTIQUE.J.D.LEDUC, L.L.B.AVOCAT Ft Procureur du Revenu pour le District de Terrebonne.STE-SCHOLASTIQUE.J.A.N.MacKAY, AVOCAT ST-ANDRE, COMTE DARGENTEUIL R.P.De LARONDE, AVOCAT ST-ANDRE, COMTE D\u2019ARGENTEUIL F.X.THIBAULT, AVOCAT STE-THERESE DE BLAINVILLE.JOSEPH PALLISER, B.C.L.AVOCAT LACHUTE, CO.D'ARGENTEUIL.G.E.BAMPTON, B.C.L.AVOCAT LACHUTE, CO.D\u2019ARGENTEUIL.Hector CHAMPAGNE, L.L.B.AVOCAT ST-EUSTACHE, Co.DES DEUX-MONTAGNES.L.pe G.PREVOST, L.L.B., AVOCAT SAINT-JEROME, COMTE pE TERREBONNE.F.E.VILLENEUVE, L.L.B, AVOCAT No.73 RUE ST-JACQUES, MONTREAL.Téléphone Bell 1467.NOTAIRES.G.N.FAUTEUX, NOTAIRE ST-EUSTACHE, Co.DES DEUX-MONTAGNES.J.E.VALOIS, NOTAIRE LACHUTE, CO.D'ARGENTEUIL.F.X, MATHIEU, C.R.Banque Ville - Marie IL.achtuite W.WEIR, Président.| U.GARAND, Caissier CAPITAY., $500,000 Intérêts payés sur dépôts.Traites émises dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis.Echange avec toutes les parties de l\u2019Europe.Collections faites promptement et prix modérés.+ a Heures : 10 h.a.m.à 3 h.p.m.Samedi : 10 h.a.m.à 1 h.p.m.H.FROST, Gérant.Banque R.C.MEIKLE LACEKEHUTE (Non-incorporée) ARGENT REÇU EN DEPOT Argent prêté sur bons billets conjoints et solidaire.\u2014 Collections promptement faites et remises.Heures de bureau : De 10 a.m.à 3 p.m.Lachute, 6 novembre 1890, \u2014 Es.\u2014 Banque du Peuple St-J'erome Bureau ouvert pour dépôt et escompte de 10 à 3 heures, fermé à 1 heure p.m.le samedi.Intérêt payé sur dépôts à terme.Traites et lettres de change achetées et vendues payables dans toutes les parties du monde.J.A.THEBERGE, Gérant.St-Jérôme, 20 mai 1886.MARCHANDS.J.B.CLEMENT, MARCHAND-GENERAL SAINTE-SCHOLASTIQUE.JOSEPH GIROUARD, NOTAIRE, Ere, Commissaire pour Manitoba et les Territoires du Nord-Oouest, ST-BENOIT, CO.DEUX-MONTAGNES, P.A.LONGPRE, NOTAIRE RUE SAINT-JEROME, BLoc LETANG, SAINT-JEROME.MEDECINS.GEORGES TANCREDE LAMARCHE MEDECIN-CHIRURGIEN, Ancienne résidence du Dr.L.A, Fortier.RUE SAINT-VINCENT, STE-SCHOLASTIQUE, SIMEON LAMARCHE MEDECIN-CHIRURGIEN Ancienne résidence de A.Pilon, avocat Coin des rues St-Vincent et St-Jean-Baptiste - SAINTE-SCHOLASTIQUE.CHARLES EUGENE MeLAREN MEDECIN VETERINAIRE Gradué de Victoria.- Sera tous les samedis jusqu\u2019au lundi soir, toutes les semaines, à Ste-Scholastique et tiendra son bureau chez JOSEPH BEAULNES, Forgeron.Dr.Stackhouse Chir-vurpgion Dentiste LACHUTE M.Stackhouse est, à sa résidence à Lachute tous les samedis.Dents extraites sans douleur et dents artificielles posées aussitôt après l\u2019opération.Tout ouvrage garanti.HOTELS, STE-SCHOLASTIQUE.Hotel Poirier Dame Vve CHARLES PoIRIER, PROP.Tenu sur le plan américain.\u2014Liqueurs et Cigares de choix.HOTEL DU CANADA, JOS.LACOMEE, Prop.Cet hotel est situé en face du Palais de Justice.C.PP.Ft.HOTEL JAS.DE LAMOTHE, Prop.Cet établissement est voisin de la station.(AU BON MARCHE.F.RAYMOND MARCHAND-GENERAL \u2019 Marchandises Séches, Epiceries, Ferronneries, Eto, SAINTE-SCHOLASTIQUE.Spécialité dans les Chaussures et les Modes.JOS.LANGLOIS MARCHAND-GENERAL STE-SCHOLASTIQUE MARCHANDISES SECHES ET DE FANTAISIE, Epiceries, Chaussures, Ferronneries, Vaisselles, Médecines Patentées, Librairie, etc, etc.\u2014Le plus haut prix payé pour tous les droduits.SPECIALITE DE TWEEDS.WILLIAM SAUVÉ, MARCHAND-GENERAL STE-SCHOLASTIQUE.MOISE LAFRAMBOISE TANNEUR SAINTE-SCHOLASTIQUE Constamment en mains, cuirs de toutes espèces pour harnais, colliers, guides, empeignes, semelles, cuirs rouges pour souliers, cuirs à courroies pour moulins, Je fais et répare les courroies à bon marché.Avis aux aux selliers, aux cordonniers et aux cultivateurs.\u2019 MOISE LAFRAMBOISE, Ecurie de louage ANTHIME GRATTON Sainte-Scholastigue M.Anthime Gratton remercie le public pour le patronage généreux qu\u2019il en a reçu et l\u2019informe qu\u2019il a fait l\u2019acquisition de voitures nouvelles, élégantes et bien confortables.Il est toujours à la disposition des commis-voyageurs et des promeneurs.Il a de bons chevaux, de bonnes robes, et ses prix sont raisonnables.Ecurie de Louage ANDRE GRATTON Sainte-Scholastigue Les commis-voyageurs et les étrangers trouveront toujours chez M.ANDRE GRATTON DE BONS CHEVAUX ET DE BONNES VOITURES A des prix raisonnables.Hotel du Peuple HUISSIERS HORMIDAS ROCHON, Prop.Bon assortiment de Liqueurs et Cigares.Hotel National Moise Brazeau, Grand Connétable, Huissier SAINTE - SCHOLASTIQUE.P.Q.JOS.CORBEIL, Propriétaire Cet hôtel est situé en face de l\u2019église sur la rue St-Vincent.SAINTE-SCHOLASTIQUE.SAINT-EUSTACHE MAGLOIRE LEBRUN, HUISSIER-COLLECTEUR P.Q. v - L\u2019ECHO DES DEUX-MONTAGNES \u2014I1 est là, c\u2019est Barthélemy Doria, le seigneur de Dolceaqua.\u2014Mon cousin ! \u2014Oui.Revenant au seul sujet qui lui tint au cœur : \u2014J\u2019ai échafaudé des projets qui se sont écroulés, j'ai accompli des crimes inutiles.je l\u2019aimais, je l\u2019iame encore ! Je meurs en criant son nom : Jacques !.\u2026.Car vous ne me pardonnerez pas ! \u2014Oh ! non ! \u2014 TI aura mon dernier souffle, ma dernière pensée, mon suprême adieu ! Hercule appela son valet.\u2014Dis au capitaine d'arme de venir ici, et puis serre cette criminelle dans la plus solide corde du bord.Le capitaine d\u2019arme se présenta, et pendant que deux hommes entouraient de cordes épaisses les bras et les jambes de la dame d\u2019Hyr, Hercule dit à son second.\u2014Au point dû jour vous prendrez du bois résineux.et nous irons sur la côte élever un bûcher.Là, nous ferons une terrible justice ! Mais la Juive : \u2014 Vous assouvirez votre haine jalouse, car un seul mot aurait raison de ces grandes résolutions, \u2014un mot ou un regard.Il n\u2019osa répliquer.\u2014Rassurez-vous, je ne le dirai pas.L\u2019époux que je veux, c\u2019est Jacques de Bardine.Et elle murmura encore plusieurs fois, d\u2019une voix douce comme un souffle de mai : \u2014Jacques.Jacques.Hercule sortit.Il se promena sur le pont, entre les bancs des rameurs qui dormaient, assis, les pieds enchainés : lorsque la brise étaient propice on leur permettait deux heures de repos en plus.Ses dents grinçaient de colère, il serrait, à la briser, la poignée de son stylet.Contre la porte des chambres de poupe, Barthélemy Doria était jeté, garrotté, immobilisé par une triple rangée de cordes et de chaînes.Dans l\u2019obscurité, Grimaldi l\u2019aperçut.Il le repoussa du pied.\u2014 Ainsi, c\u2019est toi qui as tué mon père ! \u2014Je vous jure l.je te jure lL.mon cousin ! \u2014 Quoi ?Je le sais bien.Comme si je ne te connaissais pas L.Oh! je n\u2019ai plus un doute.Il se pencha et crut qu\u2019il allait enfoncer son arme dans la gorge du traître.Mais il se contint.\u2014 Non, je veux que tu brûles sur le même bûcher que la Juive.Tu voulais l\u2019épouser, vous serez unis dans la mort.Cela fera un beau mariage ! Le sentiment de la jalousie était encore plus fort en lui que sa haine envers le meurtrier du vieux Lucien.Hercule reprit sa marche, de long en large.La nuit était si profonde, qu\u2019on ne distinguait rien à vingt pas.La mer, très houleuse, roulait de lourdes vagues.Pour tant le vent était favorable ; après-derñain demain peut-être, ils seraient à Monaco.Seul ! Il revenait ayant assou vi sa vengeance et arraché sa sœur aux mains du marquis, mais son espoir d\u2019épouser la dame d\u2019Hyr, ses rêves de gloire, de fortune, de triomphes !.\u2026.Fini! Fini sans une lueur qui vint le consoler, lui donner la force de vivre, d\u2019espérer encore.Avec la Juive, mourraient tous ses souhaits.Il serait toujours le soldat de fortune attaché à des maîtres, l'officier payé marchand dans les sillon glorieux d\u2019un capitaine.Tandis qu\u2019avec les richesses de la roche d\u2019'Hyr, uni à cette femme ambitieuse et admirablement belle qui gisait là, à dix pas, il eût pu conquérir un royaume, se tailler dans la terre d'Italie un princier apanage, Et cela le mettait dans une telle rage, qu\u2019il saisit une tige d\u2019acier pendue à un mât et qu\u2019il frappait furieusement les épaules courbées des gens de la chiourme, Eux ne poussaient pas un cri, pas une plainte.Enfin le jour se montra.À travers les nuages énormes amoncelés à l\u2019Orient, une clarté se glissa.Le veilleur cria : \u2014L'escadre de Monseigneur Dora ! \u2014I1 avait reconnu les galions que le grand amiral génois conduisait par la Méditerranée, et il fallait son œil de gabier et son habitude de la mer pour deviner l\u2019escadre Franco-Génoise dans les points noirs se détachant à peine sur le ciel noir et l\u2019eau sombre dont chaque flot cachait tour à tour les nefs entrevues.Hercule fit réveiller tous ses hommes.Le gabier descendit sur son ordre.\u2014A-t-on le temps d\u2019envoyer uue barque sur les cotes ?je ne veux pas qu\u2019on voie ici les deux misérables dont ma justice.\u2014Non capitaine.La réponse du veilleur fut si nette, le frère d\u2019Hélène demanda : \u2014Îls nous entourent donc ?\u2014A peu prés.Les quinze ou vingt navires de la flotte vont vers Savone probablement, et leur marche nous met à leur merci.Dans une demi-heure, au plus, ils seront à deux cents brasses.Ils nous auront aperçus et voudront s'assurer de notre neutralité.,\u2014_ Qu'on hisse le pavillon monégasque.Si l\u2019amiral n\u2019est pas avec sa flotte, nous passerons sans être inquiétés.\u2014 Bien, Monseigneur.Le second s\u2019approcha : \u2014Et les prisonniers ?\u2014Qu\u2019on les tue !\u2026.non, qu\u2019on les jette dans la cale.baillonnés.Attendons, il sera toujours temps., André Doria commandait la flotte.Il vit le drapeau rouge aux armes des Grimaldi et ordonna qu\u2019on le conduisit au galion d\u2019Hercule.Il ignorait absolument l'histoire de l\u2019enlèvement de la jeune fille, la présence de la dame d\u2019Hyr et de Barthélemy à bord de la nef, pourtant, par une manœuvre habile, il fit entourer par sa flotte le vaisseau de Grimaldi et, au Jour, lorsque la mer se calma un peu, le galion était à la merci de l\u2019amiral., Celui-ci voulait connaître le sort de la juive.Les éblouissements de la grotte d\u2019Hyr illuminaient parfois son souvenir, passer à côté de cette fortune immense sans en recueillir autre chose que les railleries d\u2019un marquis de Méreuil, c\u2019était aussi sot qu\u2019offensant.Aussi lorsqu\u2019il monta à bord, reçu par Hercule, l\u2019amiral ne put s'empêcher de demander ; que \u2014 Vous êtes seul, ici ?\u2014 À vec ma sœur que j'ai arrachée aux mains des Barbaresques\u2014 Ah! Alors Doria s\u2019informa des Grimaldi, expliqua sa mission actuelle.| L\u2019invasion du connétable de Bourbon en Provence tournait fort mal pour l\u2019empereur.Le renégat abandonnait le siège de Marseille, tandis que Charles-Quint essayait d\u2019envoyer par mer une dernière armée que Doria s\u2019était chargé de décimer avant qu\u2019elle eût aperçu les côtes de France.Il remerciait le hasard qui lui permettait d\u2019apprendre la fin d\u2019une aventure dont il avait connu, avec un profond degré le début.Il eût même des termes émus pour célébrer le grand courage et la haute valeur de Lucien Grimaldi, un ennemi dont il était fier.Hercule s\u2019inclina : la conversation languit un moment.L\u2019amiral essaya de savoir le sort de son cousin Barthélemy et de la dame d\u2019Hyr, le jeune homme répondit vaguement : il ignorait la retraite de la Juive, et on n\u2019avait plus revu le seigneur de Dolçaigue depuis le crime auquel il avait été mêlé.A cette époque, le mensonge, qui a toujours été un moyen d\u2019action en Italie était devenu un art, et c\u2019était une gloire de tromper habilement.L\u2019amiral n\u2019attacha aucune valeur à ces dénégations, mais il allait se résigner, lorsqu\u2019un de ses officiers lui remit discrètement un bout de papier sur lequel il avait griffonné ces mots : \u2014M.Dolceaqua et la dame d\u2019Hyr sont dans la cale de ce bateau.Doria eut un léger sourire et continua la causerie sans paraître s\u2019occuper de cette révélation.Après avoir souhaité un bon voyage au fils de Lucien, avoir complimenté Hélène de l\u2019heureux hasard qui l\u2019enlevait aux mains retoutables et impies des Algériens pour lui permettre de goûter de nouveau les joies de la famille, il vint sur le pont du galion et regarda autour de lui.Ses vaisseaux se tenaient à la portée d\u2019arquebuse.Vingt rameurs choisis se penchaient sur son canot collé aux flancs de la nef ; il pouvait parler.\u2014 Ainsi, Monsieur, je pars en vous chargeant de mes hommages envers Monseigneur Augustin, dont j'apprécie fort le talent et les vertus.\u2014 Monsieur l\u2019amiral, il vous rend en admiration pous votre génie, le.\u2014Seulement, je tiens à emmener avec moi, tout de suite, mon cousin Barthélemy Doria, seigneur de Dolceaqua, et la châtelaine du rocher d\u2019Hyr, que vous avez jetés en prison, ici même, sous nos pieds, pour je ne sais quelle raison.Hercule devint livide.\u2014Si je connaissais le traître qui a pu vous dire.\u2014Oh?Monsieur, la trahison est la plaie de nos armées.Il y a longtemps que J'ai renoncé à lui échapper, je me contente d\u2019être assez fort pour ne pas la craindre.Et il regardait ses vaisseaux rangés autour de lui.Mais Grimaldi répliqua : \u2014 Je vous envie, Monseigneur.Quant à vous livrer mes prisonniers.non ! \u2014 Ah! Pourquoi?\u2014 Parce qu\u2019un capitaine est maître à son bord, et vous ririez de grand cœur si quelqu\u2019un allait chez vous, dans votre nef, se mettre entre votre justice et des criminels ! Doria eut un geste qui montra sa flotte arrêtée, attendant un ordre : \u2014 Je vous jure, Monsieur, que je ne rirais pas du tout si quelqu'un venait s\u2019occuper de mes affaires escorté comme je le suis.\u2014 Vous lui obéiriez, Monseigneur ?\u2014 Non, mais ma révolte ne m\u2019avancerait pas à grand\u2019chose.Il souriait, son œil fin prenait une douce ironie : cet homme qui depuis trente ans détruisait des flottes, saccageait des villes, ne pouvait s\u2019offenser de la résistance du frère d'Hélène.Ce fut même d\u2019un ton presque compatissant qu\u2019il demanda : \u2014 Vous comprenez bien, Monsieur, que je ne peux abandonner ainsi un cousin qui porte mon nom et une adorable femme.Je me reprocherais toujours ce manque de courtoisie et d\u2019amitié familiale.Veuillez me dire seulement qu\u2019elle est leur faute.J\u2019essaierai de réparer, dans la me sure de mes ressources, le préjudice que veus cause ma juste réclamation.(A suivre) CHS.DESMARTEAU Comptable, Liquidateur de Faillite Commissaire 1598\u2014RUE NOTRE-DAME\u20141598 Bloc Ferrier MON TELE A SO splendides mor- CRAZY LTE ceaux de soie et satin de toutes couleurs, couvrant 500 pouces carrés Z2E& cenlins en timbres ou argent.Lemarie\u2019s Silk Mill, Little Ferry, New- Jersey, U.S.Hotel Riendeau 58 et 60 PLACE JACQUES-CARTIER MONTREAL.et Cet hôtel de première classe, qui était autrefois au No.64 rue St-Gabriel, vient d\u2019être transporté au No.60 Place Jac- ques-Cartier.Prix très modérés, cuisine française.J.RTENDEAU, Propriétaire d'Été et d'Hiver WVoiturier de Ste-Scholastigus Qn > 2 > M.CYR a toujours en mains toutes sortes de Voitures d\u2019Eté et d'Hiver, qui lui seront faites seront exécutées avec soin, sans delai et à prix réduits.M.Cyr a la réputation d\u2019être le meilleur ouvrier du district.FORTIER & Cie IMPORTATEURS DE Tel.Bell, 129 Tel.Federal, 181 Chs.Langlois et Cie MARCHANDS-COMMISSIONNAIRES DE PROVISIONS Patates au char, Beurre, Œufs, Fromage, Lard, Saindoux.191 RUE SAINT-PAUL, MONTREAL Entrepôts, 161 rue Sanguinet.Montres, Pendules, Bijouteries, Meubles, Ete., Etc.NOUS VENDONS NOS Montres a credit #ÆEt à des conditions extrêmement faciles aux personnes qui demeurent en dehors de la ville.Nous ne vendons que les montres WW AISTET AVE | Qui sont les meilleures et celles qui donnent le plus de satisfaction.Ecrivez-nous pour les conditions.FORTIER & CIE, | 1514 rue Ste-Catherine, Montréal.| | Téléphone Bell 6501.R.G.Gaucher MARCHAND DE A pamphlet of information and abstract of the laws, showing How to/ A Obtain Patents, Caveats, Trade Marks, Copyrights, sent free.: NN & CO.À New York.A VENDRE Immense avantage pour un homme d\u2019affaires, spécialement pour un MANUFACTURIER de VOITURES.M.AUGUSTIN alias PITRE LAVICHE Ferronneries, Quincailleries $ i 1 située à la Côte ; OS: Lou, (itabel P.\u20ac XN Bile cing perches PE IN TURES, del i rches et demi © Car Our \u201cde hauteur.HUILES, UNE TRÈS BONNE MAISON VITRES, DESSUS CONSTRUITE Et c., Ft c.® La magnifique boutique de voitures de M.Lavigne ayant été détruite parle feu l\u2019hiver dernier, elle peut être reconstruite à bon marché.l'emplacement est prés d'un moulin à scie et| SPÉCIALITÉ : La peinture en caoutchouc supportables.\u201cLE MONDE AVANCE \u201d Et d\u2019un pas accéléré.Ça vous prend tout votre temps pour le suivre.Les anciens temps passent mal leur temps.\u2014 La stupidité met du temps & mourir.LA POTERIE DUrCIE DE E.B.EDDY a complètement tué le vieux seau en bois, si doux à chanter avec sa couverture demousse mais à sentir! 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