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Titre :
Le fantasque
Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire son rédacteur Napoléon Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. [...]
Publié pendant une des périodes les plus troublées de l'histoire du Québec alors que les factions politiques s'affrontent et que les journaux partisans se multiplient, Le Fantasque n'appartient à aucun parti et utilise l'humour et la satire plutôt que la rhétorique politique.

C'est aussi le journal d'un seul homme, Napoléon Aubin (1812-1890). Né dans la banlieue de Genève, Aubin quitte l'Europe en 1829 pour se rendre aux États-Unis où il séjourne jusqu'en 1835. Déçu par la vie américaine, il s'installe à Québec et devient journaliste. Il collabore à quelques journaux et fonde en 1837 Le Télégraphe, qui ne survit que quelques semaines.

En août 1837, à l'âge de 25 ans, Aubin fonde Le Fantasque qui paraîtra jusqu'en mai 1845 puis sera repris par des amis en 1848 et 1849. Durant ces neuf années, la parution du journal est irrégulière. La rébellion de 1838 d'abord, puis, au début de 1839, un séjour en prison imposé au rédacteur à la suite de la publication d'un poème dédié aux Patriotes exilés, privent les lecteurs de leur journal. À la fin de 1844, c'est l'incendie de son imprimerie qui interrompt la publication.

En 1840, Aubin fait l'acquisition d'une presse lithographique, la première à usage commercial dans la ville de Québec. Cette innovation permet aux abonnés du Fantasque d'acquérir une quinzaine de lithographies, surtout des portraits.

Aubin est sympathique à la cause des Patriotes, mais il dénigre Papineau et croit que l'action armée les mènera à leur perte. Dans les années 1840, Papineau revient dans ses bonnes grâces et sa cible préférée devient le réformiste Louis-Hippolyte La Fontaine.

Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. Les discussions de fond, c'est plutôt à son autre journal Le Castor (1843-1845) qu'il les réserve.

Sous l'Union, c'est la responsabilité ministérielle qui sera le cheval de bataille du Fantasque. Ayant probablement jugé que la formule avait fait son temps, Aubin mit fin au journal humoristique, mais il continua sa carrière journaliste avec beaucoup de succès.

Références bibliographiques

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 96-97.

Gagnon, Serge, « Aubin, Napoléon » dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1837-1849
Contenu spécifique :
Volume 1, numéro 8
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le fantasque, 1837-10-01, Collections de BAnQ.

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[" LE FANTASQUE, \u2026 JOURNAL RÉDIGÉ PAR UN FLANEUR, INPRINS EN AMATEUR PgR CEUX QUI VOUDRONT L'ACHE [Je n'obéie ni ne commande à personne, je vais où je veux, je fais ce qui me plait, je vie comme je peux et jo mowers quand il le fant] Ses Att VOL.|.N°.8.eo ESTE rer tr rer POR VAAL: LE LU MIRE- Connaissez-v- » cl j-une Zelmire, Au front mud sic au wmuintisn déasvant ?Bes traits sont doux, pus deux est\u2019son sourirry Conaniesez-la.vous deviendrez amant.Lorsqu'elle chante, et due sons de ss lyre Ajoute encor l'harmonie à son chant, Diving accords, a'uit 1 sit un long délire 1.Keoutes-la, vous de viendrez sæant, L'art d'Arachné, rous Irs doigts de Zelmire, Offre à nos y«1x un prodige étonaant ; Et son crayon le diapute i sa lyre Approchez-ls, vous de viendrez amant.File entre au bal : rivale de Zéphire, L'@il la comenple avec ravissement ; C'est Flore, Hé1¢.Non, nun, mais c\u2019est Zel- {mire ; Regardes.ls, vous diviendrez amaat.Trouver un cœur, où la bonté respire, Grace naive univ au sentiment, 4 le trouver ?approches de Leimire, Connaisses-la, vous deviendrez amant, en lh EE A \u201d, MELANGES.LA JEUNE MARIÉE.La fleur d'oranger se balançait mollement sur sa tête ; elle était pieusement agenouillée devant l'autel, son regard céleste 6e levait parfois eur | «sainte image dont Yi chapelle était ornée, puis elle portait fuctivement los yeux vers celui ni allait prononcer un serment qu'elle répétait déja toot bas : comme elle rou.gissuit! Quel frémissement agitait jusqu'aux nerix de nes doigts quand une pansée, qu'elle voulait éloigner, revenait sans cesse tourmen'er st pudique ima- ginntion Je ne tai point interrogée, jeune vierge ; tu ne m'as pas dit tout ce qui se passait:lurs en (oi : mais j'ai cru le deviner.1) m'a semblé qu\u2019il était un moment dans li vie d\u2019une fancée où, brillante ©:9 plus riches ntours, elle oublie tout ce qui la fit rèver =i long temps; eu robe (le satin, la Couronne qui orne ses cheveux, le miruir qui lui a répété cent fois qu\u2019elle était jolie, ce n'est plus ce qui l'occupe : les regards jaloux des femmes, les hommages des hommes ne peuvent plus flatter sa vanité ; cer, en ce 5.ament, elle n'entend plus que les paroles dn prbire, et pout-firc méme cot QUEBEC, 1! OCTOBRE 1837.son époux grille de la chapelle, rauques attira mon attention, Première mendiante.\u2014Eh ! la Bisquet, marier ça\u2026C'est tout au plus si ga a seize ans.Rième.\u2014Tiens! je me suie bien mariée à quinze, tu te rappelles pas ?.Si bien que nous avons fait la noce ou Moutin de beurre.C'était un mariage.celai- \u2018à! Plus souvent que j'aurc-e voulu en a une.3i/ me.\u2014Pourtant on dit que c\u2019est du cossti.) 2i\u2018me \u2014Tu crois ça, la Fourbre ! tu ne vois pas qu\u2019il n'ont que deux voitures, et de louago encore.Léère.\u2014 Mais, vois done la mariée, elle regarde partout, Tu prêtrewuà parle, et lle ne pleure seulement pas ; c'est pourtant M.le vicaire qui officie.Un home qui dit toujours des paroles si sensibles! Qième-\u2014C'est effronté, ces jeunes files a présent Hem! Moi, je fondais ce Lit un marige d'inclination.TCTs tendait, on ne donnerait pas.Qicme.\u2014Je voudriis bien voirga.rémonie continue, voir.C'est du trente sous.fière \u2014l'ardi! c'est d'hisard ; ça : été décroché hier à l'église.commun comme tout.i>me,.Damt c\u2019est comme le reste pauvre enlunt.il qu\u2019un mot qui puisse vibrer fortement | à son oreille et trouver un écho dans son cœur : c\u2019est le out que bientôt prononcers Tandis qu\u2019une famille joyeuse considérait l'heureux couple abrité sous le voile à frange d'or, et que lit dersesre in les curieux contemplaient ce tableau, un bourdonnement produit par le son de plusieurs voix regarde dunc si c\u2019est pas un meurtre de mettre une robe comme celte mariée-là jror-IA.wy a pas à dire.et pourtant c'e- lére \u2014 Ecoute donc, elle à peut-être ses raisons pour être contente de se ma- Bième.\u2014Voux-lu te taire ; ni on t'en- En ce moment fe prêtre dit : Mominus rnbiscum, les mendiantes sempresent de répondre : Et cum spirit tuo.La ct- tière \u2014Son bouquet, est-il petit! ne dirait-on pas qu'elle à pleuré pour lu- ième.\u2014Et son voile qu'est tout fripé.Gième.\u2014Du tout, c\u2019est neuf; mais c\u2019est Bième.\u2014 Eh bien ! qu'est-ce que vous avez à dire ?elle met ce qu\u2019elle a, c'te lière.\u2014Au moins on ne fait pis son ) embarras ; on se maric avec des chande- | l\u2019est ; un corbillard roulait lentemezt ua Prix: Quatre Sous!!! liers de bois, et on ne demande p: coussins de velours quand on n\u2019a rien.Diène.\u2014Ou plutôt on ne se marie pas du tout : quand j'ai épousé Jérôme, mon sort était sûr ; il avait déjà sa place de bon pauvre.Mais la jeunerse d\u2019aprésent, ça he réfléchit pas\u2026.ça vime mieux se metire dans la mi: ère.ci la conversation des mehdiantes fut interrompue On avait terminé la pieuse cérémonie, le suisse fit retentir su lourde canne sur les dalles du parvis, et le groupe, qui s'était formé à lu porte de la choo pelle, æouvrit peur laisser passer lcs jeunes époux.** Ma bonne dume !\u2014 Ma belle mariée \u2014Mon petit ange ! \u2014Ma princesse ! n'oubliez pas les bons pauvres de la paroisse !* répétère.nt les hi- deuxes créatures, ca teudant des maine sales et décharnées, duns lesquelles Ja nouvelle cpouse Lissa tomber quelques pièces de menue monnaie, Lies pauvree.ses nous accompaguèrent jusqu'aux v.i- tures, et quand les portières furent refermées, nous eutendi.nes ces femmes cn haîllons, dont la voix, le costume et le visage faisiient rêver aux sorciéres de Macbeth, s'écrier de leur voix gl -pirsane te: *\u2019Tontes sortes de bénédictions, nous #llons prier pour veus.\u201d l\u2019uis elles entrèrent en jura®t dans le cabaret voies.LA PAUVRE MÈRE.Versla fin du meis d\u2019octobre, les premiers froids se fusaient sentir; tout le monde quittaitla con.pozne pour 6 ren- termer dans Paris, Jaume la solitude: j\" quittai la ville, et je franchis la barrière.L'automne av rit dépouill les arbres du boulevard extéri-ur; Cesfouitrs séches et juamies tourbillonnaic nt dans \u2018es vire ou roujaient en broissant sur la terre ; des brouillards humides, tendant de toutes parts leurs voiles grisâtres, s'é- levrient où s'abaissaient tour à tours J'avais depuis quelques instans laisse Belleville d ma gauche.Je march lentement ct la tête penchée, car j'étais vi tai-te; degreflexions vagues ou profondes, fes rêves aumbres et fimtastiques, tn'etaportaient bien loin de Paris, dune un monde melhor, Tout 2-cnup le bruit d'un sifllei retentit à monoreille, Il est ign comme un cri de des svoir, triste et lugubre comme ou génissement.J'étais arrivé près du cimetière de .LE FANTAS QUE.EEE PE Je la trouvais causant et tricotant toujours cadavre à sa dernière demeure ; le concierge avertissait en siflant les fossoyeurs de l'arrivée d'une pratique.Le cimetière était désert ; seulement quelques couples.à demi-cachés par le brouillard, glissaient dans le lointain comme des ombres.C\u2019étaient des aman« Qui étaient venus chez les morts chercher Ja solitude : ile folâtraient, risient, parlaient d'amour sur un sol pavé d\u2019osse- mens.L'on a fait d'une tombe un parterre: pourquoi, s'étonner que des cœurs frivoles n\u2019y cherchent que du plaisir et des fleura?Je gravis à pas lents la colline de la chapelle.Parvenu a: sommet, je m\u2019us- sis sur un tombeau.L3, je promenai un long rezard autour de moi.Le cimetière, Paris, la campagne, tout Gtait enveloppé d\u2019un immense crèpe de vapeur.Los brouillards, bas et pesans, rasaient la terre.Sous mes pieds, je voyais fes frimas ; sur ma tête, un ciel sans nuage éten lait sa voûte bleur, et le sommet de la montagne était doré pir les rayons d'un soleil pâle et sans chaleur.L'oguezlleux Paris était en-eveli to Lentier.Comme les morts qui gissaient au- | oh! non, monsieur.Nous sommes si tour de moi, il semblait dormir dans un | bien ensemble !\u2026.S\\ je le laissais scul, il lincenil.Le brouillar! roulait sur ses | s\u2019ennuicrait.\u201d toits Comme une mer hnuleus-, et la co- ionne d'Austerlitz, surmontée de son drap \u2018au tricolore, s'élevait comme un dt de bronze sur cet océan de nuages.Il y avait quelque chose de sublime et de fanèbre dins cette création nouvelle entre [a terre et les cieux.dans cet univers sans habitans.Je me voyais evri- ronné par le néant, et des pensées tristes et délicieus-s se succédaient dans mon esprit, Un bruyant éclat de rire me tira bras.Quement de cette situstion pleine de chormes.Mon atiendrissement fit place à l'indignation.Je me dirigeai ploin de colère du côté d'où partait le bruit, C'était de l\u2019une des parties les plus reculées du ci netière, de \"une de ses nom.hreuses vallées, Une femme était là, seule, assise sur une pierre tumulaire ; ses joues étaient pâles, Creusées ; ses yeux étaient rouges et gonflés ; des larmes brillaient encore sur sa figure.Cependant c'était elle qui avait ssé le lruyant éclat de rire ; c'était elle, car elle riait encore, .Elle me vit, cîle détourna la tête, et poses mystérieusement un doigt sur mes lévres : \u201cChut ! chut! tais-toi, dit-elle, commé si elle eût parlé à une personne ineisibfe, chat ! voilà cuebqu'an., 'approchai : la pauvre Emme se mit & tricoter ; sa figure devint iapassible ; ses yelx restérent baissés, p C-pebdänt le brouitlard s'étit élevé ; it retombait depyis quelques m'nutes ca pluie tite êt abondante, Les sêteæsns de la malliéureuse en étaient imbivés | Son corps glacé se replinit sur lui-méme Une goutte deau pendait à chacun de ses cheveux, et ses mains, colorées d\u2019un rouge violet, faisaient mouvoir avec peine les aiguilles de son tricot.de la souffrance et de la résignation.dis-je, pour demeurer ainsi seule en plein air.tir la personne avec laquelle vous causiez tout-à-l'haure ?* silence, puis elle ee leva d\u2019un\u2018seui bond, ettenditun de aes doigte vers: la terre : \u201cCette personne est là, me dit-elle en me montrant une tombe.\u201d À Jules Reinier mort à dix-neuf ans, sa pauvre mère.dre la voix de son fits lui réporitre des profondeurs de son tombeau ; elle causait, riait ; elle était folle d\u2019amour maternel et de douleur.cimetière ; elle me repoussa vivement : \u201cQuitter mon pauvre Jules avant la nuit! de noug; fredonnant avec indifférence.pauvre mère à la tombe de son Glsne pusme résoudre à lui Oter une illusion qui la rendait heureuse ; mais je craignais pour sa santé : je voulus du moins lui donner un survesllant.melte.?em bcher, + madume Reinier de venir au cime-! tière ; on : :nferma duus un entresoi ;| diguer.elle sautu C'était une persomnification poétique \u2018Le tems est bien froid, madame, lui Suns doute vous attenilez pour par- La pauvre créature garda d\u2019abord le Sur la pierre étiient gravés ces mots : | Hélas! la malheureuse croyait enten- Je fis quelques cfforts ponr la tirer du sur la tombe de son fils, Hélas ! un jour vint où elle n\u2019y étais | plus.Je courus après le gardien, qui | chantait en se promenent au soleil, pa pauvre mère n\u2019est pus à son poste aujourd'hui ; ses ns l'aursient-ilg renf.rmée?Ne serait-elle plos foile $, Le ganlien iaterrom-pit son couplet au milieu d\u2019une mesure, puis il poussa un joyeux éclat de rire.» Non, monsieur, dit-il en se frottane les mains ; elle n\u2019est plus foile, Dieu merci.Mais c'est égul, elle viendra ce matin au cimetière ,, Il tourna la tête pour jeter un regard vers la longue avenue qui conduit à la principale porte de l'enceinte funéraire.» Tenez.la voilà,\u201d s'écria-t-il ; et il mo montrait on corbillard qui gravissait à pas lents la montagne.mr rt LE FANTASQUE.\u2014 seston QUEBEC, OCTOBRE ?1837.0 TAT SITE NOTRE LANGUE, NOS USAGES ! §'il est ches le peuple Canadien quelque chose de louable, c'est bien ceptainement Jo désir de tranametire 3 la généraiion future la religior,, [a langue ct les usages qu'il tient de Un gardien du cimetière passa près ses pères, ef, ccries, ces usages, cette langue jront diznre d'être conservés.La langue fran- \u201cCette femme vous inquicte, monsieur! | Çaise est universallement adoptée par tout ce dit-il d\u2019un ton leste et jovial.Bah! lais-| qui prétend au bon ten, au bon goût, as bou sez-la faire ; allez, elle en a bien vu genre at il n'eut même pas un des hebitnés d'autres.\u2014Comment cela ?\u2014Depuis un an que son fils est mort, elle a passé toutes ses journées Sur sa.no se contente tombe ; elle cause avec lui ; elle soutient | de Milton ; qu'il lui répond.Du reste, elle manger avec elle ; ct les fous.jamais froid.\u201d porte à Ça n'a: La malheureuse grelotait.Le gardien partit en fredunnant de; plus belle un air de vaudeville.Je n'eus paslc courage d'enlever la de 1 Je courus après le gardien.\u201c Veiller sur elle! me dit-il, bal! sa: fermaille m'u déjà Elle est riehe, sa famille\u2026.chargé de ce soin.\u2014 Alors comment se fait-il qu'sile per- ~-Elle souffta ce ella ca pew Uren.mous, on deterds: la fenêtre.Le gardiens se mit À rire en achevunt \u2018ces mots.Jo partis le cœur serré.Depuis lors, j'alluis voir toutes les emu\u2018nes le pauvre imadame Reinierdw - \u201cCours de St.James et étrangères\u201d qui nesyy fier do grarseyer quelques mota de bienvenue dia Parisienne.Le monde litté-a-re lui-même plue du langage de Shakespear:» il lui faut pour bien compléter et comprendre Iss romans anglais du jons, être families avec Ive cercles de la metropole fran- Gaise, sos modes, ses scandales, et ses termen conventionnels.Quant à l'hospitalité, à la politesse, sus usar &£es français, les voyagenrs les plus contraires sug institutions gallicanes ont di en cunfesser l'emésiié et en faire le seul palliatil aux amères critiques dent ils se sont à l\u2019envi diaputé l\u2019honneur de remplir les \u201c voyages en france\u201d leg \u201ctours eur le continent\u201d les \u201cregard sur nos voisine\u201d et mille autres ouvrages p us ou moins accrbes qu'on jette à John Bull afin le le déri- deret le persuader de plus en plus de sa supé riorité eur ceux qu'on s\u2019est plu jusqu'à ce juus à dAcrire comme des fous et des écorvrlés, La bonne partie du peuple Canadien, l'habitant des campagnes mérite et rrÇoit lee luu- angee de tous °c: qui vont partapne tres, shy besistoisé, le rude Len ssaue qu'il 08, some l'étaient ses pè-eu, toujuure prêt à pro- Maintenant qu'une divisign nationale \u2018ou politique vient mettre une ligne d'exclusion entre les descendante de trançaie at-lea, Cana diens bretune, l'on accuse Je gouvernement de- vosioir éteindre la langue de'le majorité, de voulair faire diopareitre test ee qui peut pps. \u2014 tor anx premiers leurs liens, lear crigize, leurs contumes.Cependant, qu\u2019en examisa, qu'on.écoute ba moment ceux quise réeriont de Ja mesnière le plus vénéinente contre cette prétention imaginaire, ceux qui veulent bannir tous ce qui tient & la Grands Bretagne, conz qn erient jusqu\u2019à satiété: nce institutions, mos usages, notre langue ! st vous les verrez faire leur best pour vous recevoir à l'anglaise : thé à l'anglaise, coirée, boimons, services, bals, in- troduetion, etc.à l'anglaise ; voyez deux jeunes commie qui arrêtent les passants por les charger des produits de l\u2019Anclet-rre dont regorgent leurs magasing ; is Tous vantent la qualité, le bon marché ; nésnmoins ils portent one vests bariolée en signe d'exclusion e! croient avoir fuit immensément pour la cause du pays par cette mince enseigne ; écoutez.les s'entretenir, adressez-leur Ja parole.peud ils a vous entendent point ; vous parles cette vile langue française, la langue des habitants, (comme ils disent ;) fi! ce n\u2019est point ben ten de Wexprimer en français ! mieux vaut certainement baragouiner l'anglais que d'écorcher le français ; mais du mains qu'on n\u2019accuse point le gouvernement de la raère-patrie d\u2019une inimitié envers des mœurs qu'il a toujours res- peciées ; (u\u2019on parle sa langue avec les sions ; qu'on en acquière cent autr-s car l'érudition ne noit point; maie qu'en n'\u2019affecte pas de crier à la persécution, à la tyrannie sur des Sujets aussi futiles; qu'on retienne religiquer.ment les usages de ces ancêtres sans qu\u2018une : ridicule afisctation contredite per des actions plus ridicules encore na los rende le sujet de | tisée universelle, car la cause Is plue juste, la [lus sacrée, la plus leuable perd tout droit au respect et à l\u2018estime quand le ridicule est le cachet de ses actions.Quant à moi, jene vois Pas de j lim grande ennemis de la langue fran.aise que ler com mis de la Dasse.Ville et Ro Lert Shore Milnes Bonchette\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ee QU'ON DISE MAINTANANT QUE LES RATS NE SERVENT A JEN! AU tx true.Tout St.Roch connalt l'aventure que, je vais raconter et que je tiens de t6- moins uculuires et auriculaires comme disent les grands journalistes, dont la véracité est ordinairement mise en doute.On se rappelle qu\u2019un jeune homme se noya il y a quelque foms pris de l\u2019hôpital général ; il était auparavant au service de Mr.J®**® La maison que ce Mr.hubite a toujours été un sujet de frayeus pour les personnes du voisinage qui sutiennent qu\u2019elle est constamment réquentée par des revenants, des eanrits sépulchraux des \u201cvux follets, des fours R-oux et mille autres agréables locu- (aires.Co Peu de soirs après le décès de l'infor- funé serviteur plusieurs personnes étaient rassemblées auprés du feu et s'entrete- waient de fugubres histoires de nourrices «t de vieilles femmes | \u2018un léger bruit se &t entendre près du comptoir ; i riant aux éclats.! comme d\u2019un blasphémateur ousis il insista sur sa première idée, prit une vieille boîte qui se trouvait près cle là, l'ouvrit et un énorme tat s\u2019en cchappa et disparut en un iustant des regards étounés des spectateurs.c\u2019est que tous mes souscri aussi superstitieux que Mr.J ** * et q thodoxe rat qui leur fasse chanter ds messes pour l'existence du Fantisque et Je| conseille aussi auxofliciers publics de dé.fa eh LE FANTASQUE.En dans l'état de demi-frayeur où chacun se trouvait alors celte interruption eut un effet dramatique, on s\u2019entreregarda pour se rassurer et l\u2019un deu assistans s\u2019écria tout-à-coup : C\u2019est Ce pauvre CL.qui vient demander son argent.\u2014Un murmu- te de craiute s\u2019échappa de toutes les bouches, et frappa surtout l'hôte qui dit-on redevait une assez bonne partie des ga- gr de son défout employé.Il prit sa ourse, fit un compte conscienciéux de sa dette et l'acquitta auprès des parents Ca jeune homme.lendemain, même bruit, même frayeur, on supposa ntors que l\u2019Âme du défunt se trouvait encore offensée, l'hôte se fit un religieux devoir de faire chanter quelques messes pour son repos.La nuit suivante le bruit surnaturel recommença, on visita la maison du haut en bas on fouilla tous les coius ei recoins, care, grenier, armoires,mais inutilement.Une garde de huit hommes fut alors posée durant plusieurs nusis josqu'à-ce qu\u2019enfin le has :rd amena chez le malheureux Jee#8 un français à qui l'on raconta l\u2019histoire et qui cependant ne partagea point la frayeur générale: il résolut de dé- couvrir le mystère ; il resta donc et ne tarda pas à entendre le terrible bruit : \u2014 Eh sapredié c'est un rat, s\u2019écria-t-il en On s\u2019éloizna de lui Quant à moi, tout ce que je souhaite urs soient \u2018ils aient chez eux quelque bon et or- payer régulièrement leurs dettes.puter une douzaiue de ces obligeans rats à son Excellence lord Gosford, afin d'essayer lu force de ses esprits ct de lui faire une fois pour toutes délicr les cordons de 11 bourse qu'il montre depuis ri long-tems à leurs yeux affamus.«\u2026.Tobeor net to be, that is Che question Les actionnaires, ésiteurs, directeurs, mprimeurs du journal amphigouriqae et amphibie se sent rassemblés Dimanche lernicr pour Jdécider si le papier devait ou non se continuer, Un état du passif et , | de l'actif fut expo-é et il fut decide que les | P nouveaux directeurs n'suraiest rico à faire avec les anciennes dettes, de scrte que ce moyen ingénieux et tout nous veau devra metire l\u2019établissement à mès me de continuer long-tems encore si les créanciers accepient cetle plaisanterie, Désormais des nouveaux directeurs se< ront nommés chaque setnaine ensorte que les comptes se trouveront soldés tout d\u2019an coup .oh vise Pesprit d'ine dustrie ! vivent les Libéraux pour less rit d'innovation ! }l est facheux que les mques n\u2019adoptent point le sysiéme ; de cette façon elles éviteraient les Lanqueroutes, ce qui est le seul inconvéniant que je puisse apercevoir dans ces institutions.\u2014Le Dr.Drolet qui ee tronvait-la et qui u'spprouvait point apparemment cette mesuré vu qu\u2019il commence à être tant soit pes Fantasque, voulut prendre la parole mais on le prit à la cravate et pr une légère torsion, on lui imposa since; encore en nouvenu et rapide moyen de couper la parole au plus habile orateur \u2014II ne lui restait au mal- hewreux que juste assez de souffle pour murmurer : \u2014Ne m'étranglez point, mes chers amis?On lui accorda enfin la ; douce alternalive de descendre l'euca- lierou de voltiger par la fenêtre, ce qui souriait infiniment à Mr.Chasseur qui ne voyait là qu\u2019on oiscau singulier à empailler.\u2014L'infortuné Docteur se décida en \u2018aveur de la première voie et implora pour dernière grâce qu\u2019on veuille bien lui rendre sa canne et son chapeau.Je n\u2019ai point pu savoirsi elle lui fut accor- déc, vu que les aîles de ce dernier ot- jet sont fort larges \u20act pourront servir à cacher bien des oreilles d'Ânes, ce qui n'estpas à dédaigner par le tems qui court et surtout si, comme le Libégal \"annonce, lui-méne, nous devons être fworisés durant six mois encore de ce journal politique judustriel et littéraire.\u2014\u2014\u2014P\u2014 J'ai l'honneur d\u2019uccoser In réception d\u2019un ouvrage intitulé Histoire pu Ca- NADA sous la domination française par Mr.Bisarp de Montréal.Jai ouvert ce Îivre, j'en ai commencé, la lecture, et je n\u2019ai été interrompu que par le mot FIN qui re trouve ala 370¢me page ; c'est je crois le plus bel éloge que je puisse Fire de cet ouvrage, quaud on saura que je suis furieusement flêneur et pe- resseux ces jours ci-\u2014Ce livre sort des presses de Mr, Jones, Réellement je ne ferais pas mieux moisméme.: Ha pla presque tout été, il commence a neiger et à geler ; l'automne à passél'été à Québec et l'hiver vient y passer l'automne : c\u2019est affreux ! Oh lout va de mal en pire depuis que l'on se mêle tant de politique._-\u2014\u2014 \u2014 Je pauvre docteur Droiet dernièrge ment destitué du haut et important eme loi de correcteur d'épreuves ès bureaux du Libéral se plaiut hautement et amère- went des premier fi actio~anires de Piaetitution.\u2014lls s2 phiigneut, disa; jours derniers des tyvunniques destitutions de lord Gosford ! au moins son cxcellenes donne-t-elle des ruisons ; mais ces mer- sieurs vous mestent à la porte sans vous avertir, crac sans rime, raison bi pale ment! c\u2019est désolant vraiment ! ENCORE DELA LIBERALITR.L'éditeur anglais du Libéral s\u2019est complaisamment extasié sur les vertus, lex connaissances, l'amour du bien public.l'indépendance, l'intégrité, l\u2019inpariialité du grand jury lorsque ce corps confirina l'acte d'accusation porté contre Mr.Jessop contrôleur de la dou.ne.Le méme jury peu de jours apres sac quitta du n ême devoir en retournant un vrai bill contre Charles Hunter écr.avocat, pour Une accus tion de parjure- Ceci change ls thèse, diable, diable! il eat bien permis d\u2019arcuser Mr, Jessop, mais Mr, MHuntor ! gn passe les borne du bon sens.Mr.Hunter, l'éditeur au » Libéral être amené comme pirjure à la barre di s assissins et \u2018des voleurs ! c'es: un crimefde lèze-écrivain! sussi le mêne journal n\u2019épargne-t il pont les injures au même corps qu\u2019il avait loungé au paravant, La décence avait tout len d'attenire vu langage justement contraire, mais depuis que Mr.Bouchette a quitté l'établissement on n°y sait plus ce que c'est que les convenances.i Ce journal de mardi dernier termine un Lirnoyant article sur ce sujet ep disant gue les meditations et réflexions des petits jurés sont moins profousdes que celles du grand jury ce gai veut probablement dirc qu\u2019il espère que ces pre- micrs passeront sur celte affaire plus lé- serement que tes dermers ; \u2014ci vedremo comme dit l'éditeur aciuel.PR Mr.L'Enireur, Je eine nn patrinte.je vous l\u2018assure at gen donne plus que moi n'uimesant à encourager le» manufactures du pays érablement à celie- des nations étragères ; mais je ans un petit et humble ma:chand ; mon magasm est plan demarciandives r@ches totles que i, sigulies ribans, gents, drape vie.die.que ferai-ja de tout cela suchavnn refuse de seu Servir ?3 ne me pla ndrais put si j'étais seul dans ce cas.wars ii est uac | ule de mes coaficres qui Lurlent earors plus foit que mai qu'il faut «ha diller d'u is du pays +\" qui font da bin lo + gues figures an rau u de leur magaan dé.saut, Nour avans tous «4 1a boheme do pay of les dr 118 Yaye à Yous, ensorts que puisqu'ils sont payés nos rempatriotes ferment #n act de padiotimne en nous déhartassant de cer viel! 8 marcoandises qe je hats de tout man sœur, Pendant qu'dé uecraient lee habits que nous leur awions vendue, ils nutatit le tome de sunger à établir d'en lartures gui sun! fast rates on Canara cl itarge.r.ue nous nee \u201cons a£reil mir #a uRgE pour «ncousager le sadustrils du preys Quoique j'ate chusei ve, re légdre fouille pour tre oa ntetpiete p ax de mes.concitoyens, le ou) Ln\u2018 esl pas vows éricux el s'en mé.sie pou muins la sérieuse attention des perecnnes qui Lierpes * à soutenir esux qui sont, comme j'ai le désespoir s'être swjeurd'hui, VX PLTIT MoRCHAND CANADIRR.\u2019 LE FANTASQUE *,* Où m\u2019uenvoyé plusieurs avis de mariages qui n'ont pas eu lieu.C\u2019est uue fort mauvaise plasanterie sur un sujet qui n\u2019en comporte point.Heusement que j'ai eu la prudence dalle aux informations et de ne les point insérer, Désormais il sera done inutile de me faire j arvenir de semblables communications sans les uccompagñer d\u2019une bonne tranche du gâteau de noce comme preuve évidente de la cérémonie, faute de quoi les informateursen seront pour leur papier, leur peine et leur imagination.\u2014 waiveTts, \u2014Un de mes messagers à qui j'avais reproché d'avoir oubl é la veille de fermer les volags m'a demandé ce matin, vers les dix heures, à les fermer, afin, dit-il, de n'avoir poirt la peine de les termer le soir.\u2014A.N.M.éce.M.P.P.voulant expliquer devant quelques dames qu\u2019il avait pra niissance quelques mais avant l'époque fixé» por la nature leur dit qu\u2019il était de deux mois trop vieux, INNOCENTE CRITIQUE.\u2014Un des porteurs du Funtasque auquel j'indiquais l\u2019idresse de quelques sons- cripteurs de la rue Mont-C«rmel, ne pouvait comprendre où sent situésle jardin du château of ie monument de Wolfe et Montcalme, #'écria loat-h-coup comme frappé de sm p-u d'intelligence \u2014 Dieu que je sus béte! je s birn où c'est : n'est-ce pis à lautre bord de la grande cheminée de MacCallume ?RARE.PRECOCITE, \u2014Le patriotisme cst si bien invétéré dans 17
de

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