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Titre :
Le fantasque
Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire son rédacteur Napoléon Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. [...]
Publié pendant une des périodes les plus troublées de l'histoire du Québec alors que les factions politiques s'affrontent et que les journaux partisans se multiplient, Le Fantasque n'appartient à aucun parti et utilise l'humour et la satire plutôt que la rhétorique politique.

C'est aussi le journal d'un seul homme, Napoléon Aubin (1812-1890). Né dans la banlieue de Genève, Aubin quitte l'Europe en 1829 pour se rendre aux États-Unis où il séjourne jusqu'en 1835. Déçu par la vie américaine, il s'installe à Québec et devient journaliste. Il collabore à quelques journaux et fonde en 1837 Le Télégraphe, qui ne survit que quelques semaines.

En août 1837, à l'âge de 25 ans, Aubin fonde Le Fantasque qui paraîtra jusqu'en mai 1845 puis sera repris par des amis en 1848 et 1849. Durant ces neuf années, la parution du journal est irrégulière. La rébellion de 1838 d'abord, puis, au début de 1839, un séjour en prison imposé au rédacteur à la suite de la publication d'un poème dédié aux Patriotes exilés, privent les lecteurs de leur journal. À la fin de 1844, c'est l'incendie de son imprimerie qui interrompt la publication.

En 1840, Aubin fait l'acquisition d'une presse lithographique, la première à usage commercial dans la ville de Québec. Cette innovation permet aux abonnés du Fantasque d'acquérir une quinzaine de lithographies, surtout des portraits.

Aubin est sympathique à la cause des Patriotes, mais il dénigre Papineau et croit que l'action armée les mènera à leur perte. Dans les années 1840, Papineau revient dans ses bonnes grâces et sa cible préférée devient le réformiste Louis-Hippolyte La Fontaine.

Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. Les discussions de fond, c'est plutôt à son autre journal Le Castor (1843-1845) qu'il les réserve.

Sous l'Union, c'est la responsabilité ministérielle qui sera le cheval de bataille du Fantasque. Ayant probablement jugé que la formule avait fait son temps, Aubin mit fin au journal humoristique, mais il continua sa carrière journaliste avec beaucoup de succès.

Références bibliographiques

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 96-97.

Gagnon, Serge, « Aubin, Napoléon » dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1837-1849
Contenu spécifique :
samedi 1 septembre 1838
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le fantasque, 1838-09-01, Collections de BAnQ.

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[" u A FANTASOBR © .N.AUBIN, Editeur # 5 9 kebdomadairement 2 ñ 177, ©.St.Valier.Publié per} A.JACQUIES.Tsrimenr, | Résidence, N.117,0 8e Vi CONDITIONS ANNONCES.CE journal rédigé par un Comme nous vivons dans le Fiéneur paraît autant que pos- siècle des progrès et de la ré- sible chaque Samedi.Le prix en est de quatre sous par exemplaire.L'abonnement est de 15sous par mois.Le bureau éditorial du Fldneur est établi en toutes les promenades, rues et Places publiques.On y trouve l\u2019éditeur lorsqu\u2019il yest.No admittance except on business.: forme, le Flâneur, désirant montrer l\u2019exemple en encours- geant les talents, paiera toute mes pages 4 ron Se Ap ses raison pointe.Toutes nn GR tions ete.têtre laissés fl chez R.Dzviary où, l'en raffralchises- Je n'obéis ni ne commande d personne, je vais où je veux, je fais ce qui me plait, Je vis comme je penx of Jo menrs quand il le faut.Vor.1.) QUEBEC, 1».SEPTEMBRE 1838.[No.3.AVEU NaAïF.Je salue, je value Autrefois j'étais un sot, Les grands à perte de vee ; Quand je vantais le mérite, Je salue, je salue ; De lui is on n\u2019hérite Ce beau moyen Tent que du riche idiot.Réussit bien.Lorsqu\u2019on change de ministre, 3» suis toujours à Paffut Je change d\u2019opinice : Des grands, pour leur rendre hommage : Je sais encenser un cuistre .Aux gens de haut apanage, Dont j'attends protection ! J'aime à payer un tribut.de saine, je saine fre.Mais pour d'anciens camarades, Gens de et de rebut, J'eus boauteup de mes amis Je n\u2019ai point de capellades .(e) Qui m'ont conseillé la guerre » Hors les grande, point de salut.Pour moi jamais, je l\u2019espère, Je salue.Je salue &c.Ne suivre un pareil avis : Je tremble aux moindres alarmes ; Si quelque manteau cossu, Je hais le mom de guerrier Se présente à mon passage, Et je ne me fournis d\u2019armes Chapeau bas ! c\u2019est mon usage, Que de chez un chapelier.Qu'\u2019il m\u2019ait ou non aperçu.Je salue, je salue Au carosse d\u2019excellence, Les grands à perte de vue, Qui m\u2019éclabousse en chemin, Je salue, je salue Je fais une révérence ! Ce beau moyen Qu'il soit vide ou qu\u2019il soit plein.Réussi bien.Je salue, je salue ke.(a) Pavertis les puristes qu\u2019ils ne doivent pes s\u2019effrayer de ce mot de mon invention, je Piatroduis ici pour prouver à l\u2019univers (qui s\u2019oecupe beaucoup de moi comme chacun sait) que je us cuis pes autant du stele quo que la calomaie veut bien le répandre.\u2014[ Ed.du F3 174 LE FANTASQUE.AGENTS DU PANTASQUE.Montréal .: .A.Reemize, |[Nex-York .« .« « P.A Barz, Trois-Rivières .L.TURCOTTE, No, 9 Wall St.St.Hilaire de Rouville .H.DeRovviLLy, Paris .Hector BossanGE St.Thomas .« .+ Da.Tacue, Quai Vokaire No.if Assomption .Dr.Mrrccevn,|Londres - - » - - - Wu.Benen, Kamouraska .+ + « .J.B.Tacue\u2019.Charing Cross.DEPOTS EN VILLE.P.Dzicoun, « * .Rue St Jean.J, Magu.« © Rue St Paul B.V.R.DevEnay, .Hue Couillard J.VANDERHAYDEN, .Marché St.Paul.E.Gingnas, + « « + MarchédelaH.V.N.B.\u2014Une boîte pour lettres, ordres, communications kc.est déposée chez G.BELLEAD, ECR: nolaire, rue Sie, June, H.V.LE FANTASQUE.QUEBEC, 1 SEPTEMBRE I838.Que fail Lord Durham ?\u2014Voilà la question que chacun fait et à chaque pas; qu\u2019a-t-il fait jusqu\u2019à ce jour?que fait-il ?que va-t-il faire?Quant à moi, je ne sais pas ce qu\u2019il (ait, ni ce qu\u2019il fera, mais je sais bien ee qu\u2019il a fait, et vraiment, je suis étonné de voir avec quelle ingratitude on le reçoit lui et ses œuvres.On dit que Lord Durham n\u2019a rien fait! c\u2019est de la calomnie ; d\u2019abord il a fait une foule de promesses.Ensuite ne nous a-t-il pas donné la police ?eh! que ceux qui en doutent aillent voir la prison et chacun se persuadera qu\u2019il n\u2019y a plus que les honnêtes gens et les hommes de la police qui soient en liberté.Ensuite n\u2019a-t-il pas formé la célèbre cour des commissaires ; n\u2019a-t-il pas fait une cour d'appel ; n°a-t-il pas placé un mit sur le dôme de la chambre d\u2019assemblée ; n\u2019a-t-il pas fait gagner £00000 au propriétaire du John Bull ; n\u2019a-t-il pas fait renchérir les dindons ; n\u2019a-t-il pas fait taire presque tous les journaux du pays; n\u2019a-t-il pas fait jeter du sable devant l\u2019ancien parlement et de la poudre aux yeux de tous les Américains qui ont bien voulu passer les troupes en revue ; n\u2019est-il pas parvenu à faire sortir de prison Mr.L.M.Viger ; n\u2019a-t-il pas fait venir à Québec tous les gouverneurs de l\u2019Amérique Septentrionale, justement comme autrefois Napoléon faisait faire antichambre aux souverains de l\u2019Europe ; n\u2019a-til pas effrayé Mr.Tessier le magistrat, ne lui a-t-il pas fait donner une honteuse apologie ; n\u2019a-t-il pas fait un voyage dans le Haut-Canada et deux à Montréal ; n\u2019a-t-il nominé le Conseil Spécial qui est vraiment un conseil spécial ; n\u2019a-t-il pas appelé Mr.Buller à une demi-douzaîne d'emplois ; n\u2019a-t-il pas nommé le corpulent Thom commissaire pour les corporations; n\u2019a-t-il pas fait courir une douzaine de chevaux et quelques centaines de solliciteurs et fait mille autres choses dont j'ai déjà parlé et que par conséquent je ne répéterai point?Tout cela, chers lecteurs, ne coûte pas approximativement plus de deux cent cinquante à trois cent mille louis, pas plus de six millions de francs ; vraiment il faudrait ne pas avoir celte bagatelle dans sa poche pour ven priver! Attendons encore quelques années et nous en verrons bien d\u2019autres.Quant à ce que fait en ce moment Lord Durham, nul ne le sait, mais ce qu\u2019il y a de plus visible, c\u2019est qu\u2019il fait l\u2019invisible ; il n\u2019y a pas à le voir excepté à table, encore moins à lui parler.Maints solliciteurs, se prévalant de la proclamation en forme de préface que Lord Durham fit publier à son arrivée, ont fait coucher sur parchemin les gels sous lesquels ils gémissaient ; mais ils n\u2019ont fait, à ce qu\u2019il paraît, que jeter la vérité au fond d\u2019un puits, et les ministres de notre monarque, qui n\u2019or.t pas le tems de décacheter les pétitions ni de les présenter à leur maître qui n\u2019aurait pas le toms de les Us - va ; .A ie - re 7 \u2018 ë w \u201d Ce er Lo EE encore aux course de Québec, LE FANTASQUE.175 lire, trouvent ainsi que lui le tems de courir à Montréal voir courir quelques chevaux ! Quoi! dira-t-on, vous allez faire un crime à Lord Durham d\u2019être allé aux courses, vous voudriez lui refuser ce plaisir?Non, non, je ne lui refuse rien, mais, morbleu ! corbleu ! ventrebleu ! quand on montre qu\u2019on a le tems de s\u2019amuser,il faut aussi montrer qu'on u le tems de travailler.Eh! si vous n\u2019avez pas le pouvoir Je redreseer les petits griefs, dites-le franchement, car sans cela on croira que vous n\u2019en avez pas le vou- luir et l\u2019on vous appliquera le vieil argument: ou vous pouvez faire le bien et vous ne le voulez pas: vous êtes un mauvais gouverneur ; où vous voulez le bien et vous ne le pouvez pas: vous êtes un triste gouverneur ; ou vous pouvez et voulez le bien et ne le faites pas: vous êtes la cinquième roue d\u2019une charrette ; ou enfin vous ne le pouvez ni ne le voulez: vous n\u2019êtes donc pas le gouverneur qu\u2019il faut au pays.En un mot, Lord Durham,arrivé sans doute avec de pures intentions, se voit au même point que la plupart de nos ci-devant gouverneurs qui ont cru rencontrer au Canada des chemins boidés de roses et dans sa population la simplicité des tems primitifs ; ne peut- on point, le voyant suivre la même route d'erreurs et d\u2019inutilités où pataugèrent s long-tems ses devanciers, lui appliquer ces beaux vers d\u2019un de ses attachés : Still loving the right, and the wrong still pursuing ; \u2018Making vats to be wise, and yet madly 7 \u2019 JSollies aga.n.(WiLLIaM KExNEDY\u2014Ân only son.) \u2014 PETITE REVUE PARLEMENTAIRE.CHAPITRE HI.Dans le précédent numéro du FANTASQUE j'ai commencé l\u2019analyse des ex-mem- bres de la chambre d\u2019assemblée.Une ou deux personnes de ma connaissance se sont offusquées du tableau que j'ai fait de l\u2019honorable membre qui forma le sujet de mon premier chapitre.Je demandai sous quel point de vue on pouvait me blâmer, si c'était sous le rapport de la véracité T\u2014Non, non, c\u2019est bien là Mr.Berthelot; c\u2019est Jui en plein ; il me semble le voir et l\u2019entendre, parlant contre une question, votant pour, dormant le reste du tems, etc.Sans s\u2019en apercevoir mon interlocuteur faisait le plus doux éloge que j'aie reçu touchant mon article, et c\u2019est ce qui m\u2019encourage à le continuer aujourd\u2019hui.Puisque l\u2019on reconnaît que j'ai dit la vérité on dot me pardonner de poursuivre ma tâche, car au milieu de dures vérités il doit s\u2019en trouver d'agréables.Mon intention est donc de me débarrasser d\u2019abord des premières, afin de pouvoir rappeler à mes lecteurs de doux souvenirs et même des regrets en les entretenant des dernières.C\u2019est d'accord avec ce plan que je vais introduire dans ce court chapitre L.H.Lafontaine Ecr.ex-représentant du comté de Terrebonne.Quoique doué de plus de talents que Mr.Berthelot, et quoiqu'il n\u2019y ait pas de rid:- eule à jeter sur lui, Mr.Lafontaine est certainement bien moins recommandable par sa carrière politique que ne l\u2019est encore le premier.On peut rire de Mr.Berthelot, parceque la bonhomie qui le pousse sans-cesee ne lui fit jamais rien faire dont son cœur ait à se plaindre.II fait rire, lever même quelquefois les épaules, mais il n\u2019en est pas ainsi de L.H.Lafontaine, sa carrière politique fortueuse a déjà été marquée de quelques traits dont ses compatriotes auraient eu plutôt à pleurer qu\u2019à rire.Mais procédons avec méthode.| Mr.Lafontaine ne peut point être placé au rang d'un orateur, il n\u2019a aucun des moyens de l\u2019art oratoire, pas même celui de la persuasion ni même aucun By ment qui puisse faire passer la sécheresse de sa parole.Le visage de Mr.ne taine comporte toute la dureté que l\u2019on retrouve dans sa voix.I! a des traits réguliers fortement dessinés, un front droit et élevé, ce qui donne à Mr.Lafontaine quelques prétentions à ane ressemblance avec Napoléon.Ii ne néglige point LE PANTASQUE.176 d'en entretenir tous ses alentours ; mais quoiqu\u2019on nous Pait répété à satiété nous n'avons jamais su découvrir sur ses traits que l\u2019image d\u2019une dureté de caractère et celle de la déception et de l\u2019intrigue qui paraissait avoir été jusqu'ici les principaux moteurs politiques de celui dont nous nous envienon.| On ne peut mieux, il me semble, décrire l\u2019effet des paroles Myr.Lafontaine, lorsqu\u2019il se lève en chambre pour exprimer ses opinions ou sa haine, qu\u2019en les comparant à eelles qui sortiraient d\u2019une statue de bronze.On ne peut y découvrir nulle agréable inflexion, nul changement, nulle variation.C\u2019est un bruit aigre, rapide, monotone, qui déchire l\u2019oreille en même tems que le cœur.Quel que soit le sujet Qu'il ait traité, il n\u2019est pas un auditeur qui ne ressente une espèce de bien-être lorsqu'il à cessé.Du reste Mr.Lafontaine, je le crois, n\u2019a pas la prétention d'être un orateur quoiqu'il ne cesse de jeter un œil d'envie sur la place qui porte ce nom.Sh ce membre n\u2019eût point été un homme dangereux il serait un homme utile, c\u2019est ua grand travailleur et on ne peut lui refuser des connaissances judiciaires fort élen- dues.Mais il ne faut point le sortir de cette sphère.Hors de là il est dangereux par son ambition qui reporte tout vers lui-même, et ensuite par l'excellente opinion qu\u2019il à de tout ce qu\u2019il fait.À l\u2019appui de ce que j'ai avancé, il ne s\u2019agit que de se rappeler ses travaux sur le bill de judicature ; par la loi projetée on voulait introduire dacs la Province trois nouveaux juges; mais cependant la question des salaires n\u2019avait nullement été touchée, quoique de violentes déclamations avaient cent fois jeté le blame le plus amer sur cette partie de l\u2019organisation des tribunaux.Alors, voyez-vous, les membres qui formaient le comité pour cette loi avaient chacun l\u2019ambition, je dirai même la persuasion d\u2019obtenir une robe bordée d\u2019hermine.Ce que je viens d'avancer fut énergiquement développé, dévoilé par l\u2019orateur, Mr.Papineau, dans la discussion générale de cette loi.I oerait certainement inutile de décrire les mille efforts, les basses intrigues au moyen desquels Mr.Lafontaine tenta de renverser, de remplacer Mr.Papineau, dans la présidence de la chambre.) Je pourrais, je crois, jeter un certain jour nouveau sur ces intrigues,mais le public en a probablement assez vu pour juger de l\u2019homme.Un coin de ce noir rideau fut levé un jour par Mr.Gugy dans une interpellation au membre qui représentait alors la Basse-Ville, interpellation qui resta sans réponse.Tl ærait inutile de faire observer les efforts qui furent faits dans id commencement de nos troubles et aprés l\u2019absence de Mr.Papineau pour suggérer à l\u2019Exécutif la propriété d\u2019une session.Alors Monsieur Lafontaine était à Québec; tout porté pour être orateur ! Mais ce sujet est trop affligeant pour Ia cause canadienne, tirons un voile sur Je reste.; Il en a été dit assez pour laisser entrevoir que Mr.Lafohtaine fut la pierre d\u2019achoppement de l'édifice de division si honteux pour le pays, si fâcheux pour ses intéréw.En un mot on ne doit point craindre d\u2019avouer qu\u2019il fut une des causes, sinon la principale, des troubles et des malheurs qui sont venus fondre sur le Canada/ TI serait facile d'établir une chaîne de faits à l'appui de cet avancé, mais il faut espérer que la sécurité dans laquelle est restée Mr.Lafontaine au milieu de la proscription générale, sera aux yeux du peuple un jour assez suffisant pour lui dési- goer ceux qui lui sont restés fidèles ou ceux qui l\u2019abandonnèrent au bord du précipice après l\u2019y avoir poussé.\u20140 Ah ça ! dormons-nous ?J'ai négligé jusqu\u2019à ce jour de vous dire, chers lecteurs, jusqu'où Sa Majesté Lord Durham à poussé la prévoyance dans le choix de sa suite ; vraiment, chaque jour nous dévoile un nouveau mystére, chaque jour nous montre que notre gouver- seur est beaucoup plus fin qu'il n'en a Pair.C\u2019est ce que me suggère l\u2019éditeur du Mercury qui n\u2019en dit rien mais qui n\u2019en pense pas plus.Dane l\u2019énumération que j'ai déjà faite des moyone gouvernementaux j'avais ou- me 177 \u2018LE FANTASQUE.hié de mentionner un des personnages les plus importants, à ce qu'ils paraît, de toute la bande : c\u2019est un magnétireur animal ! .Savez-vous ce que c\u2019est que le magnétisme animal 1 Ceux qui le savent n\u2019ont pas Levin de lire ce qui suit, ceux qui ne le savent point vont l\u2019apprendr -.Attendez, un instant, que je mette mon bonnet doctoral, ma longue barbe blanche, que j'empoigne ma baguette de conjuration, que je trace des lignes, des cercles, des étoiles, des cœurs, des flammes, \u2014 hem ! bem ! hem! il s\u2019agit de sorcellerie ! m\u2019y voici : 11 est, dans le corps des êtres animé« à ce qu\u2019il paraît, comme dans les corps inanimés, un fluide invisible, insaisissable, incommensurable, impondérable ; ce fluide, par une direction uniforme, peut se dir\u2018ger, s\u2019accumuler, se polariser, se Ceniraliser et causer des effets tout-à-fait singuliers ; voilà qui est clair, je pense.Or le moyen que l\u2019on prend pour arriver à ce résultat est de se mettre en contact magnétique avec lesindividus que l\u2019on désire magnétiser ; on les prie de s'unir de cœur et de toute la force de l\u2019âme avec l\u2019opérateur, afin d'aider à la circulation de cet agent mystérieux ; le magnétiseur passe alors ses mains i quelque distance du visage de l\u2019objet desa sullicitude et cela, répété fréquemment, long-tems et avec une certaine méthode, finit par faire merveilles pour peu que la sympathie s\u2019en mêle, et la personne, ennuyée, charmée, ou enfin sous le pouvoir du cercle magnétique établie entre elle et l\u2019opérateur, Soupire, étend les bras, ferme l\u2019œil ct s'endort ! Vous voyez donc chers et intelligens lecteurs qu\u2019il n\u2019est rien au monde de plus facile à comprendre (ue le magnétisme animal et ses effets.Je pense même avoir mis tant d\u2019onction, de persuasion, enfin tant de magnétisme dans ma définition que je m\u2019attends à retrouver à mon prochain numéro tous mes lecteurset surtout mes cepiègles de lectrices erdormis aussi profondément que ceux ou celles qu\u2019amoupit Mr.Wakefield, magnétiseur-en-chef amené par Lord Durham.Or il faut vous faire apercevoir jusqu'où vont la finesse, la perspicacité, la sagacité de notre Gouverneur.Il s\u2019est dit: Je m'en vais en Canada tranquilliser, civiliser des descendants de sauvages, et, comme pour apprivoiser les faucons on les enfume et les endort, je m\u2019en vais me servir d\u2019un innocent petit moyen de ce genre, je m\u2019en vais magnétiser ces habitans des bois, ce sera une nouveauté pour les pauvres barbares, ils vont s\u2019y laisser prendre comme mouches sur miel, je vais les engourdir et quand ils reviendront à eux-mêmes ils se trouveront tout étonnés, tout aises d'être tondus, d\u2019avoir les ongles rognés, et nous fumerons ensemble le calumet de paix ; vivat! à moi un magnétiseur! à moi un adroit charlatan! à moi un engourdisseur ?que le sommeil soit, et Wakefield fut! bravo, brava, bravissimo ! \u201cze fut ainsi que nous arrivace monsieur qui mit en souriant le pied sur nos bords, se promettant bien d\u2019endormir les bons Canadiens, et même si cela était possible, les aimables Canadiennes.Déjà il a fait merveilles et il forme de brillants, où plutôt d\u2019assoupissants élèves.Il a commencé son cercle magnétique et magique par les colonnes du Mercury, qu\u2019il est difficile de regarder aujourd\u2019hui sans sentir un poi involontaire relâcher les muscles qui soutiennent les paupières.Du Mercuryil & rapidement communiqué au reste de la presse du pays.Il n\u2019y a guère que moi qui me suis garanti du fluide léthargique au moyen de mes cercles et de mes lignes né- cromantiques ; il faut avouer aussi que je ne suis pas encore trop mal éveillé et pourvu que Mr.l\u2019Assoupisseur-en-chef ne dirige point vers moi une veine trop forte de ses pavots il faut espérer que je ne m\u2019engourdirai point de sitôt et que Je contribuerai encore à aider paysie à tenir l'œil ouvert sur ce qui peut le menacer.Je n'ai pas le bonheur den pouvoir dire autant de lord Durham et de sa suite qui semblent les premiers en proie au piëg2 qu\u2019ils ont voulu nous tendre.Aussi je ne me lasserai point de répéter: dormons-nous, dormons-nous ? LE FANTASQUE.178 F:énant il y a quelques jours et m\u2019ennuyant à la mort j'entrai chez Mr.P.Delcuur le marchand de cigarres de la rue St.Jean .\u2014 Quoi ! vous fumez ! vont s\u2019écrier toutes mes charmantes lectrices, fi! quelle horreur! quelle peste; oh! le FANTASQUE sent déjà la pipe, le cigarf@! c'est alfreux, abominable! peut-être mêmo chique-t-l .Holà! ho'à! hols! un moment, mesdemoiseiles, ayez la complaisance de brider un instant vos impatientes petites langues et de me donner le tems de placer un mot.Je vous dirai d\u2019abord que je ne fume point, ne chique point, ne prise puint, j'ai assez d\u2019autres défauts sans ceux-là, aussi ai-je diverses raisons pour rendre visite à Mr.Delcour, raisons que vous apprécierez sans doute.D'abord je suis curieux, qualité qui me rapproche de votre sexe: on entend chez Mr.Delcour foule d'anecdotes plus amusantes, plus piquantes, plus curieuses, plus scandaleuses même les unes que les autres: ler motif! Mr.Delcour est tant soit peu bavard, moi je n\u2019en dégaoise pas mal, ct même, à nous entendre, on nous prendrait quelquefois pour des femmes: 2e motif! Mr.Delcour ne se contente point de la gloire de posséder, (je ne dis point ceci pour les demoiselles, mais comme un simple petit avis entre nous aux amateurs,) les meilleures cigarres de toute la ville; ce Mr.sait fort bien Que cette gloire plus encore que les autres n'est absolument que fumée, aursi est-ce pour cela qu\u2019il a ajouté à son arsenal fumigatoire et sternutatoire, une branche importante de commerce durant les jours d\u2019été, savoir : une branche de fontaine à eau de soude carbonisée, c\u2019est-à-dire, comme je l\u2019ai entendu nommer moi-même, \u201c de Peau de soda-waler : 3e et puissant motif, durant les jours à chiens enragés! On trouve aussi chez Mr.Delcour de l\u2019esprit en abondance, du plus pur, du plus ge- nine.Fi.del\u2019esprit! allez-vous crier encore, mesdemoiselles, quoi ! ce Mr.Delcour vend de l\u2019esprit, mais c\u2019est donc un vr.i corrupteur de la vertu publique, un perturbateur de notre repos ; c'est donc lui qui nous enlève presque tous nos jeunes gens au moyen de ses pipes et de ses boissons, ne nous parlez point de ce Monsieur Delcour, affreux, horrible, ahominable .Holà! holà! holà encore une fois mes chères lectrices, modérez un instant l\u2019agilité de vos petits moulins à paroles ; je vous dirai alors que Mr.Delcour ne vend point son esprit mais qu\u2019il le donne gratis et à tout venant ; il est vrai de dire aussi qu'il ne le fait point venir de la Jamaïque, mais qu\u2019il en a un réservoir jusqu\u2019à ce jour inépuisable ; il le tire sans effort de son cerveau ; comprenez-vous ?au fait, j'aurais dû vous dire immédiatement que Mr.Delcour est spirituel, cela eût évité entre nous cette petite altercation.Or vous concevez à présent le 4e motif qui m\u2019attire souvent chez ce Monsieur ; dans un tems comme celui-ci, où l\u2019esprit qui vient de la tête est si rare, tandis que velui qui porte à la tête est si abondant, vous devez voir de quelle utilité pour moi sont mes flèneries chez Mr, Delcour.J'avoue qu\u2019il n\u2019est pas bien d'aller ainsi faire une provision gratuite de la marchandise que je vends ensuite à mes lecteurs; mais je pense que cette restitution publique pourra servir d'œuvre expiatoire! Outre ces quatre importants motifs je pourrais vous en citer encore cent cinquante autres, mais je me bornerai à mon cinquième : Mr.Delcour non content de récréer les amateurs par ses cigarres, ses tabacs frisés, hachés, pulvérisés, outre ses bong-mots, son eau carbonisée et sa bière de gingembre il KE\" encore distraire la vue par ses tableaux et ses dessins.En effet, on trouve chez Mr.Delcour une foule de scènes et de paysages pris aux environs de Québec et en d\u2019autres parties du pays, peints à l\u2019eau par lui-même, et qui sont vraiment pleins de naturel et de vérité ; l\u2019étranger peut faire chez lui provision de souvenirs des beautés pittoresques du Canada; je recommanderais vivement à Son Excellence Lord Durham de visiter Mr.Delcour, certain qu\u2019il trouverait ample et louable sujet à dépenser quelques centaines de louis, ce qui ne déplairait point du tout à ce Munsieur et qui serait sans doute de quelque agrément à Son Excellence.On voit donc qu\u2019en qualité de frère artiste j'avais un excellent cinquième motif visiter Mr.Delcour.En un mot je recommande à chacun de l\u2019aller voir.Les fu- 179 LE FANTASQUE.* meurs, les priseurs, les chiqueurs y trouveront tout ce qu\u2019ils peuvent désirer, les amateurs d'esprit pourront y passer un joli quart-d'heure, ceux qui n\u2019aiment point à voyager ou qui n\u2019en ont pas les moyens pourrout voiren un instant les curiosités du paye, ceux qui voyagent pourront emporter avec eux les sites qu\u2019ils ont aimés, enfin ceux qui sont fatigués, altérés, pourront s\u2019y reposer, s'y désaltérer .\u2026 .A propos de ce Monsieur, de son esprit et de ses tableaux, il faut que je vous raconte ce qui m'arriva la dernière fois que je le vis.J\u2019examinais un portefeuille le dessins lorsqu\u2019au roilieu de cataractes, de marais, de ruines, de forêts, de rochers, de sauvages, de bêtes fauves, je m'aperçus, moi-même, jeté au centre d\u2019une caricature où (ô honte) je figure conjointement à mes confrères les éditeurs du Transcript et du .le dirai-je 1.du Morning Herald! Vous concevez mon indignation! je balançais dans mon exprit mes moyens de vengeance, je ne savais à quoi me décider: savoir si je devais le satiriser aigrement, lentement et lui rendre Pexistence amère par des aitaques vives et réitérées ou bien si j'allais le mettre à mort tout-à-coup par une épigramme! Je ne m'étais point encore arrêté sur un plan fixe lorsque j\u2019appris que honorable éditeur du M.H.aiguisait ves défenses et ve préparait à se ruer sur le délinguent à la première occasion et que l\u2019agréable éditeur du Transcript fexait confecticnner un tricot d\u2019aprés le système des Anock-'em-douns de la police et qu'il se propoeait d'infliger une correction an coupable qui ose ainsi se jouer des perronnes sacrées des éditeurs, e: afin de lui apprendre qu\u2019on ne peut impunément tourner en ridicule le \u201c pallrdium des libertés du peuple.\u201d Je laime donc le malheureux mais téméraire Mr.Delcour à la merci de mes deux confrères aussi cruellement outragés.J'espère qu'ils ne l\u2019épargneront point, car j\u2019ajouterai que ce pécheur, loin de se repenti-, eut l\u2019audace de me dire qu\u2019il se proposait de faire encore sous peu une autre caricature où je serais représenté en .je neue pasle courage d\u2019en entendre davantage et je m\u2019enfuis.Le Mercury de Jeudi soir contient un immense article-éditorial tique touchant notre gouverneur.L\u2019éditeur y donne une description et une défense de la méthode oratoire de Lord Durham dans la chambre des Lords, en parlant comme le feraitun témoin auriculaire.Je suis loin de refuser à Lord Durham d'être un bon parleur mais je ne ferai que cette Question : Où diable l\u2019Editeur du Mercury (i.e.Wa, , Æeg.) l\u2019a-t-il entendu ?\u2014\u2014\u2014 » _ L'/mi du Peuple, dans une petite revue qu'il fait de la presse du Canada, fait av Fantasque l\u2019honneur de lui dire qu\u2019il est le seul qui ose marcher la 18te levée ot Jeter la satire sur Lord Durham comme s'il était un simple individu I\u201d eh! pourquoi pes, je vous en prie?Lord Dutham n'est-fl pas un simple individu, et fort simple même quelquefois 7 \u2014\u2014 Petit-à-petit l'oiseau fait son nid-\u2014La Quolidienne annonce & ses lecteurs qu'elle parait \u201crevétue de nouveau atours, sous un format agrendi.Les colonnes sont non-seulement plus longues mais aussi plus larges'£elle aurait dû ajouter: et encore Plus épaisses.C\u2019eût êté un tour de force car ce serkit difficile.Tandis qu\u2019à présent ses \u2018\u201c nouveaux alours\u201d ne sont qu'un tour de maquignon.Elle a élargi ses colonnes d\u2019ài-peu-près l\u2019épaisseur de ses oreilles, afin de les rendre semblables à celles du Temps, ce qui permet, comme on le voit, d'insérer dans l\u2019une les annonces et autres articles qui ont paru dana l\u2019autre.Vraiment Mr.l\u2019éditeur-imprimeur-propriétaire devrait bien envoyer à chacun des lecteurs de la Quotidienne un microscope afin de les mettre à même d\u2019apercevoir ces \u201c\u2018 améliorations.\u201d La meilleure amélioration que je uisse découvrir dans cette feuille c\u2019est qu\u2019elle ne paraît plus qu\u2019une fois per semaine.Porigine elle avait déclaré que son nom de Quotidienne indiquait assez que sous peu elle paraîtrait tous ies jours.Aujourd\u2019hui elle déclare que \u201c ces améliorations ST TT OT - _ m mr tr a ee = 189 ° LE FANTASQUE.qui en promettent Lien d'avtres sont le résultat de l\u2019enconragement honorable et bienveillant que nos compatriot s \u2018ont à notre petite feuille.\u201d Tudieu! quel encouragement! encore trois mois d\u2019une semblable prospérité et la Quofidienne ne paraîtra plus.Le propriétaire aura sans doute fait fortune.En attendant il apprend à ses lerteurs que son titre est maintenant \u2018 plus riche et plus élégant.\u201d Où diable l\u2019aristocratie des titres va-t-elle se nicher?Ce que c\u2019est que de prendre ses compatriotes pour des jobards ! ATTEnTion ! ! 1! \u2014On dit qu\u2019une épidemie mortelle rest déclarée parmi les bêtes à cornes ! \u2014On craint beaucoup pour la vie de .de .de .de .de.de.de.de.de.de.de.de.de.de.et surtout de .! Si ces craintes se confirment, les loyers dans la rue .vont hesucoup baisser et, après tout il y a tant d\u2019envieux, tant de gens qui mangent de l\u2019œil ce maudit {hopes que .Pespère enfin que je parle clairement, demandez plu- ta.\u2014On dit, mais je n\u2019en crois rien, que Mr.Ellice inscrivit comme suit au livre des frais et dépenses, le montant payé aux propriétaires du Join Bull: Payé à Messieurs \u2014\u2014 pour transport de boisson etc.etc.etc, a tant la cruche.£00000 00 00 dito .dito-\u2014\u2014\u2014\u2014pour transport de bois etc.etc.etc, à tant la buche.£00000 00 00 On ne dit point le chiffre placé à gauche.Un decteur qui ne demeure pas à six cent mille lieues de St.Roch disait il y à quelques jours à uw respectable artisan : Votre femm- dit-on a une bien triste maladie mais je m\u2019en vasla soigner.La sœur de la patiente qui entendit cela courut faire une déposition devant un ms- gistrat comstatant que le doeteur\u2014\u2014\u2014\u2014 menagait les jours de su sœur.\u2014 Comment cela, dit Je magistrat 1\u2014 Eh mon bon monsieur il a dit qu\u2019il allait la soigner.*,° On nous s envoyé un coupon du Kingston Whig contenant le récit intitulé \u201c\u201c Lord Durham and the Thunderjug en nous priant de le traduire et de l\u2019insérer dans notre journal.Avec toute la bonne volonté quz nous avons de plaire à la personnne qui nous l\u2019a (ait remettre nous avons trouvé cette histoire ou ce conte si totalement dénué de délicatesse, de bon goût, de convenance ou même de rien qui ressemble à de l'esprit, que nous devons à nos lecteurs d'en refuser l\u2019insertion, la langue française ne comportant point d\u2019ailleurs ce grossier ridicule Qui pourrait attirer le rire sur quelques lèvres britanniques mais qui n\u2019a vraiment rien d\u2019attra- Jant pour l\u2019homme d\u2019un sens un peu plus épuré.\u2014Un avare se réjoulssait d\u2019être né le 29 Février parcequ\u2019il n\u2019avait à célébrer l\u2019anniversaire de sa naissance qu\u2019une fois tous les quatre ans.\u2014LE proIT.Si un bomme vous crache au visage vous le faites payer; s\u2019il vous estropie ou manque de vous luer vous n\u2019avez rien ou s\u2019il possède quelque chose, cela passe entre mains du rOi et des avocate.Si un homme tue votre vac! votre cochon, vous êtes payé; s\u2019il tue votre femme ou votre fils vous n\u2019avez rien, le roi et les avocats en profitent ; un homme met le feu à votre maison, si c\u2019est par accident on vous en rembourse la valeur ; si c\u2019est par malice vous ne recevez rien ! \u2014Quelqu\u2019un, voulant faire ressortir les avantages des paquebols à vapeur disait, les me- chines durent une élernité et après cela on peut les vendre pour du vieux fer.\u2014BoN-sEN$.Un vieillard dont la conduite était irréprochable reçut un cartel d\u2019un jeune ferrailleur au sujet d\u2019une légère altercation.Le viellard refusa de se battre, eur quoi le jeune fanfaron le menaça de publier sa lâcheté dans les journaux : Soit, répondit le bon homme, j'aime mieux remplir vingt gazettes qu\u2019une seule bière.\u2014Short end moset-\u2014Le Cheriveri dit que celui qui crache sur la tombe de Talleyrand écrit son épitaphe."]
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