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Titre :
Le fantasque
Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire son rédacteur Napoléon Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. [...]
Publié pendant une des périodes les plus troublées de l'histoire du Québec alors que les factions politiques s'affrontent et que les journaux partisans se multiplient, Le Fantasque n'appartient à aucun parti et utilise l'humour et la satire plutôt que la rhétorique politique.

C'est aussi le journal d'un seul homme, Napoléon Aubin (1812-1890). Né dans la banlieue de Genève, Aubin quitte l'Europe en 1829 pour se rendre aux États-Unis où il séjourne jusqu'en 1835. Déçu par la vie américaine, il s'installe à Québec et devient journaliste. Il collabore à quelques journaux et fonde en 1837 Le Télégraphe, qui ne survit que quelques semaines.

En août 1837, à l'âge de 25 ans, Aubin fonde Le Fantasque qui paraîtra jusqu'en mai 1845 puis sera repris par des amis en 1848 et 1849. Durant ces neuf années, la parution du journal est irrégulière. La rébellion de 1838 d'abord, puis, au début de 1839, un séjour en prison imposé au rédacteur à la suite de la publication d'un poème dédié aux Patriotes exilés, privent les lecteurs de leur journal. À la fin de 1844, c'est l'incendie de son imprimerie qui interrompt la publication.

En 1840, Aubin fait l'acquisition d'une presse lithographique, la première à usage commercial dans la ville de Québec. Cette innovation permet aux abonnés du Fantasque d'acquérir une quinzaine de lithographies, surtout des portraits.

Aubin est sympathique à la cause des Patriotes, mais il dénigre Papineau et croit que l'action armée les mènera à leur perte. Dans les années 1840, Papineau revient dans ses bonnes grâces et sa cible préférée devient le réformiste Louis-Hippolyte La Fontaine.

Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. Les discussions de fond, c'est plutôt à son autre journal Le Castor (1843-1845) qu'il les réserve.

Sous l'Union, c'est la responsabilité ministérielle qui sera le cheval de bataille du Fantasque. Ayant probablement jugé que la formule avait fait son temps, Aubin mit fin au journal humoristique, mais il continua sa carrière journaliste avec beaucoup de succès.

Références bibliographiques

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 96-97.

Gagnon, Serge, « Aubin, Napoléon » dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1837-1849
Contenu spécifique :
lundi 31 décembre 1838
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le fantasque, 1838-12-31, Collections de BAnQ.

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[" PANTASOUR = N.AUBIN.Rédacteur + N Poôlié hebdomadairement par $ JACQUIES, Imprimeur, « Résidence, N.177, 1, 84, Vobior- CONDITIONS, ANNONCES.\u2019 Ce 1 rédigé un Corame nous vivons dans Fides: parstt autent he por.siècle des et de la bo sible chaque Lundi.Le prix en est de quatre sous par exemplaire.L'abonnement est de 15 sous par mois.Le bu- veau éditorial du Fléneur est établi en toutes les promenades, rues et places publiques.on y trouve l\u2019éditeur lorsqu\u2019il y est.No admittance except on business.ses pages, ZA pointe.Toutes cummunies- GE lions etc.pourront être laissés À chez Mn.J, Gnaczk, où l\u2019on forme, le Fläneur, désirant montrer l\u2019exemple en encoura geunt lcs talents, paiera toute annonce digne de figarer damn T raison de 4 sous le peut, entr\u2019autres raffralchiese- El mons, acheter le Fantasque.Je n'obéis ni ne commande à Personne, je vais où je ceux, je fais ce qui me plait, je vis comme je peux et je meurs quand À le faut.\u2014 ee \u2014\u2014 Vor.L] QUEBEC, 31 DECEMBRE 1838.[No.48.\u2014\u2014\u2014 Se \u2014 Poesie, CAMEUNIER, LE FERNIER BT LANE.(rauze.) Pour ses travaux un meurier possédait Un baudet ; Tous les jours pour notre âne étaient jours de carême ; En vais se plaignait-il de sa maigreur extrême ; On lei ménageait I'herbe et le moindre chardon\u2026.Hors les sacs de farine et les coups de bâton.Un jour comme il vient au plus prochain village.Maître meunier, déjà sur l\u2019âge, Charge de bié sa bête et grimpe par-dessus ; Mais le baudet, qui n\u2019en peut plus, Voulant ve délivrer d\u2019an cruel esclavage, Par un sublime effort s\u2019élance\u2026.tout à coup Le meunier tombe et se casse le cou.L'âne, se voyant seul, renverse ja farine, Saute, gambade, rue et casse son licou : Bien le gros fermier d\u2019une \u2018rme voisine Aperçoit dans les champs l'animal révolté Qui se vautre dans l\u2019herbe et broute en Hberté : \u201c* C\u2019eat: mei qui vais, dit-il, sons le joug te soumettre, Fa tee m\u2019appartendras enne bourse délier.» ara © 310 LE FANTASQUE.Lors, d\u2019an ton doucereux il va le supplier ., De vouloir bien le reconnaître .Comune son protecteur, sinon comme son maître ; Il aura tous les jours l\u2019avoine au ritelier Plus d\u2019accablans fardeoux ! chacun lui fera fête ; Enfin, il lui promet félicité parfaite\u2026 Or, Vimprudent se livre.et vous saurez comment Le gros fermier tint son serment ; Il enfourche la pauvre bête, Lie au bout d\u2019une gaule une botte de foin, Que dans l\u2019air il agite au loin ; Plus l\u2019âne trotte, et plus l\u2019amorce horizontale S\u2019enfuit devant la dent qui cherche à l\u2019attrapes : Hélas! pour le baudet, qui s\u2019est laissé tromper, C'est le supplice de Tentale.S'il peste contre un jeu gni ne lui convient pas, Quelques coups de bâton le remettent au pas ; Tl a beau dire, il a beau faire, L'autre toujours le leurre et le frappe plus fort.Je connais tel état dans un coin de la sphère À qui de ce pauvre âne on fait subir le sort\u2026 me.LE FANTASQUE.Le QUEBEC, 31 DECEMBRE 1838.; VOLUME DU FANTASQUE.Avec le présent numéro finit le premier volume du Fantasque ! , Il m'est impossible de laisser passer une occasion aussi solemnelle sans adresser à mes lecteurs quelques unes des réflexions que cet évènement fait en foule surgir dans mon âme, ni sans leur donner quelques explieations sur la conduite et sur l\u2019administration du Journal qu'ils veulent bien accueillir avec autant d\u2019indulgence.On me passera, j'espère, de ressentir un peu d\u2019orgueil et de vanité à la vue du succès qui promet de couronner,de plus en plus;l\u2019entreprise d\u2019une petite feuille que de nombreux obstacles, que d'imprévues vicissitudes ont parfois entravée, mais n\u2019ont point arrêtée.D'ailleurs, je l\u2019avoue, se vanter est une manie des propriétaires de journaux ; ils diffèrent grandement en cela des autres marchands.Ceux-ci se plaignent constamment et amèrement : ils ne vendent rien, ou bien ils perdent trente pour cent sur chaque article offert en vente; la moitié des débiteurs ne les paie point; les frais de loyer, de commis, de bureaux, l'intérêt, l\u2019escompte, le bois, la chandelle, et toute cette kyrielle de plaintes qu\u2019ils savent débiter si agréablement, les ruinent, les désespèrent ; tandis que messieurs les marchands d'idées, c\u2019est-à-dire les propriétaires de journaux, sont toujours contents, du moins si vous les en croyez sur parole, ou plutôt str colonne ; ils font des affaires dor ; l\u2019encouragement du public est à son comble ; leur journal, dont le besoin s\u2019était fait vivement sentir, remplit toutes les espérances, rencontre tous les objets ; la circulation immense qu\u2019il obtient déjà et qui va toujours croissant sur- - passe toute conception, etc.etc.etc.puis un beau jour on voit le marchand de calicot ou d'épices, ou de bas de laine, ou de vieux fer, prendre maison, rouler voiture, échanger l\u2019aune inflexible et lourde contre la badine dorée et ployante du fashionable, LE FANTASQUE.311 Sandis que le journal ferme aussi boutique, avec cette autre différence que le pauvre propriétaire va chercher dans quelque coin retiré du globe l\u2019oubli d\u2019une gloire éphémère ou plutôt imaginaire ; que le malheureux éditeur veut en vain emprunter quelques sous qui lui donneraient assez de poudre pour se faire sauter la cervelle, et ne se décide à vivre que parcequ\u2019il est trop pauvre pour se faire mourir ; que les imprimeurs cherchent à fonder quelque autre établissement dont le besoin se fasse vivement sentir ; que les gamins se jettent à corpe perdu sur la charité publique ou vendent sux pepe- tiers des chiffons qu\u2019ils ramassent, ne pouvant se détacher totalement de cette chère république des lettres, la plus ingrate de toutes les républiques.Comme on le voit, les marchands d'objets solides sont plus fins que les marchands d'idées, ils savent s\u2019enrichir en criant misère ; mais en revancise les autres ont une philosophie bien plus édifiante puisqu'ils savent se ruiner en chantant l\u2019abondance.Mais revenons à notre journal qui, nous l'espérons, ne viendra point confirmer le triste expérience générale, pour peu que noslecteurs veuillent bien se faire un ces de conscience et se persuader que quoique nos idées soient impayables nous sommes forcés de payer ceux qui les leur transmettent, le papier qui les retient, l\u2019encre qui les représente, la plume qui les trace, la presse qui les répète.Il faut maintenant que je vous fasse l\u2019histoire véritable et artistique du Fantasque en plaçan:.devant vos yeux les détails d'intérieur que le public profane n\u2019est que bien rarement admis à connaître et qui, à défaut d\u2019autre intérêt, devront avoir du moine celui de la vérité.Lorsque nous commençèmes cette folle publication, notre ambition ne se portait point au delà d\u2019un premier numéro et nous eûmes la prudente modestie de ne pas mettre même: VoLumE I.No.I, désignation qui promet ordinairement tant d\u2019avenir à celui Qui, pour la prentière fois, envisage ses productions imprimées en toutes lettres et qui #8 berce de la douce mais trompeuse espérance de voir l\u2019univers jeter un regard, curieux au moins, eur le nouveau-né.A l'exception de l\u2019audace, de la présomption ou de la confiance en nous-mêmes comme on voudra l\u2019appeler, il nous manquait tout qe qui est .ordinairement requis pour commencer avec quelque espoir de euccès une entreprise aussi hasardeuse et aussi épinense que celle d\u2019un journal, quelque pou considérable qu\u2019il puisse être.Nous n\u2019avions pas d\u2019imprimerie ; (chose assez ordinairement essentielle à l\u2019impression ;) Un ami, protecteur des letires, et eur- tout des lettres non prétentieuses, un avocat de la liberté de la presse, chaud partisan de la publicité, en mit une à notre disposition.Ce n\u2019était point une imprime- ris pimpante, luisante, neuve, bien dressée, séparée, anangée, casée ; non chacune de ses letwes et de ses pièces avait subi quelques unes de ces vicissitudes, de ces contradictions que le sort se plait à réserver seulement aux presses, et par conséquent à ceux qui y sont liés ; mais enfin c\u2019était une imprimerie et voilà ce que nous désirons.\u201cNotre trône éditorial consistait en un siège de bois qui n\u2019était attendri que par les vermoulures ; Ja table sur laquelle nos idées devaient s\u2019épanouïr se portait assez bien eur trois de ses pieds et les fenêtres, en deuil de leurs vitreaux,permettaient au zéphir de nous apporter, sans entraves, ses inspirations les plus vives.Le reste de notre ameublement faisait avec ces objets une parfaite symétrie.Mais il nons manquait un autre appareil assez utile dans une imprimerie, c'étaient des imprimeurs; or comme les espèces ae trouvaient chez nous au-dessous du pair, les serviteurs n\u2019y abondaient pes Cela même n\u2019était point fait cependant pour nous arrêter ; encouragé per exemple magnanime du grand, du vertueux Franklin, nous nous mimes courageusement à l\u2019ouvrage et aprés avoir bien hésité, sessé et ressassé, trié, thtonné, nous avons pu voir enfin, sans side du dehors,briller un bienheuseux numéro qui s\u2019en alla porter par le monde su gaîté, son insouciance et son innocente satire.Quoique le succès ait surpessé nos espérances, les obstacles n'étaient point vaincue, et le po' li - égolete, qui riait bien franchement de nos extravagantes saillies, eo fsissid le \"me q 313 LE FANTASQUE.souvent tirer l'oreille pour solder une modeste somme que checun trowealt minkmo et oe fort peu paysient.Nul, bélas ! ne connaît les déboires qui s\u2019attächeataux pas un journaliste dont les lecteurs sont retardataires; humble esclave du public et de wes caprices il ne lui reste pour niguillonner son génie qu\u2019une sombre misanthropie qu\u2019accroissent d\u2019une manière fort alarmante un buffet vide et une marmite béante.C'est au milieu d\u2019intervailes prospères parsemés tour-à-tour des plus désolanis revers de fortunes que le Fantssque parcourut les premiers termes de sa carrière ; néanmoins il sut cacher aux yeux indiscrets ces scènes derrière le rideau, qui n\u2019eus- ent, pas moins que le journal, fait rire les amateurs, mais alors trop réellement aux dépons de celui qui faisait métier de les égayer à ceux des hommes éminents.Expliqueas maintenant ce qui paraît chez nous inexplicable à mainte intelligence bornée: la conduite du journal sous\u2018le point de vue politique, et son prétendu nt.\u2019 Lorsque le Fantasque prit naissance, on se rappellera que la majorité populaire se trouvait régner triomphante ; les hommes qui la dirigeaient, possédant sans frein le pouvoir de l\u2019influence, pouvoir aussi despotique et souvent bien plus fort que celui Qui ne repose que sur la force brutale, ne surent point rester dana de justes bornes et, par cetie malheureuse fatalité qui s'attache à tout ce qui tient un sceptre quel qu\u2019il soit, changèrent ce sceptre si beau, si vénérable quand on ne l\u2019emploie que pour le bien, en verge de fer .puis, hélas! en une marotte qui devait entraîner ceux qui l\u2019admiraient aux plus grands actes de folie.Le Fantasque vit cela d'en œil chagrin et courroucé, ennemi juré du despotisme, soit qu\u2019il se cache sous l\u2019oret les brillants, eoit qu\u2019il se pare du bonnet républicain, il dut lancer, ses traits favoris, les seuls à sa disposition: ceux de la satire et du ridicule, sur ceux qui ourdisssient dans l\u2019irreflexion, des malheurs inouïs pour leur patrie ; il voulut enlever le masque sous lequel se cachaient quelques faux-frères, mais, maladroit, il le leur brisa parfois our le visage.Cependant, sitôt que l\u2019erreur de quelques hommes fut saisie par les officieux séides d'en pouvoir imbécille, ombrageux et pusillanime, comme un prétexte de Romfoution 3 Joriqu\u2019on parut-vouloir faire éprouver à tout un peuple le châtiment de In de uns de nes enfans ; lorsque d\u2019insignifians æerviteurs d\u2019un-maître pou clairroyant exagérérent le danger pour donner du prix à leurs ignobles services; lersqu\u2019on vit Jo magistrat, dont le nom ferait poindre au visage le rouge de la colère PH n'attirait d\u2019abord sur les lèvres le soarire du mépris, rendre, pour l\u2019honneur, de déshonorants services ; lorsqu'on le vit inoculer la haine et l\u2019exprit de révolte pour paraître loyal et fidêle ; lorsqu'il s\u2019élança dans des régions peu faites pour son vol au lieu de se blottir en la boutique où il a dû naître, au lieu de distribuer à de jolies chalandes Je coquet ruban et de niais sourires, il préféra répandre gauchement une justice ignorante ; lorequ\u2019il préféra au titre de citoyen respectable celui de magistrat détest sons Te Fantasque n'y tint plus et ves crayons durent caricaturer celui qui posait pour cela si complaisamment.C'est alors aussi que les vicissitudes et le malheur s\u2019attachèrent à ses jours; c\u2019est alors que le leu et la persécution vinrent interrompre son Cours ; mais ea Parque avait filé pour lui de plus longs jours et des jours plus heureux ; il put renaître puur vivre une vie neuvelle, et quoique dans le cœur il ait préservé les instincts et Ja philosophie de l\u2019artiste, il put se débarrasser un peu de attributs classiques.Il est inutile de retracer sa vie depuis sa résurrection ; chacun la connaît ; mais pour expliquer va marche il suffit de dire qu\u2019il a toujours pris pour devise et pour règle «os mots de l\u2019évangile: Celui qui s'élève sera abaissé.Non ; le Fantasque n\u2019a point changé ; il est resté tranquille spectateur de ce drame obscur qui re jouait autour de lui et dont, hélas! la conclusion n\u2019approche que lentement et Ingubrement.Il à vu passer devant lui la longue procession des comédiens qui oct voudu y (aies un rôle ot, végiable gamin, il s'est pris à lancer den pelotende ., I LE FANTASQUE.$18.tui semblèrent | idicules : Ye an ut ae soldats, sur Ten rois I a joo pérouvetlet, los fur oilà.Chaque jour, chers lecteurs, votre nombre s\u2019accroit rapidement ; nos succès ne nous laissent rien à désirer et il ne serait pas plus belle potion que la notre si vous étiez ponctuels.Il est des exceptions à tout, vous le savez ; mais lorsque nous jetons les yeux sur la longue liste de nos abonnés négligents nous concevons, mu'gré nous, envers l\u2019espèce humaine, les plus amers rentiments ; nous allons jusqu\u2019à croire que la presse à commis sur le cœur les plus eflrayants ravages et qu\u2019il n\u2019est plus de conscience chez ceux qui lisent les journaux.Mais espérous que chacun peofitera de l\u2019occasion de'la nouvelle année pour expier ses péchés, pour réformer sa conduite, pour vivre d\u2019une vie meilleure, pour payer ses journaux ; quant à nous nous en probteroës pour ne plus envoyer la feuille à ceux qui renverront notre collecteur les mains vides.On trouvera que nous répétons cette exhortation fort souvent ; c'est l\u2019obeervatioft que nous fuisons à nous-mêmes, hélas! mais nous ne regrettons qu\u2019une chose, c'est dy être forcés, à la vue de tant de gens qui font la sourde vreille.* Si nous pouvions voir qu\u2019enfigge se décide à rémunérer avec régularité nos effort, nous ferons à notre feuille quelques additions qui lui donneraient plus d'intérêt, et qui pourraient contribuer davantage à l\u2019agrément du public ; nous ornerions régulièrement notre prochain volume de musique, de desins, de portraits, de caricatur es, de paye sages, etc.etc.; mais, nous le répétons encore, il faut pour cela que nous ayons vu Que les frais nécessaires à ces améliorations ne retomberaient point entièrement sur nous.: £5 Nous avons commencé la réimpression de la première série et aussitôt qu\u2019elle æra terminée, on pourra se procurer quelques exemplaires du premier volume complet.PETITE REVUE PARLEANENTAIRE, e CHAPITRE VIL 2.B.CfCarracirare.\u2014Le journalisme l\u2019a porté sur les bancs de la chamibres A Inguetle il conslicra long-tems des travaux assidus et qui, à son tour, lui faisait dit-on, de petits présents: pour entretenir l'amitié.Orateur virulent, il ne possédait Faèee que l\u2019éloquence de l\u2019aigreur, de la passion, puis celle des faits nombreux, bcideset décrits à propos, qu\u2019il tenait de la nature de ses occupations journa- lidres.Il conduisit avec beaucoup de zèle et de savoir plusieurs mesures imporian- tes, mais sa charge patente et avouée était de défendre, du sein même de la sailo des séances aussi bien que dans les vacances, les procédés de la majorité populaire euritre tout le reste de la; anglaise : tâche qu\u2019il remplit avec une rare et une habileté qui fut jamais contestée, mais au milieu de laquelle il ne sut point ordinairement chmserver le ton modéré, bienséant qui convient au journa- fits politique.Du reste cette régie, dont on ne devrait jamais s\u2019écarter, est_journellement foulée aux pieds, de In smanière la plus indécente et la plus dégoûtante en ce pays par la majorité des écrivains en langue anglaise qui, néanmoins, ee piquent de faire le monopole du savoir et de la respectabilité.: .Mr.O'Callaghan avait une violence d'opinion, une indépendance d'expressions qui, en chatouiflant les suscoptibilités étrangères, he s\u2019accordaient point avec use invincible pusillanimité ; ce qui lui stim souvent des difficultés dont il ne sortit foie bien pur aux yeux même de ses collègues les micux disposés à l\u2019admirer.à disparu de la scène publique avec la paix ; mais on ne peut dire ni quand, ni comment À y pourra reparaître.; .C.S.Cuexxizr.\u2014Omteor sbondant risais un peu leerd, delsiré, cappartéur exact et laborieux.Su parenté lontratan peut-être ples que de pasifiques die Positions \u2018naturelles ne l\u2019eusent lxil enus cels. ss LE PANTASQUE.L.M.Viczn.\u2014Petite tte, gros corns, voix de tonnerre, Il mee letems de fe chambre et ses robustes poumons à réclamer le décorum, à vanter une mesuré, à célèbrer la dignité du corps parlementaire ; du reste excellent homme an privé, membre respectable, utile et dévoué.Martyr de l\u2019industrie commerciale plus encore que martyr politique, il a dû expier par de fatigantes persécutions, par d\u2019injurieuses se- ensations, le tort, inexcurable ici, de donner à ses compatriotes l\u2019exemple et l\u2019élan du progrès vers une carrière laborieuse, active et financière.G.Vanrezson.\u2014Improvisateur fécond, mais sec ; c\u2019est toui-à-fait un avocat ; il sait s\u2019échauffer à volonté et se réfroidir au moment où l\u2019on s\u2019y attend le moins ; en un mot, il transporte les cours de justice au milieu du parlement ; il s\u2019émeut, se pas- sionss pour un rien.et néanmoins es sort d\u2019expresmons triviales.Il serait estimé de sen collègues wils n'avaient lieu d'appréhender chez lui les infiuences supérioures.ntant utile, savant et laborieux, il donne à une mesure un vigoureux coup de collier et, parfois, dit, en riant, à ses adversaires des vérités qui ne les égnient point.n tirer sa montre et parler à l\u2019heure.» Caron.\u2014Bienveillant, poli de manières et de langage, il accumule les mots, les lieux communs et ne fournit que peu d'idées Elpuvelles ; cependant opiniêtre 68 persévérant investigateur.H.S.Hvor.-\u2014Je ne lui ferai, ni à lui ni à ses deux collègues précédents, le reproche général d\u2019avoir sacrifié des perruasions à des espérances.À tout péché ænisériconie.Mr.Huot est un grand travailleur, sait assembler, fureter Jes documents, grouper avec art et patience des tableaux et des chiffres.Mais son fort ent de briguer, de solliciter des votes, d\u2019intriguer (canvass) en faveur d\u2019une mesure ; il a0- complirsit a tâche favorite avec zèle, finesse et surtout avec succès si lon ne 0 défait point autant de lui.Ses rapports eont corrects, lucides et complets.J.B.Metteur.\u2014 Esprit positif, sérieux et qui ne manque pas d\u2019une certains an @ gucité, mais s\u2019attachaat à des minuties et par trop diffus dans ses discours ; politique = t, un peu timide mais Jésintéressé et coneciencieux.C.À.O.Côrz\u2014C\u2019est bien véritablement Ja mouche du coche que le deptqus Côte.Il parie, marche, écrit, s\u2019agite, 0t.tous.nes mouvements vot des vessies ain J'épimgle désendit et détruit.A lo voir en chambre, essoufllé, iré, on le croirait chargé d\u2019huiler, de frotter, d'activer les ressorts qui font marcher la machine gouvernementale.Ses poches sont pleines et débordent de projets de lois, de rapports, de discours préparés, et cependant tout cela ne mène à rien ; ses discours sont vides de sens, d'idées et n\u2019ont absolument rien de substantiel que leur interminable longueur ; il parle après tous les autres et répète ce qu\u2019ils ont dit ; il veut toujours avoir le dernier, ensorte qu\u2019il faut lui laisser un in, qu\u2019il oceuperait bien- 13¢ tout seul si chacun des membres n\u2019écoutait que son: i.Le docteur Côte, par cette insatiable ambition de faire du bruit, vient d\u2019acquérir une bien triste célébrité ; et il a montré ce défaut total de jugement, cette étourderie, qui sont toujours de bien grands crimes lorsqu\u2019ils ont d\u2019ausui terribles conséquences que elles que viennent d\u2019avoir et que pourront malheureusement encore avoir les derniers vènements.\u2019 L\u2019Editeur du Canadien, Eriense Parent Ecr.et Mn.Jean Baptists FRECHETTE, s0n imprimeur, sontemprisonnés depuis mercredi dernier sur accusation de haute trahison.Certes il ne nous appartient point de défendre ces messieurs, et il serait superflu pour nous de rallier autour deux Popinion publique; mais à la vue de cette persécution contre le seul journal publié dans l\u2019intérêt et dans les vues de la majorité Canadienne nous ne pouvons nous empêcher de chanter une hymne d'actions de grâce en l\u2019hoaneur de cette liberté de la presse qui laisse bien dise qu'il By à ni vertu, ni conscience, ni Dieu, ni morale, mi âme; qui laisse même cen- . LE FANTASQUE.815 esiiler le vol, l\u2019incendie, le meurtre, nous ne pouvons nous empêcher non mais qui entre en couroux si vous parlez de .Ce ee eee ed plus, d'adorer cette libené individuelle que le plus ignoble des estafiers de la police peut garotier en pleine rue e envoyer pourrir eur l\u2019infocte grabat des cachots ! La police, (Dieu nous préserve des mauvaises pensées !) fait encore des recherches et met en force de son mieux la loi partiale.Samedi roir elle a fait visite a un armurier dont les sentiments de loyauté sont bien connus, mais qui tient de ses parents le péché mortel d\u2019être né français.Elle enleva de chez lui, après y avoir fait les plus minutieuses perquieitions, deux vieux sabres qu\u2019on y avait mis pour réparer, nettoyer et rendre vendables ; mais elle ne toucha point à des armes qui avaiert l\u2019honneu d\u2019appartenir à des originaires anglais! Dans un tems ou il est si dangereux d\u2019avoir chez soi des armes, nous aimerions bien à savoir pourquoi l\u2019on permet au Mercury d'annoncer des fusils à vendre, tandis que la loi du Conseil Spécial en recommande la saisie chez tout le monde indistinctement 1 TG On peut souscrire en notre bureau et chez nos agens à un pemphlet actuellement sous presse et qui a pour titre: THz EXECUTIVE GOVERNMENT AND THE Supiciary or Lowen-CanaDA 1N COLLISION.\u2014LE GOUVERNEMENT ExEcUTIF BT LA JUDICATURE DU Bas-CaNADA EN COLLISION.Avec cette épigraphe: \u201cIn Auman ni there are but two conlrolling powers: the power of arms and the power of laws.If the latter be not enforced by a judiciary above ear and\u2019 tot above all reproach.the former must prevail\u2019: and thus triumph of militery over cimnl institutions.\u201d \u201cDans les gouvernements humains il n\u2019est que deux mo- Jens de contrôle: le pouvoir des armes et celui des lois.Si le dernier n\u2019est pas exercé par une jndicature au-dessus de toute crainte et de tout reproche; le premier doit prévaloir; et produire ainsi le triomphe des institutions militaires sur les intitutions civiles.(Slory's Commentaries on the Constitution of the United Stules P.483.) * Outre up rapport complet de la tameuse affaire de I\"Aa\u2019ess corpus et des difficultés auxquelles a donné lieu la décision des juges, ce pamphlet contient une revue | des actes des dernières administrations en général, un examen impartial de celle de Lord Durham et de la présente en particulier, ainsi qu\u2019un résumé où l\u2019auteur cherche à prouver par des autorités et des antécédents qu\u2019il est dans l'intérêt immédiat de Ja mére-patrie que la judicature des colonies ne soit contrôlée que par le pouvoir impérial et qu\u2019elle ait elle-même un contrôle indépendant sur les actes de Ia législature locale.\u2018Le seul but de la publication de ce tous les détails d'un fait inouï dans yeux d\u2019autorités compétentes, dans u pamphlet étant de répandre autant que possible - les annales judiciaires et de le mettre sous les in jour que la presse périodique du pays n\u2019a pu embrasser, le prix n\u2019en sera fixé qu\u2019ultérieurement lorsque le nombre de souscripteurs sera connu.La modicité sera donc men pourra placer.proportionnelle au nombre d\u2019exemplaires qui Les listes de souscriptions seront immédiatement colportées, A l\u2019oavrage achevé aussité* qu\u2019elles auront été remplies.v°e Le mot de la charade de notre dernier numéro est MER-VEILLE.*s® AUX CoRREsPONDANTS.\u2014Nous n\u2018insérerons point la critique de ja pides do vers do Mr.PARTIE que contenait sotre derniers numéro.L'auteur s\u2018est mépris ser les raisons qui nous oat fait | de prendre les armes qu'ils n'ont plas.accorder une N'eût dù i K dans le F' ddérent pralôt comme ube vocation de.Borsberes furor on eran, Jame be j vn Cah 316 LE FANTASQUE.LES JOLIES VOISINES Je ne connais pas de plus grand fléau qu\u2019une jolie\u2019 voksine, o cependant Je ous jure ri euis tout aussi sensible qu\u2019un autre au mérite de-deux beaux Joux, d'un nes retroussé, d's pied mignon et d\u2019un profil sentimental, La jolie voisine est ordinairement pourvue de toutes ces grantoges : \u20ac c\u2019est la plus du quartier ; clic est fraiche comme le printemps, elle est digne des adorations de reg rer -e tier, de Ja banlicue et du voisinage.Jai dit plus haut que la jolie voisine étail un féau ; eh bien ! je ne m\u2019on dédis pas.On ne se figure combien d\u2019existences ont été dénaturées et dérangées par le simple Soitd\u2019avoir une jolie femme pour voisine.Un jeune homme travaillait du matie au soir, toujours courbé sur son écritoire ; il premet- Lait à son pays un étudiant en droit datingué, un médecin laborieux, ou bien us hamme do Jettres d\u2019une certaine consistanee ; tout à coup le voilà qui devient paresseux comme un Ture p il passe to journée à fumer, i regarder les mouches voler ; que dis-je, les mouches T Hone teuse sa famil'e, s\u2019il se contentait de le regarder ! Mais non, ce qu\u2019il regarde c'est le beauté d\u2019en face, c\u2019est la belle écaillère,c\u2019est mademoiseile »e0, c\u2019est Cléopâtre, c\u2019est Hélène, c\u2019est Aspasie ; en un mot toutes les beautés, perftetions ot griseties des temps anciens et moderne 3 car, quel que soit som rang ou son épouz, je joidé- voisine représente tout cela.C\u2019est unc huitième merveille du monde logée sous la gouttiére.J'ai fait de nombreuses étu des sur la jolie voisine.Elle a toujours ces giroflées, des rosiers, et des capucines, qu\u2019elle arrose et qu\u2019elle cultive à heures fzes ; c\u2019est le quart d'heure des œillades, C\u2019est alors que le voisin fait feu des pisds, et réduit sou articulation à un état de télégraphe pour peindre à la jolie voisine l\u2019état de son cœur el les dimensions de s0n amour.La voisine répond tant que le voisin se borne à des œillades, et se contente de lub dans In même pantomime ; ; mais quand arrivent les » les signes et les baisers dans le creux de la main, la voisine monte slors sur ses grands \u20ac vaux, fait la grimace, ferme eu fenêtre, ou ne rend à lu scène muette de l\u2019emoureux qu\u2019un sourire de dédain qui le pulrériss.Je vous plains si vous avez une jolie voisine : vous êtes touts la journée collé sur votre care reau, voire cœur bat dès que le rideau tremble au moindre zéphir ; quand la fandtre vous frissonnez depuis les pieds jusqu'aux cheveux, vous allez fa voir, la contempler.\u2026 .Dé ception! ! C\u2019est la bonne ui ouvre la fenêtre pour secouer le tapis de la chambre à coucher ! , quand vous avez bien soupiré, que vous êtes devenu enflammé comme votre briquet phosphorique, et malgre comme une de ses allumettes à force de désirs et de passion, In jolie voisine semble s\u2019adoucir ; elle sourit elle montre ses dents, etelle pose la main sur som Bohs.Vous vous croyez favorisé, tandis qne ces marques d'attention s\u2019adressent à un heat jeusm homme blond, situé sur votre tête, qui (ait depuis quinze jours le même manège que vous, aves une pipe en porcelaine dû Japon, et une robe de chambre à ramages.Gardez-vous surtout, si vous avez une jolie voisine, de Ini lanear un billet doux $ vous êtes perde, il n\u2019y a pas de mystification, de déboire ot d\u2019affronts que vous Wages & avalos en pareld \u201cFun c\u2019est clle qui affecte de mettre ses papilictes avee vos phrases d\u2019Antony et vos expras- sices Tour de Nesle.Tantôt c\u2019est la petite Elle qui affecte également de faire des canards en- papier sur la fmêtes de madame sa mére, et ce sont les témoignages de voire amour qué sement moore i fire cop mêmes canards.oun vu des monarques épouser des bergéres, on n\u2019a jamais vu de voisins épouser Jours.jolie es.1 est un âge done la vie où l\u2019on s\u2019adenne à l'amour par be croisée ; c\u2019est l\u2019âge des premières illusions, des moustuches nuissantes.\u2018 prédit première une 3 presque toujours dans le voisinage de son code cieil.use emme magnifique qu\u2019il suppose être un dragon de sagesse et de vertu, et qu\u2019il retrouve, quelques années aprés, eulacée dans lus quadrilios Jes pres saint-simoniens de la barrière.On peut se moquer de l\u2019homme qui est amoureux de sa voisine, mais assurément on auraf tort de le blimer.Bn effet, mime dans les\u2019orages de la vie, dans les circonstances les plus volu retrouve pas toujours cette auréole de fraîcheur el d'amour dont on entoure le front © jou de sa jolie voisine.© maudissez dunc pes vos imsocations à la lune, les remances chentées le soir pour lat} tendrir, les solos de guitare, les gestes et les baisers que vous Jui rex prodigués.Ls.ry voisins est une risnie srsriios qu'en ne salue qu\u2019une fois, L'Age mâs a des conquêtes, des possessions, des réalités, bien » souvent vent A regmiter do ne pao mime sveir une loide physionomie à adorer won volsinagy."]
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