Le fantasque, 15 mars 1841, lundi 15 mars 1841
[" bus = 1B FANTASOUS.ha! 1, H.ROWEN, rinprimewr, \u201cNo.8, Rue Grant, St.Réék.AUBIN, Rédéctenry Na } rrormibingy.{ Nef, Huedes Prairies, Si.Fuck.ONDITIONG.; ; oEreTS.{5 Journal se publie au No.: #3 On trouve ! 7 «au [ue Grant, dt.Roch, deux \u2018 wtp Daman.da Sousa ches Me Ejn pr semaine, le L , Gswnnas, marché de in Haute SÉUDI.La feuille du Lun- 5 7] Ville, et \u2018ches My.Axx, Mavys enntient 8 pages et se vend k 4; © | Basse-Yille.Latre sous ; celle du Jeudi en a ; : t se vend deu.sous: - \u2019 AGENTS.pnement est de ux shelling] \u201c§ i Montréal \u2014Chex Mr.lexics mois, où dix shellings pa 3 Boucher, Roe Ste.Thee ste, payable d'avance.On 3 ee, oO .l'on nquit des tœvuscrire pour autant de ASE sousrriptions.isque l'on veut.Les frais de - ee, Trois Rividres,\u2014 Chey M.Ouste se monteront 3 cing shel- Be h vier Buseao, Eted.en gs par année, On nenv i : Droit.| 9 le journal & la campagney .| tp Les personnes qui désire- ar moins de six mois.{ : raient se charges ded\u2019agence dn Les ANNONCESseront in} er auf Fantasque daus les campagnes, rées au prix des autres Jour- > sont prises de nous le fire su- ux.voir.n\u2019obéis ni ne commande à personne; PA ox je veux, je fars ce qui me plait, je vis comme jaeux et'je meurs quand il le faut: MÉLANGES.Va LA LANGUE DE MISTRESS TROLLOPE.- Tout le monde a entendu parler raistress Trollape.au an meins tout le monde ntendu parler de cette jacasse bas bleu-qui depuis une quinzaiee d'années s'a- use 2 pareousir I\u2019 Amérique et PEurope en écrivant ses impressions de vayage.el quelles impressions de voyage ! Il n\u2019est pas un seul des états de l\u2019Ohse, pas un seul comté anglais, pas unseul partement français, pas une seule principauté d'Allemagne que mistress \u2018Puolpe n\u2019ait honoré d'un volume dont le titre est presque invariablement te même.Cest tonjours:\u2014 Paris et les Parisiens, PAngleterre et les Anglais, Viemme:ct Autrichiens, l'Ohio et les Ohioiens !\u2014C'uat qu'aussi c\u2019est une maîtresse fevathe e mistresg Trollope.\u2014 Elle n\u2019était pas débarque e à Calais depuis aix he yros que BP jà elle connaissait la Françe de fond en comble : il lui suffisait d'avoir fused do a 178 oo.LE FANTASQUE.- son ragorid d'nigle à travers ses luneltes varices pour avoir embras-é wa beriew.de deux cents l-eues ! \u201d Pœil do miscress Prolope est un sorte de dasuerréofype dans Irquel viennent se reflater.et s\u2019ineruster instantanément tous les paysages, toutes les villes, tou les habitans, tous les monumens qu\u2019elle aperçoil-\u2014et même qu\u2019elle n'aperçoi pas !-\u2014Bien plue, le verre vert de ses lunettes lui fait l'office d\u2019un prisme magique à l\u2019aide duquel elle peut lire dans Pavenir des peuples.\u2014 Mlle.Lenormand n'ed qu\u2019une sybille à deux sous la séance auprès de l'illustre mistress Troltope.C'est inouï ce que mistress Trollope met de célérité, de perspicacité et surion de vétité dans la rédaction de ses réflexions, dissertutions et divagations\u2014Ce »unt des tivriès écrits véritablement en courant la poste.Oh pbut trouvef dans son dernier ouvrage un exemple de la facilité de mistress Trollope.\u2014 Cette dame ne passa qu\u2019une demi-heure dans une ville d'Allemagne ; pendant cette demi-heure elle fut exclusivement occupée à se faire chauffer ne fasse d- thé dans une poële à frire (citation historique et texiueñe.) Eh bien! cette grave occupation qui lui prit tout son temps ne l\u2019empêcha pas d\u2019entr'ouvrir un peu la fenêtre de la Cuisine où elle se trouvait, et de là plongeant sur la ville son regard, ce fameux regard de l'oiseau que vous savez, elle recueillit assez de tuutériax pour écrire ua volume sur cette ville et ses habitans *\u2014Quelle prod- gieuse bosse d'observation ! Malheureusement le public ne donne pas dans cette bosve-lt.L\u2019ouvrage que mistress Trollope a publié sur Paris ef les Parisiens a obtem Ut immense SUCCÈS.\u2026\u2026.\u20260.de ridicule \u2014le même ou plutôt la imême auteure va prochainement publier un ouvrage sur la Prusse et les Prussiens ; mais comme | probablement lillustre bas-bleu oubliera de mentionner l\u2019anecdote dont elle view d'être l'héroïne aux eaux de Wiebade, nous allons à l\u2019avance réparer cet oubli\u2014 | Ceci est historique, extra-histarique, super-historique, archi-historique.| Cette histoire est précieuse parce qu\u2019elle prouve deux choses :\u2014à savoir que les Allemands ne sont pas aussi peu spirituels qu\u2019en le croit, et que mistress Tro: | lupe est encore plus jacasse qu\u2019on ne le supposait,\u2014deux choses qui surprendsoat également le public.\u201cLa scene se paswe aux eaux de Wisbade, dans le cabinet d'un médecis fort a- lemand et par conséquent parlant peu français.\u2014Une société de ladies anglaises, | américaines et autres baigneuses vient consulter le docteur, qui distribue mes ot donnances avec tout le Aegme qu'il doit à sa profession de médecin et à son tem | péranment germanique.( Survient une dame d\u2019un âge qui n\u2019est pas encore tout à fait mûr, mais q@ cependant mûrit depuis déjà pas mal de temps.\u2014Cette dame, d\u2019un tempéramest stccs biloso, est ornée d\u2019une rebe bariolée de rouge, de doigts bariolés de not, do lèvres bariolées de moustaches, d\u2019un nez bariolé de tabac.\u2014Ces premiers s- cersoires indiquaient à observateur qu\u2019il avait sous les yeux, non pas une Vénus * tnais une femme de lettres, ce qui est bien différent }\u2014Si à ces premiers détails 0a joint un nez à bec de corbin, un teint analogue aux eaux de Wisbade «tu chapeau Comme les affectionnent les dames que l'on met sur Les cerisiers, on ams.le rignalement complet de la dame en question, qui n\u2019était aure que mistress \"Trollope.Le docteur fait asseoir sa cliente, et dvant qu'il lui ait dit de détailler ce quell, éprouve, mistress Trollope ee met i jabotter avec cette insupportable aisanet dont elle a con'ra t6 .\u20191abitude dès sa plus tendre enfance.\u2014 La roue d\u2019un baiess LE FANTASQUE.179 à vapeur n\u2019est rien auprès d\u2019une langue de bas-bleu, surtout du bas-bieu connu sous le sobriquet de mistress Trollepe.> .Le naif docteur allemand s\u2019imaginait qu'il sufieait d\u2019avoir un peu de patience, et en conséquence il patienta pendant un quart d'heure sans souffler ua mot.\u2014 Au bout des quinze minutes, il essaya de couper le fil de ces paroles qui filaieut comme du macaroni ; mais vains efforts ! ; Ceci parut surprenant au dotteur, et en bon médecin, en observateur atteatif de tous les phénomènes de la nature, il tira sa montre, segarda l\u2019heure et régolut de remarquer pendant combien de temps une femme de lettres, d\u2019un tempérament meco bilioso et ornée de moustaches, pourrait dialoguer sans reprendre haleine ! Au bout de la trente-troisième minute l\u2019expérience ne paraissant nullement vouloir tirer à sa fin, le docteur perdit patience, rengousseta sa montre, et suffisamment renseigné sur Pindisposition de mistress Trollope, se mit en devoir a\u2019¢- crire la petite ordonnance de rigueur.Mais hélas ! impossible !\u2014A peine eut-il pris la plume que la roue du moulin A paroles se mit À tourner avec plus de violence que jamais, et l\u2019infortugé docteur ne put pas écrire un mot, tellement ses oreilles étaient fatiguées par le tic tag en question.\\ Tout à coup le docteur, paraisant avoir oublié una chose impostante- dans\u2018 vs observations thrrapeutiques, se met à crier le plus fort qu'il peut, pout se faire entendre de mistress Trollope : : * Tiable ! tiable ! choubliais !\u2026 Pardon, mateme mistress.che r'sffe pas vu Ha langue.Tirez la langue, s\u2019il vous plate! » Mistress Trollope, obéissant anx ordres du docteur, luisse une phrase au beau ilieu, et tire la langue en toute hâte, pour reprendre immédiatement le fil de son ccaroni\u2026Mon.\u2026\u2026je veux dire de son discours.« Tinble ! tiable ! .se remet à crier le docteur!.Ah matame ! vous afte n pien mauvaise langue.che veux pien le voir encore\u2026tirez, pica fort, pien nt 1e langue dans son palais habituel, puis sans prendre le temps de respirer, vert remettre A utiliser cet instrument de la parole.\u2014 Aussitôt le docteur relevant la le, 8e remet à crier : « Ah matame !.che pouvre pas écrire mon ertonnance si che vois pas tor - hours la langue.Tiable ! tiable ! c\u2019être pien important |.Chobserve | \u2026tirez langue pien fort, pien fort, et touchoure, touchours ! » Mistress Trollope, alarmée sur l\u2019etat de sa santé, se mut à reretirer In langue à la maintenir en saillie pendant tout le temps que le malin docteur Écr/vit son donnance.\u2014 I\u2019 infortunée bas-bieu, étouffée à la fois ct par ce eupplice st par reflux de paroles rentrées, serait cependant restée pendant une demi-heure $ cette pénible position, st au bout de Quelques minutes les éclats de rire des lires haigneuses et mame un sourire mal déguisé du flegmatique ducteur n\u2019é- ent venus lui apprendre que mistress Trollope, ln eclèbre et loquace bas-bleu aq tant de lecteurs, venait à son tour d\u2019être mystifiée par un dacteu Mistress Trollope n'écrire pas un volume là-dessue. 150 LE BANFASQUE.YU 189 vale Pat + RAE : I ne \u2026 LB PANTASOUE;:- Pet ay 1.\" QUEBEC, 15 MARS, 194 * a voue avions-écr.t l'article sujvaut à l\u2019époque de la mort du conseil epécal; mais des objets plus pressants l\u2019avaient exclus jusqu\u2019à ca jour de nos pages.;©speran4 que bos lecteurs auront l\u2019indulgence de ue pas le trouver suranné _æsl vrai que ce qui plait ng viellit jamais :\u2014 DÉCRE, AUFOPSIE AT ENTERREMENT DU TRÉS-HAUT, TRÉS-FUISSANT IT TRES-PEU REGRETIÉ CONSÉIE SPECIAL.: Bai ld'sémpitemnel conseil spérial est décedé.Requies cal in pâlé.C\u2019est 1% Février'qoe le moribond a rendu lo dernier soupir, J'allais dire qu\u2019il ronda 'dme mai# jo me su's corrigé, Car on ne peut rendre ce qu\u2019on n\u2019a jams eu , C\u2019est là de lu logique ou je me trompe lourdement.1 :-Ibest mort en présence de son maître qui le regrettora toujours, On atu - généralement se fin prématurée à une mauvaise constitution; mais les doc qui l\u2019ont soigné ont déclaré y perdre leur intin.Tout ce qu\u2019ils ont pu découn , touchant les causes patentes du dégériseement soudain de ce corps beau c qu\u2019un quart d'heure avent sa mort l'était encore en vie.C\u2019est la seule ci stance remnrquable qu\u2019on ait observé lors des derniers moments de l\u2019augusie tient qui a impatienté tant de monde.La nouvelle de sa mort a répandu une morue tristesse chez tous ceux qui raient le malade de leurs soins empressés et intéressés.Chacun exprimait désespoir d\u2019une manière differente.On a vu des juges jeter les haut cris, commissaires s\u2019arracher la perruque ; des valets boire le vin de leurs maîtres lieu de le leur servir ; des chiens mordre les mullets des magistrats au lieu d\u2019en effrayés ; des ânes pleurer le conseil comme un frère ; des ménagères laver v' perte quoi au lieu de leur vaisselle, tant elles étaient hor de leur assiette ; ce n\u2019était parteut que regrets amers, que désolation, qu\u2019affreux désespoir, \u20ac lé chez les braves gens qui ont manque du crever à force de rire.Tous ceux qui avaient aimé le conseil spécial voulurent en conserver que relique précieuse.L'un prit ea moutre par maniere de passe-tems, Pautre s! - para de sa plume d\u2019oie ; celui-ci vola sa canne pour apprendre à faire le tou bâton ;.celui là sauta sur la carafe encore pleine d\u2019exprit vu que le defunt avait jamais fait usage ; mais ce qui devint l'objet de l'envie universelle des sistans fut sans contredit la bourse qu\u2019on jngea bien garnie, car le trépassé de son vivant cultivé tout particulièrement le coffre-fort public.Son Excellence le gauverneur-général qui sait profiter des moindres ci stauces voulut en même tems montrer à quel point il avait estimé le consei ordonna donc qu\u2019un jeûne solennel de quarants jours serait observé par tous .gens de sa maison.Personne n\u2019est étonné de voir le couseil emporter autent de regrets, il e tant de chores ! Nous regretions beaucoup d'avoir à annoncer que malgré sa fin édifiante, couseil eut la douleur de ae vair privé des conaclations de l\u2019église, le clergé LE FANTASQUE.181 soimement déclaté que le malheureux devait mourir comme it aval vécu sais seune espèce de foi.> Ce - Dès que les premiers moments de la douleur farent passés, on songes à faire tetopsie du cadavre.On eut beaucoup de peine à se procurer des docteurs wez dévoués pour entreprendre la chose vu que le corps, même durant sa vie, rait été la proie d\u2019une rapide corruption et que chacua craighait la contagion.we décida à recommander Pembaumement de ce cadavre, mais on décou- ÿt bientôt que toutes les drogues du pays ne parviendraiezt point à le metire en ane oseur auprès de la majonté du peuple.\u2018On allait renoncer à cette dégoûtante entreprise lorsqu\u2019 llières, rares ou monstrueuses vint offrir de faire l\u2019acqu mpailler et le montrer pour de l\u2019argent ; disant qu\u2019il était bien Juste que celui liavait dévalisé tant de personne durant sa vie pût enrichir quelqu\u2019un après sa ort.Bref, par des considérations que je ne connais pas mais que je soupçonne, à refusa cette offre et on procéda de suite à l\u2019autopsie.Voici le procès-verbal lifut dressé par les membres de la faculté chargés de cette vilaine opération.Dès qu\u2019on eut ouvert la poitiine on trouva qu'à la région du cœur on ne :rog- lit pas le moindrecœur.Ceci n'étonna personne car les savants et les igno- etsont dès-longtems observé qua celte partie de l\u2019homme disparaît chez esque tous ceux qui approchent du pouvoir.\u2018On ne tarda pas à constater que l\u2019estomnc se tro kbement complet ; on ne pouvait com ister aussi long-teme, mais leu que d'artifices.L'inspection générale montra que tout le corps avait dû être d' Fa établie.: L'examen du crâne, fit connaître une foule de bosses qui exvliquèrent après Ia foutes les qualités que le sujet svaient eues durant sa vie, On remarqua iculièrement la bosse de la servilité, celle de la cupidité, celle de la lâcheté, de limpudence, celle de la corruptien, de la \u2018sottise, celle de la vanité, celle l'espionnage ; à le place de celle du génie on trouva une immense fossette, de toutes les bosses, celle qui était la plus saillante en sens inverse, d\u2019où il uit qu\u2019il avait dû être beaucoup plus bête encore que méchant, On trouva l\u2019épiderme des genoux et de intérieur des mains extraordinaire- calleux et rude.On pensa que cela provenait de l\u2019habitude qu'avait.con- Ses doigts étaient it supposer qu\u2019il avait posséder une grande habileté dans l\u2019art subtil et agréable de l\u2019escamotage.\u201cPine dorsale avait conservé toute son élasticité primitive.A In vue de ce omène, ; 1 un amateur de bêtes sig.isition du cadavre pour uvait dans un état de des- prendre comment le malheureux avait pu cela s\u2019expliqua dès qu'on reflechit qu\u2019il n'avait une platitude défunt avait un très-gros ventre, mais on n\u2019y trouva pas d'entrailles.Ses louches et sans éclat étaient le miroir de son 5mé ; son teint assez frais utruit qu'il ne fallait pas se fier aux apparences et prouvait ce qu\u2019on savait de- n8-tems, que, tout ce qui avait rapport au gouvernement était beaucoup uen dehors qu\u2019à l\u2019intérieur.On trouva les oreilles d'une longueur dé- urée ; mais elles étaient cachées sous d'énormes chevelures postiches.Les 182 LE FANTASQUE.| membres étajent assez bien nourris ; mais cela ne les empêche pes d\u2019être parfaite inutilité.Î L'autopsie to rminée on se décida à procéder de suite à Pishumation.1; gissait de trouver des porteurs ; ce ne fut pas chose faite, car nul ne vi charger d\u2019un corps aussi lourd ; chacun s'accordait à dire qu\u2019il avait déjà assez long-tems sur les épaules du peuple, Il fut done résolu de jeter le dans le premier trou qu\u2019on rencontrerait.On le mit alors dans une cha laquelle on aitela de malheureux chevaux qui s\u2019en allèrent la tête basse, iy morne, la physionomie contristée, sans doute de se voir chargés d\u2019une œuvre a déshonorante ; ils le déposèrent à la voirie, ne croyaut pas trouver une demi \u201c demeure plus convenable pour un pareil objet.Tous les renégats, les apostats, les flatteurs, les espions, les âmes dame les serviteurs du diable, les marchands de consciencez, les forts-à-bras, les tem de chiens, et les precureurs-pénéraux se sont cotisés pour lui faire chants de profondis; mais ils ne ramassdrent que deux sous.C'était encore uv leur double de celle de l\u2019âme du (répassé.BOITE DE PANDORE.(POUR LE FANTASQUE.) PHILOLOGIE.Hitez-vous lentement, ct sans perdre courage, | Vingt fuis sur le métier remettez votre ouvrage: | Polissez-le sans cesse et le repolisces ; Ajoutez quelquefois et souvent effacez.BoiLEav, Art.Pott | Mr.le Rédacteur, | Je suis l\u2019ami de la critique ; non de cette critique acerbe et jalouse qui ne complait qu'à ternir de belles œuvres, de même, pour me servir d\u2019une compm son empruntée, qu\u2019une harpie qué vient s0u:llez des mels purs ; mais uniquemt de celle qui, se faisant un devoir de la modération et de la justice, s'impose | tâche d\u2019instruire encorrigeant.Envisagée sous ce rappoit, elle est \u20ac bien venue de l\u2019homme sincère qui sait xe mettre au-dessus des vaines prevent de l\u2019amour-propre et de la susceptibilité.Si donc il se trouve des gens qi mécounaissent et s\u2019en offensent, il en est d\u2019autres qui l\u2019honorent et l\u2019appréci C\u2019est pour ces derniers que j'écris.Je remarque daus le Canadien d'hier un article qui est en substance une Eoureuse protestation contre les manœuvres de l\u2019administration du jour, et vs couragenmt à combattre pour le maintien de notre nationalité menacée durs existence.Comme on le voit, Vécrivain est mû par de louables motifs ; il sire le salut de sa patrie, il recommande en conséquence de recourir à touts nergie de la résistance morale contre une oppression systématique qui n\u2019oppot droit que la force : voilà pour le fond.Mais, tout en professant les mei principes qu\u2019un bon citoyen puisse avouer, il néglige, il maltraite sa langue, peut-être réfléchir qu\u2019elle fait partie intégrante de cette nationalité que l\u2019on force de nous ravir, et que l\u2019écrivain doit autant respecter l\u2019une que le citoyes fendre l\u2019autre. = \u2014_\u2014 LE FANTASQUE.183 | faut donc rendre service à l'écrivain en venant au secours de la langue.Je en procédant à mon brief examen, faire précéder low cominentaires de cita- tuelles.Angleterre veut nous nulliser.\u2014Ce mot mulliser n'est pas frangais.jeadémie ni Mr.Boiste n\u2019en disent rien ; et quel auteur, s\u2019it n\u2019est pas alle- pd, en à jamais fait usage ?De bien grands hommes, tels que les Corneille et ontaigne, out quelquefois innové dans la langue : it se sont servis d\u2019ex inconques jusqu'à eux.Notre auteur n\u2019aura pas voulu les imiter ; il sait doute combien sont difficiles en Canada les réformes.Ansihiler, où son yme, irait au mieux, Mais bah ! dans la chaleur de la composition il ca pe bien d'autres ! Liqueur affreuse.\u2014Ce dernier mot jure avec son accolyte.La jonction adjectif avec le substantif liqueur, est vicieuse.Ainsi du moins le veulent seus et l\u2019usage, deux grands maitres dont il ne faut pas oublier les eusei is.On passerait une telle licence au poète que le pressant besoin d\u2019une rime rait à transiger avec les règles.El faudrait empotsonnée, ou un équivalent.Quel l'homme.\u2014 Cette locution quel Phomme, répétée trois fois interroga- nt, n'est pas dans la langue.On doit au moins placer entre deux l\u2019auxili- @ dire: quel est l\u2019homme qui, etc, ou encore: quel homme pourrait etc.Etouffer de sa main meurtrière la voix de la conscience.\u2014 igure que le d'accord avec le sens-commun, réprouve.Un malheureux pcète aux abois exprimerait pas plus mal.La toix des souvenirs.\u2014 Image fausse.; l\u2019ensemble de la pièce il y a de l\u2019emphase, des figures outrées, trop d\u2019é- ; ce qui retranche au style de sa concision, et attenue l'effet des pensées.veut atteindre à l'énergie de Bossuet peut aisément descendre au niveau de ri.Les deux extrêmes se touchent : il y faut prendre garde.la correction et l\u2019exactitude ne font pas le mérite principal de l\u2019écrit dont il uestion, il s\u2019y révèle du moins une vivacité de sentiment qui fait honneur au lisme de notre écrivain.Cela est quelque chose, } re écrivain, j\u2019ôse l\u2019espérer, n\u2019est pas homme à se décourager.Qu\u2019il se le donc d Penclume : c\u2019est Horace qui le lui conseille.L'exercice et le feront ce que la bonne volonté seule re saurait produire : Cicéron le lui - Les grands maîtres n'ont pas toujours débuté par des chefs-d\u2019œuvre ; ons-lui pour exemple Démosthène.Bref, qu\u2019il ne s\u2019effraie pas de la cen- ; elle est un moyen de perfectionnement et de progrès.À gréez, Mr.le Rédacteur, etc.Un ami DU PRoGRÈ-, g » jeudi, le 11 Mars 1841, INSTITUT: comité général nommé pour mettre à offet le système proposé par Mr, mare s'est réuni Jeudi derdier, à la Chambre d'Assemblée pour procéder organisation.Messieurs suivants furent applés aux diverses charges :\u2014 L\u2019hon.John Neilson, Président.H, Atkinson, Ecr.Geo.Vanfelson, Ecr.} Vice-Présidents. 184 LE FANTASQUE.John Fraser, Ecr.Trésorier.W.B.Lindsay, Eer.Secrétaire.W.B.Lindsay, Jos.Couchon, ce comité outre les officiers du comité général : Lundy, le Rév.Mr, Baillargeon, l\u2019Hon.She ard, A.N.Morin, J.La vas Lors.PHoo, À.W.C 6 w Une souscription fut ouve venir aux dépenses nécessaires pour utteindre l\u2019objet projeté.se compose des messieurs dont les noms suivent.Ceux qi sont accompagnés d\u2019une * étaient présents à l\u2019assemblée de Jeudi :\u2014 lieu Le comité général Atkinson, Révd.M.Atkinson, Henry Amiot, Thos.+ Aubin, N.Aylwin, T.C.Bowen, M.le Juge.Bedard, M.le Juge.*Baillargeon, Rerd.M.*Bardy, Dr.*#Bosé, J.N.Burroughs, Edward.Bristow.Wm.Black, Henry.; Blaiklock, Mr.Sinr.*Baillargé, Thos.(Aet.) Caron, Hon.R.E.Cook, Revd, M.Cochran, A.W.*Chambers, Robert.Chauveau, Pierre.*Campbell, Ared.#Cauchon, Joseph.Caims, Robert.Demers, Révd.M.*#Douglas, Dr.James *Pouglas, Dr.George Duval, J.*Dorion, Pierre L'honorable Rson y a été appelé, et Sur motion de Jean Langevin écuyer, Résolu, Que les remerciments de cett R.E.Caron pour Phabileté avec laquelle il l\u2019a présidéo.Delcour, P.Faribault, G.B.*Fraser, John.Glackmeyer, Ed.#Gingras, Edw.*Guérard, Jean Garneau, F.X.Holmes.Revd.Mr- Harvard; Revd.Mr.#*Lundy, Revd.Mr.*Laugevin, Jean *Lemoine, Louis *Légaré, Joseph Junr.Leggo, W.A.*Leroux Cardinal, A.*Leptehon, F.X.L\u2019Evêque de Montréal L\u2019Evêque de Québec L'Evèque de Sydime #Lindsay, W.B.#Lindsay, W.B- Jonr.MeMahon, Revd.Mr.Mackie, Revd.Mr.Morin, A.N- Ecr.*Murray, Hugh #Musson, John #Massue, Louis #McCallum, Daniel E.Caron ayant alors laissé le fauteuil, l\u2019honorable Joba M L'assemblée s\u2019est alors ajournée.; Assistants- Secrétaires.Un sous-comité fut ensuite formé pour préparer un plan général qu\u2019on propose d'établir et rédiger un projet de e constitution ou de réglements à térieurs pour être soumis au comité géneral.Les messienrs suivants composy ochran, T.Baillargé Ecrrte parmi les membres du comité général pour sb durant le cours des réunions qui devront am secondé par Louis Massue, e assemblée soient votés à V'honord| ~ nl \u2018de Pinsting Mr.N.Aubin, le Rév.M #McKenzie, James *#Malouin, Remi *Myrand, D.P.#Neilson, Honble.Jok Nault, Dr, *Nesbitt, J.G.Panet, Mr.le Juge Panet l\u2019Honble.Louis Pemberton, Hon.Ges, Parent, Etienne #Plamondon, À.Painchaud, Dr.Pelletier, Pierre #Quigley, Michael | Roy, David Ecr.| Stuart, Sir James, net, Juge-en-Chef, *Sheppard, Homble, Wi *Sewall Rivd.Henry *Soulard, A.S.Tourangeau.J.G.Tweddell, Thomas #Vanfelson, George Vidal, Mr.Wilkie, Revd, Daniel #Wicksteed, G.W.Weston, M.écuyer, "]
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