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Titre :
Le fantasque
Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire son rédacteur Napoléon Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. [...]
Publié pendant une des périodes les plus troublées de l'histoire du Québec alors que les factions politiques s'affrontent et que les journaux partisans se multiplient, Le Fantasque n'appartient à aucun parti et utilise l'humour et la satire plutôt que la rhétorique politique.

C'est aussi le journal d'un seul homme, Napoléon Aubin (1812-1890). Né dans la banlieue de Genève, Aubin quitte l'Europe en 1829 pour se rendre aux États-Unis où il séjourne jusqu'en 1835. Déçu par la vie américaine, il s'installe à Québec et devient journaliste. Il collabore à quelques journaux et fonde en 1837 Le Télégraphe, qui ne survit que quelques semaines.

En août 1837, à l'âge de 25 ans, Aubin fonde Le Fantasque qui paraîtra jusqu'en mai 1845 puis sera repris par des amis en 1848 et 1849. Durant ces neuf années, la parution du journal est irrégulière. La rébellion de 1838 d'abord, puis, au début de 1839, un séjour en prison imposé au rédacteur à la suite de la publication d'un poème dédié aux Patriotes exilés, privent les lecteurs de leur journal. À la fin de 1844, c'est l'incendie de son imprimerie qui interrompt la publication.

En 1840, Aubin fait l'acquisition d'une presse lithographique, la première à usage commercial dans la ville de Québec. Cette innovation permet aux abonnés du Fantasque d'acquérir une quinzaine de lithographies, surtout des portraits.

Aubin est sympathique à la cause des Patriotes, mais il dénigre Papineau et croit que l'action armée les mènera à leur perte. Dans les années 1840, Papineau revient dans ses bonnes grâces et sa cible préférée devient le réformiste Louis-Hippolyte La Fontaine.

Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. Les discussions de fond, c'est plutôt à son autre journal Le Castor (1843-1845) qu'il les réserve.

Sous l'Union, c'est la responsabilité ministérielle qui sera le cheval de bataille du Fantasque. Ayant probablement jugé que la formule avait fait son temps, Aubin mit fin au journal humoristique, mais il continua sa carrière journaliste avec beaucoup de succès.

Références bibliographiques

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 96-97.

Gagnon, Serge, « Aubin, Napoléon » dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1837-1849
Contenu spécifique :
lundi 12 avril 1841
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le fantasque, 1841-04-12, Collections de BAnQ.

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[" LB FANTASOUS.\u2014__\u2014_\u2014 AUBIN.R dacteur, 4 No.46, Rue Grant, St.Rockÿ.H.ROWEN, Imprimeur, } PROPRIÉTAIRES.No.7, Ruedes Prairies, 5e.R.ch.CONDITHONS.Pe Journalse publie au No, 6, Rus Grant.St.Roch.deux bis par winaine, le LUNDI ct JEUDI.La feuille du Lunà contient 8 pages «L se vend matre sous : cuite du Jeudi en a jet se vend deux sous.L'a- uagement est de un shelling ar mois, ou diz shellings par) maée, payable d'avance.On ut sou-crite pour autant de DEFOTS.On trouve le Fo ve au Bureau du Journal, chez Mr.E.GisGRas, marché de la Haute Ville, et chez Mr.AsT.Marsx Basse- Ville.AGENTS.Montréal \u2014Chez Mr.Iaxace BOLCRBER, Rue Ste.1 he- rèse, où l\u2019on ngoit des souscriptions.isque l'on veut.Les frais de je se monterunt à ciny shel- fe parannée.On n'enverra je le journal & la campagne ur (Moins de six mois.Les ANNONCES svront in- Frées au prix des autres Jouraux, Trois Rivières, \u2014 Chez M.O1.- vien Bureau, Etud.en Droit.Les personnes qui désire- raientsechargerdel'agernce du d Fantasquedane les cowprgnes, -Jsont priées de nous le faite «u- voir.e n'obéis ni.ne commande à personne, je vais ou je veux, je fais ce qui me plait, je vis comme je peux et je meurs quand il le faut.Fol.3.Quebec, 12 Avril, 1841.No.37.Ouverture du Cercucil de Napolcon.(Voir le dessin.) \u201can DETAILS SUR LES OPERATIONS PAITES A STE.-HELENE.Les généraux Bertrand et Gonrgaud, MM.de Chabot, de Las Cases, Marchand, Arthur rrand, l'abbé Cogriereau et Pierron, Archambault, anciens serviteurs de Napoléon ; les pitaines de Corvette Guyet, Charner et Dovet, et M.le docteur Guillard, chirurgien de la elle-Poule, furent seuls introduits dans l\u2019enceinte réservée autour du tumbeau pendart la rée des opérations, Commencés à minuit et demi, les travaux ont été pouesés sans relâche et avec une grande ivité pendant plus de neuf heures.À neuf heures et demie du matin, la terre avait été entièrement retirée du caveau, toutes couches horizontales démolies, et la grande dalle qui recouvrait le sarcophage intérieur techée etenlevée à l'aide d'une chèvre.Lestravaux en maçonnerie cimentée qui entou- ient de toutes parts le cercueil, et auxquels les dix-neuf années déjà éconlées n'avaient né aucune atteinte, l'avaient tellement préservé des eflets do l'atmosphère et dela saurce wine, qu'à la première vue, il ne sombla en aucune façon slièré.Le sarcophage en dalles, rm 7 222 LE FANTASQUE.lui'méme, pérfaitement conservé, était à peine humide.Dès que l\u2019abbé Coquereau eut ré, _A6 | 8 premières prières, le cercueil fut retiré avec le plus grand soin et porté pur ves soldats nie, nu-tête, dans une tente dressée pour le recevoir auprès du uml'eau.Après la cérémonie religieuse de la levee du corps, les cercueils intérieurs furent ouvet ur la demande du commissaire du roi, afin que M.le docteur Guillard pit prendre i mesures nécessaires pour garantir les restes mortels de Napoléon de toute décompositig ultérieure ; le premier cercueil extérieur était légèrement altéré ; le cercueil de plomb éty eu ben état, et renfermait deux autres cercueils, l'un en bois, l\u2019æutre en ferblanc, dont le recouvremens furent successivement enlevés avec le plus grand soin.Le dernier cercad avuit été doublé intérieurement d'une garniture de satin blanc qui, détachée par l\u2019efté leras, était retombée sur le corps, et l\u2019enveloppait comme un linceul, en y adhérant légère ment.Lleot difficile de décrire avec quelle anxiété, quelle émotion les assistans attendaient le me ment qui devait leur révéler tout ce que la mort avait laisse de Napoleon.Malgré le si lier état de conservation d-s cercueils, à peine pouvaient-ils espérer de trouver quelques resty informes dont les parties les moins périssables du costume eussent seules assuré l\u2019identité, Mais quand, par la main du docieur Guiliard, le drap de satin fut soulevé, un mmuvemen indéfinissabla de surprise et d\u2019attendrissement éclata parmi les epectateurs, et lu plupart d'entreux fundirent en larmes.\u2014L\u2019empereur, lui-même, était devant eux '\u2014Les traits dek figure, bien qu'altérés, étaient parfaitement reconnaissables, les mains belles ; le costume # connu avait peu souffert, et les couleurs en étaient facilement distinguées ; les épaulettes, le décorations, le chapeau.remblaient entièrement conaervés ;\u2014la pose, elle-même, était lens d abandon, et, saul les débris de la garniture de satin qui recouvraient, comme d'une gaz très fine, plusieurs parties de l\u2019uniforme, nous aurions pu croire Napoléon étendu tncore mr #01 lit de parade.\u2014M.le général Bertrand, M.Marchand et les autres personnes présenta, qui avaient assisté à l\u2019inhumation, nous indiquèrent rapidement les divers objets déposés pr eux dans le cercueil : chacun était demeuré dans la position exacte qu\u2019ils lui avaient assisné, Os remarqua même que la main gauche, que le grand-maréchal avait prise une dernière fek, au moment où l\u2019on fermait cercueil, était restée légèrement soulevée.\u2014 Entre les jarnbes, av près du chapeau, on apercevait les deux vases qui renferment le cœur et l'estomac.Les deux ce:cueils intérieurs ont été soigneusement refermés ; l\u2019ancien cercueil de plomb & été fortement assujéti dans le nouveau avec des coins de bois, et les deux ont été soudés avec les précautions les plus minutieuses, sous la direction du docteur Guillard.Ces diverm Opérations terminées, le sarcophage en ébène a été fermé, ainsi que son enveloppe de chéx PROEES-VERBAL: \u201c Je anussigné Guillard (Remy-Julien,) docteur en médecine, chirurgien-major de la frézs Ia Belle- Poule, m\u2019étant rendu, dans la nuit du 14 au 15 octobre 1840, sur l'invitation de Mk comte Rohan-Chabot, commissaire du roi, à la vallée du Tombeau, ile de Sainte-Hélèm, pour nasister a exhumation des restes de l\u2019empereur Napoléon, en di dressé le présent procs verbal.: * Pendant les premiers travaux, il n\u2019a point été pris de précautions sanitaires, aucune & halaison méphitique n\u2019est sortie dus terres que l'on remuait, ni du caveau dont on faisait l'« verture.« Lecaveau ayant été ouvert.j'y suis descendu : au fond était le cereueil de l\u2019emperex; il reposait aur tne large dalle, asst-e elle-même sur des montans en pierre.Les planchea acajou qui le fermait avait encore leur couleur et leur dureté, excepté celles du fond, qui garnies de velours, présentaient un peu d\u2019allération dans les couches les plus superficele On ne voyait a l\u2019entour aucun corps solide ni liquide.Quant aux parois du caveay, da n'offraient pas la plus légère dégradation, çà et là quelques traces d'humidité.* M.le commissaire du roi m\u2019ayant engagé à ouvrir les cercueils intérieurs, j'ai dil soumettre d'abord à quelques mesures sanitaires ; immédiatement après, j'ai procédé à les auverture | La caisse extérieure était fermée par de longues vis, il à fallu les couper pour lever le couvercle ; dessous était une caisse en plomb, close de toutes parts, qui enveloppe une autre caisseen acajoil parfaitement intacte ; venait enfin une quatrième caisse en fer-blar, dont le couvercle était soudé
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