Le fantasque, 12 avril 1841, lundi 12 avril 1841
[" LB FANTASOUS.\u2014__\u2014_\u2014 AUBIN.R dacteur, 4 No.46, Rue Grant, St.Rockÿ.H.ROWEN, Imprimeur, } PROPRIÉTAIRES.No.7, Ruedes Prairies, 5e.R.ch.CONDITHONS.Pe Journalse publie au No, 6, Rus Grant.St.Roch.deux bis par winaine, le LUNDI ct JEUDI.La feuille du Lunà contient 8 pages «L se vend matre sous : cuite du Jeudi en a jet se vend deux sous.L'a- uagement est de un shelling ar mois, ou diz shellings par) maée, payable d'avance.On ut sou-crite pour autant de DEFOTS.On trouve le Fo ve au Bureau du Journal, chez Mr.E.GisGRas, marché de la Haute Ville, et chez Mr.AsT.Marsx Basse- Ville.AGENTS.Montréal \u2014Chez Mr.Iaxace BOLCRBER, Rue Ste.1 he- rèse, où l\u2019on ngoit des souscriptions.isque l'on veut.Les frais de je se monterunt à ciny shel- fe parannée.On n'enverra je le journal & la campagne ur (Moins de six mois.Les ANNONCES svront in- Frées au prix des autres Jouraux, Trois Rivières, \u2014 Chez M.O1.- vien Bureau, Etud.en Droit.Les personnes qui désire- raientsechargerdel'agernce du d Fantasquedane les cowprgnes, -Jsont priées de nous le faite «u- voir.e n'obéis ni.ne commande à personne, je vais ou je veux, je fais ce qui me plait, je vis comme je peux et je meurs quand il le faut.Fol.3.Quebec, 12 Avril, 1841.No.37.Ouverture du Cercucil de Napolcon.(Voir le dessin.) \u201can DETAILS SUR LES OPERATIONS PAITES A STE.-HELENE.Les généraux Bertrand et Gonrgaud, MM.de Chabot, de Las Cases, Marchand, Arthur rrand, l'abbé Cogriereau et Pierron, Archambault, anciens serviteurs de Napoléon ; les pitaines de Corvette Guyet, Charner et Dovet, et M.le docteur Guillard, chirurgien de la elle-Poule, furent seuls introduits dans l\u2019enceinte réservée autour du tumbeau pendart la rée des opérations, Commencés à minuit et demi, les travaux ont été pouesés sans relâche et avec une grande ivité pendant plus de neuf heures.À neuf heures et demie du matin, la terre avait été entièrement retirée du caveau, toutes couches horizontales démolies, et la grande dalle qui recouvrait le sarcophage intérieur techée etenlevée à l'aide d'une chèvre.Lestravaux en maçonnerie cimentée qui entou- ient de toutes parts le cercueil, et auxquels les dix-neuf années déjà éconlées n'avaient né aucune atteinte, l'avaient tellement préservé des eflets do l'atmosphère et dela saurce wine, qu'à la première vue, il ne sombla en aucune façon slièré.Le sarcophage en dalles, rm 7 222 LE FANTASQUE.lui'méme, pérfaitement conservé, était à peine humide.Dès que l\u2019abbé Coquereau eut ré, _A6 | 8 premières prières, le cercueil fut retiré avec le plus grand soin et porté pur ves soldats nie, nu-tête, dans une tente dressée pour le recevoir auprès du uml'eau.Après la cérémonie religieuse de la levee du corps, les cercueils intérieurs furent ouvet ur la demande du commissaire du roi, afin que M.le docteur Guillard pit prendre i mesures nécessaires pour garantir les restes mortels de Napoléon de toute décompositig ultérieure ; le premier cercueil extérieur était légèrement altéré ; le cercueil de plomb éty eu ben état, et renfermait deux autres cercueils, l'un en bois, l\u2019æutre en ferblanc, dont le recouvremens furent successivement enlevés avec le plus grand soin.Le dernier cercad avuit été doublé intérieurement d'une garniture de satin blanc qui, détachée par l\u2019efté leras, était retombée sur le corps, et l\u2019enveloppait comme un linceul, en y adhérant légère ment.Lleot difficile de décrire avec quelle anxiété, quelle émotion les assistans attendaient le me ment qui devait leur révéler tout ce que la mort avait laisse de Napoleon.Malgré le si lier état de conservation d-s cercueils, à peine pouvaient-ils espérer de trouver quelques resty informes dont les parties les moins périssables du costume eussent seules assuré l\u2019identité, Mais quand, par la main du docieur Guiliard, le drap de satin fut soulevé, un mmuvemen indéfinissabla de surprise et d\u2019attendrissement éclata parmi les epectateurs, et lu plupart d'entreux fundirent en larmes.\u2014L\u2019empereur, lui-même, était devant eux '\u2014Les traits dek figure, bien qu'altérés, étaient parfaitement reconnaissables, les mains belles ; le costume # connu avait peu souffert, et les couleurs en étaient facilement distinguées ; les épaulettes, le décorations, le chapeau.remblaient entièrement conaervés ;\u2014la pose, elle-même, était lens d abandon, et, saul les débris de la garniture de satin qui recouvraient, comme d'une gaz très fine, plusieurs parties de l\u2019uniforme, nous aurions pu croire Napoléon étendu tncore mr #01 lit de parade.\u2014M.le général Bertrand, M.Marchand et les autres personnes présenta, qui avaient assisté à l\u2019inhumation, nous indiquèrent rapidement les divers objets déposés pr eux dans le cercueil : chacun était demeuré dans la position exacte qu\u2019ils lui avaient assisné, Os remarqua même que la main gauche, que le grand-maréchal avait prise une dernière fek, au moment où l\u2019on fermait cercueil, était restée légèrement soulevée.\u2014 Entre les jarnbes, av près du chapeau, on apercevait les deux vases qui renferment le cœur et l'estomac.Les deux ce:cueils intérieurs ont été soigneusement refermés ; l\u2019ancien cercueil de plomb & été fortement assujéti dans le nouveau avec des coins de bois, et les deux ont été soudés avec les précautions les plus minutieuses, sous la direction du docteur Guillard.Ces diverm Opérations terminées, le sarcophage en ébène a été fermé, ainsi que son enveloppe de chéx PROEES-VERBAL: \u201c Je anussigné Guillard (Remy-Julien,) docteur en médecine, chirurgien-major de la frézs Ia Belle- Poule, m\u2019étant rendu, dans la nuit du 14 au 15 octobre 1840, sur l'invitation de Mk comte Rohan-Chabot, commissaire du roi, à la vallée du Tombeau, ile de Sainte-Hélèm, pour nasister a exhumation des restes de l\u2019empereur Napoléon, en di dressé le présent procs verbal.: * Pendant les premiers travaux, il n\u2019a point été pris de précautions sanitaires, aucune & halaison méphitique n\u2019est sortie dus terres que l'on remuait, ni du caveau dont on faisait l'« verture.« Lecaveau ayant été ouvert.j'y suis descendu : au fond était le cereueil de l\u2019emperex; il reposait aur tne large dalle, asst-e elle-même sur des montans en pierre.Les planchea acajou qui le fermait avait encore leur couleur et leur dureté, excepté celles du fond, qui garnies de velours, présentaient un peu d\u2019allération dans les couches les plus superficele On ne voyait a l\u2019entour aucun corps solide ni liquide.Quant aux parois du caveay, da n'offraient pas la plus légère dégradation, çà et là quelques traces d'humidité.* M.le commissaire du roi m\u2019ayant engagé à ouvrir les cercueils intérieurs, j'ai dil soumettre d'abord à quelques mesures sanitaires ; immédiatement après, j'ai procédé à les auverture | La caisse extérieure était fermée par de longues vis, il à fallu les couper pour lever le couvercle ; dessous était une caisse en plomb, close de toutes parts, qui enveloppe une autre caisseen acajoil parfaitement intacte ; venait enfin une quatrième caisse en fer-blar, dont le couvercle était soudé
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