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Titre :
Le fantasque
Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire son rédacteur Napoléon Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. [...]
Publié pendant une des périodes les plus troublées de l'histoire du Québec alors que les factions politiques s'affrontent et que les journaux partisans se multiplient, Le Fantasque n'appartient à aucun parti et utilise l'humour et la satire plutôt que la rhétorique politique.

C'est aussi le journal d'un seul homme, Napoléon Aubin (1812-1890). Né dans la banlieue de Genève, Aubin quitte l'Europe en 1829 pour se rendre aux États-Unis où il séjourne jusqu'en 1835. Déçu par la vie américaine, il s'installe à Québec et devient journaliste. Il collabore à quelques journaux et fonde en 1837 Le Télégraphe, qui ne survit que quelques semaines.

En août 1837, à l'âge de 25 ans, Aubin fonde Le Fantasque qui paraîtra jusqu'en mai 1845 puis sera repris par des amis en 1848 et 1849. Durant ces neuf années, la parution du journal est irrégulière. La rébellion de 1838 d'abord, puis, au début de 1839, un séjour en prison imposé au rédacteur à la suite de la publication d'un poème dédié aux Patriotes exilés, privent les lecteurs de leur journal. À la fin de 1844, c'est l'incendie de son imprimerie qui interrompt la publication.

En 1840, Aubin fait l'acquisition d'une presse lithographique, la première à usage commercial dans la ville de Québec. Cette innovation permet aux abonnés du Fantasque d'acquérir une quinzaine de lithographies, surtout des portraits.

Aubin est sympathique à la cause des Patriotes, mais il dénigre Papineau et croit que l'action armée les mènera à leur perte. Dans les années 1840, Papineau revient dans ses bonnes grâces et sa cible préférée devient le réformiste Louis-Hippolyte La Fontaine.

Contrairement aux journaux traditionnels, Le Fantasque, c'est-à-dire Aubin, n'utilise pas le discours politique habituel mais manie, avec une grande maîtrise de la langue, les jeux de mots, les charades, poèmes et fables à caractère politique. Les discussions de fond, c'est plutôt à son autre journal Le Castor (1843-1845) qu'il les réserve.

Sous l'Union, c'est la responsabilité ministérielle qui sera le cheval de bataille du Fantasque. Ayant probablement jugé que la formule avait fait son temps, Aubin mit fin au journal humoristique, mais il continua sa carrière journaliste avec beaucoup de succès.

Références bibliographiques

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 96-97.

Gagnon, Serge, « Aubin, Napoléon » dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1837-1849
Contenu spécifique :
lundi 3 mai 1841
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le fantasque, 1841-05-03, Collections de BAnQ.

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[" B-PANTASQUE.EEE $= WO A ER rem AUBIN, R'dactrur, H ROWEN, Luprimeur CONDPIT ONS, ' Tanraalse publie an No Rue Grant.St.Roch.deux 5 par MM AIRE, le LUNDI et FUDE.La feuille du Luncontient 8 pages ot ae vend tre sons : evl-eda Jeudi en à 4 se vond dezz sous, L\u2019i- mement +81 de um shelling r mors, ou dir shellings pas nee, pavabile d'avance.On ut souscrite pour autant de \u201cque l'on veut.Les frais le ste se monteront à cin shel 5e parannée.On n'enverrs s le journal & la campagne : ?PROPRIÉTAIRES Ne.46, Rwe Grant, + Rech.$ .No.7, Ruedes Prairies, >t.Koch.DEPOTS On trouve le Funtasque an Bureau du Jours, Cu 2 var.LL Ginatas, marché de la Haute Ville, et chez Mr.ANT.Matix Basse-Vilie.AGENTS.Montr\u2018al \u2014Uhez Mr.Taxack BouvsiEu, Rue Ste, \u201cLhe tèse, où l'un reçoit des sousertptions., Trois Ritièses \u2014 Chez M.O1- vigk bURrau, Ewd.en Droit.Les personnes qui désire- ur moitx de six mois.raieutse charger de l'agence du Les a NNUNCEs seront in- _ poaacd Funtasquedans les ctiujagnes.tées au prix des auires Jour = aq soll prices de nous le faire su ux.voir.n'obéis ni ne commande à personne, je vais ok ye veux.je fars ce qui me plait, je vis comme je peux et je meurs quand il le faut.EE ol.3.No.43.Quebec, 3 Mai, 1811.MÉLANGES.LE SAPEUR.On a bien raison de dire que tous les goûts sont dans la natvre.Il existe des animes qui aiment les haricots ronges, d'autres qui adorent la musique de Mlector Berlioz, d\u2019autres qui raffolent de la salade au lard, d\u2019autres enfin qui fe- aient des bnssesses pour avoir leurs entrées au théatre des varivten.On doit ane apprendre sans surprise qu'il existe à Paris des hommes tres forts, très ro- ustes, payant exactement leur contributions, jouissant de presque toutes leurs heultes et vaccinés, qui font consister le partit bonheur sur la terre à s'affubler \"une grande barbe postiche pour figurer en 1éte de la garde nationale parisienne n qualité de sapetre.Le sapeur est encore une des cnrinsités que la rapitale soule pent se flatter offrir anx regards d\u2019un public idolâtre.| En province, le sapeur n\u2019a jamais fait apparition dans les rangs de la garde nationale ; les phovinctaux sont trop 238 LE FANTASQUE.pes avancés dans la civilisation pour saisir-tout ce qu\u2019il y a d'atilité Véritible \u2018uw'homme placé eu tête d\u2019une légion avec une Brande barbe, une grande et un tablier blanc.Les fermiers de Normandie ou les paysans de Lorraine comprendraient l\u2019utilité du Sapeur qu\u2019au cas où on le placerait tout en haut cerisiers pour effrayer les moineaux, Stupides Normands ! ganaches de Ly \u201crains ! comme du temps de feu Samson ; la révolution de 89 avait changé tout cela g la moustache seuje fut tolérée comme ornement martial.\u2018 De nos jours, la barbe est uniquement l'apanage des sapeurs de la garden, tionale parisienne, d\u2019Albéric Second et de quelques autres mentons except de plus des licteurs et grands-prêtres du Theâtre-Français.Les poiteaux er, oy aus i.Si le sapeur n\u2019est pes beau, en revanche il est parfaitement inutile.Son emply consiste uniquement à précèder la légion dont il est loin de faire le plus bel one.meut, pour lui ouvrir passage à travers les flots de gaming qui se précipitent ta, Jours partout où il ¥ 3 un spectacle gratis, Or, comme Paspect du sapeur of, va coup d\u2019œil très-baroque dont le gamin est excessivement frivnd, il se trou taillons, se contenteraient de les suivre, et le colonel respirerait librement, tangy qu\u2019il est aujourd\u2019hui étoufré par la masse des jeunes compagnons du sapeur, oil, je le répète, à quoi se bornent les fonctions du guerrier-citoyen à tabl blanc, car il est bien-convenu dans l\u2019engagement du susdit qu\u2019en temps d\u2019émeute et de barricades, lorsque le gouversement est sapé jusque dans sa base, le spew ne doit saper rien du tout.Du reste, en disant que le sapeur ne sert qu\u2019à fendre les flots des gamine, qui saper cette broussaille importune qui obstrue le chemin des légions, nous commet lions un erreur.Le Sapeur sert encore à un autre Usage, et même sous ce æ cond point de vue il rend un véritable service aux pères et mères de familk.Lorsque un Jeune moutard absorbé dans le douloureux enfantement de ses dents, s\u2019est permis de crier durant plus de neuf heures en une seule nuit et se dispose à continuer pendant cnze heures de Ia journée, la maman n\u2019a d\u2019autres ressources que de menacer l'enfant de Croquemitaine ; or, si la providence fai lée, le sapeur joue merveuilleusement le rôle de Croquemitaine.C'est là un des plus grands bienfaits de la garde nationale, Pour être admis à figurer au nombre des Sapeurs parisiens, il ne suffit pas dé Ire saisi un jour de la monomanie de la grande barbe et de se dire: « Oh sapre- lutte ! que je serais flatté d\u2019être sapeur ! c'est décidé je m\u2019en vais me faire m- peur!» Diable, comme vous y allez! les cnlonels des douze légions sont tiès difficiles dans le choix : une balance est établie à \u2019état-major général, et on ne peut pas être admis à moins de peser au moins 200 kilos.Leg légions ne veulent avoir à leur tête que des abdomens faisant ressertir Avantngeusement le vaste tablier de cuir blanc, et appartenant à des hommes qu\u2019on puisse supposer nouris LE FANTASQUE.259 .j mines doctrines et gonflés de Pimportance de leurs functions.Dès qu'un - r commence à perdre de son embonpoint, le conseil de la légion le con- inge immédiatement À six mois de Racshout forcé ! Jl en est des sapeurs comme des melons, les plus gros sont les meilleurs, Une fois rentré dans le sein de ses foyers domestiques, une fois qu'il a déposé - à insignes de sa dignité, le sapeur ne garde plus rien de son air rébarbatif : il tbon père, bon époux, bon charcutier, et ne reprend son air martial et en ande barbe que lorsqu\u2019il faut aller parader dans la cour du Carrousel, ou lors- - fon voisin qui ne peut s\u2019endormir vient le supplier de jouer prés du moutard in- - gb le rôle du Croquemitaine ci-dessus.En ces sortes de cas, il fait le féroce fle terrible avec la complaisance la plus bienvaillante et la plus exquise bonté, jQuand le sapeur pose pour un portrait à Phuile qui doit être exposé au salon Louvre, il se fait peindre en grand uniforme; mais lorsqu'il fait seulement des- - er un pet:t médaillon au visocaique destiné à être donné à ea femme ou à sa.îtresse (rar le sapeur est quelquefois immoral), il se contente de poser eu te- bourgeoise et charcutière.Le sapeur, grand enfant, devient excessivement vieux.Sans doute en verde cet axiome : Lorsqu'ils ont trop d'esprit les enfans vivent peu- LEB FANTASOUE.QUÉBEC, 3 MAI, 1841.| BOITE DE PANDORE.(Pour le Fantasque.) | REVUE DE QUÉBEC.LE MOIS D'AVRIL.Le mois d'avril a fait's2a farces, il nous en a fait des poissons,-poisson de is, vai Est-on rendu au milieu de mars, rien n\u2019est plus charmant : la neige disparait; - soleil luit ; les trottoirs se dépouillent de leur couverture de glaces, les dames lenrs longs manteaux, en n'en conservant que le grand col et ln petite capu- ; les dandys hissent sur le sommet de la tête le chapeau de castor à large- on la petite calotte de toile cirée ; le chasseur dérouille son fusil et huile r bottes ; les rues ne sont plus que trous et bosses ; on peut à peine faire inst pas sans être prêt à rouler dans l'ordure, ou à se déboîter la cheville du ed ans un canal, on mieux encore, sans être criblé de glaçons par les gamins à buchent la glace A qui mieux mieux; enfin, voilà le printemps, dit-on ; tout monde est content, excep :é les pulmoniques et les consomptifs, qui n\u2019aiment int à entendre le chant de rossignol, parceque c'est un chant de mort pour x, selon les médecins, et les vieilles femmes.Avril arcive, l'humeur frofde\u2026 £60 LE FANTASQUE.In tête blanche de neige ; en pew de jours il remet nos rues à leur niveau à février, et nos poèles à leur chaleur de janvier, les dames reprennent le ma, tenu, les danilys le casque, le chasseur siffle en attendant la bécasse, le gay pellette \"in coin du trottoir pour jouer à la toupie et au bouton ; depuis la co.neslle jusqu'au rossignol, depuis le jeune lion qui se frise les cheveux, Jusqu'a mendiant qui se ch mile an goleil, tons, gens et bétes, en sont quittes pour n poisson d'avril.C\u2019est un mois qui a la tête froide et les pieds chauds, Apr ous avoir fail damner pendant vingt-quatre grands jours, il fait sa besogne u six.et disparait le septième en nous laissant les pieds dans la boue et les rè ments du conseil «le ville sur le dus: Dévorez la glace pendant huit jours x vous payerez l'amende le neuvième .\u2026\u2026 jour de wai, dit le conseil.Vraiment, de tons ces tours, de toutes ces tromperies qu'on appelle poisson, le mows sale fut celui de la nouvelle de la mart de Mr.Thomson 3 Tépandue sans donte par quelques uns qui désirent ardemment le bien du peuple, (, pendant, il n'y a pas du tout de finesse de répandre ainsi ln consternation gu le pays, en le fhisant passer subitement de la joie fictive à la triste réalité: puis, je vous le demande, qu\u2019y aurait-on gagné en perdant notre poulet?gin réduit à vivre sous le commaudement d'un cheval de bataille, ou pour parler ply civilement, d'un militaire.Car la julie place d\u2019administrateur du gouverm ment des Canadus serait tombee, avec tous ses bévéfices, sur la tête du brane et glorienx genéral ingonnu Jackson, et je vons ussure que c\u2019eût été perdre de coups d'éperons pour recevoir des coups de fer, aussi est-il généralement re connu qu'on t\u2019aurait rien perdu en perdant Mr.Thomson.Un malheur a'arrive jamais sans l'autre, dit-on ; le pauvre Poulet malade, à pu juger de la vraie vérité de ce proverbe : tandis qu\u2019il s'amusat à prendre des poudres pour adoucir sa goutte, une de ses pouledles prenait la poudre d'a campette avec un des paons du poulailler gouvernemental ; La jeune poule préf- rut ue jeune paon alerte et confiseur, à un vieux poulet goutteux et gonve- neur, chacun à son goût, les poules comme les autres.C\u2019est si peu ragoûtanth goutte que les ponles s'en sauvent, pas vrai Poulet ?Depuis la goutte, jusqu'à la politique, tout contribue à faire étouffer Mr.\"Thomson, il n\u2019y à pas même jusqu'au conseil de ville qui n'y tmette la main.Nr Thomson en formant ce conseil à formé un corps saus eœur.Quoi! refus d'imposer des taxes et de paver la police, les deux meilleurs soutiens de lain.nistration, il n\u2019y à pas autrement à dire, le conseil n\u2019a ni cœur ni honneur.La gens comme il faut, et pourvus de ces deux choses, comme Mr.Russell et Nr.Jones en font la grimace.Tiens, j'y songe, eh mais c\u2019est vraiment curieux & voir ces denx messieurs fare la grimace, ils n\u2019ont pourtant pas la figure à ç les gens qui les connaissent, un Lunt soit peu seulement, en sont vraiment éte nés.\u2014 Malgré tout, je ne vois pas que Mr.Thomson aurait lieu d\u2019être facké rontre notre corporation, car elle a juliment doré la pilule qu'elle lui a fait aw ler, an sujet des taxes et de la police, en anglifant nus rues de la plus élégant manière.Les noms français qu'elle n'a pu anglifier autrement, elle leur à re tranché les accents, et quand il n'y avait pas d'accents elie en a fait des mutsgr hmatias ; par exemple, on voit le nom de la rue D'Aiguillon, anglifié d'une «| rieuse manière, à lu place de l'A, la secande lettre du nom, elle à wuis un V à l\u2019eavers À : voyez vous cette finesse, personne ne pourra lui dire que ce v& là est français, c\u2019est toujours autant de pris pour mériter un prix, j'espère qe jang'ific.teur général Lord Sydenham le lulaccordera.Q and 3 moi, si, \u201cI | LE FANTASQUE, 261 Jui, javais sealement peur quelques cent louis de manches de haches, je les lui \u2018enverrais sur le champ, pour lui frire assommer tous ses Ferviteurs, ufin qu\u2019en wsommant toute la bande elle punisse l'impudent qui eut l'effronterie d'enfrein.idre ses ordres en laissant une ancienne enseigne française, dans la rue St.Jean \u2018du faubourg du même nom, c'est one honte aussi, les habitans de cette rue ne (regardent que celle.là, quoiqu'elle soit infiniment plus-petite que les autres.En assommant tous ses serviteurs pour pumr celui qui a commis cette bévue, elle singerait cucore Lord Sydenham, parceque comme lui elle ferait de la « jus- lice égale.» / Quantaux grandes mesures politiques, personne n'y comprend rien.Le gouverneur actuel à si Lien compris et si bien mis en pratique la maxime des tyrans « divisée pour régner » que lorsqu'on est venu à essayer de s'entendre sur la marche à suivre dans le prochain parlement uni, on s\u2019est trouvé le bec à l'eau.Dans une partie de la province, les réformistes veulent appuyer l'admi- istration des bâtons ; dans l\u2019autre, ils ne le veulent pas.D'un bont du pays es (orys veulent de Mr.Thomson, de l'autre ils le repoussent.à va être irôlement farceur de voir tous ces grands homme:, dénomination dont le baron e Toronto se sert pour désigner les représentants, de les voir dis-je, réunis ans l'hôpital de Kingston pour remédier aux maux du pays.Je crois qu'il va équer uue certaine petite confusion dans cette consultation de médecins de nouvelle espèce.Les uns vont essayer d'amputer différentes parties du bill union, queiques autres vont chercher à appliquer des cataptasmes aux plaies ju Bas-Canada, il y ena qui voat travailler à purger l'administration de toutes es impuretés, ceux.là auront une forte besogne, le plus grand nombre va tâche r I+ tater le pouls des places lucratives, d'autres veulent modérer l'appétit des fiiciers publics, quelques-uns s'amuseront à donner des coups de lancettes à Ir.Thomson, enfin le plus petit nombre se prépare bravement à administrer le eaume de la réforme à nos maladies intérieures.Aucun d'eux cependant n'ose firmer que le pays qni souffre se trouvera soulagé à la fin de la session ; il n'y qu'une chose de bien certaine, c'est qu'on va faire suer le peunte et qu'on va louer d'abondantes signées à la bourse publique.Fichtre ! Ihopital de \\ingston doit rectresser les oreilles par le temps qui court.Noire pauvre hambre d\u2019assemblée les a bien basses de ce temps-ci, après s'être vue élevée u rang de château, après avoir été abaissee à celui de casernes de volontaires, lle est réduite de nouveau à servir de salle de festin aux jeunes gens de la tem- érance, C'est une gloire peu énivrante.d'Angleterre, notre tendre mère, veut absolument nous enrichir malgré nous.ans douie on va me demander de quelle manière.Ek | parbleu, par un moyen le simple, en réduisant les droits sur les bois de la Baltique.Depuis longtemps le nous envoyait ses bâches, qui remplissaient ici les rôles de mannequins polies, mais elle emportait nos plançons, ainsi il y avait compensation, toutefois \u201cpuis peu une idée libérale lui est passée par la tête, et à l\u2019aveuir elle nous werra ses bâches et de plus nous laisera nos plançons ; comme on le voit l'a- lage sera pour nous, Eh! bien, ma foi, oui, risee à part, l\u2019avantage serait ur ous en effet si nous voulions profiter de cette bonne occasion qui se pré- \"le de nous enrichir entre nous en nous engageant à ne plus faire usage d'aucun ricle importé dans le pays, et de ne faire usage que des choses fabriquées dans Pays.La métropole ferme ses ports a notre commerce de bois, fermons lui vôire à son commerce d'importation.Et, pour me servir d\u2019un terme vulgaire, _ 202: LE FANTASQUE.d'une pierre nons ferons deux coups : nous travaillerons à la cause du: Pays, à nous procurerons un moyen de subsistance à cette foule de nos _ compatrioie qui va se trouver plongée dans la plus grande misère, à la cessation du com merce de bois, en cela nous- imiterons les Irlandais auxquels on nous & souvey comparés, qui se sont engagés à ne faire usage de rien de ce qui ne serait pes fabriqué dans leur-pays, tant que jutice ne serait pas faite à l'Irlande.Déjaly sociétés de tempérance ont surmonté un- grand obstacle à la réalisation dec plan.La société des dames de Nicolet si elle s\u2019étendait, comme il est à dés rér par tout le pays, aiderait beaucoup aussi en modérant la passion du luxe chez le beau sexe.Si nous le voulons nous pouvons réussir sans aucun doute, « pour cela nous n\u2019avons besoin que de faies un effort, et cet effort vaudra plus por le bien du pays, que toutes les résolutions, les protestations, et les supplication que nous pourrions addresser à l'Angleterre ; vu que c\u2019est du temps perdu eld papier jeté au feu, que ces sortes de démarches auprès des autorités metropol- taines.Qu'on suive mon.conseil et on m'en dira des nouvelles.À ce propos j'ai quelque chose à dire à Mr.l'Impnmeur du Canadien.Il m semble, à-moi qui ai parfois de curieuses idées, que quand une fois on a fait fo tune, ou même quelque chose d\u2019approchant, comme lui au moyen du peuple à nadien, on ne doit pas, comme il le fait.annoncer publiquement qu\u2019on donnen la préférence à des ouvriers étrangers, quand surtout dans la branche qu\u2019il a demande (un presuier) le Canada peut en procurer d'aussi bons, sinon à meilleurs que les pays etrangers.De plus, Mr.l\u2019Imprimeur du Canadien th pas seulsment le mérite d\u2019en avoir eu le premier l\u2019idée, puisqu\u2019il n'a fait qu traduire, et mettre son nom au bas.l\u2019avertissement d\u2019un imprimeur anglais d cette ville ; quand on veut singer les autres on doit prendre garde si, en le faisant on ne froiese pas les intérêts de ses compatriotes, de qui on tient l'avantage & pouvoir avoir des ouvriers à sou service.J'aimerais aussi à savoir, tant je su curieux, si c\u2019est pour être fidèle À sa devise : Notre languca que Mr.l\u2019Imprimex du Canadien met à la tête des encans qui se publient dans son papier, ies mots: Luclion sales, auction, sales at auction, surmont6s de deux mailles.On pourri penser que c\u2019eut-pour anglifier les canadiens à coups de maillet.Cela cadre pet avec la politique de son editeur, qui defend si chaleureusement les canadies: contre l\u2019anglification.L\u2019ArTisan.\u2014-#-m ENCORE DES PETITIONS! ALLONS\u2014-NOUS- PIENTOT KN FINIR ! ÇA COMMENCE A DEVENIR ENNUTEUX! et gui plus est deshonorant, Nous voyons dans la Gazette de Québec, numéro de samedi, la convocatin d\u2019une assemblée publique pour prendre en consideration la convenauce d'adre- ser des Pétitions à sa majesté et au Parlement contre tout changement dans ls droits sur les bois de construction ! Véritablement il y à des.gens qui sont incurables dans leur pétitiomanie ; qui pleuve, qu'il vente, qu'il gèle, qu\u2019on les réjouisse; qu\u2019on les écorche tout ik qu\u2019une princesse royale vienne au monde sans qu\u2019il y ait de sa faute: tout pour eux matière à requête, à felicitations, à suppliques.Et cependant il # semble que depuis quelques centaines d'années le cas qu'on a fait en Angleter\u201d de ces documents devrait les guérir de toute idés d'en recommencer de ne LE FANTASQUE.203 veaus.Croient-ils par hasard que dana ce pays là on manque de fadaises ou da pepiers pour se.moucher le nez?I! faut le croire car c\u2019est bien là le seul.usege auquel on nit consacre jusqu\u2019ici les innombrables pièces de ce genre fours dies par le Canada à sa mégère-patrie.te pouvons nous empêcher d'être fâché tout rouge en voyasit ln persévérance pec laquelle on déshonore le nom canadien.Oui certes nous pensions ie temg Jes pétitions passé ; les génuflexions sont aujourd'hui d'autant plus ridicules |relles sont inutiles.Qu'on laisse à quelques marchands anglais ou anglicanisés i i ain d\u2019autrui de la main ; mais du adiens méprise d\u2019aller à traverser l\u2019Atlantique, tqu\u2019on lui dise à quoi ont servi les précédentes, Mais, s\u2019écriera-t-on, le is est le seul retour que nous puissions faire à l\u2019Angleterre pour ses marchan- s, et l'exploitation de ce commerce fait vivre un nombre considérable de fa.iles.Folie, que tout cela, car l\u2019agriculture, l\u2019industrie manquent de bras.Que se mettent à remuer la terre ; ilg dans l\u2019égoiste négociant.Sion passe : on s\u2019en trouvera la destruction de cette le en silence, plus les choses as aider de votre nombre ces ander secours à leur Thomson ils out si bien soutenu, qu\u2019ils disaient si honnête, si habile; pour vous vous rouveriez qu\u2019abaissement, Qu\u2019ingratitude.Celui Qui se laisse {romper une fait preuve de bon Cœur, mais s\u2019il se laisse tromper deux fois, il ne fait ve que de sottisc.À bon entendeur salut, nous reviendrons peut-être sur ce tplus au long et à tête reposée, pour le présent nous Croyons exprimer la ré.tion d\u2019un grand nombre, en disant que nul canadien, ayant à cœur la dignité à patrie et sentant comme on le doit, les traitements qu\u2019on lui a fait subir, onorer de sa signature unc autre Pétition.\u2014II n\u2019y a plus qu\u2019une chose à deer à l'Angleterre, c\u2019est qu'elle nous laisse tranquilles.A 8uleur qui traite de I'habitude de se donner la main fait la remarque philo: que suivante :\u2014Une jolie dame qui donne ln main à un monsieur qui nela © point doucement, peut dire à coup sûr que cet être-là a le cœur sept cent e-vingt dix-neuf-fois plus petit qu\u2019un grain de moutarde.4e\u2014Un journal publiait il Y à quelque tems l\u2019annonce suivante :\u2014 a besoin dans une familie respectable d'un garçon bien recommandé pour \u201cTet conduire deux chevaux de luxe et d\u2019un caractère religieux, leçona d\u2019une heure chaque, et qui auront lieu tous les soirs, (di- pexceptés) de 8à 9 heures.If aréduit son prix de 25 piastres à 5, orcelli ne donnera plus de leçons particulières à domirile. 261 LE FANTASQUE Nos abonnés qui vont changer de.domietie devront.nous donner leur noue adresse s'ils ne voulent point éprouper l\u2019affreux désegrément d\u2019être privés de nol - feuille.AVIS AUX MARCHANDS DE CHAPEAUX DE TOSTAND az 23 PALLE, E roussigné demande à annoncer qu\u2019à l'ouverture de la navigation il an à offrir au commerce un superbe assortiment de CHAPEAUX à ln nouvek mode française (capotte), dans cartons d\u2019environs 30 chacun.Sous les rapports do ta qualité et de la façon ces chapeaux sont un arlicle à première ligne, sortant d\u2019une des première mai-ons de Londres AUSSI\u2014 Une consignation de Rubans Français a Ia wok en soie, etc.C.F.BROWN.Importeur, Rue Buak »*» On a besoin d\u2019un jeane-homme respectable comme COMMIS.Un qui auraitë servi dans un magasin de marchandises sèches sera préféré.MAGASIN DE CHAPEAUX DE QUÉBEC EN GROS ET EN DETAIL.UN ASSORTIMENT GEMERAL DE CHAPEAUX DE CASTOR FINS, SUPERFINS, ELASTIQUES ET A L'EPREUVE DE LEI AU PLUS BAS PRIX.AUSSE:\u2014 Un Assartiment de Casquettes de Drap.CHAPEAUX DZ PALMIER COUVERTS EN SOIE CIREE.Couverts de Chapeaux «4 de Casquelles, Parapluics, Stocks, Gants, Br Palettes de Casques, Jugulaires, (Straps) $c.§e.J:-B, Corriveau No.15, rue Lamontagne, second magasin après la Porte de la Basse TH Québec, 12 Avil, 1841.HOTEL DE TEMPERANCE DE ST.ROCH TR\" sonssigné informe nes amis et le poblic en général qu'il » changé sa demrure et 4 maintenant dans cette grande et spacieuse maison ci-devant la propricté ve Air C'AZEAU, père, en front du Parc du Roi, où il aura constamment eu mains loutes sories 5 Custard, Créme dla glace, et Fâtisseries de toutes soites.; 11 se propase aussi d'uusris une chambre de lecture, où l'on tréuvera tousles papiers-nof ETIENNE MAHEUX Québec.7 Avril 1841.| "]
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