Le soleil, 16 août 2016, mardi 16 août 2016
[" LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE | MARDI 16 AOÛT 2016 | QUÉBEC, 120e ANNÉE, N° 227 FJ $0 (D 03 © O lesoleil.com > \"W .À «ANDRE SAIT QUE SA COURSE Andre De Grasse, médaillé de bronze au 100 m N\u2019ETAIT PAS BONNE» RIO 2016 PAGES 44 A 51 I 1 UN COURS D\u2019HISTOIRE >\tLe Soleil a mis la main sur le programme de troisième secondaire du nouveau cours controversé >\tDes groupes anglos déplorent son manque de neutralité * vy,>' f i?** A QUI DEÇOIT > Les écoles ne sont pas tenues de l\u2019enseigner cette année À la conquête de la planète bijoux Caroline Néron voit grand pour sa compagnie et continue de mettre «la main à la pâte» PAGES 26 ET 27 La course au PQ est «drabe» PAGE 6 PAGES 2 ET 3 Trop rouges pour les Américains, nos fraises?Bernard Drainville ASSELIN Que se passe-t-il à Ciment Mclnnis?PAGE 22 PAGES 28 ET 29 62765700072834 2 ACTUALITÉS MARD116 AOÛT 2016 leSoleil Un cours d\u2019histoire qui divise La nation québécoise au coeur de la nouvelle approche au secondaire PATRICIA CLOUTIER pcloutier@lesoleil.com En gestation depuis deux ans, le nouveau cours Histoire du Québec et du Canada fait progressivement son entrée au secondaire.Les écoles qui veulent l\u2019enseigner dès cette année peuvent le faire; mais il faudra attendre la rentrée 2017 avant que ce cours, axé sur les «particularités du parcours de la société québécoise», ne devienne obligatoire.Le Soleil a mis la main sur le programme de troisième secondaire de ce nouveau cours, rédigé par le ministère de l'Éducation en date du 30 mai (voir les extraits).Visant à remplacer le cours Histoire et éducation à la citoyenneté, qui est enseigné depuis 2006, le nouveau cours opte pour une approche chronologique, en troisième puis en quatrième secondaire, au lieu d'une approche par thèmes, qui a été décriée par plusieurs enseignants ces dernières années.Ces derniers avaient l'impression d'être redondants, en racontant l'histoire plusieurs fois, selon différentes perspectives.Cette réforme a suscité bien des réactions au printemps dernier.Certains trouvaient le cours trop centré sur l'«histoire nationale» du Québec, et pas assez sur l'apport des différentes communautés \u2014 autochtone, anglophone et autres \u2014 à la construction de la nation québécoise.En mai, le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a annoncé qu'il faudra une année de plus avant que le programme ne soit étendu à toutes les écoles.«On veut se donner le temps d'évaluer une cohorte au complet, car le cours n'a pas encore été donné en quatrième secondaire», justifie son attachée de presse Marie Deschamps.Ce nouveau cours a toutefois eu la faveur de plusieurs écoles, qui ont décidé de plonger et de l'enseigner en troisième secondaire cette année, selon Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d'histoire du Québec.«La réforme n'est pas reportée, le ministre Proulx a simplement permis aux écoles qui ne se sentaient pas prêtes de retarder d'un an son application.Le matériel est disponible et la majorité des écoles vont de l'avant», souligne M.Bédard dans un échange de courriels.Le ministère de l'Éducation pourrait encore y apporter quelques modifications en cours d'année.«Comme tout autre projet pilote, on va recevoir les commentaires et on est ouverts aux rétroactions des professeurs», indique Mme Deschamps.AJOUT DE LA NOTION D\u2019ESCLAVAGISME Entre la version préliminaire de janvier 2016 et celle de mai 2016, il n'y a eu que peu de changements dans le programme, a constaté Le Soleil.Le seul changement significatif est l'ajout de la notion d'esclavagisme en Nouvelle-Lrance : le moment où les premiers esclaves ont mis les pieds au Canada et celui où l'esclavagisme a été aboli.Pour le reste, les mots conquête et assimilation s'y trouvent toujours pour décrire la bataille des plaines d'Abraham, en 1759, et ses conséquences.Le cours parle aussi de «nationalisme» quand vient le temps d'aborder la révolte des Patriotes, en 1837 et 1838.La réforme du programme d'histoire a commencé sous Marie Malavoy, ex-ministre de l'Éducation du Parti québécois.Elle est basée sur un rapport, signé par le sociologue Jacques Beauchemin et l'historienne Nadia Lahmy-Eid, qui préconisait un renforcement de l'enseignement de l'histoire au secondaire.Les deux experts proposaient que l'histoire soit racontée en suivant la «trame nationale» de la province.¦K Pour enseigner l\u2019histoire, certains professeurs sont allés jusqu\u2019à recréer en classe la célèbre bataille sur les plaines d\u2019Abraham entre Montcalm et Wolfe, comme ici lors d\u2019une activité scolaire en 2006.PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE EXTRAITS DU PROGRAMME // Les jalons de l\u2019expérience singulière \\\\ du Québec se posent dès les premiers contacts avec le territoire nord-américain.La nation n\u2019est jamais achevée; elle est ouverte et changeante.» // Au fil de leur apprentissage de l\u2019histoire \\\\ du Québec et du Canada, les élèves se questionnent sur leur identité et sur leur inscription en tant que sujet de l\u2019histoire.» // Le cours d\u2019histoire est un espace de \\\\ discussion et de recherche où l\u2019esprit d\u2019ouverture et la curiosité intellectuelle sont valorisés.» // Lannée 1840 constitue le point de bascu-\\\\ le entre les deux années du programme en raison de l\u2019importance des changements, par ailleurs complexes, qu\u2019elle rappelle, cette date correspondant à l\u2019émergence d\u2019un État libéral moderne.» //Les Britanniques contrôlent une \\\\ importante partie du territoire de la Nouvelle-France, dévastée par plusieurs années de guerre au détriment des populations, exténuées.» Les rébellions de 1837 et 1838 sont ?matées, des centaines de rebelles sont appréhendés, certains sont condamnés à l\u2019exil et d\u2019autres sont exécutés.» «: //Alors que se développe la colonie, Wles populations amérindiennes se fragilisent, en proie aux guerres et aux épidémies.» _______________________________ EN BREF >\tHistoire du Québec et du Canada >\tCours donné sur 2 ans de façon chronologique >\t3e secondaire: des origines jusqu\u2019à 1840 >\t4e secondaire : de 1840 à nos jours >\t100 heures de cours d\u2019histoire par année leSoleil mardi i6 août2016 ACTUALITÉS 3 1 «EBEi Des anglophones déçus du peu de changements «On aurait aimé mieux que l\u2019histoire soit enseignée de façon plus neutre.Que ça ne reflète pas les bons [francophones] et les méchants [anglophones], mais la contribution des différentes communautés à la construction du Québec», commente Rita Legault, directrice des communications du Quebec Community Groups Network (QCGN).Son organisme, qui avait fait des pressions au printemps pour que des modifications soient apportées au programme, est «déçu» de constater que peu de changements ont été faits.Selon Mme Legault, tous les élèves québécois auraient bénéficié d\u2019un enseignement plus inclusif, «qui ne raconte pas seulement l\u2019histoire du Québec, mais les histoires du Québec», souligne-t-elle.Le QCGN a encore espoir que de petits changements puissent s\u2019opérer dans le programme d\u2019avant 1840, mais mise maintenant sur le projet-pilote qui démane en quatrième secondaire et qui touche à l\u2019histoire plus récente.«On espère qu\u2019après la Seconde Guerre mondiale, on va parler de l\u2019apport des juifs, des Italiens et des Grecs, par exemple», explique-t-elle.«On espère qu\u2019après la Seconde Guerre mondiale, on va parler de l\u2019apport des Juifs, des Italiens et des Grecs, par exemple» \u2014 Rita Legault, directrice des communications du Quebec Community Groups Network Ces préoccupations sur la façon dont l\u2019histoire est racontée n\u2019ont toutefois par ralenti les neuf commissions scolaires anglophones du Québec, qui ont toutes décidé d\u2019aller de l\u2019avant et d\u2019enseigner le nouveau programme d\u2019histoire en septembre.Selon ces commissions scolaires, le nouveau programme est meilleur sur le plan pédagogique et plus facile à enseigner que l\u2019ancien.«L\u2019ancien cours n\u2019était pas parfait, on le reconnaît.Mais même si on a un meilleur contenant, on trouve qu\u2019il manque des bouts dans le contenu», justifie Mme Legault.PATRICIA CLOUTIER LE COURS DE 3e SECONDAIRE DIVISÉ EN QUATRE PÉRIODES DES ORIGINES À1608 > L\u2019expérience des Amérindiens et le projet de colonie Expliquer comment les relations entre les peuples amérindiens et leur connaissance du territoire ont contribué à l\u2019exploitation de ses ressources par les Français ainsi qu\u2019à leurs tentatives d\u2019établissement.Concepts : alliance, échange, environnement DE 1608 À1760 > L\u2019évolution de la société coloniale sous l\u2019autorité de la métropole française Expliquer les relations entre la société coloniale et la France.Concepts : adaptation, évangélisation, mercantilisme DE 1760 À1791 > La Conquête et le changement d\u2019empire Expliquer comment le changement d\u2019empire a marqué la réalité de la société coloniale.Concepts : allégeance, assimilation, constitution DE 1791 À1840 > Les revendications et les luttes nationales Expliquer la montée du nationalisme dans une colonie en quête d\u2019autonomie politique.Concepts : bourgeoisie, nationalisme, parlementarisme CX-3 0X2077 ÇA CARTONNE/ LOUEZ-LE POUR L\u2019ÉQUIVALENT DE I LOCATION 60 MOIS Laurier OBTENEZ 500$ EN CRÉDIT POUR ACCESSOIRES » GROUPE g SAILLANT ou DEUX NUITS DANS UN HOTEL-BOUTIQUE PAR SEMAINE I 0$ AU COMPTANT Modèle Mazda CX-3 GT illustré Transport et préparation inclus (Droits, TPS, TVQ et immatriculation en sus).Modèle : HVXK37 AAOO.Argent empilable 675 $.Location 20 000 km.Détails sur place.300I, avenue Kepler, Québec 4I8 659-6420 \u2022 lauriermazda.com VROum-VROum 4 ACTUALITES MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil Retour de vacances sur fond de loi 110 Le maire de Québec, Régis Labeaume, sortira temporairement de ses vacances mardi le temps d\u2019une audience à la commission parlementaire sur le projet de loi 110 concernant les négociations dans le monde municipal.Il faut dire que le sujet a été au coeur des récentes batailles du maire et des promesses du gouvernement Couillard qui dit vouloir «rééquilibrer le rapport de force» entre les villes et leurs employés syndiqués.La Ville de Québec sera la première entendue en cette première de trois journées d\u2019auditions.Suivront les points de vue de la Ville de Montréal, quelques grands syndicats et l\u2019Union des municipalités du Québec.Survol de cette commission qui sonne la fin de l\u2019été au Parlement.VALÉRIE GAUDREAU vgoudreou@lesoleil.com QUOI?Projet de loi 110, Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal.Présenté en juin par le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, ce projet de loi prévoit notamment qu'en cas d'échec des négociations pour une convention collective, le ministre pourrait nommer un «mandataire spécial».À terme, l'Assemblée nationale pourrait décréter les conditions travail des fonctionnaires municipaux.Si la loi est adoptée, une convention collective durera cinq ans au lieu de trois.Le projet de loi stipule toutefois que le processus d'arbitrage sera maintenu pour les policiers et les pompiers.POURQUOI?Depuis son élection en avril 2014, le gouvernement de Philippe Couillard a promis beaucoup au monde municipal, notamment en termes d'autonomie.Aux yeux des maires et du gouvernement libéral, il importe aussi de «rééquilibrer» le rapport de force entre les élus et les employés.À plusieurs reprises, des maires ont notamment critiqué le recours à des processus d'arbitrage du travail qu'ils jugent trop long et à leurs yeux biaisés en faveur des syndicats.L'argument de base pour ceux favorables à ce projet de loi est que les élus doivent avoir le pouvoir de déterminer les conditions de travail et avoir le dernier mot car ils sont redevables à la population.LES «GAGNANTS» Les maires de la province, Régis Labeaume en tête, qui ont jubilé, se disant en juin «extrêmement satisfaits» de ce projet de loi.Et ce, même si à l'origine, les élus espéraient se voir confier le droit de lock-out ou celui à décréter les conditions de travail de leurs employés.Finalement, le projet de loi prévoit plutôt un mécanisme de «mandataire spécial» et un éventuel décret par l'Assemblée nationale.C'est moins qu'attendu, mais tout de même satisfaisant aux yeux des maires selon qui un véritable décret n'aurait vraisemblablement pas franchi le test d'une contestation judiciaire.«Ça aurait pu être battu par la Cour suprême, mais aussi par une injonction interlocutoire et là, je n'aurais pas été fier de notre coup», a lancé Régis Labeaume le 10 juin.LES «PERDANTS» Depuis le début du débat, les syndicats ne veulent rien savoir de donner plus de pouvoir aux élus, qu'ils soient municipaux ou provinciaux, pour décréter les conditions de travail des employés municipaux.Ils craignent y perdre un droit à la libre négociation et estiment que le système actuel fonctionne (voir texte à la page suivante).Contestation judiciaire Comme cela a été le cas pour le projet de loi 3 sur la réforme des régimes de retraite, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) envisage de contester devant les tribunaux la pièce législative déposée par Québec si elle est adoptée.Le SCFP considère qu\u2019il brime le droit à l\u2019association et à la libre négociation.Des démarches ont été entreprises par le SCFP auprès des différents partis politiques pour expliquer leur argumentaire.Il n\u2019est pas acquis que le syndicat aura l\u2019appui formel de l\u2019une ou l\u2019autre des formations de l\u2019opposition.SIMON BOIVIN ÜR Les maires de Québec et de Montréal, Régis Labeaume et Denis Coderre, se feront entendre lors de la commission parlementaire qui étudiera le projet de loi 110.- PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET 5062913 LE MOT DUJOUR ANTIDOTE offert par leSoleil S\u2019EMPIFFRER verbe Définition - [Familier] Se gaver.Il ne pense qu\u2019à s\u2019empiffrer.Elle s\u2019est encore empiffrée de pâtisseries.Étymologie -Du français classique en-, \u2018faire devenir\u2019, etpiffre, \u2018homme pansu\u2019.Locution -s\u2019empiffrer jusqu\u2019aux trous du nez : manger outre mesure.Utilisez ce mot aujourd\u2019hui et enrichissez votre vocabulaire! Après le français, l\u2019anglais ! AntiDoTe 9 WINDOWS *MAC\u2018LINUX www.antidote.info 1 SOMMAIRE II NOUS JOINDRE METEO BD et jeux\t34 et 37 bourses\t31 décès\t40 horaire cinéma\t36 horaire télé\t34 horoscope\t38 loteries\t17 opinions\t22 et 23 petites annonces 38 Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com TWITTER twitter.com/ cyblesoleil Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com f FACEBOOK facebook.com/ lesoleildequebec RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnements@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3435 PETITES ANNONCES 418 686-3311 Sans frais 1 866 686-3311 petitesannonces@lesoleil.com Max.27 v!v MÉTÉO Min.18 WDJ' en détail Ciel 39 variable Accumulation de pluie en mm (avant hier) Ce mois-ci : 61,4 L\u2019an dernier : 90,1 Cet été : 402,7 L\u2019été dernier : 487,2 LeSoleil, une division de 3834310 Canada Inc., estpublié etédité par Le Soleil, 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin, bureau 4, à Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une filiale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal. leSoleil mardi i6 août2016 ACTUALITÉS 5 .¦' .: Y Les syndicats montent au front VALÉRIE GAUDREAU vgaudreau@lesoleil.com SIMON BOIVIN sboivin@lesoleil.com Le gouvernement CouiUard s\u2019apprête à bafouer de nouveau les droits des employés municipaux pour plaire auxmaires de Québec et de Montréal, dénonce le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).La Confédération des syndicats nationaux (CSN) demande pour sa part le retrait du projet de loi dans son mémoire qui sera présenté mardi.Ces deux grands syndicats seront en effet entendus lors des consultations sur le projet de loi 110.La CSN le sera mardi midi tout juste après les villes de Québec et de Montréal.Le SCFP s\u2019exprimera devant les parlementaires j eudi sur la pièce législative qu\u2019il ne digère pas du tout.«Une bonne guerre avec les syndicats, ça augmente la cote dans l\u2019opinion publique, ça donne l\u2019apparence que cette personne est forte et qu\u2019elle tient tête», a déclaré en point de presse lundi le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger.Il référait nommément à Régis Labeaume et Denis Coderre.Le SCFP a réitéré lundi qu\u2019il veut «déboulonner deux mythes» à la veille de l\u2019ouverture de la commission parlementaire sur le projet de loi 110 sur les relations de travail dans les villes.Il est faux de prétendre qu\u2019il y a déséquilibre dans le rapport de forces entre les administrations municipales et leurs syndicats d\u2019employés, selon M.Ranger.À preuve, plaide-t-il, quelque 96 % des conventions collectives se règlent sans conflit de travail.Aussi, le SCFP s\u2019inscrit en faux contre l\u2019écart de 39,5 % constaté par l\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ) entre les salaires des fonctionnaires du gouvernement et ceux des villes.Dans les faits, soutient le syndicat, l\u2019écart est moindre, et il n\u2019est applicable que pour le personnel administratif (cols blancs).Il n\u2019y a pas d\u2019emplois comparables qui puissent tenir avec plusieurs corps de métier chez les cols bleus.Lorsque les comparaisons peuvent se faire, la rémunération des fonctionnaires municipaux est dans la moyenne des salaires versés, soutient le syndicat.«On demande à ce que le débat se fasse sur des bases honnêtes», a dit M.Ranger.MÉMOIRE DE LA CSN Dans son mémoire, dont Le Soleil a obtenu copie, la CSN remet également en doute les statistiques sur l\u2019écart salarial et leur utilisation pour faire passer les employés municipaux pour des privilégiés.«Il faut comparer ce qui est comparable», soutient le président de la CSN, facques Létourneau.Il estime que le système actuel «fonctionne bien» et que la très grande majorité des conventions se règlent sans conflits.«Sur 539 négociations touchant 11 000 travailleurs municipaux, il n\u2019y a eu que 19 conflits, dont une grève de un jour et une de trois», a illustré le chef syndical.Il s\u2019agit d\u2019un taux d\u2019à peine 3,5 %, plaide la CSN.Les responsables de la centrale accusent le gouvernement de «fabriquer une crise».La CSN se demande aussi pourquoi le ministre des Affaires municipales serait responsable de nommer un «mandataire» dans le scénario actuel du projet de loi.Ce ministère se retrouverait en «conflit d\u2019intérêts», selon le syndicat, qui souhaite le maintien de l\u2019actuel cadre «sous l\u2019égide du Code du travail». 6 ACTUALITES march ût 2016 leSoleil Jeff Fillion de retour à CHOI?La direction de CHOI Radio X a convoqué une conférence de presse mardi avant-midi, dans un restaurant de Sainte-Foy, au cours de laquelle «une annonce importante sera faite relativement à un atout majeur à l\u2019équipe», à l\u2019occasion du dévoilement des détails de la programmation de la 20e année de la station de la Grande Allée.Tout indique qu\u2019il s\u2019agirait du retour de l\u2019ex-enfant terrible Jeff Fillion, comme annoncé lundi par Le Journal de Québec.Congédié le 20 avril par Énergie, à la suite d\u2019un tweet jugé déplacé sur le suicide du fils de l\u2019homme d\u2019affaires montréalais Alexandre Taillefer, l\u2019animateur reviendrait à la station qui l\u2019a vu naître, au milieu des années 90.L\u2019association de 11 ans avec CHOI s\u2019était terminée abruptement en 2005, dans la foulée d\u2019une accumulation de poursuites judiciaires et d\u2019affrontements avec le CRTC.Fillion avait également eu maille à partir, devant les tribunaux, avec l\u2019ex-patron de la station, Patrice Demers.Il semble que Fillion serait appelé à piloter l\u2019émission du midi, ce qui ne fait pas sourciller l\u2019animateur Éric Duhaime du FM 93, en ondes dans ce créneau horaire, en compagnie de Bernard Drainville.«Les autres [stations] réagissent à ce qu\u2019on fait ici, explique-t-il.Ça fait deux ans que je suis dans le marché de Québec et déjà, toutes les stations ont changé trois fois leur émission du midi pour essayer de contrecarrer notre popularité.On change les noms de place.Je ne trouve pas que c\u2019est nécessairement une mauvaise nouvelle pour nous.Ultimement, c\u2019est l\u2019auditeur qui en sortira gagnant parce qu\u2019il va y avoir une plus grande offre et une plus grande concurrence.» Le directeur de CHOI, Philippe Lefebvre, n\u2019a pas rappelé Le Soleil lundi, normand provencher ¦ Drainville casse la glace au FM 93 NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com L\u2019ex-député et nouvel animateur au FM 93, Bernard Drainville, espère que ses anciens adversaires de l\u2019Assemblée nationale n\u2019auront pas peur de lui accorder une entrevue à l\u2019émission du midi qu\u2019il coanime depuis lundi en compagnie d\u2019Éric Duhaime.«S'il y en a qui refusent, ce sont des couillons, ils ne feront pas longtemps en politique.Je ne peux pas voir comment tu peux sortir gagnant quand tu ne réponds pas», croit Drainville, croisé par Le Soleil, à Tissue de sa première sortie derrière le micro de la station du chemin Sainte-Foy.«Moi, je pense que si tu es en politique, c'est parce que tu as des convictions et un certain courage.Tu ne devrais pas avoir peur de certaines questions, qu'elles viennent de Drainville ou de Duhaime.Je vais être équitable et exigeant avec tout le monde, mais tough aussi avec tout le monde.«J'ai passé près de 10 ans en politique, poursuit-il, et je n'ai jamais refusé de faire une entrevue dans une radio privée de Québec, même quand je sais que ça allait être tough, parce que, ultimement, tu le fais pour les gens qui t'écoutent.» Lundi, l'ex-député péquiste de Marie-Victorin aurait bien aimé discuter avec le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, de la décision de l'école Le Sommet de Charlesbourg de faire marche arrière et d'offrir gratuitement des tablettes électroniques à ses élèves, à la demande du ministère.Un conflit d'horaire aurait empêché le ministre d'acquiescer à la demande.LIBERTÉ D\u2019OPINION Au cours de cette première émission, qui a permis officiellement de briser la glace avec Éric Duhaime, après deux semaines d'«observation» en studio, plusieurs autres sujets ont été abordés, dont les dépassements de coûts du projet de cimenterie de Port-Daniel, où «le bordel est pogné sur le chantier».< Là, j\u2019ai la responsabilité d\u2019être équilibré, mais je peux donner mon opinion et le fond de ma pensée > \u2014 Bernard Drainville Encore là, Bernard Drainville aurait aimé entendre les explications en ondes de la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade.L'ancien animateur de Radio-Canada avoue qu'il apprécie pouvoir donner son opinion, maintenant qu'il n'est plus «assu-jetti aux règles journalistiques» qui ont cours à la télévision d'État.\t\t ÉIl1 s J, wm: »\u2022 L\u2019ex-député péquiste Bernard Drainville a pris ses aises derrière le micro du FM 93, hier midi, en compagnie de son coanimateur Éric Duhaime.- photo le soleil, patrice laroche «Là, j'ai la responsabilité d'être équilibré, mais je peux donner mon opinion et le fond de ma pensée [.] Une fois que tu es allé en politique, tu ne peux pas prétendre à l'impartialité, mais tu dois tendre vers l'équilibre.C'est l'obligation que je m'impose.» Dans les premiers moments de l'émission, Éric Duhaime lui a offert un cadeau de bienvenue, soit un long chapelet en bois, rapporté du Vatican.UN CHAPELET EN CADEAU Il s'agissait d'un clin d'œil à la Charte des valeurs québécoises et à l'interdiction de signes religieux ostentatoires, dont l'ex-député s'était fait un fervent défenseur dans ses dernières années en politique.Lors de l'arrivée de Nathalie Normandeau au micro du FM 93, en janvier 2015, Duhaime lui avait offert 93 roses rouges, histoire de rappeler le cadeau que lui avait fait l'entrepreneur Lino Zambito, à l'époque où elle était ministre libérale.Bernard Drainville sera également en ondes à LCN, à compter du 6 septembre, à l'émission La joute, en compagnie du conseiller politique Luc Lavoie.Ses interventions seront faites à partir des studios de TVA à Québec.Fébrilité en vue du Bernard Drainville attend avec impatience le premier débat de la course à la direction du Parti québécois, le 11 septembre, à Sherbrooke.Car jusqu\u2019à maintenant, rien ne permet de savoir ce que les cinq candidats ont dans le ventre, selon l\u2019ex-député péquiste qui qualifie de «drabe» et de «pas très palpitant» ce qu\u2019il voit et entend.«C\u2019est quoi les nouvelles idées mises de l\u2019avant jusqu\u2019à maintenant?J\u2019ai même de la difficulté à accoler une idée forte à certains candidats.Je commence à avoir hâte NOTRE VIDÉO Les débuts de Bernard Drainville derrière le micro du FM93 videos.lesoleil.com premier débat j qu\u2019ils déballent leurs idées, qu\u2019ils j nous disent ce qu\u2019ils veulent faire j avec le Québec, qu\u2019ils fassent des j propositions qui sont proches des j gens.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019ils sont j beaucoup dans leur bulle, qu\u2019ils ne j parlent pas assez à la population, j Les Québécois veulent savoir à ! quoi sert le PQ, ce qu\u2019il va faire pour \u2022 euxcommecitoyensetcontribua-! blés.» Avec l\u2019été qui tire à sa fin et la ! rentrée politique en vue, le nouvel ! animateuratoutefois«bonespoir» j de voir son souhait se concrétiser.: NORMAND PROVENCHER leSoleil MARDI 16 AOÛT 2016 ACTUALITÉS 7 Le vieux discours de la compétence GILBERT LAVOIE CHRONIQUE glavoie@lesoleil.com Le premier ministre Philippe Couillard a assisté au débat avant de prendre la parole pour une allocution lors du congrès annuel de la Corn mission jeunesse du Parti libéral du Québec tenu enfin de semaine, -photo le soleil, ericklabbé rf ¦ est quand même * assez incroyable ce qu\u2019on a entendu en fin de semaine chez les jeunes libéraux.Les femmes sont les bienvenues en politique, mais c\u2019est la compétence qui doit primer.Un discours qui laisse entendre que s\u2019il y a encore moins de femmes que d\u2019hommes en politique active, c\u2019est parce que la compétence n\u2019est pas au rendez-vous du côté féminin.On se serait cru dans les années 50.Le président des jeunes libéraux, Jonathan Marleau, y est allé d\u2019une autre explication.Il aurait appris de ses cours sur le féminisme que les femmes sont plus portées que les hommes à réfléchir sur les conséquences d\u2019une implication professionnelle dans leur vie personnelle.J\u2019ignore s\u2019il y a eu des études solides sur le sujet, mais ça ressemble au prétexte que donnait Peter McKay, l\u2019ancien ministre de la Justice sous Stephen Harper, pour expliquer le peu de femmes juges.Celles-ci, avait-il dit, font passer leur famille et leurs enfants avant leur carrière.Il y a une grande contradiction derrière tous ces arguments.En fin de semaine, une jeune libérale a déploré le fait qu\u2019il y avait beaucoup de gars et peu de filles dans la salle du congrès.On nous a expliqué plus tard que si on ne voyait pas les filles, c\u2019est parce quelles étaient occupées en coulisse à organiser l\u2019événement.Pas compétentes, les filles?Au contraire, mais les gars ont été trop heureux de leur laisser la vaisselle pour aller discourir devant les caméras.Je charrie un peu, je sais.Mais le résultat du laisser-faire des jeunes libéraux sur cette question fait que les gars occupent cette année 80 % des postes de direction et de représentation au sein de leur Commission jeunesse.Ce débat a été mal lancé parce qu\u2019il a porté sur la mise en place de quotas.Or on l\u2019a vu hier aux émissions d\u2019affaires publiques sur le sujet, les quotas, ça indispose beaucoup de monde.Ce dont on aurait dû parler, c\u2019est d\u2019objectifs à se donner.Un objectif, ce n\u2019est pas une contrainte, c\u2019est une volonté de travailler dans une direction donnée.Si la représentation féminine à la direction de la Commission jeunesse du PLQ est tombée sous les 20 % cette année, c\u2019est peut-être qu\u2019on n\u2019a pas fait d\u2019efforts pour intéresser les filles à ces postes.Le vieil argument de la compétence soulevé autour de cette question n\u2019a pas sa place.Les femmes sont maintenant plus nombreuses que les hommes dans de nombreux secteurs d\u2019activités, et leur progression se poursuit.Si elles n\u2019ont pas encore totalement pris leur place en politique, c\u2019est peut-être qu\u2019elles sont encore nombreuses à juger quelles ne sont pas les bienvenues dans ce monde d\u2019hommes.Il faut donc les y inviter, et cela n\u2019a rien à voir avec des obligations ou des quotas.POUR CEUX QUI DOUTENT.Ceux qui doutent encore de la compétence des femmes devraient consulter les chiffres les plus récents du marché du travail.Un portrait statistique du Conseil du statut de la femme donne le tableau suivant : «En 2015, elles comptent pour plus du tiers des agronomes (39,6 %), des comptables (44,8 %), des chimistes (38,4 %), des dentistes (45,1 %) et des médecins (43,7 %).Chez les avocats, elles sont majoritaires (51,2 %), tout comme chez les notaires (61,7 %) et chez les vétérinaires (61,1 %).Les femmes ont encore du chemin à parcourir.Elles représentent 44,6 % du personnel de la haute direction de la fonction publique, mais elles occupent seulement 19,8 % des sièges dans les conseils d\u2019administration des plus grandes sociétés québécoises.Voilà pour les chiffres.Si l\u2019ensemble de ce portrait vous intéresse dans votre quête de compé tence, ça s\u2019appelle «Portrait des Québécoises en 8 temps» et c\u2019est disponible au Conseil du statut de la femme.Pas compétentes, les filles?Au contraire, mais les gars ont été trop heureux de leur laisser la vaisselle pour aller discourir devant les caméras 5077424 DEMAIN, vOYE?NOTrEèNcArt EVEN ENWttT UNE LONGUEUR DAN/ANGlE EDITION LA RENTREE 8 ACTUALITÉS MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil MAZOUT AUX ÎLES-DE-LA-MADELEINE Des fuites qui inquiètent DAVID RÉMILLARD dremillord@lesoleil.com Des écoulements récurrents de mazout continuent d\u2019inquiéter aux îles-de-la-Madeleine.Provenant d\u2019une épave vieille de plus de 50 ans, les autorités ne savent toujours pas quelle quantité d\u2019hydrocarbures elle peut encore contenir.Le dernier écoulement est survenu la semaine dernière.Le mazout a fait surface par petites nappes dans une zone d'environ 100 mètres sur la plage du Corfu Island, à l'Étang-du-Nord.La plage porte le nom du navire qui s'est échoué à cet endroit le 20 décembre 1963.«C'était seulement 5 litres.C'est pas grand-chose», a expliqué au Soleil le maire des îles, Jonathan Lapierre.La situation n'en est pas moins exaspérante selon lui, puisque le même ménage survient d'une à deux fois par année depuis au moins cinq ans.En 2014, la municipalité avait ordonné la fermeture préventive de la plage pendant près d'un mois, en pleine saison touristique de surcroît, en raison de mazout ayant fait surface.À chaque écoulement, la Garde côtière canadienne vient faire son tour, nettoie les rives et s'assure que la situation est stabilisée.«Au moins quand ça arrive, ils interviennent rapidement, ça prouve qu'il y a un suivi», a concédé le maire.«On a peur que l\u2019épave cède à cause de la corrosion.[.] L\u2019état de la situation ne semble connu par personne» \u2014 Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine Mais les élus de l'archipel veulent plus.«Ça se répète année après année.Il faut mettre un plan d'action pour retirer complètement le mazout ou enlever î'épave.«Ce qu'on veut, c'est que la Garde côtière puisse trouver une autre façon de faire plutôt que d'intervenir à chaque fois», a plaidé M.Lapierre.Selon ce qu'en sait l'agglomération des îles-de-la-Madeline, le Corfu Island avait été nettoyé et pompé autant que possible après le naufrage.Du mazout est cependant resté hors d'atteinte.«Les travaux de récupération et de colmatage sont réguliers, mais l'épave se détériore et des hydrocarbures se déversent», écrivait la municipalité dans un communiqué il y a deux ans.CRAINTE BIEN PRÉSENTE Les écoulements n'ont jusqu'à présent pas été trop dommageables.Mais les Madelinots craignent qu'il puisse un jour survenir une fuite plus massive ayant de plus grandes conséquences.«On a peur que l'épave cède à cause de la corrosion.[.] L'état de la situation ne semble connu par personne.Minimalement, on veut savoir ce qui reste à l'intérieur.On ne veut pas risquer davantage l'environnement», a insisté Jonathan Lapierre.Le maire avait déjà interpelé le fédéral en s'adressant à Pêches et Océans Canada en 2014.N'ayant toujours pas eu les réponses souhaitées, il réitère aujourd'hui sa demande au ministre Dominic LeBlanc.La plage du Corfu Island, qui est située à proximité de la fort populaire microbrasserie À l'Abri de la Tempête, est très fréquentée autant par les touristes que les locaux.La Garde côtière et Pêches et Océans Canada n'ont pu être joints lundi.¦ ¦ - f.x .Les élus madelinots souhaitent mettre en place un plan d\u2019action pour retirer complètement le mazout ou enlever cette épave vieille de 50 ans, d\u2019où proviennent les écoulements.- PHOTO FOURNIE PAR ANNIE MERCIER leSoleil mardi i6 août2016 ACTUALITÉS 9 \u2014 fi» I sÆi ' * gs \u2018SB |SÈi U ' > - - .lilil La construction des terrains de volleyball de plage est prévue du 26 septembre au 14 octobre, précise un document d\u2019appel d\u2019offres.- photo le soleil, Caroline Grégoire BASE DE PLEIN AIR DE SAINTE-FOY Quatre terrains de volleyball confirmés VALÉRIE GAUDREAU vgaudreau@lesoleil.com Pendant que les Jeux olympiques battent leur plein sous le soleil de Rio, la Ville de Québec aussi a le cœur à la plage.L\u2019administration Labeaume va de l\u2019avant avec la construction de quatre terrains de volleyball de plage, premier jalon du réaménagement majeur de la Base de plein air de Sainte-Foy.Un appel d\u2019offres vient d\u2019être lancé pour ces équipements sportifs dont la construction est prévue du 26 septembre au 14 octobre, précise un document d\u2019appel d'offres.Largent pour ces terrains de volley-ball de plage est dans les coffres de la Ville depuis 2013.Une somme de 6 millions $ pour la première phase d\u2019un projet total de 17 millions $ a depuis été chaque année reconduite dans le Programme triennal d\u2019immobilisations (PTI).La promesse d\u2019aménager des équipements neufs à la Base de plein air, elle, date toutefois de la campagne électorale d\u2019Équipe Labeaume en 2009.Cette première phase de 6 millions $, en plus des quatre terrains de volleyball de plage, comprendra la construction d\u2019un bâtiment de service neuf, vraisemblablement pour 2018.Cette construction ne fait toutefois pas partie de l\u2019actuel appel d\u2019offres publié vendredi et qui ne touche que l\u2019aménagement des terrains de volleyball de plage.Lors de l\u2019annonce initiale du proj et en septembre 2013, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait avancé que les terrains de volleyball seront suffisamment professionnels pour accueillir des compétitions de calibre mondial.À l\u2019époque, le maire avait fait allusion au Quebec Open leep, présenté en 2011 au Séminaire des Pères Maristes qui était encore frais à la mémoire.«Quand il y a eu le beach volleyball, ça se serait passé ici, jén suis certain», avait déclaré M.Labeaume propos du projet de terrain à la Base de plein air.Il avait aussi qualifié le site de «parfait» pour divers événements de sports extrêmes.PLAN VERT Pour l\u2019administration Labeaume, les investissements à venir ces prochaines années à la Base de plein air de Sainte-Foy s\u2019ancrent dans un «réseau déspaces verts de la communauté métropolitaine», pouvait-on lire dans le communiqué de presse daté du 8 septembre 2013 sur lequel Le Soleil a remis la main lundi.Pour le conseiller responsable des sports à l'époque, Sylvain Légaré, les terrains et le futur nouveau pavillon d\u2019accueil «permettront d\u2019améliorer l\u2019expérience des visiteurs et contribueront à bonifier l\u2019offre de loisirs à Québec pour promouvoir les saines habitudes de vie auprès de la population».LE PROJET EN CHIFFRES 4 terrains de volleyball de plage 6 M$ d\u2019investissements (première phase) à la Base de plein air de Sainte-Foy 17 M$ d\u2019investissements au total ces prochaines années 2009 Année de la promesse initiale d\u2019Équipe Labeaume pour la Base de plein air SOLDES AU REVOIR L\u2019ÉTÉ 69\t98$\tMERRELL© ET PLUS 79\t98$ MÎZMOOZI et plus VANELi QQ98$\tROMB0L&* 99 ET PLUS\tjo- VALEUR JUSQU\u2019À 150$\tNA°T\t 99\tQo«t\tIMPORTATION ' *\tEUROPÉENNE ETPLUS !S fTX7U5 jose saenz\t~ DETAILLANT DE CHAUSSURES DE QUALITE PLACE DE LA CITÉ « 418 657.5863 PROMENADES BEAUPORT \u2022 418 614.6329 1183 RUE ST-JEAN \u2022 581 742.7887 ACHAT EN LIGNE MOIMESSOULIERS.CA BOUTIQUE *\t«9 mm\t^ MOI MES SOULIERS V X N H» J 10 MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil politique L\u2019armée bleue, la monnaie rouge La «République du Québec» aurait ses propres troupes, mais conserverait le dollar canadien, dit Martine Ouellet JEAN-MARC SALVET jmsalvet@lesoleil.com La monnaie canadienne serait conservée dans la «République du Québec» dessinée par Martine Ouellet, du moins dans une phase transitoire.Une armée québécoise verrait le jour dans ce nouveau pays.Martine Ouellet affirme que son projet de constitution d'un Québec indépendant témoigne du fait qu'elle est la candidate de la clarté dans l'actuelle course à la direction au Parti québécois.Avec cette proposition, on sait où l'on va et comment y aller, a fait valoir Mme Ouellet en dévoilant, lundi, un texte intitulé «Constitution initiale de la République du Québec».Du même souffle, elle a présenté sa question référendaire.Si elle devient chef du Parti québécois et que sa formation gagne les élections d'octobre 2018, les Québécois devront répondre par référendum à la question suivante : «Acceptez-vous que le Québec devienne un pays souverain et indépendant suivant la Constitution initiale proposée par l'Assemblée nationale?» Elle est «courte, simple et sans ambiguïté», a insisté Martine Ouellet en taclant ses adversaires péquistes.Ils ont «tassé» l'idée d'indépendance et adopté une stratégie de «perdants», a-t-elle déploré en faisant référence à Alexandre Cloutier, Véronique Hivon et Jean-François Lisée.«Ils proposent tous un gouvernement provincialiste», a-t-elle dénoncé.CONTINUITÉ DES LOIS Le texte de constitution que propose Mme Ouellet compte 45 articles.Il prévoit l'abolition de la fonction de lieutenant-gouverneur.Le président de la République du Québec, qui deviendrait le chef de l'État, serait nommé par une majorité des deux tiers des députés de l'Assemblée nationale.«Ils proposent tous un gouvernement provincialiste» \u2014 Martine Ouellet, au sujet des autres candidats dans la course Concrètement, il jouerait le rôle qu'exerce le lieutenant-gouverneur puisque, comme aujourd'hui, c'est un premier ministre qui assumerait la gouverne des affaires.C'est pour rassurer d'éventuels inquiets que Mme Ouellet propose de conserver la monnaie canadienne pendant au moins quelques années.C'est aussi pour cette Martine Ouellet a soumis son projet de constitution d\u2019un Québec indépendant, qui établit notamment que le français est la langue officielle du Québec et que l\u2019État est laïc.- photothèque le soleil raison que l'on trouve dans son projet de constitution un article sur les allocations fournies par le gouvernement canadien.«Les pensions et allocations payables, y compris aux personnes âgées, continuent d'être payées par le gouvernement [du Québec] suivant les mêmes barèmes et conditions», peut-on lire dans le document.L'égalité entre les femmes et les hommes serait aussi inscrite dans cette constitution initiale, tout comme le fait que l'État québécois est laïc et que le français en est la langue officielle.Le projet n'oublie ni la protection de l'environnement ni les peuples autochtones.Ceux-ci se gouverneraient «de manière autonome sur les terres qui leur sont reconnues par traité ou par les tribunaux.Leurs droits historiques sur leurs terres traditionnelles» seraient reconnus.Martine Ouellet évoque une éventuelle Union économique et monétaire, mais ne dit rien sur d'éventuelles institutions politiques communes avec le reste du Canada.Ce n'est pas le but du projet.Notons qu'une «assemblée constituante» verrait à la rédaction d'une constitution définitive, laquelle devrait aussi définir le régime électoral d'un Québec souverain et créer des instances locales et régionales vers lesquelles des pouvoirs et des ressources financières seraient transférés.CONVERGENCE «FACILITÉE» Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, n'appuie officiellement aucun candidat dans l'actuelle course à la direction au Parti québécois, mais il loue la clarté de Martine Ouellet et le travail qu'elle abat.II laisse entendre que Mme Ouellet serait la plus susceptible de faciliter une «convergence» avec son parti, si elle devait être élue chef du Parti québécois le 7 octobre.1 G$ par an en éducation, promet Cloutier JOCELYNE RICHER La Presse canadienne Le candidat à la direction du Parti québécois (PQ) Alexandre Cloutier promet d'investir massivement en éducation s'il devient chef du parti, puis premier ministre du Québec.Il s'engage à consacrer un milliard de dollars de plus par année à l'éducation et à l'enseignement supérieur, dans les écoles, les cégeps et les universités.Un tel investissement serait financé notamment par le rétablissement de la taxe sur le capital des institutions financières, l'abolition de l'incorporation des médecins et la fin de l'optimisation fiscale par l'entremise des fiducies familiales.L'annonce de cet engagement a été faite lundi par le député de Lac-Saint-Jean, considéré comme un des favoris de la course qui prend fin le 7 octobre.M.Cloutier dit vouloir donner «un électrochoc» au système d'éducation après des années et des millions de dollars de compressions budgétaires sous le gouvernement actuel.Un des objectifs poursuivis serait d'augmenter le taux de diplomation.Un gouvernement Cloutier mettrait l'accent sur la formation continue des enseignants, la réfection des écoles, la disponibilité des maternelles 4 ans dans tous les milieux défavorisés, la gratuité du matériel scolaire et une meilleure intégration des élèves en difficulté d'apprentissage ou ayant des besoins particuliers par une plus grande offre de services spécialisés comme les orthophonistes.PERSÉVÉRANCE SCOLAIRE En enseignement supérieur, des bourses de «persévérance scolaire» seraient disponibles pour les étudiants universitaires.En entrevue téléphonique, M.Cloutier note que le taux de décrochage à l'université «est à 30 % au Québec, et en Ontario, il est à 10 %».Il dit vouloir «cibler les clientèles vulnérables pour leur donner un incitatif financier» à faire leurs études, qu'on pense aux étudiants ayant des enfants ou aux autochtones.Environ la moitié des étudiants universitaires, ceux issus de milieux moins favorisés financièrement, auraient accès à une éducation gratuite. leSoleil mardi i6 août2016 ACTUALITÉS 11 Au tour de Trudeau d\u2019être surpris par un homme torse nu SAINT-JEAN \u2014 Justin Trudeau s\u2019est fait prendre à son proprejeu lundi alorsqu\u2019un humoriste de Terre-Neuve-et-Labrador s\u2019est glissé, torse nu, dans une photo avec le premier ministre.En tournée dans les provinces de l\u2019Atlantique, Justin Trudeau s\u2019est fait surprendre par Mark Critch de l\u2019émission This Hour has 22 Minutes.Le premier ministe a fait les manchettes à travers le monde grâce à deux récentes photos où on l\u2019aperçoit torse nu, dont une où il apparaît avec sa planche de surf derrière une mariée en route vers l\u2019autel, en Colombie-Britannique, la presse canadienne PHOTO TIRÉE DU PROFIL TWITTER DE @MARKCRITCH -i 1 U 1 i&m Couillard dégarnit le cabinet de Legault Moins d\u2019un an après son embauche, le directeur de cabinet adjoint de François Legault a quitté ses fonctions et s\u2019est replacé au sein du cabinet.du premier ministre Philippe Couillard.Aussi, un ex-bras droit du ministre conservateur Denis Lebel, Yan Plante, a évoqué un inconfort idéologique dans sa lettre de démission à la CAQ, fin juillet.Dans l\u2019entourage du premier ministre, on suggère que le chef Legault a de la difficulté à conserver ses éléments les plus fédéralistes.Au cours des derniers mois, la CAQ s\u2019est réjouie d\u2019accueillir en ses rangs un ex-con-seiller péquiste et deux ex-organi-sateurs bloquistes.«Il s\u2019est vanté de ces acquisitions souverainistes alors que ceux qui sont fédéralistes ont tous quitté», a raillé Charles Robert, responsable des communications au cabinet Couillard.«Il devrait s\u2019interroger sur les capacités de rétention de sa propre organisation», a-t-il ajouté.SIMON BOIVIN tion Modèle 4RM Limited illustré TOYOTA seulement 299$/mois' ÉVÉNEMENT DU FABRICANT (©TOYOTA 2#1S Programme de location au détail et de financement à l'achat offert parToyota Canada inc.et conditionnel à l'approbation du crédit parToyota Services Financiers.L'immatriculation, les assurances, les taxes et les droits sur les pneus sont en sus.Sous réserve des conditions applicables, les offres s'adressent aux particuliers qui louent ou achètent un véhicule du 15 au 18 août 2016 chez un concessionnaire participant du Québec, où tous les détails peuvent être obtenus.Le concessionnaire peut louer ou vendre à prix moindre.Les offres peuvent changer sa ns préavis.* Offre applicable au modèle RAV42RM LE 2016 (ZFREVTA)de base neuf en stock.Prix de vente de 27 265 Savant taxes, frais de concessionnaire de 165 Savant taxes (applicables chez certains concessionnaires), frais de transport et préparation et frais de climatisation inclus.Le montant total payable mensuellement est soumis à un taux de location annueldeO%et tient compte des frais de concessionnaire, de la contribution du concessionnaire (rabais) de 1225$, des frais de transport et préparation, des frais de climatisation et de l'assistance à la location (remise) de 1000$ (incluant tes taxes applicables sur l'assistance à la location, le paiement desquelles sera requis à la livraison).Franchise annuelle de 20 000 km.Frais de 0,10$ du kilomètre excédentaire.À la livraison, le paiement d'un montant de 299,05$ avant taxes (équivalant au premier versement mensuel) ainsi que des droits su ries pneus et des taxes applicables sera requis.Le prix de vente du modèle illustré RAV44RM Limited 2016(DFREVT A) est de 39 775$.La location pour un terme de 39 mois n'est pas disponible pour ce modèle.** À titre indicatif seulement.Versements hebdomadaires non disponibles.! Le montant de 2 225$ est constitué d'un rabais de 1225$ applicable avant les taxes et d'une remise de 1000$ applicable a près les taxes (les taxes sont exigibles sur le montant totalavant la déduction delà remise).Conséquemment, les taxes applicables sur la remise seront exigibles à la livraison.! 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autochtones, des anglophones et des francophones.Des résidants, des visiteurs et des touristes.Plusieurs types de passagers cohabitent sur le Bella-Desgagnés tout au long de sa mission hebdomadaire de ravitaillement et de transport des populations de la Basse-Côte-Nord, le «Grand Est» du Québec.Pour les habitants dispersés sur le littoral privé de route, le lien maritime est \u2014 avec le coûteux avion \u2014 la seule manière de quitter la côte ou de voyager entre les villages pendant l\u2019été.L\u2019hiver, le navire cesse ses tournées pendant deux mois et les motoneiges peuvent parcourir la côte.Rendez-vous médical, vacances ou besoin d\u2019acheter de nouveaux vêtements à Sept-îles ou Blanc-Sablon : chacun a ses raisons de prendre la mer.Colton Roberts, de Rivière-Saint-Paul, va voir sa petite amie à Tête-à-la-Baleine, alors que Marie-Helsa Lalo, de La Romaine, veut plutôt voir la frimousse de son enfant à naître lors d\u2019une échographie à Sept-îles (voir prochain onglet).«le suis allé en vacances aux États-Unis avec ma famille», explique de son côté Michel Lalo, un Innu de La Romaine attablé avec des amis dans la cafétéria du navire.«Là, je reviens chez nous.» Sur le quai de la communauté autochtone, mercredi soir, des dizaines de passagers débarquent.Avec Kegaska \u2014 qui marque la fin de la route \u2014, c\u2019est l\u2019arrêt le plus fréquenté de la semaine.Des adolescents, duvet sous le nez, et de vieilles Innues à bonnet «C\u2019est censé être pour nous autres, ce bateau-là.Mais ce sont les touristes qui en profitent le plus» \u2014 Michel Lalo, un Innu de La Romaine ne sachant ni l\u2019anglais ni le français se pressent sous la pluie, sur l\u2019étroite bande de béton.Un monte-charge virevolte à travers les passagers qui attendent leurs bagages et frôle une poussette.Le moteur des camionnettes tourne en attendant les arrivants.«C\u2019est censé être pour nous autres, ce bateau-là.Mais ce sont les touristes qui en profitent le plus, dénonce Michel Lalo.Il ne suit pas son horaire à l\u2019automne et au printemps.» L\u2019importance accordée au tourisme sur le nouveau bateau \u2014 le Bella-Desgagnés dessert la région depuis 2013 \u2014 fait partie des récriminations de nombreux passagers avec lesquels La Presse s\u2019est entretenue.Les touristes, eux, semblent plutôt apprécier leur expérience.«C\u2019est le dépaysement, autant sur la côte que pour la vie à bord», a expliqué leannine Deschênes, qui a fait le voyage avec son conjoint.«De voir ce que les gens peuvent y faire en 2016, c\u2019est complètement l\u2019inverse de la vie en ville.» D\u2019autres sont un peu trop dépaysés : les plaintes sur le WiFi qui toussote ont occupé une bonne partie du «café du capitaine», vers la fin de la semaine.UN NAVIRE, DEUX MONDES Les deux mondes se croisent bien peu, chacun à une extrémité du couloir où les passagers embarquent.À droite, une grande cafétéria \u2014 pas une table de libre sur certains tronçons du voyage.À gauche, une salle à manger plutôt chic, où les petites vagues dans les verres d\u2019eau répondent à celles du golfe du Saint-Laurent, juste en contrebas.Même si les deux lieux sont ouverts à tous, on voit bien peu d\u2019habitants devant les nappes blanches et bien peu de touristes du côté de la cantine.«On a beaucoup de défis sur le Bella-Desgagnés avec tous les types de clientèles qu\u2019on a : une clientèle locale et une clientèle touristique, expose le capitaine Guillaume Séguin.Ça peut paraître un désavantage, mais ce qu\u2019on est en train de travailler beaucoup, c\u2019est d\u2019essayer de rapprocher ces deux clientèles et que les touristes vivent une expérience vraiment unique, complètement différente de celle des navires passagers traditionnels.«Ici, on pourrait appeler ça l\u2019anticroisière.» leSoleil mardi i6 août2016 ACTUALITÉS 13 le Saint-Laurent ^ f W STUART tJSL i -~~ry Marie-Helsa Lalo, Brian Mestokosho et leurs enfants voyagent de La Romaine à Kegaska.Histoires de côte Autant de motifs que de passagers, ou presque.Chacun a ses raisons pour passer quelques heures ou quelques jours à bord du navire.La Presse en a rencontré quelques-uns.«J\u2019entre au cégep.Je m\u2019en vais travailler en Ontario pour l\u2019été et ensuite j\u2019irai au collège Vanier à Montréal en architecture.Mon père garde une camionnette à Kegaska, je conduirai à partir de là.Je ne reviendrai pas sur la Basse-Côte-Nord avant le temps des Fêtes, c\u2019est long.C\u2019est la première fois que je pars pour aussi longtemps.» Josh Bolland, La Tabatière à Kegaska «Je prends le navire pour aller voir ma blonde à Tête-à-la-Baleine.Je vis à Rivière-Saint-Paul [village à 30 minutes de route de Blanc-Sablon].Elle vient parfois me voir, et parfois, c\u2019est moi.Elle était chez moi il y a une semaine, pour la remise de diplôme de mon frère et maintenant, c\u2019est mon tour.Nous nous sommes rencontrés dans un tournoi de hockey à La Tabatière, en février.» Colton Roberts, Blanc-Sablon à Tête-à-la-Baleine «Je ramène mes petits-enfants à la maison pour les vacances d\u2019été.Ils vivent en Alberta.Ils sont arrivés par Terre-Neuve et je les accompagne jusqu\u2019à chez moi à Harrington Harbour.On va aller à la pêche.J\u2019aurais pu prendre mon propre bateau, mais il y avait trop de brume.Ça m\u2019aurait pris six heures aller-retour.» Richard Cox et ses petits-enfants, Christopher et Katherine, Blanc-Sablon à Harrington Harbour Nous allons à Tête-à-la-Baleine pour une cérémonie funéraire.On va disperser les cendres d\u2019une proche décédée.» Jackson Roberts et Claudie Beaudoin, Blanc-Sablon à Tête-à-la-Baleine «Mes parents et toute ma famille ont quitté La Tabatière entre 1921 et 1923, je suis né par après à Québec.Ma mère a eu 15 enfants.Personne n\u2019est jamais vraiment retourné sur la Côte.J\u2019ai des membres de ma famille là-bas que je ne connais pas et qui ne me connaissent pas : des Robertson.On leur a dit qu\u2019on venait, on les a appelés.C\u2019est la deuxième fois que je tente d\u2019aller à La Tabatière.La première fois, en 2007, le Nordik Express est entré en collision avec le quai de Harrington Harbour.Nous avons entendu un gros bruit, puis le navire s\u2019est mis à pencher lentement.Tout le monde criait.Il faisait noir, nous pensions que c\u2019était un iceberg.» Malcolm Robertson et sa femme, Rimouski à La Tabatière et retour «Je reviens de fêter mon 65e anniversaire à Rimouski.On était une quarantaine de chums, on a fêté ça.Je devais m\u2019en venir en avion, mais il n\u2019y avait plus de place.Je viens de la Beauce et on demeurait à Rimouski.C\u2019est mon churn qui voulait habiter à Anticosti pour avoir un pied à terre pour la chasse et la pêche.Moi, j e ne voulais pas m\u2019en venir ici.Je me suis dit que j\u2019allais m\u2019ouvrir un gîte.Là, ça va bien.Je ramène neuf personnes ce soir.Ils sont sur le bateau.Je les ai rencontrées.J\u2019aime moins ça, arriver en même temps que les clients, mais ce n\u2019est pas grave.» Margo Lecours, Rimouski à Port-Menier «Je vis à Saint-Augustin et j\u2019étais à Blanc-Sablon pour une semaine pour voir des amis.Je prends le bateau parce que c\u2019est beaucoup moins cher que l\u2019avion : je suis étudiante.L\u2019hiver, je peux y aller en motoneige.«Je prends le navire quatre ou cinq fois par été : je préfère le Bella-Des-gagnés à l\u2019ancien Nordik Express.Mais la première année, les gens de la Côte avaient des problèmes à avoir des cabines sur le bateau.» Adrianna Bolland, Blanc-Sablon à Saint-Augustin «Je suis né à Montréal, mais j\u2019habite à Rivière-Saint-Paul depuis 10 ans.Je suis professeur de français langue seconde au secondaire et j\u2019ai deux mois de congé.Je retourne voir ma famille au Québec.J\u2019ai mis l\u2019auto sur le bateau et on s\u2019en va jusqu\u2019au début de la route à Kegaska.Normalement, je prends l\u2019avion, mais mes enfants ont vieilli, alors j\u2019ai décidé de faire une aventure avec eux, d\u2019arrêter dans chaque village : sauf en motoneige, on ne voit pas les autres villages.» Sarah Oison, Blanc-Sablon à Kegaska «Je me suis trouvé un lift pour aller jusqu\u2019à Kegaska prendre le bateau.J\u2019habite à Pakua Shiipi.Les gens de la communauté le prennent souvent.On est mieux sur le nouveau bateau, l\u2019ancien était plus petit.J\u2019ai pris une cabine.Les enfants ne s\u2019ennuient pas trop, il y a beaucoup d\u2019espace.L\u2019avion, c\u2019est trop cher et ici, c\u2019est reposant.» Thérèse Lalo, Kegaska à Pakua Shipi «Ça fait longtemps qu\u2019on voulait faire la Basse-Côte-Nord.C\u2019est fascinant de voir comment les petits villages peuvent vivre : disons qu\u2019on est loin de Montréal.Ensuite, on s\u2019en va faire Terre-Neuve et redescendre en Nouvelle-Écosse.Notre voiture est à bord.On n\u2019a pas encore décidé si on allait faire un petit bout au Labrador, ça va dépendre de la météo.» Éric Soulard, Marie-Josée Gougeon et leur fille Daphné Soulard, Natashquan à Blanc-Sablon «On va à Sept-îles pour un rendez-vous médical et faire du magasinage en même temps.Il y a un médecin qui passe à La Romaine, mais il n\u2019y a pas de spécialistes pour les femmes qui attendent des jumeaux.Le centre de santé paie l\u2019avion, mais seulement pour le patient.On voulait amener toute la famille et l\u2019avion, c\u2019est trop cher.On a une voiture à Kegaska et on prend le bateau une fois par mois.Le nouveau bateau est bien mieux que le Nordik Express.» Marie-Helsa Lalo, Brian Mestokosho et leurs enfants, La Romaine à Kegaska Les témoignages ont été retouchés pour faciliter la compréhension.\tL'ÉTÉ SE POURSUIT, NOS SOLDES AUSSI \t Veston, robe, pantalon, jupe, capri, chemisier, t-shirt, polos et collection golf.Tailles 4 à 18 \t\t \t\t ¦\t1\t 14 ACTUALITÉS MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil Richard Bain : aucun verdict après trois jours de délibérations MONTRÉAL \u2014 Le jury au procès de Richard Henry Bain a délibéré pour une troisième journée sans parvenir à s\u2019entendre sur un verdict, lundi.Alors que les jurés discutaient entre eux, le juge et les avocats ont dû se pencher sur une affaire de manifestant à l\u2019extérieur du palais de justice de Montréal.Les constables qui entourent de près les 12 jurés ont indiqué au tribunal qu\u2019à leur arrivée, lundi matin, un homme portant un drapeau du Québec avait été vu par des membres du jury tenant une pancarte où on pouvait lire «R.H.Bain coupable».Le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, et les avocats des deux parties ont finalement convenu que les jurés sauraient bien ne pas se laisser influencer par l\u2019incident.Par ailleurs, le juge Cournoyer a refusé, lundi, de permettre à un membre du jury d\u2019assister à une rencontre des Alcooliques anonymes.Cette personne a assuré le juge qu\u2019elle pourrait tout de même accomplir pleinement sa tâche.Richard Henry Bain, âgé de 65 ans, est accusé de meurtre prémédité relativement au décès du technicien de scène Denis Blanchette, et de trois chefs de tentative de meurtre.Les accusations sont liées à l\u2019attentat survenu le 4 septembre 2012 à l\u2019extérieur du Métropolis, où les militants péquistes célébraient leur victoire électorale.Pauline Marois prononçait son discours lorsque l\u2019attentat a été commis.Les cinq hommes et les sept femmes jurés examinent depuis samedi matin une cause qui repose essentiellement sur l\u2019état mental de l\u2019accusé le soir de l\u2019attentat.M.Bain a plaidé non coupable à tous les chefs et son avocat a soutenu que l\u2019accusé souffrait de troubles mentaux au moment des faits et qu\u2019il ne devrait pas être reconnu criminellement responsable de ses actes.La Couronne a plaidé de son côté que Bain était sain d\u2019esprit, que la fusillade était préméditée et qu\u2019elle était motivée par sa haine des indépendantistes.Depuis le débutde leurs délibérations, samedi matin, les jurés ont posé trois questions au tribunal.Ils reprendront leurs délibérations mardi matin, la presse canadienne Nouvelles inculpations pour Beaupré, déjà accusé de voies de fait IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com Déjà accusé de voies de fait contre son ex-petite amie, de méfait et de bris de probation, Dale Beaupré a vu deux autres accusations s\u2019ajouter contre lui au terme de son enquête préliminaire qui avait lieu lundi.Après avoir entendu le témoignage de la victime, seul témoin appelé à la barre par l'avocate de la Couronne, Me Sonia Lapointe, le juge Rémi Bouchard a renvoyé Beaupré, un résident de Chandler âgé de 32 ans, subir son procès sur les trois chefs d'accusation en plus d'ajouter un bris d'ordonnance et une accusation d'introduction par effraction à la liste des crimes dont il est accusé.L'altercation à laquelle font référence les accusations remonte au 6 juin 2015 alors que Beaupré résidait à Québec avec sa conjointe d'alors chez le père de cette dernière.La femme de 31 ans a raconté que Beaupré s'était fâché après qu'elle lui eut dit qu'elle passerait l'après-midi avec ses enfants et le père de ceux-ci à la Maison de la Famille.«Il n'était pas content et il voulait récupérer ses effets personnels.Quand je suis arrivée à la maison, il avait bu et il est parti avec ses valises», raconte son ex-conjointe, qui a avoué lui avoir arraché son téléphone cellulaire des mains afin de s'en servir comme monnaie d'échange pour une dette de 200 $ qu'il avait envers elle.Elle est ensuite rentrée à l'intérieur de la maison et a barré la porte.C'est là que Beaupré aurait défoncé la porte et fait tomber la femme pour ensuite la saisir à la gorge avec ses deux mains, serrant et frappant sa tête par terre.«Il m'a égorgée et il a cassé mon cellulaire sur la céramique.C'est la voisine qui a appelé la police après m'avoir entendu crier», a-t-elle expliqué à la cour, indiquant que Beaupré n'était pas le même homme quand il avait bu par rapport aux périodes où il était sobre.La femme aurait eu de la difficulté à avaler de la nourriture pendant quelques semaines après l'altercation, qui l'a également laissée avec des ecchymoses à la tête.C'est parce que son ex-conjointe a raconté au juge que Beaupré lui avait téléphoné à plusieurs reprises pour s'excuser et exprimer ses regrets que le juge a ajouté une accusation de bris d'ordonnance puisqu'une ordonnance de la cour lui interdisait de communiquer avec elle.Quant à l'accusation d'introduction par effraction, elle s'ajoute même si la porte que Beaupré a défoncée était celle de l'endroit où il habitait jusqu'à quelques secondes avant l'altercation.Il avait en effet décidé de quitter sa conjointe, et les lieux, amenant avec lui ses effets personnels.Le procureur de Beaupré, Me Herman Bédard, ne s'est pas opposé aux nouvelles accusations déposées contre son client.La date de son procès sera fixée le 12 septembre.PASSÉ CRIMINEL Beaupré n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice.En 2005, cinq mois après que son frère Dominic eut été tué de trois coups de couteau au thorax à la sortie d'un bar, Dale Beaupré heurtait un cycliste alors qu'il conduisait sa voiture après une soirée bien arrosée.La victime, Ridhaben-Moha-med Ben-Noir, allait plus tard succomber à ses blessures.Il a ainsi écopé d'une peine de 18 mois de prison pour conduite avec facultés affaiblies causant la mort.Une fois derrière les barreaux, Beaupré s'est amouraché d'une agente correctionnelle qui a plus tard elle-même été condamnée à purger une peine de 90 jours de prison pour lui avoir fourni du cannabis.m ' ' * à III M F 'mk Wi *$jjm MÊm Dale Beaupré cumule des accusations de voies de fait, de méfait et de bris de probation.S\u2019ajoutent des accusations de bris d\u2019ordonnance et d\u2019introduction par effraction.- photothèque le soleil leSoleil MARDI 16 AOÛT 2016\t15 5081255 HI II LA GRANDE LIQUIDATION SE POURSUIT JUSQU\u2019A FINANCEMENT MOIS SUR LES MODELES 201G SÉLECTIONNÉS1 A L\u2019ACHAT mstm TERRAIN YUKON CANYON SIERRA \tî\\\t/JM\t lEiSig!l3jfrg5\tMÉË kihM\t \t\t \"\t«J.% SI, v\tMJ\t SIERRA 1500 201G PENDANT D FINANCEMENT MfcL À L\u2019ACHAT\tU^TmOIS GOOD DE RABAIS2 (COMPREND 1 ?$ DE PRIME SUR DEMANDE D\u2019UNE CARTE GM] mmim iHStiïüi üiUjili lüîïîïlîfil! lîüïlîllfll! îlÜlîiiî! lilM-IÜllü llüliliiiii il 1111! TERRAIN SLE-1 201G ÀTI 0 % FINANCEMENT À L\u2019ACHAT PENDANT 84 MOIS1 350D DE RABAIS3 (COMPREND UNE PRIME DE 750$ SUR DEMANDE D\u2019UNE CARTE GM] $ MODÈLE TOUT-TERRAIN ILLUSTRÉ MODÈLE DENALI ILLUSTRÉ lülülllf! Iliilliillî APPLICATION TÉLÉ-ACCÈS4 SERVICE ONSTAR AVEC CONNEXION Wi-Fi 4G LTE5 VIDANGES D\u2019HUILE SANS FRAIS6 GMC.CA 16 ACTUALITÉS MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil Durant les dernières élections fédérales, Justin Trudeau (à droite) s\u2019était engagé à mener une réforme du système électoral canadien, de type uninominal à un tour.-photothèque le soleil Les libéraux ne profiteraient pas forcément du vote préférentiel JOAN BRYDEN La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Si Justin Trudeau parvenait à instaurer le vote préférentiel, les libéraux dérocheraient-ils systématiquement la majorité dans les scrutins à venir?Les conservateurs allèguent que ce serait le cas, alors que reprennent, lundi prochain, les audiences du comité parlementaire sur la réforme électorale.Les partisans de la représentation proportionnelle, les experts et les sondeurs partagent une vision à peine moins apocalyptique.Ils prévoient que le vote préférentiel accorderait certainement un avantage à la formation politique centriste.En vertu du vote préférentiel ou alternatif, les électeurs placent les candidats en ordre de préférence.Si aucun candidat n\u2019obtient plus de 50 % des votes à titre de premier choix, celui qui a récolté le moins de voix est éliminé du décompte \u2014 et ainsi de suite, jusqu\u2019à ce qu\u2019un candidat décroche la majorité absolue.Lorsque les Canadiens ont été appelés aux urnes en 2015, les libéraux ont recueilli 55 % des sièges à la Chambre des communes avec 39 %des voix.Si le vote préférentiel avait alors été en place, les intentions de vote indiquent que la formation de fustin Trudeau aurait consolidé une «fausse» majorité encore plus importante.Néanmoins, le comportement de l\u2019électorat était alors dicté par le système majoritaire uninominal à un tour, qui peut inciter au vote dit stratégique.De nombreux militants du Nouveau Parti démocratique (NPD) ou encore du Parti vert avaient donc décidé d\u2019appuyer les libéraux afin d\u2019augmenter leur chance d\u2019écarter les conservateurs du pouvoir.Si ces électeurs avaient pu se prononcer en faveur de plus petits partis tout en désignant les libéraux comme leur second choix, le gouvernement fédéral aurait un tout autre visage, avancent les experts.D\u2019ailleurs, les appuis du NPD ne se seraient pas effrités à ce point.Il n\u2019y a pas que les électeurs qui auraient agi différemment avec un tel mode de scrutin.Les partis eux-mêmes auraient été contraints à s\u2019adresser à un public plus large pour se tailler une position confortable pour les premiers et les seconds choix.Le professeur de l\u2019Université York, Dennis Pilon, est d\u2019avis qu\u2019il est «beaucoup trop simpliste» de prétendre que le vote préférentiel garantirait un avantage aux libéraux.Il est d\u2019avis que si c\u2019était le cas, les conservateurs n\u2019auraient que leurs propres tendances extrémistes à montrer du doigt.«Un des arguments en faveur du vote alternatif est que nous aurions peut-être un Parti conservateur moins extrême.Le système uninominal majoritaire à un tour permet au Parti conservateur d\u2019être plus extrême parce qu\u2019il n\u2019a pas à gagner 50 %ou près de 50 %pour remporter des circonscriptions», expose M.Pilon.Donc quel parti profiterait le plus du vote préférentiel?Dur à dire.Arend Lijphart, de l\u2019Université de Californie à San Diego, estime qu\u2019il rendrait service aux plus petites formations politiques, souvent mises à l\u2019épreuve par le vote dit stratégique.Comme d\u2019autres experts interrogés par La Presse canadienne, M.Lijphart est un adepte de la représentation proportionnelle, un système où le nombre de sièges alloués à un parti reflète le pourcentage de votes qu\u2019il a récolté.Expert mondial en modes de scrutin, il reconnaît que le vote alternatif demeure préférable au système actuellement en vigueur au pays.«le crois qu\u2019on obtient un choix plus exact avec le vote préférentiel et ça devient aussi beaucoup plus facile et direct pour l\u2019électeur puisqu\u2019il n\u2019a plus à calculer comment son vote comptera», précise-t-il.Les partis auraient eux aussi agi différemment avec un mode de scrutin préférentiel en devant s\u2019adresser à un public plus large leSoleil mardi i6 août2016 ACTUALITÉS 17 L\u2019ÉCOLE LE SOMMET Les parents auront trois options de iPad PATRICIA CLOUTIER pdoutier@lesoleil.com Acheter, louer ou emprunter un iPad pendant les heures de classe seulement : les parents d\u2019élèves de l\u2019école secondaire Le Sommet, à Charlesbourg, auront à démêler les avantages et les inconvénients de trois options qui s\u2019offrent àeux pour la rentrée scolaire.La commission scolaire (CS) des Premières-Seigneuries a annoncé lundi qu\u2019en raison d\u2019une contrainte du ministère de l\u2019Éducation, elle allait non pas payer les iPad pour tous ses élèves, mais offrir une troisième option aux parents.Ceux qui ne veulent pas acheter de iPad à leur enfant pourront toujours acheter des cahiers d\u2019exercices papier pour les devoirs et les travaux.Leur adolescent pourra quand même emprunter un iPad \u2014 fourni gratuitement par l\u2019école \u2014 pour suivre l\u2019enseignement numérique donné en classe.«Défrayer l\u2019ensemble des iPad à tous les élèves de l\u2019école, c\u2019était pratiquement irréaliste sur le plan financier», justifie Martine Choui-nard, secrétaire générale de la CS des Premières-Seigneuries.L\u2019école ne voulait pas non plus abandonner le projet complètement.«C\u2019est un projet auquel on croit beaucoup en termes de réussite et de motivation scolaire», indique Mme Chouinard.Comme ce programme technopédagogique a été instauré en 2014, plusieurs élèves qui fréquentent cette école ont déjà un iPad en leur possession, et s\u2019en servent aussi à la maison.La CS a donc concocté rapidement cette troisième option, après avoir eu des «discussions» avec le ministère de l\u2019Éducation à la fin de la semaine dernière.Défrayer l\u2019ensemble desiPadàtous les élèves de l\u2019école, c\u2019était pratiquement irréaliste sur le plan financier \u2014 Martine Chouinard, secrétaire-générale de la CS des Premières Seigneuries Rappelons que le ministère de l\u2019Éducation considère comme illégal le fait d\u2019obliger les parents à acheter une tablette électronique à leur enfant qui fréquente une Le ministère de l\u2019Éducation considère comme illégal le fait d\u2019obliger les parents à acheter une tablette électronique à leur enfant qui fréquente une école publique.-photoi23rf/aleksandrermolaev i - 1 M.M m J école publique.Mais comment les enseignants vont-ils jongler avec une classe composée d\u2019élèves ayant des devoirs «papier» et d\u2019autres «électroniques»?«Notre but n\u2019est pas de complexifier la situation, mais il fallait s\u2019adapter rapidement et trouver une solution pour la rentrée», indique Mme Chouinard.RENCONTRE DE FORMATION Des rencontres de formation sont déjà prévues avec les parents cette semaine.La direction de l\u2019école Le Sommet en profitera pour les sonder, à savoir combien veulent maintenant emprunter une tablette fournie par l\u2019école.Les enseignants seront aussi mis à contribution au cours de l\u2019année pour évaluer comment vont les choses.Le ministre de l\u2019Éducation Sébastien Proulx a rappelé en fin de semaine que des sommes existent pour que les commissions scolaires puissent offrir un environnement technologique à leurs élèves.«C\u2019est vrai qu\u2019il y a eu des investissements importants.Mais ils étaient surtout dédiés à payer des tableaux interactifs et des ordinateurs portables pour les enseignants», rétorque Mme Chouinard.Selon ses calculs, la CS des Premières-Seigneuries aurait obtenu du ministère de l\u2019Éducation environ 50 $ par élève en investissements technologiques.Ce qui ne lui permet pas de fournir un iPad à tous les élèves de l\u2019école secondaire Le Sommet, par souci d\u2019équité envers les élèves des autres écoles, explique Mme Chouinard.Les trois choix 1 Acheter un iPad (600 $) et le payer en trois ans Louer un iPad au coût de 110$ par année (550$ pour tout le secondaire) 3 Emprunter un iPad à l\u2019école et payer des cahiers d\u2019exercices pour les devoirs (environ 60$ par année) De la buée dans vos fenêtres?Nous avons la solution ! \tAPRES §\t5s!2Eese3£! \u2022 y \t NOS SERVICES:\t Voyez clair avec Basco, le spécialiste des fenêtres à Québec ! Désembuage Calfeutrage Remplacement de vitres thermos Mécanismes de fenêtres www.desembuage.com \u2022 418 456-2111 \u2022 1 888 668-0880 05 06 09 10 n 12 14 17 18 21 23 24 0517185419*40*49 Annee - Signe 88 SCORPION :Êm&WWntl 01 Q2 03 04 05 06 07 09 1_4 1_6\t- BBUmBI.20 34 40 45 49 53 55 57 69 70 x 1 ïuiMter os os | E|tra 14 15 24 7002619 Quotidienne ©14 ©799 O7905 Plus que 1 dodo avant mercredi.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité. 18 ACTUALITÉS MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil > UN OBUS TROUVÉ À L\u2019USINE D\u2019ÉPURATION DES EAUX DE SAINT-NICOLAS tjf Jjs y II ¦ - -% , ».\u2022 .> 'M z::j i.> w » T* t .\t.v y-r-\u2019t .£*.-rA *Vj s, 1 J 7V : ^ t UjP V* * \u201c3(fjyry.1 \u2018 \u2018K nui .?vae ?.**- \u2022*t> fvf^' \u2018T.\u2022 V:;À .CT * \u2022 *\\-a- 4 y f* ï *oi vjBPf' '**« J) jrrî ï £*«& ta*» 1 \\P '\t1 ÿ> li SÜiCâWi^r:^ WF JTT JK tlrÆa > ¦%*> ï\u2019 \u2014 ï \u2022¦\u2019v r k \u2022 HuSr ¦ ->\u2022 ;.W.m$ .;-.\u2022 :w- ?T-^.7V\t\u2019 \u2022 ,*\u2022 : : ' #8» Ji - .\"v'iî'v *i-> \"\t'.%>*.\u2022\u2022* \u2022\u2022\u2022\t' te\" i ' I ; m Le Montréalais a récolté 8,5 verges par course l\u2019an dernier Après deux saisons dans l\u2019ombre de Maxime Boutin, l\u2019électrisant porteur de ballon Christopher Amoah est mûr pour un plus grand rôle chez le Rouge et Or, sur le terrain comme en dehors.Christopher Amoah n'a pas exactement besoin de présentation chez les amateurs de football de Québec.Débarqué chez le Rouge et Or alors qu'il venait à peine de souffler ses 19 bougies, il y a deux ans, le porteur de ballon a graduellement vu son rôle grandir dans l'offensive de fustin Ethier.Son savant mélange d'agilité et de puissance brute, douloureux à freiner pour les défensives adverses, en a rapidement fait un favori de la foule.L'an dernier, seul un porteur de ballon au Canada a fait mieux que la moyenne de 8,5 verges par course du Montréalais.Le vétéran Boutin ayant gradué, 2016 pourrait bien être l'année où Amoah s'établira comme une vedette du circuit universitaire canadien.Mais ne comptez pas sur le principal intéressé pour vous le dire.«C'est une année de plus.Moi, mon seul but, c'est de contribuer au succès de l'équipe, donner le plus que je peux et aider les jeunes à comprendre le système», se contente-t-il de répondre lorsque questionné sur le poste de partant, après quelques jours de camp d'entraînement.Lorsqu'on lui parle de son rôle en dehors du terrain, par contre, Amoah se délie la langue.«Maintenant, on est des vétérans, alors c'est notre tour de montrer l'exemple aux jeunes.Mon rôle a changé, c'est une responsabilité que j'ai en plus, maintenant.Il s'agit de montrer aux plus jeunes ce qui vient avec jouer à l'Université Laval.» C'est que le moule Rouge et Or, l'athlète de 5'10\" et de 200 livres le comprend bien.Cela passe par laisser aux entraîneurs le soin de se prononcer sur le temps de jeu que mérite chacun.«Si je cours davantage, si on me demande d'attraper davantage de passes, ça ne me dérange pas, n'importe quoi pour aider l'équipe.Il y a des choses que je peux maintenant faire, que j'étais moins à l'aise de faire avant, mais tous les porteurs de l'équipe ont leur force et je fais confiance aux entraîneurs pour les utiliser à bon escient.» RIEN DE GAGNÉ Qu'en dit son coordonnateur offensif, fustin Ethier?«C'est un excellent porteur et si on regarde ce qu'il a fait depuis le début, ici, c'est normal de penser que c'est lui qui a l'avance.le ne suis pas prêt à dire que c'est lui qui sera notre partant, parce que des gars comme Vincent Alarie-Tardif et Sébastien Serré performent et se battent pour le poste en ce moment.Mais c'est sur que Chris en a fait un peu plus depuis deux ans.» À une position aussi taxante sur le corps que celle de porteur de ballon, l'entraîneur ne se désolera certainement pas d'avoir de la profondeur.L'an dernier, la saison de Amoah a été coupée court par une blessure à la cheville subie lors du cinquième match de la saison.Le porteur a pris un peu de masse musculaire depuis, et il commence le camp à 100 %.Sauf qu'au football plus que dans n'importe quel sport, une blessure est si vite arrivée.«Si des gars comme Alarie-Tardif et Amoah peuvent rester en santé toute la saison, il n'y a aucun doute sur leur talent et leur capacité de performer», résume Ethier.Les deux vétérans font d'ailleurs partie d'une cohorte de joueurs qui, à l'aube de leur troisième saison à Laval, n'ont toujours pas pu soulever la Coupe Dunsmore.Un fait rare chez le Rouge et Or que les joueurs n'ont pas besoin de se faire rappeler.«Si je cours davantage, si on me demande d\u2019attraper davantage de passes, ça ne me dérange pas, n\u2019importe quoi pour aider l\u2019équipe» \u2014 Christopher Amoah Ne leur parlez pas de championnat provincial, l'objectif est plus grand.«Chaque année, c'est la même chose, et cette année, on a déjà les yeux sur le seul but, gagner la Coupe Vanier.C'est notre motivation», conclut Amoah. 44 RIO 2016 Un record qui devrait durer «20 ans» La Polonaise Anita Wlodarczyk (photo) a enlevé lundi à Rio le titre olympique du lancer du marteau en réalisant les deux meilleures performances de tous les temps et assure pouvoir garder le record du monde pendant «20 ans».Au marteau, Wlodarczyk a fixé le record du monde à 82,29 m à son troisième essai avant de réussir 81,74 m au cinquième essai pour dépasser les 80 mètres trois fois dans le concours (avec 80,40 m au deuxième essai).La Polonaise de 31 ans est la seule femme à avoir franchi les 80 mètres, ce qu\u2019elle a désormais réussi à six reprises, et détient maintenant les 10 meilleures performances de tous les temps.«J\u2019ai encore de la marge», a-t-elle prévenu, annonçant qu\u2019elle comptait aller plus loin encore le 28 août lors d\u2019une réunion en Pologne, devant ses fans.«Je crois queje peux garder le record du monde pour les 20 prochaines années», a ajouté Wlodarczyk.Son titre olympique survient 16 ans après celui de sa compatriote Kamila Skolimows-ka à Sydney et le jour de l\u2019anniversaire de sa mère, qui était dans les tribunes.«Kamila était mon idole», a déclaré Wlodarczyk.«Après les Mondiaux de Berlin [en 2009], son père m\u2019a donné les gants de Kamila et je les utilise toujours en compétition depuis ce temps.Et je le ferai jusqu\u2019à la fin de ma carrière.» La Polonaise pourrait bien ne pas avoir quatre ans à attendre pour glaner une deuxième médaille d\u2019or.En 2012 à Londres, elle avait pris l\u2019argent derrière la Russe Tatyana Lysenko, quia depuis été rattrapée par le dopage.Des anomalies ont été constatées dans son passeport biologique après des réanalyses datant de 2005.Elle est suspendue par la Fédération internationale d\u2019athlétisme depuis avril et des rumeurs font état de nouvelles réanalyses en sa défaveur lors des JO de 2012.afp MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil > VH 31 > CAVENDISH PROVOQUE UNE CHUTE, GAGNE L\u2019ARGENT ET SE FÂCHE Le Britannique Mark Cavendish, qui a remporté la médaille d\u2019argent à l\u2019omnium, lundi, mais responsable d\u2019une lourde chute dans le peloton, a reconnu sa faute après avoir passé ses nerfs sur un journaliste brésilien.Avec un peu plus de 100 tours à faire dans la course aux points de 160 tours, le «Cav» a brusquement changé de direction et coupé la route du Sud-Coréen ParkSang-hoon.Celui-ci a chuté, entraînant avec lui l\u2019Australien Glenn O\u2019Shea et le futur vainqueur, l\u2019Italien Elia Viviani.Contrairement au Sud-Coréen qui a été emmené à l\u2019hôpital après avoir été évacué en civière de la piste, O\u2019Shea et Viviani ont pu remonter sur leurs vélos et reprendre la course neutralisée pendant une dizaine detours.Interrogé par un journaliste de la chaîne brésilienne SporTV, le Britannique s\u2019est emporté en prenant un air menaçant.«Que s\u2019est-il passé entre vous et Elia?» a demandé lejourna-liste.«Qu\u2019est-ce que tu insinues?» a répliqué Cavendish, le regard noir.Quelques instants plus tard, il s\u2019est radouci devant la presse internationale.«C\u2019est ma faute», a-t-il reconnu.«J\u2019aurais dû regarder un peu plus où j\u2019allais.J\u2019espère qu\u2019il [Park] va bien.Je me suis excusé auprès d\u2019Elia après sa chute.» AFP -PHOTO AP, PAVEL GOLOVKIN «La gazelle» vise haut Majd Ghazal rêve de devenir le quatrième médaillé syrien de l'histoire Agence France-Presse RIO DE JANEIRO - Loin de la Syrie, son pays ravagé par la guerre, Majd Ghazal espère prendre de la hauteur à Rio, dans tous les sens du terme, à l\u2019occasion de Jeux qui pourraient faire de lui le quatrième Syrien médaillé olympique, mardi.Dans le village olympique, Ghazal déambule, concentré et sérieux, à mesure que s\u2019approche le rendez-vous le plus important de sa carrière.Ghazal \u2014 «la gazelle» en arabe \u2014 essaie de se transformer en prédateur.«La pression est énorme.Où que j\u2019aille en Syrie, tout le monde me demande de gagner une médaille.Mais ce n\u2019est pas facile du tout», concède-t-il.S\u2019il obtient la médaille escomptée, il rej oindra foseph Atiyeh, médaillé d\u2019argent en lutte gréco-romaine poids lourds à Los Angeles en 1984, Ghada Shouaa, championne olympique de l\u2019heptathlon à AÜanta en 1996, et boxeur Naser Al Shami, en bronze chez les poids lourds à Athènes en 2004.«le dédierai cette médaille au peuple syrien, à mon entraîneur, à ma famille et à la Fédération syrienne.Le sport, c\u2019est un message de paix qui rapproche les gens et qui ne doit pas les éloigner.» EXCELLENTE SAISON Ghazal, natif de Damas, a évidemment souffert de la situation de son pays, ayant les pires difficultés à obtenir des visas pour aller s\u2019entraîner à l\u2019étranger en amont des 10.De quoi avoir quelques doutes avant le grand jour.Il n\u2019est pas utopiste, pourtant, de penser que la gazelle syrienne puisse sauter sur le podium de la hauteur.Sa saison est remarquable, avec une victoire à Pékin le 18 mai assortie d\u2019un saut à 2,36 m, son record personnel.Et il a prouvé sa constance en prenant la troisième place d\u2019une épreuve de la Ligue de diamant à Monaco, le 15 juillet.Ghazal vient actuellement à la sixième place des bilans mondiaux.«le suis maintenant parmi les huit meilleurs sauteurs au monde», note-t-il.Mais à 29 ans, le temps presse pour celui qui n\u2019est pas parvenu à franchir les qualifications lors de ses participations aux feux de 2008 et de 2012.Ghazal est né dans une famille sportive.Son père \u2014 qui l\u2019a poussé vers l\u2019athlétisme en raison de sa taille de 1,93 m \u2014 était un joueur de soccer et un des administrateurs d\u2019Al faish, le club de l\u2019armée syrienne.Un de ses frères est également entraîneur de handball dans ce club.Ghazal espère s\u2019inscrire dans la lignée d\u2019autres grands sauteurs arabes, comme l\u2019Algérien Abder-rahmane Hammad, médaillé de bronze aux feux de Sydney en 2000, ou le Qatari Mutaz Essa Barshim, perle actuelle de la discipline.«On a besoin d\u2019une grande dynamique, ce n\u2019est pas un sport facile, tu as besoin d\u2019être en guerre avec toi-même pour te fixer des défis et atteindre des hauteurs plus élevées.» RIO 2016 45 leSoleil mardi i6 août 2016 Le boxeur, la religion et l\u2019argent Le Colombien Yurberjen Martinez, médaillé d\u2019argent chez les 49 kg, est fier d\u2019avoir tenu tête à ses parents anglicans et très croyants qui ne voyaient pas du tout d\u2019un bon oeil leur fils se battre avec d\u2019autresjeunes de son âge.«Au départ, je n\u2019aimais pas ce sport et mafamille ne me soutenait pas non plus.Puis, un jour, j\u2019ai expliqué à mon père que j\u2019adorais vraiment [la boxe], et il a accepté de m\u2019aider», raconte Martinez, qui a commencé à boxer à l\u2019âge de 16 ans.«Comme nous étions pauvres, c\u2019était très compliqué et j\u2019étais obligé d\u2019assumer toutes les responsabilités de lafamille», aajouté le vice-champion olympique, aujourd\u2019hui âgé de 24 ans.afp Tout un accueil pour Schooling Le nageur Joseph Schooling, qui a privé Michael Phelps de son grand chelem à Rio en le reléguant à la deuxième place du 100 m papillon, a été accueilli comme un président à son retour à Singapour.«Joseph, je t\u2019aime!» criaient quelque 500 supporteurs en délire à son arrivée à l\u2019aéroport.Outre une prime d\u2019un million de dollars singapouriens (962 0 00 $CAN), le nageur de 21 ans est exempté de service militaire \u2014 obligatoire \u2014 pendant quatre ans, afin qu\u2019il puisse préparer dans les meilleures conditions les Jeux de Tokyo en 2020.«Merci beaucoup à tout le monde d\u2019être là si tôt.[La médaille] n\u2019est pas seulement pour moi, mais pour vous tous», a répondu Schooling.Lundi, sa famille l\u2019accompagnait au Parlement qui a voté une motion pour le féliciter officiellement.Le premier ministre Lee Hsien Loong a aussi publié sur Facebookun égoportrait pris avec le nageur.«Habituellement, les gens me demandent défaire un égoportrait avec moi, mais aujourd\u2019hui, je suis si fier d\u2019en demander un à Joseph», a résumé M.Loong.afp Klishina gagne son appel et sera à Rio RIO DE JANEIRO \u2014 La seule représentante de l\u2019athlétisme russe présente aux leux olympiques de Rio a gagné son appel et elle pourra prendre part à sa compétition.Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a statué, lundi, que Darya Klishina pourra participer aux qualifications du concours de saut en longueur, mardi, parce qu\u2019elle s\u2019est établie à l\u2019extérieur de la Russie au cours des trois dernières années et s\u2019est soumise régulièrement à des contrôles.«Avec l\u2019appel réglé, j e peux maintenant concentrer mon temps et mon attention sur ma compétition et profiter de mon expérience olympique, a déclaré Klishina dans un message sur sa page Facebook.LA SEULE RUSSE Elle était la seule des 68 membres de l\u2019équipe russe d\u2019athlétisme autorisée à participer aux leux de Rio.La semaine dernière, on a toutefois tenté de l\u2019empêcher de participer aux leux après de nouvelles informations contenues dans le rapport de l\u2019enquêteur de 1 Agence mondiale antidopage Richard McLaren.La Fédération internationale d\u2019athlétisme (IAAF) n\u2019a pas dévoilé les nouvelles informations dont elle dispose.Le TAS a toutefois conclu que Klishina «satisfaisait aux critères pertinents en raison de sa résidence permanente en dehors de Russie.» en dépit des informations supplémentaires fournies par le professeur McLaren.«Essentiellement, l\u2019athlète a établi qu\u2019elle s\u2019était soumise pleinement aux contrôles antidopage en compétition et à l\u2019extérieur pendant la période adéquate.» L\u2019IAAF a publié un communiqué, lundi, dans lequel elle dit accepter la décision.La finale du saut en longueur est prévue mercredi.AP EUROPEAN ATHLETICS AMSTERDAM T0)6 Yuliya Stepanova, la coureuse qui a dénoncé le système de dopage dans sa Russie natale, a déclaré lors d\u2019une visioconférence, lundi, qu\u2019elle craignait pour sa sécurité et pour celle de son mari, Vitaly.- photo ap, geert vanden wijngaert Stepanova craint pour sa sécurité Associated Press RIO DE JANEIRO \u2014 La coureuse qui a dénoncé le système de dopage en Russie craint pour sa sécurité et a changé de résidence à la suite d\u2019une cyberattaque contre une base de données notant ses déplacements.Yulia Stepanova et son mari, Vitaly, ont aidé à mettre en lumière le programme de dopage appuyé par le gouvernement msse, ce qui a mené à l\u2019exclusion de l\u2019équipe russe d\u2019athlétisme aux leux de Rio.Les courriels et les mots de passe de Stepanova ont récemment été volés d\u2019une base de données contrôlée par l\u2019Agence mondiale antidopage (AMA).Comme des centaines d\u2019athlètes, Stepanova accède au système de l\u2019AMA pour noter ses déplacements, afin de permettre aux agents de savoir où la trouver quand elle est sélectionnée pour un test hors-compétition.La base de données contient des informations personnelles comme les numéros de téléphone et les adresses.«Si quelque chose nous arrive, vous saurez que ce n\u2019est pas un accident», a-t-elle déclaré lundi, lors d\u2019une visioconférence.«Nous tentons de prendre toutes les mesures possibles pour assurer notre sécurité et c\u2019est pour cette raison que nous avons déménagé.En même temps, nous sommes conscients que si quelqu\u2019un voulait quelque chose de nous, il arriverait probablement à ses fins.» Stepanova a fait partie du système de dopage russe pendant plusieurs années.Mais après son rejet par l\u2019équipe nationale d\u2019athlétisme, son mari, un ancien employé de l\u2019agence russe antidopage, et elle ont été approchés par l\u2019AMA pour obtenir des informations.Ils ont déménagé aux États-Unis, craignant pour leur sécurité s\u2019ils restaient en Russie.«Si quelque chose nous arrive, vous saurez que ce n\u2019est pas un accident» \u2014 La coureuse russe Yulia Stepanova qui a dénoncé, avec son mari Vitaly, les pratiques douteuses en matière de dopage dans son pays LAMA a attendu plusieurs années avant d\u2019agir sur leurs révélations.Après une enquête indépendante, l\u2019AMA et la Fédération internationale des associations d\u2019athlétisme (IAAF) ont recommandé l\u2019expulsion de l\u2019équipe russe d\u2019athlétisme aux leux de Rio, tout en permettant à Stepanova d\u2019y participer.Le Comité international olympique a toutefois refusé de permettre à Stepanova de participer aux feux de Rio, citant ses antécédents de dopage.Stepanova a déclaré que la décision avait peut-être été la bonne pour sa sécurité.«Quand j\u2019entends tout ce qui se passe là-bas, je suis contente de ne pas y être, a-t-elle raconté.Si quelqu\u2019un voulait nous faire du mal, ce serait très facile de le faire là-bas.» Stepanova, 30 ans, soutient ne pas être prête à accrocher ses crampons.La spécialiste du 800 mètres continue à s\u2019entraîner et espère participer à des compétitions cet hiver. 46 RIO 2016 MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil SOCCER FÉMININ Battre l\u2019Allemagne vaudrait bien plus qu\u2019une médaille pour les Canadiennes BELO HORIZONTE, BRÉSIL \u2014 Le Canada a déjà écrit une page d\u2019histoire en battant l\u2019Allemagne, classée deuxième au monde, lors du tournoi olympique de soccer féminin.Et l\u2019entraîneur fohn Herdman croit qu\u2019une deuxième victoire contre l\u2019Allemagne, mardi en demi-finale, représenterait bien plus qu\u2019un pas de plus vers le podium.Elle pourrait aussi assurer l\u2019avenir du soccer féminin au Canada.«Ça permettrait au programme de continuer à se développer, pour que nous accumulions les résultats», a raconté Herdman, lundi, lors d\u2019une conférence de presse au stade Mineirao.«l\u2019espère que ça générerait le financement nécessaire pour nous assurer de pouvoir répéter l\u2019exploit en 2020, puis en 2024.Nous avons un des groupes les plus talentueux au monde, mais nous n\u2019avons jamais eu le système pour produire les talents.Le système s\u2019est dévoilé au cours du tournoi grâce à l\u2019excellent jeu de nos jeunes joueuses.Le match de mardi est donc très important à nos yeux.Pour le pays et pour l\u2019avenir du programme.» Le Canada, 10e au monde et médaillé de bronze il y a quatre ans aux feux de Londres, pourrait s\u2019assurer de l\u2019argent ou l\u2019or avec une victoire contre l\u2019Allemagne, mardi.La Suède, n° 6, et le Brésil, n° 8, disputeront l\u2019autre demi-finale.Il y a quatre ans, Herdman et le Canada participaient à une autre demi-finale olympique.Les Canadiennes avaient perdu 4-3 en prolongation contre les États-Unis, avant de vaincre le France 1-0 dans le match pour le bronze.UNE AUTRE RÉALITÉ Herdman croit que la situation actuelle est très différente.À l\u2019époque, il était en poste depuis seulement neuf fois et il tentait de rebâtir la confiance d\u2019une équipe qui avait terminé au dernier rang à la Coupe du monde de 2011.Cette fois-ci, il a eu quatre ans pour préparer ses troupes et ses joueuses sont prêtes.«Elles ont l\u2019expérience des grands tournois, même les jeunes.Elles ne sont donc pas impressionnées sur le terrain, a-t-il noté.Tout le monde est concentré sur le travail à accomplir.«Nous avions confiance en nos moyens, mais nous ne voulions pas le dire publiquement.Nous avions un plan de quatre ans et nous y avons fait confiance.Nous commençons à en récolter les fruits.» LA PRESSE CANADIENNE L\u2019Américaine Simone Biles acommis une rare erreur sur la poutre en perdant l\u2019équilibre après avoir raté une réception de salto avant.Elle a cependant réussi à freiner sa chute et a quand même terminé sur le podium, remportant une médaille de bronze.- photo ap, rebeccablackwell Simone Biles laisse filer l\u2019or sur la poutre La gymnaste américaine ne réussira pas le quintuple inédit Agence France-Presse RIO DE JANEIRO \u2014 Coup de théâtre, lundi, alors que la meilleure gymnaste du monde, Simone Biles, a perdu l\u2019équilibre à la poutre et laissé filer l\u2019or, mais pas le podium.Le quintuplé inédit n\u2019est donc plus à l\u2019ordre du jour, mais la triple titrée (équipe, individuel, saut) peut encore, avec la finale du sol, mardi, égaler le record du quadruplé en un tournoi olympique codétenu par la Soviétique Larissa Latynina (1956), la Tchécoslovaque Vera Caslavska (1968) et la Roumaine Ecaterina Szabo (1984).C\u2019est un coup de théâtre, car l\u2019Américaine écrasait toute concurrence et tout suspense à la poutre, que ce soit ces dernières années (bronze 2013, puis or 2014 et 2015 aux Mondiaux) ou ces derniers jours (première aux trois routines à Rio).Tout allait bien pour elle.Tout à coup, elle rate une réception de salto avant.Déséquilibrée, elle est contrainte de mettre les deux mains sur la poutre pour ne pas chuter, quelques secondes de flottement inesthétique qui déclenchent la plus grosse sensation de la journée dans l\u2019Arène olympique.Quelques signes de fébrilité ensuite, puis une sortie parfaite.Mais point de sourire en rejoignant son entraîneur Aimee Boorman, et sa note achève de la dépiter : un 14,733.Et la Néerlandaise Sanne Wevers, quatrième aux qualifications et médaille d\u2019argent à cet appareil aux Mondiaux de 2015 dans l\u2019ombre de l\u2019omnipotente Américaine, s\u2019est élancée pour une routine tout en maîtrise et élégance, récompensée d\u2019un 15,466.Il est 16h03, et pour la première fois à Rio, une concurrente dépasse Biles dans l\u2019un des trois appareils qu\u2019elle archi-dominait jusqu\u2019alors (tous saufles barres asymétriques).Calée sur sa chaise, elle et Boorman sont prostrées, la mine défaite.Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019issue du passage de sa copine Lauren Hernandez que Biles retrouve le sourire.Puis, se voyant à l\u2019écran avec sa copine, elle tire la langue à la caméra, retrouvant son caractère facétieux.LA BONNE HUMEUR REVIENT Et finalement heureuse d\u2019être accompagnée sur le podium par sa compatriote de 16 ans, argentée pour son premier tournoi majeur, au lendemain de la deuxième place de leur coéquipière Madison Kocian aux barres asymétriques.«N\u2019importe qui adorerait avoir une médaille de bronze aux IO, a relativisé Biles, le suis juste déçue par ma routine, je ne sais pas vraiment ce qui s\u2019est passé.J\u2019ai encore le sol.Je suis un peu fatiguée, mais le sol me ragaillardit chaque fois.» «C\u2019est incroyable comment elle s\u2019est battue pour rester [sur la poutre], je suis tellement fière de Simone!» a ensuite tiveeté Boorman, histoire de rester positif.Mais le suspense pour le podium de la poutre s\u2019est étiré jusqu\u2019au bout, avec le passage en dernier de Flavia Saraiva, la petite chérie des Brésiliens, et la réclamation posée par la Française Marine Boyer juste avant.Des dizaines de secondes qui ont tenu la salle en haleine, attendant jusqu\u2019où irait le coup de théâtre : l\u2019une d\u2019elles allait-elle commettre l\u2019exploit de priver Biles de médaille?Non : «Flavinha» a pris le cinquième rang, Boyer, le quatrième. Gagné plongera en demi-finales au 3 mètres leSoleil mardi i6 août 2016 RIO 2016 RIO DE JANEIRO \u2014 Philippe Gagné a bravé le vent et s\u2019est qualifié pour les demi-finales au tremplin de 3 mètres individuel, lundi, aux Jeux olympiques de Rio.À sa première compétition en carrière aux Olympiques, Gagné a brisé la glace en terminant 12e des préliminaires en vertu d\u2019un pointage de 400,75 points.Le Montréalais, qui n\u2019est âgé que de 18 ans, s\u2019est faufilé parmi les 18 meilleurs athlètes de la ronde préliminaire, confirmant du même coup sa qualification pour la suite de la compétition, mardi.«Ça n\u2019a pas été une phase préliminaire très facile, et pas juste pour moi, mais pour tout le monde», a raconté Gagné, visiblement soulagé.«Les conditions n\u2019étaient pas idéales, mais je suis très heureux du résultat.» Le Chinois Yuan Cao a dominé les préliminaires avec un total de 498,70 points.Cao a devancé le Mexicain Rommel Pacheco (488,25) et l\u2019Américain Kristian Ipsen (461,35).Au total, 29 plongeurs ont pris part à cette compétition.Plusieurs d\u2019entre eux ont toutefois été incommodés par les puissantes bourrasques qui ont balayé le parc aquatique Maria-Lenk, lundi après-midi.Le Japonais Ken Tarauchi a notamment mis de longues secondes avant de s\u2019exécuter au deuxième tour.Et après avoir raté sa manoeuvre, son entraîneur est allé se plaindre aux arbitres de la compétition.Sans résultat.Pour sa part, Gagné a indiqué que le vent avait affecté son équilibre sur le tremplin\u2014et par conséquent sa concentration.Mais il s\u2019est dit très satisfait de sa réaction.«C\u2019était encore pire, parce que pendant réchauffement, il faisait très beau et très chaud, et dès que les préliminaires ont commencé, lèvent s\u2019est levé.Maisj\u2019ai réussi à passer au travers, et je suis très fier de ça.» Gagné est le seul représentant de l\u2019unifolié dans cette épreuve, et il s\u2019agit de sa seule compétition à Rio.LA PRESSE CANADIENNE Philippe Gagné 47 Jaqueline Simoneau et Karine Thomas espèrent devenir mardi le premier duo canadien à monter sur le podium en nage synchronisée depuis Penny et Vicky Villagos aux Jeux de Barcelone en 1992.- photo ap, wong maye-e L\u2019heure du test final Simoneau et Thomas espèrent impressionner les juges à l'aide d'un programme libre innovateur La Presse canadienne RIO DE JANEIRO\u2014Après des mois d\u2019efforts pour mettre sur pied un programme libre innovateur, les nageuses synchronisées Jacqueline Simoneau et Karine Thomas seront soumises àleur examen final, mardi.Les Canadiennes se sont qualifiées pour la finale de l\u2019épreuve en duo, lundi, aux leux olympiques de Rio, après avoir conclu la phase préliminaire au septième rang avec un pointage de 179,3583 points.Après avoir offert des performances relativement bonnes lors des deux premières journées de compétition, Thomas et Simoneau devront donc s\u2019attaquer au test final.L\u2019entraîneure de l\u2019équipe canadienne, Meng Chen, a d\u2019ailleurs dressé un parallèle entre leur situation et celle d\u2019un étudiant.«Vous savez, en nage synchronisée, nous avons besoin de bâtir notre crédibilité.C\u2019est comme à runiversité, lorsqu\u2019un étudiant passe un examen.Tu veux toujours obtenir la meilleure note possible.C\u2019est la même chose pour nos nageuses», a souligné l\u2019entraîneuse d\u2019origine chinoise.«Elles ont le talent et les capacités pour obtenir de très bonnes notes, mais elles doivent réussir leur dernière performance [mardi], le veux qu\u2019elles nous montrent ce dont elles sont vraiment capables.» Dans l\u2019espoir d\u2019atteindre le podium, les représentantes de l\u2019unifolié miseront sur un programme libre qu\u2019elles peaufinent depuis un an en compagnie de l\u2019auteur et metteur en scène québécois Sébastien David.Dimanche, il leur avait procuré le septième rang des préliminaires.Thomas a reconnu que cette performance n\u2019avait pas été à la hauteur des attentes, mais Simoneau et elle comptent bien se reprendre en finale.«Demain, ça vaut pour 100 % [de la note]», a rappelé Thomas, de Gatineau.«Si nous sommes capables de corriger les erreurs que nous avons commises lors des préliminaires et de nous assurer que notre routine soit aussi belle \u2014 sinon plus qu\u2019en préliminaires \u2014, alors nous serons contentes.» Les Russes Natalia Ishchenko et Svetlana Romashina, championnes olympiques en titre, ont dominé les préliminaires avec une récolte de 194,5244 points.Elles ont devancé dans l\u2019ordre les Chinoises Xuechen Huang et Wenyan Sun par 3,0889 points, et les faponaises Yukiko Inui et Risako Mitsui par 7,003 points.LES FILLES VOLAIENT SUR L\u2019EAU Pour atteindre la finale, Thomas et Simoneau ont signé un score de 89,2916 points lors du programme technique.À l\u2019issue de leur prestation, Thomas a confié qu\u2019il s\u2019agissait de leur meilleure note cette saison.«Au fond, notre routine technique, c\u2019est un peu notre bébé, a confié la vétérane de 27 ans.Nous savons que nous sommes bonnes dans les éléments techniques, donc pour nous c\u2019était vraiment important de le démontrer et d\u2019être confiantes dans notre exécution.» Cette performance a semblé de toute évidence plaire à Chen, qui n\u2019a cessé de sourire et de frapper des mains, alors que ses protégées sortaient de la piscine.«De mon point de vue sur le coin de la piscine, je peux vous dire qu\u2019elles m\u2019ont vraiment montré leurs forces, a-t-elle dit.Vous savez, notre signature, en tant que Canadiennes, c\u2019est notre hauteur et l\u2019amplitude de nos mouvements.On dirait que les filles volaient au-dessus de l\u2019eau aujourd\u2019hui.» Il s\u2019agit des premiers jeux de Simoneau et des derniers pour Thomas, qui avait terminé quatrième dans l\u2019épreuve par équipes auxfeux de Londres en 2012.Chen a indiqué qu\u2019elle aimerait bien que Thomas quitte la scène internationale en offrant un dernier coup d\u2019éclat.«Elles devront nager comme elles en sont capables \u2014 en termes de synchronisme, d\u2019énergie et demotions, a-t-elle dit.fe veux qu\u2019elles livrent la performance de leur vie.» Marie-Pier Boudreau-Gagnon et Élise Marcotte avaient également terminé en quatrième place de l\u2019épreuve en duo à Londres.Le dernier duo canadien qui est monté sur le podium olympique a été celui de Penny et Vicky Vilagos aux feux de Barcelone en 1992.T M .JE.V \u2022 Y* it-: 48 RIO 2016 MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil > À SURVEILLER Pendant toute la durée des Jeux, nous vous présentons des portraits d\u2019athlètes qui, par leur histoire ou par leurs performances, connaissent un parcours hors du commun.Aujourd\u2019hui : le nageur tunisien Oussama Mellouli 'Ü.L :\u2022 .- 'WrwPfti Sportif le plus titré de l\u2019histoire de la Tunisie, le nageur Oussama Mellouli veut offrir une dernière médaille à ses proches et à son pays, dont le destin politique a basculé en 2011.- photo ap, manu fernandez GAGNER POUR LA «TUNISIE LIBRE» Agence France-Presse TUNIS \u2014 Sportif tunisien le plus titré de l\u2019histoire, le nageur Oussama Mellouli a abordé ses cinquièmes Jeux olympiques libéré de toute pression.Et il rêve d\u2019une ultime consécration en guise d\u2019offrande pour ses proches et pour la «Tunisie libre».Premier nageur à décrocher l\u2019or olympique à la fois en bassin (l\u2019or du 1500 m à Pékin et le bronze à Londres) en eau libre, Mellouli défendra mardi à Rio son titre sur le marathon 10 km, devenu sa grande spécialité.À 32 ans, dont la moitié passée au haut niveau, le nageur qui s\u2019entraîne depuis près de 15 ans en Californie sait que le défi sera «très difficile», à l\u2019image de sa qualification pour le 10 km, arrachée début juin au Portugal.Après Londres, bardé de titres mondiaux \u2014 deux lui avaient été retirés en 2007 après un contrôle positif aux amphétamines \u2014, Mellouli a longuement hésité à se projeter vers de cinquièmes feux.Mais après «six mois de recul», dont une partie dans son pays alors en pleine transition post-révolution, il s\u2019est finalement pris à rêver à une ultime «consécration».«En général, 99 % des athlètes, on est des rêveurs.Du moment où le rêve est né dans notre esprit, on va le chercher.En ce qui me concerne, c\u2019est comme ça depuis que j\u2019ai 16 ans.» Ce rêve olympique, Mellouli dit aussi vouloir l\u2019accomplir pour ses proches, dont sa mère Khadija, et ceux qui l\u2019ont accompagné tout au long de sa riche carrière.«À Tunis, Marseille, Font-Romeu, aux États-Unis : j\u2019ai eu la chance de travailler avec des gens exceptionnels qui m\u2019ont poussé à atteindre ce palmarès.» «En général, 99 % des athlètes, on est des rêveurs.Du moment où le rêve est né dans notre esprit, on va le chercher» \u2014 Oussama Mellouli Vedette en Tunisie, le nageur n\u2019oublie pas son pays, dont le destin a basculé en 2011 avec la chute du régime de Ben Ali, qui avait exploité ses succès.Et Mellouli a souffert des accusations de proximité avec l\u2019ancien pouvoir.Aux leux de 2012, il avait ainsi décrit son triomphe comme celui de «la rédemption».Désormais, il évoque la question avec détachement.«l\u2019étais le seul athlète vraiment très populaire sous Ben Ali, et j\u2019en parle ouvertement.Le fait de décrocher une autre médaille, en 2012, pour la révolution tunisienne, c\u2019était un moment très important de ma carrière», assure-t-il.INQUIÉTUDES INVERSÉES Des États-Unis, il continue de suivre de près le chemin tortueux de la jeune démocratie tunisienne, récemment frappée par une série d\u2019attentats djihadistes.«Avant, c\u2019était notre famille qui s\u2019inquiétait pour nous quand on était loin.Maintenant, c\u2019est nous qui nous inquiétons pour eux.Mais même s\u2019il y a des sacrifices à faire, des choix difficiles, on est fier de cette démocratie.» Après Pékin en 2008 \u2014, il était de nouveau porte-drapeau à Rio, et il se réjouissait d\u2019y représenter la «Tunisie libre».«Serein et optimiste», Mellouli loue aussi la relation de confiance renouée avec les instances fédérales de son pays, qui lui permet de se concentrer sur sa préparation.«\u201cEat, swim, sleep, repeat\u201d, c\u2019est la routine d\u2019un athlète.On mange, on nage, on dort, on répète.Faut penser qu\u2019à ça!» Sur sa «vie d\u2019après», Mellouli affirme avoir «pas mal d\u2019idées» pour le sport tunisien et espère être un jour en position de les concrétiser.Il déclare surtout vouloir «continuer de donner le bon exemple à la jeunesse», avec l\u2019idée que «si tu rêves grand, que tu travailles dur, tu peux y arriver».«Certains peuvent dire : \u201cÇa, c\u2019est des slogans américains ou français, c\u2019est pas pour nous en Tunisie\u201d.Mais moi, je pense que le Tunisien peut faire des choses extraordinaires.» RIO 2016 49 leSoleil mardi i6 août 2016 > QUÉBÉCOIS EN ACTION Athlétisme : Charles Philibert-Thiboutot, Québec (1500 m, qualifications à compter de 9h05); Johnathan Cabral (110 m haies, demi-finales et finale à compter de 19h40) Basketball : Lizanne Murphy et Nirra Fields (quart de finale, Canada contre France à 21 h 15) Cyclisme : Flugo Barette, îles-de-la-Madeleine (keirin, à compter de 9h15) Kayak : Andréanne Langlois, Lac-Beauport (K-1 200 m, petite finale à 8h40) Équitation : Éric Lamaze (sauts d\u2019obstacles à compter de 9h) Nage synchronisée : Jacqueline Simoneau et Karine Thomas (finale duo à compter de 13h) Plongeon : Philippe Gagné (tremplin de 3 m, demi-finale à9h, finale à 17h) Soccer: Josée Bélanger et Rhian Wilkinson (demi-\tStéphanie Horner aavalé quelques gorgées d\u2019eau lors de sa course en eau libre, où elle a terminé au 23e rang.La nageuse finale, Canada contre Allemagne, 15h)\tde Beaconsfield n\u2019en était qu\u2019à son huitième marathon de 10 km en carrière.- photo ap, Gregory bull 10 km, elle-même double olympienne en bassin (11e au 400 m libre en 2008).Horner s\u2019est maintenue dans le peloton pendant trois des quatre boucles avant de se faire décrocher quand le rythme a accéléré.Elle a terminé 23e sur 26 partantes, touchant la plaque près de trois minutes après Sharon Van Rouwendaal, qui a franchi la distance en lh56.La Néerlandaise de 22 ans a fini avec une priorité de 17 secondes sur la deuxième, un écart majeur dans cette discipline.HUITIÈME COURSE EN CARRIÈRE Stéphanie Horner s\u2019est convertie à l\u2019eau libre il y a un an et demi, comme une façon de se mettre au défi.La course olympique de Rio était la huitième de sa carrière.Quand elle est arrivée devant les journalistes, elle sentait encore son corps secoué par les vagues.Elle souriait, comme toujours.«Quand tu finis, tu as tellement mal, tu t\u2019es tellement donnée, que tu ne sais pas trop quoi en penser, a souligné l\u2019athlète de Beaconsfield.Maintenant que ça fait au moins 20 minutes, je peux dire que j\u2019ai bien exécuté le plan de match.J\u2019ai bien pris mes ravitaillements au premier et au deuxième tour.Quand je rembarquais, j\u2019étais déjà dans le groupe de tête.Je suis contente.Ç\u2019a bien été.C\u2019est seulement ma huitième course.Chaque fois, j\u2019apprends quelque chose de nouveau.» Dans un peloton nettement plus relevé qu\u2019au Lac-Saint-Jean, Horner a su prendre sa place.«J\u2019ai quand même progressé, mais les filles sont fortes.Il y a 25 filles, mais ce sont les meilleures des meilleures.Tout le monde veut, tout le monde se garroche.» DISCIPLINE «RUGUEUSE» La Canadienne a d\u2019ailleurs été la première à recevoir un carton jaune après cinq minutes de course.L\u2019eau libre est une discipline «rugueuse», dixit Horner.«Si tes coudes sont plus hauts dans ton style, tu peux recevoir un coup de coude dans les côtes.Il y a des vagues.Tu montes sur une vague et quand elle casse, tu te retrouves sur quelqu\u2019un.Ce n\u2019est pas toujours intentionnel.Parfois ce l\u2019est.» La bataille pour la deuxième place a d\u2019ailleurs été le théâtre d\u2019un accrochage entre la championne du monde française Aurélie Muller et lTtalienne Rachele Bruni.Muller a touché la plaque avant, mais a subi une disqualification pour avoir nui à sa rivale.Torse nu, Philippe Lucas, l\u2019entraîneur de Muller et Van Rouwendaal, venait de finir ses entrevues au moment de l\u2019annonce du déclassement.Le public massé le long de la plage a hurlé sa joie : la Brésilienne Poliana Okimoto passait du quatrième rang à la médaille de bronze.La délégation française a crié à l\u2019injustice, mais sa réclamation n\u2019a rien donné.Objet de controverse depuis des mois, la prétendue mauvaise qualité de l\u2019eau n\u2019a pas dérangé Horner.«Les médecins m\u2019ont dit que cette eau n\u2019était pas plus ou moins propre que celle de Vancouver», a dit celle qui en a avalé quelques gorgées.M #>; ' AV-Vi \u2019\u2022 ¦ ' Q >\tRetour au boulot.Deuxjours après s\u2019être assuré la médaille de bronze du 100 mètres, Andre de Grasse poursuit son parcours en disputant les vagues éliminatoires du 200 mètres.Le très occupé sprinteur doit également être la tête d\u2019affiche du relais canadien 4 x 100 mètres.De Grasse a gagné le 200 mètres des Championnats de la NCAA et des Jeux panaméricains l\u2019année dernière.>\tUne revanche attendue.Le Canada et l\u2019Allemagne en découdront pour la deuxième fois du tournoi olympique de soccer féminin mais cette fois, l\u2019enjeu est plus grand.Les deux équipes s\u2019affrontent en demi-finale, avec la perspective d\u2019obtenir un billet pour le match de la médaille d\u2019or.En ronde préliminaire, les Canadiennes ont vaincu les Aile mandes pour la toute première fois de leur histoire, par la marque de 2-1.Plus dur qu\u2019au Lac-Saint-Jean Stéphanie Horner termine 23e sur 26 au marathon en eau libre > RENDEZ-VOUS DU JOUR SIMON DROUIN La Presse Quelques compétitions à surveiller mardi : RIO DE JANEIRO - Malgré sa victoire à la dernière Coupe du monde au Lac-Saint-Jean en juillet, Stéphanie Horner ne s\u2019attendait pas à un miracle au marathon en eau libre des Jeux olympiques de Rio.«Une place parmi les 15 premières serait un excellent résultat», jugeait le directeur haute performance John Atkinson, lundi matin, peu après le départ donné sur la plage de Copacabana.Sous un soleil de plomb, l\u2019ambiance était festive et bon enfant.En raison du bris de la plateforme de départ deuxjours plus tôt, les nageuses se sont élancées directement de la plage.Elles se sont frayé un chemin entre photographes, surfeurs et spectatrices en bikinis avant de plonger dans la mer.Tous les membres de l\u2019équipe en piscine étaient sur place pour encourager l\u2019unique représentante canadienne à cette épreuve de En ronde préliminaire, Melissa Tancredi a inscrit les deux buts du Canada contre l\u2019Allemagne.- PHOTO AFP, EVARISTO SA > Entre ciel et terre.Derek Drouin tentera de s\u2019assurer une deuxième médaille olympique en finale du saut en hauteur.L\u2019Ontarien a gagné le bronze il y a quatre ans à Londres.Il a depuis été sacré champion du monde en 2015 et a gagné l\u2019or aux Jeux du Commonwealth en 2014 et aux Jeux panaméricains en 2015.> La cavalerie.Les compétitions de sports équestres se poursuivent avec la deuxième ronde des épreuves de qualifications au saut d\u2019obstacles.Les Canadiens Éric Lamaze et Amy Millar ont réalisé un sans-faute lors de la première ronde.Yann Candele et Tiffany Foster complètent la formation canadienne, qui occupe le troisième rang de l\u2019épreuve par équipes. so RIO 2016 MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil Les volleyeurs en quarts de finale Van Koeverden échoue en kayak Pas de médaille lundi Tyler Sanders a inscrit le point gagnant avec un as et il a propulsé l\u2019équipe canadienne de volleyball masculin vers les quarts de finale des Jeux de Rio grâce à une victoire en quatre manches contre l\u2019Italie, lundi.Les Canadiens l\u2019ont emporté 25-23, 25-17,16-25, 25-21, lors du dernier match du tour préliminaire pour les deux équipes.Cette victoire, la première du Canada en 16 sorties contre l\u2019Italie, a permis aux Canadiens de grimper temporairement au deuxième rang du groupe A.L\u2019Italie, classée quatrième au monde, avait gagné ses quatre premiers matchs à Rio et était déjà assurée de terminer en tête du groupe.Le Canada, 12e au classement mondial, a vaincu les États-Unis, cinquièmes au monde, et le Mexique et a perdu face au Brésil et à la France.Le Canada devrait affronter la Pologne lors des quarts de finale, mercredi.LA PRESSE CANADIEN NE Les pagayeurs canadiens ont connu une rude première journée de compétitions, alors que les quatre embarcations \u2014 dont celles des anciens médaillés Adam van Koeverden et Mark Oldershaw \u2014 n\u2019ont pas réussi à se qualifier pour les finales.Van Koeverden a connu un départ difficile en demi-finales du K-11000 mètres et il s\u2019est contenté du sixième rang en trois minutes 36,230 secondes.Il devra se consoler avec une finale B.Oldershaw a conclu sa demi-finale du C-11000 mètres au quatrième rang avec un chrono de 4:03,493, ratant lui aussi la finale A.Avec les éliminations de van Koeverden et Oldershaw, le kayakiste Mark de Jong demeure le meilleur espoir d\u2019une médaille dans la discipline.Le champion du monde en titre entrera en action plus tard cette semaine au 200mètres.Dans le K-1 200 mètres, la Québécoise Andréanne Langlois se contentera de la finale B après une cinquième position dans sa vague de demi-finale, la presse canadienne Le Canada souhaitait ajouter une médaille olympique à sa collection pour une 10ejournée consécutive, lundi, mais Shawn Barber n\u2019aura pas réussi à répondre aux attentes.Le champion du monde en titre et gagnant d\u2019une médaille d\u2019or aux Jeux panaméricains, en 2015, a raté ses trois tentatives d\u2019une hauteur de 5,65 mètres et il a été rapidement éliminé lors de la finale de l\u2019épreuve de saut à la perche.En début de compétition, le perchiste de 22 ans avait eu besoin de deux essais pour franchir 5,50 mètres.Le Brésilien Thiago Braz a gagné l\u2019or avec une barre à 6,03 m, un record olympique, devant le Français Renaud Lavillenie (5,98 m).L\u2019Américain Sam Kendricks a complété le podium (5,85 m).lapressecanadienne > SHAUNAE MILLER PREND SA REVANCHE SUR ALLYSON FELIX La championne du monde Allyson Felix a été privée d\u2019une cinquième médaille d\u2019or olympique au 400 m quand la Baha-méenne Shaunae Miller (photo) a plongé à la ligne d\u2019arrivée pour la devancer par six centièmes de seconde, lundi soir.Avec un chrono de 49,44 secondes, Miller a devancé Felix (49,51) et la Jamaïcaine She-ricka Jackson (49,85).La Bahaméenne de 22 ans a pris sa revanche des Mondiaux de 2015 à Pékin, où elle avait terminé deuxième derrière Felix.Au couloir 7, Miller a pris un départ rapide et est sortie en tête de la courbe.Felix est progressivement revenue sur elle dans la ligne droite, mais la Bahaméenne est parvenue à conserver la tête en s\u2019écroulant dans un drôle de plongeon sur la ligne d\u2019arrivée.Allyson Felix est l\u2019athlète féminine la plus médaillée de l\u2019histoire des Jeux.Elle possède désormais sept médailles olympiques : quatre d\u2019or (200 men 2012, relais 4x 400 men 2008 et 2012 et relais en 4 x 100 m en 2012) et trois d\u2019argent (avec celles du 200 m en 2004 et 2008).En finale du 800 m masculin, le Kényan David Lekuta Rudisha a défendu son titre olympique en réalisant un temps de 1:42,15.Rudisha a devancé l\u2019Algérien Taoufik Makhloufi (1:42,61) et l\u2019Américain Clayton Murphy (1:42,93).AFP - PHOTO AFP, OLIVIER MORIN De Grasse n\u2019a pas suivi le plan La Presse canadienne RIO DE JANEIRO \u2014 Quelques instants après qu\u2019Andre De Grasse eut remporté la première médaille olympique canadienne au 100 mètres en 20 ans, son entraîneur avait des «sentiments mitigés».«Je suis très content de la médaille et c\u2019est un grand accomplissement pour un si jeune homme», a mentionné l\u2019entraîneur du natif de Markham, en Ontario, Stuart McMillan.«Mais je sais \u2014 et André sait \u2014 que sa course n\u2019était pas bonne.C\u2019est avec des sentiments mitigés qu\u2019il montera sur le podium.» Les Canadiens ont sauté de joie quand le sprinteur de 21 ans a réussi à rattraper ses adversaires pour finalement terminer troisième, derrière l\u2019homme le plus rapide au monde, Usain Boit, et l\u2019Américain Justin Gatlin, en parcourant la distance en 9,91 secondes, dimanche soir.Mais McMillan, qui entraîne De Grasse à Phoenix, en Arizona, affirme que ce dernier n\u2019a pas suivi le plan de match lors de la course.Eh oui, même si l\u2019épreuve ne dure que 10 secondes, les stratégies sont bien présentes.Dimache, De Grasse «a appliqué de la pression trop tôt».«Dans l\u2019intensité du moment, Andre s\u2019est sorti du plan de match, ce qui arrive souvent à presque tous les athlètes, a expliqué McMillan.Plutôt que de rester patient et de prendre son temps, il s\u2019est dépêché à accélérer et il voulait rivaliser avec tous les autres trop rapidement.Il est fort pendant 60 à 90 mètres et nous faisons tout pour maximiser cette force.S\u2019il avait mieux exécuté, il aurait pu avoir l\u2019argent ou même l\u2019or.» Les observateurs s\u2019attendaient à un duel entre Boit et Gatlin, mais De Grasse et son entraîneur avaient prévu de gâcher la fête.Ils voulaient surprendre les deux vedettes.«Notre objectif était de gagner, a insisté McMillan.Plusieurs pensaient que Boit et Gatlin allaient terminer la course en tête, mais nous ne pensions définitivement pas que ça allait être le cas.L\u2019occasion était là et Andre aurait pu l\u2019emporter.» BOLT ÉLOGIEUX Boit, qui apprécie clairement De Grasse depuis que les deux hommes ont fait de la promotion pour la marque Puma en Jamaïque, a dit de bons mots à l\u2019endroit du Canadien.«C\u2019est toujours bien de voir les jeunes athlètes arriver et montrer qu\u2019ils sont prêts à prendre le flambeau en faisant des temps rapides et en gardant le sport à un haut niveau, a exprimé Boit.À mon avis, ce n\u2019est que du positif.De Grasse a montré qu\u2019il était prêt.Il l\u2019a constamment fait depuis l\u2019an dernier.L\u2019avenir du sport est entre bonnes mains.» De Grasse se mesurera à nouveau à Boit et Gatlin lors du 200 m et du relais 4 x 100 m.Le calendrier ne devrait pas être facile, car les sprinteurs devront prendre part à huit courses échelonnées sur une semaine. RIO 2016 si leSoleil mardi i6 août2016 L Des amateurs de handball coiffés d\u2019originaux couvre-chefs représentant la flamme olympique s\u2019amusaient ferme avec une figurine à l\u2019effigie de Usain Boit pendant le match Pologne-Slovénie présenté au Future Arena de Rio.- PHOTO AFP, ROBERTO SCHMIDT >TABLEAU DES MÉDAILLES\t\t\t\t \tOr\tAr\tBr\tTôt 1 États-Unis\t26\t23\t26\t75 2 Grande-Bretagne\t16\t17\t8\t41 3 Chine\t15\t14\t17\t46 4 Russie\t11\t12\t12\t35 5 Italie\t8\t9\t6\t23 6 Allemagne\t8\t6\t6\t20 7 France\t7\t9\t8\t24 8 Japon\t7\t4\t16\t27 9 Australie\t6\t7\t9\t22 10 Corée du Sud\t6\t3\t5\t14 11 Pays-Bas\t6\t2\t3\t11 12 Plongrie\t5\t3\t4\t12 13 Espagne\t3\t0\t2\t5 14 Nouvelle-Zélande\t2\t6\t0\t8 15 Kazakhstan\t2\t3\t5\t10 16 Brésil\t2\t3\t4\t9 17 Corée du Nord\t2\t3\t2\t7 18 Kenya\t2\t3\t0\t5 19 Canada\t2\t2\t9\t13 20 Colombie\t2\t2\t0\t4 21 Cuba\t2\t1\t3\t6 22 Pologne\t2\t1\t2\t5 22 Suisse\t2\t1\t2\t5 24 Belgique\t2\t1\t1\t4 24 Thaïlande\t2\t1\t1\t4 26 Croatie\t2\t1\t0\t3 Selon une convention établie dans le mouvement olympique, c'est le nombre de médailles d'or qui détermine le classement des pays.La Jamaïque s\u2019enflamme LESJEUX DE RIO PLUS DUR Le pays tout entier s'est arrêté pour son enfant chéri Usain Boit Agence France-Presse FALMOUTH \u2014 La circulation s\u2019est arrêtée, les gens sont descendus des voitures et ont commencé à se rassembler dans des rues parsemées de flaques d\u2019eau après de lourdes pluies.Mais peu importe pour les famaïcains : Boit venait de gagner le 100 m olympique à Rio.Même une météo fraîche et humide n\u2019a pas eu raison de fans enthousiastes qui attendaient tous le triomphe de celui qui a remis la famaïque au centre de l\u2019athlétisme mondial depuis huit ans.Des milliers de personnes ont paradé, habillées de jaune et de vert, les couleurs nationales, cognant sur des pots de métal et usant à foison de sifflets et autres cornes diverses.Des rassemblements spontanés ont rempli les centres-villes de Kingston, Montego Bay et Falmouth, à quelques kilomètres de l\u2019endroit où Boit, en 2002, est devenu le plus jeune champion du monde junior de l\u2019histoire de l\u2019athlétisme.La circulation s\u2019est arrêtée sur Sam Sharpe Square, à Montego Bay, où la foule a bravé les flaques d\u2019eau pour se concentrer sur les écrans géants installés sur la place.«Le plus grand», constatait froidement un fan répondant au prénom de Charlie.«C\u2019est le meilleur, il ne peut pas s\u2019arrêter de courir maintenant, il doit continuer.» Des larmes coulant sur ses joues, Sonia Brown, toujours vêtue de l\u2019uniforme de l\u2019hôtel dans lequel elle est employée dans le quartier voisin de Hanover, chantait «Usain, Usain, Usain», en rythmant ses chants avec une longue vuvuzela en plastique rouge.Ceux qui ignoraient tout les uns des autres s\u2019embrassaient chaleureusement et pas une voix n\u2019aurait osé exprimer le moindre doute sur le fait que le roi du sprint accomplira la mission qu\u2019il s\u2019est fixée : devenir le premier homme de l\u2019histoire à réaliser le triple-triple, à savoir trois titres sur 100,200 et 4 x 100 m.Bien sûr, les respirations se sont brièvement arrêtées alors que Boit peinait un peu à déployer sa grande carcasse après le coup de pistolet du starter.Puis il a déployé comme d\u2019habitude son immense et imperturbable foulée aux alentours des 40 m, revenant à hauteur, puis dépassant fustin Gatlin avec une facilité déconcertante.QUE LA FÊTE COMMENCE Les hurlements de joie ont alors gagné la famaïque, la fête pouvait vraiment commencer.«La famaïque est le pays de la vitesse, nous l\u2019avons l\u2019homme et la femme les plus rapides du monde», jubilait Shiela Paul en référence à Elaine Thompson, médaillée d\u2019or, samedi soir, chez les dames sur la ligne droite.«Nous allons gagner les deux 200 m, les deux relais [4 x 100 m] aussi», prophétisait-elle.Il fallait pourtant que certains en veuillent un peu plus, foel Clarke, qui affirmait avoir couru contre Boit à l\u2019université, se plaignait du temps de la finale, un très honnête, mais pas révolutionnaire 9,81 secondes.«le pense qu\u2019il aurait pu courir plus vite, son départ était mauvais et il a ralenti à la fin, mais l\u2019or, c\u2019est l\u2019or.Ça me va», a-t-il analysé.Mais il a aussitôt ajouté que le 200 m serait plus facile encore pour un athlète quasiment imbattable sur la seule pointe de vitesse, donc avantagé sur une distance plus longue.«C\u2019est sa course, il va être très fort, ce ne sera pas serré.» Quelques voix charitables ont exprimé des regrets pour Yohan Blake, quatrième, qui a terminé au pied du podium derrière le Canadien Andre De Grasse.Mais l\u2019Américain Gatlin n\u2019y avait manifestement pas droit.« Gatlin doit prendre sa retraite maintenant, il ne peut battre Boit, il ne peut que parler», a tranché Sydney Clarke.«Boit le battra chaque fois, où que soit la course.» QU\u2019AU LAC-SAINT- JEAN 49 EIsZS BILES LAISSE FILER L\u2019OR SUR LA POUTRE MARDI 16 AOÛT 2016 leSoleil 52 5066266 Æ Jü IMPREZA 2016 4 ET 5 PORTES 104 PAIEMENTS À PARTIR DE 99$ AUX 2 SEMAINES, TAXES EN SUS.LOCATION DE 48 MOIS RABAIS DE 3000* À L'ACHAT AU COMPTANT ?EYESIGHT TECHNOLOGIE D'AIDE À LA CONDUITE ?IIHS MEILLEUR CHOIX SÉCURITÉ+1 2016 MODÈLES ÉQUIPÉS DU SYSTÈME EYESIGHT®2 \u2022 ALG MARQUE GRAND PUBLIC3 IVactlon Intégrale symétrique VÉHICULES À ÉMISSIONS i Association des concessionnaires Subaru du Québec quebecsubaru.ca OPTION SUBARU 2505, boul.Henri-Bourassa Québec 418 648-9518 LÉVIS SUBARU 4980, boul.Guillaume-Couture Lévis 418 833-1960 DESJARDINS SUBARU 999, avenue Galibois Québec 418 681-6000 SUBARU Confiance et évolution AL\u2019offre « Recevez un rabais de 3 000$ à l\u2019achat au comptant» est disponible à l\u2019achat au comptant de la Impreza 2016.À l\u2019achat à partir de 21 705$ / 22 605 $ (taxes en sus) pour la Impreza2.0i 4 portes 2016 (GF 120) à transmission manuelle /Impreza 2.Oi 5 portes 2016 (GG 120) à transmission manuelle.Les frais de transport et de préparation (1 595 $ /1 595 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $ /100$) et les droits spécifiques sur les pneus neufs (15$ /15 $) sont inclus.Les offres sont valides jusqu\u2019au 31 août 2016.Les offres ne s\u2019appliquent qu\u2019aux ventes au comptant conclues entre le 1 août et le 31 août 2016.**Les offres à la location s\u2019appliquent aux modèles Impreza 2.0i2016 4 portes (GF 120) à transmission manuelle / Impreza 2.0i 5 portes 2016 (GG 120) à transmission manuelle.104/104 paiements de 99$/99$ aux deux semaines pour un terme de 48/48 mois et 1 655,50$/1 938$ en comptant initial.Premier paiement requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 2 034,49 $ / 2 359,29 $ (taxes incluses).Les offres ne sont pas applicables aux modèles illustrés.Location basée sur une allocation annuelle de 20 000 km avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de prélivraison, ainsi que les droits spécifiques sur les pneus neufs sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Photo(s) à titre indicatif seulement.Les offres et les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.Les offres ne sont pas disponibles sur approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCL Les offres sont en vigueur jusqu\u2019au 31 août 2016.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.Pour évaluer la résistance aux impacts, l\u2019HHS attribue à chaque véhicule une cote « bonne », « acceptable », « moyenne » ou « faible » selon sa performance dans cinq essais.Pour recevoir la mention Premier choix sécurité + 2016, un véhicule doit obtenir une cote « bonne » aux essais de collision frontale à chevauchement modéré et de collision latérale, aux essais de résistance de toit et d\u2019efficacité des appuie-tête ainsi qu\u2019une cote « bonne » à l\u2019essai de collision frontale à faible chevauchement.Les véhicules doivent aussi offrir, en équipement optionnel, un système d\u2019alerte de collision avant et/ou un système de freinage automatique (Subaru EyeSight®) en plus d\u2019obtenir une évaluation « avancée » ou « supérieure » en matière de prévention des collisions frontales.Pour plus de détails, rendez-vous au iihs.org.2.Eye Sight® est un système d\u2019aide à la conduite susceptible de ne pas fonctionner de manière optimale dans certaines conditions.EyeSight® n\u2019est pas conçu pour se substituer à la vigilance et à l\u2019attention du conducteur sur la route.Le système pourrait ne pas réagir dans toutes les situations.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Enfin, malgré toutes les technologies sophistiquées en place, un conducteur doté d\u2019une bonne vision, qui est attentif à la route sera toujours le meilleur gage de sécurité sur la route.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.3.ALG est la référence de l\u2019industrie en matière de valeurs résiduelles et de données de dépréciation, alg.com.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails."]
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