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Titre :
La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal
Édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, La Feuille d'érable est un journal conservateur qui bénéficie de l'appui du clergé. Vouée à l'agriculture, cette publication enrobe son message dans des articles variés et de lecture facile.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1880-1882
Contenu spécifique :
Supplément - feuilleton
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 1881-03-26, Collections de BAnQ.

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[" ol her Cte ea Ca Ae.vm ei ae mn wir eee Yd rt rer PATATE SRE RE Tr T8 2 =) > Le A FEUILLE D'ERABLE., oe or ie .ten Cee a PE LES RE MER En NOR TE ei ab as RAT AFF Ce a?«+, P E'U I L«L E-T O-N.i © XLIL -+ | raient de refuge ; et la flotte anglaise | * Vous .n'étes .pas:.seulement un tif QU Jets ied Lent wa test oad th .garde notre lane: droit ét udtre\u2019 fldnc MARRON TA rE OR so NT > : +456 or ENTURIER: Lo (181 0;) ce, WE 43 DEUXIÈME PARTIE UN DUEL, BOUS; L'EMPIRE, 3.\u20ac ( Suite.Je suivis Hawkins, ot j'allai m\u2019ns- seoir avec lui à In mess du 30 hussards.\u2018\u20ac Messieurs, dit Hawkins en entrant, j'ai l'honneur de vous présenter le colonel Robert, l'un des plus braves officiers de l'armée française, qui cst en même temps un sportman de premier ordre.\u201d Je reçus en une minute vingt poignées de main, et l'on se mit à table sur-lo-champ, Car un n\u2019attendait quo mon compagnon ct moi.La table de ces braves gentlemen anglais était admirablement servie.Je ne sais si le maître d'hôtel s\u2019était surpassé en ma faveur, mais les vins et les viandes de toute ospèce abondaient à ce dîner, le plus somptueux peut-être quo j'aie fait de ma vie.On y voyait un magnifique service d\u2019argenterie payé par la Cité de Londres et ciselé par des artistes anglais (c'est- à-dire plus remarquable par la valeur monnayée que par la valeur artistique).Les vins de Porto, de Malvoisie, de Chypre, de Constance, coulaient à flots dans les verres, et les convives, rouges comme des rubis de Golconde, burent à la santé du roi George, à la santé de lord Wellington, à leur propre santé, et à la prospérité de diverses dames et domoiselles anglaises que je ne connaissais pas, \u201c Et moi, dit John Hawkins, je bois à la santé de miss Arabella Fox, du Somersetshire, et je soutiens que sa beauté l'emporte aur celle de toutes les jolies filles d'Angleterre et du monde entier.\u201d Ce fut un cri général pour et contre miss Arabella, Je profitai du brüit pour me lèver de table et sortir,\u201d Hawkins, me voyant debout, se leva aussi et mo dit : i Attendez-moi, colonel.Jo vais retourner au camp frangais avec vous, puisque lord Wellington ne veut pas consentir à l'échange des prisonniers.\u2014 Ne vous hâtez pas trop Hawkins, Je veux parler au colonel de Parthenay.\u2014Ah ! dit-il, j'oubliais.\u201d D chercha dans ses poches et\u2018 no trouva rien.Il déboutenna son habit rouge, mais inutilement.Ç \u2018Que cherchez-vous donc ?lui dis- \u2014Moi'! Rien.Co Je savais mieux, que: personne ce qui\u201dJui manquait.Je.gardais, dans ma poche la lettre que\u2018 Mme d\u2019Albret lui ayait confiée pour Mauléon.Cependant je n'en fis rien paraître.\u2014 ime quitta précipitamment, monta« à cheval, êt courut au grand trot'vers je les-broussailles où il était tombé \u2018pen: °tie-de la longue: ligne-/de-\"rétranblié\" dant le eteeple-chase, espérant, sams | ments derridre laquelle de tenait\u2019 Bieri doute, y retrouver sa lettre.Pour moi, ;débarrassé de lui, j'allai retrouver Mauléon qui m'attendait a la porte du camp; la:main sur.ses ar:-.mes.Cette fois, nous.alliohs: nous.touyer face à face.\u201d Je\u2019 croyais\u201d déjà dir ma vengeance.© U7 TC PR ; 1 + Les.premières, paroles .que nous | échangeÂmes étaient froides ot presque polies.Quelque haine que \u2018eus- - sions l\u2019un.pour l\u2019autre, quelque juste sujet de vengeance que j'eusse contre \u2018 lui, nous étions tous les deux sous le , regard .de l\u2019arméo anglaise, et nous ne voulions pas nous donner en\u2019 spectacle.- ; 4 Je crois, sans faire tort à son courage, quo Mauléon aurait\u2019 volontiers évité cette rencontre, s'il avait cru possible de le faire sans honte et sans lâcheté ; mais, comme un sanglier acculé qui fait tête au chasseur et va fondre sur lui tête baissée, il n\u2019attendait qu'iin signal pour commoncer le combat.\u201c* Avouez, monsieur de Fénestrange, dit-il avec un froid sourire, que c\u2019est un destin bien singulier qui nous réunit ici aujourd'hui.Me voi- lh chargé par lord Wellington de vous faire les honneurs du camp an- alais.Nous avons été les meilleurs amis du monde.\u2014 Amis lL.\u2014Oui, mon cher Fénestrange, ot pour preuve, nous avons assassiné ensemble sur la grand'route.C\u2019est un lien, cola, et même un lien des plus étroits, il me semble, car le même tsuteau de guillotine menace votre tête et la mienne.Et maintenant, sans que je sache pourquoi, sous me poursuivez d'une haine furibonde à travers deux ou trois continents ; on m'a dit (est-ce vrai 7) que vous étiez allé me chercher jusque dans l'Inde, et quo mon ami le czar, au retour, vous avait faits travailler dans ses mines do Sibérie.Il y a cinq semaines, je vous rencontre par hasard daus le mêlée ; là, au lieu d'ôter votre chapeau et de ie saluer, comme j'étais disposé moi-même à le faire pour vous, \u2014 car enfin nous sommes bons gentilshommes, vous et moi, et deux gontilshommes ne doivent pas se quereller grossièrement comme deux manants,\u2014vous me traitez, vous, Fénestrahge, en ennemi mortel! Vous m'injuriéz, © vous me montrez le poingl.Voyons,il est temps de s\u2019expliquer.Nous sommes seuls.Que me reprochez-vous ?, \u2014Avant tout, lui dis-je, il est bien couvenu, n'est-ce pas, que l\u2019explica tion finira par un combat à mort ?\u2014Comumo il vous plaira.\u2014Et que nous allions jouer cartes sur table, vous ot moi.\u2014En doutez-vous ?\u2014Et que vous n\u2019userez d\u2019aucune trahison contre moi?\u201d A ces mots, Mauléon pâlit de colère., \u2018 \u201c Parbleu ! dit-il, je suis bien bon de vous écouter, Battons-nous, tout de suite, ici \u2018mêine, \u2018Fénéatringe,.ét que le vainqueur enterre les secrets du vaincu, \u2014Vous oubliez que je suis venu en parlementaire, -et que lord Wellington vous a chargé de mo\u2019 montrer son camp et ses retranchemonts.\u2014C'est vrai.Je l'onbliais.Mylord n'est pas, d'ordinaire, aussi \u2018confiant ; mais depuis quelque temps il se croit sûr de vaincre, et n'est pas«fiché de: : vous.faire voir qu'il: edt Hiabile.zSui- vez-moi!\u201d =} A \u2026 Nous-visitämos en silence: une par: abritée \u2018contre le\u2018plüie; \u2018le'éôléil; él 6, balles; l'armée anglaiss et Portugaise., , ¥.Ce que vous-voyez n'est rien, dit» : Mauléon.Si cette ligne était'forcée, à Quelquies\u2019lieués- plus: loinisuhe autre.ligne de retranchements plus inaccessibles encore que ceux-ci nous servi- gauche, sur la mer et sur le \u2018Tage.Masséna usera ses dents ici.\u201d Je tirai ma montre de :mon gous- seb.! \u201cey al GE + #11 est trois heures, lui- dis-je.Nous avons encore deux heure dejour, cjest-dire le :temps{ de finir .notre querelle.Voulez-vous descendre avec moi dans la plaine, & moitié chemin du eamp français ?Volontiors ; mais encore.une.fois pourquoi nous battons-nous, Fénestrange ?Je ne vous hais pas, moi,.et môme jo vous ai toujours trouvé bon diable.D'ok vient que vous me hais- so.si cruellement ?; \u2014D'où vient ?.Tu veux le savoir, scélérat I.J'aimais Clélie.C\u2019est toi qui me l'as ravie ! C'est toi \u2018qui 1s mis entre nous une barrière que ta mort seule peut lever ! Depuis ce jour, tu as marché de crime en crime ! Tu as voulu me faire assassiner par les gardes nationaux de Saint-Julien ! Cest toi qui m'as dénoncé à la municipalité ! C\u2019est toi qui m'as poussé dans l'exil ! C'est toi qui m\u2019as forcé de tuer, pour me défendre, le frère de Clélic, mon meilleur ami, mon frère ! \u2014Ah! dit-il, je comprends tout, maintenant.C\u2019est vous, Fénestrange, qui êtes ce mari mystérieux dont on m'a parlé, et qui tua le pauvre Tibérius à Milan.Peate ! vous avez ln main heureuse ! Lo père et le frère ! Ft vous aimez Clélie ! Et vous l'avez épousée ! Et ma vie est le seul obstacle qui sépare ces doux parfaits amants ! À merveille, ami Robert ! Et vous venez me prier de me laisser bonnement couper la gorge pour mettre fin à votre doux martyre ! C'est parfait, mon cher Fénestrange, ot je m'empresserai, comme je le dois, de vous prêter le Collet ; vous n'en doutez plus, n'est-Ce pas ?\u2026 Eh bien ! non, mnunsiour le baron Robert, monsieur l'amoureux transi\u2026 je ne me baturai pas avec vous.Je ne vous donnerai pas Cette satisfaction.Si vous me taez, ce sera quel que autre jour, plus tard, dans la mêlée.Mais quant À mourir pour les beaux yeux de Mme Clélie ot pour les vôtres, serviteur : Ami Robert, cherchez quelque autre dupe.Je suis fort bien dans la vie ot j'y reste.Je vais être nommé dans quelques jours major général, je le sais, lord Wellington me l'a dit; ma fortune est faite.À la prise de Seringapatam, j'ai eu pour ma part de butin trois cent mille roupies, outre le collier de diamants de la mère de Tippoo-Sahib, que les joailliers de Londres évaluent & plus do trois millions de roupies (douze millions de francs, très-cher st très-bon ami).J'ai acheté un domaine considérable dans le Northuinderland ; quelque jour je serai pair.d'Angleterre, j'épouserai une fille de lord et je ferai souche de lorda et de Parthenay.Et vous voulez que j'abandonne cet avenir certain, brillant, honoré, ou du moins que je l\u2019expose dans un combat singulier contre un ferrailleur tel que vous, qui n'a rien d risquer; qui.est condamné à mort dans son' pays, et dont' tout l'équipage \u2018ne vaüt«\" peut-être pas trois mille francs !\u2026 Allons donc, c'est de la fo- : lis, :mon cher!\u201d\u2019 \" Cd Exmême témÿs'il tourna \u2018bride ot parüt\"disposé à me laisser seul! je retins son cheval:: _ fe J'avais \u2018écouté\u2019soù discours avéc une patience étrange.Ma: résolution était Wp, fe \u201cinébranlable.Plutét que de le:laisser, échapper encore;jé l'aurais poignardé suiletéharip'à Ieivue de toüt'lé\u2018camp anglais.Mais j'assayai d\u2019un-autre moyen.Mais | acélérat, lui' dis-je; - vous: êtes encore , un traitre ef un espion.\u2014Un espion | \u201d\u2019 s\u2019écria-t-il les-yeux pleins de fureur.oo Puis, se calmant tout à coup et reprenant son sang-froid: .- \u201c Bien | bien ! Je comprends; dit-il.Vous voulez me mettre en\u201ccolère et hors de garde.Bien joué; Fénestrange ; mais vous n\u2019y véussirez pas.\u2014Nierez-vous les lettres de \u2018Mme d\u2019Albret ?\u201d Il parut frappé en pleine poitrine, copendaut il essaya de nier l\u2019évidence.* Quelles lettre 7 demanda-t-il.\u2014Celles que Mme d\u2019Albret vous écrit et qui contiennent des renseignements sur l'armée française.\u2014C\u2019e-t faux ! répliqua-t-il vivement.Je ne sais pas même oh est Mme d\u2019Albret.\u2014Tu mens, Mauléon ! (est d'elle que venait le papier que lord.Wellington à lu devant moi ct qui contient des renseignements si précis sur les divers corps de l\u2019armée française.\u2014Vous êtes fou ! dit-il en haussant les épaules.\u2014Et ce n\u2019est pas la seule lettre que Mme d'Albret vous ait écrite.Cet étourdi de John Hawkins «tait chargé d'un message pour vous.\u2014Quel message ! ~\u2014Une lettre.Mais elle a été interceptée.Elle est en mains sûres, \u2014Interceptée ! s'écria-t-il.Est-ce vous qui avez 0sé.\u2014C'est moi | \u2014Et vous l'avez dans vos mains $ \u201d À cette question, j\u2019armai tranquillement un pistolvt, et, le dirigeant vers sa poitrine, Je «lis avec un calme parfait : \u201c J'ai la lettre.\u201d Excellente précaution, car Mauléou était homme à me tuer sans rémission et sans remords pour prevenir toute révélation ; mais mon pistolet lui donna le temps de réfléchir.\u201c Que voulez-vous faire de Cette lettre ?demanda-i-il enfin.\u2014La montrer au prince d'Essling.\u2014Vous ne le ferez pas, Fénestrange ! Vous ne voudriez pas déshonorer une pauvre femme qui m'aime et qui n\u2019a fait que m'obéir.\u201d J'avais touché la corde sensible.Ce brigand, qui n\u2019avait ni pitié, ni remords, aimait pourtant Catherine.\u2014C'est moi, dit-il, qu'il l'ai envoyée au camp français pour séduire Masséna, C'est moi seul qui dois en porter la peine.Et, aprés tout, ajouta-t-il d\u2019un ton qui montrait que sa férocité naturelle allait reprendre le dessus, savez-s ous, Fénestrange, que je n'ai que faire de supplier, que vous êtes encore daus nos lignes, et Que je puis vous garder prisonnier.ou vous faire tuer sur.place ?.\u2014On ne tue pas aussi aisément un Fénestrange | répliquai-je à mon tour, Avant que ces soldats qui: nous regardent eussent fait un mouvement, je vous brûlerais la cervelle, C'est chose grave de porter.la-main sur un parlementaire.\u2014Eh bien! vous êtes le maître.Ordonnez.À quel prix me vendez- Tous cette lettre ?\u2018\u2014Je ne la vends pas.Nous allons nous battre en duel Joyalement.\u2018Si vous me luez la lettre eat à Nous ; si je vois tue, je yous.jure.sur, l\u2019hon- .neur qu'elle sera brulée sans que personne, excepté moi, en Côlmaisse le - a Mis tt dso jitinh I ging fam.çais\u2019ét partira SOU Madrid.À linté- Têt de l\u2019armée avant tout.Jo vais lui écrire un billet pour l'avertir que tout ro PO PRE PE TEE PE CEE Hour AE 286.Me.=! z\u2014_\u2014__ nu ons 02e 0 00e A 5 J A 0 a LA FEUIL Le E_D'ERABLE LE BIRT AE TES MARCEL NE LI NITRY mht aunt RME NT ON sree ed san.est découvert.Si dans deux jours elle n'ést point partie, elle sera dénoncée publiquement.Pour .plis de aûreté, je rai un ami d\u2019une- lettre adressée à :Massséna.\u2026.\u2014 Vous me jures de l'épargner?\u2014Je le jure.ausbsi ob .\u2014C'est bien.Je consens à me battre.Mais qui nous.servira de témoins 1\u201d \u201cto und ao \u2026 Au même instant, John Hawkins arrivait au galop.Sa mine .consternée attestait qu\u2019il avait vainement cherché la lettre de Mme d'Albret dans les broussailles.6 4 voilh Jostémoin qu'il vous faut, dis-je à Mauléon.Pour moi, je prendrai le premier soldat français que nous rencontrerons.\u201d Puis, m'adressant à l'anglais : « Que , cherchiez-vous donc là-bas, cher Hawkins ?_.\u2014Je ne sais, dit Hawkins.Une lettre quo j'avais dans ma poche et qui sera tombée, sans doute, pendant que nous courions le steeple-chase ensemble.\u2014 Quelque billet doux, sans doute ?Ah ! John Hawkins, John Hawkins, vous-avez dû faire bien des victimes dans votre vie!\u201d Le pauvre Hawkins so défendait mal et protestait gauchement.qu'il n'avait pas perdu de billet doux.\u201c Je devine tout, lui dis-je.C\u2019est une lettre de miss Arabella.Avouez-le Hawkins.\u2014Eh ! plût à Dieu que ce fût une lettre d\u2019Arabella ; mais.\u201d Ici, il regarda Mauléon d'un air significatif.Celui-ci se retourna eomme pour mieux contempler J\u2019horizon et le camp français qu\u2019on -voyait à quelque distance, de sorte quo le fin regard de John Hawkins se perdit dans le vide.Tout en causant, nous avancions tous trois au petit trot, et déjà -nons allions dépasser la ligno des sentinelles anglaises, lorque nous aperçumes un spectacle assez singulier.Une vingtaine de soldats auglais et français, sans armes étaient à demi- couchés sur l'herbe, à quelque.distance de la route, et trinquaient joyeusement comme de vieux amis.A la vue de nos uniformes, tous se levèrent et firent le salut militaire.Parmi eux je reconnus mon ami Carbon.Je lui fis signe d\u2019avancer.** Que faites-vous là ?\u2014Ma foi, colonel, nous buvons avec les Anglais, Comme vous voyez.Ces pauvres goddem s'ennuyaient dans leurs retranchements comme des rats dans lens trous, De notre côté nous ne savions que faire.Ils ont du pudding, du bifteck et du pâté.Nous n'avons nous que des lentilles et du brandy; mais ils sont friands de notre brandy.Vous savez, colonel, brandy, c\u2019est leur manière de prononcer eau-de-vie ; les Espagnols, eux, prononcent «guardiente ; chacun tourne comme il peut sa langue \u2018dans sa bouche, Il suffit qu'on s'entende, n\u2019est-ce.pas colonel ?D Et vous mettez en commun le pudding et l\u2019eau-de-vie ?\u2014Oui, mon:colonel.Il se fant entr'aide : c\u2019est la loi sde la whoa.[uatnre.carp \u2014 Mais qui est-ce qui, \u2018garde is | Voyez, mon colonel.Les senti\u201d pales et À Jour pote ds Agé côtés: mais on leur porte à-bô oy ps 2 ça, monŸ ami, lui dis-je, i faut me'tendre \u2018Un \u2018service.J 9.vais me battre tout à l\u2019heure avec le- colo- ne Maldon de Rarthelay,.die ve Que \u2018 f \u2018 ?UY; 4 5 \u2018» ci.Ta vas mo servi\u201d akétefid lui de Parthenay sera sir John Hawkins.li, canon a.ule des -:Mais Hawkins se récria : ; 4 Pourquoi-se battre?\u201d demanda-t- il.: \u201cu Ur 0 Au fond, je orois qu\u2019il était un peu ennuyé que l'autre témoin fût-un simple soldat; mais Mauléon : aussi pressé que moi d'en finir, lui dit: s Mon cher Hawkins, hâtez-vous.Nous somme pressés.Le jour baisse, \u2014Mais pourquoi ce duel?répétait toujours Hawkins.,[ at \u2014Eh bien, dit Mauléon, le colonel m'a insulté gravement, et .nous allons nous battre à mort.\u201d - John Hawkins et Carbon convir- rent enfin quo les armes seraient ls sabre et deux pistolets.Les combattants devaient combattre à cheval.On mesura une disaance de cent pas.Je chargeai Carbon d\u2019une lettre qui expliquait à Masséna le résulta: de ma mission et lui donnait des renseignements précieux sur l\u2019armée an- glo- portugaise.Je.pris aussi mes précautions pour que Mme d'Albret, si j'étais tué, ne plt pas continuer son | métier d'espion dans le camp français, et enfin, mes iustructions étant données, j'envoyai une dernière pensée à Clélie et à Dieu, un souvenir à Tibéria, ot j'allai me placer en face de - mon adversaire, attendant le signal.Enfin Carbon et Hawkins cridrent ensemble : « Allez ! XLII Mauléon, excellent cavalier, bon tireur, et doué d\u2019un sang-froid et d'une intrépidité rares, était un très- dangoreux adversaire.Aussi, sans rion perdre de ma confiance ordinaire dans le succès, je ne comptais pas une.victoire facilo.; Au signal donné par Hawkins et Carbon, nous -courâmes en même temps l\u2019un sur l\u2019autre.Lorsqu'il fut à dix pas de moi, il.fit feu ; mais son cheval ayant bronché au même instant sur nn caillou, la balle passa au-dessus de ma tête ou - à côté.Presque au même instant je fis feu à mon tour ; mais son cheval seul fut.blessé légèrement, Sans prendre le tomps de chercher un second pistolet, il, tira son sabre et me porta un violent ;coup de points dans la poitrine.Heureusement, l\u2019agrafe du ceinturon para le coup, et je lui passai mon: sabre au travers du corps., : Il lâcha les roines et tomba sur\u2019 l\u2019herbe, la mort déjà peinte dans les.yeux.,[ Hawkins et Carbon voulurent le secourir ; mais il leur.fit de, la main signe de s'éloigner, et dit : \u201c C'est fini.lo coup était bon et digne de vous, Fénestrange.Dune, ; | Vous allez épouser ma veuve, ajouta-t- il avec un sourire diabolique.-Fai- tes,,mon ami, faites, épousez.Mais ne, pouviez-vous êtes heureux sans me : tuer ?.: .Au, diable ls pruderie de Clélie !\u2026 C'est elle qui à fait tout.le mal: Si elle avait eu prendre son mal- hour en patience.i so.= Misérable | ne blasphème pas! Ce n'est pag Clélie qui.m'a,ordonné da, te; tuer,, cles}, moi.qui me; spie,.chargé de venger son frè, s\u2014Ah ! oui, celui que vous avez tué iL | vous-même.Belle, vengeance |.Vous, vengoz peut dim, AUN; BON, POXByia is Mais, croyez,moi,,, Robert, vous.êtes.trop phauyens, L'inejrumont Med colts, Uh eth ym] ie BS fu ES 2207 221107 08 ; » de.aiiget Ag Cant Tiers.Däènez-moi A boire.j'ai soûf.\u2026 \u201d En effet, sa voix était altérde.Il ne parlait plus qu'avec peino.Cependant il essayait encore de railler: >< Vous êtes arrivé mal &: propos, F-imestrange ;-oui, mal & propos; en vérité.JMa fortune était faite.ou A peu prèslv Déjà je venais d'acheter un petit bourg pourri, j'allais entrer dans la chambre des communes.La fille atnée de lord Percy Crafterbury m'attendait pour me donner sa blanche main et me suivre à l'autel.Un peu sèche et anguleuse, lady Aurora ; mais lord Peroy Craftesbury me promettait la pairio et mn foi, à la guerre comme à la guerre i.Si vous roncontrez jamais lady Aurora, Fénestrange, ne lui dites pas que c\u2019est vous qui m'avez tué.Elles vous arracherait les yeux, tant elle a de tendresso pour moi, la chère âme.\u201d Je l\u2019interrompis, \u2018 No voulez-vous faire rien dire à Catherine ! \u2014Ah ! oui, Catherine ! pauvre Catherine ! celle-là mo rogrettera, j'en guia sir.\u201d IL fit un effort et dit : * Jo n'ai pas le temps de faire un testament en sa faveur.Avertissez-la que j'ai placé cent mille livres ster- lings sous sou nom chez Baire et compagnie, dans la cité.de Londres.Appelez Hawkins.L' Anglais s'approcha.Mon cher Hawkins, dit Mauléon d\u2019une voix éteinte, soyez témoin que je laisse tous mea biens meubles et immeubles à Mme Albret.\u201d Hawkins fit signe qu'il en témoignerait au besoin.Ce dornier offort avait épuisé le mourant, 11 tourna ses yeux sur moi, essaya de grimacer un sourire et dit; * Fénestrange, jo te logue ma veuve.\u201d Après ce dernier mot, ou plutôt cette deriière insulte, il expira.\u201c C'était un brave officier,\u201d dit.Hawkins.II donna ordro aux soldats anglais\u2019 qui avaient assisté de loin au combat de transporter le corps de Mauléon à Torres-Vedras et me suivit moi-même au quartier:général de Masséna.\u201d.= Notre\u2019 voyage, très-court d'ailleurs, car nous n'étions qu'a une demi-lieue du camp, no fub marqué par aucun.1 incident.Haÿkins paraissait .très- .ému de la mort de Mauléon, et je ne crus pas nécessaire, de diminuor; ses regrets on\u2019 lui racontant les crimes du mort.LL Re Carbon venait, avec nous, \u201cétant suivant sa propre expression, un.soldat amateur qu'aucun de ses chefs, excepté moi, ne pouvait supporter plus d'un jour.Comme il me voyait fort grave, il crut sans doute, que; j'avais quelque remords d\u2019avoir.tué, Mauléon, et me dit pour me consoler ou m\u2019encourager : Cad Mon colonel, vous avez bien fait.C'est un émigré do, moins, -., , Pourquoi allait-il.se: fourrer: parmi : les goddem?Ne pouvait-il pas rester- ! avec nous ?Mafoi, vous l'avez rude- + ment étrillé.Quel coup.de sabre! Si - - j'osais, mon colonel, je:vous en'de- mandersis Jasrecette ; C'ost:'aouverain:: \u2018pour \u2018guérir\u2018les Anglais, et\u2018 les :: Alle- .mands du mal de dents, des Yhuma-:| tismes ot.du al, de mer.-Et,.ça vaut mien, que le; vacçin pour la :petite., yep CRE FTIPon By ay vp an ota, 1s whi) ; Masséna écouta très-attentivement: opte ready; de, me, mission; \u2018uand Fons Sui de.parler: ny anon, } .n CCjent bien.çe que «j'avais prévu difeilsx Ack Re odie sma wlecinadnie dns oh oily off x A4 croit qu\u2019il suffit de décréter la victoire commo faisait la défunte Convention ; il \u2018Écrit ou, fait écrire.par Berthior : \u201c\u201c Je vous envoie cinquante mille hommes ; allez droit aux anglais et.jotez-les à la mer.\u201d Mais les cinquante mille hommes s\u2019 ont dits leh burbaux du miniltère de la guerre, à la frontière, dana les provinces insurgées, partout.Arrivés à destination, ils no sont plus que douze qu, quinze mille, La faim, la maladio, les coups de fusil ont mis le resta hors de Combat.On\u2019lui demande de l\u2019argont.Il répond : \u201c Vivez sur lo pays ennemi.C'est ainsi que je faisais on Italie.\u201d Parblou! ok moi aussi j'ai véou sur le pays onnomi, on Allemague .ot en Lombardie ; mais l'Allemagne ot la Lowbardie sont grasses, tandis quo l'Espagne ost maigre comme.un loup polé.Est-ce qu'on peut tondro sur un œuf?Ce Wellington so cache dorrière dea montagnes hérisséos de canons ; que faire I.J'ai des munitions pour deux batailles, tout au plus, et il faudra livrer cing ou six assauts avant de l\u2019à- ter de là.Quant aux vivres, vous voyez vous- même où nous en sommes.Un tiers de l'armée marauda pour nourir les deux autres tiers.Pour comble d'ennui, Ney, qui so croit un grand génie ot qui n\u2019est qu'un général d'avant- garde ; Junot, qui fait bien le coup de feu, mais qui n\u2019a pas plus do cervelle qu'un banneton ; Reynier, qui croit que la guerre est un calcul géométrique ou algébrique, et qu\u2019on se bat avec la même régularité qu'on résout des équations; tous ces états-ma- - jors jaloux el envioux n'oxéoutent jamais mes ordres qu'À moitié\u2026 La maître est Join\u2026 Le maître, d'ailleurs, est content au fond.qw'on no.phisse rien fairo sans Jui.Tout \u2018autre: que moi jetternit le manche après In cognée\u2026 Eh -bien, moi Misénn, je m'\u2019entêterai, je resterai ici, j'attendrai des renforts, ot si j'en reçois/!-Wel- lington n'a qu\u2019à se bien tenir.\u2018Je le rembarquerai plus vite qu'il ne croit.Se : Colonel, vous allez: partir Ce soir pour Madrid.Vous direz au roi Joseph la vérité tout ontière sur nous et sur les Anglais: Vous direz que \u2018Wellington à cent mille soldats dor rière les rotranchements de Torres-Ve- dras, que tout un peuple est avec lui, qu'il n'y a pas uno once de pain à vingt lieues autour de nous, excopté dans lo camp anglais, quo Soult n'arrive pas, que los Anglais reçoivent des renforts, ete.~~ 1 à De là; vous irèz à Paris sans \u2018débri- er.at TEE Es Vous verrez l'Empereur.Vous lui raconlerez tout et vous demandorez pour moi des renforts où un sucços- seur.Je vais dicter mon rapport, Revenez le chercher dans deux hou- res.\u201d .ab ; , \"ne 4 Comme jo sortais do la tonto de Masséna, je fis avertir Mme d¢\"Al- J bret que jo voulais lui parler.Catherine était assise et m'atton dait, les yeux pleins de larmes.\u201c Hawkins m'a tout dit ! s'écria-t- elle'en me/voyaut: Que :me voulez- vous encore, :Fénestrange?Venor vous\u2019 jouir: de ma: douleur?Après avoir tué le seul hommio\u2018que j'aid \u2018ai- mw; voulez:vous,.vod bbe rd i Je ne.crus.pas nécessaire d'écouter ses lamentations et je Jui:dié d'un ton SÉVÈRE 3 uc siadgee perf fqona wl di \u201c Connaisséz-vous cette écritdre?\u201d Elle regardé la lettre'que j'avaisrs- massés-après: la chate:de'Johd:Hewkine sbphlit.Copendant; \u2018ell: esiays: à ; cujf mike) vn flopper didn alt : vu slayer ol 08 1 Ta \u2014 \u2018 Vous interceptoz los lettres, à présent } dit-eile.| vil RAUËil montrer ls lettre à \u2019Masadil! Qu\u2019la\u2019lire'moi/mêre\u201cet la'déclif: rer dovhnt \u2018vous ?evita, nds 1 44 2Fdités ce'qu'il vous plaira.\u201d : Malgré cette indifférence'apparents, o}l6 'tremblait \u2018quo jo: ii \u2018voulusse montré lk\"lèttre.\u2019 Je l'ouviis hous ses yéux ak jd'lus ce qui*\u2018suit \u201cbu \u2018à\u201d peu 106 ¢ H 2483 * 1e .Pa Masséna est inquiet.I! attendait Soult qui ne viendra pas.Ua courrier est\u2018arrivé co \u2018matin pour l\u2019avertir de n\u2019y plus compter.Soult assiége Badajoz.Joseph no pout envoyer ni vivres, ni soldats, On ne vit plus ici que par miracle.La viande coûte dix francs la livre.Dans dix jours, tout le biscuit sera mangé- \" Je passe le resto de la lettre, qui ae terminait par un post-scriptum : \u2018 Fénestrange n\u2019est pas mort.Il a résisté au biscaïen et résisterait, jo crais, aux boulets de 24.Il est au camp depuis ce matin et va partir pour Torres-Vedra.Evite sa rencontre si tu peux ot si tu m'aimes, Je crains toujours quelque malheur.« Guex 5 Je tendis la lettre à Catherine.\u201cJe vous la rends, lui dis-je, si vous consentez à partir tout do suite pour Madrid, \u2014Partir sous quel prétexte ?\u2014Ce n\u2019est pas à moi de chercher le prétexte.Partez, ou votre lettre sera connue dans un instant de toute l\u2019armée.\u2014Je pars.\" Et, en offet, olle plia bagage on un quart d'heure et quitla le.camp sans avertir Masséna.Je ne l'ai plus revuo depuis ce jour-là.Je sais seulement qu'elle partit pour, Madrid comme j'en avais donné l'ordre, qu'elle gagna de là Valence, puis, les îles Baléares et Lordres, On m'a dit que, grâce à l'héritage de Mauléon, elle- s'était mariéo avec un prince russe of qu'elle avait fait soucho do petits boyards.Pour moi, débarrassé do cette inquiétude, ot tout entier au bonheur de revoir la France et Clélie, je partis pour Madrid le soir mômo, et j'allai frapper à la porte de Mme la comtesse de Spada, camerera moyor de la roine d'Espagne.XLIV La bouno \u2018Emilia me fit le mêmo accueil que si j'eusse été un frère chéri, longtemps perdu dans les régions polairos et revenu tout à coup au moment oh allo l\u2019attondait le moins.Cette charmante femme avait toute les grâces qu\u2019on désirer dans une sœur, une mère ou une amio intime.Son seul défaut, bien désagréable, il est vrai, pour un mari, ;élait de ne pouvoir rien refuser à personne ; mais Ettore Spada n\u2019en étäit pas à cela près et n'était pns disposé à jouer lo sombre rôle d'Othello, ni 4 poignarder l'aimable Desdémona.Toutes \u2018ses pensées .étaiont recouvertes | d'une.couche de bonhomio placide au\u2019 travers \u2018 dé, laquelle il glait-diffoile, de rien discô orf, i ComEd + Pendant mon absence, Ettore avait obtenus de\u201c\u2018l'avancement,\u201d noii\u2018\u2019vertes dane lé cévalérie ou\u201cdans l'infaïterié, mais dans le faveur \u2018 de «Ja \u2018 Majeëté: Grâce aux eervices-qu'il-rendait tous les jours comme mayordomo mayor dans l\u2019intérieur du\u2019\u2018palais \u201cil venait d'être fait: duc d'Albarracin, grand d'Espagne dé priemière:classé et cola: mandeur de la Toison d'Or: since.1: au'h ertipnithin oboe 0 1 C'est ce qu'il m'annonça lui même en termes assez modestes, \u201c S.M;'leroi Joseph, dit-il, à daigné\u2018prendre - en\u2018 coñsidération mon dévouement à sa pérsonne,\u201cplutôtique mon propre mérite, et me confrère lé : brewet le duc: d\u201dAlbarracin et l'auto- : riekMon} d'assister au-conseil privé! \u2014Ettore, dit Émilia, en le regardant d\u2019un sir de douce malice, avait en lui l\u2019étoffs d\u2019un horome d'État ( Sa Majesté, qui possède le coup d'aigle du grand Napoléon, a su discerner les grandes qualités d\u2019Ettore.Avant peu nous serons premiers ministres.\u201d Ce mot nous serons parut mortifier un peu la vanité du nouveau duc, qui aurait dit plus volontiers:, Je secrai.Evidomment, il réveit d'être un Albéroni.; \u201c Malheureusement, ajouta Emilia, les finances de Sa Majesté ne répondent pas à sa générosité.Chaque gouverneur lève l'impôt dans sa province, et garde l'argent pour ses soldats ou pour lui-même.Sa Majesté est bien peinéo de ne pouvoir récompenser magnifiquement, ainsi qu\u2019elle le voudrait, ses plus fidèles serviteurs.Croiriez-vous que depuis un an, nous n\u2019avons pas reçu plus de vingt mille ducats effectifs, Ettore et moi, tandis que nos traitements réunis s'élèvent à \u2018près de deux cent mille piastres ?Il est bien vrai que le roi, dont la bonté est inépuisable, a daigné nous accor- dor, pour soutenir notre rang à la cour, los terres et le château d\u2019Arenas, qui sont confisqués sur le duc de ce nom ; mais le château est en pays on- neni, a cinq lieues de Valonce, et le duc rebelle est oncore en possession de notre bion.\u201c \u2014Mais, ajouta-t-elle en reprenant, lnissons ce sujet qui ne vous in- terresse guère, ot parlons de vous, mon cher colonel.Etes-vous décidé à rès- ter avec nous cette fois ?\" Ettoro fit la grimasse.Jo protestai que mon plus vif désir sorait de passor ma vie auprès d'amis si sûrs ot si dévoues.\u2026 (Nouvelle grimace d'Ettore.) Mais qu'avant tout j'étais Chargé d'uno mission pour le roi Joseph et pour Napoléon, et qu'il fallait la rem- Elir à tout prix.Plus tard, si les circonstances lo permettaient\u2026 \u201cLes circonstances! dit Émilia en riant ; oui, oui, je connais cela.J'ai vu l'écriture des lettres que je vous faisais passer, colonel.Une femme aimée, n'est-ce pas?\u2014Aimée, madame ! C'est trop pen dire, Une femme que j'adore ot pour qui j'ai vingt fois risqué ma vie avec bonheur ! \u201d : A ces mots, le visage du duc d'Albarracin s\u2019éclaira d'un sourire.M.le duc me parut ravi de ma franchise.Emilia fut assez bonne pour n'en pas choquée ot lo reste de la soirée se passa fort gaiement.Mes aventures ot mes voynges en firent les frais.Ettore out mêmo à la fin tant de confiance on moi qu\u2019il voulut à toute force mo donner\u2019 l'hospitalité pour cette nuit-là, afin que je pusse voir le matin, de bonne: heure, le roi Joseph, et lui remettre li dépêche de Masséna, .:.= Joseph me reçut avec beaucoup de simplicité, quoiqu'il affectét ordinairement en public toute: la rigueur de la\u2018vieille étiquette espagnole; / 1: :.2 \u2018it ~4:Qui, jo'sifs bien, continua le roi, que 'est votre\u2019 \u2018dpinith\u2019 &-vous\u2019tdis, militaires, et que vous croÿez\"b'on ne\u201c\u201cvient à bout'de Fieh que \u2018par la la (force.Mais j'ai vu le \u2018contraire, moi, et j'en parle aavammeält.Partout oli je suis allé pendant mon voyage d'Andalousie, j'ai vu toutes les autorités'me présenter les cléfs de leurs villes, et les rebelles los plus détarminés me jurer üne éternelle fi- dèlté.On ne m'abuse pas, moi ! Je sais que tout les cœurs sont à moi, sauf \u2018quelques factieuxet brigands incorribles qui oppriment et\u2019 épouvantent la masse des honnêtes \u2018gens.La junte de Cadix elle-même aurait traité volontiers avec moi.ce' sont los Anglais qui l'en empéchent.Qu'on me donne de l'argent et je lèverai des soldats espagnols ; avec eux je rétablirai l\u2019ordre et je ferai ce que Maaséna se plaint de no pas pouvoir faire; je forcerai Wellington à se rembarquer.Mais quand je demando des millions à l'Empereur, il se fiche et s\u2019irrite.Ses généraux agissent partout en pays conquis.L'un pille les couvents et les églises ; l\u2019autre fusille les guerilleros prisonniers ; un troisième administre sa province avec le même calme que s\u2019il était le feu roi Sanche d'Aragon.Suchet, qui cat pourtantlemeilleur etloplus honnétede tous, m'envoie à peine quolques con- taines de mille francs et s'avise de canaliser I'Ebre! Jugez par celui-là de Soult et des autres.Certes, oui je veux canaliser l'Ebre; mais auparavant il faut vivre, et nous mourons do faim.Mon ami le maréchal Jourdan, honnête homme on qui j'ai toute confiance, essaye de nous tirer du ce gâchis.Mais l'Empereur ne veut rion écouter, sous prétexte que nous n'avons pas remporté une victoire complète l'an dernier à Talavera; il nous refuse tout talent militaire.Assurémont, Talavera nest pas un Austerlitz, mais enfin nous sommes ros- tés maitre du champ de bataille, et si nous avons reoulé le lendemain de quelques lieues, c'était pour couvrir Madrid que menaçaitVénegas.Enfin, très peu do jours après, nous reconduit Wellington, l\u2019épée dans les reins jusqu\u2019à la frontière de Portugal.C'est quelque chose, cola.L'Empereur est trop exigoant.Est-ce qu'on est toujours vainqueur à la guerre?Est-ce qu'on suit toujours son chemin tout droit?Est-il ontré, lui, dans Saint- Jean-d'Acre?A-til détruit l'armée russe à Eylau ?Était-il vainqueur l'an dernior, à Essling, quand l'archiduc Charles l'a forcé de rester deux mois dans l'île Loban ?Après tout, n\u2019ai-je pas fait cette année la conquête de l'Andalousie, et, ce qui vaut mieux encore,-D'ai-je pas au gagner, par un sage emploi de la clémence, les cœurs de mes sujets andalous ?\u201c Qu'il soit donc équitable envers moi ; qu\u2019il ne me reproche plus quel- Quas pensions et gratifications que j'ai oru devoir accorder à ceux-qui me servent bien.« p 1 an | Parmi'laä' plaisirs de la royauté, en estil de plus grand que de pouvoir tépandre les bienfaits sur ses amis .6t gee fiddles serviteurat\u2026\" Dites: bien jou cela de ma part à Napoléon, me her colonel, et qHiand Vous \u2018revien- dres; reste ici pi Le! toi Espagne ot dbo Indes\" \u2018sera\u2019 \u2018bisidt\u2019 - dniéiat dérdobinpebiéy pi jéreusetnent 3 ay in dn 4 dut st sut ali se 3 Ste a qui l'db- moi: Bet roi ceux qui s'attachent à sa personne.\u2019 Ainsi coula le discours de ce bon Joseph pendant deux \u2018heures de salts J'écoutais'(ou plutôt j'enténdilis) Sans répondre.Que'mè faisait itor phe grande et la plus belle fortiifie d'Es\" pagne ?Nétais-je pas heurettx \u201cdéis\u2019ou près de l'être ?N'avais-je'phs surmonté tous les'obatacleb,\u2018 brävé tous 166) din: gers ?-Clélie-n\u2019étaitielle pas à'Môi'?! À cette pensée mion cœur \u2018palpitait de joie.Enfin je touohais au bonheur, Que m'importait 16 reste de la terre! Que I\u2019Espagrie obéit aux Bourbons ou aux Bonapartes, j'aimais, j'étais aimé ; les trônes, les duchés et les grätides- ses n'avaient aucun prix pour moi.Aussitôt après l'audience royale, je partis pour Bayonne.Vous avouerai-je ma faiblesse?J'avais une frayeur mortelle d'être tué ou pris sur la route.Je prenais tous les déguisements pour échapper aux guérillas.Je craignais d'être assassiné.Je'craignais d'être thalade.Je craignais même de tomber du haut de ma mule, tant j'étais devenu différent de moi-même, Il me semblait que tout les hommes ot la nature entière dussent conspirer contre mon bonheur et m'empêcher de revoir Clélio.Cependant, au milieu de Ces frayeurs presque ridicules, j'avais l\u2019âme pleine de joie, de bonheur et d'ivresse.Je no voyais devant moi qu\u2019un avenir délicieux, un ciel sans nuages, une vie sans trou- blo et sans remords.Enfiu j'arrivai à Bayonne sain et sauf, ot jallai frapper à la porte de Clélie, Elle m'attendait soir et matin depuis dix jours, ayant appris par les journeaur la mort de Mauléon et se doutant bien que je ne resterais pas à l'armée de Portugal.Enfin nous étions seuls, maîtres de notre destinée, heureux.Clélie, en me voyant, se jeta dans mes bras.Ce jour et le suivant ont été les plus boaux, les plus délicioux d\u2019une vie aujourd'hui bien longue.Nous passimes ces deux jours dans une solitude complète, ne voulant voir personne, ne voulant rien entendre, rien connaître, excepté nous-mêmes.\u201c Comment ai je pu te fairo souffrir si longtemps?disait Clélio parmi mille baisers, Ne t'aimais-je pas comme aujourd\u2019hui ?Ne t'ai-je pas aimé dès ce jour où je te vis pour la première fois?Ami, quand, pour me plaire, tu sautas par-dessus la fournaise, je te donnai mon cœur pour toujours.\u201d Je la regardais avec ivresse on appuyant ma tête sur ses genoux.Sa beauté, quo le temps n'avait point altérée, avait quelque Chose de plus tendre et presque de sublime, Je revoyais ces traits si fiers et ai délicats quo l'amour le plus perséré- rant, le plus pur, et: j'oserai presque dire le plus héroïque, avant depuis si longtemps gravés dans mon cœur, Je ue savais comment lui dire et lui montrer que je l'adorais, qu'elle était ma vie, ma pensée, mon âme tout entière.: Mais le bonheur parfait n\u2019a point d'histoire.Je ne dirai donc plus rien de ces jours heureux.Vers le soir du second jour il fallut partir.Napoléon, maître impérieux, n'aurait pas pardonné un plus long retour, et il était .même prudent: de lui Cacher que.j'avais perdu deux jours à être Beureux.we) eo Ar i Jè fis dono, mes préparatifs de départ ; mais Clélie, voulut me: suivre ; et en, effet, aurais.je pu:vivre sans elle! Nous montdmes- done dins mae » dhside 6 poste, al Rous fant au ile: les postillons.: qu'aiguillonnait-:ua : : \u201cvu 1 461 Shoes à sb tif! \u2018 _ = \u2026 af AE 288 LA FEUILLE D'ERABLE fort pourboire, nous conlinuâmes de jouir d'un délicieux tête à-tête.\u201cCette fois il fallait règler l'avenir.Clélie voulait qu'avant toute chose après avoir obtenu ma grâce pleine et entière de Napoléon (ce qui, vu les circonstances atténuantes et la pres- eription des deux jugements qui me condamnaient à mort, ne lui paraissait pas difficille), jo revinsse avec elle \u2018au château de Fénestrange.\u201c (C'est assez courir le monde, di- sait-elle.Restes avec moi, Robert.Ne me quitte plus, pas même une heure.Regagnons le temps perdu.Aimemoi comme jo t'aime, tendrement, uniquement, passionnément, éternellement.Laisse la gloire et l'avancs- ment à ceux qui veulent devenir généraux ou princes.Nous, rentrons sous notre toit, et soyons heureux, Nous cultiverons la terre, nous nous promènerons dans la forêt, tu chasseras le sanglier, car tu es un peu sauvage, mon Robert, et tu dois descsn- dre en droite ligne de Nemrod, le fort chasseur devant l'Éternel.Moi, je prendrai soin de la maison et du jardin, et le soir, notre travail terminé, nous irons voir coucher le soleil derrière la montagne, et nous jouirons en paix du bonheur présent en nous souvenant des tristesses passées.Si nous avons un fils, je veux qu\u2019il s'appelle Tibérius, je veux qu'il soit aimable, délicat, joyeux et beau, comme était mon frère, et qu'il soit grand, fort, intrépide et généreux comme toi.\u201d Un peu plus tard, nous parlâmes de Tibéria, à qui, je dois l'avouer, nous n'avions pensé d'abord ni l'un ni l'autre, l'amour étant la plus égois- le de toutes les passsions.Il fut/convenu qu\u2019on ne l'aververtirait point par lettres de mon arrivée.Nous nous promettions, Clélie et moi, de faire à l'enfant un agréable surprise.D'ailleurs, si, comme je l\u2019espérais, on me permettait de reprendre mon vrai nom, il était nécessaire d\u2019expliquer de vive voix à Tibéria (mais sans lui révéler le secret de sa naissance) une partie de l\u2019histoire de sa mère.Cette résolution étant prise, nous continuâmes gaiement notre voyage vers Paris, Où nous arrivimes enfin le ler décembre 1810.Nous mimes pied & terre dans un hôtel de la rue Saint-Honoré, et, sans prendre le temps d\u2019essuyer la poussière dont j'étais couvert, je me ht- tai d'aller aux Tuilleries.Après quelques minutes d'attente, je fus enfin introduit, et me trouvai.en présence de Napoléon.(A Continuer.) EEE LE NIHILISME, L'horrible drame dont la Russie vient d'être le témoin a produit naturellement en Europe une sensation profonde et jeté la consternation dans les esprits.Les chancelleries se sont émues à la pensée du meurtre effroyable qui a fait disparaître un des représentants de l'autorité, et elles se sont demandé ai d'autres têtes couronnées n'étaient pas destinées à subir lé même sort, Pour se rendre compte de la situation, les souverains n'ont qu'à exami- per l'état des esprits, les principes dui aujourd\u2019hui régissent les nations, et là conduite de leurs propres gouvernements à l\u2019 de ceux qui, avec'une énergie diabolique, propagent partout\u201d, les mauvaises doctrines ét \"détruisent tout respect et touteFroligion \u2018dina 16 cœur des pouples.Il y en a qui s'attristent de l'assassinat du Czar, car ile réprouvent le meurtre ; il y en a d\u2019autres qui s'en réjouissent, parce que commo l\u2019écrivait, en mars 1880, Garibaldi A Félix Pyat: ¢ L'assassinat politique est le secret pour conduire à bon port la révolution.\u201d _.C'est en effot là la devise des sociétés secrètes, et la mort tragique d\u2019 Alexandre II en est une illusira- tion.C\u2019est à la secte des Nihilistes que la Russie doit cot assassinat, mais le nihilisme n\u2019est qu\u2019une des nom- brouses ramifications du socialisme qui prend divers noms, suivant les contrées où il exerce sa propagarde, et qui, sous le titre d'Intornationtle, les réunit toutes à un centre commun et les initie au principe fondamental deson existence: la destruction de toute autorité dans le monde.TI y a quinze ans que l'empire mas- covite voit cette secte infime grandir et prendre de jour en jour une fcrce plus grande.Elle dépasse en audace toutes les autres brancaes du radicalisme et son nom seul signifie les- truction ; destruction de la religion, de la famille, de tout dogme, de tout sentiment moral.Les crimes qui ont été commis en son nom sont nombreux ; elle vit par le meurtre, et, malheureusement, cette secte se recrute particulièrement dans les rangs élevés de la société russe, dans les hautes sphères administratives, chez les professeurs et les étudiants des universités et même dans l\u2019armée.«* Le Nihilisme, dit le P.Deschamps, est à la fois une société secrète organisée et agissante, et une doctrine dont les adeptes sont inspirés par un esprit fanatique de propagun e.Pendant longtemps il est resté l'état d'épidémie morale ; ses adeptes formaient de petites associations mystérieuses qui se bornaient à une hostilité de propos et d'écrits contre le gouvernement ; mais ces associations se sont, dans ces derniers temps, foudues en une organisation révolutionnaire dont les chefs paraissent fixés à l'étranger et qui trouvent une complicité plus où moins active purmi les nom.reux adhérents de la doctrin\u2026.Les principes nihilist s ont une étroite liaison avec les doctrines du naturalisme allemand, et le credo des membres de cette secte se réduit à un abject matérialisme.Voulant la destruction de l'ordre social, ils rejettent le mariage, afin d'arriver à l'évalisa- tion de nature que rêvent les socialistes européons.Un historien de l\u2019Internationale nous dit que \u201c la maternité étant lo fait d\u2019uno inégalité de nature, les nihilstes l'évitent par tous les moyens possibles ; ct s'ils n\u2019y | peuvent parvenir, la femme nihiliste abandonne volontiers le fruit de ses amours ou plutôt de ses nécessités naturelles.\u201d Som 1791] \u2018Vous niez tout, ou pour parler plus exactement, vous détruisez tout, demande-t-n À Bazaroff, le héros du célèbre roman d'Ivan Tourguenieff, et cependant il faut bien reconstruire ! cela ne nous regarde pas, réplique celui-ci.T1 est nécessaire avant tout de débarrasser le terrain.Plus tard quand - toutes les institutions auront été détruites, \u2018quand la tabula rasa sera parfaite, alors: ley fortes existences, alors l'humanité se cristalliseront de nouveau dans des institutions qui seront sans doute appropriées aux con- ; itions du milien.Bazaroff continue sa thèse en affirmant qu'il n'y a entre les hommes ni de relations de justice, ni de sentiments, il n'existe que des sonsations, et son dernier mot est \u2018célui-oi : * Laissez nous boire \u20ac manger jusqu'au moment de extinction ds * la chaleur animale.\u201d .LL Yoon ane Cd, AIG ve abr yp .La mort, dit encore le Père .Des-«| chimpe, est lo grand agent de cotto: destruction vers laquelle la secte se précipite.An, rebours du santiinent, commun du goëro humain 16s.nature, listes la célèbrent comme leur alliée, | : \u201c avec le mensonge.* Sibérie et non les-compagrions d'Hartmann: : et ils combattent I'hérédité, la famille, la tradition, comme empêchant la mort de réaliser pleinement ses effets.\u2018\u2026 C\u2019est ce que constatait M.Naquot dans une lettre au Journal des Débats: «La famille, écrivait-il, ne peut désormais qu'être nuisible A 1'omme.L'éducation de la famille neutralise les heureux effets de 1a wort.La famille em- rêche l\u2019homme de mourir tout entier ; elle e perpétue et le continue.\u201d Fribourg, écrivain socialiste, cite le passage suivant d'une des proclamations des Nihilistes.4 I} no nous reste plus qu\u2019une seule chose à faire, c'est d'étrangler nos maîtres comme des chiens, Pas de quartier! 11 faut que tous disparaissent ! Îl faut incendier les villes ; il faut que notre pays soit purifié parle fen!.À quoi bon ces villes, elles ne servent qu'à engendrer la servitude ?.comme 1ls ont des canons et des fusils et que nous sommes désarinés, ce n\u2019est que par le feu que nous pouvons les atta.uer ct les vaincre.Une fois les mumilles errière lesquelles cette canaille se retranche, réduites en cendres, il faudra hien qu'elle crévre.\u201d\u201d Voilà les principes infâmes proclamés par le Nihilisme, ce bras droit du socialisme italien et français.Voilà les doctrines dont est imbue une grande partie de la jeunesse lettrée de la Russie, car dans co pays comme ailleurs c'est à la jeunesse d\u2019abord qu'on a cherché à inculquer ces maximes, en s\u2019emparant de son éducation ot en détruisant dans son ime toute croyance religieuse, toute foi partriotique.Il no faudrait pas croire que les nihilistes seuls possèdent de telles doctrines et sont seuls à désirer la destruction de la société.Leur affiliation avec les autres sociétés secrètes du continent est complète ; leur but est le môme, le renversement de tout principe religieux dans le monde, l\u2019apothéose de l'athéisme.L'attentat qu\u2019on vient de commet- ire contre le Czar est le sixième du genre; comme les précédents, il a été concerté à l'avance dans les loges maçonniques, et la mort d'Alexandre II a reçu l'approbation enthousiaste non seulement des nibilistes, mais aussi des socialistes.Garibaldi en Italie, comme Pyat en France, ne manqueront pas d'inscrire dans l\u2019histoire de l'Internationale les noms des meurtriers du Czar comme des héros ot des bienfaiteurs de l'humanité.Il y a à peine un an, qu'à propos de la tentative de mourtre sur la personne de l'Empereur de Russie par Hartman, Félix Pyat écrivait à son ami Garibaldi : Londres, 1 mars 1880, Mon vieil ami, Le dernier attentat contre le despote de toutes les Russies confirme votre phrase légendaire ; \u2018\u2018 L'Internationale est le soleil de l'avenir, \u201d Depuis le premier roi jusqu\u2019au dernier prési ent de république bourgeoise, tous oivent disparaître on de gré-on de force.Æt Garibäldi de répondre :.Capréra, 6 mars 1880, a+002000000, d'Assussinal politique est le secrel pour conduire à bon port la révolution, - Les souverains .appellent assassins : les amis da peuple, Les vrais républicains Agésilas Milano, Pietri;.Orsini, Monti et Tognetti ont été, dans leur temps, des assassins ; aujourd\u2019hui ce sont des m objeta.de la vénération dupenple:.;, 7: ++x00.L'assassin: est lo prétve exécrd qui assassina d'abord le progrès.à l\u2019aide du.bu-% cher.et assassine maintenant les consciences, C'est le- prêtre.qu'on doit déporter en ; Je vous serre nffectuensement la main.
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