Le Grognard, 26 novembre 1881, samedi 26 novembre 1881
[" VOL.I\u2014No.3e N Ww AN se d 41 (Ci-devant \u201c\u201c LE VRAI CAN À RD?) FN i ; A / NN Nee anim Net ; C4 AEE LN TTI TIN 40 ./ XY J - [AT] SU TAT TOTS pm IN \\ foimel o1i41)a09 FOR ps] RR AN, ON Sob ARR Nob NN Lod pk NN nds aT bayivUR cer AE ss a NN 5 CW RCE .; IY NN S 91 \u20183 AL Lu = \u2014 0 NORA a Jnos af 91 pisssas\" Lise «ph aan) uJanl sn sf: 03 (il CONDITIONS : ABONNEMENT.UN AN.sovnon cosecu cevc0es 50 Cts SIX MOIS Los + 25 Cls LE NUMERO.++0000000008 1 Ct Le Grognard se vend 8 centins la douzaine aux agents qui devront faire lvurs paiements tous les mois.10 par oent de commission accordic aux agents pour les abonnements qu\u2019ils nous feront parvenir.Les frais de port sont à la charge de l'Editeur th, BERTIELOT Bureau : 23, 25 Rue Ste-Thérèse En fac?de l'Hôtel du Canada Boite 2144 1.0.Montréal, FEUILLETON DU \u201cGROGNARD\u2019 LE CHEF DE VOLEURS ET LA JEUNE FILLE.Suite, Il y avait environ hnit jours qu\u2019elle était sous la tutelle de sa tante lorsque Orlino, qui mûrissait toujours dans sa tête et sos projets odieux, so présenta devant elle, toujours sous les dehors de la politesse la plus exquise et des sentiments los plus tendres et les plus respoctucux.A sa vue, Marie épro va un frémissement subit, et ne craignant pas cette tois do déplaire à ses parents, qu\u2019elle n'avait pas pour témoin, ello mit tant de naturel ot de franchise à exprimer sa répugnance, qu'Orlino s'on apergut.\u2014Qu'avez-vous ?lui dit-il do ce ton doucereux dont il croyait l'empire certain même sur elle, J'aurais droit de me plaindre peut-être si je m'apercevais que de l'indifférente.A plus forte raison, lorsqu\u2019à mon approche je vois sur vos traits un eenti- ment bien plus offensant, celui du dégoût, du mépris mème.Parloz de grâce, et dites-moi A, [ 3 «SN = ENN] WIE 0 \u2018 SOS nr ou ERI LE Ne LE PASSAGE DE LA MER ROUGE.CHAPLEAU.\u2014 La maréo cst basse dans la Mer Rouge; notro barque passera sans accident La traversée so forait beaucoup mieux si tu débarquais.SENECAL.\u2014 No crains rien, mon ami.Il ne t'arrivera aucun accident tant que jo À bord.Laisse moi au gouvernail et tout ira bien.La Mer Rouge n\u2019est pas dangereuso cetto année.La Minerve nous éclaire avoc sa colonne luminouse serai et que vous me gardez l'estime que M.de Salignos professe pour moi, \u2014Mon père, monsieur, ne doit prendro de conseil de personne, :t son propre jugement peut soul déclarer ra raison ; mais pour une afiaire de cœur, qui doit m'intéresser plus quo toute autre, vous mo permottrez do mo rog:rder seulo comme juge pour la décision que jo dois prendre.Mun père d'ailleurs, croyez-lo bien, ne m\u2019a imposé son choix que la persuasion que j'y applaudissais tacitement, Mais il n'en est rien, et, puisqu\u2019il faut vous parler avec franchise, je vous prie de renoncer dès aujourd\u2019hui à une où tous vos soins seraient perdus.\u2014Très bien ! dit Orlino avec colère; vous bravez mon amour, bien vite si je me euis trompé, vous la foulez aux pieds; Dieu vouille que bientôt vous n'ayez pas d'occasion d'en repentir.Je sais tout: M.et \u2018Mme de Salignes se sont exilés do France pc ur éviter l\u2019orage révolutionnaire qui grordait sar leurs tétes, et vous en profitez pour agir contradictoirement à leur volonté, pour outrager de la manière la plus cruelle celui qui met à vos pieds son amour et ss fortune! Malhour à vous! cent fois malheur ! car on no brave jamais Orlino evecimpunité.En prononçant ces dernières il promena un regard serutateur autour de la chambre de Marie, et s'éloigna en proférant de nouvelles menaces.Marie n\u2019était point une femme timide, et d'ailleurs elle était trop préocoupée de la fuite de ses parents, trop inquiète sur leur soit pour songer au danger qui pouvait la menacer olle-méme.Pour ne point chagrinor sa tante, ollo négligea de lui parler de son entrevue avec Orlino, et au bout d'une heure elle out tout oublié.La soirée arriva.Selon son habitude ello fit la lecturo À sa tante jusqu\u2019à dix heures, l\u2019om- brassa ot sc rendit dans sa chambre à coucher.C'est alors que, malgré elle, les menaces d'Orlino revinrent frapper sa mémoire, non, parce qu'elle on craignait l'effet, mais plutôt parce qu\u2019elle en était révoltée.La douzième heure \u2018de la nuit sonna à ses oroilles sans qu\u2019elle eût pris le moindre repos.Cependant elle allait goûter un peu de sommeil lorsqu'elle entendit un bruit sourd du côté de la croisée.Elle s'en approche doucement, l\u2019onvre avec précaution et sans faire po bruit, penchant la tête vers le jardin | au'elle avait devant elle, elle en- tond très distinetement ces paro- ses: C'est ici: voici la croisée de Marie, Une autre qu'elle aurait été léconcortéo sans doute et aurait «xprimé sa frayeur par quelque eri.Mais Marie, douée comme tous l'avors dit d'un caractère ferme eL énorgique, prêta une oreille attonti vo pour mieux s\u2019assurer du projet qu\u2019on avait contre elle.Lorsqu\u2019elle out acquis la certitude de la présence d'Orlino cn ce lieu, ot qu\u2019olle l\u2019eut onten- lu dire à ses camarades de se préparer à l'escalade, elle out d'abord recours nu défenseur le plus voisin et lo plus prêt à lui prêter assistance.A moi, César! à moi! cria-t- elle d\u2019une voix fortement accon- tuée, eu aussitôt un énorme chion, que par hasard Je sommeil venait de surprendre, et qui s\u2019était soudain révéillé à la voix de | 4 maîtrosse, s\u2019élança au pied de la croisée ot se précipita on hurlant sur les trois malfaiteurs, qui hientôt tour à tour portdrent sur leur corps les marques sanglantes de sa fidélité et de sa rage.Orlino, qui avait été loin de s'attondre à un pareille contretemps, n\u2019eut pas le temps de so mettre on garde contre Fanimal furioux, ot subit, sans opposer la plus légère défense, les morsures les plus terribles.Ses camarades, aussi pétrifiés que lui, subirent le même traitement et né trouve.vent leur salut que dans la faite, après avoir laissé eur la place les marques irrécusables de leur\u2019 défaite: le sol était innondé de \u2019 Neur sang.* Marie avait parfaitement ré- connu la voix d\u2019Orlino, qui, dans sa frayeur subite, n'avait pu avoir'la\u2019 prudence dé ls\u2019 contre.' faire, ot au collôque qu'elle avait entendu entro lui et ses deux : complices, elle trouva tout ses soupçons confirmés \u2018sur la\u2019 vie douteuse d'un\u2019 jeune \u2018homme qu\u2019- alle avait été portés à mépriser on le voyant pour la \u2018première fois.Elle ne cobgut point la mdindre feayeur Je ce qui venait 0 de se \u2018passer; elle remercis aul DHEGROSBOIS TANCREDE.contraire le ciel de l'avoir entiè-|\u2014, ( Shefford ) Médecin.Uu gar- rement éclairée eur la personue/çon d'esprit celui-là, Roger-bonde celui qu\u2019un père aveugle luijtemps, amusard, tro » confiant en destinait pour époux, lui-même, laisse trop souvent Comme il n\u2019était point natarel|échapper la chance du succès, de penser qu\u2019Orlino reviendrait à/qui ne dépend pas toujours de 1a charge après un essai aussi in-|lui-même, pourrait faire un bon, fructueux, ct que, d\u2019ailleurs, son|députe mais réussira mieux com- défenseur incorruptible était pos-|me médecin.Se présente comme té en sentinelle au pied du mur où l\u2019attaque avait eu lieu, elle fugos à propos de ne réveiller ni sa tante ni son domestique, et ge coucha tranquillement, remettant au Jandemain le rècit de son aventure.Orlino confus et tout meurtri, rentra dans sa retraite, accompa- Ené de ses deux camarades, fort mécontents aussi de leur expedition, et jurant en fecret contre la témérité de celui à qui ils devaient la perte d\u2019une bonne por- tiou de leurs mollets.( À continuer.) LE GROGNARD.MONTREAL, 26 NOVEMBRE, 1881.\u2014\u2014 wr LES CANDIDATS.(Suite) MOLLEUR J.E.( Iberville ).\u2014Faisait autrefois dans la mélasse, les ferrailles et les draps : fait au- jourd\u2019hui dans les chapeaux de paille, a passé par le feu plusieurs fois, n\u2019a pas été ruiné pour cela; très habile a régler les réclamations contre les compagnies d'assurances.De couleur politique vert pomme, se présente envers et contre tous, pour le plaisir do se présenter, court dix chances d\u2019être battu.ROBERT.\u2014 ( Rouville ) Libéral sans trop savoir pourquoi, pris de ls démangeaison d\u2019être dépi té.Petit bran, l'air affairé, type pantin, sait par cœur sa table de multiplication.Un honnête homme du resto, pourrs monter une riggine au députe actuel de Rouville, FAUCHER NARCISSE.\u2014Est né à Québec en 1843 ou 1844.East le fils de fou le grand connétable Faucher.En 1862 il prit le nom de St Maurice.Il convoita lougtemps la couronne ouverte des comtes et le toril des barons, mais la chose ne prit pas parmi les bons canayens.À la manie de so faire passer pour noble auprès de tous les français de distinotion qui visitent le paye.M.Faucher a débuté dans le libéralisme, mais aujourd\u2019hui il est opportuniste.Ecrivain de talent, causeur spirituel, avec un vernis de bonnes manières, et s\u2019est créé une certaine réputation dans le monde des lettres.Etant devenu l\u2019intime du consul françois Lefebvre il a rénsei à se faire décorer ruban de la Légion d\u2019hon- nour, tout aussi bien que le principal de l'Ecole du Plateau de Montréal.Il se présente dans libéral, (A continuer.) Les balances a charbon.A-ton remarqué combien le charbon de chauffage coûte cher cette année ?c'en est étonnant ! Non seulement il coûte cher, mais il se pubtilise même avant d'arriver à destination.Ou c'est la faute du marchand ; ou bien celle du charretier; ou bien colle du ciel, ou enfin eelle dela balancel Il y a quelque chose de travers quelque part sûrement, Ce ne peut-être la faute du marchand.Oh non! II est trop hon- néte iui.Il se contente seulement de vous envoyer juste 2000 livres pour une tonne de charbon de 2240 livres, pas une once de plus ot pas 100 livres de moins sans garantie de mesure précise.Oh non ! ponsez y donc, Il faut soigner la pratique convenablement, Alors \\ ler médaille d\u2019or et diplôme d'honneur à exposition de philadelphie.\u201400000~\u2014 AUTRES PIANOS.DE TOUT GENRE.MUSIQUEEN FEUILLES LAVIGNE & LAJOLG \u2014:{ 2635 }:\u2014 Rue Notre-Dame, \u2014:4 HOVIREAL $ :\u2014 \u2014Tous ces pianos ont été choisis par BH.LAVIGNE, lui-même, et seront garantis pour six ans Montréal 12 Nov.\u2014j.n.0.J.RASCO&FILS 4213, RUE CRAIG (En face du Champ de Mars) = 8 ne76 52 p © - 2 ea = 05 Montréal 12 nov, LAINES et LAINAGES de toutes descriptions chez LAFRANCE et DUCHARME 227 Rue St-Laurent.Les personnes qui désirent se fournir de marchandises convenables en laines por la saison d'hiver trouveront un avantage mar- é à visiter le magasin du No.227, ue St.Laurer.L Montreal 19 Nov.jno.Montréal 12 Nov, \u2014 b.m* GRANDS AVANTASES-|.On sacrifie pour commencer DOMINION ORGAN & PIANO Co., DE BOWMANVILLE, 0.Orgues de Salon ot Orgues d'Eglise de toutes descriptions PIANOS CARRES ET DROITS ER ça .A, qui sera toujours celui du BON |Z Cette Compagnie a regu : MEDAILLES INTERNATIONALES et DIPLOMES D'HONNEUR à Philadelphie 1876 et à Paris 1878, et PREMTERS PRIX aux Expositious de Londres 1876, SYDNEY, Australie.1877, HAMILTON, 1877, TORONTO 1878.TORONTO, 1879.MONTREAL, 1850.Et à toutes les Expositions où clle à exhibé, La qualité supérieure de ces instruments est assez conne Pour nus (lispenser d'en faire l'éloge.Unv visite respoectteus-ment sollicitée.Cuta- E.N.PRATTE, S'adresier à L.Agent Général.No.280, RUE NOTRE-DAME, MONTREAI.cm, TOUJOURS, TOUJOURS meilleur marché que partout ailleurs, au GRAND MAGASIN ROUGE, Coin des rues Ste-Catherine et Wolfe.$100,000 de Marchandises Seches BIEN ASSORTIES, Montréal, 12 Novembre 1881.Provenant de différents Stocks de Banqueroute, A ETRE VENDU A 50 CTS DANS LA PIASTRE.MODES! 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