Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le glaneur
Ce journal se préoccupe avant tout des difficultés que connaissent les habitants des campagnes, à qui il présente les techniques les plus récentes dans le domaine de l'agriculture.
Éditeur :
  • Montréal :Société canadienne du microfilm
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Écho du pays (Saint-Charles-sur-Richelieu, Québec)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le glaneur, 1837-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" BIBER, JOURNAL LITTERAIRE, D'AGRICULTURE ET D'INDUSTRIE.3 \" voi.1.SULLY, 1837.No.S.- N LIE AG SUCRE LE BON CULTIVATEUR.\u2018 \u2018 Après avoir parlé de l'analyse des terres, il convient de paler de quelyues indices accicenteis de leurs composi (ions.10.De la couleur.~\u2014Il est de bonnes, de médincres et de mauvaises terres de toutes les couleurs : cet indice n'est donc pas un signe infaillible.Cependant on est en droit d'avancer que, quand une terre est notâtre, c'est-ie dire de la couleur que prennent les debris des végétaux et des animaux découipesés, le sol e=tessenticllement verte tal.La couleur roureätre où de rouille annonce assez re- neralement la préscece de l\u2019oxide de fer (rouiile ) ani, ainsi que tous les minéraux, nuit d'erdizaire à la végétation, loisqu'il n\u2019est pas corrié par la substance calcae.On peut s'assurer de Pexistence du fer dans une terre en la fe- ssnt chaufier fortement cten lui presentant une aiguille aimentée, à laquelle le fer s'attache.20, Le ln profondeur.\u2014 L'examen de ta profondeur du® Hi prod sclest d'une grande importance quand il s'agit de planter des arbres et des arbustes on de cultiver des plantes dont les racines vont chercher profonidéatent leur nourriture daus la terre.Le meilieur terre est celui qui à le plus de prefondeur.Quelquefois on renceutre des sols qui ont \u2018air d'une nature exceidente, oi cependant la végétation est languissante, surtout celle des plantes à racines pivo- lantes ; en les étudiant avec soin on ne tarde pas à s'apercevoir qu\u2019ils ont peu de profondeur «t que quelquefois is fouchient a une couche de sable ar:de.3°.De le situation «t de l'exposition \u2014Ces deux conditions servent plus qu\u2019on ne le pense, à déterminer le deere de lertlité ou de :térilité d'un sol.Selon sa situation lo glaiscuse, cette substance, généralement noi Œ\\ \\czétation, présente une compacié désespé- rude dans les lieux bas et humides, tandisqu'elle perd en fo oC chute propriété dans les lieux élevés où elle eh est h Lt est l'action de l'air et ue la chaleur, li les sir les hoe es terres sablonueuses ; rides ct stôri- ductives date es Le elles deviennent fertiles et très pro- humidité propre à eux où clles trouvent sans cesse uee Vera, Pre a reteutr les plantes.a ity au ap 1 aussi des différences notables dans uoins chan, | > © ren plus Ol mots froid, pus c Position 6.4 Ju mo moins humide, selon que celte ex bies fruit réu a Liew ar es qualités du pent parfaitenent dans jes hous cleves as, contintietle urs fruits perdent beaucoup dans tes heus nent exposes & une humidité stoguaute.£H v 5 à lost, nu midi où à l'otest.Il réfléchit beaucoup ct la réflexion lui apprend que lo rand secret de l\u2019économie rurale est de ne rien laisser perdre, d'acheter peu et de vendre beaucoup.La terre bien cu mal cultivée décide de la richesse ou de D\u2019indigence d\u2019un pays ; car la culture de la terre est l\u2019origine et ie principe de toutes les richesses dont jouissent les hom- Nes.00000 PIGEONS.Quoique les pigeons ne forment pas en ee pays un objet d\u2019économie rurale, cependant, comme un nom!re de personnes assez grand en clevent, il sera bon d\u2019en dire au moins quelque chose.Il est indispensahle, pour éviter les altercations, de n'avoir pus plus de mâles que de femelles.Les mâles se reconnaissent à la grosseur de leur teto et de leur bee, ainsi qu\u2019à leur roucoulement.Quarante jours suflisent à Ja femelle pour être férondée, pondre, couver et élever ses petits, Les pigeonneaux à peine âgés de six mois sont en Clat de s\u2019accoupler et de lnire.Au-delà de quatre ans, les pigeons ne sont plus Afin de les reconnaître facilement, est bon de leur couper chaque année la moitié d\u2019une griffe.Les pigeons sont peu difficiles sur la nourriture : le ble, Porge, le sarrasin, l\u2019avoine leur sont également bons.La vesce trop peu cultivee en ce pays est ce qu\u2019ils préfèrent.Des criblares leur suffisent.La plus grande partie de l\u2019an- nec ils prennent leur nourriture aux champs où ils font leur mature d'insectes vt de graines de divers végétaux.Les pigconneaux sont bons à manger à un mois, avant qu\u2019ils soient sevrés ; plus tard ils sont moins tendres ct moins gras.Beaucoup de propreté convient à tons les animaux ; clle n'est pas moins utile aux pigeons.C est pourquoi on doit nétoyer le colombier quatre ou cinq fois ar an.Les pigeons qu'on nourrit en c£ pays s'appellent fiyards, parce qu'ils vont chercher leur nourriture au dehors.l'en ost una autre variété qu\u2019on appelle domestiques, qui restent dans ln volière ; ils sont plus gros et plus délicats et font an moins dix pontes par année.Ils sont à présent généralement préférés en Europe, même sous le rapport d\u2019un bon produit.CConoIique.00000- \u2014\u2014\u2014 LES SEMENCES.2 .Le Les qraines destinées aux semis doivent « tre très müress étre\" 5 | ; ; ; A Pate ihre co recueillies par un beau temps, expostes à 1 ais libre et sce endant quelques jours pour compléter leur maturité ot achever des so dépouiller de l'humidité qui pourrait les faire « .47 = .; : \u2018 pourrir.Si on ne les met pas de suite en terre, il cst i 313 ea RAF VAE propos, après qu\u2019on a fait choix des plus belles et de] mieux nourries, de les nétoyer ct de les renfermer sainement dans des sacs ou des boîtes bien closes, à l'abri des variations atmosphériques, de l\u2019humidité ct des animaux qui pourraient les attaquer.C\u2019est en les isolant de l\u2019air extérieur, du froid, de l\u2019humidité et même de la lumière et de la chaleur qu\u2019on peut parvenir à conserver longtemps la faculté germinative des graines, Les semences huileuses surtout s'altèrent fucilemeut.Celle qui sont renter- mées dans des capsules ou gousses doivent y rester jusqu'à ce qu\u2019on les sème : clles s\u2019y conserveront très bien.Du bon état des semences dépend le succès de lu plantation et souvent même celui des végétaux qui en doivent nuître.Aussi doit-on apporter une grande attention à cet objet.Il est quelquefois utile de faire tremper les graines d\u2019un À trois jours dans de l\u2019eau commune, prise nu degré de température offert pur l\u2019atmosphère.T'els sont les pois, les fèves, les graines de citrouilles, &c.dont à ce moven on amollit les enveloppes ct on facilite le développement du germe.Cette pratique peut accélérer de plusieurs jours la germination des graines.Une autre pratique que nous préférons dans la plupart dis cas est celle que Pon uppeile séralification.Stralifier c\u2019est placer, soit dans un trou en plein air, soit dans un vase qu\u2019on établit duns la maison ou dans une serre, les graines bien mûres ct en bon État, en fesant une couche alternative de ces semences et de sable ou de terreau léger et peu gras ou de bois pourri tres faiblement arrosés.Nous avons vu pratiquer cette opération ce printemps sur des pois, du blé-d\u2019inde, des fèves, des graines de citrouilles, de melons, de concombres, des patates même et toujours avec un Cral succès.Des patates ct «les pois traités ainsi dans la maison ont fructifié assez à bonne heure pour donner des primeurs à la St.Jean Baptiste.00000 Nous extrayons d\u2019un journal français l\u2019article suivant, qui peut donner à quelqu\u2019un de nos lecteurs lidée d'une nouvelle industrie à exercer.LE GLANEUR.ete one.a lain de leurs demeures, dans des masses d\u2019eau qu\u2019une pe tite quantité de matières cn putréfaction ne pourrait al rer.On à calculé que l\u2019importation du chauvre, de Russie en Angleterre, était à peu près le produit de trente-six lieues carrées ; le Cunada peut doubler, tripler ce produit sans renonçer à aucune des autres cultures propres à son territoire et à son climat.\u201d 23) * AT EEE EN BOON WIR, IENDUSTRIELLE EF DOMESTIQUE, HISTOIRE DES INVENTIONS ET DÉCOUVERTES DEPUIS L'ÈRE CIHRÉTIENNE.suile.Quinzième et seizième siècle.Deux grandes ct importantes découvertes, Ia houssde et la poudre à canon, ont signalé les progrès de l'esprit humain au quatorzièime siècle.Deux déccuvertes plus gran des et plus tmportantes encore sont réservées au quinzième : elle feront seules le sujet de ce chapitre.L'activité de l\u2019esprit humain cherche suns cesse, vent tout avoir, tout savoir, tout perfectionner 3 une connais sance mène à l\u2019autre.La boussole conduisit à la découverte d'un nouveau monde, comme le vin à l'eau de-vie ou à l'esprit.Le papier avait précédé et peut-être amené Pinvention de Fimprimerie 5 elle cut Iicu a Mayenee, pa trie de Jean Guticmnberg.Après quelques essais infrue- tueux, cet honune imagina de graver sur des planches de bois des pages entières que l'on imprimait ensuite autant de fois que l\u2019on voulait.Ce fat là le premier pas: c'était beaucoup, mais ce n'était pas assez 5 il fallait us travail Hnmense pour graver ainsi un seul ouvrage, et Guttemberg voulait abrèger le temps.L'mit en œuvre un nouveau moyen : il sculpta en\u2019 relief des lettres mobiles, ou sur \u201c Les Anglais.ne cultivent que peu de chanvre: dans les Lois royaumes, ct se procurent par la voie du commerce celui que leur marine consomme.C'est principalement eu Russie qu'ils vont s\u2019approvisionner de cette matière où ils la trouvent en abondance, de bonne qualité et bien préparée.Is ont essayé de s'affranchir de cette sorte de dépendance qui serait funeste pour leurs forces nas vales en cas du rup:ure avec le tzar.Le chanvre du Canada pourrait remplacer celui de l\u2019Europe, si sa culture y était suflisamment encouragée ; serait d\u2019aussi bonne qualité ; l'épreuve en fut faite et ne satisfit pas.On reconnut cependant que Pifériorité du chanvre américain ne tenait qu\u2019à une préparation déftc- tueuse.On ne s'arrêtera pas sans duute à ce premier ré- sultût : On ne perdra pas de vue les avantages réciproques) de la métropole et de la colonie et la culture du chanvre 8\u2019établira tôt ou tard dans le Canada, non seulement pour la marine anglaise, mais pour d\u2019autres marines de l\u2019i£u- rope.Aucun autre pays ne semble aussi propre à cette exploitation : un sol d\u2019une admirable fertilité, un tleuve inmmense, des rivières qui reçoivent les eaux de grands Jacs ; lc rouissuge n\u2019y exposera.t point les cultivateurs aux miasmes des caux infectées ; Cette opération scruit fuite jcoté des autres, enfilées par un cordon comme les grains ; 1l s'agissait de savoir sil bois, ou sur métal.Ces lettres se plaçaient les unes à d\u2019un chapelet, ete.Ces tentatives lui réussirent peuet épuisérent sa fortune.I! se vit obligé, en 1144, de retourner à Mayence ct de s\u2019associer avec un orfêvre appelé Fusthy qui lui fournit de l'argent.Hs admirert dans leur société un honnne industrieux et éclairé, Pierre Echrofler, Allemand.Ce fut lui qui acheva la découverte de Vim primerie cn trouvant le sscrct de jeter en fonte les carae- teres que jusqu'alors On avait sculptés un à un.Ce ne fut qu\u2019en 1469 que l'imprimerie commença à être exercée dans la capitale de la France.On doit son êta- (blissement aux docteurs de la n.aîxon de la Sorbonne, qui appelèrent à Paris trois imprimeurs de Mavence, Le jractère dont ils se servire nt pour l'impression de leur pre- ner ouvrage est rond, de gros romain, H s\u2019y rencontré souvent des lettres à demi-forimées, des mots achevés ala main, des inscriptions manuscrites, les lettres initiales en bline, pour donner le moyen de les peindre en azur où en or.C'etait une grande Joic parmi les écoliers et les savans: chacun disait qu\u2019il ne faudrait plus tant d\u2019argent pour avoit des livres, et que les pauvres pourraient à l\u2019avenir étudier aussi bien que les riches.Cependant les cuvriers wer LIL GLANEUR.113 POIs ARGUES ent pas encore fort | ni trop expe s'imprimaient pas vite, ct Pen wen tivait pas un grand nome yre d\u2019excimplaires.Les progrès vinrent peu à peu.f'im- rimerie royale fut établie un sièele après par François Jer., qui fit fondre des caractères hébrainues, grees, la- \u201cns * cÎle devint plus florissante sous Louis X11, par les ting ; clle devint p ; soins de Richelieu.= premiers imprimeurs avaient Été poursuivis par le Les pre \u2018 pour | peuple comme sorciers, Un tribunal méme fit confisquer leurs livres ; et sans Louis XT, qui les protégea en artétant les poursuites et achetant les ouvrages, la science eût cu de nouvelles victimes.[\u2019ignorance du peuple avait pensé être fatale aux imprimeurs ; l\u2019ingratitude d'un roi paya (# ) les bienfaits de l'inmortel Colomb.0N000 ENDUITS POUR LES TOITS.Quelquefois en ce pays on enduit les toits d\u2019un çoudron qui provient de la distillation do Ia houitte, que les anglais appellent coul tar, Cet enduit est peu cher, très propre et même préférable à la pointure à l'huile et à l'ocre, soit pour la beauté soit pour in durée.Quelques-uns apres avoir posé ce goudron y saupoudrent du sable qui s\u2019y incorpore tant bien que mul.Depuis quinze ans enviren, on a trouvé en Europe un nouvel enduit extremement avantageux pour les combles.On emploie pour cela le goudron ordinaire dent nous avons les elénens en ce pays, avec du sable et de la craie, qu\u2019on étend à une épaisseur de 1à5 lignes.Nu! doute qu'au Heu de craie on ne puisse emplover de la terre g'aise où de notre terre calcaire séchée et pulvérisée.Voici les proportions: Goudron, - 250 livres ou 2 parties.Sable fin, - 37% 0\u201d end * Craie, - - 375 \u201d oud ?Bien entendu que sile goudron était post gras, il faudrait ÿ mettre moins de sable et de craie.Ou fait fondre le goudron dans une chaudière et on méle peu à peu le sable etla craie.Le toit qui reçoit cet enduit est en planches qui doivent être bien sèches.Dans les lieux eù l'on fait des toits plats, atin d'avoir un étage de plus ou de faire une plate-forme ou terrasse pour se promener, on Commence par faire sur le plancher une aire cn mortier bien plane et tn peu en pente, afin de facihter l'écoutement des caux pluviales.Sur ce mortier on verse le goudron, préparé comme nous avons dit plus haut, chaud et par con-équent liquide et on l'étend de manière à fermer une conche d\u2019épale épaisseur.Sile soudron dureit avant qu'on puisse l'étendre, on se sert d'un fer chaud (un fer à repasser le ge est bon pour cel ) pour rendre la couche unie.Quel- Quefois il arrive que le goudron étant trop gras, s'amollit à | chaleur du soleil, il faut alors répandre dessus une où plusieurs couches de sable fin, Ce goudron prend de la consistance, acquiert mène une grande dureté et devient Sonore lorsqu\u2019on le frappe.La chaleur n\u2019a plus aucune fluence sur lui, pas plus que le froid.Yoila pour les maisons : disons maintenant un mot des toits cn paille qui recouvrent nos granges, qui sont si peu urables el si exposés à l'incendie.Dans plosieurs pays Où le bois est rare ct où peu de personnes sont en moyeu \u2014\u2014 dine Co fut aussi dans co sitele, quo fut découverte I\u2019Amérique, Uverte dont l\u2019histoire n déjà été publié dans le fGlancur.» a fort habiles ni trop expéditifs 5 les livres nelde couvrir leurs habitations en métal, en ardoise, ou en tuile, à peu près toutes les maisons dans les campagnes sont couvertes en paille.Les uccidens qui en résultent ont fait chercher les moyens de mettre ces sortes de toits plus ou moins à l\u2019abri des ravages du feu et on a réussi peut-être au-delà de ce qu\u2019on avait 6sé espérer.Voici les principaux moyens employés :\u2014 10, En Russie, on verse sur les couvertures en paille une bouillie de terre glaise qu\u2019on unit avec quelque instrument propre à cela: 29.Ou compose une espèce de mortier avec de la terre glaise, du sable, du fumier de cheval et une petite quantité de chaux, le tout bien mélangé et mouillé avec de l\u2019eau jusqu'à consistance de mortier ordinaire.On en forme sur la paille du toit, avec une truelle, une couche de l'é- paisscur de quelques lignes, ayant soin de remplir avce la mème composition les fentes qui pourraient se former par lu dessiccation.Cet enduit en France est trouvé as-ez sulide pour résister aux intempéries de l\u2019air et même aux pluies sans être détérioré ou entrzîné.39, Prenez, sable fin, une mesure, cendres de Luis bien tamisées, deux mesures, chaux éteinte, trois mesures.Ou del rie le tout avec de Fhuile ct on étand ce mélango zvee un gros pinccai.Ce procédé est plus coûteux mais il est bien préférable.00000 MANIÈRE DE DÉTRUIRE LES INSECTES.Rien ne détruit mieux les insectes, mites et autres, qui se trouvent dans les fourrures ct les plumes, que Pessenco de térébeuthine rectifiée.On met la térébenthine dans une vessie, dont on lic fortement l\u2019onverture avec une ficelle eirde ; il suffit alors de placer cette vessie dans l\u2019ar- ntoire où sent renfermés les objets qu\u2019on veut conserver.S'il se trouve quelques insectes dans les plumes ou dans lo poil des animaux, ils tembent presque aussitôt qu\u2019ils sont frappés par l\u2019odeur et ils meurent tous dans l\u2019espace de quelques jours.06000 VINS FACTICES, On salt Jdopuis longtemps qu'il est importé en ce pays du vin, qui ne contient pas une seule goûte du jus de la vigne, II fant done autant en faire nous même qu\u2019en faire venir d'outre mer, et sous un rapport économique il vaut mieux, parce que ce vin tous coûtera moins.On vient de voir sur un journal une recette de vin de panais 5 en voici d'autres auxquels le jus de la treille est encore étran- gori\u2014 ; | Remplissez d\u2019eau aux deux tiers un baril de la capacité de douze gallons, puis introduisez dans le liquide : Baies de genièvres, - - - 10 livres.Semences de coriandre, - - - 1 livre.Pain de seigle sortant du four et coupé par | Morceaux, - 10 livres.Dondez légèrement le tonneau ct laissez fermenter.Lorsque la fermentation sera terminée, achevez de rem- au et laissez reposer pendant trois semaines.Alora tirez au clair.Ce vin.dit-on, est fort sgreable et ne nuit point à Ja santé de ceux qui en font usage.On ne peut en dire autant d\u2019un grand nombre de vins importés, trop souvent sophistiqués au moyen de la litharge ou at.- tres substances également nuisibles, plir d'« 114 en VIN DE POMONE.Fuites réduire deux barils de cidre nouvellement pressé en un, qu'on le laisse ensuite fermenter ct qu'on le garde pendant deux ou trois ans dans un cavean sec, on aura une liqueur qui, selon la quahté des pommes employées à faire le cidre, aura le goût du vin de Malaga ou de cclui du Rhin.Cette liqueur, mêlée avec de l\u2019eau, fournit une très agréable boisson pour l\u2019êété.L\u2019inventeur qui est un médecin américain l\u2019a appelé vin de Pomonc.Le même médecin indique une autre méthode pour faire ua agréable vin de pommes ; elle consiste à ajouter à vingt quatre mesures de cidre nouveau trois mesures d\u2019un syrop fait avec le jus de pommes dotices : on peut user de cette hoissen quand elle a bien fernenté ct a été conservée pendant qulques années.- ~00000- VINS DE FRAMDOISES, Ke.LE GLANEUR.ee de b\u2018en-être, nous ne devons pas manquer de faire mention de ce qu\u2019on appelle this Canadiens.On donne ce nom à [quelques arbustes qui se trouvent dans nos bois of qui sop iconntts de tout le monde.Ce thé est Stomachicue, agré lable et n\u2019affhiblit pas le système nerveux comme Je thé dg Indes.ll se trouve partout dans les forêts du Canada ct jon peut faire Pété la provision de toute l'année pour deux jou trois francs.Ce thé a naturellement un petit got d'anertume : pour le faire disparaître, avant de le thire infuser pour le buire, on verse dessus de l'eau chaude que l\u2019on jette ensuite.L'on voit avec phausir Pusare de cote boisson salutæire se répandre de plus en plus en ce avs, tellement quen grand nombre de maisons sur ka rivière \u2018hambly ont abandonné entièrement le (hé des Indes, 00000 GCAXNTS DE TIL DE TOILL, Quelques personnes commencent à porter des gants faits en fil de toile du pays.Ces gants sont laits par le proce.Les fruits des ronces des champs, des framboisiers et/dé qu\u2019on appelle tricot au crochet, c\u2019est-à-dire comure sont des groseilliers fournissent ausst un vin agréable et sain.! Pour cela, il faut presser leurs fruits et y mnèler une quan- tite d\u2019eau, de sucre et d\u2019alcohol, afin d'arrêter la trop: grande fermentation.00000\u2014\u2014\u2014 MOYEN D'AVOIR LE JUSTE POIDS DES MARCHANDISES.Si les bras d'une balance ne sont pas exactement de lai même longneur, celte balanco n\u2019est pas juste, quoiqu\u2019elle! puisse le paraître parce que les plateaux étant vides lei fléau ost horizontal.Si le fléau est horizontal cest que! faits les gants de soir que pertent les Dames cette année, Tae ve » .Te ae .So C\u2019est un vetement tout a la fois propre, peu cher ct fait de maniere à durer fort longtemps.00000 IIOLLANDER LES PLUMES, On paic les plumes hollandées bien cher et Pon ne sait pas qu\u2019à peu de frais on peut en préparer d'aussi bonnes, M est mêine étonnant qu\u2019on te songe pas à établir ici quelque manufacture pour cela.C\u2019est en Hollande qu: ce procédé a pris naissance ; il a ¢té longtemps un seer, mais à présent on le suit duns presque tous les pays de , + les plateaux ne sont pas de lu même pésanteur.On peuti MA (PEurope.aisément se convaincre du ce défaut de just+s-e en mettant la marchandise à la place des poids et les poids à la place de la marchandise.L'équilibre alors est détruit.Le .\u2019 .?Tout cet art consiste à débarrasser la plume tant inté- ricurenient qu\u2019extéricurement d'une humeur graisseuss Quelquetvis les possesseurs de ces balances ne sont pas dont celle est naturellement inprégrée.Jes Hollandais honnêtes 5 ils le sont, ils doivent peser la moitié de la marchanOlise dans un plateau de la balance et l'autre moitié dins l'autre plateau ; par ce moyen ils donneront le poids aussi cxnctement qu\u2019il sera-possible, si toutefuis les poids dout ils su zurvent sout justes.\u2014\u2014\u2014\u2014C0990 VLRS A SOIL.Nous tenons d\u2019une source respect ble que AM.Ganlbautt, de Mon'réal, possède depuis trois ans des vers à soie, qui se sont déj multipliés ju-qu\u2019au nombre de 3000.Heullive pour \u2018eur nourriture le murier, qui réussit très bien, On nourrit avec succès cet industrieux insecte sur l'Ohio et même à Burlington ; il est donc à espérer que ce Monsicur, si remarquable par son esprit d'entreprise, réussira et que le pays lui sera redevable de l'introduction ici d\u2019une nouveilz branche d'industrie.00060 THES CANADIENS.Ce journal s\u2019étant engagé à faire connaître à srs lecteurs ce qui peut leur être utile, soit en ménageant leur sante ou leur bourse, soit cn leur procurant quelcue source lemployèrent aveu succes les cendres chau les pour arriver à ce but.On peut parcillement faire un brin de sable tres \u2018fin qu'on tieut constamment à Une température cent lble (50 degrés de réaumur chviron, ) on v plonge à plume dans toute fa longueur du tuvau et'on l'y laisse quelques instant.On la sort et on la frotte de suite fortement avecun morçeau d\u2019étofie de laine 5 la pluie sort de ceil opération blanche et transparente.On peut encore plo gor ka plume dans l'eau presque bouillante.On la fatty, puis où continue Pinimersion dans l'eau ct la friction jusqu\u2019à ce que le cylindre Ce la plume suit transparent et quo Ha membrane ainsi que l\u2019espèce de graisse qui Lu couvre soient enievées.Ou le fuit cuxuite sécher à une tcmpéra- \u2018ture douce., Voici comme on parvicut à lui donner cetic couleur Jaunâtre qui ta fait souvent rechercher comme annonçant la vétusté : on la fait tremper dans l\u2019aride muriatique très affaibli et on lu fuit ensuite s\u201ccher parfaitement.Cette opération ne xe fait qu'après qu\u2019elle a êté décraissée cum- me nous avons dit plus haut.Quelquefois les plumes hollandées sont cassantes ct se fencent en écrivant ; ceci est dà à un made vicieux de prè- iparation, c\u2019est qu\u2019on les à fait tremper dans une dissolu- un de potasse, dans de Pacide sulfurique où nitrique afue Pi, LE GLANEUR.115 \u2014 MEDANEES- JUILLET.Ce mois était le cinquième de l'année instituée par Romulus, et s'appelait Quisinaits.Mare- Antoine rendit une ordonnance qui substitua à ce nom celui de Julius, en l'honneur de Jules-Césur, réformateur du culendrier ru- main et né le 12e.Jour de ce mois.çÇ Ansone represeute Juillet sous l\u2019emblème d\u2019un homme mu dont le soleil a hale les membres et dont les Cheveux youx sont entrelacés de tiges et d'épis ; à son bras est us panier rempli de n:ûres.00007 LA SEMAINE-SAINTE A JÉRUSALEM.suite cl conclusion.A trois heures après midi, les latins ont chanté les ténèbres ; ces luzubres et saintes harmonies qui, dans ces deux derniers jours, résonnaient avec tant de charme à man oreille, se perdaient aujourd'hui à travers des flots de penple, au uulieu d\u2019un banit Unmense ; plus de quatre mille pélerins de toutes les nations s étaient précipités dans l\u2019é- «lise du Saint-Sépulere, pour assister à la dernière céré- monte du vendredi-saint ; c'est lu plus imposante cérémonie que j'aie vue à Jérusalem.Toute l'enceinte de l\u2019église ciait remplie 5 pus le plus petit espace, pas un coin, pas un pilier, pas une grille qui ne fit occupée.Aussi la confusion était extrême, la cérémonie a commencé à sept heures du soir ; je vais vous la décrire en detail ; je marchais à coté du célébrant, et j'ai pui teut observer, Le Père vicaire célébrant et ses officiers, suivis de tous lesreligieux du couvent de Saint-Sauveur, se sont d'abord révais dans la chapelle de la Vierge, dont où n ferme les portes ; on avait éteint toutes les Iumières de la chapelie, ct at inilieu de l'obscurité la plus profonde, un jeune Père d'Halie a prononcé un sermen sur les souffrances ef fa most du Souveur ; ce discours n\u2019a cté qu\u2019un abrégé rapide de la lassion du Christ, accompagné de réflexions pieuses.Qu'était-il Lesoin de rhét- ligue auprès de ces pauvres religieux, que le sinple récit des douleurs du Fils de l'hom- Me faisait fondre en larmes ?Apris ce discours, les portes dela chapelle se sont ouvertes, ct nous avons entendu le bruit de la foule, semblable an mugissement de la mer.-\\03 cénobites, ayant ileur tête un grand crucifix, se sont rangés deux à deux avec un flambeau à la main, et nous LOUS sommes mis en murche dans l'église à travers Une multitude qui se heurtait es s'ébrantait.hommes, lem- Ines, Jeunes filles, cnfuns, vieillards de toutes les nations de nent.On à commencé le Miserere sur un ton des D lamentables qu\u2019on puisse entendre : los jeunes Arabes, \u201cYes au couvent de Srint-Sauvour, qui marchaient les Premiers avec la croix, chantaïent de leur côté le S/abat oy veo assez de charme et d'harmonie.a proces: ly Pois ail sa 'ancer d'un puis sans une peme extreme, , QC NOUS pressail de toutes ports.Arrives anpres de l'autel de la Division des vélemens, Fumes Sommes arrètes ; un religieux espagnol, revGiu Ole noire sans surplis, a prononcé un discours dans à langue de son pays, sur la triste sclennits du jour.Chacun de } pays, sur la triste seleni 3 au} .nous était debout pendant le discours ; le célebrant se \u201cee An wt tts an seul était assis sur un siége de velours noir Lrode d'or ; deux des principaux catholiques de Jérusalem portaient co tabouret derrière le célébrant pendant la procession.Je wai rien vu de plus beau que les ornemen: en velours noir brodé d\u2019or qui ont servi à la cérémonie d'aujeuid'hui ; ts ont été envoyés par lE-pugne en 15195 les aimes de lu Castille brillont en filets d'or sur ces vétomens saci és.Le sermon espagnol étant achevé, nous nous somes remis en marche jusqu'a Pautel de lZapropere, sous lequel on voit un débris de colenne de pierre où s'assit le Sauveur, lorsque, durant la nuit de sa Passion, il fut rassasié d'opprobre.Là, nous avons eu un second discours espagnol.Puis nous nous sommes avancés vers le Calvaire, au milieu d'un bruit in:mense traversé par de longs cris ; chacun voulait monter sur le Golgotha ; on sinjuriait, où se bate wit, les petits enfans à demi étoufféz, pous-aieut des géinis- semuens, Dès que Pétroit espace du Calvaire a été rempli, le reste de la multitude a été impiteyablement rejeté par les commissaires musulmans elles junissaires de Saint- Sauveur, et c\u2019est à travers le déserdre le plus temultheux que nous sees enfin parvenus à autel du ciucificment, Le grand crucifix, porté en tête Ce la procession par un religieux lating a été posé au pied de l'autel construit à la place où le Sauveur expira.Le père espagnol, que nous avons entendu à la station de l'Impropere, s'est ogenouills devant ce crueifix eti repris son di-cours avec des larmes dans les yeux ; lorsqu'il en et venu à la dernière heure du Sauveur, le prêtre espagnol à éclaté en sanglots.Pour mol, Je me suis vu saisi d'un saint cffroi, quand j'ai entendu le cénobite avec son étole noire et sa robe de laino brune nous raconter la mort ignomistieuse de Jesus, à la place même où Jésus a été imumolé ; car j'étais là, sur lo lueur d\u2019espérance, demi-livre contenir 100.600 cents, une carpede 14 peures - ta\u201d \u201ca .: H ate ! 4, 1 J - .- .\u2018 que 103 colonies He serarent pas abanuonuces à leurs pro-de longueur en avait 272,224 suivant Petit, ct une autre LE GLANEUR.re.antl [= on 16 pouces, 342,144, une perche contenait {s, une autre 300,640 ( perce lucio-pirea Linn Peslurgeon pondit 119 livres pesant d\u2019œufs, of comme sept de ses auls pesaient un grain, le tout pou- yait être évalué à 7,653,200 œufs.Leeuwenhoek a rouvé jusqu\u2019à 9,34-4,000 œuls dans une seule morue.Si l'on calcule combien de millions de morues en pondent qutant chaque année, si l\u2019on ajoute une multiplication analogue pour chaque femelle de toutes les espèces de poissons qui peuplent les mers, on sera effrayé de Pinépuiwhle fécondité de la natwe.= Quelle richesse ! Quelle rofusion incroyable ! Et si tout pouvait Maître, qui sufli- rait à la nourriture de ces légions inombrafies ?Mais Jes poissons dévorent eux-mêmes ces œuls peur la plupart ; les hommes, les oiseaux, les animaux aquatiques, les sécheresses qui les laissent sur le sable aride des rivages, Lis dispersions causées par les courans, les tempêtes ete.détruisent les quantités incaleulables de ces œuls, dont le nombre aurait bientôt encombre l'univers.Si tous les œufs du hareng étaient fécondés, il ne Érdr-uit pas plus de huit ans à l\u2019éspèce pour combler tout le bassin de l\u2019Océan, car chaque individu en porte des millions, qu\u2019il dépose au moment du frai.Si nous admettons que le nombre en est 2,000 qui produisent autant de harengs, moitié mâles et moitié femclles, dans la seconde année il y aurait 200,000 œufs dans la troisième 200,000,000, etc, et dans la huitième, ce même nombre ne pourra être exprimé que par un 2 suivi de 24 chiffres.Or, comme la terre contient à peine autant de pouces cubes, il s\u2019en suit que si tout le globe était couvert d\u2019eau, il ne suflirait pus encore pour tous les harengs qui existeruient.(Journal des voyages.) LITTERATURE CANADIENNE.jongue de 961,000 œu ue femelle ¢ ~ 0000 Il est dans la vie des momons de joie ct de bonheur, qui: sont si courts, et cn même temps si vils, qu\u2019on se les rap- degrés disjoints trem pelle toute sa vie.Us sont séparéz, et dispersés pour ainsi; descendions avec \u20ac ire parmi tant d'autres momens tristes et malheureux, comme les étoiles sur le fond noir et ténebreux du ciel's [de nos pis sur pendant la nuit ! J'es ) ; haves Sots yo! C'est une promenade a la chitte de Montmoreney qui chauves souris, qui s\u2019e visitées daus RATE ., \u2018 - Tiga 3 ser Ÿ .C'était au mois de Septembre de l\u2019année 1831.Qui-'Jétais jeune et cramt ans un collège, serrais contre mot ant, ceinon, jamais je Me sugg-re ces réflexions.tongue à passé quelques années de ea vie d eut tout ce qu\u2019il a de beau, de charmant, d'attray \u2018is de Septembre.\u2014 J'avais accompagné mon père dans Mais ma te tt voyage à Québec.I fallait satisfiire les yeux avides sépuler d'un jeune homme sortant du séminaire, il fallait lui mou-}voici ! s d'écho en écho.lrer toutes Cn les curiosités que renferme la capitale el celle qu l'entou rent À plusieurs lieues aux environs.\" i .44e ve lone, matin comme on en voit en Canada dans cette dechifirames | oon, Mon père, un vicl ami des siens et moi roulions tant de morne s e de ce séjour de mort.t'nous nous trouvâmes Cnc dans un coche de ville: on arrive - ascur sonter ; Joie Rivière louaze à travers les rues étroites de cet AUX portes, on s\u2019engage sous un long \u20ac - .+ .Un matin nous fenions Fan, et un instant après nous truver-ions ln l'en St.Charles et prenions la route de Montmo- tes 119 L\u2019onde bouillonnante se précipito entre deux roches es- )| carpées, avec un bruit sourd qui ne laisso pas que de pluire.Les cuvirons sont magnifiques et sont bien relevés encore par la beauté de cette châte.Il nous semblait voir une belle colonne d\u2019ulbâtre incrustée de pierreries, dont toutes les parties auraient cu un mouvement oscillant, tant la masse d\u2019enu écumait, tante elle est étroite et perpendieu- laire.Le soleil y dardait ses rayons, et achevait de rendro le spectable imposant.\u2014Après avoir promené long-temps nos regards admirateurs sur cette scène ct ces beautés do la nature, nous primes un autre chemin, qui conduisait à une chaîne de montagnes, assez près de là.Nous allions à la recherche d\u2019un morceau d\u2019antiquité Canadienne, et l\u2019on suit combicn ont d\u2019atuait pour le naturaliste ces rares objets, que le temps semble avoir oublié sur son passage, tristes monumens des faiblesses ou des vertus d'êtres, dont le nom même est souvent ignoré de leurs semblables.La situation de cette antiquité dans la patrie des voyageurs, où ces sortes de ruines sont si peu nombreuses, ne pouvait manquer de piquer encore d'avantage leur intérêt.Après quelques heures de marche, nous arrivâmes au pied des montagnes ; il n°y avait plus de chemin pour la voiture ; nous la quittâmes, ct nous nous cnfonçâmes dans le bois.Après quelques recherches, nous traversimes un petit ruisseau, et nous étions sur un plateau bien défriché et désert.On ne pouvait trouver un site plus riant.À notre droite et derrière nous, était un, bois touffn, à notre gauche, on voyait au loin des campagnes verdoyantes, de riches moissons, de blanches chaumières, et à l\u2019horizon, -ur un promoutoire élevé, la ville et citadelle de Québec ; devant nous s\u2019élevait un amas de ruines, des murs crénelés et couverts de mousse et de licrre, une tour à demi tombée, quelques poutres, un débri de toit.C'était là le but de notre voyage.Après en avoir examiné | ensemble, nous descendimes aux détails ; nous parcourtimes tous ces restes d'habitation.Avec quel interêt nous regardions chaque partie de pierre! Nous escaladions les murs, montions aux étages supérieurs daus les escaliers dont les blaient sous nos pas mal assures, nous les flambeaux dans des caves ténè- ; .ogo or re * = - breuses et humides, nous en parcouriens toutes les ginvo sites ; à Chaque instant nous NOUS AIT le pavé, ou aux batteme des nfuyaient elrayées de se vor amas sombres et silencicuses demeures.K, le moindre son me frappait, Je me y père, j'osais à peine respirer.Uh! blierai cette promenade souterraine !\u2014 \u201d « »., FR A rreur fut bien augmentée à la vue d uns pierre nous heurtémmes du pied t.\u2026.Nous y Sa voix fut répétée Nous étions arrêtés devant celte pierre, ds avides.Nous y ttions au bruit sonore us d'ailes des leurs n\u2019ou ale, que s s\u2019écria l'ami de mon pere.fixés sur clle nos regards , a lettre Ch moitié effaçée.\u2014Après un mns- ilence, nous sortimes « mon grand plaisis Nous (raversimes ces rules, et °° \u201cteur ore sur un vert gazon.C'était eut d'un jardin : on y distinguait par les inpégali- allées des partevres, il y crotssail des miers devenus sauvages.placen du terrain, les re \u201d > .va \u2018 .: : Ww travers uy paysage riantet pittoresque.lass quelques Dre in wr de prononger un mot, ES ONZE Notice chee aloe ie moins Jusques là je m'etais bien gardé « ger un mot, us aduirons Une Cane o tin lu curivoité l'empostait, il fallait avoir l'explica } considérable { Coins large quo Niagara, mais plus Clevee.mis chil 120 * est er tion de la pierre mystérieuse ; je la demandai.Nous allâmes nous asseoir au pied d\u2019un érable touffu, et l\u2019ami de Inon père commença son récit en ces termes : | Vous vous rappelez de l\u2019intendant Bigot, qui gouvernait en Canada duns le siècle dernier.Vous n\u2019ignorez pas ses déprédations, ses vols du trésor public ; vous n'ignorez pas non plus que ses méfaits lui valurent en Frauce la peine d\u2019être pendu en effigie, de par l\u2019ordre de sa Majesté Très-Chrétienne.| Muis voici ce que vous ignorez peut-être.L\u2019Intendant, comme tous les favoris de T'ancien régime, voulait mener sur la terre vierge de l\u2019Amérique le même train de vie et le même luxe que la noblesse féodale de la vicille Gaule.La Révolution n\u2019avait pas encore nivelé, voyez vous.En conséquence, il se fit construire la maison de campagne, dont vous avez les ruines sous les yeux.C\u2019est ici qu\u2019il venait se distraire des fatigues de sa charge, et qu\u2019il donnaut des fêtes somptueuses, auxquelles assistait tout le beau monde de la capitale, sans même en excepter le Gouverneur.Rien ne manquait pour rendre ces fêtes solemnelles ct le séjour de ce nouveau Versai.les agréable.La chasse, ce noble amusement de nos pères, n\u2019occupait pas le dernier rang dans les plaisirs.de l\u2019Intendant.Il y avait peu de chasseurs, plus habiles et plus intrépides ; lèger comme un sauvage, il parcourait les forêts, escaladait les rochers, ct ses cuinpagnons de chasse avaient bien de la peine à le suivre à la poursuite du chevreuil et de l'ours.Aussi expert à tuer qu\u2019à courir, il étuit rare qu\u2019il manquât son coup, et qu\u2019il n\u2019abattît sa proie.Un jour donc, il se livrait ardemment, avec un petit nombre d\u2019amis, à la poursuite d\u2019un élan.| L'animal vigoureux fuyait à travers les bois, sautait les fossés, les ravines ; les chasseurs n\u2019en étaient que plus ardens de leur côté.L'Intendant ne voit plus rien que la proie qui lui échappe ; il la suit et dévance ses compagnons, qui l\u2019ont bientôt perdu de vue.Enfin après une longue course, il rejoignit l\u2019animal: celui-ci essoufllé, épuisé, était tombé à terre, et n\u2019attendait plus que le coup de mort.Content de sa victoire, le chasscur veut retourner sur ses pas, et rejoindre ses compagnons.Mais il les a laissés en arritre.Où sont-ils?où est-il?I s\u2019aperçoit alors que son ardeur l\u2019a entrainé trop loin, et qu\u2019il est égaré au milieu d\u2019une vaste forêt, sans savoir de quel côté ge diriger pour en sortir.Le soleil était près de se coucher, et la nuit s\u2019avançait.Dans cette perplexité, l\u2019Intendant prend le seul parti qui lui reste, il se remet cn marche, tâche de retrouver ses traces, et reconnaître les licux.Il parcourc les bois en tous sens, fait mille tours et détours, va el revient sur ses pas, mais le tout cn vain, ses efforts sont inutiles.Dans cet aflreux embarras, accablé de fitigue, les forces lui manquent, il s\u2019arrête, se luisse tomber au pied d\u2019un arbre.La lune se levait dans ce moment belle et brillante, et grâce à su bienfaisante clarté, l\u2019infortuné chasseur pouvait au moins distinguer les objets autour de lui.Plonué dans ses réveries, il songeait à tous les inconvéniens de sa triste position, lorsque tout à coup, il entend un bruit de pas, et aperçoit à travers les brouis- suilles quelque chose de blanc qui s\u2019avance de son côté ! on cût dit un fantôme de la nuit, un manitou du désert, un de ces génies que se plaît à enfanter l\u2019imagination ardente ct créatrice de l\u2019indien.l\u2019Intendant effrayé sa lève, il 8 tisit son arme il est prétà faire fou.Mais le fantôme est à'deux pas de lui! Il voit un être humain, tel que les LE GLANEUR.un £a Copoêtes se plaisent à nous représenter ces nymnphes, légère habitantes des forêts.C\u2019est la sylphide de Châteaubriandt C'est Malx! c\u2019est Velléda !! Une figure charmante de beaux grands yeux bruns, une blancheur éclatante : 0 longs cheveux noirs tombent en boucles ondoyautes sur des épaules plus blanches que la neige, le soufile léger du zéphir les fuit flotier mollement autour d\u2019ellep: une loncue robe blanche négligemment jetée sur cette fi le des la foret achève d\u2019en faire un type admirable.On croirait voir Diane, ou quelq\u2019autre divinité champêtre.Caroline, car c\u2019est son nom, enfant de l\u2019amour, avait en pour père tn officier Français d\u2019un grade supérieur.Su mère, indienne de la puissante tribu du Castor, était de la nation Arconquine.C\u2019est sur les bords de l'Outaouais qu'elle à don le jour à Caroline.À sa vue, l\u2019Intendant troublé la prie de s\u2019asscoir.Iles frappé de sa beauté, il l\u2019interroge, il la questionne, et raconte son avanture.I! finit par Jui demander de le conduire, et de Je guider hors du bois.La belle créole sy prête avec grâce, et ce n\u2019est qu\u2019äleur arrivée à la maison de campagne, que PIntendant se fait connaître à son guide ot l\u2019engage à demeurer au Château.' \u2018Or à présent, il fauksavoir que l\u2019Tntendant était marié, mais son épouse nc venait que rarement à la maison de plaisance.Cependant la renommée aux cent bouches ne manqua pas de 1épandre bientôt le bruit que l\u2019Intendant avait une maîtresse et qu\u2019il la gardait à Beaumianoir.Ainsi se nommait le Château en question.Ce bruit parvint aux orcilles de l\u2019épouse, et ses visites à la campagne devinrent plus fréquentes.La jalousie est une terrible chose! L\u2019Intendant couchait au rez de chaussée, dans une tourelle située au noril-ouest du château; dans Petage dessus était un cabinet occupé par la belle protégées un long corridor conduisait de ce dernier appartement à une grande salle, ct à un petit escalier dérobe, qui donnait sur les jardins.Le 2 Juillet 17, voici ce qui se passait : c\u2019était le soir, ouze heures sonnaient à l\u2019horloge, le plns profond silence règnait d\u2019un bout du Château a l'autre, tous les feux étaient Cteints ; la lune dardait ses pâles rayons à travers les croisées gothiques ; le sommeil s\u2019était emparé des nombreux habitans de cette demeure, la seule Caroline était éveillé e.Elle venait de se concher, lorsque tout à coup la porte s\u2019entr\u2019ouvre, une personne musquec ct vêtue de manière à ne pas être reconnue approche de son lit et fvint del parler.Elle veut crier, mais à l\u2019instaut, on lui plonge à plusieurs reprises un poignard dans le sein!\u2026\u2026\u2026\u2026.Loe tendant réveillé aux cris de sa maîtresse, monte precip tamment a sa chambre.Il la trouve baignee dans son sang, le poignard dans ln plaie.I! veut la rappeler à h vic, mais en vain ; elle ouvre les yeux, lui raconte con ment la chose s'est passée, lui jette un tendre regard, qu s'éteint pour toujours !.\u2026.L\u2019Intendant éperdu parcour tout le château, en poussant des cris lamentables : tout le l\u2019assassin est échappé.uns ont vu descendre pur l'escalier dérobé, une femme q selon d\u2019autres, c'est la mère de Pinfortunce viele monde est bientôt sur pied, on court, on cherche, mas RÉ Jamais on n\u2019a pu découvrir l\u2019auteur de cc crime, mai js en revanche la chronique rapporte bien des choses.LS EE: s\u2019est enfuie dans le bois, c\u2019est l\u2019épouse de lIntendant; EF Seay ae Tre Tm re THY.Tee Sad ES LIL GLANEUR.voiqu'il en soil, un voile mystérieux couvre encore au- \u2018ourd'hui cet affreux assassinat ; L\u2019Intendant voulut que Caroline fut enterrée dans la cave du Château, au-dessous même dela tour où clle reçut la mort, et fit placer sur sa tumbe la picrre que nous venons d\u2019y voir._, _ | Ainsi se termina lo récit de notre vicil ami, Nous re- joignimes notre voiture, et deux heures après nous étions deretour à la ville.\u2018Tout le long de la route, je repassai dans ma mémoire les évènemens de ln journée, et je me promis bien de n\u2019en jamais perdre le souvenir.Puisque Paccasion s\u2019en est présentée, j'ai préfère en coucher le récit sur le papier, toujours plus sûr et plus fidèle quo la meilleure mémoire.AMÉDÉE.( Le désir d\u2019arracher à l\u2019oubli et de frire connaître à ses concitoyens, une anecdote Canadienne, dont le fond est historique et qui est généralement ignorée, à engagé l'auteur à faire publier cet essai, lu dernièrement devant la Société Littéraire, No.1.) 7 D 00000-\u2014\u2014 LA PAUVRE FRANÇOISE.Jolie sans le savoir, et simple comme la fleur des champs, telle était dans sa dix-huitième année la naïve Françoise, la pauvre file avait un cœur aimant, qui chercha de bonne heure à s\u2019attacher 3 triste de son abaudon, elle voulait un ami ; et ses beaux yeux noirs, en rencontrant ceux du jeune Paul, orphelin dès Penfance, lui dirent qu\u2019elle l\u2019avait trouvé ; dès lors elle fut plus heureuse ! On Paimait et enfin il existait quelqu\u2019un sur la terre pour penser à Françoise et s\u2019occuper de son avenir.Si, par une belle soirée, elle descendait le cotcau, ce n'était plus pour ÿ pleurer en solitude, bientôt Paul accourait sur ses pas et lu offrait le bouquet qu\u2019il venait de cueillir.Accoutumce à recevoir des marques d'une innocente amitié, qui faisait le charme de sa vie, Françoise atteignit ses vingt ans ; Paul, en avait cinq de plus qu\u2019elle, il désirait s'établir et lui demanda su main : \u2018 Chère Françoise,\u201d dit-il en pas- Sant un bras caressant autour de la taille déliée de son aug, \u201cje ne suis pas riche, mais je t'aime! Si Dieu Me conserve la santé, nous pourrons être heureux.\u201d À ce discours les joucs de rose de Françoise sc couvrirent du Jourpre le plus foncé : elle fut un instant sans rien répon- re, mais bientôt revenant de son trouble : \u201c Je suis en- Core plus pauvre que toi, \u201d dit en hésitant sa voix trem- ante.\u201c Ah! dois-je consentir à devenir ta compagne, le faire partager ma misère 1°\u201d Paul l'ayant de nouveau &ssurée de sa tendresse : Eh ! bien, reprit-elle, que Dieu vous Unisse et nous protège ! car je n\u2019avais pas osé te l\u2019a- Youer, mais depuis quelque temps je sentais que je t'ai- os Je crois, encore plus qu\u2019on t'aime un frère ; et J'au- : Pronvé un véritable chagrin, si une autre eût parta- Bé lon affection avec moi?Our tonte réponse ( Paul était trop \u20acmn pour en faire ) a orphelin press ; \u2019 i \u2018Phelin pressa contre son cwur la petits main qu\u2019on lui] av; : , \u201cait tendue ; puis, en s\u2019eloignant : $ souviens-toi de ta prome 8 sse ! dit-il ; je vais tout préparer pour que tu puisses 121 bientôt l\u2019accomplir.\u201d Ils croyaient que le bonheur était prêt à leur sourire.Hélas ! comment prévoir qu\u2019ils allaient le perdre à jamais.La veille du jour où ce couple infortuné devait, au pied des autels du Seigneur, se jurer amour et fidélité, Paul fut attaqué d\u2019une fièvre cérébrale, qui l\u2019enleva en peu d'heures.Sa fiancée ne le quitta pas d'un instant ; elle reçut son dernier soupir et pensa expirer avec lui, tant sa douleur fut grande.Se précipitant sur le corps insensible de son bieu-aimé, la n:alheureuse le serra dans ses bras, le couvrit de baisers, puis tomba épuisée à ses côtés, privée de tout sentiment.En reprenant ses sens, un regard jeté sur le cadavre lui montra la réalité de son infortune qu'elle césayait en vain de se nier.La pauvre Françoise ne put point toujours douter : son ami ne se réveilla pas, et l\u2019on vint le lui enlever pour le rendre à la terre.Elle supporta l\u2019adversité, sans verser une larme ; seulement par fois elle lcvait ses beaux yeux vers le ciel ct disait avec un accent déchirant : \u201cé lui seul m\u2019aimait.\u201d Une sombre mélancolie s\u2019empara pen-à-peu de son cœur ; on la trouvait toujours plongée dans l\u2019abattement le plus profond ou priant avec ferveur ; elle ne tarda pas à voir ses-aitraits se ternir ; mais ne cherchant à plaire à personne, hélas ! que lui faisait la beauté ?Ce joli visage, où naguère l\u2019on voyait des roses ct de lys, devint semblable à la feuille d'automne ; ses joues ar° rondies par la main des, amours se creusèrent et s\u2019amai\u201d grirent ; on eût dit que d\u2019un souffle son âme allait s'envo\u201d ler., Un soir, elle tourna ses pas chancelants vers le cimetière du hameau ; ses regards, devenus ternes et rêveurs, avaient recouvré une partie de leur éclat, et sa physionomie un peu de son ancienne gaieté ; clle fut s\u2019agenouiller sur une fosse, dont le gazon commençait à verdir : après y avoir jotté des fleurs, la pauvre Françoise pria longtemps ; puis laissant cette tombe qui recouvrait ce qu\u2019elle avait eu de plus cher, elle sembla lui parler tout bas : mais on ne put distinguer que ces mots.\u2018\u201c À demain, j'espère.\u201d Hélas ! ses vœux ne furent que trop exaucés ! le lendemain, quand le soleil disparut à l'horizon, clle avait cessé de vivre.00000 DANGER DE LA FRAYEUR.Il y a, en Picardie, un vieux château flanqué d'épaisses tourelles, que le voyageur aperçoit sur la route en venant à Malainville.Ce château, aujourd'hui d sert, était autrefois le séjour passager de M.d\u2019Arcucil, qui passait ordinairement, dans cette terre, la belle saison et les pre miers jours de l\u2019automne.Il y était, en l\u2019an 1762, avec son fils Gustave, sa fille Acélie, et Alfred, son neveu, officier dans le régiment du roi, qui ayant obtenu un semestre, était venu rejoindre son oncle dont il était extrêmement aimé.M.d\u2019Arcueil désirait faire passer agréablement à son neveu le temps do sa vacance, et, comme il était extrémement bon, il lui procurait mille honnêtes divertissements.Jamais il n\u2019y avait eu tant de mouvement au château.C\u2019était chaque jour une fète nouvelle qui, en wouvant à Alfred combien il était aimé de sa famille, la lui rendait bien chère.II était sensible à tant d\u2019aiinables ct tendres soins ; tnais lu plus douce satisfaction de son 133 LE GLANEUR.ve cœur était de voir Acélie, de se trouver sans cesse avec clle, de l\u2019entretenir de son amour, et de la félicité qu\u2019elle Jui devrait quand il Paurait épousée ; car M.d'Arcueil avait promis à Alfred la main d'Acélie, sa bonne Acclie, qui, belle, sage ct modeste, faisait en ce moment sa joic et son orgueil ; et le printemps devait voir leur hymen, L'enchantement d\u2019Alfred, hélas ! dura peu.L\u2019étourderie d'un jeune homme dissipa bientôt les rêves charmants qui occupaient sa pensée, le rendit lui-même à jamais malheureux, par les remords d\u2019un crime involontaire, ct couvrit de deuil et d'affliction cette terre, où, tout-à- l'heure, régnaient la gaieté, la douce paix et l\u2019espoir d\u2019un parfait bonheur.On était en automne.Dans un grand repas que M.d\u2019Arcue:l donnait à ses voisins, la conversation tomba sur les revenants ; chacun débitait à l\u2019envi son histoire, ct.comme à l\u2019ordiiaire, chaque conteur renchérissait sur le conteur qui l\u2019avait précédé.\u2014Je ne crois pas aux revenants, dit Pun d\u2019eux ; mais convenons qu\u2019il faut être doué d\u2019un courage bien extraordinaire pour ne pas trembler au moins un moment, lorsqu\u2019un objet aussi eflrayant qu\u2019un fantôme trouble tous les sens, et par une apparition subite ne laisse point aux esprits toutes leurs fucultes.\u2014 Quant à moi, dit Alfred, je pense que, dans une pareille aventure, rien nc saurait m'émouvoir ; je ne sourcillerais pas un ins tant.\u2014 Mon fils, dit M.d\u2019Arcueil, je te crois sans peine, ton colonel m\u2019a écrit que tu étais le plus brave officier du régiment, ct je suis sûr de toi comme de moi-même.\u201d Le bon oncle sourit ; les convives s\u2019empresrèrent de rendre justice an héros, Acélie baissa les yeux et rougit ; mais Gustave fit un signe de tête qui semblait dire : \u201c \"f'an- tôt nous mettrons cette bravoure à l'épreuve, et nous verrons si cette valeur est imperturbable.Ce n\u2019était point par un sentiment de jalousie que Gustave en agissait ainsi : car il ainrait son cousin comme un frère 5 il ne méditait qu\u2019une plaisanterie innocente, mais qui lui devint bien funeste.Le diner est fini, la soirée s'écoule, et chacun va se retirer dans la chambre qui lui était destinée ; Custave embrasse tendrement son cousin ; tous deux se communiquent leurs projets de plaisirs pour le lendeniain ; lendemain fatal, qui devait être un jour de sang ct de larmes, Retiré avec son gouverneur, déjà Alfred se préparait à se dépouiller de son habit, lorsqu\u2019un bruit de chaînes, mélé de gémissements plaintifs, frappe ses oreilles ; il se lève, regarde fièrement autour de lui et prend une attitude torri- ble et menaçante.Son gouverneur, au contraire, assis au coin du feu, était saisi d\u2019effroi, Ce château si vaste, cette chambre isolée, cette saison si triste, ce bruit de chaînes, fout se réunissait pour l\u2019effrayer.* Avez-vous entendu, dit-il à Alired \u2014Oui, répond cclui-ci d\u2019une \u201c* voix ferme ; je ne suis que penser, mais ne craignez \u201c\u20ac rien.À peine eut-il dit ces mots, que le volet de la fenêtre, qui était en dehors, se développa, ct que la vitre fut bri- sèc en mille éclats.À travers Cette ouveriure nouvelle, parut un bras dégouttant de sang, qui se retira ay rès< avoir agité une épée menaçante.Alfred fut chercher la sienne, s\u2019approcha du carreau cassé, d\u2019une voix furte: \u201c Qui que tu sois, dit-il, tu ne m\u2019épouvanteras pas.\u201d À peine achève-L-il ces mots, qu\u2019une autre vitre est cas- milieu de Pappartement : une seconde fois, un bras nu, giganlesque ct sanglant, paraît en ogitant la même épée dont il menagait Alfred.\u201c F faut, dit cclui-ci, en sétan- © cant, le fer à la main, vers la fenêtre, que ton sort cu \u2018le mien se décide ; finissons.\u201d Aussitôt il écarte l\u2019épée du fantôme avec la sienne, se Jette sur le bras mysterieux, le saisit, l\u2019appuie sur le cadro du carreau cassé, et passant sa main droite dans l\u2019ouver ture, plonge, avec un courage héroïque, dans le corps qw\u2019il rencontre, l'épée qu\u2019il eu retire fumante.Alors le bras du fantôme se retire, Pépée lui échappe, tombe et roule au milieu de l'appartement.Te gémissement ie plus douloureux se fitit entendre ; le plus profond silence lui a succédé.O mon Dieu! s\u2019écria Alfred cn tremblant de tous ses membres.I marche en chancel, fait quelques pas et tombe sans connaissance au picd do son lit.En ce moment le vent souflle avec violence, ct sifllant à travers les carreaux de l\u2019appartement, menaco éteindre la lumière ; la cloche sonne une heure.Le gol verneur, seul dans ce vaste appartement, ne sait point quel parti prendre ; il n\u2019ose appeler du secours, mais il va fermer les volets, etse rend auprès de son élève ; se, soins le rendirent à lui-même.+\u201c Mon ami, avez-vou, \u201c entendu un cri de douleur ?\u2014Hélus ! il n\u2019est que tro ** vrai\u2014Ah! ce gémissement pèse sur mon cœur : que coup ai-je porté ?Dans quel sein mon épée s\u2019est-cllel plongée 7\u2014Quoi ! vous croyez avoir blessé quelqu\u2018un Ce n\u2019est point l'air que jui frappé, j'ai senti mon fer pénétrer dans quelque chose qui opposait de la résis- *¢ tance ; alors tout mon sang s\u2019est enfui dans mon cœur, \u201c et mes forces n\u2019out abandonné.\u201d Le gouverneur ramasse l\u2019épée, elle est en effet teinto de sang.connuissance funeste qui replonge l\u2019élève dans une nouvelle défaillance.Quelle nuit fatale ils passèrent ! Alfred gardait un farouche silence ; il prenait de temps en temps son epée, regardait d\u2019un œil fixe le sang dont elle était souillée, la rejeiait loin de lui, se promenait à grands pas dans cette chambre immense, en laissant échapper quelques trots inarticulés et de profonds soupirs ; affreux pressentiments ! nuit fatale ! s° criait-il, en donnant les signes d'un profond désespoir.Enfin le jour commença à paraître ; six heures sonnaient, quand le gouverneur entendit frapper à la porte ; il ouvrit.Un domestique pâle, les yeux en pleurs, les cheveux en désordre, exposa à Alfred que son oncle soubai- tait de le voir et l\u2019attendait chez lui.Alfred, qui n\u2019avait osé l'interroger, le vit à peine hors de sa chambre, qu'il se init à pleurer comme un enfant, et lu voix de son gouverneur, à laquelle il avait été toujours si docile, ne put calmer un insiant sa peine.Enfin il se rendit chez son oncle.Celui-ci, en l'apor- covant, s'éctia: © Ah! mon cher neveu, venez au se * cours du plus misérable des pères.Dieu ! s'écria Al fred, d\u2019une voix étoutièe\u2014Je n'ai plus de fils, rept M, d'Arcueil; une main inconnue, cette nuit.Venez, mon cher neveu, suivez-moi.Mon fils convait son meurtrier 3; mais il s'obstine à cacher son nom, et he veut le réveler que devant vous.?Alfred en l'entendant, la pâleur sur le front, l'œil éteint, ne peut ni parler, ni faire un pas ; son oncle lui prend une main, Ct son gouverneur saisit Pautre.\u201c O mon oncle! ce of [14 of ob 6 6 .\u201c sée avee le même fracas et que lès débris en tombent au WY genet .* * 1 j> ceria-t-il douloureusement, je vous suis.?Et en effet, 11 at.=o Te cs TET Bi i YF \"TT RTE e\u2014\u2014n ET -% 4 LE GLANEUR.1 pn sc rendit chez Gustave oll l\u2019attendaient la scène la plus terrible, le spectacle le plus déchirant.,Ç Figurez-vous un lit environne d\u2019un grand nombre de personnes dans dillérentes attitudes de consternation, ct fondant en pleurs, et dans cc lit un jeune homie de ving! ons, décoloré, Pail presque éteint, Ju bouche livide et entrouverte, et déjà entouré des ombres de la mort.Le silence gui régnait dans lappartement n\u2019était troublé que par des soupirs, des gémissements et des sanglots.Une jeune personne, la tête appuyée sur la main du blessé, et les yeux couverts d\u2019un mouchoir mouillé de larmes, pres-} toute sa vie le deuil de Gustavele vœu de son jeune cousin, il épousa Acélie ; deux ils ne coulèrent que des jours languissauts et pleins de mélancolie.années, resté seul héritier de tous leurs biens, en fit une donation aux pauvres, et se renferma dans un cloître.sait cette main dé'à froide dans les siennes, et semblait n'atteudre pour expirer que l\u2019instant où le malade cesserait de vivre : c\u2019élait sa sœur, que tous les cflorts réunis n\u2019avaient pu arracher d\u2019auprès de son malheureux frère.Arrivés dans ce séjour de désolation, l\u2019oncle et le neveu ne purent retenir un cri de douleur : «¢ O mon fils ! 6 mon ami!\u201d ct Alfred courut se précipiter au bord du lit fatal.À ce cri, le malheureux Gustave soulève la paupière, déjà chargée de la mort ; il retire doucement sa main de celles de sa sœur, ct fuit signe qu\u2019il va parler.¢ O mon \u201c umi, je te revois : que je rends grâces au ciel de m'a- \u201c voir conservé la vie jusqu\u2019à ce moment si nécessaire au \u201c repos de mon père, au tien, à celui de tout ce qui m\u2019est \u201c cher, etqui me survivra! O mon père, je vous ai pro- \u201cmis de Vous nommier mon meurtrier devant Alfred.Ce \u201c meurtrier, c'est moi, c\u2019est moi, qui n\u2019écoutant que mon \u201c désespoir ai frappé, mon sein d\u2019une épée.\u2014Non, s\u2019écrie \u201c Alfred, avec un cri semblable à celui d\u2019un homme en $ délire, c\u2019est moi qui Pai tué, \u201d et il demeura à terre, où ne donnait que'des marques de désespoir.* O mon \u201cpère, dit Gustave ; tes.mon imprudence a fout fait, j'ai lières et les lelfres philosophiques, que j'appellerais lettres *\u201c embrasse-moi.Mes veux se couvrent d'un nuage .\u201c Les forces m\u2019abandonnent .Adieu, je me meurs.\u201d Il expire ! tel est le cri dont la chambre retentit.Custave n\u2019était plus.Le délire s'empara d'Alfred ; l'infortuné fut long-temps à se débattre contre la fièvre ardente que lui avait vcen- sionnée cet Événement.Qui le soignérent dans sa maladie?Ce fut Acélie, aussi alligée que lui ; ce fut le pire de Gustave qui, plus malheureux, s\u2019il ext possible, était obligé de faire taire sa douleur devant celle de ses enfants.Alfred fut rendu à la vie ; hélas ! inconsolable, il porta Cependant, respectant mais tous M.d\u2019Arcueil mourut au bout de cuelques eq Alfred, sa fille le suivit de près dans la tombe.00000 - DE LA LETTRE.ARTICLE PREMIER.Définition cl Slyle de la lettre en général, La lettre n\u2019est qu'un entretien entre des personnes absen- On distingue deux sortes de lettres .les lettres fami- \u201c voulu éprouver son courage, Ct je suis devenu la vic-'d\u2019érudition.Ces dernières sont nommées ainsi, parco \u201c time d\u2019un absurde stratagème.\u201d H raconta alors en qu\u2019on s\u2019y occupe d'arts, de sciences, de littérature ct peu de mots, et autant que ses forces le lui permirent, les.méme de politique.évènemer ts de la nuit.On pense bien que je ne parlerai ici que des lettres fami- Le malheureux père ne put alors regarder sans pitié l\u2019é-;lières.S'il survenait à quelques demoiselles de faire des ; À .Sy 12.30 3111 Nt avn .+ - bt afiligeant ont était Alfred ; mais vainement il le serra lettres où | erucition dût avoir ure grande part, clles pren dans ses bras, vainement Acélic l\u2019appela pur des noms, draient le style qu\u2019elles jugeraient être convenable au sujet lendres et chers, rien ne put le rappeler à lui.Il sortit de ses convulsions de désespuir, pour toniber dans la stupeur, Gustave enfin l'appela, d\u2019un accent faible et doux ; à 4 voix, il se releva.Gustave lui tendit la main : lived, lui dit-il, essuie tes pleurs, je sais mourir avec \u201c apte ; je bénis la main qui 1n\u2019a conné le coup fatal.« moi Je nne-moi' ma folie imprudence! pardonne- \u201cie le sais.) c que je viens de répandre sur (a vie; sus $ voir entré à ine craintive ct géncreuse t accusera a au plus tendre des pères, un fils qui faisait om bonheur, à une sœur, un frère dont clle était tente amice.Mon pore, ne l'ubandonrez pas ; qu'il a jours votre fils; qu\u2019il vous tienne lieu de celui « \u201c = fale sentiment que tu avais pour lui ct que tute plai- alliance |.confier ; qu il ne roimnpe pas les nœuds d une déliccs.ong-temps projetde, dont la pensée faisait vos votre Rect pére ! et qui cût assuré le bonheur de ieu de py © 3, qu i soit votre héritier, il vous tienara demic Wi toujours tous les deus, voilà mes \u201c complis - x.se | romettez-moi qu ils scront ac- PS: donnez-moi tous deux votre main.Alfret, \u2018 a\u201c \u201c \u2018 \u2018 = « due vous perdez, Acélie, que cet événement n\u2019altère ji eth et bannir toute parure aflectée.«uves éclatar de quoi les c : est qui croient avoir \u2018qu\u2019elles voudraient traiter 5 elles s\u2019assujettiraient, en un mot, aux différentes lois que la littérature impose à Ces sortes d\u2019écrits.Le style d\u2019une lettre familière est celui de la conversation, en supposant toutefois qu\u2019on parle bien dans la conversation.On serait d\u2019antant plus répréhensible de parler mal dans une lettre, qu\u2019on a plus de temps de chercher ses idées et ses expressions.La plupart des lettres sont ou de sentiment où d'agrément.Les premières doivent être pathétiques, échaulter l'âme avec donceur, réveiller l\u2019imagination sans exciter de grauds mouvemens.1 nm atv \u201cir Celles qui ne sont que de pur agrément doivent étre vn jeu fleuries, mais n\u2019admettre que des ornemens naturels HN faut éviter deux grands défauts dans une letire : le trop d'art et le trop de négligence.Une lettre paraît faite avec trep d\u2019art, lorsqu\u2019elle ne laisse entrevoir que pensées raffinées, que mois sonores, que fi- ies, que tours recherchés et alambiqués : c\u2019est 1cmoiselles doivent beaucoup se défier.1 en fait une merveille, quand, avee bcau- 124 LE GLANEUR.coup d\u2019efforts, après s'être long-temps frotté le front, elles sont parvenues à faire une lettre pleine de mots pompeux ct de phrases entortillées.Si un maître d\u2019un goût éprouvé ne les corrige, ne leur fait voir que le bon style n\u2019est point un style boursouftlé, obscur et redondant, mais un syle convenable, clair et facile, elles s\u2019habitueront à écrire de la sorte ; elles écriront comme les femmes savantes de Molière : on rira de leur style.Les extrêmes se touchent ; il ne faut pourtant pas qu\u2019une lettre soit negligée.On ne doit jamais se permettre des mots impropres ou peu français, des phrases triviales, des proverbes populaires, des citations fréquentes ; le syle simple n\u2019est point un style bas.Appliquez-vous à corriger vos lettres jusqu\u2019à co que vous ayez acquis la facilité d\u2019écrire purement et avec grâce ; et cette facilité, vous l\u2019obtiendrez plus aisément que vous ne pensez.Un moyen sûr de ne dire dans une lettre que ce qu\u2019il faut, et de le dire d\u2019une manière convenable, c\u2019est de faire attention à qui l\u2019on Ccrit et qui l\u2019on est ;- c\u2019est d'observer scrupuleusement ce qu\u2019on*appelle les convrnances.Le respect, l\u2019amitié, le devoir, la supériqrité, ont un langage qui leur est propre.Un inférieur parle avec respect sans trop s\u2019abaisser ; un égal, sans hauteur ; un supérieur, sans trop faire sentir ce qu\u2019il est; un ami se livre au sentitnent, il écrit avec son cœur, et s\u2019il est permis d\u2019être long, c\u2019est bien dans une lettre d'amitié ; car, l'amitié veut des confidences, il lui faut des détails.Mme.de Sévigné a dit : \u201c II faut un peu, en- 6 tre bons amis, laisser trotter les plumes comme elles veu- $ lent : la mienne a toujours la bride sur le cou.\u201d ARTICLE II Des différentes sortes de lettres.Il y a plusieurs espèces de lettres familières ; nous ne parlerons que des plus en usage.Des Lettres d'affaires.Le style d\u2019une lettre d\u2019affaire doit surtout être clair et précis.On ne doit y dire que ce qu\u2019il faut, et rien de plus ; aller droit au but sans préambule ; passer rondement d\u2019un article à l\u2019autre, ayant grand soin de parler nettement, sans équivoque.Des Lettres de demandes.Le ton doit en être respectueux, de la personne à qui l\u2019on écrit.T1 faut pour oblonir une demande, une grâce, tantôt employer la louange, la flatterie ; tanidt faire entrevoir qu\u2019il est de l'intérêt de la personne à laquelle on écrit, de nous rendre service ; dail leurs le besoin est un bon maître.La lettre de recommandation diffère peu de celle-ci ; c\u2019est pourquoi nous n\u2019en dirons rien.en raison de la qualité Des Lettres de remercimens.3 se | .C\u2019est le Cœur qui doit fournir ce que vous avez à dire Si vous êtes vraiment sen- dans une litre de remerciment.mant la personne, justifiez, excusez ses intentions.sible aux services qui vous ont été rendus, vous trouverez assez comment vous exprimer.Des Leitres de complimens et de condoléances.Si l\u2019on écrit à un ami, il est facile de le complimenter sur un bien qui lui est survenu, comme aussi de s\u2019aflliver s\u2019il lui est arrivé quelque malheur.> Si l\u2019on écrit à un supérieur ou à un égal, on est quelquefois obligé d\u2019employer des phrases usées qui sont le mérite de la personne, la justice qui lui a été faite, Pespoir d\u2019un meilleur avenir, enfin l\u2019intérêt qu\u2019on prend à son bonheur ou à son malheur, en un mot, à tout ce qui la regarde.Le style d\u2019une lettre de condoléance doit être sérieux, en tout conforme à la situation de la personne qui pleure, Des Lettres de reproches.Il faut avoir beaucoup de civconspection duns une lettre de reproches.Plaignez-vous avec douceur ; tout en blà- Des reproches trop vifs aigrissent les esprits, et trop souvent causent une rupture.Des lettres d'excuses.Si vous avez des torts, ne rougissez point d\u2019en convenir: avouer que l\u2019on s\u2019est trompl hier, c\u2019est prouver qu\u2019on est plus sage aujourd\u2019hui.Montrez-vous disposé à réparer le passé ; que la maniére de vous exprimer soit franche, qu\u2019elle soit un sûr garant des sentimens dont vous êtes pénétrées.Des Lettres de bonne année.Jc n\u2019ai qu\u2019un mnt A dire sur les lettres de bonne année, c\u2019est qu\u2019elles sont difliciles par la raison que ce sont toujours les mêmes idées, les mêmes sentimens.Souhaitez simplement une bonne anrée, et demandez la continuation des mêmes égards, de la méme amitié.Les faceurs du jour de l\u2019an sont ce qu\u2019il y a de plus fastidieux au monde ; les complimens de cette solennité ne sauraient se renfermer duns des bornes trop étroites.ARTICLE III.Modèles de Leitres.Il s\u2019est fait ct il sc fait tous les jours de jolies lettres ; mais il s\u2019en fait aussi de bien pitoyables.Les lcttres semblent être le domaine des femmes, comme les discours soutenus celui des hommes.Mmele Sévigné est là pour le prouver.\u201c Un seul recucil de lettres, dit La ITarpe, a mérité de ss passer jusqu\u2019à la postérité, et c\u2019est celui dont l\u2019auteur * ne songeait à faire ni un roman, ni une satire, ni Un OÙ- \u201c vrage quelconque.\u201d C\u2019est avec raison qu\u2019on lui a dit dans un poème : Charmante Sévigné, quels honneurs te sont dus ! Tu l sa mérités et non pus attendue ; | Tu ne te flattais pas d\u2019avoir pour confidente Cetto postérité pour qui l'on so tourmente. LE GLANEUR.| me Dans le cœur de Grignan tu répandais le tien : Tes lettres font ta gloire et font notre entretien, Ce qu'on cherche suns fruit, tu le trouves siuns peine, Que tu was fait pleurer I+ trépas de Turenne ! Qui te surpassera dans l\u2019art de raconter ?; Ces portraits d'une cour qu'on se plait à citer Se retracent chez Loi bien mieux que dans l'histoire ; Ces héros dont ailleurs je n\u2019appris que la gloire, Je les vois, les entends, ct converse avec eux.Par A.M.G.FAURE.\u2014 ae 00000- FABLE.Le Voyageur et la Mule de Louage.Ceux qui débutent par un style sublime, se voient souvent obligés de le faire raumper dans Ja poussière.Certaine Mule de louage, s\u2019étant bien gorgée de paille et d'avoine, quitta le logis, et se mit à trotter si bon trairi que Je voyageur pouvait à peine la retenir.Il crut qu\u2019il allait faire sa demi-journée en un instant ; mais à quelques pas de là, la trompeuse bête commençait déjà à ralentir le pas.Le ferait-elle par malice 7 hul.tu t\u2019arrêtes ?.\u2026 peut-être \u2018qu\u2019en faisant joucr l\u2019éperon ?.rien qui vaille.Je crains fort un casse-cou.\u2026 voyons cette baguette qui est légère encore \\noins.cmployons done l\u2019aiguillon.Quoi ! scrait-clle déjà fatiguée ?muis la voila quirue.mord, et se mutine contre son cavalier.Oh quel saut ! quel coup ! Piquons done des deux .pas plus avancé.Au secours! que ie diable Cemporte ! la voilà enfin par terre.fort bien ! et c'est toi qui te mélais de trotter ?que la gourme t\u2019enlève ! je le désire.Je ne me ficrai plus de ma vie à une Mule qui débute par de telles prouesses.S'il m'arrive, depuis cette aventure, de voir un auteur s\u2019annoncer avec un emphase sublime, je dis à l\u2019instant même, écoute, l\u2019ami, prends garde de te trouver dans l\u2019état igno- mitieux de la mule de luuaze.06000 BERNARD ET MOUTON.Hy a bien des choses que l\u2019on m'a gâtées.Les pnètes \u20aclégiaques ont mis tout homme qui =e 1especte dans néees- sité de ne plus aimer la lune que tout bas, et de se cacher pour regarder couler l\u2019eau.Il y a une petite fleur que l\u2019on appelle pensée, que les nomenclatures des jardiniers disent : Violette tricolore.Cette petite fleur, si connue, a des pétales des plus riches nuances de violet et du velours le plus fin.Pour aucun prix, je ne laisserais fleurir une ensce sur ma terrasse.dans mon esprit cette pauvre fleur des plates allusions dont elle a été l'objet.Ou n\u2019a pas moins abusé de la rose ; Cependant clle a triomphé des poètes.On a plus encore abusé du chien.On en a fait une foule de récits ; rien hest commun, dans ces narrations, comme de voir un Chien deviner, à l\u2019air contrarié de son maître, que celui-ci voudrait bien avoir 27 francs 10 sous ; le chien part comme Un trait, ct, au bout d\u2019une demi-heure, apporte la somme désirée, Une autre chien cntend que l\u2019on se permet au sujet de Son maître quelques propos indiscrets ; il suit l\u2019insolent, Passe les barrières, le mord au coin d'un bois, et revient a : OT porter, cn signe de victoire, un lambeau du pantalon du .ce : = *tarp» .\u2019 ° .auierm c Cot ; aveugle ne trouvant plus son arge nt le prisonnier était vieux pendez, pendez, disait-il, il en a soupgonna celui qui pouvait l'avoir dérobé.Comment s\u2019Ylbien fuit d\u2019autres.Sil était jeune, pendez, pendez ; il cu prendre pour le ravoir 7 11 alla trouver son voisin ct lui ferait bien d\u2019autres dit qu\u2019il venait lui demander un conscil 5 qu'il avait mille En 1785, le ciel du lit de Dr.de Calonne se détacha Écus dont la moitié était caché en un lieu sur et qu'il ne \u2019 | | .I i § s , .seit n RO \u201c(ue ah Pi savait sil devait mettre le reste au mme a Le pendant son somuneil et le blessa.Lorsque Mr.de Bicvio \u2018oisin le lui en : Tout.apprit cette nouvelle il s\u2019écria : juste crl! Voisin le fui conseilla ct se hâta de reporterles cinq cents cus, dans l'espérance d\u2019en retirer bientôt mille.Mais 0000 \u2014 l'aveugle ayant retrouvé son argent s\u2019en saisit ct appelant son voisin, il lui dit: Compère, l\u2019aveugle a vu plus clair EPITAPHE DE MA VURINE.que celui qui 2 deux yeux, ; or CS \u2014Une jeune dame qu'un peintre avait cu le bonheur de Ci-git la vicille Radegonde, sit=ir au naturel, ne perdait ancune occasion d'exalter le (ui lut jolie assez long-temps.mérite do =i touche inimitable ; tant sa reconnaissance Cette maman petite et ronde, CLut grande.Conversunt avec une demoiselle, son intime \"it beaue le bruit de amie, elle Tui vats un joli tableau d on EE \u2019 Fit beaucoup de bruit dans fe monde; wie, elle uila un Joh tableau du mème artiste, qui Elle y parla quatrevingts ans.réprésentait un enfant tenaut Une corbeille de raisins, et est qntile las raisins (tn) 1 ; atouts que WS ass client si nativels que les OISEAUX ta REA OS ra roms sr re na venaient les hecqueter.Vous n\u2019avouerez, lui repartit son usie, qu\u2019il faut que l'enfant soit bien ml peint, puisque IMPRIMÉ ET PUBLIÉ TOUS LES MOIS les oiscaux n'en onl point peur.\u2018mocineur d'une funcuse Université i or | i BLY \u2014L'imprimeur d\u2019une fameuse Université, qui ne se croy- A ST.CHARLLS, NIVIÈRE CHAMBLY, ait pas une bète, et qui se donnait pour entendre toutes les sp ve 1: 1 r ay + \u2019 af * AVM \u20ac» 11 RR] q - 2 ° TE \u2019 ; luuguzs, fit ua jour parade de son Lcau savoir on fait de PAR J.P.BOUCITHR-RELLISY FL LI "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.