Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Indépendance canadienne : journal de l'appel au peuple
Ce journal défend une position originale : la création d'une république canadienne dotée d'une administration décentralisée au profit des provinces.
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Barthe & cie,1894-1896
Contenu spécifique :
samedi 12 octobre 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Indépendance canadienne : journal de l'appel au peuple, 1895-10-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 1ère Année-No.2 + a+ i Edition Hebdomadaire - $1 Par A nnée Samer\u201d Ce journal est et sera imprimé et publié-en la cité de \u2018Trois-Rivières, le samedi, par G.L Bartire, Propriétaire et Rédacteur, aux numéros 49 et 44, Rue du Fleuve, étant sa place d'affaire et son domicile, à qui toutes communications concernant la rédaction devront être adressées.MONTRÉAL LINDEPt JOURNAL DE L'APPEL AU PEUPLE.(ANADIENE * TROIS-RIVIERES 4 = vobre 1895 TARIF DES ANNONCES Première insertion (par ligne).§ 0 10 Autres insertions.cceeeueenens 0 05 , Arrangement particulier pour les annonces à l\u2019année.Toutes communications par la malle pour affaires devront être adressées à BARTHE & CIE.aura constamment au bureau une personne chargée de répondre pour les affaires, Nos.43 et 44, Rue du Fleuve.NOTRE PROGRAXME POLITIQUE 1.Le gouverneur-Général payé ct ses dépenses défrayées par la Métropole.oo 2, (Gouverneurs provinciaux élus tous les cinq ans avee un traitement n\u2019excédant pas $6,000.3.Vente de Spencer Wood, la résidence actuelle du Gouverneur de la Province de Québec et d\u2019autres propriétés appartenant au couvernement, aux fins de payer nos dettes provineiales.1 Sénat Electif nu second de- ré, tous les cing ans, les propriétaires fonciers et les électeurs sachant lire et écrire ayant seuls droit de vote.5.Abolition du Conseil Législatif.6.Liberté religieuse : écoles séparées : Pas d\u2019Ecoles sans Dieu ! 7.Abolition du droit de fédéral.s.Abolition du double mandat pour le Sénat et le Conseil Législatif.ÿ.Vote obligatoire à peine de déchéance.10.Suffrage universel : one man ane vote ! | 11.Abolition de l\u2019Acte du Cens Electoral.12.Loi sommaire punissant d'au moins un un de prison l\u2019ucheteur et le vendu, le corrupteur et le corrompu lors d\u2019une élection politique.; 13.Serutin de liste par circonscription électorale, et repr sentation basée sur la population pour chaque arrondissement.14.Réformes judiciaires.15.Indépendance des Juges et jeur exclusion absolue de toutes participations aux différends des partis politiques, les questions constitutionnelles seules devant être soumises à la Cour Suprètne.16.Les Juges choisis, autant que possible, parmi les membres du barreau qui se sout exclusivement livrés à l'exercice de leur profession durant dix années, et ce sur recommandation spéciale de la majorité des membres des divers conseils du Barreau de chaque Province ou scrutin secret, de même que la chose se pratique pour le choix des Evéques Catholiques recommandes a Rome.17.Abolition de institution du Grand Jury.15.Libre échange avec le monde entier, restreint seulement pour les Lesuins d\u2019un revenu strictement nécessaire au service public.19.Abolition des taxes provin- cinles.20.Kéorganisation de la milice en vue de la création d\u2019une petite armée nationale effective, au lieu et place du la comédie militaire actuellement contrôlée par un ministre de la milice qui s'y entend comme un aveugle-né en couleurs.21.Purlements convoqués à époques fixés.29.Réduction du nombre des ministres fédéraux et provinciaux.23.Abolition de la charge coûteuse et à ln fois inutile de M.Chs Tupper à Londres.1 © 24 Maintien de nos institutions religieuses, civiles et nationales, telles qu\u2019elles existent aujourd\u2019hui, ct des privilèges accordés aux diverses nationalités peuplant le Dowinion, & savoir : liberté, tolérance, respect et justice mutuels.Lt, lust but not least, nous invoquons et ne cesserons d\u2019invoquer l'Indépendance du Canada, c'est- h-dire l\u2019établissement d\u2019une velo REPUBLIQUE CANADIENNE.LE \u201c BOODLAGE Voilk un mot que l\u2019on a pris, nous ne savons dans quelle langue humaine, mais qui a une signification abominable.Depuis la Confédération surtout, la corruption politique est montée de la cave au grenier.Le peuple ne doit pas se faire illusion à ce snjet.Les politiciens ne payent pas les voteurs ayant un objet philantro- pique en vue.Ils les achètent pour les revendre avec proht.C\u2019est un commerce de consciences qui ressemble à la vente des bœufs, etc.avec cette différence que le dernier est légitime et l\u2019autre ignoble.Aussi longtemps qu\u2019il y aura des corrompus, il y aura des corrupteurs en, atflaires publiques et, pour employer l\u2019exécrable mot reçu, du Boodlage.I] nous semble que le sens moral ne deviait pas étre éteint partout ; que le patriotisme n\u2019est pas et ne sera pas toujours ct partout une chose du passé dans notre Canada et dans notre province surtout ! ll fut un temps où l'élection de nos députés ue leur coûtait rien à peu près, mais hélas ! depuis vingt ans surtout, la situation est devenue intolérable.Il y a, à notre sens, deux remèdes au mal que nous signalons et que tous les honnêtes gens déplorent.Le premier est dans le réveil du sens moral de la population et des peines à être édictées par les ministres de Dieu de toutes les déno- iminations religieuses.Le clergé catholique a, surtout un moyen infaillible, celui du refus des sacrements à l'acheteur cet au vendu, au corruplenr et au corrompu, quels qu\u2019ils soient, mais sans restrictions, c'est-à-dire avant, durant et après chaque élection générale ou partielle.L'autre moven venant en aide au premier et le complétant, est indiqué dans notre programme.Loi sommaire punissant de six mois de prison le corrupteur et le corrompu, l\u2019urheteur et le vendu.Telle a été l'opinion exprimée par un publiciste distingué, M.Goldwin Smith, telle est la nôtre, telle doit être celle de tous lus gens Lonnétes, ear l'influence morale invoquée en premier lieu n'est pas toujours, hélas ! seule efficace.Cette loi devrait être explicite.Il doit y avoir moyen de rédiger une loi en quelques mots, décrétant que sur plainte sommaire devant un juge de la cour supé- ricure, Pierre qui aura donné de l'argent, de la hoisson ou une valeur quelconque à Paul qui l'aura accepté, pour son vote, en faveur de M.X, appuyée d'une preuve satisfaisante, subiront, sans appel, chacun, six mois de prison et seront tous deux défranchisés durant cing années.Et quand il n\u2019y aura plus d\u2019électeurs à vendre, il n\u2019y aura plus d'acheteurs ! Le Boudlage aura vécu et ce mot exécrable ne fern plus partie du langage canadien.; La corruption est dans lair.C'est une véritable épidémie.Sans être un Pusteur, nous avons indiqué, croyons-nous, les moyens de tuer le microbe.Qu'on l\u2019essaie et les politiciens des deux partis (qui ont recours, par la force des choses, il faut l\u2019admettre, à des moyens que la conscience réprouve) seront à l\u2019aise ! FEUILLETON En cela, nous nous flattons, sans illusion, d\u2019être l\u2019écho de la voix du peuple ! LIEUTENANTS-GOUVERNEURS ELECTIFS.Tel est l\u2019un des articles de notre programme.Les coups d'état de Letellier et notamment celui d'Angers, démontrent clairement que ces personnages ne sont autre chose, que des pions entre les mains des ministres \u2018fédéraux.Mieux vaudrait l'union législative que le prétendu système fédéral actuel \u2014ça couterait moins, cher, et le résultat, quant à l\u2019autonomie provinciale serait peu dif- férent.En effet, avec l\u2019union législative des comités aux communes et au sénat, sous le contrôle des ministres feraient les affaires des Provinces, et tout le rouage dispendieux des gouvernements provinciaux disparaîtrait.Qu\u2019avons-nous aujourd\u2019hui.Nous avons des gouvernements provinciaux, ct celui de Québec en est un,dans un état de banqueroute chronique.Et ces gouverneurs, maintenus si pompeusement, ne sont que des marionnettes entre les mains du premier ministre fédéral, sous le bon plaisir de la Cie du Pacitique, institution anglaise, qui non seulement règne, mais gouverne positivement le Dominion, a sa guise.En sorte que, en esprit et en vé- vité, c\u2019est M.Van Horne qui est le ezur de ln Puissance du Canada.Il ne reste plus que le Grand Trone a acheter, pour que toute la population canadienne, et surtout les canadiens français, soient taillables et corvéables à merci Le danger du pouvoir absolu du gouvernement contral avait été prévu, lorsqu'il s'est agi de confédérer les provinces, non pas dans tous les détails ci-dessus énumérés, chose impossible alors, nds en-prin- cipe.Nous nous rappelons avoir reçu un jour une lettre de l'honorable Ls.Archambault, ayant la portée ci-dessus.Elle fut publiée.Cartier s\u2019en alarma.I manda de suite M.Archambault et parvint à le rassurer, C'est alors que Cartier fit, en partie.ses confidences à M.Archambault, au sujet de M.Mae- ! donald, qui furent révélées plus tard : minis M.Archambault nous les contin alors dans l'intimité.Cela, aujourd'hui, appartient à l\u2019histoire, en sorte qu'il nous est permis d\u2019en parler.Nous étions alors en faveur de la C'onfédération, mais avec l'appel au peuple.Nous ne voulions pas que ce système fut imposé par le gouvernement existant, mais adopté par une nouvelle députation élue à cette tin.M.Archambault était d\u2019abord de cet avis, mais il finit par céder aux instances de Cartier, qui lui démontra, non sans raison, que les Provinces Maritimes avec l'appel au peuple tueraient le projet.Mieux valait le leur imposer, sauf à les amadouer ensuite.et le résultat a prouvé que Cartier prévoyait juste avec encore cette différence toutefois, que les blue noses ont, non seulement été dinadouwés mais ils se sont empnrés de l'établissement et ce sont cux qui nous gouvernent.De tout ce qui précède, il résulte clnirement que le moyen de ne pas continuer d'avoir pratique- 1r-nt comme aujourd\u2019hui, l'union legislative,serait de rendre les Lieutenants gouverneurs électifs.; partout où il y a des opprimés.Un conservateur de la plus belle eau, ct un écrivain remarquable d'abord, dans une brochure en faveur de la confédération, Mr J.C.Taché, dont nous avons eu récemment à déplorer la perte demandait alors, que les Lieutenants Gouverncurs fussent électifs.Le motif de M.Tnché, exprimé dans sa brochure était, au meilleur de notre mémoire ce qui est arrivé, à savoir qu\u2019en esprit ct en vérité, les Lieutenants-Gouverneurs doivent régner et non pas gouverner, ce qui serait le cas, s\u2019ils étaient élee- tifs, pendant que nommés par le pouvoir central, ils font et défont les ministres provinciaux, envoyant pnitre les députés, rendant le gouvernement responsable illusoire, sans que le peuple puisse les atteindre et les punir : pour sauter criminellement la clôture consti- tutionelle ainsi que s\u2019en est vanté eyniquement M.Angers.Pour ces raisons et d\u2019autres que nous mettrons plus tard en lumière, nous soumettronsau p-uple l\u2019opportunité de demander énergiquement que les lieutenants - gouverneurs soient nommés par lui.A NOS AMIS LES CONSERVATEURS HONNETES.REGARDONS-NOUS BIEN EN .FACE.Nos principes\u2014Nos modeles.\u201cQu\u2019y a-t-il de plus beau que l'histoire du grand parti libéral anglais dans ce siècle?Au début, c'est Fox, le sage, le généreux Fox, défendant la cause des opprimés Un peu plus tard, c'est O'Connell, le grand O'Connell, revendiquant ct obtenant pour ses coréligionnai- res les droits ct les privilèges de sujets anglais.ll est.assisté dans cette œuvre par tous les libéraux des trois royaumes Grey.Brougham, Russell, Jeffrey et vne foule ; d'autres.Puis vienne successivement l'abolition de l'oligarchie gouvernementale, le rappel des lois prohibant le cominerce des céréales, l'extension du suffrage aux ; classes ouvrières, et entin, pour couronner le tout, l'abolition de.l\u2019église d'Angleterre comme église d'état en Irlande.\u201d Membres du Club Canadien! libéraux de la province de Québee ! voila quels sont nos modèles ! voila quels sont nos principes! voilà quel est notre parti ! | il est vrai qu'il existe en Europe, \u2018 en France, en Italie, en Allemagne, | une classe d'hymmes qui se don- | nent le titre de libéraux, mais qui n\u2019ont de libéral que le nom, et qui ; sont les plus dangereux des hom- | mes.Ce ne sont pas des libéraux, | ce sont des révolutionnaires .Avec ces hommes, nous n\u2019avons | rien de commun ; mais c\u2019est la tac- | tique de nos adversaires de toujours nous assimiler à eux.Ces accusa- ; tions sont au-dessous de nous, et lu | seule réponse que nous puissions faire dignement, c\u2019est d'affirmer nos véritables principes, ct de faire en telle sorte que nos actes soient tou- : jours conformes à nos principes.\u2014Discours de l'honorable M- Laurier surle Libéralisme politique 26 juin, 1877.OPINION DE \u201c L'ECHO DU SOIR \u201d NEW-BEDFORD, MASS.| M.Mercier était un orateur puis- | sant, un tribun cher au public, et son incomparable triomphe de 1886 Il était près de neuf heures du soir, lorsque nos voyageuses prouve jusqu\u2019à quel voint il savait émouvoir les populations.; Su mort prématurée est un deuil national auquel prennent part les canadiens immigrés.Et ce n\u2019est pas sans raison que nos compatriotes expatriés pleurent la perte du patriote défunt, car il les aimait, et jamais il ne manqua une occasion de vanter leur courage, leur esprit d'entreprise ct leur attachement à la langue française.Voici ce qu\u2019il disait d\u2019eux, l'an dernier encore, alors que la main de la mort commençait déjà à s'appesantir sur lui : \u201c Est-ce par paresse, par caprice ou parce qu\u2019ils n'aiment pas leur pays, ainsi que le proclame une certaine école pour pallier les affreux résultats de sa politique, que les Canadiens s\u2019en vont nux Etats- Unis \u201c Je répudie cette prétention, je proteste de toutes mes forces contre cette atroce calomnie lancée gratuitement à la figure du million de braves et respectables Canadiens qui vivent chez nos vo sins.Je les connais, ces Canadiens des Etats- Unis : je connais leur intelligence, leur respectabilité, leur esprit d\u2019ordre, leur amour du travail ; je connais surtout, leur patriotisme, et il faut bien le dire, puisque c'est la vérité, je crois que sous le rapport du patriotisme ils sont nos supérieurs.Nulle part ailleurs qu'aux Etats-Unis vous ne trouverez des Canadiens aimant plus sincèrement le pays de leurs pères, plus attachés it nos institutions, nussi énergiquement déterminés à les maintenir, à les défendre envers et contre tous.\u201c Mais tout cela n'éteint pas chez cux l'amour de leur pays natal ; les succes qu'ils obtiennent ne leur font pas oublier le sol chéri de leur patrie ; le tourbillon commercial et industriel qui les environne, ne leur fait pas perdre le souvenir de leur cher Canada.* Changez notre état politique : améliorez notre situation écononmi- que : faites en sorte que le Canada leur offre les avantages matériels qu'ils vont chercher là-bas, et vous les verrez tevenir dans ce pays {qu\u2019ils n'ont :pas cessé d'aimer et dont seule, la dure nécessité les a | chassés.\u201c C'est ainsi qu'au lieu de l\u2019émigration nous aurions l'immigration des Canadiens, qui viendraient nous faire bénéficier de l'expérience qu'ils ont nequise dans les arts, l\u2019industrie et le commerce, grossir nos rangs, augmenter notre influence comme race et comme nation.\u201d M.Mercier s'est éteint en chéris- sunf son rêve fuvort : l'Indépendance du Canada.C'est en traitant cette grave question qui s'impose à l\u2019uttention de tous les Canadiens instruits, qu'il parlait de nos com- potriote simanigrés, dans les termes que nous venons de citer.Le regretté défunt était cher aux Canadiens de In république américaine.et il a pu se convaincre personnellement de l'estime qu\u2019ils avaient pour lui, lors de sa tournée \u2018aux Etats-Unis, il y a un peu plus de deux ans.OPINION FRANÇAISE SUR L'INDEPENDANCE On nimera sans doute à savoir ce qu\u2019on pense au loin de l'avenir du Canada.Voici en passant l'opinion d\u2019un grand journal quotidien de Paris, le Matin : \u201c Bien que nous ne croyons pas à la réussite prechaine du mouvement séparatiste qui se dessine au Orgueil légitime Canada, l'espèce d\u2019agitation a laquelle la force expansive du réveil national donne lieu ne peut que raviver en nos ânes le vif intérêt que nous avons toujours porté à ce pays d'origine française :t, par contre, Un ressentunent non moins national et de plus longue date encore contre Angleterre et les entraves qu'elle apporte à nos entreprises coloniales sur tous les points du globe.\u201c Nous ne saurions oublier, et les Canadiens-français l'oublient encore moins, que c'est pour l\u2019indépendance de de cette terre si lâchement abandonné par Louis XV que Montcalm, Lévis, Vaudreuil et Bougainville ont tenté de si héroi- ques efforts, hélas, en pure perte.\u201c Aujourd'hui, un parti jeune et puissant s'organise là-bas.De fréquentes manifest tions, hivn que renfermé:s dans une stricte rivalité, jettent néanmoins une vive flamme dans le cœur des patriotes.Et, Lien que le triomphe de la bonne cause paraisse, malheureusement, bien éloigné, sinon bien incertain, nous voulons quand même espérer pour l'honneur de l'humanité que nos frères canadiens finiront par obtenir justice pour leur si légitimes revendications \u201c Nos souhaits, c'est tout ce que nous pouvons offrir à ces braves gens jusqu'à nouvel ordre.Nous voudrions qu'ils leur portent hon- heur, plus tard, mais d'abord qu'ils leur donnent continnce.* L'exemple des Irlandais est là pour montrer aux Canadiens-français qu'il ne faut jamais renoncer à la lutte quand on a le droit pour soi.OPINION DE \u2018LA PATRIE \u201d LA GRANDE CONFERENCE On sait que pour palher à l'effet déplorable du fiasco de ce pauvre vieil orangiste de Bewell, en Australie, le gouvernement fédéral a inventé un projet de conférence intercoloniale avec les possessions anglaises du Pacifique et du sud de l'Afrique.Les colonies anglaises ont pris au sérieux cette proposition qui n'avait d'autre objet que de donner une apparence d'utilité aux sommes votées pour solder le voyage du ministre «des douanes.L'affaire a pris des proportions qui étonnent le gouvernement cn- nadien lui-même, au point qu\u2019il ne sait pas lequel de ses ministres désigner pour la conférence qui s'ouvre pourtant assez prochainement, le 22 juin.Voici jusqu\u2019à présent quels sont les délégués dont les noms ont été communiqués au gouvernement : Gouvernement impérial : lord Jersey.Nouvelles-Galles du Sud: Thon.W.H.Suttor, vice-président du conseil exécutif.Victoria : sir Henry Wriscon, procureur - général et les hons.Simon Fraser et N.Fitzgerald.Queensland : sir E.Forrest et I'hon.A.J.Thyme, ministre de la Justice.Nouvelle Smith.Australasie : l\u2019hon.E.Fulford.Afrique du Sud : sir J.H.de Villiers, Juge en Chef de la colonie du Cap et sir Chas Mills.agent Zélande : Alfred L.\u2018général à Londres.Tasmanie: E C.N.Braddon, ugent général à Londres.L'Australie Occidentale, Terreneuve et les Indes Occidentales, n\u2019ont pas encore accepte l\u2019invitation de prendre part à la conférence.dont L'intérêt public n\u2019est aucunement surexcité par cette conférence qui n\u2019est en somme, tout le monde le comprend, qu\u2019un coup monté pour amuser les badauds.La mission de F.Foster aux Antilles a été un déplorable fiasco.La mission de sir John Thompson a la conférence de Behring a été une honte et un désastre pour le Canada.La mission de sir Chs Tupper à Madrid, pour conclure un traité hispano-canadien, est un four.La mission de sir Chs Tupper à Paris pour faire passer un traité franco-canadien tourne à la confusion de notre diplomatie.Comment peut-on espérer faire quelque chose dans le petit cénacle d'Ottawa.?Allons, prenons-en notre parti.TANT QUE NOUS SERONS UNE COLONIE, IL N\u2019Y A RIEN A ESPERER POUR NOUS.(Cela est clair comme de l\u2019eau de roche ! Réd.) Les Sons Pricipe à l'Envers Ceux qui me connaissent savent que je suis un lutteur et plus je vieilli.plus j'aime l'odeur de la poudre.Un vieux soldat de la vieille garde.quoi!.Et quand je vois les bons principes à l'envers, l'on comprend que cela m'anime d'avantage, attise le feu qui couvait sous la cendre.Voici pourquoi et comment, cette fois-ci j'ai lu dans la Vérité (et la Vérité de M.Tardivel ça n\u2019est pas toujours le mensonge), ce qui suit : \u201c Le Trifluvien nous assure que les théories de in Vérité sur la position que les Canadiens-Fran- çais devraient prendre à Ottawa sont de \u201cces exagérations qui nuisent au crédit de la presse catholique et en amoindrissent la valeur aux yeux de bien des esprits droits.\u201d Voilà une proposition plus facile à formuler qu\u2019à prouver.Lorsque notre confrère aura d\u2019autre chose à nous offrir que sa simple affirmation, nous verrons s'il v a lieu de moditier notre manière de voir.En attendant, nous ne sommes pas inquicts.Autant que nous pouvons le constater, nus théories sur ce sujet, tres mal vues des politiciens et de ceux qui vivent de lu politique ou qui y tiennent jrer un lien quelconque, sont admises par les personnes vraiment désintéressées.Cela nous suffit.\u201d Ln Vérité est rédigé par M.Tardivef, qui pose en Veuilot cana- dien-français et le Trif'uvien par un employé du gouvernement que ce bon M.Ayotte vient d\u2019engager, n-t-il dit, sous sa signature, il y n quelques jours, pour défendre le Bon Dieu contre le diuble (sic).Comme si le Bon Dieu avait besoin de ce hon P.V.Ayotte et de son engagé pour le défendre contre le diable.sans compter que le diable est plus rusé que ce bon M.Ayotte et son engugé Cette fois M.Tardivel a raison de démasquer les hypocrites.Le fait est que je n\u2019en aurais rien dit encore si le Trislivien n'eût pas publié un entrefilet menteur et insolent, Jans son dernier numéro à adresse de I'INDEPEN- DANCE CANADIENNE que je suis obligé de défendre.G.I.BARTHE.On nous informe que le \u201c Glennoru \u201d le cheval trotteur de nos concitoyens M.M.Panneton et Charlebois a remporté un magni- tique succésjeudi dernier au grandes course du parc Lépine de Montréal.tous ceux qui profitent de nos bu.DRAMES DE LA VIE REELLE GRAND ROMAN CANADIEN PAR G.|.BARTHE IV (\\Sacite) Au village sauvage, aujourd\u2019hui la florissante paroisse de St-Thomas de Pierreville, de laquelle s\u2019est même détachée une nouvelle paroisse St-Elphège, on fit relâche.| Ces dames se reposèrent pendant que les chevaux dévoraient leur galon d\u2019avoine.Après en avoir conféré avec Mathilde, particulièrement, et s'être enquis d\u2019un vieil Abénaquis, il fut résold qu'on abrégerait la distance en traversant en plein milieu de la Baie Lavallière, le danger étant comparativement nul à celui que le père Gabriel n'avait pas prévu «ar le lac.Lorsqu'on laissa le village Sauvage, le soleil avait disparu et le crépuscule s'annonçait lentement.Maie l\u2019obseurité n\u2019était pas à redouter, car la pleine lune apparaissait déjà ronde et blanche à l'horizon pour jeter sa pleine lumière juste au moment où la carricle prenait la route conduisant à la Baie de la Vallière.Peu après, le ciel étoilé étincelait comme chargé de diamants.C\u2019est ainsi que, grand train, nos voyageuses étaient agréablement conduites, passant au milieu des toujours coquettes, même en hiver, Isles de Sorel, encore si bien appréciées des sporésmen et qui devaient être, )slus tard£le théâtre de 'in-des dramés que nods aurons à raconter.Be a nm arrivèrent, saines et sauves, au /0ré de Sorel où elles mirent pied à terre au P'resbytère, le gendre du père Gabriel D.les ayant poliment remerciées en recevant les £4 de Mathilde et leur ayant annoncé qu'il repartirait au pelté jour, le lendemain matin.En entendant le bruit des g7e/ofs et, peu après, les trois coups de rigueur du marteau en cuivre à la porte principale du presbytère, une ancienne maison en pierre, dont le corps principal existe encore bien que perdu dans les améliorations indispensables qu\u2019on y a faites depuis ; en entendant, avons-nous dit, le bruit inusité et le choc des valises déposées sur le perron, le Rév.M.K.alors curé du dourg de William Henry, ne se rendit pas bien compte des visiteurs qui lui arrivaient à cette heure tardive de la journée.Il s'empressa, toutefois, de prendre une des deux bougies sur sa table de travail et d'ouvrir la porte.Quelle ne fut pas sa surprise de voir deux dames entrer sans cérémonie, et de reconnaître Julie ! et Mathilde !\u2014Arriver ainsi sans me prévenir, s\u2019exclama le vieillard en tendant ses deux mains à Julie, mais pour toute réponse Julie lui passa ses deux bras autour du cou d\u2019un mouvement gracieux, puis ses deux petites mains en plein visage, le tout accompagné de deux baisers ret- ntissants, sur chacune des jouez, comme le ferait un enfant sautant au cou de son père, ce dont le vénérable prêtre parut ravi, tant il est vrai de dire que les effusions de la jeunesse sont angéliques ! La réception.faite à Mathilde, bien que plus réservée, fut aussi cordiale.La vieille servante du curé apparut alors, mais comme elle connaissait ces dames, elle gronda moins fort, en vue des Mombreux préparatifs pour leur réception.bounes ménagères canadiennes ne se plaindront pas ! La bonne femme conduisit ces dames à leur chambre et descendit, précipitamment pour, au moins, marmottait-elle, préparer quelque chose de suite et quelqu\u2019autre chose, en temps pour le réveillon, lequel, constatons-le pour l\u2019acquit de la c:ns- cience de tous les intéressés, ne laissa rien à désirer, les presbytères, en tous temps et en tous lieux, étant d\u2019ailleurs des maisons hospitalières.Un excellent dowillon a la reine qu'on ne goûte plus hélas ! comme beaucoup de bonnes choses du passé, étant venu vers minuit continuer l\u2019œuvre de la vieille ménagère.On fit ensuite la si touchante prière en commun, la ménagère présente et, Dieu l\u2019entendit sans doute, et exauça les suppliques de tous, car on dormit partout dans l\u2019heureuse maison les poings fermés, jusqu\u2019après huit heures du matin et ce, contrairement à l'habitude du curé qui ne fut levé qu\u2019à sept heures ce matin-là, mais à l\u2019exception toutefois de la mé- nagére qui, debout au petit jour, avait tout préparé et attendait avec impatience le retour da curé qui était à dire sa messe et l'apparition de nos deux héroïnes, pour leur servir un déjenner appétissant, parfumé de l'odeur du moka.Il faut dire que, durant la veillée, Julie avait expliqué sa \u201c surprise au vénérable prêtre, en lui annonçant que son mari l\u2019avait accompagné jusqu\u2019à Québec, où il s\u2019était fait remplacer par Mathilde avec la promesse que, quinze jours environ plus tard, il viendrait réclamer sa légitime moitié, tout en laissant Mathilde en ôtage, ainsi que, du reste, cette dernière en avait l'habitude un peu partout, dans la famille.SMITIEt, en disant la famille, le curé en faisait partie.En effet, c'était lui qui avait baptisé Julie, lui avait fait faire sa première communion et qui l'avait mariée, il n'y avait pas encore une année révolue, à Sorel même.Et, constatons en outre, que, 3 4 L'INDÉPENDANCE CANADIENNE pu &\u2019dndépendasce CL Canadiennes.Imprimé et publié à TROIS-RIVIERES, QUE, - CANADA Aux Nos.42 et 44 Rue du Fleuve.Boite de Poste 891.1 , Telephone 188 ABONNEMENT Unan.$1.00 | 6 mois.$0.50 ANNONCES La ligne première insertion.10 cents Insertion subséquente .5 cents Prix spéciaux pour annonces à longs termes.re \u2014 FETE PATRONALE DE SA GRANDEUR MGR.L.F.LAFLECHE EVEQVE DES TROIS RIVIERES Nous regrettons infiniment que les détails relatifs à la publication de notre second numéro ait absorbé tout notre temps et que nous ne puissions pas pour aujourd'hui.faire un rapport digne de l'éclat de la fête patronale ne notre Vénéré Pasteur.Cependant, à titre d'enfant de la grande famille trifluvienne, nous nous associons de tout cœur à tous ses diocésains pour offrir à Sa Grandeur nos hommages respectueux à l\u2019occasion de sa fête patronale.O CANADA, MON PAYS, MES AMOURS ! Air :\u2014Je suis Français, mon pays avant tout ?Comme le dit un vieil adage : Rien n\u2019est si beau que mon pays Er de le chanter, c'est l'usage ; .Le mien je chante à mes amis.[bis.] L'étranger voit avec un œil d'envie Du Saint-Laurent le majestueux cours A son aspect le Canadien s'écrie | [bis] O Carada, mon pays, mes amours! $ * Maints ruisseaux et maintes rivières Arrcoent nos fertiles champs : En de nos montagnes altières .De loin on voit les longs penchants.[bis.] Vallons, côteaux, forêts, chutes, rapides, De tant d'objets est-il plus beau concours* Qui n\u2019aimerait tes iacs aux caux limpides QO Canada, mon pays, mes amours ! } {vis.] Les quatre saisons de l'année UOffrent tour À tour leurs attraits Le printemps, l'amante enjouée Revoit ses fieurs, ses verts ucts.Le moissonneur, 1'éé, joycux s'apprete À recueillir le fruit de ses labours, Et tout l'automne ct tout l'hiver on fête.O Canada, mon pays, mes amours ! fbis.] | Ibis.) Le Canadien, comme ses pères, Aime À chanter, À s'égayer.Doux, aisé, vif en ses manières, Poli, galant, hospitalier! [bis.] À son pays il ne fut jamais traitre A l'esclavage il résista Loujours, , Etsa maxime est la paix, le bien-être [his] Du Canada, son pays, ses amours.F Chaque pays vante ses belles ; Je crois bien que l'on ne ment pas ; Mais nos Canadiennes comme elles Mme des grâces ct des appas.[bis,! Chez nous la belle est aimable, sincère ; D'une Française elle à tous les atours, ; air moins coquet, pourtant assez r plaire.A O Canada, mon paye, mes moter P } [bis] O mon pays! de la nature} Vraiment tu fus l'enfant chéri : Mais l'étranger souvent parjure, En ton sein le trouble a nourri.Duissent tous les enfants enfin se joindre, Ez valeureux voler À ton secours ! Car le beau jon7 déjà commence d poindre.vi O Canada, mon pays, mes amours! } ts.{Bis} (Les italiques sent de nous.N'est-ce pas que c'a s\"applique.aujourd'hui même !) PENSEZ-Y B.EN I La Presse disnit l'autre jour : \u201c Le dernier recensement donne au Canada une étendue de 3,610,- 257 milles carrés.\u201c Le Canada est aussi vaste à ui seul que toute l\u2019Europe qui ne mesure que 3,755,002 milles carrés.+11 est trente fois plus grand que Angleterre et Plrlande qui ne dépassent pas 121,115 milles et excède de 600,000 milles le territoire des Etats-Unis.\u201c Si cette autre statistique est vraie, que le monde entier couvre une étendue de 52,511,004 inilles carrés et que sa population soit approximetivement de 1,433,88T,- 000, le Canada se trouve à représenter plus qu\u2019une quatorzième partie de Ja calotte terrestr e\u201d Etant donc dunné que l\u2019inimense territoire que l\u2019on a baptisé dù nom ans, se disloque.pour tout observateur._ II Si je faisais du journalisme au- jourd\u2019hui, j'arbôrerais fièrement le drapeau de l'Indépendance du Canada.La confédération, qui a vécu 20 Cela est clair La Nou- velle-Ecosse demande la sécession ; le Nouveau-Brunswick ne demanderait pas mieux que de s\u2019annexer aux Etats-Unis ; Manitoba est poussée à cette extrémité ; les griefs du Nord-Ouest continuent d'être sérieux ; la Colombie Anglaise ne se ferait pas prier longtemps pour suivre la même voie ; toutes ces provinces n\u2019ayant pas, comme la province de Québec, des intérêts particuliers à sauvegarder, ne songent qu'au côté matériel, et nul doute que leur côté matériel est de s\u2019umnéricaniser.La convention des premiers-mi- nistres des provinces à Québec démontre clairement qu\u2019il faut un changement.L'Union commerciale, à mon sens, ne serait qu\u2019un expédient.Nous avons atteint l'âge de majorité comme peuple.La tutelle doit cesser.Le domaine que nous avons à exploiter est immense, et nous sommes en état de faire nos propres affaires.Nos hommes publies ne sont inférieurs à ceux de n'importe quel pays du monde.Sans parler du passé, les Mac- Donall, Blake, Tupper, Cartwright, Laurier, Mercier, Chapleau, etc, joueraient un rôle Lrillant ct utile sur n\u2019importe quel théâtre politique du monde.Nos ressources sont inépuisables.Chaque jour de nouveaux horizons se montrent à nos regards étonnés, tant pour la colonisation que pour l\u2019industrie et le commerce.De Atlantique au Pacifique, la distance ne compte plus, et le commerce du monde entier est à nos portes.Cependant.nous sommes dans un état de vassclage, sinon humiliant, au moins paralysant nos élans vers le progrès ; nous ne pouvons faire nos propres traités avec les autres nations.Downing Street est toujours notre porte de prison.Et pourquoi, je vous le demande ?Voici, par exemple, la question des pêcheries qui se présente.L\u2019Angleterre nous envoie, comme commissaire principal, M.Chamberlain, qui, comme diplomate, est aux antipodes de lord Dufferin.Un immense cri de mécontentement s\u2019échappe de toutes les poitrines irlandaises des Etats-Unis et | sairement la du Canada et elles sont légion MM.Chamberlain a cependant dit vrai, l\u2019autre jour, à propos de l\u2019union ! Si, a-t-il dit, en ré- \u2018 récrient souvent lorsqu'ils enten- commerciale.| la question si le moment n\u2019est pas arrivé, pour les Canadiens, de penser à eut comme le fait tout homme qui atteint l'âge de majorité Nos hommes publics, dans tous leurs discours, ne manquent jamais d'engager le peuple à se familiariser avec l\u2019idée que tous, tant que nous sommes anglais, écossais, français, métis et même sauvages.nous sommes tous des Canadiens.M.Letellier de Saint Juste dans un discours qu\u2019il prononça à Ottawa, à l\u2019Institut Canadien, alors que j'étais député, abordant ce sujet, compara la nationalité canadienne à un arbre puissant, dont l\u2019un des rameaux les plus vivaces représentait la nationalité française, et, avant longtemps, disait-il, notre Confédération canadienne deviendra in- dépendunte, formera une autre république et, sous la protection morale de l'Angleterre et de la France, notre avenir sera assuré.Le fait est que le moment est arrivé d'agiter l\u2019opinion publique en ce sens.Nos chefs de parti ne peuvent pas le faire c'est-à-dire qu\u2019ils ne peuvent pas prendre l'initiative, de part et d'autre, mais, l\u2019opinion publique peut leur imposer cela.C\u2019est In presse qui forme l\u2019opinion publique.Et.sans jeu de mots, si la PRESSE arborait anjour- d'hui ce drapeau et le déroulait sous le regard de Dieu et du peuple avec le même talent vivace qu\u2019elle a montré en d'autres circonstances, il ne se passerait pas bien des années, peut-être de mois, sans que l\u2019opinion publique, imposerait à ses chefs politiques l'INDEPENDANCE DU CANADA comme ln seule solu-, tion effience aux très sérieuses ditH- cultés actuelles, résultant de la Confédération telle qu'elle nous n été imposée.J'étais pour un, en faveur de la Confédération, mais avec l'appel vu peuple.Elle nous a «té imposée par des législateurs qui n'avaient pas été élus pour cela.Et, nous avons failli subir l'Union Législative, qui nous menace encore, Cartier n'étant plus! République Canadienne Con fé- dévée serait bientôt le mot d'ordre politique dans toutes les provinces où l'opinion publique existe, et jamais nous n'avons vu l'opinion publique partout si alerte comme aujourd'hui.L'instruction et les moyens de communications ont fait depuis quelques années de tels pro- lumière en toutes * choses.1 IV Quelques journaux français se sumé, vous avez le commerce libre \u2018 dent nos hommes publics comme avec les Etats-Unis et que vous Chapleau, Mercier, Laurier, dire: imposiez des droits aux produits \u201cNous ne sommes que des Conades manufacturiers anglais, ma foi, : diens,\u201d et 'on se demande que de- cela équivaut à une rupture du lien vient avec la réalisation de cet colonial.Vous aurez tout, et l\u2019Angleterre n\u2019aura rien.lien colonial doit continuer, que l'intérêt canadien soit subordonné à l\u2019intérêt de la Métropole vu que, du moins, les avantages soient ré- ; ciproques.Aussi on se demande avec alarme si M.Chamberlain ne sera pas prêt à sacrifier les intérêts des pêcheries canadiennes, de même qu\u2019il a sacrifié les libertés de l\u2019Irlande à l\u2019intérêt général de l\u2019empire.Qui en doute ?IIL A part le prestige, le lieu colonial ne procure aucun avantage à l'Angleterre.Et de notre côté, à part la protection que son glorieux drapeau inspire à nos libertés, l\u2019avantage est nul et les désavantages sont nombreux.Que la guerre éclate en Amérique ou en Europe, ct, si c\u2019est en Amérique, on se battra sur notre dos; si c\u2019est en Europe, notre contribution «le sang et d'argent n'aurait pas, au besoin, de limites, et cela, en toute possibilité, pompeux de Puissunce du Canada ne compte que quatre millions d'âmes, c'est-à-dire un habitant par mille carré, cela prouve qu'il y a place ici pour une formidable immigration et que nous pouvons loger, nourrir et même enrichir une population presqu'égale à celle du devoir.n\u2019aurious pas même voix délibéra- | tive.Mais la loyauté nous ferait : un devoir de répondre à l\u2019appel de la métropole jusqu'à notre dernier sou, jusqu\u2019à notre dernier homme valide, et nous le remplirions ce | Mais cela n'empêche pas | pour des intérêts, dans lesquels nous °°° 295 qe | inspirer la génération actuelle \u2018axiome la nationalité canadienne Il faut, si le française ?Faites de la confédération canadienne une république ou un état indépendant, avec le principe fédéral en esprit ct en vérité comme \u201c base, et ne soyez pus en peine de la | nationalité canadienne française : .Le rameau du grand arbre dont a \u201c parlé M.Letellier ne sachera pas, ; ne mourra pas: il a trop de sève\" ; Et quand même que le tronc de l\u2019arbre lui-même périrait, le rameau © plein de sève lui survivrait par ln ; bransplantation, sinon autrement ! | Je termine comme j'ai commencé, \u2018en disant: PENSONs-Y BIEN, ct en vous remettant en mémoire que notre territoire dépasse celui des Etats-Unis ; est aussi vaste que.i l\u2019Europe entière ; que nous dépas- \u2018sons le chiffre de 4 millions d'habitants; qu'il y a de la place et de la vie pour des millions et des mil- \u2018lions d'habitants, puisque notre : Puissance du Cunadu représente plus qu\u2019un quatorzième;de la calotte N'y a-t-il pas là de quoi ! terrestre.Of course, je ne fais qu\u2019etileurer le sujet aujourd'hui, n'ayant rien | de mieux A faire ponr le moment, mais si vous me le permettez, j'en- trevai davantage dans le vif de la question nn autre tantôt.i nelles d'il nous a iinposées.Cepen- { dant, en méme temps que l\u2019hon.| teur, avec l\u2019espoir que dans votre de se tirer d\u2019embarras.; attiré sur l\u2019état général de nos rues | partout, se trouvent dans des congrès que l'intelligence des hommes ; est continuellement en rapport et que, de ce frottement nait néees- \u2018pide, qui se fait dans l'art Photo- \u2018ce finis nouveau, llaténotipe, qui est le procédé le plus artistique que nous ayons encore vu.M.Pin- | \u2018 entelle des plus enviable c'est au \u201cNo 5 rue Des Forges, Trois-Riviè- \u201cnous avons actuellement pour l\u2019é- Trois-Rivières, 7 novembre, 1887.(Ainsi qu\u2019on le voit par la date, cet article a été publié dans la Presse quelques jours avant ma nomination comme magistrat.N'est- ce pas encore toute en actualité ?\u2026 Mon changement de situation m\u2019a alors empêché de répondre aux objections de la Presse.Je le ferai dans un prochain numéro.Car de même que l\u2019écrit ci-dessus, ceux de la Presse ont conservé leur cachet d'actualité).G.L B.Correspondance.Trois-Rivières, Oct.1895.M.l\u2019Editeur, Vous l\u2019avez sans doute remarqué, depuis quelques semaines, ou mieux depuis l'ouverture de ln lutte élee- torale dans Montréal-Centre, l\u2019hon.M.Taillon annonce et fait officiellement annoncer À tous les coins des rues, que son cher gouvernement \u2014 suffisamment repu \u2014 soupire après l'ouverture des chambres à l'au- tome, pour faire disparaître toutes taxes commerciales et person- Premier-Ministre publie ces nllé- chantes promesses pour faire mousser sans doute la candidature de son ourson, ses percepteurs du revenu adressent maints papiers quasi timmbrés pour forcer In collee- tion de ces mêmes taxes qui ne seront dues qu\u2019en 1896.Mais alors, que faire / Aujouter foi aux promesses st évidemment fallacieuses du maitre qui nous invite à ne pas payer ?Ou aux arrogantes exi- genees de ses valets qui nous menacent de procédures judiciaires ?Je vous laisse la parole, M.l\u2019édi- intéressant journal, les vietimes du fise trouverunt le plus sage moyen Votre ami dévoué, CONTRIBUABLE.CONSEIL DE VILLE.L'attention «le nos échevins est qui ont grandement hesoin d\u2019être améliorées, et nos trottoirs, presque ditions déplorable.s En même temps il faudrait au moins une quarantaine de lampes électriques de plus que celles que chrirage de nos rues\u2014Communi- qu COMMISSION DU HAVRE.TROIS-RIVIERES.Nos commissaires du havre sor.t très certamneuent des honimes très respoctables\u2014mais comme représentant de notre Commerce maritime ils sont plus pour la parade qu\u2019utiles.Le quai des commissaires se trouve Comme un champ de mauvaises herbes.Lorsqu'un Lâtiment d'outre-mer arrive avec un leste de æravois, on le jette dans le fameux trou malsain.vis-h-vis du boulevard\u2014nu lieu de couvrir le quai avec un matériel qui ne coûte que le charroyage.Encore, pas une seule Immpe électrique pour donner la lumière sur le quai \u2014 Commun lus.L\u2019'Hon.Ls.Beaubien ministre de l'agriculture Québee était de passage en notre ville jeudi dernier.On remarque en passant devant les vitrines de M.P, E.Pinsonnaul notre photographe populaire, qu\u2019il se tient au courant du progrès 1a- BULLETIN.Mr.Solomon Roy a été élu vendredi soir Président du Club National de \u2018Montréal.Nos félicitations., + L'accusé Demers, dont le procès vient d'avoir lieu subira un second procès dans les premiers jours de novembre.Lors du premier procès le.division du jury était de 4 pour un verdict de coupable et 8 pour l\u2019acquittement du prisonnier.- À l\u2019assemblée qui a eu lieu hier soir les directeurs de la Banque du Peuple ont déclaré qu\u2019ils resteraient personnellement responsables jusqu\u2019au parfait paiement des dépôts et qu\u2019ils donneraient les garanties à cet effet.Les sœurs Ladouceur, accusées d'infanticide ,ont été acquittées hier par les jurés qui ont rendu leur verdict sans quitter leurs siéges.Le Star dans son compte-rendu du discours de l'honorable premier ministre, au Bull\u2019s Head, jeudi dernier, prête à Mr.Taillon la phrase ignoble suivante qui a seulevé l\u2019indignation de Le Minerve de ce matin : \u201cWhile the Prime Minister was dilating on the evils of the Mercier regime some one exclaimed, \u201cSon chien est mort!\u201d (Mercier\u2019s dog is dead).Mr.Taillon immediately rejoined : \u201cJ'espère qu\u2019il n\u2019a pas laissé de chienne pour engendrer pareille engennce,\u201d (I hope that he has not left a bitch to bring forth another such a brood).\u201d RESPECT AUX MORIS L'éléetion qui se fait actuellement dans In division Ste-Anne a donné lieu à une protestation très opportune de la part du Sfar que l\u2019on ne pourra pas accuser de sympathies à l'égard de feu honorable M.Mercier.On sait que l\u2019hon.M.Taillon, premier ministre et auteur du, fameux emprunt de cinq millions et demi a été présenter son\u2019 ours aux électeurs de la division.L'hon.Taillon n'a dit que des fadaises, comme c'est son habitude, mais il a surtout passé deux heures à piétiner sur le cercueil de ce pauvre Mercier qui a pu commettre bien des fautes.mais qui, n\u2019étant plus de ce monde n'a pas pour mission d'être exploité pour sauver le gouvernement d\u2019incupalles et d\u2019impuissants qui nous régit en fournissant de pseudo-excuses à leurs stupidités ou à leurs méfaits.Ce n'est pas la défense du gouvernement Taillon qui s\u2019est fait au comité de M.MeDonell, c\u2019est le procès du gouvernement Mercier.Or, ce procès est fait ; verdict a été passé.À d'autres maintenant.Au peuple de juger ce record de gaspillage, d'extravagance, d'impuissance, de déficits, d'emprunts et de dettes que couvre mal la barbe luxuriante d'un premier ministre de concert.Et le Star lui adresse cette mercuriale que nous traduisons ¢n- extenso, car Zest un document qui doit rester et qui aura un retentissement dans l\u2019électorat anglais, plus juste que nous le pensons quelquefois et plus porté au juir play: \u201cLAISSEZ-LE REPOSER EN PAIN \u201c Quelqu'un devrait informer M.Taillon que M.Mercier est mort.Lui et ses organes ne se fatiguent \\ pas d\u2019exposer tous les vices de l'administration Mercier.Pourtant, graphique et on y remarque surtout sonneault par son constant travail à atteindre la perfection, ct son goût artistique, à acquis une cli- si nous voulons trouver l'exemple d\u2019un gouvernement mauvais, ex- ltravagant et injuste, il n\u2019y a pas besoin d'aller si loin, on peut en trouver un plus récent que celui de M.Mercier.M.Mercier, avec toutes ses fautes, n'a jamais commis emprunt aussi déplorable que l'emprunt de M.Taillon.Toutes les fois que ces vampires politiques pour ressusciter d'anciens scandales, ils rendent réellement un grand hommage au parti libéral actuel, un parti qui n'est pas conduit par le fantôme de M.Mercier, mais par l'honorable monsieur Marchand, un gentilhomme hautement estimé par les libéraux, comme par les conservateurs.Il n\u2019est pas besoin de beaucoup de courage et c\u2019est faire preuve de bien peu de bon goût que d\u2019insulter continuellement un adversaire mort.Le fait est que M.Taillon et ses amis préfèrent de beaucoup fouiller les cimetières pour y trouver une politique et ils estiment que c'est beaucoup plus sûr que de discuter les questions vivaces ; l'emprunt Taillon, les txes spéciales de M.Taillon sur Montréal ou les extravagances de l'administration Taillon.\u201d Voilà qui est tomber juste : quelle bonne leçon pour nos ganaches gouvernementales, dépouilleurs «le cimetières, vampires politiques et voilà tout.La leçon est dure, mais méritée, souhaitons qu\u2019elle profite.\u2014 Lui Patrie.AU MONT ST-LOUIS Un élève tombe d\u2019un escalier On le relève mort Un accident fatal est venu ce matin jeter la consternation dans une des plus estimables fam'lles de la ville,et dans un de nos collèges les plus en renon, le Mont St-Louis.M.Léopold, tils de M.L ON.St-Arnaud, ayant été autorisé à descendre du dortoir avant les nutres élèves, voulut glisser sur la rampe de l'escalier, mais il perdit l'équilibre, et tomba d'une hauteur de trente à quarante farent manddés imn:édintement, mais au hout d'un quart d'heure à peine, le pauvre enfant avait cessé de vivre.La famille de M.St-Arnaud est dans un deuil profond.Dredié à M.QuUuismet.Le \u201c Moniteur \u201d de Lévis, organe de M.Angers et du Sénateur Landry, commence come suit un ar- i ticle à l'adresse de M.Ounnet : \u201cL'hon.M.Ouimet fait un dis- Collingwocd.Ses paroles pleines d'équivoques dénoncentles absents : ses paroles, sins dignité, chantent sa propre humiliation.Nous noûs permettons de relever ces propos inconsidérés et de protester contre un catholique français allant se vanter d'imurioler, commu tel, son amour-propre et sa fierté nationale devant un auditoire anglais LE TRAITE FRANCAIS.Une dépêche spéciale d'Ottawa annonce que la \u201cGazette Officielle \u201d publie aujourd'hui l'avis de ratiti- cation du traité français qui sera cn vigueur à partir du [4 courant, LE JOURNAL DES ETUDIANTS.* Lu Journal des Etudiants,\u201d publié par des étudinnts de I'Université Laval a pris naissance aujour- d'hui.Cantons de L\u2019.st Nous publierons, dans notre pro- importante relative à la terrible calamité qui vient de fondre sur une partie des Cantons de L'Est, quant au moyens pratiques de venir en aide aux familles si eru- cllement éprouvées.825 Contribuables de l'antique cité de Trois-Rivières, si vous voulez être au courant de vos affnires municipales, abonnez-vous à L'INDÉPENDANCE, car à chaque seance du Conseil-de-Ville, nous aurons un reporter qui vous dir ce que vos édiles font ct surtout ne font pas dans vos meilleurs intérêts.pieds.L'aumônier et le médecin ! cours dans la provinee d\u2019Ontario, à ! ; chain Numéro une communication NOTES LOCALES Mgr.J.C.R.Laflainme, de l\u2019Université Laval de Québec, était en notre ville jeudi dernier.La partie de Base Fall de dimanche dernier, jouée sur le terrain du club collégien \u201c Le Montagnais\u201d, à été des plus intéressantes.La vie.toire a été chaudement disputée, si bien que les deux clubs se sont séparés ayant le même nombre de points à leur crédit, 12 à 12 duns 5 eny.Voici le compte-rendu de la partie avec les dispositions des joueurs : 1234354 Montagnais.1 41403 T.R: À A.A.122 52* Batteries: Jos.Massicotte.Ed.Delage, A Romain, Viger.Umpires: Lord et Denoncourt.La partie devait s jouer jusqu'à la noircieur.T.R.A.A.A.Montagnais, Joneurs.Positions.Joueurs.A.Viger Catcher Ed.Delage A.Romain Pitcher J.Massicotte M.Gauthier 1st Base EF.Caisse H.Valliéres 2nd Base A.Marqui- J.McLeod 3rd Base E.Paradis S.Mignault Short Stop P.Paquin H.Nobert Left Field Fu.Cyr T.Turgeon Right Field V.Gravel À.Sirois Center Field J.Rous-vau Le Steamer Coban, Capt.Tra sey, est dans notre port depuis le 5 courant avec une gargaison Jcharbon pour Mr J.A.Gagnon MM.Mahue et Loranger en sent les arimeurs.Le Steamer Tiler, Cap.idelisle a rapporté le G courant une ea- gaison de 1000 tonnaux de fonte en barres pour la Three Rivers Iron Works.C'est la troisième \u2018cargaison que fait venir cette Ci, depuis l'ouverture de la navigatio.Le déchargement se fait sous la surveillance de M Geo, Leprohion.| Une centaine de prètres des dif- ; férentes paroisses des diocèses de Trois-Rivières et de Nicolet sont : venus présenter leurs homage.{à Sa Grandeur Mgr.Latlèche, à i l\u2019occasion de sa fête patronale, Tous les membres du choeur dv chant de la société de l'Union Musicule sont priés de se rendre aux {salles les mardi ct mereredi de chaque semaines a 81 hres da soir pour les répétitions.Les Messieurs Lajoie, ont Fat faire a leur propriété de la rue Notre Dame.(magasins Lajoie & Frère et Ls.Badenux) une toilette nouvelle : aussi l'établissement de M.Adelard Gauthier rue du Plintun a été peint a neuf.Le fret expédié de Trois-Rivière- par les bateaux de la Cie Richelieu était considerable ces jours derniers.Nous avons remarqué qu\u2019il se composait en grande partie de marchandises provenant de la manufacture de haches de Trois-Rivières ct aussi une quantité considérable de pelles en hois et balais, produit de la manufacture de MM.Gélinas & Frères de notre ville.Les exercices du chant prepara- toire à In célébration de la fête patronale de L'Union Musicale dus Trois-Rivières sont conunencés de- .puis mardi dernier.Notre concitoyens Mr H.M Baleer est à faire reparer sa pro- \u2018priéte de la rue Notre-Dam-.on vu d'en faire un magnifique magnifique magasin a deux belle vi- brines.Les évaluateurs nommés par la corporation, ont commencé leur travaux lundi dernler.Le rôle cette année sera compléteruent refait avec soin de minuière à satisfaire le plus exigeants Les éva- \u201cluateurs pour cette année, sont MM.A.Verret, J.Ryan, X.Nobertet Emile Turcotte comme score- taire.DEPOT que nous pouvons bien nous poser ! Agréez, cte., | res, qu\u2019il a son établissement.(4) | défoneent le cercueil de Mercier G.L BARTHE.continent européen.sur ton front pâle, comme un doux rayon du soleil au printemps fait germer la fleur odurante au sommet de tes montagnes neigeuses.Et cependant l'Irlande ne tomba pas comme le pin verdoyant sous la hache du Lûcheron, elle se leva frémissante de colère quand les chevaux Normands hennirent dans les vallées, quand les bannières ennemies se déployèrent sur ses collines.Il fallut qu\u2019un de tes tils aux bras forts ct nerveux se révoltät contre sa mère pour que tu pliasses le genoux devant un suzerain, 9 mon Irlande chérie ! Honte éternelle sur ton nom, roi des Sagomah, Devmot tils de Morrogh, toi dont In voix sacrilège appela l'étranger à ton secours, \u2014\u2014 \"AAC du côté paternel.le curé était allié à la mère de Julie, à qui il avait voué, depuis qu\u2019elle était orpheline, an amour paternel, tant il est vrai de dire que, dans sa bonté et sa sagesse infinies, Dieu a rendu la voix de l\u2019âme, entre les humains, aussi puissante que la voix du sang ! Et cette paternité spirituelle, incarnée en la personne de l\u2019homme de Dieu, avait été et devait être, ainsi qu\u2019on le verra par la suite de ce récit, l\u2019égide invulnérable de l\u2019adorable enfant, me on appelait les autres, il était né aux Etats-Unis, parlant le français aussi bien que l\u2019anglais, comme son ami le vénérable prêtre desservant alors le Goæxg de William Henry.Tous deux instruits et exubérante, ils avaient de longs et patriotiques entretiens sur la situation malheureuse de l'Irlande.C'est au point qu\u2019un soir, le médecin lut la traduction fidèle, au moins en prose, d\u2019une effusion patriotique d\u2019un poëte irlandais.En voici un extrait authentique retrouvé, plus tard, ainsi de la syrapathique jeune fille et de la charmante jeune femme, qu\u2019on le verra plus loin : : \u2018 cla de notre héroïne enfin.parceque trop contre un, brave rival, il n'y eut pas, dans ton camp.\u201c Hélas! ainsi le Seigneur le voulut dans ces temps déjà lointains assez d'épéus qui se lovassent pour toi, d lâches!.| Non, l'Irlande ne descendit pas sans gloire dans l\u2019abime profond v où le roi angeon, accompagné, de ses barons Normands, au corselet de fer, vint réclamer comme son domaine tout le pays, depuis le cap Chelioc jusqu\u2019au cap Clear, depuis les fertiles bords de Shannon jusqu'aux côtes sauvages d\u2019Antrim.Désolation! Désolation!.et ce fut un pontife romain, un Saxon dont les Normands avaient opprimé les pères, qui te livra à la fureur dec Normands, Ô toi, mon Irlande chérie! du malheur ; ses braves enfants moururent pour elle ; et bien «es fois devant son épée victorieuse, elle vit fuir l\u2019Anglais épouvanté, bien des fois un cri de colère et de liberté retentit dans les échos de ses montagnes comme l'océan aux approches de la tempête ; et alors, Albion, tes lords orgueilleux.tes ministres intidèles et corrompus de la foi Morte, tes avides marchends, tes soldats mercenaires, ont frémi.Déjà ils croyaient voir la harpe 1rlandaise sur les vieux créneux de la tour de Londres accompagnant un chant de mort ! Albion, qu\u2019as-tu fnit de ta belle et noble Erin ?tu l\u2019as saisie par sa longue chevelure, tu l'as frappée au visage, tu as bu son sang, tu As savouré ses larmes, tu as ri de ses cris de tristesse, tu as contemplé d'un œil sec et froid In lèpre de sn misère.Et lorsque oubliant tes crimes et tes crunutés, elle essayait de te donner un nom d'amour, tu lui as répondu par des paroles de haine, tu as ajouté de longs et pesants anneaux a la chaine ¢n fer dont tu avais chargé ses membres brisés par la torture ; tu as été insensible à ses infortunes dont le récit fait pleurer les nations les plus éloignées, et, riant comme Satan au milieu du luxe qui t'environne, tu as demandé de l\u2019or!.de For pour tes nobles scigneurs, pour ces fiers représentants dont la conscience « un prix comme des épines de l\u2019Inde, de l\u2019or pour toi qui vieillis et trembles sur un monceau d'or ! , , Vois-tu Albion, tu seras renversée de ton charcomme l\u2019impie Antiochus ; tu seras battue de verge comme Eliodore, tu pleureras solitaire au milieu des mers comme Vénus qui a été grande et cruelle com- Ainsi que nons l'avons dit, la visite antérieure de Julie au Gourg de Sorel datait de quelques mois, époque de son mariage.Durant son séjour de plusieurs semaines, elle avait, entre autres connaissances, fait celle du médecin de l\u2019endroit, excellent ami du curé.Tous deux étaient Irlandais d'origine, et bien que beaucoup moins agé que le curé, l'intimité était grande entre eux, le médecin atteignant presque la cinquantaine.À cette époque, il y avait à Sorel, une petite colonie de nos amis Irlandais frais débarqués, que la tyrannie anglaise et le typhus chassaient en masse de la Verte-Erin.Les Bas-Cana- diers les accueillaient à bras ouverts à titre de coreiigionnaires persécutés.On en comptait bien une donzaine a Sorel se livrant, avec succès, au commerce de l\u2019industrie, s\u2019enrichissant, lentement mais sûrement, car l'Irlandais comme le Chinois est laborieux, vit de pau et thésaurise vite, avec cette différence, toutefois, que lorsqh\u2019il a un bon pécule, le Chinois retourne en soi\u2019 pays pendant que l\u2019Irlandais nous reste, ce qui explique, eñ partie, la prohibition de l'immigration chinoise et l'encourage- fient accordé à l'immigration irlandaise.; L ; : Mais le médedin, ami du: ciire, était pas un importé, com- Adieu ! serviteur des serviteurs de Dieu ; que le Seigneur te pardonne le bref sunglant que dans un moment d'erreur tu adressais à Henri d\u2019Anjou, lui disant : \u201c Prends l\u2019Hibernia avec ses peuples, je te les donne pour le denier de St-Pierre! \u201d Comme le fils de l\u2019homme fut vendu par l\u2019apôtre infidèle, ainsi, noble Erin, tu fus livrée par le père commun des fidèles, toi si religieuse et si tendre.Et tu devais être foulée aux pieds des soldats rossiers, exposée aux injures de la populace, et tu devais plusieurs ois tremper tes lèvres pâles ct mourantes dans le calice d'amerture ; tu as été ainsi choisie pour une seconde expiation ; et, au milieu de tes souffrances tu as levé vers le ciel tes yeux humides pour y chercher le courage et l\u2019espérance.O combien de fois, depuis ces jours de deuil, l'Elysée n\u2019a-t-elle as pleuré sur toi, dont la voix suppliante, malheureuse Irlande, s\u2019é- evait vers elle du sein de l\u2019abîme de maux où tu fus plongée ! Ses larmes se sont mélées aux tiennes, ses prières ont montées avec les tiennes, juqu'au trôte:de l'Eternel, et une pensée d\u2019avenir est tombée EE RE SES OS TE ees Eo Hh L'INDÉPENDANCE CANADIENNE AUX COMMERCANTS DU DISTRICT DES TROIS RIVIERES.Au point de vue de l\u2019intérêt général, tous les citoyens sans distine- tion de parti, comprennent l\u2019utilité elle.Malgré une objection de M.McMaster, Mme Lewis donne quelques détails sur la conduite de Shortis chez elle.Quand elle le vit arriver elle dit à son mari : \u201c Où as-tu été pêcher cet olibrius 1894 Il a dû le prier de s\u2019en aller, car les voisins se plaignuient de lui, Shortis se promenait dans les corridors de la bâtisse nu pieds et en costume léger.11 prétendait que cela lui faisait du bien à la deux j u bliés tr : on ; .I de 8 No avons.constaté otto tête.Shortis voulait installer un |là ?\u201d Il lui répondit : \u201c Ne fais vérité depuis longtemps, dans nos tir à la cible dans les caves.La | pas attention, c'est un Irlandais.\u201d relationsavee nos hommesd\u2019affaires | Permission lui fut refusée.M.|Shortis commençait ses repas par ln crême à la glace et les tinissait par des patates ; il faisait toutes sortes de gestes et d'excentricités.Mme Lewis, qui est en verve, imite les gestes et les grimaces de Shortis, au grand plaisir de la foule, qui éclate de rire.Tout le monde rit aux larmes.Le père Shortis sourit malgré lui et une détente s'opère dans le visage congestionné de! Mme Shortis.Le juge Mathieu ne : peut garder son sérieux et le jury se iient les côtes.Shortis est très lier de son succès.M.MeMaster transquestionne Mme Lewis.Elle déclare que personne ne l\u2019a priée de venir faire des singeries dans ln boîte nux témoins.C'est la première fois qu\u2019elle est témoin : elle n cru bien faire d\u2019imiter les gestes de Shortis.Personne ne lui a suggéré de donner cette petite comédie.M.Greenshields proteste contre les questions de M.McMaster et la dernière question de la Couronne est retirée.Greenshields demande au témoin quelle opinion il s'est faite de l\u2019état mental de l'accusé.Objection de M.MeMaster ; il ne veut pas que l\u2019on substitue le rôle du témoin à celui du jury.M.Greenshields répond qu\u2019il ne parle pas de la condition actuelle du prisonnier, mais de celle dans laquelle il semblait être il y n deux ans.M.Saint Pierre appuie M.Greenshields.C\u2019est précisément par l\u2019en- chaînemen des faits et en reliant ceux qui se sont passés en Irlande avec la conduite de Shortis en Ainérique que l\u2019on arrivera à donner au jury les renseignewm -nts dont il a besoin pour être éclairé.Le juge Mathieu maintien l\u2019objection, mais la fait noter.M.Greenshield pose encore an témoin diverses questions qui soulèvent aussitôt de nouvelles objee- tions de la part de M.MeMaster.Cependant le juge Mathieu autorise M.Mathews à dire que tout le et particulièrement depuis quenotre numéro-prospectus a paru.Plusieurs, et des conservateurs en renom, comprenant notre utilité et leurs intérêts sont venus d\u2019eux- mêmes nous offrir leur abonnement.Tout en remerciant ceux qui déjà, nous ont compris, nous venons aujourd'hui indiquer à tous les commerçants en général et surtout aux commerçants libéraux le devoir du inoment qui s'impose pour eux.Nous avons établi un système très pratiquable qui assure l\u2019exis- tenee du journal.Nos prix pour annonces sont modérés, et les contrats signés par les annonceurs sont garantis en ce sens, qu\u2019ils ne promettent de payer mensuellement le prix de leur annonce qu'après publication.Que risque-t-on ?Si le journal! ne fait que trois publication on aura le bénétice de la réclame sans | avoir À débourser un seul centin ;: si au contraire, comme nous l\u2019assurons, nous publions régulièrement monde considérait Shortis comme Mie Lewis déclare n\u2019avoir toutes les semaines, on aura à nous UN SIMple d'esprit.jamais chanté aucun duo avec En transquestion, M.Mathews tion seulement, le prix de l'annonce | dit qu'il savait au erélit de Shortis : our nn mois, c'est-à-dire le dou- | \u201cNe certaine somme envoyée par t 21S, ., PE zième du prix convenu par le con-; les parents.II le considérait trat ; comme incapable de traiter aucune Nous espérons que nos amis lihbé- ire sérieuse.: raux surtout nous comprendront, uit une longue et amusante Shortis Celui-ci lui faisait des génuflexions quand il la rencontrait dans les corridors.Mme Lewis recommence ses gestes ct M.Me- Master cesse ses questions.George Li.Rowe, frère de la précédente, gérant de l\u2019hôtel Cadillne.Shortis a été à l'hôtel Cadillac payer, mais «près quatre publieu- Cartes d\u2019Affaires.Jos.Lambert, TAILLEUR-FASHIONABLE 189 rue NOTRE-DAME Porte voisine de MM.Beaudry.Drolet & Cieee TROIS-RIVIERES M.LAMBERT à l'honneur d'annoncer à ses amis et au public en gunéral L.T.POLETTE, Ecr., \u2014 Avocat BUREAU 3 RUE ALEXANDRE, TROIS-RIVIERES R.S.COOKE, Ecr., = Avocat 122 rue Notre-Dame, TRoIs-RIVIFRES.Les Marchands de Campagne peuvent envoyer leurs commandes par la Malle EN FETE vYYVY | wa eet Le qu\u2019il tient toujours sa boutique de tailleur à l\u2019endroit ci-haut mentionné, J.À.TESSIER, Ecr., = et qu'il se chargera comme par le passé de la confection des babillements de toutes sortes que l\u2019on voudra bien qui Avocat confier.Son système de coupe est des | R _ Riv 8 plus perfectionné, et satisfaction sera ue Des Chang.Trois Riv 1ERE donnée à tous les clients.Nouvelles Seer cartes de modes reçues tous les mois.T Ses prix sont des plus réduits.F.S.TOURIGN Y, Ecr., Une visite est sollicitée.Avocat voca JOS.LAMBERT, Tailleur.Rue Bonaventure, - TROIR-RIVIERES WILLIAM CHAGNON, \u2014= H.C.Ssme.TROIS- RIVIERES SALON DENTAIRE \u2014 DES \u2014 TROIS-RIVIERES LrW.0.BICHETTE, & L.@.No.12, Rue Des Forges.couronne a procédé ce mauin aves Rowe.Cependant il n\u2019a pas d\u2019ohjection au retrait de la question pourvu que la défense ait le droit de faire entendre des témoins en contre- preuve pour détruire l'effet produit.Le juge Mathieu décide de la question en informant les jurés que la demande et la réponse vont être rayées des minutes sténographiées et qu\u2019ilsne devaient pas en tenir compte.William Cunningham, 45 ans, conducteur de bestiaux.Il a connu Shortis qui venais chez lui toucher de l'argent.ll n\u2019aimait pas ses façons de parler et d'agir; il lui a fait des avances au montant de S150 qui lui ont été remboursés par les parents.À M.MeMaster il répond que le prisonnier savait qu\u2019il était autorisé à lui faire des avances au besoin.Shortis est Extraction de dents sans douleur, dents posés avec ou sans palais, den- tion faits d\u2019après les procédés les plus nouveaux.Plombages en or.Le tout aux prix les plus réduits.Une visite est respectueusement sollicitée.W.0.PICHETTE L, D.S.Tel.160 et que Yon nous accordera le pa- conversation entre M.McMaster et .: té 1 1 BY re 1 Se tronage auquel nous avons droit.le témoin au sujet des gens qui se Nous tentons un dernier effort pour doter notre ville d'un papier nouvelles locales et le parti libéral du district de Trois-Rivières d\u2019un or-; gane, en vue des élections qui sont\u2019 iominentes.Allons, un peu de bonne volonté de la part d\u2019un chacun et le succès est assuré.Notre agent d'annonce se rendra | au domicile d\u2019un chacun pour solliciter votre annonce.Nous ayant! compris nous sommes persnadés | qu\u2019il ne rencontrera que de l\u2019encou- | promènent les jambes nues comme le faisait Shortis M.MeMaster parle des matelots, des Highlanders, uis de la eure deau de l'abbé {neipp.M.Mathews répond que, À sa; connaissance, les hommes d'affaires ne se promènent pas les jambes nues dans leurs bureaux ou dans la rue.Edgar Pury, ans, comunis, | Montréal.Il connait Shortis de-© puis 18 mois.Ce dernier se con-| duisait dans la rue comme un enfant mal élevé.Quand il rencon-' 9 a environ un mois.Il y fut amené par un inspecteur de bestinux.Il contirme le témoignage de su sœur Shortis était insupportable à la salle à mangé.Aucune fille de table ne voulait le servir.Un jour, devant la porte de hotel, Shortis arrivé chez lui avec une lettre de recommandation de M.Nelson, importateur de bétail à Liverpool.Il ignore que ce M.Nelson soit le beau-frère du père de M.Shortis.M.Cunningham preduit la lettre de M.Nelson qui est lue et traduite, Dr L.P.NORMAND, Rue Bonaventure.| | i Heures de Consultation, 8 à 9 hrs A.M.bombardait les passants avec des! jj n\u2019a pu lui être d'aucune utilité D 1à38 \u201c P.Mpeanuts.Plnsieurs fois, les pen- | d\u2019ailleurs il le considérait comme 748 « P.M, sionnaires se sont plnints de Shor- incapable de s'occupersérieusement, | Tel, 18.Boite B.P.302.tis au bureau «de l'hôtel | Shortis:;1 lui croyait une araignée dans le DR N.LAMBERT fait sobre of ne prenait pas de | plafond.oissuns alcooliques.Qnant à son | François Miron, gardien du mar- iché de Valleyfield.chef des pom- | A.M.McMaster, le témoin ré-| piers, et par occasion constable: MEDECIN-CHIRURGIEN appétit, c'était un vorace.TROIS-RIVIERES QUE.B.P, 521 Tous les ordres d\u2019impressions reçus à cet atelier sont exécutés à bref délai mmm\" On fait une spécialité des ouvrages suivants : Entêtes de Comptes, Entêtes de Lettres, Factums, Circulaires, Catalogues, Cartes d\u2019Affaires, Menus, Programmes, SOUMISSION Lettres de Faire Part, Affiches.SUR Pamphlets, Livres, DEMANDE Lettres Funéraires imprimées à quelques jours d'avis, æ\u2014euotea Le Tout exécuté avec Gout et à des Prix très Modérés.BUREAU ET ATELIER: COIN DES Rues Royale et St-Georges es Cachets Contre le Mal de Tete PREPARE PAR Le Chimiste Williams Des Trois Rivicresragement partout.1 que Shortis itt l'hôtel | ces ; ; surveillé Shortis 5 que Shortis quitta l'hôtel c\u2019est Ini qui a surveillé Shortis.- lorsqu\u2019il fut amené au poste dei 0 122 rue dVotre dame ; trait une femme bien mise, il era- {POW Les annonceurs ou abonnés en, tal no aller à V : ! chait sur sa robe.Invité chez le Pour aller à Valleyfield.Un jour, à y .à at-à- o ; : : trae pourront vrs par Père du témoin à ame ptite soirée, Propus du bié-dIndo servi à sur lettre ou venir à notre bureau, 44 | Shortis y parait en souliers mous | Irin Wd ve nourrissait le \u2018 au on Rue lu Fleuve.jet ses culottes attachées avec des; - TIM .! ii ssaly Jes cochons : avec cela.etitit excentrique en i tout ct surtout dans la façon de i ficelles.\u2018s'habiller.M.Rowe nie avoir ex- police.i Quand Shortis fut mis en cellule ; il s\u2019est étendu sur le lit de camp, Résidence de M.R.S.Cooke en bois, et s\u2019est tourné le nez contre js | TROIS-RIVIERES .; i .Sont sans égaux.Un essai suflit pour convainere le plus douteux.HH gudrissent la MIGRAINE, le Mar DE VENTs ETC, 25 cents LA BOITE.envoye par la malle sur réception du prix.Faites usage de L'Evcre x MARQUER LE LINGE préparée par WiLLIxMs, elle ne brûle pas le linge.2Z0octs la bouteille.Ce qu'il y a de plus flatteur pour un fabriquant, c\u2019est de vuir des imitateurs de ses préparations.Le nenène du Dr SaisT-Cyr a été imite mais nul remède l\u2019égale pour la yuérison de Toux, RHUmEs, BRONCHITES Frc.Eu bouteille embrée à 25 cents.Specialites recommandables : Eau VENITIENNE pour Nourrir.Noireir et Embellir les Cheveux.25 cents la bouteille.à 10 hrs.a.m.à 3hrs.p.m.à hrs.p.wm.la - ; Hs .| M.MeMaster s\u2019objecte à la façon la muraille.Malgré tous les efforts) CONSULTATIONS : ; 1 Nos amis MM, Ulrie Dufresne eb\u2019 suggestive dont M.Greenshields 8\" de M.ST-Pierre, le témoin ne peut .P07 Andreas Warnecke sont partis jeudi interroge son témoin et l'invite à! Primé son opinion sur lu enlpabi-!se résoudre à dire que Shortis s\u2019est Téléphone 33 dernier pour une excursion dans le | rester dans les généralités.«lité de Shortis Cependant, il re-|endormi.Il reconnait cependant; J.J.Panneton hut du Su-Maurice.Ces messieurs Shortis s'arrêtait à n'importe\u2018 Connaît avoir dit que dans son | qu\u2019il faisait comme un homme qui ve > > +.ass ve.pou er xr a A (143 1 .\u2018 sa \" > \u2018 ou nt ou a a Cn 2 quelle inaison dans la rue, sonnait | idée le JE le déelurerit coupable, dort, AM.Miron n'a pus perdu th a « \u201coc - - , > a \u201c : \u201c1e ° yg » + caribou et l\u2019orignal jusqu\u2019à Cucuc t demandait un verre d'eau.mais que le ministre de In justice | vue Shortis une seule minute mais | ; WE.Pris 10 cash à 100 milles de Trois-Rivières, .\u2018l'enverrait à Kingston.A ce mo-lil est i ble de dire ce que co cri < ; \u2018ouai I :Master pre > té erral XIngston.»-{il est inoapable de \u20ac q : .! _ | dans la région du St-Maurice.Nous cet Le père de pr an, ; ment, il ignorait si la défense était | derr.ier a fait dans sa cellule.I lui, CHIRURGIEN-DENTISTE FER BŒUF ET VIN, (non astringent) de Wirtians, H0ets.la bouteille ne doutons pas que ces messieurs, \u201c11, A4 1 .:n mesure de démontrer la folic dela sn ceinture et il était bien .ST 'SPEPSIE ) ;, guérit la DYSPEPSIE et tonifie le onto £ BO ao cablé en Irlande aussitôt le crime PAS er la folie de! a tendu sn ceinture et il étai 23 RUE DES FORGES 28 ANTI DYSPEPSIE du Dr Manvy, guérit la nysre mifie le nous reviendront avec d'aussi beaux \u2018 arvenu à sa connaissance C'est: l'accusé au moment du crime.| tranquille, car il était certain que système.À j © Il est 1.10 heure l'audience ust;le prisonnier n'avait rien qui lui: En face du Marché, LE LAIT DE LYS DE WILLIAMS est très recommandable en été Il donne un teint trophes que l\u2019an dernier.comme en liver pour toutes places cf maladies de la pean.de jeunesse.En magasin :\u2014Tous les REMÈDEs BREVETÉS, Francais, Anglais oi Americains.Assortiment complet de DroGUEs, articles de fantaisie, Ete.Teintures, Ete., Etc., au prix des grands centres.Une visite respectueusement sollicitée par \u2018lui qui s\u2019est occupé de Shortis aussi- Il nous fait plaisir de constater; tôt.Le témoin était ami de Shorqu\u2019à lu dernière exposition de T'o-'tis ; ils sortaient souvent ensem-.s, l'an ronto, notre manufacture de haches, | ble.Au moment du crime.il a dit grande que jamais dans Beauharayant exposé ses proiluits, à éclipsé:à un reporter du Star que Shortis \u2018mois.De tous cotés arrivent des toutes les autres manufactures ca-'était un parfait gentleman et un , Voitures chargées de voyageurs.nadiennes et a remporté le premier homme du meilleur monde.Reve-, À ln suspension de l'audience du prix (médaille de bronze) avec men-'nant sur l'incident des pantalons et : matm, de nombreuses pe tion spéciale.Nos chaleureuses féli-\u2019 des souliers mais, le témoin raconte \u2018 sont précipitées, pour occuper les citations à cette industrie locale.! que Shortis faisaient «de fréquents | places, laissées libres par celles qui \u2018efforts pour relever son pantalon | s\u2019en vont diner.Un certain nom- , * ° L'affaire Shortis | LE MEURTRIER DE VALLEY FIELD qui tombait et que l\u2019on voyait alors : bre de dames sont restées à leurs | permette de se suicider.M.Miron fiuit enfin par dire qu\u2019il pensait bien, que Shortis dormait quand il est en- | \u2018tré dans sa cellu'e, une heure après ! Extraction des dents sans dou- son arrisée ; il a trouvé singulier;leur au moyen de l\u2019électricité qu\u2019un hommeput dormiraprèsavoir et de In célèbre préparation rsonnes se | COMMIS un pareille crime.M.Miron : présilienne ** Dorsenia.\u201d jen a parlé à M.Leduc, chef de po- | \"lice, lequel entra en sa compagnie dans la cellule.Ce dernier fut égale-: mens su PE Tal | Confection de dentiers artiticiels d\u2019une levée.À 2 heures, l'animation est plus; TROIS-RIVIERES.| R.WILLIAMS.Pharmacien des Trors Rivières.PLOMBAGE : Or, Argent, Ciment, Guttapercha.i Per.159, une grosse ficelle lui servant de | places, craignant de les perdre.I, -otre I hv nfants ?perfection garantie, ceinture.ÿ à trois ou quatre cents personnes à votre femme et i vos © .: o i se pressent dehors bas | demande M.St-Pierre.M.Miron Shortis se frise la moustache, qu! se pressen dehors et en bas des | d ir de dignité et déclare | - d\u2019un air considérablement vexé.| escaliers, la police a de la peine à, PS es ane Sais même à sn | CHARLES DION & CIE Beauharnois, 11\u2014L'audience est: M.Saint-Pierre s'objecte a cur- \u2018les contenir.La salle est bondée!*! p I! \u2019 ; SHU ise à écises : la ; tai ; Ide curieux : : femme de ce qui se passe à la po-i reprise à 10 heures précises ; là :taines questions de M.MeMnster, de curieux.Lu | t labo.\u2019 ; Mme Shortis \"ouv \"© à établir! 9 M ._ilice.Apres de nouveaux et labo- salle est comble.M.et Mme Shortis les trouvant de nature à éta ir, À 2.10 heures, le juge Mathieu ! fieux efforts M St-Pierre ob-! 4 , , 7 .oo * = | > AlN » = sont la.L'accusé fait une entrée ique le prisonnier nvait conscience ; fait son entrée.M.MeMaster aP- | tient enfin de M.Miron Passu-| théâtrale, la tête haute.Arrivéà,de ses actes.Le juge Mathieu! pelle I'attention de la cour sur une rance que Shortis parfaitement : a .+, = mle .+ .ç .° * + «, è 2 - - ae sa boîte il sourit à deux ou trois:renvoie l'objection.Shortis pro-.question posée dans la matinée, à | calme 1 Tronsquestionné par M ; 29 rue du Platou, personnes de l'assistance.\u2018posa un jour au témoin de se met- M.Rowe, qui reconnaît avoir dit ce Laurendeau an de particulier; Sont présents : M.Bergeron, les tre en société avec lui pour faire la\u2018 matin en chemin de fer que l\u2019aceu-! Encore une uestion par M Sp.! Nous sommes heureux de pou- docteurs Lussier, Villeneuve, An- | contrebande des diamants entre le:sé pourrait être condamné, mais\u2019 Pierre au aint des vêtements en-! voir conseiller au public en géné- glin, Bocke, Ouimet, 'avocat Elliot, | Canada et les Etats-Unis.On de- | que le ruinistère de la justice inter- sanglantés > Shortis M.le cons- ral de faire une visite au magasin .y .- ._ ps ., .«a le R.P.Dunn.tvait d\u2019après son plan remplir de | viendrait pour le faire envoyer au table Miron ne sait d'où pouvaien- de thé des Trois-Rivières, et vous Le ler témoin cst George E.jdinmants les bandages pneumati-'au pénitencier.L'avocat de la Venir ces taches de san.Vout! serez comme nous étonnés de voir Mathews, agent dimmeubles à\u2019 ques d\u2019une bicyclette.couronne craint que ceci ne sait de avez bien raison, lui dit \u201clors Ms! la grande variété «de vaisselles, ver- Montréal et propriétaire d\u2019une Mme Marguerite Rowe, femme! nature à produire une facheuse in- | St-Pierre, de protester contre l'ap- reries, argenteries, lampes, coutel- bâtisse sur la rue à >s Commissaires.| Lewis de l'hôtel Cadillac, à Mont-' fluence sur le jury.L'avocat St- ! i leries, ferblanteries, articles de fan- : .onl.EK selare ve Shes BC Pierre .a , ;pellation de constable et de «ire \u2018 TEFIC | Il a connu Short.en novembre|réal: Elle déclare reconnaître à\u2019 Pierre dit que l'effet est mainte- que vous l\u2019êtes seulement à l\u2019ocen- ; tnisies pour cadeaux, ete, ete, et tout les bas prix auxquels ces B.P.285 A.LAURIN & CO.MEUBLES GR.SET EN DETAIL à di WTI #97 757207 [ei it Ty Sets de Chambres et de Salons, Couchettes en Bois ct en Marchands-Tailleurs Habits de Ceremonie, SPÉCIALITÉ { Manteaux pour Dames TROIS-RIVIERES > .Fer, Chaises, Carrosses d\u2019Enfiants, ¢te., ete.Ligne de Meubles complète.46 RUE DU PLANTON 46 ee a.TROIS-RIVIERES, P.Q.1893.Il lui a loué un burcau,|peine Shortis, tant il est changé.inant produit sur le jury et qu'il; St M Mir se retire en; SU qu\u2019il a occupé jusqu'à ln fin de l'été; 11 a pensionné quelque temps chez! proteste contre cette façont dont la | sion.Et A.tron se marchandises-là sont offertes.5 .mr PP A SE EE EEE me toi.Le Seigneur prendra pitié des malheureux que tu as faits, le Une sainte et ravissante harmonie t'environne, car le malheur est vent de la colère suprême soufflera sur toi et dissipera tes flottes, il sacré ! le pâleur de ton front atteste tes longues souffrances.mais remplira ton sein d\u2019uve inystérieuse terreur ; ta voix impéricuse de- quel délicieux sourire vient embellir tes lèvres ! Ne sont-ce point les viendra plus impuissante que le souffle léger du vent qui soulève à mélodicuses paroles d\u2019un hymne d'espérance que d\u2019une voix attendrie peine les pétales flétris des fleurs de l\u2019églantier.Et nul ne te plain- tu méêles aux accords de ma harpe jusqu'au imnoment où le soleil, dra ; nul prière ne s\u2019élèvera pour toi vers le ciel irrité ; et une voix in- descendant sur ces grèves désolés, finit le songe du poste, et alors flexible te poursuivra partout dans tes jours sans soleil, dans tes nuits tout disparait hélas ! excepté la douleur, et les derniers accents de sa brumeuses, en criant par le monde ! Albion?qu'as-tu fait de ta sceur voix vont porter dans les échos les plus lointains les mots que le Seila noble Erin ! gneur attendra !.Irlande ! Irlande ! Que Dieu te protège.Pardon, pardon, Seigneur! Si ces paroles amères sortent de la bouche du poéte: comme les flots irrités des torrents qui vont grossir les eaux du Shannon, c\u2019est qu\u2019il aime tendrement sa mère et que sa mère a tant pleuré!.C\u2019est que la plainte ne console pas le cœur qui souffre .c\u2019est qu\u2019il est des misères trop grandes pour les créatures.Mais pourquoi douter, ô mon Dieu ! de ta justice et de ta bonté ?tu ne pardonnerus qu\u2019à ceux qui pardonnent.; Eh bien ! qu\u2019AlLion prospère, mais que Erin soit libre ! Oh! tu pardonneras, Seigneur, si une voix Irlanduise crie vers toi, Dieu sauve l'Angleterre.Notre père qui êtes dans les cieux, prenez pitié de l'Irlande Catholique et résignée ! Que ses larmes et ses misères soient mises dans la balance de votre justice et que des jours sans orages descendent sur ses collines ! Et maintenant, O mère des saints et des héros, mon Irlande bien-aimée, tou pote, qui chante dans l'ombre de la nuit ta colère et tes espérances, te demande aux échos des grèves du Canada ; viens le visiter dans ses songes d'avenir, viens comme une apparition bienfaisante réaliser la pensée d'amour et de dévouement.Oh! n\u2019est-ce pas toi, ma mère qui, agenouillée sur le rivage, prie le Seigneur, ton Dieu, pour tes tristes enfants ! n'est-ce pas toi dont les mains chargées de chaînes pressent sur tes lèvres et sur ton cœur la croix du Sauveur ?Salut, ma noble mère ! Oh ! que tu es belle encore, mon amour, dans ta douleur sublime ! Quelle vive et sainte espérance brille dans tes eux bleus qui cherchent dans le ciel un refuge pour la misère ! La brise soulève ta longue chevélure et les vagiits expiraiites'de 'océan robe.La déclamation de cet enthousiaste effluve patriotique fut faite d\u2019une voix apparemment gonflée par le patriotisme.Tout observateur attentif aurait remarqué, comme nous le faisons en ce moment, que les accents de la voix émue de notre médecin étaient plutôt dûs à la présence de Julie qu\u2019à l'effasion poétique dont il se faisait l\u2019écho intéressant et intéressé.Pour être véridique, disons que tel était le cas : nous n\u2019en doune- rons que trop, hélas ! dans le cours de cerécit, de preuves lamentables.Et il y avait, certes, trop d\u2019avantageuse siml- litude entre l'amour de la patrie et d\u2019une jolie fille, pour que notre vert galant ne songât pas à en profiter.Il suffit de constater, pour le moment, que notre a#iox- veux.car il I'était devenu d'une façon aussi ridicule que véritable, pour qui aurait vu ses agissements dans l'intimité.remit le manuscrit à Julie en lui disant, galamment, qu'il l'avait copié à son intention, la jeune fille acceptant, du reste, gracieusement et sans arrière-pensée, le papier tout parfumé, s'il vous plait.SecA l'Indépendance Ganadienne .$1.00 Par Année.À suivre.Viénnent-mouiller les plis de-ta blanche - ! % .a L'INDÉPENDANCE e.ev.\u2026.e0.u.\"0° .evo.e%* 0.50%050 04060000.0.000 uv.+08.0 ÉPINIS SNS NL a a 2g Parfums de ROGERS & GALLET, GELLE & FRERE, le remède souverain contre la Débilitation et l\u2019Anémie, les Pales Couleurs, la Faiblesse des Nerfs, le Surmenag'e, la Névralgie, le Rhutuatisme et la Dyspepsie, ete.Sirop Seigel.Extrait de uile de Foie PE de Morue ETC., BOURGEOIS, GIRARD, ETC.go DANS LES DERNIERS GOUTS.dans toutes les Sa SV ».e.\".En vente Prix une piastre.TT .»+.\"-.2.+.0 +10 1800 6 6 0 0 060 0 4 0 $5 0 200 00080000 00000000000 a0 .\u2026.A Nos Patronsi | Nous avons attendu la ré-| ception de tous les avis de refus du numéro prospectus de L'INDÉPENDANCE CANADIENNE | avant d'en commencer la publication régulière.| Nous le faisons ce jour avec i sir le chiffre de la circulation de notre journal ; nous leur en savons gré, et encouragés par ce premier succès, nous espérons que de nombreux nouveaux souscripteurs payants se joindront aux premiers.L'abonnement de un dollar devra être adressé au nom de BARTHE et Cie, à Trois- Rivières.Tout ce qui a rapport à la rédaction devra être adressé à la satisfaction de compter sur nadienne répandue par- Pour les EtateUnis.le M le! plusi éiliers d 1 : .* les Etats-Unis, le Mexique et le | plusieurs muhers de personnes nos listes 9444 souscripteurs tout | Pour Les ee ct le | ! : .lanada, port compris.fr.ee nyc rege] re ot ul ons EEE i 130 pir Tes 9444 sovseripins| JAS, TEBBUTT, # Popmenine, Un grand nombre d'abonnés ; roma à qui ce numéro de notre Jour- Tews | sont venus d\u2019eux-mémes gros Au Pubic.Ro Le Men nal est adressé, le tirage de ce | Four Le ai ou mp tle numéro tant de dix milles.\u201c \\haussures élegantes pour hommes Janada, J pris.4 eo eo + + + .femmes et enfants.Aux hommes d'affaires en général ! ! Vous trouverez votre intérêt en annonçant dans &\u2019Indépendance Ça- Nous publierons sous peu, un journal hebdomadaire en langue anglaise.En voici l\u2019entête.Before everything be Canadians \u2014 \u20ac À RTIEB The Three-Bivers Patrioi OUR AIM\u2014To Enrich the Propricior and Hasten 1F- Independance of Canada.Nos compatriotes d\u2019origine anglaise ont \u2018besoin d\u2019un semblable papier-nouvelles en la Fp Courrier des Eats - Unis : Conditions d'abonnement, payable | invariablement d'avance.LL | | EDITION QUOTIDIENNE | | (Courrier du Dimanche compris).Pour i les Etats-Unis, le Mexique et le ! Canada, port compris._ | : 1 an $12.60, Umois $6.30.3 mois $3.40 EDITION HEBDOMADAIRE © | i | 1 an $2 50.U mois $1.50.3 mois, 75 cts.| ! Les abonnements partent du ler et: du 15 de chaque mois.Le nonvenu catalogue de la librairie du Courrier des Etats-Unis seva envoyée À toute personne qui en fera ln demnu- de.Nous engageons nos correspondants à faire leurs remises par chèques, traites, Inandats - poste, (money -orders).ou Express money-orders à l\u2019ordre de di.B.Sampers and Ço., 195-197 Fulton St, New-York.Magasin de Nouveautés we aN ee in i Vous mmes d Affairestrouverez certaine- | ment un avantage rémunératif en vous servant de notre feuille comme moyen de vous mettre en rapport avec le public.Au point de vue pratique, vous concevrez, que, nous pouvons vous garantir d'atteindre BARTHE et Cie.A Meilleur Marché QUE PARTOUT AILLEURS Impressions de Luxe Toute commande par la walle sera remplie sans délai.Le tout :fssi bien inprime que n'importe où «t à meilleur marché que partout ailleurs.On reçoit à cu bureau des ordres qui seront remplis avec ponctualitéet dans les derniers goûts typographiques pour tous les ouvrages de ville, tels que : Placards, Pancartes, Cartes d\u2019affaires, \u2018bonnes pharmacies.ol EEE EE LE MAGASIN DE CHAUSSURES © plus assorti du District.AU BON MARCHE 30 RUE DES FORGES sYYVYTUEVUTTSUUTSŸ \u2018 Ouvrage Parfaite.3 LEBLICE (I | Red T PROPRIETAIRE By i IMPRIMEURS - LITHOGRAPHES No30 RUE ST-GABRIEL M.S.1.BAR HE.région de Trois-Rivières.Et Entétes de comptes, n Pars aussi, obo \u20acS| nos compatriotes français ver- \u2014 PES \u2014 Blanes de Reçus.Entêtes de lettres, G | BARTH E MONTREAL contrats ae bonne ront la réalisation de notre pro- TROIS-RIVIERES Blancs de Billets ' : ments.etc.sa True du File U-ljet avec plaisir.C\u2019est notre 1 re halogues.AVOCAT, C.Rreaux, 42 et 4 rue du F'iEuVve, | conviction.a1 18 dine (Il Pamphlets, - rw ; Ar Circulaires, BUREAU ET RESIDENCE Trois-Rivières,où une personne S'adresser à &.I.BARTHE Programmes, 42 RUE DU FLEUVE toujours présente recevra les | et Cie, 42 Rue du Fleuve, à No.142 Bue Notre-Dame.Lettres Funéraires, visiteurs avec 1SIT.: svia _\u2014 \u2018actums, Lte., Etc.P Trois-Rivières.17 Sept.1895.Chez Garidpy & Panneton vous | Avec les typcs les plus récents et du 1 \"1j ° ag A M ntréal on Q trouverez toujours un grand choix de meilleur soût, de façon à satisfaire à THOIS-RIVIERES i oO ourra PROVINCE DE QUEBEC, 295 , ise \u2026 | toutes les exigences.a > pr DQ at s'adresser ainsi soit pour leg | District des Trois-Rivières.{ N° 225.nusrehandises nouvelles pour costumes Au Bureau de ce Journal M.Barthe suivra toutes les Cours s Tons les ouvrages sont faits d'anno : .COUR DE CIRCUIT Nos wrens Anelnis Ecossai à Trois-Rivières, ainsi que les e 4 bas prix et sous le plus contrats d'annonces ou paie- | Georges Isidore Barthe, Ecr.avocat Po tweeds Anglais, Ecossais ct| 42 ET 44 RUE DU FLEUVE | Cours de Révision et d'appel.\u2018 court délai ments d\u2019abonnernents à MM.| des Cité et District de Trois Rivières, Rujres os che TROIS-RI V1ÈRES Par son expérience au Criminel, ° or : eman .BH 7 3 ae tenir .pars et Cie, 30 rue St- ve nl #8 | viots nouveaux sont de première qua- i espère obtenir sa part de patro- ° riel.Dionis Vaillancourt, cultivateur ci- | lités ct donneront la plus ontière satis- age public.- a devant de la paroisse de Sainte-Anne | facti ¢ acl prs omuere satis \u2014LA\u2014 ° Tout contrat POUT ANNONCES | d'Yamachiche et actuellement absent agiion mat ac jetours.: t .° 3; es amateurs de nouveau peuven ° - et tout regu pour abonnement de la province.Défendeur.venir faire un choix.emaine ommerciale é M i ' signé pat ces IMESSIEUTS SErA| Sur motion de G.I.Barthe, Ecr, | Notre assortiment est des plus A P : ° valable.Avocat Procureur du Demandeur, il | complets, ot aux prix les plus réduits., .u ublic est ordonné au Défendeur de compa- rar me , Organe hebdomadaire des in- ° O raître dans les deux mois.UNE VISITE EST SOLLICITÉE.\u2014\u2014 SPECIALITES Me h Yué Trois-Riviéres, 28 mai 1805.: ; térêts commerciaux, de lu ._ #æ\" Même chose pour Qué- S, L.DELOTTINVILLE, GARIEPY et PANNETON, religion de Québec Nous prions ceux à qui nous bec, en s adr essant à M.Ulric .P.O.C., Marchands de Nouveautés : adressone ce Numéro de L'INDE- ° PENDANCE CANADIENNE et qui ne pr OUVRAGE COMMERCIAL Barthe, rédacteur de la Semaine Commerciale, No.7 Sault au Matelot.PROVINCE DE QUEBEC, District des Trois-Rivières.COUR DE CIROUIT 142 Rue Notre-Dame, Trois-Riviéres Jos.A.FRIGON BARTHE &CIE.; - M.E.McCargar, commerçant de la .oo) convme suit : REFUSE v \u2014=\u2014= | ville de Norburg, Grand Isle County.Agent General.Québec et Trois-Rivières ; relevés heb- (LA RÉSIDENCE) Par (LE NOM) \u2014 rn mp dans l\u2019Etat du Vermont, un des Etats- : 5 domadaires des bureaux d\u2019enregistre- N Le ete ; , = Drame De La Vie Réelle Unis d'Amérique, .Ô Assurances.ment de Trois-Rivières et Sherbrooke Fous espérons quon aura l\u2019o- \u201cD o) ve Défendeur, jusque dans Je bas du fleuve ; mouve- | Pligeance de se rendre à motre - ROMAN CANADIEN James O.Malone, commerçant et Fou.Vie.Accident ment de la construction dans tout le | demande, afin de mous permettre PAR culler des Cité et District des Trois- | \u201c ©, V7, ACCLAENIS, distrit ; informations précises sur les | de savoir, au juste, quel sera notre I G: |.BARTHE Rivières et Charles D Bradley éde- Marine, faillites du Dominion et sur les chan- | Étrage, et mettre nos listes d'abon- 0 ie d Ie cL cin de la Ci cago, cian ovi mori Cot bli ; Flilinois, un des Etats-Unis d\u2019Améri- | Rmmloyer\"s Liabilit gemonts commerciaux dans la Provin- | nés imprimés au net.° Cet ouvrage sora public en volume, que, tant personnellement que comme poy Y, ce de Québec ; ventes de propriétés environ 800 à 1,000 8vo.1 ci-devant associés comme commer- In spection de.Bouilloires | ou de fonds de commerce en perspec- \u2014_\u2014 Le tirage devant être limité, ceux | çants de grains, foin, bois, courtiers 2 ! | tives ; chronique de la navigation ; : Bris de Glaces, marchés de gros et détuils, ete.ON DE MANDE MONTREAL qui voudront avoir le volume.aujont la bonté de nuus udresser leurs noms.Prix : 50 centins.S'adresser à MM.Leblanc & Cie, 30 rue St-Gabriel, Montréal ; à Quésec, & M.Ulric Barthe, 7 Rue Sault- Ze Matelot et X Trois-Rivières, aux- Dbpreaux de L'InpépenpancE Caxwaos, 42 et 44 Ruedas Fleüvè: .Sach obs ACM 4 brokers), etc., sous les nom et prenom socials de J.C.Malone & Co., du dit lieu de Trois-Rivières, eu de trols.Défendeur.Sur motion de G.I.Barthe, Ecr, Procureur du Demandeur, il est or- doñné au défendenr, Charles D.Bradley.de comparaître dans les deux moiss Trois-Rivières, 28 décembre 1894; Pro.0.Sureté, Contre les Voleurs.4.TEL, 114 & 49.DELOTTIN VE, | Ds P.492.= COTE DU-BOULEVARD' TURCOTTE = \u201cTROIS: RIVIERES: { ABONNEMENT : $2.00 PAR ANNEE Renseignements complets pour ies hommes d\u2019affaires, tribunaux civils de Chronique spéciate de Trois- = Rivières toutes les semaines.BARTHE & THOMPSON \u201c*EDITEURS-PROPRIETAIRES ! voudront pas s'abonner au minime prix de 31.00 par année, de le renvoyer leur udresse écrite Genres tet ct Dans chaque localité des agenta tant pour l'abonnement que pour les annonces et ouvrages d'imprimerie.S'adresser par lettre ou personnellement au bureau d\u2019affaires de l'Indépendance Canudienne, No 44, ruo du Fleuve, Trois-Rivières.era 2 Nous annoncerons dans notre XY velle pour nos abonnés et nos lecteurs en o ~~ prochain numéro une bonne nou- "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.