L'Indépendance canadienne : journal de l'appel au peuple, 16 novembre 1895, samedi 16 novembre 1895
[" 1re Année-No.7 Ce journal est eb sera imprimé pour G I.| INDEPEN | Barthe, propriétaire et rédacteur ot publié par 1 MR Jui en la cité de Trois-Rivières, le samedi d » is chaque semaine, aux Nos 42 et 44, rue du A hs Flenvo, étant sa place d'affaires et son domicil-, | A à qui toutes communications concernant la rédaction devront être adressées.G.I.BARTHE, propriétaire-éditeu r & Edition Hebdomadaire -\u2018$1 Far arinée RS JOURNAL DE L\u2019APPEL AU LE 44000 Led LOF Php RTS J je T PEUPLE.MIT A oS AAA ET ECANOS Lyoy Samedi, 16 Novembre 1895 TARIF DES ANNONCES Première insertion i Autres insertion.(par ligne).$ 0.10 A paras goment particulier pour les annonces Toutes communications affaires devront être adressées à 0 05 seven ece.00e02c0ten0 0000008 par ls mallé pour BARTHE & CIE., Et pour la Redaction a G.1, BARTHE, Trois-Rivieres Il y aura constamment au bureau une personne chargéo de répondre i aux Nos.42 et 44, Rue du Fleuve.les affaires, NOTRE PROGRAMME: POLITIQUE i.Le gouverneur-Général payé et ses dépenses défrayées par la Métropole.2.Gouverneurs provinciaux élus tous les cinq ans avec un traitement n\u2019excédant pas $6,000.3.Vente de Spencer Wood, la résidence actuelle du Gouverneur de la Province de Québec et d\u2019autres propriétés appartenant au gouvernement, aux fins de payer nos dettes provinciales.4.Sénat Electif au second degré, tous les cinq ans, les propriétaires fonciers et les électeurs sachant lire et écrire ayant seuls droit de vote.5.Abolition du Conseil Législatif.6.Liberté religieuse : écoles séparées : Pas d\u2019Ecoles sans Dieu ! 7.Abolition du droit de veto fédéral.8.Abolition du double mandat pour le Sénat et le Conseil.Législatif.9.Vote obligatoire à peine de déchéance.10, Suffrage universel : one man one vote ! 11.Abolition de l\u2019Acte du Cens Electoral.12.Loi sommaire punissant d'au moins un an de prison l'acheteur et le vendu, le corrupteur et le corrompu, lors d'une élection politique.13.Serutin de liste par circons- eription électorale, et représentation bäsée sur la population pour chaque arrondissement.14.Réformes judiciaires.15.Indépendance des Juges et leur exclusion absolue de toutes participations aux différends des partis politiques, les questions constitutionnelles seules devant être soumises à la Cour Suprême.16.Les Juges choisis, autant que possible, parmi les membres du barreau qui se sont exclusivement livrés à l\u2019exercice de leur profession durant dix années, et ce sur recommandation spéciale de la majorité des membres des divers conseils du Barreau de chaque Province au scrutin secret, de même que la chose se pratique pour le choix des Evêques Catholiques re- eommandés à Rome.17.Abolition de l'institution du Grand Jury.18.Libre échange avec le monde entier, restreint seulement pour les besoins d\u2019un revenu strictement nécessaire au service public.19.Abolition des taxes provinciales.; 20.Réorganisation de la milice en vue de la création d\u2019une petite armée nationale effective, au lieu et lace de la comédie militaire actuellement contrôlée par un ministre de la milice qui s\u2019y entend comme un aveugle-né en couleurs.21.Parlements convoqués à époques fixés.22.Réduction du nombre des ministres fédéraux et provinciaux.23, Abolition de Ja charge coûteuse et à la fois inutile de M.Chs Tupper à Londres.oo 24, Maintien de nes institutions religieuses, civiles et nationales, telles qu\u2019elles existent aujourd\u2019hui, et des privilèges accordés aux diverses nationalités peuplant le Dominion, à savoir : liberté, tolérance resvect et justice mutuels.; Et, last but mot least, , nous invo quons et ne cesserons d'invoquer l\u2019Indépendance du Canada, c'est a- dire l'établissement d\u2019une NOS TRAITÉS DE COMMERCE Lorsque nos délégués se sont rendus à Washington pour conclure un traité de commerce sur la base de la réciprocité, un obstacle insurmontable s\u2019est dressé de suite entre le Canada et les Etats-Unis Cet obstacle c\u2019est l\u2019obligation imposée par 1'Angleterre de recevoir chez nous tous les avantages que nous accorderions aux Etats-Unis en retour pour les réductions de tarif que le gouvernement de Washington voudrait bien faire en faveur du Canada seul! Voilà l'obstacle, voilà l\u2019ennui de notre prospérité commerciale industrielle.Tant que nous aurons sur le dos ce fardeau écrasant nous n\u2019arriverons jamais au but.Dans cette lutte pour la vie que se font tous les peuples du monde ; il nous faut toute notre liberté d'action.Notre seule préoccupation doit être celle de la patrie canadienne.C\u2019est le comble de l\u2019absurdité de nous voir nous les cinq millions de modestes colons du Canads, refuser tous les avantages du marché américain, à moins que la Graude-Bretagne avec ses 36 millions d'habitants, avec ses milliards accumulés n\u2019en profite également.Cependant, c\u2019est là la position absurde et ridicule dans laquelle on vient de se placer dans la conférence récente de Washington.L'ambassadeur anglais qui conduisait les négociations a posé carrément ce principe : Pas d'avantage accordé aux États- Unis dont l\u2019Anglettre ne profite également.C'est alors que M.Blaine a répondu : \u201c Nous voulons bien traiter avec le Canada seul, avec lequel nous désirons nou-r des relations de commerce plus importantes, mais jamais avec l'Angleterre qui est notre rivale lu plus redoutable ot contre laquelle nous sommes tenus de protéger nos intérêts manu- fauturiers.Alors, bonsoir, il n\u2019y a plus rien à faire entre le Canada et les Etats-Unis du moment que l'Angleterre intervient dans son propre intérêt au lieu d'intervenir dans l'intérêt du Canada.Et les ministres d'Ottawa, qui font invariablement passer les intérêts anglais avant les nôtres, sont tout simplement revenus avec leur petit bonheur, jurant leur grand Dieu qu'ils préféreront toujours le dépeuplement du pays, la ruine commerciale et industrielle du Canada à un traité de commerce avec les Américains qui nous rendrait le peuple le plus prospère du monde c'est vral, mais qui ne ferait pas en méme temps le bonheur de I\u2019 Angleterre \u201c\u201c Dear Old England !\u201d Dans ces conditions comme ces messieurs ne veulent pas de l'indépendance, qui seule nous donnerait le droit de faire nous- mêmes nos traités de commerce dans l'intérêt du Canada seul, il RÉPUBLIQUE CANADIENNE.ne nous reste plus qu\u2019à nous tourner du côté de la Grande- Bretagne et à lui demander un tarif différentiel en faveur de nos produits de préférence aux produits étrangers.En retour, nous lui donnerions les mêmes avantages pour les produits manufacturiers.C'est cette question que discute en ce moment la Chambre de Commerce afin de donner des instructions aux délégués qu\u2019elle enverra à Londres, au mois de juin, pour rencontrer los Chambres de Commerce de tout 'Empire, invités à discuter cette question au prochain Congrès Il nous faut la réciprocité quelque part pour le placement avan tageux de nos produits.Puisque l\u2019Angleterre nous ferme le marché américain qu\u2019elle nous ouvre le sien.C\u2019est la conséquence nécessaire de son intervention.Si elle nous refuse, elle renoncera en même temps au droit d'intervention dans nos négociations avec Washington en vertu de ce principe incontesté : \u201c Przmo vivere \"\u201d, appuyé par cette axiome \u201c Salus populi, suprema lex\u201d! X.PERRBULT HOW QUEBEC PAYS HER LEGISLATORS.To the Editor of L'INDÉPENDANCE CANADIENNE.Will you please publish the following remarks and oblige.Your's faithfully, TAX PAYER.Quebec pays her legislators an indemnity 33 per cent, greater than Ontario, 60 per cent greater-than Manitoba and Nova Scotia, 160 per cent greater than New - Brunswick, and nearly 400 per cent, greater than Prince Edward Island.The Speaker of the Québec House of Assembly gets twice as much as the Onterio Speaker, nearly four times as much as the Speaker in Nova Scotia and Manitoba and nearly eight times as much as the presiding officer in the New - Brunswick legislature.These excessive indemnities must be cut in two.Until this is done the Québec legislature need not talk about economy.WINDSOR ET L'INDEPEN- DANCE CANADIENNE Nous reproduisons ce qui suit du ** Evening Record, \u201d Windsor, Ontario.\u201d INDEPENDENCE CLUB.Open their first public meeting at Chappus A Good Attendance and Great Interest Taken.The recently organized Independence of Canada club held their first outside meeting last evening at the school house near Chappus, Sandwich West.There was a good attendance and those present seemed much interested in a discussion of the question.Reeve Durocher was called to the chair.He said the question was somewhat new to them, but it was one that would stand discussion.He thought the independence of Canada a desirable thing.Reeve Durocher made an excellent chairman.The speaking was mostly in French.M.Guindon, Sandwich, president of the Indepeudence club, was called upon.He said the object of the club wés to agitate for the independence of Canada.He thought, and those organized into an independence club, that the time had arrived when the people of this country ought to govern themselves.This movement was not confined to the English or the French.The movement was spontaneous among all classes.A paper had recently been started at Three Rivers.Independence of Canada.It was under the auspices of Bishop Liflèche, so that it had the support of the clergy there.This movement had the approval of loyal Canadians.The only serious difference among the people was as to the time when the political separation should take place from the mother country.Some people thought the movement premature and that we should wait for a few years.Well we could understand this argument and were prepared to combat it.Mr.Guindon then took up the recently adopted platform of the Independence club and discussed each plank.He discussed at length the inferior position Canada had to take when the interest of Great Britain were involved.Canada had all the libertr.she wanted as long as that liberty did not injuriously affect the mother country.This was seen when Canada considered it to her interests to negotiate a treaty with France.Before Great Britain would sanction that treaty Canada had to pass an act extending to Great Britain, all her colonies, and every country having a treaty with Great Britain, the same terms oftrade as were given to France.Mr.Laferte spoke in French and made an eloquent and argumentative appeal for the political and commercial freedom of Canada.He referred at length to the many times the interests of Canada were sacrificed to the interests of Great Britain.C.W.Gauthier said in his opinion the time had arrived when Canada should make her own laws and her commercial treaties.In 1891 the men now in power said they were anxious to negotiate a reciprocity treaty with the United States and asked a renewal of the con- fidence of the people to better enable them to do so.They got that renewal of confidence, but did not negotiate a {reaty.They were not sincere.Mr.Blaine, the leader of.the United States government, offered \u2018 a reciprocity treaty with Canada, but the advantages\u2019 were to be confined to Canada.Mr.Foster and Sir John Thompson refused reciprocity on those terms.In 1891 the Liberals and Conservatives in parliament united in a memorial to the Parliament of Great Britain to revoke _ the favored nation clause.After waiting 4 years the colonial minister wrote ref using to comply with the térms of the® memorial.The interest of Canada was always a secondary consideration with Great Britain.Canada should follow her example.Mr.Gignac of Sandwich and Alex.Latorge of windsor also spoke.Votes of thanks were tendered the speakers and the chairman.A large number signed the roll of the club.Another meeting will be held at Canard on Friday night.We are in duty bound to remark that the assertion with regard Mgr Laflèche is groundless.( Æd.Ind.Can.) L'OPINION D'UN ORGANE TORY.Voici ce que dit le World de Toronto, organe tory-orangiste.\u201c On the part of The World, there was never a moment's doubt as to the course we should pursue.The development of Canada an independent nation of the American continent, free to make its own fiscal policy, was the policy of The World from the start, and we have the satisfaction of knowing that the policy we advocated is the policy the people have endorsed and accepted as the final solution of the question of our nationality.\u201d L'idée de l'indépendance s\u2019accentuera de plus en plus, soyez- en sûr.AURONS-NOUS L'INDÉPENDANCE CANADIENNE ?La question de l'indépendance n\u2019est pas entrée définitivement dans le domaine de la politique pratique, mais elle y arrive à pas de géant.Le jour où l'électorat sera appelé à se prononcer sur le maintien ou la rupture du lien colonial, est peut-être plus rapproché qu'on le croit.Un grand nombre de libéraux ne cachent pas leurs préférences.Ils en ont assez du lien colonial qui fait du Canada un simple instrument soumis au caprice du gouvernement britannique.La position humiliante faite à la colonie est bien d2 nature, assurément, à ne pas faire aimer cette espèce de protectorat dont elle ne retire rien.Le Canada forcé par les circonstances d\u2019être anglais par tout, refuse de l'être par-le tœur cependant, et dans sori désir de travailler à sa pros- Dérité, de développer pour lui- Mêine ses immenses ressources, if est impatient de secouer le joug qui lui pèse depuis longtemps sur les épaules.Mais le plus curieux de la chose, c\u2019est que l'Angleterre semble elle-même soupirer après le moment où le Canada voudra rompre le lien colonial qui ne tient plus en place que grâce à la loyauté exagérée de certains personnages politiques déjà s2rés ou avides de l'être, afin de pouvoir montrer aux, badauds les décorations distribuées à l'époque fixée par Notre très gracieuse souveraine, Sa Majesté la rei- ue Victorio, impératrice de l\u2019Inde.Albion se plaint que le Canada lui est à charge.C'est du moins ce que prétend le Z7mes de Londres, dont nous avons reproduit les paroles dans notre premier numéro et qui est regardé à bon droit comme reflétant l\u2019opinion de la majorité des habitants du Royanme-Uni.Lors d'une grande manifestation en l'honneur de M.Laurier, chef du parti de la réforme à Toronto, ce dernier a prononcé un discours dans lequel il a dit que son parti se proposait de réclamer avec insistance la réforme du tarif douanier, de façon à arriver progessivement au libre échange, afin de sortir le pays du marasme qui règne actuellement.M.Laurier a exprimé l'espoir que le Canada resterait toujours fidèle à la inére patrie, mais il a dii que, quand ce lien sera rompu.il espérait voir le Canada devenir indépendant.\u201c La politique du parti de la réforme au Canada, a ajouté M.Laurier, sera de diminuer les impôts et d\u2019augmenter les débouchés, et je ne crois conclu par le Canada avec les Etats-Unis ait pour conséquence l'annexion à ce pays.D'autres nations ont conclu des traités de commerce avec les Etats- Unis et ont conservé l'intégrité de leur territoire ; le Canada peut en faire autant.\" Et lors des dernières élections fédérales, M.Laurier disait hautement qu'il était canadien avant tout.\u201c L\u2019exode du Canada aux Etats-Unis, dit le Boston Glo e, est plus considérable que jamais cet automne.Si ce courant d'immigration continue, la question d\u2019annexion finira par perdre tout intérêt ; car il n\u2019y aura plus rien à annexer.\u201d pas qu'un traité de commerce ; INDEPENDANCE OU ANNEXION Beaucoup croient que nous sommes destinés à nous annexer aux Etats-Unis d\u2019Amérique.Ceux qui sont de cet avis n\u2019ont pas confiance suffisamment dans nos forces et nos ressources.L'indépendance est une chose difficile, nous l\u2019admettons volontiers, mais nous nions formellement que ce soit une chose impossible.Avec l'indépendance le Canada devient une nation qui prend sa place : ous le soleil des peuples lib-.- : +t d (ns la charte que nous nous donnerions, nous pourrio:1s obtenir pour «Lagae race ct chaque croyance religieuse des garanties nouvelles qui sont niées aujonrd'hui ct qu: serai:nt une protection pour tous.Les minorités qui sv plaignent actuellement, et non sans raison, de !a violation du tacte fédéral pourraient affermir et consol\u2018rler Jeurs droits.Suuveraine dans sa nouvelle situation, chaque province réclamerait sa parfaite autonomie qui, dans les nouveaux arrangements ne lui serait concédée \u201cqu\u2019à la condition formelle de respecter d'une manière complète et absolue, la minorité qu\u2019elle renfermerait dans son sein.Hétérogènes dans les éléments qui constitueraient ce nouveau peuple indépendant.nous deviendrons homogènes par la force et la sagesse de la constitution.Nous serions plusieurs par la race et les croyances religieuses, mais nous ne serious qu\u2019un par lee liens légaux qui nous uniraient et par les traditions nationales qui nous eniraineraient vers des destinées inévitables.Nous cesserions d'étre divisés dans \u2019étroitess: de notre cercle politique pour devenir unis dans ia grandeur des horizons qui s\u2019ouvriraient devant nous Que deviendrions-nous le lendemain du jour qui verrait notre indépendance proclamé ?L'avenir seul peut le dire : mais devenus quelque chose nous pourrions rester quelque chose.Tandis qu'aujourd'hui nous sommes rien et devons rester ce que nous sommes : Rien.Voici, d\u2019après M.White, un tableau comparatif intéressant sur l\u2019augmentation de la population d\u2019Ontario comparée à celle de quelques états de l'Union Américaine, pendant les dix dernières années : En 10 ans.Augmentation.Personnes.Ontario ce 186,000 Michigan ré 153,000 Ohio \u2018 568,000 New-York .368,000 Massachusetts 560,000 Nebraska 6 604,000 Minnesota 520,000 Pensylvania .966,000 Kansas i 427,000 Arkansas \u201c 325,000 Wisconsin \u201c 371,000 Washington \u201c 275.000 California \" 340,000 pour le bon motif que nous ne voulons pas qu'on aux alentours, lesquels après avoir dompté le cruel FEUILLETON DRAMES DE LA VIE REELLE GRAND ROMAN-CANADIEN PAR 6.I:-BARTHE (Suite) XII Pour nous conformer au titre de ce roman \u2014 Drames dé la vie réelle \u2014 nous allons süspendre lè récit des douleurs qui ont saturé l\u2019âme de notre héroïne'sans toutefois, ainsi qu\u2019on le verra plus tard, briser son cœur, tant la jeunesse et le temps sont des palliatifs aûx'plüs grands malheurs! Mais n\u2019anticipons pas.Nous profiterons du séjour de Julie chez notre excellent curé pour, en les accompagnant tous deux, raconter an lecteur attentif les choses exiraordinaires dont Jolie fat témoin et son-père d\u2019adoption l'an: des acteurs, scèmes qui sé\u2018passèrent à- Sorel; alots-le bourg de .Wil- /Leslecteur«biengfue-nous netprécisons pas: lesidites, - puisse retracer positivement les descendants des personnages que nous faisons revivre dans notre roman, mais le lecteur, disons-nous, nous croira sans peine, lorsque nous lui dirons que toutes les aventures nâvrantes que nous avons à raconter datent d'avant 1837-38.C'est ainsi que nous constatons ici qu'une session mémorable de la Chambre d\u2019assemblée avait eu lieu a Québec vers l\u2019époque de notre ré.it.Nos députés alors incorruptibles, de même que T\u2019était l'électorat, sauf quelques peccadilles, avaient voté, à une majorité de cimguante-six contre vingt-quatre, les fameuses 92 résolutions contenant les griefs des habitants du paye, affirmant en même temps la ferme résolution de n\u2019en pas abandonner un iota et d\u2019obtenir justice, coûte que coûte.L\u2019honnête Morin fut député en Angleterre porteur de ces patriotiques résolutions, et il était aussi porteur de requêtes couvertes de cent mille signatures, si tant est qu\u2019on n\u2019ait point exagéré, car en prenant alorsen considératiou le total de la population mâle y compris les Zo7ys (qui certes ne signèrent pas) cent mille signatures sont difficiles à supposer.Quoiqu'il en soit, M.Morin revint d'Angleterre et plus tard M.Viger, sans résultat pratique.Des élections générales efirent lieu et le peuple nous ne saurions trop le Tedire, qui ne se verdait pas alors et que conséquemment ses députés ne revend'aient pas, choisit guatre vingt députés reformistes-contre ##/ TORIES.Aü nombre des députés fortes fat le nommé J.Pickel un tory enragé et c\u2019est a Poccassion'de cette élection 3 dot notre hérpine fat spectatfice que le-drame que nous Valois: fairs revivre etitrlieu.XIII La population du susdit éozrg de William Henry(Sorel) n\u2019était pas comme aujourd\u2019hui, composée, en ce temps la, de Canadiens-français presque exclusivement.C'est, comparativement le contraire qui existait.Le bourg bien que fondé primitivement et habitée par des français était peu à peu en esprit en vérité, devenu anglais.Des casernes spacieuses y avaient été bâties et l'influence du militaire, en ce temps là surtout, etait énorme partout dans le Bas Canada et se déteignait dans la haute société (nos belles Candiennes françaises d'alors pourraient le redire) de même que parmi le peuple.Nombre de familles de loyalistes avaient, après la Révolution américaine habité plusieurs charmants endroits bordant la rivière Chambly de même que Sorel, Berthier etc s\u2019y étaient crée des relations avantageuses, et leurs enfants avaient prospéré.Même en dehors du bourg de Sorel et au loin dans la campagne de Sorel, à plusieurs lieues à la ronde, comme on dissit alors.On a retrouvé, plus tard, les fils de ces Joyalistes, fixés-là sur de superbes terres bien cultivées ; ils n'y étaient mariés avec des canadiennes-françaises dont les enfants étaient devenus protestants.Et lors de I'élection en question, le dourg de William Henry, avait l\u2019honneur de compter plusieurs citoyens canadiens-français, dont les pères avaient combattu les ÆMostonnais, alors execrés.La population française de l'endroit descend surtout des soldats du fa- méux régiment de Carignan, qui s\u2019établirent à Sorel et Iroquois, oublièrent la France en succombant aux charmes de la Canadienne.Cette population est aujour- d'hui considérablement répandue un peu partout et le nombre de familles portant le même nom est extraordinaire, tels que les Hus, les Lemoine, Péloquin, Latraverse, Cournoyer etc.Mariés entr'eux, ils ont fait mentir les physiologistes qui préteudent que cela mêne à l'abâtardissement physique et moral.Au physique, on peut en répondre pour qui voit encore aujourd'hui ces hommes grands, robustes, pcéheurs chasseurs, voyageurs, au poignet d\u2019acier, aux mains de fer et, ajoutons, au cœur généreux, chaud, passionné, mais à l\u2019esprit étonnamment ouvert au préjugé de toutes espèces, exploitable et toujours exploité à leur grand désavantage surtout les préjugés contre l'instruction.Et puis ces descendants de braves soldats autocrates ont en quelque sorts transmis avec leur sang de génération en génération les préjugés monarchiques sans pouvoir s\u2019en rendre bien compte, cela faisant partie des traditions de famille.Les fories anglais esclaves de la /amzly compact d'alors exploitaient toutes ces choses, étant généralement instruits comparativement aux Franco-canadiens : on a ainsi une idée de ce que pouvait être, alors, une élection dans ce éourg renfermant un petit nombre de patriotes français, alors que ces derniers luttaient partout, au prix des plus grands sacrifices pour la liberté et la conservation de \u201c nos institutions, de notre langue et de nos lois \u201d, toutes choses que les /ories de Sorel, avaient particulièrement en abomination.Les élections, c\u2019est-à-dire la votation se continuait 5 La ligne première insertion.\u201cplus LINDÉPENDANCE \u2018CANADIENNE \"& dndépendance Canadiennei - Pabuie le-Samedi \u2018de shaque semaine .en la cité à TROIS-RIVIERES, QUE, .» = CANADA par G.I.Barthe, Proprietaire-Editeur Bureaux et domicile aux Nos 42 et 44 rue du Fleuve, Trois-Riviéres Bolte, de Foste 8Y1.Telephone 188 i ABONNEMENT Un AD.$1.00 \u2014 8 mois.$0,50 BNNONCES .10 cents Insertion subsèq uente\u2014\u2014\u2014\u2014Ssnt Prix spéciaux pour annonces à longs termés, en s\u2019adressant à MM.Leblanc & Cie, 30 rue St-Gabriel, Montréal.Le Sénat doit-il être aboli ou élu au \u201csecond dégré L'on a vu que nous opinions en faveur de la deuxième proposition, Le Gloëe s'est carrément prononcé en faveur de l'abolition du sénat.Nous donnons ci-dessous un résumé de l'opinion du grand journal libéral d\u2019Ontario : Un correspondant qu\u2019il avait chargé d'interrager les gens à ce sujet lui a écrit des provinces maritimes que l'opinion publique y est favorable à tout projet de réforme qui aurait pour effet d\u2019infuser à cette pâle copie de la Chambre des Lords assez de vigueur et de vitalité pour la mettre en communauté d'interêts et d\u2019aspirations avec le peuple.Il n\u2019y a la rien d'étonnant a dit notre confrère.D'abord la manière dom le Sénat a été constitué et maintenu est en désaccord complet avec l\u2019idée du gonvernement populaire.Il est censé servir de frein à la Chambre des Communes et ce- pendan\u2019, en pratique ses membres sont nommés par le parti qui domine dans la Chambre élue par le peuple.Comme frein à l'intensité de l'esprit de parti le sénat a misérablement échoué.On I'a va adopter en moins d'heures que la Chambre n\u2019avait mis de jours à les étudier des lois affectant les droits les plus sacrés des citoyens telles que la loi relative au morcèlement des comtés et la loi non moins injuste du cens électoral.La célérité avec laquelle le sénat s\u2019acquitte de sa besogne, qui consiste à réviser la léglsla-, est devenue pro-! tion hâtive, verbiale.M.Blake disait à ce propos : \u201c Malgré la funeste habitude que nous avons à la Chambre des Communes d\u2019expédier notre besogne d'une façon hâtive et peu satisfaisante, j'ai vu des projets de loi qui avaient occupé notre attention pendant de longues et fatigantes séances, être envoyés au sénat, y subir leur première et deuxième lec- tare, être passés en c mité, votés en troisième délibération et renvoyés aux communes en presque aussi peu de temps que j'en ai pris pour le dire.\u201d L'un des autres buts princi paux que l\u2019on s\u2019est proposé en établissant le sénat était la reconnaissance et la protection des intérêts et des droits des provinces surtout ceux des provinces les plus faibles.Un peu pour cela et en partie pour imiter le systême américain, on a donné aux provinces les moins populeuses une représentation av sénat proportionnellement considérable que celle da \u2018Aïnsi, Québec est.représentée aü-Sénat par un- \u2018nombre de sénateurs égal à celui d\u2019Ontario, et un groupe composé des provinces maritimes et aussi représenté par un pareil nombre de sénateurs.Sous ce rapport, comme sous tous les autres, -I'inutilité du sénat est evidente.Nul n\u2019a jamais découvert un cas où le sénat soit intervenu pour défendre les droits des provinces contre les empiètements du pouvoir central.La résistance à la loi fédérale des licences qui attaquait une partie importante de la juridiction provinciale s\u2019est faite à la Chambre des Communes.C'est aussi la Chambre des Communes qui a été le théâtre de la lutte de trois mois contre la loi ayant pour objet de substituer de nouvelles circonscriptions fédérales aux anciennes délimitations des comtés Ontario a mené à bonne fin cette lutte acharnée sans avoir reçu le moindre secours de la part du sénat, sans que personne ait même attendu de l\u2019aide de ce côté.Le Manitoba a résisté jusqu'aux limices extrêmes qui sé parent la résistance légale de la : révolte à main armée, fédéral qui lui contestait le droit d'accorder des chartes à des compagnies de chemin de fer.Tandis que cette question brûlante occupait l\u2019attention de la Chambre des Communes, c\u2019est à prine si, au sénat, l\u2019on se permettait d\u2019y fair: allusion en passant.L'idée que le sénat devait intervenir pour empêcher le desa- veu d\u2019une loi provinciale est tout à fait absurde, attendu que les ministres qui nomment les membres du sénat pourraient seuls être tentés d\u2019empiéter sur les droits des provinces.C\u2019est aux petites provinces qu\u2019il appartient de se prononcer sur le sort d\u2019une institution qui est sensée avoir été crée pour les protéger.Le Globe croit qu\u2019elles rendraient un grand service au pays en général si ell s reconnaissaient que leurs droits n\u2019ont nui besoin de la protection que le sénat, si amélioré qu\u2019il puisse devenir, pourrait leur accorder.Leur véritable sauvegarde est le prin- ipe de l'autonomie provinciale, et ce principe, grâce à la fermeté dont ont fait preuve quelques-unes de nus provinces et grâve aux decisions de nos tribunaux, est aujourd\u2019hui parfaitement reconnu.l\u2019endant longtemps il a été l\u2019un des principaux articles du programme libéral et il est maintenaut virtuellement adopté par l\u2019autre parti.Nous ne voyons pas, dit le Globe, quelle garantie additionnelle pourrait être offerte aux droits des provinces au moyen d\u2019un sénat nommé par les législatures.Nous n\u2019avons jamais entendu expliquer d'une fagon | satisfaisante comment un sénat électif et nne chambre des com- muues prétendant l\u2019un et l\u2019autre représenter le peuple pourraient éviter les conflits d\u2019opinion.Bref, le Gloëe, après avoir examiné les divers projets de réforme, revient à sa première idée, savoir, que la meilleure contre ; l'intervention du gouvernement -mianière de Téformér-le sénat.c\u2019est de l'abolir.Mais le Géoôe n\u2019a pas abordé notre projet de l'élection au second dégré.Plus nous y réfléchissons plus nous sommes convaincus que l\u2019article de notre programme se lisait comme suit : \u201c No.4.Sénat Electif au second dégré, tous les cinq ans, les propriétaires fonciers et les électeurs sachant lire et écrire ayant seuls droit de vote,\u201d devrait être adopté.À l\u2019opinion publique éclairée de répondre ! La crise actuelle LE CANADA, REPUBLIQUE OU COLONIE.L'indépendance, est la seule soiu- tion d'après M.Foseph Royal ex-gouverneur et actuellement rédacteur de la Minerve.I Nous appuyons ce qui précède des extraits ci-dessous, de la brochure de M.Royal, publié il y a quelques mois, demandant | l'indépendance du Canada.Nous sommes bien persuadé que M.Royal est trop intelli- i gent, trop instruit et nousallious dire trop sincère et trop courageux, pour renier aujourd\u2019hui, ce qu\u2019il a prêché si récemment.Aussi, nous nous attendons à ce que La Minerve fasse chorus et invoque, comme nous, l'in:té- pendance canadienne.Mais lisons plutét ze que dit M.Royal dans sa brochure : Il Nous affirmons que la situation actuelle est pleine de périls si elle dure ; les forces économiques et sociales de la nation sont profondément troublées, et ce n\u2019est ni le désolant palliatif du s/atæ quo, ni le rève chimérique de la Fédération Impériale qui sauveront le Canada, mais l'évolutlon natureile et finale, l'évolution salutaire et féconde de ses destinées nationales.Nous avons examiné si le pays! était ou non préparé pour cette | mesure suprême de son émanci- | pation, et nous avons recherché les signes caractérist ques d\u2019une nation ; nous en avons fait 1'ap- | phcation au Canada.Le systè-i me fédératif présuppose l'exis-| tence de nationalités séparées, et ce régime, qui semble être la formule des gouvernements du dix-neuvième siècle, offre toute la sécurité voulue pour le développement légitime et régulier de ses divers groupes autono- | mes.Nous nous sommes demandé en outre ei le Canada dans son evolution définitive courait le, risque d'un bouleversement social et politique et s\u2019il devait trouver son affranchi-sement dans les sanglantes péripéties d'une révolution ; nous avons tiché d'établir le contraire.Faisant ensuite l'examen des conditions industrielles et économiques du pays, nous avons affirmé sans crainte d'être contredit que nos marchés, contrôlés par la Métropole, ne suffi-ent plus à l\u2019expansion de notre pouvoir producteur.L\u2019Angleterre nous empêche de tirer du marché américain tous les avantages naturels dont nous avons besoin de part et d'autre.Sans liberté de faire ses traités de commerce, le Canada ne saurait continuer longtemps encore son système protecteur qui menace ruine, ni marcher vers le libre échange qui serait le suicide à plus courte échéance.Enfiu comment guérir le Oanada du mal effrayant des dissensions religieuses qui le dévorent ?Nous avons rapidement exposé l\u2019état de la question; sur les principes, pas de transaction possible.Les catholiques considèrent l'éducation et l\u2019instruction de la jeunesse comme une chose qui regarde leur foi en premier lieu, comme une matière d\u2019Intérêt social sur laquelle la législature ne peut exercer qu\u2019un droit d\u2019ingérence inférieur et limité.Est-ce à dire qu\u2019en dehors des Douglas, des Wyles, des McCarthy et des Goldwin Smith, il n\u2019exista pas dans la Confédérajion des éléments modérés, raisonnables et pratiques entre lesquels il est facile d'établir une entente ?Nous déplorons les extrêmes daus tous les camps; ce n'est pas à eux que nous nous adres- Sons ; ces hommes sont la sour-; ce intarissable des divisions in-, testines.Ils agissent comme si, leurs concitoyens étaient tenus de se soumettre à leurs doctrines tyranniques, ou bien encore: comme si dans l'application d'un principe, il ne fallait pasi tenir compte des circonstances dans lesquells doit se fuire cette application.Nous avons suggéré de régler la question des Ecoles de manière à «empêcher À jamais le retour des discordes du temps présent en faisant de cette manière l\u2019objet d'un article organique dans la rédaction de la constitution nouvelle du Canada indépendant.Telle est notre thèse.Wixpsor ONT., 9 Nov 1895 G.I.BARTIIE EsQs (EDITEUR L'INDÉPENDANCE CANADIENNE) Trois Rivières QUEBEC i dernière fertre je me fais un | plaisir de vous metre au courant i de ce qui se passe ici : Cher monsieur, Je suis heureux d'accuser réception des journaux que vous avez eu ia bonté de m'envoyer pour lequel veuillez accepter mes sincère remerciments.Comme je vous ai promis dans ma notre Club de L'indépendance Canadienne fait des progrès rapides, nous comptons maintenant près de 500 membres.Si l\u2019on doit en juger par l'assistance aux quelque assemblées que nous avons eu, et l'empressement que les gens montrent à senrôler nous avons droit de croire que nous avons l\u2019aprobation de la majorité des voteurs.Si comme je l'espère vous avez reçu les journaux que je vous ai envoyés, vous avez du y voir notre programme politique» qui diffère quelque peu du vôtre, mais comme nous travaillons tous pour la même fin, espérons que ces petites différences se règleront facilement.Nous espérons aussi, je crois, dans notre methode de propagande.Comme notre clnb est composé de conservateurs et de libéranx qui se sont tous déclarés carrément pour l\u2019indépendance, nous croyons plus prudent ds nous constituer en un parti distinct, et purement indépendant : ci-inclu vous trou- verez une piastre pour mon abonnemeut à votre journal et si c\u2019est convenable ayez donc la bonté de m'adresser tous les nu- meros depuis le 5 oct.En attendant le plaisir de vous lire veuillez cher monsieur agréer mes meilleurs souhaits.Tout a vous M.GUINESON \u2014 Les chantiers sont ouverts dans la région du St Maurice depuis une huitaine de jours.Le nombre des employés dé passe neuf cents à l'heure qu\u2019il est, et il doit en être engagé au moins une fois autant d'ici à quinze jours.Cartes d\u2019Affaires.POLETTE, Avocat BUREAU 3 RUE ALEXANDRE, - R.S.COOKE, Avocat TROIS-RIVIERES.L.TROIS-RIVIERES 122 rue Notre-Dame, Am STATS NAS SE CES a EE J.A.TESSIER, _\u2014 Avocat Rue Des Champs, - TROIS-RIVIERES F.S.TOURIGNY, Avocat Rue Bonaventure, - TRoIR-RIVIERES WILLIAM CHAGNON, \u2014= H.C.Smm TROIS_RIVIERES SALON DENTAIRE \u2014 DES \u2014 TROIS-RIVIERES dr 9.BICHETIE, & 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Ayant suivi un cours, il est en position de répondre à toute demandes \u201cy eût un vote enrégistré durant chaque heure, la vota- - a recommencer à chaque marché, car alors, Diew merci, alors durant plusieurs jours et aussi longtemps qu\u2019il y avait des votes à enrégistrer.Une élection précédente à celle qui nous occupe, entre M.Charles Stuart et le Dr Nelson avait duré vingt-et-un jours.Il n\u2019y avait pas alors, comme aujourd hui, de ces dégoûtants et criminels achats de consciences; mais on discutait les affaires, les langues remplaçant les gazettes.Il y avait table ouverte aux frais des candidats et à \u2018boire et à manger à satiété, et fait notoire, pourvu qu'il tion continuait.C\u2019est ainsi que pour l\u2019élection qui nous occupe, la votation continua durant cinq jours assez paisiblement, nonobstant quelques talôches échangées par- ci par-là entre anglais ou irlandais et Canayens el: surtout entre les Mascoutins et les Sorelois.Qui connaît un peu l'endroit n\u2019a pas oublié les récits et les combats Aomérigues entre les Sorelois et les Mascoutins les j jours de marché à Sorel.\u201c Es-tu un homme pour moi,\u201d disait le Sorelois au Mascontain et vice versd en le tapant légèrement sur l\u2019épaule.C'était le signal.\u2018On formait un rond et les horione pleuvaient jusqu\u2019à ce \u2018que l'un des champions fut & ferre; alors on allait Prendre un'verre de rAum à l'auberge du coin, songeant il-n\u2019y avait pas de police a Sorel.Aussi, en:se voyant, chantait-on - \u2018gaiement, rbraverient : © fe part\u2019 oid\u2019 \u2018autre, le refrain : A 5 * Les gens de Sorel \u2018 Ont l'bras\u2019 mortél ; Les gens D'Yamaska Nous ne grandissons ni la poésie ni la pureté de langage du guatrain ci-dessus, mais c\u2019est un vieil adage Sorelois et Mascoutain.On eût une illustration de ces mœurs batailleuses le cinquième jour de la susdite élection, Il y avait alors, à Sorel, un Irlandais, James R., qui avait débuté par être pedleur dans les campagnes, et, finalement, s\u2019était établi comme marchand à Sorel.Resté vieux garçon et à force d'économie, il prospérait.C'était un homme fortement trempé et reconnu comme habile et solide boxeur.Lorsque les explications de ses comptes n\u2019étaient pas très claires pour l'Aabifané qui s\u2019endettait à son magasin, James portait la correction chez le pauvre diable en lui doxazé les oreilles de main de maître et un verre de rhum, après coups, ramenait la bonne amitié.Bref, il était la terreur des gens, mais on fréquentait son magasin parce qu\u2019il n\u2019y en avait pas d'autre, aussi généralement fourni, qu\u2019on y avait à crédit, sauf, au moment critique de payer une obligation avec intérêt que Mtre James laissait dormir jusqu\u2019à ce que la valeur de la terre fut à peu près absorbée.Alors venait la poursuite ou un transport de l'immeuble et le malheureux Quenoc, comme l\u2019anglais appelait alors le canadien - Bansal, rüiné, sinon désespéré, partait pour les pays d'en aut Le quatrième.jour-de l\u2019élection, Mtre James, qui était Jan fory de la plus belle eau, bien que catholique, détestant profondément les canadiens-français, qu'il exploitait iis rh une part très active en faveur de Pickel BontidifGrta a bia > jeune Canadien-français, Baptiste L., entendant ses insultes répétées ne put résister, la moutarde lui montant au nez et il provoqua le fameux boxeur.Vite le round se forma; fair play / fair play / criait-on de toute part.Le jeune homme mit habit bas, précaution que dédaigna de prendre ls vieux Fimmy et la bataille commença.Le prernier coup de poing fut donué en pleine poitrine par Jimmy, un véritable coup de pied de cheval, criait-on, si bien que le vigoureux et brave jeune homme fut rejeté à trois ou quatre pas en arrière, mais il ne temba pas, pourtant .Le rond s'élargit à la demande du jeune Baptiste et la bataille recommença.Jimmy ne put atteindre derechef, le jeune homme, celui-ci lui ayant appliqué une couple de taloches en plein entre les yeux endommageant notablement le nez de Jimmy d\u2019où le sang s'échappait en abondance.Le jeune Baptiste continuait ses applications tout en évitant habilement les coups de son adversaire ; il tournait autour de Fimmy, sans que celui-ci put l'atteindre.zmmy lutta cepeudant car il était brave et, du reste, il y allait de son honneur ; sa réputation de doxezæ7 était en jeu, mais après vingt minutes de résistance, il fallut bien que le malheureux Jimmy se déclara vaincu et il partit Ronleux comme un renard qu'une poule aurait pris, roais ni le vainqueur, ni les autres Canadiens-frangais qu'il y avait la n\u2019abu- cèrent de la victoire même en paro.es.La leçon fut bonne, car ce fat la dernière partie de boxe de Fzmnsy |à l\u2019extériear et à l\u2019intérieur de son magasin.Tout le monde s\u2019eh-trouva fieüx, Fimmy compris.121, z concernant l'art optique.le vainqueur de Jimmy KR.se répandit au loin et survéeut au vaillant jeune homme qui, du reste, était, à part la bravoure, la franchise et l'honnêteté pérsonniliées.Plus tard, il épousa une belle et excellente femme, vécut heureux s\u2019étant acquis des renées et mourut sans enfants, respecté de tous.Jimmy mourut vieux garçon laissant à un neveu un héritage opulent que celui-ci dissipa en peu due temps.farine du diable.ai- saient les médisauts.Ce que nous venons de raconter se passait a la fin du cinquième jour de la votation ; on ne manqua pas de voter durant l'heure pré édent la fermeture du poll en sorte que la votation continua le lendemain, jour né- fuste de cette élection qui se termina, ainsi que nous allons le voir, par le meurtre d\u2019un patriote, Louis Marcoux.La bataille de la veille et la défaite de Farmey, avaient, on le pense bien, fouetté le sang des Anglais et des Irlandais, lesquels sout, en ces occurrences, toujours unis contre les Canadiens français ; bien que les Irlandais soient leurs coréligionnaires, ces derniers s\u2019allient toujours et de préférence aux Anglais protestants et même aux Irlandais protestants, orangistes ou non, coutre un Canadien-français, tant il est vrai que la parité du langage renferme de s:crèt:s attaches et de puissau- ce ! La votation reprit le lendemain et se continus lentement et paisibl ment jusqu\u2019aux douze coups de l'angelus de midi.Un groupe s'était réuni non loin.du presbytère et on Va sans dire que la réputation de Baptiste L C4. À me a.= omfg OFT TRIE 3 L'INDÉPENDANCE CANADIENNE \u2018Oozné peut pas être autre chose = que la Débandade ! I Voici comment.l\u2019ex-gouver- neur Angers et le sénateur Landry s'expriment, par leur organe Le Moniteur de Lévis : Ir Il se prépare actuellement à Ottawa une combinaison politique destinée, dans l'esprit de ses auteurs, à réparer les désastres du passé, à dissiper les nuages du présent et à assurer le triomphe définitif du parti conservateur dans les prochai- ues luites, aux élections générales, de 1896.On espère conquérir du coup la confiance de l\u2019épiscopat et du clergé, rallier autour du drapeau toutes les forces du parti, serrer les rangs aujourd\u2019hui si désunis, et les lancer, trombe vivante et irrésistible, contre les phalanges ennemies.Laurier mordra la poussiére et Cartwright dispa- rajtra comme une fumée, sans retour.Voila ce que MM.Caron et Ives viennent de décideret ceux qui ne courberont pas la tête et n'accepteront pas de gaité de cœur les hommes nouveaux qui doivent servir au replâtrage ministériel, ceux la seront broyés comme verre sous les roues du char trionphal.Mais quelle est-elle, cette combinaison mervuilleuse qui doit consolider le parti conservateur et jeter le désarroi dans les rangs de ses adversaires ?Est-ce l\u2019épiscopat qui l\u2019a suggérée ?Est-ce l'immense majorité de l\u2019électorat qui la demande ?Et pourquoi la tenir secrète ?Pourquoi nous laisser ignorer, un instant de plus, l\u2019insigne bienfait qu'on nous prépare ?Le temps est venu pour nous de parler et de dire ce que nous pensons de cette combinaison que nous ménage la plus tortueuse des politiques.11 est bon d\u2019ailleurs que ceux qu'on a approchés, auxquels on a fait des ouvertures, sachent s\u2019ils peuvent compter surnous.On leur a promis le concours du clergé.Or le clergé n'a jamais été consulté sur la combinaison projetée, il l'ignore compléte- ment, comme nous l'aurions nous même ignoré, si une cir- constanc- toute fortuite ne nous eut permis de surprendre le secret de son existence.Voici d\u2019abord ce qui doit arriver, si le projet est mis à exécu- tion- À la veille de lasession fédérale, dans les derniers jours de la présente année, un député de la chambre locale sera appelé à ramasser le portefeuille de M.Angers, portefeuille que les honnêtes gens ont refusé jusqu\u2019à ce jour.S'il l\u2019accepte\u2014et MM.Caron et Ives affirment qu\u2019il s\u2019est engagé en honneur à l\u2019accepter \u2014 on criera sur les toits, dans les journaux ministériels, que c\u2019est l\u2019homme du clergé.Ce jour-là, ce député ne sera certainement pas l\u2019homme du clergé, car le clergé et tous les amis de la cause des écoles dn Manitoba n\u2019abandonneront jamais celui qui a sacrifié son portefeuille de ministre et un gjège de juge à la Cour Suprême, pour rester à la tête de ceux qui luttent non pas pour le pou- SE EE voir, mais-pour le triomphe de la justice et du droit.Por sa fière attitude, par son nob'u désintéressement, par ses convictions profondes, par son inébranlable attachement à la cause sacrée avec laquelle il s\u2019est identifié, M.Angers est devenu et restera, sans qu\u2019on ait besoin de le crier, l'homme du clergé.Et si dans les rangs du parti conservateur se découvre un ambitieux quelconque qui convoite cette gloire, il lui faudra comprendre que ce ne sont pas MM.Caron et Ives qui out mission de choisir pour le clergé.Mais le choix d\u2019un successeur à M.Angers n\u2019est qu\u2019une partie du programme élaboré dans les bureaux du ministre des postes.M.Ouimet, nos renseignements À son sujet sont três précis, s\u2019oppose, paraît-il, à ce que ce choix se fasse immédiatement avant la session.Comprenant la gravité de la position et tout l\u2019avantage qu'on en peut tirer en faveur du rè glement de la question scolaire.Il ne se gène pas de dire, qu\u2019à ce point de vue ce serait un acte impolitique que de nommer un successesseur à M.Angers avant le règlement définif et satisfaisant de la question des écoles.Cette attitude de M.Ouimet déplait souverainement à sir Adolphe Caron et à son collègue, M.Ives, et ces deux ministres ont décidé de remplacer aussi M.Ouimet dans le cabinet fédéral.L\u2019expulsion de M Ouimet est donc chose arrêtée, et MM.Caron et Ives, pour la mettre a execution, ont ouvert des négociations avec un autre homme politique bien en vue dans la province.( Déjà les journaux d\u2019Ontario jusqu\u2019à ce jour si hostiles à M.Chapleau, commencent à changer d\u2019allures et à chanter les louanges de notre lieutanant- gouverneur.On le proclame l\u2019homme nécessaire, l\u2019athlète indispensable des luttes de demain.Jusqu'au Canada, le journal de sir Adolphe Caron qui se jette aux pieds de M.Chapleau et qui lèche avec amour la poussière de ses sandales.Tout cela est significatif et met en relief les dispositions de MM.Caron et Ives.On espére sans doute que M.Chapleau oubliera la part que sir Adolphe Caron a prise dans sa sortie du Cabinet en 1892.Et que n\u2019espere-t-on pas encore ?Dans tous les cas, on attend à Ottawa, que la proclamation du gouverneur général mette fin au parlement actuel et renvoie tous les députés devant l'électorat pour décider M.Chapleau à abandonner sa retraite de Spencer Weod.Il sera fait ministre et remplacera M.Ouimet.Nous aurons alors la combinaison Caron, Chapleau, Ives, Pelletier.Quon n'\u2019aille pas croire à Ottawa que la combinaison projeté nous satisfera et sura pour effet de rallier les forces couservatrices.Loin de là, elle accentuera davantage la scission qui s'est faite dans le parti et qui est l\u2019œuvre exclusive de M.Caron.Ce dernier.pourra en donner des nouvelles à Ottawa après les élections s'il y retourne.Ce que nous voulons, nous, c\u2019est d\u2019abord le triomphe des droits de la minorité, avant les élections.générales, IT.Si ça n\u2019est pas la débandade du parti tory, qu\u2019est-ce ?Nous savons que l'idée fixe de Chapleau c\u2019est d\u2019être premier ministre.Lors de nos luttes à Richelieu, auxquelles il a toujours pris part active, il s\u2019en est ouvert, un jour, à l\u2019un de ses intimes et nous l'avons noté.\u201c Je veux être premier minis- \u201ctre du Canada et je le serai \u2018un jour ou l\u2019autre\u201d Ce sont tes propres paroles, Croit-il que son jour est ar- Tivé 2.Il n'aurait] pour lui, que les orangistes aux abois, avec l'espoir de remporter la Province de Québec contre Lauriervain espoir sans doute! La grande majorité d Ontario serait contre Chapleau, car au Parlement d'Ottawa, les Anglais ont proclamé que Chapleau was a failure.On n\u2019a pas oublié non plus, la fameuse lettre de Sir McDonald à McGreevy, au sujet de Chapleauexprime, dans cette lettre, au sujet de cet intrigant politicien doué de talents considérables c\u2019est vrai, mais peu cultivés.En effet, qui ignore que sés meilleurs discours ont été écrits par Provencher (qu'il a stoïque- menr vu mourir de misère) par Dansereau etc.Mais suffit pour aujourd\u2019hui, nous proposant de revenir sur le sujet, s\u2019il y a lieu.dans l\u2019intérêt public.L\u2019ASSEMBLEE A SAINT LAURENT, JEUDI SOIR Nous avons assisté a cette grande et belle assemblée.Il y avait près de 1500 personnes.Avant que l\u2019assemblé ne commençât, l\u2019hon.M.Laurier fut conduit dans le salon du collège où M.le supérieur lui souhaita la bienvenue.Puis, il parut sur l'estrade de la graude salle, accompagné de M.Charbonneau, le candidat, et des personnes suivantes : L'hon.James Mc- Shane, l\u2019hon.J.E.Robidoux, l\u2019hon.Arthur Boyer, MM.C.Beausoleil, M.P., J.I.Tarte, M.P., A.Bruneau, M.P., Jos.Gauthier, ex- M.P., Isidore Proulx, M.P., de Prescott; James Cochrane, Chevalier, G.Drolet, J, O.Pelland, R.Lemieux, Alphonse Boyer, ex-dé- puté de Maskinongé, Nap.Laflamme, W.A.Weir, Salomon Roy, O.Faucher, F.X.Roy, Philippe Demers, Philippe Roy, Dr Brodeur, O.Bastien, A.Bergevin, J.A.Drouin, N.Garceau, Wilfrid Mercier J.Cardinal, J.Mansfield, Jonathan Hodgson, J.À.Descarries, N.P., Dr Gustave Lemieux, Dr À.Lemieux, L.P.Brodeur, M.P., John Humphrey, Dr Lalonde, ex-M.P.P., G.Mesnard, D.À.Lafortune, G.L.Langlois, les éche- | vins Grothé, Jacques et Leclerc MM.O.Desmarais, ex-M.P.P,, J.P.R.Drouin, J.P.B.Casgrain, Victor Geoffrion, Camille Piché, E.Laframboise, Dr.P.O'Leary, F.Lauzon, G.I.Barthe, de l\u2019INDÉPENDANCE-CANADIENNE L.F.Forget, T.Besugrand, Ch.Champoux, E.G.Phaneuf, P.Bédard, Jos.Demers, M.Dau- | phinois, président du club libéral de Sorel, Franc.Deguire, préfet du comté de Jacques Cartier, M.Jasmin, avocat, Arthur Gohier, Rémi Gohier, sr, M.Migreron, J.B.Imbeau, Laurent Gohier, Oscar Sauvalle, Thos.Côté, D.C.Cameron, etc.Un grand nombre de dames avaient aussi pris place sur l\u2019estrade, ainsi que tous les Pères et religieux du collège St-Lau- rent.} L'assemblée a commencé à 8 heures précises, et s'est terminée après minuit.Lorsque Chapleau parle, les tories disent chaque fois qu\u2019il s'est surpassé.Ce que nous pouvons dire cette fois de Laurier c\u2019est qu\u2019il est-resté Laurier.Quelle éloquence entrai- nante !.Quelle logique.Quelle honnêteté suinte dans chaque période ! Aussi at il électrisé l\u2019assemblée.Tarte a parlé comme un homme ! En somme, l'assemblée est un succès.Le ministère wsorcéond d'Ottawa n'ése pas émaner le writ L\u2019es- Quel mépris le grand chef pace nous manque pour en dire davantage.Nous reparlerons de cette élection.NOTES LOCALES La corporation de notre ville vient d\u2019être condamnée à $50.00 de dommage pour mauvais état de trottoires, dans une cause ou M.Onz Lambert était demandeur.Tous les moulins seront arrêtés ces jours ci.L'on dit qu\u2019i: a été scié dans nos différents moulins, au dela de douze cents milles billots cette année.DE \u201cL'OBSERVATEUR\u201d DE BIDDEFORD, Me Nous sommes heureux dere- cevoir depuis quelques semaines l'Indépendance Canadienne, journal de M.Geo.I.Barthe, qui sera publié régulièrement.La ville de Trois-Rivières a certainement besoin d'un organe libéral.LA PERSÉVÉRANCE BIEN RÉCOMPENSÉE me AVENTURE AMUSANTE Un riche mar.hand bien connu, voyagait un jour dans une de nos contrée peu habitée.Les chemins étaient impraticables pour la diligence, il partit, à cheval du village pour la paroisse.Après une journée de marche a travers la forêt, il arrive au bord d\u2019une rivière, dont les eaux gonflés par des pluies récentes avaient submergé le pont.Qu\u2019allait-il faire ?Il lui fallait se rendre au village voisin pour le soir même, sous peine de manquer le but de son voyage.Le seul moyen à sa disposition était de traverser à la nage.Après avôir attaché ses habits sur la tête de son cheval il le lança dans la rivière et traversa.Une fois sur l\u2019autre rive il fut bien désappointé de se voir en face d\u2019une fourche de trois chemins.Lequel prendre ?Lequel était le bon ?Aucun indice, rien.Pendant qu'il était a songer à sa situation embarrassante, il tourna les yeux sur l'autre rive et à sa grande surprise il apperçut une planchette clouée à wun arbre voisin.Pour sur, il aura là, le mot de l'énigme.Comme il était un homme d\u2019une prompte résolution, il n\u2019hésita pas et refit à la nage le chemin qu\u2019il venâit de parcourir.Arrivé sans accident à la fameuse planchette qui devait le renseigner, il y lut faiblesse l\u2019Anémie, les pâl-s couleurs, la dyspepsie etc.En vente à la pharmacie canadienne de J.A.Pelletier Trois-Rivières.AVIS Ayant fait faire un relevé de toutes les rentes et arrérages dûs et échus, je donne par les présentes avis à tous ceux qui doivent des rentes et arrérages ' pour la seigneurie Ste-Margue- | rite, Vieux Pont et le Marquisat Dusablé de venir sans autre la vérité suivante.Le Morhu- Kola, reméde contre la toux, la avis payer, le 11 novembre courant, aux Trois-Rivières, à ma! résidence rue Alexandre.Jos.ERNEST HOUDE.ABONNEZ-VOUS \u2014A\u2014 § L'Indépendance: Canadienne we\u2019 Notre premier numéro a été tiré à dix milles.! | | Nous affirmons sur l'honneur | que notre tirage d\u2019aujourd\u2019hui ; est de six milles cinq cents.Nos listes sont à peu de choses près revisées, en sorte que notre entreprise est un succès, la circulation de PInDé- | PENDANCE CANADIENNE ne pou-| vant que s\u2019augmenter.; AVIS AUX ANNONCEURS S'adresser pour Montréal à Leblanc & Cie.DE N.LAMBERT MEDECIN-CHIRURGIEN Vo 122 rue Notre-Dame, TROIS-RIVIERES Résidence de M.R.S.Cooke 84 10 hrs.CONSULTATIONS : | 1 à 3hrs.7à 9hrs.Téléphone 33 1 | | | i ! i EBB PTT P i A Nos Patrons.Nous avons actuellement des listes d'abonnés imprimées.Tout est en ordre et le service sera plus régulier, les débuts en raison de nulle détails sont toujours difficiles.Nous le faisons ce jour avec la satisfaction de compter sur nos listes 6500 souscripteurs à notre feuille.Un grand nombre d'abonnés sont venus d'eux-mêmes grossir le chiffre de la circulation | de notre journal ; nous leur en savons gré, et encouragés par ce premier succès, nous espé-' rons que de nombreux ani veaux souscripteurs payants se joindront aux premiers.L'abonnement de un dollar | devra être adressé au nom\u2018 de BARTHE et Cie, à Trois-; devières.RiTout ce qui a rapport à lal rédaction devra être adressé à | M.G.1.BARTHE.On pourra aussi, pour les | \u2018contrats d'annonces, d'abonne- ; | ments, etc, s'adresser à nos bu-: reaux, 42 et 44 rue du Fleuve, Trois-Rivières,où une personne toujours présente recevra les visiteurs avec plaisir.; elle ne brûle pas le linge.! ricains.| | ; Jos.Lambert, TAILLUER-FASHIONABLE 189 RUE NOTRE-DAME Por.e voisine de MM.Beaudry, Drolet & Ciemes TROIS-RIVIERES M.LAM #1 RT à l\u2019honneur, d\u2019annoncer à ses amis et au public en général qu'il tient t-ujours sa boutique de tailleur a e JIroit ci-haut mentionné, et qu il se chargera commie par le passé de la confection des habillements de toutes sortes que l\u2019on voudra bien lui confier.Son système de coupe est des plus perfectionné, et satisfaction sera donnée à tous les clients.Nouvelles cartes de modes reçues tous les mois.Ses prix sont des plus réduits.Une visite est sollicitée.JOS.LAMBERT, Tailleur.& YENDRE BOIS! 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C'a prend des gens comme vous autres-les Irlandais retorqua Marcoux pour wheeler.quand vous êtes 5 irlandais ensemble, il y en a trois, parmi, qui songent à trahir les deux autres.Ah ben! oui!.oui!!.vous êtes tous pareils vous autres irlandais, anglais et les orangistes ont acheté votre\u2019 parlement Irlandais, mais vous ne réussirez \u2018pas-à faire de même pour le parlement Canadien._ C'en était trop, on \u2018se jeta sur le pauvre Marcoux, mais il tapait tant et si bien du poing et du pied que Isaac J .l\u2019un de ses agresseurs sortit un pistolet et aidé d\u2019un autre qui empéchait Marcoux de frapper ou d\u2019arrachier l'arme des mains d\u2019Isaac.le coup partit et le malheureux Marcoux tomba inanimé.Marcoux avait tort de tenir ce langage, car il-n\u2019y a rien de meilleur qu\u2019un bon irlandais ; la race ellé-même est supé- rienre 4 beaucoup d'antres sous certains rapports et elle D'estrinférieüre à aucune, se-fetrempantdavautage au vu et sçu le monde entier daus le creuset du malheur.Le brave Marcoux aurait, volontiers proclamé ces vérités, s'il eût été de sang froid et si hélas ! le coup de feu de l\u2019assassin ne l\u2019en eût pas empêché!.Au nombre des spectateurs de ce lamentable évènement se trouvait le père Antoine qui prenant ses vieilles jambes à son cou, arriva comme une trombe, au presbytère.Le curé était à diner en compagnie des dames ; on avait entendu le coup de feu sans pouvoir l'expliquer.La mine ahurie du père Antoine, se précipitant dans la salle à manger, sams frapper n\u2019était pas rassurante.Vite! vite!.M.le Curé!.Isaac.vient de tirer sur Marcoux., il I'a tné.il se meurt.il est mort.et pz.marmotait-il dans son trouble.pas de médecin, le Dr H.n'est pas encore revenu de Québec.Vite.vite, il faut que mozæs allions l'administrer /.\u2018 Et des larmes abondantes coulaient des yeux, et nous pourrions bien le dire, du long appendice nasal, surnommé la roupie du père Antoine.Ajoutons que sans le côté Ingubre, de la situation, on aurait éclaté de rire en voyant la binette du bonhomme.Mais il nous faut constater que le curé devint d\u2019une pâleur livide, sortit précipitamment et s\u2019empressa de faire transporter le moribond au presbytère.Mathilde et Julie se hâtèrent au chevet du lit sur lequel on avait déposé ls malheureux Marcoux, le sang s\u2019échappant en abondance dè la tête, la balle ayant pénétrée dans le crâne.| Les deux formes, énergiques \u2018comme sont«tontes ry .; - les femmes, lorsqu'il s'agit de soulager la souffrance, épongèrent le sang de leur mieux.Elles voulaient sonder la plaie béante, mais voyant la gravité de la situation, la curé intervint, donna l\u2019absolution suprême et il interrogeait le malheureux.C'est Isaac J.Mais il ne put prononcer le dernier mot, la mort étant venue.l\u2019éteruité intervenait.Le noble vieillard faisait l'impossible pour se contenir, mais il pleurait intérieurement, pendant que J ulie et Mathilde, qui jusqu'alors avaient gardé leur sangfroid, sanglottaient.Bt le père Antoine, affolé, était parti sans rien dire pour avertir la femme de I'infortuné Marcoux, ce qu\u2019il fit, on le prévoit, avec si peu de précautions oratoires, que la pauvre femme tomba comme inanimée ; de sorte que le bonhomme revint avec la mine d'un fou, rendre compte au curé de sa nouvelle bêtise.Ce dernier s\u2019empressa, sans mot dire, de se rendre auprès de ia malheureuse femme, tout en écartant le père Antoine et procurant aux dames uu aide efficace dans la personne du père Marcel.un brave canayen accouru au presbytère.\u2019 En arrivant chez la pauvre vexve Marcoux, notre bou curé vit un spectacle à fendre l\u2019âÂme.la mère évanouie et le fils criant vengeance et cherchant une arme pour, disait-il, /æer les meurtriers de son père\u2018.oui.disait l'adolescent exaspéré, à peine âgé de 15 ans et seul enfant de Marcoux, je fwera: Jones.et tons les meurtriers de mon père.je le veux !.je le jure.Johnny, dit le prêtre, en s'adressant au pauvre enfant avec autorité.calme-toi.je te l\u2019ordonne au nom de Dieu que je représente et de l'îme de ton père qui est au ciel, j'en suis sûr !.Sauvons ta mêre.et le vieillard, qui était grand et vigoureux, enleva le jeune homme qu\u2019il déposa au pied de la chaise longue dans laquelle la mère s'était jetée évanouie.A genoux, mon enfant, à genoax et prions Dieul.L'enfant se soumit avec respect.L'Etre Suprême entendit et exauça la prière du vieillard et de l'enfant, car peu à peu la mère reprit ses sens, reconuut le prêtre ainsi que son fils, tous deux encore à genoux, et elle ;leura.les larmes font du bien à l\u2019âme et au corps, il faut le croire, car la pauvre femme fut comme subitement soulagée et lorsque le prêtre lui dit courage, ma chère Sœur,.comptez sur Dieu et sur moi.et bénissez votre fils qui renonce à la vengeance qu'il voulait exercer, comptant sur la justice de Dieu.La pauvre mère se leva tout d\u2019un trait, enlaça son fils, l'embrassa tendrement et se jetant au pied du prêtre, bénissez-mci, mon père.dit-elle avec ferveur et hé- roisme, Ses larmes séchèrent et elle dit stoiquement : Viens, mon fils, allons chercher le corps de ton pauvre père !.Non, dit le Curé.Il n'en sera pas ainsi.Vous me rendrez heureux, ajoutât-il, autant qu'on peut l\u2019être en ce moment, en venant avec moi, ainsi que Johnny, de suite, au presbytère.Ma Julie y est avec Mathilde ; elles vous consoleront et vous resterez chez moi jusqu\u2019à ce que les derniers devoirs soient rendus à mon pauvre ami Marcoux.ensuite nous aviserous.Le saint homme prit le bras de la pauvre femme, qui avait peine à se tenir debout et, accompagné de Johnny, && 2 pag .article F Rést PMUL TE VUS TM ST SEE ES IEA L'INDÉPENDANCE CANADIENNE re PIE ete T i + staillable \u201cet: corvéable.a merci ; Pendant gue le-penple gémit sous le.cidsides taxes irec- \u2018tes de Québec et indirectes d'Ôtiawa, voiti un étab¥des gaSpil- dges\u201cde Spencer-Woôd : ETAT \u201c A \u201d\u2014Département des Travaux Publica.REPONSE A UN ORDRE DE LA CHAMBRE DU 22 NOVEMBRE- 1895.-#\u2014.A\u2026.« Lindependance Canadienne a + 91.00 Par Année.+.+ rent/le viéillard\u2018ayant preché:d'exemple.avait conférs avecile ministre protestant, très instrpit; iw, "]
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