Journal du dimanche : revue littéraire, artistique et de modes, 7 juin 1884, samedi 7 juin 1884
[" MANCHE Revue Littéraire, Artistique et de Modes Vor.1.MONTREAL, SAMEDI 7 JUIN 1884.No.25.Ga Journal du Dimanche SAMEDI, 7 JUIN 1Ss4.! SOMMAIRE Doésues : L'angelus du soir, V2 haponan \u2014 Chanson, À.6.L.Desaulniers \u2014 La terme, °°° \u2014 Chronique, Fernand \u2014 Le : devoir, Reonén \u2014 Causerie, la Kermesse, Touchatout \u2014 Les \u2018 deux jambes sans sépulture, Gérald \u2014 Pauvre bebé ! Zip \u2014 Hygiène do la famille, hygiene des aliments, le the, Un vier médeein \u2014 Le tout Montréal \u2014 Le coin pour rire \u2014 Courcier des theätres, Le monsieur ar mnonnele \u2014 Modes du jour, Pepia \u2014 Le Journal du bimanche illustré, numero de ta Saint-Jean-Bapuste \u2014 Fruidleton: Le secret de Roch | Si tu pleurais je te croirais peut-être, voisins osent affirmer qu'il se boit chez eux, Les pleurs, tu sais, témoignent pour nos cœurs, ; bon an, mal an, autant de lager beur qu'il y a C'est un déluge où l\u2019on voit disparaître | d'eau dans le luc Supérieur 3 Bien des péchés et puis bien des pêcheurs.Pourtant, un [fait est certain: c'est qu'il n\u2019y Mais tou œil sec rien de bon ne m'augure, , à aucune ville an monde où il se fabrique plus Nous voilà donc séparés pour toujours.[ de biére tbe ee ment Le Trésor - 3 ui .> d'envermire el = , 1 Donne i ton ile un pen plus d cnverzare est une vraie.quarante millions de dollars par Et refais-toi de nouvelles amours.an, et la plus grande partie de cette somme est AG.L, DEsaut.sieRs.| fournie par Burton.La brasserie de Bass couvrait GO arpents en 1574 et a été agrandie depuis, et pour vous citer des chitfres, car il n\u2019y a rien comme les chiffres pour convaincre, je vous dirai que dans ce vaste établissement trois mille hommes trouvaient de l'ouvrage, que les tonneaux dont on se servait mis bout à bout i formaient une ligne de trente-cinq milles de long et que le fret payé par le grand brasseur \u2014- LA FERME TABLEAU DE PRINTEMPS Les garçons de lahour, au poignet formidable sutle .Rangent sous les hangars les herses pour la nuit, ; Au dedans de la ferme on prépare la table ; Et les couverts d'étain se heurtent à grand bruit.L'ANGELUS DU SOIR Noyantles monts d'azur dans des flots de rayons, Le jour à l'horizon à ferme sa paupière ; Dans les près tout se tait, hors la voix des grillons.\u2026 Et l'église bientôt vise mettre en prière.Ecoutez ! résonnant comme mille clairons.Le bronze du saint lieu fait rouler sou tonnerre, Et la tour qui fremit, sur =a base de pierre, Déchaîne sur la plaine une averse de sons.Dans le loiutain qui uit comine un brasier de lorge L'echo des bois profonds redit de gorge en gorge Les modulations de la bouche d'airain.Mais la cloche se tait\u2026\u2026.et l\u2019on écoute encore L'angelus qui gravit son échelle sonore Et va se perdre au fond du ciel calme et serein.WW.CHAPMAN, CHANSON Tu me reviens, dis-tu, ton cœur est libre, Tu me le diz, mais moi.je n'en crois rien.Ju ne veux pas faire ainsi l'équilibre Eutre vos cœurs pour y briser le mien.Si tu Padma, tu dois l'aimer encore.N'en rougis pas, pas de fausse pudeur, D'ailleurs, vois-tu, ne crois pas que j'iguore.Ce coup mortel que \u2018u reçois au cœur.Ta me diras cela se cicatrise, de veux le croire, et c'est là ton secret, Je l'aimais tant que si ton ewur se brise de le verrai se briser à regret.Comme un oiseau qui laisse la ramure Où son nid tremble au soutlle de l'hiver Regrette encore avec un doux murmure Tous les débris dont le sol est couvert.Voici que le troupeau s\u2019en revient à l\u2019étable ; , Lentement, l'air rèveur, un pâtre le conduit.| Sans craindre des béliers la corne redoutable, ! Un bambin court vers eux.les caresse et les suit.i .Le soleil sur les toits darde ses flèches roses ; Et debout sur le seuil, content de toutes choses, ! A l'astre qui s'en va le fermier dit adieu, : Tandis qu'au fond du viel se levant blanche et pure, ; L'étoile de Venus sourit à la nature * Avec un regard doux comme un regard de Dieu.- -\u2014-_\u2014- CHRONIQUE Un homme vient de mourir en Angleterre i dont le nom était connu dans le monde entier.\u2018Je veux parler du prince des brasseurs, de Michael Thomas Bass.On peut dire sans exagération, qu'à part une ou deux exceptions, cet homme laisse un nom qui dureru plus longtemps que ceux de ses autres contemporains.La langue anglaise n'a pas pénétré dans tous les pays, les cotons de Manchester ne sont pas connus sur la terre entière, la coutellerie de Shettield et la quincaillerie de Birmingham n'ont pas une réputation qu'on puisse qualifier d'universelle, mais le nom de Dass est connu partout.Partout on a vu ce petit triangle rouge i portant ces mots Dass's ale.C'est a Burton-upon-Trent en 1830 que Bass commença à brasser les affaires et sa bière, et c'est depuis ce temps que date la fameuse réputation du pale ale anglais.Dix ans après un vieil allemand nommé John Bechtel ouvrait a New-York le premier saloon de lager beer.Il serait difficile de dire qui du pale ale ou de la lager beer a fait le plus de chemin.On prétend qu'il y a en ce moment aux Etats-Unis plus de cent mille personnes employées à la préparation de cette dernière bière.Lo montant des taxes payées par les brasseurs yankces s'élève à plus de vingt millions de dollars par année, et nos | aux compagnies de chemins de fer s'élevait par an à un million de dollars.| Dass était un philanthrope et un homme de i bien, il a construit des églises, des écoles et des \u2018hôpitaux, il a su enfin contrebalancer d'une | certaine façon toutes les bassesses que sa bière : faisait commettre chaque jour.Que ce brave homme dorme en paix et que le houblon croisse sur sa tombe.Conseil aux gentlemen.Ne prenez jamais, dans la rue, la défense d'une femme ; si elle est attaquée par des voyous, luissez-la se défendre elle-même; si vous voyez qu\u2019elle va succomber, pressez le pas.Ne vous posez pas en défenseurs du sexe | faible, il vous en coûterait ane piastre ou huit jours de noir cachot.| Je sais bien qu'il y en a parmi vous, messieurs, qui préfèreront payer la piastre ou même \u2018aller coucher sur la paille humide plutôt que de laisser une femme se défendre seule dans la rue, mais je les préviens que leur généreuse | conduite est illégale : se mélant de ce qui ne les regarde pas ils sont passibles des fameux | huit jours ! Quelle belle chose que la justice intelligente ! Le digne magistrat qui a prononcé la sentence à laquelle je fais allusion est certainement un galant homme, il serait le premier à porter ; secours à une femme attaquée dans des circonstances pareilles, mais forcé de suivre la loi et de l'appliquer à la lettre il condamne les champions des dames.Monsieur le Recorder, comme votre cœur a du saigner! Vous un ancien zouave, le défenseur de tout ce qu'il y a de grand, de noble, de saint, vous le protecteur de la veuve et de l'orphelin être obligé de renier votre passé, de retourner votre rôle et de condamner impitoyablement, avec des larmes dans la voix, des gens à qui au sortir do l'audience vous donneriez une cordiale poignée de main en les félicitant de leur généreuse conduite ! Vraiment lorsque l'on considère que la justice a de ces étrangetés et que les juges peuvent commettre des erreurs, on se sent fort peu ras- surg.Il y a bien des gens qui se refuseraient à croire qu'en plein XIXe siècle on peut concher sous les verrous parce qu'on a été galant 194 LE JOURNAT DU DINIANCHE homme.La vieille société romaine était, sous ce rapport, plus policée que la nôtre et c'est à croire qu'à force de nous occuper de grandes choses nous négligeons les petits détails.Et pourtant, il ne fait pas bon de les négliger ces petits détails, surtout en ce qui regarde la justice.Je vais vous en donner la preuve.Dans une ville non loin de Montréal, une ragabonde comparait un jour devant le juge et est condamnée à trois mois de prison plus une amende ou à défaut de payement de cette amende trois mois supplémentaires.heureuse n'ayant pu payer achevait tranquillement son sixième mois espérant être relaxée à l'expiration de sa peine, mais le septième mois arriva sans qu\u2019on lui rendit la liberté.Par bonheur pour la condamnée, un reporter du journal de la ville visitant la prison reconnut cette femme ; il avait justement assisté à la séance de la Cour et entendu prononcer la condamnation.Il se rappela parfaitement la sentence : trois mois ct trois mois.Ne comprenant pas pourquoi cette femme était retenue alors que sa peine était expirée, il se rendit chez le directeur pour lui faire part de sa surprise et de son indignation, Ce dernier, - qui n'en pouvait mais, lui montra le registre d'écrou qui portait six mois et six mois, juste le double.Notre journaliste voulant tirer l'affaire au clair courut chez le juge qui avait prononcé la sentence et lui fit part de l'erreur regrettable qui avait été commise.Les registres furent examinés et le magistrat constata que par inadvertance il avait écrit six et six au lieu de trois et trois.\u201cJe regrette mon erreur, avoua le juge, mais je ne puis rien faire pour en atténuer les conséquences, il n'y a que le ministre de la justice qui puisse faire sortir cette femme de prison avant que les derniers six mois soient expirés !\u201d Lt voilà comment les choses se passent.foi, malgré tout l'estime que je professe pour Dame justice et messieurs les juges, je me méfierai maintenant de la première qui châtie ceux qu'elle devrait protéger et des seconds qui peuvent voir double.FERNAND.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ee LE DEVOIR Dans notre société où les grandes fortunes sont rares et où les infortunes sont assez communes, il n\u2019y a presque personne dont l'avenir soit assuré sans qu\u2019il y coopére par ses œuvres.Ainsi l\u2019avenir des jeunes gens dépend entière- Ils, ment d'eux.Il sera tel qu\u2019ils l'auront fait.en ont toute la responsabilité.Cette responsabilité est grande et grosse de conséquence.On pourrait parfois l\u2019ignorer.Ceux qui compromettent ainsi leur avenir, le font généralement .par légéreté, mais c\u2019est une légéreté coupable.: Le jeune homme inexpérimenté et qui ne : connait encore que peu de chose dans la vie, commettra bien des actes dont il ne prévoira pas toujours les résultats.| Néanmoins, la réflexion lui fera apercevoir des horizons nouveaux dont il ne soupçonnait pas naguère l\u2019existence.S'il médite bien toutes ses idées il en changera au moins la moitié, et s'il raisonne bien tous ses actes il y en a certainement beaucoup qu\u2019il n\u2019accomplira pas.Les idées préparent les actions et les actions sont une semence qu\u2019on répand sur le chemin de la vie et qui porte des bons ou des mauvais fruits.On recueille toujours ce que l\u2019on sème.Ainsi puisque le jeune homme est l'artisan de son avenir, il est donc pour lui de la plus haute importance de prendre de suite les moyens qui La mal- Ma .i lui prépareront un avenir tel qu'un jeune homme de cœur et d'honneur doit en désirer un.Sans entrer dans les détails sur les moyens à prendre pour réussir, il en est un qui est indispensable et qui renferme tous les autres : il se nomme le devoir.Le devoir consiste à éviter \u2018le mal et à bien faire tout ce qu'on doit faire.! C'est en un mot, bien se conduire.Quelles sont les causes généralement qui font dévier ; les jeunes gens de ln route que leur ont tracée la raison et le devoir ¢ C'est qu'ils ont à leur disposition des sommes nssez considérables et plusieurs en abusent.Au lieu de faire des économies, ils gaspilleront leur salaire de l'année ; \u201cau lieu de passer leur temps à lire des livres utiles qui les instruiraient et les rendraient | capables dans la carrière qu'ils ont embrassée, ; ils mèneront une vie frivole et dissipée qui les détournera de leurs devoirs.Ils se dégoùûteront du travail, négligeront ce qu'ils ont à faire et peut-être finiront-ils par perdre leur position ou du moins leur inconduite les empèchera d'avancer.N'ils ont ainsi dépense leur salaire de chaque année, s'ils n'ont pas cherché à se rendre plus capable et si leur conduite n'est pas propre à inspirer beaucoup de contiance à leur patron.ils arriveront vite au temps où ils devront s'étabiir et ils manqueront de ce qui est nécessaire pour réussir : l'argent, la confiance et les capacités.Mais un jeune homme qui n'aura pas plus de talent qu'un autre et qui aura mené une vie laborieuse et rangée, sera sûr de son avenir.Na conduite régulière, son assiduité au travail, ses habitudes d'économie en feront bonne conduite est le bonheur de sa vie.C'est * grâce a elle qu'il jouit de l'estime des autres et ll aura le corps dispos et de la sienne propre.l'esprit tranquille.Elle est le sontien du travail, la garantie du salaire et la condition d'une vie calme.Sans elle point de succes dans les entreprises.point de repos pour la conscience, sans cesse ballotée d'une faute à un repentir et d'un repentir à une faute.La bonne conduite serait un habile caleul, si ce n'était pas, avant tout, le premier devoir.ll y en a beaucoup qui se livrent à la dissipation et qui tombent dans le désordre pour ainsi dire malgré eux.C'est par une détestable faiblesse qu'on appelle la fausse honte.Is ne savent pas résister à des railleries qui devraient être l'objet de leur mépris : un reproche, un sourire ironique leur font peur.De quoi ont-ils peur ?d\u2019avoir de la raison et de bons sentiments.ques désœuvrés, quelques étourdis, sans esprit et sans cœur ?Lnissons ces insigniliants sans principes marcher seuls à Jeur ruine morale, ; intellectuelle et physique.Ne les suivons pas quand on a une belle carrière à parcourir.Soyons lermes et énergiques, ce sont deux qualités qui conduisent au succès des entreprises, Ne négligeons pas notre devoir par faiblesse, ni par respect humain.C'est l'esprit | qui conçoit les idées, c'est la raison qui les juge, : mais c'est la volonté qui les met à exécution.| C'est par elle qu'on accomplira les bonnes réso- ; lutions.Gardons-nous de rougir de ce que l\u2019on sait être bien, et sachons faire notre volonté | quand cette volonté est conforme à l'honneur | et au devoir.Pour le commis, l'employé, le ; patron, l'étudiant et l'homme de profession, le i bon emploi du temps est lu conséquence d\u2019une bonne conduite et le couronnement du devoir.Pour tout le monde le travail est la condition du succès.Le travail doit être régulier, rapide, | pressé sans précipitation, modéré sans lenteur, | soutenu sans excès.un jeune homme sérieux, réfléchi et apte aux affaires.La On craindrait les moqueries acerbes de quel- Pour pouvoir bien travailler il faut savoir pro- | fiter du repos que nous offre la nuit.Le matin on se lève sans fatigue et sans remords.L'es- , prit est content et tranquille ; c'est surtout le calme de l'Ame qui repose de la lassitude des membres.Un esprit troublé et inquiet réavit sur le corps, dont il use les forces plus que la maladie mème ; c\u2019est trop pour l'homme que de porter à la fois le poids de son labeur et celui \u2018 de ses chagrins; il succombe bientôt sous ce | double faix.Rien ne ranime et ne fortifie comme Ja sérénité d'une conscience pure, la | perspective d'un avenir tranquille, les douces : joie d'une famille bien unie.Si le travail est le précurseur de la prospérité \u2018et la marque d'un homme de cœur, l'oisiveté, au ! contraire, témoigne d'une mauvaise conduite, \u2018 fortifie les mauvais penchants, rend l'économie | impossible, jette hors de lu voie droite et engage l'homme sur la pente rapide qui conduit du ; désordre à la misère.Le jeune homme doit avoir de l'ambition, aspirer à se créer une Lelle position et chercher dans l'étude et le travail les moyens de réussir.L'avenir appartient à ceux qui déploieront le \u2018plus d'énergie et d'activité dans les carrières qu'ils embrassent, On a passé le temps où les fortunes se faisaient par hazard.Maintenant la concurrence est si grande et la compétition si forte dans toutes les sphères sociales qu'il faut nécessairement des connaissances, de la capacité et de la ponctualité dans les affaires.Comme les femmes n'ont d'autre position que celle que leur fait leur mari, les jeunes filles doivent redouter les paresseux, craindre les joueurs de cartes et fuir les ivrognes ; car celui qui néglige son devoir négligera aussi su femme let n'aura pas pour elle la considération qui lui est due ; tandis que le jeune homme laborieux, honnête, studieux et travaillant énergiquement à son avenir.est une garantie suflisante pour que la jeune fille puisse y faire reposer une ; espérance d'où dépend le bonheur de sa vie.Celui qui est lnissé à lui-même et qui lutte courageusement contre les difficultés de ln vie.a beaucoup de inérite et témoigne d'un homme de caractère.Il réussira.Si le travail marque les commencements de sa carrière.le succes la couronnera.Roméo._\u2014.CAUSERIE.LA NERMESsE Puisque chacun en parle, pourquoi ne dirais je pas mon petit mot aussi, pourquoi ne méle- | rais-je pas ma note au concert des louanges, pourquoi ne pas faire chorus et crier bravo! Les uns ont causé satin, rubans, chiflons, fleurs ; | les autres ont décrit le merveilleux décor, moi, je veux vous parler des dames, des gracieuses | misses blondes ou brunes, toutes charmantes, toutes tentantes, toutes gentilles à croquer.D'abord parlons de la l\u2019résidente-Générale, de madame J.NN.Thibaudeau dont le dévouement infatigable est au dessus de tout éloge.N'est-ce pas qu'on peut bien lui dire au nom des pauvres et de ceux qui souffrent : Vous êtes riche de bonté Et riche aussi d\u2019une belle ame.Vous êtes riche de beauté, Vous êtes bien riche, madame! RL La table canadienne a enlevé tous lus sut- frages, elle était merveilleusement décorée.Là se trouvaient rassemblées les richesses des LE JOURNAIL DT DIMANCHE 195 palais d'Aladin: vases de prix, broderies Et cette autre bohémienne enchanteresse, i Li : oe * Kermesse de leur patronage.Foi de mémoire sur soie et velours, bronzes d'art, miroirs de | mademoiselle Cusson, qui préside à la roue de : de gastronome, on n'a jamais fait aussi bonne Venise, bijoux, étofles précieuses.La digne | fortune et vous ruine un pacha eri cinq minutes: chère à Montréal que sous cette tente, et il y a présidente de cette section, madame Rottot a été : vaillamment secondée par ses compagnes et vraiment, mesdames Vous avez su vaincre partout Dans cette fameuse bataille, Mais les vaineus avaient bon goût Et vos yeux étaient la mitraille ! Madame Gustave Drolet à réussi à m'entortil- | ler,elle m'a vendu\u2014presque très cher\u2014un adora- | Avec dus pelits airs mutins Faisant touruer la grande rouw Elle prend nos vingt-cinq centins Saus qu'on puisse faire lu mour ! Voulez-vous de la fraicheur sous tous les rap- : Les tentures ont blanches et fraiches, les glaces (ice creams) ports, passez à la crêmerie suisses .encore des grincheux qui viennent vous dire : La tente est le plus grand des maux ! Je ne suis pas de cet avis et je présente tous \u201cmes compliments et ceux de mon estomac satisfait aux dames et aux jeunes filles qui nous ont fait goûter à une si bonne cuisine.i Je finirai par la table de la Loterie.Elle fait ble petit rien tout couvert de velours, de rubans sont plus que fraîches, les costumes sont frais partie également de la section canadienne, c'est et de dentelles, il parait que cet objet là s'ap- | pelle une pelotte à épingles.L'occasion est | bonne pour me venger et j'en profite: | Les soldats recherchant la gloire, \u2018 Votre mari fil comme eux tous.Mais sa plus brillante victoire Mainline, vroyez-mnoi, c'est Vous.| ' Ni je me vengeais aussi, en passant, de made- | moiselle Emma Tassé qui a su si gentiment me faire prendre des billets pour le tirage de sa\u2019 délicieuse peinture sur porcelaine.Le dirai je, vous êtes belle, Vous possédez talent, beante ; En vous, vraiment, mademoiselle.F'out cela s'est fort bien tasse ! La section française était, sans contredit, l'une des plus brillantes: le meilleur gout avait présidé au choix des objets en vente, la décoration ge faisait remard artistique.Di sur ces merveilles prouver une fois de plus que la France peut réparer repidement ses désastres, Nous ne voulons pas faire un éloge banal des dames qui ont prêté leur gracieux concours à la table préférée, nous leur dirons simplement : Vous représentez be pays Que nous aimons depuis l'enfance.Maintenant nous avons Compris l\u2019ourquoi l\u2019on dit: la belle Franre! Ces gypsies, ces bohémiennes Étaient-elles assez jolies ?Madame McShane en magnifique costume de velours noir rehaussé d'or, aux .+ beaux yeux dont l'éclat luttait victorieusement ; avec les feux de sus diamants, a conquis tout son publie.Quelle fière démarche, quel port majestueux : elle était vraiment reine! Bien des gens out consulté la savante devineresse, qui n\u2019écoutaient ni le passé ni l'avenir se contentant bien du présent ! Reine des gypsies, \u201cVous ne demandez que l'argent De la foule éprise, ravie, Mais chacun donnerait vraiment l\u2019our vous plaire mème sa vie! Mlle Brady, une charmante New-Yorkaise, | costumée divinement, a eu lu bonne fortune de la dire à l\u2019Honorable M.Chapleau.Il fallait voir le grave homme d'Etat, oubliant un moment les soucis de la politique, consulter la bohemian girl ct se laisser conter des choses qui | devaient être couleur de rose.Oh! Mademoiselle Brady, Vous veuez de bien loin pour faire des heureux.La bonne aventure ! Mais quand vous partirez que de gens malheureux, À sal eveul, sure! là.uer par un cachet tout-à-fait ; a a tente est venue s'abattre \u2019 murimurer à l'une des plus charmantes des ven- ; c'est uniquement pour i deuses, madame Deaugrand : et pimpants et les jeunes filles .est-ce qu'une jeune lille n'est pas toujours fraiche! Malgré la chaleur qui règne sous cette tente, on se croirait au Groenland dans ce petit coin- Mais avouons que les Groenlandaises sont bien gentilles.lt dire qu\u2019il y a des gens qui vont se perdre dans les glaces du Pôle alors ter les nôtres.mières : Noupirez leur donc, à mes cré- Vous, hardis marins des Etats.Choisissez la mauvaise place : Au lien d'aller mourir lä-hus.Venez goûter de notre alare! Vient ensuite la section américaine, un petit bijou.Que de belles choses sur ces comptoirs, que d'ouvrages délicats et de prix! On recon- nait bien là les doigts de fée de cette émule de la l\u2019arisienne.Que de trésors savamment étalés pour tenter l\u2019admirateur.Aussi triomphe sur toute la ligne.grosse recette, et l'on peut Vos succès ont ête complets Et vous êtes bien aguerrie : \\ous avez vatneu les sujets Apres le vor de Lo Pond l\u2019assons à la table anglaise, côté des cheveux blonds, des yeux bleus et des teints irréprochables.Li aussi on trouve des trésors, là aussi on se laisse tenter et on achète ! Les bras chargés de ses emplettes, le trop heureux assiégé | qui s'est rendu sans grande défense soupire | tout has: Ou m'avait souvent raconté : Fille d'Albion est pertide.t'est bien la pure vérité, Je le vois à ma bourse vide! 1] y a aussi ln table circulaire des fleurs, des ; bonbons et des cigares: les extrêmes se touchent.Cependant le havane ne fait pas tort à | d'union.Les bouquets se fanent, les cigares se consument, les bonbons se fondent et il ne reste que le souvenir de la charmante vendeuse : Bouquet, cigare et chatterie Rève, flamme, tentation.Tout cela n'est-ce pas la vie 7.Mais avouons que c'est bien bon! ; + | 4 \u2014Vatel ?\u2014Présent ! ll parait que le grand chef est ressuscité, parole d'honneur! Demandez-le plutôt à ceux qui ont bien voulu honorer le restaurant de la | la rose, loin de là ; les caramels servent de traits | | dire que les objets étaient tous ravissants et les j petits minois charmants.Le sort a fait beau- | coup d'heureux mais a été souvent ironique.Je connais un vieux garçon qui a gagné une ; chemisette de bébé! Cette table a été fort ; entourée ; les petites bourses prenaient des bil- | lets de cinq cents, les avocats en veine de ; qu'ils pourraient sans aucun risque venir dégus- ! clients allaient jusqu\u2019à risquer trente sous et les ; princes de la finance et dn haut négoce sacrifiaient la piastre entière.y Mlle Lacoste était fort oceupée et a su plaire | à tous ses clients: \u2018 \u2014 Monsieur, on gagne à chaque coup.\u2014Je veux payer ma bienvenue.Perdu! Vous promettiez beaucoup ?\u2026 Ah.j'oubliais.je vous ai vue! Les autres demoiselles ont eu le méme i succès et d'argent et d'admiration.En résumé, la Kermiesse a rencontré toutes les approbations; le public a répondu généreusement à l'appel des organisateurs de cette magnifique féte de charité et maintenant qu'elle , touche a sa fin chacun se demande à quand |» | réouverture.TOUCHATOUT.i LES DEUX JAMBES SANS SÉPULTURE } | Un dimanche du mois de juin, par une fra- che matinée, Georges lloward, en habit de œala, la jambe bien tournée dans des guétres de peau toutes neuves, sortit de la chaumière paternelle, pittoresquement située sur les bords de la Flesk, au milieu d'un bouquet de frènes et de sureaux.Il allait entendre une messe basse au village d'Abbeydorney.C'était du moins, pour les parents de Georges, le motif apparent de cette sortie; mais un sourire à moitié réprimé, au moment où leur fils fermait la porte derrière lui, témoigna que, dans l'opinion des deux paysans, l'office n'était pas le souci le plus grand de Georges.Qu'est-ce donc, en réalité, qui préoceupait le plus son esprit pendant qu'il cheminait d'un pied léger à travers les genêts et les bruyères ?Etait-ce la chapelle où il allait s'agenouiller près d'une jolie dévote aux yeux bleus, à la chevelure longue et soyeuse, ou bien la grange de la Croix d'Abbeydorney, où il devait ouvrir la danse du soir avec elle / Il serait peu charitable de seru- ter les secrètes pensées de Georges Howard.Dans cette circonstance, d'ailleurs, il est d\u2019un médiocre intérêt de connaitre la vérité, car bientôt et l'amour et la dévotion de Georges cédèrent à une idée dominante qui s'empara subitement de son esprit et en effaça complètement les plaisirs de la journée.; Comme il tirait par les bruyères, sitllant le vieil air irlandais : \u201c Je dors ; de grâce, hélas! ne me réveillez pas!\u201d il arriva près d\u2019une butte ¢levée, tapissée d'épine blanche; de dis- 3, 2% 196 LE JOURNAL, DU DIMANCHE tance en distance se dressaient quelques trones pourris de chêne ou de hètre, d\u2019où s'échappaient quelques maigres rejetons se balançant au vent, ridicule parodie des vigoureux rameaux qui avaient autrefois ombragé ce lieu.; Georges remarqua sur le talus un endroit qui Jui sembla plus facile à gravir : il sy rendit, et, au moment où il saisissait une branche pour s'aider à monter, il entendit un bruit semblable au bruissement produit par une personne qui marche dans les buissons, À peine avait-il posé le pied sur une toutle de joncs, qu'il roula à terre en poussant un cri d'effroi : il venait d'apercevoir à la crête de la butte, et dans l\u2019action de sauter à bas, deux jambes de moyenne grosseur et bien tournées, saus aucun autre appendice humain.Elles avaient été coupées un peu au-dessus du genou, et quoique rien ne conjoignit ou coordonnät leurs mouvements, elles s'élancèrent et trottèrent par les marécages d'un pas aussi mesuré que si leur jeu eùt été réglé par le premier maitre à danser du comté de Kerry.Evidemment, ces jambes avaient appartenu à un corps d'homme, ainsi qu'il paraissait, non- seulement par leur structure et leur volume, mais encore par l'attache d'une culotte de laine blanche encore bouclée au genou sur un bas de soie bien tiré.Les souliers en cuir d'Espagne étaient à pointe carrée et ornés de boucles d'argent de mode ancienne, et dont l'usage était aboli depuis plusieurs générations dans Cette partie du comté.Les jambes avaient dépassé George Howard à la distance d\u2019un bon trait de pierre avant que celui-ci, revenu de sa stupéfaction, songeât à se relever; ce qu'il exécuta lentement, par un acte presque indépendant de sa volonté, sans quitter des yeux les deux jambes, et prononçant , entre ses dents ces mots: Sainte-Vierge ! suis-je bien éveillé ou révè-je ?Les jambes eurent bientôt pris une telle avance que Georges réfléchit qu'elles ne tarderaient pas à etre hors de vue | s'il ne se mettait à leur poursuite : et, renonçant aux séduction d'Abbeydorney, il prit bravement la détermination de suivre leurs traces.Dieu sait les oh! les ah! que proféra George Howard en voyant les jambes sauter les fossés, ; arpenter les guérets, les tourbières et percer à \u2018 travers les halliers.Il ne tarda pas à être rejoint par un voisin qui s'en allait à Listowel chercher un prêtre pour baptiser son enfant, et qui aiguillonné par la curiosité, voulut voir la fin de cet étrange phénomène* Un maréchal ferrant, qu'un petit garçon était allé quérir pour venir a I'embranchement de la route poser quelques clous à un cheval déferré, se mit aussi de la partie.Une laitière mis bas son pot au lait et des gamins laissèrent leur mail pour courir après le miracle; en sorte que le nombre des curieux grossit si bien, qu\u2019en approchant Listowel on aurait pu croire, malgré l'heure matinale, à une cohue de puroissiens se rendant à d'église.Ce fut en vérité un spectacle des plus extra- les plus intrépides parmi les poursuivants se heurtaient à chaque instant du nez ou de la = tête contre quelque = obstacle et s'accrochaient aux épines.l'lusieurs d'entre eux, écorchés ou sur les dents, restèrent en arrière ; d\u2019autres, qui ne voyaient pas de terme À cette course, et ne sachant comment In chasse linirait, abandonnèrent la poursuite par peur.Mille propos citculaient parmi les curieux.Les uns aflirmaient que deux ou trois lois ils avaient vus les jambes près de s'arrêter, et que, pour ; sûr, elles n'iraient pas encore bien loin.D'au- | tres juraient, au contraire, que la rapidité de \u201cleur marche redoublait.Quelques-uns décla- ; raient que ce n'étaient plus les jambes, mais june ombre d'elles qu'on apercevait; qu'elles iraient jusqu'à la nuit, jusqu\u2019à quelque forêt ou | autre lieu solitaire ; qu'il arriverait alors infail-! june dame immensément riche qui possédait, non loin d\u2019Abbeydorney, un chateau-fort dont il est impossible de retrouver aujourd'hui la place.Deux grands seigneurs s'en vinrent proposer de l'épouser; l'un était un jeune homme à la belle chevelure, aux yeux bleus, aux manières élégantes et pleines de charmes ; l'autre était un homme épais, aux formes athlétiques, dur et peu courtois.La dame préféra le beau jeune homme.Cette préférence excita si fort ln jalousie du second prétendant, que celui-ci se décida à se débarrasser à tout prix d\u2019un rival préféré.11 décida, moyennant une grosse somme d'argent, un certain coquin à s'intro- | duire la nuit dans la chambre à coucher du | beau jeune homme et à lui couper la tête avec lune hache.Dans la soirée où le meurtre fut vommis, le criminel, auteur de cette vengeance, \u201cliblement, ou gue la terre s\u2018ent\u2019rouvrirait pour fit boire la victime plus que de coutume, après ;les engloutir, ou qu\u2019une rafale de vent les \u2018le diner, alin de le mettre hors d'état de résister.| emporterait dans un tourbillon et que le mystère : Lorsque le jeune homue fut vaineu par l'ivres- \u2018finirait de la sorte.| Sur ces entrefaites, les jambes venaient de franchir le lit de la Gale qui coule paisible- ;ment au milieu du vallon, et parurent sur le bord opposé, animées d'une vigueur nouvelle.| Elles laissaient derrière elles un pays plat, ; marécageux, d'un aspect morne, et la direction : qu\u2019elles suivaient tendaient si exactement vers * Tarbert, que la suite, qui ne se composait plus j que de gamins et de jeunes hommes, commença à croire pour tout de bon qu\u2019elles se ren- | daient à cette destination.Ils furent bientôt ,désabusés.Les jambes se trouvèrent tout à tcoup en face d'un lieu nommé Newton-Sands \u201cet s'arrêtèrent brusquement.Les pieds se \u2018tournèrent à droite, sautèrent par dessus une : petite tranchée, se portèrent rapidement vers les ruines d'une ancienne église que l\u2019on voit encore en cet endroit, et quine sont séparées , de la route que par une ou deux pièces de terre.Il ne subsiste plus que trois murs sans toiture.Lu côté ou était autrefois le porche, un arbre { solitaire fait ressortir davantage la monotonie de cette contrée inhabitée.Tout a côté étaient ; quelques tombes ; mais il fallait être assez près : pour les apercevoir, à cause des hautes herbes ; et des décombres qui les dérobaient a la vue.Les deux jambes se dirigèrent vers un de ces l tombeaux, près du côté méridional, mais d'un | pas plus mesuré, on pourrait dire plus solennel; ; puis s'agenouillant lentement, elles restèrent * dans cette attitude jusqu\u2019à ce qu\u2019un petit nombre \u2018 | de ceux qui n'avaient pas déserté la chasse fus- | i } sent arrivés.À la vue de ce recueillement pieux, les curieux s\u2019'enhardirent, leur cercle se resserra et ils osèrent s'approcher davantage.Mais, a mesure qu'ils se rapprochaient, les objets devenaient imoins distincts: les jambes n'apparurent plus que comme une image vague à travers \u201cUne transparence douteuse.Quelques instants \u2018après, elles ne présentérent qu'une forme indéfinie, dont les derniers vestiges s'évanouirent dans l'air.Telle est l'étrange histoire qui défraya toutes les conversations, de Newton- | ; ordinaire lorsque les deux jumbes furent parve- ; Sands à Abbeydorney, pendant des mois et des nues aux eaux de la Flesk; avec quelle délica- | années, aprés ce mystérieux évènement.Les tesse et quelle grâce elles franchirent le gué, personnes mêmes qui prétendaient etre les plus s'élançant d'un caillou sur l'autre, sans que les | immédiatement en rapport avec le monde des superbes bas de soie en vussent la moindre | esprits, non plus que les suppots avoués et les éclaboussure, Elles coupèrent ensuite à travers | mieux accrédités du diable, ne purent fournir champ d\u2019un pas agile, distançant toujours de | une explication d'un fait aussi extraordinaire.plus belle la foule, dont les cris d'étonnement Seulement, une vieille femme, dont Dieu redoublaient.seul connaissait l'âge, et qui logeait dans sa Après une rude traite, elles arrivérent à un | mémoire le souvenir ancien des habitants les vallon couvert d'un tuillis bien fourré, où se | plus pervers d\u2019Abbeydorney, rappela un conte serait difficilement engagé le corps d'un [de sa jeunesse qui pourra peut-être jeter un homme.Les deux jambes ayant moins de | peu de lumière sur histoire que nous venons bagage à porter, y pénétrèrent sans obstacle ; , de raconter.elles marchaient sur les buissons tandis que | \u201c1 y avait autrefois, dit la vicille commère, ; se, il se retira dans sa chambre, se jeta tout habillé sur son lit, et, par effet d'une inadver- | tance, la tête reposant du côté du pied du lit.; Quelques instants après survint le truand armé «de sa hache : il en déchargea un coup si pesant ! qu'il erut bien que la tète avait dû être séparée ; du tronc; cependant il n'avait coupé que les ; jambes.Les gémissements de la victime l'aver- ! tirent que son coups était manqué, et il l'acherva d'un second coup.Le corps du malheureux fut transporté cette nuit mème, dans un sac, au : cimetière chrétien de Newton-Nands ; mais les ; jambes furent jetées dans un trou, dans le jardin du château et recouvertes de terre.Le lendemain, le gentilhomme instigateur du | forfait, annonça à la châtelaine que le beau jeune homme aux yeux bleus était retourné ; chez lui.La dame, ne se doutant pas du men- ; songe, en ressentit une grave offense et, quel- \u2018ques semaines plus tard, accorda la main à (l'odieux rival.Mais voici qu'au milieu des .joies et des divertissements de la noce, le soir, i le son du cor retentit à la porte du château et, un moment après, on entendit un bruit de pas | dans l'escalier.La porte de la chambre nup- l tiale s'ouvrit et deux jambes privées de leur | tronc entrèrent tout à coup.Il y eut des cris d'effroi et une confusion extrème : l'épousée s» trouva mal.Les jambes s'attachèrent au fiancé et le pour- ; suivirent partout jusqu'à ce qu'enlin il quitta le château.On rapporte que depuis cette fatale nuit, de quelque côté qu'il tournät ses regards il ne cessa | de voir les deux jambes, devant, derrière ou à côté de lui, jusqu'au jour ou il mourut déchiré | par les remords.Lorsqu'il fut à son heure dernière, il confessa son crime et preserivit qu'on recherchât l\u2019assassin, afin de s'assurer de l'endroit où les deux jambes avaient été déposées et il voulut qu\u2019elles fussent exhumées et placées en terre sainte.Mais on ne put jamais retrouver le bourreau.l\u2019eut-être, ajouta la vieille feinme, les deux jambes sont-elles en peine et ont-elles obtenu la permission do rôder parfois dans le pays, afin de rappeler qu'elles n'ont pas reçu la sépulture chrétienne et exciter quelque âme compatissante à faire des recherches et à les transporter enfin au cimetière de Newton-Sunds.\" GERALD i tw a l'AUVRE BÉBÉ C'était le premier jour de l'an, j'avais passé ma journée en visites.Je rentrais, rempli d'une douce gaieté. J\u2019allais donc pouvoir me débarrasser de mes gants, de ma cravate blanche, du sourire otliciel : j'allais redevenir l'homme di: tous les jours, après avoir Cte depuis dix heures du matin, l'homme du jour de l'an.Avez-vous remarqué combien l\u2019on est banal et mécanique, ce jour-là ! Un est Un peu comme la personnilication d\u2019une corvée.lt je songeais avec volupté au bon poule, tout rouge qui réchauflait à cette heure notre maison, i ma robe de chambre ramagée, au bien être de chausser mes pantouflles.Jo songeais surtout i ma petite Julie.D'avance, je lu voynis accourir, ses bras ouverts; ses jolis petits bras grassouillets, où les fossettes tremblent comme des gouttes d'eau, \u2018 Elle me parlait, dans les plis de sa chaise rose.celle me faisnit fete, et sur ses joues s'étaluit son beau sourire ravi.Ravi! Il y avait bien de quoi, car j'avais passé chez Sharpley et mes\u2019 poches étaient bourrées de toutes sortes de cho- ; Dine! il fallait bien la gâter un peu ; elle était notre seule et ses coûteuses et charmantes.unique enfant.J'étais moi-même aussi heureux qu'elle : il me semblait que c'était à moi qu'on allait faire des cadeaux, et je häütais le pas, me sentant venir à la bouche de petits rires de joie enfantins.Nous habitions le haut de la rue St-Denis.Notre maison avait un avantage : on la voyait de loin.C'était un de mes bonheurs, le soir, quand je rentrais, lassé et aspirant au repos, de l'apercevoir tout-à-coup dans toute sa hauteur, avec l'appel de toutes ses fenêtres et je ne sais quoi de cordial et de recueilli, qui me parlait des miens.Il y avait un coin de la rue où elle m'apparaissait, comme sl elle avait été à dix pas ; puis à mesure que j« montais la rue, elle s'amoindrissait derrière les toits.Ce sont encore là les vraies joies de la vie.On à travaillé tout le jour, on n l'âme et les sens brisés, et subitement, la vue d'un inur derrière lequel s'abrite le meilleur de vous-mème, tait passer en vous une ineflable palpitation.Comme on est payé des ennuis de la journée ! Comme on se promet de joie de franchir le seuil et d'entrer, de presser contre la sienne des poitrines chaudes, de voir sourire et d'entendre chanter l'âme des vieilles choses habituelles.Ce soir-là, le couchant mettait comme une tache vermeille dans les fenêtres du toit.Encore quelques pas et je verrais toute ln maison, lit comme cela, se refaisait la connaissance de chaque jour, jusqu'au coin de rue où m'apparaissait mon home.Les voilà bien mes fenêtres: et pour compléter la fête, j'aperçois ma femme tenant Julie dans ses bras, Lille ouvre la croisée ; elle m'a vu; et clle se penche en faisant de la tête des signes d'accueil.Mon eaur bat plus vite,et oublieux de la vue, des gens qui passent, j'agite mon mouchoir au-dessis de moi! Pensez done! toute une journée sans les voir.Tout-à-coup\u2014les larmes m'en viennent aux yeux en le racontant \u2014je vis un petit corps, une petite masse de chair et de robes, rouler per- dessus la balustrade, glisser le long du mir, dans le vide, avec une rapidité elffroyable ; deux bras qui s'ouvrent, Un corps qui se penche, deux mains affolées qui cherchent à ressaisir ce qu'elles tenaient la minute d'avant., Ma Julie! Mon enfant chérie! Sa mère, en jouant, l'avait Inissée échapper de ses bras! Les cheveux se dressèrent sur ma tête.Je poussai un cri, les bras tendus comme pour la Yecevoir, et je demeurai un instant sans voir, ; tegardée comme un aliment / « ~\u2014 LE JOLRNAL DU DIMANCHE sans penser,\u2014la rue, les maisons, le ciel tournant autour de moi\u2014comme frappé de mort.Puis le sang reflua au cerveau; je l'appelai par son nom, éperdu, et je ne fis qu'un bond jusqu'à la maison.L'avoir quittée le matin, riante et heureuse, vrai nid de rires et de chansons, et la retrouver froide, inanimée, défigurée, ne retrouver qu'un petit cadavre.Mon enfant ! Ma Julie ! Du monde était attroupé devant la maison, regardant en huut et à terre.Mes yeux voyaient rouge.| Je mis la clef dans la serrure, et j'appelai, je \\ Crlal; Julie! Julie! , Ma femme vint audevant de moi.C'est à \\ peine si j'osai la regarder.Elle se truinait pâle, courbée, un mouchoir dans sa main, \u2014Mon awi.\u2014C'est terrible.coin de la rue.\u2014 Alors tu I'ns vu tomber.\u2014Tomber, oui.\u2014Oui pauvre Julie! Qu'allons-nous faire à présent ?\u2014Itélas ! won ami, en acheter une autre.\u2014Jiumais.\u2014Cependant il faudra bien.que nous fassions des inorceaux ?\u2014les morceaux ! \u2014Je la regardai, en proie à une idée terrible.\u2018 Elle me souriait ; elle était folle ?| \u2014 Mais malheureuse, m'écriai-je en me préci- ! pitant vers elle, où les as-tu mis, les morceaux ?Je veux les voir, Jentendis en ce moment, des gémissements dans la chambre voisine, Je poussai la porte et je vis Julie, ma petite Julie, en train de pleurer devant les débris d'un superbe bébé.Mon enfant! \u2019 Mes yeux allaient de Julie à sa mère, aveu- ales par les farmes.© \u2014Firure-toi, me dit ma femme.Je t'avais vu venir, et pour saluer ton arrivée, je m'étais mise à faire sauter dans mes bras, le bébé\u2014 cadeau de M.Durand, \u2014quand un faux mouve- | ment me l'a fait tomber des mains.| C'était donc le bébé ! Ah! ma chérie, dis-je en prenant Julie dans : je sais tout.J'étais au Ou Jue mes bras, c\u2019est ton tour de ane rendre la viel, Tous les millions de la terre ne pourraient payer les débris de ton bébé.Mets ton chapeau; nous irons chez Sharpley.Zivcae - L'HHYGIENE DE LA FAMILLE HYGIENE DES ALIMENTS.\u2014Le the Le thé peut-il être considéré comme une boisson alimentaire ?Les Chinois, qui en mangent les feuilles après \u2018l'infusion, profitent de toutes les parties nutri- \u201ctives de la plante.l\u2019our eux, il est évident que le thé est un aliment très riche en principes nutritifs, puis- qu'en en faisant usage tous les jours, ils absorbent une grande quantité du matière azotée contenue dans les feuilles.Est-ce à dire que l'intusion du thé puisse être Ceci est une autre question.Sans doute, on ne peut méconnaitre la valeur butritive de la matière azotée, de la théine et des parties solubles que le thé renferme.Mais dans l'infusion, la proportion de ces substances n'est pas assez forte pour fournir une alimentation suflisante; Il est certain qu\u2019un déjeuner I thé ne serait pas réconfortant.\u2014 197 quine se composerait que d\u2019une infusion de Il peut momentanément apaiser la faim, il nourrit peu, il ne répare pas.Il n\u2019a donc, comme aliment, qu'une valeur ! médiocre.Comme boisson hygiénique, le thé a pour lui | les suffrages les plus importants.Le thé de bonne qualité donne un liquide d'un jaune limpide et doré, puissamment aromatique et qui, par sa saveur distinguée aussi bien que par ses propriétés toniques, plait surtout, dans notre pays, aux individus adonnée aux professions intellectuelles ; chez ces personnes l'usage du thé, pris avec modération produit dans l'être physique uue légère stimulation également favorable aux fonctions de ! | Ï veux-tu ; deux organes qui ont entre eux une étroite relation : l'estomac et le cerveau.C'est auprès des peuples qui font habituellement usage du thé et pour lesquels cette boisson est devenue un véritable besoin, qu'il faut recueillir les faits propres à éclairer cette question.Or, les Anglais, les Hollandais, les Belges les Danois, les Suédois, les Russes, les Anglo- Américains sont loin de considérer cette boissorz- comme une boisson dangereuse.Chez la plupart de ces peuples, elle a un avantage hygiénique incontestable.Vivant dans un pay: - couvert pendant une partie de l\u2019année de brouillard, au milieu d'une atmosphère souvent froide- et humide, le thé, par la légère excitation qu\u2019iz développe, et surtout par la quantité d\u2019eau: chaude qu'il introduit dans l'estomac, entretient le corps dans un état de transpiration.indispensable au libre exercice des fonctions \u20ac\u201d à l'entretien de la santé.L'influence du thé noir convenablement préparé, produit en nous une excitation géné- tale, non pas seulement temporaire, on d'une ou deux minutes, comme toute boisson chaude dépourvue de principes excitants, mais plus où moins durable, capable de rendre une énergic nouvelle à l'homme affaibli par la fièvre, par le froid, par la tristesse: le pouls s'accélère, !z torce, l\u2019activité succèdent à l\u2019abattement et se soutiennent pendant quelques heures, sans laisser aucun malaise.Nous devons remarquer qu'au point de vue hygiénique, il y a une très grande différence entre l'action du thé noir et celle du vert.Le thé noir exerce une heureuse influence.une action presque toujours bienfnisante.Le thé vert excité avec une énergie plue grande, et souvent trop forte; il faut bien se garder d'en abuser.Le thé noir, notamment le congo, l'un des plus salubres et des plus usités en Angleterre | agirait sur les facultés intellectuelles et les die- position morales sans apporter aucune pertur | bation dans les fonctions physiologiques.par le grand carreau de la double-fenètre , Le thé vert surtout chez les personnes qui er.prennent rarement, peut produire des troubles.nerveux, des palpitations du cœur.UN VIEUX MÉDECIN.LE TOUT MONTRÉAL.G Nous extrayons de l'Observateur de Joliette le pa: - sage suivant de la chronique de Pau! : Lisez-vous le Journal du Dimanche lecteur: et lectrices ?Oui d'est-ce pas, Eh bien, je vous en félicite, car la chose en vaut la peine.Si vous te le lisez pas, vous y perdez beaucoup, te ne vous dis que vi, 11 y a là un chroniqueur féminin qui ne ménage pas les hommes, dans ses chroniques, s'entend, car ailleurs ce doit être une tout autre aflaire. 198 JOURNAL DU DIMANCHE Maud.c'est ie nom de la charmante chroniqueuse, ne se gêne pas de dire que les hommes sont les | plus fats des animaux habitant notre globe.Le compliment pour être féminin ne manque jas d'une certaine virilité, Il est vrai que Touchatout, nn autre chroniqueur du même journal.relève habilement le gant lancé par cette pelite main fine.11 trouve même que ce gant là sent bon, Le malin! il furette partout, il sent tout, il relève tout.l'est vrai que lorsqu'on s'appelle Touchatout on peut approcher de bien des choses mème du, gant de la gentille Maud qui dit tout haut que les hommes sont fats mais qui.tout las, pense autre.\u2019 ment.car elle est veuve et lorsqu'une fois une femme à perdu son mari, elle n'a qu'une chose en vie.en pleurer un second.de Jui souhaite de tout mon vœur car elle le mérite | bien.Les amis du commandant Rivière avaient l'intention de faire célébrer, lundi dernier, à Paris, un service anniversaire de sa mort.Cette pieuse cérémonie a été ajournée jusqu'au retour en France des restes de Riviere.La mémoire d'un de ses vaillauts compa.i gnons d'armes, le commandant Berthe de Vilers, mort aînsi qu\u2019on se le rappelle, des suites de la bles sure recnue dans Ja même journée d'héroïsme et de dévouement, n'aura pas eu à attendre aussi longtemps Un témoignage de souvenir, Une funèbre cérémonie.que sa simplicité rendait encore plus émouvante, réunissait en effet, lundi der- » nier, au pied de l'autel de l'église de Saint Paterne, à Orléans, l'élite de la soviète orléanaize, venue là pour rommémorer l'anniversaire de la mort du commandant.Toute la haute société de la ville, au sein de laquelle la jeune veuve du couragenx compagnons de Rivière à trouvé Un acrucil des pius sympathiques, avait tenu à honneur .ainsi que les membres des (Muvres catholiques, de venir rendre un suprème hommage au brave soldat qui a payé de sa vie son dévouement àson pays.C'est avec donleur que nous avons appris la mort du Docteur Ls.C.Sidney Craig, fils du Docteur A.B.Craig.de Montréal.Ce jeune homme plein, d\u2019avenir n'avait que 24 ans el laisse derrière lui.d'unanimes regrets.Il a succombé le ler juin des suites d'une maladie de cœur.Les funérailles ont eu lieu mercredi à Contrecœur au milieu d'un grand concours de parents et d'amis.: Nous présentons à la famille nos condoléanres les plus sincères.; COIN POUR RIRE I Le comble de la déveine pour un fabricant de poudre à canon.Avoir un rhumatisme inflammatoire ! x Certaines tribunes sont comme des puits.Quand un seau descend, l'autre remonte.# x Etant donné un navire de 100 pieds de long sur 40 pieds de large, jaugeant 800 tonneaux, monté pau dix-sept hommes d\u2019éuipage et n'ayant plus que quinze jours pour arriver au port.quel est l\u2019âge du capitaine ?* _\u2014 \u2014Le capitaine doit avoir trente-neuf ans, onze | son talent pour ne pas tober dans l'un des excis \u2014Coment cela ?\u2014Mais : jours avant d'entrer dans la quarantaine, | | Un pédaut, visitant les pompes de la ville, { Disait : * Tous ces tuyaux sont à renouveler | Mais il nous faut des cvirs\u2014La chose est très fac ile, i Lui répondit quelqu'un, vous n'avez qu'à parler! | | mois et quinze jours.| ba EL Mo ! 5 L»+ docteur N pratique une deuxieme saignée à un de ses clients.| \u2014Tiens, dit-il, je m'aperçois que votre sa vive couleur d'autrefois.vous en étonnez pas, réplique le malade, sans n'a ; pas conservé \u2014Ne \"vin blanc.- ¢ OUKRIER DES THEATRES Mr.Barnett mérite les approbations sans ré- façon magistrale dont il a monté les Pirates de Penzance.Tout est bon, tout est à l'unisson, artiste, orchestre.chœurs.La salle du Crystal Palace Opera House était comble jeudi soir au lever du rideau ; près de 3000 personnes comprenant l'élite de notre Société étaient présentes.Les costumes étaient de toute beauté et les décors ne laissaient rien à désirer.Nous ne ferons qu'une petite critique: pourquoi Inisser les spectateurs dans l'obscurité et n'éclairer que la scène pendant presque toute la représentation ?Signor C.Brocolini dans le rôle de Richard, le roi des pirates, a obtenu un grand succès, M.| | que je viens de signaler.On peut, dirai-je tont d'abord, avoir pour les toiiettes claires un mantelet c'est tout simple, puisqu'il a encore quinze | quelconque fait du mème matériel s'y rapprochant comme ton et couleur.On porte énormément, en ce moment, avec les robes de mohair ou de voile des pélerines soit de mème étotfe, soit de velours.Ces i pélerines qui recouvrent les épaules descendent jusqu'au bas des manches, que l'on porte très courtes, se rattachent au cou par un simple collet droit el étroit.Ces formes sont d'autant plus en faveur qu'elles sont légères et pas du tout chaudes comme ou pourrait le supposer.En dehors de ces fantaisies peu couteuses et qui viennent varier les ressources de la garde-robe, ti est indispensable.pour la ville et les visites, d'avoir une sortie noiseet d'un style assez riche.La mode .So à ; | sans contredit est au dolman.patron que je n'ai ja- | depuis ma première saignée je ne bois plus que du | 348% £9 redit es an.patron que | J \"mais beaucoup aime, de lui reproche bien des choses, d'abord al date trop.c\u2019est-à-dire que son règne \u201cfinira proumpiement et comme il conte assez cher il \u201cne peut convenir qu'« des bourses \u2018Alfred Wilkie.l'apprenti pirate Frederick, a - joué et chanté comme uu véritable artiste.M.W.H.Seymour, qui relève de maladie s'est - tiré à son honneur du rôle difficile du major général, son solo dans la chapelle a été chanté délicieusement.Mademoiselle Janet Edmonson dans le de Mabel et Mad.C.E.Knowles dans celui de Ruth ont fait plaisir au public et ont récolté de \u2018nombreux bravos.Les Pirates de Penzance resteront sur l'affiche encore quelques jours et nous ne saurions role \u2018 trop engager les amateurs à aller voir cette charmante pièce.Patience et Iolanthe ont été jouées également | cette semaine devant des salles combles.La semaine prochaine on jouera Billee Taylor.LE MONSIEUR AU MONOCLE.ae oo = MODES DU JOUR On ne saurait à cette époque de l'année apporter ; top de soin dans le choix du manteau, pardessus on mantelet.Le vêtement qui recouvre la toiletle doit être en harmonie de ton «t de richesse avec cette dernière.Trop riche, il écrase la robe et indique un manque de goût et d'unité des plus déplaisants ; trop simple ou trop pauvre il détrnit tout Veflel que l'on espé- rail obtenir d'une robe coûteuse et élaborée.La question, cette année est assez simplifiée par l'emploi presque général du noir; rien n'est plus facile que de s'habiller en noir.Avec une robe noire on peut mettre n'importe quelle confection pourvu que celle dernière soit garnie d\u2019un peu de dentelle ou de rubans.Mais avec une toilette claire il n'en est pas de inème ; et c\u2019est dans ce cas qu\u2019il faut déployer tout : gène les | serve du public dilettante de notre ville pour la, 8°\" bien garuies, et puis ce n'est pas UN manteau commode.lien fait, il mouvements des bras : mal fait il montre, par grandes surfaces =ans coutures, toute l'ignoradce de sa confectionteuss et ressemble à un sac derliiré.Je lui préfere de beaucoup à ce roi du jour.la simple jacquette à revers ou droite devant et légèrement cambree sur la hanche en remontant sur le pouf.avec basques fendues.le tout garni d'un tlot de dentelle el de jais, pour moi ce manteau moditie dans ses détiails = Mon le yout du jour est je vétement par excellence; fait en beau cachemire il durera des aunèes parce qu'il pourra tonjours i Faide de garnitures nouvelles, ètre mis à la mode du jour.ses Mais le veut est au dolman, va pour le dolman et toutes Mes préferences ne prévaudront pas coutre l'opinion générale.J'avour que quand je me trouve en face d'un de ces derniers manteaux, bien coupé et bien garni je suis un peu réconciliée avec lui et que si je n'en veux pas pour moi, par économie probablement.je le trouve charmant pour les autres.Jai va, ces jours-ci, des patrons importés de Paris qui avaient tout à fait grand air; ils étaient riches, pimpants.presque étincelauts, ils apportaieut avec eux un parfum parisien qui vous montait à la tête : les décrire sérait inutile allez les voir, vous les trouverez chez MM.Boisseau & Frere, s'ils ne sont pus déjà vendus.Péri.I\u2019.=.\u2014Une de nos abonnées me demande de lui indiquer un rirhe modele de vêtement noir «jui ne , coûte pas trop cher.Ce programme semble assez difficile à remplir au premier abord ; cependant comme rien n'est impossible à qui veut bien faire et que mon plus graud désir est de me rendre utile aux abonnées du Journal du Dimanche, j'ai cherché et j'ai trouvé le moyen d'avoir un riche vêtement à prix modèré.Le modèle que je vais indiquer est de la plus haute nouveauté ; il fait genre.Faites tailler un petit paletot, à manches assez courtes, poult de soie noir.Vous le garnissez devant d'un seul volant, de dentelle, haut de 12 pouces environ ; et derrière, vous couvrez de trois ou «quatre rangs de cetle mème dentelle une tunique de tulle ajustée au paletol et se prolongeant jusqu'à une courte distance du bas de la robe en décrivant aussi un peu la traîne.Après avoir couvert celle traine de dentelle, il reste une lacune au haut du tulle, à la place que les volants laissent un peu cintrée.On garnit rette place LIZ JOTIIENAI JT JIINLANCIIEE 199 d\u2019un fouillis de petite dentelle noire formant coquille d'où sortent deux boutons de passementerie retombant comimne le cactus et ornant ainsi le vêtement à la hauteur de la taille.Les manches sont garnies par des flots de dentelle.En caleulant que la dentelle imitation coùte relativement tres bon marche, on aura un vêtement du dernier genre et dela plus grande richesse à des prix très modérés, Avec un corsage de rechange on peut transformer cette toilette de ville en toilette de diver ou de soirée.Pme LE JOURNAL DU DIMANCHE ILLUSTRE NUMERO DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE OPINION DE LA PRESSE De la Minerve : Notts avons pil voir eo matin une vpreuve du frcrnat du Honanvhe, numero lustres du 34 Jain, Jamais care artistie jue parce nh ety execute an Canada et nous Jdoutons qu'on ait Janus ren fait de superieur en Europe Gest mplement un chef-d'ruvre dont la pulilicite soul-vera, nous \u201cu soumet certain, un ure genera sien haut le nom de M.Julien, favorablement connu dejà \u2018omme Jessinateur, Nous parOns que des gracures, la parue litteraire ne ligurant pas >ur Cepoetive qu'on nous à fait voir, Les frontispues du Sapotireese le vernay, le fon fateur de au Socete saint Jean-Baptiste, une leinte douce se de tache, en basereliof, un me daiilon repre.sentant unr ne peut plas Gd lement et artistiuement les tras du erated patriot, L'un côte l'aurore + 150457 tans tout son
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.