L'Observateur canadien, 3 mars 1838, samedi 3 mars 1838
[" J'Obserbateur Cana IL, \"DIEU, LA LOI, LE ROL VOL.I.MONTREAL, SAMEDI MATIN, 3 ITARS 18235, 1.Xo.MELANGES LITTERAIRES.ALLEGORIE.Seigneur d'un petit bourg, peu distant de Mousseaux, Un riche gastronome en visitant sa terre, Voulut un certain juur régaler ses vasseaux, J'entends les principaux, Et leur faire, Comme l'on dit, grand'chère.Rien ne fut épargné ; gelinotes, faisans, *Movicttes, perdrix, bécasses, vrtolans, Cailles, patés de fuie D'uie, Chevreuils, inatcassins et levrauts, Saumons finis, turbots, maquereaux, Et cent autres friands morceaux.Quant au bœuf, veau, :mouton, volaille.Fidune ! c'est Lon pour la canaille.Quetre chefs de cuisine apprètent le diner Comme aurait fait Calaine (1); C'est bien vous le donner Pout le plus fin repas que gourmandise hutnaine Put jamais ordonner.La table étant servie, arrivent à Is fie Les conviéss quelques messieurs de ville, Trois nobles villageois, Puis des petits bourgeois, Le digne pasteur du village, Suivi du magistes, fort grave personnage, Redouté dus marmots, moins pourtant qu'autre fois.Le marguillier lui même aussi fut de la fête, Avec Guilhot son cousin, Et son oncle Matusin, Au lutrin fort bonne tête.Un des nombreux amis de Delille celèbre poète fautes.Les uns ont les joues marquées d'un for françois l'ayant invité à diner, et ayant accompa- chausk; les autres sont déchirés d'incisions profondes gné son invitation d'une description cn vers de'sur lu tête et sur les beas : ceux-ci ont sur leurs tous les mets qui devaient composer le repas, corps des coupares en lozange ou sont dégarnis Delille répondit au\u201csitôt parle quatrain suivant Je mange déjà ca diner délectable Qui n'est encor que manuscrit.Que je ærai luns-temps à table.S'il est fait eomine il est décrit ! d'oreilles, ceux là n'out plus de langue et, ouvrant la bouche, ne proférent que des sons inar- \u2018ticulés; presque tous sont chauves et noireis com- que des charbons par V réeur du soleil vertical d'Afrique et consumes, déssechés par les travaux les plus durs de la culture; tous versent à la véri- ; té des larmes de joiv, cu revoyant les murs de Oh! combien sont touchantes et majesturnses les leur chère patriez mais, hélas !'esax qui ont viclli cérémonies de la religion chrétienne .\\dans les chaines, se trouvent étrangers dans son PROCESSION.eu A pour Winsi-dire méconnus de four mère.\u201d 3 :À 32 à 1g , », Tevet L'origine des processions remonte au paganisme.d'un \"autre | des res dun autre siècle ou Dans une ville de la Grèce, un jour consuere à dans | ne et paler dy N Sd ane airs Diane, on fesait une procession solemmelic.Divers 8 se es psn oa or a muulon des forces 2 auteurs en mentionnent une usité en l'honneur relied eens les at ae mes ha courité des bons de Cérès dans laquelle tous les assitants étaient\u2019 ; x \u201cqu 2 ont « Me veille sur cus et vétus de blane, ct portaient des flunbeaux allu- protege leur existence.ils accompagnent partout ms cette deplorable Gunille ; l'aspect de tant de wi- .Cres .is les Cœurs- ie \u2018 Lorsque les homme privés du secours de ime pères cnet tous les \u20ac wuts; on profi du court mo- ; > LE ; ment où la prié se manileste, ct avant que ces primerie, ne connaissaient que les jeux et les spec-t récieuses larmes ani & Jent soient s I! tacles pour transmettre à la postérité lv souvenir} Écieuses \u201carmes qrit coulent soient sechécs, on ph ; Pt Ca.demande, où sollicite on arrache des Inrsesses qui des grands événements, la relision ne dédaignantt ne Le ! f as de se meler à ces solemnités ; les sacrifices, [LP parent des ressatrees aux iniraes et aux vied.Le > ; .Ca: vl Cilards, les sauvent du désespoir ct leur font donner es Processions mime préeédai nt ou suivaicat pres} ay Tre se 0S leurs » ew ten .: .> ns = redempleur.que toujours les excreices publics ences sortes d'ac- , eu, a NE eue 8 casions.C'est ainsi que les {tes étaient presquels Au moment où cette procession vi tragique se toutes célébrées en mémoire des héros, où de quel forme au railieu du cours, la foule est innosubrable, que Cpoque intéressante pour les nations ! les fenêtres de tous ces beaux édifices dent la wa 1 Ce LE le temns de Se Ambroise que ces 3nificence décèle le talent des plus céllores archsi- ratiques du pa mise conmencèrent a mscpp|téCtes, offrent le coup d'œil le plus curieux, Je ganis ) : i sar ; , vy oe ; À Ps a religion Chrétienne f d'abord te peuple des [Plus étonnant.l'humanité, la générosité, toutes 8 .\u201cles vertus qui énoblissent Pho à .Ls ) pe RICE $ 53 nie, lent sur randes villes suivait le pasteur principal lorsqu'il Cp ., g ä i I pr MY eaus les fronts, et ta multitude des species, ny allait en station dans quelque ¢glise particulicre, .Lr i J Hat : ; I jue cg i Pi ; désolt pouvant tenir, se livre tout franchement au plai- Ensuite, lorsque les calamités publiques désole-! L050 00 0 ' .rent la terre, ies hommes, toujours plus religieux wf doux de verser des larmes d'attendrissement i , Sy jours plus So sans autre eanliarras que de les essuyer ta.(0) 00000 semblérent i la voix des évéques et, convaincus\u2019 A peine cst-on placé, que I'hote tds courtuis, Généreux, populaire, Presse chacun du geste et de la voix, Comme c'est l\u2019urdinaire ! On dévore les mets ; On les trouve parfaits.Les vins de Bordeaux, de Bourgogne, Euluminent plus d\u2019une trogne.Puis au dessert, le Lachrima christi, En petit verre à chacun réparti, Diapense l'esprit à la ronde, Et fait caqueter tout le monde.Enfin le doux moka, les plus fines liqueurs, De leur parfum divin évivrent tous les cœurs : Tous les cœurs.je me trompe; en un coin de la table Guilhot, son oncle Mathurin, Et le marguillier leur voisin, Ne trouvent point ce repas délectable.que le spectacle de leurs misères réunies était plus capable de fiéchir la colère da ciel, ils traversnient les campagnes en versant des larmes et des prières sur les récoltes frappées de malédiction.C'est ainsi qu'en 469, St.Mamert évéque de Vienne institua les rogations.l.cs autres processions établies de- uis ces anciens temps, ont conservé dans nos vile es l'empreinte du siècle qui les vit naître.Les unes sont votives, les autres militaires, d\u2019autres, chevaleresques.Mais une procession muajeustueuse le de Marseille : L'ordre utile ct respectable, d'abord religieux et militaire, fondé dans lan 1209 et destiné à briser les fers des chrétiens prisonniers chez les Musulmans, et ceux de la trinité aussi pour la rédemption des captifs, connus à Paris, des le douzième siècle, sous le nom de Maturins, fondés vers le même temps, donnent, de temps en temps, à la Provence le spectacle le plus consalant: ea qui LL i ; \"De ces mets recherchés qu'ils ne connaissaient pas, ces bons religieux consacrent tous leurs revenus est celle qui avait lieu par intervalles, dans la vil-j lorsqu ils sont malheureux et souflrants, se ras-, proucliducreent le tableau Ce lu | (*) Nous donnetors ui.(procession de la fère fai.Li Ter TTR Ere Ns PERN L YS T Te re | JASSRFESNEILILS ASSLT CA 1 TUTE TEER IE vy JADBICN, MARS SAMEDI, 3 1838.\u2014 Avis Os Wicifirir 1 Luencmniseuses difficulié.que présente toujours l'étalidiss «ement d'un journal nous ont déterminé à publier celui ci d'ahoed sur une feuiile simple sauf à lui donner plas d'étendue Icrsque l'ordre de con atrennnsteutions et Pabondances det matieres le permettront, Nous espérons que nos ahonnes approuverant ectie pré teaution qui ne peut d'ailieur mtire à leurs inté.êrs purisqu'ile que percent le pric de l'abonnement qu'à proportion du lnotubre de pages qu'ils auront recu +, CESSER Leurs palais affamés ne faisaient aucun cas ; à l'œuvre pour la quelle ils existent ; et il sont en | DECLARATION.Et d'une pitoyable mine Payent cette belle cuisine, Hélas! ces pauvres bonnes gens Ne desserrerent pas les dents.Aussi, cher lecteur, on rapporte \u2018Que, s'exquivant fort mécontents, Ils dirent, en prenant la porte : + Quoi! dans ce beau diner, pas un morgeau de bœuf, Pas un morgeau du lard, pasun choux, pas un œuf ! # Au diable tel repasi à gens du haut paroge \u201c Il convient seulement, Maisä nout.nullement.* Ca bon seigneur aurait été plus sage, * S'il eut songé (cela dit entre nous), ** À satisfaire tous les goûrs.outre dépositaires d'aumônes que leur.confient ces hommes qui, Ctendant au loin leur seusibilité, compatissent aux maux qu'éprouvent leurs frères en Afrique et en Asie.Lorsque ces sommes sont ns- rez considérables pour tenter le rachat d'un certain nombre de prisonniers, ces vénérables pères quittent Jeur patrie, traversent les mers ct se pré- suntent courageuscement aux conseils du grand scig- neurd'e lu barbarie,pour obtenir Ja liberté des escln- ves.Au bout de quelques mois, ct nprès des périls de toutes espèce, ils reviennent à Marseille, où leur débarquement est un vrai triomphe,ils précédent en conquérants ndorés, ces tnalheureuses victimes arrachées, par la charité chrétienne, au plus impitoyable des maitres, et lcs citoyens attendris sont alors les témoins de la plusauguste des processions.La croix, les banières, les drapeaux, les fifres, les timbales, précédent ce cortègc et l\u2019annoncent avec ompe ct fracas.Suivent les pauvres captifs, deux à deux, en casaque rouge ou brune, et portant cn- core les fers de l'esclavage ; ils étalent, en im- lorant la pitié publique,les cruelles mutilations que L'avis est bon, et j'en ai fait usage En m'occupant de cet ouvrage ; Et par cent fragments assortis, Je saurai contenter les divers appotits.\u2014 La nécessité d'un journal qui publie, propage et défende avec énergie, prudence et dignité, les principes coustitutionnels, et qui offre ninsi à tous les hommes animés de l'amour du bien public, quelles que soient d'ailleurs leurs origines, un or- gune fidèle pour le soutien de tout ce qui est bon, juste ct honnête, et particulièrement aux Canadieus d'origine (rançaise, un défenseur sincère ct dévoué, pour le maintien de leur religion, de leur langue, de leurs loix, pour Ia repression des abus et le redressements des griefs réels, ct pour l'obtention de toutes les améliorations possibles, cst trop bien et trop généralement sentie, pour quil soit nécessaire d insister à en faire ressortir les avantages; or, c'est le but que nous nous sommes propesé dans ce journal déjà annoncé par un prospectus dont nous avons suspendu la distribution, à cause de la privation d'une presse sur laquelle nous avions dû compter.Aujourd'hui, assurés des moyens de faire sans interruption, cette publication, nous croyons de notre devoir do résu- (1) Célèbre euisinier.es Turcs leur font éprouver pour les moindres mer les principes sur lesquels nous avons entendu EEE EE EE EEE SE TEE L'OBSERVATEUR CANADIEN.2 EC A ECS RCE eS fonder et soutenir ce journal, afin de dissiper les doutes et de fixer les incertitudes qui pourraient exister sur nos véritables intentions ; nous nous faisons un devoir de le répéter: déveloper et défendre les saines doctrines; indiquer les moyens de faire prospérer agriculture, le commerce et l'industrie; faire tout ce qui dépendra de nous pour procurer au peuple Canadien toutes les améliorations justes et possibles, et pour resserrer les liens qui l\u2019unissent au gouvernement; suivant l'exisence des cas, invoquer en sa faveur la justice ou la clémence de sa majesté ; observer en tout, les règles de la bienséance et des convenances; n'embrasser aucun parti, par système; conserver ainsi l'indépendance dont ne devrait jamais se départir un journaliste qui n\u2019est, en quelque sorte, qu\u2019un historien des événements contempo- vuins + tels seront constamment le but cet l'objet de nos efforts ct de nos sollicitudes.leureux si, après avoir convaincu nos lecteurs de la droiture de nos intentions, nous parvenons à dissiper ce préjugé aussi injurieux à l'humanité, qu'il est funeste aux progrès et à la prospérité de cette belle colonie, en faisant de la diversité des origines des hommes qui la composent, un sujet de divisions ct de hai nes, alors qu'une heureuse harmonic entre tous, atiiverait les faveurs du gouvernement dont lu générosité n'a jamais cess¢ de faire l'admiration de tous les peuples du monde! Loin de nous dissimuler l'étendue des engagements que Nous contractons cavers le public, nous en avons calculé toute la portée, et, dans la crainte d'être accublés sous leur poids, nous aurions reculé contre notre entreprise, si l'expérience ne nous avait déjà appris qu'une boane volonté fait souvent triompher des plus grand obstacles ; si nous avions moins compté sur le concours des hommes sages et éclairés qui veulent franche ment le bien de leur pays et qui sont toujours prêts à guider ct à soutenir ceux qui se Hvrent, de bon ne foi, à la recherche etau développement des moyens d'opérer cu bien.Nous espérons que ces hommes ne seront pas sourds à notre uppel.Tout entier à l'œuvre que nous osons considérer comme bonne et utile, nous serons toujours disposé à recevoir les communications qui nous seront faites et les avis qui nous seront donnés.Nous recevrons aussi, avec une extréme reconnaissance, des hommes qui pourront se livrer à cette occupation, tous les articles qu'ils voudront bien nous adresser.Ceux à qui des occupations pressentes ne permettraient pus de rédiger des articles, auront aussi contribué zu bien public et auront mérité notre reconnaissance, en nous transmettant, soit par de simples notes.soit oralement, leurs idées sur ce qu\u2019- ils jugeront qu'il scrait à propos de publier;toutes les fois que ces idées seront reconnues devoir exercer une heureuse iniluence, clles deviendront les sujets d'autant d'articles à la rédaction desquels nous nous appliquerons, Nous nous faisons un devoir de prévenir d'avance les personnes qui auralent l'extrême bonté de nous communiquer leurs vues sur les moyens d'opérer plus efficacement le bien, qu'aucun article, suit qu il nous ait été adressé, soit que nous l'ayons nous mcme rédigé et qui présenterait quelque point délicat, ne seru inséré duns notre journal qu'après avoir Été soumis à l'exa- main d'un conseil sage ct éclairé et avec les corrections reconnues justes et convenahles : ndan moins lorsque des articles nous seraient adressés avec autorisation d'en nommer les auteurs, s'ils n'étaient pas approuvés tels qu'ils nous auraient été transmis, nous aurions l'attention de communiquer à leurs auteurs les changements proposés, et l insertion n\u2019en serait faite avec ces changements qu'avec leur autorisation expresse.; Avec toutes ces précautions, nous osons espérer de voir se déclarer en notre faveur tous les hommes dévoués au bien-être de leur concitoyens, qu'elles qu'aient été ou quelles que soient d'ailleurs leurs opinions politiques;nous nous plaisons à le répéter, nous nc serons jamais l'organc d'aucun parti ; justice pour tous, el dévouement au bien public sera toujours notre dévise.S il convenait, comme plusieurs personnes nous l'ont insinué, s'il convenait de parler de nous, et de direc les garanties que nous pouvons offrir, nous exposcrions, avec confiance, non antécédents; nous produirions des preuves irrécusables qu'en professant des principes d'ordre, nous sommes comme nous avons toujours Été, conséquents à nous même ; nous oscrions même compter sur le témoignage de tous ceux avec lesquels nous avons eu des relationsdepuis notre arrivée dans cette province, quoique plusieurs aient été dissidents d'avec osons l'avancer, témoigneraient de notre modération en politique, ct attestcraient que,dans un espace de plus de quatorze mois que nous avous demeuré, sans interruption, dans cette ville, dans des circonstances où tant d'événements divers et successifs auraient curtaiînement fait ressortir la jours, oui, toujours manifesté les mémes principes et l.s mémes opinions dont le développement et l'application,même de l'aveu de nos vontradicteurs, uuraïent préservé ce pays des malheurs - dont il a été affligé.Or, si, depuis le commencement de notre carrière politique jusqu'au moment ou nous avons cessé d'habiter notre patrie, nous avons été constamment ami et défenseur sincère des principes que nous professons aujourd'hui ; si depuis cette dernière époque jusqu'à ce jour, nous n\u2019avons cessé de professer les mêmes principes et les mèmes opinions, ol, nous pouvons prétendre à la confiance de ceux aux ques nous présentons comme digne de l\u2019obtenir, (Extrait d« la Gazette de Quebre du 22 Fevrier.) Le British Colanist, nouveau journal de Toronto, contient dans son troisième numéro publié jeudi dernier, un précis des débats qui eurent Tieu le 12 sur la proposition faite par M.Boulton de faire imprimer 3000 exemplaires, en forme de pamphlet, du rapport du comité spécial de la chambre sur l état politique actuel du Maut et du Bas-Canada, présenté le mème jour.On ne dit pas quelles sont les conclusions du rapport, mais il paraît qu'- il est très-volumineux.M.Merritt s'est opposé à la motion, disant que le rapport contenait beaucoup de choses execllen- tes, intis dilssi beaucoup de choses qui souffraient des objectivns très-sérieuses, ajoutant, quant à la proposition d'en adresser un exemplaire à chaque membre du parlement britannique : \u2018 Si le rapport est adopté et envoyé en Angleterre sous sa forme actuelle, nous n'auronus point l'union, j en suix persuadé\u201d M.\u2018Thorburn était d'opinion que le rapport contenait des assertions inexactes ; celles entraurres, que la population du Haut-Canada s'élève à 430,- 000 âmes.ll croyait quelle ne s'élevait pas au- dessus de 391,090.M.Boulton a maintenu l'exactitude du premier chiffre.(Cest celui adopté par Sir Francis Head Washington.) M.Merritt à pris de nouveau la parole et a dit que le rapport était \u2018une tirade contre le maintien de lu portion démocratique des rouages du souvernement provincial,\u2019 et qu'autant vaudrait demander au gouvernement impérial d'abolir tout- à-fait la chambre.\u201d © Le rapport,\u2019 a-t-il ajouté, \u201ctrouve à redire à tout : i est ew faveur de Lunion et contre l'union; il ny a pas à le comprendre\u201d M.Merritt a fini par proposer, en amendement à la motion de M.Boulton, de substituer le chiffre 200 à celui de 3000, ce qui à été adopté après quelques nouvelles observations de M.Burwell et de M.Sherwood à l'appui du rapport.Le même journal contient ce qui suit : « Nous apprenons par le IPestern Herald du 10.que d'après les rapports reçus du Détroit, Van Rensellaer était à quelques milles de Ki, dans le Michigan, à la tête de J000 hommes; tundis qu'une lettre de Sundwicl, de la mème date, reçue par un monsieur de cette ville, dit que la nuit prè- ,|tédente le général Brady avait envoyé un exprès du Détroit à Sandwich pour contredire les bruits que les © patriotes\u2019 étaient au Détroit ou en chemin pour s\u2019y rendre : mais le gouverneur Mason a dit la même chose dans une occasion précédente lorsqu'il savait bien qu'ils approchaient.« Le Western Ferald assure positivement que Duncombe est maintenant au Détroit.«* Nous apprenons qu'il a été expédié de Totronto, il y a quelque jours pour Amherstburgh une quantité d'armes et de-munitions.\u201d On lit dans le Standard, journal de Londres : « Les membres de | associstion générale de la navigation anglo-américaine des Indes Occidentales qui ont des capitaux très considérables engagès au Canada, ont présenté à lord Glenelg un mémoire dans lequel ils attribuent le ficheux état de choses qui a lieu en ce moment au Canada à l'existence d'un système municipal vicieux en principe et mauvais dans son application, système par lequel les habitants de cette colonie sont assujétis neus sur les mayens d'opérer le bien ; tous, nous dans une dépèche adressée au ministre anglais à à un code rédigé en français et régi par une jurisprudence non reconnue par les tribunaux anglais ; code qui ne présente aucune sécurité ni à la personne, ni à la propriété, et qui, tant qu'il excitera, élèvera toujours une barrière insurmontable à cette harmonie entre les deux grandes clusses de la soci- versatilité qui aurait été en nous, nous avons tou-jété (les anglais et les français ) qui est la meilleure garantie de la prospérité nationale.En conséquence, les signataires du mémoire prient sa seigneurie d'appeler l'attention du gouvernement de S.M.scrlur- gente nécessité d'adopter des mesures promptes, vigourcuses ct cllicaces pour apaiser la révolte, étoutfer les sentiments de malveillance qui se sont manilestés, et rendre enfin la paix et le calme à Ia colonie.Hs exposent humblement que telle est leur opinion bien arrêtée, s confirmée par 1 expérience de personnes bien inlormées, que les maux qui affligent en cc moment le Canada ne pourront avoir un terme que quand le système d\u2019administration de cette colonie sera en harmonie avec les lois et réglements qui régissent toutes les autres colonies anglaises.\u201d \u2014\u2014_ (Extrait du Transcript du ler.Mars.) Le vaisseau de Sa Majesté, le Satellite, venant de Is Jamaique, est arrivé à Halifux le 11 février, apportant 270,000 dollars pour le service du gouvernement.\u2014 Îl parait que le général Wold à déclaré qu'il ne lui était pas possible d'arrêter une bande armée prête à se mettre en mouvement pour envahir le Bas-Canada- \u2014 Des détachements de cavalerie, une partie des troupes du S5e régiment, et les troupes qui sont à St-Jean ont reçu ordre de s'avancer vers les frontières.\u2014\u2014 Les dernières nouvelles de Kingston annoncent que des bandes d'Américains menacent d'une attaque, qu'ils se sont présentés dans cette ville, demandant d'y être reçus pour se délasser de leurs fatigues continueiles.(Chronicle de Kingston du 24 février).\u2014 Nous sommes informés que les différents régi- mants de milices de ce district ont reçu ordre de se rendre aux frontières ; ils sont destinés, un pour stationner dans cette ville, un autre à Brockville, et des détachements a Maitland, Young Mills, et Gananoque.(Sentinelle de Prescott du 22 fév.) \u2014_\u2014_ ( Æxtrait du Populaire du 28 Fevrier.) \u2014- Hier au soir, 12 ou 1-4 prisonniers examinés par la commission, ont été mis en liberté.On dit que plusieurs autres seront également libérés.- Les jugements des prisonniers détenus pour haute-trahison, commenceront le 8 mars; devant la Cour du Banc du Roi\u2014 La compagnie des grenadiers des royaux, commandée par le capitaine Going arriva à Kingston le 24 février, et prit position dans le fort Henry.\u2014\u2018n détachement de l'artillerie royale arriva aussi dans la mème soirée ; ils,venaient de Montréal.& Aeures a.M.\u2014< Au feuille sous presse, nous recevons par lu voie du Haut= Canada et cella des Biase Unis, des nouvelles tds importantes quu moment que nous mettons notre vous trouverez ci-dessous.Haur-Casana.\u2014Iæ Star de Buffilo contient Is nouvelle d'une bataille qui aurait été livrée à Malden et ou un nombre considéralile de soldats benonniques auraient été tués ou bles- tés, Le Baffalo Adcertiser du même jour à une heure plus avancée ne fait aucune mention de ce combat.Toutes les villes et les frontières du Haut-Canada sont prêtes a recevoir l'ennemi s'il s'avance.\u2014 Les dernières nouvelles du Haut=Canada annonce la présence du général Vanitessiaur et ses troupes en dix ou douze endroits à la lois.\u2014 Le cul Catchart est parti de Londres pour le Canada, dans la première semaine de janvier, apportunt des dépêches 3 son excellence sir John Colborne\u2014 Les journaux de New-York, \u2018annoncent l\u2019arrivée à Baltimore d'un vaisseau parti de Liverpool du 8 janvier, mais ils ne donnent aucune nouvelle venue par cette voie.\u2014 Une partie des bâtimens de l'école militaire de West- Point, E.U.a été consumée par les flammes.| Ou est heue reusement parvenu À arrêter les progiêts de l'incendie avant qu'ils fit de grands ravages.: \u2018oo \u2014 pr oo pero p ee AVIS.Tous les onvois relatifs à co juurnal seront adressés, port franc, à M.TAJLHA DES, avocat éditeur proprié de l'Observateur Canadien, maison de M.Bibeaud avocat, petite tue St.Jacques, derrière l'Eglise Anglaise, "]
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